« Citoyens constituants », un nom formidable pour une association

19/10/2013 | 47 commentaires

Avec ce nom-là, on cible par­fai­te­ment NOTRE CAUSE COMMUNE pour ins­ti­tuer enfin une socié­té juste, en com­men­çant par le commencement.

SOIRÉE DE LANCEMENT ET D’ADHÉSION
À L’ASSOCIATION DES CITOYENS CONSTITUANTS
ven­dre­di 25 octobre 2013 à 20 h, à Paris

• Ins­crip­tion

• Annonce face­book

J’ai hâte de ren­con­trer Alexandre Kan­tos, qui sera avec nous ce soir-là : ce citoyen grec a écrit une thèse sur… la cen­tra­li­té du tirage au sort dans toute démo­cra­tie digne de ce nom. Autant dire que la foule des argu­ments et des docu­ments qu’il convoque pour sa thèse est, de mon point de vue, une mine passionnante.

Plai­sir aus­si de retrou­ver les gen­tils virus parisiens 🙂

C’est déjà la semaine prochaine.

Étienne.

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Étienne

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47 Commentaires

  1. Boisgerault

    Je sculpte la socié­té pour un autre regard

    Pour moi les mots sont des montagnes

    Réponse
  2. Étienne

    Le site du Plan C va pas­ser bien­tôt les 4 mil­lions de visites.

    C’est à la fois déri­soire, bien sûr, et pour­tant, pas complètement.

    « Tout ce qui est grand a com­men­cé par être petit », pense-t-on pour se don­ner du courage 🙂

    Réponse
  3. AlexGrece

    Bra­vo pour cette initiative !

    J’at­tire votre atten­tion sur la pla­te­forme citoyenne http://www.babel​tree​.org/fr/, un outil qui peut vous aider dans votre démarche, car construire veut dire tra­vailler ensemble.

    Vous pou­vez y créer et uti­li­ser gra­tui­te­ment des salles de coopé­ra­tion avec tous leurs outils (visio­con­fé­rences, tra­vail à dis­tance sur docu­ments par­ta­gés, votes, pré­sen­ta­tions etc…).

    Alexandre MATSAKIS
    Citoyen Global
    Ile de Syros – Grèce

    Réponse
  4. Romain

    Nous pas­sons le mes­sage ! Pour ma part c’est deve­nu mon pre­mier sujet de dis­cus­sion ! J’essaie d’en par­ler à une per­sonne par jour ! Nous serons bien­tôt 60 mil­lions en France et encore plus dans le monde !

    Réponse
  5. Laurent-T

    Il me semble qu’il y a un an, le plan C pas­sait la barre des 3 mil­lions, un mil­lion de plus en une année, c’est bon signe!!

    Réponse
  6. Emmanuel Va

    Ne nous mon­tons quand même pas trop la tête…
    Cer­tains comp­teurs comptent aus­si les visites des moteurs de recherche.

    Ce serait d’ailleurs une mau­vaise nou­velle que d’a­voir si peu d’é­cho pour 4 mil­lions de visi­teurs et même démoralisant.

    L’i­dée pro­gresse bien pour­tant même si on vou­drait tous que ça aille plus vite.

    Réponse
  7. Regulus

    Dom­mage que j’aie quelque chose de pré­vu ce soir-là, je serais bien venu.

    Bonne conti­nua­tion !

    Réponse
  8. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Ce n’est pas parce que la démo­cra­tie directe est dif­fi­cile qu’il nous faut accep­ter une pseu­do démo­cra­tie représentative.

    Nous pou­vons ima­gi­ner bien d’autres alter­na­tives, comme, par exemple la démo­cra­tie gigogne.

    Parce que le pou­voir cen­tra­li­sé est néfaste à la démo­cra­tie, pour la simple rai­son que cen­tra­li­ser le pou­voir c’est en dému­nir le contour, et que le contour du corps démo­cra­tique c’est le peuple, cen­tra­li­ser le pou­voir est méca­ni­que­ment en oppo­si­tion avec le prin­cipe démocratique.

    Au contraire, il nous faut diluer le pou­voir, le pou­voir natio­nal doit être dilué entre les com­munes, et le pou­voir com­mu­nal doit être dilué entre les citoyens.

