Judith Bernard : « Le tirage au sort : un rendez-vous historique à ne pas manquer ! »

11/10/2014 | 94 commentaires

Magni­fique Judith.

Comme elle fait bien gran­dir cette belle plante, importante.

C’est une chance qu’elle soit là avec nous, ici et maintenant.

Voi­ci son nou­vel appel, enthousiasmant :

Le tirage au sort : un rendez-vous historique à ne pas manquer

Il se passe quelque chose. En France, en ce moment, enfin. Le Mou­ve­ment pour la 6ème Répu­blique, dont je suis signa­taire, a recueilli plus de 45 000 signa­tures à l’heure où j’écris ces lignes. C’est bien plus que les mili­tants du par­ti auquel appar­tient son ins­ti­ga­teur, Jean-Luc Mélen­chon. Se pro­duit donc ce qu’on pou­vait pré­voir et espé­rer : ce mou­ve­ment ne sera pas un énième bidule poli­ti­cien propre à som­brer dans le nau­frage élec­to­ral qui nous déses­père ; il est dès les pre­miers jours inves­ti en masse par des citoyens sou­cieux de se réap­pro­prier la sou­ve­rai­ne­té poli­tique dont ils s’estiment dépossédés.

Par­mi eux, de plus en plus font valoir les ver­tus du tirage au sort comme pro­cé­dure de dési­gna­tion des Consti­tuants qui seraient appe­lés à pro­duire les règles ins­ti­tu­tion­nelles de la 6ème Répu­blique. Je suis de ceux-là, et je l’ai fait savoir dès les pre­miers jours, dans ma décla­ra­tion d’adhésion au m6r (http://​www​.m6r​.fr/​2​0​1​4​/​1​0​/​s​o​u​v​e​r​a​i​n​e​t​e​-​d​u​-​p​e​u​p​l​e​-​c​o​n​t​r​e​-​s​o​u​v​e​r​a​i​n​e​t​e​-​d​u​-​c​a​p​i​t​al/) ; Jean-Luc Mélen­chon a admis d’emblée que le débat sur la ques­tion devait être ouvert dans le mouvement.

Depuis, la polé­mique fait rage dans les réseaux sociaux, entre détrac­teurs et défen­seurs du tirage au sort. C’est en cela, déjà, qu’il se passe quelque chose : on retrouve un débat à haute teneur poli­tique, ani­mant les fils de dis­cus­sion des blogs ou de Face­book, d’une spec­ta­cu­laire inten­si­té… Comme en 2005. Année déci­sive, où la socié­té s’était empa­rée du débat sur le Trai­té Consti­tu­tion­nel Euro­péen, où de « simples citoyens » s’étaient pro­cu­ré le texte du pro­jet de TCE, l’avaient lu et étu­dié, avaient consul­té les juristes, les éco­no­mistes et qui bon leur sem­blait, là où on pou­vait les inter­pel­ler – sur la Toile – et en avaient conclu qu’il fal­lait refu­ser le TCE. Le peuple fran­çais avait voté « non », en dépit d’une machine média­tique puis­sante au ser­vice du « oui ». Puis les gou­ver­nants confis­quèrent la sou­ve­rai­ne­té popu­laire, et impo­sèrent le Trai­té de Lisbonne.

Mais quelque chose était adve­nu, pour­tant, que plus rien ne pour­rait défaire : le peuple avait conquis son auto­no­mie de juge­ment, s’était esti­mé capable de déli­bé­rer et d’arbitrer sur une com­plexe ques­tion ins­ti­tu­tion­nelle ; indé­pen­dam­ment de la pseu­do-exper­tise dont les édi­to­crates inon­daient les médias, le peuple avait pro­duit une ana­lyse per­ti­nente et fon­dée, et récu­sé la pro­po­si­tion ins­ti­tu­tion­nelle qui lui était faite – la marche à la fois désas­treuse et auto­ri­taire des ins­ti­tu­tions euro­péennes orga­ni­sées par ce Trai­té prouve que la mul­ti­tude ne s’était pas trompée.

Ce qui est adve­nu alors ne s’est pas défait depuis. Ce qui a com­men­cé, c’est un pro­ces­sus de sub­jec­ti­va­tion : celui par lequel la mul­ti­tude prend conscience de sa puis­sance de juge­ment, de sa légi­ti­mi­té à arbi­trer le des­tin com­mun… et de sa dépos­ses­sion objec­tive par des ins­ti­tu­tions qui per­mettent aux élus de tra­hir les élec­teurs qui les ont por­tés au pou­voir. Les citoyens ont chan­gé de sta­tut ; d’objets qu’ils étaient, assu­jet­tis à des poli­tiques indif­fé­rentes au bien com­mun, ils sont deve­nus des sujets : concer­nés par la chose com­mune, esti­mant avoir voix au cha­pitre et autant de lumières pour juger de l’intérêt géné­ral que les élites qui les condam­naient avec constance au marasme éco­no­mique et social.

Le peuple fran­çais n’a d’ailleurs pas le mérite exclu­sif de ce pro­ces­sus de sub­jec­ti­va­tion poli­tique – ni non plus la souf­france exclu­sive de se le voir dénié : c’est un mou­ve­ment pla­né­taire, un ren­dez-vous his­to­rique, que l’année 2011 a ren­du par­ti­cu­liè­re­ment mani­feste : Prin­temps arabe, mou­ve­ment Occu­py Wall Street, Indi­gna­dos, Prin­temps d’Erable… En d’innombrables points du globe, le même phé­no­mène est appa­ru : des foules se mobi­li­saient et exi­geaient que la démo­cra­tie, ce beau prin­cipe, se réa­lise en effet – que le peuple soit concrè­te­ment recon­nu dans sa digni­té et sa sou­ve­rai­ne­té, par des poli­tiques réel­le­ment sou­cieuses de l’intérêt géné­ral. Au-delà des évi­dentes dif­fé­rences locales, consi­dé­rables et sur les­quelles il n’y a pas lieu de s’étendre ici, un point com­mun émerge, puis­sam­ment ins­truc­tif : ces mou­ve­ments sont tous nés en dehors des par­tis, loin des ins­ti­tu­tions poli­tiques tra­di­tion­nelles, que pour la plu­part ils récu­saient1.

La mul­ti­tude est entrée dans LE poli­tique, en contes­tant les formes anciennes de LA poli­tique. Et c’est ce qui se passe en ce moment dans le m6r, et c’est en cela qu’il se passe quelque chose – en France, en ce moment, enfin.

Et comme les Fran­çais ne font rien comme les autres, et qu’en matière poli­tique ils ne détestent pas expé­ri­men­ter des choses nou­velles, nous voi­ci embar­qués dans une situa­tion tout à fait inédite et pas­sion­nante : le m6r, lan­cé par un poli­ti­cien tout ce qu’il y a de plus pro­fes­sion­nel (Jean-Luc Mélen­chon), sui­vi par nombre de ses mili­tants (du Par­ti de Gauche, d’Ensemble…) pro­cède en par­tie de LA poli­tique ; il s’agit de consti­tuer une force poli­tique qui puisse être can­di­date à l’élection pré­si­den­tielle de 2017, sur la base d’un pro­gramme expli­cite – convo­quer une consti­tuante, édi­fier la 6ème Répu­blique. Mais, offert à la mul­ti­tude comme un mou­ve­ment et non comme un par­ti, dis­po­nible aux pro­po­si­tions de ses membres et ne se fixant pas de ligne idéo­lo­gique ni métho­do­lo­gique préa­lable, il est en posi­tion d’être inves­ti par LE poli­tique : tout ce peuple arri­vant du dehors des ins­ti­tu­tions et des par­tis, qui s’engouffre et réclame une autre manière de faire de LA politique.

Alors évi­dem­ment, il y a des fric­tions. La polé­mique sur le tirage au sort se situe exac­te­ment sur cette ligne de frac­ture, entre pro­fes­sion­nels de la poli­tique et non pro­fes­sion­nels, entre par­ti­sans des méthodes poli­tiques tra­di­tion­nelles et défen­seurs d’un autre para­digme. Exac­te­ment à l’endroit où LE poli­tique et LA poli­tique s’efforcent – avec peine – de s’articuler ensemble. Nul ne sait ce qui res­sor­ti­ra de cette fric­tion, ni si nous par­vien­drons à sur­mon­ter les vives résis­tances qui se font entendre de part et d’autre. Il me semble pour­tant que le jeu en vaut la chan­delle, que les cir­cons­tances sont favo­rables, et que l’heure est venue.

Pour ce qui me concerne, comme je l’ai dit, je suis de ceux qui croient néces­saire de chan­ger de para­digme, et de bou­le­ver­ser la règle du jeu dès la convo­ca­tion de la Consti­tuante, en intro­dui­sant du tirage au sort pour une majo­ri­té, voire la tota­li­té, des Consti­tuants. Notre pro­po­si­tion sus­cite chez les par­ti­sans de la poli­tique tra­di­tion­nelle beau­coup d’effarement et d’exaspération – ce que je com­prends fort bien mais sur quoi je ne peux pas faire grand chose ; nous sommes là dans un régime pas­sion­nel peu pro­pice à l’analyse ration­nelle. On nous oppose aus­si des argu­ments inté­res­sants, et à ceux-là je sou­haite répondre ; car ce qui se joue dans cette affaire, au delà des affects qui enve­niment les échanges, c’est un débat de phi­lo­so­phie poli­tique exi­geant auquel nous ne pou­vons pas nous dérober.

On nous oppose par exemple le pro­blème de la lutte des classes (dont le tirage au sort nie­rait l’existence) ou de la conscience de classe (dont les tirés au sort seraient dépour­vus). Pos­tu­ler aujourd’hui qu’il n’y a pas de conscience de classe spon­ta­née, c’est igno­rer le fait his­to­rique que j’ai rap­pe­lé pré­cé­dem­ment : l’émergence du poli­tique, en dehors des par­tis et des ins­ti­tu­tions. Les mobi­li­sés d’Occupy Wall Street, les Indi­gna­dos du 15 de Mayo, tous les indi­vi­dus qui se sont enga­gés dans des mou­ve­ments sociaux exi­geant dans la forme et dans le fond la démo­cra­tie réelle, n’ont pas atten­du d’être for­més (et encore moins repré­sen­tés) par des par­tis pour com­prendre où étaient les inté­rêts qui les oppri­maient, et quels étaient les inté­rêts qu’ils avaient à leur opposer.

Le fonc­tion­ne­ment oli­gar­chique des « démo­cra­ties » contem­po­raines est de toute façon deve­nu si spec­ta­cu­laire qu’il suf­fit désor­mais d’être un citoyen quel­conque pour s’éprouver comme dépos­sé­dé d’une sou­ve­rai­ne­té visi­ble­ment déte­nue par une toute petite, mais très puis­sante, classe d’intérêts : celle du capi­tal. Qu’on appelle cela les « 1% », les « ultra-riches », ou « le capi­tal », l’analyse ne change fina­le­ment guère : cha­cun constate que les arbi­trages poli­tiques et ins­ti­tu­tion­nels se font tou­jours en faveur d’une petite classe domi­nante, et au mépris de l’intérêt des peuples. Pro­po­ser le tirage au sort, ce n’est pas nier la lutte des classes : c’est au contraire en prendre acte, consi­dé­rer qu’elle a lieu en effet, jusque dans les cam­pagnes élec­to­rales, les pro­cé­dures de dési­gna­tion des repré­sen­tants et les arbi­trages ren­dus par le corps poli­tique. C’est consi­dé­rer les ins­ti­tu­tions poli­tiques contem­po­raines à l’aune de ce que disait War­ren Buf­fet, par­lant au nom des ultra-riches dont il fait par­tie : « la lutte des classes existe, et c’est nous qui l’avons gagnée ». Oui : jusqu’ici ils l’ont gagnée en effet, les ins­ti­tu­tions poli­tiques contem­po­raines sont façon­nées en faveur de cette classe, et c’est pré­ci­sé­ment ce qu’il faut abro­ger. De cela, de plus en plus de citoyens sont par­fai­te­ment conscients.

Certes, tout le monde n’a pas dor­mi dans un duvet avec les Indi­gnés à la Défense, et la plu­part des gens se tiennent à dis­tance de ces actions poli­tiques éprou­vantes, coû­teuses en temps, en éner­gie, en espoir, même. Mais ceux qui res­tent chez eux ne sont évi­dem­ment pas indif­fé­rents ; lorsqu’ils s’abstiennent de voter, ça ne veut pas dire qu’ils s’abstiennent de pen­ser – loin de là ! -, et ça ne veut sur­tout pas dire qu’ils sont « incom­pé­tents » pour juger du des­tin collectif.

Bien sûr, ils seraient très impres­sion­nés s’ils se voyaient tirés au sort pour déci­der des ins­ti­tu­tions d’un nou­veau régime poli­tique. Moi-même, je serais effrayée par l’ampleur de la tâche, la lour­deur de la res­pon­sa­bi­li­té, la peur de me trom­per. Nous le serions tous. Pour­quoi dès lors faire ce pari redou­table ? Parce que c’est le pari du pro­ces­sus consti­tuant. C’est le prin­cipe de la sub­jec­ti­va­tion poli­tique, appli­qué à l’individu. Qui­conque se voit en situa­tion de devoir réflé­chir sur le des­tin com­mun se hisse à la hau­teur la res­pon­sa­bi­li­té qui lui échoit. La chose s’observe à chaque fois qu’on se donne l’occasion de la faire adve­nir : dans les jurys citoyens, tirés au sort pour des consul­ta­tions spé­ci­fiques ou dans le cadre des jurys d’assises, dans les Etats du monde où le tirage au sort a été uti­li­sé pour convo­quer des Consti­tuantes ou d’autres assem­blées poli­tiques (Islande, Irlande, Onta­rio, Colom­bie Britannique).

Com­ment cela est-il pos­sible ? N’ayant pas été dis­tin­gué par une pro­cé­dure élec­to­rale, le tiré au sort ne s’estime pas meilleur que les autres ; il arrive avec l’humilité de celui que seul le hasard a pro­mu à cette place. Il ne s’éprouve pas non plus repré­sen­tant d’un par­ti dont il aurait à défendre la ligne poli­tique, et encore moins l’image média­tique ; dépouillé de ces effets d’importance ou de spec­tacle, le tiré au sort se pré­sente comme essen­tiel­le­ment dému­ni. Il arrive avec sa seule expé­rience per­son­nelle, son ter­rain pro­fes­sion­nel, son vécu à lui aug­men­té de celui de ses proches, et n’a plus, pour déli­bé­rer et pour arbi­trer, que son intel­li­gence propre : c’est énorme, c’est même la seule chose qui soit indis­pen­sable pour conce­voir des ins­ti­tu­tions poli­tiques ver­tueuses. Il entre dans le débat avec les autres tirés au sort avec la seule arme de l’intelligence – dont je crois comme Jacques Ran­cière2, et comme Jaco­tot avant lui, que nous en dis­po­sons tous à éga­li­té. Si nous ne sommes pas tous éga­le­ment entraî­nés à l’employer et à l’exprimer, le pro­ces­sus consti­tuant offre les condi­tions favo­rables pour ne pas dis­qua­li­fier les moins entraî­nés : il suf­fit d’y appli­quer les règles de la déli­bé­ra­tion qua­li­ta­tive et pro­duc­tive, rela­tives à la prise de parole dans les assem­blées et expé­ri­men­tées intui­ti­ve­ment dans la plu­part des mou­ve­ments de démo­cra­tie réelle.

