15 nov. 2013 : « #Rencontres Capitales » de Marseille : « comment sortir de la crise ? »

15/11/2013 | 105 commentaires

Pour les Pro­ven­çaux,
ren­dez-vous demain, ven­dre­di 15 novembre 2013,
aux #Ren­contres Capi­tales de Mar­seille,
Palais du Pha­ro, 16h, sur le thème :

Socié­té, éco­no­mie, envi­ron­ne­ment :
COMMENT SORTIR DE >LA CRISE< ?

http://​www​.ren​con​tres​ca​pi​tales​.com/​l​e​s​-​d​e​b​a​t​s​/​s​o​c​i​e​t​e​-​e​c​o​n​o​m​i​e​-​e​n​v​i​r​o​n​n​e​m​e​n​t​-​c​o​m​m​e​n​t​-​s​o​r​t​i​r​-​d​e​-​l​a​-​c​r​i​s​e​.​h​tml

Au plai­sir d’y retrou­ver plein de virus 🙂

Étienne.

PS : ce n’est pas une « crise », bien sûr :


[Edit 16 novembre (le len­de­main à l’aube) :]

Si vous n’é­tiez pas là hier (à Mar­seille), vous n’a­vez pas raté grand-chose, j’en sors déçu. Quatre oli­garques (ou équi­va­lents) contre un tru­blion >popu­liste<, avec un >jour­na­liste< comme muselière (*)…

Résul­tat effrayant, par moments : ces gens (très bien habillés) parlent de « la crise » comme d’un concept phi­lo­so­phique éthé­ré, une idée abs­traite, un jouet pour réflé­chir en l’air, un acci­dent impa­rable, venant des USA, une fata­li­té, com­pa­rant la « crise finan­cière » aux « crises d’a­do­les­cence » (je vous jure qu’ils ont dit ça), aux « crises de l’âge mûr » ou au « crises d’ac­né » (sic)… Affli­geant de pla­ti­tude (et d’ha­bile diver­sion pour ne pas par­ler des vraies res­pon­sa­bi­li­tés de la catas­trophe éco­no­mique et sociale dans laquelle se débattent des mil­lions de vic­times bien réelles). Et sans réelle pos­si­bi­li­té de réagir, de bon­dir, de contre­dire… Ces intel­lec­tuels ne servent à rien.

Ce qu’il aurait fal­lu dire, de mon point de vue, si l’on avait vou­lu (vrai­ment) répondre à la ques­tion posée : COMMENT SORTIR DE LA CRISE ? :

D’a­bord, il faut remettre les mots à l’en­droit : ce n’est pas « une crise », c’est un coup d’É­tat (ban­caire), une entre­prise ter­ro­riste, une stra­té­gie du choc.

La pré­ca­ri­sa­tion et l’in­quié­tude de la popu­la­tion active (99%) sont des OUTILS DE TERREUR pour rendre les tra­vailleurs bien dociles et per­pé­tuer le régime « libé­ral » des tra­vaux for­cés à bas salaires au pro­fit de la classe oisive (1%).

La cause de la catas­trophe qui vient, ce sont nos par­le­men­taires et nos ministres ; la cause de la crise, ce sont les déci­sions de déré­gu­la­tion ban­caire, de sabor­dage de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale et de >libre-échange< depuis 40 ans PAR LES ÉLUS. La solu­tion ne vien­dra DONC évi­dem­ment PAS d’eux : c’est eux qui ont créé cette « crise » !

1) C’est eux qui votent depuis 40 ans des bud­gets en défi­cit (pre­mière pince de la tenaille anti­ré­pu­bli­caine), c’est donc eux qui ont créé de toutes pièces « la dette publique » avec LEURS déci­sions per­son­nelles, leurs votes au Par­le­ment ou leurs actes au gou­ver­ne­ment (il l’ont fait en bais­sant les impôts des riches et en gelant les taux de coti­sa­tions sociales, et pas du tout en aug­men­tant les dépenses publiques qui sont STABLES depuis 30 ans),

2) et c’est eux qui ont inter­dit à la puis­sance publique de créer la mon­naie publique dont elle a besoin (deuxième pince de la tenaille anti­ré­pu­bli­caine) en nous enfer­mant dans les griffes des « mar­chés finan­ciers » (qui sont en fait les plus riches (les 1%), pré­ci­sé­ment ceux dont on venait jus­te­ment de bais­ser les impôts et qui avaient donc beau­coup d’argent à pla­cer, sans prendre de risques de pré­fé­rence, et qui sont éga­le­ment ceux qui font élire LEURS « élus » avec LEURS « médias »).

3) Donc, « la crise » n’en est pas une : elle n’est pas acci­den­telle, au contraire, TOUT SE PASSE COMME PRÉVU. Il est donc illu­soire de pen­ser que ceux-là mêmes qui pré­tendent nous repré­sen­ter et qui en fait nous ont volon­tai­re­ment rui­nés, il est illu­soire de pen­ser, donc, que ce sont ces gre­dins qui vont nous sor­tir du pétrin ! Cela n’ar­ri­ve­ra pas. La solu­tion ne vien­dra pas des « élus » (tota­le­ment au ser­vice de ceux qui les font élire c’est-à-dire des banques).

Nous n’a­vons pas de consti­tu­tion (notez que les ban­quiers, eux, ont une Consti­tu­tion : moins bêtes que nous, ils l’ont écrite eux-mêmes, c’est l’an­ti­cons­ti­tu­tion euro­péenne).
Et si on veut une consti­tu­tion, il fau­dra l’é­crire nous-mêmes.

La solu­tion ne peut venir que de nous-mêmes, des simples citoyens, mais je déses­père, je dois vous l’avouer.

Étienne.

____________

Le modé­ra­teur du débat d’hier, « jour­na­liste » dont j’ai oublié le nom, m’a d’a­bord don­né la parole une ou deux fois, puis, voyant ce que je disais avec une sorte d’ef­froi outré, ne me l’a plus du tout don­née, n’in­vi­tant à par­ler que les satisfaits…

Ça m’a fait pen­ser à ce Jour­nal de Paris qui, le 28 octobre 1789 rela­tait les débats à l’As­sem­blée natio­nale : « Hier, Mon­sieur Robes­pierre est encore mon­té à la tri­bune. On s’est rapi­de­ment aper­çu qu’il vou­lait encore par­ler en faveur des pauvres, et on lui a cou­pé la parole. » (cité par Hen­ri Guille­min). Vieille affaire, donc.

PPS : mer­ci à Bru­no qui, dans un com­men­taire, m’a aidé à com­prendre ma frustration.

Ami­tiés à tous.

Étienne.


[Mise à jour 17 jan­vier 2014 :

la VIDÉO de l’é­change est disponible :

http://​www​.ren​con​tres​ca​pi​tales​.com/​v​i​d​e​o​s​-​2​0​1​3​/​d​e​b​a​t​-​1​2​.​h​tml.

Edit 30 nov 2020 : La vidéo ci-des­sus a été cen­su­rée…
Mais Benoît avait extrait mes inter­ven­tions lors de cette soi­rée (mer­ci à lui) :

ÉC.]

Pour m'aider et m'encourager à continuer, il est désormais possible de faire un don.
Un grand merci aux donatrices et donateurs : par ce geste, vous permettez à de beaux projets de voir le jour, pour notre cause commune.
Étienne

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105 Commentaires

  1. J-Stéphane

    Pour­quoi la richesse condamne les pauvres à la misère ?

    Enchère record de 61,5 mil­lions d’eu­ros pour le dia­mant Pink Star.

    Une enchère record de 96 mil­lions pour une séri­gra­phie d’An­dy Warhol.

    Adju­gée 119,9 mil­lions de dol­lars, mer­cre­di soir, chez Sothe­by’s, à New York, cette icône devient l’œuvre la plus chère ven­due aux enchères.

    …


    Web­doc : ¡No es una cri­sis ! Madrid, la rigueur… par cour­rie­rin­ter­na­tio­nal

    Réponse
  2. grioune

    EXTRAORDINAIRE

    Réponse
  3. J.C

    Je pro­fite de ce nou­veau fil sur com­ment sor­tir de la crise pour faire mon lan­ceur d’a­lerte sur ce qui ce qui est en train de se produire.

    Vers une dis­pa­ri­tion com­plète et rapide de la mon­naie papier (dite mon­naie fidu­ciaire):

    Votre carte ban­caire va évo­luer à par­tir de juin 2013 par l’a­jout d’une fonc­tion de paie­ment « sans contact »
    la carte « sans contact » vous per­met de régler en caisses sim­ple­ment et rapi­de­ment tous vos petits achats jus­qu’à 20 euros (au delà vous devrez com­po­sez votre code), elle rem­pla­ce­ra pro­gres­si­ve­ment la mon­naie qui encombre votre portefeuille.

    Avec la carte « sans contact » vous pour­rez bien­tôt payer votre baguette chez le bou­lan­ger, votre jour­nal chez le bura­liste, votre café ou encore votre par­king à l’ho­ro­da­teur lorsque celui-ci sera adap­té. Pra­tique, la carte « sans contact » vous fera gagner du temps.

    Le paie­ment sans contact est aujourd’hui en phase de déploie­ment dans toute la France. La norme qui est rete­nue est inter­na­tio­nale, gage de péren­ni­té et d’interopérabilité.

    C’est sûre­ment la choses la plus impor­tante qui se passe actuel­le­ment dans le monde et peu en parlent, il s’a­git pour­tant d’une révo­lu­tion dont per­sonne au sein de la popu­la­tion ne mesure l’am­pleur.

    (Début juillet de cette année, il y avait déjà 59,4 mil­lions de cartes de paie­ment sans contact en Europe et déjà plus de 13 mil­lions de carte en cir­cu­la­tion en France au moins d’août sans par­ler des paie­ments effec­tués par les mobiles)

    Que cela signi­fie-t-il concrètement ?

    Le contrôle vir­tuel total et de l’en­semble des flux monétaires.

    Outre un accrois­se­ment du tra­çage des indi­vi­dus dans tous leurs actes financiers,

    Voi­ci quelques exemples concrets à rela­ti­ve­ment court terme :

    -Plus d’argent de poche pour les enfants (va-t-on vers l’ou­ver­ture d’un compte ban­caire dès l’a­do­les­cence, la naissance ?)
    ‑plus de petites pièces au sdf du coin de la rue
    ‑plus de tolé­rance à l’é­gard des mon­naies locales (vers une dis­pa­ri­tion et inter­dic­tion des mon­naies parallèles)
    ‑plus de tra­fics illé­gaux : drogue, pros­ti­tu­tion etc. (com­ment vont réagir les trafiquants ?)
    ‑plus d’aide finan­cière non décla­ré à ses proches (Plus de petit billet pour aider votre ami dans la panade, tout se fera par vire­ment au sein du cir­cuit bancaire.)
    Et encore plus fort, la qua­si dis­pa­ri­tion du tra­vail au noir.

    Vous ima­gi­nez les conséquences ?

    Ain­si, nous allons faire face à des chan­ge­ments sociaux d’une impor­tance dif­fi­ci­le­ment mesu­rable et ce dans les mois qui viennent. Com­ment vont réagir les popu­la­tions lors­qu’elles vont en prendre conscience ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  4. J-Stéphane

    Effec­ti­ve­ment, c’est une grosse menace contre le peu de liber­té qu’il nous reste, sur­tout pour moi qui fais tous mes achats en espèce.

    Il nous sera com­plè­te­ment impos­sible de faire le moindre achat ano­ny­me­ment, mais sur­tout sans que les ban­quiers s’im­miscent dans chaque tran­sac­tion et se sucrent encore plus au pas­sage sans avoir réa­li­sé le moindre acte pro­duc­tif éco­no­mi­que­ment et socialement.

    Sauf si le peuple lance une nou­velle mon­naie, une nou­velle éco­no­mie pour mettre hors jeu ces finan­ciers qui gan­grènent le monde.

    Réponse
  5. FURAX

    On ne peut déjà plus gagner de l’argent sans qu’ils en croquent, alors si en plus ils se servent sur les dépenses, ils vont accé­lé­rer la mort de ce sys­tème économique.

    Réponse
  6. Grumeau

    Cette tech­no­lo­gie NFC est en plus une énorme blague d’un point de vue SÉCURITÉ informatique.

    Il existe une solu­tion assez radi­cale si votre ban­quier vous oblige à prendre une carte ban­caire NFC, il est pos­sible de désac­ti­ver l’an­tenne de la puce en fai­sant juste un petit trou bien placé
     : https://​kor​ben​.info/​c​o​m​m​e​n​t​-​d​e​s​a​c​t​i​v​e​r​-​l​e​-​n​f​c​-​s​u​r​-​s​a​-​c​a​r​t​e​-​b​a​n​c​a​i​r​e​.​h​tml.

    L’ar­ticle ori­gi­nal : http://web.archive.org/web/20131107174200/http://franck78.ath.cx/reparer/index.html

    Bref, avec les argu­ments déjà avan­cés avant, sans par­ler de l’in­ci­ta­tion à la dépense conti­nue que ce sys­tème favo­ri­se­rait, il n’y a abso­lu­ment aucune rai­son d’a­dop­ter cette tech­no­lo­gie, à part pour une toute petite com­mo­di­té minus­cule de faci­li­té de paie­ment si on balaie d’un revers de main les défauts déjà citées, et sur­tout un grand pro­fit pour « les autres ».

    Réponse
  7. J.C

    @ Gru­meau

    Les pro­blèmes de sécu­ri­té sont beau­coup moins impor­tants qu’il n’y paraît et sont tota­le­ment secon­daires et inin­té­res­sants à mon sens. Pourquoi ?

    Il faut être conscient qu’a­vec ce sys­tème, c’est une per­son­na­li­sa­tion totale des tran­sac­tions moné­taires qui se met en place.
    C’est tout à fait com­pa­rable au pas­sage aux adresses IP fixes des uti­li­sa­teurs d’internet.

    La fraude à la carte ban­caire va très vite se révé­ler impos­sible car toutes les flux moné­taires vont être tra­çables. Il ne sera plus pos­sible pour des tra­fi­quants par exemple de créer des copies de cartes bleus pour aller reti­rer de l’argent liquide aux dis­tri­bu­teurs car ça n’exis­te­ra plus.
    Idem pour les achats sur inter­net qui vont deve­nir de plus en plus tra­çable (et puis avec des petites sommes limi­té à 20 euros, ça limite les transactions).

