Le coup de poing dans la figure du film Earthlings (Terriens). Le sort que les animaux « hommes » réservent aux autres terriens — l’abus de pouvoir généralisé, cruel et industriellement quotidien — est un traitement digne des nazis.

14/06/2007 | 110 commentaires

Je suis secoué.

Je viens de prendre dans la figure

Un film bou­le­ver­sant.
J’ai honte d’être un homme.
Je ne veux plus man­ger de viande.

La façon dont nous trai­tons les ani­maux — exac­te­ment comme des nazis —donne une clef pour com­prendre le mal­heur des hommes :

ce que nous sommes capable de faire sans remord aux ani­maux, nous le ferons bien­tôt à des hommes, rava­lés au rang d’animal.

Le lien est intime entre le mal­heur et l’a­bus de pou­voir, ten­dance pro­fonde mais pas irré­sis­tible, je l’espère.

La solu­tion ins­ti­tu­tion­nelle me semble évi­dente, mal­gré qu’elle soit encore bal­bu­tiante (lar­ge­ment détour­née par les voleurs de pou­voir), faute d’une vigi­lance suf­fi­sante des futures vic­times : ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pouvoir.

Une bonne Consti­tu­tion, en plus de pro­té­ger les ani­maux humains contre les abus de pou­voir, pro­tè­ge­rait peut-être aus­si les autres ani­maux, plus faibles mais pas moins dignes de respect.

Léo­nard de Vin­ci, je crois, pré­di­sait déjà qu’un jour, on consi­dè­re­rait comme une bar­ba­rie inac­cep­table le fait de man­ger les animaux.

Tant qu’il y aura des abat­toirs, il y aura des champs de bataille. Léon Tolstoï.

Mer­ci à Bel­la­ciao de m’a­voir don­né ce coup sur la tête.

J’ai hâte de connaître votre avis.

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Étienne

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110 Commentaires

  1. guilloualain

    Tout fait sens, et notre cruau­té nous « consti­tue », tout comme notre lâche­té, qui consiste à « refu­ser de conce­voir notre res­pon­sa­bi­li­té indi­vi­duelle » vis-à-vis de tout ce qui « nous entoure » comme « enga­geant l’hu­ma­ni­té entière ».

    Si je « choi­sis » de man­ger du lapin, je choi­sis une huma­ni­té poten­tiel­le­ment cani­bale, et si je choi­sis de jouir du spec­tacle « cultu­rel » de la mise à mort d’un être, végé­tal ou ani­mal, je cultive une mons­truo­si­té impos­sible à nier.

    On a donc rai­son d’as­so­cier le sou­ci des « fins » (ali­men­taires, cultu­relles, poli­tiques) au sou­ci des « moyens » (res­pect de la per­sonne humaine, du vivant, etc.).

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  2. mike teun

    HORRIBLE

    Réponse
  3. mike teun

    L’es­pèce humaine est le can­cer de cette Terre, com­ment peut-on se conduire ainsi ?

    Et dire que cer­tains défendent les corridas !

    Il ne faut jamais trem­per ou sou­te­nir ces com­por­te­ments ignobles alors que nous pour­rions faire le bien.

    Réponse
  4. André

    Tout à fait d’ac­cord. Je note d’ailleurs que les ani­maux tuent par néces­si­té pas par plaisir.

    À ma connais­sance, ils ne connaissent pas la cruau­té, ce qui n’est pas notre cas.

    Réponse
  5. guilloualain

    Mike teun, nous par­ta­geons l’hor­reur, mais pas les conclu­sions « phi­lo­so­phiques » ; il y a donc « com­mu­nion sen­ti­men­tale », et « divorce ration­nel » entre « nous », et si je veux vous res­pec­ter, je vous dois l’ex­pres­sion de ma diver­gence d’opinion :

    « l’es­pèce humaine » pour moi n’existe pas, car pour moi « l’hu­main » est en cours de « fabri­ca­tion » (je pèse ce mot horrible !).

    Le pro­blème est donc (pour moi et à sans doute quelques médiocres approxi­ma­tions près…) le suivant :

    Ou bien « nous » sommes tous co-res­pon­sables de ce qui se « fabrique » comme « huma­ni­té », ce qui rend à chaque indi­vi­du sa propre res­pon­sa­bi­li­té sans l’in­no­cen­ter des « crimes col­lec­tifs » dont il est par­tie pre­nante, ou bien il y a « une espèce humaine » inamo­vible et ori­gi­nel­le­ment « can­cé­reuse », et nous sommes dans le pire des pes­si­mismes et la plus grande « insignifiance ».

    En tant que « pro­gres­siste », j’opte pour la pre­mière « hypo­thèse », c’est mon « pari de Pas­cal à moi… homme « de gauche » (excu­sez moi !)

    Réponse
  6. mike teun

    Alain ,

    Vous met­tez droite/gauche par­tout où vous pouvez.

    Tou­te­fois, vous pou­vez conve­nir que, quelque part, nous ne sommes RIEN et donc tout est insignifiant.

    Un jour, les humains dis­pa­raî­tront de la Terre. Rien de pes­si­miste dans cette affir­ma­tion, mais du réalisme.

    À votre connais­sance, les ani­maux ne connaissent pas la cruau­té ; détrom­pez-vous : un livre vient de sor­tir là-des­sus. Si je retrouve les coor­don­nées, je vous les transmettrai.

    S’il vous plaît, Mon­sieur, ces­sez de cou­per le monde en deux, droite/gauche, sur­tout sur ce sujet : et puis, ces­sez de pen­ser que vous êtes les pro­gres­sistes (vous pou­vez l’être, vous l’a­vez été, mais pas sur tous les domaines !) Quel mépris pour les autres courants !

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  7. guilloualain

    Devant un dilemme, il y a un choix, tou­jours : soit j’as­sume ma « liber­té » et cela, per­son­nel­le­ment, me fait choi­sir « à gauche » ; soit je « crois » à une fata­li­té, aux gènes, à « une loi natu­relle de la pré­ca­ri­té uni­ver­selle », et je dis comme vous sem­blez le faire : « pitié pour moi, j’ai pas choi­si, je suis à droite, res­pec­tez ce cou­rant d’air que j’ai déci­dé de lais­ser entrer dans ma pensée » !

    …Cette fois, c’est la capi­tale de l’I­ta­lie qu’on me demande, mais l’I­ta­lie n’a de capi­tale que si Rome la lui accorde !

    Réponse
  8. mike teun

    « Devant un dilemme, il y a un choix, tou­jours : soit j’as­sume ma « liber­té » et cela, per­son­nel­le­ment, me fait choi­sir « à gauche » ; soit je « crois » à une fata­li­té, aux gènes »…

    Avec ce que vous écri­vez, nous arri­vons à un niveau d’ar­gu­men­ta­tion, de bêtise et de sec­ta­risme que je pré­fère vous lais­ser le dernier

    risible

    Au revoir, mon­sieur Guillou, et que nous soyons pré­ser­vés de vivre un jour sous la férule de gens comme vous.

    Réponse
  9. guilloualain

    Au revoir, mon­sieur, qui repar­tez vers ce « quelque part » où nous ne sommes « RIEN ».

    Moi je vis « sous la férule » de gens comme vous, sous un patro­nat « Maître chez lui » et maître chez moi, je fais par­tie d’une classe sociale qui n’est aucu­ne­ment repré­sen­tée dans « la majo­ri­té néces­saire et suf­fi­sante de Mr Sar­ko­sy » ; alors, votre peur de « la férule de gens comme moi », c’est la même que celle de Cain, vu depuis la tombe de son frère !

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  10. Étienne

    « Vu du ciel : pro­tec­tion des Galapagos »
    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​b​o​o​k​m​a​r​k​s​/​o​s​c​h​a​w​a​n​/​v​i​d​e​o​/​x​1​q​t​4​6​_​v​u​-​d​u​-​c​i​e​l​-​p​r​o​t​e​c​t​i​o​n​-​d​e​s​-​g​a​l​a​p​a​gos

    Extrait (9 min) de l’é­mis­sion « Vu du ciel : la mer » (Yann Arthus-Ber­trand) : Paul Wat­son (co-fon­da­teur de Green­peace) lutte contre la pêche balei­nière et pour la défense des Galapagos …

    Com­men­taire : dans la nature, baleine, requin ou autre ani­mal, il vaut mieux ne pas croi­ser la route des hommes. Pas de quoi être fier.

    (Les autres extraits sont superbes.)

    Réponse
  11. André

    Ce débat entre envi­ron­ne­ment et déter­mi­nisme est très ancien. Et je crois que nous en arri­vons à des débats inso­lubles du genre « qui est le pre­mier, de l’oeuf et de la poule ? ».

    Je vou­drais insis­ter sur un point. Nous rai­son­nons tou­jours selon nos concepts occi­den­taux que nous vou­lons uni­ver­sa­li­ser. Mais il existe des tas de sys­tèmes de pen­sées qui s’en éloi­gnennt, je pense au boud­hisme (que je connais mal) et à diverses pen­sées orien­tales. Nous aurions d’ailleurs pas mal de choses à apprendre d’autres cultures qui ne mettent pas en avant le consu­mé­risme et des fausses valeurs.

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  12. antoine

    L’homme nomade vivait dans un monde d’où la nature n’é­tait pas exclue. Au contraire, elle était l’environnement.

    Cet homme nomade avait un res­pect cer­tain pour l’a­ni­mal : qu’il le chasse ou qu’il en fasse son trou­pau, cet ani­mal était pour lui une source de nou­ri­ture, de matière pre­mière. Je ne pense pas que son but était de le faire soufrir.

    Au point de vue mys­tique, l’a­ni­mal était par­fois ido­lâ­tré, comme le tau­reau l’a été à son époque. Au point de vue reli­gieux, les hébreux, par exemple, avaient pour tra­di­tion de man­ger l’a­ni­mal sans son sang, asso­ciant dam le sang avec Nepesh, « la vie », ou l’  »âme » de l’a­ni­mal, qui devait retour­ner à la terre, mar­quant ain­si le res­pect pour la vie de chaque être vivant.

    Le rap­port était autre. Je ne parle pas d’har­mo­nie, comme le recherchent les mys­tiques actuelles, car l’homme nomade est libre au milieu du monde, pas « inté­gré » dans un modèle contrai­gnant. Libre, l’homme est au-des­sus de la mêlée, mais pas for­ce­ment domi­na­teur ou tyran.

    Les nomades pou­vaient se nou­rir d’a­ni­mal sans cher­cher la cruau­té ou la souffrance.

    C’est avec l’a­gri­cul­ture, mais sur­tout les villes, que s’ins­talle un autre rap­port avec la nature, qui devient domi­née, sou­mise, mais sur­tout reje­tée au-dehors des enceintes. L’homme s’ex­clut de son milieu et devient violent.

    C’est un rac­cour­ci, vous l’a­vez remar­qué, cepen­dant c’est bien cet iso­le­ment de la nature qui rend cet acte de tuer l’a­ni­mal atroce. La géné­ra­tion pré­cé­dente savait dès l’en­fance tuer un pou­let pour le man­ger, sans cruau­té. C’est l’homme urbain, inca­pable il est vrai d’ac­com­plir lui même l’acte, qui va le faire faire dans les abat­toirs. Et alors la mons­truo­si­té froide de la tech­nique et le nou­veau Moloch « effi­ca­ci­té » font leur oeuvre et donnent la situa­tion que nous connaissons.

    Ber­nard Char­bon­neau montre dans « Le Jar­din de Baby­lone » que le mythe du bon sau­vage (pas l’homme nomade his­to­rique, l’homme pri­mi­tif idéa­li­sé) et de la nature-mère sont sou­vent liés jus­te­ment à la socié­té indus­trielle. Il n’y a pas de « nature » comme nous l’en­ten­dons, à la campgne ou avant le XVIIIe. Ce concept est lié jus­te­ment à ceux qui l’ont per­du. Ce qui explique entre autres pour­quoi les pay­sans peuvent être si prompts à dési­rer le monde moderne : il n’i­ma­ginent pas ce qu’ils vont perdre.

    Cela explique aus­si pour­quoi c’est l’homme de l’a­vion et de la voi­ture que l’on retrouve en haut des som­mets. Ce qui m’in­quiète dans cette idée de végé­ta­rien, c’est qu’elle n’est pas un juste constat, mais une réac­tion à un monde extrême. Et en temps que réac­tion, elle n’est une pra­tique équi­li­brée dans un milieu natu­rel, mais dans une pra­tique idéa­li­sée dans un milieu urbain.

    Il fau­drait à mon sens savoir vivre cou­pé de l’im­pla­cable hor­reur de la ville, au lieu de recher­cher à créer un jar­din for­cé­ment arti­fi­ciel au coeur de Babylone.

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  13. casabaldi

    Salut Étienne, salut tout le monde,

    Juste un petit mes­sage « pari­sien » en pas­sant (qui n’a pas grand chose à voir avec le sujet, déso­lé), pour vous dire que ça bouge, que les gens se connectent, que des réseaux se forment dans tous les sens et que je suis per­sua­dé que le tra­vail sur la consti­tu­tion sera fina­le­ment notre trait d’u­nion à tous.
    et le point de départ vers les autres chan­ge­ments que nous espérons.

    Tenez bon, on arrive…

    Réponse
  14. Cyril

    Bon­jour à vous,
    Évi­dem­ment ce type de Film est hor­rible, bien enten­du il faut évi­ter ce genre d’acte, il faut légi­fé­rer au plus ser­rer pos­sible, de manière à ce que toute mani­pu­la­tion du vivant soit sou­mise à un contrôle des plus dras­tiques. Mais il faut aus­si faire atten­tion de ne pas tom­ber dans le sen­ti­men­ta­lisme à outrance, car si ce film se per­met de mon­trer les hommes abu­sants de leur pou­voir humain et de leur anthro­po­cen­trisme congé­ni­tal sur des espèces dites infé­rieures, il ne montre à aucun moment des lions en train de déchi­que­ter une petite biche, des requins atta­quant les uns après les autres un balei­neau affai­bli, un chat jouant jusqu’à ce que mort s’en suive avec une petite sou­ris. Bref comme cha­cun le sait (et nous le savons que trop bien quelques temps après les dif­fé­rentes élec­tions qui viennent de s’écouler) il faut se méfier de la force des images. Bref tout ça pour expli­quer, que la mort fait par­ti de la vie, elle en est même la clé essen­tielle, la souf­france est ani­mal, peu d’espèce ont appris à déve­lop­per une conscience de l’autre, et bien enten­du c’est aus­si parce que celle-ci est très déve­lop­pé chez nous que nous nous devons d’établir des lois de pro­tec­tion. Bref, c’est un long sujet, qui mérite un long débat…
    @+
    Cyril

    Réponse
  15. guilloualain

    je me per­mets de recom­man­der un trés bon article de Hubert Reeves sur l’a­ve­nir ali­men­taire des humains : (l’Hu­ma-Dimanche du 1er juillet encore en kiosque).

    Il sem­ble­rait donc que la viande n’ait aucun « ave­nir » (mon résu­mé est lourd et mus­clé , mais c’est ainsi…)

    Ser­rez les rangs, les « alter­na­tifs » ! (céréales)

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  16. emma

    Mer­ci pour cet article qui dépasse de bien loin la notion de citoyen qui pour moi envoie à un cli­vage social, géo­gra­phique, etc. Or, Earthlings/Terriens est au des­sus et ren­voie à l’u­ni­ver­sa­li­té ! Nous n’a­vons fait que repro­duire sur tous les ter­riens ce que nous nous réser­vons entre nous !

    Mer­ci de faire tour­ner cette vidéo qui me tient à coeur et à beau­coup d’autres aussi.

    ;o)

    http://​blog​.ifrance​.com/​p​a​u​l​e​-​e​m​m​a​a​l​i​n​e​/​p​o​s​t​/​2​5​7​6​0​0​-​e​a​r​t​h​l​i​n​g​s​-​e​t​-​l​e​-​s​p​e​c​i​s​m​e​-​l​e​s​-​h​u​m​a​i​n​s​-​e​t​-​l​e​u​r​s​-​r​e​l​a​t​i​o​n​s​-​a​v​e​c​-​l​a​-​t​e​r​r​e​-​l​e​s​-​a​n​i​m​a​u​x​-​e​t​-​l​e​u​r​s​-​s​e​m​b​l​a​b​les

    Réponse
  17. Étienne

    Ce rap­pro­che­ment entre le des­tin et les droits des hommes et ceux des bêtes n’est pas d’hier : j’ai trou­vé cette petite page : droits de l’homme et des ani­maux (http://​www​.tou​touen​va​drouille​.fr/​3​.​h​tml)

    Extraits :

    « Tant que les hommes mas­sa­cre­ront les bêtes, ils s’entretueront.
    Celui qui sème le meurtre et la dou­leur ne peut en effet récol­ter la joie et l’amour. » Pytha­gore (570−480 av. JC)

    « Je suis en faveur des droits des ani­maux autant que des droits de l’homme. » Abra­ham Lin­coln (1809−1865)

    « L’homme a peu de chances de ces­ser d’être un tor­tion­naire pour l’homme, tant qu’il conti­nue­ra à apprendre sur l’animal son métier de bour­reau. » Mar­gue­rite Your­ce­nar (1903−1987)

    « S’élever contre les cor­ri­das, c’est défendre notre part d’humanité, une part qui dans notre socié­té est en grave dan­ger. » Albert Jac­quard

    « La ques­tion n’est pas : peuvent-ils rai­son­ner ? Peuvent-ils par­ler ? mais : peuvent-ils souf­frir ? . » Jere­my Ben­tham (1748−1832)

    « La cruau­té envers les ani­maux est la vio­la­tion d’un devoir de l’homme envers lui-même. » Emma­nuel Kant (1724−1804)

    « Les ani­maux, dont nous avons fait nos esclaves, nous n’aimons pas les consi­dé­rer comme nos égaux. » Charles Dar­win (1903−1987)

    « L’animal ne pos­sède rien, sauf sa vie, que si sou­vent nous lui pre­nons. » Mar­gue­rite Your­ce­nar (1900−1977)

    « Le rai­son­ne­ment jus­ti­fiant la vivi­sec­tion, le sacri­fice de créa­tures que nous consi­dé­rons comme des êtres « infé­rieurs », dif­fère peu de celui qui jus­ti­fie le camp de concen­tra­tion ou le com­merce des esclaves. » Prince Sadrud­din Aga Khan , jour­nal The Obser­ver, 16 août 1981.

    « Ausch­witz com­mence par­tout où quelqu’un regarde un abat­toir et pense : ce sont seule­ment des ani­maux. » Theo­dor Ador­no (1903−1969)

    « Deman­dez aux cher­cheurs pour­quoi ils expé­ri­mentent sur les ani­maux et leur réponse est : parce que les ani­maux sont comme nous. Deman­dez aux cher­cheurs pour­quoi c’est mora­le­ment accep­table d’expérimenter sur des ani­maux et leur réponse est : parce que les ani­maux ne sont pas comme nous. L’expérimentation ani­male repose sur une contra­dic­tion logique. » Charles R. Magel

    « La véri­té, comme la lumière, aveugle. Le men­songe au contraire est un beau cré­pus­cule qui met chaque objet en valeur. » Albert Camus

    « La gran­deur d’une nation et ses pro­grès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les ani­maux. » Gand­hi (1869−1948)

    « Quelqu’un qui s’est habi­tué à consi­dé­rer la vie de n’importe quelle créa­ture vivante comme sans valeur, finit par pen­ser qu’une vie humaine ne vaut rien. » Dr Albert Schweit­zer (1875−1965)

    « Un jour nos petits-enfants nous deman­de­ront : où étiez-vous pen­dant l’Holocauste des ani­maux ? Qu’avez-vous fait contre ces hor­ribles crimes ? Nous ne serons pas capables de don­ner la même excuse une seconde fois, que nous ne savions pas. » Dr. Hel­mut Kaplan

    « De nos jours, nous ne pen­sons pas beau­coup à l’amour que peut por­ter un homme à un ani­mal ; nous rions des gens qui sont atta­chés aux chats. Mais si nous arrê­tons d’aimer les ani­maux, ne serions-nous pas éga­le­ment for­cés d’arrêter d’aimer les gens ?  » Alexandre Sol­je­nit­syne

    « Quand un homme désire tuer un tigre, il appelle cela sport. Quand un tigre le tue, il appelle cela féro­ci­té. » George Ber­nard Shaw (1856−1950)

    « On me demande par­fois : Pour­quoi dépen­sez-vous autant de votre temps et d’argent à par­ler de la bon­té des ani­maux quand il y a tant de cruau­té faite aux hommes ? Je réponds : Je tra­vaille à ses racines. » George T. Angell (1823−1909)

    « Chaque fois que les gens disent : Nous ne devons pas être sen­ti­men­taux, cela signi­fie qu’ils sont sur le point de faire quelque chose de cruel. Et s’ils ajoutent : Nous devons être réa­listes, ils veulent dire qu’ils vont en faire de l’argent. Ces slo­gans ont une longue his­toire. Ils furent uti­li­sés pour jus­ti­fier les com­mer­çants d’esclaves, les indus­triels impi­toyables (…) On les a main­te­nant pas­sés, comme un héri­tage, aux fer­miers d’usine. » Bri­gid Bro­phy, Unli­ved Life

    « Sup­po­sons que demain un groupe d’êtres d’une autre pla­nète atter­risent sur la Terre, des êtres qui se consi­dèrent aus­si supé­rieurs à vous, que vous à l’é­gard des autres ani­maux. Auraient-ils le droit de vous trai­ter comme vous trai­tez les ani­maux, être éle­vés, par­qués et tués pour l’alimentation ? »

    Réponse
  18. Étienne

    Un spot anti-cor­ri­da cen­su­ré : la SPA voit rouge : http://​bel​la​ciao​.org/​f​r​/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​5​1​318

    Les argu­ments pour jus­ti­fier la cor­ri­da sont plus lamen­tables les uns que les autres. La mau­vaise foi des hommes pour jus­ti­fier leurs caprices semble sans limite.

