COMPRENDRE LA DETTE PUBLIQUE EN QUELQUES MINUTES

30/09/2011 | 56 commentaires

CETTE VERSION 2 EST FORMIDABLE : IL FAUT LA FAIRE CONNAÎTRE

Mon com­men­taire :

À cette expli­ca­tion tech­nique très péda­go­gique et très com­plète, il manque pour­tant, à mon avis, LA RESPONSABILITÉ DES ÉLUS qui, depuis 40 ans, votent des bud­gets en dés­équi­libre (font dépen­ser l’É­tat plus qu’il ne gagne en bais­sant les impôts des riches, et le forcent ain­si à emprun­ter, de plus en plus), ce qui est une des pinces de la tenaille qu’il ne faut pas négliger.

Cette lacune, je l’ex­plique dans la troi­sième vidéo des entre­tiens que je viens d’a­voir à la mai­son avec Syl­vain Durain :

http://​www​.syl​vain​du​rain​.fr/​c​h​o​u​a​rd/

Tout se passe COMME SI les élus de nom­breux pays étaient, depuis 40 ans EN MISSION (une mis­sion pour le compte de ceux qui financent leurs cam­pagnes élec­to­rales et à qui ils doivent leur pou­voir et leur sta­tut social renou­ve­lé), la mis­sion d’en­det­ter l’É­tat, pro­gres­si­ve­ment, insen­si­ble­ment, mais dans des pro­por­tions fina­le­ment asphyxiantes.

Et cet endet­te­ment pro­gres­sif n’est pas du tout créé par aug­men­ta­tion des dépenses, il est essen­tiel de le rap­pe­ler for­te­ment : DEPUIS 30 ANS, LES DÉPENSES PUBLIQUES SONT GLOBALEMENT STABLES : CE SONT LES RECETTES QUI BAISSENT (sabor­dage, tra­hi­son…), ET PAS N’IMPORTE QUELLES RECETTES : DEPUIS 30 ANS LES ÉLUS FONT BAISSER LES IMPÔTS DES RICHES.

(D’ailleurs, J. K. Gal­braith sou­ligne, dans son for­mi­dable petit livre où il explique la crise de 1929, que la baisse des impôts des riches est un mar­queur fiable pour pré­voir une pro­chaine catas­trophe : quand le niveau de cor­rup­tion des élus a atteint un tel point que les riches arrivent à faire bais­ser leurs impôts, c’est que ça va bien­tôt péter.)

C’est ça, la cause véri­table de la dette publique : l’as­sè­che­ment des res­sources de l’É­tat par nos pré­ten­dus « repré­sen­tants », de « droite » comme de « gauche », (ils sont tous de droite, en fait, tous au ser­vice des pri­vi­lé­giés), pen­dant des décen­nies : on retrouve là le mode opé­ra­toire uni­ver­sel et éter­nel de L’ASSERVISSEMENT PAR LA DETTE.

Mais ça ne tombe pas du ciel, c’est le résul­tat d’une poli­tique : une poli­tique anti­so­ciale, une poli­tique de droite.

Et je pense que les méca­nismes qui sont au cœur du gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif, en don­nant pro­gres­si­ve­ment 100% du pou­voir poli­tique à ceux qui ont déjà 100% du pou­voir éco­no­mique (via le finan­ce­ment des cam­pagnes élec­to­rales qui fait des élus des débi­teurs), est une cause plus impor­tante encore (en amont).

Fina­le­ment, si on remonte encore plus loin, en cher­chant la source, la racine du mal, on tombe sur l’ab­sence de vraie Consti­tu­tion et, in fine, sur un pro­ces­sus consti­tuant minable (où les hommes au pou­voir écrivent des règles pour eux-mêmes et pro­gramment tou­jours notre impuis­sance politique).

Mais au bi du bout, tout ça vient de NOTRE PROPRE NÉGLIGENCE AU SUJET DU PROCESSUS CONSTITUANT, C’EST NOUS QUI LES LAISSONS FAIRE : LA VOILÀ, LA CAUSE DES CAUSES.

Et la solu­tion ne pas­se­ra pas par un « élu »… C’est L’ÉDUCATION POPULAIRE, ENTRE NOUS, À LA BASE, QUI PEUT FAIRE RECULER CETTE NÉGLIGENCE POPULAIRE.

Il fau­drait que l’é­du­ca­tion popu­laire visant à remettre la qua­li­té du pro­ces­sus consti­tuant en pre­mière prio­ri­té pour le plus grand nombre devienne une acti­vi­té VIRALE : un virus bien­fai­sant, un virus de jus­tice sociale, en essayant de ne plus lais­ser le droit du droit (la Consti­tu­tion) nous échapper.

Étienne.

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Étienne

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56 Commentaires

  1. Florence

    Et pour com­plé­ter : définition(s) du néo-libé­ra­lisme par Fré­dé­ric Lor­don et Chris­tian Laval, tout dernièrement.
    Des ins­ti­tu­tions, des règles, de la concur­rence, de l’en­det­te­ment, d’un nou­vel être humain…
    BRRRR!!!
    http://​pier​re​bour​dieuun​hom​mage​.blog​spot​.com/​2​0​1​1​/​0​9​/​v​i​d​e​o​-​f​r​e​d​e​r​i​c​-​l​o​r​d​o​n​-​e​t​-​c​h​r​i​s​t​i​a​n​.​h​tml

    Réponse
  2. Stouf

    Bon­jour Etienne,

    Je vais me faire l’a­vo­cat du diable, juste his­toire de creu­ser un peu plus ce problème.

    Le fait qu’un état crée sa mon­naie a pour effet de déva­luer cette der­nière. En fait, c’est comme un impôt dégui­sé. Notre pou­voir d’a­chat dimi­nue. Ben oui, créer de la mon­naie ne crée pas de richesse.

    Le fait d’emprunter à des sources pri­vées avec inté­rêts a pour effet de faire croitre la dette publique, mais en contre­par­tie de pré­ser­ver le pou­voir d’a­chat du citoyen. En outre, dans une union éco­no­mique, ça a le mérite de sta­bi­li­ser les balances commerciales.

    On a donc le choix entre
    – un sys­tème où le pou­voir d’a­chat du citoyen (et donc son niveau de vie) dimi­nue pro­gres­si­ve­ment au cours du temps mais où la balance com­mer­ciale est clai­re­ment en faveur des expor­ta­tions. Ce sys­tème est éga­le­ment assez souple,

    - et un autre sys­tème plus stable et faci­li­tant le libre échange dans la zone euro, mais où la défi­cit crois­sant est entiè­re­ment sup­por­té par l’état.

    Afin d’é­vi­ter toute dérive du sys­tème, l’adhé­sion à l’UE devait se faire selon un pacte de sta­bi­li­té, c‑à-d, une dette infé­rieur à 60% du PIB et une crois­sance éco­no­mique de 3%.

    Rien d’in­sou­te­nable jus­qu’i­ci me semble-t-il.

    En Bel­gique, par exemple, la dette publique dans les années 90 était de plus de 130% pour redes­cendre pro­gres­si­ve­ment à 80% du PIB avant la crise de 2007.

    Enfin, le fait d’ap­par­te­nir à une union éco­no­mique per­met éga­le­ment des plans d’aides aux membres tem­po­rai­re­ment en difficultés.

    Per­son­nel­le­ment, je crois que j’au­rais aus­si opté pour le la seconde solution.

    Le pro­blème, c’est que cette vision n’est valable que dans contexte éco­no­mique clas­sique. la crise qui a débu­té en 2007 et qui n’en finit plus est en train de faire explo­ser la dette des pays de l’UE. Les états ne savent plus ser­vir de tam­pons et se trouvent main­te­nant devant l’o­bli­ga­tion de faire par­ti­ci­per, de façon bru­tale, les citoyens. Cette contri­bu­tion n’au­rait pas du avoir lieu si le monde de la finance ne s’é­tait pas écroulé.

    Bref, la finance mon­diale mori­bonde est en train de can­ni­ba­li­ser les états par la spé­cu­la­tion via le méca­nisme des CDS.

    Si la dette de chaque pays était entiè­re­ment déte­nue par leurs citoyens ou par ses banques natio­nales, via des bons d’é­tats à taux fixe, par exemple, le pro­blème serait gérable. Dans cette optique, le pre­mier plan d’aide à la grèce aurait suffit.

    Etienne, pou­vez vous démon­ter cette vision sim­pliste et fan­tai­siste que j’ai de l’é­co­no­mie euro­péenne en res­tant dans le contexte de cette petite vidéo ?

    Réponse
  3. Pample

    Bon­jour Étienne,

    Coïn­ci­dence, moi aus­si je sou­haite me faire l’a­vo­cat du diable. Vous m’a­vez ouvert les yeux sur pas mal de choses cet été, et je vous en remer­cie. J’ai lu « la dette publique, une affaire ren­table », d’An­dré-Jacques Hol­becq, et que vous avez pré­fa­cé me semble-t-il.

    Il y est clai­re­ment expli­qué, ce que vous dénon­cez, je crois, la créa­tion moné­taire ex-nihi­lo par les banques commerciales.

    Il se trouve, qu’en­suite j’ai lu « l’argent, mode d’emploi » de Paul Jorion (avec qui, j’ai pu voir, vous avez eu des échanges sur le sujet sur son blog). Je lis éga­le­ment son blog.

    Dans ce livre, il dénonce caté­go­ri­que­ment, ceux qui expliquent la créa­tion moné­taire par les banques com­mer­ciales ex-nihi­lo. J’a­voue que son expli­ca­tion me convainc.

    Qui détient la véri­té ? Qu’en est-il réel­le­ment ? Qu’ap­por­tez-vous comme réponse à son discours ?

    Au delà de ça, je suis d’ac­cord sur le fait qu’on « spo­lie » les peuples pour s’a­quit­ter du ser­vice de la dette, ser­vice qui devrait être condam­né, et sur­tout condam­nable. (Tout en sachant que j’y contri­bue à mon échelle, comme beau­coup, par ma déten­tion de SICAV et Assu­rances-vie en Euro).

    Mer­ci de votre retour que j’at­tends avec impatience.

    Cor­dia­le­ment.

    Réponse
  4. Florence

    Le CADTM suit avec un soin très péda­go­gique en ce moment les affres de l’é­co­no­mie et pré­sente un cer­tain nombre d’é­clai­rages simples (et tou­jours aus­si effrayants).

    http://​www​.cadtm​.org/​F​r​a​n​c​ais

    Ce lien direct en témoigne :

    http://​www​.cadtm​.org/​V​i​d​e​o​-​D​a​n​s​-​l​-​o​e​i​l​-​d​u​-​C​y​c​l​one

    Le docu­men­taire grec DEBCRACY est éga­le­ment repris.

    http://​www​.cadtm​.org/​D​e​b​t​o​c​r​a​c​y​-​l​e​-​d​o​c​u​m​e​n​t​a​i​r​e​-​qui

    Réponse
  5. Stouf

    Mer­ci Florence…

    J’a­vais une mau­vaise idée sur le plan d’aide à la Grèce et je n’a­vais pas essayé d’en com­prendre d’a­van­tage . En fait, je croyais que l’Eu­rope don­nait l’argent mais en fait elle le prête à un taux de 5 à 6% sur 7,5 ans si j’en crois cette vidéo. Cepen­dant, dans l’é­tat où se trouve la Grèce, ça revient presque au même.

    Réponse
  6. Hadrien

    kazem a écrit sur le blog de Peyrelevade :

    ———————————————————————————–

    Il ne sert à rien de s’abreuver des péri­pé­ties au jour le jour du feuille­ton des euro-dettes publiques, si l’on n’en extrait pas l’essentiel :

    LE LANCEMENT DE L’EURO COMPORTAIT-T-IL UNE ERREUR INSTITUTIONNELLE… VOULUE ?

