Honneur à Bruno Boulefkhad, seul face aux banksters depuis des mois dans la rue

5/08/2013 | 68 commentaires

Sa ren­contre avec Nico­las Dupont-Aignan :

Bru­no a besoin d’aide, et il ne peut comp­ter que sur nous (les 99 %) pour l’ai­der : ne comp­ter ni sur les « poli­ti­ciens » au pou­voir (scan­da­leu­se­ment au ser­vice des banques), ni sur les pré­ten­dus « médias » (évi­dem­ment aux mains des banques aus­si). Comp­ter (peut-être) sur cer­tains avo­cats et sur cer­tains juges ? En tout cas, pour tenir, finan­ciè­re­ment et mora­le­ment, Bru­no compte sur nous.

Je trouve ce gars exem­plaire, emblé­ma­tique : si on était tous déter­mi­nés et cou­ra­geux comme lui, ça bou­ge­rait plus vite, non ?

Son site : http://​www​.bru​no​-bou​lef​khad​.fr/

Sa page face­book : https://www.facebook.com/pages/Bruno-Boulefkhad-communauté/126560767501862

L’a­dresse à uti­li­ser avec Pay­pal pour lui ver­ser de l’argent, ponc­tuel­le­ment ou régu­liè­re­ment, à : [email protected]

Bon cou­rage, Bruno !

Étienne.

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Étienne

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68 Commentaires

  1. Sharu

    Cette façon qu’ils ont d’essayer de le consi­dé­rer comme fou me rap­pelle une phrase de Zeit­geist moving for­ward :

    http://​you​tu​.be/​4​Z​9​W​V​Z​d​d​H​9​w​?​t​=​1​7​m​11s

    « Tout est dans les gènes… une expli­ca­tion de la façon dont les choses sont faites qui ne menace pas les choses telles qu’elles sont.

    Pour­quoi quel­qu’un devrait-il se sen­tir mal­heu­reux ou s’en­ga­ger dans un com­por­te­ment anti­so­cial, alors que cette per­sonne vit dans la nation la plus libre et la plus pros­père sur Terre ?

    Cela ne peut pro­ve­nir du système.
    Il doit y avoir un défaut quelque part dans le câblage. »

    Réponse
  2. Sharu
  3. EFFAB

    3 900 001…

    Réponse
  4. lacsap40

    Mer­ci à Étienne Chouard pour le sou­tien à Bru­no Bou­lef­khad. Ce type est » vrai », il exprime une révolte juste et saine face à un monde éco­no­mique qui a per­du la raison.

    Aujourd’­hui en France, de plus en plus de gens sombrent dans des dif­fi­cul­tés invrai­sem­blables pour juste tenir la tête hors de l’eau. Plus per­sonne n’est à l’a­bri du chô­mage alors que plus per­sonne ne croit encore au plein emploi.

    Cela veut dire que le gou­ver­ne­ment laisse un sys­tème en faillite empor­ter tout un pays vers un nau­frage où ce sont encore les plus faibles (jeunes sans emploi, petits retrai­tés, tra­vailleurs pauvres, mères seules, etc ) qui s’en­foncent dans la marginalisation.

    Mais, où va-t-on ?

    Il y a des solu­tions. Chouard, Jorion, Lor­don, Asse­li­neau, Dupont-Aignan, au secours !

    Réponse
  5. nlescan

    Le cas de ce mon­sieur est fran­che­ment impres­sion­nant, c’est très inté­res­sant de l’en­tendre racon­ter l’a­char­ne­ment déli­rant dont il est victime…

    Le pire c’est qu’il ne serait pas un cas isolé… 

    Encore un cadeau insoup­çon­né de l’ad­mi­nis­tra­tion Sarkozy. 

    On a une loi qui per­met aux banques de détruire les PME qui uti­lisent des décou­verts. Super. Et c’est le contri­buable qui paye les pots cassés. 

    Nor­mal.

    Réponse
  6. Benoît

    http://​www​.raquel​-gar​ri​do​.net/​2​0​1​3​/​0​8​/​1​3​93/

    L’UMP et le PS sup­priment dis­crè­te­ment le réfé­ren­dum obligatoire

    J’ap­prends dans les DNA que l’UMP et le PS ont voté en toute dis­cré­tion la sup­pres­sion du réfé­ren­dum en cas de regrou­pe­ment de dépar­te­ments, de chan­ge­ment de limites d’une région, de regrou­pe­ment de régions et de fusion d’une région et des dépar­te­ments qui la composent.

    Dans les quatre cas, la loi impose un vote au suf­frage uni­ver­sel, et pour une fois l’exigence démo­cra­tique est forte puis­qu’il faut l’accord de la majo­ri­té abso­lue des suf­frages expri­més repré­sen­tant au moins le quart des élec­teurs ins­crits, ce qui détonne à une époque où la majo­ri­té des édiles se satis­fait, sans mot piper, d’être élu dans un océan d’abstention.

    Au creux de l’é­té, comme sont faites les meilleures réformes anti-démo­cra­tiques, Her­vé Gay­mard (UMP) et Oli­vier Dus­sopt (PS) ont ain­si fait voter un amen­de­ment au Code Géné­ral des Col­lec­ti­vi­tés Territoriales.

    Cela pour­rait avoir pour consé­quence de refaire voter les alsa­ciens qui avaient voté NON à la créa­tion d’une Col­lec­ti­vi­té Ter­ri­to­riale d’Al­sace. Pro­cès d’in­ten­tion ? Pas du tout.

    Rap­pe­lons-nous du pré­cé­dent euro­péen, où l’ha­bi­tude a été prise de refaire le suf­frage lorsque les peuples ne votent pas selon les dési­dé­ra­tas oli­gar­chiques. En France, c’est le vote NON de 2005 qui a été contour­né sans vergogne.

    Pour une fois que le peuple avait le der­nier mot.. on lui sup­prime ! La réforme doit main­te­nant être étu­diée au Sénat. Je m’at­tends au pire. Dans cette 5ème Répu­blique où la sou­ve­rai­ne­té est concen­trée entre les seules mains du Pré­sident de la Répu­blique, la sup­pres­sion d’un réfé­ren­dum popu­laire c’est une brou­tille. En fait, ces fous rêvent de sup­pri­mer le peuple !

    LA VIDÉO de la for­fai­ture !

    Il n’aura pas fal­lu plus de 3 minutes à Her­vé Gay­mard et Oli­vier Dus­sopt pour reti­rer le pou­voir aux citoyens.


    Amen­de­ment 745 – 348827 par Sebastien_Brant

    Réponse
  7. Benoît

    Réflexion sur la science.

    La science (latin scien­tia, « connais­sance ») est « ce que l’on sait pour l’a­voir appris, ce que l’on tient pour vrai au sens large, l’en­semble de connais­sances, d’é­tudes d’une valeur uni­ver­selle, carac­té­ri­sées par un objet (domaine) et une méthode déter­mi­nés, et fon­dés sur des rela­tions objec­tives véri­fiables [sens res­treint] ». La science se doit d’être en constante ana­lyse de toute réflexion et prête à remettre en cause ses propres recherches et conclu­sions, sinon elle est dog­ma­tique. Il ne doit pas y avoir de sujet exclu.

    Nous vivons en plou­to­cra­tie, le sys­tème où l’argent cor­rompt tout. Ce sont les puis­sances indus­trielles qui financent la recherche scien­ti­fique. Si l’éner­gie vitale, le mou­ve­ment per­pé­tuel, l’éner­gie du vide, etc… sont reje­tés c’est par manque d’in­té­rêt pécu­niaire. Au temps de la monar­chie, n’é­tait accep­té par la com­mu­nau­té scien­ti­fique que ce qui ne déplai­sait pas au pouvoir. 

    Je crois qu’il va fal­loir réflé­chir à une science indé­pen­dante et incor­rup­tible comme il le faut pour les autres pou­voirs légis­la­tif, exé­cu­tif et judi­ciaire, y com­pris celui finan­cier, médiatique…

    Réponse
  8. Benoît

    La Répu­blique de Platon, 
    une cité « idéale » res­sem­blant fort 
    au « meilleur des mondes » d’Al­dous Huxley.

    C’est (seule­ment) au Volume V que Pla­ton donne la des­crip­tion du sys­tème poli­tique qu’il vante tant, et qui est selon lui tel­le­ment meilleur à la Démo­cra­tie qu’il a en horreur.

    Est-ce pour ça qu’il nous est pré­sen­té comme un modèle, une référence ?

    « -Il faut, selon nos prin­cipes, rendre les rap­ports très fré­quents entre les hommes et les femmes d’é­lite, et très rares, au contraire, entre les sujets infé­rieurs de l’un et de l’autre sexe ; de plus, il faut éle­ver les enfants des pre­miers et non ceux des seconds, si l’on veut que le trou­peau atteigne à la plus haute per­fec­tion ; et toutes ces mesures devront res­ter cachées, sauf aux magis­trats, pour que la troupe des gar­diens soit, autant que pos­sible, exempte de discorde.

    -Très bien.

    -Donc, nous ins­ti­tue­rons des fêtes, où nous ras­sem­ble­rons fian­cés et fian­cées, avec accom­pa­gne­ment de sacri­fices et d’hymnes que nos poètes com­po­se­ront en l’hon­neur des mariages célé­brés. Pour ce qui est du nombre des mariages, nous lais­se­rons aux magis­trats le soin de le régler de telle sorte qu’ils main­tiennent le même nombre d’hommes — eu égard aux pertes cau­sées par la guerre, les mala­dies et autres acci­dents — et que notre cité, dans la mesure du pos­sible, ne s’a­gran­disse ni ne diminue.

    -Bien, dit-il.

    -Nous orga­ni­se­rons, j’i­ma­gine, quelque ingé­nieux tirage au sort, afin que les sujets médiocres qui se trou­ve­ront écar­tés accusent, à chaque union, la for­tune et non les magistrats.

    -Par­fai­te­ment.

    -Quant aux jeunes gens qui se seront signa­lés à la guerre ou ailleurs, nous leur accor­de­rons, entre autres pri­vi­lèges et récom­penses, une plus large liber­té de s’u­nir aux femmes, pour qu’il y ait pré­texte à ce que la plu­part des enfants soient engen­drés par eux.

    -Tu as raison.

    -Les enfants, à mesure qu’ils naî­tront, seront remis entre les mains de per­sonnes char­gées d’en prendre soin, hommes, femmes, ou bien hommes et femmes réunis ; car les charges sont com­munes à l’un et à l’autre sexe.

    -Oui.

    -Ces pré­po­sés por­te­ront les enfants des sujets d’é­lite au ber­cail, et les confie­ront à des nour­rices habi­tant à part dans un quar­tier de la ville. Pour les enfants des sujets infé­rieurs, et même ceux des autres qui auraient quelque dif­for­mi­té, il les cache­ront en un lieu inter­dit et secret * , comme il convient.

    -… Si l’on veut conser­ver sa pure­té à la race des gar­diens, ajouta-t-il.

    -Ils veille­ront aus­si à la nour­ri­ture des enfants, condui­ront les mères au ber­cail, à l’é­poque où leurs seins se gonflent de lait, et met­tront en œuvre tous les moyens pos­sibles pour qu’au­cune d’elles ne recon­naisse sa pro­gé­ni­ture. Si les mères ne suf­fisent pas à l’al­lai­te­ment ils se pro­cu­re­ront d’autres femmes pour cet office. »

    * De ce pas­sage et de deux autres du même livre (459 d, 461 b‑c), il résulte que Pla­ton consi­dé­rait l’in­fan­ti­cide comme légi­time dans cer­tains cas déter­mi­nés. Sans doute, nulle part il ne s’ex­plique ouver­te­ment sur cette déli­cate ques­tion : mais la rete­nue qu’il observe, les péri­phrases dont il use, n’ont d’autre but que de jeter un voile de décence sur une pra­tique qu’au fond il jugeait peut-être brutale.

    Aris­tote (Polit. H, 16. 1335 b 19 sqq.) pré­co­nise, plus expli­ci­te­ment que Pla­ton, les pra­tiques d’ex­po­si­tion et d’a­vor­te­ment : d’une part pour faire dis­pa­raître les sujets dif­formes, d’autre part pour main­te­nir à peu près inva­riable le nombre des enfants dans la cité : « Pour ce qui est des enfants à éle­ver et de ceux à expo­ser, qu’une loi inter­dise de nour­rir tout être dif­forme ; et si les mœurs répugnent à l’ex­po­si­tion, et que le nombre des enfants soit en excès (ce nombre doit être limi­té) il faut, lorsque cer­tains couples sont trop féconds, pro­vo­quer l’a­vor­te­ment avant que n’ap­pa­raisse dans le fœtus le sen­ti­ment et la vie. Le carac­tère licite ou illi­cite de cette pra­tique dépend en effet de l’ap­pa­ri­tion du sen­ti­ment et de la vie. »

    « Les hommes ont deux mobiles prin­ci­paux de sol­li­ci­tude et d’a­mour : la pro­prié­té et les affec­tions ; or il n’y a place ni pour l’un ni pour l’autre de ces sen­ti­ments dans une cité ain­si orga­ni­sée. » com­mente Aris­tote à pro­pos de La République.

    Réponse
  9. EFFAB

    Mer­ci pour ces par­tages et ces posts ô com­bien liber­taires, BENOIT.

    Ne connais­sant tou­jours pas Le Meilleur des mondes d’Al­dous Hux­ley, je suis allé voir sur Wiki­pé­dia ce qu’on en disait…

    … en effet, sans com­men­taire, et vive cette décons­truc­tion du mythe Pla­ton et ce nom qui nous est si fami­lier à pré­sent et que je retrouve ici dans cette petite prtésentation :

     »Le Meilleur des mondes (en anglais, Brave New World) est un roman d’an­ti­ci­pa­tion dys­to­pique, écrit en 1931 par Aldous Hux­ley. Il parait en 1932. Hux­ley le rédige en quatre mois1 seulement.

    Vingt-cinq ans plus tard, Hux­ley publie un essai dédié à ce livre, Retour au meilleur des mondes.

