https://www.dailymotion.com/video/xl5r5h
Entretien avec Jean Robin :
PAS DÉMOCRATIE SANS TIRAGE AU SORT
Quelques mots importants (selon moi) échangés avec Jean Robin lors de mon voyage dans le grand nord de ce week-end (visite aux Indignés de Paris et trois conférences débats à Vendôme).
Nous n’avons que le net pour exprimer les opinions dissidentes, mais heureusement, nous l’avons.
Je trouve le site de Jean Robin (Enquêtes et débats) très utile, surtout dans le contexte actuel de « chasse aux opinions dissidentes » (chasse très contraire à la plus élémentaire pratique démocratique).
Ce serait bien que les militants de gauche, au lieu de le fuir parce qu’il s’y trouve des gens de droite, acceptent les invitations répétées de Jean, et viennent débattre publiquement avec ceux qu’ils disent combattre.
Étienne.

Professionalisation des militaires ?
Professionalisation des service secrets ?
Cela mène tout droit à la dictature de l’ombre.
Il n’y aura pas de démocratie non plus tant qu’il y aura des services secrets.
Croyez vous que les puissances étrangères vont se contenter de regarder béatement le bonheur d’un peuple français libéré ?
Ils mettront en marche immédiatement leur réseaux de l’ombre pour rétablir l’ordre.
Etienne,
La période actuelle de révolution institutionnelle en Méditerranée, ainsi que notre propre période électorale de type fin de partie, semblent propices à mettre enfin sur le tapis de façon constructive la réflexion que tu as engagée avec culot en 2005 et qui se rappelle au souvenir de certains :
http://www.marianne2.fr/Le-tirage-au-sort-contre-la-partitocratie_a210360.html
Il y a, certes, la perspective d’une constituante tirée au sort qui pourrait se poser en vue d’une 6e république.
Mais ne peut-on pas aussi réclamer une assemblée nationale tirée au sort ?
J’écoutais ce matin une émission sur le Sénat, nous le décrivant comme une assemblée de « sages » d’où son élection indirecte.
Ne serait-ce pas le meilleur argument pour réclamer l’équilibre institutionnel par une assemblée nationale qui ne soit pas, à nouveau, un groupe de notables se faisant élire sur la foi de leurs « compétences » à remplir une fonction « d’experts », mais un corps statistiquement représentatif des desiderata de la nation, sans biais ?
Peut être le meilleur moyen de faire bouger les choses est-il de mettre en circulation un vrai programmme en ce sens, qui aurait le mérite d’exister comme force de proposition politique dans le paysage actuel.
Qu’en penseraient Arnaud Montebourg… ou d’autres ayant « des idées et des rêves » ?
Aujourd’hui si vous n’êtes pas traité d’antisémite ou de facho, c’est que vous ne dites rien contre le système, vous ne servez à rien.
Le seul critère pour savoir si quelqu’un dit quelque chose de vraiment subversif est de voir s’il est traité d’antisémite.
Bravo donc à Etienne pour sa récente légion d’honneur reçue pour l’ensemble de son oeuvre : il a été traité d’antisémite.
»Professionalisation des militaires ?
Professionalisation des service secrets ?
Cela mène tout droit à la dictature de l’ombre. »
Christopher Lasch rappelle dans « The True and Only Heaven » que la tradition républicaine remontant à Machiavel insistait très fortement sur la nécessité que l’armée soit composé exclusivement de citoyen. C’était un engagement dans les deux sens, car cela montrait aussi l’attachement du citoyen prêt à prendre les armes pour défendre ses congénères. Même Adam Smith était d’accord !
Une personne n’étant pas capable de comprendre que Jean Robin est un crétin ne peut pas être prise au sérieux …
Bravo Étienne pour cette vidéo extraordinaire. Faudrait que tu songes à te présenter aux législatives.
Etienne,
Ton passage devant la caméra me semble assez au point pour envisager sérieusement une émission TV, sur le même modèle…
Pourquoi pas La Chaîne Parlementaire ?
Et pourquoi pas un bouquin politique, dans une des éditions non conventionnelles :
- celle des « économistes attérés » (LLL)
- celle de « Le capitalisme c’est le vol ! » (Editions libertaires).
- celle des mini-formats, aux éditions de minuit
- etc…
En tous cas, bonne suite !
Bonjour,
Nous ne sommes pas en démocratie. Pas de démocratie sans tirage au sort.
Nous ne sommes pas en démocratie, ça se voit dans le vivre-ensemble : il est économique, un seul et unique lien relie les individus : l’échange monétisé, tyrannique donc. Cette tyrannie nous a menés à conditionner la solidarité (ce qui nous a fait entrer en société : la satisfaction des besoins de base de tous par chacun, ou le contraire) à la production (de plus en plus d’inutile), et à bien d’autres dégâts humains (sans oublier l’aspect « intellectuel » : la finance est une ponction nécessaire au fonctionnement de l’économie capitaliste, on ne le considère pas) et environnementaux.
Et on peut faire la même observation pour la politique, l’enseignement, etc. etc. etc. !!
Pour se débarrasser de l’a-démocratie (le capitalisme historique, civilisationnel, aujourd’hui économique – la tyrannie de l’échange monétisé) il est nécessaire de se débarrasser de la soumission volontaire : pour prendre conscience il faut du temps. Son temps. Son temps de vie. Il nous faut nous réapproprier notre temps de vie. Et partant, retrouver le désir d’exprimer ses rêves de vie, et de les proposer aux autres afin que tous participent à l’assemblage := la démocratie.
Tout ça mélangé : deux jours de boulot solidaire par semaine. Quartier-libre le reste du temps.
Que vive la démocratie.
Salut Fab…
Tu as parfaitement raison. Si au lieu de perdre notre temps à poster des commentaires sur des sites réactionnaires, on utilisait notre temps et nos compétences à des choses socialement utiles, ce serait quand-meêm plus gratifiant.
J’ai pas envie de cracher dans la soupe. Notre système, aussi peu optimal soit-il, a quand même mené à un progrès technologique indéniable. Ca me fait un peu penser à l’explosion de la vie cambrienne.
Il est temps de faire le tri. Qu’est-ce qu’on garde et qu’est-ce qu’on jette ? Après on voit quelle société on peut construire autour de ça…
Hola Stouf le Ouf !
Ouf ! : j’ai cru qu’ils étaient tous morts sur ce blog ! Ou qu’ils étaient tous partis se promener avec les indignés ! Ça fout les boules, surtout qu’Étienne semble croire dur comme moi à l’avènement (de notre vivant !) de la démocratie…
J’ai perdu effectivement beaucoup de temps à cause de Juju 2.0, mais j’y ai beaucoup appris, et puis ça m’a permis de « rencontrer » du monde, n’est-ce pas !? Ce sont des éconophiles, qui ont « appâté » des gens aimant la réflexion par un chapô de blog alléchant (je ne sais si vous avez connu, c’était du style : Arts, Économie, Philosophie, Sciences, Etc.) et pouvant donc être senti de tous les coins de la blogosphère francophone, qui ont ensuite laissé tomber ce chapô pour « faire sérieux » et ainsi pouvoir se consacrer entièrement à la promotion de leurs idées…accompagnés qu’ils étaient de leurs nouvelles recrues.
Mais baste avec ça. L’avenir n’attend pas.
Je ne suis pas sûr que le progrès soit uniquement dans le sens de la technique, mais quand bien-même, je ne suis pas sûr qu’un tel progrès n’aurait pas existé dans une civilisation non-capitaliste, démocratique. Je me demande même s’il n’aurait pas été plus avant, s’il n’aurait pas été utilisé de meilleure manière. Je m’explique : ce qui motive la recherche c’est le besoin de l’homme de savoir. L’argent, le capital et compagnie qui seraient le moteur du progrès, c’est un peu comme le Père Noël…pour qu’il vienne il faut y croire très fort ! Je crois que nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus (vouloir) y croire…
Bon, voila que je commence à m’étendre ! Bref, « Qu’est-ce qu’on garde et qu’est-ce qu’on jette ? » : on garde l’humain et on vire la soumission !
Ce faisant on se trouvera sur le chemin de la démocratie…le chemin c’est le but…où à mon avis, avec notre expérience et nos moyens de savoir si un papillon a pété à l’autre bout du monde, on ne risque pas grand chose…pas plus en tout cas qu’en restant dans la civilisation de la soumission, l’histoire pour preuves 🙂 ! C’est pas rien.
Et sur ce chemin, on devrait s’apercevoir que l’on ne peut se passer d’un tirage au sort de nos représentants, que de produire pour produire (pour travailler, consommer, produire, bref faire tourner l’usine à gaz) n’est pas ce qu’il y a de plus humainement valorisant, surtout s’il s’agit d’inutile et que ça fait mal à la planète et à quelques milliards d’êtres vivants…et ainsi – les éconophiles devraient y trouver leur bonheur – la finance n’aura plus de substrat.
C’est l’union qui fait la force. La division pour défendre son école ou son église fait, dans le meilleur des cas, la force de son école, son église.
Une question me bouffe le cerveau : qu’est-ce qu’on attend ? Nos anciens attendent qu’on se lance, ces indignés, ces révolteurs, ces humanistes !
Albert Jacquard : « Ce n’est pas une crise économique, c’est beaucoup plus : la façon de vivre les uns avec les autres est remise en question. »
Au plaisir.
Fab,
Concernant ce blog, tu as raison, j’ai l’impression d’être dans un réfectoire vide à parler à mon assiette de spaghetti…
Les 1000 visiteurs journaliers doivent être du même accabi que Canada Goose…
C’est dommage parceque le sujet d’une démocratie par tirage au sort me semblait intéressant. Mais ça reste un sujet à développer parceque j’ai pas mal d’objections.
Au final, pour voir si ça peut marcher, il faudrait faire une simulation grandeur nature.