    Réponse
  9. EFFAB

    Oui, J‑STEPHANE, on ne devrait cen­tra­li­ser (au niveau supé­rieur) que quand il y a impos­si­bi­li­té de déci­der de quelque chose à sa propre échelle. Une com­mune peut satis­faire de nom­breux besoins rele­vant de son quo­ti­dien et de sa sur­vie. Seule la néces­si­té de plus grands besoins engage une ges­tion plus vaste (inter­com­mu­nale, régio­nale, natio­nale, inter­na­tio­nale), par échanges com­mer­ciaux ou par le biais de cette mutua­li­sa­tion ou prin­cipe de néces­si­té, à savoir, déblo­quer des fonds, des com­pé­tences, tout ce que l’on vou­dra d’u­tile et de per­for­mant pour la concré­ti­sa­tion de tel ou tel pro­jet. Par exemple, en der­nier res­sort, à l’é­che­lon natio­nal, la créa­tion d’une auto­route est bien déter­mi­née par la volon­té de cer­taines régions voir de tous, en ce cas pré­cis, de pou­voir cir­cu­ler de façon opti­male à si grande échelle, où que nous habi­tions et mal­gré le fait qu’une com­mune comme un indi­vi­du soient dans l’in­ca­pa­ci­té de mener seuls un tel pro­jet ni un tel chan­tier, lol.

    Ce pro­jet socié­tal est bien déter­mi­né par la néces­si­té et des pro­jets utiles ou/et stric­te­ment humains et en aucun cas basés sur la spé­cu­la­tion ou la capi­ta­li­sa­tion privée.
    Il en res­sort qu’il n’y a plus là ni hié­rar­chie ni pou­voir ver­ti­cal mais bien néces­si­té, déve­lop­pe­ments mesu­rés et concer­tés, entraide, bref, un réel contrat social, déter­mi­né par la demande et offrant toutes les garan­tie du nombre, des com­pé­tences et des richesses pro­duites et effectives.

    Sti­mu­la­tion, ému­la­tion, concrétisation.

    Réponse
  10. EFFAB

    Cela existe-t-il déjà ? la pos­si­bi­li­té pour tous les Gen­tils Virus et autres libres pen­seurs inté­res­sés de par­ti­ci­per via cet outil plus direct du Net ?

    Certes, nous n’en sommes pas à un jour près, et ce lan­ce­ment du 25 octobre n’est encore qu’un pré­am­bule à la Consti­tuante que nous dési­rons tous ici, mais ne serait-il pas oppor­tun voire vital le moment venu de pou­voir user de tous les outils per­for­mants pour s’as­su­rer au moins de ce côté là de toute la maî­trise logis­tique et déci­sion­nelle d’une telle instantanéité ?…

    Réponse
  11. Ana Sailland

    PROBLEME TECHNIQUE

    Je me suis ins­crite samedi.
    Ils disent qu’ils enver­ront l’adresse.
    Rien reçu.

    Or je prends la route mar­di soir ou mer­cre­di matin (voyage de 600 km aller, à buts mul­tiples et variés)

    Si quel­qu’un d’i­ci connaît un orga­ni­sa­teur, ce serait bien de leur signa­ler ce pro­blème (je viens d’é­crire à l’a­dresse contact).

    Réponse
  12. nlescan

    C’est vrai qu’il y a un côté mys­té­rieux à cette his­toire… Les mecs seraient pas comme des dingues à cou­rir après un local ? lol

    Réponse
  13. Étienne

    Pas de mys­tère, ils s’a­daptent au réel. Si j’ai bien com­pris, ils ne donnent l’a­dresse qu’au der­nier moment pour ne pas être « inter­dits de fait » par de pré­ten­dus « anti­fas » (qui pro­cèdent tou­jours en traître — et ano­ny­me­ment — par calom­nies + inti­mi­da­tions auprès des res­pon­sables des locaux).

    Réponse
  14. Ana Sailland

    Mon pro­blème est résolu 🙂

    Mer­ci à la bonne volonté.

    Réponse
  15. nlescan

    a ok c’est pour esqui­ver les « anti­fa », je les avais oubliés ceux la…

    Réponse
  16. Les Citoyens Constituants

    Mer­ci Etienne,

    Ras­su­ré vous, on a réser­vé une vraie salle.
    Ce ne sera pas un café cette fois.
    Au rythme sou­te­nu des réser­va­tions, elle sera bien rem­plie mais tout le monde devrait pou­voir rentrer.
    Nous signa­le­rons ici s’il y a une liste d’attente.
    Alors sur­tout, ins­cri­vez vous sur le site indi­qué (les ins­crip­tions à l’é­vè­ne­ment sur Face­book ne sont qu’à titre indi­ca­tif et d’ailleurs, on a plus d’ins­crits que sur le site que sur l’é­vè­ne­ment Facebook.