    Le titre ori­gi­nal du roman, Brave New World, pro­vient de La Tem­pête de William Sha­kes­peare, acte 5 scène 1. Le titre fran­çais, Le Meilleur des mondes, est tiré d’une phrase en fran­çais pré­sente au début de la ver­sion ori­gi­nale anglaise du livre de Hux­ley, emprun­tée à Can­dide de Vol­taire.

    Le roman a été adap­té au ciné­ma en 1998. Même s’il reprend beau­coup d’élé­ments, le film pré­sente une his­toire assez différente. »

    (http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​L​e​_​M​e​i​l​l​e​u​r​_​d​e​s​_​m​o​n​des)

    Réponse
  10. Benoît

    Autres pas­sages de La Répu­blique de Pla­ton qui ont rete­nus mon attention :

    « les leçons qu’on fait entrer de force dans l’âme n’y demeurent point. »

    « Ain­si donc, excellent homme, n’use pas de vio­lence dans l’é­du­ca­tion des enfants, mais fais en sorte qu’ils s’ins­truisent en jouant »

    « Quand la richesse et les riches sont hono­rés dans une cité, la ver­tu et les hommes ver­tueux y sont tenus en moindre estime. 1 »

    « Il y a néces­si­té qu’une cité oli­gar­chique ne soit pas une mais double, celle des pauvres et celle des riches, qui habitent le même sol et conspirent sans cesse les uns contre les autres. »

    « ‑Vois main­te­nant si de tous ces maux celui-ci n’est pas le plus grand dont, la pre­mière, l’o­li­gar­chie se trouve atteinte.

    -Lequel ?

    -La liber­té qu’on y laisse à cha­cun de vendre tout son bien, ou d’ac­qué­rir celui d’au­trui, et, quand on a tout ven­du, de demeu­rer dans la cité sans y rem­plir aucune fonc­tion, ni de com­mer­çant, ni d’ar­ti­san, ni de cava­lier, ni d’ho­plite, sans autre titre que celui de pauvre et d’indigent.

    -Cette consti­tu­tion est en effet la pre­mière qui soit atteinte de ce mal.

    -On ne pré­vient point ce désordre dans les gou­ver­ne­ments oli­gar­chiques, autre­ment les uns n’y seraient pas riches à l’ex­cès et les autres dans un com­plet dénuement. »

    « ‑Dans les cités oli­gar­chiques ne vois-tu pas des pauvres ?

    -Presque tous les citoyens le sont, à l’ex­cep­tion des chefs. (…)

    -Et ne dirons-nous pas que c’est l’i­gno­rance, la mau­vaise édu­ca­tion, et la forme du gou­ver­ne­ment qui les y ont fait naître ?

    -Nous le dirons. »

    « ‑N’est-il pas inévi­table que dans une cité démo­cra­tique l’es­prit de liber­té s’é­tende à tout ?

    -Com­ment non, en effet ?

    -Qu’il pénètre, mon cher, dans l’in­té­rieur des familles, et qu’à la fin l’a­nar­chie gagne jus­qu’aux animaux ?

    -Qu’en­ten­dons-nous par là ? demanda-t-il.

    -Que le père s’ac­cou­tume à trai­ter son fils comme son égal et à redou­ter ses enfants, que le fils s’é­gale à son père et n’a ni res­pect ni crainte pour ses parents, parce qu’il veut être libre, que le métèque devient l’é­gal du citoyen, le citoyen du métèque et l’é­tran­ger pareille­ment. 2 »

    1 "Chez les hommes corrompus ou disposés à l'être, le corps semble souvent commander à l'âme, précisément parce que leur état est mauvais et contre nature." Aristote
    2  « Pour établir la démocratie, dit Aristote (Polit., Z, 2), et pour rendre le peuple puissant, ceux qui sont à la tête du gouvernement comprennent d'ordinaire parmi les citoyens le plus grand nombre d'individus qu'ils peuvent, et donnent le droit de cité non seulement aux enfants légitimes, mais encore aux bâtards et aux étrangers, car tous les éléments sont bons pour former un tel peuple. »

    Xéno­phon, Const. d’A­thènes, I, 10 sqq.: « Quant aux esclaves et aux métèques, nulle part leur licence n’est si grande qu’à Athènes ; là il n’est point per­mis de les frap­per, et l’es­clave ne se ran­ge­ra pas sur votre passage. »

    Réponse
  11. Anonymous

    {{Le meilleur des mondes :

    Dans le livre vision­naire écrit dès 1932, Aldous Hux­ley ima­gine une socié­té qui uti­li­se­rait la géné­tique et le clo­nage pour le condi­tion­ne­ment et le contrôle des individus.

    Dans cette socié­té future, tous les enfants sont conçus dans des éprou­vettes. Ils sont géné­ti­que­ment condi­tion­nés pour appar­te­nir à l’une des 5 caté­go­ries de popu­la­tion. De la plus intel­li­gente à la plus stu­pide : les Alpha (l’é­lite), les Bétas (les exé­cu­tants), les Gam­mas (les employés subal­ternes), les Del­tas et les Epsi­lons (des­ti­nés aux tra­vaux pénibles).

    Le « meilleur des mondes » décrit aus­si ce que serait la dic­ta­ture par­faite : une dic­ta­ture qui aurait les appa­rences de la démo­cra­tie, une pri­son sans murs dont les pri­son­niers ne son­ge­raient pas à s’é­va­der. Un sys­tème d’es­cla­vage où, grâce la consom­ma­tion et au diver­tis­se­ment, les esclaves « auraient l’a­mour de leur ser­vi­tude »…}}

    Réponse
  12. Anonymous

    http://​www​.lali​brai​rie​.com/​c​a​c​h​e​/​i​m​g​/​c​o​u​v​/​5​6​8​/​9​7​8​2​2​6​6​1​2​8​5​6​8​.​jpg

    http://​www​.lali​brai​rie​.com/​c​a​c​h​e​/​i​m​g​/​c​o​u​v​/​4​5​5​/​9​7​8​2​2​6​6​1​7​2​4​5​5​.​jpg

    {{Retour au meilleur des mondes (Brave New World Revi­si­ted) est un essai d’Al­dous Hux­ley paru en 1958.

    Cet ouvrage, écrit par Aldous Hux­ley presque trente ans après Le Meilleur des mondes, n’est pas une œuvre de science-fic­tion ni d’ailleurs un roman.

    L’au­teur cherche à ana­ly­ser si le monde a évo­lué dans la direc­tion de la vision du futur qu’il avait eue dans les années 1930 ou s’il s’en était éloigné.

    Lors­qu’il rédi­geait le roman ori­gi­nal, il le pen­sait décrire, rai­son­na­ble­ment, ce vers quoi le monde pour­rait tendre dans l’a­ve­nir. Mais, dans Retour au Meilleur des Mondes, il conclut que notre monde se met­tait à res­sem­bler à celui du Meilleur des Mondes bien plus rapi­de­ment que ce qu’il avait prévu.

    Hux­ley ana­ly­sa les causes de cet état de fait et en dédui­sit que cette évo­lu­tion était due en grande par­tie à la sur­po­pu­la­tion ain­si qu’à tous les moyens de contrôle dis­po­nibles sur les populations.

    Il était par­ti­cu­liè­re­ment inté­res­sé par les effets de l’u­sage occa­sion­nel de la drogue ain­si que par les mes­sages subliminaux.

    Retour au meilleur des mondes a un ton évi­dem­ment dif­fé­rent de son pré­dé­ces­seur, ce de par sa forme ‑c’est un essai et non un roman- et puis de par l’é­vo­lu­tion de la pen­sée de Hux­ley ; s’y ajoute sa conver­sion au Vedan­ta entre les deux ouvrages.}}

    Source : wiki­pe­dia

    Réponse
  13. Benoît

    « Ceux qui choi­sissent le sys­tème élec­to­ral déter­minent l’heu­reux gagnant. C’est sur des consi­dé­ra­tions de cette ordre que Ken­neth Arrow, prix Nobel d’é­co­no­mie en 1972, prou­va qu’il n’y avait pas de sys­tème élec­to­ral qui soit juste. »

    Réponse
  14. EFFAB

    Nous en arri­vons là à l’In­cons­cience, cet état exis­ten­tiel dénué de sens, cet état pas­sif et aveugle où la créa­ti­vi­té et l’é­mo­tion ne sont plus là pour sus­ci­ter quelque amour et quelque idéal que ce soit, bref, la fin de la Vie et ce renon­ce­ment à Soi !

    (@11)
    Sidé­rant, FURAX, cette série TV (?!), dès la pre­mière séquence, on prend conscience de la déme­sure (je ne trouve pas le terme exact) d’une telle socié­té mais, sur­tout, de cette pos­si­bi­li­té que tout cela puisse adve­nir un jour… et là, déci­dé­ment, c’est très inquiétant…

    … quoique on se soit déjà sur­pas­sé en incon­sé­quence et déme­sure en tous genres, cette soit-disant civi­li­sa­tion por­teuse de valeurs et de connais­sances qui n’en délaisse pas moins une grande par­tie des siens pour le plus grand confort et toute la vani­té de quelques uns.

    Réponse
  15. Gentil Virus (encore un :))

    Étienne,

    J’ai trou­vé cette vidéo par hasard.

    Pour ceux qui n’ont pas lu sur la démo­cra­tie Athé­nienne, voi­la un petit cours d’his­toire pas mal fait.

    Ceux qui aiment écou­ter Étienne aime­ront aus­si écou­ter Jean-Michel Dufays.

    Titre :

    Exer­cices de cri­tique his­to­rique III. 
    Aris­to­phane et Pla­ton : la démo­cra­tie athé­nienne au Ve siècle av. J.-C.
    Ana­lyse et com­pa­rai­son de deux sources littéraires

    Lien :

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​S​B​H​u​V​r​1​P​w_g

    Mer­ci pour ton tra­vail Étienne 🙂

    Réponse
  16. Benoît

    Ggouv c’est une « plate »-forme par­ti­ci­pa­tive où les admi­nis­tra­teurs sont tirés au sort et où les idées et les coups de main sont les bien­ve­nues pour arri­ver enfin aux assem­blées tirées au sort.

    Voi­ci l’une d’elles, peut-être pas la plus sédui­sante mais qu’il est pos­sible de mettre en place dès la rentrée :

    http://ggouv.fr/brainstorm/view/111353/Je-propose-que-les‑d%C3%A9l%C3%A9gu%C3%A9s-de-classe-%C3%A0‑l%27%C3%A9cole,-au-coll%C3%A8ge-et-au-lyc%C3%A9e-soient-tir%C3%A9s-au-sort-chaque-trimestre,-en-guise-de‑d%C3%A9couverte-du-TAD

    Je pro­pose que les délé­gués de classe à l’é­cole, au col­lège et au lycée soient tirés au sort chaque tri­mestre, en guise de décou­verte du TAS

    Afin de sup­pri­mer l’é­lec­tion comme réflexe dès le plus jeune âge, intro­dui­sons la notion de tirage au sort à l’école…

    Le TAS se fait pour toute la classe, mais cha­cun, s’il est dési­gné à le droit de refu­ser. Un TAS est sou­hai­table au moins tous les tri­mestre pour la rota­tion des res­pon­sa­bi­li­tés. Un sys­tème de récom­penses des bons délé­gués, votées par les élèves pour­rait peut-être être béné­fique pour encou­ra­ger cha­cun à faire de son mieux.

    1 La pro­cé­dure du tirage au sort est impar­tiale et équi­table : elle garan­tit une jus­tice dis­tri­bu­tive, prin­cipe d’égalité affir­mé comme objec­tif cen­tral de la démocratie.

    2. Le tirage au sort empêche la cor­rup­tion et il n’accorde aucune chance à la trom­pe­rie, à la mani­pu­la­tion des volon­tés. Per­sonne n’est ten­té de men­tir pour se faire élire.

    3. Le tirage au sort ne crée jamais de ran­cunes : pas de vani­té d’avoir été choi­si ; pas de res­sen­ti­ment à ne pas avoir été choi­si : il a des ver­tus paci­fiantes pour la classe.

    4. Tous les par­ti­ci­pants, repré­sen­tants et repré­sen­tés sont mis sur un réel pied d’égalité

    5. Le hasard, repro­dui­sant rare­ment deux fois le même choix et pousse natu­rel­le­ment à la rota­tion des délé­gués. Le prin­cipe pro­tec­teur majeur est celui-ci : les délé­gués sont plus res­pec­tueux des attentes de ses cama­rades quand ils savent avec cer­ti­tude qu’ils revien­dront bien­tôt eux-mêmes « simples élèves ».

    6. Le tirage au sort est facile, éco­no­mique et plus rapide que l’élection.

    7. Le hasard et les grands nombres com­posent natu­relle- ment , méca­ni­que­ment, un échan­tillon repré­sen­ta­tif . Rien de mieux que le tirage au sort pour com­po­ser une assem­blée qui res­semble trait pour trait au peuple à repré­sen­ter. Pas besoin de quo­tas, pas de risque d’intrigues.

    8. Savoir qu’il peut être tiré au sort incite chaque élève à s’instruire et à s’im­pli­quer dans la vie de la classe : c’est un moyen péda­go­gique d’ éman­ci­pa­tion intellectuelle.

    9. Avoir été tiré au sort pousse chaque délé­gué à s’extraire de ses pré­oc­cu­pa­tions per­son­nelles et à se pré­oc­cu­per du monde com­mun. Sa dési­gna­tion et le regard public posé sur lui le poussent à s’instruire et à déve­lop­per ses com­pé­tences par son tra­vail : c’est un moyen péda­go­gique de res­pon­sa­bi­li­sa­tion des élèves, de tous les élèves.

    10. L’é­lec­tion sup­pose que tous les élèves connaissent bien tous les can­di­dats entre qui il doit choi­sir. Ce qui n’est jamais le cas, sur­tout en début d’année.

    11. Pré­fé­rer le tirage au sort, c’est ne pas favo­ri­ser celui qui a déjà de l’aisance mais don­ner à tous la chance d’en acquérir.

