DÉMOCRATIE ET CONSTITUTION, entretien avec « UN Special » (journal des Nations Unies)

8/04/2013 | 48 commentaires

http://​www​.uns​pe​cial​.org/​2​0​1​3​/​0​4​/​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​e​t​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​on/

Encore une syn­thèse, par­don­nez-moi : vous allez trou­ver ça saou­lant, à force.

Le jour­na­liste, Nico­las-Émi­lien ROZEAU du site UN Spe­cial (avec qui j’ai pas­sé quelques heures au télé­phone) a bien résu­mé l’es­sen­tiel, je trouve. Mer­ci à lui.

Étienne Chouard, vous êtes ensei­gnant en éco­no­mie-ges­tion en France. Vous êtes éga­le­ment un phi­lo­sophe poli­tique. Qu’y-a-t-il de si pas­sion­nant dans la phi­lo­so­phie politique ?

Je suis un phi­lo­sophe poli­tique ama­teur, bien sûr, comme nous devrions tous l’être. Sui­vant la façon dont nous l’exer­çons, cette acti­vi­té intel­lec­tuelle peut nous don­ner des moyens inédits pour régler la plu­part de nos pro­blèmes, qui ne sont pas tech­niques mais poli­tiques, y com­pris la pol­lu­tion, le chô­mage et les bas salaires que nous sau­rions très bien résoudre ; mais nous avons un sacré pro­blème poli­tique, avec nos pré­ten­dus « représentants ».

Une des rai­sons d’être de la phi­lo­so­phie poli­tique, c’est d’es­sayer d’or­ga­ni­ser au mieux la vie ensemble pour évi­ter que règne l’ar­bi­traire de la loi du plus fort, pour que l’on arrive à vivre ensemble sans s’en­tre­tuer, tout en se pro­té­geant contre l’ad­ver­si­té. Mani­fes­te­ment, la phi­lo­so­phie poli­tique ne tient pas ses pro­messes, et c’est parce que seuls les puis­sants s’en occupent. Ceux qui ont du pou­voir et ceux qui ont beau­coup d’argent ont un inté­rêt per­son­nel et vital à faire de la phi­lo­so­phie poli­tique, de l’é­co­no­mie et du droit. L’ap­pro­pria­tion de ces clefs assure leur domi­na­tion durable. Elles pour­raient aus­si être les clefs de notre libé­ra­tion, si nous autres, les 99% res­tants, les pauvres, nous nous les appropriions.

Est-ce que les peuples s’in­té­ressent à la vie de la cité du point de vue politique ?

La vie moderne pour­rait lais­ser croire que non. Aujourd’­hui, après des siècles de condi­tion­ne­ment avec des ins­ti­tu­tions infan­ti­li­santes, nous avons désap­pris à faire de la poli­tique. Mais il y a des tas d’exemples qui montrent qu’à la pre­mière occa­sion, l’homme est res­té un ani­mal poli­tique. Il est prêt à agir à la condi­tion que sa voix soit prise en compte. Avec de bonnes ins­ti­tu­tions, on s’a­per­ce­vrait que les humains réap­prennent très vite et ont le goût intense de l’ac­tion politique.

Qu’est-ce qui domine actuel­le­ment dans notre socié­té ? De façon entre­te­nue, mani­pu­lée, vou­lue, je dirais : la divi­sion, l’a­to­mi­sa­tion. Y com­pris la divi­sion de la pen­sée. Le zap­ping est une habi­tude que l’on entre­tient à la télé­vi­sion. Nous n’ar­ri­vons plus à nous concen­trer. Dès lors, nous n’ar­ri­vons plus à seule­ment VOULOIR un pro­jet glo­bal cohé­rent. Il ne faut pas lais­ser les médias, c’est-à-dire les pro­fes­sion­nels de la dés­in­for­ma­tion, nous dis­traire. C’est à nous de nous éman­ci­per de nos maîtres en nous for­mant entre nous, par édu­ca­tion populaire.

Fina­le­ment, en cou­rant après un gain de pro­duc­ti­vi­té et de com­pé­ti­ti­vi­té, n’a­vons-nous pas scié la branche sur laquelle nous étions tous assis ?

Le libre-échange, qui n’in­té­resse — depuis tou­jours — que les mul­ti­na­tio­nales, aura notre peau. Il rui­ne­ra les peuples comme il l’a tou­jours fait. Le libre-échange n’a jamais enri­chi aucun pays. Tous les pays riches ont tou­jours été pro­tec­tion­nistes. Tous. Tous les pays pauvres sont ceux qui ont sup­pri­mé leurs pro­tec­tions, sou­vent de force. C’est une course non néces­saire et per­due d’a­vance qui nous entraîne, en plus, dans des gas­pillages éhon­tés. Alors que l’on devrait tâcher de vivre une fru­ga­li­té heu­reuse comme le sug­gère Pierre Rabhi.

Là encore, le pro­blème est poli­tique car ce sont les mul­ti­na­tio­nales qui dirigent leurs marion­nettes poli­tiques, en ache­tant les médias qui per­mettent de les faire élire. Dans ces condi­tions, ce n’est pas éton­nant que l’in­té­rêt du plus grand nombre soit négli­gé et celui de la mino­ri­té (les banques) favo­ri­sé. L’im­pres­sion est trom­peuse, mais l’offre poli­tique est unique. Napo­léon le disait : « il faut enduire les actes d’une confi­ture de paroles. ». Nous y sommes. Mais ce n’est pas une fata­li­té. Reli­sez le Contrat Social de Rous­seau, cha­pitre « des dépu­tés ou repré­sen­tants » sur les désastres cau­sés par la démis­sion du citoyen. C’est d’une actua­li­té brûlante.

Les médias jouent-ils encore leur rôle d’information ?

Les médias sont une pièce maî­tresse de la domi­na­tion poli­tique des pauvres par les ultra­riches. Les pauvres, c’est nous tous, 99%, et les 1% riches sont une poi­gnée de gens hyper­puis­sants : ils ont com­pris avant tout le monde com­ment on créait la mon­naie et depuis, ils ont tout ache­té, y com­pris le politique.

Les médias devraient être sous la pro­tec­tion de l’É­tat, comme le pou­voir judi­ciaire. Évi­dem­ment, l’É­tat ne devrait pas pou­voir s’in­gé­rer dans les affaires média­tiques. Les jour­na­listes devraient être pro­té­gés par le peuple parce que nos liber­tés dépendent de leur indé­pen­dance. Aujourd’­hui, nous sommes dans une situa­tion dra­ma­ti­que­ment inverse : nos jour­na­listes dépendent pour leur sur­vie des puis­sants qui les font vivre. Ils se croient libres ; ils sont en fait au ser­vice du pou­voir. Ce ne sont plus des sen­ti­nelles du peuple, mais des col­la­bo­ra­teurs des tyrans.

Com­ment se répar­tit la res­pon­sa­bi­li­té de ce que nous vivons actuellement ?

Je ne trouve pas les causes du pro­blème dans ceux qui nous mentent, nous violent et nous volent. Ils sont dans leur rôle : tout pou­voir va jus­qu’à ce qu’il trouve une limite. C’est nous qui sommes éteints poli­ti­que­ment, peu­reux et pares­seux. Il en va pour­tant de notre res­pon­sa­bi­li­té de chan­ger les choses. Quand un pou­voir abuse, cela ne sert à rien d’es­sayer de chan­ger ce pou­voir : c’est dans sa nature d’a­bu­ser, il essaie­ra tou­jours. Il faut donc lui résis­ter comme il faut. Qui fixe les limites ? La limite des pou­voirs est nor­ma­le­ment ins­crite dans la Consti­tu­tion. Ce n’est donc pas aux hommes au pou­voir, ni aux hommes de par­tis, ni aux par­le­men­taires d’é­crire la Consti­tu­tion. Tout est là ! Nous devons créer dans nos com­munes des assem­blées consti­tuantes citoyennes.

Quelle défi­ni­tion don­ne­riez-vous aux mots « citoyen », « élec­teur » et « démocratie » ?

Un citoyen est une per­sonne qui accepte d’être gou­ver­né par les lois qu’il a votées lui-même, direc­te­ment. Il est auto­nome : il a pro­duit lui-même le droit auquel il consent à obéir. Au contraire, un élec­teur est hété­ro­nome ; il subit le droit écrit par quel­qu’un d’autre qui est son maître. Une démo­cra­tie, c’est un régime de citoyens, au sein duquel le peuple tire au sort et contrôle ses repré­sen­tants pour qu’ils res­tent tou­jours à son ser­vice. Aujourd’­hui, nous vivons en ploutocratie.

La révo­lu­tion est-elle une solution ?

Oui, mais seule­ment si elle est bien pré­pa­rée. Sinon, les mêmes causes géné­re­ront les mêmes effets. Les pro­fes­sion­nels de la poli­tique écri­ront la Consti­tu­tion et ils repren­dront le pou­voir. Les banques feront du lob­bying pour impo­ser leur mon­naie pri­vée et elles repren­dront le pou­voir éga­le­ment. Les usu­riers recom­men­ce­ront à cir­con­ve­nir les consti­tuants. À ce jour, aucun peuple n’a été capable d’être constituant.

Il y a des mil­liers d’ac­teurs qui pensent et agissent pour un autre monde, pour­tant rien ne semble chan­ger. Pourquoi ?