Cependant, et tu le sais, le problème ne vient pas vraiment des politiques, mais du système capitaliste mondialisé. Si on veut changer, il faut que la planète change aussi…
Ce n’est certainement pas en défendant chacun nos idées que ça va arriver. Tout le monde croit avoir raison, du petit nazi moustachu au grand dadet qui court après les libellules.
On vie dans une société où on passe de « touche pas à mon pote » à « touche pas à mon portefeuille » selon les humeurs…
Bref, on est tous le con de quelqu’un. Mais si tu fais un « merge » de tous ces états, on est tous cons…
Alors on peut rester dans le virtuel à se taper la causette ou on se lance dans de petits projets concrêts pas trop ambitieux, à l’échelle d’une poignée de personnes, mais en accord avec une vision humaine du monde.
Par quoi on commence ?
Salut Stouf, j’espère ne pas vous avoir vexé avec ma remarque sur les liens hypertextes, mais découvrant le net, le web, Étienne et quelques-uns, dont moi mettions un point d’honneur à ce genre de détail technique, ce qui fait qu’Étienne intervenait à la main pour rajouter à la main les liens hyper textes, ce qui lui prenait du temps. D’où le conseil que je vous ai prodigué pour mettre les liens soi-même. Il a peut être laissé tomber cette exigence.
Ce blog était nettement plus vivant et animé entre 2006 et disons vers 2009. Certaines discussions trop animées avaient finies par tourner à l’aigre et fâchés certains qui sont partis et découragés d’autres. Des nouveaux sont venus et là, il reprend quelque peu son animation, mais, il me semble que le chiffre de 1000 visiteurs n’est pas le chiffre des visiteurs du blog, mais celui de l’ensemble des sites agrégés petit à petit au site original d’Étienne.
Site original pur jus, brut de fonderie !
Site post-original relooké « Tirage au sort »
Site du mouvement contre le régime illégitime européen ( MOCRIES), pour des manifestations en Europe pour promouvoir la séparation des pouvoirs dans l’UE et contre le passage en force des traités invalidés par des référendums en France, en Irlande, aux Pays-Bas … …
Site du forum du plan C : Rédiger une Constitution et propositions politiques …
Le wiki pour synthétiser les résultats de la rédaction de la Constitution du site précédent …
Liens et documents utiles récents dernière mise à jour 4 mai 2010
Il existe aussi un monstre, un document pdf de 766 pages énorme : Liens et documents utiles en totalité depuis 2005
Pensées sur l’Europe et la politique en vrac … …
Il me semble avoir fait le tour, il y a aussi qui lisent, mais ne se sentent pas d’intervenir. Puis ceux qui mettent des liens vers des parties intéressantes des sites précédents, d’où des clics encore en plus !
Des petits malins voyant le compteur ( qui marche depuis pff …, je ne sais pas, mais depuis longtemps, il faudra demander à Étienne ) ont flairé la bonne affaire et inondent de spams, d’où encore des clics supplémentaires.
Tant que nous tirions des plans sur la comète, il n’y avait pas trop de problèmes, c’est justement quand nous nous sommes mis à discuter de projets concrets que nous n’étions plus d’accord !
Don’t worry Giles, je ne suis pas de ceux qui meurent pour des idées.
Ta dernière phrase est intéressante. Je te cite
« Tant que nous tirions des plans sur la comète, il n’y avait pas trop de problèmes, c’est justement quand nous nous sommes mis à discuter de projets concrets que nous n’étions plus d’accord ! ».
Ne crois tu pas qu’il s’agit là d’un argument en faveur des partis politiques et de leurs manque d’ouverture ? Si à une petite échelle, un groupe de personnes ayant les mêmes objectifs n’arrivent pas à s’accorder, qu’est-ce que ça peut donner à l’échelle d’un pays…
La démocratie par tirage au sort part avec un handicap fondamental, c’est qu’elle requiert que tout le monde soit d’accord avec son principe.
Je n’aime pas les politiciens et encore moins la notion de parti, mais cela semble la solution du moindre mal.
Par contre, nos sociétés modernes sont en train de s’auto cannibaliser. C’est vrai au niveau européen, mais ça l’est aussi au niveau national…
Bref, il faut se découpler de la racine du mal, peut-être par une économie locale parallèle…
Voilà, je crois que je vais arrêter là… Je me suis attardé sur ce site parce que la vidéo de Mr Asselineau m’a fait bondir, surtout quand on la présente comme une démonstration remarquable.. Je pense faire une vidéo aussi remarquable où je démontrerai que je suis Michael Jackson.
Mais notre discussion a été sympathique et enrichissante donc merci pour ça…
Stouf le Ouf, Gilles,
Je débarque ici comme une fleur parce que je me suis fait viré de chez Paul Jorion par Julien Alexandre.
Ils masquent volontairement la crise de civilisation ; ils participent donc à ce que nous rations une nouvelle fois cette occasion rare pour l’humanité – unique pour chacun d’entre nous – de sortir de ce chemin misérable que nous avons emprunté, pour aller sur celui de la démocratie.
À tel point ils masquent que je n’ai plus vu des interventions d’Étienne que l’aspect monétaire sur lequel il s’est longuement fritté chez Popaul ! Mais quand je vois qu’il parle de démocratie avec les larmes qui lui montent, qu’il croit que nous pouvons réellement, pratiquement, maintenant, emprunter ce chemin…j’ai l’impression que c’est moi et je reprends espoir.
« La démocratie par tirage au sort part avec un handicap fondamental, c’est qu’elle requiert que tout le monde soit d’accord avec son principe. » : pas d’accord : le tirage au sort n’est pas et ne doit pas être un point de départ, c’est une nécessité de fonctionnement de la démocratie.
Le seul principe avec lequel tout le monde doit être d’accord c’est que chacun peut et doit se réapproprier sa vie, son temps de vie. Après, qu’il y en ait certains qui ne désirent pas s’investir dans la construction de la démocratie et préfèrent se réfugier derrière une activité toute tracée, libre à eux : c’est la démocratie. Mais ils le feront consciemment et surtout il sera enfin permis à ceux qui ne se sentent pas l’âme d’esclave, de suiveur, d’adepte, de soumis, de vivre enfin.
Ce n’est pas l’économie le problème, mais sa tyrannie, qui empêche la démocratie.
Et moi, je suis sûr que c’est le moment, que c’est possible et facilement faisable.
Il suffit d’en parler : haut et clair. Il suffit de franchir les murs d’enceinte de cette tyrannie et d’en parler.
C’est aussi simple que ça, et « en plus », c’est la définition de la démocratie.
Que demande le peuple ?
PS : loin de moi l’idée de mettre le oaï (écoute bien : « Chourmo c’est pas pareil les gars, c’est pire »), je donne juste mon avis : la monnaie est créée ex nihilo, avec comme définition de ex nihilo : le travail qui n’élève pas l’individu – qui ne lui permet pas de s’accomplir – ou qui n’apporte rien à la communauté ou à l’humanité ou à la nature, et dont le seul rôle est de permettre à l’individu de participer à l’occupation commune. Un travail à la con. Inconscient. Fait de manière inconsciente : c’est nécessaire sinon on ne le ferait pas. Et on s’étonne après que cette monnaie créée ex nihilo foute le bordel !???
Oups ! La boulette ! : mettre le oaï c’est là :
http://www.youtube.com/watch?v=gJ2GjYdOACs
Désolé.
Fab,
Il y a Julien Alexandre qui cherche après toi. Il a l’air furax, je sais pas ce que tu lui as fait…
Ouais, c’est encore moi, Stouf… Je m’étais dis que j’arrêterais de me prendre la tête sur ce blog, mais c’est assez addictif ce truc..
.« pas d’accord : le tirage au sort n’est pas et ne doit pas être un point de départ, c’est une nécessité de fonctionnement de la démocratie. »
Ca me semble un peu présomptueux… Pour la simple raison, c’est qu’une véritable démocratie, c’est une société où chaque individu est représenté à part égale.
Le tirage au sort ne fait qu’approcher cet idéal par voie statistique. Ce n’est pas parce que ton voisin et la boulangère du coin ont été tirés au sort que tu sera représenté. Oui, les tendances seront respectées et après… Quoi de neuf sauf qu’on remplace des professionnels de la négociation par des amateurs.
C’est un peu comme si tu organisais des matchs de catch mais que tu tires les belligérants au sort. Je vois déjà Mami gâteau se faire dégommer par l’incroyable Hulk.
Super la représentation…
Le retour à une vrai démocratie, c’est impliquer les citoyens dans la gestion de leur société. Le tirage au sort, j’ai peur que ce ne soit aller un cran trop loin.
« Ce n’est pas l’économie le problème, mais sa tyrannie, qui empêche la démocratie. ».
Moi, je dirais que c’est la société de consommation qui est le corolaire de l’économie actuelle.
Enfin, comme tu peux le remarquer, les projets trop ambitieux sont voués à l’échec. D’où la nécessité d’agir localement sur de petits projets.
Mais ce n’est que mon point de vue.
PS : Ah, ce cher Paul Jorion, qui a fait de la chute du système capitaliste, son fond de commerce… Il va bientôt devoir se recycler…
Stouf le Ouf,
Oui : super la représentation. Que l’un soit tiré au sort ne doit pas signifier que les autres continuent à jouer aux cons. Pour l’organisation, pour la gestion du foyer, il est nécessaire que les tâches soient réparties. Ça ne signifie évidemment pas que cette répartition est figée.
Mais c’est nécessaire. Comme la finance est nécessaire au capitalisme économique. Par contre, la disparition de la finance n’est pas suffisante pour éliminer le capitalisme historique, la soumission volontaire. Ce sont les questions que se posent actuellement les dirigeants : « Peut-on maintenir le capitalisme économique en se défaisant de la finance ? Si non, peut-on maintenir le capitalisme tout-court en se défaisant de la finance ? Si oui, comment ? ».
Vous croyez qu’y dorment ?
Fab,
Tu vois le monde comme si la politique consistait à la réalisation de projets communs. Or, la plus grande partie du temps, ce sont les projets conflictuels qui dominent. C’est pourquoi la plupart des politiciens ont leurs partisans et leurs détracteurs.
