Monsieur Giscard d’Estaing (futur candidat à la présidence de l’UE ?) confirme la scandaleuse arnaque du « mini-traité simplifié » (il oublie cependant quelques « détails »)

27/10/2007 | 91 commentaires

Traité européen : « les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils » »

L’in­croyable aveu de Valé­ry Gis­card d’Es­taing, ancien pré­sident de la Conven­tion euro­péenne et can­di­dat pro­bable à la future pré­si­dence de l’U­nion Euro­péenne, publié dans Le Monde du 26 octobre 2007 :
https://​www​.lemonde​.fr/​i​d​e​e​s​/​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​0​7​/​1​0​/​2​6​/​l​a​-​b​o​i​t​e​-​a​-​o​u​t​i​l​s​-​d​u​-​t​r​a​i​t​e​-​d​e​-​l​i​s​b​o​n​n​e​-​p​a​r​-​v​a​l​e​r​y​-​g​i​s​c​a​r​d​-​d​-​e​s​t​a​i​n​g​_​9​7​1​6​1​6​_​3​2​3​2​.​h​tml

La boîte à outils du traité de Lisbonne, par Valéry Giscard d’Estaing

Dans une tri­bune publiée le 26 octobre 2007, l’an­cien pré­sident de la Conven­tion euro­péenne estime que l’in­té­gra­li­té des pro­po­si­tions du pre­mier trai­té ins­ti­tu­tion­nel, reje­té par les citoyens fran­çais et hol­lan­dais en 2005, se retrouve dans le texte de Lis­bonne, ‘mais dans un ordre différent ».

« Les évé­ne­ments média­tiques du 18 octobre ont cap­ti­vé l’at­ten­tion du public, qui a sem­blé por­ter peu d’in­té­rêt à l’ac­cord inter­ve­nu à Lis­bonne, au sein du Conseil euro­péen, en vue de l’a­dop­tion d’un nou­veau trai­té ins­ti­tu­tion­nel. Pour­tant beau­coup de Fran­çais, per­tur­bés par le rejet du mal­heu­reux réfé­ren­dum de 2005, aime­raient com­prendre en quoi le trai­té de Lis­bonne dif­fère du pro­jet de trai­té constitutionnel.

La dif­fé­rence porte davan­tage sur la méthode que sur le conte­nu. Le trai­té consti­tu­tion­nel résul­tait d’une volon­té poli­tique expri­mée dans la décla­ra­tion de Lae­ken approu­vée à l’u­na­ni­mi­té par les membres du Conseil euro­péen : il s’a­gis­sait de sim­pli­fier les ins­ti­tu­tions euro­péennes ren­dues inef­fi­caces par les der­niers élar­gis­se­ments, de mettre davan­tage de démo­cra­tie et de trans­pa­rence dans l’U­nion euro­péenne, et d’ou­vrir « la voie vers une Consti­tu­tion pour les citoyens euro­péens ».

Cet objec­tif se reflé­tait dans la com­po­si­tion de la Conven­tion, qui regrou­pait des repré­sen­tants du Par­le­ment euro­péen et des Par­le­ments natio­naux, des gou­ver­ne­ments des États membres et de la Com­mis­sion euro­péenne. Et sur­tout ses débats étaient publics. Cha­cun pou­vait peser le pour et le contre. Le pro­jet de trai­té consti­tu­tion­nel était un texte nou­veau, ins­pi­ré par une volon­té poli­tique, et se sub­sti­tuant à tous les trai­tés antérieurs.

Pour le trai­té de Lis­bonne, ce sont les juristes du Conseil qui ont été char­gés de rédi­ger le texte. Ils l’ont fait avec com­pé­tence et pré­ci­sion, en res­pec­tant le man­dat qui leur avait été don­né par le Conseil euro­péen du 22 juin. Ils ont repris la voie clas­sique sui­vie par les ins­ti­tu­tions bruxel­loises, qui consiste à modi­fier les trai­tés anté­rieurs par voie d’amende­ments : le trai­té de Lis­bonne se situe exac­te­ment dans la ligne des trai­tés d’Am­ster­dam et de Nice, igno­rés du grand public.

Les juristes n’ont pas pro­po­sé d’in­no­va­tions. Ils sont par­tis du texte du trai­té consti­tu­tion­nel, dont ils ont fait écla­ter les élé­ments, un par un, en les ren­voyant, par voie d’a­men­de­ments aux deux trai­tés exis­tants de Rome (1957) et de Maas­tricht (1992).

ILLISIBLE POUR LES CITOYENS

Le trai­té de Lis­bonne se pré­sente ain­si comme un cata­logue d’a­men­de­ments aux trai­tés anté­rieurs. Il est illi­sible pour les citoyens, qui doivent constam­ment se repor­ter aux textes des trai­tés de Rome et de Maas­tricht, aux­quels s’ap­pliquent ces amen­de­ments. Voi­là pour la forme.

Si l’on en vient main­te­nant au conte­nu, le résul­tat est que les pro­po­si­tions ins­ti­tu­tion­nelles du trai­té consti­tu­tion­nel — les seules qui comp­taient pour les conven­tion­nels — se retrouvent inté­gra­le­ment dans le trai­té de Lis­bonne, mais dans un ordre dif­fé­rent, et insé­rées dans les trai­tés antérieurs.

Je me conten­te­rai de deux exemples : celui de la dési­gna­tion d’un pré­sident stable de l’U­nion euro­péenne, qui repré­sente l’a­van­cée la plus pro­met­teuse du pro­jet. Elle figu­rait dans le trai­té consti­tu­tion­nel au titre des ins­ti­tu­tions et organes de l’U­nion. L’ar­ticle 22 indi­quait : « Le Conseil euro­péen élit son pré­sident à la majo­ri­té qua­li­fiée pour une durée de deux ans et demi, renou­ve­lable une fois », et l’ar­ticle se pour­sui­vait par 11 lignes décri­vant le rôle de ce président.

Si l’on recherche cette dis­po­si­tion dans le trai­té de Lis­bonne, on la retrouve dans l’a­men­de­ment 16 au titre III du trai­té de Maas­tricht qui indique : « … un article 9B est insé­ré : le Conseil euro­péen et son pré­sident »; para­graphe 5 : « Le Conseil euro­péen élit son pré­sident à la majo­ri­té qua­li­fiée pour une durée de deux ans et demi, renou­ve­lable une fois… », et le para­graphe se pro­longe par 11 lignes décri­vant à l’i­den­tique le rôle du président.

Le même exemple pour­rait être cité concer­nant le rôle et l’é­lec­tion du Par­le­ment euro­péen. L’ar­ticle 9A du trai­té de Lis­bonne repro­duit au mot à mot l’ar­ticle 20 du pro­jet de trai­té constitutionnel.

La conclu­sion vient d’elle-même à l’es­prit. Dans le trai­té de Lis­bonne, rédi­gé exclu­si­ve­ment à par­tir du pro­jet de trai­té consti­tu­tion­nel, les outils sont exac­te­ment les mêmes. Seul l’ordre a été chan­gé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redé­co­rée, en uti­li­sant un modèle ancien, qui com­porte trois casiers dans les­quels il faut fouiller pour trou­ver ce que l’on cherche.

Il y a cepen­dant quelques dif­fé­rences. Trois d’entre elles méritent d’être notées. D’a­bord le mot « Consti­tu­tion » et l’ad­jec­tif « consti­tu­tion­nel » sont ban­nis du texte, comme s’ils décri­vaient des mala­dies hon­teuses. Le concept avait pour­tant été intro­duit par les gou­ver­ne­ments eux-mêmes dans la décla­ra­tion de Lae­ken (approu­vée à l’é­poque par Tony Blair et Jacques Chirac).

Il est vrai que l’ins­crip­tion dans le trai­té consti­tu­tion­nel de la par­tie III, décri­vant les poli­tiques de l’U­nion, consti­tuait sans doute une mal­adresse. L’ap­pa­rence pou­vait faire croire qu’il s’a­gis­sait de leur don­ner une valeur « consti­tu­tion­nelle », alors que l’ob­jec­tif était seule­ment de réunir tous les trai­tés en un seul.

Et l’on sup­prime du même coup la men­tion des sym­boles de l’U­nion : le dra­peau euro­péen, qui flotte par­tout, et l’hymne euro­péen, emprun­té à Beethoven.

Quoique ridi­cules, et des­ti­nées heu­reu­se­ment à res­ter inap­pli­quées, ces déci­sions sont moins insi­gni­fiantes qu’elles n’y paraissent. Elles visent à écar­ter toute indi­ca­tion ten­dant à évo­quer la pos­si­bi­li­té pour l’Eu­rope de se doter un jour d’une struc­ture poli­tique. C’est un signal fort de recul de l’am­bi­tion poli­tique euro­péenne.

Concer­nant, ensuite, les réponses appor­tées aux demandes for­mu­lées notam­ment en France par cer­tains adver­saires du trai­té consti­tu­tion­nel, il faut consta­ter qu’elles repré­sentent davan­tage des satis­fac­tions de poli­tesse que des modi­fi­ca­tions substantielles.

Ain­si l’ex­pres­sion « concur­rence libre et non faus­sée », qui figu­rait à l’ar­ticle 2 du pro­jet, est reti­rée à la demande du pré­sident Sar­ko­zy, mais elle est reprise, à la requête des Bri­tan­niques, dans un pro­to­cole annexé au trai­té qui sti­pule que « le mar­ché inté­rieur, tel qu’il est défi­ni à l’ar­ticle 3 du trai­té, com­prend un sys­tème garan­tis­sant que la concur­rence n’est pas faus­sée ».

Il en va de même pour ce qui concerne le prin­cipe de la supé­rio­ri­té du droit com­mu­nau­taire sur le droit natio­nal, dont le texte de réfé­rence reste inchan­gé dans le trai­té. En revanche, la France va pou­voir accroître de plus d’un tiers ses droits de vote au Conseil, grâce à la double majo­ri­té intro­duite par le pro­jet de trai­té constitutionnel.

CONCESSIONS AUX BRITANNIQUES

Beau­coup plus impor­tantes, enfin, sont les conces­sions faites aux Bri­tan­niques. La charte des droits fon­da­men­taux — sorte de ver­sion amé­lio­rée et actua­li­sée de la charte des droits de l’homme — est reti­rée du pro­jet, et fera l’ob­jet d’un texte sépa­ré, ce qui per­met­tra à la Grande-Bre­tagne de ne pas être liée par elle.

Dans le domaine de l’har­mo­ni­sa­tion et de la coopé­ra­tion judi­ciaires, la Grande-Bre­tagne se voit recon­naître des droits mul­tiples de sor­tie et de retour dans le sys­tème. Bref, après avoir réus­si à affai­blir les pro­po­si­tions visant à ren­for­cer l’in­té­gra­tion euro­péenne, comme le refus du titre de ministre des affaires étran­gères de l’U­nion euro­péenne, elle se place en situa­tion d’ex­cep­tion par rap­port aux dis­po­si­tions qui lui déplaisent.

Le texte des articles du trai­té consti­tu­tion­nel est donc à peu près inchan­gé, mais il se trouve dis­per­sé en amen­de­ments aux trai­tés anté­rieurs, eux-mêmes réamé­na­gés. On est évi­dem­ment loin de la sim­pli­fi­ca­tion. Il suf­fit de consul­ter les tables des matières des trois trai­tés pour le mesurer !

Quel est l’in­té­rêt de cette sub­tile manœuvre ? D’a­bord et avant tout d’é­chap­per à la contrainte du recours au réfé­ren­dum, grâce à la dis­per­sion des articles, et au renon­ce­ment au voca­bu­laire constitutionnel.

Mais c’est aus­si, pour les ins­ti­tu­tions bruxel­loises, une manière habile de reprendre la main, après l’in­gé­rence des par­le­men­taires et des hommes poli­tiques, que repré­sen­taient à leurs yeux les tra­vaux de la Conven­tion euro­péenne. Elles imposent ain­si le retour au lan­gage qu’elles maî­trisent et aux pro­cé­dures qu’elles pri­vi­lé­gient, et font un pas de plus qui les éloigne des citoyens.

La phase sui­vante sera celle des rati­fi­ca­tions. Elle ne devrait pas ren­con­trer de grandes dif­fi­cul­tés — en dehors de la Grande-Bre­tagne où un réfé­ren­dum abou­ti­rait mani­fes­te­ment à un rejet —, car la com­pli­ca­tion du texte et son aban­don des grandes ambi­tions suf­fisent pour en gom­mer les aspérités.

Mais sou­le­vons le cou­vercle, et regar­dons dans la boîte : les outils sont bien là, tels que les avait soi­gneu­se­ment éla­bo­rés la Conven­tion euro­péenne, des outils inno­vants et per­for­mants : la pré­si­dence stable, la Com­mis­sion réduite et recen­trée, le Par­le­ment légis­la­teur de plein droit, le ministre des affaires étran­gères en dépit de sa cas­quette trop étroite, la prise de déci­sions à la double majo­ri­té, celle des Etats et celle des citoyens, et la Charte des droits fon­da­men­taux la plus avan­cée de notre planète.

Le jour où des femmes et des hommes, ani­més de grandes ambi­tions pour l’Eu­rope, déci­de­ront de s’en ser­vir, ils pour­ront réveiller, sous la cendre qui le recouvre aujourd’­hui, le rêve ardent de l’Eu­rope unie. »

Valé­ry Gis­card d’Es­taing, ancien pré­sident de la Conven­tion européenne

Source : Le Monde, 26 octobre 2007, https://​www​.lemonde​.fr/​i​d​e​e​s​/​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​0​7​/​1​0​/​2​6​/​l​a​-​b​o​i​t​e​-​a​-​o​u​t​i​l​s​-​d​u​-​t​r​a​i​t​e​-​d​e​-​l​i​s​b​o​n​n​e​-​p​a​r​-​v​a​l​e​r​y​-​g​i​s​c​a​r​d​-​d​-​e​s​t​a​i​n​g​_​9​7​1​6​1​6​_​3​2​3​2​.​h​tml

Mon com­men­taire :

Futur can­di­dat à la Pré­si­dence de l’U­nion euro­péenne (can­di­da­ture qui ferait de lui un acteur consti­tuant non dés­in­té­res­sé, à la fois juge et par­tie), VGE « oublie » de signa­ler quelques menus détails que les exé­cu­tifs ont bizar­re­ment conser­vés en pas­sant du TCE sug­gé­ré au TME impo­sé :

  • La confu­sion des pou­voirs dans les mains des ministres sur des sujets aus­si impor­tants que dis­si­mu­lés (nous n’a­vons tou­jours aucune liste des domaines d’ap­pli­ca­tion des « lois sans par­le­ment » que sont les « pro­cé­dures légis­la­tives spé­ciales » et les « actes non legis­la­tifs »). Quand il parle de « Par­le­ment légis­la­teur de plein droit », VGE « oublie » de signa­ler ces domaines cachés où le Par­le­ment est inter­dit (concur­rence, mar­ché inté­rieur, etc.) ;
  • La dépen­dance des juges, pour leur car­rière, envers les exé­cu­tifs qui les nomment (aucune démo­cra­tie digne de ce nom ne bafoue ain­si l’in­dé­pen­dance de la magistrature) ;
  • Le sabor­dage moné­taire (art. 104 de Maas­tricht) qui consiste à inter­dire à l’UE et aux États membres de créer ex-nihi­lo la mon­naie dont les peuples ont besoin et à les obli­ger à emprun­ter cette mon­naie auprès d’ac­teurs pri­vés au prix d’un inté­rêt rui­neux qui crée une dette publique lit­té­ra­le­ment asphyxiante pour les États membres ; L’UE reste une béné­dic­tion pour les banques et les ren­tiers (prê­teurs) et une malé­dic­tion pour les entre­prises et les sala­riés (emprun­teurs).
  • Les pro­cé­dures de révi­sion consti­tu­tion­nelle « chèques en blanc » qui sont, au choix, soit tota­le­ment ver­rouillées quand les peuples sont consul­tés (ver­rou = triple una­ni­mi­té requise à 27 pays pour la révi­sion « ordi­naire »), soit tota­le­ment excluantes en tenant les peuples à l’é­cart quand elles pré­voient un peu de sou­plesse (révi­sion « simplifiée ») ;
  • La totale impuis­sance poli­tique des citoyens entre deux élec­tions (droit de péti­tion sans aucune force contrai­gnante), aggra­vée par l’o­pa­ci­té des déci­sions euro­péennes qui rend théo­rique tout contrôle citoyen…
  • La pro­tec­tion extra­va­gante des fonc­tion­naires euro­péens (immu­ni­té judi­ciaire à vie) per­dure, sans débat ;
  • Aucun organe n’est réel­le­ment poli­ti­que­ment res­pon­sable de ses déci­sions : ni le Par­le­ment, ni le Conseil des Ministres, ni le Conseil Euro­péen, ni la Banque Cen­trale Euro­péenne, ni même la Com­mis­sion (puisque la cen­sure est aux 2⁄3 et sur sa seule ges­tion)… Qui donc est res­pon­sable de ses actes, au quo­ti­dien, dans cette Union euro­péenne soi-disant « cham­pionne de la démo­cra­tie » ? Étienne Chouard.

Si on cherche les ori­gines des tra­hi­sons de Gis­card, il faut remon­ter à celles de son maître :

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Étienne

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91 Commentaires

  1. RST

    Pour avoir une idée, si besoin est, du mépris dans lequel nous tiennent nos diri­geants poli­tiques, voi­la ce que disait le père du TCE, Valé­ry Gis­card d’Es­taing dans Le Point en juillet der­nier, au sujet du non à la « constitution » :

    « Les Fran­çais ont sur­tout dit non au pou­voir poli­tique en place à l’é­poque ! Si l’on orga­ni­sait aujourd’hui un réfé­ren­dum sur l’Europe, les élec­teurs vote­raient non à la TVA sociale… Les élec­teurs s’expriment sur les sujets qu’ils choi­sissent et répondent à des ques­tions qui ne leur sont pas néces­sai­re­ment posées »

    Il nous prend vrai­ment pour des cons !

    Réponse
  2. j-jour

    RST, effec­ti­ve­ment et ça ne date pas d’hier !

    « Trai­té euro­péen : « les outils sont exac­te­ment les mêmes,
    seul l’ordre a été chan­gé dans la boîte à outils » »
    L’incroyable aveu de Valé­ry Gis­card d’Es­taing, ancien pré­sident de la Conven­tion européenne
    et can­di­dat pro­bable à la future pré­si­dence de l’U­nion Euro­péenne, publié dans Le Monde du 26 octobre 2005 :

    Et une toute petite chose a chan­gé quand même, Etienne Chouard, la date de l’année ! :=))

    Réponse
  3. Étienne

    Mer­ci j‑jour, j’ai cor­ri­gé ;o)

    Réponse
  4. Gilbert SOULET

    Bon­jour Mon­sieur Étienne Chouard,

    Vous trou­ve­rez ci-après ma lettre d’hier 28–10 adres­sée à mes cama­rades du PS en Vau­cluse, et bien au-delà ;
    J’en ai fait un copié-col­lé sur le site:< http://​www​.marian​ne2​.fr/ >

    Bon dimanche à tous,

    Allez, j’ose :

    Chers cama­rades, et si en hauts lieux, TOUS se déci­daient enfin à écou­ter les mili­tants de base ? Sans quoi, notre PS risque d’y perdre son âme !

    Ami­tiés socialistes, 

    Gil­bert de Per­tuis en Luberon.

    Bon­jour François,
    Salut chers camarades,

    Au risque de vous sur­prendre vio­lem­ment, mes cama­rades, l’at­ti­tude com­mune du PS ne peut être que le NON ; Puisque tout un cha­cun, en hauts lieux, s’ac­corde à dire que le nou­veau Trai­té pro­po­sé est le frère de feu le TCE, et que l’hon­neur serait sauf !

    N’ou­blions pas que le NON a été lar­ge­ment majo­ri­taire le 29 mai 2005, alors que la très grande majo­ri­té des par­le­men­taires de droite, comme du PS étaient pour le OUI.

    Quant à trou­ver que « le débat est beau­coup plus serein, beau­coup plus apai­sé » qu’en 2004–2005 sur la ques­tion euro­péenne, c’est aller très vite en besogne, car nous n’en avons jamais dis­cu­té au sein, par exemple de notre sec­tion et/ou de la FD/PS84 ;

    J’en veux encore pour preuve la convo­ca­tion reçue ce matin pour le mar­di 30 octobre à La Tour d’Aigues pour la pré­sen­ta­tion des can­di­da­tures à l’é­lec­tion can­to­nale de mars 2008, men­tion­nant, par ailleurs le vote, à Per­tuis le jeu­di 8 novembre de 17h00 à 22h00 pour le candidat.

    De trai­té modi­fié, tou­jours point.

    Après celà, notre n°2, Fran­çois Reb­sa­men, pour­ra envi­sa­ger des « sanc­tions » si…;
    Com­ment, mes cama­rades ima­gi­ner le pire, alors que l’ombre d’une dis­cus­sion n’a pas été programmée !
    Attend-on les len­de­mains du 6 novembre ? Mais la démo­cra­tie, n’est-ce pas dans les deux sens, et par les remon­tées de la base ?

    Que l’on soit pour le OUI ou pour le NON, la démo­cra­tie exige au mini­mum que le Peuple en décide par référendum.

    Quant à la réforme des Ins­ti­tu­tions, je suis bien d’ac­cord de ne pas accep­ter de voir modi­fié son article 20 qui offi­cia­li­se­rait, s’il était adop­té, l’om­ni­pré­sence du Pré­sident de la Répu­blique au détri­ment du Par­le­ment et de son 1er Ministre ! Je suis per­son­nel­le­ment pour une Répu­blique Parlementaire.

    À voir modi­fié quelque chose dans notre Consti­tu­tion, j’au­rais bien aimé que soit exa­mi­né l’ar­ticle 88.1−2, pour l’a­bro­ger, pour pou­voir pré­tendre nous faire expri­mer sur le Trai­té Euro­péen modifié.

    Je vous adresse mon ami­tié de Per­tuis en Luberon.
    Gilbert…

    Réponse
  5. jacqueline

    Non au mini-trai­té. Au peuple de déci­der et non aux élus de nous l’im­po­ser, comme le sou­haite Nico­las Sarkozy.