    Démo­Kra­ti­que­ment,
    Les Citoyens Constituants

    Réponse
  17. EFFAB

    Est-ce qu’il existe une plate-forme où est réper­to­rié tous ces mou­ve­ments citoyens, mais de façon plus enga­gée et plus acces­sible que la liste cou­tu­mière des sites et adresses amis, asso­ciés, correspondants ?…

    Un espace publique et syner­gé­tique regrou­pant les Citoyens Consti­tuants, les Révo­lu­tion­naires en Action, les Mou­tons Liber­taires… cha­cun libre et fort dans son approche_mais ce col­lec­tif impé­rieux et ce déno­mi­na­teur en com­mun, bref, ces approches et ces réflexions diverses mais cette cohé­sion et cette volon­té en commun…

    … ces com­munes à la base et ces délo­ca­li­sa­tions mais ce sen­ti­ment et cette volon­té géné­rale, com­mune, natio­nale d’oeu­vrer pour cette liber­té et cet inté­rêt collectif.

    Réponse
  18. EFFAB

    Allez, petite récréa­tion ou cette curio­si­té et puis­qu’il ne faut pas mou­rir idiot ou qu’il serait bien mal­ve­nu de tout révo­lu­tion­ner quand on en ignore encore toutes ces facettes et toutes ces approches et du Monde et de nous-mêmes, des plus concrètes ou des plus sym­bo­liques, des plus fan­tas­ma­go­riques ou des plus far­fe­lues encore…

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​u​b​K​F​m​I​D​B​MjU

    Réponse
  19. deseyne

    Bon­jour je vous avais écrit pour rejoindre la mobi­li­sa­tion « Citoyens consti­tuants » a ce jour je n ai pas reçu d invitation ?

    Mer­ci de votre réponse

    Réponse
  20. nlescan

    J’ai du lou­per un épi­sode, y’a­vait pas un truc de prévu ?

    Réponse
  21. Les Citoyens Constituants

    Pour rece­voir une invi­ta­tion, il fal­lait s’ins­crire (en cli­quant sur « ins­crip­tion » dans l’an­nonce d’Etienne).
    Ras­su­rez-vous, tout s’est bien pas­sé, l’as­so­cia­tion compte main­te­nant pleins de nou­veaux nombre. Il est tard, on fera les comptes plus tard !

    Réponse
  22. nlescan

    Oui, je me suis ins­crit et je n’ai mani­fes­te­ment rien reçu. C’est assez décevant.

    Réponse
  23. Les Citoyens Constituants

    @ nles­can.

    Déce­vant, je com­prends, et pas normal.

    Pour que je puisse com­prendre ce qui s’est pas­sé. Envoyez-nous un email.

    Demo­Kra­ti­que­ment,

    Wiki­crate

    Réponse
  24. Tillieux

    Une vidéo de la soi­rée est-elle prévue ? 

    Après ce lan­ce­ment, quelle est la suite des opérations ?

    Réponse
  25. Anonymous

    A t‑il été envi­sa­gé d’ins­crire dans la consti­tu­tion des condi­tions de ban­que­route, d’ef­fa­ce­ment d’une par­tie de la dette publique ou autres méca­nismes pour ne plus escro­quer le peuple ?

    Réponse
  26. Tillieux

    C’est le peuple qui en décidera.

    Réponse
  27. EFFAB

    Sauf erreur de ma part, c’est sur le docu­men­taire Sur­vivre au pro­grès qu’il est dit qu’un Etat peut tou­jours effa­cer une dette publique, sur­tout ou dans la mesure où la Banque est bien natio­nale… ce qui n’est plus vrai­ment le cas depuis la Pri­va­tion à l’en­semble du corps Ins­ti­tu­tion­nel, Pri­va­ti­sa­tion de fait et Conflits d’in­té­rêts sous-jacents et bien réels !

    Que peut-on faire alors sinon ôter tout pou­voir déci­sion­nel, poli­tique et finan­cier à l’en­semble du corps éco­no­mique, quel qu’il soit. C’est peut-être aux citoyens de voter mais c’est à coup sûr et sans peut-être qu’il faut décon­di­tion­ner les esprits et s’ap­pro­prier soi-même ces constats comme ces mesures éner­giques et révolutionnaires !

    le peut-être est dans ces nuances et ces incon­nues de ces pro­jets et déci­sions au quotidien_mais je méfie­rais comme de l’an mille et 40 de ces peut-être-là, là où ils n’ont guère de place et peuvent être sujets à déviance et infiltration…

    Bref, réflé­chis­sez davan­tage encore, les choses sont aus­si com­plexes qu’elles n’en sont pas moins très simples et très lim­pides, ce recul éclai­ré et cette concer­ta­tion obligée.

