Ils sont fous ces « antifas » : contre Lordon, contre le Diplo, contre Les Économistes Atterrés, contre Coutrot, contre Balme, contre Reopen911, contre Attac, contre le Fdg, contre la CGT, contre Kempf, contre Ruffin, contre Fakir…

27/05/2013 | 296 commentaires

De plus en plus dingue et confus : des (pré­ten­dus) « anti­fas » « dénoncent » aus­si
(tou­jours avec ce cou­rage très ano­nyme des cor­beaux pro­fes­sion­nels)
Fré­dé­ric Lor­don (la bonne blague),
ATTAC,
Le Monde diplo­ma­tique,
Alain Gresh,
les Éco­no­mistes atter­rés,
Tho­mas Cou­trot,
René Balme,
Reopen911
la CGT,
Le Front de Gauche
…

Le texte « anti­fa » (soi-disant anti­fa) que je repro­duis ci-des­sous
répond à un article (for­mi­dable) de Fré­dé­ric que j’a­vais signa­lé ici :
F. Lor­don : « Conspi­ra­tion­nisme : la paille et la poutre » – Jean Qua­tre­mer voit des com­plots par­tout.

Cet article « anti­fa » est un col­lier de perles de sot­tises (agré­men­tées de pépites de men­songes), un véri­table objet d’é­tude de ce qu’on pour­rait appe­ler ‘com­plo­tisme’, pré­ci­sé­ment — même si, pour ma part, je n’u­ti­lise jamais ce mot car je consi­dère ESSENTIEL POUR L’AUTODÉFENSE D’UNE DÉMOCRATIE DIGNE DE CE NOM que tous les citoyens (y com­pris de faux anti­fas) puissent à tout moment dénon­cer libre­ment les com­plots, quitte à se trom­per (peu importe : on y ver­ra clair à l’oc­ca­sion des contro­verses publiques) ; ça s’ap­pelle l’ISEGORIA.

Ils serait temps que les vrais anti­fas se déso­li­da­risent des fous furieux qui se font pas­ser pour eux, qui détestent la patrie et qui voient des com­plots fas­cistes par­tout, non ? Sinon la dénon­cia­tion par un « anti­fa » va bien­tôt finir par deve­nir une vraie légion d’hon­neur, décer­née aux seuls vrais défen­seurs de la patrie, contre les ultra­riches (tou­jours apa­trides) du moment.

Ceci dit, il faut quand même recon­naître qu’on a ici du grain à moudre pour com­prendre leur rai­son­ne­ment (foi­reux).

Bon cou­rage à tous les résistants.

Étienne.

Faut-il jeter le Diplo avec l’eau du complot ?

http://​luft​men​schen​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​f​a​u​t​-​i​l​-​j​e​t​e​r​-​l​e​-​d​i​p​l​o​-​a​v​e​c​-​l​-​e​a​u​-​d​u​-​c​o​m​p​l​o​t​-​1​0​9​7​6​6​6​6​8​.​h​tml

De : pro­le­taires degauche [sic]

À Fre­de­ric Lordon

Intel­lec­tuel de gauche

Jour­na­liste de gauche

Cher­cheur de gauche

Copie à : ensemble des « intel­lec­tuels » auto-pro­cla­més du Monde Diplo et d’At­tac et autres.

Cher Mon­sieur Lordon,

C’est avec un éton­ne­ment cer­tain, que nous avons lu votre récente tri­bune inti­tu­lée « Conspi­ra­tion­nisme, la paille et la poutre ». Si nous avions été du genre Indi­gnés, nous vous le disons sans ambages, nous aurions été indignés.

Le titre nous avait allé­ché : eu égard aux erre­ments récents du Monde Diplo­ma­tique et de l’ex­trême-gauche sou­ve­rai­niste, nous pen­sions qu’il s’a­gis­sait d’une auto-cri­tique. Il y avait en effet matière à un article aus­si long que celui que vous avez rédi­gé. Vous auriez com­men­cé par dire qu’il ne suf­fi­sait pas de blâ­mer les gens qui suc­combent aux sirènes du conspi­ra­tion­nisme d’ex­trême-droite, dans la mesure où la plus grande faute venait bien évi­dem­ment des intel­lec­tuels , des experts et des jour­na­listes éti­que­tés « gauche alter­na­tive » qui avaient dif­fu­sé et repris des thé­ma­tiques conspi­ra­tion­nistes et néo-fas­cistes dans leur propre presse.

Rien qu’a­vec Le Monde Diplo, vous aviez du lourd : par exemple Alain Gresh pre­nant la plume pour faire de la publi­ci­té à Paul Eric Blan­rue, pré­sen­té par Fau­ris­son comme son suc­ces­seur, les confé­rences des Amis du Monde Diplo avec comme invi­té d’hon­neur Etienne Chouard, pas­sé depuis long­temps à la mou­vance sou­ve­rai­niste d’ex­trême-droite et qui accueille des néo-nazis sur son mur Face­book. [re sic]

Au vu de vos nom­breuses acti­vi­tés dans la sphère sou­ve­rai­niste « de gauche », vous auriez pu élar­gir : par exemple, vous appar­te­nez au col­lec­tif des Eco­no­mistes ater­rés, auquel col­la­bore éga­le­ment Tho­mas Cou­trot. Ce der­nier par­ti­ci­pe­ra en sep­tembre à un col­loque orga­ni­sé par René Balme , le maire de Gri­gny, et sera éga­le­ment pré­sent le pré­sident d’AT­TAC Pierre Khal­fa. Cet élu ancien­ne­ment du Par­ti de Gauche, sou­tient offi­ciel­le­ment l’as­so­cia­tion d’ex­trême-droite Reo­pen 911, à qui peut être légi­ti­me­ment attri­buée une bonne part de la dif­fu­sion des thèses anti­sé­mites et com­plo­tistes à grande échelle depuis dix ans. Mon­sieur Balme publiait éga­le­ment de la pro­pa­gande néga­tion­niste sur son site Oula​la​.net.

Votre cama­rade Cou­trot se vautre donc dans la col­la­bo­ra­tion la plus ouverte qui soit avec un rouge-brun, comme d’autres avant lui.

Nous com­pre­nons que tous ces épi­sodes, témoi­gnant au mieux d’un niveau hal­lu­ci­nant d’a­veu­gle­ment et de cré­ti­ne­rie de la part des « experts » du Diplo et autres figures de la gauche sou­ve­rai­niste, au pire d’un accord qua­si-total des mêmes avec les thèses les plus absurdes et les plus dan­ge­reuses qui soient, vous gêne quelque peu aux entour­nures. Sur­tout depuis que ces épi­sodes ont été média­ti­sés à une échelle assez large, alors que leur dénon­cia­tion par des mili­tants de base était jusque là res­tée assez confidentielle.

Mais ce n’est pas une rai­son pour mettre les tur­pi­tudes de vos amis et col­lègues sur le dos des autres.

C’est pour­tant bien ce que vous faites dans votre texte, où sans honte aucune, vous attri­buez au « peuple » et à la « plèbe » la res­pon­sa­bi­li­té de l’es­sor du conspi­ra­tion­nisme. Autant vous dire , qu’en tant que membres lamb­da de la plèbe, nous ne comp­tons pas payer pour vos conne­ries, quand bien même le cadeau empoi­son­né que vous cher­chez à nous offrir est enro­bé de flat­te­ries pater­na­listes et étayé par des cita­tions de Spinoza.

Ain­si donc, comme Spi­no­za vous pen­sez qu’ « Il n’est pas éton­nant que la plèbe n’ait ni véri­té ni juge­ment, puisque les affaires de l’E­tat sont trai­tées à son insu, et qu’elle ne se forge un avis qu’à par­tir du peu qu’il est impos­sible de lui dissimuler.

Vous ajou­tez à pro­pos du conspi­ra­tion­nisme « au lieu de voir en lui un délire sans cause, ou plu­tôt sans autre cause que l’es­sence arrié­rée de la plèbe, on pour­rait y voir l’ef­fet, sans doute aber­rant, mais assez pré­vi­sible, d’une popu­la­tion qui ne désarme pas de com­prendre ce qu’il lui arrive, mais s’en voit sys­té­ma­ti­que­ment refu­ser les moyens.

Et vous en appe­lez donc à la « cha­ri­té intel­lec­tuelle », envers les masses plé­béiennes incultes mais pleines de bonne volonté .

Il y a juste une petite chose qui manque dans votre rai­son­ne­ment plein de bon­té à l’é­gard de ce pro­lé­ta­riat si bête, mais qui ne le fait pas exprès. A aucun moment de votre texte, vous n’ap­por­tez un quel­conque élé­ment qui ten­drait à prou­ver que le conspi­ra­tion­nisme imbé­cile ( car il y en aurait un intel­li­gent, le vôtre, mais nous y revien­drons ensuite ) éma­ne­rait de la plèbe.

Et pour cause, ce n’est pas le cas.

Le mythe du com­plot juif, sio­niste, franc-maçon, eur­abien, peu importe trouve ses racines depuis tou­jours dans cer­tains cercles de la bour­geoi­sie : le Pro­to­cole des Sages de Sion éma­nait de la police des tzars, et un siècle plus tard, ce sont conjoin­te­ment des répu­bli­cains d’ul­tra-droite, des dic­ta­teurs d’A­mé­rique du Sud , du Moyen-Orient, de Rus­sie ou des intel­lec­tuels bour­geois d’ex­trême-droite tra­di­tion­nelle qui les réac­tua­lisent et les dif­fusent à très grande échelle.

Et à gauche, cher Mon­sieur, ce n’est certes pas dans une sec­tion syn­di­cale ou dans un col­lec­tif de chô­meurs et de sans-papiers que des indi­vi­dus et des groupes ont embrayé depuis plus de dix ans sur la pro­pa­gande fas­ciste : Bric­mont, Gresh , Col­lon ne sont pas des ouvriers ou des employés.

Reo­pen 911, à la base a été crée par des jeunes sur­di­plo­més membres notam­ment des Verts, pas par des syn­di­ca­listes en lutte de chez Mc Donalds.

Le conspi­ra­tion­nisme soit-disant anti­sys­tème n’est pas l’i­déo­lo­gie sou­ter­raine et mar­gi­na­li­sée que vous décri­vez, et ses relais média­tiques et poli­tiques sont immenses et ne concernent pas uni­que­ment sa ver­sion libé­rale que vous dénon­cez à juste titre : Marion Cotillard, Bigard, Chris­tine Bou­tin qui ont défen­du les thèses les plus déli­rantes sur le 11 sep­tembre ne sont pas des « exclus ».

Meys­san, lui-même, à l’o­ri­gine a pro­fi­té d’une sur­ex­po­si­tion média­tique énorme à l’é­poque de la publi­ca­tion de L’ef­froyable Impos­ture. Même Soral ou Dieu­don­né , pour ne citer qu’eux sont invi­tés chez Tad­dei ou Bourdin.

Bien des syn­di­ca­listes, des mili­tants de base aime­raient subir un tel ostracisme !

Le conspi­ra­tion­nisme est donc bien une idéo­lo­gie créée par la classe domi­nante et pro­pa­gée par cette même classe domi­nante. Ce n’est pas du tout une réac­tion du « peuple » ou des pro­lé­taires à la base.

Que le poi­son conspi­ra­tion­nisme ait aus­si conta­mi­né les réflexions des pro­lé­taires et de leurs orga­ni­sa­tions, ça par contre, c’est une réalité.

Mais la faute à qui ?

Il suf­fit de lire votre article pour le savoir.

Après avoir attri­bué aux cons de pauvres que nous sommes cer­tains excès du conspi­ra­tion­nisme, le second objec­tif de votre article consiste donc à dire qu’il y aurait un autre conspi­ra­tion­nisme, un vrai, un intel­li­gent, un de gauche, le vôtre.

La preuve, il y a des com­plots que per­sonne ne peut nier, dites-vous et vous voi­là tout fier de sor­tir de votre cha­peau un exemple pré­ten­du­ment pro­bant : cinq grandes banques d’af­faires se sont enten­dues pour obte­nir quelque chose à la Bourse et elles ne l’a­vaient pas annon­cé publiquement !

Non, sérieux, quel truc de fous ! Donc il y a des bour­geois et des patrons pour avoir des stra­té­gies com­munes et ne pas les dévoi­ler par­tout ? Ils dis­cutent ensemble pour faire plus de pro­fits et faire pres­sion sur les politiques ?

En voi­là une découverte…il fal­lait bien aux masses ignares, l’ap­pui d’in­tel­lec­tuels tels que vous pour prendre conscience de cette extra­or­di­naire et sur­pre­nante réalité.

On va vous en apprendre une autre : figu­rez-vous que dans n’im­porte quelle boîte bien fran­çaise, fabri­quant par exemple des conserves de carottes, le patron dis­cute assez sou­vent avec la maî­trise pour essayer de tirer le maxi­mum de pro­duc­ti­vi­té de ses employés , et le mini­mum de résis­tance aux cadences. Et ben, ces dis­cus­sions ils ne les rendent pas publiques. Pire, il leur arrive éga­le­ment d’or­ga­ni­ser des réunions avec des patrons de boite qui fabriquent des conserves de hari­cots verts pour mettre en com­mun leurs idées concer­nant l’ex­ploi­ta­tion maxi­male, et ils ne le disent pas non plus, même au délé­gué de la CFDT.

Encore plus éton­nant : quand des sala­riés de ces mêmes boîtes décident de pré­pa­rer une bonne petite grève des familles, ils ne font pas de compte-ren­du de chaque réunion pré­pa­ra­toire au patron.

Donc tout le monde complote ? Oui, évidemment.

Mais ce constat n’a abso­lu­ment rien à voir avec les pré­sup­po­sés du conspi­ra­tion­nisme : celui-ci ne consiste pas à dénon­cer la stra­té­gie com­plo­tiste en géné­ral, mais à prô­ner l’exis­tence d’une conspi­ra­tion ultime qui expli­que­rait l’en­semble des phé­no­mènes sociaux et de la domination .

Dis moi qui tu dénonces, je te dirai qui tu veux épar­gner, pour­rait être la base de l’a­na­lyse cri­tique du conspirationnisme.

On peut d’ailleurs très faci­le­ment le faire avec votre texte en pre­nant les ins­ti­tu­tions , les per­sonnes et les idéo­lo­gies que vous dési­gnez comme com­plo­tant contre le bien-être des « peuples ».

Vous par­lez des banques amé­ri­caines, des ins­ti­tu­tions euro­péennes, des poli­ti­ciens libé­raux, des ins­ti­tu­tions et des orga­ni­sa­tions supra­na­tio­nales. Vous évo­quez comme résul­tat de leurs intrigues soit des textes euro­péens , soit des lois fran­çaises comme la loi de 73 qui ont effec­ti­ve­ment trans­fé­ré une part de la sou­ve­rai­ne­té des Etats bourgeois .

Par contre, il n’y a rien sur le MEDEF, rien sur les poli­ti­ciens natio­na­listes et les poli­tiques pro­tec­tion­nistes tou­jours favo­rables aux patrons du cru et désas­treuses pour les sala­riés et l’en­semble de la popu­la­tion. Avec vous, le mal vient tou­jours de l’é­tran­ger, le capi­ta­lisme est mau­vais seule­ment quand il est inter­na­tio­na­li­sé et financier.

A par­cou­rir les articles de votre blog, on n’en­tend par­ler que de cela : la finance, la finance, la finance, l’Eu­rope, la finance, la finance, la finance.

Et de nous abreu­ver de méca­nismes com­plexes, de stra­té­gies mul­tiples orches­trées à Bruxelles et Washing­ton et relayées natu­rel­le­ment par nos « poli­ti­ciens néo-libé­raux », simples valets des « spéculateurs » .

Oh sans doute avez-vous rai­son, on ne nous dit pas tout sur les com­plexes cal­culs capi­ta­listes . Et après ?

Oui, et après ? Ce que l’on sait, ce que l’on ne nous cache nul­le­ment ne serait-il pas suf­fi­sant pour lut­ter et trou­ver les outils adé­quats pour la lutte ?

Le conspi­ra­tion­nisme ne pose en effet jamais cette ques­tion du savoir exis­tant, savoir qui découle du vécu de chaque pro­lé­taire, l’ex­tor­sion per­ma­nente de sa force de tra­vail dans le rap­port sala­rial ordinaire.

Nous avons der­rière nous deux cent ans au moins de lutte des classes mon­diale et mon­dia­li­sée : quelles que soient les formes par­ti­cu­lières qu’ait pris le capi­ta­lisme, le rap­port social qui est à sa base n’a jamais chan­gé. Le colosse aux pieds d’ar­gile est tou­jours le même, et cha­cun d’entre nous, lors­qu’il fait grève, lors­qu’il bloque la pro­duc­tion par divers moyen, prend conscience à l’é­chelle locale, natio­nale ou inter­na­tio­nale de son infi­nie fra­gi­li­té. Cha­cun dans les moments de rup­ture sociale qu’in­carne l’acte le plus infime de la lutte de classe se rend compte de la puis­sance col­lec­tive à laquelle il peut par­ti­ci­per. Demain, si les pro­lé­taires du monde entier le veulent, c’en est fini du capitalisme .

Cette réa­li­té là s’ap­pelle la conscience de classe. Et la for­mi­dable épo­pée du mou­ve­ment ouvrier des siècles pas­sés, épo­pée qui a réuni des mil­lions d’hommes et de femmes qui n’en savaient pas plus que nous et même beau­coup moins sur les régu­la­tions du mar­ché et les méca­nismes ban­caires démontre que certes, le savoir est une arme, mais pas n’im­porte lequel.

Ce dont nous avons besoin c’est d’un savoir vivant et auto­nome, sur l’his­toire de nos luttes, sur l’or­ga­ni­sa­tion concrète de la pro­duc­tion et de l’ex­ploi­ta­tion sala­riale, sur la manière dont la résis­tance s’or­ga­nise par­tout et tout le temps.

Vous êtes vous seule­ment deman­dé pour­quoi, sur la loi de 73 ou sur les grands scan­dales ban­caires, l’on trouve des articles somme toute aus­si détaillés et com­plets sur Fde­souche que sur le Monde Diplo­ma­tique ou chez ATTAC ?

Non, ce n’est pas parce que les fas­cistes récu­pèrent ce qui serait à la base utile au camp des pro­gres­sistes et de la lutte des classes.

C’est parce qu’au mieux, cela ne sert à rien et qu’au pire, mal­heu­reu­se­ment concré­ti­sé , cela sert les inté­rêts du camp adverse, de deux manières.

Tout d’a­bord, cela per­met de détour­ner la colère et l’éner­gie contre des cibles inac­ces­sibles et sym­bo­liques : en cela le Front de Gauche , que vous sou­te­nez, a réel­le­ment fait des miracles. Com­bien de ras­sem­ble­ments sans débou­ché ni déran­ge­ments pour la bour­geoi­sie devant les banques et les agences de nota­tion, quand l’heure était évi­dem­ment au déve­lop­pe­ment de mou­ve­ments sociaux concrets contre les patrons, à l’ac­tion concer­tée des usa­gers et des sala­riés dans les ser­vices publics mena­cés, à la coor­di­na­tion de tous les mou­ve­ments exis­tants, non pas pour une cen­tra­li­sa­tion vide d’ef­fi­ca­ci­té, mais dans des stra­té­gies réflé­chies com­pa­rables à celles qui blo­quaient la pro­duc­tion pen­dant le mou­ve­ment des retraites.

Et en cette ren­trée, c’est repar­ti pour un tour : vous voi­là tous , de la direc­tion de la CGT, à celle de tous les mou­ve­ments alter­mon­dia­listes , et natu­rel­le­ment au Front de Gauche à appe­ler à cen­trer les mobi­li­sa­tions autour du vote du trai­té MES.

Bien sûr, une nou­velle fois, c’est aus­si la cam­pagne de ren­trée de l’ex­trême-droite : et des deux côtés de l’é­chi­quier, ça va péti­tion­ner, ça va réfé­ren­der, ça va en appe­ler à la défense de la Nation mena­cée par la gou­ver­nance transnationale…et natu­rel­le­ment lais­ser en paix qua­si-totale notre bon patro­nat local qui de la plus petite PME à la plus grosse boite n’au­ra pas à craindre de mou­ve­ment d’am­pleur si l’on ne doit comp­ter que sur l’in­fluence de la gauche « radicale ».

Si l’on était conspi­ra­tion­nistes, l’on dirait qu’au sein d’AT­TAC, du Monde Diplo­ma­tique et du Front de Gauche, ça com­plote sec pour nous détour­ner de la réa­li­té et nous pré­ci­pi­ter dans les bras du natio­na­lisme et du sou­ve­rai­nisme, impasses mor­ti­fères pour les luttes.

Mais nous ne le sommes pas, on se conten­te­ra de dire que vous par­lez à par­tir ce que vous savez, à votre niveau de l’é­chelle sociale : il est par­fai­te­ment nor­mal que vous soyez nos­tal­giques d’un ordre ancien, celui d’un temps ou les sou­ve­rai­nistes de gauche avaient l’é­coute et le res­pect de toute la bourgeoisie.

Dans les années 90 et 2000, vous avez été média­ti­sés, l’al­ter­mon­dia­lisme régu­la­teur était recon­nu comme un « inter­lo­cu­teur » et une « oppo­si­tion valable ». Et pour cause, vos tirades appe­lant à défendre les nations contre le capi­tal inter­na­tio­nal ont eu une uti­li­té cer­taine , de même que vos foca­li­sa­tions sur la « finance » et le « mon­dia­lisme apa­tride ». Ils ont ouvert les portes aux vieilles thèses conspi­ra­tion­nistes et anti­sé­mites dans le mou­ve­ment ouvrier.

Aujourd’­hui le bou­lot est fait, et vous ne ser­vez plus à rien : par exemple, en dénon­çant la loi de 73 comme un point fon­da­men­tal de la situa­tion éco­no­mique actuelle, vous avez fait les trois quarts du bou­lot pour les fas­cistes, il leur suf­fi­sait de sou­li­gner que la banque Rot­schild avait sou­te­nu cette loi, et hop, les Rot­schild étaient donc spé­ci­fi­que­ment et fon­da­men­ta­le­ment cou­pables plus que les patrons bien de chez nous.

Vous avez écrit des tar­tines et des tar­tines pour démon­trer que tout se pas­sait en secret à Bil­der­berg, aux Diners du Siècle où à Bruxelles, et à cause de vous, une par­tie des pro­lé­taires s’é­chine à cher­cher de pré­ten­dus secrets et se perd à dési­gner des boucs émis­saires, quand le plus grave est là sous son nez, dans son usine, dans son quar­tier dans sa boite, là ou l’on peut chan­ger les choses , tout de suite, maintenant.

Votre « bon » conspi­ra­tion­nisme n’est que le che­min qui mène au mau­vais, et réduit au pes­si­misme para­noïaque et impuis­sant ceux qui pour­raient au contraire réa­li­ser la force col­lec­tive qu’ils ont potentiellement.

Alors , mon­sieur devant ce gâchis, ayez au moins la décence de ne pas nous en faire por­ter le poids.

Et si les « dépos­sé­dés » que nous sommes selon vous peuvent se per­mettre un conseil, consa­crez plu­tôt votre éner­gie à vous débar­ras­ser des vieux démons du conspi­ra­tion­nisme anti­sé­mite qui pos­sède une par­tie de la gauche fran­çaise depuis bien long­temps, ce qu’En­gels appe­lait à juste titre « le socia­lisme des imbé­ciles », en ciblant non pas les pro­lé­taires , mais les lea­ders qui déjà à l’é­poque embrayaient le pas aux pires natio­na­listes en espé­rant tirer les mar­rons du feu.

[Pas de nom (les cou­ra­geux « anti­fas » ne signent jamais leurs calom­nies) ÉC]

Source : http://​luft​men​schen​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​f​a​u​t​-​i​l​-​j​e​t​e​r​-​l​e​-​d​i​p​l​o​-​a​v​e​c​-​l​-​e​a​u​-​d​u​-​c​o​m​p​l​o​t​-​1​0​9​7​6​6​6​6​8​.​h​tml

Dans ce tis­su de sot­tises, je retiens quand même un éclair de lucidité :

« Dis-moi qui tu dénonces, je te dirai qui tu veux épargner,
pourrait être la base de l’analyse critique du conspirationnisme. »

Je ne vous le fais pas dire 🙂


Her­vé Kempf et Fran­çois Ruf­fin (Fakir) aus­si
(c’est juste pas croyable)
sont la cible de ces abru­tis d’  »anti-conspis »

(déci­dé­ment, « anti­cons­pis » et « anti­fas » sont les deux mamelles de la tar­tuf­fe­rie intolérante) :

Le site Repor­terre, por­tail de l’é­co­lo-confu­sion­nisme
jeu­di 24 jan­vier 2013

http://​paris​.indy​me​dia​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​1​2​785

Ce soir, le café coopé­ra­tif La Veilleuse (Paris 20e) reçoit l’é­quipe du site Repor​terre​.net, fon­dé par Her­vé Kempf, jour­na­liste au Monde. L’oc­ca­sion de reve­nir sur le conte­nu de ce site consa­cré à l’é­co­lo­gie mais qui baigne dans le confu­sion­nisme le plus total.

Repor­terre, site qui se veut une réfé­rence en matière d’é­co­lo­gie, est repré­sen­ta­tif d’une ten­dance hélas gran­dis­sante du mou­ve­ment éco­lo­giste qui, par manque sans doute de culture poli­tique, tend à ouvrir ses portes à qui­conque se dit – même vague­ment – ami de la nature, sinon décrois­sant. « Repor­terre veut être le forum de tous ceux qui ima­ginent le nou­veau monde, un monde où l’on arrê­te­ra de détruire l’en­vi­ron­ne­ment et qui retrou­ve­ra l’i­déal de la jus­tice », clame la courte pré­sen­ta­tion du site. Au nom du « débat », de la « démo­cra­tie » et de la « liber­té d’ex­pres­sion », la porte est donc ouverte à tous les vents : sociaux-démo­crates de droite, de gauche, du centre, consu­mé­ristes, com­plo­tistes, mys­tiques en tous genres, grou­pus­cules d’ex­trême droite.

La « une » du jour est repré­sen­ta­tive de cette ligne édi­to­riale fourre-tout :

On y retrouve entre autres la porte-parole de l’é­co­lo­gie de droite Corinne Lepage, un com­mu­ni­qué des conspi­ra­tion­nistes de ReOpen911, aux côtés d’ar­ticles piqués chez Attac ou chez CQFD, des thé­ma­tiques « déve­lop­pe­ment durable » pro­mues par les auto­ri­tés et l’in­dus­trie « verte » (les « pro­duits bio-sour­cés »), des pro­mo­teurs de la non-vio­lence ver­sion gand­histe (l’as­so­cia­tion Gand­hi inter­na­tio­nal) un poème d’une mili­tante d’At­tac, Béa­trice Tur­pin, qui pré­tend jouer les radi­cales, un repor­tage sur le chan­tier de la gare de Stutt­gart en Alle­magne, un article anti-gaz de schiste fouillé… Bref : de tout et de n’im­porte quoi, et une abon­dance de copiés-col­lés sans les­quels le site, essen­tiel­le­ment ali­men­té par la rubrique « une minute, une ques­tion » (des qui­dams connus ou incon­nus « déve­lop­pant » une thé­ma­tique en une minute chro­no), ne serait qu’un bré­viaire de « fast-thin­king » militant.

Il serait fas­ti­dieux de dres­ser un inven­taire exhaus­tif du conte­nu du site. Conten­tons-nous de poin­ter les conte­nus les plus pro­blé­ma­tiques, et notam­ment la pro­mo­tion que ce site a appor­té ou apporte à des groupes conspi­ra­tion­nistes, rouges-bruns ou d’ex­trême droite. On retrouve ain­si sur Reporterre :

- Le micro-par­ti fas­ci­sant La Dis­si­dence et son lea­der Vincent Vau­clin : http://​www​.repor​terre​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​2​201

- Etienne Chouard, à deux reprises (dont une des toutes pre­mières inter­views du site) : http://​www​.repor​terre​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​1​651

- ReOpen911 : http://​www​.repor​terre​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​r​e​c​h​e​r​c​h​e​&​r​e​c​h​e​r​c​h​e​=​r​e​o​pen

- Michel Col­lon et ses amis : http://​www​.repor​terre​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​r​e​c​h​e​r​c​h​e​&​r​e​c​h​e​r​c​h​e​=​c​o​l​lon

- Le site rouge-brun Le Grand Soir, encore très récem­ment : http://​www​.repor​terre​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​r​e​c​h​e​r​c​h​e​&​r​e​c​h​e​r​c​h​e​=​l​e​g​r​a​n​d​s​oir

- Le com­plo­tiste Thier­ry Meys­san, qu’on ne pré­sente plus : http://​www​.repor​terre​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​130

- Une large col­lec­tion d’in­di­nai­se­ries : http://www.reporterre.net/spip.php?page=recherche&recherche=indign%C3%A9s

- Des leçons de morale pro­duc­ti­viste de Fran­çois Ruf­fin, tenan­cier de Fakir et qui pro­meut dans son jour­nal la revue rouge-brune Bas­tille-Répu­blique-Nations ou dans le der­nier film de Pierre Carles les thèses de Jacques Che­mi­nade ou de Nico­las Dupont-Aignan : http://​www​.repor​terre​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​2​836

- Des « ana­lyses » com­plo­tistes sur le virus H1N1, la pire étant sans doute celle four­nie par le cli­ma­to-scep­tique (sur un site éco­lo, bra­vo…) amé­ri­cain Fre­de­rick William Eng­dahl, col­la­bo­ra­teur de Rus­sia Today mais aus­si de la revue d’ex­trême droite ita­lienne Eur­asia, ana­lyse que Repor­terre a été copier sur le site Oula​la​.net de René Balme et sur Mon​dia​li​sa​tion​.ca de Michel Chos­su­dows­ky : http://​www​.repor​terre​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​549

- Une pro­mo­tion du numé­ro d’oc­tobre 2012 de la revue pour­tant d’or­di­naire plus regar­dante Silence !, dans lequel on trouve une inter­view du com­pa­gnon de route des néga­tion­nistes Jean Bric­mont, qui se voit donc par rico­chet pro­mu sur Repor­terre : http://​www​.repor​terre​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​3​282

- etc.

En ouvrant ain­si ses colonnes à des tels écrits, le site Repor­terre par­ti­cipe de la confu­sion des genres et, même indi­rec­te­ment, à la récu­pé­ra­tion par les mou­ve­ments les moins recom­man­dables des thé­ma­tiques éco­lo­gistes – conspi­ra­tion­nistes, extrême droite et rouges-bruns pro­duc­ti­vistes étant en ce moment au taquet sur ces questions.

Plus géné­ra­le­ment, que Repor­terre puisse être per­çu comme un site de réfé­rence en matière d’é­co­lo­gie ne manque pas de nous éton­ner, tant son conte­nu – même quand il ne fait pas la pro­mo­tion des sus-cités – est glo­ba­le­ment indi­gent et se situe dans la ligne de la pen­sée éco­lo­giste domi­nante, à savoir une ligne sociale-démo­crate et déve­lop­pe­ment durable qui n’a abso­lu­ment rien de radicale.

Ceux qui font la pro­mo­tion d’un tel site et acceptent de ser­vir de faire-valoir à ses « jour­na­listes » se rendent com­plices par là même de l’in­quié­tante dépo­li­ti­sa­tion qui mine de manière gran­dis­sante le mou­ve­ment éco­lo­giste et finit par rendre inau­dible toute forme d’é­co­lo­gisme radical.

Action Anti-Conspis Paris-Banlieue.

[Notez encore ce remar­quable cou­rage des cor­beaux ano­nymes. ÉC]

Source : http://​paris​.indy​me​dia​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​1​2​785

À quelque chose mal­heur est bon : ceux qui ne connais­saient pas L’EXCELLENT SITE « REPORTERRE » d’Her­vé Kempf, pour­ront le décou­vrir à cette occa­sion !
Ils sont mar­rants, ces « anti­fas » : ils sont en train de nous bali­ser les meilleures sources du net pour res­ter cor­rec­te­ment infor­més contre les chiens de garde de l’Em­pire marchand. 😉

Le point com­mun des attaques (ano­nymes) des « anti­fas » et des « anti­cons­pis », c’est que ces attaques s’en prennent tou­jours à des oppo­sants à la guerre, à ceux qui résistent aux manœuvres impé­riales, à ceux qui ciblent pré­ci­sé­ment les grands ban­quiers d’af­faires, aux défen­seurs de la patrie => pas dif­fi­cile de com­prendre pour qui tra­vaillent EN FAIT les « anti­fas » et les « anticonspis ».

Le vrai mys­tère n’est plus de savoir s’ils croient eux-mêmes à tous leurs men­songes et amal­games mal­hon­nêtes, mais de savoir s’ils sont bien payés pour leur sale besogne.

Étienne.

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Étienne

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296 Commentaires

  1. Méchant Virus

    Ise­go­ria d’ac­cord mais là je n’ar­rive pas au bout de l’ar­ticle pour cause de som­no­lence. C’est dom­mage qu’il n’y ait pas de signa­ture, on était en route pour le prix nobel de littérature.

    Pour les pares­seux comme moi, je vous donne le plan (cyclique tous les paragraphes):

    1) col­lage d’étiquette
    2) amalgame
    3) crétinerie
    4) chan­ge­ment de cible, retour au 1)

    Par contre je conti­nue à pen­ser que celui qui a écrit ça est de bonne foi et c’est d’au­tant plus hila­rant. Puis­qu’ils aiment les éti­quettes, je vais essayer d’en trou­ver une adap­tée à cet « article » : C’est une sorte de sous mar­xisme (déso­lé Karl) qui cherche la croix gam­mée alors qu’elle est tatouée sur son propre cul, recra­ché par un micro­cé­phale imbi­bé de 33 export parce que le bar PMU du coin ne sert rien d’autre. 

    Bref c’est tor­dant au début mais ça devient vite sédatif.

    Réponse
  2. Tibak

    Illi­sible de connerie !

    Je savais pas que ça exis­tait comme concept…

    Réponse
  3. Patrick Flécheux

    Slt Etienne

    Comme disait Audiard, « les cons ça osent tout, s’est même à ça qu’on les r’connait. ».

    Tu devrais zap­per ces gens là. Par­ler d’eux s’est leurs don­ner une impor­tance qu’ils n’ont pas. Par­ler d’eux s’est les faire exis­ter, alors qu’ils n’existent pas. Ils ne sont rien.

    C’est pour cela qu’ils tapent sur des gens connus. Car les réponses à leurs attaques de gens connus, de part l’au­dience qu’ils ont, font for­ce­ment connaître ces grou­pus­cules inexis­tants et mani­pu­la­teurs à un grand nombre de personnes.
    (Ils ne sont pas si cons que ça, la preuve ils finissent par avoir de l’emprise sur toi … Et leur méthode marche !)

    L’in­dif­fé­rence est la plus grande des armes Etienne. Elle tue toutes les rumeurs dans l’oeuf.
    La relayer c’est faire exis­ter la rumeur, qui finit tou­jours pas semer le doute
    dans les esprits.

    Là, résident les seules et uniques mani­pu­la­tions de ces 2 ou 3 zigotos.

    Pro­vo­quer le buzz par le biais des réponses de gens qui ont de l’au­dience. (Donc qui leurs donnent une audience qu’ils n’au­raient jamais eu sans cela. CQFD)

    Je ne sais plus qui disait : « que l’on parle de moi en bien ou en mal m’im­porte peu, tant que l’on parle de moi »

    Tu devrais lire ça. S’est passionnant.

    Les tech­niques secrètes pour contrô­ler les forums et l’opinion publique

    http://​kor​ben​.info/​t​e​c​h​n​i​q​u​e​s​-​s​e​c​r​e​t​e​s​-​c​o​n​t​r​o​l​e​r​-​f​o​r​u​m​s​-​o​p​i​n​i​o​n​-​p​u​b​l​i​q​u​e​.​h​tml

    Ami­ca­le­ment

    Patrick

    Réponse
  4. Méchant Virus

    Puis­qu’on en parle dans cet article des plus délicieux, 
    j’en pro­fite pour relayer un entre­tien avec le néo-néo-nazi Fré­dé­ric Lordon :

    LORDON : « L’ir­réa­lisme, c’est EUX ! »

    Réponse
  5. Merome

    Chez les blo­gueurs, il y aus­si le Yéti qui s’est fait épin­glé pour avoir par­lé de Collon :

    http://​yeti​blog​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​p​o​s​t​/​p​r​o​c​e​s​-​e​n​-​s​o​r​c​e​l​l​e​r​i​e​-​s​o​c​i​e​t​e​-​r​e​g​r​e​s​s​i​v​e​#​.​U​a​J​r​8​1​_​H​s​K​I​.​t​w​i​t​ter

    Le Mono­lecte, Super­no et moi-même sommes soup­çon­nés ou plus que ça, pour avoir pris la défense d’Étienne.

    Ça com­mence à faire un paquet de fachos qui s’ignorent.

    Réponse
  6. Ronald

    Certes il est amu­sant de lire ce genre de prose un moment. J’ai par exemple bien aimé le thème « l’homme qui a vu l’homme qui a vu le facho » :

    « par exemple, vous appar­te­nez au col­lec­tif des Éco­no­mistes atter­rés, auquel col­la­bore éga­le­ment Tho­mas Cou­trot. Ce der­nier par­ti­ci­pe­ra en sep­tembre à un col­loque orga­ni­sé par René Balme , le maire de Gri­gny, et sera éga­le­ment pré­sent le pré­sident d’AT­TAC Pierre Khal­fa. Cet élu ancien­ne­ment du Par­ti de Gauche, sou­tient offi­ciel­le­ment l’as­so­cia­tion d’ex­trême-droite Reo­pen 911, à qui peut être légi­ti­me­ment attri­buée une bonne part de la dif­fu­sion des thèses anti­sé­mites et com­plo­tistes à grande échelle depuis dix ans. »

    Mais comme Patrick, je pense qu’il faut abso­lu­ment évi­ter de dépen­ser son temps à lire et sur­tout à répondre à de pareilles bêtises. On est peu nom­breux face à des inté­rêts puis­sants. On est ain­si atta­qué par des gens au mieux igno­rants, au pire com­man­di­tés (atten­tion, je vire dans le com­plo­tisme, là). Ces attaques risquent d’être de plus en plus nom­breuses. Si l’on com­mence à vou­loir répondre à tout le har­cè­le­ment qui est de toute façon de mau­vaise foi, on va rapi­de­ment user son éner­gie et sa san­té. Il y en a plus d’un qui ont fini par cra­quer sous les pres­sions (à com­men­cer par Rous­seau je crois). Il vaut mieux se concen­trer sur les dis­cus­sions les plus utiles.

    Réponse
  7. Morpheus

    D’ac­cord avec Patrick Flé­cheux et Ronald, Étienne, le mieux serait fran­che­ment de ne pas relayer les conne­ries de ces ven­dus ni de dépen­ser ton éner­gie à leur répondre (en pure perte, puis­qu’ils se moquent des réponses : ils ne cherchent ni le dia­logue, ni le débat, pas même la polé­mique, juste semer la haine, la confu­sion et l’ignorance).

    Je pré­fé­re­rais fran­che­ment que tu bosses à ton livre, tra­vail autre­ment plus construc­tif et autre­ment plus valo­ri­sant et ins­truc­tif. Les anti­fas et autres anti­cons­pis, c’est bon, on a fait le tour. Si on met­tait les cons sur orbites, ces gars là n’au­raient pas finit de tourner. 😉

    Prin­cipe d’arts mar­tiaux (aïki­do) : « L’acte de résis­ter à une chose est l’acte de lui accor­der vie. Lorsque tu résistes à une éner­gie, tu te lies à elle. Plus tu résistes, plus tu la rends réelle, peu importe ce à quoi tu résistes. »

    A contra­rio, ignore ces calom­nies et consacre ton éner­gie à ce qui est bien et utile, et tu feras gran­dir ton œuvre.

    Ami­ca­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  8. Arnaud

    Je n’ai pas (je l’a­voue) lu tous les com­men­taires à votre texte, Etienne. (Et aux « cita­tions » qui l’é­tayent). Je vais peut-être me révé­ler redondant.

    Depuis un ou deux ans déjà, je constate cette mon­tée en puis­sance de mys­té­rieux « contri­bu­teurs » du web, tou­jours parés du cou­rage intel­lec­tuel du pseu­do­nymes (là où ceux qu’ils incri­minent se pré­sentent tou­jours à visages décou­verts, hon­nêtes, « nus » et sou­vent bien désar­més »). J’en suis arri­vé, mais même pas par esprit mal tour­né, non, par le poids incon­tour­nable de la simple évi­dence, à conclure que cette « charge » était concer­tée, pen­sée, vou­lue. Et le but en est tel­le­ment lumi­neux, évident !

    Je suis pour ma part membre, et depuis quelque temps déjà, d’un par­ti poli­tique nais­sant (pour la pre­mière fois de ma vie, et si on me l’a­vait pré­dit il y a deux ans encore…!) et diri­gé par un homme que je connais un peu, et que j’ai la fai­blesse de croire hon­nête, inté­res­sé seule­ment du bien public et de son pays, dont je pense aus­si que je connais à peu près toutes les prises de posi­tions, décla­ra­tions publiques, et dont j’ai lu très atten­ti­ve­ment tous les tra­vaux. Il s’a­git de Fran­çois Asse­li­neau et de son UPR. Mais ce que j’ai pu lire sur son compte de la part de tous ces mys­té­rieux défen­seur de la « vraie voie » de la démo­cra­tie ! Mon Dieu ! Et si j’en parle, c’est sim­ple­ment parce qu’il s’a­git là pour moi de l’exemple que j’ai le plus et le mieux pu ana­ly­ser à l’aune de ma propre connais­sance du sujet (avec peut-être les tra­vaux de Lor­don et des éco­no­mistes atter­rés dont je fus, et je n’en suis pas peu fier, l’un des pre­miers signa­taire non éco­no­miste de la charte).

    Les contre­vé­ri­tés confi­nant au délire le dis­putent aux approxi­ma­tions et à la mau­vaise foi la plus crasse. Et depuis donc, le fiel s’é­tend à des gens aus­si mer­veilleux que vous Etienne, que Ber­nard Friot par­fois, que mon cher Fred Lor­don… avec des armes et un sys­té­ma­tisme dont la concer­ta­tion semble lumi­neuse ! Il y a tout de même des lignes de force, des « points com­muns » : jamais de prise de hau­teur pour pro­po­ser des « contre-ana­lyses », tou­jours des petites cita­tions décon­tex­tua­li­sés, jamais de fond, uni­que­ment quelques élé­ments de forme et sur­tout, une mau­vaise foi objec­tive abso­lu­ment évidente…

    Ces « gens » sont envoyés sur le net pour salir les hété­ro­doxes de tous poils, et abais­ser le seuil de révolte popu­laire poten­tielle dont les com­man­di­taires savent qu’elle fini­ra par les débor­der un jour. Et figu­rez-vous que ça marche ! Lors­qu’il m’ar­rive, sur des fora ou même auprès d’a­mis très chers, de ten­ter de pro­mou­voir, jus­te­ment, une confé­rence nou­velle de Fran­çois Asse­li­neau, bien enten­du, dans les moteurs de recherche res­sort aux yeux de mes amis ou inter­lo­cu­teurs un tor­rent de « boue » qui fait par­fai­te­ment son office ! Regar­dez le fruit, et vous n’au­rez pas de mal à devi­ner de quel arbre il est tombé !

    Il y quelques mois, beau­coup d’ar­ticles des plus offi­ciels (là, on ne pour­ra pas oppo­ser une accu­sa­tion de conspi­ra­tion­nisme) ont signa­lé que les « ins­tances de l’U­nion Euro­péenne » enga­geaient à grands frais (très grands frais) des foru­meurs et autres « pros » du net pour trol­ler tous les sites tels que ceux que nous affec­tion­nons et, tous les sites « anti-Unions », « antis-euro », etc… dans la pers­pec­tive des élec­tions euro­péennes qui viennent, décré­di­bi­li­ser au maxi­mum les voix d’E­tienne, d’As­se­li­neau et de bien d’autres, « acti­vistes » néfastes qui pour­raient détour­ner l’é­lec­teur un peu curieux de la Véri­té Révé­lée de l’U­nion Euro­péenne… cette info est publique ! Com­ment ne pas voir, dans les articles nau­séa­bonds que vous citez Etienne, une « main » assez orga­ni­sée et puis­sante dont le but est tel­le­ment simple, effi­cace et lim­pide ? Puisque, en rai­son­nant en creux, les attaques sont tota­le­ment infon­dées, gros­sières et néan­moins des­truc­trices, il faut bien trou­ver une moti­va­tion à leurs rédac­teurs ! C’est que ça demande du temps de s’a­don­ner à tout ça ! Faut visi­ter les sites, regar­der des heures de vidéo, c’est un bou­lot de chien ! Alors…? Pour­quoi…? Et sur­tout, pour­quoi cette attaque là (le fas­cisme) à l’en­contre jus­te­ment et exclu­si­ve­ment de ceux qui s’é­puisent à bos­ser comme des fous à l’é­du­ca­tion popu­laire visant à l’avènement d’une vraie démo­cra­tie ? Pourquoi ?

    D’ailleurs, je vous le demande, com­bien de temps per­du Etienne, pour vous qui en man­quez tant, à vous occu­per de ces imbé­ciles ? Que d’éner­gie employée à leur répondre par­fois ! Que de « nour­ri­ture » nous leur four­nis­sons en leur répon­dant, point par point, ten­tant déses­pé­ré­ment de se jus­ti­fier face à des pro­cès d’in­ten­tion dont c’est jus­te­ment le but : nous faire perdre notre temps, nous faire sor­tir de nos gonds, nous décré­di­bi­li­ser, nous faire dire par­fois plus que nous pen­sons réel­le­ment (car face à ces néfastes, il peut arri­ver que nous per­dions par­fois notre flegme et même notre simple politesse…).

    En bref, je pense qu’il serait salu­taire de faire pas­ser le mot sui­vant : nous nous connais­sons les uns les autres. Nous signons de nos noms. Nous avan­çons à visages décou­verts. Alors face à ceux qui pour­rissent les blogs et fora sous pseu­dos en dégom­mant tout sur leur pas­sage, ne répon­dons plus. Lais­sons-les trol­ler, débla­té­rer, jeter leur venin, et n’é­ten­dons le cercle qu’à ceux qui semblent sin­cè­re­ment inté­res­sés, qui veulent aller plus loin, qui veulent construire, par­ti­ci­per et même plus sim­ple­ment « com­prendre » par­fois (comme j’y fus moi-même inci­té par tous ces gens fus­ti­gés par nos trolls « anti­fas »)… le temps presse tel­le­ment… il nous en manque tant… si nous devons le gas­piller par­fois, fai­sons-le pour nous. Pas pour eux. NE LES NOURRISSONS PLUS !

    Salut à tous ceux qui pas­se­ront par là. Mer­ci Etienne, Mer­ci pour la décou­verte d’Holl­becq, de Manin, de Sin­to­mer et de tant d’autres… je lis, je fouille, je m’é­car­tèle le cor­tex, je me tri­ture, je remets tout ça dans le tableau géné­ral comme je peux, comme ça vient. Et j’en pleure par­fois toutes les larmes de mon corps… Vous avez contri­bué à la fois à me déses­pé­rer, tout en m’ap­por­tant le remède au mal sur lequel vous m’a­vez ouvert les yeux, avec Franck Lepage et ses com­parses du Pavé, avec Fran­çois et à l’o­ri­gine, avec Mer­met et le Diplo. C’est un long che­min de venir d’où je viens, et il s’est fait rapi­de­ment, abrup­te­ment, vio­lem­ment… un monde sem­blant solide, où tout est bien à la place qui lui est assi­gnée, un monde logique, les méchants sont là, les gen­tils ici. Un monde si bien décrit par Puja­das chaque soir en somme… et qui pour­tant s’é­croule, qu’on ne peut sou­dain plus voir avec les yeux « d’a­vant », dont les normes, les beau­tés, les pré-sup­po­sés se dis­loquent sous vos pieds. Et tel­le­ment vite ! Ca fout un tour­nis, ça colle un malaise ! J’ai été naïf, « pris » dans mon métier d’au­teur de théâtre, de comé­dien, mes amours et mes emmerdes, mon petiot et ma douce… la vie quoi, sem­blables à celles de nous tous… pas de ques­tion, pas le temps. Ca en fait une défla­gra­tion ! Et je m’en remets fort mal pour l’ins­tant. Mais la néces­si­té se fait sen­tir et j’ap­prends peu à peu ce qu’est « mili­ter », être un « virus » dans votre accep­tion ico­no­claste, et j’a­vance. Mer­ci donc à vous…

    A.

    Réponse
  9. Arnaud

    Ha ben, je viens de lire les pré­cé­dentes contri­bu­tions, effec­ti­ve­ment, j’ai fou­tre­ment redon­dé ! Pardon… 🙂

    Réponse
  10. A-J Holbecq

    Laisse tom­ber ces cons, Étienne, ça ne vaut même pas le coup que tu en parles …
    Ils n’at­tendent que ça, qu’on leur fasse de la pub !

    Réponse
  11. EFFAB

    @1,2
    Moi, je n’ai même pas pris la peine de lire tout ce ramas­sis d’i­mon­dices et autres conne­ries – faute de temps aus­si ou ce temps si précieux…

    @3
    … et cette impor­tance à ne sur­tout pas leur don­ner : Patrick FLECHEUX, RONALD et MORPHEUS ont gran­de­ment raison !

    ETIENNE, comme vient de vous le dire MORPHEUS, vous devez abso­lu­ment vous consa­crer à plus utile et ne pas perdre ain­si en vain votre éner­gie et votre temps si précieux…

    … vous qui deviez prendre quelques dis­tances et vous consa­crer à l’é­cri­ture, vous qui avez tant de mots et de réflexions pour nous pondre cette somme et ce brû­lot lit­té­raire et poli­tique, cette Cause des causes, ce Un pour tous, Tous pour un, cette Nation libé­rée…

    … vous qui devriez gran­de­ment réflé­chir à cette idée de film, cette ver­sion plus média­tique et grand publique de votre dis­cours, de votre bouquin !

    Je suis per­sua­dé qu’il doit bien y avoir au moins deux ou trois cinéastes en France ou ailleurs qui auraient à coeur de mon­ter ce pro­jet avec vous, déli­vrer notre Mes­sage avec toute la per­ti­nence des flash-backs de vos inter­ven­tions et une par­tie ori­gi­nale et plus péda­go­gique où sont repris chaque point impor­tant, du constat ini­tial de cette impuis­sance col­lec­tive et de cette plou­to­cra­tie à la Consti­tuante tirée au sort obli­gée, votre voix en off ici, vous fil­mez là devant quelque édi­fice ou autre sym­bole, genre, une très jolie banque quand il est jus­te­ment ques­tion du détour­ne­ment des deniers publics, l’As­sem­blée Natio­nale quand il est abor­dé la néces­si­té de la dépro­fes­sion­na­li­sa­tion de la vie poli­tique, cette natio­na­li­sa­tion de l’es­pace publique : on licen­cie bien pour chô­mage éco­no­mique et filiale obsolète !

    Bref, tout ça pour dire que vous avez mieux à faire que don­ner de votre temps à toutes ces cam­pagnes expres­sé­ment man­da­tées pour ça ! ou sinon c’est moi qui vais finir par croire que vous êtes le plus addic­té d’entre nous, lol…

    Fabien

    Réponse
  12. EFFAB

    Je redonde à mon tour, à nou­veau, mais l’in­ter­ven­tion d’AR­NAUD prend au tripe, c’est bien le moins qu’on puisse dire…

    … et en le lisant, jus­te­ment, m’est venu une idée, quand il parle de pas­ser le mot sui­vant et de ne plus leur répondre, Lais­sons-les trol­ler, débla­té­rer, jeter leur venin, et n’é­ten­dons le cercle qu’à ceux qui semblent sin­cè­re­ment inté­res­sés, qui veulent aller plus loin, qui veulent construire, par­ti­ci­per et même plus sim­ple­ment « com­prendre » par­fois…

    … entiè­re­ment d’ac­cord avec lui_comme il fau­drait ima­gi­ner un méca­nisme per­met­tant à qui n’est pas habi­tué au blog de pou­voir s’y retrou­ver et ne don­ner aucun cré­dit ni lec­ture, si bon lui chante, à quelque indé­si­rable essé­mant par ici : une petite astuce vous per­met­tant, vous qui n’af­fa­cez aucun mes­sage, ETIENNE, d’a­jou­ter entre paren­thèse, par exemple, avant tout mes­sage enne­mi, un petit inti­tu­lé du genre anti­fa (notoire)/(possible), chien de garde, per­tur­ba­teur (pro­fes­sion­nel), vol­tai­rien, autres trolls et j’en passe !

    Cela ne serait en aucun cas dis­cour­tois de notre part, juste de bonne guerre ou réponse du ber­ger à la ber­gère… mais nous sommes bien en guerre, puisque inté­rêts pri­vés il y a encore !

    Gen­tille Fraise

    Réponse
  13. Marie

    heu je suis déjà cliente pour votre bou­quin en plu­sieurs exem­plaires, Etienne 🙂
    mer­ci d’être qui vous êtes, et pour toute votre oeuvre Peace in your heart 🙂
    qui sait, vous allez peut-être deve­nir un bon pra­ti­quant de aïkido… 🙂 😉

    Réponse
  14. Étienne

    Mer­ci Arnaud, mer­ci à tous, vous êtes adorables.

    On n’est forts qu’ensemble.

    Étienne.

    Réponse
  15. Goops

    Bon­soir, Etienne & Co.

    Et mer­ci pour votre tra­vail tout à fait salu­taire qui consiste à ren­voyer les taxo­no­mistes à leurs éti­quettes. Ca com­mence à payer : celle d’an­ti­fa sonne de plus en plus faux dans l’o­reille des gens qui écoutent. Notez qu’ils font eux-mêmes un bou­lot énorme. A grand ren­fort d’a­mal­gammes dou­teux, de pon­cifs écu­lés et d’oxy­mores gros­siers, ils vont finir par défi­ni­ti­ve­ment cra­mer le peu de cré­di­bi­li­té qui leur reste.

    Anti­fas, anti­fettes : per­met­tez-moi de vous sug­gè­rer de vous livrer à une rapide intros­pec­tion (maglite option­nelle) : sous cou­vert de stig­ma­ti­ser le facisme, vous vous auto­ri­sez à uti­li­ser des méthodes diqnes des pires régimes tota­li­taires : pro­cès en sor­cel­le­rie, déni­gre­ment, sophismes, points god­win, insultes … Vous êtes, au mieux, bien trop naïfs, et au pire consciem­ment cor­rom­pus jus­qu’à la moelle. Mais assu­ré­ment rien d’entre les deux.

    L’eu­rope paie des trolls pour pol­luer les forums citoyens. Suf­fit d’être anti­fa chez Indy­me­dia (Soros) …

    Réponse
  16. MagaliAB

    Bon­jour Etienne, bon­jour amis démocrates,

    Cest attaques cou­ra­geu­se­ment ano­nymes sont pathé­tiques, et le pre­mier mou­ve­ment natu­rel est d’y répondre, en fai­sant défi­ler toute la liste d’ad­jec­tifs qu’un tel ramas­sis de bêtises appelle.

    Cepen­dant, il ne fau­drait pas épui­ser trop d’éner­gie dans cette polé­mique : le Grand Mar­ché Trans­at­lan­tique va être lan­cé sur les rails dans les pro­chaines semaines. Maga­li Per­nin (avec laquelle je par­tage un accent et un pré­nom méri­dio­nal, mais que je ne connais pas per­son­nel­le­ment) a mis en ligne sur son site le pro­jet de man­dat de la Com­mis­sion européenne.
    http://​contre​la​cour​.over​-blog​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​-​e​x​c​l​u​s​i​f​-​m​a​r​c​h​e​-​t​r​a​n​s​a​t​l​a​n​t​i​q​u​e​-​l​e​-​p​r​o​j​e​t​-​d​e​-​m​a​n​d​a​t​-​d​e​-​n​e​g​o​c​i​a​t​i​o​n​-​d​e​-​l​a​-​c​o​m​m​i​s​s​i​o​n​-​e​u​r​o​p​e​e​n​n​e​-​t​r​-​1​1​7​9​2​8​0​4​2​-​c​o​m​m​e​n​t​s​.​h​t​m​l​#​a​n​c​h​o​r​C​o​m​m​ent

    Pour don­ner une idée du degrés de trans­pa­rence démo­cra­tique auquel s’é­lève ce pro­jet : à quelque jour à peine du vote au par­le­ment euro­péen, ce man­dat de la com­mis­sion euro­péenne est confi­den­tiel, non com­mu­ni­qué aux « citoyens euro­péens » et rédi­gé en anglais. Il a été négo­cié avec une soit-disant « socié­té civile » (id est : lob­by de mul­ti­na­tio­nales). Enfin, je vous laisse lire le docu­ment et vous faire votre propre opi­nion (+ le blog « latheo​rie​du​tout​.com » pour plus d’informations)…

    Etienne, les attaques ad homi­nem dont vous faites l’ob­jet depuis des mois sont pénibles, je le com­prends bien. Mais les per­sonnes qui les lan­çent doivent être trop heu­reuses de détour­ner ain­si l’éner­gie de celui qui a été un « cata­ly­seur du non » en 2005, loin du com­bat contre le Mar­ché unique atlan­tique, LE pro­jet qui se tenait embus­qué der­rière cette construc­tion euro­péenne ultra-libérale.

    Bon cou­rage à tous,
    Bien cordialement,
    Magali

    Réponse
  17. ColibRIC41AC(TAS)

    les anti­fas, on a com­pris, ils sont ins­tru­men­ta­li­sés par le pou­voir, idiots utiles ou vrai collabo.
    On a l’ha­bi­tude de se prendre la tête sur les forums avec des gens bor­nés qui ont tou­jours rai­son, d’une mau­vaise foi sans limites, on appelle çà des trolls.
    Il ne faut pas les nourrir.

    S’avez vous ce qu’un « troll » ? En voi­ci la défi­ni­tion sur wikipédia :
    « En argot Inter­net, un « troll » est une per­sonne qui par­ti­cipe à une dis­cus­sion ou un débat (par exemple sur un forum) dans le but de sus­ci­ter ou nour­rir arti­fi­ciel­le­ment une polé­mique, et plus géné­ra­le­ment de per­tur­ber l’équilibre de la com­mu­nau­té concernée.…
    Dans la majo­ri­té des cas, l’évaluation repose sur l’aspect récur­rent ou cari­ca­tu­ré de l’argumentation ».
    Par­mi les élé­ments qui per­mettent d’identifier un troll :
    « – ne jamais être d’accord avec un inter­lo­cu­teur consi­dé­ré comme gênant, le trai­tant de fake, d’inculte, de naïf, ;
    – allu­sion à un débat voi­sin, mais hau­te­ment polémique ;
    – attaques sur la forme (par exemple, com­men­cer les réponses avec l’expression « c’est n’importe quoi », ou bien cri­ti­quer l’orthographe des autres pour les discréditer) ;
    – hors sujet ou Argu­men­tum ad homi­nem (attaques per­son­nelles, détour­ne­ment du fond du débat) ;
    – sous-enten­dus menaçants ;
    – pro­cès d’intention ;
    – déla­tion et/ou diffamation ;
    – bluff ;
    – sophisme ;
    – moque­rie fra­ter­nelle et pri­vate joke ;
    – mélange de flat­te­rie envers les uns et injures envers les autres, pour s’attirer à la fois alliés et ennemis. »
    Si vous réflé­chi­sez bien, ça devrait vous faire pen­ser à quelque chose ou à quelqu’un.
    Soyez intel­li­gent, pra­ti­quez « l’ignorland ».
    Le troll n’existe que par l’attention que vous lui por­tez. Le mépris est la meilleure des réponses.

    Sans décon­ner, je vois ce sujet d’an­ti­fa reve­nir régu­liè­re­ment, il n’y a rien à rai­son­ner ou justifier.

    J’é­tais pas venu pour çà. Je suis les vidéos de Mr Chouard sur la réin­fo­sphère, il y en a pas beau­coup en ce moment, pour­tant il se passe des choses dans notre pays et dans le monde d’ailleurs, d’as­sez grave comme toujours.
    Donc la manif pour tous, j’ai quand meme l’im­pres­sion qu’il y a une demande des fran­çais, ils ont besoin d’un enca­dre­ment, d’une ligne direc­trice, mais beau­coup sont prêts à s’engager.
    On peut regret­ter que le mariage des homos ne soit pas une cause des plus prio­ri­taires, pma gpa et le reste, d’ac­cord ou pas, pas­sons, cer­tains sont là par ras le bol et se rac­crochent à la manif pour tous pour dire en véri­té qu’ils en ont marre de tout, tous les poli­tiques, et du système.
    Il y a une oppor­tu­ni­té de prise de conscience que le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive citoyenne est un sujet ras­sem­bleur qui pour­rait conve­nir à tout le monde, et pour­rait résoudre cette frac­ture qui s’é­tend et qui à terme devien­dra très dan­ge­reuse pour la paix civile dans ce qu’il res­te­ra de la france.
    sujet ras­sem­blant aus­si les gau­cho­laxo­bien­pen­sant mon­dia­listes, je n’aime pas les gau­chistes, je ne suis pas de droite non plus, il y en a beau­coup que je n’aime pas non plus, juste fran­çais de souche.

    J’é­tais sur novo­press, plu­tot d’ex­treme droite, il y a quelques minutes et je lis un com­men­taire qui pen­sait la meme chose.

    Pour­quoi ce silence ? des menaces ? c’est bien pos­sible vu la haine des anti­fa (gau­cho), à droite ils sont habitués.
    çà m’in­té­ress­rait d’a­voir une ana­lyse de ces manifs et ce mou­ve­ment, j’ai peut etre raté une vidéo, est ce qu’il est pos­sible de l’ar­ti­cu­ler avec le ric et l’ac tas, de l’o­rien­ter, qu’est ce que le ricac­tas et la manif pour tous pour­raient s’ap­por­ter mutuellement.

    On voit des hol­lande démis­sion, pour avoir quoi der­rière, un peu comme les éco­los marre du nucléaire et on fait quoi après à la lumière de nos bougies.
    J’es­saie comme un gen­til virus de rac­cro­cher la manif à l’i­dée de réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire. Bizar­re­ment per­sonne ne répond, comme si c’é­tait une uto­pie, c’est pour­tant simple, çà existe et çà marche.

    Je fais par­fois des sug­ges­tions sur des sites ouverts de réin­for­ma­tion, pareille­ment les gens n’ac­crochent pas, pas plus que les res­pon­sables des sites. Comme si la conspi­ra­tion s’é­ten­dait à la réin­fo­sphère elle-même.
    J’es­saie d’ex­pli­quer que c’est là-des­sus que les gens doivent se foca­li­ser comme un rayon laser, que la réin­fo­sphère doit se fédé­rer et faire la pro­mo­tion du ricac­tas. Parce que c’est pareil être réin­for­mé c’est comme arre­ter le nucléaire, mais on fait quoi après, la réin­fo­sphère est néan­tis­sime de ce côté là, quelques auto­col­lant pour pro­mou­voir les sites, des pro­jets éco­lo­bo­bo, de com­mu­nau­tés néoa­nar­cho­j­sé­pa­koi, pffff.… çà n’empechera jamais l’o­li­gar­chie mon­dia­liste de les retrou­ver et de les anéan­tir, comme on veut inter­dire de faire son pota­ger, encore récem­ment je sais plus où.

    On a meme pu voir pie­ro san gor­gio l’autre jour expli­quer le sys­tème suisse de réfé­ren­dum parce qu’ils ont un réfé­ren­dum en ce moment il pré­sen­tait le cour­rier qu’il a reçu, il finit en disant en gros que le réfé­ren­dum ne suf­fit pas que c’é­tait trop tard (bon çà peut etre), qu’il n’y croyait pas quoi, qu’il nous décou­rage d’al­ler dans cette voie. Une per­son­na­li­té de la réin­fo­sphère qui dit çà. soral en parle jamais ou très peu.
    Quand les poli­tiques en parlent, col­lard qui a pré­sen­té un pro­jet de loi, ils pré­sentent çà comme s’il s’a­gis­sait d’une mesure sym­bo­lique. Alors que c’est une bombe démocratique.

    Il faut vrai­ment mettre l’ac­cent sur la para­bole du coli­bri, il faut que les gens fasse leur part, que les gen­tils virus se déve­loppent. On a tous les outils entre nos mains.

    De gaulle une fois arri­vé au pou­voir, il savait ce qu’il vou­lait, ce qu’il fal­lait faire, en 6mois il avait relan­cé la machine fran­çaise et on vit encore sur la bête qu’il avait engrais­sée. c’est qu’une ques­tion de volonté.

    « … Peut-on sau­ver un peuple du sui­cide s’il a déci­dé de se lais­ser mou­rir ? C’est LA ques­tion qui se pose. Je n’ai pas la réponse. Il arrive que l’entreprise me paraisse hors de por­tée. Il y a en effet tel­le­ment de forces qui se conjuguent dans le même sens, oppo­sé aux inté­rêts de la France et des Fran­çais. Dans ces condi­tions, seul le peuple détient les clés de son propre des­tin. Mais le peuple ne dit rien et conti­nue de bais­ser la tête. Si Marc Bloch reve­nait, il décè­le­rait pro­ba­ble­ment de nou­veau le goût amer de l’étrange défaite. L’histoire ne serait donc qu’un éter­nel recom­men­ce­ment ? Espé­rons que cette fois encore, la France en sorte vivante. C’est le véri­table enjeu. Pour cette rai­son, notre devoir est de conti­nuer à tra­vailler au réveil des consciences, avant qu’il ne soit trop tard. Oui, évi­ter de se rendre com­plices d’un crime contre l’humanité : la dis­pa­ri­tion d’une civi­li­sa­tion. …» Sorel, Mali­ka – Sur son blog le 24 février 2010.

    Réponse
  18. Ana Sailland

    L’a­veugle volon­taire connaît le confort de n’être jamais ébloui.
    Cer­tains per­vers lui tendent le poin­çon pour se cre­ver les yeux.
    Nous devons conti­nuer patiem­ment à lui glis­ser dans l’o­reille ce qu’il ne veut entendre.
    S’il ne veut ni voir ni entendre, c’est pour cela qu’il est dou­lou­reux de se sur­prendre esclave.
    Mais un jour peut sur­ve­nir où par ses effets mor­bides, plus dou­lou­reuse encore est l’in­con­nais­sance choi­sie, et ce jour s’ap­pelle la révolution.
    Nous devons dire et redire aux gens abu­sés le néces­saire bagage pour qu’en tel cas, de faux sau­veurs ne viennent comme si sou­vent une fois encore tuer l’His­toire naissante.
    Nous y serons empê­chés, par tous le moyens pos­sibles, du plus sale au plus violent, nous n’a­vons encore rien vu, car l’es­prit démo­crate est l’en­ne­mi des maîtres. Rai­son de plus pour entrer en ténacité.

    Réponse
  19. prince2phore

    Mais pour­quoi diable allez-vous cher­cher ce genre d’ar­ticle sur un sombre blog qui fait quelques cen­taines de lecteurs ?

    je rejoins Mor­pheus sur son ana­lyse, ne per­dez pas votre temps et don­nez-nous un livre !

    (svp, en ebook et gra­tuit sur la toile, ceux qui vou­dront ache­ter le feront pour un object maté­riel et bien volon­tiers, merci)

    Réponse
  20. EFFAB

    Chaque inter­ven­tion pointe ses véri­tés, ses nuances, et c’est ce tout qui nous enri­chit et nous éman­cipe… ne le gas­pillons sur­tout pas… lais­sons donc les trolls et autres antifas_ou ciblons-les bien, si audience et inté­rêt il y a à le faire… sans oublier ces petites astuces et méca­nismes auto­ré­gu­lants, lol.

    Mais s’il me fal­lait ne rete­nir qu’un seul pro­pos ce matin, c’est bien celui-là_­car si tout cela est vrai (et je veux bien le croire, ayant déjà lu moi-même de petites choses à ce sujet il y a quelque temps), je crois que nous ferions bien de mieux cibler notre atten­tion et nos énergies…

    …
     »Pour don­ner une idée du degrés de trans­pa­rence démo­cra­tique auquel s’é­lève ce pro­jet : à quelque jour à peine du vote au par­le­ment euro­péen, ce man­dat de la com­mis­sion euro­péenne est confi­den­tiel, non com­mu­ni­qué aux « citoyens euro­péens » et rédi­gé en anglais. Il a été négo­cié avec une soit-disant « socié­té civile » (id est : lob­by de mul­ti­na­tio­nales). Enfin, je vous laisse lire le docu­ment et vous faire votre propre opi­nion (+ le blog « latheo​rie​du​tout​.com » pour plus d’informations)…

    Etienne, les attaques ad homi­nem dont vous faites l’ob­jet depuis des mois sont pénibles, je le com­prends bien. Mais les per­sonnes qui les lan­çent doivent être trop heu­reuses de détour­ner ain­si l’éner­gie de celui qui a été un « cata­ly­seur du non » en 2005, loin du com­bat contre le Mar­ché unique atlan­tique, LE pro­jet qui se tenait embus­qué der­rière cette construc­tion euro­péenne ultra-libérale. »

    (MAGALI, @16)

    Réponse
  21. Ana Sailland

    Seul un livre papier ouvre les portes de l’empire média­tique, et si l’on veut être invi­té par l’en­ne­mi, il ne sert à rien de res­ter entre amis.

    Réponse
  22. Anonymous

    Bon­jour à tous, je com­prends votre point de vue quand vous dites de lais­ser dans l’ombre ces gens… Mal­heu­reu­se­ment, je ne sais pas pour vous, mais moi, je me retrouve confron­té à « eux » de manière qua­si constante et je n’en peux plus.

    Si Etienne ne parle plus d’eux, et ne m’aide pas de temps en temps à me sen­tir moins seul face à la mul­ti­tude, je crois que je ne tien­drai pas.

    N’en par­lons pas pour leur faire de la pub, par­lons-en pour ne pas nous sen­tir seuls face à eux.

    En reli­sant ce petit texte, quand je parle de « eux » je repense à « Matrix » où n’im­porte qui n’ayant pas ouvert les yeux sur le sys­tème peut deve­nir un agent de celui-ci à tout moment.

    Bien à vous, chers amis que je ne connais pas encore

    Réponse
  23. EFFAB

    OPTIMISATION et CHALLENGE !

    Nous ne sommes pas si seuls, ANONYMOUS, et si majo­ri­taires nous ne le sommes pas encore, eux ne sont pas si nom­breux que que ça, eux qui ont tant besoin du sou­tien de cette audiance publique, cette opi­nion si mal­léable et si chan­geante à la fois, nous qui avons ce pou­voir de la ral­lier à notre Cause et de la mal­léer plus dura­ble­ment car cette éveil des consciences et cette éman­ci­pa­tion civique et politique.

    Il faut sur­fer sur la Toile comme dans nos actes, agir là où néces­saire, user de notre liber­té et non nous rendre addic­tifs de ces dif­fa­ma­tions et autres basses manoeuvres de dis­per­sion, voire de division.

    Je me ras­sure dans l’i­dée que c’est jus­te­ment parce que la tâche nous paraît immense et impos­sible que nous devrions y voir là un bon signe et toutes ces chances de notre côté, car s’il n’y avait pas toute cette agi­ta­tion autour d’E­TIENNE et consort, croyez bien que cela vou­drait dire que nous sommes abso­lu­ment inof­fen­sifs et que nous pou­vons bien échan­ger sur le Net ou ten­ter de convaincre autour de nous, tous nos efforts ne mène­raient fina­le­ment pas très loin, ce que nous pou­vons pen­ser par­fois, aux bas de notre men­tal les jours de gri­saille ou de fâcheuses nouvelles…

    … or, il n’en est rien, eux qui pour­raient affi­cher le plus extrême mépris à notre encontre, nous igno­rant super­be­ment nous qui nous éver­tuant à prê­cher l’I­se­go­ria et le Tirage au sort… non, eux sont actifs car ils savent que tout est peut-être en train de se jouer en ce moment, en ces temps de gri­saille para­doxale et affaires en tous genres, ce retour­ne­ment des consciences et de l’o­pi­nion qui a peut-être déjà com­men­cer, en notre faveur, mais tou­jours influen­çable tant que cette majo­ri­té en révo­lu­tion n’au­ra pas défi­ni­ti­ve­ment fait pen­cher la balance du Pou­voir usur­pé à la Sou­ve­rai­ne­té populaire.

    Bref, tout ça pour dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, aus­si para­doxal que cela puisse être…

    … et entre singes aver­tis, ne nous refai­sons pas ce petit plai­sir musi­cal ni cette liber­té qui est notre dû et notre essence même.

    https://www.youtube.com/watch?v=1wQ4dSKDWVc
    Réponse
  24. gogeric

    Bon­jour à tous, j’ai remar­qué depuis peu que ces « groupes » anti­fas ne sont plus vrai­ment anti­fas, pour deux rai­sons, la pre­mière est que le fas­cisme, (le vrai hein, le fas­cisme poli­tique et social) n’existe plus dans la plu­part des pays ouest euro­péens (ter­rain de jeu pré­fé­ré des pseu­dos anti­fas, ils n’ont qu’à aller vivre en suède ou en nor­vège, pays de la tolé­rance et de « l’é­ga­li­té » (mon oeuil…)ou des par­tis fas­ci­sant (ne les connais­sant pas trop j’en res­te­rai là) ont la parole publique (et tant mieux, ça fait contrepoids…))et ensuite parce qu’ils ne dénoncent plus le fas­cisme (soit dit en pas­sant, condam­ner une concep­tion poli­tique ne devrait plus être per­mis depuis bien long­temps) mais parce qu’ils dénoncent la seule défi­ni­tion du fas­cisme qu’ils connaissent à savoir l’an­ti­sé­mi­tisme. Si l’on passe sur le fait qu’ils ne savent rien du fas­cisme véri­table (qui, quand il exis­tait, ne fai­sait de l’an­ti­sé­mi­tisme qu’un ersatz d’une « lutte des classes » basée sur des cli­chés absurdes…) ils ne dénoncent même pas l’an­ti­sé­mi­tisme des uns ils vont cher­cher dans des connexions et des rela­tions les plus impro­bables qui soient les pro­pos les plus proches de ce qu’ils veulent dénon­cer (voir pas du tout..) et les sortent de leur contexte pour expli­quer que quand quel­qu’un veut inter­dire (ou dénon­cer) un com­por­te­ment abu­sif (ou sus­pi­cieux) de nos élites alors il est anti­sé­mite… c’est un com­por­te­ment dan­ge­reux sur plu­sieurs plans :
    – ils décré­di­bi­lisent le com­bat contre l’an­ti­sé­mi­tisme, en dénon­çant plu­tôt qu’en éduquant.
    – ils appellent fas­cisme quoi que ce soit tant qu’ils peuvent y joindre une pseu­do idée d’an­ti­sé­mi­tisme, et ce en fai­sant fi de la moindre cohé­rence his­to­rique quant au fascisme…
    – ce fai­sant ils ratent leur but et même pire ils attisent les ins­tincts méfiants des gens qui quand on constate qu’ils défendent constam­ment nos élites com­mencent à faire des asso­cia­tions reli­gieuses par­fois infon­dées… ain­si l’on passe de « tiens encore une élite cra­pu­leuse » à « tiens il est juif ? » à « tiens les anti­fas­ciste le défendent ? » puis fina­le­ment « tiens il est juif ? il est cer­tai­ne­ment cra­pu­leux, puisque les anti­fas le défendent… »

    Conclu­sion : ils feraient mieux de se taire,
    et de mettre leur bras au ser­vice de la communauté…

    Pour la petite anec­dote j’ai tra­vaillé dans une asso qui accom­pagne des per­sonnes en situa­tion de han­di­cap men­tal, et dans le même foyer un jour se sont retrou­vés ensemble un jeune du Scalp (extrême gauche qui tape) et un jeune des jeu­nesses iden­ti­taires (extrême droite qui tape…) à l’aube de l’age adulte ils ont vu que cha­cun d’eux avait l’air vrai­ment con quand il s’a­gis­sait d’ac­com­pa­gner des per­sonnes han­di­ca­pées, ils étaient les même face à la fai­blesse je pense qu’ils ont com­pris qu’ils ont étés mani­pu­lés dans des com­bats qui ne leur appar­tiennent pas… (et qui en fait n’existent plus depuis au moins 60 ans…) (P.S. : le ser­vice civique devrait être obli­ga­toire, et pas juste une solu­tion de repli pour les lycéens qui ne « savent pas quoi faire » pen­dant un an)

    Réponse
  25. Patrick Flécheux

    Bon­jour Anonymous

    « Si Etienne ne parle plus d’eux, et ne m’aide pas de temps en temps à me sen­tir moins seul face à la mul­ti­tude, je crois que je ne tien­drai pas. »
    Si Etienne en parle vous som­bre­rez à deux. Et cela ne chan­ge­ra rien à votre problème.

    En par­ler et sur­tout y pen­sé s’est faire exis­ter ces gens. S’est leurs don­ner (en votre fort inté­rieur, dans votre men­tal) de la prise. Car vous leurs offrez une exis­tence et une pré­sence concrète, vous les faites exis­ter rien que par le fait d’y pen­sé. Rien que par le fait qu’ils puissent vous atteindre même sans vous toucher.

    Alors que ces gens n’existent pas. Se ne sont que des ava­tars sur une machine. Vous ne les avez jamais vu, et vous ne les ver­rez très cer­tai­ne­ment jamais.
    Et si vous deviez les ren­con­trer un jour, il sera tou­jours temps pour vous d’a­vi­ser à se moment là et de vous défendre pro­por­tion­nel­le­ment à l’at­taque subit.

    Dans la vie, il faut être comme un Cha­ma­low. Quand vous enfon­cez le doigt dedans, il ne cherche pas à résis­ter. Quand le doigt est par­tit (car ce der­nier fini tou­jours par par­tir, alors que le Cha­ma­low lui est tou­jours là) il reprend sa forme ini­tial tout en lais­sant un bon gout sucré sur le doigt en question.

    Qui a lais­sé son emprunte au final ? Le doigt ou le Chamalow ?

    Les Arts Mar­tiaux nous enseignent que plus votre adver­saire est bour­rin et bru­tal, plus vous devez être relâ­ché dans votre corps et souple dans votre esprit – plus vous devez être Cha­ma­low – (se qui ne veut pas dire abais­ser sa garde ! Mais res­té vigi­lant n’est pas res­té sous ten­sion. Il faut juste être atten­tif et dis­po­nible à ce qu’il se passe, et réagir en fonc­tion au moment ou cela se passe, sans extra­po­ler sur vos (in)capacités du moment et encore moins sur celles d’un futur dont, par la force des choses, vous igno­rez tout à l’ins­tant présent.)
    Tout est ques­tion d’at­ti­tude géné­rale sur l’ins­tant pas de rap­ports de force.

    Vous vou­lez tenir face aux attaques de ces gens ou de la vie en géné­rale. Alors tra­vailler votre puis­sance men­tale en culti­vant l’es­prit du Chamalow.
    Et si cela vous semble trop dif­fi­cile ou trop abs­trait, ren­dez-vous 3 fois par semaine (c’est le mini­mum pour une pra­tique et une pro­gres­sion inté­res­sante) dans un club d’Aï­ki­do … Vous ver­rez s’est magique 🙂
    Ca devrait d’ailleurs être rem­bour­sé par la sécu …

    Réponse
  26. Anonymous

    Mer­ci Effab pour ces paroles encourageantes !

    Patrick, bon­jour à toi éga­le­ment, je ne sais pas qui tu ren­contres, mais de mon côté je suis rabroué (au mini­mum) dès que j’ai le mal­heur de don­ner mon opi­nion poli­tique. Je dois vrai­ment mal choi­sir mes acti­vi­tés, car je ne ren­contre que très peu de gens qui soient sim­ple­ment ouvert à d’autres points de vues que celui offert par les médias « clas­siques ». (Et ce même dans le club d’ai­ki­do que je fré­quen­tais il y a quelques années.)

    J’ai der­niè­re­ment eu le mal­heur de pro­non­cer le nom de « Michel Col­lon » lors d’une dis­cus­sion à pro­pos des guerres au moyen-orient, le résul­tat a été sans appel : « tu écoutes ce faciste!! donc tu es anti-sémite et faciste » et hop d’un coup d’un seul, une per­sonne que je côtoyais depuis un an ne me parle plus…

    Et oui, le rejet d’au­trui qua­si sys­té­ma­tique me blesse ter­ri­ble­ment. La dis­cus­sion et le désac­cord j’ac­cepte et je suis même pour une bonne diver­gence d’o­pi­nion, le rejet pur et simple des idées et de ma per­sonne me sont insupportable.

    Et non, je n’ar­rive pas à me taire quand j’en­tends des choses qui me paraissent erro­nées et impor­tante pour le bien-être général.

    PS : quand je parle de « eux » et « nous » je vou­drais que l’on y voit pas un « eux » contre « nous », mais sim­ple­ment une manière d’ex­pri­mer ce que je res­sens aux moments de ce que je vis comme un rejet.

    Réponse
  27. Morpheus

    @ Ano­ny­mous

    Serait-il pos­sible que tu fré­quentes des saya­nim et/ou des sio­nistes ? Cela expli­que­rait beau­coup de choses. Être reje­té par des per­sonnes parce que tu exprimes une idée qu’ils ne peuvent et ne veulent entendre, c’est à mon avis un moindre mal : tu as décou­vert leur fer­me­ture d’es­prit et leurs idées toutes faites. Fais ton deuil de ces faux amis et ouvres-toi à de nou­velles connaissances.

    Autre prin­cipe d’arts mar­tiaux (dans le Bushi­do) : l’ad­ver­saire n’est pas un enne­mi, et il doit être hono­ré car sans lui, tu ne peux défi­nir tes limites, et par là même, tu ne peux les dépas­ser (j’admets que c’est plus facile à dire qu’à faire).

    Bien sûr, je com­prends très bien que lorsque l’on s’est inves­tis dans une rela­tion, quand celle-ci est cas­sée, cela fait de la peine. C’est le prix de l’at­ta­che­ment, sachant que l’at­ta­che­ment est direc­te­ment pro­por­tion­nel à l’in­ves­tis­se­ment per­son­nel dans la rela­tion. C’est pour cela que le remède à cette peine se trouve dans le déta­che­ment. Leur rejet démontre qu’ils ne t’aiment pas pour ce que tu es, puis­qu’ils te rejettent dès que tu ne te conforme pas à ce qu’ils veulent que tu sois / que tu penses / que tu crois. La liber­té de pen­sée et la liber­té d’ex­pres­sion sont à ce prix.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  28. Rick

    Et bien moi, ce qui m’emmerde dans cette his­toire, c’est que je suis d’ac­cord avec une par­tie de l’a­na­lyse des luft machin. Que l’on me com­prenne bien, je désap­prouve le ton et la vio­lence. Je désap­prouve la chasse au sor­cière, et sur­tout les inten­tions qu’ils tentent de pla­quer sur Lor­don. Cepen­dant je suis d’ac­cord avec la cri­tique qu’ils font de son ana­lyse et de celle des mou­ve­ments alter-mon­dia­liste en géné­ral. Je ne pense pas qu’il suf­fit de s’at­ta­quer au capi­ta­lisme finan­cier pour chan­ger le monde. Je ne pense pas qu’une plus juste redis­tri­bu­tion de la sur­va­leur soit une solution.

    Cri­tique que l’on trouve ici de façon un peu plus amu­sante (et poé­tique d’une cer­taine façon) :

    Ou de façon un peu plus théo­rique ici :

    La dif­fé­rence entre Claude Guillon, Anselm Jappe et les luft machin, c’est qu’An­selm Jappe accepte d’al­ler dis­cu­ter avec la Fon­da­tion Coper­nic (repère de key­né­sien social-démo­crate ten­dance pro­tec­tion­niste), et que Claude Guillon (Anar­co-situ-gau­chi­sant, nous aus­si créons des supers éti­quettes !) accepte de dis­cu­ter avec Eric Hazan.

    Réponse
  29. Sharu

    Si vous vou­lez voir a quoi res­semblent de vrais fachos voi­la un repor­tage sur les hoo­li­gan neo nazis polonais

    Avec une très belle phrase du repor­ter : « grâce au dogme nazi il est facile de bla­mer les autres et de prendre pour cibles des FAIBLES pour se faire valoir »
    Je trouve que nos « anti­fas » res­semble à ses hoo­li­gans dans le sens ou il prennent pour ciblent des vieux et des femmes de classes moyennes plu­tot que des puis­sants banquiers.

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​z​k​5​_​T​H​A​6​obs

    Per­so je trouve l’a­na­lyse d’As­se­li­neau du FN exelente

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​p​5​i​l​p​_​a​s​s​e​l​i​n​e​a​u​-​d​e​n​o​n​c​e​-​l​e​-​f​r​o​n​t​-​n​a​t​i​o​n​a​l​-​c​o​m​m​e​-​u​n​-​e​l​e​m​e​n​t​-​d​e​c​i​s​i​v​e​-​d​u​-​s​y​s​t​e​m​e​_​n​e​w​s​#​.​U​a​S​Q​O​T​4​w​9c8

    Et on vou­drait nous faire croire qu’il est facho …

    Réponse
  30. EFFAB

    … Je ne pense pas qu’il suf­fit de s’at­ta­quer au capi­ta­lisme finan­cier pour chan­ger le monde. Je ne pense pas qu’une plus juste redis­tri­bu­tion de la sur­va­leur soit une solu­tion. – RICK, @28

    Certes et je suis bien d’ac­cord avec toi, le monde est infi­ni­ment plus com­plexe et une vision mani­chéenne ne défi­nit pas tout, il n’empêche, nous n’a­vons aucune prise en tant qu’in­di­vi­dus pen­sants et res­pon­sables sur notre quo­ti­dien et notre devenir…

    … quant à une plus juste redis­tri­bu­tion de la sur­va­leur, je ne sais pour­quoi mais me vient l’en­vie de citer ici cette vidéo où Ber­nard FRIOT expose les choses sous cet angle plus juste, plus équi­li­bré et plus vertueux_c’est du moins mon avis, aus­si humble soit-il, moi qui n’ai pas encore tota­le­ment digé­ré toutes sa pensée.

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​8​M​W​Q​B​b​L​L​wg4

    Réponse
  31. Pierre

    Etienne,
    Comme d’autres, je vous conseille­rais de ne pas perdre de temps avec ces connards. Vu l’am­pleur de la tâche à laquelle vous vous êtes atte­lé, vous faire perdre une seule minute est déjà une une vic­toire pour eux.
    Faites confiance à vos lec­teurs, faites-nous confiance. On sait lire. Et on sait écouter.
    Cette atti­tude qui consiste à salir et à démo­lir, avec leurs tous petits moyens intel­lec­tuels, ne peut avoir d’im­pact que sur d’autres mous du bulbes comme eux, des gens sans aucun inté­rêt dans notre tra­vail de « décor­ti­cage » du système.
    Vous appe­lez cha­cun à lire, à s’in­for­mer, à se culti­ver, à s’ou­vrir l’es­prit, à se faire une opi­nion per­son­nelle, eux voci­fèrent leurs calom­nies contre vous pour vous dis­cré­di­ter. On voit bien de quel côté se trouve le fascisme.
    Conti­nuez votre remar­quable tra­vail et s’il le faut, appre­nez à dres­ser le majeur, ça fait gagner beau­coup de temps.

    Réponse
  32. Grumeau

    « Qui ne peut atta­quer le rai­son­ne­ment attaque le raisonneur. »
    Paul Valéry.

    Tiens, la cita­tion marche tou­jours ici avec les antifas =).
    Mer­ci encore Etienne pour ces pépites de pen­sée, je ne m’en lasse jamais de les lire et relire…!

    Sérieu­se­ment, ces « anti­fas » feraient mieux de s’at­ta­quer aux rai­son­ne­ments que ces rai­son­neurs prennent la peine de déve­lop­per chaque jour pour les faire grandir…
    C’est tel­le­ment plus facile de détruire que de créer.

    Ah zut, à vous défendre, je vais être caté­go­ri­sé par ces pré­ten­dus anti­fas dans le groupe « Fan club d’E­tienne » donc for­cé­ment j’ai pas de cer­veau, je suis aveu­glé­ment un gou­rou, je ne réflé­chis pas par moi-même etc…

    Les agences de com’ occultes les payent com­bien sinon ces gens-là ?
    Quoi je suis un com­plo­tiste de dire ça ??

    Zut je passe dans la caté­go­rie supé­rieure « pédo­phile-nazi-com­plo­tiste mangeur-de-pingouins »…
    Non là ça va vrai­ment plus avec des gens comme moi, faut vrai­ment le « civi­li­ser » cet Internet :

    https://​www​.pcin​pact​.com/​n​e​w​s​/​8​0​0​3​2​-​l​a​b​e​l​-​e​t​-​r​e​g​u​l​a​t​i​o​n​-​c​s​a​-​d​e​j​a​-​p​r​e​t​-​p​o​u​r​-​g​r​a​n​d​-​n​e​t​t​o​y​a​g​e​-​n​e​t​.​htm.

    Mise à jour du Mini­tel en cours…Terminé !

    Amen…

    Réponse
  33. Méchant Virus

    @ Rick

    Je com­prend ton point de vue mais il me semble que tu com­mets un rac­cour­ci for­te­ment pré­ju­di­ciable. Lor­don n’at­taque pas le capi­ta­lisme finan­cier, il attaque le sys­tème poli­ti­co-éco­no­mique qui per­met au capi­ta­lisme finan­cier de régner sur l’en­semble des acteurs éco­no­miques. C’est une dif­fé­rence fondamentale.

    Alors en effet, l’acte de résis­tance ras-des-pâque­rettes qui consiste à dire « les mar­chés finan­ciers sont des méchants » n’a aucun inté­rêt. C’est encore plus navrant si on rajoute « les mar­chés finan­ciers sont des méchants, tous des juifs et des francs maçons » (je dis ça parce que j’ai déjà vu/lu ce genre de discours).

    Par contre si on prend du champ et qu’on com­prend les méca­nismes poli­ti­co-éco­no­miques qui induisent la situa­tion dans laquelle nous sommes, là on pro­gresse et on com­mence à entre­voir des solu­tions intéressantes.

    En bref, nous ne sommes pas obli­gés d’être cons.

    Réponse
  34. Méchant Virus

    Pour finir, j’ai jeté un œil au blog des Luft­men­schen (les gens de l’air?) par simple curio­si­té, ça m’a tout l’air d’être une joyeuse bande de cornichons.

    Spé­cial dédi­cace pour la des­crip­tion du blog :

    Caté­go­rie : israel femi­nisme racisme natio­na­lisme anti­sé­mi­tisme Politique

    Allez, je vais vous offrir une boîte de crayons de cou­leurs et vous me ferez un joli des­sin. Je dis­cu­te­rai avec vous quand vous serez en mesure de me pré­sen­ter une argu­men­ta­tion qui tient debout.

    Réponse
  35. ColibRIC41AC(TAS)

    Au final on se heurte tou­jours au manque de res­pon­sa­bi­li­té de l’homme en géné­ral comme si c’é­tait dans sa nature de tou­jours s’en remettre ou se sou­mettre à quel­qu’un ou quelque chose, c’est flippant.

    « Je pense depuis long­temps que si un jour les méthodes de des­truc­tion de plus en plus effi­caces finissent par rayer notre espèce de la pla­nète, ce ne sera pas la cruau­té qui sera la cause de notre extinc­tion, et moins encore, bien enten­du, l’in­di­gna­tion qu’é­veille la cruau­té, ni même les repré­sailles et la ven­geance qu’elle s’at­tire… mais la doci­li­té, l’ab­sence de res­pon­sa­bi­li­té de l’homme moderne, son accep­ta­tion vile et ser­vile du moindre décret public. Les hor­reurs aux­quelles nous avons assis­té, les hor­reurs encore plus abo­mi­nables aux­quelles nous allons main­te­nant assis­ter, ne signalent pas que les rebelles, les insu­bor­don­nés, les réfrac­taires sont de plus en plus nom­breux dans le monde, mais plu­tôt qu’il y a de plus en plus d’hommes obéis­sants et dociles. » Ber­na­nos, Georges.

    La cause des causes c’est celle-là.

    Si on a un vrai socio­logue ou anthro­po­logue, je sais pas de quelle matière çà dépend, dans les parages, çà serait bien de faire une vidéo consa­crée à cette question.

    Autant Mr Chouard est extrê­me­ment convain­cant sur l’i­dée qu’il faut réfor­mer le sys­tème en pro­fon­deur et la manière,
    autant les gens qui l’é­coutent et sont convain­cus ne le sont pas de la néces­si­té d’a­gir au quo­ti­dien et de s’or­ga­ni­ser en asso­cia­tion ou mou­ve­ment struc­tu­rée et plu­tot pro­fes­sion­nel pour avoir un mini­mum d’efficacité.

    Je traine plu­tot pas mal sur les mer­dias, dans les com­men­taires, je vois bien, je lis très rare­ment un com­men­taire de quel­qu’un qui le connait, quand je fais une réfé­rence à mr chouard,j’ai plu­tot des mer­ci du genre çà m’a ouvert les yeux, preuve que ce qui manque c’est de la média­ti­sa­tion et que l’i­dée est extre­me­ment puis­sante, sinon le plus sou­vent je n’ai aucune réponse, je dois pas­ser pour un illu­mi­né, c’est trop radi­cal pour des gens, sur­tout à gauche, qui accusent les gens de droite d’etre repliés sur eux meme de ne pas avoir d’ou­ver­ture d’es­prit, ils se rendent pas compte que c’est la doxa ensei­gnée par le sys­tème qu’ils régur­gitent, et cette ouver­ture d’es­prit sert le chan­ge­ment de civi­li­sa­tion vou­lue par l’o­li­gar­chie mondialiste.

    Pareil pour l’u­pr, j’es­saie de pro­mou­voir ses confé­rences, quand un sujet traite de l’eu­rope, en ce moment le trai­té trans­at­lan­tique revient dans les débats, j’au­rais du pla­cer quelques confé­rences d’as­se­li­neau, j’ai pas tou­jours le temps, mais ils sont où les mili­tants de l’u­pr, occu­pez le petit champ de liber­té d’ex­pres­sion, le der­nier qu’on nous laisse au moins. Les gens se cachent pas d’être du ps ou de l’ump et de défendre leurs par­tis, c’est tout à fait légi­time de défendre l’u­pr dans les com­men­taires, si c’est du trol­lage, il y en a un paquet d’autres qui trollent avant nous.

    J’es­pé­rais faire des émules, en voyant que ma façon d’a­gir est très simple et rapide à faire. Au pire si çà pre­nait de l’am­pleur on force les mer­dias à fer­mer les com­men­taires, tant mieux, les gens se ren­draient compte de la cen­sure, et iraient s’ou­vrir l’es­prit ailleurs où la liber­té d’ex­pres­sion est à peu près res­pec­tée comme dans la réin­fo­sphère, je vous raconte pas le coup de mas­sue si les lec­teurs déser­taient leur propagande.

    Le but n’est pas d’i­non­der le web et de deve­nir saou­lant, c’est de lais­ser sur tous le sujets en rap­port, une petite graine atti­rant l’at­ten­tion mais parais­sant ano­dine. Je pense qu’une petite 50aine de gens suf­fi­raient à cou­vrir notre web­pro­pa­gande, ain­si que quelques forums majeurs. On pour­rait même trai­ter d’autres sujets comme l’é­co­lo­gie ou les guerres d’in­gé­rence, parce que j’ai encore le temps d’in­ter­ve­nir aus­si sur d’autres sujets.

    Jus­qu’au moment où les mer­dias seraient obli­gés de s’emparer de la ques­tion et de ten­ter de la décré­di­bi­li­ser et ils auront beau­coup de mal, çà sera quitte ou double.

    Est ce qu’en grèce, il y a des débats sur le sujet ? ils sont éco­no­mi­que­ment et socia­le­ment mûrs pour ce chan­ge­ment et on voit qu’ils veulent pas renon­cer à l’eu­ro et des aubes dorée sont élus, c’est grave.

    C’est pas l’islande.

    Il nous fau­drait une antenne en grèce en espagne et bien­tot au portugal.

    Réponse
  36. ColibRIC41AC(TAS)

    J’a­vais envoyé un mes­sage pour une tra­duc­tion de le​-mes​sage​.org en grec.

    Il fau­drait aus­si quelques vidéos de Mr Chouard sous-titrée en grec et espa­gnols aussi.

    Même approxi­ma­ti­ve­ment c’est mieux que rien. Il est peut etre pos­sible de retrans­crire une confé­rence avec un logi­ciel à recon­nais­sance vocale. ensuite l’in­té­gra­tion des sous-titre et le calage doivent pas etre trop com­pli­qué à faire.

    Faut voir avec des gens qui s’y connaissent.

    Com­ment pro­mou­voir le ricac­tas c’est aus­si une réflexion que cha­cun devrait avoir, pour ne pas attendre un gou­rou ou mes­sie qui vous dise quoi faire, parce qu’il ne vien­dra jamais, çà fait 40ans qu’on en aurait besoin d’un et puis c’est pas du tout dans la phi­lo­so­phie de la démo­cra­tie, çà serait contradictoire.

    Réponse
  37. ColibRIC41AC(TAS)

    çà devrait vous faire plaisir

    Le quo­ti­dien suisse « Le Matin » évoque l’une « des ini­tia­tives les plus décoif­fantes jamais pré­sen­tées » aux Suisses. Ceux-ci doivent se pro­non­cer par réfé­ren­dum sur une allo­ca­tion de base de près de 2100 euros (2500 francs suisses) par habitant.

    La pro­po­si­tion du comi­té « BIEN » (acro­nyme de « Basic Income Earth Net­work ») d’allouer à tout citoyen suisse une rente à vie a dépas­sé le seuil de signa­tures syno­nyme de réfé­ren­dum. La loi suisse pré­voit en effet que toute « ini­tia­tive » – c’est le terme légal- réunis­sant 100.000 signa­tures doit être sou­mise à une vota­tion populaire.

    La date du réfé­ren­dum sur ce « Reve­nu de base incon­di­tion­nel » (RBI) n’a pas encore été fixée mais en géné­ral celui-ci se tient deux ans après l’initiative.

    Dans le pays, le sujet divise. Ses prin­ci­paux oppo­sants sont les syn­di­cats. Selon eux, à cause du coût exor­bi­tant de cette mesure – esti­mé à quelque 25 mil­liards d’euros – les salaires risquent de plon­ger, entraî­nant avec eux une hausse impor­tante des impôts.

    Source : 7sur7​.be
    via les mou­tons enragés

    Réponse
  38. Méchant Virus

    @ Coli­bri

    Je par­ta­geais la même las­si­tude quant à la mol­lesse de mes conci­toyens jus­qu’à ce que je me rende compte de la chose sui­vante. Tous les inter­lo­cu­teurs que nous pou­vons avoir, même si nous les convain­quons assez faci­le­ment, ne sont pas des­ti­nés à être des virus. Je dirais même plus, les virus poten­tiels sont très mino­ri­taires dans la popu­la­tion, de mon expé­rience même pas 5%. Cela n’est pas grave du moment qu’ils ont compris.

    Pour prendre un exemple pure­ment per­son­nel, ma copine n’a pas du tout une âme de virus. Par contre quand je lui demande com­ment doit être la pro­chaine assem­blée consti­tuante, elle me répond « Tirée au sort ! ». C’est déjà pas si mal.

    Réponse
  39. Rose

    Bon­jour Etienne,

    J’ai décou­vert la stra­té­gie de ces kapos en lisant un billet, début 2011 sur le site Article 11 qui leur avait ouvert ses colonnes.
    Je ne crois pas non plus qu’il vaille la peine de men­tion­ner cette prose déli­rante : les ficelles sont déci­dé­ment trop grosses !

    Je vous lis depuis longtemps.
    La lec­ture de votre blog me conforte et m’en­ri­chit chaque jour.
    Moi aus­si, je pense que vous devriez vous concen­trer sur votre OEUVRE.
    J’at­tends aus­si (en essayant d’être patiente :)) le jour où je pour­rai dévo­rer et faire connaître votre ouvrage sur papier.
    Payant, bien sûr, tout tra­vail mérite rétribution !

    Très cor­dia­le­ment,

    Rose

    Réponse
  40. ColibRIC41AC(TAS)

    Vous saviez çà ?

    Pro­po­si­tion de loi consti­tu­tion­nelle orga­ni­sant le refe­ren­dum révo­ca­toire du Pré­sident de la Répu­blique (Pro­po­sé par Gil­bert Collard) :

    ARTICLE UNIQUE

    Il est ajou­té à la Consti­tu­tion un article 6–1 ain­si rédigé :

    « Article 6–1 :

    Un réfé­ren­dum peut être orga­ni­sé soit à l’initiative d’un cin­quième des membres du Par­le­ment sou­te­nue par un dixième des élec­teurs ins­crits sur les listes élec­to­rales, soit à l’initiative d’un cin­quième des élec­teurs ins­crits sur les listes élec­to­rales, en vue de mettre un terme au man­dat du Pré­sident de la répu­blique actuel­le­ment en fonction.

    Lorsque le refe­ren­dum révo­ca­toire pré­vu à l’alinéa 1er a conclu à la ces­sa­tion du man­dat du Pré­sident de la Répu­blique, le Conseil Consti­tu­tion­nel déclare la vacance de la Pré­si­dence de la Répu­blique dans les condi­tions pré­vues par l’article 7 de la Constitution.

    Le Pré­sident de la Répu­blique déchu de ses fonc­tions en ver­tu de la consul­ta­tion réfé­ren­daire révo­ca­toire pré­vue à l’alinéa 1er du pré­sent article est immé­dia­te­ment rééli­gible ; non­obs­tant la limi­ta­tion du nombre des man­dats consé­cu­tifs pré­vue par l’article 6 ali­néa 2 de la Constitution.

