ACN31 RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION 10ème partie : ORGANISATION PAR L’ÉTAT DE L’INSÉCURITÉ GÉNÉRALE (suite), Oppression Sanitaire : Trahisons de l’État pour le compte de Big Pharma – Atelier constituant Nexus #31 avec Marc, Léo et Nathanaël

6/05/2026 | 0 commentaires

Cette semaine (ce mer­cre­di 6 mai 2026 à 18h pétantes 🙂 ), on reprend (et on fini­ra peut-être ?) le tra­vail (essen­tiel) sur les moyens (réels mais tota­le­ment mécon­nus) de rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion, avec Marc, Léo et Nathanaël.


Lien vers une syn­thèse audio en 15 minutes (G Notebook)




Sug­ges­tion sim­pli­fiée de cha­pitres (3h00) :

0:35 — L’Atelier Consti­tuant #31

5:14 — Trans­hu­ma­nisme & Tech­no­cra­tie : le futur ter­ri­fiant qui arrive. 

12:07 — Fin des chefs et de la hié­rar­chie : l’a­nar­chie est-elle possible ? 

18:28 — Le grand hold-up : com­ment le libé­ra­lisme a volé nos biens. 

24:17 — Pour­quoi la majo­ri­té com­prend tout… mais ne fait RIEN ! 

33:28 — Lavage de cer­veau : les blo­cages men­taux créés par le système. 

46:11Big Phar­ma & Fli­cage : quand l’É­tat orga­nise notre insécurité. 

1:06:07San­té VS Bre­vets : la guerre totale contre Big Pharma ! 

1:14:55Science cor­rom­pue : des citoyens reprennent le contrôle. 

1:23:12Science offi­cielle : la nou­velle reli­gion inter­dite à la critique ? 

1:32:12 — Tra­hi­son natio­nale : com­ment le libre-échange a liqui­dé la France. 

1:41:19 — Mar­ché roi : le plan des oli­garques pour tuer les États. 

1:50:31 — Liber­tés en miettes : le choc idéo­lo­gique a commencé. 

2:00:35 — Mon­dia­li­sa­tion : la sou­ve­rai­ne­té indus­trielle est-elle morte ? 

2:05:52 — France au bord du gouffre : le sys­tème va-t-il sauter ? 

2:13:32 — Dette, faillite, ruine : la tra­jec­toire de la catastrophe. 

2:21:40 — États ven­dus aux tra­ders : le piège mor­tel du libre-échange. 

2:29:06 — Réin­dus­tria­li­ser : l’ul­time com­bat pour sau­ver la nation ! 

2:36:01 — Hold-up poli­tique : com­ment les mul­ti­na­tio­nales écrasent les petits. 

2:43:12 — Consom­ma­tion VS Liber­té : le clash idéo­lo­gique final. 

2:50:23 — Sau­ver le pays : le sacri­fice que l’É­tat va exi­ger de vous !


PROCÈS-VERBAL D’ÉMISSION (G Note­book) : ATELIER CONSTITUANT #31
RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION
Oppres­sion SANITAIRE : Tra­hi­sons de l’É­tat pour le compte de Big Pharma
1. TABLE DES MATIÈRES ET MINUTAGES DÉTAILLÉS
  • 2. Pré­am­bule et Contexte Média­tique [00:00]
  • 3. Témoi­gnage d’A­drien et la Méta­mor­phose Consti­tuante [01:50]
  • 4. Revue Lit­té­raire : « Nos cer­veaux endoc­tri­nés » (Michael Nehls) [05:00]
  • 5. Les Com­muns et la Rup­ture Libé­rale [18:00]
  • 6. Le Piège de l’É­lec­tion et l’Angle Mort de l’Au­teur [22:00]
  • 7. Débat sur l’I­ner­tie Cog­ni­tive et le Réflexe Ins­ti­tu­tion­nel [25:00]
  • 8. L’Op­pres­sion Sani­taire : Tra­hi­son de l’É­tat et Big Phar­ma [45:00]
  • 9. Solu­tions Ins­ti­tu­tion­nelles : Pou­voir Éthique et Scien­ti­fique [55:00]
  • 10. Dés­in­dus­tria­li­sa­tion et Libre-Échange [01:15:00]
  • 11. Éthique, Morale et Liber­ta­risme [01:45:00]
  • 12. Clô­ture et Appel à la Conscience [02:05:00]