    Tous les éco­no­mistes l’ont sou­li­gné : il n’y a pas d’exemple d’union moné­taire à devise unique qui ait sur­vé­cu avec des pays conser­vant leur sou­ve­rai­ne­té. L’émission d’emprunts d’Etat, lorsque celle-ci est récur­rente, consti­tue en effet l’épreuve de vérité :

    1/ un pays sou­ve­rain, qui la main sur sa propre Banque cen­trale, peut tou­jours allé­ger le far­deau par la moné­ti­sa­tion, fut-elle indi­recte. C’est le cas des Etats-Unis, pour­tant plus mal en point que la zone euro, et où la Fed a pro­cé­dé à près de 2000 mil­liards de dol­lars de rachats, depuis la crise.

    2/ un pays qui a renon­cé à ce droit au pro­fit d’une enti­té com­mune, se voit contraint d’en réfé­rer aux autres membres en cas de néces­si­té. Si les autres acceptent d’en par­ta­ger les consé­quences (accrocs à la BCE, FESF, bons euro­péens, etc.), cela revient à faire bourse commune.

    Or, faire bourse com­mune c’est le fon­de­ment même de la fédéralisation…
    Croire que les inia­teurs de la créa­tion de l’euro, où tous les ban­quiers cen­traux étaient par­tie pre­nante, auraient été inaver­tis de cette logique, serait leur faire injure.

    La zone euro n’a donc plus le choix qu’entre deux alternatives :

    - le retour en arrière par la dis­so­lu­tion de la zone… car la diver­gence grecque tou­che­ra vite d’autres pays.

    - la fuite en avant par le pas déci­sif de la fédé­ra­li­sa­tion moné­taire… qui entraîne sans peine les suivants.

    Les poli­tiques et les opi­nions ont beau se débattre, les faits et les échéances sont là ! De Mer­kel et Papan­dréou, le plus pié­gé des deux n’est peut-être pas celui qu’on pense.

    Ain­si se véri­fie la stra­té­gie esquis­sée par Jean Mon­net lorsqu’il pro­non­ça les mots célèbres :
    L’Europe ne se fera pas d’un coup, mais par petites touches, à petits pas…
    l’un de ces pas dans l’esprit du ban­quier Mon­net (c’était fatal) étant celui d’une mon­naie euro­péenne sus­cep­tible de dis­pu­ter un jour au dol­lar son rôle de mon­naie de réserve.

    Il semble qu’Obama com­mence ait com­men­cé à l’intégrer à son dis­cours… et aux ten­sions récentes à l’égard des banques euro­péennes de la zone euro.

    ——————————————————————————–

    A en croire l’interview ci-des­sous, Pey­re­le­vade, lui, ne l’a pas encore inté­gré, et répète comme tout le monde :

    http://​lex​pan​sion​.lex​press​.fr/​e​n​t​r​e​p​r​i​s​e​/​j​e​a​n​-​p​e​y​r​e​l​e​v​a​d​e​-​l​e​s​-​b​a​n​q​u​e​s​-​f​r​a​n​c​a​i​s​e​s​-​s​o​n​t​-​f​r​a​g​i​l​e​s​_​2​6​2​6​2​8​.​h​tml

    Réponse
  7. sitouaillain

    Stouf tu écris :

    « Je vais me faire l’a­vo­cat du diable, juste his­toire de creu­ser un peu plus ce problème.

    Le fait qu’un état crée sa mon­naie a pour effet de déva­luer cette der­nière. En fait, c’est comme un impôt dégui­sé. Notre pou­voir d’a­chat dimi­nue. Ben oui, créer de la mon­naie ne crée pas de richesse.

    Le fait d’emprunter à des sources pri­vées avec inté­rêts a pour effet de faire croitre la dette publique, mais en contre­par­tie de pré­ser­ver le pou­voir d’a­chat du citoyen. En outre, dans une union éco­no­mique, ça a le mérite de sta­bi­li­ser les balances commerciales.

    On a donc le choix entre – un sys­tème où le pou­voir d’a­chat du citoyen (et donc son niveau de vie) dimi­nue pro­gres­si­ve­ment au cours du temps mais où la balance com­mer­ciale est clai­re­ment en faveur des expor­ta­tions. Ce sys­tème est éga­le­ment assez souple,

    - et un autre sys­tème plus stable et faci­li­tant le libre échange dans la zone euro, mais où la défi­cit crois­sant est entiè­re­ment sup­por­té par l’état. » 

    C’est déjà assez dif­fi­cile de com­prendre ce qu’est la mon­naie, com­ment elle se crée et ce que devrait être la créa­tion moné­taire en démo­cra­tie pour évi­ter de dire des bêtises.

    Admet­tons que la mon­naie ait tou­jours sa contre­par­tie en or, on dira qu’un état ne peut émettre de la mon­naie uni­que­ment s’il a pu acqué­rir de l’or ou s’il sait que cet or va arri­ver grâce à l’in­ves­tis­se­ment que l’é­mis­sion de mon­naie lui per­met de réaliser.

    Si l’é­tat se trompe sa mon­naie est dévaluée.

    donc lais­ser un état créer sa mon­naie dans un contexte où la mon­naie n’a plus d’é­ta­lon c’est faire gran­de­ment confiance dans ses diri­geants (en l’oc­cur­rence élus…)pour être juste pile poil effi­cace dans la créa­tion moné­taire pour qu’il n’y ai pas trop d’inflation…
    bref pas très ras­su­rant quand on est un grand pos­ses­seur d’argent et que la conser­va­tion de sa valeur est vitale…

    de toute façon, le pro­ces­sus his­to­rique qui a conduit au monde d’au­jourd’­hui, c’est plu­tôt un prince à court d’or qui doit emprun­ter à ceux qui en ont. l’in­té­rêt est la rému­né­ra­tion de la pri­va­tion d’or pour le prê­teur (il aurait pu en faire autre chose) et du risque (la garan­tie d’être remboursé).

    Ce qui est cer­tain dans ce sys­tème c’est que le prince rem­bour­se­ra plus que ce qu’il a emprunté..va fal­loir piller sec chez les autres…

    le pire aujourd’­hui c’est que le prince emprunte à quel­qu’un qui n’a même pas l’argent qu’il prête !

    Si le défi­cit est le signal d’un erreur des poli­tiques enga­gées, cela appelle non pas de se punir en ver­sant plus que ce que l’on doit à des ban­quiers, mais bien de chan­ger de poli­tique et de s’en­ga­ger à com­bler le défi­cit en pariant sur le futur. Soit une créa­tion moné­taire qui est ce pari, et un enga­ge­ment sur des actions pour tenir ce pari. La déva­lua­tion ou le sur­croit d’in­fla­tion n’in­ter­ve­nant que si le pari est per­du. Et pour que les chances de perdre le pari soient dimi­nuées, il faut se don­ner les moyens d’an­ti­ci­per nos choix et d’é­va­luer si on est sur la bonne voie pour chan­ger d’a­vis si besoin…

    le contrôle citoyen sur la créa­tion moné­taire, les poli­tiques à mener et la réa­li­sa­tion de ces objec­tifs est déjà une bonne par­tie de la solution.

    la solu­tion consiste non pas à reve­nir à l’é­ta­lon-or, mais à baser la quan­ti­té de mon­naie en cir­cu­la­tion sur la pro­duc­tion, l’ac­ti­vi­té, donc un éta­lon « satis­fac­tion des besoins » tem­pé­ré par le degré de ponc­tion que nous pou­vons accep­ter sur les res­sources natu­relles. En ce sens seule­ment la créa­tion moné­taire à t0 est créa­tion de richesses à t+1. Si je décide qu’on a besoin d’un pont à tel endroit, je crée assez de mon­naie pour faire le pont et nous avons un pont…c’est pas beau ça ?

    en même temps c’est com­pli­qué, les para­mètres doua­niers sont à prendre en compte, d’où d’ailleurs la pers­pec­tive plus adap­tée à la trans­for­ma­tion sociale et ter­ri­to­riale que repré­sen­te­rait la géné­ra­li­sa­tion des mon­naies locales, leur conver­ti­bi­li­té pou­vant être limi­tée à des échanges aug­men­tant le bien être général…défini par qui et com­ment la est là question…à moins qu’il reste des croyants dans la « main invisible ».…

    Réponse
  8. yéti

    Comme l’a dit un pré­cé­dent com­men­ta­teur, la vidéo ‘com­prendre la mon­naie’ sous-entend que faire mar­cher la planche à billet (ce qu’a fait Poin­car­ré, De Gaulle, le Japon), ce que font les amé­ri­cains (ver­sion moderne : Quan­ti­ta­tive Easing) est la solu­tion, mais le résul­tat est le « bull trap » dans l’é­co­no­mie capi­ta­liste (crise de 1929, cré­dit => hausse arti­fi­ciel des actions)
    Il n’y a pas assez d’or pour l’é­ta­lon or (pro­blème de l’Em­pire Romain).
    Si j’im­prime des faux billets pour payer l’emprunt de ma mai­son, je banane mon ban­quier, mais le pro­chain paye­ra beau­coup plus cher son taux et en pra­tique ne construi­ra pas, ma baguette va aug­men­ter et si je ne suis pas indexé, pas mon salaire.

    Le pro­blème est juste qu’a­vec 30% de sala­riés fonc­tion­naires ou d’as­so­cia­tions sub­ven­tion­nés (sur­tout les Har­lem Désir condam­né pour salaire fic­tif), un chô­mage de masse 27% des sala­riés du pri­vé lié à un sys­tème éco­no­mique qui n’ab­sorbe plus l’im­mi­gra­tion et sa nata­li­té, une aug­men­ta­tion des coûts sociaux, une diah­rée régle­men­taire, les balances des paie­ments sont irré­mé­dia­ble­ment plombées.
    Dans une socié­té d’as­sis­tés, il n’y a pas de miracle, même si le benêt implore l’Etat.

    Pou­tine a payé la dette de la Russie …

    L’autre alter­na­tive est une éco­no­mie diri­giste-pro­tec­tion­niste, mais là on sort du cadre ouinouin.
     »
    Le libé­ra­lisme poli­tique qui me sou­met à l’É­tat, le socia­lisme qui me subor­donne à la Socié­té, et l’ huma­nisme … qui me réduit à n’être plus qu’un rouage de l’hu­ma­ni­té ne sont que les der­nières incar­na­tions du vieux sen­ti­ment chré­tien qui tou­jours sou­met l’in­di­vi­du à une géné­ra­li­té abs­traite ; ce sont les der­nières formes de la domi­na­tion de l’es­prit, de la Hié­rar­chie. … Ma pro­prié­té est ce qui est en mon pou­voir ; mon droit, s’il n’est pas une per­mis­sion que m’ac­corde un être exté­rieur et « supé­rieur » à moi, n’a d’autre limite que ma force et n’est que ma force. Mes rela­tions avec les hommes, que nulle, puis­sance reli­gieuse, c’est-à-dire exté­rieure, ne peut régler, sont celles d’é­goïste à égoïste : je les emploie et ils m’emploient, nous sommes l’un pour l’autre un ins­tru­ment ou un ennemi.
    Max Stir­ner L’ Unique et sa pro­prié­té 1845
    http://​clas​siques​.uqac​.ca/​c​l​a​s​s​i​q​u​e​s​/​s​t​i​r​n​e​r​_​m​a​x​/​u​n​i​q​u​e​_​p​r​o​p​r​i​e​t​e​/​S​t​i​r​n​e​r​_​u​n​i​q​u​e​_​p​r​o​p​r​i​e​t​e​.​pdf »

    http://​www​.insee​.fr/​f​r​/​t​h​e​m​e​s​/​t​a​b​l​e​a​u​.​a​s​p​?​r​e​g​_​i​d​=​0​&​r​e​f​_​i​d​=​N​A​I​S​L​I​E​U​N​A​I​S​PAR http://​www​.ined​.fr/​f​i​c​h​i​e​r​/​t​_​t​e​l​e​c​h​a​r​g​e​m​e​n​t​/​3​5​1​9​6​/​t​e​l​e​c​h​a​r​g​e​m​e​n​t​_​f​i​c​h​i​e​r​_​f​r​_​d​t​1​6​8​.​1​3​j​a​n​v​i​e​r​1​1​.​pdf
    http://​www​.insee​.fr/​f​r​/​f​f​c​/​d​o​c​s​_​f​f​c​/​i​p​8​9​8​.​pdf
    http://​www​.insee​.fr/​f​r​/​t​h​e​m​e​s​/​d​o​c​u​m​e​n​t​.​a​s​p​?​r​e​f​_​i​d​=​T​1​1​F​047

    Réponse
  9. Stouf

    Sitouaillain,

    Une par­tie de ma lan­terne s’é­claire… Mais je reste quand-même dans la pénombre.

