Prochaine conférence-débat sur les enjeux de la création monétaire,
à Paris, samedi 9 avril, 16 h
Salut à tous.
Juste un mot pour vous signaler, après la conférence-débat sur le tirage au sort de 2010, un nouveau rendez-vous, cette fois sur… les enjeux de la création monétaire 🙂
Ce sera à Paris, ce prochain samedi, 9 avril, à 16 h, au café Le Lieu-dit, 6 rue Sorbier, à l’initiative du Repaire de La-bas si j’y suis du 20ème arrondissement.
Voici l’affiche et le programme :

Dans le fil de pensée ci-dessous proposé, je ne suis pas très content de mon plan, dont certaines parties (celle sur le mécanisme de base, par exemple) sont encore assez mal articulées/structurées, je trouve ; mais le sujet est si vaste que j’ai du mal à trouver une progression naturelle, évidente, pédagogique et… complète.
Mais bon, on cherche, on progresse, ensemble.
Au plaisir d’y retrouver, peut-être, certains d’entre vous.
LES ENJEUX DE LA CRÉATION MONÉTAIRE POUR UNE SOCIÉTÉ :
CHÔMAGE ET MONNAIE ;
MONNAIE, DÉMOCRATIE ET PROSPÉRITÉ.
CHÔMAGE ? Bas salaires ? Misère ?
- Pourtant, 1) il y a beaucoup de travail à faire, de nombreux grands chantiers urgents.
- 2) On a aussi des hommes, nombreux, prêts à travailler.
Alors ?
- Alors, 3) tout ce qui manque pour venir à bout du chômage, c’est DE L’ARGENT.
Ah bon ?
Et c’est compliqué de créer de l’argent ?
Au fait, qui crée l’argent ? Comment ? Et pour qui ?
Pour une société, l’argent est un peu ce que serait le sang pour un corps vivant : il en faut LA BONNE QUANTITÉ DISPONIBLE, ni trop ni trop peu, pour permettre à l’organisme d’effectuer tous les échanges qui lui sont nécessaires.
Eh bien, le croirez-vous, notre système actuel régule cette quantité en fonction de NOTRE HUMEUR ! Si nous sommes optimistes, confiants dans l’avenir, nous en créons beaucoup (trop, on va voir comment), et si nous sommes pessimistes, nous en détruisons (alors que nous en avons besoin plus que jamais) et nous nous anémions complètement (on va voir comment).
Ce système est idiot.
(Pas pour tout le monde.)
L’idée de cet échange public est de parler entre nous, simples citoyens, des mécanismes — actuels vs souhaitables — de la création monétaire, pour cesser de nous faire promener par de prétendus « experts » dont la pensée est manifestement prostituée.
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Plan :
Introduction
La monnaie est le sang de notre société active ; sa quantité disponible conditionne la prospérité ou la misère, et aujourd’hui, elle dépend (stupidement) de l’humeur du moment ; étudions les mécanismes, leurs nuisances et quelques alternatives :
I – LA PRISON DE L’ARGENT-DETTE
(le coup d’État permanent de LA MONNAIE PRIVATISÉE)
A – Le mécanisme de base :
- Nos deux monnaies : la monnaie centrale et la monnaie des banques privées.
– Le crédit avec réserves fractionnaires,
– le seigneuriage (revenu de la création monétaire), d’abord partagé puis abandonné, la loi de 1973, l’art. 104 TM et 128 TL.
– L’exemple de la Fed.
– Rappel de ce qui relie la quantité de monnaie au niveau des prix : pas la quantité de monnaie, mais la rareté des biens et services. Donc on peut créer beaucoup de monnaie sans inflation, si on le fait progressivement et si on la met dans les bonne poches (Jean-Marcel Jeanneney) et en suivant l’intérêt général plutôt que l’intérêt des privilégiés.
– La thèse libérale, dite « standard » : la monnaie neutre, simple « voile » sans conséquence sur les échanges…
– L’humeur du temps comme stimulus (ultra critiquable) de la quantité de monnaie en circulation (Juglar et Allais)…
B – La soi-disant nécessité (à cause de la prétendue incurie de l’État) :
- La « planche à billets » (au sens large puisque les banques commerciales ne créent pas du tout les billets de banque, bien sûr) privatisée est-elle plus en sécurité qu’aux mains de l’État ?
– Le honteux mensonge de la soi-disant très prioritaire lutte contre l’inflation, qui cache la priorité inavouable donnée au… chômage de masse ! (Fitoussi)
C – Les prétendus garde-fous :
- La prétendue obligation de refinancement (alors que nous sommes « hors banque » depuis longtemps et que les BC refinancent les bc sans rien refuser),
– le soi-disant besoin d’emprunteurs (alors que l’on prête bientôt aux clochards (cf. subprimes) et que, par ailleurs, le prêt aux États et aux collectivités publiques est devenu, de ce point de vue méconnu, une vraie corne d’abondance),
– la théorique concurrence entre banques (privée effet si les banques s’entendent entre elles, pour avancer de plus en plus vite mais au même pas),
– les prétendus « professionnels du risque » que seraient les banquiers privés (qui ne prennent EN FAIT AUCUN RISQUE et qui s’ingénient avec succès à sortir tous les risques de leurs bilans),
– l’inacceptable autorégulation (qui est évidemment un foutage de gueule révoltant),
– le fantomatique respect des lois (alors que les élus des banques leur écrivent des lois sur mesure en retour d’ascenseur du financement des campagnes électorales)…
- Il reste les fuites (besoin de monnaie fiduciaire et besoin de devises pour financer le déficit des transactions courantes) qui, c’est vrai, limitent encore (un peu) la création monétaire par les banques privées, mais pas assez, et ces fuites ne règlent nullement le coup d’État des ultrariches sur le financement de l’économie.
