Rendez-vous à Toulouse avec Inform’Action, le 20 mai 2017 à 11h, pour des ateliers constituants

14/05/2017 | 8 commentaires

Je suis content : je vais vous revoir bien­tôt, en chair et en os 🙂

L’as­so­cia­tion Inform’Ac­tion de Tou­louse nous pro­pose très gen­ti­ment (avec une ving­taine de béné­voles pour l’or­ga­ni­sa­tion) de nous réunir same­di pro­chain, 20 mai 2017, dans une belle grande salle, pour faire ensemble des ate­liers constituants :

La page de l’as­so­cia­tion qui annonce la rencontre :
http://asso.informaction.info/blog/actualites‑1/post/conference-etienne-chouard-25

La page Face­book de la rencontre :
https://​www​.face​book​.com/​e​v​e​n​t​s​/​1​4​8​1​8​1​3​1​8​5​2​1​2​3​9​2​/​p​e​r​m​a​l​i​n​k​/​1​4​8​9​0​4​8​0​2​1​1​5​5​5​75/

Pre­nez de quoi ÉCRIRE 🙂 

J’ai hâte de vous y retrouver 🙂

Étienne.


PS (7 août 2017) : voi­ci les liens vers 4 vidéos com­po­sées patiem­ment et intel­li­gem­ment par Inform’Ac­tion pour gar­der un sou­ve­nir fécond de cette rencontre :

1. POURQUOI RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? (1÷4) : « Les consti­tu­tions du monde, pour l’instant, nous tiennent À L’ÉCART »

2. POURQUOI NE VOULONS-NOUS PAS RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? 24 « Qu’est-ce qui manque à cette idée forte, cette CAUSE COMMUNE de l’humanité, pour se répandre plus rapidement ? »

3. ATELIERS CONSTITUANTS : COMMENT RÉÉCRIRE LA CONSTITUTION ? (3÷4)

4. [ÉMANCIPATION] ET SI NOUS RÉÉCRIVIONS LA CONSTITUTION ? Vidéo 4/4
_____

Page Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​5​2​3​7​4​0​1​7​0​7​317

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8 Commentaires

  1. etienne

    Le moment où Macron a salué le nouveau président :

    À Tou­louse same­di pro­chain (et chez vous dès main­te­nant), nous pour­rions réflé­chir à la repré­sen­ta­tion que nous sou­hai­tons : quel man­dat ? quels pri­vi­lèges ? quel mode de scru­tin ? quels contrôles popu­laires ? quelles sanc­tions en cas de tra­hi­son ? etc.

    Réponse
  2. etienne
  3. BA

    Edouard Phi­lippe, Bil­der­berg 2016, a été choi­si par Emma­nuel Macron, Bil­der­berg 2014 !

    Du 9 au 12 juin 2016, Edouard Phi­lippe par­ti­ci­pait à la réunion du Groupe Bilderberg.

    Le méca­nisme du Groupe Bil­der­berg est le suivant :

    1- D’abord, la sélection.

    Depuis 1954, chaque année, au mois de juin, le Groupe Bil­der­berg se réunit. Il sélec­tionne deux ou trois hommes poli­tiques fran­çais. Objec­tifs : pla­cer leurs pions, conti­nuer la construc­tion euro­péenne, et faire élire des membres du Groupe Bil­der­berg aux élec­tions dans les pays européens.

    2- Ensuite, la pro­pa­gande médiatique.

    Le sys­tème média­tique fait la pro­mo­tion de ces hommes poli­tiques sélec­tion­nés par le Groupe Bil­der­berg. Le sys­tème média­tique dit du bien de ces hommes poli­tiques dans les jour­naux, sur les radios, sur les chaînes de télé­vi­sion pen­dant des mois et des mois. Nor­mal : les grands jour­na­listes poli­tiques, les grands édi­to­ria­listes et les direc­teurs des médias sont eux-aus­si des membres du Groupe Bilderberg.

    Exemple : Nico­las Bave­rez et Etienne Ger­nelle ont été sélec­tion­nés par le Groupe Bil­der­berg pour par­ti­ci­per à leur réunion de juin 2016. Ils sont res­pec­ti­ve­ment édi­to­ria­liste et direc­teur de l’heb­do­ma­daire LE POINT.

