Ne pas changer les pouvoirs, les assagir. (Alain)

25/07/2011 | 24 commentaires

« Quand on dit que les gou­ver­nants ont de puis­sance, selon la jus­tice, que par le consen­te­ment des gou­ver­nés, je crois qu’on manque l’i­dée. C’est remon­ter au déluge. De toute façon : car, d’un côté, c’est par­tir à la recherche d’une race pure et non croi­sée ; si un Irlan­dais a seul droit de gou­ver­ner les Irlan­dais, le plus pur Irlan­dais aura aus­si le droit le plus clair ; et, d’un autre côté, c’est vou­loir construire les nations d’a­près le modèle patriar­cal. Le fils obéit au père, il n’o­béi­rait pas à un étran­ger. « Et s’il me plaît, à moi, d’être bat­tue » ; c’est la for­mule la plus par­faite de l’es­prit natio­nal en tous pays. Fouet­té, le citoyen veut bien l’être. Mais il regarde aux baguettes ; il veut savoir dans quel bois on les a coupées.

Cette idée mys­tique pro­duit bien­tôt ses preuves. Car un pou­voir contes­té devient aus­si­tôt tyran­nique ; on ne peut plus pro­non­cer sur ce qu’il serait, bon, médiocre ou mau­vais, s’il s’exer­çait sim­ple­ment ; il s’é­ta­blit, il se défend, il soup­çonne. Dans ces luttes, le droit périt ; les révol­tés ont tou­jours rai­son ; ils sont tou­jours tyran­ni­que­ment gou­ver­nés. À bien meilleur compte, et par la cen­tième par­tie seule­ment de l’éner­gie qu’ils emploient à chas­ser un mau­vais maître, ils le ren­draient bon. Comte, homme d’a­vant-garde, aper­çoit que les dis­cus­sions sur l’o­ri­gine et la légi­ti­mi­té des pou­voirs sont méta­phy­siques, et que la fonc­tion posi­tive du citoyen est plu­tôt de sur­veiller et limi­ter l’ac­tion des pou­voirs, quels qu’ils soient.

Le faible des démo­cra­ties est qu’elles déposent trop aisé­ment leurs rois éphé­mères. Cette puis­sance pure­ment néga­tive ne résout rien, d’au­tant que comme il n’y a pas tant d’hommes qui sachent le métier de roi, tant bien que mal, nous voyons tou­jours reve­nir les mêmes rois ; et les chutes font noblesse et force, comme aux réci­di­vistes ces innom­brables condam­na­tions, qui désarment le juge. Le citoyen n’a pas encore bien sai­si cette idée que tout pou­voir est mau­vais, s’il n’est sur­veillé, mais que tout pou­voir est bon, autant qu’il sent une résis­tance paci­fique, clair­voyante et obs­ti­née. La liber­té n’est pas d’ins­ti­tu­tion ; il faut la refaire tous les jours.

Nos pro­lé­taires ne sont pas encore déli­vrés de cette idée, qui est méta­phy­sique aus­si, c’est que les patrons ayant pour règle de payer les ouvriers le moins pos­sible, il faut sup­pri­mer les patrons. Mais pour­quoi se pri­ver de coopé­ra­teurs qui ont appris un métier dif­fi­cile ; Le pro­lé­ta­riat orga­ni­sé aurait une puis­sance invin­cible ; on ver­rait et l’on a vu déjà com­ment l’o­pi­nion com­mune accla­me­rait le cor­tège des tra­vailleurs, si seule­ment ils jetaient toutes leurs armes. Mais la guerre est plus facile à conduire que la paix. Il est plus facile de mener les citoyens aux bar­ri­cades que d’ob­te­nir qu’ils observent et jugent à chaque ins­tant. Bref il est plus vite fait de détruire que de construire.

Les pou­voirs sont arro­gants en guerre, inquiets et flexibles en paix, comme on a vu et comme on voit. Cette loi trouve son appli­ca­tion dans les luttes inté­rieures aus­si. La presse, tant calom­niée par les jour­na­listes, est tou­jours plus juste qu’on n’at­ten­drait, par le jeu des riva­li­tés et par le besoin d’é­ton­ner, qui font que tout ce qui importe est bien­tôt connu. Que pour­rait-on attendre, et que ne pour­rait-on pas espé­rer si les jour­naux, au lieu de se ser­vir des ambi­tions, exer­çaient seule­ment la fonc­tion du spec­ta­teur et du juge. Et, au lieu de dire que c’est impos­sible, il faut le faire, comme nous fai­sons en ces feuilles, menant cette bonne révo­lu­tion qui vise moins à détrô­ner les rois qu’à les rendre sages. »

Alain (Émile Char­tier), « Le citoyen contre les pou­voirs » (1926), p. 149.