On dénonce sou­vent et fort bien les dan­gers (pes­ti­cides, publi­ci­té, libre-échange…) avec toutes les solu­tions tech­niques, mais sans rien chan­ger depuis 50 ans : il faut se rendre à l’é­vi­dence. Au lieu de dénon­cer les consé­quences de notre impuis­sance poli­tique, pre­nons le pro­blème à la racine, soyons radi­caux, et écri­vons nous-mêmes la Consti­tu­tion dont nous avons besoin ! Car il faut d’a­bord ins­ti­tuer notre puis­sance poli­tique, et seule­ment ensuite dis­cu­ter des solu­tions. Regar­dez les banques : elles l’ont, leur consti­tu­tion… Elles ont écrit elles-mêmes la Consti­tu­tion européenne !

Tous les gens qui œuvrent pour un autre monde doivent enfin se réunir pour intro­duire cette idée cen­trale et com­mune dans leur action.

Le mot de la fin ?

Il n’y aura pas de pros­pé­ri­té sans mon­naie publique. Il n’y aura jamais de mon­naie publique (gra­tuite et per­ma­nente) sans démo­cra­tie. Et il n’y a pas de démo­cra­tie sans tirage au sort. Cela s’ap­plique à toutes les nations, c’est une réflexion à por­tée universelle.

Pour creu­ser la ques­tion : https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​ope

Source : UE http://​www​.uns​pe​cial​.org/​2​0​1​3​/​0​4​/​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​e​t​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​on/

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Étienne

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48 Commentaires

  1. Gaudefroy

    Mélen­chon semble plus ouvert sur une consti­tuante popu­laire d’a­près les expé­riences équa­to­rienne et vénézuélienne :

    « C’est de cette Consti­tuante dont il faut par­ler de nou­veau haut et fort. Car ce n’est pas une lubie idéo­lo­gique que cette idée. C’est une réponse concrète à une ques­tion concrète. C’est elle, d’ailleurs la réponse com­plète au large pro­blème posé. 

    Car du simple fait qu’il s’approprie la défi­ni­tion de la règle com­mune le peuple rede­vient acteur et pro­prié­taire de la socié­té. Le fai­sant il se refonde lui-même. Il s’unifie en se défi­nis­sant. La seule carte d’identité rend consti­tuant. La Consti­tu­tion ne se contente donc pas de s’imposer à tous elle appar­tient à tous. Évi­dem­ment, il faut pour cela qu’il y ait une Constituante ! 

    Et il faut qu’elle soit pré­pa­rée par une impli­ca­tion popu­laire de grande enver­gure. Les équa­to­riens fixèrent un lieu et un délai de plu­sieurs mois pour pré­pa­rer ce qu’ils auraient pu régler à l’ancienne entre juristes en une semaine. Vers ce lieu conver­gèrent des délé­ga­tions popu­laires de tout le pays. 

    Au Vene­zue­la on fixa aus­si un délai et les articles pro­po­sés furent mis en débat dans tout le pays, expli­qués et cri­ti­qués quar­tier par quar­tier, impri­més sur tous les sup­ports de com­mu­ni­ca­tion les plus quo­ti­diens comme l’emballage des paquets de pâtes alimentaires… »

    http://​www​.jean​-luc​-melen​chon​.fr/​2​0​1​3​/​0​4​/​0​5​/​q​u​e​-​d​i​r​i​e​z​-​v​o​u​s​-​d​u​n​e​-​m​a​r​c​h​e​-​p​o​u​r​-​l​a​-​s​i​x​i​e​m​e​-​r​e​p​u​b​l​i​q​u​e​-​l​e​-​5​-​m​a​i​-​p​r​o​c​h​a​in/

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  2. EFFAB

    L’Homme et la Femme sont cet ani­mal poli­tique, oui, ils en ont la capa­ci­té, le poten­tiel, ce prag­ma­tisme obli­gé comme cet idéal intrin­sèque… mais ne pas oublier que c’est bien la loi du Talion et toutes ces forces de l’Ombre agis­santes qui dirigent l’Hu­ma­ni­té et per­turbent quelque peu ledit poten­tiel et cette appro­pria­tion démo­cra­tique de ces clefs fondamentales.

    La pro­pa­ga­tion des gen­tils virus est pri­mor­diale mais la chose publique et la seule Ethique ne sau­raient à elles seules faire enfin pen­cher la balance dans cette direc­tion plus sou­hai­table au bien com­mun comme à la liber­té de cha­cun, c’est du moins mon sen­ti­ment ; ce com­bat-là, cette démarche néces­sitent autre­ment plus de recul et de foi, cette foi non seule­ment sus­cep­tible de sou­le­ver des Eve­rest mais cette intel­li­gence et cette volon­té aus­si éclai­rées que légi­times.

    Il est un para­doxe au coeur de toute chose, de l’exis­tence humaine comme de la chose publique : il y a bien cet éli­tisme ori­gi­nel et sub­jec­tif qui va pen­ser et dési­rer pour autrui ce qui est bon et pour tous et pour lui-même. Il y a quelque chose d’es­sen­tiel au coeur de toute volonté_comme il y a de la sim­pli­ci­té et de l’hu­mi­li­té au coeur de tout absolu.

    Il est temps, paral­lè­le­ment à la pro­pa­ga­tion de toutes ces idées, du tirage au sort, de l’I­sé­go­ria, de la Consti­tuante, de tous ces méca­nismes ins­ti­tu­tion­nels garan­tis­sant cette indé­pen­dance et cette sou­ve­rai­ne­té démo­cra­tique, d’u­nir nos voix, nos démarche et cette volon­té com­munes, un col­lège au som­met de tous ces pen­seurs et don­neurs d’a­lerte dont vous faites par­tie, ETIENNE, ce devoir et cette res­pon­sa­bi­li­té poli­tique et phi­lo­so­phique qui sont les vôtres, non un club de pou­voir mais bien cette com­mu­nau­té de pen­sée et d’ac­tion pre­nant acte et légi­ti­mi­té dans sa démarche opé­rante et sa média­ti­sa­tion obli­gée… et cela déborde autre­ment ces gen­tils virus qui ne sont qu’un des mul­tiples maillons de ce grand-tout libertaire_tel ces man­dats non renou­ve­lés et ce droit de cha­cun à pou­voir s’ex­pri­mer, mais cet Ethique, mais cet Idéal, mais cette Volon­té, fut-elle celle d’un seule mais c’est bien de tous et de cet inté­rêt mutuel et indi­vi­duel dont il s’a­git : la qua­li­té de cette Idée ne pou­vant s’ex­pri­mer que dans la réa­li­té de cette Quan­ti­té com­mune et collective.

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  3. Florence

    Tou­jours aus­si impor­tant de rôder sur le Plan C et de relire Etienne Chouard !

    Et ici, la manière dont le texte pro­gresse me semble fort per­ti­nente (et digeste) pour ame­ner aux prin­cipes fon­da­men­taux de la pen­sée des lieux. Le dérou­le­ment vers le sum­mum est limpidissime.

    Deux petites remarques :

    L’E­tat n’est peut-être pas le seul modèle d’or­ga­ni­sa­tion sociale !

    Et le lien entre pros­pé­ri­té et fru­ga­li­té heu­reuse est peut-être à enri­chir un peu, d’au­tant que le « déve­lop­pe­ment » et la « crois­sance » sont si conno­tés et kid­nap­pés par les forces de l’argent (de même que l’é­co­no­mie est assi­mi­lée au capitalisme).

    Réponse
  4. Ana Sailland

    Autour de la 10ème minute, Cahu­zac indique en clair les ins­ti­tu­tions (euro­péennes) comme cause de notre impuissance.

    bin­go

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  5. Méchant Virus

    Mélen­chon semble plus ouvert sur une consti­tuante popu­laire d’a­près les expé­riences équa­to­rienne et vénézuélienne

    Si c’est de bonne foi et que ça n’est pas des paroles en l’air, ça peut être inté­res­sant. Il me semble qu’E­tienne avait déjà essayé de le contac­ter sans succès.

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  6. EFFAB

    Toute per­son­na­li­té, toute per­sonne influente peut être appro­chée car, en même temps que la viri­ma­nia des GV, le sou­tien ou l’in­té­rêt à la Cause des causes comme une média­ti­sa­tion de notre volon­té et démarche sont bons à prendre, qui plus est, un poli­tique… oui et non, ou plu­tôt non en ce sens que nous nous atta­quons bel et bien à son gagne-pain, excep­té bien sûr si il est tout dis­po­sé à chan­ger de tra­vail un jour… et je parle bien ici d’un vrai tra­vail et non de cet emploi si ser­vile et si per­ni­cieux dont parle si bien Ber­nard FRIOT – http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​d​r​m​5​7​_​b​e​r​n​a​r​d​-​f​r​i​o​t​-​l​a​-​r​e​t​r​a​i​t​e​-​c​-​e​s​t​-​r​e​v​_​n​ews

    Qui se sen­ti­rait capable de dres­ser une petite liste accom­pa­gnant le nom d’E­TIENNE, sus­cep­tible d’a­ni­mer un jour une confé­rence de nature historico-constitutive ?…

    Moi me viennent des noms comme FRIOT, jus­te­ment, Alain SORAL, Pierre RHABI, Hen­ri GUILLEMIN, Jean-Jacques ROUSSEAU… oui, évi­dem­ment, cer­tains sont morts, juste pour dire qu’il y a bon nombres de noms que j’i­gnore encore, comme cer­tains ici ont autre­ment plus de culture et de connais­sances que je n’au­rai jamais… d’où cette ques­tion de ma part.