    D’autre part, il est com­plè­te­ment idiot à court terme de vou­loir désac­ti­ver la puce soi-même, d’a­bord parce que la plu­part des banques le pro­posent déjà aux clients qui le sou­haitent et ensuite parce qu’une fois tous les uti­li­sa­teurs équi­pés (ce qui devrait être le cas à la fin de l’an­née pro­chaine) et la crois­sance constante de l’u­ti­li­sa­tion de cette tech­no­lo­gie aus­si bien par les par­ti­cu­liers que les com­mer­çants, l’u­ti­li­sa­tion de la mon­naie papier devien­dra très vite marginale.

    Ceux qui auront deman­dé la désac­ti­va­tion de leur puce n’au­ront plus qu’à la faire acti­ver car lorsque ce sera deve­nu la norme, très peu de caisses et de mon­naie papier seront dis­po­nibles, comme pour le Franc, nous n’au­rons plus qu’à rap­por­ter les der­niers billets et pièces qui nous res­tent pour gon­fler un tant soit peu nos comptes bancaires.

    Ain­si dans très peu de temps, il ne sera plus pos­sible d’a­che­ter quoique ce soit autre­ment que par des moyens tota­le­ment informatisés.

    Ce n’est qu’une ques­tion de mois, vraiment.
    l’im­pact n’est pas encore envi­sa­gé par les populations.
    Cela signi­fie­ra que toute l’é­co­no­mie peut être entiè­re­ment blo­quée du jours au len­de­main par exemple sans aucune alter­na­tive. Cela signi­fie aus­si un contrôle com­plet des dépenses de chaque individu.
    Fai­sons preuve d’un peu d’i­ma­gi­na­tion afin de mesu­rer tout ce que cela va chan­ger ou plu­tôt même ce que cela change déjà jours après jours durant la phase de déve­lop­pe­ment de ce système.

    bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  8. FURAX

    Peut-on défi­nir un seuil où la richesse indi­vi­duelle sera for­cé­ment le fruit du tra­vail d’un autre ?

    Ou dit autre­ment, l’in­di­vi­du a t‑il une limite de pro­duc­tion de richesse ?

    Réponse
  9. FURAX

    Le citoyen lamb­da doit par­ta­ger le fruit de sa pro­duc­tion avec la col­lec­ti­vi­té, il est donc logique qu’il per­çoive tou­jours un somme infé­rieure à sa productivité.

    Qu’en est-il pour les richesses indécentes ?

    Réponse
  10. Étienne

    Cher JC,

    Quand même, le fli­cage sys­té­ma­tique de tous les êtres vivants, ça pose bien un effrayant pro­blème de sécu­ri­té, non ?

    Par ailleurs, cette cap­ta­tion par une mafia pri­vée de la petite mon­naie est par­fai­te­ment scan­da­leuse. Les banques pri­vées avaient déjà pris, depuis long­temps, le contrôle de la mon­naie publique (90% de la mon­naie est scrip­tu­rale ET PRIVÉE (avec la com­pli­ci­té et le ren­fort armé de l’É­tat, métho­di­que­ment infil­tré et cor­rom­pu dans ce but), mon­naie-BNP, mon­naie-Cré­dit-agri­cole, etc.), et c’est déjà un beau scan­dale. Mais appa­rem­ment, ça ne leur suf­fit pas : les ban­quiers enragent contre cette mon­naie fidu­ciaire (billets et pièces) qui est la seule mon­naie qu’ils ne peuvent tou­jours pas créer et qui leur coûte donc cher (ils doivent l’emprunter à la Banque cen­trale) chaque fois que nous en récla­mons : ils sont donc en train (avec la com­pli­ci­té active de leurs marion­nettes poli­ti­ciennes) de trans­for­mer TOUTE la mon­naie en mon­naie PRIVÉE (per­fec­tion­nant encore un peu au pas­sage leur outil de contrôle social par tra­çage intime des individus). 

    Les socié­tés humaines font pro­gres­si­ve­ment l’ob­jet d’un hold-up ban­caire depuis 300 ans ; ce pro­ces­sus arrive à son terme, dans l’in­dif­fé­rence géné­rale. Tout ça fini­ra mal. Je rap­pelle que toutes les grandes bou­che­ries-anti-sociales (qu’on appelle trop gen­ti­ment « guerres », comme si elles tom­baient du ciel, par fata­li­té), tous les mas­sacres indus­triels depuis 200 ans, ont été vou­lus et finan­cés par ces mêmes ban­quiers, pour des rai­sons tou­jours contraires à l’in­té­rêt géné­ral évidemment. 
    Pour­quoi les banques prennent-elles le contrôle des jour­naux, des radios et des télés ? Voi­là une ques­tion cen­trale que les pré­ten­dus « jour­na­listes » (qui nous rebattent les oreilles avec des faits divers sans impor­tance) devraient poser tous les jours à nos pré­ten­dus « représentants ».

    Nous n’a­vons pas de consti­tu­tion (par notre faute), et nos maîtres, négriers, enfer­me­ront bien­tôt dans des camps ceux qui refusent les tra­vaux forcés.

    ————–

    Si vous n’é­tiez pas là hier (à Mar­seille), vous n’a­vez pas raté grand-chose, j’en sors déçu. Quatre oli­garques (ou équi­va­lents) contre un tru­blion >popu­liste, avec un >jour­na­liste comme muselière (*)… 
    Résul­tat effrayant, par moments : ces gens (très bien habillés) parlent de « la crise » comme d’un concept phi­lo­so­phique éthé­ré, une idée abs­traite, un jouet pour réflé­chir en l’air, un acci­dent impa­rable, une fata­li­té, com­pa­rant la « crise finan­cière » aux « crises d’a­do­les­cence » (je vous jure qu’ils ont dit ça), aux « crises de l’âge mûr » ou au « crises d’ac­né » (sic)… Affli­geant de pla­ti­tude (et d’ha­bile diver­sion pour ne pas par­ler des vraies res­pon­sa­bi­li­tés de la catas­trophe éco­no­mique et sociale dans laquelle se débattent des mil­lions de vic­times bien réelles). Et sans réelle pos­si­bi­li­té de réagir, de bon­dir, de contre­dire… Ces intel­lec­tuels ne servent à rien.

    Ce qu’il aurait fal­lu dire, de mon point de vue, si l’on avait vou­lu (vrai­ment) répondre à la ques­tion posée : COMMENT SORTIR DE LA CRISE ? : 

    D’a­bord, il faut remettre les mots à l’en­droit : ce n’est pas « une crise », c’est un coup d’É­tat (ban­caire), une entre­prise ter­ro­riste, une stra­té­gie du choc.

    La pré­ca­ri­sa­tion et l’in­quié­tude de la popu­la­tion active (99%) sont des OUTILS DE TERREUR pour rendre les tra­vailleurs bien dociles et per­pé­tuer le régime « libé­ral » des tra­vaux for­cés à bas salaires au pro­fit de la classe oisive (1%).

    La cause de la catas­trophe qui vient, ce sont nos par­le­men­taires et nos ministres ; la cause de la crise, ce sont les déci­sions de déré­gu­la­tion ban­caire, de sabor­dage de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale et de >libre-échange depuis 40 ans PAR LES ÉLUS. La solu­tion ne vien­dra DONC évi­dem­ment PAS d’eux : c’est eux qui ont créé cette « crise » ! 

    1) C’est eux qui votent depuis 40 ans des bud­gets en défi­cit (pre­mière pince de la tenaille anti­ré­pu­bli­caine), c’est donc eux qui ont créé de toutes pièces « la dette publique » avec LEURS déci­sions per­son­nelles, leurs votes au Par­le­ment ou leurs actes au gou­ver­ne­ment (il l’ont fait en bais­sant les impôts des riches et en gelant les taux de coti­sa­tions sociales, et pas du tout en aug­men­tant les dépenses publiques qui sont STABLES depuis 30 ans), 

    2) et c’est eux qui ont inter­dit à la puis­sance publique de créer la mon­naie publique dont elle a besoin (deuxième pince de la tenaille anti­ré­pu­bli­caine) en nous enfer­mant dans les griffes des « mar­chés finan­ciers » (qui sont en fait les plus riches (les 1%), pré­ci­sé­ment ceux dont on venait jus­te­ment de bais­ser les impôts et qui avaient donc beau­coup d’argent à pla­cer, sans prendre de risques de pré­fé­rence, et qui sont éga­le­ment ceux qui font élire LEURS « élus » avec LEURS « médias »).

    3) Donc, « la crise » n’en est pas une : elle n’est pas acci­den­telle, au contraire, TOUT SE PASSE COMME PRÉVU. Il est donc illu­soire de pen­ser que ceux-là mêmes qui pré­tendent nous repré­sen­ter et qui en fait nous ont volon­tai­re­ment rui­nés, il est illu­soire de pen­ser, donc, que ce sont ces gre­dins qui vont nous sor­tir du pétrin ! Cela n’ar­ri­ve­ra pas. La solu­tion ne vien­dra pas des « élus » (tota­le­ment au ser­vice de ceux qui les font élire c’est-à-dire des banques).

    Nous n’a­vons pas de consti­tu­tion (notez que les ban­quiers, eux, ont une Consti­tu­tion : moins bêtes que nous, ils l’ont écrite eux-mêmes, c’est l’an­ti­cons­ti­tu­tion européenne). 
    Et si on veut une consti­tu­tion, il fau­dra l’é­crire nous-mêmes.

    La solu­tion ne peut venir que de nous-mêmes, des simples citoyens, mais je déses­père, je dois vous l’avouer.

    Étienne.

    ____________

    Le modé­ra­teur du débat d’hier, « jour­na­liste » dont j’ai oublié le nom, m’a d’a­bord don­né la parole une ou deux fois, puis, voyant ce que je disais avec une sorte d’ef­froi outré, ne me l’a plus du tout don­née, n’in­vi­tant à par­ler que les satisfaits… 

    Ça m’a fait pen­ser à ce Jour­nal de Paris qui, le 28 octobre 1789 rela­tait les débats à l’As­sem­blée natio­nale : « Hier, Mon­sieur Robes­pierre est encore mon­té à la tri­bune. On s’est rapi­de­ment aper­çu qu’il vou­lait encore par­ler en faveur des pauvres, et on lui a cou­pé la parole. » (cité par Hen­ri Guille­min). Vieille affaire, donc.

    Réponse
  11. Ana Sailland

    @Etienne

    Ton mes­sage 10 est puis­sant, com­pact, clair, un peu comme ton admi­rable pres­ta­tion TedX, et du coup, c’est déjà presque ton livre, non ?

    Il suf­fi­rait d’é­tayer pour arron­dir les virages et mettre au par­fum les non ini­tiés, sans enfler vers un pavé indigeste.

    Car sans viser la mai­greur Hes­sel, dans cette civi­li­sa­tion du Zap­ping, un 70 pages porte plus qu’un 300 pages réser­vé aux intellos.

    Mais de quoi je me mêle hihi.

    Ma soi­rée à moi (confé­rence ges­ti­cu­lée) a été super­chouette, et va se pour­suivre ce matin à 9h30 avec une étude de la xylo­glos­sie. Si ça peut te conso­ler. Mais la tienne est quand même utile, qui confirme la néces­si­té d’une révo­lu­tion. Que se vayan todos.

    @Les autres, ne nous conten­tons pas de râler entre nous et si cer­tains d’entre nous pra­tiquent déjà, il est néces­saire que tous ceux qui ne le font pas encore se révèlent por­teurs phy­siques de la vérité.

    Pour le coup des cartes sans contact, ils avaient fait avor­ter le pro­jet moneo. Je com­prends main­te­nant pourquoi.
    Je peux ajou­ter un point néga­tif de plus : je touche ma retraite en Suisse et fait donc sou­vent du change à Genève CHF->euros, en choi­sis­sant le bureau de rue le plus avan­ta­geux. Avec ce sys­tème quand il serait inter­na­tio­na­li­sé, je serais pri­son­nière du taux choi­si par ma la banque, qui au pré­sent est déjà une arnaque, mais évitable.
    En fait, nous serions tenus par les gonades.
    Notez le condi­tion­nel, car il nous appar­tient de refu­ser l’indicatif.

    Bonne jour­née pleine de joie à toustes.

    Réponse
  12. J-Stéphane

    À chaque fois que nous per­dons en liber­té, nous per­dons en autonomie.

    Réponse
  13. Alain

    Cher Etienne,

    Vous dites en fin de com­men­taire (10) que « La solu­tion ne peut venir que de nous-mêmes, des simples citoyens, mais je déses­père, je dois vous l’avouer. »

    Ceci, à la suite de la confé­rence qui vient de se dérou­ler à Mar­seille et sur­tout, si j’ai bien com­pris, à la façon dont a été mené le débat.

    J’ai essayé de trou­ver une vidéo de cette confé­rence, mais, elle ne semble pas être encore disponible

    Pour ne pas res­ter sur ma « faim », j’ai explo­ré le site « ren­contre capitale ».

    voi­ci le lien d’une des vidéos que j’ai visionné

    https://​www​.face​book​.com/​m​e​d​i​a​/​s​e​t​/​?​s​e​t​=​v​b​.​1​4​8​8​5​1​6​5​5​1​8​6​5​1​8​&​t​y​p​e=2

    Une courte vidéo, pleine de pro­messes en appa­rence (révo­lu­tions arabes dont la fina­li­té n’é­tait pas de redon­ner du pou­voir aux peuples, la France aus­si a connu sa révo­lu­tion, les divers mou­ve­ments dont le com­men­taire parle au pas­sé , pour le reste, écou­tez les com­men­taires tenus sur la finance…).

    Mais la n’est pas ce qui m’a le plus aga­cé, intri­gué, après tout, cha­cun est libre sur les choix à faire pour évi­ter cette catas­trophe annoncée.

    Ce qui, à mon sens explique, tant le conte­nu de la vidéo que le com­men­taire que vous avez lais­sé ou pointe un sen­ti­ment de las­si­tude sont les der­nières images.

    Regar­dez les « spon­sors », cela pour­rait expli­quer pour­quoi le débat aurait pris l’o­rien­ta­tion que vous décrivez.

    J’ai vision­né quelques autres vidéos du site, allez voir, c’est peut être moi qui manque d’ob­jec­ti­vi­té et qui devien­drais un « complotiste »

    Bien ami­ca­le­ment.

