>« L’ordre mondial »<
vu par Keny Arkana
« Je suis là, partout, j’ai resserré les murs
J’ai imposé ma surveillance, caméra partout dans les rues
J’ai approfondi les frontières, un rempart pour le Tiers Monde
Un champ de tir pour les sans faf, histoire que les affaires montent
Je ne défends pas l’être humain, je défends les capitaux
J’instaure les règles du commerce en faveur des occidentaux
Je suis l’art de piller, en faisant croire qu’on ne vole rien
Au service de la croissance, tes droits de l’Homme, j’en rigole bien !
Je me cache derrière des idéologies pour que l’opinion soit d’accord
J’ai imposé la biométrie sur vos passeports
J’ai fabriqué la peur, pour que tout le monde soit sur écoute
Car moi je veux tout répertorier, moi je veux des chiffres et des codes barre
Je contrôle vos esprits par le biais des médias, vous êtes à ma merci
Les pieds embourbés dans l’inertie
Car vous vous croyez libre, mais formatés depuis l’école
Pour vous apprendre la hiérarchie, à toujours obéir aux ordres.
Je suis l’ordre mondial
L’ordre créé par les puissants,
Confréries, chefs de multinationales
Politiques économiques, je suis la conjoncture
Imposée à la planète, j’ai instauré ma dictature.
J’ai anéanti le pouvoir national, j’impose ma loi dans les pays
C’est le jeu de l’illusion que vous appelez « démocratie »
Car l’ordre vient de moi, certainement pas d’un peuple
Je vous façonne à mes choix dès que vous tombez dans la peur
je suis le produit des tyrans, la structure qui détruit
Au nom des valeurs marchandes, implantées jusqu’à vos esprits
Je pompe le sang du Tiers Monde, j’chope leur politique
Leur ordonne de nous vendre tous leurs services publics
Un peuple qui se lève ? Moi je lui couperai ses vivres
Pour mieux alimenter sa haine et l’emmener en guerre civile
Car y’a pas meilleur profit que le bizness de la mort
Destruction, reconstruction, investissement, marché des armes,
Pro-guerre, prospère je fais monter la sauce
Vous monte les uns contre les autres, pour mieux alimenter ma force
Car mon règne prend son ampleur dans toutes vos divisions
Libéralement capitaliste, au service de vos illusions.
Je suis l’ordre mondial
L’ordre créé par les puissants,
Confréries, chefs de multinationale
Politiques économiques, je suis la conjoncture
Imposée à la planète, j’ai instauré ma dictature.
Tout est profit, tout est marchandise telle est ma devise
J’ai inventé les classes pour que vous vous trompiez d’ennemi
Je vous ai donné des outils pour lutter contre moi
Des syndicats, quelques partis mais toujours cadrés par mes lois
Oui je détruis la Nature car ce qui m’importe, c’est la croissance
Votre planète, elle est devenue mon esclave
Je la nourris de déchets, la pollue jusqu’à la racine
Pendant que je me rassasie de nouvelles mesures assassines
J’empoisonne vos corps d’aliments trafiqués
Génétiquement modifiés car le mal ça fait du chiffre
J’ai déréglé le climat, déshumanisé les Hommes
Dénaturé le vital, flingué l’espoir en plein essor
J’ai réussi à vous faire croire que la Vie se résumait à consommer, consommer
Consommer pour mieux construire mon empire
Je suis capable du pire, pour vous faire croire en ce qu’il faut,
Si je contrôle vos esprits, c’est grâce à la culture du profit.
Je suis l’ordre mondial
L’ordre créé par les puissants,
Confréries, chefs de multinationale
Politiques économiques, je suis la conjoncture
Imposée à la planète, j’ai instauré ma dictature. »
Keny Arkana.
J’aime bien cette jeune fille 🙂
Étienne.

Vous avez bon gout, en aimant bien cette jeune fille 🙂
Je l’ai découvert récemment et j’aime beaucoup ses textes.Voici un autre lien
Vous avez bon gout Mr Chouard !!
keny Arkana « rappe » depuis longtemps, elle défend l’humanité et ne fait pas ça pour tout ce star système, vous devriez écouter la plupart de ses albums .
Mes amitiés.
