Passionnant, Bernard Friot explique l’enjeu des retraites par répartition : résister à la réforme capitaliste et assumer cette autre définition de la valeur économique

7/06/2013 | 296 commentaires

Juste après la ren­contre pari­sienne chez Poli​to​scope​.tv (dont la trace vidéo ne sau­rait tar­der), nous avons conti­nué à dis­cu­ter, avec Ber­nard et Claude, et c’est autre­ment plus inté­res­sant et impor­tant que ce que nos maîtres nous servent à la télévision 🙂

De mon point de vue, Ber­nard défend l’i­dée éco­no­mique la plus impor­tante, dont nous aurons besoin pour construire un monde meilleur, non capi­ta­liste : FINANCER toute l’é­co­no­mie SANS AVOIR BESOIN DE L’ARGENT DES RICHES (les maîtres-chan­teurs de l’emploi et de la dette).

Pen­sée éman­ci­pa­trice en matière éco­no­mique, indis­so­ciable de son équi­valent poli­tique, je crois : de bonnes ins­ti­tu­tions vou­lues, écrites et défen­dues par des citoyens consti­tuants (mais ceci est une autre affaire).

Je vous invite cha­leu­reu­se­ment à TRAVAILLER (et pas seule­ment à écou­ter), sty­lo à la main, les expli­ca­tions de ce cher­cheur passionnant :

https://​you​tu​.be/​M​9​i​m​B​C​d​s​KXA

Mer­ci à vous tous, pour votre gen­tillesse obs­ti­née (et courageuse) 🙂

Étienne.

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Étienne

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296 Commentaires

  1. Méchant Virus

    Je suis extrê­me­ment déçu, pas la moindre attaque anti­fa contre Friot, il y a même anti­fa cana­da qui reprend ses pro­pos. Crotte de bique, on va pas se faire trai­ter de nazis sur ce coup là…

    Sinon Friot c’est un vrai bon­heur, finan­cer à la fois le salaire (à vie) et l’in­ves­tis­se­ment éco­no­mique par coti­sa­tion pour se déso­li­da­ri­ser du capi­tal. Un grand pen­seur éco­no­mique qui de sur­croît a l’air sym­pa­thique ce qui ne gâche rien.

    Réponse
  2. J-Stéphane

    Bon­soir,

    J’aime quand on aborde l’é­co­no­mie comme une solu­tion de réus­site sociale collective.

    Réponse
  3. Bastoune Boo

    Une idee hau­te­mant sub­ver­sive ! J’aime evidemment !

    J’aime ces idees (ici celle de la coti­sa­tion, la celle des mon­naies paral­leles, etc) qui ne s’op­posent pas au sys­teme, mais qui le contournent intel­li­gem­ment, c’est a dire qui retire au sys­teme toute pos­si­bi­lite d’a­voir prise sur ces alternatives.

    Réponse
  4. ®om

    J’en suis au tout tout début, et j’ai déjà une ques­tion. J’ai un peu de mal à com­prendre le pro­blème de l’in­dexa­tion sur les prix plu­tôt que sur les salaires : les prix n’ont-ils pas aug­men­té plus vite que les salaires sur les n der­nières années ?

    Si ce n’é­tait pas le cas, le « pou­voir d’a­chat » n’au­rait-il pas aug­men­té natu­rel­le­ment pour les salariés ?

    C’est ce que semble dire Friot, mais ça m’étonne.

    Réponse
  5. Méchant Virus

    @Rom

    Entre mars 2012 et mars 2013 en France, infla­tion de 0,9% et hausse du salaire moyen de 1,9%.

    Réponse
  6. J.C

    Le tra­vail de Ber­nard Friot est très éclai­rant pour com­prendre le sys­tème éco­no­mique actuel, le prin­cipe des coti­sa­tions fonc­tionne très bien, il tend vers une éco­no­mie dirigée.

    J’ai du mal à com­prendre com­ment on peut sou­te­nir un sys­tème de caste par la hié­rar­chi­sa­tion des salaires.
    La carotte étant la qua­li­fi­ca­tion qui rap­porte plu­tôt que la liber­té d’action.

    vive le tra­vail à vie ? gloups.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  7. Dominic Mayers

    Devant tel­le­ment d’in­tel­li­gence et d’or­ga­ni­sa­tion, car il me semble que Réseau Sala­riat est bien orga­ni­sé et bien inté­gré dans les ins­ti­tu­tions exis­tantes (syn­di­cats, etc.), il est décou­ra­geant que la grosse majo­ri­té de la popu­la­tion embrasse tou­jours la notion que la pro­duc­tion éco­no­mique doit pas­ser par l’emploi sala­rié, par la mise en valeur du capi­tal ou plu­tôt du sys­tème capitaliste. 

    Si ce niveau d’in­tel­li­gence et d’or­ga­ni­sa­tion ne réus­sit pas, alors qu’elle chance avant nous de réussir ? 

    La source de la dif­fi­cul­té me semble être enra­ci­née dans le fos­sé qui existe entre la pro­fon­deur du mes­sage à com­mu­ni­quer et le niveau de récep­tion dans la popu­la­tion. J’ai dû écou­ter atten­ti­ve­ment pour com­prendre et j’é­tais très ouvert au sujet. Le défi est énorme. 

    Ce que je retire de cet entre­tien sur le plan stra­té­gique est la confiance presque incon­di­tion­nelle que Ber­nard Friot a envers les syn­di­cats, mal­gré qu’il dit très clai­re­ment que les syn­di­cats ont repris le dis­cours qui remet en valeur le capi­tal et le tra­vail salarié. 

    Il explique que nous devons néan­moins, selon lui, pas­ser par les ins­ti­tu­tions en place.

    Réponse
  8. Dominic Mayers

    @Dom, si tu écoutes un peu plus, tu ver­ras qu’il dit expli­ci­te­ment, en réponse à une ques­tion de Étienne, que le pou­voir d’a­chat du tra­vail a aug­men­té d’en­vi­ron 30% en envi­ron 30 ans.

    Réponse
  9. Albert

    @Rom

    Effec­ti­ve­ment, dire que les pen­sions doivent être aug­men­tées en fonc­tion de l’é­vo­lu­tion des salaires au lieu de l’in­dice des prix est à pre­mière vue surprenant.

    En fait il s’a­git du salaire moyen qui n’a rien à voir avec la réa­li­té des salaires tels que nous les connaissons.

    Le SM est sim­ple­ment une moyenne mathé­ma­tique qui n’existe pas en réa­li­té en tant que vrai salaire et qui ne cor­res­pond à aucun des salaires dans les dif­fé­rentes branches pro­fes­sion­nelles. Et cette moyenne intègre non seule­ment l’aug­men­ta­tion par rap­port aux prix mais éga­le­ment l’aug­men­ta­tion due à l’an­cien­ne­té et au mérite. On sait par exemple que cette der­nière est par­ti­cu­liè­re­ment impor­tante chez les fonctionnaires.

    Cepen­dant, depuis la sup­pres­sion de l’é­chelle mobile des salaires en 1983 par la gauche au pou­voir, les salaires et les pen­sions, du sec­teur pri­vé notam­ment, ont pris du retard par rap­port à l’in­fla­tion. C’est pourquoi,la reven­di­ca­tion qui consiste à récla­mer sim­ple­ment l’in­dexa­tion des salaires sur le SM est insuffisante.

    Les syn­di­cats, y com­pris la CGT, ne reven­diquent plus ouver­te­ment le réta­blis­se­ment de l’é­chelle mobile. Ils ne reven­diquent plus non plus la refonte de l’in­dice des prix INSEE qui ne reflète pas la réa­li­té de l’é­vo­lu­tion des prix.

    Avant donc de récla­mer l’é­vo­lu­tion des pen­sions sur le SM, il fau­drait récla­mer l’aug­men­ta­tion des pen­sions sur l’in­dice réel d’inflation…

    Cor­dia­le­ment
    Albert

    Réponse
  10. Patrick

    Friot, c’est la misère du syn­di­ca­lisme qui ne repré­sente que lui même.

    Je n’ai pas com­pris la moi­tié de ses concepts, il a une langue poli­tique à lui, qui pro­ba­ble­ment n’est com­prise que par le milieu ou il vit, incom­pres­sible même pour quelqu’un de fami­lia­ri­sé à ces débats.

    L’en­tendre, ça donne une idée de ce que doit vivre un immi­gré allant dans une civi­li­sa­tion com­plè­te­ment dif­fé­rente avec ses concepts propres.

    l’Au­to­no­mie du dis­cours quoi…

    Réponse
  11. Morpheus

    Je viens de voir Ber­nard Friot à l’é­mis­sion Ce Soir Ou Jamais. Bon, il a fal­lu attendre la troi­sième par­tie de l’é­mis­sion avant qu’il n’ar­rive sur le pla­teau, et en fait, l’é­mis­sion n’est deve­nue inté­res­sante qu’à par­tir de son inter­ven­tion. Parce que fran­che­ment, les autres invi­tés, de même que les sujets et la manière de les abor­der : NULS !

    J’ai beau­coup aimé lors­qu’il a remis les adeptes de l’é­cole autri­chienne à leur place (j’a­dore sa manière de ne pas s’en lais­ser conter, à Ber­nard), j’ai bien ri lors­qu’il a dit de Hirsh qu’il bouf­fait à tous les râte­liers, et j’ai éga­le­ment bien ri lors­qu’il a dit à son col­lègue de l’en­sei­gne­ment que pour cra­cher dans la soupe comme il le fai­sait, c’est qu’il devait être un mau­vais prof.

    C’est Ber­nard qui a fait l’in­té­rêt de l’émission.

    Mor­pheus

    Réponse
  12. Morpheus

    @ Patrick

    Ah, et bien je suis heu­reux d’ap­prendre que je suis du même milieu que Ber­nard Friot.

    😉

    Sans décon­ner, t’as pas com­pris ce qu’il dit ? C’est curieux, parce que moi qui suis un vrai cancre (j’ai arrê­té l’é­cole à 16 ans), j’ai pra­ti­que­ment tout com­pris (à quelques détails tech­niques près concer­nant le voca­bu­laire et les méca­nismes de la retraite – qui est un jar­gon tech­no­cra­tique effec­ti­ve­ment assez her­mé­tique). Je trouve au contraire qu’il explique bien les prin­cipes fon­da­men­taux des idées qu’il défend, et qui sont bien pensées.

    Mor­pheus

    Réponse
  13. EFFAB

    (@11)

    J’ai hâte de voir la cap­ta­tion sur le net_merci pour l’info !

    (@12)
    Idem, bien que je doive y reve­nir un peu… et quant à cette can­cré­tude, il est de ces curio­si­tés saines et syner­gé­tiques qui donnent envie d’en savoir plus, à quelques nuances et quelques détails près_ou cette infi­ni­tude de che­mins de vie et autres par­cours existentiels.

    Faut vrai­ment que je ramène ma fraise à tout-va et limite hors-sujet !… à pro­pos, déli­cieuse la confi­ture de fraise mai­son, et pen­dant la cuis­son, ce plai­sir enfan­tin des jolies cou­leurs et des bonnes odeurs, et la culture qu’on a, Char­lie et la Cho­co­la­trie ! (DEPP-BURTON)

    Réponse
  14. Alfila

    Oui, très bon, Ber­nard Friot.

    Mais ce n’est pas la pre­mière fois qu’on me dit qu’il est imper­méable (per­son­nel­le­ment je le trouve lim­pide). Mais plu­tôt que de lais­ser tom­ber, il faut au contraire s’ac­cro­cher. Et ça tombe bien, parce que Réseau Sala­riat fait régu­liè­re­ment des for­ma­tions sur une jour­née ou une demi-jour­née où on a le temps de réel­le­ment s’ap­pro­prier les concepts 🙂

    http://​www​.reseau​-sala​riat​.info/​c​a​l​e​n​dar

    J’ai éga­le­ment beau­coup appré­cié sa pres­ta­tion à Ce Soir Ou Jamais. J’es­père juste qu’il n’y aura pas eu trop de confu­sion entre reve­nu uni­ver­sel et salaire à vie pour les télé­spec­ta­teurs néophytes.

    Plus que le « cra­cher dans la soupe », j’ai aimé le « vos étu­diants ne viennent pas à vos cours ? vous ne devez pas être très bon. Moi, ils viennent » ^^

    Réponse
  15. Ana Sailland

    Mes notes en vrac :
    (autant ce que ça sti­mule en moi que ce que j’en­tends, sinon plus)

    On per­çoit mal la per­cée du CNR qui n’est pas que prag­ma­tique mais modi­fie la per­cep­tion de la contri­bu­tion et de son fruit et ins­ti­tue un coin enfon­cé en force dans la psy­ché capitaliste.
    On com­prend donc la volon­té des réfor­ma­teurs de droite (PS et UMP) de rogner les effets psy­cho­lo­giques de cette avancée.
    Ils jouent sur du velours car si le prag­ma a été modi­fié, le voca­bu­laire lui ne l’a pas été, si bien que les atta­qués sont enfu­més par l’u­sage des mots et de leurs propres mots.
    C’est aux éclai­rés plus qu’aux acteurs d’être pédagogues.

    Hypo­thèse :
    Le but de la réforme est d’ac­croître l’ef­fi­ca­ci­té du chantage.
    (chan­tage à l’emploi et au pou­voir d’achat)
    donc au final d’ac­croître la docilité.
    ->
    L’es­cla­vage par pro­prié­té étant aboli,
    il faut pour les exploi­teurs le rem­pla­cer par un escla­vage par contrat non négociable,
    et la meilleure façon de rendre le contrat non négo­ciable est d’ac­croître la pré­ca­ri­té du subor­don­né, la réduc­tion dras­tique de sa marge de manœuvre, et le carac­tère vital de ses chaînes qu’il fini­ra par sou­hai­ter solides.

    outils de propagande :
    la croyance construite 
    ‑que le seul tra­vail utile est le tra­vail sou­mis et que cela seul mérite rémunération.
    ‑que les coti­sa­tions sont des spoliations
    que l’im­pôt est lui aus­si une spoliation.

    PS UMP même combat ?

    « Une seconde car­rière libé­rée du mar­ché du tra­vail » -> n’y a‑t-il pas dans cette expres­sion l’ac­cep­ta­tion d’une pre­mière car­rière sou­mise au mar­ché du tra­vail, ipso fac­to alié­nante, donc (peut être)
    un manque d’am­bi­tion ? (même si le salaire à vie vient cor­ri­ger ouf j’ai eu peur)

    Le salaire à vie fon­dé sur la « qua­li­fi­ca­tion » n’a-t-il pas le défaut de per­pé­tuer à vie cer­taines inéga­li­tés pas tou­jours méritées ?

    A pro­pos du sys­tème à points, en Suisse à Genève, on peut (ou on pou­vait) « rache­ter des années »

    Il y a pas mal de phrases qui tournent autour de la pul­sion contri­bu­tive, mais sans la nom­mer, et sans abor­der le chan­ge­ment de para­digme qu’elle pour­rait impul­ser si mise en valeur. Une pen­sée absente autant du com­mu­nisme et du socia­lisme (d’an­tan) que du capitalisme.

    A pro­pos de l’é­vi­dence et de la fausse nature chère aux domi­nants (ça me fait pen­ser aux phy­sio­crates) : au bis­trot où je vais boire mon café … de retrai­tée… j’en­tends sou­vent : « mais ce sont les riches qui créent les emplois et nous font vivre » et grrrrrr
    ça me gonfle !!!

    La non hausse du taux de coti­sa­tion me fait pen­ser à l’his­toire de la gre­nouille dans la mar­mite froide mais qui chauffe : on peut tout obte­nir dans la len­teur, et en par­ti­cu­lier la pas­si­vi­té jus­qu’à la mort.
    Mais alors se pose une ques­tion si l’é­vo­lu­tion se passe sur 50 ans : à quoi les domi­nants obéissent ils si de leur vivant le pro­duit de leur for­fait n’est pas visible ?

    De Gaulle adver­saire de la sécu : ?!? Gloups
    …

    La socié­té n’est pas struc­tu­rée pour favo­ri­ser et assis­ter la créa­ti­vi­té lors­qu’elle n’est pas à but lucratif.

    Toute acti­vi­té géné­ra­trice de culture, de connais­sance, de conscience, de beau­té, ou de lien social, par­ti­cipe à la richesse de tous, et en par­ti­cu­lier à celle de ceux qui ne sont pas encore nés.
    Le sys­tème capi­ta­liste tend à favo­ri­ser uni­que­ment les acti­vi­tés géné­ra­trices de richesse immé­diate et pal­pable, au détri­ment des sus­dites qui sont par­fois les plus impor­tantes et cruciales.
    Il réduit les contri­bu­tions de l’es­pèce à son futur lointain.
    Et le mode de rému­né­ra­tion actuel tend à ren­for­cer ce phé­no­mène de dis­cri­mi­na­tion de tout un pan des acti­vi­tés pos­sibles, au point peut être de les interdire.
    LA rému­né­ra­tion « à courte vue » va avec une poli­tique sans conscience.

    La ques­tion de la rému­né­ra­tion des acti­vi­tés indé­pen­dantes du capi­tal est insé­pa­rable de la ques­tion de la créa­tion moné­taire, qui seule (du moins tant qu’on reste dans une socié­té comp­table) peut anti­ci­per la richesse future issue des acti­vi­tés « libres ».

    Je rap­pelle que les ban­quiers et les assu­reurs et les hyper riches ne pro­duisent pas, et sont donc la preuve vivante (tant mieux pour eux) du fait qu’il est pos­sible d’être rému­né­ré quand on ne pro­duit pas. Une socié­té repen­sée per­met­trait donc d’in­té­grer sans peine au moins autant de pares­seux qu’il y a de nos jours de tra­vailleurs impro­duc­tifs, sans comp­ter les « financiers ».

    Réponse
  16. Patrick

    @Morpheus

    C’est bien des « quelques détails tech­niques près concer­nant le voca­bu­laire et les méca­nismes de la retraite – qui est un jar­gon tech­no­cra­tique effec­ti­ve­ment assez hermétique ».

    Et pour moi, pour dire la chose direc­te­ment c’est du cha­ra­bia construit pour don­ner une pseu­do ratio­na­li­sa­tion à des « reven­di­ca­tions » grotesques.

    Je ne parle pas de ses pro­pos fac­tuels évi­de­ment, mais bien des concepts qu’il met en avant pour étayer sa réflexion.

    « parce que moi qui suis un vrai cancre »

    http://​www​.wat​.tv/​v​i​d​e​o​/​d​a​n​i​e​l​-​p​e​n​n​a​c​-​c​o​n​s​e​i​l​l​e​-​c​a​n​c​r​e​s​-​e​x​c​v​_​2​f​1​r​z​_​.​h​tml

    J’ai eu la chance de l’a­voir comme prof 😉

    Réponse
  17. Gepetto

    Bon­jour,

    Je suis un peu éton­né, sur un aspect qui peut sem­bler annexe : B. Friot cite à plu­sieurs reprises une liste de syn­di­cats qui réflé­chissent à ces ques­tions, dans les­quels ne se trouve jamais FO. Et pour­tant je peux attes­ter que les débats radi­caux n’y effraient per­sonne et que les prin­cipes sur les­quels repose notre sys­tème social y sont transmis.

    Quel­qu’un a‑t-il une idée de la source de cette non-collaboration ?

    Mer­ci d’avance.

    Réponse
  18. Patrick

    @Morpheus

    « J’ai beau­coup aimé lors­qu’il a remis les adeptes de l’é­cole autri­chienne à leur place »

    J’ai beau­coup aimé quand il s’est fait trai­ter de fou enfer­mé dans sa folie.

    Il faut être fou ou char­la­tan ou les deux pour pro­po­ser le communisme.

    Réponse
  19. Sharu
  20. Morpheus

    @ Patrick

    Le com­mu­nisme, c’est l’a­bo­li­tion de la pro­prié­té (tout court) au pro­fit d’un pou­voir éta­tique cen­tral fort (en tout cas dans la ver­sion mise en pra­tique par la plu­part des régimes com­mu­nistes – ou appe­lés tels – comme l’ex-URSS).

    Ce que pro­pose Friot est très dif­fé­rent de cela. C’est une (simple) exten­sion des mesures sociales acquises juste après guerre par le CNR. Il propose :

    1. Le salaire uni­ver­selle, qui qua­li­fie la per­sonne (et non le poste de tra­vail) afin de rompre avec le chan­tage à l’emploi et la logique du « mar­ché du tra­vail » (où les tra­vailleurs sont des marchandises).

    2. La sup­pres­sion de la pro­prié­té lucra­tive, au pro­fit d’une pro­prié­té d’u­sage (il ne s’a­git donc PAS de la sup­pres­sion de la pro­prié­té au pro­fit d’un pou­voir cen­tra­li­sé). Friot a dit clai­re­ment hier soir chez Tad­déi qu’il était pour un amoin­dris­se­ment du rôle de l’E­tat. Pas fran­che­ment com­mu­niste, ça !

    3. Une exten­sion des prin­cipes des caisses de retraites par répar­ti­tion (acquis du CNR) pour finan­cer les salaires à vie. Ceux-ci serait orga­ni­sé comme c’est déjà la cas dans la fonc­tion publique, où c’est le grade qui est pris en compte et rému­né­ré, et non le poste de tra­vail à pour­voir (la per­sonne plu­tôt que la fonction).

    4. L’in­ves­tis­se­ment des entre­prises par le même sys­tème que celui des caisses de retraites, qu’on pour­rait appe­ler « caisse d’in­ves­tis­se­ment », per­met­tant de réin­ves­tir une par­tie des béné­fices dans les entre­prises pour qu’elles évo­luent et contri­buent au déve­lop­pe­ment de l’é­co­no­mie réelle.

    On est loin du com­mu­nisme qui semble te faire peur au point que tu en parles comme « une folie ». Par contre, c’est évident, c’est clai­re­ment anti­ca­pi­ta­liste. Mais pour moi, la folie, c’est jus­te­ment le capitalisme.

    😉

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  21. Morpheus

    @ Gepet­to

    Je ne sais pas si c’est pour ça (je pro­pose cette piste comme réponse pos­sible), mais FO est une créa­tion de la CIA apèrs la deuxième guerre.

    « S’il est avé­ré que FO a béné­fi­cié de l’aide finan­cière de l’American Fede­ra­tion of Labor, cette rela­tion a fait l’objet de fan­tasmes, de rumeurs et de polé­miques. Le Par­ti com­mu­niste fran­çais et la CGT l’ont ain­si lar­ge­ment exploi­tée pour déni­grer la nou­velle orga­ni­sa­tion syn­di­cale, dont le maître mot était l’indépendance à l’égard des par­tis et des gouvernements.Dans la mono­gra­phie qu’il consacre à FO, Alain Ber­gou­nioux évoque les emprunts non rem­bour­sés, les dons de machines à écrire, de voi­tures, l’appui direct aux fédé­ra­tions ; Jean-Yves Sabot fait le même constat pour la Fédé­ra­tion CGT-FO de la métal­lur­gie, ou encore Jack Kan­tro­witz, en s’appuyant sur les rap­ports finan­ciers des congrès, sur des entre­tiens menés avec des diri­geants syn­di­caux ou encore sur des décla­ra­tions parues dans la presse. Mais aucune étude pré­cise, chif­frée et exhaus­tive n’a été publiée pour le moment. Les archives du dépar­te­ment inter­na­tio­nal de l’AFL pour­raient per­mettre de pro­gres­ser dans cette voie puisqu’on y découvre de nom­breux bilans de l’aide finan­cière, des récé­pis­sés, des lettres de remer­cie­ments des orga­ni­sa­tions de FO, etc. Mais compte tenu des rela­tions par­ti­cu­lières entre la CIA et Jay Loves­tone, il convien­drait de consul­ter éga­le­ment les archives du gou­ver­ne­ment amé­ri­cain et celle de la Fon­da­tion Hoo­ver à qui Loves­tone a ven­du une par­tie de son fond personnel. »

    (source)

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  22. Draeko

    Bon­jour à tous,

    J’ai­me­rais juste réagir sur la défi­ni­tion du mot tra­vail de B. Friot. J’ai du mal a com­prendre son sens et du coup je ne me sens pas capable d’ex­pli­quer autour de moi la dif­fé­rence entre l’emploi et le travail.

    Réponse
  23. Patrick

    @Morpheus

    « Le com­mu­nisme, c’est l’a­bo­li­tion de la pro­prié­té (tout court) au pro­fit d’un pou­voir éta­tique cen­tral fort »

    ça c’est le com­mu­nisme réel, qui est natu­rel­le­ment le résul­tat de toute ten­ta­tive de mettre en place le com­mu­nisme rêvé.

    Or par­don, mais si on parle du com­mu­nisme rêvé par Marx, c’est exac­te­ment l’ob­jec­tif décla­ré de Friot. C’est un extra­or­di­naire spé­ci­men fossilisé.

    à
    1:15 « dépe­ris­se­ment de l’E­tat » c’est l’a­bo­li­tion de l’é­tat de Marx (On rigole…) qui est sup­po­sée suivre la dic­ta­ture du prolétariat.

    1:15 « >copro­prie­té< de l’ou­til de tra­vail » C’est la col­lec­ti­vi­sa­tion des moyens de production.

    1:18 « ce n’est pas un reve­nu, mais un salaire recon­nais­sance d’une qua­li­fi­ca­tion » Com­prendre que le reve­nu vient du capi­tal, et que comme il est contre la pro­prié­té pri­vée du capi­tal, le reve­nu n’a pas besoin d’être CQFD. Bien enten­du pour abo­lir la pro­prié­té du capi­tal, il finan­ce­ra le salaire la sub­ven­tion uni­ver­selle par un impôt éli­mi­na­toire du capital.

    Evi­dem­ment, comme le dit la bonne vielle blague russe, « les tra­vailleurs font sem­blant de tra­vailler et l’E­tat sovié­tique fait sem­blant de les payer… ».

    « C’est une (simple) exten­sion des mesures sociales acquises juste après guerre par le CNR. »
    Vous ne me ferez pas pas­ser des ves­sies pour des lan­ternes, essayez avec de plus crédule. 🙂

    Cela dit, sous cer­taines condi­tions res­tric­tives, je ne suis pas contre la sub­ven­tion universelles.

    Réponse
  24. Méchant Virus

    @ Patrick

    Tu as mal com­pris ce qu’ex­plique Friot.

    Il ne s’a­git abso­lu­ment pas de com­mu­nisme comme le fait judi­cieu­se­ment remar­quer Mor­pheus, d’ailleurs il ne pro­pose pas une doc­trine mais des outils. Donc Marx peut ren­trer chez mémé pour le coup.

    L’ou­til pro­po­sé consiste à gérer l’in­ves­tis­se­ment et le salaire à vie par coti­sa­tion. Il n’est pas ques­tion de col­lec­ti­vi­ser les moyens de pro­duc­tion et encore moins de communaliser/nationaliser l’en­semble de l’économie.

    Tout fonc­tionne comme actuel­le­ment sauf que le sys­tème n’a plus besoin du capi­tal pour se finan­cer. Chaque entre­prise cotise sur la valeur ajou­tée (à des taux à déter­mi­ner) pour l’in­ves­tis­se­ment et les salaires.

    Réponse
  25. Morpheus

    C’est-à-dire qu’on joue un peu avec les mots. On peut consi­dé­rer que la pro­po­si­tion de Friot est bien une col­lec­ti­vi­sa­tion de l’ou­til de tra­vail, puis­qu’il parle que nous deve­nons « copro­prié­taires d’u­sage de notre lieux et outil de tra­vail » et que nous par­ti­ci­pons par cela aux déli­bé­ra­tions por­tant sur les orien­ta­tions com­mer­ciales, sociales et éco­no­mique de l’entreprise.

    Donc, oui, c’est sans doute proche du com­mu­nisme dans son idéal, à l’ex­cep­tion près – et là je main­tient mes pro­pos – que même Marx n’en­vi­sage pas d’autres façon d’ar­ri­ver à ce col­lec­ti­visme que par l’État.

    Ici, Friot sort de cette logique et rejoins en cela le com­mu­nisme liber­taire, proche de l’anarchie.

    Je main­tient que je ne vois là aucune folie, mais au contraire, une porte de sor­tie (par­mi d’autres) du monde de fous dans lequel nous vivons aujourd’hui.

    (pas la plus radi­cale, selon moi, mais j’ai bien dis que je n’en par­le­rais plus ici)

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  26. Morpheus

    @ Drae­ko

    Selon Friot, dans le sys­tème actuel, le tra­vail est lié au poste à pour­voir (imper­son­nel) et c’est le poste à pour­voir qui est rému­né­ré. Ce fai­sant, les tra­vailleurs deviennent donc dépen­dants et deman­deurs de postes de tra­vail, puisque sans l’ac­cès à ce poste de tra­vail, pas de rému­né­ra­tion. Pour Friot, ce sont les tra­vailleurs qui pro­duisent les richesses, non les employeurs, et moins encore les action­naires (qui sont des parasites).

    Donc, la pro­po­si­tion de Friot est de ren­ver­ser cette logique. On ne rému­nè­re­rait plus le « poste de tra­vail », mais les tra­vailleurs eux-mêmes, à vie et dès leur majo­ri­té (18 ans), sur base d’un barème selon leur qua­li­fi­ca­tion. Le barème de base serait (par exemple) de 1500 euros / mois et cor­res­pon­drait à une qua­li­fi­ca­tion « de base ». Ensuite, comme cela fonc­tionne déjà dans la fonc­tion publique, cha­cun pour­rait pro­gres­ser en réus­sis­sant des épreuves (concours) per­met­tant d’ac­qué­rir des com­pé­tences et qua­li­fi­ca­tions nouvelles.

    Ce salaire à vie serait évi­dem­ment pro­lon­gé jus­qu’à la fin de vie.

    Ce sys­tème casse la dépen­dance des tra­vailleurs vis-à-vis des employeurs qui, dans le sys­tème actuel, sont les pour­voyeurs de postes de tra­vail (et donc de salaires) et donc ont un moyen de pres­sion qui sou­met entiè­re­ment les tra­vailleurs aux employeurs. Ces der­niers usent et abusent de ce pou­voir pour asser­vir les tra­vailleurs, et c’est cela que Friot veut cas­ser par sa proposition.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  27. Méchant Virus

    @ Mor­pheus

    On peut consi­dé­rer que la pro­po­si­tion de Friot est bien une col­lec­ti­vi­sa­tion de l’ou­til de tra­vail, puis­qu’il parle que nous deve­nons « copro­prié­taires d’u­sage de notre lieux et outil de tra­vail » et que nous par­ti­ci­pons par cela aux déli­bé­ra­tions por­tant sur les orien­ta­tions com­mer­ciales, sociales et éco­no­mique de l’entreprise.

    En effet mais c’est une autre par­tie du débat qui consiste à consi­dé­rer qu’un sys­tème démo­cra­tique dans l’en­tre­prise est plus dési­rable pour le peuple qu’un sys­tème hié­rar­chique. Quoi­qu’il en soit, il faut com­prendre que c’est un sys­tème à inven­ter de toutes pièces, il ne s’a­git pas de repro­duire le sys­tème sovié­tique. Le plus impor­tant est de pou­voir en débattre, pas de dire « c’est du com­mu­nisme, au secours » et s’ar­rê­ter là.

    (pas la plus radi­cale, selon moi, mais j’ai bien dis que je n’en par­le­rais plus ici)

    😉

    Réponse
  28. Méchant Virus

    Inter­ven­tion de Friot hier à CSOJ

    Réponse
  29. J-Stéphane

    Le com­mu­nisme comme il est gra­vé dans notre mémoire col­lec­tive, n’est que le sou­ve­nir de petits pro­prié­taires pri­vés, pri­vés de leurs biens par une oligarchie.

    Sous une réelle démo­cra­tie, la pro­prié­té col­lec­tive ne sera pas la pro­prié­té d’une oli­gar­chie qui aura, par la pro­cu­ra­tion des plou­to­crates, le droit d’ex­clure le peuple de tous pro­fits et intérêts.

    Réponse
  30. Méchant Virus

    Exac­te­ment mon cher J‑Stéphane.

    L’im­por­tant est d’en dis­cu­ter en se basant sur les faits. Alors effec­ti­ve­ment le dis­cours de Friot est très conno­té par l’in­fluence syn­di­ca­liste et par­fois un peu exces­sif. Si on bran­dit la menace de la fau­cille et du mar­teau avant de réflé­chir à la ques­tion, on a per­du d’a­vance et on se place au même niveau que les anti­fas qui bran­dissent la menace de la croix gam­mée avant de réflé­chir à la question.

    Ne soyons pas endoc­tri­nés, soyons intelligents.

    Se déso­li­da­ri­ser du capi­tal ne revient pas à dire les capi­ta­listes sont des salauds. Il pose la ques­tion sui­vante : est ce qu’il est pro­fi­table pour le bien com­mun que le fait de pos­sé­der du capi­tal per­mette d’une part de géné­rer d’a­van­tage de capi­tal et d’autre part de s’oc­troyer un pou­voir de déci­sion inté­gral sur le tra­vail ? Tout ça se dis­cute et je suis prêt à le faire mais en avan­çant des faits, pas en reje­tant tout en bloc pour des rai­sons spécieuses.

    Réponse
  31. Morpheus

    Pour prendre un exemple, dans la même émis­sion, en pre­mière par­tie il était ques­tion de la « liber­té », avec comme sujet la ciga­rette élec­tro­nique et, plus lar­ge­ment, la ques­tion de la liber­té de fumer.

    Or, à aucun moment la VRAIE ques­tion n’a été posée : « Empoi­son­ner déli­bé­ré­ment et consciem­ment des mil­liards de gens en les ren­dant accros à une sub­stance dan­ge­reuse au motif de faire de (très gros) pro­fits consti­tue-t-il une liber­té ou un crime ? »

    Pour­quoi cette ques­tion n’a-t-elle pas été posée ? Peut-être parce que la logique même du capi­ta­lisme (le pro­fit) ne peut et ne doit être débat­tue sur une chaîne publique fran­çaise (France 2). Ou parce que cette logique est tel­le­ment ancrée dans notre esprit col­lec­tif que l’i­dée même de poser cette ques­tion ne nous vient pas.

    Pour­tant, la ques­tion – évi­dem­ment déran­geante – ne peut ame­ner qu’une réponse : NON. Et ce non reviens à remettre en cause le para­digme même de notre socié­té : le libé­ra­lisme – qui n’a rien à voir avec la Liber­té avec un grand L, mais avec la liber­té des puis­sants d’ex­ploi­ter les impuis­sants (ou ren­dus tels) – est par nature liberticide.

    Ques­tion : je viens de mon­trer clai­re­ment que je suis adver­saire du capi­ta­lisme et du libé­ra­lisme éco­no­mique, suis-je pour autant néces­sai­re­ment communiste ?

    😉

    Mor­pheus

    Réponse
  32. Morpheus

    Oups, par­don : la réponse est « non, ce n’est pas une liber­té, c’est un crime ».

    Réponse
  33. Méchant Virus

    Ques­tion : je viens de mon­trer clai­re­ment que je suis adver­saire du capi­ta­lisme et du libé­ra­lisme éco­no­mique, suis-je pour autant néces­sai­re­ment com­mu­niste ou fasciste ?

    La réponse est évi­dem­ment non. Répondre oui à cette ques­tion consiste à dire qu’il n’y a que 3 états du monde pos­sibles. L’ul­tra libé­ra­lisme, le com­mu­nisme et le fas­cisme. Sommes nous assez idiots pour pen­ser que ce sont les 3 seules options ? J’ose espé­rer que non.

    Je pense que cette réduc­tion idéo­lo­gique est faite à des­sein. « Tu n’es pas content du sys­tème ultra libé­ral ? C’est cer­tai­ne­ment que tu es com­mu­niste ou fas­ciste ». Comme les gens ne veulent pas être éti­que­tés comme tels (et je les com­prend sur ce point), ils arrêtent de réflé­chir à d’autres pos­si­bi­li­tés (et là je ne les com­prend plus).

    Réponse
  34. J.C

    @ Méchant Virus

    « En effet mais c’est une autre par­tie du débat qui consiste à consi­dé­rer qu’un sys­tème démo­cra­tique dans l’en­tre­prise est plus dési­rable pour le peuple qu’un sys­tème hiérarchique. »

    Je peux essayer d’ap­por­ter la contra­dic­tion si sa vous intéresses.
    J’en tente une et vous me direz si vous sou­hai­tez que je continu.

    Si les indi­vi­dus ne sont plus contraint d’al­ler tra­vailler pour tou­cher leur salaire, ils n’i­ront plus travailler.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  35. J-Stéphane

    Si le garde-man­ger est vide, on se met natu­rel­le­ment au travail.

    Réponse
  36. Méchant Virus

    @ JC

    C’est l’ob­jec­tion qui vient le plus natu­rel­le­ment mais j’a­vais vu un son­dage qui la réfu­tait en 2 questions :

    1) S’il y avait un salaire à vie, pen­sez vous que les autres iraient encore tra­vailler ? Non à 80%

    2) Et vous même ? Oui à 60%, oui mais plus à plein temps ou oui mais une autre acti­vi­té 30%, non 10%

    Réponse
  37. J.C

    @ J‑Stéphane

    « Si le garde-man­ger est vide, on se met natu­rel­le­ment au travail. »

    Si on a déjà un salaire, on va au supermarché.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  38. J.C

    @ Méchant Virus

    Non ce son­dage concerne le reve­nu de base qui est un reve­nu mini­mum pas un salaire à vie.

    Dans le contexte de ce son­dage ils iraient tra­vailler pour un reve­nu com­plé­men­taire, autre­ment dit pour gagner plus.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  39. J-Stéphane

    Pour ceux qui s’in­quiètent, et pensent que le salaire à vie, va créer une pénu­rie de tra­vailleurs, ils ont rai­son de s’in­quié­ter, mais il faut aller au bout de raisonnement.

    Pénu­rie de tra­vailleurs amè­ne­ra for­ce­ment à la pénu­rie de besoins, et par consé­quence remet­tra au tra­vail ceux qui sont dans le besoin, et non comme c’est le cas actuel­le­ment de leur impo­ser d’être chômeur

    Réponse
  40. J.C

    @ J‑Stéphane

    Si les super­mar­chés sont vides seuls les plus conscien­cieux iront tra­vailler pen­dant que la majo­ri­té res­te­ra à rien faire tout en gagnant la même chose.
    Belle mentalité

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  41. Méchant Virus

    Non ce son­dage concerne le reve­nu de base qui est un reve­nu mini­mum pas un salaire à vie.

    Oui enfin je pense qu’on peut extra­po­ler les résul­tats comme étant rela­ti­ve­ment proches pour le salaire à vie. Je tiens à pré­ci­ser que l’op­tion de Friot n’est pas par­faite, ni même le reve­nu de base d’ailleurs. Ce qui m’in­té­resse c’est la base de réflexion vers un sys­tème dif­fé­rent et je sais qu’en matière de sys­tème dif­fé­rent tu as une petite idée der­rière la tête. On ne peut pas pré­sa­ger des inten­tions de cha­cun sur cette ques­tion. Pour avoir une confir­ma­tion il fau­drait mener une expé­rience en gran­deur nature à petite échelle pour voir ce qu’il se passe et com­ment les choses s’é­qui­librent. Aurait on 100% d’o­bèses qui passent leur jour­née à jouer à la console ? J’ai ten­dance à pen­ser que non mais ça se discute.

    Réponse
  42. J-Stéphane

    41. Le same­di 8 juin 2013 à 18:12, par J.C
    @ J‑Stéphane

    Si les super­mar­chés sont vides seuls les plus conscien­cieux iront tra­vailler pen­dant que la majo­ri­té res­te­ra à rien faire tout en gagnant la même chose. Belle mentalité

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Est-ce une estime de toi, ou des autres ? C’est bien triste. Je suis dans les quar­tiers popu­laires à fort taux de chô­mage, je peux te garan­tir qu’ils sont tous à se lever tôt pour tra­vailler, même si ce tra­vail est décla­ré clan­des­tin par le pou­voir en place.…

    Réponse
  43. J.C

    @ Méchant virus

    La dif­fé­rence n’est pour­tant pas dif­fi­cile à faire.

    Je te donne une somme tout les mois qui te per­met de vivre cor­rec­te­ment de manière inconditionnelle :

    1. et je te pro­pose plus pour que tu ailles travailler

    2. et je te pro­pose rien pour que tu ailles travailler

    Com­bien vont choi­sir l’op­tion 2 plu­tôt que la 1. ?

    Je crois quand même qu’on peut avoir une petite idée de la réponse 😉

    @ J‑Stéphane

    Quel est le rap­port avec l’argument ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  44. J-Stéphane

    Si t’as un mil­liard sur ton compte, et qu’il n’y a rien dans le garde-man­ger, ou si tu pré­fères dans le supermarché.

    Tu te laisses cre­ver de faim au milieu de tes billets, ou vas-tu te retrous­ser les manches pour avoir de quoi manger ?

    Réponse
  45. J.C

    @ J‑Stéphane

    Si j’ai un mil­liard sur mon compte, je fais tra­vailler les autres pour pou­voir rem­plir mon garde-manger

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  46. J.C

    @ Méchant Virus

    Pour pré­ci­ser :

    Dans le 1er cas qui cor­res­pond au reve­nu de base, une bonne par­tie de la popu­la­tion ira tra­vailler pour gagner plus sur­tout si le reve­nu de base est modeste

    Dans le second cas, qui cor­res­pond au salaire à vie, qui accep­te­ra d’al­ler tra­vailler gra­tui­te­ment alors que pour le même tarif, il pour­rons aller faire leur sport favo­ri ou toutes sortes d’ac­ti­vi­tés sympathiques ?
    On peut rai­son­na­ble­ment sup­po­ser que la réponse est un près personne.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  47. Méchant Virus

    @ JC

    La dif­fé­rence je la connais mais je ne com­prend pas ce que tu essaies de démon­trer. Que le reve­nu de base est plus adap­té au sys­tème actuel ?

    Pour ma part je ne milite ni pour l’un ni pour l’autre. Je constate que ce sont des idées qui ouvrent le débat.

    @ J‑Stéphane

    mais non c’est JC, il ne s’est pas trom­pé de forum, il est en train de faire l’a­vo­cat du contre le revenu/salaire uni­ver­sel pour faire évo­luer le débat. C’est jus­te­ment très intéressant.

    Réponse
  48. J-Stéphane

    OK, mais à moins que je me trompe, il me semble que nous sommes contre le fait d’ex­ploi­ter son pro­chain ici, non ?

    Réponse
  49. J-Stéphane

    Donc je reformule :

    Si t’as mille € sur ton compte, et qu’il n’y a rien dans le garde-man­ger, ou si tu pré­fères dans le supermarché.

    Tu te laisses cre­ver de faim au milieu de tes billets, ou vas-tu te retrous­ser les manches pour avoir de quoi manger ?

    Réponse
  50. J.C

    @ Méchant Virus

    Je ne suis ni pour le reve­nu de base ni pour le salaire à vie comme tu sais mais je cherche à savoir jus­qu’à quel point ces alter­na­tives sont appli­cables ne serait-ce que tem­po­rai­re­ment ou si on ne fait que perdre son temps en par­lant du sexe des anges.

    J’ai plein d’autres objec­tions à condi­tions que quel­qu’un puissent déjà répondre à ceux là.

    @ J‑Stéphane

    « OK, mais à moins que je me trompe, il me semble que nous sommes contre le fait d’ex­ploi­ter son pro­chain ici, non ? »

    Oui, Ce qui n’empêche pas de se faire l’a­vo­cat du diable pour savoir si le salaire à vie ça marche ou pas dans les faits.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  51. J.C

    @ J‑Stéphane

    « Si t’as mille € sur ton compte, et qu’il n’y a rien dans le garde-man­ger, ou si tu pré­fères dans le supermarché.