    Réponse
  14. Bruno

    Etienne, il y a une bonne ana­lyse de ce genre de forums dans le monde diplo­ma­tique de septembre :
    http://​www​.monde​-diplo​ma​tique​.fr/​2​0​1​3​/​0​9​/​B​R​Y​G​O​/​4​9​603.
    (L’ar­ticle est en par­tie bloqué)

    Je te fais part de quelques citations :

    « La for­mule du forum consiste pour les col­lec­ti­vi­tés locales à ache­ter à un jour­nal pari­sien (ici, le Figa­ro ?) l’or­ga­ni­sa­tion d’un évè­ne­ment public sus­cep­tible de pro­pul­ser leur ville, le temps d’un week-end, au rang de capi­tale intel­lec­tuelle régio­nale où débattent des poli­tiques, des savants, des jour­na­listes… Pour les titres enga­gés dans cette acti­vi­té riche en sub­ven­tions publiques, il s’a­git certes de mettre en valeur leur « marque », mais sur­tout de géné­rer des recettes sus­cep­tibles de contre­ba­lan­cer la baisse de leurs vente (1)

    (1) Libé­ra­tion a par exemple ‑40% de ventes de 2012 à 2013 »

    « Pre­mier temps : pro­po­ser aux col­lec­ti­vi­tés locales l’or­ga­ni­sa­tion d’une pres­ta­tion évé­ne­men­tielle de por­tée natio­nale sous la forme du débat poli­ti­co-mon­dain ouvert au public — ani­mé par des per­son­na­li­tés en vue et relayé dans les colonnes du jour­nal —, en la pré­sen­tant comme un atout pré­cieux dans la concur­rence ter­ri­to­riale entre métropoles. 

    Deuxième temps : uti­li­ser son car­net d’a­dresses jour­na­lis­tiques pour réunir plu­sieurs dizaines d’hommes poli­tiques natio­naux, d’in­tel­lec­tuels et d’ex­perts (sou­vent habi­tués des pages « débats »), sans oublier un diri­geant syn­di­cal ou un essayiste radi­cal (te voi­là !), autour d’un « thème panier » croi­sant actua­li­té, géné­ra­li­té et action publique :  » la jeu­nesse », « l’a­li­men­ta­tion », l’  »inno­va­tion », « la crise »(sic) »

    (…)
    Et toute la suite de l’ar­ticle pointe l’é­ter­nel conflit d’in­té­rêts entre rem­plir les caisses d’argent frais et le débat d’i­dées véritable.

    Il s’en­suit que ce genre de forum devient le lieu d’un pro­sé­ly­tisme poli­tique, d’un faux huma­nisme (fran­che­ment aller regar­der le titre des confé­rences, c’est mer­veilleux et plein d’es­poir, mais ça sent le green-washing et le faux-dis­cours), récu­pé­ré, je le crains, dans une logique poli­ti­co-média­ti­co-pécu­niaire où le men­songe inavoué se fait roi.

    Alors Étienne, les petites gens comme toi sont comme les gênes mutants d’un caryo­type figé. Essen­tiels à la sur­vie de l’es­pèce, et déter­mi­nants lors des catas­trophes à venir.

    Pour conclure, je peux me trom­per, mais tout ça sent le pois­son pourri !

    Réponse
  15. J.C

    @ Etienne,

    « Cher JC,

    Quand même, le fli­cage sys­té­ma­tique de tous les êtres vivants, ça pose bien un effrayant pro­blème de sécu­ri­té, non ? »

    Tous d’a­bord, n’ou­blions pas que les États se sont tou­jours endet­tés auprès des mêmes, ça ne fait pas que 40 ans ni même 200 ans que c’est ain­si. Il ne s’a­git donc pas d’un com­plot récent mais sim­ple­ment du per­fec­tion­ne­ment des outils de domi­na­tions. Rien d’a­nor­mal à ça.

    Les puis­sants ont tou­jours ran­çon­né les popu­la­tions pour les main­te­nir dans des posi­tions de dépen­dances et d’obéissances.

    Par ailleurs, la situa­tion éco­no­mique et sociale est de plus en plus dif­fi­cile à tenir pour les populations.

    Si la situa­tion n’a pas encore explo­sé c’est en par­tie du fait du tra­vail au noir et des tra­fics en tout genre qui repré­sentent une quan­ti­té impor­tante de flux moné­taires, sans par­ler des quelques mon­naies locales.

    Lorsque les popu­la­tions vont se rendre compte que ça ne va bien­tôt plus être pos­sible, ça va bou­ger sérieusement.
    Les élites télé­vi­suelles nous annoncent une révo­lu­tion en France, ce n’est pas pour rien.
    Elle est atten­due, voire même programmée.

    Quant à la sécu­ri­té, de quelle sécu­ri­té parle-t-on ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  16. Étienne

    Mer­ci Bru­no, c’est très intéressant 🙂

    Réponse
  17. EFFAB

    La solu­tion ne peut venir que de nous-mêmes, des simples citoyens, mais je déses­père, je dois vous l’avouer.
    (Étienne – @10)

    Je vous ras­sure, ETIENNE, je crois que nous sommes nom­breux en ce moment à pas­ser par des bas, ces éner­gies qui à l’ap­proche de l’hi­ver ont besoin de se recen­trer, je sup­pose, tous ces acquis et tout ce tra­vail exté­rieur qui ont besoin de se res­sour­cer, comme le corps et l’es­prit au coeur du som­meil et de la nuit… j’en­tends par-là que la réa­li­té dans le monde phy­sique est étroi­te­ment tri­bu­taire de tout cet impal­pable en nous, ce pou­voir incons­cient et créa­teur, cette volon­té et ces égré­gores jouant sur dif­fé­rents niveaux…

    Envi­sa­ger cette Révo­lu­tion ne peut se faire que par cette approche mul­tiple des choses et de la vie, j’en suis de plus en plus inti­me­ment convain­cu, et ne se fera que par cette inter­ac­tion de volon­tés humaines et d’éner­gies (forces, intel­li­gences) plus sub­tiles (appe­lez-les spi­ri­tuelles, éner­gé­tiques, quan­tiques, extra-humaines, ou comme vous le vou­lez ou vous l’imaginez)car peu importe la langue que vous par­lez, c’est le sens qui l’emporte, au dia­pa­son de toutes celles qui existent et qui ont toutes cet inté­rêt en com­mun, inté­rêt si bien défi­ni par la pen­sée chouar­dienne et cette Cause des causes !

    Sans vous, ETIENNE, nous n’en serions déjà pas là, pas moi en tout cas_comme il nous appar­tient main­te­nant d’être tou­jours plus exi­geants tout en pre­nant ce recul et ce rêve, cette intui­tion, ce sen­ti­ment plus fort encore que nous ne sommes pas seuls et que des éner­gies, des intel­li­gences oeuvrent en nous et tout autour de nous, pro­por­tion­nel­le­ment plus fortes et plus puis­santes si nous envi­sa­geons nous-mêmes tout ça avec autant la volon­té de MAXIMILIEN que le regard amu­sé et la liber­té toute puis­sante de l’en­fant qui n’a pour seules limites que celles qu’il veut bien s’im­po­ser lui-même.

    Cha­leu­reu­se­ment !

    Réponse
  18. J.C

    Pour qu’une socié­té fon­dée sur le tra­vail puisse se main­te­nir, il est capi­tal que les créa­teurs de mon­naie et les pro­duc­teurs de biens et ser­vices consti­tuent deux enti­tés bien dis­tinctes afin qu’il n’y ait pas de conflits d’in­té­rêts. Sans cela ce serait la fin de notre modèle sociétal.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  19. EFFAB

    Je pen­sais jus­te­ment à la même chose, cette nuit, ce matin, ANONYMOUS, de ces hors-sujets qui n’en sont pas moins puis­sants et évo­ca­teurs, tel cet impal­pable qui se niche au coeur de quelques notes et dans les tré­fonds de cer­taines musiques, autant ce res­sen­ti que ce sens qu’il y a à aimer et à recher­cher en tout cette har­mo­nie sous-jacente à toute huma­ni­té, à toute inter­ac­tion, à toute jus­tice et/ou jus­tesse de ne vou­loir pour autrui que tout ce que l’on désire pour soi-même.

    Ce pre­mier lien, tel cette infi­nie dou­ceur en nous ou que j’a­vais tout à l’heure à ber­cer dans mes bras notre petite Meringue, une petite chatte de quelques semaines et pleine de vie, pleine de gentillesse…

    Ce deuxième lien, telle cette Révo­lu­tion lovée au coeur de tout incons­cient et de toute légi­ti­mi­té, cet air des ANONYMOUS, de Mr MONDIALISATION et de tant d’autres lan­ceurs d’a­lerte et por­teurs de la Flamme…

    Ce troi­sième lien… que je puis en par­tie m’ex­pli­quer mais libre à toi d’y reve­nir, plus pré­cis et mieux à même que je ne m’en sens capable^^

    Réponse
  20. Marie

    Peut-être pas aus­si beau que le mor­ceau ci-des­sus, mais je trouve effi­cace cette musique d’ambiance

    Micheal Jones Nara­da (édi­tion)

    Réponse
  21. Anonymous

    J’aime quand le par­tage est optimisé.

    Réponse
  22. Anonymous

    J’aime quand l’op­ti­misme est partagé.

    Réponse
  23. Marie
  24. EFFAB

    Très jolies musiques, MARIE, cette ambiance, cette infi­nie dou­ceur, ce clair-obs­cur entre pénombre et lumi­no­si­té feu­trée, ces pous­sières comme en sus­pen­sion entre vide et lumière… cet oubli de soi, ce lâcher-prise, ce libre aban­don avant que ce libre-arbitre^^… être à soi-même et au monde avant que de le rêver meilleur et plus juste… enfin, un truc comme ça, moi qui n’é­cris que sous la dic­tée de mes doigts vaga­bonds et l’ins­pi­ra­tion de ce joli par­tage musi­cal… merci

    Réponse
  25. Marie

    Je crois que ces réfé­rences (Nara­da-Michael Jones) viennent d’un livre : « gué­rir par les sons » (édit. Retz) dont les auteurs sont : S. Hal­pern et L. M. Savary.

    Ce serait de la musi­co­thé­ra­pie donc 🙂

    Réponse
  26. Vincent

    Salut Étienne, ça fait long­temps que je n’ai pas pos­té ici… et ça fait du bien. Toi qui a la tête là-dedans en per­ma­nence, je n’i­ma­gine même pas ton épui­se­ment. Contre l’é­pui­se­ment, le der­nier numé­ro de Fakir doit te don­ner quand même un peu de cou­rage. Ce qui réchauffe le coeur de Ruf­fin aujourd’­hui c’est de voir que la gauche de la gauche com­mence à par­ler de pro­tec­tion­nisme, et je suis sûr que demain on enten­dra par­ler de tirage au sort dans les bis­trots (et par­tout), et ça, ça te réchauf­fe­ra le tien, de coeur !

    L’i­dée pro­gresse. J’en suis convain­cu, je le sens.

    J’ai lu récem­ment le der­nier bou­quin de Hazan : Pre­mières mesures révo­lu­tion­naires. Lui, il est per­sua­dé que la révo­lu­tion c’est pour demain, qu’on est à deux doigts de l’in­sur­rec­tion (c’est pas impos­sible) mais il a peur d’un truc : que l’in­sur­rec­tion à venir va foi­rer comme les autres, se faire récu­pé­rer par le pou­voir. Du coup, il écrit un bou­quin avec les « pre­mières mesures » à mettre en place pour « créer l’ir­ré­ver­sible ». Le pro­blème c’est que ses mesures elles sont pas très concrètes, genre : murer les minis­tères ou les trans­for­mer en ham­mam. Ça reste quand même de l’a­nar­chisme vache­ment optimiste.

    Moi ça m’a sur­tout refait pen­ser à Guille­min quand il disait qu’il était de tout coeur avec les insur­gés de 68 qui vou­laient chan­ger l’ordre éta­bli mais que, comme eux, il ne savait pas « quoi mettre à la place ». Une assem­blée consti­tuante tirée au sort, c’est ce qu’il faut « mettre à la place ». C’est la pre­mière mesure révo­lu­tion­naire qui crée­ra l’ir­ré­ver­sible mais qui échappe encore à Hazan, ou à Ruf­fin comme hier à Guillemin.

    Quand je doute de notre capa­ci­té à créer les condi­tions pour qu’une telle idée s’im­pose les jours sui­vant l’in­sur­rec­tion, je me fais une petite série de que­nelles dieu­do­nesques. De par­tout, l’en­vie démange le peuple de « leur en mettre une bien pro­fond ». « Eux », ce sont nos repré­sen­tants auto-pro­cla­més depuis 200 ans. Cette envie gagne du ter­rain et elle a trou­vé un moyen pour s’ex­pri­mer. La révo­lu­tion à venir ne sera pas san­glante, elle sera ricanante.

    Main­te­nant, cette « révo­lu­tion », cette « insur­rec­tion », arri­ve­ra-t-elle ? ou pas ? Rien ne sert de glo­ser là-des­sus. Qui vivra ver­ra comme on dit. Mais tout ce tra­vail de four­mi de cha­cun d’entre nous auprès de nos amis, de nos familles, sur inter­net et au bou­lot, tout ça va dans le bon sens : pro­pa­ger l’i­dée, sans for­cé­ment convaincre, mais la faire exis­ter. C’est ça que tu dois te dire quand tu es déçu : même si tu as le sen­ti­ment de pati­ner, de ne pas réus­sir à convaincre, de ne pas avoir le temps de tout dire ou de trou­ver les mots qu’il faut. Tu t’en fous ! L’i­dée, tu la fais exis­ter et ça, c’est le plus impor­tant. Il faut que l’i­dée soit là au moment où on en aura besoin. Et j’ai envie de dire : tu pour­rais dores et déjà te reti­rer dans la mon­tagne ou ouvrir un club de para­pente je ne sais où, parce que l’i­dée, elle est déjà là et rien ne pour­ra main­te­nant empê­cher sa dissémination.

    Ce qui me fait mar­rer c’est qu’on a tous notre petit pack de ven­deur, on pré­sente cette idée cha­cun à notre manière, cha­cun déployant ses argu­ments, ceux qui nous semblent les plus pro­bants. Et c’est très bien comme ça : on n’a pas besoin d’être d’ac­cord entre nous sur ce que c’est que la meilleure forme de démo­cra­tie, l’im­por­tant c’est de mar­te­ler que notre « démo­cra­tie » n’en est pas une et qu’on veut aller dans le sens de la démo­cra­tie. Parce que la démo­cra­tie ce n’est pas une forme figée, c’est une direc­tion, une ambi­tion chaque jour renou­ve­lée, un com­bat per­pé­tuel. Pour le dire autre­ment, ce n’est pas un sys­tème poli­tique, c’est une manière de conce­voir la politique.

    Pour moi par exemple (et je sais que nous ne serons pas d’ac­cord, mais encore une fois : on s’en fout !), ce que je sou­ligne sou­vent dans ma petite pro­pa­gande c’est la dif­fé­rence fon­da­men­tale entre les élites tech­no­cra­tiques et les élus. Je dis qu’on s’at­taque aux élus mais pas aux tech­no­crates. Il y a tou­jours eu une élite intel­lec­tuelle et on a besoin d’une élite, de la meilleure pos­sible d’ailleurs ! De super tech­no­crates au ser­vice de citoyens lamb­das qui, eux, décident. On rem­place juste les élus par des tirés au sort. Point barre. En gros, il faut bien com­prendre que la démo­cra­tie ça ne change pas grand-chose !