Si tu sais envisager une société où il n’a a pas de conflits, ce serait intéressant que tu nous en esquisses les lignes principales. Personnellement, je suis pour la semaine des 16 heures et si c’est possible, je n’hésiterai pas longtemps à opter pour cette solution..
Ce soir je viens de voir nos politiciens (belges) se tomber dans les bras avec un sourire jusqu’aux yeux. Ca faisait plus d’un an qu’ils essayaient de négocier pour avoir un gouvernement. Et là, en deux semaines, ils ont trouvés les solutions magiques où tout le monde est gagnants. Ils ont chiffrés leurs solutions, mis tous ça dans un ordinateur et les chiffres qui en sont sortis ont montré que c’était une solution incroyablement bonne. C’est pas moi qui le dit, c’est Laurette.notre vice première ministre.
Tout va aller bien maintenant…
Stouf,
Pas nécessairement la réalisation de projets commun, mais la satisfaction des besoins communs : c’est la base d’un foyer, d’un vivre-ensemble.
Après ça, chacun fait ce qui lui plaît, seul ou en commun selon sa sensibilité.
Les partis politiques sont des écoles de pensées, des églises : oui, elles ont leurs adeptes. Et oui d’autres écoles ont leurs propres adeptes. Et oui ça les occupe de se mettre sur la gueule. Et oui encore : elles ont du mal à quitter la place, et pour cela il leur est nécessaire d’entretenir les conflits et de durcir leur position. Oui : ce sont des organisations pyramidales, a‑démocratiques. Oui, ça va être dur de s’en débarrasser. Et oui, le risque avec l’internet est de reproduire ce même schéma d’organisation des réflexions : chacun veut créer on école et ne veut ensuite plus en sortir tant il aura consacré de temps et d’énergie à la construction !
Tous les mêmes : ils ne font pas les choses gratuitement, ils attendent la reconnaissance. Mais on n’attend pas la reconnaissance : elle vient, ou pas. C’est un point basique, fondamental : le capitalisme ou pas. Je suis sérieux.
Alors oui, tu as raison si je lis bien entre tes lignes belges : il ne s’agit pas de reproduire le même schéma politique en changeant les acteurs, il faut se débarrasser du schéma lui-même.
Comment ? Que chacun puisse choisir de participer à la construction de la démocratie ou pas : c’est la démocratie. Actuellement ce choix n’existe pas : la politique est devenue une profession, avec études et tout, et l’individu n’a pas le temps de s’investir, son temps étant honteusement, inhumainement, confisqué par le salariat (entre autres). À tel point c’est grave : il n’a plus l’envie, le temps, le temps pour l’envie, de mettre en question la vie qui lui est proposée.
Proposée ?
Bon, on est d’accord alors… Je n’aime pas trop les situations de consensus par ce que ça ne fait pas avancer le Chmilblix.
Gilles, vient un peu mettre ton grain de sel, ou Canada Goose, si tu n’as pas volé vers d’autres blogs…
On est tous formatés, nos connexions neuronales sont renforcées dans ce sens. Changer nécessite un travail sur soi qui me semble utopique si on n’y est pas disposé…
On pourrait rendre obligatoire cette implication sociale dans les écoles. Un cours où chaque enfant devrait prendre position sur une décision politique. Vu que ce sont les parents qui font les devoirs de leurs gosses, on éduquerait aussi les parents. Ce serait une sorte de démocratie participative à l’école, où la notion de devoirs est encore naturelle..
Une autre idée, ce serait de déterminer ce qui est utile et inutile dans cette société. .
Cependant, tu dis que les conflits sont générés par les partis politiques eux-même. Ce n’est que partiellement vrai. La vie en société crée des conflits, c’est la nature humaine qui est comme ça. Si il n’y a pas d’autorité pour trancher, rien ne peut émerger.
Salut, je suis parti en randonnée et puis je suis intervenu dans un débat que j’ai initié depuis longtemps.
Ce message et les suivants … …
Ne peut être partout. 🙂
Cher Etienne
Aprés avoir vu la vidéo d’E&D, j’ai imaginé une stochastocratie pour 100 000 000 d’habitants par tirage au sort stratifiés au dixième. Il y a ainsi 8 strates (autant que de zéros). La première strate (10 000 000) est élue (par le hasard) pour un an, la seconde (1000 000) pour 2 ans, la huitième (le top) pour 8 ans.
Ainsi les citoyens ont huit ans pour apprendre à devenir le top de 100 000 000 d’habitants.
J’y ajoute un principe de sélection naturelle. Chaque élu, avant le tirage au sort, peut être confirmé par referendum. Ainsi les meilleurs sont conservés. Ce système répond à l’objection d’incompétence. Qu’en penses tu ?
Si votre seule bonne idée est l’invention de la démocratie pyramidale de raison 10 , j’espère que vous ne serez jamais au top !
C’est pharaonesque ! que dis je : pyramidal !
En tous cas rien à voir avec la démocratie .
juan,
Vous me l’enlevez de la bouche !
Stouf,
Bien sûr : l’école fait partie du changement.
Déterminer ce qui est utile socialement et individuellement et ce qui ne l’est pas est également fondamental. Pour les détails il suffit d’observer là où le système dysfonctionne.
Pour ma part, d’un point de vue humain, je dis que le salariat est inutile individuellement et socialement. Et que cette inutilité se traduit par les dysfonctionnements que l’on peut observer.
Et je propose une solution qui jusqu’ici n’a pas été mise à mal :
{{Assurer la solidarité et non la financer : 2 jours par semaine.
Quartier libre le reste du temps.
Le bancor et autres interdictions pour ceux qui voudront continuer à jouer à la marchande.
Tirage au sort d’une partie des représentants qui porteront les décisions du groupe, pour ceux qui voudront s’investir dans la construction de la démocratie.}}
La question qui me travaille est : pourquoi ça n’accroche pas ? Je pense comme toi qu’ils y a de grosses barrières individuelles et collectives à franchir, mais que la crise actuelle est un moment propice et rare de secouer ces barrières. Or pour cela il faut en parler. Donc question : pourquoi n’en parle-t-on pas ? De manière audible j’entends. Pourquoi ceux qui sont aujourd’hui écoutés n’en parlent-ils pas ? Est-ce parce qu’ils ne veulent pas s’investir dans un combat qui n’est pas le leur ? Ou parce qu’ils ne sont pas foncièrement démocrates, humains ?
Fab, il suffit de se pencher sur l’actionnariat des principaux médias. Eux, n’y ont pas intérêt.
Sur ce sujet … …
gilles,
Rien à branler (je m’excuse).
Étienne est écouté. Paul Jorion est écouté. Frédéric Lordon est écouté. Arnaud Montebourg est écouté. Éva Joly est écoutée. Albert Jacquard est écouté. Stéphane Hessel est écouté. Le Pape est écouté…
Y sont où les humanistes, les démocrates ? Ils se planquent dans leurs églises ou quoi ? Et ils croient que s’ils n’en sortent pas le monde va venir à eux ?
‘Tain : c’est précisément ça le système, c’est là-dessus qu’il tient. C’est comme ça qu’il tient TF1 et tout le bouzin !!!
Oh !
Fab,
« On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. » (Einstein)
Si un politicien te dis qu’il a une solution pour nous sortir du marasme ambiant, il ment, aux autres ou à lui même !
Pourquoi ne parle-t-on pas des alternatives de modèles sociaux ? Ne crois tu pas que c’est parce que c’est marginalisant de croire en des utopies. Les politiciens vivent dans le monde réel et doivent prendre des décisions réalistes sans tirer de plans sur la comète. Toute rupture brutale avec un système est insécurisante.
Tu dis que l’effondrement du système actuel est l’occasion unique de bâtir un nouveau mode de vie. Ce ne sera pas une occasion, mais une nécessité. Cependant, je trouve que ce serait déjà pas mal de sauvegarder notre semblant de démocratie.
Jette un coup d’œil sur le sujet que gilles a posté sur le forum.
Tu peux y voir que les gouvernements, sous la pression des marchés, sont entrés dans un processus répressif. Les états ne peuvent agir sur les marchés, alors leur seule alternative est d’agir sur leurs citoyens, il en va de leur stabilité. Ainsi n’hésitent-ils pas à culpabiliser le peuple. La chasse au travail au noir devient une priorité naturelle. Ce faisant, on devient tous des criminels potentiels. Ira-t-on jusqu’à la délation ?
D’un autre côté, le mécontentement des citoyens arrive par strates, en fonction du niveau de vie. Ainsi, cohabitent ceux qui jugent impératif de changer de système et ceux qui souhaitent préserver ce qu’ils ont encore. Les manifestations des uns développent une volonté sécuritaire chez les autres.
Le ferment du totalitarisme est là…
Alors si on pouvait déjà le neutraliser, ça me suffirait. Aux générations futures de concevoir un monde où les médecins, les infirmiers, les ingénieurs, les boulangers et les coiffeurs et les agriculteurs ne travaillent que deux jours par semaine…
Stouf,
Je ne comprends pas.
« je trouve que ce serait déjà pas mal de sauvegarder notre semblant de démocratie. » : pourquoi veux-tu que ce qui donne le goût de la démocratie disparaisse ?
J’ai jeté un oeil au « sujet que gilles a posté sur le forum », je l’ai même à plusieurs reprises mis en lien. Et alors ? Je me fous de leur(s) méthode(s), de leur mode de pensée – si on peut appeler ça pensée…c’est juste de la prédation.
« Les manifestations des uns développent une volonté sécuritaire chez les autres.
Le ferment du totalitarisme est là… » : c’est pourquoi l’union fait plus que jamais la force, et que sur chaque sujet, chaque mécontentement, il faut apporter une réponse qui ne soit pas spécialisée (de son école, de son église) mais humaniste. C’est très facile* à faire et fédérateur.
Je sens que nous sommes d’accord : si l’on parvient à neutraliser ce ferment, ce sera l’union des mécontentements : union dans la revendication et union sur une cause commune, nécessairement humaine : pour le coup c’est le ferment de la démocratie.
