Cette semaine (ce mercredi 6 mai 2026 à 18h pétantes 🙂 ), on reprend (et on finira peut-être ?) le travail (essentiel) sur les moyens (réels mais totalement méconnus) de rendre effectif le droit de résistance à l’oppression, avec Marc, Léo et Nathanaël.
Lien vers une synthèse audio en 15 minutes (G Notebook)
Suggestion simplifiée de chapitres (3h00) :
0:35 — L’Atelier Constituant #31
5:14 — Transhumanisme & Technocratie : le futur terrifiant qui arrive.
12:07 — Fin des chefs et de la hiérarchie : l’anarchie est-elle possible ?
18:28 — Le grand hold-up : comment le libéralisme a volé nos biens.
24:17 — Pourquoi la majorité comprend tout… mais ne fait RIEN !
33:28 — Lavage de cerveau : les blocages mentaux créés par le système.
46:11 — Big Pharma & Flicage : quand l’État organise notre insécurité.
1:06:07 — Santé VS Brevets : la guerre totale contre Big Pharma !
1:14:55 — Science corrompue : des citoyens reprennent le contrôle.
1:23:12 — Science officielle : la nouvelle religion interdite à la critique ?
1:32:12 — Trahison nationale : comment le libre-échange a liquidé la France.
1:41:19 — Marché roi : le plan des oligarques pour tuer les États.
1:50:31 — Libertés en miettes : le choc idéologique a commencé.
2:00:35 — Mondialisation : la souveraineté industrielle est-elle morte ?
2:05:52 — France au bord du gouffre : le système va-t-il sauter ?
2:13:32 — Dette, faillite, ruine : la trajectoire de la catastrophe.
2:21:40 — États vendus aux traders : le piège mortel du libre-échange.
2:29:06 — Réindustrialiser : l’ultime combat pour sauver la nation !
2:36:01 — Hold-up politique : comment les multinationales écrasent les petits.
2:43:12 — Consommation VS Liberté : le clash idéologique final.
2:50:23 — Sauver le pays : le sacrifice que l’État va exiger de vous !
PROCÈS-VERBAL D’ÉMISSION (G Notebook) : ATELIER CONSTITUANT #31
RENDRE EFFECTIF LE DROIT DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION
Oppression SANITAIRE : Trahisons de l’État pour le compte de Big Pharma
1. TABLE DES MATIÈRES ET MINUTAGES DÉTAILLÉS
- 2. Préambule et Contexte Médiatique [00:00]
- 3. Témoignage d’Adrien et la Métamorphose Constituante [01:50]
- 4. Revue Littéraire : « Nos cerveaux endoctrinés » (Michael Nehls) [05:00]
- 5. Les Communs et la Rupture Libérale [18:00]
- 6. Le Piège de l’Élection et l’Angle Mort de l’Auteur [22:00]
- 7. Débat sur l’Inertie Cognitive et le Réflexe Institutionnel [25:00]
- 8. L’Oppression Sanitaire : Trahison de l’État et Big Pharma [45:00]
- 9. Solutions Institutionnelles : Pouvoir Éthique et Scientifique [55:00]
- 10. Désindustrialisation et Libre-Échange [01:15:00]
- 11. Éthique, Morale et Libertarisme [01:45:00]
- 12. Clôture et Appel à la Conscience [02:05:00]
2. PRÉAMBULE ET CONTEXTE MÉDIATIQUE [00:00]L’indépendance de la presse, illustrée ici par le modèle économique sans publicité de Nexus, est la condition structurelle de toute résistance à l’oppression. Sans un média capable d’extraire le citoyen du flux de divertissement pour le confronter à l’enquête au long cours, la compréhension des mécanismes de domination reste superficielle. Ce préambule pose le cadre d’une information « libérée » comme préalable à l’action constituante.