    Cette idée-là, je l’aime bien, quand je me pro­jette dans ce que serait la démo­cra­tie, de me rendre compte que fina­le­ment, en appa­rence, rien n’a trop chan­gé. Je veux dire, dans notre quo­ti­dien. Mis à part qu’on a un repré­sen­tant dans les ins­tances inter­na­tio­nales que per­sonne ne connait (puis­qu’il change tout le temps) et que quand on se regarde dans la rue, quelque soit notre sta­tut social, on voit un autre citoyen, à éga­li­té de pouvoir.

    Ah ! C’est tel­le­ment gri­sant de se pro­je­ter dans ce monde-là ! (je sais que vous par­ta­gez avec moi ce petit fris­son… même si votre démo­cra­tie à vous est tout à fait dif­fé­rente) Je pour­rais ne jamais m’ar­rê­ter d’é­crire ! Un autre truc que j’a­dore en démo­cra­tie, c’est la tronche de la presse ! Finie la poli­tique poli­ti­cienne ! Les petites phrases sur les per­sonnes, les sni­pers des par­tis, les côtes de popu­la­ri­té ! La gauche et la droite ne dis­pa­raissent évi­dem­ment pas mais elles explosent en mille gauches et mille droites ! La presse qui jus­qu’i­ci n’a­vait pour rôle que de com­men­ter les faits et gestes du « gou­ver­ne­ment » et expli­quer au peuple ce qu’on déci­dait pour lui, devient le lieu du débat d’i­dées véri­table ! Si vous vou­lez défendre une idée ou une orien­ta­tion poli­tique, il ne suf­fit plus de séduire une dizaine de per­sonnes bien pla­cer (de leur faire des petits cadeaux…) mais de convaincre la majo­ri­té du pays (puisque le tirage au sort garan­tit la repré­sen­ta­ti­vi­té sta­tis­tique)! Du coup les titres de presse explosent, la rue devient poli­tique. Gros chan­ge­ment, et là réside la véri­table révo­lu­tion poli­tique : si vous vou­lez faire pas­ser une idée, il faut convaincre le peuple AVANT et non plus lui faire ava­ler la pilule APRÈS !

    Au fond le seul vrai argu­ment des anti-démo­crates est celui-ci : en démo­cra­tie vous aurez la poli­tique que vous méri­tez ! Si vous avez un peuple mer­dique vous aurez une poli­tique mer­dique (genre la peine de mort). Il ne faut pas balayer cet argu­ment, je le trouve par­fai­te­ment fon­dé, mais pré­ci­sé­ment, un démo­crate doit être capable de dire : je ne veux pas la meilleure des poli­tiques pour mon pays, je veux la poli­tique de mon pays. La démo­cra­tie c’est le début des emmerdes, certes.

    Réponse
  27. Ana Sailland

    Hier à Genève j’ai assis­té à deux pres­ta­tions de Susan George (un débat et une conférence)
    Au débat par­ti­ci­pait Pas­cal Cou­che­pin, ancien pré­sident de la confédération.
    Les suisses sont sou­vent hon­nêtes et ne disent que ce qu’ils pensent, au contraire des fran­çais (((jsuis pas suisse hein ))). J’ai donc pu mesu­rer à tra­vers lui l’é­ten­due du désastre des croyances jus­qu’au plus haut niveau.

    Excel­lente lan­ceuse d’a­lerte, Susan, qui nous a pré­cé­dés avec talent sur ce che­min ardu du ral­lu­mage des consciences.

    Les deux fois elle poin­tait la mise en dan­ger de la démo­cra­tie par les lobies et la gou­ver­nance illé­gi­time, et employait ce mot plus sou­vent qu’à son tour, et des tours, mon sang en a donc fait. 
    (Ain­si les défen­seurs les plus authen­tiques du peuple peuvent ils à leur insu cau­tion­ner de leur renom sa prison)

    Les deux fois je suis inter­ve­nue pour, entre autres, répa­rer le sens du mot démocratie.

    Susan n’é­tait pas d’ac­cord, vrai­ment pas.
    Sau­vés par le gong, nous n’a­vons pas sor­ti le poing, mais c’é­tait tendu.

    Je trouve stu­pé­fiant que des gens qui ont consa­cré leur vie à contrer le pou­voir le consi­dèrent comme néces­saire et refusent de faire l’ef­fort d’i­ma­gi­na­tion pour entrer en matière.

    (J’ai aus­si par­lé des per­sonnes morales jouis­sant de la capa­ci­té juri­dique, thème qui est l’un de mes che­vaux de bataille)

    Mais, mais mais : plein de gens m’ont récla­mé mon mail et sou­haitent qu’on se rencontre.

    On tient le boot strap !

    Que cha­cun fasse sa part de coli­bri : ça marche !

    Réponse
  28. J.C

    j’a­ler­tais plus haut sur la fin de la mon­naie papier et je viens décou­vrir ceci :


    La Poste : Payer avec de l’argent liquide, c’est bien­tôt fini !

    http://​www​.ghi​.ch/​l​e​-​j​o​u​r​n​a​l​/​l​a​-​u​n​e​/​l​a​-​p​o​s​t​e​-​p​a​y​e​r​-​a​v​e​c​-​d​e​-​l​a​r​g​e​n​t​-​l​i​q​u​i​d​e​-​c​e​s​t​-​b​i​e​n​t​o​t​-​f​ini

    Il ne perdent pas de temps !

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  29. FURAX

    espèces en voie de disparition :

    Réponse
  30. FURAX

    Avec la tech­no­lo­gie NFC c’est la fin du P2P et la géné­ra­li­sa­tion du tiers qui s’in­gère et se sucre. Liber­té réduite, auto­no­mie aussi.

    Réponse
  31. Anonymous

    Le public bien­tôt tota­le­ment pri­vé de sa mon­naie, car la mon­naie publique sera bien­tôt tota­le­ment privée.

    Réponse
  32. Alix

    Bon­jour,

    Réflexions qui me viennent en vous lisant :

    Ces per­sonnes qui nous posent pro­blème nous main­tiennent dans une situa­tion de sou­mis­sion parce que tous les jours nous accep­tons de vivre dans le cadre qu’elles ont elles-mêmes défi­ni, que ce soit à tra­vers nos pro­jets, nos rela­tions, notre tra­vail, notre repré­sen­ta­tion du monde et même notre langage.

    Il me semble donc utile de dévier petit à petit le che­min de nos vies, de l’é­loi­gner de leurs struc­tures et de leurs conven­tions, pour le faire sor­tir de ce cadre délétère.

    Je pro­pose éga­le­ment de ne plus les appe­ler les « puis­sants », « les gou­ver­neurs », « les plus aisés » ou « les plus favo­ri­sés », car c’est contri­buer à pro­mou­voir cet état de fait. Der­rière l’é­ti­quette lexi­cale et le cos­tume, ce ne sont que des hommes, sou­mis aux mêmes lois de l’exis­tence que nous, des hommes qui se sont per­dus et éloi­gnés d’eux-mêmes en tom­bant dans l’ex­cès. Car enfin, nous savons tous très bien que l’argent et le pou­voir ne servent à rien, que ce dont nous avons essen­tiel­le­ment besoin c’est des autres et de pou­voir exis­ter tel que l’on est, sans rien avoir à com­pen­ser ou à prou­ver à la face du monde.

    Ces « hommes per­dus » me semblent avoir urgem­ment besoin d’une bonne thérapie.

    Réponse
  33. Marie

    Je suis du même avis. Reste à trou­ver com­ment les dénommer…

    Réponse
  34. Marie

    Oh oh je crois que le mot vient de m’ap­pa­raître avec la couleur…:-)

    Réponse
  35. Pierre

    Les acca­pa­reurs.
    Les acca­pa­reurs de pou­voir, d’argent, de puissance…
    J’a­vais lu sur un blog, il y a déjà quelque temps, un inter­ve­nant qui pro­po­sait de créer le crime d’ac­ca­pa­re­ment pour mettre hors jeu tous ceux qui ne « jouent » que pour leur pomme et qui « oublient » le collectif.

    Réponse
  36. Ana Sailland

    C’est un peu l’os­tra­cisme athénien

    Réponse
  37. Morpheus

    Voleurs de pouvoir

    &

    Voleurs de ressources

    Réponse
  38. carlotta

    A ce jour :
    Le non-res­pect des pres­crip­tions du cours légal, c’est-à-dire le fait de refu­ser des pièces de mon­naie ou des billets de banque ayant cours légal pour leur valeur nomi­nale, est sanc­tion­né péna­le­ment (article R642‑3 du code pénal fran­çais). (post 33)

    Réponse
  39. Patrick Flécheux

    @ Alix (37)

    « des hommes qui se sont per­dus et éloi­gnés d’eux-mêmes en tom­bant dans l’excès. »

    Peut-être se sont-ils trouvés.

    « Car enfin, nous savons tous très bien que l’argent et le pou­voir ne servent à rien, »

    Cela sert a vivre en paix de part la crainte que ces deux atouts maîtres per­mettent d’im­po­ser aux autres.

    « Ces « hommes perdus » »

    Cela reste à prouver.

    Ceci dit, je pense comme vous. 🙂

    Réponse
  40. FURAX

    ANTISOCIAL

    ESCLAVAGISTE

    MEGALO

    Réponse
  41. boris

    Mer­ci étienne pour votre blog qui aide cha­cun de nous à résis­ter. Je par­tage un adage lu qq part :

    Résis­ter c’est créer ‚créer c’est résister

    Et si je sors du bois c’est que j’en­rage de voir venir le typhon et de ne rien tenter.

    J’es­père de tout cœur que vien­dra le jour d’une assem­blée consti­tuante, mais en atten­dant que faire ??

    Subir comme le laisse pen­ser JC au post n°7 non je ne suis pas d’accord.

    On peut qd mm faire qq chose, tous de notre côté, et j’a­vais l’i­dée de pro­po­ser une liste de petites choses que cha­cun peut complémenter.

    1° fer­mer son poste de télé­vi­sion et ne plus ache­ter de journaux

    2° ne pas répondre à des son­dages cela ren­dra aveugle pour qq temps les RG

    3 ° rompre avec les syn­di­cats et les par­tis politiques

    4° reti­rer un maxi­mum son argent des banques

    5° refu­ser la dis­pa­ri­tion de l’argent mon­naie en refu­sant lors du renou­vel­le­ment de votre carte l’op­tion paie­ment sans contact (c’est pos­sible mais faut le savoir, le faire 2 mois avant échéance) et infor­mer le plus de gens pos­sible, com­mer­çants com­pris, de l’ar­naque car peu ont vu le chan­ge­ment ni ne savent qu’on peut les voler sans effrac­tions juste en pas­sant près d’eux.

    6° fil­trer les pubs internet

    7° 1 fois par mois faire une jour­née sans achat .

    .….

    Quitte à tom­ber, tom­bons en homme libre.

    Bien à vous

    Réponse
  42. carlotta

    On peut ajouter :

    - ache­ter local (bio et local c’est encore mieux),
    – fuir les grandes surfaces,
    – pri­vi­lé­gier le petit com­mer­cant du coin (bou­che­rie, bou­lan­ger bio, pro­duc­teurs bio,..),
    – faire le marché
    – sou­te­nir les pay­sans (par exemple contri­buer à ache­ter une ferme pour que des agri­cul­teurs bio puissent s’ins­tal­ler : voir le site http://​ter​re​de​liens​.org/
    – ouvrir un compte au cré­dit coopé­ra­tif /NEF
    – faire un tour sur le site des coli­bris ( ca four­mille d’i­dées) http://​www​.coli​bris​-lemou​ve​ment​.org/ et rejoindre un groupe local.

    Réponse
  43. J.C

    @ OSS 117 (dit Carlotta)

    « A ce jour : Le non-res­pect des pres­crip­tions du cours légal, c’est-à-dire le fait de refu­ser des pièces de mon­naie ou des billets de banque ayant cours légal pour leur valeur nomi­nale, est sanc­tion­né péna­le­ment (article R642‑3 du code pénal français) »

    Mer­ci pour ce rap­pel 😉 mais je crains que ce ne soit d’une grande aide car lorsque la mon­naie papier sera deve­nu mar­gi­nale, payer avec res­te­ra pos­sible jus­qu’à ce que les dis­tri­bu­teurs de banque soit en manque de liquidité.

    On pour­ra alors bien vou­loir payer en pièces et billets, il fau­dra encore pou­voir en trou­ver quelques part. Les quelques billets que l’on aura mis de côté ne nous aide­ront guère plus que quelques mois.

    Ensuite, ils nous pon­dront une nou­velle loi et comme toutes les lois, elles sont tou­jours à l’a­van­tage des banques afin de légi­ti­mer leur pouvoir.
    Au nom de la sécu­ri­té, de la sim­pli­fi­ca­tion ou je ne sais quoi.

    @ boris

    Si l’on avait le pou­voir d’im­po­ser une assem­blée consti­tuante, on n’au­rait pas besoin de réécrire la constitution.

    D’autre part, je ne dis pas qu’il faut subir, je pense de toute façon que ce ne sera pas tenable pour la majo­ri­té de la population.
    Selon un jour­nal célèbre, le chiffre d’af­faires du tra­fic de can­na­bis repré­sente 2 mil­liards d’eu­ros par an en France. Alors ima­gi­nons tout le reste, le tra­vail au noir etc. ça ne va pas dis­pa­raître en quelques mois sans des chan­ge­ment éco­no­miques et sociaux d’ampleur.

    Pour com­men­ter rapi­de­ment tes 7 points.
    Le 1er, c’est déjà fait par beau­coup ici, le 2éme soyons réa­liste, inter­net, les réseaux sociaux etc. donnent bien plus d’in­fos que des son­dages qui servent plu­tôt à orien­ter l’o­pi­nion qu’autres choses.

    3eme point, c’est ce qui est encou­ra­gé ici depuis un bail.
    4ème, reti­rer l’argent de sa banque , faut pou­voir le faire, il y a les fac­tures à payer, par ailleurs les retraits en liquide sont de plus en plus pla­fon­nés et de toute façon, cette solu­tion reste vite limi­tée dans le temps.
    5ème point, c’est déjà trop tard pour plus de 14 mil­lions de cartes rien qu’en France, elles en seront équi­pées de toutes façons même si elles sont désac­ti­vées, sans par­ler des portables.

    Pour les deux der­niers, je ne vois pas l’intérêt.

