Stéphane est parti.
Il nous laisse ses idées.
Il était vraiment gentil, ce vieux monsieur. Honnête et gentil. Il nous avait emportés, par millions, à tenter chacun quelque chose pour protester enfin, avec son appel à l’indignation.

Et l’élan continue, par répliques, mais c’est à nous d’y mettre de notre énergie.
Tous les jours.
Il y avait, cet après-midi, une rediffusion émouvante de
l’entretien qu’avait eu Stéphane Hessel avec Daniel Mermet,
sur Là-bas si j’y suis (la meilleure émission de radio du monde) :
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2701
Il n’était pas assez radical à mon goût, Stéphane, pas assez méchant avec les méchants, mais je l’aimais bien, comme tout le monde.
Je fais le lien, dans ma tête, entre ce départ définitif qui nous laisse POURTANT une idée forte pour résister aux tyrans, si on sait s’emparer de cette idée, je fais le lien avec un autre penseur, qui est mort depuis longtemps, qui était, lui aussi, profondément gentil et honnête, et dont les idées puissantes lui ont également survécu : c’est Jean-Jacques.
Je fais le lien avec Jean-Jacques parce que je vis avec Jean-Jacques, et que cette proximité quotidienne m’inspire des connexions fortes avec mille aspects de l’actualité. Il ne se passe pas un jour, depuis des mois, où je ne lise au moins un peu de Jean-Jacques. Cet homme-là a eu (et il a ENCORE SI nous savons entretenir la mémoire de ses luttes) une pensée exemplaire, une pensée puissante, une pensée UTILE POUR AUJOURD’HUI.
ROUSSEAU est (ROUSSEAU devrait être) LE penseur des 99% (peut-être même le penseur des 100% ?).
C’est Henri qui m’a mis, vraiment, sur la piste de Jean-Jacques ; Henri Guillemin, vous savez bien.
(Rappel) Ne ratez pas ça (j’ai écouté dix fois chacune de ces deux conférences, au point que la musique du début me fait jubiler, déjà) :
Guillemin explique Rousseau :
• http://www.rts.ch/archives/tv/culture/en-appel/3448914-rousseau‑1.html
• http://www.rts.ch/archives/tv/culture/en-appel/3448915-rousseau‑2.html
Mais c’est un autre auteur, vraiment formidable aussi à sa manière, qui me passionne ces temps-ci : il s’appelle Jean-Paul Jouary et il a publié l’an passé, en 2012, un livre épatant :
« Rousseau, citoyen du futur.
De l’indignation à la libération !

Chers amis, ce livre est PA-SSIO-NNANT.
C’est un concentré du meilleur de Rousseau, un florilège réfléchi, avec de longues et pénétrantes citations, à lire et à relire, à annoter, à surligner, à recopier, à apprendre et à dire par cœur, à voix haute, avec les copains : magnifiques pensées, je vous promets. Je les connais, ces pensées, biens sûr, déjà par cœur pour certaines, OK, mais elles sont ici comme renforcées, dans cet écrin forgé par quelqu’un qui aime bien Jean-Jacques, et qui choisit affectueusement les plus belles perles des pensées de Rousseau. L’assemblage est épatant, je vous jure.
Mais ce n’est pas tout : Jean-Paul Jouary s’emploie à déconstruire le tissu de calomnies que les Voltairiens et les Encyclopédistes (les riches >Lumières< marchandes) ont propagées sur Rousseau, depuis qu’ils ont réalisé que Jean-Jacques avait compris — et déjà commencé à dénoncer avec virulence et pertinence— le cœur battant du capitalisme naissant : l’amour de l’argent et l’industrie du luxe.
Rappel : ne ratez surtout pas la passionnante conférence d’Yves Vargas sur ce sujet stratégique pour nous tous :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/12/08/285-sur-jean-jacques-une-conference-re-mar-quable-avec-barbara-de-negroni-yves-vargas-et-dominique-pagani
Ne ratez pas non plus cette formidable préface qu’a rédigée Guillemin pour les Rêveries :
• http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/06/10/220-preface-de-guillemin-aux-reveries-de-rousseau
Vous trouvez aussi plein de choses importantes dites par Guillemin sur Rousseau et Voltaire là et là :
Jean-Paul Jouary a donc — précieux travail de vulgarisation ! — relié la pensée de Rousseau avec la pensée de ses contemporains : on trouvera des citations passionnantes de Voltaire, de Bossuet, de Hobbes, de Locke, des jurisconsultes (Grotius, Pufendorf et Burlamaqui), de Diderot, des citations très utiles et captivantes sur les sciences, sur les langues, sur la servitude volontaire, sur la propriété, sur le tirage au sort (si si !)…
Ce livre est une perle.
C’est bouleversant, voilà.
En plus, il est en Poche, pour 5 euros seulement et une reliure indestructible, ce qui est ESSENTIEL pour un livre qui sera lu, beaucoup lu et relu, trimballé dans les poches et fiévreusement feuilleté, corné, aplati, retourné, pressé, apprivoisé, aimé, gribouillé, complété…
Je profite de cette occasion pour dire au RELIEUR de Garnier Flammarion (GF) que JE LE DÉTESTE ! Il travaille comme un gougnafier, ses livres se cassent et perdent leurs feuilles par paquets dès qu’on les ouvre, c’est un scandale, c’est à peine croyable : votre livre n’a même pas deux heures, il est déjà détruit, à tous les coups.
Pourtant, le fonds (l’ensemble des titres exclusifs) de GF est immense, littéralement indispensable : on y trouve les meilleurs livres du monde… Et dans quel écrin ? Une vraie poubelle… Les livres GF s’autodétruisent si vous vous avisez de lire… un détail, sans doute…
Alors, on va me dire que « je devrais respecter les livres et éviter — « évidemment, mon cher » — de « les casser » comme une brute »… C’est sûr que, en s’abstenant de lire le livre, en le portant à la main (mais sans l’ouvrir, surtout, malheureux !), dans ce cas-là, effectivement, cette (lamentable) reliure ne pose aucun problème… Mais pour ceux qui lisent vraiment, pour ces gens-là (dont le relieur de GF se fout complètement, à l’évidence), les livres —dits >de poche< — Garnier Flammarion sont… des bouses. À cause du relieur qui ne sait pas faire son boulot : il devrait aller faire un stage chez Poche ou chez Folio, ce bon à rien.
Bon, ça fait huit ans que je souffre en silence, avec mes meilleurs livres qui saignent : fallait que ça sorte, pardon.
Rien de tel avec le petit livre de Jean-Paul Jouary : les Éditions de Poche (de même que chez Folio), EUX, savent (et depuis des dizaines d’années, bien sûr) relier des livres TRÈS SOLIDEMENT ET TRÈS ÉCONOMIQUEMENT. Donc, vous pourrez manipuler ce livre (très précieux à condition de le lire vraiment, tout le temps) et le trimbaler/tripoter pendant des mois sans qu’il perde une feuille.
Donc, MERCI JEAN-PAUL ! J’espère un jour vous rencontrer 🙂
Hé ! les gentils virus : il faudra penser à venir me raconter ici ce que la lecture de ce livre vous aura fait, s’il vous plaît.
Bien amicalement.
Étienne.
PS : juste un mot (de plus) pour « le relieur de GF » :
malgré tout le mal que j’ai dit de lui depuis huit ans,
je lui pardonne,
parce que tout le monde peut se tromper 🙂

« pas assez méchant avec les méchants »
Et si c’était ça, la clef .……
J’ai pas mal étudié ce qui ce passe aujourd’hui et plus généralement sur le 20 eme siècle.
D’ailleurs Etienne, tu ne m’as toujours pas donné ton avis sur le manifeste :
Le texte :
http://les-signataires.eu/dl/manif.Demo2012.texte.pdf
Pdf + image :
http://les-signataires.eu/dl/Manif.Dmocratie2012.pdf
J’essai de me plonger peu à peu dans le 18 / 19ème siècle que je connais peu, c’est vraiment impressionnant d’entendre a quel point les citations de Rousseau sont d’actualités…
C’est fascinant de comprendre tous les liens qui font qu’on en est là aujourd’hui,
merci pour les partages ^^
Justement, en lisant il y a pas moins de deux heures les pages 114 à 122, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre quelques notes et de pondre à nouveau une petite déclaration d’intention faisant la relation entre l’objet de ma lecture et tout le bien que je pense des idées et du projet d’Etienne… Permettez que je reprenne tout cela au propre.
Certains préfèrent la chose aristocratique, cet élitisme qui, selon eux, est seul capable d’imposer cette qualité aux peuples, cette exigence, cette éthique, etc., etc… j’entends bien et je l’ai moi-même cru ou idéaliser plutôt… mais il est un fait, ce monde-ci dont il est question aujourd’hui et tel qu’il se présente et agit, démontre bien à lui tout seul qu’il n’en est rien, et qu’aucune véritable Ethique digne de ce nom ni aucune souhaitable émancipation, autonomie et liberté des peuples et de l’individu n’oblige qui que ce soit à l’heure actuelle et ce en bien des domaines sinon l’exception qui confirme la règle, et encore moins de la part des politiques et des institutions que tout Humanisme et toute prétention Démocratique et Civilisée devraient obliger et donner l’exemple.
Le Monde et nos sociétés humaines ne sont qu’un ramassi historique d’exactions et de vilenies en tous genres, de subordinations, de dépravations, d’usurpations ; nos élites sont indignes de cet idéal aristocratique, alors, à plus forte raison, elles sont bien mal placées pour gouverner les nations et obliger le citoyen et l’individu sur toute chose comme sur le privé.
Ces élites qui ont cette prétentation élitiste et qui osent nous gouverner sont hors la loi et l’ont toujours été, et ce n’est pas là qu’une simple constatation mais bien la vérité et l’incroyable subterfuge et manipulation de quelques volontés sur le reste et l’ensemble de l’Humanité : un vaste projet sociétal totalitaire et totalitarisant qui nous oblige et nous assujettit.
La Vérité et la Justice, cette Légitimité qui est nôtre, et cette Volonté commune à tous et redevable à chacun – dussions-nous pour le moment ne pas atteindre encore dans les actes et les proportions cette majorité indispensable, bien que potentielle et légitime en essence et en connaissance de cause -, tout cela, disé-je, nous oblige dès à présent à prendre acte de tout ceci et déclarer haut et fort, et ce, avec la plus extrême et la plus fondée solennité ce Droit qui nous revient et cette Liberté irréfragable – page 120 de l’ouvrage de jean-paul JOUARY / c’est à ce moment là de ma lecture, à ce mot et à cette phrase que j’ai ressenti ce besoin de ramener ma fraise et pousser plus avant ma réflexion, mais en parallèle avec celle-ci.
Irréfragable, ou cette inversion des mots et des concepts_comme je ne suis pas très sûr non plus de bien maîtriser ce mot et son véritable sens.
En même temps que nous écrivons cette Constitution des citoyens, par les citoyens et pour les citoyens, il nous faut pondre cette Déclaration d’Intention, ce constat affligeant de tout ce qui n’a pas et plus lieu d’être, cette volonté commune d’écrire nous-mêmes nos lois et nos vies, respectueux de tous, nous affranchissant enfin et du pouvoir abusif de nos tyrans et décideurs économiques, et de cette oligarchie qui n’en fait qu’à sa tête et croît savoir ce qui est bon et pour elle et pour tous !
Bref, nous savons aujourd’hui ce qu’il en est vraiment de tout ça, il n’est plus lieu de tergiverser plus longtemps, réapproprions-nous enfin l’espace publique et la souveraineté démocratique !
