Encore une vidéo, pardon 🙂
Si un virus a le courage d’en extraire des petites pépites, c’est bien.
Je pense que vous aimerez le passage sur Montaigne.
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Étienne
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Je note avec une immense satisfaction que l’impulseur modeste, celui qui est sous les spots, de discours en discours, intègre les dièses et les bémols qu’émettent au fil des mois ses amis et collègues-citoyens, voire ses adversaires.
C’est souvent juste une demi-phrase, qui suffit dans sa densité.
Un représentant, ça devrait être comme ça.
S’il était nombreux, ce serait bien pratique.
Mais il est trop rare pour qu’on continue à accepter d’être représentés et de n’être que cela.
@Montaigne
Voir celui avec qui je converse s’enflammer au delà du raisonnable, fou parfois, au point, dérive terrible, de chercher à blesser, le voir ne m’est pas utile que par les quelques idées qu’il émet et que je pourrais piocher, mais aussi et surtout par cela que le spectacle affligeant qu’il m’offre, m’enseigne sur ces forces qui sont en moi et que je dois ne pas laisser me dominer.
M’isoler de lui sera parfois nécessaire, mais en dernière extrémité, lorsqu’il y a danger, ou consommation de trop de mon temps.
S’isoler n’est pas forcément perdant, et en Asie, certains le font, en quelques grottes, persuadés que cultiver leur sagesse au creux de l’ombre la fera rayonner au delà des montagnes.
Mais m’isoler dans ma montagne pour n’y penser que seule me laisserait bien pauvre en évolution et bien riche en orgueil. Orgueil caché.
Me voici donc souvent en face d’un inter-locuteur ->
Je gagne plus à écouter qu’à me taire, car si j’écoute, je reçois, tandis que si je parle je donne.
Mais croire que recevoir m’enrichit plus que donner est peut être une erreur.
Car enrichir l’autre, c’est enrichir le couple que je forme avec lui, mais aussi, à travers lui, le monde, qui me contient, et donc me nourrit, en Esprit.
Donc, je m’enrichis aussi en parlant, par un effet boomerang et cosmique, dont nul ne sait l’ampleur.
Cependant, il ne s’agit pas par mes mots de gaver, mais bien de nourrir, d’offrir une impulsion à la réflexion de l’autre, et de tout l’extérieur de moi, réflexion qui leur permettra à leur tour de m’impulser.
Ainsi donc, ce que nous appelons la dispute, si elle est aimable, mais ferme, imposera aux convives des mots, de changer intentionnellement celui qu’ils sont, à la lumière de celui qui est autre, et lui aussi change.
Et cette discussion, qui peut être âpre autant qu’un dessert au gingembre, piment d’orient, sel de Guérande, générera du penser vivant, qui s’envolera au loin pour ensemencer le monde.
Ainsi donc, lorsque nous bavardons, nous changeons le monde.
C’est bien entendu une immense responsabilité.
Qui nous impose de discipliner notre puissance de diseur-écouteur afin de la mettre au service du mieux et non pas au service de notre petit être.
Cette discipline ne peut passer que par la surveillance constante de l’être par lui-même.
L’art de la conversation est donc un entrainement à la conscience, autant que la conscience est un préalable à l’art de la conversation.
En ce sens que la conscience, ce diamant polyédrique, si multiple qu’il est indescriptible, se fonde en l’une de ses facettes sur ce veilleur, dit intérieur.
De nos jours, nous ne parlons plus latin, mais technique, une langue nouvelle, et si tu étais là encore, tu saurais que s’il est un peu multitâche, notre cerveau ne l’est que peu. Si bien que donner force à cet assesseur intérieur, qui doit me surveiller lorsque je converse, nécessite tout un travail, une intention aussi continue que ce que nos paresses vitales permettent.
Ce n’est qu’à ce prix que ces forces qui sont en moi et que je ne dois pas laisser prendre pouvoir, seront disciplinées.
Ceci, c’était peut être un peu long, désigne la voie de la volonté, mais il en est une autre, qui s’appelle la voie de la gentillesse, et de la bienveillance. Mes amitiés à Étienne (de La Boétie)
@1, ANA et MONTAIGNE
L’art de la conversation est donc un entrainement à la conscience, autant que la conscience est un préalable à l’art de la conversation.
gentillesse et bienveillance, ces préalables à toute volonté et prétention (exigence) politiques et sociétales, ces fondamentaux mentaux, intellectuelles, idéologiques… si joliment incarnés ici, en quelques personnes, me semble, et notre hôte, ce pléonasme, ce lieu commun^^
Tiens, je découvre cette vieille vidéo de Mars 2011, montrant Romain Bouteille essayant de défendre l’idée que la démocratie telle qu’on nous la présente n’est pas souhaitable.
Et les réactions des autres invités est juste odieuse…
Désolé, ça a sûrement déjà été posté par ici, mais dans le doute :
http://www.youtube.com/watch?v=PIoZmBUakFE
Il y a peut-être un point que tu n’abordes pas, ou rarement ? C’est celui du conformisme ou conservatisme méritocratique qui conduit au pouvoir (concours ou élection) les plus aptes à se soumettre à l’ordre imposé.
Grâce à toi, des électeurs deviennent des citoyens débutant et balbutiant. Ce ne sont pas « les meilleurs » constituant mais c’est « le meilleur » moyen de créer une Constitution, et de toujours la faire vivre, et de toujours résister contre les pouvoirs conservateurs en place.
=====
« On est en train de sélectionner les gens les plus dangereux ».
Albert Jacquard – 1994 – Noms de dieux.
=====
De l’importance de traverser hors des clous
24 novembre 2013
http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/241113/de-limportance-de-traverser-hors-des-clous
Extrait :
« (…) Pour l’anthropologue, l’anarchisme est plutôt à entendre dans le sens de la mutualité ou de la « coopération sans hiérarchies et sans le monopole de l’État ».
S’il en fait alors l’éloge, c’est aussi, avant tout, pour la « tolérance dont font preuve les anarchistes à l’égard de la confusion et de l’improvisation qui accompagnent l’apprentissage social ainsi que la confiance en la coopération spontanée et la réciprocité ». Il cite à ce sujet Rosa Luxemburg, pour laquelle « les erreurs commises par un mouvement ouvrier véritablement révolutionnaire sont historiquement infiniment plus fécondes et plus précieuses que l’infaillibilité du meilleur « comité central » » (…) »
=====
Il faut beaucoup d’indisciplinés pour faire un peuple libre.
Georges Bernanos
En effet :
-Le génie n’est pas programmable, et le désordre ou l’improvisation sont à l’invention ce qu’un jardin sauvage est à la permaculture.
-Il y a sur ce site une vidéo d’entretiens où un professionnel de la politique explique très bien comment les nuls sont promus en fonction de leur capacité à ne pas faire d’ombre aux éléphants.
(De toute évidence, ce mécanisme concerne jusqu’au sommet de l’Etat, ce qui pose la question du qui gouverne la gouvernance)
-Le principe de Peters fonctionne toujours, même s’il est si classique qu’on l’invoque peu.
-La modestie, l’honnêteté sans faille, intellectuelle autant que morale, la limpidité, la bravoure et le sens du sacrifice, sont des qualités qu’on devrait pouvoir attendre d’un gouvernant ; mais pour accéder à ce statut, il est nécessaire d’être immodeste et obscur, et de savoir truquer, mentir.
Parmi les failles du système, celle-ci est peut être la plus destructrice de la sérénité d’un pays.
-Les gens les plus compétents sont passionnés par d’autres aventures que la course au pouvoir. Par contre, certains qui connaissent leurs faiblesses et lacunes trouvent sur ce terrain un refuge où les cacher devient possible, confortable, ou glorieux.
-L’apprentissage du jeune politique est un apprentissage de la roublardise. Plus que souvent il y perdra son âme (syndrome de Lorenzacio)
:::::
J’ai un ami restaurateur qui a réussi par miracle à se faire entendre au plus haut niveau pour y expliquer les impossibilités techniques dont il souffre, lui ainsi que ses collègues, par la force des lois et des taxes. Il a pu entendre : « On ne savait pas ». Comme justificatif mais sans honte. -> Ces gens qui décident pour nous sont vraiment nuls, déconnectés de la réalité et des gens.
;;;;;
Doutant qu’un JLM élu choisirait une 6ème république démocrate au point d’impliquer son retrait, je suis en colère de l’avoir vu s’emparer du « Que se vayan todos ».
Merci Albert Jacquard pour cet entretien sur le conformisme qui sévit dans tous les rangs car le danger est partout de se conformer.
