Prisonniers du gouvernement

5/04/2006 | 58 commentaires

Le 29 mai 2005, nous avons pu dire non au TCE, mais seule­ment parce que notre « roi répu­bli­cain » a bien vou­lu nous deman­der notre accord.

Or c’est très excep­tion­nel et non repro­duc­tible et, à mon avis, on ne repren­dra pas de sitôt nos « repré­sen­tants » à nous deman­der notre avis sur quoi que ce soit : le droit d’ex­pres­sion d’ac­cord, les élec­tions sans doute, mais seule­ment si nous consen­tons à suivre nos maîtres…

Le CNE et le CPE sont, pour la France, à leur tour, des révé­la­teurs d’une dérive tyran­nique : nous sommes à l’é­vi­dence pri­son­niers de notre gou­ver­ne­ment qui, grâce à une scan­da­leuse Consti­tu­tion et à une pro­pa­gande bien rôdée, peut fort bien mar­cher sur la tête des par­le­men­taires et de son propre peuple sans encou­rir la moindre sanction.

Si vous regret­tez votre impuis­sance chro­nique, haïs­sez cette Consti­tu­tion de 1958 qui nous prive du réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire (RIP), pro­tec­tion déci­sive contre les abus de pou­voir et déduc­tion hon­nête du droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes.

Il ne tient qu’à nous de chan­ger de régime et de bâtir nous-mêmes notre Consti­tu­tion capable de pro­té­ger tous les citoyens, qu’ils soient de gauche comme de droite ou du centre, riches ou pauvres, pro­prié­taires ou pas.

Met­tons fin à notre ser­vi­tude volon­taire et pas­sons enfin, ensemble, de la 5ème Répu­blique à la 1ère Démo­cra­tie.

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Étienne

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58 Commentaires

  1. Merome

    100% d’ac­cord, mais comment ?

    A noter que le site de Ségo­lène Royal met en avant la notion de « démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive ». Ca per­met­tra au moins de ne pas se pin­cer le nez si l’on met un bul­le­tin socia­liste dans l’urne (ce qui n’est encore pas gagné !).

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  2. Étienne

    Pour divi­ser le pou­voir consti­tuant et les pou­voirs consti­tués, nous avons, en France, une vraie oppor­tu­ni­té, non uto­pique, qui est l’é­lec­tion pré­si­den­tielle (celle-ci ou la suivante) :

    Un can­di­dat à la pré­si­dence qui s’en­ga­ge­rait à déclen­cher, immé­dia­te­ment après son élec­tion, un pro­ces­sus consti­tuant tenant rigou­reu­se­ment à l’é­cart à la fois les hommes actuel­le­ment au pou­voir et ceux qui le seront dans les pro­chaines années (en décla­rant l’inéligibilité durable des consti­tuants), un can­di­dat qui s’en­ga­ge­rait éga­le­ment à quit­ter ses fonc­tions juste après le réfé­ren­dum pour rendre aux acteurs poli­tiques actuels leurs rôles poli­tiques res­pec­tifs dans le pays, ce can­di­dat-là pour­rait jouer un rôle his­to­rique dans l’é­vo­lu­tion de la démo­cra­tie.

    On me répond sou­vent : « mais les consti­tuants ain­si élus vont avoir, eux aus­si, un grand pou­voir, on n’en sort pas : il y a un moment où il faut faire confiance à nos élus. »

    Certes, les consti­tuants vont avoir un grand pou­voir. Mais ce n’est pas le même : il n’est pas du tout ques­tion pour moi de conchier tout pou­voir quel qu’il soit. Il est seule­ment ques­tion, et c’est déci­sif pour nous tous, de divi­ser les pou­voirs pour nous pro­té­ger de leur abus.

    Ain­si, en impo­sant de divi­ser le pou­voir consti­tuant et les grands pou­voirs consti­tués (gou­ver­ne­ment, par­le­ment, jus­tice, à qui il est urgent d’a­jou­ter le pou­voir média­tique), les citoyens feraient un grand pas vers le clas­si­que­ment pro­cla­mé mais tou­jours tru­qué « droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes » enfin hon­nê­te­ment res­pec­té, plu­tôt que tra­hi à tout pro­pos par des consti­tuants à la fois « juges et par­ties ».

    Remarque : il n’y a aucune lucarne de pos­si­bi­li­té de libé­ra­li­sa­tion équi­va­lente dans le piège ins­ti­tu­tion­nel euro­péen, plus récent et mieux ver­rouillé par les cra­to­crates et leurs com­plices médiacrates.

    À part sor­tir de l’UE pour la recons­truire autre­ment sur une base hon­nête de consen­te­ment direct des peuples concer­nés, je ne vois pas com­ment réta­blir une démo­cra­tie authen­tique dans les ins­ti­tu­tions euro­péennes à 25 et +.

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  3. Thierry

    Et si une par­tie consé­quente du peuple de France déci­dait d’un com­mun accord de ne plus acquit­ter l’im­pôt sur le revenu ?

    (Je pré­cise que je suis un par­ti­san de l’im­pôt, s’il est équi­table et redis­tri­bué dans le sou­ci du bien com­mun, ce qui est de moins en moins le cas…)

    Au delà du carac­tère sym­bo­lique et de la réfé­rence his­to­rique, appli­qué sur une large échelle, ce serait un moyen concret de s’op­po­ser à ce pouvoir.

    Qu’en pen­sez vous ?

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  4. Étienne

    Heu… Si on fait ça, on com­met tous une infrac­tion et on sera imman­qua­ble­ment punis… avec, en plus, une faible chance de de suc­cès : la défec­tion de l’im­pôt sur le reve­nu ne serait qu’une piche­nette sur le budget.

    Alors que si on élit un Pré­sident hon­nête, on reste dans la léga­li­té répu­bli­caine et on se donne une chance réelle d’é­crire rapi­de­ment une Consti­tu­tion enfin citoyenne.

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  5. jmfayard

    Inté­res­sant comme prin­cipe, mais encore une fois mon cher Étienne Chouard, je te reproche un manque de sens stra­té­gique. Je pense qu’il faut savoir faire des com­pro­mis entre le sou­hai­table et le possible.

    En effet, tu parles de pri­son­niers de notre gou­ver­ne­ment ce qui est juste quoi­qu’exa­gé­ré, mais trans­pose ceci à l’Eu­rope et ce que tu ver­ras sera encore plus effrayant : pri­son­niers d’une confé­rence inter­gou­ver­ne­men­tale réac­tion­naire parce que chaque amé­lio­ra­tion doit faire l’ob­jet d’un mar­chan­dage entre 25 gou­ver­ne­ments cher­chant cha­cun à défendre leurs petits égoismes natio­naux.

    Sais-tu que le trai­té TCE n’é­tait pas le pre­mier à essayer de réorien­ter l’Eu­rope dans une optique réso­lu­ment fédé­rale, donc plus de démo­cra­tie et d’ef­fi­ca­ci­té avec l’in­con­vé­nient de heur­ter les sou­ve­rai­nistes de chaque pays, cultu­rel­le­ment très atta­chés à la notion d’É­tat protecteur.

    En 1984 en effet, le Par­le­ment euro­péen qui alors n’a­vait AUCUN pou­voir réel, a fait une jac­que­rie démo­cra­tique et dis­cu­té puis adop­té le Trai­té Pirel­li tota­le­ment nova­teur, fédé­ral et décen­tra­li­sé (inven­tion du prin­cipe de sub­si­dia­ri­té) du nom de son prin­ci­pal par­ti­san, un grand homme ita­lien appa­ren­té com­mu­niste. On était alors exac­te­ment dans le cas que tu dis : des consti­tuants n’é­tant pas les hommes au pou­voir ont adop­té un pro­jet de traité/Constitution qui aurait boos­té l’Europe…

    Oui, mais voi­là, pro­blème : ils étaient tel­le­ment hors du pou­voir qu’ils n’a­vaient pas le pou­voir de le mettre en oeuvre ce fameux trai­té. C’est le rôle des gou­ver­ne­ments. Et pour­quoi accep­te­raient-ils de lâcher ce pou­voir ? Et là, coup de théâtre, Mit­te­rand en 1984 vient faire devant eux un magni­fique dis­cours et y déclare son sou­tien à ce pro­jet… avant de retour­ner sa veste peu après et de fon­der l’Acte unique, début de cette série de trai­tés catas­tro­phiques qui font la part belle à l’in­ter­gou­ver­ne­men­ta­li­té et l’é­co­no­mie en oubliant le fédé­ra­lisme et l’Eu­rope poli­tique : Acte unique, trai­té de Maas­tricht, trai­té de Nice. Seul le trai­té d’Am­ster­dam est venu amé­lio­rer un peu les choses (mon­tée en charge du Par­le­ment notam­ment) et … le trai­té TCE, mais les fran­cais l’ont reje­té, la rai­son la plus impor­tante étant qu’ils ont à rai­son été décus de l’Eu­rope de Maas­tricht-Nice (cruelle iro­nie quand on sait que le vote NON le per­pé­tue, non ?).

    Voir cet article pas­sio­nant sur l’his­toire du trai­té Spienlli :

    Ton prin­cipe com­bi­né à l’ex­pé­rience du trai­té Spi­nel­li nous donne une règle claire : il faut négo­cier les règles du pou­voir loin de ceux en détiennent les clés, mais tout de même suf­fi­sa­ment proche pour que ce ne soit pas juste un joli mor­ceau de papier et de nostalgie.

