Atelier constituant en direct Nexus #9 : LA SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE

17/11/2025 | 0 commentaires

On se retrouve mer­cre­di pro­chain, 19 novembre 2025 à 17h, sur Nexus, avec Marc et Léo, pour faire notre (pre­mier) ate­lier consti­tuant sur LA MONNAIE, et c’est vrai­ment très important :

pas de sou­ve­rai­ne­té poli­tique (déci­der nous-mêmes)
sans sou­ve­rai­ne­té moné­taire (finan­cer nous-mêmes nos décisions).

J’ai hâte de vous y retrouver 🙂

Étienne.


Res­sources impor­tantes pour tra­vailler le sujet : 

  1. Essai de plan pour trai­ter la sou­ve­rai­ne­té moné­taire v1
    .
  2. Les enjeux de la créa­tion moné­taire : chô­mage et alié­na­tion ou pros­pé­ri­té et démocratie ?
    .
  3. Mon­naie : à savoir en pre­mière approche
    .
  4. Pro­po­si­tion d’articles de consti­tu­tion rela­tives à la mon­naie (chan­tier)
    .
  5. Play­list You­tube ÉC sur la Créa­tion monétaire
    .
  6. Dos­sier chouard​.org sur la créa­tion monétaire
    .
  7. Tout notre débat sur la mon­naie chez Paul Jorion (8 533 pages 🙂 )



Rap­pels de contro­verses utiles sur la monnaie : 


Autres res­sources sur la créa­tion monétaire :

Paul Gri­gnon : l’argent dette (1 et 2) :

La mon­naie mira­cu­leuse (his­toire mer­veilleuse de la com­mune de Wör­gl, dans les années 30) :

Para­bole de la dame de Condé (extrait impor­tant du film précédent) :



Plan détaillé de l’é­mis­sion (Ver­ba­tim synthétisé)

[0:12] Intro­duc­tion : Annonce du 9e ate­lier et actua­li­tés de Nexus

[1:37] Pré­sen­ta­tion des invi­tés et du thème du jour : la sou­ve­rai­ne­té monétaire

[2:54] Léo Girod : La mon­naie, un pan pri­mor­dial mais com­plexe de la souveraineté

[4:12] Étienne Chouard : Vingt ans de tra­vail sur la mon­naie et la quête de simplification

[7:38] Com­ment fonc­tionne la mon­naie actuel­le­ment ? Expli­ca­tion fondamentale

[10:06] La mon­naie comme « cer­ti­fi­cat de tra­vail » et la spé­cia­li­sa­tion de la société

[18:32] La masse moné­taire : méta­phore de la bai­gnoire et méca­nisme de création/destruction

[26:12] La para­bole de « la dame de Condé » : l’im­por­tance de la cir­cu­la­tion monétaire

[35:23] Le pro­blème de l’in­té­rêt : une dette non créée et une condam­na­tion à la croissance

[39:23] Le pou­voir de cor­rup­tion des « usu­riers » et le com­plot de la Réserve Fédérale

[43:43] L’his­toire de la Banque de France et la sou­ve­rai­ne­té perdue

[46:40] Le « miracle » des Trente Glo­rieuses : le cir­cuit du Tré­sor et l’in­dexa­tion des salaires

[51:54] La tra­hi­son de 1973 : la loi Roth­schild-Pom­pi­dou et l’ex­plo­sion de la dette

[55:20] Ques­tions du chat : la June (Ğ1), la titri­sa­tion des prêts et l’inflation

[1:13:56] L’a­na­lyse de Léo : socié­té du don, mon­naie et tra­vail, et le contrôle citoyen

[1:27:43] Pas­sage à l’é­cri­ture : com­ment rédi­ger les articles sur la monnaie ?

[1:49:11] La construc­tion poli­tique du chô­mage et le choix de socié­té entre infla­tion et emploi

[1:59:03] L’in­dexa­tion comme anti­dote et la cri­tique de l’étalon-or

[2:08:04] Pré­sen­ta­tion de la pro­po­si­tion consti­tu­tion­nelle d’É­tienne sur la monnaie

[2:17:14] Conclu­sion et thèmes pour la pro­chaine émission

Trans­crip­tion ver­ba­tim (un peu résumée)

[0:12] Intro­duc­tion : Annonce du 9e ate­lier et actua­li­tés de Nexus

Bon­soir à tous. Mer­ci de nous retrou­ver en direct. Déso­lé pour le retard, on a eu quelques sou­cis tech­niques mais on y arrive. On est en direct pour cette 9e émis­sion consti­tuante avec Étienne Chouard qui va, avec Léo Girod, pour la 9e semaine, nous appor­ter leur éclai­rage sur la Consti­tu­tion et com­ment le peuple peut récu­pé­rer sa sou­ve­rai­ne­té. On va par­ler de sou­ve­rai­ne­té moné­taire cette fois-ci, le nœud gor­dien, le nœud du pro­blème. Com­ment récu­pé­rer notre auto­no­mie financière ?

