Rendez-vous à Paris, le 4 avril 2013, avec Michel Rocard, sur la vision à long terme en démocratie

25/03/2013 | 201 commentaires

Ren­dez-vous à Paris, jeu­di 4 avril 2013
avec Michel Rocard, Domi­nique Bourg et Fran­çois Rachline,
pour une ren­contre sur le thème :

« Sor­tir de l’ur­gence pour inno­ver :
quelle vision à long terme en démocratie ? »

http://​up​-confe​rences​.fr/​e​v​e​n​e​m​e​n​t​/​s​o​r​t​i​r​-​u​r​g​e​n​c​e​-​i​n​n​o​v​e​r​-​q​u​e​l​l​e​-​v​i​s​i​o​n​-​a​-​l​o​n​g​-​t​e​r​m​e​-​e​n​-​d​e​m​o​c​r​a​tie

Ce sera donc le 4 avril 2013, à 19h00
à La Bel­le­vil­loise, 19–21 rue Boyer, 75020 Paris.

Métro Gam­bet­ta (lignes 3 et 3bis). Sta­tion Velib 20121

C’est public et gra­tuit, mais il faut s’ins­crire :
http://​www​.groupe​-sos​.org/​u​p​-​c​o​n​f​e​r​e​n​c​e​s​/​p​a​r​t​i​c​i​p​e​z​/​i​d​/​1​6​3​#​i​n​s​c​r​i​p​t​ion

Je pense que ce serait bien que de nom­breux GV soient par­mi nous ce soir-là dans la salle 🙂

Au plai­sir de vous retrou­ver bien­tôt, bande de virus 🙂

Étienne.

Mise à jour 11 avril :

Enregistrement (pirate) audio de la soirée :

• L’en­re­gis­tre­ment AUDIO du débat complet

Fichier mp3 à télé­char­ger (clic droit Enre­gis­trer la cible sous…) :
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​C​h​o​u​a​r​d​-​R​o​c​a​r​d​_​4​_​a​v​r​i​l​_​2​0​1​3​_​P​a​r​i​s​.​mp3

• L’en­re­gis­tre­ment VIDÉO du court « débrie­fing » fil­mé après le débat :

https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​C​h​o​u​a​r​d​-​R​o​c​a​r​d​_​4​_​a​v​r​i​l​_​2​0​1​3​_​P​a​r​i​s​.​mp3

• On attend (impa­tiem­ment) la vidéo de la soi­rée entière, en cours de montage.

Mer­ci au valeu­reux Wiki­crate, pour nous avoir enre­gis­tré tout ça en atten­dant les publi­ca­tions officielles 🙂

Mise à jour 10 mai 2013 :

🎬 Vidéo d’origine (plus dis­po­nible) : https://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​D​_​9​9​k​g​B​F​aIA

—————————–
Mise à jour 28 novembre 2013 :

Je pense que l’on n’au­ra jamais la vidéo de cette soi­rée, et c’est bien dom­mage.
MAIS, après avoir vu un entre­tien enre­gis­tré récem­ment avec Radio-Ici-et-Main­te­nant,
Benoît (Darous­sin), grand virus devant l’É­ter­nel, a tout de suite com­po­sé
ce pré­cieux montage :

Mille mer­cis à Benoît (et à Wiki­crate) : du bon bou­lot de bon virus 🙂

Étienne.

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Étienne

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201 Commentaires

  1. Wikicrate

    Au plai­sir Etienne !

    Réponse
  2. Epiméthée

    Je rentre sur Paris ce jour, qu’elle aubaine !! Un GV de plus dans l’assistance.

    Réponse
  3. Étienne

    « Or, l’action des res­pon­sables poli­tiques est contrainte par la durée de leur man­dat, et de manière plus per­ni­cieuse par l’attention qu’ils accordent à leur popu­la­ri­té dans les son­dages – lar­ge­ment relayés par des medias qui créent un cli­mat « d’élection per­ma­nente » – peu pro­pice aux poli­tiques de long terme. »

    C’est mar­rant, on dirait qu’ils vou­draient nous pré­pa­rer à l’i­dée que les pauvres élus sont **condam­nés au** court-ter­misme par de mau­vaises ins­ti­tu­tions qui les mettent trop sous pres­sion… On va peut-être nous expli­quer qu’il faut donc encore ral­lon­ger les man­dats et encore dimi­nuer l’in­fluence du peuple sur les déci­sions publiques, peut-être même renon­cer à ces élec­tions qui sont si gênantes…

    On ver­ra ce qu’on peut en dire 🙂

    En tout cas, pour une fois qu’on invite un tublion popu­liste dans un groupe d’eu­ro­péistes, on va être polis et dire vrai­ment mer­ci aux gen­tils organisateurs.

    Réponse
  4. Un songe qui ment dit la vérité.

    Bon­soir Mon­sieur CHOUARD, de bons débats en pers­pec­tive, je suis curieux de ce que pour­rait dire Michel Rocard, aurait-t-il des accès de luci­di­té sur les consé­quences des poli­tiques de com­pé­ti­ti­vi­té qu’il avait prô­nées, mais pour ceux qui sont cloués au sol par la situa­tion éco­no­mique et qui pos­sèdent de vieux ordi­na­teurs, et pour ceux qui ont besoin de clar­té et de rapi­di­té dans les recherches concer­nant les thèmes ( très nom­breux et très inté­res­sants ), est-ce que vous pour­riez pas­ser un peu de votre pré­cieux temps à ouvrir et orga­ni­ser un nou­veau blog Dot­Clear, pour allé­ger celui-ci.

    On trouve des héber­geurs très faci­le­ment désor­mais …que ce soit ici …

    et même très bien docu­men­tés sur les pro­cé­dures, là, … 🙂

    ou bien ailleurs, il suf­fit de taper héber­geurs Dot­Clear dans le moteur de recherche de votre choix. 

    Quelle chance avez-vous de pou­voir vous expri­mer, alors que nous sommes nom­breux à être obli­gés de nous taire par manque d’argent ou de temps. 

    Mer­ci de nous représenter, 
    mais n’ou­bliez pas de prendre soin de vous.

    Réponse
  5. Morpheus

    Ils t’ont invi­té, Étienne, j’ai bien compris ?

    C’est un piège, évidemment.

    Mais tu t’en doutes, tu n’es pas né de la der­nière pluie. Et donc, c’est en connais­sance de cause que tu as déci­dé de t’y jeter.

    Que La Force soit avec toi !

    ROCARD, ce traître avé­ré ! Non mais com­ment ces bouf­fons ne manquent pas de culot quant même… vrai­ment AUCUNE VERGOGNE, ces salauds. Ils nous ont tra­his au der­nier degré et ils pré­tendent orga­ni­ser un débat pour pro­po­ser des >solu­tions< à une crise de régime qu’ils ont eux-mêmes orga­ni­sée. C’est d’un clas­sique, ça ! C’est tel­le­ment gros, comme le nez au milieu de la figure.

    Alors, pour rap­pel aux audi­teurs qui n’ont pas tout sui­vi, Rocard, côté face c’est ça :

    Et puis, pirouette, côté pile, Rocard c’est ceci :

    Je rap­pelle que Rocard était cen­sé être SOCIALISTE… « Le seul milieu HUMAIN qui connaisse quelque chose au monde exté­rieur, ce n’est pas vrai­ment les jour­na­listes, ce n’est pas les poli­tiques (ils ne se réfèrent qu’à leurs seules tra­di­tions), ce n’est pas le monde sala­rial et leurs syn­di­cats, ce n’est non plus nos intel­lec­tuels trop sen­si­bi­li­sés par leur langue et leur culture, c’est vous les patrons ! » (sic)

    Voi­là, voi­là, voilà.

    Ce serait en effet bien de lui deman­der, au vieux Rou­blard – par­don, au vieux Rocard – s’il bosse pour le peuple ou pour les exploi­teurs du peuple. Où, ce qui est plus que pro­bable, s’il bosse pour sa pomme, en bon mer­ce­naire qui se vend au plus offrant.

    Si j’ai l’oc­ca­sion (très peu pro­bable, hélas) de mon­ter à Paris, je lui pose­rai bien la ques­tion. Mais si je ne suis pas là, n’hé­si­tez pas à lui deman­der pour moi.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  6. Morpheus

    J’en ai trou­vée une meilleure (en rap­port avec le sujet).

    « L’Europe est un pachy­derme (pata­ti, pata­ta – déso­lé j’a­brège pour en venir au fait) mais elle n’a pas de com­man­de­ment, et quand la tem­pête arrive, il faut un com­man­de­ment rapide et déci­sion­nel rapidement. »

    C’est quoi encore le thème du bazar, là ?

    Ah oui, Sor­tir de l’ur­gence pour inno­ver : quelle vision à long terme en démocratie ?

    Voui, voui, voui …

    Bon, aller : fin de plai­doi­rie, votre honneur ^^

    Mor­pheus

    Réponse
  7. Étienne

    Mer­ci Morpheus.

    Rocard (« démo­crate » et « res­pon­sable ») (min 11:24) :

    - « Je n’aime pas le référendum »
    « tout ça est compliqué »
    – Vous êtes contre toute consul­ta­tion par référendum ?
    – « Oui ! »
    – « L’Allemagne a inter­dit le réfé­ren­dum dans sa consti­tu­tion, c’est plein de sagesse »

    No com­ment

    Réponse
  8. Patrick Flécheux

    Ins­crit et Pré­sent 🙂

    Réponse
  9. AlainR

    http://​www​.fon​da​tion​-nico​las​-hulot​.org/​b​l​o​g​/​v​e​r​s​-​u​n​e​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​e​c​o​l​o​g​i​q​u​e​-​p​a​r​-​d​o​m​i​n​i​q​u​e​-​b​o​u​r​g​-​d​a​n​s​-​l​e​s​-​g​r​a​n​d​s​-​d​o​s​s​i​e​r​s​-​n​-​1​9​-​d​e​-​s​c​i​e​n​c​e​s​-hu

    http://​www​.fon​da​tion​-nico​las​-hulot​.org/​a​c​t​i​o​n​s​/​d​e​m​o​c​r​a​tie

    L’i­dée du tirage au sort se pro­page pro­gres­si­ve­ment, comme un bon outil de créa­tion d’un organe sta­tis­ti­que­ment repré­sen­ta­tif d’un col­lec­tif, lorsque c’est néces­saire, ou comme un moyen de trou­ver des exé­cu­tants sans pou­voir (Athènes).

    Par contre, si l’abs­ten­tion pro­gresse, il n’y a pas d’a­na­lyse média­tique expli­quant pour­quoi le pro­ces­sus élec­to­ral est dis­qua­li­fié (autre que la « décep­tion » des élec­teurs …). Pour­quoi fau­drait-il désor­mais tou­jours voter, mais ne jamais plus élire ? C’est ce point qu’il faut travailler.

    Et mettre en avant la démo­cra­tie directe. Tirage au sort ou élec­tion, on enlève aux citoyens le droit de déci­der : déci­der, c’est être conduit à débattre, donc à s’in­for­mer, donc à s’im­pli­quer. C’est le contraire des sondages.

    D’a­bord la démo­cra­tie directe, avant tout, sur­tout lors­qu’on veut déci­der sur le long terme et qu’on a donc le temps.
    Ensuite le tirage au sort, si nécessaire.
    Et jamais plus d’é­lec­tion = délé­ga­tion = démis­sion citoyenne.

    Rocard sou­tient Lar­rou­tu­rou et son col­lec­tif, actuel­le­ment une alter­na­tive citoyenne à la médio­cri­té des par­tis. Ils viennent de sor­tir un livre.

    Rocard est un ancien élu éli­tiste qui a per­du tout pou­voir, qui le sait … et prend donc le temps de réflé­chir : d’où le pire et le meilleur.

    J’ai eu le plai­sir d’as­sis­ter ven­dre­di à la réunion avec Etienne, puis same­di à l’AG du col­lec­tif Roo­se­velt avec Pierre : je rêve d’une asso­cia­tion des idées de ces deux-là depuis bien long­temps … Avec en plus celles d’un JL Mélen­chon libé­ré de son par­ti, on serait sauvé 🙂

    Pour par­ler aux gens de démo­cra­tie directe, il faut leur dire qu’on va leur trou­ver du temps libre sans perte de reve­nus. Car pas de temps libre (pour les tra­vailleurs) ou pas de tra­vail (pour les chô­meurs), ça veut dire pas d’at­ten­tion pour un quel­conque rêve démo­cra­tique = tant que le chô­mage res­te­ra à ce niveau, les gens n’é­cou­te­ront pas ce que nous avons à dire sur la démo­cra­tie car ils ont bien d’autres pro­blèmes urgents.

    Pierre Lar­rou­tu­rou pro­pose depuis 20 ans une solu­tion argu­men­tée et chif­frée contre le chô­mage : c’est *aus­si* une solu­tion pour la démo­cra­tie citoyenne directe.

    La cause des causes ne sera pro­pa­gée qu’in­cluse *joyeu­se­ment* dans un pro­jet ‑poli­tique non par­ti­san- ten­dant au bon­heur : temps libre, acti­vi­té citoyenne, res­pect d’au­trui et de la Nature, etc … Peut-être les Colibris ?

    Réponse
  10. Ana Sailland

    Idées en vrac.

    Nous ne sommes pas en démo­cra­tie mais vivons une dic­ta­ture renou­ve­lée cycli­que­ment via l’élection.
    Le fait que les émet­teurs de dic­tats soient élus ne change rien au fait qu’ils ont ins­ti­tu­tion­nel­le­ment droit à l’autisme.

    Le refe­ren­dum à la fran­çaise est un outil de domi­na­tion. (cf post sur « Marat »)

    Le refe­ren­dum à la suisse est un outil de contrôle mais ne suf­fit pas.

    Le tirage au sort pour des postes à res­pon­sa­bi­li­té est une aber­ra­tion. En débat public, les adver­saires du tirage au sort ne se gênent pas pour nous enli­ser sur ce ter­rain là, qui consiste à lais­ser croire que le tirage au sort n’in­duit pas une refonte radi­cale de tous les méca­nismes de la déci­sion. Ce qui est bien enten­du absurde.

    Le tirage au sort appli­qué sans nuance induit lui aus­si une pas­si­vi­té du citoyen. Le fait que chaque citoyen ait une chance d’être appe­lé n’est que de peu de poids face au sen­ti­ment d’im­puis­sance. Ce sen­ti­ment et la pas­si­vi­té pro­vo­que­raient comme actuel­le­ment une moro­si­té, puis le dés­in­té­rêt, puis un défi­cit en connais­sance, puis un défi­cit en conscience.

    La conscience et la démo­cra­tie directe vont de conserve : l’une nour­rit l’autre et l’autre nour­rit l’une.
    Que la démo­cra­tie soit tru­quée, et la conscience s’étiole.
    Que la conscience soit atta­quée, et la démo­cra­tie meurt.
    La démo­cra­tie média­tique est donc peut être l’un des ter­rains où se joue la bataille.
    S’il est un lieu où le tirage au sort pour­rait être remède effi­cace, c’est bien celui de l’empire médiatique … 

    Toute forme de délé­ga­tion réduit les connexions neu­ro­nales du cer­veau col­lec­tif et trop de délé­ga­tion conduit à l’AVC collectif.
    Que cette délé­ga­tion s’o­père par le vote ou par le sort.

    La démo­cra­tie directe à grande échelle est très dif­fi­cile à inven­ter, et on ne se prive pas pour nous mettre et remettre ça sous le nez. Nous ne pas­sons pas assez de temps à y réflé­chir. A cette heure, mon opi­nion bal­bu­tiante est la suivante :
    La démo­cra­tie directe à grande échelle ne se conçoit que fon­dée sur un réseau dense d’as­sem­blées déli­bé­ra­tives, per­ma­nentes ou éphé­mères, struc­tu­rées par une topo­lo­gie en famille de pou­pées russes.
    C’est ici que peut inter­ve­nir le tirage au sort, pour des man­dats hyper-courts et contrô­lés ; man­dats rela­tifs uni­que­ment à l’or­ga­ni­sa­tion des débats et au tis­sage de liens entre les assemblées.

    Por­tez vous bien 🙂

    Réponse
  11. AlainR

    @ 12. Ana Sailland a écrit : 
    « La démo­cra­tie directe à grande échelle est très dif­fi­cile à inven­ter, et on ne se prive pas pour nous mettre et remettre ça sous le nez. Nous ne pas­sons pas assez de temps à y réfléchir. »

    D’ac­cord sur le fait que c’est un point à argu­men­ter en prio­ri­té. Et je ne vois pas pour­quoi ce que l’es­pace poli­tique fran­çais a vécu lors du refe­ren­dum sur le TCE (débat puis vote popu­laires) ne pour­rait pas être appli­qué *fré­quem­ment* concer­nant les lois de por­tée natio­nale ou euro­péenne. La seule objec­tion est le manque de temps des citoyens pour par­ti­ci­per à la vie poli­tique, d’où mon obses­sion de lier les idées d’E­tienne sur la démo­cra­tie à celles de Pierre Lar­rou­tu­rou sur le par­tage du temps de travail.

    Réponse
  12. Ana Sailland

    oui 🙂

    (J’a­vais bien repé­ré tes argu­ments plus haut)

    Oui, tout se tient.

    Le type d’é­co­no­mie, les dogmes, la fonc­tion de l’é­co­no­mie, le contrat social, la pro­prié­té du temps, la fonc­tion de déci­sion et son orga­ni­sa­tion, la per­cep­tion de l’u­ni­té de la vie.

    Il est impos­sible d’en­vi­sa­ger un cha­pitre sans un œil sur les autres.

    Mais dire en poly­logue néces­site conci­sion, sauf à écrire un bouquin …

    Réponse
  13. AlainR

    Ecrire un bou­quin, c’est ce que fait Etienne, et c’est très bien. Mais ce qui m’a mar­qué ven­dre­di puis same­di, dans les réunions de per­sonnes inté­res­sées res­pec­ti­ve­ment par les idées (et la per­son­na­li­té) d’E­tienne puis de Pierre, c’est d’une part l’ab­sence de volon­té de prise de direc­tion du mou­ve­ment qu’ils ont pour­tant l’un et l’autre créé, d’autre part l’ab­sence de com­mu­ni­ca­tion poli­tique (« marketing »).

    Etienne ne sera jamais élu, tan­dis que Pierre l’a été à recu­lons same­di (comme pré­sident du col­lec­tif). L’un et l’autre ont visi­ble­ment beau­coup de mal, et depuis long­temps, à orga­ni­ser les réseaux qu’ils ont créés. Et beau­coup de mal à com­mu­ni­quer (interne ou externe) autre­ment qu’en s’ap­puyant tou­jours sur leurs idées et sur la même manière de les trans­mettre (fond et forme).

    Sans eux, ces réseaux se dis­per­se­raient car ils sont fon­dés sur l’es­time de leur tra­vail (qua­li­té, durée, ouver­ture à la cri­tique, …). Mais autour d’eux, ces réseaux ont beau­coup de mal à se struc­tu­rer : quel par­tage des pou­voirs, entre les fonc­tions des uns et des autres, entre le local et le natio­nal, com­ment pro­pa­ger les idées, com­ment moti­ver les troupes, qui fait quoi … ?

    Et ça aus­si, c’est un gros pro­blème à trai­ter en prio­ri­té. Les résis­tants créa­teurs (d’i­dées et de réseaux) ont à apprendre à diri­ger, délé­guer, orga­ni­ser, com­mu­ni­quer. Aus­si bien que les pro­fes­sion­nels de la poli­tique, mais avec les contre-pou­voirs démo­cra­tiques en plus.

    Qu’ils le veuillent ou non, ces ini­tia­tives liées à l’or­ga­ni­sa­tion d’un réseau dépendent d’eux, aus­si humbles soient-ils et même s’ils n’en ont aucune envie. On peut les aider, pas les remplacer.

    ***
    Petit extrait de « 1793. La Répu­blique de la ten­ta­tion. Une affaire de cor­rup­tion sous la 1ère Répu­blique. » – Michel BENOIT – Ed. L’Ar­man­çon – 2008 – p.11

    Un pro­fes­seur d’his­toire de la fac de Besan­çon décla­rait en 1919 :

    Un régime repré­sen­ta­tif comme le nôtre, un régime qui n’a de démo­cra­tie que les appa­rences, ce régime où le peuple, une fois tous les quatre ans, met un bout de papier dans une urne, votant pour des hommes qui, le len­de­main, le dédaignent et le tra­hissent, ce régime soi-disant démo­cra­tique ne repose que sur l’hon­nê­te­té fon­cière, la conscience des élus.

    Si l’é­lu tra­hit les élec­teurs, tout croule, le suf­frage uni­ver­sel est bafoué puis­qu’il n’a pas encore su conqué­rir le réfé­ren­dum que nos voi­sins suisses pra­tiquent depuis un demi-siècle.

    Réponse
  14. Ana Sailland

    Si les abeilles pol­li­nisent, on ne leur demande pas de gou­ver­ner les fleurs 😉

    Réponse
  15. AlainR

    Non mais les abeilles, outre leur besoin vital d’une Reine, sont natu­rel­le­ment orga­ni­sées et for­mées. Contrai­re­ment à nous 🙂

    Très beau film sor­ti récem­ment : « Des Abeilles et des Hommes »

    Ven­dre­di après-midi à Paris, une jeune femme ayant été au Vene­zue­la a brillam­ment témoi­gné du suc­cès dans les vil­lages les plus recu­lés (un citoyen deman­dant des comptes à son maire) de la Révo­lu­tion boli­va­rienne, en par­tie grâce à son incar­na­tion en un homme. Un homme sans lequel la mobi­li­sa­tion popu­laire aurait-elle eu lieu ?

    Je ne sou­haite pas qu’E­tienne devienne notre Hugo Chá­vez 🙂 Mais le fait est que la majo­ri­té ne s’en­thou­siasme pas pour des idées. En tout cas, pas de nos jours.

    Etienne, Pierre Rabhi (encore un film à voir) avec les Coli­bris, Pierre Lar­rou­tu­rou avec le col­lec­tif Roo­se­velt, … ce sont les mêmes mou­ve­ments, construits autour d’un homme et de ce qu’il incarne dans la durée.

    L’adhé­sion est intel­lec­tuelle et moti­vante, le lien est humain et agréable … et l’or­ga­ni­sa­tion ? la stra­té­gie ? Elles ne sont pas natu­relles et ont besoin d’un réfé­rent légitime.

    Réponse
  16. brigitte

    « et l’or­ga­ni­sa­tion ? la stra­té­gie ? Elles ne sont pas naturelles »

    Atten­tion aux réfé­rences à l’an­cien monde, à l’an­cienne manière de pen­ser, qui résulte seule­ment des limi­ta­tions impo­sées à l’es­pèce humaine à son insu. Toutes ces limi­ta­tions, toutes les oeillères sont en train de sau­ter une à une.

    L’or­ga­ni­sa­tion et la stra­té­gie de la Vie ne sont-elles pas natu­relles ? Celles de notre sys­tème immunitaire ?

    « le fait est que »…

    Belle soi­rée

    Bri­gitte

    Réponse
  17. Ana Sailland

    🙂 🙂 🙂 🙂

    Il y a quelque chose d’hé­roïque à se cou­per les ailes anciennes pour que puissent en pous­ser d’autres.

    Belle soi­rée ?

    Je pense bien ! ce soir, groupe de tra­vail à la mai­son. On va par­ler de tout ça. …

    Réponse
  18. J-Stéphane

    Bon sang !

    La démo­cra­tie ce n’est pas sor­cier, c’est lais­ser libre cours à l’ex­pres­sion et lais­ser l’ex­pres­sion aux concernés.

    La poli­tique n’est pas une affaire d’ex­perts, c’est pour­quoi les poli­ti­ciens peuvent très bien être tiré au sort, même les maires, d’ailleurs avons-nous réel­le­ment besoin de maires. N’a­vons-nous pas juste besoin de citoyens impliqués ?

    La démo­cra­tie rede­vient pos­sible si nous décen­tra­li­sons les pou­voirs. Il faut sor­tir de ce pou­voir cen­tral qui veut tout contrô­ler et qui ne fait que tuer l’ex­pres­sion et la création.

    Sûr, l’é­lec­tion est mal­saine, car une fois choi­sit, l’é­lu n’é­vo­lue plus, il régresse même. Car dans cet esprit indi­vi­dua­liste qu’est l’é­li­tisme, une fois au zénith, l’é­lu n’a plus que pour pré­oc­cu­pa­tion d’é­cra­ser les autres, ce qui l’empêche de conti­nuer pro­gres­ser et d’entraîner éga­le­ment ses sem­blables dans cette évolution.

    Mais par contre, le vote est une bonne chose, pas pour élire, mais pour choi­sir un texte, une loi ou tout projet.

    Réponse
  19. Patrick Flécheux

    L’a­beille à besoin d’une reine. Le train d’une loco­mo­tive et l’homme (qui est moins cou­ra­geux qu’une abeille et plus vicieux) d’un porte étendard.

    Car, on pré­fère mal­gré tout que ce soit l’autre qui prenne une balle à notre place …

    Réponse
  20. Ana Sailland

    « La démo­cra­tie ce n’est pas sor­cier, c’est lais­ser libre cours à l’ex­pres­sion et lais­ser l’ex­pres­sion aux concernés. »

    Ima­gi­ner com­ment des mil­lions de per­sonnes peuvent se coor­don­ner pour vivre ensemble dans l’har­mo­nie ne me semble pas si simple et mérite peut être un peu de réflexion, non ?

    Réponse
  21. Brigitte

    « Il y a quelque chose d’hé­roïque à se cou­per les ailes anciennes pour que puissent en pous­ser d’autres. »

    On nous avait fait croire que c’é­taient des ailes, c’est pour ça qu’on voyait vrai­ment des ailes, mais en réa­li­té c’é­tait une cami­sole de force.
    Et il y a quelque chose de jubi­la­toire à retrou­ver l’u­sage de ses bras.

    « l’homme (qui est moins cou­ra­geux qu’une abeille… »

    La voi­là, la véri­table cause des causes. La mer­veilleuse nou­velle est qu’il ne dépend que de nous de sor­tir de ce régime tyrannique.

    Bri­gitte

    Réponse
  22. J-Stéphane

    Quel type de coordination ? 
    Celle qui veux que tout soit égal ou tout soit complémentaire ? 
    Réel­le­ment, côtoyons-nous des mil­lions de per­sonnes, ou même des milliers ? 

    Ma famille, mes amis, mes col­lègues et mes voi­sin, voi­là mon quotidien. 

    Je ne pense pas qu’il faille tout régle­men­ter, légi­fé­rer et nor­ma­li­ser au niveau national. 
    Les familles comme les métiers sont tous dif­fé­rents, et c’est là la source de toutes richesses. 
    Y a que pen­dant les moments qu’ils ont en com­mun qu’ils doivent inté­grer une nou­velle règle commune. 
    Quelles peuvent-être les sujets poli­tiques d’ordre national ? 
    Sûre­ment pas tout ces ordres sous les­quels on croule.

    Réponse
  23. J-Stéphane

    Je me sou­viens d’une pro­pa­gande. « nos emplettes sont nos emplois »

    Alors que tout le monde enten­dait qu’il fal­lait abso­lu­ment ache­ter pour avoir du travail. 
    Moi, j’ai com­pris, « nos emplettes sont nos chaînes », et j’ai pris pour habi­tude de moins ache­ter pour moins tra­vailler.

    Tout ça pour dire qu’il faut tou­jours cher­cher à voir la deuxième face des choses…

    Réponse
  24. Ana Sailland

    Suite à une réflexion de groupe de la soi­rée écoulée : 

    CAMPING DÉMOCRATE

    VOUS ÊTES TOUS INVITÉS CET ÉTÉ EN HAUTE SAVOIE

    Détails sui­vront.

    Réponse
  25. AlainR

    @ 21. Patrick Flé­cheux a écrit :

    « L’a­beille à besoin d’une reine. Le train d’une loco­mo­tive et l’homme (qui est moins cou­ra­geux qu’une abeille et plus vicieux) d’un porte éten­dard. Car, on pré­fère mal­gré tout que ce soit l’autre qui prenne une balle à notre place … »

    Je le prends pour môa alors que ce n’est pas du tout ce que j’ai écrit.

    Lors­qu’un mou­ve­ment poli­tique (pas néces­sai­re­ment par­ti­san) com­mence à prendre de l’im­por­tance, je peux vous garan­tir que les can­di­dats pour por­ter l’é­ten­dard ne manquent pas, loin de là !

    C’est même le prin­ci­pal pro­blème, de construire un col­lec­tif qui a du suc­cès sans que les res­pon­sables nom­més, élus ou man­da­tés pour l’or­ga­ni­ser ne prennent pro­gres­si­ve­ment le melon et ne cherchent à en prendre le contrôle, par­fois en pous­sant sur le côté son créa­teur trop timide ou trop humble.

    Quant à la Reine des abeilles, elle est bien plan­quée au fond de la ruche : c’est ce que je sou­haite d’E­tienne, qu’il orga­nise et délègue en interne, sans nul­le­ment lui deman­der de s’ex­po­ser davan­tage en public s’il ne le veut plus.

    Les réunions ven­dre­di à Paris ont ras­sem­blé beau­coup de monde, d’a­bord grâce à Etienne et autour de lui. Porte-parole, web­mestre, fil­treur de cour­riels, orga­ni­sa­teur de réunions, modé­ra­teurs, vidéastes, … Tous ces rôles peuvent être dis­per­sés selon l’i­ni­tia­tive de cha­cun, ou pla­cés sous la même bannière.

    On retourne le pro­blème comme on veut, mais si une œuvre col­lec­tive doit être construite, ce sera parce qu’il aura su délé­guer et ini­tier une orga­ni­sa­tion interne. Et s’il ne le fait pas, je ne lui ferai stric­te­ment aucun reproche.

    Réponse
  26. J-Stéphane

    Si nous étions vrai­ment une nation démo­cra­tique, ne serait-il dans l’in­té­rêt du peuple d’être un pays neutre comme la Suisse, et est-ce possible ?

    Réponse
  27. Patrick Flécheux

    @ AlainR

    « L’a­beille à besoin d’une reine. Le train d’une loco­mo­tive et l’homme (qui est moins cou­ra­geux qu’une abeille et plus vicieux) d’un porte éten­dard. Car, on pré­fère mal­gré tout que ce soit l’autre qui prenne une balle à notre place … »
    __
    Je le prends pour môa alors que ce n’est pas du tout ce que j’ai écrit.__

    Cela ne s’a­dres­sait pas du tout à vous en par­ti­cu­lier. (Ne vous connais­sant pas, je ne me serait pas permis :))
    C’é­tait juste un constat (ins­pi­ré par votre pro­pos) d’une des fai­blesses de nombres d’entre nous. (Moi le premier :))

    Réponse
  28. zedav

    Bon­jour Étienne,

    Vous ne pré­voyez pas de faire une ren­contre GV à l’oc­ca­sion de votre pas­sage à Paris ?

    Je sou­haite bonne chance au valeu­reux citoyen qui ose affron­ter dans l’arène les gla­dia­teurs – médiocres mais sur­ar­més d’i­dées reçues faciles à faire ava­ler – dans un com­bat dont l’ar­bi­trage sera de plus tota­le­ment partial.

    Réponse
  29. lambda

    j’ai vou­lu me faire une idées des conférenciers

    Rocard, tout a été dit ici…

    F. Rachlin :

    sopo­ri­fique et pon­ti­fiant à souhait…

    en plus, il dit clai­re­ment qu’il n’a pas de réponse !
    pas grave, l’im­por­tant est de faire des confé­rences, n’est-ce pas ?

    D. Bourg :

    un phi­lo­sophe de la décrois­sance poli­ti­que­ment correct

    http://​www​.agri​cul​ture​-envi​ron​ne​ment​.fr/​d​o​s​s​i​e​r​s​,​1​/​e​c​o​l​o​g​i​e​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​,​1​8​/​d​o​m​i​n​i​q​u​e​-​b​o​u​r​g​-​o​u​-​l​e​-​s​y​n​d​r​o​m​e​-​d​e​-​l​a​-​f​i​n​i​t​u​d​e​,​6​8​8​.​h​tml

    bon cou­rage ven­dre­di à écou­ter leur storytelling !