    Les condi­tions dans les­quelles le Conseil Consti­tu­tion­nel contrôle le res­pect des dis­po­si­tions des ali­néas pré­cé­dents sont déter­mi­nées par une loi organique. »

    Expo­sé des motifs :

    La pré­sente pro­po­si­tion ne fait que trans­po­ser en droit fran­çais la pro­cé­dure du refe­ren­dum révo­ca­toire (« recall ») pré­vue par les Consti­tu­tions de six can­tons hel­vé­tiques, d’une pro­vince cana­dienne, de dix huit Etats amé­ri­cains et du Venezuela.

    Une telle pos­si­bi­li­té, résul­tant d’une ini­tia­tive popu­laire, peut en théo­rie viser tout élu du suf­frage uni­ver­sel ; puisqu’elle en est le symé­trique. Aux Etats Unis, ce paral­lé­lisme est d’ailleurs total ; puisque le recall peut viser aus­si bien un gou­ver­neur qu’un séna­teur ou un juge élu.

    La pré­sente pro­po­si­tion consti­tu­tion­nelle n’est donc que le corol­laire logique de la révi­sion consti­tu­tion­nelle du 6 novembre 1962 ins­ti­tuant l’élection du Chef de l’Etat au suf­frage uni­ver­sel direct.

    L’historique de telles ini­tia­tives montre que la péti­tion trouve sa source dans deux motifs dis­tincts : soit l’élu fait montre d’incompétence, soit il opte des poli­tiques qui vont à l’encontre de son pro­gramme électoral.

    Il s’agit donc ici d’une pro­cé­dure tota­le­ment dif­fé­rente de celle de « l’impeachment » ; lequel empê­che­ment défi­ni­tif peut déjà être pro­non­cé par le Conseil consti­tu­tion­nel dans le cadre de l’article 7 de notre Constitution.

    Il est à noter que la pré­sente pro­po­si­tion de réfé­ren­dum révo­ca­toire n’exclut aucu­ne­ment la can­di­da­ture nou­velle du Pré­sident de la Répu­blique sor­tant : le suf­frage uni­ver­sel doit pou­voir conser­ver la tota­li­té de son libre arbitre. L’exemple du Wis­con­sin en 2012, avec la réélec­tion du gou­ver­neur révo­qué, prouve qu’un tel cas de figure n’est pas pure­ment virtuel. 

    24/04/13 bit​.ly/​Z​N​F​U9A

    Gil­bert Col­lard défend le réfé­ren­dum d’initiative populaire :

    Gil­bert Col­lard inter­ve­nait en séance publique sur l’ar­ticle 11 de la Consti­tu­tion, ce jeu­di 25 avril 2013, en faveur du réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire. A voir bit​.ly/​1​1​K​D​HyK

    Les dépu­tés votent le réfé­ren­dum d’initiative populaire :

    Les dépu­tés fran­çais ont adop­té jeu­di les deux pro­jets de loi rela­tifs à la mise en oeuvre du réfé­ren­dum « d’initiative par­ta­gée », appe­lé éga­le­ment réfé­ren­dum « d’initiative popu­laire », qui ne pour­ra pas s’appliquer au mariage homosexuel.

    La révi­sion consti­tu­tion­nelle de 2008 a consa­cré le droit pour un cin­quième des membres du Par­le­ment sou­te­nus par un dixième des élec­teurs ins­crits sur les listes élec­to­rales – soit actuel­le­ment 4,5 mil­lions de per­sonnes – de deman­der l’organisation d’un référendum.

    Ce der­nier ne pour­ra por­ter que sur des sujets pré­cis : rati­fi­ca­tion d’un trai­té, orga­ni­sa­tion des pou­voirs publics, réforme à carac­tère éco­no­mique, social ou environnemental.
    Le gou­ver­ne­ment et la gauche se sont éton­nés du « nou­vel engoue­ment » de l’opposition pour ces pro­jets de loi et l’ont accu­sée de vou­loir la mise en oeuvre rapide de ce réfé­ren­dum afin de ten­ter d’y sou­mettre le mariage homosexuel.

    Or, comme l’affirment plu­sieurs juristes, et comme ce fut lon­gue­ment débat­tu lors de l’examen du pro­jet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homo­sexuels, ce genre de réforme socié­tale n’entre pas dans le champ référendaire.

    C’est dans le cadre d’une séance réser­vée au prin­ci­pal groupe de l’opposition que l’Assemblée a pro­cé­dé jeu­di à la seconde lec­ture de ces pro­jets de loi et les a adop­té à la qua­si una­ni­mi­té, le Front de gauche votant contre.

    « Nous votons contre ce simu­lacre de réfé­ren­dum d’initiative popu­laire », a dit Marc Dolez, porte-parole du groupe Front de gauche dans ce débat.

    Le Sénat devrait pro­cé­der avant l’été à une seconde lec­ture. 25/04/13

    c’est pas­sé com­plè­te­ment inaper­çu je crois dans les mer­dias, sauf sur les sites du front natio­nal puisque col­lard est du rbm.

    Réponse
  41. Ana Sailland

    On en a par­lé ici 😉

    Réponse
  42. Morpheus

    Je relaie ici un essai du Cou­rant Com­mu­niste Inter­na­tio­nal qui dénonce, pré­ci­sé­ment, l’ « anti­fas­cisme radi­cal » en illus­trant l’analyse avec des cas historiques. 

    C’est très ins­truc­tif pour bien com­prendre qui se cache en réa­li­té der­rière ces cou­ra­geux ano­nymes au faux nez anar­chiste et pré­ten­du­ment « antifascistes ».

    http://​fr​.inter​na​tio​na​lism​.org/​f​r​e​n​c​h​/​b​r​o​c​h​u​r​e​s​/​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​_​f​a​s​c​i​s​m​e​_​a​n​t​i​_​f​a​s​c​i​s​m​e​_​e​x​t​r​e​m​e​_​g​a​u​c​h​e​.​htm

    Mor­ceaux choi­sis :

    « Alors que « l’antifascisme bour­geois » clas­sique, tel celui d’un Chur­chill ou d’un De Gaulle, fonde sa pro­pa­gande sur la défense du libé­ra­lisme capi­ta­liste et de la démo­cra­tie par­le­men­taire « garan­tie de liber­té », « l’antifascisme révo­lu­tion­naire » pré­tend, lui, se fon­der sur la défense des inté­rêts de la classe révo­lu­tion­naire. Toute sa mytho­lo­gie s’appuie sur un men­songe, pour­tant démen­ti des dizaines de fois par l’histoire, à savoir : l’opposition fas­cistes et frac­tions démo­crates de l’appareil poli­tique de la bour­geoi­sie peut, à cer­tains moments, recou­vrir, tra­duire, l’antagonisme qui oppose la bour­geoi­sie au prolétariat.

    Si l’on se réfère à l’histoire des luttes ouvrières écra­sées par le capi­tal, de telles asser­tions appa­raissent immé­dia­te­ment comme de vul­gaires et ignobles men­songes his­to­riques. Si l’on se réfère à la défense des inté­rêts his­to­riques du pro­lé­ta­riat, il appa­raît tout aus­si net­te­ment que de tels argu­ments ne peuvent pro­ve­nir que d’un camp tota­le­ment étran­ger aux luttes révo­lu­tion­naires du prolétariat.

    Affir­mer que la droite est l’organe spé­ci­fique de la répres­sion des luttes pro­lé­ta­riennes et pré­sen­ter les régimes « démo­cra­tiques » comme une sau­ve­garde, une aide, même pro­vi­soire, contre celle-ci, c’est se moquer gros­siè­re­ment de toute l’expérience tra­gique du prolétariat.

    La « gauche démo­crate » a joué direc­te­ment le rôle de « chien san­glant » ; par­mi d’autres exemples :

    »> contre l’insurrection ouvrière de Ber­lin en 1919 (c’est le gou­ver­ne­ment social-démo­crate d’Ebert-Scheidemann, avec l’ouvrier « socia­liste » Noske, qui a fait cou­ler le sang ouvrier dans les rigoles des rues de Berlin).

    »> contre les pre­mières révoltes de la classe ouvrière espa­gnole rapi­de­ment déçue par la « démo­cra­tie » de 1931 (c’est le gou­ver­ne­ment « social » d’Azana qui a assu­mé la res­pon­sa­bi­li­té de les répri­mer vio­lem­ment : en juillet 1931 à Séville, en jan­vier 1932 en Cata­logne, en jan­vier 1933 contre les ouvriers agri­coles de Casas Vie­jas – le gou­ver­ne­ment avait don­né l’ordre de raser le vil­lage si nécessaire).

    »> contre l’insurrection des ouvriers polo­nais de décembre 1970 (c’est le très « anti­fas­ciste » par­ti ouvrier polo­nais qui a com­man­dé aux milices et aux blin­dés de tirer sur les foules de manifestants).

    Ce ne sont là que quelques-uns des cas les plus nets car comme nous le ver­rons, c’est sur­tout en col­la­bo­ra­tion avec la droite que la gauche a joué son rôle de répres­sion du prolétariat.

    Curieuse « igno­rance » que celle des trots­kistes, des maoïstes et autres anar­chistes, tous ces anti­fas­cistes « radi­caux » qui « oublient » si faci­le­ment que dans tant de cas, et pas des moindres, ce n’est ni la « droite » ni « le fas­cisme » qui ont consti­tué l’organe spé­ci­fique de la répres­sion bour­geoise contre la classe ouvrière mais bel et bien la très « démo­cra­tique » et très « anti­fas­ciste » gauche du capital.

    Le droit d’élire démo­cra­ti­que­ment son bour­reau, d’octroyer aux chefs de la « police démo­cra­tique » un label de « repré­sen­tants du peuple ».. La « liber­té élec­to­rale » n’est que le moyen de léga­li­ser par une mas­ca­rade vide, la dic­ta­ture du capi­tal sur la société. »

    Mor­pheus

    Réponse
  43. EFFAB

    @16, MAGALI

    http://​contre​la​cour​.over​-blog​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​-​e​x​c​l​u​s​i​f​-​m​a​r​c​h​e​-​t​r​a​n​s​a​t​l​a​n​t​i​q​u​e​-​l​e​-​p​r​o​j​e​t​-​d​e​-​m​a​n​d​a​t​-​d​e​-​n​e​g​o​c​i​a​t​i​o​n​-​d​e​-​l​a​-​c​o​m​m​i​s​s​i​o​n​-​e​u​r​o​p​e​e​n​n​e​-​t​r​-​1​1​7​9​2​8​0​4​2​-​c​o​m​m​e​n​t​s​.​h​t​m​l​#​a​n​c​h​o​r​C​o​m​m​ent

    (un extrait)

    EXPOSÉ DES MOTIFS

    1. Contexte

    L’UE et les Etats-Unis par­tagent des inté­rêts poli­tiques et éco­no­miques fon­dés sur la démo­cra­tie, la pri­mau­té du droit et sur les droits humains uni­ver­sels. L’UE et les Etats-Unis sont des acteurs mon­diaux appor­tant une contri­bu­tion sub­stan­tielle à la paix et la sécu­ri­té mon­diales et rele­vant les défis mon­diaux tels que la réduc­tion de la pauvreté.

    _

    On croit rêver… avais-je bien besoin de sou­li­gner ces évi­dences et cette impayable démagogie ?!…

    Non seule­ment on est en train de gen­ti­ment nous entu­ber, nous qui bla­bla­tons encore sur des sbires qui trollent et dif­fament à qui mieux mieux et ne demandent que ça, mais cet on s’ar­roge à notre barbe et à notre légi­ti­mi­té ces valeurs et ces idéaux qu’il dénigre et mal­mène chaque jour, se fichant éper­du­ment de toute jus­tice, de toute éthique, de toute res­pon­sa­bi­li­té, ce Pou­voir qui nous en impose mais qui n’est qu’im­pos­ture et cupidité !!

    …

    Oui, SPARTACUS, Kirk DOUGLAS, Stan­ley KUBRICK… et Lau­rence OLIVER bien obli­gé de s’a­vouer vain­cu, en dépit de tout son pou­voir… mais je vous ras­sure, nous n’en sommes pas là, bien au contraire, eux sont déjà au pou­voir, nous qui sommes en par­tance et en révo­lu­tion, coup d’E­tat et Cen­tième Singe ! lol… l’hu­mour n’empêchant pas d’être un tant soit peu sérieux.

    La Fraise Révolutionnaire

    Réponse
  44. Gaudefroy

    @ mor­pheus

    Je pense que tu te trompes lorsque tu te réfères à inter​na​tio​na​lisme​.org.

    Si tu regardes atten­ti­ve­ment les articles cen­su­rés d’in­dyc-media paris qui parlent d’im­pé­ria­lisme (cf la rubrique démente  » articles cen­su­rés »), tu ver­ras ensuite que le CCI a le droit à un trai­te­ment par­ti­cu­lier sur indyc-média paris (et nantes). celui d’a­voir un qua­si­ment mono­pole du dis­cours anti-impé­ria­liste sur indyc-media avec un article envi­ron tous les 3 jours.

    Cela fait par­tie selon moi d’un dis­po­si­tif de dés­in­for­ma­tion, d’un leurre « com­mu­niste et anti-impé­ria­liste » afin de don­ner une conno­ta­tion de gauche d’en­semble. Je m’en explique :

    Si on lit dans le texte les articles, il s’a­git d’une pro­pa­gande fon­da­men­ta­le­ment mon­dia­liste pour un monde sans patrie ni frontières.

     » Notre véri­table force, c’est en effet la mas­si­vi­té de notre com­bat, l’union par-delà les sec­teurs, les races, les fron­tières et les nations. »
    http://​fr​.inter​na​tio​na​lism​.org/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​i​s​m​e​/​2​0​1​3​0​4​/​7​0​5​0​/​f​a​c​e​-​a​u​-​p​o​i​s​o​n​-​d​i​v​i​s​i​o​n​-​r​e​g​i​o​n​a​l​i​s​t​e​-​e​t​-​n​a​t​i​o​n​a​l​i​s​t​e​-​u​n​i​t​e​-​e​t​-​s​o​l​i​d​ari

    A par­tir de là, aucun mou­ve­ment sur terre n’a la  » classe inter­na­tio­nale  » digne du CCI :

    révo­lu­tions arabes : dans l’impasse

    PKK : la contri­bu­tion ci-des­sous que le PKK, quelle que soit l’i­mage posi­tive qu’en trace le confé­ren­cier, n’a tou­jours rien à voir avec la lutte pour l’é­man­ci­pa­tion de l’hu­ma­ni­té et sa libé­ra­tion du joug de la socié­té de classes.

    Cha­vez : national-populiste

    Syrie : Assad est un bou­cher qui ter­ro­rise et mas­sacre son peuple

    etc…

    « Dans un monde désor­mais divi­sé et par­ta­gé en blocs impé­ria­listes, toute lutte de « libé­ra­tion natio­nale », loin de consti­tuer un quel­conque mou­ve­ment pro­gres­sif, se résume en fait à un moment de l’af­fron­te­ment constant entre blocs rivaux dans lequel les pro­lé­taires et pay­sans enrô­lés, volon­tai­re­ment ou de force, ne par­ti­cipent que comme chair à canon. » (Pla­te­forme du CCI, Le mythe contre-révo­lu­tion­naire de la libé­ra­tion nationale)

    Toute l’his­toire de la déco­lo­ni­sa­tion en est pour­tant le démen­ti (voir Frantz Fanon) 

    Le CCI (tout comme ses aco­lytes inter​na​tio​na​lisme​.org et contre​sub​ver​sion​.wordpres​.com) a au fond un dis­cours nihi­liste.

    Pour résu­mer, toutes les dis­cus­sions se ramènent à ça : seule la des­truc­tion totale et com­plète (du capi­ta­lisme) peut sau­ver le monde de la fas­ci­sa­tion…Atten­tion, faux amis mais qui ont hélas bien dif­fu­sé dans le mou­ve­ment libertaire.

    Tu cites le CCI qui oppose une uni­té inter­na­tio­nale (de gôche) à toute union natio­nale car la bour­geoi­sie tra­hit. Les exemples ne citent que des échecs nés de divi­sions natio­nales mais pas un seul exemple de réus­site née d’une union inter­na­tio­nale. Je peux citer des exemples his­to­riques de réus­sites nées d’une union natio­nale comme la com­mune ou le CNR.

    Un autre texte-leurre « anti­fa » d’un rare mépris pour qua­si­ment pour tout ce qui vit et com­bat :  » l’im­passe citoyenniste « .

    http://​www​.info​kiosques​.net/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​443

    Même dis­cours tota­li­sant mor­ti­fère et nihi­liste, je cite :

     » En outre, toutes les réformes entre­prises dans le capi­ta­lisme ne l’ont été que pour sau­ver le capi­ta­lisme lui-même. Il n’y a pas de réformes anticapitalistes. »

     » La mon­dia­li­sa­tion du capi­tal et la dis­so­lu­tion des capi­taux natio­naux impliquent qu’il s’agira d’un mou­ve­ment (révo­lu­tion­naire mondial) »

    En gros, pro­messe escha­to­lo­gique que la mon­dia­li­sa­tion ban­caire géné­re­ra une révo­lu­tion mondiale.

     » Un des exemples les plus déli­rants de cet état de fait est l’inénarrable asso­cia­tion ATTAC. Il est de noto­rié­té publique que l’idée même d’une taxa­tion des tran­sac­tions bour­sières fait se contor­sion­ner d’hilarité l’économiste le plus stu­pide. Il est éga­le­ment évident que l’application dans un seul Etat de cette taxa­tion le plon­ge­rait immé­dia­te­ment dans une crise noire. »

    Voi­là un bel exemple de pro­ces­sion de foi mon­dia­liste que le contre-exemple de l’Is­lande per­met de démentir.

    Rien que l’in­sulte « citoyen­niste  » part d’une concep­tion men­son­gère de ce qu’est un citoyen aujourd’­hui, cad qu’il n’est plus qu’un simple élec­teur qui paye des impôts à la place des riches et des trusts.

    Une vraie ana­lyse liber­taire du citoyen cite­rait Cas­to­ria­dis et se rap­pel­le­rait qu’­his­to­ri­que­ment un citoyen était en mesure de gou­ver­ner en étant tiré au sort et de voter lui-même les lois.

    Glo­ba­le­ment, ce cor­pus de textes essen­tiel­le­ment dans la pos­ture de rejet, char­riant tou­jours les mêmes concepts bidons comme conspi­ra­tion­nisme, néga­tion­nisme, sou­ve­rai­nisme d’ex­treme-droite, citoyen­nisme et plus récem­ment mas­cu­li­nisme a une fonc­tion je crois de trol­lage et de ziza­nie pour oppo­ser d’a­bord des indi­vi­dus entre eux.

    A nous de subli­mer les vraies idées.

    Face à cela, le tra­vail de Ber­nard Friot (et véri­table com­mu­niste) est pré­cieux parce qu’il per­met de sor­tir de l’in­can­ta­tion et de voir que des conquêtes anti­ca­pi­ta­listes ont eut lieu et que d’autres sont à por­tée de main.

    Réponse
  45. Morpheus

    @ Gau­de­froy

    Vous mélan­gez tout. Lisez l’ar­ticle que j’ai indi­qué, il traite spé­ci­fi­que­ment de la ques­tion des anti­fas­cistes radi­caux, et cela sur un plan his­to­rique ; ce n’est pas un phé­no­mène nou­veau. Depuis plus d’un siècle, il s’a­git d’a­gents impé­ria­listes qui agissent sous faux dra­peau, en se fai­sant pas­ser pour des révo­lu­tion­naire, des anar­chistes, des « vrais gau­chistes ». Or, ce sont des ner­vis impé­ria­listes.

    Des agi­ta­teurs.

    C’est en fait très pré­ci­sé­ment la mise en œuvre de ce qu’é­cri­vais Mau­rice Joly dans son pam­phlet contre Napo­léon III (ce qui lui vau­dra deux ans d’emprisonnement à Sainte Péla­gie) « Dia­logue aux enfers entre Machia­vel et Mon­tes­quieu » – le même ouvrage qui a été pla­gié pour en faire … Les pro­to­coles des Sages de Sion ! :

    « Le prin­ci­pal secret du gou­ver­ne­ment consiste à affai­blir l’es­prit public, au point de le dés­in­té­res­ser com­plè­te­ment des idées et des prin­cipes avec les­quels on fait aujourd’­hui les révo­lu­tions. Dans tous les temps, les peuples comme les hommes se sont payés de mots. Les appa­rences leur suf­fisent presque tou­jours ; ils n’en demandent pas plus. On peut donc éta­blir des ins­ti­tu­tions fac­tices qui répondent à un lan­gage et à des idées éga­le­ment fac­tices ; il faut avoir le talent de ravir aux par­tis cette phra­séo­lo­gie libé­rale, dont ils s’arment contre les gou­ver­ne­ments. Il faut en satu­rer les peuples jus­qu’à la las­si­tude, jus­qu’au dégoût. »

    Et après cela, on vien­dra encore nous dire qu’il n’y a pas de com­plot. Je me marre.

    Mor­pheus

    Réponse
  46. Eric

    « Com­ment recon­naître un néo-cons dégui­sé en antifasciste ? »

    - A ce qu’il ne vous dit pas sur l’extrême droite !

    Droite et extrême droite : autop­sie d’un lien de consanguinité

    Article com­plet : http://​anti​cons​.word​press​.com/​2​0​1​3​/​0​4​/​1​4​/​d​r​o​i​t​e​-​e​t​-​e​x​t​r​e​m​e​-​d​r​o​i​t​e​-​a​u​t​o​p​s​i​e​-​d​u​n​-​l​i​e​n​-​d​e​-​c​o​n​s​a​n​g​u​i​n​i​te/

    Allez!!! Tous au boulot.
    Et vive la démocratie

    Réponse
  47. Gaudefroy

    @morpheus

    Je ne mélange pas, je compile. 

    Et je sou­tiens que votre réfé­rence de cita­tion s’ap­pelle le CCI, qu’il cultive l’a­no­ny­mat et qu’il inonde indy­me­dia paris et nantes de pseu­dos-articles de fond avec un curieux pri­vi­lège. Il ne se trompe pas, il fait sem­blant d’être anti­fas­ciste radical. 

    Bon, je cite l’ar­ticle en question :

     » La liber­té de presse et d’organisation, le droit de grève, le droit de vote, la liber­té syn­di­cale, tous ces piliers de la démo­cra­tie bour­geoise, seraient d’après l’antifascisme gau­chiste, des armes fon­da­men­tales, indis­pen­sables pour la lutte..(…)

    Il suf­fit d’envisager le conte­nu de cha­cune des liber­tés bour­geoises pour qu’apparaisse leur nature par­fai­te­ment contre révolutionnaire. »

    C’est gro­tesque et hypocrite.

    Réponse
  48. Fabien

    Voi­la soit disant la preuve de l’an­ti­sé­mi­tisme de’Etienne :
    http://reflets.info/wp-content/uploads/2013/01/Capture‑d%E2%80%99%C3%A9cran-2013–01-24-%C3%A0-20.18.34.png

    Le piège m’a été ten­du comme tel par Anti​fa​-net​.fr sur twitter :
    1/un lien vers cette vidéo : http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​G​K​v​P​w​6​Y​c​A​S​8​&​f​e​a​t​u​r​e​=​p​l​a​y​e​r​_​e​m​b​e​d​ded

    2/ alors t’en pense quoi ? c anti­sé­mite hein !

    3/ ben regarde ici ce qu’en pense Chouard

    ça doit pas être la pre­mière qu’il réa­lise ce genre de tour !

    Réponse
  49. MagaliAB

    @43 EFFAB a/s Mar­ché unique trans­at­lan­tique : C’est le genre d’in­tro­duc­tion pom­peuse stan­dard dans ce type d’ins­tru­ments inter­na­tio­naux. Cela prê­te­rait à sou­rire si l’hy­po­cri­sie n’é­tait si fla­grante aujourd’hui…

    Avez-vous lu la suite ? Il s’a­git « d’al­ler plus loin que les négo­cia­tions de l’OMC », et en l’oc­cu­rence de pro­duire de nou­velles normes et règle­men­ta­tions qui ren­dront obso­lètes les consen­sus (si péni­ble­ment) adop­tés au par­le­ment euro­péen. On pense aux OGM, aux pro­duits phy­to­sa­ni­taires… Je trou­vais déjà que le droit euro­péen avait une source opaque mais là c’est car­ré­ment un lob­by qui rédige la loi et la fait rati­fier par la com­mis­sion. Pou­vez-vous ima­gi­ner sys­tème plus éloi­gné des prin­cipes de « démo­cra­tie, pri­mau­té du droit et droits humains universels » ?

    Déso­lé, je vois que je m’é­loigne du thème qui était « anti­fas­cime, dif­fa­ma­tion et ado­les­cence dif­fi­cile » :-p

    Réponse
  50. Ana Sailland

    Nos élus, pour­tant avides, se sabordent ->

    Nos « repré­sen­tants » refusent (l’ar­ticle 11 en est une nème preuve) de lais­ser une miette de pou­voir aux repré­sen­tés, on pour­rait mettre ça sur le dos de leur bou­li­mie de pou­voir, mais bizar­re­ment depuis 60 ans, et ça s’ac­cé­lère, ils font tout pour perdre ce pou­voir en le confiant à des enti­tés supra­na­tio­nales ou pla­né­taires, même pas élues (Com­mis­sion euro­péenne, OMC, et main­te­nant un lévia­than trans­at­lan­tique). Ils se sabordent.

    Récem­ment sur France Inter JP Raf­fa­rin était inter­ro­gé. L’au­di­teur de ser­vice ( mais oui, ces gens qu’on inter­roge pour faire style démo­crate, mais qui sou­vent n’ont aucun droit de ping pong lors­qu’on a ridi­cu­li­sé leur ques­tion ) l’au­di­teur de ser­vice lui a posé une ques­tion sur le pou­voir abso­lu des élus. Ce à quoi il lui a été répon­du que seuls des gens com­pé­tents peuvent tenir les guides. Et bien enten­du, le dos­sier s’est refer­mé comme une tombe, lais­sant aux autres audi­teurs comme ultime mes­sage cette auto déco­ra­tion de l’hon­neur d’être élite.
    Mais admet­tons quoique j’en doute que nos gou­ver­nants soient compétents.
    Intel­li­gents, donc.
    C’est une hypo­thèse que nous aurions peut être tort d’écarter 😉
    Alors ce à quoi nous assis­tons depuis 60 ans ne peut qu’être un complot.
    Et nous avons de solides argu­ments pour le prouver.

    Réponse
  51. Ana Sailland

    Le fait que de manière trans­gé­né­ra­tion­nelle, donc au-delà de la mort des ini­tiants et de leurs suc­ces­seurs, le fait que les grandes déci­sions aillent tou­jours dans le même sens, délé­tère, y com­pris d’un point de vue bio­lo­gique, et cela jus­qu’à ver­rouiller le retour en arrière pour rai­son de sur­vie et de prag­ma­tisme arti­fi­ciel, ce fait est, euh … disons … suspect.

    Ana sort ses griffes hihi.

    Réponse
  52. Ana Sailland

    @MagaliAB

    Ne t’ex­cuse pas : tu n’é­tais pas hors sujet :

    Se construit sous nos yeux effa­rés len­te­ment mais sûre­ment une dic­ta­ture mon­diale (bien plus sub­tile et maligne que celle d’un Vide­la), et les anti­fas­cistes, c’est nous.

    Réponse
  53. Ana Sailland

    Juste encore un mot sur ce que je viens de nom­mer « prag­ma­tisme artificiel » :

    Le domi­nant modi­fie le cadre de la loi, ou des usages. Par exemple, il casse le cir­cuit du trésor.
    Et ensuite, ce sont les mots de Hol­lande, il nous jette à la gueule qu’il faut bien par­tir du réel.
    Et le tour est joué : on se coupe les ailes et ensuite on inter­dit de voler.

    Réponse
  54. Merome

    Je change un peu de sujet mais je suis tom­bé hier sur une inter­ven­tion de Alexandre Astier sur la pré­si­den­tielle de 2012, il s’in­ter­roge sur cette bizar­re­rie de la cam­pagne qui inter­dit aux can­di­dats de par­ler les 2 der­niers jours alors qu’ils ont eu tout le temps de men­tir les années qui précèdent.

    On sent qu’il tourne autour de la « solu­tion » de la VRAIE démo­cra­tie, mais semble ne pas la connaître…

    Réponse
  55. EFFAB

    Oui, c’est bien la situa­tion du moment comme cette dés­in­for­ma­tion glo­bale qui nous oblige ces inces­sants et salu­taires hors-sujets…

    … très éton­nant, FABIEN, cet anta­go­nisme juif décrit par Eus­tace MULLINS ; j’a­vais déjà lu et enten­du de petites choses à ce sujet mais c’est là très bien conden­sé et expli­ci­té ; MULLINS, l’au­teur des Secrets de la Réserve Fédé­rale, cet ouvrage si éclai­rant d’a­près ETIENNE.

    Bien des choses, LADIES, GENTLEMEN et jolie tigresse !

    Fabien

    Réponse
  56. EFFAB

    Oui, MEROME, cette inter­ven­tion d’A­lexandre ASTIER et ce vice de pro­cé­dure sont très très inté­res­sants… mais je n’ar­rive pas à faire le lien et expli­ci­ter tout ce que cela sous-entend… j’at­tends vive­ment la prose et l’ins­pi­ra­tion d’autres virus ; c’est en tout cas beau­coup plus inté­res­sant que ces cré­tins d’antifas !

    Par­don, ETIENNE, mais faut bien appel­ler un chat un chat, nous qui devrions être tigres face aux chiens de garde et autres affreux lézards qui tirent en secret les cartes.

    A vous lire

    Réponse
  57. Rick

    @ EFFAB et Méchant Virus

    J’ai lu la thèse de Friot sur le salaire (qui est un gros pavé, mais qui vaut le coup) et je pense qu’ef­fec­ti­ve­ment la coti­sa­tion totale du salaire est une bonne idée pour deux raisons :

    - c’est une attaque contre cette igno­mi­nie qu’est l’Em­ploi et qui pour­rit tout le mou­ve­ment syn­di­cal depuis 20 ans (je ne peux plus aller défi­ler avec des cama­rades récla­mant de l’emploi, moi qui veux un métier).

    - Comme l’ex­plique Jacques Ran­cière, un mou­ve­ment éga­li­taire est un mou­ve­ment qui pré­sup­pose l’é­ga­li­té. Accor­der un salaire à tous c’est pré­sup­po­ser l’é­ga­li­té et ça me plait.

    Cepen­dant, même si cela est néces­saire, je ne pense pas que cela soit suf­fi­sant. Après avoir beau­coup lu Kurtz et Jappe, je pense qu’ils mettent le doigt sur quelque chose d’im­por­tant. Une cri­tique radi­cale du capi­ta­lisme ne peut pas­ser que par une cri­tique radi­cale de la valeur, de la mar­chan­dise et du féti­chisme de ce der­nier. Car si le capi­ta­lisme est bien un sys­tème anthro­po­lo­gique, il ne suf­fi­ra pas de réfor­mer les ins­ti­tu­tions poli­ti­co-éco­no­mique per­met­tant l’exis­tence de ce capi­ta­lisme finan­cier mon­dia­li­sé. Il va fal­loir s’at­ta­quer à ce qui en forme le cœur c’est à dire l’argent, la valeur, le tra­vail, la mar­chan­dise. Je pré­fère ren­voyer aux tra­vaux d’An­selm Jappe avant de dire des bêtises

    Sémi­naire – Anselm Jappe – Cri­tique du néo-libé­ra­lisme ou cri­tique de la socié­té mar­chande ? from Fon­da­tion Coper­nic on Vimeo.

    Et donc ce que l’on peut repro­cher, et c’est cette par­tie du texte des luft machin avec laquelle je suis d’ac­cord, à Lor­don, et à bien d’autre, dont Étienne pen­dant tout un temps, c’est d’at­ti­rer notre atten­tion sur des méca­nismes qui se passent dans des sphères sur les­quels nous n’a­vons aucun pou­voir. Une femme de ménage dans l’hôtellerie, un employé de bureau… que peuvent-ils faire contre la City, la BCE, le FMI.… A part dif­fu­ser les infor­ma­tions ? C’est bien, mais encore une fois pas suf­fi­sant. Par contre, s’il se fout en gréve et qu’il demande des amé­lio­ra­tions de ses condi­tions de tra­vail, là quelque chose change. Le rap­port de force peut s’in­ver­ser, la peur peut chan­ger de camp. Car une grève en amène tou­jours une autre, et une autre, et une autre. Puis on finit par être for­mé, alors on va dif­fu­ser sa volon­té de révolte dans d’autres luttes, lutte sur le loge­ment, lutte des chô­meurs, lutte des sans papiers, et c’est comme ça que se crée un mou­ve­ment social. Et c’est par le mou­ve­ment social qu’ar­rive la révolution.

    Réponse
  58. Morpheus

    @ Gau­de­froy

     » La liber­té de presse et d’organisation, le droit de grève, le droit de vote, la liber­té syn­di­cale, tous ces piliers de la démo­cra­tie bour­geoise, seraient d’après l’antifascisme gau­chiste, des armes fon­da­men­tales, indis­pen­sables pour la lutte..(…)

    Il suf­fit d’envisager le conte­nu de cha­cune des liber­tés bour­geoises pour qu’apparaisse leur nature par­fai­te­ment contre révolutionnaire. »

    C’est gro­tesque et hypocrite.

    Vous sanc­tion­nez bien vite, sans la moindre ana­lyse, sans même envi­sa­ger l’hy­po­thèse que ce qui est expri­mé puisse être per­ti­nent selon l’angle sous lequel on ana­lyse la ques­tion. En cela, c’est donc votre juge­ment qui est gro­tesque et hypocrite.

    La liber­té de la presse : lorsque celle-ci se trouve entre les mains de la bour­geoi­sie et des riches, cette liber­té ne peut pas être le garant de la liber­té du peuple, qui ne s’y exprime jamais, et où seules les « élites » peuvent s’y expri­mer. Qu’il suf­fise de voir l’é­tat de la presse en France pour en avoir la certitude.

    La liber­té d’or­ga­ni­sa­tion : Lorsque la consti­tu­tion donne tous les pou­voirs et contre-pou­voirs aux mêmes, en effet, il est bien hypo­crite de lais­ser les gens s’or­ga­ni­ser en asso­cia­tion, comi­té, syn­di­cat, … peu importe. Ils peuvent bien pro­tes­ter, péti­tion­ner, contes­ter … Cela ne change rien : ils n’ont aucun pouvoir.

    Le droit de grève : même ADAM SMITH est lucide sur cette ques­tion, qui écri­vait déjà 
    C’est par la conven­tion qui se fait entre ces deux per­sonnes (l’ouvrier et le capi­ta­liste), dont l’intérêt n’est nul­le­ment le même, que se déter­mine le taux com­mun des salaires. Les ouvriers dési­rent gagner le plus pos­sible ; les maîtres don­ner le moins qu’ils peuvent ; les pre­miers sont dis­po­sés à se concer­ter pour éle­ver les salaires, les seconds pour les abaisser.

    Il n’est pas dif­fi­cile de pré­voir lequel des deux par­tis, dans toutes les cir­cons­tances ordi­naires, doit avoir l’avantage dans le débat, et impo­ser for­cé­ment à l’autre toutes ses condi­tions. Les maîtres, étant en moindre nombre, peuvent se concer­ter plus aisé­ment ; et de plus, la loi les auto­rise à se concer­ter entre eux, ou au moins, ne le leur inter­dit pas, tan­dis qu’elle l’interdit aux ouvriers. Nous n’avons point d’actes du Par­le­ment contre les Ligues (patro­nales) qui tendent à abais­ser le prix du tra­vail ; mais nous en avons beau­coup contre celles qui tendent à le faire hausser. 

    Dans toutes les luttes, les maîtres sont en état de tenir ferme plus long­temps. Un pro­prié­taire, un fer­mier, un maître fabri­quant ou mar­chand, pour­raient en géné­ral, sans occu­per un seul ouvrier, vivre un an ou deux sur les fonds qu’il a déjà amas­sé. Beau­coup d’ouvriers ne pour­raient sub­sis­ter sans tra­vail une semaine, très peu un mois, et un seul à peine une année entière. A la longue, il se peut que le maître ait autant besoin de l’ouvrier que celui-ci a besoin du maître ; mais le besoin du pre­mier n’est pas si pres­sant. »
    (Adam Smith, op. cit., Livre I, cha­pitre 8, p. 137 et 138 – seconde moi­tié du XVIIIe siècle, déjà !).

    Le droit de vote : Qui n’est, dans le gou­ver­ne­ment pré­ten­du­ment repré­sen­ta­tif de la répu­blique – par­don, de la répri­vée – que le droit d’é­lire des maîtres poli­tiques qui décident de tout à notre place et qui sont inféo­dé aux voleurs de res­sources que sont les ploutocrates.

    La liber­té syn­di­cale : cf. Adam Smith et la liber­té d’association.

    Conclu­sion : aucune de ces « liber­tés » bour­geoises ne résiste en effet à l’a­na­lyse et se révèlent toutes bel et bien de nature par­fai­te­ment contre révolutionnaire.

    Je ne suis pas com­mu­niste, mais force est d’ad­mettre que dans cette ana­lyse, ils sont per­ti­nents et je rejoins sans réserve leurs observations.

    Mor­pheus

    Réponse
  59. Morpheus

    @ Merome (#54)

    Oui, j’a­vais vu cette inter­ven­tion d’A­lexandre Astier chez Tad­déi. J’a­vais en son temps sug­gé­ré de prendre contact avec lui, et j’a­vais pro­po­sé aux gen­tils virus de Lyon (il habite Lyon) d’es­sayer de le faire. je n’ai pas de retour, je ne crois pas que cela se soit fait.

    Moi, si quel­qu’un sait com­ment dégo­ter les coor­don­nées d’A­lexandre Astier, je suis près à prendre contact avec lui.

    Mor­pheus

    Réponse
  60. Méchant Virus

    @ Rick

    Une cri­tique radi­cale du capi­ta­lisme ne peut pas­ser que par une cri­tique radi­cale de la valeur, de la mar­chan­dise et du féti­chisme de ce dernier.

    C’est pas faux. L’or­ga­ni­sa­tion éco­no­mique (le capi­ta­lisme) et le concept phi­lo­so­phique de la consom­ma­tion de masse et de l’ac­cu­mu­la­tion de richesses (rap­port à la valeur, à la mar­chan­dise…) sont inti­me­ment liés. Cepen­dant, il faut aller plus loin en consta­tant que les notions de valeur, de mar­chan­dise et même d’argent sont toutes sous ten­dues par le même concept : LE PROFIT (au sens pécu­niaire du terme).

    En outre, la phi­lo­so­phie de nos conci­toyens ne se légi­fère pas. Au mieux elle s’é­duque. Et c’est un tra­vail de chien. Ils vont te dire oui oui, on sur­con­somme, on entasse bête­ment des signes moné­taires et on bou­sille l’é­co­sys­tème et c’est pas bien. Et 5 minutes après ils vont récla­mer le nou­vel Iphone, rem­plir leurs armoires de choses sans réelle uti­li­té et lais­ser la lumière allu­mée dans toute leur baraque même dans les pièces où il n’y a per­sonne. Atta­quer le pro­blème par cette voie là me semble très incertain.

    Alors que si on s’at­taque à l’or­ga­ni­sa­tion poli­tique et éco­no­mique par la voie démo­cra­tique, il n’est pas très com­pli­qué de mettre en place un sys­tème de finan­ce­ment aca­pi­ta­liste de l’é­co­no­mie et d’ap­pli­quer une poli­tique éner­gé­tique véri­ta­ble­ment éco­lo­gique dont les mul­ti­na­tio­nales ne veulent pas puis­qu’elles sont moti­vées par une seule chose : le pro­fit. En reti­rant le pro­fit en bout de chaîne, tous les autres para­mètres s’a­justent spontanément.

    Après tu peux pas­ser à la vitesse supé­rieure et car­ré­ment reti­rer le concept de mon­naie, mais là Mor­pheus et JC vont s’en­gouf­frer dans la dis­cus­sion et ça va for­te­ment alour­dir les débats.

    Réponse
  61. Ana Sailland

    Alour­dir le débat serait dom­mage alors qu’on vient de l’alléger 😉

    La cita­tion d’A­dam Smith est remar­quable. Mer­ci Morpheus.

    Réponse
  62. Ana Sailland

     » Ils vont te dire oui oui, on sur­con­somme, on entasse bête­ment des signes moné­taires et on bou­sille l’é­co­sys­tème et c’est pas bien. Et 5 minutes après ils vont récla­mer le nou­vel Iphone » »>

    C’est le cœur du problème.
    Je saute sur l’occasion :

    L’un des outils de la domi­na­tion est la créa­tion de dési­rs arti­fi­ciels aux­quels l’in­di­vi­du suc­combe fata­le­ment lors­qu’il est né dans une « culture hors sol ».

    Simple info, je n’ai pas de télé­phone por­table … » La résis­tance com­mence peut être dans la réap­pro­pria­tion du désir.

    Réponse
  63. Merome

    @Morpheus : Sur twit­ter, Astier répond par­fois aux mes­sages qui lui sont envoyés, son compte : @sgtpembry

    Mais pour lui dire quoi ?

    Réponse
  64. Méchant Virus

    @ Merome :

    Réponse
  65. EFFAB

    SATANE VIRUS, te lire est tou­jours une source d’en­ri­chis­se­ment (aca­pi­ta­liste, j’en­tends bien), et cet humour qui n’en­lève rien au sérieux de tout ceci, bien au contraire… autant ces débats d’ex­perts que ce pro­fit à éra­di­quer, et cette vitesse supé­rieure à enclen­cher, au-delà de toute plus-value inutile et parasite.

    Bien des choses, VIRUS EN TONGUE

    _

    J’en reviens à MEROME (@54) et à l’in­trer­ven­tion d’A­lexandre ASTIER chez Tad­déi… ce vice de pro­cé­dure mais je m’ex­prime peut-être mal… le fait qu’il soit inter­dit lors d’une cam­pagne élec­to­rale aux can­di­dats de s’ex­pri­mer publi­que­ment les deux der­niers jours avant l’é­lec­tion (comme pour les son­dages si je ne m’a­buse)… alors qu’ils ont eu tout le temps de men­tir les années qui pré­cèdent. ASTIER s’in­ter­roge sur cette bizar­re­rie de la cam­pagne… pour reprendre presque en entier les pro­pos de MEROME.

    Pour­quoi cette inter­dic­tion au juste ? au nom de quel prin­cipe que je puis ou pou­vais com­prendre mais qui m’é­chappe de plus en plus main­te­nant que j’y pense et me foca­lise là-dessus ?

    A l’ins­tar d’E­TIENNE, détrom­pez-moi si je fais fausse route et m’i­ma­gine je-ne-sais-trop-quoi, d’au­tant plus qu’i­ci je ne suis sûr de rien, au contraire d’E­TIENNE qui res­tant ouvert à toute nou­velle pro­po­si­tion n’en maî­trise pas moins son sujet à fond et a pesé déjà bien des fois les choses.

    Je pose la ques­tion à ma com­pagne. Lucie me répond pour ne pas influen­cer les gens… j’en­tends bien, ce prin­cipe de… non, cela me dépasse, alors qu’ils ont eu tout le temps d’in­fluen­cer qui que ce soit pen­dant la cam­pagne et avant la cam­pagne… déci­dé­ment, je ne vois pas en quoi cela serait déran­geant de cher­cher à influen­cer quel­qu’un jus­qu’au tout der­nier moment, ce quel­qu’un étant par­fai­te­ment libre de chan­ger son vote au tout der­nier moment, ce quel­qu’un pou­vant très bien être influen­cé par quelque tiers de son propre entou­rage, et pas besoin qu’il s’a­gisse d’un des can­di­dats, sa belle-mère ou son voi­sin fai­sant ample­ment l’af­faire, se fai­sant agents influents car rien ne l’in­ter­dit (en dehors des médias ?!…) et ce de façon dés­in­té­res­sée et gratuite.

    Ce qui n’a peut-être rien à voir avec ce vice ou prin­cipe de pro­cé­dure, cette culture du secret et de l’isoloire_quand rien n’est plus anti-démo­cra­tique !! cher­cher l’erreur

    Pour en reve­nir au condi­tion­ne­ment des masses et de l’o­pi­nion, ce laps de temps per­met peut-être à l’é­lite usur­pa­trice de se pro­té­ger de tout impré­vu de der­nière heure, comme rien ne l’empêche de chan­ger son fusi d’é­paule au der­nier moment si besoin était, la néces­si­té sou­daine de se pas­ser déjà des ser­vices du nou­vel élu et fai­sant pas­ser le mot et la calom­nie pour influen­cer in extre­mis l’o­pi­nion et les élec­teurs… c’est là juste une idée, une supposition.

    Cer­tains vont me dire que per­sonne n’empêche des fuites au der­nier moment échap­pant elles-même à cette élite, des fuites ou un fait divers, une nou­velle affaire, des révé­la­tions fra­cas­santes, que sais-je ?… pas si sûr puisque les mer­dias domi­nants font jus­te­ment la pluie et le beau temps… grisaille_évolution/changement cli­ma­tique ? girsaille_HAARP_et tout ce qu’on ne nous dit pas ? Mais je dois trop regar­der le Net, tout cela doit trop m’en­com­brer l’es­prit ; allons vite retrou­ver notre jar­din-pota­ger et mes frai­siers rougissants !

    Réponse
  66. Méchant Virus

    @ EFFAB

    Mon cher Fabien, je me demande par­fois si les gens lisent mes lan­gou­reux para­graphes ou scrollent fré­né­ti­que­ment jus­qu’en bas de page pour pos­ter leurs propres inep­ties. Et bien tu es la preuve vivante que oui et je t’en remercie.

    Cepen­dant, je tiens à signa­ler que mon seul but dans cette his­toire est de me faire sur­li­gner par Étienne. La démo­cra­tie ne m’in­té­resse pas vrai­ment en fin de compte. J’a­dore aus­si quand il me remet en page mais le top du top c’est quand il gros­sit les carac­tères d’une de mes phrases et qu’il en change la cou­leur en rouge.

    Gaël.

    [ 😉 C’est pour moi, ça m’aide à relire en diagonale. 
    J’ar­rête si vous me le deman­dez, cher Gaël 🙂 ÉC]
    ]

    Réponse
  67. Marie
  68. Ana Sailland

    J’ai par­fois l’im­pres­sion d’un foi­son­ne­ment d’au­tismes paral­lèles, et le miracle, c’est l’in­fi­nie richesse qui en découle.

    Pour être effi­cace, que faut il : Un cer­veau col­lec­tif struc­tu­ré et poli­cé ou au contraire un sys­tème sto­chas­tique sim­ple­ment ani­mé d’une même passion ?

    Il me semble que le hasard a déci­dé­ment des qua­li­tés dont on ne mesure que peu l’é­ten­due, non seule­ment pour l’é­lec­tion de l’as­sem­blée des modestes, mais encore pour l’é­lec­tion de la pen­sée collective.

    A creu­ser.

    Réponse
  69. Gaudefroy

    @morpheus
    (que je salue pour la belle cita­tion de Mau­rice Joly).

    Où peut donc mener ce petit jeu de la déconstruction ?
    Vous repre­nez la même tech­nique que CCI, Anselm Jappe et consorts, vous dénon­cez toutes les idées pro­gres­sistes car au lieu de vous les appro­prier, vous dénon­cez leur récu­pé­ra­tion et donc leur appro­pria­tion par les riches et les patrons.

    Le droit de vote, par exemple n’est pas le pro­blème, ce qui manque c’est la rota­tion des man­da­taires et le tirage au sort.

    La liber­té de la presse n’est pas non plus le pro­blème, c’est plu­tôt sa libé­ra­li­sa­tion, cad son inféo­da­tion pro­gres­sive au mar­ché depuis 1945.

    Phi­lo­so­phi­que­ment, vous confon­dez la par­tie et le tout (le capi­tal totalitaire).

    Et à vous lire, vous qui jetez ain­si tous ces moyens d’é­man­ci­pa­tion, j’ai­me­rais que vous ayez la fran­chise de me dire quels idées/pratiques il vous reste (si vous êtes cohé­rent avec les pro­pos pré­cé­dents) pour conti­nuer la lutte.

    Réponse
  70. EFFAB

    Eh bien, mon cher GAEL, tu n’y vas pas avec le dos de la cuillère, lol… iro­nie de haut vol ou sujet très glissant

    Trans­pa­rence et démo­cra­tie, ces syner­gies autant que ces clins d’oeil, ce mini­mum, cette confiance, ces connivences_ces bons points et cette estime en retour évidemment.

    _

    Déjà le qua­li­fi­ca­tif poli­cé suf­fit pour faire pen­cher la balance du côté aléa­toire de la Force.

    Le hasard est peut-être cette croi­sée des che­mins entre ce recul médi­ta­tif, phi­lo­so­phique – la sagesse, la plé­ni­tude – et cette réflexion appro­fon­die – cet intel­lect pous­sé dans ses der­niers retran­che­ments et la rai­son rai­son­nante – autant que cette rete­nue sinon cette humi­li­té, ce qui n’ôte en rien ou n’a en tout cas rien à voir avec cette exi­gence et cette volonté.

    Il me semble que le hasard a déci­dé­ment des qua­li­tés dont on ne mesure que peu l’é­ten­due, non seule­ment pour l’é­lec­tion de l’as­sem­blée des modestes, mais encore pour l’é­lec­tion de la pen­sée col­lec­tive. (ANA,@69)

    le hasard, ce jeu de dé, ce champ des pos­sibles quan­tiques… et cette fleur gagnante car cette Har­mo­nie et ces Mathé­ma­tiques Sacrées ins­crits au plus pro­fond du Quan­tum et de Mère Nature… ou quelque chose comme ça, moi qui ne connais­sais pas ce syno­nyme d’aléatoire.

    L’Es­prit du Tigre

    Réponse
  71. EFFAB

    Le hasard n’ar­rive que par ce que nous nous en sommes don­nés les moyens ou l’op­por­tu­ni­té plu­tôt ; je veux dire que la balance doit être cor­rec­te­ment équi­li­brée entre nos attentes, notre volon­té et tout cet incon­nu, tout cet incons­cient… mais je ne vou­drais pas être le jouet de mes propres inep­ties, élu­cu­bra­tions insen­sées, tar­dives, voire inutiles…

    … à moins que quelque tigresse m’en apprenne encore et pousse ce vide de la Connais­sance plus avant, cet art consom­mé et cette ironie.

    gen­til petit virus

    Réponse
  72. Fabien

    @Mechantvirus
    Gael, j’ai cher­ché en vain ta prose langoureuse…prose il y a c une cer­ti­tude, du talent aus­si Je dois « péni­ble­ment » l’ad­mettre, de la lon­gueur certes mais point de lan­gueur. Heu­reu­se­ment le ton spi­cu­lé si carac­té­ris­tique des vilains virus et que j’af­fec­tionne me laisse pen­ser que tu fais plu­tôt par­tie des bacteriophages…Cependant, le ciblage et l’in­fec­tion d’un hôte plus com­plexe néces­si­te­ra sûre­ment de nom­breuses muta­tions indis­pen­sables pour espé­rer fran­chir la bar­rière inter­es­pece et inté­grer le noyau.
    Au plai­sir de te lire, sur­li­gné ou pas.

    Viro­lo­giste ama­teur, tout en longueur 😉

    Réponse
  73. ColibRIC41AC(TAS)

    c’est pour çà que l’im­mo est cher, qu’on nous empeche de faire notre pota­ger, qu’on impose des normes d’hy­giène dra­co­nienne, qu’on inter­dit l’ha­bi­tat léger, qu’on cache les bre­vet d’éner­gie libre, qu’on importe de la main d’oeuvre à bas cout (et pour d’autres rai­sons qui ne plaisent pas aux gauchistes).
    dans le rap­port de force entre le patron et les sala­riés, à cause de tout çà c’est tou­jours le sala­rié qui est en posi­tion de fai­blesse, parce qu’il est ren­du dépen­dant d’ab­so­lu­ment tout et on l’as­siste un peu pour l’in­fan­ti­li­ser et lui évi­ter de pen­ser. Il est for­cé d’ac­cep­ter les condi­tions du patron, patron déjà avan­ta­gé par sa condi­tion sociale qui fait qu’il a du capi­tal en réserve et une auto­no­mie matérielle.

    on avait natio­na­li­sé des trucs comme l’eau, l’éner­gie, c’est pas vrai­ment une indé­pen­dance mais c’é­tait contrô­lé pour ne pas en faire un moyen de pression.
    Et ils sont en train de récu­pé­rer tout çà.
    les dépenses contraintes explosent en ce moment.

    Quand on aura plus besoin de tra­vailler pour les autres pour vivre cor­rec­te­ment, yau­ra déjà moins de chan­tage de la part du patron.
    plu­tot qu’un reve­nu mini­mal fau­drait dis­tri­buer à cha­cun un lopin de terre à culti­ver, un petit habi­tat éco­lo iso­lé quelques pan­neaux solaire éolienne et sys­tème pour fil­trer l’eau et la rendre potable.
    ensuite le patron qui vou­dra faire tra­vailler un sala­rié devra faire une offre sérieuse sinon le sala­rié pré­fè­re­ra res­ter chez lui à culti­ver ses légumes et ses poules et vendre le sur­plus au mar­ché puisque ne tra­vaillant pas, aura du temps libre, ou pour faire tour­ner une petite acti­vi­té arti­sa­nale, voir un peu plus dans une coopé­ra­tive, pour amé­lio­rer son lopin.

    le retour à la terre un monde de pay­san pour plus se lais­ser exploi­ter. ya ptetre un lien avec cette étouf­fe­ment de la pay­san­ne­rie, exode rural..

    « Tout a déjà été pen­sé, l’important c’est d’y pen­ser à nou­veau. » quelle perte de temps, c’est pour çà que l’his­toire est impor­tante et des gens comme guille­main, c’est pour çà que le sys­tème et l’é­duc nat n’ap­prend plus l’histoire.

    Réponse
  74. Ana Sailland

    Nous démar­rons avec les anti­fas et nous en sommes à la pen­sée sto­chas­tique ver­sus la pen­sée cadrée.
    C’est ça le hasard, la richesse de l’imprévu.
    J’ai­me­rais ajou­ter le carac­tère inex­pug­nable d’une orga­ni­sa­tion « bor­dé­lique » que jamais les amou­reux de l’ordre ne pour­ront endi­guer au point de se l’ap­pro­prier, phé­no­mène cou­rant, même en milieu contestataire …

    Mon métier, c’é­tait d’en­sei­gner les maths, et il m’a fal­lu une bonne dizaine d’an­nées pour com­prendre que les profs de math font un truc pas bien du tout, mais alors pas bien du tout : on pré­sente aux élèves des pen­sées issues des siècles comme si les anciens les avaient dérou­lées comme du papier à musique, ce qui est faux, bien enten­du : la décou­verte s’o­père sou­vent de manière chao­tique et don­ner des cours qui ne mettent pas ça en lumière, c’est mentir.

    Et pour nous qui pen­sons à la démo­cra­tie, et qui donc devrons un jour son­ger au dérou­le­ment d’une assem­blée déli­bé­ra­tive, il sera(it) éven­tuel­le­ment utile ou impor­tant de ne pas oublier l’im­por­tance du « bor­dé­lique », qui est peut être vital.
    Et c’est bel et bien ce blog et sa cohé­sion natu­relle qui mal­gré les aga­ce­ments me conduit à pous­ser ce pion là :
    Un ODJ, c’est peut être plus un star­ter qu’un outil de syner­gie ou des digues pour le fleuve des mots. Et lais­ser s’ac­cu­mu­ler le pro­duit impré­vi­sible des autismes indi­vi­duels, et per­mettre aux gros egos de se répandre, et aux dis­pu­tailleurs de s’é­tri­per à coups d’ar­gu­ments com­pul­sifs, tout ça, c’est peut être à la longue et dans la patience le seul moyen de voir se déga­ger la fameuse volon­té géné­rale qui manque tant aux peuples avant qu’on puisse les res­sen­tir unis.
    Car si détes­tant le désordre on veut struc­tu­rer le débat, au pré­texte de le rendre effi­cace et d’en éco­no­mi­ser le temps, il faut bien hié­rar­chi­ser, nom­mer des modé­ra­teurs, peut être en res­pec­tant les cou­rants, faire taire ceux qui dérangent, et crac, on tombe dans le sys­tème repré­sen­ta­tif, et les seuls mots auto­ri­sés sont ceux qui ont été programmés.

    Un cer­veau col­lec­tif perd son carac­tère col­lec­tif dès qu’on sou­haite l’or­ga­ni­ser, car il finit par appar­te­nir peu ou prou à ses organisateurs.
    Une bonne part de sa capa­ci­té d’i­ma­gi­ner et d’in­ven­ter peut en outre être inhibée.

    Certes, je cultive le para­doxe, et j’ai la main verte, mais il y a peut être un truc là 😉

    Réponse
  75. Ana Sailland

    nous écri­vions en même temps je crois 😉

    Bonne nuit

    Réponse
  76. Morpheus

    @ Gau­de­froy (#69)

    Déjà, il faut voir dans quel CADRE s’ins­crivent les idées « pro­gres­sistes » dont on parle. Le carac­tère « pro­gres­siste » ou « anti­pro­gres­site » s’es­time selon le cadre géné­ral, et selon qu’on se situe DANS le cadre, ou que l’on DÉNONCE le cadre lui-même.

    Si nous diver­geons, c’est pré­ci­sé­ment là. Si vous ne com­pre­nez pas l’a­na­lyse du CCI, c’est pour cela.

    Ces mesures peuvent bien sûr être consi­dé­rées comme un pro­grès si on consi­dère qu’elles apportent des condi­tions de vie meilleures à ceux qui en béné­fi­cient. De la même manière, un pri­son­nier qui est libé­ré du cachot et retrouve une cel­lule nor­male et un droit de sor­tir au préau et de prendre une douche, trou­ve­ra ses condi­tions de vie meilleures : c’est un pro­grès. Mais il reste prisonnier…

    Ce que le CCI et moi-même avons en com­mun dans l’a­na­lyse (bien que mon ana­lyse dif­fère de celle du CCI en bien des domaines), c’est la dénon­cia­tion du cadre dans lequel ces mesures ont été concé­dées. Ce que nous dénon­çons, ce sont non seule­ment les capos, non seule­ment les matons, mais sur­tout la pri­son, le direc­teur et le sys­tème car­cé­ral (pour reprendre cette allégorie).

    M’ap­pro­prier ces mesures ne me ser­vi­rait en rien, JUSTEMENT parce que ces mesures ne sont pro­gres­sistes QUE dans le cadre de la pri­son (= le cadre éco­no­mique et poli­tique) que l’on m’im­pose. Pré­ci­sé­ment, ce que l’es­sai de Mau­rice Joly per­met de com­prendre, c’est que pareilles mesures sont des leurres, et qu’il est bien utile aux maîtres de voir les pri­son­niers s’ap­pro­prier ces mesures car cela leur donne l’illu­sion qu’elle leur appar­tienne et sur­tout, ça les incite à PENSER DANS LE CADRE IMPOSE et cela sans qu’ils s’en rendent compte.

    DE PLUS, se fai­sant, étant don­né que l’on s’at­tache tou­jours aux choses aux­quelles on se donne et dans les­quelles on s’in­ves­tit émo­tion­nel­le­ment, sen­ti­men­ta­le­ment, intel­lec­tuel­le­ment et phy­si­que­ment, il s’en­suit logi­que­ment que cette manœuvre induit que les pri­son­niers s’at­tachent au cadre qui les enferme.

    Et c’est là que le Diable hurle de joie.

    C’est cela que Mau­rice Joly essaie de nous faire com­prendre. Il fait dire à Machia­vel com­ment les des­potes peuvent aisé­ment s’emparer des idées libé­rales et des ins­ti­tu­tions de la répu­blique pour deve­nir les maîtres sans même que les sujets s’en aper­çoivent. Il explique aus­si qu’il suf­fit de créer les pro­blèmes pour ensuite ame­ner les solu­tions. Tout cela n’est que manipulations.

    Je réfute donc avec force l’i­dée que je confonde dans mon ana­lyse la par­tie et le tout. Il n’y a aucune confu­sion dans le regard que je porte sur le système.

    Quant aux moyens de pour­suivre la lutte, ils sont com­plé­men­taires. D’a­bord cher­cher les causes fon­da­men­tales des pro­blèmes (la cause des causes), car sans cela, nous n’a­gis­sons que sur des symp­tômes : une ana­lyse rigou­reuse et en pro­fon­deur est donc indis­pen­sable ; ensuite, lut­ter contre les croyances (c’est-à-dire les opi­nions), car elles empêchent la remise en cause (donc l’a­na­lyse) du sys­tème ; cela implique de lut­ter contre la nov­langue, la langue de bois, et bien enten­du l’é­du­ca­tion natio­nale (qui est l’œuvre des manuels sco­laires qui récitent le caté­chisme de ce que le bon peuple doit connaître – et ce qu’il doit ignorer).

    Pour ma part, j’en suis à deux causes des causes. La pre­mière est la cause de l’im­puis­sance chro­nique des peuples à peser dans les déci­sions qui les concerne, et que Étienne a diag­nos­ti­qué : le conflit d’in­té­rêt dans le pro­ces­sus consti­tuant. La seconde est l’é­co­no­mie fon­dée sur la mon­naie et la logique de pro­fit qui en résulte. Mais je ne dirais plus rien ici à ce sujet. Tabou. Inter­dit. Sujet dia­bo­lique. Faut pas tou­cher à la mon­naie, c’est sacré.

    Mor­pheus

    Réponse
  77. Ana Sailland

    Et la nature humaine, on peut tou­cher ou pas ? 😉
    Peut être pas puisque chaque fois que quel­qu’un y fait allu­sion, tu lui remontes les bre­telles, avec de bons argu­ments, qui ferment des pistes.

    Et l’i­nex­ploi­ta­tion de la liber­té d’être, on peut ? N’est ce pas aus­si une autre cause des causes ?

    Ici en Mai, ça date, j’a­vais écrit un truc marrant

    dont je repro­duis une partie :

     »
    C’est par les plus belles nuits d’Août, lorsque le ciel est le plus riche en lumières immé­mo­riales, témoins scin­tillants des pro­fon­deurs infi­nies de l’ailleurs, que je m’allonge sur l’herbe encore tiède, et le regard tour­né vers l’inconnu, me prends à rêver à la cer­ti­tude per­çue, au-delà de mon temps-espace, d’autres consciences, qui, n’en dou­tons pas, se col­tinent tout là-haut la même aven­ture que la notre : celle de la marche hési­tante et sou­vent dou­lou­reuse vers la liber­té ultime de l’être indi­vi­dué quoique soli­daire, liber­té coor­don­née entre tous par le cœur de tous, seule coor­di­na­tion fiable et viable, vive en foi non far­dée, sur le long terme.
    Car
    Je me dis, et ce n’est peut être pas qu’une hypo­thèse, qu’existent deux (au moins deux) sortes de civilisations :

    -Celles qui choi­sissent et demeurent dans le contrac­tuel. Celles là dis­pa­raissent, tôt ou tard, sou­vent dans un cata­clysme para­doxa­le­ment induit par leur prin­cipe fon­da­teur. Celles là, je les appelle civi­li­sa­tions de la défiance, car elles sont fon­dées sur le don­nant-don­nant, sur le « je ne donne que si on me donne », si proche, de proche en proche, de la com­pé­ti­tion, et donc de la rapa­ci­té, de la domi­na­tion aveugle et des­truc­trice, que nous vivons ici maintenant …

    -Celles qui au contraire fran­chissent le pas, s’extraient du puits de poten­tiel infi­ni de toutes les peurs et de tous les égoïsmes, véri­table saut quan­tique, impré­vi­sible, sans variable cachée, sinon la conscience. Celles là sur­vivent. Je les appelle civi­li­sa­tions de la confiance. Elles sont fon­dées sur le don, le don sans contre­par­tie, éga­le­ment répar­ti au cœur de cha­cun comme moteur de l’acte et de la conver­gence, moteur unique.
    Nous sommes à la croi­sée des che­mins. Peut-être n’avons-nous plus que très peu de temps pour choisir … »

    L’argent y est men­tion­né mais pas comme la cause.

    Réponse
  78. Méchant Virus

    @ Mor­pheus

    La seconde est l’é­co­no­mie fon­dée sur la mon­naie et la logique de pro­fit qui en résulte. Mais je ne dirais plus rien ici à ce sujet. Tabou. Inter­dit. Sujet dia­bo­lique. Faut pas tou­cher à la mon­naie, c’est sacré.

    Petit coqui­nou, le pro­blème de la mon­naie est au contraire un sujet conseillé voire obli­ga­toire. Je connais déjà tes posi­tions à pro­pos d’une orga­ni­sa­tion sans mon­naie ce qui est tout à fait cohé­rent en plus d’of­frir une base de réflexion très inté­res­sante sur la socié­té. Le seul défaut de cette posi­tion est qu’il faut faire ava­ler tout ça à nos conci­toyens en une seule fois et c’est dif­fi­cile à mâcher pour des gens qui débarquent.

    En outre, le débat n’est pas seule­ment mon­naie vs pas de mon­naie. Il y a aus­si une com­po­sante à dis­cu­ter qui est : si mon­naie, quelle mon­naie ? Comme tu l’as sou­li­gné, les 2 tares de la mon­naie que nous connais­sons sont accu­mu­la­tion et pro­fit. Pour régler cela tu peux envi­sa­ger 2 réponses : pas de mon­naie (on vient d’en par­ler) ou une autre monnaie.

    C’est là que je vois une option tout à fait fai­sable et qui serait un pre­mier pas éven­tuel­le­ment vers ce que tu défends. Une mon­naie démo­cra­tique, pro­duite (ou détruite) démo­cra­ti­que­ment avec un sys­tème de finan­ce­ment de l’é­co­no­mie pure­ment démo­cra­tique (cf Friot, Lor­don qui ont de bonnes idées là des­sus) avec des salaires limi­tés et une accu­mu­la­tion limi­tée. Là ça nous retire déjà beau­coup d’é­pines du pied. Et ça peut tout à fait évo­luer vers ce que tu envi­sages toi.

    Réponse
  79. Morpheus

    @ Méchant Virus

    Comme je l’ai dis, je n’en par­le­rai plus ici, puisque la ques­tion dérange.

    @ Ana Sailland

    Tu peux par­ler aus­si du sexe des anges si tu veux, mais sans moi.

    Réponse
  80. Méchant Virus

    C’est parce que j’ai dit ça ?

    Après tu peux pas­ser à la vitesse supé­rieure et car­ré­ment reti­rer le concept de mon­naie, mais là Mor­pheus et JC vont s’en­gouf­frer dans la dis­cus­sion et ça va for­te­ment alour­dir les débats.

    Il va sans dire que c’é­tait du 2eme degré.

    Réponse
  81. Morpheus

    Non, non, Méchant Virus, ce n’est pas suite à cette phrase que j’ai déci­dé de ne plus par­ler de ce sujet ici, ras­sures-toi (j’ai bien sai­si ton humour et ton second degré, que j’apprécie).

    Réponse
  82. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Je n’ai rien vu, je n’ai rien entendu. 😉

    Pour en reve­nir aux vilains pas beaux :

    Peut-être que le racisme serait plus éten­du qu’on le pense, qu’il ne serait pas un res­sen­ti vis-à-vis de l’autre, mais plu­tôt un mal-être de ceux qui ont leurs racines à l’air.

    La culture hors-sol impo­sée à l’es­pèce humaine semble dégé­né­ra­tive, les mutants empi­lés dans des boites en béton cherchent à avoir des rai­son­ne­ments terre à terre pour expli­quer leur agres­si­vi­té, mais ils ne connaissent pas ce lien avec la terre, alors ils donnent des expli­ca­tions que la socié­té peut entendre, et qu’eux-mêmes peuvent comprendre.

    Mais en faite, toutes leurs vio­lences ne sont que des racines qui cherche à fis­su­rer le béton pour se frayer un che­min vers la terre et ses res­sources vitales.

    l’in­di­vi­du se struc­ture par les racines, et s’al­lie aux autres par les racines.

    Réponse
  83. gaudefroy

    @morpheus

    Le cadre Natio­nal n’est pas sim­ple­ment un sujet de dis­cus­sion sco­las­tique. Il est inti­me­ment lié à son double his­to­rique, le cadre Impé­rial. Et la potion magique de l’Em­pire, c’est pré­ci­sé­ment la mon­naie, cad aujourd’­hui le dollar.

    Je cite excep­tion­nel­le­ment Lyn­don Larouche :

    « Aucun impé­ria­lisme Euro­péen, y com­pris l’impérialisme Bri­tan­nique aujourd’hui, n’est fon­dé sur un ter­ri­toire géo­gra­phique. Il se fonde sur l’organisation inter­na­tio­nale du contrôle de la mon­naie. Et cette mon­naie est réel­le­ment contrô­lée par des inté­rêts pri­vés, par des indi­vi­dus qui forment un concert d’intérêts pri­vés, qui éta­blissent le contrôle de la mon­naie, sa créa­tion et sa ges­tion. Et les États-Nations sont sub­si­diaires à côté de ce contrôle inter­na­tio­nal de la monnaie.

    L’Empire Bri­tan­nique, qui s’est déve­lop­pé par ce pro­ces­sus, n’est rien d’autre que ça. Ce n’est pas l’empire du peuple du Royaume-Uni. C’est l’Empire d’un consor­tium inter­na­tio­nal, de ce type d’intérêts, dont le contrôle sur la mon­naie est uti­li­sé pour contrô­ler les nations. »

    La Nation, c’est ce que nous en faisons.

    Vous vou­lez sor­tir du cadre natio­nal ? Chiche ! Déchi­rez votre carte d’i­den­ti­té, bru­lez tous vos papiers et ne conser­vez qu’un pas­se­port. Voi­là, vous êtes libre comme le think tank usur­pa­teur appe­lé CCI. 

    Plus glo­ba­le­ment, être fon­da­men­ta­le­ment contre l’é­tat, pour­quoi pas, mais il faut joindre les paroles avec les actes. Zomia par exemple est une région de hautes val­lées d’A­sie du sud-est où vivent envi­ron 100 mil­lions de nomades et de fugi­tifs qui échappent encore à l’é­tat. Cette liber­té implique des choix et un enga­ge­ment. (cer­tains sont allés jus­qu’à choi­sir d’a­ban­don­ner l’é­cri­ture pour évi­ter l’ap­pro­pria­tion de leur culture)

    http://​www​.lavie​de​si​dees​.fr/​Z​o​m​i​a​-​l​a​-​o​u​-​l​-​E​t​a​t​-​n​-​e​s​t​-​p​a​s​.​h​tml

    Voi­là au moins un livre construc­tif sur une socié­té sans état.

    Vous reve­nez au pro­ces­sus consti­tuant, c’est bien. Cela implique donc état, pou­voirs, votes et un cadre de sou­ve­rai­ne­té que les anciens ont appe­lé Nation.

    Pour ne pas géné­ra­li­ser sur les anti­fas, voi­ci un vrai blog anar­chiste et anti­fas­ciste que je vous conseille vivement :

    http://​resis​tan​ce71​.word​press​.com/

    Réponse
  84. Vincent

    L’arme abso­lue anti-pseu­dos-anti­fas est arri­vée. Glo­ba­le­ment ils reprochent à Étienne ses liens avec Soral ? Qu’ils aillent deux secondes chez ce dan­ge­reux fas­ciste écou­ter Fari­da Bel­ghoul par­ler du racisme :

    http://​www​.ega​li​tee​tre​con​ci​lia​tion​.fr/​D​e​-​l​-​a​n​t​i​r​a​c​i​s​m​e​-​a​-​E​g​a​l​i​t​e​-​R​e​c​o​n​c​i​l​i​a​t​i​o​n​-​r​e​n​c​o​n​t​r​e​-​a​v​e​c​-​F​a​r​i​d​a​-​B​e​l​g​h​o​u​l​-​1​8​1​0​8​.​h​tml

    Mais atten­tion ! C’est un témoi­gnage dont on se sort pas intel­lec­tuel­le­ment indemne !

    Réponse
  85. Ana Sailland

    Mor­pheus,

    Là, tu exa­gères un peu.
    Mais comme tu l’as dit toi-même, il faut te prendre comme tu es. Ce qui est bien pra­tique pour toi j’imagine.
    Alors que dois-je faire : me taire moi aus­si ou peser ? Je vais essayer plus sym­pa. On ver­ra bien …

    Si je me cite moi-même, ce n’est bien enten­du pas pour nom­bri­lisme, mais pour t’in­di­quer que nous ne sommes pas si éloi­gnés que ça.
    Alors boude si ça te chante.

    Sur ce thème, qui me tient à coeur, et que j’a­vais abor­dé me semble-t-il avant qu’i­ci on parle vénu­sien, bien qu’ayant don­né confé­rence là-des­sus pour des publics prêts à entendre, je choi­sis la pru­dence dis­crète, car il n’est peut être pas utile de marteler/matraquer d’une saine uto­pie au risque d’ir­ri­ter les gens et de les faire s’é­car­ter de l’i­ma­gi­naire nécessaire.
    Et c’est bien ce qui s’est pas­sé : Ne t’é­tonne pas si les gens res­sen­taient comme du poil à grat­ter chaque fois qu’un sujet éco­no­mique échouait sur Vénus. Tu peux com­prendre ça ?

    Par ailleurs, je reviens sur le fond, c’est une gros­sière erreur, ou une sim­pli­fi­ca­tion, que de croire que l’a­bon­dance rédui­rait à zéro l’es­prit de com­pé­ti­tion ou la bou­li­mie. Par­tir de l’axiome qu’il n’y a pas de nature humaine et en déduire que la tota­li­té de nos com­por­te­ments est la consé­quence de la satis­fac­tion ou de l’in­sa­tis­fac­tion est assez réducteur.
    J’ai quant à moi la pré­ten­tion d’être autre chose qu’une machine qui s’as­sa­git dès qu’elle a le ventre plein ou devient agres­sive dès qu’il lui manque un i‑pod.
    Car vois-tu, j’ai le ventre plein, et pour­tant l’en­vie de mordre;)

    A mon sens, l’a­bo­li­tion de l’é­goïsme passe par d’autres voies que la satis­fac­tion du désir, qui n’est qu’une par­tie du dos­sier, même si le machi­nisme peut aider d’un point de vue pure­ment matériel.
    Et point n’est besoin de par­ler du sexe des anges pour entre­voir l’Es­prit. C’est une notion qui peut se pas­ser de Dieu avec aisance, même si dans le pas­sé les congré­ga­tions domi­nantes nous ont fait croire le contraire.

    Par ailleurs, sur Ago­ra­vox, tu tiens des pro­pos éton­nants où tu déclares que la tran­si­tion ne peut qu’être glo­bale, alors que nous en avons sous les yeux des prémisses.
    Mais j’ai peut être mal lu.

    Mais bon, tu peux jouer l’of­fen­sé contraint au silence et bou­der les gens qui ne sont pas amou­reux de Jacques Fres­co, c’est ton droit, même s’ils sont sur ce thème par­mi les plus proches de toi.

    De toute façon, à quoi bon se bouf­fer le nez sur le plan théo­rique, alors que l’ex­pé­ri­men­ta­tion a déjà démarré.

    A ce pro­pos, j’ai une nièce qui tra­vaille à cela au conseil muni­ci­pal d’un sub­urb de Nan­cy, suite à une conver­sa­tion que nous eûmes elle et moi il y a deux ans.
    Et les coli­bris ont pro­pul­sé le concept par l’ac­tion, de manière réus­sie et plus qu’anecdotique.

    A ce pro­pos bis, Ber­nard Stie­gler donne pro­chai­ne­ment une confé­rence à Nan­cy avec en toile de fond l’é­co­no­mie contri­bu­tive comme nou­veau para­digme. En plein dans le mille de ce sujet, non ?
    C’est le mer­cre­di 5 juin à 18h.
    http://​www​.renais​san​ce​nan​cy2013​.com/​R​e​n​c​o​n​t​r​e​-​a​v​e​c​-​B​e​r​n​a​r​d​-​S​t​i​e​g​ler

    Réponse
  86. EFFAB

    Oui, cette culture hors sol (@62) qui déstruc­ture et déra­cine la socié­té du vivant, quand il ne fau­drait jamais perdre de vue d’où l’on vient et où l’on va, tout pré­ten­tieux et tout futiles, tout cupides que nous sommes.

    Depuis trois ans main­te­nant que je tra­vaille à notre jar­din-pota­ger (j’ai­me­rais trou­ver un néo­lo­gisme qui englobe ces deux approches du végé­tal, com­plé­men­taires et si pro­fon­dé­ment imbri­quées à mes yeux : cette nour­ri­ture essen­tielle comme cette auto­no­mie, cette re-loca­li­sa­tion du tis­su socio-éco­no­mique, cette approche plus plas­tique ou plus intel­lec­tuel quand nous tou­chons là à la beau­té des choses, ces asso­cia­tions, cette diver­si­té, ces archi­tec­tures en par­tie éphé­mères et éter­nelles, renou­ve­lées, renais­santes, cette magie opé­rante et toute cette explo­sion de vie… bref, si vous avez une petite idée pour un tel néo­lo­gisme, je suis pre­neur, genre para­din = para­dis + jar­din, mais ce radin-là sonne mal avec abon­dance et géné­ro­si­té, bien qu’on pour­rait en extraire éga­le­ment radis, je vous l’accorde).

    Où en étais-je ?…

    … je ne sais plus trop, entre le Diable qui hurle de joie et ce grand cer­veau col­lec­tif où ça fuse azi­mut entre para­doxe et essence verte, il y a de quoi faire et de quoi lire, mais jus­te­ment, que du bon, car cette ouver­ture, car cette cour­toi­sie, car l’er­reur est humaine par­fois-sou­vent-peu importe du moment que tout cela soit sin­cère et construc­tif… et dans l’in­té­rêt de tous et de cha­cun : ô jolie anTIENNE quand tu nous tiens !

    ma modeste pierre

    ROBESPIERRE

    (hihi… Cary GRANT dans An Affair of Remem­ber – Elle et Lui -, sur le bateau, au tout début)

    Ah oui, j’ou­bliais ! entre la ques­tion qui dérange et le sexe des anges, il y en a un, lui, qui doit y être… aux anges ! – @66… et le tout ver­di­fier du sceau de notre scrol­ler en chef ! LOL

    Cet esprit, oui, cet humour, indubitablement.

    Cha­leu­reu­se­ment et jubi­la­toi­re­ment vôtre !

    La fraise écarlate

    Réponse
  87. EFFAB

    (@85)
    Car vois-tu, j’ai le ventre plein, et pour­tant l’en­vie de mordre

    Je fais mon ETIENNE, sur­li­gant ain­si à ma façon tout bon mot, m’é­vi­tant ain­si toute inep­tie personnelle.

    Réponse
  88. Patrick Flécheux

    « En outre, le débat n’est pas seule­ment mon­naie vs pas de mon­naie. Il y a aus­si une com­po­sante à dis­cu­ter qui est : si mon­naie, quelle mon­naie ? Comme tu l’as sou­li­gné, les 2 tares de la mon­naie que nous connais­sons sont accu­mu­la­tion et pro­fit. Pour régler cela tu peux envi­sa­ger 2 réponses : pas de mon­naie (on vient d’en par­ler) ou une autre monnaie. »

    Faux pro­blème.
    L’ac­cu­mu­la­tion et le pro­fit ne sont pas 2 tares de la mon­naie. Mais 2 tares humaines. L’en­vie et la convoitise.

    La réponse n’est donc pas de sup­pri­mer ou de chan­ger la mon­naie (la forme). La réponse est de chan­ger notre rap­port affec­tif à ce que l’on croit et veut pos­sé­der (le fond).

    Si l’on veut espé­rer chan­ger les choses, il nous faut avant tout apprendre à détour­ner, à trans­cen­der, (car la notion de pro­fit est incon­tour­nable et infuse tous nos actes) les valeurs de « pro­fits pour des biens maté­riels », vers un sen­ti­ment de pro­fits pour des acquis évo­lu­tifs et per­son­nels (humains).

    Il nous faut répondre à la question :

    Quelle est la forme de pro­fit, d’in­té­rêt, la plus éman­ci­pa­trice pour une évo­lu­tion humaine en commun ?

    En com­men­çant peut-être par bien vivre avec beau­coup moins.
    1/ His­toire de mon­trer que c’est possible.
    2/ La mon­naie – donc le besoin d’en avoir et de pos­sé­der – pre­nant du coup beau­coup moins d’im­por­tance dans l’exis­tence de cha­cun. Donc dans l’exis­tence collective.

    Cer­tain appelle ça la décrois­sance. D’autre l’as­cé­tisme ou le retour à l’age de glace.

    J’au­rai plu­tôt ten­dance à par­ler de retour à l’es­sen­tiel et aux valeurs qui fondent la vie.

    Après s’est à cha­cun de savoir si il pré­fère vivre sa vie constam­ment frus­tré, car tou­jours en manque de quelque chose.
    Ou la vivre en étant satis­fait et fier d’a­voir su pré­ser­ver et enri­chir l’es­sen­tiel de ce qui fait de lui un homme digne de se nom.

    Une chose est cer­taine ce n’est pas des modi­fi­ca­tions pure­ment tech­niques qui résou­drons les pro­blèmes (quels qu’ils soient) du mieux vivre ensemble.
    Ces der­nières décou­lant for­ce­ment de notre état d’es­prit for­ma­té du moment.

    Par contre, si nous chan­geons notre rap­port à la « pos­ses­sion » et à « l’in­té­rêt » les solu­tions tech­niques effi­caces à l’é­man­ci­pa­tion et à la pré­ser­va­tion de ces nou­veaux para­digmes appa­raî­trons spon­ta­né­ment ; car elles nous seront alors évi­dentes et naturelles.

    On ne peut aller bien long­temps contre soi-même sans se rompre le coup.

    Réponse
  89. Vincent

    Je viens de faire un tour sur le blog de Luft­mensch, l’au­teur de l’ar­ticle anti­fa contre Lor­don. Je n’ar­rive pas à croire que ce type ne croit pas sin­cè­re­ment à ce qu’il raconte.

    Je le cite : « Ces der­nières années, nom­breux sont ceux, à gauche et à l’ex­trême-gauche qui ont vu des cama­rades som­brer et chan­ger irré­mé­dia­ble­ment, pour fina­le­ment se retrou­ver côte à côte avec des mili­tants clai­re­ment membres de cette extrême-droite qu’ils avaient affir­mé com­battre depuis des années. »

    « La joie du com­bat avec les autres exploi­tés, le sen­ti­ment mer­veilleux d’es­time de soi et des autres qui naît dans la lutte ou l’on apprend la soli­da­ri­té, ou la construc­tion col­lec­tive fait éclore de nou­velles struc­tures sociales fon­dées sur des valeurs posi­tives est quelque chose qui doit être éprou­vé pour deve­nir réel à nos yeux.

    Mais cela néces­site un pre­mier pas, celui de l’en­trée en lutte et des condi­tions exté­rieures, la proxi­mi­té d’une lutte. Entrer en lutte, c’est tou­jours mettre en jeu le peu qu’on a à perdre, une sta­bi­li­té de plus en plus illu­soire et tem­po­raire de la vie quotidienne.

    Pour toutes ces rai­sons, une par­tie des pro­lé­taires ne fran­chit pas le pas, et reste blo­quée au stade de la haine, haine du sys­tème per­çu comme injuste, mais aus­si haine de soi, et sen­ti­ment d’a­voir raté sa vie. »

    J’y vois quel­qu’un de for­ma­té, mais qui a sur­tout très peur de lui-même, très peur de remettre en ques­tion des acquis idéo­lo­giques. Quel­qu’un qui s’ac­croche coûte que coûte à des pré­re­quis hyper sché­ma­tiques et qui trou­ve­ra tou­jours un moyen de tordre son rai­son­ne­ment et son bon sens pour ne pas les remettre en cause.

    Je suis per­sua­dé que la récon­ci­lia­tion repose sur nos épaules, nous qui venons de la gauche et qui sommes par­ve­nus à dédia­bo­li­ser l’ex­trême droite. Nous sommes un phé­no­mène nou­veau et en plein essor. Ne retour­nons pas dans les ornières de la guerre de tranchées.

    Réponse
  90. Méchant Virus

    @ Patrick Flécheux

    {{Faux pro­blème. L’ac­cu­mu­la­tion et le pro­fit ne sont pas 2 tares de la mon­naie. Mais 2 tares humaines. L’en­vie et la convoitise.

    La réponse n’est donc pas de sup­pri­mer ou de chan­ger la mon­naie (la forme). La réponse est de chan­ger notre rap­port affec­tif à ce que l’on croit et veut pos­sé­der (le fond).}}

    Je suis tout à fait d’ac­cord avec tes pré­misses. Et abso­lu­ment pas avec ta conclu­sion. Le rap­port affec­tif à la pos­ses­sion ne se légi­fère pas. Tu peux seule­ment agir sur le cadre poli­ti­co-éco­no­mique dans lequel tu places tes indi­vi­dus. Eux se com­por­te­ront en consé­quence. Édu­quer les gens en paral­lèle ne fera pas de mal, mais si tu ne fais que ça, il n’y a aucune chance de réussite.

    Dans notre cadre poli­ti­co-éco­no­mique, ultra­li­bé­ral à sou­hait, c’est encore plus cari­ca­tu­ral. Vou­loir chan­ger le rap­port affec­tif de mul­ti­na­tio­nales et de sur­con­som­ma­teurs est tota­le­ment uto­pique si tu ne changes pas les règles avant.

    Réponse
  91. Morpheus

    régu­ler (légi­fé­rer) < résoudre (les problèmes)

    Consi­dé­rant cela, com­ment faites-vous pour résoudre les pro­blèmes, le véri­table sens de la poli­tique étant de résoudre les pro­blèmes ?

    PS : Si vous réfu­tez la don­née de base (régu­ler < résoudre), démon­trez la per­ti­nence de votre réfutation.

    Réponse
  92. EFFAB

    Il y a les règles consti­tu­tion­nelles – ces méca­nismes garants de notre indé­pen­dance et de notre auto­no­mie poli­tique – et il y a les règles du savoir-vivre en socié­té, ensemble, ce res­pect com­mun à tous et à chacun.

    Ensuite, c’est à la col­lec­ti­vi­té – la Nation au niveau natio­nal, la Com­mune au niveau local – de résoudre chaque pro­blème et de choi­sir ces pro­jets au quo­ti­dien et de société.

    Rap­pel : une assem­blée, un groupe, une élite ou quelques spé­cia­listes que ce soit, voire de purs ano­nymes tirés au sort pré­parent ces pro­jets, ces règles… aux citoyens, au Peuple de les voter ensuite, favo­ra­ble­ment ou non – cette pure donne mathé­ma­tique en même temps que cette impos­si­bi­li­té de plan­cher tous azi­mut là-des­sus (d’a­près les pro­pos d’E­tienne sur Radio VL, 46′)

    Ce n’est pas cher­cher là la petite bête, MORPHEUS, où démontre-moi, toi, le bien-fon­dé de ton questionnement.

    Ami­ca­le­ment

    P.-S.: mais il est vrai, l’oeuf et la poule ou cette impos­si­bi­li­té rous­seauenne, légi­fé­rer, évi­dem­ment, cette assem­blée Consti­tuante, voter cette nou­velle Consti­tu­tion mais, avant tout, pour ce faire, résoudre déjà ce noeud gor­dien qui nous en impose et nous oppose encore cette opi­nion condi­tion­née et formatée.

    Réponse
  93. Méchant Virus

    @ Mor­pheus

    Je ne suis pas tout à fait d’ac­cord sur le fait que légi­fé­rer équi­vaille mathé­ma­ti­que­ment à régu­ler. Il se peut que légi­fé­rer conduise à résoudre un problème.

    D’où 2 questions :

    1) résoudre le pro­blème est-il tou­jours une solu­tion accep­table. exemple : je résous le pro­blème des vio­leurs d’en­fants en leur tirant une balle dans la nuque. Est ce accep­table ? Si vous pen­sez que non, on va se conten­ter de régu­ler (pri­son, sui­vi psy­chia­trique et tout le tra­la­la) et ça sera la solu­tion la plus humaine même si le risque de réci­dive existe tou­jours. Autre exemple : je résous en grande par­tie le pro­blème du crime orga­ni­sé en léga­li­sant toutes les drogues et la pros­ti­tu­tion. Cela se dis­cute mais est ce la meilleure solu­tion aux yeux de nos concitoyens ?

    2) légi­fé­rer ne per­met il pas de résoudre des pro­blèmes ? Le reve­nu de base résou­drait sans doute l’ex­trême pau­vre­té. Sépa­rer les banques d’af­faire et les banques de dépôt résou­drait le risque de choc sys­té­mique par « inci­dent » financier…

    Après, comme je te connais un peu, je vois très bien où tu veux en venir. Résoudre les pro­blèmes liés à la mon­naie en la sup­pri­mant. Je suis com­plè­te­ment d’ac­cord avec toi et le fait de réflé­chir à cette pos­si­bi­li­té est une bonne chose qui ouvre des pers­pec­tives très inté­res­santes. Mon seul scep­ti­cisme est com­ment faire ava­ler ça à nos conci­toyens en une fois. Je reste convain­cu qu’il faut y aller par étapes.

    Réponse
  94. Morpheus

    Légi­fé­rer, c’est écrire une règle qui a valeur de loi, donc régu­ler = légi­fé­rer. CQFD.

    Je sug­gère une métho­do­lo­gie pour répondre à la ques­tion. Pour ne pas être taxé de faire dans le « scien­tisme » en en appe­lant à la méthode scien­ti­fique (puisque dès qu’on parle poli­tique, pro­non­cer le mot « science » semble aus­si incon­gru à cer­tains que lorsque l’on parle de reli­gion ; c’est curieux, mais bon…), je vais en appe­ler à un prin­cipe boud­dhiste : les 4 nobles véri­tés. Cela peut tout-à-fait faire office de méthodologie.

    1. DUKKA : l’exis­tence mani­fes­tée est souf­france = dans la vie / la socié­té, il y a des pro­blèmes > iden­ti­fi­ca­tion des pro­blèmes.

    2. SAMUDAYA : les souf­frances ont des causes = les pro­blèmes ont des causes > iden­ti­fi­ca­tion des causes des pro­blèmes.

    3. NIRODHA : les causes iden­ti­fiées, on peu se libé­rer de la souf­france > pres­crip­tion de solu­tions aux pro­blèmes.

    4. MARGA SACCA : le noble sen­tier octuple qui mène à la ces­sa­tion de la souf­france > réso­lu­tion des pro­blèmes en éli­mi­nant les causes.

    Pour ce qui est du noble sen­tier octuple :

    1. vision (com­pré­hen­sion) juste de la réalité.

    2. pen­sées (dis­cer­ne­ment) justes (évi­ter l’a­vi­di­té, l’a­ver­sion et lut­ter contre l’ignorance).

    3. paroles justes (évi­ter le men­songe, la dis­corde, la malveillance).

    4. actions justes.

    5. moyens d’exis­tence juste (pro­fes­sion juste).

    6. efforts (per­sé­vé­rance) d’en­tre­prendre ce qui est juste et de vaincre ce qui est défavorable.

    7. atten­tion (conscience) juste.

    8. VIPASSANA.

    Je ramasse les copies dans deux heures 😉

    Mor­pheus

    Réponse
  95. Catherine B

    Quand bien même il n’y aurait pas de mon­naie, il fau­drait bien un éta­lon qui per­mette de don­ner valeur aux échanges, car si tout se vaut rien ne se vaut et alors je ne suis mue par aucune volon­té, et un homme sans volon­té est un homme qui ne sur­vit pas, or l’en­jeu de ma sur­vie est de sur­vivre, toute notre dyna­mique vitale est d’a­bord au ser­vice de la sur­vie. Un éta­lon qui serve de mesure car nous ne sommes pas dans le divin grand tout indif­fé­ren­cié, nous sommes des humains encore un peu dif­fé­ren­ciés Dieu nous en pré­serve encore un peu, humains régis n’en déplaisent à cer­tains, par des émo­tions qui se déroulent sur un conti­nuum qui va du pôle j’aime au pôle j’aime pas, seuls les grands par­mi les grands savent dépas­ser cette dua­li­té, mais il ne faut pas se leur­rer, nous sommes bel et bien englués dans cette dua­li­té-là, elle nous colle à la peau, tout dans ce que nous vivons ne cesse de nous le rap­pe­ler cruellement !

    Réponse
  96. Catherine B

    voir mes­sage 187, pro­blème des neufs points et suite « réflexions de Mon­sieur Beitone… »

    urope/forum/index.php?2011/12/30/178-analyse-des-reflexions-de-monsieur-beitone-sur-la-pretendue-rumeur-d-extreme-droite-a-propos-de-la-loi-de-1973#c15802

    La solu­tion est d’opérer un chan­ge­ment de sys­tème et de se relier avec ce que disait ce sacré Ein­stein, qu’un pro­blème ne savait être réso­lu qu’en sor­tant du sys­tème de pen­sée qui l’avait fait naître, tant qu’on reste dedans, c’est peine perdue.

    Réponse
  97. Ana Sailland

    Semer des mines anti­per­son­nel avant de pro­po­ser les quatre véri­tés est assez original 😉

    Réponse
  98. Ana Sailland

    Cathe­rine,

    le pre­mier batra­cien qui s’a­ven­tu­ra en terre sèche était un sacré bon­homme. Il en fal­lait du génie pour ain­si oser sor­tir de son cadre.

    Et il me semble qu’à Tod­mor­den il y a plein de gen­tils batraciens.
    Le Gou­ver­ne­ment du Royaume-Uni et la Cou­ronne d’Angleterre leurs rendent publi­que­ment hommage.
    La pâte lève.

    Réponse
  99. Morpheus

    (#97)

    Est-ce que cette remarque cor­res­pond à la réa­li­té ou ta per­cep­tion de la réa­li­té ? Cette remarque est-elle bonne ? Est-ce qu’elle est utile ?

    Est-ce qu’elle s’ins­crit dans le cadre du sujet ou est-ce qu’elle sort du sujet pour ame­ner le lec­teur à s’in­ter­ro­ger sur ma per­sonne, mes inten­tions, ma morale ?

    S’a­git-il d’une remarque in pet­to ad hom­niem ou in pet­to ad per­so­nam ?

    S’a­git-il d’une remarque pour apai­ser les ten­sions ou pour exa­cer­ber les tensions ?

    Je te laisse répondre à ces ques­tions, mais laisse-moi te dire ma pen­sée, qui ne sera pas in pet­to mais franc du col­lier : va te faire foutre Ana Sailland !

    Mor­pheus

    Réponse
  100. EFFAB

    HORS-SUJET : https://​secure​.avaaz​.org/​f​r​/​q​u​e​l​q​u​e​s​_​j​o​u​r​s​_​p​o​u​r​_​s​t​o​p​p​e​r​_​l​e​_​m​a​s​s​a​c​r​e​_​d​e​s​_​b​a​l​e​i​n​e​s​/​?​a​a​J​G​wdb

    Je ne suis pas un adepte des péti­tions mais ça m’ar­rive de temps en temps d’ou­vrir un mes­sage d’A­vaaz et de signer, aus­si facile que cela puisse être (c’est impres­sion­nant le nombre des der­niers signa­taires qui appa­raisent dans la fenêtre dédiée : un nou­veau toutes les deux, trois secondes ! Plus de 402 000 signa­tures en cours pour un mil­lion requis, la cam­pagne de pêche démar­rant dans quelques jours)

    Il s’a­git ici de prendre cause pour les ror­quals bleus et empê­cher qu’ils ne finissent en pâté pour chien – sic ! Je pense qu’il faut prendre cela au sérieux_comme je trouve affli­geant d’être obli­gé d’en arri­ver à fédé­rer les sym­pa­thies et le nombre requis quand cer­tains se foutent éper­du­ment du vivant et ne s’en­combrent pas un seul ins­tant de décou­per en mor­ceau un si bel ani­mal par pure cupidité.

    Notre lot quo­ti­dien, je sais bien, nous qui sommes si bien pla­cé, ventre plein ou non.

    Un enra­gé pacifique

    Réponse
  101. ColibRIC41AC(TAS)

    DEMAGOPOLIS
    Anti-blog du plan C
    http://​dema​go​po​lis​.word​press​.com/ via jean robin
    Lan­ce­ment d’un site qui démonte la super­che­rie Etienne Chouard

    Le blog Dema­go­po­lis vient de se lan­cer, avec pour ambi­tion de démon­trer et de démon­ter la super­che­rie incar­née par le dis­cours d’Etienne Chouard. Robes­pier­riste, mar­xiste, mélen­cho­niste, celui-ci cumule beau­coup de tares de l’extrême-gauche, qu’il tente de cacher en vain der­rière une façade de démo­crate qu’il n’est pour­tant pas. Ce blog le démontre à ceux qui en dou­te­raient encore, et nous repro­dui­sons ici unes de leurs déjà nom­breuses démons­tra­tions de qualité.

    avec une belle éty­mo­lo­gie du nom chouard cen­sé prou­ver qu’il raconte des bêtises. çà fait pitié tant de haine.

    chouard dérange c’est sur, nous sommes donc bien sur la bonne piste.

    Réponse
  102. EFFAB

    Ceci ne me regarde peut-être pas… mais pour­riez-vous m’ex­pli­quer tout de même, moi qui prends le temps de vous lire, quel est le pro­blème entre vous deux ? L’un de vous a‑t-il man­qué à ce point de réserve ou s’a­git-il là sim­ple­ment d’une sorte de joute égo­tiste ou je-ne-sais-trop-quoi ? Que je vous ras­sure, j’ap­pré­cie à vous lire tous deux.

    Il y a suf­fi­sam­ment à faire et à dire de construc­tif pour pas­ser son éner­gie et sa rage, vous deux qui seriez impar­don­na­ble­ment débi­teurs à ce niveau de réflexion et de savoir qui sont les vôtres.

    Au plai­sir de vous lire, sans langue de bois, je suis bien d’ac­cord avec vous, mais ces syner­gies et ce pro­jet com­mun et cette exi­gence, et ça c’est beau­coup plus simple à dire qu’à faire, je vous le concède à nouveau.

    _

    Du nou­veau chez les trolls :

    http://​www​.enquete​-debat​.fr/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​l​a​n​c​e​m​e​n​t​-​d​u​n​-​s​i​t​e​-​q​u​i​-​d​e​m​o​n​t​e​-​l​a​-​s​u​p​e​r​c​h​e​r​i​e​-​e​t​i​e​n​n​e​-​c​h​o​u​a​r​d​-​1​0​385

    Réponse
  103. EFFAB

    Ceci ne me regarde peut-être pas… mais pour­riez-vous m’ex­pli­quer tout de même, moi qui prends le temps de vous lire, quel est le pro­blème entre vous deux ? L’un de vous a‑t-il man­qué à ce point de réserve ou s’a­git-il là sim­ple­ment d’une sorte de joute égo­tiste ou je-ne-sais-trop-quoi ? Que je vous ras­sure, j’ap­pré­cie à vous lire tous deux.

    Il y a suf­fi­sam­ment à faire et à dire de construc­tif pour pas­ser son éner­gie et sa rage, vous deux qui seriez impar­don­na­ble­ment débi­teurs à ce niveau de réflexion et de savoir qui sont les vôtres.

    Au plai­sir de vous lire, sans langue de bois, je suis bien d’ac­cord avec vous, mais ces syner­gies et ce pro­jet com­mun et cette exi­gence, et ça c’est beau­coup plus simple à dire qu’à faire, je vous le concède à nouveau.

    _

    Du nou­veau chez les trolls :

    http://​www​.enquete​-debat​.fr/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​l​a​n​c​e​m​e​n​t​-​d​u​n​-​s​i​t​e​-​q​u​i​-​d​e​m​o​n​t​e​-​l​a​-​s​u​p​e​r​c​h​e​r​i​e​-​e​t​i​e​n​n​e​-​c​h​o​u​a​r​d​-​1​0​385

    Réponse
  104. Sharp Paris

    Bon­jour Etienne

    Oui il existe des Anti­fas­cistes Patriotes le Sharp paris ou Skin Heads Anti Racistes et Patriotes, connu aus­si sous les intiales du S.H.A.R.P Paris.

    Un rap­pel que nous avions écrits en réponse a ces « Anti­fas » qui nous avaient lâche­ment agressés.

    http://​spi​ri​tof​tens​.canal​blog​.com/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​2​0​1​3​/​0​2​/​0​5​/​2​6​3​3​2​3​9​6​.​h​tml|http://​spi​ri​tof​tens​.canal​blog​.com/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​2​0​1​3​/​0​2​/​0​5​/​2​6​3​3​2​3​9​6​.​h​tml

    Nous avons d’ailleurs nous aus­si eus maille à par­tir avec ces Fas­cistes Anti­fas­cistes qui osent se pro­cla­mer « Anti­fas » alors qu’ils se com­portent de plus en plus comme une véri­table police poli­tique et de la pen­sée, dans nos scènes under­ground et dans les scènes Rock et Oï de la région Parisienne.

    Fai­sant suite au com­mu­ni­qué fait par une enti­té sans visage qui s’identifie « Paris Anti­fa », nous décla­rons ceci : Parce que nous com­bat­tons le fas­cisme, la haine extré­miste et toutes formes de posi­tions hai­neuses et dis­cri­mi­na­toires, que nous le fai­sons à visage décou­vert, que nous l’affichons sur nous et que nous repré­sen­tons une contre culture issue d’une pen­sée sans équi­voque, clai­re­ment anti­ra­ciste, nous dénon­çons ce com­mu­ni­qué digne des heures sombres de la collaboration.

    Les attaques en règles subies par les skin­heads du Sharp et les skin­heads dits tra­di­tion­nels ne sont pas une nou­veau­té, nous sommes en 1ère ligne, visibles et iden­ti­fiables. Que ces attaques se fassent sur des concerts, dans la rue ou tout autres lieux dit « neutres », cor­res­pond a l’esprit de la rue tel qu’il s’inscrit pour un mou­ve­ment dont nous sommes issus. Que ces attaques soient per­pé­trées par des néo-nazis ou des racistes, c’est d’une logique impa­rable, nous n’aimons ces gens et leurs idées.