Bonjour
je trouve quelle ressasse…
Comme d’autres « sinik diams etc…
Elle se fait de la tune, faut pas oublier « le business…
Au début j’aimais, mais au fil du temps j’ai compris le but…
Comme alpha blondy, fakoly etc ils ressassent et ressassent…
Je saute sur l’occasion 😉
Il est primordial de percevoir la politique mondiale à travers un regard quasi chamanique, un peu dans l’esprit de Steiner …
Si on ne franchit pas ce pas, on reste aveuglé par la lutte des classes, ou la vilénie des riches, qui nous masquent l’essentiel : il est, pour le genre humain, la perte de son libre arbitre.
Ce « Je suis l’ordre mondial », qui personnifie une chose et lui autorise le « je », cela est essentiel.
Ce n’est pas une métaphore mais une réalité !!!!!!
Talcot Parsons également, et d’autres, pointent l’émergence du système comme un pouvoir incontrôlé, = contrôlé par personne, et surtout pas par ceux qui s’en croient les maîtres, mais peu vont jusqu’à le percevoir comme un être à part entière.
Une société structurée, mais dont la conscience balbutie, finit par sécréter un système qui lui échappe, qui la domine, une chose, de l’inhumain pensant, doué de stratégie, qui utilise les humains comme neurones.
Je l’appelle « l’égrégore dominance ».
Big Brother est un sobriquet convenable 😉
Est-ce que ça a changé depuis ?
Est-ce que ça va changer ?
IAM – La fin de leur monde (edit) par IAM
Regarde ma terre en pleure
Mais les choses ici prennent une telle ampleur
Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur
Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur
Le mangeur d’âme à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs
Je l’entends toutes les nuits, las des fantômes qui la hantent,
Las de leurs complaintes, tellement que des fois elle en tremble
Par le sang de la haine, constamment ensemencée, au pas cadencé,
Quand ce dernier chasse le vent hors des plaines
Rien n’a changé depuis, où je vis, Juifs, Catholiques,
Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules, vous faites bien trop de bruit
Comme ces orages dont l’eau se mêle à nos larmes,
Et leurs chocs sur le sol aride dont l’uranium à voler l’âme
Je veux pas d’une ville aux cimetières plus grand que la surface habitable
Même si paraît que de l’autre coté tout est plus calme, plus stable
Je veux pas qu’après le jour J, les survivants survivent sous le néon,
Trop proches du néant, car le soleil les prive de rayons
Les artères pleines d’amer comme un caddy au Géant,
On charge, on charge, à la sortie c’est tout dans les dents
J’crois que c’est dans l’ère du temps, chacun cherche son bouque émissaire
Ouais, d’une simple vie ratée à l’envoi d’une bombe nucléaire
L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, tout ce qu’on supporte,
Ca pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser,
Que quelqu’un me dise, si j’ai des chances de voir enfin la paix exigée.
Qu’un jour les abrutis s’instruisent,
Perché sur ma plume, j’attends c’ moment observe ce bordel
De petites flammes montées au ciel, pour elle j’ai saigné ce gospel
« Héra » se barre à tire d’ailes ; las de la sève qu’on tire d’elle
On clame tous ce qu’on l’aime, mais aucun de nous n’est fidèle
Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles
Quand les problèmes viennent, on règle ça à coup de grosses pêches
Et pendant ce temps là, certains amassent des sous par grosses bennes
Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles
Quand est ce qu’on y arrive, là où le bonheur désaltère
Mon futur se construit, sans cris, sans mecs à terre,
Ni de centrale en fuite rien sur le compteur Gegere
Et finalement conscient qu’ici, on est que locataire
Tu parle d’une location, regarde un peu ce qu’on en a fait
Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution
On aurait du le rendre comme on nous l’a donné,
Clean, sans taches, et innocent comme un nouveau né,
Seulement les nôtres meurent de faim en Afrique
Et y a pas assez de fric pour eux
Alors la dalle faudra la tempérer
Les hommes tombent sous les rafales racistes,
Mais on peut rien pour eux,
Alors les balles faudra les éviter
Le cul devant la télé, occupé à rêver,
le doigt poser sur la commande, on se sent exister
On râle, on gueule, on vote, espérant que ça va changer
Mais dresse tes barricades et tu les verra tous hésiter
Garni d’incompréhension et de stèles géantes,
Le globe rêve de compassion et de bourgeons renaissant sur ses branches
Les mêmes qu’on laissera crever un soir de décembre, dans le silence,
Juste un bout de carton pour s’étendre,
Tout le monde à ses chances, de quelle planète vient celui qu’à dit ça ?
