Contre la guerre, inlassable, Michel Collon. Travail exemplaire, travail de sentinelle.

10/10/2013 | 338 commentaires

Mer­ci à Fré­dé­ric Tad­déi, de don­ner la parole à ce cou­ra­geux don­neur d’alerte.

Remarque : Michel Col­lon est calom­nié et tra­qué par de très ano­nymes, très paci­fiques et très cou­ra­geux « anti­fas » (c’est cela, oui).

Le site de Michel Col­lon est lit­té­ra­le­ment pas­sion­nant, une mine de dos­siers impor­tants, il s’ap­pelle
Inves­tig’Ac­tion : http://​www​.michel​col​lon​.info/.

Je rap­pelle qu’on peut aider Michel : il faut de l’argent pour résis­ter comme il le fait, sur tous les fronts de guerre, et il en a bien sûr besoin.
Voi­ci deux adresses où vous pou­vez faire quelque chose, per­son­nel­le­ment, contre les guerres :

http://​www​.michel​col​lon​.info/​-​F​a​i​r​e​-​u​n​-​d​o​n​-​.​h​t​m​l​?​l​a​n​g​=fr

http://​dons​.michel​col​lon​.info/

Ami­tiés à tous 🙂

Étienne.

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Étienne

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338 Commentaires

  1. Ana Sailland

    La vidéo com­plète est elle aus­si passionnante.

    Et met en relief le divorce entre l’in­tel­li­gence et la brutalité.

    Réponse
  2. Ana Sailland

    encore moi 😉

    Dans la vidéo com­plète, quel­qu’un parle d’in­duire la démo­cra­tie (par la force) en Syrie, ce à quoi Michel Col­lon dit que c’est une farce et déve­loppe cer­tains arguments.

    Aux­quels j’a­joute : L’i­dée d’im­plan­ter notre modèle de »démo­cra­tie« ailleurs par­ti­cipe non seule­ment au men­songe qui sub­merge notre conti­nent mais encore par­ti­cipe à l’é­di­fi­ca­tion d’une dic­ta­ture pla­né­taire, dégui­sée en vec­teur de jus­tice, celle de pou­voirs démen­tiels qui s’ap­puient sur la loi pour s’imposer.

    L’empire se construit pas à pas via l’é­di­fi­ca­tion hic et nunc, non seule­ment sur le ter­rain mais aus­si dans l’es­prit, de ce qu’il nomme »démo­cra­tie«.
    Il ne sup­porte pas que des dic­ta­teurs dis­si­dents occupent le ter­ri­toire qu’il vise, et guette donc l’oc­ca­sion de les dégom­mer, ou la provoque.
    Ou pire encore ne sup­porte pas les vrais démo­crates lors­qu’ils réus­sissent à libé­rer leur peuple.

    Réponse
  3. WITTIG

    Bon­jour Etienne,

    Encore une vidéo inté­res­sante, mais qui ne fait que rabâ­cher se que tout le monde sait depuis très longtemps.

    Rien n’est fait pour les peuples, mais tout est fait contre eux (les guerres, les fron­tières, les reli­gions, les par­tis poli­tique, la bourse, les banques, la mon­naie fidu­ciaire, etc.)

    Par­ler, dénon­cer, aler­ter c’est bien, mais agir c’est mieux.

    la Grève des citoyens 
    orga­ni­sée par AC2N 
    com­mence à Mar­seille (Vieux port) 
    le dimanche 13 octobre 2013 de 17h à 18h.

    Plus d’in­for­ma­tion sur le site d’AC2N

    http://​ac2n​.net

    Réponse
  4. nlescan

    J’a­vais vu l’é­mis­sion, Michel Col­lon fait par­tie des INDISPENSABLES, je consulte son site avec la même régu­la­ri­té que celui-ci et je lis un cer­tain nombre de ses publications. 

    Fré­dé­ric Tad­deï est le pré­sen­ta­teur de télé­vi­sion fran­çaise que je res­pecte le plus et qua­si­ment le seul à don­ner la parole à tout le monde, y com­pris aux per­sonnes qui résistent. 
    Il est lui aus­si cri­ti­qué, et accu­sé de don­ner la parole à des « cer­veaux malades », j’ai aus­si enten­du un insi­gni­fiant dire que son émis­sion ne fai­sait pas assez d’au­di­mat et ne méri­tait pas de continuer…

    Réponse
  5. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Une véri­table démo­cra­tie ne per­met pas les guerres offensives.

    Tout sim­ple­ment parce qu’une démo­cra­tie ne trou­ve­rait per­sonne pour faire les basses besognes.

    Réponse
  6. nlescan

    J’ai un doute là-des­sus : pas sûr que ce soit tou­jours vrai. 

    Ce qui est cer­tain, c’est que, avec la repré­sen­ta­tion, nous avons droit à un flo­ri­lège de massacres.

    Réponse
  7. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Je pense que la démo­cra­tie se diri­ge­rait très vite vers la neutralité.

    Réponse
  8. Ana Sailland

    Le tru­quage des démons­tra­tions d’As­se­li­neau est par­fois trop visible.

    Réponse
  9. Tim-X

    Ana Sailland, que vou­lez-vous dire ? J’ai regar­dé la vidéo mais je ne vois le tru­quage auquel vous faites allusion.

    Réponse
  10. Ana Sailland

    Le tri en amont du modus ponens : Il n’y a pas besoin de dis­cours pour dis­si­mu­ler, il suf­fit de ne pas dire les hypo­thèses ou les faits qui sont contraires à la conclu­sion à venir, vers laquelle on veut conduire l’as­sis­tance, puis le dis­cours a lieu, qui par les règles de la logique mathé­ma­tique ampli­fie l’omission.

    J’ai vu cette pra­tique à Dous­sard et je la retrouve ici. Du grand art.

    Il est vrai que la pas­sion peut conduire à vou­loir convaincre, les autres ou soi-même (!), et il est vrai que vou­loir convaincre peut conduire à omettre des pans entier du réel, mais trop c’est trop, et quand l’o­mis­sion devient un art consom­mé, elle rebute qui la voit et y per­çoit une mani­pu­la­tion de l’auditoire.
    Sauf à aimer se faire embo­bi­ner, celui qui écoute doit être atten­tif et faire preuve d’in­tui­tion pour savoir s’il est en face d’une pas­sion ou d’une manipulation.

    Il ne s’a­git pas du fond.

    Réponse
  11. nlescan

    Sur ce genre de dis­cours je ne trouve pas Asse­li­neau inin­té­res­sant, ce qui ne me plait pas chez ce mon­sieur c’est son pro­jet à lui, que l’on se com­prenne bien, sor­tir de l’eu­ro c’est très bien, par contre la réaf­fir­ma­tion de la « démo­cra­tie repré­sen­ta­tive » je suis pas du tout dans le mouv’… Et sinon a pro­pos du Dalai Lama au delà d’al­ler lui cher­cher des potes pour­ris on pour­rait aus­si par­ler de son pro­jet théocratique…Qui veut la théo­cra­tie pour de gens ? pas moi. Si eux la réclament, en majo­ri­té, ça les regarde. Est-ce la cas au Tibet ? Je n’ai pas cette information.

    Réponse
  12. Tim-X

    Ana Sailland, ce que vous dites est très inté­res­sant. Je ne suis pas fami­lier de ce type de mani­pu­la­tions, que j’i­ma­gine pesantes si effec­ti­ve­ment elles sont répé­tées et détectées.

    Trois ques­tions tout de même (quatre en fait) :

    1. Vous sem­blez dire qu’elles peuvent être incons­cientes 2. Pen­sez-vous que ce soit le cas d’Asselineau ?

    2. Quand bien même cer­taines hypo­thèses ou cer­tains faits sont pas­sés sous silence, la conclu­sion demeure-t-elle erronée ?

    3. Pen­sez-vous à des faits en particulier ?

    Mer­ci d’avance 😉

    Réponse
  13. Ana Sailland

    -Je ne pense pas que ce soit incons­cient. Pas du tout même ; ça m’a sau­té aux yeux, pas ma faute 😉

    -Je suis d’ac­cord avec un cer­tain % du fond. Peut être 50, mais en désac­cord pro­fond sur le reste.
    La façon dont il dézingue en public la vraie démo­cra­tie (pas sur cette vidéo) le range par­mi les aspi­rants domi­nants incon­trô­lables. En 2013, c’est assez rédhi­bi­toire pour pas mal de gens. Sur­tout qu’il y a des ora­teurs sans ambi­tion per­son­nelle, favo­rables à la sor­tie de l’eu­ro et de l’eu­rope, sans être pour autant pré­si­den­tia­listes ni par­le­men­ta­ristes. Je vais donc plu­tôt vers ou avec ceux là.

    -Je ne com­prends pas bien la troi­sième question.

    J’a­joute : mon­trer untel en pho­to avec untel ne veut pas dire que ces gens sont cul et che­mise, et quand pour démon­trer un réseau de com­pli­ci­tés on se fonde sur un bom­bar­de­ments de poi­gnées de mains, c’est peut être pour mas­quer une argu­men­ta­tion insuffisante.
    Un jour en pré­fec­ture d’An­ne­cy, un can­di­dat FN m’a ser­ré la pogne, et un autre jour, à la fin d’une confé­rence à Genève, Jean Zie­gler m’a ser­ré la pince. Il suf­fi­sait de prendre des pho­tos pour démon­trer que Jean Zie­gler est pro FN ? Non, ce serait ridi­cule. Et bien pour­tant Asse­li­neau joue ce petit jeu. C’est son pro­blème : plus hon­nête il serait plus séduisant.

    Je n’a­vais pas envie d’al­ler aus­si épais avec la pein­ture noire, mais c’est fait 😉

    Après 15 jours de pluie, le temps est radieux 🙂

    Réponse
  14. Stéphane A.

    Bon­jour,
    visi­teur régu­lier de ce site,je me per­met d’ap­puyer sur la phrase de WITTIG sur­li­gné par Etienne : « Rien n’est fait pour les peuples, mais tout est fait contre eux (les guerres, les fron­tières, les reli­gions, les par­tis poli­tique, la bourse, les banques, la mon­naie fidu­ciaire, etc.) » et de conseiller la lec­ture du livre Une His­toire popu­laire des États-Unis d’Ho­ward Zinn.

    L’au­teur pro­pose une vision de l’his­toire des états-unis à par­tir du point de vue du peuple, en oppo­si­tion aux soi-disant élites. Ctte approche pré­sente l’his­toire sous une autre cou­leur que celle dont on a l’habitude.
    Il inter­prète entre autre les avan­cées et réac­tions des déci­deurs amé­ri­cains (lois, par­ti­ci­pa­tions aux guerre) en mon­trant que le but der­rière chaque acte est d’as­su­rer la bonne san­té des finan­ciers (per­sonnes ou groupe).

    Les lois peuvent alors ser­vir à lâcher du lest par rap­port aux classes popu­laires en les divi­sant : on crée une classe inter­mé­diaire avec quelques pri­vi­lèges qui, tout content de cette avan­cée, ser­vi­ra de tam­pon à la ran­cœur des plus mal­trai­tés qui jalou­se­ront ce groupe au lieux des riches.

    Les guerres, où les USA ne sont jamais les agresseurs…mais sou­vent les pro­vo­ca­teurs, peuvent ser­vir à détour­ner les classes popu­laires de leurs pro­blèmes sous cou­vert de patrio­tisme, mais elles servent sur­tout à pro­té­ger des mar­chés ou en ouvrir des nouveaux.

    Dif­fi­cile de résu­mer ce livre dense de 810 pages en quelques lignes mais après sa lec­ture, le rêve amé­ri­cain à une toute autre saveurs.

    Réponse
  15. Tim-X

    Ana Sailland,

    Je réponds tar­di­ve­ment mais je n’a­vais pas inter­net depuis quelques jours.

    Sur le côté homme poli­tique clas­sique qui refuse le tirage au sort, je suis d’ac­cord avec vous. D’ailleurs, les argu­ments qu’il uti­lise ne sont pas convain­cants, mais alors pas du tout.

    La troi­sième ques­tion, c’é­tait de savoir si vous aviez en maga­sin des faits pas­sés sous silence par Fran­çois Asse­li­neau qui prou­ve­raient sa mau­vaise foi ou affai­bli­raient encore sa démonstration.

    Ensuite, pré­tendre qu’il démontre par amal­game (je suis ami avec x et x est ami avec y alors je suis ami avec y) est pour le coup de la mau­vaise foi, c’est clair. C’est le même style d’ar­gu­ments qu’on uti­lise contre Etienne Chouard et ce n’est pas raisonnable.

    De plus, je ne peux pas m’empêcher d’être d’ac­cord avec la tota­li­té de ce que dit Etienne (sauf quand il appelle à voter à gauche, là ce n’est pas cohé­rent), mais puis­qu’il faut une révo­lu­tion ou presque pour mettre en place ce nou­veau sys­tème, je pro­pose en gros d’é­lire Asse­li­neau, pour ensuite faire valoir plus faci­le­ment dans nos médias étran­ge­ment sourds sur ces ques­tions, que le sys­tème que pro­pose Etienne est lar­ge­ment pré­fé­rable, et qu’au mini­mum il y a des argu­ments sacré­ment solides sujets à débats.

    Qu’en pen­sez- vous ?

    Réponse
  16. Ana Sailland

    Ce sera sans moi 😉

    Réponse
  17. Tim-X

    C’est moins argu­men­té que les fois précédentes 😉

    Il vous répugne à ce point ? 🙂

    Réponse
  18. Ana Sailland

    Prière de ne pas interpréter.

    Réponse
  19. tingerlilly

    à ana sailland « ce sera sans moi » : alors qui pour vous ?

    Réponse
  20. Ana Sailland

    L’é­lec­tion est un sui­cide citoyen et le vote utile a les mêmes qua­li­tés cura­tives que la vaseline.
    Est ce clair comme ça ?

    Réponse
  21. EFFAB

    (@6 et 7)

    Il y a guerres et il y a néces­si­tés prag­ma­tiques, de coeur et de prin­cipe. Je m’ex­plique mais vous êtes avertis.

    Face à quelque indé­si­rable de la pire espèce, réci­di­viste récur­rent ou extré­miste à sa façon, il est peut-être plus judi­cieux dans cer­tains cas de prendre les devants et de faire en sorte que cela n’ar­rive au grand jamais ou ne se repro­duise plus jamais… et pour ceux qui n’au­raient pas encore très bien sai­si, un petit exemple par l’ex­trême, ce qui est d’au­tant mieux choi­si ici quand l’ex­cep­tion qui confirme la règle est à ce point éclai­rante et à honnir.

    Bref, que pen­se­riez-vous, en tant que père et adulte res­pon­sable, si quelque obsé­dé de la pire espèce vio­len­tait à un point tel et inima­gi­nable votre enfant de 5 ans, pous­sant le plai­sir et la déme­sure jus­qu’à quelques gâte­ries des plus dépla­cées avant de la sodo­mi­ser sans plus de façons ni de rai­sons ? Ne soyez pas cho­quer, il faut bien ima­gi­ner le pire si l’on pré­tend oeu­vrer le plus jus­te­ment du monde et en connais­sance de causes et de conséquences.

    Réponse
  22. J-Stéphane

    Bon­jour,

    EFFAB, pour répondre @23

    Le rai­son­ne­ment se vou­lait plu­tôt orien­té guerre entre les nations, et que si nous étions en démo­cra­tie, le peuple ne ferait sur­ement pas le choix déli­bé­ré de faire tuer ses enfants pour tuer d’autres enfants afin de piller autrui.

    J’i­ma­gine plus les nations démo­cra­tiques deve­nir neutres et unies contre les empires.

    Dans votre rai­son­ne­ment, il ne s’a­git plus de la poli­tique pilleuse d’un pays, mais des consé­quences de la poli­tique anxio­gène et patho­gène d’une nation sur son peuple.

    Certes, on n’arrivera pas à éra­di­quer tous les crimes, on peut quand même s’at­te­ler à entre­te­nir un ter­rain de vie où tout humain aurait la même place dans cet humus.

    Mais pour cela il faut que l’on arrê­ter de tri­tu­rer la vie pour en faire une boue infertile…

    Réponse
  23. Anonymous
  24. EFFAB

    (@24)

    Evi­dem­ment, J‑STEPHANE, je for­çais un peu là le trait et le dépla­çant, comme il est évident que pour se pré­mu­nir de tout déra­page anxio­gène, patho­gène, cri­mi­nel, il serait judi­cieux d’é­la­bo­rer et d’en­tre­te­nir ce ter­rain de vie plus sain et plus équi­table, cet envi­ron­ne­ment res­pec­tueux et de la nature et du bien-être de tout indi­vi­du, ce mini­mum vital, ces res­pon­sa­bi­li­tés indi­vi­duelles et par­ta­gées, cette liber­té de pen­ser et d’a­gir en toute fan­tai­sie, aus­si loin qu’il est per­mis et ce dans ce rap­port pro­por­tion­nel et équi­table à autrui… bref, ces évi­dences, ce pur bon sens ou cette intel­li­gence des choses et de la vie en lieu et place de ces cupi­di­tés, convoi­tises, ava­rices, égoïsmes, nar­cis­sismes, etc., etc., bref, tous ces lieux com­muns et ce rap­port de force.

    En toute concertation

    Réponse
  25. Anonymous

    « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ce qui les regardent sans rien faire »

    Réponse
  26. FURAX

    Ce n’est pas la démo­cra­tie que l’on mon­dia­lise, c’est la loi martiale !

    Réponse
  27. Morpheus

    L’A­thènes des Ve et IV e s. avant J.C. était une démo­cra­tie. Néan­moins, cette Athènes démo­cra­tique avait une poli­tique bel­li­ciste, et cela durant toute la durée de ses deux cent ans d’exis­tence. La guerre – offen­sive – fai­sait par­tie de sa poli­tique. C’est aus­si, bien sûr, ce qui a cau­sé sa perte, puisque la fin de la démo­cra­tie à Athènes est le résul­tat d’une guerre per­due, une guerre de trop.

    Il n’est donc his­to­ri­que­ment pas juste d’af­fir­mer que la guerre offen­sive serait incom­pa­tible avec les prin­cipes démo­cra­tiques. C’est vou­loir faire pas­ser ses vœux pour une réa­li­té, alors que la réa­li­té dément l’i­dée par des faits contraires.

    En revanche, ce qui, en démo­cra­tie, peut mener une nation à renon­cer à des guerres offen­sives est une décla­ra­tion, un article spé­ci­fique qui fait men­tion, dans sa consti­tu­tion, de cette volon­té du peuple de renon­cer à des guerres d’a­gres­sion pour ne consa­crer à son armée qu’une seule et unique voca­tion : la défense contre des guerres d’a­gres­sion faites sur son propre sol.

    Et ce qui peut convaincre un peuple de faire ce choix, c’est une bonne connais­sance de la guerre, de ce qu’elle revêt et entraîne comme consé­quences, et des risques qu’elle fait encou­rir à la nation et au peuple. Le prix à payer, même en cas de vic­toire, est tou­jours bien plus éle­vé que les hypo­thé­tiques béné­fices qu’une cer­taine pro­pa­gande peut faire croire pro­fi­ter le peuple.

    On ne renonce pas à la guerre pour des rai­sons morales (encore qu’elles sont dignes d’in­té­rêts), mais pour des rai­sons pure­ment prag­ma­tiques : la guerre est la poli­tique des faibles et des per­vers. C’est la poli­tique des fous et des méga­los. C’est la poli­tique des para­noïaques et des des­potes. C’est la poli­tique des empires et des hié­rarques. C’est une poli­tique absurde et, tôt ou tard, vouée à l’é­chec, car dans la confron­ta­tion, on ne peut jamais être tou­jours vain­queur. Arrive tou­jours un moment où l’on perd, et à cet ins­tant, on a TOUT per­du, en ce com­pris son âme et son iden­ti­té. C’est vrai indi­vi­duel­le­ment autant que collectivement.

    Mais sur­tout, sur­tout : la guerre est un incroyable gas­pillage de res­sources, d’éner­gie et de vies, qui entraîne des décen­nies de souf­frances et de trau­ma­tismes graves, en pure perte, et qui entraîne chez le vain­queur du moment une psy­chose dévastatrice.

    Réponse
  28. Anonymous

    « Un grand pou­voir implique de grandes responsabilités. »

    …

    Réponse
  29. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Je ne crois pas que l’on puisse dire que « L’A­thènes des Ve et IV e s. avant J.C. était une démocratie. »

    Je pen­che­rais plus pour dire qu’a­près la pro­to­his­toire, il émerge la « pro­to­po­li­tique », dont un pro­to­type de « protodémocratie ».

    Il ne suf­fit pas, à mon avis, de rogner léga­le­ment cer­tains types d’in­di­vi­dus du sta­tut de citoyen, pour se tar­guer d’être sous un régime démocratique.

    C’est encore ce que fait notre régime actuel avec plus de sub­ti­li­té, on peut dire que pour l’ins­tant l’é­vo­lu­tion s’est faite entre, être et ne pas être citoyen, d’A­thènes, et faire par­tie d’une cer­taine caté­go­rie de citoyen, de nos jours.

    Les peuples depuis des siècles se « cos­mo­po­lises », et tant qu’il en sera ain­si nous ne pour­rons que pro­po­ser des pro­to­types de démo­cra­tie, peut-être que la démo­cra­tie ne peut-être que pro­to­type, un conte­nant dont le conte­nu ne fait que changer.

    Quoi qu’il en soit, la pre­mière condi­tion d’une démo­cra­tie c’est jus­te­ment de ne pas faire de dif­fé­rence entre les humains et donc d’in­ter­dire tout texte qui divi­se­rait l’hu­main en dif­fé­rentes caté­go­ries de citoyens (même les criminels…).

    La démo­cra­tie doit avoir pour réfé­rence un seul type de citoyen, dans cette cohé­rence démo­cra­tique il devient dif­fi­cile d’a­voir une caté­go­rie de citoyen qui déclenche des guerres offen­sives parce qu’elle sait qu’elle ne va pas s’en­voyer au casse-pipe.

    De plus, je suis opti­misme sur le fait qu’une vraie démo­cra­tie, celle qui ne fait aucune dif­fé­rence entre les indi­vi­dus, celle qui informe hon­nê­te­ment tous ses citoyens, celle là je ne pense qu’elle ne répé­te­ra pas les erreurs du pas­sé, elle s’en ser­vi­ra pour pro­gres­ser et deve­nir meilleur.

    Réponse
  30. FURAX

    L’impérialisme amé­ri­cain expli­qué en 110 secondes

    Réponse
  31. Morpheus

    Dénier le fait qu’A­thènes était une démo­cra­tie sous le pré­texte que le rang de citoyen n’é­tait (effec­ti­ve­ment) pas accor­dé à tous les habi­tants, serait per­ti­nent si, dans les fait, ces citoyens « pri­vi­lé­giés » étaient réel­le­ment des pri­vi­lé­giés, c’est-à-dire s’il s’a­gis­sait de gens riches et aisés. Or, ce n’é­tait pas le cas dans la toute grande majorité.

    Nous n’ac­cor­dons pas, de nos jours, le droit de vote aux étran­gers. Le prin­cipe n’é­tait pas très dif­fé­rent à Athènes, où les droits poli­tiques étaient réser­vés aux athé­niens. Il y avait cer­taines pos­si­bi­li­tés pour les étran­gers rési­dant à Athènes d’ob­te­nir, dans cer­tains cas, des droits poli­tiques, et par­fois même la citoyenneté.

    Le fait qu’il y avait des esclaves et que les femmes étaient exclues des droits poli­tiques n’est pas rece­vable pour dénier que les pro­cé­dures de prise de déci­sion du régime poli­tique athé­nien étaient, bel et bien, démo­cra­tiques. C’est de cela qu’il s’a­git. C’est cela qu’il s’a­git d’a­na­ly­ser : les pro­cé­dures de prise de déci­sion poli­tique et la manière dont elles étaient mise en œuvre et les résul­tats qu’elles ont entraîné.

    Ne pas faire cette nuance, ne pas exer­cer cette forme de dis­cer­ne­ment dans l’a­na­lyse du régime poli­tique athé­nien est non per­ti­nent. On peut bien affir­mer qu’A­thènes n’é­tait pas la démo­cra­tie telle que nous la rêvons aujourd’­hui (où les droits poli­tiques seraient accor­dés à tous, parce que nous recher­chons un sys­tème plus juste et plus éga­li­taire), sans pour­tant nier le fait que les méca­nismes et ins­ti­tu­tions athé­niennes étaient démo­cra­tiques, réel­le­ment démo­cra­tiques, même si elles n’é­taient pas acces­sibles à tous.

    Mor­pheus

    Réponse
  32. J-Stéphane

    Plus de 2000 ans se sont pas­sés, nous sommes plus culti­vés et nous avons le suf­frage uni­ver­sel, mais qu’est-ce qui a chan­gé, les esclaves (employés de nos jours), les femmes et les étran­gers n’ont tou­jours pas d’ef­fet sur la vie politique.

    Donc, pour­quoi dire que ce qui était démo­cra­tie soit deve­nu oligarchie ?

    Le suf­frage uni­ver­sel n’est-il pas à ran­ger au même niveau que les arènes en son temps et les stades de nos jours ?

    Réponse
  33. J.C

    Salut Mor­pheus,

    Je vais t’ap­por­ter la contra­dic­tion si tu le veux bien. Sur ce sujet je par­tage plus le point de vue de J‑Stephane, une fois n’est pas coutume.

    Rap­pe­lons tout d’a­bord que la démo­cra­tie est le pou­voir sou­ve­rain du peuple, or le sta­tut de citoyen n’est don­né qu’à une petite par­tie de la popu­la­tion à Athènes. de sortes qu’un petit groupe mino­ri­taire dirige l’en­semble de la popu­la­tion, on ne peut appe­ler cela autre­ment qu’une oligarchie.
    Le petite nombre gou­ver­nait le grand nombre et était nour­ri par lui.

    ça ne vous rap­pelle pas quelque chose ?

    C’est exac­te­ment ce dont il s’agissait.

    La situa­tion, mal­gré quelques dif­fé­rences sur la forme n’est pas vrai­ment dif­fé­rente sur le fond puisque c’est bien l’as­sem­blée par­le­men­taire qui votent aus­si les lois aujourd’hui.

    D’autre part, n’é­tant pas eux-mêmes des esclaves ou des femmes, leur sta­tut de citoyens était bien com­pa­rable à celui des gens riches ou aisés au regard du reste de la population.

    En outre, que les par­le­men­taires se tirent au sort entre eux pour occu­per quelques fonc­tions ne change pas grand chose à la posi­tion oli­gar­chique de cette assemblée.

    D’aus­si loin que je puisse le com­prendre, ce n’est pas le tirage au sort ou l’é­lec­tion ou encore le mélange des deux qui fait le carac­tère démo­cra­tique mais le fait de l’a­ban­don de sou­ve­rai­ne­té ou non, qu’on appelle cela repré­sen­ta­tion ou délé­ga­tion etc. n’a pas d’importance.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  34. Morpheus

    Et pour­tant, à Athènes, contrai­re­ment à nos ins­ti­tu­tions oli­gar­chiques ET par­ti­cra­tiques, les déci­sions étaient fon­dées sur des méca­nismes réel­le­ment démo­cra­tiques, et non sur des prin­cipes pure­ment oli­gar­chiques. Pour moi, cela fait une différence.

    Réponse
  35. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Est-ce la démo­cra­ti­sa­tion du sta­tut de citoyen qui a par­ti­ci­pé à la per­ver­sion de ces méca­nismes démocratique ?

    Réponse
  36. Marie

    Ray­mond Moo­dy, grand admi­ra­teur de la Grèce antique, dit dans l’in­ter­view ci-des­sus, à la Télé de Lilou, qu’il a com­men­cé à s’in­té­res­ser à la ques­tion sur la vie après la mort en lisant « La Répu­blique » de Platon.

    Réponse
  37. J.C

    La liber­té, ce n’est de choi­sir son maître, c’est de ne pas en avoir

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  38. J.C

    Voi­ci un extrait des notes sur l’a­nar­chie d’Anne Archet

    source ici

    « En tant que citoyens de démo­cra­ties libé­rales, nous sommes tous et toutes dres­sés dès notre plus jeune âge dans le but de faire de nous des citoyens utiles et res­pon­sables, c’est-à-dire obéis­sants. Et l’un des prin­ci­paux outils de contrôle social est le mythe.

    Le mythe raconte une his­toire sacrée et per­for­ma­tive — du moins pour celui qui appar­tient à la culture qui le crée. Il s’agit d’une nar­ra­tion qui explique non seule­ment l’origine du monde, mais aus­si tous les évé­ne­ments pri­mor­diaux à la suite des­quels les humains sont deve­nus ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est-à-dire des êtres orga­ni­sés en socié­té, obli­gés de tra­vailler pour vivre, vivant selon cer­taines règles et sou­mis à des ins­ti­tu­tions hié­rar­chiques de contrôle social dont l’État est une des prin­ci­pales incar­na­tions modernes. Le mythe a la par­ti­cu­la­ri­té de se jus­ti­fier lui-même ; il est « vrai » parce que la socié­té qui l’a pro­duit et dont il est l’image existe. Il est « vrai » parce qu’il est conti­nuel­le­ment répé­té, par des « conteurs » dont l’autorité découle du fait de conter et de répé­ter le mythe. En ce sens, le mythe, même s’il n’est pas tou­jours reli­gieux, contient des élé­ments céré­mo­niaux, litur­giques. Réci­ter le mythe recrée donc le monde, par la force du rite.

    Le mythe démo­cra­tique est une nar­ra­tion par­ti­cu­liè­re­ment puis­sante dont on peut retra­cer les sources jusqu’aux phi­lo­sophes des Lumières. Ce mythe est pro­gres­siste et évo­lu­tion­niste ; il pose que la civi­li­sa­tion — conçue comme un ensemble d’institutions de contrôle social dont l’État moderne est l’aboutissement — est la fina­li­té de toute socié­té humaine. Il existe donc des pri­mi­tifs, vivant dans un état de bar­ba­rie vio­lente mais aus­si d’innocence natu­relle — le bon sau­vage de Rous­seau — et des civi­li­sés, sujets de diri­geants dont le pou­voir découle par contrat social du peuple. L’Histoire est donc l’émergence de l’humanité des brumes de la sau­va­ge­rie vers la splen­deur de la civi­li­sa­tion, gui­dée par les pro­grès des lumières de la rai­son. Il ne peut donc y avoir de socié­té sans police, sans armée, sans pri­sons, puisque l’existence de ces ins­ti­tu­tions est ins­crite dans l’Histoire et sont des condi­tions sine qua non des socié­tés déve­lop­pées et prospères.

    Mal­heu­reu­se­ment pour le mythe, cette vision des « peuples bar­bares » a été depuis les cin­quante der­nières années com­plè­te­ment rééva­luée par les anthro­po­logues, qui pour la plu­part estiment que ces peuples étaient pros­pères, qu’ils vivaient dans un état géné­ral de paix… et qu’ils n’étaient sou­mis à aucune forme ins­ti­tu­tion­na­li­sée de domi­na­tion hié­rar­chique. Des cher­cheurs comme Frank Hole et Kent Flan­ne­ry ont, par exemple, consta­té que les chas­seurs-cueilleurs avaient un mode de vie peu contrai­gnant, qui per­met­tait de déve­lop­per une vie cultu­relle en har­mo­nie avec l’environnement. Et sur­tout, qu’ils ne tra­vaillent pour ain­si dire jamais, le plus clair de leur temps à jouer, à dis­cu­ter, à se repo­ser ou à dormir.

    Ce qui signi­fie que 98% de la durée de l’expérience de l’espèce humaine s’est dérou­lée dans un état indis­cer­nable de l’anarchie. Et que l’apparition de l’État ne fut en rien obli­ga­toire, impo­sée par le déve­lop­pe­ment natu­rel de l’humanité. Comme Pierre Clastre l’a démon­tré il y a fort long­temps, la notion de pou­voir est innée dans toute socié­té humaine, ce qui explique cette ten­dance lourde des humains à pré­ser­ver leur auto­no­mie vis-à-vis de celui-ci. Toutes les socié­tés sont des struc­tures faites de réseaux de normes com­plexes qui empêchent acti­ve­ment l’expansion d’un pou­voir sépa­ré et auto­ri­taire. En oppo­si­tion, l’État est une constel­la­tion légis­la­tive éma­nant d’un pou­voir hié­rar­chique qu’elle légi­time, tout par­ti­cu­liè­re­ment dans ces socié­tés qui ont échoué à main­te­nir en place des méca­nismes natu­rels qui l’empêchent de prendre cette forme. Clastre oppo­sait ain­si les grandes civi­li­sa­tions andines, dont l’Empire inca, aux petites uni­tés poli­tiques for­mées par les tri­bus ama­zo­niennes. Les socié­tés dites pri­mi­tives — pas seule­ment celles du paléo­li­thique, mais aus­si les contem­po­raines — ne sont pas des socié­tés qui n’auraient pas encore décou­vert le pou­voir et l’État, mais au contraire des socié­tés construites pour évi­ter que l’État n’apparaisse. Même la guerre entre tri­bus est une façon pour les­dits pri­mi­tifs de repous­ser la fusion poli­tique et donc empê­cher la menace d’une délé­ga­tion de pou­voir menant aux dérives étatiques.

    Évi­dem­ment, je ne sug­gère pas qu’il nous fau­drait toutes et tous retour­ner au pléis­to­cène. Mais l’expérience des peuples dits pri­mi­tifs démontre qu’il est pos­sible pour les humains de vivre une vie pros­père sans être sou­mis à l’État, au Tra­vail, à la Loi. Elle démontre l’évidence de la pos­si­bi­li­té de l’anarchie. »

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  39. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Texte très inté­res­sant, je trouve très per­ti­nent de cher­cher des cohé­rences entre le mythe et la démocratie.

    Peut-on cher­cher des cor­ré­la­tions entre la démo­cra­tie grecque et la mytho­lo­gie grecque ?

    Entre la démo­cra­tie qui accorde la puis­sance aux mor­tels et la mytho­lo­gie qui la réservent aux immortels.

    N’est-il pas logique qu’il en résulte des dieux vivants ?

    Ne sommes-nous pas tout sim­ple­ment gou­ver­nés par des mythomanes ?

    Réponse
  40. J.C

    Quelques extraits des notes sur la démo­cra­tie d’Anne Archet

    « Mais qu’est-ce que la démo­cra­tie ? Il s’agit de la théo­rie poli­tique qui sti­pule que le gou­ver­ne­ment et les lois qu’il adopte et fait res­pec­ter doivent reflé­ter la volon­té de la majo­ri­té telle que déter­mi­née par un vote direct ou des repré­sen­tants élus. La plu­part du temps, la légi­ti­mi­té d’une démo­cra­tie naît avec l’adoption d’une consti­tu­tion qui éta­blit les règles fon­da­men­tales, les prin­cipes, les devoirs et les pou­voirs du gou­ver­ne­ment. Cette consti­tu­tion limite aus­si la plu­part du temps le pou­voir d’ingérence de l’État dans la vie de ses citoyens en éta­blis­sant une liste de droits qui sont théo­ri­que­ment pro­té­gés de l’ingérence de la majo­ri­té démocratique.

    Le pro­blème cen­tral de la démo­cra­tie est qu’elle est source ins­ti­tu­tion­na­li­sée d’aliénation.

    La liber­té indi­vi­duelle n’est pos­sible et pra­ti­cable que lorsque la pen­sée et l’action sont inti­me­ment liées, lorsque les dési­rs et leur libre réa­li­sa­tion ne sont pas entra­vés par des forces exté­rieures à la volon­té indi­vi­duelle. Ce lien qui se brise entre la pen­sée et l’action, voi­là ce qu’est l’aliénation.

    Les pas­sions et les dési­rs n’ont de valeur que s’ils consti­tuent des forces réelles et incar­nées dans nos vies. Mais lorsque l’individu est alié­né, les pas­sions et les dési­rs sont tués dans l’œuf par la simple conscience que les condi­tions de son exis­tence sont hors de son contrôle. Dans ce contexte, les rêves ne sont que pour les rêveurs, les dési­rs sont conti­nuel­le­ment confron­tés à l’impossibilité de l’action, à l’impossibilité de leur réa­li­sa­tion. Cette sinistre condi­tion exis­ten­tielle fait en sorte que l’individu perd contact avec les dési­rs et les pas­sions qui devaient être les moteurs de ses actions. Ce contact est extrê­me­ment dif­fi­cile à réta­blir lorsqu’il est per­du et mène pour la plu­part d’entre nous à un état de pas­si­vi­té abru­tis­sante. Même le désir de chan­ger les condi­tions sociales et maté­rielles qui causent l’aliénation se trans­forme alors en pas­si­vi­té et en déses­poir, ce qui assure la péren­ni­té de l’aliénation.

    Le résul­tat pré­vi­sible est que la socié­té finit par se divi­ser en deux groupes, d’une part celui des alié­nés qui ont été spo­liés de leur capa­ci­té à inven­ter et à créer leur vie, de l’autre ceux qui pro­fitent de cet état de fait pour accu­mu­ler et contrô­ler l’énergie alié­née et ain­si assu­rer la repro­duc­tion des rap­ports sociaux de domi­na­tion hié­rar­chique qu’ils exploitent à leur avan­tage. En tant que force exté­rieure à l’individu qui sépare sa volon­té de son action, la démo­cra­tie ne fait rien de moins que d’assurer l’existence du pou­voir alié­né, puisqu’elle exige que les dési­rs soient iso­lés du pou­voir d’agir. Toutes les varié­tés de démo­cra­tie ont recours à l’élection comme mode de prise de déci­sion, qui par défi­ni­tion repré­sente un moyen de trans­fé­rer les pen­sées, l’autonomie et la liber­té de l’individu vers un pou­voir exté­rieur. Que ce trans­fert de pou­voir se fasse vers un repré­sen­tant élu ou une vague majo­ri­té n’a en soit que peu d’importance. La réa­li­té est que l’individu démo­cra­tique ne s’ap­par­tient plus lui-même ; il appar­tient à la majo­ri­té démo­cra­tique. Le citoyen est ain­si alié­né de sa capa­ci­té à déter­mi­ner les condi­tions de sa propre exis­tence et de choi­sir libre­ment le type de rela­tions qu’il sou­haite entre­te­nir avec ses semblables. »

    « Évi­dem­ment, l’aliénation, la manu­fac­ture en série des opi­nions et la décon­tex­tua­li­sa­tion des déci­sions ne sont pas les seuls pro­blèmes fon­da­men­taux de la démo­cra­tie ; le concept de majo­ri­té est tout aus­si trou­blant. En accep­tant sys­té­ma­ti­que­ment la volon­té de la majo­ri­té, la démo­cra­tie accorde au plus grand nombre le droit de tyran­ni­ser la mino­ri­té. Dans le contexte démo­cra­tique où le gagnant rafle tout, les mino­ri­tés n’ont que très peu d’influence sur les déci­sions poli­tiques. Et comme si ce n’était pas déjà assez scan­da­leux, les majo­ri­tés démo­cra­tiques ne sont même pas de vraies majo­ri­tés, mais la mino­ri­té numé­ri­que­ment la plus impor­tante. Par exemple, le par­ti libé­ral du Qué­bec a pris le pou­voir en 2008 avec 42% des voix expri­més. Ce qui veut dire que 24% des élec­teurs ins­crits ont voté pour les libé­raux, si on tient compte du taux d’abstention (record) de 43%. La consé­quence est que pour les dif­fé­rentes mino­ri­tés qui forment la majo­ri­té réelle, les démo­cra­ties n’offrent pas plus de liber­té poli­tique que le des­po­tisme et la dictature.

    Mais ça ne s’arrête pas là. En entre­te­nant l’illusion de la par­ti­ci­pa­tion de tous aux affaires de la Cité, la démo­cra­tie per­met aux majo­ri­tés de jus­ti­fier toutes leurs actions, même les plus répu­gnantes. Et puisque les démo­cra­ties disent per­mettre la par­ti­ci­pa­tion de tout un cha­cun dans le pro­ces­sus poli­tique, il est sans dan­ger pour le pou­voir éta­bli que des votes soient diri­gés vers les opi­nions mino­ri­taires, puisque ces voix per­dues ne servent qu’à ren­for­cer légi­ti­mi­té de la posi­tion majo­ri­taire. De la même manière, si des indi­vi­dus décident de ne pas par­ti­ci­per au scru­tin, ce choix peut tout aus­si bien être inter­pré­té comme un consen­te­ment à l’opinion majo­ri­taire puisque ces indi­vi­dus auraient été libres de voter contre l’opinion majo­ri­taire s’ils l’avaient vou­lu. Il n’y a pas d’issue pos­sible à la jus­ti­fi­ca­tion démocratique.

    Et je ne parle pas du carac­tère pro­fon­dé­ment inique du prin­cipe « une per­sonne un vote » qui ne tient aucun compte de l’importance de la pré­fé­rence indi­vi­duelle. Deux élec­teurs vague­ment inté­res­sés à faire quelque chose peuvent gagner contre mon oppo­si­tion achar­née et passionnée. »

    « Il ne faut pas oublier les cri­tiques imma­nentes de la démo­cra­tie. Cer­taines d’entre elles ont été for­mu­lées la pre­mière fois à l’époque de Pla­ton et d’Aristote et n’ont pas encore été réfu­tées de façon satis­fai­sante ; elles concernent la déma­go­gie, les groupes de pres­sion et la corruption.

    La déma­go­gie est la stra­té­gie poli­tique qui consiste à obte­nir du pou­voir en ayant recours à une rhé­to­rique qui flatte les pré­ju­gés et les réflexes les plus vils, les plus bas et les plus réac­tion­naires de la popu­la­tion. Toutes les démo­cra­ties y suc­combent un jour ou l’autre, dési­reuses qu’elles soient de manu­fac­tu­rer le consen­te­ment à par­tir des peurs, des espoirs, et des colères confuses des masses citoyennes.

    De plus, les démo­cra­ties repré­sen­ta­tives sont tout spé­cia­le­ment vul­né­rables à l’action délé­tère des groupes de pres­sion. Les groupes repré­sen­tant des inté­rêts par­ti­cu­liers ont l’habitude d’engager des experts gras­se­ment rému­né­rés qui ont pour mis­sion de cour­ti­ser, de har­ce­ler, de mena­cer ou car­ré­ment d’acheter les repré­sen­tants élus pour obte­nir une légis­la­tion qui leur est favo­rable, des sub­ven­tions gou­ver­ne­men­tales ou toute autre sorte de faveur. Parce que les élus pro­viennent fré­quem­ment du milieu des affaires ou des classes aisées, la col­lu­sion avec ces groupes de pres­sion se fait la plu­part du temps tout natu­rel­le­ment, sou­vent même avant que ledit élu n’ait eu le temps de se sai­sir du pouvoir.

    Ces pro­blèmes sont des symp­tômes élo­quents qui se mani­festent lorsque les indi­vi­dus sont réduits à une masse amorphe de spec­ta­teurs pas­sifs du pro­ces­sus déci­sion­nel, ou lorsque l’implication de l’individu dans la créa­tion de son propre envi­ron­ne­ment de vie est réduite au simple choix d’opinions. Il est donc inutile de tra­vailler à réfor­mer les ins­ti­tu­tions démo­cra­tiques pour per­mettre aux poli­ti­ciens de deve­nir de meilleurs déma­gogues et de meilleurs lob­byistes. Le contrôle du finan­ce­ment des par­tis poli­tiques ou la dis­tri­bu­tion gra­tuite de temps d’antenne est inutile, parce que ces réformes recon­naissent impli­ci­te­ment la légi­ti­mi­té de la mani­pu­la­tion poli­tique. Si la mani­pu­la­tion poli­tique est légi­time, ça signi­fie en fin de compte que la démo­cra­tie n’a à offrir à l’individu qu’un seul moyen de s’affranchir de l’oppression : deve­nir lui-même oppres­seur. Com­ment pré­tendre dans ces condi­tions que liber­té et démo­cra­tie sont indissociables ?

    Et il ne faut sur­tout pas oublier la cor­rup­tion qui ronge la démo­cra­tie depuis le ber­ceau. Je n’aurais jamais cru dire un jour une telle énor­mi­té, mais Sta­line avait tout à fait rai­son : ceux qui votent ne décident de rien ; ceux qui comptent les votes décident de tout.

    Une des forces de la démo­cra­tie est sa facul­té à se repro­duire, à se fondre dans le sta­tu quo et à assu­rer sa péren­ni­té. Mal­gré ce qu’en disent la plu­part des démo­crates, les démo­cra­ties sont loin d’être fra­giles ; la plu­part des régimes actuels qui sont les plus anciens sont des répu­bliques et des monar­chies consti­tu­tion­nelles basées sur les prin­cipes de la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive. En ce début de mil­lé­naire, les êtres humains vivent soit dans des démo­cra­ties, soit dans des pays sous la domi­na­tion éco­no­mique et mili­taire de démo­cra­ties. Com­ment expli­quer ce suc­cès ? Com­ment expli­quer cette hégémonie ?

    Dans tous les pays démo­cra­tiques – et le Cana­da n’y fait pas excep­tion – l’endoctrinement démo­cra­tique com­mence à la petite école, avec l’élection des pré­si­dents de classe, l’éducation civique, les saluts au dra­peau (uni­fo­lié ou fleur­de­li­sé). Très vite, le citoyen est ame­né à pen­ser que la démo­cra­tie est la condi­tion pre­mière et néces­saire à la liber­té. Lorsque la démo­cra­tie encadre le débat de la sorte et force même ses oppo­sants à dis­cu­ter selon ses propres termes, toutes les actions entre­prises pour chan­ger l’environnement poli­ti­co-social doivent se dérou­ler dans le cadre de ses prin­cipes, sinon de ses ins­ti­tu­tions, et réa­li­ser les seules fins qu’elle puisse sanc­tion­ner. C’est pour­quoi la démo­cra­tie réus­sit à se repro­duire en deman­dant si peu d’effort de la part de l’élite domi­nante. Un sys­tème démo­cra­tique basé sur le règne de la majo­ri­té convainc les classes exploi­tées et alié­nées qu’elles ont le contrôle des ins­ti­tu­tions gou­ver­ne­men­tales grâce à ses mythes fon­da­teurs (la volon­té popu­laire, le peuple sou­ve­rain, etc.) même si ce contrôle reste effec­ti­ve­ment entre les mains des classes exploi­teuses et alié­na­trices. Même les contra­dic­tions les plus fla­grantes passent inaper­çues parce que le sys­tème a réus­si à équi­va­loir à son exis­tence avec celle de la liber­té, se pla­çant ain­si à l’extérieur du champ des idées et des prin­cipes que l’on peut cri­ti­quer et com­battre. En se pré­sen­tant comme un a prio­ri ou comme le pre­mier prin­cipe de la liber­té indi­vi­duelle, la démo­cra­tie offre un visage de tolé­rance et se pré­sente comme la source par excel­lence du bien public, se pla­çant ain­si au-delà de toute contestation.

    En régime démo­cra­tique, les notions d’égalité des élec­teurs et de règne de la majo­ri­té impliquent que le Peuple (avec un gros P majus­cule) détient le pou­voir, mal­gré les innom­brables preuves du contraire. En toute logique, si le Peuple n’effectue aucun chan­ge­ment dans l’ordre des choses, c’est qu’il n’a aucune volon­té de le faire puisqu’il est sou­ve­rain. Or, le Peuple croît, en théo­rie, en la jus­tice et en la liber­té puisque selon les mythes fon­da­teurs des démo­cra­ties il se retrouve à l’origine même de la créa­tion de ces régimes poli­tiques. Puisque le Peuple démo­cra­tique aime la liber­té, il devrait natu­rel­le­ment agir pour mettre fin à toutes les formes d’oppression, au moment même où elles sont décou­vertes. Ce qui signi­fie que si une loi, un règle­ment ou une pra­tique gou­ver­ne­men­tale ne change pas, c’est qu’elle n’opprime pas le Peuple. Bref : tout ne peut qu’aller bien dans le meilleur des mondes.

    Évi­dem­ment, un tel rai­son­ne­ment n’a jamais et ne pour­ra jamais don­ner nais­sance à une socié­té véri­ta­ble­ment libre. Mais reje­ter cette logique sans adop­ter une cri­tique géné­rale de la démo­cra­tie mène direc­te­ment à une autre conclu­sion hau­te­ment dou­teuse, qui est la plu­part du temps for­mu­lée par les indi­vi­dus et par­tis de gauche des démo­cra­ties libé­rales occi­den­tales. Selon eux, si le gou­ver­ne­ment n’est pas à la hau­teur des aspi­ra­tions du Peuple, c’est que les gens sont trop apa­thiques, trop igno­rants, trop stu­pides ou trop égo­cen­triques pour se ser­vir col­lec­ti­ve­ment du pou­voir qui se trouve à por­tée de leurs mains. Si les mili­tants pro­gres­sistes pou­vaient seule­ment réus­sir à infor­mer, édu­quer, orga­ni­ser et mobi­li­ser les masses, tout fini­rait par fonc­tion­ner à mer­veille. On assiste alors au spec­tacle pitoyable d’individus selon toutes vrai­sem­blances intel­li­gents qui volon­tai­re­ment se retrouvent pieds et poings liés, se débat­tant pour réfor­mer un sys­tème qui dans ses incar­na­tions les meilleures et les plus effi­caces n’a d’autres fonc­tions que d’opprimer tout le monde de façon égale. Encore une fois, les classes domi­nantes peuvent dor­mir sur leurs deux oreilles tant que les oppri­més et les alié­nés accusent leur propre apa­thie et leur propre stu­pi­di­té comme source de leur propre alié­na­tion et leur propre oppres­sion plu­tôt que les failles intrin­sèques du concept même de démocratie.

    Nous assu­rons tous et toutes la repro­duc­tion de la démo­cra­tie avec notre vote et notre accep­ta­tion ser­vile et quo­ti­dienne aux résul­tats des élec­tions. Le fait d’aller voter ne sert qu’à réaf­fir­mer et à légi­ti­mer le pou­voir de l’État, quel que soit votre choix élec­to­ral. En votant, il vous arri­ve­ra peut-être de par­ti­ci­per à la créa­tion ou à l’abolition de poli­tiques, et de légis­la­tions. Vous pour­rez même par­ti­ci­per au renou­vel­le­ment de la classe poli­tique. Mais vous n’arriverez jamais à chan­ger le sys­tème et ses rela­tions de pou­voir basées sur la domi­na­tion et l’aliénation de l’individu. C’est pour cette rai­son que les classes diri­geantes des démo­cra­ties ne craignent abso­lu­ment pas le suf­frage uni­ver­sel, même si cer­tains poli­ti­ciens en par­ti­cu­lier peuvent souf­frir de la grogne popu­laire et se faire ravir les rênes du pouvoir. »

    « Les sys­tèmes poli­tiques de tous genres ont tous en com­mun la par­ti­cu­la­ri­té d’exclure la pos­si­bi­li­té de l’action directe auto­nome et indi­vi­duelle et la démo­cra­tie n’y fait pas excep­tion. Les démo­cra­ties savent être aus­si racistes, natio­na­listes, impé­ria­listes et mili­ta­ristes que les dic­ta­tures, et sur­tout elles dis­cri­minent, exé­cutent, tor­turent et réduisent au silence les indi­vi­dus. Ce qui dis­tingue les démo­cra­ties des autres sys­tèmes, c’est qu’elles oppriment et aliènent se pré­sen­tant comme le visage de la volon­té col­lec­tive et indi­vi­duelle, comme l’incarnation même de la liber­té, ce qui les rend par­ti­cu­liè­re­ment insi­dieuses et efficaces. »

    Si vous sou­hai­tez lire la tota­li­té de l’ar­ticle, il est ici

    inté­res­sant n’est-ce pas ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  41. Ana Sailland

    « inté­res­sant n’est-ce pas ? » »> OH OUI 🙂

    Tout remède au chaos engendre de l’ordre et l’ordre limite le champ des pos­sibles. C’est un fait douloureux.
    La com­mu­nau­té ren­contre là son vrai casse tête … intemporel.

