Étienne Chouard inédit – DVD LA DETTE non-censuré

2/04/2014 | 12 commentaires

En jan­vier 2012, il y a deux ans, je vous avais signa­lé (sur le blog) un film qui allait sor­tir, inti­tu­lé « LA DETTE », pour lequel les réa­li­sa­teurs (Nico­las et sa petite famille, bien sym­pas) étaient pas­sés à la mai­son (durant l’é­té 2011) pour évo­quer les enjeux et les méca­nismes de la créa­tion moné­taire et de la dette publique.

Ce film a d’a­bord tour­né dans les réseaux mili­tants, avec succès.
Après un an, en 2013, il a été déci­dé de dis­tri­buer le film LA DETTE en salle, comme les vrais films.
Mais à cette occa­sion, sans doute par peur des calom­nies des tali­ban­ti­fas, « on » a reti­ré tous les pas­sages du père Chouard : sur le site du film, plus la moindre trace de nos entre­tiens… ni dans la bande-annonce… ni dans les inter­views… ni dans les bonus du DVD… gom­mé, le Chouard, vaporisé… 🙂

On avait déjà vu une autre cen­sure de mon tra­vail (dif­fé­rente cepen­dant) avec le (très bon) film « Dédale, un fil vers la démo­cra­tie ».

Il y a cepen­dant quelques rebelles qui ont le DVD ori­gi­nal et qui publient les mor­ceaux cen­su­rés à part. Vous allez donc pou­voir juger vous-mêmes si ces pro­pos méri­taient d’être censurés :

Bonus du DVD LA DETTE : pro­pos de Chouard censurés :

DVD LA DETTE non cen­su­ré (Ver­sion complète) :

Vous devriez peut-être télé­char­ger les fichiers chez vous, pen­dant que c’est pos­sible, car la cen­sure est une mau­vaise herbe qui repousse vite… Voi­ci des liens qui faci­litent ce téléchargement :


Nou­veau fil Face­book cor­res­pon­dant à ce billet :


Nou­veau tweet cor­res­pon­dant à ce billet :


Post Tele­gram cor­res­pon­dant à ce billet :
https://t.me/chouard/235

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12 Commentaires

  1. LEJAILLE

    Mer­ci !

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  2. LEJAILLE

    Bon­jour,
    Où puis-je trou­ver la jaquette du DVD ?
    Merci.

    Réponse
  3. lisztfr

    Bra­vo pour la par­tie key­né­sienne de votre ana­lyse, au sujet de la rare­té du capi­tal. Main­te­nant Keynes était lec­teur de Say, il l’a com­pris contrai­re­ment à Marx…

    Si la masse M1, la masse moné­taire en cir­cu­la­tion est de 100, il n’ y a PAS de « crois­sance » sans argent créé, le fait que les banques four­nissent la liqui­di­té est aber­rante et illé­gi­time, la liqui­di­té est néces­saire si l’on veut une crois­sance et il n’y a pas à emprun­ter cette crois­sance, sinon elle ne vous appar­tient pas ! 

    Sans par­ler du fait que l’ombre des banques plane sur l’E­tat, c’est un pou­voir tota­le­ment anti Consti­tu­tion­nel de fait ! Il n’y a pas de place pour une sou­ve­rai­ne­té outre que celle du peuple dans notre Consti­tu­tion, et selon moi cer­tains sont cou­pable de haute trahison.

    Réponse
  4. Mitrani

    Bon­soir Mon­sieur Chouard.

    Nous venons de lire votre mes­sage et pour le com­plé­ter nous vou­lions appor­ter les élé­ments tels que nous les avons vécus et choi­sis : nous avons coréa­li­sé le film la dette et nous avons effec­ti­ve­ment été assez mal­heu­reux d’en ôter vos inter­ven­tions au moment où il a été pos­sible enfin de dis­tri­buer ce film en salle et d’en faire une réédi­tion DVD. Comme vous le savez, le pro­blème ne réside pas dans les pro­pos que nous avions rete­nus de votre inter­view (que vous nous aviez accor­dée de manière tout à fait sym­pa­thique et fami­liale chez vous pen­dant l’été 2011). 

    Ces pro­pos avaient leur place dans le mon­tage que nous avions fait et nous avons eu beau­coup de dépit à les cou­per au remon­tage. Depuis le début, la pre­mière bande annonce – où vous appa­rais­sez par­mi les tous pre­miers inter­ve­nants- cir­cule sur le web, tout comme des cra­quages du pre­mier DVD. Nous ne ten­tons évi­dem­ment pas de nous y oppo­ser, ou de les cen­su­rer : ce qui est fait est fait, et vos inter­ven­tions sur le thème de la dette nous avaient enthousiasmés. 