    Réponse
  28. Anonymous

    « rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue »

    Réponse
  29. Hadrien

    Étienne,

    Je me per­mets de consi­gner ici un com­men­taire sur le tirage au sort pour l’op­ti­mi­sa­tion sociale, concoc­té comme réponse sur le blog moins connu de Jean-Claude Werrebrouck :
    http://​www​.lacri​se​de​san​nees2010​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​m​o​n​d​i​a​l​i​s​a​t​i​o​n​-​l​-​a​v​e​n​t​u​r​e​-​e​t​a​t​i​q​u​e​-​e​s​t​-​l​o​i​n​-​d​e​-​s​-​a​c​h​e​v​e​r​-​1​2​0​8​0​6​7​7​5​-​c​o​m​m​e​n​t​s​.​h​t​m​l​#​a​n​c​h​o​r​C​o​m​m​ent

    La réfé­rence constante à l’é­co­no­mie comme com­po­sante obli­gée de toute nou­velle aven­ture éta­tique ne doit pas faire oublier qu’il en fut de même dans le pas­sé rela­ti­ve­ment récent pour son grand frère, dont on trouve encore sou­vent le nom acco­lé au fron­tis­pice de nos anciennes Facul­tés : le Droit !
    Ne disait-on pas : droit et sciences économiques ?
    Aris­tote n’é­cri­vit-il pas l’oe­co­no­mia (res­treinte, il est vrai, aux tâches domes­tiques) conjoin­te­ment au politis ?

    La dif­fé­rence essen­tielle pour nous aujourd’­hui est que l’un a subi les épreuves ini­tia­tiques du temps au point d’être par­ve­nu à matu­ri­té il y a quelques deux cents ans avant d’être fina­le­ment admis à l’O­NU comme l’u­ni­ver­selle garan­tie des « États de droit ». L’autre est encore dans les limbes !

    Pour le pre­mier, on parle volon­tiers de « fonc­tion réga­lienne » assi­gnée à l’État.

    Quant à la seconde, beau­coup pré­tendent qu’elle doit être aban­don­née au « jeu des pas­sions » indi­vi­duelles pour par­ler en vieux fran­çais. On en a même fait pré­ma­tu­ré­ment une théo­rie dite « néo­clas­sique », fon­dée sur l’op­ti­mi­sa­tion conflic­tuelle de la théo­rie des jeux et sa varié­té d’é­qui­libres : par­mi eux, celui de Pare­to est obte­nu lors­qu’on ne peut aug­men­ter l’u­ti­li­té indi­vi­duelle glo­bale d’au­cun des par­ti­ci­pants sans défa­vo­ri­ser l’un d’eux. C’est la défi­ni­tion même d’un équi­libre de forces, à ceci près qu’on y envi­sage toutes modi­fi­ca­tions pos­sibles, de quelque ampli­tude que ce soit, sans se lais­ser pié­ger par un équi­libre secon­daire res­treint. À cette nuance près, qui semble avoir don­né assez de mal aux éco­no­mistes pour qu’ils en res­tent là, il s’a­git bien d’un équi­libre conflic­tuel qui ne dépend que des forces en présence !

    En d’autres termes, point n’est ques­tion d’autre contrainte ni d’autre cri­tère pré­va­lant au jeu que les « pas­sions » adverses des autres joueurs.

    Per­sonne ne s’a­vise de consi­dé­rer l’op­ti­mi­sa­tion d’un cri­tère col­lec­tif d’u­ti­li­té glo­bale comme somme des uti­li­tés indi­vi­duelles. C’é­tait pour­tant ce qui appa­rais­sait une réflexion d’é­vi­dence à John Stuart Mill !
    L’am­bi­tion d’un telle tâche cen­tra­li­sée n’est pas mince, par le nombre d’a­bord, par la dif­fi­cul­té ensuite qu’il y a à faire révé­ler à cha­cun sans fard ses véri­tables inten­tions afin d’en tenir compte pour opti­mi­ser l’en­semble sans biais.