    Et là, j’a­voue que j’ai encore une fois un grand regret de ce que la presse fran­caise n’ait pas fait son tra­vail pour rela­ter la ges­ta­tion du trai­té TCE :

    • il n’a pas été négo­cié comme d’ha­bi­tude par une Confé­rence Inter-Gou­ver­ne­men­tale (CIG) comme tous les trai­tés réac­tion­naires pré­cé­dents (la fameuse méthode men­son­gère des petits pas, vrai­ment très petits).
    • il n’a pas été un texte magni­fique écrit par des conven­tion­nels sans pos­si­bi­li­té d’en­trer en fonc­tion comme le trai­té Spinelli.
    • il a été rédi­gé en public par une Conven­tion pour l’a­ve­nir de l’Eu­rope hors des blo­cages gou­ver­ne­men­taux qui a déli­bé­ré en public et à l’é­coute des per­sonnes exté­rieures qui ont bien vou­lu s’y inté­res­ser pour accou­cher d’un texte très nova­teur et com­por­tant des avan­cées beau­coup plus impor­tantes que d’ha­bi­tude en matière euro­péenne pour être ensuite le pavé dans la mare ser­vant de base de dis­cus­sion à une clas­sique Confé­rence Inter­Gou­ver­ne­men­tale où des gou­ver­ne­ments réac­tion­naires (Blair notam­ment) n’ont réus­si que par­tiel­le­ment à rabo­ter les avan­cées du texte, puis 14 gou­ver­ne­ments de droite (dont José Manuel BARROSO, Aznar et la Pologne) ont dit niet pen­dant près de 18 mois avant d’être défaits par l’é­lec­tion du socia­liste Zapa­te­ro en Espagne.

    La morale de l’his­toire est encore une fois iro­nique : le TCE accor­dait le pou­voir d’i­ni­tia­tive ins­ti­tu­tion­nelle au Par­le­ment euro­péen et le recours à une Conven­tion sui­vie d’une CIG. Après le NON fran­çais, ce sont les gou­ver­ne­ments qui seraient char­gés de nous sor­tir du pétrin du sta­tu-quo dans lequel ils nous ont mis et se sont mon­trés inca­pables de se sortir.
    __Allez lire cet article « Une autre Europe » pour les détails
    __

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  6. jmfayard

    Pour faci­li­ter la lec­ture, je vous reco­pie le pas­sage qui dans l’url que je cite est per­ti­nent avec mon message.

    Le plus grand cadeaux que l’on puisse faire alors à tous ceux qui veulent lais­ser l’Europe telle quelle, anti­dé­mo­cra­tique, inef­fi­cace, inca­pable de faire naître une nou­velle soli­da­ri­té pour le conti­nent euro­péen, c’est dire non à ce pro­jet. Certes, la Consti­tu­tion et donc l’Europe de demain est encore impar­faite, car la lutte est encore enga­gée. Mais il ne faut pas croire que la lutte est entre les tenants de cette Consti­tu­tion et la socié­té civile. Non, la lutte doit se dérou­ler au sein même d’une Europe en deve­nir. Il me semble qu’une ques­tion fon­da­men­tale mérite d’être abor­dées sous cette angle : le pro­blème de la révi­sion de la Consti­tu­tion c’est-à-dire la ques­tion consti­tuante en Europe.

    ‘La ten­sion entre la Conven­tion et la Confé­rence inter­gou­ver­ne­men­tale est le centre de l’affrontement’ : D’une part une Conven­tion de plus de 100 membres repré­sen­tants les par­le­ments natio­naux et le par­le­ment euro­péen ain­si que les Etats membres, dis­cu­tant de façon trans­pa­rente, à l’écoute de la socié­té civile, sou­cieuse de sa propre légi­ti­mi­té démo­cra­tique, fon­de­ment réel de son pou­voir ; de l’autre la CIG, conclave de chefs d’Etats, réunis en secret, dis­cu­tant seuls et à l’abri des regards. La Consti­tu­tion ne résout pas de manière défi­ni­tive cette ten­sion puisqu’elle pré­voit que pour révi­ser la Consti­tu­tion il faut certes réunir une Conven­tion mais que celle-ci sera sui­vie d’une CIG sta­tuant à l’unanimité. Se des­sine alors un ter­rain pour l’affrontement entre pro­gres­sistes et réac­tion­naires. Dire non à la Consti­tu­tion c’est renon­cer à cette pos­si­bi­li­té de lutte, c’est se condam­ner à attendre que les Chefs d’Etats décident encore de notre ave­nir, c’est ne pas croire qu’il est pos­sible de créer des mou­ve­ments popu­laires et démo­cra­tiques en Europe. Se réfu­gier de façon nihi­liste dans une idéo­lo­gie consti­tu­tion­nelle qui vou­drait délé­gi­ti­mer la Conven­tion au pro­fit d’une Consti­tuante élue ad hoc, c’est aban­don­ner notre ave­nir, et notam­ment la ques­tion consti­tuante à ces gou­ver­nants qui ont tant de fois fait de mau­vais choix pour l’Europe.

    http://​www​.tau​rillon​.org/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​616

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  7. Matou

    Oui, c’est donc à nous de réagir, en fédé­rant les ini­tia­tives. Il faut relayer les infor­ma­tions, construire un tis­su citoyen via les blog. Nous en avons les moyens. Fai­sons-le. Il n’est jamais trop tard pour se battre. La gou­ver­nance doit venir du peuple, par le peuple, avec le peuple.

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  8. brigetoun

    Dans les rêves les plus fous Matou ta démo­cra­tie par les blogs pour­ra déclen­cher une « démo­cra­tie de la rue » qui empê­che­ra des mesures nui­sibles (ou jugées telle) ; elle ne pour­ra pas créer une poli­tique ; pour cela, il n’y a que le Par­le­ment, avec un vrai pou­voir, vrai­ment repré­sen­ta­tif etc… Donc une 6ème Répu­blique (et non une 1ère démo­cra­tie je suis partisane)

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  9. Kazoo

    Bon­jour Étienne,

    Com­ment veux-tu repré­sen­ter ins­ti­tu­tion­nel­le­ment le pou­voir médiatique ?

    Ensuite, com­ment le diviser ?

    Peux tu m’ai­der à y voir plus clair ?

    Réponse
  10. dedale

    J’emprunte à Sla­voj Zizek (le Monde du 7 avril) la réflexion sui­vante :les gens qui sont au pou­voir disent tou­jours la même chose ; dès que vous for­mu­lez une cri­tique ils répondent : oui, oui, mais avez vous un pro­gramme posi­tif ?. Bien sûr on n’en a pas ! Nous vivons une époque vide, où l’on ne peut que pré­pa­rer le terrain.
    TCE, CPE, même com­bat des élites : faire entrer dans le Droit des choses qui existent en fait : trai­tés pour le TCE, pré­ca­ri­té pour les jeunes.
    On ne sait pas ‑pas encore- ce qu’on veut. Mais on sait ce dont on ne veut pas.

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  11. Olenka

    Inté­res­sant le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire. C’est un peu ce qui se passe à la fac avec les AG. Et du coup on se demande quel vote est légi­time : celui de l’as­sem­blée ou le vote à bul­le­tin secret orga­ni­sé sans cam­pagne par le pré­sident de l’université ?

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  12. Étienne

    Non, Olen­ka, je ne pense pas que le RIP soit com­pa­rable à ce qui se passe dans les amphis de facs :

    Le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire se déroule exac­te­ment comme un réfé­ren­dum clas­sique : tout le monde est invi­té à s’ex­pri­mer, à bul­le­tin secret, et la déci­sion n’est prise fina­le­ment que si la majo­ri­té abso­lue des suf­frages est atteinte.

    La par­ti­cu­la­ri­té du RIP, c’est qu’un (rela­ti­ve­ment) petit nombre de citoyens peut prendre l’i­ni­tia­tive de poser la ques­tion (à tout le monde), et c’est ça qui est une avan­cée démo­cra­tique majeure, tant il est vrai que celui qui a l’ex­clu­si­vi­té du pou­voir de poser les ques­tions détient un (trop) grand pouvoir.

    Ensuite, quand le peuple s’est expri­mé direc­te­ment sur un point, sa déci­sion s’im­pose natu­rel­le­ment à toute autre, y com­pris celles des par­le­men­taires, bien sûr.

    Pas de dif­fi­cul­té à craindre d’un quel­conque conflit de légi­ti­mi­té, donc.

    Réponse
  13. julien

    « La par­ti­cu­la­ri­té du RIP, c’est qu’un (rela­ti­ve­ment) petit nombre de citoyens peut prendre l’i­ni­tia­tive de poser la ques­tion (à tout le monde), et c’est ça qui est une avan­cée démo­cra­tique majeure »

    Un peu comme le droit de péti­tion QUE CONTENAIT LE TCE QUE VOUS AVEZ REJETÉ.

    Réponse
  14. Étienne

    C’est amu­sant, Julien : on dirait que vous faites sem­blant de ne pas com­prendre :o)

    Il est pour­tant simple de faire la dif­fé­rence entre un outil vrai­ment démo­cra­tique et un outil qui simule la démocratie :

    • Le RIP per­met aux citoyens, direc­te­ment et sur tout sujet, sans aucun inter­mé­diaire, de mettre en oeuvre eux-mêmes une loi qu’il veulent, de se débar­ras­ser eux-mêmes d’une loi qu’ils refusent ou de révo­quer eux-mêmes un élu qui les a trahis.

    On applique là hon­nê­te­ment le droit des peuples à dis­po­ser d’eux-mêmes.

