ASSELINEAU : IL NE FAUT PAS AVOIR PEUR DE QUITTER L’EURO

18/08/2011 | 38 commentaires

Encore une CONFÉRENCE REMARQUABLE,
ADMIRABLEMENT PÉDAGOGIQUE ET COMPLÈTE,
de Fran­çois Asselineau.

J’es­père qu’une retrans­crip­tion en sera publiée.

Tra­vail à faire connaître lar­ge­ment, entre nous, pour contrer le silence des « jour­na­listes professionnels ».

(LES PARTIES 3 ET 4 SONT PARTICULIÈREMENT REMARQUABLES.)

https://​dai​.ly/​x​h​u​q90
Faut-il avoir peur de sor­tir de l’eu­ro ? 1 par UPR-TV

https://​dai​.ly/​x​h​v​6vk
Faut-il avoir peur de sor­tir de l’eu­ro ? 2 par UPR-TV

https://​dai​.ly/​x​h​v​i36
Faut-il avoir peur de sor­tir de l’eu­ro ? 3 par UPR-TV

https://​dai​.ly/​x​h​v​uec
Faut-il avoir peur de sor­tir de l’eu­ro ? 4 par UPR-TV

Pour m'aider et m'encourager à continuer, il est désormais possible de faire un don.
Un grand merci aux donatrices et donateurs : par ce geste, vous permettez à de beaux projets de voir le jour, pour notre cause commune.
Étienne

Catégorie(s) de l'article :

38 Commentaires

  1. Étienne

    Un RÉSUMÉ en TEXTE de la confé­rence magis­trale (« Les 10 rai­sons urgentes de sor­tir de l’UE », trois heures),
    confé­rence de réfé­rence à laquelle Fran­çois fait allu­sion au-début de celle-ci (« Il ne faut pas avoir peur de sor­tir de l’eu­ro »), est paru ici :

    http://​occi​dere​.files​.word​press​.com/​2​0​1​1​/​0​8​/​1​0​-​r​a​i​s​o​n​s​-​d​e​-​s​o​r​t​i​r​-​d​e​-​l​u​n​i​o​n​-​e​u​r​o​p​c​3​a​9​e​n​n​e​-​p​a​r​-​f​r​a​n​c​3​a​7​o​i​s​-​a​s​s​e​l​i​n​e​a​u​1​.​pdf

    Faites pas­ser.

    Étienne.

    Réponse
  2. stouf le ouf

    C’est mar­rant… Tout le sys­tème capi­ta­liste est en train de se cas­ser la binette et on parle de la sor­tie de l’eu­ro comme le remède à tous nos maux. La France doit mon­trer l’exemple en sor­tant de l’eu­ro… Vous man­quez pas d’air…

    Ce n’est pas en sor­tant de l’eu­ro que vous échap­pe­rez aux spé­cu­la­teurs. Arrê­tez de don­ner des argu­ments aux par­tis nationalistes.

    Le pro­blème est bien plus grave. Le sys­tème capi­ta­liste a atteint sont point de rup­ture. Redon­ner le pou­voir de battre sa propre mon­naie ne résout rien. En Amé­rique, la planche à billets tourne à plein ren­de­ment (près de 1800 mil­liards de dol­lars en 2010 et autant cette année…) et pour­tant l’é­co­no­mie ne reprend pas.

    Le repli natio­na­liste n’est pas une solu­tion. L’argent ne doit plus faire de l’argent au détri­ment des tra­vailleurs (qui consti­tuent la grande majo­ri­té de la popu­la­tion) et ce de quelque natio­na­li­té qu’ils soient. Il s’a­git de vous, de moi…

    Le comble du pathé­tique, c’est de voir les grandes for­tunes fran­çaises qui pro­posent de mettre la main au por­te­feuille… à condi­tion que tout le monde en fasse autant… Les mesures d’aus­té­ri­tés sont là pour ras­su­rer les mar­chés et en même temps pour pré­ser­ver le capi­tal… que nous, pauvres qui­dams, n’a­vons pas…

    En pas­sant, je vous conseille de lire ce très bon livre de Paul Jorion, « Le capi­ta­lisme à l’a­go­nie ». Pas sur qu’a­près, vous accep­tiez encore de vous ser­rer la ceinture.

    Réponse
  3. gilles

    Tu dis et je suis d’ac­cord avec toi : « L’argent ne doit plus faire de l’argent au détri­ment des tra­vailleurs (qui consti­tuent la grande majo­ri­té de la popu­la­tion) et ce de quelque natio­na­li­té qu’ils soient. »

    C’est très dif­fi­cile pour­tant à réa­li­ser, à cause de l’ac­crois­se­ment de la pro­duc­ti­vi­té de l’in­dus­trie ; voir ce pas­sage de « Salaires, prix et pro­fits » de Karl Marx :

    Avec le déve­lop­pe­ment de la force pro­duc­tive du tra­vail, l’ac­cu­mu­la­tion du capi­tal s’ac­cé­lère beau­coup, même en dépit d’un taux de salaire rela­ti­ve­ment éle­vé. On en pour­rait conclure, comme Adam Smith, du vivant duquel l’in­dus­trie moderne n’é­tait encore qu’à ses débuts, que l’ac­cu­mu­la­tion accé­lé­rée du capi­tal doit néces­sai­re­ment faire pen­cher la balance en faveur de l’ou­vrier en créant une demande crois­sante de tra­vail. Pour cette même rai­son, un grand nombre d’é­cri­vains contem­po­rains se sont éton­nés que les salaires n’aient pas aug­men­té davan­tage, alors que le capi­tal anglais s’est accru dans ces vingt der­nières années beau­coup plus rapi­de­ment que la popu­la­tion anglaise. Mais, paral­lè­le­ment à l’ac­cu­mu­la­tion conti­nuelle du capi­tal, il s’o­père une modi­fi­ca­tion crois­sante dans la com­po­si­tion du capi­tal. La por­tion du capi­tal total, qui consiste en capi­tal fixe, machines, matières pre­mières, moyens de pro­duc­tion de toutes les sortes pos­sibles, s’ac­croît plus rapi­de­ment com­pa­ra­ti­ve­ment à l’autre por­tion du capi­tal qui est employée en salaires, c’est-à-dire à l’a­chat du tra­vail. Cette loi fut éta­blie sous une forme plus où moins exacte par Bar­ton, Ricar­do, Sis­mon­di, le pro­fes­seur Richard Jones, le pro­fes­seur Ram­say, Cher­bu­liez et plu­sieurs autres.

    Si le rap­port entre ces deux élé­ments du capi­tal était à l’o­ri­gine 1 contre 1, il devient au cours du pro­grès de l’in­dus­trie 5 contre 1, etc. Si sur un capi­tal total de 600, on en inves­tit 300 en ins­tru­ments, matières pre­mières, etc., et 300 en salaires, il n’y aura qu’à dou­bler le capi­tal total pour créer une demande de 600 ouvriers au lieu de 300. Mais si, sur un capi­tal de 600, 500 sont inves­tis en machines, maté­riaux, etc., et 100 seule­ment en salaires, il fau­dra por­ter le même capi­tal de 600 à 3 600 pour créer une demande de 600 ouvriers au lieu de 300. Dans le déve­lop­pe­ment de l’in­dus­trie, la demande de tra­vail ne marche donc pas de pair avec l’ac­cu­mu­la­tion du capi­tal. Elle s’ac­croî­tra sans doute, mais dans un rap­port constam­ment décrois­sant rela­ti­ve­ment à l’aug­men­ta­tion du capital.

    Ces quelques indi­ca­tions suf­fi­ront à mon­trer que le déve­lop­pe­ment même de l’in­dus­trie moderne doit néces­sai­re­ment faire pen­cher tou­jours davan­tage la balance en faveur du capi­ta­liste contre l’ouvrier…

    Les tra­vailleurs ont inté­rêt que le rap­port de forces de leurs luttes avec les capi­ta­listes ait un débou­ché poli­tique qui tra­duise, même de façon impar­faite, ce rap­port de forces. Les tra­vailleurs étant plus nom­breux que les capi­ta­listes, c’est dans l’a­rène la plus démo­cra­tique que ce rap­port de forces sera retrans­crit le plus favo­ra­ble­ment aux tra­vailleurs. Les tra­vailleurs n’ont pas du tout inté­rêt à s’ins­crire dans un espace poli­tique où plu­sieurs peuples peuvent être mis en concurrence.