D – les vraies nuisances, la soumission de tous (même l’État) aux porteurs d’argent (et a fortiori aux créateurs) :
L’exemple des pays sous-développés, jetés dans le piège de la dette odieuse. (Éric Toussaint, CADTM, aveux de Perkins assassin financier)
L’État ruiné :
1. les ressources confisquées,
2. les dépenses inutiles imposées,
3.les budgets (volontairement) déséquilibrés, l’État soumis aux cruels dieux marchés financiers,
L’État corrompu : la classe politique aux ordres de ceux qui financent son élection, politiciens menant des politiques antisociales et antirépublicaines (guerres, destruction des services publics, libre échange, liberté des capitaux, politique monétaire chômagène, immigration massive pour dumping social, injustice fiscale favorable aux oisifs…), pour toujours plus de soumission des individus atomisés,
Et la Société affaiblie : les crises provoquées (par les banques), les entreprises alors achetées pour une bouchée de pain, et le chômage généralisé (par manque de monnaie) pour une docilité maximum (au lieu d’une inflation modérée qui aurait rendu la monnaie fondante).
Le conflit fondamental oppose les travailleurs aux rentiers oisifs.
II – Quelques SOLUTIONS POUR FINANCER L’ÉCONOMIE : prendre le mal à la racine
A – Les solutions économiques :
- Monnaie fondante (Gesell) (ou inflation (Keynes), avec indexation générale (Allais) des salaires, des loyers et des emprunts) ;
– nationalisation des banques et Glass-Steagall Act (Keynes, Allais) ;
– « 100 % money » (Fisher) ;
– la « reflation » (Jean-Marcel Jeanneney) par injection directe de monnaie permanente et gratuite (publique et indépendante de tout crédit)(Granjean, Galand) ;
– fermer la bourse (Lordon, Généreux) ;
– et généraliser la technique révolutionnaire et non étatiste des cotisations sociales (Bernard Friot).
– Expériences monétaires passionnantes (Holbecq, Derudder, Cornu)(presque toujours sabotées par les banquiers) : le principal effet de la création monétaire reprise en main par les citoyens est, toujours et partout, la disparition (en quelques SEMAINES !) du chômage.
B – Les solutions politiques :
- Sortir de l’élection (Chouard) (qui permet aux riches d’acheter le pouvoir politique et de bloquer le progrès social)
– et imposer le tirage au sort (Chouard) (qui a bien fonctionné pendant 200 ans, soit autant que l’élection qui, elle, trahit ses promesses depuis 1789).
Conclusion
Finalement, 1) les citoyens ne font pas le lien entre le chômage (leurs difficultés personnelles) et la façon de créer la monnaie, donc ils n’en font pas un sujet politique majeur ; 2) le tirage au sort des représentants (et de leurs contrôleurs) serait la seule procédure incorruptible capable de rendre au peuple le contrôle public de la création monétaire, et là encore, personne ne fait le lien entre ses difficultés quotidiennes et son impuissance politique entretenue par l’élection des constituants :
1) Pas de prospérité avec une monnaie privée.
2) Pas de monnaie publique sans démocratie.
3) Pas de démocratie sans tirage au sort (de l’Assemblée constituante, d’abord).
En matière d’abus de pouvoir, si on veut être « à l’os », à la vraie cause des causes, comme le résumait bien Montesquieu : tout pouvoir est porté à en abuser, tout pouvoir va jusqu’à ce qu’il rencontre UNE LIMITE. Il est donc inutile de s’en prendre aux pouvoirs qui abusent (ils sont programmés comme ça, on pourrait presque dire que ce n’est pas de leur faute), il faut plutôt s’en prendre à l’indifférence de tous ceux qui devraient rester VIGILANTS ET IMPOSER DES LIMITES. Quelle limite imposez-vous, vous-même ?
Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, ce n’est pas aux ministres, ni aux parlementaires, ni aux juges, ni aux hommes de partis, d’écrire ou modifier la Constitution : l’Assemblée constituante doit être tirée au sort.
Mais il est inutile d’attendre que les élus décident ÇA : ils ne le feront JAMAIS.
C’est aux citoyens eux-mêmes d’imposer que l’Assemblée constituante soit tirée au sort.
Tout le reste suivra, naturellement : démocratie et prospérité.
Sans cela, les pires continueront à gouverner.
*****
Bibliographie : je vous parlerai des réflexions de :
• Clément Juglar, « Des crises commerciales et de leur retour périodique » (1862).
• Silvio Gesell, « L’ordre économique naturel : monnaie franche et sol franc » (1911).
• Major Douglas (1879−1952) et Louis Even (1885−1974), « Le crédit social. Sous le signe de l’abondance ».
• John Maynard Keynes, « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie » (1935).
• Irving Fisher, « 100% Money. La couverture intégrale. » (1935).
• Eustace Mullins, « Les secrets de la réserve fédérale (1952).
• John Kenneth Galbraith, « La crise économique de 1929 » (1954), « L’argent » (1975).
• Jean-Marcel Jeanneney, « Écoute la France qui gronde » (1996).
• Maurice Allais, « Pour l’indexation » (1990), « La crise mondiale aujourd’hui » (1999).
• Pierre-Noël Giraud, « Le commerce des promesses » (2001).