2. PRÉAMBULE ET CONTEXTE MÉDIATIQUE [00:00]
L’in­dé­pen­dance de la presse, illus­trée ici par le modèle éco­no­mique sans publi­ci­té de Nexus, est la condi­tion struc­tu­relle de toute résis­tance à l’op­pres­sion. Sans un média capable d’ex­traire le citoyen du flux de diver­tis­se­ment pour le confron­ter à l’en­quête au long cours, la com­pré­hen­sion des méca­nismes de domi­na­tion reste super­fi­cielle. Ce pré­am­bule pose le cadre d’une infor­ma­tion « libé­rée » comme préa­lable à l’ac­tion constituante.
Étienne : Salut tout le monde. Alors cette fois aus­si, le Marc va nous rejoindre en cours de route et c’est moi qui vais com­men­cer. Je rap­pelle qu’on est reçu par la chaîne du maga­zine Nexus qui est dis­po­nible en kiosque et qui est une revue qui est sans publi­ci­té, ce qui repré­sente un manque à gagner impor­tant mais qui est le prix de l’in­dé­pen­dance.
Cela per­met au jour­nal d’être un vrai, de faire un vrai tra­vail de jour­na­lisme d’en­quête, de pou­voir tra­vailler sans pres­sion, sans la pres­sion des annon­ceurs et de l’au­di­mat. Donc c’est ça, ça donne un jour­nal qui est sou­vent très inté­res­sant sur le plan poli­tique avec des vrais dos­siers impor­tants, épais, fouillés, sou­vent très intéressants.
On va comme chaque fois, donc on est au 31e ate­lier depuis le mois de sep­tembre, et on va com­men­cer par un témoi­gnage reçu récem­ment. Vous êtes arri­vé hier sur le comp­teur à conscience consti­tuante qui s’ap­pelle comp​te​sur​moi​.org et c’est le témoi­gnage d’A­drien par lequel on va com­men­cer, qui est pas long.

3. TÉMOIGNAGE D’ADRIEN ET LA MÉTAMORPHOSE CONSTITUANTE [01:50]
Le pas­sage de l’é­tat d’é­lec­teur à celui de consti­tuant ne relève pas d’un simple chan­ge­ment d’o­pi­nion, mais d’une muta­tion anthro­po­lo­gique. L’a­na­lyse du témoi­gnage d’A­drien sou­ligne la néces­si­té de quit­ter l’in­fan­ti­lisme poli­tique pour accé­der à la matu­ri­té légis­la­tive. Le site ‘comp​te​sur​moi​.org’ agit comme un miroir de cette prise de conscience, trans­for­mant l’im­puis­sance indi­vi­duelle en une réso­lu­tion col­lec­tive de souveraineté.
Étienne : Adrien ne sera pas avec nous après, mais on va écou­ter son témoi­gnage. C’est bien que les gens, après s’être ins­crits sur ce comp­teur, disent : « J’ai com­pris que la prio­ri­té consti­tuante est la seule qui peut tout chan­ger dans l’op­pres­sion des êtres humains. Il faut que nous soyons capables d’ins­ti­tuer nous-mêmes notre puis­sance poli­tique, celle qui nous manque pour nous défendre contre les domi­na­tions du moment. »
Après s’être ins­crit au comp­teur, c’est vrai­ment utile de témoi­gner de sa vision per­son­nelle de cette muta­tion. Parce qu’en fait, il y a une trans­for­ma­tion dans ceux qui deviennent consti­tuants : on devient des Adultes poli­tiques. On arrête d’être des élec­teurs, on arrête d’ac­cep­ter d’être des élec­teurs et on aspire à deve­nir des Légis­la­teurs et, en tout cas, des constituants.
Le dire, en fait, ça aide les autres à pas­ser le pas et à pro­cé­der à leur propre trans­for­ma­tion et méta­mor­phose. Lazar, si tu peux publier son témoi­gnage. Adrien ajoute : « La prise de conscience de la popu­la­tion elle est lente mais elle est fiable. On ne peut pas retour­ner un sys­tème en un quart d’heure. Il faut une tran­si­tion sinon c’est la guerre. »
« Pour conti­nuer à faire la péda­go­gie chaque jour, comme je le fais quand je vais faire mes courses, à chaque fois que je croise quel­qu’un pour par­ler de citoyens consti­tuants et de toutes les solu­tions alter­na­tives : compte sur moi. Et pour bou­ger le jour où il fau­dra bou­ger, le jour où ça va être le moment : compte sur moi aussi. »
Ça se fait avec son télé­phone et ça vous per­met de don­ner quelques détails de ce qui vous a ame­né à prendre conscience et puis de ce que vous comp­tez faire pour aider à la géné­ra­li­sa­tion de cette conscien­ti­sa­tion. On s’est dit avec Nat qu’il était bien de gar­der une par­tie de l’é­mis­sion pour lire des livres impor­tants liés à notre impuis­sance politique.