    Sor­tir de l’eu­ro, et suivre l’a­dage : « Un peuple, une mon­naie, une démo­cra­tie. », c’est per­mettre aux peuples, aux tra­vailleurs concer­nés de net­te­ment mieux influen­cer poli­ti­que­ment à leur niveau les poli­tiques éco­no­miques. Ceci par rap­port à un niveau supra-popu­laire, hors de por­tée de toute sanc­tion. C’est pou­voir remettre à nou­veau en vigueur les avances sans inté­rêts de la Banque cen­trale du peuple concer­né à son Tré­sor Public et non être obli­gé d’en pas­ser les banques pri­vées, les agences de nota­tion et les mar­chés pour finan­cer le bud­get de l’É­tat et donc les ser­vices publics dont le peuple a besoin.

    Réponse
  4. stouf le ouf

    Marx… Je ne suis pas sur qu’il était fami­lier avec les CDS, LBO, et tous ces pro­duits finan­ciers qui se sont décou­plés de l’é­co­no­mie réelle en fai­sant pas­ser l’é­co­no­mie mon­diale pour un immense casi­no où les règles sont truquées.

    Pour­quoi une banque cen­trale devrait prê­ter à une banque pri­vée ? A la base, parce que les banques pri­vées sont cen­sées elles-mêmes inves­tir dans l’in­dus­trie. Indi­rec­te­ment, via les sys­tèmes de taxa­tion et d’im­pôts, l’é­tat pou­vait espé­rer récu­pé­rer sa mise, voir plus… (Enfin, c’est la déduc­tion que j’en fait). Le pro­blème, depuis la crise inter ban­caire, c’est que cet argent n’est que par­tiel­le­ment réin­ves­ti dans l’é­co­no­mie réelle. Spé­cu­la­tion quand tu nous tiens. De plus, la finan­cia­ri­sa­tion des entre­prises les ont ren­dues extrê­me­ment vul­né­rables. La finance mon­diale est deve­nue très com­plexe et donc aus­si très instable. Une situa­tion, qui, à terme la condui­ra à son effondrement.

    Alors, qu’est-ce qu’on fait après ?
    On se tape sur la tronche comme en 40 ?
    Les peuples sont par­fois enclin au délire col­lec­tif. Heil.

    Tu dis « Les tra­vailleurs n’ont pas du tout inté­rêt à s’ins­crire dans un espace poli­tique où plu­sieurs peuples peuvent être mis en concur­rence. ». Tu espères vivre en autar­cie ? A par­tir où tu fais une dis­tinc­tion entre les peuples, tu les mets auto­ma­ti­que­ment en concurrence.

    En fait, j’en suis seule­ment au stade où je me pose des ques­tions, donc il faut prendre ma réponse avec des pincettes 🙂

    Mais c’est bien de débattre.

    Réponse
  5. gilles

    Salut stouf le ouf, on m’é­crit ceci sur un autre forum :

    « Mais quand donc se mani­fes­te­ra une véri­table soli­da­ri­té inter­na­tio­nale des exploi­tés ? Le capi­ta­lisme est mon­dia­li­sé. La défense des exploi­tés, quand elle existe, demeure pitoya­ble­ment enfer­mée dans les cadres nationaux. »

    Je réponds :

    C’est une ques­tion d’im­pli­ca­tion et de grands nombres. Sans aller rai­son­ner sur le Monde entier, pre­nons-en déjà une zone dont l’ex­ten­sion très signi­fi­ca­tive pour ser­vir de base de rai­son­ne­ment. Pre­nons un exemple, met­tons qu’il y ait 500 000 entre­prises signi­fi­ca­tives en Union Euro­péenne, une conven­tion ou une réunion extra­or­di­naire de déci­sion de grands patrons, style Busi­nes­sEu­rope, peut faci­le­ment faire de 500 à 1000 patrons concer­nés soit un effet d’en­traî­ne­ment de 1 à 2 % des patrons de la zone.

    En ce qui concerne les sala­riés de l’UE, puisque 80 % gros­so-modo de la popu­la­tion ( envi­ron 500 000 000 ) est, a été ou sera sala­riée, soit 400 000 000 per­sonnes, si l’on ne prend que ceux qui sont pré­sen­te­ment sala­riés, soit le taux d’ac­ti­vi­té 2009 en UE mul­ti­plié par 400 000 000 per­sonnes, 64,6 % * 400 000 000 = 258 400 000 per­sonnes salariées.

    Pour un même effet d’en­traî­ne­ment et de mobi­li­sa­tion que la réunion patro­nale la réunion sala­riale devrait concer­ner 1 à 2 % des per­sonnes actuel­le­ment sala­riés dans l’UE, soit entre 2 584 000 et 5 168 000 personnes !

    Le nombre est trop éle­vé pour qu’une réunion extra­or­di­naire de déci­sion directe de sala­riés puisse avoir lieu.

    Par exemple si il se tient une réunion de 500 repré­sen­tants de sala­riés de l’UE par rap­port au 258 400 000 per­sonnes sala­riées de l’UE, cela veut dire une pro­por­tion et une mobi­li­sa­tion d’en­vi­ron 2 repré­sen­tants pour 10 000 salariés.

    En fait cette réunion, n’est même pas une réunion de repré­sen­tants de sala­riés, mais seule­ment de repré­sen­tants de repré­sen­tants de sala­riés ! En fait des gens qui voient plus sou­vent les patrons pour négo­cier que des simples sala­riés de base !

    Dans la confron­ta­tion sala­riés-patrons, le para­mètre « éten­due ter­ri­to­riale » ne peut mathé­ma­ti­que­ment pas pro­fi­ter aux sala­riés, c’est une des rai­sons pour­quoi les patrons poussent tant à la mon­dia­li­sa­tion et que les sala­riés ins­tinc­ti­ve­ment y répugnent avec raison.

    Réponse
  6. gilles

    Je viens de véri­fier mes cal­culs, j’ai fait une erreur, c’est encore pire :

    Une réunion de 500 délé­gués de sala­riés pour l’UE, c’est une pro­por­tion et une mobi­li­sa­tion d’environ 2 repré­sen­tants pour 1000 000 salariés.

    En fait cette réunion, n’est même pas une réunion de repré­sen­tants de repré­sen­tants de sala­riés, mais seule­ment de repré­sen­tants de repré­sen­tants de repré­sen­tants de salariés !

    Réponse
  7. stouf le ouf

    Je com­prends ton argu­ment, Gilles, même si je n’aime pas me perdre dans la numé­ro­lo­gie krazukiste.

    En terme de nombres (chiffres), 2 c’est déjà trop… Dans mon petit pays qui jouxte le tien, on a plus de gou­ver­ne­ment (légi­time) depuis plus d’un an… Pour­quoi un tel blo­cage main­te­nant ? Parce que l’argent vient à man­quer, à la fois dans les caisses du gou­ver­ne­ment, mais aus­si dans les poches du citoyen.
    Si on garde le sys­tème tel quel, le seul moyen est bien évi­dem­ment de se déles­ter des éco­no­mi­que­ment faibles (Flandre sans Wal­lo­nie) et com­mence alors les dis­cours natio­na­listes. Cette dicho­to­mie pour­rait se pour­suivre en déstruc­tu­rant com­plè­te­ment le tis­su social. Et donc je me répète, le repli natio­na­liste n’est pas une solu­tion. D’ailleurs, il n’y a pas de solu­tion dans le sys­tème actuel.

    Quant à la repré­sen­ta­tion du peuple, que pen­ser du fait que tous nos par­le­men­taires (belges) ont accep­té l’in­gé­rence huma­ni­taire en Libye. En pas­sant, on parle déjà de recons­truire la Libye et com­ment les alliés vont se par­ta­ger le gâteau…

    Je pense qu’il faut oublier les mar­xistes, es com­mu­nistes et les capi­ta­listes. Tous ces sys­tèmes on fait leur temps.
    Il faut trou­ver d’autres pistes… Inter­net est le nou­vel outil des révo­lu­tions, même intel­lec­tuelles car il per­met à la masse de s’or­ga­ni­ser. J’en veux pour preuve ce site et les mil­liers d’autres qui fleu­rissent sur la toile.

    Réponse
  8. stouf

    Pour en reve­nir à cette confé­rence « admi­ra­ble­ment remar­quable et complète »…

    Le pro­blème prin­ci­pal de la sor­tie de l’eu­ro est l’aug­men­ta­tion radi­cale de la dette publique qui s’en sui­vra. Je vous rap­pelle que la crise de la zone euro est, en sur­face, une crise de la dette et que les créan­ciers ne n’ont pas for­cé­ment un com­por­te­ment rationnel.

    Avant la crise inter ban­caire, le défi, presque per­du d’a­vance, était de résoudre le pro­blème des pen­sions. Quelle éco­no­mie doit-on attendre d’un pays dont plus d’un quart de la popu­la­tion sera cen­sée vivre de ses allo­ca­tions de pen­sion ? Ce pro­blème est pas­sé en second plan et pour­tant il est une par­tie impor­tante de l’é­qua­tion qui déter­mi­ne­ra notre avenir.

