LE RÔLE DE LA MONNAIE DANS UNE DÉMOCRATIE – Conférence et ateliers constituants aux Sables d’Olonne, le 14 février 2026

7/02/2026 | 3 commentaires

20 mars : la vidéo des Sables d’O­lonne est arrivée 🙂
Mille mer­cis à tous ceux qui ont ren­du cette ren­contre pos­sible, et à Anders qui beau­coup tra­vaillé au mon­tage de cette vidéo 🙂


Voi­ci un docu­ment PDF qui explique tout ça par écrit
LA SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE, enjeu démo­cra­tique cen­tral pour les popu­la­tions du monde
vous pou­vez le feuille­ter ci-des­sous (ou le télé­char­ger ici) :

Enjeux pla­né­taires de la sou­ve­rai­ne­té moné­taire Etienne v3

Syn­thèse par Note­Book LM :

En une image, d’abord :


Le rôle de la monnaie dans une démocratie

Ce texte retrans­crit une confé­rence d’Étienne Chouard tenue en février 2026 aux Sables-d’O­lonne, cen­trée sur le lien indis­so­ciable entre sou­ve­rai­ne­té moné­taire et démo­cra­tie. L’au­teur y sou­tient que le peuple ne peut être réel­le­ment libre tant qu’il délègue la créa­tion de l’argent à des banques pri­vées, trans­for­mant l’É­tat en un simple uti­li­sa­teur de mon­naie endet­té. Il pré­co­nise une réap­pro­pria­tion citoyenne de ce pou­voir finan­cier pour éra­di­quer le chô­mage et finan­cer les ser­vices publics sans dépendre de l’im­pôt ou de l’u­sure. Pour par­ve­nir à cette éman­ci­pa­tion, Chouard appelle les citoyens à deve­nir consti­tuants en écri­vant eux-mêmes les règles du jeu poli­tique. Il rejette l’é­lec­tion, qu’il juge aris­to­cra­tique, au pro­fit du tirage au sort et du muni­ci­pa­lisme pour ins­tau­rer une véri­table puis­sance popu­laire. L’ob­jec­tif final est de sub­sti­tuer une orga­ni­sa­tion ascen­dante et sou­ve­raine au sys­tème capi­ta­liste et cen­tra­li­sé actuel.


Comment la création monétaire citoyenne transformerait-elle nos services publics ?

La trans­for­ma­tion de nos ser­vices publics par une créa­tion moné­taire citoyenne repose sur un chan­ge­ment de para­digme fon­da­men­tal : pas­ser d’un État « uti­li­sa­teur » de mon­naie à un État « créa­teur » de mon­naie.
Voi­ci com­ment cette tran­si­tion impac­te­rait concrè­te­ment les ser­vices publics selon les sources :
1. La fin de l’aus­té­ri­té et du finan­ce­ment contraint par l’im­pôt préalable
Actuel­le­ment, l’É­tat est géré comme une entre­prise ou un ménage qui doit « trou­ver » l’argent (par l’im­pôt ou l’emprunt) avant de pou­voir le dépen­ser. Cette logique impose une aus­té­ri­té non néces­saire et la des­truc­tion des ser­vices publics au nom du rem­bour­se­ment de la dette. Avec la sou­ve­rai­ne­té moné­taire, l’É­tat crée la mon­naie au moment où il dépense pour l’in­té­rêt géné­ral. Il n’au­rait plus besoin d’at­tendre de per­ce­voir 100 euros d’im­pôts pour inves­tir 100 euros dans les ser­vices publics ; il pour­rait injec­ter les fonds néces­saires pour construire des hôpi­taux ou des écoles, puis détruire une par­tie de cette mon­naie via l’im­pôt ulté­rieu­re­ment pour régu­ler l’é­co­no­mie.
2. L’É­tat comme « employeur en der­nier ressort »
La créa­tion moné­taire citoyenne per­met­trait d’ins­tau­rer une mis­sion de ser­vice public majeure : mettre fin au chô­mage.
  • Finan­ce­ment de pro­jets utiles : L’É­tat pour­rait créer de la mon­naie pour employer tous les volon­taires sur des pro­jets essen­tiels : iso­la­tion ther­mique des bâti­ments, créa­tion de crèches, ren­for­ce­ment des effec­tifs hos­pi­ta­liers ou réduc­tion du nombre d’é­lèves par classe.
  • Absence d’in­fla­tion : Contrai­re­ment à une dis­tri­bu­tion d’argent sans contre­par­tie, cette créa­tion moné­taire ne serait pas infla­tion­niste car elle crée­rait une richesse réelle (le tra­vail des méde­cins, infir­mières ou pro­fes­seurs) en face des nou­veaux signes moné­taires.

3. La reprise du contrôle sur les prio­ri­tés sociales
Aujourd’­hui, si les citoyens votent une loi pour amé­lio­rer un ser­vice public, ils doivent sou­vent obte­nir l’auto­ri­sa­tion indi­recte des ban­quiers ou des mar­chés finan­ciers qui contrôlent la créa­tion moné­taire. Sans sou­ve­rai­ne­té moné­taire, le pou­voir poli­tique reste impuis­sant. En deve­nant le sou­ve­rain moné­taire, le peuple (via une consti­tu­tion qu’il aurait écrite lui-même) déci­de­rait direc­te­ment de ce qui est prio­ri­taire à finan­cer, sans dépendre de la volon­té de ren­ta­bi­li­té d’ac­teurs pri­vés.
4. Un outil contre les crises et le blo­cage économique
La mon­naie sou­ve­raine agi­rait comme un fluide déblo­quant l’ac­ti­vi­té sociale. Comme l’illustre la para­bole de la dame de Condé, l’in­jec­tion de mon­naie per­met d’é­teindre les dettes mutuelles et de relan­cer les ser­vices et les échanges là où le manque d’argent para­ly­sait tout. Au lieu de subir des cycles de dépres­sion lorsque les banques pri­vées cessent de prê­ter, la puis­sance publique pour­rait main­te­nir des ser­vices publics robustes et « contra­cy­cliques », pro­té­geant la popu­la­tion même en période de marasme éco­no­mique.
En résu­mé, la créa­tion moné­taire citoyenne trans­for­me­rait les ser­vices publics en les libé­rant du chan­tage à la dette et en fai­sant de la pros­pé­ri­té sociale (plein emploi et accès aux soins/éducation) l’ob­jec­tif cen­tral de la mon­naie, plu­tôt que la lutte contre l’in­fla­tion au pro­fit des seuls ren­tiers.