Nous savons que tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté doivent s’accorder à trouver cet événement et ces mécanismes de transition et d’application capables de changer de la façon la plus pragmatique et la plus radicale qui soit, comme le suggère ETIENNE, cette donne, nos sociétés dites modernes et l’Histoire… Ce fait Constituant, le Tirage au sort, Le revenu de base, etc., sont de ces mécanismes et événements majeurs et primordiaux pour effectuer ce changement de direction à 180°.
Une déclaration d’intention regroupant autour d’elle et de ce mouvement citoyen et de cet objectif Constituant et cette volonté Démocratique le plus grand nombre, au-delà de toute étiquette, au-delà de toute conviction, au-delà de tout parti pris privé et sujectif… cause commune et essentielle car à l’origine de tout le reste, ces fonctionnements institutionnels et toute l’autorité, tout le pouvoir qui y sont associé.
Faisons-nous enfin confiance car c’est bien dans ce partage en commun et dans cet intérêt mutuel, cette autonomie, cette liberté, ce pouvoir autant que ces responsabilités partagés, que nous pourrons enfin instaurer une telle société, un modèle de société digne de ce nom et de cette Humanité et de cette Intelligence en nous.
On a menti trop longtemps au Monde entier, dénaturant toute éthique, toute humanité, Dieu par-ci Droit par-là_Il est temps maintenant de révéler que nous sommes tous, hommes et femmes du monde entier, citoyens de France, les seuls détenteurs de cette Transparence et de cette Légitimité communes à tous et à chacun.
Oui, cette clé est bien là, ANA, dans cette VOLONTE COMMUNE et cette AUTORITE DE FAIT !
Trouvons les dates, trouvons les mots et interpellons qui de droit.
EFFAB
Je ne parlais que de la gentillesse 😉
Je viens de regarder les deux vidéos Guillemin-Rousseau.
(Je suis moins intéressée par la fin de la seconde que par les questions de fond, et éternelles, qui la précèdent)
–A propos de la « quadrature du cercle » :
La volonté générale différentiée de la volonté de tous,
la première = le tropisme de tous au souci du bonheur général, et au bien
versus
la seconde = la somme des volontés de chacun, qui peut conduire à la trahison du bien par tous.
Je suis en accord avec cette idée que le hiatus ne sera pas résolu « tant qu’on n’aura pas modifié les dispositions des esprits et des cœurs ». J’ai déjà d’ailleurs plusieurs fois écrit ma foi dans l’expansion de la conscience comme outil et unique outil durable de l’amélioration des choses, les choix de structure politique n’étant que rustines en attendant mieux. Tout cela est très près de Kropotkine mais aussi d’Aurobindo.
Je souhaite cependant dire un mot de la démocratie, sur ce chapitre :
Oui, la résultante de tous peut incidemment aller contre chacun, et contre le radicande du bien, cosmologique.
Mais :
La démocratie réelle et radicale doit assumer son risque d’erreur, et nous ne saurions la craindre pour cela qu’elle peut effectivement parfois mal gouverner ; pour cette simple raison qu’en cas de bévue du peuple, ce sont ses tripes qui seront à ciel ouvert, et il (le peuple souverain) n’est donc pas susceptible de s’enferrer comme le font les « « élites » » et autres riches bergers, qui peut être y trouvent avantage, pas susceptible de persister compulsivement dans ceux là même des choix qui le feraient souffrir.
Bien plus prompt à réagir et à corriger serait le peuple roi victime de lui même que ne le sont de nos jours les roitelets élus qui n’ont pas à souffrir de cela qu’ils imposent.
–Plus loin :
Je relève la très classique confusion entre être chrétien (c’est à dire apprécier le message de l’homme de Nazareth) et être affilié à l’ensemble des dogmes portés par l’église ou les églises.
Donc Rousseau a tort de se croire incohérent : être chrétien est 100% compatible avec croire à la bonté originelle (à exhumer).
En clair, les évangiles ne sont pas l’ancien testament, ils en sont même la dénonciation, ou l’exhortation à s’en dégager.
Par ailleurs, la question de l’altération du bien intrinsèque du fait de l’agrégat société me semble pouvoir être résolue ou au minimum abordée en regardant les choses d’un point de vue évolutif (avec pour unité de temps le millénaire ?) :
Le bien n’est pas altéré mais en construction, et débattre sur le forfait originel ne sert à rien.
Ou bien : il (le bien) est à exhumer, car si originel (nos récentes vidéos animalières confirment son caractère cosmique, c’est ici je crois le sens du mot originel), il est dissimulé par la difficulté de vivre, par le matériel, qui tendent à nous le faire trahir ; et donc, tout notre travail est, par l’analyse sereine du Nous, et par sa refaçon, d’apprendre , libération des contingences, à obéir au cœur et non plus aux nécessités ( en poussant : à considérer l’utopie comme le pragmatisme ultime) ; c’est là le devenir et le sens, le lointain du regard éclairé, thèmes aussi abordés par Guillemin-Rousseau.
Un court mais intéressant article de Audrey Binet dans Le Soir d’aujourd’hui nous renseigne sur une étude qui démontre la faculté du singe bonobo à échanger et partager la nourriture et à utiliser ce partage pour créer des liens avec les autres. Quelques passages de l’article (commenté par moi).
Le partage est l’une des valeurs principales que l’homme tente d’inculquer à ses enfants.
> à l’inverse de ce que tentent de nous inculquer les voleurs de pouvoir (capitalistes) qui nous enseignent le contraire : la compétition, le chacun pour sa gueule, la possessivité, …
Dès le plus jeune âge, il encourage ainsi sa progéniture à laisser d’autres enfants utiliser ses jouets favoris. C’est bien souvent à contrecœur et obligé d’obéir que l’enfant observe alors d’un œil rageur ses compagnons de jeu manipuler les précieux objets.
> je confirme : d’après ma mère, très petit, j’étais très possessif, et qui plus est, je m’appropriais les jouets des autres ; dans mon chef, étant bébé, « partager = donner » (jusqu’à ce que je me désintéresse de l’objet, évidemment) …
Sur ce plan, les humains auraient beaucoup de choses à apprendre de leurs cousins les bonobos. Ces primates hominidés vivant au Congo ont naturellement en eux le sens du partage, notamment de la nourriture. Mieux encore, ils donneraient celle-ci plus volontiers à des bonobos étrangers qu’à des congénères de leur propre groupe. C’est ce que révèle une étude américaine publiée dans la revue »PLoS ONE ». Les chercheurs de la Duke University ont effectué quatre types d’expérience pour déterminer si ces singes – avec lesquels nous partageons 98% de notre génome – donnent volontairement de la nourriture à des congénères qu’ils ne connaissent pas.
> faudrait peut-être chercher dans ces 2% de différence de génome si ce n’est pas là que se niche notre incapacité à créer une symbiose avec notre environnement – à l’inverse de tous les mammifères de notre planète (qui eux, y contribuent naturellement). Évidemment, les bonobos, comme les autres mammifères (à l’exception de l’homo sapiens) ne sont pas civilisés …
(…) Les résultats montrent que les bonobos préfèrent partager leur repas et dans la majorité des cas avec un étranger plutôt qu’avec une connaissance.
> curieusement, c’est le cas de la plupart des « peuples premiers » (néologisme évitant d’employer le terme « primitifs » que nos parents et grands-parents ethnologues issus du colonialisme utilisaient pour désigner les peuplades « non civilisées » = ne vivant pas dans des cités, mais dans la jungle, la brousse, la forêt, le désert, la steppe, etc. – en concurrence souvent avec le terme « sauvages »).
(…) Les chercheurs ont ainsi pu observer que si aucune interaction sociale ne pouvait découler du partage de nourriture, les bonobos préféraient alors ne pas partager. »« Cela peut nous paraître fou mais les bonobos partagent plus volontiers avec un étranger qu’avec leurs proches. Ils essayent de la sorte d’élargir leur réseau social et cela a apparemment plus d’importance pour eux que de renforcer une relation déjà établie » », précise Brian Hare, un des auteurs de cette étude.
> Et si nous invitions des bonobos pour combler le manque de professeurs dans nos écoles ?
😉
Cordialement,
Morpheus
Merci Etienne, pour le rire (j’ai ri aux éclats concernant le relieur de Flam’), l’espoir et la chaleur, jour après jour.
Un complot oligarchique sans aucun doute. Attention à ce que l’encre utilisée par GF ne soit pas bourrée d’arsenic.
Juste un petit aparté : Etienne, ça me pose un problème que vous donniez les références d’un bouquin chez Amazon.
Les comportements sociaux de cette entreprise qui ont récemment été dénoncés en Allemagne par un reportage « en immersion », sont bien dégueulasses tendance scandaleux, et me poussent à éviter définitivement cette enseigne, même si ça me gave de devoir aller payer plus cher ailleurs en me coltinant aussi des frais de port.
Mais faut savoir ce qu’on veut et participer à son petit niveau à la lutte contre la basse cupidité du business « plus fort que tout ». Et disant cela, je n’oublie pas du tout que les autres enseignes ne sont pas forcément irréprochables non plus.
En fait, vaudrait mieux juste donner les références de l’éditeur, à partir desquelles chacun peut se débrouiller pour s’approvisionner.
Voilà, c’est tout.
Et encore énorme merci pour le boulot que vous vous appuyez !
(Voir ici, par exemple)
« Indignados » (hommage à Stéphane Hessel ? –
« la mondialisation de la rebellion » par Keny Arkana – à 1h19m50s)
L’évolution de tout être humain va de l’égocentrisme nécessaire et obligé de l’enfance à une prise en compte de l’autre, des autres qui (si tout se passe bien…) abouti à la conscience que aucun bonheur propre ne peut avoir lieu alors qu’on est entouré par le malheur de l’autre, des autres.
Les conditions sont réunies pour (voire même : les conditions actuelles exigent de façon radicale) qu’un nombre très important d’êtres humains atteignent cette maturité de compréhension et exigent une organisation socioéconomique qui ne soit pas cause de malheur pour le plus grand nombre et cause de malheur pour les générations futures dans une planète dévastée.
La question comment articuler, comment enclencher, comment donner une logistique à l’exigence radicale ressentie par un nombre croissant d’humains pour que chacun puisse sortir de son isolement et se sentir faire partie d’un mouvement visant à générer une organisation socioéconomique authentiquement démocratique est posée dans les posts de cette page, à la fois par la spontanéité et la générosité du manifeste que propose SEB et par l’appel fort de EFFAB « Oui, cette clé est bien là, ANA, dans cette VOLONTE COMMUNE et cette AUTORITE DE FAIT !
Trouvons les dates, trouvons les mots et interpelons qui de droit » Nous sommes nombreux, comme Étienne, à ressentir cette exigence radicale d’un début, d’un enclenchement, d’une initiation d’un mouvement dans le réel qui serve à planter le germe d’une organisation socioéconomique authentiquement démocratique.
Mais pour l’instant, aucune voie ne se dessine pour « Trouver les dates, trouver les mots, et interpeler ».
Je crois que la période de prise de conscience doit être suivie d’une période de mise en œuvre de mise en acte, de ce qui a été compris (comme quand vous avez compris qu’un fusible a été brulé vous le remplacez pour avoir à nouveau de l’électricité à la maison).
Autrement dit, il est devenu indispensable que chacun concentre son énergie mentale à un seul objectif et que cette énergie mentale soit mise en réseau vers ce seul objectif qui est : quelle action décidons nous, de façon authentiquement démocratique, qui doit être accomplie prioritairement pour planter le germe d’une organisation socioéconomique authentiquement démocratique ?