Étienne : Salut tout le monde. Alors cette fois aussi, le Marc va nous rejoindre en cours de route et c’est moi qui vais commencer. Je rappelle qu’on est reçu par la chaîne du magazine Nexus qui est disponible en kiosque et qui est une revue qui est sans publicité, ce qui représente un manque à gagner important mais qui est le prix de l’indépendance.Cela permet au journal d’être un vrai, de faire un vrai travail de journalisme d’enquête, de pouvoir travailler sans pression, sans la pression des annonceurs et de l’audimat. Donc c’est ça, ça donne un journal qui est souvent très intéressant sur le plan politique avec des vrais dossiers importants, épais, fouillés, souvent très intéressants.On va comme chaque fois, donc on est au 31e atelier depuis le mois de septembre, et on va commencer par un témoignage reçu récemment. Vous êtes arrivé hier sur le compteur à conscience constituante qui s’appelle comptesurmoi.org et c’est le témoignage d’Adrien par lequel on va commencer, qui est pas long.3. TÉMOIGNAGE D’ADRIEN ET LA MÉTAMORPHOSE CONSTITUANTE [01:50]Le passage de l’état d’électeur à celui de constituant ne relève pas d’un simple changement d’opinion, mais d’une mutation anthropologique. L’analyse du témoignage d’Adrien souligne la nécessité de quitter l’infantilisme politique pour accéder à la maturité législative. Le site ‘comptesurmoi.org’ agit comme un miroir de cette prise de conscience, transformant l’impuissance individuelle en une résolution collective de souveraineté.Étienne : Adrien ne sera pas avec nous après, mais on va écouter son témoignage. C’est bien que les gens, après s’être inscrits sur ce compteur, disent : « J’ai compris que la priorité constituante est la seule qui peut tout changer dans l’oppression des êtres humains. Il faut que nous soyons capables d’instituer nous-mêmes notre puissance politique, celle qui nous manque pour nous défendre contre les dominations du moment. »Après s’être inscrit au compteur, c’est vraiment utile de témoigner de sa vision personnelle de cette mutation. Parce qu’en fait, il y a une transformation dans ceux qui deviennent constituants : on devient des Adultes politiques. On arrête d’être des électeurs, on arrête d’accepter d’être des électeurs et on aspire à devenir des Législateurs et, en tout cas, des constituants.Le dire, en fait, ça aide les autres à passer le pas et à procéder à leur propre transformation et métamorphose. Lazar, si tu peux publier son témoignage. Adrien ajoute : « La prise de conscience de la population elle est lente mais elle est fiable. On ne peut pas retourner un système en un quart d’heure. Il faut une transition sinon c’est la guerre. »« Pour continuer à faire la pédagogie chaque jour, comme je le fais quand je vais faire mes courses, à chaque fois que je croise quelqu’un pour parler de citoyens constituants et de toutes les solutions alternatives : compte sur moi. Et pour bouger le jour où il faudra bouger, le jour où ça va être le moment : compte sur moi aussi. »Ça se fait avec son téléphone et ça vous permet de donner quelques détails de ce qui vous a amené à prendre conscience et puis de ce que vous comptez faire pour aider à la généralisation de cette conscientisation. On s’est dit avec Nat qu’il était bien de garder une partie de l’émission pour lire des livres importants liés à notre impuissance politique.4. REVUE LITTÉRAIRE : « NOS CERVEAUX ENDOCTRINÉS » (MICHAEL NEHLS) [05:00]L’organisation technocratique actuelle est analysée comme une pathologie humaine contredisant les lois de la coopération biologique. En s’appuyant sur l’ouvrage de Michael Nehls, les intervenants démontrent que la hiérarchie pyramidale est inefficace face à la complexité, là où la coopération cellulaire et forestière offre un modèle de résilience démocratique. L’humour subversif sur la hiérarchie vient ici