    Depuis le wee­kend der­nier, une étape à été fran­chie. Sous cou­vert d’une lutte radi­cale contre les extrêmes, ces Anti­fa (et nous ne savons pas à cette heure qui sont ces ano­nymes) s’octroient désor­mais le droit de nous mena­cer au télé­phone , de pen­ser pou­voir nous ban­nir ou nous inter­dire de lieu ou quar­tier, et qu’ils pensent avoir la pos­si­bi­li­té de nous atta­quer chez nous, dans nos foyers, à notre tra­vail, avec armes et en bande cagou­lée. Une pres­sion psy­cho­lo­gique est faite sur les plus jeunes avec des menaces graves au télé­phone. Nous enten­dons que ces méthodes ges­ta­pistes cessent immédiatement.

    Nous déplo­rons les bles­sés graves de l’incident de same­di soir à la Can­ta­da. Par ailleurs le bles­sé venant du côté Anti­fa, propre arme qui s’est retour­née contre lui ; c’est ce qu’on appelle le retour de bâton. Cette per­sonne fai­sait par­tie d’une bande lour­de­ment armée qui a pris d’assaut la Can­ta­da après une mini rixe oppo­sant des per­sonnes bien iden­ti­fiées. Le démar­rage de cette mini rixe a peut être des torts par­ta­gés ; les per­sonnes concer­nées en assument la par­tie qui leur incombe. Quand bien même, c’est un échange de coup minime, et l’assaut mené armes a la main qui s’en est sui­vi, était dis­pro­por­tion­né tout autant que les agres­sions cagou­lées qui s’en sont suivies.

    Nous disons donc que si ces attaques conti­nuent, que si les menaces per­durent et que la vio­lence ne cesse pas, cha­cun devra prendre ses res­pon­sa­bi­li­tés et les consé­quences de ses actes. D’autre part, les accu­sa­tions sur des per­sonnes pré­cises qui res­sur­gissent sur l’ensemble, s’apparentent à de la dif­fa­ma­tion et seront bien sûr trai­tées par les inté­res­sés. Le Sharp Paris a en son sein toute une série de com­po­santes idéo­lo­giques réunies autour de la culture skin­head et de l’antiracisme. Le panel de ces per­sonnes est dif­fé­rent et cette diver­si­té nous cor­res­pond. Nous pen­sons que la dif­fé­rence nour­rit l’intelligence, l’exclusion aug­mente l’enfermement et que le droit à l’erreur sonne comme un fac­teur humain tolé­rable à nos yeux, dans une cer­taine mesure.

    La rue n’appartient à per­sonne et per­sonne n’a à y impo­ser sa loi. Nous pre­nons le par­ti par ce com­mu­ni­qué de répondre à la fable en rap­pe­lant fac­tuel­le­ment à tout le monde que la poli­tique du plus violent, du plus domi­nant et de la pen­sée unique, c’est du fas­cisme à l’état pur.

    Contre cela nous nous bat­tons et nous nous bat­trons encore.

    http://​skin​head​.fr/​c​a​n​t​a​d​a​/​l​a​_​v​e​r​i​t​e​.​pdf

    Réponse
  105. EFFAB

    Non rece­vable

    Pour­quoi vou­loir rame­ner tout ça au com­mu­nisme ? faire ces amal­games écu­lés et sté­riles quand il est évident que ce monde sur­con­su­mé­riste à l’ex­cès et cupide à sou­hait se fout éper­du­ment de l’in­di­vi­du et du vivant… tel ce DEMAGOPOLIS mon­té de toute pièce pour déni­grer ETIENNE et semer le doute chez les lec­teurs… moi qui ai autant le droit d’af­fir­mer ceci que vous d’in­ver­ser les choses et cer­taines véri­tés. Un tra­vail bien payé j’imagine_contre cette inté­gri­té d’un homme bon, acces­sible et com­plè­te­ment dés­in­té­res­sé… vous vous gran­di­riez infi­ni­ment à vous libé­rez de vos maîtres sinon de vous-mêmes… PLATON que tout un cha­cun a au moins cité une fois dans sa vie, sans for­cé­ment en savoir plus que ça, ROUSSEAU qui s’est mis à mal toutes les ‘bonnes gens’ de son temps et la pos­té­ri­té pour avoir osé décrier la cupi­di­té des élites et ces injus­tices faites aux Hommes et à la Nature.

    EFFAB

    _

    J’ai pos­té ce com­men­taire ici : http://​dema​go​po​lis​.word​press​.com/​2​0​1​3​/​0​5​/​3​0​/​p​o​u​r​q​u​o​i​-​d​e​t​e​s​t​e​r​-​p​l​a​t​o​n​/​#​r​e​s​p​ond

    Ai-je bien fait, moi qui recom­man­dais jus­te­ment d’i­gno­rer ces trol­lers ? Juste pour l’oc­ca­sion, saluer à ma façon ce nou­veau venu.

    J’i­gnore si mon mes­sage sera enre­gis­tré… comme cette vio­lence de rue (@104), outre le fait qu’elle ne soit fina­le­ment qu’a­nec­do­tique, peut tout aus­si bien rien pré­sa­ger de très fameux, sombres heures et redites historiques…

    … il est tard comme j’ai cumu­lé pas mal de temps aujourd’­hui devant mon écran, il n’empêche, si les choses venaient à s’emballer, entre dif­fa­ma­tion et vio­lence, croyez bien que ce que j’ai pu dire ici et là concer­nant cer­tain coup de force et ces ini­tia­tives au som­met ren­ferment en germe la réso­lu­tion ini­tiale à tous nos pro­blèmes et challenges.

    E = C + R

    Réponse
  106. Ana Sailland

    Mor­pheus,

    Tu ne peux pas semer des pétards et espé­rer ne pas avoir de réponse.

    Je n’ai pas l’in­ten­tion d’envenimer.

    Réponse
  107. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Il faut bien faire la dif­fé­rence entre sa propre intel­li­gence et l’in­tel­li­gence collective.

    Plus il y a d’in­di­vi­dus, et plus l’in­tel­li­gence col­lec­tive appa­rai­tra attar­dée pour cer­tains, d’au­tant que les médias et l’en­sei­gne­ment public ont pour pro­gramme l’a­bru­tis­se­ment des masses.

    Toute intel­li­gence ne s’est pas construite en un jour, celui qui sur­es­time ou sous-estime l’in­tel­li­gence col­lec­tive ne fait pas preuve d’in­tel­li­gence, car le sens pre­mier de l’in­tel­li­gence, c’est de com­prendre son environnement.

    L’in­tel­li­gence n’est pas hié­rar­chi­sée, l’in­tel­li­gence a pour règle immuable d’a­voir des règles variables.

    Je ne régresse pas intel­lec­tuel­le­ment parce que j’al­lume un feu avec deux silex.

    Réponse
  108. Méchant Virus

    Mais je le recon­nais le Jean Robin ! C’est un « jour­na­liste » qui avait inter­viewé Etienne fut un temps. (D’ailleurs j’a­vais trou­vé l’é­change plu­tôt réus­si mais la ques­tion n’est pas là…)

    Je ne sais pas ce qu’E­tienne lui a fait mais il a l’air très remon­té le bon­homme. Il a appa­rem­ment pris 2 ans avant de com­prendre qu’E­tienne était mal inten­tion­né. C’est un peu long mon cher. Pour ma part, j’ai pris une minute 30 pour com­prendre que Jean Robin est un gros débile.

    Voi­ci cer­tains de ses argu­ments (les cita­tions ne sont pas toutes retrans­crites mot pour mot mais le conte­nu est là, faites moi confiance):

    « Etienne chouard est com­mu­niste ». Et non Ducon (je vais l’ap­pe­ler comme ça pour plus de clar­té), il est démo­crate. Citer Robes­pierre ne fait pas de quel­qu’un un communiste.

    « Etienne chouard est humble et gen­til, tous les tota­li­ta­rismes ont com­men­cé sur un ton humble et gen­til ». Tu veux que je te poste un dis­cours d’A­dolf Hit­ler Ducon ? Tu vas voir s’il est humble et gentil…

    « L’a­vè­ne­ment du capi­ta­lisme est cor­ré­lé à la baisse de la pau­vre­té ». Celle ci c’est ma pré­fé­rée. Bra­vo Ducon, tu es un grand économiste.

    « Impo­ser une coti­sa­tion pour la sécu et la retraite est scan­da­leux ». Bon, on a com­pris, Ducon est ultra libé­ral et il le revendique.

    « Je me reven­dique de De Gaulle ». Super Ducon, moi je me reven­dique de moi même, tu devrais faire de même au lieu d’en­traî­ner des gens qui n’ont rien deman­dé dans ton rai­son­ne­ment foireux.

    « Il y a trop de fonc­tion­naires, c’est pour ça qu’il y a des défi­cits ». On res­sort les chiffres, Ducon ?

    Je me suis arrê­té à 10 minutes sur un total de 35 par manque de patience. Je com­men­çais à m’é­ner­ver et j’a­vais déjà lar­ge­ment ce que je voulais.

    Réponse
  109. Méchant Virus

    Héhé le site déma­go­po­lis est encore meilleur !

    Leurs argu­ments :

    « Etienne chouard déteste Pla­ton ». Hou le méchant. Il ne déteste pas Pla­ton bande de débiles, il observe que Pla­ton n’é­tait pas un démocrate.

    « Le nom Chouard signi­fie trom­peur ». Là c’est vrai­ment un argu­ment de poids, je suis obli­gé de m’in­cli­ner devant tant de perspicacité.

    Et ça conti­nue, y’en a des tar­tines, c’est succulent.

    Réponse
  110. Morpheus

    Jean Robin est fau­ché et endet­té. Pour vivre le train de vie qu’il envie, il lui faut faire feu de tout bois. Escroc à ses heures (il a pro­pre­ment escro­qué Jean-Pierre Petit, un scien­ti­fique ban­ni du sérail parce qu’il fait des recherches dans des domaines inter­dits), il s’est mis en tête d’i­mi­ter Alain Soral.

    Alain Soral a fon­dé une mai­son d’é­di­tion (Kontre Kul­ture), il anime des débats, des blogs, des forum et sème quelques que­nelles bien ciblées his­toire de faire polé­mique. Et ça marche. Il écrit, aus­si, et il valo­rise les livres qu’il édite (nor­mal, il fait ce que tout édi­teur fait, selon ses moyens).

    En s’en pre­nant à Étienne Chouard, Jean Robin cherche à se faire valoir auprès du sérail des saya­nim et des réseaux d’in­fluence pro israé­liens. Une méthode comme une autre de se faire une place au soleil. Pour cela, il n’a aucun scru­pule. Mais Jean Robin est un imbé­cile. Je veux dire un vrai imbé­cile : aucune intel­li­gence, aucune culture, aucune hon­nê­te­té intel­lec­tuelle. Il a juste cher­ché, dans les pre­mières années de ses œuvres, à se faire un car­net d’adresses.

    La semaine pas­sée, le brave Robin a eut son quart d’heure de gloire : il était invi­té à l’é­mis­sion de Fré­dé­ric Tad­déi Ce Soir Ou Jamais. Fort de cet exploit média­tique, il s’est dit que c’é­tait le moment de frap­per un grand coup. Après s’être réta­mé la gueule en s’at­ta­quant à Soral, il a déci­dé de choi­sir une cible plus tendre : Étienne Chouard.

    Jean Robin est un petit minus. Une petite gouape. Un roquet.

    Mor­pheus

    Réponse
  111. Morpheus

    @ Ana Sailland

    Tu es extra­or­di­nai­re­ment mal­hon­nête. C’est bel et bien TOI qui, à bout d’ar­gu­ment convain­quant, m’a inti­mé de la bou­cler à pro­pos du TVP.

    C’est pour­tant TOI qui, la plu­part du temps, t’es fen­due de répliques chaque fois que je pos­tais sur ce thème. Mais comme tes argu­ments ne par­ve­naient pas à me convaincre que j’é­tais dans l’er­reur de juge­ment ou d’a­na­lyse, et COMME j’ai démon­té ton argu­men­taire sur la « nature humaine », et alors même que j’é­tais dans le SUJET (et non dans les attaques ad per­so­nam), TU as a com­men­cé à prendre les choses PERSONNELLEMENT.

    Et dès lors, inci­dem­ment, tu as com­men­cé à deve­nir caus­tique, acide, piquante, méchante. Un vrai taon !

    Si tu ne peux sup­por­ter d’a­voir face à toi des argu­ments contra­dic­toires, faut pas venir sur des blog ou des forum de débat d’i­dées. Je suis asser­tif ? Oui, c’est bien vrai. Mais mon asser­ti­vi­té est tou­jours dans le sujet.

    J’ai moi aus­si, comme tout le monde, subit la contro­verse. Mais je n’ai jamais deman­dé de « chan­ger de thème ». Sache que j’ai pris ton admo­nes­ta­tion comme ce que c’est : une atteinte à ma liber­té d’ex­pres­sion.

    Et main­te­nant que je réagis à ta méchan­ce­té et tes agres­sions en te les ren­voyant, tu as le culot de venir me dire que c’est MOI qui sème des pétard ? Aucune ver­gogne, hein …

    Non, aucune, vrai­ment. Car pour bien démon­trer que tu es en croi­sade, non contre le TVP, mais contre MOI, j’en veux pour preuve qu’à pré­sent que JE NE PARLE PLUS DU TVP, tu conti­nues à m’a­gres­ser. Je viens de pos­ter (#91 et #94) deux sujets OUVERTS, ou j’in­vite cha­cun à se poser une ques­tion PRATIQUE ET THÉORIQUE, dans le but de s’emparer de ques­tions poli­tiques. Comme un exer­cice. Cha­cun peut s’en empa­rer et l’a­bor­der sous l’angle qu’il veut.

    Et toi, tout ce que tu es venu faire, c’est poser ton caca pour sabo­ter l’i­ni­tia­tive. Étienne m’a bien deman­dé d’être gen­til et de ne pas te faire de mal. Mais face à tes agres­sions, et vu que TU me fais du mal, je n’ai pas l’in­ten­tion de me lais­ser faire sans réagir. Ma phi­lo­so­phie de vie, c’est pas tendre la joue gauche, c’est don­nant-don­nant. Alors comme je l’ai dis plus haut : va te faire foutre.

    Mor­pheus

    PS1 : Je serais fran­che­ment curieux de savoir quelle serait ta réac­tion si quel­qu’un venait dire à Étienne : « Bon, Étienne, ça va aller comme ça, main­te­nant, les débats sur la consti­tu­tion et le tirage au sort, y en a marre, tu cause que de ça, c’est bon, il y a autre chose, change de thème. » ?

    PS2 : La remarque que j’ai faite (#76) « La seconde est l’é­co­no­mie fon­dée sur la mon­naie et la logique de pro­fit qui en résulte. Mais je ne dirais plus rien ici à ce sujet. Tabou. Inter­dit. Sujet dia­bo­lique. Faut pas tou­cher à la mon­naie, c’est sacré. » était évi­dem­ment une allu­sion à ton admo­nes­ta­tion de m’au­to­cen­su­rer sur ce thème. Tu l’as d’ailleurs par­fai­te­ment com­pris, et ça t’a mis en rage, car tu sais que tu n’a pas été très gen­tille ni très cor­recte dans cette affaire, et tu n’aimes pas être pris en tort. Mon père est comme toi : dès qu’il est pris à faire ce qu’il détes­te­rait lui-même qu’on lui fasse, il se met en rage. Ta rage à toi est toute en froi­deur : des piques, des allu­sions, des cra­chats acides par ci par là, … L’air de rien. Mais c’est de la rage.

    Réponse
  112. Morpheus

    @ Sharp Paris (#104)

    Seriez-vous près, le cas échéant, si de pré­ten­dus « anti­fas­cistes » (qui à mon avis sont de vrais fas­cistes qui agissent sous fausse ban­nière) menacent de sabo­ter phy­si­que­ment une inter­ven­tion d’Étienne dans un évé­ne­ment, un débat, une ren­contre, ou à inci­ter les orga­ni­sa­teurs à annu­ler son invi­ta­tion (comme ils l’on déjà fait à deux reprises, l’une à Tou­louse, l’autre je ne sais plus où), à prendre sa défense et à écrire, en votre nom, pour défendre sa pré­sence et sa liber­té d’ex­pres­sion ? (je ne vous demande pas d’al­ler à la cas­tagne, hein, juste à écrire pour défendre la liber­té d’ex­pres­sion d’Étienne et dénon­cer les faux anti­fas­cistes si le cas se repré­sente – et il y a de fortes chances que cela se reproduise).

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  113. EFFAB

    Mer­ci, MORPHEUS, pour ces pré­ci­sions sur Jean Robin car ça fait tou­jours du bien d’en­tendre un autre que soi dire ce qu’il pense de tel ou tel déni­greur prêt à tout pour por­ter le dis­cré­dit sur quel­qu’un d’hon­nête et intègre. Ces pré­ci­sions et cette rhé­to­rique qui me font tant défaut quand je suis à ce point pas­sion­né, moi qui suis loin d’être aus­si asser­tif que je le voudrais.

    Quant à Alain SORAL, je ne sais tou­jours pas ce qu’il faut en pen­ser, ces réserves qu’on peut avoir, certes, mais ce dis­cours, cette culture, ce franc-par­ler indéniable…

    TANGUY (@109), Jean Robin est mal bar­ré avec toi_et toi tu es irré­sis­tible ! ne change rien, et si chan­ge­ment il y a, c’est bien dans cet esprit et ce partage.

    Réponse
  114. Méchant Virus

    @ EFFAB

    Mer­ci pour ton sou­tien mon cher. Ce Jean Robin me plait beau­coup. A chaque fois qu’on me parle d’un contra­dic­teur, je me dis « chouette, on va pou­voir débattre ! ». Et je suis sys­té­ma­ti­que­ment déçu (voire irri­té) de ce que je trouve : des éti­quettes et des âneries.

    @ Mor­pheus et Ana

    Je n’ai pas tout sui­vi et je ne com­prend pas pour­quoi vous vous envoyez des fions. Cepen­dant je tiens à signa­ler que même si vous me far­cis­sez le crâne avec des consi­dé­ra­tions phi­lo­so­phiques telles que la nature humaine, les affects de désir, le temps de cuis­son des pâtes et autres fadaises ; je trouve votre pré­sence pas désa­gréable à tous les deux. Alors faites vous un bisou.

    Réponse
  115. Méchant Virus

    D’ailleurs c’est quoi le TVP ? Parce que wiki­pé­dia ne m’aide pas des masses :

    TVP est un sigle qui signifie :
    Tele­wiz­ja Polska
    Timbre à vali­di­té permanente
    Throm­bose vei­neuse profonde
    Tra­ver­sée des Voies pour Piétons

    Réponse
  116. J.C

    @ Méchant Virus

    TVP,
    Oh ! c’est un jeu de société 😉

    Bien bonne soirée

    J.C

    Réponse
  117. Méchant Virus

    Tri­Vial Pursuit ?

    Réponse
  118. Méchant Virus

    The Venus Pro­ject ! Com­ment ai je pu ne pas y penser ?

    Réponse
  119. Patrick Flécheux

    @ Méchant Virus (90)

    Nous sommes d’ac­cord. Les 2 aspects sont indis­pen­sables et complémentaires.
    Un cadre social juste faci­li­te­ra l’é­man­ci­pa­tion populaire.

    Je vou­lais juste rap­pe­ler le fac­teur humain que les dis­cu­tions sur des recherches tech­niques éva­cuent sys­té­ma­ti­que­ment. Comme si le simple fait de chan­ger de mon­naie (dans cet exemple) pou­vait chan­ger fon­da­men­ta­le­ment les choses et résoudre des pro­blèmes qui sont avant tout dus au fac­teur humain.

    Sachant cela, qu’im­porte la mon­naie (pour conser­ver l’exemple de la dis­cus­sion) que nous uti­li­se­rons, si l’on pense une « nou­velle mon­naie » sans prendre en compte dans sa mise en forme et/ou en place, notre rap­port à l’argent, alors chan­ger mon­naie ou de mode de répar­ti­tion n’ap­por­te­ra aucune solution.

    Cela ne fera que déca­ler les pro­blèmes qui se repré­sen­te­ront plus tard.

    Pour le dire autre­ment, pen­ser une mon­naie avec l’i­dée (par exemple) qu’elle doive être rare et/ou dif­fi­cile à obte­nir pour avoir de la valeur, s’est induire un fac­teur favo­ri­sant la convoitise.

    Peut-être vau­drait-il mieux que notre « future mon­naie » ne vaille plus rien (ce qui est le cas de la mon­naie scrip­tu­rale, donc s’est pos­sible …) et que la valeur des choses ne passent plus par cet outil la ?

    La mon­naie doit-elle être encore et tou­jours consi­dé­rée comme un outil per­met­tant et indui­sant le pou­voir et la possession ?

    Ou la mon­naie doit-elle se conten­ter d’être un outil d’é­change simple et pratique ?

    Ce qui nous ren­voie à « la valeur travail ».

    La mon­naie doit-elle obli­ga­toi­re­ment être l’ou­til per­met­tant la recon­nais­sance du tra­vail de chacun ?

    Ou peut-on recon­naître la valeur du tra­vail d’une autre manière que par la dis­tri­bu­tion de monnaie ?

    Ce qui nous ren­voie aus­si à tout ce que l’on consomme pour vivre et pour exis­ter en tant qu’individu.

    La pos­si­bi­li­té de consom­mer et de satis­faire ses besoins doit-elle pas­ser obli­ga­toi­re­ment par un coût ?
    Un échange d’é­qui­valent quan­ti­ta­tif en monnaie ?

    Il me semble que la réponse sou­hai­table à nombre de ces ques­tions (si l’on veut vivre dans un monde en com­mun en sup­pri­mant l’i­dée même de convoi­tise) est NON …

    Donc, doit-on pen­ser une à nou­velle monnaie ?
    Ou, doit-on plu­tôt réflé­chir au rôle qu’elle joue­ra dans une nou­velle socié­té Démocratique ?

    S’est en tout cas une façon, me semble t‑il, de sor­tir vrai­ment de nos sché­mas men­taux actuels et de pen­ser le monde en indui­sant un vrai chan­ge­ment de para­digme et de rap­port à l’argent et aux pou­voirs qu’il induit.

    Réponse
  120. Ana Sailland

    Je confirme : je n’ai pas l’in­ten­tion d’envenimer.

    Réponse
  121. Marie

    je confirme aus­si 😉 que vous m’êtes tous sym­pa­thiques, tous dif­fé­rents autant que vous êtes, cha­cun appor­tant sa petite touche per­son­nelle, son regard. On vous sent cha­cun à tra­vers le rythme de vos mots, chez l’un ce sera son infi­nie dou­ceur, chez l’autre un côté taquin, fran­che­ment hila­rant, poète, espiègle, râleur,… mais sur­tout un miroir, ce si utile outil.
    le cadeau le plus utile que mon pre­mier amour m’ait offert, en objet et pas seulement…

    Savoir être vrai c’est pas si simple, mais je crois que c’est le seul moyen de savoir qui l’on est et se res­pec­ter vraiment.Trouver la forme pour s’ex­pri­mer sans trop bles­ser, là est la difficulté 😉

    ami­ca­le­ment 🙂

    Réponse
  122. Ana Sailland

    J’ai pas­sé la jour­née ‑une excel­lente jour­née- avec un ami qui a impul­sé les pre­mières AMAPS en Rhône-Alpes il y a quelques années.

    Cette semaine, sur une petite com­mune proche d’An­ne­cy, vient d’en être confir­mée offi­ciel­le­ment une nou­velle, arti­cu­lée autour d’un agri­cul­teur qui n’a­vait pas un sous vaillant ni le moindre mètre carré.

    Les « man­geurs » ont finan­cé le démar­rage contre une pro­messes de paniers.
    Et ça roule.

    Ce pro­ces­sus ins­taure une res­pon­sa­bi­li­sa­tion du consom­ma­teur qui se mouille et par­tage les risques. C’est une bonne amorce du chan­ge­ment de para­digme nécessaire.

    En regard de ça :

    Big col­lapse de plus en plus probable.
    (Chypre est pro­ba­ble­ment un test, peut être avant cora­li­to mondial …)

    ->Faire plu­tôt que théoriser ?

    Réponse
  123. EFFAB

    Bien des choses, Marie…

    … telle Garde rap­pro­chée, tel ETIENNE, ce gar­çon d’une gen­tillesse et d’une dou­ceur com­mu­ni­ca­tive, ce par­fait ambas­sa­deur du bien com­mun et de la consi­dé­ra­tion de tous.

    Réponse
  124. J.C

    On ne fait rien sans y avoir pensé

    bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  125. Ana Sailland

    J.C,

    Ma ques­tion concer­nait plus le pen­ser sans faire que le faire sans penser.

    (((Et le pre­mier qui me parle du faire à repas­ser aura de mes nouvelles)))

    Réponse
  126. J.C

    et du fer à repas­ser , on peut ?

    🙂

    Réponse
  127. Ana Sailland

    ça fait pas un pli 😉

    Réponse
  128. EFFAB

    pli-er de rire !… hihi

    Réponse
  129. J-Stéphane

    Ne pen­sez pas lais­ser Lucie faire le repas­ser moins digeste.

    Réponse
  130. Méchant Virus

    @ Patrick Flécheux :

    Dit comme ça, nous sommes tota­le­ment d’accord.

    @ tous :

    En lisant plus atten­ti­ve­ment la pré­sen­ta­tion du site dema­go­po­lis par Jean Robin, je me suis délec­té de ces quelques paroles que je trouve des plus judicieuses :

    {{Si l’on était à la place des gou­ver­nants euro­péens, on com­pren­drait aisé­ment qu’ils sou­haitent réfor­mer les consti­tu­tions pour les rendre moins contrai­gnantes et plus pra­tiques à la gou­ver­nance. On com­pren­drait aus­si qu’ils veuillent abo­lir le sys­tème élec­tif car il fait dou­blon avec leurs man­dats (obte­nus non démo­cra­ti­que­ment pour le coup).

    Mais il leur est impos­sible d’imposer cela par le haut. Nous com­pren­drons alors qu’un indi­vi­du comme Étienne Chouard soit cha­leu­reu­se­ment remer­cié pour ser­vice ren­du s’il arri­vait à mener son pro­jet de faire appe­ler ces réformes par le bas.}}

    Il est génial ce type ! Te voi­là démas­qué Etienne ! Petit galo­pin, com­bien es tu payé par les diri­geants euro­péens pour abo­lir le sys­tème élec­tif et nous plon­ger défi­ni­ti­ve­ment dans la dic­ta­ture des possédants ?

    PS : peux tu deman­der à tes supé­rieurs s’ils peuvent consen­tir à me céder une petite île des Cyclades pour une bou­chée de pain. Si il y avait une vil­la avec ter­rasse des­sus, je ne cra­che­rais pas des­sus. Mer­ci d’avance.

    PS2 : ah oui j’ou­bliais. Y a moyen d’a­voir un petit voi­lier avec pour que je puisse aller me balader ?

    PS3 : et mon poids en tzatziki.

    Réponse
  131. Ana Sailland

    Mor­pheus (112),

    Ton mes­sage témoigne d’une cer­taine bles­sure. C’est ennuyeux.

    Tu as lais­sé trans­pa­raître un pro­blème fami­lial. Il ne m’ap­par­tient pas de te conseiller sur ce point, mais je te prie de me consi­dé­rer comme étran­gère au conflit que tu vis avec ton papa.
    Et donc de ne pas m’in­ven­ter des émo­tions (la rage) qui sont (peut être) les siennes, mais cer­tai­ne­ment pas les miennes, je te l’as­sure, et tu dois me croire.

    Si tu me prêtes des sen­ti­ments néga­tifs qui ne sont pas miens mais sont ceux d’une tierce per­sonne, la récon­ci­lia­tion risque d’être laborieuse.
    (Et c’est cela qui m’a pous­sée à répondre)

    Je ne suis pas d’ac­cord avec l’en­semble de ton mes­sage, mais contes­ter pour contes­ter ne mène­rait qu’à un ratio­ci­nage salis­sant pour ce blog qui mérite mieux que ça.

    Porte toi bien, sincèrement.

    Réponse
  132. EFFAB

    De deux choses l’une, ANA : soit cette ver­gogne (chouar­dienne) ici mal pla­cée veut abso­lu­ment avoir le der­nier mot, et c’est bien toi qui y revient ici encore une fois_soit ton hon­nê­te­té, la sin­cé­ri­té de tes pro­pos et ce qui­pro­pos, ce mal­en­ten­du entre vous deux te pousse à inter­ve­nir, par cette saine et juste ver­gogne d’une part, et cette sym­pa­thie que tu res­sens à l’en­contre de MORPHEUS, cette sym­pa­thie et ces syner­gies qui nous animent et nous rap­prochent tous ici.

    Je me deman­dais jus­te­ment hier s’il y avait un quel­conque inté­rêt ou cette néces­si­té par­fois de pous­ser la réflexion et les échanges de façon plus pri­vée, cer­taines choses – ces mal­en­ten­dus aus­si bien ces pen­sées révo­lu­tion­naires – débor­dant cet espace public et néces­si­tant, de fac­to, cette autre pos­si­bi­li­té de par­ta­ger et d’échanger.

    Peut-être et peut-être pas.

    J’i­gnore si cer­tains ici com­mu­niquent ensemble sous cou­vert pri­vé mais cette limi­ta­tion qui nous oblige à cette publi­ci­té constante et ouverte sur l’en­semble de la Toile nous oblige jus­te­ment à cette trans­pa­rence, cette exi­gence, cette hon­nê­te­té, cette ver­gogne chouar­dienne autant que ce sen­ti­ment et cette néces­si­té de l’i­se­go­ria (http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​i​s​e​g​o​r​i​a​.​php)…

    … je ne suis pas cer­tain de bien for­mu­ler ce qui me paraît là essen­tiel dans ce rap­port que nous avons entre nous au quo­ti­dien sur cet espace public et ces thé­ma­tiques qui nous obligent et nous passionnent…

    à vous lire, mes amis

    J’i­gnore si cela est néces­saire et a même un sens, mais me vient à l’ins­tant cette obli­ga­tion de don­ner à ETIENNE, en pri­vé, mes coor­don­nées… ce besoin de ma part de ne rien cacher et de pro­duire le mini­mum de gages quant à la véra­ci­té de mes pro­pos ici et la sin­cé­ri­té de ma démarche.

    Je pour­rais certes le faire en public comme il me semble évident que nous ne devrions jamais avoir quoi que ce soit à cacher – hors tout ce qui relève de l’in­time et de nos jar­dins secrets, lol -, sur­tout pour des per­sonnes prô­nant la Démo­cra­tie – oui, moi aus­si j’en un peu marre de rajou­ter chaque fois le qua­li­fi­ca­tif ‘vraie’ contre cette dés­in­for­ma­tion et toutes ces inver­sions -, il n’empêche, on ne donne pas son numé­ro de télé­phone à tous les pas­sants que l’on croise dans la rue comme je ne vais pas invi­ter la Terre entière en lui don­nant notre adresse : pour le coup, là c’est sûr que pénu­rie de fraises il y aura_et cela n’a rien à voir avec la pro­prié­té abu­sive ou un manque évident de générosité !

    Réponse
  133. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Il serait bon, je pense, qu’É­tienne crée une rubrique « ostra­cisme » pour que cha­cun puisse récla­mer « ostra­cisme + pseudos ».

    Ceci afin de ne pas pol­luer un article, et ain­si s’i­so­ler pour régler ses comptes, une sorte de rubrique bouche d’ego.

    J’ai moi-même été l’ob­jet de moque­ries bles­santes, et je n’ai contre atta­qué — oui, je sais, je suis faible — qu’à la troi­sième attaque.

    Réponse
  134. Marie

    @ EFFAB (et à tous les GV inté­res­sés): Voi­ci mes coor­don­nées, je te don­ne­rai ma 2ème adresse, celle que j’ai don­né à Etienne, quand tu m’au­ras contac­té : [email protected]
    amicalement
    Marie

    Réponse
  135. Ana Sailland

    Effab,

    Il y a des doutes sur soi qu’on peut ne pas vou­loir lais­ser sub­sis­ter dans la per­cep­tion collective …
    C’est d’ailleurs un peu le thème secon­daire de cette page…
    Mon mes­sage était en ce sens stric­te­ment mini­mal en regard de celui auquel il répondait.

    Je fais par­tie des très rares per­sonnes pré­sentes sur ce blog qui peuvent être jointes par télé­phone grâce aux pages jaunes/blanches…

    J’ai plu­sieurs fois indi­qué un mail :
    ana.public ‑at- live​.fr

    Réponse
  136. Étienne

    On a cité sou­vent le tra­vail de Fran­çois Asse­li­neau pour com­prendre l’o­ri­gine réelle des « anticonspis », 
    et ce qu’il a trou­vé sur Ornel­la Guyet est quand même très intri­gant. Voyez cet extrait : 

    « ====> 22ème Inter­ve­nant : Mlle Ornel­la Guyet

    Pré­sen­tée dans le pro­gramme comme « Pro­fes­sor à ACRIMED », ce qu’elle n’est pas (Mlle Guyet n’est pas “pro­fes­seur” de quoi que ce soit), Mlle Guyet a été char­gée de rece­voir les par­ti­ci­pants au sémi­naire du “Cen­ter for the Stu­dy of Inter­na­tio­nal Com­mu­ni­ca­tions” pen­dant une longue durée (1 heure et demie) sur le thème « The 5th Estate : the wat­ch­dogs over the wat­ch­dogs » (Tra­duc­tion : « le 5ème Pou­voir : les chiens de garde au-des­sus des chiens de garde »). »

    Source : http://www.u‑p-r.fr/actualite/upr/qui-veut-nuire-a-lupr-dr-jekyll-mrs-hyde-lantifasciste-boutoleau-et-la-tres-americanophile-professor-guyet

    Com­ment ça, « le 5ème Pou­voir : les chiens de garde au-des­sus des chiens de garde » ???
    De quoi parle-t-on dans un speech sous ce titre-là ?

    N’est-ce pas pré­ci­sé­ment le nom qui convient pour le « tra­vail » (payé com­bien ?) de (cer­tains) antifas/anticonspis : des molosses jetés par les domi­nants aux jambes des sen­ti­nelles du peuple pour les empê­cher de nuire au sys­tème de domination ?

    => Comme Fran­çois Asse­li­neau (q. n°16), je pose la ques­tion : pour­rait-on connaître le ver­ba­tim, la trace écrite (fiable, svp), de ce que Mlle Guyet a dit dans cette confé­rence à quelques grands notables Amé­ri­cains, ce jour-là ?

    Étienne.

    Réponse
  137. Morpheus

    J’a­vais tiqué aus­si en lisant ça … C’est ps pour rien que je parle de noyau­tage (on parle aus­si d’en­trisme).

    Réponse
  138. gaudefroy

    Il faut savoir que la pas­sio­na­ria de la calom­nie, qui a com­men­cé sa car­rière dans CQFD à la rubrique chien méchant, est tou­jours admi­nis­tra­trice du site indy­me­dia-paris, selon Maxime Vivas.

    Réponse
  139. Morpheus

    @ gau­de­froy

    Je suis pre­neur de toute source d’in­fos com­plé­men­taires à ce sujet (je suis en train de rédi­ger un article sur ce phé­no­mène). Peux-tu me com­mu­ni­quer plus d’in­for­ma­tions et de pré­ci­sions, s’il-te-plait ?

    Mer­ci 🙂

    Mor­pheus

    Réponse
  140. Ana Sailland

    Les chiens au des­sus des chiens sont eux-mêmes très au des­sous des bergers.

    De l’a­boyeur »anti­fa« au 1 sur 1000000, il y a un empi­le­ment de posi­tions qui ne se limite pas à quelques étages, et l’é­cart est vaste, qui sépare le misé­rable qui tra­hit pour sur­vivre à celui qui gou­verne les gouvernements.

    Pour mon­ter d’un cran en direc­tion du pou­voir ano­nyme, il faut savoir res­pec­ter cer­taines atti­tudes telles que par exemple :

    On vous pré­sente un objet et on vous demande sa cou­leur. Une bonne réponse est : ce n’est pas à moi d’en déci­der ; ou bien : il est de la cou­leur que vous m’indiquerez.

    Ain­si taxe­ra-t-on de pro­fes­sion­na­lisme (!) celui qui est capable de cela, et s’y tient. Et celui là sera pro­mu, n’en dou­tons pas.

    Mais … plus ou moins infor­més, nous savons tous cela, et je me demande pour­quoi depuis une semaine nous n’a­vons plus par­lé des solu­tions. Ou presque.

    Réponse
  141. gaudefroy

    Effron­te­rie d’Anne Marie Bou­tol­leau a uti­li­ser sans ver­gogne l’in­ver­sion accusatoire :

    http://​www​.cqfd​-jour​nal​.org/​L​e​s​-​i​n​f​i​l​t​res

    Cra­chat sur les désobéissants :

    http://​www​.cequil​faut​de​truire​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​1​990

    Je n’ai pas retrou­vé la source citant Maxime Vivas, mais cela date de moins d’un mois et devait figu­rer sur un des billets d’hu­meur du site le grand soir.
    Il semble que ce soit elle qui parle dans cette émis­sion de radio sur FPP (ou offi­cie l’emission radio d’in­dy­me­dia paris zero heb­do le mar­di soir) :

    http://​www​.ago​ra​vox​.tv/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​s​o​c​i​e​t​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​s​u​r​-​l​-​i​n​f​i​l​t​r​a​t​i​o​n​-​d​e​s​-​m​o​u​v​e​m​e​n​t​s​-​3​6​045

    Pilon­nage des mes­sages de l’of­fi­cine CCI sur indymedia-paris :

    His­toire des conflits impé­ria­listes au Moyen-Orient (1) jeu­di 30 mai 2013

    Après plus de vingt ans : le cadavre des régimes staliniens…lundi 27 mai 2013

    La guerre au Mali et l’internationalisme jeu­di 23 mai 2013

    Moyen-Orient et Afrique du Nord : l’alternative est guerre impé­ria­liste ou guerre mar­di 21 mai 2013

    Ce qui dis­tingue le mou­ve­ment syn­di­ca­liste révo­lu­tion­naire jeu­di 16 mai 2013

    Islam : un symp­tôme de la décom­po­si­tion du capi­ta­lisme same­di 11 mai 2013

    Chypre : Sous le para­dis fis­cal, l’enfer capi­ta­liste lun­di 6 mai 2013

    That­cher : un rouage par­mi d’autres de l’État capi­ta­liste ven­dre­di 3 mai 2013

    Corée du Nord : le capi­ta­lisme menace la sur­vie de l’humanité lun­di 29 avril 2013

    Lutte iso­lée, lutte défaite ! mer­cre­di 24 avril 2013

    Marx et l’épanouissement de l’homme dans le com­mu­nisme ven­dre­di 19 avril 2013

    Vene­zue­la : avec ou sans Cha­vez c’est la même chose jeu­di 18 avril 2013

    La crise est-elle struc­tu­relle ? dimanche 14 avril 2013

    Aucune orga n’a un tel pri­vi­lège et cela fait contraste avec tous les innom­brables et authen­tiques anti-impé­ria­listes qu’in­dy­me­dia paris censure.

    Autres offi­cines pseu­do-com­mu­nistes qui sont copiés-col­lés sur indy­me­dia paris avec beau­coup plus de par­ci­mo­nie : PCIn­ter­na­tio­nal Ten­dances Com­mu­nistes inter­na­tio­na­listes. Citations :

    « La voie pour se libé­rer de l’esclavage sala­rié et de l’oppression capi­ta­liste est his­to­ri­que­ment tra­cée : elle passe par la lutte de classe révo­lu­tion­naire du pro­lé­ta­riat dont l’objectif est la conquête du pou­voir poli­tique dans tous les pays, la des­truc­tion de l’appareil d’Etat bour­geois édi­fié par la classe domi­nante pour défendre son sys­tème éco­no­mique et social.  » (Pc Int)

    « Le paci­fisme, le léga­lisme, la génu­flexion devant les soi-disant inté­rêts supé­rieurs de la socié­té, la pro­pen­sion au com­pro­mis et aux sacri­fices en faveur de l’économie natio­nale ou locale, sont des obs­tacles énormes à l’indispensable uni­fi­ca­tion de classe pour résis­ter aux capitalistes. »

    Front Syn­di­cal de Classe : Faus­saires Sociaux-Chau­vins ! jeu­di 16 mai 2013

     » Les tra­vailleurs n’ont aucun inté­rêt à défendre une quel­conque « sou­ve­rai­ne­té moné­taire » et « sou­ve­rai­ne­té natio­nale » ; ils n’ont pas de patrie, et leur pre­mier enne­mi est « chez eux » : ce n’est pas l’Union Euro­péenne, mais les capi­ta­listes fran­çais et leur Etat natio­nal. Les reven­di­ca­tions de sou­ve­rai­ne­té natio­nale sont anti-pro­lé­ta­riennes. Tous les réfor­mistes, tous les par­ti­sans de la col­la­bo­ra­tion des classes, veulent leur faire croire qu’il existe un inté­rêt supé­rieur aux inté­rêts de classe pro­lé­ta­riens, un inté­rêt qui serait com­mun à tous : l’intérêt natio­nal. Mais l’intérêt natio­nal, c’est l’intérêt du capital. »

    http://​paris​.indy​me​dia​.org/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​1​3​557

    Inter­na­tio­nal com­mu­nist ten­dan­cies : pro­gram­ma­tic theses

     » In the era of decadent impe­ria­lism all natio­nal libe­ra­tion move­ments are reac­tio­na­ry, because the demand for of for­ming a natio­nal state is his­to­ri­cal­ly obso­lete, it hasn’t any pro­gres­sive content and it acts as an agent of bour­geois classes and as an organ of impe­ria­list powers. Today all coun­tries par­ti­ci­pate in the glo­ba­li­zed impe­ria­list sys­tem. Com­mu­nists reject the demand of natio­nal self-deter­mi­na­tion, the tac­tics of uni­ted anti-impe­ria­list front, and the sup­port to smal­ler states against big powers. They whol­ly reject the poli­cy of natio­nal uni­ty and natio­nal defence in any war­fare. They come out for the resur­gence of class struggle inside nations that will lead to a civil war for the over­thro­wing of the power of bour­geois states anywhere.

    16. The defence of the nation and the father­land is only the defence of the decadent capi­ta­lism, a social sys­tem that leads huma­ni­ty to chaos, to war and bar­ba­ri­ty. Nation is a spe­ci­fic his­to­ri­cal for­ma­tion that ful­fils a spe­cial social mis­sion : the esta­blish­ment of the natio­nal state as a deter­mi­ned area of eco­no­mic and poli­ti­cal domi­na­tion of the bour­geoi­sie. Nation is the com­mu­ni­ty of capi­tal, the natio­nal state is the bour­geois state and the father­land is the domi­nion of the bourgeoisie.

    Com­mu­nists are against any form of patrio­tism. Com­mu­nism is the com­mon cause of all wor­kers around the world and their place is all the earth. The only « socia­lism with natio­nal colors » is the state capi­ta­lism of Sta­lin and Hit­ler’s Natio­nal Socia­lism. We live in a pla­ne­ta­ry capi­ta­list sys­tem with a glo­bal wor­king class. The slo­gan of Com­mu­nist _Manifesto_ « Pro­le­ta­rians of all coun­tries unite ! » had never been more well-timed as in our epoch. » 85

    http://www.leftcom.org/en/articles/2013–05-21/some-basic-programmatic-theses

    A quoi cela sert ?
    À foca­li­ser la jeu­nesse liber­taire sur la Nation/État bour­geois, objet de tous les ressentiments.
     » A bas la fron­tière et la patrie  » mais pas  » A bas l’empire et le marché. »
    Je pense avec Asse­li­neau plu­tot que là où finit l’é­tat de droit com­mence la bar­ba­rie.

    Réponse
  142. Étienne

    Com­mu­ni­qué sur le site d’An­nie Lacroix-Riz :

    Un grou­pus­cule tente d’empêcher une confé­rence d’Annie Lacroix-Riz : 
    « Indy­me­dia Lille » publie les élé­ments suivants :

    « Annu­la­tion venue d’annie lacroix-riz
    Les conspi­ra­tion­nistes n’ont rien à faire
    dans les débats sur la Résistance !

    Le ciné­ma L’Univers doit annu­ler la venue d’Annie Lacroix-Riz !

    Dans le cadre d’un week-end (8−9 juin 2013) consa­cré à l’anniversaire du Conseil Natio­nal de la Résis­tance, le ciné­ma L’Univers, à Lille, orga­nise deux confé­rences aux­quelles l’unique per­sonne invi­tée est Annie Lacroix-Riz, une his­to­rienne et mili­tante du Pôle de Renais­sance Com­mu­niste en France (PRCF).

    Annie Lacroix-Riz et la réha­bi­li­ta­tion de la thèse de la Synarchie

    Annie Lacroix-Riz s’est notam­ment fait connaitre à par­tir de 2006 avec son livre, Le choix de la défaite (Armand Colin). Elle a son petit suc­cès dans le milieu de la gauche alter, mais avec des confé­rences don­nées en com­pa­gnie de Thier­ry Meys­san, Jacques Che­mi­nade ou Ginette Skan­dra­ni, elle s’est éga­le­ment fait une place de choix par­mi le gra­tin du conspi­ra­tion­nisme français.

    Annie Lacroix-Riz défend l’idée que la défaite mili­taire de la France en mai 1940 est le résul­tat d’un com­plot pré­pa­ré pen­dant près de 20 ans par la Synar­chie, une orga­ni­sa­tion secrète com­po­sée de ban­quiers, de grands patrons (Comi­té des Houillères, Comi­té des Forges, etc.), de tech­no­crates, de syn­di­ca­listes et de jour­na­listes. La Synar­chie avait un inté­rêt éco­no­mique à la guerre et à la défaite, et donc mai 1940… c’est elle !

    La Synar­chie, vieille théo­rie pour fachos d’aujourd’hui

    Jouant de son sta­tut d’universitaire (elle est pro­fes­seure émé­rite à l’Université de Paris VII), Annie Lacroix-Riz tente de faire pas­ser la Synar­chie pour un fait his­to­rique, alors que, jusqu’à ce qu’elle la remette à l’honneur, il s’agissait juste d’une théo­rie conspi­ra­tion­niste oubliée depuis qu’elle avait été en vogue dans les années 40. Annie Lacroix-Riz a une répu­ta­tion exé­crable par­mi les uni­ver­si­taires, notam­ment à cause de sa méthode far­fe­lue : se baser qua­si-exclu­si­ve­ment sur des archives poli­cières, qui rap­portent certes des rumeurs de l’existence de la Synar­chie… Pas besoin d’être uni­ver­si­taire pour savoir qu’écrire l’histoire à par­tir de fiches rédi­gées par des gens qui écoutent aux portes, c’est dou­teux. Et ceux/celles qui veulent lire un tra­vail sérieux sur le mythe de la Synar­chie peuvent se réfé­rer au livre d’Olivier Dard, La Synar­chie. Le mythe du com­plot per­ma­nent (Per­rin, 2012).

    Le pro­blème, ce n’est évi­dem­ment pas qu’Annie Lacroix-Riz soit une mau­vaise his­to­rienne. Le pro­blème est poli­tique et Annie Lacroix-Riz n’est ni naïve, ni mani­pu­lée. Depuis la publi­ca­tion de son ouvrage, elle dénonce inlas­sa­ble­ment, tout en fai­sant le paral­lèle entre la situa­tion actuelle et celle des années 30, un « com­plot synar­chique » qui serait en cours et elle n’a jamais expri­mée de réti­cences à ce que des conspi­ra­tion­nistes et des fas­cistes de tous poils agitent ses gro­tesques travaux.

    Aujourd’hui, le choix de la défaite, c’est de lais­ser se répandre les théo­ries conspi­ra­tion­nistes. Il n’y a pas de com­plot, mais il y a un bien un monde d’oppressions à ren­ver­ser ! Dans ce com­bat, les com­plo­tistes n’ont rien à offrir à part des théo­ries fumeuses !

    Conspis, fachos, on vous fera taire !

    • Les pro­gram­ma­teurs du ciné­ma L’Univers peuvent être aler­tés, soit par télé­phone (03 20 52 73 48), soit par mail ([email protected] et [email protected]), de notre demande d’annulation de la pré­sence d’Annie Lacroix-Riz lors du week-end sur la Résis­tance (8−9 juin 2013).

    • Dans le cas où le ciné­ma L’Univers main­tien­drait la pré­sence d’Annie Lacroix-Riz, nous appe­lons à être pré­sents le same­di à 20h30 et le dimanche à 17h (16, rue Georges Dan­ton) pour infor­mer les spec­ta­teurs et empê­cher la tenue des évé­ne­ments programmés.

    Conspis hors de nos vies !

    Des anti­fas­cistes de Lille » 

    Fin de citation.


    ++++COMMENTAIRE ET APPEL À RÉSISTER +++++

    On ne sait pas bien ce et ceux que repré­sente Indy­me­dia Lille. Il est assez farce de dénon­cer Annie Lacroix-Riz comme « facho », alors qu’elle est régu­liè­re­ment taxée de com­mu­nisme sur inter­net, y com­pris dans son article Wiki­pe­dia. Voi­là une bien curieuse « facho », qui a réuni il y a quelques années à Lille 170 per­sonnes à l’invitation de plu­sieurs orga­ni­sa­tions dont l’UEC (Union des Étu­diants Com­mu­nistes), la même UEC qui l’a invi­tée au cours des 3 der­niers mois à faire des confé­rences à Genoble, Lyon, Nan­terre, Tou­louse, par­mi d’autres orga­ni­sa­tions fort variées.

    Le 19 mai der­nier, aux Glières, Annie Lacroix-Riz par­ti­ci­pait à un débat dans le cadre du « Forum des Résis­tances » http://​www​.citoyens​-resis​tants​.fr/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​266

    Sur le fond et la synar­chie, Annie Lacroix-Riz a déjà répon­du dans un article publié sur le blog d’André Poly :
    http://​www​.her​ve​po​lypcf62​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​m​i​s​e​-​a​u​-​p​o​i​n​t​-​d​-​a​n​n​i​e​-​l​a​c​r​o​i​x​-​r​i​z​-​1​1​2​3​9​6​8​1​2​.​h​tml

    Cette affaire sent la mani­pu­la­tion à plein nez : un grou­pus­cule ne repré­sen­tant rien décide de qui peut par­ler et faire des confé­rences. Il ne s’agit en fait que de faire taire une pen­sée qui dérange et qui appelle à réflé­chir, sous cou­vert d’antifacisme.

    Nous appe­lons ceux d’entre vous qui sont à proxi­mi­té de Lille à venir par­ti­ci­per à ces confé­rences, pour ain­si aider à faire res­pec­ter la liber­té d’expression.

    http://​www​.his​to​rio​gra​phie​.info/

    Réponse
  143. Ana Sailland

    Ces gens sont de toute évi­dence réso­lus à faire taire toute parole libre, libé­rée des lieux com­muns et des sté­réo­types engram­més dans l’es­prit des peuples, inten­tion­nel­le­ment, par l’ordre média­tique et ses commanditaires.

    Leur but est de contri­buer à main­te­nir la pen­sée fou­gueuse dans le coral conçu par l’ordre établi.

    Tout ce qui peut éveiller les dérange.
    Ils sont contre l’é­veil du peuple.
    Ils sont contre l’intelligence.
    Contre la réflexion.
    Leur socié­té idéale est celle où la pen­sée de tous serait déci­dée par peu, et sans per­sonne pour la contester.

    S’ils avaient à dis­po­si­tion la mani­pu­la­tion géné­tique pour cadrer la pen­sée, ils en feraient cer­tai­ne­ment usage.

    Puis­qu’il en est ques­tion plus haut, à Glières, la devise était au contraire « Vivre libre ou mourir ».
    Et un grand exploit du CNR fut de réus­sir à faire conver­ger des forces de liber­té pour­tant clas­si­que­ment ennemies !
    Bel exemple que nos anti­trucs et autres anti­ma­chins sont à mille lieues de com­prendre, eux qui au contraire veulent inter­dire la syner­gie des forces men­tales issues du peuple des modestes.

    La bataille des Glières n’est pas ter­mi­née, loin de là : car les trai­tés de paix ne signent jamais la fin de la guerre conti­nue qui oppose la conscience à l’obscurantisme.
    C’est une bataille qui trans­cende les siècles.

    Réponse
  144. Alix

    Il y a pour moi clai­re­ment manipulation.

    Si je fais un bilan de ce que j’ai obser­vé sur ce blog en seule­ment 2 jours :

    - des inter­ve­nants, ou plus pré­ci­sé­ment des trolls, qui s’a­donnent à l’in­sulte, l’in­si­nua­tion et la pro­vo­ca­tion sans jamais débattre du fond du sujet.
    Le but étant très pro­ba­ble­ment de faire perdre patience aux vrais inter­ve­nants et de les mettre en colère pour qu’en­fin res­sorte de leur pro­pos quelque chose à charge contre eux.

    - une répé­ti­tion dou­teuse du mot « fas­ciste », on dirait bien qu’il y a là appli­ca­tion de la pro­pa­gande de base qui pré­tend que les idées ne se pro­pagent pas parce qu’elles sont justes mais parce qu’elles sont répé­tées des mil­liers de fois.

    - une fal­si­fi­ca­tion des faits, un « contra­dic­teur » qui ne sélec­tionne que trois bribes de phrases de ce site pour en faire un billet sur le sien, tout en pre­nant bien soin de n’é­vo­quer ni le fond, ni le contexte, ni les cin­quante milles autres phrases de ce blog qui apportent éclaircissement.

    Un vrai contra­dic­teur (cette fois ci sans les guille­mets) pren­drait la peine d’ex­pri­mer sa pen­sée au lieu de se four­voyer constam­ment dans la médi­sance, les pro­cla­ma­tions bel­li­queuses, l’ap­pel à la cen­sure et le détour­ne­ment des faits.

    Réponse
  145. J-Stéphane

    Bon­jour,

    C’est le prin­temps des mer­ce­naires et des ven­dus, les trolls bour­geonnent sur les forums.

    Ils sont char­gés de s’im­mis­cer dans les com­men­taires et cherchent com­ment taire la véri­té en la noyant sous les provocations.

    Réponse
  146. Paul

    En revanche je viens de vision­ner des vidéos Serge Ayoub
    ( JNR ), il est com­plè­te­ment à la masse , tou­jours dans le rap­port de force .

    Serge Ayoub (bats­kin) et les JNR part 1 – YouTube

    Sur les Pavés – Par­tie 6 – YouTube

    Tenons nous à dis­tance des vio­lents (FA / ANTIFA ).

    Réponse
  147. GaM

    Bien avec vous, Etienne, dans ce moment par­ti­cu­liè­re­ment dégueu­lasse où des faux anti-fas­cistes s’en prennent à vous pen­dant que les extrêmes droites réelles, véri­fiables, évi­dentes, montent en Europe, et tuent.

    J’hé­site entre croire qu’il s’a­git là de gamins incultes qui débutent en poli­tique et sortent des conne­ries plus grosses qu’eux, et de vrais salops qui cherchent la confu­sion pour désta­bi­li­ser les vrais enne­mis de l’o­li­gar­chie que l’ex­trême droite arrange ! Peut-être les deux mêlés…

    Réponse
  148. Sam

    Une défi­ni­tion claire du fascisme ?

    Salut à tous,

    je repro­duis ici quelques bribes d’un site qu’un de nos confrères a eu le bon goût de déni­cher et de signa­ler sur le « fil jumeau » du moment (cen­sure du film « Dédale ») : 

    Comi­té de Vigi­lance contre les Infil­tra­tions Poli­cières dans le Mou­ve­ment Anti­fas­ciste (CVIPMA) :

    http://​cvip​ma​.chez​.com/​i​n​d​e​x​.​htm

    « Voi­ci […] ce que nous consi­dé­rons comme une preuve pra­tique du carac­tère fas­ciste d’un par­ti : des actes racistes ou anti­sé­mites […], une concep­tion chau­vine de la nation […] exal­tant le droit du sang, une xéno­pho­bie de tous les ins­tants, et la haine du com­mu­nisme. »

    J’au­rais tout de même ajou­té : le culte de l’ordre, de la hié­rar­chie, du chef – les « fais­ceaux » ne sont-ils pas par nature une orga­ni­sa­tion de com­bat ? Mais je confonds sans doute les pra­tiques, qui peuvent peut-être être cachées au plus grand nombre, et les « preuves pra­tiques » au sens des symp­tômes visibles et systématiques. 

    Par ailleurs, le fas­cisme n’a pas l’a­pa­nage de l’au­to­ri­ta­risme. Il y a d’autres cou­rants assi­mi­lés à l’ex­trême droite, et il y a aus­si un tas d’au­to­ri­ta­ristes à gauche (« un tas » du point de vue des vrais démocrates…).

    « Si l’on accepte les théo­ries mar­xi­santes du fas­cisme, nous obte­nons une défi­ni­tion réduc­trice qui fait du fas­cisme tout régime capi­ta­liste un peu auto­ri­taire. On com­prend alors le jeu rhé­to­rique des sta­li­niens pen­dant la Guerre Froide. Tout régime non inféo­dé à l’im­pé­ria­lisme sovié­tique et qui avait le mal­heur de ne pas rompre avec le capi­ta­lisme était pré­sen­té comme fas­ciste. »

    « Si les liens entre fas­cisme et capi­ta­lisme ne sont pas l’u­nique moyen de défi­nit cette idéo­lo­gie, force est de consta­ter qu’il s’a­git là d’un élé­ment impor­tant de défi­ni­tion. Il n’existe pas de fas­cisme révo­lu­tion­naire sin­cère, soyons clair. Il n’y a pas de fas­cistes de gauche, même naïfs. »

    « L’an­ti­fas­cisme néo-libé­ral : […] Tout enne­mi de l’URSS était autre­fois fas­ciste, tout enne­mi de l’Oc­ci­dent, et sur­tout des États-Unis, est aujourd’­hui fas­ciste. La réflexion devient impos­sible. »

    « Aujourd’­hui, les tali­bans sont fas­cistes, demain, les anti-mon­dia­listes seront fas­cistes. Au mépris de toute ana­lyse his­to­rique sérieuse sur la nature et les ori­gines de cette idéo­lo­gie. Plus besoin d’être anti­sé­mite, racia­liste, il suf­fit de s’at­ta­quer au nou­vel ordre mon­dial néo-libé­ral. Voi­ci la nou­velle défi­ni­tion du fas­cisme : tout ce qui n’est pas pro-amé­ri­cain. Voi­ci la nou­velle défi­ni­tion de l’an­ti­fas­cisme : com­battre tout ce qui n’est pas pro-amé­ri­cain. »

    « Dès que la contes­ta­tion sur­vient, la pro­pa­gande occi­den­tale se met à la qua­li­fier de fas­ciste. Un his­to­rien fran­çais bien connu n’a-t-il pas condam­né les anti-mon­dia­listes comme fas­cistes dans les pages d’un grand quo­ti­dien natio­nal ? »

    « […] il n’existe pas de fas­cistes qui ne soient pas racia­listes. Nous insis­tons sur ce point. Le fas­cisme est une concep­tion étroite des peuples qui fonc­tionne à l’ex­clu­sion. […] C’est pour­quoi nous pen­sons que le fas­cisme doit d’a­bord être défi­ni comme un racia­lisme et un anti­sé­mi­tisme. […] Sans cette carac­té­ris­tique, le fas­cisme perd de sa spé­ci­fi­ci­té, et se rap­proche des régimes auto­ri­taires clas­siques qui pul­lulent encore aujourd’­hui avec la béné­dic­tion de l’Oc­ci­dent. »

    « Les enjeux d’une défi­ni­tion non-idéo­lo­gique du fas­cisme sont donc nom­breux : d’a­bord, en conser­vant en tête les spé­ci­fi­ci­tés his­to­riques du fas­cisme, son racia­lisme, son anti­sé­mi­tisme, sa déma­go­gie hypo­crite, ses liens avec les grands entre­pre­neurs capi­ta­listes, on évite de tra­hir ceux qui sont morts autre­fois d’a­voir com­bat­tu le fas­cisme ou d’a­voir sim­ple­ment été dési­gné par lui comme des sous-hommes. Conser­ver la spé­ci­fi­ci­té his­to­rique du fas­cisme dans nos défi­ni­tions, c’est faire acte de mémoire et de res­pect. »

    « Un faux anti­fa a plu­sieurs visages : celui du flic, de l’i­déo­logue, de l’hys­té­rique. Sachant que plu­sieurs caté­go­ries peuvent se recou­per. »

    « Les faux anti­fas hys­té­riques : […] Les jeunes anti­fas ont mélan­gé crise d’a­do­les­cence et mili­tan­tisme anti­fas­ciste. L’au­to­ri­té est deve­nue fas­ciste, la loi est deve­nue fas­ciste, le natio­na­lisme est deve­nu fas­ciste, la rigueur est deve­nue fas­ciste. La nuance elle-même est fina­le­ment deve­nue fas­ciste. D’où l’hys­té­rie, la paranoïa.

    Pire, cette pos­ture est extrê­me­ment per­méable à l’ac­tion des autres faux anti­fas. Les pseu­do anti­fas hys­té­riques, qui sont fina­le­ment des anti­fas naïfs, sont des éponges à pro­pa­gande. »

    « Une fois l’ac­cu­sa­tion lan­cée, le bal des hys­té­riques com­mence. Les plus naïfs des anti­fas sin­cères reprennent tout pour argent comp­tant. Les insultes com­mence à pleu­voir, les com­mu­ni­qués rageurs enva­hissent les jour­naux et le net. Un nou­vel Hit­ler vient d’être trou­vé. Peu importe qu’il ne soit pas racia­liste, qu’il ne soit pas anti­sé­mite, qu’il n’ait rien à voir avec les fas­cismes his­to­riques. Peu importe qu’il véhi­cule éven­tuel­le­ment les mêmes idées auto­ri­taires que nombre d’É­tats ou par­tis sou­te­nus par le nou­vel ordre mon­dial. Peu importe les mil­lions de juifs et de résis­tants à l’hit­lé­risme qui sont morts et dont on se sert alors pour jus­ti­fier un pur règle­ment de compte idéo­lo­gique et poli­tique. Peu importe la mémoire, peu importe la digni­té, peu importe la véri­té. »

    « His­to­ri­que­ment, le mou­ve­ment anti­fas­ciste a été miné par les sta­li­niens et les maoïstes. Dans les années 1960 et 1970, la Gauche Pro­lé­ta­rienne voyait des fas­cistes par­tout. […] Mais le grand tour­nant, après la fin de la Guerre Froide, c’est l’ap­pro­pria­tion par les idéo­logues en chef du néo-libé­ra­lisme triom­phant des slo­gans de l’an­ti­fas­cisme. Aujourd’­hui, tous les enne­mis du nou­vel ordre mon­dial sont taxés de fas­cisme. L’ef­fet média­tique est immé­diat. Ils n’ont pas trou­vé mieux, avant les tapis de bombe en Irak, en You­go­sla­vie, en Afgha­nis­tan, que de sor­tir la grande cause de l’an­ti­fas­cisme. […] Pour ceux d’entre eux qui haïssent le com­mu­nisme, et qui se sont vu pri­vés de leur rai­son d’être avec la fin de l’URSS, il y a un nou­veau slo­gan : les rouges-bruns. C’est la grande pana­cée, on fait d’une pierre deux coups : on vomit sa haine du com­mu­nisme et on ins­tru­men­ta­lise l’an­ti­fas­cisme. Le CVIPMA pré­pare un texte là-des­sus. Les rouges-bruns, c’est un mythe. »

    « Faut-il reje­ter alors fas­cisme et anti­fas­cisme comme des notions dis­cré­di­tées par l’his­toire et les idéo­lo­gies ? Nous ne le pen­sons pas. Au contraire, notre Comi­té cherche d’a­bord à évi­ter cela, à sau­ver l’an­ti­fas­cisme des faux anti­fas­cistes. Pour­quoi ? Parce que la pro­pa­gande qui ins­tru­men­ta­lise cette cause cau­tionne par­fois des régimes qui, utiles à ses objec­tifs, sont pour­tant très proches du fas­cisme. Et aus­si parce qu’à reje­ter l’an­ti­fas­cisme, on rejet­te­rait l’ac­tion quo­ti­dienne de mili­tants sin­cères qui luttent depuis des années contre la résur­gence du natio­nal-popu­lisme et ses cou­rants fas­cistes. »

    « L’an­ti­fa légi­time : Il appa­raît déjà en creux. L’an­ti­fa légi­time est d’a­bord indé­pen­dant des idéo­lo­gies et de leurs relais média­tiques. Il se méfie des abus de lan­gage, des amal­games. Il com­bat le fas­cisme quand il se pré­sente, et il com­bat les autres idéo­lo­gies meur­trières et alié­nantes pour ce qu’elles sont. Pas pour régler des comptes, pas pour ser­vir l’ordre domi­nant à une époque don­née. C’est une pos­ture cri­tique et lucide, qui sait se gar­der des slo­gans et mythes de ceux qui se réap­pro­prient l’an­ti­fas­cisme. Afin que ce com­bat ne dérive pas vers des objec­tifs de repro­duc­tion de l’ordre domi­nant, ni ceux de le réémer­gence d’i­déo­lo­gies aus­si meur­trières qui appar­tiennent au pas­sé. Ses prin­ci­paux enne­mis sont d’a­bord les faux anti­fas. Parce que le fas­cisme ne peut être com­bat­tu si on les laisse déna­tu­rer cette cause. »

    « Les mil­lions de mort des camps nazis ont été uti­li­sés par les sta­li­niens, et ils le sont main­te­nant par les néo-libé­raux. À croire qu’ils ne sont morts que pour per­mettre n’im­porte quelle idéo­lo­gie de se réap­pro­prier leur mémoire pour dia­bo­li­ser l’en­ne­mi. Qui peut humai­ne­ment cau­tion­ner cela ? »

    Au sujet d’un par­ti sta­li­nien per­sé­cu­té par de faux anti­fa (pro­ba­ble­ment direc­te­ment par des flics) : « A noter aus­si que l’Antisemitism World Report 1993, publié à Jéru­sa­lem par l’Institute of Jewish Stu­dies, dans son édi­tion anglaise, si il reproche au PCN son anti­sio­nisme, pré­cise que  » The PCN is not a far-right orga­ni­sa­tion  » . Nous aurions ten­dance à pen­ser ces sources plus auto­ri­sées que FT.  »

    « […] au début des années 1980 appa­raît ce que l’on nomme com­mu­né­ment le natio­nal-popu­lisme, repré­sen­té en France par le Front Natio­nal et la « grande famille » lepé­niste. C’est la pre­mière fois que des indi­vi­dus se récla­mant du fas­cisme vont s’ins­crire dans un cou­rant poli­tique aux suc­cès rapides.

    Le Front Natio­nal n’est pas que fas­ciste. Il fédère l’en­semble des cou­rants d’ex­trême droite que la chute des fas­cismes his­to­riques en 1945 a contri­bué à dis­cré­di­ter : l’in­té­grisme catho­lique, le roya­lisme mau­ras­sien, le natio­na­lisme anti­sé­mite et, évi­dem­ment, le fas­cisme pur et simple. Les néo-fas­cistes, ins­tru­men­ta­li­sés pen­dant la Guerre Froide au ser­vice des inté­rêts du camp occi­den­tal, vont trou­ver là un moyen de retrou­ver un rôle poli­tique moins obs­cur. Avant le (par­ti) lepé­niste, les néo-fas­cistes, les inté­gristes, les anti-com­mu­nistes hys­té­riques, cou­raient aux quatre coins du monde pour ser­vir dans les milices anti-san­di­nistes, anti-cas­tristes ou autres. Ce que leur donne le natio­nal-popu­lisme, c’est une nou­velle légi­ti­mi­té poli­tique. »

    « En même temps que se dis­sipent les illu­sions com­mu­nistes un peu par­tout dans le monde, l’an­ti­fas­cisme va renaître sur une base moins idéo­lo­gique et moins pro-sovié­tique. C’est le moment où l’an­ti­fas­cisme n’est plus un slo­gan récu­pé­rés par les idéo­logues de l’URSS et qu’il rede­vient pos­sible d’être anti­fas­ciste sans cau­tion­ner pour autant le sys­tème sovié­tique. La notion gagne alors en per­ti­nence. Si tous les lepé­nistes et autres natio­nal-popu­listes euro­péens ne sont pas fas­cistes, il y a entre eux une logique d’é­qui­va­lence, une soli­da­ri­té, qui rend la cause anti­fas­ciste glo­bale légitime.

    L’an­ti­fas­cisme, c’est alors la lutte contre l’ex­trême droite en géné­ral. Bien enten­du, c’est encore demeu­rer éloi­gné du conte­nu strict et scien­ti­fique du terme, qui recouvre les régimes mus­so­li­niens et hit­lé­ristes. Mais un grand pas en avant est fait dans la rigueur de la cause anti­fas­ciste qui n’est plus aus­si mar­quée par l’i­déo­lo­gie qu’elle ne l’é­tait pen­dant la Guerre Froide. Encore une fois, c’est parce qu’il existe, d’un point de vue his­to­rique, une cohé­rence à qua­li­fier les mau­ras­siens, les inté­gristes et autres de pro-fas­cistes, que l’an­ti­fas­cisme en tant qu’an­ti-lépé­nisme peut alors conser­ver son sens. Les fas­cistes sont là des enne­mis rigou­reu­se­ment défi­nis sur la base de leur soli­da­ri­té historique.

    Mais les suc­cès média­tiques de l’an­ti­fas­cisme vont à nou­veau alté­rer peu à peu le sens de ce com­bat. Le fait que cha­cun se retrouve som­mé de se posi­tion­ner par rap­port au natio­nal-popu­lisme, et donc par rap­port à ses élé­ments fas­cistes, fut néces­saire mais pro­voque aujourd’­hui cer­taines dérives. Le fas­cisme est en passe de se muer à nou­veau en pur ins­tru­ment idéo­lo­gique, tan­dis qu’en règle géné­rale, l’ef­fet mobi­li­sa­teur des accu­sa­tions mutuelles de « fas­cisme » est inver­se­ment pro­por­tion­nel à la rigueur scien­ti­fique du terme. Cet his­to­rique n’a d’autre but que de mon­trer que des appro­pria­tions abu­sives anté­rieures peuvent encore se répé­ter. »

    Il va sans dire qu’É­tienne ne répond à aucune de ces com­po­santes de défi­ni­tion du fascisme.

    Der­nier extrait :

    « Et on ne juge pas un par­ti par ses « alliés objec­tifs », sinon le pacte ger­ma­no-sovié­tique aurait signi­fié que l’URSS était nazie. » (Elle n’é­tait « que » Sta­li­nienne, ce qui est peut-être aus­si pire… mais pas identique).

    Ici, certes, la trans­po­si­tion est plus déli­cate : le com­bat poli­tique d’une per­sonne et les dures néces­si­tés des rela­tions inter­na­tio­nales sont des choses tel­le­ment dif­fé­rentes ; une per­sonne n’est assu­ré­ment pas non plus com­pa­rable à un par­ti… À part ça, on vou­drait quand-même répondre que, si on avait à assu­mer tout de ses alliés, on a encore le droit d’é­cou­ter sans signer des alliances.

    Mais dans le cas qui nous occupe, la ques­tion « opé­ra­tion­nelle » est encore toute dif­fé­rente. Pri­mo, « chez Étienne », « chez nous », il n’y a pas de par­ti ; les sta­tuts ne sont pas à prendre ou à lais­ser, et encore moins la ligne. « Chez nous », enfin et sur­tout, on ne fait pas le tapin pour faire adhé­rer en masse des gens dont le pen­chant démo­crate pour­rait lais­ser à dési­rer, pour la bonne et simple rai­son qu’on tient comme à la pru­nelle de nos yeux à ce qu’i­ci « l’adhé­sion », toute pré­caire dût-elle être, soit stricte syno­nyme de libre appren­tis­sage de la vraie démocratie.

    Inutile d’a­jou­ter qu’on ne sous-traite pour per­sonne, encore moins pour un par­ti, qu’on ne risque pas de leur envoyer des adeptes… et que si eux nous envoyaient des membres, volon­tai­re­ment ou non, cela ne ferait que démon­trer que la démo­cra­tie est leur but.

    Source : http://​cvip​ma​.chez​.com/​i​n​d​e​x​.​htm

    Réponse
  149. Sam

    La nation, la démo­cra­tie réelle et l’antisionisme :
    les trois vrais enne­mis des faux antifa

    Évi­dem­ment, c’est déjà toute une affaire de se payer soi-même des faux anti­fa dans les pattes, et il nous fau­dra assu­ré­ment conti­nuer ce tra­vail, de veille, de réflexion et de défense – au pas­sage, j’ai trou­vé que celui accom­pli par quelques uns chez un cer­tain « gau­che­de­com­bat » avait été brillant. Cha­cun de nous a com­pris que la situa­tion géné­rale du régime ne va pas en s’adoucissant.

    Mais jus­te­ment, cela est-il suf­fi­sant ? Comme je le disais à Étienne der­niè­re­ment, au-delà de sa per­sonne – et dans la mesure de nos moyens, bien sûr, car on ne peut pas tout assu­mer des emmerdes des autres, déjà qu’on manque tel­le­ment de temps – il y a la ques­tion de savoir si ce tra­vail ne doit pas être éten­du à la défense d’un cer­tain nombre de per­sonnes qui, amis d’É­tienne, col­lègues, réfé­rences plus ou moins larges, subissent eux-aus­si les foudres de ces flics, de ces petits mer­deux et autres chiens de garde du régime.

    Alors le racisme et l’antisémitisme, là-dedans ? Et même « l’extrême droitisme » ?

    Lais­sons de côté les délires anti « conspi­ra­tio­nistes », nous sommes des grandes per­sonnes. Que reste-il ?

    Meys­san ? Soral ? Larouche ?

    Aucun de ces trois-là ne me paraît fran­che­ment démo­crate, autant le dire. Mais d’une, je peux en dire autant d’à peu près tous les poli­ti­ciens et notam­ment de tous les che­faillons de par­tis, et de deux, ça n’en fait pas des fascistes.

    Le racisme ?

    Pour Meys­san ça me ferait bien rire. Voyez son parcours.

    Pour Larouche, tout autant. Il a des antennes un peu dans tous les pays, sa femme est alle­mande, je crois, et c’est très visi­ble­ment un inter­na­tio­na­liste… qui a par contre le mau­vais goût, pour nos faux « anti­fa », de défendre sérieu­se­ment et luci­de­ment les nations, lui aus­si (j’y reviens).

    Pour Soral, je n’y crois pas plus. Quand bien même Soral se dit lui-même « gau­lois », fran­chouillard, miso­gyne et j’en passe. Acces­soi­re­ment, il vient de la gauche, de ses che­ve­lus et de leurs drogues, milieux pas du genre à culti­ver le racisme, la haine de l’autre et l’obscurantisme. Il défend trop bien les musul­mans pour que j’en doute. Sa posi­tion est très cohé­rente et par ailleurs infi­ni­ment plus répu­bli­caine que celle d’un Besan­ce­not qui ne fait que vendre du rêve (et de la mul­ti­tude des chiens de garde qu’on trouve en par­ti­cu­lier dans sa cha­pelle). Besan­ce­not qui envoie ses sbires défendre des sans-papiers qui ne risquent pas d’être défen­dus ensuite par ses pro­jets poli­tiques qui sont de pures impasses, quand ce n’est pas infil­trer des orga­ni­sa­tions de gauche en tous genre pour les foutre en l’air. Quant à ses posi­tions au sujet de l’ordre, à Soral, c’est en bonne par­tie par péda­go­gie, vis-à-vis d’une idéo­lo­gie domi­nante qui assi­mile l’autorité et les lois au fas­cisme… et a, plus lar­ge­ment, inver­sé toutes les valeurs. Au pire serait-il plu­tôt auto­ri­ta­riste. Plus que qui ? Ah oui, il n’est pas du genre à flat­ter la répu­blique, en tous cas pas ses ori­gines. Ce qui se com­prend. Mais après tout, nous on « vend » du tirage au sort. Et pour ma part, déso­lé de le rap­pe­ler à cette occa­sion, je consi­dère que l’aristocratie élec­tive est la pire des aris­to­cra­ties. Elle tue peut-être moins, mais ce n’est que tem­po­raire, et sur­tout elle abou­tit sur ce qu’on sait déjà trop : détruire toute socié­té et tout ce qui fait sens.

    Mais pour com­prendre le trai­te­ment de ces trois-là, il faut bien voir qu’il y a sur­tout pas mal de mal­en­ten­dus qui pro­viennent en fait de leur com­bat antisioniste.

    Ah, l’antisémitisme ! Nous y venons. Bien sûr, les trois dont je viens de par­ler sont des anti­sio­nistes affir­més et actifs. C’est très bien. Moi aus­si. Com­ment d’ailleurs peut-on ne pas l’être ? Le sio­nisme, à part que ça a été dès le départ ouver­te­ment conçu comme un pro­jet colo­nial (ce n’é­tait pas une honte à l’é­poque), il y a que la reli­gion juive elle-même l’interdit. Aus­si vrai que le ministre bri­tan­nique des affaires étran­gères a don­né à Lord Roth­schild en 1917 (?) l’autorisation de la cou­ronne pour que les sio­nistes s’établissent en Pales­tine (quand ladite cou­ronne pre­nait le Koweit et l’Irak, de mémoire, et la France le Liban et la Jor­da­nie, je crois). N’importe qui peut véri­fier ces faits. 

    Véri­fier qu’au départ la qua­si-tota­li­té des rab­bins et des grands pen­seurs juifs (Ein­stein, Arendt, Bloch, j’en passe) étaient contre ce pro­jet, et s’y sont oppo­sé pour cer­tains de manière viru­lente. Pour les juifs ortho­doxes, le sio­nisme, c’était même l’Antéchrist en per­sonne… Vous ima­gi­nez un peu le ren­ver­se­ment, en quelques décennies. 

    Mais le temps passe, le fait accom­pli, puis sur­tout le choc de l’après-guerre ont fait leur œuvre, et au pré­sent on trouve natu­rel­le­ment une légion d’ignorants crasses qui croient pou­voir assi­mi­ler un tant soit peu que le sio­nisme et le judaïsme – la notion de peuple juif est un concept inven­té très tar­di­ve­ment, pour l’oc­ca­sion (sio­niste) (il n’y a pas plus de peuple juif qu’il n’y a de peuple mondial).

    Main­te­nant, Israël existe, pas mal de temps a pas­sé, et ce n’est pas parce que Napo­léon Bona­parte a ven­du sa mère dès sa sor­tie du ber­ceau que je vais me don­ner un pro­jet poli­tique ayant pour fina­li­té pre­mière et ultime de rené­go­cier les fron­tières du pays France (ou ses langues…). On ne refait pas l’his­toire et il n’y a pas non plus de quoi la glo­ri­fier sur­tout si ça n’est que quand ça arrange – ça, c’est l’un des côtés mer­diques d’un Soral. En tous cas, ça n’est pas à nous de déci­der des fron­tières d’un éven­tuel état étran­ger, pas plus après qu’avant.

    Reste que l’i­dée d’un État juif (c’est le cas au pré­sent) sup­pose d’emblée un fon­de­ment racia­liste sinon raciste. Ce qui est pré­ci­sé­ment une com­po­sante fas­ciste, la prin­ci­pale, même…

    Il faut donc faire pas mal de dif­fé­rences avec ce dos­sier vite pro­blé­ma­tique si on n’est pas constam­ment précis.

    En même temps, rai­son de moins pour bais­ser son froc, sur­tout devant des incultes bou­ton­neux – punks ou non (moi aus­si je me dis volon­tiers anar­chiste, j’ai des amis clowns et un peu d’ex­pé­rience des squats…).

    Car à part ça, donc, il existe de très nom­breux symp­tômes conver­geant pour lais­ser pen­ser à qui s’autorise à le faire que ce pro­jet nom­mé sio­nisme a sur­tout ser­vi à une bande de salo­pards ayant lit­té­ra­le­ment pas­sé un pacte avec le diable avant de prendre en otage le label « juif » et l’ensemble des popu­la­tions asso­ciées, à éta­blir une base, poli­tique, phy­sique mais prin­ci­pa­le­ment idéo­lo­gique, à par­tir de laquelle domi­ner la pla­nète entière. D’où, peut-être, cer­taine manie pour la chasse aux « conspi­ra­tio­nistes ». Écou­tez en ligne les « blagues » d’At­ta­li adres­sées aux ini­tiés, c’est abso­lu­ment révol­tant, d’un cynisme inima­gi­nable. Sauf que ce n’est par défi­ni­tion com­pré­hen­sible que par ceux qui peuvent et veulent entendre. Il va sans dire que ça se juge sur la base d’une com­pul­sion à agir ain­si et de manière très radi­cale. Idem pour un tas de poli­ti­ciens et per­son­nages média­tiques, notam­ment aux États-unis et en France : il y existe une clique (qui se dit elle-même juive) qui accu­mule les pro­vo­ca­tions et les actes contre la répu­blique autant que les cour­bettes « à Israel » sans même s’en cacher. Par­don de le dire, je n’en fais pas une mono­ma­nie mais je n’aime pas prendre les gens pour des cons en cachant ce qui me semble évident, abon­dam­ment sour­cé et même reven­di­qué par les inté­res­sés. Cela dit, il est tout aus­si évident qu’i­ci (en par­ti­cu­lier) j’ai dépas­sé leurs bornes… qui ne sont heu­reu­se­ment pas encore celles de la loi.

    D’où, sur­tout, l’importance capi­tale qu’il y a à expli­quer ou rap­pe­ler aux gens, pre­nant son cou­rage à deux mains s’il le faut, qu’antisémitisme et anti­sio­nisme n’ont stric­te­ment aucun rap­port, à part le fait qu’une clique déter­mi­née a tota­le­ment usur­pé et détour­né le label « juif » pour pou­voir par­ve­nir à ses fins. Au fait, la loi Gays­sot, aus­si injuste et per­verse soit-elle (mais c’est une autre ques­tion), n’interdit encore pas d’être anti­sio­niste… Mam­mon merci.

    Reve­nons-en à des consi­dé­ra­tions répu­tées un peu plus terre à terre, Je n’ai aucune envie de me lan­cer, si je peux l’éviter, dans cer­taines consi­dé­ra­tions idéo­lo­giques, qui d’ailleurs me dépas­se­raient sans doute très lar­ge­ment. C’est pour­quoi je suis content de pou­voir me réfé­rer à ce texte (voir mon mes­sage pré­cé­dent) et à ces gens qui me paraissent très raisonnables.

    Je me réfère par ailleurs à mes années de mili­tan­tisme (dont quelques unes très actives) dans ce qu’il est conve­nu d’ap­pe­ler la « gauche de gauche », car par­mi les leçons les plus claires que j’en retire, il y a celle que j’ex­pose maintenant.

    Ce que j’en retiens pour l’es­sen­tiel, de leur texte, c’est que le fas­cisme est tou­jours raciste et que, contrai­re­ment à ce que mar­tèlent toutes ces marion­nettes, le natio­na­lisme, et a for­tio­ri l’an­ti-mon­dia­lisme huma­niste (uni­ver­sa­liste), qu’il soit inter­na­tio­na­liste ou non, d’ailleurs, n’ont stric­te­ment rien à voir avec le fascisme.

    Mais c’est fort logi­que­ment qu’ils ont appris à viser les natio­na­lismes en tous genres : le régime qu’ils servent, consciem­ment ou non, ayant pré­ten­tion à domi­ner sur la pla­nète entière : la « glo­ba­li­sa­tion » et toutes autres facettes de ce « nou­vel ordre mon­dial » – exemple : la ter­reur fon­dée sur le scien­tisme cli­ma­tique, pre­mier pilier d’une fausse éco­lo­gie mor­bide, dans laquelle on sait que Rocke­fel­ler en per­sonne a inves­ti depuis le début des années 1980 si ce n’est avant (lire le rap­port d’ac­ti­vi­té de lob­bying 2005–2010 du Rocke­fel­ler Bro­ther Fund sim­ple­ment acces­sible sur son site, c’est édi­fiant), laquelle consti­tue mer­veilleuse idéo­lo­gie de rechange pour ce mou­ve­ment tota­li­taire dont la corde néo­li­bé­rale n’en finit plus de finir de s’essouffler symboliquement.

    Ce n’est bien sûr pas pour anti­sé­mi­tisme pré­su­mé qu’ils s’attaquent à un Fré­dé­ric Lor­don – en l’occurrence, les hys­té­riques de ser­vices n’ont assu­ré­ment pas trou­vé cette proie-là tout seuls – sans par­ler de tant d’autres, dont, je sup­pose, un Jacques Sapir. Au fait, la haine du com­mu­nisme, elle non plus, ne semble pas tout à fait agi­ter la bande de gens que j’ai cités.

    Non, c’est très pré­ci­sé­ment parce que ils ont clai­re­ment choi­si, d’une manière ou d’une autre, le « repli natio­nal » (aus­si stra­té­gique et non raciste fut-il) contre « l’Europe » et la « mondialisation ».

    Un de ces quatre, ils sor­ti­ront Oscar Lafon­taine him­self du pla­card rouge-brun : ça y est, il a appe­lé à aban­don­ner l’euro. Ses co-par­ti­sans ont immé­dia­te­ment démen­ti tout ce qu’ils ont pu, comme il se doit.

    Le cas de Fran­çois Ruf­fin a ceci de par­ti­cu­lier qu’il ne paraît pas encore très clair lui-même sur LA ques­tion. D’un côté, il ne mani­feste aucune gène per­son­nelle vis-à-vis d’un « retour à la case natio­nale », mais de l’autre il « ratisse très large » à gauche, sou­te­nant par exemple presque sans réserve un Mélen­chon sans voir que ce der­nier n’a aucune inten­tion de sor­tir de l’UE ou de l’OTAN même si la par­tie cri­tique de son dis­cours semble tou­jours dire pré­ci­sé­ment le contraire. Bref, il se fait avoir par les euro­péistes mon­dia­listes de gauche et c’est pour cela qu’il n’est pas encore beau­coup torpillé.

    Il est inter­dit ne serait-ce que de par­ler de sor­tir de l’Union euro­péenne. Ou de l’OMC, etc. Il est par­fai­te­ment per­mis de les cri­ti­quer, et même de manière archi viru­lente. Mais il est stric­te­ment inter­dit d’appeler à en sor­tir. L’im­mense majo­ri­té du peuple en arri­ve­ra à haïr l’Eu­rope réel­le­ment exis­tante ; l’im­por­tant est que jamais elle ne puisse conce­voir d’en sortir.

    Rai­son pour laquelle ils offrent à Asse­li­neau un trai­te­ment déme­su­ré. Bien plus, remar­quez, sur­tout si on rap­porte la chose au nombre d’adhé­rents, qu’à Dupont-Aignan et même plus qu’au FN. Tou­jours pour la même raison.

    Enten­dons-nous bien : cette très grande majo­ri­té d’antifa qui n’en sont pas ne s’attaquent jamais ou presque aux natio­na­listes du genre chau­vin ou même raciste, non, ils s’attaquent, je le disais plus haut, à ceux qui défendent luci­de­ment et sérieu­se­ment les nations. En tant qu’instrument, si vous vou­lez. Et quand je dis luci­de­ment, je veux dire qu’un Meys­san ou un Soral savent qu’une révo­lu­tion sans sou­tien d’une grande frac­tion de l’armée est un rêve pour gau­chistes, qu’un Larouche sait ce que c’est de s’en prendre plein la gueule en com­bat­tant la City (au point qu’il s’est effec­ti­ve­ment beau­coup sec­ta­ri­sé). Ruf­fin, idem, est lucide et sérieux, déter­mi­né et bos­seur, au point que même la réserve que j’ai faite ne suf­fit pas à le pro­té­ger : trop conta­gieux. Lor­don est spy­no­sien et/ou bour­dieu­sien, bref, je veux dire qu’il n’est pas du genre à s’interdire de pen­ser radi­ca­le­ment aux struc­tures de pou­voir. Etc. Au pas­sage, je me fous que ça choque l’un ou l’autre de voir son nom acco­lé ici à celui d’un autre.

    Res­tau­rer la sou­ve­rai­ne­té des nations, je disais donc, voi­là ce qu’il est inter­dit de penser.

    C’est pour la même rai­son qu’ils ont tor­pillé ATTAC en 2006 : elle était jusque-là diri­gée par un cou­rant « sou­ve­rai­niste », répu­bli­cain, bref, par­fai­te­ment natio­na­liste même si par­fai­te­ment inter­na­tio­na­liste et rien moins que chau­vine. Au plan opé­ra­tion­nel, cela implique aus­si qu’ils vou­laient muter l’association en par­ti. Et ques­tion sérieux et luci­di­té, on peut pen­ser ce qu’on veut d’un Niko­noff mais ce n’est pas le genre à faire jou­jou en poli­tique, lui non plus. Rien à voir avec les suc­ces­seurs. Natu­rel­le­ment, on a mis des marion­nettes à la place, les trots­kystes res­tant der­rière et les tireurs de ficelles dans l’ombre. Sur­tout celle des « membres fon­da­teurs » qui sont les vrais chefs alors que ce sont des per­sonnes morales. La direc­tion pré­cé­dente avait jus­te­ment contour­né ce cénacle, notam­ment en 2005, faute de quoi Attac n’aurait pas fait cam­pagne… Et désor­mais, si l’association est encore atta­quée, quoique assez rare­ment, c’est à mon avis pour main­te­nir la ter­reur, lui rap­pe­ler qu’on ne déconne pas avec ceux qui sor­ti­raient du rang.

    PCF, Par­ti de gauche, autres Front de gauche (un grou­pus­cule ex-trots­kyste) et assi­mi­lés (Alter­na­tifs, asso­cia­tions fémi­nistes, etc.) même trai­te­ment : toutes les com­po­santes natio­na­listes ont été épu­rées ou mises au silence. Inutile de par­ler des autres. Ces écu­ries sont ou sont deve­nues, par la tête puis par pour­ris­se­ment, atlan­tistes comme pas deux, et nous chan­te­ront le refrain de l’Europe sociale jusqu’à la ruine com­plète du système.

    Alors pen­sez si les chiens de garde qui se croient anti­fa courent les rues.

    Or il faut aus­si sup­po­ser que les « rangs » de nos chers faux fas­cistes, fata­le­ment, gros­sissent de manière expo­nen­tielle par les temps qui courent, pour la bonne rai­son que le châ­teau de cartes euro, UE (et, on espère, la suite atlan­tiste et jusqu’à la City…) – ne peut pas tenir, sauf à cre­ver les peuples, les tra­vailleurs, les vrais (petits) patrons, les familles, le lan­gage, que sait-je encore, tout ce qui a les pieds sur terre, au propre et au figu­ré (du moins autant que peut les avoir un humain… mais c’est une autre histoire).

    Mais au fait, pour­quoi s’en prennent-ils à Étienne ?

    Pour la plu­part de ces rai­sons en même temps, je pense. Mais d’a­bord et avant tout à cause du tirage au sort.

    Inutile de rap­pe­ler qu’il n’est pas le moins du monde raciste, anti­sé­mite, qu’il est de gauche (encore un label à la con, peut-être, mais on fait aller), etc., qu’il est athée, que son seul pen­chant anti­com­mu­niste tient à son refus des par­tis, de tous les par­tis (quand on est vrai­ment anti­com­mu­niste, on se méfie du tirage au sort comme de la peste, évi­dem­ment, tout bon­ne­ment parce que les pauvres sont les plus nom­breux), pour ne pas par­ler de son carac­tère auto­ri­taire légendaire…

    Il appelle à sor­tir de l’UE, de l’OMC, etc. ? Assu­ré­ment, mais je dois dire que même dans le cas de l’UE c’est sou­vent très dilué voire pas explicite.

    Il est anti­sio­niste ? Joker. De toutes manières, c’est un sale conspi­ra­tion­niste dans des pro­por­tions pas fla­grantes mais qu’on est en droit d’exi­ger de lui. Nan mais. 😉

    Que reste-il ? Évi­dem­ment, à part les ban­quiers, un tas de tireurs de ficelles et de pro­fi­teurs, avec ses idées sur la démo­cra­tie véri­table, sa déter­mi­na­tion à les pro­mou­voir, le suc­cès tou­jours crois­sant qu’il ren­contre dans ce pro­jet, com­plè­te­ment inat­ten­du pour tous ceux qui vivent par ou pour le sys­tème élec­tif, tu parles qu’il fait flip­per tous les idéo­logues, tous les voleurs de pou­voir, tous les appa­rat­chiks de tous les par­tis, et avant tout les gens les plus auto­ri­ta­ristes et les plus enclins aux cacho­te­ries, par­mi les­quels les vrai fas­cistes, dont les faux antifa.

    Mais plus géné­ra­le­ment, tous ceux qui ne peuvent même conce­voir que, si on jetait les éti­quettes et les pro­fes­sion­nels de la poli­tique, si on avait une assem­blée d’hommes et de femmes libres, ça irait non pas moins bien mais beau­coup mieux pour eux.

    Allez, bon cou­rage à tous. 🙂

    Réponse
  150. Sam

    Puisque j’ai déjà dépas­sé un tas de bornes tout à fait inter­dites par la ver­rue tota­li­taire en exer­cice (mais pas encore par la loi) — défendre le tirage au sort, le natio­na­lisme (inter­na­tio­na­liste, uni­ver­sa­liste et non raciste), l’au­to­ri­té, évo­quer le sio­nisme, et même qua­li­fier d’in­juste et de per­verse la loi Gays­sot, ma pauv’ dame, ou encore appe­ler scien­tisme la reli­gion cli­ma­tique impo­sée — il va sans dire que je m’en­gage à assu­rer le ser­vice après vente…

    Il serait peut-être même bien­ve­nu que je prenne un petit peu les devants. Natu­rel­le­ment, on tâche­ra d’al­ler au plus urgent et de com­men­cer par ce dont il est conve­nu de chan­ter que ça pue mais alors fran­che­ment. Il est bien évident que je ne ferai que m’en­fon­cer aux yeux des conver­tis qui ne veulent sur­tout rien entendre de plus.

    La loi Gays­sot, donc. D’une, elle est à l’é­vi­dence anti­cons­ti­tu­tion­nelle. De deux, c’est une injure et une grave entrave faites à la science.

    Anti­cons­ti­tu­tion­nelle. Et d’ailleurs la juris­pru­dence suf­fit même, désor­mais pour l’af­fir­mer. Pour une excel­lente illus­tra­tion de ce que peut-être sa der­nière ligne de défense, à pré­sent que le Conseil consti­tu­tion­nel a refu­sé au Par­le­ment le pou­voir d’é­crire l’His­toire dans le cas du géno­cide armé­nien, je vous conseille­rais la lec­ture de cette ana­lyse lamen­table com­mise en 1999 par Michel Tro­per, juriste répu­té, et signa­lée par le site http://​www​.phdn​.org/ (« Pra­tiques de l’Histoire et Dévoie­ments Négationnistes ») : 

    http://​www​.per​see​.fr/​w​e​b​/​r​e​v​u​e​s​/​h​o​m​e​/​p​r​e​s​c​r​i​p​t​/​a​r​t​i​c​l​e​/​a​h​e​s​s​_​0​3​9​5​-​2​6​4​9​_​1​9​9​9​_​n​u​m​_​5​4​_​6​_​2​7​9​813

    Ce texte a été publié par les célèbres Annales d’His­toire et Sciences Humaines, revue fon­dée en 1929 par Marc Bloch et Lucien Febvre… Fichtre : com­ment ne pas son­ger à cer­taine « étrange défaite » et au trai­te­ment que reçoivent encore les his­to­riens qui se sont enga­gés dans cette branche-là du « révi­sion­nisme » ?… C’est un trai­te­ment fort logique que reçoivent les véri­tables scien­ti­fiques, c’est-à-dire les cher­cheurs incor­rup­tibles : n’est-ce pas sim­ple­ment l’un des coro­laires du fait que l’histoire est écrite par les vainqueurs ?

    Fort logique, donc, mais néan­moins dérai­son­nable au pos­sible, poten­tiel­le­ment du moins, fort oppo­sé à la logique de la science, la seule et vraie : celle pour laquelle aucune véri­té n’est jamais acquise et pour laquelle ladite éton­nante règle n’a sur­tout pas à être vue comme une excep­tion dans la pra­tique. Et cela, on n’insistera jamais assez là-des­sus, vaut pour les sciences dites « exactes ». Ici, qui plus est, nous avons affaire à l’une des sciences les plus « molles », donc les plus poli­tiques, autre­ment dit encore les plus humaines qui soient, avec l’histoire (plus encore, peut-être, que la socio­lo­gie et l’économie) : le droit. Mais peu importe : quand un État, ou je ne sais quel ordre, mène la guerre au ter­ro­risme, n’importe quel expert à son ser­vice en vien­dra vite à dévoyer sa science de la pire manière qui soit pour lui offrir la cau­tion que l’ordre aura réclamée.

    Car en fait toute l’argumentation de ce mon­sieur ne tient qu’au pré­sup­po­sé selon lequel la véri­té révé­lée de la Shoah est irré­pro­chable. Je ne reviens pas sur le fait qu’un tel fon­de­ment est impos­sible à assu­mer pour un démo­crate ou un scien­ti­fique dignes de ce nom, ni sur le fait que dire cela ne signi­fie aucu­ne­ment avoir un avis don­né sur le fond de cette triste affaire, à savoir la quan­ti­té et la qua­li­té des crimes nazis.

    Or il faut bien noter qu’il finit son intro­duc­tion en assu­rant le lec­teur qu’il s’en tien­dra à la tech­nique — en l’espèce juri­dique — pure… : « Puisque les adver­saires de la loi Gays­sot affirment que si elle avait été défé­rée au Conseil consti­tu­tion­nel celui-ci aurait pas man­qué de la décla­rer contraire la consti­tu­tion, c’est sur ce ter­rain qu’on se pla­ce­ra exclu­si­ve­ment ». Raté, et on pour­ra consta­ter que l’expert de ser­vice est capable de pros­ti­tuer sa « science » dans une mesure que le béo­tien bien pen­sant n’imagine pas un instant.

    « Pire » : par contre, notre auteur démonte lui-même plu­tôt bien la seule ligne de défense d’un Badin­ter en nous rap­pe­lant qu’en droit fran­çais, la loi pré­vaut sur l’avis d’un tri­bu­nal. La notion d’ « auto­ri­té de la chose jugée » n’a stric­te­ment rien à faire ici : l’autorité du juge ne s’applique en France, pré­ci­sé­ment, que si le légis­la­teur s’y ral­lie et tant qu’il le veut bien. Elle ne sau­rait don­ner aucune cau­tion au légis­la­teur vis-à-vis du juge consti­tu­tion­nel. Rap­pe­lons par ailleurs que, selon l’Ac­cord de Londres du 8 août 1945 éta­blis­sant les sta­tuts du tri­bu­nal inter­na­tio­nal dit de Nurem­berg, « Aucune dis­po­si­tion du pré­sent Accord ne porte atteinte à la juri­dic­tion ou à la com­pé­tence des tri­bu­naux nationaux […] ».

    Sauf qu’ici, donc il s’agissait d’un tri­bu­nal inter­na­tio­nal. Un tri­bu­nal mili­taire… dont je rap­pelle que les sta­tuts, révol­tants, men­tionnent clai­re­ment que ladite véri­té n’avait aucu­ne­ment besoin d’être éta­blie devant le tri­bu­nal, d’aucune manière — si ce n’est sur simple demande des com­man­di­taires, émis­saires sup­po­sés de l’un des pays vain­queurs. Qu’on me per­mette de citer in-exten­so l’ar­ticle 21 des Accords de Londres : « Le Tri­bu­nal n’exi­ge­ra pas que soit rap­por­tée la preuve de faits de noto­rié­té publique, mais les tien­dra pour acquis. Il consi­dé­re­ra éga­le­ment comme preuves authen­tiques les docu­ments et rap­ports offi­ciels des Gou­ver­ne­ments des Nations Unies, y com­pris ceux dres­sés par les Com­mis­sions éta­blies dans les divers pays alliés pour les enquêtes sur les crimes de guerre, ain­si que les pro­cès-ver­baux des audiences et les déci­sions des tri­bu­naux mili­taires ou autres tri­bu­naux de l’une quel­conque des Nations Unies. »

    Mais reve­nons-en, pour finir, à l’in­cons­ti­tu­tion­na­li­té de la loi Gayssot.

    Ici, donc, certes, il s’agit d’un tri­bu­nal inter­na­tio­nal, mais il faut bien com­prendre éga­le­ment que la dimen­sion inter­na­tio­nale de la dite « auto­ri­té » judi­ciaire lui donne encore moins pri­mau­té sur l’avis du Par­le­ment natio­nal. Car on n’a encore jamais vu le Conseil consti­tu­tion­nel sou­mettre lui-même le légis­la­teur fran­çais à un trai­té. Certes, il s’applique tou­jours à ne pas dire les choses d’une manière com­pré­hen­sible par le com­mun des mor­tels, et il est éga­le­ment vrai qu’il accepte sys­té­ma­ti­que­ment que nos lois soient sou­mises à des règles éta­blies par trai­tés, mais il est par­fai­te­ment clair, offi­ciel­le­ment éta­bli, que s’il le fait, c’est pure­ment et sim­ple­ment parce que le légis­la­teur lui-même nous a liés à ces trai­tés, et que cela ne vaut que tant qu’il le fera. Pour rap­pel, presque tout en haut de la Consti­tu­tion fran­çaise, il est écrit que le prin­cipe de toute sou­ve­rai­ne­té réside essen­tiel­le­ment dans la nation et que nulle auto­ri­té ne peut s’exercer (sur le droit natio­nal) qui n’en émane expres­sé­ment. On peut dif­fi­ci­le­ment mieux cla­ri­fier les choses. Et le Conseil consti­tu­tion­nel, quand bien même c’est un club com­po­sé d’anciens Pré­si­dents et d’experts qu’ils dési­gnent, ne risque pas d’abroger lui-même l’article 3 de la Décla­ra­tion de 1789 sans qu’on s’en aper­çoive… Cet espèce de jeu de miroirs est sim­ple­ment ce que les juristes ont trou­vé pour faire le grand écart — et enfu­mer les igno­rants, ce qui est contraire à l’esprit de la Décla­ra­tion de 1789 (et même à sa lettre : cf. Pré­am­bule et article 16), mais passons.