Si nous parvenons à FAIRE cela, l’humanité aura accompli un pas de géant, bien plus que celui de poser un premier pas sur la lune.
Une fois posé le vrai problème, mon mental concentré sur le seul objectif qui compte, s’est mis tout de suite à travailler.
Voici ce qu’il a produit instantanément : Il s’agirait de créer une structure nationale (statut à trouver)avec un maximum de « antennes locales »
intitulé : École de la démocratie authentique
But : faire connaitre à nos concitoyens ce que nous avons compris par tous moyens :
Site internet propre, lieu de rassemblement divers et variés.
Autrement dit, passage du virtuel internet au réel humain avec une logistique qui le permet et le sécurise.
J’attends vos avis.
Juste un mot pour dire que les chiens de garde, les chacals et les vautours ont été lâchés sur la carcasse de Stephan Hessel, et notamment le très (trop) influent et impitoyable CRIF.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-le-crif-il-faut-tuer-le-131603
Morpheus
Morpheus,
je ne crois pas aux chiens de garde, ni aux chacals, ni aux vautours.
Je crois seulement que lorsqu’il y a une loi inique cela fait le lit des comportements déviants.
Ces « jeunes gens » (très immatures pour avoir accédé à la compréhension que le bien être de l’autre est la garantie de ma paix) expriment avec un jargon bien intellectualisé leur sidération face à Hessel qui avait cette compréhension comme clé de voûte de toute sa vie, et par là-même, ils se dévoilent.
Seule la fin de l’oligarchie et l’émergence de une autre Loi, celle de l’intérêt général, pourra leur poser des limites.
En attendant, il est inutile de tenter de les contrer, ils ont la loi inique de leur côté.
Rousseau, citoyen du futur – Jean-paul JOUARY – De l’indignation à la libération !
COMPLEMENTS DIRECTS ET INDIRECTS – 13. La question de l’origine des langues
(page 152)… mais pour démontrer que si la langue est nécessaire pour penser et que penser est nécessaire pour établir les conventions dont a besoin une langue, alors les deux ont été impossible dans un hypothétique ‘état de nature’
(page 157–8)D’ailleurs, les idées générales ne peuvent s’introduire dans l’esprit qu’à l’aide des mots, et l’entendement ne les saisit que par des propositions. C’est une des raisons pour quoi les animaux ne sauraient se former de telles idées, ni jamais acquérir la perfectibilité qui en dépend…
(page 160)Quant à moi, effrayé des difficultés qui se multiplient, et convaincu de l’impossibilité presque démontrée que les langues aient pu naître et s’établir par des moyens purement humains, je laisse à qui voudra l’entreprendre la discussion de ce difficile problème, lequel a été le plus nécessaire, de la société déjà liée à l’institution des langues, ou des langues déjà inventées à l’établissement de la société.
En clair, on apprend bien aux enfants à parler, à écrire, à compter, on leur apprend le langage, l’alphabet, à assimiler peu à peu toutes ces idées générales, toutes ces notions plus abstraites les unes que les autres, et il faut bien des années, voire des années et des années selon les cas pour ingurgiter tout ça, maîtriser une langue et sa syntaxe, chose impossible parfois, cette abstraction intellectuelle qui peut manier à l’envie et à l’excès les choses de la Vie comme les subtilités de l’Esprit.
En ce cas, qui nous dit que telle ou telle langue ancienne, voire quelque unique langue originelle comune à toutes celles qui suivront, n’aurait-elle pas été un jour, enfin je veux dire pendant quelques temps, une période quelconque, enseignée à une ou à des sociétés humaines primitives (premières) ? Une langue originelle ou peut-être plusieurs à partir desquelles l’évolution, l’Histoire, les particularismes physiologiques et autres particularités géographiques auraient peu à peu développés toute cette panelle de langues que nous connaissons aujourd’hui ? comme on peut encore imaginer différents cas de figure, je ne suis pas non plus dans le secret des dieux pour savoir avec exactitude ce qui a bien pu se passer il y a 12 ou 36 mille ans, ou peut-être plus avant encore !
Donc, une école pour apprendre aux Homes à parler enfin, pour de bon, et de la façon la plus intelligible qui soit… idée des plus saugrenues en soi mais pas tant que ça, finalement, si l’on considère le nécessité pour l’enfant d’en passer par-là, et de l’importance que son environnement et ses parents aient déjà assimilés avant lui ces bases du langage et de la pensée !
Oui, pas si farfelu, JEAN-JACQUES, et à mille lieux du mythe du bon sauvage dont certains ont voulu l’affublé ! pure jalousie intellectuelle et rapport de force, déjà cette cause sous-jacente et cet enjeu primordial.
La question maintenant étant de savoir qui aurait pu faire montre de tant de générosité et de pédagogie à l’encontre du genre humain ? Quelque civilisation plus ancienne ? Ce qui ne fait que repousser dans le temps cette problématique que suggère ROUSSEAU… voire quelques visiteurs venus d’espaces intergalactiques ? ou de mondes parallèles ? formes huanoïdes et autres E.T. plus fantasmagoriques ou carrément reptiliens ? Pourquoi pas, nous les avons bien imaginés, qui nous dit que nous ne pourrions pas y voir là quelque véracité, quelque mémoire inconsciente ou mémoire suggestive, suggérée ?… mais c’est là un autre sujet et nous avons déjà fort à faire à vouloir démêler ce problème des langues !
De toute façon, même dans l’hypothèse d’une visite d’extra-terrestres et d’un programe pédagogique de leur part à notre intention, le problème demeure : qui a bien pu au tout départ de tout initialiser cette satanée syntaxe ! lol
(page 160) Texte remarquable : Rousseau y articule les difficultés philosophiques que l’on peut rencontrer lorsqu’on pose le problème des rapports entre la langue et la pensée en terme d’origine première. Cette aporie assumée, explicitée, est en soi du plus haut intérêt…
bref, je ne puis que vous invitez à vous plonger dans la lecture de cet ouvrage, y puiser toutes ces perles de réflexion libertaire et surtout ne pas vous en tenir aux seules élucubrations d’un esprit très prompt à la fantaisie du verbe et de l’idée. Et je remercie au passage celui qui me l’a conseillé.
Chaleureusement.
Dit papa, c’est ça la crise ?
Le monde compte de plus en plus de « philanthropes »
{{Le monde compte un nombre record de milliardaires.
Les milliardaires de la high-tech américaine forment toujours un contingent important parmi les hommes les plus riches du monde. Les Français Liliane Bettencourt et Bernard Arnault figurent toujours dans les dix premiers mondiaux
Selon le classement du magazine américain Forbes , le monde n’a jamais compté autant de milliardaires : ils sont 1426 cette année, 200 de plus que l’an dernier. Un record absolu depuis trente ans. Tous ensemble, ces ultrariches – dont 138 femmes – pèsent cette année 5400 milliards de dollars (contre 4600 milliards l’an dernier). Les quatre pays qui comptent le plus de milliardaires sont les États-Unis (442), la Chine (122), la Russie (110) et l’Allemagne (58).
Le plus jeune s’appelle Dustin Moskovitz (28 ans) à la tête d’une fortune de 3,8 milliards. Il était l’un des cofondateurs de Facebook avec Mark Zuckerberg. Le plus âgé est David Rockefeller, 97 ans, qui dispose de 2,7 milliards. Le plus grand perdant est cette année le Brésilien Eike Batista (énergie, mines), qui a perdu 19,4 milliards, rétrogradant de la 7e à la 100e place. Il a perdu, souligne Forbes, plus de 2 millions de dollars par heure…
Pour la quatrième année consécutive, le roi mexicain des télécommunications Carlos Slim conserve sa première place avec une fortune de 73 milliards de dollars, suivi de l’Américain Bill Gates (67 milliards de dollars) et de l’Espagnol Amancio Ortega, propriétaire de l’enseigne de prêt-à-porter Zara et d’une fortune de 57 milliards de dollars, en hausse de 20 milliards. Du coup, l’homme d’affaires américain Warren Buffett est éjecté du podium et se retrouve à la 4e place (53,5 milliards de dollars, en hausse de 10 milliards).
Côté français, avec une fortune de 30 milliards de dollars (+ 6 milliards sur un an), Liliane Bettencourt occupe la 9e place. Le patron de LVMH, Bernard Arnault, suit juste derrière en 10e position (-6 places) avec une fortune de 29 milliards de dollars.
Contingent important des milliardaires de la high-tech
Les milliardaires de la high-tech américaine forment toujours un contingent important parmi les hommes les plus riches du monde. Deuxième du classement, Bill Gates creuse néanmoins l’écart avec le fondateur du groupe de logiciels Oracle, Larry Ellison, qui affiche 43 milliards de dollars d’avoirs personnels et pointe ainsi en 5e position sur la liste de Forbes. Le troisième milliardaire de la high-tech est le patron du distributeur en ligne Amazon, Jeff Bezos, avec 25,2 milliards de dollars (19e rang ). Il est suivi par le directeur général de Google, Larry Page, et l’un des cofondateurs du géant de l’internet, Sergei Brin, avec respectivement 23 et 22,8 milliards de dollars. Michael Dell est, avec 15,3 milliards de dollars, le 6e homme le plus riche du secteur technologique, malgré les difficultés de son groupe informatique, Dell, qu’il s’apprête à racheter avec l’aide du fonds Silver Lake.
Viennent ensuite le directeur général de Microsoft, Steve Ballmer (15,2 milliards), et l’autre cofondateur du groupe, Paul Allen (15 milliards). Le PDG-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, est 9e du secteur avec 13,3 milliards. Sa fortune est l’une de celles qui a le plus fluctué ces derniers mois, au gré de l’évolution du cours de Bourse du réseau social : elle atteignait encore 17,5 milliards de dollars il y a un an, et était tombée en cours d’année jusqu’à 9,4 milliards quand l’action a touché son plus bas durant l’été.
Premier milliardaire du secteur technologique à ne pas être américain, l’Indien Azim Premji, qui a bâti un empire à partir d’une entreprise d’huile de cuisine, est aujourd’hui patron du groupe informatique Wipro. Forbes estime à 11,2 milliards de dollars la fortune de M. Premji, qui a annoncé le mois dernier une donation de 2,3 milliards à une organisation œuvrant dans l’éducation. En 11e position sur la liste des milliardaires de la high-tech vient la famille de Laurene Powell Jobs, la veuve du cofondateur d’Apple Steve Jobs (10,7 milliards). Viennent ensuite Hasso Plattner, un des fondateurs du groupe allemand de logiciels SAP (8,9 milliards), Pierre Omidyar, fondateur du groupe de distribution en ligne eBay (8,7 milliards) et Eric Schmidt, président du conseil d’administration de Google (8,2 milliards).
Source : Le Figaro}}
ces gens-là ne sont pas des grenouilles de bénitier, mais au moins fabriquent et vendent des choses qu’un large public sollicite…
y en a d’autres, qui pratiquent le droit de cuissage et dont personne ne connait la fortune…
à part cela, voici un excellent travail :
la monnaie expliquée clairement en 1 heure !
http://osonsallais.wordpress.com/2013/01/29/video-creation-monetaire-100‑m/
Extrait de la BD Yacht People :
http://www.kontrekulture.com/static/livret/
Celui qui ne connait l’amour des autres ne peut qu’être pauvre.