    Le pro­blème, c’est que vous vous êtes lais­sé prendre — tout à fait indé­pen­dam­ment de notre film — dans une polé­mique sur un tout autre sujet. Il est évident que cette polé­mique aurait jaillit — hors de pro­pos — lors des débats sui­vant les pro­jec­tions du film. Les débats aurait imman­qua­ble­ment été déviés et l’on aurait plus par­lé que de vous dans cette polé­mique, et non plus du sujet qui nous inté­resse, nous les réa­li­sa­teurs de La Dette, à savoir la ques­tion moné­taire de la fabrique de la dette des États. 

    Nous sommes en conclu­sion bien déso­lés de cette situa­tion qui a occa­sion­né pour nous un contre­temps fâcheux dans le remon­tage et la sor­tie du film en salle. Ce film qui conti­nue son petit bon­homme de che­min, dans sa pre­mière ver­sion comme dans sa seconde version. 

    En vous sou­hai­tant d’être débar­ras­sé de la polé­mique qui a brouillé les pistes, avec notre bon souvenir 

    Sophie Mitra­ni & Nico­las Ubelmann
    http://​www​.ladet​te​le​film​.com

    Réponse
  5. moonwolf O'cross

    mer­ci a votre équipe…
    j’en­re­gistre le docu­ment et trans­met­trai au col­lec­tif citoyen FFI2.0 pour diffusion…
    bien a vous, continuez !

    Réponse
  6. pierre-Olivier Combelles

    Bra­vo Etienne Chouard et mer­ci pour tout ce vous faites pour les autres, pour nous. 

    Depuis la lec­ture du lumi­neux petit livre de Derud­der et Hol­becq : La dette publique, pré­fa­cé par vous, je suis ce que vous faites et écrivez. 

    Au début des années 2000, vivant en Amé­rique du sud, lisant beau­coup Plu­tarque, Aris­tote et Thu­cy­dide, j’a­vais pen­sé que le tirage au sort était la meilleure et la seule condi­tion de la démo­cra­tie. J’a­vais écrit là-des­sus un article mais impos­sible évi­dem­ment de le publier dans la presse française.

    J’ai vision­né récem­ment sur votre site la vidéo de la visite de votre biblio­thèque. C’est pas­sion­nant. On y voit le che­mi­ne­ment de votre pen­sée à tra­vers les livres et les auteurs, que vous citez tou­jours. Mais j’ai remar­qué qu’elle est très occi­den­tale et qu’on n’y voit rien sur l’A­sie, l’O­céa­nie, l’A­mé­rique pré­co­lom­bienne, qui avaient et ont encore, pour leur part indi­gène, d’autres formes de pen­sée et de gou­ver­ne­ment que les nôtres, même si l’oc­ci­den­ta­li­sa­tion enva­hit tout aujourd’hui.

    Ce que j’ai trou­vé de plus pro­fond sur l’argent (en dehors des pro­pos de Plu­tarque sur Sparte) c’est dans le livre d’un spé­cia­liste de l’Arc­tique, Robert Ges­sain, méde­cin et eth­no­logue : Ammas­sa­lik ou la civi­li­sa­tion obli­ga­toire » (Flam­ma­rion, Paris, 1969) :

    « Evi­dem­ment c’est un pro­blème, l’argent, c’est le pro­blème de tous ceux qui sont venus après le Sako­do*. Ca ne sert plus à rien de savoir attra­per les phoques, il faut apprendre à attra­per l’argent. Mais ce n’est pas le plus facile, car il faut chan­ger quelque chose dans son cœur et renier tout ce que pen­saient les vieux. Pour entrer dans le cycle de l’argent et espé­rer pos­sé­der un jour les nou­velles tech­niques, il faut mou­rir à soi-même et à ce que furent les siens. » (p. 103)

    * « C’est dans le monde dan­ge­reux dont les Inuit par leurs tech­niques, pen­dant des siècles, ont triom­phé, et qu’ils avaient conçu comme un ordre stable et équi­li­bré que fit irrup­tion le pre­mier Euro­péen en 1884. le Sako­do (comme on nomme Gus­tave Holm à Amas­sa­lik, d’un mot signi­fiant : celui qui a beau­coup d’armes et d’ou­tils), mes­sa­ger de cette richesse occi­den­tale qui s’ac­croît de la course accé­lé­rée et triom­phale où l’en­traîne le dés­équi­libre per­ma­nent de son sys­tème. » (p. 65).

    C’est d0nc une chose que l’argent et une autre chose que la per­ver­sion de l’argent dont vous expli­quez le méca­nisme moderne en disant ce qu’il devrait être.

    Très ami­ca­le­ment

    P.O.C.