Le tiré au sort n’a donc pas à deve­nir légis­la­teur « de but en blanc » : il le devient peu à peu, dans le temps du pro­ces­sus consti­tuant. Car on lui donne le temps et les condi­tions d’un débat éclai­ré : les tirés au sort peuvent consul­ter des experts, dis­posent d’un long temps d’examen des ques­tions qu’ils ont à tran­cher, et éla­borent dia­lec­ti­que­ment le pro­duit de leur intel­li­gence col­lec­tive. Bien sûr il n’y aura aucun consen­sus a prio­ri : la dimen­sion dis­sen­suelle de la démo­cra­tie se joue­ra dans ces débats comme ailleurs, et l’arbitrage devra se faire à force de déli­bé­ra­tion et d’argumentation rela­tive à l’intérêt géné­ral – et à celui-là seul.

On nous oppose qu’ils n’auraient aucune res­pon­sa­bi­li­té, puisqu’ils ne seraient man­da­tés par per­sonne, et que la Consti­tu­tion ain­si pro­duite n’aurait aucune légi­ti­mi­té. Outre qu’on voit mal qui­conque se sen­tir « irres­pon­sable » en telle cir­cons­tance – c’est pré­ju­ger très défa­vo­ra­ble­ment des dis­po­si­tions civiques des citoyens à qui on recon­naît pour­tant sans sour­ciller le droit de vote dans le cadre du suf­frage uni­ver­sel, c’est sur­tout mécon­naître les condi­tions dans les­quelles une telle Consti­tuante serait ame­née à tra­vailler : évi­dem­ment, sous le regard du peuple qu’elle repré­sente, sous la forme de la trans­pa­rence des débats (fil­més ou retrans­crits et dif­fu­sés via Inter­net). Et sur­tout, sous la forme de la vali­da­tion (ou non) par voie réfé­ren­daire, de la Consti­tu­tion qu’elle aurait ain­si pro­duite. La pro­cé­dure sup­po­se­rait de sou­mettre le résul­tat du tra­vail de la Consti­tuante article par article, ou module par module, au suf­frage de la nation, par la voie du réfé­ren­dum. On ne sau­rait orga­ni­ser de condi­tions plus favo­rables à la res­pon­sa­bi­li­sa­tion des Consti­tuants que cette sanc­tion in fine par les urnes, et aus­si long­temps qu’il sera néces­saire pour pro­duire une Consti­tu­tion qui obtienne l’assentiment de la nation. On ne sau­rait non plus dis­cu­ter de la légi­ti­mi­té d’une telle Consti­tu­tion, éla­bo­rée sous le regard du peuple, et vali­dée par lui par la sanc­tion des urnes.

Où l’on voit qu’un tel dis­po­si­tif, loin de dépo­li­ti­ser la socié­té, la poli­ti­se­rait au contraire mas­si­ve­ment. Les par­tis poli­tiques ne dis­pa­raissent pas : ils conti­nuent d’animer le débat public sur ce qui leur paraît être l’orientation ins­ti­tu­tion­nelle à pri­vi­lé­gier. Ils jouent ain­si un rôle « consul­ta­tif », et conti­nuent d’exprimer les grandes orien­ta­tions idéo­lo­giques qui ont à se faire entendre. Ils conti­nuent en outre à for­mer les can­di­dats sus­cep­tibles de se pré­sen­ter aux élec­tions que la Consti­tuante aura jugé de bon de main­te­nir dans telle ou telle ins­ti­tu­tion de la 6ème Répu­blique. La mul­ti­tude, quant à elle, n’est pas évin­cée non plus : elle est sus­cep­tible d’observer la tota­li­té du pro­ces­sus consti­tuant, via la trans­pa­rence des débats, et sur­tout, elle a à se pro­non­cer sur le résul­tat, dans son ensemble ou dans ses par­ties. Si bien que loin de « jeter le bébé avec l’eau du bain » (soit : jeter le vote avec l’élection de repré­sen­tants) le pro­ces­sus consti­tuant par tirage au sort amène le peuple à déli­bé­rer et arbi­trer presque tout le temps ! On ne sup­prime que l’élection des repré­sen­tants (et pour la seule Consti­tuante, encore), on garde évi­dem­ment, et même le plus pos­sible, le vote… pour les lois !

C’est donc jus­te­ment parce que nous croyons dans le poli­tique, et que nous enten­dons l’étendre à l’ensemble de la socié­té, que nous mili­tons pour ce chan­ge­ment de para­digme. C’est, nous semble-t-il, la condi­tion pour faire adve­nir le « peuple sou­ve­rain » qui fonde la démo­cra­tie authen­tique, et que le m6r s’efforce d’édifier. C’est sur­tout, à l’évidence, le moment his­to­rique pour le faire.

Judith Ber­nard.

1 Cf. San­dra Lau­gier et Albert Ogien : Le prin­cipe démo­cra­tie, Enquête sur les nou­velles formes du poli­tique, La décou­verte, 2014.

2 Cf. Jacques Ran­cière : Le Maître igno­rant, cinq leçons sur l’émancipation intel­lec­tuelle, 1987.

Source : http://​lesi​ne​nar​rables​.net/​l​e​-​t​i​r​a​g​e​-​a​u​-​s​o​r​t​-​u​n​-​r​e​n​d​e​z​-​v​o​u​s​-​h​i​s​t​o​r​i​q​u​e​-​a​-​n​e​-​p​a​s​-​m​a​n​q​u​er/

[Mise à jour, 15 octobre 2014 :
Judith a repu­blié son appel sur une autre adresse avec ce commentaire :

« Après quelques mésa­ven­tures, je repu­blie mon texte de la semaine der­nière (mis à jour pour le nombre de signa­taires du m6r). Mésa­ven­tures liées à la pho­to que le blog Les iné­nar­rables avait asso­ciée au texte, et dont le pho­to­graphe nous contes­tait le droit – même reti­rée du blog, la pho­to conti­nuait d’ap­pa­raître chaque fois qu’on pos­tait le lien de l’ar­ticle, ce qui était bien embê­tant et m’a conduite à sup­pri­mer tous les liens rela­tifs à ce papier… Là au moins, pas de pho­to, pas de sou­ci : on peut par­ta­ger tant qu’on veut ! »

• Sur Média­part : http://blogs.mediapart.fr/blog/judith-bernard/151014/le-processus-constituant-un-rendez-vous-historique‑0

• Relayé sur Face­book : https://​www​.face​book​.com/​j​u​d​i​t​h​.​b​e​r​n​a​r​d​.​1​2​/​p​o​s​t​s​/​1​0​2​0​4​3​0​2​6​4​9​4​3​9​324

Étienne.]

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94 Commentaires

  1. EFFAB

    Je suis en train de lire la décla­ra­tion de JUDITH et sou­dain, à l’ins­tant et le temps que j’é­crive ceci, je suis reve­nu sur les com­men­taires, ce com­men­taire unique et sca­to­lo­gique dont la seule pen­sée en lisant cette décla­ra­tion des plus sérieuses où l’on sent, en plus, comme une sorte de souffle, ce post d’une cer­taine Aline m’est sou­dain appa­ru très dépla­cé et, si nous vou­lons vrai­ment inté­res­ser le plus grand nombre et ne pas en faire fuir sur­tout (^^), bref, j’ai tout de suite pen­sé à vous écrire pour vous conseiller d’être très vigi­lant sur ce topic, « vigi­lance » j’ai bien dit et non pas « ostra­cisme »… mais ces djinns, ces allers et venues, bon Capi­taine aux com­mandes de son beau Navire.
    Mes amitiés
    Evi­dem­ment, ce post c’est comme le mes­sage-mis­sion dans Mis­sion Impos­sible : atten­tion de ne pas vous brûler !

    Réponse
  2. EFFAB

    C’est une magis­trale décla­ra­tion d’in­ten­tion et j’i­ma­gine qu’elle sera ample­ment relayée. C’est là un texte clair, dense, riche, très expli­cite ; évi­dem­ment, les tout nou­veaux pour­ront peut-être y trou­ver un ou deux points qui leur soient pas très fami­liers mais cela ne le res­te­ra pas long­temps tant ces attentes com­munes et cet éveil au poli­tique se recoupent et s’accélèrent.

    Un petit bémol néan­moins mais un moindre mal ou cette néces­si­té dans un pre­mier temps, comme je sup­pose que JUDITH y soit tout à fait sen­sible, l’ayant bien abor­dé mais cette ouver­ture aux autres, ce pos­tu­lat démo­cra­tique pla­çant au centre cet inté­rêt géné­ral com­mun à tous, adroite et diplo­mate. Il n’empêche, être asso­cié à une telle ter­mi­no­lo­gie ne m’en­chante guère – m6r ! ça sent le gros canu­lar ou expli­quez-moi pour­quoi on ne pro­nonce et on n’é­crit pas cer­taines choses dans leur entier et toute l’im­por­tance que cela peut conte­nir ?… Méfiance et Vigilance !

    Réponse
  3. Katharina

    Je trouve ce nou­veau texte de Judith Ber­nard vrai­ment atta­chant et beau.
    J’ai une der­nière ques­tion, parce que je n’ai rien trou­vé : est-ce que Mélen­chon a réel­le­ment l’in­ten­tion de se reti­rer donc de ne pas être l’i­ni­tia­teur du « m6r » pour ensuite en être le chef du « mouvement » ? 

    Et quand dans ce texte Judith Ber­nard écrit « nous ne savons pas encore com­ment », il faut y pen­ser que les mes­sa­gers des élites vont bien sûr tout lire aus­si et qu’il faut y être pré­pa­ré puis­qu’ils ne dor­mi­ront pas. Dans le prin­temps arabe qui est cité ici comme bon exemple, à mon avis, les gens étaient en colère de façon magni­fique, mais non pas pré­pa­rés pour la suite et donc il était facile de les faire échouer.

    Enfin, pour par­ta­ger un film avec vous que je trouve fan­tas­tique en ce qui concerne le passage
    « indé­pen­dam­ment de la pseu­do-exper­tise dont les édi­to­crates inon­daient les médias, le peuple avait pro­duit une ana­lyse per­ti­nente et fon­dée, et récu­sé la pro­po­si­tion ins­ti­tu­tion­nelle qui lui était faite – la marche à la fois désas­treuse et auto­ri­taire des ins­ti­tu­tions euro­péennes orga­ni­sées par ce Trai­té prouve que la mul­ti­tude ne s’était pas trompée. »

    voi­ci :

    Réponse
    • Katharina

      et j’ai oublié celeui-là :

      Réponse
      • EFFAB

        Oui, pas mal, à 3’55…

        « Mais bien avant cela, à deux ans avant l’é­lec­tion pré­si­den­tielle de 2012…

        … la plu­part des jour­naux, radios et chaînes de télé­vi­sion fran­çaise ont lan­cé la cam­pagne électorale »

        Preuves en images… ^^

        Réponse
      • EFFAB

        Grand mer­ci, KATHARINA, j’é­tais pas­sé à côté de ce docu­men­taire, excellent ! très inté­res­sant ; quant au second, « Les nou­veaux chiens de gardes », que je connais, semble avoir été reti­ré : quelques désac­cords idéo­lo­giques, je sup­pose ou, autre­ment dit, censure !
        Très bon dimanche !

        Réponse
        • Katharina

          mer­ci ! Oui, ils sont trés bien fait – je crois que le docu­men­taire, on le trouve aus­si on che­ra­chant par le titre – il est excellant .
          Bon dimanche aus­si à toi !

          Réponse
      • EFFAB

        37’45… c’est effa­rant ce pas­sage, l’at­ti­tude de ce Demo­rand d’une part, et d’autre part, ou cette véri­table lec­ture entre les lignes (et les images) se situe-t-elle exac­te­ment ? autre­ment dit, où est le vrai, où est le faux dans tout ça ? simple mise en scène ou cette mani­pu­la­tion qui joue le vrai pour mieux trom­per ou sur­en­ché­rit pour mani­pu­ler là où on ne s’y attend pas ?!…

        Réponse
  4. Di Girolamo

    Judith Ber­nard nous dit :
    « .…c’est sur­tout mécon­naître les condi­tions dans les­quelles une telle Consti­tuante serait ame­née à tra­vailler : évi­dem­ment, sous le regard du peuple qu’elle repré­sente, sous la forme de la trans­pa­rence des débats (fil­més ou retrans­crits et dif­fu­sés via Inter­net). Et sur­tout, sous la forme de la vali­da­tion (ou non) par voie réfé­ren­daire, de la Consti­tu­tion qu’elle aurait ain­si pro­duite. La pro­cé­dure sup­po­se­rait de sou­mettre le résul­tat du tra­vail de la Consti­tuante article par article, ou module par module, au suf­frage de la nation, par la voie du réfé­ren­dum. On ne sau­rait orga­ni­ser de condi­tions plus favo­rables à la res­pon­sa­bi­li­sa­tion des Consti­tuants que cette sanc­tion in fine par les urnes, et aus­si long­temps qu’il sera néces­saire pour pro­duire une Consti­tu­tion qui obtienne l’assentiment de la nation. On ne sau­rait non plus dis­cu­ter de la légi­ti­mi­té d’une telle Consti­tu­tion, éla­bo­rée sous le regard du peuple, et vali­dée par lui par la sanc­tion des urnes. »

    Elle exprime à peu près les mêmes idées que celles que je vous ai sou­mis ici dans mon com­men­taire : Di Giro­la­mo | 9 octobre 2014 at 17:38 | Répondre https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​1​0​/​0​9​/​r​e​p​o​n​s​e​s​-​a​-​c​l​e​m​e​n​t​-​s​e​n​e​c​h​a​l​-​s​u​r​-​l​e​-​t​i​r​a​g​e​-​a​u​-​s​o​r​t​-​e​n​-​p​o​l​i​t​i​q​ue/
    C’est à dire qu’elle insiste sur le cadre orga­ni­sa­tion­nel dans lequel devra se dérou­ler le pro­ces­sus consti­tuant : il est impé­ra­tif que le tra­vail consti­tuant se déroule sous le regard des citoyens et qu’ils puissent vali­der ou inva­li­der par le référendum .
    Je vais un peu plus loin qu’elle en ce sens que selon moi il ne suf­fit pas que le pro­ces­sus se passe sous le regard des citoyens mais il faut aus­si pré­voir , orga­ni­ser et struc­tu­rer leur par­ti­ci­pa­tion lors du processus.
    Et ‚sur le fond , je vais aus­si plus loin : ce n’est pas le pro­cé­dé uti­li­sé pour dési­gner les consti­tuant ( tirage au sort , vote ou mixte des deux ) qui est l’es­sen­tiel mais bien la pro­cé­dure consis­tant à ce que tout se passe sous le regard et avec la par­ti­ci­pa­tion effec­tive des citoyens et que ce soit le réfé­ren­dum qui décide .
    C’est bien ce cadre démo­cra­tique orga­ni­sant et struc­tu­rant la visi­bi­li­té et par­ti­ci­pa­tion des citoyens aux réflexions ain­si que le réfé­ren­dum ‚qui est l’essentiel .
    Se battre autour du pour ou contre le TAS , c’est pas­ser à côté de l’es­sen­tiel puisque le TAS est une simple pro­cé­dure de dési­gna­tion et que le choix de cette pro­cé­dure ou d’une autre doit aus­si se faire dans un cadre visible ‚par­ti­ci­pa­tif et vali­dé par les citoyens !
    Ce cadre (infor­ma­tion , consul­ta­tion des citoyens , déli­bé­ra­tion ‚déci­sion par le réfé­ren­dum) est d’ailleurs(devrait d’ailleurs être) le cadre ordi­naire de la démo­cra­tie .C’est là des­sus qu’il faut tra­vailler et pas s’é­pui­ser dans des que­relles de cha­pelles TAS ou pas TAS .
    Le fait de s’at­ta­cher à la défi­ni­tion et mise en place d’un cadre d’exer­cice de la démo­cra­tie et non sur une vague sixième Répu­blique , rompt le cor­don ombi­li­cal avec l’in­té­rêt poli­ti­cien qu’ont à l’é­vi­dence les pro­mo­teurs quel qu’ils soient d’une sixième République.