illustrer la faillite du commandement centralisé.Nat : Je suis en train de lire le bouquin de Nehls et je me suis fait un petit bout dimanche. Nehls n’essaie pas d’expliquer que l’homme est bon, mais que l’humain est empathique, sauf ceux qui sont anesthésiés. Il montre qu’on a tendance à protéger les gens proches, parfois au détriment des autres. Il n’est pas dans l’angélisme.Il écrit : « L’argument du roi Charles, de Schwab ou de Gates selon lequel les choses ne peuvent pas continuer ainsi ne vient pas de nulle part. La recherche d’une croissance constante ne fait que nous rapprocher de l’abîme. » C’est un clin d’œil à un journal avec lequel je bosse, sans pub en kiosque, qui a dénoncé la perte des libertés fondamentales pendant le Covid.Il continue : « La recherche d’une croissance constante ne fait que créer l’illusion du progrès. La solution élitiste d’une dictature autocratique régnant sur une humanité démunie, constamment surveillée par l’IA, dopée aux produits pharmaceutiques et dont les naissances sont contrôlées, est tout sauf une véritable solution. Elle est contraire à la nature humaine. »« Ce dont nous avons besoin, c’est d’une coopération au lieu d’une confrontation. Nous ne sommes pas prêts de trouver une solution si nous confions notre avenir à des technocrates qui se sont rendus suspects de sociopathie. Notre propre organisme nous montre comment cela fonctionne : pour maintenir la santé, chaque cellule coopère sans chef. »Étienne : Je fais le lien avec le travail de La Loue qui compare les entreprises à des organismes comme la forêt. Les entreprises sont efficaces sans chef. La hiérarchie pyramidale n’est fonctionnelle que dans les cas très simples. Dès que c’est complexe, il faut que les individus soient en contact, se parlent, mais sans se donner d’ordre.Chaque cellule signale ce qu’elle va faire, écoute les autres, mais prend la décision de façon libre. C’est un truc de ouf. Les transhumanistes demandent de définir les fonctions du foie, mais les médecins n’y arrivent pas car c’est mobile, ça s’adapte en temps réel. Quand on essaie de faire un rein artificiel, ça crée des tas de problèmes car on ne connaît pas toutes les fonctions.Sinon j’avais une blague pourrie d’un pote de la CGT, notre correspondant des Amis de la Décroissance à Lyon, Joe. Dans le corps humain, tous les organes s’engueulent pour savoir qui est le patron. Le cœur dit « c’est moi », le cerveau dit « c’est moi », le foie aussi. Et puis le trou du cul intervient pour dire « c’est moi le chef ».Tous les autres se foutent de sa gueule. Alors il se contracte à mort, il bloque tout. Le corps finit en panique avec une occlusion intestinale. Finalement, ils cèdent tous, et depuis, il est resté dans les mémoires que le chef, c’est le trou du cul. C’est une blague de gens qui n’aiment pas les chefs, mais ça illustre bien la hiérarchie.5. LES COMMUNS ET LA RUPTURE LIBÉRALE [18:00]La destruction des biens communs médiévaux par les ‘enclosures’ marque l’acte de naissance d’un capitalisme coercitif. L’analyse historique révèle que le Tiers-État médiéval jouissait de structures démocratiques locales plus robustes que celles de la modernité. Cette section déconstruit le mythe du progrès libéral en rappelant la violence originelle de la privatisation des terres et la déportation des résistants.Nat : Nehls parle des écovillages et des biens communs médiévaux. Le mot vient du vieux norrois Almenirg, ce qui appartient à tous. Cela vient du latin Counous (ensemble) et Mounous (la charge, le partage). C’était la forme économique essentielle jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.