En complément,
la conférence de Marion Sigaut sur les Lumières :
http://www.egaliteetreconciliation.fr/Conference-d-Alain-Soral-et-Marion-Sigaut-a-Nantes-16842.html
Bonjour,
Après avoir écouté la conférence de Marion Sigaut à Nantes le 16/02/13, il me semble qu’il serait intéressant que Marion ou Étienne écrive un petit livre qui raconte les rôles de la police et son évolution dans le temps.
Ce livre pourra certainement faire du bien à l’institution de police et à ses éléments.
Il est de notre devoir de ne pas abandonner les siens, et de faire en sorte que chaque policier n’oublie pas de quel monde il fait partie une fois son uniforme laissé au vestiaire.
Ce livre pourrait avoir son effet le jour J, entre crosses en l’air ou pas …
J’ai découvert Marion SIGAUT avec cette vidéo-conférence : quelqu’un de très attachant et de très pertinent ! Ces 7 années comprises entre 1763 et 1770 éclairent d’un autre jour notre histoire et notre économie, ou c’est moi surtout qui en apprends tous les jours et ne m’imaginais pas toute cette floppée de complots il y a un an !
Oui, pas mal cette idée de travail sur la police, ce travail pédadogique et cette prise de conscience si utiles pour cet effet escompté et cette action à mener. Petite question hors-sujet qui me passe par la tête : sait-on combien ou, du moins, peut-on se faire une idée de de combien d’internautes s’intéressent ou poussent la curiosité à lire ce blog ? Peut-on lier ce chiffre avec celui du compteur ?…
Alain SORAL avait fait allusion en février, dans son rendez-vous mensuel, de ces forces de l’ordre ou de sécurité qui avaient des sympathies avec son discours, en dépit de leurs réserves professionnelles… d’où cette idée, le moment venu, de compter sur tous ces sympathisants, ces gentils virus actifs et agissants.
A propos d’Alain SORAL, voir la suite de cette conférence où il intervient, égal à lui-même et maîtrisant si parfaitement son sujet !… et j’imagine quelque conférence au sommet… ces maîtres pensants du Renouveau et de ce projet sociétal et démocratique en commun.
Alain Soral / Marion Sigaut : « Comprendre les… par ERTV
Ne trouvez-vous pas incroyablement stimulant cette question de la quadrature du cercle de Rousseau ? Cette impasse du Législateur contre laquelle bute le Contrat social ? Comme s’il manquait à Rousseau la clef, la petite idée qui permet de concilier la volonté générale et la volonté de tous sans refaire du Platon. Ça me fait penser à cette confidence de Guillemin dans cet entretien tardif et si précieux :
Je me permets de citer un passage, le journaliste l’interroge à propos de mai 68.
« Face à la contestation de la jeunesse, on peut en parler peut-être pendant une minute, vous enseignez à l’université de Genève si je ne me trompe, comment vous situez-vous face à ce qu’on appelle la contestation ? »
HG : « Il y a des tas de choses confuses là-dedans. Je crois que la plupart des gens qui rouspétaient ne savaient même pas ce qu’il voulaient mettre à la place. Ils étaient contre sans être pour. Il n’y a pas moyen d’arriver chez eux – enfin chez ces fameux gauchistes – à trouver comme un dénominateur commun. Ce sont des gens qui disent on ne peut pas vivre dans cette société qui ne nous offre rien, enfin qui ne nous offre pas un idéal, rien pour quoi nous puissions vibrer, enfin nous élancer. Alors je comprends très bien ce qu’il y avait de noble en eux, en disant mais enfin c’est pas vivable cette vie qu’on nous propose ! Mais enfin ce qu’il y a de dramatique c’est qu’ils ne savent pas quoi mettre à la place. Bien entendu que je suis avec eux mais en me disant moi-même, je ne saurais pas où les conduire, je suis avec eux négativement et en me disant qu’est-ce qu’il faut faire de mieux… je ne le sais pas trop. Techniquement, hein, techniquement, je ne le sais pas trop. »
Eh bien mes amis, je crois bien que le père Chouard l’a dégoté du fonds des âges cette fameuse idée pratique, cette amphore oubliée qu’est le tirage au sort, comme un détail qui toute leur vie a échappé à Rousseau, Guillemin et tant d’autres grands témoins.
un point de vue :
On est « contre » pour des raisons émotionnelles, de souffrance personnelle ou d’empathie pour ceux qui souffrent.
Le fait d’être « contre » ( « contre le système » ) est une conséquence des circonstances extérieures à l’être, qui n’a pas besoin d’analyse pour ressentir.
Le fait d’être « contre » est individuel avant tout mais peut néanmoins induire un agrégat d’individus, qui cependant ne sont pas fédérés par une théorie : ils sont fédérés par une colère commune, ou une indignation.
A l’opposé, le fait d’être « pour » nécessite l’élaboration d’un souhait, donc nécessite une réflexion et une analyse, théoriques, qui ne sont pas individuelles mais consécutives à un partage d’idée, à une délibération (ou à des publications issues de « maîtres penseurs »).
S’il y a un agrégat d’individus « pour », il s’opère derrière un projet et non pas derrière une simple indignation.
On peut très bien être à la fois « contre » et « pour », c’est à dire contre le système suite à un ressenti, et pour une solution ou un pack de solutions.
Je pense même qu’un engagement n’est sain que s’il est les deux à la fois, le projet étant le remède à l’indignation.
On peut être « contre » sans hésitation (avoir tenu dans ses bras un enfant affamé, par exemple, ou avoir été sensible à une image médiatisée particulièrement atroce, conduit à cela), mais on peut être « pour » avec hésitation, tant le remède miracle est difficile à concevoir, ou bien parce qu’on sent confusément que les solutions proposées par autrui, ou un groupe, ou un parti, sont piégeuses.
Pour finir :
Le système représentatif, couplé à l’empire médiatique, inhibe fortement le débat et la délibération au sein du peuple, et n’en offre que des ersatz diffusés sur les ondes, réservés à des professionnels et interdits au grand nombre.
Dans ces conditions, l’émergence d’un projet solide issu du peuple est difficile, et rare.
Il est donc tout à fait naturel qu’une majorité de citoyens soient dans le camp des « contre » sans être dans le camp des « pour ».
Et cela n’est pas dû à une quelconque faiblesse mentale des gauchistes, puisqu’il était question d’eux : c’est le système représentatif/médiatique qui induit cela, comme expliqué plus haut. Imposant la passivité, il bloque l’imaginaire qui seul peut sécréter des remèdes fédérateurs.
Bonjour,
Depuis hier soir je rencontre des difficultés pour accéder à ce blog, le problème a‑t-il été identifié, et y a‑t-il un blog B au cas où ?
Cas d’école concernant la nocivité démocratique des partis politiques. C’est quelque chose que tout le monde ici connaît mais tentons d’en démont®er la mécanique.
Voici une « note » interne du PS concernant le droit de vote des étrangers :
http://bit.ly/Yb50Bq
1) Le mail accompagnant la diffusion de cette note précise : « Cette note a vocation à donner aux camarades des éléments de réponse aux interrogations auxquelles peuvent faire face les militants sur le terrain. » Il ne s’agit donc pas de donner à réfléchir mais bien de donner des réponses toute faites. Le contexte de cette propagande est le « terrain ». Pas de débat public, donc, mais une bataille rangée, des camps opposés et des « arguments » en guise de munitions.
2) À la lecture de la note, on comprend bien le problème posé au PS, bien qu’il ne soit qu’indirectement indiqué sous la forme d’une réponse à une attaque de l’UMP. Il s’agit de faire passer la loi avant les municipales pour en tirer les bénéfices électoraux. La réponse socialiste (p.5) est à cet égard un remarquable exemple de casuistique. À l’accusation : vous voulez absolument faire passer cette loi AVANT les municipales pour en profiter, ils répondent : c’est tout l’inverse, c’est une loi anti-communautarisme. Ça s’appelle botter en touche. L’argument de l’UMP se tient parfaitement, mais le PS ne peut se permettre de lever le doute en proposant de faire passer la loi juste APRÈS les municipales (on n’est plus à quelques mois près…). Ceci illustre bien la logique des partis qui privilégieront toujours la défense de leurs intérêts électoraux (c’est-à-dire d’obtention du pouvoir ou sa conservation) à la défense de sa ligne idéologique.
3) La citation de Nicolas Sarkozy (p.5) est une autre illustration de cette idée. À titre personnel, « intellectuel », il est en faveur de cette loi, mais au regard des intérêts électoraux de son parti, il ne peut qu’être contre. La logique des partis non seulement empêche sévèrement la logique consensuelle et réconciliatrice mais, en outre, utilise les rares tentatives de pensée non-partisane comme argument de discrédit.
4) Enfin, cerise sur le gateau, l’aveu flagrant de l’incompatibilité entre logique de partis et démocratie à propos de la voie référendaire (p.3).
Le référendum est proscrit d’abord parce qu’il brouille la communication gouvernementale, ensuite parce qu’il permet à tous de s’exprimer et enfin parce qu’on ne peut en maîtriser l’issue.
Lire, en complément, le texte implacable de Simone Weil sur la suppression des partis politiques mis en ligne sur ce site :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Simone_Weil_Note_sur_la_suppression_generale_des_partis_politiques.pdf
« Les partis parlent, il est vrai, d’éducation à l’égard de ceux qui sont venus à eux, sympathisants, jeunes, nouveaux adhérents. Ce mot est un mensonge. Il s’agit d’un dressage pour préparer l’emprise bien plus rigoureuse exercée par le parti sur la pensée de ses membres.
Supposons un membre d’un parti — député, candidat à la députation, ou simplement militant — qui prenne en public l’engagement que voici : « Toutes les fois que j’examinerai n’importe quel problème politique ou social, je m’engage à oublier absolument le fait que je suis membre de tel groupe, et à me préoccuper exclusivement de discerner le bien public et la justice. »
Ce langage serait très mal accueilli. Les siens et même beaucoup d’autres l’accuseraient de trahison. Les moins hostiles diraient : « Pourquoi alors a‑t-il adhéré à un parti ?» — avouant ainsi naïvement qu’en entrant dans un parti on renonce à chercher uniquement le bien public et la justice. Cet homme serait exclu de son parti, ou au moins en perdrait l’investiture ; il ne serait certainement pas élu. »
J’ai enfin visionné ma première vidéo d’Henri GUILLEMIN, ce Henri Guillemin intime de 1971… merci VINCENT ! merci ETIENNE ! mais depuis ces quelques semaines, je n’avais pas encore pris le temps de découvrir ce grand historien, un de ces maîtres penseurs de la Vérité et du Renouveau.
En même temps que ce renouveau printanier et ce potager de notre fantaisie, je prends peu à peu la mesure des choses en même temps que cette empathie et ces synergies intellectuelles… j’aimerais rebondir pour un oui, pour un non, pour un rien_et libérer la puissance de mon verbe justicier et légitime mais je sais bien qu’on n’est jamais plus puissant que dans cette retenue et cette humilité, ce partage et cette écoute, cette exigence démocratique pas si aisée à appréhender quand on confond encore, ou ce virtuel existentiel, ce rêve et cet idéal en nous et la vie et la réalité, ce pragmatisme comme ces obligations.
Henri GUILLEMIN, Jean-Jacques ROUSSEAU, Etienne CHOUARD… cet humanisme, cette intégrité, cette justesse en tout cas cette honnêteté, cette simplicité, cette légitimité… à des années et des années lumière de l’actualité et de cette désinformation incessante, ces prétentions au quotidien et toute cette inconséquence intersidérale !…
Cet Alain Soral est bigrement complexe.Il m’énerve parfois mais je lui reconnais aussi beaucoup de qualités. Son goût du concret mêlé à une âpre exigence de culture polyphonique bien rare de nos jours et vivante de surcroît, c’est assez décoiffant et ça fouette le sang.
