Louis Even : l’arnaque (et la trahison) de la dette publique (1962)

1/04/2014 | 11 commentaires

J’aime beau­coup écou­ter et lire Louis Even.
Louis Even, en 1962 :
L’ar­naque (et la tra­hi­son) de la dette publique :


Louis Even, que je sache, est le meilleur connais­seur fran­co­phone des thèses for­mi­dables du Major Dou­glas sur le cré­dit social. Dou­glas qui était admi­ré (et cri­ti­qué) par Keynes lui-même : voyez à ce sujet ce pas­sion­nant com­men­taire de Rum­bo, et les réac­tions qui suivent, très inté­res­santes aus­si, sur le blog de Paul Jorion (à la grande époque où ce der­nier lais­sait ses lec­teurs y échan­ger des points de vue très oppo­sés à pro­pos de la créa­tion moné­taire, et même le contre­dire parfois).
Comme Hen­ri Guille­min, ce vieux mon­sieur (Louis Even) est mu par une foi reli­gieuse qui se voit peu mais qui est assez puis­sante au fond : il défend le bien com­mun, et notam­ment les plus pauvres, avec une sin­cé­ri­té et une effi­ca­ci­té hors du com­mun. Bien concen­tré lui aus­si sur la recherche d’une cause pre­mière (de la cause des causes) des injus­tices et des mal­heurs, il tombe, quant à lui, sur le vol par les banques pri­vées de la créa­tion moné­taire, qui est pour­tant LE bien public par excellence.
Son site et son groupe de mili­tants contiennent pas mal de bon­dieu­se­ries, mais on peut faci­le­ment les igno­rer et se concen­trer sur l’es­sen­tiel, que voi­ci : nous sommes bien fous de ne pas nous pré­oc­cu­per de cet enjeu éco­no­mique majeur : un corps social bien ins­ti­tué garde jalou­se­ment le contrôle citoyen per­ma­nent de la créa­tion monétaire.
Il y a beau­coup d’ex­pli­ca­tions lumi­neuses et déca­pantes, impor­tantes, autour du tra­vail de Louis Even :

Étienne.

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11 Commentaires

  1. theillac

    Voi­là des bérets blancs avec une bien bonne cer­velle en des­sous. Évi­dem­ment, com­pa­rer à nos bon­nets rouges, c’est autre chose.
    Un cours d’é­co­no­mie poli­tique de haute tenue et de bon sens qu’il convien­drait d’en­sei­gner par­tout. Mer­ci Etienne de nous faire par­ta­ger de tel document.

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  2. Bernard MARCHAL

    Endet­ter la popu­la­tion pour lui per­mettre d’a­che­ter ce qu’elle pro­duit elle-même est effec­ti­ve­ment le comble de l’au­dace et de la mal­hon­nê­te­té. C’est tel­le­ment gros que ça passe qua­si inaper­çu. Belle démons­tra­tion éner­gique de la part de Louis EVEN dont la colère est com­mu­ni­ca­tive. La pri­va­ti­sa­tion du pou­voir moné­taire est un scan­dale pour ne pas dire le casse du siècle, par des voleurs en col blanc au des­sus des lois et à l’a­bri, en toute impu­ni­té. Mer­ci à Etienne pour cette rencontre.
    Bernard

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  3. Rémi

    Mer­ci pour cet article, je man­quais de réfé­rences pour le Canada/Québec.
    Ca va servir !

