Recul de nos libertés sous prétexte de « sécurité » : NOUS N’AVONS PAS DE CONSTITUTION

19/10/2007 | 160 commentaires

La démo­cra­tie est véri­ta­ble­ment en dan­ger, à nou­veau ; cela se véri­fie par DES FAITS, quo­ti­diens, un peu par­tout dans le monde, sous pré­texte de sécurité.

Le ter­ro­risme a bon dos : ce qui se passe, c’est l’ac­cé­lé­ra­tion d’un pro­ces­sus éter­nel, l’au­to­no­mi­sa­tion des exé­cu­tifs qui ont une ten­dance pro­fonde, puis­sante, dan­ge­reuse, à s’af­fran­chir pro­gres­si­ve­ment de tout contrôle.

À titre d’illus­tra­tion, une de plus, je vous signale cet article, pro­pre­ment effrayant :

« Résis­tance démo­cra­tique : la répres­sion poli­tique s’é­tend aux États-Unis »
par Nao­mi Wolf :
http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​a​r​t​i​c​l​e​1​5​2​1​6​6​.​h​tml

style=« color : rgb(0, 0, 153); font-fami­ly : Helvetica,Arial,sans-serif ; »
class=« spip » ali­gn=« jus­ti­fy »>« Depuis cinq ans, nous aler­tons l’o­pi­nion publique mon­diale sur la volon­té de l’ad­mi­nis­tra­tion Bush de trans­for­mer les États-Unis en État auto­ri­taire. Notre ana­lyse, qui s’ap­puyait sur l’é­tude de pro­jets de loi, n’a pas été alors prise en consi­dé­ra­tion par cer­tains en rai­son du choc psy­cho­lo­gique du 11-Sep­tembre. Ce qui était une inten­tion est désor­mais une réa­li­té, les textes sont mis en pra­tique : le nou­veau régime inti­mide, har­cèle et en défi­ni­tive muselle ses oppo­sants. Nao­mi Wolf recueille des témoi­gnages de cette répres­sion et tente de mobi­li­ser ses conci­toyens pour défendre leurs liber­tés.
style=« color : rgb(0, 0, 153); font-fami­ly : Helvetica,Arial,sans-serif ; »
class=« spip » ali­gn=« jus­ti­fy »>« Depuis quelques mois
je par­cours les États-Unis, du Colo­ra­do à la Cali­for­nie, et
class=« spip_out »>je parle avec des États-uniens de toutes
les couches de la socié­té sur les
ques­tions des liber­tés, sur les attaques qu’elles subissent en ce moment

et
sur le pro­gramme en dix étapes qui est en cours pour faire de ce pays
une
socié­té fer­mée et répressive.

La bonne nou­velle est
que les États-uniens se sont réveillés et sont
conscients des dan­gers qui les guettent. Quand je me suis mis en route
je
pen­sais que j’al­lais affron­ter de l’op­po­si­tion, de la résis­tance ou au
moins
de l’in­cré­du­li­té quand je par­le­rais de l’obs­cu­ri­té qui s’é­tend
len­te­ment sur
notre pays et l’hé­ri­tage de liber­té que nous ont légué nos ancêtres.

Mais je me retrouve à
par­ler devant des assem­blées qui n’ont pas besoin de
moi pour être inquiètes. Des gens qui ont peur, qui ont per­çu depuis
long­temps le dan­ger qui gran­dit et la socié­té qui se prépare.

À mon grand sou­la­ge­ment,
j’ai redé­cou­vert une socié­té états-unienne qui est
intel­li­gente et alerte, cou­ra­geuse et indomp­table, des gens qui n’ont
pas
peur d’en­tendre des mau­vaises nou­velles et d’a­gir en consé­quence. Et ce
sont
des patriotes, des vrais, qui aiment leur pays à cause des valeurs sur
les­quelles il a été construit.

Mais je suis écor­chée
vive par les his­toires que l’on vient me racon­ter lors
de ces réunions. Et je n’ar­rive plus à lire mes mails ces der­niers
temps,
tel­le­ment ils sont pleins de témoi­gnages effarants.

Et par­tout où je vais,
il y a tou­jours, au moins une fois par jour, une
per­sonne dans l’as­sem­blée qui se lève pour par­ler. Elle a tou­jours
l’air
solide et forte, cou­ra­geuse… et sou­dain elle va se mettre à pleu­rer,
sub­mer­gée par la peur, au beau milieu de son témoignage.

L’autre jour, à Boul­der,
une jeune mère de deux enfants, la tren­taine,
l’i­mage même de la jeune états-unienne dyna­mique, s’est effon­drée alors
qu’elle
me par­lait : « Je suis outrée par tout ce que
j’en­tends et vois, je vou­drais
tel­le­ment faire quelque chose ! Mais j’ai tel­le­ment peur. Je
regarde mes
enfants et j’ai peur. Com­ment lut­ter contre cette peur qu’ils ont
plan­té en
nous ? Qu’est ce qui est mieux pour l’a­ve­nir et la sécu­ri­té de
mes enfants ?
Est-ce que je dois agir et ten­ter de chan­ger les choses ou bien me
taire et
ne pas me faire remar­quer ? J’ai tel­le­ment peur de me
retrou­ver fichée
quelque part.
»

À Washing­ton DC, la
semaine der­nière, un direc­teur de ser­vice dans une
admi­nis­tra­tion, ancien joueur de foot, beau gosse, pro­ba­ble­ment membre
du
Par­ti Répu­bli­cain, m’a confié, loin des micros, qu’il avait peur de
signer
le papier auto­ri­sant le FBI d’ac­cé­der à toutes les infor­ma­tions le
concer­nant, comme l’y encou­rage l’a­gence anti-ter­ro­riste.
« Mais en même
temps, j’ai peur de ne pas la signer, si je ne le fais pas, je risque
de
perdre mon bou­lot, ma mai­son… c’est comme en Alle­magne lors du
fichage des
fonc­tion­naires » me dit-il d’une voix résignée.

Ce matin, à Den­ver, j’ai
par­lé pen­dant plus d’une heure avec un très haut et
très cou­ra­geux gra­dé de l’ar­mée, hau­te­ment déco­ré qui s’est retrou­vé
sur la
liste des per­sonnes sur­veillées (et inter­dites de prendre l’a­vion)
parce
qu’il a cri­tique la poli­tique de l’Ad­mi­nis­tra­tion Bush. Il m’a mon­tré
des
docu­ments qui prouvent que non seule­ment il est sur­veillé par les
ser­vices
secrets mais que toute sa famille est éga­le­ment espion­née et har­ce­lée.
Tout
au long de sa car­rière mili­taire, cet offi­cier a mené de nom­breuses
mis­sions
très dan­ge­reuses au ser­vice de son pays, mais aujourd’­hui, quand il me
parle
de sa crainte que ses enfants soient har­ce­lés par le gou­ver­ne­ment à
cause de
ses opi­nions, sa voix se brise.

Ailleurs je suis abor­dée
par une juriste qui tra­vaillait pour le Minis­tère de
la Jus­tice. Un jour elle s’est oppo­sée à « l’in­ter­ro­ga­toire
mus­clé » d’un
déte­nu qui subis­sait une tech­nique recon­nue comme étant de la tor­ture.
Non
seule­ment elle s’est retrou­vée devant une com­mis­sion de dis­ci­pline,
mais en
plus elle a été sujette à une enquête cri­mi­nelle, a per­du de
l’a­van­ce­ment, a
vu son ordi­na­teur fouillé et ses mails effa­cés… et main­te­nant elle
est sur
la liste noire et ne peut plus prendre l’avion.

Lors d’une conver­sa­tion
dans une soi­rée, un tech­ni­cien infor­ma­tique
tra­vaillant pour une grande com­pa­gnie aérienne —et qui ne fait pas
mys­tère
de sa sym­pa­thie pour le Par­ti Répu­bli­cain— m’ex­plique qu’une fois que
vous
êtes sur la liste, il est impos­sible d’en sor­tir. « href=« http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​a​r​t​i​c​l​e​1​5​2​0​5​0​.​h​tml »
class=« spip_out »>Même si on te dit que ton
nom est effa­cé, ce n’est pas vrai, nous avons un sys­tème double qui
n’ef­face
jamais rien. »

Eli­sa­beth Grant, de la
Coa­li­tion contre la guerre, a mon­tré lors d’une
confé­rence de presse la note manus­crite et le petit dra­peau états-unien
retrou­vé dans sa valise après un voyage en avion. La note disait que
l’a­gence anti-ter­ro­riste n’ap­pré­ciait pas ses lectures.

Comme à l’é­poque du Mur
de Ber­lin, quand je fais le queue pour me faire
fouiller dans les aéro­ports, je me sur­prends à pas­ser une nou­velle fois
en
revue le conte­nu de mon sac.

L’autre jour, à
New-York, je me suis fait vio­lence en jetant à la pou­belle
un exem­plaire du der­nier livre de Tara McKel­vey Mons­te­ring
que j’é­tais
entrain de lire. Cet excellent ouvrage dénonce les pra­tiques
d’in­ter­ro­ga­toire
uti­li­sées par la CIA. Mal­gré le fait que j’a­vais ache­té le livre dans
une
librai­rie grand public en ville… on ne sait jamais, il contient des
infor­ma­tions « clas­si­fiées » et on pour­rait m’ac­cu­ser
de faire le jeu des
ter­ro­ristes en les lisant. (…) Dans mon Amé­rique à moi, celle qu’on
m’a apprise à l’é­cole, on ne se
com­porte pas comme ça.
(…)
Et tout le monde me pose la même ques­tion : que pou­vons nous
faire ?

Cette ava­lanche de
témoi­gnages d’a­bus et d’at­teintes aux liber­tés des
citoyens états-uniens montre clai­re­ment qu’un réseau cri­mi­nel et de
sur­veillance est en train de prendre de plus en plus de citoyens
inno­cents
dans ses filets. Il est évident que ceci n’a rien à voir avec la
démo­cra­tie
— ni même avec l’ha­bi­tuelle cor­rup­tion de la démo­cra­tie. Et il est
clair que
nous aurons besoin d’une action plus éner­gique que de sim­ple­ment
envoyer des
lettres à notre député.

Les gens qui viennent
témoi­gner ne sont pas des illu­mi­nés anar­chistes, Ils
sont de toutes les obé­diences poli­tiques, conser­va­teurs, apo­li­tiques,
pro­gres­sistes. La pre­mière régle d’une socié­té en cours de fer­me­ture ou
bien
déjà fer­mée est que ton ali­gne­ment avec le par­ti poli­tique au pou­voir
ne te
pro­tège en rien ; dans un véri­table État poli­cier, per­sonne
n’est à l’abri.

Je lis mon jour­nal le
matin et je n’en reviens pas :

• Sept sol­dats ont
publié class=« spip_out »>une lettre dans le New
York Times
pour
cri­ti­quer la guerre : peu de temps après, href=« http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​a​r​t​i​c​l​e​1​5​1​4​8​5​.​h​tml »
class=« spip_out »>deux sont morts dont un d’une
balle dans la tête tirée à bout portant.

• Une femme comp­table de l’ar­mée qui vou­lait dénon­cer les
abus et
détour­ne­ments finan­ciers est morte dans son bara­que­ment, abat­tue d’une
balle
dans la tête, ici aus­si à bout portant.

• Pat Till­man, qui avait écrit un mail à un ami où il
envi­sa­geait de
dénon­cer des crimes de guerre dont il avait été témoin : une
balle dans la
tête.

• Donald Vance, un employé de l’ar­mée qui avait dénon­cé des
tra­fics
d’armes au sein de l’ar­mée en Irak — kid­nap­pé par des sol­dats US à
l’in­té­rieur même de l’Am­bas­sade US de Bag­dad et enfer­mé et tor­tu­ré
pen­dants
des semaines sur une base mili­taire US, sans accès à un avo­cat — et
offi­ciel­le­ment mena­cé des pires repré­sailles s’il par­lait à qui­conque à
son
retour au pays.

• Et dans le der­nier numé­ro de Vani­ty
Fair
un sous-trai­tant de l’ar­mée
qui avait dénon­cé des mal­ver­sa­tions raconte qu’il a été kid­nap­pé par
des
sol­dats US mas­qués et armés, pas­sé à tabac toute une nuit dans un
pré­fa­bri­qué avant d’être expul­sé d’I­rak le len­de­main. L’ad­mi­nis­tra­tion
mili­taire a refu­sé d’en­tendre sa plainte et l’a fait éjec­ter du bureau.

Ce matin le class=« spip »>New York Times écrit que le
Dépar­te­ment d’É­tat (employeur des
mer­ce­naires de Bla­ck­wa­ter USA) refuse offi­ciel­le­ment de coopé­rer avec
le
Minis­tère de la Jus­tice ou le FBI dans le cadre de l’en­quête sur
l’as­sas­si­nat de 17 civils ira­kiens inno­cents. La Mai­son-Blanche sou­tien
l’at­ti­tude mépri­sante du Dépar­te­ment d’É­tat vis à vis de la jus­tice de
ce
pays.

Ce n’est pas une
infor­ma­tion ano­dine. Mes lec­teurs qui ont rete­nu quelque
choses de l’his­toire du XXè Siècle seront hor­ri­fiés mais pas sur­pris.
La
« Deuxième étape » de la fer­me­ture d’une socié­té
ouverte est la démons­tra­tion
par l’É­tat aux citoyens que la force para­mi­li­taire est au des­sus des
lois du
pays et que la loi ne peut donc plus ser­vir de refuge à la dissidence.

En per­met­tant au FBI et
à la CIA d’ar­rê­ter n’im­porte quel citoyen états-unien
et de le pri­ver de ses droits légaux, le secré­taire à la Jus­tice a fait
com­prendre aux citoyens US une leçon très simple : Nul d’entre
vous
n’est à l’a­bri de l’ar­bi­traire d’É­tat. Nous pou­vons venir comme cela
nous
chante, enfon­cer votre porte et vous faire dis­pa­raître pour tou­jours…
en
toute légalité.

(…) Si
l’ad­mi­nis­tra­tion de ce pays annonce publi­que­ment qu’elle ne
sanc­tion­ne­ra pas les agis­se­ments cri­mi­nels de ses propres employés en
Irak
et fera obs­tacle à la jus­tice — alors est ce que les dépu­tés du Congrès
auront le cou­rage d’af­fron­ter les agis­se­ments simi­laires de Bla­ck­wa­ter
quand
cette socié­té rem­por­te­ra le contrat qu’elle convoite, celui de la
sécu­ri­té
inté­rieure aux États-unis ?

Ou bien cette force
para­mi­li­taire et pro­té­gée par l’É­tat sera t‑elle assez
puis­sante pour inti­mi­der nos repré­sen­tants — et nous mêmes ?

Est-ce que nous ose­rons
encore mani­fes­ter dans la rue si nous savons que
nous ris­quons de rece­voir le même trai­te­ment que les civils de Bag­dad,
mitraillés depuis des héli­co­ptères de Bla­ck­wa­ter ? Est-ce
qu’un dépu­té ose­ra
pro­po­ser une loi contre Bla­ck­wa­ter s’il sait qu’il peut se faire tuer
d’une
balle dans la tête, en toute impunité ?

(…) N’ou­bliez pas que,
dans la
situa­tion actuelle, le dépar­te­ment de la Sécu­ri­té de la Patrie
(Home­land Secu­ri­ty) a le droit légal de déployer les mer­ce­naires de la
socié­té
Bla­ck­wa­ter dans votre ville dès ce soir.

style=« color : rgb(0, 0, 153); font-fami­ly : Helvetica,Arial,sans-serif ; »>Nao­mi
Wolf style=« color : rgb(0, 0, 153); font-fami­ly : Helvetica,Arial,sans-serif ; »>

Jour­na­liste et écri­vain
fémi­niste. Der­nier ouvrage paru : The End of Ame­ri­ca : A Let­ter of
War­ning To A Young Patriot. »

Mon com­men­taire : voi­là ce qui finit par arri­ver (et ça nous pend au nez, à brève échéance) dans un pays où les ins­ti­tu­tions ne per­mettent pas de résis­ter aux abus de pouvoir.

Il ne suf­fit pas de cla­mer, de pro­cla­mer, de rabâ­cher, que « nous sommes en démo­cra­tie ». L’in­can­ta­tion ne suf­fit pas. La démo­cra­tie s’im­pose juri­di­que­ment, dans les ins­ti­tu­tions : la démo­cra­tie, au sens moderne, passe par un réel contrôle des pou­voirs et ce contrôle ne peut exis­ter sans une radi­cale sépa­ra­tion des pou­voirs.

Ne pas oublier — et aus­si apprendre à nos enfants — cette immense parole de Mon­tes­quieu qui for­ma­lise peut-être la meilleure idée du monde :

« La démo­cra­tie et l’a­ris­to­cra­tie ne sont point des États libres par leur nature. La liber­té poli­tique ne se trouve que dans les gou­ver­ne­ments modé­rés. Mais elle n’est pas tou­jours dans les États modé­rés ; elle n’y est que lors­qu’on n’a­buse pas du pou­voir ; mais c’est une expé­rience éter­nelle que tout homme qui a du pou­voir est por­té à en abu­ser ; il va jus­qu’à ce qu’il trouve des limites. Qui le dirait ! la ver­tu même a besoin de limites.

Pour qu’on ne puisse abu­ser du pou­voir, il faut que, par la dis­po­si­tion des choses, le pou­voir arrête le pouvoir. »

Mon­tes­quieu, L’es­prit des lois (1748), livre XI, cha­pitre IV.

Or, les élec­tions ne per­mettent pas du tout le contrôle des pou­voirs. Il n’y a que les élus pour (faire sem­blant de) croire cette sot­tise que nous n’au­rions besoin que d’é­lec­tions pour garan­tir notre liberté.

Le contrôle des pou­voirs exige plus qu’un pro­ces­sus élec­to­ral, mais ce « plus », JAMAIS les élus ne nous le don­ne­ront eux-mêmes, car cela irait contre leur inté­rêt per­son­nel : nous sommes per­dus parce que nous avons aban­don­né — négli­gé, DÉLÉGUÉ AUX PARTIS — le pro­ces­sus consti­tuant : à l’é­vi­dence pour­tant, j’en suis sûr, ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pouvoir.

Et vu sous cet angle, la réunion des exé­cu­tifs euro­péens pour nous impo­ser les ins­ti­tu­tions que nous venons pour­tant de refu­ser expres­sé­ment par réfé­ren­dum, ce som­met des chefs d’É­tat qui se réunissent pour s’af­fran­chir encore un peu plus de tout contrôle citoyen, ce som­met de Lis­bonne est la néga­tion même du libé­ra­lisme des Lumières (Locke, Mon­tes­quieu, Ben­ja­min Constant, etc. qui, comme Pla­ton et Aris­tote, cher­chaient tous à limi­ter le pou­voir de la puis­sance publique — l’É­tat, ce Lévia­than — pour pro­té­ger les liber­tés indi­vi­duelles) : LE PROCESSUS ACTUEL DE L’UNION EUROPÉENNE EST PROFONDÉMENT ANTI-LIBÉRAL EN CECI QU’IL NOUS IMPOSE UNE CONFUSION DES POUVOIRS DANS LES MAINS DES EXÉCUTIFS, il vide ain­si nos liber­tés de leur sub­stance, il nous dépouille.

Je rap­pelle l’ar­ticle 16 de la Décla­ra­tion des droits de l’Homme et du Citoyen (1789) :
« Toute Socié­té dans laquelle la garan­tie des Droits n’est pas assu­rée, ni la sépa­ra­tion des Pou­voirs déter­mi­née, n’a point de Constitution. »

Le Trai­té Modi­fi­ca­tif Euro­péen (TME) est une félo­nie et ce som­met des chefs d’É­tat est un Car­tel de Tyrans.

Ni en France, ni en Europe, la sépa­ra­tion des pou­voirs n’est ins­ti­tuée. Nous n’a­vons pas de Consti­tu­tion, nos liber­tés sont en danger.

Au nom de Mon­tes­quieu et au nom de la Décla­ra­tion des droits de l’Homme, je réclame une vraie sépa­ra­tion des pou­voirs, je réclame une vraie Constitution !

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Étienne

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160 Commentaires

  1. tom75

    C’est presque incroyable de voir les États euro­péens s’as­seyant sur le vote NON des peuples fran­çais et néer­lan­dais au réfé­ren­dum sur le TCE et que, sous pré­texte de la sup­pres­sion de cer­taines appel­la­tions ou mesures sym­bo­liques, ils ont adop­té sans aucune gêne un trai­té qui reprend l’es­sen­tiel de ce qui avait été rejeté !

    Autre­ment dit, nous avons LA PREUVE que les citoyens ne sont pas conviés à cette construc­tion euro­péenne (a moins de « pen­ser bien » et d’al­ler dans le sens pré­co­ni­sé) et qu’a­vec l’aide de la presse, ils font ce qu’ils veulent puis­qu’ils ont été élus ou nommés…

    Pour nous défendre ? Mais non, allons…
    Pour conduire le trou­peau, bien sûr !

    Réponse
  2. Dom

    Je dirais sur­tout qu’on ne peut pas lais­ser faire sans réagir. Mais comment ?
    Péti­tion ? Manifestations ?

    Réponse
  3. Instit

    Le 9 mars 2007, à Bruxelles, Fran­çois Bay­rou s’est enga­gé en faveur de l’or­ga­ni­sa­tion d’un réfé­ren­dum sur le trai­té sim­pli­fié :

    « Fran­çois Bay­rou fait un tabac à Bruxelles.

    L’en­vo­lée dans les son­dages de Fran­çois Bay­rou n’a pas échap­pé au micro­cosme bruxel​lois​.La biblio­thèque Sol­vay était comble, hier matin, pour son dis­cours devant les « Amis de l’Europe ».

    Du ministre belge des Finances, le libé­ral Didier Reyn­ders, il y a quelques semaines encore farouche par­ti­san de Nico­las Sar­ko­zy, à Joëlle Mil­quet, pré­si­dente des démo­crates-chré­tiens fran­co­phones, toute la droite belge se pres­sait pour saluer le nou­veau favo­ri des son­dages. Plu­sieurs direc­teurs géné­raux de la Com­mis­sion s’é­taient dépla­cés, jus­qu’à l’am­bas­sa­deur de la France auprès de l’U­nion, Pierre Sel­lal, flan­qué de son adjoint et de son porte-parole. Même l’am­bas­sa­deur du Japon a vou­lu décou­vrir le phé­no­mène, invi­té, in extre­mis, à déjeu­ner avec les Pre­miers ministres libé­raux euro­péens par Guy Verhof­stadt, le Pre­mier ministre belge. Point fort de son dis­cours euro­péen, Fran­çois Bay­rou, très applau­di, a affir­mé que « seul le peuple peut refaire ce qu’il a défait », en s’en­ga­geant à sou­mettre à réfé­ren­dum un nou­veau trai­té « court, lisible et com­pré­hen­sible par tous ». Il se dis­tingue ain­si de Nico­las Sar­ko­zy, favo­rable à une rati­fi­ca­tion par­le­men­taire d’un trai­té sim­pli­fié, et de Ségo­lène Royal, qui sou­haite gar­der la sub­stance du trai­té actuel en l’a­gré­men­tant d’un pro­to­cole social. »

    http://bayrou2007.canalblog.com/archives/p92‑2.html

    Il fau­drait deman­der aux dépu­tés et aux séna­teurs du PS, du MoDem, etc, de tenir leur enga­ge­ment. Il fau­drait leur deman­der de ne pas voter la rati­fi­ca­tion par­le­men­taire du trai­té sim­pli­fié en décembre 2007 lors du Congrès à Versailles.

    Réponse
  4. Instit

    Pen­dant la cam­pagne élec­to­rale, le PS s’é­tait enga­gé à orga­ni­ser un réfé­ren­dum sur le trai­té sim­pli­fié :

    « Nous pro­po­se­rons l’élaboration d’un Trai­té stric­te­ment ins­ti­tu­tion­nel qui orga­ni­se­ra effi­ca­ce­ment les pou­voirs, avec un Par­le­ment Euro­péen exer­çant ses pleines res­pon­sa­bi­li­tés légis­la­tives et bud­gé­taires, un Pré­sident de la Com­mis­sion élu par le Par­le­ment, un Conseil Euro­péen, avec à sa tête un Pré­sident de l’Europe. Une fois rené­go­cié un tel trai­té sera sou­mis au peuple par réfé­ren­dum. »

    http://​pro​jet​.par​ti​-socia​liste​.fr/​t​a​g​/​l​e​-​t​e​x​t​e​-​d​u​-​p​r​o​j​e​t​/​p​a​r​t​i​e​-​i​v​-​f​a​i​r​e​-​r​e​u​s​s​i​r​-​l​a​-​f​r​a​n​c​e​-​e​n​-​e​u​r​o​p​e​-​e​t​-​d​a​n​s​-​l​e​-​m​o​n​de/

    Il fau­drait faire pres­sion sur les dépu­tés et sur les séna­teurs du PS et du MoDem pour qu’ils tiennent leur engagement.

    Réponse
  5. Étienne

     
    « Daniel
    Ells­berg
     : l’homme le plus dan­ge­reux des
    États-Unis revient… »

    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​3​0​524

    « Daniel
    Ells­berg
    , c’est l’homme qui en ren­dant public des
    docu­ments secrets du
    penta­gone déclen­cha le scan­dale des Papiers du Pentagone
    (Penta­gon Papers)

    en 1971, une affaire d’État qui contri­bua à condam­ner la guerre du
    Viet­nam aux
    yeux de l’opinion publique américaine.

    35
    ans plus tard, Daniel Ells­berg s’inquiète des dérives
    auto­ri­taires de l’exécutif, et appelle ses conci­toyens à faire barrage
    à la coterie
    qui s’est sai­si des leviers de l’État et s’apprête à nou­veau à
    entraî­ner le
    pays dans une guerre catas­tro­phique contre l’Iran.

    L’affaire
    d’État que consti­tua le Penta­gon Papers à une
    époque où les médias
    amé­ri­cains ne crai­gnaient pas d’affronter une admi­nis­tra­tion « en
    guerre », par­ti­ci­pa de la fin de la guerre du Vietnam.

    Les
    docu­ments « secrets » jetés en place publique étaient acca­blant pour le
    Penta­gone, met­tant en lumière le sys­té­ma­tisme des men­songes dans la
    com­mu­ni­ca­tion de l’administration Nixon sur la ques­tion vietnamienne…
    Le
    New-York Times publia les « papiers du Penta­gone » durant une quinzaine
    de jours, ren­dant fou Kis­sin­ger qui décla­ra Daniel Ells­berg « L’homme le
    plus dan­ge­reux des États-Unis »… L’affaire s’acheva devant la Cour
    suprême, mais les dégâts furent consi­dé­rables en termes d’opinion
    publique et
    de méfiance des médias : l’administration Nixon ne s’en remit jamais
    vraiment.

    Les
    années sui­vantes virent la fin du désastre viet­na­mien et l’affaire du
    Water­gate, qui condui­sit Nixon à quit­ter le pou­voir en
    1974… »

    Ce citoyen
    « donneur
    d’alerte », Daniel
    Ells­berg
    ,
    écrit aujourd’hui :

    « Un
    coup d’État a eu lieu. »

    A Coup has
    occur­red
    (20 sep­tembre
    2007)

    Publi­ca­tion
    ori­gi­nale
    Consor­tium
    News
    , tra­duc­tion Contre
    Info

    « Je
    pense qu’il
    n’y a pas de prio­ri­té plus
    urgente que de pré­ve­nir une attaque contre l’Iran qui s’accompagnerait,
    je le
    crois, d’un nou­veau chan­ge­ment dans l’exercice du pou­voir aux
    États-Unis ayant
    pour effet de nous conduire vers ce que j’appellerai un état policier.

    S’il
    se pro­duit un nou­veau 11-Sep­tembre sous ce gou­ver­ne­ment, cela
    signi­fie­ra qu’ils
    uti­li­se­ront à plein l’appareil poli­cier qui a été patiem­ment construit,
    lar­ge­ment en secret tout d’abord, mais fina­le­ment révé­lé, connu et
    accep­té par
    les élus démo­crates du Congrès et par les Républicains.

    Res­te­ra-t-il
    un domaine où la sur­veillance de la NSA sur les citoyens pourrait
    encore
    s’accroître ? Ils peuvent ou pas avoir atteint les limites de
    leurs
    capa­ci­tés tech­no­lo­giques aujourd’hui. Mais si ce n’est pas le cas, cela
    le
    devien­dra après un nou­veau 11-Septembre.

    Je
    crois qu’après des repré­sailles ira­niennes en réponse à une attaque
    américaine,
    nous assis­te­rions à une esca­lade des attaques contre l’Iran, qui serait
    éga­le­ment accom­pa­gnée par une
    suppression
    totale de l’opposition dans ce pays, y com­pris avec des camps de
    détention.

    Il
    m’est assez dif­fi­cile de dis­so­cier ces deux cir­cons­tances. Elles
    pourraient
    adve­nir ensemble : soit un autre 11-Sep­tembre ou une attaque
    contre l’Iran
    dont les réac­tions contre Israël, nos navires, nos troupes en Irak, et
    peut-être dans ce pays, jus­ti­fie­raient l’entière pano­plie de mesures
    qui ont
    été pré­pa­rées, légi­ti­mées, et jusqu’à un cer­tain point pro­mul­guées sous
    la
    forme de lois.

    Nous
    avons affaire au gou­ver­ne­ment à une équipe mal­fai­sante très
    par­ti­cu­lière, même
    du point de vue des Répu­bli­cains. Mais je crois que les suc­ces­seurs de
    ce
    gou­ver­ne­ment ne revien­dront sans doute pas sur les entorses à la
    constitution.
    Ils en tire­ront avan­tage, les exploiteront.

    Hil­la­ry
    Clin­ton déci­de­ra-t-elle de mettre fin aux agis­se­ments de la NSA après 5
    ans de
    sur­veillance illé­gale ? Pri­ve­ra-t-elle le gou­ver­ne­ment de sa
    capa­ci­té de
    pro­té­ger les citoyens amé­ri­cains d’un éven­tuel ter­ro­risme en se privant
    de tout
    ce que la NSA peut four­nir comme infor­ma­tions ? Je
    ne le crois pas.

    À
    moins que grâce à un chan­ge­ment — radi­cal — dans le cli­mat politique,
    ces
    mesures soient annu­lées avant que le nou­veau gou­ver­ne­ment ne soit en
    place — et
    il n’existe aucun indice en ce sens — je ne vois pas cela se produire
    sous le
    pro­chain gou­ver­ne­ment, qu’il soit répu­bli­cain ou démocrate.

    Le
    pro­chain coup d’État

    Per­met­tez-moi
    d’être direct et de ne pas faire de phrases. Un coup d’État à
    eu lieu.

    Je me suis réveillé l’autre matin en me ren­dant compte qu’un coup
    d’État avait
    eu lieu. Il n’est pas seule­ment ques­tion d’un pro­chain coup d’État qui
    pourrait
    avoir lieu après un nou­veau 11-Sep­tembre. Car il s’agirait là du
    prochain,
    venant com­plé­ter le premier.

    Durant
    les cinq der­nières années, nous avons assis­té à un assaut sou­te­nu sur
    tous les
    fon­de­ments de notre consti­tu­tion, que le reste du monde regar­dait comme
    une
    expé­rience modèle depuis 200 ans, grâce à ses pro­cé­dures de contrôle,
    au rôle
    limi­té du gou­ver­ne­ment, à son Acte des droits fon­da­men­taux,
    à la
    pro­tec­tion des droits de l’individu par le Congrès, sa justice
    indé­pen­dante, la
    pos­si­bi­li­té de révo­quer un président.

    Par
    le pas­sé, ces prin­cipes ont été vio­lés par de nom­breux pré­si­dents. La
    plupart
    des actes com­mis par Bush dans le domaine des sur­veillances illégales
    et autres
    avaient été accom­plis sous la pré­si­dence de mon patron, Lyn­don Johnson
    durant
    la guerre du Viet­nam, comme l’emploi de la CIA, du FBI, de la NSA
    contre des
    citoyens américains.

    Je
    pour­rais citer une liste d’exemples remon­tant à la sus­pen­sion par
    Lin­coln de l’Habeas
    Cor­pus
    durant la guerre civile, et encore avant, à la Loi
    sur les
    Étran­gers
    et les Actes de Sédi­tions au
    XVIIIe siècle. Mais je
    crois qu’aucun de ces pré­si­dents n’était du genre de ce qui décrit
    selon moi
    ce
    gou­ver­ne­ment : un enne­mi inté­rieur de la consti­tu­tion
    .

    Je
    pense qu’aucun de ces pré­si­dents, mal­gré toutes ces vio­la­tions de la
    loi qui
    auraient pro­vo­qué leur empê­che­ment si elles avaient
    été connues — mais
    elles n’ont été révé­lées qu’après leurs man­dats — ne repré­sen­tait un
    défi
    com­pa­rable à celui d’aujourd’hui.

    C’était
    le cas en ce qui concerne le pre­mier man­dat de Nixon, et certainement
    de
    John­son, de Ken­ne­dy et d’autres. Ils méri­taient d’être des­ti­tués, même
    s’ils
    n’ont pas été décou­verts à temps, mais je pense qu’il n’était pas dans
    leurs
    inten­tions, lors des crises qui ont moti­vé leurs actes, de trans­for­mer
    la
    nature de notre gou­ver­ne­ment
    .

    Il
    devient de plus en plus clair, après chaque nou­vel ouvrage publié,
    chaque
    indis­cré­tion, que
    Richard
    Cheney

    et son actuel chef de
    cabi­net
    David
    Addington

    ont eu pré­ci­sé­ment ce
    pro­jet à l’esprit dès le début des années 1970, et non pas depuis 1992,
    non pas
    depuis 2001. Ils ont cru à la pré­émi­nence du pouvoir
    exé­cu­tif, sous un
    pré­sident — élu ou pas — béné­fi­ciant de pou­voirs sans contrainte. Ils
    ne
    croient pas à la contrainte.

    En
    décla­rant ceci, je ne pré­tends pas qu’il s’agisse de traîtres. Je ne
    crois pas
    qu’ils aient en tête une quel­conque allé­geance à un pou­voir étranger,
    ou qu’ils
    aient le désir d’aider un pou­voir étran­ger. Je pense qu’ils ont en eux
    un
    atta­che­ment à ce pays, et à ce qu’ils ima­ginent de meilleur pour
    celui-ci. Mais
    ce qu’ils ima­ginent comme le meilleur est direc­te­ment en contradiction
    avec la
    pen­sée des Pères Fon­da­teurs et de la constitution.

    Ils
    croient que nous avons désor­mais besoin d’un autre genre de
    gou­ver­ne­ment, sous
    la forme d’un pou­voir exé­cu­tif, gou­ver­nant par décret, ce qui est le
    cas
    lorsque le pré­sident signe des ordon­nances. Nous en par­lons comme de veto,
    ce qui est une façon de les recon­naître comme anti-constitutionnelles,
    mais
    d’un autre côté nous nous conten­tons de dire que le pré­sident déclare
    qu’il «
     décide des lois à pro­mul­guer, qu’il légifère. » (…)

    Les
    Fon­da­teurs avaient raison

    Je
    qua­li­fie ces évé­ne­ments de crise, non seule­ment parce qu’il s’agit là
    d’une
    rup­ture dans les tra­di­tions, mais parce que je crois au plus pro­fond de
    moi, et
    grâce à mon expé­rience que les Pères Fon­da­teurs avaient rai­son sur ce
    point.