    Tu te laisses cre­ver de faim au milieu de tes billets, ou vas-tu te retrous­ser les manches pour avoir de quoi manger ? »

    Oui mais mes 1000 euros, ils servent à quoi alors ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  52. J-Stéphane

    C’est là où je vou­lais t’amener…

    Pour ce qui est du reve­nu ou du salaire, je pense que l’une comme l’autre est bien meilleure que ce qui se fait actuel­le­ment, et que les deux demandent à être amé­lio­ré. Per­so, je pense qu’un mini­mum décent est jus­ti­fié pour tous, et plus s’il y a mérites au niveau de l’im­pli­ca­tion de cha­cun — sauf pour les cas d’invalidité — .

    Réponse
  53. J-Stéphane

    L’i­déal serait que l’on sache répar­tir équi­ta­ble­ment le tra­vail entre tous ceux qui sont aptes, et de répar­tir la richesse entre tous.

    Tout cela en gar­dant une flexi­bi­li­té pour valo­ri­ser ceux qui veulent tra­vailler plus pour com­pen­ser ceux qui veulent tra­vailler moins.

    Vaste pro­gramme, n’est-ce pas ?

    Réponse
  54. J.C

    @ J‑Stéphane

    oui, le pro­blème est de savoir com­ment inci­té les gens à travailler.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  55. Morpheus

    Il faut abso­lu­ment que Étienne implé­mente un chat avec le blog 😉

    Mor­pheus

    Réponse
  56. J-Stéphane

    Pour qu’il n’y ait pas pénu­rie ou l’in­verse sur les postes néces­saires aux besoins de la socié­té, il faut, je pense, inver­ser les barèmes des salaires et rému­né­rer plus la péni­bi­li­té et que la notoriété.

    Réponse
  57. Ana Sailland

    Je vou­drais faire remar­quer à cer­tains, et sans malice, que quand il s’a­git de par­ler du lieu où aller cher­cher de quoi man­ger, le mot qui vient, plus haut, dans plu­sieurs mes­sages, c’est supermarché.

    Or la tran­si­tion psy­cho­lo­gique per­met­tant et issue de l’a­vè­ne­ment d’un reve­nu incon­di­tion­nel n’est pas conce­vable seule, et s’ac­com­pagne for­cé­ment de plein d’autres muta­tions. Par­mi les­quelles pro­ba­ble­ment le pro­ces­sus de dis­tri­bu­tion du pro­duit du tra­vail libre.

    Je ne pense pas que la civi­li­sa­tion res­te­rait en son état actuel si cette pre­mière tran­si­tion deve­nait effective.

    Le reve­nu incon­di­tion­nel est à mon sens un marche-pied vers l’a­bo­li­tion de la civi­li­sa­tion de la carotte. Il me semble qu’on n’en per­çoit pas l’im­mense portée.

    (J’en pro­fite pour poin­ter encore un mot à l’en­vers : « la grande distribution »)

    Réponse
  58. J.C

    @ Mor­pheus

    Oui, c’est un peu ça. on se pré­pare à twitter.

    Bon je conti­nue, j’ar­rête, je saute à la conclu­sion. on fait quoi ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  59. J-Stéphane

    Mer­ci à tous, de me pro­po­ser la réflexion plu­tôt que de m’im­po­ser des solutions.

    Réponse
  60. J.C

    @ J‑Stéphane

    Bon, on est d’ac­cord, ça sert à rien de don­ner 1000 euros si on va pas tra­vailler puis­qu’il n’y aura plus rien à ache­ter, alors on fait comment ?

    On conti­nu à tra­vailler pour de l’argent comme maintenant ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  61. J-Stéphane

    La démo­cra­tie ne se lais­se­ra pas cor­rompre par le prin­cipe de l’offre et la demande actuel, elle sera hon­nête avec les effec­tifs et les besoins. la carotte comme cer­tains pré­sentent la récom­pense, devra valo­ri­ser la pénibilité.

    Réponse
  62. J.C

    @ J‑Stéphane

    « La démo­cra­tie ne se lais­se­ra pas cor­rompre par le prin­cipe de l’offre et la demande actuel »

    Alors com­ment l’é­co­no­mie fonc­tion­ne­ra-t-elle concrètement ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  63. J-Stéphane

    « elle sera hon­nête avec les effec­tifs et les besoins. la carotte comme cer­tains pré­sentent la récom­pense, devra valo­ri­ser la pénibilité. »
    Plus une marge fixe et non spé­cu­la­tive sur les tarifs.

    Réponse
  64. J.C

    @ J‑Stéphane

    Déso­lé, je n’ai pas compris

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  65. J-Stéphane

    Je m’y atten­dais un peu, disons que la finance ne m’a pas for­ma­tée, et que l’Homme est l’in­tel­li­gence qui for­mate la finance à son image.

    Réponse
  66. J-Stéphane

    53. Le same­di 8 juin 2013 à 19:44, par J.C
    @ J‑Stéphane

    « OK, mais à moins que je me trompe, il me semble que nous sommes contre le fait d’ex­ploi­ter son pro­chain ici, non ? »

    Oui, Ce qui n’empêche pas de se faire l’a­vo­cat du diable pour savoir si le salaire à vie ça marche ou pas dans les faits.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Il serait bon de mettre de cornes pour pré­ve­nir de ton mode « avo­cat du diable », et pour savoir si ça marche dans les faits, il faut faire et non théoriser.

    Réponse
  67. J.C

    @ J‑Stéphane

    Faire oui mais tu pro­poses quoi concrètement ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  68. Morpheus

    @ J.C

    Oui, c’est un peu ça. on se pré­pare à twit­ter. Bon je conti­nue, j’ar­rête, je saute à la conclu­sion. on fait quoi ?

    Relax, mon inter­ven­tion était pure­ment humo­ris­tique et sans aucun sous enten­du. C’est juste que ces mes­sages courts qui se suivent sont plus de l’ordre du chat que du forum et du coup, quand j’ai réac­tua­li­sé pour voir les nou­veaux mes­sages, je m’y retrou­vais plus 😀

    Donc, conti­nuez, je suis favo­rable aux échanges construc­tifs, même s’ils sont bref.

    🙂

    Mor­pheus

    Réponse
  69. J.C

    Je viens de perdre J‑Stéphane

    @ Mor­pheus

    T’in­quietes, je ne l’ai pas mal pris, j’ai même trou­vé ça plu­tôt drôle.

    En posant la question :
    « je conti­nue, j’ar­rête, je saute à la conclu­sion. on fait quoi ? »

    j’at­ten­dais juste des réponses à mes ques­tions pour savoir si je conti­nuais le débat ou pas.

    Je vais donc conclure pro­vi­soi­re­ment par ceci :

    Quelle sont donc les acti­vi­tés pour les­quelles nous devrions nous faire motiver ?
    La nature de ces acti­vi­tés est dénom­mé asservissement.

    Dans le cadre de la démo­cra­tie, il n’est pas conce­vable d’o­bli­ger les gens au travail.
    N’ou­blions pas que les athé­niens avaient des esclaves.

    Le tra­vail implique un rap­port de force pour l’ob­ten­tion d’un revenu.
    S’il n’y a pas de rap­port de force entre ceux qui détiennent les capi­taux et ceux qui tra­vaillent com­ment vou­lez-vous que qui­conque sou­haite de lui-même se faire exploi­ter et avoir un reve­nu médiocre ? C’est impos­sible, per­sonne ne s’in­ter­di­rait à lui-même d’être plus prospère.

    Le peuple doit être rai­son­nable et accep­ter de se faire exploi­ter par une auto­ri­té qui lui est supé­rieure pour per­mettre la créa­tion de valeur. Il doit donc renon­cer à la démocratie.
    S’il veut la démo­cra­tie, il doit renon­cer aux tra­vaux forcés.
    C’est l’un ou l’autre, on ne peut pas avoir les deux.

    L’ob­ser­va­tion de Patrick sur le com­mu­nisme réel et rêvé a du sens.
    Sans un pou­voir éta­tique fort il n’est pas pos­sible d’im­po­ser le tra­vail à une population.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  70. J.C

    PS : Il me semble donc que B.Friot, en par­tant du réel oli­gar­chique à com­plé­te­ment occul­té l’as­pect poli­tique de la fai­sa­bi­li­té de ses pro­po­si­tions dans un régime non-autoritaire.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  71. Kilma

    HORS SUJET mais.…

    L’EUROPE, une escro­que­rie au ser­vice des milieux financiers
    qui bafoue les besoins des peuples
    et nie la démocratie

    Départ de Ber­lus­co­ni : Ce que le peuple n’a pu obte­nir nous dit-on, les milieux finan­ciers l’ont fait ! La ques­tion est posée à Gérard Lon­guet, notre ministre de la Défense, de savoir si cela a à voir avec l’o­pi­nion des Ita­liens ? Il répond sans ambi­guï­té « L’o­pi­nion, c’est les inves­tis­seurs » mon­trant sans com­plexe ce que les diri­geants euro­péens pensent des peuples, de leur souveraineté.
    Lire la suite : http://​www​.lai​q2012​.net/​e​s​c​r​o​q​.​h​tml

    Réponse
  72. Nanou

    Salut à tous les gen­tils virus

    étant silen­cieux depuis fort long­temps je me décide à envoyer mon pre­mier post sur ce forum notam­ment pour répondre à l’a­vo­cat du diable (J.C)je tiens à pré­ci­ser que je suis adhé­rant au réseau sala­riat de Ber­nard FRIOT.

    JC tu dis (oui, le pro­blème est de savoir com­ment inci­té les gens à travailler.)

    Si tu crois que je me suis lever pen­dant trente temps tous les matins en me posant la ques­tions « qu’est-ce qui va me moti­ver pour aller tra­vailler ce matin »!!je crois que tu n’as pas bien com­pris la moti­va­tion pre­mière du travail.

    cette moti­va­tion est l’a­mour de sa pro­fes­sion et de son métier ? être EMPLOYE à faire un tra­vail que l’on n’aime pas ça doit être d’un chiant pas pos­sible, être EMPLOYE à faire un tra­vail que l’on aime est sup­por­table, TRAVAILLER à faire ce que l’on aime alors là les portes s’ouvrent à tous . Ber­nard le dit dans CSOJ « je suis fier d’a­voir ensei­gné fier de l’u­ni­ver­si­té etc » J’ai été chauf­feur rou­tier pen­dant trente ans pen­dant ces trente années en plus de mon EMPLOI j’ai été béné­vole en asso­cia­tion spor­tive il m’est arri­vé de consa­crer prés de 25 à 30 heures par semaine à mes acti­vi­tés en dehors de mon EMPLOI. Crois tu que l’argent a été ma pre­mière moti­va­tion??? bien sûr que non. 

    C’est la rai­son pour laquelle les gens conti­nue­rons à tra­vailler nor­ma­le­ment même avec un salaire à vie ! mais libé­ré de l’employabilité et comme le dit Anna  » Le reve­nu incon­di­tion­nel est à mon sens un marche-pied vers l’a­bo­li­tion de la civi­li­sa­tion de la carotte. Il me semble qu’on n’en per­çoit pas l’im­mense portée »

    Ami­ca­le­ment.

    Nanou

    PS : bon cou­rage Étienne à la fin c’est nous qu’on va gagner

    Réponse
  73. nlescan

    Friot a des super concepts, après il est assez absolu…

    En tout cas ce que je retiens c’est qu’il faut au moins une caisse pour assu­rer un reve­nu de base a tout le monde, mais 400€, au moins le double, quelque chose qui per­mette d’a­voir un loge­ment etc…au des­sus du seuil de pau­vre­té quoi.

    Evi­dem­ment le smic doit être aug­men­té de toute urgence.

    Oui il faut une caisse pour l’in­ves­tis­se­ment his­toire que les fous arrêtent de tout prendre pour jouer au casino.

    Il faut au moins le droit à l’accès à la pro­prié­té d’u­sage : je loue un loge­ment : j’ai le droit de l’a­che­ter pour une men­sua­li­té équi­va­lente a mon loyer si je le souhaite…

    Il serait temps d’ap­pli­quer le droit au loge­ment opposable.

    Et pour les res­sor­tis­sants étran­ger qui vivent dans de squatt et bidons ville, il faut des solu­tions d’hé­ber­ge­ment, quitte a envoyer la note aux gou­ver­ne­ments des pays de ces res­sor­tis­sants : ils sont res­pon­sables de l’in­di­gence de ces gens, ils doivent payer, il est inac­cep­table que des gens vivent dans des bidons ville dans ce pays, l’hi­vers est trop rude, c’est pas humain. Si les pays ne veulent pas payer la note on taxe leurs impor­ta­tions a hau­teur, bam, et on donne du tra­vail au gens comme ça ils sub­viennent a leurs besoins.

    Com­ment ça y’ a pas de tra­vail : il faut tout remettre aux normes éco­lo­giques dans ce pays, le chan­tier est gigan­tesque, la banque cen­trale doit finan­cer, l’in­fla­tion ? on s’en fout, on accepte qu’il y en ait, les radins n’au­ront qu’a ache­ter de l’or ou de la pierre.

    Et dans l’en­tre­prise les sala­riés, au titre de leur tra­vail et en tant que groupe, doivent auto­ma­ti­que­ment être pro­prié­taires d’une part de l’en­tre­prise (% reste a déter­mi­ner mais une part signi­fi­ca­tive, pas une blague) et leurs délé­gués doivent sié­ger au directoire.

    Réponse
  74. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Il y a l’offre et la demande, ces deux variables sont essen­tielles pour adap­ter l’é­co­no­mie aux besoins de tous, et ce sont ces deux variables qui doivent ser­vir pour régu­ler le travail.

    Mais le droit à la pro­prié­té pri­vée, ou plu­tôt devrait-on dire « l’ap­pro­pria­tion qui prive » , car elle per­met plus de pri­ver que de don­ner l’u­su­fruit au plus grand nombre, cette spo­lia­tion par l’in­di­vi­du des biens uni­ver­sels a per­ver­ti l’économie.

    Les pro­prié­taires pri­vés fal­si­fient les chiffres de l’offre et de la demande, et en plus ils ne s’en servent pas pour ajus­ter la pro­duc­tion pour répondre à la demande, ils s’en servent pour créer la pénu­rie et jus­ti­fier l’aug­men­ter les tarifs alors que les coûts de pro­duc­tion n’ont pas aug­men­tés, mais juste pour gros­sir leurs marges bénéficiaires.

    Il est urgent de pla­fon­ner ces marges. Les tarifs doivent être éta­blis par le coût + une marge pla­fon­née, et non en fonc­tion de la demande. Ce n’est pas au plus riche qu’il faut vendre le pro­duit ou la pres­ta­tion, c’est au pre­mier qui paie le prix initial.

    Dans une éco­no­mie démo­cra­tique, l’har­mo­ni­sa­tion entre l’offre et la demande sera la prio­ri­té, et s’il y a dés­équi­libre, l’aug­men­ta­tion des tarifs sera jus­ti­fiée par l’aug­men­ta­tion des salaires pour atti­rer les tra­vailleurs sur l’ac­ti­vi­té en sous-régime, et non pour gaver les nantis.

    Mais nous sommes sous une éco­no­mie de pro­prié­taires privés…

    Réponse
  75. Méchant Virus

    @ JC

    Dans le cadre de la démo­cra­tie, il n’est pas conce­vable d’o­bli­ger les gens au travail.

    C’est tout à fait exact. Dans un régime démo­cra­tique, le peuple décide com­ment l’  »éco­no­mie » est orga­ni­sée, le rap­port de force n’existe plus avec le capi­tal. C’est évi­dem­ment bien plus effi­cace que bri­co­ler autour du sys­tème actuel. (tu aurais dû com­men­cer par la conclu­sion mon cher JC, j’au­rais com­pris de suite ce que tu vou­lais dire)

    @ Nanou

    Si tu rai­sonnes dans le cadre éco­no­mique actuel, il est très dif­fi­cile de se faire une idée de quel pour­cen­tage de la popu­la­tion irait tra­vailler si un salaire à vie était ins­tau­ré. Tu penses qu’il serait haut, JC pense qu’il serait bas et je pense que seule l’ex­pé­rience pour­rait nous le mon­trer. Comme l’a mis en lumière JC, il est impor­tant de recon­fi­gu­rer com­plè­te­ment le cadre à par­tir d’une volon­té démo­cra­tique. Le peuple sou­ve­rain pren­drait cer­tai­ne­ment des mesures de ce genre :

    - finan­ce­ment aca­pi­ta­liste de l’é­co­no­mie (par coti­sa­tion ou autre).

    - créa­tion d’une nou­velle struc­ture de l’en­tre­prise avec démo­cra­ti­sa­tion des déci­sions en son sein.

    - ins­tau­ra­tion d’un reve­nu de base inconditionnel.

    - refonte com­plète du sys­tème d’imposition.

    Ce genre de modèle (qu’il fau­dra dis­cu­ter entre nous bien sûr) modi­fie com­plè­te­ment la donne éco­no­mique et comme l’a dit JC, il ne sera plus pos­sible d’o­bli­ger les gens à tra­vailler. Cha­cun devra se repo­si­tion­ner dans ce nou­veau cadre et pour­ra enfin effec­tuer les acti­vi­tés qui le motivent spon­ta­né­ment sans qu’il y ait la carotte et le bâton en bout de chaîne. Le sys­tème pour­ra évo­luer encore par la suite, pour­quoi pas vers une orga­ni­sa­tion sans monnaie.

    Réponse
  76. Morpheus

    Offre = ce que l’é­co­sys­tème pla­né­taire est capable de pro­duire selon sa capa­ci­té de renou­vel­le­ment natu­relle + ce que le tra­vail humain ET auto­ma­ti­sé(1) sont capables de trans­for­mer et distribuer.

    Demande = res­sources et pro­duits trans­for­més aux­quels veulent pou­voir accé­der les êtres humains pour répondre à leurs besoins.

    La demande ne peut excé­der l’offre, sans quoi cela hypo­thèque la capa­ci­té de renou­vel­le­ment des res­sources et réduit les liber­tés humaines. L’u­bris ne peut donc se sub­sti­tuer à la demande, sous peine de per­ver­tir l’en­semble du sys­tème, quel qu’il soit.

    Mor­pheus

    Réponse
  77. J-Stéphane

    Effec­ti­ve­ment, on peut, non, on doit regar­der l’offre et la demande sous cet angle, même si les pres­ta­tions sont d’une autre source.

    Il devient donc urgent éga­le­ment de se pen­cher sur la démo­gra­phie pour en envi­sa­ger des pos­si­bi­li­tés raisonnées.

    Sous une poli­tique et une éco­no­mie non démo­cra­tique, la démo­gra­phie est plus que boos­tée pour répondre au besoin d’une crois­sance tota­le­ment injus­ti­fié, injus­ti­fié, car il y a depuis long­temps de quoi com­bler tout le monde.

    La crois­sance vise autre chose, elle vise l’im­pos­sible, elle a pour dérai­son de pro­mettre une terre à chaque terrien.

    La popu­la­tion doit être autonome.

    Réponse
  78. J.C

    @ Nanou

    Je pense que tu rêves.
    Com­bien iront se lever tout les matins pour conti­nuer à aller bos­ser s’ils sont payés la même chose en se levant plus tard, en pas­sant du temps avec leur famille et en effec­tuant toutes sortes d’ac­ti­vi­tés choisis.
    Fait un son­dage autour de toi tu verras.
    Com­bien de chauf­feurs rou­tiers conti­nue­rons à l’être étant payés pareil en fai­sant ce qu’ils veulent ? Com­bien de bou­lan­ger sou­hai­te­rons conti­nuer à être bou­lan­ger etc. ?

    Si on fait tous comme les retrai­tés alors que l’on a tou­jours besoin de chauf­feurs rou­tier et de bou­lan­gers, com­ment fera-on ?

    La plu­part des gens ne sou­haitent pas vivre pour leur tra­vail et heureusement.

    @ nles­can

    Si tu étais président 😉

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  79. J.C

    @ Méchant Virus

    Tu as presque bon 😉

    Ce que je veux vrai­ment dire c’est qu’il n’y aura plus d’ex­ploi­ta­tion possible.
    Tu confonds juste par­ti­ci­pa­tion au sys­tème d’ex­ploi­ta­tion et démocratie.

    Je vais déve­lop­per le fond de ma pensée.

    Les échanges de biens et ser­vices impliquent l’u­sage de la mon­naie (le troc n’é­tant pas appli­cable à grande échelle sans un étalon).
    La néces­si­té des échanges dans l’ob­ten­tion de biens et ser­vices n’est rien d’autre qu’un chan­tage au tra­vail qui trans­forme les indi­vi­dus en esclaves.
    On s’ac­cor­de­ra donc sur le fait que le que le sys­tème d’é­change de biens et ser­vices est intrin­sè­que­ment mauvais.

    Lors­qu’on a com­pris ça, on peut pas­ser aux choses sérieuses, avant ce n’est pas la peine.

    La mon­naie n’est qu’un moyen d’as­ser­vis­se­ment. le pou­voir revient tou­jours aux riches dans un sys­tème monétaire.

    Quand est-il en démocratie ?

    Aucun indi­vi­du sen­sé ne s’im­po­se­ra des limites non néces­saires s’il décide pour lui-même.
    Rap­pe­lons-nous Mon­tes­quieu, un pou­voir va jus­qu’à ce qu’il trouve une limite, le peuple ne va pas s’im­po­ser la pau­vre­té si ce n’est plus néces­saire (ce n’é­tait néces­saire que pour don­ner de la valeur à l’argent des riches).

    Si l’é­change est un sys­tème per­ni­cieux de chan­tage, quelle alter­na­tive avons-nous ?
    une éco­no­mie basée sur la réa­li­té des ressources.
    c’est la seule vraie limite comme nous le rap­pel Mor­pheus (l’argent n’é­tant qu’une fiction).
    Une éco­no­mie de par­tage impli­quant l’a­bon­dance et la gra­tui­té, une éco­no­mie qui ren­dra sa liber­té aux habi­tants de cette planète.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  80. J-Stéphane

    Bon­soir,

    @ J.C, 84.

    34. par J.C
    … Si les indi­vi­dus ne sont plus contraint d’al­ler tra­vailler pour tou­cher leur salaire, ils n’i­ront plus travailler. 

    @ tous.

    Nous n’a­vons plus besoin de tra­vailler autant d’heures par jour, et autant de jours par semaine.

    Nous allons encore plus délé­guer la pro­duc­tion aux machines, et nous sommes en sur­pro­duc­tion et en surconsommation.

    Tout cela rai­son­né par la démo­cra­tie, cha­cun devrait faire son coli­bri moi­tié moins de temps par jour qu’actuellement.

    Réponse
  81. Alfila

    @J.C
    Avant de répondre sur ce qui pour­rait (ou non) être, regar­dons d’a­bord ce qui est.

    Tu dis qu’a­vec un salaire à vie, une majo­ri­té de per­sonne refu­se­rait d’al­ler bos­ser. Peut-être. Et si tu as rai­son, je pré­fère mal­gré tout cela avec ce que cela implique (recul du niveau de vie, etc.) plu­tôt que de conti­nuer à obli­ger des gens à le faire mal­gré eux.

    L’a­bo­li­tion de l’es­cla­vage condui­rait à l’ex­tinc­tion de l’hu­ma­ni­té, à cause des famines cau­sées par le fait qu’il n’y a plus d’es­claves dans les champs ? Alors tant pis pour l’hu­ma­ni­té. Je pré­fère la fin de l’hu­ma­ni­té à l’esclavage.

    Une fois cela posé, pas­sons à ce qui pour­rait être. Tu as dis à plu­sieurs reprises dans ce fil qu’a­vec un salaire à vie, les gens pré­fè­re­raient se consa­crer à leur famille et à leurs acti­vi­tés agréables plu­tôt qu’au tra­vail. Mais c’est refu­ser de voir que s’oc­cu­per de sa famille et avoir des acti­vi­tés agréables EST du travail.

    Donc oui, les gens chan­ge­ront de tra­vail. Ils ne seront plus rou­tiers et ouvriers à la chaîne, mais jar­di­niers et hor­lo­gers. C’est bien, non ?

    Ima­gi­nons donc qu’il n’y ait qua­si­ment plus de rou­tiers. Il fau­drait donc se pas­ser des jeans fabri­qués au Ban­gla­desh, du soja impor­té d’A­ma­zo­nie et des ciga­rettes venues des entre­prises sou­ter­raines chi­noises. Ben, fran­che­ment, je signe tout de suite pour la fin des routiers.

    Quant aux bou­lan­gers, il ne res­te­rait que ceux qui sont amou­reux de leur métier : ça tombe bien, c’est eux qui font le meilleur pain.

    Réponse
  82. Alfila

    Si tu me dis que les rou­tiers trans­portent aus­si du maté­riel médi­cal et des vête­ments en coton bio fabri­qués en France, je te répon­drai que les rou­tiers seraient alors pro­ba­ble­ment plus enclins à pour­suivre leur acti­vi­té, à temps réduit en pro­por­tion des objets nui­sibles qu’ils refu­se­raient de transporter.

    A Nanou de confir­mer (ou non) si, dans un contexte de salaire à vie, la nature de la car­gai­son aurait un impact sur la moti­va­tion du rou­tier à aller bosser.

    Réponse
  83. Étienne

    Par­don d’in­ter­ve­nir peu, 
    je suis malade depuis quelques jours => au fond de mon lit aus­si sou­vent que possible 🙂

    Étienne.

    Réponse
  84. J.C

    @ Alfi­la

    Il serait déri­soire que je te réponde que les rou­tiers, on en a tout de même besoin au sein d’une même région ou qu’il n’y aura jamais assez de bou­lan­ger pour nour­rir tout le monde. Je ne te dirais pas ça car ce ne sont que des exemples, on pour­rait l’é­lar­gir à tout les métiers.
    L’es­sen­tiel n’est pas là, je vou­drais te dire ce que j’ai vrai­ment au fond du coeur par rap­port à ceci :

    « L’a­bo­li­tion de l’es­cla­vage condui­rait à l’ex­tinc­tion de l’hu­ma­ni­té, à cause des famines cau­sées par le fait qu’il n’y a plus d’es­claves dans les champs ? Alors tant pis pour l’hu­ma­ni­té. Je pré­fère la fin de l’hu­ma­ni­té à l’esclavage. »

    N’est-il pas pos­sible d’en­vi­sa­ger autre chose que l’es­cla­vage ou la mort Alfila ?

    Que tu pré­fè­re­rais mou­rir à condi­tion d’a­voir de l’argent dans ta poche ?
    Es-tu à ce point atta­cher à l’argent qu’il t’es impos­sible d’en­vi­sa­ger la vie sans ce poi­son ? et sans la néces­si­té du travail ?

    Ne vois-tu pas déjà que l’au­to­ma­ti­sa­tion des moyens de pro­duc­tion fait dis­pa­raître les emplois et avec elle la valeur travail ?

    L’es­cla­vage, c’est l’o­bli­ga­tion du tra­vail par l’u­sage de la mon­naie, c’est tout.

    Nous avons les res­sources et le savoir faire pour en finir avec ça. Nous n’a­vons pas besoin du chan­tage à l’argent, nous avons juste besoin d’a­voir accès aux res­sources elles-mêmes librement.

    Et enfin, les gens seront libre de s’en­ga­ger dans les acti­vi­tés qu’ils veulent pour le bien commun.
    Encore une fois, si tu sou­haites la liber­té, la fin de l’es­cla­vage, il suf­fit sim­ple­ment de réa­li­ser que nous n’a­vons pas besoin du chan­tage à l’argent.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  85. J.C

    @ Alfi­la

    La seule ques­tion qui vous inté­resses est de savoir com­ment inci­ter les gens à travailler ?

    C’est ça la liber­té ? c’est ça la fin de l’esclavage ?

    Regar­dons ce qui est et le salaire à vie n’est-pas (et ne sera pas)

    Es-tu si atta­chée à l’i­dée de l’argent que tu pré­fères ima­gi­ner l’hu­ma­ni­té mou­rir plu­tôt que d’ac­cep­ter de la remettre en cause ?

    Est-ce qu’on a besoin de se pros­ti­tuer pour faire les choses ? pour un reve­nu, pour un salaire à vie, pour une qualification ?

    Est-ce vrai­ment ça la fin de l’es­cla­vage alors qu’il est tel­le­ment simple de mettre fin à la misère dans le monde, aux guerres, à l’exploitation.

    C’est trop beau ? non mais effec­ti­ve­ment, il y a un hic, la plu­part des gens sont inca­pable de pen­ser autres choses que ce que la classe diri­geante leur dicte : com­mu­nisme ou libé­ra­lisme, libé­ra­lisme ou communisme…

    N’est-ce pas évident ?

    d’où l’im­por­tance de l’é­du­ca­tion populaire

    Nous n’a­vons pas besoin de chan­tage à l’argent.

    Réveillons-nous.

    @ Etienne

    Reposes-toi bien, un petit cho­co­lat chaud ? 😉

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    J.C

    Réponse
  86. Ana Sailland

    @Etienne : soigne toi bien et quand ça ira mieux, ne tire pas trop sur la corde.

    @toustes :
    Je lis des objec­tions qui invoquent la paresse et l’égoïsme.
    Légitimes.
    Et les nier confé­re­rait à tout défen­seur du pro­jet le carac­tère d’u­to­piste autruchiste.
    Il y a en effet besoin d’une muta­tion condui­sant de la paresse égoïste au cou­rage altruiste.
    La muta­tion ne com­mence pas par la loi réécrite (car la loi codi­fie l’ac­tion mais n’en­gendre pas la pen­sée) mais com­mence par l’é­cole (!), qui au lieu d’en­sei­gner comme de nos jours hélas la com­pé­ti­tion et l’o­béis­sance doit ensei­gner la confiance, en soi, en l’autre, et sur­tout le bon­heur de décou­vrir, d’in­ven­ter, d’a­van­cer, ensemble.
    Alors seule­ment la pul­sion contri­bu­tive, qui fait par­tie de la nature humaine, mais n’est pas mise en valeur, peut fonc­tion­ner et résoudre toutes les inquié­tudes sur le reve­nu inconditionnel.
    Atten­tion, je ne dis pas qu’il faut rem­pla­cer le for­ma­tage actuel de l’en­fant par un autre, mais au contraire per­mettre la nais­sance et la crois­sance du meilleur en lui, dans le res­pect de sa liber­té et de son rythme personnel.
    La civi­li­sa­tion et l’é­cole sont cha­cune le reflet de l’autre et chan­ger l’une change l’autre.

    ;;;;;;;;;

    L’être n’est heu­reux que lors­qu’il contribue.
    De nos jours, avoir une acti­vi­té ou un métier ne pro­cure que rare­ment ce bonheur.
    Par exemple, tra­vailler dans une usine d’ar­me­ment ou de ciga­rettes ne cor­res­pond pas à un besoin de contri­buer mais à la néces­si­té de se vendre.
    La fin du chan­tage au chô­mage signe­rait la fin de celles des acti­vi­tés per­verses qui néces­sitent des tra­vailleurs sans conscience ou contraints d’y renoncer.
    Par cet éla­gage, elle impli­que­rait par ailleurs une refonte radi­cale de toutes celles des acti­vi­tés légi­times qui à un moment ou à l’autre fri­cotent avec celles qui le sont moins.

    ;;;;;;;;;;;

    Dans les objec­tions clas­siques, on invoque l’é­boueur, ou ici plus haut le camionneur.
    Cer­tains métiers pénibles pour­raient en effet être délais­sés par les béné­fi­ciaires d’un reve­nu incon­di­tion­nel et suf­fi­sant. A moins qu’en­fin on ne leur accorde le PRESTIGE qu’ils méritent, et le salaire sup­plé­men­taire plus que consé­quent qui devrait aller avec.
    Quand on défend le reve­nu incon­di­tion­nel, on invoque la liber­té de tra­vailler contri­buer plus pour gagner plus ; mais jus­te­ment, les acti­vi­tés qui rap­por­te­raient le plus ne seraient pas celles que l’on croit, ni celles qui de nos jours offrent les plus gros salaires.

    Réponse
  87. J-Stéphane

    Il serait inté­res­sant d’ex­pri­mer des esti­ma­tions chro­no­lo­giques entre les fac­teurs sui­vants : Démo­gra­phie, réelles pénu­ries, fin de la mon­naie, loi du plus fort, sacri­fice de sa personne…

    Réponse
  88. Merome

    Il ne faut pas oublier aus­si que le reve­nu de base, et sans doute le salaire à vie, peuvent éga­le­ment REVELER DES RICHESSES INSOUPÇONNEES.
    Qui sait ce que nous pro­mettent les mil­lions de gens qui aujourd’­hui sont obli­gés de faire un tra­vail débile, alié­nant et pure­ment ali­men­taire ? Vont-ils culti­ver leur jar­din et pro­duire des légumes sains et utiles à la socié­té ? Vont-ils faire du théâtre de la musique, écrire des livres et ain­si faire évo­luer les consciences ? Vont-ils par­ta­ger leur savoir faire, édu­quer mieux leurs enfants ? S’oc­cu­per de la vie de la cité comme les retraités ?

    Je vous invite à nou­veau à expé­ri­men­ter un reve­nu de base et une mon­naie com­plé­men­taire sur Mon­naie M, ma ten­ta­tive (citoyenne et dés­in­té­res­sée) de récu­pé­rer la créa­tion moné­taire, comme dirait Etienne 🙂

    Nous sommes bien­tôt 150 et on s’est échan­gé plein de choses sans avoir recours à l’euro !

    C’est ici : http://​merome​.net/​m​o​n​n​a​iem

    Réponse
  89. Alfila

    @ J.C

    Je ne com­prends pas bien ou tu veux en venir.

    Bien sûr que j’es­time qu’il y a d’autres pos­si­bi­li­tés que l’es­cla­vage ou la mort. En disant cela, je ne fai­sait que pous­ser au bout ton rai­son­ne­ment selon lequel avec le salaire à vie, plus per­sonne ne travaillerait.

    Or, à mon avis, ce ne serait jus­te­ment pas le cas. Je suis contre la pros­ti­tu­tion, et jus­te­ment le salaire à vie nous libère de ça.

    Ensuite j’ai l’im­pres­sion que tu es contre la mon­naie elle-même. Mais la mon­naie est un outil, elle est ce qu’on en fait. En l’oc­cur­rence je pense même que c’est un bon outil et je ne pense pas que ce serait une bonne chose de l’abandonner.

    Réponse
  90. Méchant Virus

    @ JC

    Per­son­nel­le­ment j’i­ma­gine assez faci­le­ment une orga­ni­sa­tion sans mon­naie et avec un mini­mum d’é­changes matériels.

    Par contre, même libé­rés du chan­tage au tra­vail et même si on sup­prime les tâches néfastes et sans inté­rêt, il y aura quand même des tâches à accom­plir. Que pré­co­nises tu pour orga­ni­ser ces tâches ? Chaque citoyen pro­pose ses com­pé­tences à l’as­sem­blée démo­cra­tique et celle ci s’oc­cupe de répar­tir les tâches, les acti­vi­tés, les matières pre­mières, les den­rées entre les dif­fé­rentes cel­lules du corps social ?

    Réponse
  91. Morpheus

    @ Étienne

    Que tu sois malade ne m’é­tonne pas. Ton corps (pro­lon­ge­ment de ton esprit) te rap­pelle que tu as des limites et qu’il serait temps que tu en tiennes compte et que tu ménages tes efforts.

    Et puis bien sûr, toutes ses attaques méchantes et sans fon­de­ment à ton encontre, ça joue, évidemment.

    Prends soin de toi 🙂

    Mor­pheus

    Réponse
  92. Méchant Virus

    @ Etienne

    Un virus oli­gar­chique sans aucun doute. Je te pro­pose un arrêt de tra­vail démo­cra­tique donc gra­tuit puisque nous sommes en train de nous orga­ni­ser sans monnaie.

    Réponse
  93. Morpheus

    Oui, Ana a bien résu­mé la chose : quand tu iras mieux, « ne tires pas trop sur la corde ».

    Comme dit le pro­verbe : « Si tu ne tends pas assez la corde, elle ne sonne pas juste, mais si tu tends trop la corde, elle casse ».

    Bon réta­blis­se­ment.

    Mor­pheus

    Réponse
  94. Nanou

    @JC

    Ok JC mon rêve à moi c’est la démo­cra­ti­sa­tion du monde du tra­vail par l’attribution d’un salaire à vie, c’est la conti­nua­tion et l’extention d’un sys­tème déjà existant.

    Evi­dem­ment que cela passe par une orga­ni­sa­tion du tra­vail tota­le­ment dif­fé­rente de celle que nous connais­sons aujourd’hui !

    Evi­dem­ment que cela ne se fera pas par un cla­que­ment de doigt !

    Ber­nard FRIOT le dit dans ces confé­rences la mesure doit se faire pro­gres­si­ve­ment on l’applique à une caté­go­rie d’âge et l’on observe puis on avance dans la démarche, mais je reste per­sua­dé que mes col­lègues rou­tiers conti­nue­ront à faire leur métier nor­ma­le­ment mais de manières différentes !

    Tu dis « La plu­part des gens ne sou­haitent pas vivre pour leur tra­vail et heureusement. »

    A mon humble avis je pense que tu fais une erreur en pen­sant cela, tu as un rap­port au tra­vail qui me semble faus­sé tou­jours rap­por­té à l’esclavagisme mais non !

    On peut être pas­sion­né par son tra­vail, ensei­gner- soi­gner-construire etc peuvent appor­ter aus­si du plaisir.

    Par contre ce à quoi nous devons lut­ter c’est le tra­vail subor­don­né à un employeur qui nous enferme dans l’esclavagisme.

    L’argent devait être un outil ! L’homme en a fait un pou­voir ! Fai­sons en sorte que ce pou­voir soit réduit à sa plus simple expression.

    Le salaire à vie avec limi­ta­tion des reve­nus et la sup­pres­sion du capi­tal va dans le sens de la réduc­tion de ce pouvoir.

    Toi ton rêve s’est quoi JC ?

    Le TPV bon ok, je m’y insère dans ton rêve mais on en est loin encore ! Essayons de s’en rapproché.

    Ami­ca­le­ment.

    Nanou

    Réponse
  95. J.C

    « Qui échange son labeur contre de l’argent se vend lui-même et se place lui-même dans le rang des esclaves ». Cicéron

    « la mon­naie est un outil, elle est ce qu’on en fait. En l’oc­cur­rence je pense même que c’est un bon outil et je ne pense pas que ce serait une bonne chose de l’abandonner. »

    Mon dieu qu’est ce qui faut pas lire (J’en connais un qui dois se mar­rer ou ron­ger son frein) 🙂

    Qu’est ce que l’argent ? c’est un moyen d’é­change pour obte­nir biens et services.

    Quand on a quelque chose à échan­ger, tout va bien, quand on a rien à échan­ger, on l’é­change contre son travail.

    Ain­si, les pauvres tra­vaillent et les riches profites.

    Quant il n’y a plus de riche, il n’y a que des pauvres qui travaillent.

    est-ce ça le pro­grès ? est-ce cela la fin de l’esclavage ?
    Moi j’ap­pelle ça l’es­cla­vage pour tous.

    Plus aucun moyen d’en sor­tir, et effec­ti­ve­ment là, on ne tra­vaille pas pour vivre, on vit pour tra­vailler. Bravo

    Deman­dez donc aux gens ce qu’ils feraient s’ils gagnaient le gros lot à l’eu­ro million,
    com­bien conti­nue­rait à exer­cer leur tra­vail, faites un son­dage autour de vous, vous verrez.

    Le choix de nos acti­vi­tés est bien une ques­tion d’argent (de caté­go­ries sociales en lien avec le reve­nu, les études et les acti­vi­tés que l’on peut se payer etc.)

    @ Méchant Virus

    « Que pré­co­nises tu pour orga­ni­ser ces tâches ? »

    Toutes les tâches qui per­mettent de vivre confor­ta­ble­ment seront déjà accom­plies. Quant aux défis qu’il fau­dra sur­mon­ter dans les dif­fé­rents domaines, les indi­vi­dus seront libre de s’y inves­tir ou pas indi­vi­duel­le­ment, per­sonne ne choi­si­ra à leur place ou ne leur imposera.

    l’a­veu­gle­ment qu’en­gendre la quête per­pé­tuelle de l’argent ayant dis­pa­ru pour avoir le droit de vivre, nous serons de fait ren­du plus res­pon­sable et libre de nos agissements.

    @ tous

    Si cer­tains sou­haitent par­ti­ci­per à des acti­vi­tés qui amé­liorent les condi­tions de la vie qu’ils puissent le faire, si cer­tains ne sou­haitent faire que du sport qu’ils puissent le faire, si cer­tains sou­haitent res­ter dans leur coin qu’ils puissent le faire. que cha­cun soit libre, vous enten­dez libre, qu’on leur foute la paix.

    Toutes les alter­na­tives moné­taires dite « anti­ca­pi­ta­liste » sont des uto­pies qui ne ver­ront jamais plus le jours à l’é­chelle des nations et au-delà, l’é­co­no­mie mon­diale est bien trop globalisée.
    Ce qui ne veut pas dire qu’elles ne sont pas utiles en tant que constat des pro­ces­sus à l’oeuvre au sein du sys­tème monétaire.

    Main­te­nant, la pos­si­bi­li­té pour que le peuple prenne le contrôle du sys­tème moné­taire est de zéro et c’est tant mieux. Toutes les alter­na­tives moné­taires qui pour­raient être mises en place ne remet­trons pas en cause le libé­ra­lisme et vien­drons d’en haut (peut-être discrètement).

    La démo­cra­tie naî­tra du chan­ge­ment de para­digme éco­no­mique et non monétaire.
    Au mieux avant, nous auront un gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif par­ti­ci­pa­tif, pas plus.

    Com­prendre ce qu’est l’argent et que les régimes oli­gar­chiques qui découlent de son usage ne peuvent être des démo­cra­ties est la pre­mière étape à ce chan­ge­ment de paradigme.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  96. mary potter

    il me fau­dra voir l’emission plu­sieur fois pour bien com­prendre, mais c’est sur que ce sys­teme est en train de nous faire perdre de la valeur!!!il sera bon de refle­chir au sens des mots comme mr Friot le dit.

    Réponse
  97. Méchant Virus

    Quant aux défis qu’il fau­dra sur­mon­ter dans les dif­fé­rents domaines, les indi­vi­dus seront libre de s’y inves­tir ou pas indi­vi­duel­le­ment, per­sonne ne choi­si­ra à leur place ou ne leur imposera.

    Tu n’as pas com­pris ma ques­tion. Je ne sug­gère pas d’im­po­ser quoique ce soit mais il faut quand même un sys­tème pour orga­ni­ser les acti­vi­tés à par­tir du volon­ta­riat dans le cas où ces acti­vi­tés néces­sitent plu­sieurs per­sonnes aux com­pé­tences dif­fé­rentes ou des matières pre­mières pour être effectuées.

    Réponse
  98. Marie

    @ Etienne Soi­gnez-vous bien 🙂 ça veut dire qu’il est peut-être temps de lever enfin le pieds…(pour voya­ger loin, ména­ger sa mon­ture…) un truc qui est effi­cace pour se remettre pro­gres­si­ve­ment, et j’in­siste sur le mot pro­gres­si­ve­ment, prendre votre temps, vous consa­crer du temps à vous, rien qu’à vous 🙂 c’est de s’as­seoir au pieds d’un arbre sur un cous­sin posé sur les racines de l’arbre et d’y res­ter pen­dant une heure à une heure et demi. ça res­source et vivi­fie, ça ancre et bien plus encore…(c’est un ami qui me l’a par­ta­gé, ça me fais à chaque fois un bien si doux :-)) Choi­sir un endroit agréable comme un parc ou un bois. Ce qui est pra­tique c’est d’emmener avec soi un bon livre(une cou­ver­ture aus­si,…), pour joindre l’u­tile à l’a­gréable si l’on a peu de temps 🙂 Le chêne est mer­veilleux pour ça(il sym­bo­lise la force du père) et le pla­tane aussi(il sym­bo­lise l’a­mour d’une mère)… à essayer:-)
    Amicalement
    Marie

    Réponse
  99. J.C

    @ Méchant virus

    « Chaque citoyen pro­pose ses com­pé­tences à l’as­sem­blée démo­cra­tique et celle ci s’oc­cupe de répar­tir les tâches, les acti­vi­tés, les matières pre­mières, les den­rées entre les dif­fé­rentes cel­lules du corps social ? »

    J’a­vais cru com­prendre qu’il y aurait une prise de déci­sion à la majo­ri­té en lisant ceci.

