Bonjour.
Paul a publié ce matin (14 mars 2010) un billet (Le duc d’Aiguillon, le vicomte de Noailles, le vicomte de Beauharnais et le duc du Châtelet) qui permet de comprendre un peu ce qui l’amène à censurer de plus en plus de commentaires depuis des mois : petit à petit, faute d’arriver à les convaincre, il en est venu à (faire semblant de) penser que tous ceux qui le contredisent sur le sujet de la création monétaire sont des adeptes de la théorie du complot, convaincus d’avance et donc impossibles à convaincre. Avec une vision pareille de l’interlocuteur, on peut effectivement prévoir qu’on aura du mal à rapprocher les points de vue, mais à qui la faute ? C’est un peu facile, une fois à court d’arguments et incapable de convaincre l’autre par la raison, de prétendre que l’autre est de mauvaise foi et que son jugement est fixé d’avance depuis longtemps, selon de mauvaises intentions cachées… Un peu facile, assurément. Sans compter qu’on pourrait aisément lui faire le même reproche, sans doute.
Paul Jorion résume ainsi la situation, de son point de vue : « Pour moi, le but est clairement défini, disons pour faire vite : « un monde meilleur », et ceux qui s’opposent à ce monde meilleur que j’entrevois, constituent une masse indéterminée qu’il s’agit essentiellement de rallier à mes idées. Pour certains d’entre vous, l’ennemi est clairement défini, alors que le but est moins circonscrit, en gros : « me débarrasser de mon ennemi ». La différence est cruciale parce que ce qui m’apparaîtra dans ma cause « centrée sur le but », comme une victoire apparaîtra aux yeux de celui « centré sur l’ennemi », comme ma défaite. Ce qui m’apparaît comme le fait d’avoir pu convaincre mon « ennemi d’un jour » après une longue lutte (il ne s’agit bien sûr que d’une première bataille et non de la guerre), apparaît à mon ami « ennemi-centré » comme le fait que je me sois rallié au camp de l’ennemi. »
Un peu plus loin, Paul précise sa pensée : « Ceci éclaire il me semble, non seulement la discussion d’hier mais aussi celle qui eut lieu précédemment à propos de la « création monétaire par les banques commerciales » : trier parmi les torts de l’ennemi est une perte de temps puisque son statut d’« ennemi » ne sera jamais mis en cause. Cela explique aussi pourquoi nous procédions, de notre côté, en proposant une démonstration toujours plus fouillée, toujours plus complète, alors que nos opposants s’efforçaient eux d’allonger la liste de ceux qui sont de leur avis. Cet argument « par le nombre » me déconcertait : « Quel importance, le nombre ! », me disais-je, mais le nombre n’est pas indifférent s’il s’agit de se compter, de compter « ceux qui sont comme nous » et « les autres ». »
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Mon commentaire (ÉC) (je le publie ici, chez moi, puisque Paul censure désormais aussi mes réactions les plus anodines, apparemment) : la dérive de Paul est assez triste. Il ne lui apparaît nullement que la liste qui s’allonge des avis argumentés contre le sien est probablement un travail fouillé tout aussi respectable que son propre travail, et que ce qu’il appelle « un argument par le nombre » est en fait un grand nombre d’arguments, arguments avec lesquels il n’est pas d’accord, certes, mais qu’il n’arrive pas à réfuter pour nous convaincre, ce qui le conduit à nous discréditer par d’autres voies, celles des « mauvaises intentions » qu’il prétend identifier. Il n’imagine pas (il n’imagine plus), apparemment, que ses propres « démonstrations toujours plus fouillées » puissent être simplement fautives, complexes mais inopérantes (sauf pour noyer le poisson de la critique sociale contre les banques).
On est donc de plus en plus, chez Paul, depuis des mois, dans le procès d’intention au lieu du débat, débat qu’il fuit depuis longtemps en répétant brièvement que tout est réglé depuis des lustres, qu’il suffit désormais de relire les débats passés, et surtout d’acheter son livre pour être instruit de la vraie vérité, enfin éclairée par Paul Jorion, et que seuls des obstinés mal lunés, qui ont certainement décidé à l’avance de ne pas changer d’avis, continuent à ergoter…
On notera qu’apparemment, seuls ceux qui contredisent la thèse de Paul Jorion sont ainsi animés de mauvaises intentions, et donc censurés.
Ce matin, vers 10h, j’ai envoyé un message, assez irréprochable je crois, qui expliquait à Paul que ma position n’est ni la sienne (« convaincre ceux qui nuisent à l’intérêt général au lieu de les combattre »), ni celle qu’il imagine de ses contradicteurs (« vouloir la peau d’un ennemi fixé à l’avance, sans recours possible ») : je lui ai expliqué une « troisième voie », mon approche par les institutions, précisément au-delà des dominants du moment, quels qu’ils soient.
Il est tard ce soir, Paul m’a envoyé quelques mails dans la journée pour me dire que le nombre ne fait rien à l’affaire et que je ferais mieux d’analyser les problèmes au fond (comme si ce n’était pas ce que je fais depuis le début, très au fond), et à 23 h 55, mon commentaire n’a toujours pas été publié. Paul m’a dit qu’il ne sait pas pourquoi mon commentaire n’est pas publié, que ce n’est plus lui qui « modère », qu’il va demander…
Tiens, à 19h 20, il m’a donné cette explication sibylline : « il me dit qu’il l’a rejeté ».
Qui ça, « il » ? Je ne sais pas.
Alors j’en ai assez de voir des dizaines de commentaires satisfaits être publiés librement toute la journée chez Paul, alors que le mien est finalement censuré ; aussi, je le publie ici, chez moi :
Étienne Chouard a dit, ce dimanche 14 mars 2010, à 10 h 15, message censuré par Paul Jorion :
http://www.pauljorion.com/blog/?p=9094#comment-64578
PRIORITÉ AUX INSTITUTIONS
et donc à un processus constituant désintéressé.
Paul,
En résumant notre controverse monétaire à deux positions — 1. « Ceux qui veulent détruire l’ennemi », et 2. « Ceux qui préfèrent convaincre l’adversaire de changer d’avis » —, tu as oublié une troisième position (et c’est la mienne) qui est de s’en prendre très prioritairement aux INSTITUTIONS :
Prenant acte qu’il n’y a ni bons, ni méchants, qu’il n’y a pas d’ennemis irréductibles, justement, qu’il ne peut pas y avoir de complot général contre l’humanité, mais seulement de mauvaises institutions qui ne fixent pas de vraies limites aux puissants du moment ; considérant que « les chefs sont des salauds puissants mais que les sujets sont des salauds en puissance » (Scutenaire), je cherche une solution qui ne dépende pas de la vertu supérieure (illusoire et précaire) de qui que ce soit, mais qui compte plutôt sur une bonne règle de droit, placée bien au-dessus des hommes au pouvoir : je propose de réfléchir très prioritairement à un processus constituant désintéressé, c’est-à-dire à une Assemblée constituante dont les membres n’aient pas un intérêt personnel contraire à l’intérêt général.
Pour moi, l’important n’est pas qui vote la Constitution.
Ce qui compte par-dessus tout, c’est qui écrit la Constitution.
Et seule une Assemblée constituante tirée au sort garantira au Peuple ce désintéressement décisif des auteurs de la Constitution.
Objectif : en matière monétaire comme en politique, comme en toute autre matière, si tous les dépositaires d’un pouvoir avaient vraiment peur d’une sanction, du fait d’une règle supérieure qui leur soit parfaitement inaccessible, si tout pouvoir avait les bonnes limites, celles que souhaitaient ardemment Aristote et Montesquieu, en un mot si nous prenions les problèmes à la racine, le monde serait beaucoup moins injuste.
La justice sociale n’est une utopie que parce que nous ne prenons pas le mal à la racine.
Figure-toi, Paul, que même tes contradicteurs les plus opiniâtres (sur le point très précis de la création monétaire par les banques commerciales), au-delà des controverses point par point, désirent aussi un monde meilleur 😉
Amicalement.
Étienne.
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PS :
• j’ai mis à jour TOUT NOTRE DÉBAT SUR LA MONNAIE depuis deux ans :
https://old.chouard.org/Europe/Tout_notre_debat_sur_la_monnaie_chez_Paul_Jorion.pdf.
7 800 pages (pdf, 40 Mo) de débats passionnés et passionnants.