    Les Grecs nous avaient pour­tant appris com­ment résoudre déjà une bonne par­tie du pro­blème : tirer au sort les repré­sen­tants, en nombre suf­fi­sant pour que la loi des grands nombres assure de recou­vrir toutes caté­go­ries socio-pro­fes­sion­nelles, fami­liales, etc. avec une pro­ba­bi­li­té voi­sine de 1 !

    Ils s’ar­rê­tèrent au nombre de cinq cents pour moins de cin­quante mille citoyens (adultes libres mâles), ce qui donne une pro­por­tion de 1%… On est loin du compte, avec nos hié­rarques qui trouvent ce chiffre aujourd’­hui trop impor­tant pour mille fois plus d’habitants !

    Mais il y a plus grave avec le « libé­ra­lisme » qui a ins­pi­ré leur éco­no­mie néo­clas­sique pour ne pas dire néolibérale…

    À y regar­der de bien près, cette « théo­rie néo­clas­sique » de l’é­co­no­mie, qui fait auto­ri­té dans tous les ensei­gne­ments aca­dé­miques, n’est rien d’autre qu’une mise en équa­tion de la jungle pri­mi­tive : tel un ento­mo­lo­giste qui simu­le­rait le phé­no­mène, on jette les par­ti­ci­pants dans l’a­rène avec leurs pas­sions, leurs forces propres et leurs acquis (« dota­tions ini­tiales »), et l’on enre­gistre le résul­tat… des calculs.

    C’est là qu’in­ter­vient le paral­lèle avec le droit :

    Pre­nons une socié­té pri­mi­tive dont les élé­ments sont réduits, par exemple, aux cel­lules fami­liales ani­males ou humaines (afin d’in­té­grer au moins les déter­mi­nismes géné­tiques élé­men­taires), et lais­sons aller un tel modèle de socié­té vers son opti­mum de Pareto…

    On obtient au mieux ce qu’a pu être la condi­tion de l’aus­tra­lo­pi­thèque Lucie il y a trois ou quatre mil­lions d’an­nées : nulle délé­ga­tion d’au­to­ri­té qui puisse arbi­trer entre cel­lules fami­liales dif­fé­rentes, nul autre droit que celui de la domi­na­tion du plus fort dans la « concur­rence libre et non faus­sée », nulle inter­dic­tion par quelque arti­fice que ce soit, qu’il s’a­gisse du rapt de la nour­ri­ture des voi­sins ou de leurs femelles, etc.

    Pro­po­sez donc à telle famille une ambi­tion dif­fé­rente : qu’elle renonce à agir de la sorte, qu’elle se réunisse avec les familles avoi­si­nantes ou même de ren­contre, pour dis­ser­ter sur ce qu’il y aurait de mieux à faire en com­mun, à plus long terme, et dans l’in­té­rêt de la lignée quelques mil­liers de siècles plus tard…

    Sa réac­tion sera à peu près celle d’un éco­no­miste néo­clas­sique à qui l’on pro­po­se­rait d’en­trer en kol­khoze post-moderne : ça ne fait pas par­tie de son modèle (men­tal) !

    Il n’y a donc rien de sur­pre­nant à voir l’é­chelle de la nation et/ou de l’État écla­ter sou­dai­ne­ment au contact du néo­li­bé­ra­lisme ambiant, ou même de la théo­rie libé­rale néo­clas­sique : ils (elles) ne figurent pas dans les hypo­thèses du modèle de base sous une autre forme que l’é­change marchand…
    On se contente d’é­chan­ger indé­fi­ni­ment des biens pré-exis­tants en fonc­tion de cri­tères de consom­ma­tion intan­gibles et immé­diats (la théo­rie ache­vée est statique).
    Son­geons que la seule crois­sance (quan­ti­ta­tive) ne fut intro­duite en éco­no­mie que dans les années 50 et qu’on ne sait tou­jours pas la modé­li­ser, se conten­tant de l’in­tro­duire en la nom­mant « fac­teur résiduel » !
    Quant à la crois­sance qua­li­ta­tive (recherche de connais­sances nou­velles, pro­grès des tech­niques, des modes de vie et d’é­change, etc.), c’est pour les « philosophes » !

    Dans ces condi­tions, l’é­co­no­miste sus-nom­mé conclut : à quoi sert la nation, puis­qu’elle n’ap­pa­raît dans les modèles que comme une contrainte arbi­traire ? Cette contrainte ne peut que dégra­der le résultat !
    Il fau­drait lui expli­quer que Lucie est aus­si pas­sée par là, comme lui, avant que nous en arri­vions à la décla­ra­tion fran­çaise des droits de l’homme et du citoyen, puis la décla­ra­tion uni­ver­selle, et quelques autres broutilles…

    Ami­tiés,

    Hadrien

    Réponse
  30. Étienne

    La grande pompe à phynances

    Le bal des vautours

    Réponse
  31. Bèrbère

    Par­don mais je ne sais pas où pla­cer cet entre­tien, pour évi­ter de trop dis­per­ser les échanges je le reposte ici, après l’a­voir pos­té sur : com­ment for­mer le citoyen, je le trouve très interpelant.