Étienne : Le libéralisme a commencé précisément avec les Enclosures en Angleterre. Les dominants ont décidé de s’approprier les communs en mettant des clôtures. Ça a provoqué des émeutes sanglantes. Sous Cromwell, ceux qui se rebellaient se faisaient marquer au fer rouge, couper le bout du nez ou déporter en Amérique du Nord.C’est comme ça qu’ils ont institué les premières plantations de coton. Le commerce triangulaire n’est venu qu’ensuite. On a eu la mécanisation, les métiers à tisser, et les Anglais ont noyé l’Europe de laine pour décoller le capitalisme avec leur empire maritime. On nous présente souvent le Moyen-Âge comme une époque de cons.Mais au Moyen-Âge, les citoyens votaient leurs lois dans des organisations communales. Il y avait un rapport de force entre le clergé, les nobles et le Tiers-État. Le Tiers-État n’était pas composé d’esclaves. Dans énormément de communes en France, il y avait quelque chose qui ressemblait infiniment plus à une démocratie que ce que nous avons aujourd’hui.6. LE PIÈGE DE L’ÉLECTION ET L’ANGLE MORT DE L’AUTEUR [22:00]L’incapacité des intellectuels à identifier l’élection comme le verrou de l’impuissance populaire constitue un angle mort stratégique. En rêvant d’un « bon parti » non infiltré, Michael Nehls reproduit l’illusion que le changement peut advenir au sein d’un système conçu pour l’empêcher. La critique d’Étienne Chouard vise à transformer cette indignation morale en un projet institutionnel cohérent.Nat : Nehls écrit que si les gens se réunissaient, ils pourraient gagner n’importe quelle élection avec un pourcentage de 50 à 75 %, en supposant qu’il y ait un parti qui n’ait pas été infiltré par les Young Global Leaders.Étienne : Là, on retombe dans le rêve. Il y a un angle mort dans la pensée de l’auteur. Il est encore accroché à cette procédure de l’élection. Il faudrait qu’il comprenne que l’élection est une des causes majeures du problème. Il dit que les hommes politiques ne sont redevables qu’à leur conscience et rêve d’un parti d’humanisme empathique.Il ne comprend pas les mécanismes sous-jacents qu’on décrit. Il dit que rien n’est plus dangereux pour les dirigeants que l’opinion publique, mais il ne parle pas du tout des médias façonnés par les oligarques. C’est dommage, car avec deux ou trois idées clés, il se redéploierait et ferait progresser sa pensée dans tous les sens.Léo : Pour moi, c’est de la théorisation du constat, mais c’est à des années-lumière de tout travail constituant. Il est loin le monsieur.Étienne : Pas tant que ça. S’il comprenait que nos institutions dessinent notre malheur et que l’élection est le verrou, il gagnerait trois crans d’un coup. S’il voyait que le processus populaire constituant est ce qui va tout changer, il en ferait une priorité.7. DÉBAT SUR L’INERTIE COGNITIVE ET LE RÉFLEXE INSTITUTIONNEL [25:00]La sociabilisation par la plainte et la « miélinisation » des schémas électoraux entravent l’émergence d’une pensée constituante. Les intervenants analysent pourquoi le citoyen préfère déplorer les symptômes plutôt que d’interroger les causes institutionnelles : la pensée hétérodoxe exige un courage social et un effort intellectuel que le torrent médiatique s’efforce de neutraliser.Nat : C’est un problème culturel. Depuis qu’on est petits, on nous répète : démocratie égale élection. Revenir là-dessus est long. Il y a une énorme inertie. Les gens ignorent ce qu’ils ignorent et pensent avoir raison. C’est difficile de passer pour le sachant qui donne des leçons.Léo : Moi, je parle de la pensée constituante institutionnalisante. Les gens, lorsqu’ils saisissent un problème, ne pensent pas immédiatement aux institutions qui le causent. C’est une question d’Hygiène mentale constituante qu’ils n’ont pas. Ils ramènent le fondamental à l’insignifiant.