    Enfin, le gros du ver­rou juri­dique pour­rait être que les sta­tuts du tri­bu­nal dit de Nurem­berg font eux-mêmes par­tie des clauses d’un trai­té (« La consti­tu­tion, la juri­dic­tion et les fonc­tions du Tri­bu­nal Mili­taire Inter­na­tio­nal sont pré­vues dans le sta­tut annexé au pré­sent Accord, ce sta­tut for­mant par­tie inté­grale de l’Ac­cord. » Art. 2). Mais aux yeux du Conseil consti­tu­tion­nel, je le répète, quand bien même le Par­le­ment fran­çais s’abrite der­rière un trai­té, c’est à lui que revient entiè­re­ment la res­pon­sa­bi­li­té poli­tique. En pra­tique, non seule­ment il est tou­jours libre de dénon­cer les accords inter­na­tio­naux en ques­tion, mais même, sans du tout avoir à le faire, il est libre de ne pas impo­ser une loi sacra­li­sant la véri­té révé­lée de Nuremberg.

    De toutes manières, l’Ac­cord de Londres lui-même ne le lui impose pas. Le Conseil consti­tu­tion­nel n’a donc pas, sur le fond, à faire appli­quer le prin­cipe de pri­mau­té d’un trai­té sur les lois comme dans le cas de l’UE, par exemple, et n’a a for­tio­ri pas à récla­mer de loi de trans­po­si­tion, vu qu’il n’y a rien à trans­po­ser (en tous cas, cer­tai­ne­ment pas ça).

    Et par ailleurs, le Conseil consti­tu­tion­nel vient d’interdire à la loi d’écrire l’Histoire. L’af­faire est donc jouée d’a­vance… sur le papier.

    Car nous aurons pro­ba­ble­ment, ici, un véri­table ver­rou, non pas juri­dique mais poli­tique. Car encore faut-il par­ve­nir à sai­sir le Conseil consti­tu­tion­nel, ce qui est tout sauf garan­ti, d’une part, et d’autant moins pro­bable que les pré­ju­gés sur cette affaire pèsent extrê­me­ment lourd.

    Au sujet du sio­nisme, à pré­sent, je pense qu’une « pré­cau­tion ora­toire » de plus, au moins, s’impose.

    Je tiens donc à faire savoir aux veilleurs anti­fa, vrai ou faux, que je connais très bien les Pro­to­coles des sages de Sion, mais que je ne les prends évi­dem­ment pas au pre­mier degré. Sans par­ler d’ac­cor­der un quel­conque sérieux au fait qu’il dénonce « les juifs ». J’ai d’ailleurs résu­mé ce que pou­vait signi­fier l’i­dée de les prendre tous en otage, mais ne confon­dons pas la fable et les réalités.

    Je consi­dère par contre comme très vrai­sem­blable l’hy­po­thèse selon laquelle Hit­ler les a pris très au sérieux, ces Pro­to­coles, et au pied de la lettre, au sens où il en a tiré de mer­veilleuses leçons sur la manière d’é­di­fier un régime tota­li­taire et que c’é­tait d’ailleurs pré­ci­sé­ment la meilleure rai­son pour lui de ne pas prendre au pre­mier degré le label « juif » dans le texte : pour le sys­tème tota­li­taire, le conte­nu idéo­lo­gique n’a aucune impor­tance, le tout étant d’a­gir comme s’il en avait une et qu’elle était abso­lu­ment capi­tale. Bref, c’est un sys­tème de domi­na­tion pour la domination.

    Ces fichus Pro­to­coles, je les ai pré­sen­tés à Étienne il y a bien 6 voire 7 ans, tout en lui conseillant plu­tôt, bien sûr, les Dia­logues aux enfers entre Machia­vel et Mon­tes­quieu, pam­phlet dont il est notoire que l’autre s’est ins­pi­ré, et, pour le lien indi­qué sur son site, je les ai sous-titrés « recettes totalitaires ».

    Une der­nière remarque qui me paraît très impor­tante à ce sujet. Un pam­phlet, disions nous, et une affaire de repom­page bien connue. Et bien jus­te­ment, cette affaire nous aura démon­tré au moins une chose de manière fla­grante : cela fait des lustres que les ren­sei­gne­ments géné­raux eux-mêmes prennent soin d’a­voir du per­son­nel qui se « cultive » en poli­tique, y com­pris et sur­tout, peut-être, quand les dos­siers sont très puants… Mais plus tard, les mêmes ser­vices tra­vaille­ront dur pour faire croire aux gens que ce sont là des fables, ou des sujets puants, ou au contraire d’é­vi­dentes véri­tés, c’est selon.

    Et pour finir sur une note plus heu­reuse, j’ai tou­jours plai­sir à rap­pe­ler que, bien que je n’aie aucune idole, j’ai une admi­ra­tion et une ami­tié post­hume débor­dante, au point que ça frise l’ex­cep­tion à la règle, pour deux femmes juives qui s’ap­pe­laient Simone Weil et Han­nah Arendt. Deux êtres et deux esprits que les achar­nés idéo­logues de la gauche et de la réac­tion, ou de leurs pré­su­més contraires, pas­se­ront encore long­temps à s’é­ver­tuer à classer…

    Réponse
  151. Patrick Flécheux

    Sam

    Je ne sais pas qui vous êtes ni quel est votre par­cours, ni même d’où vous sor­tez toutes ces connais­sances, mais vos billets pré­cé­dents sont abso­lu­ment … Eclai­rants ? … Lumi­neux ? … Aveu­glants ? … En tous cas, passionnants.

    Vous êtes un OVNI …

    Cha­peau.

    Réponse
  152. Morpheus

    Michel Col­lon s’est fait cha­hu­ter et bous­cu­ler ven­dre­di à Lille par des mili­tants anti­fas­cistes d’un groupe mys­té­rieux se fai­sant appe­ler « anti­fas­cistes de Lille ».

    Les salo­pards avaient pré­ve­nu que « Michel Col­lon n’est pas le bien­ve­nu à Lille ».

    Le jour­na­liste belge était invi­té à don­ner une confé­rence à la bourse du tra­vail de Fives. La confé­rence est inti­tu­lée « Libye, Mali, Syrie… Non aux guerres impé­ria­listes ! Contre la guerre : s’informer, s’unir, se mobi­li­ser » et elle se dérou­lait à l’initiative du Mou­ve­ment des Jeunes Com­mu­nistes du Nord et du Front Uni des Immi­gra­tions et des Quar­tiers Populaires.

    Voi­ci la ver­sion de ces anti­fas­cistes.

    Et voi­ci ce qu’en dit Éga­li­té & Récon­ci­lia­tion.

    Ces enfoi­rés jouent déjà le coup de la vic­ti­mi­sa­tion (« une mili­tante anti­fas­ciste agres­sée »). Ils oublient de dire que c’est eux qui sont venu en bande pour cha­hu­ter, bous­cu­ler et agres­ser et empê­cher Michel Col­lon de s’ex­pri­mer. C’est une vieille forme de ter­ro­risme, qui rap­pelle les méthodes des milices nazies de l’entre deux guerres en Allemagne.

    On n’a pas fini d’en voir avec ces cra­pules.

    Mor­pheus

    Réponse
  153. Sam

    Patrick,

    ouh là, bien trop d’honneurs… 😉

    « Aveu­glants ? »… Ah, que répondre sinon ça : il y a des conclu­sions qu’on aime­rait fran­che­ment évi­ter de balan­cer dans un mes­sage sans pou­voir pas­ser des dizaines d’heures à les étayer… mais le temps manque sou­vent cruellement.

    Bien sûr, je ne peux qu’en­cou­ra­ger cha­cun à aller faire le tra­vail soi-même : enquê­ter sérieu­se­ment, lire, débattre, et prendre (aus­si mais sur­tout) le temps de réflé­chir par soi-même.

    Je tiens aus­si à pré­ci­ser que faire le tra­vail implique de se pen­cher à la fois sur les aspects tech­niques et sur les aspects poli­tiques et socié­taux. Dans le cas d’un dos­sier comme le cli­mat, par exemple, il va de soi qu’il faut abattre un très gros bou­lot sur la par­tie tech­nique, en pas­sant par des ques­tions scien­ti­fiques qui sont par­fois de haute volée.

    Mais bien sûr, il faut un début à tout, et des lan­ceurs d’a­lertes un peu partout…

    Alors pour com­men­cer, on s’en­voie des liens.

    J’en pro­fite pour vous en indi­quer deux qui me paraissent très importants :

    - sur l’im­passe du fédé­ra­lisme euro­péen, en par­ti­cu­lier sur la ques­tion de (la non via­bi­li­té de) l’eu­ro, cette ana­lyse (dont je crains fort qu’elle soit encore ori­gi­nale) de votre serviteur : 
    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​e​u​r​o​p​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​n​o​u​s​-​o​n​-​v​e​u​t​-​p​o​u​r​q​u​o​i​-​i​l​-​f​a​u​t​-​1​1​8​812

    - sur l’es­cro­que­rie cli­ma­tique, cette vidéo (un peu « anglo-saxonne » dans le ton mais très sérieuse) par laquelle j’a­vais moi-même com­men­cé il y a 5 ans envi­ron, et dont la jus­tesse n’a ces­sé de se voir confir­mée à mes yeux depuis : 


    Par­tie 1 Arnaque du réchauf­fe­ment cli­ma­tique par media­wat­ch­qc


    Par­tie 2 Arnaque du réchauf­fe­ment cli­ma­tique par media­wat­ch­qc


    Par­tie 3 Arnaque du réchauf­fe­ment cli­ma­tique par media­wat­ch­qc


    Par­tie 4 Arnaque du réchauf­fe­ment cli­ma­tique par media­wat­ch­qc

    Réponse
  154. Étienne

    Mer­ci Sam, pour ce film sur l’es­cro­que­rie cli­ma­to­lo­gique du GIEC. 
    La vidéo 3, et encore plus la 4, sont par­ti­cu­liè­re­ment intéressantes.

    Il fau­drait cher­cher s’il existe des vidéos ou des docu­ments pour débun­ker (contre­dire par des preuves inverses) ce documentaire.

    Étienne.

    Réponse
  155. Merome

    Ouh là, la ques­tion cli­ma­tique a déjà été débun­kée dans tous les sens. Je m’é­tonne et m’at­triste de voir encore des scep­tiques ici.

    On peut aller voir chez Ber­ruyer par exemple, qui fait régu­liè­re­ment des billets là-dessus :

    http://www.les-crises.fr/climat-30-conclusion‑2/

    http://​www​.les​-crises​.fr/​c​l​i​m​a​t​-​6​-​r​e​c​h​a​u​f​f​e​m​e​n​t​-​g​l​o​b​al/

    Sur cette vidéo en par­ti­cu­lier, j’ai zap­pé juste quelques seconde sur la pre­mière par­tie et sur qui je tombe ? Patrick Michaels, finan­cé par Exxon.

    Tu m’é­tonnes qu’il nie le chan­ge­ment climatique !

    J’i­ma­gine que le reste est du même tonneau.

    Sam, il faut véri­fier les sources avant de dif­fu­ser ce genre de choses…

    Réponse
  156. Merome
  157. Gaudefroy

    La pro­pa­gande est deve­nue le moyen pri­vi­lé­gié grâce auquel les riches com­mu­niquent avec le reste de la société.

    Qu’il s’a­gisse de vendre un pro­duit, un can­di­dat poli­tique, une loi ou une guerre, les per­sonnes de pou­voir délivrent rare­ment un mes­sage sans consul­ter leurs col­lègues tra­vaillant dans les rela­tions publiques.

    Aux Etats-unis, selon un jour­na­liste de la RSR, il y a 4 per­sonnes tra­vaillant dans les rela­tions publiques pour 1 journaliste…

    Paul Morei­ra avait fait un très bon doc il y a 3 ans sur l’af­faire Phi­lip Cooney, chef du Conseil de la Qua­li­té Envi­ron­ne­men­tale sous Bush. Issu de l’ins­ti­tut du pétrole, il para­phait tous les rap­ports sur le cli­mat en insé­rant des  » peut-être  » ou en rayant car­ré­ment cer­taines phrases trop alarmistes.

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​x​G​A​g​9​V​_​W​y​2​c​&​f​e​a​t​u​r​e​=​y​o​u​t​u​.be

    Grâce au tra­vail remar­quable de Green­peace USA, on peut avoir une idée des puis­sants réseaux de déni du chan­ge­ment cli­ma­tique et les tom­be­reaux d’argent qui vont avec : Exxon­Se­crets, com­ment Exxon finance le réseau de scep­tiques du cli­mat (2008) :

    http://​www​.exxon​se​crets​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​m​a​p​i​d​=​1​852

    Les frères Koch et leur éton­nante machine à dénier le chan­ge­ment cli­ma­tique (2011):

    http://​www​.green​peace​.org/​u​s​a​/​e​n​/​c​a​m​p​a​i​g​n​s​/​g​l​o​b​a​l​-​w​a​r​m​i​n​g​-​a​n​d​-​e​n​e​r​g​y​/​p​o​l​l​u​t​e​r​w​a​t​c​h​/​k​o​c​h​-​i​n​d​u​s​t​r​i​es/

    Nuls si décou­verts, ces finan­ce­ments sont depuis en chute libre (voir graphique). 
    Par contre, les dons d’un fond opaque, le Donors Trust, se sont lit­té­ra­le­ment envo­lés à un niveau stratosphérique…

    http://​green​pea​ce​blogs​.org/​2​0​1​3​/​0​2​/​1​5​/​r​e​v​e​a​l​e​d​-​d​o​n​o​r​s​-​t​r​u​s​t​-​i​s​-​t​h​e​-​s​e​c​r​e​t​-​a​t​m​-​m​a​c​h​i​n​e​-​f​o​r​-​c​l​i​m​a​t​e​-​d​e​n​i​e​rs/

    Donors Trust et son par­te­naire, Donors Capi­tal Fund, ont finan­cé depuis 2002 102 orga­ni­sa­tions de déni du réchauf­fe­ment climatique.

    Il est assez triste de voir le nombre de dis­si­dents (Alex Jones, Alain Soral, Capi­taine Ander­son, etc…) qui sont tom­bés dans le pan­neau et qui contri­buent à pro­pa­ger le bruit de fond que le réchauf­fe­ment cli­ma­tique est un canular. 

    Mais pas toi Étienne, allons !

    Réponse
  158. Ana Sailland

    Je crois me sou­ve­nir de textes de saint Augus­tin qui font état d’une Afrique du nord verdoyante.

    Réponse
  159. Sam

    @ Ana,

    pas mal de zones de l’A­frique aujourd’­hui déser­tique étaient ver­doyantes, oui… quand ce qu’on appelle par mul­tiples abus de lan­gage la « tem­pé­ra­ture moyenne de la pla­nète » était assez net­te­ment plus chaude que par la suite, et même qu’au pré­sent (de 1 à 3 degré selon les auteurs et selon les conven­tions de « mesure »). C’é­tait notam­ment il y a 8 000 ans (pour ne par­ler que de la minus­cule ère, chaude, durant laquelle l’homme s’est « civi­li­sé »). D’ailleurs per­sonne ne contre­dit, que je sache, pas même dans l’ar­ma­da des char­la­tans, la thèse selon laquelle la déser­ti­fi­ca­tion du Saha­ra s’est pro­duite depuis envi­ron 4 à 5 000 ans et que la dimi­nu­tion de pré­ci­pi­ta­tion incri­mi­née (ou encore la recru­des­cence de vent) est liée à un « refroi­dis­se­ment global ».

    @ Merome et @ Gaudefroy

    Je dois dire que je suis un peu navré de votre réac­tion. Votre rejet, mani­fes­te­ment, ne s’ap­puie pas du tout sur le fond mais seule­ment sur des sup­po­sés bouts de CV, soit de pro­bables cam­pagnes de calom­nie. Ce qui est très loin d’être à la hau­teur du sujet (il est très com­plexe sur le plan scien­ti­fique et il implique sur­tout énor­mé­ment d’a­mal­games et d’a­bus métho­do­lo­giques) et ce qui sur­prend, aus­si, quand ça arrive dans la dis­cus­sion sur un tel fil (pour mémo : les attaques « anti­fa » contre Etienne se moquent roya­le­ment de son tra­vail à lui et ne foca­lisent que sur des rela­tions entre personnes).

    Mais en tous cas c’est très bien qu’il y ait de la franche contra­dic­tion. Vu que ça signi­fie, je sup­pose, qu’on peut et qu’on devra en par­ler. Je me per­mets de pré­ci­ser que j’ai der­rière mois envi­ron 5 ans de tra­vail de fond sur ce dos­sier pour une part très signi­fi­ca­tive de mes temps libres – par « fond », en l’es­pèce, j’en­tends évi­dem­ment les aspects scien­ti­fiques. Alors comme on dit en termes spor­tifs (mais sans ani­mo­si­té du reste), je vous prends quand vous voudrez… 😉

    Je tiens à com­men­cer par don­ner, par des exemples concrets, un aper­çu des liber­tés que le scien­tisme cli­ma­tique prend avec l’é­pis­té­mo­lo­gie. Je suis assez cer­tain que vous ver­rez vite à quel point on touche le ridi­cule et com­bien de mal­en­ten­dus peuvent être levés. Pour la même rai­son, je trouve très dom­mage de com­men­cer par ce genre de consi­dé­ra­tions qui vous font déjà conclure : « poubelle ».

    Vincent Cour­tillot, un cou­ra­geux scep­tique du pays du nucléaire, a dû s’a­bais­ser une fois à répondre à ce genre de gui­gnols que oui, « il » était effec­ti­ve­ment payé par Total, pour la bonne et simple rai­son que Total a pas­sé des contrats avec son labo de géo­phy­sique dans le but de mettre au point une méthode de sto­ckage du CO2 dans des roches…

    Mais mes braves, ça fait des lustres que les rois du pétrole ont pris le bon côté de la vague. On se deman­de­ra bien, d’ailleurs, par quel miracle l’é­pui­se­ment des res­sources en pétrole mena­ce­rait de rui­ner leur busi­ness… Pour com­men­cer, ça fera grim­per les prix, et leurs marges finan­cières avec. Mais aus­si l’in­ten­si­té des guerres pour le pétrole, donc la concen­tra­tion des pou­voirs qu’elle implique. Déso­lé mais cette idée reçue ne tient pas l’a­na­lyse une seconde… Quant à l’empire, il vous dit : faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. Et pen­dant que vous hur­lez avec les loups la messe qu’il a lui-même écrite, vous pou­vez consta­ter qu’il fait main basse sur tout le pétrole de la planète.

    Comme vous pour­rez aisé­ment le consta­ter, même Wiki­pé­dia peut dif­fi­ci­le­ment cacher cer­tains aspects éton­nants du CV de Mau­rice Strong, l’or­dure à qui l’on doit, en sub­stance, à peu près toutes les ins­ti­tu­tions « vertes », trai­tés et autres chartes asso­ciées à l’O­NU. Membre émi­nent du club de Rome, Bil­der­ber­ger mul­ti-réci­di­viste, confrère de Rocke­fel­ler depuis l’âge de ses 17 ans, direc­teur de plu­sieurs entre­prises pétro­lières, mécène New-age bien connu. Aujourd’­hui réfu­gié en Chine (conseiller en éner­gies alter­na­tives) car pour­sui­vi pour détour­ne­ment dans l’af­faire… pétrole contre nour­ri­ture. Pour les salauds de conspi­ra­tion­nistes… : j’ai même trou­vé une vidéo (fea­tu­ring Alex Jones, brrrr) dans laquelle il pro­pose à sa « socié­té civile » onu­sienne de leur pré­sen­ter M. Roth­schild. Non vrai­ment, je rigole (enfin, de moins en moins). Si ça inté­resse, un cer­tain Jean-Michel Belouve a consa­cré à cette cra­pule un cha­pitre entier de son gros livre inti­tu­lé La ser­vi­tude cli­ma­tique (un autre à Al Gore, autre per­son­nage au CV long comme le bras).

    Pour finir sur ces aspects bas­se­ment poli­tiques, je vous conseille la lec­ture atten­tive du 
    rap­port d’ac­ti­vi­tés 2005–2010
    du Rocke­fel­ler Bro­thers Fund
     :

    http://​www​.rbf​.org/​s​i​t​e​s​/​d​e​f​a​u​l​t​/​f​i​l​e​s​/​S​u​s​t​a​i​n​a​b​l​e​D​e​v​e​l​o​p​m​e​n​t​P​r​o​g​r​a​m​R​e​v​i​e​w​.​pdf

    Quelques extraits savou­reux, tra­duits par votre ser­vi­teur (je laisse aux scep­tiques le soin de contrô­ler la traduction) :

    « Le RBF a com­men­cé à attri­buer des finan­ce­ments dans le domaine du chan­ge­ment cli­ma­tique en 1984 »
    (NdS : c’est très tôt au regard de la date de for­ma­tion de l’i­dée du fameux « consensus »). 

    (…) La pre­mière phase, qui s’est éten­due de 1984 à 1992, s’est foca­li­sée sur la recherche fon­da­men­tale en sciences et en politique. 
    Deux stra­té­gies ont sous-ten­du cette phase de financements : 
    1) dis­til­ler le consen­sus sur la science cli­ma­tique et 
    2) dépla­cer la dis­cus­sion sur le chan­ge­ment cli­ma­tique de la com­mu­nau­té scien­ti­fique vers l’a­rène poli­tique.
     »

    (NdS : On peut dif­fi­ci­le­ment mieux expri­mer ce qu’est une entre­prise déli­bé­rée de dévoie­ment de la science.) 

    « Une bonne par­tie de ce tra­vail pré­coce a impli­qué la réunion d’ex­perts. Le RBF a orga­ni­sé et finan­cé cer­tains des pre­miers mee­tings consa­crés à la ques­tion du réchauf­fe­ment cli­ma­tique. C’est éga­le­ment durant cette période que le Grou­pe­ment Inter­gou­ver­ne­men­tal d’E­tudes sur le Cli­mat (GIEC) de l’O­NU a été créé, en 1988, et des négo­cia­tions for­melles sur un trai­té cli­ma­tique on com­men­cé en 1991 ; ceci a culmi­né avec la Conven­tion Cadre sur les Chan­ge­ments Cli­ma­tiques de Rio de Janei­ro, de juin 1992, que le pre­mier Pré­sident Bush et le Congrès des USA ont rati­fié. La consul­ta­tion de la cor­res­pon­dance entre le pré­sident d’a­lors du RBF, Bill Die­tel, et l’é­quipe en charge du pro­gramme indique clai­re­ment que les négo­cia­tions et le trai­té de Rio, ain­si que la créa­tion du GIEC, étaient des aspi­ra­tions spé­ci­fiques du pro­gramme du RBF à l’é­poque. »
    (NdS : Pour ne pas dire tex­to qu’on a agi soi-même et payé pour créer le GIEC. Pour mémo, c’est un G7 (futur G8) emme­né à l’é­poque par Rea­gan et Tha­cher qui a deman­dé la créa­tion du GIEC.) 

    « Le total des fonds ver­sés durant cette période a été infé­rieur à 1 000 000 de dollars. »
    (NdS : soit, met­tons, 120 000 dol­lars par an sur 8 ans, mais en dol­lars d’é­poque ça n’est pas rien pour un début.)
    « Durant cette période, une poi­gnée d’autres fon­da­tions a appor­té de modestes finan­ce­ments dans ces objectifs. (…) »

    « Une cam­pagne média­tique et de com­mu­ni­ca­tion soi­gneu­se­ment orches­trée, sou­te­nue par le Fonds, à l’occasion du som­met de Kyo­to, a joué elle-même un rôle utile s’a­gis­sant d’en­cou­ra­ger la pro­gres­sion du pro­ces­sus qui a conduit Al Gore à faire un dépla­ce­ment non pla­ni­fié à Kyo­to, le jour ultime des deux semaines de négo­cia­tions, pour annon­cer le sou­tien des USA à l’ob­jec­tif de réduc­tion » »(des émis­sions de « gaz à effet de serre »).
    (NdS : faut-il tra­duire ce lan­gage encore un rien diplo­ma­tique ? Rap­pe­lons au moins que le père Gore a fait ce jour là son petit coup d’État en met­tant le Congrès US devant le fait accompli ?)

    « Entre 1995 et 1997, moins de 10 fon­da­tions éta­su­niennes ont contri­bué à réunir le mon­tant, voi­sin de 4 mil­lions de dol­lars, qui a été dédié à ce tra­vail, mon­tant auquel le Fond a contri­bué à hau­teur de 700 000 dol­lars. (…) »

    « Une troi­sième phase a com­men­cé après Kyo­to en 1998. La com­mu­nau­té des orga­ni­sa­tions non gou­ver­ne­men­tales (ONG) impli­quées pour le cli­mat, aux USA et en Europe, s’é­tof­fait len­te­ment, mais les res­sources étaient limi­tées. Les dona­teurs US pour l’environnement, incluant le RBF, ne voyaient pas beau­coup d’op­por­tu­ni­tés de faire la dif­fé­rence au niveau fédé­ral ni au plan inter­na­tio­nal, et se foca­li­saient plus sur les forêts et la conser­va­tion des terres que sur le chan­ge­ment cli­ma­tique. De nom­breux dona­teurs clé ont choi­si de quit­ter le ter­rain cli­ma­tique à cette époque. Nombre de gros dona­teurs pour l’en­vi­ron­ne­ment, à la fin des années 1990, ont choi­si de se foca­li­ser sur d’autres sujets. Pen­dant ce temps, les efforts du RBF ont com­men­cé à se dépla­cer vers un niveau plus local, pour tra­vailler avec des gou­ver­neurs et des maires au déve­lop­pe­ment de plan­nings poli­tiques modèles en matière de chan­ge­ment cli­ma­tique et à des efforts de mise en œuvre. (…) Le direc­teur du pro­gramme, Michael Nor­throp, a pas­sé un an à Bruxelles entre 2002 et 2003, en asso­cia­tion avec le Fond Mar­shall alle­mand, pour iden­ti­fier les oppor­tu­ni­tés, en Europe, dans le domaine du chan­ge­ment cli­ma­tique, et en est reve­nu convain­cu que l’Eu­rope, de concert avec les lea­der locaux aux États-Unis, pou­vait aider à peser sur le pro­ces­sus d’é­ta­blis­se­ment d’un trai­té sur le chan­ge­ment climatique. (…) »

    « La phase la plus récente du tra­vail du RBF concer­nant le chan­ge­ment cli­ma­tique a com­men­cé en 2005, avec le sou­tien, par la direc­tion, de la pro­po­si­tion de dépla­cer vers la lutte contre le chan­ge­ment cli­ma­tique le plus gros des res­sources du ser­vice Déve­lop­pe­ment Durable du Fonds. Durant cette période (2005−2010), le total des dépenses de ce ser­vice s’est éle­vé à 43.6 mil­lions de dol­lars. Sur ce total, 38.5 mil­lions de dol­lars ont été dépen­sés pour sup­por­ter l’ac­tion du Fonds dans son objec­tif géné­ral de lutte contre le chan­ge­ment cli­ma­tique, avec deux cibles à l’es­prit : obte­nir la rati­fi­ca­tion d’un trai­té mon­dial de por­tée signi­fi­ca­tive visant à limi­ter le chan­ge­ment cli­ma­tique à des niveaux de sécu­ri­té scien­ti­fi­que­ment déter­mi­nés ; et s’as­su­rer d’une poli­tique fédé­rale amé­ri­caine effi­cace sur le chan­ge­ment climatique. »

    Réponse
  160. Sam

    Le peu de temps que j’au­rai pour venir ici, dans les temps qui viennent, je pré­fère de loin le consa­crer à par­ler du fond scien­ti­fique de cette affaire.

    Car cer­tains croient dire des évi­dences quand ils évoquent des notions telles que « tem­pé­ra­ture moyenne » ou « effet de serre atmo­sphé­rique », alors que ces concepts ne sont simples, pré­ci­sé­ment, que pour ceux qui en ignorent tout. Déso­lé pour le choix du paral­lèle, mais c’est un peu comme quand un exci­té dégaine l’in­jure « anti­sé­mite » à tout va alors qu’il ignore com­plè­te­ment que sio­nisme et judaïsme n’ont rien à voir ensemble sinon, à la rigueur, le fait qu’ils s’op­posent parfaitement.

    Juste pour com­men­cer, il y a par exemple qu’une serre de jar­din ne fonc­tionne abso­lu­ment pas comme on l’en­tend dire en géné­ral : en réa­li­té, l’é­lé­va­tion de tem­pé­ra­ture interne ne vient que du blo­cage de la convec­tion, et pas du tout d’un phé­no­mène radia­tif / de réflexions. Ensuite, un gaz n’a jamais réflé­chi de lumière, pour la simple rai­son que ses molé­cules sont net­te­ment trop petites pour ce faire. Etc. Mais il fau­drait dérou­ler comme ça à en rem­plir des pages, en démon­tant une idée reçue après l’autre…

    … jus­qu’à ce que plus per­sonne ne s’en­tende sur rien. Car ledit « effet de serre atmo­sphé­rique » est en fait un concept infi­ni­ment com­plexe (dans les hautes sphères, c’est bien simple, per­sonne ne s’ac­corde et aucune défi­ni­tion n’est claire, d’ailleurs, sans même par­ler de quan­ti­fier l’ef­fet sup­po­sé) voire même – sans doute, même – com­plè­te­ment fic­tif. Éton­nam­ment, il n’est abor­dé nulle part dans la lit­té­ra­ture scien­ti­fique où sont trai­tées les équa­tions fon­da­men­tale de la phy­sique. À part dans des pas­sages vagues, « pros­pec­tifs », de vieux trai­tés (Fou­rier, le pre­mier) qui n’y fai­saient guère que des allu­sions et ne pro­po­saient que de sché­mas très gros­siers et autre cal­culs de coin de table, on ne retrouve cette notion que dans des publi­ca­tions assez récentes et dont aucune n’en­tend réel­le­ment démon­trer le phé­no­mène. La soi-disant auto­ri­té scien­ti­fique qu’il a obte­nue vient du fait qu’il a été res­sus­ci­té par le GIEC lui-même, une ins­ti­tu­tion qui dicte elle-même la science (en vio­la­tion évi­dente de ses sta­tuts) quitte à pro­mou­voir des faus­saires ou à com­mettre elle-même des faux caractérisés.

    En tout état de cause, ça reste au mieux une hypo­thèse et il est cer­tain qu’elle n’a encore jamais été démon­trée. En d’autres termes, scien­ti­fi­que­ment, elle est fausse jus­qu’à nou­vel ordre, point barre.

    La « tem­pé­ra­ture moyenne de la pla­nète », ou même « de la sur­face de la pla­nète » ? Pour com­men­cer, et avant d’en­voyer en bloc la contes­ta­tion à la pou­belle (re-fichtre), il fau­drait tout de même apprendre que la notion de tem­pé­ra­ture moyenne n’a même pas de sens phy­sique. La capa­ci­té calo­ri­fique d’une couche d’un kilo­mètre de glace et celle d’un lit de ter­reau posé sur telle ou telle roche n’ont rien de com­pa­rable. C’est un peu comme vou­loir « mesu­rer » la tem­pé­ra­ture de son salon en fai­sant la moyenne arith­mé­tique de la tem­pé­ra­ture du mug café, de celle du robi­net de l’é­vier (com­bien d’eau du tuyau on inclut dans le scé­na­rio ?) et de celle du métal du radia­teur. Sauf que dans le salon, au moins, on peut s’at­tendre à ce que tout ça atteigne un équi­libre en moins de 100 mil­lions d’an­nées si on le laisse un peu tranquille.

    Il s’a­git donc de tout sauf une mesure. Au mieux, il ne peut s’a­gir que d’un ensemble de conven­tions. Mais même une fois celle-ci admise — de gré ou de force (puisque nous sommes som­més de choi­sir entre consti­tuer une défense ou nous taire) — on ne fait que conti­nuer d’ou­vrir une boite de Pandore.

    Mêmes les mesures au demeu­rant les plus simples et les plus directes posent de réels problème. 
    Pre­mier exemple, les îlots de cha­leur urbains : c’est plus de 10°C dans les très grandes villes. Il y a un site amé­ri­cain qui a éplu­ché toutes les sta­tions de « mesure » de tem­pé­ra­ture des US : les résul­tats sont à mou­rir de rire. 
    Deuxième exemple : même si on oublie le para­graphe pré­cé­dent, ou encore, par exemple, le fait que les océans et les terres sont très inéga­le­ment dis­tri­buées sur la sur­face de la Terre, il y a sim­ple­ment que les points de mesure sont très inéga­le­ment répar­tis, sur­tout dans le pas­sé, même loin­tain mais encore aujourd’­hui (le nombre de sta­tions a curieu­se­ment chu­té des 3⁄4 dans les der­nières décennies). 
    Troi­sième exemple, le chan­ge­ment des moyens de mesure : le fait que les bateaux (là où ils pas­saient) ont uti­li­sé d’a­bord des pré­lè­ve­ment d’eau de mer par seau d’eau en bois puis en métal puis car­ré­ment des ouver­tures dans la coque du bateau. Les exemples ne manquent pas. Tenez, en Sibé­rie, dans l’URSS de Sta­line, on vous don­nait une bou­teille de whis­ky sup­plé­men­taire par équipe si le ther­mo­mètre pas­sait sous ‑15°C : vous croyez qu’ils notaient quoi quand ils lisaient ‑13°C ? Ou le fac­teur aus­tra­lien, qui se charge en pas­sant de la mesure, mais qui passe des fois à 8 heures, des fois à 11 heures. 
    Etc. 
    Bref, sans même par­ler de phy­sique et sans aller jus­qu’à ren­trer dans le pas­sé loin­tain et les joies des « proxies » (tra­ceurs inter­mé­diaires), on peut vite consta­ter que non, rien n’est évident dans cette affaire.

    L’i­dée de l’ef­fet de serre atmo­sphé­rique a été pro­po­sée his­to­ri­que­ment, faute d’autres can­di­dats, pour répondre à deux énigmes apparentes.

    Pre­mière énigme : le flux d’éner­gie élec­tro­ma­gné­tique que nous envoie le Soleil, du moins sa part per­cep­tible en tant que lumière-cha­leur et au sens de la moyenne (ou de la somme) spec­trale, mesu­ré sur plu­sieurs décen­nies d’af­fi­lée, varie très peu dans le temps (0.1%), ce qui paraît a prio­ri inco­hé­rent avec l’am­pli­tude des varia­tions du cli­mat sur Terre. 
    Mais voi­là, ça reste une simple hypo­thèse, un can­di­dat à l’explication. 
    Par contre, quand un gros volume de la calotte gla­ciaire de Mars fond durant la fin du 20e siècle… il fau­drait enfin pen­ser à cher­cher aus­si ailleurs que du côté du CO2 émis par les hommes…

    Et quand on découvre — mince ! — que ce qu’on croit par­ve­nir à recons­ti­tuer de fluc­tua­tions de « tem­pé­ra­tures moyennes » depuis des mil­lions d’an­nées a le mau­vais goût de pré­cé­der les fluc­tua­tions (éga­le­ment recons­ti­tuées via force « proxies » et diverses hypo­thèses asso­ciées) du taux atmo­sphé­rique de CO2 ou de méthane, ça com­mence fran­che­ment à deve­nir gênant. 
    Vous ima­gi­nez : a prio­ri, c’est comme si les régu­la­teurs natu­rels de la tem­pé­ra­ture de votre corps (l’ef­fet d’un fac­teur dimi­nue l’ef­fet de l’autre) se mutaient « pour la cause » en une réac­tion en chaîne (les effets se nour­rissent l’un l’autre)… S’il y a bien une conclu­sion à en tirer, c’est que c’est une idée ridi­cule au moins jus­qu’à ce qu’une véri­table théo­rie de l’ef­fet de serre soit décrite et pas contre­dite par le pre­mier point de véri­fi­ca­tion venu.

    Mais comme ça ne suf­fit pas, il faut encore aller sup­po­ser que le CO2 et autres « gaz à effet de serre » émis par les humains reste très long­temps dans l’at­mo­sphère (en fait, quelques mois et non pas un siècle) et sur­tout, qu’en réchauf­fant la pla­nète il déclenche lui-même une réac­tion en chaîne dans laquelle c’est l’eau qui serait elle-même res­pon­sable de la plus grande par­tie, de loin, du réchauf­fe­ment pré­dit. Sauf que l’eau, en l’oc­cur­rence ne fait pas ça. Du reste, l’eau, elle, a bien un effet de serre car même dans l’at­mo­sphère elle existe à l’é­tat liquide ou gazeux (rai­son pour laquelle les nuits sont gla­cées dans le désert et douces par chez nous quand le temps est très nua­geux). Mais rien à voir avec le CO2 jus­qu’à preuve un peu sérieuse du contraire.

    Quand, dans la fou­lée, on constate qu’entre les tro­piques la tem­pé­ra­ture de la tro­po­sphère n’aug­mente pas trois fois plus vite que celle de la sur­face mais à une vitesse déri­soire, « on » se prend dans les dents une volée qui, dans tout autre domaine de la science, devrait vous envoyer la théo­rie en ques­tion à la pou­belle. Mais non, ici on dira que ce sont les mesures qui merdent et pas les modèles.

    Même si leurs modèles cli­ma­tiques, un mathé­ma­ti­cien moyen qui accep­te­ra de se pen­cher un peu des­sus com­pren­dra que c’est un scan­dale. En fran­çais cou­rant, ils sont potar­dés de par­tout. Sinon ça marche pas du tout, je viens de le dire. Et natu­rel­le­ment, puisque la greffe de para­mètres indé­pen­dants fait illu­sion mais pas de miracle…, ils sont bien inca­pables de sor­tir les tem­pé­ra­tures du pas­sé, sans par­ler de pré­dire quoi que ce soit. Du reste, les der­nières publi­ca­tions nous apprennent qu’il y a une incer­ti­tude de 3 000 % sur les don­nées d’en­trée (les bilans de flux radia­tifs aux inter­faces)… mais noter cela, c’est déjà don­ner bien trop de sérieux à ces jeux vidéos inven­tés pour notre mal­heur. S’il fal­lait conti­nuer de lis­ter les objec­tions majeures sur ce seul point, il fau­drait au moins faire savoir que si leurs modèles sont en 3D, la théo­rie (ES) sous-jacente implique un modèle radia­tif en 1D, encore une insulte com­plète à la phy­sique élémentaire.

    Deuxième énigme à l’o­ri­gine de cette affaire de fous, l’i­dée selon laquelle, en l’ab­sence de gaz à effet de serre, la « tem­pé­ra­ture moyenne de sur­face de la pla­nète » serait bien infé­rieure à zéro degré cel­sius. Mais c’est là aus­si une mau­vaise plai­san­te­rie (chaque tiroir qu’on ouvre dans cette affaire en est une).

    Cet énon­cé, par exemple, amal­game sans pitié « absence d’ef­fet de serre » et absence d’at­mo­sphère, d’o­céans, etc. À mou­rir de rire. Autre­ment dit, il délaisse roya­le­ment tous les autres modes d’é­change de cha­leur que le rayon­ne­ment (convec­tion, trans­port d’éner­gie latente, conduc­tion)… avant que les modèles en ques­tion nous les res­sortent, plus tard, une fois seule­ment la théo­rie de l’ef­fet de serre est entrée dans la bécane. Tant pis, par ailleurs, si tout cela (le vrai monde) est non linéaire à sou­hait (ex : bonds éner­gé­tiques consi­dé­rables néces­saires pour la conden­sa­tion des gouttes d’eau dans l’at­mo­sphère ou pour la liqué­fac­tion de la glace) et même pro­pre­ment chao­tique, ce qu’on sait depuis des lustres (l’ef­fet papillon est l’une des gloires, bien éta­blies, d’un scien­ti­fique de grande renom­mée, espèce rare qui n’a exis­té que quelques années au GIEC).

    Ensuite, deux mathé­ma­ti­ciens alle­mands ont objec­té, il y a quelques années, que le cal­cul sché­ma­tique employé pour cal­cu­ler « la tem­pé­ra­ture moyenne de la sur­face » en l’ab­sence ima­gi­née d’ef­fet de serre, tout ça est : en pre­mière ana­lyse, bête­ment erro­né (une inté­grale et une puis­sance qua­trième pas­sées dans le mau­vais ordre…) ; en deuxième ana­lyse, une évi­dence qua­li­ta­tive selon un théo­rème mathé­ma­tiques d’i­né­ga­li­tés, mais qui ne nous avance en rien ; en der­nière ana­lyse et en pra­tique, un cal­cul impos­sible à faire avec tous les moyens infor­ma­tiques du monde de dans trois siècles, en par­ti­cu­lier parce que la Terre tourne et que bien malin celui qui trou­ve­ra les condi­tions ini­tiales… Vous devez peut-être soi pla­ner soit vous endor­mir… Allez, arrêtons-là.

    La moindre des choses, en tous cas, c’est d’ar­rê­ter de ne pas finan­cer les recherches de ceux qui cherchent d’autres pistes. Notam­ment, et pour ne citer que les plus connus : le méca­nisme impli­quant les rayons cos­miques, les vents solaires (le magné­tisme solaire) et les nuages, ou encore les fluc­tua­tions des UV : si on va regar­der un peu au-delà de la simple moyenne spec­trale, on trouve des fluc­tua­tions dans le domaine UV de l’ordre de 10%… Curieux, car il existe pas mal d’élé­ments théo­riques pour en déduire que ça pour­rait avoir un effet très significatif.

    Allez, j’ar­rête là pour le moment, donc. On ver­ra déjà si nos amis Merome et Gau­de­froy se sentent encore l’âme à jeter des pierres en aveugle.

    Réponse
  161. J.C

    @ Sam

    La calotte gla­ciaire du pôle nord fond, c’est une réalité.
    Le soleil semble être un fac­teur impor­tant du climat.
    Se pour­rait-il que ces modi­fi­ca­tions cli­ma­tiques soient dues au magné­tisme terrestre ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  162. Ana Sailland

    L’al­be­do compte peut-être plus que le CO2.

    A‑t-on réflé­chi à la cou­leur des cultures indus­trielles, et à celle du béton, et à l’im­pact du défri­che­ment sur l’albedo ?

    NB : la réduc­tion des sur­faces ennei­gées suite à un petit réchauf­fe­ment peut à son tour induire du réchauf­fe­ment par réduc­tion du flux solaire réflé­chi -> Risque d’emballement ?

    Réponse
  163. Furax

    Notre refus à nous fondre dans la nature a sûre­ment contraint la nature à se fondre sur nous.

    Réponse
  164. Sam

    @ J.C

    « La calotte gla­ciaire du pôle nord fond »

    À chaque fois que tu trouves une pro­po­si­tion aus­si simple, dans un dos­sier pareil, tu peux être sûr qu’on peut lui faire dire un peu tout à la fois et son contraire en même temps. Il faut donc avant tout bien pré­ci­ser les dif­fé­rents termes.

    Est-ce qu’on parle de la glace de mer (la calotte en ques­tion flotte, au pôle Nord) ? Parle-t-on de son éten­due ? De son volume ?

    Elle fond : oui, et elle se recons­ti­tue ensuite. Quelle échelle de temps considère-t-on ?

    Durant une année, en ce moment, son éten­due varie entre 4 et 11 mil­lions de Km². On constate déjà que le del­ta entre min et max est du même ordre que la moyenne.

    Si à pré­sent on consi­dère la moyenne annuelle de l’é­ten­due en ques­tion, on peut aus­si dire qu’elle fond et se recons­ti­tue notam­ment tous les 60 ans. On peut d’ailleurs noter que la tem­pé­ra­ture de sur­face des mers, dans la zone, actuel­le­ment, est com­pa­rable à celle « mesu­rée » autour de l’an 1940 : 

    Tout comme on a pu consta­ter que les vagues de cha­leur obser­vées dans une bonne par­tie des États-Unis récem­ment ont fait écho, mais sans les éga­ler, à celles qui ont ser­vi de cadre aux Rai­sins de la colère.

    60 ans, c’est aus­si une fré­quence notable de tous les grands cycles océa­niques. On observe notam­ment une fluc­tua­tion de la tem­pé­ra­ture de sur­face des océans dans la zone arc­tique, et une varia­tion inverse dans l’an­tarc­tique. C’est la bas­cule bi-polaire : 

    img src=« http://​www​.pen​see​-unique​.fr/​i​m​a​g​e​s​/​c​h​y​l​e​k​1​.​jpg »>

    60 ans, pério­di­ci­té qui coïn­cide « curieu­se­ment » avec la période de rota­tion de Jupi­ter autour du Soleil (prin­ci­pal contri­bu­teur au déca­lage du centre de gra­vi­té du sys­tème solaire autour de son astre), lequel en « subit » les effets de marée, comme les océans de la Terre avec la Lune.

    Cela nous donne des pseu­do-modes de diverses fré­quences, les­quels ont vrai­sem­bla­ble­ment un impact majeur sur l’ac­ti­vi­té magné­tique du Soleil. C’est aus­si, pro­ba­ble­ment, même si pas mal de maillons de la chaîne res­tent à com­prendre, la rai­son pour laquelle, durant ces 5 000 der­nières années en par­ti­cu­lier, il s’est pro­duit un réchauf­fe­ment glo­bal tous les 1 000 ans. Le der­nier arri­vant à la bonne heure… 
    En voi­ci une trace en termes de tem­pé­ra­tures recons­ti­tuées au voi­si­nage du som­met du Groenland : 

    Il faut insis­ter sur le fait que c’est un constat extrê­me­ment bien docu­men­té, basé sur une foule d’ob­ser­va­tions his­to­riques d’une patience et d’une minu­tie incroyable (voir en par­ti­cu­lier la somme réunie par Leroy-Ladu­rie), aus­si bien que de recons­ti­tu­tions par proxies, et un phé­no­mène tout sauf local, contrai­re­ment à ce qu’ont ten­té de dire les chiens de garde.

    Main­te­nant, si on consi­dère la prin­ci­pale masse gla­ciaire de l’hé­mi­sphère Nord, le Groen­land, on peut aus­si dire qu’elle fond en ce moment… si on regarde les bords — mais pas autant que vers l’an mille (idem pour pas mal de gla­ciers, comme la mer de glace où une mai­son construite à cette époque reste encore ense­ve­lie sous plu­sieurs mètres de glace). Mais si on consi­dère l’é­pais­seur de la couche et le bilan de l’ac­cu­mu­la­tion et de la fonte (et non pas seule­ment la der­nière), on peut dire assu­ré­ment que cette gigan­tesque somme de rivières de glace se porte à mer­veille. Une esca­drille d’a­vions US envoyée lors de la seconde guerre mon­diale et qui a été contrainte de se poser au Groen­land a été retrou­vée il y a quelques années, après de longues et fas­ti­dieuses recherches, ense­ve­lie sous une cen­taine de mètres de glace.

    Le magné­tisme ter­restre pour­rait jouer un rôle aus­si, pro­ba­ble­ment, mais il y a là encore presque tout à décou­vrir. Je peux juste évo­quer deux bouts de pistes.

    Sur le court-moyen terme, le fait que la cir­cu­la­tion géné­rale des vents, paral­lè­le­ment à l’é­qua­teur, est for­te­ment per­tur­bée — par un signal qui semble plu­tôt chao­tique — de sorte qu’on voit se pro­duire, autour des pôles, des motifs d’isothermes en forme de fleur, avec 4 ou 5 pétales selon les moments, autre­ment dit, selon le endroits, des vagues de froid ou bien de chaud.

    Sur le très long terme (pério­di­ci­té mini­male de quelques mil­lions d’an­nées), les insta­bi­li­tés sou­ter­raines qui voient s’é­le­ver vers la sur­face de gigan­tesques masses de mag­ma, appe­lées panaches, qui forment des points chauds à au moins une dizaine ou une quin­zaine d’en­droits au pré­sent (dont la zone vol­ca­nique islan­daise qui a fait par­ler d’elle récem­ment et qui a déci­mé beau­coup il y a envi­ron deux siècles). Ce sont ces espèces de cha­lu­meaux qui découpent les plaques tec­to­niques à mesure qu’elles passent au-des­sus d’eux et qui forment toutes ces chaines carac­té­ris­tiques de vol­cans qui deviennent des îles (les­quelles se foutent bien de la mon­tée des mers, même quand ça signi­fie 120 mètres dans une tran­si­tion gla­ciaire-inter­gla­ciaire, vu que le corail sur lequel elles sont assises s’y adapte lui-même, chose qu’on sait depuis Darwin).

    @ Ana,

    L’albédo est plu­tôt très bien mesu­ré et pris en compte, de ce que je sais.

    Toutes les recons­ti­tu­tions his­to­riques montrent que le méca­nisme par­tiel d’emballement dans le chaud que tu évoques reste tou­jours noyé dans un ensemble, régu­la­teur ou direc­teur. Même quand les calottes polaires actuelles n’é­taient pas (plus) là du tout, comme il y a quelques dizaines de mil­lions d’années.

    La Terre ne s’emballe tout sim­ple­ment jamais dans le chaud — tout indique en l’es­pèce que le chaud est syno­nyme de sta­bi­li­té aus­si bien tem­po­relle que spa­tiale. Par contre, il lui arrive de s’emballer dans le froid, tous les 130 mil­lions d’an­nées envi­ron, quand le sys­tème solaire tra­verse suc­ces­si­ve­ment l’un ou l’autre des bras de la Voie Lactée.

    Réponse
  165. Gaudefroy

    @sam

    J’ai un peu du mal à suivre votre rhétorique

     » Vincent Cour­tillot, un cou­ra­geux scep­tique du pays du nucléaire, a du s’a­bais­ser une fois à répondre à ce genre de guignols
    que oui, « il » était effec­ti­ve­ment payé par Total, pour la bonne et simple rai­son que Total a pas­sé des contrats
    avec son labo de géo­phy­sique dans le but de mettre au point une méthode de sto­ckage du CO2 dans des roches…
    Mais mes braves, ça fait des lustres que les rois du pétrole ont pris le bon côté de la vague. »

    La tête de turc Mau­rice Strong ? À la base, c’est un baron pétrolier.
    Quant à un finan­ce­ment par des fon­da­tions de la thèse du Réchauf­fe­ment cli­ma­tique, com­ment expli­quez-vous que les camps action cli­mat ont duré seule­ment 2 ans ?

    Un excellent blog par le der­nier sur­vi­vant du ser­vice science de Libé­ra­tion, Syl­vestre Huet :

    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/03/conf%C3%A9rence-de-naomi-oreskes-%C3%A0-paris.html

    L’his­to­rienne de la science Nao­mi Oreskes a écrit visi­ble­ment un très bon livre sur les mar­chands de doute dont on peut lire l’in­tro­duc­tion ici :

    http://​www​.les​-crises​.fr/​d​o​c​u​m​e​n​t​s​/​2​0​1​2​/​i​n​t​r​o​-​m​a​r​c​h​a​n​d​s​-​d​e​-​d​o​u​t​e​.​pdf

    « L’his­toire du néga­tion­nisme envi­ron­ne­men­tal semble sans fin. Elle s’en­ra­cine dans ce que Nao­mi Oreskes désigne comme le fon­da­men­ta­lisme du mar­ché : poin­ter les dérives envi­ron­ne­men­tales, c’est inter­ro­ger les limites du modèle du lais­ser faire libé­ral. Comme le sou­ligne Bru­no Latour dans l’ou­vrage Contro­verses cli­ma­tiques, sciences et poli­tiques, paru aux Presses de Sciences Po, il s’a­git d’une « guerre des mondes ». (Agnes Sinai)

    Une émis­sion de radio :

    http://www.franceculture.fr/emission-science-publique-les-marchands-de-doute-nous-trompent-ils-deliberement-2012–03-30

    Réponse
  166. Sam

    @ Gode­froy,

    j’ai beau cher­cher, mon petit para­graphe concer­nant le Pr. Cour­tillot et Total me semble très clair. Il est vrai qu’il ren­ferme en une seule phrase plu­sieurs arguments.

    Je me fous pas mal de savoir ce qu’ont été ces éphé­mères « camps du cli­mat ». J’ai du moins autre chose à faire. Tu n’as qu’à nous dire.

    J’ai pris la peine de citer, tra­duire et sour­cer des pro­pos publiés par le RBF mais tu ne trouves pas mieux à répondre ?

    Si tu veux bien expri­mer de véri­tables argu­ments, clairs, abor­dant le fond, on peut échan­ger un moment. Mais si tu t’en tiens à balan­cer des liens vers des per­sonnes citant des per­sonnes qui évoquent vague­ment des polé­miques, alors déso­lé mais, comme disaient autre­fois les bou­seux de par chez nous (quand les étés étaient chauds et quand les plantes pous­saient encore au prin­temps) : y a pas mar­qué « La Poste ».

    Le pro­blème avec ce pro­cé­dé, c’est que tu me forces à choi­sir entre me taire et lais­ser se mul­ti­plier les pubs pour des spé­cia­listes de la calom­nie, ou bien faire moi-même tout le bou­lot, quitte à y pas­ser bien plus de temps que ma vie pri­vée et pro­fes­sion­nelle me le permettent.

    J’a­vais bien ri en trou­vant tes deux liens vers Green­peace truc­chose et Exxon­se­crets dot truc, spé­cia­listes, pour le second de la calom­nie et du sour­çage nul ou pure­ment auto­ré­fé­ren­tiel ; pour le pre­mier, de la pro­pa­gande pseu­do-scien­ti­fique et du lob­bying onu­sien gras­se­ment sub­ven­tion­né (on lui doit en par­ti­cu­lier la bourde magis­trale du GIEC au sujet de la fonte inté­grale et immi­nente des gla­ciers de l’Himalaya).

    Mais Syl­vestre Huet et Nao­mi Oreske, vrai­ment, j’ai adoré…

    Je crois connaître pas mal la pen­sée du type qui tient « l’ex­cellent blog » que tu indiques, Syl­vestre Huet, vu qu’il est l’au­teur du fumeux L’im­pos­teur, c’est lui : Réponse à Claude Allègre et que j’ai pris la peine d’a­che­ter et de lire ce tor­chon comme le bou­quin (mal et vite écrit, mais glo­ba­le­ment fon­dé) qu’il accuse. En deux mots, ce type sup­po­sé être un jour­na­liste scien­ti­fique ne com­prend tout sim­ple­ment pas que la recherche de la véri­té scien­ti­fique suit une démarche inverse de celle du por­tage de révé­la­tions reli­gieuses. Il n’y a rien de sur­pre­nant à ce qu’il joue les caisses de réso­nance quand les char­la­tans les plus célèbres du GIEC s’en­tendent avec lui (voir les mails du CRU de 2009) pour orches­trer une cam­pagne média­tique visant à deman­der qu’on fasse taire C. Allègre (ne nous fais pas l’in­sulte, stp, de me par­ler de sa per­sonne à lui pour toute éven­tuelle réponse).

    La thèse de Nao­mi Oreske (2004, non peer-reviewée que je sache) est un modèle de char­la­ta­nisme qui a déjà été démon­té par les quatre bouts. Voir notam­ment Pei­ser, Bray, Schulte — je peux moi aus­si balan­cer des noms et des inti­tu­lés de polé­miques indé­fi­nis­sables, ça coûte pas cher mais ça n’aide pas les autres). Et si tu prends toi aus­si la peine de lire les liens que les autres t’in­diquent, je te pro­pose de te réga­ler avec celui-ci (21 pages denses en anglais) : 

    http://​www​.gar​nau​tre​view​.org​.au/​u​p​d​a​t​e​-​2​0​1​1​/​c​o​m​m​i​s​s​i​o​n​e​d​-​w​o​r​k​/​a​n​t​h​r​o​p​o​g​e​n​i​c​-​c​l​i​m​a​t​e​-​c​h​a​n​g​e​-​e​x​p​e​r​t​-​c​r​e​d​i​b​i​l​i​t​y​.​pdf

    Pour expli­quer en quelques mots la trou­vaille majeure de cette valeu­reuse chas­seuse de « néga­tio­nistes du cli­mat » (sick), on aurait avan­tage à faire un paral­lèle avec un sujet un peu plus com­pré­hen­sible par tous : au hasard, le 11 sep­tembre. L’ap­proche sui­vie par Nao­mi Oreske revien­drait à ceci :

    1) cher­cher, dans le résu­mé des pro­pos qu’ont tenu les invi­tés des émis­sions de radio à grande ou moyenne audience, le terme « 11 septembre » ;

    2) comp­ter le nombre de per­sonnes qui, par­mi ces inter­ve­nants, ont affir­mé que les atten­tats du 11 sep­tembre 2011 n’ont pas eu lieu.

    3) Comp­ter le nombre de per­sonnes qui, tou­jours par­mi ces inter­ve­nants, ont pré­ten­du que M. Bush fils en per­sonne a com­mis lui-même les atten­tats en question.

    4) Consta­ter qu’il n’y en a pas un seul, dans les deux cas.

    5) En déduire que tous les spé­cia­listes des matières per­ti­nentes sou­tiennent la thèse selon laquelle un cer­tain Ous­sa­ma Ben Laden a com­man­di­té les­dits atten­tats avant d’al­ler voir son pote feu Sad­dam Hus­sein pour lui four­guer 40 tonnes d’an­trax fabri­quées en Corée du Nord et 100 têtes nucléaires pro­duites et gra­cieu­se­ment offertes par l’Iran.

    6) En conclure éga­le­ment qu’au­cun spé­cia­liste ne remet en ques­tion le « consen­sus » sou­te­nant la thèse offi­cielle tralala.

    7) En conclure qu’à l’é­vi­dence les conspi­ra­tion­nistes sont déci­dé­ment déter­mi­nés à en pas­ser par toutes les machi­na­tions pour pro­pa­ger leurs contre-vérités.

    8) En conclure qu’il est de son devoir d’é­crire un bou­quin et de par­cou­rir les mass-média de la pla­nète pour faire entendre sa voix dis­cor­dante par­mi les flots de men­songes évo­qués en 7). Et qu’a­près tout, si ça fait ren­trer du pognon, ça ne fera que rétri­buer ce cou­ra­geux travail.

    Une telle bas­sesse se passe de com­men­taires. Mais encore faut-il, une fois de plus, en pas­ser par un mini­mum de com­pré­hen­sion du sujet de fond pour expli­quer le sens de ce genre de tra­vail. En tous cas, cette madame Oreske, dans cette tri­bune libre, a magni­fi­que­ment démon­tré qu’elle n’a de scien­ti­fique que le titre.

    Réponse
  167. J.C

    @ Sam,

    Mer­ci pour ces infos intéressantes.

    J’ai ren­con­tré deux scien­ti­fiques, un géo­logue je crois, qui étu­diait la couche ter­restre et qui me disait à l’é­poque que les chan­ge­ments de cli­mat avaient pro­ba­ble­ment eu peu à voir avec l’ac­ti­vi­té humaine.

    Un autre m’a dit, il y a quelque temps, que les pôles magné­tiques avaient ten­dance à se rap­pro­cher de l’é­qua­teur et qu’il ne savait pas clai­re­ment les effets que cela pou­vait avoir sur nous, direc­te­ment ou indirectement.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  168. Sam

    @ J.C

    j’ai le sen­ti­ment que la « com­mu­nau­té » des géo­logues est celle qui compte le plus gros pour­cen­tage de cli­ma­tos­cep­tiques. On dirait qu’ils ont du mal à prendre au sérieux l’i­dée qu’on puisse se faire appe­ler cli­ma­to­logue alors qu’on n’a pas de connais­sances en géo­lo­gie, ce qui est le cas de pas mal de monde dans ce cirque.

    En tous cas, ils ont sou­vent des argu­ments ori­gi­naux com­pa­rés à ceux des autres. Et ça vaut bien sou­vent le détour.

    S’il fal­lait ne conseiller qu’un livre sur ce sujet, j’au­rais du mal car, même si j’ai mes pré­fé­rences, ils se com­plètent sou­vent les uns les autres. Mais des 25 bou­quins cli­ma­tos­cep­tiques que j’ai dû lire, mon coup de cœur va clai­re­ment à celui, inti­tu­lé Hea­ven and Earth de Ian Pli­mer, un géo­logue (aus­tra­lien).

    Je dirais en même temps qu’il ne faut pas lire que celui-là, car il y a trop de volets qu’il n’a­borde pas ou pas assez en détail (au hasard, je ne crois pas me sou­ve­nir qu’il aborde la déli­rante his­toire de la crosse de hockey), mais qu’il faut vrai­ment le lire car c’est une mine, qui vous donne un regard vrai­ment inat­ten­du sur l’u­ni­vers qui nous entoure (y com­pris les hommes, d’ailleurs, mais je pense tout par­ti­cu­liè­re­ment aux riches pas­sages sur l’eau). Un beau livre, avec ça. Par contre, c’est en anglais, et je sup­pose qu’il n’a tou­jours pas été tra­duit en fran­çais (si j’a­vais le temps, je m’y col­le­rais bien, tiens.)

    Inutile de pré­ci­ser que son auteur s’est far­ci des tas de cri­tiques méchantes de la part des chiens de garde, avec tout l’at­ti­rail de la calom­nie. Y com­pris les accu­sa­tions de dis­tordre déli­bé­ré­ment la science… Les amou­reux du débun­king de sur­face en trois clics — genre un tour sur Wiki­pé­dia et puis s’en va — pour­ront comme tou­jours se faire plaisir.

    Mais ceux qui iront lire à la source, après s’être far­ci quelques uns de ces mis­sels de la messe cli­ma­tique, qui chantent tous le même refrain ultra-sim­pliste, com­pren­dront vite que les ser­vi­teurs de l’in­qui­si­tion ne lui arrivent pas à la che­ville. Un indice en par­ti­cu­lier : son bou­quin compte 3 000 réfé­rences (ren­vois), presque toutes étant des publi­ca­tions scientifiques.

    Fra­ter­nel­le­ment,

    Sam

    Réponse
  169. Sam

    Un site qui a réuni et pré­sente de manière syn­thé­tique les résul­tats de plus de 100 études visant à com­pa­rer, quan­ti­ta­ti­ve­ment ou qua­li­ta­ti­ve­ment, les tem­pé­ra­tures de l’Op­ti­mum Medié­val à celles d’aujourd’hui :

    http://​www​.co2s​cience​.org/​d​a​t​a​/​m​w​p​/​m​w​p​p​.​php

    Voir notam­ment ces deux résul­tats de synthèse :

    http://​www​.co2s​cience​.org/​d​a​t​a​/​m​w​p​/​q​u​a​n​t​i​t​a​t​i​v​e​.​php

    http://​www​.co2s​cience​.org/​d​a​t​a​/​m​w​p​/​q​u​a​l​i​t​a​t​i​v​e​.​php

    Une carte détaille les posi­tions étu­diées (marche avec Java).

    Réponse
  170. Furax

    Encore un débat où le thème est mul­ti­fac­to­riel, et où cha­cun jette son dévo­lu sur celui qu’il affec­tionne et dénigre celui qu’il na pas choisi.

    Sor­tons de ce sché­ma où l’on passe notre temps à vou­loir résoudre les désac­cords, et non les pro­blèmes. À croire que nous sommes pro­gram­més pour pro­gram­mer, ou plu­tôt que les pro­pa­gandes réus­sissent à nous faire polé­mi­quer pour nous rendre stériles.

    1) Le cli­mat n’a pas besoin des humains pour chan­ger, il a chan­gé, il change et conti­nue­ra de chan­ger, même sans l’humain.

    2) Nous sommes una­nimes sur le fait que par ses acti­vi­tés — mais sur­tout par sa démo­gra­phie —, l’hu­main cause du tort à la matrice de toute vie.

    3) Il faut arrê­ter de dis­cu­tailler en se pas­sant sans cesse la patate chaude, plus on attend, plus le mal gran­dit, et plus ce sera grave.

    4) Si nous avons le pou­voir de faire du tort à notre terre, c’est que nous avons aus­si le poten­tiel pour lui faire du bien. Alors même si c’est au détri­ment d’une espèce vivante — l’hu­main —, il ne faut pas hési­ter, car l’in­verse sera de toute façon néfaste pour l’hu­main, et en plus violant.

    Réponse
  171. Sam

    @ Furax,

    je ne suis pas d’ac­cord, mais alors pas du tout, avec cet espèce d’ap­pel au consen­sus que tu viens d’ex­pri­mer, et je conti­nue­rai de contri­buer à com­battre tous les obscurantismes.

    La recherche d’un consen­sus est sans doute une excel­lente chose quand il s’a­git de faire adop­ter une posi­tion poli­tique à une assem­blée, mais c’est une catas­trophe quand il s’a­git de tran­cher au sujet de faits qui doivent pou­voir se vérifier.

    Je comp­tais jus­te­ment pos­ter, dans les jours qui viennent, un mes­sage inti­tu­lé « la grande arnaque du consen­sus », pour expli­quer pour­quoi la réfé­rence à cette espèce d’au­to­ri­té morale d’au­tant plus col­lec­tive qu’elle est confuse, loin de sou­te­nir la thèse alar­miste domi­nante en matière de cli­mat, est au contraire le signe le plus écla­tant – et la preuve acces­sible à tous – qu’il n’y a jus­te­ment pas de preuve pour fon­der cet empi­lage d’é­non­cés hys­té­riques et qu’il s’a­git donc d’une reli­gion et non d’une science.

    Tu dis que cha­cun dénigre les thèmes qu’il n’a pas choi­sis, mais ta ten­ta­tive de syn­thèse sup­po­sé­ment consen­suelle revient à déni­grer celui que j’ai introduit.

    Tu dis que cha­cun jette son dévo­lu sur le thème qu’il affec­tionne, mais ta syn­thèse part du prin­cipe que ma démarche ouvre au mieux une petite paren­thèse si elle ne nous sort pas du sujet. Or je ne me contente pas du tout de dire qu’il n’y a pas de pro­blème avec le cli­mat. Du moins pas ceux qu’in­diquent la messe. Car on rigo­le­ra bien moins, dans deux décen­nies, quand le Soleil sera reve­nu à un stade d’hi­ber­na­tion au moins com­pa­rable à celui qu’il a connu du temps de Napo­léon – si tu per­mets qu’on « pinaille », cher Furax, per­mets-moi de rap­pe­ler, par exemple, qu’entre l’Op­ti­mum médié­val dont on par­lait et le pré­sent il se pro­dui­sit aus­si un « petit âge gla­ciaire » qui a déci­mé la moi­tié de la popu­la­tion en Grande-Bre­tagne – ça, c’est du concret… même, d’ailleurs, pour les néo-mal­thu­siens (sui­vez mon regard) qui s’a­britent der­rière un dra­peau vert et vouent un culte ridi­cule à une Terre qui n’a évi­dem­ment pas besoin d’être sau­vée par les hommes…

    Ma démarche vise aus­si et sur­tout : 1. à sen­si­bi­li­ser les autres, notam­ment les « non scien­ti­fiques » pour les inci­ter à apprendre à dis­tin­guer un dogme d’une théo­rie scien­ti­fique ; 2. à aler­ter les gens au sujet d’une race de « fas­cisme » (je dirais plu­tôt d’une idéo­lo­gie en œuvre, autre­ment dit un mou­ve­ment tota­li­taire) qui n’est plus seule­ment devant nous et dont les obs­cu­ran­tismes gau­chistes du type même dont il est ques­tion sur ce fil sont l’un des prin­ci­paux vec­teurs de pro­mo­tion. Si tu n’as pas lu atten­ti­ve­ment ou bien pas com­pris mes pro­pos pré­cé­dents, j’es­père que cette fois les points seront assez bien esquis­sés au-des­sus des i.

    La même incom­pré­hen­sion te fait conclure que je cherche à résoudre des désac­cords et pas des pro­blèmes. Inutile d’é­la­bo­rer, ce qui pré­cède suf­fit pour répondre sur ce point.

    Pour éveiller la curio­si­té des gens de bonne volon­té, il est donc évident que cha­cune des allé­ga­tions rela­tives à des faits scien­ti­fi­que­ment véri­fiables doivent être défi­nies de manière claire et précise.

    Et pour­vu qu’on le fasse, si on veut bien s’ar­rê­ter une seconde sur nos propres dif­fé­rends, on consta­te­ra que nous sommes ici en total désac­cord… sur la défi­ni­tion des problèmes.

    Ton point 1) est bien sym­pa­thique, mais per­mets-moi de rap­pe­ler que nous ne sommes pas en train de dis­cu­ter du sexe des anges.

    Les affir­ma­tions déli­rantes du GIEC sont d’ores et déjà ensei­gnées à nos gosses, elles sont relayés par toutes aca­dé­mies et par tous les par­tis, et sont déjà sui­vies de la mise en œuvre (en pleine crise capi­ta­liste aiguë) d’o­rien­ta­tions socioé­co­no­miques sui­ci­daires, impli­quant entre autres des cen­taines de mil­liards d’in­ves­tis­se­ments sur trente ans. Ou encore que, tou­jours pen­dant que les gau­chistes et autres bons­hommes verts se paluchent avec leurs belles inten­tions et leurs impro­bables syn­thèses, il y a des gens qui crèvent sous les bombes de l’empire qui, lui, conti­nue de faire main basse sur tout le pétrole de la pla­nète. Per­mets-moi donc aus­si de rap­pe­ler qu’entre ce délire et l’af­fir­ma­tion selon laquelle le CO2 (a for­tio­ri la part très minime libé­rée par l’ac­ti­vi­té des hommes dans l’at­mo­sphère) n’a stric­te­ment aucun impact sur les tem­pé­ra­tures de la pla­nète, il y a un monde et aucun com­pro­mis possible.

    2) Beurk. Non, nous ne sommes pas una­nimes à culti­ver une telle vision du monde et de l’homme. En tous cas, ça sera sans moi.

    Tout est faux dans cette posi­tion néo-mal­thu­sienne New-age se pré­ten­dant éco­lo­giste. Mais pour le com­prendre, encore faut-il prendre la peine de sor­tir des slo­gans et de cher­cher l’in­for­ma­tion de base.

    Les mal­thu­sia­nismes se sont tou­jours plan­tés, toute l’his­toire le démontre.

    En réa­li­té, l’homme n’a jamais autant déci­mé les autres espèces que lorsque sa popu­la­tion et sa pro­duc­ti­vi­té étaient très faibles. Et cela s’est d’ailleurs pro­duit sur­tout quand l’es­pèce humaine a elle-même été en grande par­tie déci­mée, en par­ti­cu­lier par un cli­mat mau­vais. Quant au réchauf­fe­ment cli­ma­tique, au pas­sage, il n’a pas une seule dis­pa­ri­tion d’es­pèce sur la conscience (au contraire, la pla­nète ver­dit et même les ours polaires n’ont jamais été aus­si nom­breux depuis qu’on les recense…) Nous avons déjà ici, en trois courtes phrases, l’i­dée d’un ren­ver­se­ment com­plet par rap­port à ta pro­po­si­tion 2).

    Au point 4), tu émets l’i­dée que, si on peut faire du mal à bonne mère nature, c’est qu’on a aus­si le pou­voir de lui faire du bien. J’ap­pré­cie, au sens où une telle idée semble contraire à celle du dogme en vigueur, qui pose, quand ça l’ar­range, les hommes tan­tôt en êtres sur­puis­sants tan­tôt en êtres impuis­sants. Mais tout le reste de ton mes­sage semble indi­quer que tu ne fais que ren­ver­ser l’ob­jet de la pro­po­si­tion. Sous cou­vert d’é­co­lo­gisme, naturellement.

    Je te rap­pelle, par exemple, qu’on est sur le point de dif­fu­ser mas­si­ve­ment des aéro­sols dans l’at­mo­sphère pour lut­ter contre un réchauf­fe­ment pré­dit par cer­tains des grands prêtres à plus de 5°C en un siècle, plus de 8°C, même, pour cer­tains – pour indi­ca­tion, 8°C de plus, c’est ce que madame Gaïa avait sur la gueule à l’é­poque où même la calotte gla­ciaire antarc­tique n’exis­tait pas (plus).

    Ain­si ta posi­tion de prin­cipe alterne curieu­se­ment entre pas­séisme et exhor­ta­tion à l’ac­ti­visme, tout ça sur fond de confu­sion géné­rale. Voir notam­ment l’a­lerte rouge que tu trans­mets en 3), sans qu’on aie encore la moindre idée, bien sûr, du pro­blème dont tu parles. Excuse-moi d’en­fon­cer encore un peu le clou, sol­dat, mais moi j’ap­pelle ça pro­pa­ger la bonne parole d’un empire qui, sur fond d’illu­sion idéo­lo­gique géné­ra­li­sée, pra­tique la poli­tique du chaud et du froid : les mêmes qui sèment la ter­reur pré­tendent alter­na­ti­ve­ment être les seuls à pou­voir vous apaiser.

    Qu’on ne me traite plus jamais d’écologiste…

    Ton point 4) laisse aus­si entendre assez clai­re­ment que, dans votre vision embru­mée, le pro­blème, c’est tou­jours l’homme, pas les autres espèces. Tu as beau com­men­cer ta phrase en sug­gé­rant que si l’homme peut faire du « mal » à « la nature », ça prouve qu’il peut aus­si lui faire du « bien », tu te contre­dis aus­si sec.

    Ta reli­gion, ne l’as-tu pas encore com­pris, dira tou­jours que tout ce que fait l’homme est mal. C’est même le pos­tu­lat de départ.

    Et en pra­tique, qui attri­bue­ra les bons points sinon des grands prêtres dont tu ne contrô­le­ras évi­dem­ment jamais les pou­voirs, sur­tout si tu es croyant…

    Qui, donc, juge de ce que l’homme fait de bien ou de mal à « la pla­nète » ? Qui arbitre, avec sa morale, entre le « droit à la vie » des châ­tai­gniers et celui des genets ?

    Lis donc un peu Dar­win, par exemple. Tu com­pren­dras vite que toutes les espèces sont à la fois une plaie pour cer­taines autres et une béné­dic­tion pour d’autres.

    Mais l’é­co­lo moyen vit à Paris. Chez nous, au fin fond du trou du cul de l’Ar­dèche, les gens n’au­raient pas idée de blin­der de pes­ti­cides leurs pota­gers mais ils ne se disent pas éco­los. Et d’ailleurs le délire cli­ma­tique, par exemple, par­vient à peine à leurs oreilles — ça, en réa­li­té, ça fait dan­ser essen­tiel­le­ment les militants.

    Par ailleurs, où a‑t-on vu que notre dame Eiwa mai­son avait jamais recon­nu le droit à la vie à qui­conque ? Mais toutes les espèces, toutes, qui y sont appa­rues depuis que ce monde est monde ont fini par dis­pa­raître, c’est la vie.

    Mais ne mélan­geons pas les choses et les échelles — encore une fois, je m’op­pose à l’i­dée selon laquelle l’ac­ti­vi­té et le nombre des hommes seraient cause d’un sac­cage his­to­rique de la nature. Ceci pour la simple rai­son que dans les seuls sous-dos­siers que je connais suf­fi­sam­ment sur le fond je suis for­cé de conclure que c’est faux.

    Le plus impor­tant, jus­te­ment, c’est d’ar­rê­ter de ne pinailler, d’ar­rê­ter de bras­ser des slo­gans et des idées vagues, et de défi­nir un peu clai­re­ment les sup­po­sés pro­blèmes dont on parle, ce qui sup­pose d’ac­cep­ter de détailler.

    Quels sont donc, au juste, Furax, ces graves pro­blèmes éco­lo­giques auquel tu fais référence ?

    Pour être moins cari­ca­tu­ral, car j’exa­gère un peu, les seuls aspects concrets où je vois un pro­blème éco­lo­gique pos­si­ble­ment avé­ré (et non pas une fable conçue sur la base d’une somme d’ob­ser­va­tions par­tielles et de conclu­sions hâtives), comme la dis­pa­ri­tion d’un grand nombre d’a­beilles en pas mal d’en­droits, ou encore la sté­ri­li­sa­tion des sols liée à l’a­gri­cul­ture inten­sive, sont des pro­blèmes qui peuvent se défi­nir clai­re­ment et qui appellent ou qui appel­le­ront assu­ré­ment des réponses pra­ti­cables, pou­vant être mises en œuvre à l’é­che­lon natio­nal quand ce n’est pas local.

    Cela ne signi­fie évi­dem­ment pas qu’elles sup­posent une redis­tri­bu­tion impor­tante des res­sources maté­rielles et finan­cières et du temps de tra­vail. Mais le pro­blème avec l’é­co­lo­gie poli­tique réel­le­ment exis­tante, c’est qu’elle ne fait que vendre de la peur, de l’ur­gence et au final, bien évi­dem­ment, de l’eu­ro­péisme et du mon­dia­lisme pour seul et unique résul­tat un peu tangible.

    Sous pré­texte de pro­mou­voir, en défi­ni­tive, un pro­gramme de redis­tri­bu­tion, on fait ain­si en sorte que cet objec­tif reste tou­jours plus loin­tain (tout chef de par­ti et tout gou­rou savent que les meilleurs pro­grammes sont ceux qui ali­mentent le fond de commerce).

    Pire, à mesure que le déses­poir et l’hys­té­rie se pro­pagent, le dis­cours d’une bonne par­tie de ces bons­hommes verts par­vient de plus en plus mal cacher la haine de l’hu­ma­ni­té qui en com­pose la prémisse.

    La seule chose qui fait qu’on ne le voit pas, c’est que le cynisme atteint dans toutes les autres cha­pelles des niveaux effrayant et que le règne du men­songe secrète tou­jours plus d’a­gi­ta­tion en tous sens, au point que plus per­sonne ne s’y retrouve et que nous sommes chaque fois rap­pe­lés vers une cha­pelle ou une autre.

    Bref : faux éco­los, faux anti­fa, faux com­mu­nistes, faux front de gauche, mon­dia­listes alter ou non, même com­bat pour détruire le peu de sou­ve­rai­ne­té popu­laire qui nous res­tait et pour nous plon­ger dans les ténèbres en ayant le tou­pet de se récla­mer des Lumières.

    Réponse
  172. Merome

    @Sam : déso­lé pas bien le temps pour argu­men­ter, j’ai moi aus­si pas mal de trucs en stock et de recherche per­son­nelle sur le sujet depuis 2005, et mes conclu­sions sont inverses des vôtres.
    Je vous invite à suivre ce topic où l’on en dis­cute depuis un bout de temps avec, je crois, un bon niveau des inter­ve­nants de manière général.

    Le point de vue de Jan­co­vi­ci me semble aus­si tout à fait clair et compréhensible.
    Lire ici et ici
    et plus géné­ra­le­ment ici.

    Ceci dit, je suis bien évi­dem­ment d’ac­cord pour dire qu’il faut abso­lu­ment finan­cer les tra­vaux des scep­tiques. Et je veux bien croire qu’il y a un pro­blème autour de ça : les recherches sur le réchauf­fe­ment ayant ten­dance à être mieux consi­dé­rées que les autres.

    @Ana Sailland :

    Sur le GreenLand=terre verte, il faut peut-être être prendre des pré­cau­tions.

    Réponse
  173. Furax

    Sam, déso­lé que tu prennes pour toi mes remarques, je ne prend le par­ti d’au­cune thèse. C’est juste que je m’a­gace des palabres qui ne font que retar­der les bonnes actions en semant confu­sions et fausses bonnes consciences.

    Si l’on veut réel­le­ment diag­nos­ti­quer dans la pers­pec­tive de vrai­ment agir posi­ti­ve­ment, on pro­cède par éli­mi­na­tion pour remon­ter aux causes des causes, voir à la cause, puis on foca­lise nos efforts sur celles qui sont à notre por­tée. Là, nous rem­plis­sons au maxi­mum la mar­mite, et au vu de la tam­bouille, on touille, et touille toujours.

    Il me semble que l’on prend pour fata­li­té ce qui ne l’est pas, et bizar­re­ment nous déployons nos efforts sur des sujets qui devraient l’être. Nous cher­chons à conduire la pla­nète pour qu’elle aille dans le sens de nos mau­vaises conduites.

    Puisque nous sommes bons qu’à don­ner des chiffres, com­bien la terre peut-elle rai­son­na­ble­ment abri­ter d’être humain ? Notre crois­sance démo­gra­phique est-elle vrai­ment une fata­li­té ? Est-ce une fata­li­té quand c’est l’hu­main qui déplace, éra­di­quer ou fait pro­li­fé­rer des espèces — flore et faune — ? Est-ce une fata­li­té si les séden­taires et les pro­duits font plus de kilo­mètres que les nomades et les autres espèces migrantes ? Est-ce une fata­li­té s’il y a plus de robi­nets à pétrole dans les régions sans pétrole, que de robi­nets d’eau dans les régions sans eau ? Etc.

    Com­ment pou­vons-nous récla­mer le res­pect de l’es­pèce humaine en reven­di­quant la démo­cra­tie, si nous-mêmes nous ne sommes pas capable de res­pec­ter les autres espèces vivantes ?

    Réponse
  174. Sam

    @ Furax,

    tu com­pren­dras pro­ba­ble­ment que je suis très sen­sible à ce que tu dis concer­nant les prio­ri­tés, « la cause des causes » et la néces­si­té de ne pas se dis­per­ser à tous va, si je rap­pelle ici :

    - que j’ai été l’un des pre­miers col­la­bo­ra­teurs du forum d’Étienne, et que durant des années, j’ai été qua­si­ment le seul, par­mi ceux des inter­ve­nants qui y ont été actifs dans la durée, à défendre des « babioles » comme le tirage au sort. Cette rela­tive soli­tude face à d’ir­ré­duc­tibles aris­to­crates fut, je dois bien l’a­vouer, l’une des rai­sons qui m’a fait déser­ter ce forum après quelques années. En paral­lèle, je dois l’a­vouer éga­le­ment, j’ai pris la liber­té de me dis­per­ser plu­sieurs années dans cer­tains enga­ge­ments (à ATTAC puis au M’PEP, sur des dos­siers comme l’UE, la mon­naie, etc. et le cli­mat, donc) ;

    - que nous avons régu­liè­re­ment tra­vaillé, avec Étienne, sur les idées de base dont nous par­lons et dont je suis ravi de voir qu’elles on com­men­cé à trou­ver, peut-être, des mil­liers d’ « adeptes », je veux dire de gens qui y pensent par eux-mêmes. Tiens, je me rap­pelle encore le jour où j’ai fait valoir à Étienne que l’im­por­tant n’est pas tant qui vote la consti­tu­tion que qui a l’i­ni­tia­tive dans sa rédac­tion. Allez, j’ai suf­fi­sam­ment honte de faire ain­si ma pub, alors j’ar­rête là s’a­gis­sant de don­ner des gages de ma bonne foi. Disons que c’é­tait peut-être le moment de dis­si­per un gros malentendu ;

    - qu’en théo­rie et/ou au départ (c’est écrit là haut), on est prié d’é­crire sur le forum pour les réflexions ins­ti­tu­tion­nelles et sur le blog quand il s’a­git plu­tôt d’autres consi­dé­ra­tions. Ici, par exemple, le thème, c’est « les faux antifa ».

    Pour ce qui est de notre échange de mes­sages ci-des­sus, je ne pre­nais pas tes remarques pour moi ; j’ai sim­ple­ment consta­té que tu pro­po­sais une sorte de syn­thèse sup­po­sée, d’a­près toi, tra­duire une pen­sée sur laquelle nous serions una­nimes, et j’ai répon­du : en tous cas, sans moi.

    Je ne veux pas en rajou­ter une grosse couche, je crois avoir expri­mé assez clai­re­ment mes impres­sions sur « l’é­co­lo­gie poli­tique réel­le­ment exis­tante » — celle qui règne déjà, de fait, et même de manière qua­si totale (*), non pas plus tard et sur un papier mais au pré­sent et dans les condi­tions du régime poli­tique en place.

    Mais peut-être aurais-je pu/dû décli­ner aus­si de cette manière : cette idéo­lo­gie déjà bien mise en œuvre est un sub­sti­tut du racisme, pour ne pas dire le nou­veau racisme. Avant, le racisme envers un groupe d’hu­mains avait besoin de se don­ner pour pré­texte la supé­rio­ri­té sup­po­sée des autres groupes d’hu­mains ; à pré­sent, avec « l’é­co­lo­gie réel­le­ment exis­tante », on peut mau­dire publi­que­ment la race humaine dans son inté­gra­li­té (bref, tous des cons sauf moi), et même décla­mer haut et fort son envie qu’elle crève, et non seule­ment il n’y a pas de lois contre ça, non seule­ment ça ne choque per­sonne sur les pla­teaux de télé mais on vous dit ça d’un air tout ce qu’il y a de plus enten­du. Et vas‑y, comme dit l’autre : « aujourd’­hui, nous sommes tous éco­lo­gistes »… exac­te­ment comme tout le monde, d’a­près la pen­sée domi­nante, était anti­sé­mite ou ama­teur d’ex­po­si­tions d’es­claves noirs en cage avant guerre.

    Tu demandes : « com­bien la terre peut-elle rai­son­na­ble­ment abri­ter d’êtres humains ? »
    Fra­ter­nel­le­ment, je réponds : ques­tion bête, réponses bêtes.

    L’ap­proche mal­thu­sienne est stu­pide, elle n’a jamais fait que des pré­dic­tions com­plè­te­ment ratées, et la pre­mière rai­son en est qu’il fige la pro­duc­ti­vi­té dans le temps. Un homme d’il y a 10 ou 50 000 ans avait besoin d’un espace vital gigantesque.

    Mais on perd déjà notre temps en nous dis­per­sant, comme tu dis. Car si notre crois­sance démo­gra­phique était un pro­blème, il y a tout à parier que, dans une socié­té un peu démo­cra­tique, donc un peu éga­li­taire du point de vue des condi­tions maté­rielles comme du point de vue de l’é­man­ci­pa­tion de l’es­prit, on ne se retrou­ve­rait jus­te­ment pas avec une crois­sance démo­gra­phique incontrôlée.

    Dans une socié­té un peu démo­cra­tique, pour com­men­cer, les femmes auraient la liber­té entière de dis­po­ser de leur corps, les obs­cu­ran­tistes et les salauds qui estiment dis­po­ser, via des lois ou non, du corps des autres se feraient plus rares, et par consé­quent les méde­cins avor­teurs n’au­raient à subir aucune inquié­tude et seraient réel­le­ment recon­nus d’u­ti­li­té publique.

    Dans une socié­té plus juste, on peut espé­rer aus­si que les gens ne subli­me­raient pas par la pro­créa­tion, en quelque sorte, comme cer­tains semblent si bien le faire, une vie de merde, dénuée de sens, quitte à sub­sti­tuer tou­jours plus « la ges­tion de votre enfant » (tout se gère, désor­mais) et le gavage des enfants livrés à eux-mêmes à la qua­li­té de vie des enfants et à la pré­sence et l’au­to­ri­té familiale.

    Tu parles de « notre crois­sance démo­gra­phique », mais je te rap­pelle que dans bon nombre de pays d’Eu­rope elle est très faible, et que, pas même sur le papier, toi et moi ne contri­buons à écrire les lois de l’Inde ou des pays d’A­frique sub-saha­rienne. Ou peut-être penses-tu qu’il vau­drait mieux que les cénacles de lob­bies appe­lés « l’O­NU » décident eux-même com­bien d’en­fants peuvent naître cette année au Pakis­tan ? Non, je sup­pose, mais alors pour­quoi ces ques­tions ? Faut-il que je réponde à celle concer­nant le délire des pro­duits qui font des mil­liers de km ? Allez, ça n’est pas sérieux.

    Peut-on encore ajou­ter que l’im­mi­gra­tion incon­trô­lée n’est pas non plus une solu­tion, au regard de la ques­tion qui te pré­oc­cupe, ou encore rap­pe­ler que la consti­tu­tion des Athé­niens ne fai­sait cer­tai­ne­ment pas l’im­passe sur la ques­tion de la démo­gra­phie et régle­men­tait sérieu­se­ment, à cet effet, les condi­tions de paren­té per­met­tant ou non de deve­nir citoyen ?

    « nous ne sommes pas capable de res­pec­ter les autres espèces vivantes »

    Qui ? Quoi ? Com­ment ? Où as-tu vu ça ? Ce genre de sen­tence fait un paquet cadeau d’un tas de choses et ne fait évi­dem­ment pas avan­cer le débat. Allez, tu l’as dit toi-même, arrê­tons de nous dis­per­ser en cou­rant der­rière des symptômes.

    (*) Fau­drait tenir une chro­nique détaillé, car plus c’est gros, plus ça passe. Tu as vu, même la Royal Dutsh Shell, pro­prié­té pétro­li­fère juteuse d’une tête cou­ron­née connue pour être une Bil­der­ber­ger inamo­vible, appelle publi­que­ment à com­battre le réchauf­fe­ment climatique.

    Réponse
  175. Gaudefroy

    @sam

    Parce qu’ils ont com­mis une ou deux erreurs, vous trai­tez l’en­semble des 675 cli­ma­to­logues de charlatans… 
    S’il y a escro­que­rie, pour­quoi aucune nation n’a por­té plainte ? 
    Or 97% d’entre eux sont par­ve­nus à un consen­sus. C’est un fait.

    Je fais plus confiance aux rap­ports d’ONG à comi­té de lec­ture qu’à un rap­port Rocke­fel­ler qui n’a aucune valeur scien­ti­fique ou his­to­rique, puis­qu’il évoque une situa­tion pas­sée et non à venir (comme le mani­feste PNAC). Et quel mépris pour tous les scien­ti­fiques, les revues à comi­té de lec­ture qui super­visent les articles, les assem­blées, la recherche patiente de consen­sus ! Tous-ceux cela mani­pu­lés par Rocke­fel­ler ! L’af­faire Cooney est bien plus pré­cise : noms, docu­ments, carrières.

    Le tra­vail de Green­peace est pré­cis et nomi­na­tif. Si ces accu­sa­tions étaient calom­nieuses, les ins­ti­tuts et les cher­cheurs cités auraient par consé­quent por­té des dizaines de plaintes pour dif­fa­ma­tion. Où sont les procès ?

    Le livre de Nao­mi date de 2010 et visi­ble­ment vous n’en avez rien lu. (votre lien pdf parle de nao­mi 2004) Ce n’est pas un livre de sophisme, il suit l’argent et les car­rières. En cher­chant, elle trouve par exemple que les 2 cli­ma­to-scep­tiques Fre­de­rick Seitz et Fred Sin­ger ont naguère tra­vaillé pour l’industrie du tabac, l’aidant à ins­til­ler le doute quant aux risques mor­tels du taba­gisme. Tous deux ont par­ti­ci­pé à un think tank conser­va­teur de Washing­ton, l’Institut George C. Mar­shall, fon­dé pour pro­mou­voir l’Initiative de défense stra­té­gique de Ronald Rea­gan.

    C’est un fait. Calom­nie ? Procès ?

    Le pro­duc­teur du film  » L’ar­naque du réchauf­fe­ment  » Mar­tin Durkin :

    - pre­mier film  » Contre nature  » charge contre les éco­los frei­nant le déve­lop­pe­ment. 151 plaintes dont 4 confir­més pour mani­pu­la­tion et excuse publique de la chaine

    - deuxième film : « Storm in a D‑Cup » où il explique que les dan­gers des implants sili­co­nés sont éxa­gé­rés et ont meme des ver­tus médicales.

    - troi­sième film :  » Rise anf fall of GM  » Docu­men­taire pro OGM. 17 plaintes

    - der­nier film :  » Bri­tain’s Tril­lion Pound Hor­ror Sto­ry  » film sur la dette natio­nale fai­sant l’é­loge de la réduc­tion publique et du libre mar­ché en pre­nant comme exemple Honk-Kong.

    - L’ar­naque du réchauf­fe­ment a pro­vo­qué 246 plaintes de télé­spec­ta­teurs en 2007 dont un des cli­ma­to­logues du film, Carl Wunsch, disant que ses pro­pos avaient été détour­nés et accu­sant d’être une pro­pa­gande jamais vue depuis la seconde guerre mondiale
    http://en.wikipedia.org/wiki/Martin_Durkin_%28television_director%29

    Quant à l’in­sulte à l’en­contre de syl­vestre Huet, cela montre une fois de plus votre aveu­gle­ment dogmatique.

    @ merome

     » Ceci dit, je suis bien évi­dem­ment d’ac­cord pour dire qu’il faut abso­lu­ment finan­cer les tra­vaux des sceptiques. »

    J’ai cité plus haut 2 liens qui montrent un élé­phant dans une pièce : exxon secrets et les cham­pions toutes caté­go­ries de l’obs­cur­cis­se­ment cli­ma­tique, les frères koch. Liber­ta­riens, une des plus grosses for­tunes au monde, un groupe dans le top ten des plus pol­luants aux USA, un réseau d’in­fluence gigan­tesque appe­lé par déri­sion Koch­to­pus («  ils sont la stan­dard oil de notre temps » Cen­ter for public integrity)

    Il y a eu les révé­la­tions en février der­nier par Le Guardian :

    Des mil­liar­daires ano­nymes ont don­né en se cachant der­rière les trusts para­vents — Donors Trust et the Donors Capi­tal Fund — 118 MILLIONS de dol­lars à plus de 100 groupes char­gés de pro­pa­ger le doute sur le RGA et s’op­po­ser à des mesures environnementales.

    http://​www​.guar​dian​.co​.uk/​e​n​v​i​r​o​n​m​e​n​t​/​2​0​1​3​/​f​e​b​/​1​4​/​f​u​n​d​i​n​g​-​c​l​i​m​a​t​e​-​c​h​a​n​g​e​-​d​e​n​i​a​l​-​t​h​i​n​k​t​a​n​k​s​-​n​e​t​w​ork

    Vous pou­vez lire sur cette page un pdf de 230 pages sur les flux d’argent, de car­rières, les cas­cades d’ins­ti­tuts et de fon­da­tions, ça donne le ver­tige. ça me rap­pelle le monde secret et pro­tu­bé­rant du livre  » l’Europe des lobby »

    http://​des​mog​blog​.com/​2​0​1​2​/​1​0​/​2​3​/​f​a​k​e​r​y​-​2​-​m​o​r​e​-​f​u​n​n​y​-​f​i​n​a​n​c​e​s​-​f​r​e​e​-​tax

    Comme le dit l’ex­cellent jour­na­liste Georges Mont­biot, on est sur une nou­velle fron­tière poli­tique : les cor­po­ra­tions et leurs riches pro­prié­taires, ont, après les révé­la­tions de Green­peace et le pro­cès du tabac, appris à ne pas mon­trer leur main.

    La conver­sa­tion poli­tique est alors domi­née sans que cela se voit par les ultra-riches et leur bru­tal agenda.

    @sam

     » il y a plus urgent que le RGA, il y a les bombes. »

    c’est l’ar­gu­ment tarte à la crème que sort à chaque fois Chom­sky quand on lui parle du 11 sep­tembre : ce pro­blème vous détourne de la lutte etc…

    Réponse
  176. Sam

    @ Gau­de­froy,

    j’ai déjà répon­du que je ne fonde pas mon avis sur des argu­ments d’au­to­ri­té, et moins que jamais lorsque le fond de l’af­faire est un ensemble de faits, ou de faits sup­po­sés, qui peuvent et doivent être véri­fiés scientifiquement.

    Une preuve, ou l’ab­sence de preuve, ça se passe de toute opi­nion, de tout effet de pub, de buzz, de média­ti­sa­tion, de dia­bo­li­sa­tion, de calom­nie, etc.

    Le reste peut éven­tuel­le­ment don­ner du sens, mais seule­ment en par­tant du constat sur le fond. Sinon, tu n’en finis pas de cou­rir et, de toutes manières, dans ce genre de dos­sier, on ne prêche que des convertis.

    Quand je dis que le GIEC, ce sont des char­la­tans, c’est qu’à part le fait que bien des poin­tures l’ont dit, à part le fait qu’on y trouve de jeunes thé­sards para­chu­tés Lead Author pour les remer­cier d’a­voir com­mis des faux du genre de la crosse de hockey de Michael Mann, à part que je connais trop de tra­vaux déran­geants qu’il filtre sys­té­ma­ti­que­ment, je constate tout sim­ple­ment que cette ins­ti­tu­tion tient quan­ti­té d’af­fir­ma­tions qui, au mieux ne sont pas scien­ti­fi­que­ment prou­vées, au pire sont pure­ment men­son­gères. Pour ne prendre qu’un exemple, celle selon laquelle il serait fort pro­bable qu’un réchauf­fe­ment glo­bal entraîne plus de cyclones, affir­ma­tion contre­dite par tous les gens du métier mais pro­duite, il est vrai, par un seul type arrangeant.

    Une ou deux erreurs, le GIEC ? Non, je crois que vrai­ment, tu n’as pas idée.

    Fred Sin­ger est une poin­ture en son domaine, ce qu’il est très facile de véri­fier, même en un clic sur Wiki­pe­dia. Quant au lien entre le tabac et le can­cer, on en attend tou­jours la preuve, étant don­né que si les causes et ori­gines du can­cer étaient éta­blies, ça se sau­rait (tu essaies de suivre l’é­tat de l’art en sciences en t’a­bon­nant à Sciences & Vie ou quoi ?).

    Cela étant, quand on n’a pas soi-même assez de maté­riau pour com­prendre le sujet de fond, on peut et on devrait apprendre à détec­ter un ensemble de symp­tômes qui carac­té­risent une méthode non scientifique.

    « S’il y a escro­que­rie, pour­quoi aucune nation n’a por­té plainte ? »

    Tu connais des nations qui ont « por­té plainte » contre le FMI pour avoir don­né une tri­bune à des théo­ries néo­li­bé­rales pour­tant infir­mées depuis des lustres ?

    Qui te l’au­rait dit, d’ailleurs ? Tu lis les fonds d’ar­ticles cités en liens sur le site du CADTM ?

    Por­té plainte devant quelle juri­dic­tion ? Cela n’a aucun sens en l’occurrence.

    Avant que la Rus­sie ne signe fina­le­ment le pro­to­cole de Kyo­to, son aca­dé­mie, plu­tôt com­po­sé de sola­ristes, qua­li­fiait le dos­sier de nou­velle affaire Lysen­ko (du nom du pote à Sta­line qui a fait envoyer au gou­lag tous les géné­ti­ciens du pays).

    Tu me par­don­ne­ras de ne pas avoir ache­té le bou­quin n de Mme Oreske, je n’ai pas à rou­gir de l’é­tat de ma biblio­thèque, de mes choix de temps libres ou de mes finances, et je n’ai pas pré­ten­du l’a­voir lu. J’ai par contre été véri­fier par moi-même les preuves qu’elle avait com­mis un tra­vail rele­vant au mieux de la char­la­ta­ne­rie carac­té­ri­sée, au pire de la mani­pu­la­tion. Et j’ai cité la source, qui remonte à 2004, et j’ai expli­qué en termes acces­sibles, même si c’est par une para­bole, le sens du tra­vail en ques­tion. Je n’ai évi­dem­ment pas dit que je m’é­tais far­ci tout ce qu’elle avait dit ou écrit par ailleurs.

    Je connais bien l’af­faire des plaintes sus­ci­tées par le film The Great Glo­bal War­ming Swindle. Je viens d’ailleurs de relire le juge­ment de Ofcom, avant-hier.

    Ce qu’il fau­drait déjà pré­ci­ser à nos lec­teurs, c’est que ce genre de plainte est mon­naie cou­rante en Grande-Bre­tagne (et pour la même rai­son qua­si­ment absente en France) du fait qu’ils ont une légis­la­tion stricte anti-pro­pa­gande ou mani­pu­la­tion, notam­ment en matière de docu­men­taires (rai­son pour laquelle le film de Al Gore s’est pris une bran­lée devant un tri­bu­nal, tou­jours en GB, pour la baga­telle de 10 men­songes).

    Inutile de pré­ci­ser que, dans ces « télé­spec­ta­teurs » plai­gnants, il y avait des « gens » comme le GIEC ou l’A­ca­dé­mie royale.

    Un lot de plaintes repro­chait au film sa par­tia­li­té… À savoir de ne pas avoir consa­cré la moi­tié du temps à chan­ter la messe offi­cielle ! Ce à quoi Ofcom a logi­que­ment et heu­reu­se­ment répon­du qu’il était évident, et d’ailleurs clai­re­ment posé dans le film, qu’il s’a­gis­sait de défendre une opi­nion dis­si­dente, et que la messe en ques­tion était déjà ser­vie copieu­se­ment par les mass média.

    Il fau­drait pré­ci­ser, ensuite, que sur autant de plaintes (logi­que­ment atten­dues), une seule a valu de la part de Ofcom une demande de modi­fi­ca­tion pour cause d’in­fi­dé­li­té par­tielle de la pré­sen­ta­tion à sa source sup­po­sée (tiens, ça me rap­pelle le pire des coups bas de l’o­pé­ra­tion Huet VS allègre). Il s’a­gis­sait d’un graphe cen­sé com­pa­rer « la tem­pé­ra­ture » autour de l’an mil à celle qui règne « au pré­sent ». On repro­chait en somme au graphe de ne pas être à jour, de 10 années ou moins. La belle affaire ! Mais que fal­lait-il donc ajou­ter sur la fin ? Des rele­vés de ther­mo­mètre ou des « mesures » par satel­lite ? Sauf qu’en l’an mille, natu­rel­le­ment, on n’a­vait pas ces moyens de mesure. Qu’a pour­tant fait le GIEC en publiant en gros et en pre­mière page la crosse de hockey qui a enva­hi ensuite les publi­ca­tions offi­cielles dans le monde entier ? À part que ce résul­tat est le pro­duit d’ar­te­facts, de plu­sieurs bourdes dont on peine à croire qu’il soit pos­sible d’en com­mettre, il y a qu’on avait gref­fé sur la fin du graphe des rele­vés de ther­mo­mètre alors que le reste était natu­rel­le­ment déri­vé de diverses proxies. Pour cause : si on lais­sait par­ler les mêmes proxies pour les der­nières décen­nies, l’emmerde, c’est qu’on obte­nait un plon­geon des tem­pé­ra­tures… contre­di­sant les ther­mo­mètres (et la preuve que toute la méthode était bonne pour la pou­belle). Vu comme ça, tout de suite, c’est moins gla­mour… Mais Ofcom n’é­tait pas là pour mener cette par­tie d’en­quête, ce n’est pas une aca­dé­mie scientifique.

    Il fau­drait pré­ci­ser, enfin, que le film n’a pas tru­qué les pro­pos de M. Wunsh, mais que ce der­nier a décla­ré n’être pas du tout d’ac­cord avec les posi­tions d’en­semble se déga­geant du film. Ce qui n’a stric­te­ment rien à voir. Le jour où un jour­na­liste de gauche fait un repor­tage gênant sur cer­taines acti­vi­tés cachées, au hasard, de Sar­ko­zy, on ima­gine bien que ce der­nier ne sera pas du tout d’ac­cord avec l’en­semble des conclu­sions du film, et on ima­gine encore mieux que ça ne prou­ve­ra abso­lu­ment pas que les conclu­sions de l’en­quête sont fausses.