Un homme politique, je crois, live de Bora Bora
Pendant que les foyers subissent, façon tora tora,
Mais bon c’est bien trop bas, alors forcément il ne nous voit pas
Parole et paroles et paroles, ils ont promis monts et merveilles,
Mais les merveilles se sont envolées,
Il reste que des monts, mais c’est raide à grimper
Et au sommet, y a que des démons en costumes cendrés
Et en bas, c’est les jeux du cirque, César Avé
Parce qu’on va se faire bouffer par des fauves qu’ils ont dressés
On note une sévère chute de sang sur la map, une montée d’air noir
Un jour on payera cher pour une bouffée d’air pur
Ici c’est chacun sa culture, chacun son racisme
Seulement sur fond blanc, c’est le noir qui reste la meilleure cible
Les temps changent c’est sur, mais y a toujours des irascibles
Ils ont le bonjour d’Henry, d’Arron, Mormeck ou Zinédine
A l’heure où les gens dînent,
Y en a encore trop cherchent, pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking
Tout le monde s’en indigne,
Ca dévalue le quartier, ça effraye mémé,
Et on sait bien ce que mémé va voter
Du haut de leurs tours de biz’, droites comme la tour de Pise
Jumelles sur le pif, ils fractionnent, divisent à leur guise
On s’étonne ensuite que ça finisse en fratricide
Car tout ce qui compte c’est de gonfler les commandes de missiles
Vive la démocratie, celle qui brandie la matraque, face à des pacifistes,
T’es pas d’accord, on te frappe,
Multirécidivistes : c’est jamais ceux là qu’on traque
Ils vivent en haut des listes et mettent leurs tronches sur les tractes
Ce monde agonise, vu ce qu’on y fait, c’était prévisible
Comme la goutte sur le front, dès que la merde se profile
Mais la peur atrophie les cœurs, peur de tout ce qu’on connaît pas
Alors on se barde de préjugés débiles
De partout les extrêmes dominent, en prime time,
A chaque fois qu’ils déciment une famille
Et bien avant ces régions où sévie la famine
Image trop crue pour un beauf devant sa viande trop cuite
Lui qui croyait que l’euro ferait beaucoup d’heureux,
Pour les vacances faudra attendre un peu ou gagner aux jeux
Mais là c’est pas trop l’heure, demain très tôt y a le taffe
Comprend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape
Sur la route des principes, ils ont mis des pièges à Loups,
Des gilets dynamites, et des skeud y en a un peu partout
Faudra faire gaffe aux mines, aux puits d’où la mort s’écoule
Il a beau être vif, mais à la longue il évitera pas tout
Et un de ces quatre il finira par tomber,
J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider le prochain à se relever
J’espère qu’il sera pas comme le notre, aigri et crever
Et j’espère surtout que celui-là essayera pas de se faire sauter
Akhenaton :
Tu sais, on vit dans la télé,
Le globe s’est fêlé,
Ils servent de l’emballé mais en vrai c’est la mêlé
On s’prend à espérer des choses simples
Mais leur fabrique à peur s’est mise en branle
Tout ça pour les dérégler
cris sans cicatrices, terreur dans la matrice
Ils disent qu’une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid
Alors c’est comme ça une échelle dans la peine
On aime ces catastrophes quand des gens manquent à l’appel
Surtout s’ils nous ressemble, on les film à la morgue,
Et nous dans les sofas content d’échapper à la mort,
Il reste dans les cœurs l’anomalie appelée peur
Et grâce à ça de toute part ils ont recours à la force,
C’est une révolution, cette fois elle est de droite
Voilà pourquoi le chantage à l’emploi dans pleins de boîtes
Voilà pourquoi ils veulent à tout prix implanter la croix
Et face à la télé souvent on les croit dans leur droit,
Ils disent c’est humanitaire
Mais ils niquent les mers et la terre pour chaque écart c’est la guerre
Si le quotidien est précaire,
C’est qu’ils nous dressent à être délétères et se contenter de joies éphémères
Si l’Afrique est en colère, c’est parce que les trusts la pillent
Seuls les généraux corrompus coopèrent et jouent des vies au poker
Est-ce que la rancœur et le désir d’revanche est tout ce qu’on leur a offert ?