    • Le droit de péti­tion du T« C« E per­met­tait aux citoyens, rava­lés au rang de qué­man­deurs, de deman­der à la Com­mis­sion d’a­voir, sur les seuls sujets d’appli­ca­tion de la Consti­tu­tion (qu’il n’é­tait donc pas ques­tion de pou­voir remettre en cause), la gen­tillesse de bien vou­loir trans­mettre leur volon­té citoyenne au Par­le­ment où, peut-être, si les par­le­men­taires étaient bien lunés, et si le Conseil-colé­gis­la­teur-tuteur l’é­tait aus­si, leur pro­po­si­tion citoyenne serait votée, après avoir été pro­ba­ble­ment copieu­se­ment déformée.

    On applique là le droit des repré­sen­tants à dis­po­ser des peuples, ce qu’un enfant sau­rait dis­tin­guer du cas précédent.

    La dif­fé­rence entre le RIP et le droit de péti­tion de la Conven­tion Gis­card est la même dif­fé­rence qui sépare l’hon­nê­te­té de l’ar­naque.

    Réponse
  15. julien

    Étienne,

    je trouve votre blog-site inté­res­sant, mais quand un inter­lo­cu­teur apporte la contra­dic­tion, il faut savoir accep­ter la cri­tique sinon vous n’é­vo­lue­rez pas et res­te­rez entre vous, croyant au mirage d’in­ter­net qui per­met de mieux échan­ger et dif­fu­ser, mais pro­duit aus­si la dif­fu­sion d’er­reurs et de mani­pu­la­tions que vous dili­gen­tez par­fois dans vos propos.

    « un élu qui les a trahis »

    Mais les élus repré­sentent l’in­té­rêt géné­ral, le savez vous ?

    « après avoir été pro­ba­ble­ment copieu­se­ment déformée. »

    Si vous faites des pro­cès d’in­ten­tion avant une réforme , la dis­cus­sion ne peut avoir lieu

    Quant à votre argu­ment sur les seuls sujets d’ap­pli­ca­tion de la Consti­tu­tion, il ne tient pas puisque le TCE ne créeait pas une europe fédé­rale, l’UE n’é­tait com­pé­tente que dans la limite des trai­tés d’ou la limite appor­tée au droit de pétition.

    Réponse
  16. Olga

    Oui, il y a des gens qui pensent qu’en lais­sant la réa­li­té du texte du TCE s’é­loi­gner, on pour­ra de nou­veau ten­ter d’ar­ra­cher un OUI dis­trait ou fati­gué au peuple…( gar­dons tout le texte sous les yeux !).

    Mais les men­songes des élites du « oui » ont pro­fon­dé­ment scan­da­li­sé et donc réveillé le peuple :

    Désor­mais il est beau­coup plus dif­fi­cile de faire ava­ler des cou­leuvres ( comme la soi-disant « loi d’é­ga­li­té des chances » et toute la suite des soi-dis­nant réformes … le mot « réforme  » n’a­bu­sant plus ceux qui pen­saient « progrès »)…

    … Désor­mais, on veille au grain !

    Réponse
  17. julien

    Olga ,

    les élites du « oui » ont cer­tai­ne­ment moins men­ti que les défen­seurs du non qui ont com­plè­te­ment dévoyé le texte.

    Pour décryp­ter le TCE, il fal­lait avoir une sacrée for­ma­tion : le peuple à été mani­pu­lé par des approches men­son­gères et réductrices.

    il aurait fal­lu un texte plus court et plus simple.

    Mais le « non » est pas­sé et le TCE ne sera pas adop­té comme tel, c’est la démo­cra­tie, il n’y a pas à remettre en cause ce résultat.

    Réponse
  18. JeanG

    Je viens depuis quelques jours lire ce site et, je suis surpris.
    Il semble que cer­tains veuillent relan­cer le débat sur feu le TCE !

    Et, qu’ils tentent de le relan­cer en uti­li­sant les même pra­tiques que durant la cam­pagne réfé­ren­daire ; en attri­buant à un texte un sens qu’il n’a pas en fran­çais (qui est tout de même la langue de la répu­blique selon l’article 2 de notre constitution).

    Pour ce qui est du RIP dans le TCE :

    ARTICLE I‑47
    Prin­cipe de la démo­cra­tie participative

    4. Des citoyens de l’U­nion, au nombre d’un mil­lion au moins, res­sor­tis­sants d’un nombre signi­fi­ca­tif d’É­tats membres, peuvent prendre l’i­ni­tia­tive d’in­vi­ter la Com­mis­sion, dans le cadre de ses attri­bu­tions, à sou­mettre une pro­po­si­tion appro­priée sur des ques­tions pour les­quelles ces citoyens consi­dèrent qu’un acte juri­dique de l’U­nion est néces­saire aux fins de l’ap­pli­ca­tion de la Consti­tu­tion. La loi euro­péenne arrête les dis­po­si­tions rela­tives aux pro­cé­dures et condi­tions requises pour la pré­sen­ta­tion d’une telle ini­tia­tive citoyenne, y com­pris le nombre mini­mum d’É­tats membres dont les citoyens qui la pré­sentent doivent provenir.

    Ce ne sont donc pas les citoyens qui “peuvent sou­mettre une pro­po­si­tion à la Com­mis­sion », mais bien la Com­mis­sion qui est invi­tée à le faire !

    Vous remar­que­rez que la Com­mis­sion n’était nul­le­ment obli­gée de le faire !

    Réponse
  19. julien

    La com­mis­sion n’est nul­le­ment obli­gée de le faire, per­sonne n’a dit le contraire (votre allu­sion au sens du fran­çais est donc irrecevable ).

    Rap­pe­lez-vous donc le sens du fran­çais chez les nonistes, en gros : balayez devant votre porte.

    Les citoyens auraient eu ce pou­voir de péti­tion, et donc l’initiative.

    Ima­gi­nez un sys­tème dans lequel il n’y aurait pas de filtre, ce serait ingérable.

    Il faut plu­tôt se poser la ques­tion du filtre.

    Réponse
  20. JeanG

    Julien,
    vous vous atta­chez à répondre à ma remarque et négli­gez l’objet prin­ci­pal de mon mes­sage qui visait seule­ment à mon­trer qu’en fran­çais il ne fal­lait pas confondre RIP et droit de pétition.

    Ce droit de péti­tion que, sauf erreur, nous pos­sé­dons déjà. Et cela, sans res­tric­tion liée au nombre de péti­tion­naires ni à leurs nationalités.

    Pour en reve­nir à ma remarque ; elle signa­lait que la com­mis­sion n’était pas plus tenue de prendre en compte une péti­tion avec le TCE que sans TCE.

    Réponse
  21. Olga

    il y a des gens qui tiennent à dire au peuple qu’il est idiot, et qui se réclament de la démocratie :

    Le peuple le leur ren­dra comme il l’a ren­du, et au centuple.

    Le débat, si l’on pré­tend res­ter poli, n’est pas celui qui est fini le 29 mai.

    Si vous êtes poli, vrai­ment, ne faites pas sem­blant de vous invi­ter dans le débat d’une autre Consti­tu­tion, qui ne serait pas écrite par ceux qui ont le pouvoir.

    Julien, je ne vous trouve pas poli et je vous traite donc de la façon qui vous vexe­ra le plus :

    en ouiste bor­né, mau­vais joueur et prétentieux…

    Si vous vou­lez jouer aux quilles, allez‑y, ici on joue à autre chose, et c’est affiché.

    Réponse
  22. Étienne

    Julien, Olga,

    Cha­cun peut com­prendre vos rai­sons à tous les deux, qui peuvent être aus­si les nôtres, de mon­ter le ton, de lais­ser glis­ser l’ar­gu­men­ta­tion vers l’invective.

    Nous avons tous, de temps en temps, cette ten­ta­tion d’ac­cu­ser l’Autre d’être de mau­vaise foi quand nous but­tons sur une forte incom­pré­hen­sion de cet Autre.

    Pour­tant, on sait que ça ne marche jamais et qu’un débat qui prend cette tour­nure plu­tôt insul­tante que res­pec­tueuse perd rapi­de­ment tout intérêt.

    Autant on peut accu­ser dure­ment ceux qui sont aux manettes, qui trichent avec les pou­voirs et qui en abusent aux dépens des gueux que nous sommes, autant, dans nos conver­sa­tions inter­per­son­nelles, il est impor­tant de se rete­nir de bles­ser l’Autre.

    Olga, faites comme moi s’il vous plaît : même si Julien vous paraît de mau­vaise foi (j’in­siste sur le mot « paraît »), essayez de com­prendre mal­gré tout ce qui peut l’a­ni­mer en pro­fon­deur et expli­quer cette incom­pré­hen­sion qui per­dure : peut-être qu’il nous fait des pro­cès d’in­ten­tion, qu’il nous prête des arrière-pen­sées inavouables, qu’il nous assi­mile à d’autres qu’il déteste, je ne sais pas, mais c’est seule­ment en se par­lant res­pec­tueu­se­ment qu’on a une chance de se com­prendre enfin et de rap­pro­cher nos points de vue.

    Je suis sûr que Julien veut, comme nous, per­mettre au plus grand nombre d’ac­cé­der à un bon­heur méri­té, on doit s’en­tendre.

    Julien, faites un effort de votre côté pour, (l’es­pace d’un ins­tant seule­ment, vous ver­rez que ça change com­plè­te­ment le décor), d’i­ma­gi­ner sin­cè­re­ment que nous ne sommes pas des affreux ani­més de mau­vaises inten­tions ou des débiles se trom­pant sur tout : et si c’é­tait vous, un fois, qui aviez tort ? C’est pos­sible, non ?