    Les idées de Car­lot­ta en 47 me semblent pas mal.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  44. Marie

    Oui c’est vrai ; « hommes per­dus » est peut-être un rac­cour­ci un peu trop facile… car qu’en savons-nous ?

    escla­va­giste-méga­lo-anti-social, comme dit Furax me semble en effet mieux cor­res­pondre, j’a­jou­te­rais même ; les avides outran­ciers de pou­voir et de pos­ses­sions, car il faut bien les dénommer.

    Réponse
  45. boris

    @ jc

    Même si un grand nombre de CB sont avec la puce RFID, le fait de dif­fu­ser cette infor­ma­tion aux plus grand nombre sur les dan­gers pos­sibles et sur le fait qu’on peut refu­ser me semble intéressant.

    J’en veux pour preuve que ce n’est pas ma banque qui m’a par­lé des risques, ni de la solu­tion consis­tant à pro­té­ger ma carte avec un étui spé­cial, mais le fait d’a­voir appris par inter­net de la fraude à dis­tance pos­sible sous l’in­ti­tu­lé « pick­po­ket électronique ».

    Quand j’en ai par­lé, la per­sonne en face de moi était au cou­rant, n’a pas eu l’air sur­prise ou scan­da­li­sée, et avait un étui à me pro­po­ser, ce qu’elle n’a pas fait à celui d’a­vant qui venait reti­rer sa carte.

    Pour­quoi, croyez-vous ? Par oubli ?

    Non : je pense par consigne : ne pas faire prendre conscience des risques et avoir peur.

    Donc, rien n’est joué, rap­pe­lez vous MONEO. Ce fut un échec par refus des gens et des com­mer­çants. Enfin vous le dites vous-mêmes : il fau­dra du temps et c’est bien là que les virus que nous sommes peuvent tuer la bête dans l’œuf.

    Enfin en ce qui concerne la tech­nique RFID, main­te­nant que j’ai la puce à l’o­reille 🙂 je vais creu­ser cette affaire qui nous concerne de plus en plus. Par exemple, mon pas­se­port bio­mé­trique qui peut être lu sans que je le sache, cad qui per­met un contrôle de masse auto­ma­ti­sé, ou alors les billets de banque (si comme moi avant, vous n’y croyez pas, pre­nez un billet de 5 euros et met­tez-le au four à micro-onde 10 secondes à 900 w .…

    Bien à vous

    Réponse
  46. carlotta

    des choses toutes simples mais qui demandent de l’énergie :

    • faire pres­sion sur les col­leges et lycées pour qu’ils passent en bio ( la res­tau­ra­tion sco­laire favo­rise les gros pro­duc­teurs sub­ven­tion­nés et la mal­bouffe ! A titre d’exemple : cuisses de pou­let ser­vis à nos enfants à moins de 2.5 e le kg !)

    la clé est aus­si notre alimentation
    (favo­ri­ser l’ins­tal­la­tion de petits producteurs)

    • mon­ter des grou­pe­ments d’a­chats ( cir­cuit court et qui évite les grandes surfaces). 

    Réponse
  47. J-Stéphane

    Cen­tra­li­sa­tion = ploutocratie

    Décen­tra­li­sa­tion = démocratie

    Réponse
  48. EFFAB

    (@52)

    C’est exac­te­ment ça !

    Qui plus est, la Démo­cra­tie réfute tout hymne natio­nal, tout régime pré­si­den­tiel, tout par­ti poli­tique (je ne suis pas contre des groupes et des col­lec­tifs de pen­sées, mais ceux-ci ne peuvent faire l’ob­jet ni d’au­cun finan­ce­ment ni d’au­cune hié­rar­chie et, évi­dem­ment, cou­pés de tout conflit d’in­té­rêts), toute pro­fes­sion­na­li­sa­tion ou car­rière au long cours des charges et des fonc­tions publiques et, comme l’a si bien syn­thé­ti­sé J‑STEPHANE, la démo­cra­tie directe, par­ti­ci­pa­tive, popu­laire (l’en­semble de la Nation, tous les citoyens) se veut avant tout locale, à dimen­sion humaine et dans cette éco­no­mie de moyen et ce res­pect du vivant, de la nature et de l’écologie.

    Réponse
  49. democrazia

    halte à la diar­rhée ver­bale des cinq accapareurs.. 😉

    Réponse
  50. EFFAB

    Pour­quoi 5 exac­te­ment ? et qui sont-ils au juste ? que les­dits concer­nés s’ex­pliquent sur cet acca­pa­re­ment ou prennent les mesures adé­quates, puisque vox popu­la l’a décidé.

    Réponse
  51. Sam

    @ Anna,

    sauf erreur, l’al­ter­mon­dia­liste Susan George n’est pas fran­che­ment pour la démon­dia­li­sa­tion. Une autre OMC, un autre FMI, une autre Europe, etc., mais sur­tout pas sor­tir de ces sale­tés supra­na­tio­nales en bloc ou les abo­lir toutes, tout court.

    Par­tant, pas besoin de cher­cher loin pour com­prendre que ses concep­tions de la démo­cra­tie ne sont pas très réfléchies.

    Réponse
  52. Sam

    @ JC,

    ta pré­sen­ta­tion autour de cette his­toire de carte sans contact revient, en somme, à l’i­dée qu’un État com­bi­ne­rait pour faire dis­pa­raître la mon­naie fidu­ciaire. Mais un tel pro­jet a‑t-il seule­ment du sens ?

    Jus­qu’à nou­vel ordre, comme l’a rap­pe­lé car­lot­ta (43), le fait pour un com­mer­çant de refu­ser de la mon­naie fidu­ciaire en paie­ment est pas­sible d’a­mende. Je note que cette clause est clas­sée dans le registre des atteintes à l’É­tat, à la paix publique etc. En somme, atten­ter à la mon­naie c’est atten­ter à l’É­tat. Et effec­ti­ve­ment, en y réflé­chis­sant juste un peu, on voit que le seul gou­ver­ne­ment capable de pour­suivre un tel des­sein serait celui qui aurait pour but de détruire l’État.

    C’est là que je vois un hic énorme. Natu­rel­le­ment, un tel gou­ver­ne­ment serait entiè­re­ment sou­mis aux inté­rêts d’une oli­gar­chie pri­vée ou d’un des­pote caché. Mais quels que soient les inté­res­sés et quel que soit le nombre de rideaux qui les cachent, il y a que leur pou­voir pro­vient entiè­re­ment de ce que l’É­tat exerce son pou­voir sur la popu­la­tion… N’est-ce pas d’ailleurs la défi­ni­tion la plus large de l’É­tat qu’on puisse concevoir ?

    Exac­te­ment pour cette rai­son, le pou­voir des ban­quiers et des com­mer­çants croît avec la « taille » de l’É­tat (on pour­rait en dire autant, par exemple, de celui de n’im­porte quel mass media pri­vé). Ceci contrai­re­ment, bien sûr, à l’i­dée reçue copieu­se­ment ser­vie au peuple par les dominants.

    En ce sens, qu’im­porte si les Roth­schild se sont engrais­sés depuis des siècles à mesure que les États gros­sis­saient (évi­dem­ment, plus ils gros­sissent, plus ils brassent et donc empruntent de mon­naie) et si un Rocke­fel­ler a cru décré­ter deux siècles plus tard, comme en sens inverse, la fin des sou­ve­rai­ne­tés natio­nales… : leur pou­voir, LE pou­voir, plus géné­ra­le­ment, passe par le pou­voir des États et il ne sau­rait en être autrement.

    Ain­si ma géné­ra­tion qui a gran­di dans la répé­ti­tion inces­sante de débats oppo­sant de manière par­fai­te­ment absurde le mar­ché et l’É­tat, a du mal à ne pas voir que le ser­vice du dieu mar­ché et celui de la dette va de pair avec une bou­li­mie pseu­do-légis­la­tive et que cela soit le fait des bons offices de l’U­nion euro­péenne ne signi­fie pas non plus, au contraire, une éco­no­mie de moyen au niveau de l’État…

    Par­don pour ces quelques déve­lop­pe­ments, mais c’est pour dire que l’i­dée d’une abo­li­tion (de droit ou de fait) de la mon­naie fidu­ciaire, sur­tout à notre époque, me semble a prio­ri des plus farfelues.

    La ques­tion, en fait, serait bien plu­tôt celle d’un pos­sible chan­ge­ment de sup­port de la mon­naie fidu­ciaire, si je puis dire.

    Du reste, ce sont les indi­vi­dus qui eux-mêmes tendent à avoir « une pré­fé­rence pour la liqui­di­té ». Pour­quoi, tiens, d’ailleurs, les Alle­mands ont-il autant de bif­fe­tons de 500 euros et si peu de petites cou­pures, sinon en ver­tu de l’ef­fet du bas de laine ? (Il y a de ces écarts, c’est pro­pre­ment incroyable, comme par exemple avec le nombre de chiottes par habi­tant…, c’est à ne plus en croire du tout les sta­tis­tiques.) Bref, c’est bien parce qu’ils tiennent à gar­der un tas de liquide sur eux.

    Que les banques feintent tou­jours plus pour réduire les « fuites » (donc le besoin de réserves obli­ga­toires), oui mais ça n’est pas nou­veau du tout. Reste que si les gens demandent du liquide, elles sont bien obli­gées de le four­nir (sur le champ dans la limite d’un ou deux smics, ce qui n’est tout de même pas une affaire en général).

    On pour­rait à la rigueur pré­dire la dimi­nu­tion du nombre de dis­tri­bu­teurs ? Oui, en confon­dant la ratio­na­li­té éco­no­mique et la logique tech­ni­ciste, ce qui est le plus sou­vent un tort. Mais alors pour la même rai­son y aurait bien­tôt dans les chau­mières des puces de par­tout dans de sortes de nou­veaux appa­reils élec­tro­mé­na­gers, afin que puisse rendre ses 50 balles à mon fran­gin – ou, jus­te­ment, filer son argent de poche à ma fille – en deux clics sur le poignet.

    Au-delà de cette ques­tion par­ti­cu­lière, je sou­haite faire une remarque géné­rale : le catas­tro­phisme com­pul­sif, faut-il le dire, est une com­po­sante capi­tale sinon indis­pen­sable de la stra­té­gie du choc… Ceci ne devrait-il pas nous ame­ner à conclure quant à l’un des réflexes essen­tiels de tout résis­tant ? Que ça plaise ou non, il faut aus­si y aller mol­lo avec le don d’a­lerte… – tra­vaille à fond un ou deux dos­sier, et pour le reste, dans le doute abs­tiens-toi (de te sen­tir obli­gé d’a­voir une opinion).

    On ne peut certes ren­trer de détail de chaque dos­sier, et d’ailleurs l’in­fi­nie com­plexi­té appa­rente, dans tous ces buzz, suf­fit à nous ato­mi­ser (le carac­tère catas­tro­phiste ayant essen­tiel­le­ment pour effet, lui, de nous empê­cher de zap­per). Mais jus­te­ment, c’est une rai­son de plus de s’en tenir aux fon­da­men­taux. Pour com­men­cer, la confiance en soi, de manière non pas aveugle mais fon­dée. Ensuite, la logique élé­men­taire. Exemple : ça n’est pas parce que 99,9% de nos sem­blables croient qu’une chose est vraie qu’elle l’est, et si je tiens ça pour vrai, c’est que j’ai pu le véri­fier plu­sieurs fois dans des dos­siers sur les­quels j’ai bos­sé à fond.

    Avant toute chose, face à un sujet nou­veau, s’en tenir aux réflexions de simple bon sens. Exemple : la réfé­rence au pré­cé­dent. Exemple : depuis des mil­liards d’an­nées, la pla­nète s’est-elle déjà embal­lé dans un réchauf­fe­ment cli­ma­tique (exemple quand il y avait 30 fois plus de CO2 qu’au pré­sent dans l’at­mo­sphère) ? Se poser les ques­tions de base, ensuite, quant au sens des mots employés. Allez j’ar­rête là, mais vous convien­drez peut-être en par­tie que ce défer­le­ment d’a­lertes le plus sou­vent sur des objets obs­curs nous tue.

    Réponse
  53. Bruno

    @ Ana Sailland

    Super ton intervention. 
    Les gens les plus résis­tants font très sou­vent l’im­passe sur l’i­na­ni­té de la repré­sen­ta­tion et de l’élection.

    Il faut les titiller

    Réponse
  54. Ana Sailland

    Sam, tu oublies un point impor­tant : les salo­pards sont patients et tenaces, ne sont pas dans l’ur­gence. Leur égré­gore est trans­gé­né­ra­tion­nel, et ne s’embarrasse pas du stress de ceux qui n’ont qu’une vie. Ce qui aurait paru absurde du temps des trente glo­rieuses, ils l’ont obte­nu du temps des trente honteuses.
    Ils ne sont pas l’E­tat, mais gou­vernent la gou­ver­nance, qu’ils tiennent par les gonades.
    C’est donc choi­sir d’être aveugle (par­donne moi) que de croire encore à l’au­to­dé­ter­mi­na­tion des Etats, et de se ras­su­rer d’une impos­si­bi­li­té pré­sente, mais fra­gile, éphémère.

    Nous devons nous dres­ser à chaque mil­li­mètre gri­gno­té, infi­ni­ment plus puis­sant que les pan­zers de 40, car il est une vic­toire « ano­dine » sur nos usages, puis sur nos pen­sées, puis sur nos âmes.

    Il est infi­ni­ment dou­lou­reux, pour demeu­rer libres, de consen­tir à ce qui pour­rait en d’autres temps sem­bler para­noïa, mais les affreux nous y contraignent, et nous devons l’assumer.

    Le fin du fin est de res­ter joyeux quoi­qu’il arrive, mais farou­che­ment joyeux.

    Réponse
  55. FURAX

    On a jamais inter­dit le prin­cipe de la consigne, et pour­tant il tend à disparaître…

    Réponse
  56. Sam

    @ Anna,

    cer­veau fati­gué ces temps-ci, trop de tra­vaux manuels… 
    Alors j’é­cris sans doute très mal, pour ne pas dire que je me perds en conjectures… 
    En tous cas je ne pense pas être en désac­cord avec ce que tu as répondu…

    Réponse
  57. J.C

    Salut Sam,

    Si tu veux bien pré­ci­ser ta pen­sée, je ne suis pas cer­tains de voir la ou tu veux en venir.