    Au fait, Gau­de­froy, tu n’as pas de pro­blème avec la logique élé­men­taire ? Déso­lé, je rigole encore pour la mère Oreske, et j’ai bien du mal à croire qu’une per­sonne qui ne per­çoit pas un « biais métho­do­lo­gique » tel que celui que j’ai évo­qué pour­rait évi­ter de sau­ter à pied joints dans tous les pièges d’un pareil dos­sier, vu le niveau scien­ti­fique où ça vole. Par­lant de ça, j’i­rais bien res­sor­tir mon exem­plaire du bou­quin de Huet ten­tant de démon­ter celui d’Al­lègre, pour te sor­tir une ou eux (autres) illus­tra­tions crous­tillantes de ce que peut être un rai­son­ne­ment illo­gique au pos­sible, mais j’ai la flemme : il est sous une pile dans le fond de ma grange.

    Réponse
  177. Sam

    @ Gau­de­froy, encore,

    j’ai lais­sé de côté le coup du consen­sus (des 97%, dis-tu) car, je l’ai dit, je pré­pare un mes­sage sur cet unique point, dont je tire mani­fes­te­ment des conclu­sions contraires aux tiennes.

    Par contre, j’ai oublié un autre point de ton mes­sage, qui m’a fait presque autant sur­sau­ter : la der­nière phrase, qui m’ins­pire une série de ques­tions visant avant tout à savoir si on habite sur la même planète.

    « La conver­sa­tion poli­tique est alors domi­née sans que cela se voit par les ultra-riches et leur bru­tal agenda. »

    Pre­mière ques­tion : est-ce qu’il ne te semble pas, fran­che­ment, que ça, c’est le constat qu’on peut faire sur tous les dos­siers ?

    Deuxième ques­tion : n’as-tu pas remar­qué qu’il n’y a, sur­tout en France, presque aucun son de cloche cli­ma­tos­cep­tique dans les médias et dans les ins­ti­tu­tions, et que les rares, d’ailleurs, ne sont géné­ra­le­ment pas tenus par les inté­res­sés mais repro­duits, inter­pré­tés, par les agents de l’in­qui­si­tion eux-mêmes ?

    Troi­sième ques­tion : n’as-tu pas remar­qué que le GIEC et ses conclu­sions (sur­tout les résu­més) ne sont pas plus cri­ti­qués par les com­mu­ni­qués des banques, les porte-parole des entre­prises trans­na­tio­nales y com­pris celles qui vendent du pétrole, que ne le sont l’OMC, l’U­nion euro­péenne, la poli­tique israé­lienne ou encore le suf­frage uni­ver­sel ?

    Qua­trième ques­tion : ça t’est arri­vé de faire le paral­lèle et de te poser des ques­tions exis­ten­tielles en consta­tant cette coïn­ci­dence générale ?

    Nan, je dis ça : quand je te lis, j’ai l’im­pres­sion que tu as l’im­pres­sion de faire de la résis­tance… (Du reste, tu ne sembles pas avoir envie de cau­ser des fon­de­ments théo­riques de l’ef­fet de serre ou de l’un ou de l’autre de ces mil­liers d’autres aspects bas­se­ment scien­ti­fiques qu’im­plique le dos­sier, alors disons que je réponds par politesse.).

    Réponse
  178. Sam

    @ Merome, et à Gau­de­froy par la même occasion,

    il n’y a abso­lu­ment rien de sur­pre­nant dans le fait que des riches financent des tra­vaux ayant effet de pro­mou­voir des conclu­sions allant dans le sens qui les inté­resse. Rien de sur­pre­nant, sur­tout aux États-Unis où, ten­dance libé­rale très majo­ri­taire oblige, le mécé­nat est cultu­rel­le­ment recon­nu et valo­ri­sé, et où même le lob­bying au sens le plus cru du terme est par­fai­te­ment légal. Ces­sez donc de jouer ain­si les vierges effa­rou­chées. Sinon, com­ment vou­lez-vous qu’on vous prenne un peu au sérieux, dans le débat poli­tique (sans par­ler de votre niveau de com­pré­hen­sion scien­ti­fique du sujet) ?

    Qu’il y ait du lob­bying, ce n’est pas sur­pre­nant du tout, mais ce qui devrait sur­prendre, c’est la schi­zo­phré­nie ou l’au­tisme sélec­tif des enquê­teurs. Mais en fait, rien de sur­pre­nant là non plus : il ne s’a­git bien sûr que de la ten­dance uni­ver­selle à sur­tout cher­cher à confir­mer le point de vue qu’on a déjà.

    C’est ain­si que les tenants du réchauf­fisme font le buzz autour de réseaux de lob­bying plus ou moins clai­re­ment défi­nis et prou­vés (il y a vrai­ment de tout, et des​mog​blog​.com, en par­ti­cu­lier, est du genre à se fier à n’im­porte quel ragot) mais ne parlent jamais, ne voient jamais, ne veulent jamais voir que le lob­bying, y com­pris celui impli­quant le sec­teur du pétrole, est tout aus­si actif, sinon plus, et tout aus­si ancien, s’a­gis­sant de pro­mou­voir l’a­lar­misme climatique.

    J’ai évo­qué et cité l’ac­tion dont la fon­da­tion de Rocke­fel­ler (notoi­re­ment magnat du pétrole, entre autres) se vante elle-même. Au sujet du sérieux de la source, Gau­de­froy et ses sou­cis appa­rents avec la logique trop basique ont bizar­re­ment trans­po­sé ici un rai­son­ne­ment qui s’ap­plique, vrai­sem­bla­ble­ment à tout sauf aux actions reven­di­quées. Merome, sauf erreur, n’a pas mani­fes­té la moindre réac­tion sur ce point.

    J’ai poin­té la per­sonne et le par­cours incroyables de Mau­rice Strong (magnat du pétrole, entre autres). Gau­de­froy, par­lant de « tête de turc » dans sa réponse, ne semble pas du tout avoir com­pris le niveau des res­pon­sa­bi­li­tés on ne peut plus offi­cielles de l’in­té­res­sé. Je répète qu’offi­ciel­le­ment, en un mot, on lui doit la direc­tion de la démarche qui a conduit à fon­der le gros des ins­tances « vertes » de l’O­NU, et la rédac­tion des trai­tés et autres chartes asso­ciées. Tout ça est très facile à vérifier.

    Gau­de­froy adore Green­peace, ou du moins il lui accorde un grand sérieux (au point de confondre ses tra­vaux avec des publi­ca­tions scien­ti­fiques, confu­sion qui pose un réel pro­blème), mais il n’a sans doute jamais enten­du par­ler du fait que cette énorme ONG est elle-même arro­sée par un tas d’a­gents que pas mal d’entre nous qua­li­fie­raient aisé­ment de dou­teux voire de nui­sibles. Sans par­ler de cher­cher à véri­fier par lui-même ces infor­ma­tions, ce qui est pour­tant en bonne par­tie un jeu d’en­fant. Tiens, en 5 secondes, et ça c’est pas un ragot mais une réponse à une obli­ga­tion légale d’information :

    http://www.rbf.org/grant/10866/greenpeace-fund‑3

    Green­peace Fund
    $150,000 for 2 years
    For its efforts to edu­cate cur­rent and future poli­cy­ma­kers about glo­bal warming.
    Pro­gram : Sus­tai­nable Development
    Award Date : 06/14/2007

    (NdS : il n’y a pas d’ar­chi­vage des listes de dons effec­tués avant 2003).

    Liste com­plète des finan­ce­ments accor­dés par le RBF, depuis 2003, en lien avec le cli­mat (500 dons) :

    …

    Tenez, allez donc voir encore ça :

    http://www.brisbanetimes.com.au/queensland/greenpeace-confirms-rockefeller-link-as-palmer-faces-legal-action-20120321–1vj15.html

    Le WWF a été finan­cé depuis le départ (1961), puis durant 40 ans, par la Royal Dutsh Shell. Il a éga­le­ment reçu le sou­tien finan­cier de BP :

    http://​nofrak​king​con​sen​sus​.com/​2​0​1​2​/​0​4​/​1​1​/​t​h​e​-​w​w​f​s​-​v​a​s​t​-​p​o​o​l​-​o​f​-​o​i​l​-​m​o​n​ey/

    Au pas­sage, l’au­teur de cet article (et de ce blog) a com­mis assez récem­ment un livre qui décor­tique par de nom­breux exemples les mani­pu­la­tions internes au GIEC et notam­ment le fait que le GIEC embauche et pro­meut des char­la­tans à tour de bras.

    Pour un petit aper­çu, on pour­ra aus­si lire ici, tra­duit en fran­çais, le pre­mier com­men­taire qu’elle a fait à l’oc­ca­sion de la fuite de l’a­vant-der­nière ver­sion du der­nier rap­port du GIEC : http://​www​.sky​fall​.fr/​?​p​=​1​1​6​3​&​c​p​=​a​l​l​#​c​o​m​m​e​nts

    Mais les idées reçues ont la vie dure, et les rai­son­ne­ments les plus sim­plistes conti­nuent d’être rabâchés.

    Ain­si, dans l’ar­ticle (glo­ba­le­ment pathé­tique) de Oli­vier Ber­ruyer que tu m’in­vites à lire, Merome :

    « Car oui, de nom­breux acteurs puis­sants (pétro­liers, élec­tri­ciens, indus­triels lourds, poli­ti­ciens…) ont un très fort inté­rêt s’opposer à la lutte contre le réchauf­fe­ment, qui oblige à revoir notre mode de consommation. »

    Degré zéro de la pen­sée poli­tique. Dans ce monde oui-oui, ce que font les agents est égal à ce qu’ils disent, et les pétro­liers US ne sont en concur­rence avec les mar­chands de char­bon aus­tra­lien, et la raré­fac­tion des sources fos­siles d’éner­gie conduit à faire bais­ser les rentes de ces gens là… Dans ce monde doré, ni la notion de ter­reur (cli­ma­tique ou autre) ni tous ces méca­nismes tota­li­taires si bien décor­ti­qués par Ardent et Orwell n’ont le moindre rôle, et quand tous les par­tis disent quelque chose, c’est que c’est vrai. Bonne nuit les bisounours.

    Il y a du lob­bying des deux côtés, je disais. Main­te­nant, il y a une pre­mière nuance à sai­sir : qu’il y ait des inté­rêts et du lob­bying ne signi­fie pas du tout, en soi, que tra­vaux sou­te­nus ne sont pas sérieux. Cela signi­fie sim­ple­ment que leurs conclu­sions arrangent ceux qui financent.

    Je dois par­ler chi­nois. J’ai dit que je refu­sais de dis­cu­ter de ces consi­dé­ra­tions à n’en plus finir quand elles sont prises dans le vide, sans consi­dé­rer la ques­tion scien­ti­fique.

    J’ai rap­pe­lé ce prin­cipe évident et incon­tes­table : la science est affaire de preuve, et la preuve ou l’ab­sence de preuve se passent de toute opi­nion et de tout lobbying.

    Mais encore une fois, vous me for­cez à reve­nir sur un ter­rain poli­tique par­fai­te­ment décon­nec­té de la ques­tion scien­ti­fique, sans faire vous-mêmes le tra­vail inverse — quand on n’a, comme seul argu­ment de fond, que la mul­ti­pli­ca­tion de liens vers des sites d’au­teurs archi média­ti­sés qui ne font que répé­ter la messe, c’est qu’on n’a sans doute rien appris vu qu’on n’a aucune idée de l’in­ten­si­té et du sérieux des contra­dic­tions, encore moins la capa­ci­té d’ar­gu­men­ter soi-même, sans par­ler d’ap­prendre à apprendre.

    L’ar­ticle de l’é­co­no­miste Oli­vier Ber­ruyer illustre magni­fi­que­ment cette pen­sée cli­ma­tique zéro. Sans cacher qu’il n’est aucu­ne­ment spé­cia­liste du sujet, il croit pou­voir tirer des conclu­sions très radi­cales au sujet des moti­va­tions des cli­ma­tos­cep­tiques par­lant sur les blogs, mais tout son rai­son­ne­ment et tout ce qui oriente la sélec­ti­vi­té pas dis­crète de ses sources découle de la pré­misse, qu’il admet sans aucune cri­tique, selon laquelle il n’exis­te­rait (encore) aucune contra­dic­tion sérieuse aux thèses défen­dues par le GIEC. Pré­misse qu’il ne risque pas d’a­voir pu véri­fier un tant soit peu par lui-même…

    Je cite :

    Extrait de la page qui-suis-je : « Quelques mots sur l’auteur… Diplô­mé de l’Institut de Science Finan­cière et d’Assurances et de l’EM-Lyon, pari­sien, je suis membre du Conseil d’administration de l’Institut des Actuaires, qui repré­sente cette pro­fes­sion de réfé­rence en termes de ges­tion du risque dans la finance et l’assurance. »

    Extrait de la page de « don­nées » que tu indiques :

    « (…)Quand cela vient de scien­ti­fiques che­vron­nés (mais non spé­cia­listes du cli­mat), passe encore. Mais je trouve fas­ci­nant que des per­sonnes non titu­laires de thèses de cli­ma­to­lo­gie arrivent à pen­ser qu’elles ont rai­son contre la vaste majo­ri­té de la com­mu­nau­té scien­ti­fique — je tire mon cha­peau à leur égo. Je pré­cise d’ailleurs que je ne suis moi-même en rien spé­cia­liste, j’ai réa­li­sé cette petite enquête en pur ama­teur, en cher­chant des don­nées sources, mais en vali­dant les résul­tats avec les rap­ports du GIEC. »

    (NdS : ce pauvre bougre n’a même pas com­pris que la cli­ma­to­lo­gie est com­po­sée d’un très grand nombre de matières et qu’il n’existe donc rien de tel qu’un expert sup­po­sé faire auto­ri­té en matière de cli­ma­to­lo­gie en géné­ral. Pour la même rai­son, les gens qui sont assez plu­ri­dis­ci­pli­naires dans ladite branche font géné­ra­le­ment de piètres sta­tis­ti­ciens, des phy­si­ciens moyens, de mau­vais géo­logues, etc.)

    « Je pré­cise que tout le monde à évi­dem­ment le droit de pen­ser ce qu’il veut sur ce sujet.

    Je com­plète en disant qu’il est INDISPENSABLE que des scien­ti­fiques remettent en cause les évi­dences, testent des hypo­thèses ou des scé­na­rios alter­na­tifs et non conven­tion­nels, etc. Bref, il ne doit pas y avoir de pen­sée unique dans la com­mu­nau­té scien­ti­fique, c’est comme cela qu’elle a tou­jours su faire pro­gres­ser les savoirs de l’Humanité. Il ne s’agit nul­le­ment de défendre un dogme intou­chable — qui sait, les conclu­sions chan­ge­ront-elles peut-être un jour… Mais nul­le­ment pour l’instant, en l’état actuel des connais­sances scien­ti­fiques. »

    Bra­vo !!!!!

    Rien de sur­pre­nant, par­tant de là, qu’il en vienne, sans même le voir, à condam­ner en pra­tique tout cli­ma­to-scep­ti­cisme… sous cou­vert de lui accor­der un droit d’ex­pres­sion sacré, d’ailleurs essen­tiel pour l’a­van­cée de la science.

    On retrouve exac­te­ment le biais fon­da­men­tal que j’ai poin­té dans l’a­na­lyse qu’a­vait com­mise le juriste M. Tro­per au sujet de la loi Gays­sot (voir le lien indi­qué dans mon mes­sage 154 ci-des­sus) : puisque toute thèse que nous qua­li­fions nous-mêmes de néga­tion­niste est fausse, cela prouve que les inten­tions des néga­tion­nistes sont for­cé­ment inavouables ; elles visent for­cé­ment, en réa­li­té, à pro­mou­voir des orga­ni­sa­tions poli­tiques (d’ex­trême droite) dont le but réel est de ren­ver­ser la Répu­blique… et notez d’ailleurs que, donc, sous cou­vert de défendre la liber­té d’ex­pres­sion (la sienne), le néga­tion­niste menace en réa­li­té la liber­té d’ex­pres­sion ! (Pour ceux qui doutent de cette manière de tra­duire, je vous conjure d’al­ler lire l’a­na­lyse en ques­tion depuis le milieu de la page 1252, au moins jusque vers la fin de la page suivante.)

    Autre­ment dit encore, ce débal­lage d’incompréhensions qu’est l’ar­ticle de Oli­vier Ber­ruyer et l’é­tat d’es­prit aveugle d’in­qui­si­tion qui en découle sont tout à fait com­pa­rables à ce qu’on trouve dans les pseu­do-ana­lyses et pseu­do-enquêtes des faux anti­fa au sujet de cer­taines « liai­sons dan­ge­reuses » entre des gens dont ils ne com­prennent géné­ra­le­ment pas du tout la pen­sée. Ceci d’au­tant moins qu’ils ont des a prio­ri com­plè­te­ment faux au sujet du sens de cer­tains mots clé.

    Encore une fois, tout ce délire de la chasse aux cli­ma­tos­cep­tiques découle entiè­re­ment de l’i­dée selon laquelle il n’exis­te­rait aucune contra­dic­tion sérieuse aux conclu­sions sou­te­nues par le GIEC.

    Un a prio­ri com­plè­te­ment faux, mais pour en juger, il n’y a pas d’autre solu­tion que d’ou­vrir soi-même la boite de Pan­dore et de suivre les démons­tra­tions ou ten­ta­tives de démons­tra­tion scientifiques.

    Je ne vou­drais pas finir sans noter que l’ar­ticle de Ber­ruyer reprend à sa manière un argu­ment rele­vant, je crois, de l’a­vant-garde de la chien­ne­rie de garde… :

    « (…) vous pen­sez que le GIEC se trompe, et avez la preuve que l’Homme n’est pour rien dans le réchauf­fe­ment ? Mais aucun sou­ci : SURTOUT ne m’écrivez pas, mais rédi­gez un bel article en anglais, et pro­po­sez-le à Science ou Nature (dont la publi­ca­tion prou­ve­ra un mini­mum de sérieux dans l’hypothèse, mais ne prou­ve­ra évi­dem­ment en rien sa véri­té…), et les cli­ma­to­logues vous répon­dront — sans doute fas­ci­nés par votre théo­rie révo­lu­tion­naire. Ain­si, dans son pro­chain rap­port, le GIEC pour­ra tres­ser des lau­riers au nou­veau Dar­win que vous êtes, et zou, en route vers le prix Nobel ! »

    Pas­sons sur l’in­té­rêt que Ber­ruyer accorde à l’é­go. Pas­sons même sur l’ar­gu­ment sous-jacent, par­fai­te­ment faux, selon lequel les publi­ca­tions scien­ti­fiques appor­tant de franches contra­dic­tion aux théo­ries du GIEC sont rares (sauf qu’il y a un monde entre prou­ver le « contraire glo­bal » d’une pro­po­si­tion invé­ri­fiable et pro­duire une preuve infir­mant un bout, une impli­ca­tion, d’une théo­rie aus­si vaste dans ses impli­ca­tions que confuse dans ses fon­de­ments).

    Un argu­ment de plus en plus en vogue chez les réchauf­fistes, et à mon sens encore plus abo­mi­nable, consiste à dire que la théo­rie du cli­mat façon GIEC relève de la vraie science car elle, elle se publie dans les véri­tables revues scien­ti­fiques, et même qu’elle sou­haite vrai­ment de la franche contra­dic­tion car c’est ain­si que la science avance… mais que c’est jus­te­ment les cli­ma­tos­cep­tiques qui ne jouent pas le jeu, la preuve : ils publient (sur­tout) sur inter­net, sans média­tion ni « comi­té de lecture ».

    Sauf qu’une revue telle que Nature, pour n’en citer qu’une, comme toute ins­ti­tu­tion, est sujette à des fai­blesses bien « humaines »… et cen­sure fina­le­ment à tour de bras d’un côté et pro­meut volon­tiers, en fer­mant les yeux, les thèses les plus alarmistes.

    Quand on parle d’un dés­équi­libre patent des finan­ce­ments de la recherche, quand on parle des voies de garage pro­mises à ceux qui ne cherchent pas « du bon côté », il faut évi­dem­ment com­prendre que ces contraintes touchent tout le cir­cuit, en pas­sant par les revues « relues par les pairs », mais même les médias ou encore les aca­dé­mies et ins­ti­tuts publics.

    Quand des dizaines de scien­ti­fiques, incluant des pontes, signent des péti­tions pour dénon­cer la direc­tion de la NASA ou de telle ou telle agence car elle pro­clame des conclu­sions contraire à l’a­vis de son propre per­son­nel et ce sans le consul­ter, qui en entend par­ler ? Quand l’A­ca­dé­mie des sciences, en France, en Grande-Bre­tagne, en Bel­gique, etc. répète elle-même la messe du GIEC, qui parle des inter­ven­tions cli­ma­tos­cep­tiques faites au sein de ces cénacles ?

    Ce qui est le plus grave, c’est bien cette allé­ga­tion selon laquelle les scep­tiques — leur « camp » (vision sim­pliste qui n’a jus­te­ment cours que « du bon côté du manche », tout un symp­tôme)— ne publient qu’en dehors du cir­cuit scientifique. 

    Parce que cela a sur­tout pour effet de faire croire que la théo­rie du GIEC est scien­ti­fi­que­ment fon­dée, c.à.d. prou­vée, ce qu’elle n’est pré­ci­sé­ment pas.

    Mais dans cette affaire, pour cette même rai­son, il y a qu’on a tota­le­ment inver­sé la charge de la preuve. C’est comme avec la pro­pa­gande de guerre, le 11 sep­tembre ver­sion offi­cielle, etc. : ce n’est pas à ceux qui sou­tiennent le dis­cours offi­ciel d’ap­por­ter des preuves, c’est aux dissidents…

    Réponse
  179. Merome

    @Sam : beau­coup de bla­bla pour peu de réponses. Je ne sais tou­jours pas si tu contestes le chan­ge­ment cli­ma­tique ou juste son ori­gine anthropique ?

    Qu’on puisse trou­ver des bre­bis galeuses dans le GIEC, je n’en doute pas une seconde. Que cer­tains soient finan­cés ou proches de pétro­liers, pour­quoi pas. Mais il faut alors expli­quer si le réchauf­fe­ment obser­vé est faux et sur quoi on se base pour le dire, et s’il est effec­tif, expli­quer en quoi on peut exclure la res­pon­sa­bi­li­té de l’Homme là-dedans.

    Et puis ques­tion sub­si­diaire : à qui pro­fite le crime ? Toute lutte sérieuse contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique pas­sant par une dimi­nu­tion dras­tique de nos consom­ma­tions, j’ai­me­rais com­prendre qui aurait inté­rêt à inven­ter ce réchauf­fe­ment et pourquoi ?

    Réponse
  180. Sam

    @ Merome,

    « beau­coup de bla­bla pour peu de réponses. »

    Mer­ci, c’est encou­ra­geant. J’au­rais peut-être mieux fait de dor­mir deux heures de plus cette nuit. 😉

    Mes petits pro­blèmes mis à part, je com­prends bien que, lorsque tu poses des ques­tions directes, appe­lant de sur­croît à répondre soit par oui soit par par non, tu me pro­poses d’y appor­ter des réponses directes. Seule­ment, j’es­pé­rais que mes bla­blas t’ai­de­raient à com­prendre que les ques­tions que tu poses pour­raient bien n’a­voir aucun sens et que, si c’é­tait le cas, elles appel­le­raient tout sauf des réponses directes (moins poli­ment, la seule réponse directe que je puisse te don­ner, c’est : « ques­tion bête, réponse bête »).

    « si tu contestes le chan­ge­ment climatique (…) »

    La for­mule n’a rigou­reu­se­ment aucun sens, du moins elle est on ne peut plus floue, et tu le sais d’ailleurs très bien : le cli­mat est par nature et par défi­ni­tion chan­geant. Fai­sons remar­quer tout de même, si tu me le per­mets, qu’on retrouve cette for­mule débile à lon­gueur de pages dans les rap­ports d’un tas d’ins­ti­tu­tions publiques et privées.

    Quant à ta prose à toi, soyons hon­nête et reve­nons-en à la ques­tion de départ :

    « nies-tu le réchauf­fe­ment glo­bal ou son ori­gine anthropique ? »

    Avec la meilleure volon­té du monde, je ne peux pas répondre direc­te­ment à cette question.

    Déjà, tu pro­poses deux réponses pos­sibles et oppo­sées, comme si cette dicho­to­mie était évi­dente. Or je ne suis même pas d’ac­cord là-des­sus… Qu’est-ce que tu veux que je te dise ?

    Il y a ici au moins deux ou trois gros malentendus.

    1) Le pre­mier mal­en­ten­du, énorme, ren­voie à une mécon­nais­sance de l’é­tat géné­ral des connais­sances scien­ti­fiques sur ce dos­sier ou, pire encore, à une incom­pré­hen­sion fon­da­men­tale concer­nant la manière dont la science fonctionne.

    Je te répète, donc, que la conjec­ture de l’ef­fet de serre atmo­sphé­rique n’est pas éta­blie : on en attend tou­jours les preuves.

    L’im­pli­ca­tion directe de cet état de fait est que je n’ai pas à répondre à l’ac­cu­sa­tion de NIER éven­tuel­le­ment une chose qui, jus­qu’à preuve du contraire, n’existe pas. D’un point de vue scien­ti­fique, une chose jamais prou­vée est fausse, tan­dis qu’une chose prou­vée n’est vraie que jus­qu’à preuve du contraire.

    Bref, je ne nie rien du tout, ce qui ne signi­fie évi­dem­ment pas que j’ac­corde du cré­dit à la « théo­rie » pro­mue par le GIEC. Tu me soup­çonnes de nier ; je demande sim­ple­ment de voir la preuve. Main­te­nant, comme elle n’a tou­jours pas été pro­duite, depuis des décen­nies que ce mou­ve­ment nous ter­ro­rise, je nie effec­ti­ve­ment… l’in­té­rêt de conti­nuer à finan­cer le GIEC (pour res­ter poli).

    2) Le second mal­en­ten­du, autour de ta ques­tion, est lié au fait qu’il y a toutes les chances que l’ef­fet de serre selon Merome et l’ef­fet de serre selon le GIEC (concept déjà sché­ma­tique) n’aient rien à voir l’un avec l’autre.

    Il existe un monde entre la défi­ni­tion soi-disant vul­ga­ri­sée de l’ef­fet de serre qu’on donne au bon peuple et celle qui est réel­le­ment consi­dé­rée dans les modèles employés dans le cadre du GIEC.

    Tu nous as sug­gé­ré de lire l’ex­po­sé de Jan­co­vi­ci. Je sup­pose donc qu’il te convient. Or sans aller loin du tout (le reste de son expo­sé est iden­tique à la ver­sion « pour les nuls » qui traîne de par­tout), il y a que l’ex­pli­ca­tion qu’il donne de la simple serre de jar­din est déjà fausse : on sait en effet depuis envi­ron un siècle déjà (expé­rience de Woods) que l’aug­men­ta­tion de tem­pé­ra­ture dans la serre de jar­din vient uni­que­ment du blo­cage de la convec­tion. Non seule­ment la part pré­su­mée d’o­ri­gine radia­tive est indé­tec­table dans la réa­li­té, mais même, si on rem­place la vitre par­tiel­le­ment opaque aux infra-rouges (IR) par une vitre par­fai­te­ment trans­pa­rente (y com­pris aux IR) la tem­pé­ra­ture dans la serre augmente…

    Cette expé­rience a été repro­duite plu­sieurs fois avec suc­cès et il y a que que ce simple « para­doxe » n’a jamais été contre­dit dans la lit­té­ra­ture de phy­sique. Et de fait, si tu tapes déjà un peu « plus haut » que chez l’in­gé­nieur conseil Jan­co­vi­ci, les spé­cia­listes que tu trou­ve­ras te prie­ront d’oublier tota­le­ment l’a­na­lo­gie avec la serre de jar­din quand tu es sup­po­sé par­ler d’ef­fet de serre atmo­sphé­rique ».

    Ce qui ne règle rien. Car arri­vé à ce stade, tu constates déjà que des défi­ni­tions, il en existe une mul­ti­tude de dif­fé­rentes, par­fois contra­dic­toires… et que les seules qui sont citées direc­te­ment (par réfé­rence) par le GIEC embar­rassent bien du monde du côté des sciences fon­da­men­tales : nombre de phy­si­ciens, mathé­ma­ti­ciens ou ther­mo­dy­na­mi­ciens de bon niveau me semblent bien démon­trer qu’elles sont contraires aux lois qui consti­tuent le socle de toute la physique.

    Et puis on t’ex­plique qu’en fait, tout ça est vir­tuel au niveau du sol car, même si ça marche plu­tôt bien dans la tran­quille stra­to­sphère, la tro­po­sphère est tur­bu­lente, gou­ver­née par la convec­tion et le trans­port d’énergie latente, mais pas du tout par les trans­ferts radia­tifs : l’ef­fet de serre, s’il existe, est de toutes manières entiè­re­ment satu­ré dans les basses couches de l’atmosphère.

    Donc rien à voir avec l’i­mage ini­tiale de la « cou­ver­ture » : ce serait l’aug­men­ta­tion de l’al­ti­tude à laquelle la « moyenne » de l’éner­gie est rayon­née de l’at­mo­sphère vers l’es­pace qui indui­rait une élé­va­tion de tem­pé­ra­ture au niveau du sol.

    Au fait, Jan­co­vi­ci dit :

    - d’a­bord : « les « gaz à effet de serre » (…) jouent pour notre pla­nète exac­te­ment le même rôle que les vitres de la serre (…) ces gaz n’empêchent pas la lumière du soleil d’ar­ri­ver jus­qu’à nous (ils sont très trans­pa­rents au rayon­ne­ment solaire), mais empêchent le rayon­ne­ment infra­rouge émis par le sol de repar­tir vers l’es­pace. Ils font ain­si office de « cou­vercle » en rete­nant pri­son­nière, en quelque sorte, l’éner­gie – donc une tem­pé­ra­ture éle­vée – près du sol. Cepen­dant, l’a­na­lo­gie avec la serre ne vaut que pour la par­tie « opa­ci­té aux infra­rouges » : les gaz à effet de serre n’empêchent pas phy­si­que­ment le dépla­ce­ment de l’air ! »… Joli confusionnisme…

    - … et ensuite : « Le dan­ger qui est dési­gné par le terme « effet de serre » cor­res­pond à un abus de lan­gage. Il faut lui pré­fé­rer le terme de « réchauf­fe­ment cli­ma­tique », ou mieux encore de « chan­ge­ment cli­ma­tique ». »… Fichtre.

    On nous rap­pelle ensuite, tou­jours un peu « plus haut », que les gaz ne réflé­chissent pas la lumière. Ils peuvent, selon les gaz et les condi­tions, en absor­ber (celle qui monte) et en réémettre (dans tous les direc­tions, sous enten­du moi­tié vers le haut).

    Là, tu trouves des « contro­verses » de phy­si­ciens à n’en plus dor­mir la nuit…

    À part ça, un pro­blème de base de la pré­ci­sion sus­dite est qu’elle fait sau­ter direct le faux argu­ment selon lequel l’ef­fet des « gaz à effet de serre » serait per­cep­tible (et même facile à véri­fier) vu que les soirs et les nuits sont douces quand le ciel est cou­vert alors qu’ils sont froids quand le ciel est déga­gé : manque de bol, ça prouve seule­ment que l’ef­fet de serre existe pour les nuages et, plus lar­ge­ment, pour la par­tie de l’eau conte­nue dans l’at­mo­sphère sous forme liquide ou solide. Quant au CO2 ou au méthane, on ne risque pas de les trou­ver à l’é­tat liquide dans l’atmosphère.

    Chez Lind­zen, tu apprends que l’ef­fet de serre, ça n’a encore rien à voir car il faut sépa­rer com­plè­te­ment deux zones, l’une plu­tôt radia­tive et l’autre plu­tôt convec­tive, et il fau­drait rai­son­ner, en somme, avec une cir­cu­la­tion convec­tive courbe, entre une zone tro­pi­cale et une zone d’é­mis­sion majo­ri­tai­re­ment aux pôles, etc.

    Mais déjà ces consi­dé­ra­tions n’existent plus pour le GIEC (dont Lind­zen s’est bar­ré depuis longtemps).

    Le GIEC, on s’en doute, est bien en peine, par contre, de quan­ti­fier l’ef­fet en question.

    Il a, lui, des contor­sions en tous genres pour recou­rir à un effet soi-disant démul­ti­pli­ca­teur impli­quant l’eau. Notam­ment des hypo­thèses gros­sières quant au trans­port d’éner­gie latente sur une par­tie du cycle de l’eau dans l’at­mo­sphère, ou encore la néces­si­té d’in­tro­duire des dis­con­ti­nui­tés non phy­siques en surface.

    Mais toutes ces spé­cu­la­tions sont démon­tées sans cesse par les obser­va­tions et les recons­ti­tu­tions. En somme, les plus « rai­son­nables » ou les plus « diplo­mates » des spé­cia­listes (notam­ment phy­si­ciens et géo­logues) pla­fonnent l’ef­fet d’un dou­ble­ment du taux de CO2 atmo­sphé­rique à 0,5°C – 1,2°C.

    Sur quoi il fau­drait reprendre le dos­sier des émis­sions de CO2 elles-mêmes. Là encore, on repré­sente très mal l’é­tat des connais­sances. On sait par exemple, sans qu’il y ait de contro­verse sur ce point, que les océans absor­be­ront tou­jours 1 000 fois plus de CO2 que l’at­mo­sphère, et que d’emblée, seuls 3⁄5 du CO2 émis dans l’an­née ne se retrouve pas dans l’atmosphère.

    Mais il y a des études depuis long­temps cen­su­rées qui sont bien plus opti­mistes encore, et qui concluent que les niveaux actuels de CO2 dont on parle ont été atteints et dépas­sés cou­ram­ment même dans les décen­nies et siècles pas­sés, et que les méthodes de recons­ti­tu­tion via les carottes gla­ciaires ne sont pas du tout fiables quantitativement.

    Ou des Ian Pli­mer pour rap­pe­ler que l’im­mense par­tie des vol­cans est sous-marine, et d’ailleurs non loca­li­sés et que leurs émis­sions ne sont abso­lu­ment pas mesu­rées. Etc.

    Mais même, sans aller jusque-là, il y a des hypo­thèses de base qui sont de plus en plus contro­ver­sées : les 33°C (15°C – (-18°C)) d’é­lé­va­tion de tem­pé­ra­ture natu­rel­le­ment impu­tés à l’ef­fet de serre seraient plu­tôt 130°C voire plus selon les mathématiciens…

    … Là-des­sus, des phy­si­ciens démontrent, en com­pa­rant 8 pla­nètes ou satel­lites de pla­nètes du sys­tème solaire, que la « tem­pé­ra­ture moyenne de sur­face » ne dépend abso­lu­ment pas de la quan­ti­té de « gaz à effet de serre » conte­nu dans l’at­mo­sphère mais ne pro­vient (outre la com­po­sante de corps gris, qui dépend évi­dem­ment de l’in­so­la­tion et de l’al­bé­do, donc poten­tiel­le­ment des nuages), que de la com­pres­sion due sim­ple­ment à la masse de l’atmosphère…

    Il existe même une théo­rie très sédui­sante de l’ef­fet de serre atmo­sphé­rique (un hon­grois éjec­té de la NASA) selon laquelle, en somme, l’ef­fet en ques­tion existe sur le papier mais est invé­ri­fiable pour la bonne rai­son qu’il est annu­lé par des fac­teurs natu­rels (le tout en adé­qua­tion avec le second prin­cipe de la thermodynamique).

    Etc. Au demeu­rant, il est vrai­sem­blable que ça n’en fini­ra jamais. On pour­rait bien avoir affaire à un phé­no­mène phy­si­que­ment cohé­rent mais inobservable…

    Consé­quence de ce bor­del : à part que ça sent la « secte » (plus t’es ini­tié, plus ça pue), la chose ne semble évi­dente que pour les plus igno­rants, qui jouent les caisses de réso­nance pour une fausse science éta­blie par le coup de force (notam­ment l’ef­fet d’en­traî­ne­ment pro­vo­qué par la rumeur déjà très ancienne du fameux consen­sus), des gens de bonne volon­té qui n’i­ma­ginent pas un ins­tant l’in­ten­si­té des « contro­verses » entre phy­si­ciens de haut vol au sujet du pre­mier fon­de­ment de la « théo­rie » en question.

    Reste que de preuves, on n’en a pas.

    Et que, faut-il le rap­pe­ler, on a par ailleurs un fais­ceau d’ob­ser­va­tions en sens contraire.

    3) Le troi­sième gros mal­en­ten­du ren­voie à l’ab­sence de défi­ni­tion scien­ti­fique de la for­mule « le réchauf­fe­ment global ».

    a) Manque de sens phy­sique, à plu­sieurs égards.

    b) Et même pas mal de gros pro­blèmes de mesure.

    Je m’en suis déjà expli­qué en par­tie. Mais pour l’oc­ca­sion j’a­joute quelques remarques à ce sujet.

    Un pos­tu­lat impli­cite de toute cette affaire est que le cli­mat est ponc­tuel­le­ment voi­sin d’un équi­libre glo­bal. Or c’est une vue de l’es­prit, ce que tout spé­cia­liste sait, et ses consé­quences sont poten­tiel­le­ment énormes. En d’autres termes, ce qui appa­raît selon cer­taines conven­tions de mesures comme un « réchauf­fe­ment glo­bal » peut très bien sur­ve­nir sans que ni le soleil ni le cos­mos ni l’ac­ti­vi­té humaine ne soient en cause au même instant.

    Ce qui nous ren­voie en par­ti­cu­lier à la ques­tion de savoir en quoi on foca­lise sur les tem­pé­ra­tures de la basse atmo­sphère. On com­prend à la rigueur que ça a un inté­rêt pour don­ner une idée de l’impact direct sur notre habi­tat, celui des autres ani­maux et des plantes, même si ça reste très vague (ne par­lons pas de leur seuil de 2°C ni dans le com­ment ni dans le pour­quoi), mais le pro­blème c’est qu’on ne sait pas grand chose de bien des para­mètres qui sont à l’é­vi­dence plus déter­mi­nants. Ain­si on donne l’im­pres­sion de maî­tri­ser celui-ci alors que c’est com­plè­te­ment faux.

    c) Pro­blème de temporalité.

    N’im­porte quel spé­cia­liste sait que la Terre est dans une période par­ti­cu­liè­re­ment froide (les quatre cin­quièmes de sa vie, elle a été plus chaude) et même qu’elle s’est glo­ba­le­ment refroi­die depuis 8 000 ans. La moindre des choses, quand on accuse cer­tains de « nier le chan­ge­ment cli­ma­tique », c’est de savoir soi-même un peu quel est l’é­tat natu­rel des choses, la « réfé­rence ». Du reste, je l’ai dit, d’a­près toutes les mesures ou presque et selon les conven­tions « usuelles » (sauf selon les proxies de cer­tain membres de l’é­quipe de hockey, proxies selon les­quelles la tem­pé­ra­ture des der­nières décen­nies a plon­gé…), il s’est pro­duit un « réchauf­fe­ment glo­bal » durant le XXe siècle. À la bonne heure, vu qu’il s’en pro­duit tous les mille ans par les temps qui courent. Et d’ailleurs, il s’est fait pour moi­tié AVANT la seconde guerre mondiale.

    On sait aus­si, par exemple, qu’ « en moyenne » les gla­ciers fondent de nou­veau depuis le milieu du XIXe siècle, mais que cela n’est pas expli­qué par la théo­rie domi­nante. Je fais plu­tôt très confiance aux mesures rela­tives aux gla­ciers, mais pas beau­coup, on l’au­ra com­pris, à celles de la « tem­pé­ra­ture moyenne de surface ».

    Un phé­no­mène peut être « glo­bal » (mon­dial) tout en mon­trant des effets déca­lés d’un siècle dans le temps selon les endroits. D’ailleurs, l’an­tarc­tique se refroi­dit (à part sa péninsule).

    Un phé­no­mène glo­bal qui a des effets locaux entiè­re­ment dif­fé­rents, c’est gênant, ne serait-ce que pour l’ob­ser­ver… Quand je regarde la courbe de tem­pé­ra­ture du Bour­get (sor­tie des même don­nées qu’en­tend mono­po­li­ser le CRU), je suis bien for­cé de consta­ter ce qui saute aux yeux :

    - la moyenne annuelle de tem­pé­ra­ture enre­gis­trée lors du El Nino de 1998 est le second « record »… après celle enre­gis­trée en 1770, qui la dépasse de 0,2°C… (12,5°C contre 12,7°C).

    - La moyenne annuelle de tem­pé­ra­ture, tou­jours, a varié durant tout ce temps de 4,5°C puis­qu’elle est des­cen­due jus­qu’à 8,2°C (en 1879). Faut-il dire que, si on n’a­vait pas la mon­dia­li­sa­tion de la com’, on aurait pu nous faire brû­ler toutes les sor­cières pour bien moins que ça avec une reli­gion de ce genre.

    - Elle a cou­ram­ment varié de 2 ou même 2,5°C, à la hausse ou à la baisse, en deux ou trois ans seule­ment. Même commentaire.

    - Je parle bien de la moyenne annuelle de la tem­pé­ra­ture rele­vée. Si on fait la moyenne sur un mois, on peut car­ré­ment ajou­ter 25°C à l’am­pli­tude de ces varia­tions de tem­pé­ra­ture. Ne par­lons pas de tem­pé­ra­ture rele­vée encore bien plus ponc­tuel­le­ment, qui pas­se­rait de nuits d’hi­ver au ciel déga­gé à des débuts d’a­près-midi de cagnard de milieu d’é­té. Mais nous sommes som­més de croire que nous allons dézin­guer des mil­lions d’es­pèce avec quelques dixièmes de degrés (et quelques degrés qui relèvent de la pure spé­cu­la­tion assis­tée par ordinateur).

    - Constat iden­tique pour la tem­pé­ra­ture rele­vée à Ber­lin (à 10 ans de déca­lage, met­tons, on s’en tape).

    - Constat iden­tique à De Bilt, au détail près que les deux périodes record citées s’in­versent (0,2°C d’é­cart dans l’autre sens).

    Allez, va, j’ar­rête là, ça ira déjà pas mal. Des fois que tu consi­dères encore ça, Merome, comme un bla­bla visant à ne pas répondre…

    Alors, pour syn­thé­ti­ser et répondre à ta ques­tion, Merome :

    - s’a­gis­sant de « chan­ge­ment cli­ma­tique » et autre réchauf­fe­ment « glo­bal », je ne peux ni recon­naître ni nier une chose qui reste à peu près tota­le­ment indéfinie ;

    - s’a­gis­sant de l’o­ri­gine anthro­pique, je ne peux ni recon­naître ni nier une chose qui n’existe pas.

    Jus­qu’à nou­vel ordre, tou­jours, ce n’est pas à moi de prou­ver que les hommes modi­fient ou ne modi­fient pas le cli­mat, c’est à ceux qui affirment qu’il le fait d’en appor­ter la preuve, et mon rôle à moi, au mieux, est de contri­buer à sen­si­bi­li­ser les citoyens afin qu’il exigent qu’on apporte les preuves en ques­tion ou qu’on arrête cette mascarade.

    Ceci étant bien pré­ci­sé, et si tu fais enfin l’ef­fort d’y réflé­chir de manière cri­tique, tu consta­te­ras peut-être, Merome, qu’au GIEC aucun des experts, indi­vi­duel­le­ment, n’en­tend avoir appor­té ou iden­ti­fié la preuve en question.

    Et qu’on ne lui demande d’ailleurs pas.

    De même, tu consta­te­ras que les seuls qui croient ou qui affirment que la chose est belle et bien prou­vée sont les émis­saires poli­tiques en tous genres, du porte-parole de la mai­son mère aux rec­teurs d’a­ca­dé­mie en pas­sant par les réac-chef des jour­naux scien­ti­fiques. Les aca­dé­mies des sciences natio­nales, elles, ont beau « jouer le jeu » (ça fait un paquet d’emplois à défendre, de recherches en cours et d’as­su­rance d’en avoir tou­jours plus, pour long­temps), les « pairs » qui les com­posent ne sont pas cons au point de pen­ser qu’il s’a­git d’une preuve. Il se contentent donc de cette curieuse com­bi­nai­son d’as­ser­tions à moi­tié pas défi­nies et encore moins vérifiables.

    Tu pour­ras même consta­ter que les sta­tuts du GIEC n’ont jamais deman­dé d’ap­por­ter cette preuve. Suf­fit de lire : l’exis­tence d’un chan­ge­ment cli­ma­tique d’o­ri­gine humaine est pos­tu­lée d’emblée et affir­mée dans les­dits sta­tuts, et il est seule­ment deman­dé de cher­cher à en éva­luer les effets, d’une part, et les pos­si­bi­li­tés d’a­dap­ta­tion ou de miti­ga­tion, d’autre part.

    Réponse
  181. Sam

    Au fait, Merome, tu te moques un peu quand tu dis que je ne réponds pas (188) : dans ton dou­blet de mes­sage pré­cé­dent (185−186), tu avais pon­du seule­ment trois lignes ; à part la vilaine ques­tion, ce sont deux liens que tu indiques à la volée, en me deman­dant ce que j’en pense ; j’a­vais répon­du (187) à cette ques­tion là.

    Réponse
  182. Sam

    @ Merome,

    ta ques­tion subsidiaire :

    « à qui pro­fite le crime ? Toute lutte sérieuse contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique pas­sant par une dimi­nu­tion dras­tique de nos consom­ma­tions, j’ai­me­rais com­prendre qui aurait inté­rêt à inven­ter ce réchauf­fe­ment et pourquoi ? »

    Si tu as lu atten­ti­ve­ment mes « bla­blas », tu devrais déjà com­men­cer à pré­voir mes réponses à ces questions.

    Plus lar­ge­ment, tu devrais sérieu­se­ment consi­dé­rer une vieille méca­nique glo­bale qu’on appelle la dialectique.

    Tra­duit en termes vul­gaires et pro­je­té sur le gou­rou lamb­da fai­sant dan­ser les n adeptes de sa secte, ça donne ça :

    - THÈSE : Inven­ter un pro­blème. N’im­porte lequel, pour­vu, pré­ci­sé­ment, que les adeptes n’aient aucune prise des­sus de manière indé­pen­dante de moi. Idéa­le­ment, donc, choi­sir un pro­blème par­fai­te­ment imaginaire ;

    - ANTITHÈSE : Ima­gi­ner une solu­tion soi-disant mira­cu­leuse à ce pro­blème. Il va sans dire qu’en pra­tique, la solu­tion est sou­vent conçue avant le pro­blème, vu que le but est de four­guer la solution.

    - SYNTHÈSE : Four­guer la solu­tion. Le top du top serait que la fausse solu­tion contri­bue elle-même à entre­te­nir le faux pro­blème… Mais si le pro­blème est pure­ment ima­gi­naire, c’est tout comme.

    Alors…

    Non, jus­te­ment, jus­qu’à preuve un peu sérieuse du contraire, dans le vrai monde, « toute lutte sérieuse contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique » ne passe pas « par une dimi­nu­tion dras­tique de nos consommations ».

    Par contre, le but « objec­tif » (je veux dire le but, consi­dé­rant les choses a pos­te­rio­ri, que l’o­pé­ra­tion ait été déli­bé­rée ou non, plus ou moins concer­tée ou non, etc.) est que cette réa­li­té s’ac­com­plisse dans la tête des gens et que le régime dans son ensemble agisse comme si cette fic­tion était réelle.

    C’est prin­ci­pa­le­ment ce crime-là dont il faut cher­cher à savoir à qui il profite.

    Il faut évi­dem­ment faire des nuances, quand on dit : « faire que le régime dans son ensemble agisse comme si cette fic­tion était réelle ». Par exemple, il est évident que toutes les ins­ti­tu­tions publiques ou presque, y com­pris aux USA, tous les mass médias, les par­tis, et même les mul­ti­na­tio­nales du pétrole, nous chantent la messe cli­ma­tique, mais, chose incroyable au demeu­rant : en dépit de cette una­ni­mi­té qua­si par­faite dans les dis­cours, on peut voir que le résul­tat est qua­si-nul, côté pas­sage à l’acte, dans les som­mets type Copen­hague, et très pro­gres­sif aux plans natio­nal et local.

    L’un des trompe‑l’œil consti­tue jus­te­ment à faire croire que nous on veut mais pas les ricains, etc. Ce qui est une pure illusion.

    Mais il n’y a rien là que d’ha­bi­tuel. Prends l’exemple de l’UE : tous les par­tis, tous les hommes poli­tiques, disent, cha­cun à leur manière, que l’UE telle qu’elle est ne va pas du tout et qu’il faut la chan­ger. Tous (allez, à part des ovnis ultra­li­bé­raux comme Made­lin). Et résul­tat : elle ne change pas du tout, elle s’en­fonce tou­jours plus dans ses impasses.

    La dia­lec­tique, Merome. Le but réel n’est pas à cher­cher dans la solu­tion pré­sen­tée, pas plus que dans le pro­blème auquel elle est sup­po­sée répondre, il est à cher­cher dans le fait de contrô­ler les gens en les enva­his­sant par votre propre création.

    Quel est donc le mobile du crime ? Tout sim­ple­ment prendre ou per­pé­tuer le pou­voir. Ensuite, peu importe la cou­leur de l’i­déo­lo­gie. Peu importe que le pro­blème soit le sio­nisme, le nazisme, le sta­li­nisme, le néo­li­bé­ra­lisme ou le chan­ge­ment cli­ma­tique d’o­ri­gine anthro­pique : si un groupe de gens contrôle le pro­blème ET sa défi­ni­tion, il a déjà toutes les chances de contrô­ler et de refour­guer la solution.

    À ces condi­tions, abso­lu­ment tout, est bon pour faire son beurre. Y com­pris, bien sûr, la pers­pec­tive d’un épui­se­ment immi­nent des res­sources en pétrole, mais ça, c’est évident.

    Nous savons déjà par tant d’exemples com­bien le ren­ver­se­ment du sens des mots est déci­sif. Inutile de dire que j’y vois un énorme fac­teur dans le cas du délire cli­ma­tique. Je vou­lais juste pré­ci­ser qu’à mon avis, ce phé­no­mène est très natu­rel, c’est l’un des nom­breux symp­tômes de la même méca­nique, et que cet aspect de « l’o­pé­ra­tion » n’a sas doute pas tel­le­ment besoin d’être chia­dé au départ.

    Voi­là, c’é­tait une petite leçon de gou­ver­ne­ment totalitaire…

    En tous cas, j’es­père que tu feras autant d’ef­fort pour lire que j’en ai fait pour écrire ces réponses. Sinon je crois que ça ira pour l’interrogatoire…

    Réponse
  183. Sam

    Cette réponse à la ques­tion sub­si­diaire de Merome n’est évi­dem­ment qu’une esquisse d’hy­po­thèse. Cela dit, j’ai été suf­fi­sam­ment trou­blé par la mul­ti­tude de symp­tômes curieux, dans ce dos­sier, pour que ce genre de consi­dé­ra­tions peu ortho­doxes (autour de la notion de « dia­lec­tique » consi­dé­rée d’un point de vue radi­ca­le­ment cynique, autre­ment dit, du point de vue de la démarche tota­li­taire) me paraissent per­ti­nents lors­qu’il s’a­git d’a­bor­der la ques­tion du mobile.

    Une ques­tion spé­ci­fique déci­sive, à mes yeux, est de savoir à quand remonte le ragot déli­bé­ré selon lequel il exis­tait déjà un « consen­sus des scien­ti­fiques » pour sou­te­nir que l’ac­ti­vi­té humaine avait un impact sur le cli­mat. Je dis bien « le ragot déli­bé­ré ». Car :

    - à l’é­poque, il me paraît évident qu’une telle asser­tion était par­fai­te­ment fal­la­cieuse et que le consen­sus en ques­tion n’a­vait été obte­nu qu’au sein de cénacles ni ouverts, ni réel­le­ment bien­veillants ni, sur­tout, scien­ti­fiques, tels le club de Rome ;

    - l’ins­tru­men­ta­li­sa­tion de l’i­dée d’un consen­sus carac­té­rise jus­te­ment une atti­tude tout à fait contraire et hos­tile à la science. J’ai déjà suf­fi­sam­ment expli­qué pour­quoi, même si j’es­père reve­nir plus lar­ge­ment sur les impli­ca­tions d’une telle dynamique.

    Lorsque cette dyna­mique est lan­cée pré­co­ce­ment et qu’elle est le fait d’un mou­ve­ment idéo­lo­gique se consi­dé­rant comme d’a­vant-garde, le fait de ce ragot en soi est d’au­tant plus digne d’intérêt.

    Si l’on exclut le pré­lude pro­pre­ment scien­ti­fique (l’hy­po­thèse des gaz à effet de serre est, bien sûr, net­te­ment plus ancienne et dés­in­té­res­sée), si on foca­lise sur l’ins­tru­men­ta­li­sa­tion idéo­lo­gique du sujet, le pre­mier signal à ma connais­sance remonte à un docu­ment inti­tu­lé The Report from Iron Moun­tain : on the pos­si­bi­li­ty and desi­ra­bi­li­ty of peace.

    Ce « rap­port » ano­nyme, sup­po­sé­ment com­man­di­té par on ne sait quelle agence US en 1961, fut publié en 1967.

    D’a­près son conte­nu, il visait, en somme : 
    1. à éta­blir que les fonc­tions de la guerre sont trop vitales pour le gou­ver­ne­ment pour qu’il puisse s’en passer ; 
    2. à recher­cher un sub­sti­tut idéo­lo­gique et éco­no­mique à la guerre.

    À quoi il répond par plu­sieurs pistes dont la mani­pu­la­tion de l’i­dée d’une pol­lu­tion (notam­ment de l’air) hors de contrôle, quitte d’ailleurs à l’or­ga­ni­ser de fait (sinon, je crois me sou­ve­nir que le texte sug­gère des choses comme la dif­fu­sion de jeux san­gui­naires et des rap­ports bidons sur des menaces extra-ter­restres, ou encore le réta­blis­se­ment de l’esclavage…)

    Ce « rap­port » serait un peu au délire du « chan­ge­ment cli­ma­tique » ce que furent au nazisme les Pro­to­coles des Sages de Sion.

    Curieu­se­ment, un cer­tain John Ken­neth Gal­braith pré­ten­dit authen­ti­fier ce « rap­port » en affir­mant qu’il y avait contri­bué à la demande de gens qui tenaient à le gar­der secret.

    L’ex­pli­ca­tion la plus vrai­sem­blable de cette affaire est la sui­vante : nous sommes dans un contexte où la menace nucléaire est évi­dem­ment per­çue comme un énorme pro­blème, un pro­blème si ter­rible qu’on peut sup­po­ser que même cer­tains esprits « de bonne volon­té mais un peu courts et/ou tor­dus) ont pré­fé­ré, quitte à agir sur le mode cynique, plu­tôt que de conti­nuer à le subir, lui trou­ver un sub­sti­tut… « rai­son­nable » (au sens de qui n’a pas grande foi en la capa­ci­té des hommes de bonne volon­té à contrô­ler le pouvoir).

    Ce que je veux sim­ple­ment dire par là, c’est qu’il n’y a pas besoin d’a­voir beau­coup d’i­ma­gi­na­tion pour sup­po­ser que l’instrumentalisation d’une pareille mine peut appor­ter un sou­tien consi­dé­rable « au gouvernement ».

    Quoi qu’il en soit, avec des évè­ne­ments comme le rap­port du Club de Rome et, rapi­de­ment, des som­mets de « la socié­té civile orga­ni­sée d’en haut… », on allait très vite pou­voir véri­fier que l’é­lan poli­tique avait dépas­sé de loin les cer­ti­tudes scien­ti­fiques dans cette affaire.

    Et c’est là que le ragot d’un soi-disant consen­sus (scien­ti­fique) déjà exis­tant aller jouer son plus grand rôle.

    S’a­gis­sant plus spé­ci­fi­que­ment de l’i­dée d’un réchauf­fe­ment cli­ma­tique glo­bal, je dirais presque qu’il n’y avait qu’un petit pas à sau­ter, jus­te­ment parce que la conjec­ture des gaz à effet de serre non seule­ment avait un fon­de­ment dans la lit­té­ra­ture scien­ti­fique, quand bien même et jus­te­ment parce que la chose n’a­vait jamais pu être éta­blie et que la théo­rie en ques­tion avait été démon­tée. Autre­ment dit, il a suf­fit de consta­ter qu’on tenait la une mine de dia­mant pour gou­rou : un pro­blème à la fois invé­ri­fiable mais une « théo­rie » repo­sant sur pas mal de bribes de bonne science.

    Celui qui a com­pris ça a sans doute com­pris éga­le­ment com­bien le filon était por­teur, s’a­gis­sant notam­ment de déve­lop­per par des coups de force de nou­velles ins­ti­tu­tions inter­na­tio­nales et, à terme, une légis­la­tion propre à bou­le­ver­ser toute l’économie.

    Et bien évi­dem­ment, il aura com­pris que la pre­mière étape devait pré­ci­sé­ment consis­ter à « dis­til­ler (l’i­dée d’) un consen­sus » et à trans­fé­rer aus­si vite que pos­sible le dos­sier dans l’a­rène poli­tique. Je me per­mets de vous sug­gé­rer de lire ou relire, à la pos­sible lumière de cette inter­pré­ta­tion, le début de la cita­tion que j’ai faite du rap­port d’ac­ti­vi­tés du Rocke­fel­ler Bro­ther Fund :

    http://​www​.rbf​.org/​s​i​t​e​s​/​d​e​f​a​u​l​t​/​f​i​l​e​s​/​S​u​s​t​a​i​n​a​b​l​e​D​e​v​e​l​o​p​m​e​n​t​P​r​o​g​r​a​m​R​e​v​i​e​w​.​pdf

    Quelques extraits savou­reux, tra­duits par votre ser­vi­teur (je laisse aux scep­tiques le soin de contrô­ler la traduction) :

    « Le RBF a com­men­cé à attri­buer des finan­ce­ments dans le domaine du chan­ge­ment cli­ma­tique en 1984 »
    (NdS : c’est très tôt au regard de la date de for­ma­tion de l’i­dée du fameux « consensus »).

    (…) La pre­mière phase, qui s’est éten­due de 1984 à 1992, s’est foca­li­sée sur la recherche fon­da­men­tale en sciences et en politique.
    Deux stra­té­gies ont sous-ten­du cette phase de financements :
    1) dis­til­ler le consen­sus sur la science cli­ma­tique et
    2) dépla­cer la dis­cus­sion sur le chan­ge­ment cli­ma­tique de la com­mu­nau­té scien­ti­fique vers l’a­rène politique. »

    (NdS : On peut dif­fi­ci­le­ment mieux expri­mer ce qu’est une entre­prise déli­bé­rée de dévoie­ment de la science.) Et d’ins­tru­men­ta­li­sa­tion, aurais-je du ajouter.__

    « Une bonne par­tie de ce tra­vail pré­coce a impli­qué la réunion d’ex­perts. Le RBF a orga­ni­sé et finan­cé cer­tains des pre­miers mee­tings consa­crés à la ques­tion du réchauf­fe­ment cli­ma­tique. C’est éga­le­ment durant cette période que le Grou­pe­ment Inter­gou­ver­ne­men­tal d’E­tudes sur le Cli­mat (GIEC) de l’O­NU a été créé (…) La consul­ta­tion de la cor­res­pon­dance entre le pré­sident d’a­lors du RBF, Bill Die­tel, et l’é­quipe en charge du pro­gramme indique clai­re­ment que les négo­cia­tions et le trai­té de Rio, ain­si que la créa­tion du GIEC, étaient des aspi­ra­tions spé­ci­fiques du pro­gramme du RBF à l’époque. »

    Réponse
  184. Merome

    Com­ment répondre à ces quatre pavés sans pas­ser pour un cuistre ?

    Par­donne-moi l’ex­pres­sion un peu forte, mais j’ai l’im­pres­sion que tu noies le pois­son. La science est com­plexe, per­sonne n’en a jamais dou­té, et on ne peut pas refaire ici, dans des com­men­taires d’un blog dont ce n’est pas le sujet prin­ci­pal, le débat scien­ti­fique sur le cli­mat depuis plu­sieurs décen­nies. Donc, oui, « chan­ge­ment cli­ma­tique », « effet de serre », « réchauf­fe­ment glo­bal » sont bien impar­faits pour décrire les réa­li­tés scien­ti­fiques sous-jacentes, est-ce qu’on peut en déduire que tous ceux qui les uti­lisent se four­voient et nous mani­pulent ? Bien sûr que non.

    Je n’ar­rive tou­jours pas à savoir ce que tu acceptes ou contestes dans les thèses du GIEC.

    Les mesures de tem­pé­ra­tures sont-elles fausses ?
    La fonte des glaces est-elle fan­tas­mée ou expli­cable par d’autre chose ?
    La dis­pa­ri­tion des espèces ani­males ou végé­tales peut-elle être attri­buée aux chan­ge­ments de tem­pé­ra­ture ? (comme sem­blaient le dire plus de 800 études en 2006)
    Le CO2 influence-t-il le climat ?
    L’homme modi­fie-t-il dans des pro­por­tions consi­dé­rables la concen­tra­tion de CO2 dans l’atmosphère ?

    Tu relèves, à juste titre, ce qui ne cadre pas avec les thèses du GIEC. Mais c’est le fonc­tion­ne­ment même de la science que d’a­van­cer et de recu­ler, de cor­ri­ger le tir au fil des décou­vertes. Il me semble mal­gré tout qu’il y a un fais­ceau de pré­somp­tions qui convergent majo­ri­tai­re­ment vers l’i­dée d’un chan­ge­ment cli­ma­tique accé­lé­ré par l’ac­ti­vi­té humaine. Les cli­ma­to­logues l’ob­servent et le modé­lisent, certes, on peut encore dou­ter de leur bonne foi et consi­dé­rer comme tu le fais à demi mots ou à mots entiers, que c’est une secte. Mais un grand nombre de bio­lo­gistes le confirment par leurs obser­va­tions, des gla­cio­logues, des océa­no­logues, des zoologues…

    Comme dit Tes­tart, et pour faire le lien avec le sujet prin­ci­pal de ce blog, si on tire au sort X assem­blées et qu’elles disent toutes la même chose, on peut consi­dé­rer la chose comme cer­taine. C’est bien ce qui se passe sur la ques­tion du cli­mat, me semble-t-il. Ose­rais-je affir­mer que si on remet en cause (de façon glo­bale) la théo­rie du GIEC, on peut faire une croix sur l’i­dée-même de démo­cra­tie ? J’ose.

    Deux écueils à évi­ter cependant :
    1. prendre les modèles du GIEC pour ce qu’ils ne sont pas. 
    2. s’ar­rê­ter à la par­tie émer­gée de l’i­ce­berg médiatique.

    1. Le GIEC se trompe, c’est une évi­dence, sur des points de détail. La crosse de hockey en est la preuve gros­sière, et je ne doute pas que d’autres bou­lettes de cette taille seront décou­vertes et mon­tées en épingle par les cli­ma­tos­cep­tiques selon le célèbre prin­cipe de la paille et de la poutre. Les rap­ports du GIEC sont une ten­ta­tive de modé­li­sa­tion de la connais­sance scien­ti­fique sur le cli­mat à l’ins­tant de leur publi­ca­tion. Des tra­vaux contra­dic­toires existent, et pour cer­tains sont vrai­sem­bla­ble­ment exacts. Il n’en reste pas moins que l’im­mense majo­ri­té des scien­ti­fiques de tous hori­zon pro­duisent des études qui confirment ou étayent la thèse géné­rale du GIEC. Le jour où une majo­ri­té de scien­ti­fiques diront qu’il n’y a pas de réchauf­fe­ment, et le prou­ve­ront, le GIEC le dira. C’est aus­si simple que ça. À ma connais­sance, il n’y a pas d’in­ter­dic­tion de pen­ser autre­ment que le GIEC, même si cer­tains scien­ti­fiques pri­vés de cré­dits ou de cou­ver­ture média­tique peuvent le res­sen­tir comme tel.

    2. Les médias font énor­mé­ment de tort à la recherche scien­ti­fique en la pré­sen­tant comme une que­relle de clo­cher où tous les camps sont en conflit d’in­té­rêts per­ma­nent. S’il y a sans doute des bagarres entre labos pour obte­nir des cré­dits, ce n’est pas ça qui carac­té­rise le fonc­tion­ne­ment de la science. Les scep­tiques qui pro­duisent des tra­vaux de qua­li­té sont res­pec­tés et leurs études sont inté­grées dans les rap­ports du GIEC.

    Par ailleurs, la vul­ga­ri­sa­tion mal­heu­reuse (genre météo=climat) fout en l’air la per­cep­tion par le com­mun des mor­tels de la réa­li­té climatique.

    Sur « À qui pro­fite le crime ? » je ne vois pas l’ombre d’un début de logique à ce que tu sous-entends. Si je te com­prends bien, les États / indus­triels ins­tru­men­ta­li­se­raient le réchauf­fe­ment pour mieux nous diri­ger vers une solu­tion qu’ils ont dans les cartons ?

    Sauf que les dif­fé­rents som­mets sont des échecs totaux. Que pas une solu­tion ne se pro­file et que de plus en plus de gens com­prennent que la consom­ma­tion est la source du pro­blème. Toutes les solu­tions « réelles » (si l’on consi­dère le pro­blème comme authen­tique bien sûr), passent par plus de démo­cra­tie, plus d’au­to­ges­tion, moins de consom­ma­tion, moins d’es­cla­vage consu­mé­riste… Est-ce que tu vois de ton côté des peuples qui font confiance à leurs élites pour les sau­ver du réchauf­fe­ment cli­ma­tique ? À mon niveau, je constate le contraire. Depuis qu’on parle de cette affaire, les gens et moi le pre­mier, s’or­ga­nisent pour sor­tir des cir­cuits tra­di­tion­nels, pour être indé­pen­dant éner­gé­ti­que­ment, les décrois­sants fleu­rissent… Non, pour moi, ça ne tient pas debout.

    Réponse
  185. Ana Sailland

    @Sam

    Nous avons extrait du sous-sol des quan­ti­tés colos­sales de pétrole et de char­bon, qui dor­maient là depuis des temps immé­mo­riaux, et qui étaient le conden­sat de mil­lions d’an­nées de vie car­bo­née. Et nous avons brû­lé tout ça (avec au pas­sage un déga­ge­ment calo­rique certes faible face au rayon­ne­ment solaire, mais pas for­cé­ment négligeable).
    En d’autres mots, nous avons exhu­mé le car­bone enfoui par un pro­ces­sus natu­rel, qui avait été « confis­qué » à l’atmosphère.

    Pas d’im­pact ?

    Réponse
  186. Sam

    @ Ana,

    que je sache, non : aucun impact, à part qu’on a dimi­nué for­te­ment ces réserves de pétrole, tout en nous accou­tu­mant très for­te­ment à leur usage, et à part que la végé­ta­tion a aug­men­té un peu grâce à cette fer­ti­li­sa­tion qu’on lui offerte.

    @ Merome,

    « Comme dit Tes­tart, et pour faire le lien avec le sujet prin­ci­pal de ce blog, si on tire au sort X assem­blées et qu’elles disent toutes la même chose, on peut consi­dé­rer la chose comme cer­taine. C’est bien ce qui se passe sur la ques­tion du cli­mat, me semble-t-il. Ose­rais-je affir­mer que si on remet en cause (de façon glo­bale) la théo­rie du GIEC, on peut faire une croix sur l’i­dée-même de démo­cra­tie ? J’ose. »

    En écri­vant une énor­mi­té pareille, tu confirmes de manière écla­tante que tu ne com­prends rien à la manière dont la science fonc­tionne. Acces­soi­re­ment, que tu n’as rien lu de mes mes­sages. Je répète (pour les autres) :

    « la véri­té scien­ti­fique suit une démarche inverse de celle du por­tage de révé­la­tions reli­gieuses »

    « Une preuve, ou l’ab­sence de preuve, ça se passe de toute opi­nion (…) »

    « La recherche d’un consen­sus est sans doute une excel­lente chose quand il s’a­git de faire adop­ter une posi­tion poli­tique à une assem­blée, mais c’est une catas­trophe quand il s’a­git de tran­cher au sujet de faits qui doivent pou­voir se véri­fier (scien­ti­fi­que­ment). »

    Consi­dère donc que mes réponses s’a­dres­saient à d’autres, et qu’elles visent à les aider à se pré­mu­nir contre une pro­pa­gande dont tu est visi­ble­ment bien imbi­bé. Tu récites des dis­cours dont je suis déso­lé de dire que je les connais par cœur.

    À l’é­vi­dence, tu n’as jamais vrai­ment essayé d’é­cou­ter un cli­ma­to-scep­tique bar­dé de diplômes, donc rien de sur­pre­nant dans le fait que ni mon avis ni mes argu­ments ne t’in­té­ressent. Per­sonne ne te force à lire ou faire l’ef­fort de cher­cher au-delà de ta religion.

    Réponse
  187. Merome

    Tu te foca­lises sur la preuve, comme si la science n’é­tait faite que de mathé­ma­tiques et de sciences exactes. On peut prou­ver que 2+2=4, mais on peut dif­fi­ci­le­ment prou­ver que l’as­pi­rine sou­lage les maux de tête. Pour cer­tains, l’as­pi­rine va même être la cause d’autres pro­blèmes. Doit-on en déduire que la méde­cine se trompe sur l’as­pi­rine comme le GIEC se trompe sur le climat ?

    Sur cer­tains sujets, on ne peut que conjec­tu­rer, ce que fait le GIEC en pro­po­sant dif­fé­rents scé­na­rios et en don­nant des pro­ba­bi­li­tés d’oc­cur­rence. Toute la pen­sée cli­ma­to-scep­tique est dans les pro­ba­bi­li­tés que le GIEC se trompe et tu fais sem­blant de ne pas la voir.

    Quand le GIEC dit qu’il est « très pro­bable », soit 90% de chances, que tel scé­na­rio se pro­duise, ça veut bien dire qu’il y a 10% de chances que cela ne se pro­duise pas. Dans ces 10%, il y a tes cli­ma­to-scep­tiques bar­dés de diplômes. Le jour où ceux-ci auront fait la preuve qu’ils ont bien plus rai­son que ce que le GIEC et l’en­semble des scien­ti­fiques aujourd’­hui ne croient, le GIEC bais­se­ra ses pro­ba­bi­li­tés. C’est l’in­verse qui se passe parce que les mesures faites (les contestes-tu ?) entre le pre­mier rap­port et celui d’au­jourd’­hui ont plu­tôt ten­dance à suivre les pires modèles du GIEC.

    J’ai bien peur que ce ne soit toi qui ne com­prenne pas le fonc­tion­ne­ment scien­ti­fique dès lors qu’il ne s’a­git plus de sciences dures.

    Réponse
  188. J.C

    @ Sam,

    C’est bon de te lire.

    Je ne sais si tu en es conscient, mais le pro­blème que tu sou­lèves est vrai dans tous les domaines : le cli­mat, la méde­cine, l’é­co­no­mie etc.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  189. Sam

    @ Ana,

    le plus hor­rible, peut-être, dans cette idéo­lo­gie cli­ma­ti­sée, est qu’elle attri­bue à l’homme un pou­voir immen­sé­ment plus grand qu’il n’en a en réa­li­té, et qu’elle des­sine un monde dans lequel tous les fac­teurs natu­rels sont mini­mi­sés en pro­por­tion cor­res­pon­dante, quand il ne sont pas pure­ment oubliés (sans par­ler de ceux qui sont délais­sés car incon­nus). Sans aller très loin, pour­tant, on peut rap­pe­ler nombre de faits dont une bonne par­tie ne prête même pas à contro­verse et qui démontent com­plè­te­ment ce tableau.

    Les océans contiennent 1 000 fois plus de CO2 que l’at­mo­sphère et, pour la même rai­son, décrite par une loi de la chi­mie bien connue et bien éta­blie, ils absor­be­ront tou­jours 99,9% de l’é­ven­tuel sur­plus de CO2 ajou­té dans l’at­mo­sphère. Il y a certes un délai à ce mélange, mais des dizaines d’é­tudes convergent pour mon­trer que la durée de « vie » moyenne du CO2 dans l’at­mo­sphère est de 4 à 5 ans (de quelques mois à une dizaine d’an­nées selon l’é­ven­tail). Seule­ment, on s’est long­temps heur­té, ici comme sur tant d’autres points, à un gros « men­songe du GIEC » : d’a­près ses conclu­sions, ce temps est de l’ordre d’un siècle voire deux, si j’ai bonne mémoire (il a impli­ci­te­ment dû faire marche arrière, mais ne l’a pas dit direc­te­ment). Sa per­sis­tance à ne sélec­tion­ner que les sources qui l’arrangent l’a aidé à com­mettre sur ce point un gros biais métho­do­lo­gique, consis­tant prin­ci­pa­le­ment à négli­ger presque toute la part natu­relle du cycle du car­bone… au motif qu’on ne la connaît pas.

    Seule­ment, il y a diverses manières de cal­cu­ler assez direc­te­ment et glo­ba­le­ment le ratio flux / stock de car­bone dans l’at­mo­sphère. D’ailleurs, même sur la courbe archi connue de Mona Loa (don­nées mono­po­li­sées et donc obte­nues et trans­crites dans des cir­cons­tances invé­ri­fiables depuis le départ), on peut consta­ter que l’am­pli­tude de la fluc­tua­tion au cours de l’an­née dépasse net­te­ment la varia­tion inter-annuelle. Il faut tenir compte de la « bas­cule » entre sai­sons / hémi­sphères, mais c’est déjà une indi­ca­tion qua­li­ta­tive que le cycle du car­bone est net­te­ment plus rapide et natu­rel qu’on l’i­ma­gine en général.

    Comme je le disais, une immense par­tie des trans­ferts natu­rels de CO2 vers l’at­mo­sphère pro­vient sans doute des vol­cans qui sont sous les océans, notam­ment la myriade de ceux qui se trouvent le long des dor­sales, et il se trouve qu’on n’a pas idée des émis­sions en ques­tion — on ne sait même pas loca­li­ser, pas même comp­ter, la plu­part de ces sources. (À peine mieux que la part des aéro­sols qui viennent direc­te­ment de l’es­pace, et dont Ian Pli­mer dit qu’elle se monte pro­ba­ble­ment à 40 000 tonnes par an).

    En tout état de cause, même les réchauf­fistes les plus accros, par­mi ceux qui ont des titres scien­ti­fiques, doivent bien recon­naître désor­mais qu’a­vec ou sans aug­men­ta­tion des émis­sions, et jus­qu’à nou­vel ordre, seuls 2⁄5 du CO2 émis par l’ac­ti­vi­té humaine chaque année se retrouvent sous la forme d’une élé­va­tion du taux de CO2 mesu­ré dans l’at­mo­sphère. Autre­ment dit, tout se passe comme si les océans et la bio­sphère en cap­taient immé­dia­te­ment 3⁄5, et ce même si les émis­sions augmentent.

    Et ils sont sur­tout bien en peine d’ac­cor­der ça avec leurs hypo­thèses (pas grave, ils ont l’habitude).

    La rai­son pro­fonde et simple de leurs appa­rents para­doxes, c’est tout sim­ple­ment qu’en réa­li­té il y a beau­coup plus d’é­mis­sions natu­relles de CO2 vers l’at­mo­sphère et de trans­fert natu­rel oppo­sé. Mais le recon­naître autre­ment qu’à demi-mot, c’est déjà dire aux gens que les acti­vi­tés humaines repré­sentent très peu dans les émis­sions de CO2 vers l’at­mo­sphère, et que celles-ci seront d’au­tant plus aisé­ment gérées par la nature — car on montre évi­dem­ment par la même occa­sion qu’on avait tout autant sous-esti­mé le trans­fert oppo­sé et natu­rel (trans­fert de CO2 de l’at­mo­sphère vers les océans, la bio­sphère, le planc­ton, les arêtes de pois­son, les roches, etc). Bref, ne pas en par­ler direc­te­ment, et si pos­sible, ne même pas en tenir compte, ce qui tombe bien car une source pas iden­ti­fiée n’a pas à être modé­li­sée… (quand ça arrange).

    Les roches, bien sûr, comptent infi­ni­ment plus de car­bone encore que les océans (les roches cal­caires étaient aupa­ra­vant des coquilles de crus­ta­cés et des arêtes de pois­son, pas du CO2 atmo­sphé­rique). Les temps d’é­change avec l’eau et l’air, par contre, sont très longs (des mil­lions d’an­nées). Mais il ne le sont plus, déjà, si tu te mets à consi­dé­rer des échelles de temps telles que celles qui ont vu la for­ma­tion des nappes de pétrole.

    L’un dans l’autre, déjà, l’i­dée selon laquelle le CO2 qui s’est retrou­vé dans les nappes de pétrole et les futures mines de char­bon « a été pris à l’at­mo­sphère » est tex­tuel­le­ment juste mais prête énor­mé­ment à confu­sion : oui, le CO2 a bien tran­si­té par l’at­mo­sphère juste avant d’être ingé­ré par les plantes cor­res­pon­dantes… mais il est évident que cette zone de tran­sit ne repré­sente qu’une infime par­tie du cycle et que la masse totale de CO2 fina­le­ment sto­ckée dans ces nappes est infi­ni­ment supé­rieure à celle conte­nu à tout moment dans l’at­mo­sphère — d’ailleurs, le CO2 atmo­sphé­rique aura été recy­clé des cen­taines de fois ne serait-ce que le temps que cha­cune de ces plantes pour­risse, que le rési­du soit recou­vert par des dizaines de mètres de roche, etc…

    Ceci même quand l’at­mo­sphère comp­tait 25 fois plus de CO2 qu’au­jourd’­hui. Tan­dis que la tem­pé­ra­ture connais­sait des hauts et des bas, de manière indé­pen­dante, à l’é­vi­dence (quant à la végé­ta­tion, bien sûr, elle se gavait) — les grosses varia­tions de tem­pé­ra­ture d’a­lors viennent majo­ri­tai­re­ment de la tec­to­nique des plaques, de l’ou­ver­ture ou de la fer­me­ture de mers qu’elle induit ou encore de gigan­tesques érup­tions, telles que celles qui, dans ce qui est aujourd’hui l’Inde, ont for­mé en quelques sur­saut éta­lés sur quelques décen­nies seule­ment, un pla­teau de lave de plus d’un kilo­mètre de haut sur une sur­face supé­rieure à celle de la France.

    Non, déso­lé, nos émis­sions ne repré­sentent que bien peu au regard du cycle natu­rel du car­bone et au regard de ce que la Terre a connu, à des époques où plantes, puis les ani­maux, pétaient le feu. Au pas­sage, dans une serre « indus­trielle », pour boos­ter les plantes, on met des niveaux de CO2 dix fois supé­rieurs à ce qu’on a aujourd’­hui dans l’air (# 500 ppm au niveau du sol).

    Quoi qu’il en soit, la ques­tion était et reste à savoir si le CO2 réchauffe la planète.

    Mais que veux-tu, plus c’est gros, plus ça passe, et on se heurte à une pro­pa­gande déjà ancienne et d’une inten­si­té dif­fi­ci­le­ment ima­gi­nable pour ceux qui débarquent. Songe un ins­tant à la pro­pa­gande de guerre, à sa capa­ci­té à faire vivre les gens dans un rêve com­plet — ou encore, par exemple, à cette manie qu’a le vio­leur accom­pli de ne pas oublier de finir son geste en culpa­bi­li­sant sa vic­time (nous sommes écra­sés, et trans­por­tés dans une fic­tion ou tout s’in­verse et tout se confond).

    Exemple, cette affir­ma­tion gro­tesque, répé­tée ici, ce matin même, par Merome, selon laquelle 800 espèces auraient dis­pa­ru à cause des chan­ge­ments cli­ma­tiques dus à l’homme… : c’est du grand n’im­porte quoi, des ampli­fi­ca­tions de géné­ra­li­sa­tion d’a­mal­games divers.

    Il n’existe qu’une seule publi­ca­tion scien­ti­fique ayant pré­ten­du démon­trer la dis­pa­ri­tion d’une espèce, une seule (une gre­nouille éta­blie essen­tiel­le­ment dans quelques val­lées humides de je ne sais plus quel pays d’A­mé­rique du Sud), et il se trouve : 1. que la cause de l’as­sè­che­ment de son ter­ri­toire favo­ri était la défo­res­ta­tion de zones de l’A­ma­zo­nie situées en aval ; 2. que l’es­pèce en ques­tion a été retrou­vée plus loin.

    L’amalgame entre dépla­ce­ments d’ha­bi­tat / migra­tions et dis­pa­ri­tion d’es­pèces compte par­mi les pre­mières méthodes de la dés­in­for­ma­tion en la matière. On l’au­rait devi­né, d’ailleurs. Mais au-delà des méthodes et des labos, la por­tée idéo­lo­gique de cette confu­sion est très signi­fi­ca­tive. Faut-il dire pourquoi ?

    Après, les joies de la logique… même chez des titu­laires de doc­to­rats en tout genre, on trouve de tout, sur­tout quand on sort un peu de sa spé­cia­li­té. Après, il y a toutes les dis­tor­sions liées au bouche à oreille, au spec­tacle média­tique et même au non dit. Ain­si il y a même des gens qui croient, par exemple, que si l’on trouve sur­tout des coni­fères aux hautes lati­tudes et au hautes alti­tudes, ça prouve que les sapins n’aiment pas la cha­leur. Alors que tout ce que ça prouve, c’est que ces espèces sup­portent mieux le froid que les autres… Oups, on a oublié le b‑a-ba de la dyna­mique de la sélec­tion natu­relle. Euh… et puis, qui n’a jamais vu de pins sur la côté d’A­zur ?… Mais non, on ne fait pas le lien quand on songe au grand méchant réchauf­fe­ment cli­ma­tique : on est trans­por­té sur une Terre vir­tuelle, asep­ti­sée, où on hurle au réchauf­fe­ment à la télé même quand l’hi­ver s’al­longe jus­qu’en juin.

    À chaque bout de pro­pa­gande ses modes de dévoie­ment de l’é­pis­té­mo­lo­gie et autres biais métho­do­lo­giques. Après, le mal est fait, si on consi­dère l’ef­fet d’une énorme caisse de réso­nance déjà acquise.

    Or, dans ce dos­sier, dans chaque sous-dos­sier, on peut faire dire à un bout d’ob­ser­va­tion à peu près tout et son contraire, et c’est bien là qu’est le truc.

    Exemples : l’arc­tique se réchauffe et fond. Oui, mais pas plus que dans les années 1930–1940. Les gla­ciers fondent. Oui, enfin la plu­part, mais depuis le milieu du XIXe siècle, pas plus ni plus vite qu’ils l’ont sou­vent fait d’a­près les mil­liers d’é­tudes dont on dis­pose, et d’ailleurs on en voit même qui regonflent déjà. Le Groen­land fond. Oui, sur les bords, mais il gonfle au milieu et même le GIEC n’es­saie pas de nous faire croire qu’il contri­bue (déjà) à la mon­tée du niveau des mers. La mer monte. Oui, mais pas plus vite que d’ha­bi­tude depuis des mil­lé­naires. Elle monte. À Stock­holm, elle des­cend (rebond post-gla­ciaire). Rien que dans la médi­ter­ra­née, il y a 40 mètres de déni­ve­lée. Les îles vol­ca­niques suivent la mon­tée des océans. Etc. La pénin­sule antarc­tique se réchauffe. Oui, mais toute le reste de l’an­tarc­tique, et ce conti­nent dans son ensemble, comme la mer de glace autour, se refroi­dissent, très clai­re­ment. Etc. Au pas­sage, on sait qu’il y a une grosse acti­vi­té vol­ca­nique sous les calottes polaires.

    Par­lant de vol­cans : Ana, tu évo­quais les calo­ries direc­te­ment pro­duites par notre acti­vi­té… mais n’ou­blie pas que, non seule­ment les ani­maux dans leur ensemble ont le corps qui chauffe… et que tout ça reste déri­soire non seule­ment par rap­port au Soleil, mais aus­si par rap­port à la cha­leur qui nous vient du cœur de la Terre.

    Un der­nier exemple, typique : fil­mer un gros ice­berg qui se détache de la côte du Groen­land, ça se passe même de com­men­taire, tout le monde est cen­sé avoir com­pris ce qui est sup­po­sé se pas­ser de tout com­men­taire. Sauf que c’est par­fai­te­ment nor­mal, le débit d’en­semble des gla­ciers du Groen­land étant gigan­tesque. Sauf que le volume de glace du Groen­land aug­mente, ce qui n’est d’ailleurs contre­dit par aucun scien­ti­fique (mais pas rap­pe­lé dans les résu­més pour poli­tiques). Sauf que dans la moi­tié des cas, un ice­berg qui se détache du Groen­land est plu­tôt un signe de refroi­dis­se­ment local et de gon­fle­ment du gla­cier concen­tré que l’inverse.

    Et c’est comme ça dans tous les tiroirs de ce dos­sier de dingues.

    Réponse
  190. Sam

    Dans ce déli­rant dos­sier cli­ma­tique, il n’est même pas dif­fi­cile de véri­fier la plu­part des opé­ra­tions de mani­pu­la­tion, pour­vu qu’on soit aver­ti et un peu patient. 
    Je prends ici un exemple qui en dit très long.

    Les varia­tions du taux de CO2 atmo­sphé­rique SUIVENT (de 800 ans en moyenne) les varia­tions de « tem­pé­ra­ture moyenne de sur­face », ET NON PAS L’INVERSE. C’est ce que l’on tire, du moins, des recons­ti­tu­tions, sur plu­sieurs cen­taines de mil­liers d’an­nées, tirées des carot­tages gla­ciaires. Depuis la fin de la décen­nie 1990, les études se sont mul­ti­pliées pour le démontrer.

    Manque de bol pour le père Jou­zel, qui avait misé sur l’An­tarc­tique (les capi­taux et labos fran­çais pro­fi­tant bien du bou­lot accom­pli par les Russes dans les condi­tions qu’on ima­gine), il se trouve qu’au Groen­land, les pré­ci­pi­ta­tions sont très supé­rieures à ce qu’on a en Antarc­tique et on a donc une bien meilleure réso­lu­tion tem­po­relle dans les recons­truc­tions de tem­pé­ra­ture et de CO2 quand les carottes de glaces sont pré­le­vées là-bas.

    Natu­rel­le­ment, la nou­velle a dû être ter­rible pour les cher­cheurs réchauf­fistes, car ils espé­raient tirer de ces mêmes carottes non pas vrai­ment une preuve mais un indice très fort de la véra­ci­té de leur théo­rie, et ils ont obte­nu exac­te­ment l’in­verse, à savoir non pas vrai­ment une preuve qu’elle était direc­te­ment bonne pour la pou­belle mais l’in­di­ca­tion que, selon toute vrai­sem­blance, c’é­tait déjà presque tout comme.

    Vous êtes-vous deman­dé com­ment ces pauvres bougres ont réagi, exac­te­ment ? Car mani­fes­te­ment, nous sommes res­tés dans un vaste déni. Comme dans les autres cas où la « théo­rie » en ques­tion s’est heur­té à un autre élé­ment lui por­tant un coup sévère.

    Voi­là, d’a­bord, com­ment on a enter­ré l’af­faire dans le der­nier rap­port du GIEC. Inutile de dire que ça finit par tout sauf un démen­ti dans le nou­veau résu­mé pour déci­deurs. Non, évi­dem­ment, motus.

    Pas­sons au conte­nu du rap­port. On y trouve le sujet abor­dé vite fait bien fait, et on lit, en guise de conclu­sion : oui mais… la méthode pour­rait être enta­chée d’er­reur. Jusque là, on s’y atten­dait encore. Au fait, le Lead Author coop­té nous a déjà ren­voyé à une note de bas de page. Soit…

    Mais atten­dez, ce n’est pas la méthode mathé­ma­tique visant à cal­cu­ler le déca­lage tem­po­rel moyen dont « le GIEC » dit qu’elle pour­rait être erro­née. Non, c’est un truc qui relève de la méthode de recons­ti­tu­tion des tem­pé­ra­tures, taux de CO2 et autres (impli­quant les carot­tages glaciaires)…

    Autre­ment dit, cette méthode dont on a don­né une pub gigan­tesque à ses résul­tats quand ça nous arran­geait, on déclare à pré­sent – sans aucune forme de pro­cès (j’y reviens) – qu’elle n’est « peut-être pas fiable » à pré­sent qu’elle dit ce qui nous dérange (énor­mé­ment)… et en pra­tique, on la jette comme une vielle chaussette.

    Et vous dou­tez bien que le prix Nobel GIEC ne va pas envoyer une lettre ouverte au prix Nobel Al Gore pour infor­mer les cen­taines de mil­lions de gens qui ont bouf­fé « ses graphes » sur le grand écran que la méthode, donc les résul­tats, sont inva­lides jus­qu’à preuve du contraire… Non, évi­dem­ment, motus sur toute la ligne, et pour com­men­cer, pas un mot hors de ce bout de para­graphe et cette note de bas de page noyés dans le pavé.

    Mais atten­dez, ça n’est pas tout ; le plus « drôle » res­tait à décou­vrir ! Pré­ci­sons bien, main­te­nant, quelle a été l’ob­jec­tion pré­tex­tée par « le GIEC ».

    Dans cette note de bas de page, le faus­saire de ser­vice a écrit (je ne rigole pas) : oui, mais.. euh… il y a plu­sieurs site de carot­tage ! Il n’a même pas pré­ci­sé s’il s’a­gis­sait de dire qu’on pour­rait avoir tiré la tem­pé­ra­ture repor­tée sur on ne sait quel graphe des bulle d’air d’une carotte pré­le­vée ici et le CO2 tra­cé sur le même graphe des bulles d’air d’une carotte pré­le­vée là : on n’en sau­ra pas plus… Rien, voi­là, cir­cu­lez y a rien à voir. Moi, si j’es­sayais de faire dis­pa­raître un élé­ment très gênant, je ne ferais pas mieux.

    Et quand ces mêmes types de courbes, des années après, passent dans tous les médias, qui est là pour dire : « atten­tion, le GIEC a dit qu’elles ne sont pas fiables » ? [Per­sonne.]

    Le film d’Al Gore, au fait, c’é­tait BIEN APRÈS plu­sieurs de ces études s’ac­cor­dant sur le résul­tat fort gênant dont on parle. Mais ouf, le GIEC ne le disait pas encore. De toutes façons, autant dire qu’il ne le dit tou­jours pas.

    Vous y croyez, vous ? On a là une décou­verte dont un col­lé­gien pour­rait dire qu’elle a de très fortes chances de signi­fier la nul­li­té de l’en­semble de la théo­rie du GIEC, et la voi­là comme morte et enter­rée une fois pas­sée à la mou­li­nette du GIEC ! Ou sont les péti­tions ? Les mitrailleuses ? Et je m’emmerde à expli­quer pour un Merome qui croit au père Noël et veut encore y croire ? Eh oh !

    Et qu’ont donc fait les Jou­zel et autres cher­cheurs les plus direc­te­ment affectés ?

    Ont-il dit que, « selon toute vrai­sem­blance, l’ef­fet suit la cause, alors ça chie pour notre vieille théo­rie, d’au­tant plus qu’elle n’a jamais été prou­vée par ailleurs » ? Bien sûr que non, t’es pas fou, toi…

    Alors, ils ont joué sur deux fronts qui, dans leur tête du moins, se rejoignent. Le pre­mier consis­tait à dire que le déca­lage (inverse) en ques­tion n’é­tait démon­tré que pour les tran­si­tions gla­ciaire — inter­gla­ciaire. Mais disons que c’é­tait per­du d’a­vance et que c’é­tait plu­tôt pour gagner du temps, et faire taire les emmer­deurs juste le temps de trou­ver mieux.

    Là-des­sus, nos ado­rables bons­hommes verts, étant vénères comme il se doit, sont par­tis fumer quelques bons gros coni­fères sur la pla­nète Gaïa et en sont reve­nus avec des blagues pas drôles qui, sur­tout, risquent de ne convaincre que des adeptes forcenés…

    Ils ont sor­ti et tri­tu­ré un concept obs­cur dit « réso­nance sto­chas­tique ». Un truc de maths bien trop com­pli­qué pour nous comme pour eux. L’i­dée, en gros, c’est que si la cause entraîne l’ef­fet, ce qui est la moindre des choses… il peut aus­si arri­ver que l’ef­fet entraîne la cause en retour… mais v’ voyez, pas tout de suite, voire pas… fran­che­ment de manière régu­lière, – t’sais, c’est com­pli­qué la nature (quand ça arrange) – et… Euh, ne leur deman­dez pas trop de cla­ri­fier leur nou­velle « thèse »… Pourquoi ?

    Allez, finis­sons-en. Même à sup­po­ser qu’on ait là un cas curieux dans lequel l’ef­fet entraîne lui-même la cause en retour, alors de deux choses l’une :

    - soit on aurait néces­sai­re­ment une réac­tion en chaîne, explo­sive, et puisque nous étions entrain de par­ler d’un phé­no­mène pure­ment natu­rel (exemple, d’il y a 50 000 ans), alors nous pou­vons déduire a pos­te­rio­ri qu’as­su­ré­ment, ladite réac­tion en chaîne est elle-même amor­tie par d’autres phé­no­mènes natu­rels vu que les effets éven­tuels en sont à l’é­vi­dence très limi­tés (l’his­toire d’un embal­le­ment, ça laisse des traces). Que dis-je : on n’en voit PAS les effets : « amor­ti », c’est encore gen­til. Il s’a­git plu­tôt d’an­nu­la­tion totale… : la preuve, la plu­part du temps l’ef­fet dimi­nue cou­ram­ment alors que la cause aug­mente, et inversement… ;

    - soit on aurait je ne sais quel effet de retard – exemple : le réchauf­fe­ment appor­té par l’aug­men­ta­tion du CO2 se concentre d’a­bord presque uni­que­ment dans les océans et ne se fait sen­tir en sur­face que des dizaines ou des cen­taines d’an­nées plus tard. Met­tons. Mais alors on devrait trou­ver quelque part un déca­lage du signal à l’en­vers, avec la tem­pé­ra­ture qui suit le CO2… au moins sur des bouts de la courbe ? Ah non ? Ben quoi, alors ? Heu, alors rien, on ne voit rien de tel…

    - soit on ne voit rien du tout… et le réflexe de sur­vie est de tou­jours se rap­pe­ler qu’en science une conjec­ture qui n’est pas prou­vée est fausse, comme une chose qui ne peut même pas être détec­tée n’existe pas…

    … euh, mais ça pour­rait sim­ple­ment être dû au fait qu’au moment où ça devait mon­ter, et ben… le Soleil s’est mis à s’en­dor­mir… ou p’têt ben que la fonte des glaces a refroi­di la mer et… et même, tiens, cou­pé la cir­cu­la­tion ther­mo­ha­line… Bref, du coup, on ne voit rien. Mais l’ef­fet existe, j’ tassure !

    Et en tous cas, espère d’en­cu­lé de néga­tion­niste du cli­mat, légion­naire de Total – fas­ciste ! -, tu ne peux pas démon­trer que j’ai faux…

    As tu enfin com­pris, lec­teur, com­ment ça marche la science au GIEC ?

    La notion d’in­ver­sion de la charge de la preuve, ça te dit quelque chose ? En jus­tice, c’est très moche (on tue des inno­cents). En poli­tique aus­si, sou­vent : on nous fait cau­tion­ner silen­cieu­se­ment toutes les guerres en nous racon­tant des salades. En sciences… par exemple, on fait dan­ser la pla­nète entière avec le CO2… à défaut de la réchauf­fer. Après quoi, les gens, on en fait ce qu’on veut. Pour­vu qu’ils y croient.

    C’est ce genre de choses si grosses… et si nom­breuses qu’on trouve dans ce dos­sier de merde, pour­vu qu’on cherche un peu atten­ti­ve­ment. Par­fois, même, comme dans ce cas, aucune connais­sance scien­ti­fique ou presque n’est requise.

    Sous un tel déluge de ce qui, à force de répé­ti­tion et de per­sé­vé­ra­tion dans le même sens, ne peut être que du men­songe et de dés­in­for­ma­tion, on finit même vite écra­sé, au point d’ou­blier le plus gros à chaque moment et d’en bafouiller par­fois quand on se retrouve, le plus sou­vent seul, face à des réchauf­fistes hystériques.

    Main­te­nant, il y a les conver­tis. Genre Merome, que je n’es­père déjà plus récu­pé­rer (il fau­drait encore qu’il ait la patience de lire). Le pauvre Merome boit la messe du GIEC, comme si la cou­leur verte du dra­peau don­nait mira­cu­leu­se­ment ver­tu à une ins­ti­tu­tion supra­na­tio­nale (mdrj…) ; il n’a fran­che­ment pas l’im­pres­sion que c’est comme apprendre à résis­ter sur le ter­rain de la poli­tique éco­no­mique quand on n’a pour toute for­ma­tion que la pro­pa­gande du FMI, des com­mis­saires euro­péens et de leurs cen­taines de com­plices nationaux.

    Pour la chronique…

    Le der­nier pré­sident du GIEC en exer­cice a été jus­qu’à racon­ter publi­que­ment que 3 mil­liards d’hu­mains, d’i­ci à l’an 2 100, mour­ront pro­ba­ble­ment à cause de ce même machin fic­tif que des­sinent « les modèles ». Mais ça n’é­tonne plus per­sonne. L’é­tat géné­ral d’hé­bé­tude, d’i­gno­rance et de schi­zo­phré­nie est tel que ce genre d’an­nonce ne ter­ro­rise, en un sens, que les dis­si­dents. Peut-on espé­rer que le niveau stra­to­sphé­rique de la sur­en­chère catas­tro­phiste en arri­ve­ra enfin à en faire tiquer quelques uns ? Rêvons un peu…

    Un socio­logue jouis­sant du titre de membre du conseil scien­ti­fique d’At­tac, sou­te­nu par son orga­ni­sa­tion, s’est per­mis récem­ment d’ap­pe­ler à la créa­tion d’un Nurem­berg du cli­mat… Le terme est de moi, mais faut pas pous­ser. À quand la loi Gays­sot 2 pour inter­dire le « néga­tion­nisme cli­ma­tique » (celui-là, on le sait, n’est pas de moi) ?

    Réponse
  191. Merome

    @Sam : J’ai tout lu, c’é­tait long, et ça n’é­tait pas convain­cant, désolé. 

    Tu montes en épingle 2 exemples d’er­reurs mani­festes du GIEC, que per­sonne ne peut même véri­fier tel­le­ment elles sont noyées dans ton flot de paroles. 
    Il n’y a même pas une source pour étayer tout ça.
    Tu n’ex­pliques tou­jours pas l’in­té­rêt du GIEC ou des États ou de je ne sais qui là-dedans ? 
    Puisque des conclu­sions du GIEC, per­sonne ne tient vrai­ment compte, et ceux qui en tiennent compte, dont je crois faire par­tie, ça les conduit à être plus sobres, et jus­te­ment moins cré­dules face aux poli­tiques publiques, green washing et compagnie.

    Je ne sais pas si ça vaut le coup de prendre le temps de debun­ker tes affir­ma­tions sans sources, tu risques de repar­tir dans une dia­tribe de 12 pages sans trop de rap­port avec le sujet. Tu affirmes que la dis­pa­ri­tion des espèces n’est pas réelle, ou n’est pas due au chan­ge­ment glo­bal. Com­ment le sais-tu ? Tu les as comp­tées ? Une source ? Tes sources étant bien sûr plus incon­tes­tables que les miennes ?

    Je ne suis pas obtus, je me suis déjà four­voyé bien des fois et j’ai chan­gé d’a­vis, je peux le faire encore, mais il fau­drait avoir un début de démons­tra­tion plus solide que « à la page 38, le GIEC a fait une faute de frappe ». Et donc, je veux des sources. Ton sto­ry-tel­ling ne m’in­té­resse pas. On gagne­ra du temps tous les deux.

    Réponse
  192. Sam

    @ Merome,

    encore une fois, je t’in­vite à inter­rompre ce dia­logue de sourds, ça devient ridicule.

    « Tu te foca­lises sur la preuve, comme si la science n’é­tait faite que de mathé­ma­tiques et de sciences exactes. »

    Les deux par­ties de la pro­po­si­tion (sépa­rées par « alors que ») n’ont rien à voir l’une avec l’autre.

    Acces­soi­re­ment, la cli­ma­to­lo­gie est essen­tiel­le­ment affaire de sciences dites exactes (phy­sique, géo­lo­gie, astro­no­mie, mathé­ma­tiques notam­ment sta­tis­tiques, bio­lo­gie, etc.)

    « On peut prou­ver que 2+2=4, mais on peut dif­fi­ci­le­ment prou­ver que l’as­pi­rine sou­lage les maux de tête. »

    Sérieu­se­ment, tu le fais exprès ou tu es vrai­ment à ce point à côté de la plaque ?

    L’as­pi­rine sou­lage les maux de tête, oui ou non ? Si oui, mon cher, ça s’ap­pelle une preuve. Et si c’est une évi­dence que cha­cun peut consta­ter par soi-même, on ne peut rêver meilleure preuve…

    Le fait qu’on ne sache pas pour­quoi est déjà une autre affaire. Cela ne signi­fie pas du tout qu’on n’a pas la preuve que l’as­pi­rine sou­lage les maux de tête, cela signi­fie qu’il n’existe pas encore de théo­rie pour l’expliquer…

    Tu confonds là encore deux choses com­plè­te­ment distinctes.

    Oui, la science consiste TOUJOURS à se fon­der sur des preuves pour affir­mer une chose. Elle consiste éga­le­ment, oui, à déve­lop­per et pro­po­ser des théo­ries, puis à prou­ver ces théo­ries. Mais éga­le­ment ne signi­fie pas « à la place de »…

    « Pour cer­tains, l’as­pi­rine va même être la cause d’autres pro­blèmes. »

    Quel rap­port avec la ques­tion de départ ? Nou­velle entorse à la logique élémentaire…

    Par contre, l’im­pli­ca­tion de ça, c’est qu’on ne donne pas de l’as­pi­rine à n’im­porte qui, dans les écoles, étant don­né que, n’ayant pas de théo­rie éta­blie, on ne peut a for­tio­ri pas savoir chez qui ça crée­ra de mau­vais effets secondaires.

