Keny Arkana : l’ordre mondial

14/03/2013 | 33 commentaires

>« L’ordre mondial »<
vu par Keny Arkana

« Je suis là, par­tout, j’ai res­ser­ré les murs
J’ai impo­sé ma sur­veillance, camé­ra par­tout dans les rues
J’ai appro­fon­di les fron­tières, un rem­part pour le Tiers Monde
Un champ de tir pour les sans faf, his­toire que les affaires montent
Je ne défends pas l’être humain, je défends les capi­taux
J’ins­taure les règles du com­merce en faveur des occi­den­taux
Je suis l’art de piller, en fai­sant croire qu’on ne vole rien
Au ser­vice de la crois­sance, tes droits de l’Homme, j’en rigole bien !

Je me cache der­rière des idéo­lo­gies pour que l’o­pi­nion soit d’ac­cord
J’ai impo­sé la bio­mé­trie sur vos pas­se­ports
J’ai fabri­qué la peur, pour que tout le monde soit sur écoute
Car moi je veux tout réper­to­rier, moi je veux des chiffres et des codes barre
Je contrôle vos esprits par le biais des médias, vous êtes à ma mer­ci
Les pieds embour­bés dans l’i­ner­tie
Car vous vous croyez libre, mais for­ma­tés depuis l’é­cole
Pour vous apprendre la hié­rar­chie, à tou­jours obéir aux ordres.

Je suis l’ordre mon­dial
L’ordre créé par les puis­sants,
Confré­ries, chefs de mul­ti­na­tio­nales
Poli­tiques éco­no­miques, je suis la conjonc­ture
Impo­sée à la pla­nète, j’ai ins­tau­ré ma dictature.

J’ai anéan­ti le pou­voir natio­nal, j’im­pose ma loi dans les pays
C’est le jeu de l’illu­sion que vous appe­lez « démo­cra­tie »
Car l’ordre vient de moi, cer­tai­ne­ment pas d’un peuple
Je vous façonne à mes choix dès que vous tom­bez dans la peur
je suis le pro­duit des tyrans, la struc­ture qui détruit
Au nom des valeurs mar­chandes, implan­tées jus­qu’à vos esprits
Je pompe le sang du Tiers Monde, j’chope leur poli­tique
Leur ordonne de nous vendre tous leurs ser­vices publics

Un peuple qui se lève ? Moi je lui cou­pe­rai ses vivres
Pour mieux ali­men­ter sa haine et l’emmener en guerre civile
Car y’a pas meilleur pro­fit que le biz­ness de la mort
Des­truc­tion, recons­truc­tion, inves­tis­se­ment, mar­ché des armes,
Pro-guerre, pros­père je fais mon­ter la sauce
Vous monte les uns contre les autres, pour mieux ali­men­ter ma force
Car mon règne prend son ampleur dans toutes vos divi­sions
Libé­ra­le­ment capi­ta­liste, au ser­vice de vos illusions.

Je suis l’ordre mon­dial
L’ordre créé par les puis­sants,
Confré­ries, chefs de mul­ti­na­tio­nale
Poli­tiques éco­no­miques, je suis la conjonc­ture
Impo­sée à la pla­nète, j’ai ins­tau­ré ma dictature.

Tout est pro­fit, tout est mar­chan­dise telle est ma devise
J’ai inven­té les classes pour que vous vous trom­piez d’en­ne­mi
Je vous ai don­né des outils pour lut­ter contre moi
Des syn­di­cats, quelques par­tis mais tou­jours cadrés par mes lois
Oui je détruis la Nature car ce qui m’im­porte, c’est la crois­sance

Votre pla­nète, elle est deve­nue mon esclave
Je la nour­ris de déchets, la pol­lue jus­qu’à la racine
Pen­dant que je me ras­sa­sie de nou­velles mesures assassines

J’empoisonne vos corps d’a­li­ments tra­fi­qués
Géné­ti­que­ment modi­fiés car le mal ça fait du chiffre
J’ai déré­glé le cli­mat, déshu­ma­ni­sé les Hommes
Déna­tu­ré le vital, flin­gué l’es­poir en plein essor
J’ai réus­si à vous faire croire que la Vie se résu­mait à consom­mer, consom­mer
Consom­mer pour mieux construire mon empire
Je suis capable du pire, pour vous faire croire en ce qu’il faut,
Si je contrôle vos esprits, c’est grâce à la culture du profit.

Je suis l’ordre mon­dial
L’ordre créé par les puis­sants,
Confré­ries, chefs de mul­ti­na­tio­nale
Poli­tiques éco­no­miques, je suis la conjonc­ture
Impo­sée à la pla­nète, j’ai ins­tau­ré ma dictature. »

Keny Arka­na.

J’aime bien cette jeune fille 🙂

Étienne.

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Étienne

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33 Commentaires

  1. Mawie

    Vous avez bon gout, en aimant bien cette jeune fille 🙂

    Réponse
  2. krinou

    Je l’ai décou­vert récem­ment et j’aime beau­coup ses textes.Voici un autre lien

    Réponse
  3. Tinou

    Vous avez bon gout Mr Chouard !!

    keny Arka­na « rappe » depuis long­temps, elle défend l’hu­ma­ni­té et ne fait pas ça pour tout ce star sys­tème, vous devriez écou­ter la plu­part de ses albums .

    Mes ami­tiés.