    Réponse
  30. Merome

    Une ini­tia­tive à suivre ici, le 04/04 :

    http://​www​.404​de​mo​cra​cy​not​found​.org

    « 404 Demo­cra­cy Not Found vise à pro­mou­voir et à défendre la démo­cra­tie à tra­vers le monde. Si votre orga­ni­sa­tion ou si vous avez une ini­tia­tive à faire par­ta­ger sur ce sujet, nous seront heu­reux de vous inté­grer au sein du projet. »

    Réponse
  31. Cécile

    À pro­pos de Sim­pli­ci­té volon­taire et décrois­sance 1 , vu plus haut.

    Je viens juste de rece­voir un appel à sous­crip­tion de son réa­li­sa­teur, Jean Claude Decourt, pour son pro­chain film.

    Jean-Claude fait un tra­vail for­mi­dable sur la décroissance…
    C’est avec grand plai­sir que je relaye donc l’info…

     »« Uto­pi­mages lance une sous­crip­tion pour le film 
    « Chan­ger et chan­ger le Monde ».
    (sor­tie pré­vue : hiver 2013) 
    Si vous sou­hai­tez sou­te­nir ce film, mer­ci de le com­man­der dès aujourd’hui en nous fai­sant par­ve­nir la somme de 20 € ou plus…
    Un reçu vous sera envoyé dès réception.
    Sitôt le film ter­mi­né, il vous sera envoyé (gra­vé sur deux DVD).
    Si cette com­mande ne pou­vait être hono­rée, l’intégralité de la somme ver­sée vous serait remboursée.
    Nous sommes à votre dis­po­si­tion pour vous envoyer synop­sis, plan, liste des intervenants.
    L’équipe (béné­vole) d’ Uto­pi­mages vous remer­cie de votre sou­tien et vous salue cordialement.
    Utopimages
    BP 4
    34700 Lodève
    04 67 95 43 84
    [email protected]
    http://​www​.uto​pi​mages​.org

    Chan­ger et chan­ger le Monde.
    film en deux par­ties, gra­vées sur deux DVD de 80 mn chacun.

    Notre agi­ta­tion menace le Monde.
    D’innombrable livres, films, émis­sions de radio, confé­rences, ont fait le constat de nos sot­tises dans tous les domaines, ou pro­posent des solu­tions pratiques.
    Cela suf­fit-il pour que nous changions ?

    Et si nous essayions de com­prendre pour­quoi nous en sommes arri­vés là ?
    Et si explo­rer l’histoire et les causes pro­fondes de nos com­por­te­ments, était une étape inévi­table pour chan­ger de niveau de conscience ?

    Avec la par­ti­ci­pa­tion d’historiens, phi­lo­sophes, psy­cha­na­lystes, psy­cho­logues, socio­logues, artistes, méde­cins, eth­no­logues,… de femmes et d’hommes fai­sant des pas de côté.

    « L’important ce n’est pas de vivre, moins encore de réus­sir, c’est de res­ter humain. » George Orwell

    « Ce n’est pas un signe de bonne san­té que d’être par­fai­te­ment inté­gré dans une socié­té pro­fon­dé­ment malade » Krishnamurti

    « Je déteste les dis­cus­sions, elles vous font par­fois chan­ger d’avis ! » Oscar Wilde

     »

    Réponse
  32. GaM

    Avec un Rocard ne dites plus « ins­pi­rons l’in­no­va­tion sociale », mais :
    « Expi­rons l’in­no­va­tion sociale » !

    Pour­quoi encore et encore don­ner la parole à ces libé­raux qui devraient, s’ils avaient un peu de ver­gogne, être sous terre, morts de honte au vu de ce qu’ils ont fait.

    Réponse
  33. J-Stéphane

    « Sor­tir de l’ur­gence pour inno­ver : quelle vision à long terme en démocratie ? »

    Les visions à long terme s’ex­priment, mais elles ne sont pas relayées par les politiques.

    À croire que le peuple est plus sage que l’individu.

    Donc le ren­dez-vous de jeu­di 4 avril, devrait plus se foca­li­ser sur com­ment trans­for­mer ces visions en pro­jet poli­tique, car on n’at­tend plus que les poli­ti­ciens pour léga­li­ser et généraliser.

    Réponse
  34. basta

    http://www.institutmontaigne.org/les-echos-2-novembre-2010–3246.html

    Ce bon Fran­çois Rachline, qui se plait à expo­ser sa sil­houette bedonnante
    et donne des inter­view sur fond de pay­sage marin aux yachts…

    que fai­sait-il fin 2010 ?

    Il pré­co­ni­sait ni plus ni moins, pour les Fran­çais, de se ser­rer la ceinture !

    Du haut de sa direc­ture de l’Ins­ti­tut Mon­taigne, il leur recom­man­dait de :

     » Ne plus se recro­que­viller sur des droits pré­sup­po­sés acquis mais tra­vailler à gagner de nou­velles positions » !!

     » Sur chaque dos­sier, les pou­voirs publics doivent donc faire preuve de péda­go­gie en expo­sant la situa­tion dif­fi­cile actuelle… Le pays doit savoir pour­quoi les réformes s’imposent.
    Non par refus a prio­ri des droits acquis, mais parce que le monde d’au­jourd’­hui n’en a cure. »

    Il « oublie » juste de pré­ci­ser quel monde : le monde des 1% ?!

    Et que se pas­sait-il, la même année ?

    « En 2010, les diri­geants des entre­prises du CAC 40 ont tou­ché en moyenne 4,11 mil­lions d’euros, en aug­men­ta­tion de 34 % par rap­port à 2009. »

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​C​A​C​_40

    Cette confé­rence s’an­nonce une farce.
    Mieux vaut la boycotter.
    Pour­quoi cau­tion­ner des false flag, des has been com­pa­gnons de route du système ?

    Ou alors y aller avec des répliques bien pré­pa­rées, des ques­tions embarrassantes,
    des chiffres parlants…histoire de leur faci­li­ter la digestion…

    Réponse
  35. J-Stéphane

    Faire du lèche-vitrine devient payant pour un maga­sin aus­tra­lien qui fait payer 4 euros les clients qui res­sortent sans achat.

    La véné­ra­tion de l’argent repose sur le mépris de l’humain.

    Le capi­ta­lisme c’est rendre tout lucra­tif, quel modèle poli­tique pour­rait oeu­vrer pour la baisse des coûts et la gratuité ?

    Source : http://​www​.mel​ty​buzz​.fr/​u​n​-​m​a​g​a​s​i​n​-​a​u​s​t​r​a​l​i​e​n​-​f​a​i​t​-​p​a​y​e​r​-​4​-​e​u​r​o​s​-​l​e​s​-​c​l​i​e​n​t​s​-​q​u​i​-​r​e​s​s​o​r​t​e​n​t​-​s​a​n​s​-​a​c​h​a​t​s​-​a​1​6​8​4​6​3​.​h​tml

    Réponse
  36. Tibak

    Zut ! Je bosse le jeu­di soir ! :X

    Réponse
  37. AlainR

    Donc … sujet de réflexion (lon­gueur maxi­male à pré­voir : 20 min de temps de parole).

    En quoi la démo­cra­tie (le pou­voir direc­te­ment aux citoyens, à tous les citoyens) per­met­trait-elle, contrai­re­ment à l’a­ris­to­cra­tie (le pou­voir aux « meilleurs », aux élites finan­cières, média­tiques, cultu­relles, élues, mar­chandes, intel­lec­tuelles, …), de trou­ver de nou­velles solu­tions *à long terme* à « la crise » ?

    Mots-clefs impo­sés : les son­dages, le tirage au sort, la Constitution.

    Forme impo­sée : humaine, empa­thique, joyeuse, col­lec­tive, acces­sible, prag­ma­tique, concrète, claire, simple.

    Ques­tion sub­si­diaire : le choix des quatre inter­ve­nants a été fait par des orga­ni­sa­teurs qui ont esti­mé qu’ils étaient les meilleurs dis­po­nibles (comme dans tout débat TV, radio, ou toute confé­rence orga­ni­sée). Le débat à la tri­bune sera-t-il donc d’ordre « aris­to­cra­tique » ? Que serait un débat « démo­cra­tique » et atti­re­rait-il autant de monde ? Impli­que­rait-il autant de monde ? Pourquoi ?

    Les copies sont à rendre pour lun­di minuit afin que M. Chouard ait le temps d’en prendre connais­sance. Pas­sé ce délai, les notes seront attri­buées … aléatoirement.

    Top, c’est parti.

    Réponse
  38. Ana Sailland

    Lors de nom­breux débats télé­vi­sés, il y a un par­terre de »citoyens« assis der­rière les VIP causeurs.
    Et ces gens n’ont pas droit à la parole.

    C’est bien étrange et sur­pre­nant et on peut s’in­ter­ro­ger sur l’es­prit tor­tueux qui conçoit cela, et sur la moti­va­tion des gens qui viennent par­fois de très loin, pour se taire.

    Et cette géo­mé­trie du Verbe et du Silence n’est pas anodine :
    Elle est le reflet incar­né de la sou­mis­sion béate et du tro­pisme à l’é­li­tisme ; du men­songe démo­cra­tique en vigueur, de la poli­tique de l’é­pate, du leurre institutionnel.
    Ain­si donc, si dans la consti­tu­tion est gra­vée l’im­puis­sance du Peuple, on s’a­per­çoit que cela cor­res­pond à un mal men­tal endé­mique (de l’es­pèce ?), puisque là où l’illu­sion n’est pas la règle légale, elle est l’usage.

    Réponse
  39. Ana Sailland

    Les VIP cau­seurs eux-mêmes sont floués, plus ou moins :

    Exac­te­ment comme dans le cas du refe­ren­dum à la fran­çaise où le rédac­teur de la ques­tion impose au peuple le champ de son atten­tion, ceux qui décident du thème cen­tral du débat ( dont Danone en l’oc­cur­rence ? ) dis­posent du pou­voir exor­bi­tant d’im­pul­ser et donc de cana­li­ser peu ou prou la conver­sa­tion, de choi­sir le ter­rain sur lequel le meneur de débat aura à cœur de recon­duire les inter­ve­nants chaque fois que fan­tai­sie surgit.

    On me dira que l’in­vi­té peut décli­ner l’in­vi­ta­tion … Mais le droit de parole sur les ondes est rare et pré­cieux, à tel point qu’on peut pré­fé­rer s’y faire pié­ger que de n’en pas disposer …

    Pire encore, il arrive que les modé­ra­teurs soient par­ti­sans et mal­hon­nêtes, mais c’est un autre aspect du piège.

    Tout l’art et le talent de cer­tains invi­tés est d’ac­cep­ter le piège et de ne pas s’y lais­ser engluer.
    Il faut pour cela savoir res­ter d’une exquise poli­tesse tout en envoyant le chien de garde sur les roses.
    Par exemple, sou­li­gner la valeur de la ques­tion, et n’y pas répondre, afin de pro­fi­ter du court inter­valle de temps offert, pour glis­ser ce qu’on a vrai­ment à dire, mais sans en avoir l’air, car ce serait contreproductif.
    Quel mal­heur d’en être réduit à ça…
    L’in­cul­ture de notre civi­li­sa­tion au cha­pitre de l’art du débat serein est fla­grante, et cette lacune me semble être cova­riante avec la lacune démocratique.

    Allez, encore un coup de déprime hihi ->
    Le pire, c’est quand un gou­jat est par­mi les invi­tés et coupe sans cesse la parole aux autres, et aux dames en par­ti­cu­lier, je pense à Jacques Atta­li hier soir …

    Réponse
  40. Étienne

    Bon­jour à tous 🙂

    J’ai un peu par­lé aux orga­ni­sa­teurs (très gentils).

    Cha­cun de nous quatre aura d’a­bord 5 minutes (!) pour intro­duire l’é­change, qui dure­ra en tout moins de deux heures, seulement.

    Puis Tho­mas Legrand (de France Inter, j’aime bien ce jour­na­liste, je le trouve hon­nête) orga­ni­se­ra le débat.

    J’ai pas­sé 15 h à écrire une syn­thèse (d’une page) pour le jour­nal La Croix, comme cha­cun des autres inter­ve­nants. Ça paraî­tra ven­dre­di matin, je crois. Ça devrait vous plaire 🙂

    Je suis prêt : il me faut juste un peu de temps de parole, bien sûr, pour déve­lop­per l’ar­gu­men­ta­tion citoyenne capable de délé­gi­ti­mer radi­ca­le­ment tout pro­fes­sion­nel de la poli­tique dans le pro­ces­sus consti­tuant, et la rendre sen­sible à des gens qui entrent en ter­rain inconnu. 

    Je pense que la ques­tion posée n’a pas de sens si on uti­lise le mot démo­cra­tie à l’en­vers. Il fau­dra le signa­ler dès le début de l’échange.

    Si j’ar­rive à remettre 7 mots impor­tants à l’en­droit, et à inter­pel­ler solen­nel­le­ment les >jour­na­listes du monde entier, sen­ti­nelles du peuple, pour qu’ils donnent aus­si la parole aux non >élus pour nous per­mettre de résis­ter aux usu­riers, ce sera déjà bien.

    Au plai­sir de vous retrou­ver, bande de virus 🙂

    Étienne.

    Réponse
  41. Yog-Sothoth

    Salut Etienne !

    Je sens que ce débat va encore me mettre sur les nerfs. A chaque fois c’est la même tisane, les autres inter­ve­nants sont désta­bi­li­sés par ta posi­tion radi­cale et se mettent à faire des blagues, argu­mentent avec des lieux com­muns, répondent des inep­ties et je bouillonne devant mon PC.

    J’ai le sou­ve­nir d’a­voir vu une vidéo pro­ve­nant de LCP ani­mée par Bru­no Masure qui m’a­vait ren­du dingue. Ton « contra­dic­teur » était une espèce de cré­tin à lunettes qui fai­sait des jeux de mots en rica­nant sans avan­cer le moindre contre argu­ment. Même sen­ti­ment avec le débat orga­ni­sé par radio France à Mont­pel­lier en 2012. A chaque fois, j’ai envie d’é­tran­gler (lit­té­ra­le­ment) les autres inter­ve­nants tel­le­ment ils sont de mau­vaise foi.

    Alors Etienne, je t’en prie, si tu vois que ça prend cette tour­nure, je te sau­rais gré de leur ren­trer dedans. Je pro­pose de concoc­ter quelques « ques­tions » impa­rables du genre :

    « Prou­vez moi qu’une assem­blée consti­tuante élue par­mi les pro­fes­sion­nels de la poli­tique n’est pas en conflit d’intérêt. »

    « Expo­sez moi vos argu­ments contre la mise en place du RIC (le vrai). »

    « Vous refu­sez d’i­ma­gi­ner toute pos­si­bi­li­té d’i­ni­tia­tive citoyenne ou tout contrôle citoyen sur les pou­voirs, pen­sez vous que les citoyens fran­çais soient incompétents ? »

    Je salive à l’i­dée de voir ce bon vieux Michel se dépa­touiller avec ça !

    Réponse
  42. Brigitte

    43.
    « le rédac­teur de la ques­tion impose au peuple LE CHAMP DE SON ATTENTION »

    15.
    « En se bat­tant L’ŒIL RIVÉ SUR DES SOLUTIONS, on renonce ipso fac­to à un autre type de socié­té dont les conver­gences et syner­gies seraient non pas le fruit de votes et refe­ren­dums mais la résul­tante d’un réseau dense de noyaux (.) interconnectés »

    16.
    « ce sont les idées qui gou­vernent actes et choix. »
    « abor­der les causes en les recher­chant non dans les lois ou les struc­tures mais dans les idées en cours, et en par­ti­cu­lier celles des idées qui nous paraissent logiques, nor­males, incontestables »
    « nous assi­mi­lons le vécu à la réa­li­té, (.) alors qu’il n’est que le fruit de notre (dés)organisation millénaire »
    « La réa­li­té pri­mor­diale (.) est l’air, l’eau, la vie, (.) et non pas leur confis­ca­tion : ça, la confis­ca­tion, c’est l’artifice »

    42.
    « si dans la consti­tu­tion est gra­vée l’im­puis­sance du Peuple, on s’a­per­çoit que cela cor­res­pond à un mal men­tal endé­mique (.), puisque là où l’illu­sion n’est pas la règle légale, elle est l’usage. »

    15.
    « Et le RIC est une très bonne solu­tion, mais il y en a d’autres. Notons qu’il est géné­ti­que­ment oppo­sé au concept de vrai CONSENSUS… Il s’ins­crit encore dans une phi­lo­so­phie de la contrainte. »

    41.
    « Forme impo­sée : humaine, empa­thique, joyeuse, col­lec­tive, acces­sible, prag­ma­tique, concrète, claire, simple. »

    Si nous n’écoutons plus le rédac­teur de la ques­tion, nous n’enfermons plus notre champ de vision entre les quatre murs de la micro­sco­pique pri­son où il tente de rete­nir notre atten­tion. Nous sommes indi­vi­sibles. Donc invincibles.
    Merci
    Brigitte

    Réponse
  43. Patrick Flécheux

    Remarque d’A­ta­li à un type appa­rem­ment proche du FN (chez Tadéi hier soir avec Judith Bernard)

    Elle n’est pas mot à mot mais le sens géné­ral de l’op­po­si­tion est là. Elle est une objec­tion assez fine contre le TAS

    « Vous êtes pour le réfé­ren­dum ? Donc vous n’êtes pas oppo­sé aux déci­sions prises par la majorité. »

    Sous enten­du, vous n’êtes pas oppo­sé à l’é­lec­tion et à notre sys­tème actuel … CQFD

    Réponse
  44. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Rien que le fait qu’un poli­ti­cien soit pris en fla­grant délit de men­songe devrait être disqualifiant.

    Le fait que le régime poli­tique d’une nation ait ren­du le men­songe des poli­ti­ciens non répré­hen­sibles prouve à lui seul que nous ne sommes pas en démocratie.

    L’os­tra­cisme des poli­ti­ciens men­teurs devrait être appli­cable sans délai. Com­men­çons par faire adop­ter cette règle démocratique.

    Qui ose­rait pré­tendre qu’il faut lais­ser le men­songe aux poli­ti­ciens ? Sans ostra­cisme pas de réelle démo­cra­tie possible.

    Dans une démo­cra­tie digne de ce nom, il ne doit pas y avoir de vote élec­tif, s’il n’y a pas de vote disqualifiant.

    Le vote blanc est cet ostra­con, mais les oli­garques l’ont banni.

    Réponse
  45. J-Stéphane

    Un suf­frage démo­cra­tique doit être une expres­sion où le refus a autant le droit de s’ex­pri­mer que l’approbation.

    Res­treindre le non à une expres­sion impli­cite par l’ex­pres­sion expli­cite d’un oui, revient à exclure le peuple des affaires politiques.

    Réponse
  46. Sharu

    « « Vous êtes pour le réfé­ren­dum ? Donc vous n’êtes pas oppo­sé aux déci­sions prises par la majorité. »

    Sous enten­du, vous n’êtes pas oppo­sé à l’é­lec­tion et à notre sys­tème actuel … CQFD »

    On peut répondre que choi­sir ses maîtres tous les 5 ans sans pos­si­bi­li­té de révo­quer durant le man­dat ça ne donne pas le droit a l’er­reur et que les par­tis pro­posent des pro­grammes poli­tiques que l’élection nous oblige à accep­ter en tota­li­té alors qu’une démo­cra­tie per­met au peuple de déli­bé­rer sur chaque loi en particulier.

    Réponse
  47. Sharu

    Et là il vont nous dire « il suf­fit d’a­voir suf­fi­sam­ment de can­di­dats dif­fé­rents pour repré­sen­ter l’o­pi­nion du peuple »

    Ima­gi­nons qu’il y ait 10 grandes ques­tions qui inté­resse for­te­ment les citoyens .
    Rien qu’en réponse oui/non on a 210=1024 com­bi­nai­sons pos­sibles, donc 1024 can­di­dats néces­saire qui doivent avoirs des pro­grammes dif­fé­rents, qui ne doivent pas se réunir dans le but de gagner par « divi­ser pour régner » et des élec­teurs qui ont suf­fi­sam­ment de temps pour déli­bé­rer entre 1024 can­di­dats, on peut rêver…
    Soral a fait remar­quer par exemple qu’on a pas en France l’é­qui­valent de Chavez.

    Der­nière chose quand on vote pour une loi on sait tout d’elle (si elle sera bien appli­quée, quand …), à moins d’être télé­pathe on a bien plus d’in­cer­ti­tude avec l’élection (sin­cé­ri­té, com­pé­tence, conflit d’intérêt…).

    Réponse
  48. J-Stéphane

    - # 50 :
    « On peut répondre que choi­sir ses maîtres tous les 5 ans sans pos­si­bi­li­té de révo­quer durant le man­dat ça ne donne pas le droit a l’er­reur et que les par­tis pro­posent des pro­grammes poli­tiques que l’élection nous oblige à accep­ter en tota­li­té alors qu’une démo­cra­tie per­met au peuple de déli­bé­rer sur chaque loi en particulier. »

    Oui mais, déli­bé­rer c’est pour des libé­rés. Alors libé­rons-nous … VOTONS TOUS BLANC !!

    Réponse
  49. Étienne

    Domi­nique Bourg a écrit un livre inté­res­sant (« Vers une démo­cra­tie éco­lo­gique ») dans lequel il cri­tique le gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif (p 22 s. et 43 s.) et où il évoque expli­ci­te­ment le tirage au sort du Sénat (p 95), pour une meilleure représentation.

    Je n’ai pas fini ce livre, mais, à le par­cou­rir, je n’ai pas l’im­pres­sion qu’il y ait jamais envi­sa­gé **un pro­ces­sus consti­tuant popu­laire** comme cause pre­mière d’é­man­ci­pa­tion des déci­deurs poli­tiques par rap­port aux mul­ti­na­tio­nales (fléaux du peuple et de la terre).

    J’es­père pou­voir lui en par­ler un peu le 4 (pas d’é­co­lo­gie sans démo­cra­tie, et pas de démo­cra­tie sans tirage au sort, à com­men­cer par celui de l’As­sem­blée constituante).

    Réponse
  50. Ana Sailland

    L’in­cu­rie des gou­ver­ne­ments en matière d’é­co­lo­gie et leurs chants lyriques fal­la­cieux en ce domaine est en effet un bon angle d’at­taque pour argu­men­ter sur la com­pé­tence du peuple et sur la valeur du hasard en tant qu’ex­trac­teur de compétence.

    Réponse
  51. Ana Sailland

    Le tirage au sort per­met d’ex­traire des com­pé­tences que l’é­lec­tion ignore, car les réser­voirs dans les­quels les deux pro­ces­sus puisent sont différents.

    L’é­lec­tion induit une réduc­tion de l’in­tel­li­gence col­lec­tive, par réduc­tion de la taille du réser­voir des por­teurs de conscience. C’est tout bête 😉

    Réponse
  52. J-Stéphane

    Auto­ri­ser les mani­fes­ta­tions de joie sur les Champs Éli­sée, et y inter­dire les mani­fes­ta­tions de colère, est révé­la­teur d’un régime poli­tique non démocratique.

    Réponse
  53. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Edwy Ple­nel : « Acca­bler Cahu­zac ne sert à rien »

    Le patron de Media­part, qui avait révé­lé l’af­faire, déclare mar­di que « ce qui fait le mal­heur de la démo­cra­tie ne rend pas heu­reux les journalistes ».

    Edwy Ple­nel, patron fon­da­teur de Media­part, qui a révé­lé l’exis­tence du compte en Suisse de l’an­cien ministre du Bud­get, a esti­mé qu’ « acca­bler Jérôme Cahu­zac ne sert à rien » et qu’ « il vaut mieux s’in­ter­ro­ger sur ce qui s’est pas­sé depuis quatre mois » . En décembre der­nier, le site avait révé­lé l’exis­tence d’un compte ban­caire en Suisse au nom de Jérôme Cahu­zac, dont les avoirs avaient ensuite été trans­fé­rés à Sin­ga­pour, ce que le ministre avait alors caté­go­ri­que­ment démenti.

    « Il faut s’in­ter­ro­ger sur ce men­songe, avec la com­pli­ci­té du monde poli­tique et média­tique », a esti­mé Edwy Ple­nel. « Il faut s’in­ter­ro­ger sur ce qui s’est pas­sé pen­dant ces quatre mois, sur ce retour de boo­me­rang qu’a­vait pré­vu Media­part, le monde poli­tique et celui des médias doivent se poser la ques­tion » , a‑t-il décla­ré, ajou­tant : « Ce qui fait le mal­heur de la démo­cra­tie ne rend pas heu­reux les jour­na­listes. » « À Media­part, nous n’a­vons jamais dou­té de nos infor­ma­tions », a encore dit Edwy Plenel.

    Réponse
  54. Stéphane

    Ce matin pour clore le 7h-9h France Inter, les chiens de garde à la manœuvre en les per­sonnes de Jean-Marie Colom­ba­ni et Domi­nique Rey­nié (http://​www​.fran​cein​ter​.fr/​p​l​a​y​e​r​/​r​e​e​c​o​u​t​e​r​?​p​l​a​y​=​6​0​1​834 à par­tir de la mn 106). 

    Le mes­sage, mar­te­lé abon­dam­ment depuis semble être le sui­vant : Cahu­zac est un cas iso­lé, honte à lui et pauvres de nous qui avons été abu­sés ; et atten­tion sur­tout à ne pas virer dans les « extrêmes » qui mettent en cause un sys­tème fon­da­men­ta­le­ment bon quoique impar­fai­te­ment pro­té­gé contre de vilains menteurs…
    Je note que dans le tour d’ho­ri­zon des com­men­ta­teurs de tous bords, on a sol­li­ci­té des « per­son­na­li­tés » allant du PS au FN en pas­sant par l’UMP, en se gar­dant bien de don­ner la parole aux élec­trons libres type Dupont-Aignan ou à la gauche, je veux dire celle qui prêche ouver­te­ment depuis des mois le pas­sage à une 6e répu­blique via une assem­blée consti­tuante (mais encore élue, malheureusement).

    Les contre-feux sont allu­més de toutes parts : plus les ins­ti­tu­tions dévoilent leur désa­gré­ga­tion et plus on nous affirme que la faute d’un seul ain­si mise à jour prouve qu’elles n’ont jamais aus­si bien fonc­tion­né. Jamais on ne nous aura autant assu­ré de l’  »indé­pen­dance de la jus­tice » au moment où il nous faut croire en la « parole » des élus quand ils jurent pour­tant de… ren­for­cer cette même indépendance !

    Bref, tout le monde sur le pont, y a le feu à la mai­son « démocratie » !

    Réponse
  55. Brigitte

    « Acca­bler Cahu­zac ne sert à rien »

    C’est vrai, inutile d’ac­ca­bler l’arbre avec lequel on tente de nous cacher la forêt, sur­tout qu’au contraire on peut le remer­cier : c’est sans doute grâce à sa goutte d’eau que le vase est en train de débor­der. Et la conscience du peuple de deve­nir puissante.

    Antoine Peillon :
    Ces 600 mil­liards qui manquent à la France. Enquête au coeur de l’é­va­sion fiscale
    Le Seuil, 2012, 187 p., 15 euros.

    « Afin de mettre en contexte les infor­ma­tions incroyables aux­quelles il a eu accès, le jour­na­liste a croi­sé dif­fé­rentes sources pour esti­mer à 590 mil­liards d’eu­ros l’en­semble des avoirs fran­çais dis­si­mu­lés dans les para­dis fis­caux, dont 220 mil­liards appar­te­nant aux Fran­çais les plus riches (le reste étant le fait d’entreprises). »

    « Depuis 2000, UBS France aurait pri­vé le fisc fran­çais de 85 mil­lions d’eu­ros en moyenne chaque année »
    « Afin d’être rému­né­ré en pro­por­tion du chiffre d’af­faires qu’ils rap­portent, les com­mer­ciaux sont bien obli­gés d’en­re­gis­trer à un moment ou un autre leurs tran­sac­tions. Ils le font dans une comp­ta­bi­li­té cachée bap­ti­sée  » car­nets du lait  » que l’on peut trou­ver dis­si­mu­lés dans des fichiers Excel inti­tu­lés  » fichier vache « . On aura com­pris l’a­na­lo­gie : la France est une vache fis­cale dont il faut traire le lait… »

    « Dans les docu­ments récu­pé­rés par Antoine Peillon, on trouve par­mi les clients les noms de foot­bal­leurs connus, (.) et… Liliane Bet­ten­court. Celle-ci est tout bon­ne­ment accu­sée d’a­voir enfoui 20 mil­lions d’eu­ros entre 2005 et 2008, à l’oc­ca­sion de trans­ferts entre la France, la Suisse et l’I­ta­lie par l’in­ter­mé­diaire de comptes UBS et BNP Pari­bas, avant de finir, affirme l’au­teur, dans des enve­loppes remises à des per­son­na­li­tés de droite. »

    Vidéo :
    Antoine Peillon, au coeur de l’é­va­sion fiscale

    Emis­sions Là-bas si j’y suis :

    Car­net de lait et fichier vache

    Cahu­zac, c’est tou­jours les petits qui trinquent !

    Bri­gitte

    Réponse
  56. J-Stéphane

    Toutes ces bouches béantes qui sont accro­chées comme des para­sites insa­tiables aux mamelles de la France, à la pro­duc­tion de richesse des Fran­çais, qui eux, pro­duisent plus qu’ils n’en réclament, et pour­tant vivent dans l’in­cer­ti­tude du lendemain.

    Impôts détour­nés, com­bien d’€ ? Divi­dendes, com­bien d’€ ? Bud­get publi­ci­té, com­bien d’€ ? Salaires exor­bi­tants, com­bien d’€ ? etc.

    Ces mêmes para­sites sans ver­gogne s’en­tendent pour mettre encore plus à mal les condi­tions de vie des Fran­çais, pour payer une dette vou­lue et entre­te­nue, cette dette qui n’a pas d’autre rai­son que de spon­so­ri­ser leur com­pé­ti­tion à l’en­ri­chis­se­ment individuel.

    Qui sera le pro­chain riche à la mode ? On dit que le ridi­cule ne tue pas, il faut pré­ci­ser qu’il ne tue pas celui qui est ridicule.

    L’u­nion pour ren­for­cer le pou­voir ? L’union pour ren­for­cer l’argent ? Non ! c’est juste la volon­té de cen­tra­li­ser le pou­voir pour iso­ler l’argent.

    Ci-joint un mes­sage qui tourne sur Internet :

    {{Mon­sieur le Président ,

    J’es­père que votre secré­ta­riat va être sub­mer­gé par le cour­rier des retraités !!

    Ceux qui sont en retraite de nos jours

    n’ont pas tra­vaillé 35h00 par semaine,

    n’ont pas eu 5 semaines de congés payés,

    20 jours de RTT,

    n’ont pas com­men­cé à tra­vailler entre 22 et 25 ans,

    et pour beau­coup, les retrai­tés du pri­vé, ont tra­vaillé après 60 ans,

    en ayant com­men­cé à 16 ans voir moins !

    Et, aujourd’hui ils devraient être péna­li­sés, quelle honte.

    Ils ont lar­ge­ment cotisé.

    Les retrai­tés aident leurs enfants, petits-enfants,

    le chô­mage touche tout le monde, les études sont de plus en plus chères,

    et les grands-parents sont conti­nuel­le­ment sollicités.

    Alors STOP

    Il y a des éco­no­mies à faire dans ce pays, mais les énarques,

    sont tel­le­ment loin des réa­li­tés quotidiennes…

    Des amies à moi, ouvrières en couture,

    touchent aujourd’­hui 900 € / mois

    et les cas comme celui-là ne manquent pas..

    Ces femmes dont il est ques­tion, vont devoir sau­ver la sécu­ri­té sociale,

    dont pro­fitent cer­tains qui n’ont jamais cotisé ?

    Des vieux retrai­tés habi­tant de vieux loge­ments mal isolés

    vont devoir payer plus cher leur électricité

    pen­dant que des étran­gers en situa­tion irrégulière

    vont être logés et chauf­fés aux frais du contribuable.

    Honte à vous, gens de gauche,

    près du peuple soit disant.
    > > > > > > > > > > >
    > > > > > > > > > > > Je n’ai pas fait de grandes études,

    mais je peux vous don­ner quelques solu­tions pour faire des économies :
    > > > > > > > > > > > Sup­pri­mer le SENAT qui ne sert à rien,

    et que vous avez tant décrié quand vous n’en aviez pas le contrôle !

