JACQUES CHEMINADE CONTRE LE FASCISME FINANCIER DEPUIS 1995

8/12/2011 | 55 commentaires

et, pour cela, trai­té lui-même de « lea­der d’ex­trême droite » et de « gou­rou de secte » par la PQM (la Presse Qui Ment).

Très inté­res­sant rap­pel his­to­rique, à faire connaître.

Où l’on constate que l’é­qui­valent de nos actuels pré­ten­dus « anti­fas » ser­vaient déjà en 1995 à défendre bec et ongles les fre­lons oisifs des mar­chés finan­ciers, en calom­niant effron­té­ment les vrais résis­tants lut­tant fron­ta­le­ment contre le fas­cisme financier.

Le monde à l’en­vers, quoi, dans des médias aux ordres des plus riches.

Courte syn­thèse vrai­ment intéressante.

__________________

Rap­pel : Che­mi­nade est un cou­ra­geux « lan­ceur d’a­lerte » (whist­le­blo­wer) mar­ty­ri­sé par un État injuste contrô­lé par les plus riches à leur seul pro­fit (ce qui pour­rait être une défi­ni­tion opé­ra­tion­nelle moderne du mot « fas­cisme »).

J’ai signa­lé son tra­vail à plu­sieurs reprises, par exemple là. Ce qui m’a valu, évi­dem­ment, l’hon­neur d’être à mon tour calom­nié par mes « anti­fas » à moi. Les pré­ten­dus « anti­fas » sont appa­rem­ment les meilleurs chiens de garde du sys­tème d’op­pres­sion « capi­ta­liste » (je trouve d’ailleurs que le mot « capi­ta­lisme » est trop gen­til pour qua­li­fier le sys­tème actuel : il n’é­voque pas assez la cruau­té quo­ti­dienne et sys­té­mique de 1% contre de 99%).

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Étienne

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55 Commentaires

  1. Rudolph

    Le cas de « soli­da­ri­té et pro­grès » est certes aty­pique, mais semble éton­nant à l’analyse.
    Che­mi­nade et son par­ti sont, en vrac.

    _ pour le nucléaire. S’il est à mon sens absurde de fer­mer toutes les cen­trales, avant d’a­voir un embryon de sys­tème de rem­pla­ce­ment, il est tout aus­si absurde tant que l’on a pas réso­lu le pro­blème des déchets radio­ac­tifs de s’entêter dans cette voie. Il y a des tas de façons de faire de l’éner­gie décen­tra­li­sé et renou­ve­lable, des tours solaires, au simple moteur à hydro­gène, la Z‑machine en lieu et place de Iter, en pas­sant bien sûr par l’éner­gie libre, qui n’est pas si « dingue que cela » puisque attes­té par des brevets.
    Je trouve sur ce point, Che­mi­nade et son par­ti com­plè­te­ment à coté de la plaque…

    _ Pour la nata­li­té. Sans être évi­dem­ment eugé­nistes comme la plu­part des diri­geants plus ou moins secret de notre monde, il est tout de même curieux de pro­fes­ser une forte nata­li­té alors que près d’un mil­liard de per­sonne dans ce monde ne mangent pas à leur faim.
    Bien sur on peut for­cer la pro­duc­ti­vi­té agri­cole et au mépris de la pla­nète arri­ver à nour­rir tout le monde, mais cela res­te­ra de mau­vais pro­duits industriels.
    Sui­vant le vieil adage « tu es ce que tu consommes » l’hu­ma­ni­té ne gagne­ra pas beau­coup d’en­ver­gure comme cela.
    Ils prônent une forte nata­li­té afin d’en­voyer du monde dans l’es­pace et le colo­ni­ser. Au vu de ce que l’humanité actuelle est capable de faire sur notre propre monde, je ne suis vrai­ment pas sur que cette vision soit très réaliste.
    Cela me rap­pelle la phrase de Don Camil­lo à pro­pos d’une affaire « d’heure du soleil qui ne fai­sait pas de politique »
    « pro­té­gez-vous sei­gneurs la terre ne leur suf­fit plus, il veulent régen­ter l’univers » !

    Ce ne sont que deux exemples gla­nés sur l’é­coute de leur « radio » journalière.
    Aus­si je reste très sep­tique sur les fon­de­ment de ce par­ti et ses réelles motivations.

    Mais je peux me trom­per bien sûr
    ami­ca­le­ment Rudolph.

    Réponse
  2. Mehdi L

    Bon­jour,

    Le cas de S&P et très ambigüe, pour ne pas dire plus. J’a­bonde sur les deux points que note Rudolph, mais il n’y a pas que cela. J’ai, il y a plu­sieurs mois main­te­nant, ren­con­tré à plu­sieurs reprises le mou­ve­ment de jeune de ce par­ti. J’y ai ren­con­tré des jeunes gens bien éle­vés et très culti­vés. Cepen­dant, plu­sieurs choses me frappèrent.

    D’une part leur incom­pré­hen­sion face à mon « anti-capi­ta­lisme » vis­cé­rale. Ils me posèrent cette ques­tion de quoi mettre à la place du capi­ta­lisme qui selon eux serait le seul sys­tème capable d’as­su­rer l’ac­cu­mu­la­tion et la conti­nui­té de l’es­pèce humaine.
    D’autre part leur mili­tan­tisme. Tout le temps libre de ces jeunes étaient dédiés au par­ti. En bon lec­teur de Michéa, j’ai une ten­dance natu­relle à me méfier de ces gens qui se plongent dans le mili­tan­tisme au point d’en oublier tout le reste. Le « reste » étant selon moi le plus impor­tant, c’est à dire « la vie ».
    Cet aspect s’est retrou­vé ren­for­cé par la volon­té de cer­tains de ses membres avec qui j’é­tais en contact de ne jamais vou­loir sor­tir de leur monde. De ne jamais vou­loir aller boire un verre avec d’autres per­sonnes, avec mon entou­rage, décon­nec­té du leur. Au même moment, je fré­quen­tais les jeunes du POI, et ces der­niers non plus ne sou­hai­taient pas de rencontre…
    Donc j’ai fouillais. J’ai beau­coup lu leurs écrits, j’ai regar­dé leurs films…
    J’y ai trou­vé un anti-bri­ta­nisme digne d’un fran­çais du moyen âge, une absence totale de cri­tique des USA (qui seraient aujourd’­hui asser­vi par la per­fide Albion, et donc, non res­pon­sable de toutes les guerres impé­ria­listes de ces 100 der­nières années), et sur­tout une vision de l’His­toire et de la poli­tique très… partial.
    Un exemple, Che­mi­nade nie en bloc toutes les affir­ma­tions de Marx sur le capi­ta­lisme. Selon lui, Marx a tort sur tout. La rai­son est simple, si Che­mi­nade est viru­lent contre le capi­ta­lisme finan­cier, il est un défen­seur achar­né du capi­ta­lisme indus­triel. Donc, exit Marx d’un revers de main (je tiens à pré­ci­ser que je ne suis pas marxiste).
    Autre exemple, l’idolâtrie qu’a ce mou­ve­ment pour Roo­se­velt… Comme si Roo­se­velt était une sorte de che­va­lier blanc, pur, le mes­sie incar­né. Cepen­dant, une telle ido­lâ­trie est cri­mi­nel au vue de l’his­toire. Ils sont tou­jours à dire « il faut un nou­veau Bret­ton Woods », sans jamais dire que le pre­mier Bret­ton Woods mis le monde entier entre les griffes du dol­lars et du FMI ! De plus c’est oublié que le capi­ta­lisme indus­triel ET finan­cier a lar­ge­ment sub­ven­tion­né les fas­cismes euro­péens. Hen­ry Ford n’al­la pas en pri­son que je sache ! C’est oublier aus­si que les USA sont entrés en guerre pour occu­per l’Europe (comme l’at­teste la créa­tion d’une mon­naie d’oc­cu­pa­tion aux cou­leurs de l’Al­le­magne, mais aus­si de la France). En somme, Roo­se­velt n’é­tait peut être pas le pire des pré­si­dents états-uniens, mais il reste un pré­sident états-uniens, c’est à dire le chef de l’é­tat ter­ro­riste du 20e siècle !

    Ce ne sont que quelques exemples. Je pour­rais aus­si citer en vrac le mépris qu’ils affichent lorsque l’on est pas d’ac­cord (il suf­fit pour cela de se rendre sur Ago­ra­vox et de lire les com­men­taires des membres de S&P tel que Rosa­luxem­bourg), leur culte du chef (tous ces jeunes ont un res­pect déme­su­ré pour Larouche qui d’ailleurs en impose beau­coup moins intel­lec­tuel­le­ment que Cheminade)…

    Mais j’ai­me­rais conclure par une remarque plus géné­rale et plus phi­lo­so­phique. Ma méfiance envers ce mou­ve­ment est dû prin­ci­pa­le­ment aux mêmes élé­ments que ma méfiance envers la plu­part des mouvements :
    – Ils ont UN chef dési­gné de façons non démocratique.
    – Ils ont UNE doc­trine gra­vé dans le marbre.
    – Ils ont UNE idéo­lo­gie, qui ne peut souf­frir de remises en questions.
    Je leur avait par­lé du tirage au sort, mais aus­si de concept pré-Chouard (petite blague pour nom­mer les idées que je ne vous dois pas), tel que la hié­rar­chie mou­vante, les déci­sions prisent aux deux tiers, les tracts sans logos, pure­ment expli­ca­tif, la des­truc­tion des slo­gans (car arme séman­tique du capi­tal).… et à chaque fois, on m’ex­pli­qua que ce sont de mau­vaises idées, car on a besoin d’un chef, fort, et sou­te­nue. En somme, un anar­chiste tel que mois n’a­vait rien à foutre avec eux. Je ne dirais pas qu’ils sont fachos, ou sec­taire, mais en tout cas, ils me donnent l’im­pres­sion d’a­voir tro­qués des chaines catho­diques contre des chaines doctrinaires.

    Je conclu­rai sur cette phrase immor­telle de Camus : « C’est un homme libre, per­sonne ne le sert ». Che­mi­nade a un par­ti entier et dévoué à son service.

    En vous sou­hai­tant une agréable journée,

    Meh­di

    Réponse
  3. Bertrand

    @Etienne mer­ci pour la propagation ! 😉

    @Medhi et Rudolph

    Je vous trouvent bien fri­leux dans vos com­men­taires… Vous avez pas vu la vidéo ou quoi??

    Il s’a­git là d’un scan­dale majeur de notre répu­blique où l’E­tat a cou­lé un can­di­dat légi­time au plus haut man­dat poli­tique du pays et empê­cher les citoyens de l’en­tendre, parce qu’il s’at­ta­quait à ceux qui était en train de nous bâtir la banque uni­ver­selle fran­çaise et la crise financière.

