Mondialisme et compétition (bonus du film Demokratia)

24/06/2015 | 72 commentaires

Mon­dia­lisme et compétition ?
ou loca­lisme et collaboration ? 

Quelques sujets de conver­sa­tion pour notre cer­veau collectif 🙂


Etienne Chouard – Mon­dia­lisme et com­pé­ti­tion… par docu­to­pie

C’est un extrait inédit (non conser­vé au mon­tage) de l’en­tre­tien avec les auteurs du film « Demo­kra­tia », Thier­ry Kru­ger et Pablo Girault.

———-

Abso­lu­ment tout ce qui est vivant a besoin vita­le­ment d’une limite : la mem­brane de la cel­lule, l’é­corce du végé­tal, la peau de l’a­ni­mal (y com­pris de l’a­ni­mal humain), la fron­tière du corps social… PERMETTENT LA VIE.

Rien ne vit sans frontière.

Si on retire sa limite à un être, on lui retire sa vie, méca­ni­que­ment, forcément. 

Si tu sup­primes la fron­tière d’un être, tu le tues.

Et c’est d’ailleurs le but des pré­da­teurs (caché en l’occurrence).

Lisez « Éloge des fron­tières » de Régis Debray ; c’est passionnant.

—–

Le fil Face­book (hyper­ac­tif comme d’ha­bi­tude) cor­res­pon­dant à ce billet :
https://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​3​4​7​7​9​3​4​6​1​7​317

Catégorie(s) de l'article :

72 Commentaires

  1. etienne

    Albert Jac­quard :
    « On est en train de sélec­tion­ner les gens les plus dangereux » 

    Réponse
  2. nlescan

    Je suis d’ac­cord cepen­dant ce pro­pos reste très théo­rique et ima­gé. La situa­tion actuelle est bien plus compliquée.

    On voit bien que les fron­tières d’au­jourd’­hui sont a géo­mé­trie variable : tota­le­ment per­méables aux mar­chan­dises et capi­taux, par­tiel­le­ment per­méable aux êtres humains.

    Par­tiel­le­ment c’est à dire que dans les fait un être humain du nord qui veut se rendre dans le sud n’au­ra aucune dif­fi­cul­té, pour affaires, pour pas­ser un bon moment, ou pour jouer les bons sama­ri­tains. Dans le sens inverse c’est au péril de sa vie que l’être humain fait le voyage, les plus déter­mi­nés et chan­ceux par­viennent à bon (?) port.

    Cepen­dant une fois au nord l’être humain du sud est très mal trai­té (contrai­re­ment à l’être humain du nord qui pro­fite en géné­ral des infra struc­tures les plus confor­tables des pays du sud lors­qu’il y va), effec­tue les taches les plus ingrates pour un petit salaire, est l’ob­jet de toutes les cri­tiques, est éven­tuel­le­ment cri­mi­na­li­sé (non pas à causes de crimes qu’il aurait com­mis mais bien en fonc­tion de son ori­gine) et au mini­mum contraint à des pro­cé­dures admi­nis­tra­tives lourdes et constantes.

    Il y a un gros pro­blème, l’o­li­gar­chie n’a pas l’in­ten­tion d’abolir les fron­tières car elles ne font pas que pro­té­ger (lors­qu’elles sont jus­te­ment uti­li­sées), elles ne pro­tègent d’ailleurs plus, elles per­mettent par contre de main­te­nir la situa­tion décrite ci dessus.

    Donc : fron­tières pour les mar­chan­dises : oui. Cri­mi­na­li­sa­tion des migrants : non.

    Et qu’on arrête le pillage néo colo­nial. Oui les gens sont majo­ri­tai­re­ment séden­taires. Lorsque la vie n’est pas un enfer l’être humain pré­fère res­ter chez lui.

    Réponse
  3. joss

    Les fron­tières servent de pro­tec­tion. Pen­sons au loup dans la ber­ge­rie. Mais la ques­tion est : « qui est le loup ? ».
    On nous fait croire que nous sommes « libre » (en véri­té, libre de consom­mer), qu’il n’y a plus de fron­tière (en véri­té, pour consom­mer). C’est pour mieux nous tondre. Les réfu­giés qui arrivent en masse dans notre ber­ge­rie, mais qui sont-ils ? Ce sont des mou­tons plus dému­nis que nous. Mais ce ne sont cer­tai­ne­ment pas les loups !

    Réponse
  4. BA
    • Ana Sailland

      La Grèce a tout per­du et les créan­ciers ont tout à perdre s’ils res­tent rigides.

      Qui est le plus fort ? 😉

      Réponse
      • Ghislaine Lebrun

        La Grèce Of course !
        Comme dis Tsi­pras : « L’avenir n’appartient pas au néo­li­bé­ra­lisme, ni aux ban­quiers, ni à quelques dizaines de puis­santes multinationales.
        L’avenir appar­tient aux peuples et aux sociétés »

        Réponse
  5. BA

    Jeu­di 25 juin 2015, vers 15 heures 30 :

    Euro­groupe inter­rom­pu, le Cac 40 s’enfonce. 

    La Bourse de Paris repart fran­che­ment à la baisse à la suite de l’an­nonce de l’in­ter­rup­tion de l’Eu­ro­groupe faute de pers­pec­tive d’ac­cord entre la Grèce et ses créan­ciers. Les banques sont les plus touchées. 

    http://​bourse​.lese​chos​.fr/​i​n​f​o​s​-​c​o​n​s​e​i​l​s​-​b​o​u​r​s​i​e​r​s​/​a​c​t​u​s​-​d​e​s​-​m​a​r​c​h​e​s​/​i​n​f​o​s​-​m​a​r​c​h​e​s​/​e​u​r​o​g​r​o​u​p​e​-​i​n​t​e​r​r​o​m​p​u​-​l​e​-​c​a​c​-​4​0​-​s​-​e​n​f​o​n​c​e​-​1​0​6​3​3​7​2​.​php

    Réponse
  6. Momo

    Par rap­port aux fron­tières, je ne com­prends vrai­ment pas com­ment on peut les défendre. Actuel­le­ment bien sur le capi­tal n’a déjà plus de fron­tières et c’est désas­treux car c’est la course aux pro­fits aux détri­ments de l’hu­main. Mais pour moi qui dit fron­tières (ter­ri­to­riales) dit contrôles, et donc refu­ser des gens, qui vont peut être mou­rir parce qu’ils ne sont pas nés du « bon côté ».
    Pour­quoi l’hu­ma­ni­té devrait s’en­fer­mer ? Pour­quoi une huma­ni­té libre sans loups, devraient se construire une cage ? Et pour­quoi est ce qu’elle ne devrait pas détruire cette cage pour chas­ser les loups, au lieu de res­ter cloî­tré et apeu­ré du monde extérieur ?

    Réponse
    • nlescan

      Qui dit pas de contrôle dit pas de contrôle de flux de mar­chan­dises et devises. Et non, mettre des fron­tières n’o­blige pas a refu­ser les êtres humains. On en par­lait très récem­ment, un pays comme l’E­qua­teur refuse le concept d’êtres humains illé­gaux et fait le néces­saire pour régu­la­ri­ser les tra­vailleurs et réfu­giés étran­gers sur son ter­ri­toire, il ne refusent que les cri­mi­nels et nar­co­tra­fi­quants. Pour impor­ter des pro­duits chez eux tu dois par contre suivre leurs pro­cé­dures et payer leurs taxes.

      L’i­dée d’a­bo­li­tion totale des fron­tières est sédui­sante en théo­rie mais vrai­ment irréa­liste en pra­tique et dan­ge­reuse en réa­li­té, pas à cause des autres peuples mais à cause des capitalistes.

      Réponse
      • Momo

        Oui mais les fron­tières actuel­le­ment ne gênent pas trop les capi­ta­listes, alors que pas mal de gens sont gênés par les fron­tières. Et si la solu­tion au capi­ta­lisme c’est un Etat fort (qui ne va donc pas détruire le capi­ta­lisme mais essayer de l’ap­pri­voi­ser), alors ça vaut pas mieux du tout. La lutte contre les fron­tières est une lutte anti­ca­pi­ta­liste, car pos­sible seule­ment sans capitalisme.