    Je signale aus­si ce fil de conver­sa­tion très intéressant

    https://​www​.face​book​.com/​g​r​o​u​p​s​/​g​e​n​t​i​l​s​v​i​r​u​s​/​6​3​1​7​3​2​8​4​0​1​8​4​6​1​3​/​?​n​o​t​i​f​_​t​=​g​r​o​u​p​_​c​o​m​m​e​n​t​_​r​e​ply

    où par exemple Alexandre Kaza­ne­gra écrit « Lorsque j’a­vais ma classe (CP), j’u­ti­li­sais le tirage au sort pour dési­gner tous les res­pon­sables, on avait même fabri­qué un kle­ro­te­rion… C’est éton­nant à quel point cela évite tous les conflits, pour avoir fait le test, jamais un élève n’est venu contes­té le résul­tat d’un tirage au sort. L’é­lec­tion entraine tou­jours des conflits et des pleurs.

    Je n’ai jamais eu à me poser des ques­tions sur le « devoir de neu­tra­li­té », en même temps, je n’ai fait presque que du CP et de la mater­nelle.. La ques­tion de la neu­tra­li­té se pose plus en ce qui concerne ce qu’ap­portent les élèves, je pense. Il n’est pas rare qu’un élève lance impul­si­ve­ment une idée enten­due à la mai­son, parce qu’il res­sent le besoin de la com­prendre, et sait ins­tinc­ti­ve­ment que tout le monde ne par­tage pas cette opi­nion. Et je crois que c’est dans ces cas-là que cer­tains ensei­gnants se trompent en tai­sant le débat sous cou­vert de neu­tra­li­té. Il faut essayer d’ex­ploi­ter le filon pour ame­ner l’en­fant à réflé­chir par lui-même jus­te­ment, mais sans heur­ter ses repré­sen­ta­tions de manière trop rude, sinon c’est fou­tu. C’est bien parce qu’il faut être très sub­til pour per­mettre à un enfant de for­ger sa propre opi­nion qu’on ne peut pas don­ner la nôtre. C’est un pro­ces­sus très long.

    Un élève entre en classe avec des idées acquises via la famille, les copains et les médias, et des repré­sen­ta­tions qu’il a conçues lui-même face à des points d’i­gno­rance. Les repré­sen­ta­tions sont sou­vent faciles à dépas­ser lorsque l’on se retrouve en situa­tion d’ap­pren­tis­sage, mais les idées reçues… Dans le meilleur des cas l’é­lève les dépasse lui-même, sinon, il y a un conflit affec­tif (entre l’en­sei­gnant, la famille, le pré­sen­ta­teur télé — trop fort celui-là). Même si on l’emporte dans le conflit affec­tif, ce n’est jamais béné­fique pour l’élève.

    C’est pour cette rai­son que je pense que tout est une ques­tion d’é­du­ca­tion populaire.

    Néan­moins je vous rejoins lorsque vous dési­gnez les ensei­gnants comme des agents du sys­tème, inca­pables de la moindre action sub­ver­sive etc… Mais vous n’a­vez pas la bonne grille de lecture.

    La meilleure façon d’en­cou­ra­ger les ensei­gnants à deve­nir plus sub­ver­sifs, c’est de les sou­te­nir, de les défendre et de les ren­sei­gner sur leurs droits (sur­tout les jeunes ensei­gnants). Parce que ce qu’est deve­nu la for­ma­tion et le stress impo­sé lors de la sta­gié­ri­sa­tion aujourd’­hui ne peut lais­ser pas­ser que des mou­tons lobo­to­mi­sés, et gare à ceux qui ne rentrent pas dans le moule… Je ne vous raconte pas toute les humi­lia­tions et la vio­lence que j’ai pu subir pour exer­cer ce métier, cela prend des années avant d’être à nou­veau capable de rele­ver les yeux et dire : NON.

    Une petite poi­gnée y arrive : sou­te­nons-les pour qu’ils deviennent légion. »

    Réponse
  17. skeol

    Pour rejoindre ce que dit Benoît, les enfants uti­lisent le tirage au sort sans en avoir plei­ne­ment conscience, ou alors cela se perd en grandissant. 

    Je m’ex­plique : en cas de conflit entre deux per­sonnes, ils uti­lisent le jeux « chi­fou­mi » (pierre, feuille, ciseaux) et lors­qu’ils se dis­putent, par exemple pour savoir qui va débar­ras­ser la table, je demande un chiffre et je fais plouf plouf ça sera toi qui fera la table au bout de x (le nombre précédent).

    Pour Bru­no, j’in­vite vrai­ment les per­sonnes sur Paris et Ban­lieue à venir le voir : cela per­met de ren­con­trer des gens de tous les hori­zons (qui viennent même de très loin) et de par­ta­ger de très riches moments. Il est pré­sent du lun­di au ven­dre­di et en gros de 9h à 17h.

    Réponse
  18. Furax

    Je dis dans un pre­mier temps, qu’il fal­lait en faire part, et que comme l’ar­ticle de la loi 73 sur ce blog est en over­dose, la remarque est très bien ici, main­te­nant je vais lire l’article…

    Réponse
  19. Pparent

    @Fab

    Ce que nous dénon­çons est la perte de la créa­tion moné­taire publique. Le rôle qu’a pu avoir la loi de 73 là dedans n’a que peu d’intérêt. (et de toute façon la loi de 73 est aujourd’­hui abrogée).

    Ce qui compte, c’est que la créa­tion moné­taire est aux mais des banques pri­vées au lieu d’être au mais du peuple.

    Réponse
  20. EFFAB
  21. Anonymous

    @ Pparent, T’as la N contre les N ? Mains peut-être que je me trompe 😉

    Réponse
  22. Pparent

    @Anonymous

    ^^

    Réponse
  23. Fab

    Mer­ci Pparent,

    Vu que « l’ar­ticle de la loi 73 sur ce blog est en over­dose », j’es­pé­rais une réponse plus pré­cise sur les argu­ments sou­le­vés dans ce lien…peut-être Furax…

    Réponse
  24. nlescan

    @fab a pro­pos de la 73.

    Les gens qui contestent le role de la 73 dans l endet­te­ment de l etat fran­cais sont dans la mani­pu­la­tion. Je t invite a ne pas me croire sur parole et a aller consul­ter toi meme la 73 ain­si que ( tres impor­tant) le decret qui l a accom­pa­gnee, lis aus­si les decret et loi annules a cette occa­sion. lis aus­si les sta­tuts de la bdf pro­mulgues par le cnr… Il faut arre­ter d ecou­ter les char­la­tans de tous bords et aller soi meme a la SOURCE.

    Réponse
  25. EFFAB

    Si le lien thier­ry­cur­ty (@23) est à ce point contes­table et même davan­tage, il faut le dire clai­re­ment et le plus tôt sera le mieux.

    J’en ai lu une bonne par­tie mais tout cela me dépasse un peu ; c’est, c’é­tait en tout cas très bien présenté !

    Tout point de vigi­lence méri­te­rait chaque fois d’al­ler à la SOURCE, se faire sa propre opi­nion, mais ce n’est pas tou­jours pos­sible, mais ce n’est pas tou­jours aisé_comme il appar­tient à ceux qui ont assi­mi­lé ces choses et maî­trisent au mieux cer­tains sujets d’in­ter­ve­nir et d’éclai­rer tout qui­dam que nous sommes.

    La démo­cra­tie n’est pas tant de tout faire soi-même ce qu’au­trui fait pareille­ment… la démo­cra­tie est la mise en commun(e) des connais­sances et des lacunes ; de cette inter­ac­ti­vi­té inces­sante qu’il y a à par­ta­ger ce qui nous enri­chit mutuel­le­ment, dans ce par­tage et ce res­pect, dans cette res­pon­sa­bi­li­té et cette humilité_ce plai­sir sur­tout une fois qu’on prend la mesure de toute cette igno­rance en nous, et de toutes ces richesses qui ne prennent de valeur que dans cet échange et ce flux vital.

    Certes, cette éman­ci­pa­tion, mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, mais cer­tains sont à ce point décon­nec­tés (de la Source) et condi­tion­nés par le Sys­tème qu’il faut savoir usé par­fois de cer­tains rac­cour­cis, de synthèses_qui n’en dis­pensent pas moins des bons repères et de l’en­semble, cette com­pré­hen­sion comme ce sens.

    Là est cette part sub­jec­tive en nous, cette hon­nê­te­té com­mu­ni­ca­tive, cette confiance que l’on ins­pire, cette per­ti­nence et cette étin­celle qui font sou­vent mouche à tous les coups, quand il y a là cette ouver­ture et cette véri­té des (deux) par­ties en pré­sence : là sont toute la per­ti­nence d’un Michel ONFRAY, toute la force et la légi­ti­mi­té d’un Etienne CHOUARD !

    Mon humble avis

    Réponse
  26. J-Stéphane

    Et si l’hu­main deve­nait la réfé­rence monétaire ?

    Réponse
  27. EFFAB

    his­toire de lui redon­ner valeur et inté­rêt ! ce mini­mum existentiel

    Réponse
  28. nlescan

    EFFAB…comprends pas trop de quoi tu parles ni ou tu veux en venir…la 73 c est une loi, pas super longue, sui tu veux savoir quoi vas la lire ain­si que son decret copain et tout ce que ces deux textes annulent…c est vite fait. Apres si tu pre­feres perdre du temps a lire un gars qui connait un gars qui a dit que son cou­sin a lu la 73 fais comme tu veux.

    Et des textes super bien faits qui t expliquent qu appor­ter la demo­cra­tie en Irak c est magni­fique, qu on a bien fait de bom­bar­der la Lybie, que la dette c est la faute a la secu et que pour plus de crois­sance il faut arre­ter les depenses publiques…Le fait qu un texte soit bien ecrit ou donne l impres­sion d un tra­vail serieux n est en aucun cas un indi­ca­teur quand a la per­ti­nence de son conte­nu… si je me met un bru­shing une blouse blanche et un ste­to­scope ca ne fera pas de moi un mede­cin. Le moine, l habit.

    Réponse
  29. nlescan

    je disais… le fait qu un texte soit bien ecrit et donne l impres­sion d un tra­vail serieux n est pas un indi­ca­teur fiable quand a la qua­lite de l infor­ma­tion qu il delivre. Le moine, l habit, tu connais.

    Réponse
  30. EFFAB

    Oui, j’ai très bien com­pris, NLESCAN, et je suis bien d’ac­cord avec toi.

    Je fai­sais sim­ple­ment allu­sion à ce cercle ver­tueux et inter­ac­tif de par­tage, d’é­coute et de péda­go­gie, le tout accom­pa­gné de la façon la plus prag­ma­tique et la plus éclai­rée qui soit de confiance et de vigilance.

    Ima­gine qu’une plé­thore de textes très bien écrits et appa­rem­ment très cré­dibles, et tout autant de moines aux habits si trom­peurs, sans oublier non plus une inva­sion de publi­ci­tés et autres cita­tions anglo­saxones, com­ment fait-on alors pour nous y retrou­ver, entre démê­ler le vrai du faux, ce temps construc­tif à tout ce temps gâché qui n’est en fait que manoeuvres dés­in­for­ma­tion­nelles et guerre psy­cho­lo­gique, idéologique ?

    C’est pour cela qu’il est dans notre inté­rêt et de notre res­pon­sa­bi­li­té d’a­gir de la façon la plus trans­pa­rente et la plus directe à la fois_le prag­ma­tisme n’empêche ni la démo­cra­tie ni la cour­toi­sie ni la gen­tillesse… au contraire, espé­rer que ces ver­tus et cet huma­nisme, cette huma­ni­té en nous per­durent et ne soit plus jamais bafoués demande de notre part des choix et des mesures concrètes… sinon tou­jours ROUSSEAU ne res­te­ra que de la lit­té­ra­ture et la pen­sée liber­taire de CAMUS un voeu pieux et, au final, cette déme­sure et ses consé­quences les plus facheuses.

    Il n’y a là aucun her­mé­tisme, NLESCAN, ou alors à cha­cun le sien, le mien (celui que j’é­prouve) étant sou­vent cette indi­ges­tion à lire des lois, décrets et ali­néas à la pelle_non seule­ment pou­voir s’y retrou­ver – et c’est pas facile pour un esprit/cerveau intui­tif comme le mien – mais quelle inter­pré­ta­tion par­fois en don­ner ni quelle appli­ca­tion exacte sinon celle du bon vou­loir du média­teur ins­ti­tu­tion­nel en place, sans oublier la volon­té poli­tique qui peut éga­le­ment influen­cer tout ça.

    C’est pour cela que je suis autant méfiant du texte le plus simple et pré­fère de loin pous­ser plus avant cette démarche chouar­dienne, entre confiance et transparence…

    Réponse
  31. J-Stéphane

    Bon­soir,

    On en est encore à dire que l’on ne devrait pas trai­ter l’homme comme un ani­mal, alors que l’on devrait en être à trai­ter l’a­ni­mal comme l’homme.

    Réponse
  32. nlescan

    Vous allez loin vos insi­nua­tions les mecs. Res­tez tran­quilles quand meme.

    Réponse
  33. EFFAB

    Là c’est moi qui n’y com­prends rien, NLESCAN… si tu déve­lop­pais un peu ?

    Au plai­sir

    Réponse
  34. skeol

    Ça bouge pour Bruno !

    ( à regar­der à par­tir de 1,45)

    Réponse
  35. Furax

    Immo­la­tion à Cli­chy : la pré­ca­ri­té sala­riale tue

    22 AOÛT 2013 | PAR ROBERT CRÉMIEUX

    C’est en défi­ni­tive un article du jour­nal Le Pari­sien – dans son édi­tion des Hauts-de-Seine du 22/08/13 – qui a confir­mé les infor­ma­tions qui cir­cu­laient depuis plu­sieurs jours : une employée s’est immo­lée par le feu à Cli­chy. Les cir­cons­tances de ce sui­cide, dont la vic­time est res­tée non iden­ti­fiée pen­dant quelques temps, sont désor­mais connues. La femme, dont seul le pré­nom, Domi­nique, a été ren­du public, était âgée de 59 ans et elle a accom­pli son geste le jour même de la fin de son contrat en CDD, dans les par­ties com­munes du centre admi­nis­tra­tif de la mai­rie de Cli­chy, alors qu’elle savait que son contrat ne serait pas renouvelé.