    Quelle dif­fé­rence y a t‑il entre les deux systèmes ?

    Dans la solu­tion que tu pro­poses, on crée de l’argent pour un cer­tain pro­jet, puis on en fonc­tion de la réus­site du pro­jet ou non, la mon­naie est réévaluée.

    Dans la solu­tion actuelle, les banques prètent de l’argent avec inté­rêts. Puis selon la réus­site ou non du pro­jet, les banques cen­trales créent ou retirent de la mon­naie. Le taux d’in­té­rêt étant là pour cou­vrir les risques de non rem­bour­se­ment. Je n’y connais pas grand chose, mais ce serait nor­mal que les taux d’in­té­rêts soit cal­cu­lés de manière à ce qu’ils comblent l’argent non rem­bour­sé pour l’en­semble des sommes prê­tées. Il n’y aurait pas de créa­tion mon­né­taire par les banques dans ce cas. Mais je ne sais pas com­ment sont cal­cu­lés les taux d’in­té­rêts. Si tu connais la réponse, ce serait bien de la déve­lop­per car j’ai l’in­tui­tion que c’est là que repose le noeud du problème.

    Il y a autre chose qui me trouble. Ima­gi­nons que j’a­chète un vélo à 600 euros. Il y a bien une contre­par­tie phy­sique aux 600 euros, c’est mon vélo. Cepen­dant, au cours du temps, celui-ci se dépré­cie. Est-ce que ce type de dépré­cia­tion est pris en compte par les banques cen­trales ? Comment ?

    Réponse
  10. Stouf

    Yeti, j’a­dore ton style…

    Tu fais juste l’im­passe sur la spéculation.

    Ca fait pas mal de temps que je me demande pour­quoi on ne lutte pas de façon radi­cale contre ce fléau. L’i­dée que j’en ai, c’est que la spé­cu­la­tion est encore le seul outil que les fonds d’in­vers­tis­se­ments ont pour faire fruc­ti­fier leurs dol­lars. Si ils n’ont plus ça, ils risquent de lacher leurs petits billets dans la nature et de faire explo­ser le prix du panier de la ména­gère. Mais c’est juste une intuition.

    PS : Génial ta vision de l’a­ve­nir mon­dial sur le forum, dom­mage que tu ne l’aies pas pos­té au bon endroit…

    Réponse
  11. D.T

    Bon­jour je vais faire comme Sitouaillain pour répondre a l’ob­jec­tion de Stouf.

    « Le fait qu’un état crée sa mon­naie a pour effet de déva­luer cette der­nière. En fait, c’est comme un impôt dégui­sé. Notre pou­voir d’a­chat dimi­nue. Ben oui, créer de la mon­naie ne crée pas de richesse. »

    Ca ne le deva­lue­rait pas for­ce­ment. Cela depend des besoins.
    La mon­naie est un ins­tru­ment d’échange. Si tu aug­mente la quan­ti­té de ces ins­tru­ments d’échanges c’est aus­si le nombre d’échanges qui peut aug­men­ter et pas for­ce­ment le prix de chaque échange. Ca depend de la capa­ci­té de creer des biens a échan­ger. C’est là que la richesse se crée a l’aide de la mon­naie. J’ai mis un exemple a la fin.

    Rap­pe­lons d’a­bord que la Banque de France ne donne pas for­ce­ment l’argent a l’E­tat. Il peut le prê­ter. C’est ce qui arri­vait géné­ra­le­ment d’ailleurs. Si c’est un prêt, même sans inté­rêts, l’E­tat aura des échéances a rem­bour­ser. Donc de l’argent est reti­ré du cir­cuit éco­no­mique sous forme d’impôts et en rem­bour­sant la BdF cet argent dis­pa­raît. Voi­la pour rela­ti­vi­ser cette injec­tion de monnaie.

    Mais soit, sup­po­sons que de l’argent sup­plé­men­taire est injec­té dans l’économie même sans aucun rem­bour­se­ment a la BdF. Et bien cela ne fera pas for­ce­ment depre­cier la mon­naie. Pourquoi ?
    Parce que cela depend de la capa­ci­té de pro­duc­tion non employée de l’e­co­no­mie en ques­tion. L’in­jec­tion de mon­naie (avec une poli­tique key­ne­sienne par exemple) aug­mente le nombre d’a­che­teurs et l’offre de pro­duits et ser­vices va repondre a cette demande de deux manieres pos­sibles. Soit en aug­men­tant les prix soit en aug­men­tant la pro­duc­tion. Si les capa­ci­tés de pro­duc­tions sont dif­fi­ciles a aug­men­ter et bien les pro­duc­teurs aug­mentent leurs prix. Si au contraire ces capa­ci­tés de pro­duc­tion sont faciles a aug­men­ter (parce qu’il y’a beau­coup de deman­deurs d’emploi qui ne demandent qu’a tra­vailler, de jeunes a la sor­tie de l’é­cole etc..) alors c’est la pro­duc­tion qui va augmenter.

    Petit exemple :
    Si un patis­sier n’a besoin de per­sonne d’autre pour faire sa jour­née de tra­vail et qu’un jour le nombre de clients aug­mente il va embau­cher un patis­sier au cho­mage ou un pâtis­sier qui est mal payé dans une grande sur­face. Car avec la concur­rence d’un autre patis­sier dans le quar­tier il ne peut pas trop aug­men­ter les prix.
    Même si il n’y a pas de concur­rence le pâtis­sier va se faire tel­le­ment d’argent qu’un autre patis­sier va rapi­de­ment ouvrir dans le quartier.
    Donc voi­la il faut abso­lu­ment tenir compte de la capa­ci­té de pro­duc­tion non employée d’un pays pour com­prendre l’ef­fet d’une injec­tion de monnaie.

    Ne vous lais­sez pas embo­bi­ner par ceux qui agitent le spectre de l’in­fla­tion pour nous faire peur 😉

    Réponse
  12. Stouf

    Salut D.T.

    Est-ce que ça veut dire par exemple que la banque cen­trale euro­péenne pour­rait don­ner de l’argent aux états membres telles que chaque éco­no­mie pour­rait croitre en employant ses capa­ci­tés de pro­duc­tion dor­mantes sans entrer dans un pro­ces­sus d’inflation ?

    Peux tu détailler le rôle actuel de la banque cen­trale euro­péenne et com­ment selon toi il devrait idéa­le­ment évoluer ?

    Réponse
  13. D.T

    @Stouf.

    Je répon­drais oui a ta pre­mière ques­tion. Mais dans ma démons­tra­tion je n’ai pas tenu compte du com­merce inter­na­tio­nal pour res­ter simple. Si l’argent de la relance sert a ache­ter a l’étranger on dimi­nue l’ef­fet sur la crois­sance. L’État peut uti­li­ser cette mon­naie pour faire tra­vailler un sec­teur non délo­ca­li­sable (construire une ville, envoyer des engins dans l’es­pace etc…) ou alors avoir recours a des taxes doua­nières sur les pro­duits qu’on peut fabri­quer et qui viennent de pays ou les salaires sont beau­coup plus bas. La Renault Clio fabri­quée en Tur­quie par exemple devrait être taxée mais c’est mon humble avis. Le libre échange dilue l’ef­fet de la relance Key­né­sienne. Je pense qu’il fau­drait que tous les grands pays du monde le fasse en même temps si on veut gar­der le libre échange.

    La deuxième ques­tion c’est un gros morceau…La BCE elle a une mis­sion : lut­ter contre l’in­fla­tion des pro­duits de consom­ma­tion. Pour cela elle uti­lise les taux de refi­nan­ce­ment des banques, elle les aug­mente au moindre soup­çon d’in­fla­tion pro­chaine peu importe le taux de chô­mage. Ça parait sym­pa de lut­ter contre la mon­tée des prix parce qu’il n’y a plus l’in­dexa­tion des salaires sur l’in­fla­tion. Si c’é­tait vrai­ment pour rendre ser­vice aux sala­riés on aurait gar­dé cette indexation.

    Quand c’é­tait le cas l’in­fla­tion était un pro­blème sur­tout pour les ren­tiers et au moins on pou­vait avoir le plein emploi. De plus quand on parle de l’in­fla­tion ca ne prends pas en compte l’im­mo­bi­lier les matières pre­mières les actions etc…tout un tas de choses qui peuvent entraî­ner de vrais pro­blèmes éco­no­miques aussi.
    Il y’a des pays comme en Asie ou leurs banques cen­trale peuvent chan­ger le taux de réserves obli­ga­toires des banques, limi­ter les mou­ve­ments de capi­taux et les mou­ve­ments sur le mar­ché des changes. Comme en France pen­dant les trente glo­rieuses. La limi­ta­tion de la spé­cu­la­tion est alors assez effi­cace. On connais­sait déjà les solu­tions mais nos élites jouent a avoir la mémoire courte.

    Le pro­blème avec les mon­naies uniques c’est qu’il faut accep­ter qu’il y’ait des régions qui s’en­ri­chissent au détri­ment de régions qui s’ap­pau­vrissent. Sauf si la mon­naie unique est mise en place sur des régions équi­va­lentes comme à l’époque de Bismarck.

    Si les gens peuvent s’ins­tal­ler par­tout OK mais si ce sont des nations aie…

    On com­prends mieux pour­quoi le Sud de l’I­ta­lie et l’Est de l’Al­le­magne sont tou­jours res­tés dépeuplés.

    Voi­la un texte qui l’ex­plique mieux que moi. Ce blog fait ouvrir les yeux. Y’a des tas d’ar­ticles comme ça.

    http://​lebon​do​sage​.over​-blog​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​-​l​e​s​-​m​o​n​n​a​i​e​s​-​l​o​c​a​l​e​s​-​e​t​-​l​a​-​d​e​c​e​n​t​r​a​l​i​s​a​t​i​o​n​-​7​4​3​9​9​0​9​2​.​h​tml

    Réponse
  14. Stouf

    D.T.,

    Tu pousses l’a­vo­cat du diable dans ses der­niers retran­che­ments… L’a­ni­mal aux abois vou­drait quand même te poser deux petites questions.

    En Bel­gique, pour faire face à la crise, le gou­ver­ne­ment avait finan­cé le chô­mage éco­no­mique. Beau­coup de tra­vailleurs liés aux entre­prises en dif­fi­cul­tés se trou­vaient désoeu­vrés mais tou­chaient l’in­té­gra­li­té de leur salaire par une aide de l’é­tat. C’est comme ça que cer­tains de mes potes me deman­daient de faire un squash à 3h de l’a­près-midi alors que je tra­vaillais… Quand la crise s’est cal­mée, nos poli­ti­ciens belges ont expli­qué que cette mesure avait per­mis à notre pays de tra­ver­ser la crise de façon moins dom­ma­geable que nos voi­sins européens.