    Il ne s’a­git pas de cela ici, mais d’une coopé­ra­tion inter­per­son­nel à la manière du logi­ciel libre ou d’autre forme d’or­ga­ni­sa­tion libre. Il n’y a pas un col­lec­tif qui choi­si pour les indi­vi­dus. Chaque indi­vi­du par­ti­cipe du col­lec­tif selon ses aspi­ra­tions per­son­nelles, les res­sources dis­po­nibles et les accords qu’il trouve avec d’autres individus.

    Je ne sais pas si c’est plus clair.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  100. Anonymous

    Et si cer­taines tâches indis­pen­sables au bon fonc­tion­ne­ment se retrouvent non pour­vues nous pou­vons aus­si uti­li­ser… Le tirage au sort avec man­dat court et non-renou­ve­lable, et bien enten­du une véri­fi­ca­tion de l’ap­ti­tude à le réaliser 🙂

    Réponse
  101. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Un exemple d’emplois qui ne devraient plus être en démocratie :

    Actuel­le­ment, nous payons des taxes pour encom­brer encore plus nos trot­toirs de conte­neurs de tri sélec­tif, pour sous-payer des employés qui encombrent nos rues avec des camions qui pol­luent. Tout cela pour que des cols blancs se sucrent sur l’argent des contribuables.

    Pour­tant il suf­fi­rait, au lieu de faire un voyage à vide, que cha­cun ramène ces déchets à recy­cler, là où il les a ache­tés en cen­tra­li­sant les conte­neurs dans les zones com­mer­ciales. Avan­tage, moins de taxes, moins d’emplois pénibles, moins de pol­lu­tion, plus d’hy­giène dans les rues, meilleure esthé­tique des rues, moins d’en­com­bre­ment des trot­toirs, moins d’en­com­bre­ment des rues…

    On peu même envi­sa­ger la remise de tickets de réduc­tion en fonc­tion du poids des déchets recyclable.

    Réponse
  102. Merome

    @JC : « Qu’est ce que l’argent ? c’est un moyen d’é­change pour obte­nir biens et services.

    Quand on a quelque chose à échan­ger, tout va bien, quand on a rien à échan­ger, on l’é­change contre son travail.

    Ain­si, les pauvres tra­vaillent et les riches profites. »

    C’est une vision bien conven­tion­nelle de la mon­naie. On peut aus­si ima­gi­ner une mon­naie qui est équi­ta­ble­ment dis­tri­buée à tous dès la créa­tion moné­taire. Ce qui fait que les riches s’ap­pau­vrissent rela­ti­ve­ment (l’in­fla­tion éven­tuelle les touchent plus que les autres), et que les pauvres s’enrichissent.
    Si l’on sup­prime la mon­naie, elle réap­pa­rai­tra d’une façon ou d’une autre car c’est un moyen de sécu­ri­ser et de prendre en compte des tran­sac­tions asy­mé­triques. Qu’elle prenne la forme de coquillages, de baton de comp­tage ou de billet de banque, la mon­naie est une avan­cée sociale quand elle n’est pas confis­quée par la sphère pri­vée dans son inté­rêt propre.

    Réponse
  103. phil82

    « Nous mar­chons par le tra­vail à l’égalité ; chaque pas que nous fai­sons nous en approche davan­tage ; et si la force, la dili­gence, l’industrie et les tra­vailleurs étaient égales, il est évident que les for­tunes le seraient pareille­ment. En effet, si, comme on le pré­tend et comme nous l’avons accor­dé, le tra­vailleur est pro­prié­taire de la valeur qu’il crée, il s’ensuit :

    1° Que le tra­vailleur acquiert aux dépens du pro­prié­taire oisif,

    2° Que toute pro­duc­tion étant néces­sai­re­ment col­lec­tive, l’ouvrier à droit, dans la pro­por­tion de son tra­vail, à la par­ti­ci­pa­tion des pro­duits et des bénéfices,

    3° Que tout capi­tal accu­mu­lé étant une pro­prié­té sociale, nul ne peut en avoir la pro­prié­té exclusive.

    Ces consé­quences sont irré­fra­gables ; seules elles suf­fi­raient pour bou­le­ver­ser notre éco­no­mie, et chan­ger nos ins­ti­tu­tions et nos lois.

    L’égalité approche ; déjà nous en sommes sépa­rés que part un court inter­valle, demain cet inter­valle sera franchi. »

    P.97 in Qu’est-ce la pro­prié­té ? Par P-.J. PROUDHON, Paris, 1873.

    Réponse
  104. J-Stéphane

    Un autre exemple où l’on exploite et asservi :

    La pro­prié­té publique sans l’u­su­fruit des espaces verts dans les villes.

    Au lieu d’y impli­quer les rive­rains pour entre­te­nir l’es­prit soli­daire et social, et y auto­ri­ser par la même les comestibles.

    Les cols blancs taxent les habi­tants pour exploi­ter des employés, et en pro­fitent pour se sucrer au passage.

    Et s’ils en auto­risent l’u­su­fruit aux citoyens, il réclament aus­si une taxe…

    Réponse
  105. J.C

    Pour résu­mé ma position.

    Les prin­ci­pales dif­fé­rences direc­te­ment obser­vables entre la vision d’E­tienne et la mienne sont les sui­vantes, il me cor­ri­ge­ra si je me trompe (je ne ren­tre­rais pas ici dans l’é­va­lua­tion de la fai­sa­bi­li­té de chaque pro­jet, je tiens juste à mar­quer les différences):

    Etienne consi­dère que nous avons besoin de repré­sen­tants tirés au sorts qui soient à notre ser­vice, d’une éco­no­mie moné­taire et de lois qu nous pro­tèges des abus de pou­voirs. Bref, d’une cer­taine forme de hié­rar­chie poli­tique et éco­no­mique maitrisée.

    Pour ma part, je consi­dère que nous n’a­vons pas besoin de repré­sen­tants, qu’une éco­no­mie basée sur les res­sources garan­tie l’é­ga­li­té et que la réso­lu­tion des pro­blèmes par l’ap­pli­ca­tion de la méthode scien­ti­fique vaut mieux que la régu­la­tion arbi­traire de ceux-ci par des lois.

    @ Ano­ny­mous

    « Et si cer­taines tâches indis­pen­sables au bon fonc­tion­ne­ment se retrouvent non pour­vues nous pou­vons aus­si uti­li­ser… Le tirage au sort avec man­dat court et non-renou­ve­lable, et bien enten­du une véri­fi­ca­tion de l’ap­ti­tude à le réaliser »

    Pour­quoi pas. Je pense cepen­dant que le recours au tirage au sort res­te­rait anecdotique.
    Je vais don­ner un exemple. s’il n’y a plus de poli­ti­ciens ni de gou­ver­ne­ment, s’il n’y a plus sans his­toire d’argent non plus, per­sonne ne sera payé pour ses activités.

    Si on a besoin disons de chi­rur­giens, on pour­rait d’a­bord com­men­cer par le volon­ta­riat, puis le choix du meilleur selon la qua­li­fi­ca­tion et l’ex­pé­rience. Si on se retrouve avec deux ou trois chi­rur­giens de même com­pé­tence, la per­sonne concer­née par l’o­pé­ra­tion (ou sa famille à défaut) pour­rait choi­sir quel chi­rur­gien elle sou­haite. En der­niers recours, on pour­rait effec­ti­ve­ment tirer au sort mais ça reste un choix improbable.

    @ Merome

    « On peut aus­si ima­gi­ner une mon­naie qui est équi­ta­ble­ment dis­tri­buée à tous dès la créa­tion moné­taire. Ce qui fait que les riches s’ap­pau­vrissent relativement… »

    Qu’en­tends-tu par équi­table et com­ment arti­cules-tu cet « équi­table » avec la néces­saire exis­tence de riches et de pauvres ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  106. Morpheus

    @ Tous

    Étienne ne pour­ra pas vous répondre pour l’ins­tant, il est au lit avec de la fièvre et il se soigne.

    Ami­ca­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  107. J.C

    Mor­pheus Tu as bien rai­son de le rap­pe­ler, je vais d’ailleurs en pro­fi­ter pour insul­ter Etienne en toute liber­té der­rière son dos pen­dant qu’il n’est pas là.

    Etienne, je ne t’ai ren­con­tré qu’une fois mais j’ai l’im­pres­sion de bien te connaitre à force de vidéos et d’in­ter­ven­tions ici.

    Atten­tion les insultes arrivent ;
    Après avoir pas­sé ces nom­breux mois ici, mon sen­ti­ment à ton sujet est que tu es quel­qu’un d’in­tel­li­gent, de péda­gogue, ouvert au dia­logue, patient, posé, sin­cère dans sa démarche.
    Bien que je ne par­tage pas toutes tes idées, je dois bien recon­naitre que tu m’es fort sympathique.
    Par ailleurs, je ne te serais jamais assez recon­nais­sant pour les prises de conscience poli­tiques et l’es­poir que tu m’as donné.
    Je te remer­cie beau­coup pour ta bien­veillance et l’es­pace que tu rends dis­po­nible ici à tous, espace ou l’on se fait pleins de nou­veaux copains et ou l’on devient un peu moins bête tout les jours.(enfin j’espère)

    Au plai­sir de te revoir et de te savoir à nou­veau en forme.

    HA HA, ça va lui faire mal ça quand il va revenir.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  108. Merome

    @J.C : Avec une créa­tion moné­taire par reve­nu de base, tu nivelles avec le temps les inéga­li­tés. Les riches qui reçoivent le reve­nu de base sont pro­por­tion­nel­le­ment moins riches qu’a­vant. Les pauvres sont plus riches.
    Fais le cal­cul toi-même : prend un riche et un pauvre, donne leur la même somme d’argent nou­veau et applique une infla­tion pro­por­tion­nelle aux prix. Le riche est deve­nu moins riche et le pauvre moins pauvre.

    Réponse
  109. Marie

    🙂 j’en pro­fite moi aus­si 😉 pour vous dire Etienne que vous me don­né l’en­vie d’être meilleure, à tous les niveaux 🙂 mer­ci infi­ni­ment pour votre exemple, vous êtes si contagieux 😉
    bien amicalement
    Marie

    Réponse
  110. J.C

    @ Merome

    2 ques­tions :

    -créa­tion moné­taire par reve­nu de base (direc­te­ment de la banque cen­trale ou par les banques privés ?)

    -l’in­fla­tion du à l’ins­tau­ra­tion du reve­nu de base ne concerne pas les salaires mais les prix. qui pro­fite donc de l’aug­men­ta­tion des prix, les pauvres ou les riches qui font une marge plus grande + spéculation ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  111. Morpheus

    Dites, les gars, vos envo­lées vont don­ner du grains à moudre aux anti­chouards ! On dirait vrai­ment, pour le coup, avoir à faire à des ado­ra­teurs du gourou 😉

    (Re)voyez le film Tout le monde il est beau, tout le monde il est gen­til, de Jean Yanne, et sur­tout la fin.

    (pour résu­mer l’i­dée : le per­son­nage jouée par Jean Yanne se retrouve à la tête d’une radio et il bou­le­verse tous les pro­grammes pour réveiller le peuple sur les men­songes du sys­tème, et il est tra­hi par son ami (et bras droit) qui surfe sur la vague de sym­pa­thie qu’il sou­lève et qu’ils tournent en cam­pagne de pub qui en font un fai­seur de « miracles » ; tout le contraire de ce qu’il essayait de faire).

    Étienne Chouard n’a aucune voca­tion, ni de gou­rou ni de prophète.

    Ami­ca­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  112. Méchant Virus

    @ Marie

    Au delà de 3 smi­leys par phrase je ne sais pas si c’est consi­dé­ré comme « être meilleure à tous les niveaux ». :p

    @ JC

    Il ne s’a­git pas de cela ici, mais d’une coopé­ra­tion inter­per­son­nel à la manière du logi­ciel libre ou d’autre forme d’or­ga­ni­sa­tion libre. Il n’y a pas un col­lec­tif qui choi­si pour les indi­vi­dus. Chaque indi­vi­du par­ti­cipe du col­lec­tif selon ses aspi­ra­tions per­son­nelles, les res­sources dis­po­nibles et les accords qu’il trouve avec d’autres individus.

    Tu n’as tou­jours pas com­pris ce que je veux dire espèce de coquin. Je ne dis pas qu’il faut une orga­ni­sa­tion pour choi­sir à la place des indi­vi­dus mais pour :

    - infor­mer les gens volon­taires des besoins de la collectivité.

    - mettre les gens en contact selon leurs qua­li­fi­ca­tions pour ceux qui veulent par­ti­ci­per à un pro­jet commun.

    - mettre en rap­port les gens qui pro­duisent des matières pre­mières avec les gens qui en ont besoin pour leur activité.

    …

    Rien n’est impo­sé à qui­conque là dedans.

    Sinon j’aime bien ta vision, ça désta­bi­lise pas mal de monde appa­rem­ment mais y a un germe là dedans (comme dirait le malade). Par contre le défaut est que ça ne peut adve­nir que si les gens le veulent…

    Réponse
  113. J-Stéphane

    Il faut abso­lu­ment que Étienne implé­mente un chat avec le blog 😉 🙂 😉 🙂

    Réponse
  114. Marie

    🙂 🙂 🙂 😉 c’est ma nature joviale 🙂 Non Etienne n’est pas mon gou­rou, je confirme les gars 🙂 bonne soirée

    Réponse
  115. J.C

    Deve­nir gou­rou, c’est exac­te­ment ce que je lui avait pro­po­sé pour rame­ner plein de pognon mais il a pas voulu.

    Avec tout ce que je lui mets dans les dents à lon­gueur de jour­née le pauvre, il arrive encore à me sup­por­ter, je sais pas com­ment il fait.

    Lui qui avait gen­ti­ment sug­gé­ré d’ins­ti­tuer nous même notre puis­sance poli­tique d’a­bord et de se dis­pu­ter après.
    Tu parles, per­sonne n’est d’ac­cord déjà sur ce point , tout le monde s’en met plein la tronche à la pre­mière occasion.

    Ce petit vil­lage d’ir­ré­duc­tibles virus qui résistent encore et tou­jours à l’o­li­gar­chie. « quoi, il est pas frais mon poisson ? »
    « on se répands par là », « non par ici » et l’autre de répondre « mais on repends quoi déjà ? »,
    « le contraire de ce que dis Etienne »,
    « ah d’accord »
    « mais non, ce qu’on a com­pris nous-même ».

    On arri­ve­ra jamais à savoir qu’est-ce qu’on fait mais à la fin c’est quand même nous qu’on gagne parce qu’on a la potion magique.
    😉

    @ Méchant Virus

    Tu parles d’une pla­te­forme ou les gens rentre en contact les uns avec les autres en fait.
    Tout ça pour ça 😉
    Oui, c’est le mini­mum que l’on puisses faire pour commencer.

    « Par contre le défaut est que ça ne peut adve­nir que si les gens le veulent… »

    La palisse n’au­rait pas dit mieux.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  116. J.C

    @ Méchant virus

    « Sinon j’aime bien ta vision, ça désta­bi­lise pas mal de monde appa­rem­ment mais y a un germe là dedans (comme dirait le malade) »

    Oui, c’est comme si j’a­vais un peu à faire à ce genre de discussion :

    - Bon d’ac­cord, on pour­ra choi­sir sa galère, mais com­ment on for­ce­ra nous, les esclaves, à ramer si on uti­lise plus le fouet ?

    - On aura plus besoin de ramer, on ne sera plus des esclaves, on sera libre.

    - hein ?!

    Ils ont l’es­prit qui bugue, c’est marrant.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  117. Merome

    @J.C. : Créa­tion moné­taire par nous-mêmes (je n’ose pas mettre « par l’é­tat », c’est conno­té). On peut tout à fait se mettre d’ac­cord sur la mon­naie qu’on uti­lise et la créer nous-même. Exemple à petite échelle ici : http://​merome​.net/​m​o​n​n​a​iem mais je l’ai déjà dit 🙂 

    En ce qui concerne l’in­fla­tion, je te copie-colle la démons­tra­tion que j’a­vais faite sur mon blog et quelques forums : 

    Ima­gi­nons que je sois pauvre, et vous riche. J’ai 10 euros en poche, et vous avez 1000 euros. La baguette de pain valant un euro, je peux m’en ache­ter 10 maxi­mum, pour 1/10ème de ma for­tune pour chaque baguette. Dans le même temps, vous pou­vez vous en ache­ter 1000, soit 1/1000ème de votre for­tune par baguette.

    L’é­tat crée 20 euros de mon­naie, qu’elle dis­tri­bue équi­ta­ble­ment à cha­cun sous la forme d’un divi­dende uni­ver­sel, ou reve­nu de base. Je suis main­te­nant riche de 20 euros, et vous avez 1010 euros à votre actif. Vous êtes tou­jours bien plus riche que moi. Et la masse moné­taire glo­bale ayant aug­men­té de 20 euros, il y a de bonnes chances que le prix des baguettes suive en pro­por­tion : elle vaut main­te­nant 1.02 euros (1030÷1010×1).
    Avec mes 20 euros, je peux main­te­nant m’a­che­ter plus de 19 baguettes, cha­cune repré­sen­tant 5/100ème de ma for­tune. Dans le même temps, chaque baguette vous coute main­te­nant pro­por­tion­nel­le­ment plus cher qu’a­vant, plus qu’1/1000ème (0,0010097049 exactement).

    Réponse
  118. gilles

    Pour aller dans le sens de JC et appor­ter un exemple concret où a été mis en place un reve­nu uni­ver­sel que l’on tra­vaille ou non, il y a l’exemple des kib­boutz. J’ai lu sur Inter­net, il y a quelques mois sans pré­ju­ger de l’oc­cu­pa­tion de la Pales­tine qui n’est pas accep­table, sur le fonc­tion­ne­ment des col­lec­tifs de com­mu­nistes auto­ges­tion­naires dénom­més kib­boutz que les « anciens » de ces col­lec­tifs qui s’é­taient frot­tés à l’ex­ploi­ta­tion capi­ta­liste et for­gés une conscience soli­daire étaient confron­tés à la paresse et je m’en fou­tisme de cer­tains jeunes membres n’ayant connus que le kib­boutz. Ces membres des kib­boutz avaient étu­dié le com­mu­nisme sovié­tique et avaient récu­sé leur aspect auto­ri­taire et étaient désem­pa­rés face au manque de conscience pro­fes­sion­nelle et au je m’en fou­tisme des jeunes membres, car par prin­cipe ils refu­saient les sanc­tions ( notam­ment la sup­pres­sion de leur reve­nu ) et atten­daient tout de la conscience morale qui ne man­que­rait pas de finir par adve­nir aux « jeunes ».

    Cer­tains de ces jeunes étaient saoû­lés de la morale que leur assé­naient les anciens et finis­saient par par­tir pour aus­si voir de « nou­velles » têtes. En fait, à la lumière de cette expé­rience, je pense que le reve­nu uni­ver­sel ne don­ne­ra pas autant d’ef­fets ver­tueux pour les nou­velles géné­ra­tions que pour les anciennes et plu­tôt en géné­ral des mau­vaises habi­tudes dans leur départ dans la vie. Il y aura bien sûr des excep­tions heu­reuses, mais cela res­te­ra des exceptions.

    Ayant reje­té le reve­nu uni­ver­sel en conscience, je pense que le reve­nu gagne à être cor­ré­lé à une acti­vi­té. J’a­vais d’ailleurs lu sur ce sujet une démons­tra­tion à l’ap­pui de cette thèse qui ne lais­sait plus de place au doute sur le sujet, mais vous savez qu’il est dif­fi­cile main­te­nant de retrou­ver un site que l’on a par­cou­ru il y a plu­sieurs mois sur­tout quand on est un grand Internetophage.

    Néan­moins cer­tains pré­misses du rai­son­ne­ment et cer­tains faits déclen­cheurs de la pen­sée menant vers l’i­dée du reve­nu uni­ver­sel me semblent tou­jours valides notam­ment que le machi­nisme, l’au­to­ma­tion, l’in­for­ma­ti­sa­tion dimi­nuent le volume de tra­vail, cette dimi­nu­tion n’é­tant que par­tiel­le­ment com­pen­sée par des heures de tra­vail d’au­to­ma­ti­ciens, ingé­nieurs, tech­ni­ciens, infor­ma­ti­ciens et que donc le taux d’emploi ou bien le ratio nombre total d’heures travaillés/population active dimi­nue. Or, cer­tains tra­vaillent trop, tan­dis que d’autres ne connaissent que le chô­mage, ce qui semble entraî­ner la solu­tion de dimi­nuer les heures tra­vaillées par per­sonne et par uni­té de temps : typi­que­ment : les 32 heures par semaine : le par­tage du tra­vail. Ceci en le modu­lant pour évi­ter des effets per­vers sur les « petits » employeurs, arti­sans etc …

    Cor­dia­le­ment

    gilles

    Réponse
  119. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Le machi­nisme avait la pro­messe de faire ren­trer plu­tôt les pères à la mai­son, mais le capi­ta­lisme n’a fait que contraindre les mères a aban­don­ner leur rôle social.

    Réponse
  120. J.C

    @ Merome

    1. Tu oublies l’es­sen­tiel Merome, la baguette de pain ne va pas se fabri­quer toute seule et la pro­duc­tion a un coût. (ce qui ren­voie à mes ques­tions précédentes)

    2. Si on peut créer la mon­naie pour nous même, il n’y a pas de rai­son qu’on en crée peu si on suit ta logique l’é­ga­li­sa­tion des reve­nus serait encore plus rapide.

    3. Dans la réa­li­té, l’in­fla­tion ne dépends pas de la masse moné­taire uni­que­ment mais prin­ci­pa­le­ment d’a­bord du mar­ché, or il n’y a pas autant de riches que de pauvres loin s’en faut.

    @ J‑Stéphane

    « Le machi­nisme avait la pro­messe de faire ren­trer plu­tôt les pères à la mai­son, mais le capi­ta­lisme n’a fait que contraindre les mères a aban­don­ner leur rôle social. »

    Dans un sys­tème moné­taire, le machi­nisme crée la misère par le chô­mage alors qu’il faut gagner de l’argent pour vivre.
    Dans une socié­té sans mon­naie, le machi­nisme crée la richesse et la pros­pé­ri­té pour tous.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  121. Merome

    JC :
    1. Je ne com­prends pas l’ar­gu­ment. Peux-tu expliciter ?

    2. Il s’a­git de créer la mon­naie à un rythme qui per­met à tout le monde, dans le temps, un égal accès à l’ou­til moné­taire. Pas de faire n’im­porte quoi exprès. Je t’in­vite à lire la Théo­rie Rela­tive de la Mon­naie, à ce sujet

    3. Mon exemple est certes tri­vial, mais il illustre ce qui se pas­se­rait si, toutes choses égales par ailleurs, la masse moné­taire aug­mente plus vite que le marché.

    Réponse
  122. J.C

    @ Merome,

    1. Si tu donnes un reve­nu de base à tout le monde, tu donnes de l’argent aux consommateurs.
    Quant est-il du coût de la pro­duc­tion des biens et services ?
    Est-ce que les salaires vont aug­men­ter ? Si oui, vont-ils aug­men­ter autant que les prix ?
    si ce n’est pas le cas, qui va gagner sur la hausse des prix, c’est bien les riches.
    Les riches étant défi­ni comme les exploitants.

    2. La mon­naie est fon­dée sur la rare­té, tu peux jeter un oeil ici.
    Si tu donnes un mil­liard à tout le monde alors un mil­liard devient le reve­nu moyen et dans un pre­mier temps, il n’y a plus de riches ni de pauvres.
    Mais les écarts vont se for­mer à nou­veau, c’est la loi du fonc­tion­ne­ment moné­taire sauf s’il s’a­git d’une éco­no­mie entiè­re­ment diri­gées ; Tout les pays qui ont essayé on vu leur éco­no­mie s’ef­fon­drer, l’é­ga­li­té impo­sée des reve­nus ça ne marche pas, la Rus­sie, la Chine et les pays d’A­mé­rique du sud ont dû se mettre au libéralisme.

    3. En consi­dé­rant que les riches achètent le même pain que les pauvres, les pauvres étant disons 100 000 fois plus nom­breux, ils paie­raient un tri­bu bien plus lourd que les riches.
    Par ailleurs, les pauvres res­tant pauvres, il n’est pas dit que les prix aug­mente si les reve­nus aug­mentent qu’en petites quantités.

    Autre­ment dit, pour ces rai­sons qui sont encore trop réduc­trices, ton rai­son­ne­ment ne tient pas.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  123. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Ce n’est pas parce que c’est un sys­tème moné­taire, c’est parce que c’est ce sys­tème moné­taire là.

    Par exemple — comme pour la terre — si l’argent n’é­tait pas pro­prié­té pri­vée, il en serait sûre­ment autrement

    Réponse
  124. J.C

    @ J‑Stéphane

    Pro­prié­té pri­vée ou pas si la machine rem­place les humains au bou­lot, com­ment font-ils pour gagner leur vie ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  125. J-Stéphane

    En démo­cra­tie, le machi­nisme rem­place l’Homme pour les tra­vaux rebu­tants et l’as­siste pour l’al­lé­ger des tâches pénibles.

    L’Homme ne vou­dra pour rien au monde qu’on l’empêche d’exer­cer une acti­vi­té où il prend du plai­sir, il deman­de­ra juste à l’exer­cer à son rythme.

    De plus le machi­nisme pro­duit, et per­met à l’Homme d’aug­men­ter sa pro­duc­tion tout en tra­vaillant moins.

    Ce n’est pas le machi­nisme qui exclut l’Homme de l’ac­ti­vi­té et du pro­fit, comme pour l’argent, c’est la pro­prié­té pri­vée et l’outre mesure.

    Réponse
  126. J.C

    @ J‑Stephane

    Non effec­ti­ve­ment, le machi­nisme n’ex­clue pas l’homme de sa capa­ci­té d’a­voir des acti­vi­tés mais l’ex­clu bien de la pos­si­bi­li­té d’ob­te­nir de l’argent parce que les machines sont plus pro­duc­tives et plus effi­cace que l’homme.

    Si tu réponds que toi tu uti­li­se­rais le moins pos­sible les machines, ton voi­sin lui pré­fé­re­ra en vendre davan­tage pour moins cher et ton acti­vi­té n’é­tant pas ren­table tu te retrou­ve­ra sur la paille.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  127. J.C

    @ Nanou

    « On peut être pas­sion­né par son tra­vail, ensei­gner- soi­gner-construire etc peuvent appor­ter aus­si du plaisir. » 

    ça n’a pas besoin d’être un travail.

    Quel­qu’un avait écrit mais je ne retrouve plus à quel endroit, que la mon­naie réap­pa­rai­trait tou­jours sous une forme ou une autre.
    Cela est vrai uni­que­ment dans un sys­tème d’échange.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  128. J-Stéphane

    Sous le modèle actuel, oui, mais pas en démocratie.

    L’ac­ti­vi­té sociale en sera d’au­tant plus sociale et plai­sante puisque l’on sera débar­ras­sé, ou presque, du sou­ci de ren­ta­bi­li­té, parce que le machi­nisme aura à charge — en démo­cra­tie — d’al­lé­ger notre quotidien.

    Réponse
  129. J.C

    Si en démo­cra­tie, « c’est nous qui décide » pour­quoi ne pas s’en pas­ser entiè­re­ment du sou­ci de la rentabilité ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  130. J.C

    @ J‑Stéphane

    Je prône la gra­tui­té et la liber­té et toi quel avan­tage trouves-tu à for­cer les gens à tra­vailler pour avoir le droit de vivre ?
    Parce que l’argent, il faut bien le gagné.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  131. J-Stéphane

    Où t’ai-je lais­sé pen­ser que j’é­tais pour for­cer les gens à travailler ?

    Si c’est parce que je ne suis pas convain­cu qu’il faille pré­pa­rer l’in­tel­li­gence au zéro mon­naie avant d’en avoir pré­pa­ré son envi­ron­ne­ment, c’est réduire ma pensée.

    Je pense que l’é­vo­lu­tion ne doit n’y être empê­chée n’y être for­cé, — « Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue » — et là, je pense que ça va peut-être bien­tôt être l’heure de la démo­cra­tie, ne nous y oppo­sons pas, c’est peut-être une étape vitale pour le zéro monnaie…

    Réponse
  132. J.C

    « Où t’ai-je lais­sé pen­ser que j’é­tais pour for­cer les gens à travailler ? »

    Puisque tu veux gar­der la mon­naie, les gens seront bien for­cé de tra­vailler pour l’obtenir.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  133. J-Stéphane

    Et si la mon­naie était réser­vée aux strates col­lec­tives et inutiles pour les particuliers ?

    Réponse
  134. J-Stéphane

    Et si la mon­naie était réser­vée à cer­tains pro­duits et ser­vices, et inter­dite sur d’autres ?

    Réponse
  135. J-Stéphane

    Pour­quoi ne pas per­mettre deux sys­tèmes, voire plus, plu­tôt que le mono­pole d’un sys­tème monétaire ?

    Réponse
  136. J.C

    @ J‑Stéphane

    ça ne règle­ra pas le pro­blème, il fau­dra bien le gagner cet argent.

    Pour­quoi vou­drais-tu abso­lu­ment faire usage de monnaie ?

    bien ami­ca­le­ment

    J.c

    Réponse
  137. J-Stéphane

    Ce n’est pas moi qui suis dans l’absolu.

    Bonne nuit

    Réponse
  138. Anonymous

    Très fran­che­ment un sys­tème sans mon­naie me plait, je crois cepen­dant que ce n’est pas viable dans l’é­tat actuel de la conscience humaine.

    Je ne vois pas la majo­ri­té des gens se dévouer au bien com­mun et je vois encore moins com­ment empê­cher les « déten­teurs » d’une res­source indis­pen­sable (ou jugée telle) et rare (qu’ils soient pro­prié­taires légal ou si ce concept n’existe plus exploi­tants de la res­source) jouer sur leur posi­tion pour obte­nir des avan­tages sup­plé­men­taires par rap­port à d’autres per­sonnes qui feraient des tra­vaux moins vitaux.

    Nous en reve­nons à un dés­équi­libre de pos­ses­sions de biens avec pos­si­bi­li­té de créer un embar­go sur une res­source, et donc à l’é­change de bon pro­cé­dés (ok, je veux ta res­source, que veux-tu en échange) qui abou­tit à une forme de monnaie.

    Pour qu’un monde sans mon­naie existe, il me semble qu’au préa­lable il faut reti­rer la notion même de pos­ses­sion d’une res­source par un groupe ou une per­sonne. Et ça me semble loin­tain dans l’é­tat actuel des choses.

    Si je conti­nue ma réflexion sur cette pente, il fau­drait évi­ter qu’un groupe par­ti­cu­lier puisse prendre le pou­voir sur l’un des bou­lots pro­duc­tifs que l’on aurait pas pu méca­ni­ser pour empê­cher la spo­lia­tion par un groupe (ou une per­sonne) de cette ressource.

    Ce qui me ramène au tirage au sort pour ce types de boulots…
    Quid des jobs qui réclament des com­pé­tences particulières ?

    Réponse
  139. Patrick Flécheux

    J.C. dit :

    « Non effec­ti­ve­ment, le machi­nisme n’ex­clue pas l’homme de sa capa­ci­té d’a­voir des acti­vi­tés mais l’ex­clu bien de la pos­si­bi­li­té d’ob­te­nir de l’argent parce que les machines sont plus pro­duc­tives et plus effi­cace que l’homme. »

    « Pro­prié­té pri­vée ou pas si la machine rem­place les humains au bou­lot, com­ment font-ils pour gagner leur vie ? »

    En impo­sant le tra­vail des machines et en redis­tri­buant l’argent aux humains.

    Les Athé­niens avaient des esclaves. Car pour pou­voir faire se que l’on veut ou ne rien faire, il faut des gens qui tra­vaillent pour vous. Nos esclaves modernes sont les machines. Elles ont d’ailleurs été conçues pour ça.

    Sauf que les plus malins des hommes (les super riches) on fait en sorte que l’homme devienne l’es­clave de la machine, et ce afin de prendre non seule­ment l’argent de la pro­duc­tion des machines, avec en prime l’argent de la pro­duc­tion des hommes.

    Ren­dons à la machine son rôle d’es­clave et l’homme pour­ra ne presque plus tra­vailler. Et consa­crer son temps à être utile. Ou à ne rien faire. (Car il est sou­vent pré­fé­rable que les hommes se contentent de ne rien faire, plu­tôt que de faire n’im­porte quoi …)

    Réponse
  140. Patrick Flécheux

    Un homme qui ne fait rien, c’est un homme qui pense et réflé­chit au sens de la vie. Au sens de sa vie.

    Donc un homme qui ne fait rien (phy­si­que­ment), c’est un homme qui gran­dit et devient meilleur.

    Réponse
  141. EFFAB

    Enfin quel­qu’un qui ne place pas le tra­vail au des­sus de tout ! lol, ça me ras­sure, ça me décul­pa­bi­lise moi qui ne tra­vaille plus vrai­ment, actuel­le­ment, pour quelque sys­tème que ce soit ni toutes ces plus-values et autres spé­cu­la­tions en tous genres.

    Comme le dit si bien un des per­son­nages – le réa­li­sa­teur – du film A l’at­taque de Robert Gué­di­guian… c’est con, je n’ar­rive pas à me rap­pe­ler la phrase… faut que je retouve ça, oups !

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​T​A​y​0​q​b​Y​E​mM4

    Réponse
  142. J.C

    @ Ano­ny­mous

    Sans mon­naie, il n’y a plus moyen de s’ac­ca­pa­rer les res­sources vitales.
    Sans mon­naie, il n’y a plus non plus d’or­ches­tra­tion de la pénu­rie. L’a­bon­dance rend caduque toutes formes d’échanges.

    Si ce n’est pas déjà fait, je te conseil de jeter un oeil ici

    « En impo­sant le tra­vail des machines et en redis­tri­buant l’argent aux humains. »

    s’il y a de l’argent, il sera un moyen de s’ac­ca­pa­rer les richesses.
    En impo­sant = impôts ?
    Qui impo­ser ? il n’y aura plus de patron non plus.

    Le sys­tème moné­taire va s’ef­fon­drer, pré­pa­rer l’a­près c’est d’a­bord pré­pa­rer les consciences.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  143. JS

    Un grand mer­ci à É. Chouard d’a­voir pris le temps d’in­ter­vie­wer B.Friot ! Ses ana­lyses sont lumineuses !

    Réponse
  144. Merome

    @JC (127) :

    1. Je ne vois pas le rap­port que tu fais entre l’argent pos­sé­dé par les consom­ma­teurs et le cout de pro­duc­tion. Si demain Hol­lande décide d’im­pri­mer des billets de 10 euros et d’en don­ner un à chaque fran­çais. Le cout de pro­duc­tion d’une baguette de pain va chan­ger ? En ver­tu de quoi ? En revanche, le prix peut mon­ter (infla­tion due à l’aug­men­ta­tion de masse moné­taire). Cette infla­tion là est sans dom­mage (je ne dis pas que de manière géné­rale, l’in­fla­tion est une bonne chose).

    2. Notre mon­naie est fon­dée sur la rare­té. Ce n’est pas une fata­li­té. Ce n’est pas intrin­sèque à la notion de mon­naie. Et je ne parle pas de limi­ter les reve­nus au seul reve­nu de base de manière à ce que tout le monde gagne pareil. Le reve­nu de base n’est pas un salaire. 

    C’est un com­plé­ment au salaire.

    J’ai lu ton déve­lop­pe­ment sur le rôle de la mon­naie sur l’autre fil. Bien qu’é­tant plu­tôt favo­rable à la notion de par­tage et de gra­tui­té, d’a­ban­don de mon­naie que tu reven­diques, je ne suis pas cer­tain que tes argu­ments soient les bons ni qu’une socié­té sans mon­naie serait idéale. 

    Et je t’in­vite à nou­veau à lire la TRM.

    3. Il est évident que 2 pauvres qui achètent une baguette cha­cun payent à eux deux plus qu’un riche qui n’en achète qu’une. C’est un argu­ment en car­ton, ça. Je ne vois pas à quoi il sert. Si les prix n’aug­mentent pas, ce n’est pas grave. La richesse rela­tive du pauvre aug­mente plus vite que celle du riche quand on dis­tri­bue une reve­nu de base équivalent.

    Réponse
  145. J-Stéphane

    Le pauvre paie plus que le riche, car il doit d’a­bord payer le cré­dit au riche, pour avoir le droit d’acheter.

    Réponse
  146. Merome

    @J Sté­phane : ça c’est dans le cadre d’une mon­naie-dette. Toutes les mon­naies ne sont pas de ce type.

    Dans un registre proche, je vous invite à regar­der cette vidéo sur l’his­toire moné­taire aux USA.

    Les Maitres de la mon­naie – The Money Mas­ters (fran­çais)

    Réponse
  147. J-Stéphane

    Ce qui veut dire ? Quels autres mon­naies ? Parce que pour moi citoyen lamb­da qui suis contraint de payer, je ne vois que se qui est visible.

    Réponse
  148. Merome

    @J‑Stéphane : Un exemple de mon­naie qui n’est pas basée sur la dette : http://​merome​.net/​m​o​n​n​a​iem

    Mais plus géné­ra­le­ment, ima­gi­nons que nous sou­hai­tions inven­ter une mon­naie juste pour nous deux. Il suf­fit de s’ac­cor­der sur le mon­tant que l’on se donne au départ, et sur l’é­vo­lu­tion de la masse moné­taire. Pas besoin de l’emprunter à un riche. Ou d’in­dexer sur l’or ou je ne sais quelle autre bêtise…

    Ce n’est pas parce que l’eu­ro (et le dol­lar et d’autres mon­naies très uti­li­sées) sont mal fou­tues que toutes les mon­naies sont mal fou­tues et pro­blé­ma­tiques. Le jour où les citoyens auront com­pris que c’est juste une his­toire de conven­tion et de confiance, ils se crée­ront et admi­nis­tre­ront leur propre mon­naie sans pas­ser par les banques. C’est le sens de mon pro­jet Mon­naie M don­né en lien ci-des­sus : faire prendre conscience aux gens du fonc­tion­ne­ment d’une monnaie.

    Réponse
  149. J-Stéphane

    Mer­ci pour l’ex­pli­ca­tion, j’adhère tota­le­ment, et faut reje­ter le plus pos­sible tout outil ( CB ) qui par­ti­cipe à ins­tal­ler le mono­pole d’un sys­tème économique.

    Réponse
  150. Morpheus

    (pavé dans la marre aux grenouilles)

    A part moi, per­sonne n’a l’im­pres­sion que cette dis­cus­sion inter­mi­nable sur la mon­naie tourne en rond ?

    Quand une dis­cus­sion tourne en rond, c’est que l’un ou l’autre des inter­ve­nants BLOQUE sur un élé­ment de compréhension.

    Ici, l’élé­ment de com­pré­hen­sion est simple : cer­tains ne par­viennent pas à com­prendre le lien entre mon­naie et pénu­rie, car ils consi­dèrent la mon­naie comme un « ins­tru­ment neutre » qui ne génère pas, en lui-même, la pénu­rie. Ils ne com­prennent pas (ou ne veulent pas com­prendre) que la mon­naie a été créée POUR gérer la pénu­rie, et que la consé­quence logique est que l’é­co­no­mie basée sur la mon­naie ENTRETIENT et ALIMENTE le para­digme qui dit en sub­stance « il n’y en a pas assez pour tous, il faut ration­ner ».

    Tant que cer­tains blo­que­ront sur ce point, les gre­nouilles vont conti­nuer à gre­nouiller dans la marre.

    Main­te­nant, j’ai rien contre, hein. Mais faites gaffe que les enfants du marais ne se mettent en tête d’al­ler à la pêche à la grenouille…

    😉

    Mor­pheus

    Réponse
  151. Merome

    @Morpheus : Je ne suis effec­ti­ve­ment pas d’ac­cord pour dire que la mon­naie n’est là que pour gérer la pénu­rie. Je ne sais pas si c’est moi qui bloque ou ceux qui croient l’inverse 🙂

    La mon­naie peut aus­si libé­rer des échanges qui ne pou­vaient aupa­ra­vant pas se faire sans elle. Il ne faut pas la voir fata­le­ment comme un outil de rationnement.

    Une mon­naie créée par reve­nu de base n’est, par nature, pas limi­tée. On la dis­tri­bue équi­ta­ble­ment dès sa créa­tion, et la masse moné­taire aug­mente ain­si constam­ment. Si les richesses pro­duites aug­mentent au même ryhtme, les prix ne changent pas. Sinon les prix sont adap­tés ce qui ne pose pas de pro­blème par­ti­cu­lier comme je l’ai mon­tré plus haut.

    Réponse
  152. J-Stéphane

    Déso­lé, étant en voi­ture je vais faire une réponse un peu grossière.

    J’adhère plus à la vision de Merome, car il me semble moins vic­time d’une pro­pa­gande qui for­mate, et fait plus preuve de liber­té d’esprit.

    Réponse
  153. J.C

    @ Merome

    1. C’est pour­tant simple. Si tu vends ta baguette 1 euro et que, sur 1 euro, 30 cen­times reviennent au salaire. Si par l’in­fla­tion tu la vends 1,20 euros par exemple sans chan­ger le mon­tant des salaires, si ce n’est pas dans la poche des sala­riés que vont les 20 cen­times en plus, c’est dans la poche des exploitants.
    Conclu­sion, ce sont les riches qui pro­fitent de l’in­fla­tion, pas les pauvres salariés.

    2. La valeur de la mon­naie et l’exis­tence même de l’in­fla­tion sont fon­dés sur cette notion (de rare­té), ce sont les fon­da­men­taux, on apprend ça à la petite école Merome.
    à demande égale les prix montent quand l’offre n’est pas suf­fi­sante et baissent quand l’offre est trop importante.
    Tu le sous-entends toi même en écri­vant ceci : « Si les richesses pro­duites aug­mentent au même rythme, les prix ne changent pas. »

    Si tu nies le fait que la valeur moné­taire est fon­dée sur la rare­té, on va pas être nom­breux à te suivre. La valeur de la rare­té et l’exis­tence même de l’in­fla­tion sont fon­dé sur cette notion.

    3. Si tu com­prends les deux points pré­cé­dents, tu com­pren­dras qu’en plus de cela, du fait du nombre, c’est aus­si les pauvres qui prennent en charge 99% de la charge de l’aug­men­ta­tion des prix au pro­fit des riches.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  154. J.C

    @ J‑Stéphane

    C’est la seule chose qui fait la valeur de la mon­naie (sinon les choses seraient gratuite).

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  155. Merome

    @J.C :
    1. Ok, cette fois j’ai com­pris l’ar­gu­ment. Mon exemple sim­pliste n’al­lait pas aus­si loin. Mais si les salaires ne suivent pas l’in­fla­tion, cela ne signi­fie pas néces­sai­re­ment que cela pro­fite aux pos­sé­dants : lui aus­si subit la hausse infla­tion­niste des matières pre­mières (dans l’exemple : la farine).

    2 et 3. A la petite école, on apprend aus­si que la démo­cra­tie, c’est l’é­lec­tion. Je réfute donc ce point. Par contre je concède volon­tiers que notre mon­naie actuelle est fon­dée sur la rare­té. C’est à dire qu’elle manque à la plu­part, du fait de son mode de création.
    Mais peut-être que ce qui nous divise là-des­sus n’est qu’une affaire de séman­tique. Le mot « rare­té » induit pour moi la notion d’in­suf­fi­sance. Si tu entends par « rare », le fait que la mon­naie n’est dis­po­nible qu’en quan­ti­té finie, alors oui, la mon­naie rare et c’est cette « fini­tude » qui débouche sur la for­ma­tion des prix. Mais elle peut être rare et suf­fi­sante à la fois, si le sys­tème moné­taire est adap­té aux besoins. Ce que je défends.

