Chers amis,
Après quelques conversations constituantes relatives aux prochaines élections municipales, je voudrais, demain mercredi 14 janvier 2026, à 18 h, avec Marc, Léo et Nathanaël chez Nexus, ramener notre réflexion sur l’urgence absolue de la résistance à l’oppression.
Après avoir rappelé rapidement, d’une part, quelques grands textes très connus qui proclament le droit des peuples à résister à l’oppression, et d’autre part, leur presque totale inefficacité (est-il besoin de lister des cas d’oppression impunie et durable ?), je vous propose de réfléchir en deux parties, que nous pourrons enchevêtrer si le coeur vous en dit :
1. Pour DÉFINIR ce qu’est L’OPPRESSION, je propose de réutiliser (conférence Antibes 2023) la description comparée des MISSIONS de l’État (raison d’obéir, page de gauche) et des CRIMES de l’État (raisons de désobéir, page de droite).
Quand on y songe, la page de droite donne une bonne idée de ce que nous pourrions appeler oppression.
2. Ensuite, je vous propose d’examiner tous les OUTILS POLITIQUES qui pourraient nous permettre de résister effectivement à toute tentative d’oppression. Ces outils devraient être dans la constitution, mais il ne s’y trouvent pas (parce que nous n’avons pas encore de vraie constitution).
C’est Léo qui m’a proposé d’enchevêtrer intelligemment les deux parties, puisque l’une part de l’actualité (liste des crimes constitutifs de l’oppression) et l’autre propose des solutions constitutionnelles (liste des outils de résistance populaire à toutes les formes d’oppression) : au lieu de traiter complètement la première partie (et de n’étudier tous les outils qu’après), on pourrait commencer par quelques crimes comparables et, tout de suite, examiner les outils constitutionnels adaptés pour résister à ces crimes-là.
On réfléchira ensemble, on fera de notre mieux, et advienne que pourra.
Il me semble que ce sera une conversation constituante très riche, permettant de faire le liens avec des articles déjà rédigés ensemble, d’en rédiger de nouveaux quand on y pense, et de donner une vue d’ensemble (très liée à l’actualité) des enjeux majeurs de notre mutation constituante en cours.
J’ai hâte d’y être 🙂
Étienne.
J’ai dicté à mon IA mes nombreuses notes sur ces questions et voici la façon dont elle les présente :
Préparation d’un atelier constituant sur la résistance à l’oppression
Notes pour préparer une conversation constituante sur la résistance à l’oppression,
ou comment rendre effectif, robuste et réel ce droit de résistance des représentés contre leurs représentants.
1. Rappel des droits de résistance à l’oppression PROCLAMÉS
Historiquement, des textes connus proclament ce droit, mais il reste souvent lettre morte :
- L’Habeas Corpus (protection contre les arrestations arbitraires) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Habeas_corpus
- Selon l’article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (DDHC) du 26 août 1789 :
« Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression ».
. - La DDHC de 1793 :
Article 33. – La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme.
Article 34. – Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
2. Définition des MARQUEURS de l’oppression
Pour un citoyen constituant, il me semble que l’oppression se manifeste par :
- Des représentants qui se comportent majoritairement comme des traîtres impunis
(des ennemis du peuple, vendus et hors de contrôle). - La multiplication de lois scélérates, aboutissant globalement à un droit félon (justice de classe) au lieu d’être un droit protecteur, ce qui inverse l’État de droit.
- La difficulté à vivre pour le plus grand nombre, face à l’opulence obscène des privilégiés
- L’impuissance du peuple à se défendre lui-même contre les puissants du moment.
- Le harcèlement ou l’emprisonnement ou l’assassinat des opposants politiques.
Pour détailler un peu le concept d’oppression, tâchons d’examiner méthodiquement :
les MISSIONS de l’État (raisons d’obéir) comparées aux CRIMES de l’État (raisons de désobéir)
- Sécurité :
- Missions : Protéger la sécurité des biens, des personnes et des contrats ; justice contre les délinquants.
- Crimes : Insécurité, impunité, libération de délinquants graves sans punition (même les juges prostituant leurs enfants !).
- Libertés :
- Missions : Garantir et protéger les libertés
- Liberté d’aller et venir,
- respect de l’intégrité physique, de la dignité humaine,
- liberté de mener une activité économique
- liberté de mener une activité politique,
- liberté de manifestation,
- liberté d’expression,
- respect du secret des correspondances, du secret professionnel, et respect de l’intimité.
- Crimes :
- Confinements, passe sanitaire,
- injections obligatoires de produits expérimentaux dangereux,
- fermetures administratives,
- « suspension » d’opposants politiques sans procès,
- répression criminelle des manifestations,
- censure systématique,
- surveillance généralisée (crédit social, suppression du cash, identification numérique).
- Missions : Garantir et protéger les libertés
- Autorités publiques :
- Missions : Dévouement des autorités à l’intérêt général, au service de la population,
- honnêteté,
- transparence,
- responsabilité.