    Réponse
  4. Chiron

    Bon­jour
    je trouve quelle ressasse…

    Comme d’autres « sinik diams etc…

    Elle se fait de la tune, faut pas oublier « le business…

    Au début j’ai­mais, mais au fil du temps j’ai com­pris le but…

    Comme alpha blon­dy, fako­ly etc ils res­sassent et ressassent…

    Réponse
  5. Ana Sailland

    Je saute sur l’occasion 😉

    Il est pri­mor­dial de per­ce­voir la poli­tique mon­diale à tra­vers un regard qua­si cha­ma­nique, un peu dans l’es­prit de Steiner …
    Si on ne fran­chit pas ce pas, on reste aveu­glé par la lutte des classes, ou la vilé­nie des riches, qui nous masquent l’es­sen­tiel : il est, pour le genre humain, la perte de son libre arbitre.

    Ce « Je suis l’ordre mon­dial », qui per­son­ni­fie une chose et lui auto­rise le « je », cela est essentiel.

    Ce n’est pas une méta­phore mais une réalité !!!!!!

    Tal­cot Par­sons éga­le­ment, et d’autres, pointent l’é­mer­gence du sys­tème comme un pou­voir incon­trô­lé, = contrô­lé par per­sonne, et sur­tout pas par ceux qui s’en croient les maîtres, mais peu vont jus­qu’à le per­ce­voir comme un être à part entière.

    Une socié­té struc­tu­rée, mais dont la conscience bal­bu­tie, finit par sécré­ter un sys­tème qui lui échappe, qui la domine, une chose, de l’in­hu­main pen­sant, doué de stra­té­gie, qui uti­lise les humains comme neurones.

    Je l’ap­pelle « l’égré­gore domi­nance ».

    Big Bro­ther est un sobri­quet convenable 😉

    Réponse
  6. J-Stéphane

    Est-ce que ça a chan­gé depuis ?

    Est-ce que ça va changer ?


    IAM – La fin de leur monde (edit) par IAM

    Regarde ma terre en pleure
    Mais les choses ici prennent une telle ampleur
    Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur
    Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur
    Le man­geur d’âme à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs
    Je l’entends toutes les nuits, las des fan­tômes qui la hantent,
    Las de leurs com­plaintes, tel­le­ment que des fois elle en tremble
    Par le sang de la haine, constam­ment ense­men­cée, au pas cadencé,
    Quand ce der­nier chasse le vent hors des plaines
    Rien n’a chan­gé depuis, où je vis, Juifs, Catholiques,
    Musul­mans, noirs ou blancs, fer­mez vos gueules, vous faites bien trop de bruit
    Comme ces orages dont l’eau se mêle à nos larmes,
    Et leurs chocs sur le sol aride dont l’uranium à voler l’âme
    Je veux pas d’une ville aux cime­tières plus grand que la sur­face habitable
    Même si paraît que de l’autre coté tout est plus calme, plus stable
    Je veux pas qu’après le jour J, les sur­vi­vants sur­vivent sous le néon,
    Trop proches du néant, car le soleil les prive de rayons
    Les artères pleines d’amer comme un cad­dy au Géant,
    On charge, on charge, à la sor­tie c’est tout dans les dents
    J’crois que c’est dans l’ère du temps, cha­cun cherche son bouque émissaire
    Ouais, d’une simple vie ratée à l’envoi d’une bombe nucléaire
    L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suf­foque, tout ce qu’on supporte,
    Ca pres­su­rise, et c’est les psys qui vont exorciser,
    Que quelqu’un me dise, si j’ai des chances de voir enfin la paix exigée.
    Qu’un jour les abru­tis s’instruisent,
    Per­ché sur ma plume, j’attends c’ moment observe ce bordel
    De petites flammes mon­tées au ciel, pour elle j’ai sai­gné ce gospel
    « Héra » se barre à tire d’ailes ; las de la sève qu’on tire d’elle
    On clame tous ce qu’on l’aime, mais aucun de nous n’est fidèle
    Jalou­sie et convoi­tise, se roulent de grosses pelles
    Quand les pro­blèmes viennent, on règle ça à coup de grosses pêches
    Et pen­dant ce temps là, cer­tains amassent des sous par grosses bennes
    Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles
    Quand est ce qu’on y arrive, là où le bon­heur désaltère
    Mon futur se construit, sans cris, sans mecs à terre,
    Ni de cen­trale en fuite rien sur le comp­teur Gegere