    Le com­bat dont nous par­lons ici n’est ni de gauche, ni de droite, il est celui de tous les citoyens qui craignent les abus de pouvoir.

    Vous ne pré­ten­dez pas que les abus de pou­voirs n’existent pas, n’est-ce pas Julien ?

    Alors ima­gi­nez que vous êtes vic­time d’un abus de pou­voir, (même si ce n’est pas le cas réel­le­ment aujourd’­hui : cet effort d’empa­thie, ce geste intel­lec­tuel de se mettre à la place des autres, est essen­tiel pour les com­prendre), et cher­chez bien les moyens actuels que vous laisse la Consti­tu­tion pour résis­ter à un abus de pou­voir.

    Ce qui jus­ti­fie mon action, c’est qu’il n’y en a pas, tout est tru­qué : l’im­puis­sance des citoyens est écrite dans la Consti­tu­tion, pro­gram­mée, aus­si bien dans la Consti­tu­tion fran­çaise que les ins­ti­tu­tions européennes.

    Et l’ap­pro­pria­tion des médias par une caste ver­rouille le dis­po­si­tif pour longtemps.

    Tant que les citoyens de base ne feront pas atten­tion à QUI ÉCRIT LA CONSTITUTION, les gueux se feront asser­vir, trai­tés comme des serfs, par des ara­pèdes cratocrates.

    Dites-moi hon­nê­te­ment, Julien, si une simple péti­tion non contrai­gnante peut, dans votre esprit, tenir lieu de contre-pou­voir et vous ras­su­rer pour l’avenir.

    Et par­don­nez à Olga une pointe pas­sa­gère de mécon­ten­te­ment que vous pou­vez peut-être com­prendre, mais à par­tir de laquelle je vous demande de ne sur­tout pas per­mettre l’es­ca­lade, ni l’un ni l’autre, s’il vous plaît.

    Pour info, très tran­quille­ment, je met­trai hors ligne les mes­sages sys­té­ma­ti­que­ment insultants.

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  23. Étienne

    Kazoo,

    tu relèves très jus­te­ment (n°9, le 8 avril) une dif­fi­cul­té impor­tante et tu me demandes : « Com­ment veux-tu repré­sen­ter ins­ti­tu­tion­nel­le­ment le pou­voir média­tique ? Ensuite, com­ment le diviser ? »

    C’est effec­ti­ve­ment car­di­nal, très impor­tant, mais ce n’est pas parce que c’est com­pli­qué que c’est impossible.

    Là, on parle concrè­te­ment d’un prin­cipe essen­tiel : je t’in­vite donc à en par­ler plu­tôt sur le forum, dans la par­tie « Les médias d’in­for­ma­tion doivent être libres, poli­ti­que­ment et éco­no­mi­que­ment ».

    À tout de suite :o)

    Réponse
  24. Olga

    Doit-on recom­men­cer tout ce qui a fait la viva­ci­té du débat pen­dant la cam­pagne du refe­ren­dum, ou bien, en démo­crates, saluer le choix popu­laie et tra­vailler non pas à le remettre en cause, mais à en tirer des consé­quences posi­tives pour cette Europe, objet de tant d’espoirs ?

    Réponse
  25. julien

    D’a­bord, je n’en veux pas à Olga que je ne vou­lais pas bles­ser ! Excusez-moi

    Je suis d’un natu­rel plu­tôt impul­sif, ouvrier et autodidacte.

    Pour l’empathie, c’est jus­te­ment ce que je vous reproche : vous rai­son­nez sans prendre en compte la réa­li­té du pou­voir et le besoin d’ef­fi­ca­ci­té qui doit l’entourer.

    Le peuple n’est pas idiot, mais les médias et les poli­tiques le mani­pulent sans cesse, la plu­part des gens du peuple sont des gens comme moi, peu diplô­més (bac ou moins), et ils ne com­prennent rien aux enjeux du TCE ou du CPE, ils n’ont même pas lu les textes : le savez vous ? À par­tir de là, la mani­pu­la­tion avec des mots forts est très aisée.

    Regar­dez l’ef­fet Ségo­lène Royal, tota­le­ment construit par les médias, ou l’ef­fet Sarkozy.…

    Pour le droit de péti­tion, il n’exis­tait pas dans les trai­tés euro­péens anté­rieurs (du moins je crois), il s’a­gis­sait d’un point posi­tif, même si ce n’é­tait pas la pana­cée, mais les démo­cra­ties, si vous regar­dez l’his­toire, se sont construites petit à petit, pas à coup de révo­lu­tion (qui était au pou­voir peu de temps après 1789 ? Le peuple ?).

    Qui le peuple a mis au pou­voir en Alle­magne dans les années trente ? Un peuple manipulé !

    Qui a mani­pu­lé les fran­çais sur des valeurs de rejet ? Vous le savez.

    Alors, ici vous cher­chez, mais vous êtes intran­si­geants sans le voir.

    Réponse
  26. julien

    Olga,
    « en ouiste bor­né, mau­vais joueur et prétentieux… »

    Le TCE et ses enjeux n’é­tait pas un JEU.

    Je ne suis pas vexé du tout, madame.

    Pour l’é­cri­ture de la Consti­tu­tion, il n’est pas pos­sible d’a­voir au pou­voir des gens qui n’ont pas par­ti­ci­pé à cette écri­ture : ceux qui sont au pou­voir font par­tie du peuple.

    Qui exer­ce­ra le pou­voir après que vous ayez écrit la Consti­tu­tion ? Des gens par­mi vous.

    La Consti­tu­tion de 1958 n’a pas été écrite pour pro­té­ger ceux qui sont au pou­voir mais pour per­mettre une sta­bi­li­té… une ges­tion à long terme…

    La Consti­tu­tion actuelle à des défauts, mais elle est très bien écrite, la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive fonc­tionne plu­tôt bien… Le peuple envoie des élus au par­le­ment pour défendre l’in­té­rêt des fran­çais, pas d’une caté­go­rie de fran­çais en particulier.

    Le dépu­té n’a pas un man­dat impé­ra­tif, de plus.

    Les fran­çais devraient apprendre à res­pec­ter le résul­tat des urnes (pre­mier pas citoyen) sauf cas illé­gi­time comme guerre etc., grâce à cette Consti­tu­tiobn les extrêmes n’ont jamais eu le pou­voir chez nous, alors faites atten­tion en la changeant…

    Réponse
  27. julien

    « La com­mis­sion n’était pas plus tenue de prendre en compte une péti­tion avec le TCE que sans TCE. »
    JeanG, vous com­met­tez une erreur, le fait que le droit soit ins­crit dans le TCE obli­geait la com­mis­sion à prendre poli­ti­que­ment en compte la pétition.

    L’ex­cellent ancien ministre des affaires étran­gères Pierre Mos­co­vi­ci, socia­liste, l’a très bien expli­qué pen­dant les débats.

    Je ne com­prends pas pour­quoi des gens comme Mos­co­vi­ci n’ont pas été écou­té et que l’é­coute s’est por­tée sur les outra­geants et grandes gueules Emma­nuel­li et Mélen­chon qui ont osé racon­ter que le droit à l’a­vor­te­ment était remis en cause…

    Réponse
  28. JeanG
    Julien,

    Vous savez cer­tai­ne­ment qu’un des prin­cipes essen­tiels de la démo­cra­tie est que tout ce qui n’est pas inter­dit est autorisé ?
    La péti­tion était-elle inter­dite par les trai­tés antérieurs ?

    Et, je ne pense pas avoir com­mis une erreur ; ce texte je l’ai lu et relu, qu’est-ce que je constate ?

    -Que sous pré­texte de recon­naître le droit de péti­tion qui, je le répète n’étant pas inter­dit, exis­tait aupa­ra­vant (même sous la monar­chie, les cahiers de doléances exis­taient !), on l’encadre !

    On n’a plus le droit de faire une péti­tion à quelques cen­taines ou quelques milliers.
    Non ! il faut réunir au mini­mum un mil­lion de signa­tures et, de plus, ori­gi­naires de plu­sieurs pays. (J’avoue être allé cher­cher dans les com­men­taires du Pré­si­dium si des sanc­tions étaient pré­vues en cas de péti­tion n’atteignant pas les condi­tions fixées).

    -Mais, qu’il ne donne aucune garan­tie que la Com­mis­sion doit prendre en compte une péti­tion faite dans les condi­tions régle­men­taires ni, qu’elle doit , si elle prend en consi­dé­ra­tion cette péti­tion, légi­fé­rer dans le sens sou­hai­té par les péti­tion­naires puisqu’ils n’ont pas la pos­si­bi­li­té de le préciser.

    Ils peuvent seule­ment deman­der à la Com­mis­sion de « sou­mettre une pro­po­si­tion appro­priée sur des ques­tions pour les­quelles ces citoyens consi­dèrent qu’un acte juri­dique de l’U­nion est néces­saire aux fins de l’ap­pli­ca­tion de la Consti­tu­tion. » et pas sou­mettre une pro­po­si­tion à la Commission !

    C’est la com­mis­sion qui, dans ce cas, fait la pro­po­si­tion, pas les citoyens !

    Nul n’est besoin d’un Mélen­chon ou d’un Mos­co­vi­ci pour m’expliquer ce que je dois com­prendre. Il me suf­fit de lire.