    Réponse
  32. FURAX

    Source.

    BULGARIE

    À Sofia, des réfu­giés syriens « livrés à eux-mêmes »

    En quelques mois à peine, 7 000 Syriens sont arri­vés en Bul­ga­rie, pays peu habi­tué à faire face à un tel afflux de réfu­giés. Aban­don­nés par l’E­tat, ces der­niers ne peuvent comp­ter que sur la bien­veillance de la popu­la­tion. Reportage.

    …

    Réponse
  33. FURAX

    BULGARIE. Les étu­diants se lancent dans « la révo­lu­tion morale »

    Source.

    En 1990, un an à peine après la chute du mur de Ber­lin, puis en 1997, ils ont déjà fait tom­ber le gou­ver­ne­ment. Alors les auto­ri­tés bul­gares, dénon­cées comme une « mafia rouge » au ser­vice du Krem­lin, « une oli­gar­chie » qui met ce petit mais stra­té­gique pays de l’Union euro­péenne en coupe réglée, com­mencent peut-être à trem­bler. Les étu­diants entrent de nou­veau dans la danse.

    Ils se sont joints au mou­ve­ment de pro­tes­ta­tions et de mani­fes­ta­tions inces­sant, com­men­cé il y a plus de 130 jours, d’abord pour pro­tes­ter contre la nomi­na­tion d’un « oli­garque rouge » à la tête des ser­vices secrets. Les étu­diants occupent depuis le 26 octobre l’U­ni­ver­si­té de Sofia, exi­geant à leur tour la démis­sion du gou­ver­ne­ment et du Par­le­ment. Main­te­nant le mou­ve­ment, mino­ri­taire au départ, s’étend aux uni­ver­si­tés de pro­vince, nous annonce un des lea­ders, en égre­nant la liste des villes où les étu­diants se sont mis en grève.

    Dans les théâtres, les artistes doivent aus­si rejoindre le mou­ve­ment dès la semaine pro­chaine. « Nous exi­geons de la morale en poli­tique, des élec­tions hon­nêtes pour gou­ver­ner avec des gens hon­nêtes », déclare Boris Ran­ge­lov, 19 ans, un des lea­ders de la révolte estu­dian­tine. « Main­te­nant, c’est aux gens de déci­der s’ils veulent la mafia au pou­voir ou une force poli­tique hon­nête », conclut-il. Les mou­ve­ments étu­diants ont aus­si publié une décla­ra­tion dénon­çant « la vio­la­tion sys­té­ma­tique de l’ordre consti­tu­tion­nelle en Bul­ga­rie » et appe­lant « les hommes poli­tiques à sévir contre l’anarchie cri­mi­nelle qui touche le som­met de l’État ».

    « Une révo­lu­tion morale »

    Les pro­tes­ta­taires dénoncent la main mise des anciens com­mu­nistes deve­nus « socia­listes », de leur famille, et des « anciens » de la Sécu­ri­té d’Etat (police poli­tique) sur l’économie, les médias, la vie poli­tique avec l’aide du Krem­lin et des « capi­taux » russes. Après s’être essouf­flé pen­dant les vacances d’été, le mou­ve­ment semble prendre une nou­velle vigueur. Même s’ils ne sont plus que quelques cen­taines chaque soir, après avoir été plu­sieurs dizaines de mil­liers avant l’été, les mani­fes­tants sont sou­te­nus par une majo­ri­té de la popu­la­tion, selon les sondages.

    Pour le pro­fes­seur de droit, George Bliz­na­ch­ki, un membre réfor­ma­teur et dis­si­dent du très conser­va­teur Par­ti socia­liste bul­gare (ex-com­mu­niste), qui a pris le par­ti de ses étu­diants, « ces mani­fes­ta­tions sont quelque chose d’unique par leur durée. C’est, dit-il, une pro­tes­ta­tion de la socié­té contre les dik­tats de l’oligarchie. On assiste au heurt entre la volon­té de l’oligarchie de domi­ner le pou­voir et la résis­tance de la socié­té. Les gens mani­festent en leur nom propre pour défendre leurs valeurs et leur digni­té. Au des­sus de la divi­sion entre la droite et la gauche, c’est une révo­lu­tion morale. »

    Réponse
  34. Bèrbère
  35. Bèrbère
  36. J-Stéphane

    Le Point Réfé­rences.