Mais avant cela, je vou­lais vous invi­ter à sou­te­nir Nexus, le der­nier média sans pub, dis­po­nible en kiosque, évi­dem­ment sans sub­ven­tion, sans mil­liar­daires, sans pres­sion poli­tique. N’hé­si­tez pas à nous sou­te­nir, c’est uni­que­ment grâce à nos lec­teurs que nous pou­vons conti­nuer de vous pro­po­ser une infor­ma­tion libre et indé­pen­dante. Et le 19 décembre pro­chain au théâtre de la Tour Eif­fel, pour ceux qui vou­draient sor­tir des écrans et nous voir autour d’une soi­rée de confé­rence, c’est le lien dans la des­crip­tion, ce sera au théâtre de la Tour Eif­fel, c’est le 19 décembre à 19h. N’hé­si­tez pas, les places sont déjà qua­si­ment toutes par­ties, il en reste encore une petite cen­taine. Donc je compte sur vous. Et aus­si pour ceux qui ne pour­raient pas venir sur Paris, vous pou­vez accé­der à la confé­rence en direct, en visio évidemment.

[1:37] Pré­sen­ta­tion des invi­tés et du thème du jour : la sou­ve­rai­ne­té monétaire

Euh, tout de suite, je passe alors sur Strea­myard… et voi­là, je fais appa­raître nos deux consti­tuants en chef. Com­ment allez-vous mes­sieurs ? Ça va ? Bon, mer­ci pour votre patience. Salut Léo, ça va ? Est-ce que tu nous entends bien ?

(Léo Girod) : Très bien.

Bon, je sens que le sujet du soir va vous ani­mer un peu plus parce que c’est un peu le nerf de la guerre. Com­ment faire pour que la sou­ve­rai­ne­té moné­taire nous revienne ?

Avant cela, je vous rap­pelle le site comp​te​sur​moi​.org qu’on rap­pelle chaque semaine pour se comp­ter, pour qu’on puisse savoir un petit peu com­bien de Fran­çais se sentent consti­tuants, s’in­ves­tissent dans cette tâche-là. Donc c’est comp​te​sur​moi​.org. Et évi­dem­ment, comme d’ha­bi­tude, le site chouard​.org, c’est la mine d’or d’in­for­ma­tion et sur ce site vous avez accès à toutes les res­sources que l’on com­mu­nique dans chaque émis­sion chaque semaine.

Donc ce soir, mes­sieurs, la créa­tion moné­taire. Voi­là. Déjà, en quoi est-ce que c’est un enjeu selon vous de s’in­té­res­ser à cette ques­tion-là ? Tu peux com­men­cer, Léo ?

[2:54] Léo Girod : La mon­naie, un pan pri­mor­dial mais com­plexe de la souveraineté

Euh, pour­quoi pas ? Déjà, je peux don­ner le cadre. Je ne suis pas un pas­sion­né de mon­naie. On a trai­té cette affaire parce que c’est un pan qua­si pri­mor­dial dans la sou­ve­rai­ne­té. Disons que, à par­tir du moment où on n’a pas la main sur la mon­naie, d’un seul coup, tous les tra­vaux publics et toutes les choses néces­saires à faire pour faire fonc­tion­ner un pays dépendent de quel­qu’un d’autre. La créa­tion moné­taire, c’est un peu ce qui nous per­met de faire des dépenses en fait, dans un sys­tème moné­taire en tout cas, dans un sys­tème classique.

Donc, je m’y suis inté­res­sé parce qu’on a fait des ate­liers là-des­sus et je ne suis tou­jours pas un pas­sion­né de la ques­tion parce que c’est com­plexe. D’où la néces­si­té abso­lue du tra­vail qu’on va faire ici, de décor­ti­quer un petit peu tout ça, parce qu’en fait c’est assez com­pli­qué. On vit dans un sys­tème qui est com­pli­qué et lors­qu’on essaie de l’a­mé­lio­rer, ce n’est pas for­cé­ment des choses évi­dentes qu’on va essayer de mettre en place. Donc, j’es­père que ça va être com­pré­hen­sible, y com­pris pour moi.

[4:12] Étienne Chouard : Vingt ans de tra­vail sur la mon­naie et la quête de simplification

Et alors moi, ça fait 20 ans que je tra­vaille là-des­sus et il y a eu des périodes extrê­me­ment denses, notam­ment dans les années 2010. En fait, dans les cinq ans qui ont sui­vi le réfé­ren­dum qui était mon réveil, j’ai décou­vert le tra­vail d’An­dré-Jacques Hol­becq et de Phi­lippe Derud­der, qui bos­saient depuis long­temps déjà sur la mon­naie. Et puis j’ai décou­vert Mau­rice Allais, que j’ai eu la chance de ren­con­trer et avec qui j’ai beau­coup dis­cu­té pen­dant les der­nières années de sa vie. Mau­rice Allais, à la fin de la guerre, il a fait un énorme bou­quin… « Éco­no­mie et Inté­rêt ». Ça, c’est un pavé, il y a un mil­lier de pages. C’est un gars qui était poly­tech­ni­cien et auto­di­dacte en éco­no­mie. Il lisait les auteurs dans le texte, il n’a­vait pas été défor­mé par la facul­té. Dans sa biblio­thèque, il y avait 30 000 bouquins.