    Réponse
  6. Vladimir

    bon­jour,
    mer­ci de prendre note :

    Europe : « On peut contraindre Sar­ko­zy au référendum »
    par Julien Mar­tin (Rue89) 07H52 31/10/2007

    Lie­ne­mann et Qui­lès demandent à la gauche de blo­quer le pro­ces­sus de rati­fi­ca­tion en refu­sant de modi­fier la Constitution.

    http://​rue89​.com/​2​0​0​7​/​1​0​/​3​1​/​e​u​r​o​p​e​-​o​n​-​p​e​u​t​-​c​o​n​t​r​a​i​n​d​r​e​-​s​a​r​k​o​z​y​-​a​u​-​r​e​f​e​r​e​n​dum

    Réponse
  7. Vladimir

    Bon­jour,

    Com­men­taire signa­lant une piste de l’Europe mili­taire (une des faces cachées du trai­té modifié) :

    « Est-ce que la vigueur de la crois­sance amé­ri­caine, … ne sus­cite pas quelque chose comme l’im­pres­sion que nous… sommes en train de payer … la guerre d’i­rak,… Va savoir.

    Rédi­gé par : x.delcourt | le 02/11/2007 à 20:50″

    Non ! Vrai­ment ? Une vidéo peut-être x.delcourt ? Voi­ci le lien :

    http://​www​.eucom​.mil/​e​n​g​l​i​s​h​/​i​n​d​e​x​.​asp

    Ensuite, dans le menu à gauche, dans la liste Euro­pean Com­mand, cli­quez sur le lien : Mission. 
    Puis allez en bas de la page, et cli­quez sur le lien : EUCOM Com­mand Video. 
    Vous y trou­ve­rez une carte inté­res­sante de « Europ » et de sa zone d’in­fluence (je ras­sure J4M, la Tur­quie en fait bien par­tie, avec un peu d’a­vance, il est vrai…) et à 1mn58 du début, vous ver­rez quelle est la vraie place de l’UE dans la guerre en Irak. 95% du maté­riel passe par là, pré­cise la voix off, et la moi­tié du per­son­nel vient de là…

    Éton­nant non ? La moi­tié des sol­dats en Irak viennent… de l’UE… On avait une armée en Europe et on ne le savait pas non plus ? On nous cach’­tout on nous dit rien, comme dit la chanson.

    Évi­dem­ment, le film ne fait aucune men­tion du fait que les citoyens euro­péens sont majo­ri­tai­re­ment oppo­sés à la guerre en Irak. Qu’est ce qu’on en a à f… des citoyens euro­péens, y com­pris, d’ailleurs, sou­vent sur ce blog où on conti­nue de glo­ser sur « les peuples », tou­jours plus faci­le­ment maniables.

    Même les diri­geants de l’UE ne leur demandent jamais leur avis, aux citoyens de l’UE, alors les amé­ri­cains… Où bien est-ce le contraire… Comme vous me l’a­viez fait remar­quer une fois je crois, x.delcourt, c’est com­pli­qué tout ça, pour des petites têtes comme nous…

    Je vous ai indi­qué exac­te­ment le che­min à suivre pour trou­ver le lien vers cette vidéo de crainte que d’autres, qui ne com­prennent pas l’an­glais comme vous, ne s’é­garent, dans le menu, vers le lien qui per­met d’ac­cé­der direc­te­ment à la ver­sion fran­çaise du site. En effet, dans la ver­sion fran­çaise du site, âmes sen­sibles s’abs­te­nir, le lien vers la vidéo n’existe pas… pour­tant c’est pas com­pli­qué de faire des V.F. ou des V.O. sous-titrées de films amé­ri­cains, nos ciné­mas et écrans télé en sont pleins…

    Bon, à tous, vrai­ment déso­lé, j’ai encore inter­rom­pu un grave débat sur des ques­tions graves de sou­ve­rai­ne­té dans les cou­lisses de l’UE… donc repre­nons.… donc, oui, nous disions, le Gou­ver­ne­ment de la Banque Cen­trale, le cours de l’Eu­ro, la dic­ta­ture… par­don, le gou­ver­ne­ment chi­nois, l’I­ran, le Dar­four, un nou­veau trai­té, des nou­velles têtes…

    Rédi­gé par : artu­rh | le 03/11/2007 à 09:41

    http://​bruxelles​.blogs​.libe​ra​tion​.fr/​c​o​u​l​i​s​s​e​s​/​2​0​0​7​/​1​1​/​r​e​g​a​r​d​e​-​l​e​-​d​o​l​l​.​h​tml

    Réponse
  8. guilloualain

    la mobi­li­sa­tion sociale com­mence, elle est légi­time, fai­sons donc en sorte qu’elle porte la reven­di­ca­tion fon­da­men­tale, car quand le pou­voir hier aro­gant sera à poil, il fau­dra prendre acte de ce qui est adve­nu pour notre répu­blique, et la ques­tion d’une nou­velle répu­blique sera lancinante.

    Le camp des godillots et des rené­gats se désa­grè­ge­ra, tous se ligue­ront contre celui qui sera « évi­dem­ment  » le seul res­pon­sable de ce naufrage…Il ne fau­dra pas tom­ber dans le piège d’é­par­gner ses sou­tiens et com­plices « d’hier ».

    La crise sociale est inévi­table à tous les étages de la société !

    Réponse
  9. no pasaran

    N’est-il pas envi­sa­geable, indis­pen­sable, d’or­ga­ni­ser une mani­fes­ta­tion monstre à Ver­sailles le jour où les séna­teurs et dépu­tés siè­ge­ront en congrès afin de rendre pos­sible la rati­fi­ca­tion du trai­té « simplifié » ?

    Il me semble que le viol de la démo­cra­tie sur un sujet aus­si fon­da­men­tal, est de nature à mobi­li­ser le peuple bien au-delà des oppo­sants (actuels et futurs) à NS.

    Réponse
  10. phileas

    ILLISIBLE POUR LES CITOYENS

    illi­sible tout court !! com­ment peut-on publier des textes sur des fonds verts ou rouges ?
    ça pique les yeux !!

    deman­dez l’aide d’un gra­phiste, ou faites sobre !

    quant au contenu…
    enfin…
    c’est dit dans le titre : « ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pouvoir. »
    On a refu­sé le texte clair et concis de la consti­tuante… on se tape le fatra trop vite fice­lé par des ‘hommes de pou­voir’ entre 2 avions…
    c’est bien, c’est bien…

    Réponse
  11. Eric

    Pour info, vous pou­vez voter et mettre vos propres son­dages sur Pole­mus sur tous les sujets rela­tifs à l’europe !

    Réponse
  12. pas perdus

    Inquié­tant.

    D’au­tant qu’on dirait que ce nou­veau trai­té va être approu­vé sans débat au Parlement.

    Réponse
  13. Marc

    J’ai été très tou­ché par votre inter­view dans Libé­ra­tion. Vous avez rai­son sur la vio­lence faite au peuple fran­çais. Je vous féli­cite de ces fortes paroles si rares dans l’or­me­ta média­tique sur le thème.

    Il faut aus­si invi­ter vos lec­teurs à écrire à leurs dépu­tés, à leurs séna­teurs, aux diri­geants de l’UMP, du centre et du PS. Le site « NON C’EST NON » a publié des modèles de lettre à reprendre ou à s’en inspirer.

    Que peut on faire ? Il faut aus­si nous aider vous qui avez pesé lors du réfé­ren­dum, pou­vez vous mettre votre site plus en ordre de com­bat, pour qu’il soit plus facile de s’y retrou­ver et accès le site sur le coup d’E­tat du nou­veau traité.

    Réponse
  14. j-jour

    Nopa­sa­ran,

    Avant une « mani­fes­ta­tion monstre » (que je sou­hai­te­rais de tout coeur) il va fal­loir en faire des ren­contres et des réunions, non ?

    Vous connais­sez le calen­drier ? La date de Versailles ?

    Mer­ci.
    Cordialement.

    Réponse
  15. j-jour

    Je viens de décrou­vrir une page « euro­péenne » qui demande la tenue d’un réfé­ren­dum, et ren­voie à la signa­ture d’une péti­tion, mais je suis assez cho­quée par l’ap­pa­rence et la formulation !
    « Un réfé­ren­dum pour le nou­veau trai­té européen »
    http://​refe​ren​du​meu​ro​pe2007​.free​.fr/

    Je n’aime pas du tout ce POUR intro­dui­sant direc­te­ment « le nou­veau trai­té » je le trouve on ne peut plus ambigü ; je serais bien curieuse de savoir qui a pro­po­sé cette « for­mule » brillan­tis­sime (ou machiavélique?)

    Je ne suis pas pour un réfé­ren­dum « pour » le nou­veau trai­té ! Je suis pour un réfé­ren­dum pour déci­der du nou­veau traité !

    Réponse
  16. j-jour

    Tout compte fait, il y a quelque chose d’autre qui me gêne (cf poste précédent):

    c’est « nou­veau » dans « nou­veau trai­té » – qui tra­ves­tit la réa­li­té de la copie.

    Réponse
  17. emmaa

    Je ne vous connais mais j’ap­pré­cie quand je vous lis votre recherche de la véri­té et ce qui me semble être de l’hon­nê­te­té intellectuelle.

    Il faut du temps, du temps pour lire, com­prendre ce qui se passe et je me sens bien dépassée.

    Je vou­lais vous deman­der : quels médias lisez-vous pour vous infor­mer (j’i­ma­gine indépendants)?

    Mer­ci à vous.

    Réponse
  18. Vladimir

    Une des faces cachées des trai­tés Europeens,comme dans la der­niere ver­sion “modi­fiée” ‚est l’hypocrisie de la concur­rence libre et non faussée.

    Les gou­ver­ne­ments fran­çais suc­ces­sifs depuis des
    decen­nies ont pro­mus les “Zones Franches” sous
    pre­texte d’endiguer le chomage.

    Dans ces zones les entreprises,souvent simples boites aux lettres, sont exo­ne­rées des charges sociales,d’ou trous dans les caisses sociales,et entrainent la faillite d’entreprises viables et stables a proxi­mi­té hors de la zone,qui ne peuvent ou ne veulent se delocaliser.

    C’est l’inegalité com­plete face a la concur­rence sub­ven­tion­née ?Avec la bene­dic­tion de la Com­mis­sion europeenne!!Et sans aucune obli­ga­tion sociale.

    C’est un contour­ne­ment com­plet des prin­cipes meme dont se targuent nos politiques ?
    C’est en der­nier res­sort une prime a la delo­ca­li­sa­tion mon­dia­li­sée et de fic­tives crea­tions d’entreprises qui deme­nagent tous les 2⁄3 ans,et gonflent les sta­tis­tiques des crea­tions d’entreprise.

    Réponse
  19. Antoine

    bon­jour,

    la concur­rence libre et non faus­sée ne figure plus dans les objec­tifs , elle a été retirée :

    cf article de libé­ra­tion : « Le trai­té de Lis­bonne peut-il per­mettre de flui­di­fier le fonc­tion­ne­ment des rouages de l’Union, grip­pés par un élar­gis­se­ment à vingt-sept Etats membres si mal pré­pa­ré et un trai­té de Nice si mal négo­cié ? Force est de consta­ter que, même si les blo­cages ins­ti­tu­tion­nels n’expliquent pas à eux seuls l’impuissance de l’Union, les inno­va­tions du trai­té seront les bien­ve­nues : un pré­sident du Conseil euro­péen élu pour deux ans, un haut repré­sen­tant pour les affaires étran­gères et la poli­tique de sécu­ri­té aux pou­voirs ren­for­cés et, au sein du Conseil des ministres, un nou­veau méca­nisme de vote à la majo­ri­té qua­li­fiée. En outre, il faut se réjouir que, par­mi les valeurs citées en pré­am­bule, soient ajou­tées celles de non-dis­cri­mi­na­tion, de jus­tice, de soli­da­ri­té et d’égalité entre hommes et femmes, et que, par­mi les objec­tifs de l’Union, soient reti­rée la concur­rence libre et non faus­sée. Enfin, un pro­to­cole sur les ser­vices publics per­met de créer une base juri­dique en vue de l’adoption d’une direc­tive-cadre sur les ser­vices publics, jusqu’alors refu­sée par la Commission. »
    http://​www​.libe​ra​tion​.fr/​r​e​b​o​n​d​s​/​2​8​9​0​6​0​.​F​R​.​php

    bonne soi­rée

    Réponse
  20. Adrien

    Bon­jour Antoine,
    Je te recom­mande de lire le pro­to­cole n°6 inti­tu­lé « SUR LE MARCHÉ INTÉRIEUR ET LA CONCURRENCE » annexé au trai­té modi­fi­ca­tif. Celui-ci sti­pule que :

    « COMPTE TENU du fait que le mar­ché inté­rieur, tel qu’il est défi­ni à l’ar­ticle 3 du trai­té sur l’U­nion euro­péenne com­prend un sys­tème garan­tis­sant que la concur­rence n’est pas faus­sée, SONT CONVENUES que à cet effet, l’U­nion prend, si néces­saire, notam­ment l’ar­ticle 308 du trai­té… Le pré­sent pro­to­cole est annexé au traité
    de l’U­nion européenne. ».

    La concur­rence (libre et) non faus­sée a dis­pa­ru de l’ar­ticle 3 du trai­té modi­fi­ca­tif pour mieux réap­pa­raître ici.

    J’es­père que tu en dédui­ras comme moi que le conte­nu de cet article de Libé­ra­tion est plu­tôt loin de la réa­li­té. Je le regrette, on a vrai­ment besoin de médias puis­sants intègres, du côté de ceux qui croient en la sépa­ra­tion des pou­voirs comme garan­tie effec­tive de la démocratie.

    Réponse
  21. Adrien

    Une autre pré­ci­sion de taille.

    L’ar­ticle 308 du trai­té ins­ti­tuant la Com­mu­nau­té euro­péenne sti­pule que « si une action de la Com­mu­nau­té appa­raît néces­saire pour réa­li­ser, dans le fonc­tion­ne­ment du mar­ché com­mun, l’un des objets de la Com­mu­nau­té, sans que le pré­sent trai­té ait pré­vu les pou­voirs d’ac­tion requis à cet effet, le Conseil, sta­tuant à l’u­na­ni­mi­té sur pro­po­si­tion de la Com­mis­sion et après consul­ta­tion du Par­le­ment euro­péen, prend les dis­po­si­tions appropriées ».

    Or, toutes ces dis­po­si­tions ont été prise pour un objec­tif que l’U­nion se pro­met de réa­li­ser : la libé­ra­li­sa­tion des ser­vices, c’est-à-dire la concur­rence entre les peuples à niveau de salaires et de pro­tec­tion sociales différents !

    J’en ai pour preuve l’ar­ticle 53 du trai­té ins­ti­tuant la com­mu­nau­té euro­péenne. Celui ci dis­po­sait que « Les États membres se déclarent dis­po­sés à pro­cé­der à la libé­ra­li­sa­tion des ser­vices ». Or, le trai­té modi­fi­ca­tif réécrit l’ar­ticle 53 comme suit : « À l’ar­ticle 53, les mots « … se déclarent dis­po­sés à pro­cé­der à la libé­ra­tion … » sont rem­pla­cés par « … s’ef­forcent de pro­cé­der à la libéralisation ».

    Ain­si, les États s’ef­for­ce­ront à pro­cé­der à la libé­ra­li­sa­tion des services.

    Notre droit du tra­vail, le sta­tut de la fonc­tion publique vole­ront en éclats… Ce ne sont pas des salades. L’U­nion euro­péenne, telle qu’elle est pré­vue par ses trai­tés, orga­nise davan­tage la concur­rence entre les peuples que l’U­nion entre ces der­niers. Je suis triste, furieux, mais c’est véridique.

    Réponse
  22. Adrien

    Il faut lire les pro­to­coles. Une immense par­tie des sujets à contro­verse sont dans les protocoles.

    Il faut lire les lire — en prio­ri­té — si j’ose dire.

    Cou­rage.

    Réponse
  23. guilloualain

    mer­ci Adrien !

    Ne fai­sons plus confiance à Libé­ra­tion les yeux fer­més, lisons les textes (y com­pris les pro­to­coles), qui jus­ti­fient l’op­ti­misme d’un Giscard !

    Réponse
  24. guilloualain

    Il est consé­quent « d’ap­por­ter de l’eau au mou­lin » du mou­ve­ment social avec l’exi­gence d’un réfé­ren­dum sur ce « nou­veau « trai­té euro­péen, car il y a la même insur­rec­tion des consciences dans les luttes des sala­riés contre les « réformes » impo­sées par un pou­voir auto­ri­taire que l’in­sur­rec­tion citoyenne face à la « gou­ver­nance » des diri­geants euro­péens pré­tendent contour­ner l’o­pi­nion des peuples européens.

    Le mépris auquel nous sommes confron­tés est patent, il vient d’une seule classe sociale, celle qui détient le capi­tal, et il affronte la grande majo­ri­té des autres couches sociales, tout en sous-esti­mant le risque d’une prise de conscience « glo­bale », via la com­plexi­té des phé­no­mènes « com­mu­ni­ca­tion­nels », impos­sibles à « gérer » :

    L’i­nat­ten­du existe, mais le capi­tal ne le pos­sède pas plus que « nous » !

    Réponse
  25. Adrien

    Bon­jour les amis. Voi­là un peu d’  »eau au mou­lin », Alain. 🙂

    Vous vous deman­dez qui fait l’Europe puisque les peuples euro­péens ne la font pas ? Outre les ins­ti­tu­tions euro­péennes et les fonc­tion­naires tech­no­crates qui la com­posent, des élé­ments de réponse sont ici ; à tra­vers une liste non exhaus­tive mais édi­fiante que j’ai essayé de consti­tuer et qu’on peut com­plé­ter. Je vous recom­mande de vous plon­ger dans ces sites, et de les noter dans vos favoris.

    Les citoyens dés­unis sont bien peu de choses face à ces « forces » très actives coa­li­sées pour défendre leurs inté­rêts. Les citoyens euro­péens de gauche comme de droite doivent prendre conscience qu’ils sont leur­rés et mani­pu­lés et que l’Europe est faite par des « puis­sances » dont ils ignorent les agissements.

    Les lob­bys :

    UNICE /Business Europe
    L’Union des confé­dé­ra­tions des indus­tries et des employeurs d’Europe s’est renom­mé « Busi­ness Europe ». Elle regroupe des confé­dé­ra­tions d’industriels et de patrons pro­ve­nant de trente et un pays d’Europe, dont notre MEDEF.
    http://​www​.busi​nes​seu​rope​.eu

    Membres : http://​www​.busi​nes​seu​rope​.eu/​c​o​n​t​e​n​t​/​d​e​f​a​u​l​t​.​a​s​p​?​p​a​g​e​i​d​=​4​1​5#F

    EUROPABIO : lob­by défen­dant les inté­rêts des firmes de bio­tech­no­lo­gies (les OGM)
    http://​www​.euro​pa​-bio​.be/

    Membres : http://​www​.euro​pa​-bio​.be/​e​u​_​c​o​r​p​o​r​a​t​e​.​htm

    Euro­pean Round Table (ERT) / La table ronde européenne
    http://​www​.ert​.be

    Membres : http://​www​.ert​.be/​m​e​m​b​e​r​s​_​b​y​_​c​o​u​n​t​r​y​.​a​spx

    L’European Ser­vices Forum (ESF) (Forum euro­péen sur les ser­vices). Consti­tuée des plus grosses entre­prises de ser­vices euro­péennes, leur but est de trou­ver de nou­veaux débou­chés dans le cadre de l’OMC et de libé­ra­li­ser les ser­vices en Europe.
    http://​www​.esf​.be/

    Membres : http://​www​.esf​.be/​0​0​2​/​0​0​2​.​h​tml

    Le Trans­at­lan­tic Busi­ness Dia­logue (TBD). C’est un lob­by très puis­sant d’en­tre­prises amé­ri­caines, il plaide pour la créa­tion d’une zone de libre échange entre l’Europe et les États-Unis.
    http://​www​.tabd​.com/

    Membres : http://​www​.tabd​.com/​T​A​B​D​L​e​a​d​e​r​s​hip

    Ces cinq lob­bies — consti­tués par de grandes entre­prises euro­péennes — font des pro­po­si­tions dans un lan­gage très nuan­cé, sous cou­vert d’oeu­vrer pour le bien com­mun, alors qu’ils défendent leurs propres intérêts.

    J’encourage le citoyen à lire leurs pro­po­si­tions et leurs rap­ports, je suis sûr que nous allons faire de belles trouvailles.

    Les think tanks proeu­ro­péens :

    (par­fois lob­bys, la dis­tinc­tion n’est pas tou­jours évi­dente, voir leurs membres et par­te­naires pour se faire une idée de leur nature) :

    Confron­ta­tions Europe

    Fon­da­tion Robert Schuman

    Telos

    Groupe des Belles Feuilles GBF

    Europe 2020

    Fon­da­tion pour l’Innovation Politique

    Notre Europe

    Euro­par­te­naires

    Nou­velle Europe : le por­tail de l’Eu­rope élargie

    Nou­velle République

    A Gauche en Europe

    Friends of Europe

    Europe 2020

    IES-UE Ins­ti­tut d’é­tudes de sécu­ri­té de l’U­nion européenne

    CEPS – Centre for Euro­pean Poli­cy Studies

    EPC – Euro­pean Poli­cy Centre

    Brue­gel

    J’es­père que cette liste contri­bue­ra à sa façon à l’é­veil des consciences de nous tous, et de nos conci­toyens, dont nous avons grand besoin.
    Peut être fau­drait-il son­ger à la dif­fu­ser (et à la compléter).

    PS : l’utilisation de l’anglais sur ses sites « d’in­fluence » est dou­ble­ment utile pour com­mu­ni­quer parce qu’elle est par­lée par les « élites euro­péennes » ce qui les relie aisé­ment et qu’elle consti­tue en même temps un bon filtre pour éloi­gner les euro­péens « d’en bas » de sujets qui pour­raient les inté­res­ser au pre­mier chef.

    PS 2 : les ban­quiers n’ont pas besoin de lob­bys, du moins il semble. La BCE via les banques cen­trales natio­nales en feraient-elles office ?

    Réponse
  26. Adrien

    La page des membres du lob­by « Euro­pa­bio » est vrai­ment remarquable :

    http://​www​.euro​pa​-bio​.be/​e​u​_​c​o​r​p​o​r​a​t​e​.​htm

    - on trouve des indus­tries en faveur des OGMs (Lima­grain, Dupont de Nemours, Monsanto)

    - des indus­tries phar­ma­ceu­tiques (Novar­tis, Pfi­zer, FLEM PHARMA)

    - des indus­triels des cos­mé­tiques (Proc­ter & Gamble)

    -des indus­triels du pétrole (Total, bri­tish pétroleum)

    Et bien d’autres !
    Remar­quons, l’u­ti­li­sa­tion mar­ke­ting du mot « bio » com­plé­te­ment détour­née. Bel exemple de nov­langue orwelienne.