    Si tu vou­lais bien, en par­ti­cu­lier, déve­lop­per l’af­fir­ma­tion suivante :

    « effec­ti­ve­ment, en y réflé­chis­sant juste un peu, on voit que le seul gou­ver­ne­ment capable de pour­suivre un tel des­sein serait celui qui aurait pour but de détruire l’État. »

    Je n’ai pas beau­coup de temps ces der­niers jours mais je pour­rais tout de même ten­ter de rebon­dir brièvement.
    Ce que je peux dire en atten­dant, c’est que les lois concer­nant la mon­naie fidu­ciaire ont pour objec­tif d’im­po­ser le mono­pole de l’émission de mon­naie par les banques cen­trales et d’im­po­ser au dif­fé­rents acteurs éco­no­miques de les accep­ter comme tel et même de ne pou­voir les refuser.

    Qui crée la mon­naie ? Les banques cen­trales qui aujourd’­hui sont trans­na­tio­nales ou fédérales.
    Les états sont des outils mais en rien les créa­teurs eux-mêmes de monnaie.
    En outre, il n’est pas impos­sible d’i­ma­gi­ner une créa­tion de mon­naie élec­tro­nique qui fasse office de nou­velle planche à billet avec l’a­van­tage de ne pas dépendre du temps néces­saire d’im­pres­sion de la mon­naie papier.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  58. J.C

    @ Sam

    Ps : Juste une petite pré­ci­sion au cas où tu aurais des doutes sur l’in­ten­tion des banques.

    La phrase sui­vante n’est pas mienne, mais celle que l’on trouve dans le cour­rier de cer­taines banques adres­sé à leurs clients ou sur leur site. Ain­si, c’est tout à fait officiel.

    « fonc­tion de paie­ment « sans contact » … elle rem­pla­ce­ra pro­gres­si­ve­ment la mon­naie qui encombre votre portefeuille »

    C’est on ne peut plus explicite.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  59. Morpheus

    Oui, l’ex­pres­sion > payement sans contact <<" rel="nofollow ugc">» paye­ment sans contact « est de manière évi­dente encore un terme de nov­langue, un euphé­misme réduc­teur et trom­peur pour ne pas par­ler de la dis­pa­ri­tion de la mon­naie fidu­ciaire (mon­naie papier et pièces de monnaie).

    Si ce terme est uti­li­sé par les banques elles-mêmes, nous ne POUVONS pas sup­po­ser, Sam, que le dan­ger n’existe pas. C’est de fait un SIGNAL – fort ! – que la machine est déjà en marche pour sup­pri­mer la mon­naie, et je gage que les ques­tions légales ne consti­tuent, pour les ban­quiers, que des ques­tions tech­niques secon­daires qu’ils feront pas­ser, comme la loi de 1973, en douce, à Noël, et sans débat. Nous serons une fois de plus mis devant le fait accomplis.

    Je com­prends (et j’adhère) à ta réflexion sur le catas­tro­phisme, néan­moins, nous ne pou­vons pas igno­rer les signaux clairs qui nous sont envoyés, et dans la situa­tion, nous aurions inté­rêt à être un peu para­noïaque, pour une ques­tion de survie.

    Mor­pheus

    Réponse
  60. EFFAB

    Qui plus est, SAM, il ne faut pas confondre catas­tro­phisme, cette chose infan­tile et mal­saine qu’on nous res­sert à toute les sauces au coeur de la culture mar­chande et des mer­dias officiels_avec le conspi­ra­tion­nisme, cette approche des choses et ce réel état du monde que cette même élite a tout inté­rêt à dénigrer… 

    et si tu veux te pen­cher plus à fond sur un nou­veau dos­sier, épluche donc les comptes et tout ce que nous cache la BRI – Banques des règle­ments inter­na­tio­naux – 101, ETIENNE, 

    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/12/25/292-discours-de-julian-assange-20–12-2012-apprenez-defiez-agissez-maintenant#c18880

    Réponse
  61. J.C

    Mor­pheus,
    il semble que ce soit encore plus simple que ça. 
    Dans quelques mois avec l’ex­plo­sion actuel des moyens de paie­ment élec­tro­nique, l’u­sage de la mon­naie sera consi­dé­rée comme has been.

    Même les per­sonnes âgées trou­ve­rons ça plus pra­tique, plus simple etc.

    Les seuls couacs concernent les points sou­le­vés plus haut, c’est là que la tran­si­tion risque d’être un rien hou­leuse si je puis dire. Lorsque les tra­fi­quants vont prendre conscience de sa disparition.

    Encore une nou­velle info qui vient ren­for­cer la dis­pa­ri­tion pro­chaine de la mon­naie papier, j’ai nom­mé l’ac­cès pour tous au compte bancaire.

    Tout le monde va pou­voir obte­nir un compte à carte en 5 minutes chez le bura­liste, à par­tir de jan­vier 2014. Si si, c’est très sérieux

    La preuve :

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​1​6​2​m​0​f​_​h​u​g​u​e​s​-​l​e​-​b​r​e​t​-​n​o​-​b​a​n​k​_​n​e​w​s​?​s​t​a​r​t​=​108


    Hugues Le Bret : NO BANK par LE_REVENU

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  62. FURAX

    Les escrocs ne manquent jamais d’in­gé­nio­si­té pour faire main basse sur l’argent des crédules.

    Le plus rageant c’est que ceux qui sont cen­sé voter des lois pour pro­té­ger les faibles des forts n’as­sument pas leurs devoirs. !!!!!!

    Réponse
  63. FURAX

    Je rap­pelle, sauf erreur, que jus­qu’à 3000 €, vous pou­vez deman­der à per­ce­voir votre salaire en espèces.

    Réponse
  64. Morpheus

    En France, je ne sais pas, mais en Bel­gique, le salaire est OBLIGATOIREMENT ver­sé sur un compte bancaire.

    Mor­pheus

    Réponse
  65. Ana Sailland

    @62 Sam

    Me voi­ci désinquiétée 🙂

    Réponse
  66. J.C

    Je vais de sur­prise en surprise.

    Accro­chez-vous, on s’en va vers le contrôle total.
    Les nou­veaux smart­phones sont équi­pés d’un lec­teur biométrique.
    La NSA et autres orga­ni­sa­tions du genre vont récu­pé­rer nos empreintes digi­tales gratos.
    Les paie­ments sans contact se font direc­te­ment via nos empreintes digi­tal avec le portable.

    une petite vidéo de démonstration 

    iPhone 5S : un lec­teur bio­mé­trique sous l’é­cran ou dans le bou­ton Home ?

    En savoir plus : http://​www​.maxis​ciences​.com/​i​p​h​o​n​e​-​5​s​/​i​p​h​o​n​e​-​5​s​-​u​n​-​l​e​c​t​e​u​r​-​b​i​o​m​e​t​r​i​q​u​e​-​s​o​u​s​-​l​-​0​3​9​-​e​c​r​a​n​-​o​u​-​d​a​n​s​-​l​e​-​b​o​u​t​o​n​-​h​o​m​e​_​a​r​t​3​0​3​7​0​.​h​tml

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    ici

    Les idiots diront qu’on ne risque plus de se faire voler nos moyens de paie­ments, on est juste entiè­re­ment sous contrôle.

    La mise en place des dis­po­si­tifs sans contact sont en pleine expan­sion partout. 
    Il y a déjà plus de 200 000 ter­mi­naux en France dont plus de la moi­tié chez les commerçants.

    Les com­mer­çants font actuel­le­ment l’ob­jet d’une vague de cam­pagne d’in­for­ma­tion et d’in­ci­ta­tion au « sans contact ».

    « A la fin de l’année 2013, 20 mil­lions de cartes, soit près d’un tiers du parc, seront dotées d’une puce NFC. Côté com­mer­çant, tous les grands dis­tri­bu­teurs, y com­pris leurs enseignes de proxi­mi­té, auront des ter­mi­naux accep­tant les cartes sans contact de plus en plus sécurisées. »

    À par­tir de jan­vier 2014, une vaste cam­pagne sera lan­cée, cette fois à l’in­ten­tion du grand public au tra­vers de tous les grands médias. À la fin de l’an­née 2014, tout les usa­gers ou presque devraient être équi­pés d’un moyen de paie­ment sans contact.

    L’u­sage de la mon­naie papier devrait donc aller en décrois­sant au cours des mois qui viennent jus­qu’à deve­nir marginal.

    C’est hal­lu­ci­nant n’est-ce pas ?
    En même temps, il fal­lait bien s’y attendre.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  67. Ana Sailland

    Nous sommes au moins trois sur ce site, avec des nuances il est vrai, à sou­hai­ter un monde sans monnaie.
    Mais pas comme ça, bien enten­du, pas en sup­pri­mant la liber­té rela­tive qu’in­duit la mon­naie fidu­ciaire publique au pro­fit d’une mon­naie vir­tuelle pri­vée, pas par un pro­ces­sus induc­teur du tra­çage sys­té­ma­tique des indi­vi­dus et de leurs actes, par des socié­tés pri­vées qui plus est, ni non plus en conser­vant le para­digme actuel qui oblige à se sou­mettre pour avoir et vivre, sou­vent sans être.

    Réponse
  68. Ana Sailland

    Les socié­tés pri­vées ont la capa­ci­té juri­dique, elles sont ce qu’on appelle des per­sonnes morales, qui ne sont ni des per­sonnes, ni en géné­ral morales, puisque, dit ou non dit, l’ob­jet de l’as­so­cia­tion (de mal­fai­teurs ?) qu’elles sont est le pro­fit, uni­que­ment le pro­fit, avec par­fois il est vrai des dis­si­mu­la­tions der­rière un huma­nisme qui n’est qu’enfumage.

    Ces socié­tés pri­vées pensent.
    Elles ont une stratégie.
    Une stra­té­gie orien­tée uni­que­ment dans le sens de leur sus­dit objet, le profit.
    Elles sont en com­pé­ti­tion, certes, mais leur intel­li­gence leur fera choi­sir une stra­té­gie convergente.

    Elles pensent, disais-je.
    Il serait sim­pliste de croire que cette pen­sée est celle du conseil d’administration.
    Ce serait négli­ger des notions étu­diées par les spé­cia­listes de la dyna­mique de groupe.
    Ce serait négli­ger le fait qu’au des­sus de tout groupe humain se dégage une enti­té trans­gé­né­ra­tion­nelle qui dépasse les fon­da­teurs et induit la pen­sée des humains qui col­la­borent (j’aime ce mot, ici) en cette entité.
    Ce serait négli­ger la notion d’é­gré­gore, qui théo­rise cette émer­gence d’en­ti­tés que nous enfan­tons puis qui nous dépassent et hélas le plus sou­vent portent en elles de pré­fé­rence ce que nous avons de vil.

    Ces enti­tés ont la capa­ci­té juri­dique, et dis­posent d’une puis­sance de feu épouvantable.
    Peuvent atta­quer en jus­tice, nous faire chan­ter, aigui­ser nos dési­rs, nous cor­rompre, gou­ver­ner nos gou­ver­ne­ments, nous convaincre de leur néces­si­té, nous faire les aimer.

    L’exemple que nous abor­dons ici, saine alerte, concer­nant le paie­ment sans contact, consti­tue de toute évi­dence l’une des attaques por­tées par ces enti­tés mal­saines contre le genre humain.
    Afin de l’asservir.
    Car c’est bien de cela qu’il s’a­git : nos créa­tions veulent nous asservir.
    On le voit clai­re­ment ici.

    La théo­rie du com­plot, qui fait endos­ser par l’hu­main, les riches, les affreux, la res­pon­sa­bi­li­té du mal, est lacunaire.
    Elle est utile, et impor­tante, mais la conser­ver lacu­naire serait ne pas voir le dan­ger de forces infi­ni­ment plus vastes, à mi che­min entre la psy­cho­lo­gie des masses et une vision de la poli­tique mon­diale que j’ose qua­li­fier de vision cha­ma­nique, la mienne.

    La bataille sera rude et néces­si­te­ra la mise en alerte de toutes les consciences.

    Réponse
  69. carlotta

    @ Anna (post 73)
    Nous sommes plus que 3 !

    Ren­con­trons nous pour batir autre chose…

    Réponse
  70. Marie

    Plus que 4 c’est sûr;-)

    Réponse
  71. J.C

    Le moteur de la créa­tion moné­taire est la quête du pro­fit, la crois­sance, la compétition.
    J’en conclus donc que sans recherche du pro­fit, la mon­naie n’existe pas.

    De même, les popu­la­tions ne doivent pas gagner suf­fi­sam­ment d’argent pour ne pas avoir besoin de tra­vailler pour vivre confor­ta­ble­ment sinon ce serait la fin du monde du tra­vail et de l’ex­ploi­ta­tion de l’homme par l’homme.

    Nous le savons tous, le sens de l’exis­tence, réus­sir sa vie, c’est gagner de l’argent en travaillant.

    Voi­là ce qu’on nous à mis dans la tête et que les lan­ceurs d’a­lertes ne remettent pas en cause. Ain­si, il n’y a pas d’issue.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  72. Alix

    La vidéo pos­tée par JC est d’un pathé­tisme redou­table. J’es­père au moins que les deux femmes se sont amu­sées pen­dant le tour­nage, et que les cher­cheurs qui ont déve­lop­pé cette « tech­no­lo­gie » y ont pris du plaisir.

    On parle sou­vent de foi aveugle concer­nant la reli­gion mais là, pour le coup, j’ai bien envie de par­ler de foi aveugle envers la technologie.

    Où est pas­sé le bon sens ? Si un type d’apple nous lit, est-il pos­sible d’in­clure du bon sens dans le pro­chain i phone ?

    Sinon, per­son­nel­le­ment, je vous rejoins sur un monde sans argent. Et sans hié­rar­chie. Je n’ai jamais vrai­ment com­pris pour quelles rai­sons obs­cures la vie d’un homme devrait valoir plus ou moins que celle d’un autre homme.
    Mais voi­là, j’ai comme l’im­pres­sion que ça se mérite, mora­le­ment par­lant. Alors c’est embêtant.

    Réponse
  73. Ana Sailland

    « Ren­con­trons nous pour batir autre chose… » ( car­lot­ta)»> bien volontiers.

    Réponse
  74. J.C

    Bonne année à toutes et à tous

    Nous sommes entrées dans la période de cam­pagne d’in­for­ma­tion du paie­ment sans contact.

    Alors que les retraits de mon­naie auprès des banques deviennent de plus en plus limi­tés et com­pli­qués, vous allez voir fleu­rir de plus en plus de spots publi­ci­taires inci­tant au paie­ment sans contact.

    En voi­ci un exemple :

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  75. J.C

    En voi­ci une autre et ce n’est que le début.

    l’ac­cé­lé­ra­tion de l’au­to­ma­ti­sa­tion des moyens de paie­ment, des tran­sac­tions en géné­ral ain­si que celle de la pro­duc­tion et de la dis­tri­bu­tion des biens et ser­vices va conti­nuer à s’accélérer détrui­sant tou­jours plus les emplois et ce dans tout les domaines.