    Ce nou­veau drame du chô­mage et de l’emploi pré­caire, inter­vient quelques mois après les immo­la­tions par le feu de chô­meurs, à Mantes-la-Jolie et Nantes. Il faut rap­pe­ler aus­si que la Mai­rie de Cli­chy avait été le théâtre d’un sui­cide par pen­dai­son, un employé s’é­tant don­né la mort sur son lieu de travail.

    Une fois de plus il faut refaire le même constat : la pré­ca­ri­té sala­riale et le chô­mage tuent. La pré­ca­ri­té de l’emploi, qui n’est que la forme inter­mit­tente du chô­mage, a des effets par­ti­cu­liè­re­ment lourds à sup­por­ter pour les per­sonnes tou­chées. Le Mou­ve­ment Natio­nal des Chô­meurs et Pré­caires (MNCP) a eu beau aler­ter les pou­voirs publics, le gou­ver­ne­ment et les ins­ti­tu­tions concer­nées, dont Pôle emploi et l’Unédic, ont fait le dos rond face à une situa­tion pour laquelle ils ne pro­posent pas de solu­tion. Sauf à répé­ter à chaque fois qu’il s’agissait d’une « per­sonne fra­gile », bla bla bla…

    « Tout va bien à la ville ! »

    Il faut dire aus­si que l’atmosphère poli­tique délé­tère qui règne depuis de nom­breux mois à la mai­rie de Cli­chy n’arrange pas les choses dans un contexte de peur du chô­mage. Après s’être sépa­ré des adjoints non-PS (FDG, EELV, Lutte ouvrière) de la muni­ci­pa­li­té d’union pour les rem­pla­cer par des per­son­na­li­tés de droite, le maire PS Gilles Catoire, crée dans la ville un cli­mat pesant qui se tra­duit dans ses ser­vices par des muta­tions et un turn-over impor­tants. Lors du sui­cide de M. Fer­nan­do Lino, sur son lieu de tra­vail en mai­rie, le 19 jan­vier 2012, les syn­di­cats avaient déjà dénon­cé la situa­tion. Par exemple la CFDT qui écri­vait dans un tract :

    « Nous avions aver­ti à maintes reprises l’au­to­ri­té ter­ri­to­riale et ses ser­vices sur la souf­france et le mal-être qui règnent au sein de notre col­lec­ti­vi­té… Des alertes res­tées sans effet, et avec pour seule réponse : « Tout va bien à la ville » ! ».

    Alors si tout va bien… Une ren­gaine que nous chante aus­si le gou­ver­ne­ment, pour qui il est urgent d’attendre « l’inversion de la courbe du chô­mage » ou 2025, date à laquelle selon le ministre Sapin nous pour­rons fêter le plein emploi ! (Décla­ra­tion faite le jour du sémi­naire gou­ver­ne­men­tal de pros­pec­tive réuni le lun­di 19 août). Ce même ministre, qui face aux piteux résul­tats de son gou­ver­ne­ment a refu­sé de rece­voir les asso­cia­tions de chô­meurs, de même que le Pre­mier ministre Ayrault, qui n’a pas dai­gné répondre à la demande des repré­sen­tants de la Marche des chô­meurs qui a sillon­né la France du 10 juin au 6 juillet der­nier. Dire que le chô­mage tue est un constat facile à faire. Encore faut-il ajou­ter que l’indifférence et l’inaction du gou­ver­ne­ment, en regard des pro­po­si­tions des asso­cia­tions de chô­meurs et des syn­di­cats, le rend cou­pable de non-assis­tance à chô­meurs en danger.

    Robert Cré­mieux

    Réponse
  36. Sharu

    Petit rap­pel pour ceux qui croient que la guerre est légitime :

    Réponse
  37. Brigitte

    Ce cas est fran­che­ment impres­sio­nant. Je le feli­cite pour son achar­ne­ment en espe­rant qu’il rece­vra le sou­tien necessaire

    Réponse
  38. SCHEMA

    Dans l’en­tre­tien avec Mr Dupont Aignan, Mr Bou­lef­khad parle de oseo( je ne sais pas com­ment ça s’é­crit) Quel­qu’un peut-il l’or­tho­gra­phier cor­rec­te­ment car j’ai­me­rais beau­coup inves­ti­guer cette piste. Merci.

    Réponse
  39. francoise
  40. Benoît

    http://www.fakirpresse.info/L‑air-du-soupcon.html

    L’air du soupçon

    Par Fran­çois Ruf­fin, 10 sep­tembre 2013

    Le jour­nal Fakir est un jour­nal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réa­li­ser des repor­tages que parce qu’il est ache­té ou parce qu’on y est abonné !

    Pierre Carles, Fré­dé­ric Lor­don, Her­vé Kempf, Alain Gresh, Étienne Chouard, Jean Bric­mont… tous fachos ? Les accu­sa­tions pleuvent sur les sites des « antifas ».
    Et Fakir n’échappe pas à cette sus­pi­cion : des « natio­naux-sta­li­niens moi­sis », qui entre­tien­draient des liens obs­curs avec des gens pas clairs.
    Alors, amis lec­teurs, êtes-vous, sur le site d’un jour­nal d’une offi­cine du Front Natio­nal ? Mar­che­rez-vous bien­tôt au pas de l’oie à nos côtés ?

    Cet été, à peine le numé­ro sor­ti, j’ai reçu ce cour­riel de Sarah :

    De : [email protected]
    À : [email protected]

    Objet : Explication

    Cher Fran­çois,
    J’imagine que tu es déjà au feu de la nou­velle polé­mique qui vous secoue sur le réseau : affi­lia­tion véri­table avec ce cher Chouard ?
    Je sais ton igno­rance des réseaux sociaux, mais j’espère que tu nous feras l’honneur d’une expli­ca­tion de tout ceci.
    Je t’embrasse

    Non, je n’étais pas au cou­rant de la « nou­velle polé­mique » ni de cette « affi­lia­tion » avec Étienne Chouard. J’ai donc à mon tour deman­dé des explications.

    De : [email protected]
    À : [email protected]

    Objet : Ce qui fait débat

    Anti­fa 75 dit :

    5 juillet 2013 à 15:35

    De pire en pire Pierre Carles salit la mémoire de Clé­ment Méric. Mais ce n’est pas une pre­mière : son film récent « DSK, Hol­lande, etc. » a été réa­li­sé avec une proche du dieu­don­niste Oli­vier Muku­na, la col­lo­niste Aurore Van Ops­tal (1). On peut y vision­ner une séquence dans laquelle Fran­çois Ruf­fin du jour­nal Fakir fait l’apologie de Che­mi­nade et Dupont-Aignan (2). Rien de sur­pre­nant donc à ce que Carles salisse aujourd’hui la mémoire de Clément.
    À pro­pos de Ruf­fin, avez-vous lu le der­nier Fakir ? Il y est fait l’apologie de Chouard (dont Ruf­fin, tout comme Lor­don, est un ami) (3) et de la nation et Ruf­fin y rend hom­mage à « l’hyper-efficacité » du FN (4) dans une inter­view assez hal­lu­ci­nante d’Emmanuel Todd. A noter que dans ce jour­nal une rubrique est tenue par les sou­ve­rai­nistes de Bas­tille-Répu­blique-Nations qui compte par­mi ses membres le néga­tion­niste Bru­no Drews­ki et le cadre de l’UPR Laurent Dau­ré (5), ceci sans comp­ter les nom­breux autres déra­pages pas­sés de Fakir (apo­lo­gie des « matons huma­nistes » de la pri­son d’Amiens (6), des super flics que sont les doua­niers (7) ou inter­view de l’économiste larou­chiste Mau­rice Allais (8). Mais comme dirait Bric­mont, c’est sûre­ment de la « culpa­bi­li­té par asso­cia­tion »… En tout cas tous ces natio­naux-sta­li­niens moi­sis n’ont vrai­ment aucune leçon d’antifascisme à donner !

    Appa­rem­ment, ce glou­bi-boul­ga cir­cu­lait sur Face­book et trois lec­teurs m’ont, à leur tour, récla­mé des « expli­ca­tions ». Cette salade, touillée par une pas­sio­na­ria de l’antifascisme, Ornel­la Guyet, m’a paru gro­tesque. Mais tel­le­ment symp­to­ma­tique, en même temps, d’une lit­té­ra­ture qui pol­lue le Net, qui assi­mile, en vrac, Fré­dé­ric Lor­don, Alain Gresh, Étienne Chouard, Jean Bric­mont, Her­vé Kempf, main­te­nant Pierre Carles, et j’en passe, à du « rouge-brun ». Du coup, je me suis dit : « Tiens, on va s’arrêter sur ces quelques lignes, on va faire une mise au point », non pas pour Fakir, mais parce que ces petits pro­cu­reurs qui confondent leur écran avec des mira­dors, qui flinguent toute idée qui dépasse, non seule­ment salissent des hommes, mais pour­rissent le débat démo­cra­tique de leur sus­pi­cion géné­ra­li­sée. Et si l’ « anti­fas­cisme » c’est ça, cette police de la pen­sée, ma foi, c’est une publi­ci­té vivante pour leurs adversaires.

    Je vais donc étu­dier ce texte, phrase par phrase, comme un cas d’école, pour trier le grain de l’ivraie.

    (1) Pierre Carles

    Le réa­li­sa­teur de Pas vu, pas pris a publié, dans Siné Men­suel, une tri­bune autour de l’affaire Méric : « Méric et ses amis n’ont-ils pas été vic­times d’un cer­tain com­plexe de supé­rio­ri­té sociale ? Ne faut-il pas per­ce­voir dans ce drame l’incapacité de cer­tains membres de la petite bour­geoi­sie intel­lec­tuelle à per­ce­voir à quel point un fils d’immigré espa­gnol Este­ban Murillo peut se sen­tir pro­fon­dé­ment humi­lié par des jeunes per­çus comme des nantis ? »

    Pierre Carles avait, au préa­lable, adres­sé son article à Fakir. Mais Siné l’a accep­té avant que nous n’ayons eu le temps de le refu­ser. Car nous l’aurions refu­sé : l’enquête nous appa­rais­sait insuf­fi­sante, les faits trop maigres pour sou­te­nir sa thèse. N’empêche, dans le mar­ty­ro­logue consa­cré à ce drame, ça tran­chait, ça appor­tait un autre regard.

    Mais il ne suf­fi­sait pas, alors, à nos « anti­fas » de contes­ter ce papier, d’argumenter contre cette lec­ture de classe d’un fait divers, il fal­lait encore mon­trer que cette prise de posi­tion n’avait « rien de sur­pre­nant » : car Pierre Carles serait, sinon « facho », du moins pas très clair. Et com­ment le prouver ?

    Par une espèce de conta­gion du soupçon.

    Le site La Horde – « por­tail mécham­ment anti­fas­ciste » – a ain­si dégot­té une pho­to de Pierre Carles aux côtés de l’écrivain Marc-Édouard Nabe, et une autre pho­to de l’écrivain Marc-Édouard Nabe aux côtés de Dieu­don­né. Pierre Carles était ain­si assi­mi­lé à Dieu­don­né… c’est-à-dire à Le Pen !

    La blog­geuse « Anti­fa 75 » pro­cède de même : Pierre Carles a co-réa­li­sé un docu­men­taire avec une jeune jour­na­liste, Aurore Van Ops­tal, dont jamais une prise de posi­tion n’est citée. Mais elle-même serait proche d’un dénom­mé Oli­vier Muku­na, qui lui-même a écrit un livre sur Dieu­don­né, et voi­là Pierre Carles rame­né à Dieu­don­né… c’est-à-dire à Le Pen !

    C’est mathé­ma­tique, non ?

    À ce tarif-là, les sus­pects seront nombreux.

    (2) Ma pomme

    Cir­cons­tance aggra­vante pour Pierre Carles : il m’a filmé.

    J’ai la mémoire courte, par­fois : je ne me sou­ve­nais pas avoir fait une « apo­lo­gie de Che­mi­nade et Dupont-Aignan » – moi qui me consi­dère plu­tôt, en gros, comme un com­pa­gnon de route du Front de Gauche.

    J’ai donc re-vision­né « DSK, Hol­lande et Cie ».

    Durant la der­nière cam­pagne pré­si­den­tielle, sur Canal +, Jacques Che­mi­nade était qua­li­fié de « can­di­dat inutile » par Jean-Michel Apa­thie. Et Nico­las Dupont-Aignan était trai­té avec la même condes­cen­dance par Michel Deni­sot, tou­jours sur Canal + : « Si vous pro­met­tez le retour au franc, moi je pro­mets le retour de la télé en noir et blanc ».

    Inter­ro­gé sur ces séquences, je réagis­sais comme suit : « Quand on dit “Che­mi­nade est un can­di­dat inutile”, certes, il ne sera pas pré­sident de la Répu­blique, mais est-ce qu’il n’a pas des idées sur la finance, par exemple, qui peuvent être utiles ? De la même manière pour Natha­lie Artaud de Lutte Ouvrière. C’est, au contraire, les can­di­da­tures les plus utiles sur le ter­rain démo­cra­tique, parce qu’elles portent des idées, qui peuvent être des idées lou­foques, mais qui peuvent être aus­si des idées de rup­ture inté­res­santes. On voit bien le mépris pour Nico­las Dupont-Aignan parce qu’il envi­sage de rompre avec l’euro, qui est quand même une ques­tion qui peut se poser légi­ti­me­ment quand on a 80% des ouvriers qui y sont favo­rables. Donc ça n’est pas une ques­tion qui peut se trai­ter avec mépris, dédain, arrogance. »

    Qui lira dans ces lignes une « apo­lo­gie » ? Il est évident que je ne par­tage pas les idées de Che­mi­nade, par exemple, sur la colo­ni­sa­tion de la pla­nète Mars, ni davan­tage celles de Dupont-Aignan sur l’immigration. Mais récla­mer que, pour une fois qu’ils passent à la télé, on les écoute sans morgue, on les laisse s’exprimer, cela dépasse-t-il, déjà, le seuil de tolé­rance de nos « antifas » ?

    (3) Étienne Chouard

    Suite à ces alertes, j’ai cher­ché, dans le der­nier numé­ro, une « apo­lo­gie d’Étienne Chouard ». Je n’ai rien trouvé.