    Ah ! Comme elles sont citoyennes et comme elles se pré­oc­cupent de l’Eu­rope, nos chères entreprises ! 🙂

    Réponse
  27. André

    Bon­soir

    Par ailleurs, le TCE était déjà com­plexe, beau­coup plus dif­fi­cile à lire que toutes les consti­tu­tions en vigueur dans dif­fé­rents pays, et là on nous écrit que tel ou tel ali­néa est modi­fié par rap­port au TCE ou aux trai­tés pré­cé­dents, ce qui signi­fie que pour avoir une idée glo­bale, il faut avoir plu­sieurs textes ouverts et pas­ser de l’un à l’autre.

    De qui se moque-t-on ? A qui sert cette opa­ci­té voulue ?

    Autre ques­tion, les dépu­tés qui vont voter ce texte l’au­ront-ils étu­diés à fond, ou vote­ront-ils comme des godillots ?

    André

    Réponse
  28. Laurent_K

    Ils vote­ront comme des godillots

    Réponse
  29. Vladimir

    Une lueur au bout du tunnel :

    Plainte col­lec­tive contre le viol du droit du peuple à des élec­tions libres

    Un trai­té modi­fi­ca­tif doit être adop­té en décembre au som­met de Lis­bonne afin de rem­pla­cer le trai­té consti­tu­tion­nel. Le pré­sident M. Sar­ko­zy a annon­cé son inten­tion de ne pas convo­quer de réfé­ren­dum pour le rati­fier. Le Par­ti Socia­liste,  a décla­ré le 6 novembre qu’il approu­ve­rait le trai­té de Lis­bonne quel que soit son mode de ratification.

    Il faut se mobi­li­ser pour empê­cher une rati­fi­ca­tion par le par­le­ment, mais le rap­port des forces poli­tiques au Par­le­ment est défa­vo­rable et a été aggra­vé par la déci­sion du PS de renier ses enga­ge­ments de campagne.

    Afin de blo­quer la rati­fi­ca­tion par­le­men­taire, une plainte col­lec­tive contre la déci­sion de M. N. Sar­ko­zy de ne pas convo­quer de réfé­ren­dum sera dépo­sée, au mois de décembre 2007, auprès de la Cour Euro­péenne des Droits de l’Homme, à Stras­bourg, pour vio­la­tion du droit du peuple à des élec­tions libres tel que garan­ti par l’ar­ticle 3, pro­to­cole n° 1 de la Conven­tion Euro­péenne de Sau­ve­garde des Droits de l’Homme.

    Ins­cri­vez-vous pour por­ter plainte devant la Cour Euro­péenne des Droits de l’Homme

    http://​www​.29mai​.eu/

    Réponse
  30. AJH

    J’ai de plus en plus l’im­pres­sion que Sar­ko fait tout pour que le trai­té de Lis­bonne soit rejeté ;-)…

    http://​www​.tele​graph​.co​.uk/​n​e​w​s​/​m​a​i​n​.​j​h​t​m​l​?​x​m​l​=​/​n​e​w​s​/​2​0​0​7​/​1​1​/​1​4​/​w​f​r​a​1​1​4​.​xml

    Le quo­ti­dien The Tele­graph révèle les pro­pos tenus par le pré­sident de la Répu­blique à huis clos à Strasbourg.
    Pen­dant que Libé­ra­tion titrait hier ‑abu­si­ve­ment- sur l’i­né­luc­ta­bi­li­té d’une rati­fi­ca­tion par­le­men­taire du Trai­té de Lis­bonne en France (et d onc l’im­pos­si­bi­li­té de l’or­ga­ni­sa­tion d’un réfé­ren­dum), la presse anglaise nous donne un tout autre son de cloche, et prend lar­ge­ment ses dis­tances avec le dis­cours léni­fiant du pré­sident de la Répu­blique à Strasbourg.

    Selon le site Inter­net du Dai­ly Tele­graph (quo­ti­dien de droite bri­tan­nique), Nico­las Sar­ko­zy aurait admis que les gou­ver­ne­ments euro­péens ne pour­raient gagner un réfé­ren­dum : « Un réfé­ren­dum aujourd’­hui met­trait l’Eu­rope en dan­ger. Il n’y aura pas de trai­té si un réfé­ren­dum a lieu en France, qui serait sui­vi par un réfé­ren­dum au Royaume-Uni. ».

    Pour le quo­ti­dien bri­tan­nique, il ne faut pas cher­cher plus loin la volon­té des gou­ver­ne­ments de contour­ner le suf­frage uni­ver­sel (la voie réfé­ren­daire) en pri­vi­lé­giant la rati­fi­ca­tion par­le­men­taire : « La même chose (un vote néga­tif, comme le vote fran­çais en 2005, ndlr) se pro­dui­rait dans tous les Etats membres si un réfé­ren­dum y était orga­ni­sé » aurait ajou­té Sarkozy.

    Jeu­di 15 Novembre 2007 – 11:14
    Marian​ne2​.fr

    Réponse
  31. AJH

    Et ça continue…

    Londres expose une vision de l’Eu­rope oppo­sée à celle de Paris

    15.11.07 | 18h06
    BRUGES, Bel­gique (Reu­ters)

    Le gou­ver­ne­ment bri­tan­nique a expo­sé jeu­di une vision de l’a­ve­nir de l’U­nion euro­péenne dia­mé­tra­le­ment oppo­sée sur bien des points à celle défen­due par Nico­las Sar­ko­zy il y a deux jours à peine.

    Un mois avant le Conseil euro­péen de la mi-décembre, qui doit mettre sur pied un groupe de sages char­gé de réflé­chir au visage qu’au­ra l’UE en 2030, le secré­taire au Forei­gn Office, David Mili­band, a défi­ni les ambi­tions de Gor­don Brown.

    « L’UE n’est pas et ne sera pas une super­puis­sance », a‑t-il décla­ré devant les élèves du Col­lège de Bruges, où sont for­més nombre de fonc­tion­naires euro­péens, en expli­quant que les Etats-Unis sont les seuls à rem­plir les critères.

    Mais, selon lui, « L’UE a l’oc­ca­sion d’être une puis­sance modèle ».

    Modèle social et éco­no­mique, de res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment, de coopé­ra­tion entre « petits » et « grands » pays, d’ou­ver­ture com­mer­ciale et humaine et, sur­tout, modèle de valeurs pour faire triom­pher la démo­cra­tie dans tous les pays qui s’en ins­pi­re­ront et lut­ter contre les extré­mismes, notam­ment islamique.

    Il s’a­git là de pas­sages pra­ti­que­ment obli­gés qui pour­raient être énon­cés par n’im­porte quel diri­geant européen.

    Mais son dis­cours, qui repré­sente la pre­mière expres­sion de la pen­sée euro­péenne du gou­ver­ne­ment Brown, peut aus­si être lu comme le néga­tif de l’in­ter­ven­tion du pré­sident fran­çais devant le Par­le­ment euro­péen, mar­di der­nier à Stras­bourg, ce qui démontre que les « sages » auront du pain sur la planche.

    La France pense ain­si que le monde est mul­ti­po­laire et non pas voué à être domi­né par la seule super­puis­sance américaine.

    UNANIMITÉ, DIT LONDRES

    Il en va de même pour le pro­ces­sus de déci­sion, où Londres conti­nue à défendre la règle de l’u­na­ni­mi­té dans de nom­breux dos­siers, de la fis­ca­li­té à la poli­tique étran­gère commune.

    « L’u­na­ni­mi­té, c’est lent, mais cela res­pecte les iden­ti­tés natio­nales », a esti­mé le secré­taire au Forei­gn Office.

    Sar­ko­zy n’est pas du tout sur la même lon­gueur d’ondes.

    « L’u­na­ni­mi­té, c’est le sys­tème qui per­met à quelques uns d’im­po­ser leur loi à tous les autres. L’u­na­ni­mi­té, c’est la cer­ti­tude qu’on ne déci­de­ra jamais rien de grand, d’au­da­cieux, qu’on ne pren­dra jamais aucun risque. L’u­na­ni­mi­té, c’est l’im­puis­sance. C’est l’im­pos­si­bi­li­té d’a­gir », a‑t-il dit.

    Oppo­si­tion aus­si entre Paris et Londres sur l’adhé­sion de la Tur­quie qui, a répé­té le pré­sident fran­çais devant les chefs des groupes poli­tiques à Stras­bourg, n’a pas sa place en Europe, mais bien en Asie mineure.

    « Si nous ne tenons pas nos pro­messes envers la Tur­quie, cela enver­ra un pro­fond et dan­ge­reux signal de divi­sion entre l’Est et l’Ouest », a pré­ve­nu David Miliband.

    Pour ce der­nier, « nous devons res­ter ouverts – ouverts au com­merce, ouverts aux idées, ouverts aux inves­tis­se­ments » et l’Eu­rope doit en finir avec des chi­mères comme la « poli­tique indus­trielle com­mune » ou l’har­mo­ni­sa­tion fiscale.

    En outre, la Poli­tique agri­cole com­mune (PAC) doit selon lui être « moder­ni­sée » – dans la bouche d’un ministre bri­tan­nique, cela veut dire « déman­te­lée » – pour offrir « aux agri­cul­teurs afri­cains une pos­si­bi­li­té de sor­tir de la pauvreté ».

    Nico­las Sar­ko­zy a dit exac­te­ment le contraire mardi.

    OPPOSITION FRONTALE

    « Dans la démo­cra­tie euro­péenne que nous vou­lons construire, le mot pro­tec­tion ne doit pas être ban­ni », a‑t-il mar­te­lé en insis­tant sur la néces­si­té d’or­ga­ni­ser une « véri­table pré­fé­rence com­mu­nau­taire », un gros mot au Royaume-Uni.

    « Nous devons être capables de faire autant pour nous pro­té­ger que ce que font les autres », avait ajou­té le pré­sident fran­çais en insis­tant sur la néces­si­té d’im­po­ser des droits anti-dum­ping, qui opposent sou­vent la France et le Royaume-Uni.

    L’op­po­si­tion est aus­si fron­tale sur les autres sujets.

    « Si d’autres nations peuvent réser­ver une part de leurs mar­chés publics à leurs PME, pour­quoi pas l’Eu­rope ? Si d’autres nations mettent en oeuvre des poli­tiques indus­trielles, pour­quoi pas l’Eu­rope ? Si les autres défendent leurs agri­cul­teurs, pour­quoi l’Eu­rope ne défen­drait-elle pas les siens ? », avait deman­dé le pré­sident fran­çais aux dépu­tés européens.

    Il n’y a que sur la défense que Mili­band rejoint Sar­ko­zy en prô­nant un accrois­se­ment des capa­ci­tés mili­taires d’in­ter­ven­tion de l’U­nion euro­péenne sans tou­te­fois évo­quer ce qui divise la France et le Royaume-Uni, l’ac­crois­se­ment des moyens de la cel­lule euro­péenne de pla­ni­fi­ca­tion des opérations.

    Londres se méfie de cet organe de peur que l’UE ne dis­pose de trop d’au­to­no­mie par rap­port à l’Al­liance atlantique.

    Réponse
  32. j-jour

    LeUn des pro­blèmes avec Sar­ko­zy, c’est qu’il n’est pas du tout sur la même lon­gueur d’onde que ses propres dis­cours, du coup il dit quelque chose quand il fait son contraire. 
    Bien pra­tique, tout est possible…
    Jugez plutôt!!!
    Faites le test, cher­chez à faire devi­ner autour de vous qui a pro­non­cé le dis­cours cité là :
    http://​www​.marian​ne2​.fr/​E​u​r​o​p​e​-​G​u​a​i​n​o​-​c​a​j​o​l​e​-​l​e​-​n​o​n​,​-​S​a​r​k​o​z​y​-​s​-​e​n​-​m​o​q​u​e​_​a​8​1​0​5​9​.​h​tml

    Réponse
  33. Étienne

    Bon­jour,

    Si tout se passe comme pré­vu, je serai l’in­vi­té de David Abi­ker sur France Info tout à l’heure, ce mer­cre­di 21 novembre, 9 h 45 : on aura cinq minutes pour par­ler du trai­té modi­fi­ca­tif euro­péen (TME).

    Ce n’est pas la faute de David, qui fait ce qu’il peut, mais cinq minutes pour évo­quer tout ce qui compte tant et qui est pour­tant tota­le­ment absent du débat public, c’est fort peu. Ça va être dif­fi­cile :o)

    Dans la même série des spee­dy résu­més, vous avez sans doute remar­qué qu’Her­vé Kempf, jour­na­liste spé­cia­li­sé sur l’en­vi­ron­ne­ment au jour­nal Le Monde, a publié un court entre­tien audio que nous avons eu ensemble à Mar­seille sur repor​terre​.net, mais vous avez vu que, même en allant vite, il nous a fal­lu 13 minutes pour tout sur­vo­ler. Alors, cinq minutes…

    Mais bon, cha­cun fait ce qu’il peut, et les autres ajoutent leurs forces quand ils en ont le cou­rage ; les graines d’i­dées les plus résis­tantes vont bien arri­ver à ger­mer, j’espère.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  34. Étienne

    Voi­ci la bande son de l’é­mis­sion annon­cée ci-dessus :

    « Le trai­té sim­pli­fié et sa cri­tique par les inter­nautes avec Étienne Chouard (audio 7′30″) »

    « L’invité du net » (émis­sion de David Abi­ker sur France Info à 9h50) le 21 novembre 2007 :

    Cli­quez ici pour réécou­ter l’émission

    Réponse
  35. Étienne

    Consti­tu­tion
    bis : 
    les diri­geants européens 
    se réjouissent

    Voi­ci
    un flo­ri­lège des récentes décla­ra­tions de responsables
    poli­tiques de toute l’Eu­rope, confir­mant, en géné­ral pour s’en réjouir,
    que la
    Consti­tu­tion euro­péenne refu­sée par les peuples fran­çais et
    néer­lan­dais, a bien
    été « sau­vée » dans le Trai­té dit modi­fi­ca­tif qui sera signé à Lisbonne
    à la mi-octobre. 

    D’où notre
    ques­tion, sans cesse repo­sée, peut-être naïve :
    est-il
    nor­mal, dans une
    démo­cra­tie, de faire entrer en vigueur un texte que le peuple a rejeté
    par
    réfé­ren­dum ?
    Tout
    démo­crate, quoi­qu’il ait voté le 29 mai 2005, ne peut en conscience
    qu’être
    pro­fon­dé­ment cho­qué de ce qu’il faut bien appe­ler un viol du suffrage
    universel.
    Dès lors que le résul­tat d’un réfé­ren­dum peut être pas­sé par pertes et
    profits
    sans que le Conseil consti­tu­tion­nel n’ait rele­vé d’ir­ré­gu­la­ri­tés le
    conduisant
    à inva­li­der cette consul­ta­tion, ver­ra-t-on demain, remettre en cause
    aus­si les
    résul­tats électoraux ? 

    La vic­toire
    de Nico­las Sar­ko­zy à 53% est-elle moins « contes­table » que la victoire
    du « non » à 55% deux ans plus tôt…

    Alle­magne :

    « La sub­stance de la Consti­tu­tion est
    main­te­nue. C’est un fait » 
    Ange­la Mer­kel, Chan­ce­lière d’Al­le­magne, The Dai­ly Telegraph,
    29 juin 2007 

    Espagne
    « Nous n’a­vons pas aban­don­né un seul point essentiel
    de la
    Consti­tu­tion… C’est sans aucun doute bien plus qu’un trai­té. C’est un
    pro­jet de
    carac­tère fon­da­teur, un trai­té pour une nou­velle Europe » 
    Jose Luis Zapa­te­ro, Pre­mier Ministre du Royaume d’Espagne,
    Dis­cours du 27 juin
    2007 

      

    Irlande
    « 90% [de la Consti­tu­tion] est tou­jours là…ces
    chan­ge­ments n’ont
    appor­té aucune modi­fi­ca­tion spec­ta­cu­laire a l’ac­cord de 2004 ».


     Ber­tie Ahern, Pre­mier Ministre de la Répu­blique d’Irlande,
    Irish
    Inde­pendent, 24 juin 2007 

    Répu­blique
    Tchèque 
    « Seuls des chan­ge­ments cos­mé­tiques ont été opé­rés et le
    docu­ment de
    base reste le même »

    Vaclav Klaus, Pré­sident de la Répu­blique Tchèque, The Guar­dian, 13 juin
    2007) 

      

    Fin­lande
    « Il n’y a rien du paquet ins­ti­tu­tion­nel ori­gi­nel qui ait été
    chan­gé »

     (Astrid Thors, Ministre des Affaires euro­péennes de la
    Répu­blique de
    Fin­lande, TV-Nytt, 23 juin 2007) 

      

    Dane­mark
    « Ce qui est bien c’est … que les élé­ments sym­bo­liques aient
    été retirés
    et que ce qui a réel­le­ment de l’im­por­tance – le cœur – soit
    resté » 
    Anders Fogh Ras­mus­sen, Pre­mier Ministre du Royaume du
    Danemark,
    Jyl­lands-Pos­ten, 25 juin 2007) 

      

    Autriche
    « Le trai­té pour une Consti­tu­tion a été conser­vé en
    substance »


    (site du gou­ver­ne­ment de la répu­blique d’Au­triche, 25 juin
    2007) 

      

    Bel­gique
    « Le nou­veau trai­té reprend les élé­ments les plus impor­tants du
    traité
    Constitutionnel. » 
    (Guy Verhof­stadt, Pre­mier Ministre du Royaume de Belgique,
    Agence Europe, 24
    juin 2007) 

      

    Ita­lie
    « En ce qui concerne nos condi­tions, j’ai sou­li­gné trois
    « lignes
    rouges » por­tant sur le res­pect du texte de la
    Constitution :
    conser­ver un pré­sident per­ma­nent de l’U­nion, un seul res­pon­sable de la
    poli­tique étran­gère et un ser­vice diplo­ma­tique com­mun, préserver
    l’ex­ten­sion du
    vote à la majo­ri­té, la per­son­na­li­té juri­dique unique de l’U­nion. Tous
    ces
    élé­ments ont bien été conservés. » 
     (Roma­no Pro­di, Pré­sident du Conseil des Ministres
    de la République
    Ita­lienne, La Repub­bli­ca, 24 juin 2007) 

      

    Litua­nie
    « Litua­nie a rem­pli 100%  des objec­tifs qu’elle
    s’é­tait fixés avant
    la réunion, y com­pris celui essen­tiel du main­tien de la sub­stance du
    traité
    Constitutionnel. » 
    (Bureau du Pré­sident de la Répu­blique de Litua­nie, communiqué
    de presse) 

      

    Luxem­bourg
    « La sub­stance a été pré­ser­vée du point de vue du
    Luxembourg » 

     (Jean-Claude Jun­cker, Pre­mier Ministre du
    Grand Duché de Luxembourg,
    Agence Europe, 24 juin 2007) 

      

    Slo­vé­nie
    « Avec ce nou­veau trai­té, l’UE pré­serve un conte­nu qui n’est
    pas
    essen­tiel­le­ment dif­fé­rent du Trai­té Consti­tu­tion­nel… Toutes les
    solutions
    ins­ti­tu­tion­nelles impor­tantes demeurent.. Cer­tains élé­ments symboliques
    ont été
    effa­cés et cer­taines for­mu­la­tions atté­nuées ».

     (Janez Jan­sa, Pre­mier Ministre de la Répu­blique de Slovénie,
    Cel­lule de
    Com­mu­ni­ca­tion du Gouvernement) 

      

    L’au­teur de la
    Constitution 
    « Ce texte est en fait, le retour d’une grande par­tie de la
    sub­stance du
    Trai­té Constitutionnel » 
    (Vale­ry Gis­card d’Es­taing, The Dai­ly Tele­graph, 27 juin 2007)

      

    Le Par­le­ment
    européen 
    « se féli­cite cepen­dant que le man­dat pré­serve en grande partie
    la
    sub­stance du trai­té consti­tu­tion­nel,  »

    Article 8 de la réso­lu­tion adop­tée par le Par­le­ment euro­péen le 11
    juillet
    2007 – Rap­port  Lei­nen A6-0279/2007

      

    La Com­mis­sion
    européenne 
    « C’est essen­tiel­le­ment la même pro­po­si­tion que l’ancienne
    Consti­tu­tion »

     (Mar­got Wall­strom, Com­mis­saire euro­péen, Svens­ka Dagbladet,
    26 juin
    2007) 

    Sur la
    trans­pa­rence du texte :

    Gis­card
    d’Estaing 
    Une der­nière trou­vaille consiste à vou­loir conser­ver une
    par­tie des
    inno­va­tions du Trai­té consti­tu­tion­nel, et à les camou­fler en les
    faisant
    écla­ter en plu­sieurs textes. Les dis­po­si­tions les plus innovantes
    feraient
    l’ob­jet de simples amen­de­ments aux trai­tés de Maas­tricht et de Nice.
    Les
    amé­lio­ra­tions tech­niques seraient regrou­pées dans un Trai­té devenu
    inco­lore et
    indo­lore. L’en­semble de ces textes serait adres­sé aux Par­le­ments, qui
    se
    pro­non­ce­raient par des votes sépa­rés. Ain­si l’o­pi­nion publique
    serait-elle
    conduite à adop­ter, sans le savoir, les dis­po­si­tions que l’on n’ose pas
    lui
    pré­sen­ter « en direct ». 
     (Le Monde, 14 juin 2007 et Sun­day Tele­graph, 1
    juillet 2007) 

      

    Giu­lia­no Amato,
    ancien Pré­sident du Conseil Ita­lien, ancien
    vice-pré­sident de la Conven­tion sur l’A­ve­nir de l’Europe 
    « Ils ont déci­dé que le docu­ment devrait être illi­sible. S’il
    est
    illi­sible, c’est qu’il n’est pas consti­tu­tion­nel ; c’é­tait là
    l’i­dée… Si
    vous par­ve­nez à com­prendre le texte au pre­mier abord c’est qu’il peut y
    avoir
    matière à réfé­ren­dum, parce que cela signi­fie­rait qu’il y a quelque
    chose de
    nouveau » 
     (Réunion du Cen­ter for Euro­pean Reform, 12 juillet
    2007) 

     

    Karel de Gucht,
    Ministre belge des Affaires étrangères 
    « Le but du Trai­té Consti­tu­tion­nel était d’être plus lisible…
    Le but de
    ce trai­té est d’être illisible…La consti­tu­tion vou­lait être claire
    alors que ce
    trai­té devait être obs­cur. C’est un suc­cès « .