4. REVUE LITTÉRAIRE : « NOS CERVEAUX ENDOCTRINÉS » (MICHAEL NEHLS) [05:00]
L’or­ga­ni­sa­tion tech­no­cra­tique actuelle est ana­ly­sée comme une patho­lo­gie humaine contre­di­sant les lois de la coopé­ra­tion bio­lo­gique. En s’ap­puyant sur l’ou­vrage de Michael Nehls, les inter­ve­nants démontrent que la hié­rar­chie pyra­mi­dale est inef­fi­cace face à la com­plexi­té, là où la coopé­ra­tion cel­lu­laire et fores­tière offre un modèle de rési­lience démo­cra­tique. L’hu­mour sub­ver­sif sur la hié­rar­chie vient ici illus­trer la faillite du com­man­de­ment centralisé.
Nat : Je suis en train de lire le bou­quin de Nehls et je me suis fait un petit bout dimanche. Nehls n’es­saie pas d’ex­pli­quer que l’homme est bon, mais que l’hu­main est empa­thique, sauf ceux qui sont anes­thé­siés. Il montre qu’on a ten­dance à pro­té­ger les gens proches, par­fois au détri­ment des autres. Il n’est pas dans l’angélisme.
Il écrit : « L’ar­gu­ment du roi Charles, de Schwab ou de Gates selon lequel les choses ne peuvent pas conti­nuer ain­si ne vient pas de nulle part. La recherche d’une crois­sance constante ne fait que nous rap­pro­cher de l’a­bîme. » C’est un clin d’œil à un jour­nal avec lequel je bosse, sans pub en kiosque, qui a dénon­cé la perte des liber­tés fon­da­men­tales pen­dant le Covid.
Il conti­nue : « La recherche d’une crois­sance constante ne fait que créer l’illu­sion du pro­grès. La solu­tion éli­tiste d’une dic­ta­ture auto­cra­tique régnant sur une huma­ni­té dému­nie, constam­ment sur­veillée par l’IA, dopée aux pro­duits phar­ma­ceu­tiques et dont les nais­sances sont contrô­lées, est tout sauf une véri­table solu­tion. Elle est contraire à la nature humaine. »
« Ce dont nous avons besoin, c’est d’une coopé­ra­tion au lieu d’une confron­ta­tion. Nous ne sommes pas prêts de trou­ver une solu­tion si nous confions notre ave­nir à des tech­no­crates qui se sont ren­dus sus­pects de socio­pa­thie. Notre propre orga­nisme nous montre com­ment cela fonc­tionne : pour main­te­nir la san­té, chaque cel­lule coopère sans chef. »
Étienne : Je fais le lien avec le tra­vail de La Loue qui com­pare les entre­prises à des orga­nismes comme la forêt. Les entre­prises sont effi­caces sans chef. La hié­rar­chie pyra­mi­dale n’est fonc­tion­nelle que dans les cas très simples. Dès que c’est com­plexe, il faut que les indi­vi­dus soient en contact, se parlent, mais sans se don­ner d’ordre.
Chaque cel­lule signale ce qu’elle va faire, écoute les autres, mais prend la déci­sion de façon libre. C’est un truc de ouf. Les trans­hu­ma­nistes demandent de défi­nir les fonc­tions du foie, mais les méde­cins n’y arrivent pas car c’est mobile, ça s’a­dapte en temps réel. Quand on essaie de faire un rein arti­fi­ciel, ça crée des tas de pro­blèmes car on ne connaît pas toutes les fonctions.
Sinon j’a­vais une blague pour­rie d’un pote de la CGT, notre cor­res­pon­dant des Amis de la Décrois­sance à Lyon, Joe. Dans le corps humain, tous les organes s’en­gueulent pour savoir qui est le patron. Le cœur dit « c’est moi », le cer­veau dit « c’est moi », le foie aus­si. Et puis le trou du cul inter­vient pour dire « c’est moi le chef ».
Tous les autres se foutent de sa gueule. Alors il se contracte à mort, il bloque tout. Le corps finit en panique avec une occlu­sion intes­ti­nale. Fina­le­ment, ils cèdent tous, et depuis, il est res­té dans les mémoires que le chef, c’est le trou du cul. C’est une blague de gens qui n’aiment pas les chefs, mais ça illustre bien la hiérarchie.