    Et fina­le­ment conscient qu’ici, on est que locataire
    Tu parle d’une loca­tion, regarde un peu ce qu’on en a fait
    Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution
    On aurait du le rendre comme on nous l’a donné,
    Clean, sans taches, et inno­cent comme un nou­veau né,
    Seule­ment les nôtres meurent de faim en Afrique
    Et y a pas assez de fric pour eux
    Alors la dalle fau­dra la tempérer
    Les hommes tombent sous les rafales racistes,
    Mais on peut rien pour eux,
    Alors les balles fau­dra les éviter
    Le cul devant la télé, occu­pé à rêver,
    le doigt poser sur la com­mande, on se sent exister
    On râle, on gueule, on vote, espé­rant que ça va changer
    Mais dresse tes bar­ri­cades et tu les ver­ra tous hésiter
    Gar­ni d’incompréhension et de stèles géantes,
    Le globe rêve de com­pas­sion et de bour­geons renais­sant sur ses branches
    Les mêmes qu’on lais­se­ra cre­ver un soir de décembre, dans le silence,
    Juste un bout de car­ton pour s’étendre,
    Tout le monde à ses chances, de quelle pla­nète vient celui qu’à dit ça ?
    Un homme poli­tique, je crois, live de Bora Bora
    Pen­dant que les foyers subissent, façon tora tora,
    Mais bon c’est bien trop bas, alors for­cé­ment il ne nous voit pas
    Parole et paroles et paroles, ils ont pro­mis monts et merveilles,
    Mais les mer­veilles se sont envolées,
    Il reste que des monts, mais c’est raide à grimper
    Et au som­met, y a que des démons en cos­tumes cendrés
    Et en bas, c’est les jeux du cirque, César Avé
    Parce qu’on va se faire bouf­fer par des fauves qu’ils ont dressés
    On note une sévère chute de sang sur la map, une mon­tée d’air noir
    Un jour on paye­ra cher pour une bouf­fée d’air pur
    Ici c’est cha­cun sa culture, cha­cun son racisme
    Seule­ment sur fond blanc, c’est le noir qui reste la meilleure cible
    Les temps changent c’est sur, mais y a tou­jours des irascibles
    Ils ont le bon­jour d’Henry, d’Arron, Mor­meck ou Zinédine
    A l’heure où les gens dînent,
    Y en a encore trop cherchent, pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking
    Tout le monde s’en indigne,
    Ca déva­lue le quar­tier, ça effraye mémé,
    Et on sait bien ce que mémé va voter
    Du haut de leurs tours de biz’, droites comme la tour de Pise
    Jumelles sur le pif, ils frac­tionnent, divisent à leur guise
    On s’étonne ensuite que ça finisse en fratricide
    Car tout ce qui compte c’est de gon­fler les com­mandes de missiles
    Vive la démo­cra­tie, celle qui bran­die la matraque, face à des pacifistes,
    T’es pas d’accord, on te frappe,
    Mul­ti­ré­ci­di­vistes : c’est jamais ceux là qu’on traque
    Ils vivent en haut des listes et mettent leurs tronches sur les tractes
    Ce monde ago­nise, vu ce qu’on y fait, c’était prévisible
    Comme la goutte sur le front, dès que la merde se profile
    Mais la peur atro­phie les cœurs, peur de tout ce qu’on connaît pas
    Alors on se barde de pré­ju­gés débiles
    De par­tout les extrêmes dominent, en prime time,
    A chaque fois qu’ils déciment une famille
    Et bien avant ces régions où sévie la famine
    Image trop crue pour un beauf devant sa viande trop cuite
    Lui qui croyait que l’euro ferait beau­coup d’heureux,
    Pour les vacances fau­dra attendre un peu ou gagner aux jeux
    Mais là c’est pas trop l’heure, demain très tôt y a le taffe
    Com­prend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape
    Sur la route des prin­cipes, ils ont mis des pièges à Loups,
    Des gilets dyna­mites, et des skeud y en a un peu partout
    Fau­dra faire gaffe aux mines, aux puits d’où la mort s’écoule
    Il a beau être vif, mais à la longue il évi­te­ra pas tout
    Et un de ces quatre il fini­ra par tomber,
    J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider le pro­chain à se relever
    J’espère qu’il sera pas comme le notre, aigri et crever
    Et j’espère sur­tout que celui-là essaye­ra pas de se faire sauter

