Chers amis, je résume ici, sur une page, l’essentiel de ma critique de nos prétendues démocraties.
J’aimerais connaître votre avis sur cette synthèse.
C’est aux Citoyens d’écrire eux-mêmes leur Constitution et ensuite de la protéger.
Pour rester libres, les citoyens doivent toujours rester vigilants à l’encontre des pouvoirs.
- La démocratie (la vraie) est une réponse des hommes au problème qu’ils ont avec les pouvoirs.
- En effet, sans exception, « le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument ».
- Depuis la nuit des temps, aussi vertueux soient-ils au départ, tous les hommes au pouvoir « changent » et finissent par abuser de ce pouvoir, s’ils restent longtemps au pouvoir.
- Tous les pouvoirs, et notamment les exécutifs (les gouvernements), tendent à « s’autonomiser », c’est-à-dire à concentrer le plus possible de pouvoirs et surtout à s’affranchir de tout contrôle rigoureux.
- Donc, pour les humains, les pouvoirs sont à la fois nécessaires et dangereux.
- C’est pourquoi les gouvernés ont imposé à leurs gouvernants de signer un pacte, appelé « Constitution », qui institue les pouvoirs et qui fixe surtout les limites de chaque pouvoir, sans exception. Une Constitution est un acte de défiance.
- Montesquieu a montré qu’il fallait, par le moyen de la Constitution, affaiblir les pouvoirs, —notamment le pouvoir exécutif qui est le plus dangereux—, en séparant les pouvoirs et en contrôlant les pouvoirs (à tout moment, évidemment, et non pas seulement au moment des élections).
- Mais Montesquieu a oublié de dire de faire très attention à QUI va écrire la Constitution : en effet, si les citoyens laissent les hommes au pouvoir écrire eux-mêmes les limites de leurs propres pouvoirs, c’est perdu : cette négligence citoyenne conduit naturellement à l’institutionnalisation de l’impuissance politique des gouvernés : transformation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes en un droit des élus à disposer des peuples.
- Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ; ce n’est pas aux ministres, ce n’est pas aux parlementaires, ce n’est pas aux juges, d’écrire ou de réviser la Constitution, car ils sont, en l’occurrence, à la fois juges et parties : ils ont un intérêt personnel dans les règles qu’ils instituent et ils trichent en établissant des contrôles simulés et des pouvoirs citoyens factices.
- Quand des ministres, des présidents, des parlementaires ou des juges créent ou modifient une Constitution, c’est un abus de pouvoir. Ils ont un pouvoir important et ils en profitent pour en abuser. C’est une juste cause d’insurrection.
- Les parlementaires et les ministres ne sont pas propriétaires de la souveraineté nationale, ils n’en sont que les dépositaires temporaires. Quand ils transfèrent notre souveraineté sans notre accord direct, sans référendum, ils se comportent comme des locataires qui vendraient la maison en douce…
- Pour comprendre ce qui nous est arrivé à l’occasion de la construction de l’Union européenne, il faut voir que l’important, ce n’est pas qui VOTE la constitution, ce qui compte, c’est qui ÉCRIT la Constitution.
- Le « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » est un traité anticonstitutionnel :
- d’abord parce qu’il est constitutionnel : le TCE crée une constitution de fait, par la nature même des règles qu’il impose en matière de pouvoirs, règles dangereuses par essence : pouvoir de légiférer, pouvoir de gouverner, pouvoir de juger… De fait, sans notre accord, les institutions européennes remplacent progressivement les institutions nationales.
- Indépendamment de l’étiquette que lui collent ses auteurs, —« traité » ou « constitution »—, c’est assurément une (mauvaise) constitution qui n’avait jamais dit son nom que nos ministres ont écrite depuis 50 ans :. faiblesse extrême du parlement (masquée par de petits progrès montés en épingle), confusion des pouvoirs dans les mains de l’exécutif (dans des domaines importants et dissimulés), dépendance étroite des juges envers les exécutifs, non contrôle des pouvoirs (aucun organe n’est responsable de ses actes), protection excessive et injustifiée des fonctionnaires, impuissance politique des citoyens (pas de référendum d’initiative populaire), information manipulable : médias, organes statistiques et instituts de sondage sous influence (aucune règle constitutionnelle ne protège l’indépendance politique et économique des organes d’information). sabordage monétaire : indépendance de la BCE dont la mission de lutte contre l’inflation favorise le chômage, interdiction aux États de créer de la monnaie pour financer des investissements publics, ce qui nous impose à la fois des intérêts ruineux et une dette publique asphyxiante, révisions constitutionnelles à deux vitesses : impossibles avec le peuple (procédure « ordinaire » à triple unanimité) et faciles sans le peuple (procédure « simplifiée » sans référendum).
- Ensuite parce qu’on n’impose pas une Constitution par traité, parce que la seule source acceptable du pouvoir est la souveraineté populaire, le TCE, comme tous les autres traités qui l’ont précédé, fondamentalement inacceptable pour les peuples qu’il viole, le TCE est un traité anticonstitutionnel.
- Les Citoyens doivent se réapproprier la Constitution. Ils doivent l’écrire eux-mêmes et c’est ensuite encore à eux de la protéger comme leur outil le plus précieux contre les abus de pouvoir. On peut tout déléguer, sauf ce pouvoir-là.
- Donc, il nous faut un processus constituant honnête, une Assemblée Constituante dans laquelle les membres n’écrivent pas des règles pour eux-mêmes, des membres indépendants des partis et de toute organisation qui exerce ou brigue le pouvoir.
- Et le seul moyen de désigner des constituants indépendants des hommes de pouvoir, c’est de faire parrainer des volontaires par chaque citoyen, sans se laisser imposer les candidats des partis.
- On peut ensuite choisir les constituants parmi ces volontaires hors partis : a) soit par tirage au sort, b) soit avec plusieurs tours successifs d’élection.