        Réponse
        • nlescan

          Je sais pas Momo, y’a pas vrai­ment de rap­port pour moi, les fron­tières sont juste des outils admi­nis­tra­tifs, je suis tout à fait d’ac­cord qu’a l’heure actuelle elles ne rem­plissent pas leur rôle et sont uti­li­sées de façon inique, mais ça ne signi­fie pas qu’on puisse les uti­li­ser cor­rec­te­ment. Je ne com­prends pas pour­quoi tu parles ‘d’é­tat fort’, ici ce n’est vrai­ment pas le projet.…L’idée c’est plus des citoyens forts… Et tu peux tour­ner le pro­blème dans tout les sens tu aura tou­jours besoin de décou­pages admi­nis­tra­tifs pour la simple ges­tion, même avec le pré­fixe « auto » : quar­tier, ville, dépar­te­ment, région, pays.…Ce sont juste des échelles, le tout est de les uti­li­ser cor­rec­te­ment et de tout mettre sous contrôle citoyen direct.…

          Dans tout les cas je pense qu’il est indis­pen­sable que la col­lec­ti­vi­té garde un œil sur ce qui entre et sort d’un ter­ri­toire en termes de biens et devises, déjà pour pas se retrou­ver en slip.

          Réponse
          • Momo

            la fron­tière c’est pas juste un décou­page comme un dépar­te­ment ou quoi, pour moi ça marque la limite de la nation. Or ces fron­tières entre nations sont la cause de pas mal de guerres, et de pas mal de mas­sacres, pour le plus grand pro­fit des exploi­ta­teurs. Donc pour moi, défendre les fron­tières entre pays ça revient à défendre la notion de patrie, et donc qu’il y a des enne­mis à l’ex­té­rieur, rame­nant direc­te­ment à une idée de com­pé­ti­ti­vi­té au lieu d’en­traide (sans se sou­cier où l’autre est né), chose (l’en­traide) que pour­tant Etienne défend dans cette vidéo, d’où mon incompréhension.

            De plus com­pa­rer une fron­tière natio­nale, à une mai­son, je trouve ça bizarre. Que cha­cun ait un toit pour se loger c’est la chose la plus natu­relle qui soit (un besoin fon­da­men­tal). Mais les être humains ont ils besoins de fron­tières qui les coupe avec d’autres êtres humains, et peut les ame­ner à s’entre tuer juste pour une quel­conque dis­pute ter­ri­to­riale ? Com­ment telle ou telle nation peut dire : « cette terre est à moi » ? La terre est à tout le monde, ou plu­tôt à personne.

            En tout cas je croyais qu’il y avait une démarche anti­ca­pi­ta­liste ici, mais appa­rem­ment on se garde bien d’i­ma­gi­ner un autre monde, et mar­cher main dans la main avec le capi­ta­lisme et nos exploi­teurs a l’air de conve­nir a pas mal de gens.

            Les fron­tières sont peut être avant tout dans nos têtes.

          • nlesca

            Tu es encore en train de melan­ger plein de choses. Les capi­ta­listes se servent de tout, si un capi­ta­liste dit que le ciel est bleu faut-il le nier ? … De plus meme si a l’o­ri­gine l’in­ter­na­tio­na­lisme etait un concept socia­liste, depuis, le mon­dia­lisme capi­ta­liste a pris le monde… on est au 21eme siecle plus au 19eme…les choses ont chan­gé, les dogmes sont des car­cans qui nou­rissent des amalgames. 

            Les nations et fron­tieres ne sont pas la cause des guerres, c’est leur ins­tru­men­ta­li­sa­tion par les capi­ta­listes qui l’est. 

            S’il n’y avait ni nations ni fron­tieres, les capi­ta­listes ins­tru­men­ta­li­se­raient autre chose pour declen­cher leurs guerres.

            Tous les gou­ver­ne­ments socia­listes et antiim­pe­ria­listes de notre temps ont une nation sou­ve­raine et des fron­tieres. Ca devrait te faire reflechir.

          • quelqu'un

            d’a­bord et d’une il fau­drait nous expli­quer pour­quoi tu donnes des lécons de mao­rale en nles­can et répond en nles­ca à tout critique??

            A toi d’ac­com­plir ce que tu réclames à d’autres.

          • nlesca

            T’as un vrais pro­blème de para­noïa toi. 

            Le mec arrive a trou­ver des uti­li­sa­tions spé­ci­fiques que je ferais de chaque pseudo…MDR

            En fait c’est le même sauf qu’une fois je me suis plan­té du coup c’est res­ter dans le choix de mon navi­ga­teur, y’a même « oim » dans la liste que j’u­ti­lise ailleurs et que je choi­sis par­fois sans faire gaffe…

            Quelqu’un t’est fran­che­ment pos­sé­dé, mdr. 

            Non mais en fait t’a rai­son cham­pion, c’est parce que je suis un rep­ti­lien bol­che­vique sata­niste lil­li­pu­tien illu­mi­na­ti, quand je lâche un caisse ça fait des chemtrails.

      • Ana Sailland

        Le pro­tec­tion­nisme relo­ca­lise ; il a une fonc­tion écologique

        Le pro­tec­tion­nisme pro­tège du dum­ping social, et il pro­tège les DEUX tra­vailleurs des deux pays.

        Les fron­tières défi­nissent le champ d’ap­pli­ca­tion des lois choi­sies loca­le­ment par les citoyens locaux, chagent à eux d’é­ta­blir des liens avec les autres ( ici sous l’hy­po­thèse démocrate 😉 )

        Il est pos­sible d’ins­tau­rer le « pro­tec­tion­nisme géné­reux » : le pays le plus social se pro­tège de la concur­rence du pays le moins social en ins­tau­rant des taxes doua­nières, MAIS il les dis­tri­bue tout ou par­tie aux arti­sans labo­rieux du pays exportateur .….….…

        La démo­cra­tie directe ne peut fonc­tion­ner que selon le prin­cipe de sub­si­dia­ri­té, qui d’une façon ou d’une autre s’ap­puie sur des frontières.

        Les guerres se passent effec­ti­ve­ment entre des enti­tés défi­nies par des fron­tières, mais elles se passent dans un cadre non démo­cra­tique dans lequel ce ne sont pas les peuples qui décident de la guerre mais les oli­garques. Sup­pri­mer les fron­tières auto­rise la com­pé­ti­tion sau­vage et le chan­tage au chô­mage géné­ra­li­sé. Et si peut être ça sup­prime les guerres, ça ren­force la guerre entre classes sociales, ça favo­rise le lévia­than ( la gou­ver­nance par les per­sonnes morales )

        écrit vite

        Réponse
        • Ana Sailland

          Plus le dia­mètre d’ac­tion d’un pou­voir est vaste, plus ce pou­voir est autiste, c’est méca­nique, et on le constate.

          Sup­pri­mer les fron­tières en conser­vant le concept de pou­voir cen­tral, c’est une folie.

          Réponse
          • Momo

            Est ce que j’ai dis qu’il fal­lait conser­ver le pou­voir central?^^

            En effet ça sera la porte ouverte à une élite mon­diale qui détien­drait une très grande par­tie du pou­voir, un des­po­tisme mondial.

          • Ana Sailland

            😉 est ce que j’ai dit que tu avais dit que ? 😉

    • nlescan

      En théo­rie bien sur, d’ailleurs de façon tout aus­si théo­rique c’est plus ou moins déjà comme ça. Seule­ment la France n’est pas seule­ment une grande famille qui se retrouve autours d’une culture, d’un langue, d’un ter­ri­toire. C’est aus­si et sur­tout une nation impé­ria­liste ou en tout cas qui col­la­bore acti­ve­ment à l’empire le plus san­gui­naire de notre époque en en tirant un béné­fice sub­stan­tiel (tout en fai­sant mine de regar­der ailleurs quand l’empereur décide de se ser­vir dans son fri­go ou de se taper sa femme sans lui deman­der son avis). Du moment que ce sera le cas il sera impos­sible de reti­rer ce fait de l’équation.

      Réponse
  7. BA

    Au-des­sus des Etats, il y a la troïka.

    Au-des­sus des élec­tions, il y a la troïka.

    Au-des­sus de la démo­cra­tie, il y a la troïka.

    Au-des­sus de ce qu’a voté le peuple grec en jan­vier 2015, il y a la troïka.

    Le gou­ver­ne­ment grec doit négo­cier avec la troïka.

    Le gou­ver­ne­ment grec doit se sou­mettre aux pro­po­si­tions de la troïka.

    Et, à la fin, le gou­ver­ne­ment grec doit capi­tu­ler face à la troïka.

    Sauf si il ren­verse la table.

    Ven­dre­di 26 juin 2015 :

    Grèce : l’ultimatum.