Donc retour à ma question :
Y sont où les humanistes, les démocrates ? Ils se planquent dans leurs églises ou quoi ? Et ils croient que s’ils n’en sortent pas le monde va venir à eux ?
Fab,
Biensur que nous sommes d’accord, comme on est d’accord avec ce sentiment d’indignation qui se répend peu à peu. Pas assez vite…
Mais toi aussi tu prêches pour ta chapelle avec ton plan de société. Ce n’est pas parceque quelque chose nous parait évident que l’on a forcément raison.
Si on est indigné, il faut le montrer dans la vie de tous les jours. L’indignation doit devenir un mouvement avec une identification claire. Les partis politiques, les entreprises, les religions, ont tous un signe distinctif (une croix, un logo, un slogan, …).
Si l’indignation est un mouvement, elle doit aussi avoir son symbole, qui nous permet d’afficher notre appartenance à un idéal.
Un symbole autour duquel on peut se rassembler, figurant sur chaque site contestataire, dans chaque mail, sur nos vétements, sur les murs… Ainsi passe une idée au monde réel.
Mais ce symbole ne doit symboliser que notre indignation et notre volonté d’un monde plus juste. Aller plus loin serait marginalisant.
Qu’est ce que je fais, je commande déjà les pins ?
Mon dernier commentaire en réponse à Stouf (30)a disparu ! Je l’ai vu, je le vois plus !???
Stouf,
En gros, je disais que je ne prêche pas pour ma chapelle : si vous voyez d’autres idées proposées ailleurs qui vont dans le sens de l’humanisme, je me ferai un plaisir et un devoir d’aller y faire un saut.
Mon indignation : je la montre dans ma vie de tous les jours. Et je la montre sur internet.
Ce que je dis c’est que c’est maintenant, que c’est possible et facile. Qu’il faut pour cela réunir les différentes chapelles. Et que pour ce faire il faut taper sur des causes communes aux différents dysfonctionnements critiqués par ces chapelles.
Fastoche : http://imagine-que-c-est-un-reve.over-blog.com/article-la-rgpp-ou-eduquons-et-ducon-et-demi-85324515.html
Je te laisse le mot de la fin Fab…
Pour ma part, je vais rentrer dans la secte du Krishna Cosmique. J’ai toujours rêvé de me tirer la nouille toute la journée à contempler les nuages.
C’est pour rire, on se comprend…
bonjour,
je me permets de reprendre cette citation d’Einstein que je trouve fondamentale
« on ne résoud pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré »
gardons cela à l’esprit lorsqu’il s’agit d’analyser la véracité d’une équation, en l’occurrence, démocratie=tirage au sort.
On mobilisera Gramsci puis Bourdieu pour l’analyse de la domination comme coopération des dominés à leur propre domination, et les mécanismes de reproduction de cette domination,
on mobilisera Baudrillard pour comprendre les circonstances actuelles et la manifestation la plus visible de cette coopération dans la société de consommation,
on mobilisera Foucauld pour pousser la chose jusque dans les tréfonds de la chair et des comportements par la réponse intériorisée des injonctions de ce qu’il appelle le biopouvoir.
on prendra des exemples, vie et mort d’un citoyen nord coréen, israelien, russe, allemand de 1933 à 1945, allemand de l’est, japonais, sud coréen, français de la zone sud, agent de police, gardien de prison, militaire, DRH, grattes papiers d’une quelconque administration, inquisiteurs et bourreaux du 13ème comme du 21ème siècle, n’importe quel client de magasin,
idée vieille que celle de la « représentation », tirés au sort ou pas, les « représentants » sont la manifestation de l’existence d’une institutionnalisation de la dichotomie entre ceux qui décident et ceux qui exécutent,
Il semble que sur ce blog la confusion règne, j’y lis des plaidoyers pour une démocratie directe, je constate une appétence pour des citoyens tirés au sorts réunis dans une assemblée, et qui décident pour les autres,
j’y lis la volonté de faire participer des citoyens vertueux, de chasser les corrompus, etc;, et que me propose-t-on comme solution ? n’importe qui ! je ne sais si, comme moi, vous cotoyez des citoyens, normaux, lambda, mais moi en tout cas, j’en vois un paquet, et l’humanisme, l’intelligence, l’ouverture d’esprit, la résistance à l’oppression, etc., bref, les gens à qui je pourrais laisser le gouvernail, je les rencontre pas à tous les coins de rue, il y en a beaucoup, mais il y a aussi des tas d’imbéciles, de monstres en potentiel, de bornés, de conditionnés, voire des sadiques, et je ne crois pas que les cons soient minoritaires, sinon, nous aurions un autre régime et un autre gouvernement.
je n’ai rien contre le tirage au sort par principe, je récuse comme idée dangereuse ce qui a été proposé ici, d’abord parce que cela reste très confus quant au modalités et surtout parce que cela entend s’appliquer à ce moment-là, dans cette société-là, avec de tels écarts de savoir, d’intérêts et de capacités de compréhension de l’autre.
vous pourriez aller prêcher ailleurs, chez les indiens yanomamis ou les papous, votre discours aurait un sens,
ici, il nous faut considérer que tirer au sort au niveau national, ne serait-ce qu’une assemblée constituante, reviendrait à placer une majorité de gens médiocres, avides de parvenir, soucieux de s’afficher avec les biens que la pub leur donne comme signes d’opulence, narcissiques, individualistes, ignorant mais (on est en france) n’ayant pas l’humilité de s’instruire, etc., etc ;
on ne fera pas devenir citoyens les esclaves de la société de consommation, du capitalisme, du patriarcat, de l’autoritarisme administratif, par le miracle du tirage au sort, et l’humanisme n’est pas de croire stupidement qu’un homme en vaut un autre, il y a des Hitler et des Mandela, il y a des crétins gentils, des intelligents méchants et vice-versa,
l’important est de savoir considérer que le potentiel de chacun est plus ou moins le même à la naissance, avec des qualités et des excellences particulières à développer, qu’il faut trouver une organisation sociale avec une égalité de droits et surtout avec une possibilité égale de faire valoir ces qualités, sans qu’elles soient hiérarchisées les unes par rapport aux autres,
voilà entre autres les questions préalables à soulever,
maintenant, plutôt que d’affirmer sans nuance tirage au sort=démocratie, posons_nous la vraie question du pouvoir, comment résoudre notre problème du rapport au pouvoir,et quelles sont les actions à mener pour être les acteur et les détenteur de notre propre pouvoir, indivuduel, inscrit dans un collectif, en cherchant à s’abstraire de la domination d’un ordre que nous ne voulons plus accepter, comment se soustraire aux injonctions extérieures à notre volonté, comment agir en concertation dans une répartition des pouvoirs, diluée, contrebalancée, saine, dans de ptites actions, les petites entreprises comme les grandes…et ce ne sont pas les occasions ni les idées qui manquent, simplement si vous proposez de coordonner la lutte pour la démocratie réelle, soit, directe, avec du tirage au sort, vous serez balayés par ceux-là mêmes que vous vouliez voir au pouvoir…
Souf,
T’es drôle : le mot de la fin ! Si t’en as toujours rêvé, pourquoi que tu l’as pas fait ? Hein ? Ah !
Fais gaffe : c’est pas le prochain coup qu’ça s’passe.
Santé-bonheur : à la vôtre !
IMPÔT ET SALARIAT À LA RENVERSE.
À la nôtre !
Je reprends le message de sitouaillain car je trouve qu’il est rudement intéressant. Il décrit clairement les obstacles de ce tirage au sort auquel je ne saurais, comme vous Étienne, souscrire aussi farouchement. Il y a des pré-requis me semble-t-il à son usage, et le commentaire sus-cité, les expose brillamment. En l’état actuel de déliquescence, il me semblerait tout à fait suicidaire en effet de tirer au sort nos futurs représentants. Je crois davantage pour ma part à un contrôle drastique des dits-représentants, leur demander des comptes sur tous leurs agissements ou leurs non-agissements. En faire de réels responsables, qu’ils aient à répondre de ce qu’ils font ou de ce qu’ils ne font pas, et qu’il y ait des sanctions à la clef pour tout manquement à leur charge. Et surtout que cette représentation ne soit pas couronnée de trop d’avantages, de revenus démesurés, qu’elle reste au plus près de ceux des hommes qu’ils sont censés représenter, ce serait déjà un bon début je trouve !
Catherine,
Bonjour.
Y’a danger effectivement. À noter que la connerie se retrouve dans tous les milieux, et qu’il est difficile de définir une moyenne.
On est con quand on manque de temps pour faire ce que l’on veut.
On est esclave de sa connerie quand on ne se pose pas la question.
Le tirage au sort de certains pour présenter la parole de tous à d’autres est une nécessité de fonctionnement. Mais ça ne permet pas de mettre en œuvre. Pour le moment en tout cas ce n’est pas suffisant : nous n’arrivons pas à nous saisir de notre liberté. (http://imagine-que-c-est-un-reve.over-blog.com/article-mille-colombes-christophe-aleveque-85475269.html)
Catherine,
Une affaire qui a eu lieu en Belgique :
http://www.sudpresse.be/actualite/faits_divers/2010–10-20/assassinat-au-parachute-suffisamment-de-preuves-indirectes-pour-le-jury-818494.shtml
Pas de preuves directes mais :
« Les jurés ont en outre insisté sur le fait que l’accusée avait la connaissance, le temps et un mobile pour commettre cet acte. ».
Depuis, quand je rentre à la maison, je me fais systématiquement engueuler par ma compagne parce qu’elle estime j’aime bien boire un verre avec les copains et que j’ai le temps de le faire… donc coupable…
Est-ce qu’on doit faire un jury pour contrôler les jury ?