Pour une nouvelle démocratie en Europe…
1 – Sur la figuration de l’organisation sociale, celle d’aujourd’hui (et depuis longtemps ?) louchant sérieusement sur la pyramide :
Impossible pour moi d’imaginer qu’un représentant ou un délégué fût supérieur.
Dans l’action et le mouvement qui caractérisent la vie sociale, une vague « décisionnelle » va prendre son élan, les positions humaines peuvent y être multiples, chacune nécessaire et changeante (plus ou moins ?).
Et pas de hauteur sans fond…
tandis que les vagues peuvent se complaire à la houle, en multitude d’émanations, d’une mer bien oxygénée, et pleine de courants…
Cela rejoint possiblement et en partie l’idée d’Etienne lorsqu’il énonce son absence de gêne à être de la base.
Si on abandonnait donc cette image de la pyramide, elle est statique, et comme cherchant l’absolue stabilité, l’immuabilité, l’écrasement du bas. L’empèsement la guette, ou le rétrécissement, aussi peu enviable.
(La proposition de la mettre à l’envers n’est-il pas le réflexe d’en finir avec elle ?)
Et de la hiérarchie des êtres ou des fonctions : notion récurrente qui nous aveuglerait…
2 – J’ai été très intéressée par l’idée de formations collectives par ailleurs, voire individuelles, elles aussi mouvantes, frisant l’incertain, souterraines aussi.
La vision est – certes et encore – animée, dynamique !
Au cours de la conversation, le scénario est celui de la catastrophe et de la répression humaine pour imaginer les ressources nécessaires : l’intérêt de forces de toute nature, en écho à la diversité de la Nature, où les « isolats » ont leur pertinence et leur place, est très stimulante à mes yeux !
Et quel calme dans le tempo des échanges ici : très appréciable.
Bonjour
Je ne me lasse pas de vous écouter et le souhaite encore. La répétition me forme, donc merci.
J’ai trouvé que l’accent mis sur comment faire était intéressant, car après avoir compris l’intérêt d’écrire notre constitution, il faut pouvoir proposer un mode opératoire plausible et faisable. Comme toute structure il faut écrire « un plan rouge » .
Je pense qu’il serait même bon d’en faire un fascicule téléchargeable avec les grandes idées (tirage au sort, contrôle), les références historiques (Aristote, Montesquieu, Montaigne …) une FAQ qui répond aux objections courantes, les références bibliographiques, et les modalités dont vous avez parlé : Tirer au sort 2 assemblées…
Enfin je lis le livre intitulé : le point de bascule qui traite de l’émergence du changement sur le mode des épidémies
http://www.amazon.fr/Le-point-bascule-Comment-diff%C3%A9rence/dp/2081285746/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1385554388&sr=8–1&keywords=le+point+de+bascule
« Description de l’ouvrage :
Date de publication : 26 septembre 2012 | Série : Champs Essais (Livre 1051)
Comment New York, capitale du crime, est-elle devenue une ville sécuritaire en quelques mois au milieu des années Iggo ? Continent une marque de chaussures has been a‑t-elle reconquis le marché mondial de la mode à partir de quelques clubs branchés de Manhattan ? Comment expliquer les « épidémies » de suicides en Micronésie ?… Le point de bascule est l’histoire d’une idée toute simple : la meilleure façon de comprendre l’émergence des modes, la baisse de la criminalité, la naissance des best-sellers, l’augmentation du tabagisme chez les adolescents, le phénomène du bouche à oreille, ou tout autre changement a priori mystérieux, consiste à les concevoir comme des épidémies. Et rien ne résiste à l’analyse de Malcolm Cladwell : mode, marketing, idéologie religieuse, société de haute technologie, pas même la Révolution américaine ! Retraçant la genèse de quelques succès retentissants, il montre que des changements mineurs, minutieusement planifiés, peuvent provoquer de véritables épidémies sociales. Dans tous les cas, un oiseau rare, un principe d’adhérence qui rende un tressage « contagieux », et un contexte favorable suffisent à déclencher l’épidémie. Quel que soit le domaine : comment provoquer un effet boule de neige. »
À mon avis, s’appuyer sur ce travail pour propager l’épidémie pourrait nous être bénéfique ; mais peut-être que ce sujet a déjà été abordé ?
Bien à tous
Benoît (Daroussin), grand virus devant l’Éternel,
a tout de suite composé ce précieux montage :
Et puis ça, aussi :
Mille mercis à lui !
Faites passer ! 🙂
Étienne.
Boris, merci de votre référence !
(et je relève la même passion à écouter toute nouvelle vidéo d’Étienne — tandis que je me bride pour ne pas ré-écouter celles déjà visionnées : un bain de rappel et de réactivations, mais non de « jouvence » — comme dirait le poli-Ro-card ;
nota : entendre les propos de ce dernier est si illustratif de ce que dit Étienne, tant à la radio que sur le plateau de la rencontre même : « enfant, jeunot Étienne, enfin, comme vous êtes mignon, et mineur… Moi, je sais, et vous, quels fougue et immaturité, idéalisme. » Alors, enfant ou ado, Étienne : on hésite ! 🙂 Peut-être féminin, aussi ? car, d’expérience et de sociologie, l’attitude masculine de tendresse hautaine voire de commisération sont souvent dans les relations hommes / femmes, dès qu’il s’agit de sérieux, de pouvoir, de politique).
J’ai une question, pour vous, toujours Boris, à la suite de votre présentation du livre :
quels mécanismes d’adhésion, ou d’adhérence y sont mis à jour, à partir de l’épidémie ?
J’ai immédiatement pensé à la notion de « masse critique », mais aussi aux travaux de René Girard, autour du « désir mimétique » :
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sir_mim%C3%A9tique
J’ai entendu également parler de recherches en Mémétique, sans avoir vraiment regardé par là. Est-ce en lien direct ? Le nom est saugrenu et drôle en français mais cache possiblement toutes ces études ignorées de la grande masse de personnes que nous sommes, mais très suivies par ceux qui savent commander et récolter les fruits de leur agissements exploiteurs.
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9m%C3%A9tique
@ florence
Je ne connaissais pas les travaux de Girard mais cela renvoie à
un autre livre connu et étudié dit on par les RG : les lois de l’imitation étude sociologique – Gabriel TARDE.
Info ou intox je ne peux pas le dire …petit bjr en passant à la task force 🙂
En ce qui concerne votre question je viens de commencer ce livre et il me faut le travailler.
Je viens de terminer le 1° aspect à savoir les oiseaux rares ; Il s’agit de personnalité ayant des capacités à entrer facilement en relation avec les autres (connecteur) , à récolter de de l’information (maven), et à savoir vendre la chose (vendeur).
Il y a rarement un individu qui rempli ces trois fonctions. Est cité en exemple en tant que connecteur et maven , Mr Revere qui en 1775 fut, dit on, le déclencheur de la révolution d’indépendance des états unis d’Amérique en alertant les habitants de sa colonie.
Voilà pour l’instant.
Sachant que nous sommes au maximum à 6 poignées de mains d’un individu pris au hasard, nous avons forcement pas très loin de nous un connecteur un maven et un vendeur.
Voilà l’idée que j’avais en commençant ce livre : cibler les oiseaux rares.…
Merci Boris.
Intriguant.
Vous regarderez aussi du côté de la mémétique ?
Je lisais l’article de Wikipedia un peu plus attentivement il y a un instant.
Ceci me fait aussi assez peur… les idéologies post-humanistes en fond.
On attend votre synthèse alors ? 🙂
Ça germe…
MANDAT COURT ET NON RENOUVELABLE
IMPÉRATIF ET RÉVOCABLE
Je découvre que ces deux (très) gentils virus ne jouent pas que du violon…
Ça paye 🙂
Aidez-les à composer leurs listes de tirés au sort pour les européennes, s’ils en ont besoin (je ne sais plus où ils en sont exactement) :
Bonjour Étienne,
J’ai regardé votre interview. C’est toujours un plaisir de vous écouter. Je ne vais pas tout reprendre. Juste quelques remarques qui me viennent à l’esprit.
• Sur Montaigne, je confirme que la lecture en est toujours enrichissante.
Mais effectivement, je l’ai lu en français de l’époque (édition de la Pléiade) et c’est vrai que c’est assez fastidieux.
Si je le relis un jour, je le ferai dans l’édition que vous proposez.