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Étienne

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24 Commentaires

  1. toto

    Non mais sérieusement

    « cette bonne révo­lu­tion qui vise moins à détrô­ner les rois qu’à les rendre sages. »

    « À bien meilleur compte, et par la cen­tième par­tie seule­ment de l’éner­gie qu’ils emploient à chas­ser un mau­vais maître, ils le ren­draient bon. »

    ???
    Non, vous êtes pas vrai­ment sérieux hein.

    Alors en fait ca pour­rait mar­cher si je dis a Sar­ko : si je t’as­sure ta poli­tique est infecte au pos­sible. T’es infect. Il faut pas faire ça.
    Et la il dirait : Oh oui alors, c’est bien vrai, tu as bien fait de m’ou­vrir les yeux.

    Mais bien sur.

    Réponse
  2. pfro35

    Etienne, que se passe-t-il ?
    Comme Toto je ne com­prends pas ce que vient faire cet article sur ce site qui par ailleurs pousse à la réflexion.
    Sur ce coup là on risque de perdre notre temps. A moins de sub­ti­li­tés non comprises.

    Mais bra­vo tout de même pour tout le tra­vail réalisé.

    Patrick

    Réponse
  3. Francesca

    Toto et Patrick :

    On vou­drait plu­tôt connaître vos pro­po­si­tions que vos cri­tiques, IL FAUT ABSOLUMENT AGIR !!! 

    Et se dire que, comme tout parent sage qui dis­ci­pline ses enfants, le rai­son­ne­ment vient avant la fes­sée, et que dans ce rai­son­ne­ment, les limites sont posées.

    Ce n’est que dans le cas d’une entente nulle que le parent doit don­ner la fes­sée, jamais avant !!! 

    J’en­tends dans cette révo­lu­tion énor­mé­ment des cri­tiques qui freinent les actions effi­caces, je crois que les rai­son­ne­ments d’É­tienne sont fort inté­res­sants et que nous devrions com­men­cer par les sou­te­nir sans nous deman­der si cela marche ou pas. De toutes manières, au point où on en est, c’est celui-ci le moins ris­qué… Sans celui ci, c’est la guerre civile …

    Réponse
  4. Hadrien

    Etienne,

    C’est pour nous mettre à l’é­preuve que tu as façon­né ce billet ? C’est en tous cas comme ça que je l’interprète…

    A titre de com­pa­rai­son, on peut lire en ce moment une levée de bou­cliers sur le blog « La refon­da­tion du capi­ta­lisme » de Pey­re­le­vade qui s’y défend d’être un néo-libé­ral. On y fait notam­ment réfé­rence à ton site, qui a gar­dé trace des com­men­taires signés Hadrien, Sina, etc. tous effa­cés sur le sien. Or, ces com­men­taires, bour­rés de réfé­rences et par­fai­te­ment rai­son­nés, met­taient ce « maître de la Finance », selon l’ex­pres­sion de Che­vè­ne­ment, devant ses res­pon­sa­bi­li­tés ! C’est dire s’il en a peu fait cas : non seule­ment il parle pour sa caste, mais encore il fait mine de ne pas com­prendre des pro­pos par­fai­te­ment articulés.

    Le mal est pré­ci­sé­ment celui-là : l’Eu­rope et la mon­dia­li­sa­tion sont aux mains de lob­bies qui ont façon­né l’en­semble à leur conve­nance en y met­tant à pro­fit les dépla­ce­ments finan­ciers à la vitesse de la lumière, contrai­re­ment aux tra­vailleurs pié­gés. Rien ne les fera renon­cer d’eux-mêmes à leur situation !

    Il faut voir ce qu’on enseigne aujourd’­hui dans les écoles de com­merce : il y a les loo­sers (ceux qui sont aux ordres pour pro­duire) et les win­ners (ceux qui, comme Pey­re­le­vade, passent leur temps à expli­quer que le tra­vail des autres ne rap­porte pas assez) ! Croire que ces der­niers seraient dupes de leur propre idéo­lo­gie, c’est leur faire un cadeau inespéré…

    Réponse
  5. Hadrien

    Je note, en tous cas, que tu cites et sur­ligne les pas­sages d’un texte, sans jamais te pro­non­cer toi-même…

    Réponse
  6. Alain Guillou

    oh hé , c’est les vacances, il a bien le droit de se lâcher , notre Etienne : c’est fou ce que les uns manquent d’i­ma­gi­na­tion quand il s’a­git de se figu­rer ce que peut être la fatigue pro­fes­sion­nelle des autres !

    Pareil quant à nos élus, à nos admi­nis­tra­teurs et à nous autres, « administrés » !
    On veut du repos !
    Il se trouve que 6,66 fran­çais sur 10 ont besoin de repo­ser leurs sys­tèmes plus très ner­veux, et que s’il s’a­git de la « grande poli­tique », ce taux peut sans doute s’a­ron­dir à un sep­tième citoyen fati­gué sur 10..