    Les diri­geants euro­péens ont fixé un ulti­ma­tum, jus­qu’à same­di, pour que la Grèce trouve avec ses créan­ciers un accord per­met­tant de reprendre son ren­floue­ment et lui évi­ter un défaut de paiement.

    http://​www​.bilan​.ch/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​g​r​e​c​e​-​c​r​e​a​n​c​i​e​r​s​-​o​n​t​-​j​u​s​q​u​a​-​s​a​m​e​d​i​-​b​o​u​c​l​e​r​-​u​n​-​a​c​c​ord

    Réponse
  8. etienne

    Lu sur un fil de com­men­taires Face­book de cette video : 

    « Jean-Bap­tiste Jeannot : 

    A pro­pos de la neces­si­té de fron­tières pour inci­ter à l’hos­pi­ta­li­té, ou de portes pour pou­voir les ouvrir : 

    Chez les toua­regs, le puit est libre d’ac­cès pour tout le monde, mais il appar­tient au chef de vil­lage : Si il n’ap­par­tient à per­sonne, per­sonne ne s’en occupe. Si il appar­tient au chef de vil­lage, tout le monde s’en sert et l’en­tre­tient. Il sem­ble­rait donc que ce ne soit pas la « pro­prié­té » qui soit le pro­bleme, mais bien « l’appropriation ». 

    Cette vision de la « pro­prié­té comme base de par­tage » chez les toua­regs se rap­proche de la vision de M. Chouard. Mer­ci pour ce témoi­gnage. Et bra­vo Pablo et Thier­ry pour vos inter­views tou­jours passionnantes. »

    Réponse
  9. etienne

    Lu sur le fil Facebook : 

    « Franck Proix : 

    ça me rap­pelle l’his­toire du jeune coach spor­tif amé­ri­cain qui vou­lait s’en­ga­ger huma­ni­tai­re­ment dans un pays africain. 

    Il se retrouve avec une bande d’en­fants bour­rés d’éner­gie, et il décide d’or­ga­ni­ser une course à pied. Il fabrique un podium avec trois caisses pour féli­ci­ter les trois pre­miers. Il met les enfants en ligne et donne le top du départ. 

    Ce qu’ont fait les enfants a chan­gé sa vision du sport pour toute sa vie. 

    Ils se sont tous don­né la main et sont arri­vés en même temps sur la ligne d’arrivée… »

    Réponse
  10. Mic El

    En ce qui concerne la néces­si­té, bien ou mal fon­dée, des fron­tières, et donc de ce qu’elles déli­mitent, l’i­den­ti­té éven­tuel­le­ment natio­nale, l’analogie de la peau est inté­res­sante à plus d’un titre. Pro­tec­tion et iden­ti­fi­ca­tion de l’intérieur ver­sus l’extérieur et de tout ce que cela sup­pose comme échanges internes-internes et internes-externes. Mais que l’on se penche vers l’in­té­rieur, et on constate immé­dia­te­ment que ce ‘pre­mier sac’ qu’est la peau, la fron­tière, est immé­dia­te­ment sui­vi d’autres ‘peaux’, d’autre bar­rières, tis­sus et autres mem­branes cel­lu­laires, qui de pro­fond en plus pro­fond déli­mitent des ‘sous-sys­tèmes’ qui ont cha­cun besoin d’une uni­té de fonc­tion­ne­ment. uni­té qui tout en par­ti­ci­pant à la cohé­sion du tout peuvent être loca­le­ment en opposition.

    Mais la vie de l’Être ‘cor­po­rel’ ne s’arrête pas à sa peau, quand on ‘se penche’ vers l’ex­té­rieur, on constate que ce sys­tème s’’emboîte’ dans d’autres ensembles plus sub­tils et plus ou moins fer­més, c’est à dire com­mu­ni­quant. Le tout afin d’or­ga­ni­ser les échanges qui font cir­cu­ler la vie.

    Pour faire avan­cer l’a­na­lo­gie, Il faut en conclure que la fron­tière natio­nale dans la construc­tion démo­cra­tique, au contraire du concept confis­qué par l’é­tat pri­vé au 18 et 19ème, est frac­tale, est un emboî­te­ment de contrôles et d’é­changes, du plus grand au plus petit et du plus petit au plus grand avec l’u­ni­ver­sa­li­té pour perspective.

    Réponse
  11. BA

    Tsi­pras vient de reje­ter les pro­po­si­tions de la troïka.
    Conséquences :
    – il n’y aura pas d’accord entre la troï­ka et la Grèce ;
    – la Grèce sera inca­pable de rem­bour­ser le FMI le mar­di 30 juin ;
    – la Grèce sera en défaut de paie­ment vis-à-vis du FMI le 30 juin ;
    – la troï­ka ne prê­te­ra pas 7,2 mil­liards d’euros à la Grèce ;
    – les consé­quences de la faillite de la Grèce sont tel­le­ment gigan­tesques que Tsi­pras a besoin de mon­trer que c’est tout le peuple grec qui dit « non » aux pro­po­si­tions de la troïka ;
    – Tsi­pras va deman­der par réfé­ren­dum au peuple si il dit « oui » ou « non » aux pro­po­si­tions de la troïka ;
    – same­di 27 juin, le vice-pre­mier ministre Yan­nis Dra­gas­sa­kis et le vice-ministre des Affaires étran­gères Euclide Tsa­ka­lo­tos vont ren­con­trer le Pré­sident de la BCE Mario Dra­ghi pour pré­pa­rer le plan B ;
    – dans les semaines qui viennent, le peuple grec va répondre « non », et l’Europe va devoir gérer la sor­tie de la Grèce de la zone euro ;
    – les peuples euro­péens vont main­te­nant devoir pré­pa­rer l’après-euro ;
    – en Europe, nous sommes en train de vivre les jour­nées les plus impor­tantes depuis l’effondrement de l’URSS.

    Same­di 27 juin 2015 :

    Grèce : Tsi­pras annonce un réfé­ren­dum pour le dimanche 5 juillet.

    http://www.romandie.com/news/Grece–Tsipras-annonce-un-referendum-pour-le-dimanche-5-juillet/606633.rom

    Réponse
    • Ana Sailland

      le réfé­ren­dum, c’est oppo­ser à l’o­li­gar­chie trans­na­tio­nale même pas élue la sou­ve­rai­ne­té d’un peuple.

      Com­bat de deux titans dont un seul mérite notre coeur.

      Réponse
    • etienne

      Le der­nier qui a ain­si pro­je­té de consul­ter son peuple s’est fait inti­mi­der par l’Em­pire, puis éjecter…
      Espé­rons qu’il sera plus courageux

      Réponse
  12. Ghislaine Lebrun
    • Ghislaine Lebrun

      ..Et com­ment peut-on et ose t‑on deman­der à son propre peuple, qui est sai­gné par l’UE, si il veut conti­nuer encore a être saigné?!!

      Réponse
    • Ana Sailland

      Pour que le peuple ini­tie, il fau­dra dabord qu’il devienne constituant … 🙂

      Dans le sys­tème actuel, je trouve que Tsi­pras, véri­table exer­cice de funam­bule, fait au mieux en deman­dant au peuple de s’ex­pri­mer. Si ce peuple dit à la troï­ka « on ne veut pas de vos pro­po­si­tions », il sera dif­fi­cile à la troî­ka de lou­voyer sans mettre bas les masques et en s’af­fir­mant contre l’o­pi­nion du peuple. Risque pour la gou­ver­nance non élue de l’eu­rope de perdre la face auprès de tous les der­niers naïfs …

      En plus, il ne faut pas perdre de vue qu’un coup d’é­tat se pré­pa­rait pour mettre au pou­voir le pré­sident de la banque cen­trale grecque … ( Tsi­pras n’é­tait pas assu­ré d’ob­te­nir devant le par­le­ment le non à la troïka )

      Réponse
  13. etienne

    via Mag­da Kos­si­das – 24 juin, 11:36

    « J’ai­me­rais par­ta­ger avec vous ce  » dis­cours  » que j’ai pro­non­cé à une réunion d’A­TAC le 20 juin 2015 à Blois :

    Je pour­rais, vous ali­gner des chiffres et des numé­ros qui montrent et qui démontrent le chaos dans lequel a som­bré la Grèce : tant et tant de chô­meurs , tant et tant de sui­cides, tant et tant de gens tom­bés sous le seuil de pau­vre­té ; je pour­rais vous racon­ter des his­toires tou­chantes, émou­vantes comme l’histoire d’un homme sans jambes, mar­chant sur les moi­gnons de ses genoux, aux­quels il avait fixé des car­tons, et qui pre­nait le bus pour se rendre tous les jours à son tra­vail, heu­reux d’en avoir un ; je pour­rais vous par­ler de l’héroïsme des gens qu’on traite de voleurs, de pro­fi­teurs, de pares­seux et qui pour­tant tra­vaillent jusqu’à 60h par semaine pour 3 euros de l’heure !