C’est tout simplement terrible ce que je lis dans cet article que vous nous soumettez Stouf, et en même temps terriblement symptomatique de ce que nous vivons tous les jours dans tous les compartiments de notre vie. C’est l’ère du soupçon qui sévit partout et on dirait que lorsqu’on tient quelqu’un comme à ce procès, il paie pour tous les sévices et toutes les souffrances qui sont tues et digérées en silence. C’est l’hallali en quelque sorte, en une vengeance sordide qui dit bien de l’impossibilité de remettre aux mains d’un jury tiré au sort le sort d’une personne…
Pourquoi ne pas constituer un nouvel état ?
On arrête de payer nos impots à celui-ci et on en monte un autre.
En quelques dizaines d’années, on peut avoir quelque chose.
Bob,
On arrête de payer l’impôt !
On aura quelque chose de suite : la démocratie, soit : une fois les tâches ménagères accomplies – la solidarité satisfaite – on continue comme avant !
De quoi avez-vous peur ? Ou de qui ?
À mon avis de vous-mêmes. Parce que le projet ne peut être qu’alléchant : la liberté. Et ça il n’y a que la parole, le dialogue, qui puisse nous faire réaliser quelle proportion d’autres trouvent ce projet également alléchant. Quelle proportion de la société est également freinée par la peur.
Parce qu’une fois qu’on sait que l’on partage les mêmes craintes on est mieux armé pour les affronter.
C’est le principe fondateur de la société : tous répondent aux peurs de chacun, l’union fait la force.
Aie, Catherine,…
L’exemple que j’ai donné est un cas exceptionnel de dérive des jurys populaires. On ne peut pas valider ou invalider un système sur des cas particuliers.
C’est tout le problème de la manipulation…
Le seul moyen de préserver nos démocratie sera de développer notre esprit critique. Ne jamais accepter une théorie sans avoir chercher de l’invalider et vice-versa.
C’est quelque chose qui manque cruellement sur ce site, comme dans la vie de tous les jours.
Etienne, n’oubliez pas de répondre aux questions en suspens sur le sujet « comprendre la dette publique en quelques minutes »… Qu’on soit sur de tout comprendre…
« Le seul moyen de préserver nos démocratie sera de développer notre esprit critique. Ne jamais accepter une théorie sans avoir chercher de l’invalider et vice-versa. »
L’avoir dit c’est bien ‚le faire c’est mieux ; l’esprit critique ne tombe pas du ciel : il faut prendre le temps sur un sujet de s’informer et en faire le tour .
Et quand bien même un tel et un tel est en capacité de produire ce travail , quelle importance si le peuple ‚au sens de l’ensemble des citoyens n’est pas en mesure d’y accéder ?
La possibilité réelle , concrète , pratique, de faire le tour sérieux et critique des sujets demande le création d’un outil public permettant ce travail et sa médiatisation ;les blogs isolés comme celui ci malgré leur intérêt tournent en rond par non reliés à un outil de recherche ‚lui même relié à l’institution politique décisionelle.
Les débats auquels ont assiste sont de faux débats où chacun joue sa partition partisanne ‚sans qu’on puisse réellement se faire une idée fondée , surtout si comme 90% des gens on est pris par la vie courante et peu disponible pour consacrer du temps à la réflexion.
Oui vraiment l’abus de pouvoir se fonde sur la méconaissance et la manipulation ; c’est la réflexion et le savoir qui sont au coeur de la démocratie ; le tirage au sort certainement utile comme un élément possible d’organisation pour contrer certaines dérives ne remplace pas ce coeur démocratique ; c’est bien cela la revendication majeure : mieux organiser la réflexion et le débat sur les sujets de société , relier ces travaux aux décisions ; par ex référendums quand cela est fondé.
Comme l’école publique , le débat publique devrait être obligatoire.
Un travail d’information censé incomber aux journalistes…
Di Girolamo,
Bonjour. Vaste sujet que j’ai eu maintes fois l’occasion d’aborder (seul !) avec PJ&Co !
L’important c’est effectivement que nous – vous, moi et tant d’autres – y croyons mais que nous ne nous entendons pas (certains allant même jusqu’à faire exprès que nous ne nous entendions pas.). Le temps apparaît fortement dans votre commentaire, c’est important pour moi aussi, c’est un point de vue que je défends : il faut du temps pour se faire une idée. C’est un travail. C’est le travail.
Important aussi est de dire (ça y est : je me souviens* ! ‘Tain c’est vrai qu’il faut du temps pour se faire une idée…)haut et clair ce qu’on pense du point de vue de l’autre, où on le place par rapport au sien et en rapport avec la société, etc. De manière à ce qu’un porte-parole (celui qui a la possibilité d’être écouté) puisse porter toutes nos nuances aux autres (à ceux qui observent depuis d’autres points de vue encore) afin qu’ils puissent eux-mêmes se faire une idée (pour cela il faut du temps 🙂 ).
Bref : c’est la démocratie en marche, avec porte-parole au début c’est normal : il n’y a pas encore de quoi faire un tirage au sort !
et suite (déjà…). Que rapportez-vous de votre campagne dans les communes ?
Au plaisir,
Fab
@ Fab
« Que rapportez-vous de votre campagne dans les communes ? »
Un procès au tribunal administratif que j’ai saisis pour exclusion du Pays de l’Ardèche Verte ( six communautés de communes)
Merci pour avoir ressorti ces liens chez Jorion que j’avais oublié
Di Girolamo,
Félicitations.
« Oublie les injures, n’oublie jamais les bienfaits. » (Fucius)
Di Girolamo, excuse-moi j’ai oublié ton prénom mais je n’ai pas oublié ta démarche qui me plaît décidément de plus en plus car elle est au coeur de la vie. Elle parle du vécu, et le vécu lui ne raconte pas de racontars, il dit plus et mieux que n’importe quel discours, que n’importe quelle idée.
L’esprit critique ne saurait en effet tomber du ciel, c’est que ça se construit ce bidule-là.
Puisqu’il se veut critique ce dit-esprit, il ne saurait savoir où il faut aller, pardi, car s’il le savait par avance cela voudrait dire qu’il suit la doxa, et alors cela voudrait dire qu’il n’aurait plus rien de critique ce soi-disant esprit critique, il serait conforme, ou anti-conforme par esprit de réaction, mais chacun sait que penser contre c’est encore penser selon, alors ce serait toujours tourner en rond autour de lui, mais d’esprit critique, nenni !
C’est que l’esprit critique vogue dans d’autres sphères, il coiffe, englobe, dépasse, transcende la contradiction pour offrir une liaison qui permet parfois de comprendre un peu mieux ce qui se trame en arrière-plan c’est à dire dans la chaîne du tissage social.
Alors moi, j’ai trouvé un truc, c’est l’accumulation de tous les brics et brocs que je sens, que je vois, que je touche, que je goûte, que je croise, etc, tous ces trucs-là, je les mets dans un coin de ma tête, dans une douce attention flottante, et un jour, au décours, de j’ne sais quoi, un fait, un mot, un événement, c’est comme si grâce à tous les éléments que j’ai conservé en moi, se dessinait grâce à un quelque chose qui passe ou qui se passe, je sentais, je devinais les connexions organisatrices de l’écheveau que j’ai sous les yeux.
Cela veut dire alors que ce n’est pas moi qui pense, je me fais penser par tous ce que j’ai engrangé et qui entre en résonance avec un fait, un truc que je n’ai pas prévu et qui me fait dire grâce au background, ah ben, oui, sapristi, c’est ça !
Catherine,
Je ne voulais pas vous vexer. Sans doute avez vous raison. C’est juste que parfois, et ce n’est que mon avis, il est sain de se forcer à se poser des questions, même quand on a le sentiment d’être convaincu. Et quand arrive le moment où on se sait plus répondre à une de ces questions, il est temps d’en chercher la cause. Dans l’entreprise, bon nombre de projets connaissent des problèmes parce que l’évidence n’en était pas une… Là, c’est mon expérience qui parle…
Le doute me constitue, les affirmations me font peur car elles enferment dans des prisons mentales. En revanche, dire non au poison quand on a constaté qu’il tuait, là, c’est autre chose !
Quand on répond trop vite à une question, je me demande parfois qui répond ?
Est-ce nous ou se fait-on penser par des apprentissages que l’on croit nôtres
Question !
J’ai oublié de vous rassurer Stouf, je ne suis pas vexée, je me demande bien d’ailleurs ce qui a pu vous faire croire cela. Il ne s’agit pas d’une question de personne n’est-ce-pas, mais seulement d’une question d’idées, alors tout est permis, tout doit être dit au contraire, absolument tout, au risque de tarir la source cognitive, bonne soirée à vous !
C’est parti !
Je reprends CE que dit Di Girolamo car c’est essentiel selon moi :
« c’est la réflexion et le savoir qui sont au coeur de la démocratie »
100% d’accord avec toi bien sûr, mais cette réflexion et ce savoir ne nécessitent pas forcément de s’enfermer dans un bunker pour ingurgiter toutes les informations qui sont déversées de ci de là.
Non, bien au contraire, si l’on veut, c’est très simple mais tellement simple que personne ne veut y croire.
En fait, pour savoir ou plus exactement ça-voir, il faut voir ça justement, ce qu’on a sous les yeux et le lire avec le moins d’a priori possible, mais voir surtout ce que ça donne au final ce qu’on voit justement ce ça, qu’est-ce qu’il porte comme fruit ?
Est-ce que ce sont des fruits de lumière ou des fruits de ténèbres ?
Cela veut donc dire qu’il faut qu’il y ait une ré-flexion, dans le vrai sens du terme, c’est à dire une flexion, un mouvement vers l’intérieur de soi pour lire le livre du vécu que l’on a sous les yeux.
Et pour cela, point n’est besoin d’avoir moult titres, je dirais même que les titres encombrent plus qu’ils ne libèrent.
Il faut en revanche une attention soutenue, une attention non filtrante qui accueille toutes les infos d’où qu’elles viennent et puis ensuite on observe et on se laisse exprimer par ce qu’on voit, ce n’est pas nous alors qui parlons on se fait parler par ce que l’on constate et souvent c’est beaucoup plus pertinent que ce que l’on répète de nos apprentissages qui ont été construits par une socio-culture qui n’aspire qu’à son maintien ;
Hola !