    Alors, il nous faut des élus, et qu’on les paye assez pour qu’ils res­tent dignes devant les cor­rup­teurs infatigables !

    (trop fati­gué, je ne trouve plus le ckin d’oeil émoti..cone)

    Réponse
  7. Étienne

    Salut les amis,

    Je découvre tar­di­ve­ment vos réac­tions car le robot de Free ne me pré­vient plus ces temps-ci, à cause d’une sus­pi­cion de spam 
    (le blog fait l’ob­jet d’at­taques spa­meuses depuis quelques semaines : je dois sup­pri­mer à la main des cen­taines de mes­sages pour des montres de contre­bande : il faut abso­lu­ment que je mette à jour la tech­no­lo­gie anti-spam du blog, de toute urgence. J’ai besoin d’i­dées, j’ai besoin d’aide, je suis débordé.)

    Je suis sur­pris de la viru­lence de vos réac­tions.
    (On a vrai­ment la gâchette facile entre nous, à gauche, pour s’ac­cu­ser de tra­hi­son et pour se dis­cré­di­ter en bloc au moindre écart idéo­lo­gique, vous le noterez. 
    Ce n’est pas si grave en l’oc­cur­rence (je l’es­père), mais ça m’y fait pen­ser. La gâchette bien trop facile, je pense : une fois qu’on est tous à moi­tié morts, les voleurs de pou­voir n’ont plus rien à faire, c’est idiot.) 

    Je trouve que cette réflexion d’A­lain est pleine d’in­tel­li­gence, comme d’ha­bi­tude, et qu’elle pousse à réflé­chir. Je ne dis pas qu’elle emporte toute ma convic­tion, je dis qu’elle me pousse à réflé­chir, ce qui n’est pas rien. 

    Et je main­tiens qu’elle me semble fich­tre­ment per­ti­nente (mais pas nou­velle, pour moi).

    Car en fait, que dit ici Alain que je ne dis pas moi-même depuis le début ? 

    • Il dit que tous les pou­voirs sont mau­vais ; je ne dis pas autre chose. 

    • Il dit que si vous rem­pla­cez un pou­voir par un autre, le sui­vant ne sera pas meilleur puis­qu’ils sont tous mau­vais, qua­si­ment par construc­tion ; je suis sur la même ligne.

    • Il dit que tout pou­voir toit être tenu à la gorge pour ne pas abu­ser, et que seule la vigi­lance quo­ti­dienne des citoyens peut for­cer les pou­voirs à la rai­son ; et qui dirait le contraire ?

    • Il en conclut qu’il est bien plus malin de FORCER LES POUVOIRS À N’ÊTRE PAS TROP MAUVAIS, que de LES CHANGER SANS CESSE EN CARESSANT LE RÊVE IMPOSSIBLE QU’UN JOUR UN POUVOIR NATURELLEMENT ET DURABLEMENT BON ADVIENDRA ; je ne puis qu’acquiescer puisque je ne pense pas autre chose en la matière.

    Donc, oui Toto, si Sar­ko­zy (même lui !!!) avait PEUR DE NOUS, à chaque heure du jour, il devien­drait —PAR FORCE— UN EXCELLENT SERVITEUR DU BIEN PUBLIC.

    Certes, cela vaut dans une réflexion visant à amen­der pro­fon­dé­ment le gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif (et donc pour y rester). 
    Lais­sez-moi vous ras­su­rer : je conti­nue à trou­ver plus sédui­sante l’i­dée d’une fédé­ra­tion de com­munes où le peuple exerce direc­te­ment le pou­voir dans les Assem­blées locales, en se pro­té­geant dura­ble­ment des voleurs de pou­voir par la tech­nique éprou­vée du tirage au sort. 🙂

    Est-ce que, par hasard, une for­mu­la­tion dif­fé­rente de mon cher Alain vous aurait enfin ren­du sen­sible un aspect qui m’est cher depuis tou­jours (ce n’est pas la faute — prin­ci­pa­le­ment —des pou­voirs s’ils abusent, c’est de la faute de ceux qui les laissent abu­ser en se dés­in­té­res­sant des ins­ti­tu­tions) et que vous auriez mal com­pris, faute d’ex­pli­ca­tion cor­recte de ma part ?

    Il y a peut-être un vice de rai­son­ne­ment qui m’a échap­pé dans ce Pro­pos, mais je vous deman­de­rais d’être plus expli­cites dans votre indi­gna­tion : qu’est-ce qui vous gêne dans ce pro­pos d’Alain.

    En tout cas, je vous remer­cie d’être tou­jours là. 

    Étienne.