    Dans la vidéo, on exa­mine la réus­site de la Suède qui se trouve hors zone euro. On veut éga­le­ment nous faire croire que la France pour­rait connaitre la même réus­site si elle sor­tait de l’euro.

    Par contre, pour l’Al­le­magne qui connait éga­le­ment une bonne réus­site éco­no­mique et qui fait par­tie de la zone euro, on nous dit qu’il ne faut pas com­pa­rer des pommes et des poires…

    La véri­té est que chaque pays a ses spé­ci­fi­ci­tés et son his­to­rique en matière de poli­tique éco­no­mique. Agi­ter la carotte de la Suède, ça res­semble fort à de la démagogie.

    Enfin, la déva­lua­tion de la mon­naie fran­çaise qui sui­vra la sor­tie de l’eu­ro, entrai­ne­ra une meilleure com­pé­ti­ti­vi­té des entre­prises et relan­ce­ra l’é­co­no­mie… Ce serait vrai si les autres pays euro­péens gar­daient l’eu­ro. Hors la sor­tie de la France entrai­ne­ra immé­dia­te­ment un écla­te­ment de la zone euro. Tous les pays euro­péens ver­ront leur mon­naie déva­luée (à part l’Al­le­magne). Le quel de ces pays sera le plus compétitif ?

    Réponse
  9. gilles

    Vous êtes trop foca­li­sé sur les échéances et les dif­fi­cul­tés à court terme qui sont en plus contour­nables. Jacques Sapir, Fré­dé­ric Lor­don, Jean-Jacques Rosa et d’autres éco­no­mistes ont décrits en détail ces méca­nismes de contour­ne­ment. Je vous ren­voie à leurs ouvrages ou articles récents pour cela, n’é­tant pas moi-même un éco­no­miste, mais un simple par­ti­cu­lier. Chaque pays qui comme vous le dites a ses spé­ci­fi­ci­tés et son his­to­rique en matière de poli­tique éco­no­mique et une poli­tique adap­tée spé­ci­fi­que­ment à sa situa­tion lui est plus pro­fi­table à moyen et long terme qu’une poli­tique cen­tra­liste euro­péenne qui ne peut que répondre à la moyenne des situa­tions. Par exemple, il y a des pays où la poli­tique appro­priée serait de déva­luer la mon­naie, dans d’autres il fau­drait lut­ter en prio­ri­té contre l’in­fla­tion et dans d’autres relan­cer l’ac­ti­vi­té, avec une zone unique, une seule poli­tique est impo­sée qui ne convient bien à per­sonne. Un écla­te­ment de l’eu­ro per­met­tant à cha­cun de mener la poli­tique auto­nome la plus adap­tée sera une poli­tique gagnant-gagnant pour tout le monde.

    il n’est pas du tout garan­ti que la sor­tie de l’eu­ro cor­res­pon­drait à une déva­lua­tion forte du nou­veau franc. Il est aus­si faux de par­ler sys­té­ma­ti­que­ment de dum­ping moné­taire en cas d’au­to­no­mie moné­taire puisque pour les pays concer­nés qui ne sont pas dans une union moné­taire, et ils sont nom­breux sur la pla­nète, les buts des poli­tiques quelles soient bud­gé­taires, sala­riales, de concur­rence et des prix, de com­merce exté­rieur sont celles qui sont prises en compte pour don­ner une cible pour le taux de change. Taux de change qui n’est qu’une variable par­mi ces poli­tiques et non une obses­sion pour un dum­ping moné­taire per­ma­nent qui de toute façon serait stu­pide puis­qu’il rend par exemple le coût des pro­duits impor­tés plus cher et qui ne ras­sure pas les indus­triels qui veulent inves­tir dans le pays car les pro­fits se feront dans une mon­naie dévaluée.

    Quant à l’Al­le­magne, elle a com­pris avant les autres que puisque les leviers des poli­tiques moné­taires, bud­gé­taires, de concur­rence et de prix lui étaient reti­rés et étant désor­mais fixés par les trai­tés de la soit-disante « construc­tion » euro­péenne, il ne res­tait plus que les leviers de la poli­tique sala­riale et des délo­ca­li­sa­tions. Elle a alors enta­mé une vigou­reuse poli­tique de défla­tion sala­riale ( soit chô­mage ou accep­ta­tion des jobs à 1 € de l’heure, plan Harz IV de réduc­tion des avan­tages des sala­riés) et délo­ca­li­sa­tion de la sous-trai­tance dans les anciens pays du bloc sovié­tique, le mon­tage final étant encore réa­li­sé en Alle­magne. Ce qui explique la réus­site éco­no­mique, plus pour les entre­prises que pour les sala­riés, de cette dernière.

    Réponse
  10. stouf

    Salut Gilles,

    Là ça devient inté­res­sant… Je vais essayer de véri­fier tes infos.

    Concer­nant la délo­ca­li­sa­tion de la pro­duc­tion ou de la sous trai­tance, ce n’est pas quelque chose qui est spé­ci­fique à l’Al­le­magne. Je le vie dans mon tra­vail, mais aus­si chez moi… quand des obs­cures phone-cen­ters loca­li­sés au magh­reb m’ap­pellent sur mon télé­phone fixe…
    La libre cir­cu­la­tion des biens, et donc la délo­ca­li­sa­tion, ont été une des mesures qui ont per­mis aux entre­prises (côtées en bourse) de résis­ter un temps à la pres­sion des mar­chés qui exigent des ren­de­ments de l’ordre de 15% alors que la crois­sance est bien infé­rieure. Enfin, c’est ce que je pense avoir com­pris… A véri­fier donc…

    Réponse
  11. stouf le ouf

    Bon, c’est mon der­nier com­men­taire puis j’arrête mon délire…

    J’ai un peu regar­der les argu­ments pour et contre la sor­tie de l’eu­ro. Un fait curieux, de prime abord, c’est que les argu­ments des pour sont aus­si convain­cants que ceux des contre…

    Je pense que c’est du au fait que ce pro­blème est deve­nu indé­ci­dable. Le sys­tème est deve­nu tel­le­ment com­plexe qu’il est impré­vi­sible. C’est une des pro­prié­tés des sys­tèmes chao­tiques où il n’existe plus de règle prédominante.

    Oui, je sais bien, je reviens avec cette thèse que le capi­ta­lisme est cli­ni­que­ment mort… Mais au cas où se serait le cas, le monde s’or­ga­ni­se­ra d’une manière nou­velle. Per­son­nel­le­ment, je pré­fè­re­rais qu’il se cris­tal­lise autour des valeurs humaines. Peut importe le sys­tème qui en résul­te­ra, tant que le res­pect de cha­cun reste fer­me­ment ins­crit dans ses bases.

    Quand je parle de valeurs humaines, je n’en­tends pas celles qui consiste à sub­sti­tuer les vic­times d’un dic­ta­teur san­gui­naire à celles des dom­mages col­la­té­raux d’une guerre « humanitaire »…

    Allez, j’ar­rête parce que j’en ai marre de me prendre le choux. Sur­tout que je viens d’ap­prendre sur un site d’in­for­ma­tion que Benoit de secret sto­ry 5, vient de se faire élar­gir le pénis.…

    La der­nière infor­ma­tion qui a fait bouillon­ner les sites belges d’in­for­ma­tion est une vidéo sur la bourg­mestre d’A­lost, une petite ville proche de Bruxelles :

    http://​www​.dhnet​.be/​i​n​f​o​s​/​f​a​i​t​s​-​d​i​v​e​r​s​/​a​r​t​i​c​l​e​/​3​6​5​9​1​6​/​u​n​e​-​v​i​d​e​o​-​d​-​i​l​s​e​-​u​y​t​t​e​r​s​p​r​o​t​-​b​o​u​r​g​m​e​s​t​r​e​-​d​-​a​l​o​s​t​-​s​-​e​n​v​o​y​a​n​t​-​e​n​-​l​-​a​i​r​-​f​a​i​t​-​s​c​a​n​d​a​l​e​.​h​tml