    80% de ces gens ont lar­ge­ment dépas­sé l’âge de la retraite,

    et conti­nuent de per­ce­voir des reve­nus indécents

    pour dor­mir dans des sièges confortables !

    Divi­ser par 2 le nombre des dépu­tés, cela suffirait.
    > > > > > > > > > > > Sup­pri­mer les bud­gets alloués par l’E­tat à la presse quotidienne,

    aux jour­naux télé­vi­sés, aux radios, qu’ils se financent avec la publicité

    Sup­pri­mer la gra­tui­té totale de l’ENA,

    pour ceux qui accèdent à des postes de cadres diri­geants dans le privé,

    ils devraient rembourser…

    Sup­pri­mer les avan­tages don­nés aux fonc­tion­naires en poste outre-mer,

    et aux inves­tis­seurs tous les dépar­te­ments fran­çais devraient être égaux.

    Ali­gner le sys­tème de retraite des fonc­tion­naires sur le sys­tème des privés,

    vous qui par­lez tou­jours de sup­pri­mer les privilèges.

    Réta­blir les 39 heures/semaine dans la fonc­tion publique.

    Sup­pri­mer les sub­ven­tions aux mul­tiples associations,

    dont beau­coup sont, comme SOS racisme, des offi­cines de la gauche..

    On peut aus­si sup­pri­mer les abat­te­ments d’im­pôts octroyés aux journalistes !

    C’est un avan­tage injuste, mais c’est vrai qu’ils ont lar­ge­ment contribués

    à l’ar­ri­vée au pou­voir de la gauche,

    et qu’il faut donc les récompenser…mais : motus !..

    Cet argent gas­pillé sont NOS impôts, alors STOP !

    > > > > > > > > > > > Un peu plus de contrôles pour évi­ter les arrêts mala­die de complaisance,

    et réduire un peu le trou de la CPAM.
    > > > > > > > > > > > STOP aux primes allouées aux médecins

    qui ne pres­crivent pas trop de médicaments !

    ils font tout sim­ple­ment leur tra­vail consciencieusement,

    en évi­tant d’en­grais­ser les grands labo­ra­toires pharmaceutiques,

    si bien défen­dus par Mme Bachelot,

    HONTE à elle, prête à tout pour exister.

    > > > > > > > > > > > Pas­ser des accords avec les diri­geants des pays du MAGREB,

    pour que les Voyous étran­gers, soient empri­son­nés dans leur pays

    pour la durée de leur peine, et ne soient pas à la charge de notre Pays.

    Les pri­sons chez eux sont de vraies prisons

    et non des centres de loi­sirs qui nous coûtent très cher.

    > > > > > > > > > > > STOP à l’AME véri­table pompe aspirante !!

    STOP aux voyages à l’é­tran­ger avec autant de ministres,

    ces dépla­ce­ments sont sim­ple­ment des « remerciements »

    des vacances offertes gracieusement…

    les Retrai­tés ont le temps d’al­ler en vacances, en week-end,

    au ciné­ma, au res­tau­rant, au club de sport (pour cer­tains) et alors ?

    ce n’est pas gra­tuit pour eux, et ils contri­buent à l’é­co­no­mie du Pays,

    et c’est encore sur cette popu­la­tion que l’on veut frapper !

    les retrai­tés pro­prié­taires sont mon­trés du doigt !!

    mais ils se sont pri­vés toute leur vie

    pour ne plus avoir de loyer à payer pen­dant leur retraite,

    ils payent déjà sur leur loge­ment, qu’ils ont rem­bour­sé en 15 ou 20 ans,

    des impôts fon­ciers de plus en plus lourds…

    il faut donc péna­li­ser les gens éco­nomes et travailleurs,

    pour aider ceux qui ont pro­fi­té des lar­gesses de la socié­té toute leur vie ?

    Et main­te­nant il est ques­tion de les impo­ser sur un « loyer fictif »

    mais n’est-ce pas déjà cela l’im­pôt foncier ?

    Vous n’i­gno­rez pas les tarifs d’hébergement des mai­sons de retraite

    2200 euros et plus par mois,

    Qui peut finan­cer cela ?

    Celles et ceux qui n’en n’ont pas les moyens

    se retrouvent dans des mouroirs,

    alors que les pri­sons sont de plus en plus luxueuses et gratuites !

    La fameuse « relance » dont vous aviez le secret

    se tra­duit aujourd’­hui par une crois­sance zéro

    en 2012 et aus­si en 2013.

    Dimi­nuer le cout du tra­vail ne cou­te­rait rien si l’on revenait

    à 3 semaines de congés, mais ce sont les syndicats

    qui vous ont fait roi et aujourd’­hui ils vous tiennent,

    alors vous amu­sez la gale­rie avec le mariage des homos

    et le vote des étrangers.…

    Le remu­mé­nage autour d’une bande de petits voyous islamistes

    est bien venu pour faire oublier que dans les sondages

    votre côte est en chute libre.

    Les fran­çais ne sont peut-être pas aus­si cons que vous le pensiez !

    Ne mépri­sez pas ce mes­sage et agréez, Mon­sieur le Pré­sident, mes salutations.

    Cette lettre exprime ce qu’un très grand nombre de personnes

    découvrent, pensent, et veulent dire haut et fort !

    Hélas … je suis sûr que son des­ti­na­taire, prin­ci­pal intéressé,

    s’en moque­ra, enfer­mé dans sa « normalitude »,

    entou­ré de son gou­ver­ne­ment de pieds nickelés

    et imbu de sa haute fonc­tion de Pré­sident élu !}}

    Réponse
  57. Patrick Flécheux

    Dom­mage que ce type de lettre n’ai pas aus­si été envoyée à tous les ex pré­si­dents et autres ministres tou­jours en vie …

    Réponse
  58. Brigitte

    « un mes­sage qui tourne sur Internet »

    Der­rière cette vitrine d’in­di­gna­tion, ces faux accents de drame vécu, on recon­naît dans ce « mes­sage » la signa­ture habi­tuelle des récu­pé­ra­teurs de révo­lu­tion, des pour­ris­seurs d’é­lan vital, qui mettent en branle leur machine à confu­sion, à inver­sion, pour détour­ner les esprits de leur voie.

    Les humains qui souffrent réel­le­ment ne se retour­ne­ront pas contre leur voi­sin qui tra­vaille 35h ou est immi­gré. Ils savent que les pri­sons sont des extinc­teurs de lumière. Ils se fichent de la gra­tui­té de l’E­NA, car l’E­NA sera sup­pri­mée, on n’a pas besoin des pro­duits de cette usine. Ils ne se lais­se­ront pas pous­ser à la guerre civile par les sirènes de la haine.

    En tout cas, les suites de l’é­vé­ne­ment Cahu­zac montre qu’il est vrai­ment le déto­na­teur du chan­ge­ment : tous les récu­pé­ra­teurs pro­fes­sion­nels de ‘droite’ et ‘gauche’ sont en pre­mière ligne des médias, avec leurs invec­tives et leurs élec­tions dans leur package de sau­veurs… Il est grand temps pour nous de par­ler par­tout du tirage au sort!!

    Le peuple ne veut plus lais­ser la place aux récu­pé­ra­teurs ! Le chan­ge­ment est très per­cep­tible maintenant.

    Bri­gitte

    Réponse
  59. thierry

    @J.Stephane

    Ce pseu­do-mes­sage qui « tourne sur inter­net » est puant de haine mal conte­nue et ne peut repré­sen­ter que les extré­mistes cachés der­rière et uti­li­sant à la fois de juste récri­mi­na­tions et leurs idées nau­séeuses. Je ne crois pas que la majo­ri­té de la popu­la­tion se recon­naisse là dedans, il faut faire confiance dans ce qui fait le fond des rela­tions humaines, l’en­traide et l’ac­cep­ta­tion des autres, l’é­change réci­proque. C’est cette popu­la­tion qu’on doit retrou­ver dans les assem­blées futures tirées au sort…

    Réponse
  60. J-Stéphane

    Effec­ti­ve­ment, on remarque sou­vent que l’ han­di­ca­pé du rai­son­ne­ment pré­fère s’en prendre à son frère ( consé­quences ) , plu­tôt qu’à ses parents (cause), qui sont pour­tant ceux qui font des dif­fé­rences entre leurs deux enfants ( les citoyens).

    Mais les pires, ce sont les lâches col­la­bos qui baissent les yeux devant les injus­tices au point d’a­voir pour moral et science les règles en vigueur.

    Mais, je constate que le racisme est plus sou­vent pré­sent à l’es­prit des « anti­ra­cistes », au point de faire per­du­rer les injus­tices. Car au lieu de par­ti­ci­per à sup­pri­mer toute injus­tice, ils l’en­tre­tiennent comme de bons mou­tons endoc­tri­nés, même quand l’in­jus­tice est inversée.

    Une règle doit être citoyenne, point barre. Toute loi qui men­tionne des spé­ci­fi­ci­tés indi­vi­duelles, ne fera qu’en­gendre la rancoeur.

    Réponse
  61. J-Stéphane

    « Car­net de lait et fichier vache » Sujet qui doit vrai­ment être lar­ge­ment diffusé.

    Rap­pe­lons que le vac­cin est né en injec­tant de « gen­tils virus » de, ou à la variole de la vache. Je ne mai­trise pas le côté médical. 😉

    Réponse
  62. Ana Sailland

    Quand on a abo­li l’es­cla­vage, il fal­lait bien le dire, au mini­mum à l’ins­tant du com­bat d’idées…

    Mais c’est vrai que dire donne du corps à ce dont on parle.

    En fait tu sou­lèves le pro­blème de la pen­sée positive :
    être contre une chose est moins effi­cace qu’être pour son contraire.
    Et c’est dans la for­mu­la­tion que réside la subtilité :

    Ain­si :

    « Les humains naissent égaux en droit, et le demeurent » est plus puis­sant que « les inéga­li­tés sont inter­dites », en cela que la pre­mière for­mu­la­tion ne laisse pas de trace archéo­lo­gique de ce qu’on abo­lit alors que la seconde ins­ti­tue la mémoire d’une perversion.

    S’en­sui­vrait pos­si­ble­ment tout un débat sur « le devoir de mémoire » dont peu de gens per­çoivent tous les aspects.

    N’ou­blions pas que le choix de nos mots a un effet de rétro­ac­tion sur l’in­cons­cient, et que l’ex­pres­sion ins­tinc­tive est sou­vent por­teuse d’ef­fets pervers.

    Réponse
  63. J-Stéphane

    Bon­soir Ana,

    « Le devoir de mémoire » ne risque-t-il pas d’en­tre­te­nir ce qu’il dénonce ?

    Doit-on faire une dif­fé­rence entre, une mémoire col­lec­tive et une mémoire indi­vi­duelle, et où pla­cer les limites ?

    Serais-je un indi­vi­du pire ou meilleur si je me sou­ve­nais de ce que ma mémoire refoule, et doit-on m’im­po­ser des sou­ve­nirs trau­ma­ti­sants qui ne sont pas les miens ?

    N’est-il pas mal­sain d’en­tre­te­nir les sen­ti­ments comme la haine, la peur, la colère, la vengeance ?

    Pour­quoi notre cer­veau cher­che­rait-il natu­rel­le­ment à effa­cer nos mau­vais sou­ve­nirs, si cela était préjudiciable ?

    Pour­quoi ins­ti­tuer un devoir de mémoire dou­lou­reuse, et jamais de devoir de mémoire plaisant ?

    Com­ment peut-on pen­ser que cette vio­la­tion de mémoire ne soit pas trau­ma­ti­sante et pré­ju­di­ciable pour l’in­di­vi­du comme pour la collectivité ?

    Doit-on ins­truire le mal ou le bien ?

    Nous avons assez de recul pour nous pro­non­cer, et il me semble que tout cela est un condi­tion­ne­ment qua­si mili­taire pour réagir et ne plus pen­ser quand le moment sera venu.

    Réponse
  64. Brigitte

    « il faut faire confiance dans ce qui fait le fond des rela­tions humaines, l’en­traide et l’ac­cep­ta­tion des autres, l’é­change réci­proque. C’est cette popu­la­tion qu’on doit retrou­ver dans les assem­blées futures tirées au sort… »

    Magni­fique. Oh oui Thier­ry, fai­sons confiance et soyons sûrs qu’une entre­prise fon­dée sur la conscience de nos richesses et leur par­tage est la seule qui a la puis­sance de réussir.

    « Effec­ti­ve­ment, on remarque sou­vent que l’ han­di­ca­pé du rai­son­ne­ment pré­fère s’en prendre à son frère ( consé­quences ) , plu­tôt qu’à ses parents (cause) ».

    En fait Sté­phane, c’est l’hypertrophié du rai­son­ne­ment qui s’en prend à son frère, c’est l’handicapé du cœur qui s’en prend à ses parents. « S’en prendre à », « être contre », « être anti », c’est encore faire la guerre, et faire la guerre c’est encore une créa­tion de des­truc­tion, per­pé­tuer la guerre, n’importe quelle guerre, c’est encore contraire à ce qu’est la Vie et à ce que nous sommes.

    « Mais c’est vrai que dire donne du corps à ce dont on parle.
    En fait tu sou­lèves le pro­blème de la pen­sée positive :
    être contre une chose est moins effi­cace qu’être pour son contraire. »

    Oui Ana, dire insuffle une exis­tence à tout ce dont nous par­lons. Et en réa­li­té être contre une chose est tout aus­si effi­cace qu’être pour son contraire… C’est juste très effi­cace contre nous-mêmes !

    Si nous sommes contre une chose, nous foca­li­sons notre atten­tion sur cette chose et ne voyons rien d’autre. Comme si rien d’autre n’existait réel­le­ment dans notre champ de vision. Et c’est ain­si que nous la créons très effi­ca­ce­ment, cette chose, celle-là même que nous ne vou­lons pas.
    Et de même en répé­tant sans cesse que « nos » gar­diens ne nous « lais­se­ront jamais » sor­tir de leur pri­son, nous entre­te­nons nous-mêmes une pri­son sans bar­reaux dont il ne tient pour­tant qu’à nous de sor­tir, car c’est une illu­sion que nous main­te­nons ain­si, pour le plus grand béné­fice de « nos » gar­diens. Nous lamen­ter sur l’injustice ne fait que per­pé­tuer autour de nous une réa­li­té d’injustice, et fait de nous notre propre nocébo* !

    C’est en jubi­lant de nous voir éta­blir le par­tage que nous construi­sons une réa­li­té de par­tage autour de nous, et bien­tôt sur la pla­nète entière puisque nous sommes tout un réseau de « noyaux inter­con­nec­tés » comme tu disais.

    Être contre une chose c’est lui don­ner de l’énergie, notre éner­gie créa­trice, et nous rend inca­pables de créer une autre chose, de faire adve­nir ce que nous vou­lons vrai­ment : son contraire.

    Chan­ter la chan­son de Keny Arca­na pour­rait nous être fatal, à notre insu.

    Se foca­li­ser sur quoi répondre à Rocard ou tel autre cer­veau déla­bré dont le cœur ne bat plus, pour quoi faire ? De quoi avons-nous besoin de convaincre les Rocard de cette pla­nète ? Quand la conscience de quelques uns aura fait bas­cu­ler la conscience col­lec­tive du côté du par­tage, Rocard aura le choix : se ral­lier ou dis­pa­raître de lui-même, c’est tout. Ce sera la chance de sa vie !

    Cahu­zac, c’est une chance pour nous : à son insu il tra­vaille à accé­lé­rer la conscience col­lec­tive. Vifs remer­cie­ments à lui ! C’est presque un héros à mes yeux…

    Comme tu l’écrivais plus haut : « le rédac­teur de la ques­tion impose au peuple le champ de son atten­tion ». C’est ain­si qu’il crée la pri­son où se ras­semblent ceux qui prêtent atten­tion à sa ques­tion. La pri­son n’a rien d’obligatoire pour nous. Que le rédac­teur y reste incar­cé­ré s’il veut.

    Ceux qui ont diri­gé cette pla­nète ont tout fait pour foca­li­ser notre atten­tion sur de mul­tiples conflits qu’ils ont créés rien que pour nous, pour enfer­mer notre atten­tion dans ce monde de guerre ima­gi­né par eux, comme s’il n’existait aucune autre réa­li­té en dehors de cette prison.

    Pour hyper­tro­phier notre men­tal à pen­ser à quoi ? Pas à ce que nous vou­lons créer, pas à ce que nous savons tous créer du fond de notre cœur, mais à des « solu­tions » pour sor­tir de leur pri­son vir­tuelle. À d’é­ter­nels préa­lables. Nous n’avons aucune « solu­tion » à cher­cher, parce qu’il n’existe pas de problème.
    Et pen­ser à sor­tir d’une pri­son c’est recon­naître une exis­tence à la prison.

    Et main­te­nant les humains de cette pla­nète sont en train de voir qu’à l’extérieur des murs de la pri­son, il pousse de l’herbe fraîche, il y a de la lumière et des rires, il existe la Vie ! Ceux qui ont diri­gé cette pla­nète sont allés tel­le­ment loin dans les ténèbres qu’ils nous ont for­cés à retrou­ver notre lumière.

    Bien­tôt, Etienne ne dira plus « mais la consti­tu­tion, tout le monde s’en fout ! ». Il dira : « leur pri­son, tout le monde s’en fout, mais notre vie ensemble, tout le monde s’y inté­resse pas­sion­né­ment ! ».

    Bruce Lip­ton : « [Sommes-nous pri­son­niers de nos gènes ?|http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=eaWLQPvmnHw|http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=eaWLQPvmnHw] »

    Extrait du livre du Dr Bruce Lip­ton « [la bio­lo­gie des croyances|http://blogs.mediapart.fr/blog/nunavuk-anuri/090412/extrait-du-livre-du-dr-bruce-lipton-la-biologie-des-croyances-ca-va‑s|http://blogs.mediapart.fr/blog/nunavuk-anuri/090412/extrait-du-livre-du-dr-bruce-lipton-la-biologie-des-croyances-ca-va‑s] »

    Bri­gitte

    Réponse
  65. J-Stéphane

    Il faut sor­tir de ce rai­son­ne­ment pri­mi­tif, « si tu n’es pas avec, tu es contre » men­tion­ner les consé­quences, ce n’est pas les condam­ner. Comme les igno­rer ne sup­pri­me­ra sur­ement pas les causes. Un méde­cin constate les symp­tômes pour mieux en com­prendre les causes, pareil pour un enquê­teur qui relève les indices. il faut accep­ter les faits, on n’est pas encore au pays de Candy.

    Réponse
  66. Wikicrate

    Pour s’ins­crire au ren­dez vous au res­tau­rant le 5 avril à 19h00 avec Etienne au Métro Grands Bou­le­vards il faut cliquer 

    https://docs.google.com/forms/d/1P-olOtpNrRDlpR-UvFAlag4RpdcvLOuQZcY4_z4ig0U/viewform?sid=23b12779a28b31b5&token=n‑1u1D0BAAA.y9Yo0kl2x4AoRDh8_M8NSg.e50kbY0AveH59mIF6ZVLZA

    Atten­tion, il ne reste plus que quelques places et nous devrons tirer au sort qui vien­dra selon les moda­li­tés expli­quées sur le lien.

    Réponse
  67. Ana Sailland

    Bri­gitte,

    Nom­breuses véri­tés dans cette vidéo.
    (Mais bien que sans exclure, je me méfie tou­jours de ce type de per­sonne qui sait tout 😉 )

    Hier midi, j’a­vais RV à Anne­cy avec une amie, pour refaire le monde (!) … Le lieu, c’é­tait la cafet des gale­ries farfouillettes.
    J’é­tais en avance.
    J’ai obser­vé les gens, tout en bou­qui­nant du Bos­suet dément.
    Et du même coup me suis obser­vées puisque nous sommes sem­blables. Je vais donc dire nous en par­lant d’eux.
    Nous sommes intel­li­gents, c’est cer­tain, mais j’ai obser­vé que sou­vent la tota­li­té de notre intel­li­gence est acca­pa­rée par la réso­lu­tion de pro­blèmes tech­niques. Dans un super­mar­ché, c’est très rigo­lo à obser­ver : nous sommes là mais pas là. La bête humaine est toute à son sou­ci qui est de faire ce pour quoi elle est venue, mais elle s’ou­blie, ne sait plus qu’elle existe. Autre­ment dit, nous sommes 99% de notre temps de vie dans un état robo­tique, pro­gram­més pour faire mais sans le sou­ci d’être.
    Ceci pose la ques­tion de la ten­sion de l’at­ten­tion, qui a trop ten­dance à s’é­va­nouir, mais qu’a­vec de la volon­té nous pou­vons ravi­ver. Je crois que l’at­ten­tion, aus­si per­ma­nente que pos­sible, c’est la réponse au thème sou­le­vé dans la vidéo des pen­sées néga­tives mais occultes, qui nous gou­vernent à notre insu. Car l’at­ten­tion est condi­tion néces­saire au dia­logue entre les mois sépa­rés, entre le robot et l’être.

    Cer­tains vont peut être trou­ver dépla­cé de débattre de ques­tions « new age » sur ce type de site. Et pour­tant. Quand nous nous inter­ro­geons ici sur la pas­si­vi­té com­plice du peuple, sur son endor­mis­se­ment, ou quand nous rele­vons l’ab­sence d’une volon­té géné­rale saine et struc­tu­rée, ou l’in­co­hé­sion du corps social, quand telles pleu­reuses antiques nous nous arra­chons le crin devant les récur­rentes abo­mi­na­tions du genre humain, il s’a­git bien, au niveau col­lec­tif, du sujet ici abor­dé au niveau individuel.
    Et notre tra­vail, choi­si, est donc bel et bien l’ex­hu­ma­tion du meilleur de la pen­sée. Crois-je.

    Réponse
  68. Étienne

    La soi­rée d’hier fut très inté­res­sante, je trouve. 
    Le pre­mier qui a un lien vers la ou les vidéos informe les autres ? 🙂

    C’é­tait bien, hier soir, de pou­voir inter­pel­ler Rocard en public, en lui deman­dant la JUSTIFICATION 
    – de l’a­bo­mi­nable article 104 du trai­té de Maas­tricht (qui est LA cause de notre rui­neuse ser­vi­tude col­lec­tive aux >mar­chés finan­ciers (cupides cra­pules en costard) 
    – et de l’ab­sence totale de débats sur ce point car­di­nal avant le réfé­ren­dum de 1992. 

    Cette absence d’in­for­ma­tion, sur un point cru­cial et dia­bo­li­que­ment contraire à l’in­té­rêt géné­ral, fait de l’o­pé­ra­tion de 1992 UNE TROMPERIE qui vicie notre consen­te­ment, évi­dem­ment, et qui rend nul et sans effet ledit réfé­ren­dum, puis­qu’il a été obte­nu par DOL.

    Je lui ai aus­si deman­dé, les yeux dans les yeux, s’il était au cou­rant à l’é­poque (de la pré­sence et de l’im­por­tance de l’ar­ticle 104) ou si ça lui avait échap­pé (tra­hi­son ou erreur ? donc)

    Sur­prise : il n’a pas répon­du sur ces deux points 

    L’ar­ticle que j’ai écrit pour le jour­nal La Croix est paru ce matin (ven­dre­di 5 avril). Je pense que ça va vous plaire 🙂

    Deux ren­dez-vous à Paris, ce ven­dre­di 5 avril 2013 : 

    - ren­dez-vous à 12 h 45 (jus­qu’à 18 h) au Doux Rai­sin, 29 rue Des­cartes, 5e, métro Car­di­nal Lemoine 🙂

    - ren­dez-vous le soir, à 19 h, inscriptions : 
    https://docs.google.com/forms/d/1P-olOtpNrRDlpR-UvFAlag4RpdcvLOuQZcY4_z4ig0U/viewform?sid=23b12779a28b31b5&token=n‑1u1D0BAAA.y9Yo0kl2x4AoRDh8_M8NSg.e50kbY0AveH59mIF6ZVLZA

    À tout à l’heure ?

    Étienne.

    Réponse
  69. Étienne

    En plus de mon article récent dans La Croix, celui-ci (ancien : 2007) parle de mon tra­vail (et mon « site-caphar­naüm » : c’est vrai, mais je n’ai pas le temps de m’oc­cu­per de ça => faut faire avec, néces­si­té fait loi. Et mes bou­quins ne m’ont pas coû­té 4 000€ : plu­tôt 30 000…)

    Etienne Chouard rêve encore de Constitution

    http://www.la-croix.com/Archives/2007–01-15/Etienne-Chouard-reve-encore-de-Constitution-_NP_-2007–01-15–281530/p>

    Réponse
  70. Brigitte

    « Cer­tains vont peut être trou­ver dépla­cé de débattre de ques­tions « new age » sur ce type de site. »

    Ana, le pre­mier piège serait de croire qu’il s’a­git de ques­tions « new age ». De mettre cette éti­quette syno­nyme d’im­pos­ture sur un savoir inté­rieur fon­da­men­tal, inné, inal­té­rable car il suf­fit de le réveiller. Le deuxième piège, le plus dan­ge­reux, serait de craindre un juge­ment néga­tif de la part des « autres » si nous abor­dons la ques­tion des pla­ce­bos et nocé­bos intérieurs.

    Le sys­tème de domi­na­tion est pré­ci­sé­ment orga­ni­sé pour que nous reje­tions sans exa­men ce qui est dit dans l’ex­trait du livre de Bruce Lip­ton, alors que les preuves sont par­tout autour de nous, et en nous.

    Pour que per­sonne n’ose par­ler de notre pou­voir, le sys­tème de domi­na­tion a fait en sorte que tout indi­vi­du qui esti­me­rait de son devoir de par­ler de ce sujet fon­da­men­tal ait trop peur d’être ridi­cu­li­sé pour oser le faire. Ce serait le crime parfait.

    Le même méca­nisme s’ap­plique à tous les « whist­le­blo­wers », on pose des éti­quettes avant d’é­cou­ter la véri­té, pour que la véri­té ne soit jamais enten­due. Car ce serait la révo­lu­tion sans armes et sans souffrance.

    Les whist­le­blo­wers du 11 sep­tembre étaient éti­que­tés « conspi­ra­tion­nistes » et Etienne aus­si. Comme ça ne suf­fi­sait pas il a été éti­que­té « extrême droite ». Toutes les éti­quettes dis­qua­li­fiantes doivent nous aler­ter au contraire sur quelque chose d’es­sen­tiel qu’on veut nous cacher.

    Je revien­drai plus tard.
    Brigitte

    Réponse
  71. Marie

    @Brigitte,

    je suis entiè­re­ment d’ac­cord avec vous, vous arri­vez à mettre des mots sur ce que je res­sent. per­son­nel­le­ment, je n’aime pas du tout cette éti­quette « new age » qui pour moi englobe sur­tout les sciences spi­rites et mys­tiques alors que la vie du coeur, de la conscience, c’est autre chose, c’est plus de sim­pli­ci­té en tout cas.

    Cha­cun peut res­sen­tir ce qui est bien ou mal pour­vu qu’il veuille bien le res­sen­tir, écou­ter sa conscience.

    Ce que vous écri­vez me touche beau­coup, mer­ci pour ce par­tage positif.

    Marie

    Réponse
  72. Morpheus

    @ Wiki­crate

    Je vou­lais te signa­ler que, ni avec le lec­teur Win­dows Media, ni avec VLC je n’ar­rive à lire le fichier vidéo MP4. 
    J’i­gnore s’il s’a­git d’un pro­blème de com­pa­ti­bi­li­té (en géné­ral, je sais lire tous les fichiers audio et vidéo soit avec l’un soit avec l’autre, à de rares excep­tions prêt) ou s’il s’a­git d’un pro­blème de fichier.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  73. Morpheus

    @ Wiki­crate

    IDEM pour le fichier audio mp3 🙁

    Même Adobe Audio ne recon­nait pas le fichier mp3 (snif)

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  74. Ana Sailland

    Marie et Brigitte, 

    les guille­mets servent à indi­quer qu’on cite quel­qu’un ou un cou­rant de pen­sée et ne signi­fie pas sys­té­ma­ti­que­ment qu’on approuve. C’est la par­tie sans guille­mets qui indique ce que l’on pense. 😉

    Mor­pheus,

    Chez moi, pareil. Snif comme tu dis.

    Réponse
  75. mic el

    A pro­pos de L’origine du Nou­vel Âge, Joël Labruyère :

    Les mani­pu­la­tions de la Grande Loge Blanche

    http://crom.be/fr/documents/l‑origine-du-nouvel-age :

    « Il appa­raît donc que les ensei­gne­ments théo­so­phiques ori­gi­naux – qui ne parlent ni de la seconde venue du Christ, ni d’un âge d’or pour les temps pré­sents – doivent être dis­so­ciés des croyances appa­rues ulté­rieu­re­ment dans les cercles du Nou­vel Âge. »

    « Bai­ley fut la pro­pa­gan­diste du New Age moderne, pré­di­sant l’apparition d’une civi­li­sa­tion où l’énergie nucléaire tien­drait lieu d’énergie divine ! ( « Exté­rio­ri­sa­tion de la Hiérarchie »)
    Pré­di­ca­trice chré­tienne de for­ma­tion, Bai­ley a assu­mé avec zèle sa mis­sion d’annoncer le retour du Christ, alors que Kri­sh­na­mur­ti pres­sen­ti pour jouer ce rôle, affir­ma, en connais­sance de cause, qu’il s’agissait d’un leurre politique. »

    Réponse
  76. Wikicrate

    @Morpheus

    Déso­lé je ne peux pas m’en occu­per maintenant,

    je n’ai pas tes­té le télé­char­ge­ment sur ces fichiers. Au départ les fichiers marchent. On trou­ve­ra une solution.

    Réponse
  77. Vigile du chemin

    Je confirme le fonc­tion­ne­ment du deuxième lien de télé­char­ge­ment du fichier son (.mp3).
    (Le pre­mier .mp4 est effec­ti­ve­ment cor­rom­pu, pour le reste je ne sais.)

    Réponse
  78. Abaris

    Bon­jour, triste nou­velle que 
    l’en­ter­re­ment offi­ciel de la consti­tu­tion démo­cra­tique d’Is­lande.

    En atten­dant la réac­tion du vrai peuple : http://​www​.wikis​trike​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​p​u​t​s​c​h​-​l​a​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​-​i​s​l​a​n​d​a​i​s​e​-​r​e​d​i​g​e​e​-​p​a​r​-​l​e​-​p​e​u​p​l​e​-​a​-​e​t​e​-​a​s​s​a​s​s​i​n​e​e​-​p​a​r​-​l​e​-​p​a​r​l​e​m​e​n​t​-​1​1​6​8​2​9​5​3​1​.​h​tml

    Com­ment impo­ser aux maîtres poli­ti­ciens une consti­tu­tion démo­cra­tique, voi­là la ques­tion la plus dif­fi­cile à résoudre. 

    Ils ont eu leur consti­tuante tirée au sort et le résul­tat c’est une grosse gifle ! 

    Donc même avec la consti­tuante tirée au sort, le com­bat n’est pas gagné. 

    Il faut se débar­ras­ser des par­tis et du par­le­ment des élus pour croire à une pos­sible mise en œuvre de la consti­tu­tion démocratique. 

    Tant qu’il y aura des pros de la guerre poli­tique, nous serons impuis­sant. Un écrou­le­ment com­plet de l’é­co­no­mie avec la fer­me­ture des banques serait peut-être un moment pro­pice à la prise de pouvoir. 

    D’ailleurs, si cela arrive et que le peuple ne prend pas le pou­voir, nous serons res­pon­sable de la mise en place d’une véri­table dic­ta­ture de la finance avec fin de la mon­naie papier et obli­ga­tion de pas­ser par la mon­naie élec­tro­nique. Le moment déci­sif parait appro­cher à grands pas. Il va fal­loir être cou­ra­geux et rapide mais pour cela il nous faut un mini­mum de pré­pa­ra­tion car en cas d’ef­fon­dre­ment, il faut déjà pou­voir sur­vivre phy­si­que­ment pour être actif dans la prise du pou­voir. Nos chances de réus­site sont faibles mais il n’y aura plus d’alternative pos­sible pas­sé ce moment cru­cial. Pré­pa­rons nous non seule­ment intel­lec­tuel­le­ment comme on le fait si bien ici mais aus­si fac­tuel­le­ment (nour­ri­ture, eau, soins et défense, etc…) afin d’être paré le moment venu. 