    Il
    ne s’agit pas seule­ment de « notre façon d’agir » qui serait en cause.
    Les
    fon­da­teurs de la Répu­blique avaient une com­pré­hen­sion aiguë de la force
    cor­rup­trice du pou­voir pour qui­conque, y com­pris les Amé­ri­cains. Ils
    voulaient
    des pro­cé­dures et des ins­ti­tu­tions qui puissent ins­tau­rer un contrôle
    du
    pou­voir, car en leur absence, l’alternative c’est ce que nous avons
    vécu :
    des guerres comme le Viet­nam, des guerres comme l’Irak, des guerres
    comme celle
    qui vient.

    Ceci
    m’amène à mon second argu­ment. Ce pou­voir exé­cu­tif, dirigé
    par Bush et
    Che­ney
    , mal­gré l’opposition de la plu­part des membres du
    gou­ver­ne­ment, même
    ceux des minis­tères, veut clai­re­ment une guerre contre l’Iran,
    qui se
    jus­ti­fie selon les cri­tères habi­tuels de l’impérialisme.
    Critères
    accep­tés non seule­ment par qua­si­ment l’ensemble des membres de
    l’exécutif, mais
    aus­si par la plu­part des diri­geants du Congrès. Cri­tères qui sont les
    intérêts
    de l’empire, la néces­si­té de pré­ser­ver l’hégémonie amé­ri­caine, notre
    droit et
    notre besoin de contrô­ler les res­sources pétro­lières du Moyen-Orient et
    ailleurs. Il y a là un consen­sus dans les cercles dirigeants.

    Mais
    même selon ces cri­tères, une attaque de l’Iran est une folie. Je dis
    cela
    tran­quille­ment. Il ne s’agit pas de rhé­to­rique. Bien sûr, c’est non
    seulement
    une agres­sion, une vio­la­tion des lois inter­na­tio­nales, un crime majeur,
    mais c’est
    aus­si, en termes de pou­voir impé­rial, une folie à cause de ses
    conséquences.

    Cela
    rend-il cette attaque impos­sible ? Non, évi­dem­ment. Plus
    encore, cela ne
    la rend même pas invraisemblable.

    Deux
    rai­sons concourent à cela en dehors d’une accep­ta­tion pour diverses
    rai­sons par
    le Congrès — Démo­crates et Répu­bli­cains confon­dus — par l’opinion, par
    les
    médias.

    Tout d’abord
    nous avons libé­ré la Mai­son-Blanche — pré­sident et
    vice-pré­sident — de poten­tiel­le­ment toute limi­ta­tion posée par le
    Congrès, la
    jus­tice, les médias et autres.

    Ensuite, les hommes à la
    tête du gou­ver­ne­ment qui jouissent de
    ces pou­voirs sans limites sont des fous. Pas com­plè­te­ment certes, mais
    ils n’en
    reste pas moins qu’ils ont des croyances folles.

    La
    ques­tion devient alors, que pou­vons-nous faire ? Nous nous dirigeons
    vers une
    folle entre­prise, pas à coup sûr, mais sans doute. Je vou­drais être
    réa­liste en
    la cir­cons­tance, et nous encou­ra­ger à faire ce que nous devons, ce qui
    doit
    être fait. En ayant pleine connais­sance des faits. Rien n’est
    impossible.

    Ce
    dont je parle, cette dérive vers un État poli­cier,
    vers une attaque
    contre l’Iran, n’est pas acquis. Rien n’est encore cer­tain aujourd’hui.
    Mais je
    pense que c’est pro­bable, plus vrai­sem­blable qu’invraisemblable, que
    dans les
    15 ou 16 mois qui res­tent à ce gou­ver­ne­ment, nous assis­te­rons à une
    attaque de
    l’Iran. Pro­ba­ble­ment. Et quoi que nous fassions.

    Et
    nous ne par­vien­drons sans doute pas à influen­cer le Congrès. Et le
    Congrès
    n’empêchera sans doute pas le pré­sident de le faire. Voi­là vers quoi
    nous nous
    diri­geons, et c’est une pers­pec­tive dan­ge­reuse, très dangereuse.

    Quoi
    qu’il en soit, je pense qu’il nous appar­tient d’accroître les faibles
    chances
    de pré­ve­nir ceci durant les 15 pro­chains mois, sans par­ler de ce que
    nous
    aurons à faire pour le res­tant de nos jours.

    Res­tau­rer
    la République

    Réins­tau­rer
    un gou­ver­ne­ment consti­tu­tion­nel et l’améliorer prendra
    du temps. Je pense que si nous n’entreprenons pas ce travail
    aujourd’hui, il ne
    débu­te­ra pas sous le pro­chain gouvernement.

    Sor­tir
    d’Irak pren­dra beau­coup de temps. Mais pré­ve­nir une action contre
    l’Iran,
    pré­ve­nir un nou­veau coup d’État après un 11-Sep­tembre, une autre
    attaque, ce
    sont les tâches pour aujourd’hui qui ne peuvent être dif­fé­rées. Cela
    néces­si­te­ra un cou­rage moral et poli­tique que nous n’avons que peu vu
    se
    mani­fes­ter jusqu’à présent.

    Il
    y a dans cet audi­toire une concen­tra­tion très inha­bi­tuelle de gens qui
    ont
    chan­gé de vie, chan­gé de situa­tion, per­du la plu­part de leurs amis, et
    ont pris
    le risque de se voir dési­gner par le ter­rible nom de « traître », de «
     faibles
    devant le ter­ro­risme », le genre de qua­li­fi­ca­tifs que les politiciens
    veulent
    évi­ter à tous prix.

    Com­ment
    ferons-nous pour qu’encore plus de gens au gou­ver­ne­ment et dans la
    société
    changent leurs vies de façon radi­cale dans un contexte de
    crise ? Comment
    convain­crons-nous Nan­cy Pelo­si et Har­ry
    Reid
    , par exemple ?
    Quel genre de pres­sions, quel genre d’influences devront être mises en
    œuvre
    pour ame­ner le Congrès à faire son tra­vail ? Il ne s’agit pas
    d’ailleurs
    seule­ment de les faire tra­vailler. Il s’agit de leur faire res­pec­ter le
    serment
    qu’ils ont prê­té en pre­nant leur fonction.

    J’ai
    prê­té ser­ment de nom­breuses fois. Comme lieu­te­nant des Marines, comme
    fonc­tion­naire du dépar­te­ment de la Défense, comme fonc­tion­naire du
    département
    d’État et comme fonc­tion­naire des Affaires étran­gères. J’ai prê­té le
    même
    ser­ment que celui qui est pro­non­cé par tous les membres du Congrès,
    tous les
    fonc­tion­naires des États-Unis, et tous les offi­ciers de l’armée
    américaine.

    Et
    ce ser­ment n’est pas effec­tué envers un com­man­dant en chef, un
    führer.

    Pas plus qu’à des offi­ciers supé­rieurs. Ce ser­ment engage à pro­té­ger et
    défendre la consti­tu­tion des États-Unis.

    Ce
    ser­ment je l’ai vio­lé chaque jour durant des années au
    dépar­te­ment de la Défense, sans m’en rendre compte, lorsque je me
    taisais,
    lorsque je savais que l’on men­tait à l’opinion publique au sujet de la
    guerre
    ,
    comme on lui a menti
    pour l’Irak, et comme on lui ment pour la guerre contre l’Iran.

    Je
    savais que j’avais les preuves de ces men­songes, et je ne les ai pas
    produites.
    Je ne res­pec­tais pas alors mon ser­ment — ce que j’ai fait plus tard.

    J’ai
    sou­vent dit que le lieu­te­nant Ehren Wata­da,
    qui est aujourd’hui
    pour­sui­vi pour avoir refu­sé les ordres de déploie­ment en Irak qu’il
    jugeait à
    rai­son incons­ti­tu­tion­nel et rele­vant d’une guerre d’agression, est le
    seul
    offi­cier de l’armée des États-Unis qui a pris au sérieux son serment.

    Le
    pré­sident viole clai­re­ment ce ser­ment. Tous ceux qui sont sous
    ses ordres et qui com­prennent de quoi il s’agit — ils sont très
    nombreux —
    violent leur serment.

    Voi­là les exi­gences que nous devrions poser.

    Cou­rage
    parlementaire

    Sur
    le plan poli­tique, en ce qui concerne les Démo­crates, je crois que nous
    devrions deman­der aux diri­geants à la Chambre et au Sénat — et
    éga­le­ment aux
    Répu­bli­cains —
    que
    leur unique prio­ri­té ne soit plus d’être
    réélus

    ou de conser­ver une majo­ri­té démo­crate pour que Pélo­si
    soit main­te­nue en
    fonc­tion au Par­le­ment et Reid au Sénat.

    Je
    ne pré­tends pas que les poli­tiques pour­raient igno­rer cette question,
    ou qu’ils
    devraient chan­ger entiè­re­ment de com­por­te­ment ou ne plus s’en
    préoccuper.

    Bien
    sûr, il y a là pour eux une pré­oc­cu­pa­tion majeure, mais
    ils
    agissent comme si c’était là leur seul sou­ci
    .
    Celui de la pour­suite des affaires
    cou­rantes. « Nous avons une majo­ri­té, ne la per­dons pas, conservons-la,
    conser­vons nos pré­si­dences aux deux chambres.  » Mais qu’ont fait pour
    nous
    ces deux pré­si­dences dans les deux der­nières années ?

    Je
    suis cho­qué de lire aujourd’hui que les Répu­bli­cains menacent de faire
    de
    l’obstruction si nous res­tau­rons l’Habeas Cor­pus.
    La
    remise en cause de l’Habeas Cor­pus

    avec l’aide des Démo­crates ne nous a pas
    rame­né à l’époque de la domi­na­tion anglaise sur la colo­nie amé­ri­caine.
    C’est
    une contre-révo­lu­tion qui nous a rame­né 700 ans en arrière.

    Je
    crois que nous devons trou­ver le moyen de leur faire res­pec­ter leur
    ser­ment de
    pré­ser­ver la consti­tu­tion, qui mérite d’être défen­due, car c’est à
    tra­vers le
    pou­voir que cette consti­tu­tion donne au Congrès que nous pouvons
    pro­té­ger le
    monde des fous qui sont au pou­voir à la Mai­son-Blanche et qui ont
    l’intention
    d’attaquer l’Iran.

    Les
    géné­raux qui ont com­pris que ce serait une catas­trophe ne se sont pas
    non plus
    pas mani­fes­tés. Il peut s’agir de gens qui ont par le pas­sé ris­qué leur
    vie au
    Viet­nam ou ailleurs, comme Col­lin Powell, et ne ris­que­raient pas leurs
    car­rières ou leur accoin­tances avec la présidence.

    Tout
    ceci doit chan­ger. Et c’est l’exemple de gens comme ceux qui sont
    rassemblés
    ici, qui d’une cer­taine façon rap­pellent à nos élus qu’ils ont, en tant
    qu’humain et en tant que citoyen, le pou­voir d’agir et de trou­ver en
    eux-mêmes
    le cou­rage de pro­té­ger ce pays et le monde.

    Mer­ci. »

    Daniel
    Ells­berg
    .

     

    Réponse
  6. Marc

    Je lis votre article. Oui, la démo­cra­tie est en dan­ger du TCE bis. Quelle vio­lence et quelle gra­vi­té ? Que faire ? Com­ment faire alliance des NON et deman­der le mini­mum de res­pect de la volon­té des peuples.

    Réponse
  7. philéas

    Vous sem­blez oublier qu’il n’y a pas de démo­cra­tie sans infor­ma­tion « libre et non faus­sée » (pour para­phra­ser devi­nez quoi).

    Le nou­veau trai­té comprend :

    Renon­ce­ment au pro­jet consti­tu­tion­nel et à ses symboles

    Réécri­ture des objec­tifs de l’Union euro­péenne et éli­mi­na­tion de la concur­rence libre et non faus­sée qui n’est plus un objec­tif trans­ver­sal mais une ligne de conduite appli­cable à la poli­tique de concur­rence, c’est à dire à UNE PARTIE seule­ment de l’action de l’Union

    Rela­tions entre l’Union et les Etats membres : le trai­té est moins expli­cite que ne l’était le trai­té consti­tu­tion­nel, et limite la liber­té d’action de l’Union euro­péenne en réin­tro­dui­sant un contrôle ren­for­cé des états : « sys­tème de frei­nage », ren­for­ce­ment du rôle des par­le­ments natio­naux qui non seule­ment auront un droit de regard mais pour­ront s’opposer à des déci­sions com­mu­nau­taires. Idem pour le Conseil. Ce qui change beau­coup la donne.

    Com­mu­nau­ta­ri­sa­tion du troi­sième pilier (jus­tice et affaires inté­rieures) donc, contrôle démo­cra­tique par du Par­le­ment européen

    Pro­to­cole sur les ser­vices publics qui recon­naît et pro­tège la marge de manœuvre des états dans la four­ni­ture, la mise en ser­vice et l’or­ga­ni­sa­tion des ser­vices d’in­té­rêt éco­no­mique géné­ral d’une manière qui réponde autant que pos­sible aux besoins des utilisateurs

    Par contre, c’est vrai, le trai­té reprend la plu­part des dis­po­si­tions ins­ti­tu­tion­nelles (ex : accrois­se­ment des com­pé­tences légis­la­tives du Par­le­ment euro­péen, modi­fi­ca­tion du vote au Conseil), celles de l’appartenance à l’Union, de la com­mu­nau­ta­ri­sa­tion du troi­sième pilier , jus­tice et affaires inté­rieures (donc le Par­le­ment euro­péen aura son mot à dire ce qui n’est pas le cas aujourd’hui le Conseil déci­dant seul), et la Charte des droits fondamentaux.

    Quant aux poli­tiques de l’U­nion euro­péenne (la fameuse par­tie III du trai­té consti­tu­tion­nel) elles ne sont pas incluses dans le nou­veau traité.

    Conclu­sion : pré­tendre que le nou­veau trai­té est la copie du trai­té consti­tu­tion­nel c’est de la galéjade.

    Réponse
  8. Étienne

    Phi­léas,

    je dois m’oc­cu­per de mes étu­diants, je dois filer rapi­de­ment et je serai pris toute la jour­née, et je manque de temps pour vous répondre ici (je l’ai déjà fait maintes fois en détail, un peu par­tout sur ce site).

    Je crois que vous ne vous trom­pez pas sur tout, mais je crois que vous vous trom­pez sur tout ce qui est important.

    En tout cas, que vous ne savez pas entendre ce qu’on dit et que vous obs­ti­nez à par­ler d’autre chose (je ne sais pas pour­quoi vous faites ça et je ne vous fais pas de pro­cès d’in­ten­tion ; il me semble que vous êtes de bonne foi).

    Per­sonne ne dit qu’il n’y a pas d’a­mé­lio­ra­tion, per­sonne ne dit qu’il n’y a rien de bon, dans ce texte par rap­port à la situa­tion pré­cé­dente : ce qu’on vous dit, — et il fau­drait que vous res­tiez sur ces thèmes-là, déci­sifs, pour qu’un débat construc­tif puisse avoir lieu, pour évi­ter un dia­logue de sourds où cha­cun parle de son sujet à lui — c’est qu’il y a dans ces textes (qui nous sont impo­sés sans débat hon­nête, ni réfé­ren­dum) plu­sieurs ins­ti­tu­tions abso­lu­ment inac­cep­tables ; inac­cep­tables parce que très dan­ge­reuses, dan­ge­reuses pour vous aus­si — et donc pro­fon­dé­ment anti­li­bé­rales même, au demeu­rant, dans l’ac­cep­tion clas­sique du mot « libé­ral » qui est née d’une crainte farouche des abus de pou­voir de l’É­tat, ce Lévia­than, sur les individus.

    Je revien­drai à vous bien­tôt, dès que j’au­rai un peu de temps (les vacances pro­chaines me don­ne­ront un peu de temps pour résis­ter :o)

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  9. Vladimir

    lu ce commentaire :

    Fran­che­ment, vous vous plai­gnez de l’as­pect éli­tiste du mini-trai­té ? Mais la situa­tion était tra­gi­que­ment pré­vi­sible : dès la fin 2004 il était par­fai­te­ment évident que les por­teurs du Non, ayant les pré­si­den­tielles pour seul hori­zon, seraient inca­pable de faire de leur vic­toire quelque chose d’u­tile : ils auraient pu aller cher­cher d’autres sym­pa­thi­sants de leur causes, d’au­tyres adepte d’une démo­cra­ti­sa­tion ren­for­cé de l’Eu­rope dans les autres états membres. S’ils avaient eu un peu de jugeotte, ils auraient uti­li­sé les 30 mois qui ont sui­vis pour fon­der et struc­tu­rer une oppo­si­tion audible à l’é­chelle du conti­nent, mais ils ont pré­fé­ré le confort de la contes­ta­tion fran­co-fran­çaise. Dès le début il était visible que le rejet du TCE allait abou­tir à quelque chose de pire, et ce quelque chose de pire est arrivé.

    Haute tra­hi­son

    par Anne-Marie Le Pou­rhiet, pro­fes­seur de droit public, auteur de Droit consti­tu­tion­nel (Eco­no­mi­ca, 2007).

    http://​www​.marian​ne2​.fr/​H​a​u​t​e​-​t​r​a​h​i​s​o​n​_​a​7​8​9​1​1​.​h​tml

    Je sous­cris à cet avis avec le bémol, il n’est pas trop tard, l’émission d’ARTE d’hier sur les finances de l’Europe, pré­vient de la mise en place de l’IMPOT EUROPEEN dès l’adoption du nou­veau traité.

    Réponse
  10. Philéas

    Etienne

    « Je crois que vous ne vous trom­pez pas sur tout, mais je crois que vous vous trom­pez sur tout ce qui est impor­tant ». Mais bien sûr ! Com­ment n’y avais-je pas pen­sé moi-même ?

    Le pro­blème c’est que dans mon post anté­rieur, je cite tout ce que le trai­té modi­fi­ca­tif « modi­fie » (logique). Donc, « tout ce qui est impor­tant » serait ailleurs (comme dans x files : la véri­té est ailleurs).

    « Ailleurs » cela serait donc : dans ce qui n’est pas modi­fié dans les trai­tés actuels et qui donc, conti­nue­ra à s’appliquer que le trai­té modi­fi­ca­tif soit rati­fié ou pas. Par consé­quent, vous refu­sez les avan­cées du trai­té modi­fi­ca­tif pour que les trai­tés actuels, moins démo­cra­tiques, mon sociaux, etc.. puissent conti­nuer à s’appliquer. Vous êtes payé par Berroso ?

    Allez, je plai­sante. Je pars du prin­cipe moi aus­si que vous êtes sin­cère. Mais l’enfer est pavé de bonnes inten­tions et c’est donc un enfer ultra libé­ral (selon votre ana­lyse) que vous accep­tez, dans l’espoir qu’un jour vien­dra où ce sys­tème s’écroulera et où des hommes libres et bons pren­dront le pou­voir pour gui­der l’humanité vers un ave­nir radieux (c’est beau).

    Pour­quoi ne dites-vous pas que vous vou­lez le retrait de la France de l’Union euro­péenne ? Autre­ment, votre posi­tion n’a aucun sens sachant que votre refus du trai­té modi­fi­ca­tif est une accep­ta­tion des trai­tés en vigueur. Si ceux-ci sont fon­da­men­ta­le­ment détes­tables, il faut donc appe­ler à sor­tir de l’Union Euro­péenne. Pour­quoi ne le faites-vous pas ? Parce qu’il fau­drait aus­si expli­quer ce que seraient les consé­quences d’une telle déci­sion ? Dif­fi­cile. Je com­prends dès lors que nombre de « nonistes » ne se sentent pas d’attaque pour cela et pré­fèrent orien­ter le débat sur un ter­rain moins dan­ge­reux et noyer le pois­son. Et c’est ce que vous appe­lez un « débat construc­tif », avec le sens de l’hu­mour qui vous caractérise.

    Actuel­le­ment, je conseille un « petit » four­nis­seur étran­glé par un « gros » client dis­tri­bu­teur qui est adepte de la concur­rence très faus­sée que vous défen­dez. Bizar­re­ment ce four­nis­seur qui il y a peu était encore hos­tile à l’Union euro­péenne com­prend à pré­sent l’intérêt qu’il y a à se défendre avec les armes que nous donne le droit com­mu­nau­taire. C’est un exemple. J’en ai d’autres de par mon travail.

    Bref, je pré­fère l’action concrète aux par­lottes et à la mas­tur­ba­tion intel­lec­tuelle (simple écho au « viol » dont vous vous pré­ten­dez vic­time en jetant de hauts cris : puisque vous pri­sez la méta­phore sexuelle autant y aller franchement)

    Quant à mes étu­diants (j’en ai aus­si), je leur apprends à se méfier des « contre­fa­çons » des toutes espèces. C’est aus­si cela la démo­cra­tie : gar­der l’es­prit critique.

    Réponse
  11. Laurent_K

    Bon­jour Philéas,

    Sur le sujet des res­sem­blances entre le trai­té reje­té en 2005 et le nou­veau, je vous invite à lire la page sui­vante . C’est une com­pi­la­tion de textes de par­ti­sans des deux trai­tés (VGE, Ange­la Merkel,etc…). C’est édifiant.

    Par ailleurs, si je suis votre logique, nous devons accep­ter le mini-trai­té car il est moins pire que celui de Nice ou sor­tir de l’Eu­rope ? Mais je vous rap­pelle que :

    1°) Nous n’a­vons pas été consul­tés sur Nice, pas plus que sur l’é­lar­gis­se­ment de 2004. Nous ne les vali­dons donc pas. Nous reje­tons sim­ple­ment ce qui nous déplait la seule fois où on nous pose la ques­tion depuis 13 ans. Cela ne signi­fie pas que nous approu­vons le reste, au contraire.

    2°) L’Eu­rope est déjà à plu­sieurs vitesses (zone Euro, espace Schen­gen, dis­po­si­tions spé­ciales pour la Grande-Bre­tagne et la Pologne). Alors pour­quoi ne pas faire la même chose pour nous tout en res­tant dans l’Europe ?

    Laurent

    Réponse
  12. AJH

    @ Phi­leas

    Je ne suis pas cer­tain que les consé­quences d’une sor­tie de l’UE soient si « catas­tro­phiques » … Après tout la Suisse, le Liech­ten­stein, le Japon, le Cana­da ne font pas par­tie de l’UE et leur PIB / habi­tant est mal­gré cela supé­rieur à celui de la France. De plus nous avons quand même quelques atout qui ne nous impose nul­le­ment de nous être regrou­pés dans ce « machin » qu’est deve­nu de groupe des 27 ; La France est rela­ti­ve­ment indé­pen­dante en terme de satis­fac­tion des besoins de la popu­la­tion et d’in­dé­pen­dance mili­taire si elle le sou­haite : mais c’est vrai que nous avons aus­si signé les cycles de l’OMC qui ont détruit notre tis­sus indus­triel et ces accrds, commes les Trai­tés de l’UE nous « ligottent »…

    Ce n’est pas mon sou­hait (de voir la France quit­ter l’UE): par contre une « vraie » UE devrait dis­po­ser d’une mon­naie unique, jouer la per­for­mance mais avec les mêmes régles sociales, les mêmes taux de fis­ca­li­té et des salaires lis­sés (c’est tout cela qui fait une « concur­rence non faus­sée »). Je suis donc de ce point de vue par­ti­sant d’une UE limi­tée aux pays de la zone euro, le second cercle res­tant celui des par­te­naires éco­no­miques privilégiés…

    Réponse
  13. stefan

    Pour faire vite, parce qu’il est déjà très tard et que je m’in­té­resse depuis des heures à toutes les dis­cus­sions du blog, j’ai­me­rais vous lais­ser un lien en rela­tion avec l’ar­ticle de Nao­mi Wolf, sur la peur exer­cée par l’Exé­cu­tif sur la popu­la­tion et la peur des dérives…

    Même si, en France, on nous parle ici de déca­dence sécu­ri­taire, http://​lmsi​.net/ , assu­ré­ment ça laisse à méditer…

    Réponse
  14. Adrien

    Les camé­ras dans les lignes de métros pari­siennes poussent comme des cham­pi­gnons. Dans la sta­tion près de chez moi, j’en ai recen­sé 22. Il y a 2 ans, il ne devait pas y en avoir plus de quatre… Il s’a­git d’une sta­tion qui n’est par­cou­rue que par une seule ligne. Sur un quai, vous pou­vez en recen­ser 6. Sur le quai oppo­sé, 5. Cette sta­tion, récem­ment réno­vée, est tout sauf un cas particulier.
    Chaque matin, depuis quelques semaines, j’é­prouve un malaise cer­tain devant la pers­pec­tive d’un monde orwel­lien qui se fait jour dans mon quotidien.

    M’in­té­res­sant au sujet, je suis tom­bé sur un libre génial, indis­pen­sable – indis­pen­sable, je vous assure – mais très alar­mant : « Sous l’oeil des puces » – La RFID et la démo­cra­tie (Michel Alber­gan­ti, Actes Sud, mars 2007).

    L’au­teur, jour­na­liste au monde et pré­sen­ta­teur de l’é­mis­sion Science publique sur France Culture, enquête sur les nou­velles puces RFID, leur fonc­tion­ne­ment, ses appli­ca­tions et ses futures usages. J’es­saie­rai de vous décrire le conte­nu, mais c’est très dense, et je doute de ma qua­li­té de syn­thèse. Je ne peux que vous inci­ter, tous, très for­te­ment à le lire.

    Pré­sentent des avan­tages de sécu­ri­té et de faci­li­té d’ap­pro­vi­sion­ne­ment indis­cu­tables, Le sys­tème de tra­ça­bi­li­té qu’in­duit cette tech­no­lo­gie fait peser une véri­table menace sur nous ; tous nos déplac­ments, habi­tudes, nos pré­fé­rences et nos pen­sées, seront scru­tés grâce à ces puces pré­sentes dans tous nos objets (et peut être sous notre peau). Ces puces com­mu­ni­que­ront via Inter­net et rendent pos­sible le plus grand réseau de sur­veillance jamais créé.

    Inter­net relie­ra davan­tage des objets que nous humains, et il se pour­rait bien que nous deve­nions asservis.

    Sachant que les RFID sont déjà en cir­cu­la­tion et que vous en avez peut être déjà chez vous (passe « navi­go » à Paris, carte de Biblio­thèque Natio­nale de France, col­lier à puce de votre ani­mal), ce livre est à lire d’ex­trême urgence.

    Réponse
  15. Olivier P.

    Hein, quoi ? Qu’est-ce qui se passe aux États-Unis ?

    Les fonc­tion­naires doivent signer un accord d’a­ban­don du droit à la vie pri­vée pour res­ter en poste ? Les oppo­sants poli­tiques y sont sur­veillés par les ser­vices secrets ? Leurs enfants sont har­ce­lés par le gou­ver­ne­ment ? Leurs car­rières sont bri­sées ? Les dépla­ce­ments des oppo­sants poli­tiques sont contra­riés (à coup de fouilles rec­tales je sup­pose) ? La déten­tion de livre y est consi­dé­rée comme du ter­ro­risme ? Les mili­taires qui s’op­posent à ces dérives y sont sys­té­ma­ti­que­ment assas­si­nés ? Et sur­tout, bien­tôt, ce sera le tour des repré­sen­tants et des séna­teurs de se faire descendre ???

    Mais on ne m’a­vait rien dit ! Heu­reu­se­ment, Vani­ty Fair, Vol​taire​.net et le Plan C veillent au grain.

    Vous croyez que je cari­ca­ture ? Reli­sez bien cet article. Il nous dit :
    1- les USA virent au fas­cisme pur et dur (ver­sion Pol Pot),
    2- sans une consti­tu­tion rati­fiée par le peuple, l’Eu­rope pren­dra le même chemin.

    Allons, un peu de sérieux. Cet article est tel­le­ment exces­sif qu’il en est ridicule.

    Réponse
  16. Étienne

    C’est vrai, Oli­vier, il faut savoir res­ter rai­son­nable et se gar­der de tout excès.

    Heu­reu­se­ment que votre sens du com­pro­mis et de la mesure nous alerte sur le ridi­cule des posi­tions les plus outrées : les enlè­ve­ments arbi­traires et la tor­ture dans les camps de concen­tra­tion exter­na­li­sés, n’est-ce pas, il en faut un peu (pen­sez aux affreux ter­ro­ristes qui menacent vos biens et vos proches, pensez‑y, allez) et cet article monte en épingle une série de micro­sco­piques détails. Tout cela n’est pas nou­veau et pas spé­ci­fique : pas besoin de faire tout ce ram­dam pour quelques musul­mans empri­son­nés sans pro­cès ni défense puis tor­tu­rés pen­dant des années loin de tout.

    Ah, Oli­vier, vous avez bien fait de venir, votre solide argu­men­ta­tion me ras­sure enfin.

    Et puis, tant que ce n’est pas nous qui sommes tor­tu­rés, hein Oli­vier, on va pas se prendre le chou pour des arabes, n’est-ce pas.

    [Atten­tion, ne pas m’en­voyer de tueurs à la mai­son, ceci est de l’ironie]

    Vous avez le regard clair : nous sommes exces­sifs par ici.

    Et puis ces sol­dats qui rentrent de la guerre en la conchiant publi­que­ment dans les jour­naux et qui meurent par balle, per­sonne ne sait qui les a tués, fina­le­ment, hein ? Ils ne sont peut-être pas tout blancs non plus, ils tra­fi­co­taient peut-être à gauche à droite, c’est ça que vous vou­lez nous dire, sans doute, Oli­vier. Effec­ti­ve­ment, il ne faut pas par­ler en l’air ; comme vous êtes sage, vous alors… Tout ça, c’est des racon­tars ou des exa­gé­ra­tions : heu­reu­se­ment que vous inter­ve­nez pour exi­ger des preuves.

    Allez, c’est vrai que ça tourne à la para­no par ici : soyez rai­son­nables, amis lec­teurs, ces­sez donc de réac­ti­ver votre vigi­lance envers les pou­voirs, Oli­vier nous pré­serve du ridi­cule et nous garan­tit que tout va bien : vous feriez mieux de regar­der TF1 pour vous infor­mer sérieusement.

    Mer­ci Olivier.

    Étienne.

    Réponse
  17. Adrien

    Ras­su­rez-vous ! La vidéo-sur­veillance nous protègera.

    Les assises de la vidéo­sur­veillance ont eu lieu le mois der­nier et ont fait des émules par­mi les élus locaux de France et de Navarre.
    http://​www​.reseau​-ideal​.asso​.fr/​v​i​d​e​o​2​/​v​i​d​e​o​s​u​r​v​e​i​l​l​a​n​c​e​_​u​r​b​a​i​n​e​/​p​r​o​g​r​a​m​m​e​.​h​tml

    Ain­si, la pré­fec­ture de police de Paris envi­sa­ge­rait l’ins­tal­la­tion de 1000 camé­ras avec le concours finan­cier de la ville, qui s’e­le­ve­rait à 45 mil­lions d’eu­ros (une paille!), sans comp­ter les charges liées aux maté­riels asso­ciés et au per­son­nel néces­saire pour « gérer le dispositif ».

    La fuite en avant continue…

    Réponse
  18. Étienne

    Thier­ry Meys­san inter­ro­gé par Alain Soral

    Un entre­tien pas­sion­nant (une heure de vidéo en trois par­ties de 20 minutes) où Thier­ry Meys­san, ani­ma­teur du réseau Vol­taire, est inter­ro­gé par Alain Soral à par­tir de son der­nier livre.

    La par­tie 1 est très inté­res­sante sur les tech­niques uti­li­sées par les médias pour dia­bo­li­ser les prin­ci­paux résis­tants, dont Meys­san fait par­tie. Comme d’ha­bi­tude, il faut lire les auteurs direc­te­ment dans le texte, bien plus que les critiques.

    Mais je vous recom­mande par­ti­cu­liè­re­ment les par­ties 2 et 3 où sont évo­qués le Patriot Act et la conta­gion du recul des liber­tés pré­vi­sible en Europe, l’a­ban­don atlan­tiste de nos nou­veaux diri­geants, les enlè­ve­ments arbi­traires en Europe et la tor­ture orga­ni­sés par l’empire état­su­nien, le pro­jet amé­ri­cain d’af­fai­blir éco­no­mi­que­ment l’Eu­rope, la ten­ta­tion néo-pétai­niste de céder au puis­sant domi­nant, en fai­sant même du zèle pour lui plaire…

    Bref, des ana­lyses utiles sur des sujets graves abor­dés sur ce fil de blog (et jugés par­fai­te­ment ridi­cules par Oli­vier ;o)

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​3​o​l​2​v​_​t​h​i​e​r​r​y​-​m​e​y​s​s​a​n​-​p​a​r​-​a​l​a​i​n​-​s​o​r​a​l​-​p​a​r​_​p​o​l​i​t​ics

    Étienne.

    Réponse
  19. j-jour

    Bon­jour Etienne,

    Outre le fait que je ne peux pas voir de vidéos n’ayant pas de vitesse suf­fi­sante de connexion, l’en­tre­tien conduit par quel­qu’un qui s’est enga­gé à côté de Jean-Marie Lepen http://​www​.bla​di​.net/​f​o​r​u​m​/​8​4​8​3​2​-​a​l​a​i​n​-​s​o​r​a​l​-​c​h​o​i​s​i​t​-​fn/
    qui est en quelque sorte par pro­cu­ra­tion déjà arri­vé au pou­voir chez nous avec Sar­ko­zy, dis­cré­dite à mes yeux cet interview.

    Sinon, sur les liber­tés indi­vi­duelles en voie de dis­pa­ri­tion aux États-Unis, je viens de décou­vrir cette loi HR1955 qui n’a plus qu’à pas­ser au Sénat pour être adop­tée (et par Bush, mais ça, y aura pas surprise)

    http://j‑jour.over-blog.com/article-7297713.html

    Réponse
  20. Étienne

    Bon­jour J‑jour,

    Je com­prends votre mes­sage et pour­tant, Thier­ry Meys­san dit là des choses que je trouve inté­res­santes et qu’on ne lit pour­tant presque jamais.

    Alors quelle est la bonne atti­tude ? Je ne sais pas. J’es­saie de ne m’in­ter­dire aucune lec­ture, par prin­cipe, même si je sais que c’est par­fois dangereux.

    Ce qui est impor­tant, c’est que les hommes ne sont pas noir ou blanc, et qu’il y a du bon en chaque humain. Par­fois, il faut cher­cher plus longtemps.

    Par ailleurs, rien n’est défi­ni­tif, nous ne sommes pas en por­ce­laine ; et le débat change les gens, petit à petit.

    Je crois pro­fon­dé­ment aux ver­tus du débat démo­cra­tique. Mes amis m’ac­cusent par­fois de ne pas res­pec­ter des limites qui seraient impo­sées (sans débat ?). Je crois pour­tant, mal­gré tout, à la solu­tion du débat public impo­sé (c’est l’i­dée géniale du Par­le­ment, le vrai, celui où tout le monde peut s’ex­pri­mer publi­que­ment), à la solu­tion uni­ver­selle de la mise en scène des conflits, des vrais conflits, une solu­tion que je place au-des­sus de tout.

    Mais je sais que je peux me tromper.

    Je cherche.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  21. j-jour

    Je com­prends ce que vous dites là, Etienne, j’é­tais moi-même par­ta­gée en envoyant mon mes­sage pré­cé­dent en me disant que l’en­ga­ge­ment de celui qui fait l’in­ter­view n’a­vait peut-être rien à voir avec la qua­li­té de son inter­view sur le sujet.

    En fait ce que je pense que je vou­lais dire
    sans réserve c’é­tait : Il faut aus­si avoir pré­sent à l’es­prit où est enga­gé Alain Soral, il faut le savoir.
    D’au­tant que si l’en­tre­vue aborde le thème
    de « la tor­ture orga­ni­sés par l’empire état­su­nien », j’ai enten­du récem­ment Mon­sieur Lepen- auprès de qui il s’est donc enga­gé- à l’é­mis­sion Ripostes de France5 ne pas réprou­ver l’u­ti­li­sa­tion de la tor­ture dans « cer­taines circonstances ».