On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent,
Avec des clichés religieux sortis tout droit des fables
Comme ci ici elles étaient bien depuis le Moyen-Âge
Mais c’est en 46 que c’est ouverte une nouvelle page
Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages
Pourquoi elles touchent moins de pognon à compétences égales ?
Pourquoi elles seraient moins faites pour êtres responsables ?
Alors qu’elles nous ont tous torché le cul nu dans le sable
On force sur la boisson, parie sur les canassons
Mais la réalité c’est qu’ils nous font bouffer du poison
Et dans l’hôtel du bonheur beaucoup font la valise,
L’ espoir tué par des fanatiques libéralistes
Pas de bombes S.A.L , ni de grosses salves
La stratégie est simple ils exploitent et ils affament
Quand on les voit à la télé ces cons ont l’air affables
Mais le monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table
Des comptes sous faux noms ils prétendent agir au nom de la liberté
Mais c’est la monarchie du pognon
La France et les States par factions interposées
Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posé ?
Freedom par-ci démocratie par-là
Mais j’ai mater sous la table et j’ai vu que c’était que des palabres
La vrai mafia non la cherche pas en Calabre ni dans ce bled
Où dans les quartiers pauvres à quarante ans on tombe malade
A fumer du mauvais tabac et manger de la merde
Où le xanax fait un tabac avec l’alcool fort
Les rues deviennent des grosses forges
Et le métal y est commun monté sur grosses crosses
La violence au quotidien de tant de gosses pauvres
Et moi j’attends l’apocalypse après cette apostrophe
J’en ai marre de tous ces mensonges qu’ils colportent
Pour les servir , dans de nombreux cas il y a mort d’homme
Tous terroristes j’entend leurs théories
Venter le sacrifice pour des principes c’est horrible
Les mômes survivent nourris à l’eau et au riz
Pendant que leur pouf se baladent à Aspen ou St Morritz
La flore crame la faune canne
Dit : c’était des barbus qui lâché l’agent orange sur le nord Vietnam ?
Non c’était les boys mais qui peut m’indiquer la justesse d’une cause
En partant de là chacun écrit ses droits
Désolé je trouve aucune excuse à Hiroshima
On peint l’histoire comme on colorie vite une image
Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal
On croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket ?
Pour placer le pantin qui conviendra a la France
Une casserole de plus au ministère de la défense
Il se crêpe le chignon au fond ils sont ignobles
Sur la conscience des députés y en a plus d’un million
« Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles »
Défilent sur des chars le 14 , ils se bignolent au son de la marseillaise
Et d’une imagerie guerrière qu’ils veulent tranquillement refiler aux élèves de leur appart dans le 16
On voit un tableau différent : ils disent croire en dieu mais croit en ce qu’ils possèdent
Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du world-trade mais sortent des débris le passeport de Mohamed
Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque
Tu comprends pourquoi « ça le désire » dans les bibliothèques
Au collège de le vie ils jouent les profs d’histoire
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires
On a battis une forteresse on l’a nommé alamut
Coincé physiquement entre garde à vue et garde à vous
Compte tenu de la pression patriotique j’admire les gens de gauche en Israël , en Amérique
est ce qu’on vaut mieux en France
désolé si j’insiste mais regardons nous franchement,
on est aussi raciste, ensuite on vend de la liberté au marché public,
putain le drame avec les valeurs de la république.
La république, elle passe ces week-end en régate
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une frégate,
elle exécute dans une grotte des opposants canaques
et mange à table avec des gars style Giancanna
puis explose le rainbow warriors
et dessine les frontières du tiers monde à la terrasse du Mariot,
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde,
les entraînent aux combats et manipuler les bombes
le collier casse, ces cons échappent à tous contrôles
et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres.
ils discutent notre futur autour d’un pichet
pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher.
C’est la france de derrière les stores
et j’en ai marre de me faire gruger
par des tronche de dispenser de sport.
je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde avec mes petits bras
Souvent à cette époque ou la terreur gronde
ou la frayeur monte, je travaille sur moi chaque seconde
pour être un meilleur homme.
On vit en ces temps où dans un taudis de Paris.
36 gosses meurent brûlés vifs quand les demandes en HLM dorment
depuis des années dans les archives
alors que des employés de la mairie en obtiennent avec terrasse et parking t’appelle pas ça du racisme
après ils pleurent quand perdu on revient aux racines.
ils ont caricaturés nos discours radicaux
et l’on résumé par wesh wesh ou yo yo !