    La démo­cra­tie, comme la liber­té, ne se qué­mande pas : il faut aller les prendre aux confisquateurs ! 

    Bien à vous.

    Réponse
  79. Ronald

    J’ai écou­té la retrans­crip­tion du débat pari­sien, c’était vrai­ment inté­res­sant. Parce qu’il est tou­jours mieux de voir ce que donne une thèse lorsqu’elle est oppo­sée à des per­sonnes qui ne sont pas d’ac­cord. Et, me semble-t-il, Étienne a com­plè­te­ment lami­né les contre-argu­ments. On se rend compte que le sys­tème de repré­sen­tants élec­tif n’est fina­le­ment pas très jus­ti­fié théoriquement. 

    On a au mieux eu droit a des péti­tions de prin­cipes sans fon­de­ment : « Nos ins­ti­tu­tions démo­cra­tiques repré­sen­ta­tives sont insé­pa­rables du monde moderne, insé­pa­rables de l’idée de pro­grès » (D. Bourg). On a aus­si sou­vent des asser­tions qui sont vraies mais dont l’auteur ne se rend pas compte qu’elles appuient plus le tirage au sort que le sys­tème élec­tif fran­çais : « Il n’y a pas de consti­tu­tion qui ne soit effi­cace si elle ne tient pas compte de la diver­si­té ou des voca­tions au consen­sus » (M. Rocard dans le texte). 

    J’attendais aus­si la sur­ve­nue de l’inusable chan­ce­lier Hit­ler, et c’est F. Rachline qui nous en a gra­ti­fié (un bon débat où Hit­ler n’est pas évo­qué laisse tou­jours un sen­ti­ment d’inachevé).

    Et puis, il y a des argu­ments à côté de la plaque voire de mau­vaise foi (le « pré­sup­po­sé de ver­tu » (D. Bourg) dont je ne vois pas en quoi il serait néces­saire au sys­tème démo­cra­tique, et qui, en outre, ne vient en rien appuyer la thèse inverse).

    C’est ce genre de confron­ta­tion qui fait que je suis fon­ciè­re­ment opti­miste pour l’avenir du tirage au sort : des audi­teurs neutres ver­ront immé­dia­te­ment de quel côté le rai­son­ne­ment est le plus étayé. D’ailleurs, le public, même si c’est vrai qu’il devait être déjà en par­tie acquis, ne s’y est pas trompé. 

    Bien sûr, il faut aus­si prendre garde à ne pas s’énerver parce que le contra­dic­teur n’est pas convain­cu. Il ne faut pas attendre que les oli­garques se conver­tissent à la démo­cra­tie : il ne le feront jamais (« Il est dif­fi­cile de faire com­prendre quelque chose à un homme lorsque son salaire dépend pré­ci­sé­ment du fait qu’il ne la com­prenne pas »). Ce sont les per­sonnes non pré­ve­nues qui adhé­re­ront et qu’il faut convaincre.

    Le seul point qu’il fau­drait amé­lio­rer, c’est que je pense qu’il fau­drait se déta­cher de la démo­cra­tie grecque dans l’argumentation. Non que les solu­tions qu’elle apporte ne soient pas appli­cables de nos jours. Mais vu que le grand public n’est pas au fait des ins­ti­tu­tions athé­niennes, on perd tou­jours plu­sieurs minutes à débattre contre des argu­ments bidons (« Nos démo­cra­ties sont repré­sen­ta­tives, la démo­cra­tie grecque n’était pas repré­sen­ta­tive » (D. Bourg), les his­toires d’esclavage, etc), et la dis­cus­sion s’enlise dans des diver­sions qui éloignent des pro­blèmes actuels. Donc, à mon avis, l’étude de la démo­cra­tie athé­nienne doit nous ser­vir d’arrière-fond dans notre réflexion, mais ne doit qu’être uti­li­sée qu’a mini­ma dans un débat.

    De manière géné­rale, c’était une excel­lente pres­ta­tion de votre part, Étienne !

    Ronald.

    Réponse
  80. Lambdavirus

    Oui, Aba­ris,

    Il faut un chan­ge­ment com­plet de para­digme ayant pour base la sacra­li­sa­tion de la terre :
    – abo­li­tion de la pro­prié­té, le leg doit se limi­ter au « nid familial ».
    – toute acti­vi­té ne doit rien coû­ter à la terre. Uti­li­sa­tion la bio­masse à par­tir de ce que cha­cun à cultiver.
    – tout être humain (les futurs 8 mil­liards) se voit attri­buer une par­celle de la terre qu’il doit mettre en valeur. Il peut en avoir plus s’il par­ti­cipe au reboi­se­ment de désert ou au net­toyage de zone polluée.

    Cela ne pour­ra jamais venir d’en haut, il faut que ça vienne de cha­cun de ceux qui peuvent réflé­chir et de le répandre aux moins nantis.

    Il fau­drait pour cela arrê­ter d’être complice.
    Arrê­ter de vivre en emprun­tant aux banques mais pré­fé­rer l’entraide.
    Arrê­ter de pous­ser les enfants à l’école comme si c’é­tait la pana­cée de faire poly­tech­nique comme si le bon­heur dépen­dait du niveau d’étude.
    Arrê­ter de vou­loir pos­sé­der le der­nier gad­get élec­tro­nique à la mode, la der­nière bagnole ou sno­ber les autres avec sa maison.

    Bref pré­fé­rer l’au­then­ti­ci­té au luxe.

    Mon­trer sa réus­site sociale n’est pas le bonheur.

    Oui, Aba­ris,

    « Un écrou­le­ment com­plet de l’é­co­no­mie avec la fer­me­ture des banques » nous pend au nez de même que notre sur­vie, vue ce qu’on fait à la Terre.

    Le jour où nos moyens de paie­ment seront HS et glo­bal (voire mon­diale), ce sera catas­tro­phique. En une semaine tout sera pillé pour se nour­rir et comme il n’y aura plus de d’argent et n’y aura plus de ravi­taille­ment. Les cita­dins vont défer­ler dans les cam­pagnes et effec­ti­ve­ment si on ne s’est pas pré­pa­ré cela risque d’être un mas­sacre et la fin de notre monde. Il faut s’attendre à la dis­pa­ri­tion de plus de 80% de la popu­la­tion mondiale.

    Il est temps de deve­nir rai­son­nable et urgent mettre en place des mon­naies complémentaires.

    N’attendons pas que cela viennent d’en haut, donc des riches. Pour ceux qui ont des doutes il fau­drait voir ou revoir le film « Soleil Vert » film d’an­ti­ci­pa­tion sor­tie en 73 mais qui est de plus en plus d’actualité.

    Réponse
  81. Brigitte

    « Le jour où nos moyens de paie­ment seront HS et glo­bal (voire mon­diale), ce sera catastrophique. »

    Catas­trophe :
    Empr. au lat. catas­tro­pha « coup de théâtre » attes­té au sens de « dénoue­ment (d’une tra­gé­die ou d’une comé­die) » dep. le IVe s. (Evan­thius ds TLL s.v., 598, 45) et lui-même empr. au gr. « bou­le­ver­se­ment » et « fin, dénoue­ment ».

    Hier soir à la réunion avec Etienne, Hughes par­lait d’amener les gens « aux portes de la conscience ». Aux portes de la conscience, il n’y a jamais qu’une seule voie pos­sible, à moins que notre champ de vision soit res­té défi­ni­ti­ve­ment empri­son­né par « le rédac­teur de la ques­tion », à moins que le rédac­teur de la ques­tion ait enfer­mé la tota­li­té de notre attention.

    Aux portes de la conscience, il y a un choix à faire. Si on y arrive avec les yeux ban­dés, c’est vrai il se peut qu’on ne voie pas qu’on est arri­vé là pour faire un choix.

    Le jour où nos moyens de paie­ment seront HS, il y aura donc un bou­le­ver­se­ment, un dénoue­ment, oui un fameux coup de théâtre : les humains de cette pla­nète choi­si­ront en masse leur essence, le par­tage, et plus aucun d’eux n’aura faim.

    Ce ne sera pas « la fin de notre monde », ce sera la fin du monde où il y avait la guerre, un monde qui n’est pas le nôtre, et le début d’un autre monde où toute vie est précieuse.

    Bri­gitte

    Réponse
  82. Étienne

    Repen­ser le long terme. Pour une nou­velle Constituante. 
    Étienne Chouard, ensei­gnant et blogueur

    La Croix, 5 avril 2013.

    http://www.la-croix.com/Archives/2013–04-05/Repenser-le-long-terme.-Pour-une-nouvelle-Constituante.-Etienne-Chouard-enseignant-et-blogueur-2013–04-05–929560

    Dans une démo­cra­tie digne de ce nom, les citoyens devraient avoir toute la place. Leurs repré­sen­tants devraient être des ser­vi­teurs, empê­chés de deve­nir des maîtres par le tirage au sort des charges, par des man­dats courts et non renou­ve­lables, et par de nom­breux contrôles avant, pen­dant et après leur man­dat. Dans la réa­li­té, cha­cun peut consta­ter que c’est exac­te­ment le contraire qui se pro­duit : sitôt élus, nos « repré­sen­tants » se com­portent comme s’ils étaient nos maîtres, tout en se met­tant au ser­vice exclu­sif des car­tels et des banques, contre l’in­té­rêt général.

    Notre pro­blème fon­da­men­tal n’est donc pas tech­nique mais poli­tique : nos « repré­sen­tants » ne nous repré­sentent pas, pour la bonne rai­son qu’ils ne nous doivent rien. C’est méca­nique : celui qui passe le plus à la télé est élu, c’est tout. Il a donc suf­fi aux banques d’a­che­ter les médias de masse pour être sûres de gagner les élec­tions à tous les coups. Les élus ne repré­sentent que les banques parce qu’ils leur doivent tout.

    Quant à nous, simples élec­teurs (pas citoyens), nous sommes pri­vés de toute ins­ti­tu­tion pour nous défendre contre ces faux « repré­sen­tants » : nous n’a­vons pas de Constitution.

    Une Consti­tu­tion, c’est un texte supé­rieur qui sert à pro­té­ger le peuple contre les abus de pou­voir, en sur­plom­bant tous les pou­voirs, publics et pri­vés. Une Consti­tu­tion digne de ce nom doit être crainte par les pou­voirs : il ne faut donc à aucun prix lais­ser les pou­voirs en ques­tion l’é­crire eux-mêmes, ce n’est pas aux hommes au pou­voir d’é­crire les règles du pou­voir, ce n’est pas aux par­le­men­taires, ni aux ministres, ni à aucun pro­fes­sion­nel de la poli­tique, d’é­crire ou de modi­fier la Constitution.

    Une bonne Consti­tu­tion – que les « élus » n’é­cri­ront jamais, à cause de leur inté­rêt per­son­nel – pré­voi­rait de (vrais) réfé­ren­dums d’i­ni­tia­tive popu­laire (RIP légis­la­tif, abro­ga­toire, révo­ca­toire et consti­tuant), la sépa­ra­tion des pou­voirs dan­ge­reux (légis­la­tif, exé­cu­tif, judi­ciaire, média­tique et moné­taire) pour les affai­blir, une des Chambres légis­la­tives tirée au sort pour une repré­sen­ta­tion fidèle du pays, des man­dats courts et non renou­ve­lables pour évi­ter la pro­fes­sion­na­li­sa­tion, la res­pon­sa­bi­li­té illi­mi­tée (et la révo­ca­bi­li­té) des déci­deurs publics, des chambres de contrôle tirées au sort pour sur­veiller tous les pou­voirs sans excep­tion, une créa­tion moné­taire uni­que­ment publique et des banques toutes publiques aus­si, des ser­vices publics d’in­for­ma­tion ren­dus indé­pen­dants (sur le modèle des juges) mais eux aus­si contrô­lés par des jurys citoyens tirés au sort, etc.

    Aucune de ces ins­ti­tu­tions, néces­saires à la jus­tice sociale, ne ver­ra jamais le jour tant qu’on n’au­ra pas com­pris et éli­mi­né le conflit d’in­té­rêts majeur qui est à la racine com­mune de toutes nos impuis­sances : il faut que les consti­tuants soient désintéressés.

    Alors, com­ment faire ? Soit on réunit une Assem­blée consti­tuante dans chaque com­mune ou quar­tier (où vien­dront ceux qui le vou­dront) et on en dégage une syn­thèse pour fédé­rer les prin­ci­pales exi­gences citoyennes. Soit on tire au sort une seule Assem­blée consti­tuante (au lieu de l’é­lire!) : c’est beau­coup plus simple et ça don­ne­ra pro­ba­ble­ment le même résul­tat, parce que fina­le­ment, nous avons tous inté­rêt aux mêmes ins­ti­tu­tions fondamentales.

    Pour que cela advienne, il suf­fi­rait que nous soyons des mil­lions à le vou­loir ; c’est donc à nous de faire pas­ser le mes­sage de façon virale, auto­nome, sou­ter­raine, insai­sis­sable, pour deve­nir rapi­de­ment très nom­breux à dire ensemble : « Nous vou­lons avant tout une Assem­blée consti­tuante tirée au sort – car tout le reste suivra. »

    C’est une vraie cause com­mune : ins­ti­tuons d’a­bord notre puis­sance, on se dis­pu­te­ra après. On n’é­chap­pe­ra pas autre­ment aux usu­riers, qui ont déjà volé presque tous les pou­voirs : si on veut une Consti­tu­tion, il fau­dra l’é­crire nous-mêmes.

    Nous, on a com­men­cé ; si le cœur vous en dit, rejoi­gnez-nous (1).

    Étienne CHOUARD 

    (1) Site : http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​ope

    Source : La Croix, http://www.la-croix.com/Archives/2013–04-05/Repenser-le-long-terme.-Pour-une-nouvelle-Constituante.-Etienne-Chouard-enseignant-et-blogueur-2013–04-05–929560

    Réponse
  83. J.C

    Audio écou­té en entier.

    Autant je peux com­prendre que l’on consi­dère qu’on ai besoin de règles pour vivre ensemble, autant je ne com­prends pas pour­quoi tu veux abso­lu­ment qu’il y ait des représentants.

    Cha­cun peut exer­cer des fonc­tions pour le bien com­mun sans pour autant se dire repré­sen­tant du peuple.

    Je trouve aus­si que la stra­ti­fi­ca­tion des reve­nus telle que pré­sen­tée dans l’i­dée d’un salaire à vie ne concer­nant plus le poste ou la tâche effec­tuées mais la per­sonne même vise à éta­blir ni plus ni moins un sys­tème de caste selon l’âge, la qua­li­fi­ca­tion etc. rédui­sant encore plus inti­me­ment la valeur d’une per­sonne à son acti­vi­té professionnelle.

    Je trouve ces posi­tions par­ti­cu­liè­re­ment dangereuses.

    En outre, de manière géné­rale, je trouve tes expo­sés récents de plus en plus clairs.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  84. Brigitte

    « les guille­mets servent à indi­quer qu’on cite quel­qu’un ou un cou­rant de pen­sée et ne signi­fie pas sys­té­ma­ti­que­ment qu’on approuve. »

    Ana, ne t’inquiète pas, j’avais bien vu tes guille­mets. J’étais très pres­sée hier et n’avais pas le temps de répondre à ton mes­sage, car je vou­lais par­tir rejoindre les autres GV au Bon Rai­sin, alors j’ai répon­du par lot, à toute vitesse : en répon­dant à cette par­tie de ton mes­sage, je répon­dais aus­si au mes­sage de J‑Stéphane juste au-dessus.

    Ma réponse ne por­tait en fait pas sur l’étiquette entre guille­mets, mais sur le conte­nu de ta phrase : « Cer­tains vont peut être trou­ver dépla­cé de débattre » ici du sujet trai­té par Bruce Lip­ton dans son livre.

    Or le sujet de son texte est notre pou­voir. Il est loin d’être dépla­cé d’apporter une clef fon­da­men­tale (ce que fait en quelques lignes cet auteur) sur ce sujet ici, car c’est jus­te­ment le sujet ici. Et nous n’avons pas à craindre d’être hors sujet à en parler.
    Je n’ai pas dit que tout le monde ver­ra ins­tan­ta­né­ment de quoi parle Bruce Lip­ton, mais j’ai confiance et je vois la conscience avan­cer à grands pas.

    Bri­gitte

    Réponse
  85. Wikicrate

    J’ai reçu ce mes­sage de Yanis qui a par­ti­ci­pé à la réunion d’hier soir.

    Yanis :
    […] j’ai par­ti­ci­pé aus­si … à ce que j’ap­pelle une réunion de « fan-club » sans aucun véri­table inté­rêt, du nom­bri­lisme sté­rile et désor­ga­ni­sé, ce qui me porte à pen­ser que je n’ai comme plu­sieurs mil­lions d’autres fran­çais, abso­lu­ment aucun inté­rêt (c’est le mot que j’y ai enten­du dixit « : nous sommes tous venus ici , par inté­rêt … » ) à par­ti­ci­per à nou­veau à des réunions dont on m’a­vait prié pour­tant ins­tam­ment d’assister .. 

    J’a­vais beau­coup de points de vue à faire par­ta­ger, mais hélas ; pas par « inté­rêt » … Donc j’ai vu, et je m’a­per­çois que rien ne nous ras­semble réel­le­ment sur l’i­dée de chan­ger le pano­ra­ma poli­tique de notre pays, et je suis sim­ple­ment pro­fon­dé­ment déçu, d’a­voir pu croire que j’au­rais pu faire avan­cer un peu les idées au sein de ce groupe … 

    je me conten­te­rais donc par la suite de conti­nuer mon action à mon niveau avec mes points de vue, ma conclu­sion c’est qu’il n’y a pas de solu­tions poli­tiques (consti­tu­tion­nelles , démo­cra­tique ou autre) .. il y a des pos­tures indi­vi­duelles qu’il faut savoir par­ta­ger, échan­ger avec le plus grand nombre… sans rien attendre que de la consi­dé­ra­tion, de la digni­té, voire .…. du res­pect (…) de la part d’autres per­sonnes qui cherchent Réel­le­ment à amé­lio­rer la vie au quo­ti­dien … je laisse, donc au « hasard » le soin de vous « auto-dési­gner » entre vous pour votre grande mis­sion « inté­res­sante » … et je m’en vais ramas­ser les papiers gras, jetés le long des routes, culti­ver mon lopin de terre, et éle­ver mes enfants dans la joie, l’in­tel­li­gence et la bonne humeur …
    Yanis Papaz

    Wikicrate :
    – C’est dans la contro­verse que l’on pro­gresse. La ver­tu du débat est de rap­pro­cher des points de vue dif­fé­rents mais pas de se gar­ga­ri­ser de consensus.
    Je compte donc publier sur le blog d’E­tienne votre mes­sage et la réponse que je vous ferai.
    Vous m’a­vez écrit de façon pri­vée et donc je ne men­tion­ne­rai votre nom que si vous m’y autorisez.
    Il y a peut être d’autres inter­ve­nants qui vou­dront vous répondre. (Peut être pour vous don­ner raison)
    Si leur point de vue vous inté­resse, il vous appar­tien­dra de le consulter.

    Yanis :
    bien sur ‚Si il appa­raît utile que mon nom ; ain­si que ce mes­sage paraisse ; comme la contri­bu­tion « dés­in­té­res­sée » que ma démarche volon­taire et « inves­tie » visait à nourrir .
    bien à vous ..
    Yanis Papaz

    Réponse
  86. lambdavirus

    Re bon­jour,

    Je viens d’é­cou­ter le débat en entier, la fin est du pur bonheur.

    Pas simple pour Etienne de se pla­cer mais ça a bien orien­té les réactions.

    La der­nière inter­ven­tion de Rocard n’est pas banale, il explique clai­re­ment le délire de la finance pour finir, lui pur pro­duit du sys­tème, énarque et ins­pec­teur des impôts en train de van­ter le WIR Suisse. Il faut trans­crire et diffuser.

    Etienne, je pense que la clé pour répandre le tirage au sort et réécrire la consti­tu­tion sans remettre le pays à plat pour plu­sieurs années comme cela t’a été repro­ché, serait de l’as­so­cier à des créa­tions de moneys locales sur des entités(régions) de la taille d’une com­mune, dont une fois géné­ra­li­sée pour­rait sor­tir les plus « aptes » au niveau d’une ins­tance natio­nale et d’autres pour une ins­tance mon­diale. Cette dif­fu­sion doit se faire à l’é­chelle de la planète… 
    Reste à défi­nir les plus « aptes », pour com­bien de temps, quelle formations. 
    Je crois que c’est là que la plu­part des gens bloquent sur l’i­dée qui semble la plus juste (démo­cra­tique).

    Bra­vo encore
    Le Lambdafage

    Réponse
  87. Lambdavirus

    Bri­gitte,

    Déso­lé, mais je n’ai pas com­pris le sens de ton inter­ven­tion. Je n’ai jamais fait de latin.

    « Catas­trophe : Empr. au lat. catas­tro­pha « coup de théâtre » attes­té au sens de « dénoue­ment (d’une tra­gé­die ou d’une comé­die) » dep. le IVe s. (Evan­thius ds TLL s.v., 598, 45) et lui-même empr. au gr. « bou­le­ver­se­ment » et « fin, dénouement ». »

    Je pense que pour être des mil­lion à réagir, il va fal­loir accep­ter, ceux qui font des fautes d’or­tho­graphe, voire les non lecteurs.

    Le Lamb­da­fage

    Réponse
  88. Méchant Virus

    Fichier audio écou­té (un grand mer­ci à Wiki­crate) et comme d’ha­bi­tude, ça m’a énervé.

    En exclu­si­vi­té, je vous pro­pose le plan suivant :

    - bla bla sans inté­rêt (lieux com­muns, appels à la vertu)
    – inter­ven­tion d’E­tienne syn­thé­tique et effi­cace (avec applau­dis­se­ments nourris)
    – bla bla sans inté­rêt (objec­tions foi­reuses déjà enten­dues 50 fois, anec­dotes soporifiques)
    – 2eme inter­ven­tion d’E­tienne, un peu plus pun­chy, j’aime bien quand il hausse le ton, j’ai des fris­sons tout partout !
    – re bla bla avec ques­tions plus ou moins sédatives.
    – conclu­sion de Michou en mode Roo­se­velt 2012 qui m’a ins­pi­ré une cer­taine sym­pa­thie, lui per­met­tant de pas­ser au des­sus des 2 der­niers inter­ve­nants que je qua­li­fie­rais de « sans inté­rêt » pour res­ter poli.

    Bref, mer­ci à Étienne d’exister.

    Réponse au mes­sage 96 : c’est qui Yanis Papaz ? 
    Il a l’air vexé, une gen­tille virus aurait-elle décli­né son invi­ta­tion à dîner à l’hippopotamus ? 
    Qu’est ce qu’il vient faire des leçons de morale sur qui a un com­por­te­ment inté­res­sé ou non ? 
    Il met des guille­mets pour mon­trer qu’il est colère ? Il faut reve­nir avec des argu­ments cohé­rents mon mignon ! 
    Du reste je suis d’ac­cord avec sa conclu­sion : et je m’en vais ramas­ser les papiers gras, jetés le long des routes, culti­ver mon lopin de terre, et éle­ver mes enfants dans la joie, l’in­tel­li­gence et la bonne humeur ….
    C’est en effet mieux pour tout le monde.

    Réponse
  89. J-Stéphane

    Le meilleur des lan­gages c’est celui qui est com­pris par le plus grand nombre.
    Si dans son per­fec­tion­ne­ment il renie ses ori­gines, pour ne plus être com­pris que par quelques élites, il devient exclu­sif comme ces lan­gages codés qui ne vivent que le temps d’a­bu­ser, et finissent par disparaître.

    Réponse
  90. Ana Sailland

    @Brigitte (mes­sage 92)

    « Le jour où nos moyens de paie­ment seront HS, il y aura donc un bou­le­ver­se­ment, un dénoue­ment, oui un fameux coup de théâtre : les humains de cette pla­nète choi­si­ront en masse leur essence, le par­tage, et plus aucun d’eux n’aura faim. »

    ->->->

    La démo­cra­tie et la conscience étant cova­riantes, je pré­fère miser sur la démo­cra­tie plu­tôt que sur une catas­trophe.

    Je m’ex­plique :

    -Les moyens de paie­ment HS, ça s’est déjà pro­duit. Pas au niveau pla­né­taire, j’en conviens. Et pour­tant, là et quand ça s’est pro­duit, il n’y a pas for­cé­ment eu de bou­le­ver­se­ment sys­té­mique majeur ;
    par exemple en Argen­tine il y a bien eu des trucs chouettes (empre­sas ocu­pa­das, mon­naies de quar­tiers, lieux de troc), mais pas au point de faire cha­vi­rer l’an­cien monde ni sur­tout la civi­li­sa­tion du donnant-donnant.
    ‑Et s’il y a eu ensuite une embel­lie, elle s’est pro­duite dans la logique clas­sique qui ins­crit la civi­li­sa­tion dans l’é­change contrac­tuel, donc comp­table, donc sans réelle fra­ter­ni­té ni soli­da­ri­té, sans aucun chan­ge­ment de para­digme, ni envo­lée de la conscience.

    -Par ailleurs, comme c’est dit, j’ai peur d’a­voir per­çu l’es­pé­rance d’un crash moné­taire comme source d’é­vo­lu­tion de l’âme col­lec­tive. Or, il me semble qu’en cas de big crunch, il peut y avoir des mil­liards de morts à la clef.
    Condi­tion­ner l’é­lé­va­tion à un tel risque me semble plus noir que blanc, au sens magique 😉
    J’en­tends sou­vent ce rai­son­ne­ment (ô com­bien de fois sur la pelouse des indi­gnés !) et réagis tou­jours de cette façon. Pardon 😉

    Par ailleurs bis, il peut arri­ver que le sys­tème mon­naie s’ef­fondre pour le peuple mais pas pour les nan­tis. ça s’est eu vu.

    Doncque, il me semble que ce chan­ge­ment de para­digme (i.e. « les humains de cette pla­nète choi­si­ront en masse leur essence, le par­tage, et plus aucun d’eux n’aura faim ») dont cer­tains osent rêver (j’en suis) peut s’o­pé­rer par un tra­vail de four­mi, méti­cu­leux et constant, plus à tra­vers des expé­riences limi­tées (exemples Mari­na­le­da, incre­dible edible, don­ne­ries, accor­de­ries, sels, amaps, Espagne des années 30 ) … et pour­quoi pas par des actes indi­vi­duels … plus que sou­dai­ne­ment, pour ne pas dire brutalement.
    La voie des petits pas, la voie de la créa­tion, la patience plus que le grand spectacle.
    Ce che­min-ci (lent) me fait pen­ser à la poli­tique virale ici prô­née, mais les actes construc­tifs, par leur valeur d’exemple, y joue­raient le rôle de notre mes­sage viral.

    Mais si on tient à la voie rapide, alors je vois la démo­cra­tie comme voie royale : 😉
    Il me semble en effet que la démo­cra­tie, la vraie, peut elle aus­si conduire, ni trop vite ni trop len­te­ment, à une révo­lu­tion radi­cale de nos façons de pen­ser et de fonctionner.
    Par approxi­ma­tions suc­ces­sives plu­tôt que d’un coup.(?)
    Révo­lu­tion qui pour l’heure, dans le sys­tème poli­ti­co finan­cier actuel, est impos­sible. Car tout est struc­tu­ré pour inter­dire la géné­ro­si­té ou l’acte contri­bu­tif gra­tuit autre­ment que spo­ra­diques. Les voir deve­nir sys­tème non seule­ment phi­lo­so­phique, mais encore au cœur de ce qui motive l’in­di­vi­du, est tout bon­ne­ment inimaginable ;
    car notre civi­li­sa­tion est ain­si bâtie :
    pour sur­vivre, il est néces­saire d’être égoïste, à un moment ou à l’autre, et complice !
    C’est cette abo­mi­na­tion là que l’His­toire a construite.
    Et le dire un peu par­fois, en omet­tant quelques minutes le reste, me semble important.
    La démo­cra­tie vraie met l’in­di­vi­du face à l’im­pact de ses choix, puis­qu’il par­ti­ci­pe­rait ou du moins pour­rait par­ti­ci­per jour après jour et en détail à la prise de déci­sion col­lec­tive, celle qui induit le futur, ses mal­heurs et ses bonheurs.
    Je suis pro­fon­dé­ment per­sua­dée que pour cette rai­son la démo­cra­tie booste la conscience tan­dis que son contraire actuel l’inhibe.
    Et le pari démo­crate consiste à pen­ser que la somme des émo­tions empa­thiques de tous ne peut que conduire la somme des volon­tés à être saine. C’est en tout cas le pari que je fais.
    Et donc la démo­cra­tie devrait conduire à ce chan­ge­ment total que tu appelles de tes voeux (et moi aus­si 😉 ) mais qui est per­çu sou­vent comme irréa­liste (c’est nor­mal : les liber­tés d’es­pé­rer et d’i­ma­gi­ner ne peuvent s’al­lu­mer vrai­ment que hors du contexte enfer­mant et il faut être un peu déjan­té <au sens méca­nique> pour pen­ser hors de ce contexte)

    Réponse
  91. Ana Sailland

    Dans l’ar­ticle de la croix, il y a cette pré­sen­ta­tion de deux méthodes : consti­tuante unique (tirée au sort) ver­sus assem­blées locales et synthèse.

    Nous sommes en train d’es­pé­rer une chose qui est assez dif­fi­cile à obte­nir. Il me semble donc que la sim­pli­ci­té doit pri­mer sur la com­plexi­té, car récla­mer dans le contexte actuel un méca­nisme long à expli­quer peut faire échouer la demande au moment où par miracle elle sera entendue.

    Pour­tant, mon cœur penche net­te­ment pour la méthode com­plexe car le peuple adhère plus volon­tiers à ce à quoi il participe.
    Il y a aus­si le risque de rater des idées géniales, du fait de l’ab­sence de leur por­teur MAIS si le texte final est bon, même moyen­ne­ment bon, elles pour­ront émer­ger plus tard puisque c’est le but de la démocratie.
    Le logi­ciel democratie.0 n’a pas besoin d’être par­fait : sa fonc­tion est de per­mettre un per­fec­tion­ne­ment ulté­rieur mené par tous et chacun,
    et pas de régu­ler le prix des caca­huètes hein.

    Le pro­blème n’est pas si simple, donc.

    Il y a aus­si le fait qu’une consti­tuante unique peut pro­duire un texte qui ne sera pas rati­fié. Sans aller jus­qu’à l’autre sys­tème, il me semble que plu­sieurs consti­tuantes indé­pen­dantes (ce n’est donc pas l’i­dée de la syn­thèse), avec plu­sieurs pro­duits finis offerts au suf­frage, me semble préférable.

    (((Ailleurs on a aus­si abor­dé l’i­dée d’un suf­frage article par article ; ça ne me semble pas com­pa­tible avec l’i­dée d’un texte cohérent.)))

    Le nombre de tirés au sort me semble être une ques­tion un peu mise de côté …

    On a déjà abor­dé tout ça mais je ne résiste pas à l’en­vie de dire 😉

    Réponse
  92. J-Stéphane

    On peut aus­si ima­gi­ner que si le sys­tème moné­taire dis­pa­rais­sait, les gens n’at­ten­dant plus de salaire, ils pour­raient enfin lais­ser s’ex­pri­mer leurs apti­tudes en les pro­po­sant à ceux qui en ont d’autres.

    Et ain­si les grands patrons seront contraints de quit­ter leur cos­tard pour une tenue de tra­vailleur afin de participer.

    Ils vont vite se rendre compte que ce n’é­tait pas grâce à leur tra­vail qu’ils pou­vaient s’a­che­ter toutes ces « richesses mortes ».