    Si ça vous révolte pas… On est à l’heure du dénoue­ment quand même!!

    Réponse
  4. Mike

    Oui Ber­trand, Le Pen aus­si dénonce bien des scandales.

    Réponse
  5. Bertrand

    @mike pfff va fal­loir mon­ter le niveau là… si jmlp avait dénon­cé des scan­dales ca se sau­rait ! Sur­tout qu’il a été constam­ment pro­mu par le PS et l’UMP avec pleine tri­bune dans les médias depuis 20 ans…

    Réponse
  6. alex

    Cette vidéo est une vidéo de cam­pagne pour la pré­si­den­tielle 2012, donc arrê­té de prendre ça pour un ensemble de véri­tés objectives …

    Réponse
  7. Mehdi L

    @ Ber­trand

    « @Medhi et Rudolph »
    C’est Mehdi.

    « je vous trouve bien fri­leux dans vos commentaires »

    Je livre ma pen­sée pro­fonde, je par­tage mon expé­rience, je dévoile des frag­ments de ma vie dans le monde réel. Je ne com­prend pas votre critique.

    « Vous avez pas vu la vidéo ou quoi?? »

    Non, pas au moment de la rédac­tion de mon pre­mier com­men­taire. D’ailleurs je n’y fait pas allu­sion une seule fois.
    Et après vision­nage, je peux dire que j’au­rais pu m’en dis­pen­ser, car je connais­sais déjà l’his­toire dans les détails. Mal­gré nos pro­fonds désac­cords, je lis votre prose, si ce n’est quo­ti­dien­ne­ment, c’est tout de même régu­liè­re­ment. Je ne cri­tique pas sans savoir. Je me fous d’a­voir rai­son. L’im­por­tant c’est de faire avan­cer sa pensée.
    De plus, je ne nie pas le carac­tère injuste de cette affaire. Je vous ren­voie au « Pro­cès » de Kaf­ka. L’in­jus­tice est tou­jours écœurante.

    « Il s’a­git là d’un scan­dale majeur de notre répu­blique où l’État a cou­lé un can­di­dat légi­time au plus haut man­dat poli­tique du pays et empê­cher les citoyens de l’en­tendre, parce qu’il s’at­ta­quait à ceux qui était en train de nous bâtir la banque uni­ver­selle fran­çaise et la crise financière. »

    Par­don­nez-moi, mais si cela est votre plus grand griefs contre l’État-Nation Fran­çais, nous avons un désac­cord de plus. Son His­toire regorge de mas­sacre, de sang, de tra­hi­son de nos élites bien plus impor­tantes et immondes qu’au­jourd’­hui. Il faut dire que de nos jours, il est de mau­vais ton de tirer sur son peuple dans un gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif d’Oc­ci­dent. La répres­sion de la Com­mune, c’est 30000 morts en une semaine. La créa­tion de la Banque de France par Napo­léon, c’est 1802 si je me sou­viens bien. Et plus récem­ment, sous la Ve, dans les années 60, ces ouvriers morts sous les coups de matraques et les balles des forces de polices. L’E­tat-Nation Fran­çais, quel qu’il fut, depuis deux cents ans a tout fait pour que la démo­cra­tie ne soit pas ins­tau­ré en France. Deux cents durant les­quels toute l’in­gé­nio­si­té de nos élites fut mis au ser­vice de cette cause immonde, qui est de pri­ver un peuple de sa sou­ve­rai­ne­té. Per­met­tez moi de pen­ser qu’à coté de tout cela, l’his­toire, certes injuste, de mon­sieur Che­mi­nade ne pèse pas lourd…

    « Si ça vous révolte pas… »

    Vous ne savez rien de ma révolte.

    « On est à l’heure du dénoue­ment quand même!! »

    Le dénoue­ment ren­voie à l’i­dée de fin. Mais avant de par­ler de fin, il fau­drait se poser la ques­tion de la fin de quoi. C’est une ques­tion beau­coup trop sérieuse pour affi­cher une telle certitude.
    Par­don­nez-moi, mais ma révolte se carac­té­rise entre autre par de la rigueur et de la prudence.

    Cor­dia­le­ment,

    Meh­di

    Réponse
  8. Simon

    Cher Mr Chouard,

    Je me per­met une petite réflexion à votre com­men­taire sur l’emploi du terme de capi­ta­lisme (mot qui ne veux plus rien dire si la défi­ni­tion qu’on en a n’est pas assez bien posée). Et aus­si parce que je vous ai beau­coup enten­du, dans vos confé­rences, employer ce terme d’une façon qui me laisse pen­ser que votre défi­ni­tion de « capi­ta­lisme » est trop impré­cise. À mon humble avis.

    « Les pré­ten­dus « anti­fas » sont appa­rem­ment les meilleurs chiens de garde du sys­tème d’op­pres­sion « capi­ta­liste » (je trouve d’ailleurs que le mot « capi­ta­lisme » est trop gen­til pour qua­li­fier le sys­tème actuel : il n’é­voque pas assez la cruau­té quo­ti­dienne et sys­té­mique de 1% contre de 99%). »

    Moi qui suis en train de lire atten­ti­ve­ment Le Capi­tal, je trouve le terme de « capi­ta­lisme » par­fai­te­ment appro­prié, car le pro­ces­sus his­to­rique qua­li­fié par Marx de capi­ta­lisme cor­res­pond exac­te­ment à ce que nous vivons. C’est seule­ment plus visible en temps de crises (une des nom­breuses consé­quences de la fameuse « dérive de l’accumulation »).

    Je pense que c’est un défi­cit de défi­ni­tion que de réduire le capi­ta­lisme à la révo­lu­tion indus­trielle et au gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif (ou même à l’emploi des éner­gies fos­siles) qui n’en sont que des moda­li­tés liées à un contexte don­né. Le capi­ta­lisme n’est pas seule­ment un mode de pro­duc­tion éco­no­mique, c’est un monde com­plet (un « fait social total » comme dit l’autre), qui comme tout ce qui existe est en per­pé­tuel chan­ge­ment, mais c’est sur­tout un pro­ces­sus en déve­lop­pe­ment, ce qui veut dire que der­rière ses dif­fé­rentes formes éta­lées dans le temps, il conserve sont uni­té, il reste le même, et Marx démontre très bien ce qu’il est (Il en déter­mine l’essence, pour par­ler en termes aris­to­té­li­ciens), au delà de ses mani­fes­ta­tions différentes.

    Si la défi­ni­tion est mal posée, alors selon les moments, le capi­ta­lisme est telle chose, après il ne l’est plus, bref on y com­prend plus rien. L’analyse de Marx amène une com­pré­hen­sion bien plus pro­fonde, c’est du lourd.

    Il faut pas­ser par l’analyse abs­traite, concep­tuelle, pour le com­prendre. Les ana­lyses tech­niques, mal­gré les appa­rences, ne sont que sur l’écumes des choses (je ne dis pas qu’il faut sacri­fier le concret au béné­fice de l’abstrait, car ce n’est pas à son béné­fice jus­te­ment). Une ana­lyse sur ces deux niveaux, c’est ce que l’on trouve dans Le Capi­tal, et bien plus encore.

    Je pré­cise juste au cas ou que Le Capi­tal ne traite que de la ques­tion : Qu’est ce que le capi­ta­lisme ? Dans l’introduction du Livre I Marx annonce que son ouvrage c’est « l’étude du mode de pro­duc­tion capi­ta­liste et des rap­ports de pro­duc­tion et d’échange », ni plus ni moins. C’est un état des lieux, incroya­ble­ment puis­sant et lucide.
    Une der­nière pré­ci­sion : on peut lire Le Capi­tal sans deve­nir un com­mu­niste fana­tique… Jacques Atta­li, qui se déclare néo-mar­xiste, me semble le démon­trer assez bien.

    Bref, avant d’aborder ce livre, il vaut mieux oublier tout ce que l’on croit savoir sur le « mar­xisme », terme tel­le­ment dévoyé que cer­tains se sont sen­tis obli­gés, pour se démar­quer, de se qua­li­fier de « mar­xiens », d’ailleurs, Marx à écrit à plu­sieurs reprises « je ne suis pas mar­xiste », comme ça c’est dit. C’est un peu comme « démo­cra­tie » et démocratie. 😉

    Je com­prend qu’il puisse y avoir des réti­cences à se plon­ger dans un tel ouvrage, vrai­ment dif­fi­cile et long, et donc qui engage pas mal sur le plan per­son­nel, d’autant que vous devez être très occu­pé. Mais dès les pre­mières pages, on se rend compte que c’est bien ce monde, dans lequel nous vivons en 2011, qui est décrit avec une acui­té et une jus­tesse qui 150 ans après impres­sionne encore. Comme vous lisez beau­coup, on ne sait jamais.

    Un jeune de 29 ans, un peu auto­di­dacte, inté­res­sé par l’idée de la démo­cra­tie telle que vous la défendez.

    Réponse
  9. Simon

    Par­don pour les fautes d’orthographe… On ne peut pas reé­di­ter son post. :O

    Réponse
  10. Rudolph

    Cher Meh­di je tenais à vous dire que vous m’ôtez les mots de la bouche. mais je me sup­po­sais anar­chiste depuis longtemps.

    juste un détail ou je ne par­tage pas… le dénoue­ment n’est pas for­ce­ment la fin de quelque chose, mais son éclair­cis­se­ment, son renou­veau, pre­mier sens du mot apo­ca­lypse également.

    Ami­ca­le­ment
    Rudolph

    Réponse
  11. Mehdi L

    Cher Rudolph

    Mer­ci pour vos pré­ci­sions sur le dénoue­ment. Je pense souf­frir d’une « défor­ma­tion pro­fes­sion­nelle » vis à vis de ce mot, l’en­ten­dant sou­vent dans le sens « nar­ra­tif », du dénoue­ment d’une his­toire ou d’un film.

    Je par­tage cepen­dant l’i­dée que le « dénoue­ment », l’a­po­ca­lypse, est aus­si une forme de renais­sance. Une plante qui meurt se décom­pose, et four­nit à d’autres formes de vie les élé­ments néces­saire à son déve­lop­pe­ment. Peut-être en est-il de même pour les socié­tés. Ma pru­dence se loge en tout cas dans ce peut-être.

    Bonne jour­née à vous,

    Meh­di

    Réponse
  12. Bertrand

    @Mehdi mais la ques­tion n’est pas celle de « M. Che­mi­nade » en tant que per­sonne, mais d’un citoyen libre sou­te­nu par la signa­ture et le tam­pon de 500 maires élus pour pré­sen­ter dans la plus impor­tante élec­tion selon notre consti­tu­tion, les remèdes à une crise que per­sonne n’a vu venir avant qu’elle ne sur­vienne 15 ans après pour nous ame­ner le fas­cisme financier.