Comment l’État peut-il créer de la monnaie sans générer d’inflation ?

Pour qu’un État crée de la mon­naie sans géné­rer d’in­fla­tion, il doit impé­ra­ti­ve­ment lier cette créa­tion à la pro­duc­tion d’une richesse réelle. Selon les sources, l’in­fla­tion sur­vient lorsque la quan­ti­té de signes moné­taires aug­mente beau­coup plus vite que la quan­ti­té de biens et de ser­vices dis­po­nibles à l’é­change.
Voi­ci les méca­nismes clés pour évi­ter ce phénomène :
1. La créa­tion moné­taire par le travail
L’É­tat ne doit pas dis­tri­buer d’argent sans contre­par­tie (ce qu’on appelle la « mon­naie héli­co­ptère »), car cela est intrin­sè­que­ment infla­tion­niste. Au contraire, il doit agir comme un « employeur en der­nier res­sort ». Lors­qu’il crée de la mon­naie pour payer le salaire d’un nou­veau méde­cin, d’une infir­mière ou d’un ensei­gnant, ces der­niers pro­duisent une richesse (le ser­vice de soin ou d’é­du­ca­tion) qui consti­tue la contre­par­tie de la mon­naie créée. Tant que la mon­naie sup­plé­men­taire finance une acti­vi­té qui crée de la valeur, elle ne fait pas aug­men­ter les prix.
2. Le finan­ce­ment de pro­jets d’in­té­rêt général
L’É­tat peut uti­li­ser son pou­voir de créa­tion moné­taire pour mobi­li­ser des res­sources humaines jusque-là inex­ploi­tées (les chô­meurs) sur des besoins sociaux non satis­faits. Cela inclut par exemple :
  • L’i­so­la­tion ther­mique des bâti­ments pour réduire la consom­ma­tion d’éner­gie.
  • La créa­tion de crèches ou de nou­velles classes pour amé­lio­rer l’en­sei­gne­ment.
  • Le ren­for­ce­ment des ser­vices hos­pi­ta­liers.
  • etc. (rem­plis­sez vous-même…)
3. La régu­la­tion par la des­truc­tion moné­taire (l’im­pôt)
Dans ce para­digme, l’É­tat ne gère pas son bud­get comme un ménage ou une entre­prise, mais comme un créa­teur de mon­naie. Il crée la mon­naie au moment où il dépense et il la détruit au moment où il per­çoit l’im­pôt. L’im­pôt ne sert plus à « finan­cer » la dépense, mais à régu­ler la masse moné­taire en cir­cu­la­tion. Si l’É­tat constate une sur­chauffe ou un début d’in­fla­tion, il peut aug­men­ter les pré­lè­ve­ments pour reti­rer de la mon­naie du cir­cuit et sta­bi­li­ser la valeur des signes moné­taires.
4. L’en­sei­gne­ment des expé­riences historiques
L’exemple de la com­mune de Wör­gl dans les années 1930 illustre ce prin­cipe : en créant des « bons de tra­vail » pour employer les mineurs au chô­mage sur des pro­jets com­mu­naux, la ville a réus­si à sup­pri­mer le chô­mage en quelques semaines et à relan­cer l’ac­ti­vi­té éco­no­mique locale sans pro­vo­quer de crise moné­taire, jus­qu’à ce que l’ex­pé­rience soit inter­dite par la banque cen­trale.
En résu­mé, la sta­bi­li­té des prix est main­te­nue par un équi­libre constant entre la masse moné­taire et l’ac­ti­vi­té réelle : l’É­tat injecte de l’argent pour déblo­quer les échanges et l’ac­ti­vi­té, puis uti­lise la fis­ca­li­té comme sou­pape de sécu­ri­té pour évi­ter tout sur­plus exces­sif.

Quel est le lien entre souveraineté monétaire et résistance à l’oppression ?

Selon les sources, le lien entre la sou­ve­rai­ne­té moné­taire et la résis­tance à l’op­pres­sion est intrin­sèque et vital : il n’existe pas de sou­ve­rai­ne­té poli­tique réelle, et donc pas de démo­cra­tie, sans le contrôle de la créa­tion moné­taire.
Voi­ci les points clés de ce lien tels que déve­lop­pés par Étienne Chouard :
1. La mon­naie comme outil d’as­ser­vis­se­ment ou de libération
Actuel­le­ment, Chouard sou­tient que la créa­tion moné­taire a été « volée » à l’É­tat par les banques com­mer­ciales pri­vées. Cette dépos­ses­sion crée un rap­port de domi­na­tion où :
  • La dette est un outil d’as­ser­vis­se­ment : L’en­det­te­ment per­ma­nent est uti­li­sé depuis tou­jours comme un ins­tru­ment pour domi­ner et exploi­ter les popu­la­tions.
  • Le ban­quier est le véri­table sou­ve­rain : Même si le peuple vote des lois, si le finan­ce­ment de ces lois dépend de l’au­to­ri­sa­tion d’un finan­cier pri­vé, c’est ce der­nier qui décide en der­nier res­sort de ce que devient la socié­té.

 

2. Bri­ser le chan­tage à l’austérité
La résis­tance à l’op­pres­sion passe par la remise en cause de la ges­tion de l’É­tat comme un « uti­li­sa­teur » de mon­naie (comme un ménage) plu­tôt que comme son « créa­teur ».
  • L’aus­té­ri­té « non néces­saire » : Le sys­tème actuel impose des coupes bud­gé­taires et la des­truc­tion des ser­vices publics au nom du rem­bour­se­ment de la dette.
  • La reprise de contrôle : Reprendre la sou­ve­rai­ne­té moné­taire per­met de finan­cer les ser­vices publics (hôpi­taux, écoles, crèches) sans dépendre du bon vou­loir des mar­chés finan­ciers ou des ren­tiers.