    (Flan­drein­fo, 23 juin 2007) 

     

    Jean Claude
    Jun­cker, Pre­mier Ministre du GD de Luxembourg 
    « Bien enten­du, il y aura des trans­fert de sou­ve­rai­ne­té. Mais
    serais-je
    intel­li­gent d’at­ti­rer l’at­ten­tion du public sur ce
    fait ? » 

      

    Source : http://​www​.obser​va​toi​re​de​leu​rope​.com/​C​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​-​b​i​s​-​l​e​s​-​d​i​r​i​g​e​a​n​t​s​-​e​u​r​o​p​e​e​n​s​-​s​e​-​r​e​j​o​u​i​s​s​e​n​t​_​a​7​2​1​.​h​t​m​l​?​P​H​P​S​E​S​S​I​D​=​d​7​7​7​9​c​6​a​2​0​5​d​8​3​2​5​e​a​e​4​7​4​b​8​c​8​e​9​4​ae5

    Réponse
  36. j-jour

    « Bien enten­du, il y aura des trans­fert de sou­ve­rai­ne­té. Mais serais-je intel­li­gent d’at­ti­rer l’at­ten­tion du public sur ce fait ? » 

    La der­nière cita­tion de Jun­cker confirme la ten­dance à la culture de l’illu­sio­nisme que pra­tiquent de plus en plus les res­pon­sables poli­tiques actuels :
    Faire en sorte que l’at­ten­tion du public s’at­tarde sur autre chose que l’es­sen­tiel, et le tour est joué, les peuples n’y auront vu que du feu…

    Réponse
  37. j-jour

    A TOUS :

    Signez l’ap­pel à la tenue d’un référendum
    ici http://​www​.nous​vou​lon​sun​re​fe​ren​dum​.eu/
    est néces­saire mais pas suffisant :

    Le site sui­vant explique pourquoi :
    http://​www​.traite​-sim​pli​fie​.org/
    Extrait :

    « (…)Seuls les dépu­tés et séna­teurs socia­listes peuvent arrê­ter la méca­nique en marche en votant Non à la
    réforme de la Consti­tu­tion fran­çaise préa­lable à la rati­fi­ca­tion du traité.

    Le PS a remis la déci­sion qui sera la sienne sur la ques­tion du réfé­ren­dum au len­de­main de la signa­ture du
    trai­té par les chefs d’E­tat euro­péen qui aura lieu le 13 décembre 2007, habile moyen d’empêcher jusque là

    - c’est-à-dire quand il sera trop tard pour que les citoyens réagissent puis­qu’il est pos­sible que Noicolas

    Sar­ko­zy fasse pas­ser en force la pro­cé­dure de rati­fi­ca­tion pen­dant les fêtes – tout débat sur la ques­tion européenne.

    Il sera donc dit qu’il appar­tient aux simples citoyens démo­crates de tous bords, qu’ils aient voté Oui ou Non au TCE en mai 2005, qu’ils aient l’in­ten­tion de voter Oui ou Non au nou­veau trai­té si seule­ment on leur deman­dait de voter, qu’ils soient de droite ou de gauche, de s’or­ga­ni­ser pour que tout sim­ple­ment la sou­ve­rai­ne­té du peuple soit res­pec­tée. Les ani­ma­teurs du site « Trai­té sim­pli­fié » – sans vin­dicte aucune contre le PS, mais seule­ment conscients que le res­pect de le démo­cra­tie est entre ses mains- appelle
    chaque citoyen démo­crate à rejoindre l’ac­tion que nous nous pro­po­sons de coordonner.

    67 dépar­te­ments et ter­ri­toires d’Outre-Mer ont un dépu­té socia­liste : il nous faut 67 per­sonnes qui s’en­gagent à écrire aux dépu­tés de leur dépar­te­ment. Les réponses de ceux-ci – qui auront été préa­la­ble­ment été
    pré­ve­nus de cela – seront publiées sur le site de « Trai­té sim­pli­fié ». En cas d’ab­sence de réponse sous huit
    jours, le site le signa­le­ra… Ceux qui n’ont pas de dépu­tés dans leur dépar­te­ment peuvent se pro­po­ser pour agir auprès des sénateurs.

    Aux pro­chaines élec­tions, les fran­çais sau­ront ain­si pour qui voter et ne pas voter. Ceux qui ne repectent pas le vote des fran­çais de 2005 ne méritent plus les suffrages…

    L’en­semble de la pro­cé­dure est expli­quée là.
    http://​www​.traite​-sim​pli​fie​.org/​p​r​o​c​e​d​u​r​e​-​a​c​t​i​o​n​.​htm
    . Et bien sûr vous pou­vez faire cir­cu­ler l’in­for­ma­tion sur cette action.… »

    http://​www​.traite​-sim​pli​fie​.org/

    ?‘ayant appa­rem­ment de dépu­tés, je viens per­son­nel­le­ment d’en­voyer un email au Séna­teur socia­liste de mon département.

    Réponse
  38. AJH

    Nul besoin que ce soit un dépu­té ou un séna­teur socia­liste. J’ai envoyé un mail à « ma » dépu­té UMP, Maryse Jois­sains (de toute façon seuls les grands élec­teurs – une autre abér­ra­tion de notre sys­tème – peuvent élire les séna­teurs), le 16 nov.. mais pas encore de réponse :

     » Madame la Député

    Habi­tant les quar­tiers ouest d’Aix en Pro­vence, je regret­te­rais beau­coup de ne pas pou­voir voter pour vous aux pro­chaines élec­tions, qu’elles soient muni­ci­pales ou légis­la­tives, si vous deviez vous ali­gner sur le déni de démo­cra­tie que consti­tue le pas­sage en force au Congrès de ce Trai­té de Lis­bonne qui n’est ni mini, ni sim­pli­fié, comme l’a jus­te­ment fait remar­quer Gis­card d’Es­taing (et bien d’autres)*, et qui est la simple reprise du TCE reje­té par une majo­ri­té des français.

    Ce qui a été reje­té par un réfé­ren­dum ne pour­rait qu’être approu­vé par le peuple au cours d’un autre réfé­ren­dum, et j’es­père donc (en plus en tant que juriste) vous n’ac­cep­te­rez pas de voter l’ap­pro­ba­tion à ce Trai­té, copie conforme du TCE

    Je com­prends bien que vous soyez « coin­cée » entre votre volon­té démo­cra­tique et vos enga­ge­ments vis à vis de l’UMP, mais êtes vous une vas­sale ou une per­sonne libre ?

    Avec ma consi­dé­ra­tion la plus distinguée

    A‑J Hol­becq »

    … bon, on peut tou­jours réver…

    Réponse
  39. AJH

    Bon­jour

    Je vous sug­gère de par­ti­ci­per (4 euros) – c’est une action en jus­tice auprès de la Cour euro­péenne – et de faire connaitre autour de vous..

    - Voir l’ar­gu­men­taire http://​www​.29mai​.eu/​i​n​d​e​x​2​.​p​h​p​?​o​p​t​i​o​n​=​c​o​m​_​d​o​c​m​a​n​&​t​a​s​k​=​d​o​c​_​v​i​e​w​&​g​i​d​=​5​3​&​I​t​e​m​i​d=3

    - Vous ins­crire .. http://​www​.29mai​.eu/

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    Trai­té de Lis­bonne : une plainte pour défendre le droit du peuple à un référendum.

    Un trai­té modi­fi­ca­tif, abu­si­ve­ment appe­lé trai­té sim­pli­fié, sera adop­té par la Confé­rence Inter­gour­ve­ne­men­tale de L’Union euro­péenne lors du pro­chain som­met de Lis­bonne qui clôt la pré­si­dence por­tu­gaise. Ses auteurs recon­naissent que le trai­té de Lis­bonne est une retouche cos­mé­tique du trai­té consti­tu­tion­nel, des­ti­née à évi­ter un réfé­ren­dum. Le trai­té de Lis­bonne n’est qu’un trai­té consti­tu­tion­nel maquillé. Ce point a été abon­dam­ment com­men­té, je n’y reviens pas.

    M. le Pdt N. Sar­ko­zy a annon­cé le 13 novembre devant le Par­le­ment Euro­péen qu’il ne convo­que­rait pas de réfé­ren­dum pour sa rati­fi­ca­tion. Il s’est jus­ti­fié en pré­ten­dant avoir reçu un man­dat des fran­çais pour rati­fier le trai­té par la voie par­le­men­taire. Il a décla­ré « La poli­tique, c’était de pro­po­ser aux Fran­çais qui avaient voté « non » de négo­cier un trai­té sim­pli­fié pour déblo­quer l’Europe et de faire rati­fier ce choix par le Par­le­ment, comme je l’avais dit lors de la cam­pagne pré­si­den­tielle. J’ai été auto­ri­sé par le peuple fran­çais à faire rati­fier le trai­té sim­pli­fié par le par­le­ment. J’ajoute qu’il me semble curieux de dire que le Par­le­ment Euro­péen est l’endroit où bat le coeur démo­cra­tique de l’Europe, et contes­ter qu’une rati­fi­ca­tion par­le­men­taire soit démo­cra­tique, parce que si l’Europe est démo­cra­tique au Par­le­ment Euro­péen, la France est démo­cra­tique au Par­le­ment Fran­çais. » Mais cette théo­rie du man­dat confé­ré par le suf­frage uni­ver­sel lors de l’élection pré­si­den­tielle n’est pas accep­table. Pour qu’il y ait man­dat, encore faut-il que l’objet de ce man­dat soit clai­re­ment déter­mi­né. Or, ce qu’avait annon­cé la can­di­dat Sar­ko­zy c’était un trai­té sim­pli­fié et non pas le retour dégui­sé du trai­té consti­tu­tion­nel reje­té par le NON au réfé­ren­dum du 29 mai 2005. Cette pro­messe du can­di­dat a été tra­hie. Le trai­té de Lis­bonne qui a résul­té des négo­cia­tions reprend l’essentiel du trai­té consti­tu­tion­nel en lais­sant de côté cer­tains points mineurs, tels que le dra­peau, l’hymne, l’appellation de ministre des affaires étran­gères. Pré­tendre que ces aban­dons pour­raient satis­faire le NON fran­çais est tota­le­ment ridi­cule. Mais il n’y a pire sourd que celui ne veut pas entendre. Ne nous avaient-ils pas pré­ve­nus : il n’y a pas de plan B. Il n’y a pas d’alternative au trai­té consti­tu­tion­nel. L’Europe sera celle du mar­ché ou ne sera pas.

    On peut d’ailleurs aus­si sou­rire en lisant l’insistance mal­adroite pour légi­ti­mer le carac­tère démo­cra­tique du Par­le­ment fran­çais. Le simple fait qu’il faille le jus­ti­fier montre bien les doutes qui pèsent sur sa repré­sen­ta­ti­vi­té. Ce phé­no­mène de socio­lo­gie poli­tique n’a d’ailleurs pas chan­ger avec la nou­velle Assem­blée. Alors que 15 mil­lions de fran­çais se sont pro­non­cés contre le trai­té consti­tu­tion­nel, la majo­ri­té et l’opposition par­le­men­taire réunies par l’union sacrée au nom de l’Europe, s’apprêtent à rati­fier le texte. Le bureau natio­nal du PS a déci­dé le 6 novembre que le Par­ti socia­liste approu­ve­rait le trai­té de Lis­bonne « quel que soit le mode de rati­fi­ca­tion ». Selon M. Hol­lande il ne s’agit pas d’une ques­tion per­ti­nente, la seule ques­tion étant de savoir si nous sommes pour ou contre l’Europe.

    Il me semble au contraire que le mode de rati­fi­ca­tion est la seule ques­tion per­ti­nente. Peu importe l’opinion indi­vi­duelle que l’on peut avoir sur les trai­tés de l’Union et le nou­veau trai­té de Lis­bonne. Il s’agit d’une convic­tion poli­tique et dans une Répu­blique, cha­cun a droit d’exprimer ses convic­tions. Ce qui compte n’est pas de savoir si le trai­té sera rati­fié ou non mais com­ment et par qui il sera rati­fié. Dans une démo­cra­tie le pou­voir appar­tient au peuple sou­ve­rain. Dans une démo­cra­tie repré­sen­ta­tive il exerce ce pou­voir par l’intermédiaire de ses repré­sen­tants. Ceux-ci expriment sa volon­té. Cette fic­tion de la repré­sen­ta­ti­vi­té ne sau­rait pour­tant auto­ri­ser les repré­sen­tants à contre­dire la volon­té du peuple lorsqu’elle est clai­re­ment expri­mée. Un NON franc et mas­sif avec 3 mil­lions de voix d’avance sur le OUI sou­te­nu par la majo­ri­té et l’opposition par­le­men­taire coa­li­sées, est une volon­té clai­re­ment expri­mée. La ques­tion est donc bien celle de la forme de la rati­fi­ca­tion. Il est pro­fon­dé­ment anti­dé­mo­cra­tique de dénier au peuple le droit de s’exprimer sur un trai­té qui opère des trans­ferts de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale au pro­fit d’une orga­ni­sa­tion qui ne pré­sente pas des garan­ties poli­tiques équivalentes.

    La rati­fi­ca­tion du trai­té de Lis­bonne par la voie par­le­men­taire est anti­dé­mo­cra­tique. Le Pdt détourne les pou­voirs qu’il tient de la consti­tu­tion pour faire adop­ter une déci­sion qui a été reje­tée par le peuple. Refu­ser le réfé­ren­dum est un déni de démo­cra­tie. Si l’objectif est d’obtenir un réfé­ren­dum et donc blo­quer la rati­fi­ca­tion par­le­men­taire, la ques­tion qui se pose est alors que faire ?

    La pre­mière option consiste dans la lutte stric­te­ment poli­tique. Toutes les orga­ni­sa­tions en pointe contre le trai­té consti­tu­tion­nel font cir­cu­ler des péti­tions. Il s’agit de faire pres­sion sur nos dépu­tés et séna­teurs pour qu’ils refusent d’approuver le texte dans la pers­pec­tive d’une sanc­tion aux élec­tions muni­ci­pales. En appe­ler à leur fibre démo­cra­tique est assez naïf. Mais sur­tout une telle stra­té­gie a‑t-elle la moindre chance de réussir ?

    L’arithmétique par­le­men­taire est inflexible et ne per­met pas de se faire la moindre illu­sion. Pour être adop­té, le pro­jet de loi consti­tu­tion­nelle auto­ri­sant la rati­fi­ca­tion du trai­té doit obte­nir les 3⁄5 des voix expri­mées par le Par­le­ment réuni en Congrès, soit 545 voix. La mino­ri­té de blo­cage est à 364 voix. L’UMP et le Nou­veau Centre qui forment la majo­ri­té pré­si­den­tielle dis­posent de 539 voix. Il sera abso­lu­ment impos­sible de blo­quer ce pro­ces­sus par des moyens poli­tiques. La majo­ri­té pré­si­den­tielle (UMP et Nou­veau Centre) n’a besoin que de 6 voix sup­plé­men­taires pour obte­nir les 3⁄5 des voix au Congrès. Même si l’on par­ve­nait à faire en sorte par des péti­tions et récla­ma­tions auprès des dépu­tés dans la pers­pec­tive des muni­ci­pales, que le PS et Fran­çois Bay­rou votent contre la rati­fi­ca­tion par­le­men­taire, (ce qui est tota­le­ment irréa­liste), la majo­ri­té pré­si­den­tielle obtien­drait quand même une majo­ri­té des 3⁄5 en recueillant les voix de par­le­men­taires non-apparentés.

    La seconde option consiste dans la lutte juri­dique et le recours à la consti­tu­tion. Mme A‑M Le Pou­rhiet, pro­fes­seur de droit public à Rennes, déve­loppe l’idée selon laquelle on pour­rait faire juge M. N. Sar­ko­zy pour haute tra­hi­son devant la Haute Cour de Jus­tice. En ver­tu de l’article 68, la des­ti­tu­tion est pro­non­cée par le Par­le­ment réuni en Haute Cour. Il s’agirait de faire juger M. Sar­ko­zy par sa majo­ri­té poli­tique donc. En admet­tant que cela soit pos­sible, la majo­ri­té néces­saire pour la des­ti­tu­tion est des 2⁄3. Une majo­ri­té beau­coup plus forte que celle des 2⁄5 suf­fi­sante pour blo­quer la rati­fi­ca­tion. Il faut 365 par­le­men­taires pour faire échouer la rati­fi­ca­tion. Il en faut 606 pour des­ti­tuer M. Sar­ko­zy. Ce recours juri­dique là n’a aucune chance de prospérer.

    Il existe pour­tant un recours juri­dique contre la rati­fi­ca­tion qui mérite d’être exa­mi­né devant la Cour Euro­pénne des Droits de l’Homme. En effet la Conven­tion Euro­péenne de Sau­ve­garde des Droits de l’Homme (CEDH), une conven­tion inter­na­tio­nale indé­pen­dante de l’Union euro­péenne mais que l’Union euro­péenne a l’obligation de res­pec­ter (article 6§2 TUE), consacre en son article 3 pro­to­cole n°1 le droit du peuple à des élec­tions libres pour le choix des repré­sen­tants au corps légis­la­tif. S’il existe un droit pour le peuple de choi­sir les repré­sen­tants au corps légis­la­tif qui rédige les lois ordi­naires a for­tio­ri il existe un droit pour le peuple de choi­sir les repré­sen­tants du corps consti­tu­tion­nel qui édictent des lois à valeur consti­tu­tion­nelle. Le refus d’organiser un réfé­ren­dum pour la rati­fi­ca­tion d’un trai­té qui a une valeur consti­tu­tion­nelle, s’apparente de ce fait à une vio­la­tion du droit du peuple à des élec­tions libres. Sur­tout l’élaboration d’un trai­té consti­tu­tion­nel par un corps légis­la­tif qui n’a pas été élu au suf­frage uni­ver­sel (la confé­rence inter­gou­ver­ne­men­tale de l’Union) entre en contra­dic­tion avec l’article 3 pro­to­cole n° 1 CEDH. En fait la CEDH pour­rait fon­der le droit d’élire au suf­frage uni­ver­sel une assem­blée consti­tuante euro­péenne. Ceci n’est qu’un argu­men­taire som­maire, il y a beau­coup d’autres manières d’interpréter ce texte. Mais ces quelques argu­ments montrent que la vio­la­tion allé­guée de l’article 3 pro­to­cole n° 1 est loin d’être mani­fes­te­ment absurde a priori.

    L’intérêt d’une telle plainte est éga­le­ment très inté­res­sant du point de vue de la procédure.

    En pre­mier lieu, la CEDH auto­rise les plaintes col­lec­tives, sans aucune limi­ta­tion du nombre de plai­gnants (article 34 CEDH). La pro­cé­dure est gra­tuite, ce qui signi­fie que les plai­gnants doivent sim­ple­ment sup­por­ter le coût de leurs propres frais d’avocats. Si le pro­cès est per­du, le plai­gnant ne peut être condam­né à ver­ser quoi que ce soit à son adver­saire, l’Etat défendeur.

    En second lieu, lorsqu’une plainte est intro­duite les plai­gnants ont la pos­si­bi­li­té de deman­der des mesures pro­vi­soires. L’Etat défen­deur a l’obligation de res­pec­ter les mesures indi­quées par la Cour pour geler la situa­tion dans l’état où elle se trouve au moment de l’introduction de la plainte. Dans le cadre de la plainte contre la déci­sion de rati­fier le trai­té de Lis­bonne par voie par­le­men­taire en vio­la­tion de l’article 3 pro­to­cole n° 1, il serait donc pos­sible d’obtenir une déci­sion juri­di­que­ment contrai­gnante de la Cour ordon­nant à l’Etat fran­çais de stop­per le pro­ces­sus de ratification.

    Au vu de ces argu­ments pure­ment juri­diques, il appa­raît que le seul recours effi­cace contre la rati­fi­ca­tion par­le­men­taire pour pro­té­ger la volon­té sou­ve­raine du peuple, réside dans une plainte col­lec­tive auprès de la Cour euro­péenne des droits de l’Homme fon­dée sur la vio­la­tion de l’article 3 pro­to­cole n° 1.

    Vous êtes enga­gés à vous joindre à cette action col­lec­tive en vous ins­cri­vant sur le site http://​www​.29mai​.eu . Tous les démo­crates, peu importe qu’ils aient approu­vé ou non le trai­té consti­tu­tion­nel, doivent sou­te­nir le droit à un réfé­ren­dum, car seul le peuple peut rati­fier un trai­té qui le dépouille de sa souveraineté.

    Réponse
  40. Bakounine

    il est temps de tout faire sauter !

    Réponse
  41. AJH

    Bon­jour

    Il semble qu’ils aient un pro­blème avec le cabi­net d’a­vo­cat, les petits jeunes de http://​www​.29mai​.eu/

    Véri­fiez avant d’agir 😉

    Ami­ca­le­ment

    AJH

    Réponse
  42. Étienne

    Chris­tian Dar­lot me fait connaître cette nouvelle : 

    Un homme trou­va la lampe d’A­la­din qui traî­nait par là. L’homme recon­nut la lampe et la frot­ta. Le génie appa­rut, fit une révé­rence, et dit :

    - Je suis à votre ser­vice, Maître. Faites un vœu, et il sera exau­cé. Mais vous n’a­vez droit qu’à un seul vœu.

    Comme c’é­tait un bon fils, l’homme demanda :

    - Je vou­drais que tu res­sus­cites ma mère morte.

    Le génie fit la moue :

    - Je regrette, Maître, mais c’est un vœu impos­sible. Deman­dez-en un autre.

    Comme c’é­tait un bon citoyen, l’homme demanda :

    - Puisque nous sommes en démo­cra­tie, fais en sorte que le nou­veau trai­té euro­péen soit sou­mis à un réfé­ren­dum, et par la même occa­sion, que nos poli­ti­ciens cessent de nous insul­ter en permanence.

    Le génie ava­la sa salive :

    - Ce… Com­ment avez-vous dit que s’ap­pe­lait votre mère ?

    Réponse
  43. j-jour

    Ah elle est belle la repré­sen­ta­ti­vi­té du peuple de France !

    Après sol­li­ci­ta­tion par cour­rier des séna­teurs et dépu­tés concer­nant leur vote sur le trai­té simplifié :

    « Les citoyens ont écrit : voi­ci les réponses

    Voi­ci les quelques réponses… Inter­pe­lés par leurs man­dants, relan­cés par les ani­ma­teurs du site pour s’as­su­rer que cha­cun avait bien été inter­pe­lé, la majo­ri­té des par­le­men­taires n’a pas répondu.
    Sans doute la réponse de Mon­sieur Jal­ton, dépu­té de Gua­de­loupe est-elle la plus symp­tô­ma­tique (et encore a‑t-elle le mérite d’exis­ter…): « Vous serez avi­sés, aprés le vote à l’As­sem­blée Natio­nale, du choix que j’ai fait. »
    La démo­cra­tie, la défense de celle-ci, le débat ne sont plus du res­sort des citoyens : qu’on se le dise.

    Rap­pel : Les 3⁄5 des voix néces­saires à une réforme consti­tu­tion­nelle se comptent bien sur les votes expri­més : « refus de vote« ou « abs­ten­tion » est donc équi­valent de fait à Oui.… »

    A voir le TABLEAU des REPRESENTANTS DU PEUPLE et COMMENT ILS Y REPONDENT AU PEUPLE : http://​www​.traite​-sim​pli​fie​.org/​r​e​s​u​l​t​a​t​s​_​d​e​f​i​n​i​t​i​f​s​-​.​htm

    Per­so, j’a­vais emai­lé le gars socia­liste de la Savoie, Sénateur.