    Réponse
    • EFFAB

      « C’est là des­sus qu’il faut tra­vailler et pas s’épuiser dans des que­relles de cha­pelles TAS ou pas TAS .
      Le fait de s’attacher à la défi­ni­tion et mise en place d’un cadre d’exercice de la démo­cra­tie et non sur une vague sixième Répu­blique , rompt le cor­don ombi­li­cal avec l’intérêt poli­ti­cien qu’ont à l’évidence les pro­mo­teurs quel qu’ils soient d’une sixième République. »

      Certes, « pour une vague sixième Répu­blique », là je suis bien d’ac­cord, par contre, trai­ter de que­relles de cha­pelles ces dis­cus­sions, polé­miques et enjeux que sont ou non l’a­dop­tion du TAS (Tirage au Sort), alors per­mets-moi de te dire que tu ne manques pas de tou­pet, Citoyen !
      Car avant de pen­ser cet envi­ron­ne­ment par­ti­ci­pa­tif citoyen idéal, il est un fait incon­tes­table, le TAS n’est pour l’heure pas à l’ordre du jour ! pour la rai­son simple que cet EPCI (oui, ça a plus de gueule et de cohé­rence que ce m6r canu­lard !), cet envi­ron­ne­ment par­ti­ci­pa­tif citoyen idéal se consti­tue en ce moment (notre voeu le plus cher), lui qui, jus­te­ment, au plein de sa pro­gres­sion va déter­mi­ner les condi­tions idéales pour faire pres­sion et créer les évé­ne­ments et les déci­sions débou­chant sur cette volon­té géné­rale et citoyenne, ce Tirage au Sort, cette Consti­tuante… bref, c’est bien ce grand mou­ve­ment citoyen qui déter­mi­ne­ra si oui ou non le TAS en même temps que cet EPCI (ou EPIC ^^), s’au­to-déter­mi­nant et s’é­man­ci­pant de lui-même… « même un enfant com­pren­drait cela » comme dirait un cer­tain Etienne CHOUARD ! Dis-moi, tu connais au moins ? vrai­ment ?… je te laisse le béné­fice du doute

      Réponse
      • EFFAB

        Pas mal, GIGI, j’ap­pré­cie énor­mé­ment l’hu­mour… et ces conni­vences ter­mi­no­lo­giques, si je puis dire, qu’il peut exis­ter ain­si à notre insu, entre une pure créa­tion de ma part, cette EPCI ou EPIC fan­tai­siste et cet autre EPCI que tu cites ici, beau­coup plus sérieux et ins­ti­tu­tion­nel, lui.

        Mais comme tu me demande pré­ci­ser, ce qui vou­drait dire, au cas que tu n’ais pas bien sai­si que quoi je par­lais exac­te­ment, je par­lais bien de cet « envi­ron­ne­ment par­ti­ci­pa­tif citoyen idéal », EPCI ou EPIC donc, créa­tion pure­ment intel­lec­tuelle pour reprendre à ma sauce et par rac­cour­ci ce que tu sous-enten­dais par « ce cadre démo­cra­tique orga­ni­sant et struc­tu­rant la visi­bi­li­té et par­ti­ci­pa­tion des citoyens aux réflexions ain­si que le réfé­ren­dum ‚qui est l’essentiel . », pour te citer. Voi­li voi­lou, la chose est précisée ^^

        Réponse
        • Di Girolamo

          Mer­ci pour la pré­ci­sion ; pour le reste c’est mar­rant que dès que tu entends ou lis le mot TAS , ton cer­veau se bloque et tu te trouves empê­ché de réflé­chir . Etienne te bat ? Ou tu es amoureux ?
          Parce qu’en fait je n’ai fait que reprendre ce qu’ a dit Judith Ber­nard , en en tirant les conclu­sions logiques .…..
          Bonne jour­née EFFAB !

          Réponse
        • EFFAB

          Tu rebon­dis à ‘pré­ci­sion’ comme je le fais moi-même, conspi­ra­tion­niste par nature et plus méfiant encore quand je traîne mes guêtres en des ter­rains par­fois minés par la polé­mique… à cha­cun ses approches, à cha­cun ses amours

          Si « conclu­sions logiques » de ta part, la pré­ci­sion, mal­gré tout, m’in­vi­tait à y reve­nir moi aussi.
          Bonne après-midi à toi, GENTLEMAN FARMER !*

          * Tu es comme un pri­vi­lé­gié, ou pas certes, mais cer­tains par­mi nous n’ont que du béton et aucune perspective(s) réelle(s), ne les oublient pas et soit autre­ment plus exi­geant dans ta réflexion que per­sis­ter sur tel point quand jus­te­ment c’est à l’élé­ment si déter­mi­nant que sont l’hu­main et sa volon­té qui va créer ces outils et ces envi­ron­ne­ments idéaux et non l’inverse.

          Réponse
    • Pierre

      « Se battre autour du pour ou contre le TAS , c’est pas­ser à côté de l’essentiel puisque le TAS est une simple pro­cé­dure de dési­gna­tion et que le choix de cette pro­cé­dure ou d’une autre doit aus­si se faire dans un cadre visible ‚par­ti­ci­pa­tif et vali­dé par les citoyens ! »
      (Di Giro­la­mo | 12 octobre 2014 at 05:37 )

      hmmmm… Com­ment dire ?…

      Le TAS n’est pas un gad­get. Ce n’est pas une lubie de bobo.

      Le TAS est LE moyen d’ex­pres­sion de la démo­cra­tie.( « Le suf­frage par le sort, est de la nature de la démo­cra­tie ; le suf­frage par choix est de celle de l’a­ris­to­cra­tie. » Mon­tes­quieu, ‘Esprit des lois’) 

      Com­ment peut-on sérieu­se­ment envi­sa­ger d’ins­ti­tuer la démo­cra­tie en pas­sant par un mode de dési­gna­tion des consti­tuants, par essence, aris­to­cra­tique, donc par là-même, anti-démocratique ?

      Encore une fois, le TAS pour la consti­tuante n’est pas option­nel. Il est consub­stan­tiel à la Démo­cra­tie. Il n’y a rien à négo­cier sur ce point.
      Si vous est prêt à accep­ter une assem­blée consti­tuante élue, vous renon­cez de fac­to à la démo­cra­tie (puisque, par défi­ni­tion, il n’y a pas de démo­cra­tie sans tirage au sort). C’est un choix tout à fait pos­sible. Ce n’est pas le mien.

      (Nous ne par­lons bien ici que de consti­tuante, car l’é­lec­tion peut ensuite être utile, voire néces­saire, dans le cadre du fonc­tion­ne­ment des institutions.)

      Le seul cas où l’a­ris­to­cra­tie serait légi­time à mes yeux, ce serait celui où une Consti­tuante dési­gnée par le TAS – et tra­vaillant dans des condi­tions nor­males – choi­si­rait déli­bé­ré­ment de l’ins­ti­tuer. Cas un brin para­doxal, mais théo­ri­que­ment pos­sible ; le peuple fai­sant sciem­ment le choix d’a­ban­don­ner son pouvoir…

      Réponse
      • EFFAB

        Le para­doxe démo­cra­tique… pas mal !

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  5. PATRIE!

    « …ce mou­ve­ment ne sera pas un énième bidule poli­ti­cien », bien sûr que si !

    Com­ment com­prendre serei­ne­ment que M. Chouard, qui s’a­dresse au peuple, sou­tient en même temps la répu­blique et un de ses pires repré­sen­tants – de la même obé­dience du reste que feu, l’  »abbé » Siéyès ?!

    C’est tota­le­ment aber­rant. Sidé­rant de naï­ve­té je trouve.

    Com­ment ne pas voir que Méchan­con, repré­sen­tant du socia­lisme (soit l’i­déo­lo­gie la plus inhu­maine qui soit – « la guerre au nom de la démo­cra­tie et des droits de l’homme »), lutte contre Marine Le Pen, QUI ELLE, inquiète réel­le­ment le sys­tème car son désir rai­son­nable de reve­nir à la Nation est exac­te­ment une posi­tion anti-mon­dia­liste, donc aus­si anti-Par­ti de Gauche).
    Ce trots­kiste et ses copains franc-maçons vont donc tout faire pour ral­lier à eux les per­son­nages d’in­fluence qui ont une aura sur inter­net auprès des gens.

    C’est pour cette rai­son que vous avez été appro­ché par un gau­chiste M. Chouard ! (on vous sug­gère gen­ti­ment de rejoindre les rouges, et çà semble marcher !!!)

    Pour­quoi croyez-vous que Mélen­fion (etses petits copains franc-maçons) aient créé le Par­ti de Gauche : eh bien, pour avoir plus de poids élec­to­ra­le­ment… pour l’Europe !!!
    Ce n’est pas moi qui le dit c’est lui ! Il fait croire qu’il arrête la poli­tique, et ensuite qu’il veut se lan­cer dans un nou­veau défi européen…

    Faut vrai­ment ne rien voir !!!

    Il dit aus­si qu’il est un « patriote » ! ah, ah, ah…

    M. Chouard : pour­riez-vous com­prendre que dans une démo­cra­tie, celle-ci doit néces­sai­re­ment s’ins­crire sur un ter­ri­toire, et que celui-ci s’ap­pelle la Nation ?
    Sans nation, pas de peuple, pas de démocratie.
    Le PG défend-il la Nation ? NON !
    Il défend la « nation euro­péenne » (ou « états-unis d’Eu­rope ») : mais celle-ci n’existe pas !

    Vous dites que vous ne pre­nez pas par­tie, mais vous serez obli­gé, à moins d’être un tiède. Dans ce cas, autant faire les bons choix, et sachez aus­si que le FN est un par­ti de centre gauche, et que Soral est de gauche, j’es­père que vous l’a­viez com­pris. C’est bien pour çà qu’on leur crache des­sus : la vraie gauche popu­laire, çà, çà leur fait peur !!!

    Réponse
    • ROUVREAU Mickael

      @patrie
      vos com­men­taires sont inju­rieux vis à vis d’une per­sonne. Quoique l’on en pense , on n’é­corche pas de manière assas­sine le patro­nyme d’une per­sonne sans faire preuve de vio­lence illégitime.
      Par ailleurs les asser­tions assé­nées ne sont aucu­ne­ment étayées par des faits mais plu­tôt par des régur­gi­ta­tions telles qu’elles sont pro­fé­rées sur vos sites de prédilection ?
      Quel est votre PENSEE nuan­cée et quelles sont vos REFLEXIONS PERSONNELLES autres qu’ir­res­pec­tueuses : il n’est pas trop tard pour les faire connaître, si vous en avez ?

      Réponse
      • EFFAB

        Oui, en même temps, faut pas non plus en faire tout un plat, « Méchan­con » c’est plu­tôt bien trou­vé, la preuve, je n’y avais pas pen­sé moi-même, la preuve démo­cra­tique que nous avons tous besoin du regard des autres pour appro­cher au plus près et au plus vaste la réa­li­té ou quelque per­son­na­li­té que ce soit_d’autant plus un per­son­nage public qui pré­tend repré­sen­ter autrui et se ferait un plai­sir de gou­ver­ner les autres, cette apo­théose et ce fir­ma­ment pour un homme d’être comme unique aux yeux de tous, « Pré­sident de la République ».
        Qu’on s’en prenne à Etienne CHOUARD, je ne dis pas, il y a là matière à réserve, et la gra­tui­té ici de trai­te­ment peut paraître très vite gra­tuite si l’on se donne le peine d’un peu d’é­coute et de réflexion, à moins, évi­dem­ment, que le Tirage au Sort lui-même soit un coup fumeux de Roth­schild et com­pa­gnie ^^ Non, la cas Mélen­chon est dans l’ordre des choses, le ras-le-bol et le bon sens popu­laire (ou une cer­taine pro­pen­sion intel­lec­tuelle ou intui­tive à bien voir les choses), ont leur propres mots, leur libre arbitre et cette liber­té d’ex­pres­sion com­mune ici et, tant que cela ne dépasse pas la limite (je ne la vois pas pour ma part en ce cas pré­cis) comme un poli­ti­cien doit accep­ter ce retour de bâton lui qui, direc­te­ment ou non, encule bien tout son monde par cette élec­tion-piège à con et cette ambition/ces inté­rêts sou­vent plus « inté­res­sés » que « com­muns » à tous, alors, ne m’en vou­lez pas, MICKAEL, si je rebon­dis à mon tour, ayant moi-même ras-le-bol et ras-le-cul ! Pas votre inter­ven­tion, com­pre­nez bien, mais bien cette impuis­sance poli­tique et tous ces véreux, quels qu’ils soient, véreux ou ce manque de limites, à juste titre, ces limites au pouvoir.
        Amicalement

        Réponse
    • EFFAB

      D’au­tant plus qu’il n’y a pas de « vraie gauche popu­laire » ou, pour allez plus loin, qu’en Démo­cra­tie, il y a sur­tout des citoyens, des indi­vi­dus, des inté­rêts propres et per­son­nels, et une col­lec­ti­vi­té, un inté­rêt com­mun à vivre et à construire ensemble, ce bien com­mun qui se fout éper­du­ment de ces notions toute rela­tives et si mal­léables de « droite » et de « gauche » ! tant que rien ni per­sonne place l’or­gueil et le pro­fit, l’i­déo­lo­gie ou ce vide en soi au-des­sus de ces limites com­munes à tous.

