La dette publique est une affaire très rentable, mais pour qui ?

16/05/2008 | 96 commentaires

André-Jacques Hol­becq et Phi­lippe Derud­der publient ces jours-ci un livre que j’ai trou­vé excellent et que je vous recom­mande chaleureusement :

Pré­face :

Tous les citoyens devraient par­fai­te­ment connaître les méca­nismes élé­men­taires de la créa­tion moné­taire et de la dette publique : notre éman­ci­pa­tion poli­tique et éco­no­mique dépend direc­te­ment — et inévi­ta­ble­ment — de notre éman­ci­pa­tion moné­taire. À ce simple titre, ce livre est impor­tant et pour­ra sans doute chan­ger votre com­pré­hen­sion du monde, comme il a chan­gé la mienne.

J’é­tais, en 2005, tout entier consa­cré à l’a­na­lyse de nos ins­ti­tu­tions (fran­çaises et euro­péennes) ; j’a­vais com­pris, cette même année, que ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pou­voir, que tous les abus de pou­voir étaient ren­dus pos­sibles par la mal­hon­nê­te­té des pro­ces­sus consti­tuants. Je dis­cu­tais sur mon forum des grands prin­cipes d’une bonne Consti­tu­tion, et nous écri­vions sur le wiki une Consti­tu­tion d’o­ri­gine Citoyenne, ce que j’ap­pelle le site du « Plan C ».

J’a­vais donc com­men­cé à construire un outil — que je crois inédit et pro­met­teur — pour une pro­chaine éman­ci­pa­tion géné­rale. Mais je négli­geais com­plè­te­ment, par igno­rance, un point abso­lu­ment essen­tiel, un point à cause duquel toute solu­tion poli­tique semble effec­ti­ve­ment inter­dite. André-Jacques Hol­becq est venu un jour sur le forum du Plan C et a créé un fil étrange dont le titre était « Reprendre la créa­tion moné­taire aux banques privées»…

La réac­tion fut rapide et le fil de dis­cus­sion est deve­nu un des plus actifs et riches du site : nous pro­gres­sons tous ensemble assez vite sur ce sujet déci­sif et mécon­nu : ce sont les ban­quiers pri­vés qui maî­trisent le pou­voir poli­tique, et la maî­trise pri­vée de la créa­tion moné­taire est un ver­rou dia­bo­lique qui inter­dit en pro­fon­deur tout droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes.

Par habi­tude, par igno­rance, par négli­gence, nous accep­tons sans le savoir une pro­fonde ser­vi­tude non néces­saire : il n’y a rigou­reu­se­ment aucune rai­son d’a­ban­don­ner la créa­tion moné­taire aux banques privées.

Ain­si, des sommes consi­dé­rables, celles des inté­rêts de toute cette créa­tion moné­taire pri­vée, sont reti­rés depuis des décen­nies à la col­lec­ti­vi­té fran­çaise, dans la plus grande dis­cré­tion et sans la moindre jus­ti­fi­ca­tion poli­tique ou éco­no­mique, et sans le moindre débat public sur le sujet.

De plus, une dette publique extra­va­gante, annuel­le­ment renou­ve­lée, com­plè­te­ment asphyxiante pour les ser­vices publics et pour le bien-être géné­ral est née de cette invrai­sem­blable ponc­tion. Cette dette est très injus­te­ment impu­tée à la pré­ten­due incu­rie de l’É­tat : il n’en est rien, puisque les dépenses publiques res­tent assez stables en France depuis des décen­nies. Non, c’est bien d’un racket pri­vé de la richesse publique qu’il est ques­tion à la source de la dette publique, depuis 1973 en France, et par­tout dans le monde ; à l’é­vi­dence, l’in­ter­na­tio­nale des banques existe déjà bel et bien, et il est plus que temps de la repé­rer et d’en décrire les méfaits.

Com­prendre cette ser­vi­tude injuste et la faire connaître à tous les citoyens, c’est déjà pré­pa­rer notre pro­chaine libération.

Puis­qu’on m’en donne ici l’oc­ca­sion, je vais remer­cier André-Jacques Hol­becq et Phi­lippe Derud­der du fond du cœur : ils ont, dans leurs dif­fé­rents livres, écrits seuls ou en com­mun, consi­dé­ra­ble­ment enri­chi mon ana­lyse poli­tique des abus de pou­voir en me ren­dant sen­sible un rouage déter­mi­nant dans l’op­pres­sion des hommes (nés libres) par le tra­vail for­cé. Tous deux cherchent hon­nê­te­ment, ils écoutent tout le monde, ils passent des mil­liers d’heures à expli­quer et expli­quer encore ce qu’ils ont compris.

Et, puis­qu’il est presque mon voi­sin, André-Jacques devient un ami ; et je le vois pro­gres­ser à toute vitesse, en nous emme­nant avec lui.

Il est géné­reux et prag­ma­tique, il recon­naît tout natu­rel­le­ment ses erreurs, son action est utile, très utile, pour le bien public. Je suis heu­reux de l’a­voir ren­con­tré et je vous engage à le décou­vrir à votre tour.

Étienne Chouard

Fiche tech­nique de l’éditeur :

LA DETTE PUBLIQUE, UNE AFFAIRE RENTABLE
À qui pro­fite le système ?

Auteurs : André ‑Jacques HOLBECQ
Phi­lippe DERUDDER
Pré­face d’É­tienne CHOUARD
Édi­tions Yves Michel
ISBN : 978 2 913492 56 1
For­mat : 12 x 22
Nb. Pages : 160
Prix : 12 €
Rayon / Genre : Eco­no­mie, ques­tions de société

Qua­trième de couverture :

« Il faut réduire la dette ! ». On crie à la faillite ! Tel un père qui demande ins­tam­ment à ses enfants d’al­ler ran­ger leur chambre, notre gou­ver­ne­ment nous dit : « Assez de cette gabe­gie ! Il est temps de deve­nir sérieux, remet­tez vos pré­ten­tions sociales au tiroir, l’heure est au tra­vail et aux économies ».

Ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’il y a une qua­ran­taine d’an­nées, l’É­tat fran­çais n’é­tait pas endet­té, à l’ins­tar de la plu­part des autres nations, d’ailleurs. En moins de qua­rante ans nous avons accu­mu­lé une dette colos­sale qui avoi­sine les 1200 mil­liards d’eu­ros ! Pour­quoi ? S’est-il pro­duit quelque chose qui a fait que l’on ait sou­dain besoin de recou­rir à l’emprunt, alors qu’au­pa­ra­vant on se suf­fi­sait à nous-mêmes ? Et si tel est le cas, qui en béné­fi­cie vrai­ment ? Qui émet la monnaie ?

André-Jacques Hol­becq et Phi­lippe Derud­der nous disent les vraies rai­sons de la dette et dénoncent les méca­nismes des­truc­teurs scru­pu­leu­se­ment occul­tés. Vul­ga­ri­sa­teurs de la « chose éco­no­mique », leur but est de per­mettre aux citoyens de « savoir », afin qu’ils ne se laissent pas impres­sion­ner par les épou­van­tails que l’on agite sous leur nez. Afin de com­prendre sur­tout que nous avons tout pour rele­ver l’im­mense défi humain et éco­lo­gique de notre temps et que la dette et l’argent ne sont que « vrais-faux » problèmes.

Pour se pro­cu­rer le livre…

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Étienne

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96 Commentaires

  1. NingúnOtro

    La dette publique est une affaire très ren­table, mais pour qui ? … Évi­dem­ment, et cela ne sera pas une sur­prise pour vous, pour les mêmes qui trouvent que le pou­voir poli­tique est une affaire très ren­table, au point qu’ils ne renoncent pas à tri­cher pour l’obtenir ou le conserver.

    Il s’agit tou­jours du même genre de gens, avec la même stra­té­gie, qui s’introduisent dans n’importe quel méca­nisme d’organisation conce­vable à fin d’imposer les méthodes de ges­tion des mêmes qui conviennent le mieux à leurs inté­rêts, quand ce n’est pas qu’ils dési­gnent eux-mêmes ces méca­nismes les plus avan­ta­geux pour eux et s’y mettent à nous les impo­ser un peu n’importe comment.

    Notre lutte contre l’imposition du Trai­té Consti­tu­tion­nel d’abord, et les Trai­tés Modi­fi­ca­tifs main­te­nant, comme celle que vous nous décri­vez main­te­nant contre le sabor­dage éco­no­mique des banques et ins­ti­tu­tions finan­cières, et beau­coup d’autres (comme celle contre la dégra­da­tion de l’écosphère, celle contre la pro­li­fé­ra­tion des guerres en ter­ri­toire d’autrui, celle du contrôle des médias, etc.)… res­tent sou­vent incom­prises par la plu­part du grand public parce que, si on les ana­lyse une par une, on se retrouve sou­vent avec trop de variables inter­pré­tables en trop de sens dif­fé­rents, ou avec trop d’alternatives dif­fé­rentes qui pour­raient expli­quer au moins par­tiel­le­ment les quelques variables qu’on arrive à sai­sir. Un gali­ma­tias auquel n’est pas absent, vous vous en dou­te­riez, l’intérêt de ceux qui en béné­fi­cient pour four­nir de fausses don­nées et inter­pré­ta­tions des faits, ce qu’ils font aisé­ment par leur contrôle presque abso­lu sur les média.

    Plu­tôt que pêcher pour les gens et leur don­ner le pois­son presque mâché — bien que dans l’état actuel des choses ce ne soit pas du tout du temps per­du puisqu’ils doivent bien man­ger quelque chose pen­dant qu’ils apprennent… —, ce qu’il faut faire, c’est leur apprendre à pêcher.

    Bien que ce soit dif­fi­cile d’expliquer aux gens l’extrême com­plexi­té de la situa­tion actuelle, ce qui fait que ceux qui essaient de mobi­li­ser la popu­la­tion le fassent en se concen­trant cha­cun sur le cas concret qui lui tient le plus au cœur — ce qui fait que les gens se mobi­lisent pour une chose concrète, mais y trouvent aus­si l’excuse par­faite pour se dés­in­té­res­ser des autres —, je pense que nous devrions essayer de le rendre plus clair aux yeux de ceux qui SAVENT que la situa­tion n’est pas nor­male, mais n’arrivent pas, par­mi tant de dés­in­for­ma­tion et de pro­pa­gande par­ti­sane, à ras­sem­bler les mor­ceaux de réa­li­té néces­saires pour se com­po­ser une image stable et cré­dible, ce qui se passe réel­le­ment, d’où cela vient et vers quoi cela évolue.

    Pour faire cela, je crois qu’il faut oublier le pré­sent, trop com­plexe à l’heure actuelle, et remon­ter dans le temps jusqu’au moment de l´établissement des pre­mières com­mu­nau­tés humaines. Ceci, parce que je crois qu’il est plus facile de faire com­prendre aux gens quelle est réel­le­ment l’origine tout simple et pas du tout com­plexe, la cause, de tous ces com­por­te­ments actuels (cause pré­sente bien avant que n’apparaissent toutes les dérives, ten­dances et rami­fi­ca­tions qui rendent si dif­fi­cile de sai­sir les rai­sons pour les­quelles les faits d’aujourd’hui sont ceux qu’on voit et pas d’autres), et, une fois éta­bli et enten­du le méca­nisme qui inter­vient…, alors cha­cun de son côté serait capable de gref­fer les faits concrets aux­quels il doit faire face aujourd’hui dans le cadre évo­lu­tif qui com­mence très simple mais se com­plique bien vite au fur et à mesure où les géné­ra­tions suc­ces­sives inter­viennent, modi­fiant leur pré­sent cor­res­pon­dant par les actes qu’ils déploient pour défendre leurs inté­rêts tels qu’ils entendent mieux faire sur la marche et lais­sant aux futures géné­ra­tions en héri­tage les consé­quences de leurs actes.

    Bien qu’on soit assis aujourd’hui sur une pile énorme d’actes et de consé­quences, de telle façon qu’on n’arrive plus à s’imaginer quoi faire pour orien­ter nos actes d’aujourd’hui de telle façon que notre futur soit un peu plus sou­te­nable que la catas­trophe vers laquelle nous évo­luons sans remède si nous ne fai­sons rien du tout, même si nous n’arrivons pas — en y met­tant toute notre intel­li­gence et notre bonne foi — à trou­ver quoi faire de concret pour contri­buer à amé­lio­rer la situa­tion ou au moins à évi­ter d’y contri­buer acti­ve­ment soi-même, ce qui reste très clair, pour ceux qui veulent faire l’effort d’entendre, c’est que : il n’y à qu’un seul méca­nisme basique et faci­le­ment iden­ti­fiable à l’œuvre ici, la confron­ta­tion constante entre deux stra­té­gies de sur­vie dif­fé­rentes, la col­lec­tive, et l’individuelle. Ni plus, ni moins.

    Tout le reste ne relève pas des causes, mais est seule­ment des consé­quence, symp­tômes et dom­mages col­la­té­raux, fruits accu­mu­lés des effets de la mise en place pen­dant tant d’années des deux stra­té­gies dif­fé­rentes dans un contexte où les deux coexistent et s’influencent mutuellement.

    La stra­té­gie col­lec­tive, c’est celle-ci où, face à des adver­si­tés, dif­fé­rents indi­vi­dus mettent en com­mun leurs res­sources et leurs savoirs pour envi­sa­ger une solu­tion la plus posi­tive pos­sible qui béné­fi­cie à tous les par­ti­ci­pants de la com­mu­nau­té d’une façon égale ou au moins couvre dans la mesure du pos­sible les néces­si­tés de tous.

    La stra­té­gie indi­vi­duelle, c’est celle-ci où, face à des adver­si­tés, un indi­vi­du ou un groupe d’individus s’approprient tout ce qui est néces­saire à leur sur­vie comme indi­vi­du ou groupe, sans égard pour la situa­tion où sont lais­sés les membres de la com­mu­nau­té qui ne font pas par­tie du groupe.

    En tant que stra­té­gie de sur­vie, la deuxième pré­sente une com­pli­ca­tion qui est la cause de la course folle vers l’abîme dans laquelle nous nous trou­vons tous enga­gés aujourd’hui : du moment que ces indi­vi­dus ou ces groupes ne se contentent pas de voler des res­sources et des connais­sances aux membres paci­fiques des stra­té­gies col­lec­tives, mais EN PLUS se font la com­pé­tence entre eux, alors la situa­tion résul­tante dévient impossible.

    En effet, la seule garan­tie de sur­vie cesse alors d’être « avoir assez pour man­ger » et devient « être plus puis­sant que tous les autres réunis, pour qu’ils ne puissent pas nous faire face et nous voler ce que nous avons pour manger ».

    On change de magni­tude dans la confron­ta­tion, et on passe d’une néces­si­té linéaire (avoir assez pour man­ger), limi­tée par des besoins réels, à une néces­si­té expo­nen­tielle (avoir la moi­tié +1 de toutes les res­sources exis­tantes), même pas limi­tée par des besoins vir­tuels parce que les besoins des uns s’incrémentent auto­ma­ti­que­ment dès l’instant que n’importe lequel des autres réus­sit à se faire [être satis­fait ? ÉC] avec quelques res­sources de plus.

    Nous nous trou­vons à un moment où les indi­vi­dus ou groupes qui déve­loppent la stra­té­gie indi­vi­duelle — (chan­geons de déno­mi­na­tion, disons plu­tôt « com­pé­ti­tifs»… tiens, je crois qu’une petite bou­gie s’allume dans la pen­sée de quelques-uns… tous ces débats sur l’économie qui ne parlent que d’accroître la com­pé­ti­ti­vi­té dans des mar­chés libres et non faus­sés 😉 ) — dominent lar­ge­ment les ins­ti­tu­tions publiques et pri­vées de ce qu’on vient à nom­mer la « Civi­li­sa­tion Occi­den­tale », de telle façon qu’ils uti­lisent les mêmes en com­pé­tant entre eux pour mettre en place les struc­tures les plus opti­mi­sées qui soient pos­sibles pour détour­ner le plus de res­sources qu’ils soient capables des col­lec­ti­vi­tés col­la­bo­ra­tives dont ils ont coop­té les élites diri­geantes vers des inver­sions qui les aident à défendre leurs posi­tions comme élé­ments com­pé­ti­tifs face aux avances de ceux qui font de même autre part.

    Je vous crois assez intel­li­gents pour com­prendre, avec ce que je vous ai racon­té jus­qu’i­ci, beau­coup de choses qui se passent dans le monde et qui en elles-mêmes, d’une façon iso­lée, sont dif­fi­ciles à inter­pré­ter et à pla­cer dans un contexte logique et éthi­que­ment consis­tant de la réalité.

    Pour­quoi on n’aide les peuples du tiers monde qu’avec des miettes, mais on trouve sans pro­blèmes des mil­liards et des mil­liards pour sou­te­nir le sys­tème éco­no­mique quand il le faut ?

    Pour­quoi des gens néo­li­bé­raux rena­tio­na­lisent des banques quand cela leur plaît alors qu’ils insistent ailleurs pour tout privatiser ?

    Pour­quoi de l’argent public est des­ti­née de plus en plus à équi­per des armées, et au ser­vice de qui ce trouvent celles-ci réel­le­ment ? Le peuple les paie, mais qui les com­mande et pour quoi faire ?

    La réponse dévient banale quand on connaît les méca­nismes qui les font agir.

    On arrive même à com­prendre qu’ils ne le font pas parce qu’ils sont réel­le­ment méchants, mais parce qu’ils ont été entraî­nés dans une logique de laquelle ils ne peuvent plus sor­tir sans irré­mé­dia­ble­ment assu­mer une défaite de la main de ceux qui n’en sortent pas.

    Sauf si on arrive à faire qu’ils arrêtent tous en même temps de déve­lop­per cette stra­té­gie, ou que nous, les peuples col­la­bo­ra­tifs, nous ren­dions compte de cette situa­tion et nous consti­tuions en un bloc qui sait ce qu’il veut et qui soit trop grand pour qu’ils puissent nous vaincre en déployant même les plus viru­lentes de leurs agres­sions, notre futur à une date de cadu­ci­té à très courte échéance.

    Dom­mage pour homo sapiens, il sui­vra le même che­min que les dino­saures, et cela ne sera pas pour des causes natu­relles, c’est lui-même qu’il devra blâmer.

    P.S. : ne pas confondre col­lec­ti­vi­té avec com­mu­nisme : celui-ci n’est cer­tai­ne­ment pas la seule idéo­lo­gie à mettre en avant les besoins du plus grand nombre. De la même façon, tous les indi­vi­dua­listes ne se trouvent pas dans la droite. Ces deux divi­sions n’ont presque rien en commun.

    Sou­vent, je pose l’exemple sui­vant : ima­gi­nons deux cama­rades pauvres comme Job tra­ver­sant un désert ensemble. On dirait des col­lec­ti­vistes qui par­tagent leur mau­vais sort. Mais quoi croire quand on nous dit que celui d’entre eux qui marche pieds nus ne pense pas à autre chose que de sai­sir la pre­mière oppor­tu­ni­té qui se pré­sente pour voler les vieilles bottes raides de son cama­rade et être celui qui aura plus de chances, aus­si limi­tées soient-elles, de sur­vivre dans le désert ?

    Que pen­ser de quel­qu’un qui, ayant la mal­chance d’être né dans une famille aisée, bien qu’il ne peut pas tout don­ner aux plus pauvres juste comme ça, fait tout ce qu’il peut pour col­la­bo­rer à réduire les souf­frances d’autrui ?