• John Perkins, « Les confessions d’un assassin financier » (2004).
• Jean-Paul Fitoussi, « La politique de l’impuissance » (2005).
• Éric Toussaint, « Banque mondiale, le coup d’État permanent » (2006) et « 50 questions, 50 réponses sur la dette, le FMI et la Banque Mondiale » (2002).
• Marie-Louise Duboin, « Mais où va l’argent ? » (2007).
• Frédéric Lordon, « Jusqu’à quand ? » (2008), « La crise de trop » (2009), « Et si on fermait la bourse ? » (2010).
• Matt Taibbi, « Goldman-Sachs, la grande machine à bulles » (2010).
• André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, « La dette publique, une affaire rentable » (2008), « Argent, dettes et banques » (2010).
• Christian Tutin, « La pensée monétaire de l’âge classique à nos jours » (2010).
• Jean-Michel Cornu, « De l’innovation monétaire aux monnaies de l’innovation » (2010).
• Bernard Friot, « L’enjeu des retraites » (2010).
• Christian Gomez, « Une vieille idée peut-elle sauver l’économie mondiale ? » (2010).
• Alain Soral, « Comprendre l’empire » (2011).
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Je profite de ce message pour vous signaler une très intéressante citation de John Law (injustement calomnié pour des excès que le roi lui-même —et pas Law du tout— a commises, en contradiction expresse avec tous ses conseils explicites de prudence : John Law savait très bien qu’il ne fallait surtout pas créer trop de monnaie-papier au risque de tuer la poule aux œufs d’or) :
Chômage et monnaie
« Le commerce est intérieur ou étranger. […]
Le commerce intérieur dépend de la monnaie ; une plus grande quantité emploie plus d’individus qu’une moindre quantité. Une somme bornée ne peut faire travailler qu’un nombre d’individus proportionné ; et c’est avec peu de succès qu’on fait des lois pour employer l’oisif et le pauvre dans les pays où le numéraire est rare.
De bonnes lois peuvent porter le numéraire au plus haut degré de circulation dont il est susceptible, et le contraindre aux emplois qui sont les plus profitables au pays ; mais aucunes lois ne sauraient aller plus loin, et l’on ne peut pas faire travailler un plus grand nombre d’individus sans une plus grande quantité de numéraire mis en circulation pour payer les salaires de ce plus grand nombre. On peut les amener à travailler à crédit ; mais cela n’est point praticable, à moins que le crédit n’ait assez de circulation pour fournir aux besoins des ouvriers ; dans cette hypothèse, le crédit est une monnaie, et produira les mêmes effets que la monnaie sur le commerce intérieur et étranger. »
John Law, Considérations sur le numéraire et le commerce (1705), in E. Daire, Économistes financiers du XVIIIe siècle, Paris, Guillaumin, 1843.
Bien sûr, j’ai mis ça en bonne place dans ma (précieuse) page ‘En vrac’.
Tout un chapitre (qui, je crois, est inédit) est consacré à John Law dans le précieux livre de Christian Tutin, « La pensée monétaire de l’âge classique à nos jours » (2010) (signalé en biblio).
Amicalement.
Étienne.

Salut,
En matière d’abus de pouvoir en Santé Publique (biopouvoir), il faut surtout ne pas culpabiliser les victimes qui sont sensées rester VIGILANTES ET IMPOSER DES LIMITES. Quelle limite imposez-vous, vous-même ?
Ce n’est pas aux praticiens de santé, gouverneurs, bioingénieurs au pouvoir dans un OS web symbiotique d’écrire les règles du pouvoir du MicroEtat (partie du web symbiotique).
Ce n’est pas aux ministres, ni aux parlementaires, ni aux juges, ni aux hommes de partis, d’écrire ou modifier la Constitution.
C’est aux citoyens (étudiants ; artistes ; … ; patients) d’écrire les règles du pouvoir du couple (MicroEtat ; République), c’est aux citoyens de planifier, organiser, mettre en oeuvre le maillage du couple (MicroEtat ; République)
pour participer au traitement de la fracture numérique du web symbiotique comme pour participer à la détribalisation du web symbiotique pour passer du biopouvoir à la démocratie dans le couple (MicroEtat ; République).
charlestrojani,
Pouvez-vous définir ce que vous appelez « MicroÉtat (partie du web symbiotique) », s’il vous plaît ?
Étienne.
Bonjour,
Dans le cas des kernels des nanomondes, le terme « MicroEtat » (structure formelle forte) désigne, d’une manière générale, une formation (groupement permanent dépendant d’un même commandement) de flottilles symbiotique composées de couple (association loi 1901 ; Centre de Stimulation Cérébral Profonde) :
- (asso ; ruche) de Formation pour Adulte à Distance, axés web 4.0, en lien avec la nanosanté ;
– (asso ; ruche) d’Art pour Adulte à Distance, axés web 4.0, en lien avec la nanosanté ;
– (asso ; ruche) de Santé pour Adulte à Distance, axés web 4.0, en lien avec la nanosanté ;
– … ;
– (asso ; ruche) de Justice pour Adulte à Distance, axés web 4.0, en lien avec la nanosanté ;
– (asso ; ruche) d’économie pour Adulte à Distance, axés web 4.0, en lien avec la nanosanté ;
– (asso ; ruche) de Sécurité pour Adulte à Distance, axés web 4.0, en lien avec la nanosanté.
Excusez-moi, mais c’est incompréhensible.
Bonjour Étienne.