    Réponse
  29. julien

    JeanG,

    savez vous ce que repré­sente une péti­tion de 1 milion sur 450 mil­lions d’habitants ?

    doit on prendre en compte obli­ga­toi­re­ment 1⁄450 ème à chaque occa­sion ? un mil­lion de signa­taires à l’é­chelle de l’UE , cela paraît nor­mal , la non prise en compte syté­ma­tique aus­si sinon vous tom­bez sous la dic­ta­ture des groupes idéo­lo­giques et repré­sen­tant des inté­rêts par­ti­cu­liers : la com­mis­sion est là pour les mesures d’in­té­rêt général.…

    en quoi la com­mis­sion serait elle obli­gée de légi­fé­rer dès qu’un milion de signa­ture arrivent ? cela serait source d’oinst­bi­li­té per­ma­nente ..la for­mule que vous utilisez :

    « légi­fé­rer dans le sens sou­hai­té par les péti­tion­naires  » démontre que si vous savez lire vous ne savez pas décryp­ter les enjeux qui se trouvent derrière.…

    le fait que cette péti­tion existe dans un trai­té lui donne plus de force qu’a­vant même s’il exis­tait de manière informelle

    dès 1⁄450 éme la com­mis­sion doit s’interroger…l’initiative vient bien des citoyens , ne ren­ver­sez pas .…

    en conclu­sion , je vous invite à réflé­chir et appro­fon­dir davantage

    Réponse
  30. Laurent_K

    Le pro­blème porte moins sur le chiffre de signa­tures (un mil­lion pour l’Eu­rope ne me parait pas cho­quant) que sur le fait que cela n’en­ga­geait en rien la Com­mis­sion. Elle pou­vait choi­sir de suivre l’a­vis des péti­tion­naires et pro­po­ser le texte de loi aux votes (per­sonne ne pré­tend que le texte devrait pas­ser sans véri­table vote) ou super­be­ment l’ignorer.

    Quand à croire que la men­tion de ce droit (déjà exis­tant) dans la consti­tu­tion aurait don­né un poids sup­plé­men­taire à une péti­tion d’un mil­lion de signa­tures, j’ai comme un doute. En effet, si cela avait effec­ti­ve­ment été l’in­ten­tion, ce n’é­tait pas com­pli­qué d’é­crire « la Com­mis­sion doit sou­mettre sans modi­fi­ca­tion l’ar­ticle de loi pro­po­sé aux votes (du Par­le­ment ou des citoyens) « .

    Réponse
  31. JeanG

    Bon­jour Julien,

    Ben, voyez vous, petit à petit nous progressons.

    À ce stade de nos échanges, il appa­raît que nous sommes d’accord sur un cer­tain nombre de points ;

    - L’article I‑47 traite bien du droit de péti­tion et non du RIP.

    - Le droit de péti­tion exis­tait avant le TCE.

    - Une péti­tion de 1 mil­lion n’engageait nul­le­ment la com­mis­sion à légiférer.

    - Si la com­mis­sion légi­fère à la suite d’une péti­tion, elle n’est pas tenue de le faire dans le sens sou­hai­té par les pétitionnaires.

    Réponse
  32. julien

    « la Com­mis­sion doit sou­mettre sans modification »

    dans ce cas il aurait fal­lu un nombre bien plus impor­tant de signatures

    « Le droit de péti­tion exis­tait avant le TCE »

    non pas dans un texte européen

    « Si la com­mis­sion légi­fère à la suite d’une péti­tion, elle n’est pas tenue de le faire dans le sens sou­hai­té par les pétitionnaires. »

    sur ce point rien n’é­tait dit : sur quoi vous fon­dez vous pour l’affirmer ?

    Réponse
  33. julien

    « Ben, voyez vous, petit à petit nous progressons. »

    pour­quoi uti­li­sez vous le « nous  » alors que vous n’a­vez fait aucun pro­grès de votre côté ?

    vous vous pla­cez sur un registre iro­nique et ne vous remet­tez pas du tout en cause , en réa­li­té le droit de péti­tion était bien une avan­cée puis­qu’il était ins­ti­tu­tion­na­li­sé pour la pre­mière fois, le pro­fes­seur de droit Etienne Chouard peut quand même expli­quer qu’un droit écrit à plus de valeur contrai­gnante qu’un droit informel

    la com­mis­sion se trou­vant obli­gée poli­ti­que­ment de prendre en compte

    ima­gi­nez que 10 mil­lions de per­sonnes envoient une péti­tion sur les OGM, croyez vous que la com­mis­sion res­te­rait de marbre ?

    en conclu­sion :

    pri­mo, si une com­mis­sion reçoit une péti­tion : elle la prend en compte

    secun­do, elle ne s’a­mu­se­raient pas à étu­dier cette péti­tion et à prendre un acte posi­titf en sens contraire , votre mau­vaise foi n’a pas de limites

    Réponse
  34. julien

    laurent K,

    « Quand à croire que la men­tion de ce droit (déjà existant) »

    vous et Jean G pré­ten­dez que ce droit exis­tait déja :

    alors rien de plus simple : pro­dui­sez le texte euro­péen qui ins­ti­tu­tion­na­lise le droit de pétition !

    si vous n’y par­venz pas , il s’a­git dans votre esprit d’une confu­sion et d’une absence d’é­chelle de valeur entre les droits natu­rels et les droits positifs

    un peu comme dire la femme et l’homme sont égaux ( je suis d’ac­cord) mais tant que vous ne pre­nez pas de texte contrai­gnant, l’é­ga­li­té res­te­ra voeu pieux, la loi le texte est une garan­tie , une pro­tec­tion, il faut écrire les droits.….

    quant à dire :« la Com­mis­sion doit sou­mettre sans modi­fi­ca­tion l’ar­ticle de loi pro­po­sé aux votes (du Par­le­ment ou des citoyens) « .

    vous vous rap­pro­chez du RIP, ima­gi­nez que chaque péti­tion de 1 mil­lion soit sou­mise telle quelle au vote des citoyens et par­le­ment, eh bien je vous sou­haite du cou­rage pour régu­ler ce système

    on en revient à la notion de filtre!!!!

    Réponse
  35. Laurent_K

    « ima­gi­nez que 10 mil­lions de per­sonnes envoient une péti­tion sur les OGM, croyez vous que la com­mis­sion res­te­rait de marbre ? »

    Je ne pense pas qu’elle res­te­rait de marbre. Au contraire, elle déga­ge­rait un bud­get com­mu­ni­ca­tion pour expli­quer à quel point elle a rai­son et les péti­tion­naires tort (par exemple sur le thème : « c’est une ques­tion tech­nique, ils n’ont rien com­pris » ou « ils ont vou­lu dire autre chose »…). Par contre, je ne crois pas (ou plu­tôt plus) qu’elle inflé­chi­rait sa position.

    En ce qui concerne votre com­men­taire sur le nombre (« il aurait fal­lu un nombre bien plus impor­tant de signa­tures » pour qu’elle sous­mette le texte sans modi­fi­ca­tion), je ne vois pas pour­quoi puisque le texte devrait pas­ser l’é­preuve d’un vote. Ou ais-je mal com­pris votre démonstration ?

    Réponse
  36. JeanG

    Bon­jour Julien,

    Vous répon­dez à la fois à Laurent K et à moi même.

    Pour ce qui me concerne :

    - Vous dites main­te­nant que le droit de péti­tion n’existait pas aupa­ra­vant. J’en prends acte bien que vous l’ayez admis dans votre mes­sage précédent :
    « le fait que cette péti­tion existe dans un trai­té lui donne plus de force qu’a­vant même s’il exis­tait de manière infor­melle »

    - De la même façon, lorsque vous dites : « sur ce point rien n’é­tait dit : sur quoi vous fon­dez vous pour l’af­fir­mer?. » en réponse à « Si la com­mis­sion légi­fère à la suite d’une péti­tion, elle n’est pas tenue de le faire dans le sens sou­hai­té par les péti­tion­naires. » Vous êtes en contra­dic­tion avec ce que vous affir­miez : « en quoi la com­mis­sion serait elle obli­gée de légi­fé­rer dès qu’un milion de signa­ture arrivent ? cela serait source d’oinst­bi­li­té per­ma­nente. » il semble même que vous vous en félicitiez.

    Réponse
  37. Castor

    « Pour décryp­ter le TCE, il fal­lait avoir une sacrée for­ma­tion : le peuple à été mani­pu­lé par des approches men­son­gères et réductrices. »

    « impul­sif, ouvrier et autodidacte »

    « la plu­part des gens du peuple sont des gens comme moi, peu diplô­més (bac ou moins), et ils ne com­prennent rien aux enjeux du TCE ou du CPE, ils n’ont même pas lu les textes »

    Je vous trouve assez mépri­sant vis à vis « du peuple » (d’a­près vos dire, visi­si­ble­ment, « le peuple », c’est ceux qui ont au plus le bac), pour qq qui dit en être issu.

    Moi, j’ai ouvert le TCE ‑par acquis de conscience- 2⁄3 semaines avant le réfé­ren­dum, pen­sant n’y rien com­prendre et le refer­mer très vite : pour­tant, je vous assure bien que le début de la par­tie 3 m’est vite appa­ru comme étant très clair, et j’en ai alors pour­sui­vi la lec­ture. Je sup­pose que c’est la meme chose pour beau­coup d’entre nous.