    Ils sont de quel côté, ceux-là ?

    Pas facile de tra­cer une ligne pour juger chaque indi­vi­du, n’est-ce pas ?

    Réponse
  2. Le Monolecte

    Bon, faut que tu creuses le sillon pour l’é­di­fi­ca­tion de tes lec­teurs, maintenant !

    Tu sais que j’ai­me­rais réel­le­ment être édi­fiée sur cette question!!! 😉

    Réponse
  3. NingúnOtro

    « On change de magni­tude dans la confron­ta­tion, et on passe d’une néces­si­té linéaire (avoir assez pour man­ger), limi­tée par des besoins réels, à une néces­si­té expo­nen­tielle (avoir la moi­tié +1 de toutes les res­sources exis­tantes), même pas limi­tée par des besoins vir­tuels parce que les besoins des uns s’incrémentent auto­ma­ti­que­ment dès l’instant que n’importe lequel des autres réus­sit à se faire [être satis­fait ? ÉC] avec quelques res­sources de plus. »

    Mais non, Étienne, ce que j’es­saie de dire c’est qu’on passe du besoin de cou­vrir des besoins abso­lus (par exemple don­ner à man­ger à 450 mil­lions de per­sonnes (+/- Com­mu­nau­té Euro­péenne) à la néces­si­té de cou­vrir des besoins rela­tifs, pas liés au fait de cou­vrir une néces­si­té propre, mais à celle de faire face à une menace ‑réelle ou ima­gi­née- qui vient de l’ex­te­rieur, et que ce genre de situa­tion ne connaît pas de limite logique comme la pre­mière. On peut esti­mer la limite de la pre­mière par exemple au moment où tout le monde aurait plus à man­ger qu’il ne peut ava­ler, mais la seconde, on ferait com­ment ? Si les uns ont 20 mis­siles nucléaires, est-ce-qu’ils n’en achè­te­ront ou fabri­que­ront pas dix autres dès qu’ils apprennent que ceux d’en face en ont 25 ? Est-ce-qu’ils s’ar­rê­te­ront à 10 000 mis­siles s’ils savent que l’autre peut en avoir 10 100 ?

    Et avec les res­sources que ces deux ou plu­sieurs groupes des­tinent prio­ri­tai­re­ment, avant tout autre consi­dé­ra­tion, à leurs « bud­gets » de défense, qu’est-ce-que on ne pour­rait pas faire dans le monde pour erra­di­quer la misère et vivre plus heu­reux comme humains ?

    Mais tu n’as qu’à com­pa­rer les chiffres libé­rés par les banques cen­trales pour faire face à la crise finan­cière-immo­bi­lière récente, avec les mon­tants qu’ils vont citer comme aide aux désastres occa­sion­nés par les mou­ve­ments de terre en Chine et Bir­ma­nie pour te rendre compte s’il reste encore quelque chose d’hu­main dans la pour­suite de leurs intérets.

    Moi, j’ai tant de honte d’être humain que j’ac­cep­te­rais volon­tiers la citoyen­ne­té martienne.

    Réponse
  4. AJH

    Ningú­nO­tro écrit

    « Mais tu n’as qu’a com­pa­rer les chiffres libé­rés par les banques cen­trales pour faire face à la crise finan­cière-immo­bi­lière récente, avec les mon­tants qu’ils vont citer comme aide aux désastres occa­sion­nés par les mou­ve­ments de terre en Chine et Bir­ma­nie pour te rendre compte s’il reste encore quelque chose d’hu­main dans la pour­suite de leurs intérets. »

    Je com­prends très bien ce que tu veux dire, et la com­pa­rai­son s’im­pose natu­rel­le­ment, mais les mil­liards d’eu­ros ou de dol­lars injec­tés par la BCE ou la FED dans le refi­nan­ce­ment ban­caire pour une période limi­tée (les banques sont cen­sées aug­men­ter leurs actifs pour ne plus avoir besoin de ces « prêts tem­po­raires » des Banques Cen­trales) l’ont été en échange de « prises en pen­sion » d’ac­tifs des banques com­mer­ciales (actifs sans doutes « pour­ris », il est vrai).

    Le « pro­blème » avec une éven­tuelle aide à la Bir­ma­nie (la Chine, elle, n’a pas besoin de mon­naie), c’est qu’il n’y a aucune « valeur comp­table » en échange…

    Il fau­drait, pour trai­ter des cas sem­blables, une « mon­naie socié­tale » dont nous par­lons à la fin du livre, mais que tu trouves aus­si ici : http://​wiki​.socie​tal​.org/​t​i​k​i​-​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​E​M​S​-​1​8​p​o​i​nts

    Réponse
  5. NingúnOtro

    La dif­fé­rence que tu sou­lignes, AJH, est bien à l’o­ri­gine de tout : l’ab­sence de « valeur comp­table », de retour sur inves­tis­se­ment (ROI) des dépenses effec­tuées pour faire face à des situa­tions où la popu­la­tion à besoin de cou­vrir ses néces­si­tés, soit que celles-ci soient quo­ti­diennes (les ten­sions peuvent se camou­fler plus ou moins par le « panem et cir­cence » romain), soit qu’elles soient excep­tion­nelles (comme la Chine et la Bir­ma­nie main­te­nant, contras­tée avec la récente crise des financiers).

    Vou­lons-nous une Europe Citoyenne, ou nous conten­tons-nous d’une Europe Comp­table ? Au béné­fice de qui ?

    Au regard de la dif­fé­ren­tia­tion de la Chine : Le gou­ver­ne­ment chi­nois n’au­ra peut-être pas besoin de notre argent, mais est-ce que cela garan­tit que le peuple chi­nois aura droit à tout ce qui sera néces­saire pour sur­mon­ter ce qui est quand-même une tra­gé­die humaine.

    Je n’o­se­rai pas dis­cri­mi­ner les gens par leur lieu de nais­sance ou leur nationalité.

    Réponse
  6. AJH

    @NingúnOtro

    J’ap­prouve l’i­dée que tu défends, évidemment…

    Mais nous sommes dans un sys­tème moné­taire (et comp­table) exis­tant et tant que nous n’au­rons pas chan­gé tota­le­ment les régles de ce sys­tème, nous res­te­rons blo­qués par les para­digmes qui le gèrent.

    Nous avions beau­coup réflé­chi à cette ques­tion il y a quelques années et étions à arri­vés à un modèle éco­no­mique et moné­taire tota­le­ment dif­fé­rent : l’écosociétalisme.
    Dans ce modèle la mon­naie est sim­ple­ment créée lors de la pro­duc­tion humaine (du tra­vail) et détruite lors de la consommation…

    Un livre est paru, expli­quant ce modèle ( « Une alter­na­tive de socié­té : l’é­co­so­cié­ta­lisme » .. c’est le livre dont je suis le plus « fier »)… si tu ne veux pas l’a­che­ter « papier », il est lisible sur le web en qua­si tota­li­té sur http://​wiki​.socie​tal​.org/​t​i​k​i​-​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​E​c​o​s​o​c​i​e​t​a​l​i​s​me0

    Je rajoute seule­ment, concer­nant l’aide à la Bir­ma­nie ou à l’Inde que ce n’est pas d’argent dont ils ont besoin, mais de « biens rééls » … la mon­naie n’est qu’un « bien symbolique »

    Réponse
  7. Étienne

    « La dette prend aux pauvres pour don­ner aux riches »

    Avec France Inter, la chro­nique de Ber­nard Maris, jour­na­liste et écrivain :

    http://​www​.marian​ne2​.fr/​L​a​-​d​e​t​t​e​-​p​r​e​n​d​-​a​u​x​-​p​a​u​v​r​e​s​-​p​o​u​r​-​d​o​n​n​e​r​-​a​u​x​-​r​i​c​h​e​s​_​a​8​7​6​8​5​.​h​tml

    « La dette publique doit être réduite, sur­tout parce que les inté­rêts per­çus par les banques pri­vées qui prêtent à l’É­tat, viennent des impôts, en par­ti­cu­lier de la TVA.

    Retour sur la dette publique : Bruxelles vient de deman­der à la France d’être un peu plus rigoureuse.

    La sem­pi­ter­nelle affaire de la dette publique ! 1 180 mil­liards d’eu­ros. « Défi­cit public, le mal fran­çais » titrait Le Monde. Et bien, reve­nons une fois de plus sur ce « mal ».

    1) d’a­bord, l’É­tat accuse les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, qui sont en effet les res­pon­sables de l’aug­men­ta­tion de la dette. C’est d’un cynisme invrai­sem­blable : L’É­tat a trans­fé­ré ses charges aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, par exemple la ges­tion du Rmi ou encore les poli­tiques d’aides aux per­sonnes âgées, et 70% des inves­tis­se­ments publics sont réa­li­sés par les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales. C’est énorme. C’est aus­si la preuve que l’É­tat ne fait plus son tra­vail, c’est un choix.

    2) Qu’est-ce qu’une dette ? Quand vous emprun­tez pour contruire votre mai­son, vous êtes endet­tés. Etes-vous cou­pable pour autant ? Pas du tout ! Vous espé­rez, par votre tra­vail dans les années futures, rem­bour­ser votre dette et payer votre maison.

    On peut ima­gi­ner que la dette publique aus­si, sera rem­bour­sée par du tra­vail futur.

    Réponse : non, parce que les dépenses publiques sont des dépenses de fonctionnement.

    Un trans­fert des pauvres vers les riches

    Autre­ment dit, les dépenses publiques ne sont pas faites pour constuire une mai­son. Et si les dépenses publiques étaient faites pour construire une mai­son, la mai­son publique. Les poli­ciers ? Inutiles ? Ils gardent la mai­son. Les pro­fes­seurs. Inutiles ? Ils construisent la mai­son. Les cher­cheurs, les infir­miers, etc.

    Et une mai­son construite par le pri­vé ne serait pas mieux construite. Le pri­vé construit en papier, à court terme. Il construit pour lui, et non pour la col­lec­ti­vi­té. Il ne regarde ni l’en­vi­ron­ne­ment, ni la beau­té, ni la recherche désintéressée.

    Et pour­tant, il faut réduire la dette… Pour­quoi ? Parce que nous payons les inté­rêts de la dette aux banques pri­vées qui nous prêtent. L’im­pôt paye les inté­rêts de la dette. Or l’im­pôt, en France, est lar­ge­ment pro­por­tion­nel. La grande part de l’im­pôt est la TVA, payée par les pauvres autant que par les riches. En revanche, les inté­rêts de la dette sont per­çus par les per­sonnes les plus aisées. La dette réa­lise dont un trans­fert fis­cal des plus dému­nis vers les plus aisés. C’est uni­que­ment pour cette rai­son que la dette doit être réduite.

    La phrase du jour ?

    Non pas une phrase mais un livre : La dette publique, une affaire ren­table par André-Jacques Hol­becq et Phi­lippe Derud­der, Edi­tions Yves Michel. »

    Ber­nard Maris

    Réponse
  8. Titan

    Bon­jour Etienne,

    J’ai vu le début de ta confé­rence du 15/01/2008 a Aix (j’ar­rive pas à voir la fin :-(). Dans cette confé­rence et sur ton blog, je trouve que tu foca­lises beau­coup sur la dette publique et pas beau­coup sur ce qui concerne direc­te­ment les gens et dans leur vie de tous les jours à savoir les cré­dits aux particuliers.

    J’en ai un pour mon appart et ça me rend dingue de payer a ma banque un « loyer » pour un argent qui, fina­le­ment, ne lui appar­tient pas. Si je devais conver­tir c’est argent en temps pas­sé à le gagner, je serais ravi de savoir com­bien de temps je tra­vaille­rais gra­tui­te­ment pour ma banque. N’est-ce pas de l’esclavage ? 🙂

    Pour ma part, cela n’a pas d’im­por­tance de savoir qui crée l’argent, ce qui m’in­té­resse c’est qui per­çoit les intérêts.

    Je ne vois pas pour­quoi l’in­té­rêt d’un argent qui vient de nulle part doit aller à un endroit en par­ti­cu­lier. L’in­té­rêt devrait aller par­tout, c’est-à-dire à tout le monde.
    Si on sup­pose que l’É­tat repré­sente ce « tout le monde », alors ça devrait être lui qui le per­çoit. On pour­rait voir ça comme un impôt. C’est pas plus idiot que la TVA.

    Bra­vo pour ce que tu fais. Ça fait plai­sir ! J’ai fait par­tie d’AT­TAC un cer­tain temps, elle est très atta­chée au bien com­mun, mais visi­ble­ment la créa­tion moné­taire n’en fait pas par­tie. Je ne com­prends pas. 😐

    Chris­tian

    Réponse
  9. AJH

    @Titan (Chris­tian)

     » L’in­té­rêt devrait aller par­tout, c’est à dire à tout le monde. Si on sup­pose que l’é­tat repré­sente ce tout le monde alors ça devrait être lui qui le perçoit. »

    C’est exac­te­ment ce que nous deman­dons dans ce livre « la dette publique… »
    Si toute la mon­naie est une mon­naie « cen­trale » (créée par la BCE), tous les inté­rêts revien­dront aux Etats, au pro­ra­ta de leur par­ti­ci­pa­tion dans la BCE, qu’il s’a­gisse de mon­naie à usage public ou de mon­naie à usage pri­vé (dans ce der­nier cas les banques com­mer­ciales, se finan­cant auprès de la BCE, se feront payer des hono­raires pour ce tra­vail d’intermédiaire.)

    Oui en ce qui concerne ta réflexion concer­nant Attac. Ayant été un des « fon­da­teur » du groupe « Pays d’Aix », j’ai bien vu ce pro­blème … Pour le moment, je n’en fais plus par­tie non plus…
    A‑J Holbecq

    Réponse
  10. Titan

    Mer­ci pour la reponse A‑J. J’ai bien compris.
    Je n’ai pas lu le livre et je ne peux pas par­ler du conte­nu. En tout cas le titre laisse entendre qu’on ne parle que de la dette public.

    En fait, ce que je cherche a dire c’est qu’au­tour de moi je vois plein de per­sonnes qui sont loin d’etre connes et pour­tant la poli­tique, la dette plu­blique, etc… ca ne les inter­essent pas. Pas la peine de leur en par­ler. Au mieux elles ecoutent mais le len­de­main elles ont tout oublie. Par contre elles on un cre­dit sur le dos…
    C’est peut-etre qu’une ques­tion de forme mais ne don­ner rien qu’un exemple concret de la vie de tous les jours me semble indispensable.
    Je par­cours les quelques sites qui traitent du sujet et je ne vois pas ce genre d’exemple c’est pour­quoi je me per­mets de faire la remarque.
    Ce n’est pas pour moi, je suis deja convaincu. 🙂

    Réponse
  11. Orwelle

    Bon­jour Etienne
    Depuis que j’ai vu la vidéo où vous par­lez de l’ar­ticle 104, j’ai sur­fé sur inter­net et fait pas mal d’autres décou­vertes sur l’U­nion européenne.
    Par exemple, qu’il existe aus­si une Banque euro­péenne pour la recons­truc­tion et le déve­lop­pe­ment (BERD) et la Banque euro­péenne d’in­ves­tis­se­ment (BEI).
    Il n’y aurait donc pas que la BCE qui repré­sente l’Europe ?

    Réponse
  12. AJH

    Bon­jour

    Bien que la ques­tion soit posée à Etienne, je me permets…

    « La BERD émet des emprunts sur le mar­ché inter­na­tio­nal qui lui servent à finan­cer ou cofi­nan­cer des inves­tis­se­ments (soit par des prêts, soit par des prises de par­ti­ci­pa­tion) favo­ri­sant la tran­si­tion vers une éco­no­mie de mar­ché dans les pays d’Eu­rope cen­trale et orien­tale (PECO), dans les pays de l’ex-URSS et en Mongolie. »

    « La Banque euro­péenne d’in­ves­tis­se­ment (BEI) est l’ins­ti­tu­tion finan­cière de l’U­nion euro­péenne. Elle a pour prin­ci­pal but d’emprunter sur les mar­chés finan­ciers pour finan­cer des pro­jets au sein de l’U­nion Européenne. »

    (Ce sont deux infos de wikipedia…)

    On voit que dans les 2 cas, il y a emprunt sur les mar­chés finan­cier. C’est cette obli­ga­tion que nous dénon­çons, non pas pour ces deux banques, mais pour ce qui concerne les Etats.

    Réponse
  13. Orwelle

    Mer­ci, AJH !
    L’U­nion euro­péenne aurait donc 3 banques (ou plus) ?

    Réponse
  14. financier

    bon­jour,

    1 ).les inté­rêts iraient à l’Etat ?

    2).les banques seraient des inter­mé­diaires qui per­ce­vraient une rému­né­ra­tion pour leur intermédiation.

    Le sys­tème serait régu­lé par l’Etat .

    J’ai plu­sieurs questions :

    Com­ment se fixe­rait le taux d’intérêt ?

    Pour l’exemple dans le car­ré jaune :

    « Le pri­vé construit en papier, à court terme. Il construit pour lui, et non pour la col­lec­ti­vi­té. Il ne regarde ni l’en­vi­ron­ne­ment, ni la beau­té, ni la recherche désintéressée. »

    Cette phrase est caricaturale .

    Le pri­vé même s’il recherche le profit,prend aus­si soin de l’environnement,de la beau­té, il y est même contraint par les lois.

    Ce qu’il faut dénon­cer est plu­tôt les auto­ri­tés publiques qui donnent des auto­ri­sa­tions de construire n’im­porte où.

    Qu’ont fait les pays très inter­ven­tion­nistes en matière d’ur­ba­nisme ? est ce mieux , bien sur que non c’est même catastrophique.

    Le ton est don­né , ce livre pro­pose une col­lec­ti­vi­sa­tion du sys­tème moné­taire . Ceux qui ose­ront , qui entre­pren­dront paie­ront pour les autres, Bas­tiat n’a pas tou­jours eu tord !

    Réponse
  15. A-J Holbecq

    @Orwelle
    Disons que la zone euro (les autres, ce n’est pas mon pro­blème 😉 ) aurait sim­ple­ment la BCE qui émet­trait la mon­naie dont toutes les banques de second rang (les banques com­mer­ciales) auraient besoin.

    @financier
    Le « car­ré jaune », c’est une copie de la chro­nique de Ber­nard Maris sur France inter… nous n’y sommes pour rien et mer­ci de ne pas confondre avec le livre cité par lui…
    Je suis tout à fait d’ac­cord avec vous que c’est une cari­ca­ture. Maris veut dire par là qu’en géné­ral le pri­vé ne tiens pas compte du « bien être » géné­ral ..; mais je sais que ce n’est pas généralisable.

    Main­te­nant en ce qui concerne le sys­tème moné­taire, nous ne pro­po­sons pas une col­lec­ti­vi­sa­tion du sys­tème, sim­ple­ment que les inté­rêts de la créa­tion moné­taire reviennent à la col­lec­ti­vi­té plu­tôt qu’au seul sys­tème ban­caire privé.

    Réponse
  16. Orwelle

    « Disons que la zone euro (les autres, ce n’est pas mon pro­blème 😉 ) aurait sim­ple­ment la BCE qui émet­trait la mon­naie dont toutes les banques de second rang (les banques com­mer­ciales) auraient besoin. »

    Alors, la BERD et la BCI seraient au même plan que d’autres. Je me demande si le choix de telle ou telle banque par Bruxelles doit être moti­vé. Bien que je ne croie pas trop à cette transparence. 😉

    Réponse
  17. A-J Holbecq

    @Merci de cette réflexion, ca me per­met de pré­ci­ser ma pensée.