    La veu­le­rie des poli­ti­ciens de métier semble éga­le­ment infinie.

    Qu’at­tend-on pour inter­dire la tor­ture des ani­maux, répu­gnante cari­ca­ture d’a­bus de pou­voir ?

    Réponse
  19. Étienne

    « Signez le mani­feste pour l’in­ter­dic­tion de l’é­le­vage inten­sif des poulets. »
    http://​www​.pou​lets​.fr/​i​n​d​e​x​.​php

    Encore une vidéo poi­gnante, déso­lante, acca­blante, emblé­ma­tique et for­te­ment symbolique.

    Kaplan a rai­son : que répon­drai-je à mes petits-enfants quand ils me deman­de­ront : dis Grand-père, où étais-tu pen­dant l’ho­lo­causte des animaux ?

    Nous méri­tons nous-mêmes le sort que nous réser­vons aux animaux.

    Et tout ça n’est pas éloi­gné du tout de ma bagarre de tous les ins­tants pour écrire enfin des ins­ti­tu­tions hon­nêtes pour armer les faibles CONTRE LES ABUS DE POUVOIR.

    Réponse
  20. Étienne

    « 25 ani­maux meurent tor­tu­rés chaque seconde dans le monde (videos) »
    de Michèle Scharapan :

    http://​bel​la​ciao​.org/​f​r​/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​5​3​214

    « Le petit singe Félix, pour lequel une immense mani­fes­ta­tion a eu lieu le 4 août der­nier, est mort sous la tor­ture des expé­ri­men­ta­teurs ! Il est né dans une cage,et ne pou­vant plus » ser­vir, » piqué dans celle ci

    C’est le mieux qui pou­vait lui arri­ver ! Main­te­nant il est libre, mais pour les autres pas de répit…

    Ce sont des mil­lions d’animaux qui meurent tor­tu­rés eux aus­si pour tout et chaque chose dans des souf­france indicibles…

    Au nom de quoi l’homme se per­met de tor­tu­rer ceux qui ne peuvent s’opposer ? Au nom du droit du plus fort. Alors, si c’est la loi du plus fort qui fait loi, que l’homme ne se plaigne plus d’être exploi­té, mar­ty­ri­sé et utilisé…

    Nous qui nous sommes tant mobi­li­sés pour lui, qui avons fait de sa pauvre exis­tence le sym­bole contre cette infa­mie qu’est l’expérimentation, nous sommes effon­drés, mais jamais nous ne ces­se­ront de com­battre contre cette tor­ture qui est, il faut le savoir en pleine pro­gres­sion… avec la béné­dic­tion des pou­voirs poli­tiques inféo­dés aux labos de toutes sortes.

    Dans les labo­ra­toires publics et pri­vés, 24 heures sur 24 :

    1 ani­mal meurt tor­tu­ré toutes les 12 secondes en France

    1 ani­mal meurt tor­tu­ré toutes les 3 secondes en Europe

    25 ani­maux ( mini­mum) meurent tor­tu­rés chaque seconde dans le monde .

    http://​www​.speak​cam​pai​gns​.org

    « Celui qui tour­mente les ani­maux sous pré­texte de recherche scien­ti­fique est par­fai­te­ment capable de tor­tu­rer des hommes. Tour­men­ter, tor­tu­rer : cela répond au même ins­tinct sadique. Le célèbre Dr Men­gele, l’atroce vam­pire alle­mand d’Auschwitz, fai­sait lui aus­si de la « Recherche scien­ti­fique »… Je vous laisse libre de faire usage de cette lettre. À vous en toute sym­pa­thie et solidarité. »

    (Vla­di­mir Jan­ké­lé­vitch – lettre à une asso­cia­tion de défense animale) »

    Réponse
  21. Étienne

    « Notre pain quotidien »

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​2​r​y​j​i​_​n​o​t​r​e​-​p​a​i​n​-​q​u​o​t​i​d​i​e​n​_​a​n​i​m​als

    « Extrait mon­té du film « notre pain quo­ti­dien » qui montre la réa­li­té des éle­vages indus­triels d’au­jourd’­hui, la réa­li­té qui n’a rien a voir avec ce que l’a­gro-busi­ness veut nous faire croire, avec leur ferme fami­liale d’an­tan comme dans Babe, le petit cochon deve­nu ber­ger… Pro­fit, busi­ness… le sort des ani­maux passe après la ren­ta­bi­li­té et le pognon.

    « Pen­dant deux ans, Niko­laus Gey­rhal­ter a pla­cé sa camé­ra au coeur des plus grands groupes euro­péens agri­coles, nous don­nant accès des zones inac­ces­sibles. Il a fil­mé les employés, les lieux et les dif­fé­rents pro­ces­sus de pro­duc­tion pour réa­li­ser un docu­men­taire ciné­ma qui inter­roge et implique inti­me­ment chaque spectateur.

    Notre pain quo­ti­dien ouvre une fenêtre sur l’in­dus­trie ali­men­taire de nos civi­li­sa­tions occi­den­tales modernes.

    Réponse à notre sur-consomm­ma­tion, la pro­duc­ti­vi­té nous a éloi­gné d’une réa­li­té humaine pour entrer dans une déme­sure ultra-inten­sive qui a rejoint les des­crip­tions des romans d’anticipation.

    Cadrages minu­tieu­se­ment com­po­sés, images cris­tal­lines, mon­tage fluide construisent un film sans com­men­taire, sans pro­pa­gande, dont les images parlent et demeurent.

    Notre Pain Quo­ti­dien questionne. »

    Réponse
  22. Étienne

    « La majo­ri­té abso­lue des dépu­tés euro­péens demandent la fin des tests sur primates »

    par « Comi­té Scien­ti­fique Pro Ani­ma », sur Agoravox :

    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​3​0​757

    « 433 dépu­tés euro­péens demandent la fin des tests dits « scien­ti­fiques » sur les pri­mates par une décla­ra­tion écrite contre leur uti­li­sa­tion comme modèles bio­lo­giques humains.

    C’est que, non­obs­tant la gran­deur des rai­sons pure­ment éthiques à l’abandon d’une telle pra­tique, les tests sur pri­mates et plus géné­ra­le­ment l’expérimentation ani­male peuvent être la cause d’effets secon­daires gra­vis­simes pour la san­té publique. (Lire la suite…) »

    Réponse
  23. Étienne

    J’ai honte, j’ai tel­le­ment honte d’être un humain…

    Je demande par­don aux ani­maux des tor­tures indes­crip­tibles que mon espèce leur impose — par­tout et depuis tou­jours — avec la plus épou­van­table cruauté.

    Je viens de revoir ça :

    Écor­chés vifs pour leur four­rure puis jetés sur un tas pour mou­rir len­te­ment, seuls au monde dans cet enfer

    http://​www​.petatv​.com/​t​v​p​o​p​u​p​/​v​i​d​e​o​.​a​s​p​?​v​i​d​e​o​=​f​u​r​_​f​a​r​m​&​P​l​a​y​e​r​=​w​m​&​s​p​e​e​d​=​med

    Mes amis, j’ai honte, c’est à chialer…

    Quelle hor­reur… com­ment peut-on res­ter indif­fé­rent à ces images ?

    Les humains sont abjects.

    Si ce n’est pas de l’a­bus de pou­voir, ça… 
    Mais la loi sert pré­ci­sé­ment à pro­té­ger les plus faibles, n’est-ce pas ? 
    Alors, c’est bien à nous de cri­mi­na­li­ser ces com­por­te­ments, pour les évi­ter autant que pos­sible, non ?

    Dans la Consti­tu­tion que nous écri­rons, il fau­dra abso­lu­ment impo­ser le res­pect des ani­maux comme celui des hommes, c’est très important. 

    Réponse
  24. André

    J’ai regar­dé pour par­tie la vidéo, je n’ai pu aller jus­qu’au bout…
    C’est effec­ti­ve­ment à chia­ler, sache que tu n’es pas le seul à res­sen­tir la honte pour cette souf­france que nous impo­sons aux animaux.

    Ami­ca­le­ment

    André

    Réponse
  25. romain

    Info don­née par L214 (Stop-gavage)
    La vidéo « la vraie recette du foie gras »
    cen­su­rée par Youtube !

    Tri des cane­tons, gavage, abat­tage : des images ordi­naires de la pro­duc­tion de foie gras vues par You­Tube comme des mau­vais trai­te­ments infli­gés à des ani­maux. Jus­qu’i­ci, nous sommes d’ac­cord… sauf que cette consta­ta­tion a conduit You­tube à reti­rer cette vidéo de son site.

    Nous nous retrou­vons donc dans une situa­tion ubuesque : You­Tube nous cen­sure parce que nous mon­trons les mau­vais trai­te­ments infli­gés aux ani­maux dans la pro­duc­tion de foie gras, mais en France ces mau­vais trai­te­ments sont niés quand il s’a­git d’in­ter­dire cette production !

    Tant que de telles méthodes d’é­le­vage sont pra­ti­quées, nous sou­hai­tons qu’elles puissent être por­tées à la connais­sance des consom­ma­teurs et de toute per­sonne dési­reuse de s’in­for­mer des condi­tions de pro­duc­tion du foie gras. Ces vidéos doivent avoir leur place sur You­Tube qui par ailleurs montre des recettes de foie gras…
    L214 vient d’en­voyer un recours dans ce sens, nous vous tien­drons au cou­rant d’une éven­tuelle cam­pagne de pro­tes­ta­tion selon la réac­tion de YouTube.

    Cette vidéo est encore visible sur Dai­ly­mo­tion, c’est l’oc­ca­sion de la faire connaître autour de vous.
    Foie gras : la vraie recette sur Dailymotion.
    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​s​t​o​p​g​a​v​a​g​e​/​v​i​d​e​o​/​8​1​4​7​815

    Réponse
  26. cooli

    Un poil plus géné­ral et moins chia­lant que Earth­lings, ne rater pas la vidéo de http://​www​.sto​ryof​stuff​.com/

    Une des solu­tions et actions les plus déter­mi­nantes serait, bien évi­dem­ment, que le peuple puisse reprendre la sou­ve­rai­ne­té sur l’État.

    Et qui se sou­vient du film « la belle verte » ?

    - cooli (en train de tra­duire cette vidéo en français)

    Réponse
  27. cooli

    hors-sujet
    Étienne, je vois que tu trouve le temps de refaire la mise en page des com­men­taires (Mer­ci!).
    Pour­rais-tu jeter un coup d’oeil au pro­blème de l’a­jout des liens. En ajou­tant un lien vers http://​www​.sto​ryof​stuff​.com dans le com­men­taire ci-des­sus, le script le refor­mate en « http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​w​w​w​.​s​t​o​r​y​o​f​s​t​u​f​f​.​com » qui ne marche pas, évidemment.
    Mer­ci d’a­vance (et ne rate pas la vidéo de 20mins de http://​www​.sto​ryof​stuff​.com)

    [Voi­li voi­lou : http://​www​.sto​ryof​stuff​.com/… ÉC]

    Réponse
  28. Étienne

    « Une
    mer sans poissons »

    http://​www​.radio​france​.fr/​c​h​a​i​n​e​s​/​f​r​a​n​c​e​-​c​u​l​t​u​r​e​2​/​e​m​i​s​s​i​o​n​s​/​t​e​r​r​e​_​a​_​t​e​r​r​e​/​f​i​c​h​e​.​p​h​p​?​d​i​f​f​u​s​i​o​n​_​i​d​=​6​4​796

    Une émis­sion de Terre à terre sur France
    Culture, 
    avec Phi­lippe Cury,
    direc­teur du centre de recherche halieutique
    médi­ter­ra­néenne et tro­pi­cale de l’IRD 
    et Yves Mise­rey
    , jour­na­liste scien­ti­fique au
    Figaro, 

    auteurs du livre « Une mer sans pois­sons » (Cal­mann-Lévy, 2008) :

    « Si la mer, vue du rivage,
    conti­nue à « dan­ser le long des golfes clairs », sous la sur­face, c’est une
    tra­gé­die qui se joue : à force d’être man­gée par l’homme, la mer se meurt.

    En l’es­pace d’un siècle et demi, loin des regards, des res­sources qu’on pen­sait inépui­sables ont été pous­sées au bord
    de l’ef­fon­dre­ment par une sur­pêche qui pré­lève plus de cent mil­lions de tonnes de pois­sons par an dans le monde. En péchant tou­jours plus loin, tou­jours plus pro­fond, et à pré­sent tou­jours plus « petit », l’homme est en train de trans­for­mer les océans du globe en désert liquide. Des bateaux et des tech­no­lo­gies tou­jours plus per­for­mants ne laissent aucune
    chance aux pois­sons. Du bateau-usine à la pirogue, toutes les embar­ca­tions cap­turent des espèces répu­tées inac­ces­sibles ou non consom­mables. Le pillage est sys­té­ma­tique et aveugle, car il est par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­cile de sélec­tion­ner les espèces capturées.

    À ce rythme, ce sont des maillons entiers de la chaîne ali­men­taire marine qui ont déjà été rayés de la liste du vivant, avec comme consé­quence, à terme, une désta­bi­li­sa­tion inquié­tante de tout l’é­co­sys­tème marin. L’ef­fon­dre­ment bru­tal et irré­ver­sible des res­sources halieu­tiques n’est plus une hypo­thèse fantaisiste.

    Que font les pou­voirs publics ? Si peu, alors qu’il fau­drait une mobi­li­sa­tion géné­rale. On cherche en vain les pré­mices d’une gou­ver­nance mon­diale, seule à même de réta­blir la pro­duc­ti­vi­té des océans. Et la plu­part des pays redoutent de se mettre à dos leurs pêcheurs, la
    France plus que tout autre…

    Une mer sans pois­sons est un état des lieux d’au­tant plus alar­mant qu’il est fac­tuel, et qu’il s’ap­puie sur une docu­men­ta­tion très com­plète et sou­vent inédite en fran­çais. Après l’a­voir lu, on ne pour­ra pas dire qu’on ne savait pas. »

    On découvre les ravages de la pêche libre, le drame
    des pêcheurs compétiteurs, 
    cette mer sans pro­prié­taire, sans freins, sans limites, sans vraie régulation, 
    concur­rence libre qui pousse cha­cun à se ser­vir le plus vite possible
    pour être le pre­mier à profiter…

    Cette crise est invi­sible (on ne voit pas ce qui se
    passe sous l’eau),
    mais elle est peut-être plus grave encore que le réchauffement
    climatique : 
    la mer est presque vide.

    L’Union euro­péenne est en train d’acheter des droits de pêche 
    pour aller vider la mer des côtes africaines 
    (dont on peut devi­ner que les rive­rains ont pour­tant un peu besoin)…

    En Nami­bie, l’eau claire, les sar­dines et les
    anchois ont disparu 
    et ont été rem­pla­cés par une eau glauque et des mil­liards de méduses…

    Les auteurs font un inté­res­sant paral­lèle entre la pêche et la colonisation :

    les colons se sont com­por­tés et se com­portent encore 
    comme des pêcheurs
    (qu’ils sont, souvent), 
    habi­tués à se ser­vir  » : « là où tu jettes ton filet, c’est à toi ».
    Nota : pour que tout ça soit pos­sible sans remord, il faut consi­dé­rer que, 
    dès qu’un pois­son est sor­ti de l’eau, il n’est plus un être sen­sible, il devient un
    objet.

    Il faut déco­lo­ni­ser la mer.

    Mon com­men­taire :

    Le géno­cide des ani­maux ne se déroule pas
    que sur terre.

    La catas­trophe de la « pêche libre » est
    un signal de plus pour com­prendre l’importance
    d’ ins­ti­tu­tions hon­nêtes pour freiner
    l’égoïsme et la cupi­di­té des plus forts. 

    Sans régu­la­tion, la liber­té abso­lue est un fléau
    pour presque tous les vivants
     :
    tous sauf les plus forts.

    Réponse
  29. NingúnOtro

    Comme c’est vrai…

    Une réflexion à ce sujet :

    Si les extra­ter­restres existent (je dis bien SI…) cela doit faire main­te­nant DES SIÈCLES que nous nous trou­vons sous une STRICTE qua­ran­taine ! Nous ne serions pas loin d’être consi­dé­rée la plaie de lan­goustes la plus dévas­ta­trice de l’univers.

    Ils feraient comme le Dalai Lama chez nous… attendre à ce que nous soyons deve­nus plus intel­li­gents… ou extincts, parce-que, dans l’é­tat des choses actuelles, faire autre chose est sui­ci­daire. Bien sur, si tu donne la main aux amé­ri­cains, c’est les russes qui te flinguent, et vice-ver­sa. Ah, oui, le monde n’est plus bipo­laire, les chi­nois ont des beau jou­jous aussí… et quelques autres encore.

    Don­ner des preuves qu’ils existent… devient/est contre­pro­duc­tif… voi­la que amé­ri­cains, russes, chi­nois, etc. redou­ble­raient leur effort défen­sif en croyant qu’ils doivent se (nous) pro­té­ger contre une menace extérieure.

    Mais ou est donc pas­sée notre intel­li­gence comme race ? Seuls des dépré­da­teurs pour­raient croire que des êtres tra­ver­se­raient l’es­pace avec une logique de conquête. Ce n’est pas comme rui­ner la pla­nète Terre avec notre com­pé­ti­tion à outrance… explo­rer l’es­pace est si cou­teux que on ne peut l’en­vi­sa­ger sous un régime de com­pé­tence et méfiance, mais seule­ment sous un régime de col­la­bo­ra­tion sin­cère sans oppo­si­tion. Depuis que nous savons que l’es­pace est grand… nous avan­çons, mais nous n’a­vons encore mis les pieds pas plus loin que la lune. Par contre, quand nous col­la­bo­rons… l’exemple est la… GNU/Linux est en train de lais­ser Win­dows à l’ombre, c’est seule­ment l’i­ner­tie et le mar­ke­ting qui fait sur­vivre Win­dows, après l’é­chec total de Vis­ta (pour moi c’é­tait « Has­ta la Vis­ta » ‑Au revoir en espa­gnol- parce-que après Win98SE je ne l’ai vu que sur les ordi­na­teurs des autres.

    Il est temps d’ap­pli­quer la logique du logi­ciel libre à d’autres champs.

    Tiens, je m’i­ma­gine… pour­quoi pas la « Poli­tique Libre », celle des citoyens sans « Contrat d’embauche Poli­ti­cien Pro­fes­sion­nel » 😉 ? C’est le moment… sau­ver l’Eu­rope (et beau­coup d’autres choses, comme éven­tuel­le­ment la mer) le requiert.

    Réponse
  30. jasmin

    Moi qui ai connu l’A­frique sous de longues années de colonialisme.
    Moi qui ai connu l’A­frique sous les longues années de « recours à l’au­then­ti­ci­té », ce qu’il convient de qua­li­fier d’a­près colo­nia­lisme, je m’é­lève contre la for­mule sim­pliste : « les colons se sont com­por­tés et se com­portent encore comme des pêcheurs ».

    Les auteurs de l’ou­vrage ont-ils per­son­nel­le­ment « vécu » le colonialisme ?
    Il est évident que cette poli­tique n’é­tait pas par­faite, loin s’en faut. Et des excès, il y en a eu, c’est indiscutable.
    Ce n’est pas la « doc­trine » qui est en cause, mais ceux qui l’appliquent.
    Tou­te­fois, elle avait éta­bli un cer­tain ordre, appor­té des amé­na­ge­ments et cer­taines valeurs.
    A ce titre, il aurait été judi­cieux de faire évo­luer cette « poli­tique » comme aujourd’­hui pour la pêche.