      Bref, je serai d’au­tant plus dis­po­sé à tapé sur du Mélen­chon ou tout autre du même aca­bit (atti­tude déjà en soi incons­truc­tive) que cha­cun ici choi­si­ra bien le sens à don­ner à ces mots de « gauche » et de « droite » qui sont jus­te­ment le pré­texte à division.

      Réponse
    • Katharina

      en ce qui concerne le FN, je crois qu’il est temps que vous voyiez ce film.
      https://​you​tu​.be/​n​m​t​C​E​e​t​x​jJE
      La menace FN est juste pour faire peur aux gens, mais déjà ils ont tel­le­ment de pro­blèmes à embau­cher des com­bat­tants dans leur propre par­ti. ces gens- là ils se font un bon pognon en gueu­lant et cra­chant, voi­là tout, Mais pour Mélen­chon , je ne sais pas encore… on ver­ra com­ment il par­le­ra dans les jours qui viennent.

      Réponse
      • jp

        Le par­ti lepé­niste a une fonc­tion dans notre sys­tème, sinon il n’exis­te­rait tout sim­ple­ment pas.
        Mais dire cela n’est pas satis­fai­sant car au-delà du par­ti, il y a des élé­ments du par­ti qui ne sont pas négli­geables et qui ne disent pas que des âneries !

        Réponse
    • Sam

      Par­tie, je suis d’ac­cord sur l’es­sen­tiel, mais à part que je reven­dique au moins le droit à un joker, sur le der­nier para­graphe, s’a­gis­sant de situer telle per­sonne et – pire – tel par­ti sur une gra­dua­tion droite-gauche insen­sée, je vous sup­plie de ne pas confondre le socia­lisme et la gauche : ça n’a rien à voir.

      Réponse
      • Sam

        Par­tie, Patrie : avec mes excuses…

        Réponse
      • jp

        En ita­lien, gauche se dit sinis­tra, c’est pas peu dire!!!

        Réponse
  6. EFFAB

    Je viens de tom­ber sur ceci, JDP (lejour­nal­de­per­sonne) qui a relayée ceci hier, un petit quelque chose qu’elle a pon­du il y a 2 ans suite à l’at­tri­bu­tion du prix Nobel…

    … je n’ai pu à mon tour m’empêcher de pondre ceci (dans le fil des com­men­taires à cette vidéo) en réac­tion… faci­li­té et qua­si-ins­tan­ta­néi­té du Web et de l’in­for­ma­tique, du copier-col­ler, ce gain de temps mais toutes ces inter­ac­tions qui en font oublier jus­te­ment cette temporalité…que n’au­rait fait, en tout cas, Jean-Jacques armé d’un tel outil, non plus iso­lé mais ce verbe vrai et tran­chant à l’u­nis­son et à la volon­té de tous ces alter ego… où l’on rêve par­fois de réécrire l’His­toire… où on prend peu à peu conscience qu’on en est soi-même peut-être acteur , et tout ça mul­ti­plié par quelques mil­lions c’est là un sen­ti­ment tout aus­si nova­teur que des plus prometteurs_cette réac­tion dont il était question :

    « J’ose pen­ser, JDP, qu’il s’a­git là d’une bou­tade intel­lec­tuelle et non d’un pro­cès d’in­ten­tion, la Démo­cra­tie n’é­tant pas tant le pire des empires mais bien cette inver­sion des valeurs, cette usur­pa­tion poli­tique, cette prise d’o­tage idéo­lo­gique, cette superbe roue­rie fait aux peuples et aux citoyens, leur fai­sant croire qu’on ne peut faire mieux alors qu’on leur a ôté toute sou­ve­rai­ne­té par des pro­cé­dures et des méca­nismes tout natu­rels pour qui n’y prend garde pas­sant par les conflits d’in­té­rêts et le suf­frage uni­ver­sel, ce sata­né piège à cons !
    Et si vous par­liez plu­tôt du Tirage au Sort (TAS), ce for­mi­dable outil entre les mains des indi­vi­dus maîtres de leur des­tin et de leur quo­ti­dien, et ne pas tou­jours déni­grer (incons­truc­tif bien sou­vent) ceci mais bien mettre en valeur cela mais vous l’a­vez peut-être déjà fait ? moi qui recon­nais être quelque peu en retard face à votre impres­sion­nante production ?
    Ras­su­rez-moi, vous qui travaillez/intervenez d’ar­rache-pied sur le Net, très au cou­rant des choses et de l’ac­tua­li­té, plus inté­res­sée encore par ces injus­tices et ces grands prin­cipes, ces belles valeurs, vous avez bien déjà enten­du par­ler de Judith BERNARD, comé­dienne et met­teuse en scène, pro­fes­seur agré­gée de lettres modernes, doc­teur en études théâ­trales et lin­guis­tique (oui, je sais, ne nous lais­sons pas inti­mi­der) ou ne serait-ce que d’E­tienne CHOUARD, ce grand ou trop mécon­nu défen­seur de la Démo­cra­tie (la vraie j’en­tends non celle qu’on pré­tend et à des­sein) et du Tirage au Sort.
    Mes amitiés »

    JDP qui réagit sou­vent en fonc­tion de l’ac­tua­li­té, qu’il s’a­gisse de tout nou­velle créa­tion ou de réédi­tions ? je serais bien curieux de savoir le pour­quoi de celle-ci, ce « Nobel est la bête » ?

    Réponse
    • martin

      Est ce que EFFAB pour­rait se modé­rer et lais­ser res­pi­rer ce très beau texte de Judith Ber­nard. Serait il jaloux ? On dirai que le m6r (sic) à trou­vé une de ses porte parole.

      Réponse
      • EFFAB

        Je vais réflé­chir à la ques­tion, MARTIN… en atten­dant, com­ment pour­rais-je être jaloux d’une per­sonne enga­gée poli­ti­que­ment et très por­tée à l’ex­pri­mer ? ce que je fais moi-même à mon niveau, en tant qu’in­tel­lec­tuel, phi­lo­sophe et citoyen (à part entière et en droits égaux).
        Si je prends si sou­vent la parole ici (des périodes plus que d’autres), c’est que j’ai des choses à dire, du temps pour cela et cet inté­rêt à suivre de très près ce blog, quand cela m’est per­mis. Et per­sonne ne t’empêche d’en faire autant si tu as toi-même des choses à dire… d’au­tant plus que je serais bien obli­gé alors de moins écrire vu que ce sera du temps pour moi en moins pas­sé à te lire… je te pré­viens néan­moins que pour cela il faut être à la hau­teur et pous­ser la réflexion aus­si loin que ces par­tages et cette inter­ac­ti­vi­té de groupe m’y pousse. Voi­li voilou

        Réponse
    • jp

      le jour­nal de per­sonne a quelque chose qui sonne faux ! too much, mais de quoi ?

      Réponse
      • oli

        J’en ai regar­dé plu­sieurs et je trouve aus­si que cela sonne faux, méca­nique bien trop hui­lée peut-être.… Et sur­tout, quelle équipe est der­rière ? Des béné­voles dévoués à la cause publique ?
        Éton­nant que cette dame cite le tirage au sort…
        J’a­voue me deman­der régu­liè­re­ment si le tirage au sort ne nous mène­rait pas à quelque chose de pire, s’il échap­pait des mains du peuple…

        Réponse
      • EFFAB

        ça fait plai­sir et c’est inté­res­sant qu’un autre le remarque, bien que je sois tom­bé dans le pan­neau au début, et que ça reste tout de même très bien fait…
        Il me semble sur­tout qu’elle dénonce, cri­tique, fus­tige, oubliant du coup de les choses et les per­sonnes plus posi­tives… et revient éga­le­ment très sou­vent sur le fait reli­gieux, cares­sant dans le sens du poil la cause pales­ti­nienne… en fait, je ne sau­rais dire exac­te­ment, étant loin de bien connaître sa pro­duc­tion et ne la sui­vant pas vrai­ment der­niè­re­ment, juste quelques noti­fi­ca­tions ou le hasard qui m’y ramènent.

        Oui, une méca­nique qua­si par­faite et une pro­duc­tion très four­nie… Dans ce « Nobel est la bête », elle dénonce bien cette « construc­tion poli­ti­co-finan­cière » mais n’en reporte pas moins toute la faute et sur le mot et sur l’i­dée, me semble-t-il, de Démo­cra­tie… et là, oui, il y a quelque chose qui sonne FAUX ! d’au­tant plus qu’elle par­tage ceci via Google il y a 4 jours…

        … pour­quoi ce moment-là pré­ci­sé­ment ? le der­nier com­men­taire remon­tant à un an et cette vidéo édi­tée le 13 octobre 2012… un anni­ver­saire ? res­sor­tir chaque année toutes les vidéos publiées à la même date ?… ou, aus­si sau­gre­nue que puisse être cette idée qui m’é­tait venue assez rapi­de­ment pour­tant qu’il fau­drait y voir un lien avec cette actua­li­té de Judith BERNARD et du Tirage au Sort ?… https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​1​0​/​1​1​/​j​u​d​i​t​h​-​b​e​r​n​a​r​d​-​l​e​-​t​i​r​a​g​e​-​a​u​-​s​o​r​t​-​u​n​-​r​e​n​d​e​z​-​v​o​u​s​-​h​i​s​t​o​r​i​q​u​e​-​a​-​n​e​-​p​a​s​-​m​a​n​q​u​er/… ou c’est moi qui me trompe et inter­prète mal, elle qui dit aus­si dans ce « Nobel… » :

        « La démo­cra­tie est en véri­té le régime le plus tru­qué, l’escroquerie la plus élaborée :
        Ce sont des gens qui payent pour vous faire voter …
        Des gens qui payent pour vous faire voter pour eux…
        Comp­tant ou pas comp­tant ? Jetez un œil sur l’amnésique Amérique…
        Ce sont des gens qui payent pour vous faire voter même si vous ne votez pas pour eux…. et qui finissent tou­jours par vous le faire payer !
        Com­ment on appelle ce jeu où vous êtes tou­jours perdants ?
        C’est le jeu du mieux disant… le jeu du soit disant… le jeu du plus luisant. »
        (extrait)

        Fus­ti­geant ici les élec­tions, elle pour­rait cau­tion­née alors le Tirage au Sort, bien qu’elle n’en parle pas, ou alors j’ai mal écouté.
        En tout cas, sur son site, ses dia­logues sont à dis­po­si­tion et c’st autre­ment plus aisé de les copier-col­ler _ http://​www​.lejour​nal​de​per​sonne​.com/​2​0​1​2​/​1​0​/​n​o​b​e​l​-​e​s​t​-​l​a​-​b​e​te/

        Réponse
  7. etienne

    UN PAYSAN REFUSE D’ÊTRE EXPROPRIÉ PAR LE FOOT BUSINESS
    Mon commentaire :
    https://​www​.face​book​.com/​v​i​d​e​o​.​p​h​p​?​v​=​7​5​4​7​1​3​5​3​4​5​9​5​278

    http://​peti​tion​de​sou​tie​na​phi​lip​pe​layat​.wesi​gn​.it/fr

    Mon com­men­taire :

    Les expro­pria­tions (et les indem­ni­sa­tions) devraient être jugées et déci­dées par des jurys citoyens tirés au sort.

    Mais pour cela, il fau­drait que nous ayons une consti­tu­tion (digne de ce nom).

    Nous n’a­vons PAS de Consti­tu­tion ; et si nous en vou­lons une, il fau­dra bien l’é­crire nous-mêmes. 

    Ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pou­voir. Ce n’est pas aux « élus » d’é­crire ou de modi­fier la Constitution.

    Notre impuis­sance poli­tique, ce n’est pas une fata­li­té et ce n’est pas la faute « des autres » : c’est de NOTRE FAUTE, parce que nous démis­sion­nons de notre pou­voir constituant.

    Si vous vou­lez faire quelque chose de concret et de pro­met­teur pour venir à bout (vrai­ment) des injus­tices, orga­ni­sez, un peu par­tout et tous les jours, des ATELIERS CONSTITUANTS, popu­laires et auto­nomes, petits mais ultra conta­gieux pour deve­nir vite très nom­breux, pour vous entraî­ner à écrire un jour des articles de constitution. 

    Aujourd’­hui, nous ne sommes que des élec­teurs, c’est-à-dire des enfants poli­tiques, et pour nous libé­rer de nos maîtres, nous devons MUTER en CITOYENS CONSTITUANTS, sans rien attendre de per­sonne : c’est un tra­vail per­son­nel d’é­man­ci­pa­tion, qui trou­ve­ra sa force en se pola­ri­sant de dans la même direc­tion que les autres neu­rones du cer­veau col­lec­tif que nous sommes sans doute sans le savoir. On n’est forts qu’en­semble, mais il faut pola­ri­ser nos volon­tés sur NOTRE CAUSE COMMUNE : FONDER NUS-MÊMES NOTRE PUISSANCE POLITIQUE POPULAIRE.

    On ne naît pas citoyen (c’est-à-dire un adulte poli­tique, auto­nome), on le devient.

    La liber­té ne se demande pas, elle se prend.

    Bon cou­rage à tous.
    Faites passer.

    Réponse
    • J-Stéphane

      Bon­jour,

      La mon­dia­li­sa­tion c’est l’har­mo­ni­sa­tion des peuples, l’im­pé­ria­lisme c’est faire croire à la mon­dia­li­sa­tion tout en semant l’hostilité.

      L’In­ter­net devra faire l’ob­jet d’un article essen­tiel aux consti­tu­tions natio­nales et aus­si, à la consti­tu­tion universelle.

      « L’in­dus­trie du diver­tis­se­ment et la pau­vre­té s’en­tre­tiennent mutuel­le­ment. » Boy­cot­tons !! On n’a plus que ça.

      La coupe du monde est pleine !

      Réponse
      • Katharina

        je trouve trés inpor­tant votre appel, suis entiè­re­ment d’accord

        Réponse
      • EFFAB

        C’est l’une des vidéos et l’une des musiques ‘conspi­ra­tion­nistes’ les plus per­cu­tantes du moment je trouve, ça vous donne un coup de fouet qua­si­ment trans­cen­dan­tale… entre le coup média­tique de Peter MOORE sur ce CSOJ du 5 sep­tembre der­nier et ce genre de conden­sé à la MrMon­dia­li­sa­tion, je trouve qu’il y a là un immense réser­voir d’i­dées et de poten­tia­li­tés à la mesure et à ce des­tin de la pen­sée chouar­dienne et de la Démo­cra­tie à construire.