    Et dire que ces gens-là seraient sans doute les pre­miers à cas­ser du sucre sur le dos de Cha­vez et de sa trans­for­ma­tion des ins­ti­tu­tions par référendum!!!!

    Réponse
  44. j-jour

    Eh bien nous y sommes bien­tôt, à l’i­den­tique du TCE pro­po­sé et refu­sé au réfé­ren­dum de 2005!!!

    Voyez plu­tôt ce que ce com­men­taire lu sur le site de Jean-Luc Mélen­chon rapporte :

    « Lisez les der­nières nou­velles, trans­mises par Valé­ry Gis­card d’Estaing :

    « Nous venons d’apprendre que seize Etats membres de l’UE ont déci­dé de réagir à la sup­pres­sion des sym­boles de l’Union euro­péenne dans le texte du Trai­té de Lisbonne.
    Ils ont adop­té une décla­ra­tion qui sera annexée au Trai­té, pré­ci­sant que « le dra­peau euro­péen, l’hymne tiré de l’ « Ode à la joie », la devise « Unie dans la diver­si­té », l’Euro en tant que mon­naie de l’Union Euro­péenne et la jour­née de l’Europe le 9 Mai, conti­nue­ront d’être, pour eux, les sym­boles de l’appartenance com­mune des citoyens à l’Union euro­péenne et de leur lien avec celle-ci. »
    Par­mi les seize Etats membres signa­taires se trouvent tous les voi­sins de la France : Alle­magne, Bel­gique, Ita­lie, Luxem­bourg et Espagne.
    Il ne serait pas accep­table que la France, Etat fon­da­teur, dont la pho­to offi­cielle du Pré­sident de la Répu­blique repro­duit le dra­peau euro­péen, ne s’associe pas à cette déclaration.
    Je demande au Gou­ver­ne­ment de faire connaître à ses par­te­naires que la France est dis­po­sée à signer cette déclaration. »

    http://​vge​-europe​.eu/​i​n​d​e​x​.​php ?  »

    Réponse
  45. Vladimir

    Bon­jour,
    confir­ma­tion du der­nier com­mu­ni­qué de VGE :

    Le retour des sym­boles de l’Union

    Seize pays regrettent la dis­pa­ri­tion des « sym­boles de l’Union » qui figu­raient dans le défunt pro­jet de Consti­tu­tion euro­péenne (article I‑8). Au cours des ultimes tra­vaux de fina­li­sa­tion du trai­té de Lis­bonne, qui sera signé jeu­di 13 décembre, ils ont déci­dé, à l’initiative de l’Allemagne, de lui adjoindre une « décla­ra­tion » (la numé­ro 52e) dans laquelle ils affirment « que le dra­peau repré­sen­tant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu, l’hymne tiré de “l’Ode à la joie” de la Neu­vième sym­pho­nie de Lud­wig van Bee­tho­ven, la devise “Unie dans la diver­si­té”, l’eu­ro en tant que mon­naie de l’U­nion euro­péenne et la Jour­née de l’Eu­rope le 9 mai conti­nue­ront d’être, pour eux, les sym­boles de l’ap­par­te­nance com­mune des citoyens à l’U­nion euro­péenne et de leur lien avec celle-ci ».

    Cette décla­ra­tion — qui n’a pas de valeur juri­dique propre — a été signée par la Bel­gique, la Bul­ga­rie, l’Al­le­magne, la Grèce, l’Es­pagne, l’I­ta­lie, Chypre, la Litua­nie, le Luxem­bourg, la Hon­grie, Malte, l’Au­triche, le Por­tu­gal, la Rou­ma­nie, la Slo­vé­nie et la Slo­va­quie. Qui ne l’a pas signé ? Outre les deux pays du « non », la France et les Pays-Bas, la Grande-Bre­tagne, l’Irlande, le Dane­mark, la Fin­lande, la Suède, la Pologne, la Tché­quie, l’Estonie et la Let­to­nie. Valé­ry Gis­card d’Estaing, l’ancien pré­sident de la Conven­tion euro­péenne qui a rédi­gé la Consti­tu­tion, s’est fen­du d’un com­mu­ni­qué dans lequel il demande que Paris se joigne à cette décla­ra­tion : « il ne serait pas accep­table que la France, État fon­da­teur, dont la pho­to offi­cielle du Pré­sident de la Répu­blique repro­duit le dra­peau euro­péen, ne s’associe pas à cette déclaration ».

    Rap­pe­lons que l’article I‑8 a dis­pa­ru dans l’opération de « décons­ti­tu­tion­na­li­sa­tion » menée par le trai­té de Lis­bonne. Ce qui explique sans doute pour­quoi un pays comme l’Irlande, qui va orga­ni­ser un réfé­ren­dum, ou les États qui sont sou­mis à une forte pres­sion interne des euros­cep­tiques (Pays-Bas, Pologne, Tché­quie, Dane­mark), ne s’y sont pas asso­cié. Reste qu’en pra­tique, cela ne change rien : ces sym­boles existent déjà et leur exis­tence n’est pas menacée.

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/12/le-retour-des‑s.html

    Réponse
  46. Melanie Zetaufrais

    Eh oui, nous y sommes : le TCE est res­sor­ti avec des modi­fi­ca­tions mineures et a été signé.
    C’est cuit.

    Mais pour­quoi s’en étonner ?

    Depuis 2 ans, Étienne s’est dés­in­té­res­sé de la défense d’une Europe démo­cra­tique pour se pas­sion­ner sur les abus de pouvoirs.
    Il incar­nait le Non au TCE mais il a pré­fé­ré deve­nir le porte-parole de Bové et la cri­tique sys­té­ma­tique de Sarko.

    Le résul­tat, on le voit aujourd’hui.

    Bra­vo et mer­ci, Étienne.

    Réponse
  47. Laurent_K

    Méla­nie,

    Nous aus­si avons notre res­pon­sa­bi­li­té en ayant lais­sé élire Sar­ko­zy à l’é­ly­sée. C’est le point déclencheur.

    De plus, Étienne n’y est pour rien, que la qua­si-tota­li­té des médias ne laissent fil­trer que l’o­pi­nion par­ti­cu­liè­re­ment arro­gante des ouiouistes (« les nonistes n’ont rien com­pris ») sur l’Europe.

    Plu­tôt que taper sur Étienne, il me semble donc plus effi­cace de sanc­tion­ner ces gens là en favo­ri­sant finan­ciè­re­ment les quelques médias encore un peu objec­tifs (Marianne, Le Canard enchaî­né plu­tôt que Le Monde, le Figa­ro, Libé ou le jour­nal de 20h00) et en votant contre les pour­ris de l’UMPS. Je n’ai jamais voté extré­miste mais je ne vote­rai plus jamais pour un ouiouiste. Par contre je vote­rai car l’abs­ten­tion serait faire le jeu de ces pourris.

    Il y a éga­le­ment l’i­ni­tia­tive de http://​www​.29mai​.eu qui me parait inté­res­sante sur le plan sym­bo­lique (bien que ris­quée sur le plan média­tique en cas d’é­chec car j’ai un doute sur leur argu­men­ta­tion juridique).

    Bref, Méla­nie, si vous par­ta­gez ma rage, aidez-moi, aidez-nous en trou­vant ou en par­ti­ci­pant à des actions concrètes pour faire payer les pour­ris qui nous gouvernent.

    Laurent

    Réponse
  48. Melanie Zetaufrais

    « Faire payer les pour­ris qui nous gouvernent ». 

    Vos pro­pos sont typiques de ce qu’est deve­nu ce blog. 

    Il y a deux ans, Étienne avait réus­si le tour de force de ras­sem­bler der­rière lui des gens de tous les bords poli­tiques qui vou­laient tous défendre une idée forte : une Europe démo­cra­tique. Et il avait gagné.

    Mal­heu­reu­se­ment, au lieu de s’ap­puyer sur cette grande vic­toire pour mettre sur pied un pro­jet cohé­rent, construc­tif, posi­tif, visant exclu­si­ve­ment à défendre la démo­cra­tie au sein de l’u­nion, il est par­ti dans la cri­tique sys­té­ma­tique « des pour­ris qui nous gouvernent ». 

    Ce fai­sant, il a des­ta­bi­li­sé voire dégoû­té la plus grande par­tie de ceux qu’il avait convain­cus en 2005. Et main­te­nant, plus per­sonne ne croit à une Europe démo­cra­tique… parce que les seuls à la défendre sont des gens qui mélangent tout, cri­tiquent tout et veulent juste « faire payer » ceux qui ne pensent pas comme eux. Et qui sont tel­le­ment sûrs d’a­voir rai­son qu’ils en oublient … le res­pect de la démo­cra­tie. Un comble pour des défen­seurs de la démo­cra­tie en Europe, non ? Eh oui, Sar­ko, que cela vous plaise ou non, a été élu par une majo­ri­té de Fran­çais et il ne parait pas très démo­cra­tique de ne pas res­pec­ter le choix du peuple.

    Vous vous trom­pez de com­bat et vous êtes stériles.

    Par ailleurs, je vous rap­pelle que :

    1/ Les medias étaient déjà à 95% pour le Oui en 2005 et trai­taient déjà les tenant du Non d’im­bé­ciles voire de racistes. Cela ne n’a­vait pas empê­ché le Non de l’emporter massivement.

    2/ Les 3 can­di­dats ayant une chance de gagner la pré­si­den­tielle en juin der­nier vou­laient tous nous refour­guer le TCE de manière claire ou détournée.

    3/ Les autres n’a­vaient rien de cohé­rent et de res­pec­tueux de la démo­cra­tie à proposer.

    Ce n’est pas en « sanc­tion­nant » qui ce soit qu’on avan­ce­ra. Mais en rédi­geant un pro­jet construc­tif… ce qui n’a pas été fait depuis deux ans. Etienne, je le main­tiens, s’est inté­res­sé à d’autres sujets et a lais­sé tom­ber le com­bat pour une Europe démocratique. 

    Il était clair, il ne l’est plus. 

    Il était ras­sem­bleur, il ne l’est plus. 

    Il était construc­tif, il ne l’est plus.

    Il ren­dait la démo­cra­tie en Europe pos­sible aux yeux d’une majo­ri­té de Fran­çais, il en a fait une reven­di­ca­tion irréa­liste d’une mino­ri­té extrême.

    C’est un ter­rible gâchis, un désastre.

    Et je lui en veux beau­coup, c’est vrai (même si l’i­dée de le lui faire payer, de le trai­ter de pour­ri, de le sanc­tion­ner de quelle manière que ce soit, ne m’a jamais effleu­ré l’esprit.

    Réponse
  49. Étienne

    Méla­nie,

    Je vous trouve d’une inco­hé­rence et d’une ingra­ti­tude remar­quables : ingra­ti­tude en met­tant plus bas que terre ce que vous appré­ciiez tant naguère, et inco­hé­rence en pour­fen­dant ceux qui sont à vos côtés au lieu de vous en prendre à ceux qui sont en face.

    Tiens, dites-moi donc ce que vous faites, VOUS, vous qui êtes si cou­ra­geuse, si cohé­rente et si irré­pro­chable, mmm ? Mon­trez un peu l’exemple, non ? 

    Vous me faites pen­ser à la mouche du coche, exac­te­ment.

    En fait, vous pour­riez tout aus­si bien, sous votre pseu­do mys­té­rieux, être un simple par­ti­san ou adhé­rent de l’UMP qui mine l’ad­ver­saire en simu­lant une défec­tion chez l’en­ne­mi pour alté­rer le moral des troupes :o)

    En tout état de cause, il me semble que rien d’autre que votre appa­rent maso­chisme ne vous oblige à venir ici vous faire du mal à vous-même en tour­nant le cou­teau de votre ran­cune dans la plaie de votre « déception ».

    Et je le répète, mon­trez-nous donc ce que vous faites de votre côté pour sau­ver l’Eu­rope démo­cra­tique, pour qu’on com­pare un peu, car vous le savez comme nous : la cri­tique est aisée, mais l’art est dif­fi­cile ;o)

    Étienne.

    Pour mémoire :

    Le Coche et la Mouche

    Dans un che­min mon­tant, sablon­neux, malaisé, 
    Et de tous les côtés au soleil exposé, 
    Six forts che­vaux tiraient un coche. 
    Femmes, moine, vieillards, tout était descendu. 
    L’at­te­lage suait, souf­flait, était rendu. 
    Une mouche sur­vient, et des che­vaux s’approche, 
    Pré­tend les ani­mer par son bourdonnement, 
    Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
    Qu’elle fait aller la machine, 
    S’as­sied sur le timon, sur le nez du cocher.

    Aus­si­tôt que le char chemine, 
    Et qu’elle voit les gens marcher, 
    Elle s’en attri­bue uni­que­ment la gloire, 
    Va, vient, fait l’empressée : il semble que ce soit 
    Un ser­gent de bataille allant en chaque endroit 
    Faire avan­cer ses gens et hâter la victoire. 
    La mouche, en ce com­mun besoin, 
    Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ; 
    Qu’au­cun n’aide aux che­vaux à se tirer d’affaire. 
    Le moine disait son bréviaire : 
    Il pre­nait bien son temps ! Une femme chantait : 
    C’é­tait bien de chan­sons qu’a­lors il s’agissait ! 
    Dame mouche s’en va chan­ter à leurs oreilles,
    Et fait cent sot­tises pareilles. 
    Après bien du tra­vail, le coche arrive au haut : 
    « Res­pi­rons main­te­nant, dit la mouche aussitôt : 
    J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine. 
    Çà, Mes­sieurs les Che­vaux, payez-moi de ma peine. »

    Ain­si cer­taines gens, fai­sant les empressés, 
    S’in­tro­duisent dans les affaires : 
    Ils font par­tout les nécessaires, 
    Et, par­tout impor­tuns, devraient être chassés.

    La Fon­taine, Fables, Livre VII – Fable 9.
    Le coche et la mouche

    Réponse
  50. Melanie Zetaufrais

    Vous avez bien chan­gé, Etienne – et pas seule­ment de combat.

    Il y a 2 ans, un étran­ger était pour vous « un ami que vous ne connais­siez pas encore ».

    Main­te­nant, vous voyez des enne­mis partout.

    Il y a 2 ans, vous cher­chiez à ras­sem­bler tous ceux qui sou­hai­taient une Europe démo­cra­tique, quelles que soient leurs ori­gines politiques.

    Main­te­nant, vous dési­gnez un par­ti à la vin­dicte popu­laire en oubliant que beau­coup de ses par­ti­sans avaient sou­te­nu le Non en 2005.

    Il y a 2 ans, vous consi­dé­riez ceux qui n’adhé­raient pas à toutes vos opi­nions comme des gens sus­cep­tibles d’en­ri­chir le débat.

    Main­te­nant, vous les soup­çon­nez d’être des traîtres, vous les qua­li­fiez de gêneurs et vous vou­lez les exclure.

    Depuis 2 ans, vous cri­ti­quez sys­té­ma­ti­que­ment le sys­tème poli­tique, éco­no­mique et social en France mais vous esti­mez insup­por­table d’être à votre tour critiqué.

    Vous étiez dans l’ou­ver­ture, vous vous enfer­mez à pré­sent dans une haine incompréhensible.

    Vous allez dans le mur, c’est la véri­té et mal­heu­reu­se­ment, les faits le prouvent, mais vous refu­sez de l’en­tendre, de vous remettre en cause et vous per­sis­tez à pro­cla­mer que tout est de la faute « des autres » (les pour­ris qui nous gouvernent).

    Vous ne tolé­rez plus autour de vous que des béni-oui-oui.

    Pour un homme qui était le porte-parole des tenants du Non, c’est vrai­ment triste.

    Réponse
  51. Étienne

    Méla­nie, regar­dez-vous avec le miroir de vos accu­sa­tions : ça vous va comme un gant.

    C’est vous qui trans­for­mez vos amis en enne­mis, de façon irrationnelle.

    C’est vous qui ne venez ici que pour taper (ça doit vous défou­ler, sans doute).

    Vos ana­lyses sont des inven­tions sans preuves, des fan­tasmes. Je vous ras­sure : je ne demande tou­jours qu’à chan­ger et à évo­luer, comme d’ha­bi­tude, mais seule­ment à par­tir de démons­tra­tions convain­cantes (ça m’ar­rive sou­vent et j’a­dore pro­gres­ser) : sûre­ment pas pour de simples cau­che­mars fan­tai­sistes, bien sûr.

    Fina­le­ment, je trouve vos ren­gaines assez sté­riles, par­don­nez-moi cette bru­ta­li­té : je vous lis tou­jours, pour­tant, mais je n’ar­rive pas à y voir une voie de pro­grès. Qu’at­ten­dez-vous de moi ?

    Je répète ma ques­tion (à laquelle vous évi­tez de répondre) : que faites-vous, vous-même, pour conqué­rir cette Europe démo­cra­tique ? Don­nez-nous l’exemple. J’attends.

    Et au fond, pour ce qui semble vous tenir le plus à coeur, je suis déso­lé d’a­voir peur de votre Sar­ko­zy chéri.

    Étienne.

    PS :

    1) pour moi, plus que jamais, un étran­ger est un ami que je ne connais pas ;

    2) je cherche tou­jours à joindre mes forces avec ceux qui cherchent vrai­ment une Europe démo­cra­tique, de gauche comme de droite (il y en a appa­rem­ment moins à droite) ;

    3) je n’ai pas de haine mais je me défends contre une bande d’af­freux qui haïssent la démo­cra­tie, la vraie ;

    4) je n’ai pas la moindre auto­ri­té pour être le porte-parole de qui que ce soit ; déso­lé de vous avoir déçu sur ce point que je ne reven­dique pas ; je réflé­chis avec ceux qui veulent bien le faire avec moi, et c’est déjà bien comme ça.

    5) Et, quant à ceux que je « tolère autour de moi », comme vous dites, vous voyez bien que je vous tolère vous, sans vous cen­su­rer le moins du monde, vous qui ne faites pour­tant que me taper des­sus (très injus­te­ment, à mon avis). Vous voyez que ce n’est qu’un mau­vais rêve : il n’y a pas ici que des béni-oui-oui, il y a vous :o)

    Dites Méla­nie, vous n’a­vez qu’un seul pun­ching ball sous la main ? Vous devriez en chan­ger, de temps en temps, non ?

    :o)

    Réponse
  52. Melanie Zetaufrais

    Oui, c’est vrai, vous me lais­sez m’ex­pri­mer et je vous en remer­cie. Et d’au­tant plus cha­leu­reu­se­ment que d’autres sites que vous citez n’ont pas hési­té, eux, à me cen­su­rer (tout en trai­tant sans rire Sar­ko de dic­ta­teur, pas­sons) et je ne com­prends d’ailleurs pas pour­quoi : je ne dis que la véri­té, je ne vise qu’à défendre la cause d’une Europe démo­cra­tique et je n’in­sulte ni ne menace personne.

    Par contre, Sar­ko n’est pas mon ché­ri, Dieu m’en garde. Je ne suis pas Car­la Bruni.

    Je n’ai pas peur de lui mais de l’Eu­rope qu’il met en place dans une indif­fé­rence totale. Et si vous avez l’im­pres­sion que je vous tape des­sus, c’est parce que je suis per­sua­dée que vous êtes le seul qui pourr­rait l’en empê­cher. Et que je m’ef­force – en vain, mal­heu­reu­se­ment – de vous pous­ser à le faire comme vous l’a­viez fait en 2005. 

    Si l’Eu­rope démo­cra­tique devient une cause par­ti­sane, elle ne sera plus défen­due par tous. Et elle est donc fou­tue. Et j’ai le sen­ti­ment que ceux qui sont à mes côtés, en se four­voyant dans d’autres com­bats mul­tiples et non-euro­péens, font autant de mal à l’Eu­rope démo­cra­tique que ceux qui sont en face.

    En le disant, je ne cher­chais pas à vous bles­ser mais à vous faire réagir. Mais puisque vous ne vou­lez pas l’en­tendre, tant pis.

    Réponse
  53. AJH

    @Melanie

    Je ne doute pas de votre bonne foi, et je ne doute pas non plus que vous avez signé toutes les péti­tions réper­to­riées sur http://etienne.chouard.free.fr/wikiconstitution/index.php?title=Liste_des_p%C3%A9titions_exigeant_que_tout_trait%C3%A9_soit_soumis_%C3%A0_r%C3%A9f%C3%A9rendum et que vous avez envoyé par cour­rier votre plainte auprès du Gref­fier de la
    Cour euro­péenne des Droits de l’Homme comme pro­po­sé par Guillaume de http://​www​.29mai​.eu/

    J’es­père éga­le­ment que vous avez direc­te­ment écrit à votre dépu­té lui expli­quant que jamais plus vous ne vote­rez pour lui, quelque soit son bord poli­tique, si, lors du Congrès pré­vu, il votait ce Trai­té de Lis­bonne, fai­sant fi des régles les plus élé­men­taires de la démo­cra­tie et du déni de celle ci compte tenu du vote majo­ri­taire contre un pro­jet qua­si iden­tique, en 2005.

    Après cela, et bien il faut écrire, expli­quer, encore écrire, encore expli­quer, et il faut sou­te­nir – qu’elles soient de droite ou de gauche – toutes les ini­tia­tives reje­tant l’i­dée même de la pro­cé­dure d’a­dop­tion par les parlementaires.

    Réponse
  54. Melanie Zetaufrais

    A AJH,

    Oui, je l’ai fait, avec l’éner­gie du déses­poir. Mais cela ne ser­vi­ra à rien.

    S’il y avait un réfé­ren­dum demain sur le sujet, vous croyez vrai­ment que le Non l’emporterait comme en 2005 ?

    Moi pas. Et c’est bien là le problème.

    Beau­coup de ceux qui avaient reje­té le TCE à l’é­poque ne savent plus aujourd’­hui si, en l’é­car­tant, ils défen­draient l’Eu­rope démo­cra­tique à laquelle tous les peuples aspirent ou s’ils agi­raient en anarchistes.

    Vous le savez. Moi aussi.

    Mais c’est la majo­ri­té du pays qui décide et elle ne com­prend plus rien à ce qui se passe.

    Réponse
  55. AJH

    Méla­nie écrit  » S’il y avait un réfé­ren­dum demain sur le sujet, vous croyez vrai­ment que le Non l’emporterait comme en 2005 ? »

    Je crois que le Non l’emporterait, et même avec un pour­cen­tage encore plus fort, si le Trai­té de Lis­bonne était pré­sen­té honnetement(en entier), avec assez de temps pour dif­fu­ser les ana­lyses et les critiques…

    Mais avec des « si » ..