Vous dites dans ce billet que « c’est aux citoyens eux-mêmes d’imposer que l’Assemblée Constituante soit tirée au sort ». Mais comment ? Il me semble qu’il faille en passer par le référendum d’initiative populaire, (le vrai, pas cet hybride prévu par la réforme constitutionnelle de 2008 qui nécessite le soutien de 20 % des parlementaires !) et qu’ensuite on soumette la question aux électeurs : « voulez vous qu’on tire au sort l’Assemblée constituante qui établira la Constitution de la VIème République ? ». A moins qu’il faille d’abord une nouvelle constitution, et que celle-ci prévoie le R.I.P. Mais comment obliger nos députés (qui ne peuvent que s’accrocher à leurs prérogatives) à transférer ainsi le pouvoir au peuple ? Je me demande s’il ne faudrait pas pratiquer un « lobbying citoyen » pugnace, créer une organisation citoyenne trans-partisane (à moins que ça n’existe déjà, auquel cas je vous serais reconnaissant de me donner ses coordonnées afin que j’y adhère !) qui mette la pression sur chaque député et qui ne lâche pas le morceau avant d’avoir obtenu satisfaction ! Qu’en pensez-vous ?
Cher « Camille Desmoulins » (joli pseudo),
Pour imposer le tirage au sort de la prochaine Assemblée constituante (et du Conseil constitutionnel), je vois DEUX possibilités, une théorique (idéaliste)(1) et une pratique (réaliste)(2) :
1) Préparer l’élection d’un candidat qui propose (et qui ne propose que ça) d’organiser la désignation (et le travail collaboratif avec la société) d’une Assemblée constituante désintéressée, et qui jure qu’il partira après que les institutions résultantes aient été mises en place.
Mais cette idée, bien que sympathique parce que pacifique, est tout à fait théorique, à mon avis, parce que, si un tel candidat arrive en position d’être élu, il sera immanquablement… assassiné…
2) PRÉPARER LA SORTIE DE la prochaine insurrection (il y a des insurrections partout sur terre depuis des millénaires, c’est banal, ça viendra) pour ne pas nous faire avoir, cette fois : donc, faire comme nous faisons en ce moment, mais très activement : CONVAINCRE CHACUN QUELQUES PERSONNES QUE L’ESSENTIEL — NÉCESSAIRE ET SUFFISANT pour que tout change dans le sens de toutes les résistances sociales— l’essentiel C’EST L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE TIRÉE AU SORT ET SURTOUT PAS ÉLUE PARMI LES CANDIDATS DES PARTIS (ou autre technique pour garantir un parfait DÉSINTÉRESSEMENT, comme « l’élection sans candidats », par exemple).
Attention : il faut absolument penser à les convaincre AUSSI de devenir à leur tour (au moins un peu) des militants, c’est-à-dire chargés de convaincre eux-mêmes quelques personnes de plus.
Cette idée de propagation virale à favoriser entre nous, à la base, sans organisation hiérarchique, jusqu’à être des millions à avoir compris l’essentiel, la cause des causes, cette idée qui a ma préférence en ce moment est PRATIQUE (on peut s’en occuper dès aujourd’hui) ET RÉALISTE (elle seule changera vraiment les choses, je pense, même si elle prendra du temps, mais pas forcément une éternité).
Alors que l’idée (des copains qui sont dans des partis) d’appeler à (encore et toujours) lutter pour gagner les prochaines élections, cette idée connue est (à mon avis), précisément, profondément IRRÉALISTE (elle nie les faits : on ne voit pas pourquoi ça se mettrait à marcher après 200 ans d’échecs), elle, et THÉORIQUE (puisque l’élection, dans son génome, au-delà de nos forces donc, donne le pouvoir aux riches : c’est perdu d’avance, pas réaliste du tout ; il suffit de regarder les FAITS, qui sont têtus).
Étienne.
Je réfléchis moi même au « comment » changer les choses depuis que je me suis « réveillé » politiquement (en août 2008) grâce au livre de Naomi Klein (La stratégie du choc) que l’actualité a illustré dès le mois suivant avec la crise financière…
L’idée qui a tendance à s’imposer à moi est qu’il faudrait non seulement attendre passivement la prochaine insurrection, mais la provoquer (le terrain est favorable) en créant une organisation citoyenne trans-partisane (pas un nouveau parti, mais une structure qui accueille les militants de tous les partis, syndicats, associations, et bien sûr des personnes qui n’ont aucun engagement par ailleurs) pour exiger le référendum d’initiative populaire ou l’assemblée constituante tirée au sort. L’exiger de qui ? De nos députés, puisqu’ils sont censés traduire en lois la volonté générale de la Nation ! Bien sûr ces derniers n’ayant aucun intérêt à accéder à notre demande, il faudra leur mettre la pression : une organisation citoyenne pour exercer un lobbying citoyen (envoyer des mails, manifester devant leurs permanences, intervenir lors de toutes leurs apparitions publiques, etc.) Et médiatiser toutes nos actions (par les médias traditionnels et bien sûr internet) en prévenant les journalistes et en postant nos vidéos sur Dailymotion… Créer une agitation permanente pour amener de plus en plus de monde à s’intéresser aux enjeux de la démocratie réelle et de la création monétaire, et que le mouvement fasse boule de neige !