    Cor­dia­le­ment.

    Réponse
  22. Étienne

    Bon­soir,

    je viens de rece­voir un mes­sage d’une jour­na­liste suisse qui connaît Thier­ry Meys­san et qui l’apprécie.

    J’ai moi-même ren­con­tré Thier­ry Meys­san (cet été) et nous avons par­lé quelques heures. 
    Je confirme que c’est un homme char­mant, calme et culti­vé, rigou­reux dans ses ana­lyses, très convain­cant sur une série de sujets qu’il connaît parfaitement.

    Voi­ci le mes­sage de Silvia :

    « Thier­ry Meys­san : un jour­na­liste d’investigation com­pé­tent, intègre, et scan­da­leu­se­ment ostracisé. »

    « C’est avec inté­rêt que j’ai écou­té ces deux vidéos, trou­vées sur l’excellent site d’Etienne Chouard.

    http://​www​.etienne​.chouard​.free​.fr

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​r​e​l​a​t​e​d​/​6​1​8​5​9​1​1​/​v​i​d​e​o​/​x​3​o​m​q​d​_​t​h​i​e​r​r​y​-​m​e​y​s​s​a​n​-​p​a​r​-​a​l​a​i​n​-​s​o​r​a​l​-​p​a​r​_​p​o​l​i​t​ics

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​r​e​l​a​t​e​d​/​6​1​8​8​0​5​3​/​v​i​d​e​o​/​x​3​o​o​l​l​_​t​h​i​e​r​r​y​-​m​e​y​s​s​a​n​-​p​a​r​-​a​l​a​i​n​-​s​o​r​a​l​-​p​a​r​_​p​o​l​i​t​ics

    Quand on entend Thier­ry Meys­san, et quand on a la chance de le ren­con­trer, de conver­ser avec lui, on est à chaque fois impres­sion­né par ses capa­ci­tés d’analyse, son sérieux et sa clar­té d’esprit ; et char­mé par sa gen­tillesse, sa modestie.

    Et on ne com­prend pas com­ment dans un grand pays comme la France, tous les médias, gauche et droite confon­dues, en sont arri­vés à le dif­fa­mer, puis à le main­te­nir au ban de la socié­té, depuis ce jour où il est deve­nu célèbre pour son livre : « L’effroyable impos­ture », un suc­cès de librai­rie pour­tant mérité.

    Si l’on com­prend bien pour­quoi le Pré­sident Bush consi­dère Thier­ry Meys­san comme l’homme à abattre et a deman­dé à ce que la France le mette sur la liste des « ter­ro­ristes », on a du mal a com­prendre pour­quoi, non seule­ment le quo­ti­dien Le Monde et Libé­ra­tion, mais aus­si la gauche et les sites alter­mon­dia­listes, l’ont traî­né dans la boue, pour l’isoler, le faire taire.

    Et on ne com­prend pas pour­quoi il ne se soit trou­vé per­sonne, y com­pris dans les rangs pro­gres­sistes, pour se dres­ser pour sa défense, alors qu’il avait écrit le livre qu’il fal­lait écrire, où il posait les ques­tions que toute per­sonne sen­sée aurait dû se poser sur ce qui s’était réel­le­ment pas­sé le 11 sep­tembre 2001 et sur les pers­pec­tives ter­ri­fiantes que ces ques­tions ouvraient.

    Les cen­seurs, ceux qui excluent tel ou tel auteur d’un jour­nal, d’un site, sont connus de nous tous. Il suf­fit d’observer ce que chaque media domi­nant ou pro­gres­siste dif­fuse pour savoir qui est exclu du débat.

    Les lec­teurs ne sont pas dupes ! Ils savent recon­naître les voix qui ne se sont pas asser­vies aux véri­tés officielles.

    Quant à ceux qui ne savent pas encore, s’ils ont l’occasion d’entendre la voix de Thier­ry Meys­san, ils com­pren­dront eux aus­si, pour­quoi les gens qui dévoilent les vrais enjeux appa­raissent comme une menace pour les grands et petits pou­voirs en place. Et pour­quoi on cherche à les museler.

    Sil­via Cattori

    8 décembre 2007 »

    Réponse
  23. j-jour

    Sur la polé­mique gran­dis­sante aux Etats-Unis, concer­nant la des­truc­tion des vidéos de la CIA, il me semble qu’on se foca­lise sur la pos­si­bi­li­té que la CIA aurait ain­si eue de faire dis­pa­raître des preuves de trai­te­ments inhu­mains, de tor­tures, mais pas sur le fait — pour­tant à envi­sa­ger aus­si — que ce qui y est dit pour­rait remettre en cause la ver­sion offi­cielle concer­nant les actes de ter­ro­risme et leur organisation.

    Réponse
  24. Étienne

    Les États-Unis détiennent le record mon­dial de pri­va­tion de liberté

    http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​a​r​t​i​c​l​e​1​5​3​8​2​1​.​h​tml

    « Selon le Dépar­te­ment de la Jus­tice, le nombre total de pri­son­niers aux États-Unis (incluant les déte­nus des pri­sons fédé­rales, des pri­sons d’État, des pri­sons locales, des pri­sons mili­taires, des pri­sons indiennes, etc.) a atteint en 2006 le chiffre de 2 385 213 personnes. 

    À ceux-là doivent être ajou­tés 5 035 225 per­sonnes pla­cées sous contrôle judiciaire.

    Le total de cette popu­la­tion cor­rec­tion­nelle du « pays de la Liber­té », soit 7 420 438 per­sonnes, repré­sente 3,2 % de la popu­la­tion adulte, record du monde abso­lu. Il s’agit d’une aug­men­ta­tion consi­dé­rable depuis le 11-Sep­tembre 2001 et le vote de l’USA Patriot Act, en moyenne de 2 % par an.

    Ces chiffres ne tiennent pas compte des pri­son­niers étran­gers déte­nus par les États-Unis hors de leur ter­ri­toire (Guan­ta­na­mo, Bagram et autres pri­sons secrètes de la CIA).

    À titre de com­pa­rai­son, pour plus d’un mil­liard d’adultes en Chine, il n’y a qu’1,5 mil­lion de prisonniers. »

    Réponse
  25. Adrien

    Une émis­sion de « Sur les Docks » de France Culture de pros­pec­tive : « La socié­té sous sur­veillance en 2050″. En par­ti­cu­lier, à tra­vers les muta­tions de l’In­ter­net et l’ap­pa­ri­tion des puces RFID dans nos vies.

    http://​www​.tv​-radio​.com/​o​n​d​e​m​a​n​d​/​f​r​a​n​c​e​_​c​u​l​t​u​r​e​/​S​U​R​_​D​O​C​K​S​/​S​U​R​_​D​O​C​K​S​2​0​0​7​1​2​3​1​.​ram

    C’est impor­tant.

    Réponse
  26. stefan

    Bonne Année à tous,

    bien­tôt on va avoir honte d’être humain pour pou­voir pen­ser les choses d’une manière aus­si pour­rie sans res­pect des fon­de­ments d’une démo­cra­tie, de la valeur du tra­vail, même les patrons sont dépouillés en France, voir les fleu­rons de l’in­dus­trie fran­çaise ou euro­péenne par des action­naires dépour­vus de valeurs…« Comme si on te tirait dans le dos sur un 100 mètres », y en a qui pré­fèrent la« star ac » mais ne sont pas bien informés…

    Réponse
  27. martin eden

    Bon­jour

    Je m’é­tonne que vous ne rele­viez pas que sur la video, Alain Soral affirme, sans être contre­dit par Thier­ry Meys­san, que le Réseau Vol­taire était « sou­te­nu » par la Rus­sie et par Poutine.

    Thier­ry Meys­san pré­fère bot­ter en touche et il dit clai­re­ment que le Réseau Vol­taire était sou­te­nu, jusque très récem­ment par « la France ». C’est-à-dire par les réseaux de Domi­nique de Villepin.

    En fait, depuis la paru­tion du livre sur le 11 sep­tembre, le Réseau Vol­taire est deve­nue une offi­cine qui se vend au plus offrant.

    Pour preuve, l’un des fon­da­teurs du Réseau Vol­taire, Michel Sit­bon en a démis­sion­né avec éclat quand dans une réunion interne l’une des grosses têtes du Réseau a détaillé les résul­tats de son voyage en Chine et a deman­dé aux per­sonnes pré­sentes d’é­va­luer ce qui pou­vait être deman­dé aux « ser­vices chinois ».

    Tout ceci est facile à véri­fier. De même qu’il est facile de véri­fier qu’une autre par­tie des fon­da­teurs du Réseau Vol­taire ain­si que le repré­sen­tant direct de Marie-George Buf­fet ont quit­té le navire à l’ar­ri­vée d’un cher­cheur au CNRS, Claude Kar­noouh, col­la­bo­ra­teur de Alain de Benoist et défen­seur, en 1980, du néga­tion­niste Robert Fau­ris­son. Ce Kar­noouh est célèbre pur avoir décla­ré à la barre du Tri­bu­nal, que les chambres à gaz n’exis­taient pas.

    Le Réseau Vol­taire est éga­le­ment lié, via une de ses suc­cur­sales Axis for Peace, à l’ex­trême-droite amé­ri­caine, celle-là même qui a été la pre­mière à faire cir­cu­ler la ver­sion conspi­ra­tion­niste sur le 11 sep­tembre 2001.

    On trouve par exemple le célèbre Lyn­don LaRouche, séna­teur US pas­sé du trots­kysme de sa jeu­nesse à l’ex­trême-droite radi­cale et au com­pa­gnon­nage avec le Ku Klux Klan. Et l’i­né­vi­table Claude Kar­noouh croise dans les cou­loirs un autre membre émi­nent, l’his­to­rienne Annie Lacroix Riz dont vous dites le plus grand bien.

    Vous pour­riez éga­le­ment par­ler de son esto­mac qui a l’air d’être d’une soli­di­té à toute épreuve.

    Le Réseau Vol­taire a eu son heure de gloire il y a une dizaine d’an­nées dans sa lutte contre le Front Natio­nal. Voir aujourd’­hui Thier­ry Meys­san en com­pa­gnie du nègre de Le Pen, Alain Soral, donne une idée de la dérive des sen­ti­ments, plus rapide encore que celle des continents.

    Mar­tin Eden

    Réponse
  28. Étienne

    « Mar­tin Eden »,

    Je découvre tar­di­ve­ment votre éton­nant commentaire…

    Est-ce que vous pour­riez prou­ver ce que vous affirmez ?

    Parce que tout ça paraît sim­ple­ment extra­va­gant, sans rap­port avec ce qu’on lit de ces gens (ça compte, ce qu’ils écrivent ?) et de ce qu’on sent quand on les rencontre.

    Je ne sais pas qui vous êtes, mais je trouve que ce que vous dites n’est pas cohé­rent avec ce que j’ob­serve par ailleurs (et je lis pas mal).

    Larouche d’ex­trême droite, ça n’a pas de sens, pour ce que j’en sais : en lisant de nom­breux docu­ments du site de Che­mi­nade (certes, je n’ai pas tout lu), je trouve du Keynes, ça oui, et l’in­ter­ven­tion de l’É­tat prô­née avec rai­son pour régu­ler l’é­co­no­mie… Mais du fas­cisme, pas un brin. 

    Au contraire, par­tout, et soi­gneu­se­ment docu­men­tée, un lutte achar­née contre un fas­cisme finan­cier. Ça vous gêne ?

    Chez Annie Lacroix-Riz, de même : des démons­tra­tions, archives en main : des faits, des faits, des faits…

    Et il se trouve que l’ac­tua­li­té quo­ti­dienne prend un sens cohé­rent avec leurs analyses. 
    Pas avec vos « thèses » (pas encore, disons).

    Tel qu’on vous découvre, vous pour­riez être aus­si de ceux qui salissent Chom­sky pour néga­tio­nisme… n’im­porte quoi, quoi…

    Vous êtes proche d’un mil­liar­daire, peut-être ? Vous êtes « lié » à qui ? (comme vous dites)

    Étienne.

    Réponse
  29. Étienne

    FRANCE : la Direc­tion des Affaires Cri­mi­nelles voit des ter­ro­ristes partout

    http://​www​.syn​di​cat​-magis​tra​ture​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​724

    (Info signa­lée par l’ex­cellent Sébas­tien Fon­te­nelle)

    Comme aux États-Unis, et comme l’an­non­çait par­fai­te­ment Orwell, le « ter­ro­risme » va bien­tôt « concer­ner » les oppo­sants poli­tiques au régime en place.

    Si ce n’est pas une dérive tota­li­taire, ça…

    Quand tous les ingré­dients de la dic­ta­ture auront été soli­de­ment mis en place SANS RÉACTION CITOYENNE, il sera trop tard pour résis­ter.

    Le contrôle des jour­naux, des radios et des télé­vi­sions pri­vées par les indus­triels de l’ar­me­ment et les ban­quiers, le contrôle de la télé­vi­sion publique par le pou­voir exé­cu­tif, la reprise en main des juges par le pou­voir exé­cu­tif, l’é­cri­ture d’ins­ti­tu­tions euro­péennes supra­na­tio­nales et anti­dé­mo­cra­tiques par le pou­voir exé­cu­tif lui-même, la maî­trise du pou­voir légis­la­tif par le pou­voir exé­cu­tif (résul­tat mêlé des ins­ti­tu­tions fran­çaises et euro­péennes : ini­tia­tive des lois réser­vée à des non élus, « co-légis­la­tion » qui met le par­le­ment sous contrôle, « pro­cé­dures légis­la­tives spé­ciales » qui per­mettent des « lois sans par­le­ment », ordre du jour du par­le­ment maî­tri­sé par l’exé­cu­tif, adop­tion sans vote déci­dé par le pou­voir exé­cu­tif, délé­ga­tion géné­rale du pou­voir légis­la­tif au pou­voir exé­cu­tif par le méca­nisme abject des ordon­nances, absence de contre-pou­voir contre un Pré­sident de la Répu­blique deve­nu le chef de l’exé­cu­tif et pour­tant jamais res­pon­sable de ses actes devant per­sonne, etc.), etc., etc.

    Depuis tou­jours le pou­voir exé­cu­tif a ten­dance à « s’au­to­no­mi­ser » et ça finit en tyran­nie brutale.

    Le rôle d’une Consti­tu­tion est d’empêcher ce pro­ces­sus : pour que l’on abuse pas du pou­voir, il faut que, par la dis­po­si­tion des choses, le pou­voir arrête le pou­voir (Mon­tes­quieu).

    Mais si on laisse le pou­voir exé­cu­tif (ou le pou­voir légis­la­tif, c’est presque pareil) écrire lui-même la Consti­tu­tion, on est des cons et on aura bien­tôt le régime qu’on mérite, avec des camps de concen­tra­tion pour les boucs émis­saires (il y en a déjà 224 en Europe, selon la Cimade), la tor­ture dans les caves du Minis­tère de l’A­mour (on est en « 1984 » : le Congrès US n’a pas réus­si à inter­dire la tor­ture : Bush y a mis son véto ! Donc, on tor­ture tous les jours dans les pri­sons amé­ri­caines ; ce sera bien­tôt dans des navires, pour ne plus être gêné par les ONG, on n’ar­rête pas le progrès).

    Étienne.

    Réponse
  30. André

    Bon­soir

    J’ai lu la note de la chan­cel­le­rie et le com­men­taire du syn­di­cat de la magistrature.
    Evi­dem­ment on ne peut approu­ver les actes vio­lents, la déten­tion d’ex­plo­sifs, etc…
    Le pro­blème rédide dans le carac­tère sub­jec­tif de cer­tains termes, qu’est ce qu’une mou­vance anar­cho-auto­nome ? Qauant est-ce que des pro­pos sont jugés vio­lents ? Qui juge ? Selon quels critères?Ce flou est peut-être volon­tai­re­ment entre­te­nu, donc affaire à suivre de très près. Nous assis­tons mal­heu­reu­se­ment à une dérive inquié­tante dans nos pays dits « libé­raux », l’op­po­si­tion poli­tique étant assi­mi­lé à du ter­ro­risme interne aux USA, qui est un modèle pour qui l’on sait.
    Par ailleurs en Europe avec la « direc­tive de la honte » contraire à cer­tains articles de la décla­ra­tion des nations unies de 1948, nous ne mon­trons pas l’exemple.

    cor­dia­le­ment

    Réponse
  31. Étienne

    « Enne­mis de l’Empire »
    par Jean-Claude Paye :
    http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​a​r​t​i​c​l​e​1​5​7​7​1​0​.​h​tml

    « Les enjeux du pro­cès des « filières kami­kazes », qui vient de se dérou­ler en Bel­gique, comme celui dit des « filières ira­kiennes », qui a lieu en France, ne sont pas seule­ment internes à ces pays, mais s’inscrivent dans un nou­vel ordre de droit mondial.

    À tra­vers ces pro­cès, la Bel­gique et la France tentent d’installer un juris­pru­dence per­met­tant de satis­faire les exi­gences de Washing­ton : pou­voir dési­gner comme enne­mi tout res­sor­tis­sant d’une nation avec laquelle les États-Unis ne sont pas en guerre, le faire condam­ner par les tri­bu­naux de ce pays ou se faire remettre cette per­sonne afin qu’elle soit incar­cé­rée et jugée aux États-Unis.

    Ces deux pro­cès repré­sentent un pas sup­plé­men­taire dans l’intégration des sys­tèmes judi­ciaires de ces deux pays euro­péens dans un ordre juri­dique glo­ba­li­sé sous direc­tion amé­ri­caine. (Lire la suite…) »

    Au secours !

    Réponse
  32. Étienne

    « Déon­to­lo­gie journalistique
    Le faux pro­cès de Guan­ta­na­mo est un crime »

    Encore une bonne ana­lyse de Thier­ry Meys­san :
    http://​www​.vol​tai​re​net​.org/​a​r​t​i​c​l​e​1​5​7​3​6​0​.​h​tml

    « L’habillage d’enlèvements, de séques­tra­tions et de tor­tures en pseu­do-pro­cès ne change pas la nature de ces actes : au regard du droit inter­na­tio­nal, ce qui ce passe à Guan­ta­na­mo consti­tue des crimes.

    Thier­ry Meys­san observe l’assentiment que les grands médias apportent impli­ci­te­ment à ces atro­ci­tés et s’interroge sur les motifs de cette com­pli­ci­té intel­lec­tuelle, elle même condam­nable en droit inter­na­tio­nal selon la juris­pru­dence de Nuremberg. »

    J’ai sou­vent sou­li­gné que la polé­mique sur les atten­tats du 11 sep­tembre 2001 ne se pour­suit que parce que la Jus­tice ne s’est jamais pro­non­cée pour dési­gner les auteurs de ce crime. Il n’existe pas à ce jour de « ver­sion offi­cielle », au sens où on l’entend en démo­cra­tie, c’est-à-dire de ver­sion éta­blie par les tri­bu­naux à la suite d’un débat contra­dic­toire, mais uni­que­ment une « ver­sion bushienne », étayée par une com­mis­sion d’enquête présidentielle.

    Cette incer­ti­tude rejaillit sur l’intervention anglo-états-unienne en Afgha­nis­tan, en 2002, laquelle est, selon la Mai­son-Blanche un « acte de légi­time défense », mais selon le Krem­lin, une « agres­sion illé­gale ». Par voie de consé­quence, l’appui mili­taire appor­té par l’OTAN et les Alliés à la pré­sence mili­taire anglo-saxonne en Afgha­nis­tan conti­nue éga­le­ment à être consi­dé­ré par les uns comme un sou­tien dans le guerre au ter­ro­risme et par les autres comme la par­ti­ci­pa­tion à une opé­ra­tion colo­niale. Ain­si, c’est en rai­son de la polé­mique que j’ai ouverte sur les véri­tables com­man­di­taires des atten­tats du 11 sep­tembre que le Sénat du Japon a refu­sé d’envoyer de nou­velles troupes en Afgha­nis­tan. Tan­dis que, par exemple, le gou­ver­ne­ment Sar­ko­zy, qui adhère à la ver­sion bushienne des faits, a déci­dé de ren­for­cer le contin­gent fran­çais en Afghanistan.

    Pour éva­cuer cette cri­tique, l’administration Bush a mis en place un tri­bu­nal et ouvert à Guan­ta­na­mo le pro­cès de 14 sus­pects (voire de 16, on ne sait exac­te­ment), dont 2 enfants-sol­dats, accu­sés d’avoir par­ti­ci­pé au com­plot du 11 septembre.

    Or, cha­cun peut consta­ter —et ce n’est guère contes­té, hor­mis par les porte-parole offi­ciels de l’administration Bush— que ce pro­cès n’est qu’une paro­die sans rap­port avec les exi­gences de la jus­tice démo­cra­tique :

    • il ne s’agit pas ici d’une tri­bu­nal judi­ciaire où siè­ge­raient des juges indé­pen­dants, mais d’un tri­bu­nal mili­taire d’exception dont les juges sont dési­gnés par l’Exécutif (c’est-à-dire que l’administration Bush étant mise en cause, elle se juge­ra elle-même, elle se décla­re­ra inno­cente et les pré­ve­nus coupables) ; 

    • selon le modèle clas­sique de l’Inquisition, ce tri­bu­nal ne fonc­tionne pas sur des preuves, mais sur des aveux, les­quels sont extor­qués sous la tor­ture (mais l’Inquisition ne pré­ten­dait pas éta­blir la Véri­té, qu’elle « connai­sait » déjà, elle visait seule­ment à sau­ver l’âme du pécheur en le contrai­gnant à la confession) ; 

    • enfin les débats ne seront ni publics, ni contra­dic­toires (le public ne voit du tri­bu­nal que les images que son pré­sident décide de trans­mettre, quant aux droits fon­da­men­taux de la défense, aucun n’est respecté).

    Le choix de l’administration Bush de mettre en scène des aveux obte­nus sous la tor­ture en leur don­nant l’apparence visuelle d’un pro­cés, de manière à se dis­cul­per de toute res­pon­sa­bi­li­té dans l’organisation et la per­pé­tra­tion des atten­tats du 11 sep­tembre 2001, prouve en soi sa volon­té de cacher la véri­té sur ces attentats.

    Voi­ci qu’au crime d’avoir tué ou lais­sé tuer 2 973 per­sonnes le 11 sep­tembre 2001, l’administration Bush a ajou­té le crime d’avoir enle­vé des indi­vi­dus et de les avoir tor­tu­rés, pro­ba­ble­ment demain de les tuer, dans l’espoir d’échapper à sa res­pon­sa­bi­li­té devant des tri­bu­naux démo­cra­tiques. Avec un éton­nant sou­ci du détail, l’administration Bush a même pris soin de per­pé­trer ce nou­veau crime à Guan­ta­na­mo, c’est-à-dire sur un ter­ri­toire cubain qu’elle occupe illé­ga­le­ment, de manière à être cer­taine de ne pas avoir à en rendre compte ulté­rieu­re­ment devant des tri­bu­naux états-uniens.

    Quelle que soit son opi­nion sur les atten­tats du 11 sep­tembre, la presse, qui pré­tend au rôle de vigie dans les socié­tés démo­cra­tiques, devrait aujourd’hui dénon­cer sans ambigüi­té cette sor­dide mas­ca­rade. Or, comme je viens de l’expliquer, en dénon­çant le crime que consti­tue le faux pro­cès de Guan­ta­na­mo, la presse devrait se deman­der pour­quoi l’administration Bush le com­met, et par là même prendre posi­tion sur la volon­té de la Mai­son-Blanche de cacher la véri­té sur les atten­tats du 11 septembre.

    Inca­pables de recon­naître leurs erreurs ou dévoués à sou­te­nir l’OTAN, les grands médias se trouvent pié­gés. Ils tentent donc de mini­mi­ser le crime de Guan­ta­na­mo. Au regard des normes du Tri­bu­nal de Nurem­berg, cette Col­la­bo­ra­tion intel­lec­tuelle est une forme de com­pli­ci­té.

    (Lire la suite…)

    Réponse
  33. http://kamit-blog.com/smirnoff

    LE ROYAUME AU CIEL DE JEHOVAH DIRIGE PAR JESUS CHRIST

    Une fois qu’on atteint ce nombre 144000 (Apocalypse14 : 1) le saint secret de dieu arri­ve­ra à son terme, le pré­sent sys­tème de choses de ce monde diri­gé par Satan et ses hommes dis­pa­raî­tra, le royaume au ciel de Jého­vah diri­ge­ra aus­si notre terre. Le para­dis s’ins­tal­le­ra sur la terre : les justes pos­sé­de­ront la terre et sur elle ils rési­de­ront pour tou­jours (Psaumes37 : 29, Matthieu5 : 5, Proverbes2 : 21, Isaîe11 : 9, Ecclésiaste1 : 4, Isaîe45 : 18 ) ce que dieu se pro­po­sait de faire à l’ ori­gine pour les humains et pour la terre se réa­li­se­ra imman­qua­ble­ment (Genèse 1 :28) Le royaume céleste de Jého­vah diri­gé par Jésus Christ est le seul espoir pour la terre entière, face à ce sys­tème dia­bo­lique pla­né­taire défaillant en toute sorte. Très bien­tôt, il diri­ge­ra notre terre. Il y aura 144000 rois (reines) choi­sis par dieu par­mi les êtres humains qui règnent avec Jésus Christ au ciel après ses morts, ils (elles) diri­ge­ront la terre, Jésus Christ est le roi de ces rois… Comme la fin de ce monde diri­gé par Satan€$£ et ses militaires6 ain­si que ses peuples5 tombe bien à notre ère, donc, il faut oser à dire par tout le moyen à tous les humains que : ce qui ne font pas la volon­té de dieu Jah et ce qui ne croit pas au sacri­fice de Jésus C. pour nous déli­vrer mour­ront à Har-Magué­don (Apocalypse16:14, 16)

    LEGITIMITE DE LA SOUVERAINTE DE JEHOVAH :
    Pour­quoi l’in­dé­pen­dance à Jah n’est pas bonne ? Parce que lors de la rébel­lion d’A­dam, Eve et Satan contre Jého­vah notre dieu créa­teur, ils ont choi­si de ne pas dépendre de dieu en reje­tant ses conseils, alors que : dieu Jah les laisse se diri­ger entre eux sans inter­ve­nir pour prou­ver s’il est vrai­ment bon ou mau­vais de ne pas dépendre de lui en n’ayant pas suivre sa parole (ses conseils). Jého­vah accorde à ses créa­tures LA LIBERTE DE CHOISIR entre le bon et le mau­vais, entre le bien et le mal (Deu­té­ro­nome 30 : 19). Mais, les consé­quences de cette déso­béis­sance (indé­pen­dance) est donc : la mort, la mala­die, la haine, la tuerie6, l’é­goïsme de cer­tains diri­geants, l’hy­po­cri­sie de la reli­gion… Les consé­quences de cette épreuve d’in­dé­pen­dance qui a eu lieu sur notre terre sont très impor­tantes à démon­trer à l égard des anges du ciel et des êtres humains aus­si voi­là pour­quoi dieu Jah n’a pas tué Satan, Adam et Eve sur le champ. Jého­vah devait appor­ter une réponse juste à cette contes­ta­tion pour l ave­nir de tous, l’exé­cu­tion immé­diate des rebelles n’au­rait pas appor­té une telle réponse. Cette fois, la façon dont Jého­vah dirige ses créa­tures était remise en cause une fois pour toute, La rébel­lion de Satan a sou­le­vé une ques­tion rela­tive à « LA LEGITIMITE DE LA SOUVERAINETE DE JAH », Adam et Eve ont choi­si de reje­ter la sou­ve­rai­ne­té de Jah pour suivre les conseils de Satan, ima­gi­nez qu’un dia­bé­tique néglige de suivre scru­pu­leu­se­ment son régime qui lui a été pres­crit pour son bien et qu il conti­nue de man­ger ce qui lui fait du mal. Dieu Jah est notre créa­teur donc c’est lui seul connaît ce qui nous fera du bien ou du mal sur­tout pas Satan, il occupe aus­si la bonne pre­mière place pour nous conseiller (diri­ger) Voi­ci mes adresses mail pour contact ano­nyme : [email protected], [email protected], [email protected], [email protected]

    Je conseille à tout le monde de lire ces sites pour savoir qui est le maître de ce monde d’ actuel?, top secret…:

    http://​nom666​.over​-blog​.com
    http://​123a​po​ca​lyp​seee​.cen​ter​blog​.net
    http://​apo​ca​lyp​se88842​.spaces​.live​.com

    « Crains le vrai dieu et garde ses com­man­de­ments. Car, c’est là toute l’o­bli­ga­tion de l’homme » Ecclé­siaste 12 : 13

    Les 144 000 sont-ils uni­que­ment des Juifs naturels ?

    Révé­la­tion 7 : 4–8 : « J’ai enten­du le nombre de ceux qui étaient scel­lés : cent qua­rante-quatre mille, scel­lés de toute tri­bu des fils d’Is­raël : (…) Juda (…) Ruben (…) Gad (…) Aser (…) Neph­ta­li (…) Manas­sé (…) Siméon (…) Lévi (…) Issa­car (…) Zabu­lon (…) Joseph (…) Ben­ja­min. » (Il ne peut s’a­gir des tri­bus de d’Is­raël natu­rel pour les rai­sons sui­vantes : il n’y a jamais eu de tri­bu de Joseph ; les tri­bus d’É­phraïm et de Dan n’ap­pa­raissent pas dans la liste ; enfin, les Lévites avaient été mis à part pour le ser­vice au temple, mais ils n’é­taient pas consi­dé­rés comme une des douze tri­bus. Voir Nombres 1:4–16..)

    Révé­la­tion 14:4 pré­cise bien que les 144000 sont des per­sonnes qui sont ache­tés d’entre les humains. Cette géné­ra­li­té démontre bien que les juifs ne sont pas les seuls à s’être vus offrir ce pri­vi­lège ines­ti­mable de rejoindre Christ au ciel. Révé­la­tion que l’ex­pres­sion ‘ache­tés d’entre les humains’ peut se jume­ler à celle-ci ‘tu as ache­té pour DIeu des gens de toute tri­bu, et langue, et peuple, et nation.’ Donc, il est démon­tré clai­re­ment que les 144000 ache­tés de la terre viennent non seule­ment de la nation d’Is­raël, mais aus­si des autres nations (Révé­la­tion 5:9,10).

    Par contre, si les 144000 sont ache­tés de la terre, il n’en est pas ques­tion en ce qui concerne la grande foule. Celle-ci ne peut être dénom­brer (du fait qu’elle s’ac­croit à chaque semaine) ; elle vient de la grande tri­bu­la­tion (celle qui frap­pe­ra bien­tôt toute la terre habi­tée), sans pour autant être ache­tée de la terre, elle est aus­si com­po­sée de gens venant de toute tri­bu, et langue, et peuple, et nation ; l’a­gneau les mène­ra paître vers des fon­taines d’eau de la vie ; Dieu essuie­ra toute larme de leurs yeux (cette der­nière expres­sion est reprise concer­nant les humains obéis­sants en Révé­la­tion 21:1–4) – Révé­la­tion cha­pitre 17).

    Réca­pi­tu­lons :
    Les 144000 sont des per­sonnes ache­tées d’entre les humains pour for­mer le royaume (ou gou­ver­ne­ment) de Dieu aux côtés de Christ.

    La grande foule sur­vi­vra (avec un reste de ces 144000) à la grande tri­bu­la­tion pour for­mer le monde nou­veau ou la terre nou­velle sous la direc­tion de ce gou­ver­ne­ment céleste.

    Ce sont des juifs spi­ri­tules, dans tout le pays du monde.

    Les témoins de Jého­vah seront heu­reux de vous aider à vous iden­ti­fier à cette grande foule.

    (Mat­thieu 24:13–14) … .Et cette bonne nou­velle du royaume sera prê­chée dans toute la terre habi­tée, en témoi­gnage pour toutes les nations ; et alors vien­dra la fin …

    http://​123a​po​ca​lyp​seee​.cen​ter​blog​.net

    Réponse
  34. Étienne

    À tous,

    Que ce soit clair : à mon sens, le mes­sage pré­cé­dent est par­fai­te­ment LOUFOQUE (et lar­ge­ment incompréhensible).

    Il est éton­nant qu’il sur­vienne (pour la pre­mière fois sur ce blog et sur deux billets dif­fé­rents par copier col­ler, comme du spam) juste après que j’aie conseillé à Paul Jorion de ne sur­tout pas cen­su­rer ses visi­teurs (voir le billet Bret­ton Woods II : la bonne direc­tion).

    Éton­nant, non ?

    Étienne.

    Réponse
  35. A-J Holbecq

    Étienne
    Je pense qaund même qu’il faut savoir virer ces c.…ies de ton blog. Ce n’est pas une cen­sure pour autant.
    Amitiés
    AJ

    Réponse
  36. Étienne

    AMAZING SPEECH BY WAR VETERAN

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​a​k​m​3​n​Y​N​8​aG8

    For­mi­dable témoi­gnage d’un vété­ran contre la guerre en Irak.

    Qui peut tra­duire ce texte impor­tant, pour faci­li­ter sa dif­fu­sion en pays francophones ?

    Bon cou­rage à tous, dans le monde en guerre géné­rale qui se met en place, guerre per­ma­nente néces­saire à Big Bro­ther pour que la nou­velle figure du fas­cisme finan­cier devienne enfin durable. Les pri­vi­lé­giés se frottent les mains et sou­tiennent cette évolution.

    Et nous ? Qu’est-ce qu’on fait ?

    Étienne.

    Réponse
  37. gilles

    Bon­jour Étienne, 
    j’es­père que tu peux pro­fi­ter de bons cou­rants ther­miques au des­sus de la Provence.
    Il me semble avoir com­pris rien qu’a­vec les images, les hor­reurs de l’oc­cu­pa­tion de l’Irak. 

    Sinon, deman­der ici … pour la trans­crip­tion de l’in­ter­ven­tion de ce sol­dat à une réunion orga­ni­sée par l’I­VAW pour envi­sa­ger ensuite une tra­duc­tion me sem­ble­rait la meilleure solution. 
    Je veux bien col­la­bo­rer à la tra­duc­tion si tu te charges du contact. 
    Salu­ta­tions, citoyen Étienne.

    Réponse
  38. Catherine Blanquart

    Et ça va conti­nuer c’est sûr, quand on n’empêche pas, ça veut dire qu’on auto­rise, alors en ne fai­sant rien, nous auto­ri­sons ce qui se passe, nous ne devons pas nous voi­ler la face, même si nous pous­sons les haut-cris, nous auto­ri­sons tout ça, nos mains sont sales, très sales !

    Réponse
  39. Étienne

    IRAK à vendre – Les pro­fi­teurs de la guerre

    vidéo n° 1 : http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​b​n​b​s​s​_​i​r​a​k​-​a​-​v​e​n​d​r​e​-​l​e​s​-​p​r​o​f​i​t​e​u​r​s​-​d​e​-​l​a​_​n​ews

    vidéo n° 2 : http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​b​9​3​v​u​_​i​r​a​k​-​a​-​v​e​n​d​r​e​-​l​e​s​-​p​r​o​f​i​t​e​u​r​s​-​d​e​-​l​a​_​n​ews

    vidéo n° 3 : http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​b​9​3​v​y​_​i​r​a​k​-​a​-​v​e​n​d​r​e​-​l​e​s​-​p​r​o​f​i​t​e​u​r​s​-​d​e​-​l​a​_​n​ews

    vidéo n° 3 : http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​b​9​3​w​1​_​i​r​a​k​-​a​-​v​e​n​d​r​e​-​l​e​s​-​p​r​o​f​i​t​e​u​r​s​-​d​e​-​l​a​_​n​ews

    LOBBYING ET PANTOUFLAGE = TRAÎTRISES CARACTÉRISÉES.