    Des his­toires réelles de la vie quo­ti­dienne des gens qui avortent pour des rai­sons éco­no­miques, d’une géné­ra­tion qui naî­tra jamais, de gens qui meurent parce qu’ils n’ont plus accès aux soins dis­pen­sés dans des hôpi­taux en ruine, des gens pri­vés de sécu­ri­té sociale et des pauvres pour qui l’instruction et l’enseignement est un rêve impos­sible et qui font la queue pour man­ger une soupe dégueu­lasse dis­tri­buée hypo­cri­te­ment par l’Eglise qui tout en étant, la pre­mière mul­ti­na­tio­nale du pays tente de rache­ter sa conscience de cette façon .

    Je pour­rais vous faire l’historique de la poli­tique absurde et cri­mi­nelle des diri­geants euro­péens qui sont aux ordres de la finance de Wall Street , experts dans l’art de dési­gner comme res­pon­sables, les vic­times, experts dans l’art qui consiste à réduire un peuple à la men­di­ci­té pour mieux le piller, experts dans l’art , qui consiste à bom­bar­der des inno­cents, experts dans l’art qui consiste à maquiller les géno­cides en sau­ve­tage ! Je pour­rais vous démon­trer que la Grèce est un labo­ra­toire pour tes­ter une poli­tique effroyable au nom d’une dette arti­fi­ciel­le­ment gonflée.

    Je ne ferais rien de tout ça, car je sus­ci­te­rais en vous, au pire, une sorte de pitié pour les pauvres mal­heu­reux grecs, au mieux une crainte ou la peur que cela, arrive un jour chez vous. 

    Or , la peur égare l’esprit des hommes, les age­nouille , les fait prier , les plonge dans de curieux cal­culs, leur fait perdre leur conscience !
    Nous devons agir par conscience et non par peur !
    Je ten­te­rais et me conten­te­rais à répondre à la ques­tion : pour­quoi la Grèce a été choi­sie et dési­gnée comme laboratoire !
    La réponse est simple , ce qui ne veut pas dire facile.
    La Grèce est un symbole !
    Sym­bole de quoi ?
    Et bien , de la Liber­té et de la Démo­cra­tie , car ces deux idées sont nées dans ce pays.
    La vraie liber­té et la vraie démo­cra­tie, celles qui se résument dans la phrase pro­non­cée par Euripide :
    « Citoyens, que celui des hommes qui peut don­ner un avis, utile à la cité , s’avance et qu’il s’exprime libre­ment devant tous ! »
    Voi­là ce que c’est la démocratie !
    En démo­cra­tie , la poli­tique est une affaire d’opinion et non une science.
    Elle ne vise pas la connais­sance mais l’action.
    En Démo­cra­tie , un citoyen est celui qui peut gou­ver­ner et être gou­ver­né. Tout indi­vi­du est par consé­quent un homme politique.
    En Démo­cra­tie, un homme qui ne s’occupe pas des affaires publiques, est un citoyen certes pai­sible mais inutile.
    Voi­là pour­quoi Thu­cy­dide pro­pose de choi­sir entre la liber­té et la tranquillité !

    Et voi­là le pour­quoi la Grèce figure en pre­mier sur la longue liste des pays euro­péens des­ti­nés à l’anéantissement.
    Parce que les grecs ont su défi­nir clai­re­ment les trois condi­tions de la Démo­cra­tie, à savoir ;
    L’autonomie, le droit de déci­der seuls des lois aux­quelles ils se soumettent ,
    L’autotélie, le droit de vivre en s’appuyant sur ses propres ressources
    L’autodiké, le droit au juge­ment par ses propres institutions !
    Nous com­pre­nons que le sys­tème actuel est aux anti­podes de telles propositions !
    Vous com­pre­nez que celui qui connait ce que vrai­ment signi­fie le mot Démo­cra­tie, ne se laisse pas trom­per par ces impos­teurs qui gou­vernent mal­gré nous et contre nous.
    En démo­cra­tie on ne dit pas : ils ont fait ci ils ont fait ça ! En Démo­cra­tie, on dit nous , Nous avons décidé !!!
    La Grèce doit être punie pour avoir osé ima­gi­ner et mettre en appli­ca­tion des idées pareilles !
    Elle est un obs­tacle dans l’instauration du Nou­vel Ordre Mondial !
    Ses idées sont dan­ge­reuses et sub­ver­sives, car elles conduisent sou­vent à des révolutions !
    Ce n’est pas un hasard si en France en ce moment on sup­prime le grec et le latin dans des écoles !

    Tout est lié !

    Le grec est une langue mère et non une langue morte, elle est par­lée par vous, ( la plu­part des mots que vous uti­li­sez pro­viennent du grec ou du latin qui s’est ser­vi lar­ge­ment du grec ) et par moi et on aura tou­jours recours au grec, pour expri­mer les nuances, les sub­ti­li­tés et les décou­vertes de l’homme, dans les domaines, scien­ti­fiques, phi­lo­so­phiques, tech­no­lo­giques, poli­tiques et moraux !
    Le grec est la base de tous nos clas­se­ments intel­lec­tuels, il est conçu pour ça ! 

    On com­prend pour­quoi on le supprime !

    La langue fait l’objet d’appauvrissement pla­ni­fié dans le but d’hébéter le peuple, voire de l’abrutir pour mieux le contrôler !
    Dans le livre 1984 G.Orwell décrit par­fai­te­ment le monde qui nous attend si on laisse faire :
    « La police de la pen­sée sur­veille les citoyens et les oblige non seule­ment à oublier mais à oublier qu’ils ont oublié ! » parce que :
    Qui contrôle le pas­sé contrôle l’avenir !
    La langue est réduit à une fonc­tion infor­ma­tive , afin de rendre impos­sible l’expression et la for­mu­la­tion des pen­sées subversives !
    La guerre, c’est la paix !
    L’ignorance , c’est la force !
    L’économie, c’est la finance !
    La souf­france, c’est l’espérance ! je pour­rais ajouter !
    « ‑Com­ment un homme assure son pou­voir sur un autre, cher Winston ?
    ‑En le fai­sant souffrir !
    ‑Exac­te­ment ! le pou­voir consiste à infli­ger des souf­frances et des humi­lia­tions, à déchi­rer l’esprit humain en mor­ceaux , afin de le ras­sem­bler ensuite sous des nou­velles formes qu’on a choisit !
    Le pro­grès dans notre monde sera le pro­grès vers plus de souffrance !
    Notre monde Sera un monde d’écraseurs et d’écrasés et la tyran­nie s’épanouira sur le ter­rain de l’ignorance ! »
    Voi­là le pro­gramme qu’ils ont prévu !
    Sachez que la per­ver­sion du pou­voir com­mence par la fraude des mots ! comme disait Platon.
    Nous appe­lons démo­cra­tie, son strict contraire !
    Réformes struc­tu­relles, cela veut dire : aus­té­ri­té imposée !
    Com­pé­ti­ti­vi­té veut dire : sup­pres­sion des acquis sociaux
    Res­tau­rer la confiance, veut dire : res­tau­rer la confiance des mar­chés financiers !

    Les créan­ciers, sont main­te­nant des partenaires !
    Et les banques, des institutions !
    Le spec­tacle du monde res­semble à celui des jeux olym­piques ! Cer­tains y tiennent bou­tique, d’autres payent de leur per­sonne, d’autres se contentent de regarder !
    Alors ! Rele­vons nous, ins­trui­sons nous, inven­tons, pen­sons, et sur­tout résistons !

    L’argent n’est rien d’autre qu’une fiction !
    Mais , une fic­tion qui tient l’humanité
    Bien ser­rée au col­lier de la servitude ! »
    Résis­tons et n’oublions jamais cette vérité :
    « Si les cha­meaux ne s’agenouillaient pas
    On ne pour­rait pas les charger ! »

    Et, je finis en lais­sant la parole à Lucie Aubrac et aux autres résis­tants qui nous rap­pellent que :
    « Résis­ter est un verbe qui se conjugue au présent ! »

    Mag­da Kossidas
    Conteuse-Militante

    https://​www​.face​book​.com/​g​r​o​u​p​s​/​s​o​u​t​i​e​n​s​y​r​i​z​a​/​p​e​r​m​a​l​i​n​k​/​9​4​0​1​7​1​8​9​6​0​4​5​3​04/

    Réponse
  14. BA

    Le retour de l’Histoire.