 

3. La fin du chô­mage comme « fouet de négrier »
Dans le sys­tème actuel, Chouard affirme que le chô­mage sert de « fouet » pour ter­ro­ri­ser les tra­vailleurs et les empê­cher de lut­ter pour de meilleurs salaires ou condi­tions de tra­vail.
  • Résis­tance sociale : En récu­pé­rant le pou­voir moné­taire, l’É­tat peut deve­nir « employeur en der­nier res­sort ».
  • Libé­ra­tion du tra­vail : En garan­tis­sant du tra­vail à tous pour pro­duire des richesses réelles, la puis­sance publique sup­prime ce moyen de pres­sion uti­li­sé par les domi­nants pour main­te­nir des bas salaires.

 

4. L’acte consti­tuant comme acte de rébellion
Pour Chouard, écrire soi-même les règles de la mon­naie dans une consti­tu­tion est en soi un acte de résis­tance et de rébel­lion.
  • Sor­tir de l’en­fance poli­tique : Pas­ser du sta­tut d’« élec­teur » (qui renonce à sa sou­ve­rai­ne­té) à celui de « légis­la­teur » (qui décide des règles) trans­forme l’in­di­vi­du en un adulte poli­tique capable de s’op­po­ser aux abus de pou­voir.
  • Droit de résis­tance effec­tif : La sou­ve­rai­ne­té moné­taire est pré­sen­tée comme un moyen concret de rendre effec­tif le droit de résis­tance à l’op­pres­sion contre les gou­ver­ne­ments qui ser­vi­raient des inté­rêts pri­vés (comme ceux des grandes mul­ti­na­tio­nales) plu­tôt que l’in­té­rêt général.
En somme, la sou­ve­rai­ne­té moné­taire est le « graal » de la sou­ve­rai­ne­té : elle retire le pou­voir aux « usu­riers » pour le rendre à la mul­ti­tude, per­met­tant ain­si à la popu­la­tion de s’é­man­ci­per de la tyran­nie finan­cière et de déci­der elle-même de son des­tin.

Pourquoi l’impôt est-il nécessaire si l’État crée la monnaie ?

Dans le para­digme de la sou­ve­rai­ne­té moné­taire, le rôle de l’im­pôt est radi­ca­le­ment dif­fé­rent de celui qu’on nous enseigne habi­tuel­le­ment. Si l’É­tat est le créa­teur de la mon­naie, il n’a pas besoin de l’im­pôt pour « finan­cer » ses dépenses, mais il en a besoin pour trois rai­sons fondamentales :
1. La régu­la­tion de la masse moné­taire et la lutte contre l’inflation
Le créa­teur de mon­naie crée les signes moné­taires au moment où il dépense (pour des hôpi­taux, des écoles, des salaires) et il les détruit au moment où il per­çoit l’im­pôt.
  • L’é­qui­libre néces­saire : Si l’É­tat injec­tait mas­si­ve­ment de l’argent sans jamais en reti­rer, la quan­ti­té de mon­naie en cir­cu­la­tion fini­rait par être bien supé­rieure à la richesse réelle pro­duite (biens et ser­vices), ce qui pro­vo­que­rait de l’in­fla­tion.
  • La sou­pape de sécu­ri­té : L’im­pôt sert donc de régu­la­teur : si l’É­tat constate une sur­chauffe éco­no­mique ou une hausse des prix, il aug­mente les impôts non pas pour s’en­ri­chir, mais pour reti­rer de la mon­naie du cir­cuit et sta­bi­li­ser sa valeur.
2. Impo­ser l’u­sage de la mon­naie (La souveraineté)
His­to­ri­que­ment, l’im­pôt est l’ou­til qui oblige la popu­la­tion à uti­li­ser la mon­naie de l’É­tat.
  • Les sources expliquent que pour qu’une mon­naie cir­cule, il faut que les citoyens aient un besoin impé­rieux d’en obtenir.
  • En décré­tant que l’im­pôt doit être payé exclu­si­ve­ment dans la mon­naie sou­ve­raine (sous peine de sanc­tion), l’É­tat crée une demande per­ma­nente pour cette mon­naie. Cela oblige les citoyens à vendre leur tra­vail ou leurs pro­duits en échange de ces signes moné­taires pour pou­voir s’ac­quit­ter de leur dette fis­cale.
3. Un outil de jus­tice poli­tique et sociale
Puisque l’im­pôt n’est plus une néces­si­té tech­nique de finan­ce­ment, il devient un choix pure­ment poli­tique de répar­ti­tion des richesses.
  • Déci­der qui paie : L’É­tat peut déci­der de pré­le­ver davan­tage sur cer­taines acti­vi­tés (pol­luantes, spé­cu­la­tives) ou sur cer­taines caté­go­ries de per­sonnes (les plus riches) pour réduire les inéga­li­tés, sans que cela soit dic­té par un besoin de « rem­plir les caisses ».
  • Contrer la thé­sau­ri­sa­tion : L’im­pôt peut aus­si ser­vir à inci­ter à la cir­cu­la­tion de l’argent en décou­ra­geant ceux qui accu­mulent des masses moné­taires sans les réin­jec­ter dans l’é­co­no­mie réelle.
En résu­mé, dans ce sys­tème, l’É­tat ne dépense pas l’argent des impôts ; il crée l’argent pour dépen­ser, puis uti­lise l’im­pôt pour vali­der la valeur de la mon­naie et évi­ter qu’elle ne perde son pou­voir d’a­chat par un excès de signes moné­taires en cir­cu­la­tion. L’i­dée que l’É­tat doit d’a­bord col­lec­ter 100 euros pour pou­voir en dépen­ser 100 est qua­li­fiée par les sources de « conne­rie » ensei­gnée par igno­rance ou par inté­rêt dans les grandes écoles.

Comment l’État peut-il mettre fin au chômage via la monnaie ?