- Enfin, sans doute, les constituants doivent se déclarer inéligibles aux fonctions qu’ils instituent.
- En somme, il faut rigoureusement séparer le pouvoir constituant des pouvoirs constitués. Quand les citoyens auront réussi à imposer cette hygiène démocratique fondamentale, ils sortiront enfin de la « préhistoire de la démocratie ».
- Et bien sûr, inutile de compter sur les partis et leurs amis pour débattre et faire connaître cette thèse : c’est aux simples citoyens de faire circuler cette idée, s’ils la trouvent bonne, pour s’émanciper des voleurs de pouvoir (les cratocrates). Ça ressemble bien au débat référendaire de 2005.
- Les trois « principaux » candidats à la présidence, ceux que nous imposent les partis et les médias, vont tout faire pour être élus sans avoir à débattre une seule fois de leurs abus de pouvoir au plus haut niveau. Tous vont faire diversion avec des non sujets. À nous d’imposer que ces abus de pouvoir soient débattus publiquement.
Une « insurrection électorale » pourrait tout changer :
le seul moyen de nous émanciper de la tutelle des partis, c’est d’élire un candidat hors parti
et d’écrire nous-mêmes la Constitution qui nous protègera enfin des abus de pouvoir.
Version pdf de ce texte :

Étienne,
je crois que les citoyens écrivent beaucoup de constitutions, sans compter les sites de mouvements politiques (C6R, UDF, CAP 21 qui ont rédigé des projets complets) et de propositions d’articles ou de rénovation démocratique.
Ainsi, par ex. :
Je crois donc que les citoyens se saississent de cette question.
Mais pour créer la constituante que tu désires, il te faudra une révolution.
Le mieux, dans l’attente de cette vague éventualité, est donc de multiplier les initiatives citoyennes, de créer la demande par des discussions et des débats, d’intervenir sur les sites politiques pour entretenir la pression afin que la rénovation démocratique ne soit pas une vaine intention après les élections de 2007.
Merci de ton attention.
Tout à fait d’accord avec toi Bernard.
Après une très longue période où les hommes ont enduré la royauté, nous voici assujettis désormais depuis plus de 2 siècles au système de la dictature de la démocratie représentative.
Le prochain système sera celui de la démocratie directe ou semi-directe, le RIC mis en avant.
Il faudra du temps après les élections de 2007 pour expliquer, réexpliquer et convaincre l’ensemble des citoyens du bien fondé de cette marche politique de reconquête de notre souveraineté.
En réalité peu de gens connaissent ce principe et je peux personnellement témoigner que chaque jour qui passe milite en faveur du RIC. A chaque fois que j’explique et que j’argumente, je suis persuadé que le citoyen en face de moi ne POURRA PLUS JAMAIS VOTER pour un parti politique quelconque.
La refonte d’une Constitution réellement démocratique va dans le même sens, mais je pense qu’il faut aussi et surtout effectuer un travail de terrain, d’information.
Alors voyons les prochaines échéances législatives, européennes puis présidentielles.
Je ne désespère pas voir un changement radical de situation et de prise de conscience du peuple avant ma mort et ce serait pour moi, mes enfants et petits enfants une magnifique victoire !
Juste un tit coup de sang sur ce gâchis référendaire :
« Au-delà d’un penchant naturel, mon métier nécessite le suivi attentif de l’actualité. La petite musique préélectorale française, où se multiplient les notes discordantes, semble rassurer sur la santé démocratique de notre pays, pour les partisans de ce système.
Ce qui navre, c’est l’absence sidérante du thème européen. Depuis le rejet grotesque du projet de traité constitutionnel, la démonstration de l’immaturité du prétendu « camp du Non » s’est ébrouée d’indigne façon : aucune union constructive n’a été accouchée de leurs gesticulations en fanfare, aucun interlocuteur crédible n’a pu porter leurs protestations scandées comme une première marche fondatrice d’une nouvelle Europe : rien, nada, nib !
Malheureusement, tout ce que j’avais écrit au moment de la campagne référendaire, dénonçant l’illusoire union en cas de triomphe du Non, a pris corps dans la trajectoire de ces Fabius, Buffet, Besancenot, Laguiller… sans parler de la part qui revenait aux Le Pen, de Villiers, Dupont-Aignan et qui, d’entrée, ne pouvait être associée à l’élan salvateur claironné.
De quoi se compose-t-il aujourd’hui ce fumeux mouvement ? D’une bande de falots drilles incapables de s’accorder sur une personnalité unitaire aux élections présidentielles, condition minimale pour peser, un tant soit peu, aux législatives. Pitoyable résultat à l’image des arguments malhonnêtes enfournés dans l’esprit d’une majorité de citoyens. Amer ? Oui, je le suis d’avoir trop eu raison ! L’opportunisme en couches de ces nauséeux carriéristes a sali et embourbé la construction européenne.
À vingt-sept, engoncée dans des règles institutionnelles trop étriquées, l’UE va hoqueter pour tenter de faire bouger cette ingérable mosaïque. L’erreur première est d’avoir voulu mettre la charrue avant les bœufs : faire entrer douze nouveaux membres avant d’avoir instauré un cadre constitutionnel viable… un non-sens à la portée du premier candide en stratégie politique débarqué. Sans doute, les concepteurs de cette marche à suivre n’avaient-ils pas appréhendé la funeste inspiration de notre Président, puis des Pays-Bas, de consulter le peuple sur cette complexe question.