    Il nous fau­dra donc sans doute « vivre » avec ce Trai­té, dans cette Europe qui ne nous convient pas… jus­qu’au moment où tout « explo­se­ra », hélas.

    Réponse
  56. Melanie Zetaufrais

    Fin octobre, un son­dage a révé­lé que 68% des Fran­çais vote­raient OUI si on sou­met­tait le trai­té de Lis­bonne à un réfé­ren­dum… (en 2005, 55% avaient voté NON au TCE).

    Même sans son­dage, il suf­fit d’é­cou­ter les gens pour com­prendre qu’ils ne se rendent pas compte de la gra­vi­té de la situa­tion. C’est d’ailleurs le plus inquié­tant. Le piège va se refer­mer dans une indif­fé­rence géné­rale. Tout le monde s’en fout sauf nous. 

    Et comme nous sommes une mino­ri­té et que nous n’a­vons pas réus­si à convaincre la majo­ri­té, nous n’au­rons ser­vi à rien

    Réponse
  57. philippe magdelenat

    bon­jour Mélanie,

    Je par­tage en par­tie votre ana­lyse , et je me suis reti­ré du pro­jet Etienne ( j’y ai si peu par­ti­ci­pé ) dès le départ car j’a­vais sen­ti les excès qui appa­raissent au grand jour

    Beau­coup de remises en cause rele­vant de la polé­mique( par­fois même jus­qu’à une forme de néga­tion­nisme sans doute invo­lon­taire ), peu construc­tives car entas­sées et sur­tout s’é­loi­gnant de l’ob­jet : la défense de la démo­cra­tie par des écrits et des actes simples

    je passe une fois pen­dant les vacances et je constate que rien n’avance

    cor­dia­le­ment

    Réponse
  58. Étienne

    Déci­dé­ment… C’est une concen­tra­tion pour fêter le sol­stice ? :o)

    Et bien vous aus­si, Phi­lippe, puisque vous êtes là : dites-nous donc ce que vous avez fait cette année pour rendre l’U­nion euro­péenne un peu démo­cra­tique (ou pour com­prendre ce qui cloche et pré­pa­rer un autre pro­jet), ça m’in­té­resse tou­jours de décou­vrir des com­por­te­ments exemplaires…

    J’en ai besoin pour progresser.

    :o)

    Réponse
  59. philippe magdelenat

    bon­soir ,

    Quelle idée cher col­lègue !je n’ai pas la pré­ten­tion d’être exemplaire

    J’ai signé la péti­tion pour récla­mer un réfé­ren­dum même si j’a­vais voté oui en 2005.

    Pour le reste , je ne peux pas par­ti­ci­per à vos déra­pages incon­trô­lés même s’ils sont très colorés .…..

    Je pré­fère l’ac­tion simple et concrète au plus proche.

    Mais je te le répète Méla­nie voit clair et je com­prend son désarroi

    bon noel

    Réponse
  60. Étienne

    Il est bien clair qu’à l’ar­rêt, on ne dérape pas.

    ;o)

    Réponse
  61. André

    Bon­jour à tous

    Petite infor­ma­tion : le 7/01/2008 Raoul Marc Jen­nar vient à Hel­lemes près de LILLE à 19 heures, soyez le plus nom­breux possible.

    Raoul Marc Jen­nar connaît bien les ins­ti­tu­tions euro­péennes, il est très péda­gogue (j’ai assis­té à une réunion sur l’OMC) et il est très cor­dial, je n’ai pas peur de dire que c’est UN VRAI HUMANISTE.

    Par ailleurs, sans entrer dans le débat entre Étienne et ses détrac­teurs, je ferai remar­quer que ceux qui se battent le plus, ce sont les AFFREUX COLORÉS, n’en déplaisent aux autres !

    Les par­ti­sans du oui auront un trai­té encore plus illi­sible que le TCE, qui reprend 95% de son conte­nu, alors soyez contents, pas d’hy­po­cri­tie et bénis­sez SAINT NICOLAS le sau­veur suprême de l’Europe…sans citoyens.

    Bonnes fêtes et meilleurs voeux à tous.

    André

    Réponse
  62. Adrien

    Si la plainte auprès de la cour euro­péenne des droits de l’Homme est débou­tée, il sera une bonne chose de « ras­sem­bler les ener­gies » et les bonnes volon­tés pour éta­blir des têtes de ponts avec les citoyens irlan­dais, qui auront à se pro­non­cer sur le trai­té- « consti­tu­tion » dégui­sé par référendum.

    il fau­dra essayer de se mobi­li­ser auprès des sites et médias irlan­dais pour faire prendre conscience aux citoyens irlan­dais qu’ils ne s’ex­pri­me­ront pas seule­ment en leur nom sur le trai­té modi­fi­ca­tif « consti­tu­tion­nel » euro­péen, mais aux noms de tous les peuples d’Eu­rope, peuples mépri­sés et muse­lés par leurs gou­ver­ne­ments et par les technocrates.

    La consti­tu­tion de l’Ir­lande ne pré­voit pas la pro­cé­dure de révi­sion consti­tu­tion­nelle sans pas­ser par l’ap­pro­ba­tion du peuple par voie de réfé­ren­dum. Une pré­cau­tion démo­cra­tique fon­da­men­tale pour tout pays qui ne se défit pas ouver­te­ment de son peuple.

    PS : ce ne sera pas facile, l’Ir­lande avec ses pra­tiques de dum­ping fis­cal tire beau­coup d’a­van­tages de l’ Union euro­pèenne ( ex : Micro­soft paye ses impôts là-bas, je crois), mais il fau­dra tout faire pour dépas­ser ce point de divergence.

    Réponse
  63. NingunOtro

    Comme dit Adrien… rien n’est per­du jus­qu’à ce que tout soit perdu.

    Le pro­cès de rati­fi­ca­tion euro­péen a besoin de 27 OUI. Or, il nous suf­fi­sait d’UN SEUL NON pour arrê­ter le Trai­té Consti­tu­tion­nel. Ce ne fut pas un NON espa­gnol (moi qui rêvait que mon peuple était intel­li­gent…), mais il y eut les Fran­çais et les Hol­lan­dais pour me convaincre que tout espoir n’é­tait pas perdu.

    En voyant leur pro­jet tota­li­taire échouer dans leur inten­tion d’ob­te­nir notre acquies­ce­ment et notre confor­misme comme les mou­tons qu’ils nous croyaient, les indignes digni­taires natio­naux et euro­péens ont tri­ché en avor­tant un pro­ces­sus de rati­fi­ca­tion qui allait les remettre à leur vraie place… aux pieds du peuple.

    Nous n’a­vons tou­jours besoin que d’UN SEUL NON pour les arrê­ter, même quand l’i­gnoble pro­pa­gande du OUI n’hé­site pas à jouer la carte de la majo­ri­té simple (la quan­ti­té de pays entre les 27 qui auraient soi-disant déjà dit OUI) pour faire du chan­tage à ceux qui doivent encore prendre une déci­sion comme peuple sou­ve­rain. Rap­pe­lons-nous quand-même qu’ils furent rapides à empê­cher que les peuples res­tants se joignent aux NON fran­çais et hollandais.

    Depuis le début, il était clair que l’en­jeu n’é­tait pas natio­nal… même pas fran­çais ou hol­lan­dais… mais réel­le­ment européen.

    Avons-nous pour autant joué nos cartes comme des vrais Euro­péens, en déve­lop­pant un plan pour le NON qui tienne compte de la situa­tion réelle dans laquelle se déroule l’enjeu ?

    Je crois que non. Cha­cun a fait de son mieux au niveau natio­nal pour inci­ter le NON de ses conci­toyens, mais pas grand-chose n’a été fait pour syn­chro­ni­ser, voire bâtir sur les vic­toires (ou même les défaites) des batailles natio­nales pré­cé­dentes les tac­tiques, jus­ti­fi­ca­tions et argu­men­ta­tions des suivantes.

    Il était clair quand, en 2005, s’or­ga­ni­sèrent les pre­miers réfé­ren­dum, que ceux-ci n’é­taient pas seule­ment l’ex­pres­sion de la volon­té des peuples qui eurent la chance de pou­voir les orga­ni­ser, mais qu’ils étaient aus­si, en toute conscience éthique, la seule pos­si­bi­li­té réelle pour ces peuples qui étaient si mal repré­sen­tés par leurs soi-disant repré­sen­tants démo­cra­tiques (>90% de oui’stes, alors que, faute de réfé­ren­dum, les son­dages publics res­taient bien loin de chiffres de cette ampleur).

    Les gou­ver­ne­ments n’or­ga­ni­sèrent ces réfé­ren­dums que contraints et for­cés et sui­vant une stra­té­gie bien opti­mi­sée, même si elle n’a­bou­tit pas cor­rec­te­ment. Rap­pe­lons-nous que le pre­mier réfé­ren­dum, l’es­pa­gnol… fut tout un suc­cès pour le OUI. Un vrai réfé­ren­dum pro­pa­gan­dis­tique ins­tru­men­ta­li­sé pour don­ner un vrai élan au OUI, puisque, rap­pe­lons-nous, il n’é­tait même pas obli­ga­toire… et son résul­tat était consul­ta­tif et non contraignant.

    Tout ceci pour vous convaincre du fait qu’il y a une réelle coor­di­na­tion supra­na­tio­nale orga­ni­sée pour atteindre ce OUI qui fera d’eux nos maîtres, nous rédui­sant comme peuples et indi­vi­dus à la mère condi­tion d’es­claves avec des voix et des voeux qui ne comptent pour rien (sauf peut-être comme chair-à-canon dans leurs futures guerres éco­no­miques et territoriales).

    Le NON a besoin de chan­ger de tac­tique, et de ces­ser de lut­ter divi­sé en bataillons natio­naux qui font la guerre pour l’hon­neur natio­nal. Si notre NON est réel­le­ment un NON oppo­sé à CETTE vision de l’Eu­rope qu’ils essaient de nous impo­ser, et pas contre n’im­porte quelle Europe — même celle dont nous rêvons —, alors il nous faut nous consti­tuer en Euro­péens exem­plaires et nous orga­ni­ser d’une façon opti­male pour nous pré­sen­ter à la bataille, tous unis, dans tous les champs de bataille qui se pré­sen­te­ront jus­qu’à ce que ce déli­rant pro­jet tota­li­taire soit défi­ni­ti­ve­ment aban­don­né. Quel que soit le ter­ri­toire ou le moment pré­cis de chaque bataille, et prêts à maxi­mi­ser l’u­ti­li­té future tant des vic­toires que des défaites.

    l’Ir­lande, comme dit Adrien, est l’un des champs de bataille futurs le plus facile à iden­ti­fier… Mais il n’est pas le seul. Et même si c’est là qu’on a la chance la plus réelle qui nous reste pour gagner cette guerre, la déter­mi­na­tion des com­bat­tants qui lut­te­ront sur la place sera gran­de­ment condi­tion­née par le sou­tien et le rai­son­ne­ment que nous serons capables d’ap­por­ter à leur appui, et le cou­rage que nous mon­tre­rons dans la défense de nos convic­tions en lut­tant dans n’im­porte quel autre lieu où cela sera pos­sible. Même une bataille per­due d’a­vance… gagne du temps et ren­force la déter­mi­na­tion des com­bat­tants des pro­chaines à venir, en leur fixant plus clai­re­ment l’é­nor­mi­té de l’en­jeu… Une Europe pour LES PEUPLES.

    C’est l’heure… organisons-nous.

    Réponse
  64. AJH

    Les Espa­gnols ont été « rou­lés dans la farine » par leur gou­ver­ne­ment, on ne peut pas leur tenir rigueur… Sou­ve­nez-vous : on avait seule­ment oublié de signa­ler qu’il y avait une par­tie 3…

    Bon Noël à tou(te)s.

    Réponse
  65. NingúnOtro

    Bon Noël à vous aus­si, AJH.

    Et puis aus­si à tous les autres humains de bonne volonté.

    Je suis moi-même Espa­gnol, et pour moi c’é­tait tout clair qu’on nous rou­lait dans la farine… Mais un peuple se doit à soi-même de faire un effort et d’être pré­pa­ré pour ne pas se lais­ser rouler.

    Sinon, à quoi bon la sou­ve­rai­ne­té nationale ?

    Moi, je leur tiens rigueur.

    Il y a bien sûr un sen­ti­ment d’im­po­tence quand les deux plus grands par­tis poli­tiques natio­naux font une cam­pagne pro­pa­gan­dis­tique pour le OUI, en plus de la cam­pagne ins­ti­tu­tion­nelle, et celui-ci se mon­tra clai­re­ment quand la par­ti­ci­pa­tion à ce réfé­ren­dum-ci fut la plus basse (40%) jamais enre­gis­trée pour n’im­porte quelle consul­ta­tion popu­laire (élec­tions incluses) tenue en Espagne.

    Le même sen­ti­ment d’im­po­tence que devraient sen­tir main­te­nant les Fran­çais envers leur flam­boyant président…
    … Espé­rons un résul­tat final dif­fé­rent de l’a­pa­thie et de la résignation.

    Le futur se joue à court terme.

    Réponse
  66. Étienne

    Bon­soir NingúnOtro,

    C’est vrai qu’ils se couchent tard, nos cou­sins espa­gnols ;o)

    Bonne nuit.

    Étienne.

    Réponse
  67. NingúnOtro

    Bon­soir. Étienne,

    Les cou­sins espa­gnols, des humains assez nor­maux quand-même (mal­gré leur vote en 2005 😉 ), aiment bien dor­mir huit heures, ou plus si cela est pos­sible ;o). Ce n’est que dans mon cas par­ti­cu­lier, sans tra­vail et sans obli­ga­tions sociales qui me font syn­chro­ni­ser mon horaire vital avec le reste des mor­tels, que les heures aux­quelles je fré­quente votre site ont seule­ment l’air d’être scan­da­leuses (tiens, aujourd’­hui je fais encore mieux… il est 7 heures!).

    Je vous remets copie de mon effort pour faire entendre notre voix sur un site assez rare, Le Tau­rillon, où j’ai l’im­pres­sion que la logique, la cohé­rence et l’é­thique n’in­té­ressent que quand cela rend des fruit en leur faveur. Même quand ils nous dirigent direc­te­ment la parole… on n’a pas de droit de réponse !

    http://​www​.tau​rillon​.org/​T​r​a​i​t​e​-​d​e​-​L​i​s​b​o​n​n​e​-​l​e​t​t​r​e​-​o​u​v​e​r​t​e​-​a​u​x​-​p​a​r​t​i​s​a​n​s​-​d​-​u​n​-​r​e​f​e​r​e​n​d​u​m​-​n​a​t​i​o​nal

    Cher Mon­sieur Crazenave,

    Veuillez trou­ver ci-des­sous l’in­ter­ven­tion que j’au­rais vou­lu publier comme réponse à l’ar­ticle men­tion­né et à quelques détails de ses com­men­taires. Vous êtes libre d’en faire ce qui bon vous semblera.

    Comme mili­tant du NON pour beau­coup de rai­sons, plus que celles qui sont men­tion­nées dans cet article, j’ai quel­que­fois du mal à uti­li­ser un lan­gage com­plè­te­ment neu­tral, sur­tout quand la plu­part des fois les médias nous ignorent à moins qu’on casse des vitrines, pour ensuite publier qu’on sait seule­ment cas­ser des vitrines ;). Comme je ne connais pas vos limites de tolé­rance, je vous offre de dis­cu­ter des rédac­tions alter­na­tives pour des pas­sages que vous ne trou­ve­riez pas accep­tables pour publi­ca­tion sur votre site.

    Cor­dia­le­ment,

    Anto­nio García.

    réponse à http://​www​.tau​rillon​.org/​f​o​r​u​m​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​1​856

    M. Jean-Michel Fayard… ce n’est point impru­dent de défendre le non-recours à un réfé­ren­dum natio­nal sépa­ré, au moins du point de vue phy­sique, car j’ose pré­tendre que votre inté­gri­té cor­po­relle ne sera pas mena­cée par votre démarche. Je ne dirais pas la même chose pour vos inter­pré­ta­tions des situa­tions et construc­tions « logiques ».

    Tout d’a­bord, il n’y a effec­ti­ve­ment aucune rai­son de se lais­ser inti­mi­der par qui que ce soit (pas seule­ment par ceux qui déve­loppent juste un ou deux aspects concrets dans leur argu­men­ta­tion, soit celle-ci Ouiiste ou Noniste ; et cer­tai­ne­ment pas par les cri­mi­nels qui osent détour­ner des dépu­tés de leur juste devoir 😉 ).

    Main­te­nant, il faut quand-même avouer les véri­tés : dans les cam­pagnes, on déve­loppe des stra­té­gies autour des grands argu­ments (justes ou faux, cela est un autre aspect) qui ont de la puis­sance pour convaincre des grandes majo­ri­tés, et on oublie ‑le temps réduit oblige- les petits détails qui n’in­fluencent que des nombres sta­tis­ti­que­ment insi­gni­fiants. Il y va de même pour les contre-cam­pagnes. On ne joue pas sur l’exac­ti­tude de détails logiques, mais avec des grands blocs de sen­ti­ments émo­tion­nels soi­di­sant capables de « convaincre » des grandes masses. C’est ain­si que le OUI orien­ta sa cam­pagne, et cela eut été un sui­cide de ne pas répondre avec la même munition.

    Alors, quand le OUI pré­tend faire pas­ser ce texte comme une Consti­tu­tion, l’ar­gu­ment utile et anti-émo­tif est de démon­trer assez aisé­ment et de forme logique que ce texte, par la forme en laquelle il est pré­pa­ré et pré­sen­té, n’en est pas une.

    Ain­si, c’est peut-être mar­rant vu de votre coté, mais l’ar­ticle XXX qui est dans la par­tie III… n’a point de la place dans une Consti­tu­tion. Et… même si c’est l’ar­ticle YYY du Trai­té de Maas­tricht qui est déjà en vigueur… il n’y à tou­jours pas de la place pour lui dans une Consti­tu­tion. Et… même si vous dites que ce que vous vou­lez approu­ver ne s’ap­pel­le­ra plus Consti­tu­tion… on n’a tou­jours pas envie de dire oui à un tel article.

    Disons que d’en­trée on ne le vou­lait pas cet article. Ce fut com­mode et émo­tif, vu l’o­rien­ta­tion de la cam­pagne pour le Oui, d’ar­gu­men­ter d’une façon émo­tive qu’un tel article n’a­vait pas de place dans une Consti­tu­tion. Mais il n’en suit pas, comme les vôtres aiment argu­men­ter, que main­te­nant que le pro­jet ne s’ap­pelle plus Consti­tu­tion le même article sans en chan­ger une seule com­ma est sou­daine et béa­te­ment inof­fen­sif. La, ce qui reste de logique dans les gens se rebelle contre votre manipulation.

    De la même façon, nous ne pré­ten­drons pas être des saints… cer­tains argu­ments uti­li­sées par cer­taines fac­tions nonistes étaient aus­si plu­tôt des mani­pu­la­tions émo­tives que des bases logiques solides. Cha­cun recon­naî­tra les siens et sau­ra faire péni­tence si cela convient, on ne peut être tenu pour res­pon­sable des argu­ments des autres.

    Tout cela pour dire entre autre que je suis bien sur du fait que AUCUN des argu­ments d’E­tienne Chouard, bien que char­gés d’é­mo­ti­vi­té pour atteindre une effec­ti­vi­té dont nous avions déses­pé­ré­ment besoin, ne peut être confon­du avec un men­songe. Je ne met­trai pas volon­tiers la main dans le feu pour beau­coup d’autres, du camp du OUI tant comme du camp du NON. Il y a des gens de très dif­fé­rent calibre des deux cotés.

    Votre mani­queisme avec les par­ties soi­di­sant nou­velles et celles « reprises » des trai­tés pré­cé­dents me déplaît. Toutes les deux ont en com­mun le fait que le peuple n’a­vait pas été consul­té aupa­ra­vant sur leur vali­di­té. Pec­ca­ta minu­ta pour un trai­té… Énorme gros­siè­re­té pour une Constitution.

    Et puis… vous vos trom­pez encore main­te­nant… voter NON aux modi­fi­ca­tions c’est… seule­ment voter NON aux modi­fi­ca­tions. Cela ne ser­vi­ra pas pour rendre nulles les pro­vi­sions des trai­tés pré­cé­dents, mais en AUCUN cas vous avez le droit de sup­po­ser que l’in­ten­tion du votant est d’a­gir posi­ti­ve­ment pour le main­tien de ceux-ci. Ils res­te­ront en place parce-que on leur aura pas deman­dé si ils vou­draient les main­te­nir (ce ne sera pas sa res­pon­sa­bi­li­té poli­tique, mais celle de ceux qui n’au­ront pas osé lui don­ner cette responsabilité).

    Vous aurez devi­né, je suis un Noniste convain­cu, … tou­jours convain­cu aujourd’­hui plus que hier, et je n’ai aucune honte à défendre ma posi­tion d’au­jourd’­hui. Je vous demande quand-même une cer­taine dose d’in­dul­gence, car même étant Noniste, je suis de la rare espèce des Nonistes espa­gnols, et ma pauvre maî­trise du fran­çais ne me per­met pas de le faire sans fautes gram­ma­ti­cales et d’orthographe ;).

    LE RÉFÉRENDUM

    « Le réfé­ren­dum n’est pas la démo­cra­tie, seule­ment une moda­li­té pos­sible, et sui­vant le cas… »

    Bien sur, qu’on est con, les autres… quand cela convient (cf. le réfé­ren­dum espa­gnol, qui n’é­tait d’ailleurs ni obli­ga­toire, ni vin­cu­lant [contrai­gnant]), c’est un grand ins­tru­ment légi­time. Quand les pro­ba­bi­li­tés de suc­cès pour nos pré­ten­tions sont moindres, on peut s’en pas­ser comme de la peste, n’est-ce pas ?

    Mais la situa­tion actuelle est autre (c’est bien la situa­tion d’ aujourd’­hui que vous vou­lez me voir défendre, n’est-ce pas?)… on peut déci­der sur l’u­ti­li­sa­tion ou non de la figure du réfé­ren­dum pour tran­cher une ques­tion (remar­quez quand même qu’on se pas­sa de deman­der mon avis sur l’i­do­nei­té d’une telle figure pour le réfé­ren­dum de 2005), mais une fois déci­dé, CE QU’ON NE PEUT CERTAINEMENT PAS FAIRE… c’est nier la légi­ti­mi­té d’un résul­tat CLAIR. Or, il ne s’a­git aujourd’­hui pas de déci­der si on veut ou pas un réfé­ren­dum 2007, il s’a­git bel et bien de déci­der si on se passe des RÉSULTATS de ceux de 2005 en France et Hol­lande. La déci­sion, pitoyable il me semble aux yeux de n’im­porte lequel démo­crate, est bel et bien celle de nul­li­fier 2005, ET EN PLUS de ne pas deman­der son avis au peuple en 2007.