    La force de la parole :

    L’art de l’éloquence est-il en train de se perdre ? À l’heure où “la petite phrase” semble la base de la com­mu­ni­ca­tion poli­tique, les grands dis­cours qui ont mar­qué notre his­toire ne sont-ils plus que des reliques ? N’est-il pas temps de les revi­si­ter pour reve­nir à la “musique des mots”? …

    Réponse
  37. EFFAB

    @21 –

    Juste pour rêver un peu et com­plè­te­ment hors sujet !…

    Réponse
  38. Hadrien

    Je consigne ici mon com­men­taire du der­nier billet de Jean-Claude Wer­re­brouck que je recommande :

    http://​www​.lacri​se​de​san​nees2010​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​e​t​a​t​s​-​e​f​f​o​n​d​r​e​s​-​f​a​i​l​e​d​-​s​t​a​t​e​s​-​d​a​n​s​-​l​a​-​m​o​n​d​i​a​l​i​s​a​t​i​o​n​-​1​2​0​9​8​8​0​8​5​-​c​o​m​m​e​n​t​s​.​h​t​m​l​#​a​n​c​h​o​r​C​o​m​m​ent, car j’y conclus par la per­ti­nence des efforts d’Étienne.

    Les quatre der­niers para­graphes sont bien courts pour l’am­pleur du sujet abor­dé qui touche aux fon­de­ments mêmes du Contrat Social dans toute civilisation :

    « Les pré­lè­ve­ments fis­caux de l’état de droit sont bien un non-res­pect de la pro­prié­té, mais celui-ci est com­pen­sé par une redistribution… »

    Mais qu’est-ce, après tout, que la pro­prié­té elle-même dans une socié­té, sinon le résul­tat d’é­changes impli­quant un apport de cha­cun (tra­vail, capi­tal, ou troc, etc.) et où l’é­va­lua­tion tient de la conven­tion impli­cite par Contrat :

    tout ce qui n’est pas inter­dit est permis !

    Il en va ain­si de la « gigan­tesque mani­pu­la­tion pré­da­trice des auto­routes de la finance » qu’il est à peine ques­tion de régu­ler… Le terme « régu­la­tion » qui s’emploie pour l’é­cou­le­ment d’un flux (et qui vient de « régu­lier »)est d’ailleurs symp­to­ma­tique : on évite le terme plus impé­ra­tif de « règle­men­ta­tion » (qui vient de « règle »)!

    Quand les LTRO (long term refi­nan­cig ope­ra­tions) de Mario Dra­ghi contri­buent à ali­men­ter les pro­fits ban­caires et les bulles spé­cu­la­tives, ce n’est pas pour sur­prendre puisque l’homme de Gold­man Sachs ne fera évi­dem­ment rien qui puisse gêner les banques… ce qui est un euphémisme.

    Mais il ne fait après tout qu’ex­ploi­ter les impasses de « règle­men­ta­tion » de la BCE qui oblige en toutes cir­cons­tances à pas­ser par la moné­ti­sa­tion indi­recte, via le mar­ché secon­daire, fai­sant croître et explo­ser toutes les bulles spé­cu­la­tives des banques !

    Quoi de sur­pre­nant puisque le sys­tème a été conçu par des banquiers ?

    Le plus déso­lant avec les ban­quiers, c’est que leur connais­sance de ces tur­pi­tudes et de leur dan­ger, même chez les mieux dis­po­sés à les dénon­cer, ne semble en rien les inci­ter à s’en affran­chir vraiment.

    Témoin le livre de Jean-Michel Nau­lot : « Crise finan­cière »
    aux deux sous-titres évocateurs 
    « Pour­quoi les gou­ver­ne­ments ne font rien » 
    et 
    « Un ban­quier sort du silence »
    qui semblent émou­voir les médias :


    Jean-Michel Nau­lot : la colère d’un ancien… par Fran­ceIn­fo

    Au sujet de l’Union ban­caire, l’auteur décrit avec luci­di­té com­ment « FAIRE PAYER LES INVESTISSEURS, LES ÉPARGNANTS ET LES CONTRIBUABLES » :

    « Aller cher­cher un sou­tien du côté des inves­tis­seurs et des épar­gnants, en quelque sorte le renou­vel­le­ment des négo­cia­tions grecques à grande échelle…

    Les condi­tions très strictes posées par Mario Dra­ghi à l’intervention de la BCE pour­raient être le signe d’un des­sein caché :

    Pour assu­rer le sau­ve­tage de la Grèce sans avoir à décla­rer offi­ciel­le­ment son défaut, la BCE avait eu recours à un habile pro­cé­dé qui consis­tait à orga­ni­ser un échange « volon­taire » de titres sou­ve­rains, réser­vé aux inves­tis­seurs pri­vés sur la base d’une très forte décote.

    Cette fois, les clauses seront là, plus besoin d’artifices d’échange « volon­taire ». La dette ordi­naire aura voca­tion à être restruc­tu­rée dès lors que la BCE le déci­de­ra. On peut pen­ser qu’il suf­fi­ra que la Troï­ka se mette d’accord avec les banques pour que les restruc­tu­ra­tions s’imposent à tous. Et l’on voit mal com­ment la BCE ne pour­rait pas se mettre d’accord avec les banques puisqu’elle les finance…

    L’euthanasie du ren­tier (par l’intérêt infé­rieur à l’inflation) que décrit Keynes serait bien douce à côté de celle-ci. Cette fois, ce n’est pas la rému­né­ra­tion de l’épargne qui serait faible, mais le capi­tal qui serait enta­mé, celui des inves­tis­seurs et à tra­vers eux celui des épargnants.

    Cette méthode de « réso­lu­tion » des crises est une bien mau­vaise idée. Cette évo­lu­tion serait d’autant moins bien accep­tée que la situa­tion des pays de la zone euro était au com­men­ce­ment de la crise de la mon­naie unique beau­coup moins dégra­dée que celle de pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou le Japon.

    L’austérité aura frei­né les ren­trées fis­cales et creu­sé les défi­cits que l’on cherche à rééqui­li­brer par davan­tage d’austérité… »

    Ce sont là des conclu­sions évi­dentes dignes des « éco­no­mistes atterrés » !

    Pour­tant, que croyez-vous que recom­mande l’auteur, en conclu­sion, comme nou­velles réso­lu­tions dignes de ce nom ? Uni­que­ment des mesures à carac­tère conser­va­toire (pré­fixe RE) ou sim­ple­ment quan­ti­ta­tif (PLUS):

    - Rendre plus trans­pa­rents, PLUS sûrs et PLUS coû­teux, les pro­duits dérivés

    - Réduire l’emprise des finan­ciers sur les matières premières

    - Un sys­tème ban­caire PLUS solide

    - Une dis­tri­bu­tion du cré­dit PLUS équitable

    - Remettre les banques au ser­vice de l’économie réelle

    - Des agences de nota­tion remises à leur vraie place
    etc.

    C’est du Georges Ugeux tout cra­ché (cf « La tra­hi­son de la finance ») !

    La ques­tion est bien celle du « cruel retour au moment Hob­bé­sien » qu’on sou­hai­te­rait plu­tôt être celui du moment Rous­seauiste où l’on se pose la ques­tion cru­ciale du conte­nu du contrat et du sta­tut de ses rédacteurs.

    Si les États de l’UE font bien par­tie des « États effon­drés dans la mon­dia­li­sa­tion » et veulent rebâ­tir ensemble un nou­veau Contrat, il fau­dra bien faire appel au citoyen pour lui deman­der ce qu’il sou­haite de manière plus res­pec­tueuse qu’en 2005.

    Plus que jamais, les efforts d’E­tienne Chouard seront à l’ordre du jour !

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​um/

    Réponse
  39. Morpheus

    Un article du Huf­fing­ton Post (ver­sion en ligne) explique assez bien la trom­pe­rie du pré­ten­du »refe­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire« pro­po­sé dans la loi fran­çaise, et qui viens seule­ment d’être voté par le gou­ver­ne­ment Hollande.

    Le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive « popu­laire » voté mais tou­jours inapplicable 

    http://​www​.huf​fing​ton​post​.fr/​2​0​1​3​/​1​1​/​2​1​/​r​e​f​e​r​e​n​d​u​m​-​i​n​i​t​i​a​t​i​v​e​-​p​o​p​u​l​a​i​r​e​-​v​o​t​e​-​i​n​a​p​p​l​i​q​u​a​b​l​e​_​n​_​4​3​1​5​3​1​1​.​h​tml

    Mor­pheus

    Réponse

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