    Evi­dem­ment, ces futures confé­ren­ciers doivent être intègres, incor­rup­tibles, tout autant pas­sion­nés que désintéressés.

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  7. Wikicrate

    Mani­fes­ta­tion le 17 avril :
    STOP À L’IMPOSTURE FINANCIÈRE DES BANQUES

    https://​www​.face​book​.com/​e​v​e​n​t​s​/​4​5​9​2​1​7​4​9​4​1​4​1​6​4​1​/​?​r​e​f​=​t​s​&​f​r​e​f​=ts

    On peut pro­po­ser des slo­gans pour la mani­fes­ta­tion et voter pour les meilleurs.

    Je viens d’en mettre 3 sur le tirage au sort et la constituante.

    Si nous votons tous pour, ils arri­ve­ront dans le groupe de tête. Énorme !

    Wiki­crate

    Réponse
  8. Méchant Virus

    @ EFFAB :

    Pour l’é­co­no­mie je te recom­mande Fré­dé­ric Lor­don. Un vrai hété­ro­doxe qui manie déli­cieu­se­ment la langue fran­çaise, ce qui ne gâche rien.

    Réponse
  9. EFFAB

    Lor­don chez Tad­deï, vidéo mise en ligne le 12 octobre 2011.

    Oui, une inter­ven­tion très per­ti­nente sinon magis­trale, cette leçon de chose ou cette prise d’o­tage par le sys­tème ban­caire du citoyen et de son deve­nir… (à par­tir de 6’25)

    Oui, cer­tains savent très bien par­ler, d’autres uti­lisent à l’ex­cès (ou cette inver­sion) cette langue fran­çaise… fort heu­reu­se­ment, d’autres en sont à ce point pétri qu’il ne peuvent ni men­tir ni même trom­per qui que ce soit, et là est la force et la légi­ti­mi­té de tout rous­seauiste inné et res­pec­tueux : savoir dire non quand il serait si facile de dire oui_et nuan­cer à l’en­vie et à l’ex­trême le moindre mot puisque c’est dans cette inter­con­nexion syn­taxique inces­sante et impré­vi­sible que vont s’en­ri­chir mutuel­le­ment tout lan­gage et toute pen­sée… les mots pour le dire mais la façon pour le faire.

    Grand mer­ci à toi, TANGUY, pour LORDON, une nou­velle pierre à mon temple de la déconstruction !

    Réponse
  10. Vincent

    J’ai une petite ques­tion qui m’a été posée dans un débat et à laquelle je n’a­vais pas d’autre réponse que, « c’est une ques­tion qui se pose­ra » : admet­tons qu’on « bas­cule » dans un régime démo­cra­tique, qui repré­sente la France dans les ins­tances internationales ?

    Réponse
  11. EFFAB

    Très bonne ques­tion, VINCENT, très per­ti­nente mais comme tout ce qui touche à la vraie démo­cra­tie, rien d’im­pos­sible et rien que des solu­tions puisque l’in­té­rêt de tous est en jeu et déter­mine tout le reste et non l’inverse.

    Soit on ima­gine un corps diplo­ma­tique ou disons plu­tôt des repré­sen­tants élus ou tiré au sort pour cela, soit on déli­bère au cas par cas ou cet inté­rêt com­mu­nau­taire : ces échanges pure­ment éco­no­miques et culturels_comme cette auto­no­mie et cette phi­lo­so­phie de vie… mais cer­tains ici te répon­dront cer­tai­ne­ment mieux que je ne le fais de façon évasive.

    Comme on peut ima­gi­ner aus­si ce bas­cu­le­ment his­to­rique agis­sant en divers lieux comme à diverses niveaux, mais c’est là un autre sujet, rele­vant autant de l’é­gré­gore, du hasard, de la des­ti­née, du quan­tum voire de cet abso­lu ou de cet infi­ni qui nous échappe et qui nous dépasse… ici com­mence cette humi­li­té poli­tique en même temps que cette Lumière et cette Volon­té, pour rebon­dir sur les mots de BRIGITTE – @169, http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​3​/​0​3​/​2​5​/​3​1​5​-​r​e​n​d​e​z​-​v​o​u​s​-​a​-​p​a​r​i​s​-​l​e​-​4​-​a​v​r​i​l​-​2​0​1​3​-​a​v​e​c​-​m​i​c​h​e​l​-​r​o​c​a​r​d​-​s​u​r​-​l​a​-​v​i​s​i​o​n​-​a​-​l​o​n​g​-​t​e​r​m​e​-​e​n​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​#​c​1​4​782 – et d’autres du même aca­bit que j’a­vais lus ici il y a quelques temps : ce sens à trou­ver et cette conscience à avoir qui déter­minent de tout équi­libre et de toute harmonie_ces ani­maux que l’on doit res­pec­ter et cette nature humaine qu’il faut libé­rer tout en l’é­man­ci­pant, et d’elle-même et d’au­trui, cette auto­no­mie d’ac­tion mais ce com­mu­nau­ta­risme obligé.

    Réponse
  12. EFFAB

    J’en reviens à ces pen­seurs, éclai­reurs, don­neurs d’a­lerte, confé­ren­ciers aux­quels je fai­sais allu­sion en @6.

    Je suis per­sua­dé qu’il faille un col­lec­tif agis­sant, syn­thé­ti­sant et repré­sen­tant ce grand mou­ve­ment alter­na­tif et démo­cra­tique ; ces com­pé­tences, ces péda­gogues et ces ora­teurs (au sens le plus noble et le plus tech­nique qui soit) capables d’in­ves­tir l’es­pace public comme de déli­bé­rer face à qui que ce soit, ce col­lège éli­tiste et agis­sant por­teur de cette volon­té com­mune, porte-parole de cette Légi­ti­mi­té des peuples et des indi­vi­dus à prendre leur des­tin en main… mais qu’il soit bien clair qu’ils n’ont aucun pou­voir et ne sont eux-mêmes qu’au ser­vice de la Consti­tuante et de ce nou­veau pro­jet socié­tal d’une démo­cra­tie réelle et par­ti­ci­pa­tive basée sur le tirage au sort et l’im­pli­ca­tion de tous ses citoyens.

    Eli­tiste car c’est nous qui allons les nom­mer, comme il me semble évident, par exemple, de pro­po­ser à ETIENNE de deve­nir l’un de ces col­lé­giens, ce qu’il fait déjà très bien tout seul, lui et sa modes­tie com­pul­sive, lol. Mais l’en­jeu et la réa­li­té sont telles qu’il est grand temps de com­men­cer à mettre en com­mun ces reven­di­ca­tions démo­cra­tiques car, sinon, tout cela ne res­te­ra que vaines et belles intentions.

    C’est pour cela, j’ai­me­rais que nom­breux par­mi citent des noms : ses pré­fé­rences, ses pré­fé­rés, de la per­ti­nence et/ou de la pas­sion de ce choix ; que nous recou­pions tout cela, his­toire un jour-bien­tôt d’ins­ti­tuer une tête pen­sante et com­mune à tous qui prenent enfin acte et légi­ti­mi­té, et qui incarne et répré­sente ce renou­veau huma­ni­taire et ce pro­jet socié­tal en commun.

    Prou­vez-moi que l’i­dée est absurde sinon faite montre de votre liber­té de choix et ce pou­voir de nom­mer une com­pé­tence suf­fi­sam­ment intègre et capable de repré­sen­ter votre uto­pie aus­si bien que vos intérêts.
    Merci

    Réponse
  13. Méchant Virus

    @ Vincent

    Salut,

    La ques­tion diplo­ma­tique en démo­cra­tie peut être abor­dée de la sorte :

    A mon sens, elle doit com­bi­ner l’é­lec­tion et le tirage au sort. 

    - L’é­lec­tion libre (donc sans can­di­dat) d’une ou plu­sieurs per­son­na­li­tés qu’on estime capables de repré­sen­ter la France pour les dis­cours, les ser­rages de paluches, les signa­tures de trai­tés et autre protocoles. 

    - Pour démo­cra­ti­ser l’o­pé­ra­tion, je visua­lise un petit groupe de tirés au sort qui forment la délé­ga­tion pour contrô­ler, trans­mettre la parole du peuple…

    Réponse
  14. Méchant Virus

    @ EFFAB

    Content que Lor­don te plaise, c’est pour moi une réfé­rence en économie.

    En matière de rela­tions inter­na­tio­nales, j’aime bien Michel Col­lon. Si tu ne connais pas déjà, c’est sou­vent un régal.

    Réponse
  15. Alfila

    Y aura-t-il des GV pari­siens pour por­ter des pan­cartes « Assem­blée Consti­tuante tirée au sort ! » à cette marche du 5 mai pour la 6ème République ?

    Réponse
  16. EFFAB

    Je l’ai décou­vert sur Pla­nète révé­la­tions, à l’oc­ca­sion du Mali : sa connais­sance de la situa­tion et sa per­ti­nence en font un excellent spé­cia­liste des affaires étran­gères et géos­tra­té­giques, si je ne me trompe pas.

    Libye, Otan et média­men­songes – Manuel de contre-pro­pa­gande (2011) et La stra­té­gie du chaos : Impé­ria­lisme et islam (co-rédi­gé avec Gré­goire Lalieu) sont appa­rem­ment des mines d’in­for­ma­tions sur le sujet.