Je sais pas vous mais moi de mon côté j’essaie de faire du bruit. Il me manque juste des relations (dans quel monde vit-on !?) !
Une question Caleb : si ça marche, vous vous sentez de continuer ? Parce que chuis épuisé, moi… c’est horriblement fatiguant d’être intelligent… (Merci à pitikevin73)
Merde ! J’ai zuté : « Une question Étienne »…
@ Catherine
Toutes les méthodes, tous les regards et même tous les titres sont bons à prendre à condition qu’ils fassent société :
C’est bien la diversité des personnes et des opinions qui fait société (la bunkerisation n’est pas conseillée) :
http://lebondosage.over-blog.fr/article-le-suicide-fran-ais-85936465-comments.html#anchorComment
Di Girolamo,
« C’est bien la diversité des personnes et des opinions qui fait société (la bunkerisation n’est pas conseillée) » : Sûr ! C’est la base, le renversement.
Bien d’accord avec toi Di Girolamo, c’est ce que je voulais dire et que j’ai mal dit, tout est bon en soi, en effet, c’est le dosage qui importe, sans la diversité point de vie !
@Catherine : « dire non au poison quand on a constaté qu’il tuait »…
« tous les élus sont pourris » ?
cette phrase appelle un doute méthodique :
Si oui, alors Étienne Chouard a raison de ne pas s’embarrasser avec des « détails de l’histoire »…Mais si non, alors, Étienne ne sert la soupe qu’à la barbarie la pire, j’espère bien non intentionnellement, mais faire du sentiment personnel ici relèverait de la collaboration la plus lâche !
Les élus au banc des accusés, oui, mais la « rigueur intellectuelle », et l’esprit même des « lois » exigeraient un procès équitable : conclusion : non, tous les élus ne sont pas pourris, et il revient au peuple de savoir utiliser le potentiel démocratique de l’élection pour envoyer aux pouvoirs les élus qui ne sont pas pourris : séparez le bon grain de l’ivraie, si vous ne voulez pas alimenter les chiennes des têtes rasées hongroises et autres, qui reviennent au pas de l’oie en jouant du violon appelé « tirage au sort et référendum populiste » !
Cette histoire d’Étienne qui amalgame « tous les élus » démolit toute son argumentation , laquelle comporte pourtant des trésors depuis longtemps utilisés par des séducteurs populistes se présentant comme « plus communiste que moi t’es fusillé »…
Les élus de la GUE ne sont pas pourris, ils sont utiles à la résistance populaire contre la dictature de l’oligarchie capitaliste … exemple, face à l’hostilité des autorités de Bruxelles contre « los indignados » :
Communiqué de presse du groupe parlementaire GUE/NGL 6 octobre 2011 « Solidarité avec les Indignados » Le groupe parlementaire de la Gauche Européenne/Gauche Verte Nordique GUE/NGL a lancé une initiative pour exprimer sa solidarité avec le mouvement des « indignés » – un collectif de gens de partout en Europe, qui arriveront à Bruxelles à partir du 8 octobre 2011. Dans trois lettres officielles adressées au Bourgmestre de la Commune de Koekelberg, au Président ministre de la Région Bruxelles-Capitale et au Freddy Thielemans, Bourgmestre de la Commune Bruxelles, les députés demandent d’offrir aux « indignés » d’hospitalité et de montrer une ouverture d’esprit digne de la capitale de l’Union européenne. Les lettres ont été signées par la suite par de nombreux députés européens des groupes des Verts et des Socialistes. Le mouvement des “Indignados” va organiser des réunions et des manifestations publiques à Bruxelles pour discuter des défis actuels, autant sociaux que politiques de l’Europe ; et pour faire entendre la voix des citoyens dans les institutions de l’Union européenne. Les organisateurs attendent des milliers de personnes.
Press contacts GUE/NGL
L’élu est un citoyen élu . L’élection ne confère aucune valeur en plus ou en moins à la personne.Mais c’est un fait avéré que le pouvoir a une tendance naturelle à devenir abus de pouvoir et plan de carrière ; c’est un fait avéré que les groupes humains , les associations , les partis politiques ‚avec le temps finissent par se fermer sur eux mêmes et défendre leurs propres intérêts.
L’organisation de la vie politique qui par nature concerne tous les citoyens doit prévoir ces dérives , du moins si le but recherché est bien la démocratie.
Croire que ces problèmes peuvent se résoudre parce qu’effectivement tous les élus ne sont pas pourris , c’est mal poser la question et apporter donc une mauvaise réponse.
Les propositions cherchant à apporter des solutions structurelles , dans l’organisation même de la démocratie sont les seules intéressantes ;c’est la raison de l’intérêt qu’on peut porter à celle du tirage au sort ; même si comme moi on pense qu’il ne faut pas s’en tenir à ce seul élément.
Le constat est que l’organisation actuelle de la vie politique fait qu’effectivement et au delà d’un regard sur les personnes elles mêmes , les élus sont « pourris » par nature.
Cela ne serait pas trop gênant si le monde tournait rond ; mais au vu des problèmes c’est de l’inconscience pure de laisser perdurer ces habitudes et pratiques politiques.
@ « jelejure :
Ben voyons… : tous ceux qui dénoncent l’escroquerie parlementaire sont des « fascistes », qui « servent la soupe à la pire barbarie », via des « séducteurs populistes »…
C’est cela, oui, continuez à nous prendre pour des imbéciles.
Cette protestation indignée est sans doute signée par… un parlementaire ?
L’exemple du communiqué de presse des élus GUE/NGL se prétendant « solidaires avec les Indignés » est accablant : les citoyens sont priés de se contenter d’un insipide blabla sans la moindre portée contraignante, et de ne pas tenir rigueur aux élus pour toutes les régressions antisociales (bien réelles et bien contraignantes, elles) que rend possible depuis quarante ans l’Union européenne (imposée par VIOL par les mêmes élus). Les élus font prendre aux électeurs des vessies pour des lanternes. Trop trahi, j’en ai marre d’être représenté, représentation qui m’infantilise : je veux la démocratie, la vraie. Je ne veux plus être réduit à un électeur-enfant ; j’aspire à être reconnu comme un citoyen-adulte. Et sur ma route, en travers de ma route, je trouve… des élus. Des élus qui tiennent mordicus à rester mes maîtres et tout décider à ma place.
J’en ai marre des élus : ni dieu, ni maître.
Donc oui, Alain, je résiste à cette intimidation parlementaire que je trouve profondément ANTIDÉMOCRATIQUE.
Et ça ne fait pas de moi un fasciste : il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles, il ne suffit pas d’injurier les gens — à fronts renversés, en plus ! — pour produire une démonstration.
Ceux qui dénoncent comme « fascistes » tous les donneurs d’alerte radicaux (les vrais donneurs d’alerte, quoi) sont même fortement suspects de défendre… les vrais fascistes (toujours présents, apparemment, contrôlant la force publique pour pérenniser leurs grands privilèges).
On dirait une cour de récré où volent les points Godwin :
— « Fasciste ! »
— « Toi-même ! « .…
Étienne.
jelejure,
Bonjour. J’ai une grande expérience dans le doute méthodique. Vous mentez et vous le savez.
Di Girolamo,
+1
Le tirage au sort est la manière incontournable de porter le message d’un groupe aux autres : le porte-parole est un messager.
http://imagine-que-c-est-un-reve.over-blog.com/article-geopolitique-et-analyse-86135617.html
http://imagine-que-c-est-un-reve.over-blog.com/article-reponse-a-paul-jorion-86101609.html
http://imagine-que-c-est-un-reve.over-blog.com/article-on-vous-prend-au-mot-c-est-une-forme-de-respect-de-politesse-et-accessoirement-le-socle-de-la-de-86081063.html
Si quelqu’un veut être messager qu’il se fasse connaître, qu’il s’appelle Pierre, Paul ou Étienne 🙂 : il en faut au moins un pour qu’il y ait tirage, la démocratie ça se construit, c’est un chemin, il faut l’accepter pour s’y engager.
Étienne,
+1
Populisme, je vois à peu près ce que c’est ? Quel est le nom de celui qui estime ne pas faire partie du peuple ? Le populisme est défini comme un « Discours politique favorable aux classes défavorisées, et souvent hostile aux élites », comment dit-on pour un discours politique portant la voie du peuple ? La démocratie non Monsieur jelejure ?
Oh Étienne tient le bien :
http://imagine-que-c-est-un-reve.over-blog.com/article-09–10-11–15-15–11-avaaz-got-the-feeling-86192684.html
Salut les génies !
Jelejure, je réponds à votre « interpellation » avec retard excusez-moi, mais sans jurer de rien pour ma part !
Il me semble bien que vous nous enfermez dans un piège, celui de l’alternative illusoire.
C’est à dire le piège d’une structure qui consiste à imposer un choix illusoire puisqu’aucune solution n’est acceptable dans les faits.
Ce chiasme fait croire, convainc abusivement qu’il faut se ranger dans une case ou dans une autre, et bien, non, moi, je crois qu’il en existe d’autres d’alternatives et pas de celles que vous nous proposez.
Quand le moule est bosselé, de travers parce qu’il est tombé ou parce que vous l’avez boxé un jour de grand énervement, et bien, ma foi, vous aurez beau y mettre tout votre coeur et ceci et cela, ce qui en sortira de ce moule accidenté, ce sera toujours un contenu ayant la forme du contenant, c’est à dire bosselé, accidenté, de travers et tout le toutim !
catherine,
Je suis entièrement d’accord.
« François : approche ta main. Serre tes doigts. Pan ! »
Monsieur jelejure*, les choses ne se présentent pas de manière binaire, dans un raisonnement selon lequel les élus de la GUE seraient soient 100 % utiles ou bien 100 % inutiles. L’utilité des élus de la GUE est très relative dans un soi-disant parlement qui est censé représenté des peuples divers habitant un sous-continent de l’Eurasie et doté de très faibles pouvoirs.