    Jeu­di 4 mai 2017, l’heb­do­ma­daire LE POINT fai­sait sa une sous le titre : « Droite : la bataille qui commence. »

    Sur cette une, on voyait la pho­to des huit prin­ci­pales per­son­na­li­tés poli­tiques du par­ti de droite Les Répu­bli­cains pour les mois qui viennent.

    Chose éton­nante : sur ces huit per­son­na­li­tés de droite, il y avait sept per­son­na­li­tés très connues … et un homme poli­tique com­plè­te­ment inconnu !

    Les sept très connus : Fran­çois Baroin, Natha­lie Kos­cius­ko-Mori­zet, Xavier Ber­trand, Valé­rie Pécresse, Bru­no Le Maire, Laurent Wau­quiez, Chris­tian Estrosi.

    Un homme poli­tique incon­nu : un cer­tain Edouard Philippe !

    Avec cette pho­to de une et avec le dos­sier à l’in­té­rieur, l’heb­do­ma­daire LE POINT com­men­çait à pré­pa­rer l’o­pi­nion publique à la nomi­na­tion d’E­douard Phi­lippe, qui était alors encore inconnu.

    http://​www​.lepoint​.fr/​i​m​a​g​e​s​/​l​i​s​e​u​s​e​/​m​e​d​i​u​m​-​s​m​a​l​l​/​2​3​3​0​.​jpg

    3- Der­nière étape, l’élection.

    Les élec­teurs, après avoir subi des mois de bour­rage de crâne, votent pour l’homme poli­tique pro­mu par les médias.

    Conclu­sion :

    Emma­nuel Macron, Bil­der­berg 2014, a été élu pré­sident de la Répu­blique. Quelques jours plus tard, il a nom­mé pre­mier Ministre Edouard Phi­lippe, Bil­der­berg 2016 !

    C’est la nou­velle aristocratie.

    La nou­velle aris­to­cra­tie contrôle par­fai­te­ment le sys­tème poli­tique et le sys­tème médiatique.

    La nou­velle aris­to­cra­tie a ver­rouillé le système.

    Même au moment des élec­tions, il ne peut plus y avoir d’alternance.

    Seule une révo­lu­tion pour­ra détruire la nou­velle aristocratie.

    Rap­pels :

    Edouard Phi­lippe était là :

    http://​www​.bil​der​berg​mee​tings​.org/​p​a​r​t​i​c​i​p​a​n​t​s​.​h​tml

    Emma­nuel Macron était là :

    http://​www​.bil​der​berg​mee​tings​.org/​p​a​r​t​i​c​i​p​a​n​t​s​2​0​1​4​.​h​tml

    Le Groupe Bil­der­berg est à l’origine de la construc­tion euro­péenne. Le trai­té de Rome, signé en 1957, a mar­qué le début de la construc­tion euro­péenne. Il a été négo­cié durant les réunions du Groupe Bil­der­berg en 1954, 1955 et 1956.

    « Je pense que vous pour­riez dire, décla­ra un jour le diplo­mate amé­ri­cain George McGhee, que le trai­té de Rome, qui a créé le Mar­ché com­mun, a été mûri pen­dant ces réunions de Bil­der­berg et aidé par le flot de nos discussions. »

    (Source : « L’Europe sociale n’aura pas lieu », de Fran­çois Denord et Antoine Schwartz, édi­tion Rai­sons d’agir, page 40.)

    Réponse
    • majax

      Pour com­plé­ter le pro­ces­sus d’in­tro­ni­sa­tion de nos escla­va­gistes décrit par BA, voi­ci un docu­ment très très édi­fiant pon­du par l’OCDE : 

      La Faisabilité politique de l’ajustement
      par
      Christian Morrisson (OCDE, 1996)

      http://​www​.oecd​.org/​f​r​/​d​e​v​/​1​9​1​9​0​6​8​.​pdf

      qui four­nit en quelque sorte la vase­line pour faire pas­ser les réformes de l’oligarchie.


      [Com­plé­ments ajou­tés par la suite, par Étienne 🙂 :

      Ce docu­ment est un monu­ment de cynisme, de dupli­ci­té et de roue­rie : un manuel du par­fait men­teur mani­pu­la­teur, à l’u­sage des gou­ver­nants sou­hai­tant « réfor­mer », c’est-à-dire régres­ser, sans être gênés par la grogne de la bête asservie.