Pour mettre fin au chô­mage via la mon­naie, l’É­tat doit opé­rer un chan­ge­ment de para­digme majeur en pas­sant du sta­tut d’u­ti­li­sa­teur de mon­naie à celui de créa­teur de mon­naie. Selon les sources, ce pou­voir per­met­trait d’ins­tau­rer une mis­sion de ser­vice public appe­lée « employeur en der­nier res­sort ».
Voi­ci les méca­nismes concrets de cette transformation :
1. La créa­tion moné­taire liée au travail
Le chô­mage est sou­vent per­çu comme une fata­li­té due au manque d’argent, alors qu’il y a du tra­vail à accom­plir et des gens prêts à le faire. L’É­tat sou­ve­rain peut créer la mon­naie néces­saire pour payer ces tra­vailleurs. Contrai­re­ment à la « mon­naie héli­co­ptère » (dis­tri­buée sans contre­par­tie), cette créa­tion n’est pas infla­tion­niste car elle pro­duit une richesse réelle en face des nou­veaux signes moné­taires : le ser­vice ren­du par le méde­cin, l’in­fir­mière ou le pro­fes­seur consti­tue la contre­par­tie de la mon­naie créée.
2. Le finan­ce­ment de pro­jets d’in­té­rêt général
L’É­tat peut uti­li­ser ce levier pour mobi­li­ser les citoyens sans emploi sur des chan­tiers essen­tiels qui ne sont pas assez finan­cés aujourd’­hui. Les sources citent notamment :
  • L’i­so­la­tion ther­mique de tous les bâti­ments pour réduire la consom­ma­tion d’éner­gie.
  • La créa­tion mas­sive de crèches et d’é­coles pour réduire le nombre d’é­lèves par classe.
  • Le ren­for­ce­ment des effec­tifs dans les hôpi­taux pour sou­la­ger le per­son­nel soi­gnant.
3. Un rôle « contracyclique »
Actuel­le­ment, lorsque l’é­co­no­mie ralen­tit et que les banques pri­vées cessent de prê­ter, le chô­mage explose. En tant que créa­teur de mon­naie, la puis­sance publique peut agir de manière contra­cy­clique : elle injecte de la mon­naie pré­ci­sé­ment quand le sec­teur pri­vé fait défaut pour main­te­nir l’ac­ti­vi­té et garan­tir que per­sonne ne reste sur le car­reau.
4. Une ins­crip­tion constitutionnelle
Pour que ce sys­tème soit pérenne, il doit être ins­crit dans une consti­tu­tion écrite par les citoyens. Cet article défi­ni­rait que la créa­tion moné­taire est réser­vée à la puis­sance publique et lui don­ne­rait pour mis­sion expli­cite de mettre fin au chô­mage en orga­ni­sant le tra­vail de tous les volon­taires.
En résu­mé, les sources affirment que le chô­mage est une « aus­té­ri­té non néces­saire ». En repre­nant le contrôle de la mon­naie, la socié­té ne ver­rait plus l’argent comme une res­source rare à trou­ver, mais comme un outil fluide per­met­tant de trans­for­mer le temps dis­po­nible des citoyens en ser­vices publics utiles.

Pourquoi Étienne Chouard rejette-t-il l’élection au profit du tirage au sort ?

Étienne Chouard rejette l’é­lec­tion au pro­fit du tirage au sort car il consi­dère l’é­lec­tion comme la « pro­cé­dure de notre dépos­ses­sion poli­tique ». Selon lui, l’é­lec­tion n’est pas démo­cra­tique mais « vio­lem­ment anti­dé­mo­cra­tique » car elle consiste à nom­mer quel­qu’un qui déci­de­ra à notre place, ce qui revient à démis­sion­ner de notre propre sou­ve­rai­ne­té.
Voi­ci les rai­sons prin­ci­pales de ce rejet et les avan­tages qu’il prête au tirage au sort :
  • Le pou­voir aux riches : Chouard affirme que l’é­lec­tion favo­rise sys­té­ma­ti­que­ment ceux qui ont les moyens de finan­cer des cam­pagnes et de contrô­ler les médias. Elle met au pou­voir les repré­sen­tants des plus riches qui mènent ensuite des poli­tiques ser­vant leurs propres inté­rêts (comme la lutte contre l’in­fla­tion au détri­ment du plein emploi) plu­tôt que l’in­té­rêt géné­ral.
  • L’in­fan­ti­li­sa­tion des citoyens : Pour lui, faire des citoyens de simples « élec­teurs » est humi­liant et les rabaisse au rang d’« enfants poli­tiques ». L’é­lec­tion « décé­rèbre » et dépo­li­tise la popu­la­tion en lui désap­pre­nant à prendre ses res­pon­sa­bi­li­tés. À l’in­verse, dans une démo­cra­tie, le citoyen ne devrait pas être élec­teur mais légis­la­teur (celui qui vote les lois).
  • Le tirage au sort comme rem­part contre l’u­sure : His­to­ri­que­ment, Chouard rap­pelle qu’à Athènes, le tirage au sort était la pro­cé­dure qui reti­rait le pou­voir aux riches pour le don­ner à la mul­ti­tude (les pauvres). Il estime que l’é­lec­tion a per­mis aux « usu­riers » (les grands mar­chands d’argent) de deve­nir les véri­tables sou­ve­rains, car il n’y a plus per­sonne pour les chas­ser du pou­voir.
  • La trans­for­ma­tion en « adulte poli­tique » : Le tirage au sort, asso­cié à des pro­ces­sus de for­ma­tion par la contro­verse d’ex­perts, per­met aux citoyens de se his­ser au niveau du bien com­mun. Chouard sou­tient que dès qu’on fait confiance aux gens en leur don­nant un réel pou­voir de déci­sion, ils sortent de leur état d’in­dif­fé­rence pour deve­nir des adultes poli­tiques capables de déci­der de leur propre des­tin.
En résu­mé, il consi­dère que « voter, c’est déci­der » alors qu’« élire, c’est renon­cer à voter ». Le tirage au sort est pour lui le seul moyen de bri­ser la tyran­nie du capi­ta­lisme et de rendre au peuple sa puis­sance légis­la­tive.

Quels sont les dangers de l’usure selon Étienne Chouard ?