    Le DRAME du COLONIALISME n’est pas ce qu’il a fait ou n’a pas fait ; c’est d’a­voir trans­fé­ré et impo­sé, à un conti­nent qui ne com­pre­nait pas et qui n’en vou­lait pas, la civi­li­sa­tion d’une Europe occi­den­tale, à qui il avait fal­lu 700 ans de matu­ra­tion pour « pen­ser » tel qu’ils le faisaient.
    Et, sans être déso­bli­geante, 700 ans pas bien glo­rieux, eu égard aux désastres humains qui ont ponc­tué ces quelques siècles.

    MAIS…comment les auteurs peuvent-ils occul­ter que l’a­près colo­nia­lisme est désas­treux, sinon pire pour ces mêmes ter­ri­toires, tous domaines confondus.

    Mal­heu­reu­se­ment, l’Homme est « pro­gram­mé » pour domi­ner et/ou exploi­ter l’Humanité.
    Ils cultivent sub­ti­le­ment ou pas, la « dif­fé­rence » aux fins d’as­seoir son pou­voir de pos­ses­sion et de domination.
    L’Ex­pan­sio­nisme ter­ri­to­rial, doc­tri­nal et finan­cier est une fin en soi.

    Réponse
  31. Étienne

    Bon­jour, je viens de rece­voir ça… Je n’ai pas véri­fié, mais ça me révolte, je fais pas­ser. Info ou intox ?

    Étienne.

    « Bien que ça semble incroyable, chaque année, ce mas­sacre bru­tal et san­gui­naire se repro­duit dans les îles Feroe, qui appar­tiennent au Danemark.

    Le Dane­mark, un pays sup­po­sé « civi­li­sé » membre de l’u­nion euro­péenne. Trop peu de per­sonnes sur terre connaissent cet évé­ne­ment hor­rible dépour­vu de sen­si­bi­li­té qui se répète chaque année.

    Ce mas­sacre san­gui­naire est le fruit de jeunes hommes qui y par­ti­cipent pour démon­trer qu’ils ont atteint l’âge adulte (!!).

    C’est abso­lu­ment incroyable que rien ne soit fait pour que cette bar­ba­rie cesse, une bar­ba­rie contre le Cal­de­ron, un dau­phin super intel­li­gent qui a la par­ti­cu­la­ri­té de s’ap­pro­cher par curiosité.

    Honte au Danemark ! »

    http://​www​.para​no​land​.com/​f​o​r​u​m​s​/​c​h​a​t​7​6​2​-​m​a​s​s​a​c​r​e​-​d​a​u​p​h​i​n​s​-​d​a​n​e​m​a​r​k​.​h​tml








    Réponse
  32. maeva guerin

    Ils devraient avoir honte ; et puis je me demande com­ment ils font, car moi, ça me dégoûte.

    Et après, les homme se plaignent d’a­voir des espèces mena­cées. Quels beaux salauds.

    Réponse
  33. j-jour

    Bon­jour,
    j’ai cher­ché à savoir si c’é­tait de l’in­fo ou de l’in­tox, éton­née que les ONG genre WWF ou Green­peace n’en aient pas par­lé plus tôt.

    J’ai trou­vé ça sur l’es­pèce en ques­tion les dau­phins Globicéphales

    entre autres : on dirait que ce sont un peu des « mou­tons » de mer. Et les hommes exploitent cet ins­tinct grégaire :

    http://​www​.dino​so​ria​.com/​g​l​o​b​i​c​e​p​h​a​l​e​.​htm

    « Cette struc­ture hié­rar­chi­sée a des avan­tages incon­tes­tables mais éga­le­ment un gros inconvénient.

    En effet, un groupe suit aveu­glé­ment son chef. De ce fait, cette habi­tude de suivre aveu­glé­ment le groupe peut les conduire à la mort.

    Par exemple, les glo­bi­cé­phales noirs s’échouent par­fois mas­si­ve­ment sur les côtes. On ne sait pas s’ils sont vic­times d’une défaillance de leur sonar. Tou­jours est-il que mal­gré le dan­ger, tous les membres suivent.

    Les hommes ont bien sûr tiré par­ti de cette carac­té­ris­tique et pas pour le meilleur, comme d’habitude. Les pêcheurs des îles Féroé, au large de la Nor­vège, blessent un ou deux indi­vi­dus. Les ani­maux bles­sés prennent la fuite. Il ne reste plus qu’à rabattre la troupe vers les plages pour tuer tout le clan. »

    Réponse
  34. philippe magdelenat

    Affreux

    Réponse
  35. A-J Holbecq

    La science avance, le res­pect recule

    LETTRE OUVERTE À L’INRA

    Vertes prai­ries de la cam­pagne fran­çaise, déli­cieux pro­duits lai­tiers nés dans la plus pure tra­di­tion fer­mière, selon un contrat d’a­mour entre l’homme et l’a­ni­mal choyé…

    Une pra­tique répu­gnante et peu divul­guée consiste à amé­na­ger une ouver­ture sur le flanc de l’animal, comme accès direct au rumen (la panse), afin de contrô­ler le syn­chro­nisme éner­gie-pro­téine, la diges­ti­bi­li­té de dif­fé­rents ali­ments, notam­ment pour com­battre l’acidose lente qui a des effets défa­vo­rables sur la valo­ri­sa­tion de la ration. L’objectif est la per­for­mance lai­tière la plus effi­cace. Dans la fou­lée méri­tante du Gre­nelle, on nous dira peut-être que cela par­ti­cipe à la réduc­tion du méthane éruc­té et qui contri­bue au réchauf­fe­ment de la planète.

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​Y​c​0​w​m​y​y​g​u​z​w​&​h​l​=fr

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​O​t​V​3​i​8​0​Z​O​f​E​&​h​l​=fr

    Cette expé­rience ignoble et déjà stan­dar­di­sée est en France conduite par l’INRA (Ins­ti­tut Natio­nal de la Recherche Agro­no­mique) et exploi­tée sur le site de Theix, près de Clermont-Ferrand.

    http://​sillon38​.com/​b​l​o​g​/​2​0​0​7​/​1​0​/​3​1​/​p​e​r​c​e​r​-​l​e​s​-​s​e​c​r​e​t​s​-​d​e​-​l​a​-​r​u​m​i​n​a​t​ion

    Autres témoi­gnages de cette tech­nique de la vache fis­tu­lée, paraît-il « ancienne, utile, banale et indolore » :

    http://www.flickr.com/search/?q=fistulated%20cow&w=all

    http://​www​.you​tube​.com/​v​i​e​w​_​p​l​a​y​_​l​i​s​t​?​g​l​=​F​R​&​h​l​=​f​r​&​p​=​8​6​7​E​1​0​8​B​C​9​6​E​3​EC6

    Pour l’a­ni­mal-machine pous­sé à son paroxysme d’es­cla­vage, on peut dire mer­ci à Des­cartes et à l’aveuglement du siècle des Lumières ! C’est vrai­ment la traite des vaches ! Les peuples pre­miers n’ont connu ni reli­gion dog­ma­tique révé­lée, ni ency­clo­pé­distes, ni révo­lu­tion agraire, mais ils sont en avance d’une belle lon­gueur éthique…

    Ce type de science sans conscience ne nous aide pas dans notre croi­sade contre cer­tains signes de cruau­tés dans les tra­di­tions. Allez donc déni­grer le rituel de l’é­gor­ge­ment des mou­tons en terre d’islam ou la cor­ri­da et autres bar­ba­ries fes­tives en Espagne quand on appar­tient à une socié­té ain­si affran­chie du viol ani­mal pour de viles fins lucratives !

    Atro­ci­tés d’hier et de demain, l’homme « civi­li­sé » est d’une sau­va­ge­rie décom­plexée. Il y a urgence à revoir la syntaxe.

    Le Dr Josef Men­gele est-il main­te­nant vété­ri­naire à l’INRA ?

    Pour les ani­maux, tous les humains sont des nazis. Pour eux, c’est un éter­nel Treblinka…

    Avez-vous lu « Un éter­nel Tre­blin­ka » ? Dans ce livre pro­vo­ca­teur – que ceux qui ne se gênent pas des plus atroces expé­ri­men­ta­tions sur nos espèces com­pagnes consi­dé­re­ront comme scan­da­leux – l’historien amé­ri­cain Charles Pat­ter­son s’intéresse au dou­lou­reux rap­port entre l’homme et l’animal depuis la créa­tion du monde.

    Vous êtes très nom­breux à mani­fes­ter votre indi­gna­tion à l’égard de cette atro­ci­té, à cla­mer votre juste répro­ba­tion à cette igno­mi­nie de la bio­tech­nique au ser­vice du pro­duc­ti­visme agri­cole for­ce­né. Il me semble que, cette fois, l’homme proxé­nète du Vivant a vrai­ment outre­pas­sé les limites de la décence et du sup­por­table. Après la vache folle, ren­due can­ni­bale par des farines ani­males, voi­ci donc la vache à la panse trouée d’un hublot. Les cher­cheurs col­la­bos de la plou­to­cra­tie doivent se rendre compte que, cette fois-ci, ils ont vrai­ment pous­sé le bou­chon spé­ciste un peu trop loin.

    http://​www​.koreus​.com/​v​i​d​e​o​/​v​a​c​h​e​-​h​u​b​l​o​t​.​h​tml

    Mani­fes­tez nom­breux votre répro­ba­tion, exi­gez l’application d’un mini­mum de normes bioé­thiques dans l’ex­ploi­ta­tion anthro­po­cen­triste des ani­maux tom­bés à notre mer­ci ! Orga­ni­sez un boy­cott pug­nace et durable de la filière lai­tière industrielle.

    Je lance un appel pour la consti­tu­tion d’un comi­té de veille à l’égard de la pra­tique déviante ici dénoncée.

    J’at­tends vos réac­tions « humaines » !

    Vous pou­vez adres­ser, en toute poli­tesse, vos cri­tiques et vos doléances au labo­ra­toire concer­né de l’INRA :

    Et plus direc­te­ment à l’é­quipe « Diges­tion Micro­bienne et Absorption » :

    http://​www​.inra​.fr/​c​o​m​p​a​c​t​/​n​a​v​/​e​x​t​e​r​n​e​/​f​r​/​e​q​u​i​p​e​s​/​e​c​r​a​n​s​/​1​2​1​3_5

    http://​www​.inra​.fr/​c​o​m​p​a​c​t​/​n​a​v​/​e​x​t​e​r​n​e​/​f​r​/​a​c​t​i​v​i​t​e​s​/​e​c​r​a​n​s​/​2​170

    En triste bonus, la misère des vaches laitières ;

    http://​www​.reseau​libre​.net/​r​a​g​e​/​v​a​c​h​e​s​.​h​tml

    Michel Tar­rier

    Réponse
  36. Étienne

    Har­pon entendeur…

    Por­trait : Paul Wat­son. Défen­seur des océans et de leur diver­si­té ani­male, Cana­dien adepte de l’opération coup de poing ultra-médiatique.

    Article Libé : http://​www​.libe​ra​tion​.fr/​t​e​r​r​e​/​0​1​0​1​5​6​2​9​7​4​-​h​a​r​p​o​n​-​e​n​t​e​n​d​eur

    Vidéo : http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​k​F​7​D​v​0​8​u​B​9​s​&​h​l​=fr

    Réponse
  37. christelle.gionet

    bon­jour les retardés…pourquoi faite-vous ça ?
    ses des ani­maux commes les autres ! :(((
    ses commes si tout le monde com­men­ce­rai a tué nos chiens, ou chats…(animaux de compagnie)

    Réponse
  38. Catherine

    Quand est-ce qu’on va arrê­ter toute cette mer­douille ambiante???

    Ce n’est pas moi qui suis gros­sière, c’est la situa­tion qui l’est ; on ges­ti­cule, vous, moi et tous les autres, il faut peut-être qu’on cesse de par­ler et qu’on finisse par agir, y’a pas que les cochons, je n’ai rien contre eux, ni les bovins qui sont mal­trai­tés, paix à leur âme, j’ai rien contre eux non plus, ce serait même plu­tôt le contraire, je cultive une douce pas­sion pour les vaches, en vrai, j’au­rais aimé en être une, c’est ce que je me dis par­fois en les regardant !

    Quand même, qu’est-ce qu’il va fal­loir qu’on nous fasse encore qu’on ne nous ait déjà fait pour qu’on se décide à réagir enfin, pour de vrai comme diraient les enfants, et pas pour du semblant.

    le pré­am­bule de la consti­tu­tion suf­fit à lui seul à réduire à néant toute l’in­fa­mie dans laquelle nous bai­gnons et rendre hors la loi ce que nous vivons dans tous les champs relationnels.

    La jus­ti­fi­ca­tion qu’on nous oppose est celle de la loi, reli­sons-là cette loi, elle est à notre avan­tage, alors pour­quoi nous lais­sons-nous faire ?

    On arrive à nous faire ava­ler n’im­porte quoi et ça passe, tout passe, on auto­rise des petits déni­ve­lés comme une sou­pape pour évi­ter que la machine ne pète, tout cela au ser­vice du main­tien de la struc­ture pro­fon­dé­ment démen­tielle à force d’inhumanité.

    Nous avons à répondre de ce que nous accep­tons, nous sommes res­pon­sables de tout ça, je suis res­pon­sable du monde dans lequel je fais vivre mes enfants en l’ac­cep­tant, je suis donc irres­pon­sable, hypo­crite et veule, il faut que nous inté­grions cela, que nous nous per­ce­vions comme des monstres, por­teurs de cette peste qui fini­ra bien par infec­ter toute la popu­la­tion. Regar­dez, les choses anor­males se nor­ma­lisent, si ce n’est pas une sep­ti­cé­mie, ça, il fau­dra qu’on me dise ce que c’est.

    Réponse
  39. Étienne

    Ça oui, nous sommes res­pon­sables de ce qui nous arrive : dès que nous serons réso­lus de ne plus ser­vir, nous serons libres.

    Pas avant.

    Et par ailleurs, c’est sûre­ment parce que nous sommes capables de consta­ter le sort quo­ti­dien des cochons d’é­le­vage indus­triel (véri­tables camps de la mort, ici, aujourd’­hui, en France) sans réagir, en conti­nuant à man­ger du jam­bon et en nous effor­çant de pen­ser à autre chose, que nous méri­tons de subir un jour leur sort : nous ne sommes pas dignes de notre condi­tion.

    Cochons qui par­tagent d’ailleurs avec nous la presque tota­li­té de leur ADN, ce qui explique peut-être toutes ces res­sem­blances : nous sommes tous plu­tôt gen­tils et dociles, pour la plupart.

    Alain résume notre mal­heur avec une for­mule par­faite, 0% de MG :

    « Les hommes bons ne se sou­cient pas de gou­ver­ner. Autant dire que les pires gouverneront. »


    Il faut dire que nous y met­tons du nôtre pour nous faire exploiter/égorger.
    Sou­ve­nez-vous de cette bou­le­ver­sante para­bole d’A­lain, encore lui :

    Les mou­tons et leur cher berger

    « Le mou­ton est mal pla­cé pour juger ; aus­si voit-on que le ber­ger de mou­tons marche devant, et que les mou­tons se pressent der­rière lui ; et l’on voit bien qu’ils croi­raient tout per­du s’ils n’entendaient plus le ber­ger, qui est comme leur dieu. J’ai enten­du conter que les mou­tons que l’on mène à la capi­tale pour y être égor­gés meurent de cha­grin dans le voyage, s’ils ne sont pas accom­pa­gnés par leur ber­ger ordi­naire. Les choses sont ain­si par la nature, car il est vrai que le ber­ger pense beau­coup aux mou­tons et au bien des mou­tons ; les choses ne se gâtent qu’à l’égorgement ; mais c’est chose prompte, sépa­rée, et qui ne change point les sentiments.

    Les mères bre­bis expliquent cela aux agneaux, ensei­gnant la dis­ci­pline mou­ton­nière, et les effrayant du loup. Et encore plus les effrayant du mou­ton noir, s’il s’en trouve, qui vou­drait expli­quer que le plus grand enne­mi du mou­ton c’est jus­te­ment le ber­ger. « Qui donc a soin de vous ? Qui vous abrite du soleil et de la pluie ? Qui règle son pas sur le vôtre afin que vous puis­siez brou­ter à votre gré ? Qui va cher­cher à grande fatigue la bre­bis per­due ? Qui la rap­porte dans ses bras ? Pour un mou­ton mort de mala­die, j’ai vu pleu­rer cet homme dur. Oui je l’ai vu pleu­rer. Le jour qu’un agneau fut man­gé par le loup, ce fut une belle colère, et le maître des ber­gers, pro­vi­dence supé­rieure et invi­sible, lui-même s’en mêla. Il fit ser­ment que l’agneau serait ven­gé. Il y eut une guerre contre les loups, et cinq têtes de loups clouées aux portes de l’étable, pour un seul agneau. Pour­quoi cher­cher d’autres preuves ? Nous sommes ses membres et sa chair. Il est notre force et notre bien. Sa pen­sée est notre pen­sée ; sa volon­té est notre volon­té. C’est pour­quoi, mon fils agneau, tu te dois à toi-même de sur­mon­ter la dif­fi­cul­té d’obéir, ain­si que l’a dit un savant mou­ton. Réflé­chis donc, et juge-toi. Par quelles belles rai­sons vou­drais-tu déso­béir ? Une touffe fleu­rie ? Ou bien le plai­sir d’une gam­bade ? Autant dire que tu te lais­se­rais gou­ver­ner par ta langue ou par tes jambes indo­ciles. Mais non. Tu com­prends assez que, dans un agneau bien gou­ver­né, et qui a ambi­tion d’être un vrai mou­ton, les jambes ne font rien contre le corps tout entier. Suis donc cette idée ; par­mi les idées mou­ton­nières, il n’y en a peut-être pas nue qui marque mieux le génie propre au vrai mou­ton. Sois au trou­peau comme ta jambe est à toi ».

    L’agneau sui­vait donc ces idées sublimes, afin de se raf­fer­mir sur ses pattes ; et il avait grand besoin d’être raf­fer­mi, car il était envi­ron­né d’une odeur de sang, et il ne pou­vait faire autre­ment qu’entendre des gémis­se­ments bien­tôt inter­rom­pus ; enfin il pres­sen­tait quelque chose d’horrible. Mais que craindre sous un bon maître, et quand on n’a rien fait que par ses ordres ? Que craindre lorsque l’on voit le ber­ger avec son visage ordi­naire, et tran­quille ain­si qu’au pâtu­rage ? À quoi se fier, si l’on ne se fie à cette longue suite d’actions qui sont toutes des bien­faits ? Quand le bien­fai­teur, quand le défen­seur reste en paix, que pour­rait-on craindre ? Et même si l’agneau se trouve cou­ché sur une table san­glante, il cherche encore des yeux le bien­fai­teur, et le voyant tout près de lui, atten­tif à lui, il trouve dans son cœur d’agneau tout le cou­rage pos­sible. Alors passe le cou­teau ; alors est effa­cée la solu­tion, et en même temps le problème. »

    Alain, Pro­pos, le 13 avril 1923. 

    Déso­lé.

    Étienne.

    Réponse
  40. Catherine

    Il n’y a pas de quoi être déso­lé Etienne, c’est un fait tan­gible que nous vivons tous les jours cette belle para­bole d’A­lain, il faut être aveugle pour se refu­ser à voir ça.

    Elle exprime le piège dans lequel nous tom­bons et re-tom­bons avec tou­jours le même aplomb, sans tirer aucune leçon de notre vécu, c’est là notre faute, car une erreur qui se répéte n’est plus une erreur, mais une faute pleine et entière dont nous avons à assu­mer la charge et dont nous avons à répondre, mais dont per­sonne ne répond plus, c’est tou­jours de la faute à machin truc, mais on oublie sou­vent de se regar­der soi et cha­ri­té bien ordon­née com­mence par soi-même n’est-ce-pas, je me parle à moi-même aus­si bien sûr il va sans dire.

    Ce n’est pas tant le ber­ger qu’il faut blâ­mer, ma foi, un ber­ger reste un ber­ger, mais les mou­tons, bêlants à la mort en se lais­sant ber­cer d’illu­sions, sans que leurs parents ne les ini­tient à ce jeu de dupes, quel mal­heur, quel grand mal­heur que celui-là, comme imma­ture et irres­pon­sable est ce monde sous cou­vert du contraire.

    Le ber­ger oeuvre pour ses inté­rêts de ber­ger et ses inté­rêts seuls, et ses inté­rêts passent for­cé­ment par les inté­rêts des mou­tons en un temps, mais en un temps seule­ment, et c’est bien cela le piège dans lequel tombent ces mou­tons bêlants.

    L’in­té­rêt final du ber­ger ne passe pas par l’in­té­rêt final des mou­tons, ce n’est donc pas tant une action qu’il faut juger, mais au ser­vice de qui et de quoi elle offi­cie au final, et c’est à cette aune et à cette aune seule­ment que l’a­dé­qua­tion de quelque chose peut-être appré­ciée, et nous en sommes loin, beau­coup manque de pers­pec­tive à long terme, s’en tienne au cours ter­misme mor­tel et qui nous tue, regar­dez !