    Les phy­sio­crates, les libé­raux et les ultra­li­bé­raux espèrent gom­mer ce défaut sys­té­mique de toute orga­ni­sa­tion, mais sur un seul sec­teur d’ac­ti­vi­té, le com­merce, et en se réfé­rant à une sorte de main divine qui engen­dre­rait le mieux pour tous. C’est débile, d’au­tant plus qu’en fait ils se tra­hissent eux mêmes en ren­dant cer­taines liber­tés obli­ga­toires et pas d’autres. Le résul­tat est affligeant.
    Ils sont les anar­chistes du fric, ce qui ne mène qu’à l’horreur.

    S’il n’y a pas de main divine, que pour­rait on trou­ver d’autre ?

    Sans nous concer­ter, Mor­pheus et moi avons écrit avec des mots dif­fé­rents, ici je sur­dé­ve­loppe, que la loi, le contrat social, la struc­tu­ra­tion et toutes cette sorte de bonnes choses alié­nantes ne sont là que pour pal­lier à notre carence en conscience, et au fait que l’empathie, c’est à dire la covi­bra­tion émo­tion­nelle, ne sont pas le moteur prin­ci­pal de nos actes.

    Il y a là une piste bien maigre de réflexion. Des expé­riences anar­chistes, locales dans le temps et l’es­pace, démontrent cepen­dant qu’elle est por­teuse d’espoir.
    Pour qu’elle soit plus que cela, il faudra(it) l’oser.

    Je pousse le bouchon »>

    Nous avons en nous quelque chose qui cloche au niveau de la défi­ni­tion de la liberté :

    Tant que nous res­te­rons cris­pés sur le lieu com­mun « ma liber­té s’ar­rête là où com­mence celle des autres », le pro­blème sub­sis­te­ra, car une telle pen­sée ancre l’or­ga­ni­sa­tion humaine dans le conflit ; quoi­qu’on fasse pour s’or­ga­ni­ser en syner­gie socié­tale : le ver est dans la pomme ( la tronche ).

    Si au contraire nous réus­sis­sions à inté­grer dans notre psy­ché une défi­ni­tion empa­thique de la liber­té, du genre « ma liber­té, c’est de savoir et pou­voir obéir à mon cœur » et une défi­ni­tion empa­thique du bon­heur, du genre « Mon bon­heur s’embrase là où com­mence celui de l’autre », alors le sus­dit casse tête serait obsolète.

    L’es­pèce humaine a ceci de par­ti­cu­lier en com­pa­rai­son avec l’es­pèce four­mi, que l’in­di­vi­dua­li­té y est maxi­male et le com­mu­nisme géné­tique minimal.

    Si bien que pour vivre ensemble il nous faut inven­ter un ciment.
    Ce peut être le contrat, l’a­na­lyse, la codé­ci­sion, et même la si peu sou­hai­table dictature.
    Mais nous n’a­vons que peu expé­ri­men­té le cœur.
    Quel dommage .…..

    Sau­rons nous muter ?

    Réponse
  42. J-Stéphane

    Bon­jour,

    @50

    Très, très bonne cri­tique sur la démo­cra­tie à l’Oc­ci­den­tale. Elle démontre bien que par ses méca­nismes il en résulte une fourbe dictature.

    Ne serait-ce que par l’é­lec­tion où 51 % = 100 % et 49 % = 0 %, tout en gar­dant à l’es­prit qu’il ne s’a­git que des voix de ceux qui ont choi­si un maître.

    Les méca­nismes d’une démo­cra­tie digne de ce nom doivent prendre en compte toutes les voix, et les mettre en concur­rence au quo­ti­dien, pas seule­ment et par­tiel­le­ment au moment des élec­tions. Chaque arti­san de la socié­té doit pou­voir choi­sir ses outils pour oeu­vrer vers l’ex­cel­lence, et ain­si faire légion.

    Si les méca­nismes élec­to­raux actuels inter­prètent l’abs­ten­tion comme une volon­té déli­bé­rée du citoyen de renon­cer à son pou­voir démo­cra­tique, il en sera tout autre­ment en votant blanc.

    Un gou­ver­ne­ment démo­cra­tique n’a rien d’une démo­cra­tie citoyenne.

    Réponse
  43. J-Stéphane

    Ana,

    à « ma liber­té s’ar­rête là où com­mence celle des autres » je pré­fère pen­ser « ma liber­té c’est nous, ma pri­son c’est moi »

    Réponse
  44. Ronald

    D’ac­cord aus­si. Excellent post 50. Il va sûre­ment se retrou­ver avec plein de cadres bleus, de sur­li­gne­ments jaunes et de lettres rouges 🙂

    Une jolie remarque de Anne Archet que je n’a­vais jamais rele­vé, c’est l’ar­naque de ceux qui disent « la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive est fra­gile » (sous-enten­du : donc il faut la défendre).

    Réponse
  45. Morpheus

    On ne peut pas être libre en enfer­mant les autres dans nos propres sché­mas, ni de pen­sée, ni d’agir.

    Celui qui fait cela devient lui-même l’es­clave de la tyran­nie qu’il impose aux autres, et cela, Étienne de la Boé­tie l’a déjà consta­té au XVIe s.

    Celui qui impose son ordre doit sans cesse être en garde contre ceux qui vou­dront, soit reprendre leur liber­té, soit acca­pa­rer sa posi­tion de maître.

    Mais la liber­té n’est pas néces­sai­re­ment la clef. On la porte au pinacle car elle s’af­firme — faus­se­ment ! — comme l’al­pha et l’o­mé­ga du pro­grès, de l’hu­ma­nisme, de la démocratie.

    Plu­tôt que la liber­té, qui est le leit­mo­tiv, tant des phy­sio­crates que des « libé­raux » (terme trom­peur), car il consacre LEUR liber­té d’en­fer­mer les autres dans leurs propres schèmes, LEUR liber­té d’ex­ploi­ter la fai­blesse et l’a­lié­na­tion (comme l’ex­plique le texte de J.C. ci-dessus).

    Or, le vrai cœur de l’hu­ma­nisme et de la démo­cra­tie, ce n’est pas la liber­té, mais l’é­ga­li­té. Ce n’est pas par hasard que les grecs dis­po­saient de plu­sieurs termes pour défi­nir l’égalité :

    > iso­no­mia, qui désigne l’é­ga­li­té des droits poli­tiques et l’é­ga­li­té devant les lois.

    > isè­go­ria, qui désigne l’é­gal droit de parole dans les assem­blées poli­tiques des citoyens.

    > iso­go­nia, qui désigne l’é­ga­li­té par la nais­sance entre tous les citoyens de la cité.

    > iso­kra­tia, qui désigne l’é­ga­li­té de pou­voir entre tous les citoyens libres de la cité.

    Tou­te­fois, remar­quons que quand Héro­dote décrit la nais­sance de la démo­cra­tie athé­nienne, il met en évi­dence l’i­sè­go­ria et non l’i­so­no­mie comme prin­cipe de l’é­ga­li­té : ce que les démo­crates athé­niens ché­rissent le plus dans l’é­ga­li­té, c’est l’i­sè­go­ria, pas l’isonomie.

    Pour com­prendre cette éton­nante pré­fé­rence, il convient de conve­nir de la nature de l’é­ga­li­té, car celle-ci peut revê­tir deux com­pré­hen­sions concou­rantes. L’une tient que tous les êtres humains sont par nature et par essence égaux — c’est-à-dire sem­blables — et qu’ils ont dès lors tous droit à une part équi­table de tout ; l’autre convient que tous doivent béné­fi­cier de chances équi­tables, comme les cou­reurs du Marathon.

    Ain­si, tan­dis que l’i­so­no­mie, qui accorde une voix poli­tique égale à tous les citoyens, peut sup­po­ser une éga­li­té de nature aus­si bien qu’une éga­li­té de chance, l’i­sè­go­ria est une pure éga­li­té de chances, et il en sort que les Athé­niens auraient accor­dé plus d’im­por­tance à l’é­ga­li­té des chances plu­tôt qu’à l’é­ga­li­té de nature et d’essence.

    Ceci est bien décrit par Ber­nard Manin. Il se peut néan­moins que cette lec­ture soit celle d’Hé­ro­dote, non la véri­té sur les pré­fé­rences des Athé­niens. Il faut appro­fon­dir la réflexion sur la forme de l’é­ga­li­té si nous vou­lons déter­mi­ner quelle en est la meilleure pour bien gérer la vie dans la cité.

    Si nous sup­po­sons qu’il est pré­fé­rable d’a­dop­ter l’é­ga­li­té de chance plu­tôt que d’es­sence, nous devons voir si cela se trouve dans la réa­li­té de la cité. C’est-à-dire, il convient que tous aient, effec­ti­ve­ment, les mêmes chances au départ de la vie – ou à tout le moins, à l’en­trée de l’âge adulte. Tous doivent donc avoir reçu une édu­ca­tion égale, un accès au savoir égal et béné­fi­cier d’une for­tune égale au moment de l’en­trée dans l’âge adulte.

    Les citoyens libres d’A­thènes avaient tous accès au savoir et à l’é­du­ca­tion let­trée, mais cepen­dant, tous n’é­taient pas égaux en for­tune. Ceux qui dis­po­saient de peu de for­tune — les pauvres, qui étaient plus nom­breux que les riches — devaient consa­crer une plus grande part de leur temps à gagner leur pain, et ain­si, dis­po­saient de moins de liber­té pour étu­dier et rece­voir un ensei­gne­ment. Les pré­oc­cu­pa­tions des uns étaient tour­nées vers les besoins de la néces­si­té du corps, tan­dis que les pré­oc­cu­pa­tions des autres pou­vaient se consa­crer plei­ne­ment aux besoins de la néces­si­té de l’es­prit, puisque les néces­si­tés du corps étaient assu­rées par leur fortune.

    Il res­sort qu’il ne pou­vait y avoir, véri­ta­ble­ment, d’é­ga­li­té de chance à l’en­trée de l’âge adulte. Il eut fal­lu, pour cela, que l’on prenne aux riches pour don­ner aux pauvres, afin que tous aient une for­tune égale. Il man­quait donc une forme d’é­ga­li­té que les Athé­niens n’ont jamais prise en compte dans l’i­déal démo­cra­tique : l’é­ga­li­té de for­tune – « isoikonomos ».

    Donc, cette inéga­li­té de for­tune engendre un dés­équi­libre qui rend caduque l’é­ga­li­té des chances, et qu’a­vec le temps, ce dés­équi­libre ne fait que croître et cela concours à aug­men­ter les inéga­li­tés de for­tune. Or, les inéga­li­tés de for­tune, lors­qu’elle deviennent trop grandes, sont causes de maints désordres, conflits et injus­tices. Elles nuisent donc à la bonne entente et à la bonne ges­tion de la cité dans la paix.

    L’i­né­ga­li­té de for­tune empêche d’ac­cé­der à l’un des objets fon­da­men­tal de la démo­cra­tie : l’autonomie.

    Au sens pre­mier, le terme « auto­no­mie » désigne celui qui fait ses propres lois. Il revêt cepen­dant, par déduc­tion, un autre sens : celui qui ne dépend pas d’au­trui.

    En effet, celui qui dépend d’au­trui, notam­ment pour la néces­si­té des besoins du corps, est par nature sou­mis à autrui, si bien qu’il ne dis­pose pas d’une totale liber­té dans ses choix. Celui qui pour­voit aux besoins du corps d’un autre dis­pose de fait d’un ascen­dant sur lui et peut user de cet ascen­dant pour influen­cer ses choix ; il lui impose donc ses règles, donc ses lois. On dit que la per­sonne dépen­dante est « hété­ro­nome ». C’est le cas de tout le peuple dans les formes monar­chique et aris­to­cra­tique, où le com­mun est sou­mis à des lois pour les­quelles il ne peut mais. On com­prend mieux pour­quoi les « libé­raux » sont de grands fer­vents de l’é­lec­tion : ils com­prennent par­fai­te­ment cette dépen­dance (« Je ne crains pas le suf­frage uni­ver­sel ; les gens vote­ront comme on leur dira »).

    Mor­pheus

    Réponse
  46. J.C

    Le meilleur moyen d’a­me­ner les condi­tions d’une anar­chie apai­sée, c’est de per­mettre à tout un cha­cun d’ac­cé­der à tous ce dont il a besoin pour vivre gra­tui­te­ment. Si les res­sources ne sont acces­sible à tous en quan­ti­té et en qua­li­té suf­fi­sante nous n’au­rons rien d’autre qu’une guerre civile.

    Une orga­ni­sa­tion sans hié­rar­chie sociales ni tra­vaux for­cés, j’ap­pelle ça une démo­cra­tie indi­vi­dua­li­sée.
    Je pré­fère cette déno­mi­na­tion plu­tôt que celle d’a­nar­chie pure et dure qui pour­rait avoir comme conno­ta­tion l’ab­sence de tout type d’organisation.

    D’autre par­le­rons d’une socié­té au-delà de la poli­tique, de la misère et de la guerre, ce qui n’est pas mal non plus puisque cela écarte tous ces sys­tèmes de pou­voir poli­tique qui ne sont que des moyens d’a­lié­na­tion de l’individu.

    Ain­si, pour ce qui est de l’es­cla­vage, c’est tou­jours le même pro­blème quelles que soient les époques : s’ils avaient été riches, les esclaves n’au­raient pas le sta­tut d’es­clave. Mais comme dans une éco­no­mie basée sur la rare­té, il y a for­cé­ment com­pé­ti­tion, inéga­li­té, ration­ne­ment et exploi­ta­tion for­cée des popu­la­tions par le chan­tage de l’ac­cès aux richesses, le sta­tut d’homme libre reste une chimère.

    Ce sys­tème est la cause de la des­truc­tion de l’en­vi­ron­ne­ment, de la misère et des guerres.
    Vou­loir main­te­nir les indi­vi­dus dans un tel sys­tème d’es­cla­vage où ils doivent gagner le droit de vivre en étant exploi­té, où il ne peut y en avoir pour tous pour que le sys­tème se per­pé­tue alors qu’on peut faire autre­ment est un crime contre l’hu­ma­ni­té et plus lar­ge­ment un crime contre la vie.

    Jacque Fres­co résume cela très bien : éco­no­mie, démo­cra­tie et liber­té en 10 minutes

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  47. Étienne

    « Vou­lez-vous donc don­ner à l’État de la consis­tance, rap­pro­chez les degrés extrêmes autant qu’il est pos­sible ; ne souf­frez ni des gens opu­lents ni des gueux. Ces deux états, natu­rel­le­ment insé­pa­rables, sont éga­le­ment funestes au bien com­mun ; de l’un sortent les fau­teurs de la tyran­nie, et de l’autre les tyrans : c’est tou­jours entre eux que se fait le tra­fic de la liber­té publique : l’un l’achète, et l’autre la vend. »

    Rous­seau, Le contrat social (cha­pitre XI des divers sys­tèmes de légis­la­tion), 1762.


    Le luxe cor­rompt à la fois le riche et le pauvre,
    l’un par la pos­ses­sion l’autre par la convoitise ;

    il vend la patrie à la mol­lesse, à la vanité ;
    il ôte à l’É­tat tous ses citoyens
    pour les asser­vir les uns aux autres,
    et tous à l’opinion.

    L’une des fonc­tions les plus impor­tantes du gouvernement
    est de pré­ve­nir l’ex­trême inéga­li­té des fortunes.

    Rous­seau.


    Étrange et funeste consti­tu­tion où les richesses accu­mu­lées faci­litent tou­jours les moyens d’en accu­mu­ler de plus grandes, et où il est impos­sible à celui qui n’a rien d’acquérir quelque chose ; où l’homme de bien n’a nul moyen de sor­tir de la misère ; où les plus fri­pons sont les plus hono­rés et qu’il faut néces­sai­re­ment renon­cer à la ver­tu pour deve­nir un hon­nête homme ! 

    Je sais que les décla­ma­teurs ont dit cent fois tout cela ; mais ils le disaient en décla­mant, et moi je le dis sur des rai­sons ; ils ont aper­çu le mal, et moi j’en découvre les causes, et je fais voir sur­tout une chose très conso­lante et très utile en mon­trant que tous ces vices n’appartiennent pas tant à l’homme, qu’à l’homme mal gouverné.

    Jean-Jacques Rous­seau,
    Pré­face de NARCISSE ou l’A­mant de lui-même (1752).


    Il n’y a plus aujourd’­hui de Fran­çais, d’Al­le­mands, d’Es­pa­gnols, d’An­glais même, quoi qu’on en dise ; il n’y a que des Euro­péens. Tous ont les mêmes goûts, les mêmes pas­sions, les mêmes mœurs, parce qu’au­cun n’a reçu de forme natio­nale par une ins­ti­tu­tion par­ti­cu­lière. Tous dans les mêmes cir­cons­tances feront les mêmes choses ; tous se diront dés­in­té­res­sés et seront fri­pons ; tous parie­ront du bien public et ne pen­se­ront qu’à eux-mêmes ; tous van­te­ront la médio­cri­té et vou­dront être des Cré­sus ; ils n’ont d’am­bi­tion que pour le luxe, ils n’ont de pas­sion que celle de l’or. Sûrs d’a­voir avec lui tout ce qui les tente, tous se ven­dront au pre­mier qui vou­dra les payer. Que leur importe à quel maître ils obéissent, de quel État ils suivent les lois ? pour­vu qu’ils trouvent de l’argent à voler et des femmes à cor­rompre, ils sont par­tout dans leur pays.

    Jean-Jacques ROUSSEAU (1771−1772)
    Consi­dé­ra­tions sur le gou­ver­ne­ment de Pologne et sur sa réfor­ma­tion projetée. 

    Réponse
  48. Ana Sailland

    Chez Rous­seau, la den­si­té est telle que chaque ligne méri­te­rait un colloque.

    Exemple :
    « tous ces vices n’appartiennent pas tant à l’homme, qu’à l’homme mal gou­ver­né » »> Je pour­rais dire cela un jour et le contraire le len­de­main, car c’est un vrai sujet qui ne se satis­fait pas du tran­chant boo­léen, et il est plein de pro­tu­bé­rances. Qui n’ai­me­rait pas en débattre avec lui … C’est ennuyeux la mort quand même 😉

    Réponse
  49. J-Stéphane

    Le prin­ci­pal pro­blème avec les gou­ver­ne­ments démo­cra­tiques, c’est que comme tous les autres régimes poli­tiques, leurs gou­vernes ne sont pas dic­tées par leur peuple.

    Réponse
  50. J.C

    Le pro­blème de tout gou­ver­ne­ment, c’est qu’il s’a­git tou­jours d’hommes gou­ver­nés par d’autres hommes.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  51. Morpheus

    Je vou­drais aller plus loin dans l’a­na­lyse de la notion d’égalité.

    Selon Ber­nard Manin, il y aurait donc deux approches contra­dic­toires de l’é­ga­li­té : l’é­ga­li­té de nature (nous sommes tous des êtres humains, donc nous sommes égaux et devons donc rece­voir une part du pou­voir équi­va­lente à celle des autres) et une éga­li­té de chances (nous ne sommes pas égaux, mais nous avons tous les mêmes chances – ou devons avoir les mêmes chances – d’ob­te­nir un pou­voir politique).

    On voit bien que l’é­ga­li­té des chances est encore de nos jours la notion qui est por­tée par l’es­ta­blish­ment, et pour cause : l’é­ga­li­té des chances rentre par­fai­te­ment dans le para­digme d’une socié­té où la com­pé­ti­tion est mise au cœur de tous les pro­ces­sus, qu’ils soient poli­tique, éco­no­miques, spor­tifs, etc.

    Cette approche de l’é­ga­li­té sert donc avant tout les défen­seurs du libé­ra­lisme, du capi­ta­lisme, bref : ceux qui défendent l’ex­ploi­ta­tion des uns (le grand nombre) par les autres (le petit nombre).

    Pour­tant, je ne vois guère en quoi il puisse jamais y avoir une « éga­li­té de chance » autre­ment que dans le tirage au sort. En cela, la pro­cé­dure athé­nienne est indé­mon­table, et les cal­culs sta­tis­tiques aux­quels nous pou­vons nous réfé­rer de nos jours pour le démon­trer sont la meilleure preuve (scien­ti­fique). Nous dis­po­sons donc de tous les outils néces­saires pour éta­blir des méca­nismes de dési­gna­tion par le sort par­fai­te­ment équi­tables, contrô­lables et vérifiables.

    Même la vision athé­nienne (du moins selon l’in­ter­pré­ta­tion d’Hé­ro­dote), qui met en avant l’i­sè­go­ria plu­tôt que l’i­so­no­mie me parait critiquable.

    En effet, si tout le monde peut s’ex­pri­mer à l’as­sem­blée, nous savons que, pour la plu­part, ceux qui s’y expri­me­rons seront prin­ci­pa­le­ment ceux qui savent s’ex­pri­mer en public (et n’ont pas de com­plexe à le faire), et qui plus est, ceux qui auront une influence seront ceux qui ont un réel talent ora­toire, per­met­tant de se faire com­prendre du plus grand nombre. Pour qu’il y ait une réelle éga­li­té de chances pour tous à cet exer­cice, il fau­drait au préa­lable que les citoyens soient tous for­més (à l’é­cole) à cet exer­cice, et de façon sérieuse (pas pour faire joli et jus­ti­fier le pro­gramme sco­laire). Mais même dans ce cas, nous savons que tous n’au­ront pas le même talent. Donc, nous savons que l’é­ga­li­té dans l’exer­cice de l’i­sè­go­ria est un mythe : il ne peut pas être atteint, seule­ment approché.

    Atten­tion, disant cela, je ne veux nul­le­ment mettre à mal l’i­sè­go­ria, la liber­té de parole, qui est bien sûr indis­pen­sable. Je dis juste qu’on ne peut pré­tendre qu’il y a éga­li­té de chance dans l’exer­cice de l’i­sè­go­ria, cela même si l’on ins­truit les citoyens en ce sens. Je reste tou­te­fois bien conscient que ce qu’on obtien­drait, dans pareille situa­tion, serait incom­pa­ra­ble­ment supé­rieur à ce que nous avons aujourd’hui !

    Donc, des cinq approches de l’é­ga­li­té misent en avant (les quatre prisent en compte par les grecs, et celle que j’ai ajou­tée, l’i­soi­ko­no­mos), il me semble que les plus essen­tielles sont, dans l’ordre d’importance :

    1) l’é­ga­li­té éco­no­mique (isoi­ko­no­mos)
    2) l’é­ga­li­té poli­tique (iso­no­mie)
    3) l’é­gal droit de parole (isè­go­ria)

    L’i­so­go­nia (l’é­ga­li­té de nais­sance) et l’i­so­kra­tia (l’é­gal pou­voir) me semblent sujet à débat et interprétation.

    Qu’en­ten­dons-nous par éga­li­té de nais­sance ? S’a­git-il de la notion de « droit du sol » – celui qui nait sur un ter­ri­toire doit être consi­dé­ré comme un égal et béné­fi­cier des mêmes droit ? Dans ce cas, nous sommes contraint de lier la per­sonne (et ses droits) à un ter­ri­toire. Cela peut avoir un cer­tain sens, mais cela induit néces­sai­re­ment une dis­cri­mi­na­tion avec ceux qui sont nés sur un autre ter­ri­toire, et donc, cela va à l’en­contre d’un prin­cipe huma­niste essen­tiel qui veut que, tous humains nés la pla­nète Terre (notre véri­table « ter­ri­toire d’ap­par­te­nance com­mune »), nous soyons tous inter­dé­pen­dants et égaux (pas besoin de Dieu dans cette affaire, nous sommes égaux parce que face aux forces de la nature, cha­cun est ren­du égal aux autres).

    Donc, la notion de ter­ri­toire, et donc de fron­tières et de nations, peut se jus­ti­fier dans une cer­taine mesure, mais pose pro­blème dans une autre mesure.

    C’est le hia­tus entre mon­dia­lisme et inter­na­tio­na­lisme. Le mon­dia­lisme veut une abo­li­tion des fron­tières, l’in­ter­na­tio­na­lisme repose, par défi­ni­tion (inter = entre, donc « inter­na­tio­nal » = entre les nations), sur le res­pect mutuel des fron­tières et de la sou­ve­rai­ne­té des nations. Un inter­na­tio­na­liste sin­cère et lucide est donc nor­ma­le­ment sou­ve­rai­niste. Un mon­dia­liste sera néces­sai­re­ment pour l’a­bo­li­tion des nations, donc des sou­ve­rai­ne­tés nationales.

    Si je défend l’i­dée d’une éga­li­té éco­no­mique et que je pousse le pro­jet d’une éco­no­mie basée sur le par­tage équi­table des res­sources, non moné­taire (sans argent ni mon­naie, donc abo­li­tion du com­merce), je devrait néces­sai­re­ment être mondialiste.

    Or, le mon­dia­lisme actuel repose entiè­re­ment, lui, sur le para­digme de l’é­co­no­mie moné­taire et le com­merce (donc sur la péren­ni­sa­tion et l’ar­ti­fi­cia­li­sa­tion de la pénu­rie) : les mon­dia­listes d’au­jourd’­hui veulent faire sau­ter les fron­tières et les nations pour pou­voir exer­cer leur pillage et leur exploi­ta­tion sans limites. Tout le contraire du pro­jet que je défend.

    D’autre part, je sais aus­si par expé­rience que l’on ne peut, pra­ti­que­ment par­lant, agir que dans une échelle de proxi­mi­té. Mon action poli­tique se fait donc avant tout au niveau de l’en­droit où je vis, de ma com­mune, mon can­ton, ma région. Même la nation est déjà un ter­ri­toire trop grand à l’é­chelle humaine.

    Le prin­cipe de fédé­ra­tion de com­munes à la Prou­dhon devrait me per­mettre de résoudre ce hia­tus. Il faut donc que notre sys­tème démo­cra­tique repose sur la base des com­munes, des enti­tés à échelle humaine où les membres ont la pos­si­bi­li­té de se connaître, se croi­ser, se par­ler. Ce sont ces enti­tés qui doivent consti­tuer la base struc­tu­relle de la fédé­ra­tion mon­diale qui est néces­saire au pro­jet « mon­dia­liste » que je porte, qui ne serait plus un pro­jet inter­na­tio­na­liste, mais pas non plus le mon­dia­lisme du com­merce débri­dé tel qu’il existe.

    Entre le monde d’au­jourd’­hui et celui que j’en­vi­sage, il y a donc un saut quan­tique assez remar­quable à effec­tuer. D’une part, il fau­drait abo­lir les fron­tières natio­nales actuelles et y sub­sti­tuer des « fron­tières » com­mu­nales (bien plus nom­breuses), d’autre part assu­rer le bon fonc­tion­ne­ment d’une fédé­ra­tion mon­diale entre toutes ces enti­tés de petite taille. Si l’on intègres les prin­cipes du pro­jet Venus, alors il s’a­gi­rait d’une sorte de fédé­ra­tion de cités-états sou­ve­raines mais néan­moins inter­dé­pen­dantes les unes des autres et qui toutes acceptent le prin­cipe du par­tage équi­table des res­sources de la planète.

    Cha­cune de ces enti­tés (com­munes ou cités-états sou­ve­raines, je ne sais pas quel nom leur don­ner, mais peu importe), aurait le même dis­po­si­tif de relais cyber­né­tique aux don­nées mon­diales concer­nant les res­sources de la pla­nète. Nous ne sommes donc pas dans une situa­tion de « sys­tème cen­tra­li­sé », qui est tou­jours un dan­ger et évoque imman­qua­ble­ment le prin­cipe d’é­co­no­mie pla­ni­fiée façon com­mu­niste. Si la ges­tion de la répar­ti­tion des res­sources est com­mune, en revanche l’u­ti­li­sa­tion des res­sources est locale et reste du res­sors « sou­ve­rain » de chaque cité (et du ter­ri­toire qu’elle admi­nistre). On est donc loin de la pla­ni­fi­ca­tion com­mu­niste. Par contre, dans chaque cité (com­mune) on a bel et bien un « sys­tème cen­tra­li­sé : le centre de la cité ras­semble les sys­tèmes de ges­tion cyber­né­tique et consti­tue le centre de l’ac­ti­vi­té éco­no­mique (au vrai sens du terme : ges­tion et répar­ti­tion des res­sources), essen­tiel à la vie de la cité.

    On sait déjà la pre­mière étape de ce pro­jet : éta­blir une décla­ra­tion com­mune que les res­sources de la pla­nètes sont le patri­moine com­mun de tous les êtres vivants de cette pla­nète, et faire que cette décla­ra­tion soient inclue dans les consti­tu­tions de toutes les « cités-états » de la pla­nète et ait donc force de loi.

    Se fai­sant, j’en pro­fite pour revoir et cor­ri­ger la décla­ra­tion uni­ver­selle des droits de l’homme, qu’il est plus que temps de dépous­sié­rer, et sur­tout de cor­ri­ger, notam­ment concer­nant la notion de « pro­prié­té ». Ici, j’en appelle aux tra­vaux de Ber­nard Friot et sa défi­ni­tion de la pro­prié­té d’u­sage, oppo­sée à la pro­prié­té lucra­tive. For­cé­ment, cela dit, dans le contexte d’une éco­no­mie sans mon­naie, la notion même de pro­prié­té lucra­tive perd tout son sens. Pas celle de pro­prié­té d’u­sage, en revanche ! Elle demeure bel et bien essen­tielle pour déter­mi­ner l’es­pace per­son­nel pri­vé de tout un cha­cun, son espace de vie, et faire la dif­fé­rence avec les pro­prié­tés col­lec­tives (espace de tra­vail, zones de loi­sir, etc.) et les espaces publiques (qui sont à tous).

    Mais l’é­ga­li­té de nais­sance peut aus­si avoir un autre sens, l’i­dée que nous serions tous égaux à la nais­sance. Sur le plan indi­vi­duel, nous savons bien que ce n’est évi­dem­ment pas le cas, et heu­reu­se­ment. Par contre, sur le plan de l’es­pèce (humaine), nous sommes égaux : le pour­cen­tage de gènes dif­fé­rents qui jus­ti­fie les par­ti­cu­la­ri­tés des uns et des autres est infi­ni­té­si­mal. D’autre part, face à notre envi­ron­ne­ment, nous sommes éga­le­ment sem­blables, même si nous adop­te­rons des atti­tudes plus ou moins dif­fé­rentes. Enfin, sur un plan éthique, il ne devrait pas être très dif­fi­cile d’a­dop­ter l’i­dée que nous pou­vons fon­der une socié­té durable et pérenne, qui pro­fite à tous, en consi­dé­rant que nous sommes tous égaux, c’est-à-dire que nous devons nous accor­der les uns les autres la même valeur, en dépit de tout ce qui nous différencie.

    Le meilleur moyen pour par­ve­nir à cette éthique est la prise de conscience de notre inter­dé­pen­dance mutuelle, à tous les niveaux. En cela, la phi­lo­so­phie boud­dhiste est un outil de pre­mière bourre. Et les outils que le boud­dhisme a déve­lop­pé dans cette prise de conscience sont un héri­tage précieux.

    Bon, déso­lé du côté désor­don­né de cette inter­ven­tion, c’est pra­ti­que­ment une réflexion par écrit, une syn­thèse d’a­na­lyse per­son­nelle de la façon dont j’ar­ti­cule les don­nées que j’ai en main.

    Mor­pheus

    Réponse
  52. Marie

    @Morpheus, j’aime bien cette idée de « fron­tières com­mu­nales », plus facile à gérer conve­na­ble­ment, et parce qu’ef­fec­ti­ve­ment ce prin­cipe de petites cel­lules pro­tec­trices et orga­ni­sa­tion­nelles se retrouve dans toute la créa­tion naturelle.

    Réponse
  53. J.C

    Le rôle des poli­ti­ciens est d’im­po­ser des règles éco­no­miques et sociales qui per­met de main­te­nir le pou­voir en place, c’est à dire des déci­sions qui ren­forcent le pou­voir des riches.
    Dans une éco­no­mie basée sur les res­sources (EBR), le recours a des déci­sions humaines pour la ges­tion et la dis­tri­bu­tion des biens et des ser­vices est lar­ge­ment dépas­sé et com­plè­te­ment inap­pro­priée. Et puisque avec la dis­pa­ri­tion de la logique de la pénu­rie et du pro­fit propre à l’é­co­no­mie moné­taire, les inéga­li­tés par la stra­ti­fi­ca­tion sociale dis­pa­raissent, les com­bats idéo­lo­giques par­ti­sans n’ont plus lieu d’être.

    Or, au sein du pro­jet Vénus, il n’y a pas de repré­sen­tants, il n’y en a aucu­ne­ment besoin.
    Le tirage au sort dans ce contexte n’a donc pas d’ob­jet d’application.

    Pour­quoi alors ne pas s’en tenir au pro­jet Vénus, je n’y ai pas trou­ver de défauts jus­qu’à présent.

    bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  54. Ana Sailland

    Plus besoin de déci­sion. J’a­dore ton humour.

    Réponse
  55. Morpheus

    J.C, peut-être serait-il inté­res­sant que tu envi­sages la pos­si­bi­li­té que tu sub­sti­tues une illu­sion (ou une croyance) à une autre ?

    Dans le troi­sième volet de Matrix, il y a un inté­res­sant dia­logue entre l’ad­mi­nis­tra­teur de Zion (la cité sou­ter­raine des humains éveillés) et Néo.

    Dans ce dia­logue, l’ad­mi­nis­tra­teur invite Néo à visi­ter le niveau des machines. Il explique qu’il ne sait abso­lu­ment pas com­ment fonc­tionnent ces machines, mais qu’il sait par­fai­te­ment quelle est leur uti­li­té : puri­fier l’eau, ali­men­ter la cité en oxy­gène, etc.

    Néo s’in­ter­roge sur l’in­ten­tion de l’ad­mi­nis­tra­teur : que veut-il lui dire ? Il fait alors le rap­pro­che­ment entre les machines de la sur­face, qu’ils com­battent, et ces machines-là, dont leur sur­vie dépend.

    « Nous avons le contrôle sur ces machines » dit Néo. « Si nous le vou­lons, nous pou­vons les débran­cher ». L’ad­mi­nis­tra­teur abonde dans son sens, non sans lui faire alors remar­quer que si nous les débran­chions, il fau­drait alors nous deman­der quelles en seraient les consé­quences, sans eau ni air ?

    Le paral­lèle est fait entre le besoin que les hommes de Zion ont de ces machines, tout comme les machines de la sur­face ont besoin des humains de la Matrice pour leur énergie.

    C’est une par­faite allé­go­rie de l’in­ter­dé­pen­dance mutuelle des phénomènes.

    Cette inter­dé­pen­dance mutuelle, elle s’ins­crit en fili­grane dans les prin­cipes mêmes de la cyber­né­tique qui sous-tend l’as­pect tech­nique du Pro­jet Venus.

    Mais per­son­nel­le­ment, je ne peux m’empêcher de me deman­der, si nous par­ve­nions à une civi­li­sa­tion selon le PV, en arri­ve­rions-nous à la même situa­tion que l’ad­mi­nis­tra­teur ? A savoir quelle est la fonc­tion du sys­tème, mais ne pas du tout savoir com­ment il fonctionne ?

    En d’autres termes, être tota­le­ment dépen­dant du sys­tème, mais être inca­pable de le com­prendre, donc d’interagir avec ce système.

    Bien enten­du, nous savons per­ti­nem­ment que si l’ad­mi­nis­tra­teur ne sait pas com­ment fonc­tionne ces machines, il doit for­cé­ment y avoir des gens, à Zion, qui le savent, ne fut-ce que pour les entre­te­nir : sans entre­tient, toute créa­tion humaine est vouée à l’entropie.

    Donc se pose la ques­tion, puisque nous dépen­drions de ce sys­tème cyber­né­tique, du contrôle des per­sonnes com­pé­tentes, celle qui savent com­ment fonc­tionne le schmil­blick, car tout savoir est un pou­voir, en par­ti­cu­lier celui rela­tif à ce dont l’en­semble du peuple est dépendant.

    A cette ques­tion, je n’ai pas trou­vé de réponse satis­fai­sante, jus­qu’i­ci, dans le Pro­jet Venus, et c’est pour­quoi, bien que j’en défende tou­jours les idées, je reste cri­tique et prudent.

    Comme dans n’im­porte quel sys­tème social, le sys­tème cyber­né­tique du PV ne deman­de­ra qu’un petit nombre de per­sonnes com­pé­tentes pour l’en­tre­te­nir et le faire fonctionner.

    C’est d’au­tant plus fon­da­men­tal que dans le PV, TOUT le sys­tème repose ENTIÈREMENT sur le bon fonc­tion­ne­ment du sys­tème : s’il défaille, c’est tout ce sur quoi repose la struc­ture sociale qui s’ef­fondre, puisque cette struc­ture sociale repose sur le fait que cha­cun y trouve l’a­bon­dance. Si le sys­tème défaille, il n’y a plus d’a­bon­dance, et s’il n’y a plus d’a­bon­dance, la cohé­sion sociale ne marche plus.

    Actuel­le­ment, au Vene­zue­la, se rejoue une vieille pièce que nous ne connais­sons que trop bien. Comme au Chi­li juste avant le putch de Pino­chet, les mul­ti­na­tio­nales orga­nisent la pénu­rie des den­rées de pre­mière néces­si­té. Cette pénu­rie vise les classes moyennes (car au Vene­zue­la existe un pro­gramme qui assure l’ac­cès aux den­rées de pre­mière néces­si­té aux pauvres).

    Ce scé­na­rio n’est pas nou­veau. Il ne fait que repro­duire ce qu’il s’est pas­sé lors de la révo­lu­tion en France : l’or­ga­ni­sa­tion de la pénu­rie pour faire dérailler le sys­tème et prendre le pou­voir. Pour pou­voir orches­trer une telle pénu­rie, il faut se trou­ver aux com­mande des stock et/ou du sys­tème de distribution.

    Dans le Pro­jet Venus, le sys­tème de dis­tri­bu­tion est inté­gré au sys­tème cyber­né­tique. Cela signi­fie que le pou­voir dont tous dépendent se trouve entre les mains du petit pour­cen­tage de tech­ni­ciens qui font fonc­tion­ner le bousin.

    NOUS DEVONS POUVOIR CONTRÔLER CE PETIT NOMBRE (3% de la popu­la­tion selon les éva­lua­tions de Fres­co), et cela quoi qu’en dise ou qu’en pense Jacque Fres­co et Roxanne Meadows.

    Sans ces mesures démo­cra­tiques de contrôle, j’ai la crainte (tenace) que le sys­tème dont tous dépendent par­vienne, tôt ou tard, entre les mains de per­son­na­li­tés mal inten­tion­nées, qui, com­pre­nant le pou­voir qu’elles ont et sujettes à des lubies de contrôle et des ambi­tions méga­lo­manes, trans­forment le beau rêve de Jacque Fres­co en cau­che­mar Huxléien.

    Je ne crois pas au miracle d’une socié­té TOTALEMENT épu­rée des pul­sions de folie qui, peu ou prou, demeurent au moins en germe dans l’être humain, et cela même si je crois aux ver­tus sociales du Pro­jet Venus. Sou­viens-toi du sym­bole du Yin et du Yang : même dans la par­tie la plus blanche demeure une graine de noir…

    Mor­pheus

    Remarque : au XIVe s., le mot « machine » dési­gnait le « sys­tème de l’u­ni­vers » (Nou­veau dic­tion­naire éty­mo­lo­gique du fran­çais, Jac­que­line Picoche, Hachette/Tchou) > ils avaient déjà l’in­tui­tion (peut-être d’o­ri­gine reli­gieuse) des prin­cipes de la cyber­né­tique, lié insen­si­ble­ment au prin­cipe de l’in­ter­dé­pen­dance mutuelle des phé­no­mènes, que l’on retrouve dans l’hypo­thèse Gaïa de James Love­lock. On retrouve éga­le­ment l’illus­tra­tion de cette hypo­thèse dans le film AVATAR de James Cameron.

    Réponse
  56. Ana Sailland

    J.C, dans sa briè­ve­té, mon der­nier mes­sage n’é­tait pas convi­vial ; je m’ex­plique donc :

    Quelle que soient les tech­niques ima­gi­nables, il n’existe aucun sys­tème capable d’in­té­grer tous les besoins, tous les caprices, toutes les options phi­lo­so­phiques, sans frus­trer per­sonne et dans un res­pect total de la biosphère.

    Il y a for­cé­ment des ins­tants où des déci­sions doivent être prises, soit par une auto­ri­té, soit par une concer­ta­tion, soit par des « experts ».

    Mor­pheus, heu­reuse je suis de voir que tu pointes l’une de mes objec­tions anciennes. Il y en a d’autres 😉

    Je reste ancrée dans l’i­dée que l’é­co­no­mie (au sens vrai), la codé­ci­sion, plus la conscience de tous et de cha­cun, doivent être en har­mo­nie pour que la vie humaine per­dure heu­reuse. Et qu’il n’existe pas de solu­tion sim­pliste. Que toute solu­tion qui ne pas­se­rait pas par la conscience uni­ver­selle constante, crois­sante, et comme unique ges­tion­naire, ne serait que tota­li­ta­risme ou mort.

    Si la conscience ne gou­verne pas, l’es­pèce humaine perd son âme et son rang d’es­pèce humaine. Ici réside la limite infran­chis­sable de la cybernétique.

    Réponse
  57. Morpheus

    D’ac­cord je suis.

    Et comme ce degré de conscience ne peut s’ac­qué­rir que par l’ex­pé­rience, je consi­dère qu’un pro­ces­sus d’ap­pren­tis­sage en ce sens pas­se­ra par la mise en pra­tique et le déve­lop­pe­ment de sys­tèmes cybernétiques.

    Com­ment je le vois ?

    La mise en pra­tique, au moins dans un pre­mier temps (qui peut durer plu­sieurs géné­ra­tions, car je n’ai aucune idée du temps que néces­si­te­ra le saut quan­tique que nous évo­quons), des prin­cipes de la démo­cra­tie selon la graine athé­nienne, de la par­ti­ci­pa­tion citoyenne à la coges­tion du sys­tème cyber­né­tique de la ville selon le PV, per­met­trait, je le crois, de déve­lop­per ce degré de conscience.

    Le prin­cipe de rota­tion des charges et du tirage au sort – et j’i­rai jus­qu’à reje­ter le volon­ta­riat, car j’es­time que cha­cun doit pou­voir par­ti­ci­per à l’in­té­rêt col­lec­tif, et je consi­dère que le volon­ta­riat conserve encore bien des écueils ; après tout, il fut un temps où le ser­vice mili­taire était obli­ga­toire, alors pour­quoi pas un ser­vice civil obli­ga­toire, d’au­tant plus qu’il sera sur base du tirage au sort – ce prin­cipe, donc, per­met­trait poten­tiel­le­ment à tous d’être impli­qué dans le pro­ces­sus, d’y par­ti­ci­per, ce qui ouvre l’es­prit et fait prendre conscience, par l’ex­pé­rience per­son­nelle, de la réa­li­té de l’in­ter­dé­pen­dance, et de la néces­si­té de par­ta­ger à la fois les res­sources et les savoirs, et de col­la­bo­rer plu­tôt qu’en­trer en compétition.

    D’autre part, dans le cadre d’une éco­no­mie non moné­taire, sans pro­fit, énor­mé­ment de bar­rières sautent, et les prin­cipes dit « open source » ou « déve­lop­pe­ment ouvert » (au public) per­mettent à ceux qui ne sont pas tiré au sort de par­ti­ci­per quand même à tra­vers un sys­tème de par­ti­ci­pa­tion col­lec­tive en réseau.

    C’est au tra­vers de cette com­bi­nai­son que je vois une pos­si­bi­li­té réelle de faire évo­luer les consciences vers une conscience cyber­né­tique. Par le biais d’un tirage au sort non fon­dé sur le volon­ta­riat (pour que tous soit poten­tiel­le­ment ame­né à par­ti­ci­per un jour dans sa vie au fonc­tion­ne­ment de la cité) et la par­ti­ci­pa­tion volon­taire à tra­vers l’o­pen source, on garde les avan­tages tout en écar­tant les inconvénient.

    On garde aus­si un contrôle démo­cra­tique sur le fonc­tion­ne­ment du sys­tème (la « matrice »), sans som­brer ni dans l’an­gé­lisme, ni dans la paranoïa.

    Mor­pheus

    Réponse
  58. Morpheus

    Ana, je te ferai remar­quer que j’ai tou­jours eut cette réserve, il n’y a rien de nou­veau dans mon approche à ce sujet du PV. J’ai dès le début avan­cé qu’un contrôle selon les prin­cipes de la démo­cra­tie athé­nienne (revus et cor­ri­gés) devait s’ap­pli­quer au PV.

    Et j’ai tou­jours affir­mé qu’une démo­cra­tie à l’a­thé­nienne, dans le contexte d’une éco­no­mie moné­taire, ne résou­drait rien, car si la cause des causes de notre impuis­sance poli­tique serait réso­lue, la cause des causes des per­ver­sions sociales, elles, res­te­rait hors d’atteinte.

    Ma concep­tion est syncrétique.

    😉

    Mor­pheus

    Réponse
  59. Ana Sailland

    Le volon­ta­riat me dérange aussi.
    (L’o­bli­ga­toire aussi)

    Pas de démo­cra­tie sans conscience.
    Pas de conscience sans démocratie.
    C’est en se mou­chant qu’on devient moucheron 🙂

    Réponse
  60. Morpheus

    Nous ne le com­pre­nons pas encore, mais NOUS SOMMES des créa­tures cybernétiques…

    A moins que nous soyons une ano­ma­lie dans le sys­tème cyber­né­tique de la planète…

    Or, si ano­ma­lie il y a dans notre chef, en tant qu’es­pèce, ce n’est que depuis l’aube des civi­li­sa­tions, non depuis l’aube de l’espèce.

    Si le cœur de l’a­no­ma­lie est le manque de conscience, il faut faire le lien entre ce qui carac­té­rise les civi­li­sa­tions et les dys­fonc­tions que nous obser­vons : elles sont mor­ce­lées, ne conçoivent le monde que selon une por­tion congrue, ne per­çoive dès lors que la pénu­rie, et déve­loppe dès lors des sys­tèmes sociaux fon­dés sur ce caractère.

    Nous sommes arri­vé au point où la der­nière fron­tière est la pla­nète tout entière, qui consti­tue en elle-même un sys­tème – LE SYSTÈME ! Nous pou­vons donc (nous DEVONS) acqué­rir la conscience de cette uni­té, et l’in­té­grer dans notre concep­tion sociale. Nous ne pou­vons pas per­pé­tuer des sys­tèmes sociaux qui ne soient ins­crit que dans la per­cep­tion locale, car nous conti­nue­rions alors à réi­fier la réa­li­té, donc notre conscience.

    (réi­fier >< unifier)

    Mor­pheus

    Réponse
  61. Ana Sailland

    « Nous ne le com­pre­nons pas encore, mais NOUS SOMMES des créa­tures cybernétiques… » »>

    Vrai­ment ? Crois-tu que ce soit si simple ?

    « A moins que nous soyons une ano­ma­lie dans le sys­tème cyber­né­tique de la pla­nète… » »> Ou, plu­tôt qu’un acci­dent, un pro­to­type, la consé­quence iné­luc­table d’une évo­lu­tion qui dépasse l’a­ven­ture falote du cyto­plasme, le pre­mier sys­tème cyber­né­tique vivant équi­pé d’une boucle de rétro­ac­tion dont le libre arbitre nais­sant est l’un des com­po­sants essen­tiels, un com­po­sant nou­veau, ça vient de sor­tir, qui bou­le­verse tout.

    (((Pour être, l’i­nerte a besoin d’une conscience qui le contemple . Il devait donc accou­cher d’elle)))

    Réponse
  62. Ana Sailland
  63. Morpheus

    Per­son­nel­le­ment, j’adhère (à 90%). Le libre arbitre est une illu­sion, c’est une évi­dence. Au moment où je fais un choix, quel que soit ce choix, le choix est déjà fait. La ques­tion n’est pas de savoir quel choix je dois faire, mais pour­quoi j’ai fait ce choix. C’est-à-dire com­prendre qui je suis – ou plu­tôt CE que je suis, en com­pre­nant les causes de mes actes, c’est-à-dire les lignes de pro­gram­ma­tion qui m’ont mené à agir de telle ou telle façon.

    L’homme ne pou­vant accep­ter l’i­dée qu’il ne dis­pose pas du libre arbitre jus­ti­fie toutes ces (j’ai bien écrit « Ces » et non « Ses ») déci­sions a pos­te­rio­ri en affir­mant qu’il a libre­ment fait ces choix, sauf bien enten­du dans les cas où il n’as­sume pas les consé­quences de ces actes, auquel cas il trouve des excuses qui le déres­pon­sa­bi­lisent, ou nie avoir fait ces actions (« le déni est la plus pré­vi­sible des réac­tions humaines »).

    Nous n’a­vons, en réa­li­té, pas plus de libre-arbitre qu’un per­son­nage vir­tuel de jeu vidéo n’en a : il agit selon les pos­si­bi­li­tés offertes par le pro­gramme du jeu et les choix du joueur.

    Qui est votre joueur et quelles sont ses motivations ?

    😉

    Mor­pheus

    Réponse
  64. J-Stéphane

    Bon­soir,

    L’en­vi­ron­ne­ment modi­fie les espèces, l’es­pèce humaine modi­fie l’environnement…

    Réponse
  65. Marie

    Et si c’é­tait l’homme qui lais­sait son cer­veau le for­ma­ter après qu’il l’ait lais­ser domi­ner sa conscience, lais­sant celle-ci s’en­dor­mir et s’atrophiée…?
    Sa conscience, la même petite voix dont parle Eckart Tolle ?

    Réponse
  66. J.C

    Le fil de dis­cus­sion a bien avan­cé depuis ma der­nière visite. Je vais essayer de faire cours sans syn­thé­ti­ser trop non plus en fai­sant écho à ce que j’ai pu lire à par­tir du mes­sage 65

    Les 3% de la popu­la­tion dont il est ques­tion durant la phase d’é­mer­gence du pro­jet Vénus (TVP) reposent sur le volon­ta­riat et les qua­li­fi­ca­tions des per­sonnes néces­saires à à sa mise en place.

    Le volon­ta­riat signi­fie ici qu’ils ne seront ni payés ni obli­gés. Si j’ose une com­pa­rai­son, l’en­ga­ge­ment dans cette aven­ture relève plus de celle que l’on peut avoir dans une ONG que dans un par­ti politique.

    Mon gara­giste n’est pas mon repré­sen­tant mais il répare ma voi­ture car il a les qua­li­fi­ca­tions pour.

    Une fois opé­ra­tion­nel par­tout, c’est à dire au bout d’en­vi­ron 10 ans, tout le monde par­ti­ci­pe­ra à l’é­vo­lu­tion per­pé­tuelle de notre civilisation.

    Aujourd’­hui, les popu­la­tions sont tenu à l’é­cart de la connais­sance du fonc­tion­ne­ment du sys­tème. Dans le futur, un peu près tout le monde sera com­ment il fonc­tionne. Nous déve­lop­pe­rons des qua­li­fi­ca­tions que nous n’a­vons pas aujourd’­hui (on sait pourquoi).

    Il me semble impor­tant dans un pre­mier temps de défi­nir ce qu’en­tends J.Fresco et R.Meadows par socié­té cybernétique :

    « c’est l’ap­pli­ca­tion des tech­no­lo­gies de l’au­to­ma­ti­sa­tion et de l’in­for­ma­tique mises en com­mun. Tous les tra­vaux répé­ti­tifs, ennuyeux, dan­ge­reux etc. seront automatisés. »

    Roxanne pré­cise que ceci est déjà mis en appli­ca­tion aujourd’­hui dans cer­tains domaines scien­ti­fiques et tech­no­lo­giques où, en uti­li­sant l’au­to­ma­ti­sa­tion et l’in­for­ma­tique conjoin­te­ment, des tests en labo­ra­toires sont effec­tués de manière bien plus rapide et bien plus fiable que ne pour­raient le faire des êtres humains.

    Qu’é­merge une socié­té fon­dée sur l’é­ga­li­té débar­ras­sée du chan­tage moné­taire où la tech­no­lo­gie n’est pas uti­li­ser pour asser­vir le plus grand nombre mais au ser­vice de celui-çi dépend de notre capa­ci­té à nous édu­quer nous-même et à pro­mou­voir de telles idées.