      Table des matières 

      Intro­duc­tion

      Pre­mière par­tie : les risques poli­tiques de l’a­jus­te­ment

      Le cadre d’analyse
      Les risques poli­tiques d’un pro­gramme de stabilisation
      Les réac­tions aux mesures d’a­jus­te­ment structurel 

      Seconde par­tie : com­ment évi­ter les risques politiques ? 

      La meilleure stra­té­gie avant la crise
      La meilleure stra­té­gie pour sta­bi­li­ser en cas de crise
      La meilleure stra­té­gie pour des réformes structurelles
      Com­ment adop­ter la consti­tu­tion à l’ajustement
      Le rôle des donateurs 

      Conclu­sion

      Nous devrions, cha­cun, extraire un ou deux para­graphes scan­da­leux (il y en a des cen­taines !) et les publier en com­men­taire de ce rap­pel de majax, pour inci­ter les autres à lire ce docu­ment révoltant.

      Étienne.]

      Réponse
      • Ronald

        Très chouette.
        Autant le dis­cours libé­ral me saoule rapi­de­ment quand il est tenu par quel­qu’un qui se fout ouver­te­ment de moi, autant je peux tout à fait lire 40 pages d’un auteur qui joue franc du col­lier. C’est tou­jours un plai­sir de lire quel­qu’un qui décrit les choses comme elles sont (les lec­teurs y recon­naî­tront par­fois le même phra­sé que Machia­vel).

        Il confirme cer­taines idées que l’on pou­vait sus­pec­ter mais rare­ment avouées.

        Par exemple, une des idées qui revient régu­liè­re­ment est qu’il n’y a pas de lien entre liber­té poli­tique et liber­té éco­no­mique. Les deux seraient même plu­tôt anta­go­nistes :

        p13 :
        « Dès lors qu’un gou­ver­ne­ment engage cette libé­ra­li­sa­tion poli­tique, il lui est plus dif­fi­cile de main­te­nir une poli­tique de rigueur. On observe assez sou­vent que cette libé­ra­li­sa­tion entraîne un retour au laxisme : les sub­ven­tions sont réta­blies, les dépenses publiques pro­gressent de nou­veau, et la poli­tique moné­taire est assou­plie. Après les émeutes de jan­vier 1984 en Tuni­sie, par exemple, le ministre de l’Intérieur res­pon­sable de la répres­sion a dû quit­ter son poste, l’état d’urgence a été abo­li et l’on a renon­cé en même temps à la poli­tique de véri­té des prix : les sub­ven­tions pour le pain et la semoule sont réta­blies et le blo­cage des loyers est main­te­nu. Ces déci­sions résultent en par­tie de la libé­ra­li­sa­tion poli­tique : comme l’opposition à l’ajustement peut de nou­veau s’exprimer, le gou­ver­ne­ment est enclin à chan­ger de poli­tique éco­no­mique. Il l’est d’autant plus que le pro­gramme de sta­bi­li­sa­tion a été appli­qué depuis un cer­tain temps. Le gou­ver­ne­ment espère que cela est suf­fi­sant et qu’il peut désor­mais relâ­cher l’effort. Ain­si, l’expérience confirme l’hypothèse d’un cycle poli­ti­co-éco­no­mique de l’ajustement. »

        Ca semble banal pour nous, mais c’est tout de même le contraire de ce qu’af­firment tous les libé­raux depuis plus de 200 ans.

        Une autre idée direc­trice, c’est qu’il semble insis­ter sur le fait que le gou­ver­ne­ment doit évi­ter de coa­li­ser tous les mécon­tents en même temps.

        Il est aus­si inté­res­sant que lui aus­si à remar­qué le lien impor­tant entre la consti­tu­tion et l’é­co­no­mique (p34) . Mais bon, il en tire des conclu­sions oppo­sées évi­dem­ment. Je suis éton­né qu’il ne recom­mande pas – dans l’op­tique de limi­ter les troubles, et alors qu’il est par­ti­san de réformes lentes et gra­duelles – que l’op­po­si­tion soit une fausse alter­nance et que la même poli­tique soit appli­quée par les gou­ver­ne­ment successifs.

        e plus éton­nant, comme tou­jours : tout ceci est dit ouver­te­ment et acces­sible au grand public, et cela n’a aucune conséquence.

        Mer­ci pour la trouvaille.