    Il me semble qu’on touche là à une dif­fé­rence essen­tielle entre la théo­rie quan­ti­ta­tive de la mon­naie (celle qu’on enseigne à l’é­cole et qui cor­res­pond à la mon­naie telle qu’on l’u­ti­lise aujourd’­hui) et la fameuse théo­rie rela­tive de la mon­naie dont je te parle.

    Réponse
  156. J.C

    @ J‑Stephane

    « Gra­tuite ou libre d’accès ? »

    Les deux

    @ Merome

    1. les pro­fits sur les matières pre­mières ne sont pas alloués aux pauvres. les riches gagnent à toutes les étapes de la pro­duc­tion lorsque les prix augmentent.

    2. Ce n’est pas le fait qu’on l’ap­prenne à l’é­cole l’ar­gu­ment, c’est le fait que ce soit simple à com­prendre même pour des enfants.
    D’autre part, l’é­lec­tion on nous le répète toute notre vie alors que la néces­saire rare­té lié à la mon­naie, on nous le fait oublier bien vite ensuite. Tu en es la preuve.

    L’argent se fait sur la rare­té, il est donc inévi­table que les gens cherchent à gagner de l’argent et que celui çi doit man­quer pour avoir de la valeur (man­quer au plus grand nombre).
    Si on donne de l’argent à tous le monde, l’argent perds de sa valeur, on appelle cela de l’in­fla­tion. l’in­fla­tion ne pro­fite pas aux pauvres, les inéga­li­tés ne sont pas réso­lues par une ques­tion de masse monétaire.
    Cela joue uni­que­ment sur l’ac­ti­vi­té éco­no­mique mais pas sur les inéga­li­tés qui sont inhé­rentes à l’u­sage de la monnaie.
    Tout échange est un rap­port de force.

    Si l’on s’intéresse vrai­ment aux besoins, c’est sur la réa­li­té des res­sources qu’il faut por­ter son regard et non sur la quan­ti­té d’argent dont la valeur évo­lue en fonc­tion des inté­rêts financiers.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  157. J-Stéphane

    @ 164. J.C

    « @ J‑Stephane

    « Gra­tuite ou libre d’accès ? »

    Les deux »

    Sur Paris il y a des places de par­king publiques payantes, des réser­vées aux livrai­sons, des réser­vées aux han­di­ca­pés, des réser­vées aux trans­ports de fonds, des réser­vées aux taxis, etc.

    Il sem­ble­rait que l’ac­cès libre ou gra­tuit soit réser­vé et que la place libre soit payante.

    Si demain plus rien n’est payant, qui me dit que tout ce dont j’ai besoin ne sera pas réservé ?

    Réponse
  158. J-Stéphane

    « L’argent se fait sur la rare­té », « l’argent crée la pénu­rie » s’il n’y a rien qui vous per­turbe dans ces deux phrases fré­quem­ment citées, vous ne pour­rez jamais être en accord avec votre environnement.

    Et ce rado­tage me rap­pelle « Démo­cra­tie égale élec­tion, élec­tion égale démo­cra­tie, répé­tez après moi … »

    Réponse
  159. J.C

    @ J‑Stéphane

    « Si demain plus rien n’est payant, qui me dit que tout ce dont j’ai besoin ne sera pas réservé ? »

    Le contraire de la pénu­rie. Je suis sur que tu vas trouver.
    Répète après moi : « l’argent crée la pénu­rie, l’ab­sence d’argent per­met l’a… l’a… »

    Bien bien bien

    J.C

    Réponse
  160. J-Stéphane

    Voi­là, ça recom­mence, on tire la langue et l’on se moque quand on n’a plus d’ar­gu­ment pertinent.

    Vous avez le même com­por­te­ment que les trolls que vous dénoncez.

    Voyez-vous, vous reven­di­quez la démo­cra­tie, et vous êtes inca­pable de contrô­ler vos bas ins­tincts quand vous n’ar­ri­vez pas à ral­lier à votre cause.

    Pour­quoi feindre de phi­lo­so­pher dans vos palabres interminables ?

    Réponse
  161. RV

    salut tut­ti

    j’ai tout lu, ce fut long, mais qu’une seule fois.
    Deux trois points pour appor­ter mon grain de sel

    Il a été ques­tion du machi­nisme mais per­sonne n’a dit
    qu’il n’est pos­sible qu’en pré­sence d’une éner­gie utilisable.
    La révo­lu­tion indus­trielle, celle qui a per­mis son développement,
    a été ren­due pos­sible par l’u­ti­li­sa­tion du char­bon puis essen­tiel­le­ment du pétrole.
    On nous parle de pic de pro­duc­tion depuis les années 70
    et l’on peut lire assez sou­vent qu’il a été fran­chi vers 2006.
    Alors le machi­nisme du XXIIe siècle risque de ne plus être qu’un vague souvenir.
    Dépê­chons nous d’im­po­ser les machines avant qu’elles ne disparaissent !

    Il a été ques­tion de la mon­naie et d’au­cun affirme que sa valeur est fon­dée sur la rareté.
    Pour ma part je serais plu­tôt dans la mou­vance qui fonde sa valeur sur la confiance.
    Une des pre­mières mon­naies, en France, les Assi­gnats, ont vu leur valeur s’effondrer
    du jour au len­de­main suite à un manque de confiance,
    le sys­tème actuel est tou­jours basé sur la confiance.
    Quand la popu­la­tion n’a plus confiance,
    elle se rue sur les banques, autre exemple pen­dant la crise de 29.
    Par défi­ni­tion les banques n’ont pas en coffre la tota­li­té des dépôts
    puisque leur rôle est notam­ment de faire cir­cu­ler l’argent
    entre ceux qui en ont de dis­po­nible (les plus riches)
    vers ceux qui en ont besoin pour déve­lop­per un pro­jet quel qu’il soit.
    Si Can­to­na avait déclen­ché un mou­ve­ment de masse
    quand il a inci­té la popu­la­tion a reti­rer ses économies
    c’au­rait été encore le manque de confiance qui aurait eu le der­nier mot.

    Il a été ques­tion de « l’offre et de la demande » comme étant une « loi » de l’économie.
    C’est faire peu de cas de tout un cou­rant de l’économie
    qui la consi­dère comme une inven­tion rhé­to­rique sans fondement.
    Depuis Jacques Géné­reux dans « les Vraies lois de l’é­co­no­mie » 2001/2002
    jus­qu’à Paul Jorion dans « Le prix » 2011

    Réponse
  162. Merome

    @J.C : 1. Tu ne prouves rien là, tu fais un constat (dis­cu­table) dans un sys­tème qui n’est pas celui dont je parle.

    2. Si tu arrives à te convaincre toi-même de ça en le répé­tant, c’est bien, mais ça ne fait pas avan­cer le débat.
    Comme le dit RV plus bas, com­ment expliques-tu qu’à quan­ti­té égale, une mon­naie peut perdre presque toute sa valeur quand la confiance disparaît ?
    La rare­té de la mon­naie, ou plu­tôt sa rare­té dans la poche des pauvres (car c’est son abon­dance dans la poche des riches qui pose sou­ci) n’est pas indé­pas­sable, ce n’est pas une carac­té­ris­tique intrin­sèque de la monnaie.

    Si l’argent qu’on dis­tri­bue à tout le monde per­met à des richesses d’exis­ter, alors il ne perd pas de valeur, au contraire, il révèle des talents, des res­sources qui jus­qu’a­lors étaient inex­ploi­tées, faute de signes moné­taires pour per­mettre leur échange.
    Je ne suis pas cer­tain que sans mon­naie du tout, ces talents puissent s’ex­pri­mer de la même façon. Pour­quoi pas ? Mais en tout cas, je réfute l’i­dée que le concept de mon­naie consti­tue une entrave à ce pro­ces­sus. C’est juste que toutes les mon­naies offi­cielles ont tou­jours été mises en place et gérées par des ban­quiers et non par le peuple lui-même.

    Réponse
  163. Méchant Virus

    @ J‑Stéphane

    Même si J.C a ten­dance à être caté­go­rique, je pense qu’il faut se déta­cher de ses argu­ments « mas­sues » et voir les choses comme elles sont.

    « L’argent se fait sur la rare­té » et « l’argent crée la pénu­rie », sont effec­ti­ve­ment des rac­cour­cis. C’est l’u­ti­li­sa­tion de l’argent par l’hu­main qui crée des désagréments.

    Une fois conscient de ça, il y a 2 façons d’a­bor­der le problème :

    - orga­ni­ser la mon­naie de façon à contour­ner ces désa­gré­ments. C’est la solu­tion la plus intui­tive mais c’est un tout petit peu plus com­pli­qué qu’il n’y parait.

    - s’or­ga­ni­ser sans mon­naie. Là c’est plus dif­fi­cile à tou­cher du doigt. Il ne faut sur­tout pas com­men­cer sa réflexion en ima­gi­nant la socié­té actuelle en reti­rant la mon­naie sinon on se heurte rapi­de­ment à des murs. Il faut reprendre toute l’or­ga­ni­sa­tion de la socié­té au départ et là on y voit plus clair.

    Mon opi­nion là des­sus n’est pas tran­chée mais les 2 options méritent qu’on en dis­cute et je pense que vous devriez les abor­der de façon plus tech­nique. L’ar­gu­men­ta­tion devien­drait plus intéressante.

    Réponse
  164. J-Stéphane

    « L’a­bon­dance est le fruit d’une bonne administration. »

    Réponse
  165. J.C

    @ J‑Stéphane

    « Et ce rado­tage me rap­pelle « Démo­cra­tie égale élec­tion, élec­tion égale démo­cra­tie, répé­tez après moi … » »

    « Vous avez le même com­por­te­ment que les trolls que vous dénoncez.

    Voyez-vous, vous reven­di­quez la démo­cra­tie, et vous êtes inca­pable de contrô­ler vos bas ins­tincts quand vous n’ar­ri­vez pas à ral­lier à votre cause.

    Pour­quoi feindre de phi­lo­so­pher dans vos palabres interminables ? »

    Puisque mal­gré le mal que je me donne, mes palabres inter­mi­nables ne t’intéresse pas et puisque tu consi­dères que je suis un troll ani­mé de bas instinct.

    Pour que nous évi­tions de gas­piller nos éner­gies res­pec­tives, je te sug­gère doré­na­vant de pas­ser outre mes mes­sages comme je ferais avec les tiens.

    @ RV

    Il y a d’autres éner­gies que le pétrole. Pour le moment, on nous raconte les mêmes his­toires parce que ça rap­porte beau­coup et plus on fait croire au grand public qu’il est rare, plus il est facile de faire accep­ter l’aug­men­ta­tion des prix.
    Dans le futur, le pétrole n’au­ra plus un rôle cen­tral comme aujourd’­hui mais très secon­daire (voir la vidéo conce­voir le futur).

    En ce qui concerne les assi­gnats et la confiance en la mon­naie jus­qu’à des périodes récentes. Cette ques­tion pou­vait être posée quant à son équi­va­lence en or.
    En 1971, l’é­ta­lon or a été aban­don­né. La mon­naie actuelle n’a plus aucune équi­va­lence. Sa valeur est com­plè­te­ment vir­tuelle, qu’on est confiance en elle ou non n’a plus d’im­por­tance, nous sommes obli­gé de l’u­ti­li­ser à par­tir du moment ou elle est recon­nu légale par l’Etat.
    Cette confiance jouait sur le fait de sa vali­di­té, c’est à dire sur le fait quelle est une valeur ou aucune valeur mais pas sur le degrés de sa valeur qui dépends des nom­breux fac­teurs de l’ac­ti­vi­té économique.

    @ Merome

    Je fais un constat du fonc­tion­ne­ment du sys­tème moné­taire. Il n’est pas à l’a­van­tage du consom­ma­teur lamb­da que les prix aug­mentent. il y a eu de nom­breux conflits sociaux sociaux liés à l’aug­men­ta­tion des prix. Par contre, c’est tou­jours à l’a­van­tage des riches. il n’ont que faire que le prix de leur baguette aug­mente, ça leur rap­porte tel­le­ment plus.

    « La rare­té de la mon­naie, ou plu­tôt sa rare­té dans la poche des pauvres (car c’est son abon­dance dans la poche des riches qui pose sou­ci) n’est pas indé­pas­sable, ce n’est pas une carac­té­ris­tique intrin­sèque de la monnaie. »

    Merome est-ce que tu te rends vrai­ment compte de ce que tu écris ?
    Les pauvres sont pauvres parce qu’ils n’ont pas la mon­naie dans leur poche et les riches sont riches parce qu’ils l’ont. Je peux t’as­su­rer que c’est par­fai­te­ment indépassable.
    Tant qu’il y aura de la mon­naie, il y aura des pauvres et des riches, je peux te le garan­tir à 100%. On peut bien ima­gi­ner toute sorte de bri­co­lage pour réduire les écarts entre les deux mais on n’empêchera pas les inéga­li­tés éco­no­mique par l’u­sage de la mon­naie. A reve­nu égal, une seule tran­sac­tion, ren­dra l’un plus riche que l’autre.
    C’est une carac­té­ris­tique intrin­sèque de la monnaie.

    Tu ne le pren­dra pas mal puisque tu as dis toi-même que l’exemple que tu avais uti­li­sé était simpliste.
    Je pense qu’il est impor­tant de sor­tir de la pen­sée super­fi­cielle que les médias nous déverses à lon­gueur de jour­née et d’es­sayer de com­prendre les tenants et les abou­tis­sants du sys­tème tel qu’il fonc­tionne actuel­le­ment. C’est pour­quoi, j’exhorte tout mes inter­lo­cu­teurs à faire preuve d’ou­ver­ture d’es­prit et d’ef­fort pour envi­sa­ger les choses de manières plus glo­bales et pré­cises à la fois.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  166. J-Stéphane

    @JC. Tu confirmes ton inap­ti­tude démo­cra­tique en refu­sant toute discussion.

    Réponse
  167. Morpheus

    PUTAIN, mais quelle mau­vaise foi !

    Le mec traite ceux qui ne pensent pas comme lui de troll, il fait des syl­lo­gismes foi­reux en com­pa­rant une voix dis­si­dente, qui défend une idée tota­le­ment neuve et à contre-cou­rant, avec les idées reçues implan­tées par la nomen­cla­ture de la pen­sée domi­nante, ce qui est le som­met de l’in­ver­sion, et après il ose venir dire que ce sont les autres que « refuse toute discussion ».

    Fou­tu per­vers nar­cis­sique de mes couilles, va te faire voir chez les grecs !

    Mor­pheus

    Réponse
  168. J-Stéphane

    À toi, il ne faut pas te don­ner le pou­voir, tu devien­drais un dic­ta­teur sanguinaire.

    Réponse
  169. J-Stéphane

    Et je per­siste, ce n’est pas vos argu­ments qui me feront pen­ser que l’argent crée la pénu­rie. Elle crée l’a­bon­dance à la pro­duc­tion, et la dis­pa­ri­té à la dis­tri­bu­tion. Et même sans argent, quand il y a pénu­rie de res­source à la source, il n’y aura pas pour autant abon­dance à la distribution.

    Réponse
  170. J.C

    @ J‑Stephane

    Tu sais ce qu’ils te disent, le troll au bas ins­tinct et le dic­ta­teur sanguinaire ?
    Ils te disent à dans une pro­chaine vie.

    allez, amuse-toi bien

    Bisou

    @ Méchant Virus

     » C’est l’u­ti­li­sa­tion de l’argent par l’hu­main qui crée des désagréments. »

     » orga­ni­ser la mon­naie de façon à contour­ner ces désa­gré­ments. C’est la solu­tion la plus intui­tive mais c’est un tout petit peu plus com­pli­qué qu’il n’y parait. »

    J’aime ton dis­cours mesu­ré peut être un soup­çon en des­sous de la réalité 😉

    « « L’argent se fait sur la rare­té » et « l’argent crée la pénu­rie », sont effec­ti­ve­ment des raccourcis »

    on ne pro­duit pas ce dont les gens ont besoin, on pro­duit ce qui rapporte.
    Si ce n’é­tait pas le cas, il n’y aurait déjà plus de misère nulle part sur terre depuis belle lurette aus­si bien dans les pays du tiers monde que dans les pays dit développés.

    Ce que j’es­saie d’ex­pli­quer n’est ni sim­pliste ni ne relève de raccourcis.
    Ce sont des faits et ça n’a rien de si compliqué.
    C’est juste un peu inha­bi­tuel parce que ça sort du cadre de la pen­sée unique.
    C’est logique si vous pen­sez qu’il y a une erreur dans ce rai­son­ne­ment, mon­trez-moi à quel endroit elle se trouve, pour­quoi c’est une erreur et discutons-en.

    @ tous

    Je ter­mi­ne­rai par une petite question :

    Pré­fé­rez-vous lorsque les choses sont gra­tuites ou payantes ?
    Pour le moment tout ceux qui m’ont répon­du sérieu­se­ment, répondent ‘gra­tuites’. Cepen­dant, La plu­part pensent que c’est dif­fi­ci­le­ment pos­sible parce que pour que des choses soient pro­duites, il faut bien que des gens tra­vaillent disent-ils mais ce n’est plus vrai.
    Nous pou­vons pro­duire sans aucun tra­vail humain sup­plé­men­taire autre que la mise en place de ces moyens de production.
    Je peux vous assu­rer que, lorsque l’on sait que l’on va pou­voir obte­nir tout ce dont on a besoin pour tous gra­tui­te­ment, il ne manque pas de volon­taire pour aider à la mise en place de ces dispositifs.

    Si par contre vous avez répon­du payantes.
    Eh bien, nous obtien­drons les choses gra­tui­te­ment, pen­dant qu’on vous obli­ge­ra, vous, à tra­vailler pour que vous puis­siez vous pro­cu­rez de quoi vivre, on pour­ra même aug­men­ter régu­liè­re­ment les prix, si vous vou­lez, pour vous obli­ger à tra­vailler tou­jours plus. Après tout si vous aimez ça, cha­cun son truc.
    Moi le maso­chisme, c’est pas trop le mien.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  171. Wondrous

    Bon­jour,

    Que répon­dez-vous aux objec­tions de J‑Stéphane ?

    « Si demain plus rien n’est payant, qui me dit que tout ce dont j’ai besoin ne sera pas réservé ? »

    « Et même sans argent, quand il y a pénu­rie de res­source à la source, il n’y aura pas pour autant abon­dance à la distribution. »

    Réponse
  172. Merome

    @JC : Cela m’en­nuie que vous conti­nuiez de consi­dé­rer que tous les sys­tèmes moné­taires se valent. C’est un peu comme si on dis­qua­li­fiait la démo­cra­tie par tirage au sort sous pré­texte que la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive ne fonc­tionne pas bien.

    Consi­dé­rer qu’il y a des pauvres et des riches uni­que­ment à cause de la mon­naie est fal­la­cieux. Je pense que la mon­naie appa­raît spon­ta­né­ment dans toute socié­té humaine, sous une forme ou une autre. Même tous ani­més de bonne volon­té (ce qui est déjà uto­pique), nous fini­rions par inven­ter des sys­tèmes de comp­tage qui faci­litent l’or­ga­ni­sa­tion, le par­tage équi­table de ce qui n’est pas dis­po­nible en quan­ti­té infi­nie. Concer­nant le pétrole et plus géné­ra­le­ment l’éner­gie, je t’in­vite à écou­ter ou lire Jean Marc Jan­co­vi­ci (Mani­core sur le web) pour te convaincre que l’éner­gie VA INELUCTABLEMENT man­quer. En tout cas par rap­port à ce que l’on consomme aujourd’­hui. Toute autre pro­jec­tion ne résiste pas à l’a­na­lyse, nous allons vers un pic d’éner­gie dans les décen­nies qui viennent, et peut-être pire encore : le peak-eve­ry­thing (éner­gie, métaux, eau potable, terre arable…)

    Ce que tu dis sur le pre­mier échange qui crée un riche et un pauvre est vrai, mais serait tout aus­si vrai dans une socié­té sans argent, tout le monde ne pou­vant pas (ou ne vou­lant pas) béné­fi­cier en même temps du même accès à une res­source ou un pro­duit. Il y aurait donc des gens qui ont fait le choix de la fru­ga­li­té et de la sobrié­té, et d’autres qui col­lec­tionnent et entassent. Je veux bien que tu expli­cites un peu plus en détail le fonc­tion­ne­ment d’une socié­té sans argent telle que tu l’entrevois.

    Sache que je suis loin d’être fer­mé à l’i­dée de gra­tui­té, j’y ai même consa­cré un article de blog en 2010 et j’ai écrit un roman dont le sous-titre est « Vivre sans argent est-il pos­sible ? ».

    Je ne vois pas bien l’in­té­rêt de ta ques­tion « Pré­fé­rez-vous lorsque les choses sont gra­tuites ou payantes ? ». Elle est du même ordre que « Vous pré­fé­rez le soleil ou la pluie ? » Il ne suf­fit pas de pré­fé­rer pour que cela soit pos­sible et que cela se produise.

    Réponse
  173. Merome

    J’a­joute que tout ce que je fais est gra­tuit 🙂 Tous mes bou­quins sont télé­char­geables et dif­fu­sables gra­tui­te­ment (licence Crea­tive Com­mons BY-ND). Le lien que j’ai don­né plus haut vers mon roman, c’est celui pour avoir une ver­sion papier à prix coû­tant, je ne touche pas un kopek dessus !

    🙂

    Réponse
  174. Méchant Virus

    @ J.C

    J’aime ton dis­cours mesu­ré peut être un soup­çon en des­sous de la réalité

    C’est parce que « mais c’est un tout petit peu plus com­pli­qué qu’il n’y parait » est une litote.

    C’est logique si vous pen­sez qu’il y a une erreur dans ce rai­son­ne­ment, mon­trez-moi à quel endroit elle se trouve, pour­quoi c’est une erreur et discutons-en.

    L’er­reur que tu fais c’est de mar­te­ler et de te bra­quer. Je suis d’ac­cord avec toi sur le prin­cipe donc je vois où tu veux en venir mais ce n’est pas le cas de tous. Je ne pense pas qu’en­voyer chier J‑Stéphane soit une solution.

    Ce qui m’in­té­resse dans votre démarche avec Mor­pheus c’est de pas­ser le cran de réflexion au des­sus. Convaincre les gens que l’argent est néfaste en disant « l’argent est néfaste » ne va pas mener le débat très loin. Pour­quoi ne pas abor­der le sujet par l’autre bout ?

    Sup­po­sons qu’on soit en état de nature éco­no­mique. On a des citoyens libres, des tâches col­lec­tives à accom­plir, des terres culti­vables, des loge­ments, des matières pre­mières, de l’éner­gie, une assem­blée démo­cra­tique et pas de mon­naie. Com­ment ça marche ?

    Est ce que la pro­prié­té est com­mu­na­li­sée ? Est ce que la pro­prié­té reste pri­vée mais sous tutelle de l’as­sem­blée des citoyens ? Com­ment pro­cède t’on à la dis­tri­bu­tion des den­rées ? Avec quelles limites ? Com­ment orga­nise t’on les acti­vi­tés ? La répar­ti­tion des matières pre­mières ? Les tâches urgentes ou vitales ?

    Ces ques­tions là m’in­té­ressent beau­coup. J’ai regar­dé la vidéo que m’a­vait recom­man­dé Mor­pheus sur le VP et ça reste assez super­fi­ciel sur le sujet.

    Je n’ai pas besoin de me faire convaincre, j’ai besoin d’a­van­cer dans la réflexion sur le sujet avec vous mais ça ne va pas être facile parce que Mor­pheus ne veut plus en par­ler. Pour l’ins­tant je ne vois pas des gens qui réflé­chissent mais des gens s’empaillent parce qu’ils sont pour ou contre la mon­naie. Les débats de sup­por­ters de foot ne m’in­té­ressent pas.

    Si tout le monde fait un effort, on pour­ra peut être s’en­tendre et avan­cer ensemble. Si vous vou­lez conti­nuer à vous engueu­ler, moi je décroche et j’y pen­se­rai tout seul dans mon coin ce qui est dom­mage à mon avis.

    A vous de voir.

    Réponse
  175. Méchant Virus

    @ Won­drous

    « Si demain plus rien n’est payant, qui me dit que tout ce dont j’ai besoin ne sera pas réservé ? »

    Si la démo­cra­tie se charge de répar­tir les res­sources équi­ta­ble­ment et en fonc­tion des besoins, la réponse me semble évi­dente. En aucun cas il n’est ques­tion de réser­ver quoique ce soit.

    « Et même sans argent, quand il y a pénu­rie de res­source à la source, il n’y aura pas pour autant abon­dance à la distribution. »

    Il faut trou­ver des res­sources sus­cep­tibles d’être en état de pénu­rie. A part les éner­gies fos­siles, je n’en vois pas. En déve­lop­pant les éner­gies renou­ve­lables, il me semble que le pro­blème ne devrait pas se poser.

    Réponse
  176. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Pour ma part, je suis venu en paix, et je ne par­ti­rais que l’es­prit en paix, sauf si l’on me cen­sure pour ne pas m’être sou­mis à la pro­pa­gande de l’o­li­gar­toon qui sévit sur ce blog.

    Je ne compte pas sur­en­ché­rir à la vio­lence, la vul­ga­ri­té et la dif­fa­ma­tion dont cer­tains pseu­do élites font preuve parce que je ne dis pas amen à toutes leurs idées. Mais je suis per­plexe. Est-ce révé­la­teur d’un rai­son­ne­ment sin­cère, mais limi­té, ou d’une sour­noi­se­rie antidémocratique ?

    Quelqu’un a récem­ment dit « pro­té­gez-moi de mes amis » alors je mis emploi. Et si ceux qui font tu tort ne le font pas volon­tai­re­ment. Je vou­drais leur dire qu’il faut vivre avec son temps, qu’à vou­loir par­ler à un peuple ado­les­cent comme s’il était adulte, est une erreur qui per­turbe sa construction.

    Et pour finir, je ter­mi­ne­rais en chanson :

    Au pays des can­dides, comme dans tous les pays, on s’a­muse, on pleure, on rit, il y a des méchants et des gen­tils. Et pour sor­tir des moments dif­fi­ciles, avoir des amis, c’est très utile. Un peu d’as­tuce, d’es­piè­gle­rie, c’est la vie des candides !

    Moi aus­si je sais rire aux dépens de quel­qu’un, et sans être violent et vulgaire.

    Réponse
  177. J.C

    @ Won­drous

    Méchant virus a déjà en par­ti répon­du. Effec­ti­ve­ment, une éco­no­mie basée sur les res­sources ne peut fonc­tion­ner que si l’on peut pro­duire l’abondance.
    L’a­van­tage c’est quelle n’est pas un frein aux inno­va­tions per­met­tants de remé­dier à tout vrai risque de pénu­rie puis­qu’elle tient compte de la réa­li­té des res­sources et plus des profits.

    @ Merome

    Je ne consi­dère pas que tout les sys­tèmes moné­taires se valent par contre ça ne résout ni les inéga­li­tés ni la pau­vre­té ni l’ac­ca­pa­re­ment des res­sources par les riches.

    « Consi­dé­rer qu’il y a des pauvres et des riches uni­que­ment à cause de la mon­naie est fallacieux »

    En quoi cela est-il fallacieux ?
    Vou­loir éta­blir que toute socié­té humaine ne peut se pas­ser de mon­naie n’in­va­lide en rien ce fait, cela aurait même plu­tôt ten­dance à le confir­mer en jus­ti­fiant son inévitabilité.

    Par ailleurs le sys­tème de comp­tage ne signi­fie pas qu’il y ait monnaie.
    La mon­naie est un sys­tème d’é­change. Une EBR n’est pas fon­dée sur l’é­change mais sur le par­tage et la gra­tui­té ce qui exclue tout usage de monnaie.

    J’ai déjà pris connais­sance des tra­vaux de Jean Marc Jan­co­vi­ci. Il n’en­vi­sage pas dans ses confé­rences une sor­tie de l’u­sage de la mon­naie ce qui inter­dit la mise en oeuvre de toutes inno­va­tions qui ne rap­por­te­raient pas d’argent. Nous sommes pié­gés par les lob­bies (éner­gies fos­siles etc.) Nous détrui­sons la vie sur la pla­nète alors que tech­ni­que­ment nous pou­vons très bien faire autrement.
    Nous avons les mains liens par le sys­tème moné­taire, nous n’a­vons pas de vrais choix dans nos activités.

    « Ce que tu dis sur le pre­mier échange qui crée un riche et un pauvre est vrai, mais serait tout aus­si vrai dans une socié­té sans argent, tout le monde ne pou­vant pas (ou ne vou­lant pas) béné­fi­cier en même temps du même accès à une res­source ou un produit. »

    La pro­duc­tion de l’a­bon­dance a pour objec­tif l’inverse.
    quant à ne pas vou­loir y accé­der, c’est autre chose. Il y a des riches qui veulent cer­taines choses et d’autres pas, ça ne fait pas d’eux des pauvres pour autant.
    à par­tir du moment ou tu peux accé­der à tous ce dont tu as besoin c’est comme si tu pou­vais te l’a­che­ter sans pour autant subir les incon­vé­nients de la monnaie.
    Avec la mon­naie, il ne faut pas que tout le monde puisse s’a­che­ter telle ou telle chose sinon les prix augmenteraient.

    En outre, je ne t’ac­cuse pas d’u­ti­li­ser la mon­naie, tout le monde le fait pour le moment.
    Par contre ma ques­tion est la suivante :
    Quel avan­tage trouves-tu à l’u­sage de la mon­naie en com­pa­rai­son d’a­vec la gra­tui­té ( si c’est encore le cas)

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  178. J.C

    @ Méchant Virus

    « L’er­reur que tu fais c’est de mar­te­ler et de te bra­quer. Je suis d’ac­cord avec toi sur le prin­cipe donc je vois où tu veux en venir mais ce n’est pas le cas de tous. Je ne pense pas qu’en­voyer chier J‑Stéphane soit une solution.

    Ce qui m’in­té­resse dans votre démarche avec Mor­pheus c’est de pas­ser le cran de réflexion au des­sus. Convaincre les gens que l’argent est néfaste en disant « l’argent est néfaste » ne va pas mener le débat très loin »

    Je pense sin­cè­re­ment que là tu n’es pas très juste.
    J‑Stéphane ne fait que nous insul­ter, et ce pas uni­que­ment sur ce fil de dis­cus­sion mais sur bien d’autres. Mor­pheus l’i­gnore depuis un moment et a rai­son parce que vrai­ment il exagère.
    on a répon­du sur de nom­breux fils à toutes ses obser­va­tions, cal­me­ment, en long en large et en tra­vers. Et la seule chose qu’on a eu en retour c’est de se faire trai­ter de tous les noms, sa mau­vaise foi et son mépris à l’é­gard des réponses qu’on lui apportait.

    Mais rien ne t’empêche de prendre le relais et de répondre à ses observations 🙂

    Sur ce fil, j’ai répon­du de façon plus inci­sive que sur d’autres mais c’est inten­tion­nel. Je ne suis pas éner­vé pour autant, c’est utile pour réveiller un peu les gens (crois-moi), d’ailleurs ça marche : j’ai jamais eu autant d’interlocuteurs 😉

    « Convaincre les gens que l’argent est néfaste en disant « l’argent est néfaste » ne va pas mener le débat très loin »

    là encore, je ne suis pas d’ac­cord avec toi. même sur ce fil je prend la peine de débattre et d’ex­pli­quer point par point.

    D’autre part, ça fait des mois que ce sujet est trai­té par moi et Mor­pheus sur ce blog sous de nom­breux angles.
    Alors effec­ti­ve­ment cer­tains aspects s’ap­pro­fon­dissent mais d’autres se répètent, on fini peut-être par radoter.
    Par contre, m’ac­cu­ser d’af­fir­ma­tion gra­tuit alors qu’on a pas arrê­té d’ex­pli­quer com­ment et pour­quoi… c’est un peu fort de chocolat.

    Pour répondre à tes questions.
    Tous d’a­bord, il faut gar­der à l’es­prit qu’il n’y a pas de tâches col­lec­tives obligatoires.
    L’ex­trac­tion des matières pre­mières, la pro­duc­tion d’éner­gie, la construc­tion de loge­ments, la dis­tri­bu­tion des biens et ser­vices tout cela est automatisé.
    Je pense que tout ça tu l’as compris.

    Les res­sources sont allouées en fonc­tion des pro­jet visant l’a­mé­lio­ra­tion constante de la socié­té. L’as­sis­tance cyber­né­tique per­met d’ai­der à iden­ti­fier et d’as­sis­ter ce pro­ces­sus. On n’en­tre­prends plus pour appor­tés de l’argent.
    L’ob­jec­tif de l’ap­proche scien­ti­fique n’est plus de prendre une déci­sion mais de trou­ver la meilleure réponse pos­sible à un pro­blème posé. Cha­cun s’ex­prime et donne son avis sur tout les sujets que cha­cun juge néces­saire d’a­bor­der et des recherches sont effec­tuées pour amé­lio­rer les condi­tions et résoudre les problèmes.
    La mise à dis­po­si­tion des res­sources prend en compte les besoin de cha­cun (ceci est trai­té par l’in­for­ma­tique). l’es­prit géné­ral et la coopération.

    Pour pré­ve­nir toute pénu­rie chaque citée est rela­ti­ve­ment auto­nome en éner­gie mais aus­si reliée à toutes les autres pour per­mettre une cir­cu­la­tion fluide des denrées.

    Tes ques­tions res­tent assez générales.
    Avant de poser des ques­tions plus pré­cises je pense qu’il serait judi­cieux que tu puisses vision­ner la vidéo conce­voir le futur (tra­duite en fran­çais) sur le net. Il y a de nom­breuses vidéos ou enre­gis­tre­ments audios qui parlent de l’or­ga­ni­sa­tion des cités du pro­jet Vénus (beau­coup ne sont encore qu’en anglais).

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  179. Morpheus

    @ Méchant Virus

    Suite aux attaques de plu­sieurs per­sonnes (J‑Stéphane, Cathe­rine B et une troi­sième dont j’ou­blie le nom), qui nous ont trai­té, J.C et moi, d’illu­mi­nés, d’a­deptes de la dan­ge­reuse secte TVP du méchant gou­rou Jacque Fres­co, et d’autres noms d’oi­seau que je pré­fère oublier, j’ai déci­dé de ne plus leur adres­ser la parole.

    Suite éga­le­ment aux récri­mi­na­tions de Ana, qui trou­vait qu’on rame­nait trop les dis­cus­sions sur ce sujet, j’ai déci­dé de ne plus par­ler de ce sujet ici. Il est vrai que J.C et moi avons déjà lon­gue­ment débat­tu de ce sujet. Donc, vu qu’on est dans une impasse (de mon point de vue) et que les débats semblent sté­riles, je pense que mon choix était (pour le moment en tout cas) pertinent.

    Contrai­re­ment à ce que disent les trois hur­lu­ber­lus men­tion­nés ci-des­sus, je n’ai jamais été dans une démarche sec­taire (cette accu­sa­tion m’é­nerve pro­di­gieu­se­ment, c’est une manière d’empêcher les débats, comme « com­plo­tiste » ou « fas­ciste »), mais dans une volon­té de débattre pour confron­ter ces thèmes, parce qu’ils apportent de toute façon un angle de vue sur l’é­co­no­mie com­plè­te­ment neuf, et sans doute pas si fou que ça (mais la ques­tion reste ouverte).

    Si un jour Étienne décide, de son propre chef, de relan­cer les débats sur ce thème, peut-être que j’en repar­le­rai alors ici. Pas avant. Mais ne le prends pas pour toi, s’il te plait, car tu n’es pas en cause dans ma décision.

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  180. J-Stéphane

    Mor­pheus et J.C,

    Je parle en mon nom, je n’ai pas besoin de citer d’autres per­sonnes pour don­ner force à mes convictions.

    Ne pen­sez pas que vous pou­vez mépri­ser et déni­grer mes ques­tions et mes argu­ments sans déclen­cher mon agacement.

    Si vous ne vou­lez pas de contra­dic­teur, écri­vez un livre, ou comme je vous l’ai déjà dit, publiez votre bible.

    Je n’ai jamais été cor­ro­sif avant d’être déni­gré par vos pro­pos, et je n’ai jamais été gros­sier et violent en vers vous, même après vos injures.

    Alors, arrê­tez de me repro­cher de hur­ler aïe quand vous me mar­chez sur les pieds.

    Réponse
  181. Morpheus

    L’a­gres­seur qui joue la vic­time et pré­tend que c’est lui l’agressé.

    Typique.

    Réponse
  182. J-Stéphane

    PFF, pitoyable…

    Nous ne sommes pas d’ac­cord sur le fait que l’argent crée la pénurie.

    Vos argu­ments ne m’ont pas convain­cu, et même si je trouve que le sys­tème actuel est mal­sain — car per­ver­ti —, je me dois d’être hon­nête avec réa­li­tés offi­cielles. 7 mil­liards d’in­di­vi­dus, pro­duc­tions ali­men­taires pour 12 mil­liards. loge­ments supé­rieurs au nombre de per­sonnes à loger, etc. etc.

    Donc, même si bien­tôt nous allons réel­le­ment connaitre de plus en plus de pénu­ries réelles du fait de la démo­gra­phie — l’argent ou le non-argent n’y chan­ge­ra rien —, nous devons recon­naître que le sys­tème actuel a tou­jours pro­duit plus que néces­saire, et qu’il gâche énor­mé­ment. Ce gâchis n’est pas dû à l’argent, mais au fac­teur humain, poli­tique, admi­nis­tra­tif et logistique.

    Si nous vou­lons que ce qui est amas­sé par l’Homme soit équi­ta­ble­ment dis­tri­bué, il nous faut d’a­bord démo­cra­ti­ser l’ou­til poli­tique, ensuite on verra.

    Réponse
  183. Merome

    @Mechant Virus : « Il faut trou­ver des res­sources sus­cep­tibles d’être en état de pénu­rie. A part les éner­gies fos­siles, je n’en vois pas. En déve­lop­pant les éner­gies renou­ve­lables, il me semble que le pro­blème ne devrait pas se poser. »

    Euh, je suis en désac­cord total avec cette phrase. Tout ce qui n’est pas renou­ve­lable est sus­cep­tible d’être en pénu­rie demain. Je dirais même que mathé­ma­ti­que­ment, c’est inévi­table à terme (Tout pré­lè­ve­ment dans un stock fini passe par un maxi­mum puis décroit inexo­ra­ble­ment : c’est mathé­ma­ti­que­ment démon­trable). Et on parle de « peak eve­ry­thing » et c’est pas dans 1000 ans.

    @JC : Jan­co­vi­ci ne parle pas de mon­naie, mais de res­sources et il en parle au niveau de la phy­sique élé­men­taire qui se moque bien de savoir si on uti­lise de la mon­naie ou pas. Rien ne se perd, rien ne se crée… Si l’éner­gie fos­sile man­que­ra très vite, l’éner­gie renou­ve­lable ne la rem­pla­ce­ra pas de sitôt car elle n’a pas les mêmes pro­prié­tés. Elle est abon­dante et suf­fi­sante sur terre, mais elle est inter­mit­tente, mal sto­ckable, non dépla­çable… Et son exploi­ta­tion consomme d’autres res­sources, notam­ment des métaux, qui eux aus­si dis­pa­raissent. Un repor­tage récent fait même état d’une dis­pa­ri­tion du sable sur la planète…
    Bref, si l’i­dée d’une socié­té sans argent ne tient que s’il y a abon­dance de res­sources, alors ça va poser pro­blème tôt ou tard.
    J’a­joute que l’ar­gu­ment du recy­clage sou­vent oppo­sé ne tient pas : le recy­clage consomme de l’éner­gie. D’au­tant plus d’éner­gie que l’en­tro­pie est forte. Ima­gi­nez par exemple l’éner­gie qui serait néces­saire à la récu­pé­ra­tion des pous­sières de pla­quettes de frein des voi­tures, pour recons­ti­tuer le métal dont elles sont constituées.

    L’a­van­tage de la mon­naie par rap­port à la gra­tui­té, c’est la confiance dans l’a­sy­mé­trie des échanges. Si je te donne mes confi­tures faites mai­son, rien ne me dit qu’un autre pro­duc­teur va me don­ner ses légumes dont j’ai besoin. On ne se connait pas, on ne s’est jamais vus, tu (ou je) peux être mal­in­ten­tion­né. En revanche, si quelque chose témoigne du pre­mier échange (un papier que tu as signé, ou plus sim­ple­ment une mon­naie), le second échange peut se faire en toute confiance (sur­tout si lui-même est pareille­ment noti­fié par une preuve). Et si la mon­naie uti­li­sée est « libre », c’est à dire que son émis­sion n’est pas pri­vée et confis­quée par les ban­quiers comme notre mon­naie offi­cielle, cela ne péna­lise per­sonne à mon avis.

    Réponse
  184. Ana Sailland

    « Suite éga­le­ment aux récri­mi­na­tions de Ana, qui trou­vait qu’on rame­nait trop les dis­cus­sions sur ce sujet, j’ai déci­dé de ne plus par­ler de ce sujet ici. »

    »> Mon cher Mor­phéus, je ne crois pas que le mot « récri­mi­na­tion » soit adap­té au style dont j’a­vais usé et dont j’use en géné­ral :
    deman­der la mesure n’est pas exi­ger le silence. Ta déci­sion exces­sive t’ap­par­tient, à toi et à toi seul.

    Réponse
  185. Ana Sailland

    La mon­naie a été inven­tée pour rendre le troc plus effi­cace et déper­son­na­li­sé (échange tri­an­gu­laire ou plus).
    Sa carac­té­ris­tique essen­tielle est d’être un sym­bole n’ayant pas les mêmes carac­té­ris­tiques que ce qu’elle sym­bo­lise, et cela explique en par­tie la per­ver­sion qu’elle induit.
    Mais si elle est un outil elle n’est pas la cause.
    A l’o­ri­gine, il y a ce qui fait qu’on refuse de s’in­ves­tir pour l’autre et pour la socié­té sans la garan­tie d’une contre­par­tie : nous sommes per­sua­dés que si nous nous inves­tis­sons, les autres ne sui­vront pas. Cela s’ap­pelle la défiance.

    Défiance => Troc => Mon­naie => Perversion

    La mon­naie est un maillon mais n’est pas la chaîne.
    Le pre­mier maillon est psychique.

    Il se trouve que la défiance est le plus gros argu­ment des adver­saires du reve­nu incon­di­tion­nel, qui ont peur des paresseux.
    Et nous la retrou­vons tou­jours sur le che­min de nos rêves.

    C’est bien là que se trouve la racine du pro­blème vieux de 20000 ans, qui empêche les humains de fonc­tion­ner en syner­gie natu­relle, et les oblige pour pou­voir vivre ensemble, à inven­ter toutes sortes de sub­ter­fuges, tels par exemple que la soli­da­ri­té ren­due obli­ga­toire par la loi, mais schi­so­phré­né­ti­que­ment comptabilisée.

    C’est pour­quoi toutes les émer­gences d’une autre façon de fonc­tion­ner et pen­ser, qui exclue la défiance, je pense au logi­ciel libre, aux incre­dible edible, par exemple, sont à pro­té­ger comme la braise pré­cieuse au feu nouveau.

    Réponse
  186. EFFAB

    Comme il y a une Cause des causes à tous nos pro­blèmes, la solu­tion ou la déci­sion plu­tôt étant poli­tique, cette volon­té com­mune dans ce rap­port socié­tal col­lec­tif au quo­ti­dien comme au long terme…

    … comme il y a une Cause des causes, disé-je, il y a une réa­li­té scien­ti­fique qui, en paral­lèle à cette volon­té poli­tique et ce para­digme socié­tal, se contre­fiche éper­du­ment des pré­ten­dues pénu­ries et des lob­bies éner­gé­tiques, rame­nant la donne au niveau local et même individuel…

    … une éner­gie qua­si illi­mi­tée, très acces­sible pour tous et au moindre coût : l’éner­gie libre et le moteur élec­tro-magné­tique – ce sujet exclu­sif au net et qui peut faire sou­rire, tel le tirage au sort, autre blo­cage cultu­rel et réa­li­té pas­sée sous silence.