    Dans ce cas ci, l’argent ne ser­vait pas à faire fonc­tion­ner des res­sources humaines inex­ploi­tées, mais à empê­cher des licen­cie­ments mas­sifs avec les consé­quences que l’on connait.

    Ca se marie assez mal avec le tableau que tu m’as dressé.
    Etait-ce un vraie bonne mesure ?

    Deuxième ques­tion : Est-ce qu’il y a des res­pon­sables poli­tiques fran­çais qui sou­lèvent la ques­tion des mon­naies locales ?

    Réponse
  15. Hadrien

    Etienne,

    Je tiens à te signa­ler un auteur (Jacques Lan­glois) dont les deux thèmes favo­ris semblent iden­tiques aux tiens. Témoin ce pas­sage en conclu­sion d’un de ses billets récents (cf http://​siol​gnal​.unblog​.fr/):

     » Pour­tant, toutes les pré­mices ou solu­tions d’un autre modèle socio-éco­no­mique existent ici et là. Il suf­fi­rait de les orga­ni­ser, de les finan­cer, de les fédé­rer au lieu d’exonérer le capi­tal pri­vé d’impôts et de coti­sa­tions sociales. Je ne vais pas le dire ici l’ayant fait avant et ailleurs. La réforme radi­cale et urgente à opé­rer tout de suite est la socia­li­sa­tion (au sens de par­ti­ci­pa­tion de toutes les forces socio­po­li­tiques à la défi­ni­tion d’objectifs mutua­listes et de la auto­nome ges­tion par les sala­riés) de la banque, de l’assurance et du cré­dit. Tout cela serait cha­peau­té par la banque de France, deve­nue banque du peuple, laquelle refe­rait des avances de fonds au pays. Ce sec­teur socia­li­sé aurait pour mis­sion 1ère de finan­cer coopé­ra­tives, mutuelles, entre­prises d’insertion et de requa­li­fi­ca­tion-recon­ver­sion, asso­cia­tions d’aide aux per­sonnes, etc. Paral­lè­le­ment, il fau­drait rem­pla­cer la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive par celle que j’ai décrite dans « agir ensemble dans un monde par­ta­gé ». cela va bien au-delà de la VIème répu­blique du sémillant Monte-au-Bourg. »

    Jacques Lan­glois a éga­le­ment écrit un ouvrage éco­no­mique, que j’ai lu, et qui décoiffe (« Le capi­ta­lisme, c’est le vol ! »).

    Réponse
  16. D.T

    @Stouf.

    Si je com­prends bien le gou­ver­ne­ment belge a injec­té de la mon­naie pour main­te­nir la demande. Après leur squash tes amis ont pu aller ache­ter un gâteau chez notre pâtis­sier grâce à l’argent de l’État. L’État a empê­ché d’autres res­sources humaines de deve­nir inex­ploi­tées car le pâtis­sier a pu conti­nuer a travailler.

    Ça pro­cède de la même logique que ce dont j’ai par­lé plus haut. Par contre c’est l’in­verse de la logique de rigueur bud­gé­taire a la mode actuel­le­ment. Quand la mon­naie se raré­fie avec la crise finan­cière l’État réduit ses dépenses sans bais­ser les impôts his­toire d’ag­gra­ver la situation !

    Pour les mon­naies locales je ne connais pas de poli­tiques fran­çais qui en parlent. C’est vrai que c’est une idée assez anti­con­for­miste. Et ce n’est pas vrai­ment l’ur­gence d’ailleurs.

    Que chaque nation récu­père sa mon­naie ce serait déjà pas mal. C’est comme si on avait des mon­naies locales au niveau européen !

    Par contre des poli­tiques alle­mands ou autri­chiens en parlent par contre et ce fut expé­ri­men­té dans les années 30 a Wor­gl en Autriche.

    Réponse
  17. sitouaillain

    D.T.,
    mer­ci d’être venu à mon secours, même si je trou­vais immo­des­te­ment que ce que je disais appor­tait une plus value au key­né­sia­nisme (valable en éco­no­mie fer­mée), ce qui t’o­blige à faire un deuxième post qui, tenant compte cette fois de la situa­tion d’é­co­no­mie ouverte (mon­dia­li­sée) t’a­mène à pro­po­ser une solu­tion qui n’est que par­tiel­le­ment satisfaisante,à mon sens. l’u­ti­li­sa­tion inten­sive de mon­naies locales (je reste sur mon idée de prêt à taux zéro ou d’é­mis­sion pure selon les besoins) per­met­trait d’en­ga­ger la néces­saire relo­ca­li­sa­tion de l’é­co­no­mie à l’é­chelle per­ti­nente tout en se don­nant des marges de manoeuvres pour évi­ter de déve­lop­per plus des acti­vi­tés que l’on sait nui­sibles, tant pour l’en­vi­ron­ne­ment que pour la qua­li­té de vie…on peut vou­loir le plein emploi, à condi­tion de s’employer à ne pas faire n’im­porte quoi pour le plai­sir de voir les courbes augmenter…et dans la mesure où je suis pour l’a­bo­li­tion du sala­riat et la démo­cra­tie, je ne te cache pas que l’é­co­no­mie des trente glo­rieuses et son diri­gisme orien­té par et pour les inté­rêts du capi­tal « natio­nal » ne fait pas figure d’âge d’or dans mon esprit. En tout cas avec la mon­naie locale un pâtis­sier à plus à gagner qu’un fabri­quant de gâteaux indus­triels fre­la­tés et de grâce, s’il ne peut plus faire tout seul tout ce que les clients veulent man­ger, qu’il s’as­so­cie à un autre mais ne le lais­sons pas subor­don­ner quel­quun pour les faire à sa place…

    @ Stouf, pour ton vélo, effec­ti­ve­ment il faut prendre en compte l’u­sure, et, le cré­dit social (un cou­rant poli­tique cana­dien ini­tié par un curé) pro­pose par exemple de détruire la mon­naie au fur et à mesure que s’use le bien pour lequel on l’a émise.
    pour la fixa­tion du taux de cré­dit, il y aplu­sieurs variables dans l’é­qua­tion, la loi, le taux de refi­nan­ce­ment auprès de la banque cen­trale, la posi­tion de la banque vis à vis de ses concur­rentes sur le mar­ché des cré­dits, le degré de risque du prêt et la cré­du­li­té des gens ain­si que l’ur­gence de leur besoin d’argent…le but étant de faire un maxi­mum de pro­fit, soit en gros, le mon­tant des inté­rêts, et tant qu’à faire en pre­nant des posi­tions à court terme sur les mar­chés finan­ciers avec l’argent dépo­sé à cré­dit sur le compte du client…

    @ Yéti
    si les banques n’a­vaient pas les poli­ciers pour être sûres d’être un jour rem­bour­sées, ou si les pro­prié­taires n’a­vaient pas d’ar­mée pour assu­rer leurs pos­ses­sions, ni d’as­sis­ta­nat pour évi­ter d’a­voir à employer trop sou­vent l’ar­mée, croies-tu qu’ils n’au­raient pas à payer des hommes de main ? consi­dé­rer que les fonc­tion­naires sont d’au­cune uti­li­té à la bonne marche des affaires est un peu hâtif, ils exercent bien sou­vent une acti­vi­té que les entre­prises exter­na­lisent en quelque sorte ou que les contri­buables paient moins cher que s’ils avaient à s’a­bon­ner à des opé­ra­teurs privés.

    ensuite, c’est une chose que de ne pas vou­loir d’au­to­ri­té exté­rieure à soi, c’en est une autre que de ne pas vou­loir d’au­to­ri­té du tout, quitte à s’en­fer­mer dans une soli­tude égoïste et mala­dive. L’au­to­ri­té légi­time est celle à laquelle je par­ti­cipe au même titre qu’un autre, dont je fixe ou peux contes­ter les règles, elle n’a pas voca­tion à être par essence une « géné­ra­li­té abs­traite ». Stir­ner est à la fois brillant et stu­pide, ce qui lui per­met de briller, la langue qu’il emploie, est elle-même une créa­tion arbi­traire exté­rieure à lui. le prin­cipe démo­cra­tique est bien de créer ensemble la règle du jeu com­mune, et cela com­mence par com­prendre qu’être hors jeu n’est pas possible.

    mis à part cela, je ne par­tage pas tu l’au­ras com­pris, l’al­ter­na­tive telle que tu la pro­poses. le pro­tec­tion­nisme, on peut dis­cu­ter des formes qu’il doit prendre, je n’en reste pas moins sur la posi­tion sui­vante : il faut se don­ner les moyens (la récu­pé­ra­tion de la sou­ve­rai­ne­té moné­taire, et son exer­cice le plus décen­tra­li­sé pos­sible, en est un) de sous­traire nos mar­chés à une concur­rence déloyale, mais aus­si et sur­tout il est indis­pen­sable de repen­ser les rému­né­ra­tions et la dis­tri­bu­tion du pou­voir d’a­chat afin que nous n’ayons plus à pro­duire ou à faire pro­duire ailleurs des biens et ser­vices selon des pro­cé­dés qui nuisent et à l’é­qui­libre des res­sources natu­relles pla­né­taires, et à la mise en capa­ci­té de nos congé­nères à se pas­ser de ces procédés.
    Mais le diri­gisme est une bar­ba­rie que je me refuse à consi­dé­rer, même à titre tran­si­toire. d’ailleurs la ques­tion est qui a le pou­voir, et à ce moment-là, un peu d’in­ci­ta­tion peut être ver­tueux. Mais, à par­tir du moment où la spon­ta­néi­té et la libre entre­prise sont sti­mu­lées, il est pri­mor­dial de les lais­ser s’ex­pri­mer à l’in­té­rieur de cadres régle­men­taires stricts (fixés col­lec­ti­ve­ment bien sûr) et dont l’ef­fi­ca­ci­té au regard de cri­tères bien défi­nis est sans cesse rééva­luée. Par exemple si on dit un pro­duit est ven­dable en france s’il n’a pas néces­si­té la subor­di­na­tion d’êtres humains, s’il n’a pas pris plus de res­sources que ce que nous avons fixé comme seuil d’im­pact, etc., etc. est-ce si inac­cep­table que cela ?

    Réponse
  18. El Diablo Stouf

    @D.T.

    L’a­vo­cat a mal dormi…

    La réponse à mon petit cas pra­tique sur la Bel­gique ne me satis­fait pas. Dans ce cas ci, on n’a pas créé de richesse, juste payé des gens à ne rien faire. On est loin de construire des ponts et des villes… Il n’y a pas eu d’in­fla­tion mais une hausse signi­fi­ca­tive de la dette, ce qui cor­res­pond dans l’autre modèle à une inflation…

    De plus, le sys­tème de créa­tion moné­taire dévoué à l’E­tat semble inté­res­sant si on part sur des bases saines. C’est moins clair dans le cas d’une tran­si­tion d’un sys­tème à l’autre.

    Par exemple : La Grèce sort de l’eu­ro et crée la dragme avec une forte déva­lua­tion pour relan­cer son éco­no­mie mori­bonde. Les riches qui détiennent un capi­tal en euro se gardent bien de le chan­ger en Dragme. Le tra­vailleur par contre n’a pas le choix. Ca ne creuse pas un fos­sé encore plus grand entre riches et pauvres ?

    Autre objec­tion : Les états-unis ont fait fonc­tion­ner leur planche à billet grâce au fait que leur mon­naie pour­rie sert de mon­naie d’é­change inter­na­tio­nale. En vain…

    Peut-on détruire le capi­tal en trop sans se faire boxer par les capitalistes ?