La France, initiatrice du projet par la voix de Giscard d’Estaing, a fait son caprice, mécontente d’une situation qui lui a garanti plus d’un demi siècle de paix et de développement socioéconomique. Aujourd’hui, aucun candidat à la présidentielle qui soutenait le Oui au traité (curieux, c’est parmi eux qu’on trouve ceux qui ont une chance d’être élu…) n’ose dire que le choix français a été une foncière erreur, que la majorité du peuple s’est fait berner par des agitateurs démagogiques, que la réalité des manettes pour gérer le pays se trouve à Bruxelles et non à Paris, que sans l’UE nous serions encore plus marginalisés sur la scène internationale… La construction européenne a disparu des discours médiatisés.
L’ère démocratique continue donc à nous gratifier des tours d’illusionnistes aspirant au pouvoir : promesses avec des caisses vides, belles lois sans décret d’application, politique étrangère hypocrite à l’égard des superpuissances émergentes faute de poids de l’Europe politique, tours de manège gratuits, destination la vase ou le mur. On végète dans nos illusions ou l’on s’écrase brusquement, à bout de souffle.
À moins que le providentiel revienne faire un tour dans nos contrées, à moins que l’électorat soit soudain saisi d’une lucidité constructive (encore faut-il que ce qui lui est présenté le lui permette). L’onirisme maintient en vie, à défaut d’enthousiasme. »
http://pamphletaire.blogspot.com
« la funeste inspiration de notre Président, puis des Pays-Bas, de consulter le peuple sur cette complexe question » ? Donc les gens sont trop bêtes pour comprendre et il vaut mieux prendre les décisions les concernant sans leur demander leur avis ?
Loïc,
Merci pour ce franc coup de sang.
Pourtant, je vous trouve profondément injuste :
Le fait d’être incapable de s’unir pour bâtir ensemble une alternative ne démontre aucunement — je dis bien aucunement — que nous avions tort de résister à une machine qui était — et qui reste — caricaturalement antidémocratique. En 1939, le fait que l’envahisseur était le plus fort et qu’il semblait vain de résister ne prouvait aucunement qu’il ne fallait pas résister.
En 2005, il fallait résister, urgemment, et nous avons fait ce que nous pouvions. Nous pouvions peu, c’est vrai, car il n’est pas (encore) en notre pouvoir de construire une autre Europe. Faut-il rappeler qu’aucun d’entre nous n’a le pouvoir et qu’il est particulièrement malvenu de nous reprocher, à nous, les mauvaises actions de ceux qui, eux, ont le pouvoir. Je pense à Nice dont vous semblez regretter les effets mais sans condamner vraiment leurs auteurs (puisque vous semblez prêt à les réélire, eux ou leurs alliés) : ce sont pourtant ceux qui ont signé Nice qui devraient être punis, et pas ceux qui ont refusé d’en valider durablement l’esprit.
Dans le même sens, le fait que seuls des partisans du Oui aient une chance d’être élus à la prochaine élection présidentielle n’est pas du tout une démonstration de victoire du camp du Oui ; c’est plutôt une preuve de plus de l’escroquerie politique ambiante : le fait que vous signalez tient beaucoup plus à l’offre qu’à la demande, ne pensez-vous pas ?
Or, faut-il rappeler que l’offre politique est soigneusement cadenassée (sans vote blanc possible) par les partis politiques, machines de pouvoir, machines à imposer les hommes de pouvoirs, machines qui se sont même arrogé le droit d’écrire les règles et les limites du pouvoir… Précisément, ces limites, il n’y en a plus, Loïc : tous les contre-pouvoirs sont factices, l’impuissance citoyenne est totale, et vous, vous continuer à caresser le rêve européen — de bonne foi j’en suis sûr — sans voir l’évidence : il n’y a rien de démocratique dans les institutions de l’Union européenne, pas plus que dans les institutions françaises, hormis la prétention affichée. La « démocratie de l’UE » est un mensonge. Il suffit de lire les textes, ceux qui comptent, ceux qui créent de vraies obligations, pas le blabla des politiciens, pour comprendre la gravité des faits.
Si les partis respectaient leurs électeurs, au lieu de les violenter sans vergogne, le PS aurait fort bien pu proposer Fabius, Montebourg ou Mélenchon. L’UMP aurait pu présenter Dupont-Aignan. Mais non, le peuple a toujours tort contre ses soi-disant « représentants », c’est une vieille affaire.
Pour vous montrer que ce mépris du peuple par « les élites » (censées le représenter au pouvoir) est une veille affaire, je vais vous citer un des excellents propos d’Alain, ce philosophe illustre et littéralement passionnant du début du XXe :
« La trahison est naturelle dans un député, à quelque parti qu’il appartienne. Et la trahison, comme on l’a cent fois remarqué, consiste à tirer vers la droite après avoir juré de rester plus ou moins à gauche ; chacun sait qu’il y a une droite et une gauche en tous les points de l’hémicycle ; et vous n’entendrez jamais dire qu’un député ait glissé à gauche malgré les promesses faites aux électeurs. Ce phénomène d’attraction, ou de répulsion, ou d’ionisation, comme on voudra dire, mérite d’être considéré avec attention ; le jeu politique revient tout à ces mouvements insensibles qui déplacent lentement et sûrement les représentants du peuple vers les ennemis du peuple.
Ennemis du peuple ? J’appelle ainsi ceux qui pensent que la Révolution fut une folie, que le peuple ne connaît nullement son propre bien, qu’il faut le ramener à l’obéissance, et le conduire à ses destinées d’après les lumières supérieures, qui brillent pour Coty, Kérillis, Bourget et autres génies nationaux, qui éclairent encore un petit peu le boursier Herriot, mais qui sont invisibles à vous et à moi, au commerçant, au paysan, à l’ouvrier, a tous les petits. Là-dessus on peut rire, car le peuple est à ses prétendus chefs comme un terrassier à un enfant ; il est très sain de rire ; mais enfin les récents événements ont prouvé que les esprits enfants, ceux qui se trompent à tout coup et sur tout, ont plus d’un moyen de nous passer la bride. Et tant que nous n’aurons pas compris le jeu, nous perdrons. Je reviens donc à mon député.