Le sou­ve­nir le plus pré­gnant que j’ai, c’est un immense débat sur la mon­naie avec Paul Jorion sur son site. J’ai gar­dé la trace de ces échanges parce que tous les jours, toutes les nuits, je dor­mais trois heures par nuit pen­dant des mois et des mois. Le docu­ment qui retrace tout notre débat sur la mon­naie fait 8500 pages. C’est vrai­ment des débats… et puis aus­si toute cette éta­gère-là, c’est sur la monnaie.

Donc ça fait long­temps que je tra­vaille là-des­sus. J’ai fait plein de syn­thèses, et en fait, une fois qu’on fait le tour de cette com­plexi­té et qu’on essaie de trans­mettre ce qu’on découvre, on essaie de sim­pli­fier. Est-ce qu’il y a besoin de 300 bou­quins pour com­prendre com­ment ça marche ? Je ne pense pas. Il y a vrai­ment un livre qui a été extrê­me­ment impor­tant pour moi pour la vul­ga­ri­sa­tion, l’as­pect sim­pli­fi­ca­tion, qui est le livre de Phi­lippe Derud­der, qui s’ap­pelle « Mon­naies locales com­plé­men­taires : pour­quoi, com­ment ? ». Dans ce livre, il y a un pre­mier cha­pitre qui explique com­ment fonc­tionne la mon­naie et je le trouve lumineux.

[7:38] Com­ment fonc­tionne la mon­naie actuel­le­ment ? Expli­ca­tion fondamentale

(Inter­vie­wer) : Alors jus­te­ment, com­ment fonc­tionne la mon­naie actuel­le­ment pour qu’on com­prenne la problématique ?

Sur le blog, sur chouard​.org, sur le billet qui annonce notre soi­rée, j’ai mis plu­sieurs docu­ments que vous pou­vez consul­ter, impri­mer. Je vous pro­pose de com­men­cer par uti­li­ser l’un d’entre eux. C’est un docu­ment un peu polé­mique mais qui fait une syn­thèse. Il est polé­mique au sens où je suis com­plo­tiste, comme tout jour­na­liste et comme tout citoyen, je suis vigi­lant par rap­port au pou­voir. Et quand on étu­die la mon­naie, on s’a­per­çoit qu’on s’est fait piquer quelque chose d’es­sen­tiel, un outil de pros­pé­ri­té et de liber­té qui est la mon­naie. On se l’est fait piquer par une bande de malan­drins, des canailles qui ont bien com­pris ce qu’ils allaient pou­voir faire avec et qui, depuis 1694, on peut noter cette date-là qui est la créa­tion de la Banque d’Angleterre…

On dirait une banque publique. « La Banque d’An­gle­terre », on se dit c’est public. Et bien non, jus­te­ment. C’est une par­tie de l’ar­naque, c’est de faire croire que les banques cen­trales sont publiques alors qu’elles sont pri­vées. Elles s’ap­pellent « Banque de France » et en fait elles sont un outil de quelques voleurs qui confisquent à la popu­la­tion du pays l’ou­til de créa­tion moné­taire, c’est-à-dire l’ou­til qui crée le sang de l’é­co­no­mie. C’est une bonne image de com­pa­rer la mon­naie au fluide qui per­met à un orga­nisme de vivre. Dans un orga­nisme, le sang ali­mente tous les organes. Il ne faut pas qu’il y en ait trop, pas trop peu, il faut qu’il y en ait la bonne quan­ti­té et il faut que ça cir­cule. La mon­naie, c’est pareil, ça doit circuler.

[10:06] La mon­naie comme « cer­ti­fi­cat de tra­vail » et la spé­cia­li­sa­tion de la société

Je ne vais pas faire toute l’his­toire de la mon­naie, mais je vais vous dire où j’en suis sur la des­crip­tion la plus simple et la plus effi­cace. À mon avis, la mon­naie, il faut la voir, si on veut pou­voir s’en ser­vir comme d’un outil poli­tique qui va nous don­ner la pros­pé­ri­té et la démo­cra­tie, il faut consi­dé­rer chaque signe moné­taire comme un « cer­ti­fi­cat de tra­vail », la preuve qu’on a tra­vaillé. Un titre, un bout de papier qui prouve que vous avez tra­vaillé ou que vous avez échan­gé un objet contre cette preuve de travail.