        Par­mi les choses et les réflexions les plus inté­res­santes se disent ici mais n’ou­blions pas que l’au­dience est vaste et le res­sen­ti aus­si pri­mor­dial que la compréhension.

        Réponse
      • Ana Sailland

        Entre
        d’une part
        celui qu’on dit « spor­tif » , qui n’est que celui qui applau­dit sur les gra­dins, ou devant sa télé, ou lit le jour­nal L’équipe
        et d’autre part
        celui qu’on dit « citoyen » mais qui n’est qu’é­lec­teur et en aucun cas ne participe
        il y a
        plus qu’une ressemblance.

        La même démission.

        Le stade est trop petit pour un peuple tout entier, alors on délègue le rôle de joueur à des professionnels.

        Et il n’y a pas d’a­go­ra assez grande pour pra­ti­quer la land­sge­meinde au niveau natio­nal. A lors on aban­donne le pou­voir citoyen à quelques joueurs professionnels.

        Cer­tains cepen­dant font leur foo­ting, sans se soumettre.
        Des clubs ama­teurs se forment.
        Il est pos­sible de jouer hors du cir­cuit officiel.

        Osons.

        Réponse
        • J-Stéphane

          Oui, osons ! osons vivre nos émo­tions, et ces­sons cette pro­cu­ra­tion qui nous tue.

          Réponse
        • J-Stéphane
          • J-Stéphane

            🙂

          • EFFAB

            Une jolie vidéo pour mon ami (vir­tuel) STEPHANE, lui qui aime tant aus­si à citer tout ce res­sen­ti en images…

          • J-Stéphane

            🙂 HELICOPTER MAN 😉

          • EFFAB

            Qui peut bien bras­ser du vent avec des MAJUSCULES ?…
            (…)

        • Déhel

          Joli paral­lèle Ana mais qui ne fonc­tionne selon moi que dans une res­tric­tion de l’es­pace vec­to­riel car les joueurs de foot­ball sont bel et bien les meilleurs d’entre nous en matière de foot­ball, ce qui paraît beau­coup moins évident quand il s’a­git de politique.

          Réponse
          • Ana Sailland

            caram­ba ! t’as raison 🙁

          • J-Stéphane

            Meilleurs en quoi ? Quand je jouais au foot avec mes enfants, je me sen­tais meilleur non pas en leur mon­trant mes apti­tudes au foot, mais en leur don­nant l’en­vie de s’ex­pri­mer en pre­nant du plai­sir, et pour les amu­ser, j’exa­gé­rais ma mal­adresse. Alors le but est où ?

          • Ana Sailland

            N’o­bli­gez pas les enfants à aller au lit quand ils jouent au monopoly.
            Car le moment inté­res­sant, c’est quand le jeu est blo­qué, quand un gagnant gagne tout, et là .…
            ils redis­tri­buent pour conti­nuer la partie !

          • J-Stéphane

            Si au moins dans la vie les pro­prié­taires étaient bons joueurs 😉

          • J-Stéphane

            Ana, tu as mis le doigt sur un élé­ment essen­tiel, tout doit avoir un début et une fin, comme dans une reli­gion que je tai­rais le nom (car j’ai peur) il fau­drait réin­té­grer le prin­cipe du jubi­lé, recom­men­cer en redis­tri­buant les cartes, et en pre­nant en compte les nou­veaux arrivants…

          • J-Stéphane

            Je ne pense pas me trom­per en disant que le foot pro­fes­sion­nel a sur­ement exclu des talents, car com­bien de vir­tuoses n’ont pas été sélec­tion­nés parce qu’ils refu­saient les clauses de leur contrat ? Devoir por­ter la marque du spon­sor, répondre aux ques­tions des jour­na­listes, aller dans les pla­teaux TV…?

          • Sam

            N’obligez pas les enfants à aller au lit quand ils jouent au mono­po­ly. Car le moment inté­res­sant, c’est quand le jeu est blo­qué, quand un gagnant gagne tout, et là …. ils redis­tri­buent pour conti­nuer la partie !

            On jouait à ça à Noël, jus­qu’à des plombes du mat’, avec mon papa. Chaque foi qu’il a per­du, c’est à dire sou­vent, il a chan­gé la règle : il a ins­ti­tué le Mono­po­ly avec dettes ! Un jeu qui se finis­sait à l’é­pui­se­ment, quand les mômes par­taient se coucher…

          • J-Stéphane

            🙂

          • Ana Sailland

            Du mono­po­ly à la réalité

            http://​archives​.lese​chos​.fr/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​c​e​r​c​l​e​/​2​0​1​3​/​0​3​/​2​0​/​c​e​r​c​l​e​_​6​8​1​3​7​.​htm#

            « Une banque cen­trale qui dis­tri­bue de l’argent « gra­tui­te­ment » aux citoyens d’un État dans le but de relan­cer la demande, c’est pos­sible ? Et bien en théo­rie oui, et c’est cela qui est évo­qué par cer­tains éco­no­mistes à tra­vers l’expression « heli­cop­ter money »

            Et si (pour ne pas être hors sujet) on dis­tri­buait des « bons pour coécri­ture d’une loi » ?

          • etienne

            Mer­ci Ana.

            Je rap­pelle que je défends ici depuis de nom­breuses années la thèse for­mi­dable de Jean-Mar­cel Jean­ne­ney (cher­cher ce mot sur les moteurs du site), qui sug­gé­rait (et argu­men­tait puis­sam­ment pour) que, pério­di­que­ment, l’É­tat injecte 3 000 F (c’é­tait avant l’eu­ro) par per­sonne phy­sique de mon­naie publique per­ma­nente et gra­tuite (des billets, quoi, et donc SURTOUT PAS de la fausse mon­naie de banque com­mer­ciale, mon­naie pri­vée, endet­tante, éphé­mère, chère et alié­nante), que l’É­tat, donc, verse régu­liè­re­ment des billets de banque direc­te­ment dans la poche des gens et donc SURTOUT sans pas­ser par les banques, autant de fois qu’il le faut (tous les six mois par exemple) jus­qu’à ce qu’on observe un peu d’in­fla­tion sup­plé­men­taire, auquel cas on atten­drait un peu pour recom­men­cer… etc.

            Voyez par exemple (une des pre­mières fois où j’en parle ici) : 

            http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​0​7​/​0​5​/​0​1​/​7​2​-​n​o​n​-​c​e​-​n​-​e​s​t​-​p​a​s​-​t​r​o​p​-​c​h​e​r​-​l​e​-​f​i​n​a​n​c​e​m​e​n​t​-​d​e​s​-​b​e​s​o​i​n​s​-​c​o​l​l​e​c​t​i​f​s​-​e​s​t​-​r​e​n​d​u​-​s​c​i​e​m​m​e​n​t​-​r​u​i​n​e​u​x​#​c​1​640

            Ou encore :

            https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​L​i​e​n​s​_​e​n​_​t​o​t​a​l​i​t​e​.​pdf
            (cher­cher Jeanneney)

            Voyez sur­tout (publi­ca­tion essen­tielle, à mes yeux) : 

            http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​f​o​r​u​m​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​p​i​d​=​5​8​7​5​#​p​5​875
            et
            http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​f​o​r​u​m​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​p​i​d​=​5​8​7​6​#​p​5​876
            et
            http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​f​o​r​u​m​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​p​i​d​=​5​8​7​7​#​p​5​877 :

            ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ?

            Des nou­velles de mes par­ti­ci­pa­tions récentes sur le blog de Paul Jorion (suite)

            Chers amis,

            Ne ratez pas cet échange, j’y signale une idée for­mi­dable de Jean-Mar­cel Jean­ne­ney, extrê­me­ment bien argumentée.

            Il faut prendre le temps de lire ça :

            nadine dit :
            21 décembre 2008 à 23:06

            Étienne,

            Si vous pen­sez que la planche à billet est un faux pro­blème c’est votre droit, mais si vous avez le temps allez pas­ser quelques jours au Zim­babwe et regar­dez les dégâts que peut faire la planche à billet !

            Après, on redis­cu­te­ra du pro­blème si vous voulez.

            Bonne soirée. 

            Étienne Chouard dit :
            27 décembre 2008 à 02:05

            ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ? 12

            Nadine,

            Je réponds tar­di­ve­ment à votre mes­sage du 21 décembre (23h06), par­don­nez-moi, mais cette réponse fut assez longue à pré­pa­rer, vous com­pren­drez pourquoi.
            _______________________

            Ce n’est peut-être qu’une appa­rence, mais vous sem­blez rai­son­ner de façon mani­chéenne : pour vous, c’est appa­rem­ment tout ou rien, et votre exemple du Zim­babwe me fait pen­ser à un épouvantail :

            Rap­pel : les épou­van­tails conduisent les moi­neaux à renon­cer eux-mêmes à leur propre inté­rêt, en les effrayant par un mythe, une appa­rence trom­peuse de dan­ger simu­lé. smile

            Pour­tant, d’après moi, le monde n’est pas noir ou blanc : en matière moné­taire, je vous invite à vous affran­chir des idées reçues sur la planche à billets car le choix ne se limite peut-être pas à ces deux extrêmes :

            • « Pas de planche à billets du tout pour l’État »
            (et le corps social s’endette et s’as­phyxie faute de mon­naie PERMANENTE ET GRATUITE en suffisance)

            OU

            • « planche à billet à gogo pour l’État »
            (et la mon­naie s’ef­fondre par perte de confiance à cause d’excès insupportables).

            Ce serait bien, entre nous, de pou­voir envi­sa­ger d’autres situa­tions que des caricatures.

            Devant la déroute criante et hon­teuse des théo­ries ortho­doxes (ce qu’on appelle de façon trom­peuse la théo­rie éco­no­mique « stan­dard »), nous devrions pou­voir exa­mi­ner ici, ensemble, des idées hété­ro­doxes, serei­ne­ment, sans catas­tro­phisme, en cher­chant des pal­lia­tifs aux objec­tions éven­tuelles, au lieu de tout reje­ter en bloc à par­tir de peurs exa­gé­rées, exa­gé­rées au point de res­sem­bler à des superstitions.

            Par exemple, ne pour­rions-nous pas étu­dier cette pro­po­si­tion de REFLATION, où la Banque Cen­trale injec­te­rait empi­ri­que­ment (par touches suc­ces­sives) des quan­ti­tés impor­tantes mais rai­son­nables de mon­naie per­ma­nente : 300 € par per­sonne sans condi­tion et puis on voit ce que ça donne en termes d’in­fla­tion : si tout reste calme, on recom­mence ; si l’in­fla­tion devient un peu trop forte, on arrête un moment, etc.

            C’est une pro­po­si­tion que je trouve fort sédui­sante de Jean-Mar­cel Jean­ne­ney — pas vrai­ment sus­pect de pul­sions gau­chistes, pas vrai­ment un rêveur irres­pon­sable non plus smile — dans son livre « Écoute la France qui gronde », éd. Arléa, 1996.

            Voi­ci quelques pas­sages pas­sion­nants de ce livre sti­mu­lant. Vous note­rez la des­crip­tion méti­cu­leuse de la défla­tion (qui nous pend au nez si on laisse s’endetter tout le corps social au lieu de créer la mon­naie per­ma­nente qui nous manque), ain­si que l’importance qu’il donne aux indi­ca­teurs de masse moné­taire et de flux nets de capi­taux pour com­prendre l’expansion et la récession :

            Extrait : « Écoute la France qui gronde », de Jean-Mar­cel Jean­ne­ney, (Arléa, 1996). Uni­ver­si­taire, ministre de l’In­dus­trie, ambas­sa­deur de France en Algé­rie, puis ministre des Affaires sociales et enfin ministre d’É­tat sous la pré­si­dence du géné­ral de Gaulle, Jean-Mar­cel Jean­ne­ney a plus tard créé et pré­si­dé l’Ob­ser­va­toire fran­çais des conjonc­tures éco­no­miques (OFCE).

            Lire la suite (c’est vrai­ment très impor­tant)… http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​f​o​r​u​m​/​v​i​e​w​t​o​p​i​c​.​p​h​p​?​p​i​d​=​5​8​7​5​#​p​5​875

          • EFFAB

            J’es­père vous avoir démon­tré non pas le contraire, mes amis, (ci-des­sous, un peu plus bas dans les com­men­taires) mais bien que les choses sont infi­ni­ment plus com­plexes, ou plus simples, et qu’en matière foot­bal­lis­tique, comme j’aime à pen­ser ‘en toutes choses’, il n’y a pas quelques joueurs immen­sé­ment plus doués que les autres mais bien davan­tage (ces niveaux pro­gres­sifs* et non cet « immen­sé­ment » qui n’est qu’une construc­tion intel­lec­tuelle et mytho­mane), sans par­ler de tous ceux qui, pour quelques rai­sons que ce soient, n’en­ten­dront jamais par­ler de foot ou ne s’en pré­oc­cu­pe­ront pas plus que ça, alors qu’ils avaient tout ce poten­tiel et cette excel­lence en eux. Idem pour la musique. Idem pour l’artisanat.
            Bref, le bal­lon rond comme la poli­tique n’é­chappent pas plus, l’un et l’autre, dans cette approche for­melle ou de prin­cipe, voire civi­li­sa­tion­nelle, à ce fait, cette réa­li­té, ce pos­tu­lat démo­cra­tique… ce pos­tu­lat en tout cas plus éga­li­taire et plus ver­tueux en matière de bien com­mun et de digni­té individuelle.

            *sub­si­dia­ri­té géo­gra­phique mais aus­si de com­pé­tence… il y en a peut-être d’autres, je n’y ai pas réfléchi.

          • EFFAB

            @ Ana Sailland | 12 octobre 2014 at 15:41

            D’où ces limites et garde-fous à nous, grands enfants, car le jeu ici n’en vaut pas la chan­delle tar­dive et invite encore moins à y reve­nir et recom­men­cer ce donnant-perdant ! ^^

            Une sacrée méta­phore (c’est bien ça ici, une « méta­phore » ?) que ce jeu du Mono­po­ly et cet ins­tant démo­cra­tique de tout recom­men­cer, de tout redis­tri­buer, tel ce plai­sir foot­bal­lis­tique qu’il y a à jouer et non pas vrai­ment à gagner, en véri­té, le che­min et la vie étant en soi si riches et si prometteurs.