    Ce qu’il faut gar­der à l’es­prit, c’est que la réa­li­té du monde ne nous per­met pas de retour­nez 100 ans en arrière, ce qui ne serait pas sou­hai­table d’ailleurs. Les machines rem­placent et rem­pla­ce­ront tou­jours davan­tage le tra­vail humain et c’est tant mieux.

    Une autre ques­tion qui a sou­vent été posée à J.Fresco et son équipe proche est celle de l’ap­pa­rence des machines et robots du futur, vont-ils res­sem­bler à des huma­noïdes ou des terminators ?

    (Je résume ici dans les grandes lignes la réponse avec ce que mon anglais me per­met de comprendre)
    Ils appa­raî­tront comme les autres machines, il ne res­sem­ble­ront pas à des humains.
    Par exemple, les pilotes auto­ma­tiques des avions de lignes ne res­semblent pas à un être humain assis à côté du pilote. Ces idées ne sont que nos propres projections.
    L’ap­pa­rence humaine, le corps n’est pas for­cé­ment la forme la plus opé­rante dans la majo­ri­té des cas pour les fonc­tions qu’oc­cupent les machines.

    Les images de « ter­mi­na­tor » cor­res­pondent aux peurs que nous avons sur le futur mais les artistes qui pro­duisent de telles idées n’ont sou­vent pas de véri­table connais­sances scien­ti­fiques et technologiques.

    D’autre part, leurs peurs sont en par­tie jus­ti­fiées au sein du sys­tème moné­taire dans lequel nous vivons actuel­le­ment parce que les gens ont peur de perdre leur emploi, les valeurs dans les­quels ils croient sont en train d’être dépas­sés. Ils en viennent à perdre leur famille et leur mai­son lorsque les ordi­na­teurs prennent leur place.

    Cepen­dant, dans une éco­no­mie basée sur les res­sources, la notion de pou­voir d’a­chat n’est plus com­pa­rable, vous ne per­dez plus votre temps à tra­vailler pour des choses qui ne vous apportent pas ce que vous souhaitez.
    Nous allons rem­pla­cer le tra­vail des gens par des machines et des sys­tèmes cyber­né­tiques aus­si vite que pos­sible afin que les gens puissent faire ce qui les inté­resse vraiment.

    Y a‑t-il un dan­ger à l’in­tel­li­gence arti­fi­ciel ? Les robots vont-ils prendre le pouvoir ?

    Non car les machines n’ont pas de sen­ti­ments. Le seul dan­ger vient des erreurs que pour­raient com­mettre les humains qui ne com­prennent pas com­ment fonc­tionne la machine : alors, ça ne fonc­tion­ne­ra pas correctement.

    Si vous détrui­sez un ordi­na­teur devant un autre ordi­na­teur, ça ne fera rien à l’or­di­na­teur. Il ne dira pas « je vais t’a­voir cette fois ou la pro­chaine », ils n’ont pas ces sen­ti­ments. Ils n’ont aucun sen­ti­ment. Si vous uti­li­sez l’or­di­na­teur tous les jours, il ne dira ou ne pen­se­ra jamais « eh oh ! Donne moi un jour de repos s’il te plait ».
    Il ne vous envie­ra pas, ne vous cri­ti­que­ra pas. Ils n’ont pas de fier­té et ne sou­haitent pas prendre votre place, ils font ce pour quoi ils sont pro­gram­més point.

    Ils n’ont pas d’i­dées de revanche ou autres, celles-ci sont des carac­té­ris­tiques humaines que les gens pro­jettent faus­se­ment sur les machines. Bien sûr, les machines peuvent sin­ger les atti­tudes humaines si on les pro­grammes pour, mais en réa­li­té, ils ne res­sentent rien.

    Ce n’est pas la tech­no­lo­gie elle-même qu’il faut craindre mais sa mau­vaise uti­li­sa­tion. Tant que la tech­no­lo­gie sera uti­li­sée dans la pers­pec­tive d’in­té­rêts égoïstes, cor­po­ra­tistes, natio­naux etc. au sein du sys­tème de com­pé­ti­tion moné­taire, on pour­ra consi­dé­rer qu’elle n’est pas uti­li­sée de manière appro­priée et ain­si, elle sera uti­li­sée contre les gens.
    Il est néces­saire de l’u­ti­li­ser pour libé­rer tout le monde et pour pro­té­ger l’environnement.

    Ain­si, lorsque cela sera véri­ta­ble­ment mis en pra­tique, les gens n’au­ront plus peur de la technologie.

    La ques­tion sui­vante est : que feront les gens si la robo­tique et la cyber­né­tique font tout pour eux ?

    Ils retour­ne­ront à l’u­ni­ver­si­té étu­dier ce qu’ils ont envie d’é­tu­dier et d’ap­prendre, quels que soient les domaines qui les intéressent.
    Les valeurs du futur seront très dif­fé­rentes de celles avec les­quelles nous lut­tons aujourd’hui.
    Nous pen­sons en terme de ce à quoi nous avons à faire aujourd’­hui, nous ne pou­vons pas même ima­gi­ner ce que seront les besoins du futur.
    Il y aura tou­jours des choses à amé­lio­rer et à découvrir.

    Il y a d’autres réponses à ces mêmes ques­tions dans d’autres vidéos, par­fois plus détaillées et plus pré­cises mais ça me semble déjà pas mal pour cette fois.

    Pour conclure, je dirais que dans une civi­li­sa­tion fon­dée sur la gra­tui­té, l’é­ga­li­té et l’ab­sence de hié­rar­chie, la notion même de cor­rup­tion n’a plus de sens.

    @ Ana

    « Si la conscience ne gou­verne pas, l’es­pèce humaine perd son âme et son rang d’es­pèce humaine. Ici réside la limite infran­chis­sable de la cybernétique »

    La cyber­né­tique n’a pas pour but de rem­pla­cer la conscience humaine mais d’a­mé­lio­rer les condi­tions qui per­mettent son épanouissement.

    En conclu­sion, je te rejoins sur le point de la conscience.
    Que la tran­si­tion vers un nou­veau para­digme soit pénible ou non dépend de notre capa­ci­té à faire évo­luer les men­ta­li­tés, à per­mettre à cha­cun de com­prendre les enjeux, bref à éveiller les consciences.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  67. J-Stéphane

    Bon­jour,

    JC, @76.

    « Ce n’est pas la tech­no­lo­gie elle-même qu’il faut craindre, mais sa mau­vaise utilisation. »

    Je trouve ce rai­son­ne­ment tel­le­ment juste qu’il peut même être cité comme une for­mule ; ce n’est pas la mon­naie elle-même qu’il faut craindre, mais sa mau­vaise utilisation.

    Réponse
  68. J-Stéphane

    L’argent n’est qu’un moyen pour pos­sé­der, pos­sé­der aujourd’­hui, mais sur­tout pos­se­der demain.

    Tant que nous n’a­ban­don­ne­rons pas cette notion de pos­sé­der au pro­fit de la notion d’u­sage, ou fixer des limites pour en prendre la direc­tion, il y aura tou­jours des moyens immo­raux pour s’ac­ca­pa­rer plus que de rai­son, et dans l’in­dif­fé­rence abso­lue de faire du tort aux autres.

    Pour les plus forts, c’est la vio­lence, pour les malins c’est l’es­cro­que­rie, pour les riches c’est l’achat…

    Réponse
  69. Ana Sailland

    Jean-Paul Gaillard psy­cho­logue sys­té­mi­cien relève une muta­tion chez les jeunes. Il fau­dra lire son livre 😉

    En rela­tion avec cela, voi­ci un truc qui m’est arri­vé, à Man­de­lieu (uni utopia):

    Plu­sieurs fois, et ailleurs mais à Man­de­lieu c’é­tait plus net :

    Je parle en public et avance une idée ori­gi­nale ou rare ; un jeune vient vers moi et me demande qu’on puisse en par­ler à la pause​.Je fré­tille d’aise, ain­si suis-je 😉 . Vient la pause, après les signaux convi­viaux usuels, j’ex­pose. Quand c’est fini, le jeune s’en va, ni fâché ni content, neutre. Au début, ça sur­prend. En fait, il éprou­vait le besoin d’en­ri­chir sa base de don­nées, rien de plus, et quand c’est fait, l’autre ne lui sert plus à rien, donc, il clique sur un autre dossier.

    J’en conclus, peut être à tort, que l’in­tru­sion de l’in­for­ma­tique dans le pro­ces­sus de connexion de l’hu­main à son monde subit à l’heure actuelle un cham­bou­le­ment fon­da­men­tal, avec une part de posi­tif, et une part de néga­tif qu’un jour peut être les anciens seront seuls à pou­voir détec­ter, puis­qu’eux fonc­tionnent en bimodal.

    Par ce récit, je veux dire que l’ir­rup­tion du machi­nisme et de la cyber­né­tique dans notre monde va modi­fier notre mode rela­tion­nel. Ce qui serait à craindre, c’est que la rela­tion humaine pro­fonde s’ap­pau­vrisse, au pro­fit d’é­changes (trocs) limi­tés à l’in­tel­lect et à la connais­sance, sans chaleur.

    Or, la cha­leur fait par­tie de l’hy­per­com­plexi­té, et c’est dans les inter­stices de l’hy­per­com­plexi­té que se trouvent des micro­se­condes de libre arbitre.

    La rela­tion entre le monde quan­tique et le libre arbitre est elle aus­si un sujet négli­gé … et instable.

    Réponse
  70. Morpheus

    Tout ce que tu décris, J.C, concer­nant le PV, je le com­prends par­fai­te­ment (mais ça, tu le sais 😉 ).

    Ce que je dis, moi, c’est que même si j’aime cette vision d’a­ve­nir, je ne suis pas du tout sûr qu’il ne s’a­gisse pas de la vision édul­co­rée d’un ave­nir sou­hai­té.

    Ce que Jacque et Roxanne décrivent, c’est la pro­jec­tion de leur vision de ce que DEVRAIT être l’a­ve­nir selon eux dans le cadre du PV. Mais comme le PV est une expé­rience que l’hu­ma­ni­té n’a jamais connue, nous ne pou­vons pas savoir à l’a­vance quel résul­tat concret cela don­ne­ra. La science, même la plus com­plète et la plus poin­tue, ne peut pré­su­mer de ce que sera l’a­ve­nir, même dans des situa­tions don­nées. On peut juste sup­po­ser, sur base des hypo­thèses scien­ti­fiques sou­te­nues dans le PV, que les rela­tions sociales seront beau­coup plus apai­sées au sein d’une socié­té comme celle-là (et je pense sin­cè­re­ment que ce sera le cas), mais on ne peut pas l’af­fir­mer avec cer­ti­tude, car nous n’en savons rien. C’est ce que nous sou­hai­tons, ce que nous espé­rons, ce sur quoi nous tablons. C’est un pari. J’ai certes ten­dance à croire que ce pari sera – au moins en grande par­tie – gagnant. Mais je n’en suis pas sûr !

    Cette incer­ti­tude est la ten­sion néces­saire, indis­pen­sable même, pour évi­ter le pire des écueil : que cette expé­rience, d’u­to­pique, devienne dystopique.

    Concer­nant la ques­tion des machines, je n’ai per­son­nel­le­ment aucun pro­blème avec ça, j’ai viré ma cuti à ce sujet. Les visions à la ter­mi­na­tor ne sont que la pro­jec­tion de notre peur, non des machines, mais de nous-même ! La meilleure preuve en est pré­ci­sé­ment leur anthro­po­mor­phisme. On retrouve cette peur éga­le­ment dans Blade Run­ner, de même que dans bien d’autres fictions.

    C’est une pro­jec­tion sur un objet expri­mé (qui « sort de nous », créé par nous) de notre côté obs­cure. La peur n’est donc pas la peur des machines, mais la peur de notre propre côté obs­cure, et ce que nous crai­gnons spé­ci­fi­que­ment en cela, c’est que les machines soient l’ex­pres­sion concré­ti­sée de ce côté obs­cure que nous crai­gnons en nous. C’est une peur très ancienne, qui s’ex­pri­mait bien avant la nais­sance des robots, notam­ment à tra­vers la figure du golem, qui plus tard devien­dra la créa­ture du doc­teur Fran­ken­stein, le « golem de chaire », avant de deve­nir le « golem de fer » terminator.

    Les récits de luttes entre l’homme et la machine sont une allé­go­rie de nos luttes contre la part obs­cure de l’être humain, rien de plus, rien de moins. Je gage que les craintes expri­mées par Ana à ce pro­pos soient, sub­ti­le­ment, de cette nature (bien que je com­prenne, Ana, que ce soit plus que cela, rassure-toi).

    Quand à la remarque dont tu fais part, Ana, concer­nant la « muta­tion » chez les jeunes, je te ferai remar­quer qu’à mon avis, elle n’est pas réel­le­ment per­ti­nente, dans la mesure où ce qu’ob­serve ce cher­cheur, de même que l’ex­pé­rience que tu as vécue, sont des phé­no­mènes qui résultent non d’un rap­port humain-infor­ma­tique dans le contexte (encore incon­nu, je le rap­pelle) d’une socié­té PV, mais bien des rap­ports humain-infor­ma­tique dans le contexte d’une socié­té pro­fon­dé­ment malade, per­ver­tie. Il n’est pas sou­hai­table de tirer des conclu­sions de ces obser­va­tions et ana­lyses en les pro­je­tant dans le cadre d’un envi­ron­ne­ment qui est radi­ca­le­ment dif­fé­rent de l’en­vi­ron­ne­ment actuel. Ce serait, com­ment dirais-je ? scien­ti­fique erro­né, ou mal­hon­nête. Un sophisme, quoi. 🙂

    Mor­pheus

    Réponse
  71. Morpheus

    A pro­pos de la cyber­né­tique, je vou­drais faire valoir, Ana, que j’ai l’im­pres­sion (tu me dira si je me trompe) que tu fais un rap­pro­che­ment entre la cyber­né­tique et la machine. Or, il m’ap­pa­rait que c’est une erreur. La cyber­né­tique est un terme qui, emprun­té par la science-fic­tion à la science, s’est trom­peu­se­ment asso­cié aux machines. Or, concep­tuel­le­ment, il n’en est rien. Je cite :

    La cyber­né­tique est une science des sys­tèmes auto­ré­gu­lés, qui ne s’in­té­resse pas tant aux com­po­santes qu’à leurs inter­ac­tions, et où est pris en compte avant tout leur com­por­te­ment glo­bal. C’est une modé­li­sa­tion de la rela­tion entre les élé­ments d’un sys­tème, par l’é­tude de l’in­for­ma­tion et des prin­cipes d’interaction.

    A aucun moment, dans cette défi­ni­tion, il n’est ques­tion de machine. La cyber­né­tique peut s’ap­pli­quer aus­si bien au fonc­tion­ne­ment de la « machine » 😉 bio­lo­gique humaine qu’à l’é­tude des inter­ac­tions au sein d’un banc de sar­dines ou aux inter­ac­tions com­plexes des flux d’éner­gie qui forment les phé­no­mènes cli­ma­tiques de la pla­nète Terre.

    Appli­qué au PV, la cyber­né­tique vise pré­ci­sé­ment à mode­ler un sys­tème d’ex­trac­tion / trans­for­ma­tion / dis­tri­bu­tion des res­sources opti­mal, qui repose et intègre les don­nées de la cyber­né­tique inhé­rente au « sys­tème Terre ». Dans ce cadre, l’u­sage des machines et de l’in­for­ma­tique de pointe vise à épar­gner aux humains (et aux ani­maux) les tâches pénibles, dan­ge­reuses, ennuyeuses qui étaient autre­fois (mais encore de nos jours) dévo­lues aux tra­vailleurs (esclaves) et aux bêtes de sommes. Je ne vois rien de per­vers dans cette perspective.

    Cette situa­tion n’o­bli­tère en rien la pos­si­bi­li­té des humains de s’a­don­ner à des acti­vi­tés qui soient en rap­port avec la trans­for­ma­tion, la pro­duc­tion, l’ar­ti­sa­nat et l’art, donc n’o­bli­tère en rien la pos­si­bi­li­té – la liber­té bien plus réelle que jamais – d’en­tre­te­nir un rap­port direct avec la nature et ses ressources.

    Au contraire, libé­ré des tâches obli­ga­toires qui contraignent des mil­lions de gens à s’a­don­ner, qu’elles le veuillent ou pas, à pareilles tâches, nous pour­rons pré­ci­sé­ment nous y adon­ner – si nous le vou­lons (et seule­ment si) avec mesure ET envie, non par néces­si­té et contrainte. Ce qui ne peut, il me semble, qu’être bien plus sain.

    Ceux qui le veulent pour­rons s’oc­cu­per d’un pota­ger. Ceux qui le veulent pour­rons sculp­ter la pierre, mode­ler la terre, tra­vailler le fer ou le cuivre, peindre, chan­ter, jouer d’un ins­tru­ment, ou sim­ple­ment pas­ser leur après-midi à médi­ter en pleine forêt. Ils en aurons bien plus le loi­sir qu’ils ne l’ont aujourd’hui.

    Mais là, c’est moi qui rejoins Jacque et Roxanne dans la pro­jec­tion de leur vision de ce que DEVRAIT être l’a­ve­nir selon le PV.

    Et quoi ? N’a­vons-nous pas le droit d’es­pé­rer ? Tant que l’es­poir n’oc­culte pas les écueils pos­sibles… C’est parce que je pré­serve l’in­cer­ti­tude que je peux conser­ver l’espoir.

    Mor­pheus

    Réponse
  72. Morpheus

    Pour affi­ner encore la notion de cybernétique.

    Éty­mo­lo­gi­que­ment, le mot « cyber­né­tique » (XXe s.) viens du mot savant grec kuber­ne­ti­kê « science de la régu­la­tion », pro­ve­nant de la famille grecque qui donne le mot gou­ver­ner (du grec kuber­nân « diri­ger », d’où kuber­nê­tês « pilote » ; emprun­té par le latin sous la forme guber­nare « gou­ver­ner », terme de la langue nau­tique (d’où gou­ver­nail).

    Donc, lorsque Jacque Fres­co explique que dans le PV, « il n’y a pas besoin de gou­ver­ne­ment », il est par­fai­te­ment cohé­rent avec le pro­jet, puisque dans ses obser­va­tions (et je défie qui­conque de démon­trer la non per­ti­nence) les gou­ver­ne­ments par les hommes ne fonc­tionnent pas et pro­duisent des cala­mi­tés, il sub­sti­tue ces gou­ver­ne­ments humains par un gou­ver­ne­ment cybernétique.

    La capa­ci­té de trai­te­ment de don­nées offerte de nos jours par la puis­sance infor­ma­tique, où n’in­ter­viennent ni les affects, ni les patho­lo­gies de l’âme humaine, si elles se calquent sur les rythmes natu­rels, sont, explique-t-il, une bien meilleur façon de géné­rer l’a­bon­dance recher­chée de tous temps par l’être humain.

    Bien évi­dem­ment, cette option nous enlève quelque-chose. Et c’est pour cela que nous résis­tons à cette option. Mais en y réflé­chis­sant, qu’est-ce que l’op­tion cyber­né­tique nous enlève réellement ?

    Voi­ci la réponse la plus per­ti­nente qui m’apparaisse :

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​W​H​a​y​f​O​0​O​ClU
    (déso­lé, pas trou­vé cet extrait en français)

    Et en disant cela, évi­dem­ment, je ne peux nier être en contra­dic­tion avec ce que j’ex­pose au poste 65. Alors com­ment puis-je récon­ci­lier ces deux points de vue ? Com­ment puis-je rési­lier l’i­né­vi­table conflit que ces deux points de vue génèrent en moi ?

    Je ne le peux pas. Ces deux points de vue conti­nuent – et conti­nue­rons – à se débattre en moi, à cause de ce que je suis : un être humain, doté d’une conscience de lui-même, d’une facul­té d’in­tel­li­gence, mais éga­le­ment d’un ins­tinct pri­mi­tif qui à est à l’o­ri­gine de ce que je suis. Avant de deve­nir un être humain, avant de deve­nir conscient, je suis ni plus ni moins un ani­mal. Mais pen­dant que je deviens, mal­adroi­te­ment, humain et conscient, je reste encore et tou­jours un animal.

    Mor­pheus

    Réponse
  73. Ana Sailland

    🙂 La ques­tion qui m’est posée au début du mes­sage 81 concerne un pro­ces­sus ima­gi­naire chez le cyber­ci­toyen qui la pose 🙂

    L’i­ma­gi­naire crée des leurres qui écarte sou­vent du che­min entre­pris. Il est en tel cas l’une des mul­tiples causes qui freinent l’é­mer­gence du libre arbitre.

    La joute dia­lec­tique de même, qui crée des mar­mites de géant dans le tor­rent des échanges.

    Dans ce laby­rinthe pié­geux de tout ce qui trouble une éven­tuelle pen­sée sereine, le libre arbitre s’ac­quiert donc de haute lutte et sa main­te­nance est labo­rieuse, voire impos­sible si on vise une continuité.

    Pour reve­nir à la question :

    Si j’é­cris vache et chèvre côte à côte, c’est en rai­son d’une cer­taine paren­té entre ces deux cyber­ca­té­go­ries cyto­plas­miques, paren­té qui ne per­met en aucun cas de sup­po­ser chez moi une confu­sion lexicale.

    😉 Si c’est là le pro­blème de fond 😉

    Réponse
  74. Ana Sailland

    Je trouve un peu ou bien trop rapide l’en­ter­re­ment du livre de Jean-Paul Gaillard.

    Réponse
  75. Morpheus

    Mais je ne l’en­terre pas.

    Pour être clair, je ne doute pas que ses obser­va­tions et recherches apportent une lumière de com­pré­hen­sion en ce qui concerne l’at­ti­tude adap­ta­tive de ces jeunes dans un contexte envi­ron­ne­men­tal don­né, et qui donc, dans ce contexte, est cer­tai­ne­ment riche d’enseignements.

    Ce que « j’en­terre », c’est la conclu­sion que tu sembles en tirer en pro­je­tant le résul­tat de ses recherches et obser­va­tions à un cadre envi­ron­ne­men­tal encore inédit et inex­pé­ri­men­té, lui 😉 Et je suis sûr que tu me com­prends 🙂 (car j’ai écou­té tes inter­ven­tions sur le net, et à l’é­vi­dence, tu pétille d’in­tel­li­gence et de discernement 🙂 ).

    Je note, en tout cas, que tu conti­nues à t’ac­cro­cher à l’illu­sion du libre-arbitre. Tu note­ras éga­le­ment que je conti­nue, moi, à ne consi­dé­rer la notion de libre-arbitre que comme étant une illu­sion. Illu­sion utile à cer­tains, sans doute, dans leur che­mi­ne­ment per­son­nel, mais moi, je suis un ico­no­claste, donc il fau­dra bien souf­frir que je brise les icônes de ces illusions.

    Je sais, c’est mal.

    Mor­pheus

    Réponse
  76. Ana Sailland

    Demain soir, si la neige ne tombe pas gra­ve­ment, je ren­contre cet auteur.

    Et je ne me base­rai pas comme lu plus haut sur le PV pour esti­mer la per­ti­nence des échanges héhé.

    Je n’ai que peu dit sur lui et ce qui sui­vait n’é­tait que mon opi­nion, mon expé­rience, ma conclusion.

    Ah qu’il est facile de tra­hir le 4ème accord toltèque .……;)

    Que dire de plus sur lui …

    Il relève, et ça fait par­tie de la muta­tion qu’il signale, un effon­dre­ment du tro­pisme à res­pec­ter toute hiérarchie.

    Ce n’est pas, comme pour nous les « vieux démo­crates », une remise en ques­tion ni un refus, mais bel et bien un bou­le­ver­se­ment en pro­fon­deur de la façon de pen­ser et percevoir.

    Je me réjouis donc de croi­ser ce per­son­nage car il me semble que ce qu’il dit est très per­ti­nent dans le contexte de ce blog pas­sion­nant où nous pas­sons tant de temps, d’au­tant plus per­ti­nent que jus­te­ment, un de nos sou­cis est d’in­duire le peuple à réflé­chir à ce qui le domine -> peut être cela s’opérera-t-il tout seul et sans notre aide labo­rieuse au sein de cette jeu­nesse mutante .….….….
    ça, ça m’in­té­resse un max.

    ;;;;;;;;
    ;;;;;;;;

    Je ne m’ac­croche pas, je sais 😉
    Tout n’ap­par­tient pas à l’intellect.
    L’a­na­lyse, si sou­vent utile, peut de ses grands coups de pein­ture au sabre blo­quer la per­cep­tion de l’infinitésimal.
    L’in­tel­li­gence dans le monde sub­til, c’est un peu l’é­lé­phant dans un maga­sin de porcelaine.
    Au cours de la médi­ta­tion, que tu pré­co­ni­sais un jour, il y a, dans le vide, des inter­stices remar­quables, où un je ne sais quoi, qui n’est pas l’e­go obser­vé par le sage de you­tube, contemple et se détermine.
    Tu m’a­vais deman­dé ce que la médi­ta­tion peut appor­ter. Ben voi­ci un élé­ment de réponse. Tout vient à point.

    J’ai par ailleurs plus haut ouvert des lucarnes, que je n’a­gran­di­rai pas à coups de masse.

    ;;;;;;;

    Qui parle de souffrance ?!?
    Un peu d’an­gor me suffira.

    ;;;;;;;

    Pour les vidéos, on va bien­tôt en faire une sur le tirage au sort. Etienne avait sug­gé­ré que nous soyons nom­breux à faire ça. Soyons nom­breux à oser.

    Et je vais peut être ani­mer un café repaire sur le don acra­to­pège et Tod­mor­den. Mais sur Fres­co, ça m’étonnerait ;);););)

    ;;;;;;

    Je suis éton­née par l’in­fi­ni­tif grec en ân, mais on peut s’en foutre.

    Réponse
  77. Marie

    La notion de libre-arbitre implique celle de la responsabilité…
    Et si le libre-arbitre n’é­tait pas fixe ni aquis et qu’il puisse se recon­qué­rir sui­vant le vou­loir de la personne.
    Tout dépends avec quoi ; le vou­loir inté­rieur et sub­til ; ou le mentale.
    Tout n’est peut-être ain­si que dans la dis­tinc­tion d’a­vec quoi, quel par­tie de nous de le vou­loir ; la machine cer­veau ou le coeur…?

    Réponse
  78. Marie

    Quand je disais aquis, ce n’é­tait pas dans le sens de qui veut avoir le choix de la res­pon­sa­bi­li­té, car pour le libre-arbitre je crois que nous avons tous sa responsabilité;car tous des êtres res­pon­sables face à nos choix et à nos actes, mais nous serions libre de cher­cher cette pos­si­bi­li­té de chan­ger notre che­min, des­ti­née, pour­vu que nous vou­lions la cher­cher. Car si l’on est d’ac­cord avec la phrase, qui cherche trouve, tout res­te­rait donc dans cet effort constant et pour toute chose, bien au chaud de soi et à notre médi­ta­tion inté­rieur conti­nuelle dans les échanges avec l’extérieur…?

    Réponse
  79. Marie

    La par­tie sans libre-arbitre serait alors notre par­tie sou­mise volon­tai­re­ment ;-), ain­si que notre par­tie ani­male mais qui n’est pas le moi supé­rieur de l’être.
    Ain­si l’homme serait-il ravi de se sous­traire à sa res­pon­sa­bi­li­té et pour­rait se plaindre d’une espèce de fatalité.
    Tou­te­fois, comme je crois que le moi supérieur(esprit) n’est pas né orphe­lin, ain­si qu’aux inter­ac­tions intel­li­gentes (pas seule­ment celles des connec­tions neuronales;-)
    Nous ne serions pas lais­ser à fonc­tion­ner avec ce libre arbitre cou­pé de toute une inter­ac­tion avec notre envi­ron­ne­ment sub­til, mais ce libre-arbitre et ses déci­sions entraî­ne­rait à sa suite toute sortes d’im­pli­ca­tions et de consé­quences s’in­fluen­çant comme dans un grand bain de ville, et toute l’im­por­tance serait avec quel par­tie de l’être j’en­clenche le méca­nisme, la clé pour l’hor­loge, ou l’in­tui­tion-coeur pour la poé­sie ou la peinture
    Déso­lé pour le cafouillage, mon cer­veau manque d’huile, j’ai besoin d’oméga3;-)

    Réponse
  80. Marie

    pour le poste#89 par­don ; je ne vou­lais pas dire l’in­tui­tion-coeur pour la poésie;-)mais la clé pour l’hor­loge, le cer­veau pour la cal­cu­lette, et l’in­tui­tion-coeur pour l’Hu­main et ses valeurs supé­rieures, bref à chaque fin son outil.
    Tout dépend d’où on attend la réponse et si on attend la réponse la plus com­plète et adap­tée à la question…

    Réponse
  81. Morpheus

    Marie écrit (#87) La notion de libre-arbitre implique celle de la res­pon­sa­bi­li­té… Et si le libre-arbitre n’é­tait pas fixe ni aquis et qu’il puisse se recon­qué­rir sui­vant le vou­loir de la per­sonne. Tout dépends avec quoi ; le vou­loir inté­rieur et sub­til ; ou le men­tale. Tout n’est peut-être ain­si que dans la dis­tinc­tion d’a­vec quoi, quel par­tie de nous de le vou­loir ; la machine cer­veau ou le coeur…?

    Qu’est-ce que « le vou­loir inté­rieur et subtil » ???

    Qu’est-ce que « le mental » ?

    Qu’est-ce que « le cœur » ?

    Le cœur est un organe creux et mus­cu­laire qui assure la cir­cu­la­tion du sang en pom­pant le sang par des contrac­tions ryth­miques vers les vais­seaux san­guins et les cavi­tés du corps.

    Nous (enfin, cer­tains d’entre nous) uti­lisent par­fois (sou­vent) le mot « cœur » selon un usage roman­tique, une licence poé­tique – qui dans cet usage (poé­tique) n’a évi­dem­ment pas à se jus­ti­fier – mais qui, lors­qu’il s’a­git de pro­duire une ana­lyse visant à com­prendre le fonc­tion­ne­ment humain, n’a abso­lu­ment rien à faire.

    Para­doxa­le­ment, toute une série de théo­ries new-age, com­plè­te­ment pseu­do-scien­ti­fiques, sont déve­lop­pées entiè­re­ment ou en grande par­tie sur cette licence poé­tique qui n’a abso­lu­ment aucun sens.

    Si l’on veut pro­duire une ana­lyse sérieuse, il faut pou­voir défi­nir avec autant de pré­ci­sion que pos­sible le phé­no­mène dont on parle. Si l’on est inca­pable de défi­nir ce que l’on entend par « le cœur », si on en a qu’une vague intui­tion sur laquelle nous ne pou­vons mettre un concept com­pré­hen­sible et des­crip­tible (obser­vable), alors il faut écar­ter cette notion de l’a­na­lyse, car elle sera source de confu­sion et de sophisme.

    Le men­tal, lui, est aus­si une notion vague, mais il existe cer­taines approches, cer­taines défi­ni­tions qui rendent compte de ce phé­no­mène. Celle que je pré­fère est celle don­née par Git­ta Mal­lascz dans son Dia­logue avec l’ange.

    Qu’est-ce que le men­tal ? Non pas conduc­teur mais conduit. C’est un outil, un ins­tru­ment entre les mains du maître. Tu portes la cuillère à sucre à la bouche et tu dis « c’est doux » ; ce n’est pas la cuillère qui est douce, essaye de la mordre, tes dents vont s’y casser.

    Ce qu’elle décrit, par cette para­bole, c’est que le men­tal est un ins­tru­ment de l’in­tel­li­gence qui sert à dis­cer­ner, à infor­mer, à ana­ly­ser, à mettre des mots sur les phé­no­mènes et à décryp­ter les infor­ma­tions recueillies pas nos sens. Mais pas à conduire, pas à gou­ver­ner, pas à prendre des décisions.

    Elle reste cepen­dant muette sur ce qui, en nous, devrait prendre les déci­sions, faire les choix. Elle parle, elle aus­si, du « cœur », ce fou­tu machin roman­tique abs­cons qui n’est que source d’ambiguïté et de confusion.

    Cette notion roman­tique de « cœur » est en fait pure­ment reli­gieuse. Ce n’est rien d’autre qu’un concept mys­tique, qui fait appel à une pré­ten­due « cause » mys­té­rieuse et cachée en cha­cun de nous : le « dieu inté­rieur », la « part divine en nous ».

    Tout cela a sans doute un aspect sédui­sant, affec­tif, mais tout cela n’est pas sérieux pour com­prendre com­ment nous fonc­tion­nons. En tout cas, ce n’est pas rationnel.

    Je ne nie pas la dimen­sion mys­tique de l’homme, je dénonce seule­ment la pré­ten­tion à intel­lec­tua­li­ser ce qui ne peux pas l’être.

    C.G. Jung a écrit ceci : L’ex­pé­rience montre que la psy­ché objec­tive est indé­pen­dante au plus haut degré. Si tel n’é­tait pas le cas, elle ne pour­rait pas rem­plir sa fonc­tion la plus carac­té­ris­tique, à savoir la com­pen­sa­tion de la conscience. Cette der­nière se laisse dres­ser comme un per­ro­quet, mais il n’en va cer­tai­ne­ment pas de même de l’in­cons­cient. L’in­cons­cient est une sphère du psy­chisme qui ne se laisse domes­ti­quer qu’en appa­rence, et tou­jours pour le plus grand dom­mage de la conscience. Il est et demeure sous­trait à tout arbi­traire sub­jec­tif. Il est un domaine de la nature qui ne peut être ni amé­lio­ré, ni cor­rom­pu ; nous pou­vons nous mettre à l’é­coute de ses secrets, mais il échappe à nos mani­pu­la­tions. (Psy­cho­lo­gie et Alchi­mie, p.51)

    Hen­ri Poin­ca­ré explique, lui : Une réa­li­té com­plè­te­ment indé­pen­dante de l’es­prit qui la conçoit, la voit ou la sent est une impos­si­bi­li­té. Même s’il exis­tait, un monde aus­si exté­rieur nous serait à jamais inaccessible.

    Si l’on parle de Dieu, ou de la « part divine » en nous, de quoi par­lons-nous ? Si Dieu est « tout ce qui est » et qu’il est immuable, alors il ne peut rien créer ; pour créer, il doit être dans le temps, et alors il n’est plus immuable. S’il n’est pas immuable, cela signi­fie que Dieu change. S’il change, il ne peut plus consti­tuer un point de repère stable et fiable.

    Rai­son pour laquelle le boud­dhisme rejette la notion de Dieu et lui pré­fère celle de vacui­té. Le sage, dit le boud­dhisme, ne demeure ni dans l’être ni dans le non être.

    Tout ceci pose ques­tion. Si nous esti­mons, comme Ana et moi l’a­vons expri­mé plus haut, qu’il faut éle­ver le degré de conscience humaine, alors il en résulte, si l’on en croit C.G. Jung (qui a consa­cré sa vie et son œuvre à étu­dier l’es­prit humain), que nous allons vers une occul­ta­tion plus grande encore de l’in­cons­cient. Or, Jung explique bien que ce qui est indé­pen­dant en nous, ce qui est objec­tif, est l’in­cons­cient, non le conscient. Il dit aus­si que c’est la conscience qui est un per­ro­quet mani­pu­lable à sou­hait. Nous sommes donc dans une situa­tion paradoxale.

    Le véri­table conflit se situe au niveau de l’e­go. C’est la ten­sion entre deux besoins fon­da­men­taux contra­dic­toires qui se débattent en nous : l’un vou­lant être unique et indé­pen­dant (la part dite « divine ») et l’autre vou­lant être recon­nu pas les autres, donc devant aban­don­ner, néces­sai­re­ment, une part de son uni­ci­té et de son indépendance.

    Cette lutte entre le JE et le NOUS est la source de tous les conflits. A com­men­cer par le conflit qui se joue en nous depuis tou­jours. JE n’est plus tout-à-fait MOI dans le NOUS, mais sans NOUS, il n’y a pas de JE ni de MOI. Qu’en résulte-t-il ?

    Équa­tion du second degré, vous avez trente minutes…

    Il n’y a pas – il ne peut y avoir – Marie, de « vou­loir inté­rieur sub­til », si par cette expres­sion impré­cise tu veux dire une volon­té du divin. Si nous défi­nis­sons le divin comme étant une conscience unique imma­nente (qui est en toute chose), elle n’a aucun désir et ne peut en avoir aucun, car étant source de toute chose, il n’y a rien qui soit qu’elle ne puisse avoir sou­hai­té, et rien qu’elle sou­haite qui ne puisse se mani­fes­ter. Elle n’a donc, cette forme de conscience, aucun besoin, donc aucun « vouloir ».

    Le vou­loir, la volon­té, n’est rien d’autre qu’une réac­tion. Lorsque nous sommes plei­ne­ment satis­fait, nous ne vou­lons rien (sauf peut-être que se pro­longe cette satis­fac­tion). C’est seule­ment lorsque nous sommes insa­tis­fait que nous vou­lons quelque chose. Le moteur de la volon­té est donc l’in­sa­tis­fac­tion. La conscience imma­nente ne pou­vant être insa­tis­faite, elle ne peut pas être à la source de notre volon­té. Alors qu’est-ce qui est à la source de notre volonté ?

    Dor­mez bien 🙂

    Mor­pheus

    Réponse
  82. Marie

    @Morpheus, bon­jour:-)
    j’ai pas le temps de lire car je dois par­tir, mais le livre de Git­ta Mal­lasz que tu cite est le livre qui pour moi, parle le mieux de ces choses sub­tils jus­te­ment. Je revien­drai sur le sujet et espère trou­ver un lan­gage claire qui puisse faire le lien entre ce qui est ani­mique et ce qui est mental(intellect). A+:-)

    Réponse
  83. Ana Sailland

    « Si l’on veut pro­duire une ana­lyse sérieuse, il faut pou­voir défi­nir avec autant de pré­ci­sion que pos­sible le phé­no­mène dont on parle. Si l’on est inca­pable de défi­nir ce que l’on entend par « le cœur », si on en a qu’une vague intui­tion sur laquelle nous ne pou­vons mettre un concept com­pré­hen­sible et des­crip­tible (obser­vable), alors il faut écar­ter cette notion de l’a­na­lyse, car elle sera source de confu­sion et de sophisme. »

    Ceci cor­res­pond à l’i­dée que tout s’a­na­lyse selon des règles, dites de logiques, prédéfinies.
    Adop­ter ce prin­cipe fut un grand pro­grès, mais ça reste un principe.

    ;;;;;;;;;

    On ne peut pas défi­nir tout ce qui appar­tient à la per­cep­tion sub­tile. Les ten­ta­tives de le faire sont vouées à l’é­chec et géné­ra­trices depuis des mil­liers d’an­nées de dis­putes sans fin. Il n’en demeure pas moins que quand nous par­lons d’âme, d’es­prit, de coeur, nous en avons une per­cep­tion qui ne peut être recon­nue com­mune par le men­tal mais qui peut l’être par l’empathie et la volon­té d’en­tendre l’autre.

    La car­to­gra­phie des corps sub­tils n’est pas acces­sible à l’es­prit occi­den­tal qui veut pou­voir tou­cher, mais sur d’autres conti­nents, elle fait l’ob­jet d’é­tudes sérieuses bien que non recon­nues par notre monde « scien­ti­fique » apau­vri par ses cer­ti­tudes méthodologiques.
    Ne nous y trom­pons pas, ce n’est pas non plus la foire : Je détiens un livre tibé­tain qui ana­lyse, mais par la voie intros­pec­tive, l’in­fi­nie com­plexi­té des méca­nismes qui conduisent de la vibra­tion sonore jus­qu’à la concep­tua­li­sa­tion (en anglais). Ceux qui fouillaient l’âme humaine et par­laient d’ombre bien avant Freud ne sont pas des char­la­tans. Nous avons 7000 ans de retard, et un peu de modes­tie est souhaitable.

    Une bonne para­bole dans ce contexte ins­trui­ra mieux qu’un dis­cours car­té­sien. Je sug­gère à ce pro­pos la lec­ture de la para­bole des deux oiseaux dans les upa­ni­shads ; elle est en rai­son­nance directe avec notre conver­sa­tion, mais je ne veux pas la déniai­ser en la déco­dant, c’est à cha­cun de le faire. Une clef cepen­dant : on y voit bel et bien le veilleur inté­rieur et le pékin cybernétique.

    ;;;;;;

    Les ana­lyses qui plus haut démontrent l’illu­sion du libre arbitre sont fon­dées en fil­grane sur une hypo­thèse double qui d’une part affirme que la réa­li­té serait une et pré­exis­tante à l’ac­tion autant qu’à la mesure de la réa­li­té, et d’autre par que si toute cause a un effet, tout effet a une cause. ça s’ap­pelle le déter­mi­nisme, qui encore il y a peu lais­sait sup­po­ser que si un esprit était assez vaste pour conte­nir tous les para­mètres des­crip­tifs de l’u­ni­vers, alors il pour­rait pré­voir la tota­li­té du futur, en tout point et en tout temps.
    On sait que tout ça est faux.

    ;;;;;;;;;

    Autres sug­ges­tions d’investigation :

    -le théo­rème Conway-Kochen, à ne pas inter­pré­ter au mar­teau piqueur

    -La théo­rie des bifurcations

    C’est du gros …

    Réponse
  84. Marie

    @Ana 🙂
    juste un silence d’in­cli­na­tion serait suf­fi­sant si je me trou­vais dans la même pièce que toi
    Mer­ci Ana
    Tes mots sont sou­vent comme une source.
    Le silence est d’or et tu sais l’écouter 😉

    Réponse
  85. Marie

    Après avoir écrit le poste #92 juste en par­tance, je me disais que jus­te­ment ; parce que l’a­ni­mique et l’in­tel­lect sont d’es­sence dif­fé­rente, il était dif­fi­cile d’u­ti­li­ser l’ou­til mû plus par l’un(ici le lan­gage mû par l’in­tel­lect) pour expli­quer l’autre(l’animique)
    Peut-être que le terme sen­sa­tion pour­rait aider mais je ne le crois plus après avoir lu le poste d’Ana(à moins que ce ne soit une paresse pour déléguer… 😉
    Je vais quand même y réfléchir.
    Je crois que ça m’est deve­nu dif­fi­cile de cher­cher des expli­ca­tions intel­lec­tuels pour expli­quer tout ce que je suis en train de décou­vrir sur le plan ani­mique, pcqu’a­lors c’est comme si j’y res­tais col­lée à cet intel­lect, j’ai du mal et j’a­voue être un peu perplexe ?
    Mais j’ad­mire Ana qu’il a l’air d’a­voir une faci­li­té de vir­tuose pour cela, bravo.
    J’ai­me­rais avoir son secret 🙂

    Réponse
  86. Marie

    @Morpheus

    Je ne crois pas que l’in­tui­tion en moi soit divine, car je crois que cette intui­tion émane de mon esprit (cœur). Tou­te­fois je crois effec­ti­ve­ment que mon esprit fut crée par une essence supé­rieur à mon esprit puisque créa­teur de cet esprit.

    Donc non je ne crois pas être divine 😉 (heu d’es­sence divine) vu la peti­tesse de l’hu­main et la gran­deur, la beau­té de la créa­tion, et sur­tout que l’homme n’a rien créé de vrai­ment com­pa­rable… c’est peu dire

    Je ne crois pas non plus au hasard de la matière inerte…

    Donc je crois qu’une conscience supé­rieure à l’homme est res­pon­sable de notre exis­tence sur cette terre

    Je crois en l’es­prit en l’homme (son cœur por­teur de vie et de ses valeurs vivantes) et en l’éner­gie qui a créé cet esprit.

    Ce plan qui est d’un autre genre, quand je dis sub­til, je veux dire fin et invi­sible aux yeux maté­riels et je dirais que c’est pour cette rai­son qu’on ne peut le décrire puis­qu’on ne peut le voir. Il ne reste plus qu’une pres­qu’im­per­cep­tible sen­sa­tion, sauf pour ceux qui ont de l’en­traî­ne­ment qu’ils ont acquis sim­ple­ment par le vou­loir sen­tir, vou­loir com­prendre, car de plus en plus je suis convainque que vou­loir connaître dans ce domaine, c’est déjà avoir ouvert la boîte de Pan­dore (je veux dire vou­loir connaître ça met dans un état de récep­ti­vi­té et de meilleure acui­té pour per­ce­voir les sen­sa­tions qui, après, donnent une infor­ma­tion qui répond à ta question.

    Les mots, sur­tout les miens ne sont que des mots inertes qui ne coulent pas de source (contrai­re­ment à ceux d’A­na) mes mots et le cla­vier sont en déca­lage avec ce que je veux trans­mettre et qui touche au non-maté­riel. Je ne peux donc tou­cher avec celui-ci qu’en spi­ri­tua­li­sant la matière, ce que je n’ar­rive encore à faire (mais que, je crois, arri­vaient à faire Bach et Mozart, avec les sons…?)

    Réponse
  87. Morpheus

    Tu crois donc, Marie, qu’il existe une hié­rar­chie, que tu te situes au bas de celle-ci, que le divin est supé­rieur et est donc notre maître ? Tu crois donc en Dieu ?

    Bien­ve­nue dans l’illu­sion de la hié­rar­chie (hie­rôs = sacré ; arkhein = commandement).

    Je confirme donc ce qu’il m’é­tait appa­ru dans ton poste #87 : tu ali­mentes en toi des croyances d’ordre reli­gieux.

    Je ne peux donc faire qu’une chose, compte tenu de qui je suis, c’est de dénon­cer ces croyances comme étant une trom­pe­rie uni­ver­selle : il n’y a aucune hié­rar­chie, aucun maître, aucun com­man­de­ment divin. Le sacré est un men­songe, un men­songe dia­bo­lique au vrai sens du terme, puis­qu’il induit qu’il exis­te­rait autre chose qui n’est pas sacré. Ce qui est bien sûr impossible.

    Tu ne crois pas être divine, or, bien sûr, tu l’es, même si tu ne le sais pas parce que tu l’as oublié. Si tu l’as oublié, c’est parce que cela fait par­tie du pro­ces­sus de mani­fes­ta­tion. Ton esprit ne peux pas se mani­fes­ter dans le monde si tu n’ou­blies pas ton ori­gine et ta nature divine, car sans cet oubli, aucune expé­rience loca­li­sée n’est pos­sible. Si tu conserve la conscience d’être Tout Ce Qui Est, il n’est pas pos­sible de faire l’ex­pé­rience de n’être qu’un aspect loca­li­sé de ce Tout. Pour faire cette expé­rience, qui est supé­rieure à la Connais­sance (qui est un état divin), il faut oublier ton ori­gine au moment où tu t’incarnes.

    Oublies ces notions de conscience pré­ten­du­ment supé­rieure, et même de divin. Si divin il y a, il ne peut être QUE toutes choses et EN toutes choses, donc il n’y a aucune dif­fé­rence entre toi, moi, les autres. Il n’y a que les illu­sions de nos dif­fé­rences, et ce sont ces illu­sions qui nous per­mettent d’être Tout Ce Qui Est. Le libre arbitre n’est qu’une illu­sion, et c’est cette illu­sion, entre autres illu­sions, qui nous per­met de faire l’ex­pé­rience de l’être.

    Comme dans un jeu vidéo.

    Si je défend mor­di­cus la notion d’é­ga­li­té, c’est bien parce que je sais que nous sommes, au delà des illu­sions de ce monde mani­fes­té, par­fai­te­ment égaux. Une seule et même chose.

    Mor­pheus

    Réponse
  88. Ana Sailland

    Emboî­te­ment plu­tôt que hié­rar­chie, la créa­tion incluant la conscience, mais avec ceci de par­ti­cu­lier que ce qui est au dedans est comme ce qui le contient et que le conte­nant est comme ce qu’il contient. Pour l’oeil aveu­glé par l’é­vi­dence trom­peuse, la géo­mé­trie divise ce que la conscience réunit, car elle est pétrie de cette réunion.

    Pour ce qui est d’être dans la même pièce, volon­tiers. Il suf­fit de vouloir.

    Réponse
  89. Ana Sailland

    (Humour, pas méchant hein ->)

    Entre le divin et le jeu vidéo, Mor­pheus, holo­gramme flot­tant sur un cos­mos vir­tuel, semble choi­sir le jeu video. Nou­veau dieu, nou­velle illusion ?
    Je pré­fère cette rose­raie divine où depuis des décen­nies je croise ces fleurs que sont les âmes, les hume et me régale et me gran­dis de leur par­fum varié, tendre ou épi­cé, acre par­fois, sans les cueillir, sauf cas rare et tumultueux.

    Réponse
  90. Ana Sailland

    Retour sur le libre arbitre.

    Comme toute chose, le choix est un objet quan­tique. Il ne se déter­mine que par la mesure de cet objet opé­rée par l’être ; ça, c’est un lieu com­mun, mais la suite l’est moins.

    Les causes qui déter­minent l’être (qui n’est pas déter­mi­né que par elles et dont la struc­ture com­plexe conserve une grande part d’in­dé­ter­mi­na­tion) sont pour bonne part d’entre elles des objets quan­tiques qui ne se déter­minent que lorsque l’être en prend la mesure.

    Les causes qui déter­minent le couple (choix-être choi­sis­sant) sont donc déter­mi­nées au moins en par­tie par l’in­ter­ven­tion de l’être.

    La ques­tion qui fait débat concerne la cohé­sion ce cette inter­ven­tion et de l’être.

    Réponse
  91. Morpheus

    Dans « jeu vidéo », il n’y a pas que « vidéo », il y a aus­si « jeu » 🙂

    J’au­rais pu tout aus­si bien dire « jeu de rôles » – et même « jeu de rôle gran­deur nature », mais l’a­van­tage du jeu vidéo est que l’as­pect « vidéo » ramène à l’i­mage, l’i­cône, donc l’illu­sion. De plus, dans le jeu vidéo, la dis­tance qui sépare le joueur du per­son­nage est fla­grante, tan­dis que dans le jeu de rôle, notam­ment en gran­deur nature, cette dis­tance ne l’est pas. Dans le jeu de rôle gran­deur nature, le per­son­nage joué a l’ap­pa­rence et les capa­ci­tés du joueur (à peu de choses près). Dans les jeux vidéo, le per­son­nage peut être aus­si dif­fé­rent du joueur qu’il le souhaite.

    Le jeu de rôle infor­ma­tique est donc une illus­tra­tion presque idéale du rap­port entre le monde non mani­fes­té (le joueur, l’âme, l’es­prit, ce que vous vou­lez) et le monde mani­fes­té (le per­son­nage, le monde « réel », le corps).

    Je suis un homme de mon temps, et ce temps est l’ère du jeu vidéo et du jeu de rôle, qui illustre à la per­fec­tion la jus­ti­fi­ca­tion la plus tan­gible de la rai­son d’être.

    Étu­dier le joueur et son rap­port à son per­son­nage et au monde ima­gi­naire dans lequel il évo­lue est très édi­fiant pour com­prendre la nature du rap­port à l’in­car­na­tion. Le pro­blème de la plu­part des adultes – et c’est ça le tra­gique de l’his­toire, c’est qu’ils ont oublié le jeu.

    Alors oui, je reven­dique le choix du jeu vidéo, et plu­tôt deux fois qu’une 😉

    Mor­pheus

    Réponse
  92. Morpheus

    Et d’ac­cord pour l’i­mage des pou­pées russes 🙂

    Mor­pheus

    Réponse
  93. Marie

    « emboî­te­ment plu­tôt que hiérarchie »
    encore mer­ci Ana 🙂
    Déci­dem­ment Ana trouve à chaque fois les bons mots pour expri­mer ma pensée…c’est une bonne tra­duc­trice en plus.
    Voi­là, je ne conçois donc pas ça dans le même rap­port d’a­vec un patron car avec celui-ci il y a une forme de sou­mis­sion à des règles sans pou­voir les enfreindre. Alors qu’a­vec la Conscience supé­rieur à la mienne, c‑à-d plus grande plus aver­tie que moi, il y a l’es­pace pour apprendre à tra­vers mes choix et déci­sions ; ce fameux libre-arbitre qui va me pous­ser à avoir tou­jours plus à ouvrir ma conscience, à l’i­mage de cette Conscience supérieur.
    Un peu comme le rap­port au père et à la mère, une sorte de lien pour m’ai­der à m’é­man­ci­per une fois que j’au­rai plus d’as­sise, que je serai nager. Sauf qu’i­ci la Conscience supé­rieur sait bien plus que mes parents puique c’est elle qui a tout créé pour mon plus grand bon­heur, pour­vu que je com­prenne com­ment fonc­tionne les méca­nismes et les éner­gies qu’Elle a créé pour pou­voir m’en servir.