    Donc la ques­tion n’est pas celle de Che­mi­nade ou des injus­tices mais de la volon­té d’a­gir, du levier d’ac­tion qu’on a nous en tant que citoyen, ce qu’on appelle Le Poli­tique, afin de chan­ger la donne et vite.

    Oui, quand j’é­cris dénoue­ment, je parle de la fin de quelque chose, et il s’a­git de la fin du sys­tème. Trop de palabre ici.

    Réponse
  13. Mehdi L

    @Bertrand

    « mais la ques­tion n’est pas celle de « M. Che­mi­nade » en tant que per­sonne, mais d’un citoyen libre sou­te­nu par la signa­ture et le tam­pon de 500 maires élus pour pré­sen­ter dans la plus impor­tante élec­tion selon notre constitution, »

    Cela reste tout de même une pous­sière dans les pages de l’His­toire… De plus, cette consti­tu­tion est déjà en soi un motif de révolte.

    « les remèdes à une crise que per­sonne n’a vu venir avant qu’elle ne sur­vienne 15 ans après pour nous ame­ner le fas­cisme financier. »

    Je répon­drais de façon taquine en citant le titre d’un ouvrage, « Avez-vous lu Pola­nyi ? ». Mais il y a plein d’autres auteurs à lire aussi…

    « Donc la ques­tion n’est pas celle de Che­mi­nade ou des injus­tices mais de la volon­té d’agir, »

    Tou­jours le même type de réponse, tou­jours le même type de ques­tion… Que savez-vous des mes actions ?

    « du levier d’ac­tion qu’on a nous en tant que citoyen, ce qu’on appelle Le Poli­tique, afin de chan­ger la donne et vite. »

    Et si je pense moi, que le sys­tème est fait pour que les leviers d’ac­tions en ques­tions ont été pen­sés pour être inopérant ?
    Et si je pense moi que ce qu’  »on » (c’est à dire vous dans votre phrase et moi dans la mienne) appelle Le Poli­tique n’a rien à voir avec les leviers d’ac­tion que le gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif nous a donné.
    Et bien si je pense tout cela, j’en conclus logi­que­ment que la voie de mon­sieur Che­mi­nade n’est pas la bonne.

    « Oui, quand j’é­cris dénoue­ment, je parle de la fin de quelque chose, et il s’a­git de la fin du système. »

    Je l’a­vais bien com­pris. Cepen­dant nous n’en­ten­dons pas la même chose quand nous disons le mot sys­tème. Pour vous, il s’a­git essen­tiel­le­ment de ce que vous appe­lez le fas­cisme finan­cier. Terme qui me semble au mieux à moi­tié juste, au pire, c’est un pléo­nasme (tant le fas­cisme a tou­jours été sou­te­nue par la finance).
    Alors que der­rière « sys­tème » j’en­tends ce sys­tème anthro­po­lo­gique qu’est le capitalisme.
    Donc, d’une part, vous ne sou­hai­tez pas mettre fin à ce sys­tème anthro­po­lo­gique, d’autre part, il est amu­sant de noter que vous faites la même erreur que Marx. Vous ne pre­nez pas en compte la grande facul­té d’élasticité de ce sys­tème qui a pu tour à tour se satis­faire du fas­cisme, de la « social démo­cra­tie key­ne­sienne », du gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif, enro­bant son idéo­lo­gie sous un cos­tume adé­quat. Je suis d’ailleurs frap­pé dans cette vidéo par votre absence d’in­ter­ro­ga­tion face à la récu­pé­ra­tion par le Spec­tacle de vos mesures phares que sont le Glass Stea­gal Act et le nou­veau Bret­ton Woods. Vous notez cepen­dant avec jus­tice que « per­sonne » ne parle du redres­se­ment judi­ciaire des banques.

    « Trop de palabre ici. »

    Je suis sin­cè­re­ment navré de pro­vo­quer chez vous cette réac­tion. Sachez que j’en suis vrai­ment navré, car comme dit plus haut il m’ar­rive de lire lon­gue­ment la prose de votre mou­ve­ment, et jamais je ne me suis dit « trop de palabre ».

    Cor­dia­le­ment,

    Meh­di

    Réponse
  14. Rudolph

    Ber­trand. Vous par­lez du poli­tique qui peut sau­ver la donne et vite.
    Je m’é­tonne que l’on puisse encore pen­ser ain­si. Cela me conforte dans ma méfiance de votre parti.
    Je m’é­tonne aus­si que vous écri­viez ici, chez Étienne Chouard, un des homme qui à démon­tré depuis son buz dans la cam­pagne pour le non à la consti­tu­tion euro­péenne qu’il était homme probe et à l’opposé des com­bines politiciennes.

    Ne vous ser­vez pas ain­si de intel­li­gence pour faire avan­cer vos idées.

    Cette façon de par­ler de : signa­ture et tam­pon de 500 maires est affo­lante. Cette idée de tam­pon face à une signa­ture me rap­pelle toute la lour­deur du sys­tème admi­nis­tra­tif de ce pays.
    Une signa­ture n’est pas suf­fi­sante, il fau­drait un petit coup de tampon.
    Cela fait plus offi­ciel, mais ren­dez vous compte de la futi­li­té de votre parole. Un objet de quatre sous fait au bura­liste du coin vau­drait plus que la signa­ture d’un humain… ?

    C’est toute la dif­fé­rence entre l’hu­ma­ni­té et la poli­tique. Entre l’hu­main, la morale, l’exis­tence de l’être et la recherche du pou­voir pour le pouvoir.
    Vous nous trou­viez fri­leux, cela me fait chaud au cœur, moi je trouve vos idées un peu réchauf­fées, à trop acca­pa­rer le déses­poir afin de prendre le pou­voir on ne trouve que le pou­voir de ce faire des ennemis.
    Et ps : cette crise, tous les éco­no­mistes un tant soi peu doués de libre arbitre l’annonçaient. De Lor­don, en pas­sant par Hilard et j’en passe.

    Crise mise en œuvre depuis on ne sais quant et dévoi­lé par le dis­cours du pré­sident amé­ri­cain George H. W. Bush au Congrès le 11 sep­tembre 1990
    Nous nous trou­vons aujourd’hui à un moment excep­tion­nel et extra­or­di­naire. La crise dans le golfe Per­sique, mal­gré sa gra­vi­té, offre une occa­sion rare pour s’orienter vers une période his­to­rique de coopé­ra­tion. De cette période dif­fi­cile, notre cin­quième objec­tif, un nou­vel ordre mon­dial, peut voir le jour
    Cordialement 
    Rudolph

    Réponse
  15. Alain GUILLOU

    Che­mi­nade, il suf­fi­sait d’y penser !

    Fin de recherche : votez Che­mi­nade, son par­ti n’a rien à voir avec les autres, c’est juré, y a qu’à voir sa vidéo…

    C’est quand même triste un blog de soi-disant pen­seur libre qui enfonce tou­jours le même clou d’une droite extrême, celui des anti-anti-fa…

    Le peuple s’il se réveille n’empruntera pas ce tour­ni­quet au fond d’une impasse obscure !

    Je constate que cer­tains s’en­ferment à la recherche de l’homme pro­vi­den­tiel « qui était le seul à avoir eu rai­son avant tous les autres »…Le pôvre !

    C’est 66% du peuple qui a rai­son depuis 1995 au moins de pen­ser que lais­ser aller le capi­ta­lisme là où il nous mène c’est honteux…(récurrence des son­dages d’o­pi­nion sur le capi­ta­lisme et ses ver­tus)… Tout comme aujourd’­hui une large majo­ri­té de citoyens condamne la sou­mis­sion des « poli­tiques » au dic­tat des mar­chés finan­ciers… Le pro­blème n’est donc pas de trou­ver un « bon ber­ger », c’est de fédé­rer les luttes anti­ca­pi­ta­listes dans un front des luttes sociales et poli­tiques qui parce qu’il s’at­taque au mur de l’argent , et dans la mesure où il ne se cherche pas « un chef mora­li­sa­teur », méri­te­ra le nom de « Front de gauche », car il faut appe­ler un chat un chat Pétain Pétain, Che­mi­nade facho, et « Front de gauche élar­gi » ave­nir, plu­tôt que fuir en appe­lant cette dyna­mique uni­taire « PCF élar­gi » : c’est de résis­tance popu­laire élar­gie qu’il est besoin ! pas de dis­per­sion der­rière des petits nazillons pro­phé­tiques ! Avez-vous remar­qué que toute la « droite décom­plexée » pré­tend avoir tou­jours vou­lu « la jus­tice sociale, faire face aux ban­quiers etc …et même elle ose­ra se dire « héri­tière de Jau­rès », tout en déco­rant les vieux bris­cards de l’OAS !

    On ne peut que regar­der tris­te­ment pas­ser le cor­billard de « la pen­sée libre » dans le tour­ni­quet répé­ti­tif qui tape tou­jours sur le même clou : Tra­vail famille patrie che­mi­nade , nous voila !

    Réponse
  16. Alain GUILLOU

    Les nonistes comme les indi­gnés comme les patriotes comme les « invi­sibles comme les femmes en lutte pour la Répu­blique de l’é­ga­li­té qui tarde à venir, comme les pro­los dres­sés contre les délo­ca­li­sa­tions, comme les cadres arc-bou­tés contre les direc­tives des­truc­trice de leur effi­ca­ci­té collective…et comme tous ceux qui luttent pour que l’hu­main passe avant le fric, abso­lu­ment tous très lar­ge­ment doivent faire preuve de vigi­lance face aux rusés qui avancent mas­qués pour les flat­ter dans ce qui risque de les iso­ler , les divi­ser et les rabattre sur des com­por­te­ments d’ar­rière-garde : le syn­di­ca­lisme cor­po­ra­tiste, les atta­che­ments par­ti­daires iden­ti­taires, et sur­tout la fibre sécu­ri­taire qui oblige à fer­mer son esprit à la réa­li­té du monde telle qu’elle est : une pla­nète mena­cée par la cupi­di­té impé­ria­liste des domi­nants. L’ex­trème droite est rou­blarde, à tel point qu’on ne sait que pen­ser des amis per­dus qui tombent dans ses pièges, (pour­tant faciles à iden­ti­fier si l’on retient ses points car­di­naux his­to­riques !)Comme dit JL Mélen­chon, à pro­pos de MLP, elle « pille à grande échelle le voca­bu­laire et les réfé­rences du Front de gauche : révo­lu­tion, nuit du 4 août, porte-parole des ‘invi­sibles’  »…même tac­tique que le bling bling décomplexé…avec sa « valeur tra­vail » …et ça a eu marché !