Premièrement, il croit savoir, ce qui est la pire ignorance. Il ressemble à ces gens qui reviennent d’Allemagne, et qui disent : « Vous ne connaissez pas l’Allemagne. » L’Allemagne est à peu près aussi facile à connaître que l’Amérique, ou la Chine, ou le problème des changes, ou celui des douanes. Dans ces immenses objets on trouve de quoi prouver n’importe quelle thèse. Ce qu’on en dit n’est jamais vrai ; sans compter que tout change d’un jour à l’autre. Or, le député fait sonner cette fausse monnaie des pédants de politique ; il incline à penser que le peuple est là-dessus tout à fait aveugle, qu’il est difficile de l’éclairer, qu’il demande des choses impossibles, comme la paix, la justice dans l’impôt, une police égale pour tous, et qu’enfin l’art du politique est de refuser en détail ce qu’on a promis en gros. Ce métier, quand on le voit sous cette lumière, donne de l’amertume, de l’impatience, un peu de mépris.
Ces sentiments sont chauffés à blanc dans la cornue, parisienne, qui est méphitique. Il faudrait plus d’espace et de solitude aux amis du peuple. Il faudrait que la populace des parasites, intermédiaires, intrigants, joueurs, marchands de plaisirs, journalistes, vaudevillistes, leur laissât un peu plus d’air. Il faudrait aussi qu’ils ne soient pas tant serrés les uns contre les autres, échangeant leurs idées, qui n’ont pas une journée d’âge, et qui périssent le soir même. Tour à tour flattés et injuriés selon qu’ils risquent un pas à droite ou qu’ils reviennent sur leurs positions. J’y joins les ambitions, qu’on ne peut blâmer, car, sans ce piquant, la vie du politique serait mortellement ennuyeuse. Et voilà pourquoi le député mûrit mal ; voilà pourquoi vous le retrouvez misanthrope et pessimiste par cette opinion trouble qu’il a de lui-même.
Là-dessus on me dit souvent que les partis, s’ils étaient forts, vaudraient mieux que les hommes ; mais je n’en crois rien. Les partis ont leurs gouvernants, qui suivent le destin de tous les gouvernants, j’entends qu’ils sont hommes d’État, mais prématurément. Homme d’État, on l’est toujours trop. Dix minutes par jour c’est assez et trop ; le reste du temps qu’il soit homme ; mais c’est beaucoup demander. »
Alain, propos, juillet 1931.
bonjour,
Pour que le Peuple soit consulté , faudrait il encore qu’il ait été instruit correctement
vous croyez connaître le peuple en pensant qu’il peut , comme vous , comprendre les enjeux mais vous commettez une erreur, une erreur de classe …comme les hommes politiques eux mêmes
Demander par référendum (oui/non )est très réducteur et de toute manière peu fiable .….les nonistes n’ont d’ailleurs pas pu concrétiser leur opposition car elle n’était pas homogène
le non à pu être mis dans l’urne pour un petit motif parmi d’autres , un motif de peur par exemple
ce non ou ce oui ressemblent à une mascarade auquel vous avez participé
hormis trouver tel auteur ou tel autre passionnant ou génial, vos travaux ne débouchent sur rien.…
vous vous faites plaisir entre petit comité d’intellectuels, pendant ce temps d’autres agissent et font avancer le train…
Vous dites, Daumeur,
« Pour que le Peuple soit consulté , faudrait il encore qu’il ait été instruit correctement
vous croyez connaître le peuple en pensant qu’il peut , comme vous , comprendre les enjeux mais vous commettez une erreur, une erreur de classe …comme les hommes politiques eux mêmes »
En existe-t-il vraiment des gens qui auraient été « instruits correctement » ?
L’instruction correcte, en admettant même qu’elle est possible, se place-t-elle dans une sphère éthérée où la survie des ceux qui apprennent – et ont donc le temps et l’énergie d’apprendre- serait garantie sans le travail l’énergie et le temps dépensés par le « peuple » ?
Ceux qui apprennent apprennent-ils ex-nihilo ou bien ne sont-ils pas les héritiers de ce que des millions d’années et d’êtres sur terre ont oeuvré à leur transmettre ?
Vous dites également « vous vous faites plaisir entre petit comité d’intellectuels, pendant ce temps d’autres agissent et font avancer le train… »
Oui mais vers quoi ?
j‑jour,
vous ergotez sur le sens des mots en utilisant des mots « éthérée » ou « ex nihilo » que la plupart des citoyens ne maitrisent pas
vous illustrez mes propos
vers quoi ? vers ce qu’ils pensent meilleur …maintenant si vous n’êtes pas en accord avec leurs propositions et leurs actions , bougez vous , constituez une force démocratique et agissez mais cessez d’ergoter
sur ce site, l’ autosatisfaction à critiquer et dénoncer n’apporte rien
rejoignez ceux qui agissent et vous avez le choix, ou bien créer un mouvement
Daumeur,
Quand vous dites « le non à pu être mis dans l’urne pour un petit motif parmi d’autres , un motif de peur par exemple », cela le rend-il pour autant nul et non avenu ? En quoi le fait que le non ait de nombreuses origines permettrait-il de l’ignorer ?
Et l’instruction « correcte » du peuple serait-elle de voter dans le sens souhaité par nos dirigeants bien aimés ?
Et votre train, s’il va dans une direction que les voyageurs souhaitent éviter, cela sert à quoi de le faire avancer à tous prix ?