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  4. etienne
  5. EFFAB

    A moins que quel­qu’un trouve à pla­cer ceci dans le fil le plus opportun…

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    • Ana Sailland

      A ran­ger dans les docu­ments précieux

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  6. Ana Sailland

    Com­ment résis­ter à l’ac­cé­lé­ra­tion finan­cière et tech­no­lo­gique qui nous mène vers des catas­trophes éco­lo­giques et sociales,
    com­ment trou­ver d’autres façons de vivre ensemble pour façon­ner un autre monde,
    c’est ce qu’in­ter­roge Phi­lippe Bor­rel dans son nou­veau docu­men­taire « L’ur­gence de ralen­tir » dif­fu­sé le 2 sep­tembre sur Arte, à 22h40.
    À par­tir des réflexions de phi­lo­sophes, socio­logues et éco­no­mistes tel Edgar Morin, Her­vé Kempf, Pierre Dar­dot, Dou­glas Rush­koff, Gene­viève Azam, Pierre Rabhi, Rob Hop­kins, Hart­mut Rosa, Jere­my Rif­kin, Lio­nel Astruc, Alber­to Acos­ta, Bun­ker Roy et Tim Jack­son, ce film sillonne la pla­nète à la ren­contre des nou­veaux rebelles contem­po­rains qui ont choi­si de vivre à contre temps du modèle domi­nant néo­li­bé­ral, à la recherche de ces pré­cur­seurs qui redé­couvrent un rap­port atten­tif, patient et fer­tile au temps.
    Par le réa­li­sa­teur d’ « Un monde sans fous ? » et d’ « Un monde sans humains ? »
    Sur une idée ori­gi­nale de Noël Mamère
    Pro­duit par Fabienne Ser­van Schrei­ber et Estelle Mau­riac / Cinétévé
    Durée 1h24mn
    Et du 31 août au 5 sep­tembre dif­fu­sion en 6 épi­sodes de 13 séquences inédites et de 7 entre­tiens bonus (2h07mn au total)
    avec Ber­nard Stie­gler, Roland Gori, Hélène Tord­j­man, Paul Ariès, Sophie Rabhi, Laurent Bou­quet, Caro­line Sost, Cyril Dion, et Patrick Viveret
    sur Média­part, et BastaMag
    en accès libre
    Synop­sis : Nous sommes entrés dans l’ère de l’accélération glo­ba­li­sée. Vitesse et court terme sont deve­nues la norme de la socié­té. Mis sous ten­sion par l’accélération finan­cière et tech­no­lo­gique, nous ten­tons encore de suivre un rythme qui nous mène pour­tant vers des catas­trophes éco­lo­giques, éco­no­miques et sociales annon­cées. Mais cer­tains d’entre nous ont déci­dé de ne pas céder à l’in­jonc­tion d’’immédiateté, en expé­ri­men­tant – indi­vi­duel­le­ment ou col­lec­ti­ve­ment – des alter­na­tives locales et concrètes, afin de « bien vivre ». Chaque jour par­tout dans le monde, en Europe, en Amé­rique Latine, aux États-Unis ou en même en Inde, ils tra­vaillent à redon­ner du sens au temps. À la marge du para­digme domi­nant ils contri­buent peut-être déjà au nou­veau monde de demain.

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  7. YACOBUCCI Sofia

    Ravie de voir que peu à peu les consciences s’ouvrent. Ce sujet sur la créa­tion moné­taire me tient à cœur depuis une ving­taine d’an­nées. Com­ment ima­gi­ner que les pou­voirs en place ne soient pas au cou­rant de tous ces écrit ? C’est cer­tai­ne­ment vou­lu. Ah ! Pou­voir, quand tu nous tiens !
    C’est à nous, citoyens, de nous orga­ni­ser, infor­mer et ins­truire ceux qui se posent les vraies ques­tions sur la éco­no­mie et la créa­tion monétaire.

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  8. Mpctcf

    Si l’ar­ticle dans l’en­semble se base sur le cré­dit social ou la doc­trine sociale de l’E­glise (qui sont les mêmes et une chose), paraît inté­res­sant, sachons, tou­te­fois que les appa­ri­tions de Bay­side sont fausses, sans comp­ter que le tra­duc­teur de cette fausse Ste Vierge si bavarde, s’en alla dans la nature avec la caisse et sa jeune assistante.
    Donc tout ce qui a trait à ces évé­ne­ments ne sont pas dignes de foi.
    Sœur Lucie, l’une des voyantes de Fati­ma dont on fête les 100 ans cette année, a pré­ci­sé que la Ste Vierge lui avait affir­mé qu’a­près Fati­ma il n’y aura plus d’ap­pa­ri­tions. Ce qui signi­fie que tous les évè­ne­ments de ce genre après 1917, sont des trom­pe­ries. D’ailleurs, l’E­glise, même conci­liaire, n’en a pas recon­nu une seule. Ceci pour les bon­dieu­se­ries évo­quées. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ont faux partout.
    Pour reve­nir au cré­dit social, il ne s’a­git pas de prê­ter de l’argent. Prê­ter c’est user, puis­qu’il y a inté­rêt. Or l’u­sure est immo­rale. Donc on ne prête pas aux per­sonnes, mais on paie ce qui leur ait dû. Le fait d’exis­ter donne le droit de vivre et donc de béné­fi­cier de ce que la nature apporte à cha­cun de nous. Et ceci grâce à l’é­co­no­mie de trans­for­ma­tion et ser­vice du pays. Ce divi­dende dis­tri­bué per­met l’a­chat des biens néces­saires à la vie par cha­cun de nous. Ain­si il n’y a plus de perte de ces pro­duc­tions puisque tout est distribué.
    Pour par­ve­nir à ce résul­tat il est néces­saire de faire com­prendre à cha­cun de nous ce méca­nisme si simple. Que l’E­tat s’y décide. Mais pour s’y déci­der, il doit se débar­ras­ser de tous les freins qui l’en­toure et par­ti­cu­liè­re­ment l’a­théisme et toutes les erreurs des fausses doc­trines que le monde moderne véhi­cule. En deux mots le retour à la foi, comme dit dans cet article.

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