• Sur l’organisation en structure (18:38) : je suis content que vous continuiez à freiner contre ceux qui veulent une organisation structurée. À mon avis, il faut rester sur cette position. Vous dites qu’une structure, c’est comme donner son nom pour être surveillé et arrêté. C’est vrai, mais il me semble que le principal problème n’est pas là. C’est que qui dit structure dit hiérarchie, et que on ne peut pas compter sur une hiérarchie pour instaurer un système démocratique (le moyen contredit la fin). Dès qu’il y a une structure, il y a des places à prendre, des luttes d’égos (même pour des associations de boulistes ou ce genre de truc, je l’ai vu). Et a partir de là, c’est fichu.
D’autant que, quand il y a une structure organisée, il est plus facile pour ses ennemis de la neutraliser en en prenant les manettes. Tous les nouveaux partis dans l’histoire ont toujours dit au départ qu’ils voulaient défendre le plus grand nombre. Et il est certain que la première génération est de bonne foi. Mais très rapidement, les choses dégénèrent. S’il nait un « parti démocrate », je suis convaincu qu’il ne faudra que quelques années pour qu’il soit noyauté par des gens aux objectifs contraires : psychopathes manipulateurs, anciens dirigeants de banque, antifas, agents de la CIA, etc.
Le problème est qu’un mouvement non organisé est beaucoup moins efficace, et que le travail sera beaucoup plus long, si même il aboutit un jour.
Mais le compromis est difficile à trouver. Une organisation sans droit d’entrée et sans hiérarchie ? Est-ce encore une organisation ? Alors, faute de mieux, on pourrait adopter ce que vous proposez : des structures associatives mais AUSSI des gens extérieurs. Ça pourrait peut-être marcher (d’autant que le mouvement démocratique, qui mêle des gens qui croient à l’action collective et d’autres de tendance anarcho-individualiste, s’y prête assez bien). J’avoue que je n’ai pas de solution évidente en tête.
• Sur la création monétaire : vous dites (42:00) « c’est une malchance qu’il y ait des acteurs privé qui ont compris avant l’acteur public comment créer la monnaie ».
Je ne vois pas les choses ainsi.
Quand John Law propose son système au régent, cela lui vaudra de pouvoir à la fois créer la Banque Générale (privée), qui créait la monnaie et d’être nommé Contrôleur Général des Finances (charge publique). Cela était normal car le souverain se considérait un peu comme le propriétaire de son Royaume et qu’il n’y avait pour lui pas la même différence entre privé et public qu’aujourd’hui. Depuis lors, il a sans doute été considéré comme naturel que banquiers et politiques gèrent main dans la main le pays comme leur bien. Aujourd’hui qu’intérêt privé et gestion publique sont bien distincts, cela commence à sembler inopportun. Le pouvoir monétaire détenu par les banquiers est une survivance du régime mono-/oligarchique dans un monde en voie de démocratisation.
• Sur la presse (1:02:26), je me faisais la même réflexion que vous. J’ai aussi l’impression qu’elle est de plus en plus médiocre, et que l’on se fout de plus en plus ouvertement de nous. Je ne la lis plus beaucoup, mais rien que ces deux dernières semaines, on peut trouver des énormités.
Par exemple nous avons cette anthropologue qui trouve que « Quand je voyage en France, ce bonheur de vivre au quotidien me saute toujours aux yeux. ».
Ou une politicienne qui, après 30 ans de carrière, un poste de député, de ministre, une candidature à l’élection présidentielle, etc, découvre aujourd’hui que « Trop de corrompus sont réélus » (peut-être des corrompus du camp adverse au sien ?).
Ou encore le Secrétaire général de l’OCDE qui trouve que les États devraient donner plus d’argent aux banques (non ce n’est pas une blague, voyez ici).
Et tout cela sans contradicteurs.
J’ai l’impression qu’il y a 20 ans, on n’aurait pas pu entendre de telles incongruités dans la presse.
Est-ce que les médias sont à ce point devenus déconnectés du monde réel, ou est-ci qu’ils sont de plus en plus soumis aux pouvoirs établis, je ne sais trop.
• Sur la guerre (1:16:10) enfin : effectivement elles sont déclenchées par le pouvoir, notamment celle de 1914. Et les peuples et ceux qui parlent en leur nom (ex : Jaurès) cherchent à l’éviter.
C’est ce que ne semble pas avoir compris cette personne-ci qui a été mise en avant par les médias lors des commémorations du 11 novembre, exemple assez typique de l’ « idiot de gauche ».
Ce qu’il faut dire est que le 11 novembre commémore une guerre déclenchée par les élites contre la volonté des peuples et qui a causé des millions de victimes parmi eux. Et que François Hollande est le successeur de ces élites. Et qu’à nouveau, il aurait été prêt à déclencher pas plus tard qu’en septembre dernier une troisième guerre mondiale en attaquant la Syrie, là aussi contre la volonté de la population.
Tout en étant cyniquement conscient qu’il prend une décision contraire à ce que souhaite la population.
Ronald
@16… cette personne-ci
Vous ne trouvez pas combien ce pauvre bougre fait tache au milieu de la foule, complètement à côte de la plaque et conditionné à l’extrême, joliment formaté, ô combien ignorant de la réalité des choses ? un qui n’a certainement jamais lu la Soupe aux … non, je ne suis plus certain du titre, un récit autobiographique relatant la condition rurale et plus précisément la Grande Guerre qui mobilisa les hommes des campagnes (montagnards ici je crois) dont la seule préoccupation était de nourir leur famille et certainement pas aller se battre contre son vis-à-vis allemand !
Tout en étant cyniquement conscient qu’il prend une décision contraire à ce que souhaite la population… oui, bizarre ces sondages qu’on nous ressasse à longueur de journée en période électorale et ce cynisme une fois qu’on se permet tout ce qu’on veut !
Les gentils-virus-monteurs-de-vidéos sont au boulot 🙂
Suite du livre :
le point de bascule :
2° point le principe d’adhérence.
Ce n’est pas facile à décrire mais en résumé, pour qu’un message soit adhérent, il faut que « l’information adhère à la mémoire, qu’elle soit inoubliable au point de provoquer un changement et d’inciter les gens à agir »
Pour cela il suffit parfois « d’un changement subtil dans la présentation de l’information » par exemple l’ajout d’un plan du campus et des horaires de vaccination pour inciter des étudiants à se faire vacciner.
ce qui compte « c’est la forme du message » et pour s’en faire une idée il faut tester des versions différentes.
Pour l’auteur que je cite : » selon le principe des oiseaux rares il suffit de quelques personnes pour déclencher une épidémie . Il n’y a qu’à les découvrir. Le principe d’adhérence fonctionne de la même manière . Il existe une façon simple de formuler l’information afin de la rendre convaincante dans les bonnes circonstances. Il suffit de la trouver ».
Dans notre cas, trouver une forme au message qui colle à la mémoire : slogan , tract, vidéo, chanson, conte , fable « d’Ésope ».… À nous d’essayer.
Dans la conclusion de l’ouvrage (eh oui je lis parfois les conclusions avant les chapitres) il résume en 3 mots sa démarche
CIBLER, TESTER , CROIRE
Cibler les oiseaux rares ; Tester la forme du message pour en vérifier l’efficacité ; Croire qu’en réaction au bon stimulus les individus peuvent se métamorphoser (biais d’attribution).
3° point une autre fois, il faut que je travaille …
Bien à tous
@Quelques messages plus haut
La connaissance des multiples aspects du phénomène de l’influence et de la suggestion, et du phénomène de la propagation est importante.
Le risque est de vouloir utiliser cette connaissance.
C’est un des risques majeurs qui guettent un esprit démocrate, pourtant honnête, qui va être tenté de faire triompher sa foi en s’appuyant sur cette connaissance : car à partir de ce point de non retour, il n’est plus démocrate !
Cruelle situation que celle de qui sait et sait que savoir empoisonne le naturel, car nul ne sait oublier 😉
N’oublions pas que toute certitude peut être une erreur, et que donc vouloir faire passer en force ma certitude est une attitude incertaine, risquée 😉
Si je crois, notre thème favori, si je crois aux vertus de la démocratie réelle, je vais pouvoir en débattre avec ceux qui n’y croient pas, afin qu’ENSEMBLE nous puissions avancer ; cela va nécessiter de ma part une hyper modestie, qui ne saurait être mimée pour emporter le morceau, hein, mais destinée à permettre l’éclosion partagée d’une pensée commune imprévisible. C’est là l’essence de la démarche consensuelle. Par contre, si je cherche à con-vaincre (en deux mots, ce qui sera symptomatique de ma mentalité en tel cas), alors je m’enferme et renonce à ma propre évolution. Pire encore, si j’use de la susdite connaissance des mécanismes de la suggestion, alors je manipule, c’est à dire que je bloque dans l’œuf la capacité de l’autre à lui-même me faire avancer.