Nous complexé, si peu sûr de soi,
on s’interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi.
Chaque jour, la grande ville resserre l’étreinte
et tu peux voir les noms des nôtres évaporés écrits sur des trains.
Ma vie, un mic, une mix-tape, loin des ambitions
de ce qui sera élu président en 2007
j’adore ce moment où il dévoile le minois
de qui devra tailler des pipes monumentales au chinois.
à défaut d’argent putain, donnons du temps,
dans nos bouches le mot liberté devient insultant
car c’est les soldats qui le portent et non plus le vent comme si le monde était rempli de cruel sultan.
Mécontent des schémas qu’on nous propose, je cultive maintenant
les roses dans mon microcosme.
Mesure les dégâts minimes que mon micro cause.
Ca ne peut qu’aller mieux alors j’attends la fin de leur monde…
Bernard Friot :
« Tous ces gens qui gagnent des millions
sont d’une INUTILITÉ ABSOLUE ! »
Bonsoir,
Cela serait encore plus parlant si l’on pouvait comparer un graphique de la production de richesse par classe sociale avec ce graphique de distribution de cette richesse.
J’ai découvert Kenny Arkana lors des luttes contre la contre-réforme des retraites (en 2010?), avec le clip de « La rage du peuple »…
En fait, je ne sais pas si quelqu’un en parle de temps en temps sur ce site, mais je crois qu’on peut ajouter que comme constituant de l’ordre Mondial, il y a aussi un Ordre Linguistique, un « T.I.N.A » que je m’emploie à dénoncer et combattre… par exemple dans ces billets :
Servitude chérie
Se croire libres ou rebelles, en étant soumis…
Tyrannie(s), libertés, luttes : un TINA peut en cacher un autre…
La démocratie selon MASSIMO FINI
La Démocratie selon Massimo Fini par MassimofiniFR
Massimo Fini est un journaliste, penseur et écrivain italien proche de Beppe Grillo, le nouvel électron libre de la politique en Italie depuis les dernières élections (avec plus de 25% des voies à l’ensemble des candidats du Mouvement 5 Étoiles).
Beppe Grillo et le Mouvement 5 Etoiles ne sont pas des « clown » du paysage politique italien comme les grands médias se plaisent à nous le seriner à longueur de colonnes, mais un véritable mouvement politique citoyen, désireux de rompre, complètement, avec le modèle de la politique professionnelle. Ils disposent d’un programme visant à rendre le pouvoir au peuple et de différentes propositions qui rapproche sans aucun doute leur mouvement des idées défendues ici sur ce blog.
Voici un entretien avec Massimo Fini, qui vient de publier en français deux livres en un : « Le vice obscur de l’Occident » et « La démocratie et ses Sujets », aux Éditions Le Retour aux Sources.
(ci-dessous, une transcription de cet entretien)
« Bonjour, je suis Massimo Fini, journaliste et maintenant surtout écrivain, et je suis antimoderniste.
Q. : Comment définissez-vous la démocratie aujourd’hui ?
« Ce qu’est la démocratie en réalité, personne ne le sait. NOBERTO BOBBIO, qui a consacré toute sa vie à étudier la démocratie, définit neuf éléments qui caractérisent la démocratie, puis il tombe à six et enfin à trois.
En vérité, la démocratie représentative n’existe pas ; ce n’est pas la démocratie. C’est un système oligarchique – ou une « polyarchie » comme l’appelle Sartori, un savant (italien) sincèrement démocrate – un système d’aristocraties déguisées qui ont tous les privilèges des aristocraties d’autrefois sans en avoir les obligations comme de défendre le territoire comme le faisaient les nobles pour que le paysan puisse continuer à cultiver son champ.
C’est une invention, une tromperie, malgré la bonne volonté des pères fondateurs, STUART MILLS, LOCKE, … Déjà TOCQUVILLE avait senti que quelque chose n’allait pas. En résumé, je ne crois pas à la >démocratie représentative< !
Dit brutalement – je l’ai écris alors je peux le dire – c’est une façon sophistiquée d’entuber les gens, surtout les pauvres gens, avec leur consentement. C’est l’enveloppe légitimante d’une chose bien plus inquiétante : le modèle de développement occidental dans lequel nous vivons et contre lequel certain d’entre nous se battent.