    ______________

    PS pour mon cher Hadrien : 
    je mets en sur­brillance ce qui me fait réflé­chir, en accord ou en désac­cord, et que je signale à votre atten­tion, pour faci­li­ter une lec­ture rapide et ne rien rater d’im­por­tant même quand on est pressé.

    Aurais-tu quelques liens pré­cis pour aller voir ce qui se passe chez Pey­re­le­vade, s’il te plaît ?

    Réponse
  8. Hadrien

    « À bien meilleur compte, et par la cen­tième par­tie seule­ment de l’éner­gie qu’ils emploient à chas­ser un mau­vais maître, ils le ren­draient bon. »

    Confron­tons ces dires d’A­lain à la réa­li­té d’au­jourd’­hui, celle du pou­voir sarkozyste :
    Peu avant son élec­tion, Sar­ko­zy confiait tout de go, dans un inter­viw à l’Ex­press, qu’il était en « mis­sion » pour ceux qui le recon­naî­traient comme un des leurs, une fois sa tâche accom­plie : l’o­li­gar­chie des riches. D’où sa fameuse expres­sion « Aprés la pré­si­dence, j’i­rai faire du fric ! ».

    Croit-on que la maxime d’A­lain puisse s’y appliquer ?

    Réponse
  9. Étienne

    Hadrien,

    S’il avait PEUR DE NOUS DAVANTAGE que peur de ses Par­rains mafieux, je pense que OUI.

    Dans les ins­ti­tu­tions actuelles (qui ne méritent pas, selon moi, le nom de Consti­tu­tion), il n’a RIEN à craindre de nous, abso­lu­ment RIEN.

    Cela explique tout.

    C’est la cause prin­ci­pale, selon moi —pas la seule mais la prin­ci­pale, celle qui engendre toutes les autres—, de son mau­vais com­por­te­ment par rap­port au bien commun.

    Un débat poli­tique digne de ce nom, dans une situa­tion d’im­puis­sance popu­laire comme la nôtre, devrait se concen­trer sur L’ANALYSE DES CAUSALITÉS, et repous­ser les cau­sa­li­tés fortes mais secon­daires pour ne rete­nir que les cau­sa­li­tés pre­mières, DÉTERMINANTES.

    Car s’il existe bien une cau­sa­li­té déter­mi­nante (c’est-à-dire ren­dant pos­sible toutes les autres), c’est pure LOGIQUE de s’en prendre plu­tôt à elle qu’à toute autre.

    Non ?

    C’est ma spé­ci­fi­ci­té de prendre les choses sous cet angle, apparemment.

    Peut-être que je me trompe.

    Mais j’en suis là.

    Étienne.

    Réponse
  10. Alain Guillou

    Je pense que la cau­sa­li­té déter­mi­nante est une vue de l’es­prit, certes néces­saire dans un « moment » de la réflexion. Le moment sui­vant consiste à sai­sir les inter-rela­tions qui dans leur « somme » deviennent ce qui concrè­te­ment assure la « sécu­ri­té de fonc­tion­ne­ment du sys­tème »…On peut ima­gi­ner que la per­cep­tion claire de « la cau­sa­li­té déter­mi­nante  » est pri­mor­diale, mais elle est loin de per­mettre « la révo­lu­tion sou­hai­table » (pour moi…).

    Il faut à la fois la conscience , l’éner­gie « popu­laire », et l’i­ma­gi­na­tion créa­trice, car « sans vision d’un pro­jet (dit « cré­dible »), per­sonne ne bouge plus loin qu’une ges­ti­cu­la­tion déses­pé­rée tous les 18 mois…Refaire la Com­mune de paris, non ! refaire l’U­nion sovié­tique, non plus ! et pour­tant : l’his­toire attend !

    Tout le monde sait cui­si­ner, mais de bons cui­si­niers, c’est mieux : j’en reviens à notre besoin d’employer des poli­ti­ciens « à dis­po­si­tion du peuple »…Déso­lé : tout le monde sait « édu­quer son enfant », mais de bons péda­gogues sont aus­si nécessaires !

    Cha­cun peut apprendre le manie­ment d’armes, mais de bons « gar­diens de la paix », c’est mieux etc…

    Réponse
  11. Hadrien

    Etienne,

    Je réponds simul­ta­né­ment à tes deux messages :

    L’ANALYSE DES CAUSALITÉS… pour ne rete­nir que les cau­sa­li­tés pre­mières, DÉTERMINANTES, c’est ce que j’ai pas­sé mon temps à faire avec Pey­re­le­vade. Tu as vu com­ment tous mes com­men­taires ont été effa­cés depuis l’o­ri­gine lors­qu’ils sont, sans doute, deve­nus trop incontournables.