Selon les sources, Étienne Chouard consi­dère l’u­sure — le prêt d’argent moyen­nant inté­rêt — comme un « immense dan­ger pour l’hu­ma­ni­té » qui a été oublié par l’en­sei­gne­ment moderne,.
Voi­ci les prin­ci­paux dan­gers de l’u­sure iden­ti­fiés dans les sources :
  • Un outil d’as­ser­vis­se­ment et de domi­na­tion : La dette est pré­sen­tée comme un ins­tru­ment his­to­rique uti­li­sé pour domi­ner et asser­vir les popu­la­tions. En lais­sant des acteurs pri­vés (les usu­riers) contrô­ler la créa­tion moné­taire par le cré­dit, la socié­té tout entière passe sous leur coupe.
  • L’en­ri­chis­se­ment sans cause : Chouard qua­li­fie l’in­té­rêt d’« enri­chis­se­ment sans cause » car il per­met aux prê­teurs de dou­bler leur mise sur des périodes de 20 ou 25 ans sans contre­par­tie réelle.
  • La perte de sou­ve­rai­ne­té poli­tique : Lorsque les ban­quiers pri­vés contrôlent la mon­naie, ce sont eux qui deviennent les véri­tables sou­ve­rains. Ils décident de ce qui peut être finan­cé ou non, ren­dant les élus impuis­sants et trans­for­mant l’u­su­rier en maître du des­tin social.
  • Le finan­ce­ment des guerres mon­diales : L’un des dan­gers les plus graves est la capa­ci­té des banques cen­trales pri­vées à finan­cer des mas­sacres à grande échelle,. Chouard affirme que les guerres mon­diales du XXe siècle n’ont été ren­dues pos­sibles que parce que les ban­quiers pri­vés pou­vaient créer de l’argent de manière illi­mi­tée pour sou­te­nir les efforts de guerre, là où un sou­ve­rain clas­sique aurait dû s’ar­rê­ter faute de fonds,.
  • La des­truc­tion des ser­vices publics : Le sys­tème de l’u­sure impose une logique de rem­bour­se­ment per­ma­nent de la dette qui sert de pré­texte pour détruire les ser­vices publics au nom de l’aus­té­ri­té.
  • Le main­tien du chô­mage comme pres­sion sociale : La poli­tique moné­taire des « ren­tiers » (les riches qui pos­sèdent les capi­taux) pri­vi­lé­gie la lutte contre l’in­fla­tion au détri­ment du plein emploi,. Le chô­mage qui en résulte agit comme un « fouet de négrier » pour ter­ro­ri­ser les tra­vailleurs et main­te­nir des bas salaires au pro­fit des hauts reve­nus.
En résu­mé, pour Étienne Chouard, l’u­sure a pro­vo­qué une « catas­trophe anthro­po­lo­gique » en dépla­çant le pou­voir sou­ve­rain du peuple vers les créan­ciers pri­vés.

Comment l’impôt permet-il de réguler la masse monétaire ?

Dans le para­digme de la sou­ve­rai­ne­té moné­taire, l’im­pôt ne sert pas à « finan­cer » les dépenses de l’É­tat, mais agit comme un outil essen­tiel de des­truc­tion moné­taire pour équi­li­brer l’é­co­no­mie.
Voi­ci com­ment l’im­pôt régule la masse moné­taire selon les sources :
1. Le méca­nisme de des­truc­tion monétaire
Contrai­re­ment aux ménages qui doivent trou­ver l’argent avant de le dépen­ser, l’É­tat créa­teur de mon­naie injecte des signes moné­taires lors­qu’il dépense (pour les ser­vices publics) et les détruit lors­qu’il per­çoit l’im­pôt. La mon­naie est ain­si vue comme une « res­pi­ra­tion » : elle appa­raît par la dépense publique et dis­pa­raît par la fis­ca­li­té.
2. Une sou­pape contre l’inflation
L’in­fla­tion sur­vient lors­qu’il y a trop de signes moné­taires en cir­cu­la­tion par rap­port aux richesses réelles dis­po­nibles.
  • En cas de sur­chauffe : Si l’É­tat constate une hausse exces­sive des prix (infla­tion), il uti­lise l’im­pôt pour reti­rer de la mon­naie du cir­cuit et ain­si sta­bi­li­ser la valeur de la mon­naie.
  • La ges­tion de l’ex­cès : L’im­pôt per­met de « pré­le­ver » le sur­plus moné­taire qui n’est plus néces­saire aux échanges.
3. Un outil de pilo­tage politique
Puisque l’É­tat n’a pas tech­ni­que­ment besoin de l’argent des impôts pour fonc­tion­ner, le pré­lè­ve­ment devient un choix pure­ment poli­tique de régu­la­tion sociale. L’É­tat peut déci­der de détruire la mon­naie en la prélevant :
  • Sur cer­taines acti­vi­tés spé­ci­fiques.
  • Auprès de caté­go­ries de per­sonnes pré­cises (comme les plus riches ou les ren­tiers) pour cor­ri­ger les inéga­li­tés.
  • Pour lut­ter contre la thé­sau­ri­sa­tion exces­sive qui bloque la cir­cu­la­tion du fluide monétaire.
4. L’é­qui­libre moné­taire plu­tôt que budgétaire
L’ob­jec­tif de l’É­tat ne devrait plus être l’é­qui­libre bud­gé­taire (recettes = dépenses), mais l’équi­libre entre la masse moné­taire et l’ac­ti­vi­té réelle. Un bud­get peut être volon­tai­re­ment excé­den­taire (on pré­lève plus d’im­pôts qu’on ne dépense) pré­ci­sé­ment pour réduire une masse moné­taire deve­nue trop impor­tante et mena­çante pour la sta­bi­li­té des prix.
En résu­mé, l’im­pôt est le gou­ver­nail qui per­met à la puis­sance publique de s’as­su­rer que la quan­ti­té de mon­naie en cir­cu­la­tion reste en adé­qua­tion avec les besoins de la socié­té, sans pro­vo­quer de dépré­cia­tion moné­taire.