Nous avons besoin de mon­naie parce que nous nous sommes spé­cia­li­sés, nous ne savons plus tout faire. À l’é­poque de Cro-Magnon, on était com­plè­te­ment auto­nome. Or, avec le pro­grès, nous nous sommes spé­cia­li­sés. Nous sommes deve­nus cha­cun spé­cia­liste d’un sujet ou deux, et donc inca­pables de faire le reste. Un pay­san aujourd’­hui va avoir besoin des autres et il va fal­loir qu’il échange son blé. Nous avons tous vita­le­ment besoin des autres par le fait de la spé­cia­li­sa­tion du travail.

Pour échan­ger, si on n’a pas de mon­naie, ce serait le troc. De nom­breux éco­no­mistes clas­siques nous pré­sentent la mon­naie en nous disant « au début il y avait le troc, ça ne mar­chait pas bien, la mon­naie nous a sim­pli­fié la vie ». En fait, c’est pas vrai. Aucune socié­té n’u­ti­lise le troc. Les anthro­po­logues comme Grae­ber, qui a écrit « Dette, 5000 ans d’his­toire » – c’est un livre très impor­tant – le montrent.

La mon­naie, ce sont des signes qui repré­sentent de la valeur. Alors la valeur, qu’est-ce que c’est ? Plein d’é­co­no­mistes disent que la mon­naie devrait être basée sur l’or. Pen­dant long­temps, on a cru que c’é­tait une bonne contrepartie.

(Inter­vie­wer) : D’ailleurs, pen­dant long­temps, le dol­lar était éta­lon­né sur l’or.

Oui. On est à la recherche d’un signe qui per­mette d’ins­pi­rer confiance. Je pense, comme Keynes, que la réfé­rence à l’or est une « relique bar­bare ». C’est pas la bonne idée. La bonne contre­par­tie pour la mon­naie par­tout sur Terre, c’est le tra­vail, le tra­vail humain. Pen­sez chaque billet comme un « bon de tra­vail ». Com­bien de tra­vail ? En géné­ral, pour éta­lon­ner, on prend le tra­vail de l’ou­vrier le moins qua­li­fié, le plus simple. Le SMIC, disons 10€ de l’heure. 1€, c’est un dixième d’heure, en gros c’est 5 minutes de tra­vail. Le bon repère, c’est que la mon­naie ait comme contre­par­tie le temps de travail.

[18:32] La masse moné­taire : méta­phore de la bai­gnoire et méca­nisme de création/destruction

L’en­semble des signes moné­taires, c’est la masse moné­taire. Com­ment appa­raissent-ils et dis­pa­raissent-ils ? La masse moné­taire, vous pou­vez la consi­dé­rer comme une bai­gnoire, avec un robi­net (l’ap­pa­ri­tion de nou­veaux signes) et une bonde au fond (la des­truc­tion de la mon­naie). La mon­naie appa­raît quand on emprunte. Quand vous allez deman­der un cré­dit à une banque com­mer­ciale, une banque pri­vée. Vous allez voir la BNP pour lui deman­der 100 000 €. Il ne les a pas, mais il va véri­fier que vous êtes capable de les rem­bour­ser. S’il vous dit oui, il va prendre son bilan. Un bilan, c’est actif/passif. Actif, ce que j’ai ; pas­sif, ce que je dois.

Quand le ban­quier vous prête, il écrit deux dettes. Il y en a une, c’est la mon­naie, l’autre la contre­par­tie. La mon­naie, c’est sa dette à lui, ban­quier, qui accepte de vous devoir 100 000 €. Il écrit à droite de son bilan « je vous dois 100 000 € ». La mon­naie, c’est de la dette de la banque envers un citoyen. Et il a pu faire ça parce qu’en face, du côté de l’ac­tif, il a noté la dette de son client. Le client lui doit 100 000 €. « Je te dois 100 000 € tout de suite, c’est la mon­naie. Et toi, mon client, tu me dois 100 000 € plus tard. » C’est la contre­par­tie. Le tra­vail là-dedans, c’est le tra­vail que le client va devoir faire pour créer la valeur qui lui don­ne­ra les signes moné­taires capables de rembourser.

Il y a les inté­rêts, qui sur 25 ans peuvent dou­bler le prix de la mai­son. Mais la mon­naie appa­raît quand vous emprun­tez. Il y a deux chiffres qui appa­raissent dans le bilan de la banque. Et quand le gars qui a emprun­té rem­bourse 10 000, il y a 10 000 qui dis­pa­raissent des deux côtés. Quand il a fini de rem­bour­ser, il n’y a plus ni mon­naie ni contre­par­tie, oubliez l’in­té­rêt pour l’ins­tant. La mon­naie appa­raît quand on emprunte, la mon­naie dis­pa­raît quand on rem­bourse. Si aujourd’­hui nous rem­bour­sions toutes nos dettes, il n’y aurait plus de mon­naie, il res­te­rait les billets et les pièces, mais c’est très peu de choses.