    Je conti­nue occa­sion­nel­le­ment sous d’autres pseu­dos (Sur le der­nier billet, c’est pas mal!). Tu ver­ras que la démo­cra­tie à l’A­thé­nienne et la mon­naie sont tou­jours d’ac­tua­li­té, ain­si que Allais. Ça m’a été aus­si l’oc­ca­sion d’y signa­ler par quelques liens ce qui a été sau­ve­gar­dé sur ton site.

    Ami­tiés,

    Hadrien (bien­tôt en vacances)

    Réponse
  12. Hadrien

    Copie d’un mes­sage que j’ai trans­mis à A‑J :

    Rele­vé sur http://​www​.marian​ne2​.fr/​P​a​u​l​-​J​o​r​i​o​n​-​r​e​g​a​r​d​e​-​l​-​e​c​o​n​o​m​i​e​-​p​a​r​-​l​e​-​p​r​i​s​m​e​-​d​e​-​l​a​-​p​h​i​l​o​s​o​p​h​i​e​_​a​2​0​8​8​6​0​.​h​tml

    « l’auteur affirme de manière un peu rapide que « les banques cen­trales – et elles seules – sont en charge de créa­tion moné­taire ». Un simple cours de comp­ta­bi­li­té, ou, par exemple, le livre de Pierre-Noël Giraud, « Le com­merce des pro­messes » per­mettent de com­prendre que ce sont les banques pri­vées qui créent la mon­naie aujourd’hui. En outre, si l’assertion de l’auteur était juste, le bilan de la BCE serait équi­valent à la masse moné­taire de la zone euro. Or, il n’en repré­sente que 20% (2000 mil­liards contre 9500), et leurs évo­lu­tions sont tota­le­ment dé corrélées. »

    (Laurent Pin­sole)

    Réponse
  13. franck

    bjr Étienne

    J’ai une pro­po­si­tion pour dési­gner les per­sonne « tirées au sort » : il suf­fi­rait de reprendre le prin­cipe de l’an­cien « ser­vice natio­nal », appli­qué aux hommes et aux femmes à par­tir de la majorité.

    Chaque per­sonne « tirée au sort » serait logée, nour­rie, blan­chie, avec des « perms » le w‑end.

    Enfin, je me dit que ça a bien fonc­tion­né pour l’ar­mée, pour­quoi est-ce que ça ne fonc­tion­ne­rait pas pour les repré­sen­tants du pleuple ? Et je suis per­sua­dé que ça coû­te­rait moins cher que le ser­vice mili­taire obligatoire.

    qu’en pen­sez vous ?

    cdlt
    Franck

    Réponse
  14. Hadrien

    Je relève une autre erreur de Jorion (que Pin­sole n’a pas remarquée):

    Il confond Michel Hus­son, spé­cia­liste du par­tage de la valeur ajou­tée (cf. http://​hus​so​net​.free​.fr/​t​e​x​t​e​s​.​htm, que je cite dans mon der­nier com­men­taire à Pey­re­le­vade), avec Edouard Hus­son qui est un uni­ver­si­taire dont le blog ne s’oc­cupe pas de cela !

    « Jorion…note que, bien au contraire, le taux de pro­fit ne cesse ne pro­gres­ser, notam­ment du fait de la baisse de la part des salaires dans la valeur ajou­tée, pas­sée, selon Edouard Hus­son, de 1992 à 2007 de 66.4 à 54.8%, sans conduire à une forte hausse des inves­tis­se­ments mais à une pro­gres­sion des divi­dendes et du cash flow. »

    Réponse
  15. sitouaillain

    C’est vrai que ce texte fait réflé­chir, il contient en germe une grande sagesse.
    Mais je me dis qu’il y manque quelque chose :
    par exemple, pre­nons le ter­rain média­tique, et en sub­stance, c’est ce qu’ex­prime bien Hadrien : il a beau pro­duire des com­men­taires « fouillés » sur des blogs de « per­son­na­li­tés », bref, il s’a­dresse à eux en exer­çant un « contrôle citoyen » sur leurs dires, pointe leurs erreurs, etc. mais, pour quel résultat ?

    par exemple, Yves Cal­vi, sa fonc­tion de « modé­ra­teur de débat » est une fonc­tion de « ser­vice public », essen­tielle pour la démo­cra­tie « de masse », et je trouve qu’il est plu­tôt bon, mais sys­té­ma­ti­que­ment, il va n’in­vi­ter que des gens d’ac­cord avec le sys­tème ou disons une concep­tion oli­gar­chique du « sérieux », des grands édi­to­ria­listes (média­crates) dont on se fiche, et je n’ai aucun pou­voir sur Yves Cal­vi pour lui « remon­ter les bre­telles » et dire que nous en avons assez de ne pas voir de contra­dic­teurs dont la pen­sée est sub­ver­sive. ou bien, « nous en avons assez Yves que tu répètes X fois tes ques­tions « orien­tées » en vou­lant faire dire à ton inter­lo­cu­teur ce qu’il ne vou­lait pas dire au départ ».