    Réponse
  12. sitouaillain

    il est dit plus haut que la crise que nous vivons est une crise de la dette avant tout,

    je n’en suis pas si sûr, je la vois plu­tôt comme une crise au départ fac­tice, qui devient bien réelle en fai­sant appa­raître une crise de « gouvernance »,

    fac­tice parce qu’il s’a­git avant tout de très légers doutes de la part d’ac­teurs pre­nant des posi­tions sur des mar­chés quant à la capa­ci­té de cer­tains états à rem­bour­ser tout ou par­tie de leurs dettes,

    crise de « gou­ver­nance » car à par­tir du moment ou les­dits acteurs, notoires cocaï­no­manes fonc­tion­nant par mimé­tisme et anti­ci­pa­tion des actions des autres (« esprits ani­maux » de keynes), se sont embal­lés dans leurs trip, et que les banques, sen­tant l’o­deur de l’or ont vu là une occa­sion de pra­ti­quer des taux très lucratifs,

    il eut été très simple de mettre fin à tout cela, il suf­fi­sait que les États d’Eu­rope se mettent d’ac­cord pour que la banque cen­trale euro­péenne change de mis­sion… Visi­ble­ment le consen­sus règne quand il s’a­git de pré­ser­ver les avoirs des clients des pro­fes­sion­nels de la spé­cu­la­tion, et d’ap­pli­quer le pro­gramme néo­li­bé­ral en criant à la crise et à la néces­si­té de l’austérité…

    bref, le pro­blème qui se pose me semble moins rele­ver d’une solu­tion type « sor­tie de l’eu­ro » que d’une véri­table démo­cra­tie européenne,

    autre­ment dit que notre mon­naie soit euro­péenne ou fran­çaise, on passe à côté de l’es­sen­tiel lors­qu’on fait l’é­co­no­mie de la ques­tion de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire et de la forme de créa­tion moné­taire qu’elle implique,

    je pré­fè­re­rais donc, au regard de la situa­tion actuelle, qu’on reste avec l’euro :

    vous aurez noté que les condi­tions de réus­site d’une sor­tie de l’eu­ro telles que défi­nies par J. Sapir implique un contrôle des sor­ties de capi­taux et une pla­ni­fi­ca­tion en vue d’une relo­ca­li­sa­tion de l’économie,

    la pre­mière exi­gence peut se faire en res­tant dans l’eu­ro, la deuxième ne se fait pas en un jour.

    De plus, un cer­tain nombre de mesure impor­tantes peuvent se faire en contre­ve­nant aux trai­tés, en fai­sant pres­sion sur les autres États… Just do it

    Et le plus impor­tant, la relo­ca­li­sa­tion et la vita­li­sa­tion d’une éco­no­mie, sociale, soli­daire et éco­lo­gique peut très bien se faire en édi­tant des mon­naies locales ou une mon­naie paral­lèle natio­nale, avec un contrôle citoyen des pro­jets finan­cés et des échanges pos­sibles etc.,

    c’est plus sub­til, ça per­met d’é­vi­ter de trop s’ex­po­ser et de tran­quille­ment se mettre en capa­ci­té de pro­duire ce dont on a besoin, de la manière que l’on juge digne et res­pec­tueuse de l’é­co­sys­tème et de se coor­don­ner avec d’autres col­lec­ti­vi­tés de par le monde pour se four­nir en biens et ser­vices que l’on ne pour­rait pro­duire chez nous…

    Évi­dem­ment, comme ça n’est pas un slo­gan ni une solu­tion miracle et que ça néces­site un mini­mum d’im­pli­ca­tion popu­laire, cette solu­tion est sûre­ment un vœu pieu

    Réponse
  13. Di Girolamo

    Just do it / Voeu pieux…

    Le coeur de nos dif­fi­cul­té est bien là : on est empê­tré dans une infi­ni­té de mesures tech­niques : sociales, éco­lo­giques, éco­no­miques, finan­cières… Brouillard de complexité…

    Sans jamais sou­le­ver le coeur du pro­blème qui est politique :

    ou bien nous sui­vons la carotte de l’en­ri­chis­se­ment et liber­té indi­vi­duelle, accu­mu­la­tion de biens maté­riels et cultu­rels qui déploie sa logique systémique,

    ou bien nous gou­ver­nons c’est-à-dire met­tons en place une démo­cra­tie et les outils poli­tiques qui vont avec per­met­tant de réflé­chir col­lec­ti­ve­ment en amont à l’in­té­rêt collectif.

    Cette réflexion ne peut qu’a­bou­tir au constat de catas­trophe du choix A, et à la néces­si­té de déployer une autre orga­ni­sa­tion de la socié­té, la relo­ca­li­sa­tion y pre­nant une place de choix, la « démon­dia­li­sa­tion » pas­sant par une désur­ba­ni­sa­tion et inven­tion de nou­veaux concepts en terme d’a­mé­na­ge­ment du ter­ri­toire, par une dés­in­dus­tria­li­sa­tion au pro­fit de micro entre­prises arti­sa­nales, micro cen­trales énergétiques…

    Mais Chi­nois, Indiens, pays « émer­gents » ont soif de goû­ter à cette accu­mu­la­tion et s’y emploient.…

    Mais nos repré­sen­tants sont insa­tiables de pou­voir et ne pensent qu’à confor­ter leur conci­toyens dans l’i­dée fata­liste que c’est ainsi

    Just do it… Je suis actuel­le­ment en pro­cès contre un dépu­té cumu­lard de man­dats qui bloque loca­le­ment toute ini­tia­tive de par­ti­ci­pa­tion citoyenne à la construc­tion du ter­ri­toire… Cet épi­sode local véri­fiant que le pou­voir rend fou et que les élus, une fois en place, ne veulent rien lâcher : le choix A les aidant à confor­ter leur posi­tion de « sachants ».

    Réponse
  14. gilles

    à stouf de ouf

    Comme pour toi main­te­nant, avant juillet 2008, choi­sir et me déci­der entre « Gar­der une mon­naie unique » et « Sor­tir de l’eu­ro et retrou­ver l’au­to­no­mie moné­taire » me sem­blait indé­ci­dable. C’est une une ana­lyse de gauche ( Jacques Niko­noff ) du Mou­ve­ment Pour une Édu­ca­tion Popu­laire qui ouvert la voie à ce que je me décide clairement.

    Pour aller plus loin et te déci­der, un entre­tien au sujet l’eu­ro avec Jacques Niko­noff dans « Libération » … …

    Dans la même veine :

    Un entre­tien avec Jean-Jacques Rosa dans « Le Figa­ro » … … Son bou­quin : « L’eu­ro : com­ment s’en déba­ras­ser » est lumi­neux et donne plein d’es­poir pour la recon­quête d’une auto­no­mie moné­taire gagnant-gagnant, à lire pour tous les peuples empri­son­nés dans l’euro … …

    Réponse
  15. stouf le ouf

    Salut Gilles,

    J’ai lu cet petit article, on y trouve notamment :

    « Par­tout, il faut faire défaut sur la dette, c’est à dire arrê­ter de rem­bour­ser les spéculateurs.
    …
    Dubaï il y a deux ans, l’Ar­gen­tine en 2002, ont fait défaut sur leur dette, avec suc­cès. C’est un non-problème. »

    Je dois encore payer 20 ans de traites avant d’être pro­prié­taire de ma mai­son. Je crois que je vais arrê­ter de les payer et si j’ai une remarque de mon ban­quier affo­lé parce qu’il risque la faillite, je lui dirai que c’est un non-pro­blème, qu’il faut être solidaire.

    On peut se débar­ras­ser des banques comme ça, mais j’ai peur qu’on en aie encore besoin.

    Étienne, ton site est inté­res­sant, comme celui de Paul Jorion et ces autres qui pensent recons­truire un monde nou­veau. Mais Ces consti­tu­tions citoyennes, ces nou­velles théo­ries éco­no­miques tombent vite dans la complexité.

    Je suis décou­ra­gé car je vois poindre encore un sys­tème où nous sommes exclus par les spécialistes.

    Je regarde mon chien les quatre pattes en l’air qui prend le soleil et je me dis que c’est le seul qui a raison.

    À bien­tôt sur un champ de bataille, donc… 🙁

    Réponse
  16. vincent

    Bon­jour Étienne,

    Après avoir lu le livre « La dette publique, une affaire ren­table » que vous avez pré­fa­cé, j’ai­me­rais vous poser une ques­tion à laquelle on n’a pas vrai­ment répon­du dans ce livre :

    POURQUOI l’É­tat fran­çais a‑t-il déci­dé en 1973 d’a­ban­don­ner la créa­tion moné­taire aux banques privées ?

    Mer­ci de votre réponse.

    Réponse
  17. Étienne

    Vincent,

    C’est une bonne ques­tion, je trouve, et je me la suis posée aus­si, natu­rel­le­ment. Mais figu­rez-vous que nous ne sommes pas arri­vés à consul­ter les débats par­le­men­taires concer­nant cette loi, aus­si incroyable que cela puisse paraître.