    Réponse
  94. Marie

    Pour le poste #103, Je dirais plu­tôt à l’i­mage des parents d’An­dré Stern, parce que tout le monde n’a pas eu la chance de pou­voir apprendre libre­ment c‑à-d dans la confiance et non dans la peur et les interdictions…

    Réponse
  95. Ana Sailland

    Quand on parle du loup …
    Le libre arbitre à 30 km de chez moi, Seti pas beau ?

    L’as­so­cia­tion .…Et Faits Pla­nète a le plai­sir de vous invi­ter à par­ti­ci­per à une
    confé­rence ges­ti­cu­lée : « Pro­pa­gan­do Manipulens »
    Aujourd’­hui, ven­dre­di 15 novembre – 20h30
    Si on pou­vait jouer sur votre libre-arbitre, seriez-vous libre de vous en rendre compte ?
    Créé par Phloem-Sev, hyp­no­ti­seur, des récits et marion­nettes sur le thème des tech­niques uti­li­sées pour fabri­quer, à leur insu, le consen­te­ment des popu­la­tions en démo­cra­tie (hum hum, faut qujyaille). Qu’en est-il de la com­mu­ni­ca­tion sur la soli­da­ri­té internationale ?

    Sui­vie d’un
    ate­lier de dés­in­toxi­ca­tion de la langue de bois
    Demain, same­di 16 novembre – 9h30
    Les cours d’au­to­dé­fense intel­lec­tuelle se pro­posent de don­ner des outils de lec­ture des lan­gages média­tique, publique et publi­ci­taire, afin de déve­lop­per l’esprit critique…

    Au fait, Jean-Paul Gaillard était pas­sion­nant hier soir 🙂

    Son bou­quin :
    Enfants et adlo­les­cents en mutation
    Chez esf

    Réponse
  96. Ana Sailland

    Je suis sidé­rée par la conver­gence spon­ta­née et la syn­chro­ni­ci­té : je n’a­vais pas lu le mes­sage 104 qui en cer­taines pages est pile dans l’es­prit du bou­quin que je signale.

    Réponse
  97. Marie

    Je vou­lais rajou­ter que le mot reli­gieux a pour moi une image néga­tive car je le voit sui­vi de toute une cohorte d’at­ti­rails d’é­glises et de chapelles,…de dogmes, de car­cans et formes rigides de pen­sées qui enferme et empêche jus­te­ment l’ex­pen­sion de l’homme, de décou­vrir toutes les pos­si­bi­li­tés du poten­tiel qui est encore en som­meil à l’in­té­rieur de lui. Ce qui me déplaît for­te­ment et auquel je n’adhère abso­lu­ment pas.
    Donc j’é­vi­te­rai ce mot qui ne cor­res­pond pas à ma pensée.
    Peut-être en existe-t-il un qui corresponde…?

    Réponse
  98. Marie

    J’ai pu consta­ter dans mon vécu que la télé­pa­thie est une réalité(donc pour moi-même)
    Je dis ça bien évi­dem­ment car il faut l’es­sayer pour en être convaincu…et il faut aus­si en avoir l’envie 😉

    Réponse
  99. Morpheus

    J’ai­me­rais bien aus­si qu’il y ait de temps en temps de tels évé­ne­ments d’é­du­ca­tion popu­laire à 30 km de chez moi … 🙂

    @ Marie

    Ce n’est pas par hasard que j’ai sou­li­gné « croyances d’ordre reli­gieux », car je sais que cela va te faire tiquer. Donc tu vas y réflé­chir. Mais ce n’est pas une mani­pu­la­tion, car la croyance en la hié­rar­chie est bel et bien de source reli­gieuse. Il est impor­tant de pou­voir bien bali­ser en soi les vec­teurs des pen­sées para­sites, autant que son voca­bu­laire, car c’est par son voca­bu­laire aus­si que les implants para­sitent nos esprits (prin­cipe de novlangue).

    Autre point, les choix du (pré­ten­du) »libre-arbitre« ne t’ap­pren­drons rien en eux-mêmes, c’est seule­ment CE QUE TU FAIS DE CE QUI T’ARRIVE suite à ces choix qui t’en­seignent quelque chose. C’est ça que l’on appelle « l’expérience ».

    Mor­pheus

    Réponse
  100. Marie

    Mais comme il ne s’a­git pas pour moi d’une hié­rar­chie mais plu­tôt d’un « emboî­te­ment » dit comme Ana, il ne s’a­git donc pas de « croyance d’ordre reli­gieux » comme tu dis.
    Ceci né de mes expé­riences et déduc­tions per­son­nelles de com­ment je per­çois le monde.
    Je crois qu’il s’a­git plus d’ex­pé­riences à faire et d’ob­ser­va­tions sans trop de déduc­tions hâtives mais progressives.
    Le silence inté­rieur est vrai­ment d’or, comme sur une par­ti­tion de Mozart où ceux-ci met­traient en valeurs la beau­té des sons-décou­vertes qui se révè­le­raient au cher­cheur patient armé de son vou­loir sin­cère à la pointe acé­rée vers la bonne direc­tion de départ choi­sie préalablement.

    Réponse
  101. Marie

    En résu­mé, plus on en parle moins on le vit, plus longue et confuse est la route, et pos­sible l’égarement.
    Comme le sagit­taire, à la flèche acé­rée, je vais mon che­min, vers le but à atteindre ini­tia­le­ment. Même si entre­temps j’au­rai eu qques objec­tifs en pas­sant, le but res­te­ra dans ma mémoire comme à la chasse au tré­sors par­se­ment mon che­min de moment inna­ten­dus et plai­sants m’a­me­nant tou­jours plus dans la connais­sance de moi-même, me déles­tant tou­jours plus de mes vieilles croyances pesantes et deve­nues inutiles vers tou­jours plus de liber­té d’être sim­ple­ment avec ma joie natu­relle à tout instant.

    Réponse
  102. Ana Sailland

    De la dif­fé­rence entre le cha­man et le scien­ti­fique

    Je me pro­mène sur un che­min de campagne.
    A 200 m, j’a­per­çois un oiseau.
    Je ralen­tis mon pas, afin de ne pas le déran­ger, mais ne m’ar­rête pas quand même, car je vou­drais le voir de plus près.
    Je marche comme sur des mocas­sins mohi­cans, évi­tant de faire rou­ler le caillou ou cra­quer la brindille.
    Arri­vée à quelques mètres, je ne vois qu’un bout de bois, qui a vague­ment la forme d’un oiseau.

    oh oh

    Si je suis scien­ti­fique, je me dis : « oula­la, ça craint, je vieillis, c’é­tait une illu­sion d’op­tique, et plus jeune, ça ne me serait pas arri­vé. Il va fal­loir que j’aille chez l’oculiste ».
    Et je conti­nue ma pro­me­nade sans plus y pen­ser, res­sas­sant mes ennuis avec ma banque, ou n’im­porte quoi d’autre qui n’a rien à voir avec la beau­té de la nature que je traverse.

    Si je suis cha­man, je me dis : « L’es­prit oiseau n’est qu’un esprit, il n’est pas incar­né, mais il aime se révé­ler au monde, et peut uti­li­ser un mor­ceau de bois, et mon regard, pour deve­nir visible quoique impal­pable. Quand je me suis appro­chée trop près, il a eu peur que je ne lui prenne sa forme, et il s’est envolé ».
    Et je conti­nue ma pro­me­nade en admi­rant l’or des feuilles d’au­tomne et dans les troncs ver­mou­lus les mai­sons mous­sues des gnomes et des elfes.

    C’est toute la dif­fé­rence entre le cha­man et le scientifique.
    Ils ne voient pas le même monde.

    Mais le pied, c’est d’être les deux, et être les deux, ça se choi­sit ; la double vue, celle du rêveur et de l’a­na­lyste conjoints et cumu­lés dans l’har­mo­nie d’une schi­zo­phré­nie volon­taire, la double vue se choisit.
    Et ce choix là se fait en toute liber­té, dans un libre arbitre total, sans aucune influence extérieure.

    Et si je fais ce choix, il y aura en moi du Stei­ner et du Chom­sky. Ce qui per­met de mieux cer­ner qui ou quoi au des­sus des Bil­der­berg. ça vaut le coup.

    Réponse
  103. Marie

    🙂

    Je suis toute ouïe Ana, je t’é­coute car ça m’est doux à l’o­reille ce que tu dis… 🙂

    C’est effec­ti­ve­ment ce que je sou­haite apprendre grâce à toi ; la double vue

    Réponse
  104. Morpheus

    Mais le cha­mane, Ana, est un ini­tié, et il ne parle pas de cela parce qu’il sait que les mots sont des pri­sons et déforment la nature spi­ri­tuelle des choses.

    Ici, nous sommes dans l’antre des mots, et notre com­mu­ni­ca­tion ne peut, sans éga­re­ment, se tour­ner vers l’es­prit « irra­tion­nel ». Pour évi­ter la confu­sion et soi­gner nos cer­veaux des implants qui les infectent, nous avons le devoir de faire preuve de rigueur, et notam­ment de rigueur sémantique.

    Le lan­gage sym­bo­lique doit res­ter caché pour ne pas être souillé, et il ne peut, véri­ta­ble­ment, être ensei­gné, car tout ensei­gne­ment du sym­bole par un tiers en réduit la por­tée et en déforme la nature.

    Pour pou­voir être à la fois le cha­mane et le scien­ti­fique, il faut néces­sai­re­ment aigui­ser sa facul­té de dis­cer­ne­ment et faire de notre men­tal un outil aus­si aigu que la pointe d’une aiguille et aus­si tran­chant que le fil d’un kata­na Hat­to­ri Hanzo.

    La science ne porte pas en elle les germes de la spi­ri­tua­li­té, pour­tant la spi­ri­tua­li­té doit pro­cé­der avec la rigueur de la méthode scientifique.

    Mor­pheus

    Réponse
  105. Ana Sailland

    Dans mon mes­sage pré­cé­dent, il y avait bien peu de sym­boles. À moins qu’un che­min de cam­pagne n’en soit un, et le sentier 😉

    Pour la rigueur, oui, mais qu’elle ne soit pas un cla­pet de fer­me­ture systématique.

    Et si la rigueur peut être choi­sie pour soi, c’est bien, très bien même, elle ne peut être impo­sée à autrui. Cela condui­rait à l’au­tisme de l’exi­geant, et à l’inexistence du couple par­ta­geux . La com­mu­ni­ca­tion ne peut donc être exi­gée dans la rigueur mais peut et doit s’o­pé­rer dans l’empathie.

    ;;;;;;;

    Ce n’est pas dans le choix entre un éclair café et un éclair cho­co­lat que réside le libre arbitre, mais dans la déci­sion d’être riche en pro­fon­deur, et d’a­gir sur soi pour tendre à cela, dans une volon­té constante.

    Et ne me demande pas d’être rigou­reuse pour défi­nir la richesse en pro­fon­deur, traire les mouches avec des gants de boxe ne sert à rien.
    Quoique Bour­ba­ki n’in­tro­duise le chiffre 1 qu’a­près des cen­taines de pages rigoureuses.

    La boucle, dont je par­lais, de rétro­ac­tion du cyber­né­tique citoyen, dont tu par­lais, sur lui-même, lui appar­tient. Il est maître de sa fonc­tion. S’il le décide. Bien sûr, s’il ne met rien en route, il reste un robot cyto­plas­mique. Mais il a la pos­si­bi­li­té de ne pas l’être.

    Je file me pré­pa­rer pour cette soi­rée pro­met­teuse. @peluche.

    Réponse
  106. mic el

    res­pect à tous.…

    Ana je t’aime : « L’é­lec­tion est un sui­cide citoyen et le vote utile a les mêmes qua­li­tés cura­tives que la vase­line. » ! ‑que reste-t-il de la vaseline ?

    JC 48, connais­sez vous EDEN d’an­ton parks ?

    49 : Nous sommes cer­tai­ne­ment gou­ver­nés par des mytho­manes, mais tous les mythes ne servent pas les même intérêts.

    50 : « Le pro­blème cen­tral de la démo­cra­tie est qu’elle est source ins­ti­tu­tion­na­li­sée d’aliénation. »

    51 : « Tout remède au chaos engendre de l’ordre et l’ordre limite le champ des pos­sibles. C’est un fait douloureux. »

    -dou­lou­reux ! Oui, plus dou­lou­reux que d’a­voir un corps, my body ?

    L’in­car­na­tion, per­sonne n’a jamais dit que c’é­tait sans dou­leurs, mais cette ‘nature’ est exem­plaire de la maî­trise de nom­breuses dua­li­tés. Notre corps est plein de règles phy­sio­lo­gique qui sont un remède au chaos et limitent le champs des pos­sible. C’est néan­moins (néant-) la meilleure des condi­tions dont nous dis­po­sons pour le moment.

    55 sur les égalités :
    « Si nous sup­po­sons qu’il est pré­fé­rable d’a­dop­ter l’é­ga­li­té de chance plu­tôt que d’essence »

    -l’é­ga­li­té d’es­sence, de nature, est théo­rique, l’é­ga­li­té des chance est légale, elles ne jouent pas dans la même catégorie.

    PV : le pro­jet venus repose sur l’ir­res­pon­sa­bi­li­té. Notam­ment l’ir­res­pon­sa­bi­li­té face à la volon­té Kmil­lé­naire de pou­voir d’une mino­ri­té, fussent-ils des ‘dieux’ des ‘demi-dieux’ des cyborg ou des kapos.

    Le PV n’est pas un pro­jet d’é­man­ci­pa­tion, mais de sou­mis­sion, il s’a­git ni plus ni moins que d’une nou­velle forme de ‘théo­cra­tie cyber­né­tique’.

    70 : « Nous ne le com­pre­nons pas encore, mais NOUS SOMMES des créa­tures cybernétiques… »

    -c’est de la matrix théo­rie… ce n’est pas tout ce que nous sommes. Nous sommes aus­si une nature, à moins de qua­li­fier la nature de cyber­né­tique, mais ne serait-ce pas abuser.

    La réduc­tion de l’être au vivant et du vivant à la bio­lo­gie, peut en effet conduire à une vision cyber­né­tique de la chose, mais c’est vrai­ment une abs­trac­tion sous­trac­tive, …méca­nique.

    le libre arbitre est une conquête.

    réponse au mes­sage 91 :« cer­tains d’entre nous uti­lisent le mot « cœur » selon une licence poé­tique qui, lors­qu’il s’a­git de pro­duire une ana­lyse visant à com­prendre le fonc­tion­ne­ment humain, n’a abso­lu­ment rien à faire. »

    -sauf que « l’in­tel­li­gence du cœur » exprime ce que notre intel­lect ne peut pas embrasser,
    par exemple :
    l’in­tel­lect peut conce­voir l’in­fi­ni, comme en mathé­ma­tiques, mais ne peut ni le com­prendre, ni l’ac­cep­ter. L’in­tel­lect fonc­tionne plu­tôt sur le mode ana­ly­tique, mode de la divi­sion, ce qui lui inter­dit d’embrasser l’in­fi­ni. Le cœur fonc­tionne lui sur le mode de l’ad­di­tion ce qui lui per­met d’embrasser l’in­fi­ni, l’in­fi­ni de l’a­mour par exemple.
    C’est pour­quoi on se dis­pute autant dans les ménage entre le cœur, le fémi­nin, et l’in­tel­lect, le mas­cu­lin qui n’ont ni les même objec­tifs ni les même modes. Mais point besoin d’être deux pour avoir à gérer cette dualité.

    91 :«Si l’on veut pro­duire une ana­lyse sérieuse, il faut pou­voir défi­nir avec autant de pré­ci­sion que pos­sible le phé­no­mène dont on parle. Si l’on est inca­pable de défi­nir ce que l’on entend par « le cœur », si on en a qu’une vague intui­tion sur laquelle nous ne pou­vons mettre un concept com­pré­hen­sible et des­crip­tible (obser­vable), alors il faut écar­ter cette notion de l’a­na­lyse, car elle sera source de confu­sion et de sophisme. »

    -c’est le clas­sique des clas­sique, par défi­ni­tion, l’in­tel­lect ana­ly­tique rejette le cœur, le mas­cu­lin rejette le fémi­nin etc… ce dont on doit déduire que les capa­ci­té de syn­thèse dif­fèrent fon­da­men­ta­le­ment des capa­ci­tés d’analyse.

    91 :  « Si Dieu est immuable »

    -‘dieu’, éter­nel, infi­ni, mais pas immuable. Et rien ne dit que l’éternité, pas plus que l’in­fi­ni ne doivent être immuables, c’est un fantasme.

    dans le boud­dhisme, cano­nique, on trouve de tout et son contraire…

    91 : « Cette lutte entre le JE et le NOUS est la source de tous les conflits. »

    -je ne crois pas, pas de tous les conflits. C’est un pro­blème que l’i­den­ti­té et la maî­trise de la dua­li­té peut résoudre.

    91 : « Si nous défi­nis­sons le divin comme étant une conscience unique »

    -dans cette voie de maî­trise de la dua­li­té il me semble impé­ra­tif de dif­fé­ren­cier les sens dont on charge les ‘un’, ‘uni­té’, ‘unique’. Je m’ac­cor­de­rais à une défi­ni­tion qui qua­li­fie­rai le divin comme ‘une’ conscience, pour­quoi la confi­ner à ‘l’u­ni­ci­té’ ?!
    Une frac­tale mul­ti­di­men­sion­nelle, comme l’u­ni­vers ou la créa­tion, reste une frac­tale, c’est bien pra­tique… (ce dont parle ana au 98).

    L’in­tel­lect, que l’on peut aus­si appe­ler men­tal sui­vant l’ac­cep­tion ou l’é­cole qu’on a sui­vi, peut bien tour­ner en rond dans tous les sens, mais il ne peut pas embras­ser l’in­fi­ni, il est donc inca­pable d’ap­por­ter une défi­ni­tion satis­fai­sant de dieu, qui s’il est infi­ni ne peut pas être défi­ni, par définition !

    91 : « Si nous défi­nis­sons le divin comme étant source de toute chose »

    -donc à l’o­ri­gine de la créa­tion, donc le créateur.

    «  il n’y a rien qui soit que la source ne puisse avoir sou­hai­té, et rien que la source sou­haite qui ne puisse se mani­fes­ter. Elle n’a donc, cette forme de conscience, aucun besoin, donc aucun « vou­loir ».
    « Le vou­loir, la volon­té, n’est rien d’autre qu’une réaction. »

    -si tu ne fait de la volon­té qu’une réac­tion, tu prive ‘dieu’ de son pou­voir créateur.

    « Lorsque nous sommes plei­ne­ment satis­fait, nous ne vou­lons rien »

    -ce qui n’est vrai que si l’i­den­ti­té se limite à l’ego.

    « Le moteur de la volon­té est donc l’in­sa­tis­fac­tion. La conscience imma­nente ne pou­vant être insa­tis­faite, elle ne peut pas être à la source de notre volonté. »

    -et qui a décré­té que la conscience imma­nente ne peut être insa­tis­faite ? Qui décide des limites de l’infini ?

    Ces pro­pos cités dénient à ‘dieu’ la dimen­sion de l’in­fi­ni, mais l’in­tel­lect peut entendre que s’il existe un infi­ni, il y a néces­sai­re­ment place pour une créa­tion d’où quelle émane, même s’il ne peut embras­ser ni l’une ni l’autre.

    D’où la néces­si­té de l’in­fi­ni, et le devoir pour l’in­tel­lect d’é­chan­ger ses limi­ta­tions propres contre l’ou­ver­ture de son cœur. Avec son cœur, dans les meilleur cas.

    le mys­tère reste entier.

    91 :« Cette notion roman­tique de « cœur » est en fait pure­ment reli­gieuse. Ce n’est rien d’autre qu’un concept mys­tique, qui fait appel à une pré­ten­due « cause » mys­té­rieuse et cachée en cha­cun de nous : le « dieu inté­rieur », la « part divine en nous ». »

    -mépris ou méprise ?

    Ana­ly­ti­que­ment et éty­mo­lo­gi­que­ment, fac­tuel­le­ment, le reli­gieux est ce qui lie, ce que fait le cœur, il addi­tionne. Si nous n’é­tions pas ‘de cœur’, l’a­lié­na­tion aurait déjà éteint l’humanité.

    à la fin j’ai une question : 
    peut-on être démo­crate et dans le déni du mystère ?
    Peut-on être ration­nel et ostra­ci­ser le mys­tère du débat ?

    le mys­tère qui reste entier, avec tous les risques de confu­sions que cela com­porte est la condi­tion de la créa­tion. Et la créa­tion, la condi­tion de notre éman­ci­pa­tion. Elle est par essence démo­cra­tique, parce que c’est une éner­gie qui remonte de la base. Elle est par défi­ni­tion l’ob­jet de tous les dénis théo­cra­tiques qui sont eux des éner­gie descendantes.

    Vive notre émancipation.

    Réponse
  107. Marie

    @Mic el
    mer­ci pour cette réponse 🙂

    Réponse
  108. EFFAB

    MIC EL, ce plai­sir de t’a­voir lu, entre rai­son et res­sen­ti, ou cette part des dieux comme cette part de l’Homme, lol…

    Oui, je suis bien d’ac­cord avec toi, toute approche des choses, de la vie et de nous-mêmes ne peut se faire sans cette ouver­ture amou­reuse en même temps que cette volon­té phy­sique, maté­rielle, men­tale, intel­lec­tuelle et j’en passe… cette intel­li­gence et ce res­sen­ti inex­tri­ca­ble­ment imbri­qués et tri­bu­taires l’un de l’autre : cette infi­nie dou­ceur, ce pro­fond res­pect, ce regard amu­sé, cette inno­cence per­due, cette volon­té ou cette imma­nence, cette poé­sie, cette véri­té, cette légi­ti­mi­té… pen­sée chouar­dienne et bordel(le) tendresse !

    Réponse
  109. Ana Sailland

    Je suis athée mais applau­dis ici à tout ce qui n’est pas mon choix.
    Car tout n’est pas fait de 0 et de 1, et la véri­té est ailleurs que dans la raison.

    En fait, athée est déjà un mot gal­vau­dé, autant que l’est le mot dieu, et je devrais évi­ter d’u­ser du pre­mier comme je ne réserve le second qu’à de rares occasions.

    J’é­vite en fait de me sou­mettre à l’i­dée d’un commencement.
    Qui m’est inutile.
    Esti­mant qu’il est déjà bien assez enri­chis­sant de me plon­ger dans l’existant.
    Et de m’en­ri­chir de ma mort pour me moti­ver à l’intensité.

    De même l’in­fi­ni, rigo­lo­te­ment défi­ni en coor­don­nées homo­gènes par un T nul, n’al­lume que peu en moi ; mes asymp­to­tiques limites étant déjà bien assez pour ce fes­tin royal qu’est la vie.

    Le big bang lui même ne me trans­porte qu’en conjec­ture mathé­ma­tique, ce qui est pas­sion­nant mais rien de plus, et je le per­çois plu­tôt comme une ten­ta­tive déses­pé­rée d’un mam­mi­fère angois­sé pour défi­nir et enca­drer ce qui ne peut l’être, ni ne doit, car goû­ter le temps déli­cieux suf­fit, qui contient l’aventure.

    Mes amis, reli­sez le titre de la page et vous ver­rez que mira­cu­leu­se­ment nous ne sommes pas hors sujet, car la guerre n’est le fait que du robot cyto­plas­mique, et la conscience n’en veut pas.
    Mus­cler le libre arbitre par le tra­vail sur soi serait si c’é­tait fou­leuse pra­tique garant de la non-guerre.

    Nous sommes ici à res­pi­rer le souffle de l’His­toire, qui est aus­si celui des forêts.

    Le souffle est majeur, qu’il soit celui de l’His­toire ou celui de l’esprit.

    Dans l’an­cien tes­ta­ment, il y a un refrain, une phrase qui revient souvent :
    « Et le souffle de Yah­vé fon­dit sur lui ».
    Elle est écrite quand un homme fati­gué par le désert arri­vé au bord d’un puits se voit offrir de l’eau par une femme en noir.

    Nous sommes quelques uns ici qui tire­raient avan­tage d’une ren­contre où nous par­ta­ge­rions l’eau.

    Réponse
  110. Morpheus

    @ mic el

    Une chose m’interpelle dans tes com­men­taires en #116, c’est que tu com­mentes des petits bouts de dis­cus­sions les uns sépa­ré­ment des autres, comme si ces mor­ceaux d’i­dées ne consti­tuaient que des idées sépa­rées et indé­pen­dantes les unes des autres.

    Para­doxa­le­ment, il semble se déga­ger de tes com­men­taires (si je les ai bien inter­pré­té), une « invi­ta­tion » à conce­voir l’u­ni­vers et ses phé­no­mènes dans leur ensemble (le mystère).

    Or, si tu essayes d’in­ter­pré­ter mes quelques inter­ven­tions dans leur ensemble, si tu veux bien faire l’ef­fort de trou­ver la cohé­rence de mon dis­cours, tu y trou­ve­ras certes des paradoxes(1), mais aus­si une vision glo­bale, une per­cep­tion d’en­semble, qui est pré­ci­sé­ment de l’ordre de ce que tu qua­li­fies de « mys­tère », en fait, je dirais, moi, mys­tique.

    Et la ques­tion que tu (me) poses en conclu­sion montre que tu ne m’a pas du tout com­pris, peut-être jus­te­ment parce que tu n’a pas cher­ché à com­prendre (prendre avec) ce que j’ai expri­mé à tra­vers les para­doxes.

    Bien que ce ne soit pas mon cas, il me semble que l’on peut être démo­crate et nier le mys­tère et la quête mys­tique. Tout dépend des besoins en matière spi­ri­tuelle de l’in­di­vi­du à qui la ques­tion se pose.

    Pour la deuxième ques­tion, être ration­nel c’est néces­sai­re­ment ostra­ci­ser « le mys­tère du débat » (fau­dra m’ex­pli­quer le sens de cette expres­sion), pour une rai­son simple : la fonc­tion essen­tielle (en tout cas selon moi) d’ins­ti­tu­tions démo­cra­tiques (vraies) est avant toute chose de per­mettre à la col­lec­ti­vi­té de résoudre les pro­blèmes qui se posent dans la cité (dans le lieu de vie com­mun des indi­vi­dus qui com­pose la col­lec­ti­vi­té), et l’es­sen­tiel des ces pro­blèmes sont d’ordre phy­sique, maté­riel (accès à l’eau pure, à la nour­ri­ture de qua­li­té, au loge­ment, à la san­té, à l’in­for­ma­tion, au savoir, …).

    Ces besoins essen­tiels (pas exclu­sifs : essen­tiels), sans les­quels aucun besoin d’ordre spi­ri­tuel ne peux consti­tuer une prio­ri­té (ni être ren­con­tré, en fait) forment le socle de la paix et de l’en­tente néces­saire pour répondre à des besoins « supé­rieurs » (met­tez ce que vous vou­lez dans ces termes). Il s’a­git donc de résoudre des pro­blèmes essen­tiel­le­ment d’ordre pra­tiques et tech­niques. La phi­lo­so­phie et le « mys­tère du débat » ne résou­drons jamais ces pro­blèmes, mais ils ne feront qu’am­pli­fier les cli­vages et la confu­sion, vu que nous per­ce­vons tous l’u­ni­vers selon nos philtres individuels.

    Si l’on ne peut par­ve­nir à une réelle éga­li­té éco­no­mique (l’é­co­no­mie, la vraie, résulte dans le par­tage équi­table des res­sources et des pro­duits trans­for­més que l’on en tire, ni plus ni moins), alors nous ne pou­vons par­ve­nir à une socié­té paci­fiée. Sans socié­té paci­fiée, tout ce qui est de l’ordre du spi­ri­tuel ne peut qu’être dévoyé, car il consti­tue­ra, dans la majeure par­tie des cas, une fuite du réel, non une quête du mystère.

    Mais vous ne le com­pre­nez pas. Vous ne voyez, dans les pro­po­si­tions ration­nelles, que l’ex­pres­sion de vos peurs (cf. les remarques concer­nant le PV, que tu ne connais pas et juge en pro­je­tant tes peurs). Vous n’en­ten­dez pas – et donc ne dis­cer­nez pas – dans le dis­cours d’en­semble, l’in­ten­tion fon­da­men­tale, qui est fon­ciè­re­ment tour­née vers l’in­té­rêt géné­ral et fon­da­men­ta­le­ment bienveillante.

    Vous avez peur que le ration­nel (le réel) ne brise votre ima­gi­naire, et vous reje­tez cette ratio­na­li­té comme étant le bûcher de vos croyances respectives.

    Vous vou­lez que nous nous éle­vions (dis­cours sur la conscience) pour résoudre nos pro­blèmes, je pro­pose que nous résol­vions nos pro­blèmes maté­riels fon­da­men­taux pour nous éle­ver. Et comme l’ex­pé­rience per­met de le démon­trer, la réso­lu­tion des pro­blèmes maté­riels peux se faire par la ratio­na­li­té et le savoir tech­nique. Pas par la médi­ta­tion ou la prière, ou la croyance en quoi que ce soit, EXCEPTE la croyance dans l’in­tel­li­gence et la capa­ci­té de l’homme de résoudre les pro­blèmes qui se posent à lui.

    Contrai­re­ment à 99% des gens qui se disent reli­gieux, spi­ri­tuels, mys­tiques, ce à quoi j’as­pire, c’est de faire de CE monde où nous vivons, le « para­dis » qu’il devrait être et qu’il peut être ; je ne cherche pas ailleurs, dans une fuite pré­ten­du­ment spi­ri­tuelle, un »monde meilleur«.

    Aucune expé­rience « mys­tique » (et je sais de quoi il s’a­git par expé­rience, dont je peux en par­ler) n’a de valeur dans le champs du monde concret où nous nous mani­fes­tons ici et main­te­nant. En revanche, l’ex­pé­rience concrète imprime dans notre psy­ché les donnes nou­velles qui per­mettent à la conscience d’é­vo­luer et d’in­té­grer des don­nées nou­velles telles que l’interdépendance.

    Cela, vous ne le trou­ve­rez dans aucune pra­tique reli­gieuse, seule­ment dans le concret. Une pra­tique reli­gieuse, spi­ri­tuelle, ne per­met pas d’im­pri­mer des don­nées nou­velles dans notre psy­ché, elle per­mettent seule­ment (et encore, pas tou­jours) de « lire » les don­nées nou­velles, d’en avoir un aper­çu. Vous sai­sis­sez la différence ?

    Reje­ter comme tu le fais, par exemple, le PV, c’est reje­ter un pro­jet concret – le seul qu’il m’ait été don­né de voir dans toute ma vie – qui intègre pré­ci­sé­ment ce dont notre conscience a besoin pour faire le bon quan­tique que notre espèce doit réa­li­ser pour gagner son rang d’es­pèce intègre.

    La cyber­né­tique est le terme scien­ti­fique qui étu­die les méca­nismes de l’in­ter­dé­pen­dance, mais vous ne le com­pre­nez pas. Vous ne voyez dans ce mot que l’i­mage qu’on a super­po­sé à votre regard pour vous mas­quer la réa­li­té. Vous ne voyez que robots, machines sans âmes (et là, je rigole bien, parce que si une machine avait une âme, nous serions bien obli­gé de nous deman­der ce qui la dif­fé­ren­cie de nous – revoyez Blade Run­ner ou reli­sez Exter­mi­na­teur 17 de Bilal et Dionnet …).

    Bien sûr que la Terre est cyber­né­tique. Bien sur que nous sommes des créa­tures cyber­né­tiques. Je le réécris, puisque vous ne l’a­vez pas compris :

    La cyber­né­tique est une science des sys­tèmes auto­ré­gu­lés, qui ne s’in­té­resse pas tant aux com­po­santes qu’à leurs inter­ac­tions, et où est pris en compte avant tout leur com­por­te­ment glo­bal. C’est une modé­li­sa­tion de la rela­tion entre les élé­ments d’un sys­tème, par l’é­tude de l’in­for­ma­tion et des prin­cipes d’interaction.

    Il s’a­git sim­ple­ment d’une approche scien­ti­fique de l’in­ter­dé­pen­dance des phénomènes.

    Wer­ner Hei­sen­berg a écrit : « Je consi­dère que l’am­bi­tion de dépas­ser les contraires, incluant une syn­thèse qui embrasse la com­pré­hen­sion ration­nelle et l’ex­pé­rience mys­tique de l’u­ni­té, est le « mythos », la quête, expri­mée ou inex­pri­mée, de notre époque. »

    Je sous­cris à 100% à cette vision des choses.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    (1) selon C.G. Jung « Le para­doxe, aus­si étrange que cela paraisse, est un de nos biens spi­ri­tuels suprêmes, alors que l’u­ni­for­mi­té de signi­fi­ca­tion est un signe de faiblesse. »

    Réponse
  111. Morpheus

    @ Ana

    L’in­fi­ni, c’est :

    1. quelque chose qui n’a pas de fin

    2. quelque chose qui n’est pas finit

    Tra­duc­tion :

    Quelque chose qui n’a pas de fin et dont la réa­li­sa­tion est en cours s’appelle un pro­ces­sus.

    Conclu­sion :

    L’in­fi­ni est le pro­ces­sus de la manifestation.

    On peut appe­ler ça « Dieu » si on le sou­haite. « Dieu » est le pro­ces­sus d’être.

    Mor­pheus

    Réponse
  112. Marie

    Mer­ci à tous pour ce fil d’é­change assez intéressant 🙂
    cha­cun enri­chit le débat

    Réponse
  113. EFFAB

    Nous sommes quelques uns ici qui tire­raient avan­tage d’une ren­contre où nous par­ta­ge­rions l’eau.(ANA,119)… l’eau, le pain et l’Es­prit, ose­rais-je ajou­ter, cette inter­con­nec­tion spi­ri­tuelle en même temps que cette rai­son pratique…

    … et contre la guerre et tout ce qui se pré­pare, l’His­toire qui se répète et le Nou­vel Ordre Mon­dial qui en rajoute couche sur couche, j’es­saie d’i­ma­gi­ner la ou les meilleures options, la plus paci­fique qui soit en même temps la plus effi­cace, et je n’en vois aucune… excep­té ce poten­tiel imma­nent et impal­pable qu’il y a d’exi­ger le meilleur en nous comme cette ouver­ture sur le monde et autrui, sur la diver­si­té mais sur­tout sur tout ce qui nous dépasse et fait que le Coeur est bien ce pos­tu­lat fon­da­men­tal à toute éman­ci­pa­tion humaine concrète et construc­tive, garante et res­pon­sable et dans son ambi­tion et dans son humi­li­té… mais je m’ex­prime peut-être mal, moi et mon verbe qui ne sont que le fruit d’un che­mi­ne­ment par­ti­cu­lier, entre limi­ta­tions et idéaux tous azimut^^

    Enfin, tout ça pour dire qu’il se dit sur ce blog bien des choses inté­res­santes et fédératrices_et refor­mu­ler à ETIENNE toute notre sym­pa­thie, tout notre sou­tien, si tant est que j’a­gisse moi-même de façon très concrète – sic !

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​6​P​D​E​j​W​w​W​xxc

    Oui, MARIE, une bien belle musique… une petite perle sur laquelle je suis tom­bée ce matin en écou­tant FIP, cette incroyable radio au coeur de toute cette pré­ten­tion pseu­do-cultu­relle, ce bruit-gui­mauve mer­dia­tique abru­tis­sant et for­ma­teur…

    … ce Noël pro­chain qui devrait être le plus beau pour toutes ces incon­nues qui sont en nous, graines de conscience et d’éner­gie prêtes d’é­cla­ter… cette musique et mille autres encore qui me disent que rien ne devraient les sur­pas­ser… tant de beau­té et d’in­fi­ni en nous que c’est déci­dé­ment mou­rir à soi-même que de se conten­ter de tout ce si peu qu’on se limite ou qu’on nous oblige, mais les deux inti­me­ment liés et nous seuls maîtres de notre des­tin, la plus belle part en l’Homme et la plus humble en Dieu, cet Esprit, cette Conscience, cet Infi­ni, cet Abso­lu, ce Tout, ce Tous et ce Cha­cun d’entre nous…

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​q​S​e​g​6​9​d​3​CQ8

    Une musique que j’ai déjà citée ici il y a quelques temps, mais tout indi­quée, me semble, au coeur de ce sujet et de cette prise de posi­tion, en même temps que cet acte créa­teur ou rebond créa­tif en ce qui me concerne, ce final musi­cal asso­ciée à une séquence ciné­ma­to­gra­phique toute per­son­nelle et des plus pri­vées, je dois avouer, lol… oui, l’on n’a que c’qu’on mérite, mais le Monde mérite tel­le­ment mieux, et cer­tains plus mal lotis encore davan­tage en pro­por­tion de tout ce que quelques uns s’ar­rogent à outrance et contre-nature… et rien que pour cela, il me tarde de fra­ter­ni­ser en MAXIMILIENS que nous sommes !

    Un film vu hier soir en famille sur le Net et que je n’a­vais encore jamais vu ; petite comé­die entre Finance au som­met et démerde au quo­ti­dien, si je puis dire ; un petit film pas si ano­din que ça, enfin, je trouve, mais je puis me tromper.

    https://www.youtube.com/watch?v=nwEvp-P6j‑s

    Cha­leu­reu­se­ment

    Réponse
  114. EFFAB

    MORPHEUS, tout ce que tu dis est très inté­res­sant et en grande par­tie vraie, sen­sée, mûre­ment réflé­chie, il n’empêche, ce qui donne poids et sens aux choses et à la vie c’est bien l’in­ten­tion qu’on y met, cette valeur impal­pable qui donne toute sa beau­té, tout son sel à l’exis­tence. L’E­thique, la Bon­té, le Res­pect, pour ne citer que ces trois-là, déter­minent en grande part ce que seront nos vies et nos quo­ti­diens, nos choix de socié­té, et si la mise en appli­ca­tion des­dits choix, méca­nismes, pro­jets et chan­tiers phy­siques et for­cé­ment maté­riels est inévi­table et néces­saire, ce sont bien des volon­tés com­munes ou plus libé­rales qui décident ou non des actions à mener_comme un choix à faire entre la Pyra­mide NOMique ou cette Démo­cra­tie infi­ni­ment plus juste et plus res­pec­tueuse, ce res­pect et ces ver­tues, ces vues de l’Es­prit, pas­sant aus­si bien par les mesures les plus concrètes qui soient que ces idéaux méta­phy­siques, spi­ri­tuels, reli­gieux, phi­lo­so­phiques, huma­nistes, mys­tiques (pour reprendre tes mots) ou tout ce que tu vou­dras… la rai­son et l’in­tel­lect n’é­tant ou ne valant pas grand chose sans Intui­tion, Connais­sance et Amour, le tout coif­fé d’une capi­tal car cette meilleur part en nous, ce qui doit nous ins­pi­rer comme tout ce qui nous dépasse, intel­li­gences innées et humi­li­tés de fait que nous sommes !

    Bref, cares­ser en conscience un chat, si je puis dire, s’é­mer­veiller devant quelque pousse en train de croître et gran­dir, être sen­sible au regard d’au­trui et sou­rire soi-même à tant d’é­vi­dence et de diver­si­té, c’est prendre enfin toute la mesure des choses et les enjeux en cours.

    Mais je suis bien d’ac­cord, cette exi­gence du quo­ti­dien et de cette abon­dance pour tous, condi­tion sine qua non pour éle­ver enfin le niveau et nous rendre dignes autant que cré­dibles de tout cet idéal huma­niste et sociétal.

    Bien bien des choses

    … et tou­jours cette ques­tion récur­rente mais à se poser sans cesse : com­ment opé­rer de la façon la plus concrète ce chan­ge­ment de para­digme ? en d’autres termes, com­ment inflé­chir sur ce rap­port de force et contre­car­rer enfin et l’His­toire et cette Elite qui nous entube ?!

    Réponse
  115. Ana Sailland

    Encore un ptit coup de synchronicité :

    Je posais plus haut la ques­tion « Qui et quoi au des­sus des Bil­der­berg », et voi­ci qu’on m’an­nonce pour demain midi à Genève une confé­rence sur « qui gou­verne la gou­ver­nance » avec Susan George plus 2 ou 3 édiles du coin.

    Réponse
  116. mic el

    plus conspi­ra­tion­niste que moi tu meurs, ça pour­rait être la devise du CROM où on peut lire cet article :
    « Hele­na Bla­vats­ky disait : « Toutes les armées de Satan n’ont pas fait autant de mal sur la terre que les Jésuites ». »

    Réponse
  117. EFFAB

    « Qui et quoi au des­sus des Bil­der­berg »…

    Le cœur de l’Empire : Le Vati­can, la City de Londres et le Dis­trict of Columbia

    La ville état du Vati­can, le Dis­trict of Colum­bia et la City de Londres forment un empire inter-connecté.

    Ces trois cités-états entre­prises contrôlent le monde éco­no­mi­que­ment au tra­vers de l’entreprise finan­cière de la City de Londres, mili­tai­re­ment au tra­vers de Washing­ton Dis­trict of Colum­bia (D.C) et spi­ri­tuel­le­ment au tra­vers du Vatican.

    - Elles ne paient aucun impôt
    – Elles ne sont sous aucune auto­ri­té nationale
    – Elles ont leur propre dra­peau indépendant
    – Elles ont leur propres lois séparées
    – Elles ont leur propre force de police
    – Elles ont des iden­ti­tés tota­le­ment dif­fé­rentes du reste du monde.

    Les trois étoiles qui sont sur le dra­peau du Dis­trict of Colum­bia (voir la pho­to sur l’article ori­gi­nal) réfèrent aux trois cités-états, une pour chaque ville de l’empire.

    Washing­ton DC

    Le pré­sident des Etats-Unis Oba­ma, et les autres avant lui, opère en tant que “roi vas­sal” pre­nant ses ordres de la “City of Lon­don” au tra­vers du Royal Ins­ti­tute of Inter­na­tio­nal Affairs (NdT : RIIA la mai­son mère du CFR en grande-Bretagne…).

    La consti­tu­tion du dis­trict of Colum­bia fonc­tionne sous la loi romaine tyran­nique connue sous le nom de “Lex Fori” qui ne res­semble en rien à la consti­tu­tion des Etats-Unis. Lorsque le congrès a voté la loi de 1871, il créa une entre­prise dis­tincte connue sous le nom d’Etats-Unis/US (NdT : et non pas “d’Etats-Unis d’Amérique”/USA) et un gou­ver­ne­ment cor­po­ra­tiste, entre­pre­neu­rial pour le Dis­trict of Colum­bia. Cet acte de tra­hi­son a per­mis au Dis­trict of Colum­bia de fonc­tion­ner comme une entre­prise en dehors de la consti­tu­tion ori­gi­nale des Etats-Unis d’Amérique et en dehors des meilleurs inté­rêts des citoyens américains.

    City of Lon­don Inc.

    Deve­nue un état sou­ve­rain en 1694 lorsque le roi William III d’Orange pri­va­ti­sa et retour­na la Banque d’Angleterre à des ban­quiers pri­vés. En 1812, Nathan Roth­schild tor­pilla le mar­ché bour­sier anglais et prît alors un contrôle frau­du­leux de la Banque d’Angleterre.

    Aujourd’hui, la ville état de Londres (City) est le centre finan­cier mon­dial et le kilo­mètre et demi car­ré le plus riche de la planète.

    Elle abrite :

    - La Banque d’Angleterre contrô­lée par Rothschild
    – Lloyds of London
    – Le Lon­don Stock Exchange
    – Toutes les banques britanniques
    – Les suc­cur­sales de 384 banques étrangères
    – 70 banques américaines
    – Jour­naux de Fleet Streets et Publi­shing Monopolies
    – Le QG mon­dial de la franc-maçonnerie
    – Le QG pour le car­tel mon­dial moné­taire connu sous le nom de “la cou­ronne” ou “the Crown”

    Elle ne fait pas par­tie de la ville de Londres ou de l’Angleterre ou du Com­mon­wealth britannique

    Le Vati­can Inc.

    La for­tune col­los­sale du Vati­can inclut d’énormes inves­tis­se­ments avec les Roth­schild en Grande-Bre­tagne, en France et aux Etats-Unis et avec de très grosses entre­prises pétro­lières et de l’armement comme la Shell, BP et Gene­ral Electric.

    Le stock de lin­gots et de pièces d’or du Vati­can vaut des mil­liards, il est emma­ga­si­né à la Banque D’Angleterre contrô­lée par les Roth­schild et à la Réserve Fédé­rale américaine.

    L’église catho­lique est la plus grosse puis­sance finan­cière au monde, la plus grosse accu­mu­la­tion de richesses et de pro­prié­tés en exis­tence, pos­sé­dant plus de biens et de richesses que toute banque, entre­prise, fond de trust géant et gou­ver­ne­ment n’importe où sur la planète.

    Le pape, qui est le diri­geant visible de cette for­tune mon­diale colos­sale, est un des hommes les plus riches de la planète.

    Alors que les deux tiers de l’humanité vit avec moins de 2$ per jour et un cin­quième (1÷5) du monde est sous-ali­men­té ou meurt de faim, le Vati­can est à la tête de la richesse mon­diale, pro­fite inlas­sa­ble­ment de ses inves­tis­se­ments sur le mar­ché bour­sier et dans le même temps prêche le “don”.

    Durant la seconde guerre mon­diale, le Vati­can fut cri­ti­qué pour son sou­tien à Hit­ler et son régime nazi. A ce jour, le Vati­can est tou­jours sous le coup d’une enquête pour le pillage de l’or nazi des banques suisses et des comptes des vic­times juives de l’holocauste nazi.

    Ces cinq der­nières décen­nies, plus de 1500 prêtres et évêques ont été iden­ti­fiés pour avoir har­ce­lé sexuel­le­ment des dizaines de mil­liers de jeunes gar­çons et filles au sein de leur congré­ga­tions reli­gieuses et leurs orphelinats.

    1- Pour­quoi cette ins­ti­tu­tion hon­teu­se­ment riche prêche t‑elle des valeurs spi­ri­tuelles, la pau­vre­té et la chas­te­té, alors que des car­di­naux, des prêtres et des évêques couvrent leurs crimes d’abus sexuels et de viols ?

    2. Pour­quoi l’église a t(elle lut­té contre et résis­té aux accu­sa­tions et aux demandes de com­pen­sa­tion de ses vic­times sexuel­le­ment, émo­tion­nel­le­ment et spi­ri­tuel­le­ment traumatisées ?

    Source : Inter­na­tio­nal People’s Confe­rence Organization,traduction par Resis­tance 71
    (http://​www​.pla​nete​-reve​la​tions​.com/​t​1​3​6​6​4​p​1​0​5​-​l​e​-​p​o​u​v​o​i​r​-​o​c​c​u​l​t​e​-​d​u​-​v​a​t​i​c​a​n​-​c​-​e​s​t​-​p​a​r​t​i​c​i​p​a​t​i​o​n​s​-​s​e​c​r​e​t​e​s​-​a​v​e​c​-​l​e​s​-​r​e​g​i​m​e​s​-​t​o​t​a​l​i​t​a​i​res)

    CROM : La Piste Jésuite

    (http://​www​.pla​nete​-reve​la​tions​.com/​t​1​3​6​6​4​-​l​e​-​p​o​u​v​o​i​r​-​o​c​c​u​l​t​e​-​d​u​-​v​a​t​i​c​a​n​-​c​-​e​s​t​-​p​a​r​t​i​c​i​p​a​t​i​o​n​s​-​s​e​c​r​e​t​e​s​-​a​v​e​c​-​l​e​s​-​r​e​g​i​m​e​s​-​t​o​t​a​l​i​t​a​i​res)

    Réponse
  118. EFFAB

    ++Hun­ger games, le Trans­per­ce­neige : le nou­vel ordre mon­dial nous dévoile ses plans d’asservissement
    ++

    Cette année plus que tout autre, on constate que les pro­duc­tions hol­ly­woo­diennes à la gloire du nou­vel ordre mon­dial se font chaque fois plus pré­cises et plus nombreuses.

    On retrouve tous les mois au moins un film qui a une signi­fi­ca­tion par­ti­cu­lière. On peut citer par exemple le film insai­sis­sable qui montre au public une sym­bo­lique illu­mi­na­ti très forte ou bien Paci­fic Rim, dans lequel on voit l’hu­ma­ni­té s’u­nir pour créer une coa­li­tion inter­na­tio­nale et lut­ter contre une menace extraterrestre.

    Dans Gi Joe, On y voit le pré­sident amé­ri­cain étant en fait à la tête d’un com­plot de domi­na­tion mon­diale (petit clin d’œil à la théo­rie des rep­ti­liens dans ce film d’ailleurs, vu que le pré­sident est un sha­pe­shif­ter qui a prit la place du vrai). On mélange la réa­li­té et la fic­tion : voi­là la bonne recette de la désinformation.

    …
    …

    Pas­sons à Iron Man 3. Encore un gros navet qui per­met au pas­sage de glis­ser quelques que­nelles au grand public car le méchant de l’his­toire est en fait un faux ter­ro­riste, un acteur payé pour faire peur (un coup à la Ben Laden en gros, un réseau ter­ro­riste payé pour jouer le rôle d’é­pou­van­tail tout en ayant un rôle bien précis).

    Le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain est impli­qué dans le com­plot comme d’hab via le pre­mier ministre. J’ai remar­qué que le vaillant Iron man devient une lopette dans le film, un tocard qui n’est pas fichu de faire fonc­tion­ner son armure et qui montre sa fai­blesse au public. Il n’est d’ailleurs capable de sau­ver ni sa mai­son, ni sa femme pas plus que de s’oc­cu­per des méchants à la fin qui se font tru­ci­der par des drones. En fait, il n’en glande pas une : c’est la déchéance du héros amé­ri­cain dans toute sa splen­deur. Bas les masques, on fait tom­ber les symboles…

    …
    …

    Publié par Faw­kes­News (http://​www​.pla​nete​-reve​la​tions​.com/​t​1​4​1​2​4​-​a​n​a​l​y​s​e​-​d​e​s​-​m​e​s​s​a​g​e​s​-​o​c​c​u​l​t​e​s​-​d​u​-​f​i​l​m​-​h​u​n​g​e​r​-ga)

    Réponse
  119. mic el

    Salut à tous et fraternité !

    À pro­pos de mystère,

    Aucun pro­ta­go­niste rai­son­nable du plan C n’a la moindre idée de la façon de faire adve­nir une consti­tuante tirée au sort. Le voi­là le mys­tère. Et ce serait tout à fait dépla­cé et contre pro­duc­tif d’en faire une mystique.

    Nom­breux sont ceux qui se croyant démo­crates exigent des expli­ca­tions et un mode d’emploi au plan C. Or, Il n’y en a pas. Je me demande si ce fait ne devrait pas faire l’ob­jet d’une com­mu­ni­ca­tion plus sou­te­nue. A part l’é­du­ca­tion popu­laire, la seule voie consensuelle.

    Si j’y reviens c’est que je constate que le condi­tion­ne­ment au déni du mys­tère est extrê­me­ment puissant.

    Et une des choses que je trouve des plus remar­quable dans la posi­tion d’É­tienne, c’est qu’il ne balance aucun leurres.

    Pro­jet Vénus et cybernétique,

    peut-t-on rai­son­na­ble­ment par­ler d’un objet quel­conque qui n’au­rait pas de sujet pour le dési­gner. Pas de sujet, pas d’objet.

    Peut-t-on par­ler d’une cyber­né­tique ou d’une science, sans que cela ne fasse réfé­rence impli­ci­te­ment ou expli­ci­te­ment aux théo­ri­ciens de cette science et à ceux qui l’utilisent ?