[26:12] La para­bole de « la dame de Condé » : l’im­por­tance de la cir­cu­la­tion monétaire

Il y a une para­bole, l’his­toire de la dame de Condé, que tout le monde devrait connaître. Une dame arrive dans un vil­lage, réserve une chambre à l’hô­tel, laisse un billet de 50€ et va se pro­me­ner. L’hô­te­lier prend le billet et va payer sa dette de 50€ au bou­lan­ger. Le bou­lan­ger, qui avait une dette envers son plom­bier, se sert des 50€ pour le payer. Le plom­bier paye le bou­cher, qui paye le den­tiste, etc. Le billet passe entre 10, 20 mains, il a éteint 20 dettes. C’est de l’argent qui n’é­tait pas dans le village.

Le billet finit par reve­nir chez l’hô­te­lier via le gara­giste qui lui devait 50€. Le billet a bou­clé la boucle. La dame revient et dit : « Fina­le­ment, je n’ai plus besoin de la chambre, pou­vez-vous me rem­bour­ser ? » Il lui rend son billet. La dame repart avec. Il faut com­prendre que la création/destruction de la mon­naie a ren­du pos­sible plein d’o­pé­ra­tions éco­no­miques. S’il n’y avait pas eu ce signe moné­taire, les échanges sont bloqués.

(Inter­vie­wer) : Est-ce que c’est parce qu’il n’y avait pas d’in­té­rêt entre toutes ces per­sonnes que ça a pu être réalisé ?

On n’a pas du tout besoin de l’in­té­rêt pour que ça fonc­tionne. Mau­rice Allais explique que c’est l’in­té­rêt qui crée plein de pro­blèmes. L’in­té­rêt et la pro­prié­té fon­cière. Le fait que nous soyons pro­prié­taires de la terre est une cause de dys­fonc­tion­ne­ment majeur.

[35:23] Le pro­blème de l’in­té­rêt : une dette non créée et une condam­na­tion à la croissance

L’in­té­rêt, c’est un vrai fichu pro­blème. Quand on crée 100 000, on ne rem­bourse pas 100 000, on rem­bourse peut-être 200 000. Mais les 100 000 d’in­té­rêts, ils n’ont pas été créés. Com­ment vous faites pour les trou­ver ? Il va fal­loir les prendre à la socié­té. Débrouillez-vous. C’est ce dés­équi­libre qui pose pro­blème. C’est ça qui fait qu’on a tou­jours besoin de crois­sance. On est comme condam­né à la crois­sance parce qu’il y a un diable qui nous vole les richesses. Le cré­dit devrait être un ser­vice public, pas à but lucratif.

Le deuxième pro­blème, c’est que ce « sei­gneu­riage », le reve­nu du créa­teur de mon­naie, c’est l’é­qui­valent de l’im­pôt sur le reve­nu tous les ans. Et c’est une poi­gnée d’in­di­vi­dus qui se goinfrent avec ça. Les employés de banque font un bou­lot impor­tant, mais ils devraient être des fonc­tion­naires au ser­vice de la nation. Ces para­sites, les usu­riers, sont tel­le­ment riches que ça leur donne un pou­voir de cor­rup­tion contraire à l’in­té­rêt géné­ral. Ils se sont don­né le moyen de tout ache­ter sur Terre.

[39:23] Le pou­voir de cor­rup­tion des « usu­riers » et le com­plot de la Réserve Fédérale

Essayez d’a­voir le nom des action­naires des banques, c’est com­pli­qué. Le livre « Les secrets de la Réserve Fédé­rale » de Mul­lins est impor­tant. Il est deve­nu un facho après, mais à l’é­poque où il a écrit ça, il n’y a pas un mot anti­sé­mite. Ce livre n’est pas anti­sé­mite. Ce type a fait une enquête sur la créa­tion de la Fed en 1913. Ça fai­sait des décen­nies que les Amé­ri­cains n’en vou­laient pas. C’est un soir de Noël 1913 que Woo­drow Wil­son a, en secret, avec une bande du Congrès, fait pas­ser la loi. Et la même année, il a créé l’im­pôt sur le reve­nu. L’ordre de gran­deur du sei­gneu­riage. On dirait qu’ils ont créé en même temps l’en­det­te­ment de l’É­tat vers les ban­quiers, et l’im­pôt qui per­met à l’É­tat d’al­ler prendre aux citoyens l’argent qu’il fau­dra don­ner aux banquiers.

[43:43] L’his­toire de la Banque de France et la sou­ve­rai­ne­té perdue

En France, c’est aus­si un com­plot. La Banque de France, c’est 1800, c’est Napo­léon qui la crée, comme un retour d’as­cen­seur. Napo­léon était le sabre des ban­quiers. Il a mis fin à la Révo­lu­tion fran­çaise, et en échange, il a don­né aux ban­quiers la Banque de France. C’est une corne d’a­bon­dance. Napo­léon décide que c’est la Banque de France qui va créer la mon­naie fran­çaise. Elle a cours légal, on ne peut pas la refu­ser. Et les contre­fac­teurs, c’est la peine de mort.