    Je ne peux donc pas vous dire quels sont les argu­ments qui ont été ion­vo­qués pour cor­con­ve­nir nos repré­sen­tants (en tout cas ceux qui n’é­taient pas préa­la­ble­ment corrompus).

    Si vous avez des infos, un lien offi­ciel vers ces débats, je suis pre­neur ; extrê­me­ment inté­res­sé, même !

    Étienne.

    Réponse
  18. bouba

    « Les banques cen­trales font une esti­ma­tion de la richesse créée chaque année par le tra­vail com­bi­né à d’autres res­sources afin d’as­su­rer la sta­bi­li­té des prix. » Ce sont elles qui créent l’argent.

    Les banques pri­vées pour­raient prê­ter plus d’argent qu’elles ne pos­sèdent… (Il ne faut pas confondre argent et liqui­di­té) Etienne pour­riez vous indi­quer un docu­ment légal qui atteste une telle allé­ga­tion. Je sup­pose que vous l’a­vez déjà fait mais ce serait bien d’en­fon­cer le clou.

    Réponse
  19. gilles

    Salut stouf, bon­jour à tous, bon­jour Étienne et mer­ci pour l’a­mé­lio­ra­tion du temps d’af­fi­chage de ce blog du à la sup­pres­sion du code du carac­tère non-ASCII. 🙂

    Au sujets des débats, est-ce que vous avez consul­té les archives de la V ème légis­la­ture de la V ème Répu­blique ( 1973 – 1978 ) ?

    http://​www​.assem​blee​-natio​nale​.fr/​h​i​s​t​o​i​r​e​/​t​a​b​l​e​s​_​a​r​c​h​i​v​e​s​/​i​n​d​e​x​.​asp

    Je n’ai pas moi-même assez de RAM pour ouvrir ces docu­ments volu­mi­neux d’ar­chives en pdf. 🙁

    Réponse
  20. stouf

    Hé, Gilles, je viens de faire une grande découverte…

    Tous ces spé­cia­listes de la haute finance, qui touchent des salaires ahu­ris­sants… Ils ne sont pas plus malins que toi et moi. On ne remarque leur incom­pé­tence que dans les périodes de crises, parce que quand tout va bien, ils sont inutiles (un peu comme les politiques).

    Bref, tout ceci amène le direc­teur de l’OCDE à annon­cer que le risque de réces­sion a été lar­ge­ment revus à la hausse.

    Je parie mon slip que le cours de l’or va de nou­veau connaitre une forte hausse. La finance, c’est le seul sys­tème qui parie sur sa chute.

    Quand on sera sur les bar­ri­cades, sou­viens toi de l’ar­ticle pre­mier des droits de l’homme :

    « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en digni­té et en droits. Ils sont doués de rai­son et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. ».

    Com­pare le l’ar­ticle 1 de la consti­tu­tion française :
    « La France est une Répu­blique indi­vi­sible, laïque, démo­cra­tique et sociale. Elle assure l’é­ga­li­té devant la loi de tous les citoyens sans dis­tinc­tion d’o­ri­gine, de race ou de reli­gion. Elle res­pecte toutes les croyances. Son orga­ni­sa­tion est décentralisée. ».

    Il y a une dif­fé­rence entre « être égaux en digni­té et en droits » et « être égaux devant la loi » …

    On est actuel­le­ment dans une socié­té où éthique et hon­nête sont deux concepts qui ne semblent pas aller ensemble…

    Réponse
  21. Étienne

    Gilles,

    Mer­ci pour l’a­dresse. J’ai télé­char­gé tous les pdf de la 4ème législature.

    Mais CE NE SONT PAS LES DÉBATS : ce sont seule­ment des tables des matières qui signalent que des débats ont eu lieu…

    Ami­ca­le­ment..

    Étienne.

    Réponse
  22. stouf

    http://​www​.lalibre​.be/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​6​8​4​1​4​1​/​l​e​-​c​h​e​f​-​e​c​o​n​o​m​i​s​t​e​-​d​e​-​l​a​-​b​c​e​-​d​e​m​i​s​s​i​o​n​n​e​-​l​e​s​-​b​o​u​r​s​e​s​-​e​t​-​l​-​e​u​r​o​-​p​l​o​n​g​e​n​t​.​h​tml

    Étienne, le compte ren­du des débats, ce sera pour les livres d’his­toire. Quant à la sor­tie de l’eu­ro, j’ai peur que le pro­blème ne se pose plus le jour des élec­tions françaises.

    Il y a un cli­mat pré-révo­lu­tion­naire dans l’air. On avance vers l’in­con­nu. C’est le moment de reve­nir à votre plan C, parce que le plan A et le plan B n’ont pas marché.

    Réponse
  23. Stéphane

    Bon­jour à tous,

    Par­don­nez-moi d’a­vance, je vou­drai poser une ques­tion qui sera cer­tai­ne­ment hors-sujet.

    Nous voyons l’ef­fon­dre­ment du capi­ta­lisme depuis quelques temps, Europe, USA qui tom­be­ra le pre­mier… Lors­qu’on voit le dérou­lé des évé­ne­ments, cela me donne l’im­pres­sion qu’on ne maî­trise plus grand chose et pourtant…

    Depuis de nom­breuses années aux USA des « cer­veaux » sont pris à la sor­tie des uni­ver­si­tés pour rem­plir des « think tank » dédiés à la haute finance.

    J’ai du mal à me faire à l’i­dée que ce qui arrive ici est une consé­quence incon­trô­lée de l’a­vi­di­té des banques, sachant que des équipes entières de types ultra-intel­li­gents bossent avec d’é­normes moyens sur ces sujets. Il y a là quelque chose qui me dérange.

    Alors si l’ef­fon­dre­ment de ce sys­tème, vou­lu impli­ci­te­ment par les élites finan­cières se pro­duit et est en quelque sorte un « chaos orga­ni­sé », qu’est ce qui nous est réser­vé après ?

    Je lis sou­vent sur le net des gens qui sont super content de voir le sys­tème se vra­quer et se disent « you­pi on va pou­voir vivre dans un nou­veau monde, plus humain, plus libre etc… », mais quid de cela si ce sont les bou­reaux qui abattent eux mêmes leurs échafauds ?

    Mer­ci pour vos réponses et par­don­nez moi par avance si je viens pol­luer votre fil de discussion.

    Bien à vous

    Sté­phane

    Réponse
  24. stouf le ouf

    Salut Sté­phane,

    Si j’ai bien com­pris… (A véri­fier donc).

    L’ef­fon­dre­ment du sys­tème n’est pas vou­lu impli­ci­te­ment par les élites financières…

    Le pro­blème est venu en par­tie du fait que la théo­rie de la finance repo­sait sur la notion d’ef­fi­cience des mar­chés qui s’est avé­ré fausse mais qui est le seul modèle actuel qui per­met une modé­li­sa­tion du sys­tème finan­cier. Cette théo­rie a eu pour effet de sous esti­mer les risques liés à un produit.

    Un peu avant la crise des sub-primes, cer­taines banques du côté de Wall­Street ont vu venir le raz de marée. Elles ont alors créé des pro­duits, qui étaient appa­rem­ment sans risque mais qui conte­naient un vice caché.

    Ain­si, de nom­breuses banques se sont fait ber­ner. Résul­tat, les banques se méfient les unes des autres et ne veulent plus se prê­ter mutuel­le­ment de l’argent comme avant, ce rôle étant repris par l’é­tat avec les consé­quences que l’on connait.

    Ajou­ter à ça l’in­ter­ven­tion des bots infor­ma­tiques qui biaisent le com­por­te­ment des marchés…

    Bref, il ne s’a­git pas ici d’un com­plot mais juste de la mani­fes­ta­tion de l’ab­sence d’une théo­rie cor­recte de la finance devant sa com­plexi­té et du sur­plus de fri­lo­si­té de nos poli­tiques qui pré­fèrent le conven­tion­nel quitte à cou­ler le navire..

    L’a­ve­nir est impré­vi­sible, mais il faut se tenir sur ses gardes et sur­tout ne pas se lais­ser séduire par les dis­cours natio­na­listes ce qui ne veut pas dire que l’on ne doit pas reve­nir à une éco­no­mie locale…

    Réponse
  25. Stéphane

    Bon­jour Stouf le ouf,

    Mer­ci de ta réponse, je connais­sais déjà cette vision, mais je l’ai relu avec ouver­ture. Elle peut effec­ti­ve­ment cor­res­pondre à une réponse valide. Mais tout de même, ça m’é­pate d’i­ma­gi­ner que des tronches d’é­lites se soient plan­tées sur cette modé­li­sa­tion de l’ef­fi­cience des mar­chés. Qu’en­suite les poli­tiques mer­douillent com­plè­te­ment, ça ne m’é­tonne plus depuis quelques années.