Merci d’avoir permis ça.
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• J’ai aussi fait le point de ma bibliothèque personnelle sur le sujet de la création monétaire, avec une nouvelle photo de ma pile.

Remarque : les deux piles ont doublé depuis un an 😉
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Pour apprivoiser l’idée géniale du tirage au sort en politique, lisez l’avis enthousiaste de Tocqueville :
« J’entends par JURY un certain nombre de citoyens PRIS AU HASARD et revêtus momentanément du droit de juger.
(…)
L’institution du jury peut être aristocratique ou démocratique, suivant la classe dans laquelle on prend les jurés ; mais elle conserve toujours un caractère républicain, en ce qu’elle place la direction réelle de la société dans les mains des gouvernés ou d’une portion d’entre eux, et non dans celle des gouvernants.
(…)
Le jury est avant tout une institution politique ; on doit le considérer comme un mode de la souveraineté du peuple ; il faut le rejeter entièrement quand on repousse la souveraineté du peuple, ou le mettre en rapport avec les autres lois qui établissent cette souveraineté. Le jury forme la partie de la nation chargée d’assurer l’exécution des lois, comme les Chambres sont la partie de la nation chargée de faire les lois ; et pour que la société soit gouvernée d’une manière fixe et uniforme, il est nécessaire que la liste des jurés s’étende ou se resserre avec celle des électeurs. C’est ce point de vue qui, suivant moi, doit toujours attirer l’attention principale du législateur(*). Le reste est pour ainsi dire accessoire.
(…)
De quelque manière qu’on applique le jury, il ne peut manquer d’exercer une grande influence sur le caractère national ; mais cette influence s’accroît infiniment à mesure qu’on l’introduit plus avant dans les matières civiles.
Le jury, et surtout le jury civil, sert à donner à l’esprit de tous les citoyens une partie des habitudes de l’esprit du juge ; et ces habitudes sont précisément celles qui préparent le mieux le peuple à être libre.
Il répand dans toutes les classes le respect pour la chose jugée et l’idée du droit. Ôtez ces deux choses, et l’amour de l’indépendance ne sera plus qu’une passion destructive.
Il enseigne aux hommes la pratique de l’équité. Chacun, en jugeant son voisin, pense qu’il pourra être jugé à son tour. Cela est vrai surtout du jury en matière civile : il n’est presque personne qui craigne d’être un jour l’objet d’une poursuite criminelle ; mais tout le monde peut avoir un procès.
Le jury apprend à chaque homme à ne pas reculer devant la responsabilité de ses propres actes ; disposition virile, sans laquelle il n’y a pas de vertu politique.
Il revêt chaque citoyen d’une sorte de magistrature ; il fait sentir à tous qu’ils ont des devoirs à remplir envers la société, et qu’ils entrent dans son gouvernement. En forçant les hommes à s’occuper d’autre chose que de leurs propres affaires, il combat l’égoïsme individuel, qui est comme la rouille des sociétés.
Le jury sert incroyablement à former le jugement et à augmenter les lumières naturelles du peuple. C’est là, à mon avis, son plus grand avantage. On doit le considérer comme une école gratuite et toujours ouverte, où chaque juré vient s’instruire de ses droits, où il entre en communication journalière avec les membres les plus instruits et les plus éclairés des classes élevées, où les lois lui sont enseignées d’une manière pratique, et sont mises à la portée de son intelligence par les efforts des avocats, les avis du juge et les passions mêmes des parties. Je pense qu’il faut principalement attribuer l’intelligence pratique et le bon sens politique des Américains au long usage qu’ils ont fait du jury en matière civile.
Je ne sais si le jury est utile à ceux qui ont des procès, mais je suis sûr qu’il est très utile à ceux qui les jugent. Je le regarde comme l’un des moyens les plus efficaces dont puisse se servir la société pour l’éducation du peuple. (…)
Ainsi le jury, qui est le moyen le plus énergique de faire régner le peuple, est aussi le moyen le plus efficace de lui apprendre à régner. »
Tocqueville, « De la démocratie en Amérique », Livre 1, deuxième partie, chapitre VIII. GF Flammarion, tome I, p 371 et s.
(*) Attention : à l’époque de Rousseau et de Tocqueville,
« Législateur » signifie « Constituant ». ÉC.
(Fin du message censuré par Paul Jorion.)
Pas de quoi fouetter un chat, n’est-ce pas ?
Censuré, pourtant.
Carrément.
À bien y réfléchir, c’est peut-être surtout la force adverse de l’image —le message trop clair de l’affreuse pile…— qui a donné de la force au ciseau censeur 😉
(Vous pouvez cliquer sur l’image de la pile et ensuite utiliser Ctrl + roulette de la souris pour agrandir l’image et lire les titres.)
Malgré mes conseils insistants l’an passé, Paul a mis le doigt dans la facilité de la censure, et il est en train de se faire prendre le bras et le reste : il censure désormais carrément tout ce qui le dérange un tant soit peu. Si le blog de Paul Jorion n’accepte plus exclusivement que les intervenants qui lui vouent une dévotion sans faille, ça retire beaucoup d’intérêt (et de crédibilité ?) à ce lieu de débat : on est en train d’y passer de la science à la religion. Pour ma part, ça ne m’intéresse pas trop d’aller écouter la messe, de Paul Jorion comme de qui que ce soit 🙂
Et quand Paul se présente, en conclusion de son billet, comme toujours à l’écoute de tout le monde malgré les mauvaises intentions de ses interlocuteurs les plus obstinés, alors qu’en fait, il censure en douce tous les commentateurs qui le gênent, on ne reconnaît plus le Paul des premiers temps, humble animateur d’un « cerveau collectif » pétillant, idée formidable : Paul croit qu’il reste le même, mais en fait, il change. Je me fais une autre idée du progrès. Je trouve tout ça assez triste.
Je continuerai à lire François Leclerc, dont l’intérêt ne faiblit pas depuis le premier jour.
En tout cas, pour ma part, je sais de mieux en mieux pourquoi, autant que possible, je m’interdis de censurer sur mon site : je tiens à la libre contradiction comme à la prunelle de la démocratie.
Tout ça est plutôt décevant, mais c’est assez humain aussi.
Étienne.

Bonjour Étienne
Merci .
Je me souviens d’une époque où tu avais du mal à croire que Paul puisse censurer des messages qui ne sont ni
- à caractère injurieux, diffamatoire, pédophile, raciste, xénophobe, homophobe,
révisionniste ou portant atteinte à l’honneur ou la réputation d’autrui,
- incitant à la discrimination, à la haine d’une personne ou d’un groupe de personnes
en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance
à une ethnie, une nation ou une religion déterminée,
- faisant l’apologie des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité,
- incitant au suicide,
- en violation du caractère privé des correspondances,
🙂
Tu rejoins donc Hadrien et de nombreux autres intervenants, écœurés par cette censure
Ta mésaventure prouve l’utilité d’un site tel que celui intitulé « PLUS LOIN QUE JORION »
Amitiés
AJ
Etienne, j’ai réussi à publier la deuxième partie de votre billet (la première partie étant toujours en attente de modération) :
http://www.pauljorion.com/blog/?p=9094#comment-64799
Paul vous répond :
http://www.pauljorion.com/blog/?p=9094#comment-64802
Etienne,
Bienvenu au club.
Ce que vous semblez découvrir, certains le savaient depuis plus d’ 1 an maintenant.
On pourra porter à votre crédit le fait d’avoir essayer de maintenir le dialogue avec patience et perséverance mais vous constatez en fin de compte qu’avec un individu comme Jorion, c’est impossible.
Son « monde meilleur » où je n’aurai pas le droit de m’exprimer, il peut se le garder, je préfère encore l’actuel !
Voici la réponse publique de Paul Jorion :
Jorion a perdu le sens commun. Il est persuadé que c’est lui qui influence Sarkozy, Merkel, Barsoso, …
Voici la suite du « débat » sur le billet de Paul Jorion :
JPD, 15 mars 2010 à 09:03
Et vous, Monsieur Jorion, sur quoi votre opinion a t‑elle évoluée ?
(tiens, on va voir si ce message est aussi censuré)
Paul Jorion, 15 mars 2010 à 09:24
Sur absolument tout ! C’est une mauvaise habitude que j’ai.