    Réponse
  19. D.T

    @Stouf

    Je suis 100% d’ac­cord sur la Bel­gique c’est toi qui m’en a par­lé et j’ai juste repon­du que c’e­tait nor­mal que ca adou­cisse la crise j’ai pas dit que c’é­tait ZE solution.
    C’est juste le prin­cipe d’a­jou­ter de la mon­naie dans le cir­cuit qui est inter­es­sant j’ai pas dis qu’il fal­lait for­ce­ment payer des gens a ne rien faire.
    Construire des TGV ou des reac­teurs a algues pour faire des bio­car­bu­rants est plus conforme aux idées Key­ne­siennes car tout en creant de l’ac­ti­vi­té on crée des richesses a vendre qui cor­res­pond a la mon­naie crée donc l’in­fla­tion va être soutenable.

    Il faut que l’argent qui va s’ac­cu­mu­ler chez les action­naires soit repar­ti sur ceux qui tra­vaillent. Ain­si en face des pro­duc­teurs il y’au­ra des ache­teurs. Si on favo­rise trop l’ac­cu­mu­la­tion capi­ta­liste alors de la mon­naie va man­quer peu a peu pour les echanges de biens réels. Alors pour com­pen­ser on aura soit de l’en­det­te­ment soit du cho­mage soit un peu des deux. De plus la masse de mon­naie déte­nue par les capi­ta­listes créent des bulles enormes qui des­ta­bi­lisent l’e­co­no­mie car natu­rel­le­ment ils placent cet argent.

    Pour la Grece il n’y a pas de solu­tion qui conten­te­ra tout le monde. Il faut que ce pays se remette a pro­duire. Si les riches gardent les euros tant mieux pour eux (enfin si l’eu­ro sur­vit…), ils peuvent même par­tir si ils veulent, une éco­no­mie n’a pas besoin des riches pour tourner.

    Réponse
  20. Stouf

    Plai­doyer final :

    Je ter­mi­ne­rai en disant que faire croire à quel­qu’un qu’il peut com­prendre quelque chose d’aus­si com­plexe que l’é­co­no­mie en quelques minutes est une pure et dan­ge­reuse déma­go­gie, dans la mesure où cela décré­di­bi­lise les ins­ti­tu­tions et ouvre la porte du nationalisme.

    Les réserves frac­tion­naires ne sont pas du vol, du moins lorsque le risque est cor­rec­te­ment éva­lué. Cepen­dant, elles fra­gi­lisent le sys­tème et le rendent com­plè­te­ment instable en période de crise.

    Il y a bien un pro­blème dans notre éco­no­mie. L’ac­cu­mu­la­tion et la concen­tra­tion du capi­tal en font partie.

    Soyez vigi­lants, cares­sez les idées popu­listes, mais ne vous lais­sez pas embarquer…

    Fin de plaidoyer.

    Réponse
  21. sitouaillain

    la parole à la défense :
    pièce issue de l’ar­ticle « popu­lisme de Wikipedia » :

    « Annie Col­lo­vald a fait remar­quer que le mot popu­lisme connaît un nou­veau suc­cès depuis les années 1980, comme syno­nyme de déma­go­gie ou d’op­por­tu­nisme poli­tique, sur­tout lors­qu’il s’a­git de mou­ve­ments d’op­po­si­tion. Selon cette uni­ver­si­taire en sciences poli­tiques, la caté­go­rie ren­sei­gne­rait moins sur ceux qu’elle désigne que sur ceux qui l’emploient. Annie Col­lo­vald met en paral­lèle le suc­cès du vocable avec la dis­pa­ri­tion pro­gres­sive des classes popu­laires dans les appa­reils et dans les dis­cours des par­tis poli­tiques et inter­prète l’u­sage crois­sant du mot popu­lisme ou popu­liste comme l’ex­pres­sion d’une méfiance gran­dis­sante à l’é­gard des classes popu­laires et d’un pen­chant nou­veau pour la démo­cra­tie capa­ci­taire voire censitaire. »

    Réponse
  22. gilles

    Des popu­listes = des membres des classes popu­laires en état d’au­to-défense contre l’é­li­tisme des déci­sions prises sans eux et sou­vent contre eux.

    Les popu­listes ont voté non au Trai­té Consti­tu­tion­nel Euro­péen en 2005 en France et aux Pays-Bas, ailleurs ils n’ont pas été consul­tés par l’é­lite et au final, l’é­lite n’a pas tenu compte de leurs votes.

    Mer­ci citoyen sitouaillain !

    Réponse
  23. Stouf

    J’en­lève mon cos­tume d’a­vo­cat du diable.

    Je suis d’ac­cord avec vous, mais dans popu­lisme, il y a plu­sieurs variantes : popu­lisme à la Cha­vez, à la Marine Lepen, etc…

    La prise de pou­voir des élites vient du fait que le peuple s’est conten­té d’as­su­mer son rôle de consommateur.

    Il dénigre les riches mais joue toutes les semaines à l’euro-million.

    Il sait que quand il achète des chaus­sures à bas prix, il y a des chances qu’il y a un enfant exploi­té qui a par­ti­ci­pé à leur confection.

    Il sait que quand il achète une tv bon mar­ché en pro­ve­nance de Chine, il par­ti­cipe à la chute de son éco­no­mie locale et qu’il favo­rise l’ex­ploi­ta­tion des tra­vailleurs chinois.

    Mais ce n’est pas sa faute. C’est celle des riches. Avec son petit por­te­feuille, il ne peut pas se per­mettre d’a­voir des états d’âme jus­ti­fiant ain­si l’ex­po­ta­tion des peuples par les peuples.

    Le popu­lisme ne peut pas se per­mettre d’a­voir des fron­tières. Si nous, le peuple, aspi­ront à un monde plus res­pec­tueux, nous devont le mon­trer et soi­gner ce qui dans notre démo­cra­tie est malade.

    Je parle de nos valeurs, de nos liber­tés (dont celle de dire non).

    Pour un monde solidaire…

    PS : J’ai fait un petit logo que j’ai pos­té sur le forum :

    Ça pour­rait ser­vir de point de départ. Dans un monde chao­tique, une petite per­tur­ba­tion peut faire chan­ger le système.

    Réponse
  24. sitouaillain

    Ne te vexes pas stouf!!!

    ques­tion sub­si­diaire : popu­liste, est conno­té néga­ti­ve­ment, alors si le pre­mier nom qui te vient à l’es­prit c’est Cha­vez, je me pose la ques­tion : qui a inté­rêt à ce que le pre­mier nom qui vienne à l’es­prit des gens quand on dit « popu­liste », soit celui d’  »hugo chavez » ?

    Étrange, mais pas étran­ger à ce qu’a dit la cama­rade socio­logue dans mon post précédent…

    Bien, main­te­nant ques­tion à l’a­vo­cat, non plus du diable, mais de la rai­son : si ce ne sont pas les banques pri­vées qui doivent déci­der en quelle quan­ti­té, où et com­ment doivent être orien­tés les flux de mon­naie, qui ?

    Ten­ta­tive d’o­rien­ter la réponse : ceux qui répondent « l’É­tat » sont des popu­listes… en plus de ne pas vrai­ment répondre à la question.

    Réponse
  25. Stouf

    @sitouaillain

    Enle­ver le pou­voir aux banques pour le don­ner à l’E­tat revient à don­ner ce pou­voir aux diri­geants politiques.

    Ce n’est quelque chose à faire que si on s’est assu­ré avant que l’on vivait dans une vraie démocratie.

    Nous devons recréer les condi­tions d’une vraie démocratie.

    Qui peut s’op­po­ser aux idées que j’ai asso­ciées au petit logo ci-des­sus ? Si per­sonne, pour­quoi ces idées ne sont-elles pas d’application ?

    Adhè­rer à ces idées, c’est lever le voil de l’hy­po­cri­sie. Mais ça implique de consom­mer autrement.

    Pro­pa­gez ces idées, pro­pa­gez ce logo.

    Si l’Homme à une conscience, l’Hu­ma­ni­té peut en avoir une aussi.

    Réponse
  26. jelejure

    la faute aux élus : en voi­la une pen­sée qu’elle est simple et juteuse !

    Convo­quez les élus dans la chambre à gaz pen­dant que vous y êtes !

    Moi je dis qu’il y a un H dans Hit­ler, et que tous nos mal­heurs viennent des gens dont le nom com­porte cette lettre !

    Réponse
  27. gilles

    Mais jus­te­ment Hit­ler a été élu, Mon­sieur jele­jure* alors réflé­chis­sez plus avant, soyez moins exces­sif et sim­pliste dans vos pro­pos et moins abu­sif avec points d’exclamation.

    • (Alain Gui… …, si c’est toi, res­pire et détends-toi, sors, fait du sport, au lieu de res­ter des heurs sur Inter­net, parce que tu vires au troll sinon, bon­jour chez toi 🙂 )
    Réponse
  28. Stouf

    C’est bizarre qu’un site qui se veut l’an­ti­thèse de la par­ti­cra­tie attire autant de per­sonnes liées à un par­ti (de l’ex­trême droite à l’ex­trême gauche)…

    Réponse
  29. Étienne

    Stouf, ce n’est pas si bizarre, il me semble : 

    1) les gens les plus poli­ti­sés (donc ceux qui com­prennent le plus vite les argu­ments ins­ti­tu­tion­nels sur la démo­cra­tie) sont sou­vent déjà dans un par­ti (puisque, en gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif, on ne change quelque chose QUE dans le CADRE d’un parti),

    2) Les hommes de par­ti (les CHEFS sur­tout, en fait) ont TOUT À PERDRE avec le tirage au sort et la vraie démo­cra­tie : au lieu de tout déci­der à la place des autres, ils rede­vien­dront de simples citoyens : ça donne de puis­santes rai­sons de venir fer­railler contre cette alter­na­tive formidable.

    Qu’est-ce qui est bizarre, là, finalement ?

    Étienne.

    Réponse
  30. Stouf

    Etienne,

    J’a­jou­te­rais qu’un site contes­ta­taire est aus­si un endroit de choix pour les par­tis non conven­tion­nels de recru­ter des élec­teurs déçus.

    Concer­nant les réserves frac­tion­naires, j’ai une petite ques­tion. Que se passe-t-il léga­le­ment en cas de faillite d’une banque ?

    Ima­gi­nons que la banque ait prê­té 7 fois plus que ses avoirs. L’argent à récu­pé­rer ne peut excé­der les avoirs de la banque. Il serait logique que les per­sonnes qui ont emprun­té ne rem­bourse que 15% de la somme res­tant due. Sinon, il y a effec­ti­ve­ment créa­tion moné­taire à par­tir de rien.

    Si c’est défen­dable léga­le­ment, je prie pour que ma banque fasse faillite… Enfin, non, ce n’est pas poli­ti­que­ment correct…

    Réponse
  31. Stouf

    Je viens de voir la der­nière ver­sion de « l’argent dette 2 : pro­messe chi­mé­rique 2010 ». A voir…

    Réponse
  32. Stouf

    J’ai indi­qué le lien de « l’argent dette 2 » car il est néces­saire pour com­prendre le petit film pro­po­sé dans ce billet.

    J ‘avoue que j’ai une vision assez dif­fé­rente de cette vidéo mais je ne sais pas si ma vision est la bonne ou si c’est celle de ce petit film. Impos­sible en effet de trou­ver une quel­conque cri­tique de cette vidéo. C’est assez bizarre pour avoir aigui­sé ma curiosité.

    Voi­ci ce que je croyais avoir compris ;

    Pour sim­pli­fier, on ima­gi­ne­ra un monde où il n’y a qu’une banque cen­trale et une banque commerciale.

    Une banque com­mer­ciale peut prê­ter de l’argent en pro­ve­nance de trois sources dif­fé­rentes : ses fonds propres, la banque cen­trale et les dépôts d’épargnants.