    Pri­va­ti­sa­tion de l’ar­mée US à tra­vers des entre­prises de mer­ce­naires comme Bla­ck­wa­ter, pri­va­ti­sa­tion pous­sée par un lob­bying impor­tant au Congrès, finan­ce­ment des cam­pagnes élec­to­rales du par­ti répu­bli­cain (la pour­ri­ture poli­ti­cienne ordi­naire, quoi), la mort bana­li­sée par cette privatisation…

    Les socié­tés Bla­ck­wa­ter (sol­dats), CACI (tor­tion­naires), TITAN (tra­duc­teurs), Hal­li­bur­ton et KBR (inten­dance), etc. sont à la fois :

    • des four­nis­seurs de chair à canon mise sous contrat (dont per­sonne n’est res­pon­sable) mise à l’é­cart des sta­tis­tiques offi­cielles de pertes humaines et finan­cée faci­le­ment avec la fausse mon­naie appe­lée dollar, 

    • acces­soi­re­ment des para­sites, des voleurs, qui rem­plissent les mis­sions natu­relles de l’ar­mée, beau­coup plus mal (jus­qu’à empoi­son­ner les sol­dats à nour­rir !) et incroya­ble­ment plus cher… (on peut pen­ser que c’est le triste résul­tat de tout lob­bying et de toute privatisation) 

    • et sur­tout des bour­reaux san­gui­naires abso­lu­ment hors contrôle, géné­ra­li­sant la tor­ture, maté­ria­li­sant ain­si la fin de l’é­tat de droit…

    Ces entre­prises embauchent à prix d’or d’an­ciens hauts fonc­tion­naires qui les aident ensuite à infil­trer l’ad­mi­nis­tra­tion actuelle pour obte­nir finan­ce­ments et contrats scan­da­leu­se­ment contraires à l’in­té­rêt géné­ral.

    Ce qu’on appelle com­plai­sam­ment « PANTOUFLAGE », par­tout dans le monde, c’est de la haute tra­hi­son, et cela devrait inva­ria­ble­ment conduire à la pri­son.

    Mais seule une Assem­blée consti­tuante TIRÉE AU SORT peut ins­ti­tuer une telle sévé­ri­té : jamais une assem­blée élue par­mi des can­di­dats poli­ti­ciens ne le fera. JAMAIS.

    Film à voir.

    Sujet majeur, qu’on devrait trai­ter tous les jours et dans tous les sens à la télé­vi­sion, au lieu des jeux débiles impo­sés par des jour­na­listes débiles (à un public de débiles, a‑t-on par­fois envie d’ajouter).


    Récem­ment, fai­sant écho à ce fas­cisme finan­cier US qui gran­dit tous les jours, dans Le Monde du 26 décembre 2009, Emma­nuel Todd —un des der­niers intel­lec­tuels fran­çais non cor­rom­pus par le pognon (et par les idées d’ex­trême droite qui vont avec le pognon)— a sou­li­gné la dérive fas­ciste de la France dans ces termes : 

    « (…) Il ne faut pas faire de confu­sion, mais on est quand même contraint de faire des com­pa­rai­sons avec les extrêmes droites d’a­vant-guerre. Il y a toutes sortes de com­por­te­ments qui sont nou­veaux mais qui ren­voient au pas­sé. L’É­tat se met­tant à ce point au ser­vice du capi­tal, c’est le fas­cisme. L’an­ti-intel­lec­tua­lisme, la haine du sys­tème d’en­sei­gne­ment, la chasse au nombre de profs, c’est aus­si dans l’his­toire du fas­cisme. De même que la capa­ci­té à dire tout et son contraire, cette carac­té­ris­tique du sarkozysme.

    La com­pa­rai­son avec le fas­cisme, n’est-ce pas exces­sif ?

    Il ne s’a­git pas du tout de dire que c’est la même chose. Il y a de grandes dif­fé­rences. Mais on est en train d’en­trer dans un sys­tème social et poli­tique nou­veau, qui cor­res­pond à une dérive vers la droite du sys­tème, dont cer­tains traits rap­pellent la mon­tée au pou­voir de l’ex­trême droite en Europe.

    C’est pour­tant Nico­las Sar­ko­zy qui a nom­mé à des postes-clés plu­sieurs repré­sen­tantes des filles d’immigrés…

    L’ha­bi­le­té du sar­ko­zysme est de fonc­tion­ner sur deux pôles : d’un côté la haine, le res­sen­ti­ment ; de l’autre la mise en scène d’actes en faveur du culte musul­man ou les nomi­na­tions de Rachi­da Dati ou de Rama Yade au gou­ver­ne­ment. La réa­li­té, c’est que dans tous les cas la thé­ma­tique eth­nique est uti­li­sée pour faire oublier les thé­ma­tiques de classe. »

    Source : Emma­nuel Todd, dans Le Monde du 26 décembre 2009

    Dérive fas­ciste et veu­le­rie des citoyens qui laissent faire sans pro­tes­ter… comme dans les années 30. 

    C’est à pleurer.

    Étienne.

    Réponse
  40. Catherine

    Oui, oui, bien sûr, voir des films, lire des articles qui nous disent toutes les salo­pe­ries du monde, ça m’é­nerve un peu, moi, j’ai l’im­pres­sion de faire du sur place à bon compte, ça bouge pas d’un iota en réa­li­té, et ça pour­ra encore durer des années comme ça, le fleuve ne va pas se tarir, bien contraire, il va gros­sir et donc on va pou­voir élar­gir encore davan­tage les constats de cet ordre, pous­ser les murs, offrir d’autres colonnes, mais au final, on reste des spec­ta­teurs navrés et ça c’est encore plus navrant que de ne pas le savoir car ça ren­voie à toute notre inap­ti­tude à empê­cher cette bar­ba­rie, enfin, c’est en tout cas, ce que je pense, et ça m’é­nerve furieu­se­ment ce constat.

    Car, après, -APRES – après, qu’est-ce qu’on en fait de toute cette mer­douille, com­ment on la cui­sine pour en faire un autre plat ?

    Com­ment on peut conti­nuer à vivre en sachant cela et en ne fai­sant rien, car si même dire c’est par­fois faire, ce dire-là ne porte pas encore la marque d’un faire qui empêche, ce dire ‑là est encore un dire qui autorise.

    Car lire et regar­der ça ne fait pas bou­ger l’i­mage du désastre, qu’est-ce qu’on peut mettre en oeuvre à notre niveau pour que la chi­mie soit autre ?

    C’est ça la ques­tion, car sinon, c’est encore pire que de ne pas savoir. Si l’on sait et qu’on ne fait rien, on est dou­ble­ment responsable.

    Qu’est-ce qui pour­rait être opérant ?

    Réponse
  41. A-J Holbecq

    « Qu’est-ce qui pour­rait être opé­rant ? »

    C’est une bonne ques­tion Cathe­rine, mais per­sonne n’a la réponse, je crois.

    De plus, opé­rant pour qui ? « moi, toi », « nous ici sur ce blog », « nous, en France, ou « NOUS TOUS DANS LE MONDE » ?

    Nous ne sau­ve­rons pas le monde, Cathe­rine. Déjà bien si nous nous sau­vons nous même et nos amis…

    Réponse
  42. Catherine

    Bon­jour André-Jacques,

    Si on s’y colle pas à cette ques­tion, y’a pas de rai­son qu’on trouve de réponse, ça ne veut pas dire que tu ne t’y colles pas, sur­tout toi, qui ini­ties tant de choses, ce n’est pas le pro­pos que je tiens et tu l’au­ras com­pris, j’espère.

    Mais, si l’on anti­cipe par avance de façon néga­tive, ce qui m’é­tonne un peu, venant de toi, alors c’est sûr, y’a pas de réponse pos­sible et tout est fer­mé, bou­clé, on peut aller se cou­cher et attendre j’sais pas quoi, le déluge ou que la mort vienne nous cueillir par exemple, pour­quoi pas.

    Mais c’est pas parce que quelque chose n’existe pas ENCORE que cette chose n’est pas vir­tuel­le­ment en pos­sible réa­li­sa­tion, disons qu’elle n’est pas encore mani­feste, elle est en voie d’é­la­bo­ra­tion, n’est-ce-pas, sinon, ce serait à déses­pé­rer et je crois moi, que la beau­té de la vie s’ins­crit entiè­re­ment dans son dyna­misme où tout est tou­jours pos­sible jus­qu’à notre der­nier souffle, jamais rien n’est sta­tique, figé, mar­qué du sceau de la pierre, et encore, la pierre est vivante, alors, c’est pour dire !

    Alors, tu me demandes, opé­rant pour qui, et moi, je te réponds, pour tout le monde car tu es, je suis, nous sommes le monde à tra­vers nous , l’un dans le tout et le tout dans l’un, micro­cosme dans le macro­cosme et macro­cosme dans le micro­cosme, c’est lié tout ça, on ne peut pas en faire une ques­tion de per­sonne, d’in­di­vi­du sépa­ré, la vie c’est tout sauf la sépa­ra­tion, la vie ce n’est que rela­tion et infor­ma­tion et ce qui dif­fé­ren­cie l’a­ni­mé de l’i­na­ni­mé ce n’est que cela, rela­tion et infor­ma­tion, et rien d’autre, toute la vie se condense dans ces deux termes et ils ne sont nulle part ailleurs je crois.

    Aus­si, en te sau­vant toi tu sauves le monde car tu fais naître d’autres rela­tions qui elles-mêmes en feront naître d’autres, et ce sont tous ces ponts qui tissent nos rela­tions à nous-mêmes, aux autres et au monde qui construisent notre réa­li­té, notre monde.

    Et notre réa­li­té de quoi est-elle com­po­sée, si ce n’est que de la somme des auto­ri­sa­tions et des empê­che­ments que nous met­tons au monde dans nos rela­tions à nous-mêmes, aux autres et au monde ?

    Le monde n’est-il pas le tis­su de toutes ces rela­tions qui oeuvrent aujourd’­hui dans la pers­pec­tive des plus forts qui imposent leurs vues aux plus faibles ?

    La con-nais­sance est une fonc­tion de l’être, il faut que nous nais­sions à d’autres rela­tions, il faut donc empê­cher que cer­taines choses se fassent car si nous ne les empê­chons pas ces évé­ne­ments, c’est comme si nous les auto­ri­sions, il ne fau­dra pas pleu­rer ensuite, c’est que nous les aurons auto­ri­sés à se faire en ne fai­sant rien, c’est tout, nous aurons à répondre, j’au­rai à répondre de ce que je n’ai pas fait.

    C’est donc à une réflexion que j’in­vite, c’est tout, l’es­prit de fata­li­té ne m’in­té­resse aucu­ne­ment, il est anti-vital et j’aime la vie par des­sus tout.

    C’est bien sûr à moi-même que j’a­dresse ce mes­sage plus qu’à toi bien sûr qui as déjà oeu­vré dans le sens d’une mise au monde d’autres liens, aus­si je te remer­cie de tout cela et j’es­père que les bat­tants de porte res­te­ront ouverts, c’est tout, mais c’est déjà beaucoup.

    Ami­ca­le­ment.

    Cathe­rine

    Réponse
  43. A-J Holbecq

    « Vivons heu­reux en atten­dant la mort » (Des­proges)

    Quelques pen­sées

    Ce n’est évi­dem­ment pas mon style de ne pas « me battre » (bien que j’en­vi­sage sérieu­se­ment de prendre une « vraie retraite » après la sor­tie de mon pro­chain livre et des quelques confé­rences que je « dois » à mon édi­teur…), mais il me semble que tout est ver­rouillé, partout!.

    Mais je suis néan­moins très pes­si­miste et il faut être Che­mi­nade pour pen­ser que le pro­grès tech­no­lo­gique sau­ve­ra une popu­la­tion de 9 mil­liards d’ha­bi­tants (ou plus, semble t‑il souhaiter)en appor­tant à toute l’hu­ma­ni­té le niveau de vie qui est celui de notre « moyenne » (je sais que la moyenne ne veut rien dire : met­tez 3 gus qui sont au SMIC dans un café, le reve­nu moyen est le SMIC. Entre Bill Gates… je laisse cal­cu­ler le reve­nu moyen 😉 )

    Bon, on peut espé­rer un miracle, bien sur..

    Si tu veux une réponse, c’est vrai, je n’en ai pas. Tout ce que nous pou­vons faire semble t‑il c’est d’être soit Mère Thé­ré­sa (et don­ner de soi sans comp­ter en sachant que la récom­pense sera au « Para­dis »), soit « rai­son­na­ble­ment égoïstes » en essayant de pro­té­ger au mieux nos proches, sans pour autant démo­lir les autres.

    Déso­lé Cathe­rine, en cette fin d’an­née j’au­rais pu appor­ter un mes­sage d’es­poir  » tout va très bien Madame la Mar­quise » , mais il aurait été tota­le­ment hypo­crite… il faut suivre la chan­son jus­qu’à la fin.

    « Bon bout d’an » quand même, comme on dit ici en Pro­vence (bien qu’o­ri­gi­naire de Lille, pour cette phrase, j’ai réus­si à prendre l’  »açent ».)

    Réponse
  44. Catherine

    Mer­ci pour cette mise à dis­tance Des­prog-ienne, il est comme une entre­prise de déblaie­ment à lui tout seul ce bon­homme. Il me fait l’ef­fet d’une pointe d’é­pingle qui vien­drait, et qui vient, cre­ver le bal­lon de mes pré­ten­tions à ceci, ou à cela.

    Entre­prise de salut public ok, je reçois et je dis mer­ci pour ce rap­pel à l’humilité.

    Bon, n’empêche André-Jacques, tout ce que tu dis est vrai . Mais tout cela est sus­cep­tible de retour­ne­ment heureusement.

    La déses­pé­rance totale, noire, écra­sante est par­fois plus por­teuse qu’un opti­misme béat qui ne mène nulle part.

    Parce qu’on a tout per­du, on a tout gagné, on n’a plus rien à perdre et dès lors, on peut y aller à se ris­quer, se ris­quer à ce à quoi on n’o­sait pas avant, pour pré­ser­ver ceci ou cela, des bri­coles insi­gni­fiantes au regard de tout ce qui nous attend de nou­veau et créa­tif, peut-être.

    Le pro­blème, c’est que beau­coup n’ont pas tout per­du, alors ils s’ac­crochent aux der­nières sco­ries en espé­rant pou­voir se sau­ver, mais on ne peut se sau­ver soi sans sau­ver les autres, et ça, ils l’oublient.

    Te dire ça, me fait pen­ser à ce que disait Romain Gary quand on lui deman­dait s’il se sen­tait bien dans sa peau.

    Il répon­dait :  » Je ne crois pas méri­ter cette remarque. Un homme qui est bien dans sa peau sans être aus­si dans la peau des autres est, ou bien un incons­cient ou bien un salaud. Per­sonne n’est dans sa peau sans être aus­si dans la peau des autres et cela devrait tout de même poser quelques questions.

    Bon, il s’est sui­ci­dé, mais…

    Salut et tâchons d’ou­vrir les bonnes portes dans ce bout d’an qui arrive !

    Ami­ca­le­ment pour sûr !

    Cathe­rine

    Réponse
  45. gilles

    Adieu­sas Mous­su André-Jacques e Mada­mo Cathe­rine, bono anna­do 2010 ! Ne m’en deman­dez pas plus en pro­ven­çal, bien que mon grand-père le par­lait, je n’y connais rien ! Je connais­sais aus­si en pro­ven­çal, mais je l’ai oublié : Bonne année, que si nous ne sommes pas plus nom­breux dans notre famille qu’au moins ne soyons pas moins nombreux !

    André-Jacques et Cathe­rine, il me semble que si, tu, je, nous nous lan­çons dans une action poli­tique réelle : des gens à convaincre en face à face, des dépla­ce­ments, des salles à louer, des tracts à dis­tri­buer, des res­pon­sables, une orga­ni­sa­tion, une cer­taine effi­ca­ci­té arri­ve­rait, mais alors poin­te­rait le risque du dog­ma­tisme, adieu l’hu­mour et le recul ! Il me semble qu’une des uto­pies d’É­tienne, celle d’une action poli­tique sans res­pon­sables, sans orga­ni­sa­tion, n’a été ( mal­heu­reu­se­ment ) valable que le temps d’une mobi­li­sa­tion comme celle du réfé­ren­dum de 2005. Tout seul der­rière son écran, je ne pense plus que nous ayons une quel­conque effi­ca­ci­té. L’ac­tion poli­tique un tant soit peu opé­rante prend beau­coup, beau­coup de temps, beau­coup d’ab­né­ga­tion pour un résul­tat aléa­toire, tel­le­ment aléa­toire que l’on vou­drait que ce soit d’autres per­sonnes que soi-même qui s’en occupent, mais c’est la seule qui puisse un tant soit peu chan­ger le cours des choses.

    Bono anna­do 2010 !

    Réponse
  46. Catherine

    Non, Gilles, j’suis peut-être une hor­rible bonne femme que l’on peut qua­li­fier de ce que l’on veut, je m’en fiche à vrai dire, mais je crois fort pour ma part que le poli­tique comme toute chose à vrai dire, ça com­mence tou­jours et ça ne sau­rait com­men­cer autre­ment d’ailleurs, ça com­mence tou­jours dans un rap­port entre une per­sonne à une autre per­sonne, dans l’entre de cette rela­tion, dans cet espace-là où tout peut s’ou­vrir comme un éven­tail ou res­ter fer­mé aus­si, c’est tou­jours ça le fil du rasoir, la corde raide sur laquelle nous dan­sons, il se peut que l’é­ven­tail s’ouvre et se déplisse, mais il se peut que ça ne soit pas pos­sible, que l’é­ven­tail reste fer­mé, c’est tou­jours pos­si­ble­ment pos­sible cette vache­rie-là, mais c’est cela aus­si le sel de la vie, je crois.

    Rien n’est ins­crit dans le marbre,sinon ça vou­drait dire qu’on est mort, tout est tou­jours pos­sible et donc tou­jours pos­si­ble­ment impos­sible je te l’ac­corde, ça dépend de l’al­chi­mie du moment, du res­pect de ceci ou de cela, de la métho­do­lo­gie, comme en cui­sine, tem­pé­ra­ture, hié­rar­chie de l’in­tro­duc­tion des ingré­dients, etc, et sur­tout de ce que l’on auto­ri­se­ra ou empê­che­ra en terme de ceci ou cela, tout est là, le résul­tat du gâteau dépen­dra de tout ça, je crois que la poli­tique, ce sont des rela­tions qui opèrent comme opère la com­po­si­tion d’élé­ments qui entrent dans la consti­tu­tion d’un plat et selon ce qu’on y met, et com­ment on procède,ce que l’on empêche ou auto­rise, ce sera réus­si ou raté, raté ou réus­si selon l’en­droit où l’on se place bien sûr, ça dépend tou­jours de la pers­pec­tive, per­du pour l’un c’est gagné pour l’autre, nous sommes du côté des per­dants-per­dants, pile je perds, face tu gagnes, mais il se peut que ça change.

    Mais c’est tout de suite que ça se joue, pas ailleurs, pas demain, non, là, tout de suite et à chaque ins­tant de notre vie tout est pos­sible, tout se rejoue
    tou­jours à tout ins­tant, on peut être bous­cu­lé com­plè­te­ment par une idée qui va venir remettre en ques­tion toute notre vie, la cham­bou­ler de fond en comble, et ça, ça se fait tou­jours dans l’ins­tant, ça prend pas ren­dez-vous, jamais.

    L’ef­fi­ca­ci­té d’une cause ne se mesure pas en fonc­tion de para­mètres exté­rieurs même s’ils comptent bien sûr, l’ef­fi­ca­ci­té dépend du degré d’im­pli­ca­tion des per­sonnes qui veulent que quelque chose cesse car ça n’est bon pour per­sonne que ça per­dure, des gens qui veulent vivre tout sim­ple­ment, et qui mus par ce désir vont convo­quer toutes leurs forces, toutes leurs éner­gies au ser­vice de cette cause qui seule pour­ra les conten­ter, car ils ont soif de vivre et ne veulent pas mou­rir à cré­dit. Et cette volon­té quand elle est assez forte peut faire se dépla­cer des mon­tagnes, je crois.

    Parce que si l’on attend qu’il y ait ceci ou cela comme tu l’é­nu­mères, alors c’est bon, on peut bais­ser le rideau, et mettre le disque des Doors, this is the end, et moi j’ai pas envie de mettre la clé sous le paillas­son, j’ai envie d’ou­vrir les portes…les portes fer­mées, ça souffle l’ar­deur comme dit si bien Char !

    Mer­ci pour ces petits mots pro­ven­çaux en tout cas, je pour­rais en faire autant en ch’­ti­mi, mais bon, portes ouvertes c’est bien aus­si, l’i­mage est par­lante, je crois !

    Réponse
  47. NingúnOtro

    @ Cathé­rine & A‑J Holbecq

    « Qu’est-ce qui pour­rait être opérant ? »

    Avant de se poser cette ques­tion, il fau­drait plu­tôt se poser celle-ci : « Qui est-ce qui pour­rait être opérant ?

    Je ne parle pas de nous ici, on à four­ni assez de preuves du fait qu’on ne fait que pen­ser com­ment agir, je parle des 6 mil­liards de citoyens lamb­da dont je suis sur que l’im­mense majo­ri­té se fait sérieu­se­ment des sou­cis sur l’a­ve­nir. Ils ne sont pas opé­rants parce-qu’ils n’ar­rivent pas à ana­ly­ser d’eux-mêmes la situa­tion pré­sente avec assez de clar­té pour s’é­la­bo­rer un plan d’ac­tion qui mène vers une solu­tion viable. Le monde est plein de pro­pa­gande et contre-pro­pa­gande, mani­pu­la­tions sociales et psy­cho­lo­giques, etc. et cha­cun peut lire et entendre trop de pré­ten­dues véri­tés et leur contraires, tout aus­si pré­ten­dues et vraies. En plus, ceux qui s’a­niment mal­gré tout à faire quelque chose trouvent sou­vent leur action neu­tra­li­sé par celle de quel­qu’un d’autre qui s’est ani­mé à faire jus­te­ment le contraire.

    C’est le chaos le plus com­plet tant qu’on ne pro­po­se­ra pas un début d’a­na­lyse objec­tif et simple à com­prendre, basé sur la logique et l’é­thique seule­ment et dépour­vu de pola­ri­sa­tions idéo­lo­giques qui dégradent la com­pré­hen­sion en ouvrant la porte de der­rière au dog­ma­tisme et à la défense à outrance contre la stigmatisation.

    « Nous ne sau­ve­rons pas le monde, Cathe­rine. Déjà bien si nous nous sau­vons nous même et nos amis… »

    Crasse erreur, André-Jacques, nous ne nous sau­ve­rons pas nous-mêmes et nos amis si nous ne sau­vons pas le monde, car on ne vit que sur une seule Terre et tout ce que nous ne sau­ve­rons pas nous entrai­ne­ra avec soi dans les abîmes. J’ai de la sym­pa­thie pour la décrois­sance, d’ailleurs, je me pré­oc­cupe beau­coup plus de gas­piller moins que d’a­voir plus, mais la décrois­sance indi­vi­duelle ne mène nulle part si elle n’est pas cou­plée à un usage ration­nel des res­sources et à un acti­visme mili­tant pour­sui­vant que les res­sources ain­si éco­no­mi­sés ne finissent pas par aug­men­ter plus faci­le­ment les stocks de res­sources de ceux qui fondent leur stra­té­gie de sur­vie sur une guerre ouverte de tous contre tous, si on ne s’y prends pas pour assé­cher leurs sources. La décrois­sance uto­pique indi­vi­duelle qui consiste à s’é­car­ter du monde civi­li­sé sur une par­celle de ter­rain non conta­mi­né et de plan­ter ses propres légumes et éle­ver ces propres porcs n’est pas viable dans une situa­tion de décom­po­si­tion sociale avan­cée… les hordes d’af­fa­més qui han­te­ront la cam­pagne après que tout ves­tige de quelque chose de man­geable ait dis­pa­ru des cités si on ne pré­voit aucune solu­tion orga­ni­sée ne feraient qu’une bou­chée de tout idiot qui n’au­ra pas pré­vu le besoin de s’en défendre.

    Pour sau­ver le monde, il faut four­nir aux gens une syn­thèse simple, logique et éthique, idéo­lo­gi­que­ment neu­trale qu’ils puissent s’ap­pro­prier comme base pour com­men­cer à agir per­son­nel­le­ment, cha­cun de sa part ou en for­mant des groupes orga­ni­sées, en ajou­tant cha­cun sa propre ini­tia­tive. Cha­cun doit res­ter libre et res­pon­sable de ce qu’il fait, et tout le monde pour­ra faire indi­vi­duel­le­ment le tri selon qu’il voit que ce que font les autres est plus ou moins cohé­rent, plus ou moins oppor­tun pour main­te­nir la cohé­rence logique et éthique dans l’é­vo­lu­tion qui se fera toute seule selon le poids sta­tis­tique qu’at­tein­dront dif­fé­rentes ini­tia­tives indi­vi­duelles ou collectives.

    Ce qui para­lyse l’é­vo­lu­tion, c’est la croyance qu’il faut des­si­ner dans le détail la tota­li­té d’un sys­tème vers lequel cela vau­drait la peine d’é­vo­luer, avant de bou­ger. Il est impos­sible de mettre d’ac­cord assez de gens pour poin­ter vers un sys­tème concret, vu que aucun des sys­tèmes connus à fait preuve de résis­tance face à ce qui res­te­rait de citoyens non-convain­cus fai­sant ce que bon leur semblerait.

    La décence com­mune, « com­mon decen­cy », ample­ment majo­ri­taire par­tout, favo­rise l’ac­cep­ta­tion d’i­dées qui s’é­loignent le moins pos­sible de ce qui est le plus logique et éthique, et cela fait une arme redou­table pour lut­ter contre toute sorte de mon­tages frau­du­leux comme ceux qui nous sont impo­sées par des mino­ri­tés qui en tirent de fara­mi­neux avan­tages mais qui doivent dépen­ser aus­si beau­coup de leurs res­sources pour nous main­te­nir igno­rants d’a­bord et impuis­sants ensuite. Leurs immenses châ­teaux de cartes mar­quées sont beau­coup plus vul­né­rables que ce que tout le monde pense une fois qu’on se base sur le bon ana­lyse pour tirer de la meilleure ficelle qui défe­ra le tapis cor­rom­pu sur lequel seuls quelques ini­tiées savent s’o­rien­ter pour encais­ser leurs avantages.

    Il suf­fit de prendre assez de recul pour ana­ly­ser la situa­tion dans sa glo­ba­li­té sans se lais­ser ber­ner par des aprio­ri favo­ri­sant la sor­tie au groupe social dont nous fai­sons par­tie nous-mêmes mais en tenant compte de la meilleure solu­tion pour le plus grand nombre, pour que le che­min à suivre soit clair du point de vue logique et éthique. Mais cela, il faut le faire en par­tant de la situa­tion actuelle et en ana­ly­sant ce qu’on peut faire pour qu’elle évo­lue dans un sens plus posi­tif pour toute l’hu­ma­ni­té, et pour cela ce n’est pas suf­fi­sant d’a­voir comme but un sys­tème idyl­lique (anar­chie, com­mu­nisme,…) parce-que ces sys­tèmes sont tous trop naïfs en ce qu’ils enforcent la per­fec­tion à par­tir d’une nais­sance imma­cu­lée et ne sont viables que par leur ver­tu. Ils ne sont plus viables des le moment qu’A­dam mord la pomme parce-que ils manquent de méca­nismes pour se défendre d’une agres­sion exté­rieure. Ils ne peuvent pas jaillir du néant dans un entou­rage ou l’a­gres­sion est cou­tu­mière. Ils ne peuvent être qu’un des­tin loin­tain à par­tir d’un sys­tème évo­lu­tif qui lutte déci­dé­ment contre les abus tels qu’ils peuvent être iden­ti­fiées et iso­lés logique et éthi­que­ment, de façon à les tolé­rer chaque fois moins et à les iso­ler du tis­su social jus­qu’à ce que ceux qui insistent soient si peu en nombre qu’ils perdent leur pou­voir de nuire la col­lec­ti­vi­té consciente.

    La décence com­mune peut mobi­li­ser pro­gres­si­ve­ment les gens dans des nombres chaque fois plus sta­tis­ti­que­ment signi­fi­ca­tifs jus­qu’à ce que la majo­ri­té passe de tolé­rer tous les abus à n’en tolé­rer pra­ti­que­ment aucun, par le simple méca­nisme de tour­ner le dos et iso­ler ceux qui ne res­pectent pas la logique et l’é­thique. Alors, il n’est point néces­saire de se mettre tous d’ac­cord… il suf­fit que cha­cun de nous s’ef­force de se pro­cu­rer une notion valide de ce qu’est la logique et l’é­thique, et petit à petit on évo­lue­ra tout seuls vers unes défi­ni­tions par­ta­geables par tous, sans impo­si­tions de défi­ni­tions ni buts initiaux.

    @gilles : en par­tant de bases logiques et éthiques auto-éva­luantes ou tout le monde sert de juge en ce qui concerne le com­por­te­ment exem­plaire des autres, et ou les res­pon­sables le seraient en fonc­tion de leur com­pro­mis avec la cause com­mune et non pour tirer des avan­tages de leur fonc­tion, les abus seraient punis­sables socia­le­ment par l’i­so­le­ment beau­coup avant d’a­voir à inter­ve­nir admi­nis­tra­ti­ve­ment. Il suf­fit d’a­bo­lir la garan­tie de pro­prié­té du poste jus­qu’à la fin du man­dat. C’est le fait d’être effec­tif dans le déve­lop­pe­ment des taches inhé­rentes au poste (d’une façon impar­tiale) qui garan­tit la confiance des citoyens et la per­ma­nence. Les res­pon­sable ne sont pas un pro­blème lors­qu’ils ne sont que repré­sen­tants tem­po­rels et rem­pla­çables, ils le deviennent quand on s’ap­puie tant sur eux qu’on en arrive à oublier de se capa­ci­ter pour pou­voir les rem­pla­cer, c’est à dire lorsque par insou­ciance ou irres­pon­sa­bi­li­té on en arrive à ne pas avoir de rem­pla­çants quand il le fau­drait. L’ac­tion poli­tique est impos­sible si on doit tout faire en soli­taire ou en payant pour que d’autres sans autre com­pro­mis que l’argent pro­mis le fassent. Avec beau­coup de gent plein de volon­té toutes les taches sont légères et on les fait avec plai­sir… les volon­taires ne man­que­raient pas pour tout faire.

    On à déjà dis­cu­té de la créa­tion d’un par­ti logique et éthique, idéo­lo­gi­que­ment neutre, pour que les gens puissent voter quelque chose d’autre que le pourri.

    Pour la néces­saire dif­fu­sion de masse de cette pro­po­si­tion, et d’autres véri­tés si utiles, j’ai mis au point un sys­tème média­tique alter­na­tif qui n’at­tend qu’un mini­mum de citoyens moti­vés pour que cela vaille la peine de pré­sen­ter au grand jour l’ins­tru­ment. Je n’ai point eu l’oc­ca­sion d’en par­ler puisque jus­qu’i­ci on ne semble pas avoir pu se mettre d’ac­cord sur quoi que ce soit au ser­vice de quoi ce serait utile d’en parler.

    On ne fait que se bagar­rer sur les détails d’une Consti­tu­tion sociale qu’on vou­drait par­faite avant de bou­ger, main­te­nant même une Consti­tu­tion éco­no­mique, bien­tôt une Consti­tu­tion éco­lo­gique… jus­qu’à média­tique, et tout cela dans le vide de l’in­com­pré­hen­sion des rouages de la situa­tion poli­tique, eco­no­mi­co-finan­cière, éco­lo­gique, média­tique, etc. que nous subissons.

    On ne peut pas attendre que ceux qui ne se sont jamais pré­oc­cu­pés pour s’in­for­mer sur les situa­tions poli­tiques, éco­no­miques, éco­lo­giques, média­tiques, etc. se mettent à jour en lisant tout ce qui à été écrit sur ces sujets… trop de bou­quins à lire et pas assez de temps pour attendre qu’ils aient com­pris jus­qu’au bout. Sans faire confiance à ceux qui sont déjà au cou­rant de la plu­part des détails, cha­cun dans son domaine, et d’é­va­luer ce qu’ils disent selon la logique et l’é­thique du conte­nu com­pa­ré avec la situa­tion actuelle et l’é­vo­lu­tion pos­sible à par­tir des idées qu’ils trans­mettent, on n’ar­ri­ve­ra jamais à bou­ger quoi-que ce soit à temps pour que cela soit utile.

    Com­plè­te­ment d’ac­cord avec le mes­sage 51 de Cathé­rine. En plus, je dirai… pen­dant qu’on attend d’at­teindre la per­fec­tion dans n’im­porte quel champs, et qu’on ne fait rien, on ne sert guère d’ap­pui à autrui, qui se déses­père, et aucun de ces autruis en fai­sant de même ne nous sert d’ap­pui à nous, nous som­brant dans la déses­pé­rance. On peut être faci­le­ment 90% de la popu­la­tion totale, qu’on reste invi­sible et on n’ar­rive pas à se trou­ver en nombre suf­fi­sant pour ser­vir de pla­te­forme de lan­ce­ment à n’im­porte quelle idée, aus­si bonne soit-elle. C’est cha­cun de nous qui se condamne et nous condamne à l’i­nac­ti­vi­té et le désespoir.

    Comme dit Étienne, « bien fait pour moi » 😉 .

    Réponse
  48. Catherine

    C’est très rigo­lo de dire quelque chose et d’a­voir ensuite une confir­ma­tion par­fois dans le vécu, d’une façon ou d’une autre, et là, jus­te­ment c’est une lec­ture qui vient confir­mer me semble-t-il ce que je disais de l’ar­ti­cu­la­tion de ce que nous sommes avec le monde, micro­cosme dans le macro­cosme et macro­cosme dans le microcosme.

    Il s’a­git de DEMIAN, un livre du grand Her­mann Hesse, roman d’i­ni­tia­tion, de for­ma­tion, l’un des chefs-d’oeuvre du genre nous dit la qua­trième de cou­ver­ture et p 124, voi­là ce qui se dit dans un dialogue :

     »Nous restrei­gnons beau­coup trop les limites de notre per­son­na­li­té. Nous lui attri­buons seule­ment ce que nous dis­cer­nons d’in­di­vi­duel, ce que nous trou­vons dif­fé­rent. Mais cha­cun de nous contient l’u­ni­vers tout entier, et de même que notre corps porte en lui tous les degrés de l’é­vo­lu­tion, à par­tir du pois­son et beau­coup plus loin encore, ain­si dans notre âme, revit tout ce qui a vécu dans toutes les âmes humaines. Tous les dieux, tous les démons qui ont été ado­rés une fois, que ce soit chez les Grecs, chez les Chi­nois ou les Cafres, tous sont en nous, tous sont là sous forme de pos­si­bi­li­tés, de dési­rs, de moyens. Si toute l’hu­ma­ni­té mou­rait, à l’ex­cep­tion d’un seul enfant moyen­ne­ment doué, qui n’au­rait reçu aucune ins­truc­tion, cet enfant retrou­ve­rait le cours entier de l’é­vo­lu­tion des choses. Il réin­ven­te­rait dieux et démons, para­dis, com­man­de­ments et défenses, Ancien et Nou­veau Testament.

    Mais, objec­tais-je, en quoi réside alors la valeur de l’in­di­vi­du ? Pour­quoi aspi­rons-nous à un but si tout cela est déjà accom­pli en nous ?