Par contre, vous avez raison de dire qu’il n’y a pas de concrétisation du non dans les partis traditionnels mais cela ne signifie pas pour autant que les raisons du non aient disparu et qu’on puisse les ignorer impunément. Ainsi, le PS qui s’est refusé à toute mise en cause de sa doctrine eurobéate le paye cher en terme d’intentions de vote.
l’instruction correcte ne signifie pas que les électeurs auraient voté pour le oui mais qu’il auarait voté en connaissance de cause
ce qui ne fût pas le cas
le niez vous ?
votre style « bien aimé » reflète bien votre état d’esprit
« Le niez-vous » ? Oh que oui et pas qu’un peu !
La campagne de 2005 a été le moment où les Français se sont le plus penchés sur l’Europe. Le résultat n’a certes pas été celui attendu mais il y a bel et bien eu un débat auquel les gens se sont intéressés.
Je vous confirme qu’effectivement l’expression « nos dirigeants bien aimés » reflète bien mon état d’esprit envers eux : une méfiance grandissante.
« Le niez-vous » ? Oh que oui et pas qu’un peu ! »
Vous confondez agitation et réflexion.
La campagne de 2005 fût une campagne de désinformation et de tromperie autant de la part des nonistes que des ouistes.
Je vous plains d’avoir si peu conscience des réalités que vivent nos concitoyens, si peu conscience du peu d’instruction du Peuple en des domaines si ardus… et sachez bien que l’information passée au filtre de la manipulation ne vaut rien.
Vous pourriez argumenter plutôt qu’asséner vos opinions ?
Je suis d’accord avec ton analyse : voir dans le même ordre d’idée les articles du lien suivant :
http://www.pierrebelle.org/rubrique.php?id_rubrique=28
C’est l’attitude majoritaire de nos concitoyens qui est désespérante. En effet, tant que nos concitoyens rempliront les Stades et les Zéniths en hurlant, version moderne de l’arène romaine antique, il sera difficile de faire évoluer nos institutions. Et les personnels politiques institutionnels auront encore de beaux jours devant eux.
Les meetings candidats dits grands,
ne sont-ils pas, malheureusement, les
Stades et Zéniths de la politique ?
Les hommes et les femmes qui se sentent citoyens responsables sont malheureusement minoritaires. Alors comment, sous le carcan des institutions, dans notre pseudo démocratie, peut-on espérer obtenir les changements nécessaires ?
Dans les grandes heures de notre histoire, ce sont toujours des minorités qui ont été le moteur des grands changements. Et leur action a pu aboutir parce que la majorité des citoyens était dans une situation critique, prête à accepter ces changements.
Donc, ces deux conditions seraient-elles aujourd’hui réunies ?
Existe-t-il une minorité suffisante et déterminée pour s’investir ?
Le peuple, est-il suffisamment brimé, a‑t-il touché le fond ?
Les prochaines élections pourront apporter un début de réponse par le nombre d’électeurs qui auront choisi un candidat n’appartenant à aucun parti politique.
Seront-ils suffisamment nombreux pour que se dessine une espérance de changement ?
Bravo Étienne pour ton engagement exemplaire !
Laurent_k,
Que signifie argumenter dans votre esprit ?
Énoncer sa méfiance ? et aller dans votre sens ?
Critiquer, hurler à la trahison alors que vous ne mouillez même pas votre tee shirt ?
Qui sont les « gens » qui se sont intéressés à l’Europe ?
Ils se sont intéressés à quoi ? au plombier polonais ?
À un traité qu’ils ne comprenaient pas, tant il était indigeste ?
Non, monsieur, ils ne se sont pas intéressés mais détournés d’un texte qu’ils ont renvoyé à la face de ceux qui l’avait rédigé en leur disant recommencez votre copie (je crois que le rédacteur du site est prof, non ? )
Ce non était un « non » de bon sens, un « non » de rejet de ce que l’on ne comprend pas et, lorsque l’on ne comprend pas, on ne s’intéresse pas, forcément… On rejette.
Ce qui ne signifie pas pour autant que le peuple aurait rejeté s’il avait eu la formation pour comprendre.
Ce vote ne vaut donc RIEN, c’est un vote de forme (vice de procédure).
Il faut donc remettre la partie et resolliciter le peuple dans des termes simples en leur expliquant honnêtement les enjeux… Mais pour cela, il faudrait confier la tâche explicative à d’autres qu’à des méfiants par principe comme vous…
Daumeur, vous êtes caricatural : vous alignez les procès d’intention en guise d’arguments. On perd son temps
Que savez-vous des intentions d’autrui ?
En général, le vote n’est pas valide ou invalide en fonction des spéculations sur les motivations intimes des votants.
Heureusement.
De plus, il est évidemment impossible de résumer des millions de cas particuliers à un schéma unique.
Le FAIT, c’est que le vote majoritaire a dit clairement NON.
C’est simplement incontestable.
Vos interprétations fumeuses sur le SENS du NON sont des protestations de mauvais joueur.
Important : vous seriez-vous posé tant de questions tarabiscotées sur les raisons intimes des gens si le vote avait été conforme à vos souhaits personnels ?
Cette dernière question est décisive.
Monsieur le donneur de leçon,
À quel endroit avez-vous lu le sens de mon vote (souhaits personnels) en 2005 ?
À quel endroit ai-je remis en cause le FAIT ?
Savez-vous vraiment lire ?
J’ai voté « non » car je rejette comme des millions de citoyens un texte incompréhensible.
Vous qui, semble-t-il, avez voté en conscience et en connaissance, ne représentez qu’une infime minorité du non.
Vous pensez être représentatif de quelque chose mais vous ne l’êtes pas, vous ne représentez RIEN, comme je l’ai écrit plus haut, vous êtes dans l’illusion, vous vous accaparez le « non », drapé de vos bonnes intentions, mais vous n’avez même pas compris ce qui s’est passé en 2005.
Il y a votre petit groupe et les millions de Français peu informés et manipulés par vous et les autres (tenants du « oui »).