        Réponse
      • joss

        Un autre docu­ment influant avait été éta­bli pour la Tri­la­té­rale (éma­na­tion du groupe Bil­der­berg) en 1975. Son titre était « la crise de la démo­cra­tie ». Michel Cro­zier avait par­ti­ci­pé à sa rédac­tion et Zbi­gniew Brze­zins­ki était à l’é­poque le direc­teur de cette Commission.

        The Cri­sis of Demo­cra­cy : On the Gover­na­bi­li­ty of Demo­cra­cies was a 1975 report writ­ten by Michel Cro­zier, Samuel P. Hun­ting­ton, and Joji Wata­nu­ki for the Tri­la­te­ral Commission.

        La conclu­sion de cette ana­lyse est : « trop de démo­cra­tie tue la gou­ver­na­bi­li­té ». Il faut savoir doser cette « démo­cra­tie »…et les doses doivent être homéo­pa­thiques, c‑à-d infi­ni­té­si­males. Dans un sem­blant de démo­cra­tie, pour main­te­nir une gou­ver­na­bi­li­té, il faut une crois­sance faible. Car s’il y a crois­sance forte, il y a un risque d’é­man­ci­pa­tion sociale et donc, de perte de gou­ver­na­bi­li­té. Le secret de la recette est dans le bon dosage de ces ingrédients.
        Et la solu­tion en cas de perte de gou­ver­na­bi­li­té, c’est la dictature.
        Ce docu­ment est en anglais.

        Voi­ci quelques extraits :