    Halte là, s’é­cria Pis­to­rius. Il y a une grande dif­fé­rence entre le fait de por­ter le monde en soi et le fait de le savoir. Il y a des fous dont les pen­sées peuvent rap­pe­ler celles de Pla­ton, et un pieux éco­lier dans un ins­ti­tut peut avoir une intui­tion aus­si pro­fonde des rap­ports entre Dieu, l’âme et l’u­ni­vers, que Zoroastre ou les gnostiques.

    Mais il l’i­gnore, et tant qu’il l’i­gnore, il n’est pas plus qu’un arbre, ou une pierre, ou, tout au plus, un ani­mal. Il ne devient un homme que lorsque jaillit en lui la pre­mière étin­celle de cette connaissance.

    Vous ne consi­dé­rez cepen­dant pas comme des hommes tous les bipèdes qui se pro­mènent dans la rue sim­ple­ment parce qu’ils vont droit et portent leurs petits pen­dant neuf mois ? Vous voyez com­bien il en est qui sont encore pois­sons ou mou­tons, vers ou sang­sues, four­mis ou abeilles ! En cha­cun d’eux, tou­te­fois, l’hu­ma­ni­té véri­table est en germe, mais ces pos­si­bi­li­tés d’hu­ma­ni­té ne lui appar­tiennent en propre que lors­qu’il a com­men­cé à les pres­sen­tir, à les réa­li­ser en par­tie dans sa conscience. »

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  49. gilles

    Entre­tien pas­sion­nant avec Miguel Bena­sayag sur que veut dire l’an­ti-ter­ro­risme, Tar­nac, la mise en scène néces­saire du ter­ro­risme, la socié­té de la peur que les gou­ver­nants essayent d’instaurer…


    Miguel Bena­sayag, Tar­nac et l’an­ti-ter­ro­risme
    envoyé par luismiguel2000. – L’in­fo inter­na­tio­nale vidéo.

    [Mer­ci Gilles, c’est pas­sion­nant. Quel bon­homme intel­li­gent, géné­reux et clair, ce Miguel ! Ne ratez pas ça, les amis. Étienne. 30/12/2009, 16h20]

    Réponse
  50. Étienne

    Com­ment le FBI, le PS et Estro­si ont mis le Net sous surveillance

    http://​owni​.fr/​2​0​1​1​/​0​3​/​0​4​/​c​o​m​m​e​n​t​-​l​e​-​f​b​i​-​l​e​-​p​s​-​e​t​-​e​s​t​r​o​s​i​-​o​n​t​-​m​i​s​-​l​e​-​n​e​t​-​s​o​u​s​-​s​u​r​v​e​i​l​l​a​n​ce/

    Vous ima­gi­nez une démo­cra­tie où la loi oblige les opé­ra­teurs de trans­port en com­mun et socié­tés auto­rou­tières à ins­tal­ler mou­chards et camé­ras pour gar­der la trace, pen­dant un an, des endroits que les gens ont visi­tés, de com­ment ils y sont allés, des per­sonnes qu’ils ont ren­con­trées, et de ce qu’ils ont pu échan­ger ou par­ta­ger ? Ce pays, c’est la France de 2011.

    Un décret publié au JO le 1er mars contraint les four­nis­seurs d’accès à l’internet, les héber­geurs et pres­ta­taires de ser­vices web et de réseaux sociaux à conser­ver les don­nées per­met­tant d’identifier qui sont les gens qui vont sur l’internet, ce qu’ils y font, quand, et comment.

    Ce décret Big Bro­ther “rela­tif à la conser­va­tion des don­nées de nature à per­mettre l’identification de toute per­sonne phy­sique ou morale ayant contri­bué à la créa­tion d’un conte­nu mis en ligne“, est la conclu­sion somme toute logique d’une his­toire com­men­cée il y a près de 20 ans et qui s’est for­mi­da­ble­ment accé­lé­rée au len­de­main des atten­tats du 11 sep­tembre 2001.

    Une demande pres­sante du FBI

    L’histoire de la sur­veillance des inter­nautes com­mence en 1993, alors que le web est en train d’exploser. En juin de cette année, on dénom­brait 130 sites Web, et 623 en décembre. Les pre­miers navi­ga­teurs, Lynx, puis NCSA Mosaic, font explo­ser les usages, qui croissent à un rythme annuel de 341 634 %.

    Cette même année, les auto­ri­tés amé­ri­caines com­mencent à mener une intense acti­vi­té diplo­ma­tique afin de per­sua­der les pays euro­péens et l’OCDE de déployer des mesures de sur­veillance et d’interception des télé­com­mu­ni­ca­tions, sous les aus­pices d’une orga­ni­sa­tion d’experts euro­péens et amé­ri­cains, ILETS (pour Inter­cep­tion Law Enfor­ce­ment Tele­com­mu­ni­ca­tion Semi­nar).

    Fon­dée par le FBI, son exis­tence fut révé­lée par Dun­can Camp­bell, dans le rap­port que le par­le­ment euro­péen lui avait deman­dé de consa­crer, en 1999, au réseau Eche­lon anglo-saxon d’interception des télécommunications.

    Ses tra­vaux débou­chèrent, en 1995, sur l’ « >adop­tion d’une réso­lu­tion euro­péenne rela­tive à l’interception légale des télé­com­mu­ni­ca­tions, lar­ge­ment ins­pi­rée du Com­mu­ni­ca­tions Assis­tance to Law Enfor­ce­ment Act (CALEA) amé­ri­cain, adop­té en 1994, là aus­si à l’initiative du FBI, afin d’imposer aux com­pa­gnies télé­pho­niques et aux four­nis­seurs d’accès inter­net de modi­fier leurs infra­struc­tures pour faci­li­ter la sur­veillance des réseaux.

    Dans la fou­lée, ENFOPOL (pour “ENFOr­ce­ment POlice“), groupe de tra­vail réunis­sant les minis­tères de l’intérieur des pays membres de l’Union consi­dé­ré par cer­tains comme la réponse euro­péenne à l’organisation anglo-saxonne ECHELON, tente de défi­nir les moda­li­tés tech­niques et stan­dards de cette sur­veillance pré­ven­tive des télécommunications.

    Après avoir notam­ment pro­po­sé d’imposer la com­mu­ni­ca­tion aux auto­ri­tés des mots de passe des inter­nautes, ou encore la pré­sences de “back­doors” (portes déro­bées) dans les logi­ciels et sys­tèmes de cryp­to­gra­phie, le Par­le­ment euro­péen déci­da fina­le­ment de s’opposer à la conser­va­tion des traces de connexion, en juillet 2001, au motif que cela revien­drait à “don­ner carte blanche dans l’intrusion dans la vie pri­vée des citoyens, en déro­ga­tion des droits de l’homme et des liber­tés fon­da­men­tales“, comme le rap­por­ta alors ZDNet :

    Le comi­té du Par­le­ment euro­péen a notam­ment pré­ci­sé que des mesures de sur­veillance élec­tro­nique doivent être « entiè­re­ment excep­tion­nelles, basées sur une loi spé­ci­fique et auto­ri­sées par une auto­ri­té judi­ciaire com­pé­tente dans le cas de per­sonnes indi­vi­duelles ». Toute forme de sur­veillance élec­tro­nique sur une large échelle devrait être inter­dite, tranche le comité.

    “Léga­li­té répu­bli­caine” vs “ère du soupçon”

    Deux mois plus tard, les atten­tats du 11 sep­tembre 2001 allaient tout chan­ger, dans le monde entier, entraî­nant nombre de pays à ren­for­cer leurs boîtes à outils sécu­ri­taires, au nom de l’anti-terrorisme.

    En France, le gou­ver­ne­ment socia­liste qui, depuis 1997, cher­chait à bor­der la droite sur le ter­rain de la lutte contre l’”insé­cu­ri­té“, modi­fiait ain­si dans l’urgence son pro­jet de loi rela­tive à la sécu­ri­té quo­ti­dienne (LSQ), pour notam­ment contraindre les four­nis­seurs d’accès à l’internet à sto­cker, pen­dant un an, les traces (“logs“) de ce que font les inter­nautes sur les réseaux, et ce quand bien même il n’a jamais été for­mel­le­ment prou­vé que les ter­ro­ristes avaient uti­li­sés le Net pour com­mu­ni­quer (voir Ter­ro­risme : les des­sous de la filière por­no).

    De nom­breuses asso­cia­tions avaient alors dénon­cé des “mesures d’exception” ins­tau­rant une ère du soup­çon fai­sant de tout citoyen un “pré­su­mé sus­pect” qu’il conve­nait de pla­cer, par prin­cipe, sous surveillance.

    Signe de la fébri­li­té des par­le­men­taires, le séna­teur socia­liste Michel Drey­fus-Schmidt avait d’ailleurs ven­du la mèche, avec un lap­sus lourd de sous-enten­dus admet­tant que la France sor­tait du cadre de la “léga­li­té répu­bli­caine” :

    « Il y a des mesures désa­gréables à prendre en urgence, mais j’espère que nous pour­rons reve­nir à la léga­li­té répu­bli­caine avant la fin 2003 ».

    Conscient du fait que les légis­la­tions anti-ter­ro­ristes se doivent d’être sévè­re­ment enca­drées, l’article 22 de la LSQ pré­ci­sait en effet que les mesures anti-ter­ro­ristes rajou­tées en urgence dans la fou­lée des atten­tats, et donc ce pla­ce­ment sous sur­veillance des inter­nautes, ne devaient cou­rir que jusqu’au 31 décembre 2003, date à laquelle un “rap­port d’évaluation sur l’application de l’ensemble de ces mesures devait per­mettre au Par­le­ment de sta­tuer sur leur pro­ro­ga­tion, ou non.

    Quand l’exception devient la norme

    Le Par­le­ment n’eut pas le temps de deman­der ni d’examiner quelque rap­port d’évaluation que ce soit. Le 21 jan­vier 2003, un amen­de­ment dépo­sé par Chris­tian Estro­si, après avis favo­rable de Nico­las Sar­ko­zy, à son pro­jet de Loi sur la sécu­ri­té inté­rieure (LSI, ou “Loi Sar­ko­zy II“), dont il était le rap­por­teur, grave dans le marbre, sans aucun débat et en moins d’une minute, le prin­cipe de sur­veillance pré­ven­tive des inter­nautes. Ver­ba­tim :

    M. Chris­tian Estro­si, rap­por­teur. Pro­ro­ga­tion ou péren­ni­sa­tion ? Dans l’article 17 du pro­jet du Gou­ver­ne­ment, il n’est ques­tion que de pro­ro­ger. Dans mon amen­de­ment, par contre, je pro­pose de péren­ni­ser cer­taines des dis­po­si­tions visées, celles qui touchent à la conser­va­tion et au déchif­fre­ment des don­nées infor­ma­tiques, c’est-à-dire à l’utilisation des nou­velles tech­no­lo­gies de l’information et de la com­mu­ni­ca­tion par la cybercriminalité.

    Je vous ai sou­mis pré­cé­dem­ment un amen­de­ment ten­dant à ins­ti­tuer de nou­veaux délits pour don­ner à la police des moyens d’action dans la lutte contre la cyber­cri­mi­na­li­té et les réseaux qui s’y rattachent.

    Il me paraît jus­ti­fié de pro­fi­ter de l’examen de cet article pour péren­ni­ser des dis­po­si­tions qui seront de plus en plus utiles à l’avenir, aux forces de l’ordre pour mener à bien leurs inves­ti­ga­tions en matière de lutte contre toutes les formes de tra­fics : drogue, armes, pédo­phi­lie, pros­ti­tu­tion, blan­chi­ment d’argent.

    M. le pré­sident. Quel est l’avis du Gouvernement ?
    M. le ministre de l’intérieur, de la sécu­ri­té inté­rieure et des liber­tés locales. Favorable.
    M. le pré­sident. Je mets aux voix l’amendement n° 86.
    (L’amendement est adopté.) “

    Avec l’adoption de l’amendement Estro­si, sou­li­gnait ain­si la Ligue Ode­bi dans ses Logs pour les nuls, “la mesure d’exception consis­tant ini­tia­le­ment à enre­gis­trer tous les faits et gestes des inter­nautes à des fins de lutte anti-ter­ro­riste, pour les mettre à dis­po­si­tion de l’autorité judi­ciaire, est deve­nue une mesure défi­ni­tive, donc tota­le­ment sépa­rée de l’existence ou non d’une menace ter­ro­riste“.

    Exten­sion du domaine des écoutes

    En 2004, la loi pour la confiance dans l’économie numé­rique LCEN) étend l’obligation de conser­va­tion des don­nées de connexion aux héber­geurs et res­pon­sables des sites et ser­vices web, qui doivent déte­nir et conser­ver “les don­nées de nature à per­mettre l’identification de qui­conque a contri­bué à la créa­tion du conte­nu ou de l’un des conte­nus des ser­vices dont elles sont pres­ta­taires“.

    En jan­vier 2006, la loi rela­tive à la lutte contre le ter­ro­risme (LCT), pré­sen­tée par le ministre de l’intérieur, Nico­las Sar­ko­zy, élar­git l’obligation de conser­va­tion des “don­nées de tra­fic” aux cyber­ca­fés, et pré­voit de per­mettre aux ser­vices anti-ter­ro­ristes de pou­voir y accé­der en dehors de tout contrôle de l’autorité judi­ciaire, mais après avis d’une per­son­na­li­té qua­li­fiée pla­cée auprès (et dépen­dant) du ministre de l’intérieur.

    Le 15 mars 2006, une direc­tive euro­péenne sur la conser­va­tion des don­nées défi­nit la liste de ce que les four­nis­seurs de ser­vices de com­mu­ni­ca­tions élec­tro­niques doivent log­guer, sui­vie, en France, le 24 mars 2006 d’un décret “rela­tif à la conser­va­tion des don­nées des com­mu­ni­ca­tions élec­tro­niques“. Les FAI et les opé­ra­teurs de télé­pho­nie sont désor­mais tenus de pou­voir tra­cer et identifier :

    • la source et l’utilisateur de chaque communication 

    • son ou ses destinataires 

    • la machine uti­li­sée pour communiquer 

    • le type, la date, l’heure et la durée de la communication 

    • les “don­nées rela­tives aux équi­pe­ments ter­mi­naux de com­mu­ni­ca­tion uti­li­sés (et) aux ser­vices com­plé­men­taires deman­dés ou uti­li­sés et leurs four­nis­seurs“

    • la géo­lo­ca­li­sa­tion des équi­pe­ments de com­mu­ni­ca­tion mobile utilisés. 

    En 2007, le minis­tère de l’intérieur met­tait en place, en toute dis­cré­tion (dixit Le Figa­ro) et entre les deux tours des pré­si­den­tielles, une nou­velle plate-forme d’interception, en temps réel, des don­nées de connexion des mails et des tex­tos, à l’intention des ser­vices de renseignement :

    Qu’il s’agisse d’un appel sur mobile, d’un cour­riel envoyé par Inter­net ou d’un simple tex­to, les « grandes oreilles » de la Répu­blique peuvent désor­mais savoir qui a contac­té qui, où et quand.

    “L’internet est un moyen de se cacher”

    Pro­blème : de plus en plus de connexions sont chif­frées, empê­chant les grandes oreilles de savoir qui fait quoi sur les réseaux, comme l’expli­quait l’an pas­sé Ber­nard Bar­bier, “direc­teur tech­nique” de la Direc­tion Géné­rale de la Sécu­ri­té Exté­rieure (DGSE).

    À son arri­vée dans les ser­vices spé­ciaux en 1989, “l’objectif, c’était le télé­phone” : des numé­ros, loca­li­sés et limi­tés en terme de relais d’informations (fax, télex ou voix), à bas débit (”un mil­lion de com­mu­ni­ca­tions simul­ta­nées, c’est pas beau­coup pour nous”), et rare­ment chif­frés. Le recours à la cryp­to­gra­phie ser­vait d’ailleurs d’alerte, car seuls les diplo­mates, les mili­taires ou les ser­vices secrets chif­fraient leurs com­mu­ni­ca­tions, “et notre job était de les cas­ser, et on devait trai­ter entre 100 et 1000 docu­ments par jour”.

    Aujourd’hui, la cou­ver­ture en télé­pho­nie mobile est qua­si-mon­diale, le débit a consi­dé­ra­ble­ment chan­gé (de l’ordre de 1 mil­liard de com­mu­ni­ca­tions simul­ta­nées), et de plus en plus de ser­vices et de flux sont chif­frés (Black­Ber­ry, Skype, Gmail ‑depuis l’attaque des Chi­nois), sans même que l’utilisateur ne s’en rende compte et, à terme, l’ensemble des télé­com­mu­ni­ca­tions seront pro­ba­ble­ment chiffrées.

    Dans le même temps, sou­ligne Ber­nard Bar­bier, “même les méchants se mettent à com­mu­ni­quer” : sou­vent jeunes, ins­truits, “tous les appren­tis ter­ro­ristes uti­lisent la cryp­to : pour eux, l’internet est un moyen de se cacher : ils savent qu’ils peuvent être écou­tés, et donc se cachent dans la masse des uti­li­sa­teurs de l’internet”, ce qui fait que “les cibles ont chan­gé” :

    “Nos cibles prin­ci­pales aujourd’hui n’utilisent plus le chif­fre­ment gou­ver­ne­men­tal ou mili­taire mais plu­tôt de la cryp­to­gra­phie grand public, car nous tra­vaillons à 90% sur l’anti-terrorisme. Aujourd’hui, nos cibles sont les réseaux du grand public, parce qu’utilisés par les terroristes.”

    Paral­lè­le­ment, et au vu de l’explosion du volume des télé­com­mu­ni­ca­tions, les ser­vices de ren­sei­gne­ment et de police judi­ciaire s’intéressent plus au conte­nant qu’au conte­nu, afin de savoir qui com­mu­nique avec qui, quand, pen­dant com­bien de temps, voire où, si la com­mu­ni­ca­tion est géolocalisée :

    “Et toutes ces méta-don­nées, on les stocke, sur des années et des années, et quand on s’intéresse à une adresse IP ou à un n° de tel, on va cher­cher dans nos bases de don­nées, et on retrouve la liste de ses cor­res­pon­dants, pen­dant des années, et on arrive à recons­ti­tuer tout son réseau.”

    “Nous sto­ckons tous les mots de passe”

    “La mémoire humaine n’étant pas infi­nie, les uti­li­sa­teurs uti­lisent sou­vent les mêmes mots de passe“, expli­quait éga­le­ment Ber­nard Bar­bier, ce qui peut s’avérer très pra­tique pour iden­ti­fier les appren­tis ter­ro­ristes qui uti­lisent les mêmes types ou bases de mots de passe lorsqu’ils inter­viennent sous leurs pseu­do­nymes de guerre, la nuit sur les forums de dis­cus­sion, que lorsqu’ils s’expriment, le jour, sous leurs vrais noms, sur les réseaux sociaux :

    Ils mènent une double vie, mais ont les mêmes mots de passe. Et nous sto­ckons bien évi­dem­ment tous les mots de passe, nous avons des dic­tion­naires de mil­lions de mots de passe.

    On com­prend mieux pour­quoi le décret sur la conser­va­tion des don­nées “per­met­tant d’identifier toute per­sonne ayant contri­bué à la créa­tion d’un conte­nu mis en ligne“, publié 6 ans après l’adoption de la LCEN auquel il se réfère expli­ci­te­ment, pré­voit pré­ci­sé­ment la conser­va­tion, non seule­ment des noms, pré­noms, pseu­dos, iden­ti­fiants, n° de télé­phone, adresses pos­tales et élec­tro­niques de ceux qui s’expriment sur le Net, mais éga­le­ment de leurs “mots de passe ain­si que des don­nées per­met­tant de les véri­fier ou de les modi­fier“.

    Les ser­vices de police et de gen­dar­me­rie ont en effet de plus en plus recours à des logi­ciels d’analyse cri­mi­nelle (ANACRIM) afin, “par exemple, de rat­ta­cher les appels télé­pho­niques à des abon­nés, les abon­nés à leurs cor­res­pon­dants, les cor­res­pon­dants à leurs autres rela­tions et ain­si de suite“.

    C’est ain­si que les sta­tis­ti­ciens, spé­cia­listes du data­mi­ning, sont par­ve­nus à exploi­ter des cen­taines de mil­liers de CDR (Call Data Recor­ding), les fiches conte­nant toutes les don­nées rela­tives à un appel télé­pho­nique, afin d’identifier le café où se réunis­saient les ter­ro­ristes de l’attentat de Madrid en 2004.

    C’est éga­le­ment ce pour quoi les mots de passe pour­ront donc aus­si ser­vir à iden­ti­fier des inter­nautes, comme le sou­ligne Guillaume Cham­peau sur Numerama :

    Avec ces méthodes, l’enquête peut deve­nir un véri­table jeu de piste. Par exemple, si le sus­pect a pris soin de mas­quer son adresse IP et uti­lise une adresse e‑mail jetable sur le lieu du crime, il sera peut-être pos­sible pour les enquê­teurs de trou­ver le même login (pseu­do­nyme) sur un autre ser­vice en ligne, où la per­sonne recher­chée n’aura pas pris les mêmes pré­cau­tions. La com­pa­rai­son des mots de passe pour­ra peut-être alors confir­mer qu’il s’agit bien de la même per­sonne, auquel cas l’adresse IP uti­li­sée pour­ra faci­li­ter l’identification.

    Les ser­vices anti-ter­ro­ristes, qui ont le droit d’accéder aux don­nées sans contrôle judi­ciaire, pour­ront ain­si plus faci­le­ment s’infiltrer sur les réseaux. Encore que : les ter­ro­ristes n’utilisent guère les sites et réseaux sociaux héber­gés en France, de même qu’ils passent rare­ment par des four­nis­seurs d’accès fran­çais, et l’obligation de conser­va­tion, et de trans­mis­sion, des don­nées de connexions pré­vus dans le décret ne s’applique pas aux forums et réseaux sociaux étrangers.

    Il n’est, par contre, qu’à se sou­ve­nir de l’affaire Tar­nac pour ima­gi­ner sans trop de dif­fi­cul­té les pro­blèmes que cela pour­rait engen­drer dès lors que des poli­ciers s’en ser­vi­raient pour infil­trer des “orga­ni­sa­tions de nature sub­ver­sive sus­cep­tibles de se livrer à des actes de ter­ro­risme ou d’atteinte à l’autorité de l’Etat“, notion pour le moins floue mais dont la sur­veillance fait expli­ci­te­ment par­tie des mis­sions de la Direc­tion Cen­trale du Ren­sei­gne­ment Inté­rieur (DCRI), le ser­vice de contre-espion­nage fran­çais qui a fusion­né les RG et la DST.

    En atten­dant de tels éven­tuels dérives et dom­mages col­la­té­raux, on aurait tort de ver­ser dans la para­noïa, ne serait-ce que parce que conser­va­tion des don­nées de connexion date donc de 10 ans main­te­nant et, comme le sou­ligne Éric Freys­si­net, chef de la divi­sion de lutte contre la cyber­cri­mi­na­li­té de la gen­dar­me­rie, “d’ores et déjà, dans ces situa­tions et dans la plu­part des cas, les enquê­teurs par­viennent déjà très faci­le­ment à iden­ti­fier le bon inter­lo­cu­teur“.

    A contra­rio, il n’est pas vain de rap­pe­ler pour autant que nor­ma­le­ment, dans un État de droit, on ne place sous sur­veillance que les indi­vi­dus soup­çon­nés d’avoir com­mis un crime ou un délit. Dans nos démo­cra­ties sécu­ri­taires, tout citoyen est a contra­rio un sus­pect en puis­sance, qu’il convient de sur­veiller, de manière pré­ven­tive, “au cas où“. Le pro­blème est poli­tique. Il en va de la “léga­li­té répu­bli­caine“.

    ___________________

    Source : OWNI : socié­té, pou­voirs et cultures numériques,

    http://​owni​.fr/​2​0​1​1​/​0​3​/​0​4​/​c​o​m​m​e​n​t​-​l​e​-​f​b​i​-​l​e​-​p​s​-​e​t​-​e​s​t​r​o​s​i​-​o​n​t​-​m​i​s​-​l​e​-​n​e​t​-​s​o​u​s​-​s​u​r​v​e​i​l​l​a​n​ce/

    De façon aus­si oppor­tune que dans le pré­sent billet (consa­cré aux reculs de nos liber­tés faute de vraie Consti­tu­tion), j’au­rais pu signa­ler cet excellent article d’OW­NI dans le billet de blog consa­cré aux citoyens jour­na­listes cou­ra­geux don­neurs d’a­lerte.

    Étienne.

    Réponse
  51. Étienne
  52. Étienne
  53. Étienne

    Ça germe !

    (Notez la conclu­sion dans le film, à la fin de cette série d’i­mages lit­té­ra­le­ment effrayantes)

    Effec­ti­ve­ment, ce que m’ins­pirent toutes ces images, c’est que 

    ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pouvoir.

    NOUS N’AVONS PAS DE CONSTITUTION.

    Si on veut une Consti­tu­tion, il fau­dra l’é­crire nous-mêmes.

    Réponse
  54. gilles

    Arrêt immé­diat des poli­tiques euro-cri­mi­nelles et de la des­truc­tion européenne !

    Réponse
  55. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Dans cette vidéo on ne voit ni plou­to­crate ni oli­garque, juste des mêmes gens qui s’af­frontent. Les uns col­la­bos et armés ( par l’argent de leurs vic­times ) lais­sant libre cours à leurs cruau­tés face à des résis­tants qui pour­tant pro­duisent leur salaire. Dans ces cas extrêmes, règles, lois et contrats n’ont plus de pou­voir, seul le don­neur d’ordre est dieu.

    Alors que LES peuples s’u­nissent de plus en plus, les oli­garques mul­ti­plient les lois qui divisent les citoyens… RÉSISTONS !

    Réponse
  56. Ana Sailland

    Une évi­dence qui saute aux yeux sur cette vidéo comme sur d’autres :

    Les forces de l’ordre sont contre le peuple.

    Or, ce sont bien les élus qui gou­vernent les forces de l’ordre.

    Les élus sont donc contre le peuple.

    Réponse
  57. Catherine B

    Dans leur livre, “La coupe est pleine, nos enfants sont plus pré­cieux que le cac 40″ 8 euros, chez Elie et Mado édi­tions, voi­ci ce que disent Syl­vie Simon et Claire Séve­rac page109.

    ” Heu­reu­se­ment une par­tie de la popu­la­tion com­mence à prendre conscience que tous ceux qui détiennent un pou­voir en pro­fitent impu­né­ment et que la plu­part des hommes poli­tiques sont, de gré ou de force, les otages des com­pa­gnies indus­trielles, et à plus grande échelle, des pou­voirs de l’argent qui influencent leur carrières.

    Tou­te­fois, LA MAJORITÉ, non seule­ment des Fran­çais mais aus­si des popu­la­tions mon­diales, est RAVIE de ne pas être infor­mée et ne cherche sur­tout pas à l’être. Cela lui pose­rait de nom­breux pro­blèmes, l’obligerait à réflé­chir alors qu’elle n’en a pas la moindre envie, et ins­tal­le­rait chez elle des états d’âme, des peurs, des culpa­bi­li­tés, et sur­tout ris­que­rait de pro­vo­quer la remise en ques­tion de tout un sys­tème de VIE et de PENSÉE.

    Pour sa part , Georges Ber­na­nos avait lui aus­si pré­vu ce qui nous attend si nous accep­tons l’esclavage qu’on cherche à nous impo­ser. ” Je pense depuis long­temps que si un jour les méthodes de des­truc­tion de plus en plus effi­caces finissent par rayer notre espèce de la pla­nète, ce ne sera pas la cruau­té qui sera la cause de notre extinc­tion, et moins encore, bien enten­du, l’indignation qu’éveille la cruau­té, ni même les repré­sailles et la ven­geance qu’elle s’attire, mais la DOCILITÉ, l’ABSENCE de RESPONSABILITÉ de l’homme moderne, son ACCEPTATION VILE ET SERVILE du moindre décret public . Les hor­reurs aux­quelles nous avons assis­té, les hor­reurs encore plus abo­mi­nables aux­quelles nous allons main­te­nant assis­ter ne signalent pas que les rebelles, les insu­bor­don­nés, les réfrac­taires sont de plus en plus nom­breux dans le monde, mais plu­tôt qu’il y a de plus en plus d’hommes obéis­sants et dociles”

    Réponse
  58. Brigitte

    « Les forces de l’ordre sont contre le peuple. »

    Atten­tion au piège, c’est ce qu’on vou­drait nous faire dire. Pour nous inci­ter à la guerre civile.

    La police est le peuple, et comme on sait que la police n’est pas fiable pour aller jus­qu’au bout de la guerre contre le peuple, on a recru­té des mer­ce­naires pour la mettre au pas par la ter­reur. Les mêmes mer­ce­naires que ceux qu’on paie pour faire la guerre par la ter­reur à d’autres peuples.

    Cela va peut-être réveiller ceux qui ne voyaient jusque là aucun incon­vé­nient à ce que les autres peuples (Irak, Afgha­nis­tan, Libye, Syrie par exemple) soient mas­sa­crés huma­ni­tai­re­ment pour les pro­té­ger de leurs gou­ver­ne­ments de « dictateurs ».

    Bri­gitte

    Réponse
  59. Catherine B

    Dif­fi­cile, dif­fi­cile, dif­fi­cile de ne pas tom­ber dans tous les pièges ten­dus bien sûr !

    p182, de « Tous les hommes sont frères » voi­ci ce que dit Gand­hi :  » je n’hé­site pas à dire que là où le choix existe entre lâche­té et vio­lence, il faut se déci­der pour la solu­tion vio­lente. Ain­si mon fils aîné m’a deman­dé ce qu’il aurait dû faire s’il avait été témoin de l’at­ten­tat qui faillit me coû­ter la vie en 1908 : fal­lait-il s’en­fuir et me lais­ser assas­si­ner ou recou­rir à la force phy­sique pour me venir en aide ? Je lui répon­dis qu’il eût été de son devoir de me défendre, au besoin par la violence »

    …

    Et plus loin, il dit encore :  » J’ai­me­rais mieux que l’Inde défen­dît son hon­neur par la force des armes plu­tôt que de la voir assis­ter lâche­ment et sans se défendre à sa propre défaite »

    …

    Réponse
  60. Brigitte

    « Tou­te­fois, LA MAJORITE, non seule­ment des Fran­çais mais aus­si des popu­la­tions mon­diales, est RAVIE de ne pas être infor­mée et ne cherche sur­tout pas à l’être. »

    C’est peut-être vrai (pour les Occi­den­taux et les occi­den­ta­li­sés de longue date), et on le constate régu­liè­re­ment ici même : « le droit de savoir », sans la volon­té de savoir, est dans le meilleur des cas un pétard mouillé. Cepen­dant nous n’avons pas besoin d’être MAJORITAIRES pour faire bas­cu­ler la conscience col­lec­tive.

    « Les hor­reurs aux­quelles nous avons assis­té, les hor­reurs encore plus abo­mi­nables aux­quelles nous allons main­te­nant assis­ter ne signalent pas que les rebelles, les insu­bor­don­nés, les réfrac­taires sont de plus en plus nom­breux dans le monde, mais plu­tôt qu’il y a de plus en plus d’hommes obéis­sants et dociles »

    Atten­tion au piège, c’est ce qu’on vou­drait nous faire croire. Cela fait par­tie de la pro­pa­gande d’impuissance qui nous est infu­sée depuis des millénaires.
    Les hor­reurs aux­quelles nous assis­tons signalent peut-être d’autres choses :

    1/ ceux qui contrô­laient jusqu’ici nos vies sur cette pla­nète voient leur impos­ture de plus en plus dévoi­lée. Ce n’est que le début. Ils mettent donc les grands moyens pour s’accrocher au pou­voir qui devait selon leurs plans leur per­mettre de nous réduire à l’esclavage VISIBLE,

    2/ d’autant que contrai­re­ment aux humains qui pensent avec leur cœur, la souf­france d’autrui leur donne de l’énergie.

    3/ Les rebelles VISIBLES (dans les mani­fes­ta­tions) sont ceux qui consacrent leur éner­gie à lut­ter CONTRE la dic­ta­ture mon­diale, c’est-à-dire à foca­li­ser leur pen­sée des­sus, c’est-à-dire à lui don­ner de l’énergie.

    4/ Il y a d’autres insu­bor­don­nés, mille fois moins visibles mais non moins nom­breux, qui agissent de manière très différente.

    Bri­gitte

    Réponse
  61. Morpheus

    @ Bri­gitte

    Met un uni­forme et donne du pou­voir à un homme du peuple, il devien­dra – inévi­ta­ble­ment et dans 99% des cas – un chien.

    Un bon chien de garde, bien dres­sé, sans cer­velle, sans état d’âme et sûr de son bon droit car « il a le droit », « il a le pou­voir ». Il est auto­ri­sé à te frap­per, te bles­ser, tu tuer, même. On ne lui demande pas de pen­ser, on ne l’au­to­rise pas à pen­ser, on lui demande d’o­béir aux ordres, de suivre les consignes et de rem­plir sa mis­sion. On lui désigne les méchants (peu importe qui sont ceux-ci) et on lui dit « attaque » et il attaque. Et comme il est dis­ci­pli­né ET frus­tré parce qu’il n’est ni bien payé, ni bien appré­cié, alors il tape encore plus fort.

    Une chose est cer­taine : TOUS les régimes poli­tiques durs pro­tègent leur police et leur garan­tit au mini­mum la sécu­ri­té de l’emploi et un sta­tut à part (d’ailleurs, la preuve, c’est que cela coûte beau­coup plus cher de flin­guer un flic qu’un simple élec­teur lamb­da). Pour­quoi ? Parce qu’ils savent que ces flics sont leur rem­part contre le peuple.

    Un mec avec un uni­forme = un sous-homme.

    Mor­pheus
    qui per­siste et signe : celui qui porte un uni­forme et se dresse manu mili­ta­ri contre le peuple n’est plus un homme et il s’exclut de fac­to du peuple.

    Réponse
  62. J-Stéphane

    Alors le cos­tard est l’u­ni­forme par excellence.

    Réponse
  63. Catherine B

    Nous n’avons pas besoin d’être MAJORITAIRES pour faire bas­cu­ler la conscience col­lec­tive, oui, c’est vrai, le levain est dans une pro­por­tion res­treinte mais c’est pour­tant lui qui fait mon­ter la pâte.Cependant ce levain néces­site de l’at­ten­tion, de la vigi­lance car cer­taines condi­tions envi­ron­ne­men­tales pour­raient faire avor­ter ses potentialités.

    Vous dites ensuite en repre­nant ce que disait Bernanos : »
    Les hor­reurs aux­quelles nous avons assis­té, les hor­reurs encore plus abo­mi­nables aux­quelles nous allons main­te­nant assis­ter ne signalent pas que les rebelles, les insu­bor­don­nés, les réfrac­taires sont de plus en plus nom­breux dans le monde, mais plu­tôt qu’il y a de plus en plus d’hommes obéis­sants et dociles »

    « Atten­tion au piège, c’est ce qu’on vou­drait nous faire croire. Cela fait par­tie de la pro­pa­gande d’impuissance qui nous est infu­sée depuis des mil­lé­naires. Les hor­reurs aux­quelles nous assis­tons signalent peut-être d’autres choses :

    1/ ceux qui contrô­laient jusqu’ici nos vies sur cette pla­nète voient leur impos­ture de plus en plus dévoi­lée. Ce n’est que le début. Ils mettent donc les grands moyens pour s’accrocher au pou­voir qui devait selon leurs plans leur per­mettre de nous réduire à l’esclavage VISIBLE,

    2/ d’autant que contrai­re­ment aux humains qui pensent avec leur cœur, la souf­france d’autrui leur donne de l’énergie.