Certains penseront : « ouais, Ana, elle disjoncte là, puisque nos idées sont les bonnes, et sont salvatrices, soyons pragmatiques et fonçons sans quadrisection capillaire ». Mais voilà, qui nous prouve que notre vision est la bonne ? Personne, ni rien, sinon notre certitude, qui n’est pas celle de l’autre.
Dans ce qu’on appelle l’éducation populaire, le but, s’il est l’Esprit, ou toute autre grande cause, peut, s’il est poursuivi dans la passion, aboutir à l’échec tout autant que s’il était bas (le but), car la passion alourdit la mission que se donne l’Esprit, au point de le faire se trahir.
Et la tentation de la propagande est bien de cet ordre des choses.
Le succès de la transmission peut être un échec, et inversement l’échec de la transmission peut être un succès : tout dépend de l’Esprit dans lequel s’opère l’effort de transmission, car cet Esprit là sera de toute façon transmis, pa osmose et mimétisme, qu’il soit bon ou mauvais (!), et influencera donc nos usages futurs, en bien ou en mal.
Oui, il est exagéré de dire, comme je m’y applique ici, que L’Esprit de la transmission est plus important que la chose transmise, mais songeons y quand même.
Ce n’est pas l’humus qui darde ses bras vers le ciel pour saluer les astres, non, celui qui embrasse l’horizon, c’est l’arbre, que l’humus a nourri, l’arbre, le fils de l’humus. Et dans humilité, j’entends humus. L’humilité, c’est être terreau, c’est nourrir, sans contraindre, ni tricher. On ne saurait être démocrate sans assumer cela au plus profond de nous.
(Je viens de passer quatre jours en forêt, ceci explique cela 😉 )
Quelques friandises pour me faire pardonner ma neuronite :
Le soleil, avec toutes ces planètes qui gravitent sous sa gouverne, prend encore le temps de mûrir une grappe de raisin, comme s’il n’y avait rien de plus important. (Galilée)
La critique peut être désagréable, mais elle est nécessaire. Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas. (Winston Churchill)
Nous sommes comme les noix : nous devons être brisés pour être découverts. (Khalil Gibran)
@20, 21… ANA en Neuronie
Il existe quelque part une forêt si dense et si antique qu’y pénétrer est à la fois comme un appel irrésistible des sens et des corps, et la chose la plus sacrée qui soit, une terre si fertile et une nature si belle qu’on ne peut plus jamais s’en passer… et je crois moi-même la Démocratie identique, tel un forum une communauté douées de toute la richesse du monde à l’ensemble et de ce que chacun en particulier est à l’écoute de ce que l’autre en lui est en train d’exprimer, cette diversité en même temps que ces synergies, ces synchronicités, cette symbiose s’amalgamant et s’enrichissant sans cesse.
Quadrisections neuroniques : la Démocratie à l’épreuve de la confrontation idéologique.
Certains penseront : « ouais, Ana, elle disjoncte là, puisque nos idées sont les bonnes, et sont salvatrices, soyons pragmatiques et fonçons sans quadrisection capillaire ». Mais voilà, qui nous prouve que notre vision est la bonne ? Personne, ni rien, sinon notre certitude, qui n’est pas celle de l’autre.
Le Verbe et l’Esprit – cet humus et cette volonté : la transparence de n’avoir rien à cacher mais cette légitimité politique et cette immanence amoureuse.
…
Oui, il est exagéré de dire, comme je m’y applique ici, que L’Esprit de la transmission est plus important que la chose transmise, mais songeons y quand même.
Ce n’est pas l’humus qui darde ses bras vers le ciel pour saluer les astres, non, celui qui embrasse l’horizon, c’est l’arbre, que l’humus a nourri, l’arbre, le fils de l’humus. Et dans humilité, j’entends humus. L’humilité, c’est être terreau, c’est nourrir, sans contraindre, ni tricher. On ne saurait être démocrate sans assumer cela au plus profond de nous.
🙂 🙂 🙂
Étienne : on hésite ! 🙂 Peut-être féminin, aussi ? car, d’expérience et de sociologie, l’attitude masculine de tendresse hautaine voire de commisération sont souvent dans les relations hommes / femmes, dès qu’il s’agit de sérieux, de pouvoir, de politique.
Hommes :violents, abuseurs, autoritaires, égocentriques, méprisants, parents incompétents,etc, etc.
Femmes : douces,tendres,soumises, généreuses,aimantes, parents compétents, etc, etc.
Heureusement que nous sommes dans une société misogyne dominée par les hommes et qui refuse de considérer les femmes à leur juste valeur…
@ Florence : effectivement, cette commisération se ressent parfaitement dans le dialogue entre Florence Gauthier et Étienne Chouard.
Allez, je ne t’en veux pas, difficile d’échapper à ce type de représentations dans des sociétés aspergées de généralités misandres au point qu’elles deviennent normatives.
le biais introduit par les médias (entièrement dominés par l’idéologie pseudo-féministe victimaire/misandre, comme ils sont dominés par l’idéologie pseudo-libérale) fait qu’il est devenu tout à fait légitime de revendiquer certaines qualités comme féminines (plus dans l’écoute, la conciliation, etc) sans que cela soit qualifié de sexisme. Cependant qu’aucune qualité ne peut plus être corrélée au masculin sans être taxée de sexisme.
Symétriquement aucune caractéristique négative ne peut plus être accolée au féminin (et c’est tant mieux) sans être qualifiée de misogynie tandis que le masculin peut en prendre pour son grade sans susciter la moindre réprobation.
On est tellement immergés dans cette idéologie qu’elle en est devenue transparente
Une femme particulièrement stupide — Catherine Vidal — directrice de recherche au CNRS illustre parfaitement cela :
Pour elle, le fait que les femmes soient devenues plus forte en mathématiques que les hommes en Norvège est la conséquence des politiques anti-sexistes des pays du nord (càd que lorsque il y a politique anti-sexiste, les femmes se révèlent meilleures). Une affirmation dont elle semble ne même pas réaliser qu’elle entre en parfaite contradiction avec sa position dogmatique d’une indifférenciation totale entre les cerveaux des 2 sexes… Où quand l’inconscient sexiste vient déchirer le masque anti-sexiste.
Véritable concentré de bêtise et d’incompétence parvenu au plus haut niveau, cette personne affirme encore que « les hormones sont une explications un peu courte pour expliquer les différences comportementales » (les endocrinologues apprécieront) et qu’il n’y a aucune corrélation entre la taille du cerveau et l’intelligence.
On retrouve encore son anti-sexisme mensonger dans son combat militant visant à démontrer que cerveaux d’hommes et de femmes ne diffèrent en rien. Il est donc intolérable et forcément fruit des discriminations sociales que les femmes soient moins bonnes en recherche mathématique que les hommes (en France). Tout à fait anodin et non choquant par contre qu’en dépit de cette indifférenciation parfaite des cerveaux des 2 sexes, les hommes constituent 95% de la population carcérale (en France).
Bon, j’essaie juste d’alerter sur la domination insidieuse de cette misandrie rampante généralisée mais autant pisser dans un violon… pas vraiment l’endroit non plus.
Désolé Étienne d’avoir squatté un peu sur ce sujet mais je me demande si ce type de représentions seraient vraiment diminuées dans le contexte d’une démocratie authentique.
@zedav (dernier paragraphe)
Au delà de l’aspect du thème que tu abordes ici (((et je préfère l’usage des termes yin yang à l’usage des termes féminin masculin, car il fait ressortir des principes indépendants des êtres qui les portent, et se retrouvent en tout et en tous, mal répartis))) :
Il me semble que la démocratie, par le fait qu’elle implique un effort du citoyen, muscle les qualités du citoyen, tandis que le système représentatif intégral, du fait qu’il interdit la participation effective du citoyen à la chose publique (res publica), inhibe et atrophie les qualités nécessaires à cette participation, et par effet domino en réduit beaucoup d’autres.
Alors oui, une « démocratie intégrale », du fait de la délibération universelle et non biaisée qu’elle induit, ne peut que, même si c’est lent, réduire les défaillances du cerveau collectif, en particulier celle qui titille ici.
J’embraye 😉
Jamais un peuple éclairé n’accepterait d’être éteint.
D’où l’idée incluse dans le concept de politique virale : c’est en éclairant le peuple qu’on espère le voir refuser d’être maintenu éteint.
Mais « le message » n’éclaire qu’un recoin de la conscience, celui où demeure caché un piège à éviter, technique et unique, donc lacunaire :
D’autres pièges, émotionnels traînants, archaïques pensées, archétypes frelatés, entités pétries de mensonges, ignorance de Soi, etc, demeurent tapis dans l’ombre, et la nourrissent.