        For, in some mea­sure, gover­na­bi­li­ty and demo­cra­cy are war­ring concepts. An excess of demo­cra­cy means a defi­cit in gover­na­bi­li­ty ; easy gover­na­bi­li­ty sug­gests faul­ty demo­cra­cy. At times in the his­to­ry of demo­cra­tic govern­ment the pen­du­lum has swung too far in one direc­tion or the other. At the present time, it appears that the balance has til­ted too far against govern­ments in Wes­tern Europe and the Uni­ted States ; in Japan, as yet, this pro­blem is not acute, although it may well become so. The Uni­ted States and Wes­tern Europe conse­quent­ly need to res­tore a more equi­table rela­tion­ship bet­ween govern­men­tal autho­ri­ty and popu­lar control, and Japan may face this neces­si­ty in the not-too-dis­tant future.
        The his­to­ri­cal record indi­cates that demo­cra­cy works best – indeed, that it may only work – when there is a gra­dual but rela­ti­ve­ly constant increase in the eco­no­mic well-being of socie­ty. The record of the recent past sug­gests that in indus­tria­li­zed socie­ties each addi­tio­nal incre­ment in the rate of eco­no­mic growth tends to be dis­tri­bu­ted in order to pro­vide more bene­fits to the poor than the pre­vious incre­ment. Rea­so­nable rates of eco­no­mic growth and rela­ti­ve­ly stable prices are essen­tial for the achie­ve­ment of socioe­co­no­mic equi­ty. The control of infla­tion and the pro­mo­tion of eco­no­mic growth, taking into care­ful consi­de­ra­tion the effects of such growth on resource exhaus­tion and envi­ron­men­tal pol­lu­tion, conse­quent­ly must have top prio­ri­ty on the agen­da of democracy.
        …recent­ly advan­ced in the Uni­ted States for a new eco­no­mic plan­ning agen­cy atta­ched to the White House. It is neces­sa­ry here sim­ply to under­line the extent to which the gover­na­bi­li­ty of demo­cra­cy seems dependent upon the sus­tai­ned expan­sion of the eco­no­my. Poli­ti­cal demo­cra­cy requires eco­no­mic growth ; eco­no­mic growth without infla­tion depends upon effec­tive demo­cra­tic planning.
        The third aspect is new for govern­ments. Demo­cra­tic govern­ments find it dif­fi­cult to cope. with the power of extra­par­lia­men­ta­ry ins­ti­tu­tions which deter­mine by their deci­sions the life chances of as many (or in some cases more) people as the deci­sions of govern­ments can pos­si­bly deter­mine in many of our coun­tries .. Indeed, these extra­par­lia­men­ta­ry ins­ti­tu­tions often make govern­men­tal power look ridi­cu­lous. When I talk about extra­par­lia­men­ta­ry ins­ti­tu­tions, I am essen­tial­ly thin­king of two power­ful eco­no­mic ins­ti­tu­tions-giant com­pa­nies and large and power­ful trade unions.
        I also believe that one of the things that must not hap­pen is that we esta­blish any grea­ter depen­dence of the media on govern­ments. On the contra­ry, I believe that the media in most of our demo­cra­tic socie­ties are in need of pro­tec­tion. They are endan­ge­red by a num­ber of pro­cesses, some of them eco­no­mic. At the same time I believe they are some of the main media of expres­sion for what is left of a gene­ral poli­ti­cal public, and we should keep them that way.
        I do not believe that free col­lec­tive bar­gai­ning is an indis­pen­sable ele­ment of a free and demo­cra­tic socie­ty. I do believe, howe­ver, that we have to reco­gnize that people are orga­ni­zed in trade unions, that there are large enter­prises, that eco­no­mic inter­ests have to be dis­cus­sed somew­here, and that there has got to be a nego­tia­tion about some of the gui­de­lines by which our eco­no­mies are func­tio­ning. This dis­cus­sion should be rela­ted to repre­sen­ta­tive ins­ti­tu­tions. There may be a need for recon­si­de­ring some of our ins­ti­tu­tions in this light, not to convert our coun­tries into cor­po­rate states, cer­tain­ly not, but to convert them into coun­tries which in a demo­cra­tic fashion reco­gnize some of the new deve­lop­ments which have made the effec­tive poli­ti­cal public so much less effec­tive in recent years.
        I do think that in order for demo­cra­cies to cope with the new types of pro­blems with which they are faced, they have to avoid a num­ber of mis­takes. They must avoid the belief that the very pro­gress which they made pos­sible for a large num­ber of _citizens must now be undone because it feels uncom­for­table for some. They have to avoid the belief that a lit­tle more unem­ploy­ment, a lit­tle less edu­ca­tion, a lit­tle more deli­be­rate dis­ci­pline, and a lit­tle less free­dom of expres­sion would make the world a bet­ter place, in which it is pos­sible to govern effec­ti­ve­ly. Indeed, I think, this attempt to tum back the wheels of his­to­ry to try to recreate the state which we have for­tu­na­te­ly and deli­be­ra­te­ly left is in many ways as unci­vi­li­zed, indeed pri­mi­tive, as the belief that all we need is natio­na­li­zed owner­ship, public plan­ning, and wor­ker control. Either- of these mis­takes must be avoi­ded if we hope to manage to create demo­cra­tic condi­tions and main­tain them, condi­tions which offer the lar­gest num­ber the lar­gest chance for their lives.
        In my view, what we have to do above all is to main­tain that flexi­bi­li­ty of demo­cra­tic ins­ti­tu­tions which is in some ways their grea­test vir­tue : the abi­li­ty of demo­cra­tic ins­ti­tu­tions to imple­ment and effect change without revo­lu­tion-the abi­li­ty to rethink assump­tions-the abi­li­ty to react to new pro­blems in new ways-the abi­li­ty to deve­lop ins­ti­tu­tions rather than change them all the time-the abi­li­ty to keep the lines of com­mu­ni­ca­tion open bet­ween the lea­ders and the led-the abi­li­ty to make indi­vi­duals count above all.