    Donc, oui, je suis ten­té de suivre Alain en disant, ce pré­sen­ta­teur-là, il faut qu’on puisse l’en­ca­drer et faire pres­sion et le remettre à sa place quand il le faut, je suis aus­si d’ac­cord qu’il serait bête de tirer au sort le pré­sen­ta­teur sous pré­texte que la posi­tion de pou­voir actuelle d’Yves Cal­vi, lui fasse exer­cer son métier en dehors de ce que le prin­cipe du plu­ra­lisme exige.

    Donc oui, tout talen­tueux qu’il soit, sans contrôle citoyen, fata­le­ment, ça dérape.

    Mais le jour où on pour­ra dire à Yves Cal­vi, dis-donc coco, si tu cor­riges pas le tir, t’es viré, tu sais, t’es bon dans ce que tu fais, mais, si tu veux gar­der un temps d’oc­cu­pa­tion d’un espace public qui appar­tient à tous, va fal­loir que tu te remettes en cause, sinon on en trou­ve­ra un autre qui aura aus­si du talent »… Ce jour n’ar­ri­ve­ra pas sans une véri­table révolte et sans fixer des prin­cipes que les citoyens doivent faire res­pec­ter, au moyen d’ins­ti­tu­tions res­pec­tables et légitimes…soit au-delà des « cour­riers des lec­teurs »…et pour impo­ser la vox popu­li dans les média et dans le fonc­tion­ne­ment des média, quelques opé­ra­tions com­man­do et autres démons­tra­tions de force de grande ampleur s’imposent…

    Avant de repar­tir sur de « bonnes bases », pour les­quelles, certes, il faut s’ins­pi­rer de la sagesse d’A­lain, il va quand même fal­loir y aller fermement,

    et c’est ce que, à mon sens, Alain oublie : les bonnes vieilles habi­tudes sont ins­ti­tuées de telle façon, qu’il faut bien pas­ser par une rup­ture, une bri­sure des carcans…ou alors je me trompe…et on attend que la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive à la PS (Je dirige, vous par­lez des lam­pa­daires) abou­tisse à des révo­ca­tions d’é­lus… peu crédibles.

    Réponse
  16. Di Girolamo

    Concer­nant Yves Calvi

    Si le débat public fait l’ob­jet d’une définition,de règles , d’une orga­ni­sa­tion , d’une méthode .…Yve Cal­vi pour­rait y par­ti­ci­per en tant que jour­na­liste mais dans le res­pect du cahier des charges du « Débat public » .

    La télé­vi­sion serait bien sûr concer­née par le débat public et lui four­ni­rait un espace , voir une chaîne spécifique .
    On peut conce­voir comme méthode un clas­se­ment thé­ma­tique de l’in­fo en même temps qu’une réflexion glo­bale posant le pro­blème de l’or­ga­ni­sa­tion opti­mum de la socié­té : on appro­fon­di les thé­ma­tiques mais on ne s’y enferme pas , on les mets en lien en glo­ba­li­sant le ques­tion­ne­ment : en pre­nant en compte les divers résu­lats en terme de constats thé­ma­tiques , com­ment orga­ni­ser la socié­té , quel pro­jet construire ?

    Les thè­ma­tiques et le ques­tion­ne­ment glo­bal sont ouvert à tous, toutes expres­sions ; c’est ain­si que le pro­blème des mêmes invi­tés ne se pose pas : c’est contra­dic­toire avec la défi­ni­tion et les règles du débat public.

    Les thé­ma­tiques sont ques­tion­nées de diverses manières : repor­tages , film , débats ..Le citoyen peut y par­ti­ci­per et s’y inves­tir au niveau qu’il sou­haite : spec­ta­teur ou acteur du débat ; l’in­fo n’est pas dis­con­ti­nue et délais­sée , elle est clas­sée dans son thème et on y revient ; ex Fuku­schi­ma rentre dans la thé­ma­tique et la réflexion sur l’éner­gie ; cette thé­ma­tique est indé­fin­ni­ment nour­rie de l’ac­tua­li­té et appro­fon­die par le débat ; elle est mise en lien avec le ques­tion­ne­ment glo­bal et les autres thématiques.

    En com­plé­ment de cette chaîne télé , un site et un blog
    Et des lieux de débats vivants sur les ter­ri­toires dans les com­munes , com­mu­nau­tés de com­munes . On y débat des mêmes pro­blèmes en reve­nant au local et à l’ac­tion de terrain .