    Le nombre de deman­deurs d’emploi ne cesse de croître, sans par­ler des sans droits et per­sonnes médi­ca­li­sées tou­jours plus nombreuses.

    Tout s’ac­cé­lère de plus en plus : les fer­me­tures, les délo­ca­li­sa­tions, la baisse du pou­voir d’a­chat (impôts, salaires en baisse, deman­deurs d’emplois à la hausse…)

    Si vous sou­hai­tez que l’on dis­cute de ce qui va adve­nir, il n’y a pas de souci.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  76. J.C

    Voi­ci où nous en sommes côté tra­vail au noir :

    Le tra­vail au noir et le tra­vail au gris (par­tiel­le­ment décla­ré) explose en France.

    source

    Pour le moment, les fran­çais qui prennent connais­sance du déve­lop­pe­ment du dis­po­si­tif de paie­ment sans contact ne font pas encore le lien. Ils sont plu­tôt content de ces avan­cées technologiques.

    Ils leur fau­dra, je pense, encore deux ou trois mois pour com­men­cer à ce réveiller.
    Il n’est pas dif­fi­cile de com­prendre ce qu’il va se pas­ser dans les mois qui viennent.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  77. FURAX
  78. nlescan

    Assez sur­réa­liste comme « débat », selon mon point de vue…

    J’ai trou­vé le public plus inté­res­sant que les inter­ve­nants… Étienne c’est Étienne… T’as même pas rigo­lé, tu leur as dérou­lé la déballe pleine face. Il me semble bien avoir enten­du plu­sieurs séries de tout petits pets à ce moment-là. En tout cas les visages des invi­tés sont assez drôles quand ça parle démo­cra­tie. Tu leur as gâché leur univers. 

    Baroin m’a fait pen­ser à un reli­gieux, sa salade à pro­pos de pas avoir peur c’é­tait presque un prêche.

    Réponse
  79. J-Stéphane

    Cette ren­contre capi­tale n’é­tait en rien un débat uni­ver­sel et démo­cra­tique, comme le public très per­ti­nent l’es­pé­rait, et comme Étienne a ten­té de l’o­rien­ter, mais ça s’est avé­ré un « show room » pour les divers clans com­mu­nau­taires dominants.

    Réponse
  80. Ana Sailland

    vidéo 84 : la nausée

    La vision est « baroque », que voi­là une élé­gante manière d’être méprisant.
    La classe poli­tique « supé­rieure » est à quelques excep­tions près armée de cet art de tuer avec la classe de sa classe, sans vul­ga­ri­té mais sans intel­li­gence ni intel­li­gence avec l’en­ne­mi, sauf rou­coule de parade.
    C’est d’ailleurs ce qui per­met à F. Barouin de dire sans le dire que l’Allemagne est psy­cho­tique, ou pho­bique (n’é­tant pas psy ‑choi­sis­sez le suf­fixe- je peux me trom­per de mot, mais le sens y est), dans la pho­bie de l’in­fla­tion, de la planche à billet, et du mariage de l’or­gane déci­sion­nel (peuple hors champ bien sûr) avec la banque du sang.
    Brillant expo­sé déco­ré d’al­lu­sions aux consé­quences de la crise sur l’é­tat pro­vi­dence et sa mis­sion sociale, mais mises pho­ni­que­ment entre paren­thèses, donc sans la trace d’au­cune émo­tion, ni indignation.
    Car pour cer­taines gens, les choses qu’ils ont créées sont nor­males, leurs bévues sont à inté­grer dans la base de don­nées néces­saire à LEUR prag­ma­tisme, qui ne doit en aucun cas inté­grer l’in­té­rêt géné­ral, ni la souf­france, sauf pour usage cosmétique.

    Ne nous éton­nons donc pas que ne soit pas rele­vée la bizar­re­rie suivante :
    La classe poli­tique fran­çaise, sachant la mala­die psy­cha­na­ly­tique de l’Allemagne, a accep­té et vou­lu la rédac­tion et la signa­ture de trai­tés qui ins­crivent dans le code géné­tique de la France la mala­die de l’Allemagne.
    Curieuse thé­ra­pie génique que celle qui consiste à par­ta­ger les gênes mal­sains de pré­fé­rence à ceux qui sont sains.
    ILS L’ONT POURTANT FAIT.
    C’est comme si un amou­reux, non content d’é­pou­ser sa fian­cée atteinte de sclé­rose en plaques déci­dait en plus de s’in­jec­ter au quo­ti­dien le sang de sa nou­velle compagne.
    Tout ça au nom du concept d’u­nion, mais mal défi­ni, mais sans fina­li­té claire, ni sans l’am­bi­tion de pro_créer.

    Chez cer­tains inter­ve­nants, fort brillants au demeu­rant, le syn­drome de Stock­holm appa­raît dans toute sa splen­deur, qui leur fait défendre leur pri­son avec brio, si bien que je me demande (comme sou­vent) si pour être phi­lo­sophe, avoir fait des études de phi­lo­so­phie n’est pas un handicap :
    Ce que je vais dire est très méchant, et j’en ai conscience : il me semble que la mas­tur­ba­tion men­tale guette le/la phi­lo­sophe, et que le plai­sir égo­tique qu’il a à briller à ses yeux autant ou plus qu’à ceux des autres le prive de l’é­mo­tion néces­saire à pen­ser rude.
    Et il me semble qu’en crise, une pen­sée qui n’est pas rude n’est pas une pensée.
    Et quand je vois que FB s’en­nuie devant la bana­li­té si bien dite de la Dame, je suis avec lui.
    Mais ça lui évite la véri­té rude qu’Étienne réin­tro­dui­rait si on le lais­sait parler …

    J’ai trou­vé dom­mage qu’Étienne ne sai­sisse pas la perche ten­due par un spec­ta­teur qui en deman­dait plus sur la mon­naie, car il y a là matière à démon­trer la tra­hi­son de l’in­té­rêt géné­ral par les élus, sans même le dire, ce qui évite le réflexe presse bou­ton qui fait jaillir l’es­cla­vage dès qu’on parle d’Athènes.

    Je ne sais pas vous mais moi je suis trou­blée par l’a­va­lanche de vidéos que nous avons à regar­der pour nous tenir au cou­rant de la pen­sée collective.
    Car la vidéo a un gros han­di­cap par rap­port à l’é­crit, c’est qu’elle oblige à tout se taper sans pro­fi­ter de cette extra­or­di­naire facul­té qu’a l’œil de par­cou­rir un texte à la vitesse grand V pour ne s’ar­rê­ter qu’aux points essentiels.
    Misère du cer­veau séquen­tiel face au cer­veau holistique.
    Et il y a un peu de ça dans la conver­sa­tion, et en par­ti­cu­lier en colloque.

    Chaque ora­teur doit ron­ger son frein avant de dire en vitesse ce qu’il a à dire.
    Et ce jour là, le temps de parole d’Étienne n’é­tait visi­ble­ment pas pré­vu équitable.
    Il fau­drait donc presque s’ex­pri­mer dans le par cœur, avec des phases d’ex­pres­sion mûries qui coupent l’herbe sous le pied aux réponses stu­pides, sur­tout quand on sait qu’on ne pour­ra pas répondre aux réponses stupides !!!

    J’ai rele­vé quelques ins­tants qui ins­pi­re­raient mes sketchs à venir si j’é­tais humoriste :

    res­pi­ra­tion démo­cra­tique (FB) faut oser, quel aplomb !

    « Même la bonne mère est inca­pable de nous pro­té­ger de cette situa­tion <la mon­naie pri­vée> mais c’est un fait » (FB) »» pour­quoi l’ac­cepte-t-il alors et pour­quoi se retrouve-t-il dans le camp de Lis­bonne ?!?!? Maso ou complice ?

    « Faire por­ter le poids de la dette aux géné­ra­tions futures n’est plus tenable » => Ben oui, alors pour­quoi ne pas reprendre notre pou­voir sur notre monnaie ?

    « les jeunes risquent de ne pas accep­ter le sys­tème par répar­ti­tion » »> et pour cause, si le poli­tique le rend malade, il a beau jeu ensuite de le décla­rer mal aimé. J’ad­mire en pas­sant le talent d’une hypo­cri­sie qui ne peut appa­raître qu’aux gens « au parfum ».

    30 000 euros de dette par enfant, donc on a une res­pon­sa­bi­li­té col­lec­tive »> yesssssss m’sieur l’in­cen­diaire pompier.

    Comme on ne peut pas finan­cer comme avant, il faut accep­ter des consen­sus sociaux poli­tiques »> ben voyons, vive la BCE indé­pen­dante, donc.

    Du chro­no­maître de séance vers le public : « que vos ques­tions soient des ques­tions et pas des commentaires » :
    je tra­duis : nous pen­sons et pas vous

    le final sur la mon­naie et le com­plot rend bien compte de la conne­rie des VIP penseurs.

    Et le gong sonne quand, en bas du ring, on parle de l’Islande …

    vidéo déses­pé­rante

    puisque quel­qu’un phi­lo­sophe sur le lieu com­mun « être de son temps », je me per­mets de répondre que ce n’est pas une ambi­tion valable quand tout de ce temps est toxique :
    La ques­tion saine est « sor­tir de ce temps » ;
    car il n’y a pas de crise mais un temps durable d’in­jus­tice et souf­france, qui nous a été impo­sé en connais­sance de cause par le com­plot des imbé­ciles ver­beux et des voleurs instruits.

    Je ne crois pas que La Boé­tie ait abor­dé cette ques­tion du stress de celui qui a vrai­ment de l’es­sen­tiel à offrir face à un salon hos­tile, ou s’il n’est pas hos­tile, majo­ri­tai­re­ment habi­té de vic­times du Stockolm.
    Hors la gen­tillesse aimable, la ver­gogne, la facul­té d’é­coute, il me semble qu’il y a à déve­lop­per quelque chose de moins joli, qui est la stra­té­gie du Verbe, de l’ordre de la pré­sen­ta­tion, et des coupe feu préventifs.
    Per­son­nel­le­ment, quand je me trouve en situa­tion, j’a­voue mal m’en sortir 🙁

    Réponse
  81. Marie

    Pour la der­nière ques­tion, d’une per­sonne du public qui selon Baroin était simple, il n’y a tout sim­ple­ment pas eu de réponse, ils ont essayé de répondre en noyant le pois­son (d’a­bord avec le mot com­plot), puis en pre­nant le cas de la Chine pour faire diver­sion, puis comme le jeune homme du public relan­çait sa ques­tion sans réelle réponse (Et l’Is­lande, qui a mis les res­pon­sables voleurs de la dette en pri­son) Ils ont déci­dé d’ar­rê­ter là le soi-disant débat.

    Si ça, ce n’est pas un aveu de mau­vaise foi…?

    La ques­tion : mais la dette aug­men­tée à cause de l’emprunt aux banques pri­vées, depuis Pom­pi­dou plu­tôt qu’à la banque centrale…

    Bon ben mer­ci au jeune homme, qui a ain­si pu révé­ler la vraie face de ces poli­ti­ciens enfu­meurs, qui se croient vrai­ment au-des­sus du peuple, mais vrai­ment pas par la ver­tu mais par les droits qu’ils s’octroient à eux-même de se f… de la g… du peuple.

    Réponse
  82. Marie

    oh oh, on s’est croi­sé, ton mes­sage doit être plus com­plet que le mien Ana, je vais lire ça 😉

    Réponse
  83. J-Stéphane

    Dans la vidéo ci-des­sus, ren­contres capi­tales, à 1:04 ~ F Baroin dit que la France emprunte 200 milliards.

    Dans la vidéo ci-dessous 
    B Friot dit que la France a per­du 10 points du PIB, soit 200 milliards.

    Cher­chez l’erreur ??

    Réponse
  84. Ronald

    Ho là là Etienne, que c’était pénible cette vidéo. Je ne l’ai vrai­ment regar­dée que parce que vous y interveniez. 

    Moi je l’avais déjà, la solu­tion à la crise : c’est que tous ces gens dégagent ! 

    Et le peu que vous êtes inter­ve­nu, c’est pour intro­duire la démo­cra­tie athé­nienne. Dès lors, l’échange était fichu. Car on le sait bien : ces gens étaient escla­va­gistes, n’accordaient pas de droits aux étran­gers, avaient un sta­tut infé­rieur pour la femme et pra­ti­quaient le lan­cer de nains … La dis­cus­sion dans ces ren­contres finit tou­jours de la même façon. Je ne sais pas pour­quoi vous vou­lez tou­jours par­ler d’Athènes avec des adver­saires alors que ce que vous avez éla­bo­ré par vous-même est tout à fait per­ti­nent en soi.

    Si vous vou­lez abso­lu­ment vous appuyer sur une auto­ri­té sur le tirage au sort, alors citez plu­tôt Ber­nard Manin : on évite de s’enliser à Athènes en plus il est bien plus acces­sible qu’Aristote pour le public qui assiste à ces échanges et qui sou­hai­te­rait appro­fon­dir le sujet par la suite.

    Réponse
  85. Marie

    @Ronald

    Ben oui, qu’ils dégagent tous, ces savants idiots pédants inutiles et nui­sibles, ce sont eux qui intoxiquent l’at­mo­sphère avec leur suf­fi­sance et leurs men­songes éhon­tés, ça a dû être lourd pour Étienne dis donc, cette ambiance rica­nante de mau­vais foi, beurk !

    Le peuple pré­fère le vrai humour, celui de Dieudonné.

    Le « baroque » c’est eux, ils en sont encore aux pri­vi­lèges de la cour de Versailles;-)

    De l’air, de l’air…:-)

    Réponse
  86. EFFAB

    @91

    YES !! la preuve par les mathématiques^^

    @92

    Entiè­re­ment d’ac­cord avec RONALD, ETIENNE, par­ler de la Démo­cra­tie athé­nienne des­sert, bien que j’ai trou­vé vos pro­pos et vos répar­ties bien choi­sies, mais il n’en reste pas moins que c’est tendre là une grosse perche à la mau­vaise foi et à la non-volon­té de vrai­ment débattre des com­mu­nau­tés en pré­sence, ce com­mu­nau­ta­risme si cher et si cri­ti­qué par DIEUDONNE (la vidéo et l’in­ter­view avec TADDEI) et qu’il faut bou­ter hors l’es­pace public, cet isé­go­ria qui est autant ces indi­vi­dua­li­tés dis­pa­rates que ce col­lec­tif en partage…


    A LIRE !!! Prin­cipes du gou­ver­ne­ment… par sen­zuxyz

    @93

    Oui, Marie, DIEUDONNE est autre­ment plus inté­res­sant et plus consé­quent dans ce qu’il pense, dit et fait que tous ces oli­garques et ces pro­fes­sion­nels de la poli­tique poli­ti­cienne… et c’est bien pour cela que dans l’é­ven­tua­li­té des pro­chaines pré­si­den­tielles, si la donne n’a pas chan­gé d’i­ci-là, Etat tota­li­taire ou Démo­cra­tie véri­table, le choix de DIEUDONNE éli­gible à cette fonc­tion n’est pas dénué de sens et d’à-propos.