    Réponse
  7. Ana Sailland

    euh … Juste envie de défendre Etienne, bien que la griffe soit tout sauf acérée.

    Il y a quand même eu pas mal d’é­changes sur les ailleurs du temps et de l’espace.

    Hélas, se pen­cher sur la démo­cra­tie des iro­quois n’est pas chose facile, faute de docu­ments détaillés.

    Nous avons été aus­si quelques uns à abor­der l’Asie.

    Et notre hôte a ouvert des pages enri­chis­santes sur l’empathie, qui nous écartent quand même pas mal du pen­ser stan­dard de l’oc­ci­dent booléen.

    C’est quand même Etienne qui m’a fait décou­vrir Mauss et donc ses col­lègues, ce qui en sus d’une démarche per­son­nelle en ter­ri­toire cha­ma­nique m’ouvre des pers­pec­tives dif­fi­ciles à par­ta­ger. Car jus­te­ment, quand on quitte un peu la rigi­di­té romaine et ses palais auda­cieux, on découvre des éten­dues dif­fi­ciles à décrire.

    J’ai aus­si com­man­dé le bouquin 😉

    Il serait inté­res­sant, voire utile, d’étudier/détecter ceux de nos arché­types cachés ( et dis­tincts de ceux des peuples dits pri­mi­tifs ) qui ont certes per­mis nos immenses pro­grès, mais aus­si nos obses­sions mala­dives, et qui mettent en dan­ger la vie elle même. Un peu comme si nos qua­li­tés, lorsque lon­gue­ment exploi­tées sans pol­li­ni­sa­tion exté­rieure, deve­naient des dan­gers mortels.

    Ana­ly­ser le des­sous Des­cartes en quelque sorte.

    Réponse
      • Ana Sailland

        très riche docu­ment en effet

        qui explique la mon­naie par les para­digmes en cours autant que les para­digmes par la mon­naie en cours,
        qui tente d’é­tendre le treillis des causes et des effets à l’es­sence humaine en amont des structures,

        Nous sommes la cause des causes, la source et l’es­tuaire tout à la fois.
        Rien ne sert donc de pleu­rer des mal­ver­sa­tions des maîtres : ils sont nés de nous et avec nous.

        S’es­quisse semble-t-il une révo­lu­tion arché­ty­pale avec l’é­mer­gence de groupes qui placent la gra­tui­té au centre de leur volon­té, impul­sant ain­si pour la conver­gence humaine une sorte de moteur à éner­gie libre, moteur de l’acte dont l’es­sence est être, et être en conscience.

        🙂 Il faut du recul et du calme pour la per­ce­voir dans le tumulte ambiant 🙂

        Réponse
  8. Ana Sailland

    Je suis le rêve qui marche, la pro­jec­tion de l’es­prit, l’u­ni­vers issu de tes pen­sées. ô toi, petit enfant, tu crées toi-même le monde, tu le modèles, tu le façonnes, par cha­cun de tes sou­haits, par cha­cune de tes peurs, même les plus ful­gu­rantes, même les plus fugaces, les plus inaper­çues. Ô toi, petit enfant, méfie-toi de ton être ; tu dois le gou­ver­ner, ne pas le lais­ser choi­sir la plainte ; car c’est en lui que tu vis ; quand bien même elle est belle, quand bien même elle t’as­sure que tu es, tu dois fuir la tris­tesse, pour ne pas vivre en elle. Si le ciel est beau, c’est toi qui l’a créé ain­si. Si l’eau est joyeuse, c’est toi qui la vois ain­si. Si tes amis sont doux, c’est toi qui les as atten­dris. Ô toi, petit enfant, ta tâche est de pen­ser juste ; n’é­carte jamais ton pas du bon­heur. Quand l’hor­reur fré­mit, goûtes-en la saveur, exprime sa sub­stance, tu dois en tirer la meilleure leçon. Quand l’hor­reur s’é­va­nouit, quand la beau­té de l’heure res­plen­dit, laisse-toi empor­ter… vigilant.

    Coyo­ti­to est allon­gé à l’ombre d’un cac­tus ; il écoute le verbe du vent, et admire la goutte de sang qui perle, au bout de son doigt, là où l’é­pine l’a blessé.

    Coyo­ti­to écoute et com­prend le verbe du vent. C’est un enfant précoce.

    Ana (1990)

    Réponse
  9. Ronald

    Pas­cal Can­fin et Gérard Fou­cher com­mentent le film La Dette :

    On note­ra notam­ment l’i­dée cen­trale sous-jacente que j’aime beau­coup de Gérard Fou­cher (j’i­gnore si elle est de lui) : « Qui crée la mon­naie est le sou­ve­rain ».

    Réponse

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