5. LES COMMUNS ET LA RUPTURE LIBÉRALE [18:00]
La des­truc­tion des biens com­muns médié­vaux par les ‘enclo­sures’ marque l’acte de nais­sance d’un capi­ta­lisme coer­ci­tif. L’a­na­lyse his­to­rique révèle que le Tiers-État médié­val jouis­sait de struc­tures démo­cra­tiques locales plus robustes que celles de la moder­ni­té. Cette sec­tion décons­truit le mythe du pro­grès libé­ral en rap­pe­lant la vio­lence ori­gi­nelle de la pri­va­ti­sa­tion des terres et la dépor­ta­tion des résistants.
Nat : Nehls parle des éco­vil­lages et des biens com­muns médié­vaux. Le mot vient du vieux nor­rois Alme­nirg, ce qui appar­tient à tous. Cela vient du latin Cou­nous (ensemble) et Mou­nous (la charge, le par­tage). C’é­tait la forme éco­no­mique essen­tielle jus­qu’à la fin du XVIIIe siècle.
Étienne : Le libé­ra­lisme a com­men­cé pré­ci­sé­ment avec les Enclo­sures en Angle­terre. Les domi­nants ont déci­dé de s’ap­pro­prier les com­muns en met­tant des clô­tures. Ça a pro­vo­qué des émeutes san­glantes. Sous Crom­well, ceux qui se rebel­laient se fai­saient mar­quer au fer rouge, cou­per le bout du nez ou dépor­ter en Amé­rique du Nord.
C’est comme ça qu’ils ont ins­ti­tué les pre­mières plan­ta­tions de coton. Le com­merce tri­an­gu­laire n’est venu qu’en­suite. On a eu la méca­ni­sa­tion, les métiers à tis­ser, et les Anglais ont noyé l’Eu­rope de laine pour décol­ler le capi­ta­lisme avec leur empire mari­time. On nous pré­sente sou­vent le Moyen-Âge comme une époque de cons.
Mais au Moyen-Âge, les citoyens votaient leurs lois dans des orga­ni­sa­tions com­mu­nales. Il y avait un rap­port de force entre le cler­gé, les nobles et le Tiers-État. Le Tiers-État n’é­tait pas com­po­sé d’es­claves. Dans énor­mé­ment de com­munes en France, il y avait quelque chose qui res­sem­blait infi­ni­ment plus à une démo­cra­tie que ce que nous avons aujourd’hui.

6. LE PIÈGE DE L’ÉLECTION ET L’ANGLE MORT DE L’AUTEUR [22:00]
L’in­ca­pa­ci­té des intel­lec­tuels à iden­ti­fier l’é­lec­tion comme le ver­rou de l’im­puis­sance popu­laire consti­tue un angle mort stra­té­gique. En rêvant d’un « bon par­ti » non infil­tré, Michael Nehls repro­duit l’illu­sion que le chan­ge­ment peut adve­nir au sein d’un sys­tème conçu pour l’empêcher. La cri­tique d’É­tienne Chouard vise à trans­for­mer cette indi­gna­tion morale en un pro­jet ins­ti­tu­tion­nel cohérent.
Nat : Nehls écrit que si les gens se réunis­saient, ils pour­raient gagner n’im­porte quelle élec­tion avec un pour­cen­tage de 50 à 75 %, en sup­po­sant qu’il y ait un par­ti qui n’ait pas été infil­tré par les Young Glo­bal Lea­ders.
Étienne : Là, on retombe dans le rêve. Il y a un angle mort dans la pen­sée de l’au­teur. Il est encore accro­ché à cette pro­cé­dure de l’é­lec­tion. Il fau­drait qu’il com­prenne que l’é­lec­tion est une des causes majeures du pro­blème. Il dit que les hommes poli­tiques ne sont rede­vables qu’à leur conscience et rêve d’un par­ti d’hu­ma­nisme empathique.
Il ne com­prend pas les méca­nismes sous-jacents qu’on décrit. Il dit que rien n’est plus dan­ge­reux pour les diri­geants que l’o­pi­nion publique, mais il ne parle pas du tout des médias façon­nés par les oli­garques. C’est dom­mage, car avec deux ou trois idées clés, il se redé­ploie­rait et ferait pro­gres­ser sa pen­sée dans tous les sens.
Léo : Pour moi, c’est de la théo­ri­sa­tion du constat, mais c’est à des années-lumière de tout tra­vail consti­tuant. Il est loin le monsieur.
Étienne : Pas tant que ça. S’il com­pre­nait que nos ins­ti­tu­tions des­sinent notre mal­heur et que l’é­lec­tion est le ver­rou, il gagne­rait trois crans d’un coup. S’il voyait que le pro­ces­sus popu­laire consti­tuant est ce qui va tout chan­ger, il en ferait une priorité.