    Réponse
  93. Méchant Virus

    Mon cher J‑Stéphane,

    je vois sou­vent des gens qui parlent de faire dis­pa­raître le sys­tème moné­taire ou de faire des mon­naies paral­lèles un peu par­tout. Dans un sens, je com­prend ce genre de pro­po­si­tions face aux dérives actuelles de créa­tion, à l’ac­cu­mu­la­tion, etc…

    Cepen­dant, même si je suis d’ac­cord avec les pré­misses, je vois une solu­tion toute dif­fé­rente. Pour­quoi une mon­naie natio­nale (ou même inter­na­tio­nale soyons fous!) ne serait elle pas la solu­tion ? Pour que la mon­naie nour­risse l’é­co­no­mie et tout un cha­cun, il suf­fit qu’elle soit créée (et éven­tuel­le­ment détruite) d’une façon astu­cieuse. Je pense qu’on sera d’ac­cord pour dire qu’une créa­tion moné­taire pri­vée ne fonc­tionne pas, une créa­tion réga­lienne dans le sys­tème poli­tique actuel non plus (même si elle est moins coû­teuse en inté­rêts pour le petit peuple). Qu’à cela ne tienne, ne pour­rions-nous pas ima­gi­ner une créa­tion moné­taire sous contrôle citoyen au niveau natio­nal dans un régime démo­cra­tique (un vrai) ? Une ou plu­sieurs assemblée(s) tirée(s) au sort (assistée(s) par des éco­no­mistes, des repré­sen­tants des entre­pre­neurs, des sala­riés, des spé­cia­listes de l’é­co­lo­gie…) pour­rait déter­mi­ner la quan­ti­té de mon­naie à créer selon les besoins de l’é­co­no­mie du moment à tel ou tel endroit. Je ne vois pas de meilleur système.

    Réponse
  94. J.C

    Je com­prends les réti­cences de M.Rocard à l’é­gard du réfé­ren­dum, la popu­la­tion n’é­tant pas infor­mée de tout les tenants et les abou­tis­sants, il est légi­time que les élus de longues dates pour des rai­sons d’in­té­rêt per­son­nel mais aus­si col­lec­tif pensent qu’il est dan­ge­reux que la popu­la­tion s’im­plique dans la ges­tion des affaires du monde.

    Etienne, je ne com­prends pas la notion de repré­sen­tant en démo­cra­tie et je ne dois pas être le seul.
    Même dans le bon sens du terme, au ser­vice de celui qu’il repré­sente, je ne com­prends com­ment c’est pos­sible en démocratie.
    Je com­prends la notion de repré­sen­tant comme le moyen de com­mu­ni­ca­tion ou de défense des inté­rêts d’un groupe auprès d’une enti­té exté­rieur, un moyen par­ti­san comme les lob­bies. Par exemple, un com­mer­ciale repré­sente une entre­prise auprès de sa clien­tèle ou un repré­sen­tant syn­di­cale repré­sente ses syn­di­qués auprès du patronat.

    Les dépu­tés repré­sentent les inté­rêts de cer­tains groupes ou par­tis mais en démo­cra­tie je ne vois pas quel sens cela peut avoir.
    Dans une démo­cra­tie où c’est l’en­semble du peuple qui a le pou­voir, je ne vois pas à quoi cor­res­pond la repré­sen­ta­tion de qui envers qui ?
    Nous pou­vons nous-même voter les lois comme en Grèce à l’é­poque, non ? Le peuple ne peut être repré­sen­té envers lui même, ça ne veut rien dire.
    Je n’ai pas besoin qu’on me repré­sente auprès de moi-même, ce type de repré­sen­ta­tion n’a évi­dem­ment aucun sens.
    Je pense qu’il y a peut-être là encore une erreur dans les mots, nous sommes tel­le­ment habi­tués à tout inverser.
    Je réitère donc ma ques­tion qui je pense pour­rait être utile pour cla­ri­fier ce qu’il en est vrai­ment : En quoi aurions nous besoin de repré­sen­tants en démo­cra­tie plu­tôt que de simple fonctionnaires ?
    Peut être pour­rais-tu me don­ner ton point de vue sur ce sujet.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  95. Méchant Virus

    Je vais tâcher de répondre au mieux. Même si nous votons nous mêmes nos lois au niveau local et natio­nal, il y a des choses que nous ne pou­vons pas tous faire en même temps pour des rai­sons de temps et d’espace.

    Exemples de repré­sen­tants en démo­cra­tie réelle :

    - Si une com­mune de 10000 citoyens pré­pare une loi ou une déci­sion com­mu­nale, on ne peut pas la rédi­ger à 10000 en même temps. Il faut donc tirer au sort quelques citoyens qui s’oc­cupent de la mettre en forme pour la pro­po­ser au vote.

    - Si on veut contrô­ler un organe natio­nal qui ne peut pas être tiré au sort pour des rai­sons de com­pé­tences (mili­taires par exemple), on ne peut audi­tion­ner à 40 mil­lions. On tire donc au sort une assem­blée qui sta­tue­ra sur les pro­blèmes éventuels.

    Réponse
  96. J.C

    Mer­ci Méchant Virus d’a­voir essayé mais je ne vois tou­jours en quoi des secré­taires ou des recru­teurs ou des indi­vi­dus appar­te­nant à n’im­porte quel corps de métier ne seraient ici autres que des fonc­tion­naires ama­teurs ou professionnels.
    ils repré­sentent leur propre com­pé­tence pas le peuple
    En quoi sont-ils les repré­sen­tants du peuple plu­tôt que de simples organes du peuple ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  97. Méchant Virus

    Ah déso­lé j’a­vais pas com­pris la ques­tion, c’est le terme de « repré­sen­tant » qui est en cause. En effet c’est pas un terme très clair, dans les exemples que j’ai don­né, c’est vrai qu’ils ne nous repré­sentent pas stric­to sen­su mais plu­tôt qu’il font un tra­vail pour nous évi­ter de tous avoir à le faire en même temps.

    En démo­cra­tie réelle, il n’y a pas de repré­sen­tants au sens strict à part peut être pour la diplo­ma­tie, on sera cer­tai­ne­ment obli­gé d’é­lire des repré­sen­tants pour trans­mettre la parole du peuple à l’é­tran­ger ou la parole des citoyens d’une com­mune à une assem­blée régio­nale par exemple.

    Réponse
  98. Étienne

    Le mot « repré­sen­tant » est poly­sé­mique, il a plu­sieurs sens : en fran­çais, repré­sen­tant peut signi­fier ser­vi­teur (c’est le cas des cour­tiers), mais le même mot repré­sen­tant peut signi­fier maître (c’est le cas des tuteurs, ou des >élus). On ne devrait donc JAMAIS uti­li­ser ce mot sans pré­ci­ser aus­si­tôt « maître » ou « serviteur ».

    En plou­to­cra­tie-pré­ten­du­ment-repré­sen­ta­tive, les >repré­sen­tants sont des maîtres (qui décident tout à la place des élec­teurs). En démo­cra­tie, les repré­sen­tants sont des ser­vi­teurs : ils font (seule­ment) ce que l’as­sem­blée des citoyens ne peut pas faire elle-même : pré­pa­rer les lois, appli­quer les lois (faire la police, rendre la jus­tice…), admi­nis­trer les ser­vices publics, défendre le pays…

    En Suisse, il y a des can­tons qui n’ont pas de Conseil muni­ci­pal (pas de maîtres qui décident tout à la place des citoyens) : ils votent donc eux-mêmes leurs lois, à main levée dans une grande salle ou dehors, aujourd’­hui, à l’é­poque moderne (c’est en train de dis­pa­raître mais ça fonc­tion­nait encore il y a peu de temps).


    « La démo­cra­tie est un état où le peuple souverain, 
    gui­dé par des lois qui sont son ouvrage,
    fait par lui-même tout ce qu’il peut bien faire, 
    et par des délé­gués tout ce qu’il ne peut faire lui-même. »

    ROBESPIERRE, dis­cours du 18 plu­viôse an II.

    Réponse
  99. Méchant Virus

    En démo­cra­tie, les repré­sen­tants font (seule­ment) ce que l’as­sem­blée des citoyens ne peut pas faire elle-même : pré­pa­rer les lois, appli­quer les lois (faire la police, rendre la jus­tice…), admi­nis­trer les ser­vices publics, défendre le pays…

    C’est un des rares points où je suis en désac­cord avec le fonc­tion­ne­ment de la démo­cra­tie réelle (à l’a­thé­nienne). Je pense que pour la police et l’ar­mée (la force publique en géné­ral), il faut des gens avec une com­pé­tence. Mon intui­tion me fait réfu­ter le tirage au sort pour ce genre de tâches (les citoyens sol­dats, c’est pas trop mon truc). Je pré­fère de loin un organe sous contrôle des citoyens mais exé­cu­té par des pros (contrôle, red­di­tion des comptes et tout le tralala).

    Alors certes, l’a­mi Robes­pierre nous dit qu’il ne faut pas lais­ser se for­mer un corps armé, mais bon…

    Réponse
  100. Ronald

    C’est vrai que le terme de repré­sen­tant nous gène, parce qu’il évoque irré­sis­ti­ble­ment à notre esprit un petit groupe qui se coopte pour mono­po­li­ser le pou­voir. Mais il faut voir les repré­sen­tants d’une manière plus neutre, comme étant l’ensemble de toutes les per­sonnes dési­gnée par le peuple sou­ve­rain pour rem­plir une fonc­tion publique. Rous­seau avait pris l’habitude elle aus­si inter­pel­lante d’utiliser le terme « magis­trat » dans une accep­tion per­son­nelle pour ren­for­cer l’aspect « rem­plis­sant une charge au ser­vice du public ». C’est ain­si que pour lui le prince et magis­trat sont équivalents :

    Qu’est-ce donc que le gou­ver­ne­ment ? Un corps inter­mé­diaire éta­bli entre les sujets et le sou­ve­rain pour leur mutuelle cor­res­pon­dance, char­gé de l’exécution des lois et du main­tien de la liber­té tant civile que poli­tique. Les membres de ce corps s’appellent magis­trats ou rois, c’est-à-dire gou­ver­neurs et le corps entier porte le nom de prince. Ain­si ceux qui pré­tendent que l’acte par lequel un peuple se sou­met à des chefs n’est point un contrat ont grande rai­son. Ce n’est abso­lu­ment qu’une com­mis­sion, un emploi, dans lequel, simples offi­ciers du sou­ve­rain, ils exercent en son nom le pou­voir dont il les a faits dépo­si­taires, et qu’il peut limi­ter, modi­fier et reprendre quand il lui plaît. L’aliénation d’un tel droit, étant incom­pa­tible avec la nature du corps social, est contraire au but de l’association. J’appelle donc gou­ver­ne­ment ou suprême admi­nis­tra­tion, l’exercice légi­time de la puis­sance exé­cu­tive, et prince ou magis­trat, l’homme ou le corps char­gé de cette admi­nis­tra­tion. (Du contrat social).

    Ce serait un peu la même idée que (dans mon esprit) les « représentants ».
    C’est un peu étrange au départ, mais fina­le­ment ce n’est qu’une ques­tion de ter­mi­no­lo­gie, et si l’on est d’accord sur le type de fonc­tion qui est der­rière le mot, ce n’est pas très important.

    Réponse
  101. Ana Sailland

    Repré­sen­tants ou pas, vaste débat.

    Ima­gi­nons une situa­tion simple (inclue dans un tout qui ne l’est pas forcément) :

    Dans deux villes dif­fé­rentes, par exemple Pon­toise et St Ouen l’aumône, deux assem­blées déli­bé­ra­tives planchent sur un thème com­mun, par exemple le bruit la nuit des cornes de brume des péniches sur l’Oise.

    Il fau­dra bien à un moment ou un autre que des émis­saires de St Ouen aillent dire à Pon­toise où on en est de la dis­cus­sion de ce côté-ci de l’Oise. Et il fau­dra bien à un moment ou un autre que des émis­saires de Pon­toise aillent dire à Saint Ouen où on en est de la dis­cus­sion de cet autre côté de l’Oise.

    Si ce ne sont pas des repré­sen­tants, j’a­vale mon bon­net (il fait encore froid en haute savoie 😉 ).

    Mais ce qui est inté­res­sant, c’est qu’il n’y a aucune rai­son de ne pas en envoyer deux ou trois, tirés au sort, qui par­le­ront cha­cun son tour, plus deux ou trois autres, muets quant à eux, juste char­gés de sur­veiller la non tra­hi­son du rap­port. Nul doute que si à la pause de midi ils vont au res­tau ensemble des ami­tiés peuvent se nouer, ce qui pour­rait faire craindre pour le futur. Mais voi­là, ce sont des fusils à un coup : ils ne servent qu’une fois.

    ->

    S’il me semble que des man­da­tés éphé­mères sont cer­tai­ne­ment par­fois néces­saires, il est tou­jours pos­sible d’é­vi­ter qu’a­vec le temps il ne dérivent : soit par la briè­ve­té du man­dat, soit par un sys­tème de contrôle, ou les deux.

    Ce qui est cer­tain, c’est que la struc­ture actuelle est à l’an­ti­pode de ça, et que c’est exé­crable et source de grand trouble,
    et que nous ne pou­vons plus l’ac­cep­ter, n’en déplaise à Michel R, peut me chaut qu’il appré­cie la cha­leur de notre pas­sion s’il n’en goûte pas la pertinence.

    Réponse
  102. J.C

    En démo­cra­tie, ne tra­vaillant plus pour des maîtres, nous agi­rons tous en faveur de la mul­ti­tude à laquelle nous appar­te­nons, nous serons donc tous des repré­sen­tants du peuple.

    Pour­tant, nous sommes pas Le peuple mais cha­cun d’entre nous une par­tie du peuple et pré­tendre le repré­sen­ter n’a pas de sens.

    Mer­ci Etienne mais ça ne répond pas à ma question.
    Effec­ti­ve­ment je ne com­prends abso­lu­ment pas le sens de la cita­tion de Robespierre.
    Par­don Robes­pierre mais ce qua­train est selon moi, par­fai­te­ment incohérent.
    Si le peuple ne peut effec­tuer cer­taines tâches qui donc pour­rait le faire à sa place ?
    qui serait ces délé­gués s’il ne font pas par­ti du peuple lui même ?
    Alors, on peut bien répondre qu’il s’a­git là de l’en­semble du peuple mais c’est bien l’en­semble du peuple qui accom­pli toutes les tâches propres à la démo­cra­tie, chaque par­tie du peuple à sa façon.
    Je ne vois pas quelles ouvrages il ne pour­rait faire lui même.

    @ Méchant Virus

    « Qu’à cela ne tienne, ne pour­rions-nous pas ima­gi­ner une créa­tion moné­taire sous contrôle citoyen au niveau natio­nal dans un régime démo­cra­tique (un vrai) ? Une ou plu­sieurs assemblée(s) tirée(s) au sort (assistée(s) par des éco­no­mistes, des repré­sen­tants des entre­pre­neurs, des sala­riés, des spé­cia­listes de l’é­co­lo­gie…) pour­rait déter­mi­ner la quan­ti­té de mon­naie à créer selon les besoins de l’é­co­no­mie du moment à tel ou tel endroit. Je ne vois pas de meilleur système. »

    Cette socié­té n’exis­te­ra jamais pour la simple est bonne rai­son que les exploi­tés seront en conflit d’intérêt.
    Pour le dire plus sim­ple­ment, si c’est le peuple lui même qui choi­si com­bien il sera rému­né­ré, tout le monde vou­dra être payer plus.

    Per­sonne ne vou­dra gagner de l’argent juste pour conti­nuer à tra­vailler et à produire.

    Si l’on veut pré­ser­ver le sys­tème moné­taire, il faut accep­ter de conti­nuer à tra­vailler pour des maitres.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  103. Ana Sailland

    J’ai trou­vé rigo­lo qu’on pointe comme exces­sif anti­dé­mo­cra­tie alors que c’est assez doux, au contraire :

    Je consi­dère le sys­tème actuel comme une dic­ta­ture renou­ve­lée cycli­que­ment via l’é­lec­tion. Car la dic­ta­ture, c’est quand le petit nombre impose des dic­tats au grand nombre, qui n’a aucun moyen de s’y sous­traire. Éty­mo­lo­gi­que­ment. Le fait de l’é­lec­tion n’y change rien.

    Par contre, je suis par­ta­gée sur ce qui doit être dit en public, car à trop cho­quer la véri­té peut échouer, et d’un autre côté, à trop ména­ger, on peut rater le coche.

    Réponse
  104. Ana Sailland

    @J.C

    Pour un tra­vail d’é­quipe, il y a for­cé­ment un par­tage des tâches, par définition.
    A un ins­tant don­né en tout cas (il peut par­fois y avoir un roulement).
    Et l’or­ga­ni­sa­tion sociale est bien un tra­vail d’équipe.
    C’est dans cette ques­tion du par­tage des tâches que réside la néces­si­té, pour le groupe, de faire confiance à un indi­vi­du, ne serait ce que s’il est « man­da­té » pour mettre de l’huile dans les engre­nages de la machine, mais ça peut être quelque chose d’autre, comme par exemple faire la comp­ta, ou répondre au téléphone.
    Par contre, ce qui est inac­cep­table, c’est que quel­qu’un soit char­gé de ou auto­ri­sé à déci­der pour les autres sans qu’ils n’aient rien à dire. Là, je te suis, ce type de repré­sen­tants, nous n’en vou­lons pas. Mais dans une socié­té humaine, il y a une foul­ti­tude de situa­tions dans les­quelles il faut bien délé­guer. Le pro­blème, ce n’est pas le fait de délé­guer, mais le fait que ça peut don­ner envie de tricher.

    Réponse
  105. J.C

    @ Ana

    « Et il fau­dra bien à un moment ou un autre que des émis­saires de Pon­toise aillent dire à Saint Ouen où on en est de la dis­cus­sion de cet autre côté de l’Oise.

    Si ce ne sont pas des repré­sen­tants, j’a­vale mon bon­net (il fait encore froid en haute savoie 😉 ).

    Mais ce qui est inté­res­sant, c’est qu’il n’y a aucune rai­son de ne pas en envoyer deux ou trois, tirés au sort, qui par­le­ront cha­cun son tour, plus deux ou trois autres, muets quant à eux, juste char­gés de sur­veiller la non tra­hi­son du rap­port. Nul doute que si à la pause de midi ils vont au res­tau ensemble des ami­tiés peuvent se nouer, ce qui pour­rait faire craindre pour le futur. Mais voi­là, ce sont des fusils à un coup : ils ne servent qu’une fois »

    J’aime beau­coup ton exemple, j’i­ma­gi­nais un émis­saire à che­val avec son par­che­min sous le bras allez lire le mes­sage de la pre­mière assem­blée à la seconde tout en se deman­dant si en cours de route cet émis­saire ne pour­rait pas se faire cor­rompre de toutes sortes de façons.

    Est qu’il ne serait pas plus simple qu’à la fin de la déli­bé­ra­tion de la pre­mière assem­blée, la ou le secré­taire du moment char­gées de la rédac­tion de la déli­bé­ra­tion envoie direc­te­ment un mail ou un fax à la seconde.
    est-ce qu’il n’est pas tout sim­ple­ment pos­sible de résoudre ces pro­blèmes d’in­ter­mé­diaires par des solu­tions techniques ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  106. Lambdavirus

    Com­ment voyez vous la mise en place du tirage au sort ?

    Il y a urgence. La bulle en cen­taine de tril­lion de dol­lar risque d’éclater.

    La pla­nète risque d’a­go­ni­ser. Les déci­sions prises main­te­nant n’au­ront un effet mesu­rable que dans une cin­quan­taine d’année.

    Pen­sez vous que les trop riches vont vous lais­ser faire. Ceux qui héritent ou qui ont été for­més pour dans les grandes écoles. Ceux qui sont action­naires des banques, qui tra­fiquent dans les para­dis fis­caux sur les ventes d’armes, les arnaques finan­cières et immobilières.

    Avant de pouvoir mettre en place un système juste qui offre une vie honorable au 7 150 000 000 d'humains, il faut que ceux qui sont instruits et ont le temps et les moyens de communiquer comme vous montre au plus grand nombre une idée simple, un nouveau paradigme qui nous montre que la fenêtre de la cage de nos habitudes est grande ouverte.

    Je réitère mon post 91

    Le Lam­ba­fage

    Réponse
  107. Méchant Virus

    @JC :

    Cette socié­té n’exis­te­ra jamais pour la simple est bonne rai­son que les exploi­tés seront en conflit d’in­té­rêt. Pour le dire plus sim­ple­ment, si c’est le peuple lui même qui choi­si com­bien il sera rému­né­ré, tout le monde vou­dra être payer plus.

    La créa­tion moné­taire et la déter­mi­na­tion du niveau des salaires n’ont rien à voir. Je ne com­prend pas ton objection.

    Réponse
  108. Ana Sailland

    je savais que tu allais répondre ça 😉 hihi

    Il y a quelque chose dans la pré­sence humaine qui fait qu’on peut mieux défendre une cause que par mail. Non ? 
    (Après tout, Étienne si on te suit, aurait très bien pu envoyer un mail à Paris pour rela­ter ce qui se des­sine sur son blog …)
    Sans comp­ter le fait que sur place peut s’é­ta­blir un échange intense entre l’é­mis­saire et le groupe visi­té, avec des gens qui se coupent la parole, même, pour­quoi pas, avec une vita­li­té et une SPONTANÉITÉ que l’é­crit ne per­met pas ; un échange que l’é­mis­saire pour­ra rap­por­ter à ses mandants.

    Mais dans cer­tains cas, ton objec­tion a sa valeur.

    Dis donc, tu emploies le mot secré­taire ; n’est ce pas un peu un ou une repré­sen­tante, car enfin, puis­qu’elle ne peut pas écrire sous la dic­tée de 100 per­sonnes, il fau­dra bien que cette per­sonne rédige. C’est bien ça le qua­train de Robes­pierre : il y a tou­jours néces­si­té de délé­guer cer­tains travaux.

    Réponse
  109. J.C

    @ Méchant Virus

    « La créa­tion moné­taire et la déter­mi­na­tion du niveau des salaires n’ont rien à voir. Je ne com­prend pas ton objection. »

    vrai­ment ? à qui sert la créa­tion de mon­naie alors ?

    @ Ana

    oui, c’est bien plus sym­pa de voir Etienne en vrai et puis l’a­van­tage c’est qu’ Etienne n’a pas de repré­sen­tant, même papier du coup 😉

    D’ailleurs pour faire une paren­thèse des réunions par skype, ça peut être pas mal aus­si qu’en c’est pas pos­sible de visu. ça per­met­trait du mul­ti­plier les pai.. euh les réunions. Une réunion-ate­lier consti­tuant par semaine avec Skype en groupe avec Etienne en ligne. (Ce n’est qu’une idée).

    « Dis donc, tu emploies le mot secré­taire ; n’est ce pas un peu un ou une représentante »

    c’est bien le pro­blème de la notion de repré­sen­tant. Tout ceux qui tra­vaillent dans l’ad­mi­nis­tra­tion publics et même pri­vés et puis fina­le­ment dans n’im­porte quel domaine qui sert la socié­té peut être qua­li­fié de représentants.
    il me semble que par­ler de fonc­tion­naire est plus appro­prié, les tâches étant effec­tués par le peuple, la délé­ga­tion concer­nant plu­tôt la machine.

    Cela dit concer­nant l’exemple de la secré­taire, les réunions d’en­tre­prises retrans­crites par écrit ou les tri­bu­naux sont des bons exemples de fai­sa­bi­li­té sans alté­ra­tion des propos.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  110. Méchant Virus

    @JC

    vrai­ment ? à qui sert la créa­tion de mon­naie alors ?

    La créa­tion moné­taire ne sert pas à pro­pre­ment par­ler à quel­qu’un, il s’a­git d’in­tro­duire dans le cir­cuit éco­no­mique une quan­ti­té variable de mon­naie scrip­tu­rale par l’oc­troi de cré­dit : mon­sieur untel veut créer son entre­prise, madame machin veut ache­ter un loge­ment… Donc oui ça « pro­fite » aux acteurs éco­no­miques mais ça reste du cré­dit (qu’il fau­dra rem­bour­ser), la seule dif­fé­rence avec le sys­tème actuel c’est qu’on ne paie­rait pas d’intérêt aux banques (soit pas d’in­té­rêt du tout donc un inté­rêt stric­te­ment égal à l’in­fla­tion, soit un petit inté­rêt à une caisse publique sous contrôle citoyen qui pour­rait s’en ser­vir de diverses manières).

    Après, si on manque de mon­naie papier, on peut envi­sa­ger que la chambre tirée au sort puisse déci­der d’en créer. Mais atten­tion, ceci est déci­dé selon des indi­ca­teurs éco­no­miques. Il ne s’a­git pas de dire à la louche « on crée 10000 euros pour chaque citoyen tous les mois ? Ok tout le monde est d’ac­cord, c’est parti ! »

    Réponse
  111. Méchant Virus

    Mer­ci Wiki­crate pour le lien du débrief.

    Encore une fois, c’est un peu navrant de voir les 2 autres répondre des inep­ties (un qui rabâche des consi­dé­ra­tions sans inté­rêt sur le court et le long terme et l’autre qui parle des pen­sion funds comme si c’é­tait une objec­tion, il aurait pu par­ler de la tajine aux pru­neaux c’é­tait pareil).

    Un tout petit bémol sur les mon­naies paral­lèles, il faut bien expli­quer que c’est une solu­tion de der­nier recours (parce qu’elles ont des défauts consi­dé­rables) et que rien ne vaut une mon­naie à grande échelle (natio­nale au mini­mum) bien pensée.

    Réponse
  112. Méchant Virus

    Petite consi­dé­ra­tion amu­sante et, je le pré­cise, qui n’a rien de sexiste.

    Dans presque tous les sujets, il y a un cross­talk. Les hommes (du moins ceux qui ont un pseu­do qui le laisse pen­ser) dis­cutent tech­nique et ont ten­dance à se brus­quer un peu et les femmes (idem) dis­cutent phi­lo et com­por­te­ment humain.

    ça ne va pas faire avan­cer grand chose mais je trouve ça révé­la­teur de la com­plé­men­ta­ri­té dans le débat qui est une com­po­sante impor­tante de la pari­té (et je suis rude­ment pour).

    Cepen­dant mes­dames, étant don­né qu’un homme est plus volu­mi­neux phy­si­que­ment que sa femme (sauf s’il n’a pas de chance), pour­riez vous nous accorder :

    - 60% de la couette.
    – sys­té­ma­ti­que­ment le plus gros steak et la majo­ri­té des frites.

    Mer­ci d’avance.

    Réponse
  113. Ana Sailland

    @ naugh­ty virus

    « Un tout petit bémol sur les mon­naies paral­lèles, il faut bien expli­quer que c’est une solu­tion de der­nier recours (parce qu’elles ont des défauts consi­dé­rables) et que rien ne vaut une mon­naie à grande échelle (natio­nale au mini­mum) bien pensée. »

    outre l’af­fir­ma­tion, tu peux développer ?

    Réponse
  114. Méchant Virus

    Avec plai­sir, c’est assez simple :

    - ça semble évident mais un pro­blème dans l’es­pace qui oblige soit à avoir une mon­naie locale ET une mon­naie natio­nale ou que des mon­naies locales avec un « taux de change » entre elles dans le cas où on veut aller faire des « emplettes » dans une autre loca­li­té. Bref pas hyper simple.

    - un pro­blème de sta­bi­li­té, la mon­naie étant basée sur la confiance. Avec un nombre plus faible de per­sonnes qui uti­lisent et « font confiance » à une mon­naie, elle est plus sen­sible aux aléas de la conjonc­ture locale (qui est dis­soute sinon dans la confiance natio­nale) et la mon­naie locale a plus de chances de se retrou­ver à ne rien valoir à un moment où ça va mal. Alors certes ça peut arri­ver au niveau natio­nal mais c’est moins pro­bable en termes de survenue.

    Réponse
  115. Ana Sailland

    Quelques réponses en vrac

    Je ne vois pas pour­quoi la confiance ( le fides qui donne fidu­ciaire, en effet) entre des gens qui se connaissent au local et gèrent eux mêmes serait moins solide que dans le cas d’une banque cen­trale impo­sée à 600000000 de per­sonnes, gérée on ne sait trop com­ment ni par qui.

    Le but d’une mon­naie locale n’est pas de per­mettre aux chi­nois, ni même aux pari­siens de faire des emplettes à Tri­fouilly les oies, mais de relo­ca­li­ser et de faire vivre le prin­cipe (bio­lo­gique et poli­tique) de subsidiarité.

    La ques­tion des changes ne se pose pas dans le contexte légal fran­çais actuel puisque la mon­naie locale doit être ados­sée à l’euro.
    A noter à ce sujet que si une asso­cia­tion 1901 se dote d’une mon­naie locale, elle double sa masse moné­taire puisque tout « euro » local est dou­blé d’un euro conti­nen­tal, qui lui peut être dépen­sé selon une déci­sion démo­cra­tique. On est donc très loin de la crainte d’a­voir une mon­naie qui ne vaut plus rien.
    Mais de toute façon, je le répète, le but n’est pas le com­merce global.

    Et ne par­lons pas de l’af­fec­ta­tion de la mon­naie, qui si elle est gérée démo­cra­ti­que­ment et loca­le­ment, per­met des choix de socié­té inter­dits par l’u­sage du ter­ri­toire global.
    Par exemple en rému­né­rant des acti­vi­tés qui de fait au sein de l’é­tat cen­tral sont exclues du champ poli­ti­co financier.

    En outre, on ne finance pas l’in­dus­trie de l’ar­me­ment avec une mon­naie locale. La mon­naie locale est por­teuse d’é­thique et d’humanisme.
    Et du fait qu’elle est gérée démo­cra­ti­que­ment, en direct par les habi­tants ou adhé­rents, elle est un boos­ter de conscience, au contraire des mon­naies conti­nen­tales qui se prêtent à tous les excès.

    Plus le rayon d’ac­tion d’un pou­voir est grand, plus il a de chances d’être autiste, ou au mini­mum inca­pable d’é­cou­ter les marches de l’empire.

    Un thème rare­ment abor­dé : les mon­naies fonc­tion­nelles, atta­chées non pas à un ter­ri­toire mais à un type d’é­change ou de lien social. Le WIR en est un exemple, qui per­met à l’in­dus­trie suisse de lis­ser les crises.

    Je rap­pelle qu’au moyen âge, il y a eu une période d’a­bon­dance, qui coïn­ci­dait avec l’ab­sence de mon­naie glo­bale, et avec une constel­la­tion de mon­naies locales à surestarie.

    La sur­es­ta­rie est un sujet hyper impor­tant qui per­met à la démo­cra­tie locale de gérer elle même un qua­si-impôt consen­ti et dont l’af­fec­ta­tion n’ap­par­tient qu’à elle.
    Mais pas mal de gens sont aller­giques au concept de mon­naie fondante.

    On peut aus­si ima­gi­ner un sys­tème de mon­naies imbri­quées, selon le même sché­ma topo­lo­gique que celui que sug­gère Condor­cet pour la démo­cra­tie directe. Cela indui­rait méca­ni­que­ment une syn­chro­ni­sa­tion natu­relle de la démo­cra­tie avec l’économie.

    Réponse
  116. Méchant Virus

    Je ne vois pas pour­quoi la confiance ( le fides qui donne fidu­ciaire, en effet) entre des gens qui se connaissent au local et gèrent eux mêmes serait moins solide que dans le cas d’une banque cen­trale impo­sée à 600000000 de per­sonnes, gérée on ne sait trop com­ment ni par qui.

    C’est simple, regarde le dol­lar. Cette mon­naie (sur laquelle on peut faire des tas de reproches en soi) est gérée n’im­porte com­ment par la fed dans un pays 1000 fois en faillite. Pour­tant son taux de change est rela­ti­ve­ment stable et ça reste la réfé­rence en termes de com­merce international.

    A contra­rio, ima­gine une mon­naie locale X. Dans la loca­li­té où on uti­lise X, l’u­sine d’au­to­mo­bile qui emploie la moi­tié des gens du coin ferme ses portes met­tant 50% des gens au chô­mage. Il est cer­tain que la valeur de la mon­naie X va se cas­ser la gueule plus vite qu’il ne faut de temps pour se ruer à la banque et la chan­ger contre de l’or ou une autre monnaie.

    Le but d’une mon­naie locale n’est pas de per­mettre aux chi­nois, ni même aux pari­siens de faire des emplettes à Tri­fouilly les oies, mais de relo­ca­li­ser et de faire vivre le prin­cipe (bio­lo­gique et poli­tique) de subsidiarité.

    Oui mais il faut bien pou­voir le faire si on en a envie. Donc pour les rai­sons expli­quées dans le mes­sage pré­cé­dent, ça com­plique la vie des gens qui uti­lisent la mon­naie locale et de ceux qui viennent ache­ter des trucs et qui ne sont pas du coin.