    Je l’ai re-parcouru.

    Ah, ça y est.

    C’était dans l’agenda, page 2, en tout petit : « À Avi­gnon, ne man­quez pas “ la dette expli­quée à mon ban­quier ! ”, une pièce d’Étienne Chouard. » Et c’était tout. Un peu court, comme « apo­lo­gie ». Mais bon, cette pub m’avait échap­pé, sans doute rajou­tée en der­nière minute par Eric, notre Mon­sieur Com­merce, ou par Mathilde, notre met­teuse en page. Pas trop au cou­rant des contro­verses gau­chistes, eux igno­raient que, depuis quelques semaines, Étienne Chouard était deve­nu « facho ». Ils avaient man­qué un épi­sode. On m’avait pré­ve­nu, moi, que le héraut du « non » en 2005 était pas­sé chez les méchants.

    Puisqu’on pro­clame, comme ça, qu’Étienne Chouard serait mon « ami », je vou­drais décrire nos maigres liens – non pas pour prendre mes dis­tances, mais parce que c’est tout sim­ple­ment la véri­té. J’ai ren­con­tré Étienne Chouard une fois, chez lui, à côté de Mar­seille, en 2009, avant le pas­sage de Fakir en natio­nal. Une heure ensemble, une seule : avouez que ça fait un peu court pour des « amis ».

    À moins que ce ne soit un coup de foudre. Ce ne le fut pas. Pour­quoi ? Mon impres­sion est confuse, mais j’avais le sen­ti­ment qu’il rai­son­nait trop en juriste, pre­nant les mots – la Consti­tu­tion, sa marotte – pour les choses, ne par­tant pas assez du réel, des condi­tions effec­tives d’existence. Que du coup, ses pro­po­si­tions, le tirage au sort des élus, par exemple, inté­res­santes en soi, rou­vrant l’imaginaire démo­cra­tique, me parais­saient pla­quées, uto­pie vou­lant recréer un monde idéal en dehors du monde – alors que, à l’inverse, je pars de la gadoue où nous traî­nons, et de la boue dont nous sommes faits. Et puis, inter­ve­nant dans mes débats, ou aux Ren­contres Décon­no­miques d’Aix-en-Provence, il m’a gen­ti­ment gon­flé, rame­nant tout – le pro­tec­tion­nisme, la crise éco­no­mique, la guerre des classes – à ses lubies, « tirage au sort… tirage au sort… tirage au sort… », comme une espèce de Géo Trou­ve­tout qui aurait décou­vert la pierre angulaire.

    Pour toutes ces rai­sons, embrouillées, intui­tives, je n’ai pas accro­ché à sa pen­sée. Et en quatre années de Fakir, mal­gré son aura dans les milieux mili­tants, et des récla­ma­tions de nos lec­teurs, jamais nous n’avons réa­li­sé une inter­view d’Étienne Chouard.

    Voi­là pour notre « amitié ».

    Mal­gré ces réserves, je l’ai tou­jours consi­dé­ré, de loin, comme un homme sin­cère, un pro­fond démo­crate. Alors, quand Fabien – un copain de Lyon – m’a pré­ve­nu par cour­riel : « J’ai ren­con­tré Chouard, et quand un mec te dit (ce qu’il m’a dit à moi, en face) que « quand même on peut pas nier que Soral est un patriote et qu’il est tout sauf d’extrême droite », ça a de quoi te scot­cher », quand Sarah et Arthur m’ont racon­té le même genre d’anecdotes, ça m’a troublé.

    Parce que, pour moi, on ne blague pas avec Alain Soral : c’est un mec d’autant plus dan­ge­reux que talen­tueux. Son site, Éga­li­té et Récon­ci­lia­tion, fait un car­ton. Son influence dans les quar­tiers popu­laires est réelle. Et j’entends com­bien, jusque dans mon entou­rage, des jeunes se poli­tisent par Soral, adoptent son discours.

    Et quel discours ?

    « Quand avec un Fran­çais, Juif sio­niste, déclare Alain Soral, en 2004, sur France 2, tu com­mences à dire “y a peut-être des pro­blèmes qui viennent de chez vous. Vous avez peut-être fait quelques erreurs. Ce n’est pas sys­té­ma­ti­que­ment la faute de l’autre, tota­le­ment, si per­sonne ne peut vous blai­rer par­tout où vous met­tez les pieds.” Parce qu’en gros c’est à peu près ça leur his­toire, tu vois. Ça fait quand même 2 500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cin­quante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c’est bizarre ! C’est que tout le monde a tou­jours tort, sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hur­ler, à deve­nir dingue, tu vois. Tu ne peux pas dia­lo­guer. C’est-à-dire, je pense, c’est qu’il y a une psy­cho­pa­tho­lo­gie, tu vois, du judaïsme sio­nisme qui confine à la mala­die men­tale. » Bref, la Shoah, c’est quand même un peu parce qu’ils l’ont cherchée.
    Son che­min le conduit, natu­rel­le­ment, au Front Natio­nal : « Le Pen méri­tait la France mais je ne suis pas sûr que la France méri­tait Le Pen », déclare-t-il au len­de­main de la pré­si­den­tielle 2007. Il est alors nom­mé, à l’automne, au Comi­té cen­tral du FN. Un par­ti qu’il quitte, deux années plus tard – mais non pas pour des diver­gences idéo­lo­giques : parce qu’il n’obtient pas la tête de liste FN en Île-de-France.

    Pro­fon­dé­ment dan­dy, avant tout oppor­tu­niste, en quête de renom­mée, Alain Soral avait démar­ré bien à gauche, au Par­ti com­mu­niste, avant de bas­cu­ler à l’extrême-droite. Il se pré­tend aujourd’hui « trans­cou­rants », récon­ci­liant « la gauche du tra­vail et de la droite des valeurs », affiche Hugo Cha­vez en une de son site – mais tout en rejoi­gnant Dieu­don­né sur « l’antisionisme et le lob­by juif ».

    De voir que, en effet, Étienne Chouard donne des entre­tiens à Éga­li­té et Récon­ci­lia­tion, par­ti­cipe à des débats publics avec les membres de ce groupe, et défend Alain Soral – « un type bien » – au nom de la liber­té d’expression, voi­là une ambi­guï­té qui, pour moi, deve­nait rédhibitoire.

    Il fal­lait rendre cette posi­tion publique.

    Sans pour autant bles­ser un homme iso­lé, et déjà lar­ge­ment attaqué.

    Mar­di 23 juillet, Trets.

    Au milieu de ces réflexions, je voya­geais jus­te­ment dans le Sud, pour le « Fakir Pro­ven­ça Tour ». J’ai envoyé un SMS à Étienne Chouard, l’avertissant que je sou­hai­tais l’interroger sur « les anti­fas­cistes », et je me suis poin­té chez lui, en plein cagnard, entre la pis­cine et la table de jardin.

    Sur Soral

    Étienne Chouard : Je ne sup­porte pas quand il parle des fémi­nistes et des “pédés”. Ça me hérisse. Mais il m’a ren­du sen­sible à un point qui, pour moi, n’existait pas aupa­ra­vant : c’est le sio­nisme, le poids du sio­nisme au niveau mondial.

    Fakir : Mais tu pou­vais y par­ve­nir par Mer­met, par Gresh, par des lec­tures beau­coup plus nettes, sans trace d’antisémitisme !

    Étienne Chouard : C’est vrai. Mais je suis ren­tré par là.

    Fakir : Et quand il parle du « lob­by juif »…

    Étienne Chouard : Il évoque davan­tage les sio­nistes. Mais si cer­tains Juifs disent : « Nous, on est élus, et on va domi­ner le monde », c’est grave. C’est grave aus­si quand ce sont des musul­mans ou des chrétiens.

    Sur les complots

    Fakir : Tu crois qu’il y a un com­plot, alors, pour domi­ner le monde ?

    Étienne Chouard : Mais il y en a plein, des com­plots. C’est nor­mal. Les gens conspirent, ils com­plotent pour main­te­nir leur pouvoir.

    Fakir : Mais par exemple, le MEDEF : est-ce qu’il s’organise ou est-ce qu’il complote ?

    Étienne Chouard : Bien sûr qu’ils se réunissent en secret…

    Fakir : Quand j’entends Pierre Gat­taz à la radio, à peine élu à la tête du Medef, et qu’il assène ses objec­tifs avec clar­té, j’ai pas tel­le­ment l’impression qu’il garde ses buts secrets… Pour moi, toutes les forces sociales s’organisent pour défendre leurs inté­rêts – et avec, à l’intérieur de cette orga­ni­sa­tion, une part de secret, mais qui est une part minoritaire.

    Sur le FN

    Fakir : Et que Soral ait appar­te­nu au FN, qu’il ait décla­ré que « la France ne méri­tait pas Jean-Marie Le Pen » ?

    Étienne Chouard : Mais alors, on va faire quoi ? On va trier selon les appar­te­nances poli­tiques : « Toi tu votes mal, je ne dis­cute pas avec toi », ça n’est pas ça la démo­cra­tie. Quand tu dis à un raciste, « t’es un sale raciste », il va res­ter raciste. Mais si tu parles avec lui, il peut évoluer.

    Fakir : Qu’on cherche à convaincre les élec­teurs du Front Natio­nal, qu’on change les condi­tions éco­no­miques et sociales qui pro­duisent ce vote, c’est une prio­ri­té poli­tique. Mais là, il ne s’agit pas du mécon­tent de base, mais bien d’un idéo­logue, d’un cadre du FN.

    Étienne Chouard : Moi, je suis le défen­seur de toutes les paroles. Il faut débattre avec tout le monde, là où le régime des par­tis nous enferme dans une guerre électorale.

    Fakir : Je ne suis pas d’accord. Je suis par­ti­san d’un cor­don sani­taire autour du FN.

    Étienne Chouard : Et qu’est-ce que je devrais faire, alors ? Insul­ter leurs dirigeants ?

    Fakir : Je ne te demande pas d’insulter qui­conque, juste de ne plus te répandre dans leurs médias, ne plus te com­pro­mettre dans des débats avec eux. Et, éven­tuel­le­ment, une fois que tu l’aurais mûrie, de rédi­ger un texte qui explique ta nou­velle position.

    J’étais pres­sé.
    J’ai dû par­tir à la va-vite pour un débat à Aubagne. En rou­lant, j’ai réflé­chi à cet échange, et mon intui­tion se confir­mait : Étienne Chouard est un homme de bonne foi. Mais en même temps, sa construc­tion idéo­lo­gique me parais­sait bien récente, bien fra­gile, bien confuse : avant 2005, la poli­tique ne l’intéressait pas trop, et d’un coup, voi­là que le réfé­ren­dum sur le TCE l’a por­té au pinacle, mis sous le feu des pro­jec­teurs, trans­for­mé lui-même en modeste guide. Et c’est ensuite, seule­ment après, qu’il s’est for­mé poli­ti­que­ment. En accé­lé­ré. De bric et de broc, comme tout le monde. Sauf que cha­cune de ses réflexions, cha­cun de ses erre­ments, sont publics, consul­tés par vingt mille lec­teurs, twit­tés et face­boo­kés. Alors que ce mûris­se­ment aurait récla­mé, peut-être, un temps de retrait, de silence et de solitude.

    Mer­cre­di 24 mars, Marseille.

    Étienne Chouard m’a adres­sé un long texte, déjà pré­pa­ré d’avance, pour répondre aux détrac­teurs qui lui reprochent ses « mau­vaises fré­quen­ta­tions ». Je le lis, et bien des choses m’horripilent. Cette oppo­si­tion, déjà, entre un « faux suf­frage uni­ver­sel » et une « vraie démocratie » :

    « La scène poli­tique actuelle est, de mon point de vue un théâtre trom­peur qui per­met de tout déci­der sans nous. Et ce n’est pas nou­veau, c’est struc­tu­rel : depuis deux cents ans, on nous donne le spec­tacle (et on nous invite à lut­ter dans) une fausse confron­ta­tion, un jeu de dupes… Je rap­pelle que nous ne pou­vons rien gagner poli­ti­que­ment dans la cage du faux « suf­frage uni­ver­sel »… Si on en cherche la cause des causes, c’est l’élection de maîtres par­mi des can­di­dats, le faux « suf­frage universel »…

    Ensuite, ce consen­sus néces­saire à la rédac­tion d’un nou­veau contrat social :

    « Mais pour arri­ver à un tel résul­tat (notre muta­tion en très grand nombre en citoyens consti­tuants), il faut que je touche tout le monde, de gauche à droite et même les abs­ten­tion­nistes (qui se méfient sou­vent de tous les par­tis), et pas seule­ment « le peuple de gauche » ! Je ne peux évi­dem­ment pas dire, même diplo­ma­ti­que­ment : « non, pas vous : vous êtes « fas­cistes », ni vous car vous êtes natio­na­listes, ou racistes, ou machistes, ou nucléo­philes, ou bour­geois, ou ban­quiers, ou publi­ci­taires, etc. donc on ne vous parle pas »… Impos­sible de faire socié­té en tenant à l’écart de l’écriture du contrat social des pans entiers de la socié­té. Ces gens dont tu hais l’idéal de socié­té (je le redoute moi aus­si), ce sont bien des êtres humains, n’est-ce pas, on ne va pas les tuer ? Alors ? On va bien (être obli­gés de) vivre ensemble dans le même pays avec le même contrat social, non ? »

    Et plein d’autres désaccords.

    Du coup, je reprends ren­dez-vous avec Étienne, à Mar­seille cette fois, l’après-midi, accom­pa­gné de mon copain Kamel, un gars de la cité, camion­neur et intello.

    Et cette fois, j’ai déci­dé de mettre la gomme – quitte à démar­rer mollo :

    Sur la démocratie

    Fakir : Tu essen­tia­lises le suf­frage uni­ver­sel, comme s’il n’était, pour tou­jours et depuis tou­jours, qu’une gigan­tesque trom­pe­rie, comme s’il n’y avait pas des étapes. Comme si, sur­tout, toutes les conquêtes sociales du XXème siècle n’étaient pas liées, pour par­tie, à ce suf­frage uni­ver­sel, avec des élus qui même à droite ne doivent pas com­plè­te­ment se brouiller avec le peuple.