    Ni plus ni moins

    Réponse
  187. Annymous

    @Ana : je suis entiè­re­ment d’ac­cord avec toi quant à la struc­ture de la chaîne par­tant de la défiance.

    Ceci dit la défiance est logique lorsque l’on a des tri­cheurs. C’est pour­quoi dans ma réflexion j’es­time qu’a­vant de pou­voir vivre sans mon­naie, il faut trou­ver un moyen pour pour qu’il n’y ait pas de « tri­cheurs » dans le système.
    (des tri­cheurs sont ceux qui s’ac­ca­parent des res­sources de manière indue ou encore qui pra­tiquent par un méca­nisme ou l’autre un embar­go sur un produit)

    Ceci peut être réa­li­sé selon moi soit par un sys­tème de surveillance/punition (que je n’aime pas du tout), soit par une modi­fi­ca­tion radi­cale des méca­nismes de pen­sées (ce qui n’est pas pour demain la veille).

    Et l’a­bon­dance selon moi ne suf­fit pas à régler ce sou­ci. Je crois que cer­tains (même si c’est une infime mino­ri­té) vou­dront être plus riche­ment parés que d’autre même si cela sous-entend de dépos­sé­der les autres de leurs acquis par tous les pro­cé­dés pos­sibles. Ce n’est pas une pen­sée agréable, mais je crois qu’a­van­cer sans conscience qu’il existe des « tri­cheurs » et ne pas en tenir compte mène vers une oligarchie.

    Réponse
  188. Merome

    @Annymous : « C’est pour­quoi dans ma réflexion j’es­time qu’a­vant de pou­voir vivre sans mon­naie, il faut trou­ver un moyen pour pour qu’il n’y ait pas de « tri­cheurs » dans le système. »

    Tu veux dire un moyen comme une monnaie ? 🙂

    La mon­naie est un outil, comme un mar­teau. Sous pré­texte que je peux uti­li­ser le mar­teau pour taper sur mon voi­sin, je devrais m’en pas­ser pour plan­ter des clous ?

    Réponse
  189. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Depuis plu­sieurs décen­nies, dans mon quar­tier HLM, je plante tous types de végé­taux comestibles.

    Hor­mis le fait que cela devrait faire bais­ser les coti­sa­tions espaces verts sur nos loyers — ce n’est pas le cas —, les rive­rains pro­fitent de la cueillette tota­le­ment libre, mais ne par­ti­cipent pas du tout à réin­ves­tir nos espaces verts et à notre émancipation.

    De plus, je fais énor­mé­ment de tra­vaux chez mes voi­sins — sur plu­sieurs immeubles —, je ne demande pas d’argent, et ne demande rien en retour — mais j’es­saye de les sen­si­bi­li­ser au fait d’être moins spec­ta­teur et plus acteur —.

    Cer­tains res­sentent le besoin d’ex­pri­mer leur gra­ti­tude, ils m’in­vitent à man­ger ou m’a­mènent un panier-repas, et d’autres me font des cadeaux qu’ils achètent, et de ce fait me font accu­mu­ler — ce qui m’est insupportable —.

    Pour­tant le plus beau cadeau qu’ils pour­raient me faire — et il n’y a pas besoin d’argent —, ce serait de les voir avec leurs enfants les mains dans la terre. Cela aura éga­le­ment pour effet de les sen­si­bi­li­ser sur les déchets jetés par les fenêtres, ce qui a pour consé­quence d’aug­men­ter les charges sur les loyers…

    Bref, tout cela pour dire que je me suis fait une rai­son. Les sept péchés capi­taux seront tou­jours dans la nature humaine, et que les plus faibles — ou affai­blis — s’y réfu­gie­ront, car l’ac­cès au plai­sir est plus facile que la longue construc­tion du bonheur.

    Réponse
  190. Ana Sailland

    @J‑Stéphane

    J’es­père que si on te féli­cite ça ne te gêne­ra pas 🙂

    Pour impul­ser la par­ti­ci­pa­tion, peut être orga­ni­ser une fête du jar­di­nage ? (simple suggestion).

    J’ai moi-même ten­té des choses (modestes). C’est labo­rieux. Ne pas se décourager 😉

    @Annymous

     » … une modi­fi­ca­tion radi­cale des méca­nismes de pensées … » »»

    C’est toute la question.

    Dès le jar­din d’en­fant l’é­cole usuelle for­mate les gens pour la défiance et la com­pé­ti­tion, ET pour la més­es­time de soi.
    Il existe des écoles qui ont au contraire pour ambi­tion de favo­ri­ser la confiance en soi. Or la confiance en soi est une condi­tion néces­saire à la confiance en l’autre.

    Le sys­tème éco­no­mique et en par­ti­cu­lier notre fameux « mar­ché de l’emploi » viennent ren­for­cer la croyance que l’acte contri­bu­tif gra­tuit ne peut être qu’anecdotique.
    Pour­tant les exemples cités démontrent qu’il y a bien en l’être humain un poten­tiel riche et radi­ca­le­ment oppo­sé au para­digme pré­sent, qui peut aller jus­qu’à la syner­gie naturelle .

    Puis le sys­tème poli­tique qui contraint par la loi, la loi qui dis­pense trop sou­vent d’a­voir une conscience, consacre la défiance vis a vis du citoyen au point de le réduire à l’impuissance.
    Au contraire de la démo­cra­tie réelle.

    Nous avons donc au moins trois voies pour hâter la mutation.
    Mais y a du boulot.

    Réponse
  191. Méchant Virus

    Je trouve ça dom­mage d’en arri­ver à une situa­tion où le « débat » consiste à s’en­voyer des fions.

    Per­son­nel­le­ment je ne trouve pas que Mor­pheus et J.C aient une démarche sec­taire. Je pense que leur posi­tion est sin­cère et por­teuse d’une très inté­res­sante ouver­ture vers une orga­ni­sa­tion de socié­té ori­gi­nale dont il faut dis­cu­ter de bonne foi.

    Cepen­dant je trouve aus­si que le débat concer­nant une meilleure orga­ni­sa­tion moné­taire se doit d’exis­ter parce que c’est enri­chis­sant pour tout le monde d’y réfléchir.

    Je me sou­viens d’un pro­pos d’E­tienne qui disait gros­so modo qu’un bon esprit démo­cra­tique ten­tait de rap­pro­cher les points de vues afin d’as­sai­nir les débats. Je suis bien d’ac­cord avec ça et ça néces­site un effort de la part de cha­cun pour être capable de réflé­chir à un sujet dont on ne par­tage pas ini­tia­le­ment les bases.

    Je pense que tout le monde sur ce blog y gagnerait.

    Réponse
  192. J-Stéphane

    Ana, il est vrai que les féli­ci­ta­tions on ten­dances à me mettre mal à l’aise, mais l’ex­pé­rience des reproches m’a appris à savoir mieux les appré­cier, sur­tout avec ce que je viens de prendre dans la … dans les gen­cives sur ce blog, mer­ci Ana.

    L’i­dée d’or­ga­ni­ser une fête du jar­di­nage me plait énor­mé­ment, mais orga­ni­ser est un de mes points faibles.

    J’ai bien envoyé des lettres expli­quant mes idées à la mai­rie et aux HLM, j’en dis­cute éga­le­ment avec les repré­sen­tants de la CNL — asso­cia­tion des loca­taires —, mais il sem­ble­rait qu’ils soient tous dépen­dants d’une admi­nis­tra­tion qui n’a­git pas, mais qui réagit aux volon­tés domi­nantes de l’en­semble des riverains.

    Autant dire que l’on a mis le doigt dans l’en­gre­nage d’un méca­nisme des­truc­tion et répa­ra­tion, et non, construc­tion et entretien.

    Réponse
  193. J-Stéphane

    Oui, bien sûr, il n’est pas ques­tion de renier leurs excel­lences, mais qu’ils ne dénigrent pas quand ils sont confron­tés à une aporie.

    Réponse
  194. Ana Sailland

    @J‑Stephane

    Ce qui révo­lu­tionne l’es­prit reçoit rare­ment l’a­val des auto­ri­tés. Nous avions ten­té dans un sub­urb d’An­ne­cy la culture en espace public, en pre­nant bien soin de ne pas « dété­rio­rer ». Des habi­tants étaient embal­lés, mais pas la mai­rie. Nous avons dû détruire notre tra­vail. En fait il semble qu’il est pré­fé­rable, si on trouve des pro­prié­taires volon­taires, de démar­rer sur des espaces privés.
    Faute de com­bat­tants convain­cus, j’ai renon­cé provisoirement.

    Il m’ar­rive de don­ner des cours de math gra­tuits. Ce qui est remar­quable, c’est que les élèves qui en béné­fi­cient sont beau­coup moins assi­dus que quand ils payent. Et sou­vent dis­pa­raissent assez vite.
    Ce qui signi­fie que celui qui reçoit a autant de peine à se libé­rer des sché­mas mil­lé­naires que n’en a le « don­neur » à se déci­der à fran­chir le pas !
    Le prin­cipe de l’é­change contrac­tuel est ancré dans l’in­cons­cient, à tel point que rece­voir inquiète !

    Il m’est arri­vé autre­fois d’or­ga­ni­ser des fêtes dans des espaces publics pré­vus pour ça dans les forêts du can­ton de Vaud (CH). Ben oui, ça existe 😉 J’a­vais remar­qué que quand c’é­tait gra­tuit les gens lais­saient tout dans un état dégueux alors que quand c’é­tait payant, ils étaient plus soi­gneux -> l’hu­main est un bien étrange animal.

    ;;;;;;;;;;;

    A pro­pos des « pares­seux » : com­pre­nons bien qu’il n’est pas néces­saire que tout le monde tra­vaille !!!
    Et le pre­mier pas vers la non-défiance serait de recon­naître cela que cer­tains pour­raient vivre heu­reux sans contribuer.
    C’est vrai que dit comme ça, ça peut sur­prendre, voire cho­quer, mais tant qu’on ne l’ac­cepte pas, on demeure comp­table soup­çon­neux des gestes de cha­cun, donc dans le men­tal présent.
    Non seule­ment l’ac­tuelle pénu­rie d’emploi cor­ro­bore, mais à cela s’a­joute le fait que notre « éco­no­mie » s’ap­puie sur des dési­rs arti­fi­ciels : le vital est mal pour­vu et l’éner­gie créa­trice est en grande par­tie tour­née vers le superflu.
    L’éner­gie humaine est dévoyée de l’es­sen­tiel et notre « civi­li­sa­tion » exige que cha­cun par­ti­cipe au super­flu, sans pour autant lui en don­ner l’occasion.
    Nous sommes donc dans un sys­tème dément.
    Cette réa­li­té (non néces­si­té du tra­vail de tous) n’est prise en compte que par très peu de « théo­ri­ciens », même par­mi les utopistes.

    Réponse
  195. J-Stéphane

    Ana, les espaces verts des bailleurs sociaux peuvent être une bonne alter­na­tive, ça fait plus de 35 ans qu’ils nous laissent faire. Main­te­nant, il est peut-être plus déli­cat d’in­ves­tir les lieux aujourd’­hui qu’il y a plus de 30 ans.

    Étant à la lisière d’une forêt cou­pée par une auto­route, je me suis aus­si per­mis de plan­ter dans le bois doma­nial de l’ONF et sur une pente au bord de la route — son grillage est idéal pour les kiwis — 😉

    Je suis aus­si confron­té au j’m’en-fou­tisme d’une mino­ri­té qui par leurs com­por­te­ments lèsent tout le monde, et même eux.

    J’ai fait un banc avec du bois de récu­pé­ra­tion, pour que ceux qui se pro­mènent dans le bois puissent se détendre et se repo­ser. Le pro­blème, c’est que je vais sur­ement devoir le démon­ter, car c’est deve­nu une décharge de détritus.

    http://​jste​phane​.files​.word​press​.com/​2​0​1​3​/​0​5​/​f​o​r​e​t​-​b​a​n​c​-​0​0​3​.​jpg

    Réponse
  196. J-Stéphane

    C’est peut-être un aper­çu du tout gratuit 😉

    Réponse
  197. J.C

    @ Merome

    Je vois bien que tu es sin­cère mais si tu restes dans le domaine de ce que j’ap­pel­le­rais la pen­sée super­fi­cielle ou la pen­sée de sur­face et les bêtises véhi­cu­lées par les grands médias, on ne va pas s’en sortir.

    « Jan­co­vi­ci ne parle pas de mon­naie, mais de res­sources et il en parle au niveau de la phy­sique élé­men­taire qui se moque bien de savoir si on uti­lise de la mon­naie ou pas »

    Bon Jan­co­vi­ci :
    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​x​x​b​j​x​6​K​4​xNw
    vidéo déjà pos­tée sur le blog ou il parle de crois­sance, de PIB et de financement.
    Tout son rai­son­ne­ment est en rap­port avec ça.

    « Un repor­tage récent fait même état d’une dis­pa­ri­tion du sable sur la planète… »

    Oui, j’en es enten­du par­ler. Heu­reux d’ap­prendre que les déserts ont fini de s’é­tendre depuis quelques jours et que le sable du Saha­ra a presque tota­le­ment disparu.
    On peut vrai­ment faire gober n’im­porte quoi au gens. Faite comme une par­tie d’entre nous étei­gnez votre télé.

    « Bref, si l’i­dée d’une socié­té sans argent ne tient que s’il y a abon­dance de res­sources, alors ça va poser pro­blème tôt ou tard. »
    pas dans une éco­no­mie basée sur la réa­li­té des res­sources et donc de sa pré­ser­va­tion et de son renouvellement.

    Pour ce qui est du recy­clage cela dépends de com­ment on pro­duit et com­mun on recycle, ce qui ne signi­fie que cela ne consomme pas d’éner­gie mais que celle ci est doit être sou­te­nable et plus fon­dée sur le pro­fit (avant tout).

    « L’a­van­tage de la mon­naie par rap­port à la gra­tui­té, c’est la confiance dans l’a­sy­mé­trie des échanges »

    Pff, que dire, si tu consi­dères que les échanges qui contraignent la popu­la­tion au tra­vail est pré­fé­rable à la gra­tui­té, je n’ai rien à ajouter.
    De même si tu consi­dères que l’u­sage de la mon­naie peut ne péna­li­ser per­sonne, c’est une affir­ma­tion qui me semble n’a­voir aucun sens.

    Ana nous rap­pelle que la fin de l’es­cla­vage ou tra­vaux for­cés peut paraître cho­quant à certains.

    Nous avons encore du pain sur la planche.
    Tout ces sujets ont déjà été abor­dés en long en large et en tra­vers sur le blog, il suf­fit de cher­cher un peu.

    De mon côté, je vais ralen­tir un peu le rythme des messages.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  198. Morpheus

    Pris en fla de dénigrement :

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​3​/​0​5​/​0​8​/​3​2​3​-​r​o​b​e​s​p​i​e​r​r​e​-​p​a​r​l​e​-​a​u​x​-​f​r​a​n​c​a​i​s​-​p​a​r​-​p​h​i​l​i​p​p​e​-​l​a​n​d​e​u​x​#​c​1​5​621

    > asso­cié au F.N. (ce n’est qu’un début)

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​3​/​0​5​/​0​8​/​3​2​3​-​r​o​b​e​s​p​i​e​r​r​e​-​p​a​r​l​e​-​a​u​x​-​f​r​a​n​c​a​i​s​-​p​a​r​-​p​h​i​l​i​p​p​e​-​l​a​n​d​e​u​x​#​c​1​5​624

    > main­te­nant, asso­cié à une « reli­gion », une secte, à des illu­mi­nés (ça se corse)

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​3​/​0​5​/​0​8​/​3​2​3​-​r​o​b​e​s​p​i​e​r​r​e​-​p​a​r​l​e​-​a​u​x​-​f​r​a​n​c​a​i​s​-​p​a​r​-​p​h​i​l​i​p​p​e​-​l​a​n​d​e​u​x​#​c​1​5​643

    > on y arrive : nous sommes « com­plè­te­ment endoc­tri­né par notre pro­jet extra-ter­restre » (les extra-ter­restres man­quaient à l’ap­pel, voi­là qui est rec­ti­fié) – au pas­sage, je sup­pose que « pro­jet extra-ter­restre » se rap­porte au nom du pro­jet « The Venus Pro­jet ». Pro­blème : le TVP porte ce nom parce que le site de recherche de Fres­co se situe à … Venus, Flo­ri­da, USA ^^

    Y en a vrai­ment, 1) qui ont la mémoire courte (c’est pas mon cas), 2) qui feraient mieux de fer­mer leur grande gueule, parce qu’ils se décré­di­bi­lisent à vitesse grand V. (vu que non seule­ment je n’ai pas la mémoire courte, mais que leurs propres conne­ries n’est pas dif­fi­cile à retrou­ver pour les confondre).

    Mais vas‑y ma poule, conti­nue, conti­nue. Tu t’enfonces.

    Mor­pheus

    Réponse
  199. J-Stéphane

    Je n’ai pas la mémoire courte, et je me sou­viens qu’a­vant tes exemples, il y a des com­men­taires où vous me mépri­sez et d’autres où vous me déni­grez, mais bon les lec­teurs pren­drons sur­ement la peine de remon­ter aux ori­gines des dis­cu­tions. Mais puis­qu’on en est à ce petit jeu pué­ril, on va remon­ter au pre­mier sang versé :

    [163. Le mar­di 9 avril 2013 à 14:00, par Morpheus

    J‑Stéphane explique que l’être humain est une éponge. Ou, dans le cas de notre mer­veilleuse civi­li­sa­tion, une serpillère

    Cor­dia­le­ment, Morpheus

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​3​/​0​3​/​2​5​/​3​1​5​-​r​e​n​d​e​z​-​v​o​u​s​-​a​-​p​a​r​i​s​-​l​e​-​4​-​a​v​r​i​l​-​2​0​1​3​-​a​v​e​c​-​m​i​c​h​e​l​-​r​o​c​a​r​d​-​s​u​r​-​l​a​-​v​i​s​i​o​n​-​a​-​l​o​n​g​-​t​e​r​m​e​-​e​n​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​#​c​1​4​767

    Et je ne m’a­bais­se­rais pas à te nom­mer ma poule.

    Bien ami­ca­le­ment

    Réponse
  200. J-Stéphane

    Juste un petit conseil, comme même, t’es en train de révé­ler ta vraie per­son­na­li­té, et à ce petit jeu t’as plus à perdre que moi.

    Réponse
  201. Morpheus

    Alors, là, j’a­dore l’exemple 🙂

    Ce com­men­taire ne peut en aucun cas s’a­dres­ser à toi, ni par­ler de toi, ma poule, et si tu le prends pour toi, c’est que tu as un pro­blème avec le fran­çais (à ce sujet, petite remarque au pas­sage, on ne dit pas « comme même », on dit « quand même »).

    Pour info, ma remarque était une allu­sion qui allait dans ton sens, mais en enfon­çant le clou de façon sar­cas­tique sur le fait qu’on (« on » = nous, l’es­pèce humaine, pas toi, ma poule) éponge toutes les pen­sées et concepts mer­diques que le sys­tème, les cou­tumes, les tra­di­tions, les idéo­lo­gies, les reli­gions, etc. nous enfoncent dans le crâne.

    Si tu prends ça pour une attaque per­so, t’as un gros pro­blème (d’e­go, de fran­çais, un peu des deux ?). Et cela expli­que­rait beau­coup de choses.

    Ma poule.

    Mor­pheus

    Réponse
  202. J-Stéphane

    Tu vois, le coup du comme même tu l’as déjà fais, t’es tom­bé dans le pan­neau, navrant pour quel­qu’un qui n’a pas la mémoire courte, et là t’as encore démon­tré que la seule façon que tu as de te valo­ri­ser, c’est de déva­lo­ri­ser les autres. Ensuite n’u­ti­lise pas mon nom pour expri­mer ce que tu refoules de ta per­sonne, je n’ai jamais pen­sé dans mes pro­pos que notre civi­li­sa­tion était une serpillière.

    Réponse
  203. Anonymous

    @Ana : tu consta­te­ras que je n’ai pas mis les « pares­seux » dans les « tri­cheurs »… (Je n’aime pas le terme pares­seux, il a une conno­ta­tion néga­tive inté­grée, reste de la chré­tien­té je sup­pose qui en fai­sait un péché capi­tal (sur­tout pour le petit peuple bien sûr))

    Je pense qu’a­voir une part de la popu­la­tion « inac­tive » (ce qui ne l’empêche pas de pen­ser, ima­gi­ner, rêver et d’un jour réa­li­ser quelque chose d’é­ton­nant… ou pas) est même plu­tôt signe de bonne santé.

    Je crois me sou­ve­nir avoir lu que même dans les four­mi­lières il y a une pro­por­tion de four­mis qui ne par­ti­cipent pas au bou­lot et qui vont pio­cher dans les réserves ali­men­taires (et zou dans les dents de la répu­ta­tion de tra­vailleuses des fourmis 🙂 )

    Je suis à peu près sûr aus­si que l’i­nac­tif que je suis deve­nu aurait net­te­ment moins de dif­fi­cul­té à se mettre en mou­ve­ment avec le sen­ti­ment de faire quelque chose d’u­tile pour les autres et en col­la­bo­ra­tion avec les autres… Et ne serait pro­ba­ble­ment pas deve­nu inac­tif dans ces condi­tions d’ailleurs.

    Je réflé­chis­sais à ce que j’ai lu plus haut et oui, je pense qu’une socié­té libé­rée de toute forme de mon­naie pour­rait être fabu­leuse, mais je pense éga­le­ment qu’en atten­dant les réformes struc­tu­relles, sociales, socié­tales, etc… néces­saires à cet état de choses, une réflexion et une amé­lio­ra­tion des méca­nismes moné­taires est essen­tielle. Donc vive Friot et tous les autres pen­seurs de la mon­naie et vive ceux qui pensent une socié­té sans monnaie !

    Réponse
  204. Merome

    @J.C. : Je n’ai pas (encore) vu le repor­tage sur la dis­pa­ri­tion du sable, et je ne regarde pas la télé. Mais j’ai de bonnes rai­sons de croire que ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Ton argu­ment sur le Saha­ra n’a évi­dem­ment rien à faire là. Il est hors sujet. C’est comme si tu nies le réchauf­fe­ment cli­ma­tique parce qu’on a eu un prin­temps pourri.

    Plus géné­ra­le­ment, je trouve que tu délaisses faci­le­ment la science quand elle ne va pas dans le sens de ton pro­pos. Recy­clage ou pas, les res­sources se raré­fient à com­men­cer par l’éner­gie, du coup, construire une socié­té « d’a­bon­dance » dans ce contexte me semble plu­tôt risqué.

    Comme tu ne réponds pas au reste, et que tu ne donnes plus trop d’ar­gu­ments, on va peut-être en res­ter là. Tu as sans doute expli­qué tout ça plu­sieurs fois ailleurs dans le blog, mais je n’ai pas le temps maté­riel d’al­ler éplu­cher chaque com­men­taire sous les cen­taines d’ar­ticles d’E­tienne, tu le com­pren­dras aisément.

    Réponse
  205. Ana Sailland

    « Ana nous rap­pelle que la fin de l’es­cla­vage ou tra­vaux for­cés peut paraître cho­quant à cer­tains. » »> je l’ai dit exac­te­ment comme ça ?

    ;;;;;;;;;;

    @Anonymous

    - Pour aller je l’es­père dans ton sens :
    Je suis gênée que la DUDH ne com­porte rien qui concerne le droit à la lenteur.
    L’oi­si­ve­té appa­rente, qui dis­si­mule la matu­ra­tion, et la len­teur, sont d’ailleurs sou­vent un ter­reau néces­saire à l’é­clat du génie créa­tif, ou au mini­mum à la pas­sion qui embel­lit l’action.
    Contraindre comme de nos jours l’in­di­vi­du à la conti­nui­té de son effort, pire encore à un effort non choi­si, nuit cer­tai­ne­ment bien sou­vent à la qua­li­té et à l’ef­fi­cience de cet effort.
    Mer­ci aus­si pour l’in­for­ma­tion sur les four­mis ; ça me fait pen­ser aux réservistes …

    -Il m’est arri­vé de don­ner confé­rence sur la civi­li­sa­tion du don, mais dans l’es­prit du jar­di­nier qui sème graine sans savoir si ger­mi­na­tion sui­vra. Je pense moi aus­si qu’il y a deux époques du rêve et que ce serait une lourde erreur de négli­ger l’im­mé­dia­te­té sal­va­trice au pré­texte d’une vision plus lointaine.
    L’u­to­pie est le prag­ma­tisme de demain, mais il y a des uto­pies qui sont plus prag­ma­tiques que d’autres 🙂

    Réponse
  206. J.C

    @ Merome

    Le sable ne dis­pa­raît pas, bien au contraire, pas plus que le nuage de Tcher­no­byl s’est arrê­té à la fron­tière ou que la crise est der­rière nous. Le sable est uti­li­sé pour de nom­breux usages et on nous dit que le sable direc­te­ment uti­li­sable pour la construc­tion se fait plus rare donc que son prix va aug­men­ter. Sais-tu que l’on trouve régu­liè­re­ment de nou­veaux gise­ments pétroliers ?
    Mais bon, là n’est pas le pro­blème, on uti­lise prin­ci­pa­le­ment des éner­gies fos­siles pour les pro­fits quelles génèrent mais tech­ni­que­ment, on peut fonc­tion­ner bien dif­fé­rem­ment. Tant que l’on sera sous l’emprise du pou­voir de l’argent, les déci­sions seront prises en conséquences.

    Voi­ci ici (Le recy­clage y est pré­sen­té dans une mesure qui n’est pas com­pa­rable avec la socié­té actuelle, le sujet du pétrole y est aus­si abordé)
    et plus encore là, une vision dif­fé­rente de la ges­tion des res­sources (si tu lis ne serait-ce que ce fil de dis­cus­sion du début à la fin), tu aura déjà de quoi te mettre sous la dent.

    « Si nous regar­dons les choses scien­ti­fi­que­ment, il existe plus que suf­fi­sam­ment de nour­ri­ture et de biens maté­riels sur la Terre pour prendre soin de tous les besoins de la popu­la­tion — si elle est gérée cor­rec­te­ment. Il y a assez pour per­mettre à cha­cun d’avoir un niveau de vie très éle­vé avec l’utilisation intel­li­gente de la tech­no­lo­gie, des res­sources et de per­son­nels tech­niques. Quand nous par­lons d’utilisation de la tech­no­lo­gie, nous sous-enten­dons une tech­no­lo­gie qui n’est pas dan­ge­reuse pour les per­sonnes ou l’environnement et qui ne gas­pille ni temps ni d’énergie.

    Consi­dé­rez ceci : quand il y a une réces­sion et que les gens ont peu d’argent pour ache­ter des choses, la Terre n’est pas tou­jours la même ? N’y a‑t-il encore des mar­chan­dises sur les éta­gères des maga­sins et des terres à culti­ver ? Ce sont juste les règles du jeu que nous jouons qui sont obso­lètes et qui causent tant de souf­frances. L’existence de l’argent est rare­ment remise en ques­tion ou dis­cu­tée, mais consi­dé­rons notre uti­li­sa­tion de l’argent. L’argent lui-même n’a pas de valeur. C’est juste une image sur un mor­ceau de papier bon mar­ché avec un accord entre nous de ce qu’il peut ache­ter. Si demain il pleut des billets de cent dol­lars, tout le monde serait heu­reux, sauf les ban­quiers. L’utilisation de cette ancienne méthode d’échange de biens et de ser­vices pré­sente de nom­breux incon­vé­nients. Nous allons en exa­mi­ner quelques-uns ici et vous per­mettre d’en ajou­ter à cette liste par vous-même :

    - L’argent est seule­ment une inter­ac­tion entre ce que l’on a besoin et ce que l’on est capable d’obtenir. Ce n’est pas d’argent que les gens ont besoin, mais d’accès aux res­sources. – L’utilisation de l’argent conduit à la stra­ti­fi­ca­tion sociale et un éli­tisme fon­dé prin­ci­pa­le­ment sur les dis­pa­ri­tés éco­no­miques. – Les gens ne sont pas égaux sans pou­voir d’achat égal. – La plu­part des gens sont esclaves d’emplois qui ne leur plaît pas, parce qu’ils ont besoin d’argent. – Le besoin d’argent cause, à une immense échelle, cor­rup­tion, cupi­di­té, crime, escro­que­ries et autres. – La plu­part des lois sont édic­tées pour le béné­fice des cor­po­ra­tions, qui ont assez d’argent pour faire pres­sion, cor­rompre, ou per­sua­der les fonc­tion­naires de faire des lois qui servent leurs inté­rêts. – Ceux qui contrôlent le pou­voir d’achat ont une plus grande influence. – L’argent est uti­li­sé pour contrô­ler le com­por­te­ment de ceux qui ont un pou­voir d’achat limi­té. – Des biens tels que les den­rées ali­men­taires sont par­fois détruits pour main­te­nir les prix à la hausse, quand les choses sont rares les prix aug­mentent. – Le prin­cipe du « der­nier cri » crée un énorme gas­pillage de maté­riaux et des ten­sions sur les res­sources dis­po­nibles afin de créer des mar­chés per­ma­nents pour les fabri­cants grâce à des modi­fi­ca­tions super­fi­cielles de concep­tion chaque année. – Le coût éle­vé de l’amélioration des méthodes d’élimination des déchets cause (par sa non appli­ca­tion) une énorme dégra­da­tion de l’environnement. – La Terre est pillée pour le pro­fit. – Les avan­tages de la tech­no­lo­gie ne sont acces­sibles qu’ à ceux qui ont suf­fi­sam­ment de pou­voir d’achat. Plus impor­tant encore. Comme la rai­son d’être des cor­po­ra­tions est le pro­fit, les déci­sions sont prises dans tous les domaines, non pas au béné­fice de la popu­la­tion et de l’environnement, mais essen­tiel­le­ment pour l’acquisition de richesses, de biens, et de pouvoir.

    La pro­chaine phase de déve­lop­pe­ment social Qu’avons-nous tous en com­mun ? Que devraient être nos prio­ri­tés ? Toutes les nations et les per­sonnes, indé­pen­dam­ment de la phi­lo­so­phie poli­tique, des croyances reli­gieuses, ou des cou­tumes sociales, dépendent de res­sources natu­relles, nous avons tous besoin d’air et d’eau pur, de terres arables pour l’alimentation et de la tech­no­lo­gie et de per­son­nel néces­saires pour main­te­nir un niveau de vie éle­vé. Peut-être devrions nous mettre à jour la manière dont la socié­té fonc­tionne pour que tout le monde sur Terre puisse pro­fi­ter de notre capa­ci­té tech­no­lo­gique à main­te­nir un envi­ron­ne­ment propre et un niveau de vie éle­vé. Il n’y a pas assez d’argent pour com­men­cer à finan­cer ce type de chan­ge­ment, mais il y a plus que suf­fi­sam­ment de res­sources sur Terre pour le créer. » extrait de la bro­chure « conce­voir le futur »

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  207. Merome

    @J.C. : Je crois qu’il y a méprise. Je pense effec­ti­ve­ment que nous sommes dans un monde fini où un cer­tain nombre de res­sources s’é­puisent. Cela ne veut pas dire que je pense qu’il n’y a pas assez pour tout le monde. Je pense, moi aus­si, que l’on pour­rait tous très bien vivre avec notre unique Terre actuelle, dans des condi­tions de confort proches de celles d’au­jourd’­hui (dif­fé­rentes, mais comparables).
    Là où nous diver­geons, c’est sur le rôle de la mon­naie dans cette pro­blé­ma­tique. Tu sembles consi­dé­rer que la mon­naie, de façon géné­rale, implique fata­le­ment les pro­blèmes que nous connais­sons aujourd’­hui. De mon côté, je pense que c’est CE sys­tème moné­taire, ren­du pos­sible par CE mode de gou­ver­nance oli­gar­chique qui est le problème.
    La mon­naie, elle, en tant que concept, peut au contraire nous aider à orga­ni­ser les choses car je main­tiens qu’elle est un outil pra­tique dès lors qu’il y a échange, et on ne peut conce­voir l’hu­ma­ni­té sans échanges.

    Main­te­nant, j’en­tends bien tes cri­tiques de l’argent, pour la plu­part fon­dées, mais ce ne sont que des cri­tiques de notre sys­tème moné­taire actuel, pas de l’ou­til « mon­naie » générique.
    La sacro-sainte crois­sance, par exemple, est direc­te­ment liée à la créa­tion moné­taire par le cré­dit. Une mon­naie qui ne néces­si­te­rait pas plus d’u­ni­tés à l’an­née n+1 qu’à l’an­née n pour rem­bour­ser les inté­rêts ne pous­se­rait pas à la crois­sance. Une mon­naie locale empê­che­rait les délo­ca­li­sa­tions. Une mon­naie dis­tri­buée à tous à sa créa­tion met­trait fin à l’es­cla­vage du sala­riat… etc etc.

    Réponse
  208. J.C

    @ Merome,

    Les condi­tions de confort qui sont pro­po­sés par le pro­jet Vénus ne sont ni proche ni com­pa­rable à ce que nous vivons actuellement.

    Je pense que tu ne mesures pas les consé­quences de ce que tu pro­poses comme pour l’exemple de l’inflation.

    As tu pen­sé com­ment sont fixés les prix et l’é­vo­lu­tion de l’ac­ti­vi­té éco­no­mique ain­si que le choix des indi­vi­dus sans croissance ?

    Pour ce qui est du prin­cipe de l’é­change, c’est la pire chose que l’hu­ma­ni­té ait pu inven­ter. La mon­naie est l’ou­tils d’as­ser­vis­se­ment par excel­lence, ce n’est rien d’autre.

    La mon­naie contraint les êtres humains à l’é­change. Celui qui n’a rien à échan­ger est un esclave.
    Quand on a quelque chose à échan­ger, tout va bien, quand on a rien à échan­ger, on l’é­change contre son travail.

    Ain­si, les pauvres tra­vaillent et les riches profites.
    Quant il n’y a plus de riche, il n’y a que des pauvres qui travaillent.
    est-ce ça le pro­grès ? est-ce cela la fin de l’es­cla­vage ? Moi j’ap­pelle ça l’es­cla­vage pour tous.
    Plus aucun moyen d’en sor­tir, et effec­ti­ve­ment là, on ne tra­vaille pas pour vivre, on vit pour travailler.

    Le par­tage n’est pas l’é­change, il n’est pas un chan­tage au droit de vivre que l’on appelle aujourd’­hui sous l’ex­pres­sion « gagner sa vie ».

    S’il te plait Merome réponds à ma ques­tion plus haut et si tu as des objec­tions sur ce que je viens de dire sur la monnaie.
    Prends d’a­bord le temps de lire ce que j’ai déve­lop­pé sur le sujet ici

    Mer­ci à toi

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  209. J.C

    @ nles­can

    La masse moné­taire ne cor­res­pond en rien aux res­sources disponibles.
    L’argent ne se mange pas.
    Une répar­ti­tion des res­sources chan­ge­rait com­plè­te­ment le mode de production.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  210. nlescan

    l’ar­ticle parle de richesses pas de masse moné­taire, c’est l’O­NU qui le dit, la note en néer­lan­dais tra­duite par google donne :

    En 2011, la richesse totale pro­duite (PIB soi-disant monde) s’est éle­vé à $ 69 014 mil­liards (en dol­lars PPA de 2005). P. 165 Le cal­cul de la moyenne des familles est l’hy­po­thèse plau­sible que le reve­nu dis­po­nible est de 70% du PIB. Dans cer­tains pays, ce n’est plus, dans d’autres moins. Les chiffres sont expri­més en dol­lars amé­ri­cains PPA. Ce chiffre prend en compte les dif­fé­rences de prix entre les pays pour les mêmes biens ou ser­vices et donc le pou­voir d’a­chat réel.

    Il ne s’a­git donc a prio­ri pas d’ex­tra­po­la­tions déli­rantes éma­nant d’exal­tés du par­tage, on parle de chiffre sérieux, pon­dé­rés, basé sur la réa­li­té des richesses pro­duites sur terre.

    Réponse
  211. J.C

    @ nles­can

    La richesse est cal­cu­lée en quan­ti­té de mon­naie, si ces quan­ti­tés de mon­naie étaient dis­tri­buées de manière égale, la pro­duc­tion de biens et ser­vices par les chan­ge­ments de mode de consom­ma­tion s’en trou­ve­rait com­plè­te­ment modi­fiée et les prix aussi.

    Ce cal­cul de la richesse pro­duite ne peut ce faire que sur la base des inéga­li­tés sur les­quelles elles sont calculées.

    Ma remarque por­tait donc sur l’ir­réa­lisme du cal­cul des richesses dans la pers­pec­tive d’une dis­tri­bu­tion égale.
    En outre, ce cal­cul ne tient pas compte de la pos­si­bi­li­té effec­tive de la pro­duc­tion de biens dis­tri­bués également.

    Autre­ment dit, ça n’a pas grand inté­rêt au regard de la réa­li­té des ressources.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  212. nlescan

    Le pro­blème JC c’est que je ne vois pas bien sur quelles bases tu déclames tes véri­tés défi­ni­tives. Tu as des chiffres ? C’est ton intime conviction ?

    Au cas ou tu n’au­rais pas com­pris l’é­tude de l’O­NU à laquelle fait réfé­rence l’ar­ticle uti­lise le dol­lar PPA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Parit%C3%A9_de_pouvoir_d’achat

    Ce ne sont pas des fou­taises, c’est un outil qui per­met d’évaluer les richesses pro­duites à l’é­chelle mon­diale et qui cor­res­pondent tout à fait à la « réa­li­té des ressources ».

    C’est tout à fait concret.

    Et en ce qui concerne l’in­fluence qu’au­rait une redis­tri­bu­tion équi­table des richesses je me per­met de te faire remar­quer que tu ne la connais pas et que des pré­dic­tions dans le domaines n’au­raient aucune valeur à part celle de faire pas­ser leur auteur pour Paco Rabanne.

    Et en ce qui concerne la « pos­si­bi­li­té effec­tive de biens dis­tri­bués éga­le­ment » je ne vois pas tel­le­ment ce qui per­met de la mettre en doute…Tu crois vrai­ment que de lever le pied sur la fabri­ca­tion de châ­teaux de yatch de luxe et de Fer­ra­ris et de plu­tôt faire dans le déve­lop­pe­ment agri­cole, la dis­tri­bu­tion en cir­cuit court, la fabri­ca­tion de loge­ments et cana­li­sa­tions à par­tir de res­sources locales et la pro­duc­tion d’éner­gie renou­ve­lables est quelque chose de tout à fait fou et impos­sible à réaliser ?

    Je trouve très étrange ce que tu racontes.

    Réponse
  213. Merome

    @JC : Ta démons­tra­tion part d’hy­po­thèses qui me semblent fausse. Par exemple quand tu dis : « La mon­naie contraint les êtres humains à l’é­change. Celui qui n’a rien à échan­ger est un esclave. Quand on a quelque chose à échan­ger, tout va bien, quand on a rien à échan­ger, on l’é­change contre son travail. »

    Tu ne consi­dères pas le cas où la mon­naie est dis­tri­buée à tous dès sa créa­tion. Dans ce cas, per­sonne ne se trouve dans la posi­tion de ne rien avoir à échan­ger. Tout le monde a au moins ce reve­nu de base et per­sonne n’est l’es­clave de per­sonne, même s’il reste des dif­fé­rences de fortune/richesse.

    J’ai déjà lu le fil que tu mets en lien, et il est basé sur les mêmes hypo­thèses que je trouve ban­cales. On dirait que tu pars du prin­cipe que la mon­naie est le pro­blème et que tu cherches à trou­ver tous les faits qui vont dans ce sens, en pre­nant comme modèle notre sys­tème moné­taire actuel.

    Je ne conçois pas une socié­té sans échange entre indi­vi­dus et tes dif­fé­rentes inter­ven­tions ne m’aident pas à le conce­voir. Il fau­drait des exemples plus concrets.

    Je veux bien répondre à ta ques­tion, mais laquelle ? Est-ce celle ci : « As tu pen­sé com­ment sont fixés les prix et l’é­vo­lu­tion de l’ac­ti­vi­té éco­no­mique ain­si que le choix des indi­vi­dus sans croissance ? »
    Si oui, je ne la com­prends pas.

    Réponse
  214. Morpheus

    Le PIB ne mesure en aucun cas les richesses.

    le PIB comme indi­ca­teur de « richesse » ne consi­dère qu’une par­tie de la valeur créée par l’ac­ti­vi­té éco­no­mique et de plus qu’une valeur déter­mi­née de façon comp­table.

    Sont ain­si comp­ta­bi­li­sées des acti­vi­tés dites « néga­tives » (par exemple des dépenses liées aux acci­dents domes­tiques, indus­triels ou rou­tiers, aux catas­trophes natu­relles, aux mala­dies, etc. > on ne peux pas vrai­ment que ces pro­blèmes sont des richesses, sauf bien sûr pour ceux qui en tirent pro­fit – ils sont légions dans notre société).

    Sont éga­le­ment comp­ta­bi­li­sées des valeurs dont le sta­tut « pro­duc­tif » mérite ques­tion (jus­qu’à quel point, par exemple, la publi­ci­té ou le mar­ke­ting sont-ils des acti­vi­tés réel­le­ment « productives » ?)

    Par contre, ne sont pas comp­ta­bi­li­sées les acti­vi­tés posi­tives à la fois non mar­chandes et non admi­nis­tra­tives, comme l’art ou les acti­vi­tés altruistes (par exemple le logi­ciel libre) ou les acti­vi­tés béné­voles ou encore la pro­duc­tion domes­tique assu­rée au quo­ti­dien au sein de la famille (cf. Ber­nard Friot, les acti­vi­tés à valeur sociale et les acti­vi­tés lucra­tives ; les acti­vi­tés à valeur sociales ne sont pas néces­sai­re­ment comp­ta­bi­li­sées si elles ne sont pas lucra­tives, et des acti­vi­tés lucra­tives peuvent n’a­voir aucun apport social).

    Les défen­seurs de l’en­vi­ron­ne­ment et du déve­lop­pe­ment durable cri­tiquent le pro­duit inté­rieur brut comme mesure de la « pro­duc­tion de richesse » : bien que la pro­duc­tion éco­no­mique consomme en par­tie le capi­tal natu­rel, le PIB ne tient pas compte des effets de cette consommation.

    Bref, le PIB est un très mau­vais indice pour mesu­rer la richesse, et se baser sur cet indice n’est pas pertinent.

    Mor­pheus

    Réponse
  215. Ana Sailland

    C’est triste à dire mais un can­cer accroît le PIB. Le taba­gisme aussi.

    ;;;;;

    Il est mathé­ma­ti­que­ment impos­sible d’at­tri­buer une mesure unique (un nombre unique) à un ensemble dis­pa­rate de valeurs numé­riques, avec l’es­poir que cette mesure serait effi­ca­ce­ment des­crip­tive du sys­tème obser­vé. Et la dif­fi­cul­té est décu­plée lorsque cer­tains des fac­teurs à obser­ver et décrire ne sont pas numé­riques. Mais faute de grive on mange des merles, et c’est pour­quoi on invente des para­mètres des­crip­tifs tels que le PIB ou le coût du panier de la ména­gère. L’er­reur fon­da­men­tale des »experts« est de consi­dé­rer ces para­mètres comme fiables.

    ;;;;;

    Voir aus­si le « Bon­heur Natio­nal Brut », une piste de réflexion qui est au mini­mum intéressante.