Quoi qu’il en soit et quoi qu’on en pense, un de ces maîtres-penseurs libertaires et engagés actuels !… A quand une conférence SORAL-CHOUARD ?!… non, je plaisante, j’imagine davantage une conférence du type de celle des Colibris du 30 janvier et qui réunirait les grosses pointures de mouvement alternatifs, pour la rentrée prochaine ? suffisamment de temps pour bien préparer ça, un événement d’envergure et cette attente, cette publicité autour pour marquer le coup, les consciences, l’opinion, une conférence où l’on pourrait mêler cette actualité alternative et tous ces travaux en cours avec quelque déclaration d’intention… symbolique voir plus solennelle.
Une conférence peut-être précédée d’une première réunion ou atelier d’échange et de travail quelques semaines plus tôt entre les différents intervenants, afin de se rencontrer, faire plus ample connaissance pour ceux qui ne se connaîtraient guère, préparer surtout la conférence à venir afin de mieux optimiser le débat et cette orientation commune, enfin, quelque chose comme ça.
Le livre d’Etienne serait peut-être présenté là de façon officielle, ce guide ou cette bible du combat démocratique, enfin, qccc, et la présentation d’un collectif et groupe de travail à même d’intervenir sur tous les sujets et regroupant par synergie interactive toutes les données et procédures souhaitables.
Henri Guillemin : ma conviction profonde
http://www.rts.ch/archives/radio/culture/ma-conviction-profonde/3643822-conviction-profonde-21–10-1962.html
Si je peux me permettre Effab, l’idolâtrie est un vrai cancer, pour la personne ou le mouvement que vous idolâtrez, pour vous-même et surtout pour le processus qui se cherche, or, tout n’est que processus comme nous le rappelle Héraclite. Et si le processus est déjà malade à peine né, ça augure mal de l’à venir, non ?
Je vous rassure, ANEDUCARE, idolâtrie est bien un de ces termes qui ne me correspond en rien… disons que je me veux enthousiasme par conviction ou positivisme, et respectueux d’autrui, qui plus est, ces maîtres penseurs qui ont au moins ce mérite et ce talent d’avoir tant investi de leur temps et de leur volonté dans ce travail et cette recherche.
Rappelez-moi quelle est la pensée ou la démarche d’Héraclite, je ne suis pas si savant en lettres et histoire antiques_et tout court, je dois dire, en vérité. Tout n’est que processus… vous voulez dire par-là que rien n’est jamais vraiment acquis sinon ce mouvement incessant de la vie comme de toutes choses ? Justement, dans ce processus de la vie et de la mort, tout est déjà scellé depuis l’origine (départ), certes, le terme inugaure mal de cette vie à vivre – sic !
Sinon, pour en revenir à notre sujet et toute idolâtrie mise à part, en quoi ce processus démocratique est-il déjà malade à peine né ? Je vous rappelle que ces maîtres penseurs, pour les nommer ainsi ou de tout autre manière, sont tout aussi nécessaires et importants que l’ensemble des citoyens et gentils virus : il n’y a là aucun élitisme qui soit, ce sont juste là des compétences parmi tant d’autres, l’idée et le verbe précédant le mot et l’action, ni plus ni moins.
A vous lire
C’est s’il est placé dans l’idolâtrie qu’il est déjà malade le processus démocratique, s’il est coincé dans un carcan, en disant il est ceci, il est cela, alors il est asphyxié le processus, et le processus dans cette idée même qu’il est un entrain, entrain de se faire, n’est réductible à aucun mot, aucune personne, il est guidé par une étoile, l’étoile polaire à mon sens du je qui n’annule pas le nous communautaire et du nous communautaire qui n’annule pas le je.
Bref, quelque chose de dynamique et non pas de statique comme peut l’être, ça doit être ci ou ça doit être ça.
Etienne ou n’importe quel autre ne doivent pas être idolâtrés, ce ne sont pas des idoles, ce sont des passeurs, rien que des passeurs,comme vous, comme moi, mais déjà des passeurs.
Mais tout le monde passe des messages, même en n’en passant pas, c’est comme la communication, ne pas communiquer c’est déjà communiquer quelque chose, donc tout dépend du message qu’on fait passer, mais tout est message même et surtout le silence.
L’humilité est nécessaire, l’histoire doit assurer nos pas, or l’histoire nous in-forme que figer nos espoirs dans un voilà, c’est mortifère.
Si ce n’est pas clair, je développerai davantage ce soir.
Et cette histoire de « gentils virus » honnêtement, je trouve ça, très très bêbéte, y’a pas de bons ou de méchants virus, sortons de ces ornières plates svp, nous avons besoin de sortir des fausses alternatives que diable, il y a un faire à faire c’est tout, et ce faire à faire décoiffe, dépasse, cet oscillement du gentil et méchant qui nous réduit à la linéarité de l’horizontalité bouchée, dans laquelle nous sommes enferrés.
Il faut dépasser cette fausse alternative construiTe par ce système, il faut sortir de cette dualité malade et con-struire ( établir ensemble) une méta-alternative.
Bonjour ANEDUCARE,
Il n’est pas là question d’idole, du moins en ce qui me concerne et quel que soit cet attachement intellectuel et humain que je porte désormais à EIENNE, comme à d’autres : ma compagne, mon frère, mes parents, Jean-Jacques ROUSSEAU, Michel ONFRAY, Robert MUSIL, de ces amis dont je n’ai plus aucune nouvelles aujourd’hui, Andreï TARKOVSKI et tant d’autres cinéastes qui m’ont marqué ou que je ne connais toujours pas, Henri GUILLEMIN maintenant… tout ça pour dire qu’il y a des connivences en ce monde, de ces passions, aussi sincères et aussi puissantes soient-elles, qui n’ont cependant rien à voir avec quelque forme d’idolâtrie ni autres notions négatives que ce soit. Et il n’est jamais plus difficile de faire entendre et de partager ses convictions avec quelqu’un qui nous est très proche… cela ma toujours étonné ce sentiment très fort de la fatrie, au besoin, quand cette même fatrie peut être capable de quelque débordement, voire du pire, en son sein même. La nature humaine est complexe mais c’est justement de cela dont il s’agit : la passion à tout crin et ces/ses ornières_ou ce recul éclairé, ce minimum de conscience, voire cette maturité intellectuelle, cette expérience de la vie et cette juste appréhension de ce qui se fait de ce qui ne se fait pas. Passons.
Oui, ces Gentils virus peuvent paraître un peu bébêtes et bien trop pacifiques pour cet enjeu démesuré de reconstruire le monde, je suis en partie d’accord… il n’empêche, l’idée est belle et sensée : agir avec ses moyens, sans trop faire de vagues et contaminer bientôt tout l’ensemble… bientôt ou peu à peu ou peut-être ou… on est en droit de se poser des questions vu cet équilibre sur lequel vague cette élite dirigeante, contenir la masse des citoyens dans ce subtil rapport d’injustices et de sécurité (pseudo liberté et satisfaction existentielle d’un certain nombre)…
De deux choses l’une : soit les Gentils virus vont leur petit chemin sans véritable avancée, et en ce cas, statu quo, soit la virimania fait des petits et/ou se fait plus radicale et plus puissante, en ce cas, comment réagit la camp adverse ? et quelles sont ses options. Croyez bien qu’en bon stratège et politique que je suis, je serais d’un pragmatisme et d’une efficacité redoutable, cet enjeu de ma propre survie oligarchique et, en ce cas, la fin qui justifie à tout crin les moyens !
Croyez bien qu’après le 11⁄9 et tout ce qu’on nous pond à notre insu sur l’Europe, cette élite au sommet n’aura aucun mal à statuer sur la liberté* d’expression sur le Net et chercher des poux à de prétendus et présumés terroristes libertaires et conspirationnistes !
La Statue de la Liberté bien-pensante et sacrilège, ce Goliath moderne, et ces Gentils virus, petits David en devenir, mais voilà, ce que l’on sait déjà, ce qui est au vu de tous, cette transparence et cette légitimité, ce porteur de la flamme et cette garantie_ou ce Cheval de Troie autrement plus radical et plus confidentiel, cette action et ce combat qui mériteraient autrement plus de réserve et de rigueur ?!…
Bref, EFFAB peut-il parler de tout et de rien, et croyez-moi, il en est capable ! ou y‑a-t-il des choses dont il vaui mieux ici éviter de parler, non pour faire injure et déni à cette Transparence mais bien parce qu’il y a va là de Sa propre sécurité : le tout-démocratique ne pouvant exister et s’assumer de plein droit tant que ce rapport de force du Talion et ces Lois impies gouverneront le Monde et les citoyens.
A vous lire
Grosso modo, et de ce que j’en ai compris. Héraclite dit que tout est processus, que la réalité est le non-être, que les mots coagulent en quelque chose, la fluence de l’entrain d’être de l’essence.Je ne sais pas où mettre les guillemets car ce n’est pas mot à mot ce qu’il dit mais l’esprit de ce qu’il dit est là, je crois, qu’on n’hésite pas à me reprendre bien sûr.
Ce que j’en comprends et qui me semble juste, c’est que certes, il y a la nécessité de formaliser a minima tout projet, difficile de faire autrement, mais qu’il ne faut pas se laisser enfer-més dans cette forme, au risque de ne plus se laisser rencontrer par la dynamique vitale qui va son chemin, car alors cette pré-formation formalisée risque très vite de tomber dans le pré-formatage qui divorce alors du présent car il a été formalisé dans un temps qui est déjà le passé au moment où il s’exprime.
Merci, ANEDUCARE, pour ces précisions et si j’ai bien compris, un processus est quelque chose en train de se faire, donc ce défini, ce qu’il faut bien réaliser, concrétiser, mais ce vaste champ – tout en même temps – de possibilités, car chaque seconde, chaque pensée, chaque action et nouveau mouvement vont entraîner quelque chose de nouveau, dans cette même idée ou objectif de départ, comme toutes ces directions, déviances, alternatives et autres dérapages possibles.
la fluence de l’entrain de l’essence… costaud cette phrase que je n’ai pas tout de suite compris, ce terme de ‘fluence’ qui ne m’était pas trop familier. Par contre, je connais mieux celui d’entrain que je mets parfois en application mais dont le sens m’était ici sorti de l’esprit face à la ardiesse de cette phrase… et voici ce que je trouve su le Net, en allant vérifier : Mais, vont dire nos modernes Fabius, nos pourris diplomatiques, il fallait avant tout gagner du temps, faire tomber l’entrain populaire, et, « laisser cuire la révolution dans son jus ». — (Émile Morice, La Grèce, telle que l’ont faite les Philhellènes et les Protocoles, dans Révélations et pamphlets, 1834)… j’ai cru au tout début qu’il s’agissait là du Fabius actuel, je n’avais pas vu la date…
Oui, entièrement d’accord, ANEDUCARE, éviter ce formatage… c’est comme pour le cinéma, faire un film, vaste projet ou il y a tant de paramètres à prendre en cause, un projet économique autant que ce scenario et ce scripte béton pour aborder le tournage l’esprit tranquille et paré à toute éventualité, et là seulement, on pourra se permettre des modifications voir carrément laisser de côté la trame initiale_car ces changements imprévus sinon nécessaires… bref et pour vous rejoindre, un projet bien pensé, bien préparé mais cette ouverture à les imprévus, à tous les changements… mais a‑t-on vraiment choisi un titre pour ce projet commun ? car rien n’est plus important de synthétiser en un minimum de mots mais dans cette largesse de sens une idée et un projet ?… ou si cela m’a échappé, ce qui est bien possible, si quelqu’un veut bien me le rappeler ou, sinon, si cela n’est déjà fait, à y réfléchir sérieusement… ou peut-être que non, cetts discrétion pré-Constituante… plutôt compliqué tout ça ! lol
La fluence de l’entrain d’être de l’essence Effab, vous aviez oublié l’être de l’essence, bigre !