          • EFFAB

            @ Sam | 12 octobre 2014 at 16:37

            Ce serait mar­rant, un groupe de démo­crates furieux jouant au Monopoly…

            … et écri­vant la Consti­tu­tion en même temps, le ludique à l’u­tile… enfin, une belle ébauche à sou­mettre à lec­ture et déli­bé­ra­tions Constitutives ^^

          • Ana Sailland

            @Etienne

            Va fal­loir que j’im­prime pour lire tout ça là haut sur la montagne 🙂

            J’a­vais cap­té une de tes anciennes vidéos où tu en par­lais mais n’a­vait pas vu ces pro­fon­deurs océa­niques, vertigineuses.

            L’i­dée est plus que sédui­sante. Je la crois remède.

            Aller plus loin ?

            ;;;;;;;;;;;

            Il y a la banque cen­trale, les gens, l’é­tat, les entre­prises, les banques.

            En ce moment, le cir­cuit de créa­tion c’est ~ :

            BC -> banques pri­vées-> les autres

            En géné­ral, pour répa­rer, on pense à :

            BC -> états > les autres

            Et si (?) on réflé­chis­sait à :

            BC -> Les gens -> Les autres

            (Le citoyen comme inter­mé­diaire obli­gé entre la BC et les autres acteurs)

            ;;;;;;;;;;;

            Je me demande si ma bou­tade sur les bons pour coécri­ture est vrai­ment une boutade .……

            On pour­rait aus­si pré­voir « bon pour un conseil municipal »

            ou

            « bon pour un vote au parlement »

            Les citoyens en rece­vraient un car­net pour l’an­née, les élus deux carnets .…..

            Bon , dois-je consul­ter ? Pro­mis, je fume pas le chichon 😉

          • Ana Sailland

            page 116 ce dont nous par­lions il y a quelques jours ( dette géné­rale supé­rieure à masse monétaire )

            Ciel ! ce docu­ment est immense .….….…. 8511 pages, presque toutes à lire ?

            (Je vais enga­ger les esprits far­ceurs, pour trier, tu sais, ceux qui cachent nos clefs … et nos bouquins)

          • Ana Sailland

            La mon­naie héli­co­ptère peut faire craindre l’in­fla­tion hima­layenne, sur­tout si on la pense comme reve­nu pério­dique inconditionnel.

            Mais au pré­sent toute créa­tion moné­taire est en prin­cipe asso­ciée à une des­truc­tion moné­taire par le rem­bour­se­ment ET à un assè­che­ment moné­taire par l’in­té­rêt !!! ( ce der­nier point est dramatique )

            La mon­naie héli­co­ptère néces­site un méca­nisme anta­go­niste de des­truc­tion monétaire.

            Qui peut être … l’impôt.

        • EFFAB

          @ Ana Sailland | 12 octobre 2014 at 13:54

          Oui, ver­sus pro­fes­sion­nels de la poli­tique et cen­tra­li­sa­tion, sta­ri­sa­tion de la culture et des loi­sirs, pré­fé­rons-leur le Tirage au Sort et la Sub­si­dia­ri­té… exemple foot­bal­lis­tique à l’appui :

          On joue pour le plai­sir et ce au niveau local, là où on vit.
          Il se peut que cer­taines équipes, plus douées que d’autres ou mieux entraî­nées (un envi­ron­ne­ment local ou/et une pas­sion com­mune), aient envie de se confron­ter à d’autres, du même niveau_car gagner sans mérite ce n’est pas très malin : c’est jouer sans plai­sir et n’a­voir aucun « but » en soi.
          On joue­ra donc alors à l’é­che­lon régio­nal, si besoin, voire inter­ré­gions, point à la ligne.
          Pour ce qui est du niveau natio­nal, on n’a pas besoin de savoir qui est le meilleur car cela n’existe pas, ce genre d’ex­cel­lence étant aus­si illu­soire que des plus éphé­mères, sans par­ler qu’elles ren­forcent des sen­ti­ments et des com­por­te­ments sec­taires, égo­tiques et j’en passe.
          Bref, on joue pour le plai­sir, la gagne certes, mais ce plai­sir qu’il y a à par­ta­ger une pas­sion com­mune qui, pour se défou­ler, n’est en rien com­pa­tible avec le fair-play et ce qu’on appelle le beau jeu, bien au contraire même, l’op­po­si­tion et la par­ti­ci­pa­tion sur­tout de deux équipes étant la condi­tion sine qua non pour qu’il y ait échange, l’in­té­rêt de cha­cun étant conte­nu dans la pré­sence indis­pen­sable de l’autre_partant de là, toutes atti­tudes et toutes philosophies/éthique semblables.
          Coca-Cola et la FIFA, c’est pas pour nous.
          Pour finir, au niveau natio­nal, on peut tout de même ima­gi­ner, pour les plus pas­sion­nés et cet « orgueil » natio­nal (nous devi­nons que cet orgueil-là, dans cette approche que je défi­nis, n’a plus rien à voir avec quelque esprit gau­lois bour­ru, c’est de bien autre chose dont il s’a­git) à vou­loir par­ta­ger cette pas­sion com­mune au-delà des fron­tières et des cultures, des ren­contres de pays à pays. Et là, devinez…
          TAS !
          Tirage au Sort ! même dans le sport ! Je m’explique.
          Par­mi tous les volon­taires sélec­tion­nés (une pre­mière sélec­tion à éga­li­té entre spé­cia­listes qui estiment avoir toute com­pé­tence pour choi­sir au mieux les meilleurs « repré­sen­tants »/joueurs pour ‘repré­sen­ter’ leur pays, à éga­li­té donc avec les sup­por­ters, tous les citoyens qui sont pas­sion­nés par le foot ou veulent par­ti­ci­per à cette codé­ci­sion, leur chiffre étant peut-être rame­né en pro­por­tion du nombre de ces spé­cia­listes votants (…) cer­tai­ne­ment beau­coup moins nom­breux : je doute qu’il y ait autant d’ar­bitres, de juges de touches, d’en­traî­neurs qu’il n’y a de public… et je vois là dans ce groupe tous ces conflits d’in­té­rêts éven­tuels à qui pré­fé­re­ra son pou­lain, sans par­ler du public lui-même entre les proches, les parents, les amis et tous sup­por­ters qui lui-même a ses pré­fé­rences et son ou ses poulains ! ^^
          Bref, ça devient ‘sys­té­mique’ mon truc…
          Donc, nous tirons au sort les quelques joueurs natio­naux pour repré­sen­ter notre pays, tirés au sort par­mi cette pre­mière sélec­tion présentée.
          Il serait très inté­res­sant d’é­tu­dier la confron­ta­tion d’une telle équipe (démo­cra­tique) avec celle d’un pays plus pro­fes­sion­nelle, plus libé­rale, je parle bien de l’é­quipe et non du pays : il n’est pas cer­tain que nos pro­fes­sion­nels éprouvent ce non-mérite à jouer, en ima­gi­nant, bien évi­dem­ment, un envi­ron­ne­ment des plus neutre en matière d’ar­bi­trages et autres coups bas de la part des joueurs eux-mêmes…

          J’i­ma­gine ETIENNE s’ac­ca­pa­rant cette modé­li­sa­tion, cette approche par le foot… Gra­dins remplis !

          Réponse
  8. R. Zaharia

    A pro­pos du TCE reje­té en 2005, (et de son suc­ces­seur impo­sé par les domi­nants, le Trai­té de Lis­bonne), Judith Ber­nard écrit : 

    « la marche à la fois désas­treuse et auto­ri­taire des ins­ti­tu­tions euro­péennes orga­ni­sées par ce Trai­té prouve que la mul­ti­tude ne s’était pas trompée. » 

    Constat Oh com­bien lucide, et sur­tout dé-ci-sif pour notre débat sur le TAS, sur l’in­té­rêt d’y recou­rir pour la dési­gna­tion [de tout ou par­tie… ?] des membres d’une « Consti­tuante 6 », et sur les condi­tions futures de son uti­li­sa­tion dans d’autres cas, bien déter­mi­nés, à discuter ! 

    La for­fai­ture, début février 2008, de nos res­pon­sables poli­tiques natio­naux, (à ne pas confondre avec les mil­liers d’é­lus locaux de petites com­munes, au dévoue­ment et à l’in­té­gri­té sou­vent admi­rables), a démon­tré ce que nous sou­te­nons : ils n’ont ni l’hon­nê­te­té, ni la com­pé­tence, que, par je ne sais quel miracle… « l’onc­tion du suf­frage uni­ver­sel »… leur aurait confé­ré ! (Disent-ils !)

    Pour éli­mi­ner ou limi­ter le conflit d’in­té­rêt mani­feste entre ces élus « pro­fes­sion­nels de la poli­tique », (c. à d. dont la dupli­ci­té devient une… qua­li­té pro­fes­sion­nelle !), et nous « les 99% »… il est néces­saire d’in­tro­duire au moins une dose de tirage au sort. C’est à juste titre que son uti­li­sa­tion pour dési­gner les membres d’une Assem­blée Consti­tuante est exi­gée par des citoyen(ne)s de plus en plus nombreux ! 

    J’es­père que le suc­cès du mou­ve­ment M6R fera « bou­ger »… l’As­so­cia­tion pour une Consti­tuante, que ses membres et cercles locaux par­vien­dront à convaincre A. Bel­lon, A C Robert, & R M Jen­nar, (entre autres…), de se dépar­tir de leur obs­ti­na­tion et… de leur sec­ta­risme à l’é­gard des par­ti­sans du TAS !

    Il est urgent que se ras­semblent, en dépas­sant leurs dif­fé­rences… tous ceux qui sou­haitent abré­ger la fin de régime désas­treuse qui vient de commencer !

    Réponse
    • EFFAB

      « Consti­tuante 6 » ! ah ! ça c’est beau­coup mieux que ce ‘m6r’ canulard !
      Plai­sam­ment vôtre

      Réponse
    • EFFAB

      Rai­son de plus pour s’ap­pro­prier entiè­re­ment ce mou­ve­ment, « Consti­tuante 6 » ou tout ce que vous vou­drez et ne plus don­ner aucun cré­dit ni aucune écoute à ce m6r canu­lar ! Et pour ceux qui vous dire « Oui, mais se refu­ser aux autres, ne pas mettre en com­muns nos volon­tés en dépit de nos dif­fé­rences, etc., etc., nous n’ar­ri­ve­ront jamais à rien ! »… A ceci près que le TAS (Tirage au Sort) dépar­tage et divise, fai­sant polé­mique, entre publi­ci­té (certes mais) et pos­sible, divi­sion, nous qui sommes suf­fi­sam­ment divi­sés et impuis­sants comme cela ^^comme cette ouver­ture poli­ti­cienne (ce mou­ve­ment ins­ti­gué par Mélen­chon) peut être cette manoeuvre à des­sein jus­te­ment parce que le TASS gêne au plus haut point, c’est-à-dire un peu tout le monde de ce coté-ci de l’é­chi­quier : élites poli­ti­ciennes, tous bords confon­dus (c’est plus pru­dent de se méfier de tous) et ce 1 % plus ou moins aux commandes.

      Réponse
    • Ana Sailland

      Quand on écrit à A.Bellon, il répond qu’une réflexion est prévue …
      Chouette 😉

      Pru­dente, je lui ai par­lé de consti­tuante des humbles …
      Sug­gé­ré d’in­ven­ter un pro­cé­dé de sélec­tion des humbles …
      Clas­sé sans suite.

      Pour citoyens consti­tuants, c’est très parisien.

      (
      Rap­pel de la déci­sion n°4 :
      Ne sont pas consi­dé­rés comme membres actifs de la com­mis­sion du RI les membres absents à 2 réunion consé­cu­tives ou à plus de 50% de l’ensemble des réunions, sans jus­ti­fi­ca­tif ou excuse valable
      )

      Donc à 600 km tu y’es pas .….….….

      Bon, je quitte le mode déprime :

      Il fau­drait réus­sir à faire conver­ger tous les citoyens dési­reux d’une consti­tu­tion « pour le peuple ».
      Mais dif­fi­cile de me faire conver­ger si c’est pas « par le peuple » .…

      zut, jsuis r’tombée

      Réponse
  9. Di Girolamo

    Etienne , en page d’ac­cueil de son ancien blog nous dit :

     » Je cherche ici à mettre en débat ouvert ce dont on ne parle nulle part : les plus grands prin­cipes ins­ti­tu­tion­nels dont tous les citoyens (gauche, centre, droite) ont besoin pour se pro­té­ger des abus de pouvoir. »
    Le TAS est d’a­près ce que je com­prends la pièce maî­tresse de la constituante .
    Je pense qu’il a rai­son dans le pro­lon­ge­ment logique qu’une consti­tu­tion doit ser­vir à nous pro­té­ger des abus de pouvoir .
    Mais il a tort glo­ba­le­ment parce qu’une consti­tu­tion ne sert pas seule­ment à pro­té­ger contre les abus de pou­voir mais qu’elle sert aus­si essen­tiel­le­ment à pro­cla­mer les valeurs com­munes , les grands prin­cipes et à décrire les moda­li­tés d’ap­pli­ca­tion : com­ment on fait pour que ces prin­cipes se trouvent appli­qués dans le cadre de la gou­ver­nance du pays ? Com­ment on s’or­ga­nise pour gou­ver­ner démocratiquement ‚?
    Il ne s’a­git pas seule­ment de nous pro­té­ger des abus de pou­voir mais aus­si et sur­tout d’exer­cer nous même le pouvoir .
    Si l’on part de ce point de vue glo­bal et pas seule­ment du prin­cipe de pro­tec­tion , le tirage au sort n’est plus la cen­tra­li­té à défendre mais un élé­ment utile à prendre en compte dans l’or­ga­ni­sa­tion de la gou­ver­nance citoyenne.
    Alors comme d’ha­bi­tude je n’at­tends pas de réponse d’E­TIENNE ; mais c’est avec plai­sir que j’at­tends les pro­chains com­men­taires d’EF­FAB qui comme cha­cun sait ici, a beau­coup d’humour .
    Ana est aus­si étran­ge­ment silencieuse .…..

    Réponse
    • Protagoras

      « Mais il a tort glo­ba­le­ment parce qu’une consti­tu­tion ne sert pas seule­ment à pro­té­ger contre les abus de pou­voir mais qu’elle sert aus­si essen­tiel­le­ment à pro­cla­mer les valeurs communes »

      Mais jus­te­ment ces valeurs com­munes, ne sont elles pas ce qui nous pro­tègent des abus de pou­voirs ; liber­té, (libre de pou­voir déci­der des règles qui nous gou­verne) éga­li­té ( ma voix pèse autant que celle d’Hol­land) fra­ter­ni­té ( nous partageons). 

      Com­ment avoir un pou­voir (sur nos vies) est une ques­tion réelle, que vous posez à juste titre.