    Étienne Chouard : C’est pos­sible. Mais tu consi­dères que, aujourd’hui, on vit dans une vraie démo­cra­tie ? Éty­mo­lo­gi­que­ment, « le pou­voir au peuple » ?

    Fakir : Mais cette expres­sion de « vraie démo­cra­tie », moi, je ne peux pas l’endosser. Je consi­dère qu’on est dans un sys­tème impar­fait mais que, de toute façon, on sera tou­jours dans un sys­tème impar­fait, que l’imperfection de l’homme, de la socié­té, ça fait par­tie du monde, qu’on est juste dans des dégra­dés de gris. Et qu’à défaut d’un idéal, je me bagarre juste pour que ce soit un peu mieux ou un peu moins pire. Donc la « vraie démo­cra­tie », la répu­blique pure et par­faite, je n’y crois pas, moi, ni hier à Athènes ni demain en France.
    Et le risque, c’est que tu invites à balayer la « fausse démo­cra­tie » – dans laquelle, tout de même, et je ne le compte pas pour rien, nous pou­vons expri­mer nos opi­nions – et ton mes­sage contre cette « fausse démo­cra­tie » est enten­due, répan­due, même à l’extrême-droite, mais qui garan­tit que, der­rière, nous n’aurons pas une vraie tyrannie ?

    Étienne Chouard : Mais parce qu’il y a tout le tra­vail des citoyens consti­tuants, avec l’instauration du tirage au sort. Je parie sur une prise de conscience, sur une contagion.

    Sur le contrat social

    Fakir : Tu écris, par ailleurs, qu’il faut dis­cu­ter avec le Front Natio­nal – et y com­pris, semble-t-il, avec leurs diri­geants – parce que, pour rédi­ger le nou­veau contrat social, il fau­drait que tout le monde, le peuple entier, soit d’accord…

    Étienne Chouard : C’est bien ça.

    Fakir : Mais quand est-ce que ça a fonc­tion­né avec cet una­ni­misme ? Le contrat de 1789 se fait très lar­ge­ment contre l’aristocratie, contre le cler­gé, et contre des frac­tions impor­tantes des classes popu­laires qui se soli­da­risent avec leurs anciens maîtres. En 1944, le Conseil Natio­nal de la Résis­tance n’a pas deman­dé l’avis des col­la­bos – et encore moins de Pétain et de ses ministres – pour rédi­ger son programme !

    Étienne Chouard : Mais s’il n’y a pas un consen­sus, allez, des 99 % contre les 1 %, ça signi­fie que, der­rière, il y aura des violences.

    Fakir : D’abord, je ne suis pas d’accord du tout sur cette struc­ture de classes : 99% contre 1%. Ça serait trop facile pour nous. Et ensuite, si tu sou­haites vrai­ment une redis­tri­bu­tion des cartes – des richesses, des sta­tuts, des lois –, ça se fera de toute façon avec une immense ten­sion. D’autant plus si, d’après toi, ça ne peut pas pas­ser par les élections.

    Sur Soral (fin)

    Fakir : Vas‑y, Kamel, raconte-lui ta ren­contre avec Alain Soral.

    Kamel : L’an der­nier, tu sais, Soral est venu à Mar­seille. Comme il attire vache­ment de jeunes dans les quar­tiers, comme mon petit frère était sous son charme, je suis allé l’écouter. Y avait plein de mecs avec des djel­la­bas, des barbes, les filles avec le voile, et là Soral leur dit en gros : « Si vous êtes dans la merde, c’est à cause d’un ban­quier sio­niste à New-York. » Moi j’ai pris la parole, après, et je lui ai deman­dé pour­quoi il indique « sio­niste » ? pour­quoi il dit pas un « capi­ta­liste », un « oli­garque » ? Et là, il m’a répon­du qu’il fal­lait appe­ler un chat un chat.

    Étienne Chouard : C’est pas raciste. Il ne dit pas « Juif », il dit « sioniste ».

    Fakir : Est-ce qu’il a pré­ci­sé, dans son expo­sé, qu’il ne fal­lait sur­tout sur­tout sur­tout pas confondre « juif » et « sioniste » ?

    Kamel : Non, il n’a rien précisé.

    Fakir : Mais Étienne, com­ment tu penses que c’est reçu, dans la salle ? Tu penses qu’ils donnent dans la nuance, les mecs ? Moi, pen­dant que je fai­sais mon bou­quin Quar­tier nord, à Amiens, y a plein de gars qui me pre­naient pour un juif à cause de mon gros pif, et c’était pas ami­cal crois-moi.

    Étienne Chouard se tait, frappé.

    Kamel : C’est dan­ge­reux ce jeu-là. Là, pour moi, Soral déplace la ques­tion de la lutte des classes à la lutte des races.

    Sur l’adolescence

    Fakir : Mon sen­ti­ment pro­fond, c’est que tu es comme un ado­les­cent en poli­tique. Tu voles d’émerveillements en indi­gna­tions. C’est beau, en un sens, ça apporte de la naï­ve­té, de la fraî­cheur, de la har­diesse aus­si. Mais ça com­porte une part d’errance.

    Moi, avant de lan­cer Fakir, je me suis tapé une tra­ver­sée du désert : durant sept années, j’ai écrit écrit écrit, sans que rien ne soit publié. « Mal­heu­reu­se­ment », je pen­sais à l’époque. « Heu­reu­se­ment », je me dis aujourd’hui. Parce que c’était com­plè­te­ment imma­ture : en gros, il fal­lait flin­guer l’humanité (à com­men­cer par les pré­sen­ta­teurs du jité).

    Tu es loin de ces som­mets du ridi­cule, mais je vois là un dan­ger, avec des prises de posi­tion un peu sur tout. D’autant plus que tu aimes flir­ter avec la ligne jaune.

    Ça tour­nait à la leçon.
    Et je devais filer à mon débat.
    Il m’a remercié.
    J’ai reçu un SMS, encore : « Je te remer­cie pour ta gen­tillesse et ta patience. » Et c’est là que Chouard est un mec pas banal. Parce que c’est lui, l’aîné, vingt ans de plus que moi, c’est lui le prof, c’est lui la star, « Don Qui­chotte du non », etc., et moi un gamin m’aurait avoi­né comme ça, je n’aurais pas appré­cié. Mais lui, plus tu lui rentres dans la gueule, plus il te remer­cie ! C’est soit un maso­chiste, soit un démocrate !

    On a repas­sé une heure, ensemble, le jeu­di, à Aix cette fois.

    Et j’ignore ce que va don­ner, poli­ti­que­ment, tout ce bara­tin, s’il va rompre avec ces machins de Soral et de com­plots. Je crains que non. Je sais, en revanche, qu’au fil de ces trois jours, j’ai mesu­ré le fos­sé qui, poli­ti­que­ment, nous sépare. Mais aus­si que, per­son­nel­le­ment, je me sens davan­tage son « ami », un peu, pas trop mais un peu, après ces échanges.

    (4) Le Front National

    Dans le der­nier numé­ro de Fakir, Emma­nuel Todd décla­rait : « Au Front de Gauche, sur le pro­tec­tion­nisme, ça avance, mais avec quel retard sur les classes populaires ! »

    J’ajoutais : « Et quel retard sur le Front Natio­nal, aus­si, qui est deve­nu hyper-effi­cace sur ces ques­tions. Vous voyez le FN comme le par­ti des domi­nés, le refuge pour le refus du libre-échange, pour le refus de l’euro…

    - Le par­ti des domi­nés, il n’y a qu’à regar­der les sta­tis­tiques, il n’y a qu’à regar­der les cartes. Le vote FN se déplace des marges anti-magh­ré­bines, situées à l’est, pour aller se loger dans le vieil espace révo­lu­tion­naire éga­li­taire français. »

    Je ne rends pas hom­mage, ni ici ni dans mon esprit, à l’efficacité du FN : elle m’inquiète. Le virage idéo­lo­gique pris avec Marine Le Pen – fût-il super­fi­ciel, tra­ver­sé par des contra­dic­tions –, le tran­chant des prises de posi­tion – notam­ment par la voix du vice-pré­sident à la stra­té­gie, Flo­rian Phi­lip­pot – marquent des points, je le crains, j’en ai l’impression quand je bois un coup au bis­tro. Ce que véri­fient les légis­la­tives partielles.

    Je ne m’en réjouis pas, bien au contraire. Mais jamais je ne méprise l’adversaire – qu’il soit patro­nal, euro­crate, libé­ral, pré­sident de la Banque cen­trale euro­péenne, ou en l’occurrence d’extrême-droite : oui, il peut être « hyper-effi­cace » et « talen­tueux ». Non, nous ne sommes pas for­cé­ment les plus intel­li­gents, com­plexe de supé­rio­ri­té cultu­relle qui habite, bien sou­vent, une gauche truf­fée d’étudiants, d’universitaires, de surdiplômés. 

    Oui, « l’ennemi de classe » est par­fois plus stra­tège, plus orga­ni­sé, plus malin que nous ne le sommes. Sans quoi, nous n’en serions pas là.

    (5) BRN

    Il y a deux ans, déjà, en juin 2011, Ornel­la Guyet nous som­mait de « sup­pri­mer le par­te­na­riat qui vous lie à BRN ». Et pour quelles rai­sons, déjà ?

    « Dans son comi­té de rédac­tion figure Laurent Dau­ré, membre de l’UPR – un grou­pus­cule sou­ve­rai­niste situé très à droite sur l’échiquier poli­tique. Vous ne pou­vez donc pas, en toute décence, tra­vailler en confiance avec une revue ani­mée par un tel personnage.

    Par ailleurs, je vous signale qu’on trouve aus­si dans l’équipe de cette revue Bru­no Drews­ky, un ami du néga­tion­niste Claude Kar­noouh, qu’il publie régu­liè­re­ment dans sa revue La Pen­sée libre (la plus récente remonte à jan­vier 2011) : http://​lapen​see​libre​.fr/​c​o​n​t​e​n​u​d​e​s​n​u​m​e​r​o​s​.​a​spx

    Le même Drews­ky a don­né en 2009 une inter­view à Rebel­lion, organe d’un grou­pus­cule d’extrême droite tou­lou­sain qui est une éma­na­tion du Par­ti natio­nal-bol­che­vique russe en France et est dis­tri­bué par la mai­son d’édition d’Alain Soral : http://​rebel​lion​.hau​tet​fort​.com/​a​r​c​h​i​v​e​/​2​0​0​9​/​1​0​/​2​8​/​e​n​t​r​e​t​i​e​n​-​a​v​e​c​-​b​r​u​n​o​-​d​r​w​e​s​k​i​.​h​tml

    Je demande donc à ce qu’une mesure de rétor­sion immé­diate soit prise par Fakir à l’encontre de BRN et le par­te­na­riat qui vous lie à cette revue supprimé.

    O. »

    Nous avions repous­sé cette mise à l’index :

    « Chère Ornella,

    La cita­tion est notre arme pré­fé­rée, à Fakir – comme dans bien d’autres publi­ca­tions de médias-cri­tique et de cri­tiques des médias qui nous ont précédés.

    Pour me convaincre de ne pas publier quelques brèves de BRN, un argu­ment pri­me­ra donc : qu’à par­tir de cita­tions, tu démontres leur appar­te­nance ou leur proxi­mi­té avec l’extrême droite. Pour l’instant, sans adhé­rer à tout leur conte­nu, ce qui m’intéresse dans BRN – et ce qui, je pense, peut inté­res­ser les lec­teurs de Fakir – ce sont leurs cita­tions, jus­te­ment, des com­mis­saires euro­péens, des par­le­men­taires, de Busi­ness Europe, etc.

    Pour me convaincre, là, tu me dis que Bru­no Drews­ki (que je n’ai jamais ren­con­tré) col­la­bore à BRN – ce qui suf­fi­rait à dis­qua­li­fier la revue. Mais qu’a donc dit ou écrit Bru­no Drews­ki de si scan­da­leux ? Tu ne m’apportes, sur ce point, aucune cita­tion. A la place, tu me dis qu’il a accor­dé une inter­viou à Rebel­lion (que je ne connais pas). J’ai lu l’interview : sans être, encore une fois, en accord avec tout, je ne vois abso­lu­ment pas dans ses pro­pos de quoi dis­cré­di­ter un homme. Ça me paraît même de plu­tôt bonne tenue. Tout comme son Que sais-je, sur la Bié­lo­rus­sie (que j’ai lu).

    Pour me convaincre encore, tu me dis que Bru­no Drews­ki publie avec le néga­tion­niste Claude Kar­nouh sur le site La Pen­sée libre. J’ai cir­cu­lé sur ce site et, à pre­mière vue, très rapi­de­ment, je n’ai rien aper­çu de cette nature. Bien que, en toute sin­cé­ri­té, ce com­pa­gnon­nage me trouble.

    De même, pour dénon­cer l’UPR et Fran­çois Asse­li­neau (mou­ve­ment que je mécon­nais : je ne suis fran­che­ment pas un spé­cia­liste de toute cette mou­vance), dans ton article, tu ne fais pas une seule cita­tion, démon­trant qu’ils seraient bel et bien « ultra-natio­na­listes », « fas­cistes », etc.

    Pour me convaincre, et pour convaincre tous les hommes de bonne volon­té (qui existent), mieux vau­drait, à mon sens, en reve­nir à cette arme majeure : la cita­tion. L’analyse. Les preuves, comme disait Jaurès.

    Quant à un futur éven­tuel oukase sur Fakir, j’aimerais qu’il s’établisse sur des bases claires : qu’avons-nous publié qui le mérite ? »

    Cette réponse, je l’avais éga­le­ment trans­mise à Pierre Lévy, le direc­teur de BRN. Pour l’avertir que, bien sûr, nous rom­prions notre par­te­na­riat au moindre pro­pos en faveur, par exemple, du Front Natio­nal. Mais notre vigi­lante « anti­fas­ciste » ne nous a, en retour, pas adres­sés la moindre cita­tion – et n’en conti­nue pas moins de réci­di­ver, usant sans la moindre preuve de l’accusation – extrê­me­ment grave – de « négationniste ».