Étienne : On a une espèce de manière de sociabiliser en partageant la plainte. Remonter à la cause demande un effort, c’est à contre-courant. Pour faire communauté avec les autres, il faut parler comme eux, c’est-à-dire commenter les lois législatives plutôt que l’impuissance politique.Nat : Les schémas sociaux sont tellement miélinisés (la graisse autour des axones) que ce sont les chemins par défaut. Abonder ensemble vers le fond de la vallée des symptômes, c’est facile. Faire du constituant en famille ou au bureau, c’est hétérodoxe, c’est contre la doxa, c’est inconfortable.8. L’OPPRESSION SANITAIRE : TRAHISON DE L’ÉTAT ET BIG PHARMA [45:00]La santé publique est devenue un terrain d’oppression où l’État organise l’insécurité pour favoriser le profit privé. La dépendance envers l’OMS, décrite comme un organisme de terreur financé par des intérêts particuliers, et la destruction de l’outil industriel pharmaceutique français sont les preuves d’une trahison systémique. L’analyse de Sergio Sismondo sur le ‘management fantôme de la médecine’ révèle une science profondément corrompue à toutes ses sources par les industriels.Étienne : Un État digne de ce nom devrait organiser l’autosuffisance sanitaire et la souveraineté populaire en matière de santé. Or, depuis 50 ans, le néolibéralisme détruit les hôpitaux pour les transformer en centres de profit. Ils privent les services publics de moyens pour les rendre inefficaces et rendre désirable leur privatisation auprès de la population excédée par leurs dysfonctionnements.L’OMS ressemble à un service public par son nom, mais en fait c’est un outil privé de terreur publique. Le financement en est majoritairement privé. Nous avons perdu notre outil industriel ; on a vendu l’entreprise qui fait les antalgiques. On n’a rien pour résister à Big Pharma.Il faut citer Sergio Sismondo et son livre Le management fantôme de la médecine. Il explique en détail toutes les techniques par lesquelles les industriels falsifient la science. La FDA et l’EMA sont infestées de médecins en conflit d’intérêts. Big Pharma contrôle l’organe qui devrait le réguler. C’est une corruption totale de la validation des données.9. SOLUTIONS INSTITUTIONNELLES : POUVOIR ÉTHIQUE ET SCIENTIFIQUE [55:00]La restauration de la sécurité sanitaire passe par la création d’institutions indépendantes du profit, telles que l’OTIS et un Tribunal de Santé. Les propositions incluent l’abolition des brevets sur les remèdes et l’instauration d’un label de probité scientifique basé sur la vérification des données brutes, s’inspirant de la rigueur initiale de la Fondation Cochrane pour contrer les dossiers de 250 000 pages des industriels.Léo : Dans la Constitution Mumble, on a prévu des institutions pour la sécurité physiologique :
- Le Tribunal de santé et le Code de la santé.
- Le Pouvoir Éthique et Scientifique : assemblée de citoyens tirés au sort délibérant sur la science.
- L’Observatoire de la Technologie, de l’Industrie et des Sciences (OTIS) : chargé de la souveraineté et de l’alerte sur les risques.
- L’interdiction du brevetage des remèdes : on ne doit pas monopoliser ce qui empêche de mourir.