Vous qui ne jurez que par les élus, vous devriez insistez sur ce point capital, cette entité que certains osent appeler, sans aucune crainte du ridicule, Parlement Européen, cette entité est chapeautée par une Commission non-élue.
Cette entité est infestée par les lobbies et les marchands du temple, de nombreux membres en sont corrompus, alors l’utilité des membres de la GUE est celle très faible d’agneaux au milieu de loups.
Quant à parler d’Union Européenne Alternative ! Parlons-en !
Monsieur jelejure*, vous avez devant les yeux les résultats d’un certain type d’unionisme, d’un certain type de fédéralisme : la servitude des grecs, les soit-disantes règles d’or, la soumission aux marchés financiers, la régression du niveau de démocratie partout dans ce que les oligarques appellent la « construction ». Pas la peine que je détaille, vous le savez autant que moi.
Vous me dites : « Oui, mais mon unionisme européen, mon fédéralisme européen ne sera pas pareil, il s’agit d’Union Européenne Alternative ! » J’entends bien et d’ailleurs c’est ce que j’ai prôné pendant des années et des années, mais j’ai changé d’avis.
Pourquoi être partisan de l’autonomie, de la souveraineté du peuple et non de la fédération de plusieurs peuples ?
La mécanique de la régression du niveau de démocratie imposé par le fédéralisme est facile à comprendre :
— 1 — Elle tient à la dilution de l’influence des électorats nationaux dus à l’éloignement du centre des décisions. C’est déjà dur pour un français éloigné de Paris de manifester devant l’Assemblée Nationale qui est encore responsable, même si cela est un peu biaisé, alors vous pouvez imaginer pour un estonien ou un grec aller à Bruxelles manifester devant votre nouvel exécutif européen alternatif ! La mécanique de la régression sera identique avec votre nouveau système fédéral alternatif puisqu’il introduira le renforcement croissant de l’autonomie de l’exécutif fédéral européen du à l’éloignement de l’électeur.
— 2 — Les politiques centralisées ont toutes les chances de moins bien refléter les préférences des électeurs dans un ensemble plus vaste, et nécessairement plus hétérogène. Il s’en suit que le passage à une politique fédérale au niveau du sous-continent ne peut qu’affaiblir la satisfaction démocratique des électorats nationaux puisque ceux-ci ont des préférences spécifiques.
— 3 — La centralisation, qui correspond en l’occurrence à un accroissement de la dimension de la société politique détermine un gain considérable de pouvoir et de ressources pour la classe politique et administrative dans son ensemble, ainsi que pour les groupes de pression ou lobbies.
Votre nouveau système fédéral ou unioniste sera éloigné des électeurs et toujours proche des lobbies. Vous allez me dire que ce n’est pas ce que vous voulez, que votre nouveau système fédéral ne tiendra pas compte des lobbies. Mais ces lobbies assiégeront impitoyablement votre nouveau système justement parce qu’il est centralisé.
Pourquoi ?
On sait que les réglementations sont assimilables à des impôts accompagnés de subventions. Elles imposent en effet des coûts supplémentaires à certains catégories d’acteurs et apportent des avantages ou transferts à d’autres catégories. Ainsi par exemple, une politique de soutien des prix agricoles ( au-dessus des prix courants du marché ) détermine un prélèvement sur les revenus des consommateurs de ces produits, qui permet de subventionner les producteurs.
Or le passage de réglementations qui affectent une nation de 50, 60 millions d’habitants à des réglementations qui en affectent 500 millions change évidemment le « budget implicite » correspondants à ces quasi-impôts et transferts de revenus. Une mesure qui représenterait un montant d’impôt et un transfert de revenu de 5 euros déterminerait dans votre nouveau système européen, un impôt et un transfert de revenu de 5 x ( 500⁄60 ) euros = 41,6 euros soit 8,33 fois plus.
Le pouvoir de votre nouvel exécutif fédéral européen qui décidera de ces opérations sera multiplié d’un facteur d’environ 8 si on le compare à l’ancien pouvoir national d’une nation de 60 millions d’habitants. Ceci puisqu’il pourra affecter ces mêmes montants à des clientèles beaucoup plus vastes. L’attractivité des carrières dans votre nouvel exécutif sera augmentée d’autant.
Quel rapport avec les lobbies me direz-vous ? Déjà les personnes qui seront attirées par la direction de votre nouvel ensemble européen alternatif auront plus comme motivation le prestige de régner sur beaucoup d’habitants que le simple dévouement que l’on pourrait attendre. Le caractère « alternatif » de votre « construction » en sera déjà lourdement affecté.
Mais ce n’est pas tout, la centralisation bénéficiera aux divers lobbies. Au lieu d’avoir à négocier avec 15, 25 ou 27 autorités nationales indépendantes les unes des autres, les lobbies pourront gagner du temps et se concentrer sur une seule autorité pour avoir accès à un marché unifié de 500 millions de consommateurs. L’importance accrue des bénéfices correspondants à attendre de la réglementation commune accroîtra, comme dans le centralisme actuel, la force de corruption et l’assiduité effrénée des lobbies.
En première approximation, le coût du lobbying en europe centralisée est divisé par 27 du fait de la réglementation centralisée par rapport à la réglementation nationale, tandis que les avantages eux sont multipliés par 27.
En résumé votre nouveau système alternatif fédéral européen ne pourra pas être défendu pour le maintien des principes démocratiques que vous défendez ( à cause de l’éloignement des citoyens ) contre des lobbies qui seront eux plus puissants. Votre nouveau système fédéral alternatif européen renforcera l’autonomie des exécutifs, nous éloignera des pratiques démocratiques effectives en vidant le débat public de sa substance.
En conclusion :
On ne change pas un système en gardant le mode de pensée qui l’a engendré. Albert Einstein.
gilles,
Contre l’éloignement il y a internet. Par contre, comment envisagez-vous qu’un « estonien ou un grec », ou un français, puisse se tenir informé de ce qui se passe ne serait-ce qu’autour de chez lui s’il n’en a pas le temps ?
Comment pensez-vous que la démocratie puisse se construire sans les individus ?
INDIGNONS-NOUS :
http://imagine-que-c-est-un-reve.over-blog.com/article-indignons-nous-86525202.html
Comme Étienne Chouard le dit, la Démocratie, ça n’a jamais été de voter pour un représentant à qui nous donnons notre pouvoir de décider (nous choisissons notre maître) mais le tirage au sort.…
Donc d’où vient cette idée de vote ?
De Rome, de l’Empire romain, cet empire avec ses oligarques qui a apporté autant de développements aux peuples (ce qu’on entend partout depuis 30 ans)… et qui au détour pratiquait l’esclavage…
D’où vient la démocratie réelle ?
d’Athènes, de la Grèce…un autre modèle pour l’Europe, Pour les pays d’Europe, Pour le monde…
Maintenant, vous savez pourquoi la Grèce devait tomber, maintenant vous savez pourquoi la Grèce devait absolument échouer en premier, maintenant vous savez pourquoi la république athénienne doit absolument disparaître.… Voilà pourquoi la faillite de la Grèce est programmée
le 25 02 2012
Bonsoir
Suite à vos propos concernant le tirage au sort comme moyen de désignation des responsable politiques ainsi que sur les banques.
Tout d’abord, je me permets de faire une observation sur la forme. Quant j’écoute un locuteur ex cathedra, j’ai du mal à supporter qu’il me balance comme argumentation ses bibles dans le désordre : Alain, Planton, Onfray, Robespierre etc… Car je me fiche de connaître les idées que Étienne Chouard prête à ces gens-là, mais ce qui m’intéresse, c’est ce que pense Étienne Chouard et si la thèse qu’il défend est cohérente.
Sur le fond, j’ai entendu dans vos propos quelques lieux communs sortis d’une critique traditionnelle de la Société capitaliste, mainte fois ressassée tellement évidente qu’elle n’a que quelques contradicteurs téméraires, même les fascistes, ont récupéré cette analyse du capitalisme, sur laquelle ils sont entièrement d’accord (exploitation, pauvreté, confiscation du pouvoir politique, plouto… oligar… etc…
Néanmoins, j’ai relevé quelques quelques différences de point de vue avec moi, notamment sur la démocratie athénienne qui ne me semble pas avoir été la panacée des démocraties, loin s’en faut.
Schématiquement, la soi-disant démocratie Athénienne antique, système esclavagiste et ségrégationniste, était une oligarchie réservée à une minorité de citoyens instruits et fortunés d’où était exclus la majorité (citoyens pauvres, femmes, métèques, esclave, etc.). Personnellement, il me semble que les citoyens pauvres occupés par nécessité à rechercher de maigres moyens d’existence, sans faculté de transport et communication, peut-être dans des provinces éloignées, devaient avoir beaucoup de mal à prendre part aux débats politiques de l’agora. On sait comment a fini la fameuse démocratie athénienne.
Ensuite, en ce qui concerne le tirage au sort des jurés en France, ils ne sont pas tirés au sort directement dans notre système judiciaire, mais tirés au sort sur des sélections restreintes faites par les partis politiques et organisations dites représentatives, notamment les conseils municipaux manipulées par les parti politiques.
En conséquence, je ne crois pas que le tirage au sort soit le remède miracle. Le summum de désignation aléatoire est l’élection mérovingienne pavoisante qui abouti au système du roi fainéant et du Maire du Palais. En effet notre juré tiré au sort sur désignation des partis politiques, directement ou indirectement, bien que notable, ne connaît rien au droit le plus souvent et est complètement manipulé par des juristes professionnels. Une multitude d’incompétents se ruent vers les sinécures, le tirage au sort serait leur pain béni.
Je n’ai relevé dans votre exposé vantant la panacée démocratique révolutionnaire qu’un pauvre placébo à graves effets secondaires pour guérir les masses exploitées par les excès du capitalisme et les protéger contre l’inévitable et terrible contre-révolution.