    Donc, un émi­nent spé­cia­liste des rela­tions inter­na­tio­nales et de tous ces rouages diplo­ma­tiques ou plus radi­caux qui y sont asso­ciés en temps nor­mal… peux-tu m’en dire encore un ou deux mots, TANGUY, toi qui sembles beau­coup l’ap­pré­cier, et à juste cause… est-il ouvert éga­le­ment à un tel pro­jet socié­tal tel que nous le conce­vons ? et pour­rions-nous comp­ter sur lui ? moi qui, au même titre, aime­rais tel­le­ment comp­ter sur Michel ONFRAY pour allier à la Cause son dis­cours liber­taire à notre légi­ti­mi­té démocratique.

    Réponse
  17. Catherine B
  18. J-Stéphane

    @ Cathe­rine B,

    Les sages et les phi­lo­sophes sont de plus en plus jeunes, je crois que cela est plein d’espoir…

    Réponse
  19. Étienne

    À pro­pos de la pre­mière ques­tion de Nicolas, 
    et de la légi­ti­mi­té de tout humain à réflé­chir et s’ex­pri­mer en politique, 
    je rap­pelle la for­mi­dable intro­duc­tion de Rous­seau au Contrat social :

    Je veux cher­cher si, dans l’ordre civil, il peut y avoir quelque règle d’ad­mi­nis­tra­tion légi­time et sûre, en pre­nant les hommes tels qu’ils sont, et les lois telles qu’elles peuvent être. Je tâche­rai d’al­lier tou­jours, dans cette recherche, ce que le droit per­met avec ce que l’in­té­rêt pres­crit, afin que la jus­tice et l’u­ti­li­té ne se trouvent point divisées.

    J’entre en matière sans prou­ver l’im­por­tance de mon sujet. On me deman­de­ra si je suis prince ou légis­la­teur pour écrire sur la poli­tique. Je réponds que non, et que c’est pour cela que j’é­cris sur la poli­tique. Si j’étais prince ou légis­la­teur, je ne per­drais pas mon temps à dire ce qu’il faut faire ; je le ferais, ou je me tairais.

    Né citoyen d’un État libre, et membre du sou­ve­rain, quelque faible influence que puisse avoir ma voix dans les affaires publiques, le droit d’y voter suf­fit pour m’im­po­ser le devoir de m’en ins­truire : heu­reux, toutes les fois que je médite sur les gou­ver­ne­ments, de trou­ver tou­jours dans mes recherches de nou­velles rai­sons d’ai­mer celui de mon pays !

    Rous­seau, « Du contrat social » (1762), introduction.

    • http://fr.wikisource.org/wiki/Rousseau_-_Du_contrat_social_%28texte_complet%29

    • Autres textes (impor­tants) de Rous­seau : http://​clas​siques​.uqac​.ca/​c​l​a​s​s​i​q​u​e​s​/​R​o​u​s​s​e​a​u​_​j​j​/​r​o​u​s​s​e​a​u​.​h​tml

    Réponse
  20. Ana Sailland

    A pro­pos de la vidéo pré­sen­tée par Cathe­rine (19)

    briè­ve­ment ce que ça allume en moi :

    -per­sonnes morales : nous créons des enti­tés non humaines qui ont nos droits et en abusent, pour nous gou­ver­ner. Nous nous sommes fait pos­sé­der. Lit­té­ra­le­ment.

    -esprit car­té­sien : s’il est néces­saire pour ana­ly­ser, il nous écarte de la per­cep­tion de l’u­ni­té. Le fin du fin, c’est le cha­ma­nisme scien­ti­fique, la rigueur aux aguets du sub­til. Un tan­go tor­ride de la rai­son et de l’i­ma­gi­naire. S’en­ga­ger, c’est déci­der de voir et de recon­naître ce que l’on voit. S’en­ga­ger, c’est main­te­nir le pou­voir voir au delà de l’op­por­tu­ni­té fugace. Oser écar­ter le rideau opaque de l’évidence.
    ((( mon job, c’é­tait les maths, et j’ai fré­quen­té le cha­ma­nisme de très près, donc cette vidéo me parle)))

    -nos anciens modes : nous sommes dans la civi­li­sa­tion du don­nant-don­nant, de la défiance, et de l’ap­pro­pria­tion, vérue que la nature ne va pas sup­por­ter long­temps. Néces­si­té vitale de changer.

    -Réa­li­té : le monde n’est pas celui qu’on per­çoit mais celui qu’on refuse de percevoir.
    Il n’est pas rigi­di­fié par le vrai/faux que nous aime­rions lui impo­ser mais au contraire infi­ni­ment souple et impré­vi­sible. Il est à la fois uni­té et détail. Le prin­cipe de l’ef­fet et de la cause n’y est pas absolu.

    -L’in­tel­li­gence n’est pas la conscience.

    -La pen­sée aléa­toire : déve­lop­per l’at­ten­tion, la concen­tra­tion, et la liber­té de choi­sir en soi le calme de la pen­sée adé­quate, cela est un vrai tra­vail, que nous négli­geons. Lorsque ce tra­vail n’est pas en cours, le corps est pro­vi­soi­re­ment vide de sens et l’homme est plus robot qu’humain.
    C’est le fait d’être conscients de et atten­tifs à notre pen­sée, et de la choi­sir, qui fait de nous des êtres libres. État rare …

    -Cré­di­bi­li­té : le faire est plus cré­dible que le dire ( cf incre­dible edible ver­sus Fresco)

    Très riche vidéo 🙂

    Réponse
  21. EFFAB

    ETIENNE,

    J’ai­me­rais savoir ce que vous savez et ce que vous pen­sez de ce pro­jet d’aé­ro­port à Notre-Dame-des-Monts…

    Croyez bien que ma ques­tion n’est pas ano­dine tant cette idée qui vient de me tra­ver­ser l’es­prit ne semble pas vou­loir en sor­tir, petite pépite peut-être ou ce trait d’u­nion pos­sible entre une pro­blé­ma­tique iso­lée et cet enjeu socié­tal et com­mu­nau­taire qui nous réunit tous ici.

    Dans l’es­poir de vous lire à ce sujet

    Fabien

    Réponse
  22. EFFAB

    A pro­pos de cette confé­rence de Marc de la MENARDIERE, citée par CATHERINE :

    Le Monde selon Monsanto

    The Cor­po­ra­tion

    We feed the World

    Oui, omme il le dit si bien, l’eau est bien ce bien com­mun et non ce pro­duit de luxe.

    Van­da­na Shi­va, écri­vain, éco­lo­giste, phy­si­cienne indienne, Noble alter­na­tif, qu’on a pu voir dans le film de Coline Ser­reau, Solu­tions locales pour un désordre glo­bal, ce dou­men­taire où j’ai déou­vert, en ce qui me conerne, Pierre RHABI.

    5’18… cette sépa­ra­tion car­té­sienne qui nous a sépa­ré de nous-mêmes et a quan­ti­fié sinon évin­cé ces choses essentielles…

    7’38… les pro­blèmes du monde actuel­le­ment sont liés à nos coyances, en fait, ce sont sim­ple­ment les crises que nous traversons_sont les symp­tômes d’une repré­sen­ta­tion du monde et qu’il fal­lait repen­ser notre rap­port à la nature et notre rap­port à l’in­vi­sible, au sacré… eh oui, nous en reve­nons tou­jours à SCHOPENHAUER, à ROUSSEAU, à… Terence MALICK ou EFFAB, c’est comme vous vou­lez – j’as­sume mon côté Lumière, même si je ne serais jamais Kal-El, ma mère s’ap­pe­lant Fran­çoise et mon père Louis et non Jor-El et Lora

    9’50… cet autre dimen­sion de l’être et de l’exis­tence, cette conscien­ti­sa­tion comme ce poten­tiel et cette ouver­ture quantique…

    12’50… ces struc­tures, ces ins­ti­tu­tions n’é­taient pas en phase avec la vie… qui va créer ce nou­veau monde ?… est-ce que c’est les pro­fes­sion­nels de la poli­tique ?… tous ces gens ordi­naires qui font des choses extra­or­di­naires, qui inovent à par­tir d’une autre men­ta­li­té, à tra­vers un autre rap­port… mais…

    …

    Mer­ci ETIENNE

    Mer­ci CATHERINE

    Réponse
  23. Méchant Virus

    @ EFFAB

    Salut l’a­mi,

    en ce qui concerne Michel Col­lon, je ne l’ai jamais vu ou lu à pro­pos de démo­cra­tie à pro­pre­ment par­ler. Il m’ar­rive de per­ce­voir quelques bribes de pen­sée démo­cra­tique dans son dis­cours mais son sujet de pré­di­lec­tion est habi­tuel­le­ment la situa­tion internationale.

    Il dirige un site qui s’ap­pelle Inves­tig’ac­tion (où j’a­vais déjà lais­sé un ou 2 mes­sages leur conseillant d’in­ter­vie­wer Étienne Chouard mais qui sont res­tés sans réponse) dont voi­ci le lien :

    http://​www​.michel​col​lon​.info/

    Réponse
  24. EFFAB

    Bien à toi, VIRUS EN TONGS…

    Tu en sais plus que moi au sujet de michel COLLON, c’est cer­tain. Comme ne pas abor­der le fait Consti­tuant et ne jamais par­ler de Consti­tu­tion n’a rien de dommageable_là où il peut y avoir pro­blème c’est si la per­sonne rejette tout tirage au sort ou quelques fon­da­men­taux démo­cra­tiques que ce soit.