    – dans les semaines qui viennent, le peuple grec va répondre « non », et l’Europe va devoir gérer la sor­tie de la Grèce de la zone euro ;
    – les peuples euro­péens vont main­te­nant devoir pré­pa­rer l’après-euro ;
    – en Europe, nous sommes en train de vivre les jour­nées les plus impor­tantes depuis l’effondrement de l’URSS.

    Same­di 27 juin 2015, vers 17 heures :

    ALERTE – La zone euro refuse de pro­lon­ger le plan d’aide grec au-delà du 30 juin.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE–La-zone-euro-refuse-de-prolonger-le-plan-daide-grec-audela-du-30-juin/606721.rom

    Réponse
  15. fanfan

    Jacques Sapir : Tyran­nie européenne ? 

    - En déci­dant de tenir une réunion en l’absence d’un repré­sen­tant de l’Etat grec l’Eurogroupe vient de déci­der d’exclure de fait la Grèce de l’Euro. Ceci consti­tue à l’évidence un abus de pouvoir.

    - L’Eurogroupe n’a pas d’existence légale. Ce n’est qu’un « club » qui opère sous cou­vert de la Com­mis­sion Euro­péenne et du Conseil euro­péen. Cela signi­fie que si l’Eurogroupe a com­mis un acte illé­gal – et il semble bien qu’il en soit ain­si – la res­pon­sa­bi­li­té en incombe à ces deux institutions.

    - Le gou­ver­ne­ment grec serait donc fon­dé d’attaquer la Com­mis­sion et le Conseil à la fois devant la Cour Euro­péenne de Jus­tice mais aus­si devant la Cour Inter­na­tio­nale sié­geant à La Haye. En effet, l’Union euro­péenne est à la base une orga­ni­sa­tion internationale.

    - Les méca­nismes de majo­ri­té qua­li­fiée (pré­vu dans le trai­té de Lis­bonne) ne s’appliquent pas à l’Euro ni aux ques­tions des rela­tions fon­da­men­tales entre les Etats.

    L’ar­ticle : http://​rus​seu​rope​.hypo​theses​.org/​4​019

    Réponse
  16. BA

    Le retour de l’Histoire.

    Dimanche 28 juin 2015 :

    Je reco­pie trois titres d’ac­tua­li­té sur le site roman​die​.com

    Ces trois titres sont ahurissants.

    On a l’im­pres­sion que l’His­toire accé­lère comme un tor­rent qui déva­le­rait une montagne.

    ALERTE – Grèce : un Grexit presque inévitable.

    Le ministre autri­chien des Finances a esti­mé dimanche qu’une sor­tie de la Grèce de la zone euro sem­blait presque inévi­table, après le refus des ministres des Finances de l’Eurogroupe de pro­lon­ger le pro­gramme d’aide grec.

    ALERTE – Athènes envi­sage la fer­me­ture des banques lun­di (Varou­fa­kis).

    Le gou­ver­ne­ment grec envi­sa­ge­ra ce dimanche la mise en place de mesures de contrôle des capi­taux et la fer­me­ture des banques du pays lun­di. Le ministre des Finances Yanis Varou­fa­kis l’a annon­cé à la BBC. 

    ALERTE – Ber­lin recom­mande aux Alle­mands se ren­dant en Grèce de pré­voir suf­fi­sam­ment d’argent liquide.

    http://​www​.roman​die​.com/​n​e​ws/

    Réponse
    • Ana Sailland

      La BCE décide de sou­te­nir les banques grecques 😉

      Réponse
      • Ana Sailland

        ( j’a­vais lu ça hier soir, disons plu­tôt « sous per­fu­sion avare » )

        Réponse
  17. gilles

    Mon­dia­li­sa­tion = liber­té uni­que­ment pour le commerce

    Je suis assez d’ac­cord avec nlescan :
    Les fron­tières se sont diluées en défa­veur des sala­riés et des arti­sans avec les trai­tés de libre-échange qui per­mettent la libre cir­cu­la­tion des capi­taux, ce qui per­met de délo­ca­li­ser les outils de pro­duc­tion, les usines, avec la libre cir­cu­la­tion des mar­chan­dises qui dis­suade d’in­ves­tir dans les pays où le salaire et les avan­tages sociaux sont élevés.

    Le trai­té trans­at­lan­tique (TAFTA) expli­qué en quelques minutes :

    https://​you​tu​.be/​-​A​X​P​p​S​5​n​_gE des­sin ani­mé adap­té et tra­duit par attac

    Signer la péti­tion contre le traité :
    https://​stop​-ttip​.org/​f​r​/​s​i​g​n​er/

    Réponse
  18. Ghislaine Lebrun

    Fer­me­ture des banques et contrôle des capi­taux en Grèce
    Le pre­mier ministre grec, Alexis Tsi­pras, a annon­cé dimanche 28 juin à la télé­vi­sion la fer­me­ture tem­po­raire des banques grecques, mais aus­si l’ins­tau­ra­tion d’un contrôle des capitaux.
    Le refus de l’Eu­ro­groupe de pro­lon­ger le pro­gramme d’as­sis­tance à la Grèce au-delà du 30 juin « a conduit la BCE à ne pas aug­men­ter la liqui­di­té des banques grecques et a contraint la Banque de Grèce à acti­ver les mesures de fer­me­ture tem­po­raire des banques et de limi­ta­tion des retraits ban­caires », a‑t-il décla­ré, tout en assu­rant que « les dépôts des citoyens dans les banques grecques sont abso­lu­ment garantis ».
    http://​www​.lemonde​.fr/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​1​5​/​0​6​/​2​8​/​f​e​r​m​e​t​u​r​e​-​d​e​s​-​b​a​n​q​u​e​s​-​e​t​-​c​o​n​t​r​o​l​e​-​d​e​s​-​c​a​p​i​t​a​u​x​-​e​n​-​g​r​e​c​e​_​4​6​6​3​4​6​1​_​3​2​3​4​.​h​tml

    Réponse
    • Ronald

      En même temps, les Grecs qui n’a­vaient pas encore reti­ré leur épargne aupa­ra­vant ont fait preuve d’une féroce dose d’op­ti­misme (à ce point là, ça porte un autre nom).

      Réponse
  19. BA

    Nous savons aujourd’­hui quels sont les deux pro­chains pays qui sor­ti­ront de la zone euro :

    l’Es­pagne et l’Italie.

    Lun­di 29 juin 2015 :

    ALERTE – Crise qrecque : les taux d’emprunt de l’Es­pagne et de l’I­ta­lie s’en­volent sur le mar­ché obligataire.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE–Crise-qrecque–les-taux-demprunt-de-lEspagne-et-de-lItalie-senvolent-/607086.rom

    Dette publique :

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,094 mil­liards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Ita­lie. Dette publique de 2134,920 mil­liards d’euros, soit 132,1 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Por­tu­gal. Dette publique de 225,280 mil­liards d’euros, soit 130,2 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 203,319 mil­liards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

    5- Chypre : dette publique de 18,819 mil­liards d’euros, soit 107,5 % du PIB.

    6- Bel­gique : dette publique de 428,365 mil­liards d’euros, soit 106,5 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 1033,857 mil­liards d’euros, soit 97,7 % du PIB.

    8- France : dette publique de 2037,772 mil­liards d’euros, soit 95 % du PIB.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,862 mil­liards de livres ster­ling, soit 89,4 % du PIB.

    Réponse
  20. BA

    L’é­co­no­miste danois Jens Nord­vig a réper­to­rié qu’entre 1918 et 2012 quelque 67 unions moné­taires ont volé en éclat. Toutes les ten­ta­tives d’É­tats indé­pen­dants de consti­tuer une mon­naie com­mune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple. 

    Lisez cet article fondamental :

    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007–20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php

    Réponse
  21. BA

    Non.

    Nulle part, on n’a vu 19 nations détruire leur mon­naie natio­nale pour créer une mon­naie unique.

    Nulle part.

    Une union moné­taire, ça ne marche pas.

    Réponse
  22. BA

    His­to­rique.

    C’est un moment his­to­rique, ce soir.

    Lun­di 29 juin 2015, à 18 heures 20, la Grèce se déclare en défaut de paiement.

    Lisez cet article :

    18h20 : La Grèce ne rem­bour­se­ra pas le FMI mardi.