Etienne, la première partie de votre billet vient d’être validé et publié sur le Blog de Paul Jorion :
http://www.pauljorion.com/blog/?p=9094#comment-64797
Avec la même réponse de Paul Jorion que précédement !
Salut
A la suite de mon message et de sa réponse « Sur absolument tout ! C’est une mauvaise habitude que j’ai. », je lui ai demandé s’il avait changé un tant soit peu d’avis sur la création de monnaie par les banques lors de monétisations …
Mon message n’a (évidemment) pas été publié !
Il est en plein délire Jorion, complétement à côté de la plaque, sorti du sillon, un cas d’école à montrer sur place publique, et je suis presque sûre qu’il croit ce qu’il dit comme tout bon « psychotique », le pôvre, bon, pas si pôvre que ça à vrai dire, pas besoin de travailler, lui, ces conneries le font vivre.
Un pharisien dans toute sa splendeur, s’attachant à la lettre sans user de l’esprit, il devrait s’inspirer du Zohar, mais bof, j’suis pas sûre qu’il comprenne, non, non, oubliez ce que je viens dire c’est pas pour lui, lui, il lit Aristote !
Une petite idée du Zohar pour comprendre, que non, vraiment, c’est pas une bonne idée !
« Il y a des hommes qui, lorsqu’ils voient un de leurs semblables bien vêtu, se contentent de cette vue et prennent le vêtement pour le corps. À plus forte raison ne recherchent-ils pas et n’apprécient-ils pas l’âme qui est encore supérieure au corps. »
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Pas d’insultes, je vous en prie.
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Très rapidement, je vous signale que j’ai mis à jour la compilation cette nuit : 700 pages de plus : nous en sommes à plus de 8 500 pages (pdf, 43 Mo).
J’avais oublié des échanges essentiels.
Vous y trouverez des perles comme l’extrait de Marx sur le capital fictif, l’introduction du livre décapant d’Auguste Lumière « Les fossoyeurs du progrès », des échanges importants sur le concept frelaté de négationnisme utilisé pour discréditer à bon compte les pensées dissidentes, la réaction très intéressante de Paul à la publication de l’Argent dette 2, l’extrait important du livre essentiel de Clément Juglar et le procès d’intention calomnieux qui s’en est suivi, des réflexions de Chomsky et des échanges importantssur la liberté d’expression (la vraie), etc.
Ce document unique facilitera vos recherches dans cet océan passionnant de pensées contradictoires.
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Tout_notre_debat_sur_la_monnaie_chez_Paul_Jorion.pdf
Bonne journée.
Étienne.
Où sont les insultes dites-moi Etienne ?
Quand on voit un noir, on dit qu’il noir, quand on voit un blanc, on dit qu’il est blanc.
Quand le dit monsieur ose dire ce qu’il dit, je dis qu’il est « à côté », en ce sens que ce qu’il dit est diamétralement opposé à ce qu’il fait.Prouvez moi le contraire et je reverrai ma terminologie.
C’est la définition exacte du psychotique, incapable de « critiquer » « de mettre en question » d’interroger ce qu’il fait et ce qu’il dit.Tout est inversé, le faire et le dire.
Construction d’une néo-réalité, ça s’appelle !
Et qu’est-ce qu’il fait d’autre à coup de ciseaux, je coupe ceci et cela et je reconstruis mon monde pour qu’il entre dans les cases de mon raisonnement, fait-il autre chose que cela, dites-moi ?
Psychotique d’ailleurs, n’est nullement une insulte, c’est un état, sa façon d’être entre dans une définition que la terminologie « médicale » a cloisonné dans ce mot, je suis désolée et c’est vous d’ailleurs qui lui avez donné une connotation insultante à ce mot, pas moi.
En connaissez-vous un autre, vous, de mot, qui corresponde à cette réalité, si c’est c’est le cas, dites-le moi, je suis preneuse.
Cela veut dire faire un déni de réalité ce qu’il fait, et là, c’est la vérité qui est offensée quand vous dites que la réalité est une insulte.
Non, Etienne, je sais bien que tout est toujours à refaire décidément, que rien n’est jamais acquis et que tout est toujours dynamique, en mouvement, mais que vous disiez que dire, que lorsqu’il pleut, il pleut, c’est une insulte, non, là, on tombe dans le Orwell et là, ça devient de la censure implicite, intériorisée, que vous nous appelez à faire.
Je maintiens donc et je signe, le comportement de Jorion est une insulte à l’homme debout et dire le contraire est une hérésie ou une inconscience.
Et l’on ne va pas pas repartir encore là-dessus Etienne, svp, guerroyer et perdre de l’énergie, permettez qu’un mot soit en adéquation avec son contenu, merci.
Vous ne voyez pas ce qu’il faut batailler pour maintenir un semblant de structure sémantique , dur, dur, oui, vraiment jorion est dangereux.
Afin que les gens qui lisent ce message ne ne me prennent pas pour « allumée », quoique ce ne serait pas grave, mais ça desservirait une cause plus grande que ma petite personne, je les invite à lire l’encart sur Allais, où je développe davantage ce que je pense, non pas du bonhomme mais de ce type de comportement, disons fâcheux, ce n’est pas insultant ça, Etienne, fâcheux, mais du coup, ça en devient moins juste, et qu’est-ce qu’on veut au juste, c’est bien cela la question, est-ce qu’on a les moyens de ses ambitions ?
…maurice-allais-lettre-ouverte-aux-francais-contre-les-tabous-indiscutes#co
Et puis, il y a aussi, pour ceux qui ne connaissent pas, plus loin que Jorion, oui, oui, heureusement il y a un au-delà de ce déshonneur à la jorion !
Salut Cath, moralement Jorion est petit, tout petit, je ne vois pourquoi tu t’abaisses à te mettre en colère. Cela me fait penser à ces tragédies que l’on apprenait au collège. Il m’en reste des bouts : « Rome, unique objet de mon ressentiment … »
Ce qui me donne envie de te dire :
« Catherine apaise ton courroux et sur d’autres objets va donc porter ta flamme ! »
À tous, après le rapport du camarade
Nikita Khrouchtchev Никита Сергеевич ХрущёвChouard sur les « crimes » deStaline Joseph (Iossif) Vissarionovitch DjougachviliJorion, nous pourrions entamer enfin la déjorionisation de ce blog, non ?Parlons plutôt de la direction collégiale des 27 dictateurs européens et de leur politique.
Avec la Grèce, et après les résultats des référendum français, néerlandais et irlandais non-respectés, nous continuons à assister à l’assassinat de la démocratie dans le cadre de l’Union Européenne, puisque le gouvernement grec n’est plus responsable devant le peuple mais devant la commission. Et la commission se détermine d’après les desideratas des marchés financiers. Les grecs ont voté pour une politique de centre gauche, mais non, ce n’est pas bon, vous n’avez pas le droit, vous allez obéir et subir une politique de droite conservatrice : baisse des salaires, des temps de congés, du droit à la retraite. Le pays qui a inventé la démocratie la voit aujourd’hui mourir : c’est tout le symbole de l’Eurodictature.
C’est vrai que ce lien que vous donnez, Gilles, donne une très bonne piste sur le poids politique et économique mis en charge de chacune des priorités de cette commission.
Nous sommes « sur la même longueur d’onde », cela signifie donc que nous recevons nos désaccords éventuels sans distorsion et en gardant l’envie de nous respecter…quelle que soit la violence des confrontations mentales.
Merci Gilles pour le lien !
Amicalement
Une preuve, s’il en fallait une, que les arguments de ceux qui disent que les messages constructifs ne sont pas publiés sur le blog de Paul Jorion ne tiennent pas :
http://www.pauljorion.com/blog/?p=9304
Intéressant , le blog de pauljorion, car il montre comment on peut faire la « manoeuvre de Boutakof », celle qui consiste à faire in demi-tour complet « pour récupérer un homme à la mer », tout en ayant réussi à « perdre son erre », c’est-à-dire, à rester immobile…
Espérons que l’homme en question ne sera pas noyé avant la fin de la manoeuvre, à moins que ce soit plutôt ine « idéologie à la mer » que l’on essaye de sauver : le libéralisme économique…
postj, c’est pas bien clair ou alors c’est moi qui suis un peu « fermée« ce matin, mais je retourne votre phrase dans tous les sens et je ne comprends pas bien, et pourtant je crois deviner l’axe de votre boussole, mais ça prête à confusion , on finit par se demander si vous n’êtes pas entrain de faire la promo de j, je vous connais un peu par le blog plus loin que Jorion, mais si ce n’était pas le cas, je pense qu’il y aurait possible méprise sur le contenu du message, ceci dit sans critique aucune, c’est juste que je ne voudrais pas que ça lui fasse de la pub alors que c’est le contraire qui est souhaité.Un peu long, je suis désolée, très bonne journée
Non, n’empechons pas la tentative idéologique de Jorion, les seuls qui y succomberont étaient déjà murs pour bien pire !