Il va fal­loir qu’on explique en quoi les crises moné­taires régu­lières sont une extravagance.

[46:40] Le « miracle » des Trente Glo­rieuses : le cir­cuit du Tré­sor et l’in­dexa­tion des salaires

(Inter­vie­wer) : Il y a un moment dans l’his­toire de France où on a été souverain ?

Oui, les Trente Glo­rieuses, juste après la Deuxième Guerre mon­diale. Il fal­lait recons­truire le pays. On était dévas­té, rui­né, endet­té jus­qu’au cou. Et mal­gré ça, on a tout recons­truit sans s’en­det­ter. On a même mis en place la Sécu­ri­té Sociale géné­ra­li­sée, les retraites, l’as­su­rance chô­mage… Comment ?

Un haut fonc­tion­naire, Bloch-Lai­né, a mis en place le « cir­cuit du Tré­sor ». Quand l’É­tat avait besoin d’argent, il pou­vait aller voir une banque pri­vée et lui dire : « Prê­tez-moi 10 mil­liards de francs, et vous allez me les prê­ter à un taux infé­rieur à l’in­fla­tion. » C’é­tait un taux admi­nis­tré. L’É­tat déci­dait du taux, et la banque n’a­vait pas le choix.

Il y avait un peu d’in­fla­tion, mais elle ne nous appau­vris­sait pas. Écou­tez bien, c’est super impor­tant. Les salaires étaient indexés sur les prix. Quand les prix aug­men­taient de 2%, aug­men­ta­tion obli­ga­toire de tous les salaires, loyers, pen­sions, de tous les contrats, d’au moins 2%. Ça a très bien mar­ché, c’est un anti­dote robuste pour que les gens ne soient pas volés.

Le crime immense des socia­listes, de Mit­ter­rand, deux ou trois ans après son acces­sion au pou­voir, c’est d’a­voir sup­pri­mé l’in­dexa­tion des salaires sur les prix. C’est cri­mi­nel. Delors, c’est un diable. C’est un type de droite dure au ser­vice des plus riches.

[51:54] La tra­hi­son de 1973 : la loi Roth­schild-Pom­pi­dou et l’ex­plo­sion de la dette

Ce qui s’est pas­sé en 73… Nous avons cru que Pom­pi­dou, qui était un asso­cié gérant chez Roth­schild, avait fait pas­ser cette loi. Et c’est grâce à cette salo­pe­rie de pro­cé­dure de l’é­lec­tion. Regar­dez le résul­tat : on en est à 3300 ou 3400 mil­liards. Vous vous sou­ve­nez la dif­fé­rence ? 3000 km. En avion, il faut 4h pour arri­ver au bout. C’est dément.

Le concept même de dette publique est cri­mi­nel, c’est un aveu de tra­hi­son. Un État digne de ce nom n’emprunte pas la mon­naie. C’est parce que les repré­sen­tants nous ont tra­his qu’ils se sont mis à emprun­ter auprès des mar­chés finan­ciers, c’est-à-dire les plus riches. C’est ceux pré­ci­sé­ment dont on a bais­sé les impôts depuis 50 ans. Tu places des mil­lions pour élire Macron et tu ramènes des mil­liards. C’est pas beau, ça ?

On a cru que c’é­tait en 73, mais il a fal­lu le bou­quin de Ben­ja­min Lemoine pour com­prendre. C’est Pom­pi­dou, mais il l’a fait sans loi. Il a cor­rom­pu l’ad­mi­nis­tra­tion cen­trale. Les direc­teurs du Tré­sor se sont mis, sans y être obli­gés par une loi, à emprun­ter auprès des mar­chés finan­ciers. La tra­hi­son a eu lieu avant la loi de 73.

[55:20] Ques­tions du chat : la June (Ğ1), la titri­sa­tion des prêts et l’inflation

La June, c’est la maté­ria­li­sa­tion de la Théo­rie Rela­tive de la Mon­naie de Sté­phane Laborde. C’est for­mi­dable, péda­go­gique, mais je vois deux trois pro­blèmes. D’a­bord, elle n’est pas ados­sée au tra­vail, elle est don­née sans contre­par­tie via un divi­dende uni­ver­sel. Ensuite, elle n’est pas poli­tique. Moi, j’ai besoin d’une mon­naie que la com­mu­nau­té poli­tique peut créer pour venir à bout du chô­mage, en étant « employeur en der­nier res­sort ». La June ne me le per­met pas.