    Nous avons besoins de toutes les com­pé­tences, ne nous refu­sons pas tout ce qui pour­rait nous faire défaut, nous qui savons très bien com­bien chaque voix et chaque volon­té sont ici néces­saires et déter­mi­nantes, ce pos­tu­lat fon­da­men­tal entre le tout et le un, entre la com­mu­nau­té et le citoyen.

    J’i­gnore si ce col­lec­tif et ces ambas­sa­deurs de ce vaste pro­jet socié­tal démo­cra­tique pour­rait inté­res­ser un Michel COLLON et bien d’autres, mais je reste per­sua­dé qu’il faut pour­suivre l’i­dée et ten­ter de ras­sem­bler de ces éclai­reurs et autres son­neurs d’a­lerte ; les choi­sirs parce qu’il y va de notre inté­rêt, à eux d’ac­cep­ter ou non ; voire de les tirer au sort si la liste était trop longue et ces dis­sen­sions entre nous quant à tel ou tel choix.

    Réponse
  25. Catherine B

    J’ai vou­lu la réécou­ter cette confé­rence et c’est mis­sion impos­sible, ça se coupe tout le temps.

    Je suis pas­sée de Mozilla à Google chrome, mais c’est pas mieux, je ne com­prends pas pour­quoi il est si dif­fi­cile par­fois d’é­cou­ter une confé­rence, simplement.

    Bon, moi, ce qui m’a plu dans cette confé­rence, c’est le ren­ver­se­ment, la conver­sion des pôles.

    Un homme, gen­til, « propre » sur lui, doux de prime abord, rien d’un méchant conspi­ra­tion­niste aux dents aigui­sés suceurs de sang comme on peut les ima­gi­ner par­fois, qui sou­tient la struc­ture du sys­tème et qui va, au décours d’un banal évé­ne­ment com­prendre sa fonc­tion délé­tère à l’in­té­rieur d’un sys­tème per­ver­ti et qui dès lors, après moult inter­ro­ga­tions et ren­contres, va conver­ger vers l’autre pôle.

    C’est très récon­for­tant de consta­ter cela, car ça dit de la vitesse que peut prendre le pro­ces­sus de retournement.

    Réponse
  26. Catherine B

    Oui, Fabien, cette ouver­ture de la psy­ché qui récon­ci­lie les divor­cés, cette fan­tai­sie créa­trice comme l’ap­pelle Jung qui épouse les contra­dic­tions, chose(matérialisme) et idée( idéa­lisme) pour en faire du vivant( psy­ché du vécu)… Chaque terme est juste et néces­saire mais doit obéir au final à un ordre supé­rieur et cet ordre supé­rieur c’est celui de la vie, cette conjonc­tion de coor­di­na­tion qui conjugue les incon­ci­liables, mais ils ne sont incon­ci­liables qu’au niveau de notre lec­ture brute, avec le tra­vail, la manière, la mayon­naise entre idée et matière risque pos­si­ble­ment de s’homogénéiser…Ni trop, ni trop peu, juste pour se tendre à nou­veau et cher­cher son équi­libre tou­jours dans ses erre­ments chaotiques !

    Réponse
  27. EFFAB

    Quand tout semble avoir été déjà dit et ce de façon si belle et si ins­pi­rée, que pour­rions-nous encore y ajou­ter, chère CATHERINE, tant ceci me semble si lim­pide, si per­ti­nent, si irréfutable_si l’on veut bien se poser les vraies ques­tions tout en se per­sua­dant enfin que rien n’est impos­sible si nous le vou­lons bien et recon­nais­sons nos limites au même titre que cet abso­lu qui nous dépasse et nous inspire…

    … et quand les mots ne suf­fisent plus pour décrire la réa­li­té et expri­mer tout cet infi­ni, tout ce poten­tiel, toute cette déme­sure, la musique alors peut prendre le relais et por­ter à son paroxysme ce res­sen­ti et cet idéal.

    Grand mer­ci à cet artiste, Misié Sadik, sauf erreur de ma part, il a très bien sai­si cette marche en avant, cette ®evo­lu­tion majeure de l’Hu­ma­ni­té et ce com­bat de titans qui oppose l’Ombre et la Lumière, peu importe qui ou quoi se cache der­rière ces notions et ces par­tis pris, ces réa­li­tés ou ces fan­tas­ma­go­ries, le fait est que l’i­gno­mi­nie et l’in­jus­tice règnent ici-bas, et ça c’est inex­cu­sable, into­lé­rable, et tout cet amour, toute cette intel­li­gence en nous ne peuvent ni le conce­voir ni l’accepter.

    ÉTIENNE, par­don­nez-moi ces apar­tés, ces hors-sujets qui n’en sont peut-être pas vraiment
    mais je me fie trop à mon intui­tion et à ces ques­tion­ne­ments pour me taire plus long­temps et ne point expri­mer ma voix, mon vote, ma volon­té… comme tout un cha­cun ici, citoyens libres et consciences éclai­rées, même si il y a encore bien du che­min en ce qui me concerne ques­tion éveil et tut­ti quan­ti, lol.

    Mer­ci. Mer­ci infi­ni­ment à vous d’exis­ter et de m’au­to­ri­ser cette liber­té de dire tout ce qui me passe par la tête, ce pou­voir qu’on nous res­treint en géné­ral mais cette éga­li­té de fait et de principe.

    Oui, je sais, la musique et son lyrisme, la musique et cette quin­tes­sence solen­nelle, les mots qui dépassent la pen­sée ou cet esprit en roue libre tel Icare cou­pé de toutes ses réa­li­tés… mais c’est bien de cela dont il s’a­git, accep­ter ce monde tel qu’il pré­tend être, entre pseu­do-rai­son et spo­lia­tions en tous genres_ou exi­ger tout ce dont la liber­té ne peut se pas­ser ni s’in­ter­dire… car il est si doux et si jouis­sif de don­ner sans comp­ter et de rece­voir sans jamais rien attendre, cette abon­dance comme cette beau­té et cette richesse intrin­sèque en toute chose et par­tout, ce sou­rire comme un trésor,ce fruit mûr comme la plus déli­cieuse chose à cueillir et à savourer.

    Réponse
  28. Ronald

    Bon­jour Etienne (et bon­jour à tous),

    Juste quelques réflexions qui me sont venues à la lec­ture des deux articles de La Croix et de UN Spécial.

    Les jour­na­listes aiment éti­que­ter et vous n’êtes pas facile à l’être. Dans UN Spe­cial, vous êtes pro­mu « phi­lo­sophe poli­tique » ! Est-ce parce que le jour­na­liste veut se haus­ser en mon­trant qu’il invite des « gens impor­tants » ? Est-ce lié au contexte suisse, qui est favo­rable à la démo­cra­tie ? Est-ce lié à l’esprit issus des pays anglo-saxon de l’ONU, où l’on révère moins les titres, et où tout qui dis­serte des ins­ti­tu­tions peut se voir nom­mé « phi­lo­sophe poli­tique ». Cela me semble en tout cas tout à fait cohé­rent avec le modèle démo­cra­tique, où idéa­le­ment, tout citoyen devrait être un peu phi­lo­sophe poli­tique. C’est aus­si le rai­son­ne­ment de Chom­sky a qui l’on a repro­ché de n’être que lin­guiste et n’avoir aucune >légi­ti­mi­té< (ce mot m’a tou­jours bien fait rire) pour cri­ti­quer la poli­tique. Il explique que jus­te­ment sa cri­tique consiste à com­battre le prin­cipes de « phi­lo­sophes poli­tiques » pro­fes­sion­nels, alors qu’en démo­cra­tie, ce ne devrait pas être une dis­ci­pline réser­vée à quelques-uns.

    Inver­se­ment, dans la Croix, vous êtes qua­li­fié de « ensei­gnant et blo­gueur ». Autant dire – c’est ce que le lec­teur entend – « un baba cool ». Ce qui bloque encore la dif­fu­sion de vos thèses, c’est qu’au niveau des médias mains­tream fran­çais, on reste encore très atta­ché au titres qui fondent la res­pec­ta­bi­li­té. C’est un peu ana­logue à ce que décrit Marion Sigaut lorsqu’elle explique qu’elle a dû d’abord obte­nir son diplôme d’historien avant de pou­voir publier ce qu’elle avait à dire (on est en plein dans la para­bole de l’astronome turc du Petit Prince).

    Je pense que la publi­ca­tion de votre livre sera bien une étape déter­mi­nante dans l’obtention de cette res­pec­ta­bi­li­té. Je ne crois pas que son conte­nu révo­lu­tion­ne­ra par son conte­nu concep­tuel. Il est dif­fi­cile d’apporter encore beau­coup de choses nova­trices sur le tirage au sort après les tra­vaux de Ber­nard Manin et Yves Sin­to­mer. Vous n’êtes pas homme à écrire des trai­tés théo­riques. Votre apport dans le com­bat démo­cra­tique, ce sont toutes les confé­rences que vous effec­tuez aux quatre coins de la France, le fait que vous ayez cette capa­ci­té à empor­ter immé­dia­te­ment l’adhésion de votre public, et le plai­sir que l’on a à vous écou­ter. C’est clair : alors que vos vidéos ont quelques dizaines de mil­liers de vision­nages, Sin­to­mer n’en a que quelques cen­taines (je ne veux pas être méchant, mais c’est vrai qu’il faut être moti­vé pour l’écouter pen­dant toute une confé­rence …). Vous avez plus un rôle de Robes­pierre que de Rousseau.