    Ima­gi­nons que quelqu’un dépose 1000 euros sur son compte. A cause du fait que la banque doit pou­voir rem­bour­ser à tout moment cet argent, la banque doit gar­der une par­tie bien au chaud à la BCE, met­tons 100 euros. (sachant que cette somme de réserve peut varier selon le type de dépôt). La banque prête alors 900 euros sur demande en s’assurant que l’emprunteur sau­ra rem­bour­ser son prêt. La somme prê­tée entre dans l’économie et finit par être dépo­sée dans la même banque. La banque grâce à cette nou­velle entrée de 900 euros, peut prê­ter 810 euros à nou­veau. Et ain­si de suite.

    Au final, à par­tir de 1000 euros, la banque aura pla­cé envi­ron 500 euros en BCE, aura prê­té 5000 euros avec inté­rêts mais se sera aus­si endet­tée de 5000 euros avec inté­rêts auprès des dépo­sants (par­ti­cu­liers ou banque centrale).

    Il y a donc créa­tion de mon­naie scrip­tu­rale qui fait fonc­tion­ner l’économie. Mais en aucun cas, la banque n’a créé de la mon­naie à par­tir de rien. Elle a juste moné­ta­ri­sé des valeurs réelles.

    Lorsque la banque n’a pas assez d’argent à prê­ter, elle peut contrac­ter des emprunts à la BCE qui fixe de taux d’intérêt pour inci­ter ou non la contrac­tion de nou­veaux prêts et jugu­lant ain­si la masse de mon­naie scrip­tu­rale en cir­cu­la­tion et donc l’inflation.

    Lorsque qu’un emprun­teur rem­bourse un prêt, l’argent existe tou­jours. Si l’emprunteur A à emprun­té 1000 euros à la banque et qu’il a ache­té un vélo à un ven­deur B, lorsqu’il aura rem­bour­sé son prêt, la mon­naie rési­duelle est 1000 euros + inté­rêts pour le rem­bour­se­ment + 1000 euros pour l’argent obte­nu par le vendeur.

    Donc, dans ma vision, pas de créa­tion moné­taire à par­tir de rien et pas de des­truc­tion moné­taire après rem­bour­se­ment. Or c’est jus­te­ment la des­sus que repose la démons­tra­tion de la vidéo.

    Sup­po­ser que la banque prête de l’argent sans s’endetter en ins­cri­vant un bien en garan­tie dans son pas­sif me semble assez irréa­liste. Mais je me trompe peut-être. Je n’arrive pas à trou­ver une source fiable pour cor­ro­bo­rer cette supposition.

    Pour moi, la crise actuelle est due en par­tie à une mau­vaise éva­lua­tion des risques par cer­taines banques assoif­fées d’argents.

    Est-ce que quel­qu’un peut m’ai­der ? Est-ce que quel­qu’un peu émettre une cri­tique à charge ou à décharge sur cette vidéo avec des réfé­rences fiables ?

    Réponse
  33. A-J Holbecq

    Bon­jour

    Votre rai­son­ne­ment est faux et vous trou­vez l’ex­pli­ca­tion dans tous les livres d’é­co­no­mie ayant trait à la monnaie.

    Une banque n’a nul besoin d’un dépôt préa­lable pour émettre de la mon­naie, c’est à dire moné­ti­ser (ins­crire par exemple une recon­nais­sance de dette à l’ac­tif de son bilan et ins­crire le mon­tant équi­valent à son pas­sif, au compte de l’emprunteur

    Deux liens explicatifs

    1 (sim­pli­fié): http://​post​jo​rion​.word​press​.com/​2​0​1​1​/​1​0​/​0​5​/​2​1​0​-​a​-​j​-​h​o​l​b​e​c​q​-​c​r​e​a​t​i​o​n​-​m​o​n​e​t​a​i​r​e​-​e​n​-​15/

    2 (un peu plus développé)
    http://​tinyurl​.com/​2​4​y​t​3aa

    Bonne lec­ture, mais sor­tez préa­la­ble­ment du para­digme « on ne peut prê­ter que ce dont on dis­pose »… les banques sont des fabri­cants de mon­naie comme une fabrique de chaus­sure fabrique des chaussures

    Réponse
  34. Stouf

    Mer­ci… C’est beau­coup plus clair main­te­nant. Je ne com­prends pas les réti­ciences de Paul Jorion vis à vis de cette expli­ca­tion qui me semble assez limpide…

    Réponse
  35. gilles

    Salut Stouf, tu as posé une obser­va­tion sur le forum : « Faire une liste des preuves de la vio­la­tion de la démo­cra­tie en Europe ».

    Il y a déjà le finan­ce­ment des par­tis au niveau euro­péen réa­li­sé à 85 % par des fonds de l’UE à condi­tion que ces par­tis acceptent l’exis­tence d’une enti­té supra­na­tio­nale européenne.

    http://www.europarl.europa.eu/fr/pressroom/content/20110314IPR15469/html/Statut-et-financement-des-partis-politiques-au-niveau-europ%C3%A9en

    Étienne a ensuite réa­li­sé une vidéo en 3 par­ties ( 3 x ~ 21 mn ) qui répond en par­tie à cette observation :

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​f​o​r​u​m​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​p​i​d​=​1​1​1​3​4​#​p​1​1​134

    Réponse
  36. Stouf

    Quelques sta­tis­tiques géné­rales (moyennes) sur les crises finan­cières d’a­près la seconde guerre mon­diale (source : « Cette fois c’est dif­fé­rent. Huit siècle de folie financière »).

    - baisse de la valeur des actifs de 56% sur 3,5 ans et du prix réel des loge­ments de 35% sur 6 ans.

    - Le taux de chô­mage aug­ment de 7% sur 4 ans et la pro­duc­tion chute de 9% sur 2 ans.

    - La dette des états aug­mente de 86%, essen­tiel­le­ment due à la baisse de productivité).

    En ce qui concerne la grande dépres­sion de 1929, les écarts sont encore plus mar­qués. Le chô­mage a bon­di de 16,9% (24,9% aux EU)en trois ans. La crise a duré 10 ans.

    Réponse
  37. Stouf

    Nous sommes pro­ba­ble­ment à l’aube d’une grande réces­sion. Les mesures contrai­gnates de l’Eu­rope ne peuvent donc que croître jus­qu’à balayer nos démocraties.

    Nous sommes loin d’une Europe sociale. Et cet objec­tif ne sera jamais atteint par l’UE dans sa forme actuelle.

    J’é­tais pro-euro­péen. Mais le sys­tème sur lequel repose l’U­nion Euro­péenne, l’ul­tra libé­ra­lisme, ne fonc­tionne que dans cer­taines condi­tions :libre concur­rence, absence de concur­rence déloyale, absence de col­lu­sion, effi­cience des mar­ché, absence de mar­tin­gale spé­cu­la­tive, crois­sance conti­nue, etc…

    Ces condi­tions ne sont pas rem­plies en temps de crise. Vu la durée de la crise qui nous attend, peut-être sera t‑il temps de faire un choix…

    Réponse
  38. Stouf

    Autre extrait du livre « Cette fois c’est dif­fé­rent ».

    « En 1826, le défaut de la Grèce a fer­mé à ce pays les mar­chés de capi­taux inter­na­tio­naux pen­dant cin­quante-trois années consécutives… ».

    Réponse
  39. Merome

    Atten­tion à la for­mu­la­tion des choses, en fai­sant la pro­mo­tion des pro­pos d’Étienne sur un forum, j’ai buté sur une inexactitude :

    « DEPUIS 30 ANS, LES DÉPENSES PUBLIQUES SONT GLOBALEMENT STABLES : CE SONT LES RECETTES QUI BAISSENT »

    For­mu­lé comme ça, ça me semble faux. Ou alors il me faut des sources.

    Réponse
  40. Étienne

    Cher Merome,

    Content de vous voir là :o)

    • Je vous invite d’a­bord à lire cet article : http://​post​jo​rion​.word​press​.com/​2​0​1​1​/​1​0​/​3​1​/​2​1​4​-​a​-​j​-​h​o​l​b​e​c​q​-​d​e​u​x​-​g​r​a​p​h​i​q​u​e​s​-​i​m​p​o​r​t​a​n​ts/, et j’en ai lu beau­coup d’autres (à gauche, comme Fré­dé­ric Lor­don, ou Niko­noff, me semble-t-il) qui sou­lignent que c’est bien la baisse des impôts des riches et des entre­prises (volon­tai­re­ment, donc) qui a creu­sé l’en­det­te­ment de l’É­tat depuis 30 ans, et pas l’aug­men­ta­tion des dépenses, comme on vou­drait nous le faire croire pour jus­ti­fier les coupes sombres actuelles et futures, des­ti­nées en fait, confor­mé­ment à l’an­ti­so­cial plan ultra-libé­ral, à empri­son­ner l’É­tat dans la cami­sole de force des « mar­chés finan­ciers », c’est-à-dire des privilégiés.

    Les dépenses de l’É­tat ont certes aug­men­té avant le début des années 80, mais elles sont deve­nues rela­ti­ve­ment stables depuis trente ans, je le confirme :

    Dans ce rap­port de 2010, http://​www​.insee​.fr/​f​r​/​p​u​b​l​i​c​a​t​i​o​n​s​-​e​t​-​s​e​r​v​i​c​e​s​/​d​o​s​s​i​e​r​s​_​w​e​b​/​f​i​n​a​n​c​e​s​-​p​u​b​l​i​q​u​e​s​/​r​a​p​p​o​r​t​-​f​i​n​a​n​c​e​s​-​p​u​b​l​i​q​u​e​s​.​pdf, à la page 10, on voit bien que le % des dépenses publiques par rap­port au PIB (la courbe bleue) aug­mente rapi­de­ment jus­qu’à atteindre envi­ron 19% en 1982, puis il reste stable (en ordre de gran­deur), et même IL BAISSE DEPUIS DIX ANS, jus­qu’à nos jours, alors que, par ailleurs, la dette s’en­vole sur cette der­nière période ! La fuite est donc ailleurs.


    Source : http://​www​.insee​.fr/​f​r​/​p​u​b​l​i​c​a​t​i​o​n​s​-​e​t​-​s​e​r​v​i​c​e​s​/​d​o​s​s​i​e​r​s​_​w​e​b​/​f​i​n​a​n​c​e​s​-​p​u​b​l​i​q​u​e​s​/​r​a​p​p​o​r​t​-​f​i​n​a​n​c​e​s​-​p​u​b​l​i​q​u​e​s​.​pdf, page 10.

    Au plai­sir de vous lire.

    Étienne.

    Réponse
  41. Merome

    Mer­ci pour ces pré­ci­sions. Mais donc, je pense qu’il y a un pro­blème de for­mu­la­tion qui vous expose à la raille­rie, et à la décrédibilisation.
    Les « dépenses publiques », ce ne sont pas seule­ment les dépenses « hors inves­tis­se­ment et charges d’in­té­rêt », ou alors, il faut le pré­ci­ser dans l’argumentaire.

    Il y a un sous-enten­du ici que cer­tains ne com­prennent pas et uti­lisent contre vous :

    http://​forum​.hard​ware​.fr/​h​f​r​/​D​i​s​c​u​s​s​i​o​n​s​/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​c​r​e​a​t​i​o​n​-​m​o​n​e​t​a​i​r​e​-​e​t​i​e​n​n​e​-​s​u​j​e​t​_​9​9​4​7​0​_​7​.​h​t​m​#​t​2​8​2​4​5​756

    Réponse
  42. Étienne

    Mer­ci Mérome.

    ???

    Pour jus­ti­fier de tailler dans les dépenses(*), comme si c’é­taient les dépenses de l’É­tat (soi-disant de plus en plus gas­pilleuses) qui étaient la cause de la dette, il faut bien sûr, en toute logique, cer­ner pré­ci­sé­ment ces dépenses « gas­pilleuses« dans le train de vie de l’É­tat et exclure la dépense cor­res­pon­dant aux inté­rêts de la dette (puisque celle-ci est pré­sen­tée comme une consé­quence et pas une cause), ain­si que les dépenses d’in­ves­tis­se­ment (qui par essence pro­duisent des recettes et qui ne sont dia­bo­li­sées par per­sonne). Non ?