7. DÉBAT SUR L’INERTIE COGNITIVE ET LE RÉFLEXE INSTITUTIONNEL [25:00]
La socia­bi­li­sa­tion par la plainte et la « mié­li­ni­sa­tion » des sché­mas élec­to­raux entravent l’é­mer­gence d’une pen­sée consti­tuante. Les inter­ve­nants ana­lysent pour­quoi le citoyen pré­fère déplo­rer les symp­tômes plu­tôt que d’in­ter­ro­ger les causes ins­ti­tu­tion­nelles : la pen­sée hété­ro­doxe exige un cou­rage social et un effort intel­lec­tuel que le tor­rent média­tique s’ef­force de neutraliser.
Nat : C’est un pro­blème cultu­rel. Depuis qu’on est petits, on nous répète : démo­cra­tie égale élec­tion. Reve­nir là-des­sus est long. Il y a une énorme iner­tie. Les gens ignorent ce qu’ils ignorent et pensent avoir rai­son. C’est dif­fi­cile de pas­ser pour le sachant qui donne des leçons.
Léo : Moi, je parle de la pen­sée consti­tuante ins­ti­tu­tion­na­li­sante. Les gens, lors­qu’ils sai­sissent un pro­blème, ne pensent pas immé­dia­te­ment aux ins­ti­tu­tions qui le causent. C’est une ques­tion d’Hygiène men­tale consti­tuante qu’ils n’ont pas. Ils ramènent le fon­da­men­tal à l’insignifiant.
Étienne : On a une espèce de manière de socia­bi­li­ser en par­ta­geant la plainte. Remon­ter à la cause demande un effort, c’est à contre-cou­rant. Pour faire com­mu­nau­té avec les autres, il faut par­ler comme eux, c’est-à-dire com­men­ter les lois légis­la­tives plu­tôt que l’im­puis­sance politique.
Nat : Les sché­mas sociaux sont tel­le­ment mié­li­ni­sés (la graisse autour des axones) que ce sont les che­mins par défaut. Abon­der ensemble vers le fond de la val­lée des symp­tômes, c’est facile. Faire du consti­tuant en famille ou au bureau, c’est hété­ro­doxe, c’est contre la doxa, c’est inconfortable.

8. L’OPPRESSION SANITAIRE : TRAHISON DE L’ÉTAT ET BIG PHARMA [45:00]
La san­té publique est deve­nue un ter­rain d’op­pres­sion où l’É­tat orga­nise l’in­sé­cu­ri­té pour favo­ri­ser le pro­fit pri­vé. La dépen­dance envers l’OMS, décrite comme un orga­nisme de ter­reur finan­cé par des inté­rêts par­ti­cu­liers, et la des­truc­tion de l’ou­til indus­triel phar­ma­ceu­tique fran­çais sont les preuves d’une tra­hi­son sys­té­mique. L’a­na­lyse de Ser­gio Sis­mon­do sur le ‘mana­ge­ment fan­tôme de la méde­cine’ révèle une science pro­fon­dé­ment cor­rom­pue à toutes ses sources par les industriels.
Étienne : Un État digne de ce nom devrait orga­ni­ser l’au­to­suf­fi­sance sani­taire et la sou­ve­rai­ne­té popu­laire en matière de san­té. Or, depuis 50 ans, le néo­li­bé­ra­lisme détruit les hôpi­taux pour les trans­for­mer en centres de pro­fit. Ils privent les ser­vices publics de moyens pour les rendre inef­fi­caces et rendre dési­rable leur pri­va­ti­sa­tion auprès de la popu­la­tion excé­dée par leurs dysfonctionnements.
L’OMS res­semble à un ser­vice public par son nom, mais en fait c’est un outil pri­vé de ter­reur publique. Le finan­ce­ment en est majo­ri­tai­re­ment pri­vé. Nous avons per­du notre outil indus­triel ; on a ven­du l’en­tre­prise qui fait les antal­giques. On n’a rien pour résis­ter à Big Phar­ma.
Il faut citer Ser­gio Sis­mon­do et son livre Le mana­ge­ment fan­tôme de la méde­cine. Il explique en détail toutes les tech­niques par les­quelles les indus­triels fal­si­fient la science. La FDA et l’EMA sont infes­tées de méde­cins en conflit d’in­té­rêts. Big Phar­ma contrôle l’or­gane qui devrait le régu­ler. C’est une cor­rup­tion totale de la vali­da­tion des données.