        We talk about the Tri­la­te­ral socie­ties, and cer­tain­ly they have a lot in com­mon, but there are many dif­fe­rences bet­ween them also, and some have so far mana­ged bet­ter than others to cope with the pro­blems which I have indi­ca­ted. I have to confess that at this time, at this time in par­ti­cu­lar, I belong to those who believe that it is the North Ame­ri­can socie­ties above all which have mana­ged to main­tain the kind of flexi­bi­li­ty which holds out hope for demo­cra­cy everywhere.
        On the mat­ter of demo­cra­cy and eco­no­mic growth, Hun­ting­ton noted that the rather stea­dy growth of the last twen­ty-five years has crea­ted expec­ta­tions of conti­nuing growth, a growth which can­not now be assu­med. This is like­ly to create pro­blems. As for the effects of inter­na­tio­nal deve­lop­ments, Hun­ting­ton stres­sed that detente has had nega­tive impli­ca­tions for the cohe­sion of Tri­la­te­ral societies.
        Madi­son states· that the « first » pro­blem is to « enable the govern­ment to control the gover­ned, » and then to « oblige it to control itself. » …but never before in Ame­ri­can his­to­ry, he argued, have citi­zens and citi­zen orga­ni­za­tions been more asser­tive and effec­tive. Hun­ting­ton put much empha­sis on the « balance » idea, and argued there had been a shift against govern­ment autho­ri­ty which should not be allo­wed to go too far. On the media, he stres­sed that their power has unde­nia­bly increa­sed, and that this must be taken into account in our analysis.
        A Euro­pean Com­mis­sio­ner under­li­ned the weak­ness of consti­tu­tio­nal sys­tems in some Euro­pean coun­tries, par­ti­cu­lar­ly those whose elec­to­ral sys­tems encou­rage a mul­ti­pli­ci­ty of par­ties without this being coun­ter-balan­ced by a strong exe­cu­tive. He men­tio­ned Den­mark, Hol­land, and Bel­gium. These coun­tries might use­ful­ly learn from or per­haps adapt consti­tu­tio­nal fea­tures of other states like France, Wes­tern Ger­ma­ny – or Bri­tain, par­ti­cu­lar­ly for res­to­ring exe­cu­tive power and gai­ning « a new lease on life » for their demo­cra­tic sys­tems without loss of liber­ties. This Com­mis­sio­ner rea­li­zed that sys­tems for consti­tu­tio­nal amend­ment were very dif­fi­cult in the coun­tries requi­ring change, but the effort should be made. In clo­sing, he expres­sed « anguish » and « des­pair » that Euro­pean uni­fi­ca­tion has not made more pro­gress, pro­gress essen­tial for-demo­cra­cy’s future in Europe.
        Ano­ther Euro­pean Com­mis­sio­ner noted that in most Wes­tern Euro­pean coun­tries there is not a chance that . com­mu­nist par­ties will come to power. France and Ita­ly are impor­tant excep­tions. Change there would « create waves. » It would erode the Com­mu­ni­ty and Atlan­tic Alliance.
        The future of the Com­mu­nist par­ty in Ita­ly was rai­sed by ano­ther Euro­pean Com­mis­sio­ner later in the dis­cus­sion. This was alrea­dy the lar­gest Com­mu­nist par­ty in Europe in the years just after the war. Its elec­tion advances since then have actual­ly been quite limi­ted, this Com­mis­sio­ner sta­ted. When the Com­mu­nist par­ty moves toward power in Ita­ly, there is an « aller­gic reac­tion » from the others which keeps the par­ty out of power. This Com­mis­sio­ner noted the muni­ci­pal and regio­nal elec­tions coming up in Ita­ly on June 15. He thought the events in Por­tu­gal would help the demo­cra­tic par­ties. Fur­ther Euro­pean inte­gra­tion would also help keep the Com­mu­nist par­ty in check.
        One Japa­nese Com­mis­sio­ner rela­ted the cohe­sive strength of the Japa­nese poli­ti­cal sys­tem to the high qua­li­ty of middle-level lea­der­ship in the coun­try, those in contact with the people. This appears to be somew­hat in decline, howe­ver. With the growth of the mass media, people have less need for these middle-level lea­ders in inter­pre­ting events and making their views known. This also hurts the orga­ni­za­tion of poli­ti­cal par­ties. As the middle level has less poli­ti­cal res­pon­si­bi­li­ty, its qua­li­ty will decline. This Com­mis­sio­ner sees some of the recent social pro­blems of the Tri­la­te­ral regions rela­ted to a tem­po­ra­ry shift in the popu­la­tion struc­ture, with an extra­or­di­na­ri­ly large num­ber of youn­ger people, with dif­ferent values. As this bulge in the popu­la­tion struc­ture moves on, pro­blems will become less severe. Ano­ther Japa­nese Com­mis­sio­ner recal­led a sta­te­ment of Lenin’s that a revo­lu­tion can­not be ini­tia­ted by demands from below, but only when the gover­ning classes are divi­ded and dis­sa­tis­fied. One might argue that gover­ning classes are now in this condition.
        The world is sear­ching for a new sys­tem, he sta­ted, and needs strong lea­der­ship in various coun­tries. Gover­na­bi­li­ty, howe­ver, is in decline. Even in Japan, the govern­ment does not have much room to maneu­ver. In the long term this Com­mis­sio­ner was opti­mis­tic about Japa­nese demo­cra­cy, but can we wait for its pro­blems to be solved ?

        Réponse
  4. joss

    Un peu d’hu­mour, la crise est finie !

    Goldman Sachs : Les nouveaux maîtres du monde

    Réponse
  5. cambon

    moi ca me fait pas rire chaque jours ont n a des gents qui meure plus ont attend plus ont n aura plus de pays

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