Ne prenons pas l’Autre pour un débile.
Même si lui-même nous prend pour des « clients », nous ne sommes pas une « société de défense des consommateurs ».
La manoeuvre de boutakof transposée en politique c’est l’accompagnement d’un mouvement pour le « retourner en son contraire », avec comme but, celui de faire croire qu’on fait demi-tour pour la bonne cause : sauver ceux qui, « écoutant les sirenes », seraient tombés à l’eau.
C’est ainsi qu’on arrête les mouvements populaires : avec des leurres !
Nous vivons une époque de renégats et de pervers, d’oiseleurs et de linotes : ainsi l’électort populaire qui s’abstient est flatté car cela est chic aujourd’hui…Mais c’est aussi une grosse part de ceux qui votèrent Sarko, et à qui Jorion tente de faire croire à « la moralisation possible du capitalisme » : ainsi, est détournée la colère face au holdup mondial coordonné entre banquiers et « ministres à table ».
Jorion se défend en disant qu’il n’y a que les idiots qui ne font pas demi-tour.
vous dites Alain:« Ne prenons pas l’Autre pour un débile »
Il n’est pas débile, l’autre, on le rend débile, c’est tout à fait différent, et justement, ce sont les ornières qui affaiblissent, alors si on sait où elles sont, ou si on « croit » savoir où elles sont, on n’empêche pas d’y aller, non, non, de quel droit, on indique simplement qu’il y a à faire attention, c’est tout.
Catherine, vous avez raison sans doute, il y a des ornières, et quand on a les chaussures qui trempent, il faut prévenir les autres. Mais si tout le monde accourt « pour voir cela de plus près », c’est tant pis…Ou tant mieux, car cela patauge, et cela amuse Jorion, alors moi aussi je trouve çà pas mal !
Sarko a recruté des « citoyens d’ouverture » un peu comme ça, nous sommes dans l’époque dite « des nouveaux philosophes », tout est permis ainsi que son contraire quand il s’agit de cultiver le dégoût de l’homme par l’homme.
J’y retourne avec les bottes et cuissardes pour au moins avoir « relu »…
Bonjour,
C’est fait : viré !
Deux exemples (Il y en a beaucoup d’autres ! Et quelques mails « gratinés » à souhait…) de censure :
- http://www.pauljorion.com/blog/?p=9401#comment-66796
Voici la réponse (rapide, c’est usant et frustrant d’écrire en sachant que le message ne sera pas publié) :
Martine,
Merci. Je comprends.
Essayez de comprendre mon point de vue, simplement de le comprendre.
Pensez-vous (sincèrement) que si une constitution pour l’économie avait été adoptée il y a un an (par exemple) le « Contre-appel du 22 mars » aurait eu un si grand succès ?
« Une Constitution pose en substance que l’économie n’est pas un champ à part. » : j’aimerais que l’homme ait le temps de s’en convaincre, seul, ce qui le fera grandir.
- http://www.pauljorion.com/blog/?p=9401#comment-67325
Et ma réponse, censurée également (!?!) :
Didier,
…
PS : PS : http://www.le-dard.com
Un lien intéressant (ecodemystificateur.blog), sur la création monétaire (désolé s’il a déjà été donné).
Si Jorion censure, inutile de continuer à lui faire de la pub : les blogs intéressants ne manquent pas 🙂
A commencer par le tien, Etienne : démocratie, création monétaire, à chaque fois tu tapes juste. Bravo sincère !
Malgré vos griefs, il semble que vous n’y soyez pas si mal là-bas, dites-moi Fab ?
Qu’est-ce que ça veut dire y aller, continuer à nourrir la machine quand on sait où elle veut aller la machine ?
Ceux qui continuent à écrire là-bas tout en connaissant les manoeuvres malhonnêtes du bonhomme , sont, ou complétement niais ou complétement inconscients, ou tout aussi malhonnêtes que lui car ils consentent implicitement à de telles pratiques en continuant à participer à ce cirque, s’ils connaissent le gazier et qu’ils continuent à écrire, alors qu’ils prennent leurs responsabilités, on ne peut servir deux maîtres à la fois, et rien ne sert de se plaindre ensuite, on récolte ce que l’on sème.
Quant à ceux qui ne savent pas, là, c’est vraiment autre chose, mais, vous, vous savez, n’est-ce-pas ?
y’a du ménage à faire !
Manifestement Jorion ne comprends pas beaucoup mieux la philosophie que l’économie 😉
http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article227
Ben, oui, c’est pas un scoop, mais tu avoueras qand même, que les plus cons, c’est encore ceux qui achétent son bouquin et qui s’essaient à le « »« lire » » » » » sauf s’ils sont critiques et qu’ils sont rémunérés pour ça, là, ça peut se comprendre.
On avait déjà une idée du futur contenu bancal et brouillon de son bouquin, en parcourant son bloggggggggggggg, et c’était vraiment pas folichon ce qu’il offrait en guise d’apéritif !
Perdre son temps et son argent et son énergie aussi avec un pareil « torchon » alors qu’il y a des livres merveilleux qu’on n’aura jamais le temps de lire, vraiment, il faut être un brin zinzin pour tomber dans le panneau et ce sont décidément ses lecteurs et ses auditeurs qui font sa force et entretiennent de telles faiblesses sur pied, nous avons ce que nous méritons, si on n’a plus de discernement, alors voilà ce que ça produit, de l’espace pour un médiocre jorion, j’enrage de voir et d’entendre autant de conneries débitées au kilométre, quand est-ce que les gens vont se mettre à avoir un peu plus d’exigence de qualité que diable, la récolte dépend de ce qui est semé, il faut donc s’interroger sur la qualité des semences que l’on met en terre, le semeur est grandement responsable, faire de Jorion un porte-voix qui porte une telle voix tronquée, forcément ça a des conséquences néfastes pour tout le monde, le monde, c’est un tout petit peu moi aussi, aussi j’enrage d’avoir à subir ce spectacle débilitant !
Remettre l’élégance et la noblesse au goût du jour, ce monde en a furieusement besoin, voilà au moins ce que nous apprend ce triste sieur !
Au début je pensais être dans l’erreur et que mes commentaires étaient modérés à juste titre, mais avec les temps et en postant des commentaires parfaitement acceptables je me suis rendu compte moi aussi de la stratégie de Paul Jorion : Faire taire ses contradicteurs.
Cela enlève beaucoup d’intérêt à son blog et aux commentaires qu’on y trouve.
Cela décrédibilise totalement Paul Jorion que j’appréciais au début de ma découverte de son blog, mais qui avec le temps et après avoir lu certains de ses commentaires inacceptables révèle la face cachée du personnage et sa double personnalité.
Dommage que François Leclerc qui me semble écrire des articles intéressants se prête à cette mascarade.
Vous me gonflez aussi, vous, Fab,et Ghost dog qui m’énerve au plus haut point chez J, la mata hari jorionesque qui danse la danse du n’importe quoi, la défenseresse inavouée des forums mondiaux du grand guignol, vous Fab, vous m’énervez en osant citer Friedrich Nietzsche, vous en êtes loin, loin, et c’est insultant de le citer quand on a une posture aussi biscornue que la vôtre, abstenez-vous svp de le citer, ayez cette humilité révérencieuse, il ne mérite pas le traitement que vous lui infligez !
Catherine,
Calmez-vous, s’il vous plaît.
Arrêtez d’agresser tout le monde, chacun son tour, sur ce blog au moins (ailleurs, ce ne sont pas mes affaires).