Nous avions déjà commencé à discuter de la création d’une telle organisation à l’automne 2010 sur Facebook notamment avec André-Jacques Holbecq (qui contribue aussi à votre blog) et Xavier Malakine (que vous connaissez peut-être) suite à un article de Jacques Sapir, où il préconisait la mise en place de « comités d’action et de résistance », sans préciser ce qu’il entendait exactement par là. (Malakine a repris l’article sur son blog :
http://horizons.typepad.fr/accueil/2010/11/dix-huit-mois-dcisifs-par-jacques-sapir.html) mais le groupe que nous avions formé sur Facebook (« pour la création de comités d’action et de résistance ») n’a pas abouti à grand chose… Je crois que Malakine recherchait une sorte de patronage de Jacques Sapir, lequel n’a pas souhaité s’engager plus avant dans cette histoire…
Et vous, seriez-vous prêt à soutenir / à participer à ce genre d’initiative ?
Amicalement :
Camille Desmoulins.
CRISE 2008 : LA CRÉATION DE MONNAIE-DETTE
ANATOMIE D’UNE ARNAQUE MONDIALE
Une remarquable vidéo, pédagogique,
pour que tous les citoyens comprennent les mensonges qui les tiennent en cage,
en 3 parties :
Le TÉMOIGNAGE DES BANQUIERS est tout à fait important.
C’est à l’occasion de la TROISIÈME PARTIE QUI VIENT DE PARAÎTRE que je rappelle ce film pédagogique, qui mérite d’être largement diffusé, je crois (on attendra longtemps avant de voir ça à 20 h30 sur TF1… On doit compter sur nous-mêmes pour nous informer).
Étienne.
En effet de bonnes vidéo adaptées a la facon dont les gens « consomment » l’information de nos jours : par vidéo de pas plus de 20mins sur Youtube.
Etienne, on ne pourrait pas te financer pour avoir les « Free Range Studio » (http://www.storyofstuff.com/international/
http://www.freerange.com/ ou un équivalent français, pourquoi pas avec les gens qui ont fait les vidéos ci-dessus) développer avec toi une vidéo (ou série de vidéos) sur le problème clef de la constitution et en particulier de l’élection ?
2012 approche…
Cooli,
2012 est trop proche pour espérer quoi que ce soit, non ? Ça ne va pas assez vite, on n’est pas assez nombreux à comprendre où est l’essentiel, la cause des causes.
Moi, je me concentre sur l’amélioration de la robustesse de notre proposition alternative. Il faut qu’on bosse les détails, les modalités pratiques, les inconvénients résiduels…
Mais s’il faut faire des vidéos dans un autre cadre, je suis partant, bien sûr. D’autant que les actuelles controverses me font progresser quasiment tous les jours.
Étienne.
Cette vidéo est vraiment excellente parce que simple et pédagogique .
Non ! il ne faut pas attendre après les élections : au contraire c’est un moment fort de la vie publique même si c’est juste de penser que c’est un jeu de dupe .
La cause des causes est quand même au final en nous et c’est à ce niveau qu’il faut agir.
Avez vous des idées (les intervenants du site ) d’action(s) à mener à l’occasion de ces présidentielles 2012 pour faire avancer les choses ?
Il me semble que si on pouvait mobiliser un grand nombre de citoyens autour d’une revendication acceptable et intéressante pour tous au delà des clivages , et imposer cette revendication au ou à la futur(e)président (e) on ferait avancer les choses.
Il faut que cette revendication soit fondatrice de l’avancée de toutes les autres et permette de progresser sur les sujets de fond : les causes des causes.
Il faudrait par exemple partir du constat que l’avenir est si inquiétant et que nous sommes si peu d’accord sur ce constat , ses causes et ses solutions , que le futur président qui a une mission nationale et non une mission de parti , et qui est aussi garant de la constitution dont le principe essentiel est la souveraineté populaire, devrait s’engager dès son élection à ouvrir et organiser un débat public de fond sur les grands enjeux sociétaux . Il ne s’agit pas d’organiser un débat mais le débat , au niveau national et local autour des grands enjeux. Un travail de fond sur l’énergie , l’économie , la démocratie , les enjeux climatiques ‚la crise de la biodiversité ,
Bref organiser et mettre des moyens d’animation,de communication pour réaliser au niveau national un travail de fond : une réflexion sur la société.
Il s’agit d’une tâche complexe et difficile dans un pays culturellement peu habitué au vrai débat et à ses règles d’organisation mais plus à des empoignades verbales médiatiques.
Mais si on arrive à envelopper cette revendication dans un beau papier dont la couleur fasse envie à beaucoup , ce beaucoup peut peser sur les élections.
C’est d’ailleurs le rôle du président d’avoir une vision globale et de faire émerger le projet de société .Pour rappel le président ne gouverne pas .
Qu’en pensez vous ?
Etienne, en effet 2012 est trop proche, mais c’est aussi une conjecture forte pour marquer les esprits.
On fera bcp plus avancé les choses si il nous est possible de faire connaitre le problème clef a une plus grande partie de la population.
Même si la plupart des gens ne sont pas convaincus ou n’y font pas attention, l’après élection pourrait les faire changer d’avis et c’est pourquoi il y a bcp plus d’impact si une vidéo bien faite sur ce sujet peut être faite avant les élections et devenir virale avant et encore plus après.
Cela donnerait bcp plus de crédibilité a cette idée (elle serait moins vu comme toute droite sortie d’une interprétation de l’après élection 2012).
Bien sur, une première vidéo ne devrait, a mon avis, ne pas encore présenter de solution (le tirage au sort) mais se focaliser sur le ou les problèmes de notre constitution et du système d’élection : une version française de http://storyofstuff.org/citizensunited/ (pas en terme de traduction, mais en terme de re-écriture dans le contexte français et basé sur tout le travail fait par Etienne et d’autres).