Peut-être donc faut il plus 😉
Et l’espoir qu’une révolution conduit à ce plus sans qu’il soit préparé est ténu.
😉 Comment va-t-on faire ? 😉
Il faudrait que certains esprits lisent des choses qu’ils ne sont en général jamais amener à lire ; il faudrait pour le grand public des films autrement plus inspirés et de ces plages de silence plus tarkovskienne que la grosse machinerie des vents et des violons en-veux-tu en-voilà ; il faudrait évidemment en parallèle avec ça un peu moins de télé pour les uns et tout autant moins de petite poucette (joujou high-tech et réseaux sociaux, futilité et formatage) pour les autres ; il faudrait des journées pleines et entières de (vraie) détente et de discussions aussi amicales et profondes à la fois, et ces plages plus actives au quotidien pour mettre tout ceci en application : des projets sociétaux d’envergure des plus libérateurs et des plus émancipateurs en même temps que des petits riens près de chez soi, un peu d’attention, un petit service rendu ou un mur à monter dans la quartier, en endroit à embellir, des commodités associant confort et écologie, économie ; il faudrait changer tant de choses et tant dans nos comportements, les miens en premiers que je me demande si je ne suis pas à ce point irrationnel et utopiste…
… mais il y a bien conspiration ou cet état des lieux, appelez ça comme vous voulez, et quand nous sommes à ce point mort, ce point de non retour, je ne vois qu’une solution salutaire et intelligente, embrayer et inverser à son avantage, à l’opposé tout ce qui ce qui a été détourné et dénaturé jusqu’alors sans conscience et sans logique.
ANA, @24 :
»Jamais un peuple éclairé n’accepterait d’être éteint.
D’où l’idée incluse dans le concept de politique virale : c’est en éclairant le peuple qu’on espère le voir refuser d’être maintenu éteint. »
Conclusion d’un article discrimination salariale hommes femmes :
Donc en conclusion on n’est plus à 27%, 25% ou 20%? Non. On est à 5, 6 ou 7%. La stratégie victimaire ne tient pas la route. On n’est pas loin d’une escroquerie intellectuelle de grande ampleur. Il n’y a pas de discrimination sexiste générale, collective, massive et élevée. Encore un décalage entre ce qui est dit et la réalité, décalage que j’ai mentionné entre autres dans ce billet. C’est ce chiffre de 5, 6 ou 7% qui doit encore être analysé et compris : est-ce une véritable discrimination, tenant compte de compétences, diplômes, niveau de responsabilité, ancienneté, absentéisme, productivité équivalents ? Si c’est le cas il s’agit d’une injustice. Ou cette différence a‑t-elle une autre explication, auquel cas il n’y a plus d’inégalité salariale, ou seulement résiduelle et sectorisée ?
Et pourquoi cette présentation tronquée, gonflée des chiffres ? Pourquoi faire chauffer ainsi le public féminin sur des raisons aussi douteuses ? Pourquoi développer de toutes pièces une frustration chez les femmes ? Cherche-t-on simplement à alimenter une tension entre les sexes et culpabiliser un peu plus les hommes ? Quelle est la stratégie en place et à quoi sert-elle ? Dans quel but les organisations concernées manipulent-elles les femmes ? Qui, grâce à ces campagnes, bénéficie d’éventuelles augmentations de salaire : les représentantes de la nomenklatura Féminista, ou les caissières de supermarchés ? Est-ce la classe dominante de la Féminista qui rafle la mise au détriment du peuple d’en bas dont elle se sert pour avancer ? Il est aujourd’hui indispensable que le gouvernement français et les organisations féministes concernées s’en expliquent. C’est leur crédibilité qui se joue, et une partie des relations femmes-hommes. Dire la vérité inspirerait le respect et l’envie de collaborer. Manipuler l’information et exploiter un réflexe victimaire qui n’a pas lieu d’être engendre une fracture supplémentaire entre les femmes et les hommes, et fait monter la légitime méfiance des hommes.
Hello voici le dernier point du livre « le point de bascule » :
le pouvoir du contexte
Je cite : » le véritable pouvoir du contexte réside dans des aspects subtils. D’une part on n’est pas sensible au contexte on y est extrêmement sensible. D’autre part les changements contextuels qui peuvent déclencher une épidémie sont insoupçonnables »
En fait, cela renvoie en psychologie sociale à la notion du biais d’attribution (voir par ex le livre de Rolf Dobelli : arrêtez de vous tromper) cad la tendance à surestimer systématiquement l’influence d’individus et à sous-estimer des facteurs extérieurs liés à une situation donnée.
je cite l’auteur Dobelli » Si fascinant que soit pour nous le spectacle de la vie, les individus sur scène ne sont pas des personnalités accomplies libres et indépendantes mais voguent au gré des situations. Si vous voulez comprendre la pièce qui se joue vraiment ne faites pas attention aux interprètes mais essayer de sentir le va et vient des influences auxquelles les acteurs sont soumis. »
Cela rejoint aussi la notion de neuro-psychologie de l’interprète : module neurologique situé dans le cerveau gauche qui a une capacité narrative donnant l’illusion de l’unité ou de l’intention alors qu’il s’agit d’un phénomène né a posteriori ( ref Michaels Gazzaniga : le libre arbitre et la science du cerveau)
Bon, revenons au livre : un exemple est celui du carreau cassé : « les gens qui passent devant une maison dont une vitre est brisée mais jamais réparée finiront par conclure que personne ne s’en préoccupe ou que personne n’en est responsable. Bientôt d’autres fenêtres seront fracassées et le sentiment d’anarchie se répandra dans tout le voisinage… »
Il y a aussi l’expérience de Zimbardo en 1970 avec des étudiants qui jouaient aux détenus et aux gardes. Expérience arrêtée au bout de 6 jours car cela prenait des proportions dangereuses.
Ce chapitre est très intéressant et je ne peux citer tous les exemples ; à lire, par exemple, les bons samaritains : expérience avec des séminaristes…
La deuxième partie du chapitre aborde une notion déjà exprimée par certains, à savoir de ne pas dépasser un certains nombre qu’est 150 voire 200 afin de ne pas faire perdre au groupe sa cohésion. Il s’agit d’une notion d’anthropologie, ce nombre correspondant au nombre maximum de personnes avec lesquelles l’être humain peut avoir une authentique relation humaine. Au-delà, il y a rupture de la cohésion et il vaut mieux que le groupe se scinde ; ex. des congrégations huttérrienes.
Voilà… Mais pour 9 euros, vous aurez mieux 🙂
PS je n’ai pas de conflits d’intérêts directs ou indirects avec les auteurs cités ou leurs éditeurs.
Bien à tous
Sean Penn a mangé Noël Mamère et a créé un « parti » à « partir des idées d’Etienne Chouard » (selon le titre de la vidéo).
Je suis tombé dessus par un pur hasard, vous en aviez entendu parler ?
Avec le lien, c’est mieux…
Excellent^^^ ! je me demandais ce que venait faire Sean PENN aux côtés de Noël MAMERE tout en me disant qu’Harvey MILK était enfin passé à la vitesse supérieure (la chouardienne, évidemment)… je n’en suis qu’au tout début, merci pour ce partage et apparemment cet heureux hasard !
Ne t’attend pas à de grandes révélations de la part de ce Sean Mamère, ça reste du Chouard remasterisé.
Par contre on se marre bien en regardant la vidéo parce qu’on dirait vraiment un morphing entre les 2. Parfois même dans les expressions du visage.
Un remasterisé de premier plan, je trouve (en train de le regarder), et un sacré condensé de tout ce qui nous intéresse ici…
… ah oui ! j’avais pas capté pour MAMERE (-sic !), effectivement, mais moi c’est un pote à moi en même temps que Sean PENN qu’il me rappelle ! lol
En tout cas, même si ETIENNE sait déjà tout ça et ne trouvera pas confrontation avec Dominique TONIN, je pense que découvrir cet homme et l’entendre parler de tout ça ne peut que lui être bénéfique, encourageant, voire peut-être lui donner des idées.
Au plaisir, BAD BOY^^!
Plus Sean Cluzet ou François Penn (plus craignos déjà le blaze) je dirais, je le trouve plutôt sympa au premier abord, j’ai pas tout regardé.
Oui, très cosmopolite ce monsieur !^^ et très très intéressant !
lire et relire le post 27 de Boris.
Intéressez vous à la psycho-sociale…
Expériences de Milgram, Ash et Zimbardo…
Questionnez l’évidence du libre arbitre…
Merci Boris !