    Akhe­na­ton :

    Tu sais, on vit dans la télé,
    Le globe s’est fêlé,
    Ils servent de l’emballé mais en vrai c’est la mêlé
    On s’prend à espé­rer des choses simples
    Mais leur fabrique à peur s’est mise en branle
    Tout ça pour les dérégler
    cris sans cica­trices, ter­reur dans la matrice
    Ils disent qu’une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid
    Alors c’est comme ça une échelle dans la peine
    On aime ces catas­trophes quand des gens manquent à l’appel
    Sur­tout s’ils nous res­semble, on les film à la morgue,
    Et nous dans les sofas content d’échapper à la mort,
    Il reste dans les cœurs l’anomalie appe­lée peur
    Et grâce à ça de toute part ils ont recours à la force,
    C’est une révo­lu­tion, cette fois elle est de droite
    Voi­là pour­quoi le chan­tage à l’emploi dans pleins de boîtes
    Voi­là pour­quoi ils veulent à tout prix implan­ter la croix
    Et face à la télé sou­vent on les croit dans leur droit,
    Ils disent c’est humanitaire
    Mais ils niquent les mers et la terre pour chaque écart c’est la guerre
    Si le quo­ti­dien est précaire,
    C’est qu’ils nous dressent à être délé­tères et se conten­ter de joies éphémères
    Si l’Afrique est en colère, c’est parce que les trusts la pillent
    Seuls les géné­raux cor­rom­pus coopèrent et jouent des vies au poker
    Est-ce que la ran­cœur et le désir d’revanche est tout ce qu’on leur a offert ?
    On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent,
    Avec des cli­chés reli­gieux sor­tis tout droit des fables
    Comme ci ici elles étaient bien depuis le Moyen-Âge
    Mais c’est en 46 que c’est ouverte une nou­velle page
    Main­te­nant elles nous valent, on dit dans les ouvrages
    Pour­quoi elles touchent moins de pognon à com­pé­tences égales ?
    Pour­quoi elles seraient moins faites pour êtres responsables ?
    Alors qu’elles nous ont tous tor­ché le cul nu dans le sable
    On force sur la bois­son, parie sur les canassons
    Mais la réa­li­té c’est qu’ils nous font bouf­fer du poison
    Et dans l’hôtel du bon­heur beau­coup font la valise,
    L’ espoir tué par des fana­tiques libéralistes
    Pas de bombes S.A.L , ni de grosses salves
    La stra­té­gie est simple ils exploitent et ils affament
    Quand on les voit à la télé ces cons ont l’air affables
    Mais le monde est à genoux quand ces ban­dits sont dix à table
    Des comptes sous faux noms ils pré­tendent agir au nom de la liberté
    Mais c’est la monar­chie du pognon
    La France et les States par fac­tions interposées
    Se livre une guerre en Afrique, et tu veux res­ter posé ?
    Free­dom par-ci démo­cra­tie par-là
    Mais j’ai mater sous la table et j’ai vu que c’était que des palabres
    La vrai mafia non la cherche pas en Calabre ni dans ce bled
    Où dans les quar­tiers pauvres à qua­rante ans on tombe malade
    A fumer du mau­vais tabac et man­ger de la merde
    Où le xanax fait un tabac avec l’alcool fort
    Les rues deviennent des grosses forges
    Et le métal y est com­mun mon­té sur grosses crosses
    La vio­lence au quo­ti­dien de tant de gosses pauvres
    Et moi j’attends l’apocalypse après cette apostrophe
    J’en ai marre de tous ces men­songes qu’ils colportent
    Pour les ser­vir , dans de nom­breux cas il y a mort d’homme
    Tous ter­ro­ristes j’entend leurs théories
    Ven­ter le sacri­fice pour des prin­cipes c’est horrible
    Les mômes sur­vivent nour­ris à l’eau et au riz
    Pen­dant que leur pouf se baladent à Aspen ou St Morritz
    La flore crame la faune canne
    Dit : c’était des bar­bus qui lâché l’agent orange sur le nord Vietnam ?
    Non c’était les boys mais qui peut m’indiquer la jus­tesse d’une cause
    En par­tant de là cha­cun écrit ses droits
    Déso­lé je trouve aucune excuse à Hiroshima
    On peint l’histoire comme on colo­rie vite une image
    Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal
    On croit en nos gen­darmes qui servent et nous protègent
    Du moins, est ce au Rwan­da quand ils jouent du lance rocket ?
    Pour pla­cer le pan­tin qui convien­dra a la France
    Une cas­se­role de plus au minis­tère de la défense
    Il se crêpe le chi­gnon au fond ils sont ignobles
    Sur la conscience des dépu­tés y en a plus d’un million
    « Quand ils font les aiguilles nos poli­tiques ont des chignoles »
    Défilent sur des chars le 14 , ils se bignolent au son de la marseillaise
    Et d’une ima­ge­rie guer­rière qu’ils veulent tran­quille­ment refi­ler aux élèves de leur appart dans le 16
    On voit un tableau dif­fé­rent : ils disent croire en dieu mais croit en ce qu’ils possèdent
    Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du world-trade mais sortent des débris le pas­se­port de Mohamed
    Je peux plus expri­mer com­bien on trouve ça grotesque
    Tu com­prends pour­quoi « ça le désire » dans les bibliothèques
    Au col­lège de le vie ils jouent les profs d’histoire
    Et abreuvent le quo­ti­dien de milles sor­nettes illusoires
    On a bat­tis une for­te­resse on l’a nom­mé alamut
    Coin­cé phy­si­que­ment entre garde à vue et garde à vous
    Compte tenu de la pres­sion patrio­tique j’admire les gens de gauche en Israël , en Amérique
    est ce qu’on vaut mieux en France
    déso­lé si j’insiste mais regar­dons nous franchement,
    on est aus­si raciste, ensuite on vend de la liber­té au mar­ché public,
    putain le drame avec les valeurs de la république.
    La répu­blique, elle passe ces week-end en régate
    puis se pros­ti­tue de toutes part pour un air­bus ou une frégate,
    elle exé­cute dans une grotte des oppo­sants canaques
    et mange à table avec des gars style Giancanna
    puis explose le rain­bow warriors
    et des­sine les fron­tières du tiers monde à la ter­rasse du Mariot,
    spon­so­risent les fana­tiques aux 4 coins du monde,
    les entraînent aux com­bats et mani­pu­ler les bombes
    le col­lier casse, ces cons échappent à tous contrôles
    et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres.
    ils dis­cutent notre futur autour d’un pichet
    pour notre sécu­ri­té zar­ma, ils veulent nous ficher.
    C’est la france de der­rière les stores
    et j’en ai marre de me faire gruger
    par des tronche de dis­pen­ser de sport.
    je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde avec mes petits bras
    Sou­vent à cette époque ou la ter­reur gronde
    ou la frayeur monte, je tra­vaille sur moi chaque seconde
    pour être un meilleur homme.
    On vit en ces temps où dans un tau­dis de Paris.
    36 gosses meurent brû­lés vifs quand les demandes en HLM dorment
    depuis des années dans les archives
    alors que des employés de la mai­rie en obtiennent avec ter­rasse et par­king t’appelle pas ça du racisme
    après ils pleurent quand per­du on revient aux racines.
    ils ont cari­ca­tu­rés nos dis­cours radicaux
    et l’on résu­mé par wesh wesh ou yo yo !
    Nous com­plexé, si peu sûr de soi,
    on s’interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi.
    Chaque jour, la grande ville res­serre l’étreinte
    et tu peux voir les noms des nôtres éva­po­rés écrits sur des trains.
    Ma vie, un mic, une mix-tape, loin des ambitions
    de ce qui sera élu pré­sident en 2007
    j’adore ce moment où il dévoile le minois
    de qui devra tailler des pipes monu­men­tales au chinois.
    à défaut d’argent putain, don­nons du temps,
    dans nos bouches le mot liber­té devient insultant
    car c’est les sol­dats qui le portent et non plus le vent comme si le monde était rem­pli de cruel sultan.
    Mécon­tent des sché­mas qu’on nous pro­pose, je cultive maintenant
    les roses dans mon microcosme.
    Mesure les dégâts minimes que mon micro cause.
    Ca ne peut qu’aller mieux alors j’attends la fin de leur monde…