    La ques­tion des changes ne se pose pas dans le contexte légal fran­çais actuel puisque la mon­naie locale doit être ados­sée à l’eu­ro. A noter à ce sujet que si une asso­cia­tion 1901 se dote d’une mon­naie locale, elle double sa masse moné­taire puisque tout « euro » local est dou­blé d’un euro conti­nen­tal, qui lui peut être dépen­sé selon une déci­sion démo­cra­tique. On est donc très loin de la crainte d’a­voir une mon­naie qui ne vaut plus rien.

    D’ac­cord mais il faut des mon­naies locales qui aient toutes la même valeur et qui soient toutes ados­sées à une mon­naie supé­rieure. Cela revient à une mon­naie natio­nale sauf que tu auras plein de signes moné­taires dif­fé­rents et les petits vieux qui se débattent déjà pour faire la dif­fé­rence entre une pièce de 1 et de 2 cen­times vont faire un infarc­tus à la bou­lan­ge­rie en vou­lant payer leur baguette.

    {{Et ne par­lons pas de l’af­fec­ta­tion de la mon­naie, qui si elle est gérée démo­cra­ti­que­ment et loca­le­ment, per­met des choix de socié­té inter­dits par l’u­sage du ter­ri­toire global.
    Par exemple en rému­né­rant des acti­vi­tés qui de fait au sein de l’é­tat cen­tral sont exclues du champ poli­ti­co financier.}}

    C’est tout à fait pos­sible avec une mon­naie nationale.

    Les autres objec­tions sont d’ordre phi­lo­so­phique, je ne peux pas leur appor­ter de réfu­ta­tion éco­no­mique mais je suis per­sua­dé du contraire. Alors je ne dis pas que j’ai rai­son mais comme ce sont des vues de l’es­prit c’est très dif­fi­cile à argu­men­ter. ça tourne autour du débat « local vs natio­nal » sur lequel je n’ai aucun avis. Pour moi, tout est une ques­tion d’or­ga­ni­sa­tion bonne ou mau­vaise. On peut trou­ver des exemples fon­dés (bons ou mau­vais) pour défendre ou atta­quer les 2 points de vue. Les mau­vais points dans les 2 cas sont à mon sens dus à de mau­vaises orga­ni­sa­tions qu’on est pas obli­gé de lais­ser tel quel.

    Réponse
  117. Ed

    Bon­jour

    Je me joins à vous pour cette dis­cus­sion sur la mon­naie car j’ai une petite question.

    Je viens d’ou­vrir les yeux récem­ment sur le monde dans lequel on vit et je fais de mon mieux pour les ouvrir à tout le monde autour de moi : famille et amis (c’est dur!) et cette ques­tion d’argent revient tou­jours évi­dem­ment dans leur bouche : t’as mieux à proposer ?

    N’y com­pre­nant pas grand chose en éco­no­mie, (même si j’ai l’im­pres­sion que c’est simple mais qu’on fait tout pour rendre le sujet com­pli­qué, his­toire qu’on ne mette pas trop notre nez là où cela n’ar­ran­ge­rait pas nos ban­quiers et autres « voleurs »), j’ai regar­dé les films de Paul Gri­gnon et notam­ment « l’argent-dette 3 » dans lequel il fait une pro­po­si­tion de nou­velle créa­tion moné­taire basée sur de l’argent « valeur ». J’ai trou­vé cette idée très inté­res­sante et visi­ble­ment fai­sable puisque c’est appa­rem­ment ain­si que cela a un temps fonc­tion­né au moyen-âge.

    En auriez-vous par­lé aupa­ra­vant (j’es­saie de lire un max de vos dis­cus­sions mais c’est dur de rat­tra­per tout mon retard)? Avez-vous mis cette solu­tion de côté, et si oui pour quelles raisons ?

    Ed

    Réponse
  118. Méchant Virus

    Je ne connais pas cette pro­po­si­tion, peux tu nous expli­quer en quoi ça consiste (ou mettre un lien vers la vidéo en question)?

    Réponse
  119. Ed

    Expli­quer ça va être dur, vu que c’est tel­le­ment chia­dé (même les banques ont un rôle à tenir, celui qu’elles devraient avoir à mon avis) mais voi­ci les liens :

    Ver­sion longue :


    L’Argent Dette III de Paul Gri­gnon : Evo­lu­tion… par bankster2008

    Ver­sion courte :


    L’Argent Dette III de Paul Gri­gnon : Evo­lu­tion… par bankster2008

    Ver­sion très très courte :


    L’Es­sence de l’Argent : Un conte médié­val par bankster2008

    Bon vision­nage !
    Ed

    Réponse
  120. J.C

    @ Méchant Virus

    « oui ça « pro­fite » aux acteurs éco­no­miques mais ça reste du cré­dit (qu’il fau­dra rem­bour­ser), la seule dif­fé­rence avec le sys­tème actuel c’est qu’on ne paie­rait pas d’intérêt aux banques »

    Il sem­ble­rait que tu ne mesures pas encore les consé­quences de ce que tu dis là.
    Je vais être un peu plus explicite
    Les machines et les ani­maux n’ont pas besoin de mon­naie. Seul les humain pensent en avoir besoin pour rému­né­rer leur travail.

    Bien, voyons si une éco­no­mie non capi­ta­liste, sans pro­fit, sans inté­rêt pour­rait fonc­tion­ner (en démocratie)
    On peut sup­po­ser dans le cas ou les banques ne serait pas entiè­re­ment infor­ma­ti­sée et quelle devrait payer des sala­riés, elles pour­raient effec­ti­ve­ment créer direc­te­ment l’argent néces­saire, soit.
    Si les banques prêtent sans inté­rêt, elles n’ont aucun inté­rêts à prê­ter plus ou prê­ter moins parce qu’elle ne sont pas tenu par le pro­fit. Qu’est ce qui empêche de créer indé­fi­ni­ment d’argent puisque l’argent est gratuit ?

    « Mais atten­tion, ceci est déci­dé selon des indi­ca­teurs éco­no­miques. Il ne s’a­git pas de dire à la louche « on crée 10000 euros pour chaque citoyen tous les mois ? Ok tout le monde est d’ac­cord, c’est parti ! » »

    et quels sont les indi­ca­teurs éco­no­miques ? que ce soit ren­table ? que ça rap­porte du profit ?
    non, bien sûr.
    Si on peut créer de l’argent gra­tui­te­ment sans inté­rêt, et si les acteurs éco­no­miques sont les déci­deurs, il n’y a aucune rai­son pour ne pas en créer à foison.
    l’in­fla­tion me répon­dra-t-on mais l’in­fla­tion ne pro­vient avant tout que de la néces­si­té de faire du profit.

    Peu importe de toute façon, on peut créer autant d’argent que l’on veut pour aug­men­ter les acti­vi­tés et les salaires.

    Com­ment-ce tu à entre­voir que ça ne peut pas adve­nir dans une socié­té démo­cra­tique ou il n’y a pas de rap­port de force entre exploi­tants et exploités ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  121. Ana Sailland

    « il faut des mon­naies locales qui aient toutes la même valeur »

    Abso­lu­ment pas. Le but des mon­naies locales com­plé­men­taires est d’être locales et leur conver­ti­bi­li­té est presque une abé­ra­tion. Elle n’est deman­dée que quand on n’a pas per­çu la richesse du concept. Nous sommes enfer­més dans des sché­mas de pen­sée. Voir à ce sujet la mon­naie locale Itha­ka par exemple.
    Et si chez nous la mon­naie locale est ados­sée à l’eu­ro, c’est du fait de la loi et pas du fait d’une néces­si­té objec­tive. Il y a par ailleurs moyen de fonc­tion­ner autre­ment, si on reste au sein d’une asso­cia­tion et si on n’u­ti­lise pas le mot « monnaie ».

    Obser­vons la Grèce qui importe de l’ail de Chine, c’est un comble, et qui a dras­ti­que­ment réduit les salaires. Sans sor­tir de l’eu­ro pour ce qui concerne le big busi­ness, Il lui serait très pos­sible de créer une mon­naie natio­nale com­plé­men­taire, non conver­tible, réser­vée au com­merce local, ali­men­taire entre autres, et apte à com­plé­ter les salaires.

    Pour le reste, l’ex­pé­ri­men­ta­tion tranche, et les expé­riences alle­mandes des années 30 qui avaient per­mis de résor­ber le chô­mage en zone minière en un temps record sont pro­bantes. A noter qu’elles ont été interrompues/interdites par déci­sion centrale …!

    je sug­gère la lec­ture des bou­quins de André-Jacques Hol­beck et Phi­lippe Derud­der sur cette question.

    Disons que consi­dé­rer cet outil comme « de der­nier recours » est un peu rapide.

    Réponse
  122. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Il me semble que ce n’est pas tant le type de mon­naie qui est pro­blé­ma­tique, ni même, la manière dont on la dépense qui est pré­ju­di­ciables à l’é­co­no­mie, je pense que c’est plu­tôt com­ment on la gagne qui déglingue cette for­mi­dable idée. Et c’est là, je crois, que l’on doit foca­li­ser nos efforts…

    Réponse
  123. Méchant Virus

    @ JC :

    Déso­lé mais ça n’a pas de sens. La créa­tion moné­taire ne peux pas être uti­li­sée pour payer ses sala­riés. De plus dans ce dont je parle, la mon­naie est sous contrôle citoyen donc il n’y a pas de banque, ou alors pas au sens actuel du terme.

    Les indi­ca­teurs dont je parle sont l’in­fla­tion, le nombre d’ha­bi­tants, le PIB… La ren­ta­bi­li­té et le pro­fit ne sont pas indicateurs.

    Non on ne peut pas créer autant de mon­naie qu’on veut même en démo­cra­tie. Quel que soit le régime, si tu as trop de signes moné­taires les prix vont mon­ter méca­ni­que­ment et la valeur de la mon­naie dimi­nuer. C’est mathématique.

    @ Ana :

    Je suis d’ac­cord avec toi dans ce cas parce que tu gardes l’eu­ro comme mon­naie de réfé­rence. Les dif­fé­rentes mon­naies locales peuvent donc avoir la valeur qu’on veut puisque qu’on garde l’eu­ro comme mon­naie inter loca­li­tés. Je com­prend ton exemple et c’est une solu­tion valable, cepen­dant je pense que c’est une solu­tion de secours quand ça se casse la gueule et qu’on a aucun contrôle sur la mon­naie comme main­te­nant. Pour être bref et essayer de mettre un terme à ce débat où on est en grande par­tie d’ac­cord : oui les mon­naies locales marchent, oui ça serait une solu­tion là où ça va très mal mais la meilleure solu­tion à mes yeux serait une mon­naie sous contrôle citoyen à plus grande échelle.

    @ J‑Stéphane : je suis tota­le­ment d’ac­cord avec toi. Rendre la créa­tion moné­taire plus juste n’est qu’une par­tie du tra­vail. Pour la façon de gagner de l’argent, ça devient très phi­lo­so­phique et cha­cun peu lais­ser libre cours à son ima­gi­na­tion. En l’é­tat actuel des choses, le reve­nu uni­ver­sel (ou salaire uni­ver­sel ou reve­nu de base) me semble la meilleure solu­tion pour déta­cher l’hu­main du tra­vail. Après, on peut aller plus loin vers un chan­ge­ment radi­cal de socié­té et là ça va nous deman­der beau­coup de tra­vail et d’i­ma­gi­na­tion (mais je suis partant!).

    Réponse
  124. Morpheus

    @ Méchant Virus

    « rien ne vaut une mon­naie à grande échelle »

    A mon avis, une éco­no­mie SANS AUCUNE MONNAIE vau­drait cent mille fois mieux que n’im­porte quelle éco­no­mie moné­ti­sée (que ce soit à grande ou petite échelle).

    Voi­là cer­tai­ne­ment, je n’en doute pas, une idée qui doit vous appa­raitre, au pre­mier abord, com­plè­te­ment lou­foque (pour ne pas dire sur­réa­liste), et pour­tant, après mûre réflexion et ana­lyse de ce sujet (cela fait deux ans que je tra­vaille cette ques­tion), je suis à pré­sent inti­me­ment convain­cu que nous y vien­drons, car la concep­tion de l’é­co­no­mie fon­dée sur la mon­naie est à notre temps ce que la concep­tion de la Terre plate est au temps de Gali­lée ou ce que le géo­cen­trisme était au temps de Coper­nic : une concep­tion erro­née, dépas­sée et obsolète.

    Le sujet de cette ren­contre était l’in­no­va­tion poli­tique et le rap­port du « temps poli­tique » à cette inno­va­tion, et la véri­table inno­va­tion en la matière – l’autre cause des causes de l’en­semble de nos pro­blèmes – (l’ab­sence de véri­table consti­tu­tion citoyenne consti­tuant la cause des causes de l’im­puis­sance des peuples à peser sur les déci­sions majeures qui affectent leur sort) étant pré­ci­sé­ment l’ob­so­les­cence de la concep­tion moné­ta­riste de l’économie.

    Nous n’a­vons pas besoin de mon­naie pour gérer notre éco­no­mie sur le plan glo­bal ; au contraire, la mon­naie consti­tue une entrave et un han­di­cap majeur pour mener à bien une éco­no­mie ration­nelle de par­tage équi­table de l’en­semble de nos res­sources.

    Les éco­no­mistes de demain ne s’oc­cu­pe­ront plus du tout de mon­naie, mais seule­ment de la bonne ges­tion de nos res­sources, de leur juste et équi­table répar­ti­tion et de leur valo­ri­sa­tion, dans un néces­saire res­pect des équi­libres dyna­miques de l’écosystème.

    C’est évi­dem­ment un sujet si vaste et qui entraîne une vision tel­le­ment à l’an­ti­thèse de tout ce que nous connais­sons qu’il fau­dra DU TEMPS pour faire avan­cer cette inno­va­tion, mais je la crois inéluctable.

    Je sug­gère à cha­cun, ici, de prendre ce sujet à bras le corps pour prendre de l’avance 🙂

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    PS : il faut que je retrouve le fil de dis­cus­sion dans lequel cette ques­tion a déjà été déve­lop­pée pour vous en don­ner le lien, donc à très vite pour cela 🙂

    Réponse
  125. Méchant Virus

    You­pi, un 4ème interlocuteur !

    Je ne suis pas du tout en désac­cord avec ton idée. Je com­plé­te­rai donc ma propre cita­tion (extraite de son contexte ceci dit): si on veut une mon­naie, rien ne vaut une mon­naie à grande échelle sous contrôle citoyen.

    Si on ne veut pas de mon­naie et je suis tout à fait inté­res­sé par ta pro­po­si­tion mais il va fal­loir que tu me guides un peu sur la façon dont ça fonctionne.

    J’ou­blie tou­jours de dire ami­ca­le­ment et cor­dia­le­ment à tous mais c’est sous enten­du. Je chope des maux de tête à ral­longe à débattre par écrit avec ce fond d’é­cran blanc (Etienne tu veux pas nous col­ler un fond d’é­cran noir?), du coup je valide fré­né­ti­que­ment. Déso­lé pour l’im­po­li­tesse engendrée.

    Réponse
  126. Morpheus

    Je reviens donc comme pro­mis avec le lien vers le topic où ce sujet a déjà été bien débat­tu (mais pas néces­sai­re­ment clos 😉 )

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​0​8​/​2​4​/​2​4​7​-​m​o​n​n​a​i​e​-​l​i​b​r​e​-​n​1​0​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​e​t​-​m​o​n​n​a​i​e​#​c​1​0​104

    Tu y trou­ve­ras déjà pas mal d’in­for­ma­tions (il y a de quoi lire, avec des débats contra­dic­toires, et des liens pour appro­fon­dir si le sujet t’intéresse).

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    PS : j’ai visi­ble­ment le pro­blème contraire au tiens au sujet de la vue : j’at­trape hor­ri­ble­ment mal aux yeux devant un écran noir. Per­son­nel­le­ment, je pré­fère de très loin un écran blanc, et pour que cela ne ruine pas ma vue, j’é­claire mon bureau avec une lumière indi­recte (type led).

    Réponse
  127. Ed

    Bon­soir

    Oups, je viens de me rendre compte que la pro­po­si­tion de Paul Gri­gnon c’est plu­tôt ça :

    Il y a aus­si une ver­sion longue trés chia­dée comme je le disais mais je n’ar­rive pas à remettre la main des­sus ! Même en anglais…

    Je conti­nue à chercher…

    Ed

    Réponse
  128. Méchant Virus

    250 mes­sages, c’est inac­ces­sible pour moi ce soir. Il va fal­loir un peu de patience.

    Par contre, si tu as un avis sur le sujet (et j’i­ma­gine que oui), je te sau­rais gré de me faire un petit résu­mé de ta pen­sée pour que je puisse plus faci­le­ment te don­ner un avis (s’il te plait pas trop de phi­lo du genre « l’argent c’est mal » mais plu­tôt du concret comme « com­ment peut concrè­te­ment mar­cher une socié­té sans argent avec un nombre de citoyens impor­tant et des pro­blé­ma­tiques actuelles »).

    Cor­dia­le­ment !

    Réponse
  129. J.C

    haha Paul Gri­gnon aborde qua­si­ment toutes les objec­tions que j’ai pu expri­mer sur la mon­naie dans dif­fé­rents fils sur ce blog.
    ça fait plai­sir, je suis pas com­plè­te­ment à côté de la plaque alors.

    @ Méchant Virus

    Il va fal­loir que tu déve­loppes un peu.
    Si j’ai bien com­pris tu ne veux pas seule­ment faire dis­pa­raître la notion d’in­té­rêt mais aus­si celle de banque. Quelles seront les condi­tions de l’oc­troie d’un prêt et de son rem­bour­se­ment dans la socié­té que tu décris ? La capa­ci­té de rem­bour­se­ment étant direc­te­ment lié à l’é­mis­sion de prêts puisque c’est la seul façon de créer de la mon­naie. (c’est comme le chien qui se mort la queue)

    « la pure mon­naie fidu­ciaire dans un mar­ché libre (de l’offre et de la demande) est une illu­sion, elle ne peut tout sim­ple­ment pas exis­ter » Paul Grignon

    Une telle mon­naie ne peut exis­ter que dans une éco­no­mie diri­gée ou tout est fixé arti­fi­ciel­le­ment, les prix, les salaires, la masse moné­taire bref une dic­ta­ture qui condamne les sala­riés aux tra­vaux for­cés à vie puisque c’est la seule chose qui crée de la valeur.

    là ou je veux en venir dou­ce­ment c’est qu’une civi­li­sa­tion sans mon­naie est non seule­ment iné­luc­table mais sur­tout infi­ni­ment plus fiable.
    Mor­phéus m’a devan­cé, je par­tage la même vision que lui sur le sujet (et sur bien d’autres d’ailleurs).

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  130. Ed

    Bon, je ne retrouve pas la vidéo qui durait certes plus de 2h et où étaient don­nés beau­coup plus de détails que dans la petite introduction. 
    On dirait qu’elle a été enle­vée car je l’ai belle et bien vision­née ! Dom­mage car comme je le disais sa pro­po­si­tion est vrai­ment chia­dée : emprunt, retraite, rôle des banques…
    Par exemple, je me sou­viens que les banques avaient tou­jours un rôle à jouer car elles étaient celles qui emmet­taient le cré­dit pour les pro­duc­teurs de biens ou ser­vices ceci afin d’é­vi­ter de favo­ri­ser tels pro­duc­teurs connus par rap­port à un autre moins connus. Et elles émet­taient elles aus­si des cré­dits pour leurs services.

    Reste le fichier pdf en anglais sur le site digi​tal​coin​.info

    Donc j’en reviens à ma ques­tion : je n’y com­prends pas grand chose en éco­no­mie, mais que pen­sez-vous de sa pro­po­si­tion ? Est-elle viable ? On dirait que l’argent n’est plus une dette, non ?

    Mer­ci pour vos réponses, cordialement
    Ed

    Réponse
  131. J-Stéphane

    Mon point de vue :

    Le gain d’argent des par­ti­cu­liers devrait être limi­té à un maxi et un mini.

    On devrait obli­ger les entre­prises pri­vées à se mor­ce­ler pour limi­ter leur poids économique.

    Les inté­rêts sur cré­dit devraient être inter­dits et rem­pla­cés par un coût horaire équi­valent à la pres­ta­tion du ban­quier, même coût pour un cré­dit de 1000 € ou plus.

    Le prin­cipe de l’offre et de la demande devrait être inter­dite pour éta­blir les tarifs, seul le coût de réa­li­sa­tion plus une même marge fixe pour tous devrait éta­blir les prix de vente.

    Une bonne éco­no­mie, c’est celle qui tend vers la baisse des prix, voire la gra­tui­té. Et si les coûts de réa­li­sa­tion aug­mentent mal­gré tout, il faut s’o­rien­ter dès que pos­sible vers des moyens de sub­sti­tu­tion, ou se faire une rai­son sur cer­tains besoins ( res­treindre l’u­ti­li­sa­tion des matières pre­mières aux besoins essentiels ).

    Pour le mono­pole, il y a là beau­coup de choses à dire… mais pour résu­mer le citoyen ne doit pas être contraint arti­fi­ciel­le­ment de payer un type de ser­vice ou produit.

    Réponse
  132. Morpheus

    @ Méchant Virus

    Plu­tôt que de réécrire – en résu­mé (ce qui prend beau­coup de temps) de longs fils de dis­cus­sions très argu­men­tés qui m’ont déjà (et aux autres inter­ve­nants) pris énor­mé­ment de temps en écri­ture et en réflexion, ce que je te pro­pose, c’est de com­men­cer en lisant sim­ple­ment mon pre­mier poste sur le fil dont j’ai don­né le lien : il se lit en quelques minutes et il résume en lui-même les idées essentielles.

    Pour des ques­tions plus spé­ci­fiques sur le mode de fonc­tion­ne­ment, il te fau­dra certes avan­cer plus loin dans la lec­ture du fil. Pour que tu puisses te cen­trer plus spé­ci­fi­que­ment sur des argu­ments concer­nant le sujet pro­pre­ment-dit, mes propres postes et ceux de J.C sont à prioriser.

    Cela étant, la plu­part des autres inter­ve­nants ont éga­le­ment appor­té des élé­ments de déve­lop­pe­ment du sujet vrai­ment enri­chis­sants et qui ont consi­dé­ra­ble­ment fait avan­cer le débat.

    Évi­dem­ment, il n’est pas pos­sible de lire tout cela d’une traite, et ce n’est pas ce que je recom­mande. Par contre, si tu es piqué par le sujet, je gage que, même en plu­sieurs étapes, ce fil t’in­té­res­se­ra (je crois).

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    (PS : ne m’en veut pas de ne pas me col­ler à une ten­ta­tive de résu­mé, s’il te plait ; ce n’est pas de la mau­vaise volon­té, mais un manque de temps et de cou­rage parce que je suis en ce moment sur une autre tâche qui me demande de la concen­tra­tion, et je suis de ceux qui ont du mal à se concen­trer sur plu­sieurs choses en même temps 🙂 )

    Réponse
  133. J.C

    @ Ed

    Le lien dont tu parles semble être celui que tu as mis dans ton mes­sage 132

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  134. Méchant Virus

    @ Mor­pheus :

    Salut,

    J’ai lu le sujet que tu m’a­vais conseillé en essayant de me concen­trer aux endroits où je voyais tes inter­ven­tions et les phrases sur­li­gnées par Etienne. J’ai bien com­pris les enjeux et les avan­tages d’une socié­té sans mon­naie car ils sont rela­ti­ve­ment intuitifs.

    J’ai envie de pas­ser sur la réflexion phi­lo­so­phique sur la nature humaine, la place de la science… Tout ça a bien sûr un inté­rêt mais ça ne me paraît pas pri­mor­dial pour ima­gi­ner un sys­tème viable.

    La pre­mière intui­tion qu’on a en lisant ça c’est de se concen­trer sur son cas per­son­nel. D’emblée je me dis, mes patients (je suis méde­cin) vont me payer avec des pou­lets vivants, des objets de déco moches, des heures de ménages… D’une cer­taine manière c’est pas faux mais ça serait se limi­ter à une socié­té de troc (qui per­son­nel­le­ment ne m’emballe pas outre mesure).

    J’es­saie donc de balayer cette pre­mière réflexion tout en essayant de ne pas retom­ber dans un sys­tème moné­taire (sous une forme ou sous une autre) qui est bien sûr la solu­tion intui­tive la plus évi­dente au pro­blème du troc (je te soigne, tu me donnes un bon, je vais cher­cher mon pain avec ce bon et on est reve­nu au point de départ).

    Du coup, je décide de prendre du champ. Qu’est ce qui ne fait pas envie dans le sys­tème du troc. On se retrouve avec des res­sources dont on a pas besoin et en plus c’est fouillis et pas pra­tique. Tous ces incon­vé­nients peuvent être, je pense, réso­lus par une bonne orga­ni­sa­tion locale : je vais faire atten­tion aux mots : une coopé­ra­tive démo­cra­tique (donc pas au sens com­mu­niste du terme). Je visua­lise une chambre des citoyens, unis par le besoin de vivre en com­mu­nau­té qui orga­nise et répar­tit les tâches de cha­cun en fonc­tion de ses apti­tudes phy­siques, ses connais­sances tech­niques, etc… de façon démo­cra­tique. Ensuite on peut remon­ter en pyra­mide si on veut faire socié­té à plus grande échelle et gérer des échanges à un niveau supé­rieur. Pour l’ins­tant j’en suis là dans ma réflexion.

    Réponse
  135. Ana Sailland

    @naughty virus

    Je crois qu’il fau­dra lire un peu plus de ce qui a déjà été écrit. Dit sans méchanceté.
    Car sans tout résoudre de ce qui t’in­ter­pelle, nous avons un peu exploré.

    à pro­pos de méchan­ce­té : s’il est amu­sant de s’af­fu­bler d’un pseu­do­nyme peu élo­gieux, ça oblige les inter­lo­cu­teurs à écrire « @méchant », donc dans l’é­crit à ne pas res­pec­ter notre res­sen­ti favorable 😉
    C’est gênant (en tout cas pour moi)

    Pour quand même répondre :

    Sup­pri­mer l’argent ne veut en effet sur­tout pas dire reve­nir au troc puisque c’est le troc qui rend l’argent nécessaire.

    Il y a donc der­rière cette idée autre chose, qui consiste soit en une révo­lu­tion scien­tiste (modèle Fres­co), soit en une embel­lie de l’âme humaine (civi­li­sa­tion du don acratopège).
    Ici donc, sur­tout en ce qui concerne la seconde option (it’s mine), s’ouvre immense champ, ter­ra inco­gni­ta, pour la réflexion et l’expérimentation.
    De la réflexion, depuis trois mille ans, il y en a eu, et de l’ex­pé­ri­men­ta­tion aus­si, en par­ti­cu­lier chez ceux que nous nom­mons peuples »pri­mi­tifs«, mais pas que.
    Allu­sions nom­breuses y sont faites sur ce site.
    Mais : Mal­gré mois­sons à foi­son, y a du boulot 😉

    Ma convic­tion est que contrai­re­ment au dic­ton, « nous » devons cou­rir plu­sieurs lièvres à la fois, tan­tôt dans la reven­di­ca­tion et le réfor­misme, tan­tôt dans l’exi­gence démo­cra­tique, tan­tôt sur la voie de la créa­tion, ou bien dans l’ex­pé­ri­men­ta­tion type incre­dible edible, ou encore en s’en­ga­geant dans une réflexion poli­tique colo­rée de spi­ri­tua­li­té laïque.
    Une per­sonne ne peut s’en­ga­ger sur tous ces che­mins à la fois et donc ce « nous » qui doit cou­rir tous ces lièvres, c’est le groupe, le cer­veau col­lec­tif de ceux qui se nour­rissent mutuel­le­ment de leurs pas­sions diver­gentes et même de leurs erreurs les plus gros­sières, ne se dis­putent que pour mieux s’entraider.

    Réponse
  136. Ana Sailland

    J’avais un frère aîné, aujourd’hui décé­dé, par­ti­cu­liè­re­ment per­vers puisqu’il m’avait ini­tiée à la cruau­té qui consiste à pour­suivre une four­mi du cercle lumi­neux qu’une loupe pro­duit quand tour­née vers le soleil, puis à réduire pro­gres­si­ve­ment le cercle de feu, jusqu’à ce que la four­mi s’épuise dans sa fuite inutile, puis s’arrête, puis explose.

    Expé­rience essen­tiel­le­ment néga­tive quoique fort agréable quand on n’a pas encore déve­lop­pé une conscience en recherche d’harmonie avec les trois règnes.
    Les chas­seurs du dimanche connaissent.

    Mais il y a la rési­lience, si chère à Boris Cyrul­nik, qui per­met de trans­mu­ter le plomb de l’enfance en l’or de l’âge adulte, si on en a l’opportunité, le cœur, et la volonté.

    J’ai donc appris, mas o meno, et par­fois ça loupe 😉 , à pour­suivre mes inter­ro­ga­tions du cercle de mon atten­tion, et à en concen­trer le feu jusqu’à ce que le pro­blème explose, quand c’est possible.
    C’est proche de la recherche de la cause des causes, qui consiste, dans le treillis mathé­ma­tique des causes et des effets, s’il existe, à éla­guer le plus pos­sible jusqu’à décou­vrir la nais­sance de cha­cune des branches de cet arbre foisonnant.

    Alors pour­quoi l’argent ? Big ques­tion, que nous ne ferons explo­ser que si nous en posons d’autres.

    Aris­tote nous pré­sente l’argent comme néces­saire pour favo­ri­ser l’échange en le ren­dant plus confor­table ; et sa méta­phore de la mai­son qu’on ne peut échan­ger contre des chaus­sures est inattaquable.
    Je suis d’ailleurs récem­ment inter­ve­nue sur un autre site dont l’honorable et hono­ré construc­teur expli­quait avec cer­ti­tude la néces­si­té de l’argent en se fon­dant sur la même pen­sée que celle d’Aristote. Les grands esprits se rencontrent.

    Mais le hic, c’est qu’il y a là der­rière au moins deux hypo­thèses cachées, qui elles ne sont ni démon­trées ni abordées.
    C’est sou­vent, hop la boum, qu’en poli­tique ou ailleurs on démontre sans lis­ter les hypo­thèses, puisqu’elles sont lar­ge­ment inté­grées par l’inconscient collectif.
    Ain­si la rigueur méca­nique de la rai­son boo­léenne peut elle enfer­mer dans les pri­sons cachées der­rière l’énoncé du problème.

    La pre­mière hypo­thèse cachée par Aris­tote, bien mal­gré lui n’en dou­tons pas, consiste à pen­ser que nous ne pou­vons fonc­tion­ner en socié­té qu’en échan­geant, c’est-à-dire selon ce double principe :

    sauf excep­tion fami­liales ou amou­reuses, et encore …,
    a)si je pro­cure ou contri­bue, c’est pour rece­voir, et
    b)si je reçois, c’est en paie­ment ou récom­pense de mes offres ou contributions

    ça, c’est la civi­li­sa­tion du don­nant-don­nant, et croire que celle-là seule est pos­sible est un dogme, d’autant plus solide qu’il nous guide et nous anime depuis l’aube des civi­li­sa­tions médi­ter­ra­néennes, entre autres.
    Mais c’est un dogme quand même, d’autant plus puis­sant qu’il s’appuie sur la défiance que chaque indi­vi­du res­sent peu ou prou vis-à-vis de ses voi­sins et de toute la socié­té, en n’osant pas espé­rer que s’il s’investit pour le corps social, le corps social le lui ren­dra sans condi­tion, du fait d’au moins quelques indi­vi­dus aus­si sym­pa­thiques que lui.
    Si bien qu’en fait, dans le treillis des causes et des effets, la défiance est l’un des jus­ti­fi­ca­tifs radi­caux de l’usage de l’argent ((( et du refus du reve­nu inconditionnel…))).
    C’est d’autant plus mar­rant qu’on nous parle de mon­naie fiduciaire :
    La mon­naie fidu­ciaire fonc­tionne grâce au fides, à la confiance dans l’outil que nous avons inven­té pour mathé­ma­ti­ser notre défiance. C’est un comble !