Ceci était l’af­fiche qui annon­çait la rencontre :

Pour m'aider et m'encourager à continuer, il est désormais possible de faire un don.
Un grand merci aux donatrices et donateurs : par ce geste, vous permettez à de beaux projets de voir le jour, pour notre cause commune.
Étienne

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3 Commentaires

  1. Gilbert Martineau

    Nous y serons.

    Réponse
    • Lematcheurdes IA

      Il est tou­jours inté­res­sant de connaître la cri­tique qui peut t’être adres­sée Etienne. Per­so je n’ai pas le niveau et par­tage tes idées. Voi­ci d’a­bord un résu­mé de ta conf par IA puis une ana­lyse cri­tique, tou­jours IA .

      Voi­ci un résu­mé clair et struc­tu­ré de la page que tu m’as envoyée (confé­rence d’Étienne Chouard sur le rôle de la mon­naie dans une démocratie) :

      Idée générale

      Cette confé­rence + ate­liers consti­tuants partent d’une thèse centrale :

      Il n’y a pas de vraie démo­cra­tie sans contrôle citoyen de la monnaie.

      Selon Chouard, la ques­tion moné­taire est le point aveugle majeur du débat démocratique.

      1. Le lien entre mon­naie et pouvoir

      La créa­tion moné­taire déter­mine qui a le pou­voir réel dans une société.

      Aujourd’hui, ce pou­voir est lar­ge­ment confis­qué par les banques et ins­ti­tu­tions financières.

      Résul­tat : même si on vote, les déci­sions impor­tantes échappent aux citoyens. 

      Idée clé :

      > “La démo­cra­tie s’arrête là où com­mence la mon­naie” (idée cen­trale du discours).

      ️ 2. Cri­tique de la démo­cra­tie actuelle

      Les régimes actuels sont qua­li­fiés de “pseu­do-démo­cra­ties”.

      Pour­quoi ?

      Les élus ne contrôlent pas réel­le­ment la créa­tion monétaire

      Les citoyens encore moins

      Donc : Le pou­voir poli­tique est subor­don­né au pou­voir financier

      ⚙️ 3. L’enjeu de la sou­ve­rai­ne­té monétaire

      Chouard insiste sur la néces­si­té de :

      Redon­ner aux citoyens le contrôle de la monnaie

      Com­prendre les méca­nismes de créa­tion monétaire

      Sor­tir de la dépen­dance aux acteurs privés

      Sans cela :

      Les poli­tiques publiques res­tent contraintes

      Les pro­messes démo­cra­tiques deviennent illusoires

      ‍⚖️ 4. Les ate­liers constituants

      La confé­rence n’est pas seule­ment théorique :

      Elle s’accompagne d’ateliers pra­tiques visant à :

      Faire réflé­chir les citoyens à une consti­tu­tion démocratique

      Inté­grer la ques­tion moné­taire dans les règles fondamentales

      Réflé­chir à :

      Qui crée la monnaie ?

      Sous quel contrôle ?

      Avec quelles limites ?

      5. Vision globale

      La démarche s’inscrit dans une logique plus large :

      Pro­mou­voir une démo­cra­tie directe

      Remettre en cause la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive classique

      Faire écrire la Consti­tu­tion par les citoyens eux-mêmes

      ⚡ Conclu­sion

      Pour Chouard :

      La mon­naie n’est pas un sujet technique

      C’est le cœur du pou­voir politique

      ➡️ Tant que les citoyens ne maî­trisent pas la créa­tion monétaire,
      la démo­cra­tie reste incom­plète voire illusoire.

      Si tu veux, je peux te faire :

      une ana­lyse cri­tique (juridique/éco) de ses thèses

      ou com­pa­rer avec la posi­tion clas­sique (Banque cen­trale, BCE, etc.)

      Ça devient inté­res­sant dès qu’on confronte ses idées au droit positif 

      Voi­ci une ana­lyse cri­tique appro­fon­die (niveau droit public / éco­no­mie poli­tique) des thèses d’Étienne Chouard sur la mon­naie et la démocratie.

      ⚖️ 1. Une intui­tion per­ti­nente : la mon­naie = pouvoir

      Sur le fond, son point de départ est intel­lec­tuel­le­ment solide :

      La créa­tion moné­taire influence :

      l’investissement

      la dette publique

      la redis­tri­bu­tion

      Elle condi­tionne donc l’action de l’État

      En ce sens, il rejoint des ana­lyses reconnues :

      éco­no­mie institutionnelle

      théo­rie cri­tique (ex : sou­ve­rai­ne­té économique)

      ✔️ Point fort :
      Il met en lumière un angle mort du débat démocratique.

      ❗ 2. Mais une sim­pli­fi­ca­tion exces­sive du sys­tème monétaire

      Chouard pré­sente sou­vent le sys­tème comme : “les banques créent la mon­naie → donc elles dominent tout”

      Or, en réalité :

      a) La créa­tion moné­taire est hybride

      Les banques com­mer­ciales créent de la mon­naie (cré­dit)

      MAIS :

      sous contrôle de la banque centrale

      avec des contraintes (fonds propres, taux, régulation)

      Donc : ce n’est pas un pou­voir tota­le­ment libre ni autonome

      b) Les banques cen­trales sont publiques (en partie)

      Exemple :

      BCE

      Banque de France

      ✔️ Elles sont indépendantes
      ❗ mais pas pri­vées au sens strict

      La cri­tique “pou­voir pri­vé total” est donc caricaturale

      ️ 3. L’indépendance des banques cen­trales : un choix démo­cra­tique indirect

      Chouard cri­tique : le fait que la mon­naie échappe aux citoyens

      Mais il oublie un point fondamental :

      L’indépendance moné­taire est un choix démo­cra­tique enca­dré juridiquement

      Objec­tif :

      évi­ter :

      infla­tion politique

      mani­pu­la­tion électoraliste

      crises moné­taires historiques

      Exemple historique :

      hyper­in­fla­tion de la Répu­blique de Weimar

      poli­tiques infla­tion­nistes en Amé­rique latine

      ✔️ Contre-argu­ment majeur :
      Don­ner le contrôle direct de la mon­naie au peuple ou aux élus
      ➡️ peut pro­duire des catas­trophes économiques

      ⚠️ 4. Le risque majeur de sa pro­po­si­tion : le popu­lisme monétaire

      Si on suit sa logique :

      les citoyens contrôlent la créa­tion monétaire

      Pro­blèmes :

      a) Inci­ta­tion à créer trop de monnaie

      finan­cer dépenses publiques

      évi­ter impôts

      Résultat :

      infla­tion

      perte de valeur de la monnaie

      b) Absence de com­pé­tence technique

      La poli­tique monétaire :

      repose sur des modèles complexes

      néces­site exper­tise macroéconomique

      dif­fi­cul­té : peut-on vrai­ment “démo­cra­ti­ser” un outil aus­si technique ?