    Réponse
  41. Étienne

    Révol­tant docu­men­taire sur l’empoisonnement public impo­sé (aujourd’­hui plus que jamais) par l’in­dus­trie ali­men­taire et sa logique de PROFIT :

    http://​pro​grammes​.fran​ce3​.fr/​p​i​e​c​e​s​-​a​-​c​o​n​v​i​c​t​i​on/

    L’é­mis­sion du 28 juin 2010 de Pièces à convic­tion (France 3) fait un tour dans notre ali­men­ta­tion quo­ti­dienne empoi­son­née et on y trouve :

    • des pes­ti­cides don­nés aux pois­sons (sau­mons de Nor­vège) pour les débar­ras­ser de leurs poux de mer, intoxi­quant ain­si dura­ble­ment tous les êtres vivants dans les mers envi­ron­nantes (en plus des consom­ma­teurs de sau­mon par­tout dans le monde), 

    • des PCB (pyra­lènes ultra toxiques) qu’on retrouve par­tout sur terre et en mer, dans la Seine et notam­ment à son embou­chure au Havre où l’on pêche intensivement, 

    • des anti­bio­tiques admi­nis­trés mas­si­ve­ment aux cochons et aux pou­lets (mal­gré l’in­ter­dic­tion légale de 2006) créant une anti­bio-résis­tance effrayante chez les ani­maux et trans­mise aux hommes avec l’ap­pa­ri­tion de malades incu­rables qu’on découvre main­te­nant toutes les semaines (!) dans les hopi­taux (vous avez bien lu : INCURABLES !),

    • des vété­ri­naires qui doublent ain­si leur reve­nu grâce aux marges arrières que leur concèdent les labos (redou­tables centres de pro­fit) s’ils pres­crivent beau­coup d’an­ti­bio­tiques aux animaux (!),

    • des « res­pon­sables » pas très inquiets et beaux par­leurs, mani­fes­te­ment pas très com­ba­tifs face aux lob­bies indus­triels… Une AFSSA com­plice de cet empoi­son­ne­ment public en ne publiant pas les rap­ports alarmants…

    • Tout ça sur fond de camps de concen­tra­tion, de tor­ture et de géno­cide des animaux…

    C’est pro­pre­ment révoltant.

    La logique du pro­fit, la logique mar­chande, la chient­lit lais­ser-fai­riste pré­ten­du­ment « libé­rale » (la poli­tique pour les riches, en fait), sont une épou­van­table plaie.

    Étienne.

    Réponse
  42. Étienne

    Réac­tions de quelques ani­maux humains sen­sibles au spec­tacle abject de la souf­france qu’ils imposent, direc­te­ment ou indi­rec­te­ment, aux autres ani­maux, pour leur simple plaisir.

    Le res­pect des ani­maux ne peut pas être dis­so­cié du res­pect des hommes.

    Le mas­sacre des ani­maux ne peut pas être dis­so­cié des mas­sacres d’hommes.

    Que répon­drons-nous à nos petits-enfants, quand ils nous demanderont : 
    « Dis Papy, tu fai­sais quoi, toi, pen­dant le géno­cide des animaux ? »

    Étienne.

    Réponse
  43. Étienne
  44. jess

    Je viens de voir le film.
    Et en ce moment je pleure.
    Com­ment les Hommes peuvent faire ça , ils n’ont donc pas un seule sen­ti­ment de pitié.
    je suis végé­ta­rienne et cette vidéo viens de confir­mer mes choix.
    J’ai­me­rais tel­le­ment faire quelque chose pour chan­ger ça. Car c’est vrai­ment hor­rible. Mer­ci pour m’a­voir encore plus ouvert les yeux, je compte mon­trer cette vidéo aux plus de gens possible.

    Réponse
  45. Ana Sailland

    Je débarque sur ce fil de discussion.
    Forte den­si­té de gens de haut niveau.
    Quel bonheur !

    Une autre citation :
    « Si tu es capable de tor­tu­rer un ani­mal, tu seras capable de tor­tu­rer une être humain. » Alain Delon !
    Elle est très proche de la Phrase de Léon Tol­stoï (Tout en haut)

    Sou­vent j’écris :
    « Etendre la fra­ter­ni­té répu­bli­caine aux trois règnes : ani­mal, végé­tal, minéral. »
    Il s’agit de la per­cep­tion de l’unité, hors laquelle … nous ne res­pec­te­rons même pas les Roms.

    Un prin­cipe alchi­mique (il a des cousins):
    « Ce qui est au-dedans est comme ce qui est au dehors et ce qui est au dehors est comme ce qui est au-dedans. »
    Ce prin­cipe englobe ce qui pré­cède, avec des exten­sions certaines.

    Suis végé­ta­rienne depuis quelques années.
    Je n’achète plus d’objet en cuir.
    Ne plus man­ger ce qui a un sys­tème ner­veux ( y com­pris pois­sons, crus­ta­cés etc )

    Avant d’être pro­sé­lytes, nous devons conqué­rir notre cohé­rence, sur ce cha­pitre, certes, mais sur d’autres aus­si, et y a du boulot.

    Il y a un frémissement.
    L’espèce humaine mute.

    Je ne peux m’empêcher de rap­pro­cher tout ça du pro­blème de l’argent : l’argent n’existe que pour cette simple rai­son que nous sommes enfer­més dans la défiance et la boulimie.
    Nos pro­blèmes ne sont pas politiques ……….
    La néces­si­té du com­bat poli­tique pro­vient de notre inhumanité ….

    Réponse
  46. dauphin

    bande d’ encu­ler pour­ri on va vous faire pareil bande de batard vous avez pas de couilles pour vous en prendre a des ani­maux sans defense

    Réponse
  47. Étienne

    L’ÉCOTERRORISME
    DÉBARQUE EN EUROPE

    le 26 juin 2012, par Flo­rian Cornu

    http://​owni​.fr/​2​0​1​2​/​0​6​/​2​6​/​l​e​c​o​t​e​r​r​o​r​i​s​m​e​-​d​e​b​a​r​q​u​e​-​e​n​-​e​u​r​o​pe/

    « Aux États-Unis, la légis­la­tion sur l’é­co­ter­ro­risme condamne de simples acti­vistes à des peines de pri­son lourdes sou­vent plus éle­vées que pour des meur­triers. Le récent rap­port d’Eu­ro­pol et un cer­tain nombre de pro­cès sur le sol euro­péen font craindre des dérives sem­blables mal­gré l’ab­sence de légis­la­tion claire sur le sujet. 

    Aujourd’hui, aux États-Unis, le simple fait de fil­mer, de pho­to­gra­phier ou de faire un enre­gis­tre­ment dans une ferme ou une entre­prise ani­male pour une uti­li­sa­tion poli­tique peut consti­tuer un délit rele­vant de l’écoterrorisme.

    En 2001, Jeff Luers est condam­né à 22 ans de pri­son pour avoir brû­lé trois voi­tures de sport chez un conces­sion­naire auto­mo­bile dans le but d’attirer l’attention sur la consom­ma­tion exces­sive de pétrole. Il sera relâ­ché au bout de 10 ans.

    Mai 2008, Eric McDa­vid est condam­né à 20 ans de pri­son pour com­plot visant à sabo­ter les ins­tal­la­tions fédé­rales (antennes relais télé­pho­niques et autres) au nom de l’environnement.

    Aucun mort dans ces actions. Les condam­na­tions de ce type se comptent par dizaines. Michael Hough, direc­teur de la sec­tion jus­tice cri­mi­nelle et sécu­ri­té inté­rieure au FBI estime que les actions d’écoterrorisme ont entraî­né plus de 200 mil­lions de dol­lars de dégâts entre 2003 et 2008. Appa­rue au Royaume-Uni dans les années 70, la notion d’écoterrorisme est arri­vée aux États-Unis dans les années 80. Elle est deve­nue, en l’espace de deux décen­nies, une expres­sion uti­li­taire bâtarde, emblé­ma­tique de l’Amérique sécu­ri­taire post-11 septembre.

    L’expression éco­ter­ro­risme était ini­tia­le­ment uti­li­sée pour dési­gner une mino­ri­té d’activistes envi­ron­ne­men­taux et de défense des ani­maux. Mal­gré leur carac­tère non violent reven­di­qué, ces der­niers uti­li­saient des tech­niques de pro­tes­ta­tions poten­tiel­le­ment dan­ge­reuses pour la vie humaine : tech­niques de “tree spi­king” pour empê­cher les exploi­tants de cou­per les arbres, incen­dies, bombes arti­sa­nales, etc.

    Les États-Unis s’attaquent déjà aux acti­vistes des droits des ani­maux en 1992 par le biais d’un Acte de pro­tec­tion des socié­tés ani­males condam­nant les mili­tants à de lourdes amendes. Puis, c’est dans le contexte d’une Amé­rique meur­trie par les évé­ne­ments des tours jumelles et avec le vote du Patriot act, que l’expression éco­ter­ro­riste va pro­gres­si­ve­ment se géné­ra­li­ser jusqu’à concer­ner n’importe quel acti­viste envi­ron­ne­men­tal cau­sant des dégâts matériels.

    En 2002, le FBI envoie un rap­port au congrès amé­ri­cain inti­tu­lé “La menace de l’écoterrorisme” (The threat of eco­ter­ro­rism), sti­pu­lant qu’il s’agit de la plus grande menace ter­ro­riste aux États-Unis. Il défi­nit l’écoterrorisme comme :

    « L’utilisation ou la menace d’utilisation de la vio­lence de nature cri­mi­nelle contre des per­sonnes ou des biens par un groupe envi­ron­ne­men­tal, infra-natio­nal pour des rai­sons poli­ti­co-envi­ron­ne­men­tales, ou des­ti­né à un public au-delà de la cible visée, sou­vent de nature symbolique »

    Le glis­se­ment séman­tique et sym­bo­lique éle­vant l’attaque contre des biens au rang du ter­ro­risme est défi­ni­ti­ve­ment fran­chi en 2006, lorsque le Congrès amé­ri­cain vote sa pre­mière loi sur l’écoterrorisme. Il clas­si­fie dès lors cer­tains actes de résis­tance pas­sive tels que le blo­cus, la vio­la­tion de fron­tières, l’atteinte à la pro­prié­té pri­vée ou la libé­ra­tion d’animaux comme des actes “ter­ro­ristes”, les met­tant sur le même plan d’égalité que des atten­tats à la bombe, des agres­sions racistes ou encore des tue­ries à l’arme à feu.

    La loi annonce éga­le­ment que plus les dégâts maté­riels sont éle­vés, plus la peine de pri­son sera lourde. Jusqu’à 5 ans pour moins de 10 000 dol­lars, jusqu’à 20 ans si les pertes dépassent un mil­lion de dol­lars. Loin de res­ter lettre morte, les condam­na­tions pour éco­ter­ro­risme vont alors tom­ber en cascade.

    Will Pot­ter, jour­na­liste amé­ri­cain indé­pen­dant auteur d’un ouvrage consa­cré à la ques­tion, Green is the new red (“Les verts sont les nou­veaux rouges”, allu­sion à l’ex-menace com­mu­niste) montre qu’il y a depuis une tren­taine d’années un retour pro­gres­sif de la rhé­to­rique et des enquêtes rela­tives au ter­ro­risme. C’est ce qu’on appelle désor­mais com­mu­né­ment la “peur verte“.

    Si ce type de lan­gage était ini­tia­le­ment réser­vé à des crimes contre des biens ou du har­cè­le­ment essen­tiel­le­ment effec­tués par le Front de libé­ra­tion des ani­maux et le Front de libé­ra­tion de la pla­nète, cette légis­la­tion a éten­du sa clas­si­fi­ca­tion du terrorisme.

    Loin de n’être qu’une lubie sécu­ri­taire amé­ri­caine, l’écoterrorisme est deve­nu un appa­reil légis­la­tif hau­te­ment répres­sif qui semble avoir été repris pour la pre­mière fois dans des textes euro­péens en 2003. C’est cepen­dant depuis 2008 qu’Europol, le bureau de police cri­mi­nelle inter­gou­ver­ne­men­tal consacre une place à l’activisme envi­ron­ne­men­tal dans son rap­port sur le terrorisme.

    Le ter­ro­risme sauce Europol

    Le rap­port sou­ligne qu’aucune attaque ter­ro­riste ou arres­ta­tion liée aux droits des ani­maux n’a été rap­por­tée par les États membres en 2011 mais qu’un grand nombre d’incidents ont été signa­lés par la France, l’Italie, les Pays Bas, le Royaume-Uni et l’Irlande.

    Par ailleurs, une ana­lyse des infor­ma­tions publiques mises à dis­po­si­tion par les États montre qu’un grand nombre d’incidents ne sont jamais signa­lés à l’Union Européenne.

    L’office pré­cise que les acti­vi­tés menées par les extré­mistes des droits des ani­maux et de l’environnement uti­li­sant la vio­lence regroupent aus­si bien “des actes de van­da­lisme de faible niveau (tags, dété­rio­ra­tion de ser­rures, etc.) que des actes de des­truc­tion avec usage de maté­riel incen­diaire et dis­po­si­tifs explo­sifs improvisés”.

    Si l’on en croit le rap­port, l’industrie phar­ma­ceu­tique a rap­por­té 262 inci­dents dans le monde en 2011. La majo­ri­té des attaques visaient des labo­ra­toires, des écoles et cli­niques pro­cé­dant à des tests sur les ani­maux pour des pro­duits ali­men­taires, cos­mé­tiques ou médicinaux.

    Viennent ensuite des socié­tés variées liées à ces enjeux : des ins­ti­tu­tions ban­caires qui financent ces recherches, des socié­tés qui déve­loppent des nano­tech­no­lo­gies, une com­pa­gnie aérienne ayant orga­ni­sé des trans­ports d’animaux entre dif­fé­rents labos, ou encore des fast foods…

    En France, le rap­port pointe du doigt des pro­tes­ta­tions contre la construc­tion de deux aéro­ports qui ont tour­né à une esca­lade de vio­lences cau­sant 8 bles­sés du côté des forces de l’ordre. Il relate éga­le­ment des pro­tes­ta­tions contre la construc­tion de la ligne de train à grande vitesse Lyon_Turin. Les ana­lystes avancent par ailleurs que l’utilisation de l’énergie nucléaire reste une ques­tion cen­trale pour les groupes éco­lo­gistes extré­mistes qui conti­nuent les actions tra­di­tion­nelles contre le trans­port des déchets radio­ac­tifs entre États membres.

    Mal­gré le faible nombre d’incidents majeurs dont le rap­port rend compte, c’est bien l’argument éco­no­mique qui est sou­li­gné pour jus­ti­fier la lutte contre ces groupes ain­si que leur poten­tiel rap­pro­che­ment avec des groupes d’extrême gauche. On peut en effet lire que ces inci­dents causent des mil­lions d’euros de dom­mage aux com­pa­gnies et ins­ti­tu­tions impli­quées dans ces acti­vi­tés. Le rap­port pré­ci­sant que “des indi­vi­dus liés à ces entre­prises, ou par­fois même des per­sonnes aléa­toires sont ciblées comme victimes”

    D’après Euro­pol et mal­gré l’absence de pro­to­type de groupes ou d’acteurs extré­mistes liés à une cause poli­tique envi­ron­ne­men­tale, cer­taines carac­té­ris­tiques géné­rales per­mettent de déga­ger un “por­trait” de l’écoterroriste européen :

    « La majo­ri­té sont rela­ti­ve­ment jeunes et peuvent être trou­vés dans des groupes idéa­listes, sou­vent rela­ti­ve­ment défa­vo­ri­sés, des jeunes qui ne sont pas d’accord avec cer­taines ten­dances à l’oeuvre dans la socié­té et qui, par consé­quent cherchent à atteindre leurs objec­tifs grâce à l’ac­tion vio­lente. Ces groupes tendent à avoir des simi­la­ri­tés avec des groupes d’extrême gauche, c’est peut-être une expli­ca­tion de leur coopé­ra­tion gran­dis­sante. Ils conti­nue­ront à atti­rer des indi­vi­dus radi­caux qui sont prêts à uti­li­ser des tac­tiques vio­lentes. Le pro­fes­sion­na­lisme et les com­pé­tences éle­vées des membres de ces groupes, tout comme l’usage d’Internet pour le recru­te­ment et la pro­pa­gande aug­mente la menace qu’ils constituent »

    Libé­rer des visons est un acte terroriste

    Le 22 juin 2011, la police espa­gnole arrê­tait 12 acti­vistes membres des orga­ni­sa­tions Igual­dad ani­mal, Ani­ma­le­qua­li­ty et Equa­ni­mal dans une série de raids simul­ta­né­ment orga­ni­sés dans dif­fé­rentes régions du pays. Le coup de filet avait été com­man­di­té par le juge du tri­bu­nal de pre­mière ins­tance de San­tia­go de Com­pos­te­la, suite à la libé­ra­tion de 20 000 visons d’une ferme d’élevage pour four­nir le mar­ché de la fourrure.

    Les acti­vistes ont été accu­sés d’atteinte à l’ordre public, de conspi­ra­tion et de crime contre l’environnement (on estime alors que relâ­cher les visons dans la nature cause des dom­mages à l’environnement).

    Dans des décla­ra­tions faites à l’agence d’information Euro­pa Press, le 23 Juin, le juge avan­çait que les actes des mili­tants arrê­tés rele­vaient de “l’écoterrorisme” et non de l’écologie. Il ajou­tait qu’ils pro­vo­quaient la ter­reur et que cer­taines fermes avaient été contraintes de fer­mer à la suite de ces actions.

    D’après les incul­pés, la pro­cé­dure a échap­pé à de nom­breuses règles de droits fon­da­men­taux notam­ment durant l’investigation. A titre d’exemple, le main­tien en déten­tion des mili­tants (plus de 20 jours pour trois d’entre eux) après leur arres­ta­tion était anticonstitutionnel.

    C’est un cas simi­laire encore plus grave qui s’est dérou­lé en Fin­lande en 2009. En décembre, de nom­breux médias fin­lan­dais divul­guaient des vidéos et des pho­tos prises léga­le­ment pen­dant deux mois par Jus­tice for Ani­mals, le prin­ci­pal groupe de défense des droits des ani­maux du pays, lors de visites dans 30 fermes d’élevage porcin.

    Les vidéos (voir ci-des­sous, atten­tion la vidéo peut cho­quer) rendent compte de porcs malades, bles­sés et en piteux état.

    Si diverses auto­ri­tés du pays liées à l’agriculture avaient pro­mis d’enquêter sur ces révé­la­tions, l’affaire prit un tour­nant impro­bable deux ans plus tard. En octobre 2011, alors que les fer­miers étaient mis hors de cause, deux acti­vistes qui avaient pris part au tour­nage des vidéos étaient incul­pés pour 10 cas d’entrave à la paix et 12 cas de dif­fa­ma­tion aggravée.

    Les accu­sa­tions ne s’arrêtaient pas là puisque le bureau du pro­cu­reur récla­mait à l’époque une peine de déten­tion ferme pour le pre­mier mili­tant et une condam­na­tion avec sur­sis pour la deuxième. En outre, on exi­geait des deux acti­vistes ain­si que de deux membres d’une asso­cia­tion de sou­tien à l’organisation Oikeut­ta eläi­mille, 180 000 euros de dom­mages et inté­rêts. Cette asso­cia­tion avait eu le mal­heur de pro­po­ser sur son site le lien vers les vidéos fil­mées dans les fermes, comme la majo­ri­té des sites de médias fin­lan­dais à l’époque…

    Après une forte mobi­li­sa­tion de sou­tien et une large cou­ver­ture média­tique, les acti­vistes ont fina­le­ment été acquittés.

    Incar­cé­rés pour acti­visme suspect

    Enfin c’est sans doute l’Autriche qui a connu l’un des pires épi­sodes en matière de pro­cès écoterroriste.

    Mal­gré sa répu­ta­tion de pays pro­gres­siste en matière de droits des ani­maux, (voir la loi de 2004 sur le sujet) le pays a connu de 2008 à 2011 une affaire judi­ciaire visant des acti­vistes envi­ron­ne­men­taux accu­sés de “ter­ro­risme”.

    En 2007, suite à de nom­breux ras­sem­ble­ments et actes de van­da­lisme sur des maga­sins de four­rure, deux res­pon­sables de la socié­té concer­née ren­contrent des haut cadres de la police ain­si que le ministre de l’Intérieur. La réunion acte la créa­tion d’une uni­té spé­ciale d’investigation visant à infil­trer les orga­ni­sa­tions de défense des ani­maux pour mieux les connaître.

    Durant l’année sui­vante, les membres de ces orga­ni­sa­tions sont ain­si espion­nés : écoutes télé­pho­niques, inter­cep­tions d’e‑mails, tra­ceurs dans leurs voi­tures, leurs bureaux et jusque dans leur propre domi­cile. Des agents en civil infiltrent éga­le­ment les ONG pour obser­ver leurs pratiques.