    Réponse
  7. Étienne

    Ber­nard Friot : 
    « Tous ces gens qui gagnent des millions 
    sont d’une INUTILITÉ ABSOLUE ! »

    Réponse
  8. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Cela serait encore plus par­lant si l’on pou­vait com­pa­rer un gra­phique de la pro­duc­tion de richesse par classe sociale avec ce gra­phique de dis­tri­bu­tion de cette richesse.

    Réponse
  9. Enoterine

    J’ai décou­vert Ken­ny Arka­na lors des luttes contre la contre-réforme des retraites (en 2010?), avec le clip de « La rage du peuple »…

    En fait, je ne sais pas si quel­qu’un en parle de temps en temps sur ce site, mais je crois qu’on peut ajou­ter que comme consti­tuant de l’ordre Mon­dial, il y a aus­si un Ordre Lin­guis­tique, un « T.I.N.A » que je m’emploie à dénon­cer et com­battre… par exemple dans ces billets :

    Ser­vi­tude chérie

    Se croire libres ou rebelles, en étant soumis…

    Tyrannie(s), liber­tés, luttes : un TINA peut en cacher un autre…

    Réponse
  10. Morpheus

    La démo­cra­tie selon MASSIMO FINI


    La Démo­cra­tie selon Mas­si­mo Fini par Mas­si­mo­fi­ni­FR

    Mas­si­mo Fini est un jour­na­liste, pen­seur et écri­vain ita­lien proche de Beppe Grillo, le nou­vel élec­tron libre de la poli­tique en Ita­lie depuis les der­nières élec­tions (avec plus de 25% des voies à l’en­semble des can­di­dats du Mou­ve­ment 5 Étoiles).

    Beppe Grillo et le Mou­ve­ment 5 Etoiles ne sont pas des « clown » du pay­sage poli­tique ita­lien comme les grands médias se plaisent à nous le seri­ner à lon­gueur de colonnes, mais un véri­table mou­ve­ment poli­tique citoyen, dési­reux de rompre, com­plè­te­ment, avec le modèle de la poli­tique pro­fes­sion­nelle. Ils dis­posent d’un pro­gramme visant à rendre le pou­voir au peuple et de dif­fé­rentes pro­po­si­tions qui rap­proche sans aucun doute leur mou­ve­ment des idées défen­dues ici sur ce blog.

    Voi­ci un entre­tien avec Mas­si­mo Fini, qui vient de publier en fran­çais deux livres en un : « Le vice obs­cur de l’Oc­ci­dent » et « La démo­cra­tie et ses Sujets », aux Édi­tions Le Retour aux Sources.

    (ci-des­sous, une trans­crip­tion de cet entretien)

    « Bon­jour, je suis Mas­si­mo Fini, jour­na­liste et main­te­nant sur­tout écri­vain, et je suis antimoderniste.

    Q. : Com­ment défi­nis­sez-vous la démo­cra­tie aujourd’hui ?

    « Ce qu’est la démo­cra­tie en réa­li­té, per­sonne ne le sait. NOBERTO BOBBIO, qui a consa­cré toute sa vie à étu­dier la démo­cra­tie, défi­nit neuf élé­ments qui carac­té­risent la démo­cra­tie, puis il tombe à six et enfin à trois.

    En véri­té, la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive n’existe pas ; ce n’est pas la démo­cra­tie. C’est un sys­tème oli­gar­chique – ou une « poly­ar­chie » comme l’ap­pelle Sar­to­ri, un savant (ita­lien) sin­cè­re­ment démo­crate – un sys­tème d’a­ris­to­cra­ties dégui­sées qui ont tous les pri­vi­lèges des aris­to­cra­ties d’au­tre­fois sans en avoir les obli­ga­tions comme de défendre le ter­ri­toire comme le fai­saient les nobles pour que le pay­san puisse conti­nuer à culti­ver son champ.

    C’est une inven­tion, une trom­pe­rie, mal­gré la bonne volon­té des pères fon­da­teurs, STUART MILLS, LOCKE, … Déjà TOCQUVILLE avait sen­ti que quelque chose n’al­lait pas. En résu­mé, je ne crois pas à la >démo­cra­tie représentative< !

    Dit bru­ta­le­ment – je l’ai écris alors je peux le dire – c’est une façon sophis­ti­quée d’en­tu­ber les gens, sur­tout les pauvres gens, avec leur consen­te­ment. C’est l’en­ve­loppe légi­ti­mante d’une chose bien plus inquié­tante : le modèle de déve­lop­pe­ment occi­den­tal dans lequel nous vivons et contre lequel cer­tain d’entre nous se battent.

    Q. : Vers quoi nous entraine ce modèle de développement ?

    « Ce modèle de déve­lop­pe­ment ne peut que nous entrai­ner à la catas­trophe. C’est d’ailleurs déjà un mas­sacre. Un modèle basé sur une crois­sance expo­nen­tielle qui existe en mathé­ma­tiques mais pas dans la nature ; s’il ne peut plus croître, il implose de lui-même. Et nous n’en sommes plus très loin car ce modèle doit en per­ma­nence aug­men­ter sa vitesse de par sa dyna­mique interne, et donc nous allons de plus en plus vite jus­qu’au moment où nous nous écraserons.