Q. : Vers quoi nous entraine ce modèle de développement ?
« Ce modèle de développement ne peut que nous entrainer à la catastrophe. C’est d’ailleurs déjà un massacre. Un modèle basé sur une croissance exponentielle qui existe en mathématiques mais pas dans la nature ; s’il ne peut plus croître, il implose de lui-même. Et nous n’en sommes plus très loin car ce modèle doit en permanence augmenter sa vitesse de par sa dynamique interne, et donc nous allons de plus en plus vite jusqu’au moment où nous nous écraserons.
Q. : Afficher une démocratie tout en révélant continuellement ses comportements contradictoires, est-ce une impudence typiquement italienne ou existe-t-il d’autres cas dans les pays occidentaux ?
« C’est intéressant, dans le sens où l’Italie a toujours été un laboratoire. Elle a vu naître les « marchands » comme classe sociale à Florence, à Piacenza, qui seront le prérequis à la révolution industrielle. Elle a vu naître le fascisme qui entraînera les autres fascismes européens. C’est intéressant car à la différence des autres « démocraties » européennes, et en agissant de façon aussi éhontée, en violant si effrontément les principes sacrés, elle révèle ce qu’est en réalité cette « démocratie ». Donc, de ce point de vue, je le répète, c’est un révélateur intéressant, alors que les autres « démocraties » sont plus… comment dire ? … plus astucieuses ; elles font cela plus discrètement, comme au USA, en France ou dans d’autres « démocraties ».
Q. Existe-t-il une alternative à la « démocratie représentative » ?
« Oui, et ce serait la démocratie directe, qui a existé avant même qu’on lui donne le nom de démocratie. Mais la démocratie dans les communautés villageoises, l’assemblée de village décidait de tout ; elle était composée des chefs de famille et décidait de tout ce qui avait trait au village, et en connaissance de cause puisqu’elle décidait pour elle-même de chose qu’elle connaissait bien. ROUSSEAU, lorsqu’il imagine la démocratie directe, le fait parce qu’il vit à Genève, une ville de quelques dizaines de milliers d’habitants.
La démocratie a existé avant de savoir qu’elle qu’elle existait : dans les communautés de village – la démocratie directe. Cette démocratie de village avait fonctionné parfaitement.
Deux ans avant la révolution française, sous la poussée de la bourgeoisie, que ce soit pour servir leurs intérêts ou pour cette manie de tout réglementer, les choses vont changer. Ce n’est plus l’assemblée de village qui décide pour son territoire, mais qui déléguera désormais des représentants. C’est le début du désastre. Cela se produit aussi parce qu’entre temps, les états ont cessé d’élargir leurs frontières : les états sont de grandes entités, et la démocratie directe ne parvient pas à s’affirmer.
Q. Qu’y aura-t-il après l’effondrement de notre modèle de développement ?
« L’hypothèse la plus probable est que surviendra ce qui est arrivé à tous les systèmes totalisant, comme l’Empire romain, qui avait à peine finit de conquérir le monde connu à l’époque et qui s’est effondré sur lui-même, donnant naissance au féodalisme européen. Ce qu’imaginent certains courants de pensée c’est une espèce de – et c’est l’hypothèse la plus « heureuse » – une sorte de féodalisme mais sans seigneur, avec des communautés qui n’auraient plus de chefs ou de propriétaires qui, en quelque sorte, contrôlent tout, mais des communautés de pairs, des gens égaux sous plusieurs aspects car, par exemple, la cité médiévale était organisée de façon totalement différente de la nôtre. A chaque foyer familial de paysans ou d’artisans devait être garantit un espace vital.
Si vous lisiez les dispositions des statuts de l’artisan, vous y trouveriez des choses parfaitement incompréhensibles pour nous : interdiction de faire de la publicité pour piquer la clientèle du voisin – en gros aucune concurrence pour la simple et bonne raison que c’est une société qui n’est pas basée sur la compétition.
Elle n’est pas très efficace, évidemment, mais c’est une société humaine, qui a d’ailleurs résisté tant qu’a perduré le fragile système de la communauté de la terre – qui n’est pas le communisme de la terre.
Mais alors, sur la terre existait tout un tas de servitudes communales en faveur de la communauté tout entière. Tu peux utiliser les pâturages du voisin – quand il y a un accord évidemment ; tu peux pêcher ; …
Prenez l’exemple de l’eau : maintenant ils veulent privatiser aussi l’eau.