    Je vais aller voir le lien que vous me signalez.

    Un bon ami m’a fait un tableau qui peut nous aider à jus­ti­fier cette affir­ma­tion que les dépenses publiques n’ont pas sen­si­ble­ment aug­men­té dans les trente der­nières années en pro­por­tion du PIB :

    evolution_du_PIB_valeur_volume_et_des_ressources_des_APU.xls

    On constate bien, me semble-t-il, que l’é­vo­lu­tion des res­sources de admi­nis­tra­tions publiques évo­luent comme le PIB, ce qui montre que leurs pro­por­tions res­tent glo­ba­le­ment les mêmes.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    ————————

    (*) puisque c’est bien ça, l’en­jeu poli­tique évident de ceux qui nous gou­vernent et qui ont comme mis­sion d’a­voir la peau de l’É­tat-pro­vi­dence : les riches ne veulent pas payer pour les pauvres, pas du tout, et ils se sont mis en posi­tion poli­tique (grâce au faux « suf­frage uni­ver­sel qui fait des élus leurs ser­vi­teurs, au moyen du finan­ce­ment des cam­pagnes élec­to­rales rui­neuses) en posi­tion de mettre pro­gres­si­ve­ment fin à toutes les acti­vi­tés sociales de l’État.

    Ils avouent depuis long­temps que leur cap prin­ci­pal, leur fil d’A­riane, c’est d’an­nu­ler toutes les mesures du pro­gramme du CNR :

    « Défaire métho­di­que­ment le pro­gramme du Conseil Natio­nal de la Résistance »

    C’est sous ce titre que Denis Kess­ler, ancien n°2 et idéo­logue du MEDEF (au côté d’Ernest-Antoine Seillières) de 1994 à 1998, écri­vait dans un édi­to­rial du jour­nal Chal­lenge (04÷10÷2007) :

    « Le modèle social fran­çais est le pur pro­duit du Conseil natio­nal de la Résis­tance. […] Il est grand temps de le réfor­mer, et le gou­ver­ne­ment s’y emploie.

    Les annonces suc­ces­sives des dif­fé­rentes réformes par le gou­ver­ne­ment peuvent don­ner une impres­sion de patch­work, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de por­tées diverses : sta­tut de la fonc­tion publique, régimes spé­ciaux de retraite, refonte de la Sécu­ri­té sociale, paritarisme…

    À y regar­der de plus près, on constate qu’il y a une pro­fonde uni­té à ce pro­gramme ambitieux.

    La liste des réformes ? C’est simple, pre­nez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans excep­tion. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sor­tir de 1945, et de défaire métho­di­que­ment le pro­gramme du Conseil natio­nal de la Résistance ! »

    Qui a besoin d’un aveu plus clair pour se révol­ter ? On est en pleine guerre de classes, mais il n’y en a qu’une qui se bat, et de manière achar­née, alors que l’autre rou­pille, abru­tie devant sa télé. Et les éco­no­mistes » de l’é­cole autri­chienne qui res­sassent (sur tous les médias qu’ils ont métho­di­que­ment ache­tés) que les dif­fi­cul­tés sont la faute de l’É­tat dépen­sier, de l’as­sis­ta­nat et des chô­meurs pares­seux (qui gênent les riches dans leur génie créateur)…

    Réponse
  43. Étienne

    Je suis allé voir le forum, où sévit effec­ti­ve­ment un « Autrichien » : 

    Inclure le ser­vice de la dette dans les dépenses publiques pour mon­trer qu’elles aug­mentent de plus en plus, et qu’on doit donc… tailler dans D’AUTRES dépenses publiques que le ser­vice de la dette, cela relève bien de l’es­cro­que­rie intel­lec­tuelle, effec­ti­ve­ment.

    Pour résu­mer le plan des riches : on baisse les impôts des riches pen­dant 30 ans, et quand toutes les finances sont à la rue (puis­qu’on a fait des trous par­tout dans la coque, par­di), on crie qu’il faut d’ur­gence… dimi­nuer l’aide aux pauvres ! Ben voyons… Ceux qui ne voient pas la manœuvre cra­pu­leuse sont aveugles.

    Réponse
  44. Étienne

    Sur la par­tie « DÉPENSES PUBLIQUES SOCIALES » :

    Et les dépenses sociales font l’ob­jet d’un sabor­dage com­pa­rable (que « limo­naire » n’a mani­fes­te­ment pas bien compris) :

    Nos grands-parents ont construit un sys­tème de finan­ce­ment par coti­sa­tions sociales de façon à ce qu’il soit par­fai­te­ment INSUBMERSIBLE, jamais en défi­cit, sans jamais avoir besoin d’emprunter (aux riches), sans jamais payer un sou d’in­té­rêts (aux riches) donc, À LA SEULE ET IMPORTANTE CONDITION D’AJUSTER CHAQUE ANNÉE LE TAUX DES COTISATIONS DE L’AN PROCHAIN POUR ÊTRE SÛR QUE LES COMPTES SOIENT TOUJOURS ÉQUILIBRÉS.

    C’est pré­ci­sé­ment cette condi­tion essen­tielle que le MEDEF a sabor­dé en douce dans les années 90 en fai­sant GELER LE TAUX DES COTISATIONS DITES PATRONALES, ce qui est un sabor­dage pur et simple, une mise en faillite déli­bé­rée, un crime contre l’hu­ma­ni­té, une félo­nie de la pire espèce, une Haute Tra­hi­son contre l’in­té­rêt géné­ral. Cette mesure inique, anti­so­ciale, a bien sûr empli la cale du bateau « retraites » qui a évi­dem­ment com­men­cé à cou­ler, non pas par défaut de concep­tion mais par sabor­dage éhon­té des affreux qui nous gou­vernent (en faveur des riches à qui ils doivent tout, et dont ils font par­tie).

    Étienne.

    ——————

    Sur l’exemple enthou­sias­mant des retraites pour mon­trer le finan­ce­ment pos­sible de l’é­co­no­mie sans avoir plus jamais besoin de l’argent des riches, ne ratez sur­tout pas le TRAVAIL FORMIDABLE DE BERNARD FRIOT, voyez :

    « L’en­jeu des retraites : bon­heur au tra­vail, qua­li­fi­ca­tion des per­sonnes et salaire à vie + finan­ce­ment des ser­vices publics sans l’é­pargne des riches et sans charge d’in­té­rêts » http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​0​/​1​1​/​0​7​/​1​1​0​-​l​-​e​n​j​e​u​-​d​e​s​-​r​e​t​r​a​i​tes

    Réponse
  45. Merome

    Plu­tôt que de faire l’in­ter­mé­diaire inutile, je vais deman­der à limo­naire de venir ici.

    Je vou­lais juste atti­rer votre atten­tion sur cette for­mu­la­tion ambi­guë qui est trop faci­le­ment atta­quable. limo­naire a bien d’autres rai­sons de ne pas être d’ac­cord avec vous, mais pour d’autres gens de pas­sages et peu ou mal infor­més, il me semble impor­tant de ne pas prê­ter le flanc à la cri­tique facile et rap­pe­ler sans cesse de quoi on parle précisément.

    Friot, je connais, j’ap­pré­cie et j’ai déjà blo­gué dessus 🙂

    Réponse
  46. Étienne

    Mer­ci Merome, je ferai atten­tion à mieux pré­ci­ser ce dont je parle à l’a­ve­nir, OK.

    Là, j’ai trop de fronts en même temps, je n’ar­rive plus à suivre comme il faudrait…

    Mer­ci pour tout.

    Étienne.

    Réponse
  47. Yves

    Je vous féli­cite pour cette vidéo très péda­go­gique que je vais faire connaître à mes amis qui doutent de ce que je leur raconte sur la créa­tion moné­taire par les banques.

    J’ai encore des ques­tions sur les mécanismes :

    - Dans les prêts que consentent les banques (ou d’autres orga­nismes finan­ciers) aux États, il n’y a pas que de la créa­tion moné­taire par les banques, il y a aus­si les éco­no­mies des par­ti­cu­liers par exemple l’é­pargne retraite ou l’as­su­rance vie ? , quelle est sa part par rap­port à la créa­tion ex nihi­lo par les banques ? = D’où vient l’argent prê­té aux États ?

    Il me semble que ce qui pose grand pro­blème vient de ce que les créances des États sont déte­nues, pour par­tie par des étran­gers. Mais, d’a­près Jean-Michel Qua­tre­point, le patri­moine finan­cier des fran­çais repré­sente plu­sieurs fois la dette, ce qui laisse entre­voir des solutions…

    Bien à vous

    Réponse
  48. surmely alain

    POUR UN AUTRE FINANCEMENT DES ETATS EUROPEENS

    I) Les causes de l’endettement crois­sant des Etats

    Il y a deux racines au pro­blème des dettes sou­ve­raines en Europe​.La pre­mière racine est l’injustice fis­cale qui fait por­ter l’effort de la néces­saire contri­bu­tion sur les plus nom­breux et sou­vent les moins riches et qui épargne voire exo­nère de l’impôt les ménages et les entre­prises les plus riches.Comme cha­cun sait les pauvres ne sont pas riches mais ils sont les plus nombreux.Ce manque à gagner en termes de recettes fis­cales a consi­dé­ra­ble­ment appau­vri les Etats au point que cer­tains d’entre eux sont qua­si­ment deve­nus des « para­dis fis­caux » comme l’Irlande et que l’endettement crois­sant sur les mar­chés finan­ciers est deve­nu une néces­si­té vitale pour ces mêmes Etats.C’est la deuxième racine des dettes souveraines.Les taux de ces emprunts(conditionnés par les notes des agences dites de nota­tion) des­ti­nés à finan­cer les Etats ne cessent de croître au point que l’on peut com­pa­rer les dettes sou­ve­raines à d’énormes boules de neige déva­lant une pente enneigée.En recou­rant exclu­si­ve­ment aux mar­chés finan­ciers pour finan­cer la dette des Etats la consé­quence a été le finan­ce­ment infla­tion­niste du défi­cit bud­gé­taire c’est-à-dire l’exact inverse de l’objectif affi­ché par les trai­tés européens.En effet,le coût annuel de la charge de la dette(c’est-à-dire les seuls inté­rêts) a dépas­sé 45 mil­liards d’euros en France en 2011.Cette charge de la dette devrait atteindre 50 mil­liards en 2012(soit davan­tage que l’impôt sur le reve­nu !) et serait en passe de deve­nir le pre­mier poste bud­gé­taire de la France.Le pro­blème se trouve aggra­vé par l’obligation dans laquelle se trouvent les Etats euro­péens de se finan­cer exclu­si­ve­ment sur les mar­chés financiers(loi de 1973 dans le cas de la France + dis­po­si­tifs des trai­tés européens).La Banque de France ne peut donc pas prê­ter d’argent à l’Etat fran­çais :elle se contente de fabri­quer la monnaie(monnaie fiduciaire).Ce sont les banques com­mer­ciales et autres mar­chés finan­ciers qui prêtent à l’Etat moyen­nant une rente prohibitive.