    Réponse
  216. Ana Sailland

    Je trouve les cri­tères du Bhou­tan peu per­ti­nents et serais avide d’autres propositions 🙂

    Réponse
  217. nlescan

    La des­sus vous avez évi­de­ment rai­son Mor­pheus et Ana Sailland mais quand je lis

    « l’hy­po­thèse plau­sible que le reve­nu dis­po­nible est de 70% du PIB. Dans cer­tains pays, ce n’est plus, dans d’autres moins. Les chiffres sont expri­més en dol­lars amé­ri­cains PPA. Ce chiffre prend en compte les dif­fé­rences de prix entre les pays pour les mêmes biens ou ser­vices et donc le pou­voir d’a­chat réel. »

    Je trouve que ça a l’air sérieux, j’ai l’im­pres­sion que ce que vous dites a au moins été par­tiel­le­ment pris en compte et je garde à l’es­prit qu’on est dans l’estimation…Mais enfin, tout cela est basé sur des échanges éco­no­miques réels, qui ont eu lieu, il y a quand meme une réa­li­té tout à fait concrète derrière.

    Per­son­nel­le­ment je n’é­carte pas d’un revers de la main tous les cal­culs effec­tués à par­tir du PIB, j’ai bien com­pris que cet indi­ca­teur n’est pas l’al­pha et l’o­mé­ga de l’a­na­lyse éco­no­mique et qu’il a de gros défauts,ça reste quand meme, a mon sens, un outil dont on a encore du mal a se passer.

    Réponse
  218. J.C

    @ nles­can

    Je ne remet pas en cause les chiffres de l’ ONU, je dis juste que ces cal­culs ont peu d’in­té­rêt parce que si l’on don­nait à une famille qui gagne 50 dol­lars par mois actuel­le­ment les 2.850 dol­lars par mois cela chan­ge­rait com­plé­te­ment leur consom­ma­tion donc la pro­duc­tion de richesse.

    En consé­quence, il n’y a pas besoin d’a­voir fait de longues études pour com­prendre qu’une redis­tri­bu­tion équi­table ren­drait ces chiffres com­plè­te­ment caduque.

    @ merome

    « Tu ne consi­dères pas le cas où la mon­naie est dis­tri­buée à tous dès sa créa­tion. Dans ce cas, per­sonne ne se trouve dans la posi­tion de ne rien avoir à échan­ger. Tout le monde a au moins ce reve­nu de base et per­sonne n’est l’es­clave de per­sonne, même s’il reste des dif­fé­rences de fortune/richesse. »

    deux points :

    1. le reve­nu de base incon­di­tion­nel per­met uni­que­ment de consom­mer à hau­teur de son mon­tant. Si n’im­porte qui sou­haite ou a besoin de plus pour vivre, il sera obli­gé de se sou­mettre à l’o­bli­ga­tion d’un tra­vail pour l’ob­ten­tion d’un salaire.

    2. Si on aug­mente le reve­nu de tous, cela crée­ra inévi­ta­ble­ment de l’in­fla­tion. Le reve­nu de base risque de deve­nir rapi­de­ment insuf­fi­sant pour vivre. Si on aug­mente à nou­veau le reve­nu de base, on ali­mente l’in­fla­tion et le pro­blème n’est pas réglé.

    De plus, comme on en a déjà par­ler plus haut, l’in­fla­tion pro­fite aux riches sur le dos des pauvres, elle ne fait que creu­ser l’é­cart entre les deux.

    Dans une éco­no­mie de mar­ché ou les prix sont fixés en fonc­tion de l’offre et de la demande, com­ment empê­che­ras-tu l’emballement de l’in­fla­tion avec l’ins­tau­ra­tion du reve­nu de base ?
    d’où la pre­mière par­tie de ma ques­tion pré­cé­dente, com­ment seront fixés les prix ?
    Si tu veux bien d’a­bord répondre à celle çi.

    « On dirait que tu pars du prin­cipe que la mon­naie est le pro­blème et que tu cherches à trou­ver tous les faits qui vont dans ce sens, en pre­nant comme modèle notre sys­tème moné­taire actuel »

    On est tou­jours esclave de la quan­ti­té d’argent que l’on arrive à obte­nir pour accé­der à tel bien ou tel service.
    Est ce que c’est plus claire dit comme ça ?

    « Je ne conçois pas une socié­té sans échange entre indi­vi­dus et tes dif­fé­rentes inter­ven­tions ne m’aident pas à le conce­voir. Il fau­drait des exemples plus concrets. »

    Si tu regardes les vidéos dont je t’ai mis les liens, nor­ma­le­ment tu devrais com­prendre ce que signi­fie une socié­té du par­tage sans néces­si­té d’échanges.

    Pour essayer de dire les choses concrè­te­ment, ima­gine que les machines pro­duisent tous ce dont nous avons besoin tout en res­pec­tant l’é­co­sys­tème et que nous pou­vons y accé­der gra­tui­te­ment. En quoi aurions-nous encore besoin d’échanges ?

    Un exemple encore plus concret :
    Ima­gine que tu as deux paires de chaus­sures dont tu te sers régu­liè­re­ment (une pour la ville, une autre pour la mon­tagne) et ton voi­sin à un vélo dont tu aurais bien besoin pour te déplacer.
    Ton voi­sin lui a troué son unique paire de chaus­sures. Sachant que tu aime­rais bien avoir son vélo, il te pro­pose de l’é­chan­ger contre une de tes paires de chaus­sures. Tu acceptes, tu perds une de tes paires de chaus­sures et lui a récu­pé­ré une paire de chaus­sures mais n’a plus son vélo pour se déplacer.

    Ima­gine main­te­nant, la même situa­tion de départ, tu as besoin d’un vélo et lui d’une paire de chaus­sures, vous com­man­der gra­tui­te­ment cha­cun ce dont vous avez besoin auprès du sys­tème de pro­duc­tion auto­ma­ti­sé. Tu obtiens ton vélo et lui sa paire de chaus­sures sans avoir rien per­du, sans le chan­tage de l’é­change (ceci contre cela), tout le monde est content.
    n’est-ce pas infi­ni­ment mieux ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  219. Morpheus

    @ JC

    De plus, comme on en a déjà par­ler plus haut, l’in­fla­tion pro­fite aux riches sur le dos des pauvres, elle ne fait que creu­ser l’é­cart entre les deux.

    C’est l’in­verse : si la poli­tique unique de la BCE est pré­ci­sé­ment de lut­ter (au prix d’un fort niveau de chô­mage) contre l’in­fla­tion, c’est jus­te­ment parce que pour les ren­tiers, l’in­fla­tion fait perdre de la valeur à leurs réserves, tan­dis que pour les tra­vailleurs, SI il y a une indexa­tion, l’inflation est presque indo­lore (en moyenne).

    Bien sûr, sans indexa­tion des salaires, l’in­fla­tion est plus dou­lou­reuse pour les pauvres, mais les riches détestent l’inflation qui fait perdre de la valeur à leur trésor.

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  220. Ana Sailland

    L’in­dexa­tion a été abo­lie par les socialistes …

    Peut être une panne de neurone …

    ;;;;;;;;;;

    Remar­quons que si les états dis­posent de la planche à billets et si les salaires sont indexés, l’é­mis­sion exces­sive de mon­naie équi­vaut à un impôt sur la thé­sau­ri­sa­tion, sans les com­pli­ca­tions admi­nis­tra­tives, tout en rédui­sant la dette natio­nale et en s’of­frant le luxe de pou­voir inves­tir pour le bien commun.
    La mis­sion prin­ci­pale de la BCE (limi­ter l’in­fla­tion) est d’in­ter­dire cela.

    Et n’ou­blions pas qu’en plus le chô­mage et l’in­fla­tion sont contravariants.

    Réponse
  221. J.C

    @ Mor­pheus

    Oui, tu as rai­son Mor­pheus, si les salaires sont indexés sur l’in­fla­tion, ce sont les riches qui trinquent.

    Mais dans le cas du reve­nu de base, la consom­ma­tion est relan­cée et les salaires n’ont pas à être indexé sur l’in­fla­tion pour per­mettre à cha­cun de consommer.

    De plus le reve­nu de base risque du fait de son impor­tance engen­drer une infla­tion plus impor­tante qu’une simple aug­men­ta­tion de salaire.
    Dans ces condi­tions, ce sont les riches qui béné­fi­cient des effets de l’in­fla­tion (de l’aug­men­ta­tion des prix) et non les pauvres dont le pou­voir d’a­chat va glo­ba­le­ment se rap­pro­cher de plus en plus du reve­nu de base dévalué.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  222. J.C

    @ Ana,

    « L’in­dexa­tion a été abo­lie par les socialistes …
    Peut être une panne de neurone »

    Ce serait plus qu’é­ton­nant ou alors une panne définitive 😉

    « Remar­quons que si les états dis­posent de la planche à billets et si les salaires sont indexés, l’é­mis­sion exces­sive de mon­naie équi­vaut à un impôt sur la thé­sau­ri­sa­tion, sans les com­pli­ca­tions admi­nis­tra­tives, tout en rédui­sant la dette nationale »

    Oui, ça me semble tout à fait juste.

    « Et n’ou­blions pas qu’en plus le chô­mage et l’in­fla­tion sont contravariants. »

    Il me semble que c’est tout de même un peu plus com­pli­qué que ça. ça dépends du niveau de l’in­fla­tion, de la moder­ni­sa­tion des moyens de pro­duc­tions, des nou­veaux débou­chés et de pleins d’autres facteurs.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  223. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Est-ce que le prin­cipe de l’offre et de la demande est une fatalité ?

    Ou, peut-on s’en pas­ser si par une loi on pla­fonne les marges pour res­ter le plus proche pos­sible du prix coûtant ?

    Réponse
  224. nlescan

    Et bien JC je ne suis pas d’ac­cord, une juste répar­ti­tion ne pour­rait pas rendre ces chiffre caduques puis­qu’ils reflètent ce qui a été pro­duit en 2011, je te répète de plus que le sys­tème des devise PPA prend en compte les dif­fé­rences de coût de la vie en fonc­tion des pays, c’est évi­de­ment un outil théo­rique qui per­met d’ob­te­nir des esti­ma­tions rela­ti­ve­ment crédibles.

    Evi­dem­ment qu’une répar­ti­tion plus équi­table des richesses aurait une influence impor­tante sur les pro­duc­tions de richesse à venir, mais per­sonne ne peut dire en quoi elle consis­te­rait et il est tout à fait pos­sible que l’im­pact soit tout à fait positif.

    Et dire que le fait de savoir que l’on pro­duit déjà assez pour offrir un niveau de vie cor­recte à l’en­semble de l’hu­ma­ni­té a peu d’intérêt me semble un point de vue tout à fait extra­or­di­naire, je ne com­prends pas du tout.

    Réponse
  225. Merome

    @JC :

    1. : Le mon­tant du reve­nu de base est théo­ri­que­ment pré­vu, comme son nom l’in­dique, pour rem­plir les besoins élé­men­taires de chaque indi­vi­du. Si un indi­vi­du veut plus que ses besoins élé­men­taires, cela ne me choque pas qu’il doive tra­vailler pour avoir ce sur­plus. Ça me choque d’au­tant moins dans le cas des res­sources finies. Sachant que « besoins élé­men­taires » est à défi­nir démo­cra­ti­que­ment, cela peut inclure l’ac­cès à la culture ou d’autres choses a prio­ri non vitales.

    2. Je ne suis tou­jours pas d’ac­cord avec ça. Les prix n’aug­mentent que lorsque la quan­ti­té de richesses pro­duites et échan­gées n’aug­mente pas aus­si vite que la masse moné­taire. Il n’y a pas d’ef­fet méca­nique tel que tu le décris. Libé­ré, tout ou par­tie, de la contrainte de l’emploi ou de la recherche d’emploi, cha­cun peut pro­duire des richesses insoup­çon­nées. Man­ger plus ne fait gros­sir que si on ne fait pas plus d’exercice.

    Par ailleurs, comme Mor­phéus le sou­ligne et d’autres, l’in­fla­tion ne pro­fite pas aux riches si les salaires sont indexés. Un reve­nu de base indexé sur la masse moné­taire aug­mente natu­rel­le­ment et règle ce pro­blème. Le « risque » est de devoir ali­gner les prix régu­liè­re­ment mais cela n’a pas de consé­quence plus dom­ma­geable que ça. Ce n’est pas un « embal­le­ment », mais un ajus­te­ment nécessaire.

    Les prix se forment selon l’offre et la demande dans le sys­tème à reve­nu de base que je décris.

    Sur ton exemple main­te­nant, que tu conclus par « infi­ni­ment mieux », il n’est jus­te­ment valable que dans un monde infi­ni. Si je sou­haite avoir mille paires de chaus­sures et 100 vélos, pour être sûr de parer à toutes les situa­tions et que cha­cun sur­en­ché­rit dans cette direc­tion, qui va pro­duire les objets, avec quelles res­sources ? Qui va pro­duire et entre­te­nir les robots qui pro­duisent les objets ?
    Par ailleurs, si ce dont j’ai besoin n’est pas dis­po­nible tout de suite et là où je suis (pas encore fabri­qué, ou fabri­qué trop loin de chez moi pour être dis­po quand j’en ai besoin), alors que mon voi­sin le pos­sède et n’en a pas besoin, ne serait-ce pas plus effi­cient qu’il puisse me l’échanger ?
    Com­ment pré­voir ce qu’il faut pour demain ?

    Je trouve que le sys­tème que tu décris fait abs­trac­tion de la réa­li­té phy­sique : aucune orga­ni­sa­tion ne pour­ra répondre en temps réel et par­tout aux besoins non pré­vi­sibles de cha­cun. Il y aura donc des dis­pa­ri­tés entre per­sonnes, des besoins inas­sou­vis d’une part et des objets inuti­li­sés d’autre part qui ne deman­de­ront qu’à s’é­chan­ger, de façon très natu­relle. Et dès qu’il y aura échange, il y aura nais­sance d’une forme de mon­naie (ne serait que pour noter sur un papier : X m’a prê­té ça, je dois lui rendre).

    Ou alors, il faut abo­lir la notion de pro­prié­té, est-ce que ça fait par­tie du plan ?

    Réponse
  226. J.C

    @ nles­can

    « je ne com­prends pas du tout. »

    Tu ne com­prends pas du tout quoi exac­te­ment, que l’on pro­duit assez de dol­lars ? puisque c’est bien de ça qu’il s’agit.

    les pro­duits n’ont pas de valeur en soi, ils n’ont que la valeur moné­taire qu’on veut bien leur donner.
    En quoi cela signi­fie que l’on pro­duit assez de biens pour tous ?
    ne confon­drais tu pas répar­ti­tion de la quan­ti­té de mon­naie et la pro­duc­tion elle-même.

    la quan­ti­té de dol­lars ne cor­res­pond pas à la quan­ti­té de pro­duits dont les popu­la­tions ont besoin. n’est-ce pas évident ?

    on ne pro­duit pas assez pour tous.
    Exemple : on ne pro­duit pas assez de sani­taire pour tous. Ce n’est pas que quel­qu’un pos­sède dix sani­taires chez lui pen­dant que neuf autres n’en n’ont pas. on ne pro­duit pas en quan­ti­té ni en qua­li­té pour les besoins de tous.

    Main­te­nant si on devait répar­tir les fameux 2.850 dol­lars par mois. Les pro­duits néces­saires pou­vant être ache­té avec cette somme n’exis­te­rait pas.

    Mesu­rer la richesse en mon­naie plu­tôt qu’en res­source n’a aucun inté­rêt dans la réa­li­té à part nous enfumer.
    Si cette masse moné­taire était effec­ti­ve­ment répar­ti, ces chiffres ne cor­res­pon­drait plus à rien car la valeur des pro­duits chan­ge­rait du tout au tout.

    En bien ou pas, je ne serais le dire, a prio­ri cela crée­rait dans un 1er temps une infla­tion sur les pro­duits de pre­mière néces­si­té man­quant mais je recon­nais que c’est pure spé­cu­la­tion car l’ef­fet est dif­fi­ci­le­ment mesu­rable. De même que ce chiffre n’ap­porte rien.

    En tirer comme conclu­sion qu’il y assez pour offrir un niveau de vie cor­recte à l’en­semble de l’hu­ma­ni­té n’a juste aucun sens.
    Mais peut être est-ce moi qui ne com­prends pas, alors dans ce cas, je veux bien qu’on m’ex­plique la juste cor­ré­la­tion entre pro­duits et masse monétaire.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  227. J.C

    @ Merome

    « Si un indi­vi­du veut plus que ses besoins élé­men­taires, cela ne me choque pas qu’il doive tra­vailler pour avoir ce surplus »

    Moi si, sur­tout quand ce n’est pas néces­saire. C’est tout sim­ple­ment de l’ex­ploi­ta­tion mais je com­prends que tu penses qu’il faille bos­ser d’arrache-pied toute sa vie pour méri­ter un peu plus de confort que le mini­mum puisque c’est l’i­déo­lo­gie du monde dans lequel nous vivons actuellement.

    « Les prix n’aug­mentent que lorsque la quan­ti­té de richesses pro­duites et échan­gées n’aug­mente pas aus­si vite que la masse monétaire »

    Pas du tout.
    Si tu donnes un mil­liard à un mil­liar­daire sans pro­duire plus ça ne crée pas d’inflation.
    Regarde la BCE a don­né 1000 mil­liard au ban­quiers, ça a chan­ger le prix de ta baguette ?
    Par contre, si avec le reve­nu de base tu mul­ti­plie par deux le reve­nu moyen de tous, on a toute les chances de voir le prix de la baguette aug­men­tée car chaque per­sonne ne va pas se mettre à consom­mer 2 baguettes par jours au lieu d’une.

    Il s’a­git donc d’une ques­tion de répar­ti­tion et pas de créa­tion moné­taire en tant que telle, c’est la loi de l’offre et de la demande à laquelle tu te réfères et c’est ce modèle éco­no­mique que je cri­tique car il n’y en a pas d’autre à part les dic­ta­tures ou tout est fixé arbitrairement.

    « Un reve­nu de base indexé sur la masse moné­taire aug­mente natu­rel­le­ment et règle ce problème »

    Il vaut mieux indexé les salaires sur la crois­sance parce que ce que tu pro­poses risque de don­ner quelque chose d’as­sez drôle.
    Aug­men­tez le reve­nu de base aug­mente la masse moné­taire, il faut donc aug­men­ter à nou­veau le reve­nu de base etc.
    C’est un cercle vicieux.

    « Sur ton exemple main­te­nant, que tu conclus par « infi­ni­ment mieux », il n’est jus­te­ment valable que dans un monde infi­ni. Si je sou­haite avoir mille paires de chaus­sures et 100 vélos… »

    Il me semble pour­tant avoir expli­qué à chaque fois qu’il s’a­gis­sait d’une éco­no­mie basée sur la réa­li­té des res­sources et non sur un monde infini.
    Par ailleurs, je n’ai pas dis qu’il n’y aurais plus de méde­cine pour soi­gner ceux qui vont pas très bien parce que 1000 paire de chaus­sures ça me semble quand même beaucoup.
    Dans un monde d’a­bon­dance, on n’a plus a essayer de tout s’ac­ca­pa­rer par peur du manque.
    La pro­prié­té pri­vée sera abo­li au pro­fit de la pro­prié­té d’usage.
    d’autre part, la qua­li­té de la pro­duc­tion et de la dis­tri­bu­tion n’é­tant plus frei­ner par le coût finan­cier sera bien plus effi­cace qu’aujourd’hui.

    Et même déjà aujourd’­hui, quand on échange c’est presque tou­jours parce que c’est trop cher neuf. Alors que dire quand tout est gratuit…
    et pour ce qui est des objets anciens, il y a l’im­pri­mante 3D.

    Pour l’exemple du vélo, si vrai­ment y en plus en stock, que tu veux abso­lu­ment le vélo et pas autre chose et de suite, que les impri­mantes 3D sont en panne dans toute la citée (et que la chauve sou­ris frappe à ta porte:) … est-ce que ton sym­pa­thique voi­sin ne pour­rait pas te le prê­ter pour cette fois sans que tu es besoin de l’échanger ?

    je sais bien que dans le monde actuelle, tous se paye, on est tous en com­pé­ti­tion etc.

    Je com­prends qu’il ne soit pas simple au pre­mier abord de per­ce­voir l’im­pact d’un tel chan­ge­ment sur les men­ta­li­tés mais le féti­chisme et le besoin d’ac­cu­mu­la­tion n’a de sens que dans une socié­té ou l’on a peur de manquer.
    Ce n’est plus le cas dans une socié­té d’abondance.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  228. J-Stéphane

    Est-ce une fata­li­té que la crois­sance soit tou­jours l’oeuvre des pauvres, et le pro­fit des riches ?

    Réponse
  229. J-Stéphane

    Est-ce que la finance aura les mêmes règles quand la pro­prié­té pri­vée sera abo­lie au pro­fit de la pro­prié­té d’usage ?

    Réponse
  230. nlescan

    Et bien JC je suis déso­lé mais une fois de plus tu ne four­nis pas le début d’une preuve de ce que tu avances, tu pré­tends qu’il n’y a pas assez de biens pour tout un cha­cun mais l’é­tude que je t’ai indi­quée et qui émane d’une ins­ti­tu­tion tout de meme rela­ti­ve­ment sérieuse dit exac­te­ment le contraire.

    Je te signale que le PIB d’un pays ne repré­sente pas sa masse moné­taire mais l’en­semble des biens et ser­vices pro­duits sur son ter­ri­toire au cours d’une période donnée.

    Il est expri­mé en valeur moné­taire mais c’est bien de pro­duc­tion de biens et ser­vices dont il s’agit.

    Je trouve que tu as ten­dance a répé­ter la meme chose, qui juste qu’à preuve du contraire n’est que ton opi­nion, une croyance peut être ?

    Tu ne prends pas en compte les élé­ments pro­bants que l’on te pré­sente et tu essayes de les inva­li­der avec des rai­son­ne­ments qui sont basés sur des confusions.

    Je répète, le PIB ce n’est pas de la masse moné­taire, c’est de la pro­duc­tion de bien et ser­vices expri­mée en mon­naie parce qu’on a pour l’ins­tant pas trou­vé mieux comme uni­té de mesure.

    Par contre JC, le débat m’in­té­resse il faut qu’on parle de la meme chose, si tu t’entêtes à répondre à coté avec cette his­toire de masse moné­taire je lâche l’affaire…

    De la meme façon étaye tes argu­ments d’élé­ments pro­bant s’il te plait, si tu avais des élé­ments pour inva­li­der ce que dit cette étude de l’O­NU et bien je suis prêt a les prendre en consi­dé­ra­tion, si tu n’as que ton intime convic­tion je suis déso­lé mais ça ne vas pas peser bien lourd dans la balance en ce qui me concerne.

    Réponse
  231. J.C

    @ nles­can

    Ok, je vais te don­ner un exemple concret.
    Si tu donnes les 2.850 dol­lars à toutes les familles d’E­thio­pie, com­ment vont-elles se pro­cu­rer tous ces biens qui cor­res­pond à ce revenu ?

    à moins de tous émi­grer aux Etats-unis et encore il n’y en aura sur­ement pas assez de loge­ment, sani­taire etc… dis­po­nible pour tous

    Je ne vois pas ou ils existent ces biens ?
    Le PIB mesure l’ac­ti­vi­té éco­no­mique pas la quan­ti­té de biens qui cor­res­ponds au besoin de base de chacun.
    L’é­qui­va­lence en pou­voir d’a­chat mesu­ré en dol­lars ne cor­res­pond à aucune réa­li­té, c’est seule­ment une valeur monétaire.

    De plus les dif­fé­rents pays ne sont pas com­pa­rable, les popu­la­tions ne pro­duisent ni ne consomment la même chose d’un pays à l’autre.
    L’u­ni­té de mesure qu’est la mon­naie ne fait pas de dif­fé­rence entre telle ou telle pro­duit, mais est seule­ment un cal­cul en terme de prix glo­bal, de quan­ti­té de monnaie.

    Je ne vois pas ce qu’il y a à prou­ver c’est juste du bon sens.

    bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  232. J-Stéphane

    Et en quoi la gra­tui­té amè­ne­ra des sani­taires en Somalie ?

    Réponse
  233. J.C

    @ nles­can

    ps :

    « expri­mée en mon­naie parce qu’on a pour l’ins­tant pas trou­vé mieux comme uni­té de mesure. »

    Si, on appelle ça un inventaire.

    allez encore un der­nier petit exemple pour être sur :

    disons que le monde est un maga­sin de petits gâteaux qui fabrique trois types de gâteaux :

    à la vanille, au cho­co­lat et au citron.

    Ceux à la vanille valent 2 euros, ceux au cho­co­lat 4 euros et au citron 3 euros.

    On a dans ce maga­sin pour 3000 euros de gâteaux produits/ mois.
    D’autre part, on a 10 per­sonnes à nourrir
    donc pour répar­tir éga­le­ment 300 euros par personne.

    En ce qui concerne les 3000 euros de gâteaux pro­duits, il y a 4 paquets de gâteaux au citron et le reste de cho­co­lat et de vanille à pro­por­tion équivalente.

    Si on regarde juste l’in­di­ca­teur moné­taire avec 300 euros cha­cun pour­rait ache­ter 100 paquets de gâteaux au citron pour­tant il n’y en a eu que quatre produit.

    Si tu ne com­prends pas avec ça, je suis déso­lé, c’est moi qui laisse tom­ber, je peux pas faire plus simple.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  234. Anonymous

    Per­son­nel­le­ment, je me fous du PIB et des gâteaux fussent-ils au citron.

    Par contre nous avons une pro­duc­tion de nour­ri­ture per­met­tant de nour­rir 12.5 mil­liards d’hu­mains et des gens qui crèvent de faim. Alors qu’on uti­lise une mon­naie ou non, je pense qu’il fau­drait trou­ver un meilleur moyen de répar­ti­tion que celui uti­li­sé actuel­le­ment. Friot pro­pose le salaire à vie, je dis pour­quoi pas ?
    Et si il y a une infla­tion galo­pante, pour peu que les salaires soient indexés sur celle-ci, je me fiche de payer ma baguette 1000€ (parce que ça vou­drait dire que mon salaire tour­ne­rait autour des 2.000.000 d’eu­ros et que du coup en plus, le rem­bour­se­ment de ma mai­son ne pèse­rait qua­si plus rien dans mon budget)

    Et je conti­nue à dire que dans un sys­tème « d’a­bon­dance sans mon­naie » je vois tou­jours le risque de ren­con­trer des « tri­cheurs » qui met­tront en place des sys­tème pour mettre la main sur l’une ou l’autre res­source (genre détour­ner l’ap­pro­vi­sion­ne­ment en eau) et échan­ger celle-ci contre des faveurs, des hon­neurs, du pou­voir,… (on peut lire à ce sujet, si on aime la SF, « Les dépos­sé­dés » d’Ur­su­la le Guin qui a ten­té d’i­ma­gi­ner une socié­té de ce type)

    Réponse
  235. nlescan

    Bon JC moi je décroche, tu tournes en boules et tu me racontes des his­toires vaseuses de petits gâteaux qui ne sont que la sché­ma­ti­sa­tion de ta croyance mais qui ne cor­res­pondent en rien a la réalité.

    Tu n’ap­portes pas la moindre preuve qu’en dis­tri­buant plus équi­ta­ble­ment les richesses, donc en injec­tant du pou­voir d’a­chat au niveau de popu­la­tions des pays qui sont aujourd’­hui consi­dé­rés pauvres on ne ver­raient pas leur pro­duc­tion de biens et ser­vices se développer.

    Tu parles de l’Éthiopie : si tu injec­tais de la richesse au niveau de la popu­la­tion éthio­pienne tout le monde vien­drait vendre sa came­lote et le pays lui meme se met­trait a pro­duire plus, c’est ce qui se passe dans tous les pays émer­gents : Chine, Bré­sil, Inde, etc. Par­tout ou une classe moyenne émerge les éco­no­mies se dyna­misent, les inves­tis­seurs étran­gers affluent dans le but de prendre des parts de mar­ché et la pro­duc­tion de bien et ser­vices locaux augmente.

    Réponse
  236. J.C

    @ Ano­ny­mous

    quand le prix de la baguette double tout les jours ça com­mence à deve­nir dif­fi­ci­le­ment gérable de pré­voir le mon­tant de son salaire, d’a­che­ter ou de vendre quoique ce soit (entre pré­ci­pi­ta­tion et attente), on fini vite par ne plus pou­voir indexer quoique ce soit.

    Les cri­mi­nels psy­cho­pathe dont tu parles ont besoin d’un tra­vail sur eux-même, ils seront recon­nu comme tel et aurons peu de suc­cès. Dans le sys­tème moné­taire par contre leurs atti­tudes sont recon­nu comme valeurs fon­da­trices et ins­ti­tu­tion­na­li­sés. Obte­nir faveurs, hon­neurs et pou­voirs est le but de tout hon­nête homme aujourd’­hui non ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  237. J.C

    @ nles­can

    « Tu n’ap­portes pas la moindre preuve qu’en dis­tri­buant plus équi­ta­ble­ment les richesses, donc en injec­tant du pou­voir d’a­chat au niveau de popu­la­tions des pays qui sont aujourd’­hui consi­dé­rés pauvres on ne ver­raient pas leur pro­duc­tion de biens et ser­vices se développer. »

    Déso­lé nles­can, je ne com­prends pas ce que tu racontes et ce que tu entends par richesse.

    Si par richesse tu entends de la mon­naie, oui ça peut déve­lop­per la pro­duc­tion de biens et ser­vices mais pour le moment ces biens et ser­vices n’existent pas là bas, s’ils exis­taient ils n’au­raient pas besoin d’être développé.

    Si par richesse, tu entends les biens et ser­vices, ils auront alors de quoi gagner de l’argent et déve­lop­per leur éco­no­mie mais encore une fois pour le moment ces biens et ser­vices n’existent pas là bas.

    Dans les deux cas, les biens et ser­vices dont ils ont besoins n’existent pas encore même si la quan­ti­té d’argent elle existe, il faut les produire.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  238. Anonymous

    @J.C ils n’au­ront pas besoin d’a­voir quel que suc­cès que ce soit… Le choix sera leur don­ner ce qu’il veulent ou crever.

    Et comme tu le dis l’hon­neur et le pou­voir sont les « valeurs » socié­tales actuelles, donc j’en reviens à ce que je disais plus haut, avant de pou­voir arri­ver à avoir un monde sans mon­naie, il faut une modi­fi­ca­tion pro­fonde du sys­tème de valeur et éga­le­ment selon moi des méca­nismes sociaux pour gérer ce genres de soucis.

    Il est pos­sible selon cer­taines théo­ries qui semblent confir­mées par des obser­va­tions que la recherche du pou­voir soit l’un des méca­nismes ins­crit dans notre patri­moine géné­tique pour assu­rer la repro­duc­tion. Si c’est le cas aucune modi­fi­ca­tion de ce com­por­te­ment n’est pos­sible sans une modi­fi­ca­tion du code géné­tique… Si tu veux te lan­cer la dedans, je te sou­haite la bien­ve­nue dans le meilleur des mondes 🙂

    Donc entre temps, pen­sons à des réformes tenant compte des vils pen­chants de l’être humain et essayons de mettre en place un truc qui fonc­tionne. Je pense là tout de suite que jus­te­ment la mon­naie pour­rait per­mettre de repé­rer les tri­cheurs par un méca­nisme rela­ti­ve­ment simple : Qui­conque détient trop de signes moné­taires est un tri­cheur. Du coup, zou on lui ramène son patri­moine à un niveau cor­rect (à défi­nir en assem­blée démocratique).

    Et en effet, je crois que si on don­nait des sous aux Etio­piens, on ver­rait très très vite arri­ver les den­rées deman­dées par les­dits Etio­piens… Dans la mesure des stocks dis­po­nibles bien enten­du, mais je pense qu’ils ne crè­ve­raient plus de faim (pro­duc­tion actuelle 12,5 mil­liards d’hu­mains nourris).

    Et oui, ce serait pro­ba­ble­ment de l’im­por­ta­tion, et oui, c’est un pro­blème qu’il fau­drait gérer, mais plus de morts hon­teuses. (je dis morts hon­teuses, mais je pense que ce sont des meurtres).

    Je ne garan­tis pas, en effet, qu’ils pour­raient se payer des smart­phones, et peut-être auraient-ils des signes moné­taires dont ils n’au­raient pas la pos­si­bi­li­té de faire usage dans l’immédiat.
    Du coup ils pour­raient se ser­vir de ce « sur­plus » pour le mettre en com­mun et déve­lop­per leur pays pour évi­ter ces impor­ta­tions massives.

    Réponse
  239. J.C

    @ nles­can

    Le PIB ne mesure pas la quan­ti­té de biens et de ser­vices pro­duit mais la valeur moné­taire des biens et ser­vices produits.

    C’est peut-être juste là que ça coinçait.

    Bonne jour­née à tous

    J.C

    Réponse
  240. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Il me semble être une erreur à graves consé­quences pour les peuples, que de vou­loir abo­lir l’argent avant d’a­bo­lir la pro­prié­té privée.

    Car l’i­déale serait que l’argent soit le contre-pou­voir de la pro­prié­té pri­vée, et pour cela il faut que la planche à billets soit publique.

    L’argent est actuel­le­ment le seul moyen pour inci­ter les pro­prié­taires de res­sources de les partager.

    Tant que les riches ter­ri­toires sont des pro­prié­tés pri­vées, les habi­tants de terres déso­lées doivent être irri­gués par l’argent public.

    Réponse
  241. Ana Sailland

    A pro­pos de ce qui a été dit sur l’im­pact du géné­tique sur l’attitude.

    Un exemple attris­tant vécu cer­tai­ne­ment par plu­sieurs d’entre nous : vous tra­vaillez dans, ou bien vous avez créé, une asso­cia­tion à but altruiste et avec l’in­ten­tion, du moins affir­mée, voire ins­crite aux sta­tuts, de fonc­tion­ner en mode « démo­cra­tie réelle ». Et voi­ci qu’il y a un mala­bar ou une pim­bêche qui tout à coup se met à vou­loir tout régen­ter, au point de pour­rir l’his­toire et de mettre fin à l’a­ven­ture. C’est abo­mi­nable, n’est ce pas.

    L’argent peut n’a­voir aucune inci­dence sur le dérou­le­ment de cette déconfiture.
    Il se peut que l’équarrisseur n’ait à reti­rer aucun avan­tage maté­riel de son action.
    Et que bien enten­du la pro­prié­té ne soit abso­lu­ment pas dans le champ visuel, ni non plus des ques­tions de pénu­rie ou d’abondance.

    Ain­si donc, il n’y a pas que la matière et la loi, et c’est bien quelque chose qui est dans l’être qui le pousse à déjan­ter, et à tra­hir l’in­té­rêt géné­ral d’un groupe où il s’é­tait ins­crit, en s’en­ga­geant à en res­pec­ter l’esprit.

    Alors quoi ? Pro­ba­ble­ment l’or­gueil, ou de basses pul­sions de domi­nant, en un mot l’ego.
    Le maté­riel et le légis­la­tif ne sont donc pas les seules causes de nos atti­tudes. La nature de notre indi­vi­dua­li­té, notre niveau de sagesse ou de bêtise, nos apti­tudes per­son­nelles à dire stop, ou à ne pas le dire, à nos pul­sions, et à prendre du recul, y sont aus­si pour beaucoup.
    L’hy­po­thèse qu’il y aurait du géné­tique là der­rière n’est pas irre­ce­vable et elle est même à rete­nir. Ici a été invo­quée la lutte pour être repro­duc­teur, et l’ob­ser­va­tion de la meute de loups avec son loup alpha va dans ce sens. Sans oublier la reine chez les tri­bus insectes.
    Nous avions aus­si invo­qué sur le fil Marat des cases à occu­per, d’o­ri­gine arché­ty­pale, qui au final doivent être occu­pées par les chefs, ou les riches.
    Mais suc­com­ber à ces expli­ca­tions serait accep­ter le déter­mi­nisme socié­tal et l’i­né­luc­ta­bi­li­té du mal.
    Alors que jus­te­ment, dans l’his­toire de la vie sur Terre, nous sommes le pre­mier ani­mal, peut être le pre­mier maillon d’une chaîne, qui soit capable d’in­tros­pec­tion ana­ly­tique, au point de savoir se construire lui-même selon une boucle rétro­ac­tive comme on dit en robotique.
    On peut appe­ler ça le libre arbitre inté­rieur = la liber­té de se choi­sir soi en fonc­tion non seule­ment du vécu per­son­nel mais encore en fonc­tion de valeurs concer­tées avec d’autres.

    Ce pou­voir est immense, et il est nou­veau sur terre.
    Il est tota­le­ment négli­gé dans le dis­cours politique.
    C’est un peu comme si nous avions un vélo et déci­dions de mar­cher pieds-nus.

    Il est remar­quable que cette piste du tra­vail ne soit pas qu’in­di­vi­duelle mais concerne aus­si le col­lec­tif. Les cap­teurs dont dis­pose l’in­di­vi­du pour savoir com­ment régu­ler sa boucle rétro­ac­tive d’au­to­trans­for­ma­tion sont tour­nés vers autrui et vers l’en­semble du monde. Et il en est de même pour ses voisins.
    De plus, tout ce joli monde dis­pose du lan­gage pour par­ta­ger son expé­rience en la matière.
    Si bien que la liber­té d’être fonc­tionne à deux niveaux : l’in­di­vi­duel et le collectif.
    Si bien que c’est toute l’es­pèce humaine qui pos­sède cet atout.
    Il serait faux de dire qu’elle ne s’en sert pas, mais elle n’a pas encore su en mesu­rer la puissance.
    Peut être sommes nous à l’aube, dou­lou­reuse encore, qui pré­cède la nais­sance et la puis­sance d’une sur-conscience indi­vi­duelle et col­lec­tive capables d’é­ro­der sérieu­se­ment nos angoisses présentes.
    On peut très bien ne pas res­ter plan­tés en obser­va­teurs pas­sifs de l’é­vo­lu­tion de la conscience, bal­lot­tés entre l’es­poir et la ter­reur : je crois que par­ti­ci­per au chan­ge­ment fait par­tie du métier d’être humain.
    Et les uto­pistes ont ici un immense rôle à jouer, car ils sont de ces gens qui inventent les outils qui nous arra­che­ront au tamas et aux archétypes.

    Réponse
  242. nlescan

    JC :
    En fait j’ai com­pris : dans ton ima­gi­naire le papier mon­naie n’a pas de valeur.… très bien.

    JC dans la réa­li­té, si tu donnes des dol­lars, des US dol­lars, du papier vert avec la tête de Ben­ja­min Frank­lin impri­mée des­sus, c’est-à-dire une devise échan­geable, et recon­nue par­tout sur terre, com­ment est ce que ça pour­rait se passer ?

    Tu aimes les exemples, en voi­ci un :

    Le pay­san, il existe déjà le pay­san, son champ aus­si, mais ça pousse pas super à cause de la séche­resse, des inon­da­tions subites, etc…

    Résul­tat : la sécu­ri­té ali­men­taire n’est pas assurée…Bien.

    Donnes des billets verts à ce mon­sieur : il va com­man­der, à l’é­tran­ger puisque son pays manque pour l’ins­tant d’in­dus­trie manu­fac­tu­rière, une pompe et des outils afin fabri­quer une digue et un sys­tème d’ir­ri­ga­tion et grâce à cela il va pou­voir assu­rer la péren­ni­té de sa pro­duc­tion agricole.

    Non ça ne sort pas de mon ima­gi­naire : http://​www​.acted​.org/​f​r​/​i​n​s​-​c​u​r​i​t​-​a​l​i​m​e​n​t​a​i​r​e​-​t​o​u​c​h​e​-​e​n​c​o​r​e​-​t​r​o​i​s​-​z​o​n​e​s​-​a​u​-​s​u​d​-​s​o​m​a​lie.

    Réponse
  243. J.C

    @ nles­can

    Ma réponse devrait te faire plaisir.

    1. Non, je ne pense pas que le papier mon­naie n’a pas de valeur.

    2. Je suis d’ac­cord avec ton exemple

    Mais ce n’est pas la ques­tion, les 2.850 dol­lars de biens et ser­vices dont les familles auraient besoin pour vivre digne­ment sont sen­sés exis­ter main­te­nant selon toi puis­qu’elles ont été cal­cu­lées ; or, ils n’existent pas encore.
    L’argent existe, pas les pro­duits, c’est tout ce que je dis.

    Mon obser­va­tion du tout début du com­men­ce­ment de mon obser­va­tion 🙂 expri­mait le fait que le jour où ils exis­te­ront, la valeur moné­taire que ces biens et ser­vices auront n’est pas cal­cu­lable actuellement.

    Les 2.850 dol­lars étant cal­cu­ler sur la base ce qui existe actuel­le­ment, ce chiffre ne sera alors plus d’ac­tua­li­té puisque la pro­duc­tion aura changé.

    Ce n’é­tait pas plus com­pli­qué que ça.

    Ce chiffre n’est pas faux dans l’é­tat actuel des inéga­li­tés, mais n’a aucun sens dans la pers­pec­tive d’une égale répar­ti­tion qui chan­ge­rait tout.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  244. Morpheus

    Qui peut me démon­trer que la mon­naie consti­tue bien une UNITÉ de MESURE fiable ?

    Réponse
  245. nlescan

    JC une fois de plus je conteste ce que tu dis.

    La somme par famille dis­po­nible d’après cette étude cor­res­pond bien a des bien et ser­vices DÉJÀ PRODUITS durant l’an­née 2011.

    Et évi­de­ment que ça a un sens tout a fait concret car il donne un ins­tan­ta­né des biens et ser­vices effec­ti­ve­ment pro­duits à l’échelle mon­diale et du mon­tant de pou­voir d’a­chat que cela repré­sente une fois équi­ta­ble­ment répar­ti entre tous les êtres humain actuel­le­ment en vie sur notre planète.

    Je suis main­te­nant las de répé­ter la meme chose en boucle et que tu me rétorques sys­té­ma­ti­que­ment la meme objec­tion qui ne tient pas la route. Je pense qu’il est inutile de pour­suivre ce dialogue.

    Réponse
  246. J.C

    @ nles­can

    « La somme par famille dis­po­nible d’après cette étude cor­res­pond bien a des bien et ser­vices DÉJÀ PRODUITS durant l’an­née 2011.

    Et évi­de­ment que ça a un sens tout a fait concret car il donne un ins­tan­ta­né des biens et ser­vices effec­ti­ve­ment pro­duits à l’échelle mon­diale et du mon­tant de pou­voir d’a­chat que cela repré­sente une fois équi­ta­ble­ment répar­ti entre tous les êtres humain actuel­le­ment en vie sur notre planète. »

    Oui, je suis d’accord

    Bien ami­ca­le­ment

    Réponse
  247. J.C

    @ nles­can

    Il y a bien l’argent qui cor­res­pond à cette répar­ti­tion et il y a bien les pro­duits qui cor­res­pondent à cette somme d’argent.

    Je n’ai pas dis le contraire.
    Ce que je dis c’est que si tu donnes cette somme à chaque famille Éthio­pienne, ils n’a­chè­te­rons pas la der­nière clio ou une raquette de ten­nis qui a été pro­duite et dont la valeur est com­prise dans cette somme.

    Ils devront avec cette somme ache­ter des pro­duits dont ils ont vrai­ment besoin comme des sani­taires etc. qui eux n’ont pas encore été produits.
    Est-ce qu’on est d’ac­cord cette fois ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  248. Merome

    @JC : on peut tra­vailler sans être exploi­té. Si je décide de culti­ver un bout de jar­din parce que je ne peux pas me conten­ter du reve­nu de base et des biens et ser­vices qu’il me per­met d’a­che­ter, je tra­vaille, et je ne suis exploi­té par personne.
    Quand mes parents gardent mes enfants, ils tra­vaillent et ne sont pas exploi­tés. Quand j’or­ga­nise un évé­ne­ment dans le cadre d’une asso­cia­tion, en tant que béné­vole, je tra­vaille aus­si et je ne suis tou­jours pas exploité.