Comment elle se manifesterait alors cette essence si elle n’était qu’essence, je vous taquine bien sûr.
Il lui faut un substrat à cette essence, une essence sans corps est évanescente, un corps sans essence est comme une coquille vide.
Il lui faut de la terre à cette essence, pour qu’il se passe quelque chose en « vrai » comme disent les enfants et pas seulement dans le monde des idées, il faut que le ciel, l’essence, c’est allégorique bien sûr, rencontre, épouse la terre, et ça donne un petit, la réalité du vécu que l’on voit, que l’on touche, que l’on sent etc, si peu qu’on ait pas les sens atrophiés.
La fluence est un très beau terme je trouve, il renvoie au flux je crois, au mouvement, comme le mouvement de l’eau, et l’on sait par expérience qu’une eau sans mouvement perd de sa pureté, elle croupit et sent mauvais.
Vous dites EFFAB » mais a‑t-on vraiment choisi un titre pour ce projet commun ? »
et de vous répondre oui, pour ma part, la voici la synthèse qui gouverne mon faire auquel je m’essaie bien erratiquement !
C’est le double re–spect de je, c’est à dire de l’individualité qui se conjugue avec le nous de la communauté sans qu’aucun des deux ne s’annulent.
On constate bien malheureusement qu’il y a des absolutismes du je ou des absolutismes du nous et aucun des deux n’est juste car il y a toujours un des deux termes qui est humilié.
En revanche, avoir comme boussole interne cet équilibre entre je et nous, ma foi, c’est hypothétique cet équilibre et jamais atteignable pour sûr, mais cela me semble être une bonne étoile polaire pour guider nos pas vacillants en manque de repère.
Je n’avais pas encore (en-corps) écouté Monsieur Guillemin, trop de demandes qui fusent de partout, ça me semblait bizarre et digne de prudence, mais là, ma foi,je me suis laissée aller à sa rencontre en me disant pourquoi pas, allez, je vais voir, et grand bien m’en a pris.
Je dois dire que je suis scotchée.
J’écoute » ma conviction profonde » et je dois dire qu’humblement, je la fais mienne cette conviction profonde, c’est en tous points ce que je ressens, je ne retranche rien, je garde, tout, tout, tout.
Je crois en effet que l’homme est une flèche.
Et une flèche, ça va son chemin.
Et çava vers…
Vers, vers, la direction que diable, vers une cible, c’est ça l’attention à développer, la cible, vers quoi nous dirigeons notre Energie( en-ergès= travaillant dedans)ce qui travaille au-dedans de nous.
Et une cible manquée, c’est « quoi » ?
C’est le péché.
Et savez-vous à quoi renvoie péché en hébreu ?
ça renvoie à manquer la cible
ça renvoie à un manquement de notre réalisation d’Homme au sens générique bien sûr.
Manquement à notre réalisation par attachement compulsif et timoré à nos matrices identificatoires, qui comme toute nature d’identification prenne le faux pour le vrai.
On s’éloigne alors de la vision ratiocinante des autorités cléricales qui rabaissent tout à une morale de bas étage, certes nécessaire un temps cette morale, comme l’est la nécessité de faire comprendre à un enfant ce qui est bien de ce qui ne l’est pas, mais dont notre devoir
deux voirsDE REALISATION nous appelle, nous force ensuite à nous émanciper pour obéir à la Loi avec une majuscule, celle du juste équilibre entre individu et collectivité sans dévoration de l’une par l’autre occurrence, re-spect des deux instances, là, est la cible, j’ai compris que Monsieur Guillemin oeuvrait dans ce sens et c’est une bénédiction.Et cet esprit d’émancipation, c’est justement celui qui devrait nous pousser à nous éloigner des idoles EFFAB, car en fétichisant un homme, un mouvement ou tout autre chose, nous faisons obstacle à ce que la véritable LOI dont j’ai parlé plus haut se répande parmi nous.
Dans la Bhavagavad-Gita, livre de chevet de Gandhi, nous retrouvons Arjuna en proie à un terrible conflit ( des fluences qui se rencontrent, sourire, ça c’est pour EFFAB!)
Arjuna, c’est vous, c’est moi.
Il est sur le champ de bataille, une guerre intérieure, et doit combattre, lui l’archer incomparable et voici qu’il se trouve fourbu soudainement, désemparé et en plein dés-arroi justement.
Dés-arroi est bien le mot, car il a perdu son arroi, son axe, ce qui le soutient d’habitude et le fait aller vers son chemin, sa cible.
Le voici hésitant, hébété et renonçant à combattre vu l’état de confusion dans lequel il se trouve. Il ne sait plus à quoi obéir le pauvre Arjuna et en appelle à Krishna, krishna c’est un avatar qui est venu sous une forme humaine rétablir un ordre menacé.Celui de la droiture, de la marche correcte du monde, de la Loi avec une Majuscule, celle que nous devons servir et nulle autre qu’elle.
Et Krishna de lui répondre : » d’où vient cette folle et honteuse faiblesse ? Relève-toi » mais le pauvre Arjuna ne peut pas, il n’est plus maître dans sa maison et ne sait plus où est sa cible, vers quoi il doit aller ? Il est en plein con-flit de devoir, de deux voirs, il y a deux voirs en lui et auquel doit-il obéir ?
Doit-il obéir à la loi minuscule ou à la Loi majuscule ?
Je vous laisse deviner la suite !
Toutes les traditions nous transmettent toujours les mêmes messages.
Ceux d’un homme en de-venir qui se doit de traverser le conflit des deux-voirs qui sont en lui et non pas au-dehors de lui,le dehors n’étant que la projection du dedans, traverser le conflit et non pas l’éviter comme trop souvent, pour gagner l’autre rive, celle qui le fait de-venir servant de la LOI majuscule et non plus maître d’une hypothétique loi, minuscule
Servir la Vie et non plus vouloir la maîtriser comme nous avons l’outrecuidance de le croire.
Mais cela appelle à avoir beaucoup de discernement, que nous cherchons tous à aiguiser à travers nos épreuves qui contiennent en elles paradoxalement bénédiction et malédiction.
Au coeur de toute faiblesse, il y a la force de la vie qui palpite, mais cette vision requiert force et courage je crois qui manque le plus souvent.
Ce mouvement de la traversée est fermé aux lâches car il faut de l’audace et du courage.
Parce que l’on sent d’abord en soi, en un mouvement, toute la faiblesse et toutes les erreurs qui le constitue, il faut avoir de l’audace et du courage pourtant, oui de l’audace et du courage d’avoir la foi chevillée au corps malgré les apparences qui disent le contraire, y croire, y croire, y croire encore à cette conviction et elle finira par se construire en action, pour de vrai, j’y crois, j’y crois, j’y crois.
Marc Aurèle avoue le même souci qu’Arjuna 😉
J’connais pas bien Marc-Aurèle Ana, mais en tout cas, chaque jour que Dieu fait, il n’y a pas un jour où je ne pense pas à eux, aux stoïciens.
Je m’explique.
Quand je croise quelqu’un, quand je vis un événement qui m’énerve ou qui voudrait que je ré-agisse parce que ceci ou parce que cela, en vertu d’un parce que qui est une prison, parce que c’est le passé et pas le présent qui parle, qu’est-ce que je fais ?
Qu’est-ce que je fais ?
Eh bien, j’essaie de me souvenir de ce disent les stoïciens justement et qui est l’action par excellence à mon sens en ce genre de situation.
Et oui, qu’est-ce que je fais quand je sens que je vais ré-agir en fonction de parce que, et bien, j’essaie de penser à eux, aux stoïciens et de me dire alors, supporte et abstiens-toi !
Pourquoi ?
Parce que tout ce qui pourrait naître d’un parce que ne serait pas forcément juste, ce ne serait qu’une ré-action par rapport au passé, à ceci ou à cela mais ne correspondrait pas forcément à la situation présente, et qu’avant de poser un acte, qui ne soit pas ré-actif donc « à côté », de poser une possible parole,de me laisser parler devrais-je plutôt dire, il me faut me re-centrer pour retrouver mon arroi, la Loi dont je parlais plus haut.
Et donc , ne plus parler avec mon petit moi arrogant et prétentieux, mais me laisser parler par la LOI que je laisse parler en « moi », le moi est alors serviteur et de serviteur on a besoin, serviteur et non maître, bref, on change totalement de registre et c’est le supporte et abstiens-toi qui a permis ce changement de rive!!!
Bonjour,
Il me semble, d’un point de vu « Darwiniste » que le « parce que » est naturel, et que c’est le « pourquoi » qui ne l’est pas.
L’évolution est une succession de « parce que », l’évolution ne se pose pas de question elle réagit et s’adapte en fonction du « parce que ».
Là, je parle de la posture de l’homme qui a à se poser une question, sans cesse, car la nature de l’homme est d’être un « quoi » une question.
S’il est une question l’homme, son sens à lui, en tant qu’homme, se tient dans sa réponsela réponse c’est la chose qui a du poids, et notre réponse est placée dans notre rapport à ce qui est là, présentement et non pas en vertu d’un passé, même si le passé sert de marquage, de trace, si je suis un homme je dois pouvoir m’en démarquer de ce marquage qui a eu ses raisons d’être un temps, mais qui ne sont peut-être plus celles d’aujourd’hui.
C’est ça le processus, l’entrain d’être de l’essence n’est plus celui d’hier même si cet hier me sert ou m’a servi de repère.
Qu’est-ce qu’on fait avec ce qui est là ? présentement ? C’est ça la question essentielle à mon sens.
ça veut dire que la liberté, la réponse, votre réponse, la mienne, celle qui m’engage en tant qu’être entrain d’être, l’entrain d’être de l’essence comme dirait l’ami Héraclite, c’est de savoir répondre, qu’est-ce que je fais avec « ça »???
Le « ça » de « ce » qui est là ?
Si je réponds en vertu d’hier, donc en fonction d’hier, hier quelqu’un m’a agressée, alors en vertu de cet hier et en vertu de ce que vous dites je devrais riposter immédiatement, mais est-ce si juste que cela alors ? Cet être qui m’agresse n’a-t-il pas raison, et pour le savoir ne dois-je pas essayer de me recentrer en mon centre et ne plus réagir en fonction de la périphérie de mon être qui voudrait que je riposte immédiatement par pur instinct oserais-je dire sans même y mettre de ré-flexion ?
Non, je crois qu’il faut y mettre de la flexion sur soi, se recentrer, et donc se déconnecter du réactionnel, car le réactionnel n’est pas une action au sens où je l’entends.
Le réactionnel est un mouvement sans conscience, sans recentrage, l’action vraie est un mouvement en conscience, c’est toute la différence entre les deux, mais c’est la réponse qui seule a le poids de sa nature de réponse qui est celle d’avoir du poids justement.