    (6) Le maton sympa

    Dans un dos­sier consa­cré à la mai­son d’arrêt d’Amiens, en 2003, nous avons, en effet, consa­cré un por­trait à Luc Rody, gar­dien de pri­son, habi­tant juste der­rière, et délé­gué CGT : « À la réunion d’arrivants, témoi­gnait-il, on leur raconte des his­toires : “ Avec la Mis­sion locale, on va vous aider à trou­ver du bou­lot, un loge­ment, une for­ma­tion… ”, mais c’est faux. On pro­met, on pro­met énor­mé­ment, mais on ne fait rien. Alors, le gars a la haine. La nuit, j’en sur­prends beau­coup qui pleurent, même si ça joue aux hommes…

    - La pri­son compte com­bien de tra­vailleurs sociaux ?

    - Six. Six pour plus de six cents pri­son­niers. Com­ment ils peuvent faire ? com­ment ils régle­raient des dif­fi­cul­tés de san­té, de famille ? Cer­tains déte­nus, ils ne les voient qu’une fois en deux ans ! Pour la sor­tie, ils ne peuvent même plus payer un billet de train, même pas don­ner un ticket repas, on gri­gnote sur tous les bud­gets. Alors, dehors, les gars retournent à la rue, limite clo­chards… J’en croise, sou­vent : “Alors, tu as décro­ché un job ? – Non. – Qu’est-ce que tu vas faire ? – Je vais remon­ter bien­tôt.” La véri­té, c’est qu’on fait de la répres­sion, mais à côté, rien n’existe. Le vide. On n’a même pas le plai­sir de se dire ‘on fait un métier utile’, même pas, parce que der­rière, la réin­ser­tion, c’est du bidon… »

    Voi­là qui, appa­rem­ment, ne mérite pas d’être enten­du. Et consti­tue un grave « déra­page », une « apo­lo­gie des matons humanistes ».

    (7) Les douaniers

    Notre anti­fas­ciste qua­li­fie de « déra­page », à nou­veau, notre « apo­lo­gie » des « super­flics que sont les doua­niers ». C’est en-deçà de la véri­té, pour une fois : car c’est avec constance que nous dérapons !

    « Vive les doua­niers ! » pro­cla­mions-nous en Une de notre numé­ro 57. Un titre que je repre­nais pour un cha­pitre de mon ouvrage, Leur grande Trouille. Et la même décla­ra­tion nous sert encore, cet été, pour notre T’chio Rouge et Vert : « Contre le libre-échange, vive les douaniers ! »

    Récla­mer une trans­for­ma­tion de la douane, exi­ger qu’elle s’occupe moins des clan­des­tins – à vrai dire plus du tout – mais davan­tage d’entraver la cir­cu­la­tion des capi­taux et des mar­chan­dises, voi­là qui, bizar­re­ment, est dou­teux. Tend vers le fascisme.

    (8) Mau­rice Allais

    Depuis son virage pro­tec­tion­niste, au début des années 90, Mau­rice Allais était pri­vé de médias. Au prin­temps 2009, Fakir sera le seul jour­nal à avoir publié un entre­tien avec le seul prix Nobel d’Économie – ou plus exac­te­ment : le prix de la banque de Suède d’économie. Doit-on tenir cela, fran­che­ment, pour une honte ?

    Et pour­quoi le qua­li­fier de « larou­chiste » ? Parce que, après la chute de Leh­man Bro­ther, Mau­rice Allais a signé une lettre sou­te­nant l’appel de Lyn­don Larouche – le Che­mi­nade amé­ri­cain – pour le « sau­ve­tage de l’économie mondiale ».

    Mais signer une lettre, une fois, sur un thème pré­cis, suf­fit-il à faire de vous un « larou­chiste » dans l’âme ? Et à dis­cré­di­ter tout pro­pos qui sort de votre bouche, ou de votre plume ? Fût-il de bon sens : « L’histoire n’est pas écrite, concluait pour nous Mau­rice Allais, et je ne vois dans ce pro­ces­sus mon­dia­liste aucune fata­li­té. C’est en fait de l’évolution des opi­nions publiques, c’est du poids rela­tif des forces poli­tiques, que dépendent les chan­ge­ments de poli­tique réa­listes qui nous sau­ve­ront du désastre et déter­mi­ne­ront notre avenir.

    Et si j’insiste sur le “-isme”, c’est que je dresse un paral­lèle. Les per­ver­sions du socia­lisme ont entraî­né l’effondrement des socié­tés de l’Est. Mais les per­ver­sions lais­sez-fai­ristes mènent à l’effondrement des socié­tés occidentales.

    En réa­li­té, l’économie mon­dia­liste qu’on nous pré­sente comme une pana­cée ne connaît qu’un seul cri­tère, “l’argent”. Elle n’a qu’un seul culte, “l’argent”. Dépour­vue de toute consi­dé­ra­tion éthique, elle ne peut que se détruire elle-même. »

    Mise au point : Pour un cor­don sanitaire

    Je le disais à Étienne Chouard, je le répète ici : je suis par­ti­san d’un cor­don sani­taire avec l’extrême-droite. On ne joue pas avec le feu, on ne fait pas mumuse avec les héri­tiers de Doriot et Déat, même reloo­kés et souriants.
    C’est d’autant plus impé­ra­tif pour Fakir – et pour d’autres intel­lec­tuels de gauche, Lor­don, Todd, Sapir, etc. – que, avouons-le, nous par­ta­geons des ana­lyses avec le Front Natio­nal : sur l’Europe et la mondialisation.
    Cir­cons­tance aggra­vante, nous sommes prêts à recou­rir à quelques outils com­muns : pro­tec­tion­nisme, sor­tie de l’euro, cadre national.

    Rai­son de plus, alors, pour ne pas se mélan­ger, et pour rap­pe­ler que les fins pour­sui­vies sont aux anti­podes : à nous l’émancipation sociale (avec, notam­ment, une réduc­tion et un par­tage du temps de tra­vail), la jus­tice fis­cale (relè­ve­ment des impôts sur les socié­tés, ain­si que des taxes sur les hauts reve­nus), la trans­for­ma­tion envi­ron­ne­men­tale (tout est à revoir, ici, des trans­ports à la pro­duc­tion). Autant de thé­ma­tiques qui ne figurent pas dans le fonds de com­merce des Le Pen and co.

    Le com­bat contre le FN n’est clai­re­ment pas la rai­son d’être de Fakir.

    Ou alors, indirectement.

    Notre ADN, depuis la nais­sance du jour­nal en 1999, c’est une atten­tion por­tée aux classes popu­laires, à leurs condi­tions d’existence, et en par­ti­cu­lier à ce fléau qui les lamine depuis trois décen­nies : le chô­mage. Rédi­geant ce jour­nal depuis Amiens, nous avons assis­té à des délo­ca­li­sa­tions en série, des lave-linge (Whirl­pool), des cana­pés (Pari­sot), des pneus (Goo­dyear), et même des chips (Flo­dor) ! Voi­là le meilleur car­bu­rant pour un vote de déses­poir – et nous voyons len­te­ment la Picar­die, « pre­mière région ouvrière de France » (d’après le Figa­ro), terre jaco­bine durant la Révo­lu­tion, à la tra­di­tion rouge dans bien des coins, nous la voyons glis­ser len­te­ment au Front Natio­nal. Alors, rou­vrir l’espoir, ras­su­rer un peu sur l’avenir, nous paraît plus utile que de des­si­ner des mous­taches d’Hitler à la Marine, que de crier « F comme fas­ciste, N comme nazi ». L’un, il est vrai, n’empêchant pas l’autre.

    Mais comme nous y sommes peu atten­tifs, jus­te­ment, nous avons besoin de vigies. Des guet­teurs, qui exa­minent la nou­velle rhé­to­rique du FN, qui veillent sur ses clubs de pen­sée, qui informent sur ses stra­té­gies de récupération. 

    Et qui nous aver­tissent, à l’occasion : « Atten­tion, là, faites gaffe ! Ter­rain miné ! »

    Les anti­fas­cistes que nous citons ici, lar­ge­ment repris sur le web, qui nous fus­tigent, ne rem­plissent pas ce rôle.

    Ou fort mal.

    Ils s’avèrent même, de notre point de vue, contre-productifs.

    À force de crier « au loup », qui croi­ra qu’il existe encore un loup ? Com­ment puis-je lire avec sérieux, main­te­nant, un auteur qui trace un trait d’union entre Pierre Carles et Dieu­don­né ? des sites qui font un petit paquet avec Fré­dé­ric Lor­don, Her­vé Kempf ou moi-même, et vous classent tout ça allè­gre­ment dans le « rouge-vert-brun » ? Et pour­tant, en ces temps poli­ti­que­ment trou­blés, brouillés, ce serait une néces­si­té : des lan­ceurs d’alerte en qui, sur ce ter­rain, nous ayons confiance. Mais il y a, chez ces « anti­fas », une telle joie de la calom­nie, un tel bon­heur d’avoir décou­vert une tâche – quitte à l’inventer, avec malhonnêteté.

    À la moindre incar­tade, avé­rée ou fan­tas­mée, les voi­là qui traitent des cama­rades d’hier en qua­si-enne­mis. Un vague cour­riel pri­vé fut-il, par exemple, adres­sé à Her­vé Kempf, avant que ne soit publi­que­ment poin­té le « confu­sion­nisme » de son site Repor­terre, parce que le com­mu­ni­qué d’un « micro-par­ti fas­ci­sant » – la Dis­si­dence fran­çaise – se serait éga­ré dessus ?

    Le risque, aus­si, c’est de créer des Dieu­don­né en série. Car qu’était cet humo­riste ? Une outre poli­ti­que­ment vide et qui, pré­ten­dant s’engager, pou­vait se rem­plir de n’importe quoi. Je me sou­viens de son pas­sage, au jour­nal télé­vi­sé de France 2 en 1997, alors qu’il se pré­sen­tait aux élec­tions légis­la­tives à Dreux. C’était gen­ti­ment déma­go de gauche, il se vou­lait l’héritier de Coluche, il rou­vri­rait les casernes pour les SDF. Et puis il y eut ce sketch chez Fogiel, pas drôle, mais non, pas anti­sé­mite, et le len­de­main, le voi­là lapi­dé en place publique, ban­ni des peoples, et sans grand monde pour le défendre, sans per­sonne pour lui ouvrir une porte de sor­tie. Il est res­té avec ceux qui lui res­taient, les pires. Et empi­rant chaque jour avec eux.

    Voi­là ce que pro­duisent des mises à l’index hâtives.

    J’ai gar­dé le plus grave pour la fin : la paresse de ces rai­son­ne­ments, qui pro­li­fèrent désor­mais à gauche. Il n’y a plus à argu­men­ter et contre argu­men­ter, à com­prendre les forces à l’œuvre dans le peuple, à ima­gi­ner les che­mins tor­tueux de la trans­for­ma­tion, non : il suf­fit de vous amal­ga­mer à des noms propres, sup­po­sés sales, « dieu­don­niste », « col­lo­niste », « larou­chiste », « Dupont-Aignan », « Che­mi­nade », pour que la vilé­nie vous couvre à votre tour. Il suf­fit d’annoncer qu’Untel a débat­tu avec Machin qui a publié une pré­face pour Truc qui connaît bien Bidule, lui-même proche de l’extrême droite, pour qu’Untel soit com­pro­mis. Et il devient dès lors inutile d’écouter ses pro­pos, de contes­ter son point de vue avec des chiffres, des concepts, des com­pa­rai­sons historiques.

    C’est à un ter­ro­risme de la pen­sée – et des fré­quen­ta­tions – qu’aspirent ces inqui­si­teurs : son­ger à un nou­veau rôle pour les doua­niers, réflé­chir au cadre natio­nal, et même dis­cu­ter avec un sur­veillant de pri­son, voi­là qui relève de l’interdit. Et vous vaut, sans débat, d’ajouter votre patro­nyme à une liste noire, publi­que­ment tenue.

    Pareille mal­hon­nê­te­té intel­lec­tuelle, même juste 10 %, vous vau­drait, à la fac, dans un par­ti, même dans la presse, un dis­cré­dit immé­diat. Sauf qu’Internet béné­fi­cie, en la matière, d’un régime d’exception.

    Mais regar­dons ces ana­thèmes comme un signe, aussi.

    Presque encou­ra­geant.

    Pour­quoi ces salves d’injures qui s’intensifient, sur Lor­don, Todd, Sapir, etc., voire Mélen­chon ? C’est qu’une contro­verse s’ouvre, à gauche, comme un cli­vage. Il a vécu, le consen­sus alter­mon­dia­liste, ou alter-euro­péiste, le temps où l’on se lais­sait ber­cer par un inter­na­tio­na­lisme angé­lique et impuis­sant. Face à la débâcle de l’Euro, aux dom­mages du libre-échange, l’offensive est lan­cée, et nous en sommes des artilleurs : « fron­tières », « sou­ve­rai­ne­té », ces mots ne nous sont plus tabous. Une réponse poli­tique, concrète, réa­liste, de masse, ne pour­ra plus demain, pen­sons-nous, se pri­ver d’eux, s’interdire de les pro­non­cer et de les repenser.

    Cette bataille des idées, interne à notre camp, peut être, doit être menée en dou­ceur, autant que pos­sible, sans désir de heur­ter, de déchi­rer, de perdre des cama­rades en route : à quoi bon se brouiller, quand on se retrou­ve­ra côte à côte dans les grèves et les manifs ? Mais on com­prend que ces avan­cées – de notre point de vue, ces recu­lades du leur – hérissent le poil de mili­tants, liber­taires par exemple, que ces vocables à eux seuls font ger­ber, et qu’ils nous ren­voient, comme par réflexe, sans trop s’embarrasser de fio­ri­tures, à la guerre de 14 ou au fascisme.

    No pasa­ran !