Nous Français, en grande majorité, avons voté « non » par crainte ou incompréhension, il n’y a pas perte de temps de notre part, il faut quand même que quelqu’un vous dise que vous êtes dans vos rêves d’intellectuels… C’est vous qui ergotez depuis ce temps (si j’ai bien compris) et pour quoi ? Deux ans après ? Même stade.
Pendant ce temps, les gens vivent ou survivent et vous regardent effarés.
Qui vient lire sérieusement vos écrits ? Souvent inacessibles à la plupart des citoyens.
Sortez donc de votre bulle, qui êtes-vous donc ?
Faut-il donc suivre votre exemple, ici même, méprisant et haineux, de plus en plus ?
Je n’ai pas envie. Escalade stérile.
Je fais ce que je peux. Je vis sans doute d’illusions, comme tout le monde, probablement. Je me fais plaisir, et alors ? Pas vous ? Je fais aussi des efforts sur un sujet que je crois décisif et je progresse vite. J’ai parfois rencontré des contradicteurs hostiles comme vous, mais plus cohérents et surtout plus constructifs.
Avec vous, pour l’instant, on n’avance pas. Ce que vous dites, jusqu’ici, est vide de propositions originales.
Que voulez-vous ? Quelle est cette chemise que vous voulez que je mouille ?
Et si vous avez voté non, êtes-vous donc complètement masochiste (je retire le mot « mauvais joueur ») à venir nous reprocher d’avoir argumenté dans le même sens que vous ? Comment choisissez-vous vos adversaires ? Les puissants doivent bien se marrer à voir ainsi les manants s’entredéchirer.
vous parlez de mépris et de haine sans en connaitre le sens ?
vous expliquer que vous êtes sur un nuage et sans aucune chance de créer une dynamique en adoptant votre position est du mépris et de la haine ?
vous vous faites plaisir …d’accord, je m’en étais aperçu.….ce n’est pas ce que demande lepeuple que vous dites vouloir défendre contre les puissants
n’ai je pas le droit de vous le signaler ?
pour avancer monsieur il faut s’investir et avec vos ambitions ‚je vous invite à agir ni plus ni moins
je ne vous adresse pas de haine mais un encouragement à vous secouer ACTIVEMENT les deux pieds dans la réalité
quelque part vous me faites penser à Nicolas Hulot qui auraitpu bien faire et vite mais n’a pas osé franchir le cap de l’investissement REEL ..il sera trahi et a enfoncé madame Voynet
maintenant si vous ne voyez pas ce que je veux vous dire , moi ce que j’en dis.……
Daumeur,
Excusez-moi de vous répondre seulement maintenant, je viens juste de voir vos messages à mon retour.
Je commence par une précision : je suis de plus en plus méfiant non pas par principe mais par expérience. Plus je m’implique dans la vie politique, plus je trouve des raisons d’être effaré par nos dirigeants. Je n’aime pas ça mais le constate.
1°) Vous parlez d’un vice de procédure en indiquant que le peuple n’avait pas la formation pour comprendre le traité constitutionnel. Ce ne serait pas un pas vice de procédure si on suivait ce raisonnement mais une remise en cause d’un des fondements de la démocratie : un vote égale un vote que la personne soit bac + 12 ou bac – 5 dans le domaine sur lequel porte la question. Pour ma part, je reconnais que ce n’est pas parfait mais c’est le moins pire des choix qui nous est offert. Regardez simplement votre proposition de « confier la tâche explicative à d’autres qu’à des méfiants par principe comme vous… ». Pourquoi faudrait-il exclure des gens sur ce principe et pas un autre ? Qui en déciderait ?
2°) En ce qui concerne le reproche sur l’inaction : ce site est un endroit où on réfléchit, pas un site d’un parti politique. C’est une de ses forces car cela permet d’avoir des débats sans que telle ou telle idée soit immédiatement affublée d’une étiquette politique qui fera fuir tous ceux n’ayant pas la même couleur politique. Certaines idées comme celle d’une assemblée constituante pour la rédaction d’une constitution font leur chemin dans l’opinion ‑au grand déplaisir de la plupart des décideurs, j’ai pu le constater‑, d’autres moins (le tirage au sort par exemple). C’est loin d’être fini mais c’est un début. Après, c’est à chacun de traduire ce qu’il a retiré de ces débats dans une action politique concrète.
bonjour,
je vous invite à lire DE TOCQUEVILLE : » de la démocratie en Amérique » : cet auteur a déja fait le travail .….
je ne critique votre formule un vote égal un vote
je souligne que poser une question sur un dossier ( rappelez vous l’épaisseur du texte ) indigeste a naturellement amené le citoyen à rejeter
poser une question dans l’attente d’une réponse réfléchie suppose que le récepteur (celui qui dira oui/non )connaisse le dossier à moins que vous n’acceptiez qu’il soit manipulé par d’autres ?
aussi le système représentatif ne reçoit pas votre confiance , vous êtes méfiant envers les femmes et les hommes élus mais, vous en remettre à un vote populaire vicié par la nature même de la question vous satisfait il ?
moi non
lisez De Tocqueville , vous comprendrez un peu plus que rien n’est tranché et que les apparences démocratiques peuvent être trompeuses même si au final la démocratie est le meilleur système
Commençons par les points d’accord :
Par contre :
je rejoins vos points d’accord.
Pour la suite :
pas de réalité du fait même que le texte était incompréhensible pour le citoyen lambda (terme non péjoratif, j’en fais partie )
il s’agirait surtout d’écrire des textes simples. Avec des mots simples , vous abordez l’essentiel ( CF. la DDH à quelques mots près ), puis il conviendrait d’expliquer dans des réunions localement organisées par des jurys
le TCE n’était pas forcement rendu incompréhensible volontairement ( c’est votre méfiance naturelle ), il incluait des parties très techniques qui existaient déja et s’appliquaient déja ayant été adoptées pour Maastricht)
Le principe même de la démocratie est que les citoyens sont les meilleurs juges pour leur avenir et que leur décision est souveraine.