    « La voi­là qui parle de ‘révo­lu­tion’. Oui mais atten­tion ! On devine qu’il ne s’a­git pas de ‘révo­lu­tion citoyenne’ ni de révo­lu­tion socia­liste, bien sûr. Il s’a­git de ‘révo­lu­tion natio­nale’  », pour­suit-il, y voyant une « reprise du label du régime du maré­chal Pétain ».

    A l’heure où l’Eu­rope des agences de nota­tion méprise les « élus du peuple », elle reçoi­vrait de france un petit coup de main per­fide des nonistes qui ne jurent que « tirage au sort », his­toire de dis­qua­li­fier encore plus défi­ni­ti­ve­ment la volon­té poli­tique mili­tante, et de pro­mou­voir une vision maté­ria­liste de ce qu’est la « masse popu­laire » dont il suf­fi­rait d’ex­traire des « échan­tillons mathé­ma­ti­que­ment irré­pro­chables » pour les qua­li­fier de « représentatifs » !

    Je suis noniste contre ce « nonisme  » qui nie tout y com­pris ce qu’est la digni­té humaine : for­cé­ment , c’est un com­bat, et nul­le­ment une « chose quan­ti­fiable et exploi­table », comme le char­bon ou le pétrole.

    NON, il ne suf­fit pas de « pui­ser au hasard dans la masse d’un peuple  » pour en extraire une « légi­ti­mi­té politique » !

    Réponse
  17. Merome

    J’ai échan­gé quelques tweets avec un par­ti­san de Che­mi­nade. Juste le temps de me rendre compte qu’il est impos­sible que j’aie quoi que ce soit à voir avec son programme.

    Il a le mérite d’a­voir dit très tôt, en 1995, ce qu’on est nom­breux à décou­vrir seule­ment main­te­nant : le scan­dale de la créa­tion moné­taire pri­vée. Mon inté­rêt pour ce bon­homme s’ar­rête là, et je suis cer­tain qu’E­tienne sera du même avis lors­qu’il aura éplu­ché le pro­gramme poli­tique de Cheminade.

    Hein Etienne ?

    Réponse
  18. Alain Guillou

    Bra­vo à ceux qui découvrent chez Che­mi­nade des réa­li­tés qu’ils ignoraient…Bien sûr il n’est pas ques­tion d’in­ter­dire à ceux qui étaient inca­pables de lire ces « décou­vertes » bien avant 1995 chez les pro­gre­sistes et les alter­na­tifs, chez les can­di­dats « bol­che­viques » aux élec­tions pré­si­den­tielles ins­pi­rés par Paul Boca­ra, éco­no­miste com­mu­niste sou­mis à l’o­mer­ta « uni­ver­si­taire », et chez encore bien d’autres éco­no­mistes « de gauche », ain­si que chez le « mutant » Robert Hue suc­cé­dant à Georges Mar­chais pour dénon­cer « la finan­cia­ri­sa­tion sui­ci­daire » de l’é­co­no­mie et la sou­mis­sion de la socié­té à « l’argent-roi »…C’est bien que le dis­cours se pro­page, mais il y a sou­dain un regain de « mes­sies » et vision­naires sur­gis­sant comme des « inven­teurs du fil à cou­per le beurre » pour dénon­cer « le scan­dale de la créa­tion moné­taire pri­vée »…Je ne vous ferai pas subir le ren­voi à vos chères études mais ce qui saute aux yeux c’est que la « police idéo­lo­gique du sys­tème » a bien réus­si à pla­quer ses oeillères « libé­rales » aux braves citoyens « ins­truits« du « monde libre » ! Non Che­mi­nade n’est pas plus que MLP inven­teur de l’an­ti­ca­pi­ta­lisme : ce qu’ils visent c’est voler l’é­lec­to­rat popu­laire à l’in­fluence de la gauche, tout comme y par­vint yzo­kraS 1er avec son « valeur travail »

    Réponse
  19. gilles

    Étienne, mais qu’est-ce que tu es allé faire dans la galère Soli­da­ri­té et Progrès ?

    Mes réflexions après avoir lu les élé­ments et les argu­ments déve­lop­pés par Fran­çois Asselineau :

    1) Étienne, « Soli­da­ri­té et Pro­grès » est oppo­sé aux idées que tu défends, il s’a­git d’un par­ti alter-euro­péiste qui ne pro­pose abso­lu­ment pas de sor­tir d’ap­pro­fon­dir la démo­cra­tie, la sépa­ra­tion des pou­voirs, les droits sociaux des tra­vailleurs, des ouvriers, des employés, tech­ni­ciens, petits agri­cul­teurs et donc de sor­tir de l’Union Européenne.

    L’an­cien nom de ce mou­ve­ment était le Par­ti Ouvrier Européen !

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_ouvrier_européen

    Alors même que la repré­sen­ta­tion est gran­de­ment à amé­lio­rer et quand nous voyons que l’un des prin­cipes mini­mum de base d’une démo­cra­tie, celui qui était au cœur de la reven­di­ca­tion du Tiers-État aux États Géné­raux en 1789 : « Pas de taxa­tion sans repré­sen­ta­tion » est bafoué par une Com­mis­sion non-élue qui appo­se­ra son veto sur les bud­gets sans que les repré­sen­tants des peuples Fran­çais, Espa­gnol, Tchèque, Polo­nais, Alle­mand, Por­tu­gais, Ita­lien, Belge, Néer­lan­dais, Danois, Slo­vaque, Chy­priote, Irlan­dais, Fin­lan­dais, Esto­nien, Bul­gare, Grec, Rou­main, Let­ton, Lithua­nien, Autri­chien, Slo­vène, Hon­grois, Luxem­bour­geois, Mal­tais, Sué­dois, n’aient à se pro­non­cer, nous nous poser la ques­tion pour qui roule S&P.

    Le site Inter­net de S&P ne men­tionne nulle part la sor­tie de l’Union euro­péenne en appli­ca­tion de l’article 49‑A du trai­té de Lis­bonne (art. 50 de la ver­sion consolidée).

    Étienne, le site de S&P pré­cise bien au contraire qu’il « est néces­saire que les hommes poli­tiques euro­péens se mettent réel­le­ment à croire à l’Europe comme pro­jet, non comme dis­cours. C’est ain­si que se sont for­més les Etats-nations, et ce n’est pas autre­ment que pour­ra se consti­tuer l’Europe. ».
    Voir ici … …

    2) Étienne, S&P entre­tient la confu­sion des concepts sur l’Europe, et conforte ain­si les men­songes de la pro­pa­gande européiste

    Par­mi les « pro­jets » cen­sés faire naître l’Europe, S&P pro­pose de « mul­ti­plier par trois le bud­get de l’Agence spa­tiale euro­péenne (ESA), très infé­rieur à celui de la NASA » ou de « construire un lan­ceur lourd allant au-delà d’Ariane V‑ECA ».

    En évo­quant « l’ESA » – dont l’acronyme fran­çais est ASE : Agence Spa­tiale Euro­péenne – et Aria­nes­pace, S&P entre­tient le mythe men­son­ger qui vou­drait que ces pro­jets découlent de la « construc­tion euro­péenne » alors que, comme Air­bus, il ne s’agit que d’une coopé­ra­tion inter­na­tio­nale – par ailleurs hau­te­ment sou­hai­table. L’ASE est en effet une coopé­ra­tion inter­gou­ver­ne­men­tale qui regroupe cer­tains pays membres de l’UE (pas tous) et d’autres qui ne le sont pas : Nor­vège, Suisse, Cana­da, Tur­quie, Ukraine :

    Agence Spa­tiale Européenne

    Ain­si, S&P est étran­ge­ment peu regar­dant pour reprendre à son compte les bobards de la pro­pa­gande européiste.

    3) S&P se fixe non seule­ment comme pro­jet de construire l’Europe, mais aus­si « d’américaniser l’Europe »

    C’est ce qu’a expli­qué M. Che­mi­nade dans son dis­cours La recherche du bon­heur : une idée neuve pour l’Europe du 1er décembre 2003 : « Lyn­don LaRouche a défi­ni hier sa tâche comme celle « d’américaniser l’Europe », et en par­ti­cu­lier la France. Je sais que beau­coup d’entre vous ont peut-être été cho­qués, heur­tés ou vexés par cette affir­ma­tion, faute d’en com­prendre plei­ne­ment la signification ».

    Amé­ri­ca­ni­ser l’Europe

    4) Étienne, S&P se fixe non seule­ment comme pro­jet « d’américaniser l’Europe » mais aus­si de « se libé­rer de l’idéologie française »

    On lira à cet égard les com­men­taires, très contes­tables, très démo­bi­li­sa­teurs et très oiseux compte tenu des urgences des Fran­çais, qui figurent dans :

    cette page web … …

    5) S&P met en avant sur son site Inter­net des pro­po­si­tions far­fe­lues qui achèvent de le décré­di­bi­li­ser aux yeux du grand public

    Par­mi les « perles » que l’on trouve sur le site, on note­ra que S&P pro­pose de bâtir l’Europe en ins­tal­lant « des centres poly­tech­niques de recherche, de for­ma­tion et de pro­duc­tion indus­trielle en orbite spa­tiale », en « indus­tria­li­sant la Lune, en exploi­tant en par­ti­cu­lier ses réserves d’hélium3 », « en enta­mant l’exploration mar­tienne, en pré­pa­rant des voyages par pro­pa­ga­tion nucléaire, d’abord fis­sion puis fusion, pour réduire la durée des tra­jets à dix-quinze jours ».

    Par­mi ses prio­ri­tés poli­tiques abso­lues, S&P pro­clame « l’impératif moral de colo­ni­ser la Lune et Mars » :

    http://​www​.soli​da​ri​teet​progres​.org/​a​r​t​i​c​l​e​5​2​4​8​.​h​tml

    6 ) Pour savoir ce que pense M. Che­mi­nade sur la démo­cra­tie, il suf­fit de lire ses décla­ra­tions, je cite deux points, ouvrez les guille­mets : « Mais l’opinion des gens est géné­ra­le­ment sans valeur ; l’opinion de 90% des gens est assu­ré­ment une opi­nion sans valeur. … Quatre-vingt-quinze pour cent des gens dans la socié­té occi­den­tale n’ont pris aucune res­pon­sa­bi­li­té pour leurs propres idées : ils uti­lisent les idées des autres. S’il y a une seule per­sonne avec un tant soit peu de cer­velle dans ce pays, eh bien, voi­là le dic­ta­teur tout trou­vé, pour le bien de votre pays. Une bonne démo­cra­tie ne doit reflé­ter ni res­pec­ter aucune opi­nion indi­vi­duelle ; le rôle de la démo­cra­tie est d’imposer un règne de la rai­son, qui soit en accord avec les inté­rêts de la nation comme un tout, plu­tôt qu’une forme par­ti­cu­lière de rai­son qui ne serait en accord qu’avec les inté­rêts par­ti­cu­liers d’une par­tie de la socié­té. Le but d’une démo­cra­tie n’est pas de lais­ser les gens expri­mer leurs opi­nions. Il n’y a rien de plus ennuyeux que d’écouter toutes les opi­nions de tous les gens. »

    http://​www​.soli​da​ri​teet​progres​.org/​a​r​t​i​c​l​e​5​2​4​8​.​h​tml

    Étienne, mais qu’est-ce que tu es allé faire dans la galère Soli­da­ri­té et Progrès ?