    « Doit-on en déduire que la méde­cine se trompe sur l’as­pi­rine comme le GIEC se trompe sur le cli­mat ? »

    Abso­lu­ment pas : l’as­pi­rine soigne les mots de tête ; le CO2 ne réchauffe pas la pla­nète, tout comme les fan­tômes n’existent pas (jus­qu’à preuve du contraire, mais l’a­jout est superflu).

    « Sur cer­tains sujets, on ne peut que conjec­tu­rer, ce que fait le GIEC en pro­po­sant dif­fé­rents scé­na­rios et en don­nant des pro­ba­bi­li­tés d’oc­cur­rence. »

    Il n’y a, là encore, aucun rap­port entre les deux par­ties de ta phrase : les conjec­tures en ques­tion portent sur l’i­dée que cer­tains gaz pour­raient avoir un effet de serre atmo­sphé­rique, sur l’am­pleur de cet effet éven­tuel notam­ment en termes d’im­pacts sur « la tem­pé­ra­ture », sur l’hy­po­thèse que telle tem­pé­ra­ture indui­ra telle aug­men­ta­tion de pré­ci­pi­ta­tions ici ou là, etc. ; les sce­na­rii, eux, portent sur les don­nées d’en­trées (les émis­sions de CO2, en par­ti­cu­lier). Rien à voir.

    Non, il n’y a pas à dire que : « Sur cer­tains sujets, on ne peut que conjec­tu­rer ». Ou plu­tôt, il s’a­git de dire que, « quand on ne sait pas, on ferme sa gueule ». Il est évident qu’un cher­cheur passe 70% de son temps de tra­vail à conjec­tu­rer, mais à la condi­tion qu’il ne passe pas les 30% res­tant à nous faire péter ses bombes à la gueule ou à nous ter­ro­ri­ser avec ses conjectures.

    « Toute la pen­sée cli­ma­to-scep­tique est dans les pro­ba­bi­li­tés que le GIEC se trompe et tu fais sem­blant de ne pas la voir. »

    Ta pen­sée à toi est insondable.

    Mais non, tu n’y est pas du tout. À part qu’il n’y a pas « une pen­sée cli­ma­to-scep­tique » (cer­tains croient à l’ef­fet de serre, d’autres pas, pour com­men­cer, mais il y a toutes sortes de dif­fé­rences).

    « Quand le GIEC dit qu’il est « très pro­bable », soit 90% de chances, que tel scé­na­rio se pro­duise, ça veut bien dire qu’il y a 10% de chances que cela ne se pro­duise pas. »

    Ouh­la… Encore rien à voir…

    Écar­tons déjà la confu­sion avec le scé­na­rio (il s’a­git de por­ter un juge­ment sur une chose théo­ri­que­ment obser­vable à tout ins­tant, pas sur le résul­tat des pré­dic­tions des modèles).

    Non, Merome, ça veut dire que 90% des per­sonnes son­dées pensent que oui, telle chose est vraie, et 10% pensent que non, elle n’est pas vraie, ou encore que 50% des son­dés pensent qu’elle est assu­ré­ment vraie vraie quand les autres 50% de son­dés pensent qu’il y a 4 chances sur 5 que ça soit vrai.

    On appelle ça de la sta­tis­tique « bayésienne »…

    À la base, c’est déjà un peu de la science New-age, si tu veux, mais ça s’ap­plique à des votants qui ne parlent pas : des objets dont on observe la cou­leur, par exemple.

    Appli­qué un vote d’hu­mains, com­ment dire… Ben c’est facile : 80% des gens qui écrivent sur le forum d’É­tienne sont contre le tirage au sort, ça prouve donc que le tirage au sort a 80% de chances d’être ins­ti­tué d’i­ci à 2100… Tu vois, quoi, en un mot c’est super scientifique…

    Bref, donc, c’est un vote en leur âme et conscience.

    Or, s’ils ont besoin de juger de cette étrange manière, c’est pré­ci­sé­ment parce qu’ils n’ont pas de preuve.

    80%, 90%, 95% (une fois l’é­pu­ra­tion faite dans les rangs et avant de tru­quer le conte­nu), peu importe : le consen­sus et l’é­ter­nel argu­ment du consen­sus démontrent exac­te­ment l’in­verse de ce qu’on ima­gine à pre­mière vue : c’est une preuve qu’ils n’ont jus­te­ment pas de preuve.

    Une preuve pas directe ni rigou­reu­se­ment éta­blie, à la rigueur, mais la preuve la plus démo­cra­ti­que­ment visible : visible par tous ceux qui feront l’ef­fort de comprendre.

    En sciences, quand on a la preuve, on n’a pas besoin de voter. On est bien trop content d’a­voir enre­gis­tré une découverte.

    Et qui plus est, quand on est un scien­ti­fique conscient que, de fait, on emmerde la Terre entière avec des hypo­thèses catas­tro­phistes, tu penses bien que si on avait la preuve, on se pré­ci­pi­te­rait pour l’apporter…

    « Dans ces 10%, il y a tes cli­ma­to-scep­tiques bar­dés de diplômes. Le jour où ceux-ci auront fait la preuve qu’ils ont bien plus rai­son que ce que le GIEC et l’en­semble des scien­ti­fiques aujourd’­hui ne croient, le GIEC bais­se­ra ses pro­ba­bi­li­tés. »

    Je disais donc : les 10% n’ont rien à voir avec une popu­la­tion de chercheurs.

    Ensuite, qu’on s’en fout des dites pro­ba­bi­li­tés. Une preuve se passe de tout vote à main levé.

    Enfin, tu ne crois pas toi-même à l’i­dée absurde, sous-ten­dant pour­tant ton rai­son­ne­ment, selon laquelle le GIEC lais­se­rait la contra­dic­tion s’é­pa­nouir, emploie­rait volon­tiers des gens dont l’o­pi­nion implique notam­ment qu’il fau­drait abo­lir le GIEC.

    « la preuve qu’ils ont bien plus rai­son que ce que le GIEC »

    Non, non, la preuve c’est 1 contre 0, c’est pas plus contre moins, C’est pas un match de foot.

    « C’est l’in­verse qui se passe parce que les mesures faites (les contestes-tu ?) entre le pre­mier rap­port et celui d’au­jourd’­hui ont plu­tôt ten­dance à suivre les pires modèles du GIEC. »

    Tan­dis que, comme cha­cun sait, les tem­pé­ra­tures prennent le che­min inverse et sont même sor­ties des pré­ci­sons les plus optimistes.

    « J’ai bien peur que ce ne soit toi qui ne com­prenne pas le fonc­tion­ne­ment scien­ti­fique dès lors qu’il ne s’a­git plus de sciences dures. »

    Acces­soi­re­ment, la cli­ma­to­lo­gie est essen­tiel­le­ment affaire de sciences dites exactes (phy­sique, géo­lo­gie, astro­no­mie, mathé­ma­tiques notam­ment sta­tis­tiques, bio­lo­gie, etc.)

    Sinon, je me soigne, j’é­tu­die les ins­ti­tu­tions ou encore l’é­co­no­mie depuis 9 ans. À 35 ans, on fait ce qu’on peut.

    Par­lant d’ins­ti­tu­tions : on s’est un peu croi­sés, il semble, mais faut bien le dire, sur un autre blog j’au­rais déjà émis l’hy­po­thèse du troll, tel­le­ment tu accu­mules les erreurs de logique à tous les coins de phrase et le rabâ­chage de clichés.

    Je suis for­cé aus­si de consta­ter que tu ne lis même pas.

    Donc je te le dis sans méchan­ce­té, mais c’est la der­nière fois que je te réponds si c’est pour des conne­ries pareilles.

    Réponse
  193. J.C

    @ Sam

    Oula ça devient long à lire

    Pour­quoi ne pas répondre direc­te­ment à la ques­tion posée ?

    « à qui pro­fite le crime ? Toute lutte sérieuse contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique pas­sant par une dimi­nu­tion dras­tique de nos consom­ma­tions, j’ai­me­rais com­prendre qui aurait inté­rêt à inven­ter ce réchauf­fe­ment et pourquoi ? »

    On nous impose l’aus­té­ri­té, une dimi­nu­tion dras­tique du pou­voir d’a­chat et de la consom­ma­tion. à qui donc cela pour­rait-il bien bénéficier ?

    On n’a vrai­ment aucune piste 😉

    Merome ne semble pas avoir com­pris à qui appar­te­nait les médias, à moins qu’il le fasse exprès.

    Une petite vidéo pour nous rafrai­chir la mémoire

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  194. Étienne

    Excel­lente trou­vaille, cette chan­son de Mat­thieu Côte ! 

    Mer­ci JC 🙂

    « Qu’est-ce qu’ils sont cons, ces pauvres. »

    [ Intro­duc­tion du live : 
    Je sais pas si vous vous êtes déjà fait la réflexion, mais en fait glo­ba­le­ment si on compte bien, y a vache­ment plus de chan­sons enga­gées de gauche que de chan­sons enga­gées de droite. C’est vrai fina­le­ment : à part Michel Sar­dou.. à droite tout le monde ferme sa gueule et file droit, voi­la. Et je trouve ça un peu triste. 
    Moi j’a­vais très envie d’en écrire une, j’y arri­vais pas, et j’ai deux copains qui l’ont fait à ma place, je les remer­cie du fond du cœur. Je leur ai pro­po­sé d’être là ce soir, et ils ont dit non (…) Sur un texte d’Ar­naud Lagar­dère, une musique de Fran­çois Pinault je les embrasse ]

    Ok
    Ok
    Ok

    On leur dit des efforts, ils disent ok
    C’est de votre res­sort, ils disent ok
    Qu’est-ce qu’ils sont cons
    On leur dit ça aug­mente, ils disent ok
    On dit ça aug­mente encore, ils disent ok
    Qu’est-ce qu’ils sont cons..

    On dit c’est la crise, on leur fout la trouille
    On les culpa­bi­lise, la crois­sance part en couille
    Sau­vez vos entre­prises, défen­dez donc vos fouilles
    Ne voyez-vous pas les enjeux ?
    Allons vos emplois sont en jeu
    Allez ! Ache­tez, ache­tez, ache­tez, achetez !
    Ache­tez.….. Et ils le font.
    Qu’est-ce qu’ils sont cons..

    On leur dit ça c’est vrai, ils disent ok
    On dit ça c’est pas vrai, ils disent ok
    Qu’est-ce qu’ils sont cons
    On leur dit ça c’est beau, ils disent ok
    On dit ça c’est pas beau, ils disent ok
    Qu’est-ce qu’ils sont cons..

    On dit le bon­heur à la por­tée de tous
    Un grand télé­vi­seur – un écran 24 pouces
    Vous n’êtes pas des loo­sers, vous les nique­rez tous
    Vous pou­vez deve­nir des stars
    Vous pou­vez gagner des milliards
    Allez ! Regar­dez, regar­dez, regar­dez, regardez !
    Regardez.…..

    {Refrain}

    ! On a le monde à notre botte, 6 mil­liards de péquins moyens
    Qui baissent doci­le­ment leur culotte, et qui nous bouffent dans la main
    Qu’est-ce qu’ils sont cons ces pauvres, qu’est-ce qu’ils sont cons..
    Ils apprennent tout dans nos écoles, dans nos jour­naux, nos télés
    Ils ont tous, tous cette envie folle de nous tutoyer, de nous ressembler
    Qu’est-ce qu’ils sont cons ces pauvres, qu’est-ce qu’ils sont cons.. (x2)

    Ok
    Ok
    Ok

    On leur dit eux gen­tils, ils disent ok
    On leur dit eux méchants, ils disent ok
    Qu’est-ce qu’ils sont cons
    On leur dit c’est la guerre, ils disent ok
    On leur dit faut la faire, ils disent ok
    Qu’est-ce qu’ils sont cons..
    On dit l’en­ne­mi se cache n’im­porte où
    Sur­veillez vos amis, res­tez plan­qués chez vous
    Nos démo­cra­ties sont en dan­ger partout
    On leur dit insé­cu­ri­té, on dit état-policier
    Allez ! Pani­quez, pani­quez, pani­quez, paniquez !
    Paniquez.…..

    {Refrain 2}

    ! On a le monde à notre botte, 6 mil­liards de péquins moyens
    Qui baissent doci­le­ment leur culotte, et qui nous bouffent dans la main
    Qu’est-ce qu’ils sont cons ces pauvres, qu’est-ce qu’ils sont cons..
    Au ser­vice de nos por­te­feuilles, sous les pré­textes les plus grossiers
    Ils se font démon­ter la gueule, par­tout où il reste à piller
    Qu’est-ce qu’ils sont cons ces pauvres, qu’est-ce qu’ils sont cons..(x2)

    Puis on dit l’air et l’eau deviennent des den­rées rares
    Qu’on achète en ton­neaux, paie en pétrodollars
    Fait d’plus en plus chaud, fait d’plus en plus noir
    Pen­dant qu’on gas­pille ce qu’il reste
    Tâchez de vivre un peu modeste pour :
    Répa­rer, répa­rer, répa­rer, réparer !
    Réparez.……

    {Refrain 3}

    ! NOUS, Nous, on a le monde à notre botte, 6 mil­liards de péquins moyens
    Qui baissent doci­le­ment leur culotte et qui nous bouffent dans la main
    Qu’est-ce qu’ils sont cons ces pauvres, qu’est-ce qu’ils sont cons
    Ça, tant qu’on les culpabilise
    Et que l’on sait les surveiller
    Qu’on les dis­trait, qu’on les divise, aucun ne vien­dra nous saigner
    Qu’est-ce qu’ils sont cons ces pauvres, qu’est-ce qu’ils sont cons..

    Aucun ne vien­dra nous saigner
    Qu’est-ce qu’ils sont cons ces pauvres, qu’est-ce qu’ils sont cons.. (x3)

    Ok
    Ok
    Ok

    Ins­pi­rez – Expirez
    Ins­pi­rez – Expirez
    Res­pi­rez plus.

    Réponse
  195. Sam

    @ J.C

    à cette ques­tion de Merome que tu reprends, j’ai déjà essayé de pro­po­ser une réponse : c’est l’ob­jet des mes­sages 190 et 191.

    Sinon, si tu as encore un peu de patience… et même si tu t’é­tais déjà fait ta petite idée d’en­semble, je t’in­vite à lire le 198. Je pense sin­cè­re­ment que c’est par­ti­cu­liè­re­ment éclairant.

    Bah oui, c’est déjà très long… Que dire ? On fait ce qu’on peut ; c’est une affaire dif­fi­cile. Mais je me dis qu’il vaut tou­jours mieux prendre un peu le temps de syn­thé­ti­ser autant de lec­tures (et de réflexions) que de ne rien faire… Mais d’ac­cord, j’ar­rête là… J’ai déjà aus­si dépas­sé net­te­ment mon temps dis­po­nible au vu de mes obli­ga­tions urgentes. 😉

    Fra­ter­nel­le­ment,

    Sam

    Réponse
  196. Sam

    @ J.C

    j’ou­bliais (la ques­tion de ton mes­sage 196) :

    j’ai bien comme tout le monde un petit doigt qui me dit que… mais voi­là, ce n’est pas pour le paraître que j’ai essayé de témoi­gner du fait que je tiens à tra­vailler « mes dos­siers » à fond.

    L’é­co­no­mie, bon, je dois avouer que j’ai déjà pas mal bos­sé (en tous cas assez pour avoir bien com­pris que c’est une « science » poli­tique), mais la méde­cine, alors là…

    Bon, tu vas peut-être pen­ser que je fais chier… (et je com­pren­drais) et que je m’a­muse à tour­ner autour du pot, ou bien que je suis dévo­ré par les prin­cipes (je tâche d’en suivre quelques uns…)

    Mais si j’a­vais sui­vi l’a­vis de mon petit doigt, ou plu­tôt de ce que je crois être mon petit doigt, dans l’af­faire du chan­ge­ment cli­ma­tique tra­la­lère, tu penses bien que j’é­cri­rais en gros ce qu’é­crit Merome, et sans doute même que je serais aus­si féroce que beau­coup de gens envers ces sales néga­tion­nistes du cli­mat. Alors voi­là… par­donne moi. 😉

    Réponse
  197. J.C

    @ Sam,

    J’ai lu, j’ai lu 😉

    Com­mu­ni­quer sur un pro­blème illu­soire et en appor­ter les solu­tions est le meilleur moyen de ne pas se faire cou­per l’herbe sous le pieds et d’a­me­ner qui l’on veut là où on le veut.

    L’é­co­no­mie, une science poli­tique tu ne crois pas si bien dire.
    Pour ce qui est de la méde­cine, j’ai de quoi te mettre sous la dent.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  198. Ana Sailland

    Ne serait-ce que l’af­faire des statines 😉

    Réponse
  199. Sam

    Mise au point suite à une nou­velle pro­vo­ca­tion de Merome

    Après avoir éta­lé son génie en matière d’in­com­pré­hen­sion (en quelques lignes mais avec une den­si­té impres­sion­nante), Merome me dit main­te­nant qu’il veut des sources. J’ai noté avec satis­fac­tion qu’Étienne a sur­li­gné en jaune cette requête qui paraît pour le moins jus­ti­fiée, mais du coup je me sens obli­gé de faire cette mise au point.

    C’est évi­dem­ment une requête louable en géné­ral mais, en ce qui concerne Merome et ce débat, je tiens à lui dire que non seule­ment il se débrouille­ra sans moi pour véri­fier tout ce qu’il veut, comme je l’ai fait moi-même (on se doute que j’ai trou­vé tout ça tout seul), bien que je doute fort qu’il tienne à faire lui même ce tra­vail, mais même, que je ne vois rien d’autre, dans cette ultime « gen­tille requête », que de la pro­vo­ca­tion de la part d’un dilet­tante chez qui le zèle est des­ti­né à s’é­ner­ver contre les pas-d’ac­cord bien plus qu’à cher­cher lui-même à apprendre.

    La manière dont Merome déforme sys­té­ma­ti­que­ment le sens des mots suf­fit à lui faire perdre toute cré­di­bi­li­té. Donc je ne pense pas qu’il soit utile de conti­nuer à lui répondre, sur ce sujet du moins.

    Idem, la répé­ti­tion de bourdes énormes en matière de logique et d’in­ter­pré­ta­tion des méthodes employées. A clas­ser dans son top ten, assu­ré­ment, celle qu’il com­met sur la signi­fi­ca­tion des niveaux de confiance expri­més selon les conven­tions du GIEC (e.g. 90% – 10%). Si la repré­sen­ta­tion que pas mal de gens s’en font est déjà com­plè­te­ment fausse (vu qu’il ne s’a­git de toutes manières que de pré­somp­tions), celle de Merome dépasse toute attente : il s’i­ma­gine, lui, car­ré­ment, que ça veut dire qu’il y a 90% de chances que la chose consi­dé­rée se produise !!!…

    Pareil niveau de confu­sion, affi­ché avec une telle can­deur, c’est déjà beau­coup. Mais quand on en est là, on gagne­rait peut-être à évi­ter de jouer à l’im­bé­cile avec le coup de « je veux des sources » – tout le monde ayant bien com­pris que Merome, même à sup­po­ser qu’il aille les lire, en défor­me­ra com­plè­te­ment les conclusions.

    Plus acces­soi­re­ment, je refuse à un dilet­tante pas capable d’a­li­gner une pro­po­si­tion scien­ti­fi­que­ment cen­sée ni de rap­por­ter un pro­pos sans le dis­tordre, tout juste capable de citer quelques liens vers des sites de « vul­ga­ri­sa­tion » à grande audience, le droit de salo­per, en en inter­pré­tant les conclu­sions de la pire manière, les mil­liers d’heures de mon tra­vail béné­vole et, sur­tout, de tous ceux qui je dois mes connais­sances, à com­men­cer par les auteurs des véri­tables sources, savoir les publi­ca­tions scientifiques.

    Un tel mépris et une telle faci­li­té n’honorent pas l’in­té­res­sé. A qui je tiens à rap­pe­ler qu’on n’est pas, ici, sur une pou­belle du net mais sur le blog d’un valeu­reux com­bat­tant (et acces­soi­re­ment, sur une page concer­nant la pra­tique de la calom­nie facile par des igno­rants zélés).

    Je n’ai évi­dem­ment pas écrit qu’au­cune espèce n’a dis­pa­ru ou qu’au­cune ne dis­pa­rait ces temps-ci, et pas non plus que ça serait ou non lié au « chan­ge­ment glo­bal ». (Ni qu’au­cune extinc­tion d’es­pèce ne serait vrai­sem­bla­ble­ment impu­table à l’homme.)

    J’ai d’a­bord écrit qu’il n’existe aucune preuve que les émis­sions de CO2 liées à l’ac­ti­vi­té humaine aient un impact sur le cli­mat. A for­tio­ri, donc, qu’elles aient conduit à la dis­pa­ri­tion d’espèces.

    J’ai éga­le­ment écrit qu’au­cune publi­ca­tion scien­ti­fique n’a jamais pré­ten­du prou­ver qu’une ou plu­sieurs espèces auraient récem­ment dis­pa­ru à cause d’un chan­ge­ment cli­ma­tique du à l’ac­ti­vi­té humaine, à une unique excep­tion près. (1)

    Après nou­velle véri­fi­ca­tion, je précise :

    1. que cette étude elle-même pré­ten­dait seule­ment que la méthode qu’elle pré­sente « per­met pro­ba­ble­ment de conclure que… » et qu’au vu de la méthode et du sujet, seul un char­la­tan gra­ti­né ira inter­pré­ter la chose comme une quel­conque preuve ;

    2. qu’elle ren­voyait elle-même à trois autres études s’a­gis­sant de sou­te­nir que « le réchauf­fe­ment récent a eu des consé­quences sur la dis­tri­bu­tion et l’a­bon­dance des espèces ». Des études ne par­lant donc pas d’ex­tinc­tion pro­pre­ment dite, a for­tio­ri pas d’ex­tinc­tion impu­table à l’homme ni d’ex­tinc­tion impu­table au cli­mat. Et pas de ren­voi du tout vers d’hy­po­thé­tiques études qui auraient pré­ten­du démon­trer le machin tra­la­lère en question ;

    3. qu’au moins une étude (2) à ma connais­sance déforme presque « à la Merome » la signi­fi­ca­tion des conclu­sions de l’é­tude en ques­tion (dans la cita­tion qu’elle en fait en introduction) ;

    4. qu’elle ne cite d’ailleurs, elle non plus, aucune autre étude sup­po­sée pous­ser le ver­dict à ce point ;

    5. tan­dis qu’elle cite deux autres études sup­po­sées avoir mon­tré que « le chan­ge­ment cli­ma­tique durant les 30 der­nières années envi­ron a de nom­breux chan­ge­ments dans la dis­tri­bu­tion et l’a­bon­dance des espèces » (notez en pas­sant la res­sem­blance des termes, mais le fait que l’at­tri­bu­tion bas­cule d’une étude aux deux autres, entre les deux citations).

    J’ai trou­vé une ver­sion de l’une d’elles acces­sible en ligne (3).

    Quant à l’autre, payante, elle était de toute façons diri­gée par Camille Par­me­san, Lead Author puis relec­trice au GIEC (TAR et AR4 res­pec­ti­ve­men), alors vous vous dou­tez bien que si cette étude pré­ten­dait car­ré­ment prou­ver la moindre dis­pa­ri­tion d’es­pèce due au moins en par­tie à ce machin que vous savez, cette dame ne se serait pas faite prier pour en reprendre tex­to les conclu­sions ultimes dans son sous-cha­pitre de pré­di­lec­tion (II, 4 de l’AR4).

    Or pour ma part je n’ai trou­vé aucun pas­sage qui pré­tend qu’une étude ait prou­vé la moindre dis­pa­ri­tion d’es­pèce qui soit due au moins en par­tie à ce machin que vous savez.

    Il y a bien sûr, dans ce pavé de syn­thèse, des pré­vi­sions catas­tro­phistes, et même qu’ils ont affi­ché un « niveau de confiance » (« moyen », en l’oc­cur­rence) asso­cié à l’i­dée que ladite ter­rible chose ait déjà pu se pro­duire. Mais pas du tout ce que lui font dire la presse aux ordres,les « études » de Green­peace et les com­mu­ni­qués de tous les par­tis ou presque (excep­tion notoire de S&P) dans la foulée.

    Main­te­nant, pour la énième fois, Merome, ce n’est pas aux contra­dic­teurs de four­nir les preuves qu’une allé­ga­tion est fausse, c’est à ceux qui affirment avoir prou­vé une chose de le démon­trer (à ce sujet, je vous invite à lire en prio­ri­té mon mes­sage 198).

    Tu com­prends pour­quoi, non, vrai­ment, je ne vais pas te mâcher le tra­vail à chaque fois ? Autre­ment dit : pour­quoi non, je n’ai pas à céder à ta requête, au demeu­rant légi­time, concer­nant la four­ni­ture sys­té­ma­tique des sources (si à ce point de la lec­ture te venait une nou­velle mon­tée d’illo­gisme, je te rap­pelle d’a­vance que je ne suis qu’en­quê­teur, dans cette affaire, et pas moi même sup­po­sé être pro­duc­teur des affir­ma­tions de base dont on discute).

    Alors Merome, si tu veux mon­trer un peu de bonne volon­té, il existe un exer­cice plu­tôt simple, que tu peux faci­le­ment faire : cher­cher dans ce cha­pitre II‑4 de l’AR4, puis dans son équi­valent pour le TAR, voire aus­si dans les archives Excel des échanges de relec­ture, puis ailleurs dans ces deux rap­ports, puis dans les papier scien­ti­fiques per­ti­nents, puis ou tu vou­dras, une réfé­rence à une étude qui pré­ten­drait avoir prou­vé la dis­pa­ra­tion d’une espèce au moins en par­tie du fait du réchauf­fe­ment cli­ma­tique. Après quoi, pour finir, tu véri­fies, bien sûr, si c’est bien ce que l’é­tude en ques­tion pré­tend avoir démon­tré. C’est l’af­faire de trois heures si tu t’y prends bien.

    Si tu le fais, si tu trouves cette étude et si ta réponse est oui, alors indique nous donc la référence.

    Voi­là, et ça, donc, c’est pour un seul point.

    A part ça, tu penses bien que je n’ai ni le temps ni l’en­vie de t’en­voyer la liste inter­mi­nable des sources étayant mes propres affir­ma­tions. Cela repré­sente un rayon entier de ma biblio­thèque, des cen­taines de publi­ca­tions dans Nature, Science et tut­ti, des cen­taines de pages de blogs. Main­te­nant, cha­cun peut y accé­der, moyen­nant évi­dem­ment plein de temps (et un mini­mum d’argent, sur­tout pour les livres).

    (1) L’es­pèce concer­née est ou était l’In­ci­lius per­iglenes (dit cra­peau doré) du Cos­ta Rica.
    L’é­tude en ques­tion : Pounds, J. A., Fog­den, M. L. P. & Camp­bell, J. H. Bio­lo­gi­cal res­ponse to cli­mate change on a tro­pi­cal moun­tain. Nature 398, 611–615 (1999).

    (2) Voir : http://noss.cos.ucf.edu/papers/Thomas%20CD%20et%20al%202004.pdf

    (3) http://​ste​phen​sch​nei​der​.stan​ford​.edu/​P​u​b​l​i​c​a​t​i​o​n​s​/​P​D​F​_​P​a​p​e​r​s​/​T​L​R​e​t​a​l​-​N​a​t​u​r​e​P​u​b​l​i​s​h​e​d​.​pdf

    Réponse
  200. Sam

    Merome,

    tu te doutes que je me suis déjà far­ci pas mal de prises de bec avec des « réchauf­fistes », et tu connais comme moi le niveau moyen d’a­ni­mo­si­té qu’il y a dans ces débats.

    Et puisque tu as fait l’ef­fort de me lire (à défaut, je le crains, de cher­cher à me com­prendre) tu as sans doute au moins une idée de ma démarche et tu recon­naî­tras, j’es­père, que ce n’est pas un tra­vail facile.

    Quoi qu’il en soit, je t’a­dresse mes excuses parce que je n’ai pas le droit de m’é­ner­ver ain­si, et encore mois de tenir des pro­pos insul­tants. C’est très mal­adroit de toutes manières. Et bien sûr, il n’y a rien de personnel.

    Réponse
  201. Merome

    @Sam : Tu n’es pas obli­gé d’être déso­bli­geant à chaque phrase, je crois que ça n’ap­porte rien à personne.
    Tu inter­prètes à tort mes pro­pos sur les 90%-10%. Je n’ai JAMAIS insi­nué que cela repré­sen­tait le pour­cen­tage de la popu­la­tion scien­ti­fique « pro » et « anti » réchauf­fe­ment, si tant est qu’on peut le résu­mer comme ça.
    J’ai essayé de t’ex­pli­quer que le GIEC ne pré­tend pas appor­ter la preuve de quoi que ce soit, et que les incer­ti­tudes qui res­tent sont le fruit, entre autres, des études qui ne vont pas dans le sens de la théo­rie « majoritaire ».
    Autre­ment dit, les « scep­tiques » ne sont pas les lais­sés pour compte de la science que tu ima­gines, leurs tra­vaux per­mettent au contraire de déli­mi­ter les contours de ce que l’on tient pour cer­tain (ou pas).

    Ta réponse sur mon ana­lo­gie avec l’as­pi­rine me laisse per­plexe. Si le fait qu’elle gué­rit les maux de tête pour cer­taines per­sonnes consti­tue une « preuve » pour toi, alors les dif­fé­rentes mesures de tem­pé­ra­tures qui montrent un réchauf­fe­ment glo­bal et une cor­ré­la­tion avec la quan­ti­té de CO2 (cf liens don­nés dans les mes­sages pré­cé­dents) en sont une aussi.
    Puis­qu’il y a beau­coup de gens qui voient leur état s’a­mé­lio­rer avec l’as­pi­rine, on consi­dère que « très pro­ba­ble­ment », c’est elle qui en est res­pon­sable. Pour­tant on a des cas aty­piques où c’est l’in­verse. Comme on a des zones qui se refroi­dissent, ou des épais­seurs de glaces qui aug­mentent contre toute attente.
    Comme quoi, en matière de sciences, on n’at­tend pas d’a­voir la preuve for­melle pour avoir une posi­tion, ce que tu sem­blais contes­ter (« la preuve c’est un contre zéro » => pas com­pa­tible avec l’exemple de l’aspirine).

    Sur l’ex­tinc­tion des espèces, par contre, tu as rai­son ! Et j’ai tort. Si si ! Effec­ti­ve­ment l’é­tude de Camille Par­me­san ne per­met pas de conclure comme le fai­sait l’ar­ticle que j’ai cité bêtement.
    Au temps pour moi. Comme quoi c’est tout de suite mieux quand tu cites des sources.

    Réponse
  202. Merome

    @Sam : je lis ton der­nier mes­sage après avoir rédi­gé le pré­cé­dent. Excuses accep­tées. Et je suis per­sua­dé qu’on a des choses à se dire. Même si on ne tombe jamais d’ac­cord, ce qui n’a aucune importance.

    Réponse
  203. Sam

    Merome,

    mer­ci d’a­voir accep­té mes excuses.

    Pour ce qui est de mes sources, le simple fait de les réunir (juste pour les aspects que j’ai évo­qués ici) repré­sen­te­rait un tra­vail énorme (j’es­saie d’être rigou­reux dans ma démarche et il faut bien dire que j’y ai consa­cré une grosse par­tie de mes temps libres temps, à ce dos­sier, mais je ne tiens pas des archives de cher­cheur ou de jour­na­liste), mais disons je peux tou­jours répondre à la demande, au fur et à mesure, sur un point particulier.

    Il me semble que l’élé­ment le plus déci­sif de notre désac­cord est à cher­cher dans la concep­tion que nous avons cha­cun de la manière dont la science avance. Je ne cherche vrai­ment pas à être pom­peux en répé­tant cette for­mule – et je ne suis d’ailleurs pas dans la recherche (je suis ingé­nieur en méca­nique et je bosse en R&D).

    Il y a sim­ple­ment que la manière d’a­bor­der ces his­toires de preuves me paraît abso­lu­ment déci­sive. Non pas seule­ment pour le mec qui est dans son labo, mais tout autant pour la pos­si­bi­li­té de com­mu­ni­quer, entre dis­ci­plines et avec les citoyens, ce qui ren­voie tout par­ti­cu­liè­re­ment à la pos­si­bi­li­té pour eux, direc­te­ment ou indi­rec­te­ment, de contrô­ler l’a­van­ce­ment des tra­vaux – car ici, il va sans dire que le dos­sier a d’ores et déjà pris une dimen­sion éco­no­mique, socié­tale et idéo­lo­gique considérable.

    Du coup ça me va très bien que tu reviennes sur l’exemple de l’as­pi­rine, le « 1 contre 0 », etc. car ça nous per­met­tra peut-être de pré­ci­ser ce désaccord.

    Main­te­nant, ça va encore être long tel­le­ment l’in­com­pré­hen­sion (mutuelle ou non) règne.

    Et puis, avant d’y reve­nir, je veux pro­fi­ter de cette « pause » pour don­ner un peu de recul sur ma posi­tion. Évi­dem­ment, je pré­fère comme tout le monde être ras­su­ré plu­tôt que ter­ro­ri­sé, et c’est bien là le pré­ju­dice que je subis fata­le­ment quand j’es­saie de suivre un pareil dos­sier. Je me per­mets tout de même d’a­jou­ter que : d’une manière géné­rale, com­pa­ré à la moyenne des gens, je ne suis pas trop du genre qui cherche à se ras­su­rer, mais ne rêvons pas.

    Main­te­nant, si je me pla­çais, disons, de ton point de vue, je dirais que la meilleure « preuve » que le besoin d’être ras­su­ré ne mène pas direc­te­ment au déni de « réa­li­té » (en fait, au rejet ins­tinc­tif de l’o­pi­nion majo­ri­taire), c’est peut-être que la plu­part des gens croient ou ont com­men­cé par croire glo­ba­le­ment à la théo­rie du GIEC (ça a d’ailleurs été mon cas et celui d’à peu près tous les scep­tiques au départ, il semble).

    Seule­ment, si je reprends mon point de vue, j’au­rais plu­tôt l’im­pres­sion qu’on pour­rait tirer la conclu­sion inverse : tous les gens ont plus ou moins for­te­ment besoin d’être ras­su­rés, et c’est cohé­rent avec le fait que tout le monde ou presque croit ou a com­men­cé par croire à ladite théo­rie… Car je dirais que par construc­tion on n’est ras­su­ré que par les autres, et que par nature on cherche à l’être que par « les grands », « les adultes », « ceux qui savent », les « spé­cia­listes », « les savants », « les sages ».

    Bon, ça ne ferait en tous cas pas une « preuve »… Juste une excel­lente corrélation.

    Quoi qu’il en soit, je te jure que j’ai­me­rais bien me ras­su­rer sur la situa­tion éga­le­ment au sens d’une absence de « com­plot », d’un dés­in­té­res­se­ment des élites en tous genres et d’une science sans entraves. De ce point de vue, j’i­rais jus­qu’à dire que je subis peut-être un pré­ju­dice propre à com­pen­ser l’autre, au minimum…

    En même temps, mon par­cours per­son­nel m’a appor­té une méfiance vis-à-vis de l’au­to­ri­té, ou plu­tôt des abus de pouvoir.

    Il m’a aus­si appor­té un grand besoin de comprendre.

    Alors tout ça forme un vaste sem­blant d’é­qui­libre, mais sur­tout un vaste bor­del, naturellement.

    Et comme je suis pau­mé comme tout le monde, dans ce genre de dos­siers au moins autant que dans les autres, que me reste-t-il comme repère sinon un petit nombre de principes ?

    Par­mi ceux là, je me rac­croche évi­dem­ment à ceux dont j’ai appris et dont je crois sin­cè­re­ment com­prendre qu’ils sont déci­sifs en sciences.

    Réponse
  204. Sam

    Reve­nons-en à notre aspirine…

    D’a­bord, il fau­drait savoir : tu avais dit que les 90% – 10% du GIEC signi­fiaient que ce que le GIEC affirme a 90% de chances de ce pro­duire. Je n’y peux rien, c’est ain­si que tu t’es expri­mé. Et moi j’ai dit que cette manière de pré­sen­ter les choses n’a rien à voir avec la réa­li­té (ni celle du GIEC ni celle que sup­pose la simple logique, d’ailleurs) et que selon les conven­tions du GIEC, cela cor­res­pond en réa­li­té à un résul­tat de vote avec 90% des voix expri­mant « je pense que c’est vrai » et 10% des voix expri­mant « je pense que c’est faux ». Fai­sant cette cor­rec­tion, Je n’é­met­tais pas un vague avis, je pense qu’il s’a­git bien de la défi­ni­tion for­mu­lée par le GIEC (en tous cas, ça peut se véri­fier). Or c’est évi­dem­ment un point décisif.

    « Ta réponse sur mon ana­lo­gie avec l’as­pi­rine me laisse per­plexe. Si le fait qu’elle gué­rit les maux de tête pour cer­taines per­sonnes consti­tue une « preuve » pour toi, alors les dif­fé­rentes mesures de tem­pé­ra­tures qui montrent un réchauf­fe­ment glo­bal et une cor­ré­la­tion avec la quan­ti­té de CO2 (cf liens don­nés dans les mes­sages pré­cé­dents) en sont une aus­si. »

    J’au­rais bien évi­té d’ou­vrir d’emblée une nou­velle paren­thèse, mais j’ai comme un affreux doute, là… De quels liens de quels mes­sages pré­cé­dents parles-tu ? As-tu lu mon mes­sage 198 ? Bbref, ne sais-tu pas qu’aux der­nières nou­velles (depuis 15 ans, tout de même), dans les recons­ti­tu­tions tirées des carottes gla­ciaires, les varia­tions de CO2 SUIVENT les varia­tions de tem­pé­ra­ture ? Et que le GIEC, pas même Jean Jou­zel et ses col­lègues ne le nient pas (bien qu’ils enterrent l’af­faire ou tournent autour du pot). Bref, loin de sou­te­nir la thèse de l’ef­fet de serre, ça fait tout l’in­verse : ça n’est pas une preuve for­melle, du moins pas directe, que l’ef­fet de serre en ques­tion est une fic­tion, mais c’est tout comme… Grrr, ma meilleure source (publi) sur ce point fon­da­men­tal est dans mon autre bécane… Alors déso­lé, je te l’en­voie sépa­ré­ment, mais d’i­ci à ce soir sauf cas de force majeure.

    Ensuite, il y a sans aucun doute pas mal de leçons à tirer de cette aspi­rine, mais les pre­mières que je vois me disent que je suis déjà embê­té par le choix du parallèle.

    Le prin­ci­pal pro­blème, c’est qu’au regard du tout pre­mier cri­tère de ce qui déter­mine la démarche scien­ti­fique, on a là un exemple non pas com­pa­rable mais car­ré­ment oppo­sé à celui des gaz à effet de serre… L’ef­fet de l’as­pi­rine est une chose qu’on peut obser­ver, du moins consta­ter, per­ce­voir (et ceci même, d’ailleurs, sans média­tion). Tan­dis que les soi-disant « gaz à effet de serre », jus­te­ment, on n’a encore jamais pu en per­ce­voir les effets. Et c’est bien là tout le problème.

    On peut dire que oui, c’est dans cer­taines condi­tions et pas d’autres, puisque (la preuve) ça ne marche pas chez cer­taines per­sonnes. Mais on trouve un tas de théo­rie véri­fiables qui condi­tionnent les effets à cer­taines condi­tions. Ce n’est pas du tout ce que j’en­tends en par­lant de « 1 contre 0 » au lieu de « plus contre moins » (le second ren­voie néces­sai­re­ment à du flou, donc de la pré­somp­tion, du vote à main levée, du consen­sus, bref, à tout sauf à de la preuve).

    Énor­mé­ment de gens, et dont bon nombre sont tout sauf des tou­ristes dans ce dos­sier, pré­tendent les avoir détec­tés, mais le fait est qu’on n’a détec­té que des obser­vables dont la théo­rie de l’ef­fet de serre pré­tend elle-même qu’ils sont direc­te­ment liés à « l’ef­fet de serre » lui-même – si tu veux, c’est comme le virus du sida et la race de lym­pho­cytes dont la théo­rie affirme qu’ils en sont les anti-corps (si j’ai bien sui­vi, mais je laisse aus­si­tôt de côté cette contro­verse que je ne connais que bien trop peu).

    Ain­si, on croit pou­voir démon­trer le phé­no­mène en mon­trant des spectres d’é­mis­sion IR mesu­rés par satel­lites, notam­ment en essayant de mon­trer que la Terre envoie, ces temps-ci, plus de cha­leur dans l’es­pace qu’elle n’en reçoit du Soleil. Donc je ne dénigre pas du tout ce sujet, au sens où je sais que ça tra­vaille sec, du moins chez cer­tains. Mais il y a qu’il y a tout sauf le prin­ci­pal. Il y a les mor­ceaux, plein de mor­ceaux sédui­sants, sauf que l’en­semble ne colle pas, tou­jours pas.

    Tu me diras peut-être : et alors, pour l’as­pi­rine, on ne sait pas « mesu­rer » direc­te­ment le sou­la­ge­ment de mal de tête, c’est d’ailleurs très sub­jec­tif. Sauf que par hypo­thèse, on par­lait de sou­la­ge­ment de mal de tête, donc l’ob­ser­vable requis est ça et pas autre chose, et sauf que quand tu as moins mal à la tête, tu le sais car tu le sais.

    Du reste, la tem­pé­ra­ture qui baisse, ça se mesure, et une infec­tion qui se tra­duit par moins d’in­ten­si­té de l’ac­ti­vi­té élec­trique des neu­rones et moins d’ac­ti­vi­té synap­tique asso­ciés à la dou­leur, ça se per­çoit aussi.

    L’aug­men­ta­tion effec­tive de tem­pé­ra­ture atten­due, elle, celle qui devrait être induite par « l’ef­fet de serre » à la sur­face de la pla­nète, on ne l’a jamais obser­vée. On ne nous a même pas non plus expli­qué, d’ailleurs, que je sache, pour­quoi, si cette théo­rie est valide, l’ef­fet de serre au sens de la théo­rie radia­tive « usuelle » est imper­cep­tible même dans une serre de jardin.

    Il ne faut sur­tout pas mélan­ger avec ce pro­blème cru­cial qu’est l’ab­sence d’ef­fet obser­vable le fait que l’as­pi­rine ne marche pas chez cer­taines per­sonnes. Ce fait là, par défi­ni­tion, ne signi­fie pas qu’elle ne marche pas sur toutes les autres per­sonnes et que cela peut s’ob­ser­ver. L’ef­fet pré­su­mé des « gaz à effet de serre », lui, ne s’ob­serve nulle part : ni dans une serre de jar­din ni dans le « grand bain » (de la sur­face de la pla­nète). Au cœur des étoiles ou des tuyères d’a­vions, peut-être (il paraît, je demande à « voir ») mais en tous pas à des niveaux de tem­pé­ra­tures de l’ordre des « CNTP ». Quant à l’ef­fet de serre des nuages, lui existe, il est même direc­te­ment per­cep­tible, mais un nuage c’est de l’eau à l’é­tat liquide (ou solide), pas à l’é­tat gazeux.

    De l’autre côté, on ne sait pas expli­quer com­ment l’as­pi­rine agit, tan­dis que le soi-disant effet des « gaz à effet de serre », lui, on « sait » expli­quer com­ment il marche… à ceci près qu’on n’ar­rive pas à véri­fier qu’il marche ! Donc on n’en sait rien, jus­te­ment. Autre­ment dit encore, une théo­rie invé­ri­fiable ou inver­sée a beau être mathé­ma­ti­que­ment et phy­si­que­ment archi sédui­sante, elle ne vaut rien.

    Mais Merome, qu’est-ce qu’une science qui se sou­cie de tout sauf de l’ob­ser­va­tion ? C’est un truc comme l’as­tro­lo­gie ou la dia­né­tique… La preuve, la science, se fondent évi­dem­ment, avant toute chose et inévi­ta­ble­ment sur des choses obser­vables. On com­mence et on finit tou­jours par l’ob­ser­va­tion. Si on n’é­tait même pas d’ac­cord là-des­sus, Merome, on ne serait jamais d’ac­cord sur rien. Et alors je te conseille­rais – cha­ri­ta­ble­ment – d’ou­vrir un manuel d’é­pis­té­mo­lo­gie « pour les nuls ». 😉

    « Puis­qu’il y a beau­coup de gens qui voient leur état s’a­mé­lio­rer avec l’as­pi­rine, on consi­dère que « très pro­ba­ble­ment », c’est elle qui en est res­pon­sable. Pour­tant on a des cas aty­piques où c’est l’in­verse. »

    Merome, ici tu rates encore la dis­tinc­tion élé­men­taire dont j’ai par­lé. Si tu fais mille fois l’es­sai sur une per­sonne sur qui on a déjà vu que l’as­pi­rine agit, tu véri­fie­ras mille fois qu’elle agit, et c’est donc qu’elle agit. Elle agit sur cer­taines per­sonnes, certes, mais pas « très pro­ba­ble­ment », non ; elle agit sur eux, point.

    Ensuite, si tu fais mille fois l’es­sai sur une per­sonne à qui l’as­pi­rine ne sou­lage jamais les maux de tête et fait chaque fois pous­ser des cornes au cul, elle te dira mille fois que ça ne la sou­lage pas et tu consta­te­ras mille fois que des cornes lui poussent au cul, et ça prou­ve­ra que chez au moins une per­sonne – assu­ré­ment, et non pas très pro­ba­ble­ment – l’as­pi­rine ne sou­lage jamais les maux de tête et fait chaque fois pous­ser des cornes au cul.

    Bref, cha­cune de ces pro­po­si­tions sera vraie, prou­vée, car obser­vable et ré-obser­vable à souhait.

    En sciences, prou­vé veut dire vrai jus­qu’à nou­vel ordre. Un jour, peut-être, quel­qu’un trou­ve­ra un truc gênant, du genre à révo­lu­tion­ner New­ton et à consa­crer Ein­stein, mais encore rien à voir. Peut-être que l’as­pi­rine marche chez la plu­part des gens ici bas mais chez per­sonne en apesanteur.

    La fin de ton para­graphe ramène à beau­coup d’autres ques­tions, mais on risque de s’é­ga­rer pas mal pour l’ins­tant, quand on voit à quel point on est en désac­cord sur la base de la base. Il faut par contre s’ar­rê­ter sur un point de confu­sion rédhibitoire.

    Bien sûr qu’il y a des zones qui chauffent tan­dis que d’autres refroi­dissent – pas néces­sai­re­ment contre toute attente, d’ailleurs (il manque juste l’es­sen­tiel aux modèles mais ils ont pas mal de qua­li­tés par ailleurs – mais que je sache, la prin­ci­pale vali­da­tion consiste déjà par hypo­thèse de com­pa­rer la « tem­pé­ra­ture moyenne » mesu­rée à la « tem­pé­ra­ture moyenne » calculée.

    J’ai même noté ici que la notion de « tem­pé­ra­ture moyenne de la sur­face de la pla­nète » est pour le moins confuse sur le plan phy­sique, ce qui pose sans doute de très sérieux pro­blèmes. Mais encore une fois, il faut com­pa­rer ce qui est com­pa­rable. A défaut d’a­voir un sens phy­sique, cette notion qu’ils ont eux mêmes choi­si de consi­dé­rée, ils l’ont défi­nie par conven­tion, ça les regarde, et c’est bien la der­nière des rai­sons qui per­met­trait de jus­ti­fier l’ab­sence de confir­ma­tion de leur propre « théorie ».

    Au-delà de ce cas par­ti­cu­lier, je me pose la ques­tion Merome : sais-tu au moins qu’une preuve, en sciences, c’est un résul­tat répé­table, donc tou­jours obser­vable « à la demande » ? Il suf­fit qu’on ne par­vienne plus à le véri­fier une ou quelques fois pour que la théo­rie soit à revoir, jus­qu’à ce qu’elle explique pour­quoi le résul­tat ne se pro­duit pas dans tel ou tel cas. Ce qui ne signi­fie mani­fes­te­ment pas qu’elle ne s’ap­plique plus aux autres cas.

    Et ne me reparle pas ici, une fois de plus, de l’as­pi­rine… : il n’y a pré­ci­sé­ment pas de théo­rie de l’as­pi­rine, donc il n’y a pas à la véri­fier, comme il n’y a pas à inva­li­der les conjec­tures déjà faites sur ce sujet et qui sont déjà inva­li­dées. Et l’ef­fet des « gaz à effet de serre », lui, n’est pas obser­vé. Je te ren­voie à ma pre­mière observation.

    « Comme on a des zones qui se refroi­dissent, ou des épais­seurs de glaces qui aug­mentent contre toute attente. Comme quoi, en matière de sciences, on n’at­tend pas d’a­voir la preuve for­melle pour avoir une posi­tion, ce que tu sem­blais contes­ter »

    Joli sophisme ! Le GIEC fait de la science ; le GIEC fait sou­vent n’im­porte quoi ; donc la science fait sou­vent n’im­porte quoi, ce que tu sem­blais contester…

    Nan, Merome, vrai­ment, ça va être dur…

    Réponse
  205. Gaudefroy

    @au refroi­diste sam

    CO2 et climat :

     » Mais quelle est la cause et quel est l’ef­fet ? Les cli­ma­to­logues peuvent tou­te­fois s’ap­puyer sur la phy­sique de base, véri­fiée mille fois en labo­ra­toire pour répondre : « les deux mon capi­taine ». Le gaz car­bo­nique, gaz à effet de serre, capte une part des rayons infra­rouges émis par le sol et l’o­céan, cap­tu­rant leur éner­gie au lieu de la lais­ser s’é­chap­per vers l’Es­pace. Donc, il est cause. Mais il est aus­si effet, car une pla­nète plus chaude, en par­ti­cu­lier les océans, émet plus de gaz car­bo­nique vers l’at­mo­sphère. Jouant de cette com­plexi­té de la nature, des men­teurs paten­tés ont ten­té de trom­per l’o­pi­nion publique en s’ap­puyant sur le deuxième volet des rela­tions entre cli­mat et gaz carbonique. »

     » ne sais-tu pas qu’aux der­nières nou­velles (depuis 15 ans, tout de même), dans les recons­ti­tu­tions tirées des carottes gla­ciaires, les varia­tions de CO2 SUIVENT les varia­tions de température »

    Sau­rez-vous dis­tin­guer entre ces deux affir­ma­tions laquelle est pon­dé­rée scien­ti­fi­que­ment, laquelle est affir­ma­tion péremptoire ?

    C’est Syl­vestre Huet que je cite, dont vous faites un dévot. Voi­ci pour­tant dans le texte un contre-exemple manifeste.

    De plus vous vous trom­pez : un article impor­tant a été publié en 2012 dans la revue à comi­té de lec­ture Nature. Grâce à un énorme tra­vail réa­li­sé par des pré­lè­ve­ments sur 80 sites mon­diaux, on a pu en effet éta­blir une véri­table courbe de tem­pé­ra­ture glo­bale, dans une période choi­sie entre ‑22000 et ‑7000 ans. Les gra­phiques montrent un déca­lage d’un mil­lier d’an­nées de la courbe de T glo­bale mais que le co2 joue pour l’es­sen­tiel un rôle causal.

    Autre ensei­gne­ment, de grandes varia­tions dans l’é­vo­lu­tion des tem­pé­ra­tures entre les lati­tudes, ce qui peut s’ex­pli­quer par les phé­no­mènes d’in­so­la­tion dif­fé­ren­tielle et les rétro-actions des cou­rants maritimes.

    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/04/climat-et-co2-une-confirmation-venue-du-pass%C3%A9.html

    Il est d’ailleurs fort pos­sible que nous connais­sions un âge gla­ciaire en Europe si la pla­nète se réchauffe et que le cou­rant du gulf stream s’inverse. 

    À la ques­tion  » n’as-tu pas remar­qué qu’il n’y a, sur­tout en France, presque aucun son de cloche cli­ma­to-scep­tique dans les médias et dans les ins­ti­tu­tions, et que les rares, d’ailleurs, ne sont géné­ra­le­ment pas tenus par les inté­res­sés mais repro­duits, inter­pré­tés, par les agents de l’in­qui­si­tion eux-mêmes ? « , on quitte le ter­rain his­to­rique et ana­ly­tique pour le che­min de la démons­tra­tion par l’ab­surde. Le meme argu­ment est uti­li­sé pour les OVNI : pour­quoi les auto­ri­tés ont toutes évi­té de par­ler du der­nier pas­sage d’OV­NI, n’est-ce pas une preuve qu’il y a une conspi­ra­tion du silence ?…

    Enfin, sur le rap­port Rocke­fel­ler, vous devez avoir de bien longues oreilles, car il ne peut frap­per que celles d’un âne. Nous sommes ici sur ce forum majo­ri­tai­re­ment méfiants des riches sus­cep­tibles d’a­che­ter les élec­tions, alors prendre pour argent comp­tant ce qui est dit a pos­te­rio­ri dans un think tank. Qui peut croire à l’é­co­lo­gisme de Mau­rice Strong, de Rocke­fel­ler ou du WWF ? Dans l’é­co­lo­gie aus­si il y a récu­pé­ra­tion et détour­ne­ment, par exemple pour faire du capi­ta­lisme  » verdâtre « .

    Autre cita­tion du même ton­neau  » Nous sommes recon­nais­sants au Washing­ton Post, au New York Times, Time Maga­zine et d’autres grandes publi­ca­tions dont les direc­teurs ont assis­té à nos réunions et res­pec­té leurs pro­messes de dis­cré­tion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impos­sible de déve­lop­per nos plans pour le monde si nous avions été assu­jet­tis à l’ex­po­si­tion publique durant toutes ces années. Mais le monde est main­te­nant plus sophis­ti­qué et pré­pa­ré à entrer dans un gou­ver­ne­ment mon­dial. La sou­ve­rai­ne­té supra­na­tio­nale d’une élite intel­lec­tuelle et de ban­quiers mon­diaux est assu­ré­ment pré­fé­rable à l’au­to­dé­ter­mi­na­tion natio­nale pra­ti­quée dans les siècles passés. »

    Cette cita­tion peut illus­trer un article mais n’a aucune valeur his­to­rique. De même, Guy Konop­ti­cki s’est van­té rétros­pec­ti­ve­ment dans un sémi­naire récent d’a­voir créé avec BHL SOS racisme. Ça reste à prou­ver et ça peut être une manœuvre dans un coup de billard à 3 bandes.

    Qui, quand, où, com­ment ? Voi­là les bases du maté­ria­lisme culturel.

    Le génie de Meys­san dans l’ef­froyable impos­ture, c’est de mettre en pers­pec­tive l’at­ten­tat du 11 sep­tembre avec :

    - l’o­pé­ra­tion Nor­th­woods d’a­vions télé­gui­dés sur Cuba ou
    – le mani­feste du PNAC qui évoque la néces­si­té d’un nou­veau Pearl Harbour.

    Il s’a­git là de mani­festes ou de plans pour une chose à venir.
    Cha­leu­reu­se­ment, euh non, cordialement.
    Un peu d’humour :

    Réponse
  206. Merome

    @Sam :

    Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de ras­su­rant dans les pro­pos du GIEC et je conti­nue de contes­ter fer­me­ment l’hy­po­thèse qu’un consen­sus sur le chan­ge­ment cli­ma­tique puisse ser­vir les inté­rêts d’une quel­conque puis­sance. On observe exac­te­ment le contraire chaque jour : les scien­ti­fiques alertent, ils recom­mencent et recom­mencent encore, et ça n’a pas l’ombre d’un effet sur notre vie de tous les jours. On est très loin de la dic­ta­ture cli­ma­tique que sup­po­se­rait un tel com­plot. On ne s’y dirige même pas. Au contraire, même, on dirait que les gou­ver­nants et les indus­triels s’é­chinent à igno­rer les aver­tis­se­ments des scien­ti­fiques et conti­nuent de pro­ner la crois­sance à tout crin, à faire consom­mer du pétrole, à émettre du CO2 par mégatonnes…
    Je n’ar­rive pas à com­prendre ta lec­ture des faits sur ce point. Je veux bien des exemples et des mises en situation. 

    Sur les 90⁄10, voi­ci ce qu’en dit le GIEC (encart RT1). Déjà, il faut dis­tin­guer le niveau de confiance et la pro­ba­bi­li­té d’oc­cur­rence. Les scien­ti­fiques peuvent avoir une haute confiance dans le fait que les résul­tats soient incer­tains (!) et inversement.

    Dans tous les cas, ce que je veux essayer de te dire (et je veux bien croire que ce n’est pas for­cé­ment clair jusque là), c’est que les mesures et études qui ne vont pas dans le sens du consen­sus se retrouvent dans ces incer­ti­tudes affi­chées du GIEC.

    Le ralen­tis­se­ment du réchauf­fe­ment que tu sou­lignes et que je ne conteste pas, est sans doute une des rai­sons qui poussent le GIEC à ne pas dire : il y a 100% de chances que ça se passe comme on l’a pré­dit. Il me semble que le GIEC est rela­ti­ve­ment trans­pa­rent sur la métho­do­lo­gie à ce sujet, et on est bien loin de la tour­nure reli­gieuse que tu sembles y voir.

    Sur l’as­pi­rine, nous ne sommes tou­jours pas d’ac­cord. Si l’as­pi­rine a soi­gné mes maux de tête hier, elle peut très bien m’in­dis­po­ser aujourd’­hui. Il n’y aucune espèce de cer­ti­tude quant à l’ef­fet que cela aura la fois sui­vante, selon ce que j’au­rai man­gé la veille, la cause de mon mal de tête, les autres médi­ca­ments que j’ai pris… Bref, il y a des incer­ti­tudes réelles, et pour­tant un consen­sus sur cette ques­tion : j’ai mal à la tête => je prends de l’aspirine.

    Et nous sommes bien d’ac­cord sur la base scien­ti­fique de l’ob­ser­va­tion mais visi­ble­ment pas sur ce qu’on a vrai­ment obser­vé en matière d’as­pi­rine comme de climat !

    Réponse
  207. Sam

    @ Merome,

    mer­ci d’a­voir cité la source pour les conven­tions rela­tives à la « confiance » selon le GIEC (pré­ci­sion : page 21), ain­si tout le monde pour­ra consta­ter qu’une fois de plus, j’a­vais rai­son et toi tort :

    «  »Les incer­ti­tudes sur les valeurs sont géné­ra­le­ment esti­mées à l’aide de tech­niques sta­tis­tiques et expri­mées de manière pro­ba­bi­liste. Les incer­ti­tudes struc­tu­relles sont, pour leur part, géné­ra­le­ment décrites sur la base de l’opinion col­lec­tive des auteurs quant à leur confiance dans la jus­tesse d’un résul­tat. Dans les deux cas, l’estimation des incer­ti­tudes est intrin­sè­que­ment liée à la des­crip­tion des limites des connais­sances ; pour cette rai­son, elle fait inter­ve­nir l’opinion des experts sur l’état de ces
    connaissances. » »

    Le seul fait qu’ils osent amal­ga­mer, dans la pré­sen­ta­tion, « l’opinion col­lec­tive des auteurs quant à leur confiance dans la jus­tesse d’un résul­tat » à la notion d’in­cer­ti­tude, qui, elle, relève d’une science exacte (les pro­ba­bi­li­tés), résume magni­fi­que­ment le sens de toute cette entre­prise : déve­lop­per un nou­veau scientisme.

    Bien sûr, ils dis­tinguent « confiance » et « pro­ba­bi­li­té » dans leur tableaux, mais le but est bien de trom­per, non pas tant le scien­ti­fique que le pro­fane et ses « repré­sen­tants ». Chaque fois que telle ou telle « pré­dic­tion » catas­tro­phiste sort du champ scien­ti­fique pour être reprise par les pro­fanes, la confu­sion entre « confiance » et « pro­ba­bi­li­té » est deve­nue totale.

    Ain­si, par exemple, quand toi-même tu parles de « très pro­bable » (90% de chances d’ad­ve­nir) au sujet du réchauf­fe­ment attri­bué à l’homme alors qu’il s’a­git assu­ré­ment de « l’opinion col­lec­tive des auteurs quant à leur confiance dans la jus­tesse d’un résul­tat ».

    La pre­mière moi­tié de ta pre­mière phrase me fait déjà dire l’in­verse de ce que j’ai dit. Mais on a l’habitude…

    Tu ne vois même pas que le mal est déjà lar­ge­ment fait, parce que, même au plan bas­se­ment maté­riel, tu ne sembles même pas avoir com­pris que les contraintes impo­sées aux entre­prises et aux États, ce sont tou­jours les citoyens qui les paient, et ce ne sont jamais eux qui les décident (sauf quand on fait dan­ser suf­fi­sam­ment bien en rythme le trou­peau pour que cha­cun des mou­tons s’i­ma­gine en plus que c’est sa propre opi­nion…). Non, vrai­ment, j’a­ban­donne, tu n’as sur­tout pas envie de t’émanciper.

    C’est navrant de jeter l’é­ponge et d’in­ter­rompre un dia­logue, mais il y a moment où il faut en reve­nir aux prio­ri­tés, et recon­naître que j’ai tout de même mieux à faire que de pour­suivre un pareil dia­logue de sourds. Je lirai ta réponse comme il se doit, mais je m’abs­tien­drai d’y répondre.

    Réponse
  208. J.C

    @ Sam,

    Avant que tu dis­pa­raisses pour de nou­velles aventures.
    As-tu son­gé à l’ins­tau­ra­tion d’une démo­cra­tie par une révo­lu­tion économique ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  209. Sam

    En réponse au der­nier mes­sage de Gaudefroy

    Je suis sin­cè­re­ment ravi de trou­ver par ici une per­sonne qui semble plu­tôt au fait de l’a­vant-garde de la pen­sée réchauf­fiste. mais mal­heu­reu­se­ment pas sur­pris qu’il ne fasse que copier-col­ler des mor­ceaux d’a­na­lyse même pas digé­rés par un jour­na­liste de Libé.

    En tous cas, ton der­nier mes­sage a de quoi faire bien avan­cer notre débat mai­son, vu qu’il nous amène au cœur de ce qui consti­tue, à mon avis du moins, la der­nière ligne de défense de toute cette théo­rie morte-née… Bref, mer­ci de tendre ain­si le bâton.

    Quand tu désignes une ou quelques études par­ti­cu­lières qui existent bel et bien dans la lit­té­ra­ture scien­ti­fique, je ne te repro­che­rai pas de ne pas citer les sources : les curieux habi­tués de ces débats auront tôt fait de les retrou­ver – et bien sou­vent, d’ailleurs, jus­te­ment quand le papier est répu­té être explo­sif, même si la revue, pri­vée, fait payer des droits d’en­trée (et c’est nous qui payons les recherches), on trouve vite une âme cha­ri­table qui a pris sur elle d’en dif­fu­ser une ver­sion gra­tui­te­ment acces­sible… Ain­si, j’ai vite trou­vé le papier de Sha­kun et al, 2012 auquel tu te réfères (1).

    Par contre, je ne peux qu’exi­ger que tu indiques pré­ci­sé­ment les sources pri­maires concer­nées (les publi­ca­tions scien­ti­fiques revues par les pairs, bien sûr, rien moins) quand tu copies-colles des affir­ma­tions aus­si « enve­lop­pées » que celle-ci :

    « Les cli­ma­to­logues peuvent tou­te­fois s’ap­puyer sur la phy­sique de base, véri­fiée mille fois en labo­ra­toire pour répondre : « les deux mon capi­taine ». Le gaz car­bo­nique, gaz à effet de serre, capte une part des rayons infra­rouges émis par le sol et l’o­céan, cap­tu­rant leur éner­gie au lieu de la lais­ser s’é­chap­per vers l’Es­pace (…). »

    Dans ce cas, bien au contraire, je te réponds :

    - qu’à ma connais­sance, il n’existe pas la moindre publi­ca­tion scien­ti­fique pour sou­te­nir une gros­siè­re­té pareille ;

    - que je n’ai évi­dem­ment pas l’intention de pas­ser ma vie à cher­cher ce qui n’existe pro­ba­ble­ment pas, et que je suis sûr que tu n’au­rais pas le tou­pet de nous lais­ser nous palu­cher un tra­vail pareil ;

    - et que donc, mer­ci d’a­vance de nous indi­quer ici une source pri­maire. Une seule me suf­fi­rait déjà ample­ment. Évi­dem­ment, on exi­ge­ra ici rien moins qu’une véri­table publi­ca­tion scien­ti­fique – sur­tout pas des manuels péda­go­giques et autre lit­té­ra­ture grise (sans par­ler de l’o­pi­nion per­son­nelle d’un jour­na­liste his­to­rien de for­ma­tion comme M. Huet) ;

    - faute de quoi tu com­pren­dras que je prie le lec­teur de consi­dé­rer que tu leur rap­portes ici des fables. Bref, l’in­ver­sion de la charge de la preuve, ça va un moment mais faut pas pous­ser mémé dans les orties. Allez, et bien du cou­rage. On attend, on n’est plus à ça près.

    Acces­soi­re­ment, cette esquisse de défi­ni­tion de l’ef­fet de serre que tu rap­portes (l’o­pi­nion per­son­nelle de M. Huet) est déjà très en porte-à-faux avec celle que consi­dèrent « les modèles du GIEC » eux-mêmes. Mais ça, on a l’ha­bi­tude : une fic­tion est tou­jours très dif­fi­cile à reproduire…

    Idem quand tu reco­pies ce genre de ques­tions lan­cées en l’air et dont la réponse est sup­po­sée être entendue :

    « Sau­rez-vous dis­tin­guer entre ces deux affir­ma­tions laquelle est pon­dé­rée scien­ti­fi­que­ment, laquelle est affir­ma­tion péremp­toire ? »

    Tu as fais réfé­rence à une étude concluant dans un sens, mais as-tu cher­ché s’il en exis­tait d’autres — et com­bien — concluant dans l’autre sens, et si oui, les as-tu lues ? En toute logique, oui, puisque tu sembles très impli­qué, puisque la ques­tion que tu trans­mets amène direc­te­ment à celle des sources, et puisque tu sais comme moi com­bien cette affaire est déci­sive. Pour­quoi donc n’en parles-tu pas ? Allez, ne me dis pas que tu n’es pas allé véri­fier l’exis­tence de la contra­dic­tion en ques­tion, c’é­tait l’af­faire d’une heure. Pour ma part, déso­lé mais j’ai fait ce tra­vail il y a deux ans, soit bien avant que le papier de Sha­kun sorte (oppor­tu­né­ment au vu des dead line du plan­ning de concoc­tion de l’AR5 et vu la moro­si­té du climat…).

    Comme pro­mis à Merome, et avec un brin de retard, je signale tout d’a­bord l’une des études qui me semblent les plus per­ti­nentes dans cette même dis­cus­sion : celle de Solé, Turiel et Lle­bot, 2007 (2). J’aime par­ti­cu­liè­re­ment celle-ci, d’é­tude, à la fois parce que la métho­do­lo­gie est simple et lim­pide et parce que les conclu­sions vont plu­tôt loin.

    Il existe bon nombre d’autres études, au moins une dizaine à ma connais­sance (3), arri­vant à la même conclu­sion prin­ci­pale que celle de Solé et al (2007), à savoir que les varia­tions de CO2 SUIVENT les varia­tions de tem­pé­ra­tures — deux concepts qu’il s’a­git tou­te­fois de pré­ci­ser (on y revient, un peu, vers la fin de ce mes­sage, car les conclu­sions de l’é­tude de Sha­kun et al, (2012) impliquent un éta­le­ment pro­gres­sif du réchauf­fe­ment sur la pla­nète, allant du Sud au Nord).

    Un avan­tage par­ti­cu­lier de l’é­tude de Solé et al (2007), est qu’elle ajoute expli­ci­te­ment une conclu­sion que tant d’autres n’ont pas osé tirer bien qu’elle crève les yeux (eh ouais, faut bien mon­trer patte blanche pour pas­ser la bar­rière des patrons de revues) : … et abso­lu­ment rien, dans ces don­nées, n’in­dique que la cau­sa­li­té inverse se mani­feste.

    Tout à fait contrai­re­ment à ce que laisse entendre le « jour­na­liste » inqui­si­teur Huet (qui connaît bien E. Bard, co-auteur de Sha­kun et Mar­cott, les deux étant des aides de camp notoires de la sul­fu­reuse équipe de hockey bri­tan­nique), il y a donc effec­ti­ve­ment un gouffre en matière de « pon­dé­ra­tion scien­ti­fique » ou d’af­fir­ma­tions péremp­toires mais il est jus­te­ment en sens inverse — est-ce pour cela, d’ailleurs, qu’il ne répond pas direc­te­ment à sa propre ques­tion (quand on peut évi­ter le men­songe caractérisé…) ?

    Dans mon mes­sage 198, j’ai expli­qué, source à l’ap­pui (4) com­ment, pré­ci­sé­ment, le GIEC avait enter­ré ce dos­sier fumant. Et s’il a dû en arri­ver à une pareille extré­mi­té, c’est pré­ci­sé­ment parce qu’il n’a­vait encore rien trou­vé pour contrer ces études dont les résul­tats signi­fiaient vir­tuel­le­ment la fin de toute sa folle aven­ture. En d’autres termes, le révi­sion­nisme de Huet a ici une por­tée colossale.

    Bien évi­dem­ment, même les gens dont tu parles, comme Jou­zel, ont par­fai­te­ment recon­nu eux-mêmes ce sur quoi tout le monde s’en­tend expli­ci­te­ment désor­mais (chose rare dans ce dos­sier) : il existe un méca­nisme natu­rel évident qui veut que les varia­tions « des tem­pé­ra­tures » induisent des varia­tions « du CO2 ».

    Même Jou­zel est co-auteur de l’une des études (Caillon et al, 2003 – étude acces­sible depuis le lien indi­qué en note 3). Au pas­sage, dès l’in­tro­duc­tion de l’é­tude (5) de Caillon et al (2003), les auteurs évoquent un pro­blème poten­tiel, bien connu, qui ne per­met pas d’a­voir une confiance dérai­son­née dans la data­tion. Mais notez bien que ce n’est pas du tout l’ar­gu­ment employé par le GIEC pour enter­rer cette série d’é­tudes aux conclu­sions gênantes.

    Bref, par construc­tion, ces gens qui ont beau­coup inves­ti de leur car­rière dans le sens adop­té par le GIEC n’a­vaient plus qu’à croi­ser bien fort les doigts pour qu’on par­vienne à démon­trer l’existence — la coexis­tence — d’un méca­nisme inverse. Ceci tout sim­ple­ment parce qu’eux sont pla­cés pour savoir que, non, « la » théo­rie de l’ef­fet de serre n’a encore jamais été prou­vée (à part qu’en plus, on connaît fort bien la rai­son du lien tem­pé­ra­tures —> CO2, qui semble s’y opposer).

    Tu parles, donc, s’ils avaient un besoin urgent d’un papier comme Sha­kun et al, 2012.

    La conclu­sion phare de cette publi­ca­tion, à part qu’elle a, donc, contre elle un tas d’autres publi­ca­tions, est de toute manière fai­ble­ment étayée si l’on en juge tout sim­ple­ment par le fait que la qua­si-tota­li­té des « don­nées » tirées des 80 échan­tillons réunis a une robus­tesse sta­tis­tique déplo­rable (ça, c’est une manie cou­rante chez les ama­teurs de « science approxi­ma­tive »). En d’autres termes, cette seule tare la des­tine au mieux au rang des résul­tats « peu pro­bables » selon la nota­tion du GIEC, du moins c’est ce qui devrait adve­nir nor­ma­le­ment. Plus pré­ci­sé­ment, comme la sta­tis­tique, contrai­re­ment à l’i­dée qu’on s’en ferait intui­ti­ve­ment, est une science exacte… il y a qu’elle ôte TOUTE vali­di­té à l’in­ter­pré­ta­tion de jeu de don­nées dont la signi­fi­ca­tion sta­tis­tique est infé­rieure à un cer­tain seuil.

    En pra­tique, cette étude qui tombe à point per­met­tra bien sûr au GIEC de faire son cher­ry picking, savoir rete­nir essen­tiel­le­ment cette étude dans laquelle il a a prio­ri « confiance », et d’é­car­ter ses opposantes.

    On appré­cie­ra le terme de “pon­dé­ra­tion scien­ti­fique” employé par Huet : c’est un lan­gage tout à fait digne d’un fonc­tion­naire de l’o­li­gar­chie pri­vée payé pour nous réci­ter la messe du GIEC — on ne peut évi­ter de pen­ser à la fameuse for­mule d’un de ses résu­més pour déci­deurs : “l’é­qui­libre des preuves indique que…” L’i­dée d’une preuve contre­ba­lan­cée par une preuve, c’est comme l’i­dée de divi­ser la souveraineté…

    On appré­cie­ra aus­si son enthou­siasme lors­qu’il parle du tra­vail de titan que repré­sente ces 80 séries. D’une part, parce que ce ne sont évi­dem­ment pas les auteurs du papier qui ont fait eux-mêmes l’é­norme tra­vail sur le ter­rain ni même en labo­ra­toire : eux ont sim­ple­ment bri­co­lé la mou­li­nette infor­ma­tique pour en trai­ter la sève. D’autre part, parce que le plus gros de leur « pénible » tra­vail à eux, d’a­près leurs propres termes, a consis­té à cali­brer ces don­nées brutes pour bri­co­ler les dates… Chose fort déli­cate, pas néces­sai­re­ment dou­teuse mais poten­tiel­le­ment suf­fi­sante pour bri­co­ler tota­le­ment résul­tats et conclu­sions. Cela fait aus­si par­tie des polé­miques sus­ci­tées par cette étude (6) (7), mais je ne me pro­non­ce­rai pas là-des­sus, d’a­bord parce que je n’ai pas enquê­té moi-même sur ce point (les don­nées brutes sont dis­po­nibles) ni même sui­vi ce bout de l’af­faire, mais plus sim­ple­ment parce que j’en sais suf­fi­sam­ment par ailleurs pour n’ac­cor­der aucun cré­dit aux conclu­sions de cette étude.

    Ce qui m’a fait tiquer gra­ve­ment en lisant cette publi­ca­tion, c’est l’en­semble de sa « deuxième » grande conclu­sion. Elle consiste à dire que le réchauf­fe­ment serait pro­duit (par le CO2) d’a­bord dans l’hé­mi­sphère Sud, notam­ment dans l’An­tarc­tique, et qu’il s’é­ten­drait pro­gres­si­ve­ment à l’hé­mi­sphère Nord, et notam­ment au pôle Nord (où les varia­tions de tem­pé­ra­ture sont les plus grandes).

    Cette thèse trouve un sem­blant de cré­di­bi­li­té dans le fait qu’elle paraît cohé­rente avec un phé­no­mène bien obser­vé, la « bas­cule bi-polaire », qui veut que sur le moyen terme, quand le pôle Sud se réchauffe, le pole Nord se refroi­dit, et inver­se­ment (enfin, le GIEC, lui, veut tout en même temps, mais pas­sons). Elle trou­ve­rait éga­le­ment un sem­blant de cohé­rence avec un méca­nisme impli­quant une oscil­la­tion de cou­rants marins. Mais ça s’ar­rête là pour la cohé­rence avec tout ce qu’on sait par ailleurs… Il y a au moins trois choses sur­pre­nantes, dans leur thèse.

    La pre­mière, c’est que le pôle Sud se refroi­dit notam­ment ces der­nières décen­nies, et qu’à part les plus achar­nés, tout le monde le sait, tant c’est bien établi.

    La seconde, c’est que l’hé­mi­sphère Sud est recou­vert par les océans net­te­ment plus que l’hé­mi­sphère nord. Autre­ment dit, sa sur­face recouvre une capa­ci­té calo­ri­fique notoi­re­ment plus éle­vée que celle de l’hé­mi­sphère Nord. Autre­ment dit encore, a prio­ri on s’at­ten­drait à ce que le réchauf­fe­ment per­cep­tible en sur­face, s’il était pro­vo­qué par le soi-disant effet de serre, soit retar­dé dans l’hé­mi­sphère Sud plus que dans l’hémisphère Nord.

    La troi­sième, c’est qu’une par­tie des études que j’ai évo­quées, et notam­ment celle indi­quée en note 2, qui concluent à un retard « du CO2 » par rap­port « aux tem­pé­ra­tures », se basent jus­te­ment sur des proxies pré­le­vées au Groen­land, ce qui n’est pas fran­che­ment le grand Sud…

    Bref, ce papier, qui n’a pas grand chose pour lui, a sur­tout contre lui un paquet d’autres études aux méthodes et à la robus­tesse sta­tis­tique net­te­ment moins douteuses.

    Un autre aspect fran­che­ment archi dou­teux de cette étude réside dans une chose qu’elle ne dit pas et que les auteurs ont déli­bé­ré­ment cachée : s’ils avaient fait appa­raître les der­niers 6 000 ans sur leurs courbes de CO2, on ver­rait que celui-ci a pas­sé son temps à aug­men­ter, tan­dis que les tem­pé­ra­tures bais­saient durant tout ce temps… Et pour le coup, on voit d’un simple coup d’oeil que l’an­ti-cor­ré­la­tion est sta­tis­ti­que­ment bien plus robuste que les varia­tions dont ils tirent leurs conclu­sions. (8)

    Mais cette tron­ca­ture n’est pas tant dou­teuse du point de vue arbi­traire qu’a­dopte leur thèse, au sens où ils pour­ront tou­jours dire que la par­tie mas­quée ne remet pas en ques­tion leurs conclu­sions. Le pro­blème, c’est jus­te­ment qu’elle jette un très énorme doute sur leurs pré­sup­po­sés eux-mêmes (et par­tant, sur leurs conclu­sions). Pourquoi ?

    D’a­bord parce que, même si les deux cau­sa­li­tés inverses dont on parle « coexis­taient » (alter­na­ti­ve­ment ou de manière dif­fé­rée dans l’es­pace), on doit se rap­pe­ler que l’une d’elle, celle qui veut que « le CO2 » suit « les tem­pé­ra­tures », est à la fois bien véri­fiée en labo­ra­toire et que, jus­qu’à preuve du contraire, elle implique un déca­lage moyen de 800 ans, soit une durée net­te­ment infé­rieure à 6 000 ans.

    Ensuite, parce que leur approche (qui est glo­ba­le­ment celle des réchauf­fistes tra­vaillant sur cette par­tie du dos­sier) consiste jus­te­ment à se pen­cher sur un ensemble de phé­no­mène qui se pro­duisent en période gla­ciaire pour ten­ter d’ex­pli­quer une chose qui se pro­duit au pré­sent et qui devrait, selon eux, se pro­duire à moyen terme dans le futur, autre­ment dit dans une période chaude.

    Ain­si le choix de cette tron­ca­ture n’est pas jus­ti­fié par leur propre approche…

    Mais nous tou­chons ici, tant mieux, à un thème extrê­me­ment per­ni­cieux et par­ti­cu­liè­re­ment ter­ro­ri­sant de la pro­pa­gande. C’est un point qu’il faut abor­der pour ceux qui sont étran­gers à ce dos­sier, car l’ef­fi­ca­ci­té de ce truc réside sur­tout dans le fait qu’il « per­met » désor­mais de faire taire un euro­péen qui objec­te­rait que ça caille, tout de même, leur putain de réchauf­fe­ment cli­ma­tique… (la même astuce a joué un rôle sous-marin mais déci­sif dans la muta­tion « sub­tile » de la notion de « réchauf­fe­ment cli­ma­tique » vers celles de « chan­ge­ment cli­ma­tique » et sur­tout de « dérè­gle­ment cli­ma­tique »). C’est un point que reprend jus­te­ment Gau­de­froy dans la fin de son mes­sage (re-mer­ci à lui de tendre ain­si le bâton).

    Au point de départ de cette mau­vaise blague, il y a ce qu’on appelle les évè­ne­ments de Dansgaard–Oeschger (DO) (voir par exemple l’é­tude indi­quée en note 2). Les ères gla­ciaires sont ponc­tuées de très nom­breuses périodes, pour la plu­part très courtes, durant les­quelles on « observe » un réchauf­fe­ment bru­tal (qui se pro­duit pour des rai­sons en par­tie encore incon­nues, mais vrai­sem­bla­ble­ment dues à l’activité solaire, faute de piste plus convain­cante) sui­vi d’un refroi­dis­se­ment plus ou moins bru­tal (c’est pour cette rai­son, vrai­sem­bla­ble­ment, que nos ancêtres ont eu l’oc­ca­sion de des­si­ner des fauves sur les parois de la grotte Chau­vet il y a envi­ron 30 000 ans…)

    L’ex­pli­ca­tion don­née au refroi­dis­se­ment est en gros la sui­vante : le réchauf­fe­ment ini­tial, en pro­vo­quant la fonte rapide d’une par­tie consé­quente des calottes gla­ciaires, entraîne rapi­de­ment le déver­se­ment d’un mon­ceau d’eau froide dans les océans, pro­vo­quant non seule­ment leur refroi­dis­se­ment mais pro­ba­ble­ment aus­si une énorme per­tur­ba­tion des cou­rants océa­niques, du fait que la glace fon­due est bien moins salée que l’eau de mer. Consé­quence par­ti­cu­lière : l’Eu­rope occi­den­tale subi­rait alors un refroi­dis­se­ment très important.

    Mais notez bien que ce pro­ces­sus, par hypo­thèse, se pro­duit que parce qu’il y a un réchauf­fe­ment très bru­tal en par­tant d’une époque très froide, d’un stade où les calottes gla­ciaires sont énormes (dans ces moments, pour don­ner une idée, l’Angleterre ou New York City sont entiè­re­ment recou­vertes de cen­taines de mètres de glace, et les gla­ciers alpins des­cendent jus­qu’à Lyon).

    Or, nos chers ter­ro­ristes, sans aucun scru­pule, se paient le luxe de trans­po­ser le pos­sible scé­na­rio à une époque comme la nôtre… où le moins qu’on puisse dire est que les calottes gla­ciaires ne sont jus­te­ment pas char­gées. C’est ain­si qu’à la pre­mière étude ayant conclu que le Gulf-Stream aurait un peu bais­sé en inten­si­té, ils nous ont fait le coup de nous pré­dire un arrêt immi­nent et total dudit cou­rant marin… sui­vi d’une gla­cia­tion immi­nente pro­vo­qué par le réchauf­fe­ment cli­ma­tique (anthro­pique, comme il se doit) ! Et c’est ain­si que, déjà, ces gre­dins croient pou­voir se per­mettre de vous dire que si l’Eu­rope se prend des vagues de froid en ce moment, c’est pré­ci­sé­ment à cause du réchauf­fe­ment cli­ma­tique. Euh, vous com­pre­nez peut-être mieux pour­quoi je m’é­ver­tue à sus­ci­ter votre scep­ti­cisme ? C’est qu’on ne peut même plus comp­ter sur un gros coup de froid bien natu­rel pour faire se cal­mer un peu le ter­ro­risme climatique…

    Une der­nière pré­ci­sion concer­nant l’é­tude de Sha­kun et al (2012), à l’a­dresse d’é­ven­tuels curieux qui auraient sur­tout une approche « poli­tique ». Cette étude, publiée en 2012 dans Nature, est à dis­tin­guer de celle que les mêmes auteurs prin­ci­paux ont fait paraître l’an­née sui­vante (Sha­kun et al, 2013), dans Science. Car, c’est con à dire, mais la sui­vante a connu un reten­tis­se­ment encore plus impor­tant non seule­ment lors de sa publi­ca­tion mais aus­si… parce que la revue Science a été contrainte de reti­rer ce papier après qu’il ait été démon­tré que la prin­ci­pale décou­verte reven­di­quée consti­tuait un tru­cage évident et inad­mis­sible. La démons­tra­tion ne requit d’ailleurs aucun effort, sinon pour arri­ver à faire entendre la pro­tes­ta­tion… puisque le tru­cage avait tout sim­ple­ment consis­té à gref­fer des rele­vés de ther­mo­mètre à la fin d’une courbe de tem­pé­ra­ture recons­ti­tuée d’a­près moult proxies. Bref, un faux carac­té­ri­sé, encore plus évident que les deux pré­cé­dentes crosses de hockey, dont on ne pré­sente plus la pre­mière, celle de Mann et faus­saires asso­ciés. Mann a lui-même condam­né celle-là, de tri­che­rie… Ses coéqui­piers, eux, au moins, avait pris la pré­cau­tion de ne pas repré­sen­ter leurs deux bouts de courbes avec la même couleur…

    On man­que­ra dif­fi­ci­le­ment de s’in­ter­ro­ger sur les rai­sons qui ont conduit notam­ment deux jeunes doc­teurs fraî­che­ment sor­tis de leur thèse (Sha­kun et Mar­cott) à rui­ner ain­si à coup sûr leur répu­ta­tion, et cet éton­ne­ment ne peut que gran­dir quand on sait qu’ils avaient été accueillis l’an­née pré­cé­dente par une véri­table holà média­tique pour avoir pré­sen­té des conclu­sions d’une uti­li­té immense pour le GIEC…

    L’en­nui, avec les gens qui poussent le bou­chon bien trop loin, c’est la ten­ta­tive de réci­di­ver et de pous­ser encore plus loin… Mais sans faire un grand effort d’i­ma­gi­na­tion, on peut faire le lien avec les coups ter­ribles por­tés au délire réchauf­fiste ces der­nières années — y com­pris la mise au jour de tristes affaires de tru­cage — et se dire que tout sera fait pour sau­ver la face, chose qui ne peut plus se faire que par la fuite en avant. Donc, c’est excellent que Gau­de­froy nous apporte ici, un peu en avance, le maté­riau de l’un des prin­ci­paux scan­dales à venir…

    Mais la pen­sée inson­dable du GIEC s’est tel­le­ment impo­sée qu’il peut même se per­mettre de griller ses contri­bu­teurs les plus déci­sifs avant même la sor­tie de son rap­port (avec Mann & co, au moins, le pot au rose n’a­vait pu être dévoi­lé qu’a­près la paru­tion du nou­vel opus du GIEC).

    Quand on a la preuve que des scien­ti­fiques ont com­mis une tri­che­rie aus­si grosse et pas dis­crète, on peut tout de même par­tir avec un a prio­ri un peu sus­pi­cieux quant à la qua­li­té de l’é­tude qu’ils ont com­mise l’an­née d’a­vant. Main­te­nant, ça ne doit sur­tout pas dis­pen­ser d’exa­mi­ner le fond — j’ai suf­fi­sam­ment lais­sé entendre que je fuis les argu­ments d’au­to­ri­té, sur­tout dans ce dos­sier où l’a­na­lyse qui doit tou­jours être rame­née sur le ter­rain scientifique.

    (1) Publi­ca­tion « under pay­wall » sur le site de Nature. Mais on en trouve une repro­duc­tion acces­sible en ligne ici : 

    http://​sciences​.blogs​.libe​ra​tion​.fr/​f​i​l​e​s​/​s​h​a​k​u​n​-​e​t​-​a​l​.​pdf

    (2) http://​ein​stein​.iec​.cat/​j​e​l​l​e​b​o​t​/​d​o​c​u​m​e​n​t​s​/​a​r​t​i​c​l​e​s​/​P​h​i​s​.​L​e​t​t​.​A​_​2​0​0​7​.​pdf

    (3) On en trou­ve­ra déjà plu­sieurs en cher­chant le mot « retard » sur la page : http://​www​.pen​see​-unique​.fr/​s​o​l​e​i​l​.​h​tml

    (4) Que les curieux aillent véri­fier dans le texte du rap­port. De mémoire, c’é­tait l’AR4 mais peut-être était-ce le TAR (déso­lé, j’ar­rête la fouille de mes archives pour aujourd’hui).

    (5) http://​ice​bubbles​.ucsd​.edu/​P​u​b​l​i​c​a​t​i​o​n​s​/​C​a​i​l​l​o​n​T​e​r​m​I​I​I​.​pdf

    (6) Voir notam­ment, sur le site du célèbre tom­beur de la crosse de hockey, sta­tis­ti­cien accro et pire cau­che­mard de l’é­quipe de hockey : http://​cli​ma​teau​dit​.org/​2​0​1​3​/​0​3​/​1​6​/​t​h​e​-​m​a​r​c​o​t​t​-​s​h​a​k​u​n​-​d​a​t​i​n​g​-​s​e​r​v​i​ce/

    (7) Les curieux pour­ront par exemple com­men­cer par lire la cri­tique qu’a faite l’a­ni­ma­teur du site WUWT (site scep­tique spé­cia­li­sé à l’o­ri­gine dans l’exa­men des sta­tions de mesure de tem­pé­ra­ture éta­su­nienne). En vrac :

    http://wattsupwiththat.com/2012/04/06/a‑reply-shakun-et-al-dr-munchausen-explains-science-by-proxy/

    http://​watt​sup​wi​th​that​.com/​2​0​1​2​/​0​4​/​1​1​/​s​h​a​k​u​n​-​t​h​e​-​l​a​s​t​-​i​-​h​o​pe/

    http://wattsupwiththat.com/2012/04/08/did-shakun-et-al-really-prove-that-co2-precede-late-glacial-warming-part‑1/

    http://wattsupwiththat.com/2012/04/18/more-fatal-flaws-in-the-shakun-et-al-nature-paper-claiming-that-co2-preceded-late-glacial-warming-part‑2/

    Ou encore : http://​www​.scien​ce​bits​.com/​S​h​a​k​u​n​_​i​n​_​N​a​t​ure

    (8) http://​watt​sup​wi​th​that​.com/​2​0​1​2​/​0​4​/​0​7​/​s​h​a​k​u​n​-​r​e​d​u​x​-​m​a​s​t​e​r​-​t​r​i​c​k​s​e​d​-​u​s​-​i​-​t​o​l​d​-​y​o​u​-​h​e​-​w​a​s​-​t​r​i​c​k​sy/

    Réponse
  210. mehdi

    J’ai tout de même appre­cier cet article, il faut oser…remarque je par­tage assez le constat de cet article, attac à peut être de bonne idée…mais quand je vois qu’il occulte la posi­tion de l’O­TAN ? Je me dis…soit ils ont rien com­pris où juste un leurre du sys­tème. Le diplo…intéressant comme pro­pa­gande, mélenchon…l’homme qui était pour une inter­ven­tion en lybie et actuel­le­ment en syrie, mais celà ne doit pas nous surprendre…il n’est pas franc macon pour rien.
    Je n’ai pas tes­té fakir et les autres je ne les connais pas…ce qu’il faut sur­tout rete­nir : « Dis moi qui tu dénonces, je te dirai qui tu veux épar­gner, pour­rait être la base de l’a­na­lyse cri­tique d’une propagande ».

    Réponse
  211. Sam

    @ J.C

    oh là, va, suis pas encore par­ti. 😉 D’une parce que je me donne assez de mal sur ce dos­sier par­ti­cu­lier pour lais­ser pis­ser sur le der­nier mot… (alors ça ne me paraît pas gagné du tout). De deux, et plus encore (c’est dire), parce que j’ai déjà pas­sé bien trop long­temps à faire autre chose qu’à tra­vailler sur « la cause des causes ».

    La « révo­lu­tion éco­no­mique », euh… ben j’y crois pas du tout. Je veux dire qu’en bon roman­tique à la base, je me dis une révo­lu­tion dont les résul­tats espé­rés ne seraient pas un peu durables ne serait pas digne d’être appe­lée ain­si… (tout un pro­gramme en pers­pec­tive, mais ça, on savait), et qu’il n’y aura rien d’un peu durable sans de sacrées bonnes ins­ti­tu­tions « bas­se­ment poli­tiques ». Ce qui ne veut évi­dem­ment pas dire que je méprise la résis­tance où qu’elle s’exerce, bien au contraire.

    Réponse
  212. J.C

    @ Sam

    Et si les ins­ti­tu­tions poli­tiques dépen­daient entiè­re­ment de l’économie !

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  213. Sam

    @ J.C

    for­mu­lée comme ça, c’est une idée qu’on pour­ra dif­fi­ci­le­ment étayer et, sur­tout, dif­fi­ci­le­ment contredire…

    Bref, tu peux pré­ci­ser un peu ?

    Il y a des évi­dences, mais dans les deux sens. Exemple :

    - d’un côté, il y a pas de régime de liber­té et d’é­ga­li­té poli­tique qui tienne un tant soit peu quand les gens sont sou­mis à un régime de sala­riat qui ne leur laisse aucun contrôle sur l’ac­ti­vi­té éco­no­mique et qui main­tient un tas de gens dans la misère ;

    - de l’autre, il ne peut y avoir de démo­cra­tie d’en­tre­prise qui dure, par exemple, si l’État se sou­met et nous sou­met au libre échange.

    Il y a un tas de ques­tions pra­tiques à repo­ser. Exemple et cas déci­sif : le double pro­blème du contrôle et du finan­ce­ment des médias. Voir par exemple ma pro­po­si­tion reprise dans le Plan C (1) ou encore dans le Plan P (2).

    (1) Articles II‑7–5 (k) (page 23) et II-11 (page 24) – le pro­jet Plan C est pré­sen­té pages 18 à 5 (26) de ce recueil de textes : 
    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​D​o​c​u​m​e​n​t​s​_​c​o​n​f​e​r​e​n​c​e​s​/​0​1​_​D​D​H​C​_​P​r​e​a​m​b​u​l​e​4​6​_​C​5​8​.​pdf

    (2)A l tour­nure des pages 3 et 4 dans sa pré­sen­ta­tion synthétique : 
    http://​local​.attac​.org/​r​h​o​n​e​/​I​M​G​/​p​d​f​/​r​e​_​s​u​m​e​_​_​p​l​a​n​_​P​_​1​4​0​5​0​9​.​pdf

    Réponse
  214. nlescan
  215. nlescan

    Et vu que je vois qu’il y a de la chan­son enga­gée de pos­tée (très bonne chan­son « qu’est-ce qu’ils sont cons ces pauvres ») je vous en mets quelques une dans le style que j’écoute :

    Réponse
  216. Merome

    @Sam :

    j’ai l’im­pres­sion que ce qui te pose pro­blème (ou ce que tu ne com­prends pas ?), c’est le rôle du GIEC. C’est un rôle d’ex­per­tise et de conseil, ce n’est pas direc­te­ment une assem­blée de scien­ti­fiques. On voit mal com­ment on pour­rait conseiller et exper­ti­ser sans avoir recours aux pro­ba­bi­li­tés qui te posent problème.

    On s’é­carte là du fonc­tion­ne­ment pure­ment scien­ti­fique pour entrer dans le déci­sion­nel (un scien­ti­fique ne décide rien, il constate et modélise). 

    Tu dis que les contraintes aux entre­prises et aux États sont payés par les citoyens. Admet­tons. Tu vois des exemples de contraintes qui sont dic­tées par le réchauf­fe­ment, toi ?

    Pour l’ins­tant, je ne vois que du green washing qui pousse à la consom­ma­tion de pro­duits nou­veaux qui sont soi-disant bien plus mieux que les anciens. Au contraire, la prise de conscience cli­ma­tique par le com­mun des mor­tels les poussent à remettre en cause la com­pé­tence de leurs élus et les inten­tions des entre­prises qui jurent vou­loir leur bien. C’est un for­mi­dable outil d’é­man­ci­pa­tion, dont tu peux voir les effets sur le moindre des blogs qui cause du sujet et finit par remettre en cause le gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif. Oli­vier Ber­ruyer com­mence à dif­fu­ser du Chouard, Her­vé Kempf fus­tige l’o­li­gar­chie, pour les exemples les plus célèbres. Mais des mil­liers d’a­no­nymes dont je fais par­tie suivent le même che­min : j’en ren­contre tous les jours sur les forums et sur mon blog. Je ne connais en revanche pas un seul exemple de citoyen qui ait été convain­cu par le gre­nelle de l’en­vi­ron­ne­ment ou qui ait per­du une once de sa liber­té à cause des thèses du GIEC. J’ob­serve tout le contraire.

    Mer­ci pour ces échanges s’ils s’ar­rêtent effec­ti­ve­ment là.

    Réponse
  217. J.C

    @ Sam

    Un simple constat :
    Les échanges moné­taires induisent les inéga­li­tés, les caté­go­ries sociales et les oli­gar­chies ploutocratiques.

    Ima­gi­nons main­te­nant que ce ne soit pas une classe domi­nante qui impose aux domi­nés des reve­nus qui les poussent à tra­vailler mais que le peuple lui-même choi­sisse pour lui-même son éco­no­mie par le contrôle de la créa­tion moné­taire. Pour­quoi ne déci­de­rait-il pas de s’oc­troyer pour chaque indi­vi­du un mil­lion d’eu­ros (ou plus encore) par per­sonne et par an et des prix à 1 euros pour les biens de pre­mière néces­si­té. Pour­quoi ne pour­rait-il pas le faire, qu’est-ce qu’il l’en empêcherait ?

    Qui le for­ce­ra à travailler ?

    Par exemple, un cer­tain nombre de retrai­tés exerce des acti­vi­tés utiles à la socié­té. Pour­tant, ils ne sont pas contraint de le faire, ils ne sont pas contraint non plus quant au domaine dans lequel ils s’en­gagent, pour­quoi cela ? Parce que l’exer­cice de ces acti­vi­tés ne modi­fie pas le mon­tant de leur retraite.
    Puis­qu’on ne les contraints pas à s’en­ga­ger dans des acti­vi­tés spé­ci­fiques, on peut donc dire qu’ils ne tra­vaillent pas mais ont des loisirs.

    Si nous deve­nions tous des retrai­tés avec un porte mon­naie qui nous mettes à l’abri du besoin de tra­vailler, on aura cepen­dant tou­jours besoin de pro­duire des biens et des ser­vices spé­ci­fiques. Il fau­dra bien que les machines conti­nu de prendre le relais pour notre plus grand bonheur.

    Je vais déve­lop­per un peu sur les ins­ti­tu­tions mais d’a­bord si tu as des remarques sur les ques­tions que je pose ici, tu es le bienvenue.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  218. J.C

    @ Sam

    Pour sub­ve­nir à nos besoins, nous aurons tou­jours besoin que des biens et ser­vices soient pro­duit, il y aura donc tou­jours une offre et une demande. Dans une socié­té capi­ta­liste, c’est tou­jours l’offre qui mène la barque, elle joue sur la demande quant elle ne l’a crée pas elle même (pro­pa­gande publi­ci­taire etc.)
    Son objec­tif est tou­jours le pro­fit, c’est le moteur même de la production.

    On ne doit pas pro­duire en trop grand nombre sous peine de voir bais­ser les prix mais en nombre suf­fi­sant pour faire une marge consé­quente de pro­fit. On peut pro­duire en petit nombre lors­qu’il s’a­git de pro­duit de luxe car quelques ventes suf­fisent à rap­por­ter beaucoup.

    Quelle alter­na­tive ?
    Pro­po­ser un mar­ché qui prends appui sur la demande plu­tôt que sur l’offre, où l’on éli­mine jus­qu’à la notion même de pro­fit, que cela signifierait-il ?

    Si on retire le pro­fit, il n’y a plus aucun inté­rêt à pro­duire en quan­ti­té plus petite ou plus grande, il n’y a plus aucun inté­rêt à pro­duire de mau­vaises qua­li­tés pour vendre plus, il n’y a plus aucun inté­rêt à vendre à des prix éle­ver et à ne pas aug­men­ter les revenus.
    À par­tir du moment où l’on a le contrôle de la créa­tion moné­taire, n’é­tant plus ados­sé à un éta­lon or, la valeur de la mon­naie est tota­le­ment vir­tuelle, on peut faire ce que l’on veut.

    N’est-ce pas ainsi ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  219. Étienne

    Les anti­fas­cistes du FUIQP 59⁄62
    à pro­pos de la curieuse « Coor­di­na­tion Anti­fas­ciste (Lille) »

    http://www.legrandsoir.info/les-antifascistes-du-fuiqp-59–62-a-propos-de-la-curieuse-coordination-antifasciste-lille.html

    FUIQP 59⁄62
    Com­mu­ni­qué Lille, le 09 juillet 2013

    Les anti­fas­cistes du FUIQP 59⁄62 à pro­pos de la curieuse « Coor­di­na­tion Anti­fas­ciste (Lille) »

    Le Front Uni des Immi­gra­tions et des Quar­tiers Popu­laires, comi­té Nord-Pas-de-Calais dénonce l’intervention d’un petit groupe de per­sonnes venues insul­ter et pro­vo­quer le public, les inter­ve­nants et les orga­ni­sa­teurs du débat public orga­ni­sé sur les guerres impé­ria­listes ce jeu­di 20 juin 2013 à la bourse du tra­vail de Lille-Fives. Avec une tech­nique bien connue (que résume la for­mule « le pyro­mane qui crie au feu ») ce groupe s’autoproclamant « anti­fa » a dif­fu­sé sur le net un com­mu­ni­qué défor­mant la réa­li­té et les pré­sen­tant comme des vic­times agres­sées. Réta­blis­sons les faits avant de mettre en cir­cu­la­tion dans les pro­chains jours la vidéo de cette conférence.

    Préalable

    • Aux per­sonnes ayant spon­ta­né­ment adhé­ré à la ver­sion des ces « anti­fa » sans être infor­mé : qui sommes-nous ?

    Le Front uni des immi­gra­tions et des quar­tiers ras­semble dans notre région des asso­cia­tions, col­lec­tifs mili­tants, connus et iden­ti­fiés des luttes de l’immigration et des classes ouvrières et popu­laires. Nous ne sommes pas un mys­té­rieux nou­veau col­lec­tif, mais sommes par­mi les acteurs cen­traux des luttes de l’immigration et des quar­tiers. Pour ce qui est de l’histoire récente d’une nou­velle dyna­mique natio­nale et locale de créa­tion du FUIQP, lire l’appel (en pièce jointe).