      Nous vou­lons être maître de notre quo­ti­dien, de notre destiné.
      Les lois ont une inci­dence sur notre quo­ti­dien, sur notre destiné.
      Nous, c’est-à-dire les per­sonnes impli­quées par la lois, devons alors pou­voir déci­der de ce qui est loi ou de ce qui ne l’est pas.
      Comment ?
      La loi se construit en 2 étapes ; l’élaboration, le vote.
      L’i­déal étant de tenir les 2 conditions.
      L’é­la­bo­ra­tion étant dif­fi­ci­le­ment, pour l’ins­tant, gérable par le Nous.
      Le vote l’est plus faci­le­ment. Si il ne créé pas ce qui plaît, il ver­rouille ce qui ne plaît pas.
      C’est déjà un bon début non ?

      Réponse
      • Ana Sailland

        Les valeurs ne pro­tègent pas.
        Seules les règles et la force pro­tègent ( et empri­sonnent, hélas)

        Réponse
        • Protagoras

          Je ne confonds pas les buts qui sont les valeurs, et les moyens pour les faire res­pec­ter qui sont l’établissement de « règles ». A ce moyen (règles) s’a­joute un « sous moyen » qui per­met de faire res­pec­ter ces règles qui est ; une force coer­ci­tive car aucune règles ne fonc­tionne long­temps si l’en­semble du Nous n’y est soumis.

          D’ailleurs, il y a une petite erreur dans ce que j’écris : les valeurs aus­si sont un moyen, celui de la liberté.
          Après on peut dis­cu­ter du bien fon­dé de la liber­té et de l’au­to­no­mie. Les posi­tion­ne­ment appa­raissent plus sim­ple­ment comme cela. 

          Pour résu­mer :
          – le gen­darme pour que règles
          – les règles pour que les valeurs
          – les valeurs pour que la liberté

          Il arrive sou­vent que l’on prenne un moyen pour un but, là est la méprise.

          Un fas­ciste dira tel un démo­crate : il faut un gen­darme pour les règles.
          En y regar­dant rapi­de­ment, on pour­ra dire au démo­crate : « tu es un fas­ciste » et au fas­ciste : « tu es un démo­crate ». Alors que c’est bien dans les valeurs que l’on com­mence a voir le dis­tin­guo et sur­tout le but de celles-ci. 

          Tt ça pour dire qu’il ne faut pas que un des élé­ments posés plus haut ne soit éva­cué de la chaine ou change de place.
          Alors, a mon avis, les valeurs pro­tègent comme un élé­ment néces­saire. Non pas seules mais dans leur ensemble ( auto­no­mie, valeur, règles, gendarme )
          Aucun de ces élé­ments pris sépa­ré­ment ne fonc­tionne, au risque d’être au pire sim­pliste au pire dangereux.

          Réponse
      • EFFAB

        Des valeurs à ins­ti­tuer au sein même de la Constitution_là est le piège où je suis peut-être tombé.
        Les valeurs n’é­tant pas com­munes à tous, autre­ment dire, fort rela­tives, il y a donc néces­si­té de consen­sus, au niveau de tous ces débats et échanges pré-Consti­tuants, de bien déter­mi­ner ce qui est fonc­tion de ces lois, limites et gardes-fous Consti­tu­tion­nels, à savoir, trou­ver le bon équi­libres entre ces méca­nismes, ces fon­da­men­taux incon­tour­nables et com­muns à tous, et ces valeurs pou­vant être défi­nies par la suite, non vrai­ment indis­pen­sable au Contrat Social et à la sou­ve­rai­ne­té popu­laire… sujet très épi­neux et très com­plexe – le tirage au Sort étant un jeu pour enfant et une évi­dence à côté – où l’on peut se deman­der dans quelles mesures et limites ce Contrat Social, par exemple, doit être ins­crit (ou non) dans ladite Constitution…

        Réponse
    • EFFAB

      J’ai jus­te­ment évo­qué, l’a­mi, ces der­niers jours, de ces « valeurs com­munes » et de ces « grands prin­cipes » à ins­ti­tu­tion­na­li­ser, ce choix socié­tal d’un para­digme exis­ten­tiel qui donnent un sens à la vie comme des limites à nos actes. Je ne puis évi­dem­ment pas citer tous ceux qui, avant moi, ici ou ailleurs, ont déjà trai­té de la ques­tion et abor­der cet idéal démo­cra­tique, ne fai­sant pour ma part que remettre sur le métier des idées et des concepts que j’ai pu gla­ner à d’autres et digé­rer à mon tour.

      Su tu pre­nais un peu plus le temps de lire ce que d’autres ont déjà écrit, peut-être alors t’abs­tien­drais-tu de la rame­ner à tout pro­pos tout en te per­met­tant quelque allu­sion gra­tuite au silence d’au­trui qui n’est peut-être, en véri­té, qu’une pro­fonde las­si­tude de tou­jours lire ces mêmes choses res­sas­sées, et trai­ter ain­si ton pro­chain de rigo­lo quand j’es­time, pour ma part, avoir bien d’autres cas­quettes ou flèches à mon arc… enfin ! si cela t’a­muse, vu la consis­tance de ton humour

      Mais il a tort glo­ba­le­ment parce qu’une consti­tu­tion ne sert pas seule­ment à pro­té­ger contre les abus de pou­voir mais qu’elle sert aus­si essen­tiel­le­ment à pro­cla­mer les valeurs com­munes , les grands prin­cipes et à décrire les moda­li­tés d’application : com­ment on fait pour que ces prin­cipes se trouvent appli­qués dans le cadre de la gou­ver­nance du pays ? Com­ment on s’organise pour gou­ver­ner démocratiquement ‚?

      Réponse
  10. EFFAB

    Mon post, évi­dem­ment, était en réponse à celui-ci : Di Giro­la­mo | 12 octobre 2014 at 13:45

    Réponse
  11. etienne

    Inté­res­sante mise au point de Jean-Luc Mélenchon :

    « Le Mou­ve­ment Sixième Répu­blique, avance. La barre des qua­rante trois mille signa­taires a été fran­chie. La liste des per­son­na­li­tés du monde de l’art et de la culture se com­plète au fil des jours (http://​bit​.ly/​1​u​R​c​04v). Bien­tôt on pour­ra donc publier une seconde liste. 

    J’ai invi­té les cin­quante pre­mières d’entre elles à se retrou­ver pour faire le point. En fait il ne s’agissait pas de prendre des déci­sions pour les autres signa­taires cela va de soi. Tant que l’objectif des cent mille signa­tures n’est pas atteint, on voit mal com­ment aller plus loin sur le plan de l’organisation que de cher­cher à déve­lop­per le nombre des signa­tures. Mais il était utile de se don­ner des prin­cipes pour commencer. 

    Ain­si a‑t-il été rap­pe­lé que nous n’aurions pas pour objec­tif de réduire ou d’uniformiser la diver­si­té des points de vue et des pro­po­si­tions entre nous. Un thème ain­si a été évo­qué, celui du tirage au sort dans les pro­ces­sus démo­cra­tique. Les avis sont clai­re­ment par­ta­gés. Pour autant une chose est sure : rien n’est pos­sible dans le cadre actuel des ins­ti­tu­tions. C’est pour­quoi la contri­bu­tion de Judith Ber­nard sur la page inter­net à pro­pos du tirage au sort a connu un vif suc­cès et moti­vé de nom­breuses signa­tures nou­velles (http://​bit​.ly/​1​r​g​m​9E6).

    D’ailleurs c’est à cette occa­sion qu’a été déci­dé de pro­po­ser à cha­cun d’exprimer sur la page ses propres moti­va­tions. Elles sont publiées au fur et à mesure pour ne pas pro­vo­quer d’effet de satu­ra­tion qui nui­rait à l’impact de chaque docu­ment (http://​bit​.ly/​1​E​q​C​KPR).

    Je pense que c’est cette liber­té d’appréciation per­son­nelle qui a faci­li­té l’arrivée publique de signa­tures venues du monde poli­tique appe­lant à signer. On dira bien­tôt qui. 

    Je ne peux cacher que plu­sieurs per­sonnes m’ont signa­lé l’inconvénient qu’il y aurait à mar­quer poli­ti­que­ment de façon trop ciblée. Autre­ment dit mieux vaut que la liste des res­pon­sables poli­tiques ne soit pas limi­tée aux membres du Front de gauche pour ne pas don­ner l’impression désa­gréable que c’est lui qu’on rejoint en signant. 

    Je veux ras­su­rer tout le monde : il n’en sera pas ain­si. Clai­re­ment toute appro­pria­tion per­son­nelle ou par­ti­daire du mou­ve­ment serait un fac­teur d’auto blo­cage. Par contre il va de soi que les par­tis peuvent, et même doivent, s’ils se situent dans l’objectif de la Consti­tuante et du pas­sage à une nou­velle répu­blique prendre leurs propres ini­tia­tives, faire signer et pro­po­ser leurs idées. Le tout à la condi­tion de ne pas s’approprier le mouvement.

    Un lieu d’expression existe avant que soit ouvert le site en construc­tion pour orga­ni­ser les échanges et la prise de déci­sion com­mune. Certes il est modeste. Une page Face­book (Mou­ve­ment pour la 6e Répu­blique). Elle est ouverte et il s’y trouve déjà treize mille abon­nés. Mais natu­rel­le­ment les signa­tures se font tou­jours sur notre page inter­net auto­nome (http://​www​.m6r​.fr/​j​e​-​s​i​g​ne/). Ici et là des ini­tia­tives se prennent, sur le ter­rain : apé­ro civique, tagages propres, ate­lier consti­tuant, envoi de cour­riels d’appel à signa­tures (http://​www​.m6r​.fr/​?​e​m​ail). On me parle aus­si de sel­fies humo­ris­tiques mais je n’en ai pas encore vu moi-même. 

    En tous cas vous savez que c’est à pré­sent à vous de faire le tra­vail de pro­pa­ga­tion virale. Plus vite on sera à cent mille signa­tures plus vite on pour­ra pas­ser à la phase sui­vante du plan. 

    Quel plan ? Celui qu’on se sera don­né ensemble. 

    Le mou­ve­ment n’a ni carte d’adhésion ni bureau poli­tique ni rien de sem­blable. Son but est de rendre une idée majo­ri­taire dans la socié­té par les méthodes de l’éducation popu­laire, de l’humour et de la par­ti­ci­pa­tion argu­men­tée aux débats que la réor­ga­ni­sa­tion des droits du peuple exige. À dire et répé­ter en y ajou­tant ce que j’aurais pu oublier…

    Jean-Luc Mélen­chon

    (Son appel ini­tial : http://​www​.m6r​.fr/​2​0​1​4​/​0​9​/​d​e​c​l​a​r​a​t​i​o​n​-​p​o​u​r​-​6​e​-​r​e​p​u​b​l​i​q​ue/)

    Ce texte de Jean-Luc Mélen­chon est là :
    https://​www​.face​book​.com/​J​L​M​e​l​e​n​c​h​o​n​/​p​o​s​t​s​/​1​0​1​5​2​7​4​5​8​9​6​4​9​3​7​5​0​?​n​o​t​i​f​_​t​=​n​o​t​i​f​y​_me

    C’est amu­sant qu’il se mette à son tour à par­ler de « pro­pa­ga­tion virale » pour défendre l’i­dée d’une Consti­tuante popu­laire. Ça germe 🙂

    Réponse
    • EFFAB

      La consé­cra­tion, ETIENNE, la consécration ^^

      Réponse
    • Di Girolamo

      « Autre­ment dit mieux vaut que la liste des res­pon­sables poli­tiques ne soit pas limi­tée aux membres du Front de gauche pour ne pas don­ner l’impression désa­gréable que c’est lui qu’on rejoint en signant. »

      On ne peut pas se débar­ras­ser de ce qu’on est ou du moins de ce qu’on a été récem­ment . Ni de la réa­li­té socié­tale du moment.
      De même que ce ne sont pas aux hommes de pou­voir d’é­crire la consti­tu­tion , ce ne sont pas aux hommes de pou­voir de la convo­quer en deman­dant de signer et en fai­sant atten­tion de ne pas don­ner l’impression . 

      Je n’ai rien contre Mélen­chon ; au contraire ; mais qu’il soit logique avec lui même : ce n’est pas à lui de faire signer pour une consti­tuante parce que jus­te­ment une consti­tuante est au delà des par­tis . Et aus­si parce que le mou­ve­ment de fond doit venir du peuple lui même et que le peuple ne se convoque pas par des signa­tures. Une consti­tu­tion n’est pas un rap­port de force poli­tique , mais une union sacrée qui ne peut se pro­duire que lorsque l’an­cien sys­tème s’é­croule et que face au désastre , nous ne pou­vons que nous unir , nous constituer .
      Par contre nous pou­vons pré­pa­rer ce moment et faire de l’é­du­ca­tion popu­laire ; c’est à dire non pas convo­quer ou deman­der de signer mais dis­cu­ter des pro­blèmes avec nos conci­toyens . Ce qui en soit est un pre­mier acte constituant .
      On ne doit pas salir ce qui est sacré et une consti­tu­tion est de l’ordre du sacré .Parce que jus­te­ment elle sur­git de la volon­té col­lec­tive et non d’un mou­ve­ment qui fait signer .
      Oui , je gâche le plai­sir , je casse l’é­lan mys­tique , mais autant ne pas prendre des ves­sies pour des lan­ternes et dire ce qu’on pense .

      Réponse
      • EFFAB

        Eh bien, là, DI GIROLAMO, je suis entiè­re­ment d’ac­cord avec toi ! et tout ça est très bien expli­ci­té, et à décharge de ce « plai­sir » (non gâché) dont il faut se méfier, « Je n’ai rien contre Mélen­chon ; au contraire… »

        Réponse
    • Di Girolamo

      « C’est amu­sant qu’il se mette à son tour à par­ler de « pro­pa­ga­tion virale » pour défendre l’idée d’une Consti­tuante popu­laire. Ça germe »

      La bonne et la mau­vaise herbe germent .
      Je crois que je vais com­men­cer à rem­pla­cer SANDY que vous avez éli­mi­né et vous mettre en garde contre la pro­pen­sion natu­relle à cher­cher dans l’ac­tua­li­té , les lec­tures ou autres décla­ra­tions ce qui vous conforte dans vos idées . La ligne jaune de la fer­me­ture d’es­prit se pro­file à l’horizon.
      Le fait d’ex­pri­mer votre conten­te­ment parce que Mélen­chon se met à employer vos expres­sions de lan­gage n’est pas un bon signe du tout ; on est plus du tout ici sur l’é­change d’i­dée , les accords et désac­cords .….. OH vous avez vu les virus comme c’est génial ! Mélen­chon com­mence à par­ler comme moi ! Je germe .