    Q. : Affi­cher une démo­cra­tie tout en révé­lant conti­nuel­le­ment ses com­por­te­ments contra­dic­toires, est-ce une impu­dence typi­que­ment ita­lienne ou existe-t-il d’autres cas dans les pays occidentaux ?

    « C’est inté­res­sant, dans le sens où l’I­ta­lie a tou­jours été un labo­ra­toire. Elle a vu naître les « mar­chands » comme classe sociale à Flo­rence, à Pia­cen­za, qui seront le pré­re­quis à la révo­lu­tion indus­trielle. Elle a vu naître le fas­cisme qui entraî­ne­ra les autres fas­cismes euro­péens. C’est inté­res­sant car à la dif­fé­rence des autres « démo­cra­ties » euro­péennes, et en agis­sant de façon aus­si éhon­tée, en vio­lant si effron­té­ment les prin­cipes sacrés, elle révèle ce qu’est en réa­li­té cette « démo­cra­tie ». Donc, de ce point de vue, je le répète, c’est un révé­la­teur inté­res­sant, alors que les autres « démo­cra­ties » sont plus… com­ment dire ? … plus astu­cieuses ; elles font cela plus dis­crè­te­ment, comme au USA, en France ou dans d’autres « démocraties ».

    Q. Existe-t-il une alter­na­tive à la « démo­cra­tie représentative » ?

    « Oui, et ce serait la démo­cra­tie directe, qui a exis­té avant même qu’on lui donne le nom de démo­cra­tie. Mais la démo­cra­tie dans les com­mu­nau­tés vil­la­geoises, l’as­sem­blée de vil­lage déci­dait de tout ; elle était com­po­sée des chefs de famille et déci­dait de tout ce qui avait trait au vil­lage, et en connais­sance de cause puis­qu’elle déci­dait pour elle-même de chose qu’elle connais­sait bien. ROUSSEAU, lors­qu’il ima­gine la démo­cra­tie directe, le fait parce qu’il vit à Genève, une ville de quelques dizaines de mil­liers d’habitants.

    La démo­cra­tie a exis­té avant de savoir qu’elle qu’elle exis­tait : dans les com­mu­nau­tés de vil­lage – la démo­cra­tie directe. Cette démo­cra­tie de vil­lage avait fonc­tion­né parfaitement.

    Deux ans avant la révo­lu­tion fran­çaise, sous la pous­sée de la bour­geoi­sie, que ce soit pour ser­vir leurs inté­rêts ou pour cette manie de tout régle­men­ter, les choses vont chan­ger. Ce n’est plus l’as­sem­blée de vil­lage qui décide pour son ter­ri­toire, mais qui délé­gue­ra désor­mais des repré­sen­tants. C’est le début du désastre. Cela se pro­duit aus­si parce qu’entre temps, les états ont ces­sé d’é­lar­gir leurs fron­tières : les états sont de grandes enti­tés, et la démo­cra­tie directe ne par­vient pas à s’affirmer.

    Q. Qu’y aura-t-il après l’ef­fon­dre­ment de notre modèle de développement ?

    « L’hy­po­thèse la plus pro­bable est que sur­vien­dra ce qui est arri­vé à tous les sys­tèmes tota­li­sant, comme l’Em­pire romain, qui avait à peine finit de conqué­rir le monde connu à l’é­poque et qui s’est effon­dré sur lui-même, don­nant nais­sance au féo­da­lisme euro­péen. Ce qu’i­ma­ginent cer­tains cou­rants de pen­sée c’est une espèce de – et c’est l’hy­po­thèse la plus « heu­reuse » – une sorte de féo­da­lisme mais sans sei­gneur, avec des com­mu­nau­tés qui n’au­raient plus de chefs ou de pro­prié­taires qui, en quelque sorte, contrôlent tout, mais des com­mu­nau­tés de pairs, des gens égaux sous plu­sieurs aspects car, par exemple, la cité médié­vale était orga­ni­sée de façon tota­le­ment dif­fé­rente de la nôtre. A chaque foyer fami­lial de pay­sans ou d’ar­ti­sans devait être garan­tit un espace vital. 

    Si vous lisiez les dis­po­si­tions des sta­tuts de l’ar­ti­san, vous y trou­ve­riez des choses par­fai­te­ment incom­pré­hen­sibles pour nous : inter­dic­tion de faire de la publi­ci­té pour piquer la clien­tèle du voi­sin – en gros aucune concur­rence pour la simple et bonne rai­son que c’est une socié­té qui n’est pas basée sur la compétition. 

    Elle n’est pas très effi­cace, évi­dem­ment, mais c’est une socié­té humaine, qui a d’ailleurs résis­té tant qu’a per­du­ré le fra­gile sys­tème de la com­mu­nau­té de la terre – qui n’est pas le com­mu­nisme de la terre. 

    Mais alors, sur la terre exis­tait tout un tas de ser­vi­tudes com­mu­nales en faveur de la com­mu­nau­té tout entière. Tu peux uti­li­ser les pâtu­rages du voi­sin – quand il y a un accord évi­dem­ment ; tu peux pêcher ; … 

    Pre­nez l’exemple de l’eau : main­te­nant ils veulent pri­va­ti­ser aus­si l’eau.