    Seule­ment voi­la, dans la socié­té média­tique actuelle, dire quelque chose sur une vidéo inter­net et l’écrire dans un livre, ce n’est pas la même chose. C’est bête mais c’est ain­si. Je pense que d’une part les 20.000 audi­teurs qui vous suivent seront une « légi­ti­mi­té » qui par­le­ra à l’éditeur auquel vous pro­po­se­rez votre manus­crit. Et d’autre part, une fois celui-ci publié, vous serez pro­mu « écri­vain poli­tique », ce qui à mon avis ouvri­ra plus de portes dans les médias à grande audience. Cela devrait sans doute per­mettre de cre­ver le pla­fond de verre actuel pour la pro­pa­gande démocratique.

    PS : Juste un der­nier mot pour signa­ler un petit texte que j’ai décou­vert. Excu­sez-moi s’il est déjà connu de la com­mu­nau­té. C’est un dia­logue de Fran­ces­co Guic­ciar­di­ni sur les argu­ments res­pec­ti­ve­ment en faveur de l’élection et en faveur du tirage au sort des fonc­tions publiques à Flo­rence en 1494 (tra­duit par Sin­to­mer). L’intérêt est de mon­trer les avan­tages des deux prin­cipes pour des gens qui avaient pu réel­le­ment expé­ri­men­ter les deux pra­tiques, à l’échelle d’un état dans une socié­té proche de la nôtre. C’est très vivant. La neu­tra­li­té de l’exposé par Guic­ciar­di­ni est remar­quable (il est per­son­nel­le­ment en faveur de l’élection). On retrouve en faveur de l’élection l’argument cen­tral de nos oli­garques : la compétence.

    Il y est aus­si décrit un phé­no­mène fon­da­men­tal dont je n’avais jamais vrai­ment com­pris l’explication finale : pour­quoi l’élection abou­tit-elle à un résul­tat aris­to­cra­tique ? Le deuxième dia­lo­guiste explique bien ce qui se passe : les patri­ciens se refusent à voter pour un can­di­dat issu de la plèbe. On a donc les votes suivants :

    • Elec­teurs des classes supé­rieures : votent pour ==> Can­di­dat des classes supérieures
    • Elec­teurs des classes infé­rieures : votent pour ==> Soit can­di­dat des classes infé­rieures soit can­di­dat des classes supérieures.

    Au total, on a donc que : le nombre de poste étant res­treint et confié aux per­sonnes ayant recueilli le plus de voix, ce sont tous les can­di­dats des classes supé­rieures qui sont élus (plus quelques-uns des classes infé­rieures s’il reste des places à pourvoir).

    Si j’ai bien com­pris, le tirage au sort l’a fina­le­ment empor­té en 1496, et a été pra­ti­qué jusqu’au retour au pou­voir des Médicis.

    Bonne semaine.

    Ronald

    Réponse
  29. EFFAB

    Très inté­res­santes ana­lyses et sug­ges­tions, RONALD, des pistes à suivre, ces réa­li­tés comme cet espoir, cette pos­si­bi­li­té enfin de cre­ver le pla­fond de verre actuel pour la pro­pa­gande démo­cra­tique, même si la pas­sion des GV et leur pro­pa­ga­tion douce et quo­ti­dienne fait sa part et y contri­bue à sa façon, avec ses moyens.

    Oui, ETIENNE est bien comme un ambas­sa­deur doué d’un très bon péda­gogue et d’un très bon ora­teur (déli­bé­ra­teur), il a la maî­trise de son sujet comme la pas­sion de celui qui vise juste, à tous les sens du terme… il n’empêche, ce tra­vail de syn­thèse n’en est pas moins essen­tiel et fon­da­men­tal, et ce petit plai­sir tout en même temps, ce tra­vail par­ache­vé comme cette estime de soi, cette jouis­sance et cerise intel­lec­tuelle, cette consé­quence finale (et momen­ta­née) à toutes ces causes : La Cause des causes !

    Réponse
  30. Ana Sailland

    Une hypo­thèse :

    Le degré de démo­cra­tie d’un pays serait en par­tie expli­cable par le mode d’a­gré­ga­tion de son ter­ri­toire en des temps anciens.

    Pays obser­vés : France et Suisse

    1) France

    Après la chute des caro­lin­giens, le ter­ri­toire fran­çais se (re)constitue selon trois ou quatre modes :

    -mariages entre familles suzeraines
    ‑luttes intes­tines au sein de familles dominantes
    ‑conquêtes militaires
    ‑trai­tés ( Celui de Turin par exemple, sui­vi d’un plé­bis­cite truqué )

    Ce mode d’a­gré­ga­tion est yang, agres­sif, sans écoute des peuples régionaux.
    Quand le pays annexé est en marche vers la démo­cra­tie ( cf Corse avec Pao­li ), cet élan est cassé.
    Cette dyna­mique « construc­tive » est clai­re­ment orien­tée vers le prin­cipe d’un pou­voir central.

    Une telle His­toire façonne l’Es­prit d’une nation, qui aura par la suite beau­coup de peine à s’ar­ra­cher à sa tra­di­tion et à conce­voir autre chose que le cen­tra­lisme auto­ri­taire ; et les saines pul­sions vers la ges­tion éthique ne peuvent qu’ac­cou­cher du par­le­men­ta­risme. S’en­suit une fausse démo­cra­tie et une fausse régionalisation.

    Et c’est impré­gnée par cette His­toire que la France par­ti­cipe < mal­gré l’op­po­si­tion d’î­lots de conscience > à l’a­gré­ga­tion euro­péenne, dans le même méca­nisme d’é­di­fi­ca­tion de struc­tures autistes et auto­ri­taires (par­fois débiles 😉 )

    2) La Suisse

    La confé­dé­ra­tion démarre avec le ser­ment du Grüt­li (1291 ou 1307) qui ins­ti­tue l’u­nion sacrée de trois ter­ri­toires de petite taille Uri, Schwytz et de Nid­wald face au domi­nant local et aux attaques extérieures.

    Il s’a­git donc d’une géné­ra­tion spon­ta­née, sans ruse ni dissimulation.

    Et déjà ici démarre la démo­cra­tie directe, fon­dée sur des assem­blées phy­siques entre les habi­tants, du type de la fameuse landsgemeinde.

    On pour­rait presque dire qu’i­ci le des­tin est scel­lé (en bien)

    Les agré­ga­tions futures s’ef­fec­tuent peu ou prou dans le même esprit, et la révo­lu­tion fran­çaise qui aurait pu cas­ser la dyna­mique démo­crate n’est qu’un sou­bre­saut +/- enrichissant.

    Ce mode d’a­gré­ga­tion, Yin, pré­sente un avan­tage : les nou­veaux arri­vants sont res­pec­tés en leur âme et en leur essence, conservent leur libre arbitre interne et n’a­ban­donnent que le stict néces­saire à la confé­dé­ra­tion. Si bien que ce sont les pré­ro­ga­tives glo­bales qui sont enca­drées et non pas les pré­ro­ga­tives locales. C’est la dif­fé­rence majeure entre une vraie confé­dé­ra­tion et un bazar de type CEE , yang, où le nou­vel adhé­rent doit se plier, se soumettre.

    La popu­la­tion aug­men­tant, la démo­cra­tie directe en place publique devient dif­fi­cile ((( la dif­fi­cul­té majeure que nous avons à résoudre théo­ri­que­ment ici sur ce site ))) -> il a pu arri­ver au cours de l’His­toire et en divers can­tons ( Saint Gall entre autres ) que des ten­ta­tives appa­raissent de sup­pri­mer la land­sge­meinde. Colère des habi­tants. C’est à ce moment qu’on apprend à cou­per la poire en deux et qu’on invente le droit de veto popu­laire, lui per­met­tant de refu­ser une déci­sion du bourg­mestre, droit qui sera plus tard com­plé­té du droit d’i­ni­tia­tive populaire.

    Com­pre­nons que le RIP n’est pas en Suisse un pro­grès vers la démo­cra­tie semi-directe mais un bémol depuis la démo­cra­tie directe.

    Le pro­ces­sus vécu en Suisse est donc radi­ca­le­ment dif­fé­rent du pro­ces­sus sou­hai­té en France (et en Europe)

    C’est incom­plet et la vive cri­tique est souhaitée 😉

    Réponse
  31. Morpheus

    @ Ana

    Sans par­ler de la « conquête » des pays de langue d’Oc par les fran­çais (pari­siens) sous cou­vert de « croi­sade contre les héré­tiques Albi­geois = Cathares) ; « conquête san­glante et pour le moins bru­tale avec l’ap­pui de Rome et de la Papau­té, jamais en reste pour sou­te­nir les holo­caustes et autres bains de sang. Les conqué­rant et les papes aiment le sang. Et les fran­çais s’y entendent bien dans ce domaine.

    Mor­pheus

    Réponse
  32. Ana Sailland

    j’y pen­sais bien en écrivant ;
    « tuez les tous, dieu recon­naî­tra les siens »

    Et puis les enfants punis à la récré quand il par­laient patois …

    tiens ça aus­si c’est une dif­fé­rence de taille entre la France et la Suisse, la seconde étant construite en mode multilingue.

    Ce qui m’in­té­resse dans tout ça, ce n’est pas d’ac­cu­ser Simon de Mont­fort pour au contraire encen­ser tel ou Tell, mais de comprendre

    -que si pour nous le RIP serait un pro­grès, en Suisse il fut une régression

    -et que donc l’es­poir de nous ins­pi­rer de l’His­toire suisse pour enri­chir la notre est peut être vain : nous sommes dans un sché­ma men­tal évo­lu­tif différent.