Les prêts titri­sés, c’est l’i­ma­gi­na­tion finan­cière des escrocs. Tu prêtes à un « clo­chard », quel­qu’un qui ne peut pas rem­bour­ser. Puis tu mets sa dette dans un titre, tu la mélanges dans un mille-feuille avec des bons du Tré­sor, de la merde, de l’or, de la merde, de l’or… et les agences de nota­tion, com­plices, disent « c’est de l’or ». En 1929, après la crise, ils ont fait le Glass-Stea­gall Act qui inter­di­sait aux banques de jouer au casi­no avec l’argent des dépôts. Plus de crise finan­cière. C’est à l’é­poque de Clin­ton qu’ils ont fait sau­ter ça, la « déré­gu­la­tion ». Et boum, 2008.

L’in­fla­tion est-elle inévi­table ? Oui, un peu d’in­fla­tion, c’est bien. Ça fait que la valeur de la mon­naie baisse un peu, comme si elle fon­dait. Ça t’in­cite à ne pas la gar­der, à la dépen­ser. Et quand tu dépenses le billet, il sert aux autres. L’in­fla­tion booste l’ac­ti­vi­té. La défla­tion, la baisse des prix, bloque tout. On a besoin d’un peu d’in­fla­tion et on gomme ses effets par l’indexation.

[1:13:56] L’a­na­lyse de Léo : socié­té du don, mon­naie et tra­vail, et le contrôle citoyen

Une émis­sion ne suf­fit même pas pour faire l’in­tro. Je vais par­ler un peu des réflexions. Je suis dans l’ab­so­lu pour une socié­té du don. À petite échelle. À grande échelle, il fau­drait que l’être humain évo­lue. Si éco­no­mie il y a, et donc si mon­naie il y a, il faut que l’é­co­no­mie soit au ser­vice de la socié­té. La mon­naie est un mar­queur à la fois de confiance et de non-confiance. On l’u­ti­lise parce qu’on n’a pas confiance.

Mon autre idéal, contrai­re­ment à Étienne, c’est que la mon­naie puisse ne pas être ados­sée au tra­vail. Je suis pour une socié­té de l’ac­ti­vi­té. On doit agir parce qu’on aime ce qu’on fait, pas pour obte­nir des signes moné­taires. C’est pour ça que les sys­tèmes de reve­nu de base ou de mon­naie libre m’intéressent.

Je dif­fé­ren­cie­rais dette et cré­dit. Le ser­vice de prê­ter de l’argent que l’on pos­sède réel­le­ment (et dont on se prive) mérite une rému­né­ra­tion. Mais récu­pé­rer des inté­rêts sur quelque chose qui n’a rien coû­té, la créa­tion ex nihi­lo, c’est indu.

Le cœur du truc, c’est le contrôle citoyen. Mettre les citoyens à la déci­sion. Nous sommes pour la créa­tion d’une « Banque Cen­trale Citoyenne », pas gérée par l’É­tat abs­trait. Une ins­ti­tu­tion qui crée, une qui détruit, une qui répar­tit, avec des sys­tèmes locaux pour col­lec­ter et réin­jec­ter. Il faut mettre des limites à l’ac­cu­mu­la­tion. C’est la struc­ture pour que les citoyens aient la main.

[1:27:43] Pas­sage à l’é­cri­ture : com­ment rédi­ger les articles sur la monnaie ?

Ce serait bien de faire avec toi, Marc, le spec­tacle de quelques copains qui ont une conver­sa­tion consti­tuante. On com­mence avec une feuille blanche. Qu’as-tu rete­nu ? On pour­rait défi­nir le mot « mon­naie ». Déci­der qui la crée, sous quel contrôle. Qui la détruit. Qu’est-ce qu’on fait des banques com­mer­ciales ? Est-ce qu’on les nationalise ?

(Inter­vie­wer) : Est-ce que la créa­tion moné­taire doit être publique ou privée ?

Il ne faut pas qu’elle soit pri­vée du tout. Pour que ce soit un outil de pros­pé­ri­té, un outil politique…

Début de la rédac­tion en direct :

« La puis­sance publique crée la mon­naie quand elle dépense en ser­vice public […]. Elle détruit la mon­naie quand elle per­çoit l’impôt. »

« Nous don­nons à la puis­sance publique la mis­sion de créer de la mon­naie quand il y a du chô­mage et de détruire la mon­naie quand il y a de l’inflation. »

« Il est défi­ni­ti­ve­ment inter­dit aux banques com­mer­ciales de créer la mon­naie qu’elle prête. »

[1:49:11] La construc­tion poli­tique du chô­mage et le choix de socié­té entre infla­tion et emploi

Le chô­mage, écou­tez bien, c’est une construc­tion poli­tique. C’est fait exprès. C’est ultra-com­plo­tiste, mais extra­or­di­nai­re­ment docu­men­té. Le livre de Gré­goire Cha­mayou, « La Socié­té ingou­ver­nable », le montre. Après 68, où les tra­vailleurs n’o­béis­saient plus, les capi­ta­listes se sont dit « on est fou­tus ». Le plan pour reprendre le contrôle était : sup­pri­mer ou cor­rompre les syn­di­cats, se débar­ras­ser des meneurs, et il faut qu’il y ait du chô­mage. Com­ment créer du chô­mage ? Deux tech­niques : le libre-échange, qui met en concur­rence avec des pays escla­va­gistes. Et la lutte contre l’in­fla­tion (qui nous condamne au chômage).