    Je pense que c’est la BCE qui doit émettre toute la mon­naie dont toutes les banques de second rang béné­fi­cie­raient (en tant qu’in­ter­mé­diaires), per­met­tant ain­si aux Etats de la zone euro de béné­fi­cier « col­lec­ti­ve­ment » de tous les inté­rêts per­çus, je pense néan­moins que la BCE pour­rait pro­po­ser cette mon­naie à des taux dif­fé­rents selon les béné­fi­ciaires (Etats, BERD, BEI, col­lec­ti­vi­tés locales, banques commerciales)et même pour­quoi pas, en fonc­tion des pro­jets aux­quels cette mon­naie est des­ti­née. Une vraie poli­tique moné­taire et éco­no­mique, c’est cela pour moi.

    Réponse
  18. Emir Abel

    Mer­ci pour le tableau.
    Ce bou­quin est tout sim­ple­ment remarquable.

    Réponse
  19. Orwelle

    Je viens de trou­ver par hasard un article ins­truc­tif (!) sur la BEI.

    Banque euro­péenne d’investissement : L’Europe mine l’Afrique

    Très dis­crète, la BEI est la Banque de l’Union euro­péenne, et la plus grosse ins­ti­tu­tion finan­cière inter­na­tio­nale publique au monde en terme de volume de prêt. Alors qu’en Afrique, elle est cen­sée inter­ve­nir en sou­tien des poli­tiques de déve­lop­pe­ment de l’UE, la BEI finance lar­ge­ment l’exploitation des mines afri­caines par de grandes mul­ti­na­tio­nales des pays riches.

    Défo­res­ta­tion, pol­lu­tion des eaux et des sols, dépla­ce­ments de popu­la­tions, conflits, vio­la­tion des droits humains, cor­rup­tion, détour­ne­ment des res­sources… les impacts désas­treux de l’industrie minière sont aujourd’hui bien connus, et ses effets sur le déve­lop­pe­ment sont remis en cause. Les inves­tis­se­ments dans le sec­teur minier doivent donc être enca­drés par les meilleures normes en vigueur, pour limi­ter ces impacts.

    Aujourd’hui, la BEI n’a aucune norme sociale ou envi­ron­ne­men­tale lui per­met­tant d’évaluer sérieu­se­ment les pro­jets qu’elle finance : elle les approuve sur la seule base de leur ren­ta­bi­li­té. Il est inad­mis­sible qu’une ins­ti­tu­tion publique agis­sant au nom de l’UE et dont la France est l’un des prin­ci­paux action­naire s’implique dans un sec­teur aus­si contro­ver­sé sans normes crédibles.

    Alors que l’UE orga­nise ses Jour­nées du Déve­lop­pe­ment, il est grand temps d’interpeller la BEI pour la mettre face à ses res­pon­sa­bi­li­té, et lui deman­der de sus­pendre le finan­ce­ment de pro­jets miniers tant qu’elle n’a pas adop­té des normes exigeantes.

    Anne-Sophie Sim­pere
    31 jan­vier 2008
    http://​bel​la​ciao​.org/​f​r​/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​6​0​467

    Réponse
  20. Orwelle

    Mer­ci beau­coup, André-Jacques. 😉 J’é­coute au plus vite !

    Réponse
  21. Étienne

    Bon­jour à tous,

    vous trou­ve­rez sur le site de marian​ne2​.fr une tri­bune sur nos prin­ci­paux sujets de pré­oc­cu­pa­tion (mon­naie et consti­tu­tion) qui vous inté­res­se­ra sans doute.

    Cer­tains com­men­taires sont vrai­ment très intéressants.

    Remarque : contrai­re­ment au site du Monde, vous pou­vez libre­ment par­ti­ci­per au débat sur le site de Marianne :o)

    Étienne Chouard s’ex­prime de nou­veau après le non irlandais

    J’au­rais pré­fé­ré un autre titre : en réac­tion au mépris (déjà annon­cé par­tout) du non irlan­dais par les oli­garques euro­péens, j’au­rai plu­tôt inti­tu­lé cet article ainsi :

    « 1) Ain­si font les félons : les repré­sen­tants élus pour gou­ver­ner n’ont pas de légi­ti­mi­té à pri­ver la puis­sance publique de la sou­ve­rai­ne­té, ni poli­tique, ni monétaire. »

    « 2) Les sub­ven­tions euro­péennes sont pour les pays aidés une créa­tion moné­taire libre d’intérêt — et même libre d’endettement ! —, ce qui explique sans doute le « miracle » éco­no­mique dont ces pays profitent »

    Bon, c’est un peu long, je vous l’ac­corde :o)

    La thèse n°2 est ori­gi­nale, je crois : je pense qu’elle pour­ra nous aider à argu­men­ter si on l’é­taie bien avec des chiffres indis­cu­tables (ce qui reste à faire).

    Je sou­mets notam­ment au feu de votre esprit cri­tique mon intui­tion d’analyser les dizaines de mil­liards d’euros de sub­ven­tions euro­péennes, pour les pays aidés, comme de la créa­tion moné­taire libre d’intérêt —et même libre d’endettement !—, un peu comme la « créa­tion moné­taire-injec­tion pro­gres­sive et empi­rique de pou­voir d’achat libre de droits » (je crée l’expression pour l’occasion) que Jean-Mar­cel Jean­ne­ney recom­mande de tes­ter dans son livre « Écoute la France qui gronde ».

    Le pré­ten­du « miracle » des pays sub­ven­tion­nés ain­si ana­ly­sé pour­rait ain­si appor­ter de l’eau utile au mou­lin de la thèse d’André-Jacques et de Phi­lippe : une sorte de labo­ra­toire ines­pé­ré — en de mul­tiples lieux et époques — qui per­met­trait même, je l’espère, de consta­ter des dif­fé­rences de per­for­mances éco­no­miques pro­por­tion­nelles à l’aide moné­taire reçue par les dif­fé­rents pays aidés. On ver­ra — je sais que les éco­no­mistes sérieux n’aiment pas qu’on se contente trop vite de simples cor­ré­la­tions pour ima­gi­ner des rela­tions de cause à effet.

    Il fau­drait col­lec­ter les chiffres pré­cis des aides reçues par an et par pays (en déduire évi­dem­ment la par­ti­ci­pa­tion de ces pays au bud­get euro­péen) et col­lec­ter par ailleurs les dif­fé­rents indi­ca­teurs de per­for­mance de ces pays sur la même période. 

    Il fau­dra bien obser­ver l’inflation de ces pays, parce que si elle n’est pas extra­or­di­naire dans ces condi­tions de créa­tion moné­taire pro­pre­ment extra­or­di­naire, c’est encore un peu de belle eau claire au mou­lin de la thèse d’André-Jacques et de Phi­lippe, cette fois pour réfu­ter l’objection clas­sique de l’hyper infla­tion (qui serait pré­ten­du­ment la consé­quence abso­lu­ment iné­luc­table de toute vel­léi­té de créa­tion moné­taire libérée).

    Donc, ceux qui ont des chiffres indis­cu­tables à nous signa­ler sont les bien­ve­nus :o)

    Il fau­drait peut-être aller en cau­ser un peu sur le blog de Paul Jorion ; il pour­rait en faire un billet pour bien cer­ner le débat.

    Le texte de la tri­bune de Marianne est dis­po­nible avec des conseils de lec­ture en ver­sion pdf pour une impres­sion soi­gnée.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    PS : je trouve assez éton­nant le silence abso­lu de presque tous les jour­naux sur l’i­dée des MOCRIES. Quel­qu’un aurait-il une expli­ca­tion plausible ?

    Réponse
  22. Étienne

    Je rap­pelle aus­si, pour ceux qui ne l’ont pas encore lue, cette ana­lyse très inté­res­sante pro­po­sée par Alain Grand­jean (en 2000):

    Mon­naie per­ma­nente dette et défi­cits publics

    http://​www​.cho​mage​-et​-mon​naie​.org/​D​o​c​u​m​e​n​t​s​_​h​t​m​l​/​M​o​n​P​e​r​D​e​f​P​u​b​.​h​tml

    Le site « chô­mage et mon­naie » est d’ailleurs une mine inépui­sable de réflexions passionnantes.

    Étienne.

    Réponse
  23. NingúnOtro

    Pas mau­vaise, l’i­dée d’a­na­ly­ser l’im­pact des aides euro­péennes comme paral­lé­lisme et situa­tion homo­lo­gable à la créa­tion d’argent ex nihi­lo ou même aux prêts SANS inté­rêts. A creuser !

    D’un autre coté, le silence des jour­naux sur l’i­dée des MOCRIES ne m’é­tonne pas du tout : étant pro­prié­té de qui nous savons et ceux-ci ayant les inté­rêts que nous leur supposons…

    Vous vou­lez un autre exemple saignant ?

    Le par­le­ment espa­gnol à rati­fiée le Trai­té Modi­fi­ca­tif le 26 juin par 322 votes à faveur, avec 6 ! (oui, six) votes contre et deux abstentions.

    Le 26 juin, rap­pe­lez-vous, c’est la fameuse jour­née de la semi-finale de l’eu­ro­foot ESPAGNE-RUSSIE. Per­sonne n’a donc fait atten­tion au vote dans le par­le­ment, et le len­de­main les jour­naux avaient besoin de tout leur espace pour le foot… j’ai du employer une loupe pour trou­ver quelque chose sur la vota­tion. Com­bien d’es­pa­gnols savent aujourd’­hui que le par­le­ment espa­gnol à rati­fiée ? La rati­fi­ca­tion doit encore pas­ser par le sénat… et on peut encore leur faire confiance, ils trou­ve­ront un moyen pour le faire sans qu’on se rende trop compte.

    Réponse
  24. Étienne

    « Ce que nous coûte l’Europe »

    http://​www​.obser​va​toi​re​de​leu​rope​.com/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​a​c​t​i​o​n​=​b​r​e​v​e​&​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​9​7​7​624

    « Du “coût de l’Eu­rope” pour la France, on s’est jus­qu’à pré­sent conten­té d’é­vo­quer le « solde net » bud­gé­taire, c’est à dire la dif­fé­rence entre la coti­sa­tion offi­cielle ver­sée au bud­get de l’U­nion et les « retours » des fonds euro­péens en France. 

    Celle-ci d’ailleurs ne cesse de croître. Notre pays récu­père en aides agri­coles et struc­tu­relles envi­ron 66% de ce qu’il a ver­sé : lorsque l’E­tat contri­bue pour 100 euros au bud­get euro­péen, les agri­cul­teurs fran­çais récu­pèrent 50 euros et nos régions 16 euros, les 34 euros res­tants sub­ven­tion­nant l’Eu­rope de l’Est et du Sud, ain­si que le fonc­tion­ne­ment des ins­ti­tu­tions européennes. 

    La France est deve­nue le deuxième contri­bu­teur net en volume et pré­sen­te­ra d’i­ci 2013 un solde “euro­péen” défi­ci­taire de près de 7 mil­liards d’eu­ros par an. S’y ajoutent d’autres dépenses bud­gé­taires directes, moins connues, telle que la contri­bu­tion au fonds euro­péen de déve­lop­pe­ment (738,3 mil­lions), les “refus d’a­pu­re­ment” et amendes com­mu­nau­taires pour défaut de trans­po­si­tion des direc­tives (837 mil­lions en 2008) ou le bud­get de la pré­si­dence fran­çaise de l’UE (190 millions). 

    Sur­tout, l’É­tat fran­çais contri­bue en tant que per­cep­teur des res­sources euro­péennes (la col­lecte fis­cale a un coût), redis­tri­bu­teur des “retours” com­mu­nau­taires qu’il a sub­ven­tion­nés et trans­po­si­teur d’un impor­tant volume de normes com­mu­nau­taires (plus de 80% des lois nou­velles), le tout, au nom et pour le compte de l’U­nion européenne. 

    Ces charges d’ad­mi­nis­tra­tion décon­cen­trée de l’U­nion euro­péenne mobi­lisent quo­ti­dien­ne­ment des moyens publics de l’E­tat et des col­lec­ti­vi­tés locales. 

    Du côté des entre­prises, le coût d’as­si­mi­la­tion de la légis­la­tion euro­péenne repré­sente envi­ron 37 mil­liards d’euros. 

    Ain­si, le coût glo­bal comp­table de l’in­té­gra­tion euro­péenne attein­drait 50 à 65 mil­liards d’eu­ros par an pour la France.

    C’est le résul­tat du der­nier rap­port que publient les « Contri­buables Asso­ciés » à la veille de la pré­si­dence fran­çaise de l’U­nion, et qui est signé Chris­tophe Beau­douin, direc­teur de l’ObsE et de la Fon­da­tion poli­tique euro­péenne pour la Démocratie. 

    Télé­char­ger le rap­port ici. »

    Je me pose une question :

    Symé­tri­que­ment aux sub­ven­tions euro­péennes reçues
    — qui peuvent s’analyser selon moi, pour les pays aidés,
    comme une créa­tion moné­taire libre de droits (sans inté­rêts ni même remboursement) —, 

    est-ce que le coût net de l’UE
    ne peut pas s’analyser, pour chaque pays contri­bu­teur net,
    comme une des­truc­tion de mon­naie (et donc comme une source d’as­phyxie éco­no­mique méconnue) ?

    Étienne.

    Réponse
  25. A-J Holbecq

    Bon­jour Étienne

    Autant je n’ai pas de doute que, pour les pays aidés, les sub­ven­tions de l’UE s’ap­pa­rentent à une créa­tion moné­taire sans inté­rêts ni rem­bour­se­ment, c’est à dire une aug­men­ta­tion de la quan­ti­té de sang qui irrigue l’é­co­no­mie, il me semble dif­fi­cile de par­ler de « des­truc­tion moné­taire » pour les pays contri­bu­teurs nets car on ne sait pas si les échanges éco­no­miques au sein de l’Eu­rope ne retrans­fèrent pas une par­tie de la monnaie.

    Néan­moins, si le résu­mé ci des­sus, et sous réserve de lire (et confir­mer) le rap­port – ce que je vais essayer de faire ces semaines qui viennent – confirme le coût net (dépenses moins recettes) de 50 G€, c’est bien autant que le pays ne peut pas inves­tir ou lais­ser à ses citoyens.

    Déci­dé­ment cette Europe, bien qu’elle ait quelques avan­tages, pré­sente un vice rédhi­bi­toire : celui inter­di­sant à la BCE ou aux banques cen­trales natio­nales (et ce n’est pas impo­sé que dans la zone euro) de prê­ter aux États : il faut vrai­ment que ce point soit débat­tu avec les 26 pen­dant la pré­si­dence fran­çaise en même temps que le débat qui aura lieu, je l’es­père, sur le man­dat de la BCE…

    Réponse
  26. Étienne

    Cher André-Jacques,

    Tu résistes un peu, appa­rem­ment, à cause du fait qu’  »on ne sait pas si les échanges éco­no­miques au sein de l’Eu­rope ne retrans­fèrent pas une par­tie de la monnaie. »

    Pour­tant, je ne vois pas ce que ça chan­ge­rait : si une par­tie de la mon­naie créée dans le pays aidé (don­née en sub­ven­tions) reve­nait vers les pays dona­teurs, ou à l’in­verse si une par­tie de la mon­naie détruite dans les pays dona­teurs (don­née en sub­ven­tions) était rem­pla­cée par des flux en pro­ve­nance des pays aidés, ce ne serait pas sous forme de dons mais sous forme de com­merce, en échange de biens et de ser­vice : donc rien qui com­pense la créa­tion moné­taire ; on par­le­rait là de « répar­ti­tion » et pas de « créa­tion-des­truc­tion », non ?

    On pour­rait plu­tôt faire l’ob­jec­tion (et c’est ce que tu me fai­sais remar­quer dimanche) que la contri­bu­tion nette des pays dona­teurs (la mon­naie détruite, dis­pa­rue, pour ces pays) est pro­ba­ble­ment de faible quan­ti­té vu la peti­tesse de l’im­pôt euro­péen par rap­port au PIB (1% je crois). Mais jus­te­ment, ce rap­port du Cri du contri­buable qui montre que la contri­bu­tion nette d’un pays comme la France est très impor­tante (50 à 65 G€/an ?!!!) vien­drait, si ses chiffres étaient incon­tes­tables, ren­for­cer cette idée que peut-être l’a­to­nie de nos éco­no­mie vient en part signi­fi­ca­tive d’une asphyxie moné­taire. Or je n’ai jamais lu ça dans les manuels d’é­co­no­mie. Il faut que je demande à Jacques Géné­reux ce qu’il en pense (ses manuels sont entou­sias­mants de force et de clarté). 

    Je trouve que cela mérite d’être étu­dié, en tout cas, non ?

    Ami­tiés, et bon voyage vers l’At­lan­tique, au frais :o)

    Étienne.

    Réponse
  27. philippe

    Bon­jour,

    Je viens de regar­der les trois vidéos sur la créa­tion moné­taire.

    [Inser­tion de liens par ÉC : 

    Money as debt sous-titré en fran­çais en un seul film.

    La mon­naie comme dette : docu­ment excep­tion­nel, à lire et à relire, script de la tra­duc­tion du film Money as debt)

    Vous pou­vez com­man­der le DVD ici…

    Étienne.]

    Voi­là ce que j’en pense.

    Très ins­truc­tif.

    Pour­quoi laisse-t-on les banques plu­mer les citoyens ?

    Pour­quoi le citoyen paye-t-il deux fois le prix de sa mai­son lors­qu’il l’a­chète à cré­dit alors que la banque prête à par­tir de rien ?

    Qui décide de la fixa­tion du taux d’intérêt ?

    Le coût du cré­dit est bien trop éle­vé, ne suf­fit-il pas de réduire les rému­né­ra­tions des banques ?

    Que les banques prêtent par le sys­tème décrit, peu importe ! mais pas à des taux usu­raires. La pré­sence des banques est indis­pen­sable, leur sur­ré­mu­né­ra­tion leur donne un pou­voir qu’elle ne devrait pas détenir.

    cor­dia­le­ment

    Réponse
  28. Jean-Pierre POULIN

    De Monsieur,POULIN Jean-Pierre
    7 rue Jules Ferry
    37110 Château-Renault
    [email protected]

    À un res­pon­sable de l’UPR.

    Sujet : monnaie

    Bon­jour ! Ne pen­sez-vous pas que la France ne sera jamais libé­rée tant qu’elle n’é­ta­bli­ra pas un DROIT RÉPUBLICAIN DE BATTRE UNE MONNAIE QUI SOIT PUBLIQUE ? Voi­ci un lien avec une page de mon site : http://​www​.jean​pier​re​pou​lin​.com/​c​r​e​a​t​i​o​n​_​m​o​n​e​t​a​i​r​e​.​h​tml

    À bien­tôt !

    Jean-Pierre POULIN

    _____

    Bon­jour,

    Vous avez tout à fait rai­son. Le droit de battre mon­naie est fon­da­men­ta­le­ment une pré­ro­ga­tive des États qui n’ont pas le droit de s’en dessaisir.