Cessez notamment de diaboliser Paul Jorion, c’est ridicule : le monde n’est pas noir et blanc. Je répète : le monde n’est pas noir et blanc.. Jorion n’est pas le diable… Laissez donc les uns et les autres évoquer leur analyse du blog de Paul sans venir chaque fois rajouter une couche de votre rancoeur : c’est une forme d’intimidation. Certes, Paul déconne complètement en censurant ses contradicteurs, c’est une erreur, mais on peut malgré cela, évidemment !, trouver des éléments très utiles dans ses analyses, cela va sans dire. Vous devriez comprendre cela, vous qui extrayez vous-même des pensées intéressantes de sites apparemment d’inspiration fasciste (« cercle futur », en l’occurrence)…, ce qui est quand même nettement plus problématique que ce que l’on reproche à Paul, non ? Au passage, ce serait bien de prévenir les lecteurs quand vous recommandez ainsi un site d’ »extrême droite ».
Soyez gentille : retrouvez le ton calme, mesuré, bienveillant et constructif que vous avez parfois.
Merci.
Étienne.
Etienne,
A force de se « calmer » comme vous dites, nous avons le monde que nous avons, à force de ne pas dire que ce n’est pas juste, quand ce n’est pas juste, nous avons l’injustesse dans laquelle nous nous emmêlons les pinceaux, ça ne tombe pas du ciel tout ça, ça se construit figurez-vous, et ça se construit à coup d’abandon et d’acquiescement, et ça ne se fait pas à gros coups de canon bien voyants la mêlasse, ça se fait à petits coups de canif sans qu’on s’en rende bien compte, de façon insignifiante, tout doucement, aussi faut-il être vigilant et ne rien laisser passer, n’avez-vous tiré aucune leçon de l’histoire, mince, alors, tout ça pour rien, vous n’auriez tiré aucune leçon, alors c’est à désespérer, si vous, qui êtes pourtant au fait de l’Europe vous pensez cela, alors qu’en est-il des autres, mieux vaut ne pas y songer, c’est à désespérer si nous n’encodons rien des misères passées, ça veut dire que ça continuera, que rien ne changera, mais alors, il ne faudra pas que vous vous plaigniez ensuite car vous y serez pour quelque chose en acceptant qu’il en soit ainsi d’ores et déjà, ne pas empêcher même des petites choses, c’est autoriser, c’est consentir, n’avez-vous donc pas conscience de cela ?
Il ne s’agit pas de diaboliser Jorion, il le fait très bien tout seul,c’est bien lui qui évince certaines personnes sous des prétextes fallacieux, ce n’est donc pas moi qui diabolise, il m’intéresse en tant que symbole, l’homme est insignifiant, il ne faut donc pas renverser pas les rôles svp.
La division ne vient pas de moi, je la décris et je la rappelle pour ceux qui ont la mémoire courte et qui sont les premiers à se plaindre ensuite de voir le monde être ce qu’il est, ils le fabriquent ces gens-là le monde qu’ils critiquent, ils en sont les artisans en se disant contre le mensonge du monde mais en consentant implicitement au mensonge de ce site, je ne dis pas autre chose que cela.Ce serait comme de vouloir un linge propre en consentant à ce que le savon qu’on utilise déteigne et salisse, y’a comme un os, je ne fais que mettre les gens face à leurs contradictions, mais les contradictions, ce n’est pas moi qui les fais, ce sont bien eux.
Seuls deux personnes me semblent devoir être exclus de ce lot, le sinologue dont je ne retiens décidément pas les initiales et Rumbo, c’est que leurs visées à ces gens-là sont d’une tout autre nature et dépassent largement l’espace étroit de la petite personne, ils ne s’inscrivent donc pas dans cette critique, critique qui exclut bien évidemment aussi tous ceux qui ne savent rien du comportement faux de Jorion, pour les autres, tous à mettre dans le même panier, sauf ceux aussi qui se satisfont de ce monde, ça leur revient à eux de l’accepter comme il l’est, mais quant à ceux qui se plaignent du mensonge mais l’inscrivent dans l’acte de naissance de leurs actes, c’est très énervant .
Si le monde est ce qu’il est, c’est parce que nous acceptons que le mensonge tienne le haut du pavé, s’ il était droit le dit monsieur et ne faisait pas le contraire de ce qu’il dit, et qu’il disait réellement ce qu’il fait, il pourrait bien penser ce qu’il veut et même être fasciste ou je ne sais quoi, je n’aurais rien à y redire, car il y aurait adéquation entre le dire et le faire je suis assez libre d’esprit pour accepter que l’on pense ce que l’on veut, à condition que les propos de la personne soit en adéquation avec son faire, est-ce clair?__
Inadéquation du faire et du dire qui par ailleurs est le germe de ce que nous critiquions des institutions européennes, je n’ai pas bougé d’un iota voyez-vous Etienne, je tiens la barre, vous ne pouvez pas vouloir quelque chose et ne pas mettre en oeuvre tous les moyens pour y arriver, ou alors, cela s’appelle de l’inconséquence.
Il s’agit de normer et de tenir la norme ferme pour faire ad-venir des valeurs, sinon, ce sera un n’importe quoi à la source de toutes les déviations et notamment des fascismes de toute sorte, nous y sommes d’ailleurs dans le fascisme, c’est en négligeant cela que peu à peu sans tuteur, l’arbre penche, ce n’est pas une fois penché qu’il faut s’inquiéter, c’est anticiper qu’il faut et mettre un tuteur très tôt, pour assurer la verticalisation, elle ne viendra pas toute seule.
Il faudra que vous m’expliquiez comment on peut faire autrement qu’en reprenant tout écart et en mettant les gens face à leurs contradictions flagrantes.
Pour en re-venir au site d’inspiration fascite, décidément, c’est la police de la police ma parole un peu partout, d’inspiration fasciste, c’est vous qui le dites, car moi, je n’en sais rien, je ne l’ai pas parcouru ou très peu ce site, c’est par le biais de mécanopolis que j’y suis allée pour en savoir davantage sur le livre dont il parlait et notamment sur l’auteur, et j’ai trouvé cela intéressant, j’ai voulu faire partager, maintenant,je ne vais pas décrypter avant de passer l’info, si l’info est juste et bonne, pour le reste, il revient à chacun de se faire une opinion, nous sommes matures en principe, quand la vérité est vraie, elle est vraie partout, d’où qu’elle vienne, non ?
Maintenant, si vous pensez réellement ce que vous écrivez Etienne, alors c’est réellement à pleurer, vous n’avez rien compris des enjeux actuels et vous retomberez dans le même panneau,toujours et encore, c’est sûr.
Ne voyez-vous pas qu’en acceptant des règles du jeu faussées, vous faussez tout ce qui découle d’elles ? Est-ce si difficile à saisir ce genre de concept ?
Je crois que je n’ai plus rien à faire dans votre espace et je m’en vais supprimer comme l’avait fait une Brestoise, mon espace géographique, histoire de mettre en adéquation mon faire avec mon dire.
Je ne vous remercie pas.
J’aurai appris beaucoup.
Ah oui, j’avais oublié quelque chose, sachez que si j’agresse comme vous dites, ça, c’est vous qui le dites, mais admettons, moi, j’appelle ça répondre à une agression qui m’est faite, et oui, je suis très sensible à ce type d’atteinte, c’est bien regrettable qu’on ne soit pas plus nombreux, car le monde ne serait pas ce qu’il est je crois, et bien, au même titre que celui qui vole pour nourrir ses enfants parce qu’il n’a rien pour payer,on dira de lui, c’est un voleur, sans se poser la question du pourquoi il n’arrive pas à nourrir ses enfants et est obligé d’en arriver là, n’y a‑t-il pas inversion dites-moi, car je suis réellement agressée, agressée, ça veut dire qu’on porte atteinte à intégrité, et là, il y a bel et bien atteinte à intégrité de la noblesse de l’homme et ça me blesse ça, voyez-vous, pas de ma faute si je suis sensible à l’image de la noblesse de l’homme, c’est mon vécu en tout cas, ainsi, je suis agressée par la posture de tous ces gens inconséquents, par leurs comportements doubles qui portent atteinte à l’intégrité de l’humain,peut-être n’en n’ont-ils pas conscience, aussi, je porte ça à leur connaissance, pour qu’ils s’interrogent sur le bien fondé de leurs actions, bon, je crois que c’est tout, mais si j’ai oublié quelque chose, je ne manquerai pas de le signifier, au fait, je n’arrive pas à supprimer mes messages du cecri, je vous serais reconnaissante de bien vouloir le faire pour moi, merci pour cela.
