Chers amis,
Après quelques conversations constituantes relatives aux prochaines élections municipales, je voudrais, demain mercredi 14 janvier 2026, à 18h30, avec Marc, Léo et Nathanaël chez Nexus, ramener notre réflexion sur l’urgence absolue de la résistance à l’oppression.
On va bosser sur le Google Doc partagé de Marc.
Vous pouvez revoir tous les ateliers constituants ici.
Je rajoute une SYNTHÈSE (un PLAN DÉTAILLÉ) de cette émission #15 à la fin de ce billet (plus bas).
Après avoir rappelé rapidement, d’une part, quelques grands textes très connus qui proclament le droit des peuples à résister à l’oppression, et d’autre part, leur presque totale inefficacité (est-il besoin de lister des cas d’oppression impunie et durable ?), je vous propose de réfléchir en deux parties, que nous pourrons enchevêtrer si le coeur vous en dit :
1. Pour DÉFINIR ce qu’est L’OPPRESSION, je propose de réutiliser (conférence Antibes 2023) la description comparée des MISSIONS de l’État (raison d’obéir, page de gauche) et des CRIMES de l’État (raisons de désobéir, page de droite).
Quand on y songe, la page de droite (crimes de l’État) donne une bonne idée de ce que nous pourrions appeler oppression.
2. Ensuite, je vous propose d’examiner tous les OUTILS POLITIQUES qui pourraient nous permettre de résister effectivement à toute tentative d’oppression. Ces outils devraient être dans la constitution, mais il ne s’y trouvent pas (parce que nous n’avons pas encore de vraie constitution).
C’est Léo qui m’a proposé d’enchevêtrer intelligemment les deux parties, puisque l’une part de l’actualité (liste des crimes constitutifs de l’oppression) et l’autre propose des solutions constitutionnelles (liste des outils de résistance populaire à toutes les formes d’oppression) : au lieu de traiter complètement la première partie (et de n’étudier tous les outils qu’après), on pourrait commencer par quelques crimes comparables et, tout de suite, examiner les outils constitutionnels adaptés pour résister à ces crimes-là.
On réfléchira ensemble, on fera de notre mieux, et advienne que pourra.
Il me semble que ce sera une conversation constituante très riche, permettant de faire le liens avec des articles déjà rédigés ensemble, d’en rédiger de nouveaux quand on y pense, et de donner une vue d’ensemble (très liée à l’actualité) des enjeux majeurs de notre mutation constituante en cours.
J’ai hâte d’y être 🙂
Étienne.
Voici mes notes sur ces questions
Préparation d’un atelier constituant sur la résistance à l’oppression
Notes pour préparer une conversation constituante sur la résistance à l’oppression,
ou comment rendre effectif, robuste et réel ce droit de résistance des représentés contre leurs représentants.
1. Rappel des droits de résistance à l’oppression PROCLAMÉS
Historiquement, des textes connus proclament ce droit, mais il reste souvent lettre morte :
- L’Habeas Corpus (protection contre les arrestations arbitraires) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Habeas_corpus
- Selon l’article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (DDHC) du 26 août 1789 :
« Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression ».
. - La DDHC de 1793 :
Article 33. – La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme.
Article 34. – Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
2. Définition des MARQUEURS de l’oppression
D’une façon générale d’abord, pour un citoyen constituant, il me semble que l’oppression se manifeste par :
- Des représentants qui se comportent majoritairement comme des traîtres impunis
(des ennemis du peuple, vendus et hors de contrôle). - La multiplication de lois scélérates, aboutissant globalement à un droit félon (justice de classe) au lieu d’être un droit protecteur, ce qui inverse l’État de droit.
- La difficulté à vivre pour le plus grand nombre, face à l’opulence obscène des privilégiés
- L’impuissance du peuple à se défendre lui-même contre les puissants du moment.
- Une terreur (contre le climat, contre un virus, contre un ennemi étranger désigné…) entretenue tous les jours par les représentants, par les journalistes, par les intellectuels…
- Une ambiance belliqueuse contre des ennemis de l’intérieur et contre des ennemis de l’extérieur : des médias va-t-en-guerre sous contrôle de milliardaires.
- Le harcèlement ou l’emprisonnement ou l’assassinat des opposants politiques.
- (à compléter ensemble)
Pour détailler ensuite un peu le concept d’oppression, tâchons d’examiner méthodiquement :
les MISSIONS de l’État (raisons d’obéir) comparées aux CRIMES de l’État (raisons de désobéir)
- Sécurité :
- Missions : Protéger la sécurité des biens, des personnes et des contrats ; justice contre les délinquants, sécurité juridique (état de droit).
- Crimes : Insécurité, impunité, libération de délinquants graves sans punition (même les juges prostituant leurs enfants !), violences policières impunies, injustices impunies, expropriation par les normes, insécurité juridique (inflation législative, impunité des acteurs publics).
- Libertés :
- Missions : Garantir et protéger les libertés
- Liberté d’aller et venir,
- respect de l’intégrité physique, de la dignité humaine,
- liberté de mener une activité économique
- liberté de mener une activité politique,
- liberté de manifestation,
- liberté d’expression,
- respect du secret des correspondances, du secret professionnel, et respect de l’intimité.
- Crimes :
- Confinements, passe sanitaire, couvre-feu
- injections obligatoires de produits expérimentaux dangereux,
- fermetures administratives,
- « suspension » d’opposants politiques sans procès,
- répression criminelle des manifestations,
- censure systématique,
- surveillance généralisée (crédit social, suppression du cash, identification numérique).
- Missions : Garantir et protéger les libertés
- Autorités publiques vertueuses, dévouées, protectrices, limitées (non dangereuses) :
- Missions : Dévouement des autorités à l’intérêt général, au service de la population,
- honnêteté,
- probité,
- transparence,
- responsabilité,
- Modération, humilité, pacifisme.
- Crimes : Dévouement des autorités aux riches qui les ont fait élire ou nommer
- Mensonges éhontés et impunis de la part des ministres et des agences de contrôle.
- Corruption généralisée (emploi à salaires énormes – 1 million €/an – par les riches des politiciens en fin de mandat : Clinton, Sarkozy, Barroso, Blair, Schröder…)
- « secret défense » (pas de contrôle possible),
- contrôles factices,
- « pantouflage » (allers-retours entre le public et le privé),
- autonomisation de l’exécutif (pouvoir réglementaire, « rationalisation » du parlement, Ministre de la Justice, maîtrise des procédures électorales, maîtrise des TV publiques, utilisation des traités…),
- Montée en puissance d’un régime totalitaire (et eugéniste ?).
- Missions : Dévouement des autorités à l’intérêt général, au service de la population,
- Solidarité :
- Missions : Organiser les solidarités
- sécurité sociale,
- assurance chômage,
- retraite,
- allocations familiales…
- Missions : Organiser les solidarités
- Crimes : Dévastation progressive de toutes les solidarités depuis 50 ans.
- Prospérité :
- Missions :
- Établir et garantir la prospérité : plein emploi, pas de pauvreté, réduire les inégalités par la fiscalité.
- Crimes :
- Austérité artificielle (volontaire), augmentation de la pauvreté, de la précarité, du chômage (NAIRU), de l’inflation, explosion des inégalités par la fiscalité.
- Missions :
- Monnaie publique et Plein Emploi :
- Missions :
- Monnaie stable,
- indexation des salaires et de tous les contrats,
- plein emploi garanti par la création monétaire publique (État employeur en dernier ressort),
- Assurances contre le chômage.
- Crimes :
- Politiques inflationnistes (Quantitative Easing), prix factices (électricité !),
- politiques « chômagènes » (lutte contre l’inflation, libre-échange, harcèlement adm et fiscal des TPE/PME),
- privatisation de la création monétaire (art. 123 de Lisbonne),
- explosion des dettes (publique et privée), siphonage des liquidités par les milliardaires (apatrides),
- suppression progressive des assurances chômage.
- Missions :
- Gestion du pays et Indépendances stratégiques :
- Missions :
- Budgets en équilibre,
- indépendances stratégiques
- alimentaire,
- sanitaire,
- industrielle,
- militaire…
- Crimes :
- 50 ans de budgets en déséquilibre, endettement aggravé,
- dépendance alimentaire
- dépendance sanitaire,
- désindustrialisation,
- armée ruinée et assujettie à des pays étrangers via l’OTAN.
- Missions :
- État de droit et Paix :
- Missions :
- Soumission de l’État à un droit supérieur avec des juges impartiaux,
- garantie de la paix, non-ingérence, neutralité.
- Crimes :
- Arbitraire impuni des acteurs publics, punition d’opposants sans procès,
- État belliqueux et paranoïaque, interventions à l’étranger sans consultation, soumission à un empire étranger.
- Missions :
Outils politiques et constitutionnels de résistance à l’oppression
Sujet central de l’atelier : définir des outils rendant ce droit effectif.
(En fait, on dresse ici les enjeux majeurs d’une bonne constitution.)
- Instituer une souveraineté populaire réelle :
- souveraineté politique,
- souveraineté alimentaire,
- souveraineté monétaire,
- souveraineté judiciaire,
- souveraineté militaire,
- souveraineté sanitaire.
- Empêcher ceux qui veulent le pouvoir d’y accéder.
- Empêcher les représentants de s’autonomiser.
- Interdire aux représentants de nous mentir et de nous inquiéter
- Proclamation et Application du droit :
Proclamer ne suffit pas : il faut de bons juges :- Juges de droit commun
- Juges constitutionnels
- Contre-pouvoirs :
- De vrais journalistes (« inquiéteurs de pouvoir »).
- Une réelle liberté d’expression pour tous, avec des lois protégeant contre la censure.
- Des chambres de contrôle populaires tirées au sort.
- Un Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) en toutes matières :
- Législatif,
- abrogatoire (après la décision),
- révocatoire,
- constituant,
- droit de veto (avant la décision).
- Outils institutionnels :
- Des citoyens armés via une police de conscrits et une armée de conscrits.
- Une monnaie publique sans dette pour retirer aux riches leur principal outil de chantage
(« Mais Monsieur ! comment allez-vous financer tout ça ?! »). - Des dispositions constitutionnelles :
- pas de guerre sans référendum (et ceux qui ont voté oui à la guerre doivent partir la faire, au front)
- Pas de traité sans référendum
- Pas de dette sans référendum.
- Une science indépendante sous contrôle populaire pour éviter sa capture par les industriels ou l’État (scientisme).
- Interdiction des traités de libre-échange.
- Interdiction du secret d’État, des mensonges d’État, du terrorisme d’État et de toute surveillance totalitaire (à détailler).
- Accès au pouvoir :
- Rendre le pouvoir politique inaccessible à ceux qui le veulent (riches, sociétés secrètes, agents de l’étranger) par la généralisation du tirage au sort.
- Structure du pouvoir :
- Remplacer la prétendue « séparation des pouvoirs » par
un unique « pouvoir populaire central »- pouvoir de constituer,
- pouvoir de décider : légiférer et juger,
- pouvoir de contrôler (les fonctions).
- et des « fonctions » soumises :
- Fonction législative,
- Fonction exécutive,
- Fonction judiciaire,
- Fonction monétaire,
- Fonction médiatique.
- Remplacer la prétendue « séparation des pouvoirs » par
Conclusion :
Dans les fausses « constitutions » du monde entier, il manque presque tout pour mettre en œuvre un vrai droit de résistance.
La solution réside sans doute dans la transformation du peuple d’électeurs en peuple de citoyens constituants,
capables d’écrire eux-mêmes des institutions garantissant paix, justice et prospérité.
Ça nous fait un point de départ pour discuter sans manquer d’idées 🙂
Étienne.
PLAN DÉTAILLÉ DE L’ATELIER CONSTITUANT #15
00:00 – Marc Daoud : Introduction et appel au soutien
« Le thème c’est rendre effectif le droit de résistance à l’oppression. Et ce thème est plus que jamais d’actualité. »
« On peut continuer à diffuser une information libre indépendante de toute censure et sans publicité uniquement grâce à vous. »
02:43 – Étienne Chouard : Le rôle crucial des artistes (et des journalistes) dans la mutation constituante des électeurs
« Il [Zen Kiai] est devenu en fait un auteur d’objets artistiques qui sèment des graines de démocratie. »
« Ce qu’il nous faudrait, c’est d’autres artistes… On avait parlé d’Akhenaton, de Kenny Arkana, de Dupontel, d’Alexandre Astier… »
« Je trouve essentielle la participation des vrais journalistes à la mutation de la société en adulte politique, pour aider les gens à trouver normal que nos conversations deviennent constituantes. »
05:56 – Zen Kiai : Clip musical « Compte sur moi »
« On ne veut plus être électeur. On décide d’écrire notre histoire, être constituant et voter nos lois. »
« Compte sur moi.org, on s’inscrit, on témoigne notre conscience… Déjà des milliers, bientôt des millions. »
11:41 – Étienne Chouard : Le fascisme et le réveil politique
« Mussolini définissait le fascisme comme la fusion entre l’État et les entreprises. Ça y est, les grandes entreprises ont pris le contrôle de l’État. »
« Ils ont même construit un deuxième mur d’enceinte autour de notre première prison politique nationale, 2e prison, internationale et encore plus inaccessible, qui s’appelle la Constitution européenne. »
13:01 – Étienne Chouard : Critique de la littérature juridique actuelle sur le droit de résistance à l’oppression
« J’étais éberlué par leur caractère inutilisable… C’est ultra théorique. Il y a absolument aucune solution pratique. »
« Ce sont des galimatias, c’est incompréhensible et on n’a pas de solution. »
16:41 – Étienne Chouard : Les déclarations des droits (1789 vs 1793)
« Le droit de résistance à l’oppression, il est proclamé dans la déclaration des droits de l’homme… Sauf qu’il manque la définition de l’oppression et il manque les outils pour la population de mettre en œuvre ce droit. »
« Article 35 de la déclaration de 1793 : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple… le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
28:01 – Étienne Chouard, Léo Girod & Nathanaël Leroy : Débat sur la séparation des pouvoirs
Étienne Chouard : « Un traité qui serait contraire à la Constitution doit être déclaré anticonstitutionnel et annulé. »
Étienne Chouard : « Les exécutifs se sont autonomisés… en se donnant le droit de faire les lois, ça s’appelait les « décrets lois »… Le gouvernement a pris de plus en plus la place du parlement. »
Léo Girod : « Moi je suis contre la séparation des pouvoirs… Je suis pour l’exercice de tous les pouvoirs par les citoyens. »
Nathanaël Leroy : « Il y a quand même historiquement cette idée de séparer les pouvoirs pour qu’ils s’autorégulent les uns les autres. »
42:32 – Étienne Chouard : Première tentative de définition globale de l’oppression
« L’oppression se manifeste par des représentants qui se comportent majoritairement comme des traîtres impunis, des ennemis du peuple, vendus et hors contrôle. »
« La multiplication des lois scélérates… qui aboutissent globalement à un droit félon, une justice de classe. »
« L’impuissance du peuple à se défendre… On ne peut juste condamner, dénoncer — et encore… »
« Une terreur entretenue tous les jours… contre le climat, contre les virus, contre un ennemi étranger (dangers montés en épingle). »
54:06 – Nathanaël Leroy & Léo Girod : L’oppression numérique et administrative
Nathanaël Leroy : « La question de la coercition numérique… Pronote, par exemple, c’est les logiciels privés qu’utilise l’éducation nationale pour supprimer le cahier de texte. »
Léo Girod : « L’injonction numérique… Si tu es pas bien organisé… tu ne peux pas résister. »
Léo Girod : « On rentre dans un monde où on n’est même plus face à des humains, on est face à des algorithmes… Il y a 0 gramme d’humanité dans les machines. »
1:03:32 – Étienne Chouard : Méthodologie de travail (Missions / Trahisons / Solutions)
« Sur les pages de gauche, j’ai noté la liste des missions de l’État (les raisons d’obéir)… Et puis sur les pages de droite, j’ai retracé (toutes) les trahisons de l’État, les crimes de l’État (qui sont autant de raisons de désobéir). »
1:07:28 – Liberté #1 – Aller et venir (Circulation)
Étienne Chouard : « Garantir la liberté d’aller et venir… Dans les trahisons de l’État, moi j’ai mis Confinement. Covid. Couvre-feu. »
Étienne Chouard : « Les ZFE, zones de faible émission… Au nom de la terreur… nous sommes tenus à l’écart des grandes villes. »
Léo Girod : « L’injonction numérique… les portiques, il y a des caméras qui prennent sa plaque… Si t’es pas équipé avec le bon matos, ça va te retomber sur le coin de la gueule. »
Étienne Chouard : « Solution : la Chambre de contrôle populaire du respect de la Constitution… en référé liberté. »
1:33:10 – Liberté #2 – Intégrité physique et dignité humaine
Étienne Chouard : « Garantir le respect de l’intégrité physique et la dignité humaine… Protéger de tous les traitements médicaux obligatoires. »
Étienne Chouard : « Pour moi, c’est un des abus de pouvoir les plus graves de l’histoire de l’humanité. L’empoisonnement de l’humanité. »
Léo Girod : « La loi euthanasie… c’est du suicide assisté. »
Étienne Chouard : « Répression féroce des manifestants… les yeux crevés, les mains arrachées. »
Étienne Chouard : « Solution : Chambre de contrôle populaire des lieux d’enfermement (Hôpitaux psychiatriques, prisons et écoles) + droit de saisine ouvert à tous. »
1:56:43 – Liberté #3 – Mener une activité économique
Étienne Chouard : « Liberté de mener une activité économique… Elle a été violée pendant la COVID avec les fermetures administratives arbitraires. »
Étienne Chouard : « La concentration du capital… Les petits entrepreneurs, toutes les petites entreprises se font dévorer par les grandes. »
2:01:59 – Liberté #4 – Mener une activité politique
Étienne Chouard : « Suspension des soignants… Pour moi, les soignants suspendus sont des opposants politiques magnifiques… Ils ont été martyrisés au dernier degré. »
Étienne Chouard : « Le cas de Jacques Baud… On lui interdit tout accès à son compte en banque… C’est l’arbitraire absolu. »
Nathanaël Leroy : « Julien Coupat… Ils ont été accusés d’avoir posé des fers à béton… Ils se sont fait envahir par plus d’une centaine de gendarmes en mode GIGN… Tout était truqué. »
2:14:44 – Débat sur les solutions institutionnelles pour les opposants politiques
Nathanaël Leroy : « Est-ce qu’il vaudrait pas mieux que dans cette chambre il y ait des sous-chambres thématiques ? »
Léo Girod : « Pour moi c’est toujours le même système. Ça passe par plainte, référé liberté… Si quelqu’un estime que les juges n’ont pas fait ce qu’ils auraient dû faire, on fait appel à un tribunal populaire. »
2:26:36 – Liberté #5 – Manifestation et réunion
Étienne Chouard : « C’est parce qu’on n’est pas en démocratie qu’on a des manifestations. »
Léo Girod : « Protester c’est nul. Protester c’est un truc de faible. En démocratie… tu inities… tu vas faire une initiative. »
Étienne Chouard : « Il va y avoir des minorités qui vont s’auto-juger lésées par des lois majoritaires… Leur interdire de manifester, c’est pas pacifiant. »
Léo Girod : « Ce à quoi je m’oppose, c’est ce qui est devenu la manifestation… Bloquer les rues, c’est pas une liberté, c’est une entrave à la liberté des autres. »
3:00:00 – Débat sur la liberté d’expression et ses limites
Étienne Chouard : « Les Athéniens associaient à l’Isegoria (droit de parole) une responsabilité… Tu as parlé librement, tu nous as trompés, maintenant tu vas payer. »
Léo Girod : « C’est le début de la police de la pensée… Pour moi, tu dis tout ce que tu veux tant que tu n’organises pas des actions violentes. »
Nathanaël Leroy : « La question de responsabilité, elle est totalement fondamentale. L’idée de l’éluder, elle est dangereuse. »
3:19:55 – Marc Daoud & Étienne Chouard : Conclusion et appel final
Marc Daoud : « Retrouvez-nous en kiosque et sur nexus.fr… Compte sur moi.org, déjà 336 434 citoyens constituants. »
Étienne Chouard : « J’appelle les journalistes, j’appelle Akhenaton, Kenny Arkana… La population a besoin d’eux pour nous aider à enfin avoir des conversations d’adultes politiques. »
TABLEAU SYNTHÉTIQUE DES RÉFLEXIONS
(Missions / Trahisons / Solutions)
| MISSIONS DE L’ÉTAT (Raisons d’obéir) | TRAHISONS / CRIMES DE L’ÉTAT (Raisons de désobéir) | SOLUTIONS CONSTITUTIONNELLES (Outils politiques pour se protéger) |
| Garantir la liberté de circulation (Aller et venir) | • Confinements (Covid) • Couvre-feux • Pass sanitaire / vaccinal • Attestations de sortie • ZFE (Zones à Faibles Émissions) • Péages autoroutiers / Flux libre (lecture plaque) • Injonction au smartphone pour circuler | • Chambre de contrôle populaire du respect de la Constitution (déclinaison par département) • Procédure de Référé Liberté ultra-rapide • Juges professionnels sous contrôle de juges populaires (droit de recours) • Médiateurs gratuits |
| Garantir l’intégrité physique et la dignité humaine | • Traitements médicaux / injections obligatoires • Loi « Euthanasie » (Suicide assisté sans garde-fous) • Décret Rivotril (Euthanasie active des vieux) • Avortement tardif (jusqu’au terme) • Internements psychiatriques abusifs / administratifs • Répression féroce des manifestations (yeux crevés, mains arrachées) • Dons d’organes imposés par défaut • Non-assistance aux SDF | • Chambre de contrôle populaire des lieux d’enfermement (Hôpitaux psy, prisons, écoles) • Droit de saisine ouvert à tout citoyen (pour lancer l’alerte) • Force armée dédiée aux Chambres de contrôle (Garde nationale) pour faire appliquer les décisions |
| Garantir la liberté de mener une activité économique | • Fermetures administratives (arbitraires) • Bureaucratie dissuasive • Taxation inégale (PME taxées, Multinationales subventionnées) • Concentration du capital organisée par l’État • Disparition des indépendants au profit du salariat | • [Outils similaires aux précédents : Contrôle de constitutionnalité des lois économiques + Contrôle populaire] |
| Garantir la liberté de mener une activité politique | • Suspension des soignants (considérés comme opposants) • Harcèlement, ruine et emprisonnement des opposants (Cas Jacques Baud, Reiner Fuellmich, Julien Coupat/Tarnac) • « Vaporisation » des opposants (mort sociale) | • Sections thématiques dans la Chambre de contrôle • Système de Médiateur + Tribunal populaire pour juger les juges qui persécutent les opposants |
| Garantir la liberté de manifestation / réunion / expression | • Interdiction de manifester • Répression policière • Absence d’espace public (Agoras disparues) • Lois restrictives de la liberté d’expression (« Lois mémorielles ») • Police de la pensée | • Agoras (espaces physiques de réunion) • Liberté d’expression totale (Iségoria) mais avec responsabilité des conséquences (débat Léo/Nathanaël/Étienne) • Usage du RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) pour initier des lois plutôt que protester |



On va commencer à 18H30 🙂
Le document de Marc qui récapitule les ateliers Nexus :
https://docs.google.com/document/d/1wBC5ZBP1jPZ3dC4GsIFfgvBsKfSNAK4bANUB65RZ12s/edit?tab=t.0
j’ai peut être loupé un passage sur les pertes de libertés :
– les institutions d’accueil pour les personnes âgées sont des lieux où la perte des libertés est omniprésente envers des personnes vulnérables.
-
Félicitations pour votre travail , et votre courage . Par contre j’ai une remarque concernant l’absence de convergence des différents mouvements de résistance dans ce Pays.
Ne serait-il pas opportun de regrouper ces mouvements disparates , et de nous unir pour enfin aboutir à un véritable changement salutaire !
que pensez vous du travail de Valérie Bugault avec REVOLUDROIT
Ainsi que le dossier de Virginie Dornier Cock « le devoir de tout dire et le droit de savoir »
le travail de Marc Clairval , D’ EPL , du CSF .….….….….….….….….….….……