    Nous ne cède­rons pas à ces auto­pro­cla­més « anti­fas », sec­taires, para­nos, mino­ri­taires, qui déna­turent l’antifascisme, le tra­hissent, qui en font la chose d’un clan, recro­que­villé sur lui-même, excluant les héré­tiques, gar­diens d’une nou­velle pen­sée unique. Quand le véri­table anti­fas­cisme, his­to­rique, géné­reux, né en 1934 avec les syn­di­cats ouvriers et les par­tis de gauche, exis­tant tou­jours mais avec moins de tumultes, doit retrou­ver les pro­fon­deurs du pays et embras­ser tout le mou­ve­ment social.

    Dont nous sommes.

    PS : Fakir est si mani­fes­te­ment fas­ciste que, dans le der­nier numé­ro en kiosques, nous consa­crons quatre pages à une usine tuni­sienne (contre une relo­ca­li­sa­tion en France !), autant à un por­trait de Kamel, deux pages et un livre au Résis­tant – et anti­fas­ciste de la pre­mière heure – Mau­rice Kriegel-Valrimont.

    Source : http://www.fakirpresse.info/L‑air-du-soupcon.html

    Réponse
  41. Ana Sailland

    Bien que la gou­ver­nance ne soit pas blanc-bleu, loin de là, nous ne vivons pas à l’heure actuelle le pire de ce à quoi peut abou­tir notre sys­tème poli­tique (et finan­cier), faus­se­ment nom­mé démocratie :

    Le pire de ce sys­tème a été vécu avec l’é­lec­tion d’A­dolphe Hitler.
    Et cette catas­trophe peut très bien se reproduire.

    D’où une ter­reur géné­rale mais rigou­reu­se­ment non dite qui lamine en pro­fon­deur la pen­sée poli­tique, et se tra­duit par le fait qu’au lieu de débattre un à un de tous les sujets de socié­té, on en vient à ne débattre que des interlocuteurs.

    Cette ter­reur vient du fait qu’il est pos­sible de mani­pu­ler l’opinion.

    Cette ter­reur vient aus­si du fait que le sys­tème repré­sen­ta­tif porte en germe, par nature, l’ac­cès au pou­voir abso­lu des gens les plus indignes et les plus dangereux.

    On en vient donc à vou­loir contrô­ler qui parle, à vou­loir fil­trer l’ac­cès au sta­tut de VIP, par tous les moyens pos­sibles, le déni­gre­ment et les amal­games dou­teux, entre autres.
    Alors qu’en réelle démo­cra­tie, c’est à dire quand chaque citoyen a la cer­ti­tude à tout ins­tant de pou­voir être enten­du et de n’être fil­tré que par ses pairs, c’est à dire éga­le­ment quand il n’est pas pos­sible à une fac­tion de s’emparer de la gou­ver­nance, cette crainte n’au­rait pas vrai­ment de rai­son d’être.

    L’or­ga­ni­sa­tion des médias joue éga­le­ment un rôle énorme : L’in­for­ma­tion est cen­tri­pète et va du petit nombre au grand nombre, part d’une classe de gens en vue pour impré­gner la foule.
    Il n’y a donc pas besoin d’être un génie pour com­prendre qu’oc­cu­per une place de bavard recon­nu offre un pou­voir immense, et donc, là aus­si, nous devons com­prendre qu’une peur de voir sous les spots des gens peu recom­man­dables conduise à une para­no contre per­for­mante, qui dans une démo­cra­tie englo­bant le sys­tème de l’in­for­ma­tion serait moins impor­tante, ou absente.

    Le cahier des charges de la démo­cra­tie (en amont des struc­tures de la démo­cra­tie, qui à ma connais­sance n’a jamais été écrit, doit inclure l’é­ga­li­té des citoyens au cha­pitre du pou­voir de rayon­ne­ment de la pen­sée indi­vi­duelle autant qu’au cha­pitre du pou­voir décisionnel.
    Ce serait la meilleure pro­tec­tion non seule­ment contre les abus de pou­voir, mais encore contre leur quin­tes­sence qu’est le fas­cisme (sous toutes ses formes)

    Les anti­fas devraient donc se concen­trer sur la pro­mo­tion de la vraie démo­cra­tie et sur l’a­bo­li­tion du hié­rar­chisme abso­lu­tiste de notre socié­té plu­tôt que sur une cen­sure sau­vage en vue de pro­té­ger le som­met de l’E­tat de son pire possible.
    Car cou­rir après toute pen­sée sus­pecte à leurs yeux ne les pro­té­ge­ra jamais de ce qu’il craignent puisque pour que ce moyen soit effi­cace, il fau­drait impo­ser le silence de tous, en fin de compte le fascisme.

    Réponse
  42. mic el

    ‘Le par­ti du cor­don sani­taire autour du fn vous demande de vous arrê­ter !’ …au lieu de balayer devant sa porte.

    C’est essen­tiel­le­ment à un dis­cours défen­sif que Ruf­fin se livre ici, et si sa matu­ri­té poli­tique était si grande pour­quoi n’a-t-il pas orien­té cette cri­tique sur­tout sur l’ur­gence de tirer ce cor­don sani­taire entre les vrai et les faux anti­fas. Pour­quoi la gauche est-elle tou­jours en retard d’une auto­cri­tique, pour­quoi laisse-t-elle des « Ornel­la Guyet » vendre leurs salade d’an­ti­fas sans s’inquiéter de com­bien de vic­times devront encore som­brer dans la confu­sion avant qu’ils soient clai­re­ment qua­li­fié d’infréquentables ?

    Fakir : « Mais par exemple, le MEDEF : est-ce qu’il s’organise ou est-ce qu’il complote ? »

    curieux cette ‘han­tise du com­plot’, même si Gat­taz à la radio assène ses objec­tifs avec clar­té, tous les moyen mis en œuvre par les puis­sances éco­no­miques, pour étendre leur domi­na­tion à but pri­va­tif, ne font l’ob­jet ni de publi­ci­té ni de débat. Appe­lez ça comme vous vou­lez, les faits sont là.

    La volon­té de faire abs­trac­tion des com­plots, c’est dans quel but ? pré­tendre que nous serions auto­nome et souverain ?

    Je crois indis­pen­sable de faire la part des choses :
    il est indis­pen­sable de se pro­je­ter auto­nome et sou­ve­rain, mais tout aus­si indis­pen­sable de com­prendre l’his­toire, et pas seule­ment depuis 20 siècles.
    le com­plot serait deve­nu ‘l’opium du peuple’, donc si une ana­lyse appa­raît com­plo­tiste, elle est de fac­to sus­pecte de reli­gio­si­té et donc non démo­cra­tique. On peut oppo­ser que le dog­ma­tisme est encore plus antidémocratique.

    Je suis cepen­dant en accord avec lui sur un point. Le désir, cultu­rel, de consen­sus et de paix, si intense soit-il, ne peut pas nous faire oublier la vio­lence de la nature ni sim­ple­ment en faire abs­trac­tion. Peut-on construire un consen­sus sans oppo­si­tion ? Et même quand ce n’est pas notre ‘nature’ il faut savoir sabrer pour mettre en valeur.

    Réponse
  43. nlescan

    N’empêche que pour moi il met le doigt sur deux trois points impor­tants et aux­quels cer­taines per­sonnes qui fré­quentent ce site devraient d’après moi réflé­chir parce qu’à lire cer­tains com­men­taires on voit bien que cer­taines choses ne sont pas claires pour tout le monde :

    - non le gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif n’est pas le pire des régimes, oui il y a net­te­ment pire aus­si bien aujourd’­hui que dans l’histoire.

    Les gens qui pré­tendent lut­ter contre la repré­sen­ta­tion pour la rem­pla­cer par une tyrannie/monarchie me paraissent dan­ge­reux.. leur par­ler pour ten­ter de les faire évo­luer pour­quoi pas… mais ça s’arrête clai­re­ment la pour moi.. Et copi­ner c’est clair que c’est mort.

    Oui je pré­fère le suf­frage uni­ver­sel aux dynas­ties ou à la loi du mili­taire le plus fort.

    - Oui je crois que cer­tains devraient arrê­ter la bran­lette intel­lec­tuelle à pro­pos des com­plots, la plu­part des salo­pe­ries se font au grand jour… Et je ne dis pas qu’il n’y a pas de com­plots, bien sûr il y en a, ce n’est pas le sujet… Quand Oba­ma fait pri­va­ti­ser la graine par le gou­ver­ne­ment colom­bien et que ce der­nier détruit de tonnes de nour­ri­ture bru­ta­le­ment confis­quées aux pay­sans pour que Mon­san­to et Dupond vendent leur pro­duits ça se fait au grand jour… Et les com­plots sont tel­le­ment pou­raves que je sais même pas s’ils méritent ce qua­li­fi­ca­tif, les mecs qui agitent des fioles de jus de pomme comme preuve irré­fu­table je trouve que ça tient plus du sketch macabre…

    Je ne rejoins pas Ruf­fin sur tout, en par­ti­cu­lier sur son délire à pro­pos du côté ado­les­cent de Chouard ou de sa cri­tique à pro­pos du pro­jet qu’il pro­pose qui serait une lubie de juriste, je trouve que c’est un peu du n’im­porte quoi.

    Ruf­fin passe com­plè­te­ment à côté de l’im­por­tance de la consti­tu­tion et de la néces­site d’une réflexion (puis rédac­tion) col­lec­tive d’un texte qui per­met­trait l’avènement de la démo­cra­tie, celle où le pou­voir est exer­cé par les assem­blées du peuple.

    Ce serait com­mode pour EC de pou­voir être assi­mi­lé à un ado, pour moi ça ne tient pas, le gars est tout ce qu’il y a de plus mature… Après, il est comme tout le monde : des fois il dit des conne­ries et quand c’est le cas il faut lui dire, pas besoin de faire de la psy­cho­lo­gie de comptoir.

    Réponse
  44. Bosto

    Bon­jour Etienne,

    Sans rap­port (direct) avec le post sur Bru­no Bou­lef­khad, il y a 3 liens que je veux par­ta­ger avec vous (et les inter­nautes) depuis quelques semaines.
    Par manque de temps je ne l’ai pas fait.

    Les voi­ci :

    1) http://​www​.vuncf​.org/ :
    VUNCF qui veut dire 
    « Vers Une Nou­velle Consti­tu­tion Fran­çaise »
    (que j’ai décou­vert sur une émis­sion de Radio Ici et Main­te­nant http://​rim953​.fr/​?​p​=​2​106 ), créé par Sebas­tien Mayer. Il me parait être quel­qu’un d’intéressant et d’honnête dans son approche.

    2) http://​www​.fra​ma​blog​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​p​o​s​t​/​2​0​1​3​/​0​7​/​2​6​/​b​i​e​n​s​-​c​o​m​m​u​n​s​-​s​i​x​-​o​u​t​i​l​s​-​s​e​r​v​i​gne :
    « Six outils pour faire vivre les biens com­muns,
    par Pablo Ser­vigne » article tra­duit par l’ex­cel­lente asso­cia­tion « Fra­ma­soft » ( https://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​F​r​a​m​a​s​oft ) qui pro­meut les logi­ciels libres.

    3) http://​www​.nou​ve​lor​dre​mon​dial​.cc/​2​0​1​3​/​0​7​/​2​3​/​l​e​t​r​e​-​h​u​m​a​i​n​-​n​e​s​t​-​p​a​s​-​p​r​e​d​i​s​p​o​s​e​-​a​-​l​a​-​g​u​e​r​r​e​-​m​o​n​t​r​e​-​u​n​e​-​n​o​u​v​e​l​l​e​-​e​t​u​de/ :
    « L’être humain n’est pas pré­dis­po­sé à la guerre,
    montre une nou­velle étude », étude effec­tuée par Patrik Soderberg

    Une petite pen­sée pour Bru­no Bou­lef­khad, bon cou­rage à vous, et bra­vo pour votre force et votre audace !

    Et une petite pen­sée aus­si pour Albert Jac­quard, mort il y a une semaine et que j’a­do­rais depuis que j’é­tais enfant…

    Bonne jour­née à tous ! 🙂

    Réponse
  45. EFFAB
  46. NaturaïKarta

    Aujourd’­hui, les chambres à gaz se font plus dis­crètes, plus soft, mais n’en sont pas moins mortifères.Dans les admi­nis­tra­tions, les bureaux, les écoles , les hôpi­taux, on est entrain de tuer vos enfants, vous en ren­dez-vous compte ? Les forces vives s’é­teignent une à une pour ne lais­ser paraître que des lumières ternes. C’est d’un oeil neuf qu’il nous faut , oeil débar­ras­sé de toutes les bien­séances mal­séantes au regard de la vie. Homme(s) de bonne volon­té, levez-vous et que le monde ver­ti­ca­li­sé advienne enfin, marre des ram­pants consen­suels et gluants !

    Réponse
  47. Étienne

    Écou­ter et faire (re)découvrir
    Jean-Marc Le Bihan

    Réponse
  48. nlescan

    Connais­sait pas. Bien le gars.

    Réponse
  49. J-Stéphane

    Bon­jour,

    La publi­ci­té c’est prendre l’argent des beso­gneux pour les inci­ter à sur­con­som­mer des intérêts.

    Réponse
  50. EFFAB

    Cita­tion très éclai­rante sur ces men­songes et ces inver­sions qui nous en imposent et nous pol­luent et la vie et cette Terre nour­ri­cière à qui l’on doit tout sinon tant, cet Esprit ou cette cette Conscience mise à part et néan­moins imbri­quée au coeur des choses et du vivant.

    publi­ci­té = rendre publique, dans sa pre­mière accep­tion et comme l’a si bien expli­ci­té ETIENNE, je crois, quelque part.

    Bien des choses, avec ou sans tempêtes

    Réponse
  51. FURAX

    Du gou­dron et des plumes !

    Les nomi­nés sont :

    Et …

    Réponse
  52. EFFAB

    https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​a​b​-​2​V​1​f​s​AdM

    BRUNO en a lourd sur la patate et est très crtique… et très juste !

    Et ce que dit le public, les ano­nymes autour de lui, ensuite, est éga­le­ment très inté­res­sant, ces vrais acti­vistes à l’ins­tar d’un Etienne CHOUARD qui est lui-même cité (9’45), oui, très inté­res­sant ce que dit ce jeune et l’ex­pri­mant très bien, sim­ple­ment et en connais­sance de cause^^.

    Réponse

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