Il me vient encore quelques petites choses, puisque vous faites mention du site fortement incriminé, je vous cite :
La différence voyez-vous, c’est que je ne sais rien de ce site, seul m’intéressait l’info dont j’ai parlé tout à l’heure, je ne connais pas le responsable du blog, mais s’il avait une posture double comme celle de Jorion, forcément, j’agirais de la même façon avec lui, car lorsque l’ on sait, ce n’est décidément pas la même chose que lorsque l’on ne sait pas, ça oblige à mettre de la raison dans ce que l’on fait, c’est toute la différence Etienne, là, il s’agissait seulement d’une reprise d’info.
Et puis parler d’état fasciste, comme si nous n’étions pas dedans, les deux pieds bien plantés dans ce système pourri d’état fasciste, alors partant de là, toute info qui émane de ce système est d’obédience fasciste, non, la différence, c’est qu’il ne le dit pas directement cet état, il opère des détournements entre le dire et le faire justement, ça fait plus propre certes, et surtout ça trompe le monde qui ne sait pas décoder, mais le résultat n’est guère mieux, nous sommes dans un état totalitaire et le blog de Jorion est totalitaire puisqu’il ne fait entendre que la voix de son maître, n’est-ce-pas la définition du mot totalitaire, ou sommes-nous déjà dans le champ lexical de la nov langue ?
Maintenant, on peut bien me coller l’étiquette qu’on veut, ça revient à ceux qui la collent, y’a des souvenirs qui reviennent à la surface,c’est amusant, je me rappelle d’un certain 2casa, petit protégé de Jorion qui me taxait déjà de frontiste car je lui avais proposé l’écoute d’un débat de Monsieur Hillard, on finit par se demander, je finis par me demander où sont les diabolisateurs ?
Catherine,
Je ne vous colle aucune étiquette.
Je ne vous reproche évidemment pas non plus de soutenir des thèses fascistes, évidemment.
Je sais que vous trouvez comme moi au régime actuel des traits communs avec le fascisme de papa, mais modernisé (grimé en démocratie factice). Je sais que vous savez que les acteurs qui veulent ce régime (qui met l’État au service d’une poignée de privilégiés) sont les mêmes (ou leurs enfants) qui ont voulu la peau des républiques et ont financé la montée des fascismes. Je sais ça, Catherine.
Je vous signale simplement que « Cercle Futur », apparemment, développe plusieurs thèmes chers au fascisme, justement, et notamment une espèce de foi en une élite supérieure, une race de chefs désignée par une loi naturelle « mort aux faibles », élite à privilégier dès que ce sera possible. À l’exact opposé de ce que nous défendons ici, donc.
Comme vous, j’ai trouvé des infos intéressantes sur ce site, notamment des détails sur leur logique propre, ce qui aide à les comprendre (condition nécessaire pour réfuter correctement celles de leurs thèses qui sont contraires à l’intérêt général).
Je pense simplement qu’il faut signaler ce positionnement politique, quand on le connaît.
Et le blog de Jorion n’est pas totalitaire… Il devient peut-être sectaire (dérive banale, malheureusement), mais pas totalitaire.
Étienne.
merci à AJH d’avoir signalé la critique du livre de P. Jorion faite par un spécialiste en philo :
http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article227
Je cite :
« quoique parcouru çà et là d’intuitions sans doute défendables, l’ouvrage charrie de trop nombreuses approximations et asserte de manière péremptoire des énormités qui, pas une seconde, ne se trouvent démontrées, le tout d’ailleurs structuré par de bien contestables raisonnements ».
« En outre, la structure du livre est extrêmement brouillonne, et souffre d’une quasi-absence de construction, similaire à un patchwork géant nuisant in fine à la bonne intelligibilité de l’ensemble. »
« Cette mécompréhension de Paul Jorion à l’égard de l’esprit philosophique du temps constitue un indice assez inquiétant de sa (mé)connaissance du champ philosophique et inaugure un nombre non négligeable d’erreurs et d’approximations philosophiques qui constitueront, elles, le véritable scandale du livre. »
« L’ouvrage souffre en outre d’une très grande lacune philosophique ; l’auteur asserte beaucoup mais justifie peu ; bien des affirmations se trouvent ainsi lancées d’un ton péremptoire, sans que l’on ne voie vraiment à quelle réalité philosophique cela correspond. »
« Bon nombre de phrases s’avèrent quasiment indécidables quant au sens à leur attribuer, tant la syntaxe se présente comme ambiguë et laborieuse, ce qui rend la lecture de l’ouvrage particulièrement pénible. »
« Le ton de l’ouvrage, ainsi que je l’avais brièvement évoqué en première partie, s’avère particulièrement pénible. Jorion traite avec mépris et condescendance un certain nombre de thèses et d’auteurs dont en réalité il ne perçoit pas tout à fait la profondeur. »
« Le problème est moins la thèse que défend Jorion que l’absence totale de démonstration d’un tel présupposé qui heurte radicalement tout ce qu’affirme la physique depuis 80 ans, et qui, faute de cette démonstration, se présente comme une pure assertion péremptoire. »
« Hélas, la subtilité de quelques analyses n’efface guère le trop grand nombre d’erreurs philosophiques majeures, d’approximations logiques, de propos confus, de paragraphes mal enchaînés, ou d’affirmations péremptoires auxquelles manque une justification véritable. »
[Thibaut Gress, Actu Philosophia, 18 mai 2010.]
Merci également à Serge Demoulin de citer l’article que lui consacre la revue Sciences humaines :
http://www.scienceshumaines.com/paul-jorion–un-intello-a-la-piece_fr_24857.html
Je cite :
« Disciple belge de Claude Lévi-Strauss, créateur d’un algorithme sur les liens de parenté, il a toujours été considéré comme un vilain petit canard théorique. Un type un peu fumeux, interconnectant beaucoup trop de disciplines des sciences humaines, cognitives ou encore des neurosciences. »
Tout va bien ! Fermez les yeux maintenant me dit l’aveugle.
C’est ce que je fis. Je fermai les yeux comme il me disait.
Ils sont fermés ? Ne trichez pas.
Ils sont fermés.
Gardez-les fermés. Ne vous arrêtez pas maintenant, dessinez.
Et on continua. Ses doigts étreignaient mes doigts tandis que ma main parcourait le papier. ça ne ressemblait à rien de ce que j’avais fait dans ma vie jusqu’à maintenant.
Je crois que ça y est. Je crois que vous avez réussi, dit-il. Jetez un coup d’oeil. Qu’est-ce que vous en pensez ?
J’avais les yeux fermés. Je pensai qu’il fallait les garder fermés encore un peu. Je pensai que c’était quelque chose à faire.
Eh bien, dit-il. Vous regardez ?
J’avais toujours les yeux fermés. J’étais dans ma maison. ça, je le savais. Mais je n’avais pas l’impression d’être à l’intérieur de quoi que ce soit.
C’est vraiment quelque chose, dis-je.
Encore un petit apport supplémentaire explicatif !
Je pensais à ce que disait Lévinas tout à l’heure et qui pouvait se rapporter à l’épisode Jorion comme à tout épisode de notre sinistre quotidien dès qu’il part de travers.
De travers par rapport à l’axe de justesse que l’on espère mettre au monde.
Que cette phrase de Lévinas fasse ré-fléchir ceux qui veulent bien s’autoriser à fléchir sur eux-mêmes, pour pouvoir mieux se contacter aux autres, avec plus de justesse peut-être, et voir ad-venir les valeurs qu’ils veulent réellement voir advenir, moi y compris bien sûr, et la première !
Emmannuel Lévinas nous dit :
« Pour que je sache mon injustice ‑pour que j’entrevoie la possibilité de la justice- il faut une situation nouvelle : il faut que quelqu’un me demande des comptes »
Or, si je normalise une action a‑normale en ne la relevant pas, si je ne demande aucun compte d’un mécompte qui compte pourtant, cela revient à être d’accord a minima avec ce mécompte, et ainsi, en continuant à jouer à ce jeu a‑normal, sans demander de compte à qui que ce soit et en faisant comme si de rien n’était, de peur de passer pour un agressif ou un ceci ou un cela, bref toutes les images qui se collent à la posture que j’adopte et que bien peu de gens comprend je crois, et bien, rien ne sera jamais mis en conscience, en lumière, et donc si rien n’est conscientisé, aucun changement ne pourra se faire, puisqu’on ne fait pas disparaître quelque chose qui n’existe pas en conscience.