    Notre posi­tion­ne­ment poli­tique est anti­ca­pi­ta­liste, anti­ra­ciste, anti­sexiste, anti­co­lo­nia­liste, anti­sio­niste, anti­fas­ciste et anti-impé­ria­liste. Ces com­bats nous les avons menés contre la droite Sar­ko­ziste hier et nous le menons aujourd’hui contre Hol­lande et son gou­ver­ne­ment. Ces com­bats ne doivent pas nous sépa­rer, puisqu’ils sont issus d’un même sys­tème pour lequel la maxi­mi­sa­tion du pro­fit exige de divi­ser les classes popu­laires selon la cou­leur ou le sexe et de déclen­cher des nou­velles guerres impé­ria­listes pour le contrôle des matières premières.

    Le ter­reau de pau­pé­ri­sa­tion, de pré­ca­ri­sa­tion et de divi­sion ain­si créé est pour nous la véri­table base de l’émergence et du déve­lop­pe­ment d’une galaxie de groupes fas­cistes direc­te­ment ou indi­rec­te­ment reliés au Front Natio­nal. Le com­bat anti­fas­ciste n’est pour nous, ni nou­veau, ni secon­daire, ni à durée déter­mi­née et à géo­mé­trie variable. On com­pren­dra notre colère de nous voir insul­ter de « fas­ciste » par des soi-disant « anti­fa » don­neurs de leçons.

    • L’antifascisme, Clé­ment Méric, agres­sions isla­mo­phobes et « nous »

    Inves­ti-e‑s pour les plus ancien-nes d’entre nous depuis les années 1970 dans les luttes ouvrières et immi­grées, mais aus­si les luttes anti­ra­cistes et anti­fas­cistes, nous avons été plus récem­ment au cœur de l’organisation par exemple d’une contre-mani­fes­ta­tion oppo­sée à l’opération de récu­pé­ra­tion de l’histoire ouvrière de gauche par l’extrême droite (Troi­sième Voie et Jeu­nesses natio­na­listes révo­lu­tion­naires de Serge Ayoub, les Iden­ti­taires, la Mai­son Fla­mande, etc.) le 8 octobre 2011 à Lille-Fives, contri­buant effec­ti­ve­ment à brouiller les repères poli­tiques. Nous avons dénon­cé et appe­lé à la mobi­li­sa­tion pour la mort de Clé­ment Méric assas­si­né par les fas­cistes. Nous avons éga­le­ment été à l’initiative de la mani­fes­ta­tion contre les trois agres­sions isla­mo­phobes d’Argenteuil le 19 juin der­nier dans laquelle ces soi-disant « anti­fa » ont brillé par leur absence. Plus lar­ge­ment nous sommes au 1er rang des mobi­li­sa­tions contre le racisme, les dis­cri­mi­na­tions racistes, l’islamophobie, et autres vio­lences d’État contre les étran­ger-es, immi­gré-es avec ou sans papiers.

    Si nous sommes prêts à débattre des tac­tiques néces­saires pour déve­lop­per la lutte anti­fas­ciste, nous n’avons aucune leçon d’antifascisme à rece­voir de sin­gle­tons absents des luttes concrètes.

    Reve­nons sur les faits et sur leur chronologie.

    I) Sur la démarche de la « coor­di­na­tion anti­fas­ciste de Lille »

    1) Insultes publiques et cou­rage masqué

    Alors que notre ini­tia­tive sur les guerres impé­ria­listes est publique, que nos orga­ni­sa­tions sont connues et recon­nues sur la région Nord-Pas-de-Calais et au-delà, nous avons décou­vert ce mer­cre­di qu’un étrange appel à mani­fes­ter contre notre ini­tia­tive cir­cu­lait sur inter­net. Le FUIQP 59⁄62 et la MJCF 59 était nomi­na­ti­ve­ment som­mé de « prendre posi­tion ». Plu­sieurs 1ers pro­blèmes se posent à nous :

    1) nous sommes inter­pel­lés, mais aucun cour­rier ne nous a été adres­sé, aucune ten­ta­tive de joindre une seule des 20 asso­cia­tions et col­lec­tifs ou indi­vi­du-es membres du FUIQP 59⁄62.

    2) nous ne trou­vons aucun contact télé­pho­nique ou mail pour « répondre ».

    3) les auteur-es sont incon­nu-es et non iden­ti­fié-es. Seule une mys­té­rieuse « Coor­di­na­tion anti­fas­cistes » (Lille) » est indi­quée. Aucun nom d’organisations connues n’est men­tion­né dans cette « coor­di­na­tion » comme s’est pour­tant l’usage dans le mili­tan­tisme local. Étrange donc : une coor­di­na­tion sans qu’aucun syn­di­cat, par­ti, asso­cia­tion, col­lec­tif, habi­tuel­le­ment pré­sents dans ces col­lec­tifs ou coor­di­na­tion anti­ra­ciste ou anti­fas­ciste n’y figurent. Cette coor­di­na­tion se coor­don­ne­rait donc elle-même et seule ?

    Nous avons donc dou­té du sérieux de ces « anti­fas­cistes » incon­nu-es. Ce d’autant qu’après quelques coups de télé­phone, per­sonne n’avait enten­du par­ler de ce col­lec­tif, ni de cette ini­tia­tive iso­lée. De plus, alors que leur appel à mani­fes­ta­tion était pré­vu à 19h, à 19h30, lorsque notre confé­rence com­mence, tou­jours pas un seul mani­fes­tant en vu. Les orga­ni­sa­teurs com­mencent par invi­ter d’éventuel-les mani­fes­tant-es présente‑s dans la salle à venir à la tri­bune pour expo­ser leur ana­lyse et cri­tique afin d’engager un débat sur leurs accu­sa­tions et leur « demande » de « prise de posi­tion ». Per­sonne ne répond dans la salle. Cela nous sur­prend d’abord, puis nous fait rire. N’était-ce qu’une énième blague ou manœuvre d’obscurs web-militants ?

    2) Fina­le­ment ces « anti­fa » arrivent et sont (plus ou moins) identifié-es

    Après 30mn de débat, une dizaine d’individu-es arrivent avec un méga­phone (qui sera confis­qué à l’entrée). À notre grande sur­prise, la petite 10aine de per­sonnes venues per­tur­ber le débat regroupent des mili­tant-es d’Indymedia Lille, du « Centre J’En Suis, J’Y Reste ‑Centre LGBTQIF de Lille Nord Pas-de-Calais », Gewo­la Ricor­deau, socio­logue à l’université de Lille 1, et d’autres per­sonnes incon­nues. Pré­ci­sions ici que nous ne tenons pas res­pon­sable les orga­ni­sa­tions citées ici puisqu’officiellement les indi­vi­du-es ne se sont pas pré­sen­té-e‑s comme affi­lier à elles. Néan­moins cela pose ques­tion. Si nous sommes sur­pris, c’est que leurs orga­ni­sa­tions appar­te­nance sont tra­di­tion­nel­le­ment des sou­tiens anti-racistes et anti-fas­cistes des luttes de l’immigration en région, et tra­di­tion­nel­le­ment aus­si des mili­tant-es oppo­sé-es aux guerres impé­ria­listes (Irak, Afga­nis­tan, etc.).

    3) « Coor­di­na­tion Anti­fas­ciste » : votre action est poli­ti­que­ment vio­lente pour les 1ères vic­times du racisme, du fas­cisme et de l’impérialisme

    D’abord, sou­li­gnons la vio­lence poli­tique de cette démarche. Ces indi­vi­du-es viennent lire un texte inti­tu­lé « Fas­cistes, conspis, on vous fera taire ! ». Le public et les orga­ni­sa­teurs assistent médu­sés à une scène de théâtre sur­réa­liste : un groupe « anti­fas­ciste » insulte d’autres « anti­fas­cistes » « de fas­cistes ». S’agit-il d’un simple conflit entre mili­tants de gauche aux points de vue diver­gents ? Cela se pour­rait. Le 1er pro­blème qui s’impose à nos yeux sur le moment et qui semble entiè­re­ment pas­ser inaper­çu pour ces indi­vi­du-es est qu’ils/elles sont tou-s-tes Blanc-hes, tan­dis que l’assemblée insul­tée est com­po­sée de Noir-es, Arabes, Asia­tiques, Lati­nos, de Musul­mannes et d’athée, de Blanch-es, fran­çais ou étran­gers. Com­ment en tant « qu’antifascistes » n’avez-vous pas mesu­ré la vio­lence sym­bo­lique de vos pro­pos ? Les per­sonnes pré­sentes se trouvent ain­si assi­mi­lé-es-aux « fas­cistes », « néga­tion­nistes », « anti­sé­mites », « conspi­ra­tion­nistes », au « front natio­nal », à « l’extrême-droite » ou encore accu­sé-e‑s d’être « sou­tien » aux « régimes les plus ouver­te­ment dic­ta­to­riaux, anti­com­mu­nistes, où les mili­tants ouvriers, les fémi­nistes et les mili­tantes des droits des femmes risquent à chaque ins­tant la pri­son et la tor­ture, des régimes qui mas­sacrent leur popu­la­tion » (extrait du communiqué).

    4) Refus du débat : Dif­fa­ma­tion, rumeur, et insultes sans expli­ca­tion et sans preuve.

    Après vous avoir indi­qué que si vous sou­hai­tiez sabo­ter le débat vous seriez mis dehors, puisque nous orga­ni­sions un débat démo­cra­tique public, nous vous avons convié à entrer et à par­ti­ci­per au débat. Vous avez alors lu votre com­mu­ni­qué à la tri­bune, que la plu­part des per­sonnes avaient déjà lu. Nous avons alors pro­po­sé d’en débattre, mais nous atten­dions aus­si que vous expo­siez les sources sur les­quelles vous basiez vos affir­ma­tions insultantes.

    Après lec­ture d’un tract par Gwe­no­la Ricor­deau, socio­logue à l’Université de Lille 1, rem­pli d’affirmations dif­fa­mantes et calom­nieuses, le confé­ren­cier insul­té lui demande donc de citer ses sources et d’engager une dis­cus­sion sur le fond. Celle-ci refuse de débattre, s’engageant sur le départ. Une socio­logue refu­sant de citer ses sources et se fai­sant le relai d’insultes dif­fa­mantes sans éprou­ver le besoin de four­nir un mini­mum d’explication.

    Com­ment une socio­logue, même dans une action « poli­tique », peut-elle refu­ser de citer ses sources, b.a.-ba de la démarche socio­lo­gique ? Puisque vous êtes porte-parole de ce texte, auteure ou relaie de ce der­nier, nous vous appe­lons à un débat public argu­men­té et sourcé. 

    Votre démarche est d’autant plus incom­pré­hen­sible que nous connais­sons la qua­li­té de cer­tains de vos tra­vaux. Est-ce que l’anonymat vous sert de défou­loir pour quit­ter toute déon­to­lo­gie et éthique ?

    5) Un départ mépri­sant en usant de la violence

    Le groupe s’est donc mis en mou­ve­ment vers la sor­tie. Des per­sonnes du public insul­tées de « fas­cistes » et de « sou­tiens à l’extrême droite », et se voyant refu­sées tout droit de réponse, se sont alors diri­gées vers le col­lec­tif en leur disant qu’ils/elles ne pou­vaient pas insul­ter les gens et par­tir sans s’expliquer. Gwen­do­la Ricor­deau hurle immé­dia­te­ment alors « ne me tou­chez pas ». Une per­sonne de cette « Coor­di­na­tion » pousse vio­lem­ment des per­sonnes du public. En quelques secondes à peine la ten­sion est mon­tée. Votre ver­sion consis­te­ra cer­tai­ne­ment à inver­ser les causes et les consé­quences et à omettre le fait que vous avez pro­vo­qué la situa­tion de ten­sion et à nier que vous en êtes venus aux mains et même une de votre groupe a don­né des coups de pieds.

    6) Conti­nui­té colo­niale de votre antifascisme

    Devant une salle pleine, vous vous êtes per­mis d’adopter un ton paternaliste/maternaliste, fai­sant de ceux qui se sont dépla­cés pour s’opposer aux guerres anti-impé­ria­listes des « igno­rants » à qui il fal­lait expli­quer qui étaient les inter­ve­nants. Est-ce parce qu’une par­tie impor­tante du public était Noire et Arabe que consciem­ment ou non, vous avez repris cette pos­ture du maitre s’adressant aux élèves ? Pen­sez vous vrai­ment que nous ne connais­sons pas les polé­miques et débats concer­nant l’antifascisme ou l’anti-impérialisme, son conte­nu, ses tac­tiques, ses lignes de cli­vages, ses ins­tru­men­ta­li­sa­tions, ses manœuvres de divi­sions ou de détour­ne­ment de cible ? Qui êtes-vous pour consi­dé­rer pou­voir défi­nir qui « mérite » le titre d’antifasciste et qui mérite le titre de fasciste ?

    Sous pré­texte que vous ne sou­hai­tez pas débattre avec des « sou­tiens aux fas­cistes et des conspi », votre mépris contri­bue à main­te­nir une vieille logique colo­niale et raciste fai­sant des colo­ni­sé-es et des immi­gré-es des groupes consi­dé­ré-es comme inca­pables de pen­ser et de par­ler, avec qui « on ne débat pas ». Votre anti­fas­cisme nous construit comme des objets pen­sés et par­lés par d’autres et non comme des sujets pen­sants et par­lants. Votre anti­fas­cisme tente de pri­ver de droit à la parole poli­tique les étran­ger-es, immi­gré-es, et fran­çais-es dits issue-es de l’immigration du mou­ve­ment anti­fas­cistes de Lille.

    Il y a bien long­temps que nous refu­sons ce rôle de « vic­time à pro­té­ger » (ou « d’ennemi de l’intérieur à contrô­ler ») et que nous reven­di­quons et impo­sons le rôle d’acteurs de notre éman­ci­pa­tion. Avec les antiim­pé­ria­listes et les anti­fas­cistes de toutes ori­gines, nous vou­lons à éga­li­té construire les rap­ports de forces néces­saires pour éra­di­quer les causes réelles des guerres et du fas­cisme. Une telle union sup­pose de ban­nir tout rap­port de domi­na­tion. Votre mépris sans dis­cus­sion ce jeu­di 20 juin relève de l’arrogance colo­nia­liste et raciste.

    II) Sur le fond

    Ce réta­blis­se­ment des faits, de la chro­no­lo­gie des évè­ne­ments, et de la manière dont les par­ti­ci­pants au débat ont vécu cette inter­ven­tion « anti­fa » était néces­saire, mais n’est pas l’essentiel. Le plus impor­tant est pour nous les diver­gences que révèle cet inci­dent tant sur la nature de l’impérialisme que du fas­cisme, sur les réponses mili­tantes à déve­lop­per et sur les stra­té­gies des classes domi­nantes et de leurs outils que sont les mul­tiples groupes fas­cistes et leur « mai­son-mère » qu’est le Front National.

    1) Sur la nature du fas­cisme : Votre anti­fas­cisme est illi­sible et incompréhensible

    Puisque vous avez refu­sé de nous par­ler, de débattre, de vous expli­quer, votre mes­sage « anti­fas­ciste » nous est incompréhensible. 

    Com­ment pou­vez-vous insul­ter de « fas­cistes » parce que nous orga­ni­sons un débat sur l’impérialisme ? Peu avant votre arri­vée, un citoyen de la Centre Afrique décri­vait les coups d’État à répé­ti­tion subit depuis 40 ans parce que son pays est au coeur de la Fran­ça­frique et des luttes entre impé­ria­lismes fran­çais, amé­ri­cains, etc. Votre lec­ture des faits est qu’il est un « conspi. » et un « fas­cistes » ? De même sont « conspi. » et « fas­cistes » les per­sonnes pré­sentes dans la salle ce jeu­di soir : des chi­lien-nes pré­sent-es qui ont vécu le coup d’État mili­taire, orga­ni­sé par les États-Unis, d’Augusto Pino­chet, mili­taire fas­ciste ; des Lati­nos exi­lé-es d’Amérique après avoir vécu au plus prêt les vio­lences fas­cistes et autres esca­drons de la mort ; des orga­ni­sa­tions com­mu­nistes ayant dans leur rang des « résis­tants » au nazisme et au fas­cisme ; des Afri­cains héri­tier-es de la vio­lence raciste de l’esclave et de la colo­ni­sa­tion ; des juifs anti­sio­nistes et des réfu­gié-es Pales­ti­nien-nes en France pour avoir fuit la colo­ni­sa­tion raciste de l’État d’Israël ; des sans-papiers du CSP 59 (y com­pris ceux non encore régu­la­ri­sés après 74 jours d’une grève de la faim sus­pen­due en jan­vier 2012) qui subissent l’exploitation et les oppres­sions les plus into­lé­rables, fruits par des poli­tiques capi­ta­lises, impé­ria­listes, racistes et stig­ma­ti­santes ; des immi­gré-es insis­tant sur le fait que le racisme en France est moins le fait d’individu‑e raciste de classes popu­laires que la mise en place d’une poli­tique raciste d’État ; de sou­tiens aux col­lec­tifs en lutte contre les crimes poli­ciers qui affirment qu’il y a une logique d’État der­rière ce qui est pré­sen­té comme des « bavures » poli­cières acci­den­telles et iso­lées ; de toutes les per­sonnes affir­mant qu’il y a bien, depuis 30 ans, la construc­tion de boucs émis­saires éri­gés en nou­vel enne­mi de l’intérieur ; que les classes domi­nantes sont bels et bien dans une stra­té­gie de reprise en main du monde, fusse au détri­ment de la vie des dominé-es ?

    Nous sommes en pré­sence d’une pre­mière ligne de cli­vage entre vous qui conce­vez le fas­cisme uni­que­ment sous l’angle d’une abs­trac­tion théo­rique et nous qui l’analysons comme au ser­vice d’intérêts sociaux et éco­no­miques et donc pos­sé­dant une base maté­rielle. C’est parce que jus­te­ment le fas­cisme est un résul­tat sys­té­mique (et non seule­ment la folie d’individus débous­so­lés) que nous le relions à l’impérialisme, mais éga­le­ment à l’islamophobie, aux attaques contre les conquêtes ouvrières (retraites, droits du tra­vail, etc.), au contrôle poli­cier sur les quar­tiers popu­laires, etc. Le même sys­tème enclenche des mesures de fas­ci­sa­tion de la part de l’état capi­ta­liste, déclenche de nou­velles guerres colo­niales, construit les musul­mans comme popu­la­tion dan­ge­reuse, pau­pé­rise et pré­ca­rise les classes popu­laires et les couches moyennes, etc., créant ain­si le ter­reau de déve­lop­pe­ment des groupes fas­cistes et de leur mai­son mère, le Front National.

    2) Sur la nature de l’impérialisme : Votre anti­fas­cisme sans anti-impérialisme

    Ne basant pas votre anti­fas­cisme dans la prise en compte des inté­rêts sociaux qui s’affrontent dans la socié­té, vous ne pou­vez qu’être silen­cieux sur les guerres colo­niales et sur l’anti-impérialisme. Votre ana­lyse sur ce point se résume au « À bas les dic­ta­teurs » c’est-à-dire à exac­te­ment la même logique que celle des états qui déclenchent ces guerres colo­niales. C’est en pré­ten­dant mettre à bas Sad­dam Hus­sein, Kadha­fi, Assad, etc., que ces états impé­ria­listes ont jus­ti­fié des crimes contre l’humanité, des implan­ta­tions mili­taires durables, des des­truc­tions totales de pays comme en Irak. Consta­ter cela ne veut en aucun cas signi­fier une appro­ba­tion de ces régimes. L’approbation ou la condam­na­tion d’un régime ne peut venir que du peuple concer­né. L’émancipation ne s’exporte jamais par les bombes. La libé­ra­tion ne s’exporte pas avec les exocets.

    L’impérialisme n’est pas le résul­tat de l’agressivité de tel homme ou de tel gou­ver­ne­ment (qu’il soit de France ou des USA). Il n’est rien d’autre que le résul­tat de la logique de maxi­mi­sa­tion du pro­fit des grands mono­poles les condui­sant à une concur­rence sans mer­ci. Les guerres colo­niales de retour sont une des consé­quences par­mi d’autres de cette logique, à côté des crises de sur­pro­duc­tion, des crises struc­tu­relles, de la remise en cause de toutes nos conquêtes sociales. On ne peut donc être anti­fas­ciste de manière consé­quente sans s’opposer aux guerres impérialistes.

    Plus grave la non-prise en compte de l’origine sys­té­mique du fas­cisme conduit à une ins­tru­men­ta­li­sa­tion au ser­vice des guerres impé­ria­listes. Que cela soit incons­cient ne change rien au résul­tat et à sa gra­vi­té. En effet cette occul­ta­tion des causes éco­no­miques du fas­cisme conduit à trai­ter de « conspi­ra­tion­niste » toute ana­lyse met­tant en exergue les stra­té­gies des états impé­ria­listes et leurs argu­men­taires idéo­lo­giques consis­tant à dia­bo­li­ser les chefs d’État des pays à agres­ser pour jus­ti­fier l’urgence d’une inter­ven­tion. Pour nous qui ten­tons de construire un front anti-impé­ria­liste et anti-guerre en France, cela vous met objec­ti­ve­ment du côté de nos enne­mis. C’est parce que nous espé­rons que l’ « objec­ti­ve­ment » ne signi­fie pas un « sub­jec­ti­ve­ment » c’est-à-dire un choix conscient de ser­vir l’impérialisme, que nous vou­lions débattre avec vous et que nous vous avons per­mis de prendre la parole en dépit de vos insultes.

    3) Sur votre confu­sion entre anti­sio­nisme et antisémitisme

    Par­mi les argu­ments avan­cés pour taxer Michel Col­lon de « néga­tion­niste » figure le fait qu’il reprenne sur son site des cari­ca­tures du des­si­na­teur bré­si­lien Car­los Latuff. Nos « anti­fa » ama­teurs d’anathèmes le taxe de « des­si­na­teur anti­sé­mite ». Les posi­tions anti­sio­nistes du cari­ca­tu­riste deviennent sans aucune argu­men­ta­tion des posi­tions anti­sé­mites. On peut ne pas appré­cier le fait que le des­si­na­teur insiste sur des simi­li­tudes entre cer­taines méthodes nazies et le trai­te­ment infli­gé aux Pales­ti­niens par l’État d’Israël. On peut trou­ver exa­gé­ré qu’il dénonce une liber­té d’expression à géo­mé­trie variable lorsqu’elle porte sur les « cari­ca­tures de Maho­met » ou au contraire sur des « cari­ca­tures de l’holocauste ». Mais en conclure à de l’antisémitisme est soit de la mau­vaise foi cachant un sou­tien à l’oppression israé­lienne sur le peuple pales­ti­nien, soit de l’ignorance.

    « Calom­niez auda­cieu­se­ment, il en res­te­ra tou­jours quelque chose » disait déjà Fran­cis Bacon en 1597.

    L’amalgame entre anti­sio­nisme et anti­sé­mi­tisme n’a, bien enten­du, aucun fon­de­ment. Bien sûr des anti­sé­mites peuvent éga­le­ment se reven­di­quer de l’antisionisme. Mais des Israé­liens peuvent être anti­sio­nistes. Des anti­sé­mites notoires peuvent éga­le­ment se défi­nir comme sio­nistes comme les repré­sen­tants du par­ti d’extrême droite Vlaams Belang ou les évan­gé­listes états-uniens. Et on peut bien enten­du être anti­sio­niste et com­battre à la fois l’État d’Israël et l’antisémitisme. La vraie ques­tion est : à qui pro­fite l’amalgame entre anti­sio­nisme et antisémitisme ?

    Nul besoin ici de croire à un com­plot occulte ou à une secrète conspi­ra­tion pour com­prendre l’intérêt pour l’État d’Israël de voir se déve­lop­per de tels amal­games. Le ministre israé­lien de l’intégration et de l’immigration a ain­si annon­cé, la créa­tion d’une Bri­gade du Net et d’une « armée de blo­gueurs » en jan­vier 2009. visant à « occu­per le ter­rain en inon­dant de com­men­taires les sites anti­sio­nistes qui pul­lulent sur la toile » (L’information est dif­fu­sée pour s’en réjouir sur le site offi­ciel de la chambre de com­merce France-Israël : http://​www​.israel​val​ley​.com/​n​e​w​s​/​2​0​0​9​/​0​1​/​2​1​/​2​1​3​2​0​/​i​s​r​a​e​l​-​n​e​t​-​f​l​o​p​-​l​a​-​b​r​i​g​a​d​e​-​d​u​-​n​e​t​-​d​-​i​s​r​a​e​l​-​d​e​b​a​r​q​u​e​-​a​-​l​a​-​f​i​n​-​d​e​-​l​a​g​u​e​r​r​e​-​s​o​n​-​b​u​t​-​o​c​c​u​p​e​r​-​l​e​-​t​e​r​r​a​i​n​-​e​n​-​i​n​o​n​d​a​n​t​-​d​e​-​c​o​m​m​e​n​t​a​i​r​e​s​-​l​e​s​-​s​i​t​e​s​-​a​n​t​i​-​s​i​o​n​i​s​tes). Ceux qui comme ces « anti­fas­cistes lil­lois » ont rem­pla­cé l’effort d’analyse pour com­prendre le monde par la consul­ta­tion des rumeurs du Net, deviennent ain­si les « idiots utiles » non pas d’une « conspi­ra­tion », mais d’une stra­té­gie ration­nelle défen­dant les inté­rêts d’un État.

    4) Sur le concept de « conspi­ra­tion­nisme » et de théo­rie du complot.

    Ces soi-disant concepts sont désor­mais à la mode. On les retrouve dans les pro­pos de com­men­ta­teurs des médias lourds, comme dans la prose de ces « anti­fa lil­lois » ama­teurs d’anathèmes. Ils sont uti­li­sés à toutes les sauces, dans toutes les direc­tions et à tort et à tra­vers. Ils deviennent de ce fait des concepts fourre-tout per­met­tant de dia­bo­li­ser une opi­nion cri­tique sans même argu­men­ter. Ils per­mettent ain­si d’occulter les contro­verses les plus gênantes pour la classe domi­nante en les rame­nant à la thèse idiote du « grand com­plot mon­dial juif ».

    Com­battre la thèse du « grand com­plot » ne nous oblige cepen­dant pas à avoir une vision du monde bisou­nour­sienne. Est-ce que si nous affir­mons qu’il existe bien des rap­ports de force géo­po­li­tiques et natio­naux dans les­quels les classes domi­nantes défendent de manière orga­ni­sée leurs inté­rêts sociaux, cela est du « conspirationnisme » ?

    Selon vous Denis Kess­ler ancien vice-pré­sident du MEDEF n’a jamais dit : « Le modèle social fran­çais est le pur pro­duit du Conseil natio­nal de la Résis­tance. Un com­pro­mis entre gaul­listes et com­mu­nistes. Il est grand temps de le réfor­mer, et le gou­ver­ne­ment s’y emploie. Les annonces suc­ces­sives des dif­fé­rentes réformes par le gou­ver­ne­ment peuvent don­ner une impres­sion de patch­work, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de por­tées diverses : sta­tut de la fonc­tion publique, régimes spé­ciaux de retraite, refonte de la Sécu­ri­té sociale, pari­ta­risme… A y regar­der de plus près, on constate qu’il y a une pro­fonde uni­té à ce pro­gramme ambi­tieux. La liste des réformes ? C’est simple, pre­nez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans excep­tion. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sor­tir de 1945, et de défaire métho­di­que­ment le pro­gramme du Conseil natio­nal de la Résis­tance ! », (Denis Kess­ler, Adieu, 1945, rac­cro­chons notre pays au Monde, Chal­lenges, 4 octobre 2007) ?

    Waren Buf­fett le 3ème homme le plus riche du monde en 2011 n’a jamais dit non plus : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner », (cité par Pin­çon, M., Pin­çon-Char­lot, M., Le pré­sident des riches. Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nico­las Sar­ko­zy, La Décou­verte, 2010) ? Dire cela est « conspi­ra­tion­niste » et « complotiste » ?

    L’histoire est emplie de stra­té­gies, de « conspi­ra­tion » de ce type. Ces stra­té­gies construites masquent les véri­tables causes que sont les conflits d’intérêts des groupes sociaux. Ce carac­tère de paravent ne peut pas nous ame­ner cepen­dant à sous-esti­mer ces stra­té­gies, à faire l’économie de leur décons­truc­tion, à sous-esti­mer leurs effets sur les rap­ports de forces qui décident d’un com­bat social. Des exemples, ils existent à foi­son sans qu’il faille pour cela recou­rir à une « théo­rie du complot ».

    La réécri­ture frau­du­leuse par le chan­ce­lier Prus­sien Otto Von Bis­marck en juillet 1970 de la dépêche d’Ems en y intro­dui­sant des termes humi­liants pour la France pro­duit l’effet escomp­té par Bis­marck : la France déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet. « Théo­rie du complot » ?

    L’incendie du Reichs­tag dans la nuit du 27 au 28 février 1933 est immé­dia­te­ment impu­té par les ser­vices de pro­pa­gande de Goe­ring aux com­mu­nistes. Cette mani­pu­la­tion idéo­lo­gique pro­duit de nou­veau l’effet escomp­té : le 28 février Hin­den­burg sus­pend les liber­tés indi­vi­duelles, réin­tro­duit la peine de mort avec effet rétro­ac­tif et fait arrê­ter 4000 mili­tants com­mu­nistes et plu­sieurs autres dizaines de mil­liers de mili­tants de gauches, syn­di­ca­listes, anti­na­zis, etc. Ils seront les pre­miers inter­nés des camps de concen­tra­tion et en par­ti­cu­lier de celui de Dachau.
    « Théo­rie du complot » ?

    En 1957 les ser­vices secrets fran­çais dressent de fausses listes de pré­ten­dus col­la­bo­ra­teurs algé­riens avec l’armée colo­niale et les font par­ve­nir à des res­pon­sables de l’armée de libé­ra­tion natio­nale. Le virus de la sus­pi­cion dénom­mé par la suite « bleuite » pro­duit l’effet escomp­té : des purges sont déclen­chées contre des inno­cents. « Théo­rie du complot » ?

    De manière plus récente, au cours de la décen­nie 70, a été déve­lop­pée la « théo­rie des tota­li­ta­rismes », met­tant sur le même plan com­mu­nisme et nazisme. Jour­na­listes, intel­lec­tuels et hommes poli­tiques de droite et du par­ti socia­liste, mais éga­le­ment cer­tains d’extrême-gauche ont repris cet amal­game. Le résul­tat escomp­té est deve­nu réa­li­té. Il est résu­mé de la manière sui­vante par Michael Scott Chris­tof­fer­son : « ouvrir ain­si la voie aux solu­tions poli­tiques modé­rées, libé­rales et post­mo­dernes qui allaient domi­ner les décen­nies sui­vantes. Capi­tale de la gauche euro­péenne après 1945, Paris deve­nait la « capi­tale de la réac­tion euro­péenne (Michael Scott Chris­tof­fer­son, Les intel­lec­tuels contre la gauche, l’idéologie anti­to­ta­li­taire en France (1968−1981), Agone, 2009, qua­trième de cou­ver­ture.) » ». « Théo­rie du complot » ?

    L’acharnement des USA au point de dic­ter à la France, à l’Italie, le Por­tu­gal et l’Espagne, le refus du sur­vol de leur espace aérien à l’avion pré­si­den­tiel Boli­vien par suite de « rumeurs » selon les­quelles Edwards Snow­den serait avec le pré­sident Evo Morales. « Théo­rie du complot » ?

    Nous pour­rions citer éga­le­ment l’usage tous azi­muts du terme de « popu­lisme » (pour dési­gner Marine Le Pen et Jean Luc Mélen­chon en pas­sant par Cha­vez ou sim­ple­ment l’ensemble des oppo­sants à l’Union Euro­péenne réac­tion­naire) ou encore la « théo­rie des extrêmes », consis­tant à asso­cier le Front de Gauche au Front Natio­nal, ce qui a jus­te­ment per­mis à Jean Fran­çois Copé de mettre sur un même plan, lors de l’assassinat de Clé­ment Méric, les mili­tants d’extrême droite fas­cistes et les mili­tants anti­fas­cistes de gauche, etc. « Théo­rie du complot » ?

    L’accusation de « conspi­ra­tion­nisme » et de par­ti­san de la « théo­rie du com­plot » est une for­mi­dable machine idéo­lo­gique empê­chant toute inter­ro­ga­tion cri­tique, fer­mant la dis­cus­sion, fai­sant l’économie de pen­sée, en ren­voyant au seul ana­thème. Seuls les domi­nants ont inté­rêt à ce que la réa­li­té soit illi­sible. Par incons­cience (nous l’espérons) vous par­ti­ci­pez à cette mise en illi­si­bi­li­té des domi­na­tions et des exploitations.

    5) Mais au fait d’où vient le suc­cès rela­tif des véri­tables « conspirationnistes »

    Avec l’envie de vomir, nous réaf­fir­mons aux per­sonnes et orga­ni­sa­tions visi­ble­ment com­plè­te­ment décon­nec­tées des luttes des quar­tiers popu­laires et des immi­gra­tions, mais aus­si du mou­ve­ment ouvrier en géné­ral, que nous avons condam­nés et condam­nons encore : toute la clique de la constel­la­tion d’extrême droite : le bloc iden­ti­taire, Civi­tas, Sos tout petit, jeu­nesses révo­lu­tion­naires, le front natio­nal, la mai­son fla­mande, la droite extrême, la droite popu­laire, etc., mais aus­si la ligue de défense juive (skin­heads d’extrême droite juive), ou encore Riposte Laïque. Croyez vous que nous vous avons atten­du pour dénon­cer l’aristocrate Alain (Bon­net de) Soral et « Ega­li­té et Récon­ci­lia­tion » orga­ni­sant des débats un soir avec les Iden­ti­taires, un autre avec des jeunes de quar­tiers débous­so­lés poli­ti­que­ment, et le len­de­main avec le Front Natio­nal ? Nous ne nous recon­nais­sons der­rière aucune « théo­rie » expli­quant l’évolution de l’histoire humaine pas­sée ou récente par un « com­plot des illu­mi­na­tis », des « franc-maçons » ou autre « com­plot juif ». En revanche, accu­ser toutes per­sonnes ayant une ana­lyse sou­li­gnant l’existence de conflits d’intérêt, de lutte de pou­voir et d’influence de « com­plo­tiste » est pro­fon­dé­ment anti­dé­mo­cra­tique et poli­ti­que­ment malhonnête.

    Est-ce à dire qu’il n’existe pas de véri­tables por­teurs d’une vision « com­plo­tiste » du monde ?

    Pour le Front Uni des immi­gra­tions et des Quar­tiers Popu­laires il y a bien un « pro­blème » d’interprétation crois­sante du monde et de ces conflits et injus­tices au tra­vers du filtre « de théo­rie du com­plot ». Il fau­drait être aveugle pour ne pas consta­ter ces ten­ta­tives d’implantation dans les quar­tiers popu­laires. Mais d’une part ces ten­ta­tives ont pour objec­tif de détour­ner les colères sociales légi­times vers de fausses cibles. D’autre part elles ren­contrent de plus en plus d’oreilles atten­tives dans les jeu­nesses des quar­tiers popu­laires du fait d’une cou­pure objec­tive entre les « gauches » et une par­tie des classes popu­laires. Nous sommes en pré­sence d’un résul­tat social et non d’une débi­li­té de classes. Il est la consé­quence directe d’une frac­ture de classe entre les gauches et les quar­tiers popu­laires, c’est-à-dire de l’abandon mas­sif du tra­vail poli­tique des gauches et extrêmes gauches dans les quar­tiers popu­laires et ban­lieues qui ne sont pas des déserts poli­tiques, mais qui sont déser­tés poli­ti­que­ment. C’est aus­si un résul­tat social mar­quant la frac­ture poli­tique entre une par­tie des gauches ne se mobi­li­sant pas ou rare­ment sur des oppres­sions telles que la colo­ni­sa­tion pales­ti­nienne, crimes poli­ciers, l’islamophobie, la négro­pho­bie, la rro­mo­pho­bie, l’impérialisme, mais aus­si la vio­lence de la lutte des classes pour les ban­lieues et quar­tiers popu­laires. Quand une par­tie des classes popu­laires, immi­gré-es ou non, vivent ou se sentent direc­te­ment soli­daire et concer­née par ces injus­tices et qu’ils/elles n’ont à dis­po­si­tion aucun tra­vail mili­tant pour poser des grilles de lec­ture et des cadres d’interprétation, les mani­pu­la­teurs, les sectes ou les fachos, se donnent à cœur joie de sai­sir l’espace vidé par les gauches.

    Quand votre anti­fas­cisme pré­fère tra­quer les « conspi. », notre anti­fas­cisme se donne pour tâches de reprendre le ter­rain de l’argumentation, de la preuve, de l’analyse avec celles et ceux qui noyé-es dans l’air du temps, dépo­li­ti­sé et dépo­li­ti­sant, sont atti­rés par les char­la­tans « conspi ». Chaque absence et chaque silence des gauches sur cer­taines injus­tices donnent du grain à moudre aux mani­pu­la­teurs « conspi. ».

    6 ) Un anti­fas­cisme à géo­mé­trie variable ?

    L’antifascisme n’est pas un com­bat abs­trait. Il est à la fois action pour éra­di­quer les causes pro­fondes du fas­cisme (et en par­ti­cu­lier les inté­rêts sociaux qu’il défend) et com­bat contre les consé­quences concrètes du fas­cisme ici et main­te­nant. Or ces consé­quences sont variables his­to­ri­que­ment et géo­gra­phi­que­ment. Si l’antisémitisme est ain­si la forme domi­nante du fas­cisme de la décen­nie 30, l’islamophobie est une des formes prin­ci­pales du fas­cisme contem­po­rain. Com­battre le fas­cisme sans par­ler d’islamophobie (en noyant le pois­son dans des expres­sions vagues, en refu­sant de pro­non­cer le terme comme s’il était mau­dit, etc.) revient à la même logique que de par­ler du fas­cisme de la décen­nie 30 sans par­ler d’antisémitisme.

    Mais il ne s’agit pas que de paroles, mais aus­si d’actes. Nous sommes contraints de consta­ter que nous étions 1000 à Lille pour réagir au meurtre de Clé­ment, et seule­ment à peine 300 pour ripos­ter aux trois agres­sions isla­mo­phobes et fas­cistes d’Argenteuil. Et pour répondre aus­si aux Attaques et pogroms contre des camps de Roms à Hel­lemmes. Nous sommes éga­le­ment for­cés de consta­ter l’absence de nom­breuses forces démo­cra­tiques et poli­tiques de gauches dans la mani­fes­ta­tion contre les agres­sions isla­mo­phobes alors qu’elles étaient toutes (et c’est très bien) pré­sentes pour Clé­ment. Cela ne nous empê­che­ra, bien enten­du pas, d’être pré­sents à toutes les mobi­li­sa­tions contre des agres­sions fas­cistes quelle que soit la cou­leur ou la reli­gion réelle ou sup­po­sée des vic­times. Cet anti­fas­cisme à géo­mé­trie variable ne peut que nous conduire à la défaite collective.

    Et cela n’est pas une cri­tique géné­rale, mais concerne aus­si les « anti­fas­cistes lil­lois » ama­teurs d’anathèmes.

    Com­ment inter­pré­ter le fait que votre Col­lec­tif appelle à la mobi­li­sa­tion pour la mort de Clé­ment Méric (vous aviez semble-t-il une réunion mar­di 16 juin) et qu’il n’appelle pas à la mobi­li­sa­tion (mer­cre­di 17 juin) pour la mort du bébé de Leï­la O., agres­sée à Argen­teuil par deux skin­heads d’extrême-droite ? Il semble que votre prio­ri­té d’action a été de rédi­ger un tract et un appel à mani­fes­ter (le jeu­di 20 juin) pour dire que Michel Col­lon est un « fas­ciste » et un « conspi. » ? Com­ment vou­lez vous que nous com­pre­nions « votre » anti­fas­cisme ? Oui nous aus­si nous avons des ques­tions à vous poser et nous exi­geons des explications.

    De plus com­ment ne pas être cho­qué lorsque l’un de vous affirme ce jeu­di soir que, dixit : « les sans-papiers ont récu­pé­ré Clé­ment Méric ? ». Qu’est-ce que cela veut-il dire ? À défaut d’être auto­ri­sés par vos soins à avoir quelques pré­ci­sions, nous nous inter­ro­geons gra­ve­ment ? Cela signi­fie que vous ne recon­nais­sez pas la contri­bu­tion majeure à la lutte anti­fas­ciste du CSP59 depuis 1996 ? Un sans-papiers ne peut être anti­fas­ciste ? Ou est-ce parce que les sans-papiers avec le FUIQP 59⁄62 ont appe­lé à un ras­sem­ble­ment anti­fas­ciste ce mer­cre­di 19 juin en fai­sant le lien entre la mort de Clé­ment Méric assas­si­né par des skin­heads d’extrême droite, les jets de cock­tails molo­tovs sur le Rroms et la mort d’un bébé assas­si­né parce que sa mère est musul­mane ? C’est cela de la « récu­pé­ra­tion » ? Votre anti­fas­cisme s’arrête-t-il à la porte de l’islamophobie ? Votre anti­fas­cisme s’arrête-il à la porte de l’impérialisme et en par­ti­cu­lier de la Fran­ça­fric ? Est-ce que vos pro­chaines inter­ven­tions de cen­seurs por­te­ront sur un débat sur la Pales­tine ? sur l’islamophobie ? pour les cata­lo­guer de « conspi. » ?

    7) Le camp anti­fas­ciste ne peut pas se construire en excluant les pre­mières vic­times du fascisme

    Nous consta­tons déjà le délire consis­tant à envi­sa­ger une « gauche sans ouvriers » et nous avons main­te­nant celui de pro­je­ter un « anti­fas­cisme sans immi­gré-es ». En effet de manière arti­fi­cielle la thèse d’un pas­sage en masse des ouvriers du PCF au Front Natio­nal a été dif­fu­sée à lon­gueur de médias jusqu’à deve­nir une « véri­té » qui n’est plus inter­ro­gée. Or cette thèse occulte que le 1er par­ti ouvrier en France est l’abstention et non le Front Natio­nal même si celui-ci voit son influence aug­men­ter dans les classes popu­laires, comme dans les « classes » moyennes et bour­geoises d’ailleurs. Sur­tout cette thèse oriente vers un mépris de classe lais­sant jus­te­ment ces ouvriers avec le seul inter­lo­cu­teur qui pré­tend par­ler de leurs pro­blèmes concrets : le Front Natio­nal. Les colères popu­laires devant les régres­sions sociales sans pré­cé­dent sont à la recherche d’explications et de canaux d’expressions radi­caux. À ne pas les four­nir, la place est lais­sée à d’autres.

    Les pra­tiques de ces « anti­fas­cistes lil­lois » ama­teurs d’anathèmes et d’amalgames conduisent à ren­for­cer cette pre­mière cou­pure par une autre : celle d’un anti­fas­cisme excluant une par­tie des vic­times. Nous avions déjà subi la stig­ma­ti­sa­tion raciste et isla­mo­phobe par les médias et les poli­tiques d’une par­tie des nôtres, regar­dés et per­çus comme néces­sai­re­ment « sou­tient aux inté­gristes » et à l’extrême droite inté­griste isla­miste, parce que « voi­lées », « parce man­geant hal­lal », parce que sou­te­nant la lutte des pales­ti­niens, parce que s’opposant aux nou­velles guerres colo­niales, etc. Vous, « coor­di­na­tion anti­fa », ajou­tez une nou­velle étape à ce pro­ces­sus de sépa­ra­tion entre une par­tie de la gauche et les oppri­mé-es. Construi­sez-vous « votre » anti­fas­cisme sans immi­grées et fran­çais-es dits issu-es de l’immigration ?

    Nous pou­vons bien sûr nous trom­per dans nos ana­lyses et sommes prêts à en débattre avec qui­conque veut déve­lop­per une véri­table résis­tance anti­fas­ciste et anti-impé­ria­liste. Par contre nous ne sommes pas prêts à subir sans réagir les insultes et sabo­tages à chaque fois que nous ten­tons de déve­lop­per les résis­tances concrètes dont nous avons tant besoin.

    Nous deman­dons :

    - Aux orga­ni­sa­tions membres de la « Coor­di­na­tion anti­fas­cistes (Lille) » (Indy­me­dia Lille, Sud-étu­diant, CNT, Centre LGBT, Fla­mands Roses, etc.) de nous indi­quer, puisque les indi­vi­dus ont signé de votre iden­ti­té, si cette action engage vos struc­tures ? Sou­te­nez-vous désor­mais que le FUIQP et les asso­cia­tions de luttes de l’immigration et des quar­tiers popu­laires sont des sou­tiens aux fascistes ?

    - Nous invi­tons Gwe­no­la Ricor­deau, porte-parole de cette inter­ven­tion insul­tante, à s’expliquer dans un débat public, argu­men­té et affi­chant ses sources.

    - Nous invi­tons les accu­sa­teurs à s’expliquer publi­que­ment dans un débat contra­dic­toire avec Michel Col­lon. Si vos accu­sa­tions, sont selon vous, fon­dées, de quoi auriez-vous peur ?

    Le Front Uni des Immi­gra­tions et des Quar­tiers Popu­laires, comi­té Nord-Pas-de-Calais (FUIQP 59⁄62).

    URL de cet article 21392 http://www.legrandsoir.info/les-antifascistes-du-fuiqp-59–62-a-propos-de-la-curieuse-coordination-antifasciste-lille.html

    Réponse
  220. nlescan

    Comme d’hab, les vrais anti­fas­cistes, les vrais pauvres et leurs alliés, se font cra­cher à la gueule par des fan­to­mas neo­cons ano­nymes auto­pro­cla­més antifa…

    Sauf que la pilule a de plus en plus de mal a passer…

    Bon sang, entre les mecs de droite qui se pré­tendent de gauche en votant MLP, et les mecs de droite qui lisent char­lie heb­do, sou­tiennent le gou­ver­ne­ment et qui se disent de gauche mili­tante anti­fas­ciste, on vient presque (j’exagère à peine) à regret­ter Sar­ko et sa clique : c’é­tait des cre­vards, mais au moins c’é­tait écrit sur l’étiquette.

    Réponse
  221. Pascale

    Pour ma part, j’a­vais lu l’ar­ticle de F. Lor­don mais cette lettre ouverte m’a fait réflé­chir. Je la trouve très inté­res­sante et sen­sée. Il serait très dom­mage de la jeter aux orties comme vous avez l’air de le faire.
    J’ai fait la cam­pagne du FdG pour les der­nières élec­tions, sans être encar­tée : col­lages, trac­tages sur les mar­chés etc.

    Je ne le refe­rai pas parce que j’en étais arri­vée seule (pour­tant dans le camp des pro­los) : une semaine, on reçoit un tract et des affiches sur la finance/les banques alors doci­le­ment on va sur les mar­chés ou même faire du porte à porte dans les « cités popu­laires » pour dire aux gens que le pro­blème c’est la finance. On monte des esca­liers prêts à s’ef­fon­drer, sou­te­nus par des énormes étaies pour dire aux gens ce qu’ils doivent pen­ser. Mais eux, leur pro­blème ce jour-là c’é­tait le chô­mage. Dom­mage, ce n’é­tait pas le sujet du jour… Bien sûr on les com­prend mais on n’a plus vrai­ment le temps, là, et de toute façon, on n’a pas de solu­tion. On repas­se­ra, un jour, ou pas…

    Quand j’ai mis les pieds dans le plat, l’hi­ver der­nier, le res­pon­sable local m’a dit qu’il fau­drait qu’on aille boire un café un de ces jours pour en par­ler. Il n’a pas encore eu le temps mais je ne déses­père pas sait-on jamais…

    En tout cas, j’ai com­pris que ce n’est pas dans cette direc­tion qu’il fal­lait chercher.

    Réponse
  222. EFFAB

    Oui, PASCALE, cela rela­ti­vise beau­coup quant à une action concrète, d’en­ver­gure et popu­laire… quand, je pense, qu’il appar­tient à cer­taines bonnes volon­tés de s’u­nir main­te­nant, mais de façon avi­sée, intel­li­gente : publique, média­tique ici, plus dis­crète, plus confi­den­tielle là.

    Trop attendre serait peut-être mettre en péril la résis­tance de demain, si Résis­tance il y a là… à ce pro­pos, je me demande ce que ferait CAMUS s’il était notre contem­po­rain : écri­ve­rait-il des ana­lyses et des pam­phlets sur le Net ou pous­se­rait-il plus avant tout ce poten­tiel que nous offrent les nou­velles tech­no­lo­gies, bien conscient de la néces­si­té d’une éthique et de ce par­tage en com­mun, ce res­pect d’au­trui comme cette liber­té indivisible.

    Peu importe Vol­taire, sinon par prin­cipe, remettre qui de droit à sa place, ou plu­tôt l’exemple et l’exem­pla­ri­té d’un CAMUS qui est autre­ment plus proche et plus contem­po­rain, sans par­ler de la culture, de la démarche et des valeurs d’un Michel ONFRAY, le tout accom­pa­gnant cette fameuse Cause chouar­dienne, là oui, ce me semble, nos par­lons bien de choses concrètes et de poten­tia­li­tés poli­tiques… ne reste plus que cette volon­té com­mune et agissante_ou ce des­tin à prendre en main, puisque cer­tains pren­dront tou­jours malin plai­sir à réécrire l’His­toire quand rien n’est plus impor­tant que ce pré­sent et tout ce qu’on peut en faire.

    Réponse
  223. Étienne

    http://www.fakirpresse.info/L‑air-du-soupcon.html

    L’air du soupçon

    Par Fran­çois Ruf­fin, 10 sep­tembre 2013

    Le jour­nal Fakir est un jour­nal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réa­li­ser des repor­tages que parce qu’il est ache­té ou parce qu’on y est abonné !

    Pierre Carles, Fré­dé­ric Lor­don, Her­vé Kempf, Alain Gresh, Étienne Chouard, Jean Bric­mont… tous fachos ? Les accu­sa­tions pleuvent sur les sites des « antifas ».
    Et Fakir n’échappe pas à cette sus­pi­cion : des « natio­naux-sta­li­niens moi­sis », qui entre­tien­draient des liens obs­curs avec des gens pas clairs.
    Alors, amis lec­teurs, êtes-vous, sur le site d’un jour­nal d’une offi­cine du Front Natio­nal ? Mar­che­rez-vous bien­tôt au pas de l’oie à nos côtés ?

    Cet été, à peine le numé­ro sor­ti, j’ai reçu ce cour­riel de Sarah :

    De : [email protected]
    À : [email protected]

    Objet : Explication

    Cher Fran­çois,
    J’imagine que tu es déjà au feu de la nou­velle polé­mique qui vous secoue sur le réseau : affi­lia­tion véri­table avec ce cher Chouard ?
    Je sais ton igno­rance des réseaux sociaux, mais j’espère que tu nous feras l’honneur d’une expli­ca­tion de tout ceci.
    Je t’embrasse

    Non, je n’étais pas au cou­rant de la « nou­velle polé­mique » ni de cette « affi­lia­tion » avec Étienne Chouard. J’ai donc à mon tour deman­dé des explications.

    De : [email protected]
    À : [email protected]

    Objet : Ce qui fait débat

    Anti­fa 75 dit :

    5 juillet 2013 à 15:35

    De pire en pire Pierre Carles salit la mémoire de Clé­ment Méric. Mais ce n’est pas une pre­mière : son film récent « DSK, Hol­lande, etc. » a été réa­li­sé avec une proche du dieu­don­niste Oli­vier Muku­na, la col­lo­niste Aurore Van Ops­tal (1). On peut y vision­ner une séquence dans laquelle Fran­çois Ruf­fin du jour­nal Fakir fait l’apologie de Che­mi­nade et Dupont-Aignan (2). Rien de sur­pre­nant donc à ce que Carles salisse aujourd’hui la mémoire de Clément.
    À pro­pos de Ruf­fin, avez-vous lu le der­nier Fakir ? Il y est fait l’apologie de Chouard (dont Ruf­fin, tout comme Lor­don, est un ami) (3) et de la nation et Ruf­fin y rend hom­mage à « l’hyper-efficacité » du FN (4) dans une inter­view assez hal­lu­ci­nante d’Emmanuel Todd. A noter que dans ce jour­nal une rubrique est tenue par les sou­ve­rai­nistes de Bas­tille-Répu­blique-Nations qui compte par­mi ses membres le néga­tion­niste Bru­no Drews­ki et le cadre de l’UPR Laurent Dau­ré (5), ceci sans comp­ter les nom­breux autres déra­pages pas­sés de Fakir (apo­lo­gie des « matons huma­nistes » de la pri­son d’Amiens (6), des super flics que sont les doua­niers (7) ou inter­view de l’économiste larou­chiste Mau­rice Allais (8). Mais comme dirait Bric­mont, c’est sûre­ment de la « culpa­bi­li­té par asso­cia­tion »… En tout cas tous ces natio­naux-sta­li­niens moi­sis n’ont vrai­ment aucune leçon d’antifascisme à donner !

    Appa­rem­ment, ce glou­bi-boul­ga cir­cu­lait sur Face­book et trois lec­teurs m’ont, à leur tour, récla­mé des « expli­ca­tions ». Cette salade, touillée par une pas­sio­na­ria de l’antifascisme, Ornel­la Guyet, m’a paru gro­tesque. Mais tel­le­ment symp­to­ma­tique, en même temps, d’une lit­té­ra­ture qui pol­lue le Net, qui assi­mile, en vrac, Fré­dé­ric Lor­don, Alain Gresh, Étienne Chouard, Jean Bric­mont, Her­vé Kempf, main­te­nant Pierre Carles, et j’en passe, à du « rouge-brun ». Du coup, je me suis dit : « Tiens, on va s’arrêter sur ces quelques lignes, on va faire une mise au point », non pas pour Fakir, mais parce que ces petits pro­cu­reurs qui confondent leur écran avec des mira­dors, qui flinguent toute idée qui dépasse, non seule­ment salissent des hommes, mais pour­rissent le débat démo­cra­tique de leur sus­pi­cion géné­ra­li­sée. Et si l’ « anti­fas­cisme » c’est ça, cette police de la pen­sée, ma foi, c’est une publi­ci­té vivante pour leurs adversaires.

    Je vais donc étu­dier ce texte, phrase par phrase, comme un cas d’école, pour trier le grain de l’ivraie.

    (1) Pierre Carles

    Le réa­li­sa­teur de Pas vu, pas pris a publié, dans Siné Men­suel, une tri­bune autour de l’affaire Méric : « Méric et ses amis n’ont-ils pas été vic­times d’un cer­tain com­plexe de supé­rio­ri­té sociale ? Ne faut-il pas per­ce­voir dans ce drame l’incapacité de cer­tains membres de la petite bour­geoi­sie intel­lec­tuelle à per­ce­voir à quel point un fils d’immigré espa­gnol Este­ban Murillo peut se sen­tir pro­fon­dé­ment humi­lié par des jeunes per­çus comme des nantis ? »

    Pierre Carles avait, au préa­lable, adres­sé son article à Fakir. Mais Siné l’a accep­té avant que nous n’ayons eu le temps de le refu­ser. Car nous l’aurions refu­sé : l’enquête nous appa­rais­sait insuf­fi­sante, les faits trop maigres pour sou­te­nir sa thèse. N’empêche, dans le mar­ty­ro­logue consa­cré à ce drame, ça tran­chait, ça appor­tait un autre regard.

    Mais il ne suf­fi­sait pas, alors, à nos « anti­fas » de contes­ter ce papier, d’argumenter contre cette lec­ture de classe d’un fait divers, il fal­lait encore mon­trer que cette prise de posi­tion n’avait « rien de sur­pre­nant » : car Pierre Carles serait, sinon « facho », du moins pas très clair. Et com­ment le prouver ?

    Par une espèce de conta­gion du soupçon.

    Le site La Horde – « por­tail mécham­ment anti­fas­ciste » – a ain­si dégot­té une pho­to de Pierre Carles aux côtés de l’écrivain Marc-Édouard Nabe, et une autre pho­to de l’écrivain Marc-Édouard Nabe aux côtés de Dieu­don­né. Pierre Carles était ain­si assi­mi­lé à Dieu­don­né… c’est-à-dire à Le Pen !

    La blog­geuse « Anti­fa 75 » pro­cède de même : Pierre Carles a co-réa­li­sé un docu­men­taire avec une jeune jour­na­liste, Aurore Van Ops­tal, dont jamais une prise de posi­tion n’est citée. Mais elle-même serait proche d’un dénom­mé Oli­vier Muku­na, qui lui-même a écrit un livre sur Dieu­don­né, et voi­là Pierre Carles rame­né à Dieu­don­né… c’est-à-dire à Le Pen !

    C’est mathé­ma­tique, non ?

    À ce tarif-là, les sus­pects seront nombreux.

    (2) Ma pomme

    Cir­cons­tance aggra­vante pour Pierre Carles : il m’a filmé.

    J’ai la mémoire courte, par­fois : je ne me sou­ve­nais pas avoir fait une « apo­lo­gie de Che­mi­nade et Dupont-Aignan » – moi qui me consi­dère plu­tôt, en gros, comme un com­pa­gnon de route du Front de Gauche.

    J’ai donc re-vision­né « DSK, Hol­lande et Cie ».

    Durant la der­nière cam­pagne pré­si­den­tielle, sur Canal +, Jacques Che­mi­nade était qua­li­fié de « can­di­dat inutile » par Jean-Michel Apa­thie. Et Nico­las Dupont-Aignan était trai­té avec la même condes­cen­dance par Michel Deni­sot, tou­jours sur Canal + : « Si vous pro­met­tez le retour au franc, moi je pro­mets le retour de la télé en noir et blanc ».

    Inter­ro­gé sur ces séquences, je réagis­sais comme suit : « Quand on dit “Che­mi­nade est un can­di­dat inutile”, certes, il ne sera pas pré­sident de la Répu­blique, mais est-ce qu’il n’a pas des idées sur la finance, par exemple, qui peuvent être utiles ? De la même manière pour Natha­lie Artaud de Lutte Ouvrière. C’est, au contraire, les can­di­da­tures les plus utiles sur le ter­rain démo­cra­tique, parce qu’elles portent des idées, qui peuvent être des idées lou­foques, mais qui peuvent être aus­si des idées de rup­ture inté­res­santes. On voit bien le mépris pour Nico­las Dupont-Aignan parce qu’il envi­sage de rompre avec l’euro, qui est quand même une ques­tion qui peut se poser légi­ti­me­ment quand on a 80% des ouvriers qui y sont favo­rables. Donc ça n’est pas une ques­tion qui peut se trai­ter avec mépris, dédain, arrogance. »

    Qui lira dans ces lignes une « apo­lo­gie » ? Il est évident que je ne par­tage pas les idées de Che­mi­nade, par exemple, sur la colo­ni­sa­tion de la pla­nète Mars, ni davan­tage celles de Dupont-Aignan sur l’immigration. Mais récla­mer que, pour une fois qu’ils passent à la télé, on les écoute sans morgue, on les laisse s’exprimer, cela dépasse-t-il, déjà, le seuil de tolé­rance de nos « antifas » ?

    (3) Étienne Chouard

    Suite à ces alertes, j’ai cher­ché, dans le der­nier numé­ro, une « apo­lo­gie d’Étienne Chouard ». Je n’ai rien trouvé.

    Je l’ai re-parcouru.

    Ah, ça y est.

    C’était dans l’agenda, page 2, en tout petit : « À Avi­gnon, ne man­quez pas “ la dette expli­quée à mon ban­quier ! ”, une pièce d’Étienne Chouard. » Et c’était tout. Un peu court, comme « apo­lo­gie ». Mais bon, cette pub m’avait échap­pé, sans doute rajou­tée en der­nière minute par Eric, notre Mon­sieur Com­merce, ou par Mathilde, notre met­teuse en page. Pas trop au cou­rant des contro­verses gau­chistes, eux igno­raient que, depuis quelques semaines, Étienne Chouard était deve­nu « facho ». Ils avaient man­qué un épi­sode. On m’avait pré­ve­nu, moi, que le héraut du « non » en 2005 était pas­sé chez les méchants.

    Puisqu’on pro­clame, comme ça, qu’Étienne Chouard serait mon « ami », je vou­drais décrire nos maigres liens – non pas pour prendre mes dis­tances, mais parce que c’est tout sim­ple­ment la véri­té. J’ai ren­con­tré Étienne Chouard une fois, chez lui, à côté de Mar­seille, en 2009, avant le pas­sage de Fakir en natio­nal. Une heure ensemble, une seule : avouez que ça fait un peu court pour des « amis ».

    À moins que ce ne soit un coup de foudre. Ce ne le fut pas. Pour­quoi ? Mon impres­sion est confuse, mais j’avais le sen­ti­ment qu’il rai­son­nait trop en juriste, pre­nant les mots – la Consti­tu­tion, sa marotte – pour les choses, ne par­tant pas assez du réel, des condi­tions effec­tives d’existence. Que du coup, ses pro­po­si­tions, le tirage au sort des élus, par exemple, inté­res­santes en soi, rou­vrant l’imaginaire démo­cra­tique, me parais­saient pla­quées, uto­pie vou­lant recréer un monde idéal en dehors du monde – alors que, à l’inverse, je pars de la gadoue où nous traî­nons, et de la boue dont nous sommes faits. Et puis, inter­ve­nant dans mes débats, ou aux Ren­contres Décon­no­miques d’Aix-en-Provence, il m’a gen­ti­ment gon­flé, rame­nant tout – le pro­tec­tion­nisme, la crise éco­no­mique, la guerre des classes – à ses lubies, « tirage au sort… tirage au sort… tirage au sort… », comme une espèce de Géo Trou­ve­tout qui aurait décou­vert la pierre angulaire.

    Pour toutes ces rai­sons, embrouillées, intui­tives, je n’ai pas accro­ché à sa pen­sée. Et en quatre années de Fakir, mal­gré son aura dans les milieux mili­tants, et des récla­ma­tions de nos lec­teurs, jamais nous n’avons réa­li­sé une inter­view d’Étienne Chouard.

    Voi­là pour notre « amitié ».

    Mal­gré ces réserves, je l’ai tou­jours consi­dé­ré, de loin, comme un homme sin­cère, un pro­fond démo­crate. Alors, quand Fabien – un copain de Lyon – m’a pré­ve­nu par cour­riel : « J’ai ren­con­tré Chouard, et quand un mec te dit (ce qu’il m’a dit à moi, en face) que « quand même on peut pas nier que Soral est un patriote et qu’il est tout sauf d’extrême droite », ça a de quoi te scot­cher », quand Sarah et Arthur m’ont racon­té le même genre d’anecdotes, ça m’a troublé.

    Parce que, pour moi, on ne blague pas avec Alain Soral : c’est un mec d’autant plus dan­ge­reux que talen­tueux. Son site, Éga­li­té et Récon­ci­lia­tion, fait un car­ton. Son influence dans les quar­tiers popu­laires est réelle. Et j’entends com­bien, jusque dans mon entou­rage, des jeunes se poli­tisent par Soral, adoptent son discours.

    Et quel discours ?

    « Quand avec un Fran­çais, Juif sio­niste, déclare Alain Soral, en 2004, sur France 2, tu com­mences à dire “y a peut-être des pro­blèmes qui viennent de chez vous. Vous avez peut-être fait quelques erreurs. Ce n’est pas sys­té­ma­ti­que­ment la faute de l’autre, tota­le­ment, si per­sonne ne peut vous blai­rer par­tout où vous met­tez les pieds.” Parce qu’en gros c’est à peu près ça leur his­toire, tu vois. Ça fait quand même 2 500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cin­quante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c’est bizarre ! C’est que tout le monde a tou­jours tort, sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hur­ler, à deve­nir dingue, tu vois. Tu ne peux pas dia­lo­guer. C’est-à-dire, je pense, c’est qu’il y a une psy­cho­pa­tho­lo­gie, tu vois, du judaïsme sio­nisme qui confine à la mala­die men­tale. » Bref, la Shoah, c’est quand même un peu parce qu’ils l’ont cherchée.
    Son che­min le conduit, natu­rel­le­ment, au Front Natio­nal : « Le Pen méri­tait la France mais je ne suis pas sûr que la France méri­tait Le Pen », déclare-t-il au len­de­main de la pré­si­den­tielle 2007. Il est alors nom­mé, à l’automne, au Comi­té cen­tral du FN. Un par­ti qu’il quitte, deux années plus tard – mais non pas pour des diver­gences idéo­lo­giques : parce qu’il n’obtient pas la tête de liste FN en Île-de-France.

    Pro­fon­dé­ment dan­dy, avant tout oppor­tu­niste, en quête de renom­mée, Alain Soral avait démar­ré bien à gauche, au Par­ti com­mu­niste, avant de bas­cu­ler à l’extrême-droite. Il se pré­tend aujourd’hui « trans­cou­rants », récon­ci­liant « la gauche du tra­vail et de la droite des valeurs », affiche Hugo Cha­vez en une de son site – mais tout en rejoi­gnant Dieu­don­né sur « l’antisionisme et le lob­by juif ».

    De voir que, en effet, Étienne Chouard donne des entre­tiens à Éga­li­té et Récon­ci­lia­tion, par­ti­cipe à des débats publics avec les membres de ce groupe, et défend Alain Soral – « un type bien » – au nom de la liber­té d’expression, voi­là une ambi­guï­té qui, pour moi, deve­nait rédhibitoire.

    Il fal­lait rendre cette posi­tion publique.

    Sans pour autant bles­ser un homme iso­lé, et déjà lar­ge­ment attaqué.

    Mar­di 23 juillet, Trets.

    Au milieu de ces réflexions, je voya­geais jus­te­ment dans le Sud, pour le « Fakir Pro­ven­ça Tour ». J’ai envoyé un SMS à Étienne Chouard, l’avertissant que je sou­hai­tais l’interroger sur « les anti­fas­cistes », et je me suis poin­té chez lui, en plein cagnard, entre la pis­cine et la table de jardin.

    Sur Soral

    Étienne Chouard : Je ne sup­porte pas quand il parle des fémi­nistes et des “pédés”. Ça me hérisse. Mais il m’a ren­du sen­sible à un point qui, pour moi, n’existait pas aupa­ra­vant : c’est le sio­nisme, le poids du sio­nisme au niveau mondial.

    Fakir : Mais tu pou­vais y par­ve­nir par Mer­met, par Gresh, par des lec­tures beau­coup plus nettes, sans trace d’antisémitisme !

    Étienne Chouard : C’est vrai. Mais je suis ren­tré par là.

    Fakir : Et quand il parle du « lob­by juif »…

    Étienne Chouard : Il évoque davan­tage les sio­nistes. Mais si cer­tains Juifs disent : « Nous, on est élus, et on va domi­ner le monde », c’est grave. C’est grave aus­si quand ce sont des musul­mans ou des chrétiens.

    Sur les complots

    Fakir : Tu crois qu’il y a un com­plot, alors, pour domi­ner le monde ?

    Étienne Chouard : Mais il y en a plein, des com­plots. C’est nor­mal. Les gens conspirent, ils com­plotent pour main­te­nir leur pouvoir.

    Fakir : Mais par exemple, le MEDEF : est-ce qu’il s’organise ou est-ce qu’il complote ?

    Étienne Chouard : Bien sûr qu’ils se réunissent en secret…

    Fakir : Quand j’entends Pierre Gat­taz à la radio, à peine élu à la tête du Medef, et qu’il assène ses objec­tifs avec clar­té, j’ai pas tel­le­ment l’impression qu’il garde ses buts secrets… Pour moi, toutes les forces sociales s’organisent pour défendre leurs inté­rêts – et avec, à l’intérieur de cette orga­ni­sa­tion, une part de secret, mais qui est une part minoritaire.

    Sur le FN

    Fakir : Et que Soral ait appar­te­nu au FN, qu’il ait décla­ré que « la France ne méri­tait pas Jean-Marie Le Pen » ?

    Étienne Chouard : Mais alors, on va faire quoi ? On va trier selon les appar­te­nances poli­tiques : « Toi tu votes mal, je ne dis­cute pas avec toi », ça n’est pas ça la démo­cra­tie. Quand tu dis à un raciste, « t’es un sale raciste », il va res­ter raciste. Mais si tu parles avec lui, il peut évoluer.

    Fakir : Qu’on cherche à convaincre les élec­teurs du Front Natio­nal, qu’on change les condi­tions éco­no­miques et sociales qui pro­duisent ce vote, c’est une prio­ri­té poli­tique. Mais là, il ne s’agit pas du mécon­tent de base, mais bien d’un idéo­logue, d’un cadre du FN.

    Étienne Chouard : Moi, je suis le défen­seur de toutes les paroles. Il faut débattre avec tout le monde, là où le régime des par­tis nous enferme dans une guerre électorale.

    Fakir : Je ne suis pas d’accord. Je suis par­ti­san d’un cor­don sani­taire autour du FN.

    Étienne Chouard : Et qu’est-ce que je devrais faire, alors ? Insul­ter leurs dirigeants ?

    Fakir : Je ne te demande pas d’insulter qui­conque, juste de ne plus te répandre dans leurs médias, ne plus te com­pro­mettre dans des débats avec eux. Et, éven­tuel­le­ment, une fois que tu l’aurais mûrie, de rédi­ger un texte qui explique ta nou­velle position.

    J’étais pres­sé.
    J’ai dû par­tir à la va-vite pour un débat à Aubagne. En rou­lant, j’ai réflé­chi à cet échange, et mon intui­tion se confir­mait : Étienne Chouard est un homme de bonne foi. Mais en même temps, sa construc­tion idéo­lo­gique me parais­sait bien récente, bien fra­gile, bien confuse : avant 2005, la poli­tique ne l’intéressait pas trop, et d’un coup, voi­là que le réfé­ren­dum sur le TCE l’a por­té au pinacle, mis sous le feu des pro­jec­teurs, trans­for­mé lui-même en modeste guide. Et c’est ensuite, seule­ment après, qu’il s’est for­mé poli­ti­que­ment. En accé­lé­ré. De bric et de broc, comme tout le monde. Sauf que cha­cune de ses réflexions, cha­cun de ses erre­ments, sont publics, consul­tés par vingt mille lec­teurs, twit­tés et face­boo­kés. Alors que ce mûris­se­ment aurait récla­mé, peut-être, un temps de retrait, de silence et de solitude.

    Mer­cre­di 24 mars, Marseille.

    Étienne Chouard m’a adres­sé un long texte, déjà pré­pa­ré d’avance, pour répondre aux détrac­teurs qui lui reprochent ses « mau­vaises fré­quen­ta­tions ». Je le lis, et bien des choses m’horripilent. Cette oppo­si­tion, déjà, entre un « faux suf­frage uni­ver­sel » et une « vraie démocratie » :

    « La scène poli­tique actuelle est, de mon point de vue un théâtre trom­peur qui per­met de tout déci­der sans nous. Et ce n’est pas nou­veau, c’est struc­tu­rel : depuis deux cents ans, on nous donne le spec­tacle (et on nous invite à lut­ter dans) une fausse confron­ta­tion, un jeu de dupes… Je rap­pelle que nous ne pou­vons rien gagner poli­ti­que­ment dans la cage du faux « suf­frage uni­ver­sel »… Si on en cherche la cause des causes, c’est l’élection de maîtres par­mi des can­di­dats, le faux « suf­frage universel »…

    Ensuite, ce consen­sus néces­saire à la rédac­tion d’un nou­veau contrat social :

    « Mais pour arri­ver à un tel résul­tat (notre muta­tion en très grand nombre en citoyens consti­tuants), il faut que je touche tout le monde, de gauche à droite et même les abs­ten­tion­nistes (qui se méfient sou­vent de tous les par­tis), et pas seule­ment « le peuple de gauche » ! Je ne peux évi­dem­ment pas dire, même diplo­ma­ti­que­ment : « non, pas vous : vous êtes « fas­cistes », ni vous car vous êtes natio­na­listes, ou racistes, ou machistes, ou nucléo­philes, ou bour­geois, ou ban­quiers, ou publi­ci­taires, etc. donc on ne vous parle pas »… Impos­sible de faire socié­té en tenant à l’écart de l’écriture du contrat social des pans entiers de la socié­té. Ces gens dont tu hais l’idéal de socié­té (je le redoute moi aus­si), ce sont bien des êtres humains, n’est-ce pas, on ne va pas les tuer ? Alors ? On va bien (être obli­gés de) vivre ensemble dans le même pays avec le même contrat social, non ? »

    Et plein d’autres désaccords.

    Du coup, je reprends ren­dez-vous avec Étienne, à Mar­seille cette fois, l’après-midi, accom­pa­gné de mon copain Kamel, un gars de la cité, camion­neur et intello.

    Et cette fois, j’ai déci­dé de mettre la gomme – quitte à démar­rer mollo :

    Sur la démocratie

    Fakir : Tu essen­tia­lises le suf­frage uni­ver­sel, comme s’il n’était, pour tou­jours et depuis tou­jours, qu’une gigan­tesque trom­pe­rie, comme s’il n’y avait pas des étapes. Comme si, sur­tout, toutes les conquêtes sociales du XXème siècle n’étaient pas liées, pour par­tie, à ce suf­frage uni­ver­sel, avec des élus qui même à droite ne doivent pas com­plè­te­ment se brouiller avec le peuple.

    Étienne Chouard : C’est pos­sible. Mais tu consi­dères que, aujourd’hui, on vit dans une vraie démo­cra­tie ? Éty­mo­lo­gi­que­ment, « le pou­voir au peuple » ?

    Fakir : Mais cette expres­sion de « vraie démo­cra­tie », moi, je ne peux pas l’endosser. Je consi­dère qu’on est dans un sys­tème impar­fait mais que, de toute façon, on sera tou­jours dans un sys­tème impar­fait, que l’imperfection de l’homme, de la socié­té, ça fait par­tie du monde, qu’on est juste dans des dégra­dés de gris. Et qu’à défaut d’un idéal, je me bagarre juste pour que ce soit un peu mieux ou un peu moins pire. Donc la « vraie démo­cra­tie », la répu­blique pure et par­faite, je n’y crois pas, moi, ni hier à Athènes ni demain en France.
    Et le risque, c’est que tu invites à balayer la « fausse démo­cra­tie » – dans laquelle, tout de même, et je ne le compte pas pour rien, nous pou­vons expri­mer nos opi­nions – et ton mes­sage contre cette « fausse démo­cra­tie » est enten­due, répan­due, même à l’extrême-droite, mais qui garan­tit que, der­rière, nous n’aurons pas une vraie tyrannie ?

    Étienne Chouard : Mais parce qu’il y a tout le tra­vail des citoyens consti­tuants, avec l’instauration du tirage au sort. Je parie sur une prise de conscience, sur une contagion.

    Sur le contrat social

    Fakir : Tu écris, par ailleurs, qu’il faut dis­cu­ter avec le Front Natio­nal – et y com­pris, semble-t-il, avec leurs diri­geants – parce que, pour rédi­ger le nou­veau contrat social, il fau­drait que tout le monde, le peuple entier, soit d’accord…

    Étienne Chouard : C’est bien ça.

    Fakir : Mais quand est-ce que ça a fonc­tion­né avec cet una­ni­misme ? Le contrat de 1789 se fait très lar­ge­ment contre l’aristocratie, contre le cler­gé, et contre des frac­tions impor­tantes des classes popu­laires qui se soli­da­risent avec leurs anciens maîtres. En 1944, le Conseil Natio­nal de la Résis­tance n’a pas deman­dé l’avis des col­la­bos – et encore moins de Pétain et de ses ministres – pour rédi­ger son programme !

    Étienne Chouard : Mais s’il n’y a pas un consen­sus, allez, des 99 % contre les 1 %, ça signi­fie que, der­rière, il y aura des violences.

    Fakir : D’abord, je ne suis pas d’accord du tout sur cette struc­ture de classes : 99% contre 1%. Ça serait trop facile pour nous. Et ensuite, si tu sou­haites vrai­ment une redis­tri­bu­tion des cartes – des richesses, des sta­tuts, des lois –, ça se fera de toute façon avec une immense ten­sion. D’autant plus si, d’après toi, ça ne peut pas pas­ser par les élections.

    Sur Soral (fin)

    Fakir : Vas‑y, Kamel, raconte-lui ta ren­contre avec Alain Soral.

    Kamel : L’an der­nier, tu sais, Soral est venu à Mar­seille. Comme il attire vache­ment de jeunes dans les quar­tiers, comme mon petit frère était sous son charme, je suis allé l’écouter. Y avait plein de mecs avec des djel­la­bas, des barbes, les filles avec le voile, et là Soral leur dit en gros : « Si vous êtes dans la merde, c’est à cause d’un ban­quier sio­niste à New-York. » Moi j’ai pris la parole, après, et je lui ai deman­dé pour­quoi il indique « sio­niste » ? pour­quoi il dit pas un « capi­ta­liste », un « oli­garque » ? Et là, il m’a répon­du qu’il fal­lait appe­ler un chat un chat.

    Étienne Chouard : C’est pas raciste. Il ne dit pas « Juif », il dit « sioniste ».

    Fakir : Est-ce qu’il a pré­ci­sé, dans son expo­sé, qu’il ne fal­lait sur­tout sur­tout sur­tout pas confondre « juif » et « sioniste » ?

    Kamel : Non, il n’a rien précisé.

    Fakir : Mais Étienne, com­ment tu penses que c’est reçu, dans la salle ? Tu penses qu’ils donnent dans la nuance, les mecs ? Moi, pen­dant que je fai­sais mon bou­quin Quar­tier nord, à Amiens, y a plein de gars qui me pre­naient pour un juif à cause de mon gros pif, et c’était pas ami­cal crois-moi.

    Étienne Chouard se tait, frappé.

    Kamel : C’est dan­ge­reux ce jeu-là. Là, pour moi, Soral déplace la ques­tion de la lutte des classes à la lutte des races.

    Sur l’adolescence

    Fakir : Mon sen­ti­ment pro­fond, c’est que tu es comme un ado­les­cent en poli­tique. Tu voles d’émerveillements en indi­gna­tions. C’est beau, en un sens, ça apporte de la naï­ve­té, de la fraî­cheur, de la har­diesse aus­si. Mais ça com­porte une part d’errance.

    Moi, avant de lan­cer Fakir, je me suis tapé une tra­ver­sée du désert : durant sept années, j’ai écrit écrit écrit, sans que rien ne soit publié. « Mal­heu­reu­se­ment », je pen­sais à l’époque. « Heu­reu­se­ment », je me dis aujourd’hui. Parce que c’était com­plè­te­ment imma­ture : en gros, il fal­lait flin­guer l’humanité (à com­men­cer par les pré­sen­ta­teurs du jité).

    Tu es loin de ces som­mets du ridi­cule, mais je vois là un dan­ger, avec des prises de posi­tion un peu sur tout. D’autant plus que tu aimes flir­ter avec la ligne jaune.

    Ça tour­nait à la leçon.
    Et je devais filer à mon débat.
    Il m’a remercié.
    J’ai reçu un SMS, encore : « Je te remer­cie pour ta gen­tillesse et ta patience. » Et c’est là que Chouard est un mec pas banal. Parce que c’est lui, l’aîné, vingt ans de plus que moi, c’est lui le prof, c’est lui la star, « Don Qui­chotte du non », etc., et moi un gamin m’aurait avoi­né comme ça, je n’aurais pas appré­cié. Mais lui, plus tu lui rentres dans la gueule, plus il te remer­cie ! C’est soit un maso­chiste, soit un démocrate !

    On a repas­sé une heure, ensemble, le jeu­di, à Aix cette fois.

    Et j’ignore ce que va don­ner, poli­ti­que­ment, tout ce bara­tin, s’il va rompre avec ces machins de Soral et de com­plots. Je crains que non. Je sais, en revanche, qu’au fil de ces trois jours, j’ai mesu­ré le fos­sé qui, poli­ti­que­ment, nous sépare. Mais aus­si que, per­son­nel­le­ment, je me sens davan­tage son « ami », un peu, pas trop mais un peu, après ces échanges.

    (4) Le Front National

    Dans le der­nier numé­ro de Fakir, Emma­nuel Todd décla­rait : « Au Front de Gauche, sur le pro­tec­tion­nisme, ça avance, mais avec quel retard sur les classes populaires ! »

    J’ajoutais : « Et quel retard sur le Front Natio­nal, aus­si, qui est deve­nu hyper-effi­cace sur ces ques­tions. Vous voyez le FN comme le par­ti des domi­nés, le refuge pour le refus du libre-échange, pour le refus de l’euro…

    - Le par­ti des domi­nés, il n’y a qu’à regar­der les sta­tis­tiques, il n’y a qu’à regar­der les cartes. Le vote FN se déplace des marges anti-magh­ré­bines, situées à l’est, pour aller se loger dans le vieil espace révo­lu­tion­naire éga­li­taire français. »

    Je ne rends pas hom­mage, ni ici ni dans mon esprit, à l’efficacité du FN : elle m’inquiète. Le virage idéo­lo­gique pris avec Marine Le Pen – fût-il super­fi­ciel, tra­ver­sé par des contra­dic­tions –, le tran­chant des prises de posi­tion – notam­ment par la voix du vice-pré­sident à la stra­té­gie, Flo­rian Phi­lip­pot – marquent des points, je le crains, j’en ai l’impression quand je bois un coup au bis­tro. Ce que véri­fient les légis­la­tives partielles.

    Je ne m’en réjouis pas, bien au contraire. Mais jamais je ne méprise l’adversaire – qu’il soit patro­nal, euro­crate, libé­ral, pré­sident de la Banque cen­trale euro­péenne, ou en l’occurrence d’extrême-droite : oui, il peut être « hyper-effi­cace » et « talen­tueux ». Non, nous ne sommes pas for­cé­ment les plus intel­li­gents, com­plexe de supé­rio­ri­té cultu­relle qui habite, bien sou­vent, une gauche truf­fée d’étudiants, d’universitaires, de surdiplômés. 

    Oui, « l’ennemi de classe » est par­fois plus stra­tège, plus orga­ni­sé, plus malin que nous ne le sommes. Sans quoi, nous n’en serions pas là.

    (5) BRN

    Il y a deux ans, déjà, en juin 2011, Ornel­la Guyet nous som­mait de « sup­pri­mer le par­te­na­riat qui vous lie à BRN ». Et pour quelles rai­sons, déjà ?

    « Dans son comi­té de rédac­tion figure Laurent Dau­ré, membre de l’UPR – un grou­pus­cule sou­ve­rai­niste situé très à droite sur l’échiquier poli­tique. Vous ne pou­vez donc pas, en toute décence, tra­vailler en confiance avec une revue ani­mée par un tel personnage.

    Par ailleurs, je vous signale qu’on trouve aus­si dans l’équipe de cette revue Bru­no Drews­ky, un ami du néga­tion­niste Claude Kar­noouh, qu’il publie régu­liè­re­ment dans sa revue La Pen­sée libre (la plus récente remonte à jan­vier 2011) : http://​lapen​see​libre​.fr/​c​o​n​t​e​n​u​d​e​s​n​u​m​e​r​o​s​.​a​spx

    Le même Drews­ky a don­né en 2009 une inter­view à Rebel­lion, organe d’un grou­pus­cule d’extrême droite tou­lou­sain qui est une éma­na­tion du Par­ti natio­nal-bol­che­vique russe en France et est dis­tri­bué par la mai­son d’édition d’Alain Soral : http://​rebel​lion​.hau​tet​fort​.com/​a​r​c​h​i​v​e​/​2​0​0​9​/​1​0​/​2​8​/​e​n​t​r​e​t​i​e​n​-​a​v​e​c​-​b​r​u​n​o​-​d​r​w​e​s​k​i​.​h​tml

    Je demande donc à ce qu’une mesure de rétor­sion immé­diate soit prise par Fakir à l’encontre de BRN et le par­te­na­riat qui vous lie à cette revue supprimé.

    O. »

    Nous avions repous­sé cette mise à l’index :

    « Chère Ornella,

    La cita­tion est notre arme pré­fé­rée, à Fakir – comme dans bien d’autres publi­ca­tions de médias-cri­tique et de cri­tiques des médias qui nous ont précédés.

    Pour me convaincre de ne pas publier quelques brèves de BRN, un argu­ment pri­me­ra donc : qu’à par­tir de cita­tions, tu démontres leur appar­te­nance ou leur proxi­mi­té avec l’extrême droite. Pour l’instant, sans adhé­rer à tout leur conte­nu, ce qui m’intéresse dans BRN – et ce qui, je pense, peut inté­res­ser les lec­teurs de Fakir – ce sont leurs cita­tions, jus­te­ment, des com­mis­saires euro­péens, des par­le­men­taires, de Busi­ness Europe, etc.

    Pour me convaincre, là, tu me dis que Bru­no Drews­ki (que je n’ai jamais ren­con­tré) col­la­bore à BRN – ce qui suf­fi­rait à dis­qua­li­fier la revue. Mais qu’a donc dit ou écrit Bru­no Drews­ki de si scan­da­leux ? Tu ne m’apportes, sur ce point, aucune cita­tion. A la place, tu me dis qu’il a accor­dé une inter­viou à Rebel­lion (que je ne connais pas). J’ai lu l’interview : sans être, encore une fois, en accord avec tout, je ne vois abso­lu­ment pas dans ses pro­pos de quoi dis­cré­di­ter un homme. Ça me paraît même de plu­tôt bonne tenue. Tout comme son Que sais-je, sur la Bié­lo­rus­sie (que j’ai lu).

    Pour me convaincre encore, tu me dis que Bru­no Drews­ki publie avec le néga­tion­niste Claude Kar­nouh sur le site La Pen­sée libre. J’ai cir­cu­lé sur ce site et, à pre­mière vue, très rapi­de­ment, je n’ai rien aper­çu de cette nature. Bien que, en toute sin­cé­ri­té, ce com­pa­gnon­nage me trouble.

    De même, pour dénon­cer l’UPR et Fran­çois Asse­li­neau (mou­ve­ment que je mécon­nais : je ne suis fran­che­ment pas un spé­cia­liste de toute cette mou­vance), dans ton article, tu ne fais pas une seule cita­tion, démon­trant qu’ils seraient bel et bien « ultra-natio­na­listes », « fas­cistes », etc.

    Pour me convaincre, et pour convaincre tous les hommes de bonne volon­té (qui existent), mieux vau­drait, à mon sens, en reve­nir à cette arme majeure : la cita­tion. L’analyse. Les preuves, comme disait Jaurès.

    Quant à un futur éven­tuel oukase sur Fakir, j’aimerais qu’il s’établisse sur des bases claires : qu’avons-nous publié qui le mérite ? »

    Cette réponse, je l’avais éga­le­ment trans­mise à Pierre Lévy, le direc­teur de BRN. Pour l’avertir que, bien sûr, nous rom­prions notre par­te­na­riat au moindre pro­pos en faveur, par exemple, du Front Natio­nal. Mais notre vigi­lante « anti­fas­ciste » ne nous a, en retour, pas adres­sés la moindre cita­tion – et n’en conti­nue pas moins de réci­di­ver, usant sans la moindre preuve de l’accusation – extrê­me­ment grave – de « négationniste ».

    (6) Le maton sympa

    Dans un dos­sier consa­cré à la mai­son d’arrêt d’Amiens, en 2003, nous avons, en effet, consa­cré un por­trait à Luc Rody, gar­dien de pri­son, habi­tant juste der­rière, et délé­gué CGT : « À la réunion d’arrivants, témoi­gnait-il, on leur raconte des his­toires : “ Avec la Mis­sion locale, on va vous aider à trou­ver du bou­lot, un loge­ment, une for­ma­tion… ”, mais c’est faux. On pro­met, on pro­met énor­mé­ment, mais on ne fait rien. Alors, le gars a la haine. La nuit, j’en sur­prends beau­coup qui pleurent, même si ça joue aux hommes…

    - La pri­son compte com­bien de tra­vailleurs sociaux ?

    - Six. Six pour plus de six cents pri­son­niers. Com­ment ils peuvent faire ? com­ment ils régle­raient des dif­fi­cul­tés de san­té, de famille ? Cer­tains déte­nus, ils ne les voient qu’une fois en deux ans ! Pour la sor­tie, ils ne peuvent même plus payer un billet de train, même pas don­ner un ticket repas, on gri­gnote sur tous les bud­gets. Alors, dehors, les gars retournent à la rue, limite clo­chards… J’en croise, sou­vent : “Alors, tu as décro­ché un job ? – Non. – Qu’est-ce que tu vas faire ? – Je vais remon­ter bien­tôt.” La véri­té, c’est qu’on fait de la répres­sion, mais à côté, rien n’existe. Le vide. On n’a même pas le plai­sir de se dire ‘on fait un métier utile’, même pas, parce que der­rière, la réin­ser­tion, c’est du bidon… »

    Voi­là qui, appa­rem­ment, ne mérite pas d’être enten­du. Et consti­tue un grave « déra­page », une « apo­lo­gie des matons humanistes ».

    (7) Les douaniers

    Notre anti­fas­ciste qua­li­fie de « déra­page », à nou­veau, notre « apo­lo­gie » des « super­flics que sont les doua­niers ». C’est en-deçà de la véri­té, pour une fois : car c’est avec constance que nous dérapons !

    « Vive les doua­niers ! » pro­cla­mions-nous en Une de notre numé­ro 57. Un titre que je repre­nais pour un cha­pitre de mon ouvrage, Leur grande Trouille. Et la même décla­ra­tion nous sert encore, cet été, pour notre T’chio Rouge et Vert : « Contre le libre-échange, vive les douaniers ! »

    Récla­mer une trans­for­ma­tion de la douane, exi­ger qu’elle s’occupe moins des clan­des­tins – à vrai dire plus du tout – mais davan­tage d’entraver la cir­cu­la­tion des capi­taux et des mar­chan­dises, voi­là qui, bizar­re­ment, est dou­teux. Tend vers le fascisme.

    (8) Mau­rice Allais

    Depuis son virage pro­tec­tion­niste, au début des années 90, Mau­rice Allais était pri­vé de médias. Au prin­temps 2009, Fakir sera le seul jour­nal à avoir publié un entre­tien avec le seul prix Nobel d’Économie – ou plus exac­te­ment : le prix de la banque de Suède d’économie. Doit-on tenir cela, fran­che­ment, pour une honte ?

    Et pour­quoi le qua­li­fier de « larou­chiste » ? Parce que, après la chute de Leh­man Bro­ther, Mau­rice Allais a signé une lettre sou­te­nant l’appel de Lyn­don Larouche – le Che­mi­nade amé­ri­cain – pour le « sau­ve­tage de l’économie mondiale ».

    Mais signer une lettre, une fois, sur un thème pré­cis, suf­fit-il à faire de vous un « larou­chiste » dans l’âme ? Et à dis­cré­di­ter tout pro­pos qui sort de votre bouche, ou de votre plume ? Fût-il de bon sens : « L’histoire n’est pas écrite, concluait pour nous Mau­rice Allais, et je ne vois dans ce pro­ces­sus mon­dia­liste aucune fata­li­té. C’est en fait de l’évolution des opi­nions publiques, c’est du poids rela­tif des forces poli­tiques, que dépendent les chan­ge­ments de poli­tique réa­listes qui nous sau­ve­ront du désastre et déter­mi­ne­ront notre avenir.

    Et si j’insiste sur le “-isme”, c’est que je dresse un paral­lèle. Les per­ver­sions du socia­lisme ont entraî­né l’effondrement des socié­tés de l’Est. Mais les per­ver­sions lais­sez-fai­ristes mènent à l’effondrement des socié­tés occidentales.

    En réa­li­té, l’économie mon­dia­liste qu’on nous pré­sente comme une pana­cée ne connaît qu’un seul cri­tère, “l’argent”. Elle n’a qu’un seul culte, “l’argent”. Dépour­vue de toute consi­dé­ra­tion éthique, elle ne peut que se détruire elle-même. »

    Mise au point : Pour un cor­don sanitaire

    Je le disais à Étienne Chouard, je le répète ici : je suis par­ti­san d’un cor­don sani­taire avec l’extrême-droite. On ne joue pas avec le feu, on ne fait pas mumuse avec les héri­tiers de Doriot et Déat, même reloo­kés et souriants.
    C’est d’autant plus impé­ra­tif pour Fakir – et pour d’autres intel­lec­tuels de gauche, Lor­don, Todd, Sapir, etc. – que, avouons-le, nous par­ta­geons des ana­lyses avec le Front Natio­nal : sur l’Europe et la mondialisation.
    Cir­cons­tance aggra­vante, nous sommes prêts à recou­rir à quelques outils com­muns : pro­tec­tion­nisme, sor­tie de l’euro, cadre national.

    Rai­son de plus, alors, pour ne pas se mélan­ger, et pour rap­pe­ler que les fins pour­sui­vies sont aux anti­podes : à nous l’émancipation sociale (avec, notam­ment, une réduc­tion et un par­tage du temps de tra­vail), la jus­tice fis­cale (relè­ve­ment des impôts sur les socié­tés, ain­si que des taxes sur les hauts reve­nus), la trans­for­ma­tion envi­ron­ne­men­tale (tout est à revoir, ici, des trans­ports à la pro­duc­tion). Autant de thé­ma­tiques qui ne figurent pas dans le fonds de com­merce des Le Pen and co.

    Le com­bat contre le FN n’est clai­re­ment pas la rai­son d’être de Fakir.

    Ou alors, indirectement.

    Notre ADN, depuis la nais­sance du jour­nal en 1999, c’est une atten­tion por­tée aux classes popu­laires, à leurs condi­tions d’existence, et en par­ti­cu­lier à ce fléau qui les lamine depuis trois décen­nies : le chô­mage. Rédi­geant ce jour­nal depuis Amiens, nous avons assis­té à des délo­ca­li­sa­tions en série, des lave-linge (Whirl­pool), des cana­pés (Pari­sot), des pneus (Goo­dyear), et même des chips (Flo­dor) ! Voi­là le meilleur car­bu­rant pour un vote de déses­poir – et nous voyons len­te­ment la Picar­die, « pre­mière région ouvrière de France » (d’après le Figa­ro), terre jaco­bine durant la Révo­lu­tion, à la tra­di­tion rouge dans bien des coins, nous la voyons glis­ser len­te­ment au Front Natio­nal. Alors, rou­vrir l’espoir, ras­su­rer un peu sur l’avenir, nous paraît plus utile que de des­si­ner des mous­taches d’Hitler à la Marine, que de crier « F comme fas­ciste, N comme nazi ». L’un, il est vrai, n’empêchant pas l’autre.

    Mais comme nous y sommes peu atten­tifs, jus­te­ment, nous avons besoin de vigies. Des guet­teurs, qui exa­minent la nou­velle rhé­to­rique du FN, qui veillent sur ses clubs de pen­sée, qui informent sur ses stra­té­gies de récupération. 

    Et qui nous aver­tissent, à l’occasion : « Atten­tion, là, faites gaffe ! Ter­rain miné ! »

    Les anti­fas­cistes que nous citons ici, lar­ge­ment repris sur le web, qui nous fus­tigent, ne rem­plissent pas ce rôle.

    Ou fort mal.

    Ils s’avèrent même, de notre point de vue, contre-productifs.

    À force de crier « au loup », qui croi­ra qu’il existe encore un loup ? Com­ment puis-je lire avec sérieux, main­te­nant, un auteur qui trace un trait d’union entre Pierre Carles et Dieu­don­né ? des sites qui font un petit paquet avec Fré­dé­ric Lor­don, Her­vé Kempf ou moi-même, et vous classent tout ça allè­gre­ment dans le « rouge-vert-brun » ? Et pour­tant, en ces temps poli­ti­que­ment trou­blés, brouillés, ce serait une néces­si­té : des lan­ceurs d’alerte en qui, sur ce ter­rain, nous ayons confiance. Mais il y a, chez ces « anti­fas », une telle joie de la calom­nie, un tel bon­heur d’avoir décou­vert une tâche – quitte à l’inventer, avec malhonnêteté.

    À la moindre incar­tade, avé­rée ou fan­tas­mée, les voi­là qui traitent des cama­rades d’hier en qua­si-enne­mis. Un vague cour­riel pri­vé fut-il, par exemple, adres­sé à Her­vé Kempf, avant que ne soit publi­que­ment poin­té le « confu­sion­nisme » de son site Repor­terre, parce que le com­mu­ni­qué d’un « micro-par­ti fas­ci­sant » – la Dis­si­dence fran­çaise – se serait éga­ré dessus ?

    Le risque, aus­si, c’est de créer des Dieu­don­né en série. Car qu’était cet humo­riste ? Une outre poli­ti­que­ment vide et qui, pré­ten­dant s’engager, pou­vait se rem­plir de n’importe quoi. Je me sou­viens de son pas­sage, au jour­nal télé­vi­sé de France 2 en 1997, alors qu’il se pré­sen­tait aux élec­tions légis­la­tives à Dreux. C’était gen­ti­ment déma­go de gauche, il se vou­lait l’héritier de Coluche, il rou­vri­rait les casernes pour les SDF. Et puis il y eut ce sketch chez Fogiel, pas drôle, mais non, pas anti­sé­mite, et le len­de­main, le voi­là lapi­dé en place publique, ban­ni des peoples, et sans grand monde pour le défendre, sans per­sonne pour lui ouvrir une porte de sor­tie. Il est res­té avec ceux qui lui res­taient, les pires. Et empi­rant chaque jour avec eux.

    Voi­là ce que pro­duisent des mises à l’index hâtives.

    J’ai gar­dé le plus grave pour la fin : la paresse de ces rai­son­ne­ments, qui pro­li­fèrent désor­mais à gauche. Il n’y a plus à argu­men­ter et contre argu­men­ter, à com­prendre les forces à l’œuvre dans le peuple, à ima­gi­ner les che­mins tor­tueux de la trans­for­ma­tion, non : il suf­fit de vous amal­ga­mer à des noms propres, sup­po­sés sales, « dieu­don­niste », « col­lo­niste », « larou­chiste », « Dupont-Aignan », « Che­mi­nade », pour que la vilé­nie vous couvre à votre tour. Il suf­fit d’annoncer qu’Untel a débat­tu avec Machin qui a publié une pré­face pour Truc qui connaît bien Bidule, lui-même proche de l’extrême droite, pour qu’Untel soit com­pro­mis. Et il devient dès lors inutile d’écouter ses pro­pos, de contes­ter son point de vue avec des chiffres, des concepts, des com­pa­rai­sons historiques.

    C’est à un ter­ro­risme de la pen­sée – et des fré­quen­ta­tions – qu’aspirent ces inqui­si­teurs : son­ger à un nou­veau rôle pour les doua­niers, réflé­chir au cadre natio­nal, et même dis­cu­ter avec un sur­veillant de pri­son, voi­là qui relève de l’interdit. Et vous vaut, sans débat, d’ajouter votre patro­nyme à une liste noire, publi­que­ment tenue.

    Pareille mal­hon­nê­te­té intel­lec­tuelle, même juste 10 %, vous vau­drait, à la fac, dans un par­ti, même dans la presse, un dis­cré­dit immé­diat. Sauf qu’Internet béné­fi­cie, en la matière, d’un régime d’exception.

    Mais regar­dons ces ana­thèmes comme un signe, aussi.

    Presque encou­ra­geant.

    Pour­quoi ces salves d’injures qui s’intensifient, sur Lor­don, Todd, Sapir, etc., voire Mélen­chon ? C’est qu’une contro­verse s’ouvre, à gauche, comme un cli­vage. Il a vécu, le consen­sus alter­mon­dia­liste, ou alter-euro­péiste, le temps où l’on se lais­sait ber­cer par un inter­na­tio­na­lisme angé­lique et impuis­sant. Face à la débâcle de l’Euro, aux dom­mages du libre-échange, l’offensive est lan­cée, et nous en sommes des artilleurs : « fron­tières », « sou­ve­rai­ne­té », ces mots ne nous sont plus tabous. Une réponse poli­tique, concrète, réa­liste, de masse, ne pour­ra plus demain, pen­sons-nous, se pri­ver d’eux, s’interdire de les pro­non­cer et de les repenser.

    Cette bataille des idées, interne à notre camp, peut être, doit être menée en dou­ceur, autant que pos­sible, sans désir de heur­ter, de déchi­rer, de perdre des cama­rades en route : à quoi bon se brouiller, quand on se retrou­ve­ra côte à côte dans les grèves et les manifs ? Mais on com­prend que ces avan­cées – de notre point de vue, ces recu­lades du leur – hérissent le poil de mili­tants, liber­taires par exemple, que ces vocables à eux seuls font ger­ber, et qu’ils nous ren­voient, comme par réflexe, sans trop s’embarrasser de fio­ri­tures, à la guerre de 14 ou au fascisme.

    No pasa­ran !

    Nous ne cède­rons pas à ces auto­pro­cla­més « anti­fas », sec­taires, para­nos, mino­ri­taires, qui déna­turent l’antifascisme, le tra­hissent, qui en font la chose d’un clan, recro­que­villé sur lui-même, excluant les héré­tiques, gar­diens d’une nou­velle pen­sée unique. Quand le véri­table anti­fas­cisme, his­to­rique, géné­reux, né en 1934 avec les syn­di­cats ouvriers et les par­tis de gauche, exis­tant tou­jours mais avec moins de tumultes, doit retrou­ver les pro­fon­deurs du pays et embras­ser tout le mou­ve­ment social.

    Dont nous sommes.

    PS : Fakir est si mani­fes­te­ment fas­ciste que, dans le der­nier numé­ro en kiosques, nous consa­crons quatre pages à une usine tuni­sienne (contre une relo­ca­li­sa­tion en France !), autant à un por­trait de Kamel, deux pages et un livre au Résis­tant – et anti­fas­ciste de la pre­mière heure – Mau­rice Kriegel-Valrimont.

    Source : http://www.fakirpresse.info/L‑air-du-soupcon.html

    Réponse
  224. Ana Sailland

    « Fakir : Mais cette expres­sion de « vraie démo­cra­tie », moi, je ne peux pas l’endosser. Je consi­dère qu’on est dans un sys­tème impar­fait mais que, de toute façon, on sera tou­jours dans un sys­tème imparfait »

    »>

    On pour­rait lui res­ser­vir le même argu­ment pour tout ce qu’il dénonce ou propose.

    Je trouve curieux le fait d’être défai­tiste sur un thème cen­tral et pas sur les autres.

    Réponse
  225. nlescan

    Ok…

    En ce qui concerne la par­tie sur Étienne Chouard, je suis d’ac­cord avec ce qu’il dit à pro­pos de Soral. 

    Pour le reste, je trouve qu’il passe à côté de l’intérêt de ce qu’ÉC dit au niveau de l’importance de la consti­tu­tion, il foca­lise sur le tirage au sort qui n’est qu’un des outils mis sur la table. 