    -Si bien qu’il serait peut être judi­cieux de mul­ti­plier les expé­riences de type land­sge­meinde avant d’exi­ger la démo­cra­tie natio­nale, expé­riences qui peuvent se pas­ser du feu vert cen­tral.
    ->?

    Réponse
  33. Morpheus

    On est sur la même lon­gueur d’onde, Ana, à ceci prêt que je tiens pour cer­tain que les ins­ti­tu­tions de l’UE y trou­ve­raient de quoi ali­men­ter le « divi­ser pour mieux régner ». Il faut donc, il me semble, dans le même temps, enle­ver à cette UE cra­pu­leuse tous ses moyens et sa fausse cré­di­bi­li­té « publique ». L’UE c’est un nid de vipères aspics.

    Mor­pheus

    Réponse
  34. Étienne

    N° 978

    _____

    ASSEMBLÉE NATIONALE

    CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

    QUATORZIÈME LÉGISLATURE

    Enre­gis­tré à la Pré­si­dence de l’Assemblée natio­nale le 22 avril 2013.

    PROPOSITION DE LOI CONSTITUTIONNELLE

    orga­ni­sant le réfé­ren­dum révocatoire
    du Pré­sident de la République,

    (Ren­voyée à la com­mis­sion des lois consti­tu­tion­nelles, de la légis­la­tion et de l’administration générale
    de la Répu­blique, à défaut de consti­tu­tion d’une com­mis­sion spéciale
    dans les délais pré­vus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

    pré­sen­tée par

    MM. Gil­bert COLLARD et Jacques BOMPARD,

    dépu­tés.

    EXPOSÉ DES MOTIFS

    Mes­dames, Messieurs,

    La pré­sente pro­po­si­tion ne fait que trans­po­ser en droit fran­çais la pro­cé­dure du réfé­ren­dum révo­ca­toire (« recall ») pré­vue par les Consti­tu­tions de six can­tons hel­vé­tiques, d’une pro­vince cana­dienne, de dix-huit États amé­ri­cains et du Venezuela.

    Une telle pos­si­bi­li­té, résul­tant d’une ini­tia­tive popu­laire, peut en théo­rie viser tout élu du suf­frage uni­ver­sel ; puisqu’elle en est le symé­trique. Aux États-Unis, ce paral­lé­lisme est d’ailleurs total ; puisque le recall peut viser aus­si bien un gou­ver­neur qu’un séna­teur ou un juge élu.

    La pré­sente pro­po­si­tion consti­tu­tion­nelle n’est donc que le corol­laire logique de la révi­sion consti­tu­tion­nelle du 6 novembre 1962 ins­ti­tuant l’élection du Chef de l’État au suf­frage uni­ver­sel direct.

    L’historique de telles ini­tia­tives montre que la péti­tion trouve sa source dans deux motifs dis­tincts : soit l’élu fait montre d’incompétence, soit il opte des poli­tiques qui vont à l’encontre de son pro­gramme électoral.

    Il s’agit donc ici d’une pro­cé­dure tota­le­ment dif­fé­rente de celle de « l’impeachment » ; lequel empê­che­ment défi­ni­tif peut déjà être pro­non­cé par le Conseil consti­tu­tion­nel dans le cadre de l’article 7 de notre Constitution.

    Il est à noter que la pré­sente pro­po­si­tion de réfé­ren­dum révo­ca­toire n’exclut aucu­ne­ment la can­di­da­ture nou­velle du Pré­sident de la Répu­blique sor­tant : le suf­frage uni­ver­sel doit pou­voir conser­ver la tota­li­té de son libre arbitre. L’exemple du Wis­con­sin en 2012, avec la réélec­tion du gou­ver­neur révo­qué, prouve qu’un tel cas de figure n’est pas pure­ment virtuel.

    PROPOSITION DE LOI CONSTITUTIONNELLE

    Article unique

    Il est ajou­té à la Consti­tu­tion un article 6–1 ain­si rédigé :

    « Art. 6–1. – Un réfé­ren­dum peut être orga­ni­sé soit à l’initiative d’un cin­quième des membres du Par­le­ment sou­te­nue par un dixième des élec­teurs ins­crits sur les listes élec­to­rales, soit à l’initiative d’un cin­quième des élec­teurs ins­crits sur les listes élec­to­rales, en vue de mettre un terme au man­dat du Pré­sident de la répu­blique actuel­le­ment en fonction.

    « Lorsque le réfé­ren­dum révo­ca­toire pré­vu à l’alinéa 1er a conclu à la ces­sa­tion du man­dat du Pré­sident de la Répu­blique, le Conseil Consti­tu­tion­nel déclare la vacance de la Pré­si­dence de la Répu­blique dans les condi­tions pré­vues par l’article 7 de la Constitution.

    « Le Pré­sident de la Répu­blique déchu de ses fonc­tions en ver­tu de la consul­ta­tion réfé­ren­daire révo­ca­toire pré­vue à l’alinéa 1er du pré­sent article est immé­dia­te­ment rééli­gible ; non­obs­tant la limi­ta­tion du nombre des man­dats consé­cu­tifs pré­vue par l’article 6 ali­néa 2 de la Constitution.

    « Les condi­tions dans les­quelles le Conseil Consti­tu­tion­nel contrôle le res­pect des dis­po­si­tions des ali­néas pré­cé­dents sont déter­mi­nées par une loi organique. »

    © Assem­blée nationale 

    Source : http://​www​.assem​blee​-natio​nale​.fr/​1​4​/​p​r​o​p​o​s​i​t​i​o​n​s​/​p​i​o​n​0​9​7​8​.​asp

    Mon commentaire : 

    Devi­nez ce que vont voter les « élus » de la « majo­ri­té »…

    🙂

    Étienne

    Pour les citoyens éveillés, c’est de plus en plus clair : ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pouvoir.

    Réponse
  35. Morpheus

    Oui, n’empêche, 1/5ème du Par­le­ment + 1/10ème des élec­teurs ou 1/5ème des élec­teurs, ça fait tout de même BEAUCOUP de voix à réunir rien que pour deman­der la tenue du refe­ren­dum.

    Si je ne m’a­buse, en France, cela fait 185 séna­teurs et/ou dépu­tés (Par­le­ment = 348 séna­teurs et 577 dépu­tés de l’As­sem­blée Natio­nale) plus 4.300.000 élec­teurs !! (1/10ème de 43 mil­lion d’é­lec­teurs) OU 8.600.000 élec­teurs (1/5ème de 43 mil­lion d’électeurs) !!!!

    Bonne chance pour réunir ça…

    Et sans que cela empêche le révo­qué de se repré­sen­ter si par miracle on par­ve­nait à le révoquer.

    Encore trop mou.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  36. Étienne

    Sug­ges­tion d’ac­tion horticole : 

    • Vous pour­riez argu­men­ter là pour que notre pré­oc­cu­pa­tion démo­cra­tique passe un jour à la télé (on peut rêver) :

    https://arte.uservoice.com/forums/203023-arte-future-fr-/suggestions/3896267-repenser-la‑d%C3%A9mocratie-du-tirage-au-sort-aux-poss

    • Là aussi ?

    http://​forums​.fran​ce2​.fr/​c​e​-​s​o​i​r​-​o​u​-​j​a​m​a​i​s​/​V​o​s​-​s​u​g​g​e​s​t​i​o​n​s​-​d​e​-​t​h​e​m​e​s​/​r​e​p​u​b​l​i​q​u​e​-​e​t​i​e​n​n​e​-​c​h​o​u​a​r​d​-​s​u​j​e​t​_​1​9​1​5​_​1​.​htm

    • Là aus­si, peut-être ? (avec beau­coup plus de chance que ça advienne)

    http://politoscope.tv/event/107/marketing-politique/politique‑s–2.0/la-reorganisation-du-travail

    Mais bon, je pense qu’il n’y a aucun espoir : à la télé tout paraît par­fai­te­ment ver­rouillé ; c’est un outil abso­lu­ment déci­sif pour les voleurs de pou­voir. Sont pas fous.

    Mais en semant un peu par­tout des graines de démo­cra­tie, ça fini­ra sans doute par ger­mer dans des endroits impro­bables, et pos­si­ble­ment très fertiles. 

    Fais ce que dois et advienne que pourra.

    Étienne.

    Réponse
  37. Morpheus

    Je viens juste d’al­ler voter sur ARTE (sans trop y croire, je suis comme toi, y sont pas fous – quoique le score est tout de même pas­sé de 300+ à 500+ voix en quelque heures ce soir et qu’on rat­trape le sujet n°1 qui est le reve­nu de base) ; je m’empresse d’al­ler sur les deux autres liens. Puis dodo.

    Bonne nuit,
    Morpheus

    Réponse
  38. Ana Sailland

    A Saint Gall, le droit de dire non (droit popu­laire de veto)a pré­cé­dé le droit de déci­der (droit d’i­ni­tia­tive populaire).

    Le droit de jeter est un droit pas­sif en ce sens qu’il ne per­met pas encore au peuple d’être actif en par­ti­ci­pant à la réflexion ET à la décision.

    Mais il amorce une révo­lu­tion de la psy­ché col­lec­tive en la sor­tant du béton de la dic­ta­ture par l’é­lec­tion. Et si ceci se pro­duit, la pen­sée devrait s’ou­vrir et impul­ser la suite.

    La classe poli­tique va refu­ser pro­ba­ble­ment mais elle démontre une faille (?)