    Pour reve­nir sur ces cer­veaux, pour moi c’est comme si on me disait que les ingé­nieurs de la Nasa avait oublié de mettre des toi­lettes dans la sta­tion spa­tiale ISS. C’est presque surnaturel.

    Encore mer­ci pour ta réponse 😉

    Bien à vous

    Sté­phane

    Réponse
  26. gilles

    À Étienne, puisque je ne peux pas char­ger les docu­ments, je sup­pose que juan nes­sy pro­pose la bonne piste : trou­ver la date des débats en cher­chant dans les tables d’ar­chives, soit les tables nomi­na­tives soit les tables analytiques :

    http://​www​.assem​blee​-natio​nale​.fr/​h​i​s​t​o​i​r​e​/​t​a​b​l​e​s​_​a​r​c​h​i​v​e​s​/​i​n​d​e​x​.​asp

    et ensuite seule­ment, avec la ou les dates, aller aux comptes ren­dus des débats clas­sés par date :

    http://​archives​.assem​blee​-natio​nale​.fr/

    Réponse
  27. gilles

    À stouf et stéphane :

    Esquisses de solu­tions de sor­tie de la crise et de l’eu­ro pour la Grèce à la lumière de l’ex­pé­rience argentine :

    Il est assez clair que les aides de l’UE et du FMI que l’on nous dit néces­saire pour la soli­da­ri­té néces­saire avec les citoyens grecs ne vont pas vers eux, avec l’aus­té­ri­té et les pri­va­ti­sa­tions qu’ils subissent, mais aux créan­ciers de la Grèce qui sont les banques fran­çaises, alle­mandes, ita­liennes, états-uniennes.

    Comme ça avait été le cas en Argen­tine en 2001, les insultes des gou­ver­ne­ments de droite pleuvent contre les Grecs. Ils pré­sentent cette com­mu­nau­té comme un ensemble de fei­gnants qui ont trom­pé les banques et dila­pi­dé les énormes cré­dits reçus grâce à la bonne volon­té des créan­ciers. Les fonc­tion­naires éta­su­niens de l’administration Bush dif­fu­saient les mêmes fables afin de jeter le dis­cré­dit sur les Argentins.

    Les médias domi­nants mènent cam­pagne en pro­pa­geant la croyance absurde que les Grecs jouissent d’un niveau de vie enviable sur le dos du Nord de l’Europe. Rien ne vient cor­ro­bo­rer ce mythe puisque tous les indi­ca­teurs sociaux témoignent du carac­tère défa­vo­ri­sé de la Péri­phé­rie de la région.

    Avec cette inver­sion de la réa­li­té, la pro­pa­gande réac­tion­naire pré­tend démon­trer que le refi­nan­ce­ment de la dette grecque consti­tue une « aide de la com­mu­nau­té inter­na­tio­nale » à l’associé qui s’est four­voyé dans une mau­vaise voie. Il en était de même vis-à-vis de l’Argentine. Ceux qui financent par le chô­mage, la pau­vre­té et la dégra­da­tion des salaires la sur­vie des finan­ciers sont pré­sen­tés comme des pro­fi­teurs de la cha­ri­té mondiale.

    Ces cari­ca­tures masquent la manière dont les gou­ver­ne­ments viennent en aide aux capi­ta­listes fran­çais et alle­mands qui, au cours des der­nières décen­nies, ont fait d’énormes béné­fices sur les excé­dents géné­rés en Europe du Sud.

    Les grandes entre­prises étran­gères actives en Argen­tine fai­saient le même type de béné­fices au cours de la période de la prin­ci­pale réor­ga­ni­sa­tion néo­li­bé­rale. Ils ont d’abord affai­bli l’industrie natio­nale à tra­vers l’ouverture com­mer­ciale et se sont ensuite appro­priés des por­tions crois­santes du mar­ché local.

    La Grèce a subi le même type de dégra­da­tion après l’adoption de l’euro et l’entrée dans l’Union Euro­péenne. Cette éco­no­mie fra­gile a été livrée à la mer­ci de la puis­sante com­pé­ti­ti­vi­té alle­mande et du défi­cit com­mer­cial qui en a résul­té, finan­cé par un endet­te­ment croissant.

    En réa­li­té, aucun pays de la péri­phé­rie euro­péenne ne peut résis­ter à la supé­rio­ri­té dévas­ta­trice des éco­no­mies plus avan­cées qui ont pro­fi­té de la créa­tion d’un mar­ché conti­nen­tal uni­fié pour ren­for­cer leur hégé­mo­nie. L’explosion des dettes pri­vées des ménages et les bulles immo­bi­lières qui ont affec­té les pays les plus vul­né­rables ont été ali­men­tées par les excé­dents indus­triels des éco­no­mies les plus puis­santes. Comme l’Euro faci­lite par­ti­cu­liè­re­ment les affaires des indus­triels alle­mands, ce sec­teur se pro­nonce actuel­le­ment pour le main­tien de la Grèce dans l’Euro et est même favo­rable à un type de Plan Mar­shall des­ti­né à finan­cer de futures importations.

    Dans les débats sur ces évé­ne­ments, il convient de rete­nir les trois grandes leçons de l’Argentine pour la Grèce. Cette expé­rience indi­qua, en pre­mier lieu, l’indubitable néces­si­té de frei­ner l’hémorragie du débi­teur, au tra­vers d’une sus­pen­sion uni­la­té­rale des paie­ments. Elle cla­ri­fia éga­le­ment l’importance de choi­sir le moment le plus oppor­tun pour cette rupture.
    L’Argentine s’est décla­rée en défaut de manière volon­taire, quand le pays s’est retrou­vé sans fonds. La Grèce pour­rait imi­ter cette action avant de perdre toutes ses res­sources. Elle a la pos­si­bi­li­té d’anticiper et d’agir alors que les créan­ciers sont confron­tés à une forte expo­si­tion de titres toxiques qu’ils accu­mulent dans leurs por­te­feuilles. Il ne faut pas don­ner le temps aux finan­ciers de pro­cé­der à des échanges de titres.

    Il est éga­le­ment indis­pen­sable de mettre immé­dia­te­ment en pra­tique un audit de la dette. En Argen­tine, on a beau­coup débat­tu de cette ini­tia­tive face aux accu­sa­tions dûment étayées sur le carac­tère frau­du­leux du pas­sif. La dette s’était gon­flée avec des enga­ge­ments inexis­tants qui ont finan­cé la fuite des capi­taux, avec une spi­rale des inté­rêts et une impor­tante absorp­tion de faillites pri­vées de la part de l’État.

    Ces irré­gu­la­ri­tés confir­mées sont res­tées impu­nies. Le lob­by des banques a blo­qué toutes les ten­ta­tives d’enquête et para­ly­sé plu­sieurs pro­jets par­le­men­taires de révi­sion des pas­sifs. Les consé­quences de cette impu­ni­té ont été mises en lumière dans tous les débats pos­té­rieurs sur la dette. Sur ce ter­rain, l’Argentine est res­tée très en arrière par rap­port à l’Équateur, qui a mis en place une Com­mis­sion d’audit qui a per­mis de faire la lumière sur bien des choses.

    En Grèce, il existe actuel­le­ment la pos­si­bi­li­té de mener à bien un audit. Cette action per­met­tait d’annuler la por­tion illé­gi­time des pas­sifs et de faci­li­ter la consti­tu­tion d’un registre des pro­prié­taires des titres. Cette iden­ti­fi­ca­tion serait indis­pen­sable afin de déter­mi­ner les droits de recou­vre­ment. Il existe déjà une impor­tante ini­tia­tive afin de mener à bien cette recherche. Voir Yor­gos Mitra­lias, « Révolte popu­laire de masse en Grèce » .

    La troi­sième leçon de l’Argentine est la néces­si­té de natio­na­li­ser les banques et d’établir un contrôle total sur les mou­ve­ments des devises et des capi­taux. Ces mesures devraient être adop­tées avant la sus­pen­sion du paie­ment de la dette (ou en modi­fiant le type de change). La Grèce est encore dans les temps pour pré­ser­ver ses res­sources avec de telles mesures.
    Cer­tains éco­no­mistes consi­dèrent qu’il est indis­pen­sable de rompre immé­dia­te­ment avec l’euro. Mais la récu­pé­ra­tion de la mon­naie natio­nale requiert en pre­mier lieu d’assurer les réserves, en empê­chant la fuite fré­né­tique des capi­taux qu’accompagnerait un virage éco­no­mique. Ce n’est qu’en inter­ve­nant sur les banques (en les natio­na­li­sant) et au tra­vers d’un strict contrôle des changes qu’il serait pos­sible de contre­ba­lan­cer la perte des devises résul­tant d’une sou­ve­rai­ne­té moné­taire retrouvée.