    Pour moi la très bonne idée d’É.C. c’est de mobi­li­ser les gens sur la rédac­tion d’u­to­pies sous forme de texte juri­dique applicable.

    Réponse
  226. Ronald

    Bon­soir à tous.

    Cette manière d’effectuer des attaques ad homi­nem et d’éluder les ques­tions cen­trales semble vrai­ment une pra­tique récur­rente des anti­fas. Le texte de cette Ornel­la Machin cité par Ruf­fin est tel­le­ment cari­ca­tu­ral que j’en ai rigo­lé en le lisant.
    On remar­que­ra que cette stra­té­gie de la « culpa­bi­li­té par asso­cia­tion » a plu­sieurs conséquences :

    1) Une aug­men­ta­tion expo­nen­tielle du nombre d’infréquentables. Si l’auteur A à écrit des choses hor­ribles (en géné­ral sur les Juifs, c’est une valeur sûre jamais démen­tie), les auteurs B et C qui ont cité quelque part A se retrouvent dia­bo­li­sés. D et E qui ont par­ti­ci­pé un jour au même débat que B voient par là leur image écor­née, d’autant plus que E a pré­fa­cé F qui est très lié à C … On voit que très rapi­de­ment on par­vient à dis­cré­di­ter par cercles excen­triques une quan­ti­té énorme de personnes.

    2) Une divi­sion et par là un affai­blis­se­ment des per­sonnes ciblées. Les per­sonnes ain­si dis­cré­di­tées par asso­cia­tion sont devant un dilemme. Soit elles assument leur réfé­rence et deviennent dès lors des infré­quen­tables aux yeux d’une par­tie de leurs audi­teurs qui s’en détachent. Soit elles prennent leurs dis­tances avec telle autre per­sonne sus­pecte de – disons pour faire court – fas­cisme. Mais dans ce cas, elles affai­blissent leur posi­tion en éla­guant leur réseau de rela­tions, et elles se privent d’argumentaires per­ti­nent si la per­sonne infâme était une source intel­lec­tuelle pré­cieuse. Dans tous les cas, la posi­tion du « réseau » (*) s’en trouve affaiblie.

    3) Une perte de temps et d’énergie, si l’on tente mal­gré tout de se jus­ti­fier, comme en témoigne cet article de Ruffin.

    Ce genre d’attaque ayant donc pour résul­tat prin­ci­pal d’affaiblir la posi­tion de per­son­na­li­té cri­tiques du pou­voir en place, reste la ques­tion : est-ce le fait d’imbéciles de bonne foi, ou de malins sti­pen­diés ? Je n’ai tou­jours pas de réponse défi­ni­tive sur la ques­tion. Mais la tech­nique me semble deve­nir tel­le­ment sys­té­ma­tique tout en étant dia­ble­ment effi­cace que je penche de plus en plus pour la seconde hypo­thèse. D’autant que par­mi les cas cités par Ruf­fin, il y en a tout de même qui res­semblent à de la recherche ciblée. Aller déni­cher une petite annonce pour un débat avec Etienne dans le der­nier Fakir, annonce dont Ruf­fin lui-même n’était pas au cou­rant. Ou exhu­mer une lettre signée par Mau­rice Allais pour créer un lien avec L. Larouche (je doute qu’il y ait dix Fran­çais qui connaissent l’existence de cette lettre). J’ai vrai­ment l’impression d’une volon­té déli­bé­rée de « salir » Ruf­fin ou Allais plus que de lut­ter contre le fascisme.

    Néan­moins, il faut émettre deux réserves :

    - On ne peut pas nier l’existence de liens entre les per­sonnes men­tion­nées. Ruf­fin peut dire que la réfé­rence à Etienne dans sa revue n’est qu’une petite annonce. Il n’empêche que sa pré­sence n’est pas un hasard. Elle témoigne à un cer­tain niveau d’une cer­taine « conver­gence de vue ». Ce n’est pas une annonce pour un répa­ra­teur de pho­to­co­pieurs qui a été publiée. Je pense que la notion de « réseau » est une réa­li­té qu’on ne peut pas nier, et une struc­ture de pou­voir sous-esti­mée. Je pense même que dans la socié­té future où les par­tis poli­tiques auront dis­pa­ru, c’est un sys­tème de fonc­tion­ne­ment qui est ame­né à prendre encore plus de place au niveau politique.

    - L’ « autre camp » n’en est pas en reste en matière d’attaques per­son­nelles et de « culpa­bi­li­té par asso­cia­tion ». Par hasard, Michel Col­lon publie au même moment un article usant des mêmes techiques. Quand il dit par exemple :
    « Pro-sio­niste à l’extrême, Gilles-William Gold­na­del (com­pa­gnon de route de Bat Ye’or et de Taguieff) est contri­bu­teur très régu­lier du site Dreuz, avec plus de 105 publi­ca­tion à son nom. Gold­na­del ne cache pas ses liens avec l’extrême droite : à plu­sieurs reprises, il a appe­lé à l’union entre les droites qu’il appelle « L’alliance avec le FN ». Bien enten­du, Gold­na­del défen­seur de la poli­tique de la droite israé­lienne la plus dure, star du bar­reau et omni­pré­sent dans les médias, est épar­gné de toute cri­tique sur le blog de M. Reichs­tadt Conspi­ra­cy Watch. », l’image qui me vient à l’esprit est que ce Reichs­tadt passe ses vacances dans des colo­nies israé­liennes à tirer sur des Palestiniens …

    Pour appro­fon­dir les attaques ad homi­nem, je vous pro­pose la lec­ture du Cha­pitre VI « Des per­son­na­li­tés inju­rieuses » du Trai­té des Sophismes Poli­tiques de Ben­tham (un auteur à lire abso­lu­ment, … avec les mille autres livres à lire abso­lu­ment bien sûr ; j’au­rai sans doute l’oc­ca­sion d’en reparler).

    Ah oui, une der­nière chose, quand Ruf­fin sug­gère qu’ Etienne mange de l’andouillette qui serait le plat pré­fé­ré de Hit­ler, c’est fort peu pro­bable dans la mesure où celui-ci était végé­ta­rien. Encore une nou­velle diffamation …

    (*) On uti­li­se­ra aus­si volon­tiers le terme « nébu­leuse » quand il s’agit plus par­ti­cu­liè­re­ment de forces maléfiques …

    Réponse
  227. nlescan

    mwouais, je suis pas convain­cu sur ton ana­lyse a pro­pos de ce que dit Col­lon, il parle d’un type, de ce qu’il dit+de ce qu’il fait+ de avec qui il traîne…

    on est pas dans une his­toire ou on l’au­rait vu boire un café avec untel dix ans plus tôt…

    Et je ne vois pas trop le rap­port entre ce qu’il dit et cette his­toire de tirer sur le gens en vacances…

    Un jour­na­liste cite des faits a pro­pos d’une per­sonne, des faits que cette per­sonne reven­dique, il ne s’a­git pas d’ac­cu­ser Arlette Laguiller d’être au FN et il serait a clas­ser par­mi les sophiste…

    Mec tu dis d’la… disons que je ne trouve pas du tout l’exemple probant.

    Réponse
  228. Étienne

    Hum…
    Dans la vraie vie, je n’aime pas du tout les andouillettes.
    Mais bon, la logique, c’est par­fois comme la géo­mé­trie, qui est l’art de rai­son­ner juste avec des figures fausses.
    🙂

    Réponse
  229. Marie
  230. Sam

    Je trouve en tous cas que Ruf­fin est type bien. Je veux dire un humain, pas un mora­li­sa­teur de merde qui fait sem­blant d’être sans défauts et qui jette les gens comme des chif­fons. C’est une bonne base, la meilleure qui soit.

    Je dois dire que me suis peu à peu dés­in­té­res­sé de son canard, sur­tout parce que ce Fran­çois qui a la fai­blesse de soup­çon­ner publi­que­ment une grande can­deur chez Étienne a aus­si la sienne, comme tout un cha­cun. Ain­si il me gonfle lui-aus­si avec cer­tains de ses rêves. En particulier :

    - mélen­cho­com­pa­gno­nite avouée (acces­soi­re­ment en contra­dic­tion avec la liber­té jour­na­lis­tique affi­chée), sans se rendre compte que le maçon de ser­vice, dont la prio­ri­té n°1 est fort logi­que­ment la mort des nations, est tout à fait dis­po­sé à nous lais­ser cre­ver la gueule ouverte en nous inter­di­sant de sor­tir de l’UE. Chose qu’ont bien com­pris les gens « à droite » mais pas encore beau­coup de gens à gauche. Mais sur ce point, l’a­mi Fran­çois devrait vite perdre ses boutons ;

    - cli­ma­to­lo­gite béate, sinon assu­jet­tis­se­ment à éco­lo­gisme scien­tiste hors sol, obs­cu­ran­tisme réac­tion­naire confi­nant cou­ram­ment au racisme anti-humains en géné­ral, bref, incul­ture bio­lo­gique pro­fonde qui le fait nous exhor­ter de chan­ter la messe du GIEC avec nos loups alors qu’il ne connaît à l’é­vi­dence rien du dos­sier. Qui ne hurle pas avec les loups la moi­tié de sa vie avant de mesu­rer un jour sa stu­pi­di­té ? Sauf qu’on a là un élé­ment du fas­cisme contemporain.

    Cer­taines vic­times de la grande chasse aux sor­cières contem­po­raine, à n’en pas dou­ter, auraient aus­si aimé qu’il soit plus net sur la défi­ni­tion qu’il donne lui-même du sionisme.

    Il en classe des approches selon auteurs soit auto­ri­sés soit méri­tant de pas­ser der­rière le cor­don sani­taire, si j’ai bien sui­vi. Mais là, bizar­re­ment, il a oublié son propre conseil : la cita­tion et non l’as­so­cia­tion de per­son­na­li­tés (quant à l’en­tre­vue express d’E­tienne avec son pote, ses éti­que­tages par vagues allu­sions, tu m’excuseras… de res­ter aus­si flou que l’accusation).

    Je lui pose­rais bien plu­tôt la ques­tion, au Fran­çois : que com­prend-il lui-même du sens, de l’é­ten­due et de la por­tée de ce qu’on appelle le sionisme ?

    A ce sujet, je signale ce film récent, remar­quable, inti­tu­lé L’O­li­gar­chie et le Sio­nisme : I – La Super­che­rie Tri­bale Il est à mon avis de grande qua­li­té, au moins 80% est très modé­ré et sur­tout, il a le mérite d’ap­por­ter beau­coup de lumière sur la ques­tion, à com­men­cer par la « nuance » (ou plu­tôt le gouffre abys­sal) entre sio­nisme et judaïsme. Ce film, natu­rel­le­ment, subit un grand « coup de PAF » et je ne m’é­tonne pas qu’on le trouve déjà en ligne… : : 

    https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​s​n​_​B​5​W​p​A​5aU

    Réponse
  231. nlescan

    Ce que tu dis sur Mélen­chon c’est de la salade.

    Scoop : Boli­var était franc maçon, ça l’a pas empé­ché de libé­rér l’Amérique Latine…

    Et fran­che­ment je suis pas du tout pro franc maçon, plu­tôt le contraire, je n’aime pas les clubs et autre grou­pus­cules notables qui s’arrangent entre eux…Mais après les salades comme quoi tout serait de leur faute et qu’ils mangent des bébés en invo­quant le diable, faut arré­ter deux minutes… Je l’ai écou­té le dis­cours de Mémé au grand orient, il y raconte la meme chose qu’autre part.

    Et après cette his­toire sur la mort des nation c’est vrai­ment n’im­porte quoi… c’est vrai­ment ne pas écou­ter ce que le gars dit, le FDG n’ex­clut pas une sor­tie de l’eu­ro, ils veulent essayer de réorien­ter avant de cla­quer la porte, c’est quand meme pas tout à fait la meme chose…Apres les adeptes de dis­couirs sim­plistes on peut être un peu de mal à entraver.

    Le para­graphe qui assi­mile l’é­co­lo­gie au fas­cime est juste hal­lu­ci­nant. Et tu parles de stupidité ?

    En tout cas tu pré­sentes de serieux symp­tômes de soralite.

    Réponse
  232. Ana Sailland

    Il y a un an, je pen­sais aus­si qu’il serait pos­sible de réfor­mer sans cla­quer la porte. Mais depuis, j’ai un peu creu­sé : tout est fice­lé et un état seul ne peut pas fis­su­rer le bloc sans le cas­ser : la sor­tie est la seule échap­pa­toire non vio­lente, quitte à reve­nir plus tard en posant ses conditions.

    ( Sujet connexe : Lors de l’a­gré­ga­tion de la Suisse, les nou­veaux arri­vants posent des condi­tions, alors que lors de l’a­gré­ga­tion de l’eu­rope, ils adhèrent, c’est tout. Dif­fé­rence fondamentale. )

    ;;;;;;;;;

    Pour ce qui est des FM, on m’a invi­tée et je n’ai pas don­né suite.
    J’ai eu le sen­ti­ment d’une phi­lo­so­phie qui se la pète et se surestime.

    C’est vrai que la pro­fu­sion de déci­deurs franc maçons, et à tra­vers les siècles, est suspecte.

    Mais s’ils existent, les maîtres sont pro­ba­ble­ment ailleurs, et nul doute que l’af­faire de la réserve fédé­rale en 1913 est un indice sérieux en faveur de la théo­rie du complot.

    Je pense que si on a quel­que­chose de vrai­ment ori­gi­nal à dire, il ne faut pas s’af­fu­bler d’une étiquette.
    La preuve avec JLM qui est cri­ti­qué pour cela autant que pour ses idées, sinon plus.

    ;;;;;;;;;;;

    Je pense qu’il est exact qu’il y ait des gens qui tra­vaillent à la sup­pres­sion des auto­no­mies des états. En vue d’un gou­ver­ne­ment mon­dial, la preuve en est que les fan­tas­sins bush et sar­ko­sy l’ex­priment en clair. Savoir qui reste dans l’ombre est une autre paire de manches.

    ;;;;;;;;;;;

    Juste pour sou­rire, à moins que ce ne soit sérieux :

    La dif­fé­rence entre sio­niste et juif, c’est un peu comme la dif­fé­rence entre bona­par­tiste et corse.

    ;;;;;;;;;

    Je remarque que si plus haut on évoque (avec rai­son et à juste titre) la sur­vie du peuple juif, on évoque moins la sur­vie du peuple pales­ti­nien, qui est en dan­ger, ne l’ou­blions pas.

    Mais pour­quoi diable en 1947 n’a-t-on pas offert au peuple d’is­rael la pro­vence ou le roussillon ???
    Ou l’oklahoma ?
    Ou la cornouaille ?

    Les grands de l’O­NU étaient bien géné­reux avec des terres qui n’é­taient pas chez eux …

    Mais c’est fait, et main­te­nant, on a un gros gros problème …

    ;;;;;;;;;;;;

    J’ai ensei­gné à Genève.
    Là, il m’est arri­vé d’a­voir dans la même classe des suisses, des fran­çais, des israé­liens, des israé­lites, des ira­kiens, des ira­niens, et d’autres. Et cela sou­vent en des temps de guerre.
    Et tout allait bien pour­tant, y com­pris au camp de ski où tout ce petit monde était heu­reux ensemble.
    Inté­res­sant, non ?

    Réponse
  233. nlescan

    Je suis d’ac­cord avec ces points de vue Ana seule­ment je suis bien obli­gé de réagir quand j’en­tend le sem­pi­ter­nel dis­cours de Soral : Mélen­chon est un franc mas­son, un men­teur, il mange des bébé en invo­quant le diable pour détruire la fran­ca aux fran­çais et impo­ser les grand israel entre entre le tigre et l’euphraaate…

    Son truc est une salade de fruits pourris.

    Pour par­ler clai­re­ment, je pense, comme Sapir, que Mélen­chon est le seul a pro­po­ser une sor­tie de l’eu­ro diplo­ma­ti­que­ment rai­son­nable : tu ne peux pas te cas­ser comme ça genre « c’est nous qui avons orga­ni­sé cette merde mais main­te­nant on se casse, démer­dez vous » je pré­fère « c’est pas bon, on a mer­dé, main­te­nant on fait comme ça…Pas jouasse la grosse ber­ta ? ok ben on est bien obli­gé de se cas­ser du coup »

    …

    A pro­pos de juifs, des sio­nistes, etc.

    Moi je suis agnos­tique, tout ceux qui pré­tendent déte­nir la véri­té sur l’existence ou la non exis­tence de dieux me gonflent parce qu’ils passent leur temps a pré­tendre avoir des preuves mais elle sont toutes en carton…Pour ce qui est des juifs (et de autres reli­gions du livre du coup) quand tu réa­lises que la génèse est un pla­giat de la mytho­lo­gie poly­théiste sumé­rienne ça fait rire, noé c’est dans gilgamesh…et s’il n’y avait que ça…la bible est une com­pil’ de mytho­lo­gie egypto-nubio-mésopotamienne…enfin bref…mais rien de tout cela ne prouve que dieu ou un truc du genre n’existe pas, peut etre dans les trous noirs super mas­sifs au centre des galaxies ? ou dans la matière noire?…

    on en sait rein, personne.

    Les sionistes…bah, c’est pas exclu qu’il y ait eu quelques bon gars la dedans qui ne vou­laient pas de mal aux palestiniens…c’est clair que c’est pas ces gars qui ont gagné…

    Rien que le mot sio­niste me gonfle, c’est leur salade, ça m’in­té­resse pas vraiment…

    J’ai un pro­blème avec les racistes, ségré­ga­tion­nistes adeptes de apar­theid et je n’ai plus envie d’u­ti­li­ser leur propre voca­bu­laire pour les desi­gner, si il faut appe­ler un chat un chat fai­sons le, jus­qu’au bout.

    Réponse
  234. nlescan

    Et a pro­pos de sapir je me suis mal exprime, sapir ne dit pas ce que je dis, ce qu’il a fait a l’é­poque c’est démon­trer par A+B que le pro­gramme de Mélen­chon entraî­ne­rait iné­luc­ta­ble­ment une sor­tie de l’eu­ro et que ça fesait par­ti du non dit de son pro­jet, il avait ça sur son blog a l’é­poque de la pré­si­den­tielle, ça se retrouve.

    Réponse
  235. Marie

    @NLescan
    « moi je suis agnos­tique » Et c’est ton droit !
    Moi je crois que par rap­port à la véri­té d’où vient l’homme on n’en sait très peu !
    Si c’est pour s’entre-déchi­rer la-des­sus, ça n’en vaut pas la peine, car on voit bien où ça nous mènent la plu­part du temps…
    On ne prêche pas pour le bien mais pour se convaincre soi-même.
    Prê­cher est inutile. ça passe par l’exemple.
    Trou­ver des réponses, ça se passe seul avec soi-même.

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  236. nlescan

    Je ne prêche pas je dis­cute… tu permet ?

    Je sais bien que je vais pas me faire que des potes quand je dis que les athées sont autant des mytho que les croyants : per­sonne n’a de preuves de rien du tout…

    Apres je ne cherche à m’entre déchi­rer avec personne…

    Par contre je l’ouvre, ici parce que j’aime bien, c’est comme ça…

    après le débat « reli­gieux » est peut être un peu HS mais il me per­met­tait de cla­ri­fier ma posi­tion à pro­pos de la soupe israelo-sioniste…

    Pour moi le judaïsme est une secte qui a réus­si, un folk­lore désuet, les mecs me dérangent pas, leurs coif­fure sont marrantes…

    Le sio­nisme à l’o­ri­gine c’est un mou­ve­ment qui vou­lait le « retour » de juifs en Israël…quand on sait que les ancêtres d’un grand nombre d’entre eux vivaient dans le sud de la Rus­sie et non en Israël on peut pen­ser que cette idéo­lo­gie c’est du grand n’im­porte quoi…perso je penche pour ça…mais je ne condamne pas tous les sio­nistes en bloc, il y a tou­jours eu un sio­nisme ‘de gauche’ qui vou­lait faire un truc ‘en col­la­bo­ra­tion’ avec les pales­ti­niens… alors oui ils sont mino­ri­taires et ce sont les facho qui tiennent le manche…

    tout cela est déplo­rable mais je ne veux pas gober les dis­cours sim­plistes du type sionisme=satan…

    J’au­rais plu­tôt ten­dance a dire que les rascistes/ségrégationistes vio­lents sont un pro­bleme, PARTOUT.

    Réponse
  237. Marie

    Je ne visais pas le sio­nisme, mais les reli­gions en général.
    Je ne suis d’au­cune reli­gion, mais je crois qu’il vaut mieux ne pas mettre tout dans le même pot. Dire que la Génèse est un pla­giat,… Après tout qu’est-ce qu’on en sait. Déjà que c’est un texte à prendre au niveau ‘spi­ri­tuel’( à ne pas confondre avec intel­lec­tuel, car les 2 mots sont sou­vent confon­du, volon­tai­re­ment ou pas…?)D’où viennent tout ces textes et si ce n’est pas plu­tôt la fausse inter­prê­ta­tion de ceux-ci qui crée des guerres…?
    Mais tu as rai­son de t’ex­pri­mer, et j’aime lire que les gens se lâche sans juge­ment sur la per­sonne, ça me per­met de faire de même;-)Et c’est pour échan­ger que nous sommes là, non ?
    Mais si on écoute Albert Jac­quard, bien des choses s’é­clair­cissent je trouve, il est mer­veilleux ‘conju­gué au présent’volontairement.
    Cordialement

    Réponse
  238. Sam

    Anna,

    encore une suite de remarques fort per­ti­nentes, et tou­jours avec humour, merci.

    Nles­can,

    concer­nant la « stu­pi­di­té » de mon assi­mi­la­tion « hallucinant(e) » de cer­tain éco­lo­gisme au fas­cisme : j’i­ma­gine fort bien que ceux qui ne bandent pas pen­dant le quart d’heure de la haine sont per­çus comme des tarés… Plus fra­ter­nel­le­ment : t’i­ma­gines-tu que je m’at­tende à un tant soit peu de com­pré­hen­sion de la part de gens qui n’ont fait aucun tra­vail per­son­nel cri­tique sur le sujet ? Non, bien sûr. Je m’at­tends par contre à ce que leur ten­dance à la rame­ner soit pro­por­tion­nelle à leur ignorance…

    Concer­nant la pos­ture de Mélen­chon sur l’UE (et sa concep­tion de l’in­ter­na­tio­na­lisme en géné­ral) : la grande majo­ri­té des membres du PG, dont tant de ces jeunes atti­rés par ce nième pot de miel, par­tage ton illu­sion. Évi­dem­ment, sans quoi elle n’en serait pas. Mais nous tou­chons bien là le nœud du pro­blème, de la super­che­rie (j’a­joute qu’en dérou­lant le fil, y com­pris en par­tant de la ques­tion euro­péenne, on arrive vite à l’im­passe des par­tis et du sys­tème électif).

    Elle par­tage cette illu­sion, comme elle par­tage tant de visions fausses quant à l’o­pi­nion de nombre de ses enne­mis dési­gnés. On sort le cor­don sani­taire et on balance des for­mules hal­lu­ci­nantes comme celle où tu dis voir, au tra­vers des yeux d’un prof de boxe au crane rasé, Méluche bouf­fer des nour­ris­sons au clair de lune, pré­ci­sé­ment parce qu’on nage en pleine confu­sion. L’exemple de l’ap­pren­tis­sage de la dis­tinc­tion entre sio­nisme et anti­sé­mi­tisme devrait tout de même ser­vir de leçon… de modes­tie intel­lec­tuelle. Ça vous fait un choc, non ?

    C’est ce manque de dis­tinc­tion, sinon de dis­cer­ne­ment, qui te fais rétor­quer bête­ment (par­don) : « Scoop : Boli­var était franc maçon, ça l’a pas empé­ché de libé­rér l’Amérique Latine… » A peu près tous les grands ins­pi­ra­teurs et acteurs des Lumières et de la Révo­lu­tion fran­çaise étaient francs maçons, et à tous égards on peut conclure qu’il n’y a vrai­ment rien de sur­pre­nant à cela… Ils vou­laient tuer l’an­cien régime, ses rois et ses reli­gions, ils vou­laient la libé­ra­li­sa­tion des meurs et celle de leurs affaires, etc. Et ils étaient pour la même rai­son cos­mo­po­lites, citoyens du monde dans l’âme. So what ? Du reste, sans la maçon­ne­rie leur révo­lu­tion ne serait sans doute jamais adve­nue, tout comme on peut émettre l’hy­po­thèse que sans elle, un can­di­dat de gauche aurait bien du mal à être élu. Mais la même confu­sion nous inter­dit de prendre au sérieux l’i­dée qu’un élu de gauche, sauf par acci­dent de l’his­toire, ne défend ni la nation ni les travailleurs.

    Entre les bonnes inten­tions et les pro­jets qui tiennent la route, il y a géné­ra­le­ment un gouffre, et nous voyons de nou­veau de manière écla­tante, à pré­sent, com­bien le gau­chisme pleur­ni­chard mon­dia­liste faus­se­ment inter­na­tio­na­liste car anti-natio­na­liste, « droit-de-l’hom­miste hors sol », euro­péiste, en par­tant des bâtis­seurs d’empire à la Delors (et à la Mélen­chon) aux bras armés anti­fas en pas­sant par l’é­co­no­miste gen­til à la Géné­reux et le socio­logue de salon d’At­tac, est une bouf­fon­ne­rie sur toute la ligne, qui coûte extrê­me­ment cher et, natu­rel­le­ment, écrase prin­ci­pa­le­ment les tra­vailleurs. Les faits et l’é­tat mani­feste de la sclé­rose ne sont-ils pas assez clairs ?

    Mais nous – sur­tout les mili­tants et ex-mili­tants, mais pas que – avons été fort bien dres­sés dans la grande cha­pelle de la gauche, où on nous fait oublier depuis le début que les bons sen­ti­ments mènent autant à l’en­fer qu’au para­dis, et il y a qu’on ne réécrit pas comme ça des siècles d’his­toire. Au pas­sage, s’il y a des choses que j’ap­pré­cie chez Soral, et il y en a, c’est d’a­bord le balayage que forme son par­cours à tra­vers les cha­pelles. Je ne confonds pas la fidé­li­té envers les machines avec la fidé­li­té envers les gens ou les valeurs – faut-il rap­pe­ler, du reste, que seuls les idiots ne changent pas d’avis ?

    La nuance, déjà énorme, que tu apportes dans ton mes­sage 142 est juste, si j’ai bonne mémoire, mais « au mieux » il s’a­git là de l’a­vis de J. Sapir et, « au pire », lui même ne valide que la pre­mière moi­tié de la pro­po­si­tion. En tout état de cause, il y a un gouffre entre démon­trer que, sur le papier, oui, le « pro­gramme » de Mélen­chon entraîne iné­luc­ta­ble­ment une sor­tie de l’eu­ro et en conclure que Mélen­chon a bien une telle inten­tion mais avance mas­qué.

    Il suf­fit déjà de lire – non pas comme un bêta mais avec le recul que per­met un mini­mum de connais­sance du sys­tème euro­péen – les mani­festes de J. Géné­reux et de Méluche lui-même. Leur prio­ri­té, très clai­re­ment, après leur fan­tas­ma­tique démo­cra­tie évi­dem­ment inap­pli­cable par construc­tion (on le voit d’ailleurs, par­fai­te­ment, même dans l’hy­po­thèse où le pré­si­den­tiable avan­ce­rait mas­qué), c’est l’in­té­gra­tion euro­péenne, alors qu’ils disent eux-même com­bien l’Eu­rope est ver­ro­lée et même irré­for­mable… sauf mer­veilleuse révo­lu­tion. Ils vont même jus­qu’à dire qu’ils ont sou­te­nu l’eu­ro jus­te­ment parce qu’on allait en baver tel­le­ment qu’on serait obli­gés d’en arri­ver à cette révo­lu­tion euro­péenne dont ils rêvent. Bref, ils jouent la poli­tique du pire.

    Du reste, j’ai pas­sé assez de temps sur les bancs du Conseil natio­nal du M’PEP, pour lequel j’ai un temps occu­pé la charge de secré­taire aux ques­tions euro­péennes et moné­taires, pour avoir pu suivre de très près cer­taine cui­sine où se joue l’adhé­sion au Front de gauche ou la mise au banc irré­mé­diable. Je connais bien, aus­si, pour le coup, la cas­se­role de la « déso­béis­sance euro­péenne » que le M’PEP lui a concoc­té sur mesure pour for­cer peu à peu Mélen­chon à choi­sir entre assu­mer ouver­te­ment sa posi­tion d’eu­ro­péiste for­ce­né ou bien pou­voir pré­tendre enfin à diri­ger une gauche renais­sante en appe­lant (sans chi­chi ni nième ten­ta­tive de « négo­cia­tion » avec nos « par­te­naires ») à sor­tir de l’eu­ro et de l’UE.

    J’ai pour la même rai­son côtoyé beau­coup de gens du PG et je sais com­bien Méluche leur ment au sujet des rai­sons pour les­quels le M’PEP a tou­jours été inter­dit d’en­trée. Le parr­ti en ques­tion, on s’en fout, mais l’im­por­tant est la rai­son der­rière ça : inter­dit de pro­mou­voir l’i­dée de sor­tir de l’UE. Seul est auto­ri­sé le dis­cours men­son­ger et assez codé pour ména­ger tous les mili­tants et sym­pa­thi­sants qui veulent sor­tir de l’UE. C’est du pas­sé pour moi, mais le mieux pour le M’PEP serait qu’il envoie enfin bou­ler sans regrets le bou­let des alliances impos­sibles et des sou­tiens per­vers avec les fana­tiques anti-natio­naux – dont JLM est, je le répète.

    Que la déso­béis­sance euro­péenne soit en fait une pure impasse (intui­tion de pilier de comp­toir magni­fi­que­ment confir­mé par le droit consti­tu­tion­nel) n’est pas le pro­blème. Que la négo­cia­tion se fasse à 27 (ou 28) n’est pas le gros du pro­blème non plus, en véri­té, car on pose ses condi­tions pour­vu qu’on le veuille.

    Le gros du pro­blème, et fina­le­ment tout le pro­blème, c’est : 1. de com­prendre quelles sont les exi­gences ins­ti­tu­tion­nelles pour qu’une Europe poli­tique puisse mar­cher ; 2. d’ob­ser­ver qu’elles sont par­fai­te­ment anta­go­nistes avec le sys­tème actuel ; 3. d’en déduire que l’é­vo­lu­tion vers le fédé­ra­lisme euro­péen serait une telle muta­tion qu’elle est tout sim­ple­ment impos­sible… et en tous cas assu­ré­ment impos­sible en par­tant du contexte actuel, celui de l’UE. Cette ana­lyse, c’est l’ob­jet de l’ar­ticle que j’ai pos­té sur Agoravox :
    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​e​u​r​o​p​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​n​o​u​s​-​o​n​-​v​e​u​t​-​p​o​u​r​q​u​o​i​-​i​l​-​f​a​u​t​-​1​1​8​812

    Concer­nant la « sora­lite » : tout d’a­bord, moi je ne mets pas les gens dans des cases estam­pillées du nom propre d’un chef ; quand je parle de la « mélen­cho­com­pa­gno­nite » de F. Ruf­fin, je m’en tiens sim­ple­ment à ce qu’il reven­dique lui-même, expli­ci­te­ment, dans l’ar­ticle cité ici.
    J’ai beau n’a­voir que 36 ans, j’ai bour­lin­gué entre le tiers et la moi­tié de ce temps avant d’être sim­ple­ment infor­mé de l’exis­tence de Soral. Comme pour à peu près tous les autres sujets et acteurs de ce grand mer­dier qu’est la politique.

    Faut-il te redire que mon avis plu­tôt tran­ché, sinon sur le fas­cisme vert dans toute sa splen­deur, du moins sur le « cli­ma­tisme », me vient d’en­vi­ron 5 ans à suivre le fond scien­ti­fique du dos­sier, et pré­ci­ser que sans cela, tout comme toi, je n’ac­cor­de­rai aucun sérieux à cer­taines bonnes ana­lyses pure­ment poli­tiques for­mu­lées sur la ques­tion, comme celles de T. Meys­san que le site de É&R relaie (quant à Soral, il est mani­feste qu’il n’y connaît à peu près rien et qu’il ne pré­tend pas par­ler de tout lui-même).

    Pour en reve­nir à la ban­dai­son, papa, et aux cui­sines des Lumières, Soral n’a évi­dem­ment jamais amal­ga­mé la franc maçon­ne­rie en bloc et en géné­ral à la poi­gnée de salo­pards qui ont por­té et imposent désor­mais de manière criante un immonde pro­jet de domi­na­tion mon­diale sous ban­nière ou pré­texte sio­niste. Il y a mille dis­tinc­tions à faire là-dedans. Il ne s’a­git pas pour autant d’é­va­cuer sans exa­men cer­tains volets déli­cats sous pré­texte qu’ils paraissent abra­ca­da­brants au novice, comme, par exemple, le carac­tère sata­niste dudit pro­jet ou encore la pédo­cri­mi­na­li­té en tant qu’ins­tru­ment de conser­va­tion et de repro­duc­tion d’une construc­tion mafieuse.

    Main­te­nant, dire que Mélen­chon est un digne héri­tiers des Lumières (et qu’il est franc maçon, ce qui n’ap­porte pas grand chose à la sen­tence), c’est faire un constat qu’il reven­dique lui-même. La ques­tion n’est pas là, elle est de savoir, pour com­men­cer, ce que furent vrai­ment les Lumières.

    Réponse
  239. Marie

    A pro­pos de mani­pu­la­tion, sur inter­net on par­lait d’une pos­sible mani­pu­la­tion du lan­gage par les moines copistes(ex. rajou­ter un ‘ment’ au bout des mots pour influer sur le cer­veau…? qui sait ? jus­qu’où peut aller le mensonge…?c’est un peu fort de café celle-là heins;-)

    Réponse
  240. nlescan

    Marie :

    La genèse est un pla­giat, déso­lé de dire la véri­té, tu n’es peut être pas au cou­rant : elle est direc­te­ment pom­pée sur la légende sumé­rienne de Enki et Nin­hur­sag, je t’in­vite à pas me croire et à véri­fier par toi même… Le déluge est un pla­giat d’une des tablettes de l’é­po­pée de Gil­ga­mesh, même chose : vérifie.

    C’est de l’his­toire, pas un avis, il s’a­git de faits, il n’y a même pas débat là-des­sus, n’im­porte qui qui s’est un tant soit peux inté­res­sé à la Méso­po­ta­mie antique le sait, c’est un secret de polichinelle.

    Sam : tu vois, j’a­vais vu juste, sora­lite aiguë.

    Tes allu­sion sexuelles a pro­pos de haine c’est assez pois­seux. Au pas­sage tu me traites d’i­gno­rant et tu pré­sup­poses que je n’au­rais pas fait je ne sais quel tra­vail per­son­nel… Ok, mais où sont tes argu­ments ? Tu es juste dans l’in­sulte là, ça n’a aucun inté­rêt, fait au moins l’ef­fort d’ex­pli­quer pour­quoi tu penses ça, si c’est juste pour être le plus vilain c’est nul.

    Parce que moi, des argu­ments, j’en ai : nous sommes a une époque ou les mul­ti natio­nales pétro­lières empoi­sonnent les rivières et les terres des afri­cains, le gou­ver­ne­ment russe fait fondre la ban­quise a grande vitesse pour la même merde du diable, les éta­su­niens pour­rissent leur sous sol pour le gaz, mas­sacrent des femmes et des enfants pour le contrôle du pétrole, les agri­cul­teurs fran­çais versent allè­gre­ment du poi­son issu de l’in­dus­trie mili­taire dans la terre de notre pays pour tou­cher des sub­ven­tions, tep­co déverse allè­gre­ment sa radio­ac­ti­vi­té dans le paci­fique, les aus­tra­liens sont en bonne voie pour réus­sir a buter la grande bar­rière de corail (le plus grand orga­nisme vivant du monde), les pois­sons deviennent tous femelles à cause des pilules contraceptives…

    (si tu veux preuves et réfé­rences à pro­pos de ce que je dis, j’ai tout ça)

    Ok..

    Et avec tout ça les facho ce sont les éco­lo­gistes, je suis un ignare et j’ai la haine…

    meuh oui, meuh bien sûr.

    Il n’y a stric­te­ment aucun rap­port entre la révo­lu­tion fran­çaise et la conquête de l’in­dé­pen­dance lati­no américaine.

    Bien sur la gauche a abso­lu­ment besoin de la maçon­ne­rie et ne défend jamais les tra­vailleurs, regardes Cor­rea, Cha­vez, Allende, Morales… Tous de droite. évidement.

    Après je ne vais pas répondre a ce qui dérape en diar­rhée hai­neuse, Soral, sors de ce corps !

    A pro­pos de Mélen­chon et Sapir je t’in­vite a vision­ner leur dia­logue chez @rret sur image, mal­gré leurs diver­gences les deux hommes dis­cutent et Mélen­chon est très loin de prendre ce que dit Sapir de haut, bien au contraire, il a plu­tôt l’air de vou­loir l’embaucher.

    Après je vois que tu per­sistes et signes dans ton délire para­noïaque à pro­pos de l’an­ti­fran­çisme de Mélen­chon, c’est tel­le­ment typique de droi­teux et de la clique à soral… le pro­blème c’est que tu n’as qu’in­vec­tives à la bouche mais aucun argu­ment. Ce n’est pas en répé­tant et en refor­mu­lant 50 fois les même accu­sa­tions que ça va les rendre plus vraies, des fait s’il te plait. Ton avis c’est bien mignon mais jus­ti­fie, mec, sinon c’est juste du vent.

    Non, je ne vais pas aller lire ton article.

    Réponse
  241. Marie

    @Nlescan

    Si tu veux par­ler de Enki et Enlil, l’his­toire qui dit que l’homme des­cen­drait d’ex­tra-ter­restres qui aurait crée le monde, ça ne me convainc pas du tout. De toute façon qui peut dire qu’il sait avec cer­ti­tude d’où vient l’homme, il ne peut dire qu’une chose ; ce qu’il res­sent ; je suis sûr que je res­sent cela, je pense cela, mais pas c’est cela à la figure des autres. On devrait tou­jours dire je pense que et pas c’est… Enfin si on laisse à l’autre la pos­si­bi­li­té de décou­vrir et de pen­ser dif­fé­rem­ment. Ce que je vou­lais dire essen­tiel­le­ment c’est qu’on peut pen­ser des choses et les par­ta­ger mais on ne peut pas l’im­po­ser comme déte­nant la toute vérité.

    Donc tout est dans la façon de les par­ta­ger.

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  242. nlescan

    Oula, tu est tom­bé sur un site d’allumés du bocal qui croient aux extra ter­restres et qui t’ex­pliquent les salades a pro­pos de nibi­ru et autre joyeusetés…

    ça ce sont des inter­pré­ta­tions far­fe­lues de la mytho­lo­gie sumé­rienne, ça n’a rien de serieux, la meme chose existe pour les égyp­tiens, les mayas, etc.

    Non Marie, je parle bien du mythe de Enki et Nin­hur­sag qui a été tra­duit des tablettes sumé­riennes par de très sérieux assy­rio­logues et qui n’est pas une pitre­rie sur inter­net mais un fait his­to­rique recon­nu, ren­seigne toi tu ver­ra, dans un biblio­thèque par exemple, par­ceque si tu tiens a uti­li­ser you­tube il y aura du lard et du cochon, il y a de très bonnes choses et toutes sortes de pitre­ries aussi.

    Réponse
  243. Marie

    Alors si c’est pas des pitre­ries, dans ce cas… 🙂 j’y vais voir joyeusement 😉

    Réponse
  244. Marie

    Mer­ci à toi 🙂

    Réponse
  245. nlescan

    Et tu m’ex­cu­se­ras mais je vais pas me prendre la tête à écrire « je pense que » avant chaque phrase que j’é­cris… C’est impli­cite. Après, si mon expres­sion ne te convient pas, je vais être clair : tant pis pour toi, ça ne va pas m’empêcher de dor­mir, ni me clouer le bec.

    Je n’adhère pas à la morale du « il ne faut cho­quer per­sonne, il faut être copain avec tout le monde » clai­re­ment je m’en fous, je m’ex­prime comme j’ai envie et quand je fais réfé­rence à des faits his­to­riques recon­nus je peux citer des sources, en l’occurrence je vais faire simple : le wiki avec lien vers le texte ori­gi­nal tra­duit du sumé­rien et video expli­ca­tive de pour­quoi et com­ment ça a ser­vi aux auteurs de la bible : http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​E​n​k​i​_​e​t​_​N​i​n​h​u​r​sag

    Et si tu ne me trouves pas cor­dial c’est le même prix. Bonsoir.

    Réponse
  246. Marie

    c’é­tait cor­dial, même si y a pas le son avec 😉

    Réponse
  247. nlescan

    Tu ne manques pas d’hu­mour en tout cas. Allez bonne soirée 😉

    Réponse
  248. nlescan

    Et pour ceux qui auraient lou­pé et de manière a illus­trer cer­tains de pro­pos que j’ai tenu plus haut voi­ci un peu de pro­pa­gande, parait-il, fasciste !

    Réponse
  249. Sam

    @ Nes­clan,

    bien sûr, les Sucre et les Boli­var ne se sont pas ins­pi­ré des auteurs des Lumières ni du pré­cé­dent de la Révo­lu­tion fran­çaise… Tu tiens vrai­ment à pas­ser pour un idiot ou tu ne sais pas lire ? Je crois en fait que tu ne prends pas le temps de lire ceux avec qui tu débats.

    En écri­vant : « j’i­ma­gine fort bien que ceux qui ne bandent pas pen­dant le quart d’heure de la haine sont per­çus comme des tarés », je fais sim­ple­ment réfé­rence au 1984 de Georges Orwell. Le quart d’heure de la haine y est une ins­ti­tu­tion par laquelle les masses dégueulent le fana­tisme hys­té­rique envers l’en­ne­mi dési­gné du régime, en subli­mant du même fait les pul­sions sexuelles que le régime leur inter­dit d’in­ves­tir par ailleurs.

    Bref, j’é­met­tais la bête hypo­thèse que cer­taine frus­tra­tion gran­de­ment par­ta­gée (sans doute pas tant sexuelle que s’a­gis­sant de don­ner un sens à son exis­tence et à cette socié­té bien mal en point) par­ti­cipe sans doute de manière très signi­fi­ca­tive à l’en­tre­tien de l’hys­té­rie cli­ma­tique au sein des masses. Hypo­thèse d’au­tant plus plau­sible que, pour avoir inter­ro­gé pas mal de gens ordi­naires, je sais que, contrai­re­ment au mili­tant qui gobe à peu près tout ce que sa cha­pelle relaie, ils n’ac­cordent en fait aucun sérieux à cette énième mani­pu­la­tion aux accents mil­lé­na­ristes flagrants.

    Tu me parles d’ar­gu­ments, alors que j’ai pon­du des pages et des pages sur ce sujet, ici, il y a quelques mois à peine. Mais trop atta­ché que tu étais à pra­ti­quer tes jeux étranges avec la logique, l’i­dée ne t’est vrai­sem­bla­ble­ment pas venue que contrai­re­ment à toi, j’é­tais capable de manier une argu­men­ta­tion scien­ti­fique direc­te­ment, et de faire un peu mieux que de pos­ter trois liens vers des sites comme celui d’une ONG finan­cée à mil­lions par les lob­bies de l’O­NU ou le blog d’un « jour­na­liste » du tor­chon de Rothschild.

    De même, concer­nant la posi­tion de Mélen­chon sur l’Eu­rope, non seule­ment tu ne réponds pas à toutes mes expli­ca­tions, dont je répète qu’elles sont tirées de ses propres écrits et d’une posi­tion que j’ai per­son­nel­le­ment occu­pée en tant qu’­ho­mo­nyme d’un J. Géné­reux dans un par­ti qui fut com­pa­gnon de route, mais j’ai indi­qué un lien vers un article ana­ly­tique et très expli­cite que je résu­mais ici et tu dis que tu ne le liras pas. Très bien, si tu n’as rien à apprendre… mais arrête ton char.

    Je savais déjà que tu man­quais sérieu­se­ment de logique élé­men­taire, je sais à pré­sent que tu n’est pas dénué de scru­pule : il y a des marques de mau­vaises foi fran­che­ment plus discrètes.

    Réponse
  250. NaturaïKarta

    Aime tes enne­mis, ain­si tu te récon­ci­lies avec une par­tie de toi-même et tu réduis ain­si ton côté  » bar­bare », je parle pour moi mais qui sait, ça peut en ins­pi­rer d’autre(s)

    Réponse
  251. nlescan

    Cool, le retour de l’in­sul­teur de service.

    Quand je dis qu’il n’y a pas de rap­port entre la révo­lu­tion fran­çaise et la libé­ra­tion de l’Amérique latine, je fais réfé­rence au sujet pré­cis sur lequel nous discutons.

    Alors que la révo­lu­tion fran­çaise a été lar­ge­ment pen­sée et noyau­tée par des maçons ce n’est pas du tout le cas de la libé­ra­tion de l’A­mé­rique latine. En fait Boli­var va très vite cri­ti­quer la maçon­ne­rie et même s’y opposer.

    De plus, je main­tiens qu’il n’y a que très peu de rap­port entre la révo­lu­tion fran­çaise, une popu­la­tion contre son sou­ve­rain et ce qu’il s’est pas­sé en Amé­rique latine : une guerre de déco­lo­ni­sa­tion lar­ge­ment plus ins­pi­rée par ce qui s’est pas­sé au nord du conti­nent que par les évé­ne­ments européens.

    Mais c’est très fran­çais de vou­loir trou­ver une filia­tion avec la révo­lu­tion fran­çaise à tous les mou­ve­ment de libé­ra­tion quels qu’ils soient.

    Sinon, oui je te parle d’ar­gu­ment parce que je te vois essen­tiel­le­ment pro­fé­rer des insultes et te tar­guer de je ne sais quels écrits dont tu as l’air très très fier (tout comme ta par­ti­ci­pa­tion à un poste au titre pro­ba­ble­ment ron­flant dans un grou­pus­cule poli­tique que tu as cité)…

    C’est super, mais si tu parles avec moi fais-le et ne consi­dère pas que tes magni­fiques argu­men­ta­tions scien­ti­fiques, domaine où tu pré­tends être d’une grande com­pé­tence sont connues de tous…

    Après, au niveau des cri­tiques sur les liens que j’ai pos­tés… J’au­rais pos­té des liens sur le blog d’un jour­na­liste de libé­ra­tion ? peut-être, je poste pas mal de liens…

    Mais au lieu d’é­ta­ler ta science à pro­pos de qui bosse pour qui comme un fond de confi­ture sur une tar­tine, il serait peut-être plus judi­cieux d’être expli­cite sur ces liens que tu me reproches d’a­voir postés.

    Une fois de plus, tu balances des invec­tives un peu dis­pa­rates, on ne sait pas trop où tu veux en venir… Enfin si : tu te kiffes grave… Mais sur le fond c’est quand même assez faible.

    Sur Mélen­chon et l’Eu­rope, tu n’ex­pliques abso­lu­ment rien, tu l’ac­cuses d’être un euro­péiste achar­né ce qu’il n’est objec­ti­ve­ment pas. Quand j’é­voque les élé­ments qui me per­mettent de le dire (qui viennent aus­si de ce qu’il dit ou écrit) ta réponse, en gros, c’est que c’est un menteur…

    Et non, je ne lirai pas ton tor­chon, tu est bien trop imbus de toi-même pour que je lise quoi que ce soit de plus que les quelques insultes que tu vomis ici.

    Réponse
  252. Ana Sailland

    Je ne suis pas la der­nière à par­ti­ci­per à ces pugi­lats qui tirent le niveau vers le bas, et quand ça m’ar­rive, c’est un goût de cendre, et le sen­ti­ment dou­lou­reux qu’on est des nuls.

    C’est ici peut être que réside l’é­chec des révolutions.

    Bonne jour­née quand même.

    Réponse
  253. nlescan

    Déso­lé mais je ne suis pas chré­tien, je ne tend pas l’autre joue, je n’aime pas mes enne­mis, je ne veux pas être le pote de tout le monde et quand quel­qu’un raconte n’im­porte quoi en m’in­sul­tant copieu­se­ment je réagis.

    Et je ne prend pas vos leçons de morale.

    Si je vous emmerde vous n’a­vez qu’a me virer.

    Réponse
  254. Sam

    @ nles­can,

    tout d’a­bord, mes excuses, il y a en par­tie méprise sur la per­sonne s’a­gis­sant de la dis­cus­sion sur le dos­sier cli­ma­tique : je t’ai attri­bué des posi­tions et des manières de réflé­chir ain­si qu’une série de cita­tions (liens) qui n’é­taient pas les tiennes… Je me réfé­rais à des échanges que j’ai eus ici, sur ce fil, avec Mérôme (pour les pre­mières) et Gau­def­froy (pour la dernière)…

    L’é­té est pas­sé par là, je ne connais­sais pas ces per­sonnes plus que toi… et il se trouve que nous nous sommes croi­sés à quelques jours près (j’étais pra­ti­que­ment par­ti quand tu es arri­vé sur ce fil, le 6 juillet).

    Du même coup, j’ai pré­su­mé que tu avais eu l’oc­ca­sion de lire tout un argu­men­taire sur le sujet, que j’ai pos­té sur ce même fil : mes­sages 163, 164, 168, 177, 180, 182, (183), 186, (188), (190), (191), (194), 197, 198, (200), 215, 217, après avoir com­men­cé par indi­quer un lien vers une vidéo cli­ma­tos­cep­tique (mes­sage 157) qui, natu­rel­le­ment, en a fait réagir certains.

    Mes excuses pour la méprise, donc.

    Main­te­nant, à toi de voir si tu es curieux et si je ne sais faire qu’insulter et débal­ler des sen­tences (et des titres…) sans argumenter.

    J’avais entre­pris de lan­cer ce sujet car il me semble clai­re­ment rele­ver de la menace d’un pos­sible néo­fas­cisme, et je l’avais fait après avoir pos­té un mes­sage (153) dans lequel j’expliquais, prin­ci­pa­le­ment, que les faux anti­fa s’attaquent essen­tiel­le­ment aux natio­na­listes. Tu me concè­de­ras peut-être qu’ils ne s’attaquent jamais ni à Besan­ce­not ni aux alter­mon­dia­listes dignes de ce nom ni à un autre quel­conque dans la tri­po­tée de libé­raux de droite comme de gauche qui, tous, pro­fessent le mon­dia­lisme. Tan­dis qu’ils tapent sur un Ruf­fin et sur un Lor­don qui, comme par hasard, sont de ceux qui ont com­pris que le « retour », fut-il momen­ta­né et stra­té­gique, à la case natio­nale, était une évi­dente et désor­mais impé­rieuse néces­si­té. Selon la même thèse, cela va sans dire, s’ils leur arrivent vague­ment de tapo­ter sur « le Front de gauche », c’est parce que Mélen­chon se ménage assez volon­tiers une image natio­na­liste quand il ne peut faire autre­ment et quand il s’a­git prio­ri­tai­re­ment de don­ner le change aux nom­breux mili­tants qui, dans ses rangs et dans ceux de ses asso­ciés, sont convain­cu qu’au­cun salut ne pas­se­ra sans une rup­ture franche avec l’UE.

    Au moins je pense avoir une cer­taine sta­bi­li­té dans ma concep­tion des prio­ri­tés. Mais ta fixa­tion sur je ne sais quel(s) symptôme(s) de « sora­lite » t’a peut-être dis­sua­dé d’aller véri­fier que je n’avais jamais employé le terme « maçon », sur ce fil, avant le mes­sage 238… soit hyper tard pour un sola­riste moyen, non ? J’évoquais d’ailleurs le cas Soral dans ma pre­mière inter­ven­tion (153), et si j’ai pré­fé­ré en rete­nir sur­tout le posi­tif (et les rai­sons de la per­sé­cu­tion média­tique qu’il subit), et si je ne me sens pas tenu de jus­ti­fier de mes propres pen­chants poli­tiques en matière civile sur ce blog dédié à la démo­cra­tie (et j’ai glo­ba­le­ment assez à dire et faire par ailleurs), cela ne m’a pas empê­ché d’écrire (mes­sage 180) : « Dans une socié­té un peu démo­cra­tique, pour com­men­cer, les femmes auraient la liber­té entière de dis­po­ser de leur corps, les obs­cu­ran­tistes et les salauds qui estiment dis­po­ser, via des lois ou non, du corps des autres se feraient plus rares, et par consé­quent les méde­cins avor­teurs n’au­raient à subir aucune inquié­tude et seraient réel­le­ment recon­nus d’u­ti­li­té publique. »

    Bref, je sais pas mal ce qui me sépare d’un Soral, mais il se trouve jus­te­ment que ce n’est pas, par exemple, le racisme (il n’est pas raciste, bien qu’il me paraisse plu­tôt très réac­tion­naire quand il tend à essen­tia­li­ser les peuples et les eth­nies lorsqu’il s’agit d’évoquer leur coha­bi­ta­tion et la culture) ni l’antisémitisme (il ne l’est clai­re­ment pas non plus, bien qu’il soit chré­tien à la limite de la bigo­te­rie, chose peu plai­sante à mes yeux d’athée bien assu­mé qui a gran­di dans un milieu religieux).

    Et si mes idées évo­luent (heu­reu­se­ment), je crois être plu­tôt en accord avec moi-même…

    Du reste, je ne vois pas ce qu’il y a d’un tant soit peu éton­nant à asso­cier franc-maçon­ne­rie, cos­mo­po­li­tisme et libé­ra­lisme : c’est tout le pro­jet, le plus clai­re­ment et le plus offi­ciel­le­ment du monde, même et ce depuis que les pre­mières loges « libé­rées » se sont déve­lop­pées (depuis que le pré­fixe « free » est appa­ru devant « mason »).

    Mais rebon­dis­sant sur cette paren­thèse, tu écris (mes­sage 239) : « Scoop : Boli­var était franc maçon, ça l’a pas empê­ché de libé­rer l’Amérique Latine»… avant de me dire (mes­sage 259), pour contrer une réponse que je fai­sais à ta propre remarque : « Alors que la révo­lu­tion fran­çaise a été lar­ge­ment pen­sée et noyau­tée par des maçons ce n’est pas du tout le cas de la libé­ra­tion de l’A­mé­rique latine. En fait Boli­var va très vite cri­ti­quer la maçon­ne­rie et même s’y oppo­ser. » Tu peux nous expli­quer à quoi rime cette séquence ou tu fais les ques­tions et les réponses, avec tant de cohé­rence, si ce n’est une pos­ture ou tu attaques ton inter­lo­cu­teur par prin­cipe, en par­tant de tes pré­ju­gés et sans trop cher­cher à savoir ce que lui veut dire ? Prière de tenir compte, car faut pas pous­ser tout de même, du fait que Mélen­chon n’est pas plus un repen­ti des loges qu’il n’est un acteur du début XIXe siècle libé­rant l’Amérique « latine ». Du reste, tu me dis que tu abor­dais cet aspect (contrai­re­ment à moi) en rap­port avec le sujet, mais quel rap­port avec les faux antifa.… ?

    nles­can, mes­sage 239 : « cette his­toire sur la mort des nation c’est vrai­ment n’im­porte quoi… c’est vrai­ment ne pas écou­ter ce que le gars dit, le FDG n’ex­clut pas une sor­tie de l’eu­ro, ils veulent essayer de réorien­ter avant de cla­quer la porte (…) »

    Tu me par­don­ne­ras tout de même de te soup­çon­ner ver­te­ment d’une légère confu­sion d’esprit sur ce genre de sujet quand je lis (nles­can, mes­sage 36 sur le fil « Cen­sure du film Dédale ») : « Etienne n’a jamais dit qu’il etait contre l’in­ter­na­tio­na­lisme ni meme le mon­dia­lisme, bien au contraire, il dit juste que les pays ont besoin de fron­tieres pour se pre­mu­nir des riches qui veulent se sen­tir chez eux par­tout, c est de l anti capi­ta­lisme alter mon­dia­liste. »

    L’amalgame entre mon­dia­lisme et inter­na­tio­na­lisme n’était certes pas de toi mais de ton inter­lo­cu­teur. Je note tout de même com­bien tu as pas pris la peine de tiquer à ce sujet, dans ta réponse. Le mon­dia­lisme n’est pas une conti­nu appro­fon­dis­se­ment de l’internationalisme mais sa néga­tion : le second, par défi­ni­tion, consiste en une rela­tion (de coopé­ra­tion) entre nations sou­ve­raines, ce qui jus­te­ment sup­pose l’existence de ces der­nières ; le pre­mier consiste à abo­lir la sou­ve­rai­ne­té des nations. Il fau­dra en tous cas que tu nous expliques un mini­mum quel peut-être le sens du concept de « fron­tières » dans cette civi­li­sa­tion « alter mon­dia­liste »… La ques­tion est évi­dem­ment celle de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale (ce qui n’enlève rien, bien au contraire, à notre com­bat com­mun pour la démo­cra­tie), et le moins que je puisse dire est que tu me laisses le sen­ti­ment d’une confu­sion totale en croyant pou­voir com­bi­ner ain­si des notions tout à fait incom­pa­tibles. La sou­ve­rai­ne­té ne se divise pas ; soit elle est natio­nale et cette situa­tion contre­dit l’idée de tout mon­dia­lisme, fut-il alter (et « anti-capi­ta­liste », ce qui n’est encore qu’un « anti ») ; soit il y a trans­fert de la sou­ve­rai­ne­té hors de la nation et l’idée de sou­ve­rai­ne­té natio­nal n’est déjà plus qu’un piège fon­dé sur l’ignorance que les gens ont des évo­lu­tions institutionnelles.

    Quoi qu’il en soit, Mélen­chon est évi­dem­ment euro­péiste : il admet la perte de sou­ve­rai­ne­té natio­nale parce qu’il croit l’Europe poli­tique sou­hai­table (… même si pas fai­sable jusqu’à la révo­lu­tion !) Il suf­fit déjà d’écouter son dis­cours au Par­le­ment appe­lant à voter Maas­tricht, dis­cours dans lequel il parle du grand pro­jet de for­ma­tion d’un peuple euro­péen. Certes, il s’agit ensuite de savoir s’il a évo­lué. J’aurais bien aimé mais non. Et qui prend la peine de lire son petit mani­feste pour Qu’ils s’en aillent tous a déjà tous les élé­ments pour en juger. Il y avoue expli­ci­te­ment recon­naître qu’un par­le­men­ta­risme euro­péen est impos­sible jusqu’à nou­vel ordre et qu’il faut donc mettre dans sa poche l’utopie d’un fédé­ra­lisme euro­péen… mais il conclut que lui Pré­sident, il ten­te­ra tout ce qu’il peut pour pour­suivre l’intégration européenne…

    Que cela soit sous condi­tions et même avec l’idée d’un repli natio­nal en deuxième option, cela ne change rien au fait qu’un pareil pro­jet est par­fai­te­ment ban­cal. Et d’ailleurs, tu me dis qu’ils « veulent essayer de réorien­ter (l’euro) avant de cla­quer la porte (…) » … ce qui n’est rien d’autre que ce qui a tou­jours été pro­po­sé, par tous les hommes poli­tiques, de quelque bord que ce soit. Bref, la mil­lième réité­ra­tion de la pro­messe men­son­gère d’une « Europe sociale » qui n’adviendra jamais.

    Après ton mes­sage, s’in­ter­ca­lait une réponse d’A­na (240) : « Il y a un an, je pen­sais aus­si qu’il serait pos­sible de réfor­mer sans cla­quer la porte. Mais depuis, j’ai un peu creu­sé : tout est fice­lé et un état seul ne peut pas fis­su­rer le bloc sans le cas­ser : la sor­tie est la seule échap­pa­toire non vio­lente, quitte à reve­nir plus tard en posant ses condi­tions. (Sujet connexe : Lors de l’a­gré­ga­tion de la Suisse, les nou­veaux arri­vants posent des condi­tions, alors que lors de l’a­gré­ga­tion de l’Eu­rope, ils adhèrent, c’est tout. Dif­fé­rence fon­da­men­tale.) »

    Réponse à laquelle j’ai fait impli­ci­te­ment réfé­rence dans ma réponse sui­vante : « Que la déso­béis­sance euro­péenne soit en fait une pure impasse (intui­tion de pilier de comp­toir magni­fi­que­ment confir­mé par le droit consti­tu­tion­nel) n’est pas le pro­blème. Que la négo­cia­tion se fasse à 27 (ou 28) n’est pas le gros du pro­blème non plus, en véri­té, car on pose ses condi­tions pour­vu qu’on le veuille. Le gros du pro­blème, et fina­le­ment tout le pro­blème, c’est : (…) que l’é­vo­lu­tion vers le fédé­ra­lisme euro­péen serait une telle muta­tion qu’elle est tout sim­ple­ment impos­sible… et en tous cas assu­ré­ment impos­sible en par­tant du contexte actuel, celui de l’UE. Cette ana­lyse, c’est l’ob­jet de l’ar­ticle que j’ai pos­té sur Ago­ra­vox : http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​e​u​r​o​p​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​n​o​u​s​-​o​n​-​v​e​u​t​-​p​o​u​r​q​u​o​i​-​i​l​-​f​a​u​t​-​1​1​8​812 »

    Tu évoques main­te­nant mon « tor­chon » en par­lant de ce texte… dont tu redis que tu ne le liras pas (on en déduit qu’a for­tio­ri tu ne l’as pas lu). C’est très élé­gant, et ça devrait suf­fire pour témoi­gner de ton inté­rêt dans le débat. Idem, au pas­sage, quand tu perds subi­te­ment ton bon fran­çais s’agissant de par­ler de ceux qui aiment s’écouter par­ler – symp­tôme mal­adroit d’une dis­po­si­tion fort natu­relle : on ne reproche géné­ra­le­ment aux autres que ce qu’on a à se repro­cher à soi-même. Tu me reproches d’in­vo­quer un titre « pom­peux » quand je ne cher­chais qu’à dire que j’ai pu par­ti­ci­per à des débats idéo­lo­giques et stra­té­giques depuis une place qui n’est vrai­sem­bla­ble­ment celle de tout un cha­cun – il est certes plus facile de moquer les « grou­pus­cules » que d’y adhé­rer et d’y contri­buer (celui là fait juste 6 ou 7 fois moins d’adhé­rents que la grande gueule média­tique euro­péiste en ques­tion, et fut fon­dé par la mou­vance d’une direc­tion d’At­tac qui exer­çait à une époque ou ladite asso­cia­tion fai­sait 5 fois plus d’adhé­rents que Mélen­chon n’en fait aujourd’­hui, sans par­ler de son absence totale dans bien des coins recu­lés et de sa pro­pen­sion à dis­soudre des fédé­ra­tions ou autres enti­tés locales où l’on refuse de se sou­mettre à ses copains trans­fuge d’un par­ti dans lequel la plu­part des gens qui ne sont pas à même d’al­ler tra­hir le peuple en Congrès sont des élus locaux).

    Bref, ça com­mence à faire beau­coup de réflexions pour­ries parce que dépla­cées et sur­tout déca­lées. Quoi qu’il en soit, tu com­pren­dras qu’à défaut de rece­voir des excuses de ta part, j’arrêterai de débattre avec toi. Si je pose cette exi­gence d’un mini­mum de cour­toi­sie et de bonne foi, ça n’est pas pour moi, c’est parce qu’effectivement, comme le dit Ana (une per­sonne qui a eu maintes occa­sions de témoi­gner ici de sa sagesse), nous en sommes arri­vés à un de ces « pugi­lats qui tirent le niveau vers le bas. »

    Réponse
  255. Sam

    @ Nles­can,

    tu t’é­nerves tout seul en croyant que je t’in­sulte. Mais où est-ce que je t’ai insulté ?

    Je ne méprise per­sonne. Il y a sim­ple­ment que nous fai­sons tous beau­coup d’er­reurs et en par­ti­cu­lier que nous sommes tous vic­times de nom­breux pré­ju­gés, qui nous conduisent sou­vent à faire plein de rac­cour­cis abu­sifs, notam­ment lors­qu’il s’a­git d’in­ter­pré­ter ce que disent les autres.

    Pour ma part, je trouve qu’il y a un gouffre entre « aimer son pro­chain » et « tendre l’autre joue ». On peut et on doit par­fois dire des choses qui fâchent à son ami, à son frère.

    Je crois aus­si qu’un très grand nombre de gens bien inten­tion­nés, se disant et se croyant « de gauche », « défen­seur des tra­vailleurs, des petites gens et des oppri­més », oppo­sants au capi­ta­lisme, « gens de pro­grès » ou encore « inter­na­tio­na­listes », se font mani­pu­ler copieu­se­ment par un pro­jet libé­ral qui réduit toute chose et toute per­sonne au rang de mar­chan­dise. Nous avons assu­ré­ment plus de choses en com­mun que de choses qui nous divisent, mais il n’est confor­table pour per­sonne de se sépa­rer de ses pré­ju­gés. Lis donc, par exemple, Pola­nyi, Arendt ou Michéa (nou­velle grande cible d’in­qui­si­tion faus­se­ment anti­fas­ciste), tu ver­ras l’ef­fet que ça fait de voir balayées magis­tra­le­ment cer­taines certitudes.

    Ah, j’ai émis l’hy­po­thèse que cer­tain ver­sant hys­té­rique de l’é­co­lo­gie poli­tique (mais aus­si de l’an­ti­ra­cisme, de la lutte contre l’an­ti­sé­mi­tisme, du fémi­nisme, de la défense des homos, etc.) puisse jouer un rôle très concret dans le déve­lop­pe­ment d’un nou­veau fas­cisme. Ne me dis tout de même pas que c’est cela que tu inter­prètes comme une insulte… Ce serait fran­che­ment pué­ril, non ? Sur­tout pour quel­qu’un qui n’est pas du genre à tendre l’autre joue. A part le fait que « fas­cisme », comme « démo­cra­tie », « capi­ta­lisme », ne marque pas une insulte mais désigne sim­ple­ment une ten­dance ou un sys­tème poli­tiques, t’i­ma­gines-tu, par exemple, que la plu­part des pro­los alle­mands qui ont voté Hit­ler contre un autre un jour étaient des vilains méchants ignobles depuis le ber­ceau ; ignores-tu que, loin du conte de fées qu’on apprend dans l’é­glise dite de « la gauche », par exemple, les dic­ta­tures fas­cistes, elles, ont abo­lies leurs dettes publiques ? Bref, les choses sont tou­jours bien plus com­pli­qué qu’on ne l’i­ma­gine, et plus on creuse plus on mesure sa propre igno­rance. Après, qu’on n’aime pas prendre des coups à son égo en pas­sant et qu’on hurle à l’in­sulte (je me marre, je pour­rais aus­si me dire insulté).…

    Je suis comme toi, un com­bat­tant. Mais je ne méprise pas mon enne­mi, je tente avant tout de le com­prendre. Et peut-être qu’on ne com­bat rien tant que les posi­tions qu’on a soi-même eues avant de les trou­ver dépas­sées, erro­nées ou trom­peuses. Ain­si, je viens de l’ex­trême gauche, dans laquelle je me retrouve tou­jours pour l’essentiel.

    Ain­si, encore, par exemple, j’ai été l’un des prin­ci­paux auteurs d’un pro­jet de consti­tu­tion pour une Europe véri­ta­ble­ment fédé­rale. Mais de ce fait, je suis un peu pla­cé pour com­prendre que le pro­jet de Mélen­chon est soit une simple pos­ture sans por­tée, qui ne fera que défendre le sta­tu quo en don­nant un peu le change à ses par­ti­sans, soit la poli­tique du pire, consis­tant à ne pro­po­ser comme sor­tie de l’im­passe qu’une révo­lu­tion pan-euro­péenne très impro­bable, autre­ment dit au mieux un saut des plus dan­ge­reux dans l’inconnu.

    Réponse
  256. Ana Sailland

    Je com­mence à com­prendre, il m’a fal­lu 66 ans quand même hihi, que l’u­ni­té d’un peuple est fon­dée sur l’adhé­sion incon­di­tion­nelle de ses indi­vi­dus à des règles non dites de fonc­tion­ne­ment et à des méca­nismes de géné­ra­tion de la syner­gie des actes, qui ne sont pas for­cé­ment ins­crits en clair dans la loi, mais dans les esprits, der­rière le subliminal.

    Vou­loir impo­ser (comme nous le vivons) de force à un conti­nent une uni­té qui n’a pas ce carac­tère de géné­ra­tion spon­ta­née conduit à ce gali­ma­tias pseu­do démo­cra­tique et men­son­ger qu’est l’u­nion euro­péenne, où, mal­gré tous les accords signés ou à venir, les peuples et les états natu­rels, his­to­riques, res­tent en com­pé­ti­tion, pour la simple rai­son que leur sub­li­mi­nal n’est pas unifié.

    Un couple ne se rend à la mai­rie que s’il se sent déjà uni, n’est ce pas, et vou­loir marier des frères enne­mis n’est pas rai­son­nable. Il y a eu dans la construc­tion euro­péenne une pré­ci­pi­ta­tion irres­pec­tueuse des len­teurs néces­saires à l’Histoire.

    Qui rend le résul­tat mal­sain et rédhibitoire.

    Sans comp­ter la tra­hi­son des peuples par leurs hié­rarques, qui est un autre sujet.

    Réponse
  257. Sam

    Ana,

    je n’ai guère plus que la moi­tié de ton âge un brin véné­rable.… mais j’ai la pré­ten­tion juvé­nile de pen­ser que ce que tu dis là est très sage, pour ne pas dire très juste, mais tout à la fois « poli­ti­que­ment impra­ti­cable », pour ne pas dire faux…

    En tous cas, une fois que tu es par­ve­nue à ce résul­tat, tu peux dif­fi­ci­le­ment ne pas en conclure que tous les États modernes, quelle que soit leur taille (et pour ne pas par­ler d’une tri­po­tée d’autres formes d’or­ga­ni­sa­tion sociale) sont sans doute le pro­duit d’une for­fai­ture consis­tant à impo­ser à des peuples (ou à des groupes) des mariages « contre nature ».

    On com­mence à sen­tir, soit dit en pas­sant, com­bien j’ai suc­com­bé à la « sora­lite »… (par­don pour cette petite paren­thèse, je cherche sim­ple­ment à cal­mer un bout de débat mal parti.)

    Pour finir cette paren­thèse dédi­ca­cée à l’ami nles­can, mes toutes petites connais­sances per­son­nelles m’indiquent que le roi abys­si­nien qui a fait com­po­ser le livre saint que les livres saints des mono­théismes ont pla­gié aurait com­man­di­té cette super­che­rie (désor­mais, la véri­té ne se lirait plus dans les étoiles mais dans le texte) dans le but d’imposer l’union de popu­la­tions vivant sur le ter­ri­toire sur lequel, mani­fes­te­ment, il ne sem­blait pas régner suffisamment.

    Pour reprendre une image de Bour­dieu (recueil de cours don­nés au Col­lège de France, publié après sa mort sous le titre Sur L’État), en der­nière ana­lyse, l’État qui pré­lève ses impôts et assure (sup­po­sé­ment ou vrai­ment) la pro­tec­tion des contri­buables ne dif­fère en rien, dans sa nature, de la mafia qui rackette un quar­tier et pré­tend y faire régner l’ordre et y assu­rer la pro­tec­tion des habi­tants (… d’abord contre les autres mafias, ça va sans dire). Ce n’est ni un mal ni un bien, c’est un fait.

    Sans d’ailleurs aller cher­cher très loin : qui avait inté­rêt au déve­lop­pe­ment — deve­nu mons­trueux — des États modernes sinon les ban­quiers et, sin­gu­liè­re­ment, les Roth­schild (cf. Arendt, Sur l’antisémitisme) ? Or l’existence d’un ordre inter­na­tio­nal fort, capable d’imposer aux prin­ci­paux États la paix entre eux (oubliant les colo­nies et autres zones déshé­ri­tées…) et notam­ment l’étalon or (donc le fait d’honorer les ignobles dettes publiques indé­fi­ni­ment) est l’une des grandes condi­tion sine qua non du pro­jet fou du libé­ra­lisme. .. la seconde étant la mon­naie mar­chan­dise, donc la mon­naie de cré­dit ban­caire… (les autres étant notam­ment la créa­tion, tout aus­si arti­fi­cielle, de mar­chés natio­naux, de « mar­chés du tra­vail », ou encore un déluge de dis­po­si­tions légis­la­tives et régle­men­taires pour impo­ser un « lais­ser faire » qui était une fina­li­té inter­mé­diaire et cer­tai­ne­ment pas, on le sait trop bien désor­mais, une manière de faire) (cf. Pola­nyi, La Grande Transformation) ?

    La Révo­lu­tion qu’on apprend à véné­rer depuis l’école « répu­bli­caine » n’a déci­dé­ment pas fait que tuer les langues locales, embri­ga­der des mil­lions de pauvres gens pour des guerres qui ont fini avec l’avènement de la cra­pule Napo­léon Bona­parte. Ce pro­jet, libé­ral en tous points, por­tait déjà en germe la suite : le monde et toutes ses com­po­santes comme mar­chan­dise, et la des­truc­tion, en pas­sant, de toutes les formes de socié­té. Pre­mier pro­jet tota­li­taire, en réa­li­té, en com­pa­rai­son duquel on peut finir par se deman­der ce que repré­sentent les autres, ceux de la « paren­thèse » ter­rible des années 1920–1960, en dépit de toutes les igno­mi­nies qui leurs sont propres…

    Alors bon, s’agissant de l’Europe, ce sur quoi je foca­lise fina­le­ment, pour ma part, c’est à peu près tout sauf ces dif­fé­rences de culture (mani­fes­tées notam­ment dans les pra­tiques poli­tiques). C’est « de l’autre côté » que je regarde. Or je vois que :

    1) l’européisme, c.-à.-d. le natio­na­lisme euro­péen « avant l’heure », est au mieux un natio­na­lisme au ser­vice duquel il n’y a mani­fes­te­ment pas à sacri­fier aucune des nations euro­péennes (et le fait qu’il n’ait guère mieux à pro­po­ser, en der­nière ins­tance, que le pri­mat d’une union blanche et chré­tienne n’a pas de quoi faire bander…) ;

    2) au pire, en pra­tique et selon toutes vrai­sem­blance, il n’est qu’un infâme impé­ria­lisme, sin­geant comme tous les autres le natio­na­lisme pour faire s’accomplir une idéo­lo­gie pour laquelle nous sommes tous des ins­tru­ments (ser­vant en atten­dant une clique bien plan­quée) ;

    3) sur­tout, parce que ça, ça relève du bon sens élé­men­taire pour qui com­prend un peu les ins­ti­tu­tions, il y a que l’Union euro­péenne, soi-disant sur la pente du fédé­ra­lisme, est par­fai­te­ment incom­pa­tible avec le fédé­ra­lisme, donc le meilleur obs­tacle qui soit sur le che­min qui mène à l’Europe poli­tique ! La rai­son en est simple : pour qu’il y ait union poli­tique (carac­té­ri­sée, notam­ment, par un gros bud­get com­mun per­met­tant une forte répar­ti­tion), il faut que par construc­tion les diri­geants des États fédé­rés n’aient aucun rôle au plan fédé­ral. Or dans l’édifice ins­ti­tu­tion­nel de l’UE, ce sont les gou­ver­ne­ments natio­naux qui font la pluie et le beau temps (ce qui n’est abso­lu­ment pas contre­dit par le fait qu’en pra­tique, ce sont les lob­bies qui règne, mais ne fait que confir­mer que des pou­voirs incon­trô­lés tombent fata­le­ment au ser­vice des puis­sants). Pire : en pareille situa­tion, à peu près tous les pou­voirs en place, y com­pris la qua­si-tota­li­té des par­tis natio­naux, des ins­ti­tu­tions publiques natio­nales, sont condam­nés à défendre le sys­tème en place, quand bien même et sur­tout parce qu’il est deve­nu cor­rom­pu et sclé­ro­sé au pos­sible… (ah, ça c’est l’objet du texte que nles­can ne lira pas….)

    Bref, si je me bats (dans les inten­tions, du moins ; on fait ce qu’on peut), c’est moins comme un Chouan (pour l’instant, du moins…) que par convic­tion que leur grand bon en avant est tout sim­ple­ment la ruine assu­rée, et ce pas pour dans des siècles ni en ayant besoin de phi­lo­so­pher pro­fon­dé­ment…. Cela étant, je dois recon­naître que, dans le temps de ce petit com­bat, j’ai eu l’occasion, que je n’aurais pro­ba­ble­ment jamais eu sinon, d’écouter ce que d’autres « Chouans » avaient à dire… À quelque chose mal­heur est bon. Sou­ve­nons-nous aus­si qu’il y a eu une pre­mière mon­dia­li­sa­tion, très pous­sée, au XIXe siècle, et qu’on en est reve­nu, du libé­ra­lisme… du moins un temps, et en tom­bant dans d’autres tra­vers ter­ribles, qui certes nous ont ame­nés là. 😉

    Réponse
  258. nlescan

    J te le dis direct, je ne suis pas ton ami, tes excuses tu peux te les car­rer et tu fais bien de ne pas comp­ter sur les miennes.

    Déjà estimes toi heu­reux de m’a­voir sor­ti tes conne­ries par ordi­na­teur inter­po­sé parce que si tu crois t’a­dres­ser a une fiote phi­lo­so­phi­co poli­ti­carde tu t’est trom­pé de type.

    Pour les insultes t’as qu’a te relire, t’est quand même magni­fique, t’est la a me racon­ter de la merde qui s’a­dresse a quel­qu’un d’autre et t’est encore en train de te plaindre comme quoi je fais des reflexions pour­ries par­ceque dépla­cées et déca­lée je ne sais quoi…Le gars est juste extraordinaire.

    T’est la a dire que tu veux pas me par­ler mais tu me remet un tar­tine der­rière. T’est super ridi­cule mec.

    Com­bat­tant de mes couilles ouais, t’est juste un bal­tringue qui ouvre son cul a tort et a tra­vers parce que tu t’est jamais fait cas­ser ta bouche.

    Merde bon fran­çais a encore déra­pé et mon diable est revenu…

    Chier.

    Réponse
  259. Sam

    lol

    Comme ça les choses sont claires.

    Je te fais moi aus­si un gros pou­tou mon frère.

    Réponse
  260. Marie
  261. Sam

    Cette image qui a de quoi lais­ser son­geur clôt une petite série de résu­més (en fran­çais) d’in­ter­ven­tions de trois pontes des sciences de l’at­mo­sphère qui ne sont deve­nus « cli­ma­tos­cep­tiques » que modé­ré­ment ou tar­di­ve­ment, et dont le témoi­gnage est d’au­tant plus pré­cieux qu’ils sont issus du sys­tème sans avoir du leur car­rière au GIEC.

    Je recom­mande vive­ment cette lec­ture, qui ne requiert pas de connais­sance scien­ti­fique et qui s’in­té­resse de près aux causes ins­ti­tu­tion­nelles du fana­tisme :

    http://​pen​see​-unique​.fr/​n​e​w​s​.​h​t​m​l​#​chl

    Réponse
  262. Ana Sailland

    Ce soir , échange télé­pho­nique avec un ami »> 

    Pen­dant la seconde guerre mon­diale, fabri­quer de faux papiers d’i­den­ti­té était vital pour la résistance.

    Avec les cartes à puce, c’est désor­mais qua­si impossible.

    Une »démo­cra­tie« trop sécu­ri­sée porte en germe non seule­ment son assas­si­nat mais encore la péren­ni­té tech­nique de la dic­ta­ture dont elle peut accoucher.

    Les anti­fas devraient s’oc­cu­per de ce genre de dan­ger plu­tôt que de cham­brer des citoyens en recherche d’un modèle équitable 😉

    ;;;;;;;;;;;;;;

    Je serai à la fin du mois à Canne pour l’u­ni­ver­si­té d’u­to­pia (dont je ne suis pas membre) ; quel­qu’un d’autre ?

    Réponse
  263. nlescan

    Mais au bout d’un moment on s’en cogne com­plè­te­ment de savoir si il y a vrai­ment réchauf­fe­ment cli­ma­tique ou non. Ce qui est sur c’est que ces f.d.p. de Shell Total et autres e.d.l.m. de mul­ti natio­nales de m. sont en train d’empoisonner des pauvres gens chez eux et de com­plè­te­ment pour­rir leur coin pour bikrav leur car­bu­rant pour­ri sans inver­tir alors qu’ils pour­raient faire les choses pro­pre­ment sans tuer per­sonne. Y’a une vielle couche de suie dégueu­lasse sur la ban­quise grâce aux russes mais ça aus­si pas de pro­blème c’est super nor­mal… On parle d’empires finan­ciers, des monstres qui financent des coups d’é­tat, qui ont toutes leur billes dans des para­dis fis­caux, qui se foutent ouver­te­ment de notre gueule…

    Mais les fas­cistes ce sont les deux trois punk à chien qui s’at­tachent à un arbre pour gueu­ler et qui essayent de faire chier le monde avec des pancartes…

    ?

    Et y’a des « com­bat­tants » qui se « révoltent » contre les trois gui­gnoles qui essayent de pous­ser un coup de gueule sous pré­texte que le réchauf­fe­ment serait un com­plot tota­li­taire des­ti­né a vendre des éoliennes…

    Mais c’est vrai­ment de la merde ton « com­bat » mec.

    Réponse
  264. Étienne
  265. Ana Sailland

    Pro­blème de fond :

    La rota­tion rapide des rôles pro­tège des abus de pou­voir, et le tirage au sort consti­tue un rem­part tech­nique face à l’o­li­gar­chie de classe, j’y suis donc favo­rable, bien sûr, mais ces deux outils pro­tec­teurs, bien qu’es­sen­tiels et à défendre avec ardeur, sont plu­tôt défen­sifs que dyna­miques : ils contournent et n’in­duisent pas à eux seuls le pro­ces­sus de codé­ci­sion uni­ver­selle conte­nu dans l’é­ty­mo­lo­gie du mot démo­cra­tie, pro­ces­sus qui por­te­rait à leur maxi­mum la conscience et la res­pon­sa­bi­li­té du citoyen. Ils doivent à mon sens être rehaus­sés de méca­nismes dyna­miques, sophis­ti­qués peut être mais non biai­sés, auto­ri­sant l’in­ter­ven­tion spon­ta­née du citoyen lamb­da à tout instant.

    Je suis donc attris­tée de la rare­té actuelle du débat sur les assem­blées délibératives.

    Réponse
  266. nlescan

    Non mais les gens qui sont pour le débat serein sont dans le vrai. J’suis un gamin des fois, déso­lé pour ma contri­bu­tion au bruit de fond.

    Réponse
  267. Anonymous

    de fond, de fond, de fond…

    Réponse
  268. nlescan

    Pas mal sauf qu en fait le lieu n est pas si vide puisque t est la a gazer.

    Réponse
  269. Marie

    Bien­ve­nue dans le débat serein 🙂 😉

    Réponse
  270. nlescan

    Mer­ci Marie.

    Réponse
  271. NaturaïKarta

    Si l’on ne va que vers ce que l’on aime, alors à n’en point dou­ter nous res­te­rons bar­bare à jamais car notre ombre, celle qui occupe une par­tie impres­sion­nante de nous-mêmes, ne sera jamais ren­con­trée, or la ren­con­trer cette ombre qui fait peur et pro­voque notre détes­ta­tion, comme il est dit sous des formes méta­pho­riques dans toutes les tra­di­tions, est le vrai et le seul marche-pied vers la royau­té de l’Homme et là, je sors la Majus­cule.cf mes­sage 273 d’ailleurs et aus­si ce petit bout de Rilke qui dit que der­rière nos dra­gons (nos peurs, nos détes­ta­tions etc…) il y a peut-être des prin­cesses qui attendent de nous voir heu­reux et cou­ra­geux, une bien belle façon de dire la même chose, à savoir d’i­ni­tier le mou­ve­ment vers ce qui nous heurte, nous débous­sole, nous révulse car il y a peut-être de vrais tré­sors der­rière ces appa­rences. Der­rière nos enne­mis, peut-être se cachent-ils de futurs vrais amis si peu que nous nous mon­trions ardents, cou­ra­geux et ouverts.

    Mais je peux com­prendre qu’il y ait méprise dans la lec­ture d’un tel apho­risme , aller vers ses ennemis.

    Aller vers ses enne­mis, ne veut pas dire faire cause com­mune avec eux, ça veut dire ini­tier un mou­ve­ment, aller vers ses enne­mis, ça veut dire ne pas leur cla­quer la porte au nez, c’est se ris­quer à l’é­tran­ge­té de la parole de l’autre, c’est s’y frot­ter, c’est voir ce qu’elle dérange en nous, pour de vrai, et non en ver­tu de ce que nos appren­tis­sages erro­nés le plus sou­vent nous en ont dits. En la tra­ver­sant de l’in­té­rieur cette parole et non en super­fi­cie, c’est cela pour moi le mou­ve­ment salu­taire vers nos ennemis.

    Ensuite, on n’est pas seuls dans cette rela­tion mais au moins de notre côté, on aura pris le risque et la res­pon­sa­bi­li­té d’ou­vriret non pas de fer­mer avant même d’al­ler y voir de plus près, par sté­réo­ty­pie de pen­sée, on aura fait notre bou­lot sachant qu’il revient à l’autre de répondre ou non, c’est cela pour moi, aller vers ses enne­mis, j’es­père que c’est plus clair.

    Ensuite, après la tra­ver­sée, alors là, en conscience, on peut fer­mer la porte mais c’est alors un tra­vail en conscience qui repose sur de la chair inté­rieure et non sur des a prio­ri de sur­face, voi­là com­ment je com­prends ce bel apho­risme mais comme dit l’a­mi Sime­non, autant de lec­teurs, autant de lectures !

    Réponse
  272. Sam

    Chro­nique d’un dérè­gle­ment annoncé

    Mais les fas­cistes ce sont les deux trois punk à chien qui s’at­tachent à un arbre pour gueu­ler et qui essayent de faire chier le monde avec des pan­cartes… – ? – Et y’a des « com­bat­tants » qui se « révoltent » contre les trois gui­gnoles qui essayent de pous­ser un coup de gueule sous pré­texte que le réchauf­fe­ment serait un com­plot tota­li­taire des­ti­né a vendre des éoliennes… Mais c’est vrai­ment de la merde ton « com­bat » mec.

    Nles­can, fai­sait ain­si ses dents il y a quelques semaines (271). Mais si je n’ai pas (encore) répon­du, ce n’est pas tel­le­ment pour le ton.

    C’est parce le « gouffre cog­ni­tif » qui sépare deux caté­go­ries de gens à ce sujet est tel­le­ment abys­sal que ma pre­mière réac­tion face à ce genre de pro­pos est que les bras m’en tombent.

    Le plus inquié­tant est que bon nombre des gens qui sont capables de prendre le sujet ain­si à la légère, voire d’af­fir­mer sin­cè­re­ment qu’il n’existe que trois gui­gnols pour se battre contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique, sont ceux là même qui jouent les caisses de réso­nance pour la pro­pa­gande sur ce dos­sier, laquelle pro­pa­gande, à l’é­vi­dence, est ser­vie par toutes les ins­ti­tu­tions offi­cielles, toutes les entre­prises et, en France du moins, tous les médias.

    Comme je l’ai écrit ici une fois, c’est tel­le­ment gros qu’il fau­drait vrai­ment tenir une chro­nique.  »(1)

    Je reçois ce midi la pub de Marc Jutier pour son Plai­doyer pour un nou­veau pro­jet socia­liste – Non-vio­lence et force de la véri­té. Nor­mal. En fin de texte, il fait celle des Coli­bris, don­nant le lien vers leur pre­mier « mani­feste ». (2) Nor­mal. Après avoir pré­ci­sé : « Le mou­ve­ment compte aujourd’hui plus de 60 000 per­sonnes (en 2012) et des dizaines de groupes Coli­bris par­tout en France. » Une paille. Je lis l’in­tro dudit mani­feste (après l’a­vant-pro­pos de P. Rabhi). Et là, que vois-je ? Rien que de très « nor­mal », au sens où c’est à peu près par­tout comme çà, sur­tout côté résis­tants : la moi­tié, pas moins, de cette intro est un pure délire cli­ma­to­cen­tré. Je cite :

     »Nous fai­sons face à l’une des situa­tions les plus graves qu’ait jamais eu à affron­ter l’humanité. Depuis plu­sieurs années une crise éco­no­mique d’une ampleur peu com­mune secoue, par conta­mi­na­tion de
    nom­breux pays de la pla­nète. (…) Paral­lè­le­ment, les scien­ti­fiques nous alertent sur une situa­tion éco­lo­gique de plus en plus grave. Dérè­gle­ment cli­ma­tique, effon­dre­ment de la bio­di­ver­si­té, éro­sion des terres arables, défo­res­ta­tion, pol­lu­tion des sols, de l’eau, de l’air, épui­se­ment des res­sources natu­relles… Der­nière grande étude en date, Approa­ching a state-shift in Earth’s Bios­phere, publiée en juillet 2012 dans la revue Nature », par 22 cher­cheurs appar­te­nant à une quin­zaine d’ins­ti­tu­tions scien­ti­fiques inter­na­tio­nales, pré­voit que « presque la moi­tié des cli­mats que nous connais­sons aujourd’­hui sur la Terre pour­raient bien­tôt avoir dis­pa­ru et seraient rem­pla­cés, sur entre 12 % à 39 % de la sur­face du globe, par des condi­tions qui n’ont jamais été
    connues par les orga­nismes vivants. Et ce chan­ge­ment s’ef­fec­tue­rait de manière bru­tale, empê­chant les espèces et éco­sys­tèmes de s’y adap­ter. »  »En résu­mé, une par­tie de l’humanité pour­rait tout simplement
    dis­pa­raître à l’horizon 2100 si nous ne pre­nons pas les mesures adaptées. »

    Ladite « étude » est le pro­duit d’un bour­ri­nage infor­ma­tique et ses conclu­sions gro­tesques (un « point de non retour » dans le chaud ; « des condi­tions qui n’ont jamais été connues par les orga­nismes vivants »… ) sont propres à faire pâlir de honte un cher­cheur digne de ce nom, celui pour qui la connais­sance du ter­rain et celle de l’his­toire des faits sont la base… La Terre a été plus chaude qu’à pré­sent les 4/5e du temps (et même plu­sieurs fois dans les der­niers 10 000 ans) et elle ne connaît de pos­sible « tiping point » que dans le froid.

    Alors que ce scoop média­tique encore chaud prenne qua­si­ment le tiers de l’in­tro d’un pareil pro­jet, oui, les bras m’en tombent.

    Cette fois, c’est déci­dé : aujourd’­hui, je com­mence à prendre des notes pour ma chronique.

    (1) Et j’a­jou­tai : Pour la chro­nique… Le der­nier pré­sident du GIEC en exer­cice a été jus­qu’à racon­ter publi­que­ment que 3 mil­liards d’hu­mains, d’i­ci à l’an 2 100, mour­ront pro­ba­ble­ment à cause de ce même machin fic­tif que des­sinent « les modèles ». Mais ça n’é­tonne plus per­sonne. L’é­tat géné­ral d’hé­bé­tude, d’i­gno­rance et de schi­zo­phré­nie est tel que ce genre d’an­nonce ne ter­ro­rise, en un sens, que les dis­si­dents. Peut-on espé­rer que le niveau stra­to­sphé­rique de la sur­en­chère catas­tro­phiste en arri­ve­ra enfin à en faire tiquer quelques uns ? Rêvons un peu… Un socio­logue jouis­sant du titre de membre du conseil scien­ti­fique d’At­tac, sou­te­nu par son orga­ni­sa­tion, s’est per­mis récem­ment d’ap­pe­ler à la créa­tion d’un Nurem­berg du cli­mat… Le terme est de moi, mais faut pas pous­ser. À quand la loi Gays­sot 2 pour inter­dire le « néga­tion­nisme cli­ma­tique » (celui-là, on le sait, n’est pas de moi) ?. L’i­dée a déjà été lan­cée, bien sûr. J’ou­bliai aus­si de pré­ci­ser qu’une péti­tion (signée par Huet & co) adres­sé au gou­ver­ne­ment visait car­ré­ment à faire inter­dire à C. Allègre son droit d’ex­pres­sion. Mais per­sonne n’a râlé : 1) c’est pour la bonne cause ; 2) c’est Allègre.

    (2) http://​www​.coli​bris​-lemou​ve​ment​.org/​s​i​t​e​s​/​d​e​f​a​u​l​t​/​f​i​l​e​s​/​c​o​n​t​e​n​t​s​/​f​i​l​e​s​/​P​l​a​n​_​d​e​s​_​c​o​l​i​b​r​i​s​.​pdf

    Réponse
  273. Alix

    Bon­jour,

    Je ne suis pas spé­cia­li­sé dans le « cli­mat » mais je trouve qu’ef­fec­ti­ve­ment il y a de quoi s’in­ter­ro­ger aus­si dans ce domaine.

    Je n’ai que des infor­ma­tions éparses mais je constate que l’an­nonce d’un drame per­met très sou­vent d’ou­vrir de nou­velles parts de mar­ché aux grandes entre­prises privées.

    Par exemple, le concept de « smart city » (ville intel­li­gente) est à la mode en ce moment et se pré­sente ainsi :

    Nous connais­sons des pro­blèmes envi­ron­ne­men­taux et nous allons connaître une explo­sion démo­gra­phique, comme nous ne dis­po­sons plus de fonds (à cause de la super­che­rie de la dette, mais on se garde d’en par­ler), il est néces­saire d’é­ta­blir un dia­logue avec des « par­te­naires privés ».
    Et voi­ci com­ment de grandes entre­prises pri­vées se retrouvent à gérer la ques­tion de l’en­vi­ron­ne­ment urbain et du trans­port dans les villes, soit disant pour la « bonne cause envi­ron­ne­men­tale », alors que ces entre­prises n’ont rien d’autre en tête que de faire du chiffre.
    J’ai per­son­nel­le­ment du mal à y voir autre chose, à terme, qu’une pas­sa­tion de pouvoir.

    Concer­nant la recherche scien­ti­fique, je trouve qu’elle sert actuel­le­ment trop à dic­ter le réel plu­tôt qu’à le ques­tion­ner, et que, en ce sens, elle s’est éloi­gnée de son but et de sa cause initiales.
    C’est en tout cas ce que j’ai consta­té sur le ter­rain, et c’est aus­si la rai­son pour laquelle je m’en méfie.
    Aus­si, le « scien­ti­fi­que­ment prou­vé » me semble aujourd’­hui être une for­mule uti­li­sée à toutes les sauces, qui finit par don­ner cau­tion, grâce à l’ar­gu­ment d’au­to­ri­té, à tout et n’im­porte quoi, et sur­tout au final à ce qui arrange le système.

    Je ne veux pas dire par là que toutes les catas­trophes éco­lo­giques consta­tées ou « annon­cées » sont fausses, mais je me per­mets de gar­der quand même une réserve de doute à ce sujet.

    Réponse
  274. Paul
  275. JP Leo

    Faux anti­fas­cistes et Indy­me­dia Paris sou­mis au détec­teur de mensonge

    Ceci explique cela

    Réponse
  276. Etienne

    Une vidéo (pas­sion­nante) et une pen­sée pour mon Sam 🙂 :

    Vincent Cour­tillot :
    « Il n’y a plus aucun réchauffement »

    Réponse
  277. Momo

    Vidéo très inté­res­sante, mais sachant que l’ac­ti­vi­té anthro­pique dégage du CO2 (qui est un gaz à effet de serre) qui s’é­tait accu­mu­lé pen­dant des mil­liards d’an­nées en l’es­pace de 150 ans dans l’at­mo­sphère, ce rejet mas­sif sur une période extrê­me­ment courte à l’é­chelle de la pla­nète, n’au­rait alors aucune inci­dence sur le réchauf­fe­ment (ou peut être plu­tôt dérè­gle­ment cli­ma­tique du coup, avec ses consé­quences) climatique ?

    Mais sinon, en effet, il faut prendre en compte les périodes de réchauf­fe­ments natu­rels de la pla­nète, sinon l’é­tude est biaisée.

    Réponse
  278. Di Girolamo

    « La pro­pa­gande » cher­chant à affo­ler les gens sur les consé­quences du réchauf­fe­ment cli­ma­tique est sacré­ment mal faite ! Parce que per­sonne ne s’af­fole vrai­ment et que tout conti­nue rigou­reu­se­ment sur le même mode, à l’ex­cep­tion de prises en comptes et alertes ver­bales et mesures pas du tout à la hau­teur de ce qui est pré­dit ; en fait tout le monde s’en fout.

    Alors tant mieux si le GIEC déconne parce que si par mal­heur l’ef­fet de serre avait un effet et que cet effet s’as­so­ciait à une période de réchauf­fe­ment natu­relle, ça craint.
    Ce n’est pas un scien­ti­fique qui parle mais un pay­san qui est obli­gé à la plus grande modes­tie : la confu­sion du monde ne pou­vant pas être sans consé­quence sur mon esprit qui lui aus­si est confus​.Je sais sim­ple­ment par expé­rience les effets cala­mi­teux que peuvent avoir les modifications,dérèglements,épisodes excep­tion­nels sur mes récoltes et donc sur notre capa­ci­té à nous nour­rir ; alors oui tant mieux si le GIEC déconne ! Mais mal­heu­reu­se­ment il n’est pas le seul à décon­ner. Scien­ti­fi­que­ment on peut peut être prou­ver que le CO2 a sui­vi et non pré­cé­dé les périodes de réchauf­fe­ment ; mais peut on prou­ver que beau­coup de CO2 ne crée pas du réchauffement ?

    Réponse
  279. Di Girolamo
  280. Momo

    Nous sommes peut être dans une période de réchauf­fe­ment natu­rel de la pla­nète, mais le fait que cette quan­ti­té impor­tante de CO2 soit reje­tée dans l’at­mo­sphère (modi­fiant ain­si sa com­po­si­tion) et des autres gaz nocifs (l’o­zone par exemple)en l’es­pace de très peu de temps a des consé­quences sanitaires.

    Lors des pics de pol­lu­tions on peut voir toutes les par­ti­cules, et ça créé des pro­blèmes pul­mo­naires, car­diaques, et il y a aus­si des rejets qui sont can­cé­ri­gènes (ben­zène par exemple). La pol­lu­tion fait pas mal de vic­times par an (je sais plus les chiffres).

    Dire que le rejet de CO2 n’a aucun effet me semble trop rapide, les chan­ge­ments sont aus­si très lents pour nous être humains, mais à l’é­chelle de la pla­nète c’est extrê­me­ment rapide (sachant que l’hu­ma­ni­té repré­sente 2 à 3 secondes dans l’âge de la Terre). Je pense qu’il y a un réchauf­fe­ment glo­bal natu­rel mais éga­le­ment dû à l’ac­ti­vi­té anthro­pique, vu que le CO2 étant un gaz à effet de serre (je sais pas si c’est contes­té ça ou pas mais c’est ce qu’on ma appris) pro­vo­que­rait inévi­ta­ble­ment une aug­men­ta­tion de la cha­leur glo­bal ter­restre (glo­bal, mais dans cer­taines zones il devrait faire plus froid, à cause des cou­rants mari­times qui seraient modi­fiés, notam­ment à cause de la fonte des glaces me semble-t-il).

    Réponse
  281. Di Girolamo

    Quand je dis : « , on pro­duit de plus en plus de C02 ‚qui comme cha­cun sait n’a aucun effet puis­qu’il y a eu des coups de chaud avant »
    il faut lire l’exact contraire !

    ça me gonfle ces gens qui sortent des sché­mas. Il est évident pour une per­sonne sen­sée que nos acti­vi­tés ont un impact néga­tif , et poten­tiel­le­ment très dan­ge­reux . Après on peut faire dire ce qu’on veut à n’im­porte quel sché­ma ; et faire des vidéos pour mon­trer sa tronche.

    Réponse
  282. Momo

    Ouai en effet^^

    J’a­vais pas cap­té l’i­ro­nie désolé 🙂

    Réponse
  283. azuramour

    Bon­jour,

    Je vou­lais sim­ple­ment don­ner une pré­ci­sion que ne donne pas Vincent Cour­tillot, c’est la com­po­si­tion de l’atmosphère :
    oxy­gène : 20%
    azote : 77%
    orgon : 1%
    autres : 2% dont DIOXYDE DE CARBONE : 0,03%
    Les émis­sions émises par nos acti­vi­tés repré­sentent envi­ron 3% de ces 0,03% !
    En sachant que le prin­ci­pal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau, et que c’est la terre et les océans qui dégagent le plus de CO²…
    Il faut aus­si écou­ter la confé­rence de Vincent entiè­re­ment, car il pré­cise bien que
    cette poli­tique du CO² cou­pable de tous les maux, fait l’im­passe sur les vrais pro­blèmes : l’eau, la ges­tion des déchets, etc. Le CO² est un vrai busi­ness, et les cré­dits tombent comme des feuilles en automne… Cher­cher com­ment est venu cette théo­rie du réchauf­fe­ment alors que l’on par­lait sur­tout d’un refroi­dis­se­ment dans les années 70 ; Mar­ga­ret That­cher y est pour quelque chose…

    Réponse
  284. Ced GlobalChange

    Je cite Etienne : « Il serait temps que les vrais anti­fas se déso­li­da­risent des fous furieux qui se font pas­ser pour eux »

    Tout à fait. Il se trouve que je dénonce ces fli­bus­tiers à lon­gueur de blog, tout en per­sis­tant à me reven­di­quer « anti­fas­ciste » au sens où vous l’en­ten­dez vous-même : se battre contre les vrais fas­cistes au pouvoir ;

    Je prone un « anti­fas­cisme 2.0 » et suis sur le point d’en­ta­mer l’é­cri­ture un livre sur le sujet.

    Aus­si, cela fait long­temps que j’i­ma­gine la réa­li­sa­tion d’une vidéo sur la base d’une conver­sa­tion entre nous deux, Etienne 🙂

    J’es­père que cette idée vous inté­res­se­ra, bien que ce sujet soit assez vieux (il est pour­tant plus que jamais d’ac­tua­li­té) et que vous arri­ve­rez à déga­ger du temps pour per­mettre sa réalisation.

    Bien cor­dia­le­ment

    Cédric

    Réponse

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