L’objectif principal serait d’amener un plus grand et meilleur débat sur cette question, un peu comme le propose Di Girolamo, mais se focalisant sur cette question clef.
En parlant de débat, la Démocratie (avec un grand D) française doit se retourner dans sa tombe :
http://lebondosage.over-blog.fr/article-si-t-as-pas-insulte-le-pen-a-50-ans-t-as-rate-ta-vie-77672735.html
- cooli/Olivier.
http://www.maliki.com/strip.php?strip=308
Mais enfin, c’est pour en avoir marre de tout, de vous voir toujours en train de penser « c’est trop proche de », « c’est trop loin de »… ce sont toujours des excuses pour ne pas encore commencer qui se font suivre par des excuses pour ne plus rien faire car c’est trop tard !
Résultat : on ne fait jamais rien, on n’est jamais assez pour faire quoi-que-ce-soit, … et les lâches et les fainéants qui se félicitent qu’il leur soit si simple d’être les égaux de ceux qui en ont réellement marre de ne jamais rien faire… car rien ne se fait !
Putain de bordel de soupe à bobo inamovible qu’on arrive toujours à être entre tous… faut vraiment vous mettre des pétards dans le cul pour que vous bougiez !
Cela ne donne vraiment pas envie de se torturer le cerveaux pour trouver les moyens d’améliorer votre sort et celui de tout le monde.
L’ennemi, ce n’est pas le « capitaliste » d’en face et le « capitaliste » entre nous… c’est l’ignorant entre nous qui préfère le rester parce que subir passivement est plus simple qu’agir en âme et conscience (pour ceux qui arrivent encore à se les retrouver, ces deux-là).
Des fois je me demande pourquoi nous devrions faire un effort pour le bonheur de la plupart de ces bons-à-pas-grand-chose (mais comme disait le bon Jésu… pêre, pardonnes-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font).
Faites un effort, même petit, c’est tout dont on à besion. Le petit effort manquant de quelques millions de gents ne peut être remplacé par un surhumain effort suicidaire de quelques-uns.
C’est votre inactivité et ignorance qui condamne toute initiative, même la plus brillante.
La liberté, personne ne sait vous en faire cadeaux, il faut s’instruire pour être le meilleur combattant possible (même dans la seule sphère intellectuelle, car tous nos troubles s’originent dans le champs de la pensée humaine, c’est quasi seulement nous qui donnons forme à notre monde « civilisé » 😉 ).
DebtOcratie
Une autre bombe venant de Grèce :
Debtocracy International Version par ThePressProject
Je ne sais pas si vous aviez deja vu ce documentaire, je n’en reviens pas de ne pas en avoir entendu parler (la version internationale est semble t‑il disponible depuis mai…), vu sa force, sa clarté et l’alignement de son message avec ce que l’on discute depuis longtemps sur ce forum.
http://www.debtocracy.gr/indexen.html
De la souveraineté (Frédéric Lordon) :
http://www.franceinter.fr/emission-le-79-frederic-lordon
L’économiste Frédéric Lordon : « Il faut sortir… par franceinter
En introduction il y a un paragraphe intéressant sur « souveraineté et démocratie » que je compléterais si c’était le jour par « démocratie et conscience » :
Pas de démocratie sans conscience.
Pas de conscience sans démocratie.
(Pour me résumer)
Là nous serions dans le débat sur le sens de la vie et sur la position de l’humain comme animal charnière dans l’Histoire de la Conscience (avec au moins deux grands H) …
Mais plus loin, c’est plus technique 🙂
Est abordée la question de la monnaie non pas unique mais commune, qui intègre l’idée de mécanismes imbriqués, qui me pousse donc à évoquer une vieille idée : celle d’une topologie monétaire en poupées russes, qui serait calquée sur, autant qu’elle l’induirait/l’autoriserait, sur la démocratie gigogne selon Condorcet, afin que les échanges, la gestion, et la conscience, fonctionnent ensemble, à toutes les échelles territoriales (… ou secteurs d’activité …) , petites, grandes ou immenses.
J’ai entendu plusieurs fois Etienne déplorer que Frédéric Lordon ne fasse pas le lien entre la situation politique actuelle et la constitution.
Pour ma part j’ai l’impression qu’il s’approche de nous petit à petit. Même s’il n’utilise pas encore le mot « constitution » directement, il commence à parler d’avantage de démocratie (au sens strict du terme).
Allez mon Frédé, encore un petit effort !
🙂
Politique et économie en gigognes, il n’y a que comme ça que je conçois la pérennisation de la vie en société.
Comme pour une plante, sa vie prend source dans la multitude de ses radicelles pour ensuite passer par une multitude de racines passant par un tronc ( à l’image d’un gouvernement ) qui continu son chemin de vie en se propageant aux branches pour s’étendre aux feuilles. La vie en démocratie n’est pas qu’un tronc…
Bonsoir,
Dans cette logique de la structure d’un arbre, racines, tronc et branches, on peut faire un parallèle au système pyramidale, sauf que là il y en a deux, une des racines au tronc, et une inversée, du tronc vers les branches…
@16-Gentil Méchant Virus
Dans un documentaire sur la terrible crise vécue en Algérie, un témoin de l’époque exprime le fait que juste avant l’explosion de la violence, il y avait un divorce entre le pouvoir et le peuple, qui a permis aux opportunismes de s’infiltrer dans la pensée, avec les dégats que l’on sait ; et plus loin dans ce docu est exprimée la nécessité d’une réconciliation du peuple avec le pouvoir.
