
Les (jeunes et pétillants) organisateurs du site ASSEMBLÉE-VIRTUELLE.ORG m’ont proposé de les rejoindre à Paris, vendredi prochain, et à réfléchir avec eux à leur projet de programmation d’outils informatiques pour aider une société moderne à faire de la politique. J’y serai.

Je suis à la fois :
1) attiré par toutes les possibilités qu’offrirait un traitement informatique (vraiment) sécurisé de la collecte et de l’organisation (rationnelle, intuitive et souple) des opinions de tous :
- voir toutes les qualités qu’on pourrait attendre d’un projet épatant comme DEMEXP (voir le site http://demexp.net/dokuwiki/),
- et voir aussi tous nos enjeux et exigences pour explorer l’inaccessible et essentielle « volonté générale » ,
et 2) repoussé par l’évident et terrible danger de corruption et de fraude que permet l’outil informatique, littéralement incontrôlable :
- voir le billet du blog qui évoque et travaille ce point décisif.
Mais je n’ai pas renoncé à réfléchir à cet outil, et j’ai de nombreuses questions (épineuses) et suggestions à formuler auprès de programmeurs qui s’occuperaient de nous aider à faire de la (vraie et fiable) politique assistée par ordinateur, POLAO.
• La page qui présente le « Hackathon Assemblée virtuelle » de Paris :
http://assemblee-virtuelle.org/drupal/Hackathon
• La page Facebook d’Assemblée virtuelle :
https://www.facebook.com/AssembleeVirtuelle
• La page Facebook du Hackathon :
https://www.facebook.com/events/671092682909995/
• Voici enfin leur présentation du « hackathon » (marathon de hackers) :
« Un petit mail pour te convier au hackathon que nous organisons en collaboration avec Stample, notre partenaire technique, et la fondation Mozilla. Il se déroulera dans les locaux de cette dernière du lundi 25 au vendredi 29 novembre 2013.
Objectif :
– Développer et expérimenter les potentialités du web social sémantique libre (linked datas / web 3.0 / web distribué), une nouvelle génération de technologies web dont l’impact devrait être majeur dans les années qui viennent.
– Inviter les acteurs de la société civile à se saisir de ces nouveaux outils
– Poser les premières briques de l’Assemblée Virtuelle
Les travaux s’articuleront autour de 3 axes : Émancipation, intelligence & action collective et démocratie.
Déroulement :
– 25 -> 28 novembre : 4 jours d’ateliers rassemblant une trentaine de développeurs / designeurs (dont certains issus du MIT / W3C / ENS), mais aussi des acteurs de la société civile, du monde de l’entreprise ainsi que des institutionnels.
– Vendredi 29 novembre : Journée portes ouvertes : Les réalisations de la semaine seront présentées, elles donneront lieu à des tables rondes et à des débats ouverts.
Pour s’inscrire aux portes ouvertes, c’est ICI
Pour les ateliers, nombre de places limitées : Nous contacter en écrivant à [email protected] »
Au plaisir d’y retrouver des chercheurs de démocratie pacifiée 🙂
Étienne.

Est en gestation ici un projet de mini société (association) fonctionnant un peu comme les SELS mais uniquement selon le mode du don acratopège, et je cherche un logiciel à mettre en ligne permettant de voir d’un coup d’oeil les offres et les requêtes. Ou quelqu’un capable de l’écrire.
Une question qui représente, je crois, un enjeu majeur pour les générations à venir.
Ne devrait-on pas considérer comme ESSENTIEL dans les programmes scolaire l’apprentissage de la programmation et des langages informatiques ?
En effet, l’un des meilleurs moyens permettant au corps des citoyens (individuellement et collectivement), à la fois de prévenir toute manipulation informatique, mais aussi de permettre de participer au développement et à l’amélioration des outils (via l’Open Source), serait que chacun (le plus grand nombre, en tout cas) maîtrise les langages de programmation et connaisse les principes de fonctionnement de l’outil informatique.
Je le dis d’autant mieux que je ne les maîtrise pas et que je me sent réellement handicapé, comme un analphabète des temps modernes, en quelque sorte.
Morpheus
Effectivement, je trouve qu’une initiation au hacking serait vraiment utile et ce afin que chaque personne puisse au moins reconnaître et potentiellement se protéger elle même des attaques informatiques.
Une telle initiation (si elle est possible) serait un plus sur une plateforme Démocratique.
ETIENNE,
il faut ARRÊTER de te disperser ! ET te concentrer sur un projet COMPLET de constituante tirée au sort ! puis sur sa diffusion, sur des » sondages citoyens » pour tester son soutien populaire !
tu dis toi même qu’il faut demander UNE SEULE CHOSE et être des millions dans la rue pour l’arracher c’est vrai alors FAIT LE !