    L’i­dée même de cyber­né­tique est une super­che­rie si elle se pré­sente comme un concept sans sujet, sans auteur. Par­tant un ‘gou­ver­ne­ment cyber­né­tique’ qui vou­drait se faire pas­ser pour une pure inter­ac­tion auto régu­lée serait dans un déni d’au­to­ri­té : pas d’au­teur, pas de sujet, pas d’ac­teur, pas de res­pon­sable, ce serait donc facile de les ima­gi­ner incorruptible.

    C’est une escro­que­rie basée sur un déni d’humanité.

    Mais, si il n’y est pas fait abs­trac­tion de l’hu­main, ni de ses pro­blèmes d’or­ga­ni­sa­tion, des res­pon­sa­bi­li­tés et des choix poli­tiques que cela engendre, ce n’est plus le pro­jet Venus.

    la cyber­né­tique est le prin­cipe de gou­ver­nance du PV, y gref­fer un contrôle démo­cra­tique le déna­tu­re­rait au point que ce ne serait plus le PV. Sans contrôle démo­cra­tique le PV est une orga­ni­sa­tion poli­tique qui confie­rait la ges­tion des sys­tèmes de contrôles aux mains de spé­cia­listes. sans ces spé­cia­listes aucun sys­tèmes auto­ré­gu­lés, aucun hard­ware ni soft­ware ne pour­raient tourner.

    Dans l’hy­po­thèse haute le PV revien­drait à une répu­blique démo­cra­tiques des ingé­nieurs, les seuls habi­li­tés à l’or­ga­ni­sa­tion au déve­lop­pe­ment et à la main­te­nance des sys­tèmes de contrôles, les seuls en mesure d’être vrai­ment citoyens, tous les autres n’é­tant pas au niveau d’un contre pou­voir auraient de fait une sou­ve­rai­ne­té infé­rieure et de seconde zone.

    Dans l’hy­po­thèse basse cela revien­drait à la cap­ta­tion pure et simple du pou­voir par une oligarchie.

    Je ne crois pas aux rideaux de fumée.

    Réponse
  120. Morpheus

    @ mic el

    Moi, je ne demande à per­sonne de CROIRE (beurk) dans les prin­cipes du Pro­jet Venus.

    Je demande seule­ment à pou­voir EXPÉRIMENTER (tes­ter, mettre à l’é­preuve), les prin­cipes du Pro­jet Venus.

    Car avant même les prin­cipes de la cyber­né­tique, ce sur quoi repose ce pro­jet, c’est la MÉTHODE SCIENTIFIQUE, qui elle, peut être appli­quée sans les machines.

    De façon remar­quable, cette méthode scien­ti­fique, qui est connue depuis l’é­poque des lumières, n’a JAMAIS été pré­co­ni­sée ni uti­li­sée comme méthode pour gouverner.

    JAMAIS !

    Or, quelle méthode pour­rait être plus per­ti­nente pour défi­nir la métho­do­lo­gie de com­mis­sions citoyennes tirées au sort ?

    Tu dis que sans la cyber­né­tique, ce ne serait plus le Pro­jet Venus.

    Veux-tu que je te dise ?

    Je m’en fiche 🙂

    Aucun pro­jet, quel qu’il soit, ne souffre l’ab­sence d’a­men­de­ment. S’il faut au Pro­jet Venus pas­ser par l’a­men­de­ment « démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive », alors qu’il en soit ain­si. Et peu importe à mes yeux que cela plaise ou non à Jacque Fres­co et Roxanne Meadows.

    Au lieu de l’ap­pe­ler « Pro­jet Venus », on l’ap­pel­le­ra « Pro­jet Venus 1.1 ». Peu importe.

    Je veux quant même répondre à l’ar­gu­ment de la tech­ni­ci­té. Oui, il est néces­saire de s’in­ter­ro­ger sur cette ques­tion essen­tielle de savoir si, in fine, la gou­ver­nance ne résul­te­rait pas dans le chef d’une poi­gnée de tech­ni­ciens spé­cia­li­sés dans les domaines de la cyber­né­tique. Cette ques­tion, je me la pose depuis ma prise de connais­sance du PV, et je conti­nue de me la poser.

    Elle sup­pose et induit l’i­dée que nous consi­dé­rons que nous (1) ne serons pas tous en pos­ses­sion des com­pé­tences requises pour gérer le bazar. Elle sup­pose donc qu’il y aura une élite qui, elle, pos­sè­de­ra ces com­pé­tences. Elle sup­pose éga­le­ment que bon nombre d’entre nous, simples citoyens lamb­das, n’au­rons pas accès à ces savoirs ou ne s’y inté­res­se­ront pas.

    Sur l’ac­cès au savoir, je pense qu’il exis­te­ra. Sur l’in­té­rêt du citoyen lamb­da, par contre, je pense aus­si que la majo­ri­té n’au­ra pas la moti­va­tion de s’im­pli­quer suf­fi­sam­ment pour être au parfum.

    Mais alors, nous devons nous deman­der com­ment il se fait que les élec­teurs lamb­das dans notre socié­té actuelle, ne s’in­té­ressent pas à leur consti­tu­tion, à leurs ins­ti­tu­tions, à ce qui fait, réel­le­ment, la politique ?

    En réa­li­té, les pré­vi­sions – haute ou basse – que tu pro­duis sont sans fon­de­ment, tout sim­ple­ment parce que l’am­pleur de la révo­lu­tion cultu­relle et sociale que consti­tue le Pro­jet Venus est telle que pra­ti­que­ment tous les repères sur les­quels nous fon­dons nos opi­nions à ce sujet sont obsolètes.

    Comme disait Ein­stein : condam­ner sans cher­cher, c’est le sum­mum de l’i­gno­rance.

    Condam­ner le Pro­jet Venus sans l’a­voir expé­ri­men­té confine éga­le­ment à atteindre les som­mets de l’i­gno­rance. Et – par­donne-moi, rien de per­son­nel – je refuse de me lais­ser gui­der (et conseiller) par l’ignorance.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    (1) Et quand on dit « nous », on pro­jette notre per­sonne dans une géné­ra­tion dont nous igno­rons tout, à savoir nos enfants et petits enfants, ce qui est bien prétentieux.

    Réponse
  121. Ana Sailland

    Bla­vats­ky mérite atten­tion (le fond est der­rière le détail et l’apparence)

    Réponse
  122. EFFAB

    Ce qui est essen­tiel c’est d’é­vi­ter tout récu­pé­ra­tion comme j’i­ma­gine que ce Pro­jet Vénus n’est pas la seule alter­na­tive pour éla­bo­rer un pro­jet socié­tal digne de ce nom_comme nous pou­vons très bien prendre un peu ici et un peu là, des spé­cia­listes, des com­pé­tences ès tech­no­lo­gies, cyber­né­tique et tout ce que vous vou­lez comme je m’es­time moi-même suf­fi­sam­ment ver­tueux, intègre et dés­in­té­res­sé pour rame­ner ma fraise si l’é­thique avait à en pâtir ou que quelques inéga­li­tés dépla­cées per­sistent mal­gré tout ; il y aura tou­jours des intel­li­gences plus capables, plus conscientes, plus avi­sées, mais nous par­lons bien là de com­pé­tences et non de concer­ta­tion déci­sion­nelle popu­laire, le coeur de cette Démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive puisque concer­nant et inté­res­sant cha­cun d’entre nous.

    Plus ou moins de robo­tique ici, c’est selon, un choix, le plus pra­tique comme le plus avi­sé, mais pas for­cé­ment une néces­si­té, une obli­ga­tion, ce juste milieu en tout, le tra­vail manuel autant qu’une tech­no­lo­gie des plus poussées.

    Aucun pro­ta­go­niste rai­son­nable du plan C n’a la moindre idée de la façon de faire adve­nir une consti­tuante tirée au sort. Le voi­là le mys­tère. Et ce serait tout à fait dépla­cé et contre pro­duc­tif d’en faire une mystique.
    (@131, MIC EL)

    Mys­tère et sacré chal­lenge, certes, là est tout l’en­jeu, tout le défi de faire Révo­lu­tion pour accou­cher enfin de cette Consti­tuante et de tous ces pos­tu­lats chouar­diens asso­ciés ! Mais rien n’est impos­sible, le pire existe bien ! ou tout n’est pas si per­du et si mau­vais que ça, fina­le­ment, en ce bas-monde…

    J’ai cette moindre idée, j’ai cette pré­ten­tion, aus­si humble et insi­gni­fiant que je suis, dans ces grands lignes, évi­dem­ment, je ne suis ni devin ni sou­cieux à ce point du détail qui peut se conju­guer à l’in­fi­ni quan­tique et spi­ri­tuel (intel­li­gence, infor­ma­tion, conscience, volon­té ou inten­tion), mais je crois avoir ima­gi­né com­ment prendre le pou­voir de la façon la plus paci­fique qui soit… cette réa­li­té comme cette rela­ti­vi­té, certes, j’en suis bien conscient comme on peut trou­ver ou du moins se don­ner toutes les chances et tous les meilleurs para­mètres du scé­na­rio idéal.

    Que 5 per­sonnes qui savent com­ment pou­voir si prendre pour faire Révo­lu­tion et faire adve­nir cette Consti­tuante l’é­crivent ici et cela me suf­fi­ra, que nous ne soyons si peu face à ces mil­lions de conci­toyens plus scep­tiques ou car­ré­ment igno­rant de la chose, mais c’est bien l’I­dée et la jus­tesse de la Chose qui prime et peut ren­ver­ser toute vapeur.

    Pour­quoi 5 ? ce juste milieu de 1 à 9, cet équi­libre et cette har­mo­nie sous-jacente inhé­rentes à toute vie, à toute construc­tion, à toute éla­bo­ra­tion, ce pas de deux concer­té (concer­ta­tion) au coeur du vivant en lieu et place de toute majo­ri­té éli­tiste, arbi­traire, sec­taire, etc., etc.

    Allez, à vos plumes, les Fraises, et que ceux d’entre vous qui connaissent de près ou de loin quelques per­son­na­li­tés que ce, les placent à leurs res­pon­sa­bi­li­tés publiques, cette obli­ga­tion de por­ter la Bonne Parole tout en pla­çant les auto­ri­tés et les Ins­ti­tu­tions face à leur illé­gi­ti­mi­té, ni plus ni moins.

    Réponse
  123. Morpheus

    En #130, EFFAB a par­lé de l’ »inter­na­tio­na­lisme« des Rocke­fel­ler, et Étienne a sou­li­gné en rouge et en grand.

    S’il-vous plait, soyez atten­tifs au sens des mots.

    Les Rocke­fel­ler ne sont cer­tai­ne­ment pas inter­na­tio­na­listes, car l’in­ter­na­tio­na­lisme sup­pose, pré­ci­sé­ment, l’exis­tence de NATIONS. 

    L’in­ter­na­tio­na­lisme est l’i­dée que les nations peuvent entre­te­nir entre elles des rela­tions mutuel­le­ment avan­ta­geuses, tout en res­pec­tant mutuel­le­ment leurs dif­fé­rences et leur sou­ve­rai­ne­té nationale.

    Or, les Rocke­fel­ler, comme de nom­breuses dynas­ties ban­caires, veulent la fin des nations, DONC sont oppo­sés à l’internationalisme.

    On peut dire de leur idéo­lo­gie qu’elle est TRANSNATIONALE, ou mieux, MONDIALISTE, mais pas inter­na­tio­na­liste, c’est très différent.

    La mon­dia­li­sa­tion est le contraire de l’internationalisme.

    Mor­pheus

    Réponse
  124. mic el

    « De façon remar­quable, cette méthode scien­ti­fique, qui est connue depuis l’é­poque des lumières, n’a jamais été pré­co­ni­sée ni uti­li­sée comme méthode pour gou­ver­ner. Jamais ! »

    C’est ambi­gu de dire que la méthode scien­ti­fique n’a jamais été uti­li­sée comme méthode pour gouverner :

    D’un coté les tech­no­crates ne font que ça depuis au moins deux siècles. Et ce n’est pas la science qui est cri­ti­quable, encore que, mais les scien­ti­fiques qui ne sont que des hommes et des croyants comme les autres.

    De quoi l’ar­se­nal de bombes ato­miques et autres indus­tries de la fuite radio­ac­tive seraient le fruit, sinon de l’œuvre des scien­ti­fiques au ser­vice de gou­ver­ne­ments qui font offi­ciel­le­ment la guerre à l’ir­ra­tio­na­li­té depuis une poi­gnée de siècles.… le pro­blème c’est au ser­vice de qui est le pouvoir.

    Et de l’autre, la volon­té de délé­guer le gou­ver­ne­ment des hommes ‘à la science’ n’est qu’une mys­tique, pour ne pas dire une mys­ti­fi­ca­tion, parce que ce ne serait pas à la méthode que serait confié le gou­ver­ne­ment, mais à des hommes. Une mys­tique qui ima­gine des hommes très loin de leurs condi­tions présentes.

    Le fond de l’ar­gu­ment, c’est qu’un sys­tème dans lequel l’homme n’a aucune part, n’a aucun inté­rêt pour l’homme. Il n’y a rien à expé­ri­men­ter dans un tout exté­rieur à l’homme. La méthode scien­ti­fique n’a pas d’exis­tence propre, mais si elle en avait une cela ne nous serait d’au­cune uti­li­té. Sauf éven­tuel­le­ment à se pla­cer dans une pers­pec­tive de déni abso­lu de toute subjectivité.

    Une crise sys­té­mique, ce qui est notre plus gros risque actuel a beau­coup plus de chance d’accoucher d’une guerre civile que d’une révo­lu­tion ; dans la pers­pec­tive de laquelle, l’é­du­ca­tion popu­laire est pro­ba­ble­ment ce que nous avons de mieux à faire. et c’est la rai­son pour laquelle je conti­nue­rai de cri­ti­quer le PV parce qu’il n’est qu’un ava­tar de la théo­cra­tie et qu’il para­site le champ de la péda­go­gie pour la démocratie.

    Le pro­jet démo­cra­tique n’é­chappe pas non plus à ce pen­chant mys­tique tant que les citoyens ne s’emparent pas de leur responsabilités.

    Cepen­dant la supé­rio­ri­té de la démo­cra­tie sur toute autre forme de gou­ver­ne­ment est qu’elle est la seule qui néces­site l’é­man­ci­pa­tion des indi­vi­dus, parce qu’elle ne fonc­tionne qu’à cette condi­tion. Dans toutes les autres formes de pou­voirs, l’in­di­vi­du est obli­gé de se confor­mer à des impé­ra­tifs qui ne sont pas néces­sai­re­ment béné­fiques pour lui. En démo­cra­tie le pre­mier impé­ra­tif est la res­pon­sa­bi­li­sa­tion des citoyens. la démo­cra­tie ne peut appa­raître que si la puis­sance de la res­pon­sa­bi­li­té des indi­vi­dus dépasse le pou­voir de sou­mis­sion des dominants.

    Quant au rêve d’un monde parfait,

    dès lors que la per­fec­tion n’est pas de ce monde, l’i­dée de la per­fec­tion est la seule preuve que la per­fec­tion existe. Et si ce n’est ni de ce monde, ni des hommes qu’elle peut venir, puis­qu’on n’en trouve pas trace ici, c’est qu’il existe un autre monde où la per­fec­tion existe…

    Le rêve d’un monde par­fait est le plus ancien de nos rêves de socié­tés, et l’am­pleur des muta­tions qu’il nous faut pour le réa­li­ser sont telles que toutes nos croyances à ce jour sont vaines.

    Ain­si le para­doxe des maté­ria­listes, leur mys­ti­fi­ca­tion, est de croire et de faire croire qu’il pour­raient expé­ri­men­ter la per­fec­tion ici et main­te­nant ! Comme par exemple la per­fec­tion d’une socié­té qui ne serait ni gou­ver­née par des hommes, ni par des machines, ni par des sys­tèmes auto­ma­tiques. Cette mys­ti­fi­ca­tion est une ombre por­tée sur le débat démocratique.

    Réponse
  125. EFFAB

    Je crois, pour avoir lu ce der­nier post, qu’Étienne va sûre­ment sur­li­gner deux ou trois pas­sages, TOUS très per­ti­nents, me semble-t-il.

    Ce plai­sir de tant de par­tages et de tant d’in­tel­li­gences – gros chats liber­taires et fraises révolutionnaires !^^

    Réponse
  126. Ana Sailland

    « La démo­cra­tie, c’est por­ter à son maxi­mum la conscience et la res­pon­sa­bi­li­té du citoyen », tan­dis que le pro­jet Venus Fres­co, c’est por­ter à son maxi­mum le confort du citoyen, sans sa responsabilité.

    J’aime bien mon confort, mais ne lui sacri­fie­rais pas mon libre arbitre ni ma res­pon­sa­bi­li­té, ma part de coli­bri, pour confier le chas­teau de mon âme (((vrai sens du mot chas­te­té))) aux Sei­gneurs de la Science.

    Ce sont des pro­jets dif­fé­rents en leur essence et fina­li­té, au point je pense d’être adversaires.

    La conscience est comme un muscle qui s’a­tro­phie si on n’en fait pas usage.
    Consi­dé­rant que la conscience m’ap­pa­raît à tort ou à rai­son comme la fina­li­té alchi­mique de l’i­nerte, ma pré­fé­rence ira tou­jours aux solu­tions qui musclent la conscience.

    Réponse
  127. Morpheus

    @ mic el (#137)

    Si ambi­guï­té il y a à affir­mer que la MÉTHODE SCIENTIFIQUE n’a JAMAIS été mise en œuvre en tant que méthode de gou­ver­ne­ment, c’est – au pire – dans le fait de ne pas défi­nir la « méthode scientifique ».

    Et pour­quoi est-ce que je ne la défi­nis pas ? Parce qu’il me semble que nous sommes ici (toi y com­pris) en mesure de défi­nir ce qu’est la méthode scien­ti­fique, et si ce n’est pas le cas, à trou­ver, en sur­fant (ou en ouvrant un livre), une défi­ni­tion qui fasse consen­sus (une défi­ni­tion tout ce qu’il y a de com­mun suffit).

    La véri­table ambi­guï­té, mic el, me semble bien d’a­van­tage dans ton chef lorsque tu confonds « la science » et LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE.

    « la science » est un concept dan­ge­reux et trom­peur, qui confine au scien­tisme, qui est une idéo­lo­gie à laquelle je ne sous­cris pas et n’ai jamais sous­crit, étant anti­re­li­gieux (le scien­tisme est une démarche reli­gieuse – au sens péjo­ra­tif du terme reli­gion, c’est-à-dire mou­ve­ment qui pré­tend dire quelle est LA voie qui mène à LA vérité).

    « les sciences » est déjà un terme plus juste, car il rend compte de la manière dont l’é­tude des phé­no­mènes mani­fes­tés est appro­chée par les hommes : une méthode réi­fiée, qui tend par ailleurs, de plus en plus, à uni­fier les sciences (en témoigne le fait que les quatre grandes forces sont de plus en plus per­çues, par les scien­ti­fiques, comme des aspects d’une « super force » unique).

    « la méthode scien­ti­fique » demeure donc, dans le cadre du débat sur le PV, le seul terme ad hoc, car il ne défi­nit ni une idéo­lo­gie, ni des opi­nions mais bien une méthode PRATIQUE (rela­tive au monde réel, mani­fes­té) qui a fait ses preuves.

    Cette méthode est basée sur des obser­va­tions et des hypo­thèses qui doivent être démon­trées ou réfu­tées selon une métho­do­lo­gie connue et recon­nue per­met­tant de repro­duire les résul­tats, donc sur le préa­lable « nous ne savons pas, nous fai­sons une sup­po­si­tion, nous allons véri­fier », à l’an­ti­thèse de la façon dont nous pro­cé­dons en poli­tique, c’est-à-dire d’in­ces­sant débat d’ OPINIONS !

    OPINION : (sav.) XIIe s. : lat. opi­nio, -onis « croyance ».

    Un débat d’o­pi­nions – c’est-à-dire de croyances – n’a donc abso­lu­ment aucune per­ti­nence lors­qu’il s’a­git de déter­mi­ner un moyen de résoudre un pro­blème pra­tique. Un débat d’o­pi­nions n’a qu’une seule voca­tion : la philosophie.

    Je suis favo­rable aux débats d’o­pi­nions phi­lo­so­phiques (je ne suis pas le der­nier à m’y adon­ner), mais je ne suis pas favo­rable aux débats d’o­pi­nions poli­tiques, car la poli­tique, dans son sens noble poli­teia (qui s’op­pose à son sens vil, poli­ti­kè, luttes de pou­voirs), c’est la réso­lu­tion en com­mun des pro­blèmes de la cité qui, pour la majeure par­tie d’entre eux, sont des pro­blèmes concrets, maté­riels, pra­tiques – et non phi­lo­so­phiques (bien sur, il demeure une série de pro­blèmes qui sont du res­sors de la phi­lo­so­phie, et là, je garde une marge favo­rable aux débats d’o­pi­nions, de la même manière que les athé­niens gar­daient à la marge l’é­lec­tion des stra­tèges – je ne suis pas intégriste).

    D’autre part, Le LANGAGE SCIENTIFIQUE a ce fabu­leux avan­tage par rap­port à nos lan­gages écrits tra­di­tion­nels, c’est qu’il est uni­ver­sel (le plan de fabri­ca­tion d’une voi­ture, d’un pont, d’une machine quel­conque, peut être com­pris par un ingé­nieur amé­ri­cain, fran­çais, chi­nois ou russe) et qu’il ne prêtent pas à inter­pré­ta­tion !

    Il est faux de dire – et erro­né de croire – que les tech­no­crates uti­lisent la méthode scientifique.

    Les tech­no­crates prennent des déci­sions, non selon des études fon­dées sur des résul­tats scien­ti­fiques neutres, mais sur des rap­ports scien­ti­fiques tru­qués et orien­tés. De plus, les sciences, dans le chef des tech­no­crates, ne servent que d’a­li­bi pour faire CROIRE au public naïf et cré­dule que les choix qu’ils opèrent et les déci­sions qu’ils prennent sont fon­dés sur la méthode scien­ti­fique, alors qu’ils prennent leurs déci­sions en amont et com­mandent des études scien­ti­fiques pour confir­mer leurs choix, ce qui est pré­ci­sé­ment le contraire de la méthode scientifique.

    Je consi­dère, au contraire de toi, que la méthode scien­ti­fique est la seule qui soit véri­ta­ble­ment per­ti­nente dans le cadre d’ins­ti­tu­tions réel­le­ment démocratiques.

    Une com­mis­sion citoyenne aurait tout avan­tage à for­mu­ler ses conclu­sions, à pro­pos de n’im­porte quel sujet d’é­tude, en se fon­dant sur les résul­tats d’une études éta­blie selon la méthode scien­ti­fique, c’est-à-dire repo­sant sur des expériences.

    Il n’y a, à mes yeux, abso­lu­ment pas pho­to entre une com­mis­sion fonc­tion­nant sur ce prin­cipe et une autre fonc­tion­nant sur des débats d’i­dées et d’o­pi­nions qui, par défi­ni­tion, ne reposent pas sur des expé­riences, mais sur des croyances contra­dic­toires et le plus sou­vent infondées.

    Et cela demande, bien sûr, DU TEMPS. Or, si le temps est le fac­teur déter­mi­nant, le fac­teur supé­rieur que nous vou­lons pla­cer à l’ef­fi­ca­ci­té en poli­tique, alors nous devrions renon­cer à la démo­cra­tie et lui pré­fé­rer la dic­ta­ture. En effet, la dic­ta­ture est incom­pa­ra­ble­ment plus effi­cace en terme de temps.

    Tou­te­fois, il y a une alter­na­tive : la tech­no­lo­gie per­met d’ai­der à gagner du temps. Pre­nons un exemple. Une com­mis­sion citoyenne doit déci­der quel moyen de résoudre un pro­blème de sécu­ri­té dans le trans­port. A l’aide de simu­la­teurs infor­ma­tiques, dif­fé­rentes for­mules peuvent être tes­tées afin de véri­fier leur fia­bi­li­té. Les tech­ni­ciens qui effec­tue­raient ces simu­la­tions devraient expo­ser leur métho­do­lo­gie et les résul­tats aux membres de la com­mis­sion citoyenne.

    Dans pareil exemple, on voit que la tech­no­lo­gie est mise au ser­vice de la prise de déci­sion (qui reste entre les mains des citoyens de chaire et de sang).

    Ce n’est pas la méthode pré­co­ni­sée dans le PV, mais c’est une méthode qui n’est pas non plus uti­li­sée en poli­tique actuel­le­ment (sauf cas excep­tion­nels, donc qui confirment une règle contraire).

    Dans le PV, cette méthode est direc­te­ment inté­grée à un sys­tème cyber­né­tique, beau­coup plus per­for­mant en ce sens qu’à l’in­verse des humains de chaire et de sang, la facul­té de trai­ter un grand nombre de don­nées inter­ac­tives (loi de cau­sa­li­té réci­proque dans les sys­tèmes com­plexes, inac­ces­sible à l’es­prit humain). La cyber­né­tique résous donc la ques­tion de la rapi­di­té, mais – a prio­ri – pas celle du contrôle citoyen : trou­vons le moyen de résoudre ça, sans pour autant reje­ter le pro­jet en bloc.

    Le dan­ger du manque de contrôle citoyen réside non dans la tech­no­lo­gie cyber­né­tique elle-même, bien sûr, mais dans les inten­tions des humains qui la mettent en œuvre. Cette crainte, par­fai­te­ment légi­time, je la par­tage avec toi comme avec Ana et d’autres (j’ai écrit un article de 18 pages qui en témoigne abon­dam­ment sur Agoravox).

    Mais contrai­re­ment à toi, je ne fais pas de cette crainte le maître de mes déci­sions. Mes peurs – aus­si légi­times soient-elles – ne décident pas pour moi ce qui est bon ou mau­vais : elles signalent seule­ment des besoins qui, par le pas­sé, n’ont pas été ren­con­trés. Je peux dès lors tenir compte de ces signaux et les inté­grer dans la façon dont je conçois la façon d’en­vi­sa­ger de nou­velles façons de pro­cé­der, sans pour autant reje­ter en bloc telle ou telle formule.

    C’est cela que je consi­dère être, véri­ta­ble­ment, l’in­tel­li­gence. La réac­tion à la peur n’est pas de la nature de l’in­tel­li­gence, mais de la nature du réflexe condi­tion­né. Le réflexe condi­tion­né exclut la créa­ti­vi­té, donc la facul­té d’in­no­ver et de trou­ver des solu­tions aux problèmes.

    Cela est d’au­tant plus vrai lorsque la peur de « la science », qui de nos jours fait flo­rès – et on com­prend pour­quoi – repose sur l’ob­ser­va­tion de ce que le monde contem­po­rain (disons les deux der­niers siècles) en ont fait. Or, ce n’est bien évi­dem­ment pas les sciences ni les tech­no­lo­gies qui sont la cause des désastres qu’elles ont engen­drés, mais bien l’in­cons­cience et les inten­tions très dis­cu­tables de ceux qui les ont financées.

    C’est parce que les sciences et les tech­no­lo­gies ont été presque entiè­re­ment mises au ser­vice du pro­fit, au ser­vice de l’i­déo­lo­gie capi­ta­liste, consu­mé­riste, com­pé­ti­tive, qu’elles ont engen­dré des désastres. Mieux encore, ces condi­tions idéo­lo­giques ont engen­dré une inef­fi­ca­ci­té chro­nique de la majeure par­tie des pro­duits (cf. obso­les­cence pla­ni­fiée), c’est-à-dire que les connais­sances, les savoirs et la créa­ti­vi­té des ingé­nieurs ont été dévoyées, non pour pro­duire des objets fiables, durables, effi­caces, mais des pro­duits non fiables, ayant une courte vie et jetables, ce qui engendre un énorme gas­pillage de ressources.

    Je per­siste et signe en disant que ta fronde à l’é­gard du PV est la pro­jec­tion de tes peurs du monde actuel. Tu pro­jettes dans le PV des peurs issues de tes obser­va­tions de l’u­sage de la tech­no­lo­gie et des sciences dans le contexte du monde capi­ta­liste, alors que le fon­da­teur du PV, lui, est authen­ti­que­ment sin­cère dans sa démarche de vou­loir SORTIR de ce monde (et il est facile de le vérifier).

    Comme je l’é­cris sou­vent, pour juger de la per­ti­nence d’un pro­jet nou­veau, il nous faut envi­sa­ger les choses en dehors du car­can étroit des condi­tions actuelles, sans quoi nous condam­ne­rions la pro­po­si­tion sur des argu­ments fon­dés sur les condi­tion­ne­ments mêmes que l’on cherche à chan­ger, ce qui serait le comble de l’absurde.

    Nous ne sommes pas invi­tés à « croire » au PV, ni même à y adhé­rer en tout. Nous sommes invi­tés à l’ap­pré­hen­der, c’est-à-dire à étu­dier les dif­fé­rents aspects du pro­jet en bonne intel­li­gence. C’est-à-dire, bien sûr, à nous mon­trer cri­tique vis-à-vis de celui-ci ou de cer­tains aspects de celui-ci, non à por­ter des juge­ments de valeurs fon­dés sur des idées pré­con­çues (ce que sont les opinions).

    Reje­ter le pro­jet en bloc comme tu le fais, en le qua­li­fiant de « ava­tar de la théo­cra­tie » (sic), sans d’ailleurs même argu­men­ter ce juge­ment de valeur, n’a AUCUNE PERTINENCE, et par consé­quent aucun inté­rêt ni valeur.

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  128. Morpheus

    « La démo­cra­tie, c’est por­ter à son maxi­mum la conscience et la res­pon­sa­bi­li­té du citoyen »

    Je sous­cris à cela, et contrai­re­ment à toi, Ana, je vois dans le PV une méthode (par­mi d’autres) per­met­tant d’at­teindre à cette conscience, notam­ment dans le cadre d’une par­ti­ci­pa­tion active au sys­tème cyber­né­tique, qui par son essence, est, comme je l’é­cri­vais (mais me lit-on ?), une méthode scien­ti­fique qui étu­die les rela­tions de cau­sa­li­té réci­proque des phénomènes.

    Or, il m’ap­pa­raît (et il me sem­blait que c’é­tait éga­le­ment ton cas, Ana), que cette conscience de l’in­ter­dé­pen­dance réci­proque des phé­no­mènes était le degré de conscience à atteindre pour par­ve­nir à une socié­té qui soient en paix et en har­mo­nie avec son environnement.

    Le PV PEUT (je ne dis pas qu’il EST, mais qu’il PEUT) être un moyen pra­tique de mener à cette conscience, grâce à la cybernétique.

    Mor­pheus

    Réponse
  129. Ana Sailland

    Déjà, évi­tons le sigle, car les sigles sont faits pour faire oublier le sens.
    Ils sont l’un des outils élé­men­taires de la mani­pu­la­tion des foules.

    Ensuite, je n’aime pas ce choix de « Venus » qui confère au pro­jet Fres­co une dimen­sion grande et mys­té­rieuse, cos­mo­go­nique peut être.

    Sur­tout que, Mor­pheus, ce que tu retiens du pro­jet Fres­co à la fin de ce mois de novembre, 😉 peut être suite à nos prises de bec 😉 , n’est déjà plus le pro­jet Fres­co, qui lui, d’a­près les vidéos que j’ai vues, n’est pas fran­che­ment ani­mé d’un esprit démocrate.

    Peut être aurais-tu inté­rêt à pui­ser ce qu’il y a de bon et à pro­po­ser autre chose, plus digne de toi que ce pro­jet siglé.

    Réponse
  130. Morpheus

    Allons, Ana, je ne vais pas pré­tendre, MOI, pou­voir pro­po­ser un pro­jet aus­si ambi­tieux que ce que Jacque Fres­co, qui a pas­sé une vie entière à le conce­voir, pro­pose. C’est fou de dire ça.

    Par contre, ce que je peux faire, c’est ten­ter de déce­ler des failles, cher­cher des fai­blesses, et le cas échéant, amen­der le projet.

    Dans son ensemble, je trouve le pro­jet extrê­me­ment bien char­pen­té et très argu­men­té sur de nom­breux points (y com­pris la cyber­né­tique, pour­vu que l’on s’in­forme un peu sur ce dont il s’agit).

    Mais comme je n’ai pas (et pour cause) d’ex­pé­rience, de mise à l’é­preuve d’un tel pro­jet, je ne peux pas déci­der, main­te­nant, de la per­ti­nence ou non d’un tel projet.

    Donc, comme je le fais depuis deux ans, ce que je défends, ce n’est pas tant le pro­jet en lui-même que le droit au pro­jet d’être mis à l’é­preuve. Sans cette expé­rience, nous ne SAVONS PAS et nous ne POUVONS PAS savoir s’il est per­ti­nent ou pas, ni ce qui peut effec­ti­ve­ment poser ou non pro­blème. Nous pou­vons seule­ment faire des conjectures.

    En tout cas, ce qui est très impor­tant dans ce pro­jet, c’est la vision d’en­semble qu’il offre d’une socié­té débar­ras­sée com­plè­te­ment des notions de pro­fit, de com­pé­ti­tion, d’a­van­tages dif­fé­ren­tiels, du com­merce et de tout ce que ces condi­tions DÉTERMINANTES (causes racines) entraînent dans les com­por­te­ment humains. Une telle concep­tion sociale mène à d’im­por­tantes réflexions et à per­ce­voir un monde entiè­re­ment dif­fé­rent de tout ce que nous connaissons.

    Reje­ter ça, c’est de la bêtise.

    Et en ce qui concerne la démo­cra­tie, ce qu’en dit Fres­co est IDENTIQUE à ce qu’en dit Étienne : nous ne sommes pas et nous n’a­vons jamais été en démo­cra­tie, nous ne savons pas ce qu’est la démo­cra­tie, nos régimes poli­tiques ne sont pas et n’ont jamais été des démo­cra­ties. Il ne dit rien d’autre.

    Il dit que les débats d’o­pi­nions ne sont pas per­ti­nents pour résoudre des pro­blèmes essen­tiel­le­ment pra­tiques, et il a tout sim­ple­ment RAISON. Cette affir­ma­tion n’est pas une opi­nion, c’est un fait.

    Les points com­muns qui ras­semblent le PV et l’i­déal démo­cra­tique existent, à com­men­cer par le plus déter­mi­nant des cri­tères qui per­mettent de géné­rer (et de mesu­rer) la qua­li­té d’une démo­cra­tie : l’é­ga­li­té éco­no­mique, c’est-à-dire la répar­ti­tion équi­table des res­sources et des pro­duits que l’on en fait. Tout le reste, que ce soit dans un sys­tème social tel que le pro­pose Fres­co ou dans un autre sys­tème social qui se veut démo­cra­tique, dépend entiè­re­ment de ça. Sans éga­li­té éco­no­mique, pas de démocratie.

    Je veux bien aller plus loin sur ce point de débat, et faire dans le débat phi­lo­so­phique en posant cette question :

    Si un sys­tème social vous per­met d’ob­te­nir une éga­li­té éco­no­mique (accès aux res­sources et pro­duits), poli­tique (accès à la coges­tion de la cité) et à la liber­té de conscience et d’ex­pres­sion publique, mais que ce sys­tème n’est pas stric­to sen­su une démo­cra­tie, le rejetteriez-vous ?

    Mor­pheus

    Mor­pheus

    Réponse
  131. NaturaïKarta

    Bigre, je reprends ce qui est dit plus haut » Et en ce qui concerne la démo­cra­tie, ce qu’en dit Fres­co est IDENTIQUE à ce qu’en dit Étienne : nous ne sommes pas et nous n’a­vons jamais été en démo­cra­tie, nous ne savons pas ce qu’est la démo­cra­tie, nos régimes poli­tiques ne sont pas et n’ont jamais été des démo­cra­ties. Il ne dit rien d’autre. ».

    Jamais, jamais un sys­tème démo­cra­tique ne sera réa­li­sé CAR une démo­cra­tie est un chemin,et non un but … Il sert à nous orien­ter, mais reste inac­ces­sible à jamais. Au mieux peut-on pré­pa­rer les condi­tions de son avè­ne­ment a minima !

    Réponse
  132. J.C

    « Si un sys­tème social vous per­met d’ob­te­nir une éga­li­té éco­no­mique (accès aux res­sources et pro­duits), poli­tique (accès à la coges­tion de la cité) et à la liber­té de conscience et d’ex­pres­sion publique, mais que ce sys­tème n’est pas stric­to sen­su une démo­cra­tie, le rejetteriez-vous ? »

    Si ce n’est pas ça la démo­cra­tie, je ne vois pas ce que c’est.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  133. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Les régimes poli­tiques pas­sés et pré­sents ne per­mettent pas de mettre en pra­tique plu­sieurs régimes, et je ne crois pas que cela soit aus­si pos­sible sous une démocratie.

    Pour­tant il y a quelque chose de judi­cieux de pou­voir mettre en com­pa­rai­son au moins deux régimes poli­tiques, car celui qui s’a­vère le plus popu­laire entrai­ne­ra l’autre à dis­pa­raitre naturellement.

    Peut-être qu’un jour, après les gym­nases omni­sports, on ver­ra fleu­rir des construc­tions omni-reli­gion et des nations omni-regimes-poli­tiques, enfin c’est une réflexion brute de décoffrage…

    Réponse
  134. EFFAB

    (@134)

    J’at­tends tou­jours ces plumes alertes et ces can­di­dats à l’i­ma­gi­na­tion débri­dée, ces cer­veaux capables de syn­thé­ti­ser et de pro­je­ter autant ce plan d’ac­tion (ce mou­ve­ment liber­taire et révo­lu­tion­naire) que ces déci­sions à prendre une fois ren­ver­sées nos ins­ti­tu­tions et ce pou­voir réga­lien inadap­té face à la réa­li­té et aux enjeux démocratiques.

    Je suis patient comme tout est imper­ma­nent, cyclique, éter­nel et infi­ni, mais nous avons cette chance et ce pou­voir créa­tif et créa­teur, cet ins­tant si pré­cieux qui peut tout nous don­ner si nous le vou­lons vrai­ment : cette convic­tion, cette volon­té, ces concer­ta­tions, ces synergies…

    Réponse
  135. Ana Sailland

    « Allons, Ana, je ne vais pas pré­tendre, MOI, pou­voir pro­po­ser un pro­jet aus­si ambi­tieux que ce que Jacque Fres­co, qui a pas­sé une vie entière à le conce­voir, pro­pose. C’est fou de dire ça. »

    Si en une vie il n’a rien fait de plus, on doit pou­voir faire mieux.

    Réponse
  136. EFFAB

    https://youtube.googleapis.com/v/KVu3gS7iJu4%26source=uds%26autoplay=1

    Notre dilemme aujourd’­hui, tout ce défi et ce chal­lenge en nous et au Monde est de trans­for­mer tout cet incons­cient, tout cet héri­tage héroïque ou chris­tique en volon­té et force col­lec­tive, nous réap­pro­prier enfin toutes ces réa­li­tés en nous, recou­vrer autant cette huma­ni­té bafouée que cet impal­pable har­mo­nieux et éman­ci­pa­teur… cette joie de vivre, cette bon­té com­mu­ni­ca­trice, cette géné­ro­si­té et cette abon­dance, cette légi­ti­mi­té, cette Conscience… ce sou­cis d’au­trui et toute cette beau­té en nous…

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​d​w​U​z​Q​-​M​A​EtI

    Réponse
  137. Marie

    @Effab
    j’aime bien lors­qu’on montre les dif­fé­rents cha­kras du corps sous forme de fleurs, je trouve que ça fait davan­tage prendre conscience de cette dimen­sion autre que maté­riel de l’hu­main, ça lui rend toute sa grâce et son poten­tiel supérieur

    Réponse
  138. Marie

    A prendre avec dis­cer­ne­ment évi­dem­ment, mais il y a des élé­ments inter­pe­lant, je trouve

    Réponse
  139. Morpheus

    Ana, je te trouve hor­ri­ble­ment injuste et très arrogante.

    Mor­pheus

    Réponse
  140. EFFAB

    Très inté­res­sant, je trouve, ce cer­ve­let igno­ré mais ce Cer­veau glo­ri­fié, tout ce trop-plein de vani­té alors qu’il n’y a là que dés­équi­libre et exa­gé­ra­tion d’une par­tie constitutive_ou cette (in)conséquence qui inverse les rôles et s’ar­roge un pou­voir plus cau­sal, plus intuitif_quand elle ne devrait être que ce bon inter­prète et ce juste média­teur de toute cette éner­gie et de toute cette conscience qui l’ha­bite et la façonne.

    Le dis­cer­ne­ment est sur­tout de prendre conscience de tout ça, donc, à bien consi­dé­rer, sans rete­nue aucune !^^

    Bonne nuit

    Réponse
  141. Marie

    Je suis du même avis, j’ai per­son­nel­le­ment suf­fi­sam­ment de dis­tance pour faire la part des choses et prendre si cela me fais avan­cer, mais tout est dans l’ex­pé­rience, c’est pq je dis qu’il faut tes­ter, car sinon ça reste men­tal;-) c‑à-d inerte et non pas vivant, vibrant, c’est tout le contraire des groupes reli­gieux qui ne pensent pas par eux-même mais suivent un gourou
    ça ren­voit à nou­veau à la déresponsabilisation.
    L’im­por­tance se trouve bel et bien dans cet effort per­son­nel à cher­cher en soi-même et à véri­fier plu­tôt qu’à juger.

    Réponse
  142. Marie

    En fait le men­tal peut aus­si ser­vir à la méthode scien­ti­fique, c’est tout là le pro­blème. Car com­ment faire ce lien jus­te­ment entre le cer­veau qui est comme un ordi­na­teur per­fec­tion­né c‑à-d un objet et le coeur de l’homme c‑à-d ce qui est vibrant, vivant, cet amour inex­pli­cable et indomp­table, cette conscience insou­mise lors­qu’elle est libre(ex. chez les vrais artistes) pour les cal­culs de ce men­tal qui si il s’en mêle et veut prendre le des­sus, nous emmène vers les camps d’ex­ter­mi­na­tion en ayant tou­jours une bonne jus­ti­fi­ca­tion à ce choix ; l’homme du peuple n’est que ceci, ou cela,…alors que chez tout homme peut fleu­rir la plus grande noblesse de coeur, chez le pauvre comme le plus favo­ri­sé qui ce der­nier on peut le consta­ter choi­sit le camp de la modé­ra­tion et de la sim­pli­ci­té en pos­ses­sion. Un peu comme la phrase de …? qui dit un homme vrai,bon et juste refu­se­ra de gou­ver­ner autrui mais seule­ment se gou­ver­ner lui-même.

    Réponse
  143. Marie

    Déso­lé pour les tour­nures de phrase…

    Réponse
  144. FURAX

    Bré­sil : des SDF assas­si­nés pour « assai­nir » les rues avant le mondial

    Le Bré­sil « se débar­rasse » de ses sans-abri avant le Mon­dial 2014

    À un an de la Coupe du monde de foot­ball, des asso­cia­tions s’inquiètent d’un « net­toyage social » dont seraient vic­times les SDF dans les villes qui accueille­ront l’événement spor­tif. 195 dému­nis auraient été assas­si­nés en quinze mois.


    À Sao Pau­lo, on compte 15 000 sans abri. Des cibles poten­tielles avant le Mon­dial 2014 ? cc Fli­ckr eduardomineo

    Le Bré­sil veut don­ner une image propre et lisse de son pays, à trois mois des Jour­nées mon­diales de la jeu­nesse, et sur­tout à un an du Mon­dial de foot. Pour cela, tous les moyens sont bons : don­ner des cours d’anglais aux pros­ti­tués et « net­toyer » les rues pour plaire aux mil­lions de tou­ristes qui vont débar­quer dans le pays. Pro­blème, il ne s’agit pas du clas­sique net­toyage urbain des ser­vices de pro­pre­té mais bien d’un « net­toyage » social qui cible­rait la popu­la­tion vivant dans la rue. Le Centre natio­nal de la défense des droits de l’Homme, sou­te­nu par la Confé­rence épis­co­pale du Bré­sil, a lan­cé un cri d’alarme dans ce sens en inter­pel­lant le gouvernement.

    195 vaga­bonds auraient été brû­lés par des ano­nymes selon l’organisation, dans l’indifférence la plus totale. El Pais relate dans ses colonnes le cas de ce sans-abri de 49 ans, Jorge Alfon­so, dont le corps sans vie a été décou­vert à Jacu­pi­ran­ga, une ville située à 280 km de São Paulo.

    Les auto­ri­tés s’en lavent les mains

    Pour le socio­logue Mau­ri­cio Botrel, du Cen­tro Nacio­nal de Dere­chos Huma­nos, cette « chasse » aux SDF est dif­fi­cile à endi­guer, l’entreprise ayant lieu le plus sou­vent la nuit. Sur­tout, ce « net­toyage » arran­ge­rait cer­taines auto­ri­tés locales qui pré­fè­re­raient fer­mer les yeux.

    À l’échelle natio­nale, il n’est pas sûr que l’on bouge non plus le petit doigt. En 2009 un pro­gramme de « poli­tique natio­nale » a été lan­cé par le pré­sident Lula à des­ti­na­tion des sans abris mais rien de concret n’a été fait sur le ter­rain et aujourd’hui la triste réa­li­té ne semble pas inquié­ter les ins­tances gouvernementales.

    Si rien n’est fait, il est à craindre que les morts de sans abri se mul­ti­plient dans un pays qui compte plus d’1,8 mil­lions de SDF. Moins d’un quart des villes du Bré­sil ont mis en place des poli­tiques pour leur venir en aide. À l’approche du Mon­dial, les auto­ri­tés semblent avoir des affaires plus urgentes à régler.

    Source : LEXPRESS

    Réponse
  145. Ana Sailland

    Mor­pheus,

    ne sois pas tou­ché par mes attaques contre quel­qu’un un pro­jet qui n’est pas toi.

    Je ne sou­haite bien enten­du pas te bles­ser, mais je le répète, le fait qu’un tra­vail soit le fruit de toute une vie (pas la tienne hein) n’est en aucun cas un cri­tère de qua­li­té, et ça peut même être le contraire à mes yeux, dès que j’y détecte des failles mor­telles et je réclame le droit de le dire sans voir bran­dir des argu­ments qui sont d’un émo­tion­nel disqualifiant.

    Mais pour reve­nir à ce que tu pro­poses ou défends :

    Mor­pheus, sous la gou­ver­nance cyber­né­tique sug­gé­rée par ce tra­vail de toute une vie, donc exhaus­tif en prin­cipe ou au mini­mum fouillé, idée de gou­ver­nance appuyée par toi, avec les bémols que l’on sait que tu as heu­reu­se­ment bien vou­lu mettre :

    • Par qui/quoi les algo­rithmes seraient-ils déci­dés, et dans quel esprit ?

    • Com­ment, par qui/quoi, seraient qua­li­fiées — puis jugées ou prises en compte — l’ex­pres­sion et la pen­sée du citoyen, lors­qu’elle s’op­pose à cette gou­ver­nance cyber­né­tique ? Ou pro­pose du neuf ?

    • Com­ment, par qui/quoi, serait déci­dée la loi, s’il en demeure en com­plé­ment de la cybernétique ?

    • Com­ment, par qui/quoi serait-elle appliquée ?
    • Quid des contrevenants ?

    • Com­ment la réforme de la loi et des algo­rithmes serait-elle menée ?
    – À la suite de quels événements ?
    – À la suite de quelles prises de conscience, et par qui/quoi cette prise de conscience ?

    • Com­ment, par qui/quoi, le prin­cipe d’é­ga­li­té serait-il appli­qué en nous pro­té­geant d’une uni­for­mi­sa­tion outrancière ?

    • Quelles boucles de rétroaction ?
    – Avec quels élé­ments actifs à insé­rer dans les boucles ?

    • Com­ment l’hu­main dis­si­dent serait-il invi­té à se ressaisir, 
    ou bien, 
    • Com­ment la dis­si­dence serait-elle prise en compte pour refor­mu­ler les lois, les prin­cipes et les algorithmes ?

    • Com­ment la sépa­ra­tion des pou­voirs cyber­né­tiques serait-elle assurée ?
    – Par qui ou quoi ?
    • Y aurait-il une police ?
    – Si oui, sous quelle guidance ?
    – Et dotée de quels outils ?

    L’a­bon­dance dis­pense-t-elle de toutes ces questions ?

    Réponse
  146. EFFAB

    La tech­no­lo­gie et le confort, les faci­li­tés modernes ont certes du bon_comme il est des plai­sirs et des acti­vi­tés plus natu­relles, plus phy­siques… il est un juste milieu en tout, autant cette approche tech­nique et scien­ti­fique, mesu­rable, opti­male, cette éco­no­mie (et cette éco­lo­gie) de moyens et d’éner­gie, que cette approche plus intui­tive, plus émo­tion­nelle, plus directe et plus sub­jec­tive qu’il y a à pro­duire des propres légumes, par exemple, ou à se concer­ter avec autrui sur telle ou telle infra­struc­ture com­mu­nale le plus à même de fédé­rer les éner­gies et les pas­sions, qu’il s’a­gisse d’ac­ti­vi­tés ludiques et cultu­relle ou de néces­si­tés au quotidien.

    Ce Pro­jet Vénus se veut une opti­mi­sa­tion de nos moyens de pro­duc­ti­vi­té dans ce rap­port inter­ac­tif et éco­no­mique en temps direct entre les dif­fé­rentes par­ties géo­gra­phiques pla­né­taires et les besoins vitaux, néces­saires ; c’est en soi un très bel outil dont l’i­dée et les méca­nismes peuvent nous ser­vir un jour : à gar­der ça sous le coude et chaque fois qu’on nous deman­de­ra C’est bien beau une nou­velle Consti­tu­tion mais com­ment comp­tez-vous vous y prendre pour gérer toutes ces res­sources natu­relles et éner­gé­tiques sans léser personne ?!

    Le plus immé­diat est bien cette réap­pro­pria­tion du pou­voir créa­tif et publique en lieu et place du Pou­voir réga­lien et pyra­mi­dal actuel et récur­rent à l’His­toire, et pour cela rien de plus incer­tain ni de plus popu­laire que la Démo­cra­tie directe et par­ti­ci­pa­tive, la non-pro­fes­sion­na­li­sa­tion des tâches et de la ges­tion publique (dans le sens de non-car­rière), le tirage au sort en lieu et place du suf­frage uni­ver­sel, une ges­tion et une déci­sion plus locale que cen­tra­li­sée, et j’en oublie cer­tai­ne­ment d’autres^^

    C’est bien à nous tous de déci­der de ce que nous vou­lons faire de nos vies et de nos quo­ti­diens, et si cer­tains émettent de sérieux doutes quant au sérieux et à la res­pon­sa­bi­li­sa­tion de cer­taines petites gens, je peux dire sans mon trom­per que ce ne sera cer­tai­ne­ment pas pire puisque l’in­té­rêt de tout élite libé­rale et bien-pen­sante est d’oc­cu­per et détour­ner de tout vrais enjeux et par diverses moyens (consu­mé­risme, mode, ego, Repré­sen­ta­tion – le paraître et l’a­voir -, culture – éli­tiste comme de masse -, le sport, bref, du pain et des jeux,) tout citoyen poten­tiel à même de savoir où est son inté­rêt et tout ce qu’il aurait à gagner si il était un peu plus conscient de tout ce qu’on lui cache : la per­ti­nence du Tirage au sort comme la réa­li­té de ce joli petit organe niché un peu en arrière de son cerveau !

    Voi­là ! et nous en sommes encore à ado­rer des dieux qui ne sont que pure créa­tion et un des plus beaux per­son­nages de toute l’His­toire qu’on se plaît à repré­sen­ter encore et tou­jours sur ce mau­dit cru­ci­fix qui s’ins­crit au coeur de tout incons­cient et nous rend et cou­pables de tous les maux et bien for­cés d’ac­cep­ter l’hu­maine condi­tion faute de mieux comme au prix de ces sacri­fices et de ces efforts à consen­tir au quo­ti­dien et quel que soit les gou­ver­ne­ments et cette repré­sen­ta­tion vani­teuse et pyra­mi­dale de la fonc­tion de Pré­sident de la Répu­blique, le job par excel­lence à éra­di­quer sans autre forme de procès !