    Le réveil popu­laire en Argen­tine a sur­gi quand les illu­sions néo­li­bé­rales, qui pré­di­saient « l’entrée dans le pre­mier monde », se sont effon­drées. La même haine a écla­té par­mi les Grecs, avec la fin des attentes créées par l’adhésion à l’Union européenne.

    Tous les obser­va­teurs s’accordent sur le fait que la crise a déjà com­plè­te­ment débor­dé de la sphère finan­cière et qu’elle se répand dans les rues.

    Il y a dix ans, la rébel­lion argen­tine avait frei­né les mesures d’ajustement, fait avor­ter le pro­gramme défla­tion­niste et blo­qué la dol­la­ri­sa­tion. Elle for­ça éga­le­ment l’introduction d’un pro­jet poli­tique qui com­bi­nait la res­tau­ra­tion du pou­voir des domi­nants avec l’octroi de conces­sions démo­cra­tiques et sociales. Le sou­lè­ve­ment confir­ma l’utilité de la lutte afin d’inverser des rap­ports de force défa­vo­rables, don­ner de la légi­ti­mi­té aux mou­ve­ments sociaux et léga­li­ser les grèves. Il per­mit de frei­ner la répres­sion bru­tale (qui per­siste en Colom­bie ou au Mexique) et contre­ba­lan­ça la rési­gna­tion dans les mou­ve­ments sociaux (que l’on observe en Uru­guay ou au Brésil).

    Mais la rébel­lion argen­tine res­ta au milieu du gué car elle n’a pas expul­sé les poli­ti­ciens cor­rom­pus ni éra­di­qué le poids du bipar­tisme. Elle n’empêcha pas non plus l’enrichissement des mêmes capi­ta­listes qui pro­fi­tèrent de la conver­ti­bi­li­té. Mais elle condi­tion­na toute la poli­tique étran­gère et elle influen­ça une ges­tion de la dette qui limi­ta les appé­tits des créanciers.

    Il est impor­tant de tenir compte de ces résul­tats au moment d’établir des com­pa­rai­sons internationales.

    La bataille popu­laire qui se livre actuel­le­ment en Grèce pré­sente un carac­tère plus conti­nen­tal. La rébel­lion argen­tine a fait par­tie d’un cycle de luttes sud-amé­ri­cain, mais elle n’éclata pas au même moment que les sou­lè­ve­ments au Vene­zue­la, en Équa­teur ou en Boli­vie. Les mobi­li­sa­tions grecques coïn­cident par contre avec la crise géné­rale du Vieux Conti­nent, qui tend à pro­vo­quer des réac­tions simul­ta­nées dans plu­sieurs points de cette région. Ces réponses com­mencent à rompre l’isolement des résis­tances natio­nales et per­met­traient de sur­mon­ter la per­plexi­té qui a pré­va­lu au début de la récession.

    La géné­ra­li­sa­tion de l’action popu­laire est le meilleur anti­dote contre la pas­si­vi­té ali­men­tée par la social-démo­cra­tie et contre les cam­pagnes racistes pro­mues par la droite.__ La récente pro­tes­ta­tion des indi­gnés espa­gnols peut mar­quer un tour­nant dans ce sens. Le mou­ve­ment gagne en mas­si­vi­té à mesure que ses reven­di­ca­tions poli­tiques (« démo­cra­tie réelle ») et éco­no­miques (en finir avec le sau­ve­tage des banques) conquièrent une plus grand légi­ti­mi­té et soutien.

    La pré­sence domi­nante de la jeu­nesse dans ces mou­ve­ments – et l’utilisation nova­trice des réseaux sociaux comme ins­tru­ments d’information alter­na­tive – encou­rage la conta­gion conti­nen­tale. Cette géné­ra­li­sa­tion peut répé­ter l’effet domi­no qui carac­té­rise les sou­lè­ve­ments dans le monde arabe. L’étincelle de la jeu­nesse réchauffe en outre les éner­gies des tra­vailleurs, tant dans les pays qui main­tiennent un haut niveau de mobi­li­sa­tions sociales (France), que dans les pays qui ont souf­fert un recul pro­lon­gé (Grande-Bre­tagne).

    Si la confiance envers la résis­tance réap­pa­raît, on pour­ra envi­sa­ger la manière de géné­ra­li­ser la bataille contre les créan­ciers, comme cela a déjà com­men­cé dans cer­tains pays, comme l’Islande. En résu­mé, la flamme allu­mée par les Grecs s’étend en Europe et son impact déter­mi­ne­ra qui paye­ra les consé­quences de la crise. Ce pro­ces­sus est sui­vi avec une énorme atten­tion en Amé­rique latine. Très peu de nou­velles sont atten­dues avec autant d’espoir que celle d’une vic­toire popu­laire en Europe.

    Source : Comi­té d’an­nu­la­tion de la dette du tiers-monde

    Réponse
  28. Stouf le ouf

    Gilles,

    Com­plê­te­ment d’ac­cord avec ce texte… Même si l’Ar­gen­tine reste un cas spécial.

    Toutes les mesures pos­sibles doivent être prises pour lut­ter contre la spé­cu­la­tion. Cepen­dant, il faut éga­le­ment se deman­der pour­quoi les banques et les fonds d’in­ves­tis­se­ments spé­culent. Il ne suf­fit pas de solu­tion­ner les consé­quences d’un pro­blème, mais aus­si ses causes…

    J’ai trou­vé un bon site, même si il est un peu ten­dan­cieux où se trouve un article qui pour moi résume bien le problème.

    http://​www​.matie​re​vo​lu​tion​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​1​915

    Bonne lec­ture…

    Réponse
  29. Stouf le Ouf

    Gran­deur…

    http://​jsle​febvre​.word​press​.com/​2​0​1​1​/​0​2​/​2​1​/​s​a​n​s​-​l​u​e​-​p​a​s​-​d​e​-​r​e​s​t​o​-​d​u​-​c​o​e​ur/

    et déca­dence…

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/20/l‑ue-ne-s-accorde-pas-sur-l-aide-alimentaire_1574947_3214.html

    Fina­le­ment, j’opte non seule­ment pour sor­tir de l’Eu­ro, mais aus­si pour sor­tir de l’Europe…

    J’es­père qu’à la place, nous sau­rons ins­tau­rer un véri­table organe de soli­da­ri­té entre les pays euro­péens puis par exten­sion, au reste du monde…

    Ça va être chaud…

    Réponse
  30. gilles

    Mer­ci Stouf pour l’ar­ticle dans le site matierevolution

    Je suis d’ac­cord avec l’a­na­lyse de fin de l’ac­cu­mu­la­tion capi­ta­liste qui à mon avis dérive à la fois de son aspect de casi­no fou et de l’é­pui­se­ment des res­sources natu­relles à faible coût.

    Si tu veux créer les liens hyper­textes ( url cli­quables ) sur le blog Dot­Clear d’É­tienne, ceci afin d’é­vi­ter à Étienne de pas­ser du temps à bidouiller dans le code. Clique ici, j’y ai mis la syn­taxe nécessaire

    Étienne t’en sera reconnaissant !

    Réponse
  31. Stéphane

    Bon­jour à tous,

    Avec un peu de retard, mer­ci à Gilles pour sa réponse.

    Étienne a‑t-il envi­sa­gé que sa solu­tion pour­rait avoir une chance de prendre place au cours ou à l’is­sue d’un énorme marasme éco­no­mique et social ?

    Je ne sais pas à quoi vont res­sem­bler les élec­tions pré­si­den­tielles en 2012 mais j’ai le drôle de pres­sen­ti­ment qu’elles vont être très dif­fé­rentes de celles qu’on a pu voir jus­qu’à présent.

    Je suis peut être un peu para­no, mais je vou­drais poser une ques­tion à 1 euro. Y a‑t-il, et si oui quelles sont-elles, des situa­tions qui pour­raient léga­le­ment repous­ser les élec­tions (genre guerre) ?

    Bien à vous

    Sté­phane

    Réponse
  32. Stouf le Ouf

    BIDIBI…Les Fran­çais parlent aux Français…BIDIBI
    —
    Nous sommes le 14 juillet 2015. Voi­ci un mes­sage du géné­ral Sar­ko­zy en direct de Malibu…

    « Car­la et moi, vous sou­hai­tons « bonne merde » pour les années à venir… »

    Fin de transmission.