    L’affaire prend corps le 21 Mai 2008, lors d’une opé­ra­tion de police orga­ni­sée à l’échelle natio­nale. 23 locaux sont per­qui­si­tion­nés et dix per­sonnes liées à la pro­tec­tion ani­male (per­sonnes tra­vaillant dans des refuges, ensei­gnants du bien-être ani­mal et orga­ni­sa­teurs de cam­pagnes de sen­si­bi­li­sa­tion publiques) sont arrê­tées. Les forces de l’ordre défoncent les portes des appar­te­ments et locaux visés et rentrent armes au poing.

    Les acti­vistes, par­mi les­quels figure Mar­tin Bal­luch, ancien assis­tant de recherche à l’Université de Cam­bridge, sont mis en déten­tion pro­vi­soire. Quatre d’entre eux y res­te­ront trois mois sans par­ve­nir à savoir pré­ci­sé­ment les chefs d’accusation pour les­quels ils sont détenus.

    Il fau­dra trois ans et deux requêtes reje­tées par la police avant que la juge en charge du dos­sier ne rende publique la non confor­mi­té des pro­cé­dures poli­cières et l’absence de preuves avé­rées quant à la construc­tion ou le sou­tien à une orga­ni­sa­tion criminelle.

    La rai­son pour laquelle les dix acti­vistes ont été incul­pés sans preuves réside dans un cer­tain nombre de rap­pro­che­ments éta­blis entre eux et des cou­pables non iden­ti­fiés, sus­pec­tés d’avoir com­mis des dom­mages maté­riels, des attaques au gaz et une menace à la bombe.

    C’est sur cette base, et par un tour de force juri­dique, que les membres sont sus­pec­tés d’être liés à une orga­ni­sa­tion cri­mi­nelle. C’est éga­le­ment par ce biais que des acti­vi­tés qui rentrent nor­ma­le­ment dans le cadre d’actions d’ONG légales (fil­mer les condi­tions des ani­maux dans les fermes, orga­ni­ser des mani­fes­ta­tions, confé­rences et ate­liers, sto­cker des tracts contre la chasse ou dis­cu­ter des stra­té­gies de cam­pagne de com­mu­ni­ca­tion) sont deve­nues des preuves, rele­vant du terrorisme. »

    Source : owni​.fr

    Réponse
  48. Florence

    Moi qui pen­sais me conver­tir à l’é­co­ter­ro­risme… Je vais y réfléchir !!!

    (Et ces mots, ces mots, comme celui d’é­co­ter­ro­risme : trop fort, vrai­ment – on a peur.)

    Réponse
  49. Étienne
  50. vegan

    C’est avec une joie non dis­si­mu­lée que je découvre cette par­tie de votre blog consa­crée à la Libé­ra­tion Ani­male. J’a­vais entre aper­çu votre sen­si­bi­li­té pour cette cause et je nour­ris­sais l’es­poir que vous vous y attar­diez dans une approche abo­li­tion­niste et non wel­fa­riste. Votre démarche semble sans com­pro­mis, comme elle se doit de l’être pour n’im­porte qui se disant conscient, empa­thique et ouvert d’esprit.

    Les nom­breuses luttes menées de tous cotés pour amé­lio­rer ce monde, com­par­ti­mentent et hié­rar­chisent les causes alors que cela ne devrait pas. Il faut des ponts pour relier les gens des dif­fé­rents mou­ve­ments contes­ta­taires et mon­trer que se battre contre un sys­tème n’est pas incom­pa­tible avec la lutte pour le droit des ani­maux. C’est même tout le contraire. Il n’y a pas de lutte sin­cère et cohé­rente dans la pro­tec­tion des plus faibles et la défense du vivant si nous fai­sons l’im­passe sur ceux que le sys­tème nous a impo­sé comme si dif­fé­rents, alors qu’il est prou­vé qu’ils ne le sont fon­da­men­ta­le­ment pas tant.

    Mer­ci Mon­sieur Chouard.

    Go vegan.

    Marianne

    ps : je vous joins le site de Droits Des Ani­maux qui me tient à coeur, par­mi les nom­breuses autres asso­cia­tions et nom­breux citoyens qui oeuvrent sans relache et qui méritent le res­pect comme L214, CRAC, BAC, FLAC, Coa­li­tion Anti vivi­sec­tion, Four­rure tor­ture, Sea She­pherd bien sûr, Ani­maux en péril, Inso­lente Veg­gie, Conven­tion vie et Nature, etc etc.

    Réponse
  51. Ana Sailland

    « se battre contre un sys­tème n’est pas incom­pa­tible avec la lutte pour le droit des animaux »

    C’est bien timide 😉 ->

    Se battre pour un nou­veau sys­tème favo­rable à l’har­mo­ni­sa­tion heu­reuse du genre humain exige aus­si que l’on se batte pour l’har­mo­ni­sa­tion heu­reuse de toute la biosphère.

    « Tant qu’il y aura des abat­toirs, il y aura des champs de bataille ». Léon Tolstoï

    « Si tu es capable de tor­tu­rer un ani­mal, tu seras capable de tor­tu­rer un être humain ». Alain Delon

    Sur le fron­ton de la répu­blique est écrit le mot magique « fra­ter­ni­té ». Et pour­tant il reste vain pour grande part.

    Pour­quoi cela ?

    Le sen­ti­ment de fra­ter­ni­té, qui ne peut naître du fait de la loi seule (la loi coor­donne l’é­mo­tion mais ne la crée pas), est la consé­quence de la per­cep­tion de l’u­ni­té, cou­plée au phé­no­mène bio­lo­gique de l’empathie.
    Si cette per­cep­tion se limite à un groupe de faible ampli­tude, elle n’in­duit pas la fraternité.
    Par exemple, une nation qui pour­chasse les ROMS n’est pas fra­ter­nelle mais en cohé­sion . Et la cohé­sion, c’est très dif­fé­rent de la fra­ter­ni­té, lors­qu’il s’a­git d’une cohé­sion guer­rière ou de haine, ou au mieux de protection.
    Lorsque l’in­tui­tion de l’u­ni­té se limite à un domaine de petit dia­mètre, elle ne peut sécré­ter une fra­ter­ni­té vraie. Car la fra­ter­ni­té est un sen­ti­ment qui ne peut être que pur, je veux dire par là qu’une once de haine ou de mépris pour ce qui est exté­rieur à son champ d’ap­pli­ca­tion ren­dra cette « fra­ter­ni­té » malade, ou fac­tice, du fait sim­ple­ment que l’en­trai­ne­ment au mépris de l’ex­té­rieur rejaillit fata­le­ment sur l’in­té­rieur, par osmose.
    Comme le sug­gèrent Léon et Alain 😉

    Ain­si la fra­ter­ni­té ne peut elle pas être pro­fonde, réelle, durable, tant qu’elle ne s’é­tend pas aux trois règnes : ani­mal, végé­tal, minéral.

    Et nous aurons beau pondre des lois ou des consti­tu­tions rédi­gées à la per­fec­tion, tant que nous n’in­té­gre­rons pas l’u­ni­té dans nos esprits et au plus pro­fond, la dés­union sera là, sous ses visages les plus visibles ou les mieux dissimulés.

    Réponse
  52. vegan

    En réponse au com­men­taire n°6 d’Antoine :

    Nous n’a­vons pas la même notion du res­pect appa­rem­ment. Qui vou­drait être tué pour ser­vir de nour­ri­ture, de diver­tis­se­ment ou de four­rure même avec une prière du bour­reau qui fera le sale bou­lot ? Où est le res­pect quand vous tuez alors que vous pou­vez par­fai­te­ment vous en pas­ser, quand vous pre­nez la vie d’un être qui était né pour en profiter ?

    Si à une autre époque on pou­vait éven­tuel­le­ment trou­ver des excuses au nomade qui ne pou­vait pas culti­ver sa terre faute d’en avoir, ou qui n’a­vait pas assez d’in­for­ma­tions pour com­prendre toute l’hor­reur de son ali­men­ta­tion, qu’en est il pour ceux qui aujourd’­hui ont la pos­si­bi­li­té de le faire ou de se nour­rir autre­ment qu’en massacrant ?

    Que le but soit de faire souf­frir ou pas, la réa­li­té de la souf­france est quand même là, et la réa­li­té de son inuti­li­té aus­si. Vous ne faites fina­le­ment que défendre votre bout de gras et c’est assez mal­hon­nête intel­lec­tuel­le­ment de vou­loir jus­ti­fier l’intolérable.

    Vous dites que le vege­ta­risme est plus lié à une révolte dans un monde extrême plu­tôt que lié à un constat. C’est votre avis. Il est démon­tré que le vege­ta­lisme est viable socia­le­ment, donc il n’est pas ques­tion d’i­déa­li­sa­tion ni d’u­to­pie. Vous dites que le vege­ta­risme n’est pas une pra­tique équi­li­brée alors qu’il est aus­si prou­vé que l’é­qui­libre des élé­ments natu­rels dépend au moins de ce mode de consom­ma­tion. Je dis « au moins » car je ne prône pas le vege­ta­risme mais le vege­ta­lisme, car il y a autant de souf­france et de sang dans le lait que dans la viande.

    Sépa­ra­tion d’une vache et de son veau – Le prix du lait :
    <iframe width=« 560 » height=« 315 » src=« http://​www​.you​tube​.com/​e​m​b​e​d​/​g​U​n​w​j​6​T​3​I0A » fra­me­bor­der=« 0 » allowfullscreen></iframe>

    C’est l’ex­ploi­ta­tion des ani­maux dans son ensemble qui est un véri­table fléau pour l’é­qui­libre natu­rel. Ces faits sont encore prouvés.

    Mal­gré toutes les cir­con­vo­lu­tions des car­nistes pour jus­ti­fier leur illé­gi­time et inqua­li­fiable mode de consom­ma­tion, nous atten­dons encore leurs preuves irré­fu­tables qui démon­te­ront les ana­lyses de ceux qui défendent le vega­nisme depuis toujours.

    Le ter­ro­risme n’est pas du coté de ceux qu’on croit …

    Réponse
  53. vegan

    N’at­ten­dons pas que le chan­ge­ment de consti­tu­tion devienne réa­li­té pour faire avan­cer les droits des ani­maux. Cha­cun aujourd’­hui peut entra­ver de nom­breuses indus­tries par­mi les plus vio­lentes de la pla­nète, en deve­nant vegan, en fai­sant pas­ser l’in­fo et en ces­sant de leur don­ner l’argent qui les fait prospérer.

    Réponse
  54. J.C

    @ Vegan

    La vidéo pos­tée par Etienne en 51. est par­fai­te­ment claire.

    Ce n’est pas le droit des ani­maux qu’ils faut défendre, c’est le droit des êtres vivants.

    Il ne faut pas en vou­loir aux êtres humains de nos socié­tés, ils sont eux aus­si des esclaves et sont plus que dés­in­for­més, ils sont condi­tion­nés jour après jour.

    On ne devient pas végé­ta­lien, tous les êtres humains sont végé­ta­liens de par leur consti­tu­tion. Leur sys­tème diges­tif en est la preuve. ils se rendent malade en ingur­gi­tant des pro­duits d’o­ri­gine ani­male, ils favo­risent et la famine dans le monde (en consom­mant de la viande et des pro­duits lai­tiers) et la mal­trai­tance animale.

    Un doute ? met­tez un enfant en pré­sence d’une pomme et d’un lapin, lequel va-t-il man­ger ? avec lequel va-t-il jouer ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  55. J-Stéphane

    Un doute ? met­tez un enfant en pré­sence d’une pomme et d’un lapin, lequel va-t-il man­ger ? avec lequel va-t-il jouer ?

    Bon­jour,

    L’exemple est bien sym­pa­thique, en res­tant dans cet esprit :

    Met­tez un enfant ras­sa­sié en pré­sence d’une pomme, il joue­ra avec.

    Met­tez un enfant affa­mé en pré­sence d’un objet, il le por­te­ra à sa bouche.

    Met­tez un enfant affa­mé en pré­sence d’un ani­mal vivant… heu, je doute qu’il com­mence à le grignoter. 😉

    Met­tez un enfant affa­mé en pré­sence d’un ani­mal mort, la je pense qu’il se fait cha­ro­gnard, c’est plus ça, sa vraie nature. Même socia­le­ment il se com­porte comme ça.
    dans un envi­ron­ne­ment qu’il subit,charognard est la vraie nature de l’homme.

    Est-ce que végé­ta­rien est une évo­lu­tion dans monde harmonieux ?

    Réponse
  56. Ana Sailland

    Comme le dit Pierre Rabhi, pour fabri­quer une pro­téine ani­male, il faut dix pro­téines végétales. 
    Ain­si donc l’op­tion végéta_rienne_lienne peut elle être moti­vée par une soli­da­ri­té non éten­due au monde ani­mal mais limi­tée à notre espèce, en rap­port direct avec les famines rava­geuses qui sévissent ici ou là : dans le monde meurt de faim un enfant toutes les cinq secondes, selon Jean Zie­gler.

    Et chaque fois qu’on consomme un steak, on prive ain­si d’autres indi­vi­dus d’un kilo de pro­téines végé­tales, qui si elles sont variées (trois types de céréales suf­fisent) apportent tous les élé­ments nutri­tifs néces­saires à la construc­tion du cer­veau de l’en­fant. Car sachez le : un enfant affa­mé qui sur­vit sera han­di­ca­pé men­tal à vie.

    Mais comme dit dans un autre post, c’est bien l’ex­ten­sion extra­s­pé­ciste de la fra­ter­ni­té empa­thique qui me meut et m’émeut.
    Cha­cun ses moteurs 😉

    Il y a pas mal d’an­nées que j’ai viré ma cuti, mais pour des rai­sons essen­tiel­le­ment phi­lo­so­phiques, mais contre mon pen­chant natu­rel à la gas­tro­no­mie carnée.

    Et selon mon sou­ve­nir, fort agréable sou­ve­nir, une entre­côte au feu de bois, un cha­pon au miel et pru­neaux, une car­bo­na­ra, c’est vache­ment bon. C’est même déli­cieux. Et entre amis, ça te donne un je ne sais quoi de plus que le madi­ran à lui seul ne four­nit pas, et que le pâté d’algues de chez Bjorg a plus que de la peine à imi­ter. Donc je suis un peu scep­tique sur les argu­ments qui nous classent comme géné­ti­que­ment végé­ta­liens. Je crains que comme sou­vent on ne soit en train de plier la réa­li­té au ser­vice de la pas­sion, qui toute noble qu’elle soit ne mérite pas d’être cause de ce pliage.

    Au contraire, comme en tout ter­rain poli­tique qui voit s’af­fron­ter l’é­goïsme et l’al­truisme ( mais ici un altruisme éten­du au delà de notre espèce) la pro­blé­ma­tique est, me semble-t-il, une affaire de niveau de conscience, de per­cep­tion, puis de cohé­rence entre faire et penser.

    Et la cohé­rence néces­site du cou­rage, souvent.

    Le pro­blème est le même que celui d’une per­sonne aisée, convain­cue de la néces­saire soli­da­ri­té, qui croise une per­sonne indi­gente, mais passe son chemin.

    Et les exemples ne manquent pas de ces situa­tions où notre conscience bal­bu­tiante entre­voit son futur mais demeure atta­chée à son incohérence.

    Alors le pro­sé­ly­tisme pas­se­ra par l’exemple, ou des recettes, qui vont de la consti­tuante sans pro­fes­sion­nel de la poli­tique à la salade d’o­ranges avec huile de noix et écha­lote. Je vous conseille les deux 🙂

    Mais atten­tion : cer­taines oranges sont culti­vées par des esclaves au sud de l’Es­pagne, ou sur des « ter­ri­toires occupés ».
    Et puis les oranges en Gaule, c’est pas loca­vore. Un autre cha­pitre. La bio­co­hé­rence, c’est vrai­ment pas facile.

    Réponse
  57. Mike

    Je suis à chaque fois admi­ra­tif du recul que sait prendre Ana. Res­tez avec nous Ana et soi­gnez bien votre cœur.

    Et, oui, dans l’é­tat de nature les homi­ni­dae tuent pour manger.

    Réponse
  58. J-Stéphane

    L’hu­ma­ni­té doit-elle deve­nir végé­ta­rienne pour des rai­sons d’in­hu­ma­ni­té envers les autres espèces ani­males, ou pour des rai­sons de por­tions et de pro­por­tions qui tend inexo­ra­ble­ment vers la mono espèce ani­male, l’hu­main ? La cause des causes…

    Réponse
  59. Ana Sailland

    @Mike Mer­ci 🙂

    Réponse
  60. J.C

    @ J‑Stephane

    « Met­tez un enfant affa­mé en pré­sence d’un ani­mal mort, la je pense qu’il se fait charognard »

    Crois-tu vrai­ment que les enfants dans les pays pauvres mangent des cadavres d’animaux ?
    ta réflexion montre à quel point nous sommes condi­tion­nés dans nos cultures industrialisées.

    Les enfants fuient les cadavres des ani­maux, ils pré­fèrent man­ger de la terre.

    @ ana

    cui­si­ner est tout un art.
    Pour prendre un exemple n’im­pli­quant pas la vie animale.
    Les pâtes sans glu­ten sont imman­geable en grande sur­face, un délice dans les maga­sins bio.
    Cela dit, tu as rai­son : on peut ces­ser de man­ger des ani­maux pour de nom­breuses raisons.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  61. J-Stéphane

    Bon­soir,

    @JC,

    Je ne suis pas de ton avis, il y a de nom­breux cas avé­rés où des adultes for­ma­tés aux mœurs occi­den­tales ont eu recours au can­ni­ba­lisme de sur­vie. Alors, man­ger un ani­mal fraî­che­ment tué par un autre pré­da­teur… Et puis que fai­sons-nous, nous consom­ma­teur de viande, nous ne sommes que de vul­gaires ‘cada­vri­vores’, des cha­ro­gnards embourgeoisés.

    Ami­ca­le­ment

    Réponse
  62. Ana Sailland

    C’est le pre­mier refus, le plus aisé, celui qui pose le moins de problèmes :
    Ne pas man­ger de viande est assez facile, en fait.
    Par contre, en ce monde « civi­li­sé » où tout est en inter­ac­tion, intri­qué, inter­dé­pen­dant, il est impos­sible de vivre et sur­vivre sans être conti­nu­ment com­plice de l’in­jus­tice et de l’horreur systémiques.
    Et cela est abominable.
    Tor­ture qu’il serait ten­tant d’ou­blier, et que tant choi­sissent d’ou­blier, contraints, aveu­glés, ou séduits, par tout ce néces­saire bon­heur enca­dré qui les anesthésie.
    Pour les autres, ne rien faire, ce serait accep­ter cette pri­son de l’âme.
    Alors mil­li­mètre par mil­li­mètre, dégageons-nous.
    Et que cha­cun trouve son mil­li­mètre de liber­té, son mil­li­mètre de courage,
    son millimètre
    de résis­tance,
    de construc­tion,
    de créa­tion.

    Mis bout à bout, nos mil­li­mètres attein­dront les étoiles.

    Réponse
  63. Étienne

    Oui Mike.
    Moi aus­si, j’at­tends — et je goûte — les réflexions d’A­na, ici et sur le forum, comme autant de trésors 🙂

    Réponse
  64. J.C

    @ J‑Stéphane

    Je crois au contraire que nous sommes d’accord.
    😉

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  65. vegan

    « Le propre de l’homme est d’être le seul ani­mal à refu­ser de l’être. Le seul à refou­ler cette com­mu­nau­té à laquelle il appar­tient mal­gré lui … le seul à avoir besoin de se ras­su­rer constam­ment sur sa fameuse dif­fé­rence, comme si la recon­nais­sance de ce que nous par­ta­geons avec les ani­maux, dont nous sommes, nous ren­dait moins humains, alors que c’est tout le contraire. » 
    Jean-Bap­tiste Jean­gène Vilmer

    -  » LA VRAIE BONTÉ DE L’HOMME NE PEUT SE MANIFESTER EN TOUTE PURETÉ ET EN TOUTE LIBERTÉ QU’À L’ÉGARD DE CEUX QUI NE REPRÉSENTENT AUCUNE FORCE. LE VÉRITABLE TEST MORAL DE L’HUMANITÉ (LE PLUS RADICAL, QUI SE SITUE À UN NIVEAU SI PROFOND QU’IL ÉCHAPPE À NOTRE REGARD), CE SONT SES RELATIONS AVEC CEUX QUI SONT À SA MERCI : LES ANIMAUX. ET C’EST ICI QUE S’EST PRODUITE LA PLUS GRANDE FAILLITE DE L’HOMME, DÉBÂCLE FONDAMENTALE DONT TOUTES LES AUTRES DÉCOULENT. » 

    Milan Kun­de­ra – L’in­sou­te­nable légè­re­té de l’être

    -  » Nous per­pé­trons vis-à-vis des ani­maux un gigan­tesque mas­sacre à nul autre pareil, un enfer sans fin, un océan sans limite de ter­reur, d’é­pou­vante et d’ef­froi. Dans nos abat­toirs, labo­ra­toires et autres camps de concen­tra­tion pour ani­maux, des mil­lions et des mil­lions d’a­ni­maux sont tor­tu­rés à mort chaque jour « .
    Hel­mut F. Kaplan

    – « La pro­chaine fois que vous man­ge­rez, deman­dez vous s’il y a quoi que ce soit que vous appré­ciez tel­le­ment qui vaille la souf­france et la mort d’un autre. » 
    Gary L. Fran­cione : The Abo­li­tio­nist Approach to Ani­mal Rights

    - « Si vous pen­sez que c’est dif­fi­cile d’être vegan, ima­gi­nez à quel point c’est dif­fi­cile pour les ani­maux que vous ne le soyez pas ». 
    Gary L. Francione

    Peter Roseg­ger – 1843–1918 :
    Ecri­vain autrichie.