    Moi aus­si je pour­rais tenir des jours et des nuits à écrire tout ce qui me passe par la tête, tant je ful­mine contre cette Usur­pa­tion, tant je me sens légi­time et sou­ve­rain en inté­rêts et droits égaux en ceux d’au­trui, d’au­trelle, de mon voi­sin comme de mon prochain…

    … allez, un peu de fraise chouar­dienne, moi qui viens de mettre en pot je pense la der­nière four­née de confi­ture de rhubarbe !^^

    Réponse
  147. Morpheus

    @ Ana

    Mon der­nier com­men­taire ne disait en rien que je me sen­tais per­son­nel­le­ment bles­sé, sinon en ce sens que toute injus­tice me blesse, même celle faite à un type que je ne connais pas personnellement.

    En revanche, tu ne cesses de me faire affront de mau­vaise foi, et je com­mence à en avoir raz-le-bol. Et tu es suf­fi­sam­ment intel­li­gent pour com­prendre exac­te­ment de quelle genre de mau­vaise foi tu fais preuve dans ce dia­logue de sourds pour que je n’ai pas à te le préciser.

    Mor­pheus

    Réponse
  148. Étienne

    Cher Mor­pheus,

    J’ai­me­rais évi­ter une escalade. 
    Il me semble qu’A­na a don­né de vrais signes de bonne volon­té (et pas de mau­vaise foi) pour, à la fois, 1) cri­ti­quer le pro­jet Venus — cette fois avec un cer­tain nombre de points obs­curs qui peuvent légi­ti­me­ment inquié­ter celui qui découvre le pro­jet, au moins en pre­mière approche — et 2) te res­pec­ter, toi en tant qu’­hu­main, bien dis­tinct du pro­jet critiqué.

    Ce serait bien d’é­vi­ter, d’une façon géné­rale, les argu­ment ad homi­nem.
    Si on y pense 🙂

    Toutes mes ami­tiés à tous les deux, que j’ap­pré­cie et que j’aime lire autant l’un que l’autre.

    Étienne.

    Réponse
  149. Ana Sailland

    Mor­pheus. Je reste dans la pro­blé­ma­tique tech­nique, si tu permets.

    La ques­tion de la sup­pres­sion de la mon­naie, solu­tion cura­tive s’il en est, qui me pas­sionne depuis plus de 20 ans (!), qui est au cœur de notre débat contra­dic­toire et enri­chis­sant, avec J.C éga­le­ment, et d’autres, pour­rait être réso­lue par une fédé­ra­tion de fra­ter­nelles ou de micro­ter­ri­toires fonc­tion­nant comme Tod­mor­den, avec même éven­tuel­le­ment des îlots anar­chistes (une fédé­ra­tion n’a pas besoin d’être une fédé­ra­tion de sosies, et la diver­si­té peut être garante de soli­di­té et sur­vie). On pour­rait même avoir un Fres­co City pro­to­ty­pal ici ou là, why not, l’es­sen­tiel étant de ne pas tom­ber dans un tota­li­ta­risme uni­fié et définitif.

    On peut même faire inter­ve­nir l’in­for­ma­tique pour créer une base de don­née des offres et des demandes, dénouées soit comme dans les sels, soit par le don acratopège.

    Plein de pistes sont pos­sibles, donc, au delà de celle qui est ici sous projo.

    L’i­dée étant que si de petites uni­tés humaines fonc­tionnent de manière très nou­velle mais sédui­sante, elles peuvent faire tache d’huile, sans pro­pa­gande ni finan­ce­ment d’au­cune sorte.
    Et leur fédé­ra­tion peut lais­ser les domi­nants avec leurs lois (et leur consti­tu­tion qui les pro­tège) gérer une coquille vide déser­tée par tout un peuple effer­ves­cent et créatif.

    Pour ce qui est de la méthode scien­ti­fique, elle ne per­met pas de résoudre les sys­tèmes hypercomplexes !

    La recherche opé­ra­tion­nelle sait appli­quer l’al­go­rithme hon­grois, résoudre les pro­blèmes de flux dans un réseau, solu­tion­ner un sales­man pro­blem, qui sont por­teurs d’i­dées inté­res­santes pour toute une caté­go­rie de situa­tions simples, mais dès qu’il y a un mix de nom­breuses varaiables tan­tôt conti­nues, tan­tôt dis­crètes, avec en plus le hasard et l’im­pré­vu, c’est la panique.
    Sans comp­ter ni la dimen­sion affec­tive de l’or­ga­ni­sa­tion humaine ni les cas où les inter­ac­tions son indé­tec­tables ou mal connues.

    Et cela n’est pas dû au fait que dans le contexte socioé­co­no­miique actuel la recherche serait bri­mée, mal finan­cée. Et il serait illu­soire de pen­ser que dans ces domaines une autre socié­té accou­che­rait natu­rel­le­ment du génie mathé­ma­tique néces­saire. Non, la « com­bi­na­to­rique » (le neo­lo­gisme offi­ciel) et l’heuristique se heurtent à des pro­blèmes insur­mon­tables dont la dif­fi­cul­té croît avec la taille du pro­blème un peu comme n ! avec n.

    Réponse
  150. Morpheus

    @ Étienne

    Ok, voyons les fait tel que je les perçois.

    Ana écrit, dans son com­men­taire #159 :

    Je ne sou­haite bien enten­du pas te bles­ser, mais je le répète, le fait qu’un tra­vail soit le fruit de toute une vie (pas la tienne hein) n’est en aucun cas un cri­tère de qua­li­té, et ça peut même être le contraire à mes yeux, dès que j’y détecte des failles mor­telles et je réclame le droit de le dire sans voir bran­dir des argu­ments qui sont d’un émo­tion­nel disqualifiant.

    De quel « émo­tion­nel dis­qua­li­fiant » parle Ana ?

    De mon com­men­taire #153

    Ana, je te trouve hor­ri­ble­ment injuste et très arrogante.

    Com­men­taire qui répond au com­men­taire #148 d’Ana

    Si en une vie il n’a rien fait de plus, on doit pou­voir faire mieux. où elle parle de Jacque Fresco.

    Je trouve effec­ti­ve­ment « hor­ri­ble­ment injuste et très arro­gant » de la part d’A­na d’af­fir­mer que le tra­vail de Jacque Fres­co (qui est bien le tra­vail de toute une vie) est bon à jeter, car le « on doit pou­voir faire mieux » dit clai­re­ment « il a pas­sé toute sa vie à pondre ce truc, mais ce qu’il a conçu ça ne vaut rien », alors qu’en réa­li­té, Ana ne connais pas le dixième du tra­vail de Fres­co (un dixième est sans doute une éva­lua­tion opti­miste, la réa­li­té s’ap­pro­chant sans doute plus du 1% que du 10%).

    Intel­lec­tuel­le­ment et mora­le­ment, c’est à tout le moins péremp­toire, et c’est une manière cha­fouine de dire que c’est de la merde.

    Cela n’en­lève stric­te­ment rien au droit de poser des ques­tions, mais, Étienne, je te prie éga­le­ment de voir qu’A­na ne se contente pas de poser des ques­tions. Il n’y aurait aucune bis­bille entre Ana et moi s’il ne s’a­gis­sait que de questionnements.

    Mais Ana a DÉJÀ jugé ET condam­né le pro­jet, DONC c’est de l’hy­po­cri­sie de pré­tendre qu’A­na ne fait que poser des questions.

    Les ques­tions de son com­men­taire #159 sont per­ti­nentes, mais je per­siste à dire qu’elles sont hypocrites.

    Or, je sais Ana être une per­sonne très intel­li­gente et aus­si très habile. Et lorsque cette habi­le­té et cette intel­li­gence sont uti­li­sés avec mali­gni­té, je consi­dère cela comme une offense, parce que je ne suis pas dupe.

    Le mieux est de clore le débat, ain­si il n’y aura pas d’escalade.

    @ Ana

    Comme tu l’au­ras com­pris en lisant ceci, je ne suis pas dupe et je consi­dère que tu me prends pour une quille. Si je me trompe, il fau­dra faire preuve de toute ton intel­li­gence et ton habi­le­té à m’en convaincre. Sans cela, je ne vois guère quel inté­rêt j’au­rais à conti­nuer à dis­cu­ter avec une per­sonne qui joue au plus fin avec moi. Je n’ai aucun goût à ce genre de chose.

    Mor­pheus

    Réponse
  151. Ana Sailland

    Je sou­haite des réponses au mes­sage 159, point par point.

    Réponse
  152. Morpheus

    Tout en sachant par­fai­te­ment que je suis dans l’in­ca­pa­ci­té d’y répondre, ce qui démontre la nature de tes inten­tions dans ce faux débat, et prouve que tu es hypo­crite lorsque tu fais soi-disant, comme le croit Étienne, un signe de bonne volonté.

    Je vais tout de même essayer d’ob­te­nir des réponses à ces ques­tions pré­cises, sans avoir la cer­ti­tude d’ob­te­nir des réponses. Il faut que ces ques­tions soient tra­duites en anglais, trans­mises à des per­sonnes com­pé­tentes sur le sys­tème au sein du PV, et que ceux-ci prennent le temps d’y répondre, puis que ces réponses soient tra­duites en français.

    Alors seule­ment tu auras les réponses, que je ne trans­met­trai pas pour toi, mais parce que ces ques­tions, en elles-mêmes, sont intéressantes.

    Mor­pheus

    Réponse
  153. Ana Sailland

    Pour moi, un pro­jet sans ces réponses serait inachevé.
    Je me réjouis donc de les recevoir.
    Mon petit doigt me dit qu’elles vont obli­ger les concep­teurs à réflé­chir un peu 😉 
    Ain­si serions nous des boos­ters de l’in­tel­li­gence du pro­jet. Pas belle la vie ?
    La ver­sion anglaise pour­ra suf­fire dans un pre­mier temps.

    Ces ques­tions sont du genre de celles qu’on devrait se poser face à tout pro­jet de refonte de la socié­té qui serait fon­dé sur une solu­tion unique à appli­quer par­tout plus que fon­dé sur une constel­la­tion de solu­tions locales.
    Il suf­fi­rait d’en rajou­ter quelques unes et d’en­le­ver la réfé­rence à la cyber­né­tique pour dis­po­ser d’un paquet robuste de ques­tions à se poser en géné­ral quand on veut chan­ger le monde 😉

    Un tel paquet de ques­tions pour­rait être utile à une constituante…
    Il serait intel­li­gent d’y tra­vailler à plusieurs (?)
    Soit au cours d’un ate­lier consti­tuant, soit au sein de l’as­so­cia­tion « citoyens consti­tuants », ou ici, mais sous beta blo­quants hihi.

    Réponse
  154. EFFAB

    Oui, il serait inté­res­sant d’a­voir des réponses à ces ques­tions, réponses de pre­mière impor­tance car ne pou­voir y répondre laisse mal augu­rer d’un tel pro­jet, de cette enver­gure et en grande par­tie cen­tra­li­sé puisque toute cette cyber­né­tique repose sur une ges­tion infor­ma­ti­sée inter­ac­tive et opti­male… de là à pen­ser que quelques per­sonnes, que quelques groupes influents en sai­sissent les com­mandes et en modi­fient quelques algo­rithmes à leur avan­tage, on peut se poser des ques­tions et émettre quelques réserves… ANA, mon cher MORPHEUS, ne vou­lant sou­li­gner que tout sys­tème socio-éco­no­mique qui soit est inti­me­ment lié aux volon­tés et aux agis­se­ments humains : la poli­tique, l’His­toire et la loi du Talion ou celle d’un Rock­fel­ler étant ces élé­ments cau­saux que notre Démo­cra­tie doit éra­di­quer pour pou­voir mettre en place des sys­tèmes autre­ment plus res­pec­tueux du genre humain et équi­table à l’in­di­vi­du et aux nations.

    Mais des méca­nismes, mais des pos­tu­lats fon­da­men­taux existent peut-être au sein de ce Pro­jet Vénus, n’hé­site pas en ce cas, à nous diri­ger vers ces par­ties du pro­jet, que nous puis­sions en par­ler en connais­sance de cause et de la façon la plus construc­tive pos­sible, loin de toute esca­lade et autres mal­en­con­treux qui­pro­quos, lol.

    Au plai­sir de vous lire, LADY & GENTLEMAN !

    Réponse
  155. Ana Sailland

    Une consti­tuante natio­nale peut elle accou­cher d’une orga­ni­sa­tion fédéraliste ?

    Plus encore, le fait qu’une consti­tuante soit unique et natio­nale ne blo­que­rait il pas l’i­ma­gi­naire néces­saire à l’é­clo­sion de toute une caté­go­rie d’i­dées ou de solutions ?

    Réponse
  156. EFFAB

    Oui, une Consti­tuante natio­nale pour une Démo­cra­tie locale, ça peut sem­bler un peu dépla­cé, mais je crois néan­moins néces­saire une action d’en­ver­gure à l’é­che­lon natio­nal, ne serait-ce que parce que l’é­tat actuel est bien natio­nal, lui, qui plus est, réga­lien, ce pour­quoi, le contre­car­rer, c’est tous ensemble, de toutes ces par­ties locales mais bien dans cette concer­ta­tion et cette union natio­nale, ce juste rap­port de chose et de force, avec cet avan­tage pour notre pomme, puisque quelques mil­lions + quelques mil­lions = for­cé­ment infi­ni­ment plus que quelques nan­tis, récal­ci­trants, abru­tis incons­cients ou cupides irrécupérables !

    On disait dans une autre vie Aux armes, citoyens !, nous, plus paci­fi­que­ment, plus déter­mi­nés, nous pour­rions dire par­mi mille autres choses : La France ce beau pays – Tous pour Un, Un pour Tous !

    Fraise liber­taire et Pépite chouardienne^^

    Réponse
  157. Ana Sailland

    La phase locked loop, c’est un sys­tème per­met­tant de caler un récep­teur radio sur une fré­quence don­née. De petites ou moyennes per­tur­ba­tions n’empêcheront pas le sys­tème de se reca­ler, et il faut avoir une per­tur­ba­tion suf­fi­sante, dite de décro­chage, pour faire sor­tir le sys­tème de sa stabilité.

    On a quelque chose d’a­na­logue avec les direc­tions assis­tées et équi­pées d’un sys­tème anti-embar­dée.

    Les sys­tèmes cyber­né­tiques doivent sou­vent peu ou prou com­por­ter des boucles de rétro­ac­tion sta­bi­li­santes, ou lissantes.

    Je me dis que la cyber­né­tique appli­quée à la gou­ver­nance devrait prendre en compte la néces­si­té de sta­bi­li­té (une oscil­la­tion diver­gente en ampli­tude n’est pas souhaitable). 
    Mais c’est eso­pien, car trop de sta­bi­li­té va limi­ter la sou­plesse, la réac­ti­vi­té, la liber­té et l’i­ni­tia­tive individuelle.

    Tout ça pour dire que ce sujet est bien com­pli­qué et ne se contente pas d’actes de foi, ni dans un sens, ni dans l’autre.

    Réponse
  158. Alice aux pays des mères qui veillent!

    Est-ce ain­si que les hommes vivent, et leurs bai­sers au loin …s’é­puisent…

    ++Tout ce que quel­qu’un fait ou dit ou pense est le bien tel qu’il le com­prend au moment où il le fait, le dit le pense jus­qu’au moment où il va voir de l’autre côté du miroir…
    ++

    Réponse
  159. etiennebis

    je sur­ligne et je mets en rouge pour le fun, me voi­ci deve­nu Etienne-bis!!!

    Jamais, jamais un sys­tème démo­cra­tique ne sera réa­li­sé CAR une démo­cra­tie est un che­min… Il sert à nous orien­ter, mais reste inac­ces­sible à jamais ou il fau­dra me mon­trer que le par­fait existe. Au mieux peut-on pré­pa­rer les condi­tions de son avè­ne­ment a minima !

    Réponse
  160. EFFAB

    ‘-bis’ pour l’autre côté du miroir ?!…

    Ouf ! ça chauffe fort en c’mo­ment du côté d’chez Chouard !^^

    Réponse
  161. lux

    La lumière est de l’ombre qui se donne !

    Réponse
  162. z-ombra!

    Et l’ombre est de la lumière qui se rétracte !

    Réponse
  163. pour ne pas dire zombi!
  164. ou Z comme Zorro!!!!

    Zor­ro, Zor­ro, Zorro!!!

    Réponse
  165. Marie

    Spam !

    Réponse
  166. Biblos

    s COMME SERPENT
    P COMME PERROQUET
    A COMME ALIGATOR
    M comme Mabuchodonosor

    Baby­lone quand tu nous tiens !

    Réponse
  167. EFFAB

     »Un tel paquet de ques­tions pour­rait être utile à une constituante …
    Il serait intel­li­gent d’y tra­vailler à plusieurs (?)
    Soit au cours d’un ate­lier consti­tuant, soit au sein de l’as­so­cia­tion « citoyens consti­tuants », ou ici, mais sous beta blo­quants hihi. »

    (@168, ANA)

    Une petite pré­sen­ta­tion de ce tra­vail col­lec­tif ? et l’on s’y colle ?!…

    Réponse
  168. EFFAB

    Babel – Biblos – Baby­lone, oui, je trouve que ça se tient !^^

    Réponse
  169. sanofi

    Les betâ-blo­quants ont beau­coup d’ef­fets secondaires, 
    consul­ter le vidal, la bible sacro-sainte des labos avant toute prise ; 
    conseil d’âme-mi comme la mie de pain pour sûr !

    Réponse
  170. Ana Sailland

    @EFFAB(183) & @toustes

    Je te remer­cie d’a­voir cap­té qu’il s’a­git d’une vraie proposition 🙂 

    Et je crois que tu me demandes d’être plus explicite ->->-> 

    J’a­vais émis (~1 mois) l’i­dée qu’une consti­tuante tirée au sort pou­vait avoir, dans le contexte de for­ma­tage ambiant, de la peine à être ima­gi­na­tive au point d’in­ven­ter neuf, et qu’il serait peut être utile de lui léguer un réser­voir de modèles, sans bien enten­du être dans l’op­tique de la manipuler.

    Ici, dans le même ordre d’i­dée, appa­raît le pro­jet, peut être moins gour­mand en éner­gie, de construire une liste de ques­tions fon­da­men­tales, en cor­ré­la­tion avec les pièges à éviter.

    De tels tra­vaux ne seraient pas for­cé­ment réunis dans un docu­ment impo­sé à l’as­sem­blée, ce serait intru­sif, mais dif­fu­sés selon le mode de la péda­go­gie popu­laire, avec osmose espé­rée en direc­tion de la constituante.

    Pour la pre­mière idée, nous avons échan­gé quelques cour­riels avec Nles­can et la suite serait un énorme travail.
    (Oups, je m’ex­cuse de n’a­voir pas répon­du à son der­nier message)

    Pour la seconde, ce serait pour nous l’oc­ca­sion d’ex­pé­ri­men­ter entre nous le tra­vail en syner­gie démo­crate, au cours d’un week-end stu­dieux par exemple.

    C’est pour­quoi je n’ai pas envie de faire ça seule et d’ar­ri­ver ensuite en deman­dant si ça plait : nous man­quons vrai­ment d’ex­pé­rience démo­cra­tique de ter­rain, et c’est l’oc­ca­sion d’ex­pé­ri­men­ter dans le tra­vail sans chef, et autre­ment que sur un wiki, avec une mis­sion pas trop com­pli­quée mais qui gagnera(it) à être enri­chie du pluriel.

    ana.sailland
    aobaz
    live​.fr

    Réponse
  171. Ana Sailland

    @185
    Après un infarc­tus, ça aide quand même à ne pas cre­ver 😉 . Pour moi, le plus désa­gréable, c’est quand je monte le Salève à vélo, de ne pas pou­voir mettre la gomme (aiguille du compte tour blo­quée à 100 puls/min)
    Cette ques­tion des médocs est une vraie ques­tion, et on peut avoir l’im­pres­sion d’a­voir à choi­sir entre deux morts.
    L’af­faire des sta­tines a cepen­dant l’air de pou­voir démon­trer une arnaque pla­né­taire, avec mani­pu­la­tion de masse, des gens et des méde­cins (voir le site du Dr Lor­ge­ril), pile dans les sou­cis qui nous occupent sur ce site.

    Réponse
  172. Morpheus

    Comme pro­mis, j’ai relayé les ques­tions posées par Ana sur la page du Groupe « The Venus Pro­ject France » de Google+

    Dès que – et SI – j’ai des réponses, je ne man­que­rai pas de les communiquer.

    Mor­pheus

    Réponse
  173. Étienne

    Ce n’est pas du spam, c’est Cathe­rine (Blan­quart), qui fait une (ano­nyme sous d’in­nom­brables et dro­la­tiques pseu­dos) petite pous­sée de fièvre 😉 
    On dirait qu’elle a peur d’être menée en bateau par un voleur de pou­voir qui cache son jeu. 
    Elle a rai­son d’être méfiante : tous les pou­voirs, même petits, ont besoin de limites. C’est désa­gréable, mais c’est nécessaire.
    Il faut la lais­ser dire, tran­quille­ment, c’est tout.

    Réponse
  174. Marie
  175. nom ou pseudo

    La fièvre est très saine savez-vous Etienne. N’a­vez-vous pas remar­qué que peu ont de la fièvre de nos jours, obser­vez bien autour de vous, plus per­sonne n’a la fièvre, elle est éra­di­quée à la racine.

    D’ailleurs ce n’est même pas la fièvre chez moi, grand bien m’en pren­drait si c’é­tait le cas, mais je ne suis pas sau­vée et je le sais bien, c’est peut-être le seul petit avan­tage que j’ai sur certains.

    C’é­tait juste un peu d’a­mu­se­ment en passant(eh oui, je n’ai guère l’es­prit de sérieux, excu­sez-moi), et pour­quoi pas (eh oui, je suis optimiste)ouvrir des espaces qui per­mettent de poser d’autres questions.

    Si j’ai envie d’ap­po­ser mon nom Etienne, ce que j’ai déjà fait, je suis assez grande pour le faire moi-même, n’in­fan­ti­li­sez pas vos frères (au sens géné­rique bien sûr)Etienne, Mon­trez vous démo­crate que diable, je vous mets à l’é­preuve de votre idée de démo­cra­tie, voyez donc par cette petite expé­rience per­son­nelle, rien ne vaut l’ex­pé­rience, qu’il n’est pas si facile d’en­tendre autre chose que le chant qu’on chante. Ce que vous faites par cet acte d’in­ci­vi­li­té à mon égard, c’est ce que vous repro­chez chez ceux que vous dites être « enne­mis » Je ne juge pas, je constate seule­ment qu’il est bien dif­fi­cile de mettre « en acte » cette idée de démo­cra­tie, dès qu’elle essaie de s’incarner(c’est le cas ici) elle est balayée. si ça sert au moins à cela, alors c’est juste et tout est bien comme cela.

    Réponse
  176. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Quel que soit le pro­jet, même tota­le­ment démo­cra­tique, il sera encore de la volon­té dérai­son­né de l’es­pèce humaine à vou­loir chas­ser les lois natu­relles, et à vou­loir tri­cher aux règles de la vie.

    L’ex­cep­tion intel­lec­tuelle de l’es­pèce humaine devrait pour­tant la pla­cer comme assis­tante, et non comme oppo­sant à la nature et à la vie.

    Tant que l’es­pèce humaine refu­se­ra de tenir sa place ici-bas par­mi les autres espèces, tant qu’elle cher­che­ra à déna­tu­rer les lois natu­relles pour se satis­faire aux dépens des autres, tant qu’elle refu­se­ra de trans­crire ces lois natu­relles pour ser­vir de notice à tous ses sem­blables, elle ne fera que gan­gre­ner l’existence.

    Bref, tant que l’es­pèce humaine écri­ra des lois arti­fi­cielles contre nature, elle ne fera que vivre dans le conflit, et s’é­loi­gner de l’har­mo­nie et la sérénité.

    Réponse
  177. Morpheus

    C’est-à-dire, Machi­nea­fauxp­seu­do, que lorsque l’on s’ef­force (avec quelques dif­fi­cul­tés) d’ac­cor­der nos ins­tru­ments, les éruc­ta­tions mala­dives de l’en­fié­vré qui sou­dain entre dans la salle n’aident en rien à trou­ver le LA, bien au contraire.

    Mor­pheus

    Réponse
  178. esprit de jardin

    Mor­pheus, c’est quoi au juste, Mor­pheus, ton iden­ti­té sociale ?

    Ce que tu dis là, à savoir que dès qu’il y a un grain de sable, ça n’aide pas à trou­ver la solu­tion, ça veut dire que déjà tu t’é­riges en « sachant » et que tu dénies aux autres le droit d’in­ter­ro­ger ce « pseu­do » savoir qui sait où il doit aller car toi tu en connais le chemin.

    Quel­qu’un qui ne se pose pas de ques­tions, qui est sûr de son bon droit, de sa bonne parole et de son bon acte est un homme qui est mort à mon sens car sa parole et son acte sont alors enchaî­nés, arrê­tés, enfermés. Et dans enfermés, il y a enfer.

    C’est exac­te­ment le modèle que nous vivons dans cette socié­té malade de la peste, et que tu relaies incons­ciem­ment j’ose l’es­pè­rer, en relayant le type de pro­pos que tu tiens.

    C’est une vraie vio­lence, car alors tu portes atteinte à toutes les paroles qui sont dif­fé­rentes de la tienne mais qui pour­tant sont là et que l’on ne sau­rait à coup d’in­ci­vi­li­té ou de gros­siè­re­tés balayer d’un revers de main.

    Ces gens ‑là existent, ces paroles-là existent et si tu veux che­mi­ner vers la démo­cra­tie, il fau­dra bien que tu les entendes et que tu essaies de les marier aux tiennes paroles vers un idéal qui rejoin­dra les voeux de toute la com­mu­nau­té, et pas seule­ment ta com­mu­nau­té, dans le res­pect de soi et le res­pect des autres.

    Sinon, ce que tu mets en place, on sait bien quel nom lui don­ner, je laisse cha­cun s’ou­vrir en conscience à ce ques­tion­ne­ment qui vient axer toute la démarche du che­mi­ne­ment démocratique.

    C’est un point de vue, rien qu’un point de vue. Je l’ex­prime sans être inci­vile ni grossière.

    L’es­sen­tiel de ce que j’ai vou­lu faire pas­ser c’est ce que tu nommes « mes éruc­ta­tions mala­dives d’en­fié­vrée«  »les voi­ci donc pour rappel.

    __Tout ce que quel­qu’un fait ou dit ou pense est le bien tel qu’il le com­prend au moment où il le fait, le dit le pense jus­qu’au moment où il va voir de l’autre côté du miroir…

    Jamais, jamais un sys­tème démo­cra­tique ne sera réa­li­sé CAR une démo­cra­tie est un che­min… Il sert à nous orien­ter, mais reste inac­ces­sible à jamais ou il fau­dra me mon­trer que le par­fait existe. Au mieux peut-on pré­pa­rer les condi­tions de son avè­ne­ment a minima!__

    les condi­tions, ça veut dire pré­pa­rer le ter­rain. C’est à dire enle­ver les mau­vaises herbes qui étouffent le germe et biner la terre pour l’aé­rer. Après c’est le mys­tère qui oeuvre, en tout cas, on aura fait notre bou­lot de jar­di­nier. Nous devons être des jardiniers.

    Réponse
  179. Ana Sailland

    La cer­ti­tude est le pire enne­mi de la véri­té, c’est sûr.

    Réponse
  180. Le feu est dans la plaine

    Etienne, je consens à ce que vous sur­li­gnez mon mes­sage pré­cé­dent. Sou­rire!!! Et oui, je sou­ris, pour du vrai.

    Il ne reste plus qu’à rire de nos man­que­ments sans prendre trop au sérieux nos humaines dérives mais y veiller comme on veille une flamme !

    Et pour faire du feu, ne faut-il pas brû­ler quelque chose ?

    Alors brû­lons toutes ces mau­vaises herbes qui asphyxient ce beau germe du che­mi­ne­ment démo­cra­tique, n’est-il pas ?

    Réponse
  181. Morpheus

    [s COMME SERPENT P COMME PERROQUET A COMME ALIGATOR M comme Mabuchodonosor

    Baby­lone quand tu nous tiens!]

    Pas­sion­nante contribution !

    J’ap­pelle ça du bruit. Le son d’une gamine pleu­rant parce qu’on dédaigne de s’oc­cu­per d’elle, ou qui braille juste pour le plai­sir de faire chier.

    Rien d’autre à ajou­ter, votre honneur.

    Mor­pheus

    Réponse
  182. singularité du visage

    Il y a de très beaux textes de Marc Alain Ouak­nine qui résument bien l’en­jeu périlleux, périlleux car tou­jours en risque de se man­quer, du che­mi­ne­ment démocratique.

    Voi­ci ce qu’il dit :

    « Chaque per­sonne doit être comp­tée, mais le compte ne doit pas se trans­for­mer en numé­ra­tion qui effa­ce­rait le « visage » c’est-à-dire l’o­ri­gi­na­li­té radi­cale de chaque être humain.

    Lorsque les humains ne sont que des numé­ros, l’i­ni­ma­gi­nable hor­reur peut deve­nir quotidienne. 
    Il faut comp­ter, soit ! Mais, par ce compte, chaque être doit pou­voir rele­ver la tête, signe for­mi­dable de sa dignité. 

    Dans le monde des « numé­ros sans visages », il y a « un entas­se­ment » des êtres et une nudi­té des corps : un uni­vers se crée où tous les hommes sont inter­chan­geables, homo­gènes, équi­va­lents. Ce qui existe à titre de réa­li­té unique, irrem­pla­çable, est dégra­dé au rang d’exem­plaire ou d’é­chan­tillon indé­fi­ni­ment reproductible. 

    Avoir un visage, être recon­nu par l’autre dans son uni­ci­té, implique aus­si une recon­nais­sance réci­proque etc… »

    Réponse
  183. Ana Sailland

    Le vote, et en par­ti­cu­lier l’é­lec­tion, c’est comp­ter ceux qui sur­tout ne doivent pas compter.
    La démo­cra­tie déli­bé­ra­tive, c’est quand tous comptent et se donnent sans compter.

    Réponse
  184. un visage pour chacun

    p341 suite…

    « Chaque être doit être comp­té, pour qu’il prenne conscience de ce fait abso­lu et ini­tial : la puis­sance de chaque homme à renou­ve­ler de manière ori­gi­nale mais fidèle la cas­cade des actions dans le monde. Toute nais­sance, toute per­sonne ins­taure une rup­ture avec le déjà-là et offre au monde l’im­pré­vi­si­bi­li­té, un jaillis­se­ment de neuf qui est la source même de la pos­si­bi­li­té du futur »

    On ne sau­rait mieux dire. Si un col­lec­tif qui cherche à faire exis­ter har­mo­nieu­se­ment un indi­vi­du dans une com­mu­nau­té, càd un je qui n’an­nule pas le nous et un nous qui n’an­nule pas le je, défi­ni­tion de la démo­cra­tie à mon sens, alors il doit d’a­bord com­men­cer par s’ou­vrir, car s’il se ferme à peine né, il meurt dans l’œuf et contre­vient à tous ces beaux pro­jets qui eux aus­si meurent dans l’œuf faute de n’a­voir pas su s’ou­vrir à cette rup­ture avec le déjà-là !

    Réponse
  185. Fait-naître ou fenêtre

    Alors jus­te­ment Ana, fort de cette consta­ta­tion, il faut com­men­cer par l’in­car­ner ce prin­cipe de démo­cra­tie déli­bé­ra­tive, là, tout de suite, pas dans un siècle, c’est le meilleur gage pour rac­cro­cher des wagon­nets, le mot doit s’in­car­ner en acte, sinon il est vide et perd son sens.

    C’est l’exemple qu’il faut don­ner et de façon concrète et non de façon abs­traite qui ne touche alors personne.

    Concrète, ça veut dire par notre façon d’être, d’a­gir, d’être en inter­ac­tion avec soi et les autres​.Ne pas les mépri­ser, ne pas les incen­dier, res­ter cour­tois et ouvert même et sur­tout si les pro­pos nous déplaisent car sinon tout se ferme et alors com­ment allons-nous faire communauté ?

    ça ne veut pas dire acquies­cer à tout, non, mais ça veut dire lais­ser le temps à l’autre de s’ex­pri­mer sans le bri­mer de mille et une façon pour dis­cré­di­ter ce qu’il a offrir. Je dis bien offrir, car c’est un cadeau d’en­tendre l’autre, il se peut qu’il vienne ques­tion­ner en nous qq chose qui s’é­tait den­si­fié, sclé­ro­sé et du coup cette ques­tion vient pos­si­ble­ment don­ner un coup de gri­sou et remettre du souffle là où il ne pas­sait plus.

    Mais si cer­taines paroles ou per­sonnes ne sont pas enten­dables au pré­texte de ceci ou de cela, je vous laisse l’op­por­tu­ni­té de qua­li­fier, je ne donne pas cher de cette démo­cra­tie déli­bé­ra­tive car elle n’au­ra de déli­bé­ra­tive que le non comme la démo­cra­tie d’au­jourd’­hui qui n’a de démo­cra­tique que le nom car son conte­nu est vide…

    Réponse
  186. EFFAB

     »On dirait qu’elle a peur d’être menée en bateau par un voleur de pou­voir qui cache son jeu.
    Elle a rai­son d’être méfiante : tous les pou­voirs, même petits, ont besoin de limites. C’est désa­gréable, mais c’est nécessaire.
    Il faut la lais­ser dire, tran­quille­ment, c’est tout.
    ’

    (@189, ÉTIENNE)

    Qui est donc ce voleur de pou­voir qui cache­rait son nom ?

    (@194 – 196)

    Oui, comme des jar­di­niers conscients de la réa­li­té du ter­rain, res­pon­sables, consé­quents, à l’é­coute et dans cette obser­va­tion de la Nature, dans cet émer­veille­ment aus­si, cette beau­té, cet impal­pable, toute cette humi­li­té en soi face au miracle des choses et de la vie, des impré­vus comme de cette imper­ma­nence également.

    Mais, quitte à choi­sir, au lieu de brû­ler les mau­vaises herbes, mieux vaut encore les mettre en valeur et les réuti­li­ser, ne serait-ce que comme com­post ou comme paillage : rien n’est à jeter et tout peut avoir une uti­li­sa­tion utile et valo­ri­sante, cet enri­chis­se­ment, cette plus-value^^

    Réponse
  187. comment taire les commentaires

    Oui, l’i­déal est bien la trans-for­ma­tion mais comme le dit la césure du mot, pour trans­for­mer il faut pas­ser à tra­vers la forme , notre forme, la forme de tout ce qui se déploie en nous et au-dehors de nous, mais si on claque la porte à l’en­trée, par anti­ci­pa­tion néga­tive, la trans­for­ma­tion ne sera que super­fi­cielle donc illu­soire, ce sera une simi­li-trans­for­ma­tion qui s’ap­puie­ra sur du sable et non sur du roc, sujette aux coups de vent donc.

    Brû­ler est une image bien sûr, pour dire qu’il faut faire sacri­fice, sacri­fice, ça veut dire faire le sacré, ça veut dire faire un tra­vail de dif­fé­ren­cia­tion entre le bon grain et l’i­vraie qui évite la confu­sion du tou­jours même qui nous fait repro­duire les mêmes erreurs comme des perroquets.

    De toute façon, quoique l’on fasse, dans l’in­fi­ni­ment petit tout est inter-relié et tout vibre et tout est inter­dé­pen­dant bien sûr, j’en suis persuadée.

    Réponse
  188. Marie

    @Effab
    Si je décode pour toi…et avec mal­gré tout l’in­té­rêt que peut sus­ci­ter cer­tains com­men­taires de Catherine…
    Cathe­rine semble vou­loir atti­rer l’at­ten­tion d’E­tienne et semble se sen­tir per­sé­cu­tée par lui. Et pourquoi…?(perso je ne vois pas)
    Un peu comme le jeu du chat et de la sou­ris, c’est un jeu d’en­fant, donc Cathe­rine semble s’é­ton­ner qu’E­tienne n’y réponde pas, for­cém­ment elle s’a­dresse à un adulte… et de plus sur un blog qui n’est pas vrai­ment fait pour ça…

    Réponse
  189. Marie

    @Catherine
    Mais sur­tout, pour échan­ger avec des per­sonnes, il faut pou­voir trou­ver un lan­gage commun(ça n’est pas tou­jours simple) et par­ta­ger des choses qui inté­resse tout le monde et que tout le monde peut com­prendre, çàd être sur le même dia­pa­son. Mais on ne peut for­cer, ça doit res­té libre à cha­cun. C’est comme dans la vie, sauf qu’i­ci on s’in­vite soi-même sans savoir si on aura des affi­ni­tés, donc c’est pas aus­si simple

    Réponse
  190. mic el

    Je ne suis qu’une voix, mais je suis une voix, et je suis heu­reux quand j’ar­rive à m’ex­pri­mer clai­re­ment, c’est une conquête, et je la dois en par­tie à cet espace de liber­té que tu par­tage si géné­reu­se­ment, mer­ci Étienne !

    Mor­pheus, vous avez à plu­sieurs reprises mis en cause mon dis­cer­ne­ment, mes connais­sance et mon juge­ment. .…C’est vous qui voyez !

    mon dis­cer­ne­ment se fonde sur l’ob­ser­va­tion des principes.

    Le prin­cipe du prin­cipe c’est que là où passe la tête du ser­pent, passe aus­si la queue.

    Vous dites :« Le dan­ger du manque de contrôle citoyen réside non dans la tech­no­lo­gie cyber­né­tique elle-même, bien sûr, mais dans les inten­tions des humains qui la mettent en œuvre. Cette crainte, par­fai­te­ment légi­time, je la par­tage avec toi… »

    -Au contraire de vous, je n’ai ni peurs ni craintes en ce qui concerne le pro­jet de fres­co, il a autant de chance de se réa­li­ser que moi de vivre mille ans…

    « ta fronde à l’é­gard du PV est la pro­jec­tion de tes peurs du monde actuel »
    ‑voi­là le caté­chisme et le rap­pel à l’ordre ! Tout est dit ! Cela démontre, si ce n’é­tait clair, que Fres­co le mys­ti­fi­ca­teur s’est trou­vé un cler­gé tout prêt à défendre sa doxa bec et ongles. Ce rap­pel à l’ordre est en lui-même une preuve de la nature théo­cra­tique du pro­jet. Mais vous n’êtes pas seul dans ce cas, dès qu’on ose remettre en cause sa majes­té la doxa de fres­co, par­tout sur le net, on devient l’ob­jet d’at­taque vio­lente dont l’ar­gu­ment prin­ci­pal est inva­ria­ble­ment qu’on serait un crétin…

    Or je ne suis pas dans la fronde, parce que je n’a­va­lise rien de ce pro­jet et n’en fait par­tie en rien. Et ce n’est pas une, mais mille vie de lutte contre la théo­cra­tie dont je témoigne ici.

    dès lors je ne sau­rais être « invi­té à étu­dier les dif­fé­rents aspects du pro­jet en bonne intel­li­gence. ». Il s’a­git bien de ma part d’un juge­ment résul­tant de mon auto­ri­té sou­ve­raine, non seule­ment je ne sou­tien­drai jamais de près ou de loin un quel­conque pro­jet théo­cra­tique, car pour moi c’est indis­cu­ta­ble­ment ce qu’il est, mais je le cri­ti­que­rai. J’ai déjà argu­men­té plus haut (@137)ce qui fait du pro­jet venus un pro­jet théo­cra­tique, mais je recom­mence car je ne m’en lasse pas !

    La théo­cra­tie se résume au pou­voir d’un seul, nom­mé dieu, sur tous les autres. Elle est carac­té­ri­sé par le fait que l’au­to­ri­té s’exerce du haut vers le bas. Elle est l’ou­til le plus tra­di­tion­nel de domi­na­tion de masse, depuis la nuit des temps et mal­gré que plu­sieurs d’entre nous ici aient vécu dans les années 70 avec la croyance qu’on ne devrait plus jamais rien à la reli­gion, force est de consta­ter qu’il n’en est rien.
    Même si cela appa­raît comme une sim­pli­fi­ca­tion de par­ler en termes de théo­cra­tie ce n’est en rien abu­sif. Le monarque est le repré­sen­tant de dieu, et les oli­gar­chies ne sont que ses ava­nies polythéistes.

    Une élite de scien­ti­fiques, de tech­no­crates ou de ‘repré­sen­tants’ au pou­voir, pou­voirs non sépa­rés, qui serait maî­tresse de la com­mu­ni­ca­tion, ne serait pas essen­tiel­le­ment dif­fé­rente d’un cler­gé. Le lien constant des oli­gar­chies, dic­ta­tures et autres tyran­nies avec la théo­cra­tie repose sur la mys­ti­fi­ca­tion qui en est le ciment et le fait que le pou­voir s’y exerce de haut en bas. L’existence d’un cler­gé prouve celle de la théo­cra­tie, à laquelle l’illu­sion d’une per­fec­tion suf­fit comme repré­sen­ta­tion du dieu. La popu­la­tion des scien­ti­fiques serait une cible par­faite pour recru­ter le cler­gé du PV, dieux mer­ci, il y a des mou­tons noirs dans tous les troupeaux.

    Le fond de l’ar­gu­ment est que la volon­té de délé­guer le gou­ver­ne­ment à la méthode scien­ti­fique ne sau­rait être confon­due avec la délé­ga­tion du gou­ver­ne­ment à des hommes res­pon­sable de sa mise en œuvre. Or nous sommes d’ac­cord sur ce point mais nous n’en tirons pas les même conclusions.

    Ma conclu­sion est qu’un sys­tème dans lequel l’homme n’a aucune part, n’a aucun inté­rêt pour l’homme, encore moins pour un démo­crate qui ne pour­rait s’y empa­rer d’au­cune res­pon­sa­bi­li­té quand sa mis­sion est de les rem­plir toutes. cette méthode scien­ti­fique n’a pas d’exis­tence propre, mais si elle réus­sis­sait à en avoir une, cela serait la fin de l’humanité.

    dès lors que ‘la méthode scien­ti­fique’ serait à la fois pou­voir et contre pou­voir il y aurait consti­tu­tion d’un cler­gé et donc d’une théo­cra­tie, et pas besoin d’en savoir plus, ce pro­jet ne concerne plus en rien ceux qui dési­rent pro­gres­ser dans la voie de la démocratie.

    je tiens à faire remar­quer que ce juge­ment n’est basé ni sur une opi­nion ni sur l’ex­pres­sion d’une peur, d’un acte de foi ou une rébel­lion, mais sur un argu­ment de principe.

    Mor­phéus, si cet argu­ment de prin­cipe qui est plei­ne­ment satis­fai­sant pour ma conscience, ne l’est pas pour vous, j’at­tends avec impa­tience ceux que vous ne sau­riez tar­der à émettre et c’est avec plai­sir que je lirais la nar­ra­tion de votre évo­lu­tion cri­tique, sachant qu’a part cette fan­tai­sie vénu­sienne je suis géné­ra­le­ment assez d’ac­cord avec vos positions.

    Réponse
  191. EFFAB

    Mer­ci MARIE… c’est tou­jours très plai­sant ces petits signes, cette écoute mutuel… bien bien des choses.

    Réponse
  192. Marie
  193. Marie
  194. Ana Sailland

    Ne pas sacri­fier être à avoir me semble en effet essentiel.

    Sans en avoir l’air il y a dans cer­taines phrases de mic el un peu du « vivre libre ou mou­rir » que ceux de Glières ont légué à l’Esprit.

    Réponse
  195. Marie

    😉
    on risque bien d’accaparer…lol 😉

    Réponse
  196. EFFAB

    https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​f​J​n​J​K​Q​i​M​s6A

    Par­don­nez-moi ces hors-sujets, ces quelques notes de fin de soi­rée, ces voix si justes et si matures… mais c’est bien de cela dont il s’a­git : tout ce res­sen­ti, cette éman­ci­pa­tion, ce roman­tisme autant que ce réa­lisme… et ces beaux prin­cipes, si cher à mon coeur, tant qu’il ne dépasse pas la mesure ni le rythme.

    Réponse
  197. EFFAB

    Oui, j’en conviens, d’au­tant plus que DEMOCRAZIA a poin­té cer­tains d’entre nous… une façon de dire aus­si qu’à l’ins­tar de la Démo­cra­tie en quête d’elle-même, tous les goûts sont dans la nature comme cer­taines ins­pi­ra­tions sont autre­ment plus ins­pi­rantes et éman­ci­pa­trices que d’autres pla­ti­tudes sans grande consis­tance ou exa­gé­ré­ment commerciale !

    La culture est diverse et ne peut se com­pa­rer, riche d’elle-même comme de toute démo­cra­tie, mais ce mini­mum, mais cette res­pon­sa­bi­li­té com­mune puisque tous et cha­cun sommes concer­nés au même titre, cette exi­gence, ce mini­mum de péda­go­gie et d’émancipation.

    Réponse
  198. Ana Sailland

    Plu­ra­li­té
    Diversité
    Subsidiarité

    Ce qui est petit est comme ce qui est grand et ce qui est grand est comme ce qui est petit

    Ce qui est fort est comme ce qui est faible et ce qui est faible est comme ce qui est fort

    Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut

    Dès que ces véri­tés ne sont pas dans la consti­tu­tion du rap­port humain, l’a­bus de pou­voir sur­vient, et monte en puissance.

    Réponse
  199. CB

    Non, Marie je n’en fais pas une ques­tion de per­sonne sinon je ne serais pas là, le jeu n’en vau­drait pas la chandelle.

    Ce n’est pas d’E­tienne dont il s’a­git ni de moi ‚c’est d’un prin­cipe dont il s’a­git, et là c’est tout autre chose.

    Il ne faut pas le salir le prin­cipe sinon plus rien n’a de sens et nous mou­rons de ce manque de sens aujourd’­hui, aus­si, __c’est tout sim­ple­ment mais essen­tiel­le­ment une ques­tion de sens.

    Une roue qui dévie de son axe ça ne va pas loin, ça erre, ça manque sa cible.

    Je ne sais pas ce qu’est la véri­té et je ne sais pas ce qu’est la démo­cra­tie, car je ne les ai jamais ren­con­trées, des éclats seulement.

    En revanche j’ob­serve tout sim­ple­ment ce qui se fait et se dit et je viens poser une ques­tion quand il y a divorce me semble-t-il entre ce que cer­tains disent qui vient contre­dire ce qu’ils font, c’est tout.

    Je ne sais tout sim­ple­ment pas com­ment s’é­la­bore un tra­vail de che­mi­ne­ment démo­cra­tique, alors ne sachant pas, j’o­père comme en sophro, je pars de ma posi­tion qui ne sait pas et j’ob­serve s’il y a adé­qua­tion entre le dire et le faire de ce qui se pré­sente à mes yeux, à mes oreilles dans les dis­cours et les com­por­te­ments qui s’ex­priment, c’est tout, rien que ça, et je constate en fonc­tion de ce prin­cipe, quand il y a des couacs, des divorces d’a­vec lui.

    C’est tout, juste une fonc­tion d’ob­ser­va­tion que j’illustre en décri­vant ce que je vois et en venant inter­ro­ger si l’on est bien ok sur la cible.

    Main­te­nant, si le récep­teur accueille cette obser­va­tion comme une offense, c’est dom­ma­geable pour le prin­cipe démocratique.

    Cla­quer la porte et refu­ser de déployer le ques­tion­ne­ment, c’est à mon sens, se pla­cer d’emblée dans une pos­ture de toute puis­sance qui sait tout, qui dit tout, et qui n’in­ter­roge donc pas son cheminement.

    Bon, c’est sûr, ma « façon » de faire pas­ser les mes­sages n’est pas com­mune comme vous le dites si jus­te­ment Marie, car je mêle à la fois des aspects très concrets à des aspects sym­bo­liques, c’est pour­quoi ma façon de faire est per­çue comme une effrac­tion alors qu’elle n’a pour but que de s’ou­vrir à l’infi­nitif d’une exis­tence démo­cra­tique, c’est mon sou­hait le plus cher.

    J’aime par des­sus tout ce prin­cipe démo­cra­tique, c’est une bous­sole pour moi, et quand je vois que l’ai­guille part d’un autre côté, en obser­vant cer­tains divorces entre le faire et le dire de ceux qui parlent ou actent en son nom, je viens poser la ques­tion du, est-ce qu’on ne serait pas entrain de s’é­loi­gner ou de tra­hir notre objectif ?

    Tou­jours sur une ques­tion, ça ne veut pas dire que j’ai rai­son de poser la ques­tion, ça veut dire que je la pose la ques­tion, que je m’y risque pour qu’on s’ar­rête et qu’on regarde si on est tou­jours dans notre axe, c’est tout.

    Donc ça veut dire un échange, une cir­cu­la­tion qui se fait entre le récep­teur et l’é­met­teur dans le meilleur des cas et d’une façon civile et non gros­sière dans le meilleur des cas. Cela devrait nor­ma­le­ment pou­voir se faire entre gens qui oeuvrent à la consti­tu­tion d’une com­mu­nau­té, sinon, la com­mu­nau­té est boi­teuse, non ?

    C’est tout, tout sim­ple­ment ça, rien que cela mais essen­tiel­le­ment cela.

    Réponse
  200. Morpheus

    @ mic el

    « Mor­pheus, vous avez à plu­sieurs reprises mis en cause mon dis­cer­ne­ment, mes connais­sance et mon juge­ment. .…C’est vous qui voyez ! »

    J’ai remis en cause tes connais­sance DU PROJET VENUS, pas tes connais­sances en géné­ral, et à tra­vers cela, j’ai mis en cause ton dis­cer­ne­ment en ce qui concerne tes juge­ments concer­nant le Pro­jet Venus.

    Tu y per­çois un juge­ment DE VALEUR géné­ral à ton encontre ? C’est TOI qui vois !

    😉

    Il n’y avait pour­tant pas de juge­ment de valeur dans mes com­men­taires, où je me suis effor­cé de mon­trer que tu te trom­pais, d’une part dans tes juge­ments concer­nant le PV, mais aus­si dans tes juge­ments me concernant.

    Ton der­nier com­men­taire est lim­pide à ce sujet et ne fait que confir­mer que je vois juste.

    Ain­si, au delà des contra­dic­tions qui suintent dans tes répliques, tu m’af­fubles de la bure du dévot réci­tant le « caté­chisme » (sic) de la « doxa » (sic) du « mys­ti­fi­ca­teur Fres­co » (sic).

    Au delà du fait que cela consti­tue en soi une agres­sion ver­bale carac­té­ri­sée, il y a là une iro­nie remar­quable, c’est que si tu me connais­sais, tu sau­rais à quel point je suis anti reli­gieux et tu sau­rais à quel point je suis en oppo­si­tion aux démarches « théo­cra­tiques ».

    Étienne, Ana, Cathe­rine, Marie, EFFAB, J‑Stéphane (qui ne sont pas tous, loin s’en faut, des afi­cio­na­dos du sieur Mor­pheus) peuvent en témoigner.

    Pour­quoi serais-je le défen­seur d’une « mys­ti­fi­ca­tion théo­cra­tique » alors que je pour­fends les démarches reli­gieuses, d’où qu’elles proviennent ?

    …

    D’autre part, si je peux com­prendre que l’on puisse croire que je suis un « défen­seur du Pro­jet Venus », je me dois de rec­ti­fier cette croyance. Je ne défend pas le PV, je le mets à l’é­preuve de la cri­tique. Si je le fais, c’est parce qu’au delà de tous les aspects qui m’in­té­ressent dans le PV, j’ai moi-même déce­lé des failles pos­sibles et des dan­gers poten­tiels. Et au delà de ces failles et dan­ger, je per­çois aus­si des poten­tia­li­té et des idées fortes (de la même manière que dans le modèle de la démo­cra­tie athé­nienne, il y a des idées fortes, mais aus­si des aspects négatifs).