Il est à signaler que vous avez bien exposé le phénomène du leurre étouffe-démocratie qui consiste à débattre sur des questions secondaires pour éviter d’aborder l’essentiel. Néanmoins, je ne pense pas comme vous que le racisme et la xénophobie soient des questions politiques secondaires.
Le système capitaliste actuel des pays occidentaux est une système anarchique où les pouvoirs sont éclatés en une multitude de factions où une ligne d’intérêt de classe se situe entre une majorité sans guère de pouvoir qui s’agite dans un bocal (partis de gauche, syndicats, indignés, front de gauche, trots, sociaux démo PC etc etc..) et une minorité de colossalement riches (par nature égoïstes et sans scrupules comme les pauvres), qui détient des masses énormes de richesses seules sources de véritable pouvoir dans le système.
En fait, actuellement, le pouvoir politique dans les pseudos-démocraties occidentales appartient à ceux qui financent les candidats aux parodies d’élection. En conséquence, l’expropriation des milliardaires est une des conditions nécessaires mais non suffisantes pour accéder à une véritable démocratie.
Il semble que rien ne pourra éviter des affrontements violents inéluctables dans un avenir plus ou moins proche, car rien ne semble être proposé de cohérent pour retarder éviter l’affrontement entre les vrais démocrates et les élites financières.
Pour l’Europe, rien n’est possible sans des institutions fédérales communes : outre la monnaie, fisc, droit privé, droit public, diplomatie, armée, Justice, Police etc.. Rien n’est possible sans un rattrapage du niveau de vie entre les pays européens. Les nationalistes qui hurlent comme des loups à l’abandon des souverainetés nationales, Marine le Pen en tête, ne sont que des chacals auxquels on doit une demi douzaine de guerres européenne meurtrières dont les 3 dernières en sont l’apothéose. Ils ne pensent qu’a repaître des plus faibles, moribonds.
Il est indécent de demander au peuple Grec de faire les frais d’un déséquilibre institutionnel européen qui permet à leurs privilégiés d’échapper à l’impôt et d’enfoncer leur balance des paiements à leur profit et au profit des privilégiés des grandes puissances.Dans ces conditions les aides européennes ne font qu’arrondir la fortune des banquiers, des armateurs, des industriels, des potentats, des pontifs politiques et religieux non seulement grecs mais aussi ceux des autres pays européens.
Pour l’Europe, rien n’est possible sans une refonte totale d’un droit des sociétés par actions périmé, qui préside à l’exploitation de la multitude par une minorité de privilégiés. Un partage du capital avec les salariés. Un contrôle et un redressement des comptes trafiqués des grosses sociétés et la limitation des rémunération des dirigeants.
Pour les déséquilibres sociaux, rien n’est possible sans l’interdiction du financement des partis et des actes politiques par des personnes morales ou physiques ; sans l’extermination radicale des paradis fiscaux, l’interdiction de la spéculation de type trading sur les actions, les marchandises, les monnaies et l’immobilier, contrôle des lobbies, l’éradication manu militari des cartels de la drogue, des casinos et des arnaques de toutes sortes. En France, sans raconter qu’on peut rien faire tout seul, « annexer Monaco pour montrer l’exemple serait un jeu d’enfant pour un pouvoir politique qui en aurait la volonté » ; les autres paradis fiscaux auraient tellement la trouille qu’ils trembleraient assis sur leur détestable et mythique secret bancaire levier de l’évasion fiscale et par l’exemple, le sort des Saint-Marins, Vaticans, Andorres, iles anglo-normande et consorts caïmans coquins seraient sur en voie d’extinction.
Rien n’est possible sans renverser la mode des délocalisations favorisée par des règles monétaires injustes. Les délocalisations juteuses pour les profits sont source de désordre pour l’économie et de malheur pour les populations abandonnées.
Qu’on ne vienne pas dire qu’il était plus facile pour les occidentaux d’aller déstabiliser tout le Moyen Orient pour garder la main sur le pétrole avec un déploiement de forces extraordinaires que de régler le compte des cartels colombiens ainsi que celui de leurs propres mafias locales.
Au sujet des banques :
Les mensonges des uns entretiennent l’ignorance des autres,
La crise a montré la fragilité des banques, la liste des faillites et des semi-failllites est trop longue : de Merrill Lynch a IndyMac en passant par Lehman Brothers, sans parler des bilans foireux de la Société générale et du Crédit Agricole.
C’est un contre-sens de penser que les banques détiennent le pouvoir dans la société capitaliste,
Qui finances en grande partie les campagnes électorales des soi-disant démocrates ? Ce sont des personnes physiques soit directement soit par abus de biens sociaux, qui assurent un retour sur investissement par collusion avec le pouvoir politique. Ces personnes physiques sont les grandes fortunes RPR Robert Bourachot milliardaire, Bouygue milliardaire, Agon, Betancourt miliardaires etc etc… PS Berger milliardaires etc.. etc.. de gauche à droite le pouvoir électoral est entre les mains des Bill Gates, Oprah Winfrey, Warren Buffett, Eli and Edythe Broad, Ted Turner, David Rockefeller, Chuck Feeney, Michael Bloomberg, George Soros, Julian Robertson, John and Tashia Morgridge, Pete Peterson et consort, partout la démocratie, c’est le système copains du Fouquet’s pour tout le monde, le Pen, Mélanchon, tout le monde, sinon impossible d’être élu.
On devrait savoir que le pouvoir politique dans les pseudo-démocratie occidentales appartient à l’élite financière nantie, mondialisée qui cumule tous les pouvoirs politiques. Les banques ne sont qu’un concept vide de sens !
Désigner comme bouc émissaires des personnes morales comme les banques est une supercherie où une ignorance monumentale, car les personnes morales ne sont dans le système que des boîtes vides, des baudruches remplies ou vidées au gré des financiers qui les manipulent.
Un cadeau fait à une banque est un cadeau fait aux dirigeants et aux principaux actionnaires de la banque payable en jetons de présence, en espèces détournées, en salaires, en rémunérations pharaoniques, parachutes dorés, actions etc… Le Haro sur les banques pourrait-il être en fin de compte un étouffe-démocratie pour dépenser les forces sur un faux adversaire ?
En conclusion, j’ai une opinion défavorable jusqu’ici concernant votre action car j’ai perçu trop de divergences avec mes positions politiques et je n’ai pas perçu qu’elles étaient exactement les vôtres. Néanmoins, nous sommes d’accord sur un point important, c’est sur le fait que, en France, il est impossible honnêtement d’appeler notre système politique démocratie.
Je suis attentivement vos propositions pour rétablir une véritable démocratie, j’espère pouvoir changer d’avis.
cordialement
Daniel Toublanc
philosophe, expert en économie
Avant tout merci à Étienne Chouard
pour ce site offrant un travail remarquable, généreux, de clarification des éléments essentiels de droit et d’économie
cet essentiel soigneusement masqué par le déferlement médiatique orchestré par le pouvoir.
Les médias c’est un spectacle
divertissant, chaotique, ou les détails, les écrans de fumée, l’affrontement politique, sportif, les talk-show saignants, la concurrence, l’audimat sont mis en scène, parce qu’emblématique de l’individualisme.
Cet individualisme mis en avant qui permettrait à un Bouygues d’accéder au pouvoir médiatique,cela revient à dire que Napoléon ou César n’auraient pas eu besoin de leurs armées.
En réalité, c’est l’esprit d’entreprise, une organisation collective rigoureuse, c’est cela qui rend possible l’accès au pouvoir. Le contrôle de l’information est le premier de tous les pouvoirs, télés, radios, groupes puissants, organisés, hiérarchisés, machines de guerre appliquant la même règle : se taire sur l’essentiel, le fric, faire le contraire de ce que l’on met en scène — organisation romaine, militaire masquée sous l’individualisme — et noyer le public sous des détails, leur « offrir » du divertissement permis par le pillage des recettes fiscales.
L’essentiel c’est aussi cela :
Le pouvoir a le monopole de la création de l’argent et du contrôle de sa circulation.
La dérégulation est un leurre.
Denis Robert a parfaitement expliqué que le fric passait par des tuyaux parfaitement identifiés, et contrôlés, il ne peut en être autrement sauf à permettre à n’importe qui de créer de l’argent.
Si donc l’argent aboutit dans les paradis fiscaux, c’est par la régulation, la volonté le contrôle unique du pouvoir.
Lorsque les ultras riches, peu importe que ce soit des personnes morales ou non, des banques ou non, ne paient pas ou peu d’impôts , ce qui assèche les recettes fiscales des États , c’est grâce à cette organisation et ce contrôle total de la circulation de l’argent.
L’état se donc tire sciemment une balle dans le pied pour paraître archaïque, mauvais gestionnaire,
et devoir pour se renflouer vendre une partie de sa puissance au privé, dont chacun sait que la mise en coupe réglée du salariat est la règle.
On peut aussi observer que cette mise en coupe réglée, cette concurrence généralisée oblige le salariat à se défatiguer, à rire, à se désintéresser de la citoyenneté, trop compliquée, pas le temps, et rend addict au divertissement que la télé lui fournit en apparence gratuitement. Cette télé aux mains de ceux qui décident de tout et de la concurrence.
Bon dimanche.
Merci Daniel, pour ce message intéressant.
Je ne sais pas quelles sont vos sources pour voir à Athènes une oligarchie dont les pauvres seraient exclus, mais connaissez-vous les travaux de Hansen ?
Je suis d’accord avec la plupart des diagnostics et prescriptions que vous formulez, et je ne vois aucune contradiction avec les miennes quand vous soulignez que, derrière les « personnes morales », se cachent des personnes bien physiques, véritables gredins, dangereux pour le corps social.
Pour l’instant, il me semble que la plupart de vos reproches reposent sur de simples malentendus.
On verra, si vous regardez une autre conférence : je vous conseille celle de Marseille, peut-être.
Au plaisir de vous lire.
Étienne.
Voici un site démontrant que Jean Robin est un imposteur
http://leclownjeanrobin.blogspot.fr