9. SOLUTIONS INSTITUTIONNELLES : POUVOIR ÉTHIQUE ET SCIENTIFIQUE [55:00]
La res­tau­ra­tion de la sécu­ri­té sani­taire passe par la créa­tion d’ins­ti­tu­tions indé­pen­dantes du pro­fit, telles que l’O­TIS et un Tri­bu­nal de San­té. Les pro­po­si­tions incluent l’a­bo­li­tion des bre­vets sur les remèdes et l’ins­tau­ra­tion d’un label de pro­bi­té scien­ti­fique basé sur la véri­fi­ca­tion des don­nées brutes, s’ins­pi­rant de la rigueur ini­tiale de la Fon­da­tion Cochrane pour contrer les dos­siers de 250 000 pages des industriels.
Léo : Dans la Consti­tu­tion Mumble, on a pré­vu des ins­ti­tu­tions pour la sécu­ri­té physiologique :
  • Le Tri­bu­nal de san­té et le Code de la san­té.
  • Le Pou­voir Éthique et Scien­ti­fique : assem­blée de citoyens tirés au sort déli­bé­rant sur la science.
  • L’Obser­va­toire de la Tech­no­lo­gie, de l’In­dus­trie et des Sciences (OTIS) : char­gé de la sou­ve­rai­ne­té et de l’a­lerte sur les risques.
  • L’in­ter­dic­tion du bre­ve­tage des remèdes : on ne doit pas mono­po­li­ser ce qui empêche de mourir.
Nat : Il fau­drait un label de pro­bi­té scien­ti­fique. Quand Big Phar­ma sort un dos­sier de 250 000 pages, aucun humain ne peut le fader. Il faut des équipes publiques pour véri­fier les don­nées brutes. On doit s’ins­pi­rer de Peter Gøtzsche et de la fon­da­tion Cochrane ori­gi­nelle, avant qu’elle ne soit pervertie.
Léo : On pro­pose aus­si le triple aveugle pour les études et une ins­ti­tu­tion citoyenne qui met en débat les choix de recherche. C’est émi­nem­ment poli­tique de déci­der de ce qu’on déve­loppe. On doit pas­ser de la « Science » sacra­li­sée à la démarche scien­ti­fique qui cherche à se prou­ver qu’elle a tort.

10. DÉSINDUSTRIALISATION ET LIBRE-ÉCHANGE [01:15:00]
La balance com­mer­ciale fran­çaise, en défi­cit de 70 mil­liards, témoigne d’un sui­cide éco­no­mique orches­tré au nom d’une idéo­lo­gie libé­rale erro­née. En confon­dant l’É­tat avec un simple uti­li­sa­teur de mon­naie, les diri­geants ont sacri­fié l’in­dus­trie natio­nale. Le retour à la sou­ve­rai­ne­té exige de res­tau­rer le contrôle des changes et de s’ins­pi­rer de la Charte de la Havane de Keynes pour impo­ser l’é­qui­libre des échanges.
Étienne : La dés­in­dus­tria­li­sa­tion est un crime com­men­cé sous Pom­pi­dou (asso­cié gérant de la banque Roth­schild). On a expo­sé nos pro­duc­teurs à la concur­rence déloyale des Chi­nois et d’autres pays escla­va­gistes. La dette publique n’est ima­gi­nable que pour un uti­li­sa­teur de mon­naie. Mais l’É­tat devrait être le seul créa­teur de mon­naie. Macron a ven­du nos tur­bines nucléaires à nos pires concur­rents, c’est criminel.
Nous avons une balance com­mer­ciale en défi­cit de 70 mil­liards par an. Un pays comme l’Al­le­magne, constam­ment excé­den­taire, est un pré­da­teur. Il faut reve­nir à la Charte de la Havane de Keynes qui obli­geait à l’é­qui­libre des comptes. Un sou­ve­rain doit réta­blir le contrôle des changes.
Léo : Pour moi, le pro­jet indus­triel n’est pas consti­tuant. C’est une pen­sée exé­cu­tive. On ne doit pas fixer d’ob­jec­tif indus­triel dans la Consti­tu­tion, mais seule­ment créer des ins­ti­tu­tions de contrôle.
Étienne : Je ne suis pas d’ac­cord. L’é­qui­libre de la balance com­mer­ciale est un objec­tif vital qui devrait être au niveau consti­tuant. On doit dire aux repré­sen­tants : « démer­dez-vous, mais ne nous met­tez pas en défi­cit des paie­ments per­ma­nent ». C’est une condi­tion de l’in­dé­pen­dance pour ache­ter le pétrole et autres pro­duits dont on a besoin et qu’on ne sait pas produire.