    - » L’a­ni­mal a un cœur qui per­çoit, comme toi. L’a­ni­mal éprouve joie et dou­leur, comme toi. L’a­ni­mal a ses propres aspi­ra­tions, comme toi. L’a­ni­mal a le droit de vivre, comme toi ! »

    - « Per­sonne ne peut pré­tendre avoir un véri­table inté­rêt au bien-être des ani­maux s’il conti­nue à par­don­ner leur abat­tage inutile – en tout cas, sans être accu­sé d’hypocrisie. Conti­nuer de man­ger l’objet de votre pré­oc­cu­pa­tion est un stu­pé­fiant exemple d’aveuglement »
    John Har­ris, Ani­mals, Men and Morals

    Wil­helm Busch – 1832–1908 :
    Poète et des­si­na­teur alle­mand [père de la Bande Dessinée].

    - « Une véri­table civi­li­sa­tion humaine exis­te­ra non seule­ment quand il n’y aura plus de can­ni­bales, mais lorsque toute forme de consom­ma­tion de viande sera consi­dé­rée comme du cannibalisme. »

    Georges Cuvier – 1769–1832 :
    Natu­ra­liste fran­çais, ana­to­miste et géo­logue, secré­taire de l’A­ca­dé­mie des Sciences et chan­ce­lier de l’U­ni­ver­si­té, pro­fes­seur au Muséum Natio­nal d’His­toire Naturelle.

    - « L’a­na­to­mie com­pa­rée nous enseigne qu’en toute chose, l’homme res­semble aux ani­maux fru­gi­vores et en rien aux carnivores. »

    - « Ce n’est qu’en dégui­sant la chair morte ren­due plus tendre par des pré­pa­ra­tifs culi­naires qu’elle est sus­cep­tible d’être mas­ti­quée et digé­rée par l’humain chez qui, de la sorte, la vue des viandes crues et sai­gnantes, n’excite pas l’horreur et le dégoût. »

    Charles Dar­win – 1800–1882 :
    Natu­ra­liste bri­tan­nique. Auteur de « De l’Origine des Espèces au moyen de la Sélec­tion Natu­relle », 1859.

    - « Il est évident que la nour­ri­ture nor­male de l’homme est végétale… »

    - « L’a­mour pour toutes les créa­tures vivantes est le plus noble attri­but de l’homme. »

    - « La clas­si­fi­ca­tion des formes, des fonc­tions orga­niques et des régimes a mon­tré d’une façon évi­dente que la nour­ri­ture nor­male de l’humain est végé­tale comme celle des anthro­poïdes et des singes, que nos canines sont moins déve­lop­pées que les leurs, et que nous ne sommes pas des­ti­nés à entrer en com­pé­ti­tion avec les bêtes sau­vages ou les ani­maux carnivores. »

    - « Nous avons vu que les sens et les intui­tions, les dif­fé­rentes émo­tions et facul­tés, comme l’amour et la mémoire, l’attention et la curio­si­té, l’imitation, la rai­son, etc, dont l’humain se vante, peuvent être trou­vées à l’état nais­sant ou même plei­ne­ment déve­lop­pées, chez les ani­maux infé­rieurs. Les ani­maux, dont nous avons fait nos esclaves et que nous ne vou­lons pas consi­dé­rer comme nos égaux. »

    Albert Ein­stein – 1879–1955 :
    Phy­si­cien alle­mand, Prix Nobel en 1922, père de la Théo­rie de la Relativité

    - « Rien ne pour­ra être plus béné­fique à la san­té humaine ni accroître les chances de sur­vie de la vie sur la Terre, qu’une évo­lu­tion vers un régime végétarien. »

    - « L’effet phy­sique qu’exercerait un mode de vie végé­ta­rien sur le tem­pé­ra­ment humain aurait une influence extrê­me­ment posi­tive sur l’humanité. »

    - « Je pense que les trans­for­ma­tions et les effets puri­fi­ca­teurs d’un régime végé­ta­rien sur l’homme sont très béné­fiques à l’es­pèce humaine. Par consé­quent, en choi­sis­sant le végé­ta­risme, on sera à la fois heu­reux et paisible. »

    Ralph W. Emer­son – 1803–1882 :
    Ecri­vain essayiste, phi­lo­sophe et poète américain.

    - « Vous venez juste de déjeu­ner et aus­si soi­gneu­se­ment que l’abattoir puisse être caché, à une dis­tance de quelques ou plu­sieurs miles : vous êtes complice ! »

    Empe­docle – 490–430 avant JC :
    Phi­lo­sophe grec.

    - « Répandre le sang et dévo­rer les membres des ani­maux aux­quels la vie a été vio­lem­ment reti­rée est honteux. »

    Mahat­ma Gand­hi [Mohan­das Karam­chand Gand­hi] – 1869–1948 :
    L’un des pères-fon­da­teurs de l’Inde moderne et défen­seur de la non-vio­lence comme moyen révolutionnaire.

    - « La gran­deur d’une nation et son avan­ce­ment moral peuvent être appré­ciés par la façon dont elle traite les animaux. »

    - « Je crois que le pro­grès spi­ri­tuel exige de nous que nous ces­sions de tuer les autres êtres vivants pour nos besoins corporels. »

    Joseph von Görres – 1776–1848 :
    Ecri­vain allemand.

    - « Celui qui veut dépas­ser la vie ordi­naire, évi­te­ra la nour­ri­ture san­glante et ne choi­si­ra pas la mort comme maître du repas… »

    Alexan­der von Hum­boldt – 1769–1859 :
    Natu­ra­liste et géo­graphe alle­mand, explo­ra­teur et géo­graphe. Consi­dé­ré comme étant le fon­da­teur de la Cli­ma­to­lo­gie et de la Bio­géo­gra­phie de la pla­nète et des océans.

    - « Se nour­rir des ani­maux n’est pas loin de l’anthropophagie et du cannibalisme. »

    - « La cruau­té à l’égard des ani­maux n’est conci­liable ni avec une véri­table huma­ni­té ins­truite, ni avec une véri­table éru­di­tion. C’est un des vices les plus carac­té­ris­tiques d’un peuple ignoble et bru­tal. Aujourd’hui, pra­ti­que­ment tous les peuples sont plus ou moins bar­bares envers les ani­maux. Il est faux et gro­tesque de sou­li­gner à chaque occa­sion leur appa­rent haut degré de civi­li­sa­tion, alors que chaque jour ils tolèrent avec indif­fé­rence les cruau­tés les plus infâmes per­pé­trées contre des mil­lions de vic­times sans défense. »

    - « La même super­fi­cie de terre uti­li­sée pour paître et nour­rir du bétail pour pro­duire la viande pour ali­men­ter 1 per­sonne, pour­rait nour­rir 10 per­sonnes avec des végé­taux ; si de plus nous la culti­vions avec des len­tilles, hari­cots en grains, ou petits pois, elle pour­rait nour­rir une cen­taine de personnes… »

    Jean-Paul Frie­drich Rich­ter, dit « Jean-Paul » – 1763–1825 :
    Ecri­vain allemand.

    - « Ô Com­bien faut-il d’heures de mar­tyr aux ani­maux pour don­ner à l’homme une seule minute de plai­sir pour son palais ! »

    Franz Kaf­ka – 1883–1924 :
    Ecri­vain tchèque d’ex­pres­sion allemande.

    - « Main­te­nant je peux vous obser­ver en paix : je ne vous mange plus. »
    (regar­dant des pois­sons dans un aquarium).

    Alphonse de Lamar­tine −1790−1869 :
    Poète et homme poli­tique français.

    - « Ma mère croyait, et je le crois aus­si, que cette nour­ri­ture [car­née], plus suc­cu­lente et plus éner­gé­tique en appa­rence, contient en soi des prin­cipes irri­tants et putrides qui agitent le sang et abrègent les jours de l’homme … Elle ne me lais­sa jamais man­ger de la viande avant l’âge où je fus jeté dans la vie pêle-mêle des Col­lèges. … Je ne vécus donc, jus­qu’à douze ans, que de pain, de lai­tages, de légumes et de fruits. Ma san­té n’en fut pas moins forte, mon déve­lop­pe­ment pas moins rapide […] »

    Jules Miche­let – 1798–1874 :
    His­to­rien et phi­lo­sophe français.

    - « Vie ani­male, sombre mys­tère. Toute la nature pro­teste contre la bar­ba­rie de l’homme qui ne com­prend pas, qui humi­lie et qui tor­ture ses frères inférieurs. »

    - « Le régime végé­ta­rien ne contri­bue pas pour peu de chose à la pure­té de l’âme. »

    - « Spec­tacle étrange de voir une mère don­ner à sa fille, qu’­hier encore elle allai­tait, cette gros­sière ali­men­ta­tion de viandes sanglantes. »

    Frie­drich Nietzsche – 1844–1900 :
    Phi­lo­sophe allemand.

    - « Toute la phi­lo­so­phie antique était orien­tée sur la sim­pli­ci­té de la vie et ensei­gnait une cer­taine sobrié­té. De ce point de vue, le peu de végé­ta­riens par phi­lo­so­phie ont fait plus pour l’humanité que tous les phi­lo­sophes modernes et tant que ces der­niers n’auront pas le cou­rage de cher­cher un mode de vie tota­le­ment dif­fé­rent et de l’indiquer comme exemple, ils ne por­te­ront aucun fruit. »

    Ora­zio – 65–08 avant JC :
    Poète latin.

    - « Aie le cou­rage d’être sage ! Arrête de tuer les ani­maux ! Celui qui repousse le moment d’une vie droite est comme le pay­san qui attend que le fleuve soit assé­ché pour le traverser. »

    Richard Owen – 1804–1892 :
    Natu­ra­liste anglais. Etu­dia avec le Fran­çais Georges Cuvier l’Anatomie et la Phy­sio­lo­gie com­pa­rée. Auteur de : « Cours d’Anatomie Com­pa­rée » et « Paléon­to­lo­gie et Phy­sio­lo­gie des Vertébrés ».

    -« Les anthro­poïdes et tous les qua­dru­manes dérivent leur ali­men­ta­tion des fruits, graines et autres suc­cu­lentes sub­stances végé­tales ; et la stricte ana­lo­gie entre la struc­ture de ces ani­maux et celle de l’humain démontre clai­re­ment leur fru­gi­vo­risme naturel. ».

    -« Les singes dont la den­ti­tion est à peu près égale à celle de l’humain vivent prin­ci­pa­le­ment de fruits, de noix et d’autres varié­tés simi­laires de tex­ture savou­reuse et de valeur nutri­tive éla­bo­rée par le règne végétal.
    La pro­fonde simi­li­tude entre la den­ti­tion des qua­dru­manes et celles des humains démontre que l’humain était à son ori­gine adap­té à man­ger les fruits des arbres. »

    Sir Isaac Pit­man – 1813–1897 :
    Inven­teur de la sté­no­gra­phie anglaise.

    - « je ne pour­rais tuer ni un bœuf ni une poule et sur­tout pas un agneau ; si moi-même je ne peux pas faire ces choses-là sans bles­ser mes bons sen­ti­ments, je me refuse aus­si de les faire faire par d’autres per­sonnes, bles­sant ain­si leurs sen­ti­ments. Cela suf­fit à m’induire à accep­ter un régime pri­vé de viande. »

    Pla­ton – 427–348/347(?) avant JC :
    Dis­ciple de Socrate.

    - Dans son livre « La Répu­blique », Pla­ton cite Socrate qui recom­mande le végé­ta­risme : « Ce régime per­met­trait à une nation d’u­ti­li­ser intel­li­gem­ment ses res­sources agricoles. »

    Plu­tarque – 50–125 :
    Bio­graphe et Mora­liste grec de l’Antiquité.

    - « Juste pour le plai­sir de quelques pauvres bou­chées de chair, nous pri­vons une âme du soleil et de la lumière, et de la vie et du temps qui lui reve­naient, et dont elle était née en ce monde pour jouir. »

    Por­phyre – 233–304 :
    Phi­lo­sophe grec de l’Antiquité.

    - « Par consé­quent, si les famines et les guerres ont éga­le­ment conduit les hommes à man­ger les autres êtres vivants, il ne faut pas pour autant admettre cette pra­tique par plai­sir, puis­qu’aus­si bien nous n’a­vons pas accep­té l’anthropophagie. »

    Pytha­gore – 570–480(?) avant JC :
    Mathé­ma­ti­cien et phi­lo­sophe grec de l’Antiquité.

    - « Aus­si long­temps que les hommes mas­sa­cre­ront des ani­maux, ils se tue­ront entre eux. En effet, celui qui sème les graines du meurtre et de la souf­france ne peut pas récol­ter la joie et l’amour. »

    - « La terre donne des richesses en abon­dance et de la nour­ri­ture paci­fique. Elle nous offre des repas qui ne sont tachés ni de sang ni d’assassinat.  »

    John Ray – 1628–1704
    Bota­niste anglais, l’un des plus émi­nents natu­ra­listes de son temps :

    - « En aucune façon, l’homme n’a la consti­tu­tion d’un car­ni­vore. Chasse et vora­ci­té ne lui sont pas natu­relles. L’homme n’a ni les dents acé­rées ni les griffes pour tuer et déchi­que­ter sa proie. Au contraire, ses mains sont faites pour cueillir des fruits, des baies et des légumes, et ses dents sont appro­priées pour les mâcher.

    - « Tout ce dont nous avons besoin pour nous nour­rir, nous res­tau­rer et nous réga­ler est abon­dam­ment pour­vu dans le maga­sin inépui­sable de la Nature. Quelle vision agréable, plai­sante et inno­cente qu’ une table fru­ga­le­ment ser­vie, et quelle dif­fé­rence avec un repas com­po­sé de chair ani­male fumante et mas­sa­crée. En résu­mé, nos ver­gers offrent tous les délices ima­gi­nables, tan­dis que les abat­toirs et les bou­che­ries sont pleins de sang coa­gu­lé, et d’une abo­mi­nable puanteur.

    John Rob­bins – 1947-.… :
    Ecri­vain amé­ri­cain, auteur de « The Food Revo­lu­tion » et du best-sel­ler « Diet for a New Ame­ri­ca » (tra­duit en fran­çais sous le titre : « Se nour­rir sans faire souffrir »)

    - « J’ai récol­té des choux et cueilli des carottes et j’ai aus­si visi­té des abat­toirs : ces expé­riences ne peuvent pas se comparer ».

    - « Nul besoin de se pri­ver : il s’a­git seule­ment de mieux com­prendre com­ment man­ger de la façon la plus saine, la plus agréable, la plus nour­ris­sante d’une part, et la plus éco­no­mique, la plus géné­reuse, la moins pol­luante d’autre part. […] La vie dans son ensemble en béné­fi­cie­rait : vous, le genre humain, les ani­maux, les forêts, les rivières, le sol, les océans, et l’at­mo­sphère terrestre. »

    Jean-Jacques Rous­seau – 1712–1778 :
    Ecri­vain, phi­lo­sophe et péda­gogue français.

    - « En effet, indé­pen­dam­ment des expli­ca­tions que l’on peut don­ner, ceux les enfants qui mangent beau­coup de viande sont en géné­ral plus cruels et plus sau­vages que les autres. »

    Prince Max von Sach­sen – 1870–1951 :
    Pro­fes­seur de théo­lo­gie catholique.

    - « Nous ne devons pas cher­cher à trou­ver une forme plus modé­rée d’abattre, mais bien son abo­li­tion totale. Plus on cherche à rendre « humain » l’abattoir, plus se ren­force la cause de l’abattage en elle-même. Nous ne pour­rons rejoindre une posi­tion véri­ta­ble­ment cohé­rente de la pro­tec­tion des ani­maux qu’au moment où l’humanité se sera déci­dée de ces­ser de tuer et de man­ger les animaux. »

    George Sand – 1804–1876 :
    Aurore Dupin, baronne Dude­vant, dite « george Sand », écri­vain et femme de lettres française.

    - « Ce sera un grand pro­grès dans l’évolution de la race humaine quand nous man­ge­rons des fruits et que les car­ni­vores dis­pa­raî­tront de la Terre. Tout sera fai­sable sur cette Terre à par­tir du moment où nous vien­drons à bout des repas de viande et des guerres. »

    Albert Schweit­zer – 1875–1965 :
    Méde­cin mis­sion­naire, phi­lo­sophe et théo­lo­gien alsa­cien. Prix Nobel de la Paix 1953.

    - « Rendre hon­neur à la Vie signi­fie éprou­ver de l’opprobre pour le fait de tuer. »

    - « Chaque fois qu’un ani­mal est contraint à ser­vir l’homme, les souf­frances qu’il subit nous regardent tous. Je suis convain­cu que nous devrions nous impli­quer pour épar­gner les ani­maux, renon­cer tota­le­ment à la consom­ma­tion de viande et par­ler aus­si contre cela. C’est ce que je fais. »

    - « Jus­qu’à ce qu’il étende le cercle de sa com­pas­sion à toutes les créa­tures vivantes, l’homme lui-même ne trou­ve­ra pas la paix. »

    Arthur Scho­pen­hauer
    Phi­lo­sophe allemand.

    - « Le monde n’est pas une chose et les ani­maux ne sont pas des pro­duits pour notre usage et notre consom­ma­tion. Plus que la misé­ri­corde, nous devons aux ani­maux la justice. »

    - « Une per­sonne cruelle envers les ani­maux ne peut pas être bonne. »

    George Ber­nard Shaw
    Dra­ma­turge irlan­dais, Prix Nobel de Lit­té­ra­ture 1925.

    - « J’é­tais un can­ni­bale. C’est Shel­ley qui le pre­mier m’ou­vrit les yeux sur la sau­va­ge­rie de mon alimentation. »

    - « Tant que nous sommes nous-mêmes les tom­beaux vivants d’a­ni­maux assas­si­nés, com­ment pou­vons-nous espé­rer des condi­tions de vie idéales sur cette Terre ? »

    - « Les ani­maux sont mes amis et je ne mange pas mes amis »

    - « L’espérance de vie d’un man­geur de viande est de 63 ans. Je me rap­proche de 85 et je tra­vaille tou­jours autant qu’avant. J’ai vécu assez long­temps et j’essaye de mou­rir, mais je n’y arrive tout sim­ple­ment pas. Une seule tranche de boeuf en fini­rait avec moi mais je ne peux me convaincre d’en ava­ler une. Je suis épou­van­té à l’idée de vivre pour tou­jours. C’est le seul désa­van­tage d’une ali­men­ta­tion végétarienne. »

    Per­cy Bysshe Shel­ley – 1792–1822 :
    Poète anglais, figure emblé­ma­tique du Mou­ve­ment Romantique.

    - « Ce n’est qu’en estom­pant et dégui­sant l’as­pect de la chair morte par des pré­pa­ra­tions culi­naires qu’on peut la rendre sus­cep­tible d’être man­gée ou digé­rée et que l’hor­reur brute de la vision du sang ne pro­voque pas une répu­gnance et un dégoût intolérables

    Isaac Bashe­vis Sin­ger – 1904–1991 :
    Ecri­vain polo­nais, natu­ra­li­sé amé­ri­cain, Prix Nobel de Lit­té­ra­ture 1978.

    - « On affirme sou­vent que les hommes ont tou­jours man­gé de la viande, comme si c’était une jus­ti­fi­ca­tion pour conti­nuer à le faire. Selon la même logique, nous ne devrions pas cher­cher à empê­cher un homme d’en tuer un autre étant don­né que cela aus­si a tou­jours été. »

    - « Nous sommes tous des créa­tures de Dieu ; il n’est pas conci­liable d’invoquer Grâce et Jus­tice et de conti­nuer à man­ger la viande des ani­maux qui ont été abat­tus par notre faute. »

    Phi­lo­sophe grec de l’Antiquité.

    - Socrate était végé­ta­rien et ne por­tait jamais de cuir ou de four­rure ani­male. Tout comme Pytha­gore, il sou­te­nait que l’habitude de man­ger de la chair ani­male pous­sait les humains à la vio­lence et aux guerres.