    Q. : Si nous allons vers un nou­veau « féo­da­lisme », l’I­ta­lie étant pra­ti­que­ment soli­di­fiée, et puisque nous sommes 64 à 66 mil­lions, que va-t-il se passer ?

    « Ce sera un grand bain de sang, c’est inévi­table, car quand le sys­tème de l’argent s’é­crou­le­ra, les gens s’apercevant qu’ils ne peuvent pas vivre dans les villes en man­geant l’as­phalte et en buvant du pétrole, se déver­se­ront dans les cam­pagnes. Mais puisque les cam­pagnes ne sont pas illi­mi­tées, il y aura d’autres per­sonnes qui les repous­se­ront – j’i­ma­gine à grands coups de fourches et de kalach­ni­kovs. Cela ne se pro­dui­ra pas seule­ment en Ita­lie, mais dans le monde entier. Ce sera un grand bain de sang, je le répète, si par une sorte d’intuition mira­cu­leuse nous n’ar­rê­tons pas le modèle, si nous n’a­vons pas le cou­rage de faire quelques pas en arrière – sans pour autant reve­nir à l’âge des cavernes.

    Les cou­rants de pen­sée amé­ri­cains qui ont étu­dié cette ques­tion parlent d’un retour gra­duel, limi­té et rai­son­né, à des formes d’au­to­pro­duc­tion et d’au­to­con­som­ma­tion qui passe par la récu­pé­ra­tion de la terre et la mar­gi­na­li­sa­tion de l’ap­pa­reil pro­duc­tif et finan­cier. C’est l’hy­po­thèse réfor­miste la plus cré­dible, même si, étant don­né que tout va dans la direc­tion oppo­sée, cela semble très utopique.

    D’au autre côté, nous devrions tirer quelques ensei­gne­ments (du pas­sé), à tout le moins aus­si bien de la socié­té médié­vale que d’une culture pas­sée que nous avons mar­gi­na­li­sée car trop dou­lou­reuse et tra­gique pour le fameux esprit judéo-chré­tien qui à tra­vers l’i­dée de >pro­grès< nous a ame­nés par dif­fé­rentes trans­for­ma­tions éco­no­miques à l’ac­tuel modèle de déve­lop­pe­ment. Mais dans la culture grecque, la notion de LIMITES était pro­fon­dé­ment enra­ci­née. Sur l’au­tel de l’O­racle de Delphes était inscrit :

    JAMAIS RIEN DE TROP

    Et toute une série de mythes grecs disent en gros ceci : l’U­BRIS, ou le délire de puis­sance de l’homme, pro­vo­que­ra la nais­sance d’en­vies insa­tiables et que la puni­tion sera inévitable.

    Je pense que même s’il est trop tard, la pre­mière chose à récu­pé­rer est le sens de la limite, que nous avons com­plè­te­ment per­du, on le voit bien. La chose la plus évi­dente est l’é­co­lo­gie, mais ce n’est qu’une par­tie (du problème). »

    Je trouve ce Mou­ve­ment 5 Étoiles de Beppe Grillo très inté­res­sant et très encou­ra­geant. Il nous montre une voie pos­sible pour (ten­ter de) ren­ver­ser l’ordre poli­tique éta­blit. Il est inté­res­sant de noter que Beppe Grillo, s’il est le fon­da­teur du Mou­ve­ment et son « lea­der » cha­ris­ma­tique (parce qu’il est comé­dien et pos­sède des talents d’o­ra­teur) n’est PAS lui-même can­di­dat au pouvoir ! 

    Cela m’a fait pen­ser qu’il existe donc une alter­na­tive pour Étienne, qui lui non plus n’est pas can­di­dat au pou­voir et qui est, tout comme Beppe Grillo, OPPOSE AUX PARTIS POLITIQUES, pour inves­tir le champ poli­tique en vue d’une réforme radi­cale du sys­tème. Il serait inté­res­sant qu’Étienne ren­contre un de ces jours Beppe Grillo, ou Mas­si­mo Fini, ou d’autres per­sonnes du Mou­ve­ment 5 Étoiles, afin de confron­ter leurs idées res­pec­tives et par­ta­ger leur expérience.

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  11. Simon D
  12. Ana Sailland

    ça fait un bout de temps (quelques mois) que je me penche sur ce thème, sans être trop sûre de mes intui­tions… et donc dans le long entre­tien rap­por­té plus haut, je choi­sis de foca­li­ser sur :
    « une sorte de féo­da­lisme mais sans seigneur »

    -> ->

    En ce temps là, le « sys­tème » était fon­dé sur un tis­su de liens suze­rain-vas­sal-serf tel que tout indi­vi­du était l’un des points de croix de cette trame.
    Ce lien n’é­tait pas que de domination/soumission mais aus­si de protection/confiance (sa cause première).
    Et au fil du temps ça a glis­sé vers le pre­mier des deux styles.

    Et de nos jours, c’est assez intui­tif, il me semble que nous avons encore quelque chose d’ap­pro­chant, c’est pro­ba­ble­ment un héri­tage caché du pas­sé, en ce sens que tout indi­vi­du est à la fois, d’une façon ou d’une autre, domi­nant et domi­né, exploi­tant et exploi­té, et si cette trame non dite induit une cohé­sion mons­trueuse, elle n’en induit pas moins une cohé­sion, ce qui main­tient la socié­té debout, mal­gré ses soubresauts.