11. ÉTHIQUE, MORALE ET LIBERTARIANISME [01:45:00]
Le débat sur la limite de l’in­ter­ven­tion éta­tique oppose une vision morale tra­di­tion­nelle à une éthique de la dan­ge­ro­si­té fac­tuelle. Les inter­ve­nants explorent la ten­sion entre la pro­tec­tion des faibles (inceste, vac­cins) et la liber­té indi­vi­duelle. La confron­ta­tion avec les thèses liber­ta­riennes per­met de cla­ri­fier la dis­tinc­tion entre un État oppres­seur et un État puis­sant au ser­vice de la volon­té populaire.
Nat : La morale est rigide et héri­tée, l’éthique est dyna­mique. Mais les comi­tés d’é­thique actuels servent à étouf­fer les pro­blèmes et à léga­li­ser ce que la tech­no­lo­gie per­met de faire. C’est du piratage.
Léo : Pour les vac­cins, la règle devrait être : « Nul ne peut péné­trer de force le corps d’au­trui ». Je crains l’É­tat qui orga­nise la vie de cha­cun. Je suis pour le libre échange si la sou­ve­rai­ne­té est au-dessus.
Étienne : Je suis pour un État puis­sant mais pas oppres­seur. Sur l’in­ceste ou les drogues, on doit se deman­der : « est-ce dan­ge­reux ? ». On ne doit pas inter­dire pour des rai­sons morales, mais sur du fac­tuel. On doit dis­cu­ter avec les liber­ta­riens pour voir leur vision d’une socié­té sans État, car leur sens de la digni­té est important.

12. CLÔTURE ET APPEL À LA CONSCIENCE [02:05:00]
La clô­ture de l’é­mis­sion appelle à une muta­tion du sta­tut citoyen : de consom­ma­teur infan­ti­li­sé à stra­tège res­pon­sable. L’adhé­sion au pro­jet de consti­tu­tion popu­laire est pré­sen­tée comme l’ul­time rem­part contre la mani­pu­la­tion glo­bale. Les paroles de Zen­kaai viennent scel­ler cet enga­ge­ment par un hymne à la sou­ve­rai­ne­té retrouvée.
Étienne : Le citoyen doit se vivre comme un stra­tège. On va vers quelque chose de plus sou­te­nable quand on assume nos res­pon­sa­bi­li­tés. On se retrouve la semaine pro­chaine pour par­ler des crimes de l’É­tat en matière mili­taire. On ter­mine avec le clip de Zen­kaai.

Je vous rap­pelle l’a­dresse du docu­ment des ACN que nous com­po­sons depuis le début de ces ate­liers consti­tuants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre tra­vail) : L’ATELIER CONSTITUANT AVEC ÉTIENNE CHOUARD – Google Docs : vous pou­vez y lire (pages 36 et sui­vantes) quelques crimes éta­tiques contre notre SÉCURITÉ (inté­rieure et exté­rieure) pour les­quels je compte cher­cher avec vous (en 3e colonne) des solu­tions AUTRES que l’élection.

Je vous rap­pelle aus­si le pre­mier docu­ment que j’a­vais com­po­sé pour démar­rer ce tra­vail sur la résis­tance à l’op­pres­sion (et que nous conti­nue­rons d’u­ti­li­ser demain pour avan­cer dans notre recherche de solu­tions réa­listes) : les MISSIONS de l’État (rai­sons d’obéir) com­pa­rées aux CRIMES de l’État (rai­sons de déso­béir), où nous cher­chons, pour chaque ligne d’une Mis­sion de l’É­tat et des Crimes cor­res­pon­dants, de vraies bonnes SOLUTIONS — recherche de solu­tions qu’au­cun média ne fait jamais chaque fois que des scan­dales sont dénoncés !