    Rabin­dra­nath Tagore
    Ecri­vain indien, prix Nobel de Lit­té­ra­ture 1913.

    - « Nous n’arrivons à ava­ler de la viande que parce que nous ne réflé­chis­sons pas à la cruau­té et au péché que nous com­met­tons. Mais, une fois notre pitié éveillée, si nous per­sis­tons à tordre le cou à nos sen­ti­ments juste pour ne pas nous démar­quer de ceux qui font de la Vie leur proie, c’est une offense à tout ce qu’il y a de bon en nous. »

    Niko­la Tesla
    Phy­si­cien et élec­tro­ni­cien croate.

    - « Beau­coup de peuples qui s’alimentent presque exclu­si­ve­ment de légumes montrent des condi­tions phy­siques par­faites et sont très forts. »

    Hen­ry David Thoreau

    - « Il n’y a aucun doute pour moi qu’il entre dans le des­tin de l’hu­ma­ni­té, parce qu’elle se per­fec­tionne pro­gres­si­ve­ment, de ces­ser un jour de man­ger des animaux. »

    Léon Tol­stoï

    - « Si quel­qu’un aspire à une vie ver­tueuse, son pre­mier acte doit être de s’abs­te­nir de faire du mal aux animaux ».

    - « De tuer les ani­maux à tuer les hommes il n’y a qu’un pas, tout comme de faire souf­frir les ani­maux à faire souf­frir les hommes. »

    - « L’homme peut vivre et res­ter en bonne san­té sans avoir besoin de tuer des ani­maux pour s’alimenter. Par consé­quent, se nour­rir de viande rend co-res­pon­sable de l’assassinat d’animaux per­pé­tré juste pour satis­faire notre palais. Agir de cette façon est immo­ral. C’est un fait tel­le­ment simple et il n’est sans doute pas pos­sible de ne pas être d’accord. »

    - « Si l’homme cherche sérieu­se­ment et hon­nê­te­ment la voie de la morale, la pre­mière chose qu’il doit aban­don­ner est la consom­ma­tion de viande. »

    - « Le végé­ta­risme vaut comme cri­tère de base avec lequel nous pou­vons recon­naître si l’homme aspire sérieu­se­ment à une per­fec­tion morale. La nour­ri­ture car­née est un rési­du pri­mi­tif ; le pas­sage à une ali­men­ta­tion végé­ta­rienne est la pre­mière mani­fes­ta­tion de l’instruction. »

    - Léo­nard de Vinci
    Peintre, sculp­teur, ingé­nieur et archi­tecte, artiste ita­lien dont le génie est uni­ver­sel­le­ment reconnu.

    - « J’ai reje­té la viande depuis très tôt dans mon enfance et le temps vien­dra où les hommes, comme moi, regar­de­ront le meurtre des ani­maux comme ils regardent main­te­nant le meurtre de leurs semblables. »

    - « Tu as défi­ni l’homme comme le Roi des Ani­maux ; moi par contre, je dirai que l’homme est le roi des fauves féroces par­mi les­quels tu es le plus grand. N’as-tu pas effec­ti­ve­ment tué et man­gé les ani­maux pour satis­faire les plai­sirs de ton palais, te trans­for­mant toi-même en tombe pour tous ces ani­maux ? La nature ne pro­duit-elle pas de la nour­ri­ture végé­tale en quan­ti­té suf­fi­sante pour te rassasier ? »

    - Fran­çois Marie Arouet, dit « Voltaire » :

    « Il est cer­tain que ce ter­rible bain de sang conti­nuel­le­ment per­pé­tré dans nos abat­toirs et dans nos cui­sines ne nous appa­raît plus comme un crime ; au contraire, nous consi­dé­rons ces abo­mi­na­tions, qui sou­vent s’accompagnent d’une odeur pes­ti­len­tielle, comme une béné­dic­tion du Sei­gneur et dans nos prières nous le remer­cions pour les créa­tures que nous avons tuées. »

    « Mais existe-t-il quelque chose de plus abo­mi­nable que de se nour­rir conti­nuel­le­ment de viande de cadavres ? »

    - « Comme la vue d’un tau­reau sacri­fié aux dieux était deve­nue pour nous un opprobre, nous avons caché le bain de sang quo­ti­dien dans des abat­toirs lavés à l’eau de l’attention de tous ceux qui se repaissent de mor­ceaux de cadavres d’a­ni­maux domes­tiques pré­pa­rés pour qu’ils ne soient pas recon­nais­sables. » Richard Wagner

    - « La conscience chré­tienne ne peut tolé­rer que le cin­quième Com­man­de­ment « Tu ne tue­ras point » exclu­rait les ani­maux d’abattoir. Qui a visi­té un abat­toir est plus ou moins cho­qué ou dégoû­té. Presque tous en arrivent à recon­naître que tuer de façon si bes­tiale les ani­maux, qui ont été éle­vés et engrais­sés pour ensuite être man­gés, n’est pas digne de l’humanité. » Gün­ther Weit­zel, chi­miste allemand

    - « Tout comme Zénon, il me déplaît de « digé­rer des ago­nies ». Mar­gue­rite Yourcenar

    - « Soyons sub­ver­sifs, révol­tons nous contre l’i­gno­rance, la cruau­té, qui d’ailleurs ne s’exercent si sou­vent contre l’homme parce qu’elles se sont fait la main sur les bêtes. Rap­pe­lons nous, puis­qu’il faut tou­jours tout rame­ner à nous même, qu’il y aurait moins d’en­fants mar­tyres et DE WAGONS PLOMBÉS AMENANT À LA MORT LES VICTIMES DE QUELCONQUES DICTATURES,si nous n’a­vions pris l’ha­bi­tude des four­gons ou les bêtes ago­nisent « . M Yourcenar

    - « Le connard ne manque pas de bran­dir l’ar­gu­ment mas­sue des chas­seurs, des afi­cio­na­dos, des pêcheurs à la ligne ou ‘au gros’, des vivi­sec­teurs et des arra­cheurs d’ailes de mouches : ‘Occu­pons-nous d’a­bord des misères humaines, hélas encore si nom­breuses ! Quand il n’y aura plus un seul petit enfant affa­mé dans le Tiers-Monde, plus un seul oppo­sant tor­tu­ré, plus une seule injus­tice chez les hommes, plus une seule guerre … alors, peut-être pour­rons-nous nous offrir le luxe de nous inquié­ter de la souf­france ani­male.’ Ca, ça fait tou­jours sont petit effet, ça. L’as­sem­blée se tait et hoche la tête … Demande-lui seule­ment, au tar­tuffe, ce qu’il fait pour les petits enfants affa­més, lui, et pour les droits de l’homme, lui. N’aie pas peur, il res­te­ra comme un con … Dis-lui alors que, toi qui te bats pour les bêtes, tu te bats AUSSI pour les enfants affa­més et pour les droits de l’homme. Car il n’est qu’un com­bat, un seul, contre un enne­mi, un seul, et cet enne­mi s’ap­pelle souf­france, peur, mort. La pitié, l’a­mour, ne se divisent pas … »
    Fran­çois CAVANNA

    -  » Choi­sir un mode de vie végé­ta­rien, c’est de façon pra­tique fran­chir une étape vers la coha­bi­ta­tion paci­fique avec le reste de la créa­tion, une étape vers la réduc­tion du nombre de mises à mort ins­ti­tu­tion­na­li­sées dans le monde actuel « .
    Andrew Linzey

    - « Cha­cun de nous se trouve quo­ti­dien­ne­ment au point où il faut déci­der s’il veut par­ti­ci­per à la solu­tion ou res­ter une part du problème. » 
    J.V Uexküll

    - « Si vous n’êtes pas vegan, deve­nez-le. C’est vrai­ment facile. (…) c’est la chose juste à faire. Nous disons tous que nous reje­tons la vio­lence. Alors pre­nons au sérieux ce que nous disons. Fai­sons un pas impor­tant pour réduire la vio­lence dans le monde en com­men­çant par ce que nous met­tons dans nos bouches et nos corps. » 
    Gary L. Francione

    - « Les ani­maux dans le monde existent pour leurs propres rai­sons. Ils n’ont pas plus été créés pour les humains que les Noirs l’ont été pour les Blancs ou les femmes pour les hommes. » 
    Alice Walker

    - « Il est sûr qu’il faut être men­ta­le­ment défi­cient ou être la des­cen­dance logique d’une igno­rance téné­breuse pour admettre de se dis­traire de la cruau­té sur les ani­maux, mais uti­li­ser l’ins­tru­ment de la rhé­to­rique pour que cette cruau­té per­siste, trans­for­mée en un droit humain, est l’acte démo­niaque par excellence. »
    Alva­ro MUNERA, tore­ro repenti.

    - « L’Homme meurt, l’A­ni­mal périt. » 
    Heidegger

    - « L’homme est-il encore un homme, un être de culture, un hon­nête homme quand il écorche, humi­lie, tor­ture et tue un ani­mal afin que jouisse la plus grande salope que la terre ait jamais por­tée : La foule ? »

    Chris­tian Laborde.

    Réponse
  66. Ana Sailland

    Pytha­go­riis inter­dic­tum erat ne fabis vescerentur 😉

    Réponse
  67. J-Stéphane

    Étienne,

    Ce type de vidéo devrait obli­ga­toi­re­ment être insé­ré dans les plages publicitaires.

    C’est un devoir répu­bli­cain que d’informer et for­mer les citoyens.

    À quoi sert vrai­ment le CSA, si ce n’est qu’à mora­li­ser l’immoral…

    Réponse
  68. Ana Sailland

    Cette der­nière vidéo fait mal à mon humanité.
    Komdotr
    Ana­lo­gie incon­tour­nable, la regar­dant, j’ai pen­sé à ce bon­homme qui grim­pait sur le toit pour mettre la charge de zyk­lon B dans le conduit …
    Ayons pitié de lui.
    Nous aurions pu être lui.

    ;;;;;;;;;;

    « Si le salaire incon­di­tion­nel exis­tait, les gens qui occupent cer­tains emplois seraient ils au même poste de travail ? »

    C’est une ques­tion qu’on nous pose souvent.
    Mais n’ou­blions pas qu’elle concerne aus­si tous les « emplois de com­pli­ci­té », je veux dire tous ceux qui par­ti­cipent d’une manière ou d’une autre à l’é­di­fi­ca­tion et à la main­te­nance de l’horreur.

    Et si nous répon­dons que les humains ne sont pas pares­seux (« la preuve les retrai­tés bossent »), ou qu’un tour de rôle serait pos­si­ble­ment ins­ti­tu­tion­na­li­sable, un ser­vice civil en quelque sorte, la ques­tion demeure pour les tâches les plus horribles :
    cer­tains ne conti­nue­raient ils pas à s’y coller ?

    Je suis per­sua­dée que non (mais ça peut se dis­cu­ter), si bien qu’à mon avis, le salaire incon­di­tion­nel impli­que­rait une expan­sion de conscience et rédui­rait sub­stan­tiel­le­ment … notre consom­ma­tion de viande et rehaus­se­rait la fra­ter­ni­té entre espèces 😉

    Car c’est le chan­tage à l’emploi qui impose aux gens de par­ti­ci­per à ce qui est contre nature ; et l’in­tri­ca­tion des rôles de tous et cha­cun au sein d’un tis­su éco­no­mique mal­sain per­met de rendre la com­pli­ci­té anonyme.

    La civi­li­sa­tion de la carotte trans­forme chaque indi­vi­du en collabo.

    Réponse
  69. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Quelque chose me dit que si le salaire incon­di­tion­nel était une réa­li­té, bien des barèmes de salaires seraient en révolution.

    Le volon­ta­riat à la péni­bi­li­té sera mieux rému­né­ré que la qua­li­fi­ca­tion (la qua­li­fi­ca­tion a déjà eu un coût avant l’emploi, pas le courage).

    Le tech­ni­cien de sur­face ver­rait son salaire dépas­ser celui du tech­no­crate, et bien des injus­tices sala­riales se régle­raient en cascade.

    Réponse
  70. cb

    Dans l’es­prit de Pas­cal qui dit : « Il est dan­ge­reux de trop faire voir à l’homme com­bien il est égal aux bêtes, sans lui mon­trer sa gran­deur. Il est encore dan­ge­reux de lui trop faire voir sa gran­deur sans sa bas­sesse. Il est encore plus dan­ge­reux de lui lais­ser igno­rer l’un et l’autre. Mais il est très avan­ta­geux de lui repré­sen­ter l’un et l’autre ».

    Je viens contre-balan­cer la sinis­trose bien réelle mais à laquelle il faut lui adjoindre l’i­dée du beau, même si c’est un rêve, car sans rêve l’âme meurt et il faut abso­lu­ment qu’elle sur­vive notre âme si nous vou­lons que notre monde accouche d’un autre Monde !

    Réponse
  71. J-Stéphane

    Bon­soir,

    La vidéo mes­sage 80.

    Je ne l’ai pas encore vu, mais cela pour­rait bien être un pas­sage du film SAMSARA, il me semble recon­naître la patte de Ron Fricke le réa­li­sa­teur de BAKARA.

    Réponse
  72. cb

    Le fau­con et le pigeon

    Il exis­tait un roi très juste. On disait même qu’il était le roi le plus juste de la terre. Un jour, un pigeon vint s’a­battre sur la cuisse du roi et lui deman­da sa pro​tec​tion​.Je te l’ac­corde, lui dit le roi.

    A l’ins­tant même, un fau­con maigre se posa sur une branche voi­sine et dit au roi :

    -Ce pigeon m’ap­par­tient. Donne-le moi.

    -Non, dit le roi. On ne livre pas un ani­mal effrayé à son ennemi.

    - Tous les justes de la terre, lui fit remar­quer le fau­con, disent que toi seul mérites le nom de juste ? Ce pigeon doit cal­mer les angoisses de ma faim. Livre-le moi.Le roi abais­sa son regard vers le pigeon, qui sem­blait apeu­ré, et dit au faucon :

    -Regarde ses formes trem­blantes. Il m’a confié son exis­tence : je ne peux pas l’abandonner.

    -C’est par la nour­ri­ture que tout sub­siste, décla­ra le fau­con. Sans nour­ri­ture, pas de vie.

    Depuis l’o­ri­gine des temps, par la suc­ces­sion régu­lière des choses, ce pigeon a été dési­gné pour être ma nour­ri­ture aujourd’­hui. Donne-le moi.

    -Ma parole, dit le roi, est plus forte que le destin.

    - Plus forte que le Dhar­ma ? (Dhar­ma= La loi de la droi­ture, La Loi avec une Majus­cule, de la marche cor­recte du monde)

    -Assu­ré­ment, répon­dit le roi.

    Le fau­con parut alors frap­pé de faiblesse.

    - Pri­vé d’a­li­ment, dit-il, mon souffle me quit­te­ra. Avec moi péri­ront mon épouse, mon fils : une foule de vies contre une seule vie. La ver­tu qui détruit la ver­tu est une fausse ver­tu, je te le dis, une ver­tu cruelle​.La vraie ver­tu sur­monte les contra­dic­tions, néces­sai­re­ment. Elle pèse le pour et le contre et décide pour ce qui est juste. Une ver­tu qui ne décide pas n’est pas la vertu.

    - Le roi, qui écou­tait atten­ti­ve­ment le lan­gage de l’oi­seau répondit :

    -Ce que tu dis est plein de sens. Mais com­ment l’a­ban­don d’un être vivant, qui a besoin de secours, com­ment cette action peut te sem­bler bonne ? Tu peux man­ger autre chose, un tau­reau, un san­glier, une gazelle !

    -Les fau­cons ne mangent pas les san­gliers. Les fau­cOns mangent les pigeons. C’est une loi éter­nelle, c’est le Dhar­ma des faucons.

    -Je te donne ce que tu veux ! s’é­cria le roi. Je te fais appor­ter un bœuf entier ! Je te donne tout mon bétail, tout mon royaume ! Mais je ne te donne pas ce pigeon.

    Après réflexion, le fau­con dit :

    -Je n’ac­cep­te­rai qu’une chose.

    -Dis-moi.

    -Si tu as un tel amour pour ce pigeon, coupe un mor­ceau de chair de ta cuisse droite, du même poids que cet oiseau, et donne-le moi.

    -Qu’on apporte une balance ! ordonne le roi. On appor­ta une balance.On pla­ça le pigeon trem­blant sur un des plateaux.Le roi sai­sit une lame effi­lée, se cou­pa un mor­ceau de chair et le mit sur l’autre pla­teau. Mais le poids de l’oi­seau dépas­sait celui de la chair. Le roi se tran­cha un autre mor­ceau de cuisse et le jeta dans la balance, qui ne bou­gea pas. Il se cou­pa un autre mor­ceau, et un autre encore. Mais le pigeon tait encore plus lourd que sa chair.

    Le roi se cou­pa l’autre cuisse. Il cou­pa ses bras, sa poi­trine, il cou­pa toute sa chair. A la fin, n’é­tant plus qu’un sque­lette san­glant, il mon­ta lui-même sur le pla­teau. Et la balance ne bou­gea tou­jours pas.

    Le corps du pigeon était plus lourd que celui du roi.

    -Nous sommes venus ici pour te connaître, le pigeon et moi, toi qu’on dit l’homme le plus juste du monde.Et les deux oiseaux s’en­vo­lèrent ensemble.

    Extrait Le Mahabha­ra­ta sous la direc­tion de Jean-Claude Carrière

    Réponse
  73. Étienne

    Côté posi­tif : si tous nos déchets sont natu­rel­le­ment et sys­té­ma­ti­que­ment concen­trés en cinq endroits du globe, et si les frag­ments de plas­tique attirent et concentrent les PCB pré­sents par­tout dans l’eau, ça faci­li­te­ra le net­toyage, non ?

    En atten­dant, il fau­dra que nos « frères ani­maux » (ceux qu’on mar­ty­rise et même qu’on mange, car­ré­ment, en plus de les empoi­son­ner) patientent…

    Étienne.

    Réponse
  74. Morpheus

    THE PLASTIC FISH TOWER

    « La plaque océa­nique de déchets a été une ins­pi­ra­tion pour les gagnants de la com­pé­ti­tion Evol­vo 2012. C’est en effet l’équipe Sud-coréenne com­po­sée de Kim Hong­seop, Cho Hyun­beom, Yoom Sun­hee et Yoom Hyung­soo, qui a conçu un gratte-ciel entre les fonds marins et le ciel, visant à recy­cler les déchets marins plastiques.

    Au beau milieu de l’océan Paci­fique se trouve une île de déchets qui com­posent 8,1% la taille de l’océan tout entier. Elle est connu sous le nom « Great Paci­fic Gar­bage Patch » (GPGP ou Grande plaque de déchets du Paci­fique-nord), et a une masse esti­mée à plus de 100 mil­lions de tonnes, 20 mil­lions de km² d’envergure (soit deux fois les États-Unis). Les débris se réunissent à cet endroit en par­ti­cu­lier qui est appe­lé la Région de Conver­gence Sub­tro­pi­cale. Il s’agit du lieu où les cou­rants océa­niques abou­tissent et causent un grave pré­ju­dice à l’écosystème au sein d’une vaste zone environnante. (…) »

    Suite de cet article »>

    HAWAI BANNIT LES SACS EN PLASTIQUE !

    « Lorsque le gou­ver­neur du com­té d’Honolulu a signé dans le registre de loi, l’interdiction des sacs en plas­tique la semaine der­nière, et que le Conseil du com­té a approu­vée, Hawaï est deve­nu le pre­mier état des USA où chaque ville est cou­verte par une inter­dic­tion de sac en plas­tique. Cela n’a pas été fait par une légis­la­tion éta­tique, mais par tout le com­té consti­tué de quatre conseils, don­nant ain­si un excellent exemple de mili­tan­tisme local et des déci­deurs, qui ont ensemble trai­té la ques­tion grave de la pol­lu­tion par le plas­tique – voir notre sujet sur le conti­nent océa­nique de déchets. (…) »

    Suite de cet article ici »>

    (articles de Sébas­tien B.)

    Mor­pheus

    Réponse
  75. Ana Sailland

    Simples sou­ve­nirs personnels :

    Jan­vier 2004, Ahme­da­bad , 5h du matin :
    (((Ahme­da­bad est la ville de l’ash­ram de Gandhi)))

    Les rues sont jon­chées de sacs en plas­tique, des mil­liers de sacs.
    Mes pas sou­lèvent le frois­se­ment de cette matière, sans pou­voir l’éviter.
    C’est bien moins poé­tique que les feuilles mortes des forêts savoyardes en automne …
    Le pire : au détour d’une ruelle, je découvre des gens qui se chauffent avec un feu de ces sacs, et en res­pirent les vapeurs toxiques. Je bloque ma res­pi­ra­tion, et passe mon che­min ; mais eux res­tent, à vivre dans cette horreur.

    Un autre jour, le pro­gramme est d’al­ler visi­ter un temple situé à une quin­zaine de kilo­mètres. La marche lente per­met de mesu­rer l’am­pleur du désastre : il me fau­dra plus de dix kilo­mètres pour atteindre en rase cam­pagne une zone sans plastique …

    __

    C’est en 1952, j’é­tais enfant, que j’ai vu, c’é­tait en train, mon pre­mier gobe­let jetable. Et il était en carton !!!
    Et c’est deux ans plus tard qu’à l’é­cole j’ai tenu en main mon pre­mier objet plas­tique : la cou­ver­ture d’un cahier, qui sen­tait le formaldéhyde.
    Je ne me dou­tais pas alors de l’in­va­sion qui allait suivre, telle que de nos jours, pour les cita­dins, et même pour les cam­pa­gnards, il n’est pra­ti­que­ment pas pos­sible d’ab­sor­ber un ali­ment qui à un moment ou à un autre n’ait été en contact rapproché/confiné avec du plas­tique. Depuis des ann­nées, je soup­çonne cela d’être l’une des causes de l’emballement de la mala­die can­cer, et d’autres maux.

    ;;;;;;;;;

    Ce qui carac­té­rise notre déci­vi­li­sa­tion, c’est l’ex­pan­sion expo­nen­tielle de cha­cune de ses options déraisonnables.
    C’est vrai pour tout, pour le plas­tique comme pour la finance : nos mal­heurs ont un déno­mi­na­teur com­mun, l’ubris.
    La non-démo­cra­tie y est sûre­ment pour quelque chose, qui sou­met l’or­ga­ni­sa­tion et la déci­sion au méca­nisme com­pul­sif du pro­fit à court terme, sans vision réflé­chie de l’a­ve­nir, dans la paresse des solu­tions de faci­li­té les plus morbides.

    L’es­pèce humaine ne gou­verne plus la terre mais la détruit, et se détruit, pour une simple raison :
    elle a aban­don­né son des­tin et la maî­trise des choix aux « per­sonnes morales » les plus immo­rales et les moins sou­cieuses de la sur­vie de la vie.
    La ges­tion n’est plus réflé­chie mais cyber­né­tique, confiée à des enti­tés inhu­maines. Point n’est besoin d’al­ler au ciné­ma pour un film de science-fic­tion : Lévia­than gou­verne, maintenant.
    Ce qui rend d’au­tant plus évi­dente la néces­si­té de la démo­cra­tie, urgente.

    Réponse
  76. Ana Sailland

    zieutez 🙂

    Réponse
  77. Étienne

    Mer­ci Ana.

    Réponse
  78. EFFAB

    Je me per­mets ce lien, ETIENNE, com­plè­te­ment hors-sujet et comme à mon habi­tude, mais cet amal­game entre toutes ces causes et ces consé­quences que je ne puis m’empêcher.

    http://uriniglirimirnaglu.unblog.fr/2013/06/05/%c2%a4-a-tous-les-pilotes-pour-en-savoir-plus-sur-la-geo-ingenierie-et-les-chemtrails-par-david-lim-royaume-uni-mars-2013/

    À pur titre infor­ma­tion­nel et tant que ce doute ou cette intui­tion perdureront_mais encore un espace public digne de ce nom où y dépo­ser des choses essen­tielles, jus­qu’à preuve du contraire.

    Mer­ci

    (@89)
    écran noir et ce n’est pas le seul, cela ne concerne que mon écran ou d’autres ont le même soucis ?…

    Réponse
  79. EFFAB

    (@89)

    Ado­rable !

    J’i­gnore d’où ça venait pour l’é­cran noir, en tout cas, merci

    Réponse
  80. Ana Sailland

    Pro­jet de DUDV (décla­ra­tion uni­ver­selle des droits du vivant)

    Nous sommes quelques uns à y penser.

    Ce sont bien enten­dus les humains qui l’é­cri­ront, pas les cochons, ce qui pose un pro­blème de conflit d’in­té­rêts. Et nous ici par­ti­cu­liè­re­ment savons à quelle ini­qui­té peut conduire le conflit d’in­té­rêts quand le petit nombre (en l’occurrence l’es­pèce humaine) se pro­pose d’é­crire les règles de pro­tec­tion du grand nombre (l’en­semble des espèces, bacille de Koch com­pris héhé) : Jamais le petit nombre, élu par le des­tin de l’é­vo­lu­tion, n’é­cri­ra le texte qu’il devrait craindre.

    Les aris­to­chats qui nous gou­vernent et qui se chargent autis­ti­que­ment de la main­te­nance de nos textes sacrés pro­tec­teurs du grand nombre, ceux là ne sont pas dans le même sché­ma psy­cho­lo­gique que ces simples citoyens qui se mettent à avoir envie d’é­crire le droit de pro­tec­tion du vivant :

    Les pre­miers ont à craindre une révolte de la foule humaine tan­dis que les seconds ne sont aiguillon­nés que par leur conscience. Mais ce der­nier outil est je l’es­père plus authen­tique que l’ar­ri­visme et la peur, et le fait que l’im­pul­sion créa­trice soit spon­ta­née, géné­rée uni­que­ment par l’empathie trans-spé­ciste, cela est bon pré­sage, pour les cochons, ou les lapins.

    Ne croyons pas que la pro­blé­ma­tique est simple et qu’il suf­fi­rait de renon­cer au jam­bon-beurre pour atteindre la per­fec­tion ultime. Non, une telle écri­ture pose des cas de conscience, qui pour­raient bien engen­drer entre les rédac­teurs des pugi­lats ver­baux au moins aus­si dégra­dants pour l’u­nion sacrée que le sont de dog­ma­tiques théo­ries dites de droite, ou de gauche.

    Oups, c’est pas clair.
    Peut être dois-je illus­trer d’un exemple.

    Pre­nons la paire de bœufs :
    Tous ceux qui ont dépas­sé le BEPC option conscience uni­ver­selle seront d’ac­cord pour dire et écrire qu’il n’est plus ques­tion de man­ger ces gen­tilles bes­tioles de 300 kg de bar­baque rouge et appé­tis­sante : L’a­mour peut don­ner moti­va­tion à se ser­rer la cein­ture et à se rabattre sur les fayots, source hono­rable de pro­téines (y en a d’autres)

    Mais ensuite se pose­ra la ques­tion : doit on conti­nuer à atte­ler les bœufs à la char­rue (avant la char­rue ou après n’est pas la question !) ?

    Et là, ins­tan­ta­né­ment, deux écoles de pen­sée se dessinent.
    A ma gauche, les vegans, qui refusent toute exploi­ta­tion de l’a­ni­mal, de la laine au miel en pas­sant par le caviar.
    A ma droite, les socio démo­crates, qui se fon­dant sur l’ar­ticle 23 de la DUDH (celle de l’ho­mo sapiens, donc) estiment que tout citoyen a droit à un emploi, fut il bœuf ou cochon.
    Ces gens de droite crain­dront que, si on prive les bœufs veaux vaches cochons de leur emploi, les espèces dites domes­tiques ne dis­pa­raissent len­te­ment mais sûrement.
    Mais alors le par­ti de gauche s’é­cri­ra qu’il suf­fit de leur accor­der de grands espaces naturels.
    Mais alors le par­ti de droite s’ex­cla­me­ra que le droit sacré à la pro­prié­té ne per­met pas cela.
    Mais alors la gauche sti­pu­le­ra qu’il faut accor­der le droit de pro­prié­té aux bêtes, même si c’est aux humains de veiller à l’ap­pli­ca­tion de ce droit.

    Et le centre dans tout ça ? Lui, il fera remar­quer que renon­cer aux terres arables pour offrir Eden aux cochons nous pri­ve­rait des sus­dits fayots et autres flageolets.
    Des par­tis dis­si­dents se mêle­ront peut être au débat, grâce aux réseaux sociaux, puisque les médias « offi­ciels » appar­tiennent aux abat­toirs, ceux de Run­gis comme ceux de Ver­dun, et glis­se­ront l’i­dée que l’hu­main s’offre trop de siestes cra­pu­leuses et que c’est son effec­tif sur­abon­dant qui pose problème.

    Couac ilen­soit, On voit ici qu’il est bien pro­bable que le petit nombre, comme dit plus haut en conflit d’in­té­rêts, n’é­cri­ra pas un texte qui le pri­ve­rait de son hégé­mo­nie, même si, en ses rangs, quelques illu­mi­nés seraient prêts, par ce sacri­fice, à étendre la fra­ter­ni­té répu­bli­caine aux trois règnes : miné­ral, végé­tal, animal.

    Mais dans l’es­prit de Tol­stoï, il demeure pos­sible de renon­cer à notre infa­mie, sans nous pri­ver, et ce texte de la DUDV, nous pouvons/devons donc quand même l’é­crire, en allant non pas jus­qu’à l’in­fi­ni jahi­niste mais au moins au-delà des inté­rêts de mon ban­quier, action­naire chez cocheaunou.

    Réponse
  81. EFFAB

    Couac ilen­soit, entiè­re­ment d’ac­cord, comme on peut très bien se pas­ser de tout ban­quier et autres tra­ders, ces para­sites, ces inter­mé­diaires inutiles et MALFAISANTS, ces maux et ces dés­équi­libres et ces causes à tous nos pro­blèmes et cette infi­ni­té d’in­jus­tices mal­me­nant autant l’es­pèce humaine que les autres règnes vivants !

    Oui, ce bon sens, ce juste milieu, cette éthique, cette conscience, cette évi­dence à res­sen­tir toutes ces cruau­tés, toutes ces abjec­tions, toute cette indi­gni­té humaine qu’il y a d’être capable du meilleur et du plus juste sans pour autant user de toute cette intel­li­gence en nous qu’on dit pour­tant exceptionnelle…

    A pros­crire, en tout cas, cer­tains extrêmes comme cette atteinte au vivant comme à la Conscience… voir cette hor­reur et toute cette inhu­ma­ni­té en @26…

    Réponse
  82. Étienne

    Mer­ci Furax 🙂

    Étienne.

    Réponse
  83. FURAX
  84. Anonymous

    L’ anti­bio­ré­sis­tance : mort d’environ 25.000 Euro­péens par an

    C’est bien la la pre­mière fois depuis l’ou­ver­ture de ce blog, que j’in­vite un autre auteur à publier un billet ici. 
    Pau­line Le Diou­ris est étu­diante en licence pro jour­na­liste à l’IUT de Lan­nion. Dans le cadre de ses tra­vaux autour de l’a­li­men­ta­tion, elle a effec­tué ce travail :

    Les ani­maux d’élevages antibiorésistants

    L’Anses a pré­sen­té les der­niers résul­tats de ses tra­vaux sur la résis­tance de plus en plus de bac­té­ries aux anti­bio­tiques chez les ani­maux d’élevage due à une consom­ma­tion exces­sive. « La résis­tance pro­gresse en par­ti­cu­lier dans la filière poules et pou­lets », s’alarme Envi­ro 2B, car l’antibiorésistance « peut conduire à des impasses de traitements ».

    « On a long­temps cru que la chi­mie allait rele­ver tous les défis. On se rend compte aujourd’hui qu’il y a de moins en moins de nou­veaux anti­bio­tiques dans l’arsenal thé­ra­peu­tique. Il faut donc ralen­tir le rythme en méde­cine vété­ri­naire », explique Phi­lippe Le Coz, vété­ri­naire, dans Pay­san Bre­ton (docu­ment PDF). En Bre­tagne, la région serait par­ti­cu­liè­re­ment tou­chée. « Les dépenses en anti­bio­tiques sont plus éle­vées dans les éle­vages bre­tons. Ceci est en rela­tion avec un sani­taire plus dif­fi­cile », explique le péri­do­dique Pay­san breton.

    Anti­bio­tique-ani­maux

    Le par­le­ment euro­péen lance une lutte contre l’antibio résistance

    Ce phé­no­mène d’antibioresistance, selon le Minis­tère de l’agriculture , « pro­voque la mort d’environ 25.000 Euro­péens par an ». Le Par­le­ment euro­péen a lan­cé jeu­di 17 novembre un plan qui vise les « anti­mi­cro­biens très impor­tants pour l’homme pour soi­gner les ani­maux d’élevage, un pro­blème qui « fait l’objet de pré­oc­cu­pa­tions croissantes ».

    Le Par­le­ment euro­péen a aus­si a adop­té une loi face à la menace pour la san­té publique de la résis­tance aux anti­mi­cro­biens le 27 octobre 2011. Cette loi a a pour objec­tif de créer « de nou­veaux efforts dans la lutte contre la résis­tance aux agents anti­mi­cro­biens en méde­cine humaine, notant éga­le­ment que l’accent doit notam­ment être mis (….) sur la syner­gie avec les mesures des­ti­nées à lut­ter contre la résis­tance aux anti­mi­cro­biens dans la méde­cine vété­ri­naire, l’alimentation ani­male et les cultures agricoles ».

    Quels effets sur l’homme ?

    « Dans cer­tains cas, la res­pon­sa­bi­li­té de l’utilisation d’antibiotiques en méde­cine vété­ri­naire dans l’apparition de résis­tance chez l’homme est bien réelle. »,affirme la jour­na­liste san­té Anne-Sophie Glo­ver-Bon­deau sur le site Doc­tis­si­mo. Elle affirme que « les bac­té­ries résis­tantes peuvent être trans­mises de deux manières, par voie ali­men­taire ou par contact direct avec les ani­maux. À l’inverse, la trans­mis­sion de l’homme à l’animal est éga­le­ment possible. »

    Pour aller plus loin : Le dos­sier de l’Anses sur l’antibioresistance.

    Source : http://yann-savidan.com/2011/11/l‑antibioresistance-mort-denviron-25000-europeens-par-an.html

    Réponse
  85. Étienne

    États-Unis : La jus­tice sai­sie pour déterminer 
    si les chim­pan­zés sont léga­le­ment des hommes

    http://www.20minutes.fr/monde/etats_unis/1258719–20131203-etats-unis-justice-saisie-determiner-si-chimpanzes-legalement-hommes

    JUSTICE – Une orga­ni­sa­tion de défense des ani­maux a sai­si la jus­tice au nom de Tom­my, un chim­pan­zé actuel­le­ment en cage…

    Les chim­pan­zés peuvent-ils pré­tendre aux droits de l’homme ? Une orga­ni­sa­tion de défense des ani­maux vient en tout cas de sai­sir la jus­tice amé­ri­caine pour faire éta­blir qu’ils sont « léga­le­ment des personnes ».

    Le « Non Human Rights Pro­ject », a sai­si lun­di la jus­tice à Johns­town, dans l’E­tat de New York, au nom de Tom­my, un chim­pan­zé actuel­le­ment en cage sur un ter­rain pour cara­vanes dans la loca­li­té toute proche de Glo­vers­ville. Elle pré­voyait de faire de même mar­di à Nia­ga­ra Falls (État de New York) au nom de Kiko, un chim­pan­zé sourd, à Nia­ga­ra Falls, pro­prié­té d’un par­ti­cu­lier, et jeu­di pour deux autres pri­mates, Her­cules et Leo, pro­prié­tés d’un centre de recherches à Long Island.

    « Notre dos­sier sera enten­du, tôt ou tard »

    L’as­so­cia­tion, qui se pré­sente comme la seule orga­ni­sa­tion tra­vaillant à la défense « des espèces autres que la nôtre », demande à la jus­tice de recon­naître aux chim­pan­zés leur « liber­té de mou­ve­ment », et d’or­don­ner qu’ils soient envoyés dans un sanc­tuaire pour pri­mates en Amé­rique du Nord, afin qu’ils puissent vivre « par­mi les leurs dans un uni­vers aus­si proche que pos­sible de l’é­tat sauvage ».

    L’as­so­cia­tion a fait la demande d’un man­dat d’ha­beas cor­pus, qui énonce la liber­té fon­da­men­tale de ne pas être empri­son­né sans juge­ment. Elle sou­ligne que les tri­bu­naux de New York avaient per­mis aux esclaves d’u­ti­li­ser le man­dat (d’ha­beas cor­pus) pour éta­blir qu’ils n’é­taient pas une pro­prié­té et avaient droit à la liber­té. « Notre dos­sier (…) éta­blit clai­re­ment pour­quoi ces êtres auto­nomes, au com­por­te­ment com­plexe, ont le droit légal de ne pas être empri­son­nés », affirme l’as­so­cia­tion à pro­pos des chimpanzés.

    La jus­tice peut accep­ter ou non de se sai­sir du dos­sier, mais si elle refuse, l’or­ga­ni­sa­tion a déjà pré­vu de se pour­voir en appel. « Notre dos­sier sera enten­du, tôt ou tard », a‑t-elle affirmé.

    Source : http://www.20minutes.fr/monde/etats_unis/1258719–20131203-etats-unis-justice-saisie-determiner-si-chimpanzes-legalement-hommes

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  86. EFFAB

    c’est à vomir… non, j’ai sim­ple­ment envie de pleu­rer, en silence, les yeux déjà embués

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  87. Étienne

    Cha­ral vu de l’intérieur 

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  88. Ana Sailland

    L’hu­main n’est pas pro­prié­taire de la Terre et de la Vie : son intel­li­gence ne lui confère pas un droit mais une responsabilité.
    Si le loup n’est pas res­pon­sable de ses actes, l’hu­main l’est, et en cela réside sa supériorité …
    Qu’il n’as­sume pas.

    Tant que nous ne nous sen­ti­rons pas soli­daires du vivant, nous serons inca­pables d’être soli­daires entre nous. 
    Et tout crime per­pé­tré contre l’a­ni­mal nous pré­pare au crime contre l’humanité.

    Réponse
  89. Étienne

    ENTRAIDE NATURELLE ENTRE ÊTRES VIVANTS : 
    un dau­phin demande de l’aide à un plongeur

    http://​www​.blog​-les​-dau​phins​.com/​d​a​u​p​h​i​n​-​d​e​m​a​n​d​e​-​a​i​d​e​-​p​l​o​n​g​e​ur/

    « Voi­ci les images d’un sau­ve­tage hors du com­mun ! Lors d’une plon­gée de nuit à Hawaï, un dau­phin, enche­vê­tré dans une ligne de pêche, s’est pré­sen­té à un homme. Il avait besoin d’aide, l’a fait com­prendre au plon­geur et s’est lais­sé faire. La scène en vidéo.

    Ven­dre­di 18 jan­vier, des plon­geurs effec­tuaient une expé­di­tion de nuit, au large de Kona, à Hawaï. À l’aide de leur lampe torche, ils pro­fi­taient du bal­let des raies man­tas (Man­ta biros­tris) qui se délec­taient de planc­ton. Si le moment était déjà plu­tôt extra­or­di­naire, tous se sou­vien­dront de cette plon­gée, mais pour d’autres rai­sons. Ces per­sonnes ont été témoins d’un incroyable échange entre le dau­phin et l’Homme. »

    Un dau­phin vient deman­der de l’aide à Kel­ler Laros, moni­teur de plon­gée à Hawaï. Il s’est coin­cé la nageoire pec­to­rale gauche avec une ligne de pêche et nageait avec dif­fi­cul­té. © Kel­ler Laros, Mantarayshawaii

    Atti­ré par la lumière, un grand dau­phin (Tur­siops) s’est appro­ché d’un plon­geur. Le com­por­te­ment de l’animal était clair : il avait besoin d’aide. La pauvre créa­ture s’était empê­trée dans une ligne de pêche. Celle-ci, coin­cée entre la nageoire pec­to­rale gauche et le bec, l’empêchait de nager cor­rec­te­ment. Si plu­sieurs évé­ne­ments d’échanges entre l’Homme et le dau­phin ont déjà été repor­tés, celui-ci est par­ti­cu­liè­re­ment épa­tant. En effet, c’est l’animal qui s’est appro­ché du plon­geur et qui lui a clai­re­ment deman­dé assistance.

    Dans un geste inat­ten­du, le dau­phin s’est pré­sen­té au plon­geur, Kel­ler Laros. Il s’est posi­tion­né de manière à ce que le plon­geur puisse cou­per la ligne de pêche. Le dau­phin a patiem­ment atten­du que la ligne soit cou­pée, en rou­lant sur le dos pour ajus­ter sa posi­tion et ain­si faci­li­ter la tâche au plon­geur. L’animal est même remon­té en sur­face un court ins­tant pour une bouf­fée d’air, puis est reve­nu auprès de Kel­ler Laros pour être enfin libé­ré tota­le­ment. Encore un témoi­gnage de l’intelligence de ce mam­mi­fère marin et de sa capa­ci­té d’échange avec l’Homme. « Une expé­rience à cou­per le souffle », d’après Kel­ler Laros. »

    Source : http://​www​.blog​-les​-dau​phins​.com/​d​a​u​p​h​i​n​-​d​e​m​a​n​d​e​-​a​i​d​e​-​p​l​o​n​g​e​ur/

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  90. Étienne

    Hor­reur dans un éle­vage de lapins en Bretagne

    Réponse

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