    Seconde hypo­thèse cachée : la propriété :!
    Dans le troc, je ne peux rece­voir que contre ce que j’ai.
    Pour jouer le jeu contrac­tuel, je dois donc pos­sé­der, être pro­prié­taire, soit de mon temps de vie, soit de choses diverses, ali­ments, objets manu­fac­tu­rés, talents, et mon corps, et ma san­té, qui trop sou­vent sont dans l’é­qua­tion du commerce.
    La pro­prié­té, qu’elle soit légi­time ou pas (vaste débat peu pous­sé car tran­ché au sabre) est donc consub­stan­tielle au troc.
    La pro­prié­té se situe donc en amont de l’argent, et non pas le contraire,
    même si l’argent, effet secon­daire de sa mis­sion, est un puis­sant outil de confis­ca­tion des biens tan­gibles, vitaux ou super­flus, et du temps de vie, et du talent humain.

    Lorsque nous étu­dions l’argent, soit pour le répa­rer, soit pour l’abolir, nous devons/devrons donc concen­trer le feu de notre atten­tion sur ces deux hypo­thèses cachées : la défiance et la propriété.
    A griller à la loupe de nos consciences 😉

    Next time may be.

    amorce : la chèvre de Mon­sieur Seguin est elle pro­prié­taire de l’herbe qu’elle broute, et le loup, s’il l’at­trape, est il pro­prié­taire de la sus­dite chèvre ?

    Réponse
  137. Morpheus

    @ Méchant Virus

    L’i­dée prin­ci­pale du Pro­jet Venus (la pro­po­si­tion la plus abou­tie de civi­li­sa­tion fon­dée sur une éco­no­mie de res­sources) n’est pas d’a­van­tage fon­dée sur l’é­change, mais sur le par­tage et une TOTALE GRATUITE (de tout).

    C’est cela qui est, habi­tuel­le­ment, le plus dif­fi­cile à inté­grer à nos esprits étri­qués. Une totale gra­tui­té dou­blée d’une réelle abon­dance et d’un confort de vie. C’est la socié­té du XXIVe siècle de Star Trek, sauf que tech­ni­que­ment par­lant (pas poli­ti­que­ment), c’est fai­sable dès main­te­nant (c’é­tait fai­sable dès 1950).

    Donc, méde­cin, tu don­ne­rais gra­tui­te­ment tes soins, et tout ce dont tu as besoin pour vivre (nour­ri­ture, habillage, loge­ment, trans­port, ser­vices divers, san­té, loi­sirs, voyages, ensei­gne­ment, …) est gratuit.

    Cette éco­no­mie gère l’a­bon­dance, au lieu de gérer la pénu­rie. Le prin­cipe est que les richesses (res­sources) sont équi­ta­ble­ment répar­ties à tous par un sys­tème cyber­né­tique. Une grande quan­ti­té de tâches sont méca­ni­sées (c’est déjà le cas de nos jours). On n’est pas contraint à tra­vailler pour vivre. On choi­sit une tâche qui sert la col­lec­ti­vi­té, libre­ment, et qui n’oc­cupe que le temps que l’on sou­haite y consa­crer. On n’a pas besoin de moti­va­tion pécu­niaire, la moti­va­tion étant le besoin natu­rel de se rendre utile et de par­ti­ci­per à la collectivité.

    Je sais, cela parait être du rêve en boîte ou le fruit d’une socié­té uto­pique, pour­tant c’est fai­sable. C’est seule­ment un ren­ver­se­ment abso­lu de nos vieilles croyances et de nos vieux para­digmes, et c’est cela qui rend pareil pro­po­si­tion « utopique ».

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    PS : essaye de prendre 46 minutes pour voir ce film qui pré­sente le pro­jet dans les grandes lignes.

    Réponse
  138. J.C

    @ Ana

    il est méchant parce qu’il va rendre le monstre mécham­ment malade 😉

    @ Ed
    Le pro­blème de tout sys­tème moné­taire est qu’il est le moyen de contrôle par excel­lence des acti­vi­tés humaines. Quelque soit sa forme, la mon­naie est tou­jours une ques­tion de chiffre, de nombre et de jeu d’in­ci­ta­tion en fonc­tion de quan­ti­té. Par son usage, l’homme étant tou­jours dépen­dant d’ob­jec­tifs moné­ta­ristes, il n’est tout sim­ple­ment jamais vrai­ment libre de ses agis­se­ments foca­li­sé qu’il est à repous­ser constam­ment les murs de son asservissement.

    @ Méchant Virus

    Sur la créa­tion moné­taire d’abord :
    Si l’on retire la notion de pro­fit et d’in­té­rêts, la mon­naie n’ayant d’autre fonc­tion que d’a­che­tez et de vendre, les finan­ce­ments ne servent qu’à rému­né­rer les salaires des dif­fé­rentes étapes de la pro­duc­tion, salaires qui servent ensuite de moyen d’a­chat des pro­duits finis.
    L’é­mis­sion de mon­naie ne sert qu’à finan­cer le tra­vail humain (les salaires) qui per­mettent la pro­duc­tion de biens et services.

    Concer­nant le pro­jet Vénus :
    le pro­jet vénus n’est pas un pro­jet de socié­té fon­dé sur l’é­change mais sur la gra­tui­té donc pas de mon­naie ni de troc. Tout est gra­tuit, le TRAVAIL EST ABOLI ce qui libère l’hu­main de toutes formes de ser­vi­tudes propre au sys­tème moné­taire. Cha­cun peut donc s’en­ga­ger dans des acti­vi­tés indé­pen­dam­ment de toutes contraintes financières.

    @ Mor­pheus

    Mor­pheus, en pré­sen­tant timi­de­ment une éco­no­mie basée sur les res­sources comme étant néces­sai­re­ment per­çu par tes inter­lo­cu­teurs comme une uto­pie alors qu’elle est par­fai­te­ment réa­liste et pro­ba­ble­ment notre ave­nir proche, en anti­ci­pant ain­si, voir en orien­tant la réac­tion de l’autre ne des­sers tu pas toi même la cré­di­bi­li­té de ton propos ?
    En te lisant, moi même, j’ai l’im­pres­sion que ce n’est qu’une uto­pie, un espoir loin­tain que per­sonne n’est près à accep­ter. Je peux t’as­su­rer que ce n’est pas le cas. Toutes les per­sonnes un peu ouvertes à qui je pré­sente le pro­jet, le sou­tienne d’emblée.

    @ Etienne

    Nous sommes réduits à choi­sir nos maîtres qui décident tout à notre place pen­dant cinq ans dis tu.
    Nous n’a­vons pas ce pou­voir de choi­sir nos maîtres, la télé choi­si à notre place.
    Nous n’a­vons aucun pou­voir politique.

    La gauche défends le droit au tra­vaux for­cés et la droite aux pro­fits. Ils tra­vaillent mains dans la mains.
    Etienne, je te soup­çonne d’être fon­ciè­re­ment de gauche. Tu ne veux plus qu’il y ait de riche mais que nous soyons tous pauvres. Sache que nous ne vou­lons pas être pauvre ni moyen­ne­ment pauvre ou même riche, nous ne vou­lons plus de tout cela, nous ne vou­lons plus de cet asser­vis­se­ment à l’argent.
    Nous ne vou­lons plus d’i­né­ga­li­té, de méri­to­cra­tie, de caste, de compétition.
    Nous ne vou­lons plus ni riche ni pauvre ni posi­tion intermédiaire.
    Je prie pour que tu te réveilles de ces idéo­lo­gies aliénantes.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  139. Morpheus

    @ J.C

    Effec­ti­ve­ment j’an­ti­cipe les pro­bables (et logiques) réac­tions d’in­com­pré­hen­sion et de rejet « réflexe » d’une idée effec­ti­ve­ment tout-à-fait cré­dible et réa­liste lors­qu’on prend le temps de l’a­na­ly­ser au delà de la pre­mière impres­sion, mais qui récolte très sou­vent une réac­tion de rejet a prio­ri, réac­tion de l’ordre du « c’est trop beau pour être pos­sible » (uto­pie) ou « c’est trop beau pour être hon­nête » (secte).

    En agis­sant comme je le fais, je recon­nais d’emblée que l’i­dée de ce pro­jet est extra­or­di­naire (elle sort de l’ordinaire) et je recon­nais qu’elle peut sus­ci­ter l’in­cré­du­li­té. Peut-être que cela désert mon pro­pos, comme tu le dis, ou peut-être pas, je n’en sais rien. Sans doute cette approche est-elle aus­si due au fait que je ne tiens pas à pas­ser pour un illu­mi­né (ce que je ne suis pas). Je suis favo­rable au Pro­jet Venus, mais je demeure un esprit cri­tique. Simple mise en pra­tique de cette ver­tu que l’on nomme pru­dence 🙂

    Ami­ca­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  140. J-Stéphane

    Bon­soir,

    On peut se deman­der si l’é­vo­lu­tion saine et natu­relle de notre civi­li­sa­tion n’a pas été dévoyée par la créa­tion de la mon­naie, mais aus­si des lois.

    À vou­loir cana­li­ser l’ex­pres­sion, ne l’a­vons-nous pas tout sim­ple­ment emprisonné ?

    La mon­naie faci­lite-t-elle les échanges ? Les lois empêchent-elles les crimes ?

    Ou, est-ce que la mon­naie per­met à cer­tains de pro­fi­ter outre mesure sans par­ti­ci­per, et les lois de mora­li­ser leurs méfaits ?

    Réponse
  141. Méchant Virus

    @ Mor­pheus

    J’ai vision­né le film. A part l’ar­chi­tec­ture qui est par­ti­cu­liè­re­ment gra­ti­née, je suis favo­rable à tout (peut être pas exac­te­ment dans la forme mais en tout cas dans le fond).

    ça me semble être à peu près le type d’ob­jec­tif qu’il fau­dra viser une fois qu’on aura éta­bli une véri­table démocratie…

    Réponse
  142. J.C

    @ Mor­pheus

    Oui, je com­prends ton désir de pru­dence et je le par­tage. Dans cette même démarche, il me semble inté­res­sant, pen­dant un ins­tant, de l’en­vi­sa­ger dans l’autre sens.

    Je sou­haite sim­ple­ment mettre le doigt sur un aspect de la psy­cho­lo­gie humaine carac­té­ris­tique de notre époque.
    Je pense que nous ne devons pas sous esti­mer l’in­ca­pa­ci­té des êtres humains à pen­ser par eux mêmes, je dis bien l’incapacité.
    Actuel­le­ment, ils mangent quo­ti­dien­ne­ment des cadavres d’a­ni­maux alors que leur consti­tu­tion est à 100% her­bi­vore-fru­gi­vore, ils détruisent leur envi­ron­ne­ment en allant tra­vailler, consomment des pro­duits empoi­son­nés et croient qu’ils choi­sissent eux-mêmes ce que les médias leurs ordonnent de faire et de penser.

    Nous vivons une époque ou les gens sont pro­fon­dé­ment per­du, où la plu­part de leurs opi­nions sont sans consis­tance, super­fi­cielles et changeantes.
    Pour espé­rer sur­vivre socia­le­ment, ils cherchent constam­ment à s’a­dap­ter à la pen­sée qu’ils croient majo­ri­taire. Ils sont sou­vent prompt à adop­ter des absur­di­tés, pas parce qu’ils n’ont pas les capa­ci­tés de rai­son­ner conve­na­ble­ment (et cou­ra­geu­se­ment) mais parce que tout est fait pour les en empêcher.

    Puisque les médias pro­pagent constam­ment d’é­normes men­songes avec un aplomb sans faille, pré­sen­ter des posi­tions logiques et cohé­rentes qui en vaillent la peine mérite d’être expo­ser avec convic­tion et la pru­dence de ne pas induire chez l’autre le com­por­te­ment de rejet à l’é­gard d’une vision pré­sen­tée comme habi­tuel­le­ment uto­pique ce que la plu­part pour­rait auto­ma­ti­que­ment consi­dé­rer comme tel du fait même de l’a­voir pré­sen­té ainsi.

    Je dis cela car pour contrer notre lavage de cer­veau quo­ti­dien, nous avons besoin à mon sens de remettre constam­ment les mots à l’en­droit en met­tant en avant l’es­prit cri­tique allié à la déter­mi­na­tion de com­prendre les choses telles quelles sont vraiment.
    Ceci expri­mé ici, juste pour appor­ter un éclai­rage dif­fé­rent sur la pru­dence qui n’est peut être que le fait de ma propre sensibilité.

    @ J‑Stéphane

     » On peut se deman­der si l’é­vo­lu­tion saine et natu­relle de notre civi­li­sa­tion n’a pas été dévoyée par la créa­tion de la mon­naie, mais aus­si des lois.
    À vou­loir cana­li­ser l’ex­pres­sion, ne l’a­vons-nous pas tout sim­ple­ment emprisonné ?
    La mon­naie faci­lite-t-elle les échanges ? Les lois empêchent-elles les crimes ?
    Ou, est-ce que la mon­naie per­met à cer­tains de pro­fi­ter outre mesure sans par­ti­ci­per, et les lois de mora­li­ser leurs méfaits ? »

    Je par­tage com­plè­te­ment cette ana­lyse, notre civi­li­sa­tion a été dévoyé par la créa­tion de la mon­naie, mais aus­si des lois.
    La sagesse vient de la connais­sance et non pas de l’o­béis­sance à de lois impo­ser par un pou­voir exté­rieur. Or, pour mieux gar­der la main, on nous à fait croire que la nature humaine était mauvaise.

    On a per­ver­tie le sens du mot pas­sion qui signi­fie souf­france nous fai­sant croire quelle concer­nait aus­si les qua­li­tés. On nous a fait croire que les humains étaient intrin­sè­que­ment pas­sion­nés alors que les pas­sions relèvent de la patho­lo­gie et que ces symp­tômes de la mala­die de l’i­gno­rance sont par­fai­te­ment curable.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  143. Ana Sailland

    Le verbe pasCHô en grec ne signi­fie pas seule­ment souffrir.
    (Bailly page 1497 …)

    Réponse
  144. Ana Sailland

    La nature humaine ?
    Que es aco ? 😉

    En géné­ral quand « on » parle de la nature humaine, on se réfère à ce qu’on constate dans une civi­li­sa­tion don­née, donc aux com­por­te­ments d’un humain façon­né par cette civi­li­sa­tion, ses lois, règles et usages.
    Ce qu’on observe n’est pas natu­rel mais façon­né, donc.

    Il est impos­sible d’a­voir une vision claire du fond arché­ty­pal de l’hu­main puisque nous n’a­vons accès qu’à l’ef­fet et non pas à la cause.

    En plus, on parle d’un humain moyen, un humain sta­tis­tique, que jamais nous ne croi­se­rons, puisque nous croi­sons tan­tôt des saints tan­tôt des cri­mi­nels, ou des robots ou des éveillés.

    Dire si l’homme est bon ou mau­vais se heurte en outre à la néces­si­té de défi­nir le bien et le mal, ce que bien enten­du nous ne savons pas faire.

    Poser une éti­quette défi­ni­tive sur une espèce ani­male dont les indi­vi­dus sont tiraillés serait absurde.
    Car nos moteurs sont anta­go­nistes, par exemple celui qui induit l’in­di­vi­du à se pro­té­ger un maxi­mum et celui qui le conduit à pro­té­ger ses êtres chers.

    Fon­der des rai­son­ne­ments sur la nature humaine bonne ou mau­vaise per­met­tra aux mani­pu­la­teurs de tous bord de jus­ti­fier la poli­tique qu’ils pré­co­nisent. Mais ces rai­son­ne­ments sont foi­reux puisque assis sur un mythe.

    Par contre, ce qui est inté­res­sant, c’est de poin­ter la liber­té en soi, qui est la liber­té pour l’in­di­vi­du de se fixer des objec­tifs de remo­de­lage de son être en fonc­tion de cri­tères choi­sis par lui après analyse.
    Et l’une des richesses de la démo­cra­tie déli­bé­ra­tive peut être, au delà des conven­tions syner­gi­santes, de par­ta­ger inci­dem­ment, par effet de bord, l’é­tude de ces cri­tères, mais sans impo­ser à l’in­di­vi­du ses choix.
    On débouche alors éven­tuel­le­ment sur une anar­chie spi­ri­tuelle (laïque) dont nous ne pre­ce­vons rien dans notre pri­son présente.

    Réponse
  145. EFFAB

    MECHANT VIRUS, je n’ai pas encore lu ce blog, juste un p’tit coup d’oeil ici-et-là mais, sans plus attendre, je vou­lais te poser une ques­tion : Es-tu vrai­ment ce naugh­ty virus que tu pseu­do­rises ? ou te fais-tu sim­ple­ment là l’a­vo­cat du diable ?
    Merci

    Réponse
  146. Méchant Virus

    @EFFAB

    C’est mar­rant ce pseu­do a ten­dance à pro­vo­quer des réac­tions. Au mes­sage 149, Ana me fait le même type de remarque.

    Il n’y a aucune expli­ca­tion sous jacente à ce choix. C’est sim­ple­ment que les pro­pa­ga­teurs de démo­cra­tie se nomment eux mêmes les gen­tils virus. Par pur esprit de contra­dic­tion, je me suis nom­mé comme ça.

    Vous pré­fé­rez virus en slip ?

    Réponse
  147. J-Stéphane

    Je pense que l’on peut dire que la nature humaine est un for­mi­dable orga­nisme qui s’a­dapte à son environnement.

    Donc on peut en déduire que l’être humain est la somme de ce qu’il a côtoyé…

    Réponse
  148. Morpheus

    J‑Stéphane explique que l’être humain est une éponge. Ou, dans le cas de notre mer­veilleuse civi­li­sa­tion, une serpillère 😉

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  149. EFFAB

    C’est très sym­pa à toi d’a­voir pris la peine de répondre, mais tout conci­liant et res­pec­tueux que je suis, je n’en suis pas moins des plus vigi­lants ou des plus para­nos – je suis bien mal pla­cé pour cette objec­ti­vi­té-là à mon encontre.

    Ce que je vou­lais savoir sur­tout c’é­tait si ce pur esprit de contra­dic­tion ne t’empêchait pas cette ouver­ture d’es­prit, voire quelque adhé­sion aux pen­sées et à la démarche d’E­TIENNE, la contra­dic­tion n’empêchant pas l’autre, j’en­tends bien.

    Pour­quoi slip ? simple bou­tade ou quel jeu de mots ?!… Atten­dons ANA et son intel­lect ô com­bien plus affû­té que le mien car là, comme en beau­coup d’autres points, j’a­voue ne pas très bien sai­sir, lol.

    Au plai­sir

    Réponse
  150. Méchant Virus

    @EFFAB :

    L’habit ne fait pas le moine mon cher EFFAB, je ne suis pas vrai­ment méchant (même si j’ai un cer­taine pro­pen­sion à me moquer).

    La démarche d’Étienne ? J’adhère à gogo ! Il doit y avoir 1 ou 2 points quand même où nos avis divergent mais glo­ba­le­ment, je pense que c’est un remar­quable vision­naire dou­blé d’un modeste com­pul­sif. De sur­croît, il a une façon d’a­bor­der les pro­blèmes tou­jours calme et ration­nelle. J’aime bien ça.

    En slip, en tongs, à rou­lettes, comme tu vou­dras. Pour Ana, je suis d’ac­cord mais le pro­blème c’est que je n’ar­rive jamais à la fin de ses mes­sages car ma capa­ci­té de concen­tra­tion n’est pas suf­fi­sante. Du coup, je ne sais jamais si la conclu­sion est bien.

    Réponse
  151. EFFAB

    Ta prose ou cet esprit qui s’en sai­sit ne sont pas pour me déplaire, MECHANT VIRUS, je les appré­cie en tout cas tous les deux… oui, entiè­re­ment d’ac­cord avec toi, qui aime bien châ­tie bien.

    Remar­quable vision­naire et modeste com­pul­sif, sans réel­le­ment le connaître, je crois que tu l’as très bien décrit, et je l’i­ma­gine en train de sou­rire en lisant ceci, à l’é­coute et tout per­fec­tion­niste qu’il est. Je serais très inté­res­sé de savoir où vos avis à tous deux divergent : je com­mence à être de plus en plus péné­tré de sa pen­sée et moi-même très gogo de sa démarche, mais c’est bien dans nos dif­fé­rences et infimes diver­gences que nous trou­ve­rons les solu­tions à ce chal­lenge démo­cra­tique, comme la Cause des causes et ce fait Consti­tuant ne sont pas les seuls impé­ra­tifs pour accou­cher enfin d’une huma­ni­té digne de ce nom.

    Oui, moi aus­si j’aime bien ça, et je crois que nous sommes beau­coup à appré­cier ce génie péda­go­gique en même temps que cette inté­gri­té si sou­cieuse d’elle-même et si res­pec­tueuse d’au­trui : c’est assu­ré­ment un dis­cours, une démarche, une per­son­na­li­té sinon cet esprit vision­naire à média­ti­ser ou, mieux encore, à natio­na­li­ser, bref, autant ce plé­bis­cite que cette fruc­ti­fi­ca­tion de l’in­té­rêt géné­ral et de la liber­té de cha­cun. Et bla­bla­bla et bla­bla­bla, je sais…

    A choi­sir, le juste milieu, tou­jours ou de pré­fé­rence, tongs qui se décline en TANGUY, le deuxième pré­nom de mon frère, ce pseu­do sym­pa, éner­gique, richesse et réa­li­té d’une per­son­na­li­té qui n’est pas seule­ment ou vrai­ment méchant, lol.

    Pour ANA, en ce qui me concerne, quand je la lis et découvre l’a­bîme cultu­rel et intel­lec­tuel qui nous sépare, je me dis Mais quel tou­pet j’ai de m’in­vi­ter sur ce blog dédié aux choses les plus sérieuses et fré­quen­té par tant d’es­prits ins­pi­rés et si savants !? et ne vois ici aucune iro­nie de ma part ni aucune allu­sion à quelque gente canine par trop savante… mais c’est bien là le moindre des para­doxes, tel la qua­li­té de cette Idée ne pou­vant s’ex­pri­mer que dans la réa­li­té de cette Quan­ti­té com­mune et col­lec­tive… EFFAB en roue libre, sourires.

    Du coup, je ne sais pas si la conclu­sion est bien… ce qui me fait éga­le­ment sou­rire, entre iro­nie bien­veillante et com­pli­ment enrobé.

    Bonne fin de soi­rée, TANGUY… Au plai­sir, MECHANT VIRUS

    Réponse
  152. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Mor­pheus, je suis déso­lé de consta­ter que ma pen­sée ait eu besoin d’être réex­pli­quée et réduite à une ser­pillière , j’ai dû mal m’ex­pri­mer quelque part.

    Je suis assez d’ac­cords avec l’i­mage de l’é­ponge pour ce qui d’ab­sor­ber le savoir, mais l’i­mage de la ser­pillière qui lave les sols, je n’y retrouve pas ma pensé.

    L’en­vi­ronnent comme je l’ex­pri­mais dans ma pen­sé était sans réfé­rence au bien ou au mal, le sen­ti­ment il est vrai fait par­ti des choix que l’hu­main fera, mais mes pro­pos n’é­taient pas là.

    Je vou­lais juste faire remar­quer les for­mi­dables facul­tés d’ap­pré­cia­tion et d’a­dap­ta­tion de l’être humain, et que c’est grâce à cela qu’il conti­nue de devenir.

    Quand je flâne sur ce blog, je n’ai pas l’im­pres­sion d’être une ser­pillière, j’ai plu­tôt l’im­pres­sion d’être une éponge et de deve­nir meilleur.

    Cor­dia­le­ment, J‑Stéphane

    Réponse
  153. Morpheus

    @ J‑Stéphane

    Mon inter­ven­tion était de l’ordre du second, voir troi­sième degré, rien de sérieux, pas de quoi se prendre le choux. L’i­mage de l’é­ponge me parait aus­si très bonne. En effet, nos esprits, notre conscience, nos cer­veaux sont des éponges qui absorbent tout dans leur environnement 😉

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  154. Brigitte

    « Sans doute cette approche est-elle aus­si due au fait que je ne tiens pas à pas­ser pour un illu­mi­né » .

    Là voi­là encore une fois, la véri­table cause des causes. On la retrouve régu­liè­re­ment écrite en toutes lettres dans les commentaires.

    Un illu­mi­né… Tu ne tiens pas à ce qu’on voit ta lumière ?

    Mor­pheus, ce que tu écris là est beau, parce que juste en des­sous on voit JC qui cherche à retrou­ver le véri­table sens des mots, les mots à qui les « domi­nants » ont fait faire plu­sieurs fois le tour du cadran, pour mieux nous perdre.

    Pour­tant je te vois la cher­cher vrai­ment, la lumière, pour­tant je crois que tu veux être… un illuminé.

    « Pour espé­rer sur­vivre socia­le­ment, ils cherchent constam­ment à s’a­dap­ter à la pen­sée qu’ils croient majoritaire »

    Tra­duc­tion : Pour ne pas avoir l’air de ce qu’ils sont = des êtres lumi­neux, ils cherchent constam­ment à éteindre leur lumière pour ne pas se faire repérer…

    Ima­gine que nous n’avons plus peur de pas­ser pour des illu­mi­nés, pour ce que nous sommes, que nous déci­dons du jour au len­de­main d’exprimer sans peur notre lumière, que nous ces­sons de la cacher. Alors nous voyons la révo­lu­tion se pro­duire sous nos yeux. Natu­relle, paci­fique. Invincible.

    Révo­lu­tion, Re-vol­vere : retour­ner au point d’o­ri­gine. Reve­nir à ce que nous sommes.

    Bri­gitte

    Réponse
  155. Marie

    Je pense que ça demande un tra­vail de recen­trage, de sim­pli­ci­té, d’hu­mi­li­té (pour être moins dans le men­tal) pour aller vers l’essentiel.

    Le recen­trage, car je res­sent que c’est à l’in­té­rieur de soi (avec son res­sen­ti) que l’on est pro­té­gé et qu’on le res­sent le mieux.

    Réponse
  156. Ana Sailland

    Ce débat sur les outils de ménage est passionnant 😉

    éponges pour les belles pensées

    ser­pillères pour les autres

    tout un programme …
    🙂

    Réponse
  157. EFFAB

    Beau­coup de jus­tesse et de ces véri­tés qui font du bien_ce matin et en ce moment même à Paris, sur France Culture, entre ses chro­ni­queurs atti­trés et ses invi­tés du jour… à quand Étienne CHOUARD en invi­té exclu­sif de Marc VOINCHET ? 

    car, sans vou­loir aller plus vite que la musique et ne faire le moindre tort aux gen­tils virus, il me semble tout indi­qué d’es­sai­mer de façon plus média­tique la parole et la pen­sée d’É­TIENNE en ces temps de grande agi­ta­tion sociale et mer­dia­tique, où l’o­pi­nion et le débat mal­mènent quelque peu l’é­lite et le pou­voir, his­toire d’en rajou­ter une couche sinon cette graine salu­taire dont ÉTIENNE a le secret, inter­pe­ler ain­si en direct de nou­veaux audi­teurs et convaincre, éclai­rer, infor­mer des esprits prêt à pas­ser le cap de la vraie démocratie !
    Merci

    Réponse
  158. Morpheus

    @ Bri­gitte

    Dans un monde de ténèbres, la lumière a ten­dance à aveu­gler les yeux des créa­tures qui y vivent. En sup­po­sant que je sois cet « être lumi­neux » que tu dis, et en sup­po­sant que je mani­feste cette lumière inté­rieure, ne crois-tu pas que celle-ci puisse aveu­gler le regard de beau­coup ? Je pré­fère cou­vrir cette lumière d’un voile pudique plu­tôt que prendre le risque d’é­blouir mes par­te­naires de dis­cus­sion par ma « lumière » 😉 Ce qui ne m’empêche pas de com­mu­ni­quer mes lumières (ana­lyses) sur tel ou tel sujet 🙂

    Pour dire les choses autre­ment, « ma » lumière, d’un point de vue spi­ri­tuel, ne regarde que moi (la spi­ri­tua­li­té est une démarche per­son­nelle, indi­vi­duelle, elle concerne une quête inté­rieure – éso­té­rique). Je n’ai pas à com­mu­ni­quer cette quête per­son­nelle, seule­ment à essayer d’Être en accord avec cela. Sinon, je serais dans une démarche reli­gieuse. Ma vie spi­ri­tuelle ne concerne pas les autres, cha­cun ayant la sienne (ou pas, et je n’ai pas à en juger).

    Ami­ca­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  159. Virus en tongs

    @ EFFAB

    Avec Étienne, je n’ai pas de diver­gence sur le fond. J’ai par­fois de petits désac­cord sur la façon dont il s’ap­puie sur cer­taines idées pour étayer son pro­pos. Par exemple quand il parle de la police tirée au sort, ça me parait pas réa­li­sable tech­ni­que­ment et je pré­fère de loin une police de métier mais contrô­lée par des tirés au sort.

    Autre exemple, quand il s’ap­puie sur le fait que les pas­sages télé et les résul­tats aux élec­tions sont cor­ré­lés, je pense que ça n’est qu’un moyen par­mi d’autre de cir­con­ve­nir nos élus (finan­ce­ment des cam­pagnes, cor­rup­tion, pres­sion lob­byiste, copinage…). 

    Bref ça n’est pas vrai­ment des désaccords.

    Réponse
  160. Morpheus

    @ Méchant Virus

    Concer­nant le style archi­tec­tu­ral de Jacque Fres­co, je vais être hon­nête : je le trouve (glo­ba­le­ment) à ger­ber. Mais comme le dit le pro­jet lui-même « chaque ville aura son style propre ».

    Sur la forme, j’ai moi aus­si un cer­tain nombre de cri­tiques à for­mu­ler (notam­ment, je suis en désac­cord avec Fres­co concer­nant l’u­sage de l’a­lu­mi­nium, pour un tas de rai­sons). Mais bon, faut com­prendre : Fres­co à 97 ans, et à l’é­poque où il a déve­lop­pé ses idées, l’a­lu­mi­nium était un pro­duit rela­ti­ve­ment nova­teur. Si l’on com­pare l’éner­gie deman­dée pour la trans­for­ma­tion de l’a­lu­mi­nium à celle deman­dée par la trans­for­ma­tion du bois, il n’y a pas pho­to : le bois est infi­ni­ment moins éner­gi­vore que l’a­lu­mi­nium, beau­coup plus éco­lo­gique (le bois cap­ture le CO2), il est natu­rel­le­ment iso­lant ther­mique, il régule natu­rel­le­ment le taux d’hu­mi­di­té. L’a­lu­mi­nium crée des ponts ther­miques (pire que l’a­cier). Ceux qui ont encore des châs­sis de fenêtre ou de porte en alu­mi­nium savent de quoi je parle 😉

    Bref, sur la forme, c’est sûr que je n’adhère pas à tout, mais sur le fond, j’adhère clairement.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  161. EFFAB

    Ce plai­sir de te lire, MORPHEUS, déjà dès mes pre­mières lec­tures et ces pre­mières fraises dont je suis cou­tu­mier… quant à cette aveu­glante Lumière, je veux bien t’en déchar­ger et me l’ac­ca­pa­rer en toute humi­li­té et para­doxe puis­qu’il y a va là de notre condi­tion et de notre deve­nir, lol, en tout cas, de mon hygiène intel­lec­tuelle et égotiste.

    VIRUS EN TONGS, tu es impayable et je ne t’en estime que davan­tage, entre humour et cour­toi­sie, traits d’es­prit et conni­vence, lols à la pelle et sou­rires en série !

    La Lumière et le bon Verbe, assu­ré­ment, Ladies, assu­ré­ment, Gent­le­men, nous sommes sur la bonne voie et c’est tout à l’hon­neur de notre hôte. Grand mer­ci à lui !

    Réponse
  162. Ana Sailland

    Inté­res­sante cette dis­cus­sion sur les illuminés.

    Je pour­rais être, non, je suis, ten­tée d’é­crire : « celui qui se déter­mine par la crainte de pas­ser pour un illu­mi­né, celui-là fini­ra par nour­rir l’ombre »

    Mais il y a aus­si une ques­tion de stra­té­gie : quand à tort ou à rai­son on pense déte­nir une véri­té, ou savoir qu’une direc­tion est pré­fé­rable à d’autres, on a envie de pro­pa­ger notre per­cep­tion afin de rehaus­ser celle de l’autre ou des autres.
    ça s’ap­pelle faire de la pro­pa­gande, ou bien si on n’aime pas, éle­ver les consciences hihi.

    Mais voi­là qu’il y a un hic : 
    Aller cher­cher les autres là où ils sont néces­site d’al­ler vers eux avant de leur deman­der de nous rejoindre. Car deman­der à cer­tains de par­cou­rir d’un coup le che­min que nous avons par­cou­ru en 20 ans ou plus, c’est un peu comme attendre un exploit de niveau olym­pique de quel­qu’un qui pra­tique assi­du­ment la sieste gastronomique.