Nat : Il faudrait un label de probité scientifique. Quand Big Pharma sort un dossier de 250 000 pages, aucun humain ne peut le fader. Il faut des équipes publiques pour vérifier les données brutes. On doit s’inspirer de Peter Gøtzsche et de la fondation Cochrane originelle, avant qu’elle ne soit pervertie.Léo : On propose aussi le triple aveugle pour les études et une institution citoyenne qui met en débat les choix de recherche. C’est éminemment politique de décider de ce qu’on développe. On doit passer de la « Science » sacralisée à la démarche scientifique qui cherche à se prouver qu’elle a tort.10. DÉSINDUSTRIALISATION ET LIBRE-ÉCHANGE [01:15:00]La balance commerciale française, en déficit de 70 milliards, témoigne d’un suicide économique orchestré au nom d’une idéologie libérale erronée. En confondant l’État avec un simple utilisateur de monnaie, les dirigeants ont sacrifié l’industrie nationale. Le retour à la souveraineté exige de restaurer le contrôle des changes et de s’inspirer de la Charte de la Havane de Keynes pour imposer l’équilibre des échanges.Étienne : La désindustrialisation est un crime commencé sous Pompidou (associé gérant de la banque Rothschild). On a exposé nos producteurs à la concurrence déloyale des Chinois et d’autres pays esclavagistes. La dette publique n’est imaginable que pour un utilisateur de monnaie. Mais l’État devrait être le seul créateur de monnaie. Macron a vendu nos turbines nucléaires à nos pires concurrents, c’est criminel.Nous avons une balance commerciale en déficit de 70 milliards par an. Un pays comme l’Allemagne, constamment excédentaire, est un prédateur. Il faut revenir à la Charte de la Havane de Keynes qui obligeait à l’équilibre des comptes. Un souverain doit rétablir le contrôle des changes.Léo : Pour moi, le projet industriel n’est pas constituant. C’est une pensée exécutive. On ne doit pas fixer d’objectif industriel dans la Constitution, mais seulement créer des institutions de contrôle.Étienne : Je ne suis pas d’accord. L’équilibre de la balance commerciale est un objectif vital qui devrait être au niveau constituant. On doit dire aux représentants : « démerdez-vous, mais ne nous mettez pas en déficit des paiements permanent ». C’est une condition de l’indépendance pour acheter le pétrole et autres produits dont on a besoin et qu’on ne sait pas produire.11. ÉTHIQUE, MORALE ET LIBERTARIANISME [01:45:00]Le débat sur la limite de l’intervention étatique oppose une vision morale traditionnelle à une éthique de la dangerosité factuelle. Les intervenants explorent la tension entre la protection des faibles (inceste, vaccins) et la liberté individuelle. La confrontation avec les thèses libertariennes permet de clarifier la distinction entre un État oppresseur et un État puissant au service de la volonté populaire.Nat : La morale est rigide et héritée, l’éthique est dynamique. Mais les comités d’éthique actuels servent à étouffer les problèmes et à légaliser ce que la technologie permet de faire. C’est du piratage.Léo : Pour les vaccins, la règle devrait être : « Nul ne peut pénétrer de force le corps d’autrui ». Je crains l’État qui organise la vie de chacun. Je suis pour le libre échange si la souveraineté est au-dessus.Étienne : Je suis pour un État puissant mais pas oppresseur. Sur l’inceste ou les drogues, on doit se demander : « est-ce dangereux ? ». On ne doit pas interdire pour des raisons morales, mais sur du factuel. On doit discuter avec les libertariens pour voir leur vision d’une société sans État, car leur sens de la dignité est important.12. CLÔTURE ET APPEL À LA CONSCIENCE [02:05:00]La clôture de l’émission appelle à une mutation du statut citoyen : de consommateur infantilisé à stratège responsable. L’adhésion au projet de constitution populaire est présentée comme l’ultime rempart contre la manipulation globale. Les paroles de Zenkaai viennent sceller cet engagement par un hymne à la souveraineté retrouvée.Étienne : Le citoyen doit se vivre comme un stratège. On va vers quelque chose de plus soutenable quand on assume nos responsabilités. On se retrouve la semaine prochaine pour parler des crimes de l’État en matière militaire. On termine avec le clip de Zenkaai.
Je vous rappelle l’adresse du document des ACN que nous composons depuis le début de ces ateliers constituants avec Nexus (et qui vous sert à suivre notre travail) : L’ATELIER CONSTITUANT AVEC ÉTIENNE CHOUARD – Google Docs : vous pouvez y lire (pages 36 et suivantes) quelques crimes étatiques contre notre SÉCURITÉ (intérieure et extérieure) pour lesquels je compte chercher avec vous (en 3e colonne) des solutions AUTRES que l’élection.
Je vous rappelle aussi le premier document que j’avais composé pour démarrer ce travail sur la résistance à l’oppression (et que nous continuerons d’utiliser demain pour avancer dans notre recherche de solutions réalistes) : les MISSIONS de l’État (raisons d’obéir) comparées aux CRIMES de l’État (raisons de désobéir), où nous cherchons, pour chaque ligne d’une Mission de l’État et des Crimes correspondants, de vraies bonnes SOLUTIONS — recherche de solutions qu’aucun média ne fait jamais chaque fois que des scandales sont dénoncés !