    Ain­si, la Banque de France doit non seule­ment fabri­quer la mon­naie papier, mais éga­le­ment créer direc­te­ment le cré­dit néces­saire à l’É­tat, ce qui revient, dans les grandes lignes, à reve­nir à la situa­tion pré­cé­dant la loi de 1973, avec les amé­na­ge­ments néces­saires pour prendre en consi­dé­ra­tion le contexte actuel, notam­ment les pré­sents accords internationaux.

    Il est pos­sible de lais­ser la liber­té aux banques pri­vées de créer du cré­dit pour leur clients pri­vés en redé­fi­nis­sant des règles pru­den­tielles plus fiables que celles décou­lant des pré­sents accords de Bâle II. Il serait rai­son­nable d’a­dop­ter des règles plus strictes que les règles actuelles qui ont per­mis la titri­sa­tion anar­chique et (sou­vent déloyale pour les épar­gnants), d’où l’ac­tuelle crise finan­cière. Notez que Mme LAGARDE pro­pose exac­te­ment le contraire, dans un réflexe mou­ton­nier. En réa­li­té, l’ac­tuelle crise est une chance pour réta­blir une cohé­rence entre la sphère finan­cière, l’é­co­no­mie réelle et les inté­rêts des citoyens.

    Juste une remarque sur la pré­sen­ta­tion de votre sug­ges­tion : l’ordre cor­rect est :

    1. La France doit se libérer.

    2. Une fois libé­rée, la France pour­ra déci­der sou­ve­rai­ne­ment de la poli­tique monétaire.

    Je sou­haite que nous aurons l’oc­ca­sion d’en repar­ler, notam­ment si vous nous rejoi­gnez, condi­tion indis­pen­sable à la réa­li­sa­tion du 1. et par voie de consé­quence du 2.

    Très cor­dia­le­ment,

    J‑Y CREVEL
    secré­taire géné­ral de l’UPR
    2008/5/15 <contact@u‑p-r.org>:__

    Mal­heu­reu­se­ment il n’y a encore rien, sur le site de l’UPR, qui puisse confir­mer cette réponse…

    Réponse
  29. André

    Bon­jour

    La créa­tion moné­taire est un sujet très tech­nique que je suis loin de maî­tri­ser à fond, il y a quand même quelques ques­tions que je pose et mer­ci à l’a­vance d’une réponse :

    Les banques pri­vées doivent se refi­nan­cer au près de la BCE moyen­nant un taux d’in­té­rêt, et ces inté­rêts que deviennent t‑ils ? Sont ‑ils ensuite ver­sés aux dif­fé­rentes banques natio­nales ? Si oui selon ques méca­nismes de répar­ti­tion ? Connaît-on approxi­ma­ti­ve­ment le mon­tant ? J’i­ma­gine que celà repré­sente un mon­tant considérable.
    Cet argent mis à dis­po­si­tion des agents éco­no­miques avec un taux très faible ne per­met­trait-il pas de relan­cer la machine éco­no­mique et de finan­cer des pro­jets ambi­tieux (déve­lop­pe­ment durable entre autre)?

    Autre chose, cer­tains pro­posent de renon­cer à l’eu­ro, je n’ai pas une idée défi­ni­tive là des­sus, mais ne sommes nous pas un peu pro­té­gé par l’eu­ro fort vis à vis du pétrole ?
    Une relo­ca­li­sa­tion de l’é­co­no­mie n’est-elle pas un préa­lable à la sor­tie ? Notre balance com­mer­ciale est défi­ci­taire, ne ris­quons nous pas d’être davan­tage péna­li­sé qu’un pays dont la balance est excédentaire ?

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  30. A-J Holbecq

    Bon­jour

    Les termes de « refi­nan­ce­ment » ou « injec­tion de liqui­di­tés » sont piè­geants.. et pour savoir ce qui se cache der­rière ces mots, je vous sug­gère de lire l’ar­ticle sui­vant : http://​www​.rue89​.com/​e​x​p​l​i​c​a​t​e​u​r​/​c​e​-​q​u​e​-​s​i​g​n​i​f​i​e​-​c​o​n​c​r​e​t​e​m​e​n​t​-​l​a​-​b​c​e​-​a​-​i​n​j​e​c​t​e​-​d​e​s​-​l​i​q​u​i​d​i​tes] , mais en gros, il s’a­git d’of­frir aux banques com­mer­ciales la mon­naie cen­trale dont elles ont besoin pour assu­rer « les fuites » (c’est-à-dire le besoins en billets de banque et leurs besoins de com­pen­sa­tions interbancaires

    Les inté­rêts que payent les banques commerciales/privées pour se « refi­nan­cer » vont :
    • soit dans la poche de la Banque Cen­trale (ça rentre dans son bilan), si c’est du refi­nan­ce­ment de cette ori­gine (à 4,25%) et repar­ta­gé entre les banques cen­trales natio­nales au pro­ra­ta (je ne rentre pas trop dans les détails, si vous vou­lez plus de pré­ci­sions, pro­cu­rez-vous mon livre), les­quelles dis­tri­buent des divi­dendes à ses action­naires (l’É­tat dans le cas de la Banque de France) et payent des impôts sur les bénéfices, 
    • soit les banques com­mer­ciales peuvent se pro­cu­rer la mon­naie cen­trale dont elles ont besoin auprès de leurs concur­rentes qui en auraient trop (aux taux « Euri­bor », à 1 an à 5,40% actuellement).

    Les taux ne sont pas si faibles que cela et en fait guère moins faibles que les finan­ce­ments sur les mar­chés finan­ciers pour les États. Il vau­drait donc mieux que les États se financent direc­te­ment auprès de la banque centrale.

    Pour la ques­tion de quit­ter l’Eu­ro ou non, il faut savoir que nous aurions pro­ba­ble­ment une déva­lua­tion immé­diate de 6 à 7%… avan­tage pour nos expor­ta­tions, désa­van­tage pour nos impor­ta­tions (ce qui pous­se­rait à ache­ter fran­çais…)… Mais effec­ti­ve­ment, le pétrole nous sem­ble­rait sans doute encore plus cher.

    Je pense que ca ne vau­drait le coup que si nous n’ar­ri­vons pas à faire chan­ger rapi­de­ment le man­dat de la BCE (article 104 de Maas­tricht) et si, simul­ta­né­ment, nous sup­pri­mons pour nous-mêmes (col­lec­ti­vi­tés publiques) l’au­to-inter­dic­tion de 1973 d’emprunter direc­te­ment à notre « banque de France ».

    Réponse
  31. Hagbar

    Bon­jour,
    J’ai­me­rais com­prendre ce qui a moti­vé les hommes poli­tiques de tout bord à aban­don­ner le pou­voir finan­cier aux banques privées ?

    Réponse
  32. A-J Holbecq

    Bon­jour

    Je n’ai per­son­nel­le­ment pas de réponse démon­trée à cette ques­tion. Je pense que l’ar­ri­vée au pou­voir de « libé­raux » (Pom­pi­dou, Gis­card et Barre) n’est pas étran­gère ces déci­sions. Y a‑t-il eu avan­tage per­son­nel ? Je l’ignore.

    Réponse
  33. stop

    hel­lo,

    Atten­tion, ici s’ex­priment la parole sainte, les grands cer­veaux qui vont chan­ger le monde .

    Ce site est un véri­table fou­toir, ramas­sis de prises de posi­tion faus­se­ment modestes et mépri­santes. Des cou­leurs agres­sives qui tra­duisent un auto­ri­ta­risme et une assu­rance tout en contra­dic­tion avec le soi disant discours.

    Beau spé­ci­men de déma­go­gie et d’imbécillité .

    Je sur­saute à la lec­ture de ce passage :

    « Je pense que l’ar­ri­vée au pou­voir de « libé­raux » (Pom­pi­dou, Gis­card et Barre) n’est pas étran­gère ces déci­sions. Y a‑t-il eu avan­tage per­son­nel ? Je l’ignore. »

    Du grand n’im­porte quoi, exemple type de l’ar­gu­men­ta­tion zéro. A clas­ser au même titre que les der­nières posi­tions de Royal, quel cré­ti­nisme idéologique.

    La toile vous donne l’im­pres­sion d’exis­ter ? Vous pou­vez tous refaire le monde à votre idée, la toile, quelle grande illusion !

    Vous ne chan­gez rien der­rière vos écrans, vous confor­tez les pou­voirs en place en favo­ri­sant l’ex­pres­sion, ce qui fait du bien et calme les esprits.

    Arrê­tez les confé­rences, les ater­moie­ments, les affo­le­ments, les pleu­ni­che­ries et bou­gez vous le C., là peut-être que.….on en crève de toutes ces dis­cus­sions et chi­po­tages qui n’in­té­ressent per­sonne et qui n’a­vancent à rien, mais rien du tout.

    Stop, un citoyen de pas­sage qui agit dans sa petite ville et concrè­te­ment, pen­dant que vous palabrez.

    Réponse
  34. A-J Holbecq

    Si le « citoyen de pas­sage » a une hypo­thèse en réponse à la ques­tion d’Hag­bar, elle est bienvenue.

    Réponse
  35. Hagbar

    Je ne pense pas que ce qui se dis­cute ici peut être appli­qué concrè­te­ment, seul dans sa petite ville.

    Il s’a­git de remettre en cause le che­min qu’a pris l’é­co­no­mie de mar­ché au niveau mon­dial et pour cela, il faut de solides bases théo­rique et donc il n y aurait rien de pire que de tout reje­ter en bloc et fon­cer tête baissée.

    Quand à ma ques­tion, n’ayant pas trou­vé de réelle réponse offi­cielle, et si vous n’a­vez pas vous-même de réponse, ne fau­drait il pas poser cette ques­tions direc­te­ment à nos politiques ?

    Il y a bien des jour­na­listes encore indé­pen­dants en France, pour­quoi ne pas les inci­ter à la poser ?

    Réponse
  36. André

    Bon­jour

    Ce qui a moti­vé les hommes poli­tiques à agir de la sorte, c’est le fait que fin des années 70, il y avait la « stag­fla­tion » mélange de réces­sion et d’inflation. 

    Il a été déci­dé à l’é­che­lon mon­dial, qu’il fal­lait res­tau­rer les marges des entre­prises, c’é­tait la prio­ri­té de l’é­poque, et limi­ter l’in­fla­tion allait dans ce sens.

    En plus, la théo­rie quan­ti­ta­tive de la mon­naie est la théo­rie qui a tou­jours cours à l’é­che­lon pla­né­taire au niveau des ins­tances inter­na­tio­nales : pour les tenants de cette concep­tion, des avances faites par le tré­sor à l’É­tat gon­fle­raient cette masse moné­taire et pro­vo­que­rait l’in­fla­tion. Cela est contes­té par cer­tains qui contestent cette théo­rie (cf. site de Jean Bayard et de chô­mage et monnaie)

    http://​www​.cho​mage​-et​-onnaie​.org/​D​o​s​s​i​e​r​s​.​h​tml

    http://​www​.bayard​-macroe​co​no​mie​.com/​e​x​p​o​s​e​m​a​c​r​o​.​htm

    Ce qui appa­raît évident, c’est que l’é­co­no­mie n’est pas une science exacte comme la phy­sique (où, même là, des ques­tions res­tent en sus­pens). L’im­pos­si­bi­li­té avé­rée des éco­no­mistes de faire des pré­vi­sions à moyen terme démontre cela.

    Marx s’est trom­pé sur un cer­tain nombre de choses — ain­si la baisse ten­dan­cielle du taux de pro­fit est contes­tée selon la revue alter­na­tives éco­no­miques, et sans par­ler des échecs dans le domaine envi­ron­ne­men­tal et des liber­tés publiques.

    Mais, la libre cir­cu­la­tion des capi­taux n’a pas appor­té la pros­pé­ri­té par­tout contrai­re­ment à ce que disent les libé­raux (cf. poli­tique du F.M.I. pour les PED)

    Une grande par­tie des mou­ve­ments finan­ciers est à but pure­ment spé­cu­la­tif, le rôle de la mon­naie est donc dévoyé par rap­port à sa pre­mière fonc­tion de faci­li­ter les échanges com­mer­ciaux (éco­no­mie réelle). Donc, il paraît évident que la crise actuelle étant liée aux bulles spé­cu­la­tives (sub­primes puis pétrole, pro­duits ali­men­taires), une poli­tique res­tric­tive du cré­dit comme celle de la BCE ne peut frap­per que l’é­co­no­mie réelle. Tout le monde sait que l’in­fla­tion n’est pas pro­vo­quée par la hausse des salaires !!

    Je donne à Hag­bar mon humble avis sur la fin de son mail : le fait qu’il n’existe pas de théo­rie uni­fiée de l’é­co­no­mie qui ait réel­le­ment fait ses preuves (même en phy­sique, on la cherche), les hommes poli­tiques ne sont pas plus avan­cés que nous.

    Par ailleurs, ils ne sont pas indé­pen­dants des puis­sances finan­cières et n’ont pas grande liber­té de manoeuvre, tenus par les déci­sions de leurs états-majors. L’es­prit cri­tique n’est pas ce qui leur est demandé !!

    Les solu­tions alter­na­tives ne vien­dront que des citoyens, car l’é­co­no­mie est une science sociale. Évi­dem­ment, le plus dur reste à faire quand deux sys­tèmes oppo­sés ont échoué.

    Les citoyens ont la pos­si­bi­li­té de déve­lop­per des ser­vices d’é­changes locaux (SEL), de modi­fier leur consom­ma­tion, en ayant recours aux pro­duc­teurs locaux (vente à la ferme, AMAP, ces struc­tures alter­na­tives sont insuf­fi­sa­ment déve­lop­pées, elles ont de l’a­ve­nir). Rien n’empêche les gens qui ont quelques éco­no­mies de pla­cer leur argent dans l’é­co­no­mie solidaire.

    Il y a moyen d’être par­tiel­le­ment acteur de l’économie.

    Cela n’empêche pas de deman­der aux élus de rendre compte de leurs actions : c’est l’in­té­rêt des ONG, dans les­quelles les citoyens ont inté­rêt à s’impliquer. 

    Rendre compte aux citoyens de leur action est la moindre des choses pour les élus, ou alors ce sont des rentiers.

    Cor­dia­le­ment.

    Réponse
  37. A-J Holbecq

    @André

    Je ne « crois » pas que les poli­tiques dans les années 1972 auraient pu jus­ti­fier d’une quel­conque manière qu’empêcher tout prêt de la Banque de France aux col­lec­ti­vi­tés locales pou­vait avoir un effet sur les marges des entre­prises et sur l’in­fla­tion. Il suf­fi­sait (par exemple), s’ils pen­saient que la masse moné­taire crois­sait trop vite à cause de dépenses de ces col­lec­ti­vi­tés, de don­ner un cer­tain pou­voir à une struc­ture genre Cours des Comptes avec un droit de veto… (ou autre choix)

    Anec­dote : quand je fai­sais mes études d’é­co­no­mie en 1960, nous avions comme bou­quin de réfé­rence « Eco­no­mie et poli­tique  » de ray­mond Barre… je me sou­viens très bien d’un de mes profs qui disait « ce n’est pas très bon, mais on n’a rien d’autre.. »

    Réponse
  38. Hagbar

    Mer­ci pour vos réponses.

    J’ai décou­vert ce site et ses idées il y a une semaine à peine. Pour l’ins­tant ce que je retiens prin­ci­pa­le­ment c’est que l’er­reur majeure a été la confis­ca­tion de l’é­mis­sion de mon­naie par le banques privées.

    Les SEL dont André parle, tout comme les autres sys­tème « citoyens » ne sont qu’ un sys­tème pri­mi­tif d’é­change qui abou­ti­ra au même résul­tat à long terme avec son évo­lu­tion. On en revien­dra, selon moi, tou­jours au même point : il fau­dra tou­jours un cadre mon­dial char­gé d’ar­bi­trer des inté­rêts contra­dic­toire mondiaux.

    Ain­si je pense qu’une auto­ri­té mon­diale est for­ce­ment la solu­tion et l’é­co­no­mie de mar­ché le meilleur moyen d’y arri­ver. De plus cette auto­ri­té ne peut être qu’un gou­ver­ne­ment puisque les pro­blèmes sociaux, poli­tiques, éco­lo­giques et finan­ciers sont étroi­te­ment liés. Or, la spé­cu­la­tion est une acti­vi­té natu­relle dans un tel sys­tème ! Je ne pense pas qu’il faille remettre en cause l’é­co­no­mie de mar­ché et le libre échange mais sim­ple­ment l’en­ca­drer. Cer­tain domaines doivent jouir d’un régime par­ti­cu­lier de pro­tec­tion afin d empê­cher res­treindre la spé­cu­la­tion notam­ment, comme par exemple les den­rées ali­men­taires ou cer­taines matières pre­mières… Je crois d’ailleurs avoir lu que c’est ce que Che­mi­nade proposait…

    Réponse
  39. Étienne

    Alors, il est bon, notre sys­tème d’argent ?

    Il serait bon, si la comp­ta­bi­li­té était exacte, et si les chiffres qui donnent droit aux pro­duits étaient bien répar­tis. Mais le sys­tème est vicié, parce que ceux qui le conduisent tiennent faus­se­ment cette comp­ta­bi­li­té, et aus­si parce que les chiffres sont mal répartis.

    Les comp­tables ne sont ni les pro­duc­teurs, ni les gou­ver­ne­ments. Les chiffres com­mencent dans les banques ; et ces chiffres ne sont pas en rap­port avec la pro­duc­tion qui s’offre, mais en rap­port avec ce que le ban­quier pense pou­voir faire de pro­fit sur le tra­fic de ces chiffres.

    Au lieu d’être une simple comp­ta­bi­li­té de ser­vice, le sys­tème d’argent a été vicié. Son contrôle a été mono­po­li­sé ; il est deve­nu un objet de tra­fic, de domi­na­tion, de tyran­nie, de dic­ta­ture quo­ti­dienne sur nos vies.

    Le culti­va­teur peut aug­men­ter sa pro­duc­tion : le comp­table du sys­tème d’argent, qui est le ban­quier, n’augmente pas pour cela les chiffres-argent et n’en dis­tri­bue pas à ceux qui ont besoin d’acheter les pro­duits du cultivateur.

    Des chiffres viennent plus abon­dam­ment quand on fait des canons, des bombes, alors que per­sonne ne veut de ces bijoux-là. On dis­tri­bue ces chiffres aux sala­riés des muni­tions, qui ne pro­duisent rient pour le mar­ché : cela ne peut ser­vir qu’à gros­sir les prix et dimi­nuer la valeur d’achat des chiffres.

    Et quand on n’est pas en guerre, ou en pré­pa­ra­tifs de guerre, c’est le contraire. On a vu nos grands hommes des gou­ver­ne­ments, dans tous les pays civi­li­sés, per­mettre aux tra­fi­quants de chiffres de mettre les peuples en péni­tence pen­dant dix années, devant des pro­duits qui ne se ven­daient pas, faute de chiffres.

    C’était cri­mi­nel. Les faux comp­tables étaient cri­mi­nels. Les gou­ver­ne­ments, man­da­tés pour le bien com­mun, étaient com­plices des cri­mi­nels, lais­sant faire par lâche­té ou par bêtise.

    Les cré­di­tistes veulent-ils cham­bar­der tout le système ?

    Pas du tout. Ils trouvent très bien que l’argent moderne soit essen­tiel­le­ment de la comp­ta­bi­li­té. Mais ils veulent une comp­ta­bi­li­té juste. Ils veulent que l’argent soit rame­né à sa fin propre : ins­tru­ment de distribution.