ARTICLE3 ( http://www.article3.fr ) le fait pour le RIC en toutes matières qui mettrait fin a notre impuissance politique IMMÉDIATEMENT !
les SUISSE VOTENT CE JOUR POUR refuser où pas une augmentation de la vignette auto de 40 à 100FS par an ;
NOUS devons arracher ce droit a prendre la parole pour DÉCIDER de ce qui nous regarde !
très cordialement..
YVAN
@Ana
Il existe un service donnerie-prêterie-servicerie sur une adresse informatique dont voici le lien :
http://listes.agora.eu.org/listinfo/donnerie
Pour toutes info concernant la mise en place d’une donnerie, contacter :
[email protected] (Jean-Pierre)
🙂
Avoir en tête que Richard Stallman, le très grand, le fondateur des logiciels libres est contre toute idée de vote via les réseaux pour des raisons qu’il a maintes fois expliquées.
Voir entre autres multiples déclarations : http://www.lilela.net/2007/06/21/stallman-contre-le-vote-par-internet/
Merci Stéphane.
Richard Stallman m’a écrit l’été dernier (à propos des vertus intrinsèques —mécaniques— du tirage au sort), et nous avons échangé quelques messages assez denses (bien sympathiques).
Je suis, comme lui donc, extrêmement méfiant (et même prêt à casser les ordinateurs de vote que des tyrans voudraient m’imposer), mais j’ai tellement besoin de l’assistance des machines en politique (pour nous aider à compter quotidiennement, finement et fidèlement, les milliers de milliards de nuances de nos opinions — fortement éclairées et régulièrement sondées) que je reste ouvert à toute idée, toute technique, toute astuce géniale, inédite et insoupçonnée, qui pourrait apparaître dans le paysage et s’offrir à nous.
Ça m’étonnerait que Richard soit définitivement bloqué là-dessus. Déterminé, mais pas bloqué. Il faudra que je lui demande 🙂
Étienne.
@Ana
C’est Jean-Pierre qu’il faut remercier.
Objecteur de croissance
http://www.iteco.be/Objecteur-de-croissance-et-de.
Groupe d’achat en commun et bien plus que ça…
http://gaclln.over-blog.com/
Moi, je vous dis foncez Étienne, ce projet à l’air vraiment intéressant.
J’espère qu’il y aura une trace (vidéo) de cette réunion.
Bonjour à tous !
Je rappelle qu’il y a un réseau social libre et open source (http://ggouv.fr) sur lequel le tirage au sort est possible et qui possède un outil génial mais incompris : les remue-méninges.
Des gentils virus s’en servent déjà ! http://gentilsvirus.ggouv.fr
Ils permettent de donner entre 1 à 3 points aux idées qui nous intéressent (vote de valeur).
Le nombre de points est limité (10 par défaut, mais les admins de groupe peuvent changer).
Les points seront récupérés uniquement quand l’idée aura été réalisé !
On passe du virtuel au réel ! Cela permet aussi de s’affranchir de tout système sécurisé, moyen d’identification unique et toute technologie difficilement contrôlable.
C’est de la do-cratie ! Vous voulez récupérer vos points, vous voulez faire avancer ce pour quoi le groupe a été créé ? Organisez-vous pour réaliser les idées les plus votées !
Toutes les communes de France disposent dès à présent de cet outil ! Cela peut avoir un potentiel assez subversif à un niveau local… non ?
Pourquoi faut-il toujours aller chercher le moyen le moins démocratique pour parvenir à un accord : le vote à la majorité !
Vous connaissez le consensus, le consentement, les accords tacites ???
Je connais une dizaine de projet de ce type, tous sont à l’état d’ébauche. Et TOUS proposent à l’avance le mode de fonctionnement de la plateforme !!!
Il me semble paradoxal d’imposer le mode de fonctionnement d’une plateforme sociale qui se veut démocratique.
C’est mon avis et vous en faites ce que vous voulez… Rappel : code is law.
Sur ggouv.fr, le mode de développement est du type « agile ». On propose, on en discute, on fait et on teste… Si ça ne va pas, on améliore ou on change tout.
Mais dans tous les cas, le « cahier des charges » se crée par les citoyens (membres de ggouv) au fur et à mesure du développement et de l’utilisation de ggouv.
Alors, je pourrais aussi parler en terme « ingénieur informaticien » pour faire bien, mais sur ggouv.fr on peut aussi faire du web sémantique, linker les datas… on peut même parser du json et du markdown, on peut même faire de la data visualisation en mode open data et du geoJSON avec toutes les communes de France… et en plus c’est en full ajax !