A ‑Mince alors, Zedav ! Réactif !
User des archétypes qui fondent une société pour poursuivre mon commentaire narquois sur l’attitude de donneur de leçon de Rocard, ne signifie pas que j’aille jusqu’aux conclusions essentialistes que vous détaillez à mon propos !
Ne me faites pas écrire ce que je n’écris pas. D’autant que nous sommes apparemment d’accord ! (Du coup, je n’en lis pas la suite de votre commentaire ! ironie et « lassitude » ! Mille pardons !)
Je dévelope un peu ?, sachant que chacun de mes mots va pouvoir créer un autre sursaut, des malentendus, tant chacun abrite un sens particulier à toute formule, toute expression (et que si je suis le travail incroyable d’Etienne Chouard depuis quelques années maintenant avec chaleur et intérêt, je ne suis pas une grande rationnaliste, ni forte débatteuse).
- Dans notre société, la gente féminine est largement assimilée aux valeurs que vous citez, et me porte particulièrement à l’attention.
C’est un objet de questionnement qui ne me lasse pas et que je vais lier avec la « structure hiérarchisante » de Ronald, qui était d’abord l’objet de mon commentaire aujourd’hui.
- Et en politique, dans bien des lieux de pouvoir (comme je le reprécise ici), il semble nécessaire d’être viril (au sens de fort, davantage que courageux) : Florence Gauthier est certainement virile, ou saura en jouer, dans un savant fleuret séduction / sérieux, puisqu’elle est femme universitaire (un pouvoir qui ne fait pas beaucoup d’envieux de nos jours : on préfèrera la finance ? Une étude sociologique de Margaret Maruani qui date un peu maintenant révélait que les métiers qui perdaient de leur pouvoir effectif tombaient – dégringolaient – aux mains des femmes : si je vous dis que je suis d’un métier historiquement masculin… j’ai de quoi entretenir mon questionnement inlassable, au point d’en être lasse de tant de lourdeur).
Et j’avance parallèlement en terrain glissant, car je n’ai pas visionné la vidéo de Florence Gauthier.
Comment une femme qui a gravi tous les échelons de la reconnaissance universitaire, pourrait-elle admettre qu’un quidam – prof de collège ou non, a une parole égale à la sienne, si j’interprète votre lecture du débat, Zedav… Préjugés, préjugés, j’en suis aussi bardée… Je n’ai pas eu encore envie de la regarder avec Etienne. J’enrage souvent avec ces universitaires pour lesquels seules la raison et la justification argumentée seraient valables… incollables de plus dans leur domaine ! A l’extrémité de mon rejet, réside l’idée que quelqu’un ne sachant pas développer sa pensée sera toujours incapable de savoir à leurs yeux…
Un peu d’expérience, donc, de constat personnel et quelques références… universitaires pour m’amuser de ce Michel Rocard, sans gêne, méprisant sans « trop » le montrer directement (ou l’art du ralliement envolé des autres), jouant des archétypes pour décribiliser le plus possible son interlocuteur, qui lui, en connaît aussi sur le pouvoir, et, c’est pure intention que je lui porte, connaît tout autant les abus de pouvoir pour (essayer de) ne pas (trop) en user (qui en réchappe, n’est-ce pas ?). Jouer des archétypes pour se gagner l’opinion générale, et conserver les rôles ou obtenir davantage. Un jeu que tout le monde a vécu, la victime aussi..
En démocratie véritable, nous aurons à faire avec ces représentations.
Bienvenue à elles !
Et peut-être irons-nous jusqu’à leur terme ?
J’ai découvert l’isegoria de la Grèce antique grâce à Etienne. Je dois dire que je m’en fais une certaine… représentation, et des plus positives !
Cette isegoria peut, risque d’être en effet le lieu de la débauche des archétypes !
Débauche argumentaire et passionnelle, débauche faite corps et présence, voici telle que je l’imagine.
Que l’on y aille. Tel est mon voeu.
Car il s’agit, par cet exercice public exigeant et démonstratif par excellence, de décider d’affaires importantes !
Si les archétypes dévidés sont invisibles, les choix seront harmonieux dans l’assemblée.
Choix démocratiques assurément ! Aussi stéréotypés seront-ils.
Si certains archétypes se révèlent choquants, les choix évolueront peut-être au vu de ces mises en lumière débridées et suscitées ?
Exposition, regards croisés, auto-critique peuvent y trouver leur compte, et pointer l’inconscient aussi collectif qu’individuel : trouver de la vérité, un choix adapté et obtenu de son propre aveu.
Et si nous retrouvions Montaigne ?
Toute la difficulté réside peut-être dans l’expression, car là encore, nos éducations personnelles, doublées des conditionnements sociaux vont sur-exposer les « indignes », les « mal-pensants », les « grossiers », valoriser les « nobles », « soignés », « délicats », « intelligents » ?
Quels héritages ? Quelles préférences ? Quelle capacité à s’exprimer, écouter, comprendre, offrir une vraie place à la diversité, à l’altérité, aussi malséante soit-elle – a priori ?
N’y réside-t-il pas une vérité, à commencer par celle de l’être en présence, dont le discours n’est que le discours. Son existence même ne justifie-t-elle pas qu’elle soit prise en compte dans l’exercice d’une démocratie véritable ?
B – Le lien est tout trouvé avec la structure forcément hiérarchique de Ronald…
Représentations, donc, encore et toujours. Et je soutiens que la structure n’est pas forcément hiérarchique, ni stable, figée !
La mer ci-dessus imagée déjà. En clin d’oeil, je me permettrai même de poser cette question limite : le superflu est-il inférieur ?
Ma réponse est l’ignorance dans le marasme des valeurs toujours incarnées, et revenant au plus ciblé : haut et bas, noir et blanc, sombre et clair, l’un supérieur à l’autre, franchement ?
Qui a écrit cette hiérarchie quelque part ?
Quelles qualités sont inscrites dans le marbre, et leur magnificence définitivement entérinée ?
Nous sommes tellement habitués à des représentations du pouvoir surplombant et/ ou solide, rassurant, paternel et maternel (nécessaire / naturel même), du bon fonctionnement social par la structure claire, agencée et logique (sur-rôle de la raison cartésienne), et de toute construction viable par les mêmes principes (ici, allusion possible aux constructions du bâtiment dont la structure serait le squelette indispensable) qu’il nous est difficile de projeter une structure souple, et sans domination ! Pas de structure même ou dans une formule telle qu’elle n’en revêt plus la condition habituelle… Un sens, un déroulement, un mouvement. Un ordre ?, on recommence à vouloir du maître ou pressentir le décideur, l’architecte, la trame, le dessin et le dessein pré-établi de gouvernement… Sans valeurs attachées et fermement formulées alors, ou plutôt toujours modifiées de succession d’états et de vies !
L’ingénieur et architecte français, Jean Prouvé, a construit un bâtiment qui n’a tenu que complet, achevé. Début d’une déconstruction de nos représentations de l’architecture et de la structure ?
Un bâtiment reste loin d’un corps social, et que dire si l’on accepte aussi que la Nature reste le cadre et le rudiment indépassable de la société humaine. Il est de plus souvent difficile de transformer un bâtiment, de le muer avec succès une fois ses conditions de création dépassées.
Le fédéralisme social à la Proudhon, du peu que je le connais (par Jacques Langlois) explore cette voie de cardinalité de chaque maillon, de chaque être, dans une inter-relation changeante et soucieuse.
Des groupements s’en détachent, des lignes de force ; s’agit-il pour autant de hiérarchie ?
Un sens temporaire, de plasticité variable.
Mes références de recherches (hum : de préoccupation, disons, car je ne suis pas Florence… Gauthier !) se cantonnent parfois au monde naturel (dont nous faisons partie donc, jusqu’à nouvel « ordre » – post-humaniste ? brr).
Un peu de Stephen Jay Gould pour nous rappeler que nous ne sommes pas le produit génial, abouti et supérieur d’une longue chaîne tâtonnante du vivant… Nous avons des capacités étonnantes (dont nous ne sommes pas les auteurs !). Et nous faisons pas mal de dégâts et de conneries sur Terre. Sommes-nous supérieurs aux autres règnes ? Quant à établir une hiérarchie entre nous autres, humains ? Entre fonctions ? Penchant historique ou encore récupération de faits particuliers à un moment tout aussi singulier par certains en des institutions à leur profit valent-ils loi éternelle ?
Mandela est-il supérieur aux hommes et aux femmes qui continuent de souffrir ici et là en Afrique du Sud et partout ailleurs, auxquels « l’histoire » telle que les (certains) êtres humains la fabriquent et l’écrivent depuis si longtemps n’offrira jamais aucune issue ?