    Et c’est très simple. Puisque l’argent est un titre aux pro­duits, le public doit dis­po­ser d’un pou­voir d’achat suf­fi­sant pour com­man­der les pro­duits dont il a besoin, aus­si vite que le sys­tème pro­duc­teur peut four­nir ces produits.

    Puis, dans ce public, chaque per­sonne doit pos­sé­der une part suf­fi­sante de ce pou­voir d’achat, puisque chaque per­sonne a le droit de vivre et qu’il est impos­sible de vivre sans argent pour se pro­cu­rer les produits.

    C’est pour­quoi le Cré­dit Social propose :

    A. – L’établissement d’un Office de Cré­dit (natio­nal ou pro­vin­cial), qui tien­drait la comp­ta­bi­li­té de la pro­duc­tion glo­bale et de la consom­ma­tion (ou des­truc­tion, ou dépré­cia­tion) glo­bale, dans le pays ou la pro­vince. L’Office actuel des Sta­tis­tiques four­nit déjà presque tous ces ren­sei­gne­ments ; une esti­ma­tion approxi­ma­tive est d’ailleurs suffisante.

    B. – Un pou­voir d’achat glo­bal en rap­port avec la capa­ci­té de pro­duc­tion, et équi­ta­ble­ment répar­ti entre les membres de la société :

    1. Par des récom­penses au tra­vail, comme aujourd’hui, dis­tri­buées par l’industrie elle-même.

    2. Par un divi­dende pério­dique à chaque per­sonne, employée ou non, de la nais­sance à la mort, pour assu­rer au moins une part suf­fi­sante pour vivre ; ce divi­dende serait dis­tri­bué par l’Office de Crédit.

    3. Par un abais­se­ment des prix, un escompte géné­ral ban­nis­sant toute infla­tion ; cet escompte serait com­pen­sé au ven­deur par l’Office de Crédit.

    Où cet Office de Cré­dit pren­drait-il l’argent pour les divi­dendes et pour les com­pen­sa­tions au ven­deur en retour de l’escompte ?

    Puisque l’argent est un chiffre qui per­met de com­man­der des choses à la pro­duc­tion du pays, l’Office de Cré­dit ferait sim­ple­ment ces chiffres dans la mesure où la capa­ci­té de pro­duc­tion peut y répondre. Affaire de comptabilité.

    Ces chiffres peuvent très bien être de simples ins­crip­tions de cré­dit dans un compte ouvert à chaque citoyen ; et un simple chèque sur le cré­dit natio­nal (ou pro­vin­cial) adres­sé au ven­deur sur pré­sen­ta­tion de ses bor­de­reaux d’escomptes.

    Impos­sible, et inutile, de four­nir ici des détails tech­niques. Les moda­li­tés d’application sont d’ailleurs variées. (Une façon pos­sible est expli­quée dans la bro­chure « Une finance saine et efficace ».)

    Croyez-vous que ces cré­dits-là cir­cu­le­raient et seraient accep­tés comme de l’argent ?

    Cer­tai­ne­ment. Ils cir­culent et sont accep­tés aujourd’hui. Les prêts ou décou­verts aux indus­triels, aux com­mer­çants ; les cré­dits qui ont per­mis à Mac­ken­zie King, à Roo­se­velt, à Chur­chill, et aux autres, de faire six années de bou­che­rie humaine – tout cela n’est et n’était ni de l’or, ni même du papier, mais de simples chiffres ins­crits dans des comptes et mobi­li­sés par des chèques.

    Mais croyez-vous qu’un sys­tème d’argent, ça se mène comme ça ?

    Aimez-vous mieux que ce soit l’argent qui mène les hommes ?

    Remar­quez bien, d’ailleurs, qu’il n’y a rien d’arbitraire dans la comp­ta­bi­li­té moné­taire pro­po­sée par le Cré­dit Social. La pro­duc­tion reste le fait des pro­duc­teurs eux-mêmes. La consom­ma­tion reste le fait et le choix des consom­ma­teurs eux-mêmes. Les comp­tables de l’Office de Cré­dit ne font que rele­ver les totaux ; ils en déduisent mathé­ma­ti­que­ment ce qui manque d’un côté pour le rendre égal à l’autre.

    Il n’y a donc ni expro­pria­tions, ni natio­na­li­sa­tions, ni décrets dic­tant ce qu’il faut pro­duire ou ce qu’il faut consom­mer. Le Cré­dit Social est une démo­cra­tie éco­no­mique par­faite. Tout demeure l’affaire d’hommes libres. Bien plus libres qu’aujourd’hui, parce que des consom­ma­teurs munis d’un pou­voir d’achat suf­fi­sant com­man­de­raient bien plus libre­ment les pro­duits de leur choix que ceux dont le porte-mon­naie est tou­jours maigre et sou­vent vide.

    Louis Even.

    (Texte signa­lé par « Rum­bo » sur cet inté­res­sant billet de Paul Jorion : « Indy­Mac Bank (1985 – 2008) »)

    L’original est là http://​www​.michael​jour​nal​.org/​d​i​s​t​r​i​b​f​.​htm,
    libre­ment repro­duc­tible sans droit d’auteur à condi­tion de signa­ler le site d’origine.

    Étienne.

    Réponse
  40. Étienne

    « Ame­ri­ca from free­dom to fascism »

    Un docu­men­taire bou­le­ver­sant de Aaron Rus­so, sous-titré en fran­çais, à voir abso­lu­ment (en entier, ça va crescendo).

    Aaron Rus­so est mort « subi­te­ment » après la sor­tie de son film :

    http://​sathya​das2​.blog​spot​.com/​2​0​0​8​/​0​5​/​a​m​e​r​i​c​a​-​f​r​o​m​-​f​r​e​e​d​o​m​-​t​o​-​f​a​s​c​i​s​m​.​h​tml

    Le lien vers la pre­mière vidéo est HS : en voi­ci un autre :
    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​c​l​u​s​t​e​r​/​n​e​w​s​/​r​a​t​e​d​-​w​e​e​k​/​v​i​d​e​o​/​x​5​7​2​y​5​_​a​m​e​r​i​c​a​-​f​r​o​m​-​f​r​e​e​d​o​m​-​t​o​-​f​a​s​c​i​s​m​_​n​ews

    L’impôt sur le reve­nu amé­ri­cain n’est jus­ti­fié par aucune loi. Le FISC US semble par­fois régner comme une mafia.
    Le méca­nisme de la mon­naie-dette est expli­qué et le racket pri­vé de la Fede­ral Reserve est dénon­cé. Sur ce der­nier point, ce docu­ment est vrai­ment très intéressant.

    Par­tout dans le monde, des poli­ti­ciens cor­rom­pus et irres­pon­sables nous imposent des lois iniques et nous enferment dans le piège de la dette odieuse au pro­fit des banquiers.

    Il n’est pas ques­tion de contes­ter le prin­cipe de l’impôt, évi­dem­ment, mais il est ques­tion de contes­ter le racket des gibiers de potence que sont les banquiers.

    Si quelqu’un peut m’indiquer un manuel incon­tes­table, fac­tuel, vali­dé même par les moné­ta­ristes, qui décrive minu­tieu­se­ment et hon­nê­te­ment l’histoire vraie de la Réserve Fédé­rale amé­ri­caine, si pos­sible en fran­çais, je lui serais très reconnaissant.

    Ce que j’apprends à son sujet me paraît tel­le­ment incroyable…

    Réponse
  41. Henri A

    Une ques­tion me turlupine.
    Dans les comptes chèques ( cou­rants ), on nous octroie sou­vent un décou­vert, du style 1000 euros par exemple, n’est-ce pas une espèce de cré­dit ? Est-ce une créa­tion de mon­naie aussi ?

    Bonne conti­nua­tion à vous tous.

    Réponse
  42. A-J Holbecq

    Oui, un décou­vert est bien un cré­dit ban­caire, et donc une créa­tion de mon­naie nou­velle pour 60% (glo­ba­le­ment). Il s’a­git bien néan­moins d’une créa­tion de monaie tem­po­raire, lorsque le décou­vert est « com­blé », le cré­dit est consi­dé­ré comme remboursé.

    Réponse
  43. A-J Holbecq

    @Henri A

    Ben c’est bien la pre­mière fois que je suis « mis en musique »… mais c’est super, aucun pro­blème… bra­vo pour les compositions…

    Réponse
  44. Étienne

    Que les pro­cès com­mencent : Les banques s’at­tendent à un déluge de litiges

    Un docu­ment abso­lu­ment pas­sion­nant, signa­lé sur le forum par Ins­tit (mer­ci !).

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​f​o​r​u​m​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​p​i​d​=​3​9​6​8​#​p​3​968

    (Tra­duc­tion d’un texte de Ellen H. Brown (juriste), 13 juillet 2008 – Web of debt)

    Se pour­rait-il que nous ayons enfin entre nos mains le moyen de reprendre aux barons voleurs la maî­trise de l’argent ?

    Ami­tiés.

    Étienne.

    Réponse
  45. Chris

    Bon­soir à tous,
    Je visite de tant en tant les sites qui ont une valeur de gauche.
    Que pen­sez vous de cet article ?
    J’ai lu un texte sur le site de Solidarité&Progrès, il sem­ble­rait que ce Mon­sieur LaRouche Lyn­don cri­tique la fai­blesse du sys­tème finan­cier. Mais je suis encore plus perplexe :
    Le Titre est Krach finan­cier sys­té­mique : l’heure des dénis de réa­li­té. Ci-joint le lien :
    http://​www​.soli​da​ri​teet​progres​.org/​a​r​t​i​c​l​e​4​3​9​6​.​h​tml

    Extrait :
    (…) « Si le jour, et l’heure exacte d’un tel déve­lop­pe­ment dans la poli­tique amé­ri­caine reste impos­sible à pré­voir à court terme, ce qui est sûr, c’est qu’à part les mesures d’urgence que je pré­co­nise, le sys­tème finan­cier mon­dial est condam­né à court terme et peut-être même à très court terme. » (…)

    Je me pose la ques­tion naïve suivante :

    Pour­quoi veut-il sau­ver un sys­tème finan­cière aus­si pourri ?

    Ensuite, il continue :

    « Cepen­dant, un grand nombre de res­pon­sables finan­ciers et moné­taires s’efforcent à men­tir comme si de rien n’était. L’incertitude est que pen­dant qu’ils mentent, aucun d’entre eux ne sait de manière cer­taine quelle est la vérité. »

    Je me demande : il parle de qui exac­te­ment ? J’ai l’im­pres­sion qu’il parle de vide dans le vide. Mais il est cer­tain qu’il ne s’a­dresse pas au public.

    Suite :
    … « À l’heure actuelle, on estime qu’entre 1 400 et 3 000 banques amé­ri­caines, sans comp­ter celles d’Europe, sont déjà entas­sées dans les chambres funé­raires du cime­tière ban­caire. Seules quelques unes ont eu droit à un enter­re­ment décent, tan­dis que les dépouilles des autres reposent dans la chambre froide. Ce chiffre pour­rait d’ailleurs être bien plus éle­vé, et avoi­si­ner les 5000 banques… »

    Cette situa­tion ne semble-t-elle pas favo­rable au peuple ? À force de semer le vent, elles récoltent toutes la tempête.
    Cependant,les banques pen­se­ront tou­jours à l’É­tat et le citoyen ordi­naire, quand elles sont dans la merde. Et sur ce point là, nous avons le droit de refu­ser non ? Il sem­ble­rait que ce La Rouche s’in­quiète trop de la banque. Ne trou­vez-vous pas ?

    Et il conti­nue, comme une per­sonne frustrée :

    « … Le fac­teur de l’idiotie de masse

    Avec la dis­pa­ri­tion gra­duelle des membres de ma géné­ra­tion et des géné­ra­tions pré­cé­dentes, il ne reste plus aucune per­sonne com­pé­tente par­mi les nou­velles géné­ra­tions pour ce qui concerne la pen­sée éco­no­mique, ni dans la géné­ra­tion du baby-boom qui tient les manettes du pou­voir actuel au Congrès et à Wall Street, ni dans la nou­velle géné­ra­tion de jeunes adultes. Ces géné­ra­tions sont cri­blées de fan­tasmes, sem­blables à ceux d’un Alan Greens­pan, notam­ment lorsqu’elles sou­haitent croire que l’argent n’est sim­ple­ment que ce que leurs rêve­ries pieuses espèrent ce qu’il soit, ou devienne. À quelques excep­tions près, les éco­no­mistes de la place, les spé­cia­listes des mar­chés et les poli­ti­ciens sont aus­si fous qu’irresponsables sur ces questions… »

    À croire qu’il n’y a que l’argent pour éta­lon­ner la connaissance.

    Suite
    …
    « Ce qu’il convient de rap­pe­ler avec force, c’est qu’en essence l’argent n’est qu’une fic­tion et non pas une quel­conque expres­sion d’une « vraie » valeur. La croyance même dans « un sys­tème d’argent » n’est que le mar­queur d’une espèce de mala­die men­tale assez proche des fan­tasmes sexuels les plus morbides. »

    Com­men­taire personnel :

    Plu­tôt : l’argent sert, à l’heure actuelle, à contrô­ler l’É­tat, la Guerre, la Dette et les citoyens. À l’heure actuelle, il n’y a pas de fan­tasme, il semble que c’est la réalité…

    Il conti­nue, avec cette haine qui semble se jus­ti­fier appa­rem­ment sur sa propre vision égotisme.

    « La pré­do­mi­nance crois­sante des soixante-hui­tards par­mi les élites en Amé­rique du Nord, en Europe et en ex-URSS, se reflète dans le mépris envers le monde du tra­vail, l’industrie ou l’agriculture et même dans celui de la recherche, un état men­tal où les plai­sirs qu’on a pu tirer de quelque expé­rience, vraie ou ima­gi­naire, avec la cocaïne rem­placent la réa­li­té dans leurs pré­oc­cu­pa­tions. Pour ces soixante-hui­tards du type « Alice aux pays des mer­veilles », l’argent n’est que « ce que nous espé­rons choi­sir comme croyance de masse ».

    La pre­mière phase de la dés­in­té­gra­tion en cours est de nature finan­cière et éco­no­mique. La deuxième phase est l’effondrement du mode de vie « glo­ba­li­sé » sciem­ment vou­lu par les « boo­mers ». Peu importe la puis­sance de leurs convic­tions luna­tiques, le sys­tème s’effondre, et il s’avère que c’est uni­que­ment les mesures que je pré­co­nise qui pour­ront pré­ve­nir la des­cente aux enfers, ou pire, et éven­tuel­le­ment plus per­sis­tante que « l’âge des ténèbres » ayant presque fait. »

    Hmm ! Triste époque…

    Réponse
  46. florentis

    Il y a aus­si une idée com­plé­men­taire à ce sujet.
    Sup­po­sons que les Etats reprennent leur droit de seigneuriage.

    - Une par­tie de la créa­tion moné­taire peut être uti­li­sée pour finan­cer des équi­pe­ments col­lec­tifs (Hopi­taux, Ecoles, Crêche, infra­struc­ture d’éner­gie renou­ve­lable et de trans­port). Ces pro­jets seraient diri­gés par les repré­sen­tants élus.

    - Une autre par­tie serait affec­tée à des prêts gra­tuits pour les per­sonnes dont les droits fon­da­men­taux sont mena­cés (ain­si toute per­sonne pauvre peut se lan­cer sans frais soit dans le com­merce soit dans l’artisanat).

    Appe­lons cela la Nou­velle Donne, une sorte de mélange entre le New Deal et le micro-cré­dit.

    Je trouve que cela laisse un bon équi­libre entre les choix col­lec­tifs et les choix indi­vi­duels tout en affir­mant la pri­mau­té des droits fon­da­men­taux sur l’argent

    Réponse
  47. A-J Holbecq

    Bon­jour

    Pas de pro­blème pour la pre­mière suggestion.

    Pour la seconde, même si au niveau phi­lo­so­phique (et éthique) j’ap­prouve, si on reste sur un plan moné­taire, celle-ci ris­que­rait de nous emme­ner dans le même pro­blème que celui que vivent actuel­le­ment les amé­ri­cains avec la crise du sub­prime. Une mon­naie émise sous forme de prêt doit être assise sur la confiance d’un rem­bour­se­ment futur où inter­vien­dra la des­truc­tion de la mon­naie. Très dif­fi­cile d’é­mettre de la mon­naie sans garan­ties de rem­bour­se­ment du capi­tal (pour les inté­rêts, il est cer­tain qu’on peut les évi­ter, néan­moins le rem­bour­se­ment devrait avoir lieu à « valeur » constante,

    Que pen­sez vous plu­tôt de l’i­dée  » Entre­prises à Man­dat Sociétal » ?
    http://​wiki​.socie​tal​.org/​t​i​k​i​-​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​EMS

    Réponse
  48. florentis

    Oui, mais si on élar­git au plan social pour adop­ter une vision glo­bale : don­ner des allo­ca­tions ne revient-il pas à prê­ter sans aucun espoir de rem­bour­se­ment futur ?
    Ce sys­tème de micro-cré­dit serait réser­vé uni­que­ment à ceux dont les droits fon­da­men­taux sont mena­cés, à qui l’on verse de toutes façons au moins le RMI (qui est un don sans espoir de retour). Il aurait cer­taines limites en terme de quan­ti­té (par exemple les inté­rêts éco­no­mi­sés ne peuvent être supé­rieurs à l’al­lo­ca­tion à laquelle la per­sonne à droit) et les pro­jets seraient mis en place aux sein des ser­vices sociaux. Pour la garan­tie, des assu­rances peuvent être mis en place. Et évi­dem­ment le non-rem­bour­se­ment est un délit.

    Une des consé­quences les plus inté­res­santes, je trouve, serait le fait que les pauvres pour­raient spé­cu­ler à moindre frais, où même pour­raient faire com­merce d’argent !
    Cela per­met­trait un bon équi­libre entre ini­tia­tive col­lec­tive (New Deal) et ini­tia­tive indi­vi­duelle (Micro-Cré­dit).
    La dési­gna­tion Nou­velle Donne me sem­blait jolie aussi.

    En ce qui concerne les Entre­prises à Man­dat Socié­tal, je n’ai pas encore lu donc je ne peux pas dire. Mais je connais un peu ce sys­tème de mon­naies com­plé­men­taires, j’ai moi-même mis en contact ma région et ma ville avec le pro­jet SOL (une mon­naie affec­tée mis au point par la MACIF, Chèque Déjeu­ner et Le Cré­dit Coopé­ra­tif). Il vien­dra en confé­rence en octobre expo­ser le sujet lors de la quin­zaine de l’é­co­no­mie solidaire.

    Donc je lis et je dirai ce que j’en pense.

    Réponse
  49. florentis

    Oula il y a tra­vail là ! Ca ne se lit pas en 5 minutes ! Pour info, c’est en écou­tant (votre inter­ven­tion ?) sur « ici et main­te­nant » que j’ai appris l’exis­tence du socié­ta­lisme et que j’ai com­men­cé à m’in­té­res­ser à la ges­tion de la monnaie.

    Je res­pecte votre tra­vail, les idées sont très inté­res­santes et elles m’ins­pirent. Je ne suis per­son­nel­le­ment pas aus­si loin dans les concepts théo­riques. Si vous sou­hai­tez venir en expo­ser les idées lors de la quin­zaine de l’é­co­no­mie soli­daire dans mon bled, faites moi signe. Cela devrait pou­voir s’arranger.