Donc voilà, ggouv deviendra ce qu’en feront les utilisateurs et leur degré d’implication…
Étienne, si tu pouvais passer autant de temps à promouvoir/utiliser ggouv (opérationnel mais en béta) que tu vas en passer pour assemblée virtuelle qui en est à l’état d’ébauche, ce serait super sympa ! Merci 🙂
Le vote électronique, ça m’a rappelé cet article de Korben.
10 raisons qui prouvent que le vote électronique est une idée de merde
http://korben.info/pnyx-vote-electronique.html
Pour votre info, les Grillini du parti M5S en Italie ont mis en œuvre une application participative qui permet aux membres de ce mouvement de commenter, proposer des amendements sur des projets de loi que le mouvement présentera ensuite à l’assemblée nationale.
Voir ici la présentation par Beppe lors de son passage au sénat :
http://www.youtube.com/watch?v=G8jWaXLuxdQ#t=480
L’accès à l’application est ici mais il faut avoir un mot de passe, c’est-à-dire s’enregistrer officiellement auprès du mouvement.
https://sistemaoperativom5s.beppegrillo.it/
Sinon, les différents groupes du M5S se réunissent et discute à travers l’application MeetUP.
Par exemple le MeetUP du M5S de Rome :
http://www.meetup.com/M5S-878/
On en trouve dans toutes les grandes villes italiennes.
Voila, leur mode de communication déjà mise en pratique.
Ciao !
Mario
Bonjour,
Depuis quelques semaines, nous essayons d’engager des actions dans la région rennaisse.
C’est parfois erratique, souvent laborieux, mais assez passionnant finalement.
Je me permets d’intervenir pour tenter de ramener la question de l’outil informatique à justement ce qu’il est : un outil.
Ce dont j’ai le sentiment, au travers de toutes les initiatives que j’aperçois, toutes les idées qui fusent, c’est en quelque sorte le manque de visibilité, le manque d’accroche avec « le monde réel ». Et par réel, il ne s’agit pas d’opposer l’outil informatique et les autres.
L’ensemble de notre démarche, quelque soit l’outil, doit avoir un organe de liaison avec les autorités légitimes, et les sympathisants à nos idées doivent le savoir : « ils doivent savoir que les élus savent que nous savons. »
Sinon, toute magnifique que sera notre constitution « maison », soit on attend de l’avoir faite pour la diffuser, et elle sera certes d’inspiration populaire, mais pas faîte par le plus grand nombre, soit on tente d’augmenter le nombre de sympathisants pour la faire (c’est l’idée du « message »), mais la sauce ne prendra que si les personnes susceptibles de s’y intéresser ressentent des avancées, des « résultats » (pression, articles qui se construisent,etc…)
@16
Cela rejoint ce décrochage à la réalité, pourrions-nous dire, ce manque de visibilité, ce manque d’accroche avec le monde réel, à savoir qu’il est quand même extraordinaire (ou je me trompe) de n’entendre jamais ailleurs que sur Internet et les seuls réseaux concernés ces idées qui fusent, les noms de ces donneurs d’alerte, ce qui s’explique tout naturellement puisqu’il n’y a aucun intérêt ici pour ces autorités légitimes de faire opinion (agir sur l’opinion en ce sens) et publicité (rendre publique tout ceci)…
Ils doivent savoir que les élus savent que nous savons, comme il serait tout à fait normal ou du moins démocratique que cette Cause et ce genre d’alternative citoyenne soient connues et rendues vraiment publiques ! mais comment agir en ce sens, comment faire pression et construire des articles qui soient enfin lus par le plus grand nombre ou déjà plus abordables sur la place publique… ce qu’ils sont déjà si l’on s’en réfère à cet incroyable outil informatique que nous avons tous ou moins entre les mains…
Oui, le problème est bien là, à savoir : Comment capter l’attention puis l’intérêt d’autrui et de tout public, des plus sectaires aux plus frivoles ? Comment intéresser le plus grand nombre à tout ce qui est autrement plus sérieux que toutes ces inversions de fausses conséquences et de pseudos libertés ?…
Mais je ne suis pas sûr de bien tout avoir compris, APHEN, et peut-être n’as-tu pas tout dit, toi qui soulèves la question tout en ayant déjà une ou deux pistes…
Au plaisir de te lire plus avant_comme les mots qui s’enchaînent ont cette faculté de faire sens et d’engendrer des idées, voire des solutions.
Chouardâment bien des choses^^