    Réponse
  38. julien

    « j’en prends acte bien que vous l’ayez admis dans votre mes­sage précédent : »

    j’ai admis qu’il exis­tait natu­rel­le­ment mais pas DANS UN TEXTE EUROPEEN et ceci vous ne l’a­vez pas prouvé

    je ne suis pas en contra­dic­tion , nous dis­cu­tions de la force appor­tée par la recon­nais­sance écrite de ce droit !

    quant au rôle de la com­mis­sion, elle peut prendre en compte mais n’y est pas obli­gée, tou­te­fois si le nombre de pétit­tion­naire est impor­tant elle devra le prendre en compte c un fait politique

    pour le fait que je m’en réjouisse, vous par­tez dans des inter­pré­ta­tions toutes per­son­nelles qui cor­res­pondent bien à votre manière déviée de lire les textes tout enpré­ten­dant savoir lire : c d’au­tant plus grave monsieur

    Réponse
  39. julien

    mon­sieur Castor,

    pour tenir de tels pro­pos , vous ne devez pas savoir qui est le peuple et quelles sont ses préoccupations

    le TCE n’é­tait pas abor­dable par la plu­part des citoyens , trop peu de per­sonnes pou­vaient en décryp­ter les enjeux

    j’ai par­ti­ci­pé à de nom­breux débats et réunions et me suis ren­du compte que les gens se posi­tion­naient sur des peurs, des repéres idéo­lo­giques pri­maires ( soit replié sur eux mêmes , soit hyper social, soit natio­na­liste, soit libéral )

    savez vous que la grande par­tie du peuple est peu diplô­mée ( jus­qu’au bac )?

    le peuple com­prend tout ses citoyens en des­sous de bac ou au des­sus mais ceux qui sont peu diplô­més ont peu de for­ma­tion pour lire un pavé indi­geste et la plu­part ont voté sans avoir vrai­ment lu

    faites donc un son­dage aupèrs de gens de votre immeuble , dans le café voi­sin , sur la stade de foot­ball, sur les pistes de danse, dans un hypermarché.….et pas au milieu de vos connaissances.…

    il n’y a pas de mépris à recon­naitre que le manque d’ins­truc­tion nuit à la bonne com­pré­hen­sion d’un texte aus­si compliqué

    solu­tion : écrire un texte simple , court, avec de grands prin­cipes bien expli­qués , pré­pa­rer pen­dant au moins un an ou deux ce texte de base afin que cha­cun y par­ti­cipe et en com­prennent les enjeux

    Réponse
  40. julien

    j’at­tends tou­jours le texte euro­péen qui pré­voit le droit de pétition ?

    peut être avez vous rai­son, mais je n’en ai jamais enten­du parlé

    à défaut , jeanG et lau­rentK, vous racon­tez des
    tromperies.……

    Réponse
  41. julien

    Laurent K,

    « Au contraire, elle déga­ge­rait un bud­get com­mu­ni­ca­tion pour expli­quer à quel point elle a rai­son et les péti­tion­naires tort »

    sur cette phrase vous faites un pro­cès d’intention

    votre réponse est pathé­tique de votre état d’esprit

    d’a­bord connais­sez vous la posi­tion de l’UE sur le OGM ?

    en fait vous êtes sur une posi­tion de prin­cipe et ne vou­lez pas recon­naitre que l’ins­ti­tu­tion­na­li­sa­tion d’un droit de péti­tion était une avancée.….…

    Avant : rien de for­mel, péti­tion comme dans les salles de profs .…

    Après : un droit consti­tu­tin­na­li­sé, dès un mil­lion , une pro­cé­dure se met en place ‚une ana­lyse par la com­mis­sion ‘ima­gi­nons 20 mil­lions de signa­tures )mais pour vous pas d’avancée

    c ridi­cule d’obstination

    Réponse
  42. julien

    suur les OGM, la com­mis­sion à été mise plu­sieurs fois en dif­fi­cul­té par une majo­ri­té qua­li­fiée des Etats membres

    avec un droit de péti­tion à plu­sieurs mil­lions bien orga­ni­sé ferait sans aucun doute plier la com­mis­sion contrai­re­ment à ce qui est dit plus haut

    enfin ce n’est pas blanc ou noir, la com­mis­sion à ma connais­sance à bla­mé plu­sieurs fois la France qui ne met­tait pas en place des mesures de pro­tec­tion adap­tées dans le domaine des OGM

    Réponse
  43. julien

    pour infor­ma­tion :

    le TCE m’a fait réa­li­sé que je n’a­vais pas assez étudié

    je tra­vaille et en même temps j’ai com­men­cé des études de droit

    et là je trouve confir­ma­tion de mon igno­rance dans les domaines civiques

    notam­ment grâce au cours d’ins­ti­tu­tions euro­péennes que cha­cun devrait suivre pour r« éali­ser ce que l’UE est , com­ment elle fonc­tionne et qu’elle n’est pas quelque chose de subi comme on le prétend

    Réponse
  44. Laurent_K

    Julien,

    Le droit de péti­tion est dans le trai­té de Nice (article 194). La seule nou­veau­té de l’ar­ticle I‑47 était que la péti­tion pou­vait être adres­sée à la Com­mis­sion et plus au seul Par­le­ment mais avec ce chiffre d’un mil­lion de signatures.

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  45. julien

    lau­rentk,

    exact

    cor­dia­le­ment

    Réponse
  46. julien

    laurent K ,

    en fait cela date de 1957 mais pas dans la forme actuelle

    Réponse
  47. castor

    Mon­sieur Julien

    mépri­ser le peuple, c’est consi­dé­rer qu’il n’est pas assez ins­truit, éclai­ré, adulte, pour faire des choix ins­ti­tu­tion­nels, éco­no­miques, sociaux. C’est bien ce que vous faites. Vous affir­mez meme que « le TCE n’é­tait pas abor­dable par la plu­part des citoyens , trop peu de per­sonnes pou­vaient en décryp­ter les enjeux ».
    Non mais alors, com­ment a t’on osé pré­sen­ter ce texte aux citoyens ?
    Le prin­cipe de la citoyen­ne­té poli­tique dans ce pays, et parce que le suf­frage uni­ver­sel a été réins­tau­ré par de Gaulle, c’est que un vaut pour un : ma voix de jar­di­nier, lors d’un choix col­lec­tif sou­mis à l’élection ou au réfé­ren­dum, égale celle d’un énarque.

    « me suis ren­du compte que les gens se posi­tion­naient sur des peurs, des repéres idéo­lo­giques pri­maires ( soit replié sur eux mêmes , soit hyper social, soit natio­na­liste, soit libé­ral ) » : qui peut se per­mettre d’interpréter et de por­ter un juge­ment défi­ni­tif sur ce que pensent les gens ?
    En plus, selon vous, les gens rai­son­ne­raient de façon « pri­maire ». Uni­que­ment ceux qui ont voté non, pas l’actionnaire fran­çais de telle multinationale ?

    « la plu­part ont voté sans avoir vrai­ment lu » : vous y étiez ? Moi, je l’ai lue en par­tie, comme je vous l’ai dis, pour­tant je ne connais rien au droit, et vrai­ment c’est pas quelque chose qui m’intéresse. Ce que j’en ai com­pris, qui a débou­ché sur un vote, per­sonne n’a à en juger.

    « manque d’ins­truc­tion nuit à la bonne com­pré­hen­sion d’un texte aus­si com­pli­qué ». Il est com­pli­qué parce que très long, se réfé­rant à des tas d’annexes, et englo­bant des tas de trucs qui n’auraient pas du y être (cir­cu­la­tion des biens et des ser­vices, fonc­tion­ne­ment du mar­ché etc., ce qui n’es pas nor­mal. Voyez, même rapi­de­ment, la consti­tu­tion des EU d’Amérique, pays libéral…

    Pour en reve­nir au sujet ini­tial, la « dérive tyran­nique » peut tout aus­si bien s’exercer par des par­le­men­taires qui ont des inté­rêts com­muns, et qui pensent que jus­te­ment, le peuple ne com­prends pas cer­tains impé­ra­tifs. Le suf­frage uni­ver­sel, la pos­si­bi­li­té de réfé­ren­dum, c’est bien carac­té­ri­q­tique de notre répu­blique. D’ailleurs, pour­quoi n’y en a‑t-il pas eu dans les autres pays, sur le TCE ?

    Réponse
  48. julien

    « mépri­ser le peuple, c’est consi­dé­rer qu’il n’est pas assez ins­truit, éclai­ré, adulte, pour faire des choix ins­ti­tu­tion­nels, éco­no­miques, sociaux. C’est bien ce que vous faites. »

    mépri­ser le peuple c’est lui pro­po­ser un texte indigeste

    recon­naître que le peuple à besoin de s’ins­truire pour accé­der à des déci­sions c au contraire le prendre en compte , lui appor­ter un espoir*

    le fait que vous l’ayez lu ne prouve pas que vous avez com­pris les enjeux.…

    « Uni­que­ment ceux qui ont voté non, pas l’actionnaire fran­çais de telle multinationale ? »

    d’une part c votre inter­pré­ta­tion je n’ai jamais dis cela ensuite il y a sur­ement des action­naire qui ont voté « non ».…

    le pb n’est pas de dire « non » ou » oui »,cela tout le monde peut le faire

    ce que je veux vous signi­fier , c’est qu’il faut édu­quer d’a­bord et consul­ter ensuite

    ex. com­bien de citoyens font la dif­fé­rence entre une europe fédé­rale et l’autre europe ?

    qui connait vrai­ment les comp­té­tences de l’UE ?

    il n’ya pas de mépris Cas­tor mais du réalisme

    à vous lire le peuple est suf­fi­sam­ment ins­truit et bien je vous dis que je suis pas du tout d’ac­cord, votre cas per­son­nel vous détourne sans doute de la réalité

    Réponse
  49. julien

    mon­sioeur castor,

    « qui peut se per­mettre d’interpréter et de por­ter un juge­ment défi­ni­tif sur ce que pensent les gens ? »

    avez vous lu les études qui décriptent les votes ?

    vous devriez !

    demain je ne suis plus en congé, je tra­vaille et croyez bien avec des gens qui ont conscience des réalités

    ici j’ai l’im­pres­sion d’être sur une autre pla­nète à dis­cu­ter avec des citoyens qui laissent à pen­ser qu’ils veulent chan­ger les choses mais au fond bien sur d’eux .……

    mr cas­tor j’ai voté « non » au TCe mais aujourd’­hui je me rends compte que je me suis trom­pé en par­tie abu­sé par des manipulateurs

    la leçon que j’en tire est qu’il faut que je m’ins­truise et incite les autres à le faire.…

    à bon entendeur

    Réponse
  50. JeanG

    Laurent K,

    Il est, je crois, inutile de don­ner des preuves. Julien, en fait, inverse la charge de la preuve.