Cette semaine, comme la semaine pas­sée, après avoir lu avec Natha­naël quelques pas­sages for­mi­dables d’un livre pas­sion­nant et impor­tant (« Nos cer­veaux endoc­tri­nés » de Michael Nelhs), je compte trai­ter avec vous les mis­sions de l’É­tat (rai­sons de lui obéir) rela­tives à la garan­tie de SÉCURITÉ et les crimes de l’É­tat (rai­sons de lui déso­béir) qui orga­nise et ins­tru­men­ta­lise L’INSÉCURITÉ, aus­si bien à l’in­té­rieur du pays qu’à l’ex­té­rieur. Je reprends ci-des­sous celles de mes notes (voir Ate­lier #15) qui vont être exa­mi­nées pour leur trou­ver des vraies solutions :

Paix civile (sécu­ri­té à l’intérieur) :

  • Mis­sions : Pro­té­ger la sécu­ri­té des biens, des per­sonnes et des contrats ; jus­tice contre les délin­quants, sécu­ri­té juri­dique (état de droit).
  • Crimes : Insé­cu­ri­té, impu­ni­té, libé­ra­tion de délin­quants graves sans puni­tion (même les juges pros­ti­tuant leurs enfants !), vio­lences poli­cières impu­nies, injus­tices impu­nies, expro­pria­tion par les normes, insé­cu­ri­té juri­dique (infla­tion légis­la­tive, impu­ni­té des acteurs publics).

État de droit et Paix mili­taire (sécu­ri­té à l’extérieur) :

  • Mis­sions :
    • Sou­mis­sion de l’État à un droit supé­rieur (« état de droit ») avec des juges impartiaux,
    • garan­tie de la paix, non-ingé­rence, neutralité.
  • Crimes :
    • Arbi­traire impu­ni des acteurs publics, puni­tion d’opposants sans procès,
    • État bel­li­queux et para­noïaque, inter­ven­tions à l’étranger sans consul­ta­tion, sou­mis­sion à un empire étranger.

Ges­tion du pays et Indé­pen­dances stratégiques :

  • Mis­sions :
    • Bud­gets en équilibre,
    • indé­pen­dances stratégiques 
      • auto­suf­fi­sance alimentaire,
      • auto­suf­fi­sance sanitaire,
      • auto­suf­fi­sance industrielle,
      • auto­suf­fi­sance militaire…
  • Crimes :
    • 50 ans de bud­gets en dés­équi­libre (défi­cits publics), endet­te­ment aggra­vé (écra­sante dette odieuse),
    • dépen­dance et insé­cu­ri­té ali­men­taire : mal­trai­tance extrême (et dis­pa­ri­tion) des petits pay­sans (par les grands exploi­tants, les grandes sur­faces, les règle­men­ta­tions tatillonnes, les inci­ta­tions à l’en­det­te­ment, les sub­ven­tions comme seules chance de sur­vie…), vio­la­tion de toutes les pro­téc­tions ali­men­taires via le « libre-échange » qui inter­dit aux États d’in­ter­dire aux mar­chands d’empoisonner…
    • dépen­dance et insé­cu­ri­té sani­taire : sou­mis­sion de l’É­tat et de tous les acteurs de la san­té publique à l’OMS (outil pri­vé de ter­reur publique), des­truc­tion pro­gres­sive des assu­rances sociales (sous pré­texte de manque de mon­naie et de non ren­ta­bi­li­té des ser­vices publics de san­té) et de l’ou­til indus­triel de pro­duc­tion des maté­riels de soins et de médicaments…
    • dépen­dance indus­trielle : dés­in­dus­tria­li­sa­tion tou­jours liée au « libre-échange »
    • dépen­dance mili­taire : armée rui­née et assu­jet­tie à des pays étran­gers (via l’OTAN), entre­prises stra­té­giques ven­dues à des puis­sances étran­gères (haute tra­hi­son comme Alstom).

 

Rem­plir (pour chaque crime de nos repré­sen­tants élus qui fait l’ac­tua­li­té) la troi­sième colonne de notre tableau de « pro­po­si­tions hors élec­tions » (p 36 et s.) per­met de bien réa­li­ser la nul­li­té des pré­ten­dus « jour­na­listes » qui se contentent de déplo­rer tous les jours les consé­quences de notre impuis­sance poli­tique SANS JAMAIS envi­sa­ger de solu­tions consti­tuantes, sans jamais cher­cher la cause des causes.

Au moins Nexus fait le boulot.

J’es­père que ce pion­nier éveille­ra d’autres jour­na­listes à la prio­ri­té urgente d’un pro­ces­sus consti­tuant popu­laire.

Ceux qui nous écoutent ici pour­raient peut-être inter­pe­ler eux-mêmes (tous les jours ?) leurs médias pré­fé­rés, en deman­dant clai­re­ment à nos meilleurs jour­na­listes qu’ils aident la popu­la­tion à pen­ser en adultes poli­tiques, qu’ils nous entraînent quo­ti­dien­ne­ment à pen­ser en citoyens consti­tuants (plu­tôt que nous enfer­mer dans la posi­tion humi­liante d’électeur).

À ce soir.

Étienne.

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Étienne

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