    La Grèce ne rem­bour­se­ra pas l’échéance de 1,6 mil­liard d’euros qu’elle doit au Fonds moné­taire inter­na­tio­nal mar­di, a annon­cé lun­di un res­pon­sable du gou­ver­ne­ment grec.

    http://​www​.lese​chos​.fr/​m​o​n​d​e​/​e​u​r​o​p​e​/​0​2​1​1​7​3​4​7​9​3​0​0​-​e​n​-​d​i​r​e​c​t​-​g​r​e​c​e​-​l​a​-​p​o​r​t​e​-​r​e​s​t​e​-​o​u​v​e​r​t​e​-​a​s​s​u​r​e​-​l​e​-​p​a​t​r​o​n​-​d​e​-​l​e​u​r​o​g​r​o​u​p​e​-​1​1​3​2​8​0​4​.​php

    Réponse
  23. nlescan

    En tout cas je ne les entend plus trop les gens qui criaient sur tout les toits que Tsi­pras était une débal­lonne et qu’il avait déjà bais­sé son froc…Tout ceci est très interssant.

    Réponse
    • Mic El

      c’est sûr que ce réfé­ren­dum nous fait plaisir.
      Lou­voyer est un art , et même de grand art, encore faut-il pou­voir conclure !
      Et on voit bien à la teneur de son dis­cours du pre­mier juillet que l’ul­time ruse de Tsi­pras est d’u­ti­li­ser le réfé­ren­dum comme moyen de perdre moins, en contre­par­tie de quoi il est prêt à accep­ter l’es­sen­tiel des condi­tions de l’austérité.
      Pour le moment les seules pers­pec­tives lisibles sont des demi mesures. Dans ce dis­cours il cite même le réfé­ren­dum fran­çais de 2005, aurait-il oublié ce qu’ils ont fait de notre NON ? N’est-ce pas dans ces condi­tions cynique de sa part de pré­tendre chan­ger l’eu­rope de l’in­té­rieur ou pense-t-il réédi­ter l’ex­ploit de David ?

      Réponse
      • Mic El

        Tsi­pras tras el refe­rén­dum : « El dis­cur­so en tor­no a aban­do­nar el euro debe cesar de for­ma permanente » 

        en fran­çais on pour­rait tra­duire ça comme ça :
        « Le dis­cours qui vise à aban­don­ner l’eu­ro doit ces­ser de façon permanente »

        ou comme ça :
        Je vous demande de vous arrêter !

        Réponse
  24. Momo

    @nlesca | 26 juin 2015 à 16:32 |
    « Tu es encore en train de melan­ger plein de choses. Les capi­ta­listes se servent de tout, si un capi­ta­liste dit que le ciel est bleu faut-il le nier ? … De plus meme si a l’origine l’internationalisme etait un concept socia­liste, depuis, le mon­dia­lisme capi­ta­liste a pris le monde… on est au 21eme siecle plus au 19eme…les choses ont chan­gé, les dogmes sont des car­cans qui nou­rissent des amalgames. »

    Bien sur que les choses ont chan­gés, mais sous pré­texte que le capi­ta­lisme s’est mon­dia­li­sé, alors on devrait renon­cer à toute volon­té de voir un jour une huma­ni­té libre et unie ? Or les fron­tières séparent les peuples, chose stu­pide pour moi, et sans capi­ta­lisme évi­dem­ment je vois pas pour­quoi le fait qu’il n’y ait plus de fron­tière serait dan­ge­reux. De plus vu que le capi­ta­lisme est mon­dial, rai­son de plus pour pas­ser or fron­tière et s’u­nir avec tous les autres qui luttent pour sa des­truc­tion. Sans par­ler du fait que si on conserve les fron­tières, il y en aura tou­jours qui ne vou­dront pas que des « étran­gers » viennent chez eux, car du moment où tu mets une fron­tière il y a des étran­gers, alors que s’il n’y en a plus il y a que des frères, non ?

    « Les nations et fron­tieres ne sont pas la cause des guerres, c’est leur ins­tru­men­ta­li­sa­tion par les capi­ta­listes qui l’est.

    S’il n’y avait ni nations ni fron­tieres, les capi­ta­listes ins­tru­men­ta­li­se­raient autre chose pour declen­cher leurs guerres.

    Tous les gou­ver­ne­ments socia­listes et antiim­pe­ria­listes de notre temps ont une nation sou­ve­raine et des fron­tieres. Ca devrait te faire reflechir. »

    Et com­ment tu comptes sor­tir du capi­ta­lisme au niveau natio­nal ? Car sans l’aide des cama­rades étran­gers, qui feront ce qu’ils ont à faire dans leur pays, tu crois pas que les autres vont nous tom­ber des­sus, ne serait ce que pour conser­ver leurs inté­rêts ? Tant qu’il y a des fron­tières il peut y avoir une ins­tru­men­ta­li­sa­tion pour une guerre, que ça soit des capi­ta­listes ou non.
    Les gou­ver­ne­ments socia­listes actuels (Tu parles de Cuba, Véné­zue­la peut être?) sont quand même fon­dées sur un cer­tain auto­ri­ta­risme, donc c’est pas éton­nant que la nation soit sou­ve­raine. Les fron­tières sont là pour contrô­ler les peuples, sans contrôle il n’y aurait plus de chefs et plus de pouvoir.

    Réponse
  25. nlescan

    Je ne suis pas contre l’u­to­pie d’une huma­ni­té unie seule­ment les pro­jec­tions tota­le­ment déta­chées de la réa­li­té ne m’intéressent pas. Ce qui m’in­té­resse c’est le concret et ce qu’on peut faire pour avan­cer dans le bon sens. Aujourd’­hui l’i­déal du « monde sans fron­tières » a été acca­pa­ré par les capi­ta­listes et il convient d’y résis­ter en par­ti­cu­lier quand ça signi­fie man­ger de la viande rou­maine nour­rie au soja bré­si­lien ache­mi­née grâce au pétrole afri­cain assis sur un meuble polo­nais quand tu as un éle­veur, un bou­cher, un menui­se­rie et une cuve à métha­ni­sa­tion a moins de 10 bornes de chez toi.

    Je te l’ai déjà dit pour moi la nation n’est qu’une échelle admi­nis­tra­tive par­mi d’autres, qui a son uti­li­té, qui réunit bien sou­vent des per­sonnes qui parlent une langue com­mune et qui ont l’ha­bi­tude de se pro­je­ter ensemble sur des pro­jets poli­tiques. A l’heure actuelle il me semble contre pro­duc­tif de vou­loir anéan­tir cela, je pense qu’il faut faire avec… 

    Je ne veux plus de chefs, ça non, mais je ne veux pas faire dis­pa­raître le pou­voir et le contrôle, ce que je veux c’est qu’on se le par­tage équi­ta­ble­ment pour atteindre des déci­sions col­lec­tives mais qui ont évi­de­ment voca­tion à avoir un carac­tère contrai­gnant. Il ne faut pas confondre anar­chie et chaos.

    Je pense que le pou­voir poli­tique doit être exer­cé direc­te­ment par les indi­vi­dus pour le lieu qu’ils habitent, d’a­bord, et a plus grande échelle, dans le cadre d’une coor­di­na­tion, ensuite. Il faut néces­sai­re­ment un sorte de décou­page pour mettre en place cela, je consi­dère comme une perte de temps de remettre en cause les décou­pages exis­tants (à moins qu’ils ne soient iniques, c’est le cas par­fois, c’est un autre pro­blème) ce qui m’in­té­resse c’est plu­tôt ce que l’on en fait.

    Je ne par­lais pas de Cuba mais pour­quoi pas, c’est vrai que c’est auto­ri­taire par contre, le Vene­zue­la a un des régimes les plus démo­cra­tiques du monde, le qua­li­fier « d’au­to­ri­taire » est d’une part exces­sif et d’autre part signi­fie­rait que tous les autres régimes du monde sont des tota­li­ta­rismes, la France en tête (ce qui n’est pas loin de la véri­té mais une fois de plus exa­gé­ré). En plus il y a d’autres pays auquel je pen­sais : l’E­qua­teur, la Boli­vie mais aus­si l’Ar­gen­tine, le Pérou entre autres.

    Dans le fond nous aspi­rons à la même chose mais je te trouve très idéa­liste et pas assez conscient de la réa­li­té, ce qui fait qu’à mon sens tu te dis­perses et te foca­lises sur des faux pro­blèmes ce qui te rend « ins­tru­men­ta­li­sable » par ceux que tu cherches jus­te­ment à combattre.