    Dans un état de droit, il est per­mis de faire tout ce qui n’est pas interdit

    et inver­se­ment, il est per­mis de ne pas faire tout ce qui n’est pas obligatoire.

    Ce serait donc à Julien de démon­trer que les péti­tions étaient inter­dites avant le TCE.

    Et, qu’avec le TCE, il était obli­ga­toire, pour la com­mis­sion, de prendre ne compte une péti­tion rem­plis­sant les condi­tions énoncées.

    Réponse
  51. castor

    Mon­sieur Julien,
    bra­vo pour votre réso­lu­tion, je vais faire comme vous, per­sonne n’est jamais assez ins­truit, et c’est un effort que l’on a tous à faire.

    J’ai lu mais mal com­pris les enjeux ? c’est bien pos­sible, mais c’est le jeu démo­cra­tique. Et si j’a­vais eu plus « d’é­du­ca­tion » supé­rieure, aurais-je mieux com­pris les enjeux ? Tous ceux qui sont pas­sés par des grandes écoles ou ont fait des études supé­rieures ont ils tou­jours une meilleure com­pré­hen­sion du monde ? Je ne pense pas, en tout cas, cer­tains ont eu du mal à com­prendre ce qui s’est pas­sé le 29 mai. Enfin, il y a des gens tres diplo­més qui ont voté non. la ques­tion n’est pas là, vraiment.

    « qu’il faut édu­quer d’a­bord et consul­ter ensuite »
    Je suis d’ac­cord avec vous sur le fait que des gens peuvent mani­pu­ler en pro­fi­tant de l’i­gno­rance d’au­trui. l’E­cole, l’é­du­ca­tion supé­rieure, c’est tjs un progres. Mais sur votre phrase, ca dépends de qui éduque, sur quoi etc. cela me rap­pelle un slo­gan de la 5ième chaine qui était assez sem­blable et aga­cant. Oui, à condi­tion que cela ne donne pas une supé­rio­ri­té immé­ri­tée à celui qui éduque, et tant que l’é­du­ca­teur c’est pas la pub ou la télé.

    Quant aux études sur les votes du 29 mai, celles que j’ai lues avaient ten­dance à dire que le non était un non de gauche, plu­tot des classe moyenne je crois, mais je me rap­pelle mal.

    Mais ce qui me gene vrai­ment beau­coup dans votre approche c’est qu’elle n’est pas démo­cra­tique : la seconde étape de votre logique, c’est que cer­tains auraient plus le droit de don­ner leur avis que d’autres, parce que des gens « peu » ins­truits (en quoi , d’ailleurs, je connais des gens très diplo­més encore plus incultes que moi)comprendraient moins bien.

    Réponse
  52. castor

    « mépri­ser le peuple c’est lui pro­po­ser un texte indigeste »
    Nous sommes tout à fait d’accord

    Réponse
  53. Laurent_K

    Dans la famille « On nous demande notre avis », je vous pré­sente la Com­mis­sion euro­péenne (atten­tion, je n’ai pas dit qu’elle allait tenir compte de cet avis !). Celle-ci a en effet ouvert un forum des­ti­né à « faire part de vos idées, de vos espoirs et de vos pré­oc­cu­pa­tions quant à l’a­ve­nir de l’Eu­rope. Par ce site, nous sou­hai­tons nouer des contacts avec vous et écou­ter vos idées et vos pro­po­si­tions.  » C’est dans le cadre d’un plan appe­lé plan D comme démo­cra­tie, dia­logue, débat.

    J’ai un peu peur que ce ne soit que de la poudre aux yeux (sur le thème « vous voyez, on vous a consul­té »… et puis « on » va déci­der tout seul ce qu’on désire déci­der depuis le début) mais pour le moment, le débat y est assez libre et cer­tains échanges sont intéressants.

    A la lec­ture des dif­fé­rents forums, j’ai trou­vé des ren­gaines assez fami­lières sur le manque de trans­pa­rence de l’UE, la CIPUNCE de Jacques Roman mais aus­si de nou­vaux sujets comme l’ar­mée euro­péenne par exemple. Dans quelques mes­sages, j’ai per­çu un res­sen­ti­ment de cer­tains suite au non fran­çais et hol­lan­dais qui me laisse son­geur alors que d’autres posts remer­ciaient au contraires les peuples qui avaient pu dire « non ».

    L’a­dresse est http://​euro​pa​.eu​.int/​d​e​b​a​t​e​e​u​r​o​p​e​/​i​n​d​e​x​_​f​r​.​htm.
    A vous de juger.

    Réponse
  54. canard vert

    J’ai rien compris

    Pour­quoi vous vous chamaillez ?

    Le TCE, j’ai à peine lu, c’est Gis­card qui l’a tri­po­té, c’est dégoû­tant. Pour­tant, je fais pas par­tie du peuple, j’ai bac + 3 + 2 ans d’ar­mée + 1 de chô­mage + 1 d’in­té­rim + 20 de sala­rié moyen + plein d’autres choses, des acti­vi­tés de nature, des voyages, des lec­tures, une femme, des amis …

    Mais j’ai pas com­pris : c’est quoi, une Consti­tu­tion ? Un contrat de confiance ? C’est quoi une péti­tion ? un pied dans la porte ?(entre la Tur­quie et l’Eu­rope) C’est quoi un état de droit ? Lais­ser au peuple la pos­si­bi­li­té de déci­der quelle conne­rie on va ache­ter, dans quel super­mar­ché inter­na­tio­nal ali­men­té par les petits bras de petits niakwés même pas Européens ?
    Cest drôle, tout ça me fait pas ban­der, comme le disait un « paquet­gé­naire »(sexa ou +) du nom de Mar­seille sur France Inter (à pro­pos de l’im­pos­si­bi­li­té de réfor­mer en France), je suis un élec­teur inutile, je pense éco­lo, un des rares par­tis tel­le­ment démo­cra­tique qu’il est inca­pable de s’or­ga­ni­ser pour être repré­sen­té et influent. Heu­reu­se­ment, notre état de droit refoule ce genre de par­ti extré­miste qui vou­drait qu’on retourne en arrière.

    Alors le TCE, dans une Europe de Ber­lus­con­ne­ries, de Chi­ra­ca­ne­ries, Blai­ros et autres grands vision­naires, sans comp­ter les Jean Marie Sar­ko qui se pro­filent avec leur tête de litote « L’Eu­rope aimez-la ou on vous fout dehors, mais venez‑y si vous avez des tunes et un bron­zage artificiel ».
    Allez Étienne, reprends ta voile ou ton sty­lo, avec humour conti­nue à être vigi­lant et à inci­ter qq inter­nautes pas­sion­nés à sodo­mi­ser des can­tha­rides : si j’ai un peu de temps et d’ins­pi­ra­tion, j’es­saie­rai de par­ti­ci­per à vos échanges que j’ai lus avec plaisir.

    [couic… (ÉC) :o)]

    Ami­tiés

    Réponse
  55. Olga

    Julien,

    Le peuple lit dans le sort qu’on lui fait ce que ses élites n’ap­pren­dront pas dans leurs livres…

    La pen­sée, Julien, n’est pas la spé­cia­li­té d’une caste, et la pen­sée d’une expé­rience est la sagesse…

    Le Peuple qui a voté NON n’a pas subi les mani­pu­la­tions que vous évo­quez : il a assis­té à un hold-up média­tique par les « élites » du oui…

    Aujourd’­hui, les peuples euro­péens chassent les tar­tufes BLAIR BERLUSCONI SCHROEDER… Les fran­çais ont chas­sé le leur en 2002, et en 2006, ils ont la confir­ma­tion qu’une péti­tion ne suf­fi­ra pas à paire plier les tar­tufes au pou­voir en Europe, vu que ces der­niers ne res­pectent pas le ver­dict des urnes, ni les mani­fes­ta­tions sou­te­nues par 2⁄3 d’un peuple…

    Les fran­çais ont bien eu rai­son de lire le TCE comme il était écrit ! et de voter NON mal­gré les mani­pu­la­tions gro­tesques des radios et des télés ! (j’ai lu tous vos posts avec patience, et je vois que la réponse vous a été don­née quant à l’exis­tence bien réelle d’un « droit de péti­tion » dans les textes euro­péens d’a­vant le TCE, qui n’a donc rien « don­né » que de la poudre aux yeux , en matière de « nou­veau­té démocratique » !