    3/ Les rebelles VISIBLES (dans les mani­fes­ta­tions) sont ceux qui consacrent leur éner­gie à lut­ter CONTRE la dic­ta­ture mon­diale, c’est-à-dire à foca­li­ser leur pen­sée des­sus, c’est-à-dire à lui don­ner de l’énergie.

    4/ Il y a d’autres insu­bor­don­nés, mille fois moins visibles mais non moins nom­breux, qui agissent de manière très différente. »

    Ceux qui contrô­laient nos vies jus­qu’i­ci voient leur impos­ture de plus en plus dévoi­lée dites-vous. Bon, c’est peut-être un peu vrai, mais la balance est encore bel et bien de ce côté-là, des forces sombres qui ne méritent pas que l’on parle d’elles à l’im­par­fait, car c’est le pré­sent qu’elles conjuguent ces forces, et de façon for­ce­née de sur­croît.Elles radi­ca­lisent même davan­tage leur pos­ture il me semble sen­tant que ça va se cor­ser d’i­ci peu et qu’il faut pré­voir le déluge par un ser­rage de ver­rou bien plus coriace, his­toire de mon­trer de quel côté est la force qui peut broyer.

    Main­te­nant ces hommes qui matraquent d’autres hommes, leurs frères de sang, ce sont leurs actes qui sont mépri­sables car ce sont les leurs qu’ils sont entrain de tabas­ser, mais en tant qu’­homme je ne per­met­trai pas de les juger, un homme ne se réduit pas à ses actes sinon c’est à déses­pé­rer de l’hu­main et plus rien ne vaut le coup, or, la vie vaut le coup d’être vécue. D’ailleurs, ce ne sont pas tant ces hommes qui se ral­lient à cette logique de sys­tème patho­gène qui sont à invec­ti­ver, car ma foi __tout a été fait pour en arri­ver là, quand on plante des patates, on ne récolte pas des asperges. C’est le sys­tème per­ni­cieux qui a lais­sé se construire ce type de rap­ports déli­ques­cents et ce sys­tème ma foi, nous en sommes tous les arti­sans, vous, moi, les autres au tra­vers de nos petits renon­ce­ments et de nos petits acquies­ce­ment et somme toute ces hommes qui vio­lentent leurs frères parce qu’une auto­ri­té leur en a don­né l’ordre sont le ver­sant visible de tous nos aban­dons col­lec­tifs mis bout à bout et qui donnent au final cette réa­li­té-là, ces hommes qui battent leurs frères sont le reflet de nos propres impos­tures, c’est notre sale côté sombre que nous nous refu­sons à voir à tra­vers eux et pour­tant, et pour­tant, n’y sommes-nous pas pour quelque chose dans cette barbarie ?
    __

    Réponse
  64. Ana Sailland

    @Brigitte (65)

    Pour moi, ce n’est pas ce qu’on vou­drait nous faire dire, mais ce qui se voit et ce que je dis, et je le dis libre­ment, sans influence extérieure.

    Je vois qui matraque, qui porte armure, et qui téléguide.

    Et si je dis ce que je vois, tu ne me ver­ras nulle part ni jamais inci­ter ni à la vio­lence, ni à la guerre civile.

    Dénon­cer est une chose, choi­sir ses moyens en est une autre.

    Gand­hi dénon­çait l’oc­cu­pa­tion de l’Inde mais dénon­çait aus­si la vio­lence, et s’en est tenu rigou­reu­se­ment à l’é­cart, (même s’il en admet l’ab­so­lue néces­si­té de cas en cas).
    Et pour­tant il a vaincu.

    La non vio­lence ne signi­fie en aucun cas la mol­lesse du Verbe.
    Et dire clai­re­ment ce qui est est peut être le pre­mier pas vers la paix. Au contraire du silence.

    ;;;;;;

    Mathé­ma­ti­que­ment, tu as rai­son : les por­teurs d’ar­mures et de matraques, de flash balls et de lacry­mo, sont un sous-ensemble du peuple. De même que les plou­to­crates et les tru­queurs de démo­cra­tie. Bon.

    Réponse
  65. J-Stéphane

    Bon­soir,

    réfé­ren­dum natio­nal sur la justice

    http://​peti​tions​.ins​ti​tut​pour​la​jus​tice​.com/​r​e​f​e​r​e​n​d​u​m​/​v​i​d​e​o​.​p​h​p​?​u​t​m​_​s​o​u​r​c​e​=​m​a​i​l​_​2​0​1​3​0​4​2​2​&​u​t​m​_​m​e​d​i​u​m​=​l​i​e​n​_​e​m​a​i​l​&​u​t​m​_​c​a​m​p​a​i​g​n​=​r​e​f​e​r​e​n​dum

    Je suis per­plexe sur ce mes­sage que je viens de rece­voir, je compte sur vos com­men­taires rai­son­nables pour avoir plu­sieurs points de vue et me faire une idée. Par contre, je trouve que la manière de por­ter le mes­sage est inté­res­sante, il serait peut-être bon de l’i­mi­ter pour le mes­sage des GV, qu’en pensez-vous ?

    Mer­ci

    Réponse
  66. Brigitte

    « ces hommes qui vio­lentent leurs frères parce qu’une auto­ri­té leur en a don­né l’ordre sont le ver­sant visible de tous nos aban­dons col­lec­tifs mis bout à bout et qui donnent au final cette réa­li­té-là, ces hommes qui battent leurs frères sont le REFLET de nos propres impostures »

    Exact. La mer­veilleuse nou­velle donc, encore une fois, c’est qu’il ne tient qu’à nous de chan­ger l’o­ri­gi­nal pour que change son reflet dans le miroir. Alors aucun régime tyran­nique ne pour­ra plus jamais s’ins­tal­ler sur cette planète.

    Bri­gitte

    Réponse
  67. Étienne
  68. Brigitte

    « les por­teurs d’ar­mures et de matraques, de flash balls et de lacry­mo, sont un sous-ensemble du peuple. De même que les plou­to­crates et les tru­queurs de démocratie. »

    Les robots du sys­tème, y com­pris les plus visibles dont on vient de par­ler, sont un sous-ensemble du peuple, oui. Jusqu’ici.
    Lors­qu’ils seront assez infor­més pour faire un choix, ils diront eux-mêmes s’ils font ou non par­tie du peuple. On sera fixé très bientôt.

    Les don­neurs d’ordre, eux, « les tru­queurs de démo­cra­tie », je ne pense pas du tout qu’ils appar­tiennent au peuple.

    Cepen­dant il m’est impos­sible de ne pas voir que les plus dan­ge­reux ne sont pas les dic­ta­teurs : ils n’exis­te­raient pas sans ceux qui leur obéissent, visi­ble­ment ou non.

    Bri­gitte

    Réponse
  69. Morpheus

    Les dic­ta­teurs visibles sont les idiots utiles des dic­ta­teurs invi­sibles. Les pre­miers servent à jus­ti­fier la tyran­nie « douce » des seconds (ser­vi­tude volontaire).

    Mor­pheus

    Réponse
  70. Alix

    Tant que le plus grand nombre pri­vi­lé­gie son confort à sa liber­té, les malades qui les gou­vernent conti­nuent d’abuser.

    L’his­toire ne cesse de se répéter.

    Si tout le monde par­ti­ci­pait à la vie poli­tique et à l’é­la­bo­ra­tion des lois, ce genre d’in­ter­ven­tion armée serait-elle autorisée ?

    Sans doute qu’a­vec une conscience poli­tique plus éle­vée, une popu­la­tion ver­rait plus dis­tinc­te­ment ceux qui menacent en pre­mier lieu sa sécurité.

    Réponse
  71. Ana Sailland

    @Brigitte,

    Nous avons frô­lé le conflit mathé­ma­tique 😉 et le dis­tin­guo me ras­sure, qui nous per­met d’en­gran­ger la logique floue qui est autre­ment plus riche que le cal­cul des prédicats.

    Il est inté­res­sant de noter et de suivre par­tiel­le­ment l’u­sage qui consiste à user du mot peuple pour dési­gner non pas l’en­semble de tous les indi­vi­dus qui vivent sur un ter­ri­toire mais seule­ment ceux qui méritent d’être défen­dus face à la dominance ;
    la domi­nance qui n’est pas une per­sonne, ni un groupe de per­sonnes, mais une enti­té mixte, poly­morphe, en lisière de la com­pré­hen­sion cha­ma­nique des choses, une enti­té concrète et abs­traite tout à la fois, com­po­sée de la chair de ses com­plices, d’un mode de pen­sée trans­gé­né­ra­tion­nel, ain­si que de la sys­té­mique des usages, et de celles des lois qui sont écrites pour asservir.

    Ain­si donc les por­teurs de matraques doivent ils être com­pris dans le lot des vic­times, puisque là est leur spé­cia­li­sa­tion professionnelle ;
    et nous savons que la spé­cia­li­sa­tion est cette pau­vre­té extrême en com­pé­tence, ce dénue­ment de la capa­ci­té plu­rielle, qui induit le sala­rié à s’a­ge­nouiller devant son maître pour qu’il daigne accep­ter de bien vou­loir rému­né­rer un unique savoir-faire en échange d’une sou­mis­sion totale.

    Ain­si en est il du CRS comme du ferblantier.
    Tous deux ne savent faire qu’une chose et n’ont ain­si pas le pou­voir de mena­cer le maître de choi­sir eux mêmes libre­ment leurs actes.

    Ainsi,sous cet angle de vue éclai­ré du concept de sala­riat enfer­mé par la constel­la­tion des com­pé­tences dis­jointes, ain­si celui qui tape sur le fer­blan­tier doit il cepen­dant être consi­dé­ré comme son frère.

    Mais c’est dur à ava­ler quand même.

    Et à trop déglu­tir, nous serions vite enclins à consi­dé­rer dic­ta­teurs eux-mêmes et autres tyrans comme des gens du peuple, à part entière, vic­times eux aus­si, car conduits en cela par des pres­sions his­to­riques, qui dépassent et trans­cendent une conscience fra­gile dont elles bloquent l’é­mer­gence, vic­times eux aus­si, car comme Arju­na 😉 mar­qués d’un des­tin non choisi.

    Accep­tons, par jeu ou rai­son, dif­fi­cile de tran­cher, accep­tons au moins un ins­tant cette non dicho­to­mie du peuple, qui par la magie d’un para­doxe dont ne peuvent accou­cher que des neu­rones sur­en­traî­nés, nous per­met d’embrasser d’un seul regard, voire d’un seul amour, et les bour­reaux, et les victimes.
    Il faut bien alors se pen­cher sur l’in­ter­ro­ga­tion suprême de ce qui gou­verne les corps et les âmes, des bour­reaux, des vic­times, et les contraint tous ensemble à répé­ter et jouer éter­nel­le­ment au théâtre dément un scé­na­rio sans cœur.
    Là est la question.

    J’adhère tota­le­ment à la réponse d’Étienne, à la cause des causes, qui concentre la res­pon­sa­bi­li­té en l’é­cri­ture d’un texte.
    Mais il me semble que nous pas­sons à côté d’a­bys­sales ques­tions et que notre hypo­thé­tique vic­toire pour­rait bien vite se voir ter­nir par ces bombes à retar­de­ment qui résident en l’Homme, et que le prag­ma­tisme léga­liste nous fera peut être trop vite oublier.

    Pré­voir des textes assez clairs et malins pour pro­té­ger l’homme de lui-même ne sera peut être pas suffisant.

    De même qu’une abon­dance à la Fres­co ne suf­fi­rait peut être pas à inhi­ber les dépra­va­tions de l’âme humaine, la loi des lois n’est peut être pas non plus un rem­part dura­ble­ment effi­cace. Mon intui­tion est qu’un tra­vail d’une autre dimen­sion est néces­saire, mais dont je ne sais des­si­ner le trait, pour à tout remède confé­rer l’ef­fi­ca­ci­té pérenne.

    Oups, je bavarde, je bavarde, et je m’é­loigne du sujet convenu …

    Réponse
  72. Brigitte

    « Tant que le plus grand nombre pri­vi­lé­gie son CONFORT à sa LIBERTÉ, les malades qui les gou­vernent conti­nuent d’abuser. »

    Oui. Le CONFORT étant le droit de ne pas savoir ce qui se passe der­rière le visible, dans la par­tie immer­gée de l’iceberg.

    Et la notion de LIBERTÉ étant réduite à l’exigence de ne pas subir d’entraves exté­rieures, d’escla­vage visible, avec l’exigence tout aus­si forte de pas­ser sous silence l’étendue des entraves inté­rieures. Une exi­gence de liber­té qui se résu­me­rait à vou­loir éra­di­quer le reflet de la sur­face du miroir. À coups de bottes, ou de textes.

    Les entraves exté­rieures sont des mani­fes­tantes obs­ti­nées… qui crient de plus en plus fort l’existence des entraves inté­rieures. Celles que nous avons tout pou­voir d’éradiquer à tout ins­tant. Collectivement.

    Non Ana, tu ne t’éloignes pas du sujet.

    Bri­gitte

    Réponse
  73. Catherine B

    Com­plé­te­ment d’ac­cord avec ce que dit Bri­gitte dans le mes­sage 75.

    En effet, bien­tôt face à l’in­for­ma­tion du vécu qui va se radi­ca­li­ser sérieu­se­ment, même les défor­més actuels ne sau­ront pas ne pas entendre et ne pas voir.

    Ces défor­més actuels que nous sommes tous plus ou moins, qui se refusent encore à voir, tout le voir à voir, dans la céci­té ins­ti­tu­tion­nelle entre­te­nue sciem­ment dans l’in­cu­ba­teur des petits inté­rêts per­son­nels, mais il y aura bien­tôt un choix iné­luc­table à faire qui per­met­tra d’y voir plus clair.

    Oui, la force de cette ripoux-blique( terme repris dans le livre de Mmes Simon et Séve­rac) est d’a­bord la force que nous leur lais­sons prendre à tous ces spo­lia­teurs de vie que nous leur lais­sons nous prendre alors qu’elle nous est dûe cette vie, donc le miroir encore une fois, sans nous auto-fla­gel­ler pour autant, nous devons le retour­ner aus­si sur nous, bien vrai. Car nous sommes res­pon­sables d’un cer­tain relâ­che­ment d’at­ten­tion, c’est le moins qu’on puisse dire je crois.

    La vigi­lance, la vigi­lance, la vigi­lance tou­jours elle doit nous occu­per, comme une cas­se­role qu’on laisse sur le feu, si ça déborde, est-ce de la faute du feu, de la cas­se­role, du liquide, ou de nous-mêmes ? Un peu de tous les ingré­dients je crois, mon capitaine !

    Réponse
  74. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Je me demande com­ment réagi­raient les CRS dans une manif face à un mur de miroirs …

    Réponse
  75. Catherine B

    En lien avec ce billet recul de nos liber­tés, je vous pro­pose d’é­cou­ter Ber­trand Ver­ge­ly qui nous parle de la loi du mariage pour tous, dont l’es­sence est tota­li­taire dit-il, avis que je par­tage tout à fait. Il ter­mine son pro­pos en repre­nant un apho­risme de Toc­que­ville qui dit, qu’au nom de la démo­cra­tie risque de naître une tyrannie !

    Réponse
  76. J.C

    Lorsque je vois ce genre de vidéos de manifs, je me dis que c’est exac­te­ment ce qu’il ne faut pas faire.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  77. Catherine B

    Là, ce n’est pas une vidéo de manif, c’est un pro­pos argumenté!Explique-moi ce que tu veux dire par « c’est exac­te­ment ce qu’il ne faut pas faire ». As-tu écou­té toute l’in­ter­ven­tion de Ber­trand Ver­ge­ly ? Rien ne t’o­blige à répondre bien sûr !

    Réponse
  78. Morpheus

    Tu sais, Cathe­rine, le « mariage pour tous », ici en Bel­gique, ça existe depuis plu­sieurs années, ça n’a fait aucun remous, et cela ne change stric­te­ment RIEN à notre vie. La seule chose que cela change, c’est la vie des homos (enfin, je sup­pose, parce que je n’en connais pas personnellement).

    Vivre et lais­ser vivre.

    Fran­che­ment, en France, vous avez de ces contra­dic­tions, c’en est par­fois effrayant :-O

    Cette his­toire de cette loi du mariage pour tous et tout le patakes que les fran­çais font à ce sujet depuis des mois, même pas pour défendre leurs acquis sociaux, ou pro­tes­ter contre un droit qu’on leur enlève, ou pour exi­ger qu’on leur donne un droit nou­veau, mais SEULEMENT dans le but d’empêcher une mino­ri­té d’ob­te­nir des droits iden­tiques aux leurs, c’est FOU !

    Je pen­sais qu’on par­ta­geait la même culture, mais je com­mence à bien per­ce­voir ce qui dif­fé­ren­cie les Belges (fran­co­phones) des Fran­çais : on a l’es­prit bien plus ouvert et on n’est moins le cul ser­ré par des prin­cipes mal com­pris, mal digé­rés et mal assimilés.

    C’est mar­rant le para­doxe, quand même. En Bel­gique, on n’a pas de laï­ci­té ins­crite dans la loi, on paye les curés (et les imams, et les rab­bins) avec l’argent public, on donne des cours de reli­gions (et de morale laïque) dans les écoles, et pour­tant, le taux de par­ti­ci­pa­tion active aux cultes est assez faible.

    En France, c’est exac­te­ment le contraire, et les lob­bys reli­gieux – for­te­ment com­mu­nau­ta­ri­sés (le com­mu­nau­ta­risme, c’est le mal) – sont puis­sants, bruyants et influant (faut voir la puis­sance du CRIF ou des catho­liques, par exemple).

    Cher­chez l’erreur…

    Comme je l’ai dit, je n’ai pas d’a­mis (ou amies) homos et je me fous de leur vie (ils ne m’emmerdent pas, je ne les emmerde pas). Et fran­che­ment, s’ils tiennent à se marier pour être heu­reux, qu’est-ce que ça peut bien me foutre ? Alors j’ai beau faire, j’ar­rive pas, mais pas du tout à com­prendre cette mobi­li­sa­tion contre le mariage pour tous en France.

    Si on avait une telle mobi­li­sa­tion pour obte­nir une vrai démocratie !

    Ami(e)s fran­çais, je vous aime, mais net­toyez-vous l’es­prit, par pitié.

    C’é­tait le cri du cœur du soir de
    Morpheus

    Réponse
  79. J-Stéphane

    Per­son­nel­le­ment je ne suis pas pour le mariage civil, la réfé­rence civile ne peut être, à mon avis, que le citoyen, toute mul­ti­pli­ca­tion de réfé­rence ne peut que divi­ser et faire dégé­né­rer toute cohabitation.

    Réponse
  80. Étienne

    Que faire pour ins­ti­tuer une vraie démocratie ?

    Piqûre de rap­pel :o) pour ceux qui ont raté ce montage-là
    (les visuels choi­sis par notre gen­til virus Lee Reni­fleur sont inté­res­sants, et par­fois marrants) :

    La même sous Dailymotion : 

    Réponse
  81. Catherine B

    Dépé­na­li­sa­tion de l’in­ceste en Suisse, c’est en discussion…

    Oui, la démo­cra­tie risque fort de nous ame­ner à la tyran­nie, Toc­que­ville comme tant d’autres nous ont dit d’être vigi­lants, mais il n’y a guère d’o­reilles pour entendre cela mal­heu­reu­se­ment et même ici où les enjeux sont affi­chés sur le fron­ton cette ques­tion ne sou­lève guère de remous ou des remous de bien­séance qui dégou­line de bien­pen­sance pseu­do-démo­cra­tique. Il faut voir plus loin que le bout de son nez et voir à quoi ouvre ce genre de porte ouverte…

    C’est un enjeu de sens dont il est ques­tion ici ET la liber­té ne peut se conce­voir qu’a­vec des limites sinon c’est une confu­sion crasse sans dif­fé­ren­cia­tion aucune et c’est donc un glis­se­ment vers de plus en plus de totalitarisme.

    Réponse
  82. Ana Sailland

    vidéo 87 -> du vécu

    Il y a long­temps, baroud d’hon­neur, j’ai mené une cam­pagne aux légis­la­tives, mais à mes frais, et hors parti.
    Alors je confirme, si on est hon­nête ET libre, c’est cuit d’avance.
    La repré­sen­ta­tion est inter­dite au simple citoyen,
    quels que soient son inten­tion et son discours.

    Réponse
  83. Ana Sailland

    @Catherine

    S’emparer d’une sug­ges­tion du conseil fédé­ral, pour dénon­cer les risques de la démo­cra­tie n’est pas logique puisque jus­te­ment ce que le conseil fédé­ral fait, la démo­cra­tie peut le défaire.

    Réponse
  84. EFFAB

    http://​www​.you​tube​.com/​e​m​b​e​d​/​7​_​M​0​w​u​i​h​9cs

    Oui, une petite vidéo très bien faites, ces des­sins, ces pho­tos toutes choi­sies, et ce très bon conden­sé du dis­cours et de la démarche chouar­dienne… un énième vision­nage mais de ces petits résu­més dont on ne se lasse pas… 1972 vues au comp­teur de Google_mais cela prend-il en compte les vision­nages quand une vidéo est regar­dée ailleurs ? je veux dire citée sur un site, un forum, etc. ?

    De la conta­mi­na­tion gen­tille ou com­ment par­ler de tout ça, prise de conscience chouar­dienne et jolies traî­nées blanches quand vous avez deux trois jours pour convaincre vos plus proches, si je puis dire, belle-famille que vous ne voyez que deux ou trois fois l’an, un bap­tême ici en l’oc­cu­rence et de petits sou­cis de san­té – mais le coeur en cause – pour un des membres de la fra­trie, des per­sonnes ouvertes mais ces valeurs démo­cra­tiques, ce condi­tion­ne­ment cultu­rel et judéo-cré­tien… moi qui ne suis adop­té que depuis peu et mon sens du savoir-vivre, cette réserve quant à autrui, moi qui ne suis pas sans igno­rer toute la com­plexi­té des rap­ports à l’autre et des rela­tions sociaux-humaines…

    J’ai néan­moins réus­si à glis­ser deux trois petites choses, une goutte d’eau dans l’ins­cons­cient col­lec­tif, je sais bien, mais soyons patients – ce qui est loin d’être évident – et per­sé­vé­rants comme ce gen­til coli­bris de notre ami RHABBI !

    Tiens ! en par­lant d’ins­cons­cient, j’ai rêvé il y a deux nuits d’E­TIENNE qui nous fai­sait la classe : je n’en reve­nais pas !… ce qui ne m’a pas empê­ché cepen­dant de rame­ner ma fraise – sic !

    Bien des choses

    Réponse
  85. Catherine B

    La logique du sys­tème mafieux est une méta­lo­gique qui dépasse( comme le dit le pré­fixe méta) notre logique ter­rienne basique (j’en­tends ici par logique ter­rienne basique, celle du qui­dam nor­ma­le­ment consti­tué au regard des normes qui lui sont anté­rieures, anté­rieure à ce sys­tème idéologique mafieux).

    Qui dépasse notre logique de base disais-je, ain­si méta­lo­gique mafieuse, celle de la concur­rence libre et non faus­sée comme ils disent a pour pen­dant le mariage pour tous.

    Mariage sans concur­rence et non faus­sé pour­rait-on dire voi­là la réplique des liens com­mer­ciaux « libres et non faussés »

    On sait ce que donne la concur­rence libre et non faus­sée sous des appa­rences de liber­té c’est la tyran­nie( il ne dit pas que des bêtises Tocqueville!)tyrannie du plus fort qui s’exerce, mais les appa­rences sont sauves et donc les esprits pseu­do démo­cra­tiques pares­seux se laissent enfu­mer parce qu’ils s’at­tachent à la lettre(l’apparence exté­rieure) et non à l’es­prit( le dedans, la sub­stance et ses consé­quences). Je veux dire qu’ils ont vu le mot « libre » alors du coup ils se disent que ça va avec leurs pen­sées de liber­té, c’est en cela que Toc­que­ville nous met en garde que sous cou­vert d’ap­pa­rence de liber­té nous en venions à accep­ter la tyran­nie, le mot n’est pas la chose, dire je suis libre ne veut pas dire que je le sois.

    On s’est déjà fait avoir avec la concur­rence libre et non faus­sée, mais non, ça ne suf­fit pas encore, on va encore se faire avoir. Fichtre, le lait va débor­der et on va encore dire que c’est de la faute à machin ou à truc!!!

    Vigi­lance, vigi­lance, vigilance…

    Il est ques­tion de norme ici, dans cette ques­tion cru­ciale, essen­tielle, axiale, ça rejoint magni­fi­que­ment les enjeux socié­taux des prin­cipes fon­da­teurs d’une consti­tu­tion, car une consti­tu­tion c’est la colonne ver­té­brale d’un sys­tème qui s’or­ga­nise autour de son axe nor­mé, et sans colonne , on ne tient pas debout, on est cou­ché, à l’ho­ri­zon­tale et non à la verticale.

    Ques­tion de norme, donc de consti­tu­tion, de prin­cipe orga­ni­sa­teur social, c’est à dire d’é­ta­lon­nage de tout ce qui va venir ensuite se gref­fer SOUS cette norme, tout ce qui sera subor­don­née à elle, si la norme auto­rise tout, alors tout ce qui vien­dra en-des­sous de cette norme sera for­cé­ment du même aca­bit, et si tout est per­mis alors rien n’est permis.C’est le para­doxe de l’es­prit de libé­ra­tion, y’a du boulot !

    Réponse
  86. Catherine B
  87. Morpheus

    @ Cathe­rine B (#88)

    D’a­bord, je sous­cris à la remarque d’A­na (#90). Mais j’ai­me­rais répondre plus en pro­fon­deur sur le sujet que tu poses (preuve que nous pou­vons nous empa­rer de tous les sujets pour y réflé­chir au delà des émo­tions qu’ils suscitent 😉 ).

    Pre­miè­re­ment, je sup­pose que ton mes­sage 88 vient en contre­point de mon cri du cœur du soir (#85) concer­nant le mariage pour tous. En illus­tra­tion de ta per­cep­tion des « dan­gers de la démo­cra­tie », tu évoques un autre sujet rela­tif aux mœurs, sujet abor­dé en suisse dans l’é­mis­sion télé­vi­sée que tu nous donnes en lien : la dépé­na­li­sa­tion de l’in­ceste.

    D’a­bord, pre­mière réac­tion, en lisant sim­ple­ment cela [« dépé­na­li­sa­tion de l’in­secte »], il est impos­sible de ne pas faire, intui­ti­ve­ment (incons­ciem­ment) un lien avec la pédo­phi­lie. C’est, dans le contexte actuel où depuis le milieu des années ’90 on évoque ce sujet tra­gique avec beau­coup de pat­tern affec­tif et émo­tion­nel (ce qui est nor­mal), un lien inévitable.

    Or, le sujet de cette ques­tion posée en Suisse concerne la dépé­na­li­sa­tion de rela­tions sexuelles entre adultes consen­tants ayant des liens fami­liaux : il ne s’a­git pas de dépé­na­li­ser l’a­bus de mineur. Il y a donc déjà une nuance (impor­tante).

    Comme le pré­cise le pré­sen­ta­teur et l’in­ter­ve­nante sui­vante au début de l’é­mis­sion, la loi suisse qui péna­lise l’in­ceste vise à pro­té­ger la famille. Elle s’a­joute à d’autres mesures, plus spé­ci­fiques, qui elles visent à pro­té­ger les enfants. Il est donc impor­tant de sai­sir cette nuance pour réflé­chir à cette ques­tion avec dis­cer­ne­ment et sans confusion.

    Cela dit, cette remarque ne résous pas l’en­semble de la ques­tion, bien enten­du. Il y a une ques­tion de morale et d’é­thique évi­dente : il est cou­tu­mier, depuis des mil­liers d’an­nées, de consi­dé­rer des rap­ports sexuels entre père et fille (ou fils), mère et fils (ou fille), cou­sins et cou­sines, oncles et filleules (ou filleuls), tantes et filleuls (ou filleules), comme TABOUS. Ces actes sont frap­pés d’un inter­dit moral et éthique et, sou­vent, ces tabous sont ins­crits dans la loi (remarque : en France, il n’y a pas de loi qui sanc­tionne l’inceste).

    Pre­mière ques­tion : le fait de frap­per ces actes d’un inter­dit moral, et de les sanc­tion­ner au tra­vers de lois, résout-il le pro­blème ? L’in­ter­dit et la menace de sanc­tion pré­vue par une loi empêche-t-il les pères, mères, oncles, tantes, cou­sins, cou­sines, … de céder à une ten­ta­tion d’ordre sexuelle vis-à-vis d’un proche ? Ces lois et inter­dits nous aident-ils à com­prendre com­ment et pour­quoi de telles pul­sions, de tels dési­rs, naissent-ils chez ces personnes ?

    La réponse est évi­dem­ment non ! Constat : un inter­dit moral, une loi, n’est pas une solu­tion à un pro­blème, mais l’ex­pres­sion tra­gique de notre impuis­sance à COMPRENDRE et ANALYSER LES CAUSES d’un pro­blème et à le résoudre ; régu­ler n’est pas résoudre.

    Allons encore plus loin dans l’a­na­lyse cau­sale. Depuis des mil­liers d’an­nées, donc, ces actes sont tabous, frap­pés d’in­ter­dit moral et éthique et sou­vent sanc­tion­nés par des lois répres­sives. Or, que savons-nous à pro­pos des humains ? Sou­ve­nez-vous lorsque vous étiez enfants : toutes ces choses qui étaient inter­dites, vous les évi­tiez ? Ou vous éprou­viez l’insatiable curio­si­té de les expé­ri­men­ter quand-même, en cachette ? L’in­ter­dit avait-il sur vous un effet dis­sua­sif ou sti­mu­lait-il d’a­van­tage votre curio­si­té et votre inté­rêt ? Ou alors, les évi­tiez-vous par réelle crainte des sanc­tions et/ou par peur de faire de la peine à vos parents tout en éprou­vant une insa­tiable curio­si­té et un désir que vous avez étouf­fé ? …

    La ques­tion der­rière est la sui­vante : inter­dire sans expli­quer n’a-t-il pas pour consé­quence l’in­verse du résul­tat escomp­té ? Je gage que si ! Si toute une série d’actes per­vers (qui vont contre les lois natu­relles) arrivent, c’est parce que nous, les humains civi­li­sés, construi­sons de toutes pièces un envi­ron­ne­ment socio­cul­tu­rel sur base de croyances, sans com­prendre celles-ci, et sans que celles-ci soient en sym­biose avec les lois natu­relles. Ain­si, nos inter­dits cultu­rels, pour beau­coup, s’op­posent-ils à des ten­dances et des besoins phy­sio­lo­giques natu­rels (je ne parle pas d’in­ceste ou de pédo­phi­lie comme de choses « natu­relles », hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis !).

    Ain­si, la culture et la morale judéo-chré­tienne, qui ont dia­bo­li­sé pen­dant des mil­liers d’an­nées le corps humain, la nudi­té, le désir sexuel, vont-elles clai­re­ment à l’en­contre d’un des quatre besoins fon­da­men­taux des créa­tures que nous sommes : les dési­rs sexuels, char­nels, le SEXE. Pas éton­nant que la por­no­gra­phie et toutes les per­ver­sions qui en découlent ont un tel suc­cès : c’est la réac­tion natu­relle à l’ac­cu­mu­la­tion d’un mil­lier de frus­tra­tions, vécues depuis l’en­fance de géné­ra­tions en géné­ra­tions depuis 3000 ans.

    Mais nous, nous pré­fé­rons conti­nuer à par­ler de >bien< et de >mal<, à par­ler de >per­ver­sions< pour dési­gner des pul­sions natu­relles (les dési­rs char­nels – le SEXE – sont un besoin natu­rel, au même titre que boire, man­ger et dor­mir), alors même que ce sont les tabous qui dia­bo­lisent ces pul­sions natu­relles qui sont contre nature et donc pro­pre­ment per­vers ! Nous géné­rons de mul­tiples per­ver­sions issues de mul­tiples frus­tra­tions, engen­drées elles-mêmes par la per­ver­sion cultu­relle de croyances (reli­gieuse le plus sou­vent) niant notre propre nature.

    Il est BON et SEIN de remettre en ques­tion des cou­tumes, des tra­di­tions, des lois, des inter­dits, des TABOUS. Une socié­té qui est inca­pable de se remettre en ques­tion, de remettre en cause ses croyances, est une socié­té sclé­ro­sée, en proie à ses contra­dic­tions, ses frus­tra­tions, inca­pable d’é­vo­luer et de s’a­dap­ter, et donc, sur le point de dis­pa­raître. Le monde évo­lue, les espèces (dont l’être humain) évo­luent, l’en­vi­ron­ne­ment change : une socié­té vivante se doit d’é­vo­luer et de s’a­dap­ter à ces chan­ge­ments et ces trans­for­ma­tions. Les prin­cipes de la vrai démo­cra­tie, et notam­ment le genre de débat – même cho­quant (pour cer­tains, parce que moi, je ne suis pas cho­qué) – tel l’exemple que tu nous donnes, sont indis­pen­sables et d’ex­cel­lentes manière de faire cette évolution.

    Ma conclu­sion s’ins­crit dans cette cita­tion de PASCAL :

    La cou­tume : qui la ramène à son prin­cipe, l’anéantit. 
    Rien de tel pour bou­le­ver­ser l’État que d’é­bran­ler les cou­tumes éta­blies en son­dant leur source où appa­rait à plein leur défaut d’au­to­ri­té et de justice. 
    L’a­veu­gle­ment des sujets est la condi­tion de base de ce qu’on appelle le bon ordre. 
    Il ne faut sur­tout pas que le peuple sente la véri­té de l’usurpation. 
    Il faut la faire regar­der comme rai­son­nable et éter­nelle et en cacher le com­men­ce­ment si on ne veut pas qu’elle prenne fin bientôt.

    Ami­ca­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  88. Ana Sailland

    Libé­ra­lisme et mariage ?

    Je ne vois pas l’a­na­lo­gie entre le droit de plu­mer et le droit d’aimer 😉

    Ceci dit, je suis cho­quée qu’il y ait des mani­fes­ta­tions sur ce thème qui dépassent et de loin en taille et audience les mani­fes­ta­tions contre la faim dans le monde, ou contre le volet médi­ca­men­teux des accords ADPIC.

    ça me rap­pelle une scène de film peut être en effet un peu trop réa­liste où un sol­dat admi­nis­trait à un bles­sé à mort un der­nier plai­sir ter­restre que mains arra­chées il ne pou­vait s’of­frir lui-même. Curieuse extrême onc­tion, jus­ti­fiée peut être par l’hor­reur d’un ins­tant de guerre. Des spec­ta­teurs se levaient hor­ri­fiés et quit­taient la salle en voci­fé­rant, mais n’a­vaient pour­tant pas mouf­té l’ins­tant d’a­vant quand on voyait des ptits jeunes se faire fau­cher à la mitrailleuse. Curieuse hié­rar­chie des indignations.

    Réponse
  89. Ana Sailland

    J’a­joute : le débat natio­nal en cours est venu à point pour faire oublier la signa­ture de trai­tés inter­na­tio­naux plus favo­rables au sys­tème qu’aux peuples et à la démo­cra­tie. Et gre­nouilles de fon­cer et croas­ser der­rière ce chif­fon rouge pen­dant que le veau d’or se fait de plus en plus gros.

    Réponse
  90. Catherine B

    Ana, c’est déso­lant, tu n’as pas écou­té Ber­trand Ver­ge­ly pour dire ce que tu dis dans ton mes­sage 95.

    Allez salut des démo­crates de salon, conti­nuez à dis­cou­rir, ça ne fait de mal à personne !

    Vous allez vite chan­ger de sujet, par­lez donc des virus, la vérole, c’est méchant !