    Comme je suis têtu, je reprends le sys­tème de micro-cré­dit (car je n’ai évi­dem­ment pas encore tout lu), le sta­tut du béné­fi­ciaire reste entiè­re­ment à défi­nir, asso­cia­tion, EMS, coopé­ra­tif. Tout est envi­sa­geable et l’EMS peut être un bon candidat.
    Ima­gi­nons donc ce sys­tème de micro-cré­dit, fait de prêts dont la volu­mé­trie est limi­tée par la somme des allo­ca­tions de l’ayant droit.
    Ima­gi­nons un béné­fi­ciaire du RMI. Il a droit à envi­rons 400 euros par mois. A 4% d’in­té­rêt, cela signi­fie qu’on peut lui prê­ter 10 000 euros sur un mois. A charge pour lui de les boni­fier, par le com­merce, l’ar­ti­sa­nat, ce qu’il veut tant que ce n’est pas inter­dit par la loi. A la fin du mois, il rem­bourse les 10 000 euros qu’on lui a prê­té, le reste de ce qu’il a gagné lui étant lais­sé. S’il ne rem­bourse pas, cela est natu­rel­le­ment de l’a­bus de bien social. A mesure que son acti­vi­té devient pérenne, ses droits d’al­lo­ca­tion dimi­nuent, et ses avan­tages en terme d’emprunt éga­le­ment jus­qu’au point où il ne peux plus emprun­ter à taux 0%.

    Pour tout dire, cette idée m’a été ins­pi­rée par la lec­ture de quelques textes de Mau­rice Allais sur la créa­tion moné­taire ex-nihi­lo ajou­té à la lec­ture du livre « d’où vient l’argent » de Fran­çois Rachline, lors­qu’il évoque la pos­si­bi­li­té de chan­ger le para­digme de la gauche : « Plu­tôt que par­ler de répar­ti­tion, on pour­rait aus­si par­ler de créer l’argent pour les pauvres ». D’où l’i­dée du cré­dit à taux 0 réser­vé aux pauvres.

    Mais toutes les idées sont com­plé­men­taires et pré­cieuses, alors sur­tout faites moi signe si vous sou­hai­tez venir par­ti­ci­per à la mani­fes­ta­tion sur l’é­co­no­mie soli­daire dans mon bled.

    Cor­dia­le­ment,
    F.M.

    Réponse
  50. A-J Holbecq

    Bon­jour Florentis

    Une dou­lou­reuse ten­di­nite à l’a­vant bras m’empêche de répondre longuement.

    Je suis bien évi­dem­ment par­ti­sant d’une créa­tion moné­taire à taux zéro pour les plus défa­vo­ri­sés, s’ils peuvent pré­sen­ter un pro­jet « viable ».

    Autre­ment, il doit s’a­gir de soli­da­ri­té natio­nale (répar­ti­tion des recettes publiques)

    Je jus­ti­fie­rai cette posi­tion plus pré­ci­sé­ment plus tard..

    C’est où votre quinzaine ?

    Cor­dia­le­ment

    AJH

    Réponse
  51. florentis

    à Poi­tiers.

    Réponse
  52. A-J Holbecq

    Déso­lé Flo­ren­tis, je serai sur Aix en Pro­vence à cette période : Poi­tier est trop loin…

    Réponse
  53. Étienne

    Ques­tions-clés sur un « désastre financier »
    L’épouvantail de la dette publique

    http://​www​.monde​-diplo​ma​tique​.fr/​2​0​0​8​/​0​7​/​T​I​N​E​L​/​1​6​109

    Un article inté­res­sant (mais qui n’en­vi­sage PAS LES SOURCES — illé­gi­times — de la dette) de Bru­no Tinel et Franck Van de Velde dans le Monde diplo­ma­tique de juillet 2008 :

    « Chaque fois qu’un gou­ver­ne­ment veut com­pri­mer les dépenses sociales, il tire argu­ment du niveau trop éle­vé de la dette. 
    En mai, le défi­cit des caisses de retraite fran­çaises a ser­vi à légi­ti­mer l’allongement du temps de travail ; 
    en juin, celui de l’assurance- mala­die a jus­ti­fié le pro­jet gou­ver­ne­men­tal de réduire les rem­bour­se­ments de médi­ca­ments pour cer­tains trai­te­ments pro­lon­gés (dia­bète, can­cer, etc.). 
    La dette publique existe bien.
    Mais est-elle aus­si mena­çante que cer­tains le pré­tendent ?
    (Lire la suite…)

    Réponse
  54. Étienne Chouard

    « Michel Rocard : nous n’au­rions jamais dû céder sur la Banque de France »

    http://​www​.soli​da​ri​teet​progres​.org/​a​r​t​i​c​l​e​4​5​0​5​.​h​tml

    C’est beau comme une graine qui germe…

    Michel Rocard mâche de moins en moins ses mots lorsqu’il s’agit de par­ler de la crise finan­cière que nous subis­sons actuel­le­ment et des causes qui en sont à l’origine. Très pré­sent à l’Université d’été du Par­ti socia­liste à La Rochelle ce wee­kend, Michel Rocard a pro­non­cé quelques paroles lourdes au cours de son inter­ven­tion dans l’atelier consa­cré à ce que doit être aujourd’hui la poli­tique éco­no­mique et sociale.

    Pre­nant la parole à la fin d’un panel de sept inter­ve­nants par­mi les­quels Vincent Peillon, Michel Sapin, Gérard Colomb et Jean Marc Eyrault, Michel Rocard a d’abord insis­té sur la gra­vi­té de la crise, esti­mant que ses pré­dé­ces­seurs qui avaient tous pour­tant trai­té de la crise, n’en avaient pas assez insis­té sur sa gravité.

    Il s’en est pris à l’immoralité du capi­ta­lisme finan­cier qui a mis fin aux « trente glo­rieuses » d’après guerre, comme étant à l’origine de cette crise. L’ancien Pre­mier ministre n’a pas hési­té à dénon­cer « l’ordure morale » de cette forme de capi­ta­lisme qui endette déli­bé­ré­ment des per­sonnes inca­pables de tenir leurs enga­ge­ments hypo­thé­caires, se disant qu’il suf­fi­ra de sai­sir leur bien pour se rem­bour­ser, en cas de pépin.

    À ce capi­ta­lisme finan­cier pré­da­teur à l’origine de crises spé­cu­la­tives de plus en plus graves tous les cinq ans et qui portent désor­mais atteinte à l’ensemble du sys­tème, Michel Rocard a oppo­sé la sta­bi­li­té des « Trente glo­rieuses », une période de plein emploi qui n’a pas connu de crise finan­cière et où la crois­sance oscil­lait entre 3 et 5.5%.

    Michel Rocard, qui avait cosi­gné un texte paru dans Le Monde du 11 mars, avec qua­torze anciens chefs de gou­ver­ne­ment et res­pon­sables de grandes ins­ti­tu­tions, appe­lant à une confé­rence inter­na­tio­nale de chefs d’Etat pour poser les bases d’un nou­veau sys­tème moné­taire et éco­no­mique inter­na­tio­nal, a évo­qué le rôle néces­saire du cré­dit à bon mar­ché dans le déve­lop­pe­ment économique.

    Il ne peut y avoir de créa­tion de richesses sans anti­ci­pa­tion moné­taire, a dit l’ancien Pre­mier ministre en sub­stance, sou­li­gnant que les cri­tères de Maas­tricht nous ont pous­sé vers une éco­no­mie extrê­me­ment mal­thu­sienne. Nous n’aurions pas du céder nos ins­tru­ments d’intervention dans l’économie, a dit Michel Rocard, nous n’aurions pas du céder sur la Banque de France qui per­met­tait à l’Etat d’émettre du cré­dit, alors qu’aujourd’hui il est contraint de l’emprunter aux banques pri­vées… Michel Rocard a bat­tu sa propre coulpe sur cette ques­tion où lui-même avait joué un rôle à l’époque, sou­li­gnant qu’il avait alors consi­dé­ré que la créa­tion de l’euro, face au dol­lar, valait bien ce com­pro­mis et que l’Allemagne, de toutes façons, n’aurait jamais accep­té de conces­sions sur l’indépendance de l’institut d’émission.

    Face à l’urgence de la crise, Michel Rocard a esti­mé que plu­tôt que de poser immé­dia­te­ment la ques­tion du sta­tut de la Banque cen­trale euro­péenne, car cela exi­ge­rait de revoir les trai­tés, il fal­lait uti­li­ser, dans l’urgence, la Banque Euro­péenne d’Investissement (BEI) à laquelle aucun sta­tut n’interdit de faire du cré­dit pour des inves­tis­se­ments dans d’importants pro­jets d’infrastructures ou en faveur des PMI/PME inno­vantes. Selon ses sta­tuts, la BEI dont les capi­taux sont sous­crits par les Etats, peut prê­ter à hau­teur de 250% ses capi­taux propres qui atteignent actuel­le­ment, près de 165 mil­liards d’euros. Elle aurait donc, en prin­cipe, un tré­sor de guerre repré­sen­tant un peu plus de 400 mil­liards d’euros, ce qui est bien loin de ce qui est requis pour sor­tir de la crise que nous connaissons.

    Il n’a pas, cepen­dant, pré­ci­sé si elle a les moyens d’émettre du cré­dit public, à bas taux d’intérêt afin de rendre ces inves­tis­se­ments inté­res­sants, ou si elle est obli­gée d’emprunter sur les mar­chés aux taux éle­vés pra­ti­qués par ceux-ci, cas dans lequel ces inves­tis­se­ments ne pour­raient pas repré­sen­ter une sor­tie à la crise actuelle.

    Étant nous-mêmes à l’origine des pro­po­si­tions en faveur d’un nou­veau Bret­ton Woods que nous avons très lar­ge­ment dif­fu­sées depuis des années dans tous les milieux poli­tiques concer­nés, en France et au niveau inter­na­tio­nal, nous atten­dons impa­tiem­ment des expli­ca­tions sup­plé­men­taires de l’ancien Pre­mier ministre sur le méca­nisme qu’il envisage.

    Pour creu­ser le sujet : focus

    Réponse
  55. Étienne Chouard

    « Les 7 plaies de l’économie »

    Une pas­sion­nante syn­thèse de l’analyse ori­gi­nale et sti­mu­lante de Jean Bayard :

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​f​o​r​u​m​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​p​i​d​=​4​7​7​9​#​p​4​779

    Voi­ci l’introduction :

    « Pro­fi­tant depuis tou­jours d’une posi­tion domi­nante, qu’il s’est atta­ché à ren­for­cer au cours des décen­nies, d’abord par la loi, puis par le bour­rage de crâne sur l’inflation et par la dif­fu­sion d’informations tron­quées, le pou­voir moné­taire a bâti une véri­table bas­tille, deve­nue qua­si impre­nable depuis qu’il a obte­nu l’indépendance.

    Enfin, en forme d’apothéose, sublime tour de force, il a réus­si à faire signer le trai­té de Maas­tricht par la plu­part des gou­ver­nants d’Europe, dis­po­sant ain­si de tous les moyens de l’oppression par la mon­naie : taux fixés arbi­trai­re­ment pour l’inflation, pour le défi­cit bud­gé­taire et pour l’endettement de l’Etat.

    Les mots ne sont pas assez forts pour tra­duire le sen­ti­ment de révolte que tout être humain peut res­sen­tir face à l’étendue des maux dont souffre notre socié­té, maux dont les causes pro­fondes résident dans les res­tric­tions moné­taires que nous imposent la toute-puis­sance moné­taire et les groupes de pres­sion qui lui sont asso­ciés pour leur seul profit.

    Il est urgent de libé­rer les popu­la­tions labo­rieuses de cette nou­velle forme d’esclavage économique.

    Les 7 plaies de l’économie peuvent être énu­mé­rées comme suit :

    1 – Le syn­drome de l’inflation et la théo­rie quan­ti­ta­tive de la monnaie

    2 – La créa­tion et la cir­cu­la­tion de la mon­naie dans les banques

    3 – L’épargne et les par­kings moné­taires en banque

    4 – La théo­rie de l’égalité de l’épargne et de l’investissement

    5 – Les réserves obli­ga­toires et le refi­nan­ce­ment des banques à la Banque Centrale

    6 – La mon­dia­li­sa­tion des échanges

    7 – La com­pé­ti­ti­vi­té et les gains de productivité

    Les cinq pre­mières plaies d’origine moné­taire sont indu­bi­ta­ble­ment dues à des sys­tèmes mis au point et pro­té­gés par la puis­sance moné­taire, tan­dis que les deux autres relèvent plu­tôt de pres­sions exer­cées par les groupes capi­ta­listes sur la gou­ver­nance éco­no­mique, c’est-à-dire sur les diri­geants de la planète.

    Enfin, des théo­ries d’un autre âge com­plè­te­ment dépas­sées ajoutent à la confu­sion qui règne dans tous les domaines de l’économie. Elles servent d’écran pro­tec­teur aux puis­sances qui nous exploitent. (…) »

    (Lire la suite, une dizaine de pages dont chaque courte par­tie est passionnante…)

    Réponse
  56. André

    Bon­jour à tous

    Étienne a tout à fait rai­son de don­ner les coor­don­nées du site de Jean Bayard qui est d’une grande richesse.

    Tout d’a­bord, il donne des expli­ca­tions très péda­go­giques sur les méca­nismes de créa­tion moné­taire, en dis­tin­guant le sys­tème amé­ri­cain de la FED et le sys­tème euro­péen de la BCE. C’est un sujet com­pli­qué et long mais bien expliqué.

    Ensuite, il a créé une théo­rie macro-éco­no­mique qui réha­bi­lite Keynes. C’est tou­jours dis­cu­table, mais il n’y a pas de véri­té abso­lue en éco­no­mie (il n’y en a même pas en phy­sique) qui est une science sociale. Au-delà de la théo­rie déve­lop­pée, l’é­tude du site per­met d’a­mé­lio­rer la culture éco­no­mique de tout un chacun.

    J’a­jou­te­rai que l’au­teur, ayant été direc­teur finan­cier dans un éta­blis­se­ment finan­cier impor­tant, sait de quoi il parle.

    Enfin, quand on étu­die ses écrits, on com­prend que l’au­teur est loin d’être pour une pla­ni­fi­ca­tion de l’é­co­no­mie, d’être un méchant gau­chiste ou je ne sais quoi !!

    Cela pour tordre le coup à l’ar­gu­ment avan­çé par les néo­li­bé­raux, à savoir qu’il n’y aurait que le choix entre leur sys­tème de féo­da­li­té finan­cière pla­né­taire qui se cache der­rière des beaux slo­gans de « concur­rence libre et non faus­sée » et de « liber­té ché­rie » (pour qui ?) ou une dic­ta­ture style Corée du Nord.

    Les der­nières décla­ra­tions de TRICHET montrent clai­re­ment cette idéo­lo­gie dénon­cée par Jean BAYARD : il faut blo­quer les salaires pour évi­ter l’in­fla­tion, alors que la hausse des prix a été pro­vo­quée pour une grande part par la spé­cu­la­tion sur les den­rées ali­men­taires, le pétrole, les matières pre­mières. Il y a pas mal d’argent pro­ve­nant des sub­primes à recycler.

    Par ailleurs, il a par­lé du NAIRU (je me sou­viens avoir été pris à par­tie sur ce blog par un inter­naute disant que c’é­taient des élu­cu­bra­tions d’al­ter­mon­dia­listes dont je suis fier de faire par­tie et de gau­chistes), en effet, il a atti­ré l’at­ten­tion sur une baisse trop rapide de chô­mage source d’inflation.

    Bonne lec­ture à tous des articles de Jean BAYARD

    Cor­dia­le­ment

    André

    Réponse
  57. Nicodemus

    Bon­jour,

    Alors que la France et l’I­ta­lie com­mencent à envi­sa­ger un nou­veau Bret­ton Woods, je me ren­seigne sur ces accords sur wiki­pe­dia. La fin de cette article m’intrigue :

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​A​c​c​o​r​d​s​_​d​e​_​B​r​e​t​t​o​n​_​W​o​ods

    Que pense M. Hol­becq de la cri­tique de R. Trif­fin ? Et en quoi devrait diver­ger ce « nou­veau » Bret­ton Woods ?

    Autre ques­tion : L. LaRouche prône un « sys­tème de cré­dit plu­tôt que sys­tème moné­taire ». Des cré­dits… à quels taux…? J’ai­me­rais quelques pré­ci­sions à ce sujet, ain­si que l’a­vis de M. Holbecq.

    Je trouve aus­si que les pro­po­si­tions de M. LaRouche manquent cruel­le­ment d’une prise en compte sérieuse des pro­blèmes envi­ron­ne­men­taux actuels.
    Tout comme la poli­tique éco­no­mique néo-libé­rale, c’est se tirer une balle dans le pied…

    Mer­ci d’avance.

    PS : j’ai essayé de m’ins­crire sur le forum mais je n’ai pas reçu de mot de passe.

    Réponse
  58. Nicodemus

    J’ai deman­dé un nou­veau mot de passe et c’est bon 😉

    Réponse
  59. A-J Holbecq

    Bon­jour
    J’a­voue que je n’ai aucune connais­sance concer­nant la thèse de Trif­fin.. mais il y a eu tel­le­ment d’a­na­lyse dif­fé­rentes sur ces accords 🙂

    Autant je suis d’ac­cord dans l’en­semble avec les pro­po­si­tions de Che­mi­nade concer­nant la néces­si­té d’une remise à plat du sys­tème moné­taire, autant j’ai des dif­fi­cul­tés à com­prendre la prose de LaRouche, et fran­che­ment, je n’ar­rive pas à suivre ses pro­pos « abs­cons ».:p>

    « Sys­tème de cré­dit » plu­tôt que « sys­tème moné­taire » ? mais nous sommes actuel­le­ment dans un sys­tème moné­taire basé sur une pyra­mide de cré­dits plus ou moins « pourris ».

    Quand à un nou­veau Bret­ton Woods, si j’es­time éga­le­ment qu’il est néces­saire de revoir et s’ac­cor­der mon­dia­le­ment sur un sys­tème de change (fau­drait-il adop­ter une pro­po­si­tion simi­laire à celle reje­tée à Bret­ton Woods, le « ban­cor » de Keynes ?) et de com­merce inter­na­tio­nal, je ne suis fon­da­men­ta­le­ment pas d’ac­cord avec les pro­po­si­tions Soli­da­ri­té et Pro­grès qui, comme vous le dites bien, « manquent cruel­le­ment d’une prise en compte sérieuse des pro­blèmes envi­ron­ne­men­taux actuels » et prônent une « fuite en avant » dans la pro­duc­tion, la consom­ma­tion, le nucléaire, la popu­la­tion, les trans­ports, les échanges, etc…

    Réponse
  60. A-J Holbecq

    Je rajoute que la base d’un accord concer­nant le com­merce inter­na­tio­nal (lié bien évi­dem­ment à la mon­naie) a déjà été pro­po­sé : c’est la charte de La Havane que les amé­ri­cains, à l’é­poque, ont refu­sé de signer ; http://​wiki​.socie​tal​.org/​t​i​k​i​-​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​C​h​a​r​t​e​L​a​H​a​v​a​n​e​&​h​i​g​h​l​i​g​h​t​=​l​a​h​a​v​ane

    Réponse
  61. A-J Holbecq

    @Henri A

    j’ai jeté un coup d’oeil (très) rapide … c’est effec­ti­ve­ment au niveau de la créa­tion moné­taire – les petits cochons, comme vous l’a­vez bien vu – que leur expli­ca­tion est un peu erro­née ( les banques ne prêtent pas les dépôts à vue )

    Réponse
  62. A-J Holbecq

    Bon­jour

    Je vous signale le lan­ce­ment d’une action citoyenne sous forme de péti­tion et de lettre aux élus : « Pour que l’argent nous serve au lieu de nous asservir »

    C’est sur http://​www​.public​-debt​.org/ , mais éga­le­ment par un nom plus facile à rete­nir : http://​www​.det​te​pu​blique​.org/

    Signez, envoyez la lettre, 

    Mais sur­tout faites pas­ser à vos car­nets d’a­dresses, par exemple avec le mes­sage suivant :

    En cette période de crise finan­cière, et éco­no­mique, résor­ber la dette publique semble impos­sible. Mais, si ce phé­no­mène de la dette n’é­tait qu’une illu­sion ? Depuis 1971, plus aucune mon­naie n’est liée à un éta­lon réel (or). En 1973, la France s’est léga­le­ment obli­gée à emprun­ter sur les mar­chés finan­ciers une mon­naie tota­le­ment vir­tuelle. Suite au Trai­té de Maas­tricht, toute l’eu­ro­zone est dans la même situa­tion, qui conduit les Etats à s’en­det­ter pour obte­nir au prix fort une mon­naie imma­té­rielle qu’ils pour­raient créer eux-mêmes.