Ces personns ne sont-elles pas capables de savoir de quoi faire leur vie ? (si les conditions leur deviennent décentes, sans qu’elles ressemblent – et sans doute loin de là – à celles de « consommateurs – salariés » que nous sommes tous plus ou moins – ce modèle capitaliste aujourd’hui vendu comme unique et seule source de bonheur et de vie accomplie ?)
Comment se sont organisées les « grandes civilisations » à leur origine ?
Pouvoir religieux et militaire est-il narré… Un imaginatif, de la chance, un contexte, un costaud, de la chance, un contexte… ?
Lewis Mumford propose des schémas de captation du pouvoir sur deux temps minimum, partant d’échanges de sécurité et de foi contre des produits matériels, l’abus ou l’exploitation des premiers mécanismes mis en place pour suite et constitutionnalité.
Un documentaire récent que j’ai vu, retraçant un site archéologique celte de Suisse témoigne de rites incroyables, il est question de tableaux « gores », monstrueux pour nos yeux (civilisés qui scénarisent des guerres au bout du monde, des films d’horreur et inventent la bombe atomique…) de sépultures soignées, et rigoureuses entourées de sacrifiés pour des chefs ou présumés supérieurs, druides peut-être. Les Romains ont-ils su faire bon ménage !?, regardant les chevelus goûteurs de cervoise comme barbares : intéressants jeux du cirque pour contrepartie, main-mise sur tous les territoires accessibles en des fonctionnements hautement hiérarchisés dits pacificateurs (après leur guerre) : ceux des vainqueurs, leurs lois en référence.
Notre perpétuelle terminologie à base de « combat », de « résistance », de « croyance » : « je crois », « je refuse », « je me bats »…, – soit des visions dans l’opposition, la guerre et la foi sûrement hérités d’un passé si riche en matière d’affrontements et de causalités rassurantes, statué sur ces conflits, nous font oublier la possibilité de la dialectique et du tiers, et leur dynamisme particulièrement adaptés à la vie et aux société humaines, d’une hiérarchie toujours relative si ce n’est ridicule.
Les premiers temps de la démocratie verront sans doute des déchaînements à partir des longues habitudes de société accumulées par les siècles de vie collective, inaugurée par une relation initiale sans doute très tendue avec le monde naturel (peur, violence, manques ou erreurs humaines) et trop souvent organisée sur un contrat pétrifiant un accord temporel, mais la possibilité d’avoir (enfin) sa place sans critères institués et définitifs, de trouver disponible ce qui est capital à chaque vie bonne nous fera peut-être abandonner sans même y penser nos archétypes et représentations, d’autant plus si les abus sont rapidement engloutis ou lissés par l’ensemble social en mouvement, écoute, communication et respect enfin développés (ou même tout simplement compris).
Une « structure » de démarrage par un texte, notamment, et une adhésion constitutionnels, lisibles, aux canons entendus et révocables, sont peut-être nécessaire.
Nous sommes tellement habitués aux pouvoirs supérieurs et à la hiérarchie qu’ils en sont devenus évidents. Ils n’en sont pas pour autant vrais, ni justes, ni bons, ni même efficaces comme les femmes ne sont ni douces, fragiles et aimantes de fait, et dès lors si souvent démasquées en chaque agent‑e politique que l’on veut faire sortir de la scène sous les hourras du public (masculin ? en grande majorité ? viril ? vigoureux et volontaire ?).
C – Merci Boris pour votre ténacité à résumer. Je n’ai pas encore lu votre travail (chaque jour sa grâce !) à part ce terme de contexte chopé en survolant les commentaires de ce soir.
Contexte, un mot qui me plaît beaucoup !
La démocratie intégrale suppose/exige le débat public ouvert à toustes, délibératif et décisionnel.
(savoir comment il est modulé et subdivisé <la fameuse limite en taille> est un sujet à élucider … démocratiquement 😉 )
Ce débat doit être impérativement déhiérarchisé.
Non seulement institutionnellement, structurellement, mais encore psychologiquement, mentalement, afin que les strates archétypaux de la société ne le troublent pas en équité ni en direction <d’où la question de l’ostracisme>.
Cela suppose un apprentissage de l’art de la conversation entre gens différents <il est déjà si difficile entre sosies …>, différents en culture, connaissance, art oratoire, capacité d’entendement.
J’ose dire : l’idiot du village doit être écouté religieusement !
Par cette obligation/exigence, la démocratie intégrale implique un accroissement phénoménal de la convivialité et du respect mutuel, transcendant les classes, donc au final un big bang de la conscience collective <car l’abolition de l’autisme interclasse est une nécessité vitale pour la conscience, qui sera nourrie de toutes les cultures et non plus seulement de la sécheresse élitiste>.
La démocratie sera conviviale ou ne sera pas.
Nous pouvons avant révolution entamer individuellement cet apprentissage de la gentillesse citoyenne en osant nous frotter là où ça coince … et ainsi mesurer l’Himalaya de notre ambition …
Oui, ce paradoxe himalayen qui n’en referme pas moins – ce qu’il faut croire ou se convaincre ou espérer – la solution !
Effectivement, dur dur d’exiger d’autrui ce qui n’est déjà pas si évident à maîtriser soi-même, et cette ambition-là l’est autant sur le plan individuel et personnelle qu’elle en concerne tout en même temps tout un chacun et la collectivité dans son ensemble.
Mais c’est bien là toute la différence et toute la force d’une telle démarche et d’une telle ascension : plus le nombre se rallie à l’effort et à la volonté commune, plus le chemin paraît aisé et communicatif.
Toute idée nouvelle, révolutionnaire interpelle et exigera toujours des remises en causes et des oppositions : c’est non seulement mental, ce long processus éducatif, culturel, conditionnel (conditionnant), cela est voulu par tout pouvoir et ces élites qui se sont octroyées les rênes de la gouvernance et des monopoles.
Pour gagner à sa Cause le plus grand nombre qui soit et faire peu à peu tache d’huile, consensus et volonté, ce sont bien aux premiers marcheurs de faire cet effort proportionnel au défi et à cette infime minorité, minorité d’opinion mais non factuelle.
Et renverser cette tendance, éclairer toutes ces lanternes en partie éteintes ou plus formatées, cela nous est beaucoup plus aisé aujourd’hui par le biais de tous ces outils communicationnels actuels ; en fait, ce qui sert si bien ce monde marchand et représentatif (Institutions, consumérisme, Représentation schopenhaurienne) contient également tout ce qui peut leur être opposé.
Certes, cette humilité en nous (cette évidence, cette réalité) mais cette volonté, cette exigence, cette prétention et cela n’a rien d’élitiste ni de quoi que ce soit… ou si tu préfères : plus démocrate que moi tu meurs ! mais que tu fais bien d’être exigent(e) toi-même et m’en impose au besoin que je m’écarte et confonde à nouveau cet intérêt collectif avec cette gourmandise personnelle.
Que certains ramènent leur fraise à tout-va est dans l’ordre des choses : ces lanceurs d’alerte, ces maîtres à penser, ces activistes, ces petites gens voire ces personnalités, sans oublier des guignols comme moi… mais tous à notre façon et selon nos moyens ces marcheurs exigeants et hésitants…
… et de plus en plus confiants et forts de cette idée commune à mesure que nous gravissons les pentes de cette montagne au départ inabordable, la volonté collective et cette idée germante et se propageant inversant la pyramide au coeur de cette réalité hiérarchique.
Bref…
… d’une idée de départ naît un monde, une volonté collective
faisant s’effondrer sur soi cet ancien monde d’esclaves et de maîtres
Mais revenons à nos moutons et Gentils Virus…
@28, 29, ce très intéressant lien de MECHANT VIRUS /
@28, 29
Dominique TONIN parle du documentaire Les lobbies au coeur de la République (vidéo mise en ligne en 2009 et peut-être déjà citée ici). Je poste néanmoins le lien du premier volet, très très intéressant documentaire à découvrir pour ceux qu comme moi en avait encore jamais entendu parler.
Ce lobbyiste que nous suivons au tout début non seulement mérite notre attention, lui qui a en partie levé un coin du voile sur cette réalité, mais interpelle tout en même temps les citoyens et les êtres humains, les êtres sociaux que nous sommes.