Q. : Si nous allons vers un nouveau « féodalisme », l’Italie étant pratiquement solidifiée, et puisque nous sommes 64 à 66 millions, que va-t-il se passer ?
« Ce sera un grand bain de sang, c’est inévitable, car quand le système de l’argent s’écroulera, les gens s’apercevant qu’ils ne peuvent pas vivre dans les villes en mangeant l’asphalte et en buvant du pétrole, se déverseront dans les campagnes. Mais puisque les campagnes ne sont pas illimitées, il y aura d’autres personnes qui les repousseront – j’imagine à grands coups de fourches et de kalachnikovs. Cela ne se produira pas seulement en Italie, mais dans le monde entier. Ce sera un grand bain de sang, je le répète, si par une sorte d’intuition miraculeuse nous n’arrêtons pas le modèle, si nous n’avons pas le courage de faire quelques pas en arrière – sans pour autant revenir à l’âge des cavernes.
Les courants de pensée américains qui ont étudié cette question parlent d’un retour graduel, limité et raisonné, à des formes d’autoproduction et d’autoconsommation qui passe par la récupération de la terre et la marginalisation de l’appareil productif et financier. C’est l’hypothèse réformiste la plus crédible, même si, étant donné que tout va dans la direction opposée, cela semble très utopique.
D’au autre côté, nous devrions tirer quelques enseignements (du passé), à tout le moins aussi bien de la société médiévale que d’une culture passée que nous avons marginalisée car trop douloureuse et tragique pour le fameux esprit judéo-chrétien qui à travers l’idée de >progrès< nous a amenés par différentes transformations économiques à l’actuel modèle de développement. Mais dans la culture grecque, la notion de LIMITES était profondément enracinée. Sur l’autel de l’Oracle de Delphes était inscrit :
JAMAIS RIEN DE TROP
Et toute une série de mythes grecs disent en gros ceci : l’UBRIS, ou le délire de puissance de l’homme, provoquera la naissance d’envies insatiables et que la punition sera inévitable.
Je pense que même s’il est trop tard, la première chose à récupérer est le sens de la limite, que nous avons complètement perdu, on le voit bien. La chose la plus évidente est l’écologie, mais ce n’est qu’une partie (du problème). »
Je trouve ce Mouvement 5 Étoiles de Beppe Grillo très intéressant et très encourageant. Il nous montre une voie possible pour (tenter de) renverser l’ordre politique établit. Il est intéressant de noter que Beppe Grillo, s’il est le fondateur du Mouvement et son « leader » charismatique (parce qu’il est comédien et possède des talents d’orateur) n’est PAS lui-même candidat au pouvoir !
Cela m’a fait penser qu’il existe donc une alternative pour Étienne, qui lui non plus n’est pas candidat au pouvoir et qui est, tout comme Beppe Grillo, OPPOSE AUX PARTIS POLITIQUES, pour investir le champ politique en vue d’une réforme radicale du système. Il serait intéressant qu’Étienne rencontre un de ces jours Beppe Grillo, ou Massimo Fini, ou d’autres personnes du Mouvement 5 Étoiles, afin de confronter leurs idées respectives et partager leur expérience.
Cordialement,
Morpheus
🙂
DE LA SERVITUDE MODERNE – Un film documentaire… par non-merci
ça fait un bout de temps (quelques mois) que je me penche sur ce thème, sans être trop sûre de mes intuitions… et donc dans le long entretien rapporté plus haut, je choisis de focaliser sur :
« une sorte de féodalisme mais sans seigneur »
-> ->
En ce temps là, le « système » était fondé sur un tissu de liens suzerain-vassal-serf tel que tout individu était l’un des points de croix de cette trame.
Ce lien n’était pas que de domination/soumission mais aussi de protection/confiance (sa cause première).
Et au fil du temps ça a glissé vers le premier des deux styles.
Et de nos jours, c’est assez intuitif, il me semble que nous avons encore quelque chose d’approchant, c’est probablement un héritage caché du passé, en ce sens que tout individu est à la fois, d’une façon ou d’une autre, dominant et dominé, exploitant et exploité, et si cette trame non dite induit une cohésion monstrueuse, elle n’en induit pas moins une cohésion, ce qui maintient la société debout, malgré ses soubresauts.