Il y a un choix de socié­té à faire entre infla­tion et chô­mage. Si tu te bats contre l’in­fla­tion, tu le paies en chô­mage. Si tu te bats contre le chô­mage, tu le paies en infla­tion. Or, on a un anti­dote à l’in­fla­tion : l’in­dexa­tion. Donc on pour­rait choi­sir de lut­ter contre le chô­mage. Ne vous lais­sez pas inti­mi­der par les experts qui disent que c’est une science : c’est un débat et un choix POLITIQUES.

[1:59:03] L’in­dexa­tion comme anti­dote et la cri­tique de l’étalon-or

(Ques­tion du chat) : La mon­naie serait-elle indexée sur une valeur réelle ?

Ce n’est pas la mon­naie qui est indexée. C’est les salaires, les contrats, qui sont indexés sur les prix pour annu­ler les effets de l’inflation.

(Ques­tion du chat) : Faut-il un éta­lon comme l’or ?

(Léo) : C’est ras­su­rant, mais Étienne veut pou­voir créer de l’argent quand il y en a besoin. Une quan­ti­té finie est un frein.

*(Étienne) : Si on adosse à l’or, les pays qui ont de l’or deviennent riches, les autres pauvres. C’est injuste.

Il y a quelque chose de faux dans la des­crip­tion du sys­tème actuel : dire que la mon­naie est créée ex nihi­lo. Ce n’est pas vrai. Elle n’est pas créée à par­tir de rien dans la mesure où il y a une contre­par­tie. La contre­par­tie, c’est la dette de celui qui a emprun­té et qui va devoir tra­vailler pour rem­bour­ser. La mon­naie aujourd’­hui est créée sur du tra­vail à venir. Ce n’est pas rien. C’est vache­ment bien de pou­voir anti­ci­per sur l’ac­ti­vi­té. Quand on dit ex nihi­lo, ça veut dire que le ban­quier ne prend pas de risque et ne mérite pas un inté­rêt aus­si éle­vé, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de contrepartie.

[2:08:04] Pré­sen­ta­tion de la pro­po­si­tion consti­tu­tion­nelle d’É­tienne sur la monnaie

(Étienne pré­sente son docu­ment écrit)

Dans une colonne, l’ar­ticle, dans l’autre, les commentaires.

« Nous appe­lons mon­naie les signes por­teurs du pou­voir d’achat… »

« Il est défi­ni­ti­ve­ment inter­dit aux banques pri­vées de créer la mon­naie qu’elle prête sous peine de fermeture. »

« Nous don­nons à l’É­tat la mis­sion de pro­té­ger la valeur de la monnaie. »

« Les bud­gets doivent être équilibrés. »

« Le concept même de dette publique est une contra­dic­tion dans les termes, un aveu de trahison. »

« Nous confions la mis­sion d’employeur en der­nier ressort. »

« Garan­tir l’in­dexa­tion géné­rale de tous les contrats. »

« Empê­cher que notre mon­naie soit trai­tée comme une marchandise. »

« Le fana­tisme mar­chand appe­lé libre-échange est décla­ré inconstitutionnel. »

Aujourd’­hui, la mis­sion unique de la BCE, c’est de lut­ter contre l’in­fla­tion. C’est nous condam­ner à un chô­mage de masse, mais sans le dire. C’est hypocrite.

[2:17:14] Conclu­sion et thèmes pour la pro­chaine émission

On n’a à peine évo­qué la répar­ti­tion. Pour faire quoi ? On asso­cie­ra ça au Par­le­ment, au RIC… Il fau­dra une base de don­nées. Il fau­dra des chambres de contrôle de la monnaie.

(Inter­vie­wer) : Je vou­drais creu­ser l’i­dée d’a­voir deux mon­naies qui coexistent.

(Étienne) : Et la Charte de La Havane, c’est for­mi­dable, c’est l’exact contraire de l’OMC.

(Léo) : Une esti­ma­tion : pour rédi­ger, ça nous a pris peut-être dix séances. L’ob­jec­tif ici n’est pas d’é­crire le texte idéal, mais de don­ner envie à d’autres d’é­crire le leur. On n’est même pas obli­gés de se mettre d’ac­cord. C’est impos­sible de mettre tout le monde d’ac­cord sur ce thème.

(Étienne) : On n’a pas fait la liste incroyable des fléaux impo­sés au nom de la dette publique. Tu inverses cette liste et tu as une socié­té pros­père. La dette est un outil de maître-chanteur.

(Marc conclut l’é­mis­sion, recom­mande le film d’a­ni­ma­tion « L’Argent Dette » de Paul Gri­gnon et annonce la par­tie 2 pour la semaine suivante.)

 

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