    Le meilleur moyen que j’ai de mettre à l’é­preuve cela, c’est de me poser en « avo­cat », de cher­cher à com­prendre la logique du machin et défendre, non pas le PV en lui-même, mais les argu­ments qu’il avance pour (ten­ter de) mon­trer sa pertinence.

    Je ne suis NI POUR NI CONTRE : je cherche.

    Le PV se veut une révo­lu­tion radi­cale de notre culture. Cela implique une remise en cause – donc une mise à l’é­preuve – de l’en­semble de nos croyances, de nos a prio­ri, de nos idées pré­con­çues, de nos dogmes. De notre culture.

    Hélas, jus­qu’i­ci, je n’ai pas récol­té beau­coup d’ar­gu­ments per­ti­nents. La plu­part des remarques concer­nant les dan­gers poten­tiels (remarques per­ti­nentes) que j’ai récol­tées, je les avais déjà moi-même for­mu­lée il y a deux ans.

    A contra­rio, j’ai, plus sou­vent qu’à mon compte, récol­té une volée de bois vert et de juge­ments inté­gristes du même aca­bit que les tiens : le PV serait un « mou­ve­ment sec­taire » (sic), Fres­co serait « un gou­rou scien­tiste », le PV serait une « mys­ti­fi­ca­tion théo­cra­tique », etc.

    Les vieilles croyances ont plus d’a­mis que les idées neuves…

    Sin­gu­liè­re­ment, AUCUN argu­ment per­met­tant d’étayer l’é­ven­tua­li­té que le PV serait une secte ou un « délire théo­cra­tique » : seule­ment des affir­ma­tions aus­si agres­sives que déri­soires par leur absence d’argumentation.

    Tu as sys­té­ma­ti­que­ment répon­du à côté des argu­ments que, de mon côté, j’ai avan­cés, par exemple la per­ti­nence, en dehors même du PV, de la méthode scien­ti­fique dans le cadre d’une démo­cra­tie (car si je peux ne fut-ce que tirer quelque chose d’in­té­res­sant dans le PV, je ne vois pas pour­quoi je m’en pri­ve­rais, quand bien même il serait démon­tré que le PV ne serait pas un bon projet).

    Au final, les échanges n’ont mené qu’à une fronde sté­rile (je main­tiens le terme « fronde ») qui n’est qu’un com­bat d’ego.

    Je ne peux – et je le regrette pro­fon­dé­ment – que per­sis­ter dans tout ce que j’ai avan­cé. Si vrai­ment tu n’a­vais pas peur du PV, tu pren­drais les choses avec humour, non avec agres­si­vi­té, et tu ne déploie­rais pas autant d’éner­gie à vili­pen­der le machin sans autre argu­men­ta­tion que « délire mystificateur ».

    Main­te­nant, je dois dire que j’ai moi-même ren­con­tré, dans les per­sonnes qui (eux) défendent le PV mor­di­cus, une per­sonne (une seule, jus­qu’i­ci – mais je ne connais pas tout le monde) qui est dans une démarche reli­gieuse vis-à-vis du PV, et qui a lar­ge­ment fran­chi la fron­tière fra­gile entre inté­gri­té et inté­grisme. Je suis en oppo­si­tion avec cette per­sonne. Et je ne suis pas le seul, d’autres que moi déplorent les dérives de cette per­sonne. Si (et je dis bien « si ») tu es tom­bé sur cette per­sonne dans tes dis­cus­sions à pro­pos du PV, je peux à la rigueur com­prendre ta réac­tion. Mais tous les gens qui « défendent » le PV ne sont pas intégristes.

    Tu dis que je mets en doute ton dis­cer­ne­ment, tes connais­sances, ton jugement ?

    Je dis que c’est toi qui met en doute le dis­cer­ne­ment, les connais­sances et le juge­ment de toutes les per­sonnes qui s’in­té­ressent au PV.

    J’at­tends tou­jours, déses­pé­ré­ment, des ARGUMENTS. Jus­qu’i­ci, en dehors des réserves que j’ai moi-même pro­non­cées, je suis bredouille.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  201. Anonymous

    192. Le same­di 23 novembre 2013 à 12:49, par J‑Stéphane

    Bon­jour,

    Quel que soit le pro­jet, même tota­le­ment démo­cra­tique, il sera encore de la volon­té dérai­son­née de l’es­pèce humaine à vou­loir chas­ser les lois natu­relles, et à vou­loir tri­cher aux règles de la vie.

    L’ex­cep­tion intel­lec­tuelle de l’es­pèce humaine devrait pour­tant la pla­cer comme assis­tante, et non comme oppo­sante à la nature et à la vie.

    Tant que l’es­pèce humaine refu­se­ra de tenir sa place ici-bas par­mi les autres espèces, 
    tant qu’elle cher­che­ra à déna­tu­rer les lois natu­relles pour se satis­faire aux dépens des autres, 
    tant qu’elle refu­se­ra de trans­crire ces lois natu­relles pour ser­vir de notice à tous ses semblables, 
    elle ne fera que gan­gre­ner l’existence.

    Bref, tant que l’es­pèce humaine écri­ra des lois arti­fi­cielles contre nature, 
    elle ne fera que vivre dans le conflit, et s’é­loi­gner de l’har­mo­nie et la sérénité.

    Réponse
  202. Marie

    @Catherine
    Excu­sez-moi, Cathe­rine, mais mal­gré tout le res­pect que je dois à mon pro­chain, j’ai et je peux me trom­per, l’im­pres­sion que vous faites pré­ci­sém­ment ce que vous repro­chez à ce blog et donc aux gens qui s’y expriment…
    C’est quand même étrange, non ?

    Réponse
  203. CB

    ok ça vous revient Marie de pen­ser cela. C’est le medium le mes­sage comme dit Mar­shall McLu­han, je crois bien qu’il a rai­son, allez bonne conti­nua­tion à vous.

    Réponse
  204. Marie

    @Catherine

    Sur­tout ne le pre­nez pas mal, ce n’est pas dans le but de jouer au ping pong mais plu­tôt comme quand on perce un abcès, vous voyez ? Quand y a un truc, ben faut en cher­cher la cause et pas tou­jours direc­te­ment chez le(s) voi­sins. Et c’est valable pour tout le monde.

    Par exemple pour moi : je ne trouve pas tou­jours un échos à mes par­tages, mais si j’en cherche bien la cause, elle est dans ma dif­fi­cul­té à expri­mer clai­re­ment ma pen­sée. Donc d’a­bord à la cla­ri­fier et ensuite à trou­ver les bonnes arti­cu­la­tions pour l’ex­pri­mer, la par­ta­ger et faci­li­ter ain­si l’échange.

    Je ne vai donc pas le repro­cher aux autres, ce serait mal­hon­nête ou trop facile de ma part et sur­tout je me four­voie­rais et cela ne me ferais pas avan­cer d’un pas.

    Mais si je peux me per­mettre de vous don­ner un truc pour faci­li­ter les échanges :

    La com­mu­ni­ca­tion non-vio­lente est un outil bien pré­cieux à ne jamais négli­ger, même si je n’ai aucune prétention…c’est juste un par­tage que je fais avec vous

    Cor­dia­le­ment

    Marie

    Réponse
  205. c

    Vio­lente, ça vou­drait dire que je cherche à por­ter atteinte à quel­qu’un. Non, Marie, je ne cherche pas à por­ter atteinte à quel­qu’un, ce n’est pas une ques­tion de per­sonne,je cherche à poser une ques­tion quand je sens que ça part de tra­vers, car alors, j’ai le sen­ti­ment que c’est une vio­lence qui est faite au prin­cipe que nous cher­chons tous à défendre je crois, avec tous des idées dif­fé­rentes de com­ment défendre ce prin­cipe, c’est ça le hic !

    Réponse
  206. Marie

    Non, il ne s’a­git pas de cela, mais du plu­tôt d’une manière de com­mu­ni­quer pour mieux par­ta­ger ce que vous dési­rez par­ta­ger, sans for­cer par exemple. 

    Je fai­sais réfé­rence à La com­mu­ni­ca­tion non-vio­lente CNV, telle que celle du tra­vail de, par exemple, Tho­mas D’An­sem­bourg.

    Mais il y en a d’autres…

    http://​1li​ber​taire​.free​.fr/​C​o​m​m​u​n​i​c​a​t​i​o​n​N​o​n​V​i​o​l​e​n​t​e​0​2​.​h​tml

    Réponse
  207. c

    C’est quand même un peu fort de café que lors­qu’on met en ques­tion­ne­ment un che­mi­ne­ment, on vienne nous dire qu’il faut se faire soi­gner et faire de la com­mu­ni­ca­tion non vio­lente. Reli­sez mes mes­sages Marie depuis 2008, et voyez. Je ne crois pas être inci­vile, ni gros­sière, mais je suis ferme sur cer­tain prin­cipe, là, je suis ok, et j’es­père res­ter ferme sur ce prin­cipe car je crois bien que la cause des causes de cette chien­lit sociale actuelle, c’est de n’a­voir pas veillé et de ne pas avoir posé les ques­tions quand c’é­tait encore nécessaire.

    La sou­plesse n’est rien si elle n’est pas gai­née par une cer­taine fer­me­té. Je suis ferme sur l’es­sen­tiel mais très souple pour le reste.

    Réponse
  208. Marie

    Oh je crois que nos mes­sages se sont croisés;-)

    Réponse
  209. Marie

    Je vous pré­cise quand même que cette méthode peut-être utile à tout le monde, vous n’a­vez donc pas à vous vexer, Catherine.
    Car qui peut pré­tendre ne rien avoir à apprendre, ce serait bien prétentieux…

    Réponse
  210. c

    Je n’a­vais pas vu votre mes­sage 225 Marie. 
    La manière oui, la manière, je n’ai pas de bonnes manières de pas­seuse de mes­sage, je vous passe ça, ça doit être vrai. 

    Allez à plus tard Marie. Conti­nuez à être pug­nace et à poser des ques­tions, c’est une belle qua­li­té je trouve. 
    A bientôt

    Réponse
  211. Marie

    Oui, je crois que vous m’a­vez com­prise, et je crois que c’est loin d’être un détail, cette manière de s’ex­pri­mer, rai­son pour laquelle je vous ai envoyé ce lien. Si on a bien tous sin­çè­re­ment et cha­cun besoin des autres pour avancer
    Savoir don­ner et rece­voir se com­plètent bien.
    bien humblement
    Marie

    Réponse
  212. mic el

    @192 JS,
    @220 Anonymous,
    les lois natu­relles servent le plus sou­vent du jus­ti­fi­ca­tion à toutes sortes d’a­bus de pouvoirs.

    Les lois ne peuvent être que cultu­relles, ce qui per­met aus­si d’i­den­ti­fier leurs auteurs… Et de les mettre en prison !

    Expri­mer cultu­rel­le­ment une loi natu­relle est en soi un abus de pou­voir. Sup­po­sant soit que celui qui for­mule la loi natu­relle ait iden­ti­fié l’au­teur de la nature, soit qu’il se pose lui même en auteur de la nature…

    La gra­vi­té est un fait, mais abu­si­ve­ment qua­li­fié de loi dans cer­tain cénacles, ce n’est que leurs point de vue sur la nature qu’ils mettent en équa­tion, les théo­ries scien­ti­fiques se suivent mais se contre­disent. et la théo­rie uni­fiée a du plomb dans l’aile. Je ne crois pas que la démo­cra­tie ait à faire avec la science, ni avec la méthode du même nom.

    la langue com­mune est le che­min de la démo­cra­tie, les langues de spé­cia­listes conduisent aux aristocraties.

    Je crois que l’har­mo­nie devrait plu­tôt pro­ve­nir d’un consen­sus sur le DROIT NATUREL.

    Réponse
  213. mic el

    Mor­pheus,

    La fronde n’est pas un com­bat d’e­go, mais une révolte contre l’au­to­ri­té, avec une syno­ny­mie d’in­sur­rec­tion ; lap­sus, ou abus de pou­voir de votre part qui me vas­sa­lise au pro­jet venus, je vous laisse faire votre marché.

    Réponse
  214. FURAX

    L’a­bus va à l’en­contre des lois natu­relles, donc c’est jus­te­ment et seule­ment là que doit inter­ve­nir la loi des humains.

    Les lois cultu­relles ne peuvent être que locale et ne doivent sur­tout pas s’im­po­ser aux autres, une loi cultu­relle qui est contre nature doit disparaitre.

    Enfin peut on défi­nir un droit natu­rel universel ?

    Réponse
  215. Ana Sailland

    « Étienne, Ana, Cathe­rine, Marie, EFFAB, J‑Stéphane (qui ne sont pas tous, loin s’en faut, des afi­cio­na­dos du sieur Mor­pheus) peuvent en témoi­gner. » »>

    Peu importe qui écrit ça, le contexte, et ce dont il s’agit :

    Je sou­haite qu’on évite de par­ler en mon nom.

    ;;;;;;;;;;;

    J’é­tais cta­prem à la réunion offi­cielle de pré­sen­ta­tion d’un col­lège Mon­tes­so­ri, qui accueille­ra ses pre­miers élèves en 2014.

    Dans la mon­tagne près de chez moi, dans un cadre magnifique.

    J’es­père pou­voir y ensei­gner bénévolement.

    Régnait cet après-midi et en ce lieu comme une lumière heureuse.

    ;;;;;;;;
    ;;;;;;;;

    Soyons atten­tif à ne pas trop endom­ma­ger l’i­déo­sphère (Ciel que c’est dif­fi­cile, n’est ce pas ; et tel­le­ment impor­tant : tout en dépend, certainement)

    Réponse
  216. J-Stéphane

    Bon­soir à tous,

    Ce blog est deve­nu mon quo­ti­dien pré­fé­ré, j’aime tous vous y lire, vous ingé­rez et digé­rez la bouillie du jour­na­lisme per­ver­ti pour nous en révé­ler les faux vrais et les vrais faux, je regrette juste quand le sujet devient l’un des par­ti­ci­pants, mais c’est tou­jours moins que ces médias d’abrutissement.

    J’adore par­ti­cu­liè­re­ment lire l’O­racle et Néo 😉 , j’ap­pré­cie aus­si énor­mé­ment le dis­tri­bu­teur de pilules bleu et rouge, même si par­fois cer­taines me res­tent en tra­vers de la gorge. 😉 … Tous autant que vous êtes, vous en faites bien plus pour le bien public que tous ces VIP.

    Dans les embou­teillages ou aux feux rouges, je jette tou­jours un coup d’oeil aux fils des dis­cus­sions, et de temps en temps je m’au­to­rise à y dépo­ser une petite graine, sou­vent sté­rile, par­fois fer­tile, qu’im­porte, l’es­sen­tiel n’est pas moi, mais nous.

    J’a­voue que j’u­ti­lise plu­sieurs pseu­do, mais jamais celui d’un autre, c’est juste pour faire la dif­fé­rence entre ce qui m’est propre et ce que je rapporte.

    Bref, grâce à vous tous, enfin je ne me sens moins seul dans mes ana­lyses poli­tiques, et j’en­tre­vois enfin, l’es­poir qu’un jour l’o­pi­nion publique devienne adulte.

    Mer­ci à tous de me faire gran­dir, longue vie à ce blog et qu’il fasse plein de petits.

    Réponse
  217. Marie

    @J‑Stéphane
    Mer­ci pour ta sim­pli­ci­té et ta sincérité.
    A moi aus­si ce blog m’est deve­nu indispensable 🙂
    Bon je ne vais pas tout débal­ler le même jour et même si l’en­vie y est 😉
    Longue vie à la liber­té d’ex­pres­sion, cela dépend de tous.
    Cordialement
    Marie

    Réponse
  218. Ana Sailland

    Je n’ar­ri­vais pas à dor­mir. Sûre­ment ce beau mes­sage m’appelait.

    Réponse
  219. EFFAB

    @235…

    A en res­ter sans voix, sans iro­nie aucune… jus­te­ment ce genre de choses qu’on n’ose dire et qu’on garde pour soi, bien sou­vent, comme un trop-plein d’amour, ces conni­vences intel­lec­tuelles, ami­cales, idéo­lo­giques ou sim­ple­ment humaines, humaines et spirituelles.

    Moi j’ai très bien dor­mi, mais c’est jus­te­ment pour ça, j’imagine^^

    Réponse
  220. EFFAB

    De petits rap­pels pour les nou­veaux, les visiteurs… 
    cette réa­li­té fric et sang au lieu de la concer­ta­tion popu­laire et de l’in­tel­li­gence bien­veillante, la vie si belle et l’a­bon­dance pour tous.

    Réponse
  221. Morpheus

    @ Ana

    Dire que tu peux témoi­gner, c’est pas par­ler à ta place, c’est faire confiance à ton hon­nê­te­té au cas où on te demande de témoigner.

    C’que tu peux être psy­cho-rigide, des fois.

    😉

    Mor­pheus

    Réponse
  222. Morpheus

    @ mic el

    Au fait, l’a­na­lyse cri­tique du Pro­jet Venus que j’ai faite, tu peux la lire ici :

    par­tie 1⁄3

    par­tie 2⁄3

    par­tie 3/3

    Évi­dem­ment, depuis deux ans, ma per­cep­tion du machin a évo­lué. Ce que j’ai écrit ne reflète donc plus néces­sai­re­ment tout ce que j’en pense, mais toutes les réserves que j’y ai émises, elles, témoignent de mes pré­oc­cu­pa­tions et devraient mon­trer que je ne suis pas un inté­griste du Pro­jet Venus.

    Mor­pheus

    Réponse
  223. Ana Sailland

    @240 .

    Réponse
  224. Anonymous

    Extraits com 235.

    … je regrette juste quand le sujet devient l’un des participants, … 

    Il existe des cabi­nets pour ça.

    Réponse
  225. Morpheus

    De la coopération 
    entre les hommes et les machines : 
    pour une approche pair-à-pair 
    de l’intelligence collective

    par Dia­na Filippova

    (extrait d’ar­ticle)

    De la noo­sphère à l’intelligence collective

    Le telos de l’intelligence col­lec­tive s’inscrit dans le concept de noo­sphère, for­gé par Vla­di­mir Ver­nad­sky et lon­gue­ment ana­ly­sé par Teil­hard de Char­din. Com­prise comme l’ensemble de la pen­sée humaine, la noo­sphère cor­res­pond à deux phé­no­mènes en inter­ac­tion réci­proque. D’une part, la com­plexi­fi­ca­tion des socié­tés humaines du point de vue cultu­rel, social, éco­no­mique et démo­gra­phique tend vers la consti­tu­tion d’une sphère de la connais­sance tou­jours plus étof­fée. D’autre part, cette sphère, née de la mul­ti­pli­ca­tion des inter­ac­tions tou­jours plus nom­breuses, entraîne une struc­tu­ra­tion pro­gres­sive de la pen­sée glo­bale et la prise de conscience par l’humanité d’elle-même.

    L’idée d’une marche vers une sorte de cer­veau humain qui nous trans­cende, aus­si ancienne soit-elle, prend une consis­tante par­ti­cu­lière à l’heure où 40% de la pla­nète est connec­tée à la toile. L’intelligence col­lec­tive peut alors être com­prise comme le pro­ces­sus de créa­tion de savoir éclai­ré par la conscience d’une noo­sphère.

    La noo­sphère sous-tend la pos­si­bi­li­té d’une pro­duc­tion col­lec­tive de savoir, mais elle ne répond pas aux ques­tions qui se posent si l’on exa­mine le pro­ces­sus de co-créa­tion. L’approche pra­tique de l’intelligence col­lec­tive per­met quant à elle d’explorer les condi­tions de pos­si­bi­li­té de l’exercice col­lec­tif de l’intelligence d’individus, enti­tés ou machines.

    Des réseaux et des hommes

    À cet effet, je me tourne vers les tra­vaux du centre de recherche sur l’intelligence col­lec­tive du MIT. Les recherches et ana­lyses conduites par ce centre sont uniques en leur genre. En com­bi­nant les sciences mathé­ma­tiques, phy­siques, bio­lo­giques, sociales, éco­no­miques et une approche réso­lu­ment pros­pec­tive, les tra­vaux du centre ont pour ambi­tion de répondre à la ques­tion sui­vante : com­ment les indi­vi­dus et les machines peuvent se connec­ter afin que, col­lec­ti­ve­ment, ils soient en mesure d’agir avec plus d’intelligence que ne l’ont jamais pu tout indi­vi­du, groupe ou machine pris séparément ?

    L’ampleur de la tâche ne fait pas peur à Tho­mas Malone, fon­da­teur et pré­sident du centre. Selon lui, l’enjeu de la recherche est cri­tique, car, selon lui, “le futur de notre espèce pour­rait repo­ser sur notre capa­ci­té à faire usage de notre intel­li­gence col­lec­tive de telle manière que les choix qui sont faits soient non seule­ment intel­li­gents, mais aus­si sages”. La por­tée pra­tique de l’intelligence col­lec­tive com­mence à se des­si­ner : d’une part, il s’agit de trou­ver une confi­gu­ra­tion telle que la co-créa­tion abou­tisse à des choix ordon­nés, effi­cients, utiles, et qui répondent à une cer­taine éthique. D’autre part, est-il rai­son­nable de sup­po­ser qu’une confi­gu­ra­tion favo­rable à la co-créa­tion intel­li­gente entre indi­vi­dus puisse éga­le­ment inté­grer les machines ?

    Comme le rap­pelle jus­te­ment Tho­mas Malone, les déci­sions col­lec­tives peuvent par­fai­te­ment être ration­nelles et bêtes ! La notion d’intelligence doit par consé­quent être élar­gie pour y inté­grer des fac­teurs autres que la seule ratio­na­li­té. Tho­mas Malone la défi­nit ain­si : “pour être intel­li­gent, le com­por­te­ment col­lec­tif du groupe doit déployer des carac­té­ris­tiques telles que la per­cep­tion, la capa­ci­té d’apprentissage, le juge­ment et l’aptitude à résoudre des pro­blèmes”. En d’autres termes, les apti­tudes d’un groupe et celles des indi­vi­dus doivent fonc­tion­ner comme des vases com­mu­ni­cants : dans une confi­gu­ra­tion pro­pice à la co-pro­duc­tion, le groupe se dote ain­si d’une série de com­por­te­ments qui sont nor­ma­le­ment asso­ciés au seul individu.

    Le centre de recherche du MIT a ensuite cher­ché à déter­mi­ner les fac­teurs qui sont cor­ré­lés à une pro­duc­tion col­lec­tive plus intel­li­gente. Il s’est avé­ré que l’intelligence moyenne de chaque indi­vi­du n’en fait pas par­tie. En revanche, deux fac­teurs res­sortent signi­fi­ca­ti­ve­ment : le degré d’empathie des membres du groupe et l’égale dis­tri­bu­tion de la parole au sein du groupe.

    Empa­thie, dis­tri­bu­tion et éga­li­té, ces fac­teurs laissent à pen­ser que l’intelligence col­lec­tive s’accommode mal des modes d’organisation hié­rar­chiques, cloi­son­nées et cen­tra­li­sées. L’intelligence col­lec­tive pros­père à l’inverse dans des orga­ni­sa­tions struc­tu­rées en réseau, dis­tri­buées, décen­tra­li­sées, cen­trées sur la per­cep­tion et l’écoute davan­tage que sur des règles rigides. Il n’est pas éton­nant que les réseaux contri­bu­tifs tels que Wiki­pe­dia pros­pèrent : ils pré­sentent exac­te­ment les carac­té­ris­tiques qui sti­mulent l’intelligence collective !

    Il faut à mon sens un ingré­dient sup­plé­men­taire pour que la mul­ti­pli­ci­té des indi­vi­dus com­po­sant le réseau ne fasse par le lit des pas­sa­gers clan­des­tins. Rap­pe­lons à ce titre que seule­ment 10% des lec­teurs de Wiki­pe­dia sont contri­bu­teurs actifs. L’anonymat de la contri­bu­tion y est pour quelque chose : la valeur pro­duite par cha­cun n’est ni mesu­rée ni recon­nue. À l’inverse, au sein de Sen­so­ri­ca, réseau ouvert où un ensemble d’individus et d’organisations pro­duisent des solu­tions hard­ware de façon contri­bu­tive, la valeur ajou­tée de chaque contri­bu­teur est régu­liè­re­ment mesu­rée par les autres contri­bu­teurs et connue par le réseau.

    Ain­si, l’évaluation et la recon­nais­sance par les pairs de la valeur de la contri­bu­tion de cha­cun sont tout aus­si impor­tantes que l’évaluation de la valeur glo­bale du réseau. Comme l’écrit Pierre Lévy : “le fon­de­ment et la fin de l’intelligence col­lec­tive consiste en la recon­nais­sance mutuelle et l’enrichissement des indi­vi­dus, plu­tôt que la culture d’une com­mu­nau­té féti­chi­sée et hypo­sta­siée”.

    Un réseau intel­li­gent apporte autant au monde qu’à ses contri­bu­teurs : les par­ties pour le tout, le tout pour les par­ties. Véri­table lieu d’apprentissage, le réseau favo­rise la cir­cu­la­tion libre des connais­sances et la confron­ta­tion des juge­ments dans le res­pect de la contri­bu­tion de cha­cun. Contrai­re­ment aux modes d’organisation où le col­lec­tif écrase l’individu, un réseau intel­li­gent est à la fois pro­lon­ge­ment et ferment de l’intelligence de cha­cun. L’intention de col­la­bo­rer et la conscience de la valeur ain­si créée sont indis­pen­sables pour que l’intelligence col­lec­tive puisse s’exercer.

    Pour lire l’ar­ticle com­plet, cli­quez ici.

    Mor­pheus

    Réponse
  226. EFFAB

    A cet effet, je me tourne vers les tra­vaux du centre de recherche sur l’intelligence col­lec­tive du MIT. Les recherches et ana­lyses conduites par ce centre sont uniques en leur genre. En com­bi­nant les sciences mathé­ma­tiques, phy­siques, bio­lo­giques, sociales, éco­no­miques et une approche réso­lu­ment pros­pec­tive, les tra­vaux du centre ont pour ambi­tion de répondre à la ques­tion sui­vante : com­ment les indi­vi­dus et les machines peuvent se connec­ter afin que, col­lec­ti­ve­ment, ils soient en mesure d’agir avec plus d’intelligence que ne l’ont jamais pu tout indi­vi­du, groupe ou machine pris séparément ?

    (@246)

    Sans avoir (encore) lu l’ar­ticle en entier de Dia­na FILIPPOVA, je vou­lais juste rebon­dir sur cette cette phrase surlignée.

    Com­ment les indi­vi­dus et les machines… Déjà asso­cier ces deux termes me semble inadé­quat car l’Homme et les socié­tés n’ont pas besoin de machines ni de quelques tech­no­lo­gies que ce soit pour faire montre d’in­tel­li­gence et agir ain­si en consé­quence. Oui, évi­dem­ment, le pro­grès et toute avan­cée cyber­né­tique est un plus pour pro­gres­ser dans le confort et oeu­vrer à une meilleure opti­mi­sa­tion, éco­no­mie, ges­tion des moyens et de notre envi­ron­ne­ment, exis­ten­tiel comme socié­tal… mais ne mélan­geons pas tout, ce ne sont là que des moyens, des méca­nismes, des choix de socié­té, consé­quences pra­tiques et idéo­lo­giques des volon­tés humaines.

    Donc, qu’ils soient en mesure d’a­gir au mieux et non de la façon la plus intel­li­gente, celle-là seule­ment déter­mi­née par la volon­té humaine et ces syner­gies com­munes, les machines n’é­tant qu’un outil, aus­si per­for­mant soit-il.

    Bref, je suis convain­cu que seule, en pre­mier lieu, la Cause des causes peut déter­mi­ner de ce mieux socié­tal comme de toute co-créa­tion intel­li­gente ; je parle en tout cas là sur un plan glo­bal, inter­na­tio­nal car la co-créa­ti­vi­té n’a pas atten­du le bon vou­loir de nos chers repré­sen­tants pour ima­gi­ner des solu­tions alter­na­tives et plus intelligentes !

    Réponse
  227. Morpheus

    EFFAB, sans machines, nous ne serions pas ici à (ten­ter de) mettre nos intel­li­gences indi­vi­duelles en commun…

    Mor­pheus

    Réponse
  228. EFFAB

    L’in­tel­li­gence est inhé­rente à la conscience et celle dont nous par­lons, celle que nous vou­lons par­ta­ger avec autrui relève avant tout de l’éthique_et toutes ces ver­tus, toutes ces sagesses humaines res­sortent bien de l’Homme et non de la Machine, simple outil, simple consé­quence, aus­si favo­rable soit-elle (la machine) à ces syner­gies col­lec­tives et ces opti­mi­sa­tions ou autres mises en valeurs intel­li­gentes… mon humble avis, même si la Science et la Tech­nique peuvent accroître notre appré­hen­sion et notre com­pré­hen­sion des choses et du Monde, car l’Homme et la conscience humaine sont bien ce déter­mi­nant majeur et essen­tiel de tout ce que nous pen­sons et façon­nons, cette Cause des Causes des causes, si je puis le for­mu­ler ainsi.

    Bref, nous avons autant besoin des machines qu’il est dans notre inté­rêt d’en user intel­li­gem­ment et sans excès – une évi­dence, certes, ou ne par­ler pour ne rien dire, c’est comme on veut.

    Réponse
  229. Ana Sailland

    Les rap­pels auto­ma­tiques d’EDF dix jours après l’ex­pé­di­tion ne seraient pas non plus pos­sibles sans les machines.
    La machi­ne­rie nou­velle conduit l’ad­mi­nis­tra­tion à se déshu­ma­ni­ser, et on voit bien à tra­vers cet exemple aga­çant le dan­ger de voir appa­raître une gou­ver­nance qui serait non humaine, en lieu et place del dine­ro impe­ra­dor, ou en connexion avec lui.

    Je refuse d’être connec­tée à une machine, car au bout de ce verbe, il y a la greffe, la puce sous-cutanée.
    Le verbe est dans la pomme.
    Avec cette intru­sion séman­tique, un esprit aigui­sé, bien que non sili­co­né, peut per­ce­voir la nov­langue de demain.

    Une tar­tine tex­tuelle ne masque pas le piège et mille expli­ca­tions n’en rédui­ront pas la toxicité.
    Il ne s’a­git pas de connec­ter l’hu­main avec la machine mais de sou­mettre radi­ca­le­ment la machine à la conscience humaine.

    Je veux bien uti­li­ser une machine, mon vélo par exemple, tant que je maî­trise le gui­don, et la manette du dérailleur appar­tient à ma main, mais lui demeure exté­rieure, n’a pas prise sur ma volonté.
    Les gens du MIT (sigle) sont bien enten­du épris de tech­no­lo­gie, tout comme ceux du CEA (sigle) ne sont pas très pru­dents en matière nucléaire. C’est la même affaire, com­pre­nons le bien. Les experts en tech­no­lo­gie auront plai­sir tou­jours à nous convaincre de l’innocuité de leurs pro­jets, ou de leur uti­li­té, car c’est leur pas­sion, sans cor­rup­tion ; mais c’est à nous de pen­ser, pas à eux, jamais à eux.

    Mon ordi­na­teur est connec­té à d’autres ordi­na­teurs, et grâce à cela je suis connec­tée à d’autres humains, mais je ne suis en aucun cas connec­tée à mon ordi­na­teur , et lui n’est pas connec­té à moi. Je refuse ce concept de connexion entre le vivant conscient et la machine sous pré­texte qu’elle pour­rait sin­ger l’in­tel­li­gence. Le voca­bu­laire n’est pas une chose ano­dine, et peut être glis­sé subrep­ti­ce­ment dans nos usages par des fous qui veulent nous voir les rejoindre.

    N’ou­blions pas les drones, qui tuent à 20000 km, connec­tés à un gen­til offi­cier qui sans cas de conscience rentre chez lui le soir embras­ser ses enfants et trin­gler bobonne.
    Je serais éton­née que le MIT, si bon conseiller, soit étran­ger à ce pro­grès là.

    Réponse
  230. EFFAB

    Comme il est si facile et autre­ment plus accep­table pour une conscience d’ap­puyer sur quelque bou­ton opé­ratueur que ce soit, tout ce res­sen­ti et tout ces 2000 à 20000 km entre la cible et notre conscien­ce/­de­voir-gagne pain !

    A ton post si expli­cite et si juste, ANA, je me per­mets d’ad­joindre ce hors-sujet qui n’ai pas seule­ment que cela, à savoir, une de ces Causes des Causes des causes, un par­tage et ce mer­veilleux mon­sieur que je viens de décou­vrir hier… mais, jus­te­ment, pas tant hors-sujet que ça, ce mon­sieur qui aborde là des choses autre­ment plus intel­li­gentes que cette com­mis­sion séna­to­riales débat­tant du Vote blanc n’est elle à des années-lumière de tout logique et de toute consé­quence… res­pon­sable et avisée !

    Réponse
  231. Morpheus

    Ana, fina­le­ment, il semble que j’ai sur­es­ti­mé non seule­ment ton ouver­ture d’es­prit, mais éga­le­ment ton intel­li­gence. Pour ce qui est de la bonne foi, j’a­voue avoir déjà fait mon deuil.

    Mor­pheus

    Réponse
  232. Morpheus

    En défi­ni­tive, il s’a­vère à l’é­vi­dence que je perds mon temps, mon éner­gie et ma bien­veillance sur ce blog. Le bon sens me com­mande de mettre fin à ce com­por­te­ment idiot et contre productif.

    Amu­sez-vous bien.

    Mor­pheus

    Réponse
  233. FURAX

    Mor­pheus, tu res­te­ras coin­cé entre la pilule rouge et la pilule bleu tant que tu n’au­ras trou­vé la pilule qui t’ouvre les yeux sur ton être.

    Réponse
  234. FURAX

    Ici nous sommes plu­riel, la démo­cra­tie c’est nous, vous, ils, elle n’au­ra aucune chance d’ad­ve­nir par le sin­gu­lier, le je, tu, il, nous le savons, n’est pas démo­cra­tique, alors ad homi­nem basta !

    Réponse
  235. Ana Sailland

    Mor­pheus, ta verve nous manquera.
    Ain­si que cet aiguillon en or, que tu nous offres gra­cieu­se­ment, et dont tu piques avec élé­gance, verbe fleu­ri, pour débus­quer les risques de demain.
    Car c’est bien dans la dia­tribe que peut se humer l’équilibre.

    Réponse
  236. Marie

    @Effab #250
    Mer­ci beau­coup pour ce lien:-)

    Réponse
  237. Ana Sailland

    En feuille­tant le blog, je trouve une inter­ven­tion récente qui ren­force mon éton­ne­ment sur ce qui se passe par­fois entre nous.

    En rap­port direct avec le risque tech­no­lo­gique, Mor­pheus écrit :

    « Je com­prends (et j’adhère) à ta <une tierce per­sonne> réflexion sur le catas­tro­phisme, néan­moins, nous ne pou­vons pas igno­rer les signaux clairs qui nous sont envoyés, et dans la situa­tion, nous aurions inté­rêt à être un peu para­noïaque, pour une ques­tion de sur­vie. »

    (ici)

    Ce sont des mots que je pour­rais écrire.

    Un peu plus haut, tout comme moi ici, Mor­pheus met­tait en garde contre l’ex­pan­sion de la novlangue.

    Ain­si Mor­pheus et moi avons nous des points de conver­gence remarquables.

    Lui et moi sommes par­mi les rares per­sonnes qui rêvent de l’a­bo­li­tion de la mon­naie, et le disent.

    Ce qui nous sépare s’ins­crit dans la nature du chan­ge­ment de para­digme que cette abo­li­tion exigerait.
    Mais faut il vrai­ment en faire casus belli ?
    D’au­tant que je ne relève aucun autre désac­cord majeur sur les mille et un sujets qui font pour­tant la richesse astro­no­mique de ce site.

    Il gagne­ra à revoir ses juge­ments et sa déci­sion, et nous y gagne­rons aussi.

    Réponse
  238. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Les théo­ries peuvent être cohé­rentes et ras­sem­bleuses, elles res­te­ront tou­jours à l’é­tat de théo­rie tant que l’on fera l’er­reur de ne pas y inté­grer le fac­teur chro­no­lo­gique d’application.

    Dans ce fatras de belles idées, aucune ne se place au pre­mier plan chro­no­lo­gique pour lan­cer le pre­mier pas una­nime et ain­si déclen­cher le mou­ve­ment révo­lu­tion­naire perpétuel.

    La pré­his­toire avait le mérite d’être dans l’ac­tion, l’his­toire com­mence à res­sem­bler à une grosse séance de psy­chia­trie, il est peut-être venu l’âge de la post­his­toire, mais pour ça, il faut faire le pre­mier pas ensemble et réellement…

    Réponse
  239. FURAX

    Rien n’est plus faible qu’une idée dont ce n’est pas encore l’heure.

    Réponse
  240. mic el

    à pro­pos de pré­ci­sion lexi­cale, en @245 : »De la coopération
    entre les hommes et les machines »

    Par­ler de coopé­ra­tion entre l’homme et la machine désigne impli­ci­te­ment la machine comme un opé­ra­teur subjectif.

    ce qui est soit prê­ter une âme aux machines.
    soit dénier celle des hommes.

    à moins de la régé­né­ra­tion bio­mé­ca­nique par un démiurge, c’est à dire régé­né­ra­tion au sens d’in­gé­nie­rie géné­tique capable d’in­suf­fler une âme à sa créa­tion… ne serait-t-il pas sim­ple­ment rai­son­nable de rava­ler les machines au rang d’ou­til. Forts utiles et magni­fiques, mais juste des outils !

    Mer­ci pour :

    -Com­ment les indi­vi­dus et les machines…

    -le verbe est dans la pomme ! (qui me titille les deux arbres, la gnose et ENKI ! D’ailleurs d’a­près Parks, ce serait Enki, qui nous aurait fait man­ger du fruit du pre­mier arbre, nous dotant ain­si du pou­voir de nous outiller… et le fan­tasme de trans­hu­ma­nistes me fait pen­ser à ces ani­maux mal édu­qués qui ne dif­fé­ren­cient pas la nour­ri­ture et la main qui nourrit… ) ;

    -lan­cer le pre­mier pas una­nime et ain­si déclen­cher le mou­ve­ment révo­lu­tion­naire perpétuel.

    Enfin,

    « L’idée d’une marche vers une sorte de cer­veau humain qui nous transcende »
    ‑cela porte déjà un nom, il s’a­git de la conscience !

    Réponse
  241. EFFAB

    (@250, EFFAB – @256, MARIE)

    HORS-SUJET

    En com­plé­ment du tra­vail et de ces ‘révé­la­tions’ de George VERMARD et Mathieu LAVEAU.

    Confé­rence du 30 Jan­vier 2013 : ‘La grande pyra­mide, une révé­la­tion cos­mique’ (Publiée le 3 oct. 2013)

    D’autre révé­la­tion se rap­pro­chant de La révé­la­tion des pyra­mides de Jacques GRIMAULT et Patrice POOYARD.

    Je trouve tout cela passionnant_et vous ?

    Réponse
  242. EFFAB

    HORS-SUJET

    Ega­le­ment d’ac­tua­li­té, cette inter­view faite à Paris en sep­tembre der­nier par Onnous­ca­che­tout

    29200 ans avec plus ou moins 400 ans d’er­reur. Nous repous­sons l’His­toire de l’hu­ma­ni­té de 20000 ans en arrière.

    Dès les pre­mières secondes de cette vidéo, le sujet et le ton sont don­nés : ceux de la véri­té et de tout ce qui nous a été caché jus­qu’à ce jour (c’est moi qui le dit)…

    … ce poten­tiel com­mu­ni­ca­tion­nel, ces prises de consciences, ces éman­ci­pa­tions et seule cette démo­cra­tie plei­ne­ment garante de toutes ces liber­tés et de toutes ces réa­li­tés cachées ou dénaturés.

    Je n’ai pas vu cette der­nière vidéo mais j’a­vais déjà vu deux trois petites choses concer­nant ce mon­sieur (Semir OSMANAGICH), que je trouve aus­si hon­nête qu’in­té­res­sant ; comme je fais confiance éga­le­ment aux choix édi­to­riaux de Onnous­ca­che­tout. Enfin, ceux que cela inté­res­se­ra pour­ront don­ner leur avis et leur sentiment.

    Bon par­tage

    Réponse
  243. Marie

    @Effab
    Très inté­res­sante cette vision des choses, mer­ci pour ce partage 🙂

    Réponse
  244. Marie
  245. EFFAB

    Tiens, tiens, ce mon­sieur (Noël WAN) qui parle de syn­chro­ni­ci­té… déci­dé­ment, on y est en plein ici sur ce blog !^^

    Cela me rap­pelle un super docu­men­taire sur la loi d’at­trac­tion, Le Secret je crois.

    Et de syn­chro­ni­ci­tés en cor­res­pon­dances, un(e) autre Noël WAN…

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​A​s​x​W​r​Z​E​n​NgI

    … ne vous sen­tez sur­tout pas obli­gés de tout écou­ter, accor­dez-vous juste les trois pre­mières minutes, juste pour appré­cier la beau­té de cet ins­tru­ment et le jeu de cette jeune inter­prète, la beau­té de cette musique… oui, une jeune femme qui ne paye pas de mine, une très belle harpe mais un simple objet cepen­dant tout élé­gant soit-il, mais voi­là, au-delà l’ap­pa­rence ou la réa­li­té des choses et des objets, cette éva­nes­cence, cette impal­pable que nous appe­lons musique, cet invi­sible qui nous en impose et cette beau­té qui peut nous émou­voir en des cimes échap­pant à l’entendement.

    Deux Noël en tout cas tout plein de sou­rires ! bien joli pré­sage pour celui qui nous vient sans doute(s).

    Réponse
  246. Marie
  247. EFFAB

    C’est génial tout de même les émo­ti­cônes, avec pas grand chose pou­voir néan­moins en dire tout autant !^^ mais je n’ai tou­jours pas sai­si com­ment les uti­li­ser ici – sic !

    Réponse
  248. FURAX

    : et ) pour 🙂

    ; et ) pour 😉

    : et ( pour 🙁

    Etc.

    Réponse
  249. EFFAB

    Mer­ci, FURAX, je serai enfin un peu moins idiot_moi qui le suis déjà suf­fi­sam­ment comme ça !

    🙂

    Réponse
  250. EFFAB

    Es-tu cer­tain que cet article expli­cite au mieux les réels enjeux et le des­sous des cartes ?…

    Réponse
  251. EFFAB

    Voi­ci un commentaire :

    « L’au­teur semble vou­loir inno­cen­ter les citoyens éta­su­niens des crimes com­mis par leurs dirigeants.

    C’est une grave erreur, et nous la com­met­tons presque tous.

    Ce peuple inci­vil et violent joue un grand rôle dans la poli­tique menée par la Mai­son Blanche et le Penta­gone, ne serait-ce que par son silence cri­mi­nel devant l’as­sas­si­nat par bom­bar­de­ments inter­po­sés de mil­lions et de mil­lions d’hommes, de femmes et d’en­fants dans toutes les régions du monde.

    Il faut être un cré­tin fini pour ne pas réa­li­ser puis recon­naître que son armée mas­sacre à satié­té des peuples qui pour­tant n’ont jamais mena­cé les États-Unis, ni de près, ni de loin.

    Le plus imbé­cile des amé­ri­cains, blanc comme noir, s’es­time être pla­cé en haut de l’é­chelle mon­diale et à ce titre, mar­cher sur les cadavres des autres pour satis­faire leur féroce appé­tit de domi­na­tion, est consi­dé­ré comme de droit divin. Ne disent-ils pas que Dieu a créé l’A­mé­rique pour mener le monde ?

    Cette men­ta­li­té spé­ci­fique aux peuples qui n’ont pas d’his­toire et qui se sont éle­vés par la vio­lence, repré­sente le plus grand dan­ger pour la sur­vie de l’hu­ma­ni­té. Cette men­ta­li­té est amé­ri­caine et seule­ment amé­ri­caine car en Europe nous avons au moins des mou­ve­ments et des intel­lec­tuels qui dénoncent sans cesse les dérives de nos gou­ver­nants, même si dans l’im­mé­diat ils sont plus ou moins mar­gi­na­li­sés, com­bat­tus et dis­cré­di­tés par les pou­voirs et la presse aux ordres.

    Dans chaque citoyens amé­ri­cain il y a un salaud qui som­meille, un ter­ro­riste en puis­sance et un assas­sin poten­tiel. Il suf­fit de voir leur com­por­te­ment dès qu’ils ont une arme à la main ! Les hor­ribles scènes que les « boys » nous ont offerts depuis tous les théâtres d’o­pé­ra­tion sont suf­fi­sam­ment signi­fi­ca­tifs et démontrent de manière évi­dente la bar­ba­rie de ce peuple. »

    … à cet article, http://​www​.alte​rin​fo​.net/​T​E​R​R​O​R​I​S​M​E​-​I​M​P​E​R​I​A​L​-​T​h​e​-​A​m​e​r​i​c​a​n​-​W​a​y​-​o​f​-​D​e​a​t​h​_​a​8​8​2​7​1​.​h​tml

    Évi­dem­ment, c’est là un rac­cour­ci et on ne peut mettre tous les amé­ri­cains dans le même sac ni cette même incons­cience et d’eux-mêmes et du monde, mais force est de consta­ter cer­tains choix et habi­tudes cultu­relles… le pou­voir aux States comme ici en France se passe de notre bon vou­loir mais c’est aus­si par la force et l’in­cons­cience de ces choses et de nous-mêmes, igno­rant notre véri­table sta­tut de citoyen et nous com­plai­sant trop sou­vent dans tout un tas de choses aus­si futiles qu’abrutissantes !

    Bref, nous n’a­vons un peu que ce que nous méri­tons, pour faire court mais bien parce qu’il y a loi et force du nombre ; ces citoyens amé­ri­cains ayant trop vécus au-des­sus de leurs moyens et/ou abu­sés à des­sein, et ces élites et ces gou­ver­ne­ments va-t-en-guerre. Mon humble avis… moi qui recher­chais des liens entre Cen­tra­frique et Michel COLLON !

    Réponse
  252. Ana Sailland

    Le mes­sage 273 sou­lève la ques­tion (non réso­lue) de la culpa­bi­li­té des inno­cents.
    Thème qui anime maint débat plus que séculaire.

    Mais la pro­pre­té de mon paillas­son ne dépend que de moi, et peut être dois-je y veiller avant de lor­gner sur celui du voisin. 😉

    Une brève intros­pec­tion me révèle l’im­men­si­té de cette ambition.

    Et, ce n’est pas un secret : la san­té des paillas­sons est contagieuse 😉 😉

    Réponse
  253. EFFAB

    Cet exemple des amé­ri­cains autant que celui des fran­çais, et celui de notre voi­sine autant que le nôtre, cette voi­sine qui est à des années-lumière de toute véri­table conscience poli­tique (et ce n’est pas faute d’a­voir jouer le Gen­til Virus !), un ter­rain suf­fi­sant pour y pro­duire des choses utiles et saines (légumes…) et non faire sa ‘lar­bine’ chez des gens plus for­tu­nés en fai­sant des ménages et gar­dant leurs enfants, se lamen­tant constam­ment sur son sort tout en étant très fière de s’en être sor­tie toute seule dans la vie et d’a­voir tout le confort sou­hai­table, s’in­vi­tant sou­vent pour prendre des nou­velles et tou­jours des ser­vices à deman­der mais ces comptes qui font les bons amis, et cette psy­cho­lo­gie pure­ment intéressée !

    Comme j’ai bien spé­ci­fié …ces citoyens amé­ri­cains ayant trop vécus au-des­sus de leurs moyens et/ou abu­sés à des­sein, et ces élites et ces gou­ver­ne­ments va-t’en-guerre… et toutes ces choses que l’on peut ima­gi­ner dans cette com­plexi­té de la vie et du quo­ti­dien, comme cette méta­phore du paillas­son a tout autant sa place ici qu’elle peut être taxée de lieu com­mun aus­si, nous qui sommes infi­ni­ment conscients depuis qu’on en parle de ces réa­li­tés et autres relativités.

    Bref, ma chère ANA, il y a bien d’autres points de détails tout aus­si impor­tants, comme cer­tains ici ou ailleurs n’ont peut-être pas la chance d’al­ler régu­liè­re­ment en Bro­cé­liande ou prendre un bon bol d’air entre alpage et neu­rones en profusion.

    Réponse
  254. Ana Sailland

    Her­mites avec ou sans mythe, Râ des villes et Râ des champs, en foi rê ou sans foi ni loi, addi­tion­nons nous.

    Réponse
  255. EFFAB

    Her­mites avec ou sans mythe, Râ des villes et Râ des champs, en foi rê ou sans foi ni loi, addi­tion­nons nous. – @277

    Ceci mérite quelques expli­ca­tions, j’ai en tout cas quelques dif­fi­cul­tés à bien com­prendre tout ce que cela veut dire… et comme nous sommes sur un blog dédié à la chose publique et au par­tage des connais­sances, à cette trans­pa­rence démo­cra­tique comme ce devoir péda­go­gique de toute per­sonne ayant quelque savoir ou ce don de parole, veux-tu bien éclai­rer ma lan­terne, ANA, enfoi­rés que nous sommes ou pas, comme tu dis.

    Réponse
  256. nlescan

    EFFAB je ne par­tage pas ton point de vue sur le peuple amé­ri­cain, je ne pense pas que ce soit une nation de salauds, je pense plu­tôt qu’ils sont eux aus­si vic­times de la folie de leurs maitres, qu’ils sont très endoc­tri­nés et mani­pu­lés. Je ne vois pas les éta­su­niens comme des per­sonnes intrin­sè­que­ment méchantes sur­tout que pour le coup ils n’ont abso­lu­ment aucun pou­voir. Quand ils ont voté Bush ils ont été très méchants mais depuis ils ont essayé de s’a­man­der en votant Oba­ma.… ce qui n’a abso­lu­ment rien chan­gé puisque ce der­nier sert les mêmes.

    Les éta­su­niens en ont marre de voir leurs jeunes par­tir à la guerre, ils n’ap­pré­cient pas que l’on sac­cage le pays (j’ai du mal a dire leur puisque c’est un pays volé par des euro­péens aux peuples natifs) avec l’ex­trac­tion du gaz de schiste, ils en ont raz le bol de la plu­to­cra­tie, de la pri­son pri­vée, d’être sans abris (ils en ont a rouasse).

    Ce qu’il faut espé­rer et ten­ter de semer c’est un réveil démo­cra­tique des étasuniens.

    Réponse
  257. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Après avoir regar­dé la vidéo @278, Pierre Rabhi Y a‑t-il une vie avant la mort ?

    J’ai juste une petite pen­sée à partager.

    Le luxe détruit ce qui est précieux.

    Réponse
  258. Marie

    alors vive la sim­pli­ci­té volontaire;-)
    la modé­ra­tion, les joies simples qui poussent au partage.