    7) S&P est un mou­ve­ment à la répu­ta­tion sul­fu­reuse, accu­sé régu­liè­re­ment de dérive sec­taire, d’antisémitisme, et aus­si d’être finan­cé en sous-main par des ser­vices de renseignement.

    Quelques témoi­gnages sur l’at­mo­sphère qui règne à Soli­da­ri­té et Progrès :

    http://​www​.pre​ven​sectes​.com/​s​o​l​i​d​a​r​i​t​e​3​.​htm

    http://​www​.pre​ven​sectes​.com/​s​o​l​i​d​a​r​i​t​e​1​.​htm

    Sans por­ter de juge­ment sur le fond de ces affaires de dérives sec­taires, force est donc de remar­quer que mal­gré quelques bonnes intui­tions, le mou­ve­ment « Soli­da­ri­té et Pro­grès » a des pra­tiques et des prises de posi­tion sur la démo­cra­tie inacceptables.

    Étienne, mais qu’est-ce que tu es allé faire dans la galère Soli­da­ri­té et Progrès ?

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  20. Di Girolamo

    En ce qui me concerne , je suis heu­reux qu’E­tienne nous donne à voir et entendre de Che­mi­nade et de n’im­porte qui d’autre dans la mesure où ces apports par­ti­cipent à avan­cer dans la com­pré­hen­sion de l’in­té­rêt géné­ral et des moyens à mettre en oeuvre pour y parvenir.
    Je ne couche ni avec Che­mi­nade , ni avec Mélen­chon ‚ni avec Marine LePen ‚ni avec Jorion , ni avec Etienne etc etc. J’ai besoin de tous ceux là . Un blog fer­mé où l’on se retrouve entre soi m’in­té­resse peu. Quelque soit les causes qu’on défende , la fer­me­ture , l’ex­clu­sion etc me sont insupportables .
    Je m’ap­per­çois en obser­vant en écou­tant , ici comme ailleurs , que l’es­prit par­ti­san et into­lé­rant est fleurissant.
    La démo­cra­tie est le lieu de ren­contre de toutes les sen­si­bi­li­tés , tous les acteurs quelque soit leurs idées et imper­fec­tions ; dire et agir l’in­verse , même au nom de valeurs incon­tes­tables pose la limite d’un che­min que je ne pren­drai pas.

    Réponse
  21. Di Girolamo

    …c’est la rai­son pour laquelle je suis oppo­sé à une démo­cra­tie de par­tis et vote en alter­nance qui est « une farce à mener par tous »
    Je ne vote d’ailleurs plus depuis un bout de temps.

    Réponse
  22. Mehdi L

    @Di Giro­la­ma

    Et je suis d’ac­cord avec vous. Cepen­dant, il est à noter qu’en géné­ral, les membres de S&P ne sont pas très ouvert au débat. Je vous ren­voie à la réac­tion de Ber­trand, qui consi­dère que mes argu­ments ne sont que « palabres ».

    Mes com­men­taires n’a­vaient pas pour but de for­cer Etienne Chouard a sup­pri­mer cette vidéo, ou à pri­ver mon­sieur Che­mi­nade et S&P de leur droit à s’ex­pri­mer. Mais de sus­ci­ter un débat en par­ta­geant mon res­sen­ti. Débat qui n’eut pas lieu en l’ab­sence de contradicteurs…

    Réponse
  23. gilles

    à Di Giro­la­mo 21

    tout à fait d’ac­cord avec l’ou­ver­ture, c’est l’ap­pro­ba­tion sans réserves d’É­tienne qui me posait ques­tion. Il aurait pu pré­sen­ter les bonnes intui­tions de Che­mi­nade en expri­mant comme vous les réserves que lui ins­pi­raient son mouvement.

    Che­mi­nade a quand même écrit : « S’il y a une seule per­sonne avec un tant soit peu de cer­velle dans ce pays, eh bien, voi­là le dic­ta­teur tout trou­vé, pour le bien de votre pays. »

    Réponse
  24. Étienne

    Gilles, des réserves, j’en fais tout le temps à tout pro­pos, bien sûr. Et si, pour une fois, je zappe cette for­ma­li­té, il ne faut pas m’en vouloir.

    Allez relire mes autres billets sur Che­mi­nade : il y a de nom­breux points avec les­quels je suis en com­plet désac­cord avec S&P. Et ce ne sont que des débats en puis­sance, rien de plus. Inutile de dramatiser.

    Mais sur la dénon­cia­tion cen­trale, fron­tale (et prio­ri­taire) du can­cer finan­cier dont sont malades nos socié­tés, je recon­nais (hon­nê­te­ment) le fait que Che­mi­nade a été dans les pre­miers à avoir le cou­rage de l’as­su­mer. Regar­dez com­ment on trai­tait ceux qui osaient le dire, déjà à l’é­poque, obser­vez les calom­nies répu­gnantes des « jour­na­listes pro­fes­sion­nels »… Moi, je n’ai pas envie d’a­bon­der dans les calom­nies, sous pré­texte que je serais en désac­cord avec ce petit par­ti sur quelques points.

    L’ac­cu­sa­tion de sec­ta­risme : cet orga­nisme public de « pré­ven­tion des sectes » me semble sus­pect de ser­vir à dis­cré­di­ter com­mo­dé­ment des adver­saires du pou­voir (comme le font les « hôpi­taux psy­chia­triques » des régimes auto­ri­taires) ; S&P a publié des réponses argu­men­tées, point par point, à ces calom­nies. Par ailleurs, et sur­tout (de mon point de vue), je rap­pelle que TOUS LES PARTIS, COMME TOUTES LES ÉGLISES, SONT DES SECTES, au sens strict du terme. Alors il fau­drait évi­ter d’u­ti­li­ser deux poids deux mesures. En fait, tous les humains ont une ten­dance lourde à fabri­quer des ortho­doxies (et les méca­niques sec­taires qui vont avec). Bref, ça ne pré­sente ici aucun carac­tère de spécificité.

    Je signale une vidéo => regar­dez donc la vidéo… Arrê­tez de mon­ter en épingle des reproches véniels. Comme par hasard, un minus­cule par­ti qui ose dénon­cer le monstre finan­cier de façon prio­ri­taire fait l’ob­jet de mille calom­nies. L’ad­ver­saire évident de l’Hu­ma­ni­té, c’est ce monstre qu’est la Grande Banque pri­vée, pas S&P…

    En tout cas, c’est ce que me sug­gère mon sens du dis­cer­ne­ment à moi. 
    Cha­cun le sien.

    Étienne.

    Réponse
  25. Florence

    Hier matin, sur France Culture :

    http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-derniers-developpements-de-l-affaire-karachi-2011–12-20


    Me Oli­vier Morice – les Matins par fran­ce­cul­ture

    Oli­vier MORICE était l’in­vi­té de l’é­mis­sion et a mis sa lumière sur des affaires troubles de l’É­tat jus­qu’aux plus récentes. Certes, il semble spé­cia­li­sé comme avo­cat des par­ties civiles dans des affaires impli­quant gra­ve­ment l’É­tat. Et la véri­té nage entre ces eaux, si l’on veut res­ter d’es­prit sceptique.

    Cette voix calme énonce tant de choses détes­tables, dont la situa­tion de Cheminade.

    Le « sui­cide » de mon­sieur Borel à Dji­bou­ti, calom­nié au pas­sage (calom­niez, calom­niez, il en res­te­ra tou­jours quelque chose – bas­sesse et igno­mi­nie abso­lue au ren­dez-vous), les affres finan­cières de Jacques Che­mi­nade donc, trai­tées par un Conseil Consti­tu­tion­nel aux mains « tor­dues » d’A­lain Dumas, l’af­faire Kara­chi (argent et poli­tique encore et toujours).

    http://​www​.fran​ce​cul​ture​.fr/​p​l​a​y​e​r​/​r​e​e​c​o​u​t​e​r​?​p​l​a​y​=​4​3​6​2​781

    Et, oh ! Scep­tiques (j’ai véri­fié l’or­tho­graphe, je ne vou­drais pas écrire de la fosse d’ai­sance) : les scep­tiques étaient une secte de phi­lo­sophes anciens, les pyr­rho­niens… La Grèce, encore ?

    Réponse
  26. sacoche

    Soli­da­ri­té et pro­grès sont très très fer­més d’es­prit. Je viens de dis­cu­ter « éco­lo­gie » avec un de leurs mili­tants, et au lieu de vou­loir entendre mes argu­ments pour plus de sobrié­té (au lieu du tout tech­no­lo­gique et nucléaire qu’ils prônent), il m’a limite rac­cro­ché au nez ! Lamentable !

    Réponse
  27. Diamentino

    Préa­lable : Les réserves au sujet de Soli­da­ri­té et Pro­grès ne sont pas nou­velles. Je ne suis pas du tout un sou­tien de ce mou­ve­ment par trop scien­tiste à mon goût et par trop diri­giste en matière de « démo­cra­tie » dont il semble avoir une concep­tion fort étri­quée et une pra­tique dras­ti­que­ment encadrée !

    Ces pré­ci­sions étant faites, je trouve cette vidéo remar­quable et édi­fiante et je salue l’in­té­gri­té et l’hon­nê­te­té de M. Che­mi­nade. En aucun cas il n’au­rait ma voix, mais il a ma consi­dé­ra­tion et je salue sa contri­bu­tion à la mani­fes­ta­tion de la véri­té et son enga­ge­ment intègre dans le jeu poli­tique dont on peut devi­ner à quel point il est impi­toyable. Ce mon­sieur mouille sa che­mise et va au char­bon. Ouvri­rait-il une sous­crip­tion pour se libé­rer de l’hy­po­thèque qui pèse sur ses biens que j’y sous­cri­rais, ne serai-ce qu’à titre sym­bo­lique. Passons.

    Je salue éga­le­ment le dis­cer­ne­ment de M. Chouard qui sait ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain et ne faillit point à por­ter à notre connais­sance des docu­ments qui bien sou­vent sont autant de pépites. Cha­pô bas pour l’en­semble de votre œuvre enta­mée en 2005 ! Meilleurs vœux pour 2012 !

    Réponse
  28. Till

    Bon­jour à tous. 