    La pro­cé­dure de rati­fi­ca­tion sur laquelle tout le monde était tom­bé d’ac­cord (ceux qui eurent droit à opi­ner lades­sus, en tout cas) était CLAIRE. Peut être un peu trop opti­miste pour ceux qui vou­laient le OUI ;), mais très claire.

    Même si dans cer­tains lieux elle pas­sait outre la logique sou­ve­raine des peuples en faveur de cer­taines illu­sions tech­niques comme les rati­fi­ca­tions par­le­men­taires, en gros elle res­pec­tait la sou­ve­rai­ne­té des peuples la ou elle n’a­vait pas d’al­ter­na­tive aisé­ment accep­table. Aujourd’­hui, elle ne fait même pas l’ef­fort de cacher que le peuple n’y compte pour rien.

    Et puis le pro­ces­sus fut avor­té sans expli­ca­tions et sans lais­ser s’ex­pri­mer sur le sujet un tas de peuples… à conve­nance de qui ?

    Mais tant pis… deux réfé­ren­dums NÉGATIFS, c’é­tait plus que assez, même si plus ça aurait été la joie com­plète, parce que selon la lettre de l’ac­cord de rati­fi­ca­tion c’é­tait assez pour rendre tout effort suc­ces­sif inutile.

    Anti-réfé­ren­dum == Anti-démo­crate, oui, mais ce n’est pas comme vous vou­lez faire entendre ici l’o­pi­nion de ceux qui veulent un réfé­ren­dum pour le Trai­té Modi­fi­ca­tif, cela est sur­tout vrai pour ceux qui ne veulent pas recon­naître les résul­tats vin­cu­lants [contrai­gnants] des réfé­ren­dums fran­çais et hol­lan­dais de 2005. C’est-à-dire, Anti-résul­tats de 2005 == Anti-démo­crate. Si ceci n’est pas votre cas, alors sûre­ment vous êtes Pro-réfé­ren­dum 2007 et je vous compte entre mes amis.

    Jean-Louis Bour­langes avait rai­son, mais pas pour les rai­sons que vous avan­cez et qui vous servent pour trou­ver une excuse qui rend à vos yeux accep­table le réfé­ren­dum pan-euro­péen, même au point que para­doxa­le­ment la solu­tion est soit-disant d’une sim­pli­ci­té aveu­glante (ah, je vois que je ne dois pas vous comp­ter entre mes amis, dommage)..

    Cela vous convien­drait, mais cela serait une escro­que­rie… je n’ai rien contre un réfé­ren­dum pan-euro­péen, j’i­rai encore plus loin… je vou­drais des élec­tions pan-euro­péennes (c’est-à-dire le droit de voter pour n’im­porte qui qui se pré­sente aux élec­tions euro­péennes, et pas seule­ment pour ceux qui se pré­sentent pour le pays dont j’ai la natio­na­li­té ou dans lequel je réside, et cela sans divi­sions de sièges en quo­ta nationaux).

    Cela serait une escro­que­rie, parce-que pour l’ins­tant (encore) chaque peuple est sou­ve­rain dans son ter­ri­toire, et qu’on ne peut sim­ple­ment pas voter l’adhé­sion à un ter­ri­toire, fût-il l’Eu­rope même, où la sou­ve­rai­ne­té du peuple n’existe pas… avant que le peuple natio­nal sou­ve­rain ne décide de son plein gré d’a­ban­don­ner la sou­ve­rai­ne­té natio­nale. Cela serait plus simple si la sou­ve­rai­ne­té natio­nale n’exis­tait pas, ou s’il exis­tait déjà une sou­ve­rai­ne­té euro­péenne pour prendre sa place, mais mal­heu­reu­se­ment les com­pé­tences du par­le­ment euro­péen et son impor­tance dans la struc­ture euro­péenne ne sont pas du genre à lui confier la repré­sen­ta­tion de la sou­ve­rai­ne­té des peuples euro­péens, et nous sommes convain­cus du fait que c’est struc­tu­rel­le­ment, par des­sin, qu’il en est ainsi.

    Libre à vous d’in­ter­pré­ter les frus­tra­tions que les résul­tats du réfé­ren­dum fran­çais ont engen­drées en fonc­tion de vos propres aspi­ra­tions et dési­rs, mais ce serait mal­hon­nête de faire comme vous et som­mer en votre faveur en bloc celles du 45% de OUIstes et en plus une quan­ti­té indé­ter­mi­née (mais je suis sur plus du 5% qu’il ne vous faut pour atteindre une majo­ri­té 😉 ) de NONistes ou autres. Per­sonne n’est content avec le résul­tat final, puisque par votre manque de volon­té pour res­pec­ter le résul­tat, qui est sim­ple­ment NON, le OUI per­dant ne peut pas se dédier à autre chose, et le NON gagnant n’a pas ce a quoi il à légi­ti­me­ment droit, c’est-à-dire à ne pas se voir impo­ser le Trai­té Consti­tu­tion­nel ou quelque autre syno­nyme sous lequel vous vou­lez lui faire ava­ler le conte­nu de celui-ci.

    Mal­hon­nête à vous d’im­po­ser que si réfé­ren­dum, alors pan-euro­péen. Liqui­der la sou­ve­rai­ne­té natio­nale ne peut se faire que par réfé­ren­dum natio­nal, et par pure logique, ceci doit être fait AVANT de déci­der joindre une struc­ture supra-nationale.

    Libre à vous de ras­sem­bler tous les peuples qui auront libre­ment désis­té de leur sou­ve­rai­ne­té natio­nale et de leur pro­po­ser un texte qui orga­ni­se­ra une sou­ve­rai­ne­té euro­péenne. Je doute fort qu’ils fassent ce pas pour un texte comme la Consti­tu­tion Euro­péenne telle comme on l’a connu ou le Trai­té Modi­fi­ca­tif telle comme on le connaît, parce-que ces textes la n’or­ga­nisent aucune forme de souveraineté.

    Inutile de pro­po­ser un texte le même jour dans tous les pais si celui-ci n’or­ga­nise point une sou­ve­rai­ne­té forte et saine.

    Croyez-nous des singes… et on vou­dra la banane, la peau de banane ne sert qu’à glis­ser des­sus et se cas­ser la figure 😉 (Comme l’ont fait les poli­ti­ciens en 2005).

    Obli­gé,
    Anto­nio García
    (nin​gu​no​tro​.blog​some​.com)

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    Com­men­taires aux inter­ven­tions, à lire si c’est vrai­ment des opi­nions NONistes que vous vou­driez connaître.
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    ven­dre­di 21 décembre 2007, par artu­rh

    « En effet vous consta­tez que le débat poli­tique en UE est arri­vé à ce point de matu­ri­té poli­tique où les échéances poli­tiques qui concernent les ins­ti­tu­tions de l’UE ne peuvent plus être dis­cu­tées et approu­vés par des pro­cé­dures de vote stric­te­ment natio­nales. Le calen­drier des votes doit donc, vous avez rai­son, deve­nir euro­péen, s’agissant des affaires européennes. »

    Bien d’ac­cord avec vous… mais orga­ni­sons plu­tôt une struc­ture poli­tique ou ces échéances poli­tiques puissent être dis­cu­tées à niveau euro­péen… avec une repré­sen­ta­ti­vi­té légi­time de la sou­ve­rai­ne­té européenne ;).

    « Or, quelle est la ques­tion qui se pose ? Vou­lez-vous du Trai­té de Lis­bonne ? C’est mal poser la ques­tion. En effet, lors du réfé­ren­dum sur le TCE, il s’agissait de deman­der : « Vou­lez-vous cette Consti­tu­tion ? » ? Or, ce qui n’était en réa­li­té qu’un Trai­té a été reje­té à la fois comme : « Je ne veux tou­jours pas de Maas­tricht », « Je ne veux pas de Consti­tu­tion », « Je ne veux pas de cette Consti­tu­tion ». Voix aux­quelles il faut ajou­ter les voix qui disaient « Ce n’est pas cette Consti­tu­tion que je vou­lais, mais en atten­dant mieux, je vote OUI » et fina­le­ment « Je vote pour cette Constitution ». »

    « On peut conclure plu­sieurs choses de l’échec du TCE : le Trai­té de Maas­ticht n’a pas fait naître uni­que­ment l’UE et les citoyens euro­péens. Il a fait naître natu­rel­le­ment un désir de s’exprimer poli­ti­que­ment et démo­cra­ti­que­ment chez ces nou­veaux citoyens euro­péens que nous sommes deve­nus. Consé­quence natu­relle immé­diate à l’aube du 21ème siècle, le Trai­té de Maas­tricht a fait naître chez ces nou­veaux citoyens de l’UE le désir d’une Consti­tu­tion, natu­rel­le­ment une Consti­tu­tion Démo­cra­tique, rem­pla­çant tous les Trai­tés exis­tants. Et évi­dem­ment, il a fait naître une oppo­si­tion à cette nou­velle citoyen­ne­té et une oppo­si­tion à cette éven­tuelle Constitution. »

    « Or ces ques­tion­ne­ments poli­tiques, votre réfé­ren­dum euro­péen per­met­tra de les ali­men­ter, mais elle ne per­met­tra pas d’y répondre. »

    « Et pour­tant, aujourd’hui, pour nous, les euro­péens, en par­ti­cu­liers des citoyens de l’UE, trou­ver la réponse à ces ques­tions fon­da­men­tales est main­te­nant notre véri­table échéance politique. »

    Bien sur, et la seule solu­tion pos­sible et accep­table, c’est de des­si­ner une struc­ture de gérance euro­péenne où la sou­ve­rai­ne­té du peuple euro­péen réuni aura un poids équi­valent à la somme des sou­ve­rai­ne­tés natio­nales qu’on aban­donne et sera garan­ti le res­pect qui lui est dû. C’est déjà mal par­ti et encore pire cor­ri­gé après le cor­rec­tif fran­çais et hol­lan­dais. Est-ce que ces poli­ti­ciens pro­fes­sion­nels n’ap­pren­dront jamais ? (Ont-ils même la volon­té d’ap­prendre un jour?)

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    jeu­di 20 décembre 2007, par dhal­ber DD

    « Belle syn­thèse du pro­blème. Rien à ajou­ter ou à retrancher…C’est convain­cant (à rela­ti­vi­ser dès lors que je suis un lecteur…convaincu d’avance). Mais ça fait quand même plai­sir de trou­ver sur un blog une argu­men­ta­tion claire, compréhensible…et bien écrite. Les enjeux de l’affaire paraissent d’un seul coup deve­nir plus évi­dents ; le prin­ci­pal (l’avenir com­mun) se sépare enfin de l’accessoire (la méthode) qui pol­luait le dos­sier et on sent son « intel­li­gence » prendre des aîles grâce à l’auteur. Grâce lui soit ren­due ( fla­gor­neur bien sûr).

    Un véri­table souffle d’air frais balaie enfin une atmo­sphère pas­sa­ble­ment embru­mée par les par­ti­sans du « non ». Et notam­ment ce brave, aus­si insi­pide et bor­né qu’inlassable, E. Chouard, qui recom­mence déjà à jouer sa par­ti­tion burlesque.

    Je lui tire aus­si mon chapeau…car c’est qu’il se décar­casse fort, le prof. Mais le résul­tat n’est pas à la hau­teur de l’investissement…à mon petit point de vue bien sûr.

    On va donc encore bien se mar­rer pen­dant quelque temps…jusqu’au vote de rati­fi­ca­tion pro­chain par nos « repré­sen­tants » du peuple. Au fait, savez vous dans quel sens votre dépu­té et votre séna­teur locaux voteront ?

    C’est peut-être là la vraie question…c’est vers eux qu’il fau­drait se tour­ner pour être effi­cace. Au lieu de « péti­tion­ner » pour rien. C’est le même Chouard qui le pré­co­nise. Et sur ce point il a par­fai­te­ment raison.

    Vous ne le savez pas ? Dom­mage, car le rideau va bien­tôt retom­ber. Mais l’Europe « nou­velle » va commencer. »

    Déci­dé­ment, la struc­ture de nos cer­veaux ne doit pas se com­po­ser du même genre de neu­rones, tel­le­ment dif­fi­cile il est de déve­lop­per une logique et une éthique qu’on puisse par­ta­ger, même pour accep­ter qu’on est inca­pable de se mettre d’ac­cord sur quoi-que ce soit. Inutile de com­men­ter tout les petits détails…

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    Mer­cre­di 19 décembre 2007, par jmfayard

    « La ques­tion cen­trale est la : la « concur­rence libre et non faus­sée » est-elle l’alpha et l’omega d’une Europe des citoyens ? À mon avis, la ques­tion a été tran­chée en 2005 par les néer­lan­dais et les fran­çais. L’Europe des mar­chands ne fait pas recette. »

    « Les Néer­lan­dais et les Fran­çais ont le droit de chan­ger leur vote de 2005. Mais eux seuls peuvent le faire. Pas leurs repré­sen­tants qui étaient presque tous en 2005 pour le TCE. »

    Vous avez rai­son, c’est une des ques­tions cen­trales. Elle est tant cen­trale que pour des rai­sons que je ne vais pas déve­lop­per ici (mon écrit est déjà trop long pour trop plaire), c’est une des choses à laquelle ces avides de pou­voir et de real­po­li­tik fri­gide ne veulent pas renon­cer… au point qu’ils sont capables des pires tri­che­ries pour conser­ver les ins­tru­ments dont ils croient ne pas pou­voir se pas­ser. Autant se pas­ser du peuple d’abord ;).

    « La pre­mière phrase était l’objet de mon article, comme appa­rem­ment vous n’avez pas d’élements nou­veaux.. Pour la seconde, je ne suis pas d’accord non plus, peu importent les repré­sen­tants de 2005, ils ont été réélus depuis et ont donc toute la légi­ti­mi­té néces­saire pour rati­fier le nou­veau trai­té – même si je pré­fè­re­rais un réfé­ren­dum européen. »

    Njet… les repré­sen­tants de 2005 importent, et ceux qui ont été élus et réélus depuis aus­si, et NI les uns NI les autres avaient ou ont la légi­ti­mi­té néces­saire pour faire aban­don de la sou­ve­rai­ne­té du peuple. On n’ou­blie­ra pas une telle tra­hi­son si elle vient a se consommer.

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    mer­cre­di 19 décembre 2007, par Tyran­dO

    « Excellent papier, je n’aurais pas fait mieux ! clin d’oeuil »

    Il-y‑à encore de l’es­poir pour le NON, alors ! clin clin clin d’oeuil ;).

    « Sinon, l’outrance des « nonistes » com­mence à être vrai­ment fati­gante ! Et sur le blog de Jean Qua­tre­mer que vous met­tez en lien, c’est un véri­table fes­ti­val de bêtises que les « nonistes » nous offrent… »

    C’est tou­jours la paille dans l’oeuil de l’autre qu’on croit voire… la col­lec­tion de bêtises Ouiistes vaut bien son pesant d’or. Comme j’ai déjà dit ailleurs… moins on sait, plus on est osé, c’est un fléau humain qui frappe tant le camp du Oui comme du Non … au point que les intel­li­gents pré­fèrent se taire pen­dant que les autres font rire… ou pleurer.

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    mer­cre­di 19 décembre 2007, par jmfayard

    « Juste un point : les « non­nistes » ça n’existe pas. C’est jus­te­ment l’objet de mon article. Le réfé­ren­dum de 2005 était une idée à la con qui a créé un cli­vage bidon. Il y en a qui ont voté OUI pour 100 rai­sons dif­fé­rentes, il y en a qui ont voté NON pour 100 rai­sons dif­fé­rentes. Et beau­coup ont été frus­trés de part et d’autres. Alors aban­don­nons le vocable « non­niste » qui soude entre eux quel­que­chose qui va de « pro-euro­péen exi­geant » à « sou­ve­rai­niste tota­le­ment assu­mé » en pas­sant par beau­coup de choses. »

    Je suis bien d’ac­cord la-des­sus… non­niste, c’est un vocable si laid. Moi par contre, je suis sûr que c’est l’a­mour pour le genre humain qui fait la une des OUIistes ;). Sur­tout après de voir l’at­ta­che­ment vis­cé­ral de ceux-ci aux normes ultra-libé­rales qu’ils entendent nous faire ava­ler en pré­tex­tant qu’il n‑y-à rien à comprendre…

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    same­di 22 décembre 2007, par Fabien Caze­nave, membre du bureau natio­nal des JE-France

    « Salut Ludo,

    Content d’avoir de tes nou­velles. Non, nous ne mili­tons pas aux Jeunes Euro­péens – France pour un réfé­ren­dum natio­nal… mais bien pour un réfé­ren­dum européen.

    Et puis toi qui es poli­tique, tu com­pren­dras sûre­ment ce que cache la demande d’un réfé­ren­dum natio­nal par les natio­na­listes de gauche et de droite : encore une fois reje­tée l’Europe. »

    Et puis… non. Reje­tée en tout cas de CETTE Europe sui­cide… qui est la seule qu’on nous pro­pose et qu’on nous résert sur un autre plateau.

    « Moi, je prends le pari qu’ils ne veulent pas d’un réfé­ren­dum euro­péen parce que ça les embêtent de devoir déci­der avec d’autres qui risquent de ne pas être d’accord avec eux… »

    Cela fait déjà quelques lignes que je l’ai dit… je vais donc répé­ter (ou dire autre­ment)… Un réfé­ren­dum Euro­péen n’a de rai­son d’être que si celui-ci nous pro­pose un texte Consti­tu­tion­nel pour l’Eu­rope ou nous pou­vons trou­ver pré­sent au niveau euro­péen un rem­pla­ce­ment à la sou­ve­rai­ne­té des peuples qu’on aura libre­ment accep­té d’a­ban­don­ner pour celle-ci AVANT. Un réfé­ren­dum Euro­péen pour adop­ter la « Consti­tu­tion Euro­péenne » qu’on à connu en 2005 ou le « Trai­té Modi­fi­ca­tif » qu’on connaît main­te­nant… ou il est nul­le­ment men­tion de sou­ve­rai­ne­té popu­laire ni existent des orga­nismes avec capa­ci­té pour la repré­sen­ter digne­ment, n’a AUCUNE CHANCE d’être accep­té par réfé­ren­dum par le(s) peuple(s) euro­péens. Les poli­ti­ciens, on sait déjà trop bien (j’ai­me­rais encore ‑l’es­poir est la der­nière chose qu’on perd- être sur­pris) ne font depuis long­temps plus par­tie du peuple.

    « Ce qui me choque le plus dans le coup du non fran­çais (on a per­du la cam­pagne, on l’a per­due à l’époque, point barre), ce n’est pas le résul­tat du vote, mais que les gou­ver­ne­ments aient déci­dé qu’on arrê­tait les rati­fi­ca­tions alors que 18 pays avaient déjà rati­fié dont 2 par référendums… »

    Élé­men­taire, mon cher « Wat­son »… lais­ser conti­nuer les rati­fi­ca­tions (plu­tôt les NON-rati­fi­ca­tions) aurait encore plus délayé dans le temps la pos­si­bi­li­té d’ins­tru­men­ta­li­ser le genre de récu­pé­ra­tion qu’ils sont en train de for­cer main­te­nant (Leur Plan B, pas celui qu’on nous reproche de ne pas avoir avan­cé). Et puis… il faut se rap­pe­ler que la rati­fi­ca­tion par­le­men­taire d’un pais si signi­fi­ca­tif comme l’Al­le­magne n’est que pro­vi­soire et pend d’une sen­tence délayée (soi­di­sant pour ne pas inter­rompre le pro­cès nor­mal de rati­fi­ca­tion des autres pais 😉 ) de la Haute Court de Jus­tice Alle­mande. C’est bien pour cela que Ange­la Mer­kel à tant d’in­té­rêt à voir adop­ter vite une alter­na­tive qui ne néces­si­tant pas de l’ap­pro­ba­tion réfé­ren­daire (ou de modi­fi­ca­tion de la loi fon­da­men­tale alle­mande) elle puisse pré­sen­ter comme fait accom­pli indé­pen­dant au cas ou cette sen­tence lui serait défavorable.

    « C’est ça la démo­cra­tie ? Les Fran­çais ont voté non, alors on demande pas leur avis aux Polo­nais… C’est pour ça que nous sommes pour un réfé­ren­dum… EUROPEEN ! »

    Bein.. Oui, c’est-ca. Mais je ne lui don­ne­rai pas ce nom… pas si je tiens à la cohé­rence de mes illu­sions. Mais comme j’ai déjà dit plus haut… il fau­dra un réfé­ren­dum fran­çais, et un hol­lan­dais, et pour­quoi pas… un nou­veau réfé­ren­dum espa­gnol, luxem­bour­geois, etc. Bien sur aus­si un réfé­ren­dum polo­nais. Et si les Ouiistes ne sont pas surs de les gagner… ce sera parce-que ce qu’on nous offre­ra ne vau­dra pas la peine. On ne brade pas la sou­ve­rai­ne­té des peuples pour des chaînes et des grilles, on n’ac­cep­te­ra que une sou­ve­rai­ne­té aus­si forte que les exis­tantes natio­nales au niveau Européen.

    Ce n’est pas un réfé­ren­dum pan-euro­péen aus­si tru­quée que les réfé­ren­dums et rati­fi­ca­tions natio­nales dont on à besoin, mais une SOUVERAINETÉ EUROPÉENNE forte et hon­nête pour le peuple euro­péen qu’on réclame. Une sou­ve­rai­ne­té euro­péenne des peuples qui trou­ve­ra bien le moyen de se doter d’une CONSTITUTION EUROPÉENNE digne de ce nom et des peuples que nous sommes.

    Autre chose, c’est nous tri­cher et nous déro­ber notre ave­nir et celui de nos enfants.