Marc Aurèle dans ses mémoires (touvées il y a 20 ans au marché aux puces …) ex pose cette question qu’il se pose : de mémoire et donc avec mes mots :
Le destin, la lignée, ou d’autres instruments du paysage de nos vies, nous « offrent » une place, ou une « case », à vivre, un rôle au théâtre de la vie. Arjuna est général et Marc Aurèle empereur ; tous deux sont chargés de commander aux armes de leur camp en vue de le faire triompher.
Mais tous deux ont ce sentiment de ne pas avoir choisi ni leur camp, ni leur rang.
Marc Aurèle, au moins lui, éprouve une aversion pour ce rôle, qu’il va pourtant assumer, jusqu’à sa mort.
(J’avais été époustouflée en le lisant : on pourrait penser qu’il avait reçu un enseignement de l’Inde. Bizarre …)
A mon sens, la question induite concerne une liberté fondamentale : la liberté en soi, liberté de choisir qui je suis, versus la soumission au destin, ou à l’éducation, ou à une culture, au rôle qu’ »on » veut m’assigner.
Or, il semble qu’il soit difficile de rassembler le courage et la révolte nécessaires pour s’arracher au jeu programmé, et même d’en avoir le désir, ou la volonté.
Dans la perspective du présent site, cette problématique est fondamentale, qui si on l’entrevoit permet d’éclairer d’un jour non usuel l’infamie autant que l’héroïsme, en les corrélant moins aux acteurs qu’au scénariste, qui est la société globale et englobante.
Le thème de la liberté m’est cher. La récente vidéo de Marion et Alain ne l’aborde que d’un point de vue terrestre, différent de celui qui est amorcé ici : à mon sens la liberté est une notion polymorphe, étagée sur plusieurs plans ; elle n’est pas que le droit de faire, ou profiter, en respectant plus ou moins le faire et le profiter d’autrui, non, la liberté, c’est aussi beaucoup plus personnel : c’est de pouvoir me choisir moi, en tentant de m’arracher à ce qui me fait malgré moi et hors ma volonté, et après avoir réfléchi à mes valeurs, en tentant de ne pas engranger celles qu’on m’a inculquées, mais celles qu’au travers d’un type d’émotion au frisson identifiable (piège à l’horizon !) je sais être « hautes ». Hors culture. Bigre …
Les freins à cette liberté là sont :
inside : ma paresse, ma fatigue, le manque d’intensité de mon attention, en particulier la tension introspective,
outside : la puissance de la structure sociale, politique,économique, coutumière, qui m’enferme.
A mon sens la liberté, c’est paradoxalement d’avoir l’opportunité d’obéir,
mais d’obéir à mon cœur.
Donc, si j’étais Arjuna, je déserterais hihi.
MAIS ainsi ferais-je courir un risque mortel aux miens êtres chers.
Bon sang … c’est pas simple.
Gandhi, lui, aurait entamé une grève de la faim pour demander aux belligérants de se calmer .…… et ça marche !
Arjuna, c’est le présent de mon vécu, de ton vécu Ana, c’est une allégorie pour parler de nous.
Arjuna ne déserte pas, au contraire il assume.
Car quand le vin est tiré il faut le boire.
C’est à dire que dans le passé, on peut avoir fait des erreurs dans l’éducation des enfants par exemple, une fois qu’on s’en rend compte, c’est là le dilemme, qu’est-ce qu’on fait, on ne peut pas démissionner, déserter et faire comme si ça n’existait pas car ça existe et c’est de là que naît le dilemme qui tiraille et qui fait qu’on ne sait plus à quelle boussole obéir.
On doit alors assumer ses erreurs, le vin est tiré, il faut le boire, c’est ça le combat, ça ne sert à rien de se mortifier, et de déserter, le mieux c’est de réfléchir et de voir maintenant comment avancer au mieux avec ce que l’on sait, grâce à cette boussole interne intériorisée par la traversée des épreuves qui nous guide désormais et qui doit servir notre cheminement et celui des autres qui nous sont proches
Le conflit de deux voirs, il est là, c’est ça la guerre à laquelle se confronte Arjuna-Catherine ou Arjuna-Ana.
Je me rends compte par exemple, que j’ai fait des erreurs dans l’éducation de mes enfants. Ces erreurs je les vois, elles me crèvent les yeux, alors qu’avant je ne les voyais pas.
Qu’est-ce que je fais avec ça, je démissionne ou j’assume ?
Mon dés-arroi est là, à quel axe vais-je obéir ?
A des identifications familiales qui me feront répéter ces erreurs ou à la Loi majuscule qui ne souffre d’aucuns attachements matriciels ?
Question ?
Et réponse, et la réponse me revient à moi et à nulle autre, je ne peux pas déserter, impossible de me défausser sur l’autre, c’est de moi dont il s’agit.
Qu’est-ce que je fais dans la solitude âpre de ma liberté ?
Et c’est vrai pour tout questionnement, tout, tout questionnement sociétal ou personnel.
J’assume parce que je n’ai pas le choix, le vin est tiré et maintenant il faut le boire.
Mais maintenant que j’ai intégré des petites choses qui peuvent m’aider dans l’axe de ma cible, ma petite boussole interne qui se construit petit à petit au gré des informations que m’offre la traversée des épreuves que j’ai possiblement intégrées, c’est plus facile, je n’oeuvre alors pas pour moi, mais pour le flux de la vie.
Et pas sûr que Gandhi aurait démissionné. Il fait partie de la race des Seigneurs et ce chant du bienheureux est le sien, n’est-il pas ? Mais toi non plus Ana, je ne te vois pas démissionner, tu sembles faire partie de la race du bienheureux !
Puisque l’on parle de Gandhi, il serait intéressant de se poser la question de la résistance passive.
Comment pourrions-nous l’établir aujourd’hui, concrétement ?
Refuser de payer notre impôt et placer la dite somme chez notaire pourrait peut-être être un début de quelque chose à faire.
Qu’en pensez-vous ?
eh non, pas chez le notaire, chez l’huissier je crois !
Je pense qu’il faudrait d’abord créer une organisation type loi 1901 pour percevoir nos impôts, par exemple.
Mais je reste persuadé qu’il faut d’abord et toujours voter NON.
A chaque élection, pour faire valoir refus d’être complice de ce système qui profite aux 1% qui profitent des 99%, il faut voter blanc, nul ou abstention, mais surtout pas voter pour un candidat ( sauf pour le candidat du vote blanc).
Une organisation de loi 1901, comment ce serait possible ?
Pourrait-on alors récolter les sommes dues et les mettre en attente ?
En attente de répondre à ce pour quoi les impôts sont perçus c’est à dire des services vraiment au service du public, en ce qui concerne la santé, l’éducation, la distribution des énergies, etc…etc…
Parce que dire non, ça a déjà été fait, se reporter à 2005, mais ce non se transforme en oui, par des coups de baguette magique dont nos suppôts du pouvoir ont la clef, donc ce n’est pas la voie rêvée !
Et s’il faut attendre que se déroule encore sans cesse ces élections qui élisent toujours la même nomenklatura, autant allez se coucher et attendre que la mort vienne nous ravir car elle arrivera plus vite que le changement de méta-alternative qu’il nous faut.
Hélas j’ai aucune compétence en organisation, mais se que je veux dire, c’est qu’il vaut mieux trouver une idée légale pour qu’elle est des chance de vivre.
Voter Blanc c’est légale, il faut que les citoyens cesse de croire que voter pour untel ou untel changera quelque chose.
Ce sont des élections de classes sociales, et jamais les 99% ne sont représenté, vous avez le choix entre des candidats pour les 1%, c’est comme devoir choisir rockefeller et rothschild.
Chavez Vu Par Le Peuple / Révolution Au… par ouvronlesyeux
Debout les peuples, ne payons pas la dette !!! par openeyeman
« La seule manière d’éradiquer la pauvreté est, vous le savez, de donner le pouvoir aux pauvres »
HC
C’est tellement simple, tellement évident …
message 55 rudement intéressant. Que ça serve d’exemple, c’est possible puisque ça a déjà été fait, ça ne dépend que nous. Le voulons-nous assez, c’est ça la question ?
L’U.E fait les poches des Européens.
L’oligarchie européenne taxe les comptes bancaires des Chypriotes.
Alors que les gouvernements ne sont plus représentatifs des peuples, mais qui sont seulement à la solde des banques, l’U.E rend responsable et sanctionne les peuples qui ne sont pourtant en rien impliqués dans les magouilles bancaires et gouvernementales.
Cette oligarchie ne prend même pas la peine de simuler un semblant de démocratie en conviant les peuples à s’exprimer par les urnes. Cela démontre que le système représentatif fonctionne bien … pour les ploutocrates.
Pour le moment, il n’y a que le peuple chypriote qui est affligé de cette taxe.
Comme si cette mesure totalitaire ne suffisait pas, ils ont aussi gelés tous les comptes, les titulaires n’ont plus la main sur leur compte courant pour leurs frais quotidiens.
Comment les retards de paiement vont-ils être payés ?
Je rappelle que jusqu’à une certaine somme (3000 € si mes sources sont bonnes) vous pouvez percevoir votre salaire en espèce…
« La seule manière d’éradiquer la pauvreté est, vous le savez, de donner le pouvoir aux pauvres »
HC
Effectivement Ana, et j’ai aussi été marqué par le fait que le peuple revendique avec leur constitution en main.
HC???
M Hugo chavez
OK merci.
Le simple est une figure d’achèvement, en voilà la PREUVE à travers ce qu’il dit.
Oui Catherine, c’est aussi mon avis, sauf que moi, mon approche était inverse. La complexité n’est que brouillon. Maintenant, vu comme ça, mon raisonnement est plus achevé, merci 🙂
Tengo preguntas :
Le peuple Vénézuélien aurait il su se libérer sans un Chavez ?
Ce peuple ardent saura-t-il entretenir son feu et rester libre après le départ d’Hugo ?
Chez nous, qui saurait mener un travail tel que celui qu’a accompli cet impulseur ?
Et avons nous vraiment besoin, pour nous coordonner, de focaliser sur un être , ou bien est il possible qu’un élan naisse et l’emporte sans coordinateur VIP ?
Autrement dit : le processus démocratique peut il animer le processus révolutionnaire en son sein et en ses œuvres avant même que la démocratie ne soit institutionnelle ?
Comment éviter le piège des « sauveurs » ou autres « hommes providentiels » qui si souvent ne sont que des voleurs de révolution ?
Un impulseur reconnu peut il rester modeste ?
Serait il efficace ?
Comment se fait il que la volonté du bonheur-dignité pour tous, pourtant certaine bien que latente, ne saute aux yeux, ni ne s’exprime assez clairement pour apparaître comme la « volonté générale », incontournable ?
Comment résoudre cette calamité du cerveau collectif qui peine tant à se constituer autrement qu’à travers le concept de sauveur ou de guide ?
Comment de nos modestes moyens pouvons nous embraser la conscience quand les grands médias s’évertuent à l’éteindre ?
Pour revenir sur « La seule manière d’éradiquer la pauvreté est, vous le savez, de donner le pouvoir aux pauvres » de Hugo Chavez.
J’ai comme même envie de rajouter que le pouvoir doit être démocratique, si non les pauvres à qui on donne le pouvoir deviendront riches, trop riches, et il y aura toujours de nouveaux pauvres comme de nouveaux riches.
Car effectivement, actuellement le peuple est pauvre, mais ce n’est pas une fatalité et quand il ne le sera plus, il ne faut pas lui enlever le pouvoir pour autant. Non ?
Est-ce que si l’on inverse, 99% de « bon riches » et 1% de pauvres, il faut redonner le pouvoir aux 1% ?