    Il n’y a donc pas un contrôle citoyen sur Yves Cal­vi mais la créa­tion d’un outil public de débat avec des règles, des méthodes et des moyens à lui trouver.
    Il est bien évident que ce n’est pas un par­ti ou un grou­pe­ment qui va gérer cela : il faut un ser­vice public du débat .
    Il me semble que c’est tout à fait le rôle du pré­sident de la Répu­blique ( à condi­tion qu’il res­pecte lui même la consti­tu­tion , ce qui n’est pas actuellment le cas ) d’or­ga­ni­ser et mettre en place ce ser­vice public .
    De même qu’on a récla­mé des can­di­dats de signer le pacte éco­lo­gique , il me semble plus pro­fond et au bout du compte plus effi­cace de lesur laire signer le pacte démo­cra­tique avec obli­ga­tion de créer un outil public du débat.

    Réponse
  17. Di Girolamo

    suite .…..

    « Le Débat public » est une struc­ture ins­ti­tu­tion­nelle obli­ga­toire , per­ma­nente , des­ti­née à réunir les citoyens autour d’un tra­vail de com­pré­hen­sion et de construc­tion d’une socié­té durable ; les grands thèmes ( éner­gie , cli­mat , éco­no­mie , emploi , mon­naie ‚habi­tat europe etc ) sont inter­ro­gés et appro­fon­dis pour eux-mêmes et aus­si glo­ba­le­ment en les reliant dans un effort de com­pré­hen­sion glo­bale de la société
    Les ques­tion­ne­ments et les méthodes sont eux-mêmes inter­ro­gés afin de défi­nir les bonnes ques­tions à se poser et les bonnes méthodes de réflexion

    Le carac­tère public c’est-à-dire ouvert à tous, à toutes les expres­sions diverses et contra­dic­toires par­ti­cipe for­te­ment et struc­tu­rel­le­ment à l’approfondissement des pro­blé­ma­tiques et des méthodes de ques­tion­ne­ments ain­si qu’à la com­pré­hen­sion des pro­blèmes qui sont clai­re­ment posés par les accords et désac­cords propres au débat .
    Le débat public est une exper­tise de la socié­té à un moment don­né , une réflexion cher­chant à dres­ser des constats puis à par­tir de ces constats à faire émer­ger un pro­jet et des poli­tiques de mise en œuvre de ce projet

    Le débat public pré­pare ain­si des déci­sions poli­tiques et se situe en amont de pos­sibles déli­bé­ra­tions et référendums.

    Le débat public est en amont et de ce fait se situe à un niveau plus glo­bal ouvert sur la réflexion pros­pec­tive et l’élaboration du pro­jet ( ce que ne peut faire un gou­ver­ne­ment qui est nez sur le gui­don et doit résoudre les pro­blème au jour le jour ) ; cette hau­teur est essen­tielle au débat public. C’est une dimen­sion fon­da­men­tale de la vraie démo­cra­tie qui ne doit pas subir un sys­tème au fil de l’eau mais le com­prendre et le maîtriser.

    Réponse
  18. sitouaillain

    Di Giro­la­no

    tes prin­cipes sont très bons,
    « l’es­pace public » entre selon moi dans le cadre de la sépa­ra­tion des pouvoirs,
    mais il y fau­dra ajou­ter les condi­tions de finan­ce­ment et le contrôle citoyen, et sur­tout pas de contrôle d’un Pré­sident (d’ailleurs c’est en grande par­tie le cas aujourd’­hui, y com­pris constitutionnellement_ cf nomi­na­tion des membres du CSA)

    ensuite, je ne dis pas que ton idée de pacte simi­laire au pacte de hulot est inutile, je constate sim­ple­ment que sans contrôle citoyen der­rière, le pacte de Hulot est un échec…m’est avis que s’a­dres­ser aux pou­voirs en place n’est pas une bonne méthode pour abou­tir à ce que tu souhaites…

    Réponse
  19. Di Girolamo

    Le pacte de Hulot reste dans la ges­tion du sys­tème ; le gre­nelle en est l’illus­tra­tion (pein­ture verte).
    L’ex­per­tise publique, « bien défi­nie », enca­drée par la loi, dotée de moyens finan­ciers et humains est en soi un anti-sys­tème ; le sys­tème, c’est le faux sem­blant du pro­grès pour tous avec, comme moteur, la crois­sance, le libre marché.

    Deux limites à ce pro­grès pour tous :

    - limite humaine, sagesse et altruisme ne suivent pas le même rythme que le pro­grès technique, 

    - limite phy­sique du monde inca­pable de suivre.

    L’ex­per­tise, la réflexion et le débat public sur ces enjeux est de fait une dis­tan­cia­tion et l’in­tro­duc­tion concrète et immé­diate d’un nou­veau paradigme .

    Le pou­voir popu­laire, le « contrôle citoyen » ne peut s’ex­pri­mer que dans l’exer­cice, la pra­tique concrète du débat ouvert à tous.