    Bon­soir, Monsieur !

    Réponse
  56. DGermain

    Et fina­le­ment per­sonne n’a par­lé de la 6 ème Répu­blique, sujet de ce post.

    Réponse
  57. nativelle

    Un bel exemple de l’ir­res­pon­sa­bi­li­té de fait de nos élus :
    l’im­mo­bi­lisme de la pré­fec­ture du Calvados

    Cela fait plus de trois ans que la pré­fec­ture de Caen et la sous-pré­fec­ture de Lisieux (en charge du dos­sier) ferment les yeux sur une pol­lu­tion de plu­sieurs hec­tares, sur le non res­pect des droits de l’homme et le non res­pect des lois les plus élé­men­taires, de plus nos obser­va­tions sont écra­sées du pied. 

    Ce mini état hors-la-loi se trouve à Cabourg, OUI, la sta­tion bal­néaire de notre ami Proust. Dans cette com­mune on n’y tourne un film pas très roman­tique, le che­val n’est pas très bien vu non plus, contrai­re­ment à ce que l’on dit (voir plus bas). Mais le pire, c’est le res­pect des lois. 

    Trois ans qu’une petite « Zone Natu­relle d’In­té­rêt Éco­lo­gique Fau­nis­tique et Flo­ris­tique » ZNIÉFF accueille les gens du voyage pro­vi­soi­re­ment (atten­tion à l’im­por­tance de ce mot).

    À vous, on vous demande de ramas­ser les crottes du tou­tou, de trier les ordures ména­gères, d’être des indi­vi­dus res­pon­sables. Lisez bien la suite !!! LÀ, c’est tout le contraire, les gens du voyage sont obli­gés de défé­quer dans les che­mins de ran­don­nées ; plu­sieurs cen­taines de cara­vanes, cela repré­sente plu­sieurs mil­liers d’in­di­vi­dus, je vous laisse ima­gi­ner l’é­tat de la znieff après quelques mois. Tout part avec la pluie dans les cours d’eau avec en plus les ordures ména­gères, il y a bien un ramas­sage, mais c’est tel­le­ment plus simple pour cer­tains de jeter les sacs pou­belles, vélos, machines à laver… dans les fos­sés, puis­qu’ils n’y séjournent que quelques mois. 

    Atten­tion, dans ces fos­sés s’y trouve déver­sé abso­lu­ment tout : les eaux usées de toutes ces cara­vanes, toi­lettes chi­miques etc. Et même du fioul pour 2007, des litres de fioul, de l’huile de vidange, de la pein­ture et je ne sais quoi encore sont par­tis dans la rivière. 

    Le sous-pré­fet ose me répondre que la com­mu­nau­té de com­munes (CCED), pen­dant leur séjour, net­toie ; c’est faux. 

    Tous les rive­rains, agri­cul­teurs et uti­li­sa­teurs du marais, peuvent le dire : c’est faux. Même après les sai­sons hon­teuses, rien n’est net­toyé, seule­ment ce qui se voit le plus. Il a fal­lu que j’en­voie en plu­sieurs mil­liers d’exem­plaires les pho­tos de la pol­lu­tion res­tante pour qu’en­fin la CCED conti­nue son net­toyage, mais aucun curage n’a été effec­tué pour l’ins­tant. Le sous-pré­fet qui m’é­crit « cette année il y avait des toi­lettes mobiles ». Une fois de plus, ont nous prend pour des moins que rien et c’est scan­da­leux : si ce mon­sieur a vu des toi­lettes en 2007, c’est qu’il c’est trom­pé de ZNIEFF ou bien qu’il n’é­coute que ce que veut bien lui dire la com­mu­nau­té de com­munes. Dans ce marais, on a le droit de pêcher à l’eau de javel, de brû­ler des Nivéoles (plantes plus que pro­té­gées), etc.

    Dans ces zones humides, des régle­men­ta­tions très par­ti­cu­lières sont à res­pec­ter (NORMALEMENT). Si un agri­cul­teur plante un poteau de tra­vers (c’est une image), on lui colle une prune illi­co, ils ne doivent pas creu­ser les mares plus pro­fonde qu’elles ne le sont, etc. Il y a un cahier des charges très contraignant. 

    Mais dans le cas qui nous inté­resse, c’est encore une fois tout le contraire. La CCED a arra­ché des haies, rebou­ché des fos­sés, ils viennent même de faire des rades en gra­viers, et la pré­fec­ture ferme les yeux comme si de rien n’é­tait. J’ai réus­si à faire venir la police des eaux mais depuis, plus rien (immo­bi­lisme, c’est le mot qui convient.)

    Mais l’a­nar­chie ne s’ar­rête pas là : la pré­fec­ture, en auto­ri­sant cette ins­tal­la­tion, se fiche com­plè­te­ment des rive­rains. L’en­trée de l’aire d’ac­cueil se trouve à 5 mètres de l’en­trée d’une habi­ta­tion (la pro­prié­taire a 90 ans), la Ferme d’Os­se­ville un magni­fique corps de ferme, ancienne pro­prié­té des sei­gneurs de Cabourg puis à leur fils Gode­froy-Charles-Antoine Dou­blet comte de Per­san (il n’y a pas eu que Proust à Cabourg), avec autour plus de 11 hec­tares de terres agri­coles (au prix du domaine, cer­tains se frottent déjà les mains). 

    Et tout cela com­plè­te­ment iso­lé des villes alen­tours (seule contre tous) et par­mi ces gens qui ne sont pas tous des anges (je pré­cise que je n’ai rien contre les gens du voyage), il y a des sans foi ni loi (la police et la gen­dar­me­rie ne me diront pas le contraire) : 2005, 2006, 2007, vols (légumes, échelle, fioul,…), dégra­da­tions (murs démo­lis, bâti­ments, ils viennent défé­quer dans la cour et les dépen­dances), insultes (qua­si jour­na­lières), etc. 

    La liste est très longue. Je ne suis pas fier de pré­ci­ser que, pour qu’il y ait du cou­rant à la ferme, il a fal­lu que je com­mette des actes répré­hen­sibles car per­sonne, pas même le pré­fet, n’a bou­gé le petit doigt quand les gens du voyage se bran­chaient sau­va­ge­ment aux poteaux (seule­ment 110 volts dans les prises de la ferme, sur un total de plus de 300 jours). 

    Ensuite, il y a les uti­li­sa­teurs du marais (tous les gabions ont eu droit aux portes arra­chées, cer­tains ont été com­plé­ment démo­lis), les agri­cul­teurs (vol des bar­rières, des mou­tons, vol du maté­riel agri­cole, man­geoires en acier, ils ont tiré à coup de fusil dans un trac­teur, roum­bal­leurs à la flotte, etc., etc.). Beau­coup ne veulent plus por­ter plainte tel­le­ment ils sont écoeurés. 

    Il ne faut pas oublier que les ani­maux boivent dans ces cours d’eau : vaches, che­vaux (bêtes sau­vages que je retrouve raides en fin de sai­son) et, pour vous don­ner une idée, la flotte est blanche crème avec des auréoles d’hy­dro­car­bure sur le des­sus. Bien sûr, des che­vaux ont été très malades mais, puisque que l’on sait que le sous-pré­fet va répondre « il n’est pas démon­tré que ces faits ont un lien direct avec la pré­sence des gens du voyage », beau­coup baissent les bras.

    Pour­quoi cette colère ? Sim­ple­ment, parce que l’on nous ignore, c’est du mépris, per­sonne ne tient compte de nos doléances, rien n’est rem­bour­sé, rien n’est répa­ré, rien n’est net­toyé, on nous bara­tine en disant ce n’é­tait que pour cette année, après nous cher­che­rons un autre terrain. 

    Elle est de quelle coté, la naï­ve­té ? Puisque les maires de Cabourg et Vara­ville ont déjà pré­vu de pla­cer l’aire d’ac­cueil à cet endroit et défi­ni­ti­ve­ment (c’est sur les beaux dépliants gla­cés de Cabourg).

    Mais alors, M le pré­fet, pour­quoi ne faite-vous pas recreu­ser les fos­sés, enle­ver les rades illé­gales et les bar­rières en bois com­plè­te­ments démo­lies, pour qu’à l’a­ve­nir, per­sonne ne puisse enva­hir ces pâtu­rages ? Pour­quoi la com­mu­nau­té de com­munes et les maires ne disent-ils pas à la pro­prié­taire de la ferme « on va pro­té­ger votre cuve de fioul avec des par­paings, nous allons faire l’en­trée du camp plus loin, etc.  » ? Des ques­tions qui res­tent sans réponses. 

    Voi­la pour­quoi j’en­voie ce mes­sage et beau­coup d’autres, en plu­sieurs mil­liers d’exem­plaires, à des asso­cia­tions, per­son­na­li­tés, jour­na­listes, ser­vices de l’É­tat, etc. Que je poste sur plu­sieurs cen­taines de blogs, forums,… Si per­sonne ne prend le risque de dénon­cer cette situa­tion catas­tro­phique que la sous-pré­fec­ture et les élus mini­misent, alors c’est la porte ouverte à tout les abus.

    Nati­velle P

    Pho­tos de 2005 et 2006 :
    http://​per​so​.orange​.fr/​v​a​r​a​v​i​l​l​e​.​c​a​b​o​u​rg/

    http://​cabourg​.vara​ville​.site​.voi​la​.fr/

    Pho­tos de 2007 :
    http://​vara​ville​.ifrance​.com

    http://​nati​velle​.over​-blog​.com/

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