- Crimes : Dévouement des autorités aux riches qui les ont fait élire ou nommer
- Corruption généralisée (emploi à salaires énormes – 1 million €/an – par les riches des politiciens en fin de mandat : Clinton, Sarkozy, Barroso, Blair, Schröder…)
- « secret défense » (pas de contrôle possible),
- contrôles factices,
- « pantouflage » (allers-retours entre le public et le privé),
- autonomisation de l’exécutif (pouvoir réglementaire, « rationalisation » du parlement, Ministre de la Justice, maîtrise des procédures électorales, maîtrise des TV publiques, utilisation des traités…),
- Montée en puissance d’un régime totalitaire (et eugéniste ?).
- Missions : Dévouement des autorités à l’intérêt général, au service de la population,
- Solidarité :
- Missions : Organiser les solidarités
- sécurité sociale,
- assurance chômage,
- retraite,
- allocations familiales…
- Missions : Organiser les solidarités
- Crimes : Dévastation progressive de toutes les solidarités depuis 50 ans.
- Prospérité :
- Missions :
- Établir et garantir la prospérité : plein emploi, pas de pauvreté, pas de grandes inégalités.
- Crimes :
- Austérité artificielle (volontaire), augmentation de la pauvreté, de la précarité, du chômage (NAIRU), de l’inflation.
- Missions :
- Monnaie et Emploi :
- Missions :
- Monnaie stable,
- indexation des salaires et de tous les contrats,
- plein emploi garanti par la création monétaire publique (État employeur en dernier ressort),
- Assurances contre le chômage.
- Crimes :
- Politiques inflationnistes (Quantitative Easing), prix factices (électricité !),
- politiques « chômagènes » (lutte contre l’inflation, libre-échange),
- privatisation de la création monétaire (art. 123 de Lisbonne),
- suppression progressive des assurances chômage.
- Missions :
- Gestion et Indépendance stratégique :
- Missions :
- Budgets en équilibre,
- indépendance stratégique
- alimentaire,
- sanitaire,
- industrielle,
- militaire…
- Crimes :
- 50 ans de budgets en déséquilibre, endettement aggravé,
- dépendance alimentaire
- dépendance sanitaire,
- désindustrialisation,
- armée ruinée et assujettie à l’OTAN.
- Missions :
- État de droit et Paix :
- Missions :
- Soumission de l’État à un droit supérieur avec des juges impartiaux,
- garantie de la paix, non-ingérence, neutralité.
- Crimes :
- Arbitraire impuni des acteurs publics, punition d’opposants sans procès,
- État belliqueux et paranoïaque, interventions à l’étranger sans consultation, soumission à un empire étranger.
- Missions :
Outils politiques et constitutionnels de résistance à l’oppression
Sujet central de l’atelier : définir des outils rendant ce droit effectif.
(En fait, on dresse ici les enjeux majeurs d’une bonne constitution.)
- Instituer une souveraineté populaire réelle :
- souveraineté politique,
- souveraineté alimentaire,
- souveraineté monétaire,
- souveraineté judiciaire,
- souveraineté militaire,
- souveraineté sanitaire.
- Empêcher ceux qui veulent le pouvoir d’y accéder.
- Empêcher les représentants de s’autonomiser.
- Proclamation et Application du droit :
Proclamer ne suffit pas : il faut de bons juges :- Juges de droit commun
- Juges constitutionnels
- Contre-pouvoirs :
- De vrais journalistes (« inquiéteurs de pouvoir »).
- Une réelle liberté d’expression pour tous, avec des lois protégeant contre la censure.
- Des chambres de contrôle populaires tirées au sort.
- Un Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) en toutes matières :
- Législatif,
- abrogatoire (après la décision),
- révocatoire,
- constituant,
- droit de veto (avant la décision).
- Outils institutionnels :
- Des citoyens armés via une police de conscrits et une armée de conscrits.
- Une monnaie publique sans dette pour retirer aux riches leur principal outil de chantage
(« Mais Monsieur ! comment allez-vous financer tout ça ?! »). - Des dispositions constitutionnelles :
- pas de guerre sans référendum (et ceux qui ont voté oui à la guerre doivent partir la faire, au front)
- Pas de traité sans référendum
- Pas de dette sans référendum.
- Une science indépendante sous contrôle populaire pour éviter sa capture par les industriels ou l’État (scientisme).
- Interdiction des traités de libre-échange.
- Interdiction du secret d’État, des mensonges d’État, du terrorisme d’État et de toute surveillance totalitaire (à détailler).
- Accès au pouvoir :
- Rendre le pouvoir politique inaccessible à ceux qui le veulent (riches, sociétés secrètes, agents de l’étranger) par la généralisation du tirage au sort.
- Structure du pouvoir :
- Remplacer la prétendue « séparation des pouvoirs » par
un unique « pouvoir populaire central »- pouvoir de constituer,
- pouvoir de décider : légiférer et juger,
- pouvoir de contrôler (les fonctions).
- et des « fonctions » soumises :
- Fonction législative,
- Fonction exécutive,
- Fonction judiciaire,
- Fonction monétaire,
- Fonction médiatique.
- Remplacer la prétendue « séparation des pouvoirs » par
Conclusion :
Dans les fausses « constitutions » du monde entier, il manque presque tout pour mettre en œuvre un vrai droit de résistance.
La solution réside sans doute dans la transformation du peuple d’électeurs en peuple de citoyens constituants,
capables d’écrire eux-mêmes des institutions garantissant paix, justice et prospérité.
Ça nous fait un point de départ pour discuter sans manquer d’idées 🙂
Étienne.s



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