Le premier travail est donc un travail de conscience, car cette action pathogène, si elle n’est pas relevée, identifiée, va se propager, se développer comme une maladie qu’on ne stoppe pas.
Cette action a‑normale prendra avec le temps la forme du normal, elle s’adaptera, elle se conformera au milieu, elle sera digérée dans le bol alimentaire sociétal, je n’invente rien, j’observe juste ce que l’on vit depuis trente ou quarante ans et même plus, une transformation des représentations mentales qui se fait par absorption continue de choses pas clean petites d’abord qui finissent par être intégrées et admises et transformer l’orientation du courant c’est à dire l’orientation de l’énergie vitale, et cette action pathogène tolérée finira forcément par produire des effets tout aussi pathogènes que ses causes premières, les chiens ne font pas des chats,au même titre qu’une cellule cancéreuse finit par donner un cancer généralisé et aboutir à la mort si on n’arrête pas le processus en marche, et là, pour sûr, le pro-blème, on n’en parle plus, parce qu’il n’y a plus personne pour en parler.
Un exemple, Jorion se refuse à aborder les causes réellement pathogènes du système, si on essaie de les aborder, il censure automatiquement, en revanche pour asseoir son assise de justicier new look, il autorise que l’on relève les causes accessoires, toutes les critiques secondaires sont même les bienvenues, seulement, __il convient de ne pas oublier que si l’on s’en tient aux causes accessoires sans jamais s’attacher aux causes essentielles, ce serait comme de vouloir mettre fin à un état de choc hémorragique en comprimant une veine périphérique, louable certes, mais peu efficace si on oublie de voir que l’état de choc est dû à une rupture carotidienne, qui, si elle n’est pas suturée diligemment réglera le pro-blème définitivement, pour sûr, on sera mort.
Aussi ma critique répétitive de Jorion est une critique d’élaboration de liens sociétaux, des rapports d’une construction de réalité tissées par des re-présentations .
S’ils ne sont pas identifiés, ces processus-là, et bien ciblés, ils ne manqueront pas d’apporter des fruits amers et les dents grinceront à force de manger des fruits verts, lisez donc l’Evangile, c’est écrit en toutes lettres, d’ailleurs Evangile, ça veut dire in-formation, troublant quand même, ensuite tout dépend quelle forme prendra l’énergie qui sera intériorisée, définition même d’in-formation, action de prendre une forme en nous !
Il y a donc plus de re-spect dans la signification et le dire d’un dé-raillage, que dans son assentiment mutique tout différent du muet qui n’est pas de même nature, mutisme qui ne permettra aucun changement quelles que soient les apparences.
Il faut aller au-delà des apparences, ça veut dire aller au-delà de la morale de surface, et ce n’est pas une morale que de signifier de tels écarts,c’est essentiel, absolument essentiel, car il s’agit en l’occurrence de normer, d’étalonner une structure, un ensemble de liens qui créeront notre réalité, c’est donc l’étage largement au-dessus du bon et du mauvais, ça transcende, car de cet étalonnage dépendront toutes les mesures qui se feront toujours à partir d’elle, la norme, l’axe, le centre de la roue, puisque c’est elle qui sert d’étalon, c’est d’elle que se feront tous les réglages aussi c’est à elle qu’il faut s’attacher prioritairement et essentiellement.
Je parle du réglage du thermostat, si vous le régler d’emblée à 10 degrés, il ne faudra pas s’étonner d’avoir froid ensuite.
On ne pourra pas en vouloir à la chaudière de se mettre en route seulement quand on est en dessous de 10 degrés dans une pièce, c’était inscrit dans le programme pourrait-on dire, il faudra donc si l’on veut avoir plus chaud augmenter la norme, la référence qui fera qu’à partir de 19 degrés, la chaudière se mettra en route et on aura donc plus chaud.
Je crois que je terminerai ainsi, ici, pour transitoirement éclairer mon humble démarche, j’aime bien ce mot humble, car ça renvoie à l’humus, la terre…
Et l’on se rend compte, que le pouvoir , quelle que soit sa nature, est toujours le fruit d’une addition, donc d’une structure en tant qu’ensemble d’éléments, addition de petites choses infinitésimales au départ, petites choses imperceptibles ou difficilement perceptibles comme tout ce qui est petit, mais qui à force de s’additionner petit à petit finit très sûrement par soustraire le sujet à sa destination de sujet, en en faisant un objet.
Tout ce que nous subissons actuellement en terme de dépossession est le résultat de ce processus.
La chaîne du tissu social est tissé des fils de la trame de nos acceptations et de nos abandons, jamais un hasard, toujours le produit de quelque chose, toujours une chimie à l’oeuvre, une marmite sur le feu, et ce qu’il y a dans la marmite, c’est l’action de certains aliments sur d’autres, je crois
Et la petitesse de nos abandons, petitesse sous l’angle de nos yeux de myope, insignifiants et sans grande portée nous semble-t-il, permet au pouvoir de faire l’économie d’un rapport violent et coûteux, qui, s’il n’était ainsi, tissé de ce patchwork de petits bouts de renoncements accrochés à d’autres petits bouts de re-non-cements, serait plus aisément perceptible et donc plus facilement opposable, ce qui ne serait évidemment pas son intérêt à lui.
L’effet souterrain de nos acquiescements et de nos renoncements se fait sentir quand tous les petits bouts, de petits bouts de renoncement, à dire ou à faire, à ne pas dire ou à ne pas faire, s’unissent, s’épousent, se tissent, pour donner l’étoffe du réseau social dans lequel nous pataugeons en cet instant, que nous regardons alors comme hébétés, alors que nous en sommes les artisans inconscients, certes, mais quand même les artisans a minima !
C’est nous qui portons la responsabilité de l’étoffe du monde, c’est nous qui avons à répondre de ce tissage, vous, moi, ce n’est pas le fruit d’un autre, c’est le fruit de tous nos mois actés mis bout à bout, même si certains ont plus à répondre que d’autres, il va sans dire.
Ce qui a été fait peut être dé-fait heureusement, mais comme nous avons laisser faire longtemps, ça va être un peu difficile.
C’est un travail de tous les instants, interroger tout ce que l’on fait et l’on ne fait pas et surtout chercher à savoir à quelle source on répond en faisant quelque chose ou en ne faisant pas quelque chose.
Est-ce que je réponds à ma petite satisfaction de surface ou est-ce que je réponds à quelque chose de plus grand, qui dépasse largement l’espace étroit de ma prison personnelle ?
Je crois qu’avant de pré-tendre libérer les relations aux autres, je m’inclus la première là-dedans bien sûr, il faut passer par notre passage, c’est à dire notre prison personnelle, et pour ce faire nous avons nos sens, je crois de plus en plus que nos sens, les cinq, plus l’esprit comme disent nos amis orientaux, sont les instruments les plus méta-physiques de notre être, ils sont des ponts, des passerelles, entre le dehors et le dedans, c’est eux qu’il faut ouvrir et faire grand vent en nous, ouvrir les fenêtres de notre prison comme disait je ne sais plus qui, c’est extrêmement pertinent, et dès lors, on comprend davantage pourquoi cette organisation sociale s’applique à niveler toutes les perceptions olfactives, gustatives, et surtout auditives, l’audition, circoncis tes oreilles nous dit l’Evangile, pas pour rien bien sûr, affiner l’audition, c’est dé-couvrir le murmure et la vibration du monde, c’est faire trans-parence et silence en nous, pour en-tendre, tendre en soi, ce qui passe, si nous sommes plein de bruits en nous, nous n’entendrons rien du dehors, nous ne percevrons que notre propre bruit que nous prendrons pour le bruit du dehors, bref les chiens ne font pas des chats et les hasards sont rarement des hasards.
Une vidéo sur la censure et l’auto-censure par Didier Bourdon
Didier Bourdon analyse le politiquement correct et en tire un clip humoristique.
je me joint à vous dans la liste des dégoutés de la censure « jorienne », principalement du à Julien Alexandre…
Les commentaires autorisés ne doivent pas s’éloigner d’un poil de la ligne éditoriale…domage…mais cela explique qu’ils tournent en rond !