    Même si en latin luxe signi­fie : lumière
    http://​fr​.wik​tio​na​ry​.org/​w​i​k​i​/​lux

    Il sym­bo­lise aus­si le confort outrancier(l’exagération) des riches qui vient bien de quelque part, sou­vent pour ne pas dire tou­jours de la souf­france des pauvres…

    http://​www​.weband​luxe​.com/​0​3​/​2​0​1​0​/​l​u​x​e​-​o​r​i​g​i​n​e​-​s​i​g​n​i​f​i​c​a​t​i​o​n​-​e​t​-​e​t​y​m​o​l​o​g​i​e​-​d​u​-​m​ot/

    Réponse
  259. Marie
  260. EFFAB

    @281

    NLESCAN, je suis très ver­gogne chouar­dienne, alors ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit et lit un peu mieux ce qu’au­trui a pu dire ou sou­li­gner… la façon dont tu com­mences ton post lais­se­rait entendre que le peuple amé­ri­cain, pour moi, n’est qu’une nation de salaud… tu t’es peut-être mal expri­mé mais fais bien atten­tion tout de même de ne pas trop glis­ser dans ce genre de rhé­to­rique et pré­tex­ter après coup quelque mau­vaise interprétation…

    Réponse
  261. Ana Sailland

    Je vais essayer de pas­ser une semaine sans agres­ser personne.
    Top chrono.
    (ven­dre­di 23h15)

    Réponse
  262. Marie

    🙂 😉

    Réponse
  263. Marie

    je sais pas com­ment on tape le smi­ley mort de rire lol

    Réponse
  264. nlescan

    EFFAB je ne com­prends pas tel­le­ment ton post, je réponds au post 273, apres les pro­pos ne sont peut etre pas de toi, tu sembles retrans­crire un commentaire…enfin bref c’est a ça que je répon­dais… relis le texte tu ver­ras il ne me semble pas que je déforme tant que ça le propos :

    « Ce peuple inci­vil et violent joue un grand rôle dans la poli­tique menée par la Mai­son Blanche et le Penta­gone, ne serait-ce que par son silence cri­mi­nel devant l’as­sas­si­nat par bom­bar­de­ments inter­po­sés de mil­lions et de mil­lions d’hommes, de femmes et d’en­fants dans toutes les régions du monde. »

    « Cette men­ta­li­té spé­ci­fique aux peuples qui n’ont pas d’his­toire et qui se sont éle­vés par la vio­lence, repré­sente le plus grand dan­ger pour la sur­vie de l’hu­ma­ni­té. Cette men­ta­li­té est amé­ri­caine et seule­ment amé­ri­caine car en Europe nous avons au moins des mou­ve­ments et des intel­lec­tuels qui dénoncent sans cesse les dérives de nos gou­ver­nants, même si dans l’im­mé­diat ils sont plus ou moins mar­gi­na­li­sés, com­bat­tus et dis­cré­di­tés par les pou­voirs et la presse aux ordres. »

    Je suis déso­lé mais je ne suis pas du tout d’ac­cord avec ce qui est écrit, je trouve que c’est un mélange vaseux de pon­cifs et choses fausses, comme si les éta­su­niens n’a­vaient ni mou­ve­ments de contes­ta­tion ni intellectuels,comme si l’Europe n’é­tait pas bar­bare et impé­ria­liste, comme si les éta­su­niens n’é­taient pas des européens…

    Réponse
  265. J.C

    Ana,tu racontes vrai­ment n’im­porte quoi.

    alors le chro­no héhé.

    ;p

    J.C

    Réponse
  266. Ana Sailland

    @292

    Je te remer­cie de ta bonne blague qui me pro­pulse à dire plus.

    En fait, après l’é­ven­tuel suc­cès de cette auto­li­mi­ta­tion, l’é­tape sui­vante, c’est de deman­der à des amis, de confiance, sub­tiles et malins , qu’ils nous titillent, voire plus, ceci afin de mettre à l’é­preuve nos capa­ci­tés d’ab­sorp­tion et nos savoir-faire et com­pé­tences en rela­tion­nel résolvant.

    Mais c’est l’é­tape sui­vante et nous n’en sommes pas encore là 😉

    C’est un des clas­siques du tra­vail sur soi, un peu dans l’es­prit Gurd­jieff qui est cepen­dant plus cen­tré sur le concept de guide.

    La pre­mière phase est une affaire entre soi et soi, à ceci près qu’elle per­turbe la rela­tion au point par­fois de géné­rer du désordre (j’ai déjà tes­té) car les inter­lo­cu­teurs sont désar­çon­nés (on voit ici la néces­si­té de l’ego, tant décrié, en ceci qu’il per­met aux autres de dis­po­ser d’un inter­lo­cu­teur stable et prévisible).
    La seconde phase néces­site comme dit plus haut beau­coup de déli­ca­tesse de la part de l’a­gres­seur com­plice, je parle ici d’un point de vue magique, car que ce soit un jeu ou pas, il balance dans l’i­déo­sphère ou noo­sphère des cochon­ne­ries qui peuvent aller sévir ailleurs, et peut rece­voir des coups de boo­me­rangs (le monde sub­tile n’est pas inexis­tant et sa per­cep­tion n’est incom­pa­tible ni avec le ratio­na­lisme ni avec l’athéisme).

    Des méthodes telles que la méthode Mar­shall pré­sentent aus­si des incon­vé­nients (j’ai tes­té aus­si), dont un cité un peu plus haut.

    La tran­si­tion indi­vi­duelle de la vio­lence ano­dine et cou­tu­mière à quelque chose de plus doux et conti­nû­ment construc­tif n’est vrai­ment pas facile, mais vrai­ment à entre­prendre, car, ce qui est petit étant comme ce qui est grand, et ce qui est grand étant comme ce qui est petit, ce tra­vail « local » devrait avoir un impact « glo­bal » (encore la magie du faire et de l’être), qui le place radi­ca­le­ment dans le contexte de cette page colo­rée du « contre la guerre ».

    Mais je vou­drais ici mettre en garde contre le béni oui oui bobo qui consis­te­rait à prendre non vio­lence et ahim­sa (non nui­sance) au pied de la lettre jus­qu’à pho­to­co­pier la lettre pour la dis­tri­buer en toute pul­sion, dire, ou acte.
    Non vio­lence n’est ni fai­blesse ni passivité.
    Il ne s’a­git pas de s’é­cra­ser mais de trou­ver d’autres moyens non seule­ment de com­mu­ni­quer, mais encore de faire pres­sion. Gand­hi qui obtient l’in­dé­pen­dance de l’Inde est tout sauf mou, et on ne peut pas nier qu’il fasse pres­sion. Mais sa méthode fonc­tionne parce qu’il réclame le juste et le mieux, ce qui en essence n’est pas violent ; si par contre quel­qu’un uti­li­sait la méthode pour obte­nir le pire et l’in­juste, gageons qu’il n’ob­tien­drait pas gain de cause.
    Car il y a une syner­gie entre la fin et les moyens, n’est ce pas m’sieur Machiavel :
    Le juste peut fonc­tion­ner dans ahim­sa mais le voleur de biens ou de pou­voir et le des­truc­teur de bon­heur sont con-dam­nés à la violence.
    Boire ou conduire, il faut choisir 😉 

    Un der­nier mot sur la colère.

    Quand le naza­réen pique sa sainte colère face aux mar­chands du temple, il désar­çonne cer­tai­ne­ment les fameux béni oui oui bobo dont je par­lais plus haut (sur­tout pas ad homi­nem hein …).
    Notons qu’il ne lève son bâton sur per­sonne, mais seule­ment sur des objets, exac­te­ment comme ce que pra­tiquent les fau­cheurs d’OGM et cer­tains cas­seurs qui se sentent accu­lés à cela car dépour­vus de tout pou­voir ins­ti­tu­tion­nel pour inflé­chir l’ »ordre« des choses.
    Lorsque l’ins­ti­tu­tion (les prêtres) et l’argent (les mar­chands, ou Mon­san­to) entrent en col­lu­sion, ils éta­blissent un Etat de vio­lence extrême contre laquelle pour s’in­sur­ger les vic­times auront peine à demeu­rer dans une zéni­tude puis­sante et efficace.
    Ils pour­ront donc débor­der dans la sainte colère, en ne frap­pant que des objets, et non pas des personnes.
    La colère ain­si conçue est le der­nier outil de com­mu­ni­ca­tion non vio­lente face à un adver­saire autiste et assas­sin. Elle se jus­ti­fie par le fait qu’au­tant qu’une grève de la faim elle pour­ra ébran­ler le sourd dans sa sur­di­té choisie.
    Au delà sur­vient la guerre, hélas, car on ne peut deman­der à la vic­time de res­ter victime.

    Réponse
  267. Catherine

    C’est Bataille qui dit :

    «  » La véri­té — et la jus­tice — exige le calme, et pour­tant n’ap­par­tient qu’aux vio­lents.  »

    Et puis le Mahat­ma Gandhi : 

     » Dire ou écrire quelque chose qui déplaît n’est cer­tai­ne­ment pas violent si les pro­pos que l’on tient semblent cor­res­pondre à la véri­té. Pour qu’il y ait vio­lence, il faut que la pen­sée, le mot, l’acte contienne une inten­tion vio­lente, l’in­ten­tion de nuire à celui qu’on appelle l’adversaire. 

    Sou­vent les gens ont peur de dire ce qu’ils pensent et finissent par deve­nir des hypo­crites parce qu’ils se font de fausses idées sur les conve­nances ou qu’ils craignent de frois­ser la sus­cep­ti­bi­li­té de audi­teurs ou des lec­teurs.

    Si l’on veut que la non-vio­lence pro­gresse sur les plans indi­vi­duel et col­lec­tif, la véri­té doit être dite, même si elle paraît dure et impo­pu­laire »

    Médi­ta­tion qui devrait être quo­ti­dienne à mon sens car notre monde en a furieu­se­ment besoin!!!

    Réponse
  268. Catherine

    Dit plus sim­ple­ment, pour arri­ver au grand Oui qui cou­ronne, celui du res­pect à la fois indi­vi­duel et col­lec­tif, ça passe inévi­ta­ble­ment par des non qui font obs­tacle à ce grand Oui, et c’est ce que beau­coup ne com­prennent pas.

    Beau­coup s’ar­rêtent aux « non » de sur­face, ne veulent pas avoir l’au­dace de dire non quand ça ne répond pas au grand « OUI » qui nous sert d’é­toile polaire, mais alors ils déso­béissent à ce qui pour­tant les meut, ce grand « OUI » qui leur sert de cible, d’orientation.

    Alors for­cé­ment, on récolte ce que l’on a semé, c’est à dire ce que l’on vit, la réa­li­té que nos sens perçoivent.

    Il faut avoir une cer­taine dose d’au­dace, de cou­rage pour tra­ver­ser cette non-com­pré­hen­sion, j’en pro­fite pour rap­pe­ler ou apprendre que cou­rage et coeur ont la même racine.

    Comme quoi, il faut se méfier des appa­rences, elles sont presque tou­jours trompeuses !

    Réponse
  269. nlescan

     » Dire ou écrire quelque chose qui déplaît n’est cer­tai­ne­ment pas violent si les pro­pos que l’on tient semblent cor­res­pondre à la véri­té. Pour qu’il y ait vio­lence, il faut que la pen­sée, le mot, l’acte contienne une inten­tion vio­lente, l’in­ten­tion de nuire à celui qu’on appelle l’adversaire.

    Sou­vent les gens ont peur de dire ce qu’ils pensent et finissent par deve­nir des hypo­crites parce qu’ils se font de fausses idées sur les conve­nances ou qu’ils craignent de frois­ser la sus­cep­ti­bi­li­té de audi­teurs ou des lecteurs.

    Si l’on veut que la non-vio­lence pro­gresse sur les plans indi­vi­duel et col­lec­tif, la véri­té doit être dite, même si elle paraît dure et impopulaire »

    Ça ça méri­tait d’être sur­li­gné en orange. Ce mec est trop fort, ce qu’il dit est trop vrais​.Il n’y a pas pire que l’hy­po­cri­sie au nom de la bien­séance, Il n’y a pas pire que d’exi­ger de qul­qu’un (géné­ra­le­ment en groupes pudi­bonds) qu’il s’au­to cen­sure pour ne pas vexer les convives bienpensants…En réa­li­té il y a toutes formes de bienpensances…Par exemple ici, sur se blog, répé­ter comme un per­ro­quet ce que dit Chouard, meme si il a sor­ti quelque chose de faux, qu’il se trompe ou que l’on déforme son pro­pos est de la bien­pen­sance et il y a dose.

    Réponse
  270. Ana Sailland

    La cita­tion de Gand­hi m’est plus qu’u­tile et me conforte.

    J’ai­me­rais en savoir plus sur cette expres­sion « le grand oui qui couronne ».

    ;;;;;

    Il y a l’é­ty­mo­lo­gie his­to­rique et ce que j’ap­pelle l’é­ty­mo­lo­gie pho­né­tique, en rela­tion avec l’im­pact sonore sur la per­cep­tion sou­vent incons­ciente. Le mot concu­pis­cent est symp­to­ma­tique et illustre bien 😉

    Dans cou­rage, on peut entendre rage, mais selon le décou­page bien d’autres choses encore.

    Je suis cepen­dant enchan­tée d’y décou­vrir le cœur.
    Et le cœur à l’ou­vrage rime éton­nam­ment avec courage 😉

    cœur-dia­le­ment

    Réponse
  271. EFFAB

    @291

    En effet, NLESCAN, ces pro­pos que tu citais n’é­taient pas les miens, que je ne cau­tionne pas non plus, du moins pas dans leur tota­li­té en ce qui me concerne, ces pon­cifs et ces rac­cour­cis… ce que je vou­lais dire, au-delà du fait que le peuple amé­ri­cain comme nous-mêmes nous nous fai­sons pareille­ment joli­ment entu­bé par ces élites et ce Capi­tal, il y a mal­gré tout une part qui nous revient de faute, aus­si minime soit-elle com­pa­ré à tout ce que les puis­sances réga­liennes et finan­cières sont capables en ce qui les concerne : ne serait-ce que nos modes de vies, notre consu­mé­risme par­fois ou pour cer­tains, notre igno­rance de la chose publique et ins­ti­tu­tion­nelle, etc. etc.

    Par­donne-moi si j’ai pu te paraître quelque peu abrupte mais l’In­ter­net m’a appris plus que n’im­porte quel autre lan­gage à être à la fois très exi­geant de ma propre parole mais aus­si très vigi­lant des pro­pos d’au­trui ou de la façon qu’on pou­vait inter­pré­ter les miens. D’au­tant plus que la parole ici nous concerne tous et par­ti­cipe d’un même inté­rêt, ô com­bien pré­cieuse, trans­pa­rente, démo­cra­tique, sin­cère, hon­nête, dut-elle par­fois faire fausse route ou mélan­ger les genres.

    Cha­leu­reu­se­ment

    Réponse
  272. Catherine

    Le grand « Oui » c’est le Oui Majus­cule, inat­tei­gnable à jamais mais vers lequel on s’es­saie à orien­ter nos éner­gies. Pour moi, excu­sez-moi, je me répète, c’est l’ob­jec­tif du « je » indi­vi­duel qui n’an­nule pas le « nous » com­mu­nau­taire et le « nous » com­mu­nau­taire qui n’an­nule pas le « je » indi­vi­duel. C’est un voeu pieux, car je doute qu’il sera un jour atteint, on peut juste essayer de s’en appro­cher, n’est-ce-pas ? c’est comme la Véri­té ? Inat­tei­gnable à jamais mais qui se construit tout dou­ce­ment sur la tex­ture du tis­su des oui et des non qui servent le tis­su qu’on veut tisser.

    Alors ce grand « OUI » qui cou­ronne, cou­ronne dans le sens où il coiffe les deux ins­tances du « je » et du « nous » dépasse le petit oui et le petit non qui nous occupent conti­nuel­le­ment pour SERVIR for­ger, édi­fier, construire ce grand OUI ;

    Le grand OUIce serait les PRINCIPESfon­da­teurs qui font com­mu­nau­té en res­pec­tant les deux ins­tances je et nous, donc ça coiffe, ça couronne.

    Si ça peut aider, disons qu’il y a le monde phy­sique, le monde monde spi­ri­tuel et le monde divin.

    Le monde phy­sique ce serait le monde de la forme.

    Le monde spi­ri­tuel, ce serait le monde du contenu.

    Et le monde du divin, ce serait le sens ou grand  » OUI » .

    ou encore

    en rap­port avec le phy­sique, c’est le monde des faits, en rap­port avec le monde spi­ri­tuel, c’est le monde des lois, et en rap­port avec le monde divin, le monde des Principes.

    Le grand OUI, pour moi c’est donc le monde des Prin­cipes( prin­ceps= le Prince) qui sert de gou­ver­nail et aux­quels doivent obéir le monde des lois et non l’in­verse comme aujourd’hui.

    Si ce n’est pas clair, j’es­saie­rai d’é­clair­cir ce que je dis ce soir

    Réponse
  273. Marie

    @Catherine
    ah oui ça me semble bien résu­mer ce que je crois aus­si par ces termes Prin­cipes, Lois,etc
    Quant à Gand­hi, ce qu’il dit est effec­ti­ve­ment très juste, quand on démasque le faux que peut-il encore faire comme mal…?
    L’A­go­ra peut nous y aider;-)

    Réponse
  274. Ana Sailland

    Mer­ci Catherine.

    A défaut de connaître le des­sein de l’in­di­cible s’il en existe un, on peut ten­ter de cir­cons­crire notre regard à la sphère per­cep­tible du cos­mos, qui s’ar­rête qua­si­ment à nous et la Terre (en fai­sant abs­trac­tion de ce qui est per­cep­tible autre­ment que via nos six sens phy­siques) : on peut subo­do­rer, sans savoir le démon­trer, un tro­pisme à la trans­mu­ta­tion lente et caho­teuse de l’i­nerte en conscience et amour (il faut vrai­ment vou­loir le voir par­fois hihi), ou si on n’aime pas ce voca­bu­laire emprun­té à l’al­chi­mie, usons de celui d’une cou­tu­rière uni­ver­selle bien que petite main labo­rieuse, qui ten­te­rait de coudre la terre avec le ciel afin de les rê-uni­fier (((EFFAB, rê ou râ est le dieu de la lumière dans l’E­gypte ancienne 😉 ))). Nous avons eu en amont des échanges sur la liber­té ou le libre arbitre, et je disais que ma liber­té consis­te­rait selon ma per­cep­tion à choi­sir ce à quoi je me branche.
    J’a­vais mis le cœur pour sim­pli­fier, ou l’âme, c’est pas pareil (…) mais j’ai ici une réponse moins floue qui m’est per­son­nelle (toute réponse à ces ques­tions ne peut être que per­son­nelle, même si on peut en cau­ser) : à mon sens le cri­tère ultime d’a­na­lyse de mes actes en vue de tran­cher consiste à obser­ver si oui ou non il vont dans le sens de cette trans­mu­ta­tion du « gemme noir » à la conscience.
    L’en­nui, c’est qu’on peut se trom­per et clas­ser une option dans un com­par­ti­ment alors qu’elle est dans l’autre, ou dans les deux.

    Poème

    Réponse
  275. nlescan

    Ok Effab, on se com­prend alors, je suis d’ac­cord que les peuples ont leur part de res­pon­sa­bi­li­té, mais la façon dont c’est for­mu­lé dans ces com­men­taires me semble en effet cari­ca­tu­rale. Ne t’ex­cuses pas de paraître abrupte, ça ne me gêne pas du tout et je n’ai pas la pré­ten­tion d’être un exemple de ce coté là. Ce qui m’in­té­resse c’est que l’on se com­prenne et que l’on arrive, au delà des mal­en­ten­dus, a déter­mi­ner si nous somme d’ac­cord ou pas et a éven­tuel­le­ment prendre en compte de nou­veaux argu­ments et pour­quoi pas ajus­ter une posi­tion ou la remettre en ques­tion si besoin.

    Réponse
  276. Ana Sailland

    @Catherine (303)

    Il y a dans cette mer­veille beau­coup de ce que j’ap­pelle spi­ri­tua­li­té laïque, et qui manque tant à la phi­lo­so­phie poli­tique, sauf hélas en quelques dégui­se­ments contestables.

    La spi­ri­tua­li­té laïque réside entre autres dans la capa­ci­té d’embraser notre ciel inté­rieur, sans réfé­rence à aucune divi­ni­té, ni à aucun dogme, ni à aucune église, et réside aus­si dans la capa­ci­té à par­ta­ger cet embra­se­ment, pour le simple bon­heur de le partager.

    Je rends grâce à Étienne de ne pas se conten­ter d’ou­vrir des posts tech­niques, construc­tifs ou contes­ta­taires, mais aus­si, il suf­fit pour s’en réjouir de regar­der la marge de droite, cli­quer est encore mieux, mais aus­si d’ou­vrir des pers­pec­tives sur nos richesses autres que maté­rielles, sus­cep­tibles de régé­né­rer la beau­té du monde.

    Cet homme (Chris­tian Bobin) vit en per­ma­nence avec la neu­vième porte grande ouverte.

    Ce n’est pas du ciné­ma : ça se voit, et qui voit est lit­té­ra­le­ment scot­ché vivant sur ce bon­heur en tout, si bien décrit par la poé­sie nécessaire.

    La poé­sie a été inven­tée pour cela, n’en dou­tons pas.

    De la neu­vième porte

    Après que les huit pre­mières portes soient ouvertes, ou entrou­vertes, sur­vient la neuvième.

    La neu­vième porte est celle de l’é­mer­veille­ment continu.

    Nous connais­sons toustes l’é­mer­veille­ment spo­ra­dique, for­tuit, qui sur­vient sans notre vou­loir ni notre appro­ba­tion, par­fois même mal­gré notre refus, qui sur­vient tel un cadeau, une sur­prise, un cadeau du ciel, une divine surprise.

    Il serait vain d’es­pé­rer plus que ces inten­si­tés for­tuites sans que ne soient déjà ouvertes ou au mini­mum entrou­vertes les huit autres portes, qui toutes, par des carac­té­ris­tiques diverses, contri­buent à déso­bli­té­rer nos sens et notre per­cep­tion, et à per­mettre l’é­clo­sion d’une sen­si­bi­li­té heu­reuse, qui avec le temps pour­ra gagner sur le temps un ter­ri­toire croissant.

    Il est réjouis­sant par­fois comme ici de consta­ter que cer­tains humains pri­vi­lé­giés par la grâce vivent natu­rel­le­ment et dès leur enfance cet état d’ou­ver­ture, et les béa­ti­tudes, du quotidien.

    Pour d’autres, il s’a­gi­ra d’un travail ;
    c’est ainsi ;
    et c’est un grand mys­tère, en maint domaine, que de consta­ter l’i­né­gale dis­tri­bu­tion des richesses spi­ri­tuelles néces­saires à l’é­mer­veille­ment conti­nu, comme si elles étaient méri­tées de nais­sance, ou ne l’é­taient pas ;
    un mys­tère, dis-je.
    Ne comp­tez pas sur moi pour le déflo­rer hihi.

    Mais pour qui n’est pas de nais­sance, « sor­ti d’u­sine » pour­rait-on dire, impré­gné de cette grâce, tout n’est pas per­du, loin de là.

    Car il reste le des­tin, qui, de sur­prise en sur­prise, per­met­tra d’en­tre­voir les portes entrou­vertes, et don­ne­ra envie de les pous­ser gen­ti­ment, voire de les enfoncer.

    Sur­vien­dra alors le libre-arbitre, dans sa rési­dence mil­li­mé­trique, mil­li­mé­trique anti­dote au déter­mi­nisme, qui consis­te­ra à choi­sir oui ou non de pour­suivre l’ef­fort bal­bu­tiant jusque dans la volon­té tenace.

    Car il y faut de la volon­té, du cou­rage, et de la constance, et s’il est néces­saire, dit-on, de dor­mir la nuit, il convien­dra de se refu­ser le dor­mir debout.
    Et s’il peut paraître légi­time de souf­fler un peu, de s’ac­cor­der un répit, voire une petite lâche­té de der­rière les fagots, com­pre­nons bien que si ce n’est pas un recul, c’est au mini­mum un délai ; et la vie est si courte, n’est-ce pas …; 
    et il serait bien dom­mage d’être emporté(e)(s) sans avoir tou­ché au moins quelques heures (une minute, c’est déjà bien), sans avoir tou­ché la conti­nui­té de l’é­mer­veille­ment.

    C’est ain­si que le poète peut avoir été un être rugueux qui pour­tant a choi­si d’être.
    Alors que d’autres sont poètes de naissance.

    C’est ain­si que par­mi les poètes, cer­tains seront des poètes soli­taires, her­mites, qui culti­ve­ront leur être sans le dis­tri­buer, comme un jar­din secret.
    Alors que d’autres pos­sè­de­ront de nais­sance l’art de pétrir le lan­gage pour y gra­ver leur cœur, un cœur rayon­nant, nour­ri­cier pour le monde.
    Et ce sera pour eux tous, bénis du sort ou volon­taires labo­rieux, une occa­sion sup­plé­men­taire de s’é­mer­veiller … eux-mêmes.

    Dans tous les cas, « cela » se tra­vaille, sans pour autant que ce tra­vail soit une obses­sion obli­té­rante : ce sera au contraire comme un souffle d’a­mour dépo­sé sur la braise.

    Il y a donc pour atti­ser le feu néces­si­té d’une volon­té et d’une constance.

    Je me rends par­fois au vil­lage à la bou­lan­ge­rie-tea­room afin d’y dégus­ter mon thé vert et ma tar­te­lette aux pommes (car­dio­com­pa­tibles).
    Et là, je me sur­prends à lan­cer un immense sou­rire au pla­teau qui s’ap­proche, et à la main qui le porte, et au visage qui gou­verne la main.
    Puis je suis dans l’axe géo­mé­trique de la marche, non pas de l’empereur, mais des clients.
    Ils entrent et s’ap­prochent, qui pour une baguette, qui pour un gâteau d’anniversaire.
    Je pour­rais me conten­ter de les voir sans les voir, per­due dans mes pen­sées, d’un œil glauque et absent.
    Mais toustes, dans leur atti­tude phy­sique, ou par un détail ves­ti­men­taire, ou la gen­tillesse des mots, lan­cés à la cas­so­nade ou à la bou­lan­gère, toustes, par­fois par l’hu­mour, ou un je ne sais quoi d’in­dé­fi­nis­sable, toustes pré­sentent un détail qui me charme et me transporte.
    Au moins un détail, car c’est sou­vent tout leur être qui me charme.
    Et j’ai la banane, indé­fec­tible fruit des lumières humaines.
    Cer­tains la captent et la savourent et m’en ren­voient mieux que des épluchures 😉
    Il m’est infi­ni­ment doux de vivre ces ins­tants où je tombe amou­reuse d’une âme entre­vue que pro­ba­ble­ment je ne croi­se­rai plus.
    Le grin­cheux lui-même me trans­porte de joie, qui réveille en moi peut être le sou­ve­nir atten­dri de mes propres rancœurs.

    Tou­jours en ce lieu je ne tarde pas au-delà des humains, car ils ne sont pas seuls, à m’é­mer­veiller des couleurs,
    des lumières,
    par­fois de l’o­deur du pain chaud,
    et des sons.
    Il est alors agréable de flou­ter l’au­di­tion afin de cap­ter le brou ha ha, tel le rou­le­ment d’un tor­rent, ou bien tel le chant du bisse, c’est selon.
    Et c’est ici que se pointent le talent et la volon­té d’ou­vrir les écou­tilles, afin qu’entre en moi le plus de bon­heur possible.
    Sur les vitrages des pré­sen­toirs sur­viennent et s’al­lument alors les fées aux che­veux d’or, que le néon ini­tie à la vie ;
    en plis­sant les yeux, je sais alors les ani­mer, réus­sis­sant à tout coup à tirer leurs fils de lumière jus­qu’au plus pro­fond de mon émer­veille­ment. (essayez)

    Ah … il y a un os …

    J’ai du mal avec les objets de plas­tique, et dieu sait s’il y en a de nos jours.
    À pre­mière vue, ils sont morts,
    déspiritualisés.
    Et ici, j’a­voue ma peine : l’é­mer­veille­ment est difficile.
    J’insiste.
    La volon­té renâcle.
    Mais je trouve la clef, qui consiste à faire glis­ser la lumière, de ce qui est vivant vers ce qui est mort.
    Elle ne se perd pas, mais embrase.

    Un tableau de Latour pré­sente ce carac­tère dual, volon­taire mise en valeur du clair-obs­cur, mariage heu­reux de l’ombre avec la lumière, où nos­tal­gie et céleste évi­dence dansent un tan­go tor­ride et sensuel.

    Peut-on nous aus­si peindre nos vies du mariage heu­reux de la chance avec la malchance ?
    Peut on peindre nos vies du mariage du mal­heur avec le bon­heur, pour en faire une œuvre d’art parfaite ?
    Consi­dé­rer que le bien éclaire le mal et que le mal éclaire le bien ?

    Je le crois profondément.

    Mais il est assez évident qu’il convien­dra pour atteindre cette béa­ti­tude de tra­vailler indi­vi­duel­le­ment, et si pos­sible col­lec­ti­ve­ment, les huit pre­mières portes.

    Dans cette optique, et pour ne cibler qu’un point, il sera néces­saire de se libé­rer du juge­ment, en tant que pro­ces­sus de clas­si­fi­ca­tion des actes, des évé­ne­ments, des per­cep­tions, en deux com­par­ti­ments éti­que­tés l’un « j’aime » et l’autre « j’aime pas ».

    Se libé­rer du juge­ment ne signi­fie pas se l’in­ter­dire mais s’ou­vrir la porte de l’é­mer­veille­ment par tout et toute chose.
    Cela ne signi­fie en aucun cas un lâcher prise induc­teur de complicité.
    ((( je reste scep­tique sur le dis­cours du cocher à Arju­na, bien qu’il y en ait ici le jus­ti­fi­ca­tif, peut-être )))

    Nous sommes cer­tai­ne­ment nom­breux à nous inquié­ter à ce sujet de ce qu’en nous réside un idéa­lisme splen­dide, alors que pour vivre et sur­vivre, nous sommes plus ou moins, plu­tôt plus que moins, contrains de ran­ger cet idéa­lisme au pla­card, pour suc­com­ber aux néces­si­tés (je n’ai pas dit nos vacui­tés hein), afin de nous nour­rir, sou­vent afin de nour­rir ceux que l’on aime, pour suc­com­ber aux néces­si­tés qui appar­tiennent au plan ter­restre, alors que notre idéa­lisme splen­dide lui est perpendiculaire.

    Cette inquié­tude est légi­time, mais cor­res­pond à une confu­sion des plans, ter­restre et spi­ri­tuel, un peu comme si on vou­lait plier une croix dans un étui longitudinal.

    Car l’i­déa­lisme splen­dide cor­res­pond à la ver­ti­ca­li­té, où jaillit comme d’une fon­taine céleste l’é­mer­veille­ment continu.
    Tan­dis que la com­pli­ci­té, ET la résis­tance à la com­pli­ci­té, essence du com­bat poli­tique, appar­tiennent à l’horizontalité.

    Et là où se croisent ces deux direc­tions géo­mé­triques se trouvent cœur âme cou­rage, où fusionnent l’acte et le rêve, c’est posi­ti­ve­ment merveilleux.

    Réponse
  277. Marie

    @Ana

    je ne me lasse pas de ta poésie

    Encore encore encore 🙂

    tous ces moments d’a­mour pour la vie lors­qu’on se sent libre et sans fini­tude phy­sique, c‑à-d quand on se sent un avec le tout.

    Lorsque le ciel m’in­vite dans son antre au sens propre et figu­ré, lors­qu’il m’ap­pa­raît sou­dain en tra­ver­sant la route, dans des tons mul­tiples et lumi­neux, si j’y rentre irré­sis­ti­ble­ment, alors le temps sus­pend son fil, et sou­dain le mys­tère me parle sans se révé­ler avec des mots mais plu­tôt par une sen­sa­tion de nour­ris­se­ment de mon âme et me rem­plit d’a­pai­se­ment et de béa­ti­tude comme lors­qu’on se sent aimé.

    Réponse
  278. Marie

    « Regar­der quel­qu’un qu’on aime en train de réflé­chir, pen­ser », Ch. Bobin.

    Oui je com­prends ça, ça m’est arri­vé hier, j’é­tais heu­reuse de regar­der quel­qu’un que j’aime (un ami) en train de réflé­chir, et de voir toute cette lumière de vie et de cha­leur en lui, ça fait du bien toute cette beau­té, d’être tou­chée par elle. La ten­dresse humaine, cette dou­ceur qui ne sera jamais rem­pla­cée par ces sub­sti­tuts de dou­ceurs que sont ces frian­dises pour Noël

    Réponse
  279. Étienne

    « Il n’y a rien de plus beau que de regar­der quel­qu’un qu’on aime en train de réflé­chir, on le voit s’en aller et on le voit rêver, rien de plus beau, et c’est tout à fait ce que j’ai­mais en regar­dant mon père faire la vaisselle »

    J’ai tou­jours ce sen­ti­ment — très fort — quand je vois mes étu­diant tra­vailler sur leur copie. Je trouve ça superbe, très émouvant.

    Il est éton­nant et atta­chant, cet humain-là. Mer­ci Catherine 🙂

    Étienne.

    Réponse
  280. Marie

    Par­don si c’est un peu long…Marie

    «« Œil pour œil » finit par rendre aveugle le monde entier. »
    – Gandhi

    Il y a un moment dont je me sou­vien­drai tou­jours. C’était il y a envi­ron cinq ans. Je m’apprêtais à quit­ter la mai­son avec Pacha (qui ne me laisse jamais par­tir sans lui). J’avais ouvert la porte arrière de ma voi­ture, et j’attendais qu’il monte pour pou­voir par­tir. Je devais abso­lu­ment par­tir si je vou­lais être à l’heure à mon ren­dez-vous. Or, mon­sieur n’avait aucu­ne­ment l’intention ni de mon­ter, ni de ren­trer dans la mai­son. Il ne fai­sait qu’aboyer encore et encore, avec sa puis­sante voix de ténor. Le temps filait, j’étais de plus en plus pres­sée, et mon pitou était de plus en plus agres­sif et insistant.

    Fina­le­ment, après vingt minutes d’aboiements inces­sants (c’était pro­ba­ble­ment moins de cinq minutes, en fait, mais bon…), j’ai per­du mon sang-froid et j’ai crié, en pesant chaque mot : HEY, ÇA VA FAIRE, L’AGRESSIVITÉ !

    Ce moment a chan­gé ma vie. Je ne sais pas si vous pou­vez voir l’ironie de la situa­tion en lisant le récit, mais elle m’a sau­té aux yeux, au moment même où j’ai pro­non­cé ces mots. J’étais deve­nue agres­sive pour qu’il arrête d’être agres­sif envers moi. J’aboyais après lui, d’une cer­taine façon, pour qu’il arrête d’aboyer après moi. C’était tel­le­ment fou que j’ai eu une sorte d’électrochoc. Et à ce moment, j’ai com­pris quelque chose que j’avais tou­jours su intel­lec­tuel­le­ment, mais que je n’avais encore jamais com­pris aus­si profondément.

    image étoile

    Vous avez pro­ba­ble­ment remar­qué que l’on tend à agir envers les autres comme ils agissent envers nous, sou­vent même à imi­ter la per­sonne (ou le pitou!) dont on déplore le com­por­te­ment. C’est le bon vieux réflexe pré­his­to­rique : tu es violent envers moi, alors je suis violent envers toi. Tu me juges, alors je te juge en retour. Tu m’agresses en klaxon­nant après moi, alors je te réserve le même trai­te­ment – que ce soit en klaxon­nant aus­si ou sim­ple­ment en entre­te­nant des pen­sées dures à ton égard. Oui, œil pour œil, dent pour dent.

    Et voi­ci ce qui est abso­lu­ment, tota­le­ment, incroya­ble­ment fas­ci­nant : on est pro­fon­dé­ment convain­cu que notre réac­tion est jus­ti­fiée, et que le com­por­te­ment de l’autre ne l’est pas – même si on fait exac­te­ment la même chose que lui, essentiellement.

    Ain­si, notre belle-sœur ne devrait pas nous cri­ti­quer, mais nous, on a le droit de cri­ti­quer le fait qu’elle cri­tique sou­vent. Notre col­lègue ne devrait pas par­ler der­rière notre dos, mais nous, on peut par­ler der­rière le sien, car c’est lui qui a com­men­cé. Nos parents devraient nous accep­ter comme on est, mais c’est ok si nous, on n’accepte pas qu’ils sont comme ils sont. Ou on laisse le venin cir­cu­ler dans nos veines en enten­dant par­ler d’un cri­mi­nel à la télé, même si c’est le même type de venin (à beau­coup plus grande dose) qui l’a ame­né à com­mettre les actes que l’on déplore tant.

    Aus­si absurde soit-il, ce méca­nisme est uni­ver­sel et pro­fon­dé­ment ancré… Il se mani­feste géné­ra­le­ment sans même qu’on le réa­lise, tou­jours habi­le­ment dégui­sé. Pour ma part, je conti­nue de le démas­quer régu­liè­re­ment… Encore récem­ment, je me suis sen­tie deve­nir dure et har­gneuse en enten­dant par­ler d’un groupe de per­sonnes qui démon­traient, à mon avis, un grand manque de com­pas­sion, pour ensuite réa­li­ser que j’étais en train de faire exac­te­ment la même chose qu’elles, à ce moment – c’est-à-dire que mon cœur était deve­nu tout aus­si fer­mé que les leurs me sem­blaient l’être.

    C’est tout de même assez drôle, n’est-ce pas ?

    En fin de compte, on parle ici du cycle de la guerre – au sens large du terme, bien sûr. Le cycle du non-amour et du non-res­pect, si vous pré­fé­rez. On se passe la balle conti­nuel­le­ment… On pro­jette cette lour­deur sur l’autre, qui la pro­jet­te­ra lui-même sur un autre, qui la pro­jet­te­ra ensuite sur un autre, qui la pro­jet­te­ra peut-être vers nous, et ain­si de suite. Et on se sent tous jus­ti­fiés de par­ti­ci­per, car ce n’est pas nous qui avons com­men­cé. Quand ce sont les autres, c’est regret­table, mais quand c’est nous, c’est ok.

    image étoile

    Ain­si, quand on voit l’ampleur de notre incons­cience col­lec­tive, le phé­no­mène peut sem­bler ter­ri­ble­ment gros, pro­fond et dif­fi­cile à chan­ger. Or, la fin de ce cycle repose sur une seule per­sonne : la pre­mière per­sonne qui a le cou­rage de dépo­ser la balle plu­tôt que de la relan­cer. La pre­mière per­sonne qui choi­sit de res­ter droite et digne plu­tôt que d’imiter les com­por­te­ments des per­sonnes qu’elle vou­drait chan­ger. La pre­mière per­sonne qui a la force de res­pec­ter même ceux qui ne la res­pectent pas, sim­ple­ment car c’est sa nature pro­fonde d’être res­pec­tueuse et qu’elle refuse d’être ce qu’elle n’est pas. La pre­mière per­sonne qui peut res­pi­rer pro­fon­dé­ment et lais­ser l’émotion pas­ser plu­tôt que de crier ou klaxonner.

    Évi­dem­ment, on ne parle pas ici de ne rien faire et de se lais­ser mar­cher sur les pieds. Au contraire. Par­fois, il est non seule­ment adé­quat mais impor­tant de s’impliquer et de chan­ger ce qui peut être chan­gé, ou de pro­té­ger ceux qui doivent être pro­té­gés. On parle sim­ple­ment ici d’ancrer nos paroles et nos actions dans l’énergie du cœur plu­tôt que dans cette par­tie de nous, ani­male, qui cause les guerres et la souf­france depuis Dieu sait quand. Oui, on parle de faire par­tie de la solu­tion, plu­tôt que du pro­blème. Cha­cun peut décou­vrir pour lui-même com­ment cela se tra­duit, selon ce qu’il vit.

    On admire tous les per­sonnes comme Nel­son Man­de­la qui sont res­tées au ser­vice de l’amour, presque tou­jours en ligne avec leurs valeurs les plus pro­fondes, même devant les pires cir­cons­tances qui soient. Mais nous avons tous l’occasion, chaque jour, de choi­sir de pen­ser et d’agir avec ce type de cou­rage. Nous sommes tous fon­da­men­ta­le­ment grands, impor­tants, héroïques… Nous pou­vons tous être cette pre­mière per­sonne qui choi­sit la paix et qui brise ce cycle fou. En fait, ce n’est pas que nous pou­vons l’être, en réa­li­té, mais que ça ne peut être que nous.

    Sur ce, je vous sou­haite un beau lun­di ! (Et Pacha vous fait un petit clin d’œil magique…)
    Marie-Pier
    P.-S. Mer­ci de par­ta­ger ce mes­sage s’il vous a ins­pi­ré ! D’ailleurs, si vous rece­vez ce cour­riel d’un ami qui a eu la gen­tillesse de le par­ta­ger avec vous, notez que vous pou­vez vous abon­ner sans frais à Matin Magique sur http://​www​.matin​ma​gique​.com et rece­voir de petites doses de magie – comme ce mes­sage – direc­te­ment dans votre boîte cour­riel. Je serais ravie de vous accueillir dans la grande famille magique. 🙂

    Vous pou­vez par­ta­ger ce mes­sage sur Twit­ter ou avec vos amis Face­book en les invi­tant à aller le lire à cette adresse : http://​matin​ma​gique​.com/​d​c​9​.​h​tml

    Pho­to de Marie-Pier avec Pacha
    Une majes­tueuse vision m’habite : celle de mettre un peu de dou­ceur et de magie chaque jour dans la vie de 1 000 000 per­sonnes de tous les âges et de tous les pays. Mer­ci de contri­buer à la grande vague de magie pla­né­taire en par­ta­geant vos Matins Magiques pré­fé­rés et en invi­tant vos proches à s’abonner !

    Vous aurez tous les détails de mon pro­jet magique ici :

    http://​matin​ma​gique​.com/​p​.​h​tml

    Réponse
  281. Ana Sailland

    🙂 @EC (308) 🙂

    Her­mite : Arcane majeur du tarot de Marseille

    (Chaque arcane est por­teur sym­bo­li­que­ment d’ar­ché­types au sens de Jung)

    En rap­port avec Hermes et l’hermétisme 

    Hermes, dieu de l’éloquence
    (contra­dic­tion inté­res­sante avec la solitude)

    Her­mé­tisme : tra­di­tion éso­té­rique proche de l’al­chi­mie (au moyen âge du moins)

    Ici s’ouvre une culture immense qui échappe au monde moderne. J’y tâtonne 😉

    L’al­chi­mie vit encore.
    Il est inté­res­sant de cau­ser avec un alchimiste.
    Un jar­gon trop sou­vent opaque mais de la pro­fon­deur, palpable.

    L’er­mite et l’Her­mite se res­semblent mais n’ont pas for­cé­ment la même qua­li­té d’intention.

    Réponse
  282. Catherine

    Le quo­ti­dien comme essence de la spiritualité…Trop sou­vent on fait de la spi­ri­tua­li­té, une figure de déta­che­ment et d’é­va­nes­cence. Par la vigi­lance ardente qu’elle appelle et la luci­di­té sans conces­sion qu’elle prie, elle est un garde-fou du mal­heur. Le spi­ri­tuel n’est pas là où on l’at­tend car il est par­tout mais invi­sible, impal­pable, indi­cible et pour­tant là, dans ses occur­rences les plus concrètes au coeur d’une digni­té citoyenne et humaine ? Du côté du res­pect, dans le vrai sens du terme, re-spect, re-spect, voir une deuxième fois, avec plus de pro­fon­deur et de den­si­té, quit­ter le regard pre­mier pour entrer dans le coeur de ce qui est et du coup lais­ser de l’es­pace pour que quelque chose se déploie et AINSI agran­dir l’espace,dépasser l’es­pace du déjà vu, déjà enten­du, etc, ce qui n’ar­rive pas si l’on va trop vite. N’est-ce pas ain­si que se défi­nit la poésie ?
    Patience et calme et puis aus­si len­teur, des ver­tus oubliées mais dont notre mémoire peut se souvenir.
    Lire et entendre des gens comme ce Grand Mon­sieur nous y invite. Pour Noël, ne serait-ce pas un beau cadeau à faire que d’of­frir une bouf­fée d’es­pace à celui ou celle à qui l’on espère tou­cher l’in­di­cible en lui, ou en elle, mais le tou­cher, et donc lui faire sen­tir que s’il est tou­ché, c’est bien parce qu’il a tous ces tré­sors en lui.
    Bon, je vais éplu­cher mes carottes, elles ont peut-être des choses à me dire…

    Réponse
  283. EFFAB

    … carottes avec poti­ron pour nous ce soir^^ (une autre cor­ré­la­tion j’imagine)

    Bonne soi­rée

    Réponse
  284. mic el

    Her­mès, Thôt, Osi­ris tous pro­ba­ble­ment des ava­tars d’En­ki le ser­pent, ou dra­gon dans de nom­breuse tradition.…

    je savais pas qu’­her­mite s’é­cri­vait sans h, çà me laisse rêveur sur le mien…

    Réponse
  285. Ana Sailland

    😉 C’est pour­tant clair : enle­ver le h de michel donne un arc ange 😉

    Réponse
  286. EFFAB

    Cette vidéo ne parle pas vrai­ment de la guerre mais je ne savais pas où la pla­cer, ni à retrou­ver l’en­droit où on a par­lé de SNOWDEN.

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​1​5​6​6​n​n​_​l​e​-​h​a​c​k​e​r​-​j​a​c​o​b​-​a​p​p​e​l​b​a​u​m​-​e​x​p​l​i​q​u​e​-​l​e​-​s​y​s​t​e​m​e​-​d​e​-​s​u​r​v​e​i​l​l​a​n​c​e​-​a​u​-​p​a​r​l​e​m​e​n​t​-​e​u​r​o​p​e​e​n​_​n​e​w​s​?​s​t​a​r​t=3

    C’est en anglais mais c’est sous-titré ; cela peut paraître un peu trop tech­nique au prime abord (et ça l’est un peu), ceci-dit, je vous invite à tout lire/écouter : cela touche gran­de­ment à nos liber­tés et aux ter­ro­ristes en poten­tiel que nous pour­rions tous être, si défi­nis tels, une simple cible aux yeux et aux cri­tères des logi­ciels espions !

    Réponse
  287. EFFAB

    Mer­ci, FURAX, je le place donc aus­si sur ce topic dédié à l’In­ter­net et à tout ce que cela peut entraî­ner d’espionnage.

    Réponse
  288. Catherine

    Je suis POUR la guerre inté­rieure, la nôtre, celle au-dedans de nous pour paci­fier l’ex­té­rieur car l’ex­té­rieur n’est que le reflet de l’in­té­rieur, non ?

    Mais qu’est-ce que tu fais encore à tapo­ter sur ces touches, alors que tu devrais d’or- mire!!!

    Réponse
  289. Ana Sailland
  290. Marie
  291. oneshot

    la misère est de croire que l’on est riche en bras­sant du vent ‚alors que la richesse serait la lumière et la cha­leur que vous pour­riez appor­ter quo­ti­dien­ne­ment a vos frères,a vos proches ‚ça s’ap­pelle de l’amour
    encore faut il avoir une âme
    qui en parle ?
    vous vous écou­tez en écrivant,ce qui vous inté­resse le plus c’est votre moi
    réécou­tez Ray­mond Devos
    « par­ler pour ne rien dire »
    sauf a soi même,peut être pour com­battre ses propres démons
    toute consan­gui­ni­té (a voir le nombre de lumières) ne génère que de la désolation

    heu­reux les pauvres d’esprit,selon Matthieu

    Réponse
  292. Marie

    Si je puis me per­mettre, c’est encore mieux d’é­cou­ter Eck­hart Tolle, « La pleine conscience ».
    J’i­ma­gine que vous appre­nez aussi:-)

    Réponse
  293. EFFAB

    @323

    Tu as en par­tie rai­son, ONESHOT, car il y a et il y aura tou­jours en nous, du moins pour cer­tains, une part de soli­tude non négli­geable, cette soli­tude inson­dable vis-à-vis de laquelle autrui est bien inca­pable lui-même d’a­van­cer la moindre preuve tan­gible… la rai­son pour laquelle, j’i­ma­gine, l’âme ou l’es­prit se retourne face au miroir du Verbe et de l’in­tros­pec­tion, ce sou­cis de véri­té à la ROUSSEAU mais tous ces man­que­ments par­fois ou sou­vent à autrui et soi-même.

    Comme tu fais bien peut-être de voir de la misère là où il n’y a qu’a­mour et soli­tude de soi et de nous tous face à cet état/Etat de chose et toutes ces véri­tés bafouées… comme tu ferais bien éga­le­ment de t’in­té­res­ser plus pré­ci­sé­ment au coeur du sujet et de cette Cause qui nous inté­ressent ici au pre­mier chef, et non pré­tendre que cer­tains ici ne font pas grand chose d’autres que s’é­cou­ter par­ler quand ils donnent tant de leur temps à lire, réflé­chir, vision­ner, ima­gi­ner, par­ta­ger tant d’in­for­ma­tions et autres perles de connais­sances et de véri­tés… ou par­ler pour ne rien dire toi-même, si je puis dire, toi qui sembles par­ler en connais­sance de Cause (^^) et aurais ain­si mieux à faire à invi­ter toutes tes rela­tions sociales à venir s’in­for­mer ici ou ailleurs, ou agir plus direc­te­ment sur leur quo­ti­dien et leurs ins­ti­tu­tions, ce que tu fais peut-être déjà, autant pour moi.

    Et ne m’en veux pas si je per­siste à croire que la véri­table misère se trouve bien chez ces élites qui sont en train de prendre les mesures les plus dis­cri­mi­na­toires qui soient et non moi (pour exemple) qui vois tant de beau­té et de richesse dans ces fon­da­men­taux chouar­diens ou ces petits riens du quo­ti­dien, voire même ces mots et ces posts bavards que j’é­grène ici à lon­gueur de jour­née et dont la lec­ture peut-être un jour m’a­mu­se­ront pour ce ton idéa­liste et cette pré­ten­tion philosophique.

    Cha­leu­reu­se­ment

    Réponse
  294. EFFAB

    @327

    Une vidéo phare de la nul­li­té illé­gi­time et de la plus sour­noise des propagandes !!

    @328

    Pour syriens abat­tus ? ou pour Chem­trails au quotidien ?…

    Réponse
  295. J-Stéphane

    Déso­lé EFFAB, je n’ai pas com­pris les 2 questions.

    Le des­sin tourne à la déri­sion le logo peace and love, pour dénon­cer par le peace for us, le besoin des US d’at­ta­quer les autres pour la paix pour eux.

    Réponse
  296. EFFAB

    Non, juste une bou­tade et une inter­pré­ta­tion à ma sauce dudit logo : la Syrie dia­bo­li­sée par l’Oc­ci­dent et ces jolies traî­nées blanches que cer­tains asso­cient à de la vapeur d’eau (phé­no­mène aérien réel) ou que d’autres rajoutent en sur­im­pres­sion dans de vieux films ou des trucs comme ça, his­toire d’an­crer dans le temps et les esprits ce phé­no­mène plu­tôt récent…

    … mais je raconte tout et n’im­porte quoi, ça va bien finir par se savoir, comme DIEUDONNE est un fief­fé nazi et Etienne CHOUARD un par­fait facho ! Je n’in­vente rien : Sar­ko­zi se fai­sait un plai­sir de laver toute la crasse envi­ron­nante, Hol­lande aurait tant vou­lu s’en prendre aux banques et main­te­nant Inside Man se croit tout per­mis et s’au­to­rise toutes les exac­tions, fussent-elles pure­ment admi­nis­tra­tives voire sym­bo­liques, ces juge­ments de haute juri­dic­tion, infes­tée qui plus est, his­toire de faire juris­pru­dence et de mettre tout le monde au parfum !

    MAIS QUEL GROS CONNARD CE TYPE !

    NAZI TOI-MEME !

    mais quand même ?…

    Très remon­té le EFFAB, et par convic­tion et par prin­cipe, moi qui n’ai rien à gagner en par­ti­cu­lier dans cette affaire_mais nous tous , conscients ou incons­cients, qui avons tout à perdre, dis­cré­tion tout diplo­ma­tique sous la table ou fin­kiel­frau­ma­nia men­son­gère et enva­his­sante à tous crins !

    Réponse
  297. EFFAB

    Le sou­rire, ce clin d’oeil de l’in­tel­li­gence, toute en pré­ten­tion mais plein de cette humi­li­té… un simple sou­rire qui peut tant récon­for­ter quand on en a besoin ou nous confor­ter dans nos convic­tions, dans ces cer­ti­tudes non pas de pré­tendre tout savoir mais bien qu’il existe quelque part un ter­rain d’en­tente et d’har­mo­nie, ce Para­dis sur Terre et non ce no man’s land de tous les pos­sibles et de toutes les dépravations.

    Ah ! si je n’é­tais Jean-Jacques, si je n’é­tais Maxi­mi­lien, si je n’é­tais Man of Steel, que ne ferais-je que tant d’autres que moi rêvent tout pareille­ment… mais cela approche, et puis faute de n’être aucun de ceux-là, DIEUDONNE existe bien lui, cet humour, cet esprit, cet intelligence…

    Réponse
  298. EFFAB
  299. Bèrbère

    La véri­té sur Israël à la télé ! (juillet 2014)

    Réponse

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