    Concer­nant le pré­sident : consti­tu­tion­nel­le­ment, il ne gou­verne pas ; il n’est pas l’homme d’un par­ti appli­quant un pro­gramme (je parle du texte de la consti­tu­tion !); il veille à l’ap­pli­ca­tion de la consti­tu­tion ; si le prin­cipe fon­da­teur de notre consti­tu­tion est bien celui de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire, on peut en conclure que le rôle du pré­sident est essen­tiel­le­ment de veiller à la réa­li­té de l’exer­cice de cette sou­ve­rai­ne­té ; dans un contexte de crise de civi­li­sa­tion, son rôle est bien de mettre en place cet exer­cice qui n’est pas autre chose qu’une inter­ro­ga­tion col­lec­tive orga­ni­sée sur ces deux questionnements :

    - com­ment orga­ni­ser une socié­té durable dans un monde fini qu’on épuise et détruit ?

    - com­ment orga­ni­ser une socié­té durable dans un monde où nous sommes inca­pables de pro­gres­ser en sagesse ?

    Il m’ap­pa­raît évident que dès l’ins­tant où une socié­té orga­nise cette inter­ro­ga­tion, la réponse est dans la ques­tion et on peut (peut être) espérer ?
    C’est de la réelle démo­cra­tie et ce pacte-là serait sacré­ment impac­tant ! (« Si les citoyens savaient com­ment est pro­duite la monnaie. »)

    Réponse
  20. sitouaillain

    salut indi­gna­do,
    et salut à tous,

    Le groupe de Tra­vail pour une Assem­blée Consti­tuante est en demande de contri­bu­teurs et de gens motivés,
    nous avons l’in­ten­tion d’a­bou­tir, et de nous orga­ni­ser pour cela,
    vos inter­ven­tions, suggestions,
    sont les bienveues !

    Réponse
  21. Alain Guillou

    Il n’y a aucune solu­tion simple à « la crise ».

    Pré­tendre que tout se règle à par­tir de l’ins­tau­ra­tion d’un prin­cipe « consti­tuant », c’est fumer un opium…Encore !
    Par contre, ouvrir son esprit à l’i­dée qu’un « après crise » exis­te­ra per­met aux uns d’i­ma­gi­ner des « rois assa­gis », aux autres, de « sujets émancipés »…

    le pro­ces­sus de sor­tie « viable et digne » de la crise que sou­dain, bizar­re­ment, le sys­tème finan­cier lui-même avoue comme telle, il impli­que­ra néces­sai­re­ment « ensemble » mais « pas n’im­porte com­ment » tous les aspects de « la condi­tion humaine mondiale » :

    Se réfu­gier dans une vision étri­quée c’est se condam­ner à une mort dont le scé­na­rio a été écrit au XXè siècle.

    Il faut donc mobi­li­ser « large » tous les fonts de lutte, car ils ne peuvent que conver­ger vers cette néces­si­té : dépas­ser les blo­cages éco­no­miques, cultu­rels et éco­lo­giques, donc savoir « se remettre en cause », mais aus­si remettre en cause « tout sys­tème verrouilleur ».

    On ne doit donc pas négli­ger l’in­dis­pen­sable tra­vail consti­tuant, mais on doit s’as­su­rer qu’il se fasse en lien avec la vie qui se défend déjà dans les confron­ta­tions dites « sociales », mais aus­si dans les prises de conscience dites « écologiques ».

    La simul­ta­neï­té de ces fronts est indis­pen­sable, s’ob­nu­bi­ler sur l’un d’eux seule­ment est mor­tel !(telle est ma convic­tion, en tous cas, …je peux moi aus­si pho­to­gra­phier les piles de livres qui y mènent…)

    Réponse
  22. Toto

    cou­cou
    (eh déso­lée, (j’suis reve­nue que main­te­nant (j’suis pas rapide)), j’vou­lais pas mettre le bazar, quoi, j’ai pas fait exprès.)

    (j’a­vais les nerfs ce jour la, sorry)

    (j’ai pas lu tous les comms, mais euh, je sais bien que j’ai (y’a) pas de solu­tions (miracle), c’est un peu le problème.(c’est le pro­blème de beau­coup de monde d’ailleurs, on sait tous que ce pays part en sucette, mais com­ment faire pour que ça s’arrête, pour chan­ger les choses…))

    (n’empêche n’empêche, Alain a décon­né quand il a écrit son truc, je persiste 😉 )

    et com­ment vaincre ou déga­ger un tyran, ben ca hein…

    (j’de­man­de­rais bien à l’his­toire de nous le dire, mais j’sais pas voya­ger dans l’temps)

    ou alors y’a V for Vendetta.

    Bon, bisous 🙂

    Réponse

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