    Ça fait à peu près 2 ou 3 mois que je me tape tout ce qui traine sur le net concer­nant l’é­tat du monde en géné­ral avec un sou­ci hon­nête de me faire une idée objec­tive. Quand on est au chô­mage ça per­met de pas­ser le temps :p donc voi­là qui je suis haha. Tout ça a com­men­cé depuis l’ap­pa­ri­tion de Che­mi­nade sur la scène publique, j’ai but­té sur ses remarques et c’est comme mettre un doigt dans un engre­nage qui s’arrête jamais :p. J’ai pu décou­vrir comme ça Chouard, Soral et d’autres qui dénoncent, cha­cun avec leur style, un pro­blème majeur.

    J’ai pu lire pas mal de chose dans les com­men­taires sur Che­mi­nade que je par­tage pas forcément.

    Remet­tons-nous dans le contexte mon­dial avant d’en dire plus. On est dans une situa­tion où l’hu­ma­ni­té est dans l’in­ca­pa­ci­té de faire vivre toute la com­mu­nau­té humaine de façon digne (je savais pas com­ment illus­trer ma pen­sée j’ai donc dit digne :p ). Il y a même des scien­ti­fiques recon­nus par les puis­sants d’au­jourd’­hui qui recom­mandent une réduc­tion de la popu­la­tion mon­diale dans l’a­ve­nir, compte tenu des res­sources mon­diales qui s’appauvrissent, enfin gros­so mer­do c’est ça l’i­dée. Voi­ci un lien de la vidéo qui ma appris ça http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​m​5​k​o​6​_​h​e​l​e​n​-​k​e​l​l​e​r​-​l​-​e​s​p​r​i​t​-​a​u​-​d​e​l​a​-​d​e​s​-​p​e​r​c​e​p​t​i​o​n​s​_​w​e​b​c​a​m​?​s​t​a​r​t​=​770 bon le truc dur 2h et il parle de plein de choses mais bon je la trouve vrai­ment bien cette video :p .

    Dans ce genre de contexte, on n’a pas d’autre choix que de se sor­tir les doigts du cul dans la recherche scien­ti­fique pour offrir a l’hu­ma­ni­té un ave­nir car appa­rem­ment avec notre niveau tech­no­lo­gique d’au­jourd’­hui c’est mort on peut plier bagage. Je connais pas Che­mi­nade en dehors de ce que j’ai pu lire ou voir sur inter­net, je ne sais pas com­ment fonc­tionne son par­ti et j’a­voue que je m’en fous. Moi, je vois juste une chose. Appa­rem­ment, on avait un mec can­di­dat aux pré­si­den­tielles qui avait une notion de ce défi qui est posé a l’hu­ma­ni­té dans les années à venir. Car lorsque Che­mi­nade parle de boos­ter le nucléaire il ne dit pas qu’on doit conti­nuer à faire à outrance de la fis­sion, jeter nos déchet nucléaire dans du béton 6 pieds sous terre et ris­quer des acci­dent à la Fuku­shi­ma. Soit dit en pas­sant les déchets nucléaires ne sont pas des déchets car il me semble qu’ils sont com­po­sés de 98% d’u­ra­nium ce qui pour­rait être réuti­li­sé pour repro­duire de l’éner­gie si on met­tait au point la tech­no­lo­gie pour y arri­ver enfin bref les pistes pour rendre le nucléaire com­pa­tible avec l’é­co­lo­gie existent le seul pro­blème c’est qu’elles demandent des années à être mises au point avec des coûts énormes, et qu’il est plus ren­table dans l’im­mé­diat de vendre des belles éoliennes avec une image bien verte qui en réa­li­té per­met d’engraisser des inté­rêts pri­vés et sont loin d’être une réelle solu­tion à l’échelle mondiale.

    Cela n’en­gage que moi mais il me semble que le pro­gramme de Che­mi­nade est en réa­li­té arti­cu­lé autour de ce pro­blème de fond. La recherche nucléaire est une étape indis­pen­sable car elle per­met­trait de rendre cette éner­gie plus pro­duc­tive et per­mettre des avan­cées extra­or­di­naires notam­ment dans le domaine spa­tial qui sera une étape incon­tour­nable quand on devra cher­cher des maté­riaux ailleurs que sur la pla­nète pour notre consom­ma­tion. bien sûr tout ça fait science fic­tion mais si demain on va sur mars qu’est ce que ça implique pour aujourd’­hui ? (quand je dis demain je parle de plu­sieurs géné­ra­tions :p)

    Déjà, il faut réfor­mer le sys­tème moné­taire occi­den­tal qui pose des pro­blèmes et nous empêche de finan­cer de tels pro­jets. La city et wall street, la mai­son des patrons du monde occi­den­tal et cette consti­tu­tion euro­péenne qui empêche le pro­grès humain (c’est un rac­cour­ci auda­cieux mais je l’as­sume :p) pour ça il faut anti­ci­per le car­nage que cette explo­sion va engen­drer. Sépa­rer les banques d’af­faires des banques de dépôts ce qui per­met­trait d« évi­ter au maxi­mum les pertes collatérales. 

    D’ailleurs j’ai vrai­ment appré­cié la remarque sur la créa­tion de mon­naie dans une video où Chouard est avec une éco­no­miste et qui dit on donne 1 euros pour 1 franc (enfin il dit pas franc mais bon on s’en fout) mais quand un mec vient avec trop d’eu­ros qui puent on lui dit non :p moi j’au­rais rajou­té qu’on le mette en pri­son, mais bon, ça, c’est mon côté radical :). 

    Der­rière, une fois qu’on a repris le contrôle et fait des par­te­na­riat avec des pays qui résistent contre ce sys­tème com­plè­te­ment fou, par exemple l’Ar­gen­tine ou la pré­si­dente dit régu­liè­re­ment fuck au mar­ché ou encore tout le block Rus­sie Chine Iran qui n’at­tendent que ça en réa­li­té, on peut être aux com­mandes de grands pro­jets pour le bien de l’hu­ma­ni­té car on se don­ne­rait les moyens de les finan­cer et en même temps on déblo­que­rait les cré­dits pro­duc­tifs pour le public. 

    Un grand pro­jet défen­du par Che­mi­nade est la remise en eau du lac Tchad qui don­ne­rait du bou­lot aux boites fran­çaises, per­met­trait de créer de l’ac­ti­vi­té éco­no­mique en Afrique, et, plus impor­tant encore, de nour­rir des gens, les mêmes qui crèvent de faim avec des mouche sur la gueule, ceux qui occupent moins de temps d’an­tenne qu’une star d’a­dos qui ras­semble plus à un gamin pour­ri par l’argent qu’à un artiste.

    Je dis un der­nier truc sur la Rus­sie, la Chine et l’I­ran qui sont dia­bo­li­sés au maxi­mum. Entre les dif­fé­rente crise bou­clier anti­mis­sile pata­ti pata­ta on assiste à un phé­no­mène grave qui nous prouve qu’on n’a pas appris les leçons du pas­sé. Les USA ont atta­qué plu­sieurs pays ces der­nières années pour des rai­sons éco­no­miques plus que morales, ce qui n’a rien amé­lio­ré aux choses et qui va même en empi­rant. On peut voir une mon­tée en ten­sion (pas com­pa­rable à la guerre froide mais bon :p). L’i­dée reçue sur la Chine l’I­ran et la Rus­sie, c’est qu’ils sont pas au top avec leur popu­la­tion, c’est pas vrai­ment une démo­cra­tie, le pou­voir change pas vrai­ment de main et c’est pas nor­mal. Les contes­ta­taires du sys­tème en place sont sévè­re­ment punis. Notre devoir est de faire évo­luer les autre pays dans le bon sens mais le conflit ne peut rien appor­ter de bon car der­rière, il y a sou­vent mani­pu­la­tion sombre pour pro­pul­ser des pan­tins au pou­voir. Mon­trons qu’on est pas dupe de la main­mise de l’o­li­gar­chie en place sur le monde et que la France avec la liber­té d’expression et les droits de l’homme est capable de dire fuck. Cela pour­rait peut-être don­ner à réflé­chir aux diri­geants plus sévères et remettre en cause leur ges­tion de leur popu­la­tion. Une leçon à suivre :p . C’est peut-être uto­pique de le pen­ser mais bon c’est la seule issue viable que je vois ><.

    PS : excu­sez-moi pour toutes les fautes qu’il doit y avoir : j’ai jamais étais bon en ortho­graphe et il est 1h chez moi ce qui n’ar­range rien :p. En pas­sant je tiens à dire que je suis un grand fan de vous Étienne Chouard je kiffe bien votre façon de pen­ser et d’a­na­ly­ser les choses dsl pour tout ce pavé : une fois lan­cé, j’a­voue, j’ai du mal à m’ar­rê­ter :p .

    [Mer­ci Till. Effec­ti­ve­ment, j’ai cor­ri­gé quelques coquilles 😉 ÉC]

    Réponse
  29. Anonymous

    Cher Till, il est pos­sible que je fasse erreur, mais il me semble qu’à l’heure actuelle nous pro­dui­sons de quoi nour­rir 12.5 mil­liards d’êtres humains… Le pro­blème, je crois, n’est pas au niveau des res­sources qui pour­rait don­ner à cha­cun de quoi vivre cor­rec­te­ment, mais dans la répar­ti­tion de ces ressources.

    Pour évi­ter d’en arri­ver à un point de rup­ture, je suis hor­ri­fié à l’i­dée d’une réduc­tion de la popu­la­tion mon­diale… Sur quels cri­tères ? On tue qui ? On empêche qui de se repro­duire ? Et sur­tout qui va déci­der des cri­tères ? Je crois plu­tôt qu’il faut pen­ser à une moins grande dis­pa­ri­té dans les modes de vies (par exemple man­ger moins de viande en occi­dent, ce qui per­met­trait de par­ta­ger plus de céréales entre les humains, il faut aus­si pen­ser à uti­li­ser moins de car­bone par habi­tants, etc…) Et aus­si se concen­trer sur les tech­no­lo­gies qui pour­raient nous aider à évi­ter d’ar­ri­ver à ces zones cri­tiques. Il me semble qu’une com­bi­nai­son réflé­chie de ces pos­si­bi­li­tés (et d’autres aux­quelles je ne pense pas) sont une solu­tion plus correcte.

    Quant à trai­ter Che­mi­nade de faciste, ou dire d’E­tienne qu’il le sou­tient poli­ti­que­ment par­lant, ça me parait absurde.
    Etienne met en évi­dence les véri­tés que ce mon­sieur a signa­lé, comme à son habi­tude et le féli­cite pour son atti­tude cou­ra­geuse de whist­le­blo­wer comme il le fait pour Asse­li­neau. (il en pro­fite au pas­sage pour faire un petit croche pied au gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif, parce qu’il aime ça et que celui-ci l’a bien cher­ché) Nous savons bien, nous tous ici, ce qu’E­tienne pense des par­tis poli­tiques, aus­si sin­cères soient les per­sonnes qui les composent.
    Ensuite, je n’ai pas écou­té cha­cun des dis­cours de Che­mi­nade, mais dans ceux que j’ai entendu,je n’ai rien rele­vé de faciste par contre j’ai beau­coup enten­du ses oppo­sant inva­li­der d’un revers de main, sous ce pré­texte, les argu­ments (vali­dés par la suite) de ce monsieur.