    Si par exemple je déclare publi­que­ment que la France est une dic­ta­ture, au contraire du Vene­zue­la, alors, même si j’ar­gu­mente soli­de­ment, la salle risque de me hous­piller, et mon dis­cours sera contre-per­for­mant, à moins que ne soient invi­tés que des amis bien sûr <ça, c’est un sacré piège…>.

    De même, si devant un par­terre de libé­raux capi­ta­listes nous décla­rons d’un coup qu’il faut abo­lir l’argent, notre dis­cré­dit sera total, alors que pour­tant, je pense que même devant de telles per­sonnes, en quelques années, une approche feu­trée peut faire bou­ger les lignes.

    Pas­ser pour des illu­mi­nés peut ain­si nous pré­ci­pi­ter dans l’ombre, l’en­fer des inau­dibles, à tout jamais, veux-je dire.

    Mais par contre, nous déter­mi­ner dans la crainte de cela peut nous trans­for­mer en révo­lu­tion­naires man­chots et muets, voire culs de jatte, rêveurs silen­cieux qui atten­draient éter­nel­le­ment l’ins­tant pro­pice pour dire.
    La diplo­ma­tie tue par­fois le tran­chant du Verbe Haut.

    Entre l’u­bris du culot­té extrême et la pru­dence du renard au ter­rier, cha­cun trou­ve­ra son juste milieu.

    Et la bonne nou­velle, c’est que nous sommes nombreux.
    Donc : autant de styles, autant d’effets.
    Le pru­dent et l’exubérant seront complémentaires.
    L’es­sen­tiel étant que cha­cun se lance ailleurs que sur le net = en famille, au bis­trot, au bou­lot, en public, par­tout, pour faire pas­ser ce mes­sage qui nous tient à cœur, sucré ou salé, peu importe.

    Impres­sion de 100 000 flyers à l’é­tude sur Annecy 😉

    Réponse
  163. Virus en tongs

    @ Ana

    J’adhère à ton ana­lyse. La solu­tion, à mon avis, se trouve dans un dis­cours à tiroirs.

    On com­mence à fer­rer nos co-élec­teurs avec la démo­cra­ti­sa­tion du sys­tème poli­tique, le RIC, le contrôle des pou­voirs, la mon­naie sous contrôle citoyen… Une fois qu’on les a mis à mijo­ter, on peau­fine la recette en sau­pou­drant de plus en plus de démo­cra­tie et on finit avec une pointe d’é­co­no­mie non moné­taire basée sur le par­tage des res­sources pour rele­ver le plat.

    Cela nous assure une diges­tion pro­gres­sive et sans douleur.

    Réponse
  164. EFFAB

    sucré-salé, tout en même temps, c’est plus fort que moi, cette Idée et ce Verbe à pous­ser dans leurs der­niers retran­che­ments et cette déme­sure concep­tuelle puisque, en pre­mier lieu et tout à la fois, se jouent ici cette volon­té com­mune et toutes ces imbri­ca­tions invi­sibles… ou la plus addic­tive des mas­tur­ba­tions, c’est selon et je l’ad­mets… mais je n’ai là aucune pré­ten­tion qui soit, juste cet inté­rêt de toute une vie, aus­si modeste et médiocre soit-elle, pour cette thé­ma­tique et tous les ques­tion­ne­ments, toutes les solu­tions qu’elle ouvre. Mais, plus que tout, cette légi­ti­mi­té qui n’ap­par­tient à per­sonne en propre et c’est bien pour ça qu’il est ici autant ques­tion de qua­li­té que de quan­ti­té, cette exi­gence comme cette humi­li­té… mais il est incon­tes­table, ma chère ANA, que tu as rai­son sur tous les points.

    Réponse
  165. J.C

    je conti­nue ici ma dis­cus­sion d’a­vec Robespierre

    « « La démo­cra­tie est un état où le peuple souverain,
    gui­dé par des lois qui sont son ouvrage,
    fait par lui-même tout ce qu’il peut bien faire,
    et par des délé­gués tout ce qu’il ne peut faire lui-même. »

    dis­cours du 18 plu­viôse an II.

    Non Robes­pierre, il n’y a rien que le peuple ne puisse faire lui même, il n’y a aucune fonc­tion qu’il ne puisse exer­cer lui-même et c’est bien là l’es­sence même de la démocratie.

    Tout ce qu’il fait doit demeu­rer en son sein propre. consi­dé­rer qu’il y a des choses qu’il ne peut faire lui-même et qui devrait donc être effec­tuer par un groupe qui lui serait exté­rieur, place ce groupe ipso fac­to en posi­tion de supériorité.
    Le peuple n’a donc besoin ni de délé­guer aucune charge ni d’au­cun représentant.
    Nous N’AVONS PAS BESOIN de représentants.

    Si nous vou­lons que les meilleurs nous servent, ils doivent res­ter des organes du peuple lui même et en aucun cas s’en dif­fé­ren­cier d’au­cune façon.
    S’il devait se for­mer un groupe aris­to­cra­tique consi­dé­rer comme exté­rieur au peuple, il nous dic­te­ra quoi faire et fini­ra tout natu­rel­le­ment par agir pour son propre intérêt.

    Encore une fois, il n’y a ni délé­ga­tion ni repré­sen­ta­tion du peuple qui vaille en démocratie.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  166. Wikicrate

    @JC

    je ne ferai pas for­cé­ment confiance pour voler dans un avion conçu par une assem­blée géné­rale des tra­vailleurs des chaines de mon­tage d’Airbus.

    Et s’il y a par­mi eux des ingé­nieurs, ceux-ci auront besoin de pré­ro­ga­tives tech­niques pour en des­si­ner les plans et dis­cu­ter du cahier des charges qui lui peut être orien­té vers l’in­té­rêt com­mun par l’as­sem­blée générale.

    Réponse
  167. J.C

    @ Wiki­crate

    Déso­lé, je n’ai pas com­pris le sens de votre intervention.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.c

    Réponse
  168. Wikicrate

    @JC
    C’é­tait pour répondre à votre phrase :
    « Encore une fois, il n’y a ni délé­ga­tion ni repré­sen­ta­tion du peuple qui vaille en démocratie. »
    Quand il s’a­git de choix géné­raux, ils ne faut pas de repré­sen­tant mais quand les choix sont tech­niques il faut accep­ter de délé­guer du pou­voir même si on contrôle les délégataires.

    Bien ami­ca­le­ment,
    Wikicrate

    Réponse
  169. J.C

    @ wiki­crate,

    « Quand il s’a­git de choix géné­raux, ils ne faut pas de repré­sen­tant mais quand les choix sont tech­niques il faut accep­ter de délé­guer du pou­voir même si on contrôle les délégataires »

    et

    « je ne ferai pas for­cé­ment confiance pour voler dans un avion conçu par une assem­blée géné­rale des tra­vailleurs des chaines de mon­tage d’Airbus. »

    Ok, je com­prends mieux.
    Ma réponse est non, non, non. Chaque corps de métiers fait par­tie du peuple et n’est pas exté­rieur à lui. Il ne s’a­git pas de deman­der au bou­lan­ger de faire le tra­vail du char­pen­tier et au char­pen­tier de faire le tra­vail du bou­lan­ger, cha­cun sa fonc­tion qui n’est pas immuable non plus d’ailleurs.

    Je vois ce type de fonc­tion­ne­ment comme une forme de col­la­bo­ra­tion. Il s’a­git d’oc­troyer le droit à quel­qu’un d’a­gir à la place d’un autre.

    En espé­rant avoir été plus claire.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  170. Étienne

    Enre­gis­tre­ment de la soi­rée à Paris avec Rocard le 4 avril 2013

    Mise à jour 11 avril :

    Enre­gis­tre­ment (pirate) audio de la soirée :

    • L’en­re­gis­tre­ment AUDIO du débat com­plet

    Fichier mp3 à télé­char­ger (clic droit Enre­gis­trer la cible sous…) : 
    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​C​h​o​u​a​r​d​-​R​o​c​a​r​d​_​4​_​a​v​r​i​l​_​2​0​1​3​_​P​a​r​i​s​.​mp3


    • L’en­re­gis­tre­ment VIDÉO du court « débrie­fing » fil­mé après le débat :

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​C​h​o​u​a​r​d​-​R​o​c​a​r​d​_​4​_​a​v​r​i​l​_​2​0​1​3​_​P​a​r​i​s​.​mp3


    • On attend (impa­tiem­ment) la vidéo de la soi­rée entière, en cours de montage.

    Mer­ci au valeu­reux Wiki­crate, pour nous avoir enre­gis­tré tout ça en atten­dant les publi­ca­tions officielles 🙂

    Étienne.

    Réponse
  171. Déhel

    Bra­vo Etienne ! Et merci. 

    J’es­père que tu as pris autant de plai­sir à par­ti­ci­per à ce débat que moi à l’écouter. 

    Et mer­ci aus­si à Wiki­crate comme à tous ceux qui sont déci­dés à la citoyenneté. 

    Vive la liberté !

    Réponse
  172. EFFAB

    Avez-vous déjà ren­con­tré Edwy PLENEL, ETIENNE ?

    J’ai hier ache­té son der­nier livre, Le Droit de savoir, achat tout aus­si impré­vu qu’in­cons­cient j’i­ma­gine, moi qui en avais déjà enten­du par­ler sur France Culture il y a quelques jours, cet enthou­siasme du moment et cette envie foi­son­nante de savoir et d’ac­tua­li­té qui nous prend par­fois en écou­tant untel à la radio ou en par­cou­rant les éta­lages de quelques centres cultu­rels… bien m’en a pris je crois, très inté­res­sante lec­ture et ces conni­vences avec un cer­tain père CHOUARD ; des ano­ta­tions à la pelle façon ETIENNE et de ces remarques et autres rebonds à la EFFAB, lol.

    Pour­quoi ne pas ouvrir un nou­veau topic dédié à cet ouvrage et au jour­na­lisme d’in­ves­ti­ga­tion, ce savoir et ce pou­voir et ce devoir d’in­for­mer, cette publi­ci­té qui rend public tout ce que le citoyen et la socié­té civile ont le droit de savoir.

    Croyez-moi, ETIENNE, mais je ne vous apprend cer­tai­ne­ment rien – au pire, c’est moi qui suis bien naïf et PLENEL bien retors – la lec­ture de cet ouvrage me fait un peu le même effet que celui de Jean-Paul JOUARY, tel une mine d’in­for­ma­tions et de per­ti­nence ne pou­vant que légi­ti­mi­ser notre démarche et notre bien-fon­dé démocratique.

    Je n’ai encore rien vu ni enten­du de ce fameux débat avec Rocard comme il est impor­tant de confron­ter nos pen­sées, certes, mais nous aurions tant à gagner à mar­cher aux côtés d’un Mélen­chon, tout auto­nome et déci­dé que l’on soit, et voler la vedette car jus­te­ment il n’a plus là ni ego ni conflit d’in­té­rêt qui soit.

    Sinon, enfin ce beau soleil et ce prin­temps qui pointe peut-être enfin son nez, ici sur la Loire-Atlan­tique… un temps idéal aus­si pour consta­ter la pré­sence effec­tive et obser­vable de ces jolies traî­nées blanche au-des­sus de nos têtes et à l’ho­ri­zon – Chem­trails ONU­siens ou quelque chose comme ça, mais il est vrai, cer­tains n’y croi­ront jamais comme d’autres trou­ve­ront ridi­cule cette idée de tirage au sort… dans un pre­mier temps du moins, cer­taines égré­gores n’en sont pas moins posi­tives, voire éman­ci­pa­trices, ce Cen­tième Singe comme ces prises de consciences et toutes ces décou­vertes, toutes ces révé­la­tions qui sont les nôtres au cours de notre vie.

    Très cha­leu­reu­se­ment, dus­sé-je me trom­per sur toute la ligne

    Fabien / EFFAB

    Réponse
  173. EFFAB

    J’ai à la fois pas­sé hier une bonne et belle jour­née, ce prin­temps inopi­né aux allures esti­vales, et cet état d’es­prit en même temps en dedans, cette amer­tume, cette incom­pré­hen­sion… une très belle jour­née, un beau ciel azu­ré mais ces jolies traî­nées blanches, ces qua­drillages et grandes croix inces­santes, ces épan­dages vapo­reux qui n’ont rien à voir avec la conden­sa­tion, ces traî­nées ici qui vont en s’é­lar­gis­sant et per­sistent de longues minutes, voir un cer­tain temps.

    Ca passe ou ça casse, mais j’y revien­drais régu­liè­re­ment, dus­sé-je en irri­ter ici quelques-uns, voire vous-même, ETIENNE, mais ces ques­tions que je me pose, tout ce que cela m’ins­pire de noir ou de pas très net en tout cas n’est pas le fruit de mon ima­gi­na­tion ni quelques élu­cu­bra­tions d’un esprit déran­gé : croyez bien, qu’en dépit de tous mes défauts et autres limi­ta­tions psy­chiques ou exis­ten­tielles, cette éthique, cette ver­tu et cette rai­son qui m’a­niment relèvent autant de cette humi­li­té per­son­nelle que de cette ambi­tion com­mune et démocratique.

    Certes, ça n’est pas vrai­ment ici le sujet mais si tout cela est vrai, cela le devient car par­ti­ci­pant du secret et du pou­voir, ces pos­tu­lats qui se foutent éper­du­ment de toute trans­pa­rence et déon­to­lo­gie démo­cra­tique. Et cela est d’au­tant plus grave si cer­taines sources et cer­tains aveux sur le net – je sais, on y trouve de tout comme c’est bien tout en même temps ce média révo­lu­tion­naire et si démo­cra­tique de pou­voir par­ta­ger avec qui que ce soit toutes les réa­li­tés pos­sibles comme tout ce qu’on peut bien nous cacher, pour notre plus grand bien (lol) comme pour notre plus grand mal­heur – ont rai­son de mettre en garde sur ces expé­riences gran­deur nature et à grande échelle aus­si hasar­deuses que secrètes, très confi­den­tielles en tout cas, pour ne pas par­ler d’un but autre­ment plus pré­cis que les seules expé­ri­men­ta­tions concer­nant la géoingénierie.

    Bref, pour moi tout est lié : ces pro­jets occultes, ce pou­voir oli­gar­chique, la Démo­cra­tie et le des­tin des peuples, des individus.

    extrait Le Droit de savoir, Edwy PLENEL, PAGES 115, 116, citant à nou­veau la phi­lo­sophe amé­ri­caine Han­nah ARENDT :

    « L’his­toire contem­po­raine est pleine d’exemples où les diseurs de véri­tés de fait ont pas­sé pour plus dan­ge­reux, et même plus hos­tiles, que les oppo­sants réels », constate la phi­lo­sophe qui sou­ligne la rela­tive soli­tude « du décou­vreur de fait, du témoin, du repor­ter », iso­lé par son indé­pen­dance à contre-cou­rant des sui­vismes et des conformismes.

    Le Droit de savoir et Rous­seau, citoyen du monde ne sont peut-être pas de gros bou­quins mais bien ces conden­sés de véri­té et de per­ti­nence, cette éman­ci­pa­tion et cette légi­ti­mi­té démo­cra­tique… La Cause des causes – 2013 ? – n’en est que la suite logique et cet ouvrage majeur de la lit­té­ra­ture poli­tique, ce conden­sé sin­cère et très pré­cis en tout cas d’un citoyen iso­lé mais d’un homme très ins­pi­rant et très respecté.

    Plus cirage de pompe que ça tu meurs, lol

    Ami­ca­le­ment

    Réponse
  174. EFFAB

    Un sujet pour moi émi­nem­ment poli­tique, ou alors, aux poli­ti­ciens eux-mêmes on leur cache bien des choses… certes, j’ad­mets que cer­tains d’entre eux n’en savent stric­te­ment rien, sinon qu’on leur pré­sente la chose comme une néces­si­té et un bien pour la socié­té, pour l’Hu­ma­ni­té, il n’empêche, il doit bien y en avoir, de par leurs rela­tions et leurs fonc­tions, qui sont for­cé­ment au cou­rant et se garde bien d’en par­ler… au même titre que l’on pré­sente autre­ment ou que l’on dénie sys­té­ma­ti­que­ment tout ce qui a un rap­port aux contre­vé­ri­tés consti­tu­tion­nelles, aux banques, aux éva­sions fis­cales, au fonc­tion­ne­ment réel et sous-jacent de la dette et de la créa­tion moné­taire, de la rai­son d’E­tat, des mono­poles éner­gé­tiques et du prix à payer pour cela, de la futi­li­té et du déni­gre­ment de nom­breux médias et j’en passe, la coupe est pleine et ma rage n’a d’é­gale que ma Légi­ti­mi­té et cette Sou­ve­rai­ne­té qui doit être celle de tous et de cha­cun pour écrire enfin plus digne­ment et plus équi­ta­ble­ment ce rap­port aux autres et à nous-mêmes, redes­si­ner, réen­chan­ter ce Monde et ce quotidien.

    Bref, de nou­velles traî­nées ici ce matin, levez vous-même la tête et par­cou­rez cet Inter­net avant qu’il ne soit trop tard.

    EFFAB

    Réponse
  175. EFFAB

    http://​www​.pla​nete​-reve​la​tions​.com/​t​1​2​9​8​1​-​b​i​l​l​-​g​a​t​e​s​-​f​i​n​a​n​c​e​-​u​n​-​p​r​o​g​r​a​m​m​e​-​d​e​n​s​e​m​e​n​c​e​m​e​n​t​-​d​e​s​-​n​u​a​g​e​s​-​a​v​e​c​-​d​e​s​-​p​a​r​t​i​c​u​l​e​s​-​t​o​x​i​q​u​e​s​#​1​3​3​178

    N’a­vez-vous jamais enten­du par­ler de Bill Gates par­ler eugé­nisme ou quelque chose comme ça ? moi oui, sur tel site ou tel docu­men­taire, je ne sais plus exac­te­ment… mais cela ne semble pas si far­fe­lu quand on sait qu’il s’a­git bien là de cette élite qui veille aux des­ti­nés du bien public – et je ne parle pas là ou pas seule­ment de ces gou­ver­nants maîtres-marion­nettes qui nous gou­vernent – mais bien cette Elite au som­met de la très très haute Finance/Propriété et de la Décision.

    Mais je ne vou­drais sur­tout pas prendre de votre temps avec la cause et les pré­oc­cu­pa­tions conspi­ra­tion­nistes, ces qui­dams qui se posent trop de ques­tions quant tout va déjà pas si mal en ce monde, ces illu­mi­nés et ces ulu­ber­lus qui ne sont, pour moi, que les pen­dants des popu­listes et autres fas­cistes à la Cause tant vili­pen­dés par les chiens de garde du Pou­voir et du Mensonge.

    On trouve un peu de tout sur Pla­nète Révé­la­tions, à l’i­mage du monde et de la socié­té, il n’empêche, on en apprend énor­mé­ment et j’y suis en par­tie deve­nu cet autre moi-même qui n’au­rait jamais pu exis­ter sans le Net et cette inter­con­nec­ti­vi­té, ce forum qui m’a à la fois ouvert les yeux sur le Monde comme il m’a confor­té dans mes intui­tions et mes idéaux, ce cha­pitre en cours qui m’a ame­né à cette Cause des causes com­mune à tous !

    Il n’est pas ques­tion là de pro­sé­ly­tisme ni de m’ac­ca­pa­rer cet espace public ni de faire du hors-sujet : je trouve que tout est cela est inti­me­ment lié – comme je puis me trom­per, croyez bien que je ne suis sûr de rien, je suis bien mal pla­cé pour cela moi qui n’ai aucune com­pé­tence et n’a­gis en rien qui soit à ce point concret et construc­tif – et qu’il me tient à coeur et à rai­son de pas­ser telle infor­ma­tion comme de par­ta­ger ces ques­tion­ne­ments et ces consé­quences, aus­si ubur­luèstes soient-elles… mais je pré­fère encore pas­ser mille fois pour ce que je ne suis pas ou que trop (lol) que me taire un seul ins­tant et en oublier quelque Cause que ce soit, le déter­mi­nant prin­ci­piel de tout ce qui advient et com­plexi­fie à loi­sir, à des­sein et à hasard tout cet imbro­glio incons­cient et factuel.

    Bonne jour­née

    Réponse
  176. EFFAB

    Je suis tou­jours à me deman­der si l’i­mage des vidéos, ces liens que l’on cite appa­raît enfin du seul fait d’E­TIENNE ou s’il s’a­git là d’une simple opé­ra­tion auto­ma­tique requé­rant cepen­dant un cer­tain délai, cette cen­sure de pré­cau­tion, par logi­ciel inter­po­sé ou véri­fi­ca­tion manuelle, ou visuelle devrais-je dire, lol.

    Tout ça pour dire que je ne suis jamais sûr que cer­tains de mes liens, plus ou moins hors-sujet – quel rap­port en effet peut-il y avoir entre What in the world are they spraying ? et le trai­ler de Man of Steel pour ces vidéos et la phi­lo­so­phie poli­tique et le fait Consti­tuant pour les thé­ma­ti­qes cen­sées être abor­dées ici ?…

    Cela n’empêche pas qu’il a fait très beau aujourd’­hui, ce trop plein de lumière et de chaude dou­ceur dont on ne se lasse jamais, sur­tout après des mois et des mois de gri­saillage et d’hu­mi­di­té… un beau ciel bleu et cette ver­dure radieuse, embel­lie, pleine de pro­messe et de vie… et ces longues traî­nées blan­châtres sou­vent très esthé­tiques dans leurs croi­se­ments et autres qua­drillages très rec­ti­lignes ou plus libres par­fois… ces entre­la­ce­ments que je ne me rap­pelle pas avoir obser­vés plus jeune… ces traî­nées si évi­dentes et comme invi­sibles à la plu­part d’entre nous, comme fai­sant par­tie du pay­sage ou ne sou­le­vant aucun ques­tion­ne­ment, ce qui fut bien mon cas jus­qu’en juillet der­nier, sorte de révé­la­tion en même temps que cette décou­verte, cette prise de conscience mais, sur­tout, ce qui m’in­quiète le plus, cette intui­tion quand je sais à pré­sent tant de choses tout en ne sachant vrai­ment que faire… ou remet­tant tou­jours à plus tard ce qui ne sau­rait attendre, que l’on fusse ou non prêt pour cela.

    La Cause des causes me ras­sure en cela qu’on peut y mettre un terme_comme il n’est pas si aisé de vou­loir la Démo­cra­tie quand tous ceux qui sont concer­nés n’en sont pas même ins­truits, le père CHOUARD jus­qu’en 2005, Cali­mé­ro – votre ser­vi­teur – il y a deux ou trois mois tout juste !!

    Réponse
  177. Ana Sailland

    Je ne pense pas que la mise en forme des liens soit automatique .….…

    Il y a une icône inter­net nous per­met­tant de gérer nous-mêmes.

    –

    Par­fois, les trai­nées dont tu parles ne res­tent pas dans le ciel et des fila­ments bizarres viennent dans notre espace vital.

    Quel­qu’un en a cap­tu­ré dans un bocal.

    La dis­per­sion des trai­nées des avions a chan­gé de style depuis quelques années.

    Tu n’es pas hors sujet 😉

    Mais on peut ne pas répondre.

    Réponse
  178. EFFAB

    On appelle ça les Mor­gel­lons, si je ne me trompe pas… une mala­die très étrange, à ce qu’il paraî­trait, tou­chant autant le men­tal, le psy­chisme que le corps et l’é­pi­derme… ima­gi­nez des corps étran­gers, tel un poil ou un fil plu­tôt qui pousse et sort de votre peau… de la science-fic­tion ? c’est vous qui voyez, Inter­net, lui, ne fait pas la dif­fé­rence, et puis à l’heure des nan­tech­no­lo­gies et autres mani­pu­la­tions géné­tiques, vous savez, on peut ima­gi­ner bien des choses_sans par­ler de celles qu’on nous cache encore.

    La dis­per­sion des trai­nées des avions a chan­gé de style depuis quelques années.…

    … ça m’in­té­resse, c’est là un point que je ne connais­sais pas, s’il s’a­git bien de ces mêmes traî­nées, avant et maintenant.

    Cet après-midi, dans le jar­din et levant la tête vers le ciel, consi­dé­rant ce magni­fique ciel bleu, m’est venu une pen­sée : Com­ment se fait-il qu’au­jourd’­hui je n’ai pas vu un seul Chem­trails alors que ces der­niers jours ça n’ar­rê­tait pas ?! Le traf­fic aérien n’a pas ces­sé, il n’y a pas eu grève et c’est bien la veille des vacances aujourd’­hui ici ?!…

    Cela ne veut peut-être abso­lu­ment rien dire, sur­tout pour ceux qui ne savent même pas de quoi je parle – les Chem­trails, c’est Consti­tu­tion­nels ça ? mais qu’est-ce que ça a à voir avec le ciel ?!… -, mais pour moi qui ai bien­tôt un an de conspi­ra­tion­nisme à mon actif – non, je ne suis pas acti­viste, simple foru­meur c’est tout -, cette obser­va­tion est comme une preuve pour moi qu’il y a bien des avions qui tracent de tels façon cer­tains jours et pas d’autres, à traf­fic aérien égal et quo­ti­dien (j’en­tends par-là que ces avions épan­deurs n’ap­par­tiennent pas au-dit traffic…

    Qu’en penses-tu, ANA ?

    Réponse
  179. Ana Sailland

    Ce que j’en pense ?

    Elu­cu­brer ne sert à rien.
    ->
    Il fau­drait se dépla­cer pour aller voir ces malades.

    Quant aux fils, il y en a eu à Anne­cy-le-vieux. Pré­le­vés par un copain. Donc si quel­qu’un veut finan­cer les analyses …

    Les autres infos du net telles qu’a­vions sans iden­ti­fi­ca­teurs sont invérifiables.

    ( De toute façon il y a trop d’a­vions juste pour aller trem­per nos fesses dans le golfe du Mexique. C’est de la folie. 😉 )

    Réponse
  180. Étienne
  181. pierro78

    Extraits du débat avec Rocard :

    Réponse
  182. Ana Sailland

    Quand on demande à Gis­card le pour­quoi de 1973, il répond éva­si­ve­ment : « c’é­tait dans l’air du temps »
    Curieuse com­pé­tence donc que celle de ces gens là qui gou­ver­ne­raient selon l’air du temps …
    Une telle réponse est un aveu, pour qui sait déco­der, soit de bêtise, soit de dissimulation.

    Un jour bien avant son rôle actuel, Fran­çois Hol­lande est inter­ro­gé sur cette pro­blé­ma­tique de la mon­naie. Je ne sais plus par cœur sa réponse, mais elle aus­si est éva­sive, du genre « il y a mieux à faire », sui­vi de bla­bla creux.

    Et ici, Rocard (Michel) se défile, face à un Etienne en super-forme, dont la ques­tion finale est comme une lame d’a­cier dont seule la fuite per­met de se protéger.Bravo !(Au fait, mer­ci pour ce mon­tage vrai­ment bien foutu)

    Chaque fois que ces gens sont mis au pied du mur dans des cir­cons­tances que le staff pro­tec­teur n’a­vait pas pré­vues, on assiste tou­jours au même spec­tacle d’un élu pris au piège qui se réfu­gie dans la xylo­glos­sie… ou la panne tech­nique (quelle chance !!!).

    On com­prend qu’ils évitent la confron­ta­tion, car ils sont per­dants à tout coup.

    Nous tenons ici sur ce thème de la mon­naie scrip­tu­rale et des lois ou trai­tés scé­lé­rats la preuve de la tra­hi­son des peuples par les élus, la preuve de la per­ti­nence de la théo­rie du com­plot, la preuve de la mise en coupe réglée des éco­no­mies et des citoyens par une col­lu­sion du poli­tique et de l’argent.

    Mais il y en a d’autres, en par­ti­cu­lier tout ce qui concerne le codex ali­men­ta­rius et ses copies locales, les taxes sur graines à rese­mer, l’in­ter­dic­tion de com­mer­cia­li­ser ou même de dis­tri­buer les varié­tés anciennes de fruits et légumes, sans oublier le purin d’or­tie dont on ne peut même pas dif­fu­ser la recette.

    A défaut d’un mur des lamen­ta­tions, il serait judi­cieux d’é­ta­blir une liste des tra­hi­sons recon­nues et indis­cu­tables aux yeux de ceux qui nous traitent de nouilles dès que nous ouvrons la bouche et nous balancent leur « Faut arrê­ter avec la théo­rie du com­plot ». Car ces gens, sou­vent enga­gés, sont récu­pé­rables pour le savoir voir et l’o­ser savoir.

    Il y avait bien eu il y a des années des bou­quins du genre « les cent plus gros men­songes », mais ils sont (en par­tie) dépas­sés et un rajeu­nis­se­ment serait bien.

    A ce pro­pos, j’ai pas­sé un lun­di soir stu­dieux avec des amis qui tra­vaillent à démon­ter les conclu­sions du GIEC (sens du sigle ?). Je peux s’il le sou­haite mettre Sam en contact avec eux.

    Réponse
  183. Ana Sailland

    Un point impor­tant concer­nant l’in­tel­li­gence des hon­nêtes ou l’hon­nê­te­té des intelligents :

    Entre 1973 et Maas­tricht, il se passe 20 ans.
    C’est pas rien 20 ans …
    ça laisse le temps de réflé­chir, non ?

    On a le droit de se trom­per, mais quand on a eu 20 ans pour étu­dier les consé­quences dra­ma­tiques d’une déci­sion fran­çaise, on n’a pas le droit d’être assez bête pour la recon­duire au niveau continental.

    Cette per­sis­tance dans l’er­reur per­met­trait de condam­ner ses acteurs s’il exis­tait un tri­bu­nal pour cela (le fameux contrôle des élus).
    Nul doute que les avo­cats res­sor­ti­raient 1936 😉

    Réponse
  184. EFFAB

    « Nous don­nons des prêts à n’im­porte quelle par­tie du monde, nous offrons toutes sortes et les types de prêts avec rem­bour­se­ment pra­tique, nos taux d’in­té­rêt est de 2% Annu­ler tra­vail durable, indé­pen­dam­ment de leur empla­ce­ment ou de cré­dit pour obte­nir un prêt Email : …

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    * Profession : .….….….….…. *
    * Garantie : .….….….….…. *
    * Paie­ment : men­suelle ou annuelle

    MERCI ET Que Dieu vous bénisse

    REGARD LARRY BUKNOR »

    Lar­ry, que ton Dieu qui te bénisse toi et l’A­mé­rique, on sait ce qu’Il vaut…

    Non, voi­ci com­ment moi, j’en­vi­sage les choses : Que ceux qui ont les moyens en même temps que ces valeurs chré­tiennes, huma­nistes ou tout ce que tu vou­dras, prêtent sans inté­rêts aucun et ce dans des pro­por­tions accep­tables, garan­tis­sant à l’u­su­rier de quoi vivre sans en attendre rien en retour, prêt aidant l’emprunteur dans un pro­jet de vie ou quoi que ce soit de construc­tif et non ayant à voir avec quelque spé­cu­la­tion, ego, déme­sure, consu­mé­risme que ce soit !

    Que je t’ex­plique : les thé­ma­tiques qui nous inté­ressent ici n’ont rien à voir avec l’u­sure, la Bourse et les banques mais bien plu­tôt avec une Banque natio­nale (ne devrions-nous pas rem­pla­cer ce terme par un autre ?) et un sys­tème de mutua­li­sa­tion, voir aucun sys­tème de la sorte du tout, en véri­té, je suis bien mal pla­cé pour par­ler d’argent !

    Enfin, ton Dieu vous bénisse, tu ne pou­vais pas mieux tom­bé pour pré­tendre une chose qui à la fois nous dépasse ici et nous trans­cende… alors, qui a rai­son, qui a tort ?…

    Au revoir, LARRY, comme il t’ap­par­tient de trans­for­mer ces prêts en dons, c’est aus­si simple que ça : il suf­fit de la vou­loir et être à la fois un peu plus humble, un peu moins gourmand ;

    Réponse
  185. Ana Sailland

    @200 « Nous don­nons des prêts » »> remar­quable oxymore

    Qui témoigne de l’é­tat psy­cha­na­ly­tique ins­tan­ta­né de l’es­pèce moyenne 😉

    Réponse

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