      Réponse
    • EFFAB

      https://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​x​l​f​q​3​_​d​e​z​i​n​g​u​o​n​s​-​t​o​u​s​-​l​e​s​-​p​a​r​t​i​s​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​s​-​e​t​-​s​o​u​l​e​v​o​n​s​-​n​o​u​s​_​n​ews

      Un com­men­taire à cette vidéo :

      « Eh ben ! Ca démé­nage , on n’est peut-être pas les plus nom­breux mais Syl­vain je t’as­sure tu n’es pas le seul à avoir la rage comme ça !!
      Encore bra­vo et mer­ci pour votre spec­tacle « sommes-nous en démocratie » ! »
      (dao06)

      Réponse
      • EFFAB

        Je crois que y a pas plus chouar­dien, ETIENNE…

        Réponse
  12. EFFAB

    Plus sérieu­se­ment… oui, ça germe, appa­rem­ment, et même moi qui suis très méfiant et guère ran­cu­nier, j’ad­mets que tout cela est très prometteur.
    De toute façon, au pire d’in­ten­tions inavouées (ce n’est pas pour insis­ter, juste cette hypo­thèse de prin­cipe, de tra­vail), nous avons tout de même là un sacré trem­plin citoyen et publi­ci­taire, et nous aurions bien tort de nous en priver.
    De toute façon, au mieux de notre idéal, nous sommes désor­mais suf­fi­sam­ment nom­breux et, par consé­quent, mul­tiples dans nos res­sen­tis et nos réflexions, pour inter­ve­nir au besoin et au plus « pro­fond », au plus pré­cis de notre exigence_c’est en tout cas la vigi­lance et la pers­pi­ca­ci­té que je nous souhaite.

    Une idée qui me vient : il serait très judi­cieux que des per­sonnes neutres, « alter­na­tives » et pro-TAS puissent accom­pa­gner Jean-Luc Mélen­chon dans cer­tains de ses dépla­ce­ments, ceux ayant trait à cette actua­li­té et ce mou­ve­ment citoyen, sur cer­taines radios, dans des jour­naux télé­vi­sés, des émis­sions de grande écoute… vous voyez à quoi je fais allu­sion, ETIENNE… des gens qui savent bien par­ler et maî­trise plu­tôt bien le sujet, tel JUDITH, tel un Syl­vain ROCHEX, une Audrey VERNON, j’en passe…

    … comme il faut bien obser­ver si cette adhé­sion, cette co-par­ti­ci­pa­tion n’en­traî­ne­ra pas mau­vaise presse et une sys­té­ma­ti­sa­tion fai­sant plus de mal encore… quand je vois cet extrait où Demo­rand s’a­dresse à Mélen­chon, on peut s’in­quié­ter (voir la deuxième vidéo de KATHARINA – https://​www​.chouard​.org/​2​0​1​4​/​1​0​/​1​1​/​j​u​d​i​t​h​-​b​e​r​n​a​r​d​-​l​e​-​t​i​r​a​g​e​-​a​u​-​s​o​r​t​-​u​n​-​r​e​n​d​e​z​-​v​o​u​s​-​h​i​s​t​o​r​i​q​u​e​-​a​-​n​e​-​p​a​s​-​m​a​n​q​u​e​r​/​#​c​o​m​m​e​n​t​-​5​212, à par­tir de 37’45

    Réponse
  13. toto

    Je me demande si la par­ti­ci­pa­tion active de Jean-Luc Mélen­chon ne va pas tout faire capoter.

    Écrire une consti­tuante citoyenne rédi­gée par l’en­semble du peuple n’est pas com­pa­tible avec l’im­pli­ca­tion d’un seul par­ti politique.

    Sim­ple­ment parce que la grande majo­ri­té des citoyens rejet­te­ront cette for­mule, la VI répu­blique écrite dans l’intérêt de tous sera alors un simple souvenir.

    Les hommes poli­tiques sont reje­tés mas­si­ve­ment, tout ce qui vien­dra d’eux sera reje­té pour mieux être récupéré.

    La consti­tu­tion doit être écrite par le peuple et impo­sée aux poli­ti­ciens qui devront alors céder leur place.

    Réponse
    • Ana Sailland

      Qu’ils s’en aillent tous ?

      Réponse
    • J-Stéphane

      Bon­jour,

      Plu­tôt que de suivre un can­di­dat qui nous pro­pose son pro­gramme, impo­sons le nôtre aux can­di­dats qui pré­tendent vou­loir nous représenter. 

      Indi­quons dans notre pro­gramme qu’il aura pour mis­sion d’in­tro­duire des che­vaux de Troie à des endroits stra­té­giques de nos ins­ti­tu­tions, de créer des brèches où les citoyens pour­ront s’y glisser. 

      Entrai­nons-nous, aus­si, à écrire notre pro­gramme politique.

      Réponse
      • EFFAB

        Avoir son propre can­di­dat a cer­tai­ne­ment déjà été abor­dé ici, avec son lot de pour et de contre, pou­vant se jus­ti­fier si l’on veut jouer le jeu élec­to­ral et espé­rer avoir quelque chance en quoi que ce soit… mais c’est jouer là avec le feu et le fourbe, tout excès et tout débor­de­ments pos­sibles, la par­tie adverse capables de tous les com­pro­mis foi­reux sinon du pire pour main­te­nir et per­du­rer ses pri­vi­lèges et son pouvoir.

        La carte d’un seul can­di­dat est je pense com­plè­te­ment idiote quand les élites ont une mul­ti­tude d’op­tions, elles, à leur dis­po­si­tion et à nous oppo­ser, sans par­ler que notre essence propre se jus­ti­fie dans ce pos­tu­lat ini­tial et cette sou­ve­rai­ne­té popu­laire (l’en­semble de la Nation), ce nombre à déci­der et à agir, et non un un homme, un monarque tel ce sta­tut pré­si­den­tiel (« la France, actuel­le­ment, est une monar­chie élec­tive, puis­qu’on est le seul pays déve­lop­pé au monde où le Pré­sident peut dis­soudre le Par­le­ment, où le Pré­sident peut décla­rer une guerre y com­pris ato­mique, où le Pré­sident put signer un trai­té inter­na­tio­nale sans consul­ta­tion, etc ; nous sommes le seul pays comme ça, (…), nous on a cou­pé la tête au roi il y a bien long­temps mais nous sommes une monar­chie » – Jean-paul JOUARY * – sans par­ler du fait qu’il y a sub­si­dia­ri­té inver­sée ou ce fameux P majus­cule qui se la pète et en impose, France Culture en ce moment qui en rajoute une couche avec les musées pré­si­den­tiels, docu­men­taire inti­tu­lé « Le tré­sor des Pré­si­dents » – http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-collection-24–2014-10–14 – Bref…)… nous ne pou­vons avan­cer dans cette démarche et reven­di­quer cette sou­ve­rai­ne­té, cette radi­ca­li­té démo­cra­tique et nous com­por­ter tout à lois, jouer le com­pro­mis le cul entre deux chaises, le consen­sus citoyen n’a pas sa place ici et nous per­drions en cré­di­bi­li­té, en amal­games, en polé­miques que jouer cette carte qui a jamais eu pour seule fonc­tion que de divi­ser et décré­di­bi­li­ser et, sur­tout, au final, entu­ber tout son joli monde ! Non, notre démarche, cette adhé­sion popu­laire ne peuvent se per­mettre ces demi-mesures, ces com­pro­mis quand il y a tant à par­ta­ger et assi­mi­ler soi-même, ces évi­dences autre­ment plus acces­sibles et virales…

        Il est un point ténu qu’on veut nous empê­cher d’at­teindre et nous serions vrai­ment idiots, une fois de plus, de man­quer à cette loi du nombre qui seule peut tout balayer, les par­tis fac­tices comme le pou­voir qui les manipule.

        Réponse
      • J-Stéphane

        Il me semble que c’est jus­te­ment le contraire qui devrait en résul­ter, le can­di­dat ne sera plus l’é­lite à l’é­go flat­té par ces propres idées, mais un volon­taire qui accepte de por­ter un pro­gramme col­lec­tif. Il y a même une forte pro­ba­bi­li­té pour que plu­sieurs can­di­dats se pro­posent. Pour chan­ger l’ou­til poli­tique, il nous faut accep­ter de le prendre en main pour l’y adapter.

        Réponse
  14. etienne

    [Mise à jour, 15 octobre 2014 :
    Judith a repu­blié son appel sur une autre adresse avec ce commentaire :

    « Après quelques mésa­ven­tures, je repu­blie mon texte de la semaine der­nière (mis à jour pour le nombre de signa­taires du m6r). Mésa­ven­tures liées à la pho­to que le blog Les iné­nar­rables avait asso­ciée au texte, et dont le pho­to­graphe nous contes­tait le droit – même reti­rée du blog, la pho­to conti­nuait d’ap­pa­raître chaque fois qu’on pos­tait le lien de l’ar­ticle, ce qui était bien embê­tant et m’a conduite à sup­pri­mer tous les liens rela­tifs à ce papier… Là au moins, pas de pho­to, pas de sou­ci : on peut par­ta­ger tant qu’on veut ! »

    http://blogs.mediapart.fr/blog/judith-bernard/151014/le-processus-constituant-un-rendez-vous-historique‑0

    • Relayé sur Face­book : https://​www​.face​book​.com/​j​u​d​i​t​h​.​b​e​r​n​a​r​d​.​1​2​/​p​o​s​t​s​/​1​0​2​0​4​3​0​2​6​4​9​4​3​9​324

    Étienne.]

    Réponse
  15. EFFAB

    C’est amu­sant, c’est étrange ces inter­ac­tions « vidéo­tiques », où de Tulard on en revient à Mélen­chon à CSOJ (10 avril 2012) où sont éga­le­ment pré­sents sur le pla­teau JUDITH (Ber­nard) et Michel ONFRAY, lequel a été joli­ment grillé par Jean-Paul JOUARY plus récem­ment (18’18… https://​you​tu​.be/​b​p​z​s​L​V​P​c​Xt8)…

    Réponse
  16. Ana Sailland

    Deman­der (péti­tion) aux auto­ri­tés de bien vou­loir avoir la gen­tillesse d’of­frir au peuple de France SON assem­blée consti­tuante, c’est une bonne idée.
    (Soyons coue­tistes et ne par­lons pas du refus 😉 )

    Pro­pul­ser à la pré­si­dence un can­di­dat hyper­mo­deste et bour­ré d’ab­né­ga­tion explo­sive, il y en a dans les pochettes sur­prise 😉 , dont le man­dat impé­ra­tif serait d’of­frir au peuple de France SON assem­blée consti­tuante, c’est une bonne idée.
    (Avec les risques que l’on ima­gine, mais on s’en fout : Qui ne risque n’a)

    L’in­sur­rec­tion armée, moi j’aime pas. D’au­tant que quand ça a lieu, de faux sau­veurs volent tou­jours sa révo­lu­tion au peuple.

    La crise sys­té­mique qui remet tout à plat, je déteste, et espé­rer le mal pour le bien est de l’ordre de la magie noire, ou au moins à risque mortel.

    Donc je coche uni­que­ment les deux pre­mières options.

    Sans tou­te­fois oublier que quand un fruit est mûr (de Ber­lin), il tombe.

    Mais en atten­dant, il faut se préparer.

    C’est là que les ate­liers consti­tuants sont rigou­reu­se­ment nécessaires.

    Nous devons être prêts col­lec­ti­ve­ment à assu­mer le cadeau du des­tin lors­qu’il sur­vien­dra plus ou moins inopinément.

    Col­lec­ti­ve­ment, ça veut dire être des mil­lions et des mil­lions de citoyens consti­tuants pol­li­ni­sés et pollinisants.

    Le pro­ces­sus est amorcé.
    Et cha­cun indi­vi­du qui a com­pris l’en­jeu se doit d’im­pul­ser dans son bled.
    Sur­tout les timides !!!!!!!!!! 
    Osez n’être que deux ou trois,
    crois­sez et mul­ti­pliez vous.

    Il serait infi­ni­ment mal­heu­reux qu’une impul­sion issue d’un point cen­tral laisse sup­po­ser que ce pro­ces­sus devient inutile.

    Réponse
    • Ana Sailland

      Je pro­fite de l’oc­ca­sion de cette harangue mati­nale menée depuis mon salon pour sug­gé­rer l’é­cri­ture d’un texte très court qui ins­ti­tue uni­que­ment la pas­sa­tion du pou­voir consti­tuant de l’o­li­gar­chie vers la citoyenneté.

      Réponse
      • Ana Sailland

        Un texte qui n’ins­ti­tue pas la démo­cra­tie mais qui ins­ti­tue l’ou­til légal per­met­tant au peuple de construire sa démocratie.

        Réponse
    • Ana Sailland

      J’ou­bliais l’ar­ticle 11 .….…..

      Réponse
    • jp

      C’est Midal, Fabrice de son pré­nom qui nous dit. « La pra­tique, c’est se poser, et la théo­rie, qui en grec veut dire ce qui EST, c’est de voir clair ! »

      Médi­tons, médi­tons cette sage maxime, car elle nous dit que comme l’eau qui est trouble, si on la pose et qu’on arrête les ges­ti­cu­la­tions, les débris vont par­tir dans le fond du verre ( ne sommes-nous pas des verres, des conte­nants?) pour rendre à l’eau toute sa nature, lim­pide et claire ?

      Ques­tion, juste une question !

      Réponse
  17. Mic El

    « une consti­tuante citoyenne rédi­gée par l’ensemble du peuple n’est pas com­pa­tible avec l’implication d’un seul par­ti politique »

    - mais s’il y en a plu­sieurs ? plu­sieurs par­tis, évi­de­ment c’est dan­ge­reux, mais cela me parait un mal nécessaire.

    Si une consti­tuante popu­laire reje­tait une par­tie de la popu­la­tion, en l’oc­cur­rence la par­tie encar­tée de la popu­la­tion, cela augu­re­rait très mal de notre capa­ci­té à nous unir. Si les encar­tés ne peuvent s’a­van­cer à décou­vert que dans la pseu­do sécu­ri­sa­tion d’un par­ti, il est néces­saire qu’ils avancent jusqu’à ce qu’ils rejettent ce masque inutile. le pro­ces­sus de ‘fusion’ popu­laire ame­nant l’im­plo­sion des par­tis par désaf­fec­tion dès lors que l’intérêt sera capté.
    Un peuple qui n’au­rait pas la force de s’u­nir, à par­tir de ses fai­blesses réelles, ne pour­rait rien ! 

    Dans la même optique je ne vois pas l’intérêt de reje­ter les forces ‘coa­gu­lantes’, même si elles émanent d’une source auto­ri­taire comme un Mélan­chon, ou d’un espace pri­vé comme face de mou­ton, si elles génèrent une dyna­mique de réunion, au vu de l’é­ten­du de notre fai­blesse, je ne vois pas l’intérêt de la reje­ter. y aurait-il un déshon­neur à faire feu de tout bois ? ils nous uti­lisent, pour­quoi ne pour­rions nous pas les utiliser ?

    Réponse

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