    C’est ain­si plus de 1300 mil­liards d’eu­ros d’in­té­rêts que nous avons payé depuis 1973, et actuel­le­ment c’est plus de 110 mil­lions par jour, alors que le capi­tal du s’est envo­lé à plus de 1250 mil­liards d’euros !

    Les « élites » euro­péennes ont volon­tai­re­ment aban­don­né notre droit de créa­tion moné­taire, au pro­fit exclu­sif d’une finance pri­vée dont les excès et l’ir­res­pon­sa­bi­li­té sont aujourd’­hui éta­lés au grand jour ! Cette poli­tique du « tout mar­ché », appli­quée à la fonc­tion moné­taire, est la cause pre­mière de la dette publique, avec son cor­tège de res­tric­tions bud­gé­taires, res­ser­re­ment des aides sociales, recul du ser­vice public, etc.

    Aujourd’­hui, nous disons « ça suf­fit ! », et récla­mons le retour du droit réga­lien de créa­tion moné­taire au béné­fice de la col­lec­ti­vi­té ! Aidez-nous dans notre action, en signant la péti­tion élec­tro­nique, ain­si qu’en lisant et dif­fu­sant lar­ge­ment l’ap­pel qui y est joint.

    Ren­dez-vous sur http://​www​.det​te​pu​blique​.org/

    Mer­ci

    Réponse
  63. NingúnOtro

    André-Jacques, je ne vois nulle part un moyen de contac­ter le web­mestre de ce site, alors je fais le com­men­taire ici :

    Le lien vers « Money as Debt » de Paul Gri­gnon, sur la page « Savoir Plus » est mal for­mé (il pre-pend l’URL du propre site) et donne lieu à une erreur 404 que seul les experts sau­ront contour­ner (puis­qu’il suf­fit de copier le lien com­plet et d’é­li­mi­ner la par­tie fau­ti­ve­ment ajou­tée dans la barre d’a­dresse avant de valider).

    Réponse
  64. A-J Holbecq

    Mer­ci Nin­gu­nO­tro, je cor­rige ces deux points

    Réponse
  65. hupper

    A‑J bon­jour ,

    Il me semble que la crise d’au­jourd’­hui lar­ge­ment pré­vi­sible ( la bulle et la décon­nexion des titres /à l’é­co­no­mie réelle est dénon­cée depuis au moins 10 ans ), ne vient pas du fait que les banques aient le pou­voir de créa­tion moné­taire mais est dûe aux acti­vi­tés spé­cu­la­tives des banques par le biais de leur agents très spéciaux .

    Il fau­drait plu­tôt régle­men­ter l’ac­ti­vi­té ban­caire dans son rôle de courtier !

    Il est inad­mis­sible que le sys­tème permette
    à des agents de jouer avec les titres mobiliers.

    Confier le pou­voir de créa­tion mné­taire aux Etats sclé­ro­se­rait l’ac­ti­vi­té , étouf­fe­rait l’i­ni­tia­tive et res­tau­re­rait un régime auto­ri­taire bien pen­sant, ce n’est pas à souhaiter.

    Ne pro­fi­tez pas de cette crise ( et de la fai­blesse des esprits) pour deman­der l’ins­tau­ra­tion d’un régime qui pro­vo­que­rait conflits et égoisme des Etats.

    La crise n’est pas un mal en soi ‚elle peut per­mettre d’a­pu­rer le sys­tème et d’é­ta­blir des règles éthiques ( est-ce équi­table qu’un PDG que je ne cite­rai pas ait ven­du et per­çu des plus values de plus d’un mil­lion d’eu­ros très récemment ? )

    bien cor­dia­le­ment

    Réponse
  66. André

    Bon­jour

    La crise actuelle n’est pas la pre­mière, des attaques spé­cu­la­tives ont eu lieu dans le pas­sé sur les mon­naies asia­tiques, sur les matières pre­mières, sur les socié­tés de l’in­ter­net. La spé­cu­la­tion est inhé­rente au sys­tème capi­ta­liste. La bourse est le vec­teur de cette spéculation.

    Il paraît évident qu’il y a une spé­cu­la­tion à la baisse sur les titres ; quand ils seront au plus bas, il y aura des achats mas­sifs, le cours remon­te­ra, cer­tains réa­li­se­ront de coquettes plus-values.

    Par ailleurs, les finan­ciers ont inté­rêt à jouer à la baisse : plus les cours chutent, plus les États ren­floue­ront les banques et éta­blis­se­ments finan­ciers. Des cen­taines de mil­liards peuvent être injec­tés sans sou­ci, alors que 4 mil­liards de défi­cits pro­vo­qués de la sécu­ri­té sociale sont dramatiques !

    Le gros pro­blème pour les mar­chés finan­ciers est qu’ils sont allés trop loin, ils ont créé une machine infer­nale qu’ils n’ar­rivent plus à diriger. 

    La crise fait subir aux gens qui n’ont rien deman­dé les consé­quences des frasques des ban­quiers et spé­cu­la­teurs puisque l’ac­ti­vi­té éco­no­mique est en baisse que le chô­mage remonte (mal­gré les départs liés au papy-boom).
    Près de chez moi, la prin­ci­pale indus­trie auto­mo­bile ne renou­velle pas ses inté­ri­maires, et ce n’est que le début.

    Je remar­que­rai d’ailleurs qu’à tra­vers les médias la chute du CAC 40 est l’é­vé­ne­ment le plus impor­tant de la pla­nète, bien avant l’A­frique par exemple où la famine gagne du ter­rain dans l’in­dif­fé­rence qua­si générale.

    Alors contrai­re­ment à ce que nous dit Hup­per à l’ins­tar de Sar­ko­zy, le capi­ta­lisme éthique est une farce. Le capi­ta­lisme est par défi­ni­tion AMORAL, puisque le bien-être ne peut résul­ter que de la volon­té de cha­cun de maxi­mi­ser ses profits.

    La recherche de son inté­rêt égoïste par chaque indi­vi­du contri­bue­rait au bien-être géné­ral (la fameuse main invi­sible du marché).

    Je remar­que­rai par ailleurs que les ques­tions d’é­thique se rap­por­tant aux rému­né­ra­tions des grands diri­geants sont décou­vertes par les libé­raux avec le début de la crise ! Les mêmes per­sonnes jus­ti­fiaient ces rému­né­ra­tions il y a quelques semaines.

    Concer­nant la mon­naie, force est de consta­ter que les banques occu­pées de puis des années à finan­cer des acti­vi­tés pure­ment spé­cu­la­tives ne rem­plissent pas leur rôle de sou­tien à l’é­co­no­mie, c’est notam­ment le pro­blème des PME.

    Des banques natio­na­li­sées pour­raient avoir un rôle très utile de finan­cer des acti­vi­tés liées au déve­lop­pe­ment durable, des inves­tis­se­ments à long terme qui n’in­té­ressent pas le pri­vé. Les dépôts des par­ti­cu­liers, des épar­gnants, et l’ob­ten­tion de prêts auprès de la BCE, per­met­traient de relan­cer l’ac­ti­vi­té qui en a bien besoin.

    On a (et ce n’est pas fini) injec­té des cen­taines de mil­liards pour récu­pé­rer des créances pour­ries, on aurait pu le faire avant la crise à bon escient dans l’in­té­rêt de tous, il n’y aurait ni sclé­rose, ni étouf­fe­ment de l’ac­ti­vi­té, bien au contraire.

    Quant à la notion d’é­goïsme des États ? Je pré­fère un État qui rem­plit sa mis­sion d’in­té­rêt géné­ral à l’é­goïsme des finan­ciers dont on voit les conséquences.

    Réponse
  67. A-J Holbecq

    @hupper

    Je suis bien évi­dem­ment d’ac­cord avec André qui répond avant moi ce que j’au­rais sans doute répondu.

    Sur un point pré­cis : « Confier le pou­voir de créa­tion moné­taire aux États sclé­ro­se­rait l’ac­ti­vi­té, étouf­fe­rait l’i­ni­tia­tive et res­tau­re­rait un régime auto­ri­taire bien pen­sant, ce n’est pas à souhaiter. »

    … Il n’est pas ques­tion de confier le pou­voir de créa­tion moné­taire à l’É­tat mais à une Banque Cen­trale indé­pen­dante qui serait la seule émet­trice de mon­naie et dont l’ac­ti­vi­té de créa­tion serait « enca­drée »… et en atten­dant — c’est l’ur­gence concer­nant la dette publique — que la BCE puisse finan­cer direc­te­ment les besoins d’é­qui­pe­ment (inves­tis­se­ments) des États de l’eu­ro­zone … Ce n’est pas grand chose pour le moment, non ?

    Réponse
  68. A-J Holbecq

    Je relève sim­ple­ment la soi disant jus­ti­fi­ca­tion d« économistes

    « D’a­bord, l’E­tat n’emprunte pas auprès des banques (à court terme, il leur prê­te­rait plu­tôt de l’argent…). Pour se finan­cer, il émet des titres négo­ciables, des obli­ga­tions, qui sont sous­crites par des par­ti­cu­liers, des entre­prises, des assu­reurs, diverses ins­ti­tu­tions. La dette publique est finan­cée par leur épargne. »

    .. à laquelle je répon­drais (si j’é­tais ins­crit): « leur épargne est finan­cée par la créa­tion moné­taire des banques ; il n’y a pas moyen de faire autrement ! »

    Réponse
  69. A-J Holbecq

    En allant un peu plus loin dans une réponse :

    Quand il est écrit dans l’article ;

    1 – D’abord, l’Etat n’emprunte pas auprès des banques (à court terme, il leur prê­te­rait plu­tôt de l’argent…). Pour se finan­cer, il émet des titres négo­ciables, des obli­ga­tions, qui sont sous­crites par des par­ti­cu­liers, des entre­prises, des assu­reurs, diverses ins­ti­tu­tions. La dette publique est finan­cée par leur épargne.

    Dans ces quelques lignes :

    => Il y a un simple « oubli » , c’est que l’é­pargne est elle même, à l’o­ri­gine, – tou­jours – finan­cée par de la créa­tion moné­taire ban­caire payante…

    => plus une grosse erreur : l’E­tat ne prête pas d’argent aux banques (en temps nor­mal, ne par­lons pas de la crise actuelle qui bouge les lignes)

    2 – Ensuite, la créa­tion moné­taire par les banques cen­trales est bien plus infla­tion­niste que l’emprunt. Pour­quoi ? Parce que lorsque l’Etat emprunte, la ponc­tion sur le mar­ché des capi­taux a lieu au détri­ment d’autres finan­ce­ments : les obli­ga­tions d’Etat « évincent » le sec­teur pri­vé, qui aurait lui aus­si besoin de cet argent (effet d’éviction : lorsque l’Etat emprunte, il fait grim­per le taux d’intérêt, ce qui pousse des entre­prises à renon­cer à leurs pro­jets d’emprunts).

    => Faux pour deux raisons :

    a) il n’y a aucune limite à la créa­tion moné­taire ; si on avait besoin de finan­cer le sec­teur pri­vé, il suf­fi­rait de le faire
    b) l’E­tat emprunte à des taux beau­coup plus faibles que le sec­teur privé…

    Mais sur­tout faux parce que, hélas, ce n’est pas la créa­tion moné­taire par les banques cen­trales qui finance les Etats (hélas inter­dit par l’ar­ticle 104 de Maas­tricht et que si c’é­tait le cas les inté­rêts éven­tuels revien­draient à la col­lec­ti­vi­té) ou les entre­prises, mais la créa­tion moné­taire par les ban­qes commerciales…

    Réponse
  70. Henri A

    Mer­ci à Étienne pour mettre les liens cor­rec­te­ment sur mes com­men­taires et à AJH pour sa réac­ti­vi­té à l’en­contre d’un ignare en mon­naie comme moi.
    Mer­ci à tous pour ce bou­lot gigan­tesque que vous faites.

    Réponse
  71. Zenfant

    bon­soir ici,

    à la per­sonne qui écrit :

    « le capi­ta­lisme éthique est une farce. Le capi­ta­lisme est par défi­ni­tion AMORAL »

    Il me semble que vous confon­dez morale et éthique.

    Au sujet de la ges­tion col­lec­ti­viste des finances ou des acti­vi­tés, il fau­drait deman­der aux pauvres gens qui y ont cru afin de vous faire une idée plus pré­cise, l’his­toire ne vous a pas ser­vi de leçon ?

    Ce qui nuit aux humains, c’est l’ex­cès et la croyance en la véri­té abso­lue. Vous avez un petit peu rai­son, Sar­ko­sy aus­si, Chouard éga­le­ment mais iso­lé­ment vous ne valez pas grand chose , une socié­té se construit à plu­sieurs et non pas les uns contre les autres et de ce point de vue , Vous, Sar­ko­sy ‚Chouard,
    les pauvres socia­listes comme Montebourg/Royal/Aubry/Delanoe/ mais aus­si Buffet/Le pen/Bayrou/Besancenot /et tous les par­ti­sans , vous êtes aveu­glés par vos propres certitudes

    bonne nuit

    Réponse
  72. André

    Bon­soir

    Selon mon ency­clo­pé­die Quillet :

    éthique = par­tie de la phi­lo­so­phie qui concerne la morale. On uti­lise plu­tôt morale pour dési­gner l’en­semble des pres­crip­tions admises dans une socié­té ou une civi­li­sa­tion don­née, leur obser­vance et leur pré­di­ca­tion et éthique pour dési­gner la spé­cu­la­tion réflexive por­tant sur l’ap­pré­cia­tion comme bonne ou mau­vaise de la conduite humaine.

    La morale, selon la même ency­clo­pé­die, est une science qui nous enseigne les règles à suivre pour faire le bien et pour évi­ter le mal.

    Les deux notions sont donc imbri­quées. D’ailleurs, dans ses dis­cours, Sar­ko­zy uti­lise indif­fé­re­ment les deux expressions.

    Pour ce qui est de la croyance en la véri­té abso­lue, cela fait plus de 20 ans que l’on nous dit que le mar­ché est le dogme suprême de l’hu­ma­ni­té, il suf­fit de lais­ser la liber­té des capi­taux se répandre, l’É­tat étant l’en­ne­mi (sauf pour sou­te­nir les ban­quiers et les spé­cu­la­teurs), de pri­va­ti­ser tout ce qui peut don­ner de la valeur à l’ac­tion­naire. Alors cher­chez où se trouve la croyance en la véri­té absolue.

    Une socié­té se construit effec­ti­ve­ment à plu­sieurs ; cela va à l’en­contre de la théo­rie néo­li­bé­rale qui pro­meut l’in­di­vi­dua­lisme et la concur­rence de tous contre tous comme règle sociale.

    Bonne nuit à vous aussi

    Réponse
  73. Zenfant

    bon­soir ,

    « l’É­tat étant l’ennemi »

    Per­sonne n’af­firme sérieu­se­ment ce que vous dites, et sur­tout pas Sar­ko­sy, le pro­blème est que vous n’en­ten­dez que ce que vous vou­lez entendre.

    Sar­ko­sy auquel vous vous réfé­rez sans cesse ( vous êtes à ce point dému­ni ? )est un grand inter­ven­tion­niste et il ne s’a­git en aucun cas d’un néo­li­bé­ral, le néo­li­bé­ra­lisme n’est pas en vigueur en France.

    quant à la morale cher mon­sieur, elle relève de l’ordre pri­vé ‚l’a­ven­ture de Strauss Kahn parait immo­rale pour cer­tains et ne pose pas de pro­blème de cet ordre à d’autres.

    L’é­thique concerne le com­por­te­ment et les règles de conduite collectives

    vous sem­blez bien endoctriné

    Zen­fant

    Réponse
  74. A-J Holbecq

    Si vous n’a­vez pas encore signé cette IMPORTANTE PÉTITION, c’est le moment de le faire…

    Voi­ci le texte com­plet de la pétition 
    « Pour que l’argent nous serve au lieu de nous asser­vir ! »

    En cette période de crise finan­cière et éco­no­mique, le sou­tien des États aux banques risque d’a­lour­dir encore la dette publique dont les seuls inté­rêts annuels englou­tissent déjà la qua­si tota­li­té de nos impôts sur le revenu.

    Peut-être vous inter­ro­gez-vous, êtes-vous cho­qués, dépassés ?

    Com­pre­nez-vous que l’Eu­rope s’ap­prête à ren­flouer les banques avec des mil­liards d’eu­ros alors que des postes sont sup­pri­més dans la fonc­tion publique, que vos retraites dimi­nuent, que l’on vous oblige à tra­vailler plus long­temps, que l’on ferme des petits hôpi­taux, mater­ni­tés, des tri­bu­naux par cause de défi­cit bud­gé­taire ? Com­ment se fait-il que l’Eu­rope et les États-Unis soient capables d’i­ma­gi­ner un plan de sau­ve­tage de plu­sieurs mil­liers de mil­liards pour sau­ver le sys­tème finan­cier au prix d’une dette encore alour­die, alors qu’ils res­tent impuis­sants à trou­ver les « petits » 100 mil­liards qui résou­draient le pro­blème de la faim , de la san­té et de l’é­du­ca­tion dans le monde entier ?

    Pour beau­coup d’entre nous, c’est par­fai­te­ment incom­pré­hen­sible ! Mais c’est mal­heu­reu­se­ment l’i­gno­rance dans laquelle les peuples sont tenus en matière moné­taire qui per­met de telles aberrations.

    Bien sûr on peut se dire que tout cela nous dépasse, que l’on n’y peut rien à notre niveau… Détrom­pez-vous ! Nous pou­vons non seule­ment résoudre la ques­tion de la dette publique dont le mon­tant risque de croître for­te­ment en 2009, mais en plus nous don­ner les moyens de finan­cer l’im­mense chan­tier à mettre en œuvre pour per­mettre à tous une réelle amé­lio­ra­tion de la qua­li­té de la vie, sans oublier personne.