Je suis d’acccord avec vous. Julien Alexandre sévit et ne sert pas à grand chose d’autre qu’à la promotion de Jorion. Aux questions des commentateurs, il renvoie systématiquement à la FNAC et censure systématiquement tous les commentaires contradicteurs ou posant des questions sur les zones d’ombre des thèses développées. Ce blog est devenu un lieu de culte de la personnalité de PJ, qui écrit sur lui à la 3eme personne… c’est bien dommage.
De nombreux sites web dénoncent cette censure comme le montre la requête suivante sur Google
http://tinyurl.com/6dwxrmb
Je ne peux que regretter, moi aussi, la censure systématique qui s’exerce sur le blog de Paul Jorion.
En ce qui me concerne, j’ai été censuré pour avoir défendu, en termes très mesurés, des positions protectionnistes.
Je déplore tout particulièrement l’agressivité inutile de Julien Alexandre qui ne tolère d’ailleurs pas qu’on use du même ton que lui pour lui répondre.
Personnellement, je ne comprends absolument pas qu’on puisse s’opposer à des mesures protectionnistes au nom d’un idéal de fraternité et qu’on ne tolère pas, au nom de ce même idéal, l’expression, même mesurée, d’opinions divergents.
J’ai retiré aussitôt le blog de P. Jorion de la liste de mes favoris.
Le blog de Paul Jorion est à la dérive. En effet, c’était un blog mais c’est devenu la vitrine d’un fond de commerce protégé par les vigiles de la pensée « jorionienne » (je reprends leurs termes) que sont Julien Alexandre et autres disciples du désormais gourou et prophète Paul Jorion.
Pour la censure Je vous laisse juger, mais ça en dit long… (Je suis le Carl en question).
Ci-dessous l’échange ainsi que le commentaire censuré ( commentaire de l’article http://www.pauljorion.com/blog/?p=3…)
Carl
23 novembre 2011 à 11:33
Voilà peut-être une réponse… mais je ne suis pas spécialiste, et laisse donc le soin aux spécialistes de la commenter.
http://www.boursorama.com/forum-cac…
vigneron
23 novembre 2011 à 13:15
Carl, méfiez vous, cet article reproduit certes l’expression jorionienne d’interdiction des paris sur les fluctuations de prix. Mais pour le reste c’est du conspi premier grand cru classé. Site d’origine de l’article : le site antisémite d’extrême-droite et lié au Club de l’Horloge Polémia.
Carl (commentaire censuré)
« Je sais d’où provient l’article et demandais justement qu’il soit commenté sur le plan strictement économique, pas politique.
Quoi qu’il en soit, ce n’est pas parce que certaines personnes ont une idéologie déplaisante que toutes leurs analyses sont systématiquement fausses. Je me méfie tout autant de ceux qui pensent toujours avoir raison contre tout le monde…
Quant à l’emploi de « l’expression jorionienne », il me laisse très songeur… l’humilité n’est apparemment plus de mise…
J’avoue d’autre part être sérieusement agacé par l’épouvantail antisémite et fasciste qui est brandit dès qu’une pensée n’est pas conforme au prêt-à-penser ambiant.
Je vous laisserai pour conclure méditer sur cette phrase : À chaque endroit sa vérité. »
Julien Alexandre
23 novembre 2011 à 19:01
Vigneron, ton explication est claire, ça sert d’avertissement. Carl a tenté de se justifier, de telle sorte qu’il a creusé son propre trou, raison pour laquelle il n’interviendra plus sur le sujet. Ça, c’est mon avertissement. Fin du sujet.
Il a vraiment tout d’un démocrate ce petit Julien…
La perle du jour :
Julien Alexandre
30 novembre 2011 à 14:34
@ Soliman / Pierre Legrand / Hehe / Dumanoir / Jules Renard / Hemster
Juste une précision utile pour ceux qui croiraient que les critiques se multiplient : vous n’êtes qu’une seule et même personne, vous avez débarqué sur le blog aujourd’hui, et vos seuls interventions ont été des critiques idiotes sur l’intervention de Paul Jorion sur France Culture.
C’est ce que l’on appelle un joli service commandé. Mais l’honnêteté intellectuelle m’impose de le faire savoir.
Bien essayé !
Répondre
Dans « La Chute » du grand Albert Camus, il est dit p 120 de l’édition folio :
« Ainsi le censeur crie ce qu’il proscrit ».
Y a‑t-il encore de la place dans ce club ? Je viens d’en faire l’expérience avec ce qui suit :
« J’ai retenu de la théorie de Keen la totale instabilité de la finance et le rôle de création d’argent par les banquiers. Le second entraîne le premier.
Plus de détails sont accessibles à ce lien.
Pour Keen, et selon ma compréhension fort partielle de ses idées, quand un entrepreneur a un projet il va voir un banquier qui lui accorde un prêt. Ce n’est pas forcément de l’argent. C’est une promesse d’argent. C’est considéré comme une création ad-nihilo d’argent. L’entrepreneur va en sortir de la banque selon ses besoins. Il y aura donc, en un sens, plus d’argent en circulation qu’il y a d’argent imprimé.
Si c’est vraiment un projet créant de la richesse, le truc marche très bien et payer des intérêts là-dessus ne pose vraiment pas de problèmes.
Par contre le banquier peut prêter de l’argent pour spéculer. Selon Keen et ce que j’ai compris, le détenteur de la dette considère avoir de l’argent qui rapporte de l’argent (les intérêts). Le hic, c’est que l’argent ne circule plus comme dans une entreprise. Les intérêts « mangent » l’argent disponible. Pour s’en sortir, le prêteur doit faire une autre dette qui lui rapporte aussi des intérêts et de préférence plus élevés que la dette précédente. Il a de très gros frais. Keen parle ici de processus de cavalerie (Ponzi scheme). Les intérêts doivent rappliquer de plus en plus vite pour pouvoir suivre et soutenir toute la construction. C’est impossible.
Je souligne ne pas avoir tout compris. Dans ce que j’ai compris, je vois un mécanisme pour faire disparaître beaucoup d’argent de l’économie par les intérêts. Je vois aussi un mécanisme permettant de faire disparaître 1000 milliards d’euros dans les banques sans que cela ne fasse une vague dans les échanges de biens et de services. Je vois là un très joli mécanisme pour rendre la spéculation de plus en plus rapide une nécessité vitale pour tous les acteurs de cette industrie (HFT). Je vois là une protection contre l’hyperinflation (l’argent sert à spéculer pas à payer des biens et des services). Je vois là une explication de l’affirmation que les banques sont solvables (elles ne le sont jamais dans une économie spéculative) car elles ont des créances sous la main, mais qu’elles manquent de liquidités (l’argent ne rentre pas assez vite). Je vois là une confirmation de ce que vous et François Leclerc soutenez depuis plusieurs années (Le Capitalisme à l’Agonie). Je vois aussi là une solide justification de l’interdiction de la spéculation (c’est du suicide à terme). J’y vois aussi une confirmation de l’affirmation selon laquelle les banquiers ont vécu au dessus de nos moyens. Je crois même qu’ils luttent tous les jours pour que nos moyens diminuent (austérité). Je pense que ce modèle situe la politique d’austérité de la zone euro dans les erreurs graves. Je pense même que l’idée de lever de l’argent sur les marchés par les états est une opération spéculative et une très grosse erreur qui ne pouvait que très mal tourner. »
J’ai envoyé ce texte à Paul Jorion. Il l’a si peu goûté qu’il n’est jamais sorti sur son site et je pense qu’il ne sortira jamais. Il a réagi en parlant de « mythe explosé » quand il fait référence à l’idée de base de ce que j’ai compris (création de monnaie). Ce qui m’ennuie fortement est que cette idée explique beaucoup de choses de façon simple et claire. Lui et Leclerc ont beaucoup plus de peine ou n’y arrivent pas.
Fab, (Le jeudi 25 mars 2010 à 18:09, par Fab)
Ici Didier,
J’ai fait l’expérience de la censure par Jorion. Cela a provoqué chez moi l’envie d’aller voir un peu ailleurs.
Je découvre ici votre réponse censurée par Jorion à une de mes interventions. Je ne l’aurais pas comprise et je ne crois pas que je me serais senti insulté, juste interrogé. Je serais encore en train de chercher ce que vous vouliez me dire. C’est une façon de me mettre devant une aporie.
Ça fait mal. (J’ai été voir à quoi ça correspondait)