    Réponse
  91. Alix

    Mon avis concis sur la question 😉

    Droit au mariage : ce qui s’ap­plique aux uns s’ap­plique logi­que­ment à tous (fin du débat pour moi)

    Mise en scène média­tique de la manif : gon­flée à outrance, que ce soit par sou­ci de buzz, ren­ta­bi­li­té, igno­rance ou autres peu importe, les consé­quences sont :
    – divi­sion du peuple
    – atten­tion por­tée sur des pro­blèmes non prio­ri­taires, pen­dant que…

    Pen­dant qu’on perd tout sim­ple­ment nos droits :
    21 avril 2013, le Sénat a accep­té le pro­jet de loi de redé­fi­ni­tion du contrat de tra­vail qui pré­voit, entre autre, la fin du cdi et le recours au chô­mage partiel.

    Ques­tion : avec quel argent les futurs mariés, homo ou hété­ro, vont pou­voir finan­cer leur mariage ? 😉

    Réponse
  92. Ana Sailland

    Cathe­rine,

    J’a­vais déjà écou­té bien avant, ce dis­cours, et d’autres.
    Gali­lée s’est heur­té à ce type de pensée.

    Quant à moi, je pense qu’il n’y a pas si long­temps, on m’au­rait brûlée.
    Je suis donc peu encline à me lais­ser convaincre par des rai­son­ne­ments qui jus­ti­fient leurs conclu­sions en se fon­dant sur leurs hypo­thèses, qui jus­ti­fient une vision du futur par cela qu’elle est celle du passé.

    A San Miguel de Tucu­man, j’ai tenu dans mes bras la mort d’un enfant affa­mé. Dom­mage qu’il n’ait pu quelques mois aupa­ra­vant être adop­té par un couple homo.
    A cela on pour­ra me rétor­quer que ce n’est pas la bonne solu­tion et que la réso­lu­tion de l’in­jus­tice éco­no­mique serait pré­fé­rable. Alors oui oui oui, il est urgent de chan­ger de sujet.

    Réponse
  93. Marie

    @Catherine B mer­ci pour la vidéo de Ver­ge­ly, ça fait froid dans le dos. C’est vrai­ment la fin d’un monde. Faut retrou­ver la liber­té en recon­qué­rant la terre. comme disait Léon Tol­stoï dans : Aux tra­vailleurs-où est l’issue?-le grand crime- édi­tion le pas de côté- Vier­zon livre simple et clair et plein de bon sens.

    La terre est la pre­mière chose indis­pen­sable que le peuple devrait s’ef­for­cer d’obtenir.

    Dans ce livre il parle aus­si de l’armée :

    l’hyp­no­tisme de l’ar­mée est si arti­fi­cieu­se­ment pro­vo­quée, que l’homme le plus indé­pen­dant et le plus sen­sé, tant qu’il est dans l’ar­mée fera tou­jours ce qu’on deman­de­ra de lui. S’il y a un moyen, c’est celui qui jus­qu’i­ci ne s’employa jamais, et qui est cepen­dant le seul pour détruire radi­ca­le­ment toute la machine gou­ver­ne­men­tale d’as­ser­vis­se­ment des peuples, si com­pli­quée, si arti­fi­cieuse et construite depuis si long­temps déjà. Ce moyen c’est le refus du ser­vice mili­taire, avant même de tom­ber sous l’in­fluence abru­tis­sante et dépra­vante de la discipline(on va me répondre mais pour ça y a la télé;-))…la vio­lence sou­tient ces 3 actes du gou­ver­ne­ment : le pillage, la répar­ti­tion de l’argent volé entre ceux qui orga­nisent le pillage, le recru­te­ment des hommes du peuple pour l’ar­mée. L’homme iso­lé ne peut empê­cher le gou­ver­ne­ment de faire piller le peuple par l’ar­mée recru­tée, il ne peut aus­si l’empêcher de dis­tri­buer l’argent arra­ché au peuple, à ceux qui lui sont néces­saires pour le recru­te­ment des sol­dats et leur abrutissement;mais il peut empê­cher que les hommes du peuple soient sol­dats, en n’en­trant pas lui-même au régi­ment et en expli­quant aux autres hommes cette trom­pe­rie en entrant au service…Chaque homme en par­ti­cu­lier doit faire cela, parce que l’en­trée au ser­vice mili­taire est la néga­tion de toute reli­gion quelle qu’elle soit(chacune défend l’assassinat)et de la digni­té humaine;c’est l’en­trée volon­taire en un escla­vage qui n’a d’autre but que l’assassinat…

    Qui sont ces sol­dats ? Ces sol­dats sont ces mêmes hommes qu’on prive de la terre, des­quels on exige les impôts et qui sont en escla­vage chez les capitalistes.Pourquoi donc eux, ces sol­dats, marchent-ils contre eux-mêmes ?

    Grâce à un pas­sé long et com­pli­qué- d’é­du­ca­tion et d’en­sei­gne­ment reli­gieux et d’hypnotisme‑,..ils sont ame­nés en un tel état qu’il ne peuvent qu’o­béir. Le gou­ver­ne­ment, avec l’argent pris au peuple, achète des fonc­tion­naires de toutes sortes qui doivent recru­ter des sol­dats, et ensuite des chefs mili­taires qui doivent les ins­truire, c’est-à-dire les pri­ver de toute conscience humaine.Et encore, avec cet argent, le gou­ver­ne­ment achète des pro­fes­seurs et les prêtres qui doivent par tous les moyens incul­quer aux adultes et aux enfants que le ser­vices mili­taire, c’est-à-dire la pré­pa­ra­tion à l’as­sas­si­nat, est non seule­ment une œuvre utile aux hommes, mais une œuvre bonne et agréable à Dieu.- Ceci n’est qu’un extrait…;-)

    Réponse
  94. Catherine B

    mer­ci pour votre mer­ci Marie, il me fait me sen­tir moins seule.

    Recon­qué­rir la terre c’est une bonne idée, je suis fille de jar­di­nier, la terre je l’aime, la tra­vailler, voir les légumes pous­ser, sen­tir le tra­vail des sai­sons qui fait son oeuvre sans pré­ci­pi­ta­tion, lais­ser le vent rou­ler sous la peau, tous les sens sont convo­qués quand on est proche de la terre, on se sent vivant…

    L’hyp­no­tisme dont vous par­lez Marie au tra­vers de ce livre, je crois qu’il n’est pas propre à l’ar­mée, il y a de bons petits sol­dats par­tout et pas tou­jours là où on pour­rait les attendre.

    Je ne connais pas Tol­stoï mais vous me don­nez l’en­vie de le décou­vrir, c’est l’un des auteurs favo­ris de Gand­hi et de Jung et peut-être de vous aus­si, je ne sais pas.

    mer­ci

    Cathe­rine

    Réponse
  95. Marie

    En fait je suis heu­reuse de le découvrir(grâce à quel­qu’un d’en­ga­gé au niveau locale).

    Je l’ai eu à prê­ter et j’ai vou­lu l’a­che­ter en librai­rie, n’existe pas sur leur base de don­nées. Cer­tains livres de Tol­stoï mal­gré leur grand suc­cès à leur sor­tie ont dis­pa­ru du mar­ché, heu­reu­se­ment mer­ci à cet édi­teur fran­çais de nous per­mettre de pou­voir y accé­der. Il y en a d’autres de lui dans la même édition 🙂

    En fait les extraits du livre sont un peu- pas­sés- à prendre pour l’é­poque car tout est deve­nu pire aujourd’­hui bien entendu…

    Mes seuls bons sou­ve­nirs d’en­fance étaient près de la nature ; la mer, le vent, la pluie, les bois.J’ai un goût de trop peu, alors un retour aux sources ne me fait pas peur, bien au contraire, j’en rêve:-)
    Un ami m’a dit que le meilleur man­da­la était celui de la fleur à obser­ver vivante avec une loupe autant qu’on peut.

    Ça doit être une super médi­ta­tion, à essayer 🙂

    Réponse
  96. Ana Sailland

    Je suis bien d’ac­cord sur le fait que l’hu­main risque d’être assez débile pour cas­ser tout ce qui fait la vie, par la science appli­quée sans conscience en par­ti­cu­lier, et que veiller au grain est donc essen­tiel, et que nous devons veiller sur les grandes déci­sions tech­ni­ciennes de l’es­pèce comme sur le lait qui chauffe, mais argu­men­ter de cela pour pré­sen­ter le mariage éten­du comme le pre­mier pas vers la des­truc­tion, et comme un pre­mier pas inten­tion­nel en plus, cela dénote une mal­hon­nê­te­té intel­lec­tuelle assez criarde :
    La véri­té est que tout phi­lo­sophe qu’il soit, l’o­ra­teur est aller­gique à l’ex­ten­sion d’un droit et qu’il argu­mente de sujets sans aucun rap­port avec ce qui le cha­grine pour faire pas­ser sa sauce.
    Et si je me trompe, alors c’est que le dépu­té Van­neste est lui aus­si un grand philosophe 😉

    Per­son­nel­le­ment, je pense comme Mor­pheus que la France se perd à débattre du sexe des anges et j’au­rais ten­dance à me détour­ner du syphon éner­gé­tique que ça engendre, et je ne m’en serais pas mêlée s’il n’y avait eu cette attaque illo­gique contre l’es­prit démo­crate dou­blée d’un fleu­ron de sco­las­tique inquisitoriale.

    (((un peu hors sujet : je rap­pelle pour mémoire que bien avant la laï­ci­té, c’est l’é­glise catho­lique qui tenait l’é­tat civil et qu’elle en a défi­ni les règles qui per­du­raient jus­qu’à hier. Ces règles avaient été écrites en un temps où l’on tuait les gens hors norme, selon une inter­pré­ta­tion du « va et ne pêche plus » qui est au mini­mum extensive)))

    Au delà de tout ça, si je puis me per­mettre de recen­trer sur l’ho­ri­zon, et j’en avais par­lé à pro­pos de l’a­vor­te­ment, le pro­blème, c’est peut être la loi en géné­ral bien plus qu’une loi par­ti­cu­lière : le fait qu’on se croit tou­jours obli­gé de struc­tu­rer légi­fé­rer enca­drer, au point que la conscience ne peut plus naître dès lors que les choix sont sou­dés en amont de l’être, par la force d’un pou­voir cen­tral direc­teur de conscience.
    Mais il y a des « phi­lo­sophes » qui ne voient pas si loin semble-t-il.

    Réponse
  97. J.C

    @ Cathe­rine B

    « Là, ce n’est pas une vidéo de manif, c’est un pro­pos argumenté!Explique-moi ce que tu veux dire par « c’est exac­te­ment ce qu’il ne faut pas faire ». As-tu écou­té toute l’in­ter­ven­tion de Ber­trand Ver­ge­ly ? Rien ne t’o­blige à répondre bien sûr ! »

    Je par­lais de la vidéo plus avant sur les manifs, nul­le­ment celle que tu as pos­tée concer­nant le mariage pour tous.

    Ce que je vou­lais dire, c’est qu’al­ler se battre contre des forces de l’ordre lors d’une manif n’est sur­ement pas la meilleur façon de faire.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  98. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Le mariage civil est vrai­ment un sujet qui ne m’in­té­resse pas, mais il est dif­fi­cile d’y échap­per c’est der­niers temps.

    Si le pacs ne suf­fit pas, cela doit être parce qu’il y a des dif­fé­rences légales avec le mariage civil.

    Donc il est juste de vou­loir ces mêmes droits pour tout citoyen, même les céli­ba­taires… non ?

    Dans cette logique si tout citoyen a les mêmes droits, le mariage devient inutile, ou alors il faut clai­re­ment dire que cette loi ( le mariage civil ) a pour voca­tion de faire des dif­fé­rences, et donc d’en­gen­drer des frustrations.

    Il serait bon d’é­nu­mé­rer dans votre débat, outre le fait d’avoir un contrat de pro­prié­té, qu’est-ce qu’ap­porte le fait de se marier à la mai­rie, car pour moi, cette his­toire nous détourne des vrais pro­blèmes poli­tiques, et se ser­vir de l’u­nion pour nous divi­ser est pour moi pathé­tique, c’est comme refaire les pein­tures d’un loge­ment alors que les murs et le toit s’écroulent.

    La maman de mes enfants n’a pas eu besoin que l’on soit marié ou pac­sé pour pou­voir per­ce­voir de ma part une pen­sion alimentaire …

    Réponse
  99. Catherine B

    Je ne pense pas être mal­hon­nête intel­lec­tuel­le­ment comme tu le sous-entends Ana, mais je te laisse le choix de tes mots et de tes idées, ils te reviennent.

    Je le serais dis-tu au pré­texte que je serais entrain d’ex­tra­po­ler néga­ti­ve­ment sur les consé­quences de cette loi.

    Mais fichtre, qu’est-ce que pré­voir une consti­tu­tion sinon que d’é­chaf­fau­der une struc­ture qui évite les prin­ci­pales dérives, dis-moi qu’est-ce d’autre que cela une constitution ?

    Et ne sommes ‑nous pas au coeur du coeur du débat ou alors est-ce que comp­ter vos gv et vous faire des auto-congra­tu­la­tions res­pec­tives, c’est cela l’en­jeu de votre pré­sence ici ?

    Alors voir que ce texte ouvre la voie à de ter­ribles désaxe­ments, de pures vio­lences, chez les enfants à venir, comme s’ils n’y en avaient pas déjà assez comme ça, enfants qui seront dans des ventres loués, dont ils ne sau­ront rien, conçus avec des pailletttes ou Dieu sait quoi, craindre cela ce serait à côté, pas dans le sillon, ce serait refu­ser de voir l’es­sen­tiel qui serait ailleurs que là ?

    Dis-moi Ana, peux-tu te mettre deux minutes à la place de cet enfant à venir, parce qu’il va venir cet enfant, c’est écrit dans le génome de cette loi, cet enfant qui cher­che­ra comme un for­ce­né ses ori­gines et qui ne trou­ve­ra rien, et ne penses-tu pas qu’il sera désaxé tota­le­ment, sans base sécure et n’au­ra-t-il pas alors toutes les rai­sons d’en vou­loir à cette géné­ra­tion qui aura lais­sé faire ça. Si, il aura rai­son, et vous pour­rez bien ensuite confor­ta­ble­ment ins­tal­lés dans vos vies res­pec­tives crier harot sur le bau­det, vous en serez les auteurs de ses vies gâchées, qui n’en fini­ront pas de gâcher les vôtres, car on ne sau­rait être heu­reux sans que les autres le soient.

    C’est man­quer de longue de vue que d’ou­blier cet aspect des choses et fon­der sa réflexion sur cette absences de consé­quences-là c’est être com­plé­te­ment incon­sé­quent et c’est inva­li­der, dis­cré­di­ter tout mou­ve­ment qui se meut soi-disant pour que les citoyens écrivent eux-mêmes les textes qui orga­ni­se­ront leur vie sociale.

    Je me désas­so­cie radi­ca­le­ment désor­mais, même si j’é­cris aujourd’­hui, je me désas­so­cie RADICALEMENT de ce mou­ve­ment, le vôtre, auquel j’ai par­ti­ci­pé depuis 2008, car il manque de clar­té, de rigueur, d’en­ver­gure, et tombe sous le coup d’in­con­sé­quences et d’ir­res­pon­sa­bi­li­tés flagrantes.

    Si tu écris, je ne pour­rai pas répondre tout de suite car je vais bosser.

    Réponse
  100. Ana Sailland

    En fait, ce qui se passe va m’o­bli­ger à dire un peu plus de moi. C’est très bien.

    ;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;

    « Dis-moi Ana, peux-tu te mettre deux minutes à la place de cet enfant à venir »

    Cette façon de se haus­ser sur des hau­teurs hypo­thé­tiques où l’on serait seuls à voir est exé­crable et à la limite du mépris. Mais comme c’est une ques­tion, c’est moins grave.

    Ma réponse à ta ques­tion est :
    « oui, je le peux ».
    Et pour cause :

    La plus grande dou­leur de mon exis­tence, je l’ai vécue avant mon « saut de l’ange », lorsque ma com­pagne a choi­si d’a­vor­ter. C’é­tait une dou­leur et ça l’est encore 20 ans après, infi­nie et indes­crip­tible, pour moi qui me sen­tais déjà res­pon­sable d’un être, et relié à lui par les liens du sacré, de l’a­mour, et du devoir, mais c’é­tait son choix à elle, et je l’ai assis­tée dans sa démarche, la mort dans l’âme, au sens propre.

    Et vos rai­son­ne­ments de phy­sio­crates m’in­dis­posent donc, pour ne pas dire qu’ils me gonflent, et vous repré­sen­tez un vrai dan­ger pour plein de gens, car à voir votre insis­tance feu­trée, on ne peut que craindre ce qu’elle engen­dre­rait si l’oc­ca­sion s’en présentait.
    Il y a quelques décen­nies votre mou­vance »huma­niste« m’au­rait fait inter­ner, élec­tro-chocs à l’appui, en argu­men­tant comme je vous entends le faire sur l’ordre natu­rel des choses et des êtres, ou sur le dan­ger que je repré­sen­te­rait, moi, pour le deve­nir de l’hu­ma­ni­té. pfff.
    Mais bon sang ! Nous ne sommes pas des lapins ! Et notre qua­li­té de pen­sants, qui nous ouvre d’autres pers­pec­tives, n’est peut être pas là pour choi­sir de les copier au pré­texte d’un ordre immuable.
    Et si votre-notre chère Dame Nature nous a mis debout sur pattes, en elle et face à elle, ce n’est pas pour que nous fas­sions des papillotes ver­beuses de cette liber­té là, qu’elle nous offre, de choi­sir plus que le menu de midi au jar­din d’Eden !
    Avec pru­dence, là je suis d’accord.
    Mais non plus sans cris­pa­tion intégriste.

    A pro­pos, lorsque j’ai mis ce CV en ligne il y a quelques années, canal­blog ne met­tait pas de pubs. ça le pour­rit un peu. Et il date car depuis il s’est sen­si­ble­ment enrichi.

    J’a­joute :
    L’in­tel­li­gence est l’en­ne­mi de la conscience lors­qu’elle met le dis­cours de la méthode au ser­vice d’un inté­grisme, quel qu’il soit.

    Réponse
  101. Étienne

    Ser­ments d’ivrogne.

    Cathe­rine B a déjà juré (plu­sieurs fois) qu’elle ne remet­trait plus jamais les pieds sur ce site qu’elle déteste depuis long­temps (ce qui est son droit le plus strict). Mais elle vou­drait faire croire que c’est nous qui la mar­ty­ri­sons et qu’elle est une vic­time. Vaste blague.

    Je pense que Cathe­rine B est (peut-être) sado-maso : c’est plus fort qu’elle, elle revient ici pour se faire du mal et pour nous faire du mal. Cha­cun son truc. Elle, faut qu’elle fouette. Avec des tirets par­tout 🙂 (très inté­res­sants parfois).

    CB, vous avez solen­nel­le­ment pro­mis (plu­sieurs fois) de ne plus jamais reve­nir ici. Res­pec­tez donc vos enga­ge­ments, s’il vous plaît, et allez donc, libre­ment, vous battre là où, selon vos cri­tères à vous, ça sert à quelque chose, non ? 

    Vous n’êtes pas bête, loin de là, mais vous êtes si méchante, et si vio­lente… Pour­quoi tant de haine ?

    Vous croyez que vous êtes utile, vous, à nous répé­ter comme une scie que ce qu’on fait ici ne sert à rien ? On est tous réduits — et vous aus­si, que croyez-vous donc ? — à cher­cher des petites pistes dans un maré­cage d’im­puis­sance, hum­ble­ment, comme on peut. Vous vous pre­nez pour qui ? Vous parais­sez PARFOIS comme enflée d’une méchante suf­fi­sance, comme par bouf­fées subites d’a­gres­si­vi­té débou­ton­née (pas tou­jours, heu­reu­se­ment : vous êtes par­fois pas­sion­nante et tran­quille, aussi…).

    C’est usant.
    Pas constructif. 
    Affligeant.
    Il doit être très patient, je suppose 🙂

    Étienne.

    Réponse
  102. Morpheus

    Non, Cathe­rine, tu ne te « désas­so­cies » pas de ce mou­ve­ment « parce qu’il manque de clar­té, de rigueur, d’en­ver­gure, et tombe sous le coup d’in­con­sé­quences et d’ir­res­pon­sa­bi­li­tés fla­grantes », mais parce que tu n’y trouves pas d’é­cho à ta propre sen­si­bi­li­té, ni sur­tout de regard qui per­çoivent le monde sous le même angle que le tiens. Tu ne trouve pas une voix qui te ras­sure. Tu ne trouves pas ici des gens qui pensent comme toi et cela te blesse. Voi­là pour­quoi tu te dis­so­cies de ce mou­ve­ment (qui est très infor­mel : nous sommes un groupe de dis­cus­sion entre per­sonnes ayant des par­cours et des sen­si­bi­li­tés très dif­fé­rentes, et c’est ce qui fait la richesses de nos échanges – par­fois même de nos « accrochages »).

    Per­son­nel­le­ment, je n’ai aucun pro­blème avec le fait que nous ne par­ta­gions pas le même angle de vue. C’est logique : nous n’a­vons pas le même sexe, pas le même par­cours, pas le même « back­ground » (vécu), pas les mêmes peurs, donc pas les mêmes filtres ni les mêmes pat­tern émo­tion­nels. Nous réagis­sons différemment.

    Per­son­nel­le­ment je te trouve (de mon point de vue, qui est tout sauf uni­ver­sel, ras­sures-toi 😉 ) : hyper émo­tive, hyper réac­tive, soupe au lait, plus por­tée à lais­ser tes émo­tions gui­der tes pen­sées et tes paroles que ta rai­son et ton dis­cer­ne­ment. Bref, selon la manière de voir les choses : nous sommes soit com­plé­men­taires, soit anta­go­nistes. Et j’ai la CERTITUDE que mon propre tem­pé­ra­ment et ma manière d’être t’a­gace au plus haut point.

    😉

    C’est la quan­tième fois, au fait, que tu te dis­so­cie de ce « mou­ve­ment » (c’est-à-dire, essen­tiel­le­ment d’un groupe d’une demi-dou­zaine de per­sonnes actives sur ce blog) ? Troi­sième ? Qua­trième fois ? Pour­quoi claques-tu la porte chaque fois que tu lis des avis contraires au tiens (et chaque fois sur des sujets à carac­tère émo­tion­nel) ? Et pour­quoi finis-tu par reve­nir, mal­gré tout ? Pour te faire du mal ? Qu’est-ce que tu cherches incons­ciem­ment dans ces rap­ports avec ce « mou­ve­ment » si dif­fé­rent de toi ? As-tu l’im­pres­sion que ton atti­tude soit claire, rigou­reuse, d’en­ver­gure, consé­quente et res­pon­sable ?

    C’est curieux, j’ai comme l’im­pres­sion que le miroir se dit merde à lui-même.

    Lorsque tu regardes dans un miroir, que vois-tu ? Tu observes une image inver­sée de toi, une symé­trie iso­mé­trique. On appelle ça aus­si une « trans­for­ma­tion géo­mé­trique invo­lu­tive »). Cela dit, lors­qu’un reflet appa­raît dans un miroir, on ne peut pas dire qu’il fasse par­tie du miroir ni qu’il se trouve ailleurs. C’est pareil avec les phé­no­mènes exté­rieurs, qui ne se trouvent ni dans notre esprit ni en dehors de lui. Alors, si tous ces phé­no­mènes (y com­pris nos pen­sées) ne sont ni exis­tants ni non exis­tant, où se situe la nature ultime des choses ? For­cé­ment au delà des concepts d’être et de non-être.

    Alors res­pire.

    Mor­pheus

    Réponse
  103. Ana Sailland

    @J‑Stéphane

    je ne suis pas spé­cia­liste de cette loi qui ne pas­sionne pas. Cepen­dant, notre débat, qui demeure enri­chis­sant quoique hou­leux, m’a inci­tée ce matin à creu­ser un peu.

    Cette page est assez intéressante.

    Avant la loi, les couples pac­sés pou­vaient « cour­ber » l’im­pos­si­bi­li­té d’a­dop­ter en ne men­tion­nant qu’un seul nom sur les papiers offi­ciels. Le résul­tat était que l’en­fant pou­vait perdre ses deux parents affec­tifs quand un seul de ses parents légaux venait à dis­pa­raître. Situa­tion dou­lou­reuse qui deman­dait à être réparée.

    Il y a sûre­ment d’autres points positifs.

    Réponse
  104. Ronald

    Pour reve­nir sur les mani­fes­ta­tions matées par les forces de l’ordre, je ver­rais cela d’un point de vue optimiste.

    Les heurts semblent de plus en plus vio­lents, c’est vrai. Mais que se pas­sait-il autre­fois, c’est-à-dire aux XIXè ou XXè siècle ? Lorsqu’il y avait des ten­sions sociales, le pou­voir dis­po­sait de tout un arse­nal de pro­pa­gande et de coer­ci­tion pour détour­ner l’énergie popu­laire sur l’étranger. A l’époque de Tol­stoï, l’armée fran­çaise (c’est-à-dire les couches infé­rieures en pra­tique) pou­vait aller se trou­ver à com­battre en Cri­mée, ou à Sedan. Une « bonne guerre » per­met­tait de res­sou­der l’unité natio­nale et de dimi­nuer les oppo­si­tions internes. En outre, après la guerre, il y avait des pays à recons­truire, donc de la crois­sance et de l’emploi. Et comme le voi­sin du vil­lage était mort au com­bat, l’on pou­vait acqué­rir pour une bou­chée de pain son ter­rain (et peut-être sa femme). Tout le monde était content pour quelques dizaines d’années.

    Aujourd’hui, il devient de plus en plus dif­fi­cile d’entraîner les peuples euro­péens dans un conflit san­glant. Si les gou­ver­nants dis­po­saient encore des capa­ci­tés d’influence de jadis, nous serions déjà sans doute en guerre avec l’Iran, ou la Rus­sie. Mais je pense que ce ne serait plus pos­sible, d’abord c’est vrai, parce que l’on ne sait plus se battre, ensuite, parce que les moyens d’information font que les peuples se sentent plus proches les uns des autres (c’est un phé­no­mène para­doxal mais que je crois très vrai que les sen­ti­ments des gens évo­luent à la fois vers plus d’individualisme et plus de com­mu­nau­té), et se méfient de plus en plus du pou­voir. Quant le gou­ver­ne­ment veut mener une guerre, il en est réduit à bom­bar­der des semi-bri­gands depuis une alti­tude de 6000 m au milieu du Saha­ra, c’est dire si on est en train de racler les fonds de tiroir en matière de diver­sion. Aus­si, la ten­sion en rue monte actuel­le­ment, mais parce qu’elle reste des­ti­née contre ce que les gens res­sentent comme la véri­table oppres­sion, leur dirigeants.

    Réponse
  105. Brigitte

    « Vous croyez que vous êtes utile, vous, à nous répé­ter comme une scie que ce qu’on fait ici ne sert à rien ? On est tous réduits — et vous aus­si, que croyez-vous donc ? — à cher­cher des petites pistes dans un maré­cage d’im­puis­sance, hum­ble­ment, comme on peut. Vous vous pre­nez pour qui ? Vous parais­sez PARFOIS comme enflée d’une méchante suf­fi­sance, comme par bouf­fées subites d’a­gres­si­vi­té débou­ton­née (pas tou­jours, HEUREUSEMENT : VOUS ÊTES par­fois PASSIONNANTE ET TRANQUILLE, aus­si, aussi…). »

    Cathe­rine est une Humaine. Elle fait par­tie du peuple, de plein droit.

    Elle n’a pas dit que « ce qu’on fait ici ne sert à rien ». Cathe­rine a été accu­sée de « mal­hon­nê­te­té criarde » (attaque per­son­nelle), car elle a mon­tré son émo­tion de n’obtenir aucune réponse sur le CONTENU de son alerte. Elle a mon­tré son émo­tion humaine, sans fard. Il lui a été répon­du par des émo­tions aus­si, des émo­tions sur un autre ton. La seule dif­fé­rence est l’emballage.

    Nous ne sommes nul­le­ment réduits à l’impuissance, puisque nous avons le pou­voir d’éradiquer à tout ins­tant ces entraves inté­rieures. Ce sont elles qui risquent à tout ins­tant de nous divi­ser, comme on en fait le constat ici. Nous savons à qui a pro­fi­té notre divi­sion jusqu’ici.

    Je vou­lais pos­ter SUR LE FOND, impor­tant, du mes­sage de Cathe­rine, mais, par­don Cathe­rine, je n’ai eu aucun temps de le faire, et je n’en ai encore pas le temps main­te­nant. D’où mon extrême briè­ve­té sur ce post aus­si, que vous com­pren­drez je n’en doute pas.

    Bri­gitte

    Réponse
  106. Ana Sailland

    Bri­gitte,

    c’est moi qui ai employé ces mots, qui concer­naient bien enten­du après vision de sa vidéo sug­gé­rée par Cathe­rine, qui ne concer­naient que ce « phi­lo­sophe », peut être aurais-je dû taguer son nom pour que ma cible soit claire, ce « phi­lo­sophe » qui mélange allè­gre­ment le droit indi­vi­duel fran­çais avec une éven­tuelle recherche amé­ri­caine, et s’ins­pire des pro­pos d’un mal­heu­reux qui lui confia un jour son rêve de por­ter pour soup­çon­ner une pen­sée uni­ver­selle et une stra­té­gie glo­bale des vilains assas­sins poten­tiels de l’ordre immé­mo­rial, ces vilains qui auraient télé­gui­dé Fran­çois Hol­lande dans son pro­jet contre nature. Ridi­cule, je per­siste et signe.

    Mais on peut se sen­tir soli­daire de ce dia­lec­ti­cien aux ficelles grosses comme des bao­babs, au point de se sen­tir insul­tée soi-même, c’est per­mis, mais ce n’est pas de mon fait.

    Par contre, j’au­rais aimé avoir une réponse de Cathe­rine concer­nant sa confu­sion entre le conseil fédé­ral suisse et la démo­cra­tie directe, et sur le zap de « entre adultes ». Afin de savoir si c’é­tait deux mal­adresses, ou pas.

    (ceci dit je ne regrette pas d’a­voir rete­nu Cathe­rine par la peau du coup 😉 la fois où elle vou­lait par­tir parce que ce n’é­tait pas selon elle les bonnes lignes qui étaient mises en couleur)

    Réponse
  107. EFFAB

    (@0) et (@5)

    De Nao­mi WOLF à Daniel ELLSBERG en pas­sant par MONTESQUIEU…

    Cette jeune mère… Est-ce que je dois agir et ten­ter de chan­ger les choses ou bien me taire et ne pas me faire remar­quer ? J’ai tel­le­ment peur de me retrou­ver fiche quelque part.

    La loi du Far-West

    la socié­té Bla­ck­wa­ter qui convoite ce contrat sur la sécu­ri­té inté­rieure aux Etats-Unis… Com­ment peut-on lais­ser la sécu­ri­té d’une nation et de ses citoyens à quelque entre­prise, à quelque agence pri­vée que ce soit ?!…

    Ce prê­ter ser­ment… mais on se fout de la parole don­née, pré­ten­due ou des plus ver­tueuses, quand seuls comptes les actes et les faits, non ces vaines pro­messes élec­to­rales et démagogiques_mais bien cette inten­tion mesu­rée et conte­nue à l’aune de son application…

    … ou, alors, comme le dit Daniel ELLSBERG, Le ser­ment engage à pro­té­ger et défendre la Consti­tu­tion des Etats-Unis.

    Bref, camps d’in­ter­ne­ments et qua­drillage poli­cier pour mieux conte­nir les indé­si­rables au N.O.M. et tout sur­saut démo­cra­tique… mais n’est-il déjà pas trop tard ?… ou ce com­bat tita­nesque du Bien contre le Mal…

    … non, non, je n’in­vente rien, nous aurons bien deux Super­man au ciné­ma cette année : l’un que je qua­li­fie­rai de spi­ri­tuel – j’ose espé­rer alter­na­tif, cette inté­gri­té comme ce sou­cis de véri­té sinon de jus­tice -, l’autre davan­tage tout public, pour ne pas dire amé­ri­cain moyen, ce consum­mé­risme et ce patrio­tisme de bon ton ou qui sonne si creux !

    Com­pa­rez vous-mêmes…

    Réponse
  108. Morpheus

    Aaaaah, les super héros !

    Réac­tua­li­sa­tion des mythes des héros de l’an­ti­qui­té, mais dans le cas de cer­tains d’entre eux – et en par­ti­cu­lier Super­man – réac­tua­li­sa­tion du mythe du SAUVEUR.

    Super­man = Jésus-Christ (super­star)

    J’ai com­pris ça à 7 ans ! J’é­tais enfant de cœur, j’al­lais au caté­chisme et bien sûr, j’é­tais aus­si fan de Super­man. Je vou­lais deve­nir super­man, pour sau­ver les gens en détresse et rendre la jus­tice. J’ai imman­qua­ble­ment fait le rap­pro­che­ment entre les deux.

    Jésus est le fils de Dieu, il est engen­dré par un ange de dieu, il vient du ciel (et il y retourne), il a des super pou­voirs, il com­bat les injus­tices et vient en aide aux pauvres et aux déshérités.

    Super­man est un extra-ter­restre (lui aus­si), il vient du ciel, il a des super pou­voirs, il com­bat les injus­tices et vient en aide aux plus faibles.

    Tou­jours le mythe du SAUVEUR, l’homme pro­vi­den­tiel qui va venir régler tous nos pro­blèmes grâce à ses super pou­voir, sans que nous n’ayons rien à faire (parce que nous sommes des faibles, ceux qui n’ont pas de pou­voir et sommes les pécheurs). Il va même nous sau­ver de nous-mêmes, vous vous ren­dez compte ? Génial !

    Ou pas…

    Dans un autre genre (pas tel­le­ment dif­fé­rent, fina­le­ment) il y a aus­si ce super héros, un brin plus sombre (mais plus sexy que la tar­louse en col­lants bleu et rouge)*.

    Voi­ci une excel­lente ana­lyse du sym­bo­lisme de Bat­man publiée par Le Cercle des Volontaires.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    • ceci est de l’i­ro­nie (non mais bon, je pré­cise, au cas où…)
    Réponse
  109. Catherine B

    Je n’ai pas lu tout ce qu’il y avait après le mes­sage d’A­na juste après le mien, celui de ce matin, avant que je ne parte tra­vailler, ceci pour ne pas être influen­cée par ma réponse.

    Alors voi­là, ce qui m’est venue après avoir lu ton mes­sage Ana.

    Je ne suis pas très éton­née de lire le conte­nu de ton mes­sage Ana car il y avait quelque chose qui clo­chait, enfin, moi, je trou­vais qu’il y avait quelque chose qui clo­chait dans ton atti­tude, ça ne te res­sem­blait pas. Tu ne nous as pas habi­tuée à réagir de la sorte, à fer­mer porte et fenêtres et ça vou­lait for­cé­ment dire quelque chose. C’est cou­ra­geux de dévoi­ler ain­si ce que l’on est et je t’en remer­cie, remer­cie-toi aus­si car à tra­vers ce dévoi­le­ment exté­rieur quelque chose d’un dévoi­le­ment inté­rieur se fait, enfin, en tout cas, je parle pour moi car sou­vent ça m’a ser­vi de me dévoi­ler dans ma véri­té brin­que­ba­lante, ça per­met­tait d’ou­vrir des espaces en moi, comme si ça res­pi­rait mieux après. 