    Et main­te­nant un peu de provocation…

    Avant d’a­voir une guerre (même si on est déjà en guerre contre une par­tie la Lybie), nous aurons
    une grande période de troubles sociaux et de répres­sions mus­clées de la part des gou­ver­ne­ments qui se doivent
    d’as­su­rer la sta­bi­li­té de leur nation ché­rie et mori­bonde. Cette répres­sion est approu­vée par la popu­la­tion qui craint le cli­mat d’in­sé­cu­ri­té ambiant.

    Ensuite, il y a le pro­blème du dol­lar qui sert de mon­naie inter­na­tio­nale. Pour rap­pel, la grande majo­ri­té des banques
    cen­trales détiennent près de 90% de leur liqui­di­tés en dollars…

    Si l’é­co­no­mie amé­ri­caine ne reprend pas, il y a des chances que le petit billet vert perde la presque tota­li­té de sa valeur dans un
    pro­ces­sus d’hy­per­in­fla­tion. S’en sui­vra un effon­dre­ment com­plet de l’é­co­no­mie modial.

    Or la finance mon­diale, mal­gré ses tra­vers avait une ver­tu, celle d’in­hi­ber les ten­sions internationnales.
    De son côté, les USA ont l’ar­mée la plus puis­sante au monde avec une pano­plie d’armes qu’ils gardent encore secrètes.
    Est-ce que le pays le plus puis­sant mili­tai­re­ment au monde va se lais­ser mour­rir de faim ? Ou uti­li­se­ra-t-il sa puis­sance de feu afin
    de relan­cer son économie ?

    Ce ne sont pas les « bonnes rai­sons » de ren­trer en guerre qui manquent. J’en veux pour preuve la guerre « huma­ni­taire » qui se déroule
    actuel­le­ment en Lybie. A com­pa­rer, le nombre de morts par la répres­sion du fou san­gui­naire kha­da­fi et les 50000 morts esti­més actuel­le­ment pour cette guerre.

    Fin de provocation…

    Sur ce, je vais aller boire une bière spé­ciale au café du coin…

    PS : Mer­ci pour ta réponse cana­da goose… Tu me met­tras deux oies de côté quand je pas­se­rai chez toi…

    Réponse
  33. Di Girolamo

    Je vous (Étienne et les autres ) fait pas­ser ce lien vers le site de l’U­PR où l’on peut trou­ver en ligne l’in­té­gra­li­té du pro­gramme pré­si­den­tiel de F Asse­li­neau en vidéo .

    http://www.u‑p-r.fr/presidentielles-2012/le-programme-de-l-upr

    Cela pour avoir vos avis sur qui est proposé.

    Réponse
  34. Di Girolamo

    Elle est inté­res­sante mais dure 5 heures !
    Cela dit et sans encore me posi­tion­ner sur le fond quant aux pro­po­si­tions de Asse­li­neau , j’ai com­pris qu’il n’é­tait pas encore assu­ré de ses 500 signa­tures . Ce qui, pour lui, pour d’autres, et pour les citoyens que nous sommes est( devrait être) innacceptable.

    Ci des­sous extraits des textes concer­nant les moda­li­tés des élec­tions pré­si­den­tielles et mon commentaire .

    Consti­tu­tion
    – ARTICLE 6.
    Le Pré­sident de la Répu­blique est élu pour cinq ans au suf­frage uni­ver­sel DIRECT.

    - Loi n° 62–1292 du 6 novembre 1962 rela­tive à l’é­lec­tion du Pré­sident de la Répu­blique au suf­frage universel
    Ver­sion conso­li­dée au 20 avril 2011
    I. Quinze jours au moins avant le pre­mier tour de scru­tin ouvert pour l’é­lec­tion du Pré­sident de la Répu­blique, le Gou­ver­ne­ment assure la publi­ca­tion de la liste des candidats.
    Cette liste est préa­la­ble­ment éta­blie par le Conseil consti­tu­tion­nel au vu des pré­sen­ta­tions qui lui sont adres­sées par au moins cinq cents citoyens membres du Par­le­ment, des conseils régio­naux, de l’As­sem­blée de Corse, des conseils géné­raux des dépar­te­ments, de Mayotte, des conseils ter­ri­to­riaux de Saint-Bar­thé­le­my, de Saint-Mar­tin et de Saint-Pierre-et-Mique­lon, du Conseil de Paris, de l’as­sem­blée de la Poly­né­sie fran­çaise, du congrès et des assem­blées de pro­vince de la Nou­velle-Calé­do­nie, de l’as­sem­blée ter­ri­to­riale des îles Wal­lis-et-Futu­na, maires, maires délé­gués des com­munes asso­ciées, maires des arron­dis­se­ments de Lyon et de Mar­seille ou membres élus de l’As­sem­blée des Fran­çais de l’é­tran­ger. Les pré­si­dents des organes déli­bé­rants des com­mu­nau­tés urbaines, des com­mu­nau­tés d’ag­glo­mé­ra­tion, les pré­si­dents des com­mu­nau­tés de com­munes, le pré­sident de la Poly­né­sie fran­çaise, le pré­sident du gou­ver­ne­ment de la Nou­velle-Calé­do­nie et les res­sor­tis­sants fran­çais membres du Par­le­ment euro­péen élus en France peuvent éga­le­ment, dans les mêmes condi­tions, pré­sen­ter un can­di­dat à l’é­lec­tion présidentielle.

    Conseil Consti­tu­tio­nel
    – Conten­tieux de l’é­lec­tion pré­si­den­tielle et des opé­ra­tions référendaires
    Tout élec­teur a le droit de contes­ter la régu­la­ri­té de l’é­lec­tion pré­si­den­tielle et des opé­ra­tions réfé­ren­daires en fai­sant por­ter au pro­cès-ver­bal des opé­ra­tions de vote (tenu par le pré­sident du bureau de vote) men­tion de sa récla­ma­tion. Les récla­ma­tions sont trans­mises au Conseil consti­tu­tion­nel qui les exa­mine et les tranche définitivement.

    Selon moi la loi de 1962 qui indique que ce sont 500 citoyens ( élus) qui sélec­tionnent les can­di­dats est en contra­dic­tion avec l’ar­ticle 6 de la consti­tu­tion et le carac­tère DIRECT de ce suf­frage . On mixte du direct et de l’in­di­rect ; c’est anti constitutionel .

    Si pour des rai­sons pra­tiques on sou­haite main­te­nir « une sélec­tion » , il faut une pro­cé­dure qui res­pecte l’as­pect direct du suf­frage ; c’est possible.

    A par­tir de là il me sem­ble­rait judi­cieux , très utile , de sai­sir le conseil consti­tu­tio­nel en contes­tant la régu­la­ri­té , ce, comme tout élec­teur peut le faire lors du scrutin.
    Si cette idée est valable(?) et qu’on puisse la dif­fu­ser en vue de constes­ta­tions mas­sives , cela devient une action poli­tique utile.
    Je ne sup­po­rete pas l’i­dée de me voir encore une fois impo­ser un choix déjà décidé.

    Réponse
  35. E.Pluribus.Unum

    Pour ma part je dis que dans un pre­mier temps le plus impor­tant serait de récu­pé­rer le pou­voir non plus par la vote mais bien par le tirage au sort. Pour le reste, récu­pé­rer la créa­tion de la mon­naie, et la deuxième chose la plus impor­tante avec tout ce que ça implique dont les lois concer­nant le com­merce et le libre échange, les méca­nismes infla­tion­nistes qui devrait être à sup­pri­mer et rem­pla­cer par un sys­tème plus juste et créa­tif d’emplois…, Quant à la sor­tie de l’Eu­rope et de fait de la struc­ture mon­diale qui est en train de se mettre en place, je dirais oui et non… oui de la manière dont l’o­li­gar­chie entre­voit l’u­nion des peuples (uni­que­ment pour le pro­fit et l’ex­ploi­ta­tion des res­sources sans contraintes) et non si les peuples reprennent le contrôle et pour­raient ain­si créer non pas un gou­ver­ne­ment (en langue des oiseaux gou­verne ment, ce qu’ils font très bien aujourd’­hui) mais un genre de conseil des sages s’ap­puyant sur un groupe de per­sonnes tiré au sort, enfin je vais pas repro­duire l’in­té­grale d’Étienne à se sujet… ou fina­le­ment tous et toutes serions égaux en droits sociaux, sala­riaux… et ou de fait ils ne pour­raient plus exploi­ter sans ver­gogne les res­sources pour une poi­gnée de chique, ce qui ne leur ser­vi­rait plus à rien de jouer à saute mou­ton avec leurs entre­prises en délo­ca­li­sant à tout va pour main­te­nir la pres­sion éco­no­mique plus com­mu­né­ment appe­lée par ces bas-du-front « dum­ping social »…

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles