Je suis secoué.
Je viens de prendre dans la figure
Un film bouleversant.
J’ai honte d’être un homme.
Je ne veux plus manger de viande.
La façon dont nous traitons les animaux — exactement comme des nazis —donne une clef pour comprendre le malheur des hommes :
ce que nous sommes capable de faire sans remord aux animaux, nous le ferons bientôt à des hommes, ravalés au rang d’animal.
Le lien est intime entre le malheur et l’abus de pouvoir, tendance profonde mais pas irrésistible, je l’espère.
La solution institutionnelle me semble évidente, malgré qu’elle soit encore balbutiante (largement détournée par les voleurs de pouvoir), faute d’une vigilance suffisante des futures victimes : ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir.
Une bonne Constitution, en plus de protéger les animaux humains contre les abus de pouvoir, protègerait peut-être aussi les autres animaux, plus faibles mais pas moins dignes de respect.
Léonard de Vinci, je crois, prédisait déjà qu’un jour, on considèrerait comme une barbarie inacceptable le fait de manger les animaux.
Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille. Léon Tolstoï.
Merci à Bellaciao de m’avoir donné ce coup sur la tête.
J’ai hâte de connaître votre avis.

Alors je pense ce film devrait énormément te plaire :
Le bonheur d’Emma
http://www.nord-cinema.com/fiches/film,2031.html
Tout fait sens, et notre cruauté nous « constitue », tout comme notre lâcheté, qui consiste à « refuser de concevoir notre responsabilité individuelle » vis-à-vis de tout ce qui « nous entoure » comme « engageant l’humanité entière ».
Si je « choisis » de manger du lapin, je choisis une humanité potentiellement canibale, et si je choisis de jouir du spectacle « culturel » de la mise à mort d’un être, végétal ou animal, je cultive une monstruosité impossible à nier.
On a donc raison d’associer le souci des « fins » (alimentaires, culturelles, politiques) au souci des « moyens » (respect de la personne humaine, du vivant, etc.).
HORRIBLE
L’espèce humaine est le cancer de cette Terre, comment peut-on se conduire ainsi ?
Et dire que certains défendent les corridas !
Il ne faut jamais tremper ou soutenir ces comportements ignobles alors que nous pourrions faire le bien.
Tout à fait d’accord. Je note d’ailleurs que les animaux tuent par nécessité pas par plaisir.
À ma connaissance, ils ne connaissent pas la cruauté, ce qui n’est pas notre cas.
Mike teun, nous partageons l’horreur, mais pas les conclusions « philosophiques » ; il y a donc « communion sentimentale », et « divorce rationnel » entre « nous », et si je veux vous respecter, je vous dois l’expression de ma divergence d’opinion :
« l’espèce humaine » pour moi n’existe pas, car pour moi « l’humain » est en cours de « fabrication » (je pèse ce mot horrible !).
Le problème est donc (pour moi et à sans doute quelques médiocres approximations près…) le suivant :
Ou bien « nous » sommes tous co-responsables de ce qui se « fabrique » comme « humanité », ce qui rend à chaque individu sa propre responsabilité sans l’innocenter des « crimes collectifs » dont il est partie prenante, ou bien il y a « une espèce humaine » inamovible et originellement « cancéreuse », et nous sommes dans le pire des pessimismes et la plus grande « insignifiance ».
En tant que « progressiste », j’opte pour la première « hypothèse », c’est mon « pari de Pascal à moi… homme « de gauche » (excusez moi !)
Alain ,
Vous mettez droite/gauche partout où vous pouvez.
Toutefois, vous pouvez convenir que, quelque part, nous ne sommes RIEN et donc tout est insignifiant.
Un jour, les humains disparaîtront de la Terre. Rien de pessimiste dans cette affirmation, mais du réalisme.
À votre connaissance, les animaux ne connaissent pas la cruauté ; détrompez-vous : un livre vient de sortir là-dessus. Si je retrouve les coordonnées, je vous les transmettrai.
S’il vous plaît, Monsieur, cessez de couper le monde en deux, droite/gauche, surtout sur ce sujet : et puis, cessez de penser que vous êtes les progressistes (vous pouvez l’être, vous l’avez été, mais pas sur tous les domaines !) Quel mépris pour les autres courants !
Devant un dilemme, il y a un choix, toujours : soit j’assume ma « liberté » et cela, personnellement, me fait choisir « à gauche » ; soit je « crois » à une fatalité, aux gènes, à « une loi naturelle de la précarité universelle », et je dis comme vous semblez le faire : « pitié pour moi, j’ai pas choisi, je suis à droite, respectez ce courant d’air que j’ai décidé de laisser entrer dans ma pensée » !
…Cette fois, c’est la capitale de l’Italie qu’on me demande, mais l’Italie n’a de capitale que si Rome la lui accorde !
« Devant un dilemme, il y a un choix, toujours : soit j’assume ma « liberté » et cela, personnellement, me fait choisir « à gauche » ; soit je « crois » à une fatalité, aux gènes »…
Avec ce que vous écrivez, nous arrivons à un niveau d’argumentation, de bêtise et de sectarisme que je préfère vous laisser le dernier
risible
Au revoir, monsieur Guillou, et que nous soyons préservés de vivre un jour sous la férule de gens comme vous.
Au revoir, monsieur, qui repartez vers ce « quelque part » où nous ne sommes « RIEN ».
Moi je vis « sous la férule » de gens comme vous, sous un patronat « Maître chez lui » et maître chez moi, je fais partie d’une classe sociale qui n’est aucunement représentée dans « la majorité nécessaire et suffisante de Mr Sarkosy » ; alors, votre peur de « la férule de gens comme moi », c’est la même que celle de Cain, vu depuis la tombe de son frère !
« Vu du ciel : protection des Galapagos »
http://www.dailymotion.com/bookmarks/oschawan/video/x1qt46_vu-du-ciel-protection-des-galapagos
Extrait (9 min) de l’émission « Vu du ciel : la mer » (Yann Arthus-Bertrand) : Paul Watson (co-fondateur de Greenpeace) lutte contre la pêche baleinière et pour la défense des Galapagos …
Commentaire : dans la nature, baleine, requin ou autre animal, il vaut mieux ne pas croiser la route des hommes. Pas de quoi être fier.
(Les autres extraits sont superbes.)
Ce débat entre environnement et déterminisme est très ancien. Et je crois que nous en arrivons à des débats insolubles du genre « qui est le premier, de l’oeuf et de la poule ? ».
Je voudrais insister sur un point. Nous raisonnons toujours selon nos concepts occidentaux que nous voulons universaliser. Mais il existe des tas de systèmes de pensées qui s’en éloignennt, je pense au boudhisme (que je connais mal) et à diverses pensées orientales. Nous aurions d’ailleurs pas mal de choses à apprendre d’autres cultures qui ne mettent pas en avant le consumérisme et des fausses valeurs.
L’homme nomade vivait dans un monde d’où la nature n’était pas exclue. Au contraire, elle était l’environnement.
Cet homme nomade avait un respect certain pour l’animal : qu’il le chasse ou qu’il en fasse son troupau, cet animal était pour lui une source de nouriture, de matière première. Je ne pense pas que son but était de le faire soufrir.
Au point de vue mystique, l’animal était parfois idolâtré, comme le taureau l’a été à son époque. Au point de vue religieux, les hébreux, par exemple, avaient pour tradition de manger l’animal sans son sang, associant dam le sang avec Nepesh, « la vie », ou l’ »âme » de l’animal, qui devait retourner à la terre, marquant ainsi le respect pour la vie de chaque être vivant.
Le rapport était autre. Je ne parle pas d’harmonie, comme le recherchent les mystiques actuelles, car l’homme nomade est libre au milieu du monde, pas « intégré » dans un modèle contraignant. Libre, l’homme est au-dessus de la mêlée, mais pas forcement dominateur ou tyran.
Les nomades pouvaient se nourir d’animal sans chercher la cruauté ou la souffrance.
C’est avec l’agriculture, mais surtout les villes, que s’installe un autre rapport avec la nature, qui devient dominée, soumise, mais surtout rejetée au-dehors des enceintes. L’homme s’exclut de son milieu et devient violent.
C’est un raccourci, vous l’avez remarqué, cependant c’est bien cet isolement de la nature qui rend cet acte de tuer l’animal atroce. La génération précédente savait dès l’enfance tuer un poulet pour le manger, sans cruauté. C’est l’homme urbain, incapable il est vrai d’accomplir lui même l’acte, qui va le faire faire dans les abattoirs. Et alors la monstruosité froide de la technique et le nouveau Moloch « efficacité » font leur oeuvre et donnent la situation que nous connaissons.
Bernard Charbonneau montre dans « Le Jardin de Babylone » que le mythe du bon sauvage (pas l’homme nomade historique, l’homme primitif idéalisé) et de la nature-mère sont souvent liés justement à la société industrielle. Il n’y a pas de « nature » comme nous l’entendons, à la campgne ou avant le XVIIIe. Ce concept est lié justement à ceux qui l’ont perdu. Ce qui explique entre autres pourquoi les paysans peuvent être si prompts à désirer le monde moderne : il n’imaginent pas ce qu’ils vont perdre.
Cela explique aussi pourquoi c’est l’homme de l’avion et de la voiture que l’on retrouve en haut des sommets. Ce qui m’inquiète dans cette idée de végétarien, c’est qu’elle n’est pas un juste constat, mais une réaction à un monde extrême. Et en temps que réaction, elle n’est une pratique équilibrée dans un milieu naturel, mais dans une pratique idéalisée dans un milieu urbain.
Il faudrait à mon sens savoir vivre coupé de l’implacable horreur de la ville, au lieu de rechercher à créer un jardin forcément artificiel au coeur de Babylone.
J’ai copié les messages ci-dessus qui concernent plutôt le minitraité que le traitement cruel des animaux sur ce fil (plus adapté) :
C’est la partie 1 du TCE qui est la plus dangereuse, celle qui nous retire la démocratie : pas question de l’accepter sans référendum !
Je dois aller travailler, JM, je vous réponds dès que je le peux ;o)
Amicalement.
Étienne
Salut Étienne, salut tout le monde,
Juste un petit message « parisien » en passant (qui n’a pas grand chose à voir avec le sujet, désolé), pour vous dire que ça bouge, que les gens se connectent, que des réseaux se forment dans tous les sens et que je suis persuadé que le travail sur la constitution sera finalement notre trait d’union à tous.
et le point de départ vers les autres changements que nous espérons.
Tenez bon, on arrive…
Bonjour à vous,
Évidemment ce type de Film est horrible, bien entendu il faut éviter ce genre d’acte, il faut légiférer au plus serrer possible, de manière à ce que toute manipulation du vivant soit soumise à un contrôle des plus drastiques. Mais il faut aussi faire attention de ne pas tomber dans le sentimentalisme à outrance, car si ce film se permet de montrer les hommes abusants de leur pouvoir humain et de leur anthropocentrisme congénital sur des espèces dites inférieures, il ne montre à aucun moment des lions en train de déchiqueter une petite biche, des requins attaquant les uns après les autres un baleineau affaibli, un chat jouant jusqu’à ce que mort s’en suive avec une petite souris. Bref comme chacun le sait (et nous le savons que trop bien quelques temps après les différentes élections qui viennent de s’écouler) il faut se méfier de la force des images. Bref tout ça pour expliquer, que la mort fait parti de la vie, elle en est même la clé essentielle, la souffrance est animal, peu d’espèce ont appris à développer une conscience de l’autre, et bien entendu c’est aussi parce que celle-ci est très développé chez nous que nous nous devons d’établir des lois de protection. Bref, c’est un long sujet, qui mérite un long débat…
@+
Cyril
je me permets de recommander un trés bon article de Hubert Reeves sur l’avenir alimentaire des humains : (l’Huma-Dimanche du 1er juillet encore en kiosque).
Il semblerait donc que la viande n’ait aucun « avenir » (mon résumé est lourd et musclé , mais c’est ainsi…)
Serrez les rangs, les « alternatifs » ! (céréales)
Un autre lien sympa qu’Étienne connaît :
http://leweb2zero.tv/video/tin_61458be47c11330
C’est un documentaire court sur l’Île aux fleurs, réalisé avec un esprit bien particulier 😉
Merci pour cet article qui dépasse de bien loin la notion de citoyen qui pour moi envoie à un clivage social, géographique, etc. Or, Earthlings/Terriens est au dessus et renvoie à l’universalité ! Nous n’avons fait que reproduire sur tous les terriens ce que nous nous réservons entre nous !
Merci de faire tourner cette vidéo qui me tient à coeur et à beaucoup d’autres aussi.
;o)
http://blog.ifrance.com/paule-emmaaline/post/257600-earthlings-et-le-specisme-les-humains-et-leurs-relations-avec-la-terre-les-animaux-et-leurs-semblables
Ce rapprochement entre le destin et les droits des hommes et ceux des bêtes n’est pas d’hier : j’ai trouvé cette petite page : droits de l’homme et des animaux (http://www.toutouenvadrouille.fr/3.html)
Extraits :
Un spot anti-corrida censuré : la SPA voit rouge : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=51318
Les arguments pour justifier la corrida sont plus lamentables les uns que les autres. La mauvaise foi des hommes pour justifier leurs caprices semble sans limite.
La veulerie des politiciens de métier semble également infinie.
Qu’attend-on pour interdire la torture des animaux, répugnante caricature d’abus de pouvoir ?
« Signez le manifeste pour l’interdiction de l’élevage intensif des poulets. »
http://www.poulets.fr/index.php
Encore une vidéo poignante, désolante, accablante, emblématique et fortement symbolique.
Kaplan a raison : que répondrai-je à mes petits-enfants quand ils me demanderont : dis Grand-père, où étais-tu pendant l’holocauste des animaux ?
Nous méritons nous-mêmes le sort que nous réservons aux animaux.
Et tout ça n’est pas éloigné du tout de ma bagarre de tous les instants pour écrire enfin des institutions honnêtes pour armer les faibles CONTRE LES ABUS DE POUVOIR.
« 25 animaux meurent torturés chaque seconde dans le monde (videos) »
de Michèle Scharapan :
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=53214
« Notre pain quotidien »
http://www.dailymotion.com/video/x2ryji_notre-pain-quotidien_animals
« Extrait monté du film « notre pain quotidien » qui montre la réalité des élevages industriels d’aujourd’hui, la réalité qui n’a rien a voir avec ce que l’agro-business veut nous faire croire, avec leur ferme familiale d’antan comme dans Babe, le petit cochon devenu berger… Profit, business… le sort des animaux passe après la rentabilité et le pognon.
« Pendant deux ans, Nikolaus Geyrhalter a placé sa caméra au coeur des plus grands groupes européens agricoles, nous donnant accès des zones inaccessibles. Il a filmé les employés, les lieux et les différents processus de production pour réaliser un documentaire cinéma qui interroge et implique intimement chaque spectateur.
Notre pain quotidien ouvre une fenêtre sur l’industrie alimentaire de nos civilisations occidentales modernes.
Réponse à notre sur-consommmation, la productivité nous a éloigné d’une réalité humaine pour entrer dans une démesure ultra-intensive qui a rejoint les descriptions des romans d’anticipation.
Cadrages minutieusement composés, images cristallines, montage fluide construisent un film sans commentaire, sans propagande, dont les images parlent et demeurent.
Notre Pain Quotidien questionne. »
« La majorité absolue des députés européens demandent la fin des tests sur primates »
par « Comité Scientifique Pro Anima », sur Agoravox :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=30757
« 433 députés européens demandent la fin des tests dits « scientifiques » sur les primates par une déclaration écrite contre leur utilisation comme modèles biologiques humains.
C’est que, nonobstant la grandeur des raisons purement éthiques à l’abandon d’une telle pratique, les tests sur primates et plus généralement l’expérimentation animale peuvent être la cause d’effets secondaires gravissimes pour la santé publique. (Lire la suite…) »
J’ai honte, j’ai tellement honte d’être un humain…
Je demande pardon aux animaux des tortures indescriptibles que mon espèce leur impose — partout et depuis toujours — avec la plus épouvantable cruauté.
Je viens de revoir ça :
Écorchés vifs pour leur fourrure puis jetés sur un tas pour mourir lentement, seuls au monde dans cet enfer
http://www.petatv.com/tvpopup/video.asp?video=fur_farm&Player=wm&speed=med
Mes amis, j’ai honte, c’est à chialer…
Quelle horreur… comment peut-on rester indifférent à ces images ?
Les humains sont abjects.
Si ce n’est pas de l’abus de pouvoir, ça…
Mais la loi sert précisément à protéger les plus faibles, n’est-ce pas ?
Alors, c’est bien à nous de criminaliser ces comportements, pour les éviter autant que possible, non ?
Dans la Constitution que nous écrirons, il faudra absolument imposer le respect des animaux comme celui des hommes, c’est très important.
J’ai regardé pour partie la vidéo, je n’ai pu aller jusqu’au bout…
C’est effectivement à chialer, sache que tu n’es pas le seul à ressentir la honte pour cette souffrance que nous imposons aux animaux.
Amicalement
André
Info donnée par L214 (Stop-gavage)
La vidéo « la vraie recette du foie gras »
censurée par Youtube !
Tri des canetons, gavage, abattage : des images ordinaires de la production de foie gras vues par YouTube comme des mauvais traitements infligés à des animaux. Jusqu’ici, nous sommes d’accord… sauf que cette constatation a conduit Youtube à retirer cette vidéo de son site.
Nous nous retrouvons donc dans une situation ubuesque : YouTube nous censure parce que nous montrons les mauvais traitements infligés aux animaux dans la production de foie gras, mais en France ces mauvais traitements sont niés quand il s’agit d’interdire cette production !
Tant que de telles méthodes d’élevage sont pratiquées, nous souhaitons qu’elles puissent être portées à la connaissance des consommateurs et de toute personne désireuse de s’informer des conditions de production du foie gras. Ces vidéos doivent avoir leur place sur YouTube qui par ailleurs montre des recettes de foie gras…
L214 vient d’envoyer un recours dans ce sens, nous vous tiendrons au courant d’une éventuelle campagne de protestation selon la réaction de YouTube.
Cette vidéo est encore visible sur Dailymotion, c’est l’occasion de la faire connaître autour de vous.
Foie gras : la vraie recette sur Dailymotion.
http://www.dailymotion.com/stopgavage/video/8147815
Un poil plus général et moins chialant que Earthlings, ne rater pas la vidéo de http://www.storyofstuff.com/
Une des solutions et actions les plus déterminantes serait, bien évidemment, que le peuple puisse reprendre la souveraineté sur l’État.
Et qui se souvient du film « la belle verte » ?
- cooli (en train de traduire cette vidéo en français)
hors-sujet
Étienne, je vois que tu trouve le temps de refaire la mise en page des commentaires (Merci!).
Pourrais-tu jeter un coup d’oeil au problème de l’ajout des liens. En ajoutant un lien vers http://www.storyofstuff.com dans le commentaire ci-dessus, le script le reformate en « http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/www.storyofstuff.com » qui ne marche pas, évidemment.
Merci d’avance (et ne rate pas la vidéo de 20mins de http://www.storyofstuff.com)
[Voili voilou : http://www.storyofstuff.com/… ÉC]
« Une
mer sans poissons »
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/terre_a_terre/fiche.php?diffusion_id=64796
Une émission de Terre à terre sur France
Culture,
avec Philippe Cury, directeur du centre de recherche halieutique
méditerranéenne et tropicale de l’IRD
et Yves Miserey
, journaliste scientifique au
Figaro,
auteurs du livre « Une mer sans poissons » (Calmann-Lévy, 2008) :
« Si la mer, vue du rivage,
continue à « danser le long des golfes clairs », sous la surface, c’est une
tragédie qui se joue : à force d’être mangée par l’homme, la mer se meurt.
En l’espace d’un siècle et demi, loin des regards, des ressources qu’on pensait inépuisables ont été poussées au bord
de l’effondrement par une surpêche qui prélève plus de cent millions de tonnes de poissons par an dans le monde. En péchant toujours plus loin, toujours plus profond, et à présent toujours plus « petit », l’homme est en train de transformer les océans du globe en désert liquide. Des bateaux et des technologies toujours plus performants ne laissent aucune
chance aux poissons. Du bateau-usine à la pirogue, toutes les embarcations capturent des espèces réputées inaccessibles ou non consommables. Le pillage est systématique et aveugle, car il est particulièrement difficile de sélectionner les espèces capturées.
À ce rythme, ce sont des maillons entiers de la chaîne alimentaire marine qui ont déjà été rayés de la liste du vivant, avec comme conséquence, à terme, une déstabilisation inquiétante de tout l’écosystème marin. L’effondrement brutal et irréversible des ressources halieutiques n’est plus une hypothèse fantaisiste.
Que font les pouvoirs publics ? Si peu, alors qu’il faudrait une mobilisation générale. On cherche en vain les prémices d’une gouvernance mondiale, seule à même de rétablir la productivité des océans. Et la plupart des pays redoutent de se mettre à dos leurs pêcheurs, la
France plus que tout autre…
Une mer sans poissons est un état des lieux d’autant plus alarmant qu’il est factuel, et qu’il s’appuie sur une documentation très complète et souvent inédite en français. Après l’avoir lu, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. »
On découvre les ravages de la pêche libre, le drame
des pêcheurs compétiteurs,
cette mer sans propriétaire, sans freins, sans limites, sans vraie régulation,
concurrence libre qui pousse chacun à se servir le plus vite possible
pour être le premier à profiter…
Cette crise est invisible (on ne voit pas ce qui se
passe sous l’eau),
mais elle est peut-être plus grave encore que le réchauffement
climatique :
la mer est presque vide.
L’Union européenne est en train d’acheter des droits de pêche
pour aller vider la mer des côtes africaines
(dont on peut deviner que les riverains ont pourtant un peu besoin)…
En Namibie, l’eau claire, les sardines et les
anchois ont disparu
et ont été remplacés par une eau glauque et des milliards de méduses…
Les auteurs font un intéressant parallèle entre la pêche et la colonisation :
les colons se sont comportés et se comportent encore
comme des pêcheurs (qu’ils sont, souvent),
habitués à se servir » : « là où tu jettes ton filet, c’est à toi ».
Nota : pour que tout ça soit possible sans remord, il faut considérer que,
dès qu’un poisson est sorti de l’eau, il n’est plus un être sensible, il devient un
objet.
Il faut décoloniser la mer.
Mon commentaire :
Le génocide des animaux ne se déroule pas
que sur terre.
La catastrophe de la « pêche libre » est
un signal de plus pour comprendre l’importance
d’ institutions honnêtes pour freiner
l’égoïsme et la cupidité des plus forts.
Sans régulation, la liberté absolue est un fléau
pour presque tous les vivants :
tous sauf les plus forts.
Comme c’est vrai…
Une réflexion à ce sujet :
Si les extraterrestres existent (je dis bien SI…) cela doit faire maintenant DES SIÈCLES que nous nous trouvons sous une STRICTE quarantaine ! Nous ne serions pas loin d’être considérée la plaie de langoustes la plus dévastatrice de l’univers.
Ils feraient comme le Dalai Lama chez nous… attendre à ce que nous soyons devenus plus intelligents… ou extincts, parce-que, dans l’état des choses actuelles, faire autre chose est suicidaire. Bien sur, si tu donne la main aux américains, c’est les russes qui te flinguent, et vice-versa. Ah, oui, le monde n’est plus bipolaire, les chinois ont des beau joujous aussí… et quelques autres encore.
Donner des preuves qu’ils existent… devient/est contreproductif… voila que américains, russes, chinois, etc. redoubleraient leur effort défensif en croyant qu’ils doivent se (nous) protéger contre une menace extérieure.
Mais ou est donc passée notre intelligence comme race ? Seuls des déprédateurs pourraient croire que des êtres traverseraient l’espace avec une logique de conquête. Ce n’est pas comme ruiner la planète Terre avec notre compétition à outrance… explorer l’espace est si couteux que on ne peut l’envisager sous un régime de compétence et méfiance, mais seulement sous un régime de collaboration sincère sans opposition. Depuis que nous savons que l’espace est grand… nous avançons, mais nous n’avons encore mis les pieds pas plus loin que la lune. Par contre, quand nous collaborons… l’exemple est la… GNU/Linux est en train de laisser Windows à l’ombre, c’est seulement l’inertie et le marketing qui fait survivre Windows, après l’échec total de Vista (pour moi c’était « Hasta la Vista » ‑Au revoir en espagnol- parce-que après Win98SE je ne l’ai vu que sur les ordinateurs des autres.
Il est temps d’appliquer la logique du logiciel libre à d’autres champs.
Tiens, je m’imagine… pourquoi pas la « Politique Libre », celle des citoyens sans « Contrat d’embauche Politicien Professionnel » 😉 ? C’est le moment… sauver l’Europe (et beaucoup d’autres choses, comme éventuellement la mer) le requiert.
Moi qui ai connu l’Afrique sous de longues années de colonialisme.
Moi qui ai connu l’Afrique sous les longues années de « recours à l’authenticité », ce qu’il convient de qualifier d’après colonialisme, je m’élève contre la formule simpliste : « les colons se sont comportés et se comportent encore comme des pêcheurs ».
Les auteurs de l’ouvrage ont-ils personnellement « vécu » le colonialisme ?
Il est évident que cette politique n’était pas parfaite, loin s’en faut. Et des excès, il y en a eu, c’est indiscutable.
Ce n’est pas la « doctrine » qui est en cause, mais ceux qui l’appliquent.
Toutefois, elle avait établi un certain ordre, apporté des aménagements et certaines valeurs.
A ce titre, il aurait été judicieux de faire évoluer cette « politique » comme aujourd’hui pour la pêche.
Le DRAME du COLONIALISME n’est pas ce qu’il a fait ou n’a pas fait ; c’est d’avoir transféré et imposé, à un continent qui ne comprenait pas et qui n’en voulait pas, la civilisation d’une Europe occidentale, à qui il avait fallu 700 ans de maturation pour « penser » tel qu’ils le faisaient.
Et, sans être désobligeante, 700 ans pas bien glorieux, eu égard aux désastres humains qui ont ponctué ces quelques siècles.
MAIS…comment les auteurs peuvent-ils occulter que l’après colonialisme est désastreux, sinon pire pour ces mêmes territoires, tous domaines confondus.
Malheureusement, l’Homme est « programmé » pour dominer et/ou exploiter l’Humanité.
Ils cultivent subtilement ou pas, la « différence » aux fins d’asseoir son pouvoir de possession et de domination.
L’Expansionisme territorial, doctrinal et financier est une fin en soi.
Bonjour, je viens de recevoir ça… Je n’ai pas vérifié, mais ça me révolte, je fais passer. Info ou intox ?
Étienne.
« Bien que ça semble incroyable, chaque année, ce massacre brutal et sanguinaire se reproduit dans les îles Feroe, qui appartiennent au Danemark.
Le Danemark, un pays supposé « civilisé » membre de l’union européenne. Trop peu de personnes sur terre connaissent cet événement horrible dépourvu de sensibilité qui se répète chaque année.
Ce massacre sanguinaire est le fruit de jeunes hommes qui y participent pour démontrer qu’ils ont atteint l’âge adulte (!!).
C’est absolument incroyable que rien ne soit fait pour que cette barbarie cesse, une barbarie contre le Calderon, un dauphin super intelligent qui a la particularité de s’approcher par curiosité.
Honte au Danemark ! »
http://www.paranoland.com/forums/chat762-massacre-dauphins-danemark.html
Ils devraient avoir honte ; et puis je me demande comment ils font, car moi, ça me dégoûte.
Et après, les homme se plaignent d’avoir des espèces menacées. Quels beaux salauds.
Bonjour,
j’ai cherché à savoir si c’était de l’info ou de l’intox, étonnée que les ONG genre WWF ou Greenpeace n’en aient pas parlé plus tôt.
J’ai trouvé ça sur l’espèce en question les dauphins Globicéphales
entre autres : on dirait que ce sont un peu des « moutons » de mer. Et les hommes exploitent cet instinct grégaire :
http://www.dinosoria.com/globicephale.htm
« Cette structure hiérarchisée a des avantages incontestables mais également un gros inconvénient.
En effet, un groupe suit aveuglément son chef. De ce fait, cette habitude de suivre aveuglément le groupe peut les conduire à la mort.
Par exemple, les globicéphales noirs s’échouent parfois massivement sur les côtes. On ne sait pas s’ils sont victimes d’une défaillance de leur sonar. Toujours est-il que malgré le danger, tous les membres suivent.
Les hommes ont bien sûr tiré parti de cette caractéristique et pas pour le meilleur, comme d’habitude. Les pêcheurs des îles Féroé, au large de la Norvège, blessent un ou deux individus. Les animaux blessés prennent la fuite. Il ne reste plus qu’à rabattre la troupe vers les plages pour tuer tout le clan. »
Affreux
Vous avez une pétition sur http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=341
La science avance, le respect recule
LETTRE OUVERTE À L’INRA
Vertes prairies de la campagne française, délicieux produits laitiers nés dans la plus pure tradition fermière, selon un contrat d’amour entre l’homme et l’animal choyé…
Une pratique répugnante et peu divulguée consiste à aménager une ouverture sur le flanc de l’animal, comme accès direct au rumen (la panse), afin de contrôler le synchronisme énergie-protéine, la digestibilité de différents aliments, notamment pour combattre l’acidose lente qui a des effets défavorables sur la valorisation de la ration. L’objectif est la performance laitière la plus efficace. Dans la foulée méritante du Grenelle, on nous dira peut-être que cela participe à la réduction du méthane éructé et qui contribue au réchauffement de la planète.
http://www.youtube.com/watch?v=Yc0wmyyguzw&hl=fr
http://www.youtube.com/watch?v=OtV3i80ZOfE&hl=fr
Cette expérience ignoble et déjà standardisée est en France conduite par l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et exploitée sur le site de Theix, près de Clermont-Ferrand.
http://sillon38.com/blog/2007/10/31/percer-les-secrets-de-la-rumination
Autres témoignages de cette technique de la vache fistulée, paraît-il « ancienne, utile, banale et indolore » :
http://www.flickr.com/search/?q=fistulated%20cow&w=all
http://www.youtube.com/view_play_list?gl=FR&hl=fr&p=867E108BC96E3EC6
Pour l’animal-machine poussé à son paroxysme d’esclavage, on peut dire merci à Descartes et à l’aveuglement du siècle des Lumières ! C’est vraiment la traite des vaches ! Les peuples premiers n’ont connu ni religion dogmatique révélée, ni encyclopédistes, ni révolution agraire, mais ils sont en avance d’une belle longueur éthique…
Ce type de science sans conscience ne nous aide pas dans notre croisade contre certains signes de cruautés dans les traditions. Allez donc dénigrer le rituel de l’égorgement des moutons en terre d’islam ou la corrida et autres barbaries festives en Espagne quand on appartient à une société ainsi affranchie du viol animal pour de viles fins lucratives !
Atrocités d’hier et de demain, l’homme « civilisé » est d’une sauvagerie décomplexée. Il y a urgence à revoir la syntaxe.
Le Dr Josef Mengele est-il maintenant vétérinaire à l’INRA ?
Pour les animaux, tous les humains sont des nazis. Pour eux, c’est un éternel Treblinka…
Avez-vous lu « Un éternel Treblinka » ? Dans ce livre provocateur – que ceux qui ne se gênent pas des plus atroces expérimentations sur nos espèces compagnes considéreront comme scandaleux – l’historien américain Charles Patterson s’intéresse au douloureux rapport entre l’homme et l’animal depuis la création du monde.
Vous êtes très nombreux à manifester votre indignation à l’égard de cette atrocité, à clamer votre juste réprobation à cette ignominie de la biotechnique au service du productivisme agricole forcené. Il me semble que, cette fois, l’homme proxénète du Vivant a vraiment outrepassé les limites de la décence et du supportable. Après la vache folle, rendue cannibale par des farines animales, voici donc la vache à la panse trouée d’un hublot. Les chercheurs collabos de la ploutocratie doivent se rendre compte que, cette fois-ci, ils ont vraiment poussé le bouchon spéciste un peu trop loin.
http://www.koreus.com/video/vache-hublot.html
Manifestez nombreux votre réprobation, exigez l’application d’un minimum de normes bioéthiques dans l’exploitation anthropocentriste des animaux tombés à notre merci ! Organisez un boycott pugnace et durable de la filière laitière industrielle.
Je lance un appel pour la constitution d’un comité de veille à l’égard de la pratique déviante ici dénoncée.
J’attends vos réactions « humaines » !
Vous pouvez adresser, en toute politesse, vos critiques et vos doléances au laboratoire concerné de l’INRA :
Et plus directement à l’équipe « Digestion Microbienne et Absorption » :
http://www.inra.fr/compact/nav/externe/fr/equipes/ecrans/1213_5
http://www.inra.fr/compact/nav/externe/fr/activites/ecrans/2170
En triste bonus, la misère des vaches laitières ;
http://www.reseaulibre.net/rage/vaches.html
Michel Tarrier
Harpon entendeur…
Portrait : Paul Watson. Défenseur des océans et de leur diversité animale, Canadien adepte de l’opération coup de poing ultra-médiatique.
Article Libé : http://www.liberation.fr/terre/0101562974-harpon-entendeur
Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=kF7Dv08uB9s&hl=fr
bonjour les retardés…pourquoi faite-vous ça ?
ses des animaux commes les autres ! :(((
ses commes si tout le monde commencerai a tué nos chiens, ou chats…(animaux de compagnie)
Abattage standard des bovins – charal Metz
http://www.youtube.com/watch?v=oHr_kkIzQd4
J’ai honte d’être un homme.
Étienne
.
Les cochons victimes d’éleveurs hors la loi
Ça continue…
🙁
Étienne.
Quand est-ce qu’on va arrêter toute cette merdouille ambiante???
Ce n’est pas moi qui suis grossière, c’est la situation qui l’est ; on gesticule, vous, moi et tous les autres, il faut peut-être qu’on cesse de parler et qu’on finisse par agir, y’a pas que les cochons, je n’ai rien contre eux, ni les bovins qui sont maltraités, paix à leur âme, j’ai rien contre eux non plus, ce serait même plutôt le contraire, je cultive une douce passion pour les vaches, en vrai, j’aurais aimé en être une, c’est ce que je me dis parfois en les regardant !
Quand même, qu’est-ce qu’il va falloir qu’on nous fasse encore qu’on ne nous ait déjà fait pour qu’on se décide à réagir enfin, pour de vrai comme diraient les enfants, et pas pour du semblant.
le préambule de la constitution suffit à lui seul à réduire à néant toute l’infamie dans laquelle nous baignons et rendre hors la loi ce que nous vivons dans tous les champs relationnels.
La justification qu’on nous oppose est celle de la loi, relisons-là cette loi, elle est à notre avantage, alors pourquoi nous laissons-nous faire ?
On arrive à nous faire avaler n’importe quoi et ça passe, tout passe, on autorise des petits dénivelés comme une soupape pour éviter que la machine ne pète, tout cela au service du maintien de la structure profondément démentielle à force d’inhumanité.
Nous avons à répondre de ce que nous acceptons, nous sommes responsables de tout ça, je suis responsable du monde dans lequel je fais vivre mes enfants en l’acceptant, je suis donc irresponsable, hypocrite et veule, il faut que nous intégrions cela, que nous nous percevions comme des monstres, porteurs de cette peste qui finira bien par infecter toute la population. Regardez, les choses anormales se normalisent, si ce n’est pas une septicémie, ça, il faudra qu’on me dise ce que c’est.
Ça oui, nous sommes responsables de ce qui nous arrive : dès que nous serons résolus de ne plus servir, nous serons libres.
Pas avant.
Et par ailleurs, c’est sûrement parce que nous sommes capables de constater le sort quotidien des cochons d’élevage industriel (véritables camps de la mort, ici, aujourd’hui, en France) sans réagir, en continuant à manger du jambon et en nous efforçant de penser à autre chose, que nous méritons de subir un jour leur sort : nous ne sommes pas dignes de notre condition.
Cochons qui partagent d’ailleurs avec nous la presque totalité de leur ADN, ce qui explique peut-être toutes ces ressemblances : nous sommes tous plutôt gentils et dociles, pour la plupart.
Alain résume notre malheur avec une formule parfaite, 0% de MG :
« Les hommes bons ne se soucient pas de gouverner. Autant dire que les pires gouverneront. »
Il faut dire que nous y mettons du nôtre pour nous faire exploiter/égorger.
Souvenez-vous de cette bouleversante parabole d’Alain, encore lui :
Les moutons et leur cher berger
« Le mouton est mal placé pour juger ; aussi voit-on que le berger de moutons marche devant, et que les moutons se pressent derrière lui ; et l’on voit bien qu’ils croiraient tout perdu s’ils n’entendaient plus le berger, qui est comme leur dieu. J’ai entendu conter que les moutons que l’on mène à la capitale pour y être égorgés meurent de chagrin dans le voyage, s’ils ne sont pas accompagnés par leur berger ordinaire. Les choses sont ainsi par la nature, car il est vrai que le berger pense beaucoup aux moutons et au bien des moutons ; les choses ne se gâtent qu’à l’égorgement ; mais c’est chose prompte, séparée, et qui ne change point les sentiments.
Les mères brebis expliquent cela aux agneaux, enseignant la discipline moutonnière, et les effrayant du loup. Et encore plus les effrayant du mouton noir, s’il s’en trouve, qui voudrait expliquer que le plus grand ennemi du mouton c’est justement le berger. « Qui donc a soin de vous ? Qui vous abrite du soleil et de la pluie ? Qui règle son pas sur le vôtre afin que vous puissiez brouter à votre gré ? Qui va chercher à grande fatigue la brebis perdue ? Qui la rapporte dans ses bras ? Pour un mouton mort de maladie, j’ai vu pleurer cet homme dur. Oui je l’ai vu pleurer. Le jour qu’un agneau fut mangé par le loup, ce fut une belle colère, et le maître des bergers, providence supérieure et invisible, lui-même s’en mêla. Il fit serment que l’agneau serait vengé. Il y eut une guerre contre les loups, et cinq têtes de loups clouées aux portes de l’étable, pour un seul agneau. Pourquoi chercher d’autres preuves ? Nous sommes ses membres et sa chair. Il est notre force et notre bien. Sa pensée est notre pensée ; sa volonté est notre volonté. C’est pourquoi, mon fils agneau, tu te dois à toi-même de surmonter la difficulté d’obéir, ainsi que l’a dit un savant mouton. Réfléchis donc, et juge-toi. Par quelles belles raisons voudrais-tu désobéir ? Une touffe fleurie ? Ou bien le plaisir d’une gambade ? Autant dire que tu te laisserais gouverner par ta langue ou par tes jambes indociles. Mais non. Tu comprends assez que, dans un agneau bien gouverné, et qui a ambition d’être un vrai mouton, les jambes ne font rien contre le corps tout entier. Suis donc cette idée ; parmi les idées moutonnières, il n’y en a peut-être pas nue qui marque mieux le génie propre au vrai mouton. Sois au troupeau comme ta jambe est à toi ».
L’agneau suivait donc ces idées sublimes, afin de se raffermir sur ses pattes ; et il avait grand besoin d’être raffermi, car il était environné d’une odeur de sang, et il ne pouvait faire autrement qu’entendre des gémissements bientôt interrompus ; enfin il pressentait quelque chose d’horrible. Mais que craindre sous un bon maître, et quand on n’a rien fait que par ses ordres ? Que craindre lorsque l’on voit le berger avec son visage ordinaire, et tranquille ainsi qu’au pâturage ? À quoi se fier, si l’on ne se fie à cette longue suite d’actions qui sont toutes des bienfaits ? Quand le bienfaiteur, quand le défenseur reste en paix, que pourrait-on craindre ? Et même si l’agneau se trouve couché sur une table sanglante, il cherche encore des yeux le bienfaiteur, et le voyant tout près de lui, attentif à lui, il trouve dans son cœur d’agneau tout le courage possible. Alors passe le couteau ; alors est effacée la solution, et en même temps le problème. »
Alain, Propos, le 13 avril 1923.
Désolé.
Étienne.
Il n’y a pas de quoi être désolé Etienne, c’est un fait tangible que nous vivons tous les jours cette belle parabole d’Alain, il faut être aveugle pour se refuser à voir ça.
Elle exprime le piège dans lequel nous tombons et re-tombons avec toujours le même aplomb, sans tirer aucune leçon de notre vécu, c’est là notre faute, car une erreur qui se répéte n’est plus une erreur, mais une faute pleine et entière dont nous avons à assumer la charge et dont nous avons à répondre, mais dont personne ne répond plus, c’est toujours de la faute à machin truc, mais on oublie souvent de se regarder soi et charité bien ordonnée commence par soi-même n’est-ce-pas, je me parle à moi-même aussi bien sûr il va sans dire.
Ce n’est pas tant le berger qu’il faut blâmer, ma foi, un berger reste un berger, mais les moutons, bêlants à la mort en se laissant bercer d’illusions, sans que leurs parents ne les initient à ce jeu de dupes, quel malheur, quel grand malheur que celui-là, comme immature et irresponsable est ce monde sous couvert du contraire.
Le berger oeuvre pour ses intérêts de berger et ses intérêts seuls, et ses intérêts passent forcément par les intérêts des moutons en un temps, mais en un temps seulement, et c’est bien cela le piège dans lequel tombent ces moutons bêlants.
L’intérêt final du berger ne passe pas par l’intérêt final des moutons, ce n’est donc pas tant une action qu’il faut juger, mais au service de qui et de quoi elle officie au final, et c’est à cette aune et à cette aune seulement que l’adéquation de quelque chose peut-être appréciée, et nous en sommes loin, beaucoup manque de perspective à long terme, s’en tienne au cours termisme mortel et qui nous tue, regardez !
Salut à tous et bonnes fêtes ;
j’ai bien aimé le discours de Hugo Chavez :
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2930
Révoltant documentaire sur l’empoisonnement public imposé (aujourd’hui plus que jamais) par l’industrie alimentaire et sa logique de PROFIT :
http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/
L’émission du 28 juin 2010 de Pièces à conviction (France 3) fait un tour dans notre alimentation quotidienne empoisonnée et on y trouve :
• des pesticides donnés aux poissons (saumons de Norvège) pour les débarrasser de leurs poux de mer, intoxiquant ainsi durablement tous les êtres vivants dans les mers environnantes (en plus des consommateurs de saumon partout dans le monde),
• des PCB (pyralènes ultra toxiques) qu’on retrouve partout sur terre et en mer, dans la Seine et notamment à son embouchure au Havre où l’on pêche intensivement,
• des antibiotiques administrés massivement aux cochons et aux poulets (malgré l’interdiction légale de 2006) créant une antibio-résistance effrayante chez les animaux et transmise aux hommes avec l’apparition de malades incurables qu’on découvre maintenant toutes les semaines (!) dans les hopitaux (vous avez bien lu : INCURABLES !),
• des vétérinaires qui doublent ainsi leur revenu grâce aux marges arrières que leur concèdent les labos (redoutables centres de profit) s’ils prescrivent beaucoup d’antibiotiques aux animaux (!),
• des « responsables » pas très inquiets et beaux parleurs, manifestement pas très combatifs face aux lobbies industriels… Une AFSSA complice de cet empoisonnement public en ne publiant pas les rapports alarmants…
• Tout ça sur fond de camps de concentration, de torture et de génocide des animaux…
C’est proprement révoltant.
La logique du profit, la logique marchande, la chientlit laisser-fairiste prétendument « libérale » (la politique pour les riches, en fait), sont une épouvantable plaie.
Étienne.
Une bien intéressante discussion avec Claude Bourguignon :
Discussion avec Claude Bourguignon – (baraka) par tchels0o
Réactions de quelques animaux humains sensibles au spectacle abject de la souffrance qu’ils imposent, directement ou indirectement, aux autres animaux, pour leur simple plaisir.
Le respect des animaux ne peut pas être dissocié du respect des hommes.
Le massacre des animaux ne peut pas être dissocié des massacres d’hommes.
Que répondrons-nous à nos petits-enfants, quand ils nous demanderont :
« Dis Papy, tu faisais quoi, toi, pendant le génocide des animaux ? »
Étienne.
Des commentaires : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/217355;video-choc-de-poulets-maltraites-comment-mcdonald-s-a-eteint-l-incendie.html,
mais la cruauté des hommes est encore là, débridée, révoltante : l’abus de pouvoir incandescent.
Je viens de voir le film.
Et en ce moment je pleure.
Comment les Hommes peuvent faire ça , ils n’ont donc pas un seule sentiment de pitié.
je suis végétarienne et cette vidéo viens de confirmer mes choix.
J’aimerais tellement faire quelque chose pour changer ça. Car c’est vraiment horrible. Merci pour m’avoir encore plus ouvert les yeux, je compte montrer cette vidéo aux plus de gens possible.
Je débarque sur ce fil de discussion.
Forte densité de gens de haut niveau.
Quel bonheur !
Une autre citation :
« Si tu es capable de torturer un animal, tu seras capable de torturer une être humain. » Alain Delon !
Elle est très proche de la Phrase de Léon Tolstoï (Tout en haut)
Souvent j’écris :
« Etendre la fraternité républicaine aux trois règnes : animal, végétal, minéral. »
Il s’agit de la perception de l’unité, hors laquelle … nous ne respecterons même pas les Roms.
Un principe alchimique (il a des cousins):
« Ce qui est au-dedans est comme ce qui est au dehors et ce qui est au dehors est comme ce qui est au-dedans. »
Ce principe englobe ce qui précède, avec des extensions certaines.
Suis végétarienne depuis quelques années.
Je n’achète plus d’objet en cuir.
Ne plus manger ce qui a un système nerveux ( y compris poissons, crustacés etc )
Avant d’être prosélytes, nous devons conquérir notre cohérence, sur ce chapitre, certes, mais sur d’autres aussi, et y a du boulot.
Il y a un frémissement.
L’espèce humaine mute.
Je ne peux m’empêcher de rapprocher tout ça du problème de l’argent : l’argent n’existe que pour cette simple raison que nous sommes enfermés dans la défiance et la boulimie.
Nos problèmes ne sont pas politiques ……….
La nécessité du combat politique provient de notre inhumanité ….
bande d’ enculer pourri on va vous faire pareil bande de batard vous avez pas de couilles pour vous en prendre a des animaux sans defense
L’ÉCOTERRORISME
DÉBARQUE EN EUROPE
le 26 juin 2012, par Florian Cornu
http://owni.fr/2012/06/26/lecoterrorisme-debarque-en-europe/
« Aux États-Unis, la législation sur l’écoterrorisme condamne de simples activistes à des peines de prison lourdes souvent plus élevées que pour des meurtriers. Le récent rapport d’Europol et un certain nombre de procès sur le sol européen font craindre des dérives semblables malgré l’absence de législation claire sur le sujet.
Aujourd’hui, aux États-Unis, le simple fait de filmer, de photographier ou de faire un enregistrement dans une ferme ou une entreprise animale pour une utilisation politique peut constituer un délit relevant de l’écoterrorisme.
En 2001, Jeff Luers est condamné à 22 ans de prison pour avoir brûlé trois voitures de sport chez un concessionnaire automobile dans le but d’attirer l’attention sur la consommation excessive de pétrole. Il sera relâché au bout de 10 ans.
Mai 2008, Eric McDavid est condamné à 20 ans de prison pour complot visant à saboter les installations fédérales (antennes relais téléphoniques et autres) au nom de l’environnement.
Aucun mort dans ces actions. Les condamnations de ce type se comptent par dizaines. Michael Hough, directeur de la section justice criminelle et sécurité intérieure au FBI estime que les actions d’écoterrorisme ont entraîné plus de 200 millions de dollars de dégâts entre 2003 et 2008. Apparue au Royaume-Uni dans les années 70, la notion d’écoterrorisme est arrivée aux États-Unis dans les années 80. Elle est devenue, en l’espace de deux décennies, une expression utilitaire bâtarde, emblématique de l’Amérique sécuritaire post-11 septembre.
L’expression écoterrorisme était initialement utilisée pour désigner une minorité d’activistes environnementaux et de défense des animaux. Malgré leur caractère non violent revendiqué, ces derniers utilisaient des techniques de protestations potentiellement dangereuses pour la vie humaine : techniques de “tree spiking” pour empêcher les exploitants de couper les arbres, incendies, bombes artisanales, etc.
Les États-Unis s’attaquent déjà aux activistes des droits des animaux en 1992 par le biais d’un Acte de protection des sociétés animales condamnant les militants à de lourdes amendes. Puis, c’est dans le contexte d’une Amérique meurtrie par les événements des tours jumelles et avec le vote du Patriot act, que l’expression écoterroriste va progressivement se généraliser jusqu’à concerner n’importe quel activiste environnemental causant des dégâts matériels.
En 2002, le FBI envoie un rapport au congrès américain intitulé “La menace de l’écoterrorisme” (The threat of ecoterrorism), stipulant qu’il s’agit de la plus grande menace terroriste aux États-Unis. Il définit l’écoterrorisme comme :
« L’utilisation ou la menace d’utilisation de la violence de nature criminelle contre des personnes ou des biens par un groupe environnemental, infra-national pour des raisons politico-environnementales, ou destiné à un public au-delà de la cible visée, souvent de nature symbolique »
Le glissement sémantique et symbolique élevant l’attaque contre des biens au rang du terrorisme est définitivement franchi en 2006, lorsque le Congrès américain vote sa première loi sur l’écoterrorisme. Il classifie dès lors certains actes de résistance passive tels que le blocus, la violation de frontières, l’atteinte à la propriété privée ou la libération d’animaux comme des actes “terroristes”, les mettant sur le même plan d’égalité que des attentats à la bombe, des agressions racistes ou encore des tueries à l’arme à feu.
La loi annonce également que plus les dégâts matériels sont élevés, plus la peine de prison sera lourde. Jusqu’à 5 ans pour moins de 10 000 dollars, jusqu’à 20 ans si les pertes dépassent un million de dollars. Loin de rester lettre morte, les condamnations pour écoterrorisme vont alors tomber en cascade.
Will Potter, journaliste américain indépendant auteur d’un ouvrage consacré à la question, Green is the new red (“Les verts sont les nouveaux rouges”, allusion à l’ex-menace communiste) montre qu’il y a depuis une trentaine d’années un retour progressif de la rhétorique et des enquêtes relatives au terrorisme. C’est ce qu’on appelle désormais communément la “peur verte“.
Si ce type de langage était initialement réservé à des crimes contre des biens ou du harcèlement essentiellement effectués par le Front de libération des animaux et le Front de libération de la planète, cette législation a étendu sa classification du terrorisme.
Loin de n’être qu’une lubie sécuritaire américaine, l’écoterrorisme est devenu un appareil législatif hautement répressif qui semble avoir été repris pour la première fois dans des textes européens en 2003. C’est cependant depuis 2008 qu’Europol, le bureau de police criminelle intergouvernemental consacre une place à l’activisme environnemental dans son rapport sur le terrorisme.
Le terrorisme sauce Europol
Le rapport souligne qu’aucune attaque terroriste ou arrestation liée aux droits des animaux n’a été rapportée par les États membres en 2011 mais qu’un grand nombre d’incidents ont été signalés par la France, l’Italie, les Pays Bas, le Royaume-Uni et l’Irlande.
Par ailleurs, une analyse des informations publiques mises à disposition par les États montre qu’un grand nombre d’incidents ne sont jamais signalés à l’Union Européenne.
L’office précise que les activités menées par les extrémistes des droits des animaux et de l’environnement utilisant la violence regroupent aussi bien “des actes de vandalisme de faible niveau (tags, détérioration de serrures, etc.) que des actes de destruction avec usage de matériel incendiaire et dispositifs explosifs improvisés”.
Si l’on en croit le rapport, l’industrie pharmaceutique a rapporté 262 incidents dans le monde en 2011. La majorité des attaques visaient des laboratoires, des écoles et cliniques procédant à des tests sur les animaux pour des produits alimentaires, cosmétiques ou médicinaux.
Viennent ensuite des sociétés variées liées à ces enjeux : des institutions bancaires qui financent ces recherches, des sociétés qui développent des nanotechnologies, une compagnie aérienne ayant organisé des transports d’animaux entre différents labos, ou encore des fast foods…
En France, le rapport pointe du doigt des protestations contre la construction de deux aéroports qui ont tourné à une escalade de violences causant 8 blessés du côté des forces de l’ordre. Il relate également des protestations contre la construction de la ligne de train à grande vitesse Lyon_Turin. Les analystes avancent par ailleurs que l’utilisation de l’énergie nucléaire reste une question centrale pour les groupes écologistes extrémistes qui continuent les actions traditionnelles contre le transport des déchets radioactifs entre États membres.
Malgré le faible nombre d’incidents majeurs dont le rapport rend compte, c’est bien l’argument économique qui est souligné pour justifier la lutte contre ces groupes ainsi que leur potentiel rapprochement avec des groupes d’extrême gauche. On peut en effet lire que ces incidents causent des millions d’euros de dommage aux compagnies et institutions impliquées dans ces activités. Le rapport précisant que “des individus liés à ces entreprises, ou parfois même des personnes aléatoires sont ciblées comme victimes”
D’après Europol et malgré l’absence de prototype de groupes ou d’acteurs extrémistes liés à une cause politique environnementale, certaines caractéristiques générales permettent de dégager un “portrait” de l’écoterroriste européen :
« La majorité sont relativement jeunes et peuvent être trouvés dans des groupes idéalistes, souvent relativement défavorisés, des jeunes qui ne sont pas d’accord avec certaines tendances à l’oeuvre dans la société et qui, par conséquent cherchent à atteindre leurs objectifs grâce à l’action violente. Ces groupes tendent à avoir des similarités avec des groupes d’extrême gauche, c’est peut-être une explication de leur coopération grandissante. Ils continueront à attirer des individus radicaux qui sont prêts à utiliser des tactiques violentes. Le professionnalisme et les compétences élevées des membres de ces groupes, tout comme l’usage d’Internet pour le recrutement et la propagande augmente la menace qu’ils constituent »
Libérer des visons est un acte terroriste
Le 22 juin 2011, la police espagnole arrêtait 12 activistes membres des organisations Igualdad animal, Animalequality et Equanimal dans une série de raids simultanément organisés dans différentes régions du pays. Le coup de filet avait été commandité par le juge du tribunal de première instance de Santiago de Compostela, suite à la libération de 20 000 visons d’une ferme d’élevage pour fournir le marché de la fourrure.
Les activistes ont été accusés d’atteinte à l’ordre public, de conspiration et de crime contre l’environnement (on estime alors que relâcher les visons dans la nature cause des dommages à l’environnement).
Dans des déclarations faites à l’agence d’information Europa Press, le 23 Juin, le juge avançait que les actes des militants arrêtés relevaient de “l’écoterrorisme” et non de l’écologie. Il ajoutait qu’ils provoquaient la terreur et que certaines fermes avaient été contraintes de fermer à la suite de ces actions.
D’après les inculpés, la procédure a échappé à de nombreuses règles de droits fondamentaux notamment durant l’investigation. A titre d’exemple, le maintien en détention des militants (plus de 20 jours pour trois d’entre eux) après leur arrestation était anticonstitutionnel.
C’est un cas similaire encore plus grave qui s’est déroulé en Finlande en 2009. En décembre, de nombreux médias finlandais divulguaient des vidéos et des photos prises légalement pendant deux mois par Justice for Animals, le principal groupe de défense des droits des animaux du pays, lors de visites dans 30 fermes d’élevage porcin.
Les vidéos (voir ci-dessous, attention la vidéo peut choquer) rendent compte de porcs malades, blessés et en piteux état.
Si diverses autorités du pays liées à l’agriculture avaient promis d’enquêter sur ces révélations, l’affaire prit un tournant improbable deux ans plus tard. En octobre 2011, alors que les fermiers étaient mis hors de cause, deux activistes qui avaient pris part au tournage des vidéos étaient inculpés pour 10 cas d’entrave à la paix et 12 cas de diffamation aggravée.
Les accusations ne s’arrêtaient pas là puisque le bureau du procureur réclamait à l’époque une peine de détention ferme pour le premier militant et une condamnation avec sursis pour la deuxième. En outre, on exigeait des deux activistes ainsi que de deux membres d’une association de soutien à l’organisation Oikeutta eläimille, 180 000 euros de dommages et intérêts. Cette association avait eu le malheur de proposer sur son site le lien vers les vidéos filmées dans les fermes, comme la majorité des sites de médias finlandais à l’époque…
Après une forte mobilisation de soutien et une large couverture médiatique, les activistes ont finalement été acquittés.
Incarcérés pour activisme suspect
Enfin c’est sans doute l’Autriche qui a connu l’un des pires épisodes en matière de procès écoterroriste.
Malgré sa réputation de pays progressiste en matière de droits des animaux, (voir la loi de 2004 sur le sujet) le pays a connu de 2008 à 2011 une affaire judiciaire visant des activistes environnementaux accusés de “terrorisme”.
En 2007, suite à de nombreux rassemblements et actes de vandalisme sur des magasins de fourrure, deux responsables de la société concernée rencontrent des haut cadres de la police ainsi que le ministre de l’Intérieur. La réunion acte la création d’une unité spéciale d’investigation visant à infiltrer les organisations de défense des animaux pour mieux les connaître.
Durant l’année suivante, les membres de ces organisations sont ainsi espionnés : écoutes téléphoniques, interceptions d’e‑mails, traceurs dans leurs voitures, leurs bureaux et jusque dans leur propre domicile. Des agents en civil infiltrent également les ONG pour observer leurs pratiques.
L’affaire prend corps le 21 Mai 2008, lors d’une opération de police organisée à l’échelle nationale. 23 locaux sont perquisitionnés et dix personnes liées à la protection animale (personnes travaillant dans des refuges, enseignants du bien-être animal et organisateurs de campagnes de sensibilisation publiques) sont arrêtées. Les forces de l’ordre défoncent les portes des appartements et locaux visés et rentrent armes au poing.
Les activistes, parmi lesquels figure Martin Balluch, ancien assistant de recherche à l’Université de Cambridge, sont mis en détention provisoire. Quatre d’entre eux y resteront trois mois sans parvenir à savoir précisément les chefs d’accusation pour lesquels ils sont détenus.
Il faudra trois ans et deux requêtes rejetées par la police avant que la juge en charge du dossier ne rende publique la non conformité des procédures policières et l’absence de preuves avérées quant à la construction ou le soutien à une organisation criminelle.
La raison pour laquelle les dix activistes ont été inculpés sans preuves réside dans un certain nombre de rapprochements établis entre eux et des coupables non identifiés, suspectés d’avoir commis des dommages matériels, des attaques au gaz et une menace à la bombe.
C’est sur cette base, et par un tour de force juridique, que les membres sont suspectés d’être liés à une organisation criminelle. C’est également par ce biais que des activités qui rentrent normalement dans le cadre d’actions d’ONG légales (filmer les conditions des animaux dans les fermes, organiser des manifestations, conférences et ateliers, stocker des tracts contre la chasse ou discuter des stratégies de campagne de communication) sont devenues des preuves, relevant du terrorisme. »
Source : owni.fr
Moi qui pensais me convertir à l’écoterrorisme… Je vais y réfléchir !!!
(Et ces mots, ces mots, comme celui d’écoterrorisme : trop fort, vraiment – on a peur.)
Poignant Philip Wollen :
Animals Should Be Off The Menu !
Ce formidable plaidoyer pour nos frères terriens sans voix est traduit en 18 langues… On fait passer, n’est-ce pas ?
http://www.youtube.com/watch?v=uQCe4qEexjc
Étienne.
Serait-ce un (nouvel) éco-terroriste ? Il paraît en effet très très effrayant.
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/liberer-pierre-emmanuel-neurohr-509.html
C’est avec une joie non dissimulée que je découvre cette partie de votre blog consacrée à la Libération Animale. J’avais entre aperçu votre sensibilité pour cette cause et je nourrissais l’espoir que vous vous y attardiez dans une approche abolitionniste et non welfariste. Votre démarche semble sans compromis, comme elle se doit de l’être pour n’importe qui se disant conscient, empathique et ouvert d’esprit.
Les nombreuses luttes menées de tous cotés pour améliorer ce monde, compartimentent et hiérarchisent les causes alors que cela ne devrait pas. Il faut des ponts pour relier les gens des différents mouvements contestataires et montrer que se battre contre un système n’est pas incompatible avec la lutte pour le droit des animaux. C’est même tout le contraire. Il n’y a pas de lutte sincère et cohérente dans la protection des plus faibles et la défense du vivant si nous faisons l’impasse sur ceux que le système nous a imposé comme si différents, alors qu’il est prouvé qu’ils ne le sont fondamentalement pas tant.
Merci Monsieur Chouard.
Go vegan.
Marianne
ps : je vous joins le site de Droits Des Animaux qui me tient à coeur, parmi les nombreuses autres associations et nombreux citoyens qui oeuvrent sans relache et qui méritent le respect comme L214, CRAC, BAC, FLAC, Coalition Anti vivisection, Fourrure torture, Sea Shepherd bien sûr, Animaux en péril, Insolente Veggie, Convention vie et Nature, etc etc.
« se battre contre un système n’est pas incompatible avec la lutte pour le droit des animaux »
C’est bien timide 😉 ->
Se battre pour un nouveau système favorable à l’harmonisation heureuse du genre humain exige aussi que l’on se batte pour l’harmonisation heureuse de toute la biosphère.
« Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille ». Léon Tolstoï
« Si tu es capable de torturer un animal, tu seras capable de torturer un être humain ». Alain Delon
Sur le fronton de la république est écrit le mot magique « fraternité ». Et pourtant il reste vain pour grande part.
Pourquoi cela ?
Le sentiment de fraternité, qui ne peut naître du fait de la loi seule (la loi coordonne l’émotion mais ne la crée pas), est la conséquence de la perception de l’unité, couplée au phénomène biologique de l’empathie.
Si cette perception se limite à un groupe de faible amplitude, elle n’induit pas la fraternité.
Par exemple, une nation qui pourchasse les ROMS n’est pas fraternelle mais en cohésion . Et la cohésion, c’est très différent de la fraternité, lorsqu’il s’agit d’une cohésion guerrière ou de haine, ou au mieux de protection.
Lorsque l’intuition de l’unité se limite à un domaine de petit diamètre, elle ne peut sécréter une fraternité vraie. Car la fraternité est un sentiment qui ne peut être que pur, je veux dire par là qu’une once de haine ou de mépris pour ce qui est extérieur à son champ d’application rendra cette « fraternité » malade, ou factice, du fait simplement que l’entrainement au mépris de l’extérieur rejaillit fatalement sur l’intérieur, par osmose.
Comme le suggèrent Léon et Alain 😉
Ainsi la fraternité ne peut elle pas être profonde, réelle, durable, tant qu’elle ne s’étend pas aux trois règnes : animal, végétal, minéral.
Et nous aurons beau pondre des lois ou des constitutions rédigées à la perfection, tant que nous n’intégrerons pas l’unité dans nos esprits et au plus profond, la désunion sera là, sous ses visages les plus visibles ou les mieux dissimulés.
En réponse au commentaire n°6 d’Antoine :
Nous n’avons pas la même notion du respect apparemment. Qui voudrait être tué pour servir de nourriture, de divertissement ou de fourrure même avec une prière du bourreau qui fera le sale boulot ? Où est le respect quand vous tuez alors que vous pouvez parfaitement vous en passer, quand vous prenez la vie d’un être qui était né pour en profiter ?
Si à une autre époque on pouvait éventuellement trouver des excuses au nomade qui ne pouvait pas cultiver sa terre faute d’en avoir, ou qui n’avait pas assez d’informations pour comprendre toute l’horreur de son alimentation, qu’en est il pour ceux qui aujourd’hui ont la possibilité de le faire ou de se nourrir autrement qu’en massacrant ?
Que le but soit de faire souffrir ou pas, la réalité de la souffrance est quand même là, et la réalité de son inutilité aussi. Vous ne faites finalement que défendre votre bout de gras et c’est assez malhonnête intellectuellement de vouloir justifier l’intolérable.
Vous dites que le vegetarisme est plus lié à une révolte dans un monde extrême plutôt que lié à un constat. C’est votre avis. Il est démontré que le vegetalisme est viable socialement, donc il n’est pas question d’idéalisation ni d’utopie. Vous dites que le vegetarisme n’est pas une pratique équilibrée alors qu’il est aussi prouvé que l’équilibre des éléments naturels dépend au moins de ce mode de consommation. Je dis « au moins » car je ne prône pas le vegetarisme mais le vegetalisme, car il y a autant de souffrance et de sang dans le lait que dans la viande.
Séparation d’une vache et de son veau – Le prix du lait :
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C’est l’exploitation des animaux dans son ensemble qui est un véritable fléau pour l’équilibre naturel. Ces faits sont encore prouvés.
Malgré toutes les circonvolutions des carnistes pour justifier leur illégitime et inqualifiable mode de consommation, nous attendons encore leurs preuves irréfutables qui démonteront les analyses de ceux qui défendent le veganisme depuis toujours.
Le terrorisme n’est pas du coté de ceux qu’on croit …
N’attendons pas que le changement de constitution devienne réalité pour faire avancer les droits des animaux. Chacun aujourd’hui peut entraver de nombreuses industries parmi les plus violentes de la planète, en devenant vegan, en faisant passer l’info et en cessant de leur donner l’argent qui les fait prospérer.
@ Vegan
La vidéo postée par Etienne en 51. est parfaitement claire.
Ce n’est pas le droit des animaux qu’ils faut défendre, c’est le droit des êtres vivants.
Il ne faut pas en vouloir aux êtres humains de nos sociétés, ils sont eux aussi des esclaves et sont plus que désinformés, ils sont conditionnés jour après jour.
On ne devient pas végétalien, tous les êtres humains sont végétaliens de par leur constitution. Leur système digestif en est la preuve. ils se rendent malade en ingurgitant des produits d’origine animale, ils favorisent et la famine dans le monde (en consommant de la viande et des produits laitiers) et la maltraitance animale.
Un doute ? mettez un enfant en présence d’une pomme et d’un lapin, lequel va-t-il manger ? avec lequel va-t-il jouer ?
Bien amicalement
J.C
Bonjour,
L’exemple est bien sympathique, en restant dans cet esprit :
Mettez un enfant rassasié en présence d’une pomme, il jouera avec.
Mettez un enfant affamé en présence d’un objet, il le portera à sa bouche.
Mettez un enfant affamé en présence d’un animal vivant… heu, je doute qu’il commence à le grignoter. 😉
Mettez un enfant affamé en présence d’un animal mort, la je pense qu’il se fait charognard, c’est plus ça, sa vraie nature. Même socialement il se comporte comme ça.
dans un environnement qu’il subit,charognard est la vraie nature de l’homme.
Est-ce que végétarien est une évolution dans monde harmonieux ?
Comme le dit Pierre Rabhi, pour fabriquer une protéine animale, il faut dix protéines végétales.
Ainsi donc l’option végéta_rienne_lienne peut elle être motivée par une solidarité non étendue au monde animal mais limitée à notre espèce, en rapport direct avec les famines ravageuses qui sévissent ici ou là : dans le monde meurt de faim un enfant toutes les cinq secondes, selon Jean Ziegler.
Et chaque fois qu’on consomme un steak, on prive ainsi d’autres individus d’un kilo de protéines végétales, qui si elles sont variées (trois types de céréales suffisent) apportent tous les éléments nutritifs nécessaires à la construction du cerveau de l’enfant. Car sachez le : un enfant affamé qui survit sera handicapé mental à vie.
Mais comme dit dans un autre post, c’est bien l’extension extraspéciste de la fraternité empathique qui me meut et m’émeut.
Chacun ses moteurs 😉
Il y a pas mal d’années que j’ai viré ma cuti, mais pour des raisons essentiellement philosophiques, mais contre mon penchant naturel à la gastronomie carnée.
Et selon mon souvenir, fort agréable souvenir, une entrecôte au feu de bois, un chapon au miel et pruneaux, une carbonara, c’est vachement bon. C’est même délicieux. Et entre amis, ça te donne un je ne sais quoi de plus que le madiran à lui seul ne fournit pas, et que le pâté d’algues de chez Bjorg a plus que de la peine à imiter. Donc je suis un peu sceptique sur les arguments qui nous classent comme génétiquement végétaliens. Je crains que comme souvent on ne soit en train de plier la réalité au service de la passion, qui toute noble qu’elle soit ne mérite pas d’être cause de ce pliage.
Au contraire, comme en tout terrain politique qui voit s’affronter l’égoïsme et l’altruisme ( mais ici un altruisme étendu au delà de notre espèce) la problématique est, me semble-t-il, une affaire de niveau de conscience, de perception, puis de cohérence entre faire et penser.
Et la cohérence nécessite du courage, souvent.
Le problème est le même que celui d’une personne aisée, convaincue de la nécessaire solidarité, qui croise une personne indigente, mais passe son chemin.
Et les exemples ne manquent pas de ces situations où notre conscience balbutiante entrevoit son futur mais demeure attachée à son incohérence.
Alors le prosélytisme passera par l’exemple, ou des recettes, qui vont de la constituante sans professionnel de la politique à la salade d’oranges avec huile de noix et échalote. Je vous conseille les deux 🙂
Mais attention : certaines oranges sont cultivées par des esclaves au sud de l’Espagne, ou sur des « territoires occupés ».
Et puis les oranges en Gaule, c’est pas locavore. Un autre chapitre. La biocohérence, c’est vraiment pas facile.
Je suis à chaque fois admiratif du recul que sait prendre Ana. Restez avec nous Ana et soignez bien votre cœur.
Et, oui, dans l’état de nature les hominidae tuent pour manger.
L’humanité doit-elle devenir végétarienne pour des raisons d’inhumanité envers les autres espèces animales, ou pour des raisons de portions et de proportions qui tend inexorablement vers la mono espèce animale, l’humain ? La cause des causes…
@Mike Merci 🙂
@ J‑Stephane
« Mettez un enfant affamé en présence d’un animal mort, la je pense qu’il se fait charognard »
Crois-tu vraiment que les enfants dans les pays pauvres mangent des cadavres d’animaux ?
ta réflexion montre à quel point nous sommes conditionnés dans nos cultures industrialisées.
Les enfants fuient les cadavres des animaux, ils préfèrent manger de la terre.
@ ana
cuisiner est tout un art.
Pour prendre un exemple n’impliquant pas la vie animale.
Les pâtes sans gluten sont immangeable en grande surface, un délice dans les magasins bio.
Cela dit, tu as raison : on peut cesser de manger des animaux pour de nombreuses raisons.
Bien amicalement
J.C
Bonsoir,
@JC,
Je ne suis pas de ton avis, il y a de nombreux cas avérés où des adultes formatés aux mœurs occidentales ont eu recours au cannibalisme de survie. Alors, manger un animal fraîchement tué par un autre prédateur… Et puis que faisons-nous, nous consommateur de viande, nous ne sommes que de vulgaires ‘cadavrivores’, des charognards embourgeoisés.
Amicalement
C’est le premier refus, le plus aisé, celui qui pose le moins de problèmes :
Ne pas manger de viande est assez facile, en fait.
Par contre, en ce monde « civilisé » où tout est en interaction, intriqué, interdépendant, il est impossible de vivre et survivre sans être continument complice de l’injustice et de l’horreur systémiques.
Et cela est abominable.
Torture qu’il serait tentant d’oublier, et que tant choisissent d’oublier, contraints, aveuglés, ou séduits, par tout ce nécessaire bonheur encadré qui les anesthésie.
Pour les autres, ne rien faire, ce serait accepter cette prison de l’âme.
Alors millimètre par millimètre, dégageons-nous.
Et que chacun trouve son millimètre de liberté, son millimètre de courage,
son millimètre
de résistance,
de construction,
de création.
Mis bout à bout, nos millimètres atteindront les étoiles.
Oui Mike.
Moi aussi, j’attends — et je goûte — les réflexions d’Ana, ici et sur le forum, comme autant de trésors 🙂
@ J‑Stéphane
Je crois au contraire que nous sommes d’accord.
😉
Bien amicalement
J.C
« Le propre de l’homme est d’être le seul animal à refuser de l’être. Le seul à refouler cette communauté à laquelle il appartient malgré lui … le seul à avoir besoin de se rassurer constamment sur sa fameuse différence, comme si la reconnaissance de ce que nous partageons avec les animaux, dont nous sommes, nous rendait moins humains, alors que c’est tout le contraire. »
Jean-Baptiste Jeangène Vilmer
- » LA VRAIE BONTÉ DE L’HOMME NE PEUT SE MANIFESTER EN TOUTE PURETÉ ET EN TOUTE LIBERTÉ QU’À L’ÉGARD DE CEUX QUI NE REPRÉSENTENT AUCUNE FORCE. LE VÉRITABLE TEST MORAL DE L’HUMANITÉ (LE PLUS RADICAL, QUI SE SITUE À UN NIVEAU SI PROFOND QU’IL ÉCHAPPE À NOTRE REGARD), CE SONT SES RELATIONS AVEC CEUX QUI SONT À SA MERCI : LES ANIMAUX. ET C’EST ICI QUE S’EST PRODUITE LA PLUS GRANDE FAILLITE DE L’HOMME, DÉBÂCLE FONDAMENTALE DONT TOUTES LES AUTRES DÉCOULENT. »
Milan Kundera – L’insoutenable légèreté de l’être
- » Nous perpétrons vis-à-vis des animaux un gigantesque massacre à nul autre pareil, un enfer sans fin, un océan sans limite de terreur, d’épouvante et d’effroi. Dans nos abattoirs, laboratoires et autres camps de concentration pour animaux, des millions et des millions d’animaux sont torturés à mort chaque jour « .
Helmut F. Kaplan
– « La prochaine fois que vous mangerez, demandez vous s’il y a quoi que ce soit que vous appréciez tellement qui vaille la souffrance et la mort d’un autre. »
Gary L. Francione : The Abolitionist Approach to Animal Rights
- « Si vous pensez que c’est difficile d’être vegan, imaginez à quel point c’est difficile pour les animaux que vous ne le soyez pas ».
Gary L. Francione
Peter Rosegger – 1843–1918 :
Ecrivain autrichie.
- » L’animal a un cœur qui perçoit, comme toi. L’animal éprouve joie et douleur, comme toi. L’animal a ses propres aspirations, comme toi. L’animal a le droit de vivre, comme toi ! »
- « Personne ne peut prétendre avoir un véritable intérêt au bien-être des animaux s’il continue à pardonner leur abattage inutile – en tout cas, sans être accusé d’hypocrisie. Continuer de manger l’objet de votre préoccupation est un stupéfiant exemple d’aveuglement »
John Harris, Animals, Men and Morals
Wilhelm Busch – 1832–1908 :
Poète et dessinateur allemand [père de la Bande Dessinée].
- « Une véritable civilisation humaine existera non seulement quand il n’y aura plus de cannibales, mais lorsque toute forme de consommation de viande sera considérée comme du cannibalisme. »
Georges Cuvier – 1769–1832 :
Naturaliste français, anatomiste et géologue, secrétaire de l’Académie des Sciences et chancelier de l’Université, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle.
- « L’anatomie comparée nous enseigne qu’en toute chose, l’homme ressemble aux animaux frugivores et en rien aux carnivores. »
- « Ce n’est qu’en déguisant la chair morte rendue plus tendre par des préparatifs culinaires qu’elle est susceptible d’être mastiquée et digérée par l’humain chez qui, de la sorte, la vue des viandes crues et saignantes, n’excite pas l’horreur et le dégoût. »
Charles Darwin – 1800–1882 :
Naturaliste britannique. Auteur de « De l’Origine des Espèces au moyen de la Sélection Naturelle », 1859.
- « Il est évident que la nourriture normale de l’homme est végétale… »
- « L’amour pour toutes les créatures vivantes est le plus noble attribut de l’homme. »
- « La classification des formes, des fonctions organiques et des régimes a montré d’une façon évidente que la nourriture normale de l’humain est végétale comme celle des anthropoïdes et des singes, que nos canines sont moins développées que les leurs, et que nous ne sommes pas destinés à entrer en compétition avec les bêtes sauvages ou les animaux carnivores. »
- « Nous avons vu que les sens et les intuitions, les différentes émotions et facultés, comme l’amour et la mémoire, l’attention et la curiosité, l’imitation, la raison, etc, dont l’humain se vante, peuvent être trouvées à l’état naissant ou même pleinement développées, chez les animaux inférieurs. Les animaux, dont nous avons fait nos esclaves et que nous ne voulons pas considérer comme nos égaux. »
Albert Einstein – 1879–1955 :
Physicien allemand, Prix Nobel en 1922, père de la Théorie de la Relativité
- « Rien ne pourra être plus bénéfique à la santé humaine ni accroître les chances de survie de la vie sur la Terre, qu’une évolution vers un régime végétarien. »
- « L’effet physique qu’exercerait un mode de vie végétarien sur le tempérament humain aurait une influence extrêmement positive sur l’humanité. »
- « Je pense que les transformations et les effets purificateurs d’un régime végétarien sur l’homme sont très bénéfiques à l’espèce humaine. Par conséquent, en choisissant le végétarisme, on sera à la fois heureux et paisible. »
Ralph W. Emerson – 1803–1882 :
Ecrivain essayiste, philosophe et poète américain.
- « Vous venez juste de déjeuner et aussi soigneusement que l’abattoir puisse être caché, à une distance de quelques ou plusieurs miles : vous êtes complice ! »
Empedocle – 490–430 avant JC :
Philosophe grec.
- « Répandre le sang et dévorer les membres des animaux auxquels la vie a été violemment retirée est honteux. »
Mahatma Gandhi [Mohandas Karamchand Gandhi] – 1869–1948 :
L’un des pères-fondateurs de l’Inde moderne et défenseur de la non-violence comme moyen révolutionnaire.
- « La grandeur d’une nation et son avancement moral peuvent être appréciés par la façon dont elle traite les animaux. »
- « Je crois que le progrès spirituel exige de nous que nous cessions de tuer les autres êtres vivants pour nos besoins corporels. »
Joseph von Görres – 1776–1848 :
Ecrivain allemand.
- « Celui qui veut dépasser la vie ordinaire, évitera la nourriture sanglante et ne choisira pas la mort comme maître du repas… »
Alexander von Humboldt – 1769–1859 :
Naturaliste et géographe allemand, explorateur et géographe. Considéré comme étant le fondateur de la Climatologie et de la Biogéographie de la planète et des océans.
- « Se nourrir des animaux n’est pas loin de l’anthropophagie et du cannibalisme. »
- « La cruauté à l’égard des animaux n’est conciliable ni avec une véritable humanité instruite, ni avec une véritable érudition. C’est un des vices les plus caractéristiques d’un peuple ignoble et brutal. Aujourd’hui, pratiquement tous les peuples sont plus ou moins barbares envers les animaux. Il est faux et grotesque de souligner à chaque occasion leur apparent haut degré de civilisation, alors que chaque jour ils tolèrent avec indifférence les cruautés les plus infâmes perpétrées contre des millions de victimes sans défense. »
- « La même superficie de terre utilisée pour paître et nourrir du bétail pour produire la viande pour alimenter 1 personne, pourrait nourrir 10 personnes avec des végétaux ; si de plus nous la cultivions avec des lentilles, haricots en grains, ou petits pois, elle pourrait nourrir une centaine de personnes… »
Jean-Paul Friedrich Richter, dit « Jean-Paul » – 1763–1825 :
Ecrivain allemand.
- « Ô Combien faut-il d’heures de martyr aux animaux pour donner à l’homme une seule minute de plaisir pour son palais ! »
Franz Kafka – 1883–1924 :
Ecrivain tchèque d’expression allemande.
- « Maintenant je peux vous observer en paix : je ne vous mange plus. »
(regardant des poissons dans un aquarium).
Alphonse de Lamartine −1790−1869 :
Poète et homme politique français.
- « Ma mère croyait, et je le crois aussi, que cette nourriture [carnée], plus succulente et plus énergétique en apparence, contient en soi des principes irritants et putrides qui agitent le sang et abrègent les jours de l’homme … Elle ne me laissa jamais manger de la viande avant l’âge où je fus jeté dans la vie pêle-mêle des Collèges. … Je ne vécus donc, jusqu’à douze ans, que de pain, de laitages, de légumes et de fruits. Ma santé n’en fut pas moins forte, mon développement pas moins rapide […] »
Jules Michelet – 1798–1874 :
Historien et philosophe français.
- « Vie animale, sombre mystère. Toute la nature proteste contre la barbarie de l’homme qui ne comprend pas, qui humilie et qui torture ses frères inférieurs. »
- « Le régime végétarien ne contribue pas pour peu de chose à la pureté de l’âme. »
- « Spectacle étrange de voir une mère donner à sa fille, qu’hier encore elle allaitait, cette grossière alimentation de viandes sanglantes. »
Friedrich Nietzsche – 1844–1900 :
Philosophe allemand.
- « Toute la philosophie antique était orientée sur la simplicité de la vie et enseignait une certaine sobriété. De ce point de vue, le peu de végétariens par philosophie ont fait plus pour l’humanité que tous les philosophes modernes et tant que ces derniers n’auront pas le courage de chercher un mode de vie totalement différent et de l’indiquer comme exemple, ils ne porteront aucun fruit. »
Orazio – 65–08 avant JC :
Poète latin.
- « Aie le courage d’être sage ! Arrête de tuer les animaux ! Celui qui repousse le moment d’une vie droite est comme le paysan qui attend que le fleuve soit asséché pour le traverser. »
Richard Owen – 1804–1892 :
Naturaliste anglais. Etudia avec le Français Georges Cuvier l’Anatomie et la Physiologie comparée. Auteur de : « Cours d’Anatomie Comparée » et « Paléontologie et Physiologie des Vertébrés ».
-« Les anthropoïdes et tous les quadrumanes dérivent leur alimentation des fruits, graines et autres succulentes substances végétales ; et la stricte analogie entre la structure de ces animaux et celle de l’humain démontre clairement leur frugivorisme naturel. ».
-« Les singes dont la dentition est à peu près égale à celle de l’humain vivent principalement de fruits, de noix et d’autres variétés similaires de texture savoureuse et de valeur nutritive élaborée par le règne végétal.
La profonde similitude entre la dentition des quadrumanes et celles des humains démontre que l’humain était à son origine adapté à manger les fruits des arbres. »
Sir Isaac Pitman – 1813–1897 :
Inventeur de la sténographie anglaise.
- « je ne pourrais tuer ni un bœuf ni une poule et surtout pas un agneau ; si moi-même je ne peux pas faire ces choses-là sans blesser mes bons sentiments, je me refuse aussi de les faire faire par d’autres personnes, blessant ainsi leurs sentiments. Cela suffit à m’induire à accepter un régime privé de viande. »
Platon – 427–348/347(?) avant JC :
Disciple de Socrate.
- Dans son livre « La République », Platon cite Socrate qui recommande le végétarisme : « Ce régime permettrait à une nation d’utiliser intelligemment ses ressources agricoles. »
Plutarque – 50–125 :
Biographe et Moraliste grec de l’Antiquité.
- « Juste pour le plaisir de quelques pauvres bouchées de chair, nous privons une âme du soleil et de la lumière, et de la vie et du temps qui lui revenaient, et dont elle était née en ce monde pour jouir. »
Porphyre – 233–304 :
Philosophe grec de l’Antiquité.
- « Par conséquent, si les famines et les guerres ont également conduit les hommes à manger les autres êtres vivants, il ne faut pas pour autant admettre cette pratique par plaisir, puisqu’aussi bien nous n’avons pas accepté l’anthropophagie. »
Pythagore – 570–480(?) avant JC :
Mathématicien et philosophe grec de l’Antiquité.
- « Aussi longtemps que les hommes massacreront des animaux, ils se tueront entre eux. En effet, celui qui sème les graines du meurtre et de la souffrance ne peut pas récolter la joie et l’amour. »
- « La terre donne des richesses en abondance et de la nourriture pacifique. Elle nous offre des repas qui ne sont tachés ni de sang ni d’assassinat. »
John Ray – 1628–1704
Botaniste anglais, l’un des plus éminents naturalistes de son temps :
- « En aucune façon, l’homme n’a la constitution d’un carnivore. Chasse et voracité ne lui sont pas naturelles. L’homme n’a ni les dents acérées ni les griffes pour tuer et déchiqueter sa proie. Au contraire, ses mains sont faites pour cueillir des fruits, des baies et des légumes, et ses dents sont appropriées pour les mâcher.
- « Tout ce dont nous avons besoin pour nous nourrir, nous restaurer et nous régaler est abondamment pourvu dans le magasin inépuisable de la Nature. Quelle vision agréable, plaisante et innocente qu’ une table frugalement servie, et quelle différence avec un repas composé de chair animale fumante et massacrée. En résumé, nos vergers offrent tous les délices imaginables, tandis que les abattoirs et les boucheries sont pleins de sang coagulé, et d’une abominable puanteur.
John Robbins – 1947-.… :
Ecrivain américain, auteur de « The Food Revolution » et du best-seller « Diet for a New America » (traduit en français sous le titre : « Se nourrir sans faire souffrir »)
- « J’ai récolté des choux et cueilli des carottes et j’ai aussi visité des abattoirs : ces expériences ne peuvent pas se comparer ».
- « Nul besoin de se priver : il s’agit seulement de mieux comprendre comment manger de la façon la plus saine, la plus agréable, la plus nourrissante d’une part, et la plus économique, la plus généreuse, la moins polluante d’autre part. […] La vie dans son ensemble en bénéficierait : vous, le genre humain, les animaux, les forêts, les rivières, le sol, les océans, et l’atmosphère terrestre. »
Jean-Jacques Rousseau – 1712–1778 :
Ecrivain, philosophe et pédagogue français.
- « En effet, indépendamment des explications que l’on peut donner, ceux les enfants qui mangent beaucoup de viande sont en général plus cruels et plus sauvages que les autres. »
Prince Max von Sachsen – 1870–1951 :
Professeur de théologie catholique.
- « Nous ne devons pas chercher à trouver une forme plus modérée d’abattre, mais bien son abolition totale. Plus on cherche à rendre « humain » l’abattoir, plus se renforce la cause de l’abattage en elle-même. Nous ne pourrons rejoindre une position véritablement cohérente de la protection des animaux qu’au moment où l’humanité se sera décidée de cesser de tuer et de manger les animaux. »
George Sand – 1804–1876 :
Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite « george Sand », écrivain et femme de lettres française.
- « Ce sera un grand progrès dans l’évolution de la race humaine quand nous mangerons des fruits et que les carnivores disparaîtront de la Terre. Tout sera faisable sur cette Terre à partir du moment où nous viendrons à bout des repas de viande et des guerres. »
Albert Schweitzer – 1875–1965 :
Médecin missionnaire, philosophe et théologien alsacien. Prix Nobel de la Paix 1953.
- « Rendre honneur à la Vie signifie éprouver de l’opprobre pour le fait de tuer. »
- « Chaque fois qu’un animal est contraint à servir l’homme, les souffrances qu’il subit nous regardent tous. Je suis convaincu que nous devrions nous impliquer pour épargner les animaux, renoncer totalement à la consommation de viande et parler aussi contre cela. C’est ce que je fais. »
- « Jusqu’à ce qu’il étende le cercle de sa compassion à toutes les créatures vivantes, l’homme lui-même ne trouvera pas la paix. »
Arthur Schopenhauer
Philosophe allemand.
- « Le monde n’est pas une chose et les animaux ne sont pas des produits pour notre usage et notre consommation. Plus que la miséricorde, nous devons aux animaux la justice. »
- « Une personne cruelle envers les animaux ne peut pas être bonne. »
George Bernard Shaw
Dramaturge irlandais, Prix Nobel de Littérature 1925.
- « J’étais un cannibale. C’est Shelley qui le premier m’ouvrit les yeux sur la sauvagerie de mon alimentation. »
- « Tant que nous sommes nous-mêmes les tombeaux vivants d’animaux assassinés, comment pouvons-nous espérer des conditions de vie idéales sur cette Terre ? »
- « Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis »
- « L’espérance de vie d’un mangeur de viande est de 63 ans. Je me rapproche de 85 et je travaille toujours autant qu’avant. J’ai vécu assez longtemps et j’essaye de mourir, mais je n’y arrive tout simplement pas. Une seule tranche de boeuf en finirait avec moi mais je ne peux me convaincre d’en avaler une. Je suis épouvanté à l’idée de vivre pour toujours. C’est le seul désavantage d’une alimentation végétarienne. »
Percy Bysshe Shelley – 1792–1822 :
Poète anglais, figure emblématique du Mouvement Romantique.
- « Ce n’est qu’en estompant et déguisant l’aspect de la chair morte par des préparations culinaires qu’on peut la rendre susceptible d’être mangée ou digérée et que l’horreur brute de la vision du sang ne provoque pas une répugnance et un dégoût intolérables
Isaac Bashevis Singer – 1904–1991 :
Ecrivain polonais, naturalisé américain, Prix Nobel de Littérature 1978.
- « On affirme souvent que les hommes ont toujours mangé de la viande, comme si c’était une justification pour continuer à le faire. Selon la même logique, nous ne devrions pas chercher à empêcher un homme d’en tuer un autre étant donné que cela aussi a toujours été. »
- « Nous sommes tous des créatures de Dieu ; il n’est pas conciliable d’invoquer Grâce et Justice et de continuer à manger la viande des animaux qui ont été abattus par notre faute. »
Philosophe grec de l’Antiquité.
- Socrate était végétarien et ne portait jamais de cuir ou de fourrure animale. Tout comme Pythagore, il soutenait que l’habitude de manger de la chair animale poussait les humains à la violence et aux guerres.
Rabindranath Tagore
Ecrivain indien, prix Nobel de Littérature 1913.
- « Nous n’arrivons à avaler de la viande que parce que nous ne réfléchissons pas à la cruauté et au péché que nous commettons. Mais, une fois notre pitié éveillée, si nous persistons à tordre le cou à nos sentiments juste pour ne pas nous démarquer de ceux qui font de la Vie leur proie, c’est une offense à tout ce qu’il y a de bon en nous. »
Nikola Tesla
Physicien et électronicien croate.
- « Beaucoup de peuples qui s’alimentent presque exclusivement de légumes montrent des conditions physiques parfaites et sont très forts. »
Henry David Thoreau
- « Il n’y a aucun doute pour moi qu’il entre dans le destin de l’humanité, parce qu’elle se perfectionne progressivement, de cesser un jour de manger des animaux. »
Léon Tolstoï
- « Si quelqu’un aspire à une vie vertueuse, son premier acte doit être de s’abstenir de faire du mal aux animaux ».
- « De tuer les animaux à tuer les hommes il n’y a qu’un pas, tout comme de faire souffrir les animaux à faire souffrir les hommes. »
- « L’homme peut vivre et rester en bonne santé sans avoir besoin de tuer des animaux pour s’alimenter. Par conséquent, se nourrir de viande rend co-responsable de l’assassinat d’animaux perpétré juste pour satisfaire notre palais. Agir de cette façon est immoral. C’est un fait tellement simple et il n’est sans doute pas possible de ne pas être d’accord. »
- « Si l’homme cherche sérieusement et honnêtement la voie de la morale, la première chose qu’il doit abandonner est la consommation de viande. »
- « Le végétarisme vaut comme critère de base avec lequel nous pouvons reconnaître si l’homme aspire sérieusement à une perfection morale. La nourriture carnée est un résidu primitif ; le passage à une alimentation végétarienne est la première manifestation de l’instruction. »
- Léonard de Vinci
Peintre, sculpteur, ingénieur et architecte, artiste italien dont le génie est universellement reconnu.
- « J’ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance et le temps viendra où les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent maintenant le meurtre de leurs semblables. »
- « Tu as défini l’homme comme le Roi des Animaux ; moi par contre, je dirai que l’homme est le roi des fauves féroces parmi lesquels tu es le plus grand. N’as-tu pas effectivement tué et mangé les animaux pour satisfaire les plaisirs de ton palais, te transformant toi-même en tombe pour tous ces animaux ? La nature ne produit-elle pas de la nourriture végétale en quantité suffisante pour te rassasier ? »
- François Marie Arouet, dit « Voltaire » :
« Il est certain que ce terrible bain de sang continuellement perpétré dans nos abattoirs et dans nos cuisines ne nous apparaît plus comme un crime ; au contraire, nous considérons ces abominations, qui souvent s’accompagnent d’une odeur pestilentielle, comme une bénédiction du Seigneur et dans nos prières nous le remercions pour les créatures que nous avons tuées. »
« Mais existe-t-il quelque chose de plus abominable que de se nourrir continuellement de viande de cadavres ? »
- « Comme la vue d’un taureau sacrifié aux dieux était devenue pour nous un opprobre, nous avons caché le bain de sang quotidien dans des abattoirs lavés à l’eau de l’attention de tous ceux qui se repaissent de morceaux de cadavres d’animaux domestiques préparés pour qu’ils ne soient pas reconnaissables. » Richard Wagner
- « La conscience chrétienne ne peut tolérer que le cinquième Commandement « Tu ne tueras point » exclurait les animaux d’abattoir. Qui a visité un abattoir est plus ou moins choqué ou dégoûté. Presque tous en arrivent à reconnaître que tuer de façon si bestiale les animaux, qui ont été élevés et engraissés pour ensuite être mangés, n’est pas digne de l’humanité. » Günther Weitzel, chimiste allemand
- « Tout comme Zénon, il me déplaît de « digérer des agonies ». Marguerite Yourcenar
- « Soyons subversifs, révoltons nous contre l’ignorance, la cruauté, qui d’ailleurs ne s’exercent si souvent contre l’homme parce qu’elles se sont fait la main sur les bêtes. Rappelons nous, puisqu’il faut toujours tout ramener à nous même, qu’il y aurait moins d’enfants martyres et DE WAGONS PLOMBÉS AMENANT À LA MORT LES VICTIMES DE QUELCONQUES DICTATURES,si nous n’avions pris l’habitude des fourgons ou les bêtes agonisent « . M Yourcenar
- « Le connard ne manque pas de brandir l’argument massue des chasseurs, des aficionados, des pêcheurs à la ligne ou ‘au gros’, des vivisecteurs et des arracheurs d’ailes de mouches : ‘Occupons-nous d’abord des misères humaines, hélas encore si nombreuses ! Quand il n’y aura plus un seul petit enfant affamé dans le Tiers-Monde, plus un seul opposant torturé, plus une seule injustice chez les hommes, plus une seule guerre … alors, peut-être pourrons-nous nous offrir le luxe de nous inquiéter de la souffrance animale.’ Ca, ça fait toujours sont petit effet, ça. L’assemblée se tait et hoche la tête … Demande-lui seulement, au tartuffe, ce qu’il fait pour les petits enfants affamés, lui, et pour les droits de l’homme, lui. N’aie pas peur, il restera comme un con … Dis-lui alors que, toi qui te bats pour les bêtes, tu te bats AUSSI pour les enfants affamés et pour les droits de l’homme. Car il n’est qu’un combat, un seul, contre un ennemi, un seul, et cet ennemi s’appelle souffrance, peur, mort. La pitié, l’amour, ne se divisent pas … »
François CAVANNA
- » Choisir un mode de vie végétarien, c’est de façon pratique franchir une étape vers la cohabitation pacifique avec le reste de la création, une étape vers la réduction du nombre de mises à mort institutionnalisées dans le monde actuel « .
Andrew Linzey
- « Chacun de nous se trouve quotidiennement au point où il faut décider s’il veut participer à la solution ou rester une part du problème. »
J.V Uexküll
- « Si vous n’êtes pas vegan, devenez-le. C’est vraiment facile. (…) c’est la chose juste à faire. Nous disons tous que nous rejetons la violence. Alors prenons au sérieux ce que nous disons. Faisons un pas important pour réduire la violence dans le monde en commençant par ce que nous mettons dans nos bouches et nos corps. »
Gary L. Francione
- « Les animaux dans le monde existent pour leurs propres raisons. Ils n’ont pas plus été créés pour les humains que les Noirs l’ont été pour les Blancs ou les femmes pour les hommes. »
Alice Walker
- « Il est sûr qu’il faut être mentalement déficient ou être la descendance logique d’une ignorance ténébreuse pour admettre de se distraire de la cruauté sur les animaux, mais utiliser l’instrument de la rhétorique pour que cette cruauté persiste, transformée en un droit humain, est l’acte démoniaque par excellence. »
Alvaro MUNERA, torero repenti.
- « L’Homme meurt, l’Animal périt. »
Heidegger
- « L’homme est-il encore un homme, un être de culture, un honnête homme quand il écorche, humilie, torture et tue un animal afin que jouisse la plus grande salope que la terre ait jamais portée : La foule ? »
Christian Laborde.
Pythagoriis interdictum erat ne fabis vescerentur 😉
Étienne,
Ce type de vidéo devrait obligatoirement être inséré dans les plages publicitaires.
C’est un devoir républicain que d’informer et former les citoyens.
À quoi sert vraiment le CSA, si ce n’est qu’à moraliser l’immoral…
Cette dernière vidéo fait mal à mon humanité.
Komdotr
Analogie incontournable, la regardant, j’ai pensé à ce bonhomme qui grimpait sur le toit pour mettre la charge de zyklon B dans le conduit …
Ayons pitié de lui.
Nous aurions pu être lui.
;;;;;;;;;;
« Si le salaire inconditionnel existait, les gens qui occupent certains emplois seraient ils au même poste de travail ? »
C’est une question qu’on nous pose souvent.
Mais n’oublions pas qu’elle concerne aussi tous les « emplois de complicité », je veux dire tous ceux qui participent d’une manière ou d’une autre à l’édification et à la maintenance de l’horreur.
Et si nous répondons que les humains ne sont pas paresseux (« la preuve les retraités bossent »), ou qu’un tour de rôle serait possiblement institutionnalisable, un service civil en quelque sorte, la question demeure pour les tâches les plus horribles :
certains ne continueraient ils pas à s’y coller ?
Je suis persuadée que non (mais ça peut se discuter), si bien qu’à mon avis, le salaire inconditionnel impliquerait une expansion de conscience et réduirait substantiellement … notre consommation de viande et rehausserait la fraternité entre espèces 😉
Car c’est le chantage à l’emploi qui impose aux gens de participer à ce qui est contre nature ; et l’intrication des rôles de tous et chacun au sein d’un tissu économique malsain permet de rendre la complicité anonyme.
La civilisation de la carotte transforme chaque individu en collabo.
Bonjour,
Quelque chose me dit que si le salaire inconditionnel était une réalité, bien des barèmes de salaires seraient en révolution.
Le volontariat à la pénibilité sera mieux rémunéré que la qualification (la qualification a déjà eu un coût avant l’emploi, pas le courage).
Le technicien de surface verrait son salaire dépasser celui du technocrate, et bien des injustices salariales se régleraient en cascade.
Dans l’esprit de Pascal qui dit : « Il est dangereux de trop faire voir à l’homme combien il est égal aux bêtes, sans lui montrer sa grandeur. Il est encore dangereux de lui trop faire voir sa grandeur sans sa bassesse. Il est encore plus dangereux de lui laisser ignorer l’un et l’autre. Mais il est très avantageux de lui représenter l’un et l’autre ».
Je viens contre-balancer la sinistrose bien réelle mais à laquelle il faut lui adjoindre l’idée du beau, même si c’est un rêve, car sans rêve l’âme meurt et il faut absolument qu’elle survive notre âme si nous voulons que notre monde accouche d’un autre Monde !
Bonsoir,
La vidéo message 80.
Je ne l’ai pas encore vu, mais cela pourrait bien être un passage du film SAMSARA, il me semble reconnaître la patte de Ron Fricke le réalisateur de BAKARA.
Le faucon et le pigeon
Il existait un roi très juste. On disait même qu’il était le roi le plus juste de la terre. Un jour, un pigeon vint s’abattre sur la cuisse du roi et lui demanda sa protection.Je te l’accorde, lui dit le roi.
A l’instant même, un faucon maigre se posa sur une branche voisine et dit au roi :
-Ce pigeon m’appartient. Donne-le moi.
-Non, dit le roi. On ne livre pas un animal effrayé à son ennemi.
- Tous les justes de la terre, lui fit remarquer le faucon, disent que toi seul mérites le nom de juste ? Ce pigeon doit calmer les angoisses de ma faim. Livre-le moi.Le roi abaissa son regard vers le pigeon, qui semblait apeuré, et dit au faucon :
-Regarde ses formes tremblantes. Il m’a confié son existence : je ne peux pas l’abandonner.
-C’est par la nourriture que tout subsiste, déclara le faucon. Sans nourriture, pas de vie.
Depuis l’origine des temps, par la succession régulière des choses, ce pigeon a été désigné pour être ma nourriture aujourd’hui. Donne-le moi.
-Ma parole, dit le roi, est plus forte que le destin.
- Plus forte que le Dharma ? (Dharma= La loi de la droiture, La Loi avec une Majuscule, de la marche correcte du monde)
-Assurément, répondit le roi.
Le faucon parut alors frappé de faiblesse.
- Privé d’aliment, dit-il, mon souffle me quittera. Avec moi périront mon épouse, mon fils : une foule de vies contre une seule vie. La vertu qui détruit la vertu est une fausse vertu, je te le dis, une vertu cruelle.La vraie vertu surmonte les contradictions, nécessairement. Elle pèse le pour et le contre et décide pour ce qui est juste. Une vertu qui ne décide pas n’est pas la vertu.
- Le roi, qui écoutait attentivement le langage de l’oiseau répondit :
-Ce que tu dis est plein de sens. Mais comment l’abandon d’un être vivant, qui a besoin de secours, comment cette action peut te sembler bonne ? Tu peux manger autre chose, un taureau, un sanglier, une gazelle !
-Les faucons ne mangent pas les sangliers. Les faucOns mangent les pigeons. C’est une loi éternelle, c’est le Dharma des faucons.
-Je te donne ce que tu veux ! s’écria le roi. Je te fais apporter un bœuf entier ! Je te donne tout mon bétail, tout mon royaume ! Mais je ne te donne pas ce pigeon.
Après réflexion, le faucon dit :
-Je n’accepterai qu’une chose.
-Dis-moi.
-Si tu as un tel amour pour ce pigeon, coupe un morceau de chair de ta cuisse droite, du même poids que cet oiseau, et donne-le moi.
-Qu’on apporte une balance ! ordonne le roi. On apporta une balance.On plaça le pigeon tremblant sur un des plateaux.Le roi saisit une lame effilée, se coupa un morceau de chair et le mit sur l’autre plateau. Mais le poids de l’oiseau dépassait celui de la chair. Le roi se trancha un autre morceau de cuisse et le jeta dans la balance, qui ne bougea pas. Il se coupa un autre morceau, et un autre encore. Mais le pigeon tait encore plus lourd que sa chair.
Le roi se coupa l’autre cuisse. Il coupa ses bras, sa poitrine, il coupa toute sa chair. A la fin, n’étant plus qu’un squelette sanglant, il monta lui-même sur le plateau. Et la balance ne bougea toujours pas.
Le corps du pigeon était plus lourd que celui du roi.
-Nous sommes venus ici pour te connaître, le pigeon et moi, toi qu’on dit l’homme le plus juste du monde.Et les deux oiseaux s’envolèrent ensemble.
Extrait Le Mahabharata sous la direction de Jean-Claude Carrière
Côté positif : si tous nos déchets sont naturellement et systématiquement concentrés en cinq endroits du globe, et si les fragments de plastique attirent et concentrent les PCB présents partout dans l’eau, ça facilitera le nettoyage, non ?
En attendant, il faudra que nos « frères animaux » (ceux qu’on martyrise et même qu’on mange, carrément, en plus de les empoisonner) patientent…
Étienne.
THE PLASTIC FISH TOWER
« La plaque océanique de déchets a été une inspiration pour les gagnants de la compétition Evolvo 2012. C’est en effet l’équipe Sud-coréenne composée de Kim Hongseop, Cho Hyunbeom, Yoom Sunhee et Yoom Hyungsoo, qui a conçu un gratte-ciel entre les fonds marins et le ciel, visant à recycler les déchets marins plastiques.
Au beau milieu de l’océan Pacifique se trouve une île de déchets qui composent 8,1% la taille de l’océan tout entier. Elle est connu sous le nom « Great Pacific Garbage Patch » (GPGP ou Grande plaque de déchets du Pacifique-nord), et a une masse estimée à plus de 100 millions de tonnes, 20 millions de km² d’envergure (soit deux fois les États-Unis). Les débris se réunissent à cet endroit en particulier qui est appelé la Région de Convergence Subtropicale. Il s’agit du lieu où les courants océaniques aboutissent et causent un grave préjudice à l’écosystème au sein d’une vaste zone environnante. (…) »
Suite de cet article »>
HAWAI BANNIT LES SACS EN PLASTIQUE !
« Lorsque le gouverneur du comté d’Honolulu a signé dans le registre de loi, l’interdiction des sacs en plastique la semaine dernière, et que le Conseil du comté a approuvée, Hawaï est devenu le premier état des USA où chaque ville est couverte par une interdiction de sac en plastique. Cela n’a pas été fait par une législation étatique, mais par tout le comté constitué de quatre conseils, donnant ainsi un excellent exemple de militantisme local et des décideurs, qui ont ensemble traité la question grave de la pollution par le plastique – voir notre sujet sur le continent océanique de déchets. (…) »
Suite de cet article ici »>
(articles de Sébastien B.)
Morpheus
Simples souvenirs personnels :
Janvier 2004, Ahmedabad , 5h du matin :
(((Ahmedabad est la ville de l’ashram de Gandhi)))
Les rues sont jonchées de sacs en plastique, des milliers de sacs.
Mes pas soulèvent le froissement de cette matière, sans pouvoir l’éviter.
C’est bien moins poétique que les feuilles mortes des forêts savoyardes en automne …
Le pire : au détour d’une ruelle, je découvre des gens qui se chauffent avec un feu de ces sacs, et en respirent les vapeurs toxiques. Je bloque ma respiration, et passe mon chemin ; mais eux restent, à vivre dans cette horreur.
Un autre jour, le programme est d’aller visiter un temple situé à une quinzaine de kilomètres. La marche lente permet de mesurer l’ampleur du désastre : il me faudra plus de dix kilomètres pour atteindre en rase campagne une zone sans plastique …
__
C’est en 1952, j’étais enfant, que j’ai vu, c’était en train, mon premier gobelet jetable. Et il était en carton !!!
Et c’est deux ans plus tard qu’à l’école j’ai tenu en main mon premier objet plastique : la couverture d’un cahier, qui sentait le formaldéhyde.
Je ne me doutais pas alors de l’invasion qui allait suivre, telle que de nos jours, pour les citadins, et même pour les campagnards, il n’est pratiquement pas possible d’absorber un aliment qui à un moment ou à un autre n’ait été en contact rapproché/confiné avec du plastique. Depuis des annnées, je soupçonne cela d’être l’une des causes de l’emballement de la maladie cancer, et d’autres maux.
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Ce qui caractérise notre décivilisation, c’est l’expansion exponentielle de chacune de ses options déraisonnables.
C’est vrai pour tout, pour le plastique comme pour la finance : nos malheurs ont un dénominateur commun, l’ubris.
La non-démocratie y est sûrement pour quelque chose, qui soumet l’organisation et la décision au mécanisme compulsif du profit à court terme, sans vision réfléchie de l’avenir, dans la paresse des solutions de facilité les plus morbides.
L’espèce humaine ne gouverne plus la terre mais la détruit, et se détruit, pour une simple raison :
elle a abandonné son destin et la maîtrise des choix aux « personnes morales » les plus immorales et les moins soucieuses de la survie de la vie.
La gestion n’est plus réfléchie mais cybernétique, confiée à des entités inhumaines. Point n’est besoin d’aller au cinéma pour un film de science-fiction : Léviathan gouverne, maintenant.
Ce qui rend d’autant plus évidente la nécessité de la démocratie, urgente.
zieutez 🙂
Merci Ana.
Je me permets ce lien, ETIENNE, complètement hors-sujet et comme à mon habitude, mais cet amalgame entre toutes ces causes et ces conséquences que je ne puis m’empêcher.
http://uriniglirimirnaglu.unblog.fr/2013/06/05/%c2%a4-a-tous-les-pilotes-pour-en-savoir-plus-sur-la-geo-ingenierie-et-les-chemtrails-par-david-lim-royaume-uni-mars-2013/
À pur titre informationnel et tant que ce doute ou cette intuition perdureront_mais encore un espace public digne de ce nom où y déposer des choses essentielles, jusqu’à preuve du contraire.
Merci
(@89)
écran noir et ce n’est pas le seul, cela ne concerne que mon écran ou d’autres ont le même soucis ?…
(@89)
Adorable !
J’ignore d’où ça venait pour l’écran noir, en tout cas, merci
Tout au contraire des infinies et révoltantes cruautés (des prétendus « hommes ») contre les animaux dénoncées ci-dessus,
voici une forme admirable de respect du vivant, je trouve :
Retour à la bergerie,
hommage à Knud Viktor
http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-du-son-retour-a-la-bergerie-hommage-a-knud-viktor-2013–09-13
Une Vie de Cochon – Un autre regard sur votre jambon…
http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/une-vie-de-cochon-un-autre-regard-41920
une vie de cochon_1/2 par tchels0o
une vie de cochon _2/2 par tchels0o
Projet de DUDV (déclaration universelle des droits du vivant)
Nous sommes quelques uns à y penser.
Ce sont bien entendus les humains qui l’écriront, pas les cochons, ce qui pose un problème de conflit d’intérêts. Et nous ici particulièrement savons à quelle iniquité peut conduire le conflit d’intérêts quand le petit nombre (en l’occurrence l’espèce humaine) se propose d’écrire les règles de protection du grand nombre (l’ensemble des espèces, bacille de Koch compris héhé) : Jamais le petit nombre, élu par le destin de l’évolution, n’écrira le texte qu’il devrait craindre.
Les aristochats qui nous gouvernent et qui se chargent autistiquement de la maintenance de nos textes sacrés protecteurs du grand nombre, ceux là ne sont pas dans le même schéma psychologique que ces simples citoyens qui se mettent à avoir envie d’écrire le droit de protection du vivant :
Les premiers ont à craindre une révolte de la foule humaine tandis que les seconds ne sont aiguillonnés que par leur conscience. Mais ce dernier outil est je l’espère plus authentique que l’arrivisme et la peur, et le fait que l’impulsion créatrice soit spontanée, générée uniquement par l’empathie trans-spéciste, cela est bon présage, pour les cochons, ou les lapins.
Ne croyons pas que la problématique est simple et qu’il suffirait de renoncer au jambon-beurre pour atteindre la perfection ultime. Non, une telle écriture pose des cas de conscience, qui pourraient bien engendrer entre les rédacteurs des pugilats verbaux au moins aussi dégradants pour l’union sacrée que le sont de dogmatiques théories dites de droite, ou de gauche.
Oups, c’est pas clair.
Peut être dois-je illustrer d’un exemple.
Prenons la paire de bœufs :
Tous ceux qui ont dépassé le BEPC option conscience universelle seront d’accord pour dire et écrire qu’il n’est plus question de manger ces gentilles bestioles de 300 kg de barbaque rouge et appétissante : L’amour peut donner motivation à se serrer la ceinture et à se rabattre sur les fayots, source honorable de protéines (y en a d’autres)
Mais ensuite se posera la question : doit on continuer à atteler les bœufs à la charrue (avant la charrue ou après n’est pas la question !) ?
Et là, instantanément, deux écoles de pensée se dessinent.
A ma gauche, les vegans, qui refusent toute exploitation de l’animal, de la laine au miel en passant par le caviar.
A ma droite, les socio démocrates, qui se fondant sur l’article 23 de la DUDH (celle de l’homo sapiens, donc) estiment que tout citoyen a droit à un emploi, fut il bœuf ou cochon.
Ces gens de droite craindront que, si on prive les bœufs veaux vaches cochons de leur emploi, les espèces dites domestiques ne disparaissent lentement mais sûrement.
Mais alors le parti de gauche s’écrira qu’il suffit de leur accorder de grands espaces naturels.
Mais alors le parti de droite s’exclamera que le droit sacré à la propriété ne permet pas cela.
Mais alors la gauche stipulera qu’il faut accorder le droit de propriété aux bêtes, même si c’est aux humains de veiller à l’application de ce droit.
Et le centre dans tout ça ? Lui, il fera remarquer que renoncer aux terres arables pour offrir Eden aux cochons nous priverait des susdits fayots et autres flageolets.
Des partis dissidents se mêleront peut être au débat, grâce aux réseaux sociaux, puisque les médias « officiels » appartiennent aux abattoirs, ceux de Rungis comme ceux de Verdun, et glisseront l’idée que l’humain s’offre trop de siestes crapuleuses et que c’est son effectif surabondant qui pose problème.
Couac ilensoit, On voit ici qu’il est bien probable que le petit nombre, comme dit plus haut en conflit d’intérêts, n’écrira pas un texte qui le priverait de son hégémonie, même si, en ses rangs, quelques illuminés seraient prêts, par ce sacrifice, à étendre la fraternité républicaine aux trois règnes : minéral, végétal, animal.
Mais dans l’esprit de Tolstoï, il demeure possible de renoncer à notre infamie, sans nous priver, et ce texte de la DUDV, nous pouvons/devons donc quand même l’écrire, en allant non pas jusqu’à l’infini jahiniste mais au moins au-delà des intérêts de mon banquier, actionnaire chez cocheaunou.
http://timtimsia.blogspot.ch/2013/11/like-boss.html
Couac ilensoit, entièrement d’accord, comme on peut très bien se passer de tout banquier et autres traders, ces parasites, ces intermédiaires inutiles et MALFAISANTS, ces maux et ces déséquilibres et ces causes à tous nos problèmes et cette infinité d’injustices malmenant autant l’espèce humaine que les autres règnes vivants !
Oui, ce bon sens, ce juste milieu, cette éthique, cette conscience, cette évidence à ressentir toutes ces cruautés, toutes ces abjections, toute cette indignité humaine qu’il y a d’être capable du meilleur et du plus juste sans pour autant user de toute cette intelligence en nous qu’on dit pourtant exceptionnelle…
A proscrire, en tout cas, certains extrêmes comme cette atteinte au vivant comme à la Conscience… voir cette horreur et toute cette inhumanité en @26…
Merci Furax 🙂
Étienne.
L’ antibiorésistance : mort d’environ 25.000 Européens par an
C’est bien la la première fois depuis l’ouverture de ce blog, que j’invite un autre auteur à publier un billet ici.
Pauline Le Diouris est étudiante en licence pro journaliste à l’IUT de Lannion. Dans le cadre de ses travaux autour de l’alimentation, elle a effectué ce travail :
Les animaux d’élevages antibiorésistants
L’Anses a présenté les derniers résultats de ses travaux sur la résistance de plus en plus de bactéries aux antibiotiques chez les animaux d’élevage due à une consommation excessive. « La résistance progresse en particulier dans la filière poules et poulets », s’alarme Enviro 2B, car l’antibiorésistance « peut conduire à des impasses de traitements ».
« On a longtemps cru que la chimie allait relever tous les défis. On se rend compte aujourd’hui qu’il y a de moins en moins de nouveaux antibiotiques dans l’arsenal thérapeutique. Il faut donc ralentir le rythme en médecine vétérinaire », explique Philippe Le Coz, vétérinaire, dans Paysan Breton (document PDF). En Bretagne, la région serait particulièrement touchée. « Les dépenses en antibiotiques sont plus élevées dans les élevages bretons. Ceci est en relation avec un sanitaire plus difficile », explique le péridodique Paysan breton.
Antibiotique-animaux
Le parlement européen lance une lutte contre l’antibio résistance
Ce phénomène d’antibioresistance, selon le Ministère de l’agriculture , « provoque la mort d’environ 25.000 Européens par an ». Le Parlement européen a lancé jeudi 17 novembre un plan qui vise les « antimicrobiens très importants pour l’homme pour soigner les animaux d’élevage, un problème qui « fait l’objet de préoccupations croissantes ».
Le Parlement européen a aussi a adopté une loi face à la menace pour la santé publique de la résistance aux antimicrobiens le 27 octobre 2011. Cette loi a a pour objectif de créer « de nouveaux efforts dans la lutte contre la résistance aux agents antimicrobiens en médecine humaine, notant également que l’accent doit notamment être mis (….) sur la synergie avec les mesures destinées à lutter contre la résistance aux antimicrobiens dans la médecine vétérinaire, l’alimentation animale et les cultures agricoles ».
Quels effets sur l’homme ?
« Dans certains cas, la responsabilité de l’utilisation d’antibiotiques en médecine vétérinaire dans l’apparition de résistance chez l’homme est bien réelle. »,affirme la journaliste santé Anne-Sophie Glover-Bondeau sur le site Doctissimo. Elle affirme que « les bactéries résistantes peuvent être transmises de deux manières, par voie alimentaire ou par contact direct avec les animaux. À l’inverse, la transmission de l’homme à l’animal est également possible. »
Pour aller plus loin : Le dossier de l’Anses sur l’antibioresistance.
Source : http://yann-savidan.com/2011/11/l‑antibioresistance-mort-denviron-25000-europeens-par-an.html
États-Unis : La justice saisie pour déterminer
si les chimpanzés sont légalement des hommes
http://www.20minutes.fr/monde/etats_unis/1258719–20131203-etats-unis-justice-saisie-determiner-si-chimpanzes-legalement-hommes
JUSTICE – Une organisation de défense des animaux a saisi la justice au nom de Tommy, un chimpanzé actuellement en cage…
Les chimpanzés peuvent-ils prétendre aux droits de l’homme ? Une organisation de défense des animaux vient en tout cas de saisir la justice américaine pour faire établir qu’ils sont « légalement des personnes ».
Le « Non Human Rights Project », a saisi lundi la justice à Johnstown, dans l’Etat de New York, au nom de Tommy, un chimpanzé actuellement en cage sur un terrain pour caravanes dans la localité toute proche de Gloversville. Elle prévoyait de faire de même mardi à Niagara Falls (État de New York) au nom de Kiko, un chimpanzé sourd, à Niagara Falls, propriété d’un particulier, et jeudi pour deux autres primates, Hercules et Leo, propriétés d’un centre de recherches à Long Island.
« Notre dossier sera entendu, tôt ou tard »
L’association, qui se présente comme la seule organisation travaillant à la défense « des espèces autres que la nôtre », demande à la justice de reconnaître aux chimpanzés leur « liberté de mouvement », et d’ordonner qu’ils soient envoyés dans un sanctuaire pour primates en Amérique du Nord, afin qu’ils puissent vivre « parmi les leurs dans un univers aussi proche que possible de l’état sauvage ».
L’association a fait la demande d’un mandat d’habeas corpus, qui énonce la liberté fondamentale de ne pas être emprisonné sans jugement. Elle souligne que les tribunaux de New York avaient permis aux esclaves d’utiliser le mandat (d’habeas corpus) pour établir qu’ils n’étaient pas une propriété et avaient droit à la liberté. « Notre dossier (…) établit clairement pourquoi ces êtres autonomes, au comportement complexe, ont le droit légal de ne pas être emprisonnés », affirme l’association à propos des chimpanzés.
La justice peut accepter ou non de se saisir du dossier, mais si elle refuse, l’organisation a déjà prévu de se pourvoir en appel. « Notre dossier sera entendu, tôt ou tard », a‑t-elle affirmé.
Source : http://www.20minutes.fr/monde/etats_unis/1258719–20131203-etats-unis-justice-saisie-determiner-si-chimpanzes-legalement-hommes
http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/marius-le-girafon-inutile-148115
c’est à vomir… non, j’ai simplement envie de pleurer, en silence, les yeux déjà embués
Charal vu de l’intérieur
L’humain n’est pas propriétaire de la Terre et de la Vie : son intelligence ne lui confère pas un droit mais une responsabilité.
Si le loup n’est pas responsable de ses actes, l’humain l’est, et en cela réside sa supériorité …
Qu’il n’assume pas.
Tant que nous ne nous sentirons pas solidaires du vivant, nous serons incapables d’être solidaires entre nous.
Et tout crime perpétré contre l’animal nous prépare au crime contre l’humanité.
ENTRAIDE NATURELLE ENTRE ÊTRES VIVANTS :
un dauphin demande de l’aide à un plongeur
http://www.blog-les-dauphins.com/dauphin-demande-aide-plongeur/
« Voici les images d’un sauvetage hors du commun ! Lors d’une plongée de nuit à Hawaï, un dauphin, enchevêtré dans une ligne de pêche, s’est présenté à un homme. Il avait besoin d’aide, l’a fait comprendre au plongeur et s’est laissé faire. La scène en vidéo.
Vendredi 18 janvier, des plongeurs effectuaient une expédition de nuit, au large de Kona, à Hawaï. À l’aide de leur lampe torche, ils profitaient du ballet des raies mantas (Manta birostris) qui se délectaient de plancton. Si le moment était déjà plutôt extraordinaire, tous se souviendront de cette plongée, mais pour d’autres raisons. Ces personnes ont été témoins d’un incroyable échange entre le dauphin et l’Homme. »
Un dauphin vient demander de l’aide à Keller Laros, moniteur de plongée à Hawaï. Il s’est coincé la nageoire pectorale gauche avec une ligne de pêche et nageait avec difficulté. © Keller Laros, Mantarayshawaii
Attiré par la lumière, un grand dauphin (Tursiops) s’est approché d’un plongeur. Le comportement de l’animal était clair : il avait besoin d’aide. La pauvre créature s’était empêtrée dans une ligne de pêche. Celle-ci, coincée entre la nageoire pectorale gauche et le bec, l’empêchait de nager correctement. Si plusieurs événements d’échanges entre l’Homme et le dauphin ont déjà été reportés, celui-ci est particulièrement épatant. En effet, c’est l’animal qui s’est approché du plongeur et qui lui a clairement demandé assistance.
Dans un geste inattendu, le dauphin s’est présenté au plongeur, Keller Laros. Il s’est positionné de manière à ce que le plongeur puisse couper la ligne de pêche. Le dauphin a patiemment attendu que la ligne soit coupée, en roulant sur le dos pour ajuster sa position et ainsi faciliter la tâche au plongeur. L’animal est même remonté en surface un court instant pour une bouffée d’air, puis est revenu auprès de Keller Laros pour être enfin libéré totalement. Encore un témoignage de l’intelligence de ce mammifère marin et de sa capacité d’échange avec l’Homme. « Une expérience à couper le souffle », d’après Keller Laros. »
Source : http://www.blog-les-dauphins.com/dauphin-demande-aide-plongeur/
Horreur dans un élevage de lapins en Bretagne
Les secrets du marketing
(ou, préférer ne pas voir ni savoir la souffrance des animaux ne nous retire aucunement notre responsabilité, cela nous rend complice)
http://www.youtube.com/watch?v=NwMVVaygH7U#t=401