    Réponse
  30. Anonymous

    Le der­nier para­graphe ne s’a­dresse plus spé­ci­fi­que­ment à toi Till, mais l’un ou l’autre auteurs de mes­sages que j’ai lu précédemment.

    Réponse
  31. Morpheus

    En effet, le rap­port Zie­gler montre que l’on peut nour­rir douze mil­liards d’in­di­vi­du sur Terre avec les moyens actuels.

    Comme le dit Ano­ny­mous, ce n’est pas la nour­ri­ture qui manque, c’est l’ac­cès de cette nour­ri­ture à tous qui n’est pas assu­ré, notam­ment par le sys­tème éco­no­mique actuel (qui n’en a rien à foutre que des gens crèvent de faim ou de mal­nu­tri­tion). Dans ce monde, t’as pas de pognon, t’as rien et t’es rien.

    Concer­nant le nucléaire, c’est vrai­ment la plus mau­vaise des mau­vaises idées que de sou­te­nir ce mode de pro­duc­tion éner­gé­tique. Abso­lu­ment indé­fen­dable, mais je ne m’é­ten­drai pas là-des­sus ici. Ce ne sont pas les solu­tions alter­na­tives qui manques, seuls les lob­bys du nucléaire (sou­te­nus bien sûr par les voleurs de pou­voir) nous empêche de les développer.

    Concer­nant la ques­tion de la crois­sance démo­gra­phique. Il appa­rait évident qu’une prise en compte de cette crois­sance doive faire par­tie de la poli­tique com­mune. La pla­nète ayant ses propres rythmes de pro­duc­tion des richesses (dont la nour­ri­ture), nous devons tenir compte de ces fac­teurs pour ne pas les dévo­rer. Mais cela n’im­plique pas de devoir réduire la popu­la­tion, ni d’ap­pli­quer des poli­tiques de type « enfant unique », seule­ment de main­te­nir une popu­la­tion stable. Ce qui est mathé­ma­ti­que­ment fai­sable. J’explique.

    Dans son livre « Le chaos et l’har­mo­nie : la fabri­ca­tion du réel », l’as­tro­phy­si­cien Trinh Xuan Thuan explique :

    « Les cal­culs par ordi­na­teur confirment que, tant que le taux de crois­sance est modé­ré, avec une valeur com­prise entre 1 et 3, la popu­la­tion reste stable. Mais lorsque le taux de crois­sance dépasse la valeur de 3, l’é­qui­libre est rom­pu et la popu­la­tion se met à oscil­ler entre deux valeurs dis­tinctes d’une année sur l’autre. Si le taux de crois­sance est encore plus éle­vé, les dédou­ble­ments se pro­duisent (4, 8, 16, 32, 64, …) et les cycles s’al­longent de plus en plus. Cette régu­la­ri­té dis­pa­raît lorsque le taux de crois­sance dépasse 3,57. Le chaos prend alors le des­sus : la pério­di­ci­té laisse place à l’aléatoire. »

    Nous savons que dans les pays déve­lop­pés, dans une situa­tion où les familles vivent décem­ment, les taux de nata­li­té se sta­bi­lisent, après une dimi­nu­tion. Elles se situent jus­te­ment entre 1 et 3. C’est sur­tout dans les pays défa­vo­ri­sés (en situa­tion de stress) que l’on constate un fort taux de nata­li­té. Il semble que le réflexe inné de notre espèce soit, en situa­tion de stress intense et/ou chro­nique, de faire des gosses.

    Par consé­quent, seul les inéga­li­tés et les absur­di­tés de ce sys­tème éco­no­mique basé sur le pro­fit et la com­pé­ti­tion repré­sente les dan­gers qui nous menacent. Les véri­tables enne­mis de l’hu­ma­ni­té (et je pèse mes mots) sont les voleurs de res­sources et leurs laquais voleurs de pou­voir. Et bien sûr, l’ins­tru­ment d’as­ser­vis­se­ment par excel­lence de ces deux classes d’en­ne­mis de l’hu­ma­ni­té : la monnaie…

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  32. Marie

    @ Mor­pheus
    c’est chouette car tu essaies tou­jours d’ap­pro­fon­dir, d’é­tayer, j’ap­prends plein de trucs, merci…J’aime:-)

    Réponse
  33. J-Stéphane

    Bon­jour,

    La sagesse vou­drait plu­tôt que l’on n’aille pas se frot­ter aux limites, nous savons qu’il n’y a pas que les humains qui compte sur les res­sources natu­relles, et la nature a ses res­sources qui repose sur le cli­mat qui lui ne va pas en s’arrangeant…

    Réponse
  34. Morpheus

    @ Marie

    Mer­ci de ce mot d’en­cou­ra­ge­ment, il me fait du bien, en par­ti­cu­lier face à d’autres agres­sions de per­sonnes bêtes et méchantes.

    Ami­ca­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  35. Ana Sailland

    La PAO ( pen­sée assis­tée par ordi­na­teur 😉 ) est quand même à prendre avec précaution.

    Il me semble que la cita­tion de l’as­tro­phy­si­cien est soit tron­quée soit mal tra­duite. Une référence ?

    ;;;;;;;;;;

    J’es­père ne pas être bête et méchante en remar­quant qu’i­ci tu parles des voleurs de res­sources alors qu’ailleurs c’est à coup de dico que tu t’op­po­sais à l’i­dée que l’u­sage du mot res­source, tel que de nos jours, porte en sub­li­mi­nal le concept de pro­prié­té. Ce qui avait mis fin à un ques­tion­ne­ment peu ano­din : l’hu­main est il légi­time à se consi­dé­rer pro­prié­taire de ce qu’il nomme res­sources natu­relles ? i.e. la loi du plus fort que nous n’ai­mons guère entre nous devient elle valable entre espèces ?

    Réponse
  36. Morpheus

    @ Ana

    Je m’en sou­vient très bien, tu avais posé une ques­tion qui m’a inter­pe­lé parce qu’elle est impor­tante et a du sens et je m’en suis empa­ré pour appro­fon­dir. J’ai d’ailleurs bien l’im­pres­sion d’a­voir évo­lué sur cette ques­tion. Cela n’a­vait donc pas mis fin à la ques­tion : cela avait ouvert à la recherche de réponses (c’est bien le prin­cipe d’une question).

    Poser une (bonne) ques­tion à quel­qu’un signi­fie-t-il, pour toi, mettre fin à la question ?

    Par ailleurs, je te signale que j’ai répon­du à cela (preuve que ma réflexion à évo­lué à ce sujet et que j’ai trou­vé des réponses) : nous sommes cores­pon­sables, ce qui signi­fie non pas pro­prié­taires, mais acteurs res­pon­sables dans un pro­ces­sus que nous nous devons à la fois de res­pec­ter et de com­prendre. Res­pec­ter parce que nous sommes au des­sous de lui (nous en dépen­dons et ne pou­vons le maî­tri­ser) et com­prendre parce que mieux nous le com­pre­nons, meilleure est notre notre sym­biose et plus nous sommes cores­pon­sables (1).

    (1) la per­ma­cul­ture est une démarche qui va pile dans ce sens.

    Nous sommes les res­sources. Les res­sources sont nous. Sans res­sources, nous ne sommes pas. Et sans nous, les res­sources conti­nuent d’être, sauf qu’elles sont sans nous. Sans conscience pour les per­ce­voir, elles n’existent donc pas. J’ai tou­jours par­lé d’in­ter­dé­pen­dance. S’il y aune constance dans mon approche, c’est bien celle-là.

    Mor­pheus

    PS : PAO = Publi­ca­tion Assis­tée par Ordi­na­teur (j’en sais quelque chose, vu que j’ai une qua­li­fi­ca­tion en PAO).

    PS2 : Je me marre de plus en plus quand je vois oppo­sé la pen­sée humaine et la pen­sée arti­fi­cielle (la pen­sée machine). La pen­sée humaine, conglo­mé­rat de contra­dic­tions chao­tiques pous­sié­reuses et encom­brantes mêlées d’en­grammes émo­tion­nels s’es­ti­mant supé­rieur à un pro­duit de sa propre pen­sée des­ti­né à pen­ser à sa place. T’es-tu jamais deman­dé, Ana, lorsque tu juges de la pen­sée machine, que c’est la pen­sée de l’homme que tu juges ? C’est une ques­tion essen­tielle, car l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle sera à l’aune de la sagesse ou de la folie des hommes qui vont la conce­voir. Si cette sagesse ou cette folie dépend de l’environnement socio­cul­tu­rel dans lequel l’homme évo­lue, voi­là bien un sujet de pré­oc­cu­pa­tion cen­tral, non ?

    Réponse
  37. Ana Sailland

    1) Pour la forme

    -Je ne par­lais pas de l’é­change sur le forum, qui a envi­ron un an, mais de celui de cette semaine.

    -Cette façon de rame­ner tes inter­lo­cu­teurs à leur sta­tut de disque rayé face à un homme libé­ré du for­ma­tage ambiant n’est pas très très sympa .… :
    Tu devrais t’oc­cu­per un peu de tes oignons engrammes et lais­ser ceux des autres à leur sagacité.

    -PAO, m’sieur l’ins­tit, c’é­tait de l’hu­mour. A quoi bon mettre des emoticons.
    J’ai pra­ti­qué la PAO pour un jour­nal national 😉

    -Tu te marres et je juge. J’aime assez la nuance.

    -Sug­gé­rer la pru­dence face à la pen­sée méca­ni­sée, est ce exces­sif au point de géné­rer ton PS2 ?!?

    2) Pour le fond,

    Nous sommes d’ac­cord semble-t-il sur la ques­tion de l’u­ni­té du vivant, même si nous n’u­sons pas des mêmes mots.

    On aurait pu le consta­ter plus vite .….……

    Réponse
  38. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Intel­li­gence arti­fi­cielle, pen­sée, réflexion ou rai­son­ne­ment d’une machine, n’est à mon avis, que la retrans­crip­tion et la stan­dar­di­sa­tion de la pen­sé de ses concep­teurs, pour l’instant…

    Même si nous arri­vons à un stade où la mul­ti­tude des lignes de com­mandes per­mettent main­te­nant à l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle d’évoluer par elle même, je ne pense que l’on soit capable de lui incul­quer toutes les nuances entre l’ex­trê­me­ment mal et l’ex­trê­me­ment bien qui nous sont propre, pour l’instant…

    Les machines auront dans un pre­mier temps la sen­si­bi­li­té de leur dieu créa­teur ( le pré­sident de la marque ). Mais je ne serais pas sur­pris que dans un futur plus ou moins proche, comme dans le livre « Les androïdes rêvent-ils de mou­tons élec­triques ? » et le film « Blade run­ner », que les « Nexus 6 » fassent preuve un jour d’empathie, alors que l’hu­main lui s’en détache de plus en plus.