      ‍⚖️ 5. Sur le plan juri­dique : une cri­tique incomplète

      Dans le droit posi­tif (notam­ment européen) :

      La poli­tique moné­taire relève de :

      Banque cen­trale européenne

      Enca­drée par :

      Trai­té sur le fonc­tion­ne­ment de l’Union européenne

      Objec­tif :

      sta­bi­li­té des prix

      indé­pen­dance vis-à-vis du pou­voir politique

      Ce cadre est lui-même issu : d’un pro­ces­sus démo­cra­tique (trai­tés ratifiés)

      ✔️ Donc : la cri­tique “non démo­cra­tique” est par­tiel­le­ment vraie mais juri­di­que­ment incomplète

      6. Confu­sion entre démo­cra­tie et sou­ve­rai­ne­té absolue

      Chouard tend à assimiler :

      démo­cra­tie = contrôle direct de tout par le peuple

      Or, dans la tra­di­tion constitutionnelle :

      la démo­cra­tie inclut :

      sépa­ra­tion des pouvoirs

      contre-pou­voirs

      auto­ri­tés indépendantes

      Exemple :

      juges consti­tu­tion­nels

      auto­ri­tés admi­nis­tra­tives indépendantes

      ✔️ La banque cen­trale s’inscrit dans cette logique

      ⚖️ 7. Un dis­cours puis­sant… mais plus poli­tique que technique

      Au final :

      ✔️ Ce qui est pertinent :

      remettre la mon­naie dans le débat démocratique

      ques­tion­ner la légi­ti­mi­té des ins­ti­tu­tions économiques

      dénon­cer l’opacité

      ❗ Ce qui est contestable :

      sim­pli­fi­ca­tion du sys­tème bancaire

      sous-esti­ma­tion des risques inflationnistes

      absence de solu­tion opé­ra­tion­nelle réaliste

      vision par­fois “tout ou rien”

      8. Lec­ture syn­thé­tique (type copie parfaite)

      Thèse de Chouard :
      La démo­cra­tie est illu­soire sans sou­ve­rai­ne­té moné­taire citoyenne

      Réponse critique :
      La mon­naie est effec­ti­ve­ment un enjeu de pou­voir, mais son enca­dre­ment par des ins­ti­tu­tions indé­pen­dantes répond à une exi­gence de sta­bi­li­té éco­no­mique, elle-même condi­tion de la démocratie.

      Conclu­sion nuancée :

      Il met le doigt sur un vrai problème

      Mais pro­pose une solu­tion : ❗ dan­ge­reuse si appli­quée sans garde-fous

      ⚡ Conclu­sion générale

      Chouard a rai­son sur une chose essen­tielle : la mon­naie est politique

      Mais il a tort sur le remède : la démo­cra­ti­sa­tion totale de la mon­naie peut détruire la sta­bi­li­té éco­no­mique qui rend la démo­cra­tie possible

      Si tu veux, je peux aller encore plus loin :

      te faire une contre-ana­lyse pro-Chouard (très solide)

      ou une dis­ser­ta­tion ENM/ENA par­faite sur ce sujet

      ou un sché­ma ultra clair du sys­tème moné­taire réel (BCE + banques)

      Réponse
  2. LematcheurdesIA

    Et l’IA Gemini.

    Résu­mé

    Cet article d’É­tienne Chouard, publié en février 2026, syn­thé­tise une confé­rence et des ate­liers tenus aux Sables-d’O­lonne. Le thème cen­tral est le lien indis­so­ciable entre la sou­ve­rai­ne­té moné­taire et la démo­cra­tie réelle.
    Voi­ci les points clés du résumé :
    1. Le constat : La perte de souveraineté
    Chouard sou­tient que le peuple ne peut pas être libre tant qu’il délègue la créa­tion de la mon­naie à des banques pri­vées. Actuel­le­ment, l’É­tat est réduit à un simple « uti­li­sa­teur » de mon­naie qui doit s’en­det­ter pour fonc­tion­ner, ce qui sou­met les poli­tiques publiques au chan­tage de la dette et à l’austérité.
    2. La pro­po­si­tion : L’É­tat « créa­teur » de monnaie
    Il pré­co­nise un chan­ge­ment de para­digme où l’É­tat (sous contrôle citoyen) crée la mon­naie néces­saire au finan­ce­ment des ser­vices publics et à l’in­té­rêt général :
    * Fin du chô­mage : L’É­tat pour­rait agir comme « employeur en der­nier res­sort » en finan­çant des pro­jets utiles (éco­lo­gie, san­té, édu­ca­tion) par la créa­tion monétaire.
    * Sta­bi­li­té des prix : Selon lui, cette créa­tion n’est pas infla­tion­niste tant qu’elle finance une « richesse réelle » (le tra­vail des citoyens).
    * Nou­veau rôle de l’im­pôt : L’im­pôt ne ser­vi­rait plus à finan­cer les dépenses, mais à régu­ler la masse moné­taire en cir­cu­la­tion (en « détrui­sant » de la mon­naie pour évi­ter la surchauffe).
    3. Le moyen : Le citoyen constituant
    Pour Chouard, la solu­tion n’est pas l’é­lec­tion (qu’il juge aris­to­cra­tique), mais la réap­pro­pria­tion du pou­voir poli­tique par les citoyens eux-mêmes :
    * Ate­liers consti­tuants : Il appelle les citoyens à écrire eux-mêmes les règles du jeu poli­tique (la Constitution).
    * Tirage au sort : Il prône le tirage au sort et le muni­ci­pa­lisme pour ins­tau­rer une véri­table puis­sance popu­laire ascendante.
    4. Cri­tique de « l’usure »
    L’au­teur dénonce le sys­tème actuel de l’u­sure (inté­rêt), qu’il qua­li­fie de « catas­trophe anthro­po­lo­gique ». Il affirme que ce sys­tème a per­mis de finan­cer les grandes guerres mon­diales et sert aujourd’­hui de pré­texte pour détruire les ser­vices publics au pro­fit des créan­ciers privés.
    En résu­mé : L’ob­jec­tif final est de sub­sti­tuer au sys­tème capi­ta­liste cen­tra­li­sé une orga­ni­sa­tion sou­ve­raine où le peuple contrôle à la fois la loi et la mon­naie pour garan­tir la pros­pé­ri­té sociale et la paix.

    Cri­tique

    L’a­na­lyse des thèses d’É­tienne Chouard sur la mon­naie et la démo­cra­tie sou­lève des débats pro­fonds, à la croi­sée de l’é­co­no­mie hété­ro­doxe et de la phi­lo­so­phie poli­tique. Voi­ci une ana­lyse cri­tique struc­tu­rée autour des points de force, des points de fric­tion et des risques de son modèle.
    1. La force du diag­nos­tic : Sou­ve­rai­ne­té et Politique
    L’in­té­rêt majeur de cette approche est de repo­li­ti­ser la monnaie.
    * La mon­naie comme « bien com­mun » : Chouard rap­pelle que la mon­naie n’est pas une res­source rare (comme l’or), mais une conven­tion sociale. En cri­ti­quant la dépen­dance des États aux mar­chés finan­ciers, il sou­ligne une réa­li­té : la perte de levier poli­tique des gou­ver­ne­ments face aux créanciers.
    * Lien avec la démo­cra­tie : Il met en lumière que sans sou­ve­rai­ne­té moné­taire, le vote des citoyens est sou­vent « neu­tra­li­sé » par les contraintes bud­gé­taires impo­sées par des ins­ti­tu­tions non élues (Banques cen­trales indé­pen­dantes, marchés).
    2. Le défi éco­no­mique : Le risque inflationniste
    C’est le point le plus cri­ti­qué par les éco­no­mistes conventionnels.
    * La théo­rie de la valeur : Chouard s’ap­puie sur la Théo­rie Moné­taire Moderne (MMT), pos­tu­lant que l’É­tat peut créer de la mon­naie tant qu’il y a des res­sources (tra­vail, matières pre­mières) disponibles.
    * La limite du « plein emploi » : Si l’É­tat crée de la mon­naie pour employer tout le monde, mais que la pro­duc­tion de biens ne suit pas (pénu­ries d’éner­gie, de com­po­sants ou de com­pé­tences), l’in­fla­tion explose. Le méca­nisme de « des­truc­tion par l’im­pôt » qu’il pro­pose est poli­ti­que­ment très dif­fi­cile : quel gou­ver­ne­ment ose­rait aug­men­ter mas­si­ve­ment les impôts en période de hausse des prix pour « détruire » de la monnaie ?
    3. Le para­doxe ins­ti­tu­tion­nel : Le tirage au sort
    Chouard rejette l’é­lec­tion au pro­fit du tirage au sort pour évi­ter l’é­mer­gence d’une caste.
    * Com­pé­tence vs Légi­ti­mi­té : La ges­tion d’une mon­naie est d’une com­plexi­té tech­nique extrême. Confier la régu­la­tion de la masse moné­taire à des citoyens tirés au sort pose la ques­tion de la sta­bi­li­té à long terme. Sans exper­tise ou conti­nui­té, le sys­tème pour­rait subir une vola­ti­li­té désta­bi­li­sante pour les échanges internationaux.
    * L’i­so­le­ment inter­na­tio­nal : Un pays adop­tant ce sys­tème sor­ti­rait de fait des trai­tés euro­péens (zone Euro) et des cadres du FMI. Cette autar­cie moné­taire pour­rait entraî­ner une déva­lua­tion mas­sive de la nou­velle mon­naie natio­nale, ren­dant les impor­ta­tions (éner­gie, tech­no­lo­gie) hors de prix.
    4. Une vision « pro­vi­den­tielle » de l’État
    La cri­tique porte aus­si sur la confiance abso­lue accor­dée à la « puis­sance publique » :
    * Risque de cor­rup­tion : Si le pou­voir poli­tique a les « clés de la planche à billets », le risque de clien­té­lisme (finan­cer des pro­jets élec­to­raux sans uti­li­té réelle) est immense.
    * Liber­té indi­vi­duelle : En fai­sant de l’É­tat l’employeur en der­nier res­sort et le créa­teur moné­taire unique, on ren­force consi­dé­ra­ble­ment le poids de l’ad­mi­nis­tra­tion sur la vie des indi­vi­dus, ce qui peut sem­bler contra­dic­toire avec son idéal de liber­té citoyenne.
    Syn­thèse des enjeux
    | Aspect | Vision Chouard | Cri­tique Principale |
    |—|—|—|
    | Ori­gine de la mon­naie | Doit être publique et citoyenne. | Risque de ges­tion court-ter­miste et démagogique. |
    | Dette publique | Une fic­tion liée à l’emprunt pri­vé. | Néces­saire pour dis­ci­pli­ner la dépense publique. |
    | Infla­tion | Régu­lée par l’im­pôt après coup. | Dif­fi­cile à pilo­ter en temps réel ; risque de ruine des épargnants. |
    | Gou­ver­nance | Tirage au sort et ate­liers consti­tuants. | Manque de tech­ni­ci­té face à la finance globale. |
    Sou­hai­tez-vous que je déve­loppe un point spé­ci­fique, comme les méca­nismes de la Théo­rie Moné­taire Moderne ou les exemples his­to­riques de mon­naies locales qu’il cite souvent ?

    Réponse

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