    Par exemple, ima­gine que nous par­ve­nions a mettre en place un sys­tème poli­tique de codé­ci­sion ou de démo­cra­tie en France, com­bien de temps crois-tu que cela pour­rait tenir si nous ne défen­dions pas cet acquis bec et ongles sur notre ter­ri­toire dans le contexte de ce monde oli­gar­chique ? Déjà qu’a­vec des fron­tières et des contrôles nous serions atta­qués de toutes parts, ima­gine-toi en allant rou­piller la porte ouverte… Rap­pelle-toi de ce qui est arri­vé pen­dant la guerre d’Espagne (c’est un exemple par­mi tant d’autres), rap­pelle-toi que toutes les ini­tia­tives d’é­man­ci­pa­tion font l’ob­jet d’at­taques inces­santes et sys­té­ma­tiques de la part de l’o­li­gar­chie (fas­ciste par essence).

    Réponse
    • Momo

      Un monde sans fron­tière pour moi ne vou­drait pas dire un monde où on achète nos den­rée ali­men­taires à des mil­liers de kilo­mètres : ça c’est la logique capi­ta­liste qui est stu­pide. Vou­loir un monde sans fron­tière n’est pas incom­pa­tible avec une vie locale. C’est juste que pour moi les nations n’ont aucune réa­li­té concrète, mais ont été construites pas des gou­ver­ne­ments grâce à l’é­cole notam­ment, qui nous dit qu’on a tous une his­toire com­mune et qu’on est tous fran­çais, donc qu’on a des devoirs envers ce pays (devoir de fer­mer sa gueule sur­tout) etc…

      « Je ne veux plus de chefs, ça non, mais je ne veux pas faire dis­pa­raître le pou­voir et le contrôle, ce que je veux c’est qu’on se le par­tage équi­ta­ble­ment pour atteindre des déci­sions col­lec­tives mais qui ont évi­de­ment voca­tion à avoir un carac­tère contrai­gnant. Il ne faut pas confondre anar­chie et chaos. »

      Certes mais il faut savoir de quoi on parle quand même, la dis­pa­ri­tion du pou­voir n’im­plique pas le chaos, et s’il reste un pou­voir, alors ce n’est pas l’a­nar­chie et il y aura for­cé­ment des gens qui abu­se­ront de leur pou­voir, ame­nant à de l’oppression et des dérives.
      Le Vene­zue­la est peut être démo­cra­tique, mais il y a quand même (ou avait je sais pas trop main­te­nant) un auto­ri­ta­risme fort, quand les mecs disent « viva Cha­vez) dès que Cha­vez le disait ou autre, si c’est pas de l’au­to­ri­ta­risme, et un cer­tain culte de la per­son­na­li­té, il fau­dra me dire ce que c’est^^

      Pour moi le fait de vivre en com­mune n’est pas incom­pa­tible avec un monde sans fron­tière, vrai­ment pas, et tu pour­rais ain­si voya­ger en toute liber­té (si tu le désires) de com­mune en com­mune sans être emmer­dé par des contraintes de fron­tières qui, pour moi, n’ont aucun sens, jus­qu’à trou­ver un endroit où tu te plais.

      « Dans le fond nous aspi­rons à la même chose mais je te trouve très idéa­liste et pas assez conscient de la réa­li­té, ce qui fait qu’à mon sens tu te dis­perses et te foca­lises sur des faux pro­blèmes ce qui te rend « ins­tru­men­ta­li­sable » par ceux que tu cherches jus­te­ment à combattre. »

      Je me dis­perse pas, c’est un pro­blème de fond car jus­te­ment pour moi défendre les fron­tières c’est défendre une sorte de xéno­pho­bie, et ain­si appor­ter du poids à un cer­tain par­ti (je dis pas que c’est ton cas, mais venant d’E­tienne j’ai plus de doutes) et à une cer­taine idéo­lo­gie comme quoi si on défend un monde sans fron­tière alors on est des capi­ta­listes, des méchants au ser­vice de l’Em­pire ou je sais pas quelle autre conne­rie. Ce confu­sion­nisme est dan­ge­reux et sert bien évi­dem­ment à dis­cré­di­ter ceux qui veulent que chaque être humain puisse VIVRE ! Si quel­qu’un est ins­tru­men­ta­li­sable, je ne pense pas que ça soit moi, c’est bien clair dans ma tête 😉
      De plus encore une fois, entre vou­loir un monde sans fron­tière pour les capi­taux, et un pour les humains, ce sont des choses com­plè­te­ment différentes…

      Je sais très bien ce qui est arri­vé en Espagne, et jus­te­ment, ima­gi­nons qu’on a nos fron­tières et des contrôles, pas simple pour les Bri­gades Internationales 😉

      L’o­li­gar­chie n’est pas fas­ciste pour moi actuel­le­ment, encore une fois, car le fas­cisme repose sur la nation. Or actuel­le­ment l’o­li­gar­chie s’ar­range bien même au delà des nations. Et jus­te­ment, on devrait faire pareille, s’u­nir entre tous les exploi­tés de toutes les nations, pour une soli­da­ri­té inter­na­tio­nale, au lieu de res­ter dans nos petits pays res­pec­tifs. On est plus fort quand on est plus nom­breux (plus de sou­tien, de pres­sion, d’ex­pé­ri­men­ta­tions qui per­mettent d’avancer).

      A mon avis le natio­na­lisme (l’i­dée de fron­tière donc) détruit une soli­da­ri­té qui peut se faire, et limite les peuples dans leurs actions révo­lu­tion­naires. La France seule (comme l’Es­pagne en 36) ne pèse pas bien lourd face au capi­ta­lisme mon­dial, la résis­tance doit donc être mon­diale. Ceux qui arri­ve­ront à confi­ner les peuples dans leurs nations res­pec­tives seront donc les plus grand alliés des capitalistes.

      Réponse
      • nlesca

        Je suis d’ac­cord pour l’i­dee de la resis­tance qui doit etre mondiale. 

        Je ne suis pas d’ac­cord sur le fait que les oli­garques capi­ta­listes ne sont pas fas­cistes, pour moi ils le sont de facon indis­cu­table, je t’ai deja dit pour­qoi en long en large et en tra­vers, je suis tres eton­né que tu contestes ce point sur­tout que tu ne four­nis pas d’ar­gu­ments pro­bants (en meme temps ca vas etre compliqué).

        Je trouve tes doutes sur l’e­ven­tuelle xeno­pho­bie d’Etienne…hallucinants, le gars a cla­ri­fié le point un nombre incal­cu­lable de fois…je trouve sale de dire cela et pour moi ca prouve clai­re­ment que tu est sous l’emprise d’un dog­ma­tisme qui per­met de creer des amal­games dans ton esprit et donc de t’instrumentaliser.

        Sur le Vene­zue­la je te le dis:tu confonds la reco­nais­sance d un peuple envers un homme qui les a tiré d’une misere noire pour leur don­ner acces au mini­mum vital avec un culte de la per­so­na­li­té. Si tu ne connais pas le Vene­zue­la, en par­ti­cu­lier avant lui, tu ne peux pas en par­ler de facon infor­mee. Moi j’y suis ne, au Vene­zue­la, je sais de quoi je parle.

        Sur les nations je pense que tu te plantes, leur exis­tance n’empechent pas la libre cir­cu­la­tion des indi­vi­dus, pas neces­sai­re­ment, je t’ai deja cité l’exemple pro­bant de l’E­qua­teur, et sur­tout elles cor­res­pondent a des peuples, des cultures, des langues. Je ne sou­haite pas la dis­pa­ri­tion de tout cela, je ne reve pas d ‘un monde ou tout le monde parle anglais, bouffe mac do et ou plus per­sonne n’a de racines et c’est bien vers ca qu’on nous tire. Ta facon de t’op­po­ser farou­che­ment au ‘loca­lisme’ et ta facon de l’a­mal­ga­mer sys­te­ma­ti­que­ment a la xeno­pho­bie est exac­te­ment le meme pro­cede qu’u­ti­lisent les capi­ta­listes pour pro­mou­voir leur mon­dia­lisme, la sou­mis­sion des peuples, leur dera­ci­ne­ment, uni­for­mi­sa­tion, conver­sion au consu­me­risme capi­ta­liste, la des­sus tu est de fait instrumentalisé.

        Non l’a­nar­chie n’est pas la dis­pa­ri­tion de tout pou­voir, au contraire c’est l affir­ma­tion du pou­voir d’au­to­de­ter­mi­na­tion et de deci­sion col­lec­tive. Plus de pou­voir du tout de toutes facons ce n’est concre­te­ment pas pos­sible. Chaque indi­vi­du est deten­teur du pou­voir de ses propres actions, pas de coor­di­na­tion signi­fie un chaos indi­vi­dua­liste et l una­ni­mi­té per­ma­nente sur tout les sujets est tota­le­ment impos­sible, nous sommes trop nom­breux et c’est deja pas si evident d’etre tout le temps d’ac­cord rien qu’a deux. Ta vision de l’a­nar­chie est hors sol, tu devrais arre­ter d’i­dea­li­ser et refle­chir a com­ment on fait, concretement…Je ne te donne pas de conseils, c’est juste mon avis.