    Peut-être qu’un jour l’hu­ma­noïde sera le musée de nos sen­ti­ments perdus…

    Réponse
  39. Étienne

    Mor­pheus et Ana,

    Si je vous demande à tous les deux (que j’aime tant) de ne pas vous dis­pu­ter, pour me faire plai­sir, ça sert à quelque chose ou pas ? 🙂

    Réponse
  40. Ana Sailland

    Je com­prends par­fai­te­ment cette requête et j’é­tais gênée de devoir choi­sir entre répondre et pol­luer ou me taire et lais­ser faire.

    Je déteste cette façon intru­sive d’u­ti­li­ser répé­té­ti­ve­ment mes »engrammes« comme argumentaire.
    Je ne l’ac­cep­te­rais pas d’un méde­cin et ne l’ac­cepte pas d’un ami.

    Il faut que ça cesse.

    Réponse
  41. Ana Sailland

    @J‑Stéphane

    Nous avons un corps, pas seule­ment un cer­veau, et l’IA ne pour­ra jamais inté­grer cette double intel­li­gence, celle de la pen­sée froide, cor­ti­cale, et celle, incar­née, des joies et des peines, dont le siège et les symp­tômes sont très phy­siques. Il est certes pos­sible de pro­gram­mer des imi­ta­tions de l’é­mo­tion, mais pas ce qui fait de nous et en nous ce que nous sommes, dans notre com­plexi­té que nous-mêmes ne savons connaître in exten­so. L’IA peut donc aider, nous imi­ter, mais jamais au point de méri­ter notre confiance.

    Plus géné­ra­le­ment, il en est de même de la science : elle peut aider, mais s’en remettre en tout à elle et à ses offi­ciants serait folie. Nous humains simples ou peu ins­truits devons gar­der la maîtrise.

    Réponse
  42. Ana Sailland

    @Morpheus

    Déjà dans les années 70, à mon bou­lot, sur des Hew­lett Packard pri­mi­tives (on pro­gram­mait dans un méta­lan­gage machine et les mémoires étaient à tores magné­tiques), nous avions joué à simu­ler les évo­lu­tions de la popu­la­tion en fonc­tion de dif­fé­rents para­mètres. Nous obte­nions en effet des formes qui dépen­daient de cer­tains seuils pour cer­tains para­mètres, allant de la courbe mono­tone à la courbe folle en pas­sant par un aspect oscil­lant. Les réponses des sys­tèmes dis­crets ont été pré-étu­diées je crois par Poin­ca­ré (je n’en sais que peu de chose), et même pour une équa­tion dif­fé­ren­tielle conti­nue, on a des phé­no­mènes simi­laires. On peut pas­ser d’une forme de solu­tion à une autre de manière BRUTALE, et c’est ça qui est à rete­nir quant aux phé­no­mènes de la vie : le risque est là.

    Mais com­pre­nons bien que ce sont des simu­la­tions, ou des cal­culs, qui en aucun cas ne peuvent inté­grer toute la com­plexi­té du monde. Ils peuvent aider à entre­voir, pas plus.
    Nous avons assis­té récem­ment à l’a­veu de bévue des spé­cia­listes du FMI. Ne les imi­tons pas en tirant comme ils l’ont fait des plans sur la comète à par­tir d’ex­pé­riences qui ne doivent pas faire plus qu’ai­der à réflé­chir mais jamais à conclure. Ces gens étaient quand même gon­flés au point de jus­ti­fier la rigueur au moyen de leurs élucubrations.

    Réponse
  43. Ana Sailland

    Une der­nière pen­sée sur l’IA, avant de sou­hai­ter bonne nuit à tout le monde.

    Le pro­gram­meur et le cher­cheur en IA se heur­te­ront tou­jours à leur propre incon­nais­sance d’eux-mêmes -> L’ar­ti­fice qu’ils crée­ront ne pour­ra jamais être garan­ti conforme au modèle qu’ils sont et que nous sommes.
    Il est donc à jamais impos­sible de créer une copie de nous, qui soit sûre par­mi nous. Si donc ce que l’on crée devient puis­sant et libre, ce sera un concurrent.

    Bonne nuit 🙂

    Réponse
  44. J-Stéphane

    Y a matière à réflexion, mer­ci et bonne nuit depuis mon lit.

    Réponse
  45. Morpheus

    @ Étienne et Ana

    En ce qui me concerne, je n’en veux pas à Ana – que j’aime énor­mé­ment moi aussi.

    Je recon­nais que nos der­niers échanges ont pu nous aga­cer et nous frois­ser mutuel­le­ment – je dirais plu­tôt titiller des points sen­sibles pour l’un comme pour l’autre -, mais j’ose espé­rer (et je table) sur la sagesse d’A­na pour ne pas en faire une affaire per­son­nelle devant résul­ter en une dispute.

    Donc, pour être bien clair, Ana, si j’ai pu te bles­ser ou te frois­ser, je te prie de me par­don­ner, car telle n’é­tait pas mon inten­tion. Et si j’ai pu mon­trer une cer­taine froi­deur dans mes répliques, je te prie de ne pas y voir de la méchan­ce­té ou de l’indifférence à ton égard, mais seule­ment une forme de com­mu­ni­ca­tion défen­sive (oui, j’ai aus­si des engrammes, et oui, ils com­mandent par­fois ma façon d’être).

    Pour ceux ou celles qui s’y entendent en astro­lo­gie chi­noise, je suis du signe du singe, avec le dra­gon comme com­pa­gnon > on m’aime ET on me déteste simul­ta­né­ment ; ou alors, on m’a­dore, mais à petite dose, sans doute parce que le dra­gon à ten­dance à mettre le doigt là ou ça fait mal.

    Ce n’est pas par méchan­ce­té ou mali­gni­té, c’est la froi­deur du dra­gon (il s’a­git d’une créa­ture mytho­lo­gique fas­ci­nante). Je suis bien for­cé d’as­su­mer cette part de ma per­son­na­li­té et la recon­naître comme telle. Mais je ne suis pas QUE cela. Les écailles du dra­gon son mon armure : elle me pro­tègent et m’i­solent en même temps. Et si je m’en débar­rasse – mais n’y comp­tez pas ! – je suis vul­né­rable à la méchan­ce­té et la vilé­nie de ce monde.

    Je ne suis pas quel­qu’un de mal­in­ten­tion­né. Vous pou­vez me prendre comme je suis ou me jeter. J’as­pire à la pre­mière solu­tion (comme tout le monde) et je redoute la seconde (comme tout le monde). Mais je ne peux pas ne pas être ce que je suis.

    Ami­ca­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  46. Ana Sailland

    Ce n’é­tait pas une dis­pute mais un débat passionné 😉

    Réponse
  47. Morpheus

    Ah, au fait, pour pou­voir faire la dif­fé­rence entre théo­ries pseu­do scien­ti­fiques et hypo­thèses scien­ti­fiques (pour dis­tin­guer une méthode scien­ti­fique d’une méthode pseu­do-scien­ti­fique), voi­ci un petit sché­ma très instructif.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  48. Marie

    @ Mor­pheus,

    je suis née sous le signe du can­cer avec un ascen­dant scor­pion, et sous le signe du chat ascen­dant singe alors je te com­prends. une part émo­tion­nelle impor­tante, à fleur de peau et une autre ayant besoin de lais­ser écla­ter la véri­té et qui l’on est vrai­ment, d’où cette froi­deur qui en fait est peut-être la peur de se lâcher, de déplaire, du coup la pres­sion est trop forte et trop forte la réaction.

    Culti­ver la patience envers soi-même, dire les choses qui doivent sor­tir de la façon la plus simple et la plus déli­cate avec toute la patience d’une mère ou d’un père 😉 Bref se don­ner plus de dou­ceur à soi-même, et d’es­pace (pour que l’autre ne sois plus une menace mais un ami) là est le vrai effort à faire 🙂 Un auto-mas­sage des mains et de la nuque pour­rait peut-être t’y aider ?… L’au­to-mas­sage (appe­lé aus­si do-in) c’est aus­si se câli­ner soi-même retrou­ver cette dou­ceur de l’en­fance… les chats c’est bien aus­si comme exemple et comme aide 🙂 Donne-toi l’a­mour que tu mérites. déso­lé c’est plus fort que moi 😉 faut que je m’ex­prime 😉 j’aime les per­sonnes sur ce blog, et cette liber­té d’ex­pres­sion, même si j’ai peu à dire en poli­tique, je ne suis qu’au début de mon édu­ca­tion, mais elle passe fort par l’é­mo­tion­nel, je trouve ça pas­sion­nant, mer­ci à tous 🙂

    Ami­ca­le­ment,
    Marie

    Réponse
  49. Morpheus

    @ Marie

    Autre­fois, dans le zodiaque des Anciens, le Can­cer était le Sca­ra­bée (sym­bo­lique très impor­tante chez les égyp­tiens de l’an­ti­qui­té), tan­dis que le signe de la Balance (dont je suis) n’exis­tait pas et fai­sait par­tie du signe du Scor­pion (qui est mon ascen­dant). En d’autres termes, non seule­ment j’ai le dra­gon en com­pa­gnon de route dans l’as­tro­lo­gie chi­noise, mais j’ai le scor­pion en ascen­dant dans l’as­tro­lo­gie occi­den­tale. Il faut bien admettre que se far­cir un type comme moi dans la vie de tous les jours n’est pas une siné­cure. Pour­tant, je peux être abso­lu­ment char­mant, déli­cat, atten­tion­né. Et il est très facile d’a­pai­ser la fureur du dra­gon lorsque sa voix gronde. Mais ça, je ne donne pas le truc.

    Je vais PAS tout débal­ler comme ça, aus­si sec 😉

    Mor­pheus

    Réponse
  50. Morpheus

    Je vais PAS déballer.

    Bon sang, j’en appelle à un psy : com­ment se fait-il que j’ai un pro­blème récur­rent avec le mot « pas » (adverbe de néga­tion) et que je le zappe trois fois sur quatre quand j’é­cris au clavier ?

    Réponse
  51. Marie

    Serait-ce l’in­fluence du scor­pion qui t’o­blige mal­gré toi à dire la véri­té sur tes dési­rs inconscients;-)))

    Réponse
  52. J.C

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