    Il me semble que ce qui est à rete­nir, du pas­sé et du pré­sent, en posi­tif, c’est la trame relationnelle.
    Que l’on pour­rait ima­gi­ner comme fon­dée sur l’en­traide et la com, et non plus sur des concepts qui tôt ou tard abou­tissent à la hié­rar­chi­sa­tion inégalitaire.
    Un peu comme en par­lant de l’in­ter­net on dit « la toile », rete­nir l’i­dée de tis­sage, mais, au contraire de celui du moyen âge, éga­li­taire, i.e. tel que cha­cun se sou­cie de cha­cun (« le care »), tel que (« la com ») cha­cun ren­seigne cha­cun et soit ren­sei­gné par lui, grâce à la pro­prié­té de trans­mis­sion d’une trame rela­tion­nelle bien conçue.

    Je n’i­ma­gine d’ailleurs pas que la démo­cra­tie directe à grande échelle soit pos­sible autre­ment que par l’é­la­bo­ra­tion d’un tis­sage rela­tion­nel tel que toute pen­sée indi­vi­duelle impulse une onde gra­vi­ta­tion­nelle par­cou­rant tout l’es­pace des pensées.

    ;;;;;;;;;

    Puis­qu’il est ques­tion des cités médié­vales, elles n’é­taient le plus sou­vent pas des cités mais des agré­gats de mes­nies. Des mes­nies par­fois enne­mies, concur­rentes, mais assez intel­li­gentes pour s’of­frir une palis­sade com­mune. Cela sub­siste, par exemple sous le vocable d’arrondissement.
    Là encore, il me semble que la démo­cra­tie directe pour­rait s’ins­pi­rer de cette topo­lo­gie, en dou­blant la trame rela­tion­nelle des indi­vi­dus d’une trame rela­tion­nelle des bas­sins de vie.

    Le fin mot : rem­pla­cer la domi­na­tion par la rela­tion 😉 On peut rêver.

    Réponse
  13. Ana Sailland

    Se pen­cher sur la chute des caro­lin­giens nous laisse entre­voir ce qui nous attend, en bien comme en mal, si nous lais­sons faire le natu­rel sans pro­po­ser du réfléchi.

    Réponse
  14. J-Stéphane

    Un pou­voir qui n’est pas un don est tou­jours volé par des incapables.

    Réponse
  15. pierro78

    encore un peu de rap enga­gé avec Anonyvox : 

    Réponse
  16. Lulu31

    Bon­jour Etienne (et les autres)

    Keny Arka­na, ça fait un bout de temps que je la suis. Depuis son clip « La Rage » je me suis dis qu’il y avait là un rap qui sort des cli­chés et qu’on avait des choses à apprendre de ses textes :

    Et puis, elles a fait un docu­men­taire d’une heure (en 2006 je crois) sur la mon­dia­li­sa­tion et les alter-mon­dia­listes, super bien fait. Très péda­go­gique. Moi je l’u­ti­lise pour sen­si­bi­li­ser les jeunes, car c’est direc­te­ment fait pour eux :

    Réponse
  17. bibi

    « J’te crache mon rap inter­na­tio­na­liste fait pour brû­ler vos drapeaux
    Tu veux ma rage hein pour que ta moyenne monte
    Ton bleu blanc rouge m’é­cœure moi j’suis une citoyenne du monde »

    Réponse
  18. Geo

    les textes de celle-là : par chez moi on dit « ils font mal »

    Tra­duc­tion : « ils sont de bonne facture »

    Réponse
  19. letiti04

    Je m’a­per­çois que Mon­sieur Friot est repris sou­vent sur ce site.

    Aus­si je vous pro­pose d’é­cou­ter ce débat entre B. Friot et A. Jappe 
    (per­sonne qui dif­fuse en france la cri­tique radi­cale de la valeur) sur ce lien 
    http://​sound​cloud​.com/​f​e​s​t​i​v​a​l​_​d​e​s​_​l​i​b​e​r​t​e​s​/​e​c​o​n​o​m​i​e​-​d​e​-​m​a​rch
    que je trouve sur le site de dif­fu­sion de la cri­tique radi­cale de la valeur http://​palim​-psao​.over​-blog​.fr/

    Cela rejoint un des com­men­taires sur cette page. 
    Càd reprendre notre libre arbitre afin d’é­chap­per au féti­chisme de la mar­chan­dise qui fait de nous un sujet auto­mate sans conscience dans ce Lévia­than ou ce Big Brother.

    Réponse
  20. L'Indigné du Canapé

    Keny Arka­na fait par­tie de ces rares êtres humains qui pensent que l’on ne peut être heu­reux soi-même que si tout le monde autour de soi est heu­reux. (tout le monde ne pense pas ain­si malheureusement)

    Et vu qu’elle a toute son enfance côtoyé une cer­taine détresse, elle crie contre les injus­tices de ce monde. Son rap est huma­niste, inter­na­tio­na­liste, anar­chiste, phi­lo­so­phique, trans­cen­dan­tal… Bref, c’est du lourd ! 🙂

    Ma petite contri­bu­tion à faire connaître son mes­sage : http://www.indigne-du-canape.com/keny-arkana-lascension-dun-enfant-du-cinquieme-soleil-part‑1/

    Elle détes­te­rait que je dise cela mais… je suis fan !

    L’ I

    Réponse
  21. FURAX

    Amou­reuse et âme heu­reuse ne font qu’une.

    Réponse
  22. J-Stéphane

    Si mais idées d’a­mour uni­ver­sel doivent me coû­ter la vie, alors qu’il en soit ici.

    Réponse

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