    Oui, certes, il est peut-être un peu tôt pour en par­ler sérieu­se­ment comme DIEUDONNE aurait tout inté­rêt à faire par­ler de lui par ce biais-là de la poli­tique et d’une future can­di­da­ture : cela déchaî­ne­rait les pas­sions tout en fai­sant la publi­ci­té de la Démo­cra­tie et de ces fon­da­men­taux chouar­diens indis­pen­sables à assi­mi­ler et à partager.

    Réponse
  87. Étienne

    Ce qu’il aurait fal­lu pou­voir dire (10 minutes auraient suf­fi) dans cette émis­sion « Ren­contres capitales » :

    Cette crise n’en est pas une ! 
    Tout se passe comme prévu.

    C’est un extrait (l’in­tro, bien dense) de la confé­rence de Genève avec Myret, la mythique 🙂 qui est en train de s’ap­pro­cher du mil­lion de vues…

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​T​L​j​q​2​5​_​a​yWM

    Réponse
  88. Morpheus

    @ Étienne

    Quand tu parles de la démo­cra­tie athé­nienne, et que, comme tou­jours, on te ren­voie l’ar­gu­ment tarte à la crème « escla­va­gistes, miso­gynes, xéno­phobes », tu as deux façons de contrer leur rhétorique :

    1) Tu argu­mentes en ren­voyant tes contra­dic­teurs à leurs excès, mais dans ce cas, tu perds ton temps en débats sans intérêts<1> qui ne trou­ve­ront pas d’is­sue, pour la simple rai­son que ce sont des détails qui ne peuvent être débat­tus et tran­chés dans ce genre de débat. Si tu opte pour cette rhé­to­rique, je pense que tu fais leur jeu, donc tu perds.

    J’ai aus­si noté que tu entrais dans leur jeu en leur deman­dant te faire grâce de ne pas pen­ser que tu étais escla­va­giste. Mau­vaise tac­tique, car se fai­sant, tu ren­forces leur argu­ment tarte à la crème dans l’es­prit de l’au­di­teur lamb­da, condi­tion­né à la bienpensance.

    2) Tu confonds tes contra­dic­teurs en leur expli­quant que leur rhé­to­rique est à côté de la plaque, puis­qu’ils évoquent le modèle social athé­nien, et que toi, tu parles du modèle des ins­ti­tu­tions poli­tiques. Tu peux alors dire, comme eux, que la socié­té athé­nienne n’é­taient pas démo­cra­tique (dans la mesure où les valeurs de l’é­poque ne s’y prê­taient guère) – mais que ce n’est pas du tout de cela que tu parles (de cette manière, sans le dire, tu sous entends qu’ils manquent de dis­cer­ne­ment ou sont de mau­vaise foi, mais sans être agres­sif : dans les deux cas, ils sont dis­cré­di­tés), mais que les ins­ti­tu­tions poli­tiques athé­niennes, elles, étaient réel­le­ment démo­cra­tiques, et que c’est ce modèle poli­tique qui t’in­té­resse.

    Dans cette deuxième for­mule, tu es fac­tuel, hon­nête, mesu­ré et tu pointes l’essentiel.

    Faire une dif­fé­rence entre modèle social et modèle ins­ti­tu­tion­nel me semble impor­tant et est sans doute la clef pour te débar­ras­ser de la tarte à la crème que tes contra­dic­teurs veulent te balan­cer à la tronche quand tu parles d’Athènes.

    <1> Sans inté­rêt compte tenu du for­mat, pas sans inté­rêt dans l’ab­so­lu ; dans un débat aca­dé­mique hon­nête, ce serait inté­res­sant, mais pas dans ce cadre là.

    Mor­pheus

    Réponse
  89. EFFAB

    @96

    RAS, MORPHEUS, tou­jours aus­si per­ti­nent et aus­si précis !…

    Je suis sidé­ré par la qua­li­té de ces échanges et bon nombres d’in­ter­ven­tions ici (avec ou sans fraises en délire^^), com­pa­ré à toute la mau­vaise foi, à tout le déni que dont peut nous gra­ti­fient à lon­gueur de jour­née l’é­lite infa­tuée et cette bien­pen­sance anti­dé­mo­cra­tique et soumise…

    … ce Verbe, oui, cette véri­té for­cé­ment quelque part, aus­si humble soit-elle par ici, ce para­doxe fondamental

    Mer­ci

    Réponse
  90. J.C

    @ Etienne (84)

    Je trouve que tes inter­ven­tions pointent l’es­sen­tiel mal­gré le peu de temps qu’il t’es octroyé pour t’ex­pri­mer. Je te trouves aus­si cou­ra­geux voir même témé­raire de t’at­ta­quer fron­ta­le­ment au dis­cours de ces acteurs poli­tique. Au moins ça a l’a­van­tage d’in­for­mer le public qui écoute.
    Cepen­dant, il me semble que si tu ne pré­sentes pas une porte de sor­ti qui puisse être avan­ta­geuse aux élus, ils te consi­dè­re­rons comme leur enne­mi et tu n’au­ras pas fini d’être embêté.

    Par ailleurs, si on doit por­ter un regard de méfiance sur les élus ou les tirés aux sort, c’est que dès le début, il y a un problème.

    Si on ne veut pas de cor­rup­tion dans une socié­té, il suf­fit de rendre tout gra­tuit et c’est l’é­ga­li­té de fait.

    Dès le départ, il y a un pro­blème avec une socié­té hié­rar­chi­sée par le pou­voir d’a­chat et les tra­vaux forcés.
    Il nous faut son­ger sérieu­se­ment au fait que rem­pla­cer le tra­vail humain par les machines per­met de redon­ner du sens aux acti­vi­tés humaines, au pro­fit d’ac­ti­vi­tés dési­rées et utiles à notre épa­nouis­se­ment véritable.

    Je vou­drais par­ta­ger ici un réflexion sur le tra­vail qu’à pos­té sur son blog Anne Archet :

    « Mon grand-père, un brave type droit comme un piquet, aimait me taqui­ner quand j’é­tais enfant. Un jour, alors que j’é­tais en visite chez lui et que je pre­nais place à la table pour le repas, il m’a deman­dée : « As-tu tra­vaillé aujourd’­hui ? ». Je n’a­vais que six ans, alors je lui ai évi­dem­ment répon­du que non. Il a alors enle­vé mon assiette en me disant : « Tra­vaille pas, mange pas ». Évi­dem­ment, ce n’é­tait dans son esprit qu’une blague sans consé­quence, mais moi qui aimais tant les plats que cui­si­nait ma grand-mère, j’ai fon­du en larmes. Cette injonc­tion m’a sem­blé si cruelle, si injuste, que je n’ar­ri­vais pas à croire qu’un homme que j’ai­mais puisse pen­ser une telle chose, qu’on puisse refu­ser à une gamine qui a faim de la nour­ri­ture sous pré­texte qu’elle a pas­sé sa jour­née à jouer, alors que la mar­mite était pleine de bonne soupe et qu’il y en avait de toute évi­dence assez pour tout le monde. Ma mère, tout en me conso­lant, s’est un peu engueu­lée avec son pater­nel, en lui deman­dant qu’est-ce qui lui avait pas­sé par la tête pour me faire une blague aus­si idiote. Il a tout sim­ple­ment répon­du : « Il fau­dra bien un jour qu’elle apprenne qu’on a rien pour rien dans la vie. »

    Ce fut ma pre­mière leçon de morale des esclaves.

    Si vous trou­vez nor­mal qu’on lie la sur­vie au tra­vail, qu’on fasse de nous tous des tra­vailleurs, qu’on entrave notre liber­té d’ac­tion et de mou­ve­ment, qu’on nous impose la fré­quen­ta­tion de gens avec qui nous n’a­vons aucune affi­ni­té, qu’on nous dicte ce que l’on peut por­ter ou non, ce que l’on peut dire ou non, voire ce que l’on peut ou non pen­ser – si vous trou­vez que c’est tout natu­rel et que vous vous deman­dez pour­quoi il y a tant de gens qui regimbent et qui en font tout un plat, c’est que votre esprit a été conta­mi­né par la morale des esclaves. Com­ment pour­rait-on vous en vou­loir ? Tout comme moi, on vous a incul­qué cette morale dès votre plus tendre enfance, on vous l’a enfon­cé dans le crâne sur les bancs et dans la cour de l’é­cole, on vous l’a écra­sée au visage pen­dant toutes ces heures de télé que vous avez pas­si­ve­ment ava­lées, on vous l’a fait com­prendre à la dure dès que vous avez quit­té le nid fami­lial pour voler de vos propres ailes. Si vous pen­sez que « tra­vaille pas, mange pas » a un fond de véri­té, si vous trou­vez que le tra­vail est non seule­ment une néces­si­té natu­relle de l’exis­tence, mais aus­si la seule voie vers la rédemp­tion, si vous croyez que les indi­vi­dus qui ne tra­vaillent pas son dignes de mépris et méritent la famine, c’est que vous vivez sous l’emprise de la morale des esclaves.

    La morale est le domaine du bien et du mal, contrai­re­ment à la logique qui ne s’in­té­resse qu’au vrai et au faux. Il n’y a aucune véri­té à attendre de la morale, que des valeurs, des règles de conduite impo­sées à un groupe social par­ti­cu­lier ou à chaque indi­vi­du, à une époque don­née. La morale des esclaves est la nôtre, celle qui nous tient en laisse jour après jour, chaque heure de som­meil ou de veille, jus­qu’à notre mort. C’est la morale des esclaves qui donne sa péren­ni­té à l’hor­reur sans nom qu’on nomme « socié­té », qui lui per­met de se pré­sen­ter au mini­mum comme un mal néces­saire même auprès des plus révol­tés d’entre nous.

    La morale des esclaves est le sup­port idéo­lo­gique de l’en­gre­nage social qui nous opprime, quel que soit le régime poli­tique sous lequel nous ployons.

    On nous oblige à tra­vailler pour avoir le droit de sur­vivre. En même temps, on exige de nous que nous ran­gions notre conscience et nos convic­tions au ves­tiaire pen­dant que nous le fai­sons, au nom de la loyau­té, du res­pect, de l’obéissance et de la dis­ci­pline qui (semble-t-il) sont dus à l’institution qui a la « géné­ro­si­té » de nous don­ner notre pitance toutes les deux semaines. Ensuite, on a le culot de nous dire comme Yves Michaud de plier bagages, d’aller vivre ou tra­vailler ailleurs si nous ne sommes pas contentes, si les règles qu’on nous impose arbi­trai­re­ment ne font pas notre affaire, si les acti­vi­tés aux­quelles s’adonne notre employeur nous puent au nez. Enfin, on se scan­da­lise et on nous que­risse en pri­son si, oppo­sées l’État et à l’entreprise pri­vée et n’ayant pas « d’ailleurs » où aller se vendre, nous volons notre pitance plu­tôt qu’attendre qu’on nous la verse avec mépris dans notre écuelle.

    Le mar­ché du tra­vail, c’est le mar­ché aux esclaves.

    L’é­thique du tra­vail, c’est la morale des esclaves. »

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  91. Gaudefroy

    @J.C
    Je sous­cris à votre ana­lyse si vous intro­dui­sez la nuance entre emploi et travail.
    Ce que vous décri­vez est le tra­vail subor­don­né sous contrainte, cad l’emploi.
    Mais ce que vous faites dans votre temps libre, ce n’est pas du non-tra­vail, c’est du tra­vail libé­ré, créa­tif, pro­duc­teur, digne de recon­nais­sance sociale.
    Mau­dire le tra­vail tout d’un bloc, c’est valo­ri­ser le thème un peu creux de l’oi­si­ve­té, sur l’air d’une chan­son qui dirait, je m’en fous. Citez moi s’il vous plaît un des­tin à qui cela ait réussi.

    Réponse
  92. J.C

    @ Gau­de­froy

    « Citez moi s’il vous plaît un des­tin à qui cela ait réussi. »

    Hen­ri Salvador
    « le tra­vail c’est la san­té, ne rien faire c’est la conser­ver, le pri­son­nier du bou­lot, feront pas de vieux os »

    Tous les ren­tiers qui pro­fitent de notre esclavage.

    Lais­sez-moi à mon tour vous posez une question.
    Pour­quoi l’homme tra­vaille-t-il, n’est-ce pas pour amé­lio­rer sa condi­tion justement ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  93. Marie

    Il fau­drait alors s’en­tendre sur le mot travail.
    L’ac­ti­vi­té est néces­saire à l’homme, même non rémunérée

    Réponse
  94. Gaudefroy

    Donc Hen­ri Sal­va­dor ne tra­vaillait pas… encore un fai­gnant d’artiste,ce qui cor­ro­bore la vision morale de la fable de la cigale et la fourmi 😉

    Réponse
  95. EFFAB

    @98

    C’est magni­fi­que­ment dit tout ça, J.C, et je crois qu’il est temps qu’on passe ce cap du tra­vail qui nous enchaîne autant qu’il nous limite… je veux dire par-là qu’un MOZART, même enchaî­né à son milieu social, à son des­tin, peut cepen­dant créer, mais tout l’art et toute la fougue liber­taire d’un BEETHOVEN sera tou­jours limi­tée face aux réa­li­tés et aux dik­tats socié­taux de ce monde… et Ce qui nous réunit tous ici c’est bien ce para­digme et cette éman­ci­pa­tion pleine et totale de nous libé­rer de nos chaînes, tous unis et non divi­sés, cer­tains mots et cer­taines polé­miques ayant ce malin plai­sir à por­ter la ziza­nie en place publique.

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​9​X​L​2​h​a​1​8​i5w

    Réponse
  96. J.C

    @ Marie

    Je trouve très juste la façon dont Anne décrit le tra­vail. Pour résu­mer, le tra­vail c’est le chan­tage à l’ob­ten­tion des moyens de subsistance.
    Pas éton­nant que l’o­ri­gine du terme est celle d’un ins­tru­ment de torture.

    Bref, de quoi se débarrasser.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  97. Marie

    @J.C

    Oui, c’est ce chan­tage qui per­so me gâche le plai­sir, rai­son pour laquelle j’ap­pré­cie tant m’in­ves­tir dans la vie asso­cia­tive, pour ain­si goû­ter à la joie d’une acti­vi­té libre, mais donc non rémunérée…

    Réponse

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