Ca serait bien trop facile de rejeter un résultat juste parce que le sujet est compliqué. Votre argument « les citoyens ont rejeté le texte parce qu’ils n’y comprenaient rien et ont donc préféré se méfier » va dans ce sens. C’est en soi une très bonne raison de ne pas signer un texte et même si des docteurs en droit européen m’expliquent que je n’ai rien compris à la subtilité du texte, il est facile de leur rétorquer qu’ils n’avaient qu’à faire plus simple à comprendre.
Ca ne veut pas dire que tout le monde est spécialiste de la question mais que chacun vote en fonction de ce qu’il comprend et voit midi à sa porte. Ca n’est pas parfait mais c’est ce qu’on a trouvé de mieux jusqu’ici.
En ce qui concerne vos reproches sur la démocratie participative, TF1 est très loin de l’idée que je m’en fais ! Je vois plus un système de votation où si un nombre suffisant de citoyens est d’accord pour soulever un sujet, un référendum dont le résultat a force de loi est organisé. Il faut donc qu’un nombre significatif d’individus soient d’accords pour que le sujet arrive sur le tapis. Cela éliminera les questions du genre « Qu’allez-vous faire pour empêcher le chien de ma voisine de pisser sur mes fleurs ? ».
Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi les représentants dans la démocratie représentative seraient immunisés contre les défauts de formation ou de non prise de hauteur.
C’est pourquoi il me paraît essentiel de matiner la démocratie représentative par de la démocratie participative. Ces deux types de démocratie me paraissent plus complémentaires qu’opposées.
pour la prise de hauteur des élus , ils ont un mandat de la Nation et non pas un mandat impératif, ils discutent donc de l’intérêt général et ne sont pas liés par des promesses « individualisées »
pour la formation, essayez de comparer la formation politique , économique, moyenne des élus ( députés , sénateurs ) et ceux du citoyen Français moyen, vous comprendrez.…de plus les élus sont venus là parce qu’ils ont goût pour la chose publique ‚ce qui ne serait pas le cas des tirés au sort à moins que ces derniers soient choisis parmi des personnes ayant affirmé leur intérêt pour les affaires publiques mais quid du programme ?
à mon sens , le moyen pour vous ‚d’atténuer votre méfiance serait de porter des couleurs , des idées sur le terrain en vous engageant contre ou aux côtés des élus, là vous réaliserez que votre méfiance est loin d’être justifiée hormis quelques cas
votre position est à priori( vous me direz si je suis dans l’erreur ) celle d’un citoyen qui n’agit pas avec un mandat d’élu
ce qui correspond bien à l’idée de l’auteur du site qui affirme que ceux qui écrivent les règles ne doivent pas gouverner, une sorte de séparation des fonctions qui révèlent effectivement une grande méfiance
pourquoi cette méfiance ? essentiellement parce que vous n’êtes pas dans l’arêne
Etre méfiant ne veut pas dire qu’il faille jeter le bébé avec l’eau du bain en méprisant par principe tout ce qui est politique mais que le réalisme impose une saine méfiance. Au pire, vous ne serez pas surpris, au mieux, vous aurez une bonne surprise.
Cette méfiance ne m’empêche absolument pas de rentrer dans l’arêne comme vous dites. Au contraire, elle m’a incité à y aller pour faire changer les choses.
En ce qui concerne les élus nationaux, ce sont des être humains comme les autres.
Au niveau national, leur formation souvent identique peut aussi les entraîner à ne voir qu’un côté des problèmes et à en ignorer d’autres. Cela renforce l’importance d’avoir l’avis de tous les citoyens quelques soient leurs niveaux de formation.
Le fait d’avoir un mandat national n’immunise certainement pas les députés ou les Présidents contre l’individualisme, la prise d’intérêt et la bêtise. Ils peuvent aussi venir à la politique par intérêt pour le pouvoir ou appât du gain (je ne parle pas de leurs rémunérations mais bel et bien de trafics d’influences). Regardez donc les affaires qui se sont multipliées depuis Urba Graco jusqu’aux HLM de Paris et vous aurez déjà une vision un peu moins douce de nos élus.
Entrez en politique et vous verrez très rapidement que le débat d’idées au sein d’un parti est très vite brouillé par les querelles de pouvoir, les ambitions personnelles (qui sont de mon point de vue normales) et les rivalités. Plus vous montez l’échelle, plus la lutte est féroce. Vous trouverez des gens biens ‑j’en connais heureusement !- mais aussi quantité d’opportunistes prêts à tous pour une miette de pouvoir.
C’est pourquoi il faut mettre des garde-fous
qui ne dépendent pas des individus (qui peuvent ou non correspondre à votre description de l’élu) mais des institutions : référendum d’initiative populaire, non cumul des mandats et séparation des pouvoirs à tous les étages (notamment européens).
pour finir notre échange , Laurent , je pense que dire » les institutions ne doivent pas être rédigées par les gens de pouvoir » est une affirmation inutile :
si les instituions sont bien écrites et permettent des contrôles efficaces par les citoyens ‚rien n’empêche ceux qui les ont écrites d’exercer des responsabilités
ce qui compte est d’écrire un texte qui tient la route , affirmer que ceux qui les écrivent ne peuvent exercer des fonctions de responsabilités ‚c’est avouer à priori la faiblesse du texte
l’important c’est le texte pas les hommes contrairement à ce que l’ont croit
oser écrire un texte efficace !
Cela mérite débat 😉
Effectivement si le texte tient bien la route, il assurera l’équilibre des pouvoirs quelques soient les hommes et les femmes mais pour la rédaction d’un texte solide, peut-on compter sur la seule bonne volonté des hommes de pouvoir ?
avant de penser e débattre votre sujet il y a urgence ailleurs. je veux dire… la re´forme du système monétaire qui actuellement ne respecte aucune constitution.