Oui, bien entendu, mais quand on parle on ne peut pas tout dire en 5′ et l’impact de la concision s’accommode mal de l’exhaustivité.
Il ne s’agit pas en effet d’instaurer la « dictature du prolétariat » mais d’instituer un système équitable.
Le plus simple pour se faire une idée sera de lire la constitution bolivarienne 😉
afin de vérifier qu’elle est réellement démocrate.
Oui Ana, cet exercice me semble essentiel, mais mon cerveau bugue très vite à la lecture de ce type de document 😉
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ConstitutionVenezuela.pdf
Les pauvres sont pauvres parce que majoritairement soumis par ignorance.
Donner le pouvoir aux pauvres sans leur apporter la connaissance et ils reproduiront les mêmes erreurs d’un pouvoir hiérarchique.
Tous les sauveurs aussi vertueux soient-ils seront toujours des voleurs de révolution tant qu’ils ne participerons pas à l’instauration des vrais principes démocratiques qui assurent la souveraineté du peuple par l’abolition de la notion même de chef.
Le point à mon sens n’est pas tellement de savoir s’il faut des VIP ou non, sachant que ceux là peuvent aider à répandre les idées libératrices.
Ceci étant dit, il faut bien des gens pour se les approprier et pour les porter. Au début, on est une poignée puis ça grossi 😉
Bien amicalement
J.C
LA constitution bolivarienne :
C’est vrai que c’est un pavé 🙂
On peut le lire en diagonale, c’est ce que j’ai fait …
Mais ce serait une bonne base de travail pour une constituante populaire 😉
On ressent à travers certains articles la souffrance qu’ont vécue les pays d’amérique latine en dictature : il y a clairement écrite une volonté de protéger le peuple de ces abus là (voir en particulier ce qui concerne los desaparecidos)
Il y a des choses admirables dans cette constitution.
Dont nous n’osons que rêver.
J’ai relevé les seuils de déclenchement des referendums d’origine populaire un peu prohibitifs.*** Parfois.
(il existe d’autres mécanismes)
Les articles sur le droit des indigènes sont remarquables.
Le droit des Ashaninka du Rio Ene serait respecté si le pérou disposait de l’article 120 du vénézuela (il y aura mercredi un reportage au JT de France 2, suite à des requêtes ici chez nous de citoyens d’honneur de la nation Ashaninka)
Je ne sais pas s’il existe à cette heure une autre constitution qui prenne en compte ainsi les droits de la nature elle même, et le droit local.
Extraire les bons articles pour les tenir en réserve en vue d’éventuels débats publics permettrait de clouer le bec à ceux qui jouent à parler de dictature ou de populisme.
La dignité, sait-on seulement encore ce que ce mot recouvre ?
{{
Source : Marianne N°825 page 114
Les riches veulent qu’on les remercie ! par Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, Sociologues. dernier ouvrage : l’argent sans foi ni loi,
En inversant les valeurs traditionnelles de la morale, les nantis en sont arrivés à croire que les classes populaires dépendent d’eux.
Marianne : La mauvaise conscience disparait-elle chez les riches ?
Monique P‑C : Oui, absolument.Depuis que le capitalisme industriel s’est effacé devant le néolibéralisme et que le monde de la finance a pris le pouvoir sur le politique, les riches, les dominants, les oligarques, les dynasties familiales ne sont jamais allés aussi loin dans les manipulations idéologiques et les escroqueries linguistiques. Ils n’ont plus besoin d’avoir mauvaise conscience puisqu’ils se considèrent comme des créateurs de richesse et d’emploi. Ils sont parvenus à inverser les valeurs traditionnelles de la morale et croient vraiment que les classes populaires moyennes dépendent d’eux et sont des assistées. Même s’ils vivent de la spéculation et du travail d’autrui, ils sont persuadés qu’ils sont les » bons » et qu’ils valent des millions d’euros parce que, disent-ils, ils prennent des décisions de la plus haute importance. Dans cette France où il y a tant de colère contre les écarts incroyables entre les plus riches et les plus pauvres, je trouve même qu’ils deviennent agressifs : ils contre-attaquent et veulent qu’on les remercie de faire ce qu’ils font pour le pays !
…
Mariannne : Comment cette bonne conscience se manifeste-t-elle ?
M.P.: par exemple, les vieilles richesses ont depuis longtemps trouvé le moyen d’échapper au fisc sans mauvaise conscience, parce qu’elles s’estiment pressurées de façon honteuse et injuste. Elles disent : » C’est le grand-père qui a donné sa vie à son usine, nous on bosse, alors quand même, un peu de reconnaissance ! »
M.P.-C : Et comme ils vivent dans les mêmes espaces de résidence, ils se montent le bourrichon entre eux et, lorsque vous les avez en face, ils sont sincères.
Marianne : Un Bernard Arnault, par exemple, comment se montre-t-il décomplexé vis-à-vis de l’argent ?
M.P. : Il y a des modalités pour montrer sa richesse, notamment au travers de couteuses opérations de valorisation de sa personne, de sa famille. Le mariage de la fille de B.A a eu lieu au Château d’Yquem avec une assemblée triée sur le volet, très haut de gamme, en présence de la presse, et Paris Match a publié les photos de l’événement. Il y a des mises en scène de la richesse qui est en même temps une mise en scène de l’excellence sociale. L’argent est montré dans une situation qui renforce le » capital symbolique « , comme on dit dans le jargon, c’est-à-dire la force d’intimidation que recèle la personne parce qu’elle est excellente et qu’elle a de l’argent.
M.P.-C. : Regardez, disent-ils. Grâce à nos richesses, nous sommes devenus des mécènes. La fondation LVMH dans le bois de Boulogne… Incroyable ! Extraordinaire ! Sans nos musées, le commun des mortels ne pourrait pas avoir accès à ces oeuvres d’art de façon publique. Mais, en réalité, en affichant cet argent cultivé, ils légitiment leurs fortunes et ils se légitiment à leurs propres yeux.
}}
Il n’existe que deux uniformes pour habiller une dictature, le treillis pour les prédateurs de terrain et le costard pour les prédateurs économiques et politiques.
Une sainte colère :
Et encore, ce brave homme ignore probablement que l’argent que la banque lui prête n’existe nulle part : ni dans ses soutes ni sur les comptes de ses clients, ni ailleurs …
Article 35, de la Déclaration des Droits de l’Homme :
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
Les lobbys et la santé, le profit avant tout
Union Européenne, l’escroquerie
Hold up et coups d’Etats part.1
Hold up et coups d’Etats part.2
…
Coucou !
Mon entretien avec Jouary
sur Rousseau, citoyen du futur,
est en ligne !
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5712
(oui, c’est payant : c’est notre modèle économique – pas de pub, pas de subvention, indépendance totale –
mais 1) ça coûte pas cher (pour 1€ on peut avoir accès à tout le site pendant 24h, ce qui laisse le temps de télécharger un bon paquet d’émissions)
et 2) en patientant un peu ça peut devenir gratuit (si voté d’utilité publique par nos abonnés… mais ça suppose que soient très très nombreux ceux qui auront le bon goût de trouver cette émission utile !)
Merci Judith !
à quand une emission sur @si avec Etienne!?
Merci Judith, pour cette très bonne émission.
Tu mets bien en valeur quelques pépites de ce héros populaire que fut Rousseau ; et Jean-Paul les articule de façon intéressante avec d’autres thèses, anciennes et modernes.
Une bonne émission, du bon boulot d’horticulteur, bien viral 🙂
C’est le printemps aussi pour les graines de DÉMOCRATIE VRAIE.
Je t’embrasse 🙂
Étienne.
Puisqu’on parle aussi de santé et d’indignation, alors écoutez si vous avez encore des oreilles pour entendre!!!
Claire Séverac – marseille – partie 1⁄2 par oligarchie
C’est gratuit en plus!!! pas besoin de sésame par monnaie sonnante et trébuchante !
http://en.wikipedia.org/wiki/Hegemony_or_Survival
56. Le lundi 18 mars 2013 à 07:06, Ana Sailland a écrit :
« La seule manière d’éradiquer la pauvreté est, vous le savez, de donner le pouvoir aux pauvres » HC
***
Oui mais les pauvres ne veulent pas le pouvoir puisque
– ils espèrent devenir riches (euro-millions, « devenir plus riche que riche », actualités « people » au plus près des personnalités, etc …)
– ils consomment (d’où l’obsession de la croissance malgré la pauvreté, d’où l’endettement public)
– ils peuvent taper sur plus petit qu’eux (les employés de base tapent sur les chômeurs paresseux, les chômeurs tapent sur les immigrés qui leur prennent leur emploi, etc …).
Môa qui suis pauvre, tant que j’existe socialement en côtoyant de plus faibles sur lesquels exercer ma relative puissance, je ne me porte pas trop mal, je rêve d’un accès facile à la richesse que les médias me montrent si proche, et ne souhaitent donc surtout pas prendre aux plus riches pour donner aux plus pauvres.
Pourquoi les pauvres ne votent pas en fonction de leur intérêt économique
(03÷05÷2012, Catherine Bernard, slate.fr)
Le FN félicite Cameron pour ses restrictions aux droits des immigrés
(AFP, 26.03.2013, publicsenat.fr)
Les inégalités nuisent gravement à la santé
(Marie Duru-Bellat, 30/06/2008, laviedesidees.fr)
74. Le dimanche 24 mars 2013 à 21:39, J‑Stéphane a écrit :
(…) Les lobbys et la santé, le profit avant tout (…)
A voir absolument :
100000 cercueils, le scandale de l’amiante
de José Bourgarel, 2010,
diffusé hier sur FR2
« Il n’y a, bien sûr, aucune raison pour laquelle les nouveaux totalitarismes devraient ressembler aux anciens. Le Gouvernement par le bâton et les escadrons de la mort, par la famine artificielle, l’emprisonnement de masse et la déportation massive, n’est pas simplement inhumain (personne ne se soucie beaucoup de cela de nos jours) ; c’est clairement inefficace et, dans un âge de technologie de pointe, l’inefficacité est le péché contre le Saint-Esprit.
Un état totalitaire vraiment efficace serait celui dans lequel l’exécutif tout-puissant des chefs politiques et leur armée de managers contrôle une population d’esclaves qui n’ont pas besoin d’être contraints, parce qu’ils aiment leur servitude. Leur faire l’aimer est la tâche assignée, dans des états totalitaires actuels, aux ministères de la propagande, aux éditeurs de presse et aux enseignants.
… De tels propagandistes accomplissent leurs plus grands exploits, non en faisant quelque chose, mais en s’abstenant de faire. Grande est la vérité, mais encore plus grand, d’un point de vue pratique, est le silence sur la vérité. En ne mentionnant simplement pas certains sujets … les propagandistes totalitaires ont influencé beaucoup plus efficacement l’opinion qu’ils n’auraient pu le faire par les dénonciations les plus éloquentes, les plus irrésistibles des réfutations logiques. »
Aldous Huxley, dans sa préface révisée en 1946 au Meilleur des Mondes
« L’ennemi n’est pas un sujet qui nous fait face mais un rapport qui nous tient » je ne sais pas qui a dit cela mais je suis à 100%d’accord avec ça.
Parce que ça remet de la responsabilité dans nos consentements, nos ‘oui’ et dans nos renoncements, nos ‘non’ qui se déploient sur un continuum varié et bigarré qui finit par donner la réalité que nous avons sous les yeux.
Nous sommes donc co-acteurs de ce monde, à des degrés divers et variés certes, mais co-auteurs quand même et on ne va pas pouvoir s’en laver les mains quand nos