Cette semaine, comme la semaine passée, après avoir lu avec Nathanaël quelques passages formidables d’un livre passionnant et important (« Nos cerveaux endoctrinés » de Michael Nelhs), je compte traiter avec vous les missions de l’État (raisons de lui obéir) relatives à la garantie de SÉCURITÉ et les crimes de l’État (raisons de lui désobéir) qui organise et instrumentalise L’INSÉCURITÉ, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. Je reprends ci-dessous celles de mes notes (voir Atelier #15) qui vont être examinées pour leur trouver des vraies solutions :
Paix civile (sécurité à l’intérieur) :
- Missions : Protéger la sécurité des biens, des personnes et des contrats ; justice contre les délinquants, sécurité juridique (état de droit).
- Crimes : Insécurité, impunité, libération de délinquants graves sans punition (même les juges prostituant leurs enfants !), violences policières impunies, injustices impunies, expropriation par les normes, insécurité juridique (inflation législative, impunité des acteurs publics).
État de droit et Paix militaire (sécurité à l’extérieur) :
- Missions :
- Soumission de l’État à un droit supérieur (« état de droit ») avec des juges impartiaux,
- garantie de la paix, non-ingérence, neutralité.
- Crimes :
- Arbitraire impuni des acteurs publics, punition d’opposants sans procès,
- État belliqueux et paranoïaque, interventions à l’étranger sans consultation, soumission à un empire étranger.
Gestion du pays et Indépendances stratégiques :
- Missions :
- Budgets en équilibre,
- indépendances stratégiques
- autosuffisance alimentaire,
- autosuffisance sanitaire,
- autosuffisance industrielle,
- autosuffisance militaire…
- Crimes :
- 50 ans de budgets en déséquilibre (déficits publics), endettement aggravé (écrasante dette odieuse),
- dépendance et insécurité alimentaire : maltraitance extrême (et disparition) des petits paysans (par les grands exploitants, les grandes surfaces, les règlementations tatillonnes, les incitations à l’endettement, les subventions comme seules chance de survie…), violation de toutes les protéctions alimentaires via le « libre-échange » qui interdit aux États d’interdire aux marchands d’empoisonner…
- dépendance et insécurité sanitaire : soumission de l’État et de tous les acteurs de la santé publique à l’OMS (outil privé de terreur publique), destruction progressive des assurances sociales (sous prétexte de manque de monnaie et de non rentabilité des services publics de santé) et de l’outil industriel de production des matériels de soins et de médicaments…
- dépendance industrielle : désindustrialisation toujours liée au « libre-échange »
- dépendance militaire : armée ruinée et assujettie à des pays étrangers (via l’OTAN), entreprises stratégiques vendues à des puissances étrangères (haute trahison comme Alstom).
Remplir (pour chaque crime de nos représentants élus qui fait l’actualité) la troisième colonne de notre tableau de « propositions hors élections » (p 36 et s.) permet de bien réaliser la nullité des prétendus « journalistes » qui se contentent de déplorer tous les jours les conséquences de notre impuissance politique SANS JAMAIS envisager de solutions constituantes, sans jamais chercher la cause des causes.
Au moins Nexus fait le boulot.
J’espère que ce pionnier éveillera d’autres journalistes à la priorité urgente d’un processus constituant populaire.
Ceux qui nous écoutent ici pourraient peut-être interpeler eux-mêmes (tous les jours ?) leurs médias préférés, en demandant clairement à nos meilleurs journalistes qu’ils aident la population à penser en adultes politiques, qu’ils nous entraînent quotidiennement à penser en citoyens constituants (plutôt que nous enfermer dans la position humiliante d’électeur).
À ce soir.
Étienne.





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