(je n’ai pas de lien 🙁 )
Ce qui me frappe, c’est que jamais dans ce type de raisonnement on ne met en doute le concept de pouvoir central confié à une équipe , restant ainsi à l’écart de l’idée que les pouvoirs de délibérer et décider pourraient être universellement partagés.
A noter que « chez nous », à l’occasion de l’envolée de l’abstentionnisme, on entend peu ou prou, ces temps-ci, le même discours sur le « divorce » entre les français et leurs représentants, sur la nécessité du rabibochage (« le pouvoir doit regagner la confiance du citoyen », peut on entendre ici ou là), avec le même collier de perles enfilées sur le même fil.
Sur la chaine Canal Alger, j’ai vu juste avant le récent scrutin un spot symptomatique :
« élection présidentielle
notre avenir entre nos mains »
C’est fou comme cet affront à la logique peut être officiel et incontesté …
Et partout dans le monde, quand besoin de réparation d’une crise grave se fait sentir, nous entendons de toutes parts fuser le désir d’ « élections démocratiques », appel vibrant à la soumission choisie, déguisée en libre arbitre, quelle farce.
Voleurs de révolution de s’engouffrer dans la faille…
Nous envoyons même nos troupes au loin, et sacrifions de nos hommes jeunes, pour aider à cela…
Ainsi donc partout règne ce couple de dogmes synergiques :
1)Une société ne peut fonctionner que si dirigée par une équipe peu nombreuse, qui décide de tout.
2)L’élection est le seul mécanisme garantissant la probité, la compétence, l’honnêteté, de cette équipe.
Et 1+2 se nomme démocratie, dit on …
sans rire
(… à noter que l’UE ne respecte que le premier des deux dogmes …)
Notre immense difficulté réside ainsi dans l’imprégnation du cerveau collectif par des idées fausses ou radicales( il n’y a pas que ces deux là ), si bien que même les gens les plus intelligents, parfois ébouriffants de brio, pensent sans sortir de l’enfermement ambiant. On voit bien quelques têtes VIP dépasser parfois, mais jamais on ne les voit émerger, se dégager totalement.
C’est ainsi que nombre de personnes brillantes contestent l’organisation économique, les traités, les décisions, mais ne remettent pas en cause, ou très peu, le mécanisme de la décision lui même, ni surtout l’impuissance
du citoyende l’électeur.Jamais je n’entends dire que si le citoyen participe, il deviendra compétent.
Autant voire plus que ceux qui au présent le dirigent.
Ni qu’un cerveau collectif entraîné à penser et à décider « de conserve » pourrait être plus malin qu’un petit staff imbu de ses certitudes et de ses principes, quand il n’est pas pire encore un conglomérat d’egos boursoufflés.
Nombre de défauts d’une oligarchie et consubstantiels au principe oligarchique ne sauraient être ceux d’un cerveau collectif universel, quelles que soient les difficultés de synchronisation de l’universel, bien réelles.
Il est donc passionnant d’entendre des gens éclairés comme F.Lordon discourir sur ce qui est et ce qui devrait être, mais encore plus réjouissant de constater que comme tu le dis il commence à intégrer subrepticement des amorces qui le faisaient sourire (gentiment) il y a peu.
Mais l’ampleur du travail pédagogique à mener pour que la réparation du mot démocratie s’opère et pour que l’exigence démocratique se répande demeure astronomique 😉
Qu’on s’en occupe !
Devant un divorce entre un peuple et ses représentants, ces derniers n’ont que 3 postures possibles :
1) déclarer que le peuple est illégitime : ils vont avoir du mal à nous le faire avaler.
2) déclarer qu’eux mêmes sont illégitimes : il ne faut pas rêver.
3) chouiner et réclamer une réconciliation : c’est bien sûr la seule option qui leur reste. Alors ils font mine de nous écouter, ils changent de premier ministre pendant que les oligarques du camp d’en face prétendent que le peuple veut une alternance. A mon avis, ils ont les capacités pour se foutre de nous pendant encore un moment…
Échange public avec Frédéric, à Aix-en-Provence (août 2011) :
À propos de Frédéric, à la maison (février 2014) :
Peut être vivons nous une civilisation de loosers masochistes qui au combat contre les effets prennent un plaisir qui s’éteindrait avec l’abolition de la cause
Mais c’est un peu psy bobo mon truc 😉
Ou bien pas.
@23… lol
Armand ROBIN…
https://www.youtube.com/watch?v=CtffjcXOJsE
(1’50)
… ou cette dénonciation poétique du N.W.O.
@25
ça s’appelle la décadence.
Si l’homme n’évolue pas, il est obligé de régresser, le mouvement étant perpétuel.
Prenons notre âme par la main.
@22virus
il l’on déjà fait pour le TCE, et même si on ne digère pas, on avale en silence !
@na,
j’achète pas ton truc de loosermaso.
je crois qu’individuellement et collectivement, nous n’avons pas pris la mesure de la profondeur de la chute, d’ailleurs qui s’en soucie, et qu’il serait plus correct d’écrire La Chute.
Le rebond, le retour, demandent un saut qualitatif dont l’enseignement s’est amenuisé au fil des Âges, et à propos duquel on ne trouves de théories que confidentielles, donc très loin de pouvoir embrasser le champ collectif.