    Réponse
  39. Ana Sailland

    « Fais ce que dois et advienne que pourra »

    On ne tire pas sur les carottes pour mieux les faire pous­ser, mais semer est néces­saire, puis arroser.

    Réponse
  40. Étienne

    Com­mis­sion des lois : 
    Appli­ca­tion de l’ar­ticle 11 de la Constitution
    (réfé­ren­dum pré­ten­du­ment « d’o­ri­gine citoyenne »
    alors qu’il est évi­dem­ment d’o­ri­gine parlementaire)

    Gil­bert Col­lard détonne, au milieu de la bande de voleurs de pou­voir du moment. 

    C’est inté­res­sant de voir qui est pour et qui est contre le réfé­ren­dum, et avec quelle confi­ture de paroles (selon l’ex­pres­sion-aveu du traître à la patrie que fut Napo­léon) les escrocs poli­tiques pro­fes­sion­nels masquent leurs forfaits.

    Toutes ces per­son­na­li­tés sont très civiles, bien éle­vées, équi­pées de cer­veaux agiles et intel­li­gents, mais ont (appa­rem­ment) un point com­mun moins relui­sant : toute cette intel­li­gence est incroya­ble­ment mobi­li­sée pour tenir le peuple à l’é­cart de la pro­duc­tion du droit qui s’im­pose à lui. Je trouve fas­ci­nant le spec­tacle de ces réflexions légis­la­tives appro­fon­dies, du point de vue du peuple tra­hi par ses pré­ten­dus « représentants ».

    http://​videos​.assem​blee​-natio​nale​.fr/​c​h​a​i​n​e​s​.​h​t​m​l​?​m​e​d​i​a​=​4​2​0​5​&​s​y​n​c​h​r​o​=​1​8​4​8​7​3​0​&​d​o​s​s​i​e​r​=12

    Réponse
  41. Ronald

    Concer­nant Gil­bert Col­lard, ce n’é­tait pas la pre­mière pro­po­si­tion de loi d’ins­pi­ra­tion démo­cra­tique qu’il dépo­sait. Je ne sais pas si vous aviez vu pas­ser ceci à l’époque :

     »Pro­po­si­tion de loi consti­tu­tion­nelle n°483 dépo­sée le 7 décembre 2012 par Marion Maré­chal-Le Pen et Gil­bert Col­lard rela­tive à la dési­gna­tion des membres du Conseil constitutionnel

    Expo­sé des motifs

    Le fait que les membres du Conseil consti­tu­tion­nel soient géné­ra­le­ment choi­sis par­mi des per­son­na­li­tés poli­tiques, et qu’ils soient dési­gnés par des auto­ri­tés poli­tiques, ne garan­tit en rien leur impartialité.

    Qu’il s‘agisse de l’approbation des comptes de cam­pagne des can­di­dats à l’élection pré­si­den­tielle, du conten­tieux élec­to­ral, ou de la consti­tu­tion­na­li­té des lois, les exemples sont nom­breux d’évidente par­tia­li­té ou de mécon­nais­sance déli­bé­rée des règles fon­da­men­tales de droit et d’équité.

    La pré­sente pro­po­si­tion de loi a pour but de remé­dier à cette situa­tion périlleuse pour notre démocratie.

    Pro­po­si­tion de loi constitutionnelle

    Article unique

    L’article 56 de la Consti­tu­tion est ain­si rédigé :

    Le Conseil consti­tu­tion­nel est com­po­sé de seize membres, nom­més pour huit années. Leur man­dat n’est pas renouvelable.

    Ils sont dési­gnés par tirage au sort, à rai­son de huit membres tous les quatre ans : deux par­mi les conseillers d’État en ser­vice ordi­naire, deux par­mi les conseillers à la Cour de cas­sa­tion, deux par­mi les conseillers maîtres à la Cour des comptes, deux par­mi les pro­fes­seurs des Uni­ver­si­tés agré­gés de droit public.

    Ils cessent d’exercer leurs fonc­tions dans leurs corps d’origine dès leur nomination.

    Le pre­mier tirage au sort désigne ceux d’entre eux dont le man­dat dure­ra quatre années.

    En cas de décès ou de démis­sion de l’un d’entre eux, son rem­pla­ce­ment, pour la durée res­tant à cou­rir jusqu’à l’expiration de son man­dat, se fera par tirage au sort dans le même corps d’origine.

    Les membres du Conseil consti­tu­tion­nel élisent en leur sein leur pré­sident. En cas de par­tage des voix, celle du pré­sident est prépondérante. »

    Pour les « 1/5° du corps élec­to­ral » qui doit faire la demande de tenue du refe­ren­dum, c’est vrai que c’est beau­coup. Mais c’est tout de même pour la des­ti­tu­tion du Chef de l’E­tat, ce n’est tout de même pas pour ins­tau­rer une loi pour la pro­tec­tion d’une espèce de che­nille. Il ne faut pas non plus que cela soit trop facile. Après 6 mois de pré­si­dence, il y tou­jours 75% de la popu­la­tion qui est déçue par tous les Chefs d’E­tat. S’il suf­fi­sait de 500.000 demandes pour déclen­cher la pro­cé­dure de refe­ren­dum révo­ca­toire, il serait impos­sible de ter­mi­ner un man­dat. Il faut que ce genre de pro­cé­dure de vise que les man­da­taires fran­che­ment déviants.

    Réponse
  42. télémaque

    à pro­pos du peuple tra­hi : Je vous recom­mande vive­ment la lec­ture d’une his­toire popu­laire des Etats ‑Unis d’Ho­ward Zinn.
    Cet ouvrage très dense apporte un éclai­rage sur la façon de fonc­tion­ner par les 1% les plus riches aux Etats-Unis et actuel­le­ment sur la pla­nète : Géno­cide des popu­la­tions indi­gènes : amé­rin­diens, (…Viet­na­miens, Ira­kiens) afin de conver­tir des biens com­muns en « pro­prié­tés pri­vées ». Fraude et vols au pro­fit des plus puis­sants, armée et police à leur ser­vice, divi­sion des socié­tés ( esclaves blancs oppo­sés aux esclaves noirs, indiens oppo­sés aux blancs pauvres et aux noirs, noirs oppo­sés aux indiens) . Le mythe du mel­ting – pot amé­ri­cain que nous avons appris à l’é­cole n’existe pas.

    Cepen­dant, alors que l’his­toire d’a­près les puis­sants se veut linéaire, elle ne l’a pas été et tous les oppri­més ont ten­té de se lever par tous leurs moyens dis­po­nibles et de tous temps : révoltes indiennes, révoltes – fuites – résis­tances pas­sives des esclaves noirs, révoltes des fer­miers pauvres, des ouvriers. Tout a été remis en ordre au pro­fit des 1% par la vio­lence et la propagande.
    Le mythe des pères fon­da­teurs de la nation amé­ri­caine en prend un coup : les avan­cées sociales ne se sont faites que parce qu’elles s’im­po­saient d’un point de vue économique !

    Enfin, ce livre montre que l’his­toire offi­cielle fait tou­jours inter­ve­nir un grand homme qui va sau­ver la socié­té , comme un père sauve ses enfants, un ber­ger guide son trou­peau. Nous ne sommes ni des enfants, ni des mou­tons, alors réveillons-nous et ne croyons plus tous les men­songes, réa­li­sons notre socié­té sans lais­ser sur le côté nos frères.

    Ce livre a un côté encou­ra­geant : l’Homme a tou­jours lut­té et cer­taines de ses luttes ont abouties.

    Actuel­le­ment, nous avons la chance de dis­po­ser de plus de moyens de com­mu­ni­ca­tion pour pou­voir échan­ger entre nous des idées plus humaines. Mais la pro­pa­gande est beau­coup plus puis­sante : nul besoin pour l’é­tat d’a­gir comme en Corée du Nord pour contraindre sa popu­la­tion : les médias s’en chargent : on fait la guerre pour la paix, notre armée vole au secours des popu­la­tions oppri­mées, il faut consom­mer pour sau­ver notre éco­no­mie, les gaz de schiste vont nous sau­ver … Le prin­ci­pal média actuel : la télé­vi­sion agit comme une matrice qui nour­rit une façon unique de pen­ser et nous ferme les yeux en obs­truant nos cer­veaux (neu­ro-mar­ke­ting).

    Notre pro­blème fon­da­men­tal est donc bien d’être repré­sen­té par des per­sonnes cupides, pares­seuses, cor­rom­pues, for­mées avec la tech­no­cra­tie dans des écoles qui ont per­dues le sens de l’hu­main. Pro­té­geons nous des puis­sances de l’argent : man­da unique, tirage au sort, révo­ca­tion des repré­sen­tants… Toutes les pro­po­si­tions d’E­tienne sont à explorer.

    Réponse
  43. Ana Sailland

    😉 j’es­père que ces 6′35″ n’ont pas été sélec­tion­nées comme étant les plus intéressantes 😉

    Réponse
  44. FURAX

    Per­so, je trouve qu’il est bon de répé­ter qu’il n’y a jamais qu’une solu­tion, mais des solu­tions à un pro­blème, et qu’af­fir­mer qu’il y a une solu­tion débouche tou­jours sur de l’ex­tré­misme et du totalitarisme.

    Ensuite, j’ai trou­vé cin­glant sa pré­sen­ta­tion du tirage au sort, et qu’il est bon de l’en­tendre pour en amé­lio­rer sa pertinence…

    Réponse

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