Bref, le film de Grigon http://www.bankster.tv est juste et l’argumentaire de http://relativemoney.wordpress.com/ avec la solution proposée confirme le tout.
Une nouvelle constitution est en effet en cours d’écriture au sein de plusieurs groupes. Pour plus d’efficacité, il serait peut-être bon de les poster sous forme de pétitions afin de recueillir l’agrément du plus grand nombre. celle qui aurait recueilli le plus de voix pourrait alors être choisie, même si elle devait avoir besoin d’une mise en forme finale.…. Qu’en pensez-vous ???
Bonjour « Lilichris »,
Effectivement, MAIS c’est un gros travail pour chacun de simplement lire et commenter UN projet qui n’est pas le sien.
Alors plusieurs… c’est vraiment lourd.
Et serait-ce même utile (puisque les voleurs de pouvoir sont encore en place et qu’un travail de synthèse opérationnelle est à peu près condamné à rester théorique) ? Cette étape est peut-être prématurée.
Mais je cherche la même chose que vous, je comprends votre suggestion. Je ne sais pas comment nous mettre ensemble, alors que nous avons déjà tant travaillé chacun de son côté… et que nous avons quand même quelques divergences consistantes : je pense à ceux qui tiennent mordicus à ce que l’Assemblée constituante soit ÉLUE, ce qui pour moi rend le projet parfaitement inutile et voué à l’échec antidémocratique, car les mêmes causes produiront les mêmes effets : écrivant des règles pour eux-mêmes, les élus programmeront notre impuissance politique. Moi, ça ne m’intéresse pas. Pas du tout.
Pas facile.
Edgar Morin et Stephane Hessel dans « le chemin de l’espérance » distinguent ce qui dans la vie relève de « la poésie » et ce qui au contraire relève du « prosaïque »…
Le désir d’une Constitution vient sans doute chez les humains, prosaïquement contraints à survivre ensemble, de l’aspiration à des droits collectifs qui préservent la source individuelle du « poétique » de l’existence… Le « désir » de faire partie du « peuple Constituant » ne peut pas venir uniquement de « la raison pure »… S’il lui plait de « vivre au brouillon », un peuple capable d’invention refusera toujours une « Constitution », à un moment ou à un autre, même si cette « Constitution a été écrite « par le peuple et pour le peuple » : donc il est un peu arnaqueur de ce point de vue (qui est pour l’instant le mien) de proclamer qu’on va « résoudre tous les problèmes » avec une Constitution écrite par des tirés au sort… Je ne dis pas que l’idée soit mauvaise, je dis qu’elle souffre de l’insuffisance assez générale des pensées dites « politiques » privées d’une approche philosophique critique…
À l’appui, je cite un sacré anarchiste :« Le choix d’une constitution, tel était le problème qui préoccupait les cerveaux révolutionnaires ; toute l’histoire politique de la Révolution est remplie par des luttes constitutionnelles et des questions constitutionnelles, de même que les talents sociaux se sont montrés étonnamment féconds en institutions sociales (phalanstères, etc.). C’est au contraire à devenir sans-constitution que tend l’insurgé. »
La pointe anarchiste de Stirner va bien au-delà des reliquats du pouvoir constituant dans la démocratie libérale et représentative, mais il ne revendique pas pour autant la possibilité d’une absence totale de constitution ; il décrit le désir de l’insurgé de s’opposer au striage infini de la production des désirs que provoque l’établissement d’une constitution.
Antonio Negri recourt à une tournure semblable, dans son livre sur le pouvoir constituant, pour essayer de déplacer le discours sur le caractère abstrait-général de la constitution et sur les processus constituants vers un discours sur le caractère concret-général d’un « processus absolu ». Ainsi, « (…) une fois passé le moment constituant, le caractère fixe de la constitution prend une allure réactionnaire dans une société fondée sur le développement de l’économie et des libertés ». Negri commente ainsi la différenciation de la constitution en pouvoir constituant et pouvoir constitué non plus seulement en rapport avec le processus constitutionnel, mais à l’appui de la distinction opérée par Spinoza entre potentia et potestas.
Et justement il y a besoin de penser « imagination au pouvoir »… « Mouvement populaire réel qui abolit le système de domination concret c’est-à-dire économique et technique ! Ce mouvement, celui des éventuels « indignés », c’est l’éventuel « communisme » !
Bonjour,
Je n’ai pas voté le 6 mai dernier. Je pensais être un mauvais citoyen. Je ne suis qu’un mauvais électeur. Je refuse d’élire mes maîtres.
J’ai lu quelques articles, et écouté quelques extraits de conférence.
J’y ai trouvé des mots qui exprimaient ma pensée avec les arguments qui la légitimaient.
Je vous propose quelques illustrations aux contenus de ce blog … Notamment :
J‑99 ; J‑97 ; J‑90 ; J‑77 ; J‑5 …
Bon divertissement.
Bonjour Etienne,
Avec des GV on essaye de réfléchir à des textes pour nous présenter sur un site web :
http://projetgentilsvirus.ouvaton.org/index.php/Propositions_de_textes_pour_le_site_de_presentation
Peut-être que « affaiblir les pouvoirs » n’est pas très « vendeur »… en ces temps de crise on a pas envie d’être faible mais fort …
Je mettrai peut-être :
Montesquieu a montré qu’il fallait, par le moyen de la Constitution, contrôler les pouvoirs, —notamment le pouvoir exécutif qui est le plus dangereux—, en séparant les pouvoirs et en les subordonnant à des contre-pouvoirs (à tout moment, évidemment, et non pas seulement au moment des élections).
Qu’en penses-tu ?
Cordialement
Pierre