        Réponse
        • Momo

          Sur les oli­garques pas­sons, mais s’ils sont fas­cistes alors tous les capi­ta­listes le sont (dans l’im­mé­diat ça me va^^).

          Peut être cla­ri­fie les choses, mais pour moi ses dis­cours et prises de déci­sions sont pas tou­jours très nettes, et peuvent pous­ser cer­taines per­sonnes à tendre vers l’ex­trême droite (pour faire court, j’ai pas le temps de ren­trer dans ce débat désolé).

          Je ne suis pas contre le loca­lisme, consom­mer local et l’i­dée de com­munes auto­gé­rées et fédé­rées entre elles. Mais je vois les fron­tières comme une pri­son, une bar­rière entre les peuples qui n’au­rait pas lieu d’être car cha­cun devrait pou­voir choi­sir où il désire vivre sur l’en­semble de la Terre. On est pas des plantes, tes racines c’est toi qui devrait choi­sir où tu les plante 😉

          « e ne sou­haite pas la dis­pa­ri­tion de tout cela, je ne reve pas d ‘un monde ou tout le monde parle anglais, bouffe mac do et ou plus per­sonne n’a de racines et c’est bien vers ca qu’on nous tire »

          Est j’ai dis que c’est vers ça qu’on devrait aller ? Je ne crois pas où sinon je me suis mal fait comprendre.

          Que Cha­vez ait tiré un peuple de la misère c’est bien, mais je pense pas qu’il soit le seul à l’a­voir fait (à part si c’est Super­man^^ mais je ne connais pas trop le dos­sier, à part qu’il a natio­na­li­ser des socié­tés amé­ri­caines et qu’il ait aider les plus pauvres). Mais là on en vient au cœur du truc, car l’a­nar­chie pour moi c’est avant tout l’é­man­ci­pa­tion humaine (donc que cha­cun ait son pou­voir oui, de manière égale donc il y a encore un pou­voir si on peut dire, mais recon­nait qu’au final vu qu’ils sont tous égaux, il n’y en a plus de pou­voir déte­nu par un petit groupe de per­sonnes), et adu­ler quel­qu’un, ben ça me per­turbe, quoique cette per­sonne ait fait avant. D’ailleurs à mon avis le train de vie de Cha­vez devait pas être celui de tout le monde. Si c’est ça le socia­lisme alors on est mal barré.

          Réponse
          • nlesca

            Tu fais court, moi aussi.

            Chouard qui pousse de gens vers l’ex­treme droite:n’importe quoi. Ce qu’il fait c’est plu­tot pous­ser les gens d’ex­teeme droite vers l’ex­treme gauche ce qui est radi­ca­le­ment différent.

            Sur Cha­vez : il n’e­tait pas anar­chiste, par contre il était extre­ment socia­liste. Le fait que tu le designes lui comme etant un repre­sen­tant du ‘mau­vais’ socia­lisme, qui aurait eu d’apres toi un train de vie dis­pen­dieux (mer­ci d’ap­por­ter des preuves pour ce genre d’ac­cu­sa­tions) est tra­gi­co­mique sur­tout dans un pays diri­gé par un PS ultra­li­bé­ral avec ds ministres qui prennent des jets pour aller mater des match de foot en famille…La paille et la poutre. Et les vene­zue­liens fout leur donc la paix, si ils ont envie de conci­de­rer Cha­vez comme un heros c’est leur pro­bleme et ils ont quelques arguments…que tu n’as pas.

            Et en atten­dant Cha­vez a ins­tau­ré le refe­ren­dum revo­ca­toire, peut etre pas anar mais en tout cas il a donne les moyens a son peuple de le virer lui… on a vu pire comme despote.

            Je n’ai pas dit que tu vou­lais un monde uni­for­mi­sé ulta capi­ta­liste mais ceux qui poussent vers ca uti­lisent mot pour mot la meme retho­rique que toi. Pose toi des questions.

  26. Momo

    @Ana

     » est ce que j’ai dit que tu avais dit que ? »

    J’ai cru que tu me répon­dais, autant pour moi^^

    Réponse
    • Ana Sailland

      🙂 🙂 🙂 Ai je dit que je ne te répon­dais pas ? 🙂 🙂 🙂

      Réponse
      • Momo

        haha non plus mais du coup en regar­dant les machins bleus à gauche j’ai cru que tu me répon­dait pas (je dois bigler un peu^^)

        Ce que tu disais à pro­pos des fron­tières, que si elles n’exis­taient plus ça serait un libé­ra­lisme sau­vage, il y a des chances dans un monde capi­ta­liste, mais pour moi jus­te­ment il faut ima­gi­ner, et lut­ter, pour un monde sans capi­ta­lisme, sinon on aura beau mettre une démo­cra­tie digne de ce nom, il y aura encore l’ex­ploi­ta­tion de l’Homme par l’Homme et les sys­tèmes de domi­na­tions qui vont avec. Un capi­ta­lisme sau­vage ne me fais pas rêver non plus 🙂

        Réponse
  27. Momo

    @nlesca

    Mais j’en ais quoi à foutre du PS, j’ai dis que c’é­tait un exemple à suivre ? Cer­tai­ne­ment pas. Pour moi il ne faut juste pas perdre de vue ce qu’est le socia­lisme à la base : une socié­té sans classe. Cha­vez a aidé les gens ok, je ne dis pas le contraire, mais je pense qu’il ne faut pas se conten­ter de ça et aller plus loin, sinon on avance plus et c’est dom­mage je pense. Et aucun être humain ne devrait être consi­dé­ré comme un héro, c’est la porte ouverte à la répres­sion si on ose juste émettre un avis contre ce « héro ».

    Concer­nant Etienne je suis tom­bé par hasard sur ça quand même : http://www.ndf.fr/nos-breves/30–06-2015/etienne-chouard-supprimer-les-frontieres-est-une-idee-idiote#comments
    Alors bien sur ce n’est pas lui qui l’a publié, mais je le trouve quand même com­plai­sant vers des gens qui ne le méritent pas. Si per­sonne n’i­déa­li­sait per­sonne ça pose­rait pas le pro­blème, mais vu comme on est vite agres­sé quand on cri­tique Etienne ici je ne pense pas que ça soit le cas (je ne parle pas de toi mais d’autres il y a un moment qui était par­ti­cu­liè­re­ment virulent).

    « Je n’ai pas dit que tu vou­lais un monde uni­for­mi­sé ulta capi­ta­liste mais ceux qui poussent vers ca uti­lisent mot pour mot la meme retho­rique que toi. Pose toi des questions. »
    Ouai t’as rai­son j’a­dore le capi­tal, le fait que le pro­fit passe avant l’être humain et le fait d’être tou­jours plus sur­veillé, ça me fait vrai­ment plai­sir et j’es­père qu’un jour le capi­tal sera mon­dial, vive l’ex­ploi­ta­tion et la misère ! 😀
    Fau­drait que tu sortes de tes sché­mas pré­con­çues : cer­tains veulent par exemple conti­nuer l’Eu­rope, mais que ça soit vrai­ment une Europe des peuples et pas ce qu’on nous a impo­sé (une Europe libé­rale). C’est pas pour ça qu’ils sont capi­ta­listes, jus­te­ment (cer­tains peut être, je ne vais pas géné­ra­li­ser)! C’est sur dur à voir comme « nuance » (qui me paraît quand même énorme donc je com­mence à déses­pé­rer je te le dis clairement^^).

    Réponse
    • Ana Sailland

      Magni­fique

      Le sou­rire de l’ange qui tue le diable

      Réponse

Laisser un commentaire

Derniers articles

Oui, la planète fut détruite. Mais pendant un bref et merveilleux moment, une énorme plus-value fut créée pour les actionnaires.

        Fil Facebook correspondant à ce billet : https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10159883602597317     Tweet correspondant à ce billet : https://twitter.com/Etienne_Chouard/status/1521818079159803904     Telegram...

Vidéo de mon intervention au 3ème Festival Citoyen (près de Toulon) du 1er mai 2022

  Sur l’élection et le tirage au sort, sur le RIC, sur le processus constituant populaire permanent, sur Alain (Émile Chartier), sur les élections sans candidats, sur les gilets jaunes et sur la priorité absolue que nous devrions tous donner à l'élaboration des...