    Pure uto­pie pen­sez-vous ? Cer­tai­ne­ment pas ! Savez-vous que :

    - Depuis 1971, plus aucune mon­naie n’est liée à un éta­lon réel (or), ce qui la rend depuis tota­le­ment vir­tuelle et donc poten­tiel­le­ment infi­nie. Seules les règles défi­nies par les hommes eux-mêmes en limitent l’émission.

    - En 1973, la France s’est léga­le­ment obli­gée d’emprunter sur les mar­chés finan­ciers cette mon­naie dont elle avait aupa­ra­vant le pou­voir d’émission !

    - Contrai­re­ment à ce que croit la majo­ri­té d’entre nous, ce ne sont plus les États qui émettent la mon­naie, mais le sys­tème ban­caire pri­vé. La Banque Cen­trale Euro­péenne a seule­ment le mono­pole de l’é­mis­sion des pièces et billets (soit 15% de la masse moné­taire) ; les banques com­mer­ciales créent la dif­fé­rence, soit 85%. Com­ment ? Lors­qu’elles acceptent une demande de cré­dit. Elles ont donc en main le des­tin des peuples, puis­qu’elles seules décident d’ac­cep­ter ou de refu­ser le finan­ce­ment des pro­jets dont les citoyens demandent le financement.

    - Suite au Trai­té de Maas­tricht (article 104 qui inter­dit à la BCE et aux banques cen­trales natio­nales d’ac­cor­der un quel­conque cré­dit aux ins­ti­tu­tions ou organes publics de la Com­mu­nau­té), toute l’Eu­rope est dans la même situa­tion. Cela conduit les États à s’en­det­ter pour obte­nir, au prix fort, auprès de la finance pri­vée, la mon­naie « vir­tuelle » qu’ils pour­raient émettre eux-mêmes par l’in­ter­mé­diaire de leur Banque Centrale.

    C’est ain­si que dans notre pays, depuis 1973, nous avons déjà payé, au seul titre de l’in­té­rêt, plus de 1300 mil­liards d’eu­ros, soit une ponc­tion actuelle sur nos impôts et sur le fruit de notre tra­vail de près de 120 mil­lions d’eu­ros par jour, et nous devons tou­jours 1250 mil­liards d’eu­ros en prin­ci­pal. Si nous n’avions pas eu à payer d’intérêts, nous n’aurions pas de dette publique !

    Les « élites » euro­péennes ont volon­tai­re­ment aban­don­né notre droit de créa­tion moné­taire, au pro­fit exclu­sif d’une finance pri­vée dont les excès et l’ir­res­pon­sa­bi­li­té sont aujourd’­hui éta­lés au grand jour ! Cette poli­tique du « tout mar­ché », appli­quée à la fonc­tion moné­taire, est la cause pre­mière de la dette publique, avec son cor­tège de res­tric­tions bud­gé­taires, res­ser­re­ment des aides sociales, salaires et condi­tions de tra­vail qui se dégradent, et recul du ser­vice public…

    Alors disons « ça suf­fit ! ». Ensemble récla­mons qu’au mini­mum la Banque Cen­trale Euro­péenne (ou à la Banque de France si néces­saire) puisse dis­po­ser du droit d’é­mis­sion moné­taire et de cré­dit au béné­fice des col­lec­ti­vi­tés – Etat, Régions, Dépar­te­ments et Com­munes – pour finan­cer les inves­tis­se­ments nécessaires.

    Aidez-nous dans notre action en signant d’une part cette péti­tion élec­tro­nique et, d’autre part, en écri­vant à vos élus et aux medias pour faire pres­sion sur eux afin que le sujet sorte enfin de l’ombre. Mer­ci aus­si de dif­fu­ser lar­ge­ment cet appel.

    Nous deman­dons ins­tam­ment aux pou­voirs poli­tiques d’ac­cé­der aux demandes suivantes.

    Au niveau de la zone euro :

    1 – Pour tout ce qui concerne le finan­ce­ment des pro­jets col­lec­tifs de l’eu­ro­zone – et en par­ti­cu­lier pour finan­cer la muta­tion qu’exige le défi éco­lo­gique ain­si que le virage tech­no­lo­gique pour pal­lier l’é­pui­se­ment de cer­taines res­sources natu­relles ; pour finan­cer la recherche, un ensei­gne­ment ain­si qu’un sys­tème de san­té de qua­li­té gra­tuits et, en géné­ral, pour tout ce qui sera consi­dé­ré démo­cra­ti­que­ment comme néces­saire pour l’a­mé­lio­ra­tion col­lec­tive de la qua­li­té de la vie de façon durable – la Banque Cen­trale Euro­péenne (BCE) doit pou­voir être contrainte à une émis­sion moné­taire cen­trale, éven­tuel­le­ment sans échéance et sans intérêts.

    2 – Les cri­tères de Maas­tricht doivent être revus et per­mettre de sou­mettre au débat démo­cra­tique, par exemple, les pro­po­si­tions suivantes :

    a) les bud­gets des États doivent être équi­li­brés en « fonc­tion­ne­ment » + « amor­tis­se­ments » par la fiscalité.

    b) les États et col­lec­ti­vi­tés publiques peuvent faire finan­cer les inves­tis­se­ments d’u­ti­li­té col­lec­tive par un appel à émis­sion moné­taire sans inté­rêt de la BCE.

    c) les besoins d’in­ves­tis­se­ments de l’eu­ro­zone liés aux objec­tifs décrits en (1) doivent éga­le­ment pou­voir être finan­cés par émis­sion moné­taire sans inté­rêt de la BCE.

    Les sta­tuts et la mis­sion de la Banque Cen­trale Euro­péenne doivent être revus en conséquence.

    Au niveau national :

    À défaut de faire abou­tir ce pro­jet au niveau euro­péen, d’o­pé­rer une reprise du droit col­lec­tif (natio­nal) d’é­mettre la mon­naie, éven­tuel­le­ment par émis­sion d’une mon­naie natio­nale , com­plé­men­taire à l’eu­ro, quitte à se mettre en dis­si­dence à l’é­gard de l’UE, non par anti euro­péa­nisme mais pour se don­ner la pos­si­bi­li­té de deve­nir un modèle d’ins­pi­ra­tion des autres Nations. 

     

    Le site, c’est : http://​fr​.public​-debt​.org ou http://​www​.det​te​pu​blique​.org/.

    Faites pas­ser…
    Mer­ci pour nous tous…

    Réponse
  75. A-J Holbecq

    Bon­jour

    Je ne savais pas trop où pla­cer cette info…

    « END THE FED ! »

    Ce dimanche, des mani­fes­ta­tions ont eu lieu dans 38 grandes villes amé­ri­caines, pour en finir avec la Réserve Fédérale :

    Le contrôle de la poli­tique moné­taire doit être ren­du au Congrès, et ne plus dépendre de gens non-élus, et d’or­ga­ni­sa­tions pri­vées qui sont inconstitutionnelles.

    Source : http://​www​.pri​son​pla​net​.com/​u​s​-​p​r​o​t​e​s​t​o​r​s​-​e​n​d​-​t​h​e​-​f​e​d​e​r​a​l​-​r​e​s​e​r​v​e​.​h​tml

    Par­mi les com­men­taires sur Pri­son Pla­net, l’é­vi­dence fait son chemin :

    « En finir avec la Fed, voi­là un objec­tif concret.
    Ces­sons de leur payer des mil­liards d’intérêts.
    C’est le rôle du Tré­sor public d’é­mettre la monnaie. »

    Réponse
  76. Orwelle

    Bon­jour Étienne,

    Dans votre mes­sage (63. Le mer­cre­di 20 août 2008), vous repor­tez que le défi­cit « de l’assurance- mala­die a jus­ti­fié le pro­jet gou­ver­ne­men­tal de réduire les rem­bour­se­ments de médi­ca­ments pour cer­tains trai­te­ments pro­lon­gés (dia­bète, can­cer, etc.). »

    Pour Julien Duval, cher­cheur au CNRS, CE DÉFICIT EST UN MYTHE dans la mesure où la Sécu n’est pas défi­ci­taire mais pré­sente « un besoin de finan­ce­ment » que les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs ont déci­dé de ne pas satis­faire en mul­ti­pliant depuis 1993 les exo­né­ra­tions de charges sociales. 

    En effet, l’affaiblissement de la pro­tec­tion sociale découle non pas d’arbitrages tech­niques mais d’un choix poli­tique : le trans­fert géné­ra­li­sé des « risques » du capi­tal vers le travail.

    http://​www​.acri​med​.org/​a​r​t​i​c​l​e​2​6​7​1​.​h​tml

    Ce qui est com­men­té ain­si sur beta​po​li​tique​.fr :

    « Il n’est pas scan­da­leux que les dépenses de san­té aug­mentent si ces aug­men­ta­tions se tra­duisent par une meilleure réponse aux besoins et si elles conduisent à une amé­lio­ra­tion de l’état sani­taire général.

    Si 10 mil­liards de défi­cit « abys­sal » repré­sentent – de 9 % du bud­get de la sécu­ri­té sociale, com­ment qua­li­fier les défi­cit de l’État qui repré­sente 20 % de son budget ?

    Les tenants de l’idéologie libé­rale, dénoncent cette part prise par les dépenses de san­té. Ce sont les mêmes qui se réjouissent que les consom­ma­teurs achètent plus d’automobiles, dépensent plus dans la télé­pho­nie mobile ou Inter­net, ou affectent une part plus grande de leur bud­get au loge­ment et aux loisirs.

    Une telle prise en “tenailles” de besoins sani­taires qui aug­mentent mais de recettes qui dimi­nuent par réduc­tion de leur assiette (chô­mage, blo­cage des salaires, exo­né­ra­tions de coti­sa­tions sociales à divers titres, etc…) conduit natu­rel­le­ment à un bilan finan­cier défi­ci­taire. Avec le déve­lop­pe­ment de l’idéologie libé­rale et la domi­na­tion pro­gres­sive du capi­ta­lisme finan­cier sur le capi­ta­lisme indus­triel, les experts et repré­sen­tants des milieux éco­no­miques reven­diquent la dimi­nu­tion des coti­sa­tions patro­nales non com­pen­sée par des coti­sa­tions nou­velles ou de l’élargissement à d’autres reve­nus. Le finan­ce­ment par les impôts ont ren­du plus opaque le finan­ce­ment de la Sécu­ri­té Sociale qui est ain­si deve­nue dépen­dante des déci­sions des gou­ver­ne­ments. La consé­quence est l’apparition régu­lière de défi­cits, la mul­ti­pli­ca­tion des “réformes”, des “plans de redres­se­ment”, et la réduc­tion de la prise en charge des malades. Le défi­cit de l’assurance mala­die est mis en avant pour opé­rer de nou­velles réduc­tions de prise en charge. Et des pro­jec­tions sont faites pour annon­cer qu’à ce train-là le défi­cit devien­drait tota­le­ment insupportable.

    Au-delà des chiffres, jamais ne sont en débat les choix poli­tiques et sociaux qui fondent la sécu­ri­té sociale, ou des pro­blèmes de l’organisation du sys­tème de soins. »

    Max
    30 août 2007
    http://​www​.beta​po​li​tique​.fr/​L​e​-​m​y​t​h​e​-​d​u​-​t​r​o​u​-​d​e​-​l​a​-​s​e​c​u​-​J​u​l​i​e​n​-​0​1​3​6​2​.​h​tml

    Réponse
  77. A-J Holbecq

    Bon­jour

    Réac­tua­li­sa­tion de cer­tains chiffres concer­nant la dette sur cette page http://​mon​naie​.wikis​paces​.com/​A​r​n​a​que, télé­char­geable en pdf sur ce lien

    Un tract est dis­po­nible sur une page recto

    J’en pro­fite pour vous annon­cer la sor­tie au prin­temps d’un petit livre (moins de 130 pages, moins de 10 euros) « Argent, dettes et banques », chez Yves Michel

    Ami­ca­le­ment à tou(te)s

    Réponse
  78. nuisette

    Avons-nous réel­le­ment l’am­bi­tion de réduire notre dette ?? on pour­rait par­fois en dou­ter, les pré­lè­ve­ments sont de plus en plus éle­vés, la dette est de plus en plus éle­vée, elle aus­si, le pou­voir d’a­chat dimi­nue, nos expor­ta­tions sont plu­tôt en recul et tout cela fait que le chô­mage s’ac­cen­tue et que per­sonne ne com­prend plus à quoi servent toutes ces sommes déblo­quées et quels sont les résul­tats obtenus.

    Avons-nous tout sim­ple­ment emprun­té le bon che­min ? il est vrai que ce n’est pas simple car nous sommes bien évi­dem­ment tri­bu­taires de l’Eu­rope, du Monde… mais mal­gré tout, il parait évident que plus la fis­ca­li­té directe ou indi­recte sera éle­vée moins il y aura de pou­voir d’a­chat… et conti­nuer à don­ner un peu par-ci un peu par-là pour cal­mer le jeu ne sera pas suf­fi­sant et ne fera qu’aug­men­ter notre dette, il n’existe pro­ba­ble­ment pas de solu­tion miracle mais nous pour­rions cer­tai­ne­ment pou­voir mieux faire et il y a suf­fi­sam­ment de spé­cia­listes pour y parvenir.

    Réponse
  79. A-J Holbecq

    Bon­jour

    La dette c’est bien (c’est une entrée de mon­naie dans les caisses de l’É­tat que celui-ci pour­rait per­ce­voir par l’im­pôt par exemple), mais les inté­rêts c’est néfaste (ce sont des dépenses inutiles)…

    S’il n’y avait pas d’in­té­rêts, les bud­gets annuels de l’É­tat seraient gros­so modo équi­li­brés.
    La dette, que nous ne rem­bour­se­rons jamais, reste néan­moins un « poids psychologique ».

    Si : il y a une solu­tion miracle qui tient en 2 lignes :  » les Banques Cen­trales peuvent rache­ter les titres de dette arri­vant à échéance et peuvent finan­cer, sous cer­taines condi­tions, les besoins d’in­ves­tis­se­ments des États ».

    Cor­dia­le­ment.

    AJH

    Réponse
  80. malire

    Bon­jour,

    le dette , c’est bien ? une solu­tion miracle ?

    com­ment , dans le SEBC ‚les banques cen­trales achètent t‑elles les titres de dettes ?

    vous croyez au miracle , c’est bien

    Cor­dia­le­ment

    Malire

    Réponse
  81. A-J Holbecq

    bon­jour,

    les banques cen­trales n’a­chètent pas de titres de dette : c’est inter­dit par l’ar­ticle 104 du Trai­té de Maas­tricht (Art 123 Lisbonne)

    Quand j’ai écrit « La dette c’est bien (c’est une entrée de mon­naie dans les caisses de l’É­tat que celui-ci pour­rait per­ce­voir par l’im­pôt par exemple) » je ne me suis pas pla­cé dans un débat qu’il faut avoir sur l’u­ti­li­sa­tion de la dette .
    Je me pla­çais dans l’es­prit qui est le même que celui d’un inves­tis­seur pri­vé. Avoir un cré­dit (donc une dette) c’est bien parce que ça per­met d’in­ves­tir sans dis­po­ser d’une épargne préa­lable longue à acquérir.

    De toute façon, s’il n’y avait pas de dettes (publiques et pri­vées) il n’y aurait pas de monnaie.

    Cor­dia­le­ment
    AJH

    Réponse
  82. ouverture92

    bon­jour,

    Je découvre aujourd’­hui votre blog et toutes les remar­quables (pour­tant peu remar­qués dans le « grand débat public ») cri­tiques appor­tées au sys­tème ins­ti­tu­tion­nel et moné­taire euro­péen. Je suis for­mé aux ques­tions moné­taires et je trouve que vos avis ont une grande pertinence.
    Pour autant, je me demande : pour­quoi ne cher­chez-vous pas à vous lier avec tous les pen­seurs actuels de l’é­co­no­mie moné­taire, notam­ment les éco­no­mistes atté­rés ? Cer­tains d’at­tac (pli­hon) d’autres moins connus (edwin le heron) mais tous ayant consa­cré leurs vies et leurs oeuvres à ces ques­tions là et qui pour­raient appor­ter une grande dose de scien­ti­fi­ci­té à vos pro­pos d’une grande intui­tion (selon moi).

    Peut-être cela est il déja fait ?

    Je vous remer­cie pour vos réponses

    Réponse
  83. Étienne

    Mer­ci Ouverture92,

    Je suis acca­blé par la vis­co­si­té intel­lec­tuelle de mes amis de gauche par rap­port au suf­frage uni­ver­sel, vache sacrée pro­fon­dé­ment anti­dé­mo­cra­tique mise au ser­vice d’un dis­cours à pré­ten­tion démo­cra­tique mais évi­dem­ment oligarchique…

    C’est com­plè­te­ment idiot.

    Mais, mani­fes­te­ment, je n’y peux abso­lu­ment rien.

    Je peux juste dire ici ce qui me paraît utile à la Cité, et puis c’est tout.

    Advienne que pourra.

    Sur le tirage au sort (puisque l’é­lec­tion est par­fai­te­ment indis­so­ciable (en le ren­dant pos­sible et impu­ni) du coup d’É­tat moné­taire des plus riches que sont les banques), je vous invite à lire « CENTRALITÉ DU TIRAGE AU SORT EN DÉMOCRATIE »

    Tant que les riches pour­ront finan­cer leurs can­di­dats, les pauvres souf­fri­ront de para­sites cupides et cruels, mais si on revient à la cause des causes, on com­prend qu’ils souf­fri­ront des consé­quences de leur propre reli­gion, stu­pide —insen­sible aux FAITS—, du suf­frage universel.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  84. yéti

    Lors d’une réunion publique, la réponse du oui­nouin rose Hol­lande sur l’ar­ticle 104 de Maastricht
    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​k​b​w​4​8​_​f​r​a​n​c​o​i​s​-​h​o​l​l​a​n​d​e​-​e​t​-​l​a​-​d​e​t​t​e​-​p​u​b​l​i​q​u​e​-​a​c​c​a​b​l​a​n​t​_​n​ews
    le triple AAA tatoué sur le cul est plei­ne­ment confirmé !

    « C’est sous l’égide du oui­nouin rose Jacques Delors, ministre de l’Economie et des Finances de Dieu, que la loi ban­caire 84–46 du 24 jan­vier 1984 (dite de « moder­ni­sa­tion » !) abro­gea la loi du 2 décembre 1945 (sépa­ra­tion des banques d’af­faires, dépôts, cré­dits, contrôles par des com­mis­saires du gou­ver­ne­ment). Elle fit dis­pa­raître la dis­tinc­tion fon­da­men­tale des acti­vi­tés ban­caires sous un titre unique, les « éta­blis­se­ments de cré­dit » , les libé­rant ain­si de toute contrainte sur l’origine et l’investissement de leurs res­sources. C’est ce que les oui­nouins roses nom­mèrent fiè­re­ment « banque uni­ver­selle » . Aujourd’hui, la banque benête est deve­nue un véri­table oli­go­pole contrô­lé par 4 Sei­gneurs Capi­ta­listes (ils ont tout ava­lé) : BNP-Pari­bas, Socié­té géné­rale, Cré­dit agri­cole et Caisse d’épargne-Banque populaire.

    En 2008, Socié­té géné­rale, à elle seule, a éva­cué vers une struc­ture de défai­sance (fosse sep­tique for­mée des contri­buables benêts) près de 45 mil­liards d’euros de titres toxiques. » 

    Extrait de « Le fou­tage de gueule oui­nouin rose » 
    Édi­tions Impériales

    Réponse

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