Cet homme me paraît tout à fait sympathique, comme bon nombre de politiques qui sont tout autant d’agréables compagnons et de bons pères de famille, j’imagine…
… néanmoins il y a là conflits d’intérêts, intérêts strictement personnels de quelques uns (celui du lobbyiste, des lobbies/industries pour lesquelles il travaille et bien sûr celui de l’élu qui ne doit sa place qu’à ceux qui ont permis de l’élire) et non cet intérêt plus consensuel ou/et plus profitable à un plus grand nombre, en tout cas aux individus, au peuple de choisir ce qui est bon (ou mauvais) pour lui et non ce qui est rentable et bénéfique pour le lobby qui commandite telle intercession auprès de quelque notable que ce soit, droite et gauche se conjuguant tout pareillement dans cette approche profiteuse et oligarchique du pouvoir et des richesses.
Bref, tout ça pour répéter après Dominique TONIN, ETIENNE et bon nombre d’entre vous qu’il faut aborder tout ça de la façon la plus pacifique et la plus courtoise qui soit (pas évident en ce qui me concerne quand j’aurais plutôt à la bouche toutes sortes de noms d’oiseau à l’encontre d’un François Hollande !), cette humanité comme ces faiblesses, ces vices… mais à nous d’y remédier : ce qu’on ne peut autoriser ou ces choses incompatibles avec le fait et l’objectif démocratique.
Sur Rocard, ne pas oublier ça, c’est important :
Rocard à l’Université du Medef par LEXPRESS
NB : le PARTI « SOCIALISTE »
(exactement comme son ancêtre le parti « CENTRE GAUCHE » de Thiers et des Versaillais)
est un parti d’extrême droite, c’est-à-dire au service des multinationales et des banques.
« Qui est Monsieur Thiers ? », par Henri Guillemin :
Encore Henri Guillemin pour comprendre que « l’extrême droite »,
ce sont les possédants prétendument « républicains » qui deviennent violents
dès que le faux « suffrage universel » ne leur permet plus de voler le pouvoir aux pauvres :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/06/01/225-henri-guillemin-le-fascisme-en-france.
Etienne, au moins maintenant sur Rocard, vous avez la réponse à la question que vous lui posiez à la fin du débat … 🙂
« Les souverainetés nationales ont dépassé leur stade d’efficacité, elles entrent dans la nuisance » Michel Rocard
Ceux des politiciens qui n’ont aucune connaissance des écosystèmes et du caractère vital du principe biologique de subsidiarité ont dépassé leur stade de crédibilité, ils entrent dans la nuisance. Ana Sailland
Merveilleux Guillemin qui a le talent d’extraire d’un détail de l’Histoire tout le sens de l’Histoire.
Moi personnellement, s’il ne m’avait pas montré ce Thiers consolateur des puissants, qui leur susurre que désormais c’est l’élection qui les protégera, je pourrais à la rigueur m’insurger de mon manque de pouvoir citoyen, mais je n’en comprendrais pas la subtilité machiavélique.
Je ne résiste pas au plaisir de recopier la phrase cœur du lien rappelé plus haut :
le fascisme est L’IDÉOLOGIE QUI REMET —DE FORCE— L’ÉTAT AU SERVICE DES POSSÉDANTS QUAND LES ÉLECTIONS N’Y SUFFISENT PLUS.
J’ai entendu dire qu’il ne serait pas historien mais littéraire, chrétien sincère, et passionné d’histoire.
Tant mieux, car c’est grâce à cette nuance, qui condamne à la foi et à l’engagement, qu’il ose, plus loin que l’objectivité scientifique, détricoter les liens subtils qui relient les mystères.
Ce qui nous permet avec lui de dynamiter le mensonge des siècles.
((tiens …, je n’avais jamais perçu la légende des siècles <Hugo> sous cet angle … à creuser))
Nous contentant d’un Michelet, nous serions riches en connaissance, mais dans la béatitude tranquille de l’aveugle qui n’est jamais ébloui.
L’Himalaya comme image de la déhiérarchisation, Ana, j’émets quelque doute sur l’adéquation brute.
Mais peut-être une référence m’échappe.
La hiérarchisation en l’humanité est une thématique immense !
Notre erreur originelle ?
L’indis« pensable » dont il faut rire dès que possible ?
Et je suis donc (car je me répète ici) pour une expression de l’individu qui n’est pas forcément celle de la gentillesse, d’autant que celle-ci peut être le fruit de la soumission.
L’expression humaine est une manne de connaissance : à vivre en émetteur comme en récepteur.
L’une de mes saveurs vitales est de me voir réagir à l’autre : tiens, je réagis là et de telle manière. Que se cache dans cette réaction si vive, outre ce qui veut être dit…
Si d’aventure et de joie humaines enfin trouvées ou retrouvées (car comme notre monde en voie d’humanisation économiste et fonctionnaliste totale est profondément triste et sinistre, en plus d’exploiter ce qui peut « juter », soit la totalité du donné), le projet démocratique prend forme et vie, je suis convaincue que bien de nos archétypes sociaux s’effondreront d’eux-mêmes, ou évolueront sans volonté ni effort.
Davantage encore que la problématique de la taille, de l’échelle, se noue ici l’éventuel obligation de trancher en amont, ou de délier idée / pratique sans doute en priorisant la première : intention et alimentation, oui pour moi !
Et commencer le comment.
Car : si nous ne savions voir ce qui est, ou que nous ne finissions toujours par trop l’oublier…
De même qu’écouter est à portée d’oreille et de temps.
Juste pour pimenter encore le blog et les deux réactions d’Ana et d’Effab ?
(Michel Rocard est « émouvant » avec les patrons ! Enfin, sa carrière de perdant auréolée ? Si je me fais quelque peu Alice Miller, après le tapage des valeurs courantes (perdant, gloire), courrait-il encore après la reconnaissance de ses parents, ou qu’est-ce ? Tant de servitude maladive d’un côté, certes habillée du coffre de l’élocution, un peu amenuisée par les deux oreillettes à fil mouvantes tout de même, de rejet d’autre part de la plus simple politesse humaine – en ce qui concerne son attitude avec Etienne. Un vrai socialiste, c’est donc cela ?)
Goethe : « Ce ne sont pas les sens qui se trompent mais le jugement ».
Ce qui n’empêche pas le penseur d’émettre que : « Les animaux sont instruits par leurs organes disaient les anciens ; j’ajoute, les hommes aussi ; ils ont toutefois le privilège de pouvoir à leur tour instruire leurs organes. »
Dialectique endiablée au point de ne pas pouvoir dissocier les pôles ?
Ciao !
« L’Himalaya comme image de la déhiérarchisation, Ana, j’émets quelque doute sur l’adéquation brute. » »> j’avais écrit « himalaya de notre ambition » dans un contexte relatif à l’élévation nécessaire de certaines qualités humaines. Mon propos signifiait que sur le plan de la com de qualité, nous ne sommes pas encore au camp de base.
Est ce plus clair ?
Il m’arrive aussi de pointer l’évolution vers la démocratie et l’élévation de la conscience comme allant de pair, sans qu’on sache trop quelle transition doit précéder ou générer l’autre. Syndrome de l’œuf et de la poule appliqué à la révolution en quelque sorte.
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Si j’avais voulu écrire soumission, j’aurais écrit soumission et pas gentillesse. Je n’ai pas non plus écrit mollesse.
En écrivant gentillesse, je pensais à Montaigne bien plus qu’à Voltaire, le second cherchant à tuer, le premier réfléchissant aux modalités d’une communication enrichissante et à l’écart du pugilat.
La carpette n’effleurait même pas ma pensée.
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Il me semble que nous sommes d’accord sur le fond mais pas sur l’usage du Larousse.
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Sur un autre fil se vit en ce moment un débat serré concernant un texte issu de l’OMS. On y voit clairement l’opposition entre auditifs et visuels : certains individus se focalisent sur la séquence et donc sur le détail tandis que d’autres perçoivent le global et au delà. cela engendre des incompréhensions fatales, et c’est bien dommage.
=> Comprendre comment nous fonctionnons sera aussi un travail à mener par le grand nombre, travail qui soit dit en passant me serait bien utile, afin que la codécision universelle soit menée par des êtres conscients plus que par des robots cytoplasmiques.
Je me savais en terrain difficile avec vous Ana Sailland, si prolixe. Mon état d’esprit actuel m’a permis de vous signalé un mot, voire deux.
J’ai tu « l’idiot du village ».
Je suis stupéfaite de vos propos.
Recevez mes belles salutations ! 😉
Florence, j’éprouve de la difficulté à décoder votre message.
Je ne comprends pas cette histoire de terrain difficile, ni la raison précise de votre stupéfaction.
J’ai trouvé très touchant l’idiot du village dans « la fille de Ryan ».
Dieudonné et la quenelle,
mais pourquoi sont-ils si méchants ?