    II) L’issue : pou­voir de finan­ce­ment des Etats attri­bué à la BCE et bud­get fédé­ral européen

    On pour­rait donc envi­sa­ger l’issue sui­vante à l’actuelle crise qui met en péril les Etats ain­si que le sys­tème bancaire:les Banques cen­trales nationales,via leurs gou­ver­ne­ments respectifs,attribuent à la BCE le pou­voir de créa­tion monétaire,c’est-à-dire une sou­ve­rai­ne­té moné­taire dont elle reste privée,aux fins de finan­ce­ment des bud­gets natio­naux des pays membres de la zone euro à l’aide de l’actuel FESF (ren­du caduc puisque les Etats ces­se­raient de recou­rir aux mar­chés finan­ciers :l’accroissement déme­su­ré des dettes sou­ve­raines comme le risque de krach ban­caire seraient enrayés ipso facto),d’une taxe sur les tran­sac­tions financières(et l’accord de la Chine comme des Etats-Unis n’est pas néces­saire comme vou­draient nous le faire croire les orga­ni­sa­teurs du récent G20),d’une fis­ca­li­té européenne(type éco-taxes à élaborer)et du trans­fert des reve­nus des Etats membres à un bud­get désor­mais fédéral.La BCE rem­pli­rait son rôle de banque qui consiste à finan­cer l’activité éco­no­mique –au mini­mum celui des Etats-puisque son rôle actuel consiste sim­ple­ment à orien­ter l’activité(fixation d’un taux directeur,respect des cri­tères de Maas­tricht et autre pacte de stabilité).L’Europe(les Etats # marchés)serait dès lors mai­tresse du finan­ce­ment des bud­gets des Etats membres et sor­ti­rait de la spi­rale mor­ti­fère du recours aux finan­ce­ments privés(spéculations sur les dettes,variations des taux d’emprunts,CDS ou Cre­dit Default Swaps aux sti­pu­la­tions pour le moins obscures,absence de sur­veillance des Etats mal gérés).

    III) La direc­tion actuelle : défauts sur les dettes et Krach bancaire ?

    Outre le gain qui en résul­te­rait pour les Etats cela leur per­met­trait enfin de finan­cer des ser­vices publics dignes de ce nom,des poli­tiques favo­ri­sant l’emploi,la néces­saire tran­si­tion écologique,le déve­lop­pe­ment de l’activité éco­no­mique comme celui des peuples et de s’engager sur la voie du désendettement.Ces mesures-impli­quant un appro­fon­dis­se­ment de l’intégration euro­péenne via un bud­get fédé­ral-devraient être adop­tées dans des délais raisonnables,avant que le finan­ce­ment des Etats ne devienne trop aléa­toire du fait du fonc­tion­ne­ment inhé­rent aux mar­chés des capitaux(hausse indé­fi­nie des taux d’emprunt du fait de risques croissants..etc) avant que les dettes sou­ve­raines ne deviennent incon­trô­lables (comme dans le cas de la Grèce), et avant que le Krach bancaire(en mode sys­té­mique) ne se produise,les dettes sou­ve­raines étant inex­tri­ca­ble­ment liées à des actifs et des inté­rêts privés.Le pré­vi­sible krach ban­caire aurait pour pre­mier effet de rui­ner nombre de déten­teurs de titres de dettes sou­ve­raines et autres CDS fort rému­né­ra­teurs jusqu’à pré­sent c’est-à-dire net­te­ment plus rému­né­ra­teurs que le clas­sique livret d’épargne populaire.Les Etats euro­péens ne peuvent plus conti­nuer à être sou­mis à une telle insta­bi­li­té financière,économique,sociale et poli​tique​.Il y va désor­mais de leur avenir.

    Réponse
  49. Étienne

    Des dettes d’É­tat au franc d’État
    Rudo de Rui­j­ter,
    Cher­cheur indépendant,
    Pays-Bas

    http://​www​.court​fool​.info/​f​r​_​D​e​s​_​d​e​t​t​e​s​_​d​_​E​t​a​t​_​a​u​_​f​r​a​n​c​_​d​_​E​t​a​t​.​htm

    Bruxelles veut avoir les clefs des coffres d’É­tat des 17 pays de l’eu­ro. Il n’y a que comme ça qu’ils peuvent sau­ver l’eu­ro, disent-ils. Le Trai­té du MES a déjà été signé. Si les par­le­ments natio­naux le rati­fient c’est la fin de nos démo­cra­ties sou­ve­raines. Est-ce bien ce que nous vou­lons ? Y a‑t-il une alternative ?

    Pour ceux qui savent com­ment le sys­tème d’argent fonc­tionne, la solu­tion logique des pro­blèmes actuels est rela­ti­ve­ment simple. A la télé, du moins aux Pays-Bas, le sujet est encore tabou (1), mais si vous vou­lez savoir ce qu’il en est, voi­ci une expli­ca­tion. (Et ceux qui savent tout déjà, peuvent pas­ser de suite à 2. Réforme bancaire.)

    1. Le sys­tème d’argent actuel

    Les ban­quiers ont main­te­nant, mon­dia­le­ment, un sys­tème d’argent qui est basé sur la créa­tion de l’argent du néant. Qua­si­ment tout l’argent sur les comptes ban­caires c’est du vent. Il n’y a qu’une toute petite quan­ti­té de véri­table argent en cir­cu­la­tion. Com­ment ça fonctionne ?

    Le ban­quier est un comptable

    Chaque fois qu’un ban­quier four­nit un prêt, il ne four­nit pas d’argent, mais un avoir. Le prêt ne consiste en rien de plus que des chiffres dans la comp­ta­bi­li­té du banquier. (…)

    (Lire la suite : http://​www​.court​fool​.info/​f​r​_​D​e​s​_​d​e​t​t​e​s​_​d​_​E​t​a​t​_​a​u​_​f​r​a​n​c​_​d​_​E​t​a​t​.​htm)

    Réponse
  50. Julien

    Mer­ci pour cette leçon l’a­mi ! C’est vrai­ment très bien fait. Je vais conseiller cette vidéo à tout le monde 😀

    Réponse
  51. jean Gay

    DEUX PARAMÈTRES OUBLIÉS :

    1 l’in­fla­tion créée par la créa­tion de mon­naie « banque d’É­tat » est favo­rables au sala­riat, pro­duc­teur de biens et de richesses —tan­dis qu’elle est défa­vo­rable aux « ren­tiers » qui vivent sur la plus-value que leur apporte le ren­de­ment de leur capital.

    C’est pour cette rai­son que l’é­co­no­mie libé­rale et finan­cière ne peut pas tolé­rer l’in­fla­tion qui fait perdre de l’argent à tous ceux et aux banques qui vivent sur le ren­de­ment et les reve­nus du capital .

    2 LA BAIGNOIRE DU BAS doit se rem­plir sur­tout avec la créa­tion de valeur ajou­tée appor­tée par la pro­duc­tion de biens et de ser­vices utiles à la fabri­ca­tion de ces biens, et aus­si avec une sorte de régu­la­tion opé­rée par la créa­tion moné­taire de la banque cen­trale (1er robinet)

    Ce qui a été la poli­tique libé­rale depuis Gis­card d’Es­taing en pas­sant par Mit­ter­rand, That­cher et Rea­gan (École des « Chi­ca­go boys » de Mil­ton Fried­man mise en pra­tique par Pino­chet au Chi­li) a visé l’é­mer­gence d’une socié­té post indus­trielle pour la rem­pla­cer par une socié­té de ser­vices notam­ment finan­ciers avec les fabri­ca­tions (dites pol­luantes ) délo­ca­li­sées et lais­sées au tiers monde (chine inde.… )

    Cette POLITIQUE a eu 3 réalités :

    1) l’ex­plo­sion des pro­fits et des reve­nus finan­ciers et l’accaparement de 60% de la richesse créées par le capi­tal avec l’é­vic­tion de la masse labo­rieuse enra­ci­née au par­ti com­mu­niste, ce qui a per­mis au par­ti socia­liste de s’im­po­ser tout en per­met­tant aux éco­los fon­da­men­ta­listes de faire les beaux (une socié­té sans fumées et c.…..ETC.…) : la fameuse « socié­té post indus­trielle » prô­née par Pierre Mau­rois 1er ministre de Mit­ter­rand : moins d’É­tat (dans la créa­tion moné­taire et dans la part natio­na­li­sée des Entreprises )

    2) l’a­bais­se­ment de 60% à 40% de l’ap­pro­pria­tion des richesses créées par les « sala­riés » en 30 ans ;

    3) la recherche pour com­pen­ser la perte de créa­tion de richesses géné­rées par la valeur ajou­tée (fabri­ca­tion / indus­trie) en les rem­pla­çant par la recherche de « plus-values » pour les­quels le 2ème robi­net des Banques était abso­lu­ment indispensable .

    Réponse
  52. Le mec bien

    Nos 100 mil­liards d’eu­ros annuels récu­pé­rés et de leur bon usage

    Trêve d’é­co­no­mies et de coups de rabots bud­gé­taires, l’exil fis­cal est esti­mé à 50 mil­liards d’eu­ros annuels et la France rem­bourse 50 autres mil­liards en inté­rêts de la dette publique aux banques pri­vées, soit l’é­qui­valent de tout l’im­pôt sur le revenu.
    Cer­tains disent même que les banques ont « levé » l’im­pôt sur le reve­nu à la place de l’état.

    Il est pos­sible et il serait juste de récu­pé­rer les deux sommes afin d’ap­pro­vi­sion­ner le bud­get de l’état.

    Le prix Nobel d’é­co­no­mie Mau­rice Allais rap­pelle le carac­tère mafieux de la créa­tion moné­taire qui passe par l’en­tre­mise des banques pri­vées. Depuis Pom­pi­dou, qui était un ancien de la banque pri­vée Rot­schild, sui­vi ensuite par Gis­card d’ Estaing, la banque cen­trale n’est plus auto­ri­sée à créer l’argent pour l’é­tat direc­te­ment, à des taux d’intérêts très faibles, qua­si nuls, mais l’é­tat doit se faire prê­ter l’argent par des banques pri­vées à des taux beau­coup plus éle­vés. (Les banques, elles, empruntent à faible taux l’argent qu’elles vendent aux états, jouant ain­si un rôle d’intermédiaires superflus)
    (voir loi Pom­pi­dou-Gis­card d’Es­taing de 1973, et désor­mais depuis 2005 article 123 du TFUE)
    Méca­nisme scan­da­leux et inutile qui repré­sente un racket légal de l’é­tat, et qui ran­çonne les contri­buables (ceux , bien­sur, qui payent leurs impôts en France, c’est à dire prin­ci­pa­le­ment les classes moyennes « pauvres », 80 % des fran­çais gagnant moins de 2000 euros par mois).

    Comme cer­tains le pro­posent je suis d’ac­cord avec l’i­dée de refu­ser de conti­nuer à payer ces dettes mal­hon­nêtes et ridi­cules qui enri­chissent les riches banques et leur monde der­rière qui consti­tuent des états dans l’é­tat, et qui appau­vrit tou­jours plus et de manière expo­nen­tielle les popu­la­tions labo­rieuses, que l’on asser­vit financièrement.

    Avec cette cen­taine de mil­liards d’eu­ros ain­si déga­gée, il y aurait plus que de néces­saire pour pour­voir aux finances de l’é­tat, de la fonc­tion publique, pour la baisse des impôts, hausse des trans­ferts sociaux…

    Je pro­po­se­rais bien enten­du le dou­ble­ment du RSA, ain­si que le dou­ble­ment du SMIC, l’é­tat, comme il le serait en mesure, sub­ven­tion­ne­rait une moi­tié sup­plé­men­taire d’un SMIC doublé…

    Avec 100 mil­liards d’eu­ros annuels récu­pé­rés, plus besoin de se ser­rer la ceinture.
    Alors il sera pos­sible de redon­ner ces lettres de noblesse à la notion d’é­tat social.
    Les moyens existent, il suf­fit (volon­té poli­tique et citoyenne) de cap­ter les flux finan­ciers et de les redis­tri­buer équitablement.

    Au pas­sage je pro­pose une indexa­tion des prix afin de ne pas voir le coût de la vie aug­men­ter, paral­lè­le­ment à l’é­lé­va­tion tout juste renou­ve­lée du niveau de vie.
    __
    Il est temps de faire pro­fi­ter aux fran­çais de leurs richesses!__ 🙂

    Article paru sur mon blog. Bonne lecture.

    Réponse

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