Je pense par exemple à un auteur comme Henk Leene… (je crois qu’il est encore vivant et qu’il n’habite pas très loin de chez toi.)
c’est sûr que je refuse de l’acheter ton truc, pourtant à la fin, pour en finir avec les winnersadiques, il faudrait une positivité tellement colossale qu’elle pulvérise tout dans son émergence !
https://www.youtube.com/watch?v=jcRsRm6IVOs
(publiée le 22 avril, 7’02)
‘Serge Ayoub conseille notamment au nouveau Premier ministre de réorganiser et de nationaliser les URSSAF’
Mettre des vidéos d’Ayoub je trouve que ça craint pas mal quand même…
Et l’isegoria, qu’est-ce que t’en fais ? MOMO, c’est pas la première fois que tu trouves à redire et passe après moi, même si j’ai oublié de quoi il s’agissait ! quant au surlignage, c’est qui d’autre qu’il faut surligner aussi ? Franck LEPAGE ou Alain SORAL ?…
Serge Ayoub n’est pas ma tasse de thé (café à vrai dire), il n’empêche, il me semble dire des choses intéressantes dans ce lien que j’ai publié ce matin, alors où est le problème ? et si ce surlignage vient de vous, ETIENNE, prouvez-moi plutôt qu’il n’y a là aucun intérêt réel comme vous pourriez montrer un peu plus de tact_moi qui ne vous ai jamais cité autant ni placé cette Cause bien au-dessus de la plupart qui n’en ont que la prétention et non l’exigence !
EFFAB / Cause des causes
Je suis assez d’accord avec EFFAB.
Si on compare les 2 vidéos du monsieur musclé ci dessus, on constate qu’il passe de « moi taper étrangers très fort avec batte de baseball » à une proposition de réforme structurelle de l’URSSAF afin de préserver le niveau des prestations sociales attenantes.
Alors certes il n’est pas encore en compétition pour le prix nobel d’économie mais c’est quand même moins pire que Conan le barbare croisé avec Joseph Goebbels.
Moralité : skinhead qui lit, à moitié dans ton lit.
Hum pardon c’est pas ça.
Moralité : skinhead qui lit, a toutes les chances de devenir moins con.
Intention d’en parler demain soir en public -> j’ai de la peine à retrouver des documents concernant l’instant où Thiers rassure les députés inquiets du concept de suffrage universalisé, et autres gens de bien, en leur expliquant que le peuple votera ce qu’on lui suggèrera de voter.
Help me 😉
@Ana
C’est là :
1871, génèse de la « République conservatrice » (Henri Guillemin)
(à partir de 8 min)
Merci
J’avais oublié à quel point ça décoiffe …
Cette vidéo me semble FONDAMENTALE.
Ce n’est pas moi qui ait mis la vidéo en grand comme ça (juste un lien) et je n’ai pas surligné non plus (ça doit donc être Etienne ou un autre admin je sais pas qui gère ce site).
L’isegoria oui, mais je pense pour ma part qu’Ayoub surfant sur la vague de protestation du gouvernement actuel (qui n’est socialiste que de nom) tente de plaire aux gens, en fraternisant notamment avec Dieudonné (plaire à certains du coup^^), ce qui est étonnant pour un mec comme lui prônant « une France et une Europe blanche » et en se faisant passer pour un grand révolutionnaire alors qu’il lis Goebbels et fait des saluts nazis à ses heures perdues.
Bref, c’est juste politique. Il se dit aussi dans une autre vidéo je crois pour la démocratie directe, vaste fumisterie sachant que sur ses propres vidéos il désactive les commentaires (vive l’isegoria) et que son idéologie prône la différence entre les hommes (dans le sens où certains doivent gouverner les autres, après évidemment on est tous différents et heureusement mais ça ne donne aucun droit à l’un d’exercer un pouvoir sur un autre).
Méchant Virus, c’est plutôt Boneshead, certains skins sont anars ou communistes, en tout cas radicalement antifascistes, mais ce sont surtout les violent fachos dont on parle le plus souvent hélas.
Je suis donc pour l’isegoria, mais accorder tant de crédits à un mec qui veut tuer la démocratie, surement pas ! Je veux bien être gentil mais là ça me paraît complètement liberticide (être intolérant avec les intolérants, c’est être soit même intolérant ou vouloir la tolérance?).
J’était repassé après toi EFFAB quand tu disais que Dieudonné était pas à l’extrême droite, je t’avais alors filé des vidéos (notamment celle où il fait ami ami avec Ayoub) mais je n’ai jamais eu de réponses 🙁
Le danger de l’élection, c’est qu’elle peut porter au pouvoir des ennemis de l’humanisme, voire des ennemis de l’humanité.
Alors que la démocratie réelle pourrait difficilement voire le peuple se tirer une balle dans le pied, ou persister dans ses erreurs ou errements si parfois il faisait fausse route :
La codécision universelle ne peut aller durablement contre l’intérêt universel !
La décision oligarchique ne peut aller durablement contre l’intérêt oligarchique !
(La persistance dans l’erreur, obstinée, quasi toc, est une des conséquences de l’élection lorsque celle-ci porte au pouvoir systématiquement des gens issus de la même classe psycho sociale et imprégnés des mêmes dogmes)
C’est pourquoi des Soral ou Dieudonné ne m’intéressent que peu : ils sont des outils du pouvoir, en ce sens qu’ils captent l’attention d’un peuple qui ferait mieux de se focaliser sur son impuissance institutionnelle.
Créer ou entretenir des passions conflictuelles, c’est vachement rusé en fait …
oups, un e de trop 😉
Je suis bien d’accord avec toi Ana, pour moi ce sont juste des manipulateurs qui cherchent le pouvoir, or le pouvoir est maudit 😀
De toute façon le peuple sera vraiment maître quand il n’en suivra plus !