Il me semble que ce qui est à retenir, du passé et du présent, en positif, c’est la trame relationnelle.
Que l’on pourrait imaginer comme fondée sur l’entraide et la com, et non plus sur des concepts qui tôt ou tard aboutissent à la hiérarchisation inégalitaire.
Un peu comme en parlant de l’internet on dit « la toile », retenir l’idée de tissage, mais, au contraire de celui du moyen âge, égalitaire, i.e. tel que chacun se soucie de chacun (« le care »), tel que (« la com ») chacun renseigne chacun et soit renseigné par lui, grâce à la propriété de transmission d’une trame relationnelle bien conçue.
Je n’imagine d’ailleurs pas que la démocratie directe à grande échelle soit possible autrement que par l’élaboration d’un tissage relationnel tel que toute pensée individuelle impulse une onde gravitationnelle parcourant tout l’espace des pensées.
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Puisqu’il est question des cités médiévales, elles n’étaient le plus souvent pas des cités mais des agrégats de mesnies. Des mesnies parfois ennemies, concurrentes, mais assez intelligentes pour s’offrir une palissade commune. Cela subsiste, par exemple sous le vocable d’arrondissement.
Là encore, il me semble que la démocratie directe pourrait s’inspirer de cette topologie, en doublant la trame relationnelle des individus d’une trame relationnelle des bassins de vie.
Le fin mot : remplacer la domination par la relation 😉 On peut rêver.
Se pencher sur la chute des carolingiens nous laisse entrevoir ce qui nous attend, en bien comme en mal, si nous laissons faire le naturel sans proposer du réfléchi.
J’accuse – Damien Saez par ibpatulea
Album « J’accuse » de Damien Saez censuré… par Boutique_Jackuse
Un pouvoir qui n’est pas un don est toujours volé par des incapables.
encore un peu de rap engagé avec Anonyvox :
Bonjour Etienne (et les autres)
Keny Arkana, ça fait un bout de temps que je la suis. Depuis son clip « La Rage » je me suis dis qu’il y avait là un rap qui sort des clichés et qu’on avait des choses à apprendre de ses textes :
Et puis, elles a fait un documentaire d’une heure (en 2006 je crois) sur la mondialisation et les alter-mondialistes, super bien fait. Très pédagogique. Moi je l’utilise pour sensibiliser les jeunes, car c’est directement fait pour eux :
« J’te crache mon rap internationaliste fait pour brûler vos drapeaux
Tu veux ma rage hein pour que ta moyenne monte
Ton bleu blanc rouge m’écœure moi j’suis une citoyenne du monde »
SAEZ Embrasons-nous par Blooms
un jour le peuple se lèvera ! par lab74
les textes de celle-là : par chez moi on dit « ils font mal »
Traduction : « ils sont de bonne facture »
Je m’aperçois que Monsieur Friot est repris souvent sur ce site.
Aussi je vous propose d’écouter ce débat entre B. Friot et A. Jappe
(personne qui diffuse en france la critique radicale de la valeur) sur ce lien
http://soundcloud.com/festival_des_libertes/economie-de-march
que je trouve sur le site de diffusion de la critique radicale de la valeur http://palim-psao.over-blog.fr/
Cela rejoint un des commentaires sur cette page.
Càd reprendre notre libre arbitre afin d’échapper au fétichisme de la marchandise qui fait de nous un sujet automate sans conscience dans ce Léviathan ou ce Big Brother.
Keny Arkana fait partie de ces rares êtres humains qui pensent que l’on ne peut être heureux soi-même que si tout le monde autour de soi est heureux. (tout le monde ne pense pas ainsi malheureusement)
Et vu qu’elle a toute son enfance côtoyé une certaine détresse, elle crie contre les injustices de ce monde. Son rap est humaniste, internationaliste, anarchiste, philosophique, transcendantal… Bref, c’est du lourd ! 🙂
Ma petite contribution à faire connaître son message : http://www.indigne-du-canape.com/keny-arkana-lascension-dun-enfant-du-cinquieme-soleil-part‑1/
Elle détesterait que je dise cela mais… je suis fan !
L’ I
Amoureuse et âme heureuse ne font qu’une.
http://youtu.be/3SqYz7DyYzQ
Si mais idées d’amour universel doivent me coûter la vie, alors qu’il en soit ici.