    Alors je peux com­prendre sachant cela, ta dif­fi­cul­té à t’at­te­ler à cette tâche que je m’obs­ti­nais à te mettre sous le nez et je com­prends donc tes invec­tives à mon encontre, elles sont dès lors tout à fait jus­ti­fiées et je les reçois sans l’ombre d’un res­sen­ti­ment. Ce que j’aime en toi, c’est cette capa­ci­té à rebon­dir, tu te cabres, tu rues, puis tu vas vers l’a­voine que je te pro­pose. Belle récom­pense tu lis le texte de loi, génial. Bel esprit d’ou­ver­ture. C’est ça que je vou­lais. Qu’on s’in­ter­roge, qu’on se pose un peu, qu’on quitte les idées toutes faites, du style, moi, je peux, alors les autres le peuvent aus­si, cette éga­li­té au rabais qui risque de rabais­ser l’hu­main.

    Alors main­te­nant, Étienne peut dire ce qu’il veut de moi, ce n’est vrai­ment pas grave, sans doute y‑a-t-il du vrai dans ce qu’il dit puis­qu’il le dit, mais il faut que vous sachiez Étienne que je ne tra­vaille pas pour ma renom­mée. On m’a fait com­prendre très tôt que je ne valais pas un clou, et cette don­née je l’ai inté­grée et du coup ça libère vrai­ment, on n’a rien à prou­ver, et je n’ai rien à prou­ver juste à essayer d’être vivante et à construire des liens les plus vrais pos­sibles avec les gens que je croise. 

    Alors ce qui me booste, c’est quelque chose de très égoïste, c’est que je ne peux tout sim­ple­ment pas être bien si les autres ne le sont pas, et que du coup, toute mon éner­gie cherche à trou­ver des pos­sibles dans les gens que je ren­contre pour essayer de réa­li­ser ce mieux auquel j’as­pire pour tous. 

    Vous avez un espace Étienne qui peut sou­le­ver des mon­tagnes, mais par­fois je vous trouve trop timo­ré car vous me sem­blez encore trop atta­ché à votre renom­mée. Votre livre à venir, vos vidéos sur dai­ly motion, les articles de jour­naux qui parlent de vous, les émis­sions de radio, Étienne, Étienne ne vous lais­sez pas avoir par les sirènes de la renom­mée, c’est ça que j’es­saie de vous dire. Vous valez mieux que ça, cette cause belle et noble et géné­reuse il faut la faire adve­nir, la faire émer­ger de toute cette boue qui éteint les braises qui sont en-des­sous. Soyez un souf­flet, celui qui ranime le feu, qui remet de l’oxy­gène pour ravi­ver les braises. 

    Je vous ras­sure et je me trouve très bien lotie, j’ai un com­pa­gnon très géné­reux, très patient et aus­si très aimant, la preuve il me sup­porte. Alors essayez donc de sup­por­ter mes frasques. J’aime l’exi­gence et j’exige que vous don­niez le meilleur de vous-même dans l’ou­bli total de vous-même.

    Les sen­tences seront reçues demain à l’aube. Je vous salue, que la cause de l’hu­main qui est en nous, au plus pro­fond de nous soit enten­due et recon­nue. Je vous bénis mes frères et mes sœurs, ça allait avec tout ce qu’il y avait avant. Sou­rire car tout devrait finir ain­si, rire de la farce du vivre ! du vivre ensemble que diable !

    Réponse
  110. Catherine B

    Mer­ci Brigitte

    Réponse
  111. Ana Sailland

    la pom­made c’est non merci

    Réponse
  112. Catherine B

    L’homme est une ques­tion nous disent nos amis hébreux.

    ça pose donc la ques­tion essen­tielle du sens de l’hu­main qui est en nous, com­ment je reçois, oui, com­ment je reçois ce que l’autre, tout autre m’offre???
    et cela dit du sens qu’a pris notre éner­gie vitale qui à tout moment peut modi­fier sa trajectoire !

    Réponse
  113. Catherine B

    Bon, je peux mordre aus­si Ana, j’en suis capable, demande à Etienne ! smile ! on va tous mourir

    Réponse
  114. Ana Sailland

    Après toutes ces patates chaudes qu’en toute hâte on tâte, vous m’épatâtes.

    Bonne nuit également

    Réponse
  115. EFFAB

    Mer­ci infi­ni­ment, MORPHEUS, d’a­voir rebon­di sur ces super héros de notre enfance… oui, bien sûr, cette figure chris­tique, avec ou sans iro­nie, j’en suis conscient, ce rap­pro­che­ment comme cette pro­vi­dence… il n’empêche, il y a quelque chose d’in­fi­ni­ment plus pro­fond dans ce mythe du (super) héros ou cette pure fan­tas­ma­go­rie… une réa­li­té en même temps qu’un souffle_ou cet idéal, cette mer­veilleuse uto­pie en dépit de toutes les bas­sesses et autres limi­ta­tions humaines.

    Cette exi­gence dont par­lait CATHERINE mais je n’ai pas encore lu tout ce qui pré­cé­dait… évi­dem­ment, cette excel­lence chouardienne_mais n’exi­geons pas tant d’au­trui quand nous-mêmes agis­sons avec trop d’ai­sance ou sommes tout sim­ple­ment si limi­tés dans nos actes et nos remises en question.

    Nous tous qui inter­ve­nons ici, cer­tains d’entre nous en tout cas, nous qui sommes si libres de notre réflexion et si humbles dans notre dés­in­té­rêt, forts de cette volon­té com­mune comme de nos dif­fé­rences et autres diver­gences, c’est à nous qu’il appar­tient d’exi­ger le meilleur et le plus juste ; et ce n’est pas là nous prendre pour des dieux que de pla­cer cette légi­ti­mi­té et cette pré­ten­tion démo­cra­tiques au-des­sus de tout, mais bien de cette res­pon­sa­bi­li­té d’a­gir en conscience et connais­sance de cause, cette inten­tion autant que cette pers­pi­ca­ci­té : j’ai beau ne m’ap­pe­ler que Fabien, tout sim­ple­ment, por­tion incon­grue de beurre et de four­mi, je n’en suis pas moins EFFAB, cet Idéal à lui tout seul et cette Volon­té hors-norme, à mi-che­min entre éthique et sacré, cette pro­pen­sion au bon­heur en même temps que ce besoin et ce sou­cis et cette exi­gence de justice.

    Cette inten­tion que nous devons y mettre et ce tra­vail en com­mun, cette repré­sen­ta­tion sym­bo­lique au ser­vice de cette excel­lence par­ta­gée, bref, la Démo­cra­tie pour tous mais cette intui­tion consti­tu­tive…

    Réponse
  116. Morpheus

    Cathe­rine, le rôle de maso­chiste te va beau­coup mieux que celui de sadique. Pour le sadique, le rôle est déjà pris, je suis là pour ça (et crois-moi, je suis équi­pé, j’ai les cordes, le fouet, la cra­vache, le bâillon, tout ce qu’il faut pour te soumettre).

    Mais même sans acces­soire, je peux tou­jours t’ad­mi­nis­trer une fessée.

    😀

    Tu peux m’ap­pe­ler Maître.

    Mor­pheus

    Réponse
  117. Marie

    Per­son­nel­le­ment, Jésus me sub­jugue par sa beau­té et depuis peu : ce qu’Il sym­bo­lise pour moi : l’A­mour dans toute sa pure­té, l’A­mour inconditionnel. 

    Ça va peut-être fait rire cer­tain, mais c’est à tra­vers des hommes droits comme Étienne plein de natu­rel, de dévoue­ment et de bon vou­loir que je découvre que cet Amour existe, cette bon­té pure et natu­relle lorsque je la vois alors j’ai bon espoir pour un Ave­nir pour l’humanité. 
    (je pré­cise que je ne suis d’au­cune reli­gion ni groupe sectaire;-))

    Je suis per­sua­dée que l’homme en rega­gnant la nature retrou­ve­ra son équi­libre et sa liberté.

    Réponse
  118. Catherine B

    Dans une volon­té de poser clai­re­ment les enjeux afin que per­sonne ne dise on ne savait pas, 
    voi­ci donc le texte de Ber­trand Ver­ge­ly
    pour ceux qui seraient hos­tiles à l’é­coute de la video. 

    Les enjeux sont clairs et pré­cis et Ana aux ques­tions que tu me poses la video y répond mieux que moi. 
    Je n’en­lève pas un point, pas une vir­gule, je suis abso­lu­ment d’ac­cord sur tout ce qu’il dit.
    On peut ne pas être d’ac­cord, mais il faut avoir ce sou­cis d’ar­gu­men­ter autre­ment qu’en disant tout le monde est libre. 
    La liber­té ne se pose pas sans limite, sinon ce n’est plus la liberté.

    http://www.sagesse-orthodoxe.fr/jaimerais-savoir/questions-dactualite/ethique‑2/societe-economie-politique/le-mariage-homosexuel%E2%80%A6-par-bertrand-vergely

    Je ne suis pas ortho­doxe ni ral­liée à aucune église, mais j’aime la pos­ture d’un Jésus qui n’a rien à voir selon moi avec ce que les ins­ti­tu­tions clé­ri­cales nous en disent, pos­ture spi­ri­tuelle comme l’ex­pri­mait Mon­sieur Guillemin.

    Réponse
  119. Catherine B

    Je reviens quand même sur ce que vous disiez Etienne, s’il ne fal­lait se battre que là où l’herbe nous convient, alors admet­tez que vous devriez quit­ter la France. 

    Le tra­vail d’é­man­ci­pa­tion ne se fait pas là où c’est libre, il se fait là où c’est occu­pé par des bou­chons, et le tra­vail de tout cher­cheur de véri­té est jus­te­ment d’es­sayer de les faire sau­ter avec les moyens qui sont à sa disposition. 

    Par­fois, il faut user de beau­coup de force ou au contraire de beau­coup de douceur…

    Réponse
  120. EFFAB

    Oui, MARIE, cette inté­gri­té chouar­dienne, et c’est bien ce qui nous séduit tous chez ETIENNE, paral­lè­le­ment à la Cause des causes et toute cette per­ti­nence poli­tique qui sont conte­nues et dans son dis­cours et dans sa réflexion… c’est bien dans cette droi­ture et ce natu­rel que nous trou­ve­rons la légi­ti­mi­té et la force de notre volon­té et de notre puissance.

    Jésus comme fils de l’Homme, cette huma­ni­tude en nous, cette huma­ni­té qui nous rend tout aus­si conscient du monde et de nous-mêmes qu’il est dans notre inté­rêt et de notre devoir, de notre res­pon­sa­bi­li­té envers autrui et tout le Vivant, JESUS, disais-je, ce frère de sang, ce frère de lumière… et non ce cru­ci­fié, tout cet héri­tage judéo-chré­tien détour­né et vou­lu, ce condi­tion­ne­ment cultu­rel, cet asser­vis­se­ment des consciences, ni plus ni moins, un peu à l’ins­tar de notre édu­ca­tion et de ce condi­tion­ne­ment civique qui fait que nous igno­rions qua­si­ment tout – pour beau­coup en tout cas – du tirage au sort, sacra­li­sant à l’ex­cès et au pire men­songe le suf­frage uni­ver­sel et tut­ti quanti.

    JESUS, EFFAB, GENTILS VIRUS, nous sommes tous de la même trempe et dans la même galère_et si nous ne sommes pas maîtres de notre des­tin aujourd’hui_nous ne le serons plus jamais, c’est aus­si simple que cela : les ins­ti­tu­tions actuelles sont hors-la-loi comme nous ne sau­rions par­ler de VIème Répu­blique, c’est bien de Démo­cra­tie, de Jus­tice, de Liber­té et d’A­mour dont nous par­lons et de rien d’autres, cette Cause fon­da­men­tale entre tous.

    Réponse
  121. Marie

    oui c’est vrai vous avez rai­son Effab 🙂 

    c’est parce que je lisais plus haut(115) sur le Sau­veur, ça m’est venu comme ça parce que la figure de Jésus me parle ces temps-ci, elle a de la valeur à mes yeux. 

    j’y vois une rédemp­tion, une gué­ri­son dans toutes mes tiraille­ment inté­rieurs, l’A­mour comme remède, l’ins­pi­ra­tion par la beau­té du geste, quel­qu’un disait : la beau­té sau­ve­ra le monde. 

    Je la vois dans le don, la géné­ro­si­té dés­in­té­res­sée, la pure­té de cœur, c’est tel­le­ment rafraîchissant.

    Alors quand je vois une oasis… 🙂

    Mer­ci à tous les GV et à toutes les oasis 🙂

    Réponse
  122. Morpheus

    Cathe­rine B prise ne fla­grant délit de flood intem­pes­tif (limite du trollage).

    Sur le poste de Marat, elle poste l’un à la suite de l’autre une ribam­belle de liens vidéo (sur le mariage pour tous), puis, pour évi­ter toute dis­cus­sion dit (#103 > 13:36) Que ceux qui ont des oreilles entendent, mes­sage 87,93,94,95, 96, 97, 98, 99, 100, … Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut entendre. ++Ceci dit je m’absente++.

    (elle est absente, donc elle ne peut répondre aux objections)

    L’ab­sence n’a visi­ble­ment pas duré long­temps, puisque, sur cet autre sujet, #130 > 14:57 + #131 > 15:07, paf, deux nou­veaux liens concer­nant une fois encore le mariage gay.

    HALTE AU FLOOD !

    Mor­pheus

    Réponse
  123. Ana Sailland
  124. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Le 1er mai, fête du tra­vail, fête de l’oi­si­ve­té, faites de la politique !

    Réponse
  125. Catherine B
  126. Étienne

    BIRIBI,
    sys­tème de « camps disciplinaires », 
    incar­na­tion infer­nale (bien réelle) 
    de l’a­bus des pou­voirs faute de limites

    Cet article effrayant nous rap­pelle l’en­fer ren­du pos­sible (et même cer­tain) par l’ab­sence de Consti­tu­tion, l’ab­sence de limites aux pou­voirs, notam­ment aux pou­voirs armés. 

    http://​lhist​geo​box​.blog​spot​.fr/​2​0​1​3​/​0​6​/​2​7​1​-​a​r​i​s​t​i​d​e​-​b​r​u​a​n​t​-​b​i​r​i​b​i​.​h​tml

    Nous ne devrions pas oublier que notre non-vigi­lance, notre pas­si­vi­té, notre couar­dise, seront la cause PRINCIPALE, PREMIÈRE, de ce retour à l’en­fer qui nous pend au nez, sous pré­texte de sécurité.

    Il nous faut entre­te­nir la mémoire des luttes.

    Étienne.

    Réponse
  127. J-Stéphane

    La marâtre-patrie.

    Allez jouer, et lais­sez les grands travailler !

    Cette phrase infan­ti­li­sante est l’at­ti­tude de nos gou­ver­ne­ments à notre égard.

    Chaque nou­velle élec­tion est une étape qui nous éloigne de la démo­cra­tie, et nous rap­proche du totalitarisme.

    L’in­gé­rence natio­nale et inter­na­tio­nale des gou­ver­ne­ments est la fau­cheuse de toute démocratie.

    La démo­cra­tie c’est s’oc­cu­per de ses affaires, l’in­gé­rence c’est tout son contraire.

    Pro­fi­tez de vos der­nières récréa­tions pour ne plus jouer…

    http://​jste​phane​.files​.word​press​.com/​2​0​1​3​/​0​6​/​f​a​u​c​h​e​u​s​e​_​d​c​3​a​9​m​o​c​r​a​t​i​e​.​png

    Réponse
  128. Furax

    Pour bien faire, il fau­drait qu’un article de la consti­tu­tion encadre le fait que le peuple soit la seule auto­ri­té à don­ner des ordres aux forces armées. Ceci afin de ne plus voir des gou­ver­ne­ments qui retourne les armes contre le peuple, mais éga­le­ment d’en atta­quer un autre…

    Réponse
  129. Catherine B

    Com­ment avez-vous pu lais­ser pas­ser de telles insa­ni­tés Etienne ?

    « Cathe­rine, le rôle de maso­chiste te va beau­coup mieux que celui de sadique. Pour le sadique, le rôle est déjà pris, je suis là pour ça (et crois-moi, je suis équi­pé, j’ai les cordes, le fouet, la cra­vache, le bâillon, tout ce qu’il faut pour te soumettre).

    Mais même sans acces­soire, je peux tou­jours t’ad­mi­nis­trer une fessée. »

    C’est digne des rois du Qatar!!!

    Qui ne dit mot consent et consen­tir à cela, c’est d’une tris­tesse sans nom!!! à mon sens, mais mon sens n’est pas celui de tous.

    Ce n’est pas tant à tel ou à tel qu’il faille répondre ou obéir, mais à cette petite voix inté­rieure qui elle ne se trompe pas, quand bien même il fau­drait affron­ter la soli­tude la plus rude face à toute la pla­nète, car c’est cela être libre je crois.

    Réponse
  130. Ana Sailland

    Cathe­rine, au jeu que tu dénonces à juste titre (mais c’é­tait peut être de l’hu­mour très très très lourd) je pré­fère ce JEU là

    Réponse
  131. Etienne

    Fla­sh­ball : un sapeur-pom­pier de 31 ans mutilé

    19 jan­vier 2014 | Par Louise Fessard

    Le 27 décembre 2013, lors d’une mani­fes­ta­tion des sapeurs-pom­piers à Gre­noble, Quen­tin Char­ron, 31 ans, s’écroule, vio­lem­ment tou­ché au visage par un pro­jec­tile. Selon le pom­pier, qui a pu vision­ner les films des camé­ras de vidéo­sur­veillance, il s’agissait d’un tir de flashball.

    (…)

    http://​www​.media​part​.fr/​j​o​u​r​n​a​l​/​f​r​a​n​c​e​/​1​9​0​1​1​4​/​f​l​a​s​h​b​a​l​l​-​u​n​-​s​a​p​e​u​r​-​p​o​m​p​i​e​r​-​d​e​-​3​1​-​a​n​s​-​m​u​t​ile

    Réponse
  132. Étienne

    Le groupe de Tarnac : 
    « L’an­ti­ter­ro­risme est un mode de gouvernement »

    « L’an­ti­ter­ro­risme est magique. Il a non seule­ment l’art de faire pas­ser des chi­hua­huas pour des loups, mais en outre celui de faire taire toute pro­tes­ta­tion à son sujet. Deux lycéens de 15 et 16 ans dont on s’a­lar­mait en jan­vier, entre com­pas­sion et sur­prise, qu’ils aient pris le che­min de la Syrie sont ain­si deve­nus à la fin du mois des « appren­tis dji­ha­distes » sous contrôle judi­ciaire. Et nul ne moufte. Deux gamins mis en exa­men pour « par­ti­ci­pa­tion à une asso­cia­tion de mal­fai­teurs en rela­tion avec une entre­prise ter­ro­riste », deux gamins rame­nés de Tur­quie par des proches et cueillis à leur retour par la direc­tion cen­trale du ren­sei­gne­ment inté­rieur (DCRI) en guise de comi­té d’ac­cueil. Tout est dans l’ordre, pas­sons à la suite.

    Lire le récit (édi­tion abon­nés) Le périple des deux ado­les­cents tou­lou­sains en Syrie

    Un enquê­teur qui déclare qu’il s’a­git en fait de « décou­ra­ger les autres petits jeunes radi­ca­li­sés sur Inter­net qui auraient l’in­ten­tion de se rendre là-bas », qui déclare donc que l’on inculpe des gens pour inti­mi­der les autres, et nul ne s’en émeut. Un ministre de l’in­té­rieur qui mul­ti­plie par trois le nombre, déjà gon­flé par les ser­vices, des Fran­çais qui seraient actuel­le­ment en Syrie à com­battre l’ar­mée de Bachar Al-Assad, et per­sonne pour noter la magouille.

    Il faut dire que sans le genre de petites opé­ra­tions de ter­reur dis­cur­sive dont l’an­ti­ter­ro­risme est cou­tu­mier, on n’au­rait pu si sim­ple­ment tordre le cou à l’é­vi­dence. Ce qu’il y a de sidé­rant, c’est évi­dem­ment que depuis trois ans on laisse un peuple se faire mas­sa­crer, bom­bar­der, tor­tu­rer, gazer par tout un appa­reil contre-insur­rec­tion­nel déchaî­né, et non que des jeunes gens trouvent cela into­lé­rable et décident d’a­gir en conséquence.

    C’EST EUX OU NOUS

    Mora­le­ment, il est vrai, c’est eux ou nous : ou bien nous sommes des lâches, des cyniques, des cœurs tan­nés qui assistent tran­quille­ment au car­nage du fond de nos sofas, ou bien nous avons affaire à des « monstres embri­ga­dés en un mois sur Inter­net » au terme d’un « pro­ces­sus d’au­to­ra­di­ca­li­sa­tion fulgurant ».

    Ici, gober le bobard est le prix à payer pour notre confort moral. En d’autres temps, on n’au­rait pas atten­du pour mon­ter des bri­gades inter­na­tio­nales de volon­taires aux­quelles auraient par­ti­ci­pé de futurs George Orwell, et c’est bien sûr de ne l’a­voir pas fait que nous avons, en lieu et place, des Bri­gades Al-Nos­ra et des otages. Réédu­quer par l’an­ti­ter­ro­risme des gamins de 15 ans, voi­là qui per­met à bon compte de faire un peu oublier la contra­dic­tion sai­gnante entre la posi­tion offi­cielle de la France envers le régime syrien et sa para­ly­sie effec­tive. Nous disions, à peine arrê­tés, que l’an­ti­ter­ro­risme ne ciblait pas cen­tra­le­ment ceux sur qui il s’a­bat, mais l’en­semble de la popu­la­tion ; qu’il n’é­tait donc pas une pro­cé­dure judi­ciaire, mais un mode de gouvernement.

    Depuis lors, les révé­la­tions d’Ed­ward Snow­den sur les acti­vi­tés de la NSA ont ache­vé d’en admi­nis­trer la preuve : c’est au nom de l’an­ti­ter­ro­risme que l’on espionne la tota­li­té de la popu­la­tion, et au nom de l’an­ti­ter­ro­risme que Barack Oba­ma entend rendre cela acceptable.

    Comme s’en expli­quait le Napo­léon III de Mau­rice Joly dans ses dia­logues ima­gi­naires entre Machia­vel et Mon­tes­quieu, cela ne pose aucun pro­blème puis­qu’« il n’y aura que les fac­tieux qui souf­fri­ront de ces res­tric­tions ; per­sonne d’autre ne les sen­ti­ra ». Il suf­fit pour cela d’or­ga­ni­ser l’anes­thé­sie géné­rale, et l’a­mné­sie en temps réel.

    Les poli­tiques encou­ragent et les magis­trats assument. C’est par une appli­ca­tion raf­fi­née de la loi que l’on met en exa­men deux élèves de seconde « pour asso­cia­tion de mal­fai­teurs en rela­tion avec une entre­prise ter­ro­riste ». Raf­fi­ne­ment qui per­met de leur repro­cher d’a­voir vou­lu se rendre dans un pays étran­ger où ils auraient pu rejoindre des groupes, qui eux-mêmes auraient pu les ame­ner à éven­tuel­le­ment com­mettre des faits délic­tueux à leur retour en France.

    ABRITÉS DERRIÈRE LE SECRET-DÉFENSE

    On ne s’embarrasse même plus de démon­trer une inten­tion mal­fai­sante, le crime est désor­mais défi­ni par son anti­ci­pa­tion même. L’af­faire de Tar­nac elle-même est si peu une simple aber­ra­tion de l’ère Sar­ko­zy que l’ins­truc­tion se pour­suit à ce jour.

    Lire le récit (édi­tion abon­nés) Tar­nac, une enquête mena­cée d’enlisement

    Abri­tés der­rière le secret-défense, depuis le silence feu­tré de leurs bureaux, poli­ciers et magis­trats conti­nuent de pré­ser­ver et d’é­tendre le domaine de la lutte anti­ter­ro­riste – que leur tra­vail consiste, dans notre cas, à ne rien faire n’est en rien contra­dic­toire. Avec le temps, on oublie­ra bien qu’il y a jamais eu une « affaire de Tar­nac » et qu’elle met­tait à nu la logique même de cette lutte.

    Sur ce point comme sur les autres, un chan­ge­ment de gou­ver­nants n’al­tère en rien la phy­sio­no­mie géné­rale du gou­ver­ne­ment. Il n’y a pas de droite ni de gauche en matière anti­ter­ro­riste. Si les nou­veaux loca­taires du pou­voir ne peuvent que reprendre à leur compte la construc­tion sar­ko­zyste de « l’ul­tra­gauche ten­dance anar­cho-auto­nome », c’est que l’an­ti­ter­ro­risme est en lui-même une politique.

    Le Par­ti socia­liste n’a pas plus le pou­voir d’être socia­liste que celui de sor­tir du para­digme mon­dial, libé­ral de la sécu­ri­té. Quant aux magis­trats, n’en par­lons pas : com­ment ose­raient-ils contre­dire la police de la société ?

    Par Chris­tophe Becker, Mathieu Bur­nel, Julien Cou­pat, Ber­trand Deveaud, Manon Gli­bert, Gabrielle Hal­lez, Elsa Hauck, Yil­dune Lévy, Ben­ja­min Rosoux, Aria Tho­mas, mis en exa­men dans l’« affaire de Tar­nac », notam­ment pour « asso­cia­tion de mal­fai­teurs en rela­tion avec une entre­prise terroriste ».

    Source : Le Monde 17 février 2014, http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/02/14/a‑droite-comme-a-gauche-l-antiterrorisme-est-un-mode-de-gouvernement_4366213_3232.html

    Réponse
  133. Gaudefroy

    On sent le groupe de tar­nac très bien infor­mé sur la guerre en Syrie. Ils doivent être abon­nés au Monde, et plus férus de phi­lo­so­phie que de géopolitique 😉

    J’a­voue que j’ai relu l’ar­ticle 2 fois et je l’ai d’a­bord confon­du avec un de ces cen­taines d’ar­ticles du Monde dia­bo­li­sant le régime syrien.

    Ils pon­daient pour­tant des textes brillants naguère à l’é­poque de tiq­qun quoique sou­vent abs­cons et très pessimistes.

    Réponse
  134. Étienne

    Sur le nou­veau blog, un repor­tage bou­le­ver­sant et important : 

    Voi­ci ce qui pend au nez de ceux qui renoncent à limi­ter EUX-MÊMES les pou­voirs aux­quels ils consentent à obéir : 

    Un taxi pour L’ENFER : TORTURE LÉGALISÉE AUX USA

    TOUT POUVOIR VA JUSQU’À CE QU’IL TROUVE UNE LIMITE. 
    LA LIMITE est dans LA CONSTITUTION. 
    Qui rédige, pro­tège et cor­rige la Constitution ?
    Pour­quoi pas vous ? 
    Pour­quoi avez-vous démis­sion­né du pro­ces­sus constituant ?
    Ne faites-vous donc pas LE LIEN entre votre démis­sion per­son­nelle et les ABUS DE POUVOIR dont vous serez bien­tôt victime ?

    « Un homme enchaî­né sait qu’il aurait dû agir plus tôt, car sa capa­ci­té à influer sur l’action de l’État touche à sa fin. » Julian Assange.

    Réponse
  135. Gaudefroy

    Je viens de tra­duire et sous-titrer une vidéo noire et dense de l’ex­cel­lente émis­sion Truthseeker :

     » Contre-his­toire de la colo­ni­sa­tion US et de la bar­ba­rie Indienne » :

    L’ho­lo­causte Amé­ri­cain est éva­lué à 100 mil­lions de personnes…

    Réponse
  136. Bèrbère
  137. Bèrbère

    Oubli…#148

    « Le chan­ge­ment a été fait en par­tie pour répondre à des accu­sa­tions de pro­fi­lage racial, mais le nou­veau pro­gramme – appe­lé Secure Com­mu­ni­ties – a consi­dé­ra­ble­ment élar­gi le bas­sin de per­sonnes qui ont été véri­fiés, les res­pon­sables de la CIE dit. Et ceux qui vivent aux États-Unis illé­ga­le­ment pour­rait être remis à la police des étran­gers quels que soient les charges rete­nues contre eux. »
    (tra­duc­tion google)

    Réponse
  138. Ana Sailland

    « L’ho­lo­causte Amé­ri­cain est éva­lué à 100 mil­lions de personnes… »
    »>

    Ce sont aus­si une phi­lo­so­phie et une tra­di­tion qui ont été assassinées.
    Et chaque fois que la civi­li­sa­tion « gagne » du ter­rain, il s’a­git d’un appau­vris­se­ment de l’es­pèce humaine dans son ensemble, un anéan­tis­se­ment de la « banque de don­nées » du savoir-vivre.

    Nous sommes en train de vivre ici-même et en ce temps-ci quel­que­chose de simi­laire, mais subrep­tice, moins san­glant, qui tend à l’a­vè­ne­ment de l’hu­main hors sol, sans plus de matu­ri­té qu’une tomate culti­vée sur gaze, sans saveur, sans connais­sance des choses élé­men­taires de la vie, donc dépen­dant, incom­pé­tent et inca­pable de conce­voir un autre futur que celui qui lui est imposé.

    Je retourne jardiner 😉

    Réponse
  139. FURAX

    « Aucun homme n’est une île, un tout, com­plet en soi ; tout homme est un frag­ment du conti­nent, une par­tie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoin­drie, comme si les flots avaient empor­té un pro­mon­toire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me dimi­nue, parce que j’appartiens au genre humain ; aus­si n’envoie jamais deman­der pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne. »

    John Donne

    Réponse
  140. Ana Sailland

    Sommes nous libres lorsque nous sommes unis ?

    C’est en gros­sière tra­hi­son 😉 l’une des ques­tions posées par Epic­tète, ou par la phi­lo­so­phie de l’anarchie. 
    Tout contre, tout contre, conjointe, il y a cette ques­tion que pose la démo­cra­tie : Quelle union, donc quelle orga­ni­sa­tion, pour que la liber­té demeure ? 
    Plus dra­ma­tique : est-ce possible ? 

    Il me semble que la pre­mière condi­tion, néces­saire, pro­ba­ble­ment pas suf­fi­sante, est que chaque être puisse à tout moment se mêler des affaires com­munes qui le concernent, donc de toute affaire poli­tique, s’en reti­rer, et y reve­nir, selon son humeur.

    C’est bête à dire, hein, tout simple, tel­le­ment qu’on ne le dit que peu. Mais.

    Nous sommes loin du compte puisque pour avoir ce droit au sein des pré­ten­dues démo­cra­ties, il est néces­saire de s’en­ga­ger conti­nu­ment dans un struc­ture (un par­ti), et sou­vent de s’y sou­mettre (!), et encore, même ain­si, c’est pas gagné.

    Le citoyen dont le but est de vivre simple et heu­reux ne peut ain­si qu’être obéis­sant aux déci­sions des autres, ces autres citoyens qui, en plus des dési­rs élé­men­taires ou vitaux, sont mus par l’ap­pé­tit de gou­ver­ner. Ambi­tion sus­pecte qui n’est pas tou­jours l’am­bi­tion d’être utile.

    Existe ain­si une inéga­li­té en droit, sys­té­mique, entre celui qui se sacre poli­tique et celui qui ne veut que vivre, à qui, en puni­tion de cette modes­tie, ne reste que sa liber­té inté­rieure, celle de son âme, si elle n’est pas savam­ment anesthésiée …

    Réponse
  141. Etienne

    Si le peuple ne reprend pas rapi­de­ment ses droits et le pou­voir, les gou­ver­ne­ments vont déve­lop­per leurs méthodes de répres­sion envers leurs propres conci­toyens dissidents :

    les États-Unis ont créé un drone qui pro­jette du gaz au poivre sur les manifestants !

    http://​www​.film​sfo​rac​tion​.org/​a​r​t​i​c​l​e​s​/​u​s​-​f​u​n​d​s​-​t​e​r​r​o​r​-​s​t​u​d​i​e​s​-​t​o​-​d​i​s​s​e​c​t​-​a​n​d​-​n​e​u​t​r​a​l​i​z​e​-​s​o​c​i​a​l​-​m​o​v​e​m​e​n​ts/

    Réponse
  142. Di Girolamo

    Des drones amé­ri­cains armés de vrais mis­siles et non de poivre tirent sur de vraies cibles humaines dans les guerres à dis­tance où les pilotes viennent s’asseoir devant leur écran aux heures de bureau .

    « le peuple » n’est pas consti­tué et n’a donc pas à reprendre des droits et des pou­voirs qu’il ne réclame d’ailleurs pas . Le seul pou­voir qu’il demande c’est le pou­voir d’achat .

    La démo­cra­tie qui est:réflexion, déli­bé­ra­tion et déci­sion col­lec­tive, n’a aucun sens dans une « démo­cra­tie » libé­rale , le seul régime poli­tique ayant réus­si la prouesse de sup­pri­mer la poli­tique et même le besoin qu’on peut en avoir . La ges­tion du pro­grès pour tous , délé­guée à des diri­geants que l’on désigne par le vote est ample­ment suf­fi­sant dans une socié­té où le contrat social est pro­grès et crois­sance pour tous .
    Et lorsque la catas­trophe vien­dra , ayant désap­pris la démo­cra­tie , il res­te­ra des guerres civiles et des répres­sion , au poivre ou aux missiles.
    Un peu noir , mais quoi d’autre ?

    Réponse
  143. Di Girolamo

    @Etienne
    Sont tous en vacances sur le blog ?

    Para­doxa­le­ment , quand on parle de recul de nos liber­tés , c’est à pro­pos de régimes fon­dés sur le prin­cipe de la liber­té indi­vi­duelle ados­sée à la croissance.
    Cette consti­tu­tion non écrite ‚non déli­bé­rée, non votée est en fait une idéo­lo­gie fon­da­trice , mais une idéo­lo­gie c’est à dire quelque chose qui nie la réalité.

    La réa­li­té , quelle est elle ?
    Elle est que nous sommes des humains , c’est à dite par nature des êtres impar­faits qui doivent non seule­ment tra­vailler pour gagner leur pain mais aus­si tra­vailler (col­lec­ti­ve­ment ) pour faire (construire) la société,le vivre ensemble.
    Hors nous nions cette obli­ga­tion et forts de la science , des tech­niques et des quelques années glo­rieuses de fort enri­chis­se­ment , nous croyons qu’il suf­fit de dési­gner des diri­geants et leurs experts pour gérer cette crois­sance indéfinie ;
    C’est donc en pla­çant la liber­té indi­vi­duelle comme moteur de la socié­té que nous allons au bout du compte perdre nos libertés.

    Réponse
  144. Di Girolamo

    @Etienne
    Sont tous en vacances sur le blog ?

    Para­doxa­le­ment , quand on parle de recul de nos liber­tés , c’est à pro­pos de régimes fon­dés sur le prin­cipe de la liber­té indi­vi­duelle ados­sée à la croissance.
    Cette consti­tu­tion non écrite ‚non déli­bé­rée, non votée est en fait une idéo­lo­gie fon­da­trice , mais une idéo­lo­gie c’est à dire quelque chose qui nie la réalité.

    La réa­li­té , quelle est elle ?
    Elle est que nous sommes des humains , c’est à dite par nature des êtres impar­faits qui doivent non seule­ment tra­vailler pour gagner leur pain mais aus­si tra­vailler (col­lec­ti­ve­ment ) pour faire (construire) la société,le vivre ensemble.
    Hors nous nions cette obli­ga­tion et forts de la science , des tech­niques et des quelques années glo­rieuses de fort enri­chis­se­ment , nous croyons qu’il suf­fit de dési­gner des diri­geants et leurs experts pour gérer cette crois­sance indéfinie ;
    C’est donc en pla­çant la liber­té indi­vi­duelle comme moteur de la socié­té que nous allons au bout du compte perdre nos libertés.

    Réponse
  145. Di Girolamo

    Étienne

    Mer­ci pour le lien. 
    À l’occasion…
    Je ne blogue plus beaucoup…
    Peut-être un jour, loca­le­ment, si nos che­mins se croisent…

    Bonne conti­nua­tion

    Réponse

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