    > Date : Wed, 26 Dec 2007 07:26:09 +0100
    > From : [email protected]
    > To : [email protected]
    > Sub­ject : Re : Com­men­taire pas admis pour article de J.M. Fayard
    >
    > Mon­sieur Garcia,
    >
    > Je suis le rédac­teur en chef du Taurillon.
    > Nous avons ins­tal­lé ce sys­tème pour per­mettre un meilleur dia­logue dans notre « forum » à la fin des articles.
    > Pour­riez-vous réduire votre réponse ? Ou en faire plusieurs ?
    > Vou­lez-vous m’en­voyer votre réponse ? Je vous répon­drai ce soir.
    >
    > Salu­ta­tions européennes,
    >
    > Fabien Cazenave
    >
    > Rédac­teur en chef du Tau­rillon<http://​www​.tau​rillon​.org/​&gt ;
    >
    > +33 (0)6 66 66 02 24
    >
    > mailto:[email protected]
    >
    >
    > [email protected]<mailto:[email protected]> a écrit :
    >
    > Chers amis,
    >
    > Cela m’a pris un temps fou pour écrire une réponse à cet article de
    > Jean-Michel Fayard et ripos­ter à quelques com­men­taires, et puis au moment
    > de taper <Envoyer>… voi­là que votre sys­tème me demande iden­ti­fi­ca­tion et
    > mot de passe… que évi­dem­ment en étant un visi­teur occa­sion­nel je n’ai
    > pas.
    >
    > Quel­que­part dans le mes­sage d’er­reur est fait men­tion d’une certaine
    > limite de 20.000 carac­tères. Comme je ne sais pas si elle vaut aus­si pour
    > cette méthode de contact, je ne vais pas faire de copier-col­ler ici, mais
    > je vous remer­cie­rait de me faire par­ve­nir une adresse élec­tro­nique ou je
    > puisse vous l’en­voyer sans pro­blèmes. Vous en feriez alors comme bon vous
    > semble à votre discrétion.
    >
    > Amicalement,
    >
    > Anto­nio García
    > [email protected]<mailto:[email protected]>
    >
    > – Envoi via le site Le Tau­rillon, maga­zine eurocitoyen
    > (http://​www​.tau​rillon​.org/) –

    Réponse
  68. NingúnOtro

    Zut alors… sauf si cela ne s’a­vère qu’être une excuse, on à encore une chance de se faire entendre… même si ce ne sera pas facile de don­ner une idée glo­bale de notre posi­tion en divi­sant le mes­sage. L’Eu­rope, ce n’est pas une col­lec­tion de petits faits iso­lés sur les­quels on peut dis­cu­ter un par un éter­nel­le­ment. C’est une idée glo­bale qui n’est accep­table en tout que quand elle ne contient RIEN qui soit inacceptable.

    « M. Garcia,

    Votre réponse est vrai­ment illi­sible, non à cause de votre qua­li­té de fran­çais (très bonne), mais en rai­son de la longueur.
    Divi­sez votre mes­sage en plu­sieurs réponses et faîtes des copier-col­ler sur plu­sieurs commentaires.

    Nous ouvrons nos colonnes dans le Tau­rillon au gens qui ne pensent pas comme nous. Notre forum ces der­niers jours vous en est la meilleure preuve.

    Salu­ta­tions européennes,

    Fabien Caze­nave »

    Je venais juste de réus­sir à pos­ter mon com­men­taire ici quand j’ai reçu cette réponse.

    L’i­dée de ces gens —le réfé­ren­dum pan-euro­péen— est une escro­que­rie intel­lec­tuelle (dans la pré­sente situa­tion légale des sou­ve­rai­ne­tés natio­nales qui se ver­raient ain­si tota­le­ment igno­rées), même si je suis sûr qu’ils ne sont pas prêts à le gagner, ce référendum.

    De la même façon, nous dire (comme le font quelques-uns) que nos options res­tent ouvertes pour les élec­tions euro­péennes du 2009 est une arnaque. Le pou­voir qu’on peut recon­qué­rir soi-disant en 2009 est NUL, vu le pou­voir réser­vé au Par­le­ment Euro­péen dans la struc­ture qu’on pré­tend nous faire avaler.

    Réponse
  69. André

    Bon­jour

    Ne fau­drait-il pas répandre l’i­dée ( qui n’est pas de moi) que tous les Fran­çais qui veulent un refe­ren­dum doivent aller sur Paris le 4/02/2008 le jour de la modi­fi­ca­tion de la constitution.
    On pour­rait inter­pel­ler les par­le­men­taires et venir avec des fausses urnes et des bul­le­tins de vote.
    Ce n’est que l’un des moyens envi­sa­gés, celà ne dis­pense pas de conti­nuer la cam­pagne d’in­for­ma­tion du public.

    André

    Réponse
  70. Étienne

    Les huées au par­le­ment européen, 
    contre le trai­té de Lis­bonne, impo­sé sans référendum !

    Quelques cou­ra­geux par­le­men­taires pro­testent contre le coup d’É­tat évident que sont les « trai­tés consti­tu­tion­nels » sans réfé­ren­dum (plu­sieurs vidéos).

    http://​fr​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​0​0​2​P​U​F​M​D​iQs

    http://​fr​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​h​R​-​J​x​E​A​O​Z​f​U​&​N​R=1

    http://​fr​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​o​y​h​2​I​g​s​J​B​p​Q​&​N​R=1

    Réponse
  71. sam

    Extraits d’un dis­cours de Nico­las Sar­ko­zy, au Conseil natio­nal de l’UMP, dimanche 9 mai 2004 à Aubervilliers :

    « Si l’Eu­rope reste la seule affaire des res­pon­sables poli­tiques et éco­no­miques, sans deve­nir la grande affaire des peuples, recon­nais­sons que l’Eu­rope sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l’échec.

    Bien sûr, l’Eu­rope doit être au ser­vice des peuples, cha­cun peut le com­prendre. Mais l’Eu­rope ne peut se construire sans les peuples, parce que l’Eu­rope, c’est le par­tage consen­ti d’une sou­ve­rai­ne­té et la sou­ve­rai­ne­té, c’est le peuple. À chaque grande étape de l’in­té­gra­tion Euro­péenne il faut donc sol­li­ci­ter l’a­vis du peuple. Sinon, nous nous cou­pe­rons du peuple.

    Si nous croyons au pro­jet Euro­péen comme j’y crois, alors nous ne devons pas craindre la confron­ta­tion popu­laire. Si nous n’ex­pli­quons pas, si nous ne convain­quons pas, alors com­ment s’é­ton­ner du fos­sé qui risque de s’am­pli­fier chaque jour davan­tage entre la com­mu­nau­té Euro­péenne et la com­mu­nau­té Nationale ?

    Je le dis comme je le pense, sim­ple­ment : je ne vois pas com­ment il serait pos­sible de dire aux Fran­çais que la Consti­tu­tion Euro­péenne est un acte majeur et d’en tirer la consé­quence qu’elle doit être adop­tée entre par­le­men­taires, sans que l’on prenne la peine de sol­li­ci­ter direc­te­ment l’a­vis des Français. »

    Réponse
  72. Laurent_K

    Ca, c’é­tait avant qu’il constate que les peuples n’é­taient pas for­cé­ment d’ac­cords avec lui.

    Réponse
  73. AJH

    Si les anglais s’y mettent 😉

    « LONDRES, 20 jan­vier (Reu­ters) - Cer­tains points-clés du trai­té de Lis­bonne, signé en décembre par les chefs d’é­tat et de gou­ver­ne­ment de l’U­nion euro­péenne, ne sont pas dif­fé­rents des dis­po­si­tions du pro­jet de consti­tu­tion reje­té en 2005, estime un groupe de par­le­men­taires bri­tan­niques dans un rap­port publié dimanche. »

    http://​www​.bour​so​ra​ma​.com/​p​r​a​t​i​q​u​e​/​a​c​t​u​/​d​e​t​a​i​l​_​a​c​t​u​_​p​o​l​i​t​i​q​u​e​_​m​o​n​d​e​.​p​h​t​m​l​?​&​n​e​w​s​=​5​0​4​9​801

    Réponse
  74. André

    Bon­soir

    Demain, je serai ame­né (invi­té par quel­qu’un du PS) à ren­con­trer un dépu­té PS. En tant que citoyen et repré­sen­tant de mon comi­té local d’AT­TAC je vais l’in­ter­pel­ler poli­ment mais fer­me­ment sur le nou­veau trai­té, celà ne chan­ge­ra rien sans doute, mais nous essayons de faire pres­sion sur les dépu­tés PS dans notre coin.
    Par ailleurs, nous essai­rons de faire le dépla­ce­ment le 4⁄02 à Ver­sailles, un baillon sur la bouche.
    Tous les gens qui le peuvent doivent y aller (quelque soit leur opi­nion poli­tique), la démo­cra­tie est un BIEN PUBLIC TELLEMENT IMPORTANT.

    Cor­dia­le­ment à tous.

    André

    Réponse
  75. j-jour

    Bon­soir à tous,

    Je viens de décou­vrir, dans les pro­pos d’un article d’un conser­va­teur bri­tan­nique qui lance une action en jus­tice contre le trai­té, et qui énu­mère les 4 rai­sons prin­ci­pales qu’il juge en contra­dic­tion à la Consti­tu­tion Bri­tan­nique en place, que ce der­nier pour­rait-être amen­dé sans aucun débat!?!?
    Quel­qu’un en sau­rait-il plus là-des­sus ? Mer­ci d’avance.

    http://​www​.tele​graph​.co​.uk/​o​p​i​n​i​o​n​/​m​a​i​n​.​j​h​t​m​l​?​x​m​l​=​/​o​p​i​n​i​o​n​/​2​0​0​8​/​0​1​/​2​2​/​d​o​2​2​0​5​.​xml

    « Among­st many res­tric­tive condi­tions that are in conflict with our own long-esta­bli­shed Consti­tu­tion are first that the Lis­bon Trea­ty esta­blishes for the first time a single legal per­so­na­li­ty – a supra­na­tio­nal state to be repre­sen­ted at the Secu­ri­ty Coun­cil and glo­bal confe­rences, whe­reas in due course Bri­tain may not.

    Second that EU laws shall have supre­ma­cy over those of mem­ber states and third that the arran­ge­ments rati­fied in the Reform Trea­ty shall be for an unli­mi­ted per­iod ; i.e. fore­ver. Fourth that hen­ce­for­ward the new trea­ty may be amen­ded without fur­ther debate. »

    Réponse
  76. AJH

    Tout espoir n’est peut être pas perdu …

    de http://​bel​la​ciao​.org/​f​r​/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​6​1​478, en italique

    ven­dre­di 15 février 2008 (19h36) :
    Irlande : Le Trai­té de Lis­bonne a dis­pa­ru. Introuvable !

    C’est l’histoire d’un mec… Vous la connais­sez ? Un mec qui cherche à savoir ce que ren­ferme ce sacré Trai­té de Lis­bonne pour lequel il doit voter dans quelques mois. Ah oui, vous la connais­sez… Sauf que le mec est irlan­dais, et qu’il est jour­na­liste : Vincent Browne.

    Vincent Browne est un des jour­na­listes les plus en vue en Irlande, rédac­teur en chef d’un maga­zine d’actualité « Vil­lage », chro­ni­queur dans l’« Irish Times » et le « Sun­day Busi­ness Post ».

    Il pré­sente aus­si une émis­sion d’actualités sur TV3. Comme le Trai­té de Lis­bonne doit pro­chai­ne­ment être voté, en Irlande, par réfé­ren­dum, il a essayé de s’en pro­cu­rer un exem­plaire, pour le lire et essayer de se faire un avis, for­cé­ment… il est jour­na­liste Et témé­raire avec ça ! Il nous livre le récit de son aventure… 

    Trai­té introu­vable… !

    Il se rend au Bureau de la Com­mis­sion Euro­péenne à Dublin. Il demande un exem­plaire du Trai­té de Lis­bonne. Il aura droit à une pho­to­co­pie, car aucun exem­plaire offi­ciel n’est dis­po­nible en Irlande. Il sur­vole les pre­mières pages et découvre que l’article 1 dit que « L’union sera fon­dée sur le trai­té actuel et sur le Trai­té de Fonc­tion­ne­ment de l’Union Européenne ».

    Il retourne donc au gui­chet et demande une ver­sion de ce second trai­té. Introu­vable ! Ils ne l’ont jamais reçu. Après que plu­sieurs per­sonnes aient pro­po­sé leur aide, une pro­po­si­tion est faite par un res­pon­sable : comme ce nou­veau trai­té, introu­vable, est une com­pi­la­tion de tous les trai­tés signés depuis le Trai­té de Rome en 1957, ce res­pon­sable pro­pose de lui refour­guer un « résu­mé » de ce trai­té de Rome, car explique-t-il, « (il) ne devrait pas se tra­cas­ser en essayant de com­prendre de lui-même l’intégralité des pré­cé­dents traités »…

    Les hommes poli­tiques feront un résu­mé aux citoyens…

    Alors il insiste, il sou­haite réel­le­ment faire sa « propre éva­lua­tion du trai­té » et il ne lui est pas conce­vable de le faire sans avoir lu l’intégralité des docu­ments. Quel tou­pet ! Les employés pré­sents acquiescent, mais res­tent impuis­sants. Il sem­ble­rait, lui annonce une autre per­sonne, que les docu­ments en ques­tion puissent être publiés en Avril, mais rien n’est sûr.

    Mais de toutes façons, conti­nue la dame, il n’y a pas de sou­cis à se faire car les hommes poli­tiques du pays, « démo­cra­ti­que­ment élus » résu­me­ront le trai­té aux citoyens et le peuple pour­ra ain­si se for­ger une opi­nion. Non, ce n’est pas satis­fai­sant, pour Vincent. Une autre idée, un note expli­ca­tive est édi­tée par l’Institut des Affaires Euro­péennes. Mais le bougre insiste. « Cet ins­ti­tut n’est autre chose que la ’cheer­lea­der’ (pom­pom girl) de l’Union Euro­péenne », indique-t-il. Donc l’objectivité des infor­ma­tions est for­cé­ment sujette à cau­tion… Ultime idée, il se rend, ensuite, à la « Docu­men­ta­tion Natio­nale », char­gée d’éditer les docu­ments offi­ciels irlan­dais. Même sanc­tion, aucune réfé­rence à ce trai­té, nulle part. Ils n’ont pas de trace de ce docu­ment et n’ont aucune indi­ca­tion sur une publi­ca­tion ultérieure.

    La seule ligne de conduite res­pon­sable est de voter « non »…

    Pour la conclu­sion, je laisse par­ler Vincent Browne, le mec conclut son his­toire ainsi :

    - « Si un ban­quier vous deman­dait de signer un contrat, n’insisteriez-vous pas pour savoir de quoi il s’agit avant de vous exé­cu­ter ? Com­ment peut-on attendre de nous d’approuver un trai­té qui modi­fie notre Consti­tu­tion sans être capables de com­prendre ce dont il parle, autre­ment qu’en croyant sur parole ces men­teurs pro­fes­sion­nels ? La seule ligne de conduite res­pon­sable, sen­sée, rai­son­nable, intel­li­gente à adop­ter est de voter ’non’ à ce trai­té parce que nous ne savons pas ‑et ne pou­vons pas savoir- ce qu’il signifie. »

    Un jour­na­liste, un vrai… Allez, cou­rage, Vincent. Tu vas te faire trai­ter de fas­ciste, de xéno­phobe, d’incompétent ou de popu­liste. C’est écrit, en fran­çais pour l’instant, mais la tra­duc­tion ne tar­de­ra pas.Source en anglais : What exact­ly are we refor­ming in this treaty ?

    L’ar­ticle ori­gi­nal de Vincent Browne, en anglais, est sur http://www.thepost.ie/post/text/story.asp?document_id=30287&category_name=COMMENT%20&%20ANALYSIS

    Réponse
  77. AJH

    Bien que je ne sois pas sys­té­ma­ti­que­ment d’ac­cord avec toutes les ana­lyses de  » soli­da­ri­té et pro­grès », celle ci m’a par­ti­cu­liè­re­ment intéressé
    http://​www​.soli​da​ri​teet​progres​.org/​s​p​i​p​/​s​p​_​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​3​853, « L’histoire secrète du trai­té de Lisbonne »
    Par Karel Vereycken

    Réponse
  78. AJH

    Et je rajoute

    Réponse
  79. alainguillou

    …notre com­bat n’au­ra-t-il « ser­vi à rien » comme l’ex­priment Méla­nie et philippe ?

    Au contraire, il sert, il ser­vi­ra encore si nous veillons, car il est une des batailles les plus longues dans ses rebon­dis­se­ments, et son actua­li­té, même si « offi­ciel­le­ment » on fait comme si la messe était dite, reste comme « le vase brisé » :

    …« Mais la légère meur­tris­sure, mor­dant le cris­tal chaque jour, d’une marche invi­sible et sure.. »…en fera len­te­ment le tour :

    le viol qui s’est pro­duit est une signa­ture sys­té­mique : rien ne l’ef­fa­ce­ra, au contraire, et dans chaque conflit social réside un refus de ce type de « direction » :

    Désor­mais, le mot et la pré­ten­tion de « moder­ni­té » sont obso­lètes dans la bouche et dans la tête de tout « diri­geant » niant l’in­con­grui­té d’un sys­tème basé sur ce viol !

    Le temps au contraire tra­vaille pour que la digni­té de la per­sonne humaine revienne sans cesse sur le tapis, jus­qu’à ce que la médio­cri­té de cette « europe des com­mis­saires » soit vomie una­ni­me­ment par les peuples « modernes » !

    Rien dans l’a­mi­té qui se tisse entre les peuples euro­péens ne peut don­ner ses fruits , tant que cette europe de l’au­to­ri­ta­risme et des soi-disant élites pré­tend être l’eu­rope des peuples !

    Réponse
  80. Laurent_K

    Petite remarque en pas­sant : l’abs­ten­tion n’a jamais été aus­si éle­vée que lors de ces der­nières élec­tions muni­ci­pales (contrai­re­ment à ce que les télé­vi­sions annon­çaient sur la foi de son­dages sor­tis des urnes. Allez sur le site de arrêt sur images si vous vou­lez des détails sur cette énième manipulation).

    Nos hommes/femmes poli­tiques ne semblent pas s’en émou­voir tant que ça d’ailleurs. Ca ne les dérange pas du tout. Tant qu’ils ont leurs postes et leurs prébendes.

    Réponse
  81. André

    Bon­jour à tous

    J’u­ti­lise le blog d’E­tienne pour m’ex­pri­mer sur un sujet inhabituel.
    Le Tibet revient mal­heu­reu­se­ment dans l’ac­tua­li­té ! N’ayant pas d’o­pi­nions reli­gieuses, je ne me pla­ce­rai pas sur ce ter­rain, mais je trouve scan­da­leux la com­plai­sance de nos diri­geants, et la dis­cré­tion des médias sur ce sujet.
    Il s’a­git bel et bien de la des­truc­tion à petit feu de la culture d’un peuple, sans par­ler des nom­breuses vio­la­tions des droits de l’homme qui y ont eu lieu.
    Alors, je pense que la pro­tes­ta­tion, l’é­coeu­re­ment ne doivent pas être à géo­mé­trie variable.
    Alors, un boy­cott des jeux olym­piques et des pro­duits venant de Chine per­met­trait une répa­ra­tion par­tielle du déshon­neur de nos diri­geants sur cette question. 
    Celà nous montre en outre que libé­ra­lisme et liber­té n’ont en com­mun que le début des mots.

    Cor­dia­le­ment

    André

    Réponse
  82. guilloualain

    On est au début des mots mais pas à la fin de nos peines !

    Réponse
  83. AJH

    Boy­cot­tons nous-même ces jeux olym­pique, c’est-à-dire pre­nons l’en­ga­ge­ment de ne pas regar­der une seule image de retrans­mis­sion.. en tous cas, c’est ce que je ferai !

    Réponse
  84. André

    Bon­jour

    Tout à fait d’ac­cord avec André Jacques Hol­becq, je ne regar­de­rai pas ces jeux, j’en prends l’en­ga­ge­ment. Il y a pas mal de choses d’autres à faire.

    En dehors du pro­blème des droits de l’homme et du Tibet, ces jeux n’ont pour objet que de faci­li­ter le com­merce inter­na­tio­nal et ne sont que busi­ness. L’i­déal spor­tif est la der­nière roue du carrosse.
    Ces jeux cau­tion­ne­ront d’une façon ou d’une autre le régime de Pékin. La neu­tra­li­té n’existe pas, contrai­re­ment à ce que dit le CIO.
    Cordialement
    André

    Réponse
  85. al1_2Nant'

    je ne regar­de­rai pas ces jeux, tout comme j’ai boy­cot­té la pré­sence du ministre d’is­rael en france, tout comme je m’abs­tiens de consom­mer des pro­duits US :

    Nous avons beau­coup d’abs­ti­nence à faire si nous vou­lons nous sen­tir bien avec notre conscience citoyenne…

    Je pense à ces 300000 mani­fes­tants colom­biens contre les exac­tions des para­mi­li­taires d’U­ribe, tyran cri­mi­nel accueilli en grande pompe « chez nous »…(?)…par yzo­kraS 1er, et je pense au silence assour­dis­sant des médias sur les crimes per­pé­trés contre les Kurdes en ce moment même, je pense à l’ex­pul­sion de « chez nous »… (?)… d’un membre du PCF d’o­ri­gine Kurde, cer­tain d’être trai­té en « ter­ro­riste » là ou yzo­kraS 1er l’expédie…

    …Donc, beau­coup de « boy­cots » en pers­pec­tive, chers amis !

    Réponse
  86. Mélanie Zetaufrais

    L’Ir­lande a reje­té le Trai­té de Lis­bonne par réferendum.Et la seule chose qui inté­resse ceux qui nous gou­vernent et de savoir com­ment contour­ner, annu­ler, pas­ser outre leur Non. Comme chaque fois que les peuples sont consul­tés à pro­pos de l’Eu­rope, si leur vote ne cor­res­pond pas à l’at­tente des déci­deurs euro­péens, on ne tient pas compte de ce qu’ils expriment. C’est une atteinte grave à la démo­cra­tie en Europe.

    Pour­quoi per­sonne n’en parle-t-il ici ?

    Le Senat fran­çais vient de sup­pri­mer l’a­men­de­ment voté il y a 3 ans ren­dant obli­ga­toire un refe­ren­dum pour l’adhé­sion éven­tuelle de la Tur­quie à l’U­nion Euro­péenne. Là encore, il s’a­git de faire taire les peuples qui, dès lors que l’Eu­rope est en cause, n’ont qu’un droit, c’est celui de se taire.

    Pour­quoi per­sonne n’en parle ici ? 

    Vous vous en fou­tez main­te­nant de la démo­cra­tie en Europe ou quoi ?

    Réponse
  87. Étienne

    Tiens, revoi­là la mouche du coche ;o)

    Et bien, puisque vous nous deman­dez gen­ti­ment des nou­velles du front, depuis que vous êtes parti(e), on a créé des MOCRIEs et on a conti­nué à essayer de réveiller les endor­mis sur les sujets essen­tiels et mécon­nus : mon­naie et consti­tu­tion.

    Trois articles vous inté­res­se­ront sans doute (si vous nous rejoi­gnez ici pour autre chose que pour crier) :

    • l’un dans CQFD,

    • le second sur le site du Monde,

    • et le troi­sième sur Marian​ne2​.fr.

    Et vous, qu’a­vez-vous fait de beau pour la démo­cra­tie, concrè­te­ment, depuis votre der­nière visite ?

    Racon­tez-nous.

    Étienne.

    Réponse

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