    Ton exemples des mille mil­liards qui n’ont pas pro­duit d’in­fla­tion => j’a­vais spé­ci­fié « mar­chan­dises pro­duites ET ECHANGEES » exprès pour évi­ter cette incompréhension.

    Est-ce que tu as lu la théo­rie rela­tive de la mon­naie ? Qu’en penses-tu ?

    Je ne vois pas com­ment conti­nuer cette dis­cus­sion sans tour­ner en rond. Nous ne nous convain­crons pas, ce qui n’est pas très grave, mais sur­tout, nous ne nous appor­tons pas grand chose.

    Réponse
  249. J.C

    @ Merome

    « on peut tra­vailler sans être exploi­té. Si je décide de culti­ver un bout de jar­din parce que je ne peux pas me conten­ter du reve­nu de base et des biens et ser­vices qu’il me per­met d’a­che­ter, je tra­vaille, et je ne suis exploi­té par personne. »

    Si on fait du jar­di­nage par plai­sir, c’est autre chose, j’ap­pelle ça du loi­sir pas du tra­vail. Mais obli­ger les gens à tra­vailler parce qu’il n’ont pas le choix, alors qu’on pour­rait faire autre­ment, com­ment appel­le­rais-tu ça toi ?

    a moins d’être par­fai­te­ment auto­nome, si on tra­vaille pour gagner plus d’argent, on est exploi­té (impôts sur le reve­nu…) et éven­tuel­le­ment par un patron ou une ins­ti­tu­tion (envi­ron 90 % des tra­vailleurs sont salariés).

    « Ton exemples des mille mil­liards qui n’ont pas pro­duit d’in­fla­tion => j’a­vais spé­ci­fié « mar­chan­dises pro­duites ET ECHANGEES » exprès pour évi­ter cette incompréhension. »

    D’ac­cord pour cet exemple mais ça ne rends pas l’ex­pli­ca­tion qui sui­vait inexact.

    La cor­ré­la­tion entre bien et ser­vices pro­duits et biens et ser­vices échan­gées n’est jamais par­faite. C’est la loi du mar­ché (l’offre et la demande).
    Il est qua­si impos­sible que la consom­ma­tion, la pro­duc­tion et l’aug­men­ta­tion des reve­nus évo­luent à la même vitesse et n’in­flue pas sur les prix.
    Il fau­drait que toute la pro­duc­tion échan­gée aug­mente autant que le mon­tant du reve­nu de base a impac­té les reve­nus pour qu’il n’y ait pas d’inflation.

    D’autre part, cette aug­men­ta­tion des revenus
    devrait être entiè­re­ment dépen­sée (= échanges) dans l’a­chat de pro­duc­tion sup­plé­men­taire pour qu’il n’y ait pas d’inflation.
    Il faut être magi­cien pour réus­sir cela.

    La pro­duc­tion n’é­vo­lue pas à la vitesse des reve­nus. Il fau­drait pou­voir par­fai­te­ment contrô­ler la consom­ma­tion de chaque indi­vi­du pour quelle évo­lue à la même vitesse.

    Par ailleurs, l’in­dexa­tion du reve­nu de base sur la masse moné­taire engendre un cercle vicieux sans fin d’aug­men­ta­tion réciproque.

    Autre point, lorsque les reve­nus aug­mentent cer­tains biens et ser­vices qui étaient moins pro­duit puisque dif­fi­ci­le­ment acces­sible risque de voir leur prix évoluer.

    « Est-ce que tu as lu la théo­rie rela­tive de la mon­naie ? Qu’en penses-tu ? »

    Oui, je ne vois la que de grands prin­cipes, des affir­ma­tions gra­tuites. Pour­quoi cela ?
    Parce que tant que l’on est sou­mis à la loi du mar­ché de l’offre et de la demande, la pro­duc­tion et les prix évo­luent en quête d’un pro­fit opti­mum du côté de l’offre et d’une dépense mini­mum du côté de la demande.
    Le but prin­ci­pal étant de faire de bonne affaire, autre­ment dit, de gagner de l’argent dans l’é­change de biens et de services.
    Sauf à fixer la valeur de l’argent et des pro­duits de manière arbi­traire et dic­ta­to­riale, l’u­sage même de la mon­naie dans l’é­ta­blis­se­ment de sa valeur est sou­mise aux rap­ports de force du mar­ché. Dans cette lutte, ceux qui ont le plus d’argent s’ac­ca­parent les res­sources et dicte leur loi afin de gagner plus d’argent et ne pas tout perdre (concur­rence oblige).

    Ma conclu­sion est que la mon­naie en soi est un poi­son, quelle est une contrainte qui nous dicte ce que l’on doit faire pour l’ob­te­nir puisque tout le monde en a besoin pour vivre.
    Contrainte non néces­saire puisque tech­ni­que­ment, on pour­rait sub­ve­nir aux néces­si­tés de cha­cun si on ren­dait l’ac­cès aux res­sources gratuite.

    Voi­là mon point de vue, on peut s’arrêter là si tu veux.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  250. Ana Sailland

    « Si on fait du jar­di­nage par plai­sir, c’est autre chose, j’ap­pelle ça du loi­sir pas du tra­vail. » »> Tu devrais réflé­chir au pour­quoi de cette opinion 😉

    Réponse
  251. J.C

    @ Ana

    Maizzz encore ?

    BA J.C

    Réponse
  252. J.C

    @ Ana,

    « Si on fait du jar­di­nage par plai­sir, c’est autre chose, j’ap­pelle ça du loi­sir pas du travail. »

    Je vais te dire ce qu’il en est pour le mot « tra­vail », c’est comme pour le mot « démocratie ».

    La démo­cra­tie, ça signi­fie la démo­cra­tie directe. le tra­vail, ça signi­fie le tra­vail obli­ga­toire (ou tra­vaux forcés).

    Je ne vais reve­nir sur l’é­ty­mo­lo­gie du mot « travail »

    Le tra­vail n’est pas une acti­vi­té choi­sie, c’est une acti­vi­té contrainte. Cer­tains indi­vi­dus peuvent choi­sir jus­qu’à un cer­tain point le domaine dans lequel ils vont tra­vailler mais pas s’ils vont tra­vailler ou non.

    Cer­tains diront « mais il y a des gens qui aiment leur tra­vail » et bien pour savoir si cette acti­vi­té est un loi­sir, c’est à dire une acti­vi­té libre de toute obli­ga­tion, un choix véri­table, il suf­fit de per­mettre à ces per­sonnes d’a­voir accès à tout ce dont ils ont besoin et de reti­rer toute contre­par­tie à l’exer­cice de cette acti­vi­té qu’ils aime tant.

    On ne donne rien, on ne paye rien à la per­sonne concer­née et on voit si sans lui mettre une quel­conque pres­sion elle conti­nue gra­tui­te­ment à effec­tuer son tra­vail 8H par jours pen­dant des années.

    Com­bien de per­sonnes qui disent aimer leur tra­vail (y en déjà pas beau­coup) vont-elles conti­nuer à aller tra­vailler gra­tui­te­ment de la même façon ?

    Et encore je ne parle pas de ceux qui le feraient par habi­tude ou peur du changement.

    Et bien, s’il y en a, on pour­ra dire de ceux la qu’ils ne tra­vaillaient pas mais qu’ils fai­saient sim­ple­ment ce qu’ils avaient envie de faire dans la vie.

    Le tra­vail par défi­ni­tion c’est de la servitude.
    Les acti­vi­tés choi­sies sont des loisirs.

    Mais on peut encore conti­nuer à croire la nov­langue et vou­loir pré­ser­ver notre sta­tut d’a­lié­ner, conti­nuer à obéir jus­qu’à ce que tout nous sois reti­ré, à nous de voir.

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​1​q​s​w​2​_​s​a​r​k​o​z​y​-​l​e​-​t​r​a​v​a​i​l​-​c​-​e​s​t​-​l​a​-​l​i​b​e​r​t​e​_​n​e​w​s​#​.​U​c​O​Z​m​I​H​A​EjU

    Je sais Ana, tu n’as pas dis ça, c’est moi qui le dis.

    Il est temps que je laisse un peu la place aux autres. On va encore m’ac­cu­ser de radoter.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  253. Ana Sailland

    @J.C

    Je me dou­tais de ta réponse concer­nant TA défi­ni­tion du tra­vail et c’est pour être sûre que j’ai posé la question.

    Je ne pense pas comme toi. (Pas un scoop 😉 )
    Mais ici ce n’est pas grave car il ne s’a­git que d’une diver­gence de vocabulaire.

    Si tu jar­dines pour avoir des légumes sains et assu­rer une bonne san­té à ta famille, ce qu’au­cun maga­sin fut il bio ne garan­tit vrai­ment, ça fait mal aux lom­baires, ça donne des ampoules aux mains, et le cagnard peut te faire souf­frir. Il s’a­git bien d’un tra­vail, au sens du fameux et répré­hen­sible « tu vivras à la sueur de ton front ».
    Mais ce tra­vail est CHOISI.
    Le mot tra­vail ne signi­fie pas acti­vi­té non choi­sie, ni acti­vi­té impo­sée. Et le musi­cien ama­teur qui tra­vaille une par­ti­tion ou qui tra­vaille son pia­no quatre heures par jour en est l’indice.

    Le reve­nu incon­di­tion­nel est une révo­lu­tion à lui seul, mais il en implique d’autres, en cas­cade, dont celle qui nous fait échan­ger toi et moi en cet ins­tant pré­cis : la pro­mo­tion du tra­vail choi­si, tan­tôt pour soi, mais aus­si pour la com­mu­nau­té, au détri­ment du tra­vail impo­sé, sou­vent (pas tou­jours) au ser­vice des riches.
    La tran­si­tion du tra­vail impo­sé au tra­vail choi­si cor­res­pond à un chan­ge­ment fon­da­men­tal de para­digme (et par effet de bord implique soit dit en pas­sant l’a­bo­li­tion de celles des indus­tries qui sont néfastes).

    Tu fais bien de ne pas invo­quer l’é­ty­mo­lo­gie du mot tra­vail car elle ne s’ap­plique pas au mot work ! Et en sans­crit, le mot tra­vail signi­fie lien avec le divin.

    Je suis tout à fait en accord avec toi quand tu dénonces l’es­cla­va­gisme moderne, mais le tra­vail, s’il est libre, accède à la dimen­sion de spi­ri­tua­li­té laïque.

    Celui qui lave les vitres fait entrer la lumière. Qu’il soit hono­ré pour cela.

    Réponse
  254. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Exemple de mot dont le sens à chan­gé avec le temps et non dans un esprit novlangue.

    Grève : ter­rain plat cou­vert de sable ou de gra­viers, au bord de la mer ou d’un cours d’eau.

    Deve­nu : ces­sa­tion volon­taire et col­lec­tive du tra­vail en signe de protestation.

    En pas­sant par : se tenir sur la place de grève — place du mar­ché du tra­vail dans l’es­poir d’être employé — main­te­nant appe­lée place de la mai­rie, à Paris.

    Réponse
  255. Merome

    @JC : Je n’ai plus rien à ajou­ter. Mer­ci pour l’é­change. Je reste sur mon avis et toi sur le tien.

    Réponse
  256. Alix

    Je sou­haite juste inter­ve­nir sur la recherche du pou­voir qui serait scien­ti­fi­que­ment vérifiable.
    J’ai envie de dire pru­dence, ils ont essayaient de faire recon­naître la com­pé­ti­tion comme « natu­relle » en uti­li­sant le même prin­cipe, à savoir, le cau­tion­ne­ment d’un acte déviant par le sacro-saint sceau de la Science.
    La Science (ins­tru­men­ta­li­sée) dicte aujourd’­hui la voie à suivre de la même manière que l’E­glise (éga­le­ment ins­tru­men­ta­li­sée à l’é­poque) le fai­sait au Moyen-Age.

    Recherche de pou­voir et com­pé­ti­tion sont des mani­fes­ta­tions de l’é­go, et lorsque cette recherche s’ap­pa­rente à une course à tout prix qui trans­forment les par­ti­ci­pants en des­potes ou arri­vistes sans scru­pules, il s’a­git bien d’é­go malade et défaillant.

    Aus­si, nous ne sommes pas tous concer­nés par cette recherche. Le goût du pou­voir ou de la réus­site se mani­festent très tôt dès l’en­fance. Si vous ne connais­sez pas l’ou­til de l’én­néa­gramme (qui est hélas très sou­vent réduit à un outil intros­pec­tif pour usage per­son­nel, voire, dans le pire des cas, à une méthode mana­gé­riale) je pense que celui-ci peut aider à com­prendre les com­por­te­ments extrêmes que nous obser­vons à l’heure actuelle (chez les action­naires par exemple ou au sein des gou­ver­ne­ments ou des grandes banques) et aus­si à s’en prémunir.

    Réponse
  257. Ana Sailland

    Mer­ci Alix,

    La car­to­gra­phie de l’én­néa­gramme, qui offre peut être au connais­sant, aidé ou soli­taire, la pos­si­bi­li­té d’ob­te­nir un ins­tan­ta­né sché­ma­ti­sé de sa psy­ché, ne me semble pas, mais je me trompe peut être, lais­ser beau­coup de place à la capa­ci­té de l’in­di­vi­du à modi­fier volon­tai­re­ment son pay­sage inté­rieur déterminant.

    -> ?

    Réponse
  258. J.C

    @ Ana

    « Si tu jar­dines pour avoir des légumes sains et assu­rer une bonne san­té à ta famille, ce qu’au­cun maga­sin fut il bio ne garan­tit vrai­ment, ça fait mal aux lom­baires, ça donne des ampoules aux mains, et le cagnard peut te faire souf­frir. Il s’a­git bien d’un tra­vail, au sens du fameux et répré­hen­sible « tu vivras à la sueur de ton front ».
    Mais ce tra­vail est CHOISI. »

    Ton exemple est issu du contexte actuelle.
    Le tra­vail choi­si dont tu parles est un tra­vail choi­si obli­ga­toire, bref un non choix.
    Si tu veux des légumes sains, tu dois les obte­nir à la sueur de ton front parce que tu ne peux pas faire autrement.
    Si tu pou­vais avoir des légumes sains sans souf­frir, tu ne cher­che­rais à te don­ner du mal inutilement.

    Une acti­vi­té choi­sie est avant tout une acti­vi­tés effec­tuer pour elle-même.

    C’est toute la dif­fé­rence entre un loi­sir et un tra­vail. Choi­sir un tra­vail, c’est au mieux choi­sir le domaine de son aliénation.

    Bien évi­dem­ment, dans notre socié­té cette notion de tra­vail est par­fai­te­ment intégrée.

    @ Merome

    Mer­ci à toi, peut être plus tard nous n’au­rons plus à échan­ger mais nous pour­rons partager 😉

    @ tous

    Voi­là ce que je retire de ce fil de discussion.

    Nous avons pour la plu­part inté­gré le dis­cours qui nous est ser­vi depuis très long­temps (c’est en train de changer).

    quel est-il :

    « le tra­vail c’est bien, l’argent est indis­pen­sable, les grandes ins­ti­tu­tions donnent des infor­ma­tions pertinentes »

    Voi­là nos croyances, voi­là le dis­cours des banquiers.
    (N’est-ce pas entiè­re­ment leur intérêt ?)

    à nous de voir s’il est sou­hai­table que nous conti­nuions à y adhérer.

    Bien ami­ca­le­ment

    Ps : je vais réduire mes inter­ven­tions sur le blog pen­dant un moment. pleins de bonnes choses pour vous.

    J.C

    Réponse
  259. Ana Sailland

    Par­donne moi, mais c’est ton exemple 😉

    Réponse
  260. J.C

    Rrrh Non Ana

    Mon exemple consis­tait à jar­di­ner pour le plaisir.
    Le tien à jar­di­ner pour obte­nir des légumes sains « qu’au­cun maga­sin fut il bio ne garan­tit vraiment. »
    C’est ce que j’ap­pelle un exemple tiré du contexte actuel.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  261. Ana Sailland

    Je trouve nos dis­putes cocasses alors que nous sommes tous indi­gnés par l’es­cla­vage moderne 😉

    Réponse
  262. J.C

    @ Ana,

    Oui, mais les mots sont d’une impor­tance cru­ciale. C’est de cette façon que nous sommes for­ma­tés, par la pro­gram­ma­tion neu­ro-lin­guis­tique (PNL) avec un fort usage de la novlangue.
    Il y a assu­ré­ment un paral­lèle à faire avec l’é­vo­lu­tion des consciences dont tu parles souvent.

    bien à toi 😉

    J.C

    Réponse
  263. Anonymous

    Je trouve nos « dis­putes » inté­res­santes pour savoir vers quelle direc­tion aller, chose qui pour ma part n’est pas figée et n’est cer­tai­ne­ment pas claire.

    Disons que je sais ce que je vou­drais voir dis­pa­raître, mais je n’ai pas encore de vision de ce que je vou­drais voir advenir.

    Cette dis­cus­sion a de mon côté fait incli­ner la balance vers une meilleure redis­tri­bu­tion des biens via un sys­tème moné­taire pen­sé avec ce pro­jet, plu­tôt qu’une dis­pa­ri­tion de la mon­naie qui, après les réflexions que vos inter­ven­tions ont géné­rées chez moi, me semble requé­rir une modi­fi­ca­tion pro­fonde des mode de pen­sées avant de pou­voir être appliquées.

    Ceci dit, le tra­vail sur la mon­naie pour­rait être un pre­mier pas vers une socié­té sans mon­naie. Celle-ci me semble en effet plus enviable à terme.

    Réponse
  264. Nanou

    allez une petite vidéo de 2h30 pour nous dis­traire les neurones.

    Inculture(s) 5 : Le travail
    Franck Lepage & Gaël Tanguy 
    Scop Le Pavé 

    Cor­dia­le­ment à tous.

    Nanou

    Réponse
  265. J-Stéphane

    Je l’ai regar­dé en plu­sieurs étapes, elle en vaut la peine, et pour ceux qui veulent un rac­cour­ci sur B Friot, c’est à 1 h 50.

    Réponse
  266. Étienne

    La vie est là, Léo !

    Réponse
  267. Ana Sailland

    Peu dit :

    Le pro­tec­tion­nisme ne devrait pas avoir pour fonc­tion unique de pro­té­ger l’im­por­ta­teur du dum­ping social exté­rieur, mais aus­si et sur­tout de contraindre l’ex­por­ta­teur à rehaus­ser chez lui l’é­qui­té sociale.

    La mon­dia­li­sa­tion de l’é­qui­té crois­sante serait ain­si pos­sible, si nos ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales se don­naient cela comme mis­sion. Mais elle est inter­dite par nos leurs ins­ti­tu­tions (OMC par exemple) qui ont pour mis­sion la liber­té … du loup.

    Réponse
  268. phil82

    Dans son dis­cours à l’occasion de la « Grande confé­rence sur l’emploi » (jeu­di 20 juin 2013), Fran­çois Hol­lande affirme :

    « Si je devais rete­nir qu’un seul enjeu, c’est celui de l’emploi. C’est un défi qui nous concerne tous. Plus de 10 % de la popu­la­tion active sont aujourd’­hui pri­vés d’emploi. 3 mil­lions de deman­deurs d’emploi, 5 mil­lions si nous pre­nons toutes les caté­go­ries. C’est un gâchis pour l’é­co­no­mie compte tenu de l’en­semble des savoir-faire, de ses dis­po­ni­bi­li­tés. Sur­tout quand on regarde le chô­mage des jeunes. Plus de 25 % aujourd’­hui des moins de 25 ans sont au chô­mage. C’est aus­si un risque pour la socié­té, de frac­ture, de frac­ture géné­ra­tion­nelle, de frac­ture sociale, de frac­ture civique, on le voit bien. »

    Obser­vons les don­nées de l’INSEE pour 2011 :

    - Popu­la­tion totale des 15–24 ans : 8012568 (1)

    - Actifs : 2846000 (2)

    - Emplois : 2219000 (3)

    - Chô­meurs : (2)-(3) 627000 (4)

    - Inac­tifs : (1)-(2) 5166658 (*) (5)

    La part de chô­mage des 15–24 ans est de (4)/(1) x 100 = 7,8 %.

    Le taux de chô­mage des 15–24 ans est de (4)/(2) x 100 = 22 %.

    (*) Selon l’INSEE, les élèves ou étu­diants repré­sentent 8,5 % de la popu­la­tion des 15 ans ou plus ; soit 5019358 per­sonnes, très proche de (5).

    Conclu­sion :

    - L’affirmation de Fran­çois Hol­lande est volon­tai­re­ment exa­gé­rée dans son pro­pos ; ce ne sont pas 25% mais 8% des moins de 25 ans qui sont au chô­mage, le terme taux est volon­tai­re­ment oublié dans le discours.

    - Le nombre d’inactifs de la tranche 15–24 ans est sen­si­ble­ment le même que la tranche 50–64 ans (5459137 per­sonnes). Dans le pre­mier cas, ce sont des étu­diants et dans le second, ce sont les retrai­tés et autres.

    - Comme le sou­ligne Ber­nard FRIOT ; les « jeunes » et les « vieux » sont une cible cari­ca­tu­rale. Baisse du salaire pour les uns et des pen­sions pour les autres, au tra­vers du « contrat de génération ».

    Pré­sen­ta­tion du contrat de géné­ra­tion sur le site du gou­ver­ne­ment (vidéo) :

    http://​www​.gou​ver​ne​ment​.fr/​g​o​u​v​e​r​n​e​m​e​n​t​/​l​e​-​c​o​n​t​r​a​t​-​d​e​-​g​e​n​e​r​a​t​i​o​n​-​m​o​d​e​-​d​-​e​m​p​loi

    Réponse
  269. phil82

    « Le dis­cours de la méthode », ver­sion socialiste…

    « La méthode choi­sie par le gou­ver­ne­ment depuis un an c’est la réforme par le dia­logue. Le tra­vail conduit depuis 12 mois atteste de la per­ti­nence de cette démarche. Concer­ta­tion sur les emplois d’a­ve­nir, négo­cia­tion sur les contrats de géné­ra­tion, sur l’é­ga­li­té pro­fes­sion­nelle dans la fonc­tion publique, accord – même s’il n’a pas été à l’u­na­ni­mi­té – sur la sécu­ri­sa­tion de l’emploi, sur les retraites com­plé­men­taires et espoir d’un débou­ché sur la négo­cia­tion sur la qua­li­té de vie au travail. »

    Fran­çois Hol­lande, le 20 juin 2013.

    1- Éga­li­té pro­fes­sion­nelle dans la fonc­tion publique :

    Mesure 2 : enga­ger une réflexion par­ta­gée entre les employeurs publics et les orga­ni­sa­tions syn­di­cales afin d’atteindre une repré­sen­ta­tion équi­li­brée entre les femmes et les hommes au sein des col­lèges de repré­sen­tants des per­son­nels dans les ins­tances de dia­logue social.

    Mesure 3 : enga­ger une réflexion avec les employeurs ter­ri­to­riaux afin d’atteindre une repré­sen­ta­tion équi­li­brée entre les femmes et les hommes dans les ins­tances de dia­logue social.

    Défi­ni­tion de l’employeur : l’employeur est une per­sonne qui emploie du per­son­nel sala­rié. Le sala­rié et l’employeur sont liés par un contrat de tra­vail qui peut prendre la forme d’un contrat à durée déter­mi­née (CDD), d’un contrat à durée indé­ter­mi­née (CDI) ou une autre forme avec les mesures d’aides à l’emploi.

    Le sala­rié demeure sous la subor­di­na­tion de son employeur : le lien de subor­di­na­tion est lié à tout contrat de tra­vail et désigne le fait, pour un sala­rié, de devoir se confor­mer aux ins­truc­tions de l’employeur et de réa­li­ser le tra­vail confié par ce dernier.

    L’employeur dis­pose de divers pou­voirs mais il a éga­le­ment des obligations.
    Les obli­ga­tions de l’employeur sont riches et variées.

    2- Emploi d’avenir :

    Les « jeunes » ont un site inter­net dédié :

    http://​www​.jeunes​.gouv​.fr/​i​n​t​e​r​m​i​n​i​s​t​e​r​i​e​l​/​e​m​p​l​o​i​-​1​0​0​4​/​s​t​a​g​e​s​-​e​t​-​j​o​b​s​/​a​r​t​i​c​l​e​/​l​e​s​-​e​m​p​l​o​i​s​-​d​-​a​v​e​n​i​r​-​5​284

    3- Sécu­ri­sa­tion de l’emploi :

    « Favo­ri­ser l’emploi par une meilleure capa­ci­té d’anticipation et d’adaptation négo­ciée dans les entre­prises : anti­ci­pa­tion négo­ciée des muta­tions éco­no­miques, refonte de l’activité par­tielle pour le rendre plus simple et plus attrac­tif, enca­dre­ment des licen­cie­ments éco­no­miques par la négo­cia­tion et par l’intervention de l’Etat, créa­tion de l’obligation de recherche d’un repre­neur en cas de pro­jet de fer­me­ture de site, etc. »

    Pour Michel Sapin, « la loi sur la sécu­ri­sa­tion de l’emploi fera date dans l’histoire de nos rela­tions sociales, elle contri­bue­ra à ren­for­cer notre com­pé­ti­ti­vi­té et donc l’emploi en France, tout en s’inscrivant dans la filia­tion des lois amé­lio­rant les droits des salariés ».

    « Le Gou­ver­ne­ment invite les par­te­naires sociaux à négo­cier au niveau natio­nal inter­pro­fes­sion­nel les condi­tions d’une meilleure sécu­ri­sa­tion de l’emploi, comportant :

    - un volet d’anticipation des évo­lu­tions de l’activité pas­sant par un ren­for­ce­ment de la ges­tion pré­vi­sion­nelle des emplois et des com­pé­tences, asso­ciée à une infor­ma­tion loyale et trans­pa­rente des repré­sen­tants du personnel ; […]

    - un volet rela­tif à l’accompagnement des muta­tions éco­no­miques, en vue de se doter par le dia­logue social de leviers plus effi­caces de main­tien de l’emploi et de l’activité dans les entre­prises ren­con­trant des dif­fi­cul­tés conjonc­tu­relles […], d’améliorer et de sécu­ri­ser juri­di­que­ment les pro­cé­dures de licen­cie­ments col­lec­tifs, d’encadrer les licen­cie­ments mani­fes­te­ment abu­sifs et les obli­ga­tions liées à des pro­jets de fer­me­ture de sites rentables ;

    - un volet ayant trait à la lutte contre la pré­ca­ri­té exces­sive du mar­ché du tra­vail (contrats pré­caires, temps par­tiel voire très par­tiel subi,…) […] ».

    Réponse
  270. phil82

    La sécu­ri­té sociale.

    Un petit film péda­go­gique (du syn­di­cat FO) pour appor­ter de l’eau au moulin :

    Réponse
  271. phil82

    Une mesure d’extrême urgence : le salaire garan­ti par l’Etat, par Jacques DUBOIN

    NOUS avions pré­vu les inévi­tables licen­cie­ments de sala­riés. Les inci­dents des chan­tiers navals fini­ront-ils par émou­voir l’opinion ?

    Les tra­vailleurs de Port-de-Bouc, mena­cés de congé­die­ment, sou­haitent ache­ver la construc­tion du « Pro­vence » afin de retar­der de quelques semaines l’heure où, avec leur famille, ils vont som­brer dans la misère. Mais le « finan­cier » décide que ces ultimes tra­vaux seront exé­cu­tés à la Cio­tat, parce qu’ils y coû­te­ront moins d’argent.

    Le conflit don­na nais­sance à une recru­des­cence des vieux bobards dans la presse, à la radio et à la télé­vi­sion. Des « experts » armés d’un ridi­cule solen­nel, sont venus affir­mer, la main sur le coeur, que ces tra­vailleurs seraient « reclas­sés » ; le gou­ver­ne­ment n’était-il pas fer­me­ment déci­dé à main­te­nir le « plein emploi » ?

    Dans le « Figa­ro », Pierre Locar­del, d’ordinaire mieux ins­pi­ré, récla­ma élo­quem­ment l’implantation de nou­velles usines. Mais en a‑t-on jamais implan­tées pour four­nir du tra­vail à ceux qui n’ont pas d’autre moyen de vivre ? Ce serait faire du tra­vail une fin en soi, alors qu’il n’a jamais été qu’un moyen. Apprends, ô Locar­del, qu’on n’a jamais édi­fié d’usine que dans l’espoir d’y gagner beau­coup d’argent, ambi­tion par­fai­te­ment logique, car, si l’on n’en gagne pas, on en perd, et le Tri­bu­nal de Com­merce ne tarde pas à mettre fin à une acti­vi­té aus­si intem­pes­tive. Or semble-t-il bien indi­qué de construire de nou­velles usines, quand celles qui existent n’utilisent qu’en par­tie leurs moyens de pro­duc­tion ? Dans quel sec­teur indus­triel ou agri­cole ne se plaint-on pas amè­re­ment, de ne plus réus­sir à écou­ler ce qu’on a pris la peine de produire ?

    Locar­del, mon ami, sou­viens-toi que, dans notre sys­tème éco­no­mique dit des salaires-prix-pro­fits, on ne pro­duit pas pour consom­mer mais pour vendre, car si l’on ne réus­sit pas à vendre, on cesse de pro­duire. C’est absurde, mais c’est comme ça, et presque tous nos contem­po­rains estiment que ce ne pour­rait être autre­ment ; ce serait bref une loi divine ! En foi de quoi, on trouve natu­rel qu’un homme puisse dire à un autre homme je ne te per­met­trai de vivre que si tu me fais gagner de l’argent. Quelle curieuse fra­ter­ni­té, n’est-il pas vrai ?

    En somme gou­ver­ne­ment et cen­trales ouvrières ne sont d’accord que sur un seul point : le plein emploi. Et cela dans le même temps qu’on se féli­cite de l’avalanche des pro­grès tech­niques alors qu’ils sup­priment des emplois. Et que M. Michel Debré s’en va prê­cher, dans toutes nos pro­vinces, la concen­tra­tion des entre­prises afin d’augmenter la pro­duc­ti­vi­té, laquelle consiste à pro­duire tou­jours davan­tage en dimi­nuant la feuille de paie or com­ment pour­rait-elle dimi­nuer sans sup­pri­mer des emplois ?

    La recherche du plein-emploi est main­te­nant une uto­pie de pre­mière gran­deur. En effet quand les mar­chan­dises abondent au point de les sto­cker – 75 mil­lions de kilos de beurre et tout le reste à l’avenant – il faut être frap­pé d’une incu­rable myo­pie pour se per­sua­der qu’on manque de tra­vail, alors qu’on ne manque que de clients, autre­ment dit de consom­ma­teurs, pos­sé­dant dans leurs poches assez d’argent pour ache­ter ce dont ils ont besoin. Récla­mer le plein-emploi, au moment où l’on licen­cie les tra­vailleurs dont on n’a plus besoin, est aus­si ridi­cule que si les agri­cul­teurs, dans l’impossibilité de vendre leur lait, récla­maient non des clients, mais de nou­velles vaches laitières !

    Il convient donc de prendre le pro­blème par un autre biais. Ce ne sont pas de nou­veaux emplois qu’il faut récla­mer, mais de nou­veaux clients. Ceux qui existent sont insuf­fi­sants puisqu’on se les arrache mal­gré une débauche de publi­ci­té hal­lu­ci­nante, hys­té­rique, assour­dis­sante. En aug­men­tant le nombre des clients, ou plus exac­te­ment en aug­men­tant le pou­voir d’achat de nom­breux consom­ma­teurs, la pro­duc­tion se por­te­rait comme un charme, enten­dez-vous ? Elle pren­drait vite de l’expansion puisque nos moyens de pro­duc­tion tournent au ralen­ti. En défi­ni­tive, gou­ver­ne­ments, éco­no­mistes dis­tin­gués et cen­trales ouvrières sont priés de chan­ger leur fusil d’épaule. Si leurs yeux ont été pla­cés sur le devant de la tête, n’est-ce pas pour les empê­cher de regar­der en arrière ?

    Enfin si l’on veut aug­men­ter le pou­voir d’achat des consom­ma­teurs qui en manquent, la pre­mière chose à évi­ter serait de ne pas leur en sup­pri­mer. Or c’est exac­te­ment ce qu’on fait, quand on trans­forme les tra­vailleurs licen­ciés en sous-consommateurs !

    En consé­quence, au lieu de récla­mer stu­pi­de­ment la garan­tie de l’emploi, impos­si­bi­li­té au XXe siècle, il convient d’exiger le salaire garan­ti. A cet égard, la plus humble fer­mière de nos cam­pagnes peut ser­vir d’exemple à M. Michel Debré : elle donne indis­tinc­te­ment du grain à la poule qui pond et à celle qui ne pond pas !

    Mais garan­tir le salaire du tra­vailleur licen­cié exige de l’argent : où le prendre, demande l’idiot du village ?

    Evi­dem­ment pas à son ex-patron, car, ‑neuf fois sur dix, ce serait l’acculer à la liqui­da­tion de son entre­prise, et alors tout son per­son­nel serait aus­si liquidé.

    Donc à qui ? Tout bon­ne­ment à l’Etat, non seule­ment parce qu’il est le repré­sen­tant de la col­lec­ti­vi­té ; mais que c’est lui qui fabrique l’argent !

    Entre paren­thèses, on obser­ve­ra que l’Etat a déjà com­men­cé à garan­tir le pou­voir d’achat d’une caté­go­rie de nos com­pa­triotes. Il s’agit des mili­taires de car­rière dont l’armée moderne n’a plus besoin.

    Or, ce qu’on fait déjà pour le mili­taire de car­rière, il semble équi­table de le faire aus­si pour le tra­vailleur dont on sup­prime la car­rière. Pour­quoi deux poids et deux mesures ? Pen­dant la guerre le mili­taire de métier et le tra­vailleur mobi­li­sé comme homme de troupe, ne courent-ils pas exac­te­ment les mêmes risques ? Alors pour­quoi le sort du pre­mier, en temps de paix, serait-il meilleur que celui du second ?

    Le salaire garan­ti par l’Etat ne lèse abso­lu­ment per­sonne. Au contraire, il réjoui­ra le coeur du détaillant, car les licen­cie­ments ne dimi­nue­ront plus son chiffre d’affaires puisqu’il ne per­dra plus des clients.

    Hélas ! c’est du grand public qu’il faut faire l’éducation. Pour beau­coup de gens l’argent reste un mys­tère qu’ils ne cherchent jamais à pénétrer.

    Si on, les inter­roge, on en- ‑ren­contre pets pour croire que l’argent tombe du ciel ou pousse sur les arbres, mais c’est à peu près tout ce qu’ils en savent. Essayer de leur expli­quer que, depuis la pre­mière guerre mon­diale, la mon­naie a per­du toute valeur intrin­sèque, qu’elle n’est plus que du papier ou des écri­tures comp­tables, bref plus qu’un titre de créance au por­teur sur les mar­chan­dises et, les ser­vices qui sont à vendre : autant s’exprimer en chinois !

    Ce qu’il fau­drait ensei­gner, c’est que l’Etat a tou­jours fabri­qué la mon­naie. Elle consti­tua un droit réga­lien dans tous les pays pré­ten­dus civi­li­sés. Certes l’Etat a aban­don­né une par­tie de son droit réga­lien à quelques grandes banques, mais dans les limites qu’il ne manque jamais de fixer. Ces grandes banques fabriquent la mon­naie sous forme de cré­dits mais dans la seule inten­tion de la prê­ter à inté­rêts. Dans ces condi­tions elles le main­tiennent aus­si rare que pos­sible afin d’en tirer pro­fit : As-tu com­pris, Georges Dandin ?

    Ter­mi­nons en ras­su­rant les cen­trales ouvrières le salaire garan­ti par l’Etat n’est pas l’unique reven­di­ca­tion des « abon­dan­cistes », mais, de toutes les mesures qui pressent, c’est la plus urgente ! Il y a assez de misère en France pour qu’on n’en ajoute pas.

    (« La Grande Relève, édi­to­rial de mars 1966)

    Jacques Duboin, né à Saint-Julien-en-Gene­vois le 17 sep­tembre 1878 et mort à Ver­sailles le 17 mars 1976, est un ban­quier, indus­triel et homme poli­tique français.

    Jacques Duboin, grand huma­niste, a été ame­né lors de la grande crise de 1929, à expli­quer la nature du chan­ge­ment de civi­li­sa­tion qui s’amorçait alors, et à conclure à la néces­si­té d’une éco­no­mie de répar­ti­tion qu’il défi­nit ensuite sous le nom d’Économie Distributive.

    En octobre 1935, Jacques Duboin crée le jour­nal de réflexion socio-éco­no­mique La Grande Relève. Il y pré­sente au fil des années sa vision d’une éco­no­mie de par­tage des richesses qu’il nomme « Éco­no­mie distributive ».

    Il décède en région pari­sienne en mars 1976.

    Pour en savoir plus :

    http://​www​.eco​no​mie​dis​tri​bu​tive​.fr/

    Réponse
  272. phil82

    Le RSA français,
    pro­duire le « tra­vailleur assisté »

    La France est elle aus­si enga­gée sur ce ter­rain, même si les résul­tats ne sont pas si écla­tants qu’en Alle­magne. Grâce encore une fois à un homme de centre gauche, Mar­tin Hirsch, embau­ché cette fois par un pré­sident de droite, on expé­ri­mente la trans­for­ma­tion d’un maigre droit au reve­nu, le RMI, (reve­nu mini­mum d’in­ser­tion, 417 euros par per­sonne), en machine à fabri­quer des tra­vailleurs pauvres, avec le RSA, reve­nu de soli­da­ri­té active.

    C’est avec les tech­niques de gou­ver­ne­ment des pauvres que l’on expé­ri­mente des dis­po­si­tifs de pou­voir et de contrôle dont on étend ensuite l’emprise sur l’en­semble de la socié­té. Mais cela semble lais­ser indif­fé­rents la gauche et les syndicats.

    L’ins­tau­ra­tion du RSA pro­longe et ampli­fie le dépas­se­ment des dua­lismes for­distes à l’oeuvre depuis plus de trois décen­nies. Les dua­li­tés chômage/emploi, salaire/revenu, droit du travail/droit de la sécu­ri­té sociale, loi/contrat ne tiennent plus, et le RSA orga­nise désor­mais leur imbri­ca­tion et leur agen­ce­ment sous la figure du tra­vailleur pauvre. A sim­ple­ment consi­dé­rer la hausse phé­no­mé­nale du nombre de « chô­meurs en acti­vi­té à temps réduit » (près de 40% des chô­meurs indem­ni­sés par l’as­su­rance chô­mage, par exemple), c’est-à-dire ins­crits comme chô­meurs, indem­ni­sés à ce titre par tel et ou tel dis­po­si­tif et employés par une ou des entre­prises, la dis­lo­ca­tion de ce dua­lisme et de ses fron­tières était déjà ample­ment mani­feste. Pour sa part, le RSA ins­ti­tue un nou­veau sta­tut pérenne du tra­vailleur assis­té où se cumulent salaires d’ac­ti­vi­té et une frac­tion du reve­nu de  » solidarité « .

    Pour­sui­vant le brouillage entre les figures du  » sala­rié  » et de l’  » assis­té « , ren­dant caduques les fron­tières entre emploi, chô­mage et aide sociale, ou entre droit du tra­vail et droit de la sécu­ri­té sociale, le RSA condi­tionne un énième seg­ment du mar­ché de l’emploi, une nou­velle norme du sous-emploi et du sous-salaire. L’a­dop­tion de ce dis­po­si­tif signe impli­ci­te­ment l’a­ban­don offi­ciel de l’ob­jec­tif du plein emploi et la mise en place d’une poli­tique de la  » pleine acti­vi­té  » conçue comme une acti­vi­té pour tous, indé­pen­dam­ment de la durée et de la qua­li­té de l’emploi.

    Avec le RSA, on est pas­sé d’une logique sta­tu­taire et ins­ti­tu­tion­nelle qui, à l’é­poque du RMI – mal­gré diverses exclu­sions, de caté­go­ries d’é­tran­gers, des moins de 25 ans, et un très éco­no­mique cal­cul du reve­nu sur la base du ménage – res­tait celle des droits égaux pour tous, à une logique contrac­tuelle et dis­cré­tion­naire où chaque allo­ca­taire doit signer un contrat qui condi­tionne le main­tien des droits et qui cible chaque situa­tion par­ti­cu­lière. Le RSA appro­fon­dit le propre de toute poli­tique sociale néo-libé­rale : l’in­di­vi­dua­li­sa­tion. Le contrat d’in­ser­tion est un hybride de la  » loi  » et du  » contrat  » qui, selon Alain Supiot, ne signi­fie pas l’é­ga­li­té et l’au­to­no­mie des contrac­tants mais l’af­fir­ma­tion d’une asy­mé­trie de pou­voir :  » Leur objet (du contrat d’in­ser­tion) n’est pas d’é­chan­ger des biens déter­mi­nés, ni de scel­ler une alliance entre égaux, mais de légi­ti­mer l’exer­cice d’un pou­voir « , puisque le contrac­tant est obli­gé de signer pour obte­nir que l’al­lo­ca­tion lui soit ver­sée. On passe d’une logique de droits qui ins­ti­tue un  » ayant droit  » à un dis­po­si­tif qui condi­tionne l’al­lo­ca­tion, à un enga­ge­ment sub­jec­tif dont la pre­mière épreuve est consti­tuée par un  » tra­vail sur soi  » à four­nir pour  » être dis­po­nible  » aux sous-emplois et aux sous-salaires. Le RSA opère un ren­ver­se­ment de la logique de l’aide sociale, c’est-à-dire un ren­ver­se­ment de la  » dette « . Il bouche la brèche que le RMI avait ouvert dans le droit de la sécu­ri­té sociale : une allo­ca­tion indé­pen­dante de  » l’emploi  » et sans  » contre­par­tie  » directe.

    De façon ambi­guë, le RMI affir­mait une dette de la  » nation  » envers les “ citoyens les plus dému­nis “ :  » Aux termes des débats par­le­men­taires (loi RMI), mal­gré la per­sis­tance de posi­tions oppo­sées sur le sens du contrat et l’a­dop­tion d’un texte de com­pro­mis, la volon­té du légis­la­teur de rompre avec la demande de contre­par­tie dans l’as­sis­tance était sans ambi­guï­té : l’in­ser­tion était un droit, et sa mise en œuvre enga­geait l’ins­ti­tu­tion d’a­bord envers elle-même. Du point de vue de l’al­lo­ca­taire, l’in­ser­tion était un objec­tif et non un préa­lable au ver­se­ment de l’al­lo­ca­tion  » (Nico­las Duvoux). Le RSA, au contraire, a comme objec­tif d’in­dexer l’al­lo­ca­tion à un sous-emploi, à la dis­po­ni­bi­li­té à l’employabilité et à un contrat d’in­ser­tion. Il n’ins­ti­tue pas seule­ment le  » tra­vailleur  » pauvre, mais aus­si sa culpa­bi­li­té, puisque ce der­nier est tenu, impli­ci­te­ment ou expli­ci­te­ment selon les cas, pour res­pon­sable de sa condi­tion et donc comme étant en dette vis-à-vis de la socié­té et de l’Etat.

    A chaque chan­ge­ment de phase éco­no­mi­co-poli­tique on trouve tou­jours l’E­tat et ses admi­nis­tra­tions au com­man­de­ment des opé­ra­tions. De la même manière qu’il a ini­tié et favo­ri­sé les poli­tiques néo-libé­rales du cré­dit dans les années 1980 et 1990, c’est à l’E­tat que revient l’or­ga­ni­sa­tion de leur conti­nui­té sous les nou­velles formes auto­ri­taires et répres­sives du rem­bour­se­ment de la dette et de la figure de l’homme endet­té 13.

    Une autre illu­sion de la gauche tombe : celle d’op­po­ser à la logique de la pro­prié­té pri­vée du mar­ché une sphère publique éta­tique. Il n’y a ni auto­no­mie du poli­tique, ni neu­tra­li­té de l’E­tat. Ses admi­nis­tra­tions agissent en pro­fon­deur sur l’é­co­no­mie, la  » socié­té  » et les sub­jec­ti­vi­tés, comme le démontre de façon para­dig­ma­tique la construc­tion du mar­ché de l’emploi et sa restruc­tu­ra­tion permanente.

    http://​www​.cer​cle​gram​sci​.org/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​l​a​z​z​a​r​a​t​o​.​htm

    Réponse
  273. phil82

    « Les riches de plus en plus riches, les pauvres tou­jours pauvres. »

    « Les 500 plus grosses for­tunes fran­çaises dis­posent d’un capi­tal de 330 mil­liards d’eu­ros en 2013, d’a­près le clas­se­ment de Chal­lenges. Infographie. »

    « Les riches sont tou­jours de plus en plus riches, comme le révèle le clas­se­ment 2013 des 500 plus grosses for­tunes de France, réa­li­sé par « Chal­lenges » et publié jeu­di 11 juillet. Les 500 plus grosses for­tunes fran­çaises cumulent un patri­moine de 330 mil­liards d’eu­ros en 2013, un chiffre en aug­men­ta­tion de près de 25%. A la tête du clas­se­ment, Ber­nard Arnault, patron de LVMH, a une for­tune de 24,3 mil­liards d’eu­ros. Soit 162.000 fois le patri­moine médian fran­çais en 2010.

    Un constat déton­nant avec les chiffres de la pau­vre­té. La der­nière publi­ca­tion de l’In­see sur les inéga­li­tés porte sur 2010. « Pour la deuxième année consé­cu­tive, résume l’ins­ti­tut, le taux de pau­vre­té moné­taire aug­mente pour s’é­le­ver à 14,1 % de la popu­la­tion en 2010. La hausse de la pau­vre­té en 2010 touche par­ti­cu­liè­re­ment les familles. 2,7 mil­lions d’en­fants vivent dans des familles pauvres en 2010 ».

    http://​temps​reel​.nou​ve​lobs​.com/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​2​0​1​3​0​7​1​1​.​O​B​S​9​1​9​8​/​l​e​s​-​r​i​c​h​e​s​-​d​e​-​p​l​u​s​-​e​n​-​p​l​u​s​-​r​i​c​h​e​s​-​l​e​s​-​p​a​u​v​r​e​s​-​t​o​u​j​o​u​r​s​-​p​a​u​v​r​e​s​.​h​tml

    Réponse
  274. phil82

    Ber­nard FRIOT et Ani­cet Le PORS : même combat.

    http://​www​.huma​nite​.fr/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​a​n​i​c​e​t​-​l​e​-​p​o​r​s​-​d​e​f​e​n​d​o​n​s​-​l​a​-​c​o​n​c​e​p​t​i​o​n​-​d​u​n​-​f​o​n​c​t​i​o​-​5​4​5​893

    Ani­cet Le Pors : « Défen­dons la concep­tion d’un fonctionnaire-citoyen »

    Ani­cet Le Pors. Il faut remettre les choses dans une pers­pec­tive his­to­rique. En rap­pe­lant déjà qu’en 1946, dans l’esprit du CNR (Conseil natio­nal de la Résis­tance), un ministre d’État com­mu­niste, vice-Pré­sident du Conseil, à savoir Mau­rice Tho­rez, a diri­gé l’élaboration du sta­tut démo­cra­tique fon­da­teur de la concep­tion fran­çaise de la fonc­tion publique. Ce sta­tut était très nova­teur et orga­ni­sait le clas­se­ment des fonc­tion­naires en fonc­tion de leurs qua­li­fi­ca­tions, il défi­nis­sait le sys­tème des rému­né­ra­tions, il pré­voyait éga­le­ment un régime spé­cial de sécu­ri­té sociale et de retraites pour les fonc­tion­naires. Il concer­nait alors 900 000 fonc­tion­naires. 37 ans plus tard, en 1983, alors ministre com­mu­niste de la fonc­tion publique, j’ai réin­té­gré dans le sta­tut ce qu’une ordon­nance de 1959, au moment de l’avènement de la Ve Répu­blique, avait mis en dehors. Ce sta­tut a réin­té­gré éga­le­ment des élé­ments de juris­pru­dence de manière à le conso­li­der. Par exemple la liber­té d’opinion, le droit de grève, la capa­ci­té de négo­cia­tion recon­nue aux orga­ni­sa­tions syn­di­cales. Sur­tout cette ini­tia­tive a éten­du le sta­tut aux agents des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales et aux agents des éta­blis­se­ments publics hos­pi­ta­liers et de recherche. Doré­na­vant le sta­tut couvre 5,3 mil­lions de per­sonnes, soit 20% de la popu­la­tion active. C’est un fait excep­tion­nel dans le monde. 20% de la popu­la­tion qui a donc la garan­tie de l’emploi, la crise a d’ailleurs mon­tré que les agents publics, aux­quels il faut ajou­ter les sala­riés des entre­prises publiques (EDF, SNCF…) ont consti­tué un puis­sant « amor­tis­seur social » face à la crise. C’est un atout consi­dé­rable. Ces choix et réflexions poli­tiques opé­rés en faveur du ser­vice public par­ti­cipent plei­ne­ment de l’identité du Par­ti com­mu­niste fran­çais eu égard aux ministres qui y ont contribué.

    « Ani­cet Le Pors. Cela est encore inso­lite (bien que proche de cer­taines pro­po­si­tions de la CGT), mais je pense qu’au lieu de tirer les fonc­tion­naires vers le pri­vé et ses conven­tions, la bonne solu­tion serait plu­tôt de ren­for­cer la base légis­la­tive de tout ce qui peut sécu­ri­ser l’emploi dans le sec­teur pri­vé. J’avance l’idée d’un sta­tut du tra­vailleur sala­rié du sec­teur pri­vé qui élè­ve­rait la sécu­ri­té dans la conti­nui­té de leur vie pro­fes­sion­nelle. Il faut que les per­son­nels à sta­tuts s’occupent de ceux qui ne sont régis que par des contrats col­lec­tifs ou indi­vi­duels. La « révo­lu­tion cultu­relle » que je sou­haite défend l’idée que ce qui est nor­mal ce n’est pas la pré­ca­ri­té du pri­vé, mais la garan­tie d’une vie sécu­ri­sée qui per­met la liber­té. Si on ne fait rien on va déri­ver vers ce qui est en vigueur dans le pri­vé, mais ce n’est pas cela le pro­grès, il faut mettre en pièce ce rai­son­ne­ment. Oppo­ser à cette logique d’autres armes idéo­lo­giques. Celles des valeurs du ser­vice public et de la fonc­tion publique fon­dées sur trois prin­cipes. Pre­miè­re­ment un prin­cipe d’égalité par réfé­rence à l’article 6 de la Décla­ra­tion des droits de l’Homme et du citoyen qui a pour tra­duc­tion d’entrer par concours dans la fonc­tion publique. Deuxiè­me­ment le prin­cipe d’indépendance fai­sant que le fonc­tion­naire doit être pro­prié­taire de son grade, ce qui le met à l’abri des pres­sions poli­tiques, éco­no­miques et de l’arbitraire admi­nis­tra­tif, garan­ties de sa neu­tra­li­té face à l’usager. Enfin le troi­sième prin­cipe est celui de la res­pon­sa­bi­li­té selon lequel le fonc­tion­naire doit avoir tous les attri­buts de la citoyen­ne­té fran­çaise, qui entraîne qu’il doit rendre compte à la nation de l’exercice de sa mis­sion confor­mé­ment à l’article 15 de la Décla­ra­tion des droits. Ces 3 prin­cipes essen­tiels forment pour moi la concep­tion du fonc­tion­naire-citoyen que j’oppose à la concep­tion du fonc­tion­naire-sujet. Il peut dis­po­ser, à ces condi­tions, des mêmes droits et devoirs que l’ensemble des citoyens. Contrai­re­ment à l’Allemagne ou, par exemple, les fonc­tion­naires ne dis­posent pas du droit de grève. »

    Réponse
  275. EFFAB

    Mye­fox telle une réson­nance consum­mé­riste mer­can­ta­lo-dés­in­for­ma­tion­nelle anglo-saxone_op­po­sons lui cette infor­ma­tion alter­na­tive et non-consen­tante, non-aveugle, non-formatée.

    Pierre JOVANOVIC que j’é­coute de temps en temps, plein de per­ti­nence, cette culture, cette actualité_comme je ne res­sens pas ici ce besoin obli­gé de recou­per toutes ces sources puisque temps impar­ti il y a et ces syner­gies com­munes, cette confiance, ce sou­cis de la réa­li­té, cette hon­nê­te­té tant intel­lec­tuelle qu’exis­ten­tielle, comme l’er­reur est humaine si bonne volon­té et inté­gri­té il y a.

    L’Em­pire et la cupi­di­té humaine, cette pré­ten­tion d’une élite qui favo­risent essen­tiel­le­ment les bas ins­tincts et toute l’i­gno­mi­nie indes­crip­tible de notre pré­ten­due civi­li­sa­tion sont à éra­di­quer, par l’A­mour et par l’Épée, point à la ligne.

    Chouar­dament vôtre !

    Réponse
  276. Étienne

    Ber­nard Friot 
    «  Le sala­riat, c’est la classe révo­lu­tion­naire en train de se construire »

    Paru dans L’Hu­ma­ni­té, http://​www​.huma​nite​.fr/​s​o​c​i​a​l​-​e​c​o​/​b​e​r​n​a​r​d​-​f​r​i​o​t​-​l​e​-​s​a​l​a​r​i​a​t​-​c​-​e​s​t​-​l​a​-​c​l​a​s​s​e​-​r​e​v​o​l​u​t​i​-​5​4​7​252

    Le socio­logue, auteur de l’Enjeu des retraites 
et de l’Enjeu du salaire, pro­pose une alter­na­tive offen­sive pour le tra­vail ain­si que pour le finan­ce­ment des retraites et de la Sécu­ri­té sociale.

    Spé­cia­liste des poli­tiques du salaire et de l’emploi, 
Ber­nard Friot a com­men­cé sa car­rière en 1971 comme assis­tant puis maître 
de confé­rences en éco­no­mie à l’IUT de l’université 
de Lor­raine. En 2001, 
il est élu pro­fes­seur 
de socio­lo­gie à l’université de Paris-Ouest Nan­terre, avant de deve­nir pro­fes­seur émé­rite en 2009. 
Sa thèse d’État d’économie porte sur la construc­tion 
de la Sécu­ri­té sociale 
en France de 1920 à 1980. Il y conteste l’interprétation de 1945 qui fait de 
« la Sécu­ri­té sociale 
un élé­ment néces­saire 
à la période for­diste 
du capi­ta­lisme ». Il insiste au contraire sur « le carac­tère anti­ca­pi­ta­liste des ins­ti­tu­tions de socia­li­sa­tion 
du salaire ». Au moment 
où la sou­ve­rai­ne­té popu­laire est mise à mal par les banques et le patro­nat, 
ses réflexions l’amènent 
à déve­lop­per « une approche du sala­riat comme voie de sor­tie du capi­ta­lisme ». Cher­cheur à l’IDHE (Ins­ti­tu­tions et dyna­miques his­to­riques de l’économie), 
il par­ti­cipe aux tra­vaux 
de l’Institut euro­péen 
du sala­riat. Son par­cours uni­ver­si­taire se double 
d’un enga­ge­ment poli­tique, 
il est mili­tant du PCF 
depuis près de qua­rante-
cinq ans. En 2010, 
alors que la réforme 
des retraites Fillon est très contes­tée, il pro­pose 
une autre issue, en publiant, à La Dis­pute, l’Enjeu 
des retraites, puis, 
en 2012, l’Enjeu du salaire et Puis­sances du sala­riat. En 2013 est paru chez Peter Lang, avec Ber­na­dette Clas­quin, The Wage Under Attack : Employ­ment Poli­cies in Europe. Il fonde 
en 2011 une asso­cia­tion d’éducation popu­laire, Réseau Sala­riat (reseau​sa​la​riat​.info). C. R.

    Avec plus de 10 % de chô­meurs 
en France, un mar­ché du tra­vail 
en crise, vous pré­co­ni­sez « la révo­lu­tion par le salaire », alors que le sala­riat est consi­dé­ré par beau­coup comme une aliénation…

    Ber­nard Friot. Le salaire implique bien davan­tage qu’un lien de subor­di­na­tion et du pou­voir d’achat. S’en tenir là nous empêche de lire les dimen­sions anti­ca­pi­ta­listes conquises dans le salaire entre les années 1930 et 1970, à savoir la qua­li­fi­ca­tion de la per­sonne dans la fonc­tion publique et la coti­sa­tion qui socia­lise déjà 45 % du salaire. Ces conquêtes, gagnées sous l’impulsion de la CGT et des com­mu­nistes, sont des trem­plins consi­dé­rables pour une autre défi­ni­tion de la valeur éco­no­mique et donc du tra­vail. 40 % du PIB sont déjà pro­duits dans le cadre des ser­vices publics et de la Sécu­ri­té sociale par les fonc­tion­naires, les retrai­tés, les soi­gnants, les parents et les chô­meurs. Autant de per­sonnes qui ne relèvent ni du mar­ché du tra­vail ni de la valo­ri­sa­tion de la pro­prié­té lucra­tive par la pro­duc­tion de mar­chan­dises. Cela ouvre un pos­sible pour sor­tir du capi­ta­lisme. Le sala­riat, c’est la classe révo­lu­tion­naire en train de se construire en assu­mant ses conquêtes, en pous­sant plus loin l’affirmation de cette alter­na­tive. Une alter­na­tive au mar­ché du tra­vail par la géné­ra­li­sa­tion du salaire à vie des fonc­tion­naires et des retrai­tés. Mais aus­si une alter­na­tive à la pro­prié­té lucra­tive et au cré­dit par la géné­ra­li­sa­tion de la coti­sa­tion, pour finan­cer l’investissement, et de la copro­prié­té d’usage de tous les outils de tra­vail. Enfin, une alter­na­tive à la mesure de la valeur par le temps de tra­vail, par la géné­ra­li­sa­tion de sa mesure, par la qua­li­fi­ca­tion des pro­duc­teurs, comme c’est déjà le cas pour l’administration et la Sécu­ri­té sociale.

    Pour­quoi mettre la coti­sa­tion au cœur 
de ce système ?

    Ber­nard Friot. La coti­sa­tion, grande inven­tion révo­lu­tion­naire de la classe ouvrière, ne ponc­tionne pas le pro­fit ni la rému­né­ra­tion de la force de tra­vail, ces deux ins­ti­tu­tions du capi­tal. Elle les rem­place pour finan­cer une crois­sance non capi­ta­liste. L’augmentation des coti­sa­tions sociales est une reven­di­ca­tion constante de la Libé­ra­tion aux années 1980 : elles passent alors de 16 à 66 % du salaire brut. Cette aug­men­ta­tion du taux de coti­sa­tion induit une créa­tion moné­taire qui anti­cipe la valeur éco­no­mique pro­duite par des per­sonnes qui n’ont ni employeurs ni action­naires. La coti­sa­tion, c’est la légi­ti­ma­tion de ce que nie le capi­tal : nous sommes les seuls pro­duc­teurs de la valeur. Cela doit être recon­nu par un droit à un salaire atta­ché à la per­sonne et non pas à l’emploi. Dans la conven­tion du sala­riat, ce salaire, socia­li­sé à 100 %, sera garan­ti à vie de dix-huit ans jusqu’à la mort, sur une échelle allant par exemple de 1 500 à 6 000 euros net men­suels, en fonc­tion de la qua­li­fi­ca­tion. Par géné­ra­li­sa­tion de la coti­sa­tion sociale, le salaire ne sera pas ver­sé par l’entreprise : elle coti­se­ra à une caisse qui, par mutua­li­sa­tion des valeurs ajou­tées, pour­ra garan­tir les salaires. De même, une coti­sa­tion éco­no­mique finan­ce­ra l’investissement et met­tra fin à la pro­prié­té lucra­tive en lais­sant la place à une pro­prié­té d’usage des lieux de pro­duc­tion par tous les sala­riés. Les caisses d’investissements et de salaires seront gérées par les sala­riés, comme l’ont été les caisses de Sécu­ri­té sociale jusqu’en 1960. La coti­sa­tion se sub­sti­tue donc au mar­ché du tra­vail et au pro­fit. Mais si elle conti­nue à être pré­sen­tée à tort comme de la soli­da­ri­té, assez vite elle pour­rait être mena­cée par la contri­bu­tion sociale géné­ra­li­sée (CSG) et disparaître.

    Jus­te­ment, com­ment com­battre cette mon­tée en puis­sance de la CSG, notam­ment dans 
le finan­ce­ment des retraites ?

    Ber­nard Friot. Il faut reve­nir aux fon­da­men­taux, à Ambroise Croi­zat. En 1946, ministre du Tra­vail com­mu­niste, il crée la Sécu­ri­té sociale. Il ne fait pas du pas­sé table rase mais part des caisses d’assurances sociales exis­tant depuis les années 1930. Son acte révo­lu­tion­naire, c’est de dou­bler le taux de coti­sa­tion (de 16 à 32 % du salaire brut) et de tri­pler le mon­tant des allo­ca­tions fami­liales qui sont alors le cœur de la Sécu­ri­té sociale. La moi­tié du salaire des familles popu­laires, ouvrières ou employées, va ain­si être consti­tué par ces allo­ca­tions indexées sur le salaire. Est-ce qu’Ambroise Croi­zat ponc­tionne la valeur capi­ta­liste pour finan­cer l’activité des parents ? Pas du tout ! La hausse for­mi­dable du taux signi­fie qu’on attri­bue de la valeur éco­no­mique au tra­vail des parents. Et cela va être un élé­ment déter­mi­nant de la crois­sance. Dans les années 1960, la chose se renou­velle, avec une aug­men­ta­tion consi­dé­rable du taux de coti­sa­tion mala­die qui finance la créa­tion des centres hos­pi­ta­liers uni­ver­si­taires et le conven­tion­ne­ment de la méde­cine de ville. Le mou­ve­ment se pour­suit dans les années 1970, avec la hausse du taux de coti­sa­tion vieillesse, qui recon­naît la valeur éco­no­mique pro­duite par les retrai­tés. Géné­ra­li­ser la CSG en taxant les reve­nus finan­ciers des entre­prises pour finan­cer les retraites, c’est s’inscrire dans la lec­ture capi­ta­liste de la Sécu­ri­té sociale comme ins­ti­tu­tion utile mais non pro­duc­tive. C’est sur­tout ce qu’il faut évi­ter. Au contraire, il faut aug­men­ter le taux de coti­sa­tion pour finan­cer les retraites.

    Une nou­velle réforme des retraites dras­tique s’annonce à la ren­trée, n’est-ce pas l’occasion de faire émer­ger d’autres idées ?

    Ber­nard Friot. Oui, cette occa­sion doit être sai­sie pour avan­cer les mots d’ordre sui­vants : retraite à 55 ans avec 100 % du meilleur salaire net, sans tenir compte des annui­tés (ou des points). Le finan­ce­ment sera assu­ré à la fois par la hausse des salaires et par la hausse du taux de coti­sa­tion (qui doit pas­ser de 26 à au moins 34 % du brut) : c’est le cœur de la reven­di­ca­tion. Si on dit retraite à 55 ans, ça oblige à expli­quer que les retrai­tés tra­vaillent, sinon les gens vont s’étonner : « Atten­dez, on ne fait plus rien à 55 ans ? » La retraite, ce n’est pas la reven­di­ca­tion du loi­sir après une longue vie de tra­vail, c’est une seconde car­rière libé­rée de l’emploi et de la mise en valeur du capi­tal. Si l’on dit 100 % du meilleur salaire net sans tenir compte des annui­tés, ça oblige à expli­quer que la pen­sion s’est construite comme salaire conti­nué et non pas comme contre­par­tie des coti­sa­tions pas­sées, que jus­te­ment la contre­par­tie des pen­sions est dans le tra­vail actuel des retrai­tés. C’est ça le sala­riat, être défi­ni par le salaire comme droit poli­tique, pas par le mar­ché du tra­vail, ni par les actionnaires.

    Dans la conven­tion du sala­riat, 
vous décon­nec­tez l’emploi du salaire, 
vous dis­tin­guez la pro­prié­té lucra­tive 
de la pro­prié­té d’usage. C’est un moyen 
de se pré­mu­nir contre les dérives 
de cer­tains patrons ?

    Ber­nard Friot. C’est une garan­tie contre tout patron : nous devons être les copro­prié­taires d’usage de nos outils de tra­vail. La pro­prié­té lucra­tive, elle, est tota­le­ment para­si­taire, il faut s’en pas­ser. Ici, il importe de mettre de notre côté nombre de patrons de PME, contre les action­naires des mar­chés finan­ciers que nous ne convain­crons évi­dem­ment jamais, eux. Je dis­cu­tais récem­ment avec un chef d’entreprise du bâti­ment. Il consti­tue la cin­quième géné­ra­tion de patrons, il a dû assu­mer cet héri­tage, enga­ger son patri­moine… Cette pra­tique de la pro­prié­té est désuète. La condi­tion de la res­pon­sa­bi­li­té, c’est la pro­prié­té, et c’est pour­quoi il faut la dif­fu­ser à tous les pro­duc­teurs. Nombre de patrons gagne­ront à être libé­rés de l’obsession de trou­ver des mar­chés pour payer les salaires, libé­rés aus­si de leur patri­moine lucra­tif qui pèse sou­vent sur leur tra­jec­toire. Ils devien­draient copro­prié­taires d’usage de l’entreprise avec les autres sala­riés. Le tis­su éco­no­mique, ce n’est pas que le CAC 40 ! Ce sont des libraires, des experts-comp­tables, des arti­sans, de petits indus­triels que nous pou­vons mettre de notre côté. Reste aus­si, bien sûr, à convaincre les sala­riés qu’ils peuvent être copro­prié­taires de leur entreprise.

    Les sala­riés ne seront donc plus, par essence, obli­gés de tra­vailler. Que répon­dez-vous 
aux cri­tiques sur une sup­po­sée oisi­ve­té géné­ra­li­sée, dis­cours qu’on entend par­fois 
pour par­ler des chômeurs ?

    Ber­nard Friot. C’est le dis­cours alié­né de ceux qui ont inté­gré cet incroyable appau­vris­se­ment de soi qu’est le mar­ché du tra­vail. Cela démarre dès la classe de sixième, on emmène nos gamins dans des salons d’orientation pour les condi­tion­ner pro­gres­si­ve­ment, on fait des cours de CV pour ins­crire leurs ambi­tions dans ce car­can. L’appauvrissement, c’est le fait de se confor­mer aux attentes des offreurs d’emplois. De plus en plus de tren­te­naires, de qua­dra­gé­naires refusent le mar­ché du tra­vail et la valo­ri­sa­tion d’un capi­tal. Ils s’organisent pour en sor­tir en mon­tant des socié­tés coopé­ra­tives (Scop), en s’investissant sur Inter­net. Certes, c’est encore du bri­co­lage. Et pas tou­jours facile à vivre, notam­ment quand on uti­lise l’indemnisation du chô­mage pour créer de la valeur éco­no­mique alter­na­tive. Ces expé­ri­men­ta­tions sont encore fra­giles, faute d’un cadre légal. De même, les retrai­tés doivent être encou­ra­gés dans la pro­duc­tion de valeur éco­no­mique. Les sala­riés des entre­prises mena­cées de délo­ca­li­sa­tion ou de fer­me­ture doivent être sou­te­nus dans la reprise de leur outil de tra­vail. Lorsque le mou­ve­ment ouvrier, notam­ment la CGT et le Par­ti com­mu­niste dont je fais par­tie, pour­ra faire le lien avec tous les col­lec­tifs sen­sibles à cette ques­tion, ce sera un progrès !

    Com­ment créer ce déclic pour sor­tir 
du capitalisme ?

    Ber­nard Friot. En nous appro­priant notre his­toire. La classe diri­geante tente de nous convaincre que la Sécu est sim­ple­ment une ponc­tion sur la valeur capi­ta­liste pour finan­cer de la soli­da­ri­té. Or, au contraire, ça fait un siècle que le capi­ta­lisme est contes­té de manière cen­trale par la socia­li­sa­tion du salaire. Je le répète, 800 mil­liards d’euros, soit 40 % du PIB, relèvent d’une pro­duc­tion non capi­ta­liste. Il s’agit d’assumer ces conquêtes de la classe ouvrière. Le Conseil natio­nal de la Résis­tance (CNR) et la Sécu­ri­té sociale doivent être abor­dés comme une actua­li­té, et pas avec nos­tal­gie. Des cen­taines de mil­liers de mili­tants ont pris des risques consi­dé­rables pour créer ces trem­plins pour sor­tir du capi­ta­lisme. Il est temps que nous déci­dions qu’à leur suite nous avons à faire l’histoire. En face de nous, nous avons une classe diri­geante qui, elle, est orga­ni­sée, se bat tout le temps, parce qu’elle est aux abois. Faute d’être capable de diri­ger la pro­duc­tion de valeur éco­no­mique de façon posi­tive, elle met en place un appa­reil mili­taire et poli­cier, elle habi­tue la popu­la­tion à la mise en cause des liber­tés publiques sous pré­texte de lutte contre le ter­ro­risme ou de guerre éco­no­mique. Tant que nous ne serons pas expli­ci­te­ment can­di­dats à la direc­tion de la pro­duc­tion de la valeur éco­no­mique et orga­ni­sés à la hau­teur de cette ambi­tion, nous nous bat­trons sur la défen­sive. Un retour à l’offensive sup­pose que nous nous appuyions sur les conquêtes de la classe ouvrière en les pous­sant plus loin à l’occasion de tous les conflits sociaux, concer­nant les retraites, les fer­me­tures d’entreprises… Nous avons vu com­ment abor­der dans cet esprit la ques­tion des pen­sions, salaire à vie à géné­ra­li­ser, et le carac­tère cen­tral de la mobi­li­sa­tion pour la hausse des salaires et du taux de coti­sa­tion sociale. Il y a aus­si beau­coup à réflé­chir sur la façon de mettre sur le tapis la ques­tion de la géné­ra­li­sa­tion de la pro­prié­té d’usage de l’outil de tra­vail et du loge­ment. De même, les attaques contre la fonc­tion publique doivent être contrées par la pro­po­si­tion de géné­ra­li­sa­tion à tout tra­vailleur de la logique du grade, c’est-à-dire de la qua­li­fi­ca­tion de la per­sonne, contre celle de l’emploi qui qua­li­fie le poste ou, aujourd’hui, les par­cours pro­fes­sion­nels. Sur ce point pré­ci­sé­ment de la « sécu­ri­sa­tion des par­cours pro­fes­sion­nels », pro­jet réfor­ma­teur qui tente de faire du sup­port des droits non plus le poste de tra­vail mais le par­cours pro­fes­sion­nel, la reven­di­ca­tion de Sécu­ri­té sociale pro­fes­sion­nelle, por­tée par la CGT, en attri­buant la qua­li­fi­ca­tion à la per­sonne, peut nous faire avan­cer vers le salaire à vie et la sup­pres­sion du mar­ché du tra­vail. Le tour de France que je fais pour des débats ou des for­ma­tions avec l’association d’éducation popu­laire Réseau Sala­riat confirme l’énorme inté­rêt que ren­contrent ces thématiques.

    Entre­tien réa­li­sé par Cécile Rousseau

    Source : L’Hu­ma­ni­té, http://​www​.huma​nite​.fr/​s​o​c​i​a​l​-​e​c​o​/​b​e​r​n​a​r​d​-​f​r​i​o​t​-​l​e​-​s​a​l​a​r​i​a​t​-​c​-​e​s​t​-​l​a​-​c​l​a​s​s​e​-​r​e​v​o​l​u​t​i​-​5​4​7​252

    Réponse
  277. EFFAB

    (@19)

    Je n’a­vais pas encore vu cette vidéo et j’i­gno­rais même qu’elle existait !

    j’i­gnore si cela a déjà été abor­dé, je n’ai pas encore tout lu, mais pour ceux qui ont encore un doute quant au finan­ce­ment de ce reve­nu uni­ver­sel, il y a un moment où un inter­ve­nant – et même un détrac­teur – apporte lui-même non pas tant la solu­tion qui n’en est que la consé­quence mais bien ce chan­ge­ment de para­digme socio-éco­no­mique qui remet défi­ni­ti­ve­ment en cause la néces­si­té de l’emploi en même temps que ce pou­voir de l’argent qui n’a plus lieu d’être, sa seule valeur n’é­tant plus à pré­sent (j’en­tends dans cette optique et cette nou­velle donne) qu’une valeur d’é­change et la juste mesure en pro­por­tion de ce pou­voir d’a­chat et de ces com­pé­tences indi­vi­duelles (ces 4 niveaux aux­quels fait allu­sion Ber­nard FRIOT).

    Bref, la déci­sion et le chan­ge­ment sont bien poli­tiques, et cette éman­ci­pa­tion, cette prise de conscience, ca savoir et ces évi­dences qui vont avec… à nous ensuite d’é­la­bo­rer les bons méca­nismes et tous ces garde-fous ! faire enfin hon­neur à tous ceux qui ont tra­vaillé là-des­sus et trou­vé les solutions.

    BOB

    Réponse
  278. nom ou pseudo

    Et bla-bla bli et bla-bla-blo !

    Réponse
  279. EFFAB

    Ah ! ça nous change de l’an­glais… mais peut cer­tai­ne­ment mieux faire encore_ou se taire, c’est selon.

    Réponse
  280. Anonymous

    TOUT LE PIB POUR LA COTISATION

    La coti­sa­tion : un dan­ge­reux pro­blème pour le capi­tal, une solu­tion effi­cace pour le salariat

    La coti­sa­tion sociale est l’ennemie n°1 du patro­nat. C’est clai­re­ment dit dans les Echos du 19 juin 2012 : « Avant tout, réduire la taxa­tion du tra­vail pour sti­mu­ler rapi­de­ment la com­pé­ti­ti­vi­té des indus­tries, enfer­mées dans un cycle infer­nal pré­ju­di­ciable à l’emploi. La hausse des coûts du tra­vail, de plus en plus taxé, ne per­met pas aux entre­prises de dis­po­ser de la marge finan­cière essen­tielle à la mon­tée en gamme de leurs pro­duits, ni de main­te­nir leurs parts de mar­ché grâce à des prix com­pé­ti­tifs. En par­ti­cu­lier, en France, la part prise sur les charges patro­nales pour finan­cer la pro­tec­tion sociale est éle­vée, alors que le consom­ma­teur est rela­ti­ve­ment peu taxé. Un trans­fert mas­sif des coti­sa­tions patro­nales vers une assiette fis­cale per­met­trait à la France de conver­ger vers l’Allemagne et de sor­tir de cette situa­tion sans issue en ini­tiant le choc de com­pé­ti­ti­vi­té attendu. »

    Après le « choc pétro­lier » qui a lan­cé dans les années 1970 la grande contre offen­sive du capi­tal, le « choc démo­gra­phique » qui légi­time depuis vingt ans son attaque contre les retraites, voi­ci le « choc de com­pé­ti­ti­vi­té » qui fonde sa remise en cause déci­sive de la coti­sa­tion sociale. Une coti­sa­tion sociale atta­quée aus­si par le nou­veau gou­ver­ne­ment qui veut la rem­pla­cer par un impôt, une nou­velle CSG. Face à la stra­té­gie capi­ta­liste, le sala­riat doit enga­ger une cam­pagne pour l’affectation de tout le PIB au salaire socia­li­sé : nous seuls pro­dui­sons la valeur, nous seuls devons en déci­der afin de chan­ger le sens du travail.

    La coti­sa­tion sociale mar­gi­na­lise le pro­fit et le mar­ché du travail

    Le pro­duit du tra­vail (le PIB) se par­tage entre salaires et pro­fits, ET la coti­sa­tion sociale. C’est bien cette der­nière en tant que telle qui est l’objectif des attaques du MEDEF et des gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs. Pour le capi­tal la seule valeur éco­no­mique est celle qui est pro­duite par des forces de tra­vail qui, sur le mar­ché du tra­vail, pro­duisent de la valeur pour l’actionnaire. Le mar­ché du tra­vail trans­forme les indi­vi­dus que nous sommes en res­sources humaines. C’est le cas à chaque fois que l’employeur dit : « je te prends, je te jette, je te paie en fonc­tion de tes com­pé­tences ou de ta pro­duc­ti­vi­té ».

    Au contraire, la coti­sa­tion sociale donne de la valeur éco­no­mique à des acti­vi­tés menées sans mar­ché du tra­vail ni pro­fit qui cor­res­pondent au quart du PIB. Ain­si, quand la coti­sa­tion sociale aug­mente, elle fait gran­dir le PIB en rédui­sant la part du pro­fit et des reve­nus liés au mar­ché du tra­vail car elle aug­mente le nombre de per­sonnes payées grâce à elle : les soi­gnants (caisses d’assurance mala­die), les retrai­tés (caisses de retraites), les chô­meurs (Une­dic), les parents (caisses d’allocations fami­liales). Elle prouve que l’on peut tra­vailler — et qu’on tra­vaille mieux, plus heu­reux et pour des pro­duc­tions plus utiles — sans employeurs et sans actionnaires.

    La coti­sa­tion n’est pas un coût sur le tra­vail, c’est une contri­bu­tion déci­sive au PIB qui change le sens du travail.

    Le taux de coti­sa­tion est pas­sé de 0% du salaire brut pla­fon­né dans les années 1920 à 16% dans les années 1930, après la légis­la­tion sur les assu­rances sociales et sur les allo­ca­tions fami­liales et à 32% en 1945 avec la sécu­ri­té sociale. Les luttes sala­riales ont per­mis d’imposer à nou­veau son dou­ble­ment entre 1945 et le milieu des années 1990, où il atteint 66% du salaire brut total (22% de coti­sa­tions dites « sala­rié » et 44% de coti­sa­tions dites « patro­nales »). La sécu­ri­té sociale n’est pas une « dépense publique » finan­cée par un « pré­lè­ve­ment obli­ga­toire » : c’est une pro­duc­tion publique qui génère un ajout de valeur anti­ca­pi­ta­liste. Et c’est parce que depuis quinze ans le taux de coti­sa­tion stagne, voire recule, que notre éco­no­mie s’installe à la fois dans la réces­sion et dans la fuite en avant capitaliste.

    Les exo­né­ra­tions de coti­sa­tion sociale péna­lisent l’activité pro­duc­tive et l’investissement

    Depuis plus de trente ans, la coti­sa­tion patro­nale est gelée dans le régime géné­ral, et elle l’est depuis quinze ans dans les régimes com­plé­men­taires. Pire, son taux a dimi­nué pour la moi­tié des salaires, ceux qui sont infé­rieurs à 1,6 Smic (exo­né­ra­tions Aubry puis Fillon), et on parle d’étendre cette dimi­nu­tion jusqu’à 2,3 Smic, comme l’a fait le gou­ver­ne­ment Fillon contre une aug­men­ta­tion de la TVA. 

    Pour­tant, les inves­tis­se­ments stag­nent. L’argent qui ne va plus au salaire et qui est récu­pé­ré en pro­fit ne va donc pas à l’investissement mais aux divi­dendes et à l’épargne des entre­prises. La « baisse des charges » ne sou­tient donc pas la com­pé­ti­ti­vi­té fran­çaise. Les études réa­li­sées ne montrent aucun effet posi­tif des exo­né­ra­tions de coti­sa­tion sociale sur l’emploi dans les entre­prises concer­nées et, puisqu’elles sont com­pen­sées par l’impôt, c’est autant en moins pour les ser­vices publics.

    La coti­sa­tion sociale est mena­cée par l’impôt, qui légi­time le pro­fit et le mar­ché du travail

    L’impôt, en don­nant de la valeur au tra­vail des fonc­tion­naires, repré­sente lui aus­si une pro­duc­tion de valeur éco­no­mique non capi­ta­liste. Mais il le fait en cor­ri­geant le capi­ta­lisme et non pas en s’y oppo­sant. Si, au lieu d’augmenter le taux de coti­sa­tion sociale, on taxe le pro­fit et les salaires liés au mar­ché du tra­vail, on les légi­time.

    Alors que la coti­sa­tion sociale prouve qu’on peut pro­duire de la valeur éco­no­mique sans pro­fit et sans mar­ché du tra­vail, l’impôt réclame du pro­fit et du mar­ché du tra­vail pour pou­voir être pré­le­vé sur eux. L’impôt redonne de la légi­ti­mi­té au pro­fit et au mar­ché du tra­vail que la coti­sa­tion rend illé­gi­times.

    C’est pour­quoi le patro­nat et les gou­ver­nants sont si achar­nés à rem­pla­cer la coti­sa­tion sociale par un impôt.

    Et ceux qui, contre eux, reven­diquent de « taxer le capi­tal comme le tra­vail » et non pas de reprendre la dyna­mique de hausse constante du taux de coti­sa­tion inter­rom­pue depuis les décen­nies de réforme sont fina­le­ment sur le même ter­rain. Il faut au contraire pro­mou­voir la coti­sa­tion sociale pour qu’elle s’étende à tout le PIB.

    La coti­sa­tion pour­rait être éten­due au finan­ce­ment des salaires directs par une caisse de salaire

    À l’image des soi­gnants et des retrai­tés, por­teurs d’une qua­li­fi­ca­tion pro­fes­sion­nelle per­son­nelle, payer toutes les per­sonnes avec la coti­sa­tion sociale, en fonc­tion de leur qua­li­fi­ca­tion per­son­nelle, devient pensable. 

    Pour­quoi ne pas créer une caisse de salaire comme il existe une caisse de sécu­ri­té sociale ? Le mar­ché du tra­vail est une ins­ti­tu­tion à la fois inhu­maine et inef­fi­cace, géné­ra­trice du sous-emploi des qua­li­fi­ca­tions alors que la bonne marche des entre­prises doit repo­ser sur l’amélioration de la qua­li­té des col­lec­tifs de tra­vail. De même que la sûre­té des pen­sions ou de la cou­ver­ture san­té vient de ce que les entre­prises ne paient pas direc­te­ment les pen­sions ou les dépenses de san­té de leurs sala­riés, mais mettent en com­mun les valeurs ajou­tées en coti­sant à des caisses, de même la péren­ni­té du salaire de cha­cun doit être garan­tie grâce à une coti­sa­tion. Les entre­prises ne paie­raient plus « leurs » sala­riés, mais elles coti­se­raient à des caisses de salaire qui garan­ti­raient le carac­tère irré­vo­cable du salaire quels que soient les aléas des entreprises.

    La coti­sa­tion sociale pour­rait être éten­due au finan­ce­ment de l’investissement par une caisse d’investissement garan­tis­sant la pro­prié­té d’usage des entre­prises par les salariés.

    De même qu’elle existe pour la san­té, la retraite etc., et de même qu’elle pour­rait être éten­due au salaire via des caisses de salaires, la coti­sa­tion sociale pour­rait aus­si ser­vir à finan­cer l’investissement via une caisse d’investissement. La retraite et la san­té prouvent que l’on peut payer des per­sonnes mas­si­ve­ment et sur long terme, sans accu­mu­la­tion finan­cière, sans cré­dit. Pour­quoi ne pas ima­gi­ner une exten­sion à l’investissement ?

    Jusqu’à ce que le gel du taux de coti­sa­tion conduise à la créa­tion par Jup­pé de la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale (CADES), qui emprunte sur les mar­chés finan­ciers avec les beaux résul­tats que l’on sait, l’investissement hos­pi­ta­lier était finan­cé par la coti­sa­tion mala­die, sans appel au mar­ché des capi­taux. Un hôpi­tal, c’est une vraie usine : la preuve donc que l’on pour­rait se pas­ser du para­si­tisme et du chan­tage des action­naires et des prê­teurs pour finan­cer tout l’investissement productif. 

    C’est notre tra­vail qui pro­duit les 400 mil­liards que les action­naires et les prê­teurs inves­tissent après nous en avoir pris 700 sous forme de pro­fit. C’est à nous d’en prendre la maî­trise en créant une coti­sa­tion éco­no­mique qui se sub­sti­tue­ra au pro­fit et qui finan­ce­ra l’investissement sans taux d’intérêt et sans rem­bour­se­ments, qui n’existent que parce qu’il y a une appro­pria­tion d’une par­tie de la valeur que nous créons par des pro­prié­taires lucra­tifs dont nous pou­vons nous pas­ser. Les sala­riés doivent être les pro­prié­taires d’usage de tous leurs lieux de travail.

    Le PIB n’est pro­duit que par notre tra­vail. Tout le PIB doit aller aux coti­sa­tions du salaire socia­li­sé pour que nous puis­sions enfin tra­vailler sans mar­ché du tra­vail et sans mar­ché des capi­taux, et ain­si déci­der de ce que nous pro­dui­sons dans des entre­prises dont nous serons les copro­prié­taires d’usage.

    Le chan­tage à l’emploi, à la dette et à la com­pé­ti­ti­vi­té peut être effi­ca­ce­ment com­bat­tu, car nous n’avons besoin pour tra­vailler ni d’employeurs ni d’actionnaires ou de prêteurs.

    Ber­nard FRIOT

    Source : http://​2ccr​.unblog​.fr/​2​0​1​3​/​0​8​/​1​0​/​t​o​u​t​-​l​e​-​p​i​b​-​p​o​u​r​-​l​a​-​c​o​t​i​s​a​t​i​on/

    Réponse
  281. Anonymous

    « Le bon­heur indi­vi­duel se doit de pro­duire des retom­bés col­lec­tives, faute de quoi la socié­té n’est qu’un rêve de prédateur ! »

    Daniel PENNAC

    Réponse
  282. Yvan

    Bon­jour Etienne,

    Je pro­fite de mon pas­sage sur cette page pour dépo­ser ici la vidéo réa­li­sée par l’as­so’ (RS) afin de mettre en images le « Mani­feste pour un sta­tut poli­tique du producteur » :

    http://​you​tu​.be/​l​R​H​O​5​G​f​K​gFY

    Aus­si, voi­là un lien vers un pre­mier article que nous avons publié 
    pour poser avec clar­té, et dans la pro­fon­deur, le débat qui oppose 
    le « salaire uni­ver­sel » et le « reve­nu de base » :

    http://​www​.reseau​-sala​riat​.info/​d​6​0​e​8​d​6​f​2​5​0​0​d​2​a​8​1​4​6​6​e​1​d​2​0​5​b​e​9​c59

    Consi­dé­rant que l’émancipation du tra­vail s’est appuyée sur la conquête des ins­ti­tu­tions déci­sives que sont la qua­li­fi­ca­tion de la per­sonne et la coti­sa­tion, finan­çant aus­si bien des salaires hors mar­ché du tra­vail que de l’investissement hors cré­dit lucra­tif, Réseau Sala­riat pro­meut la décla­ra­tion d’un droit consti­tu­tion­nel à la qua­li­fi­ca­tion per­son­nelle pour tous à la majo­ri­té, s’exprimant dans trois dimen­sions : un salaire à vie, la copro­prié­té d’usage de tous les outils de tra­vail, et la déli­bé­ra­tion dans les caisses de salaire et les caisses d’investissement.

    Une coti­sa­tion salaire, finan­cée par la mutua­li­sa­tion des valeurs ajou­tées, finance alors le salaire, tan­dis qu’une coti­sa­tion éco­no­mique finance l’investissement, sans besoin d’actionnaire ni de cré­di­teurs lucratifs. 

    Comme le salaire à vie se double de l’interdiction de la pro­prié­té lucra­tive et de la géné­ra­li­sa­tion de la copro­prié­té d’usage des entre­prises et ser­vices publics par les sala­riés, le pro­duc­teur est libé­ré du double chan­tage à l’emploi et au crédit. 

    Il est, col­lec­ti­ve­ment, maître de la valeur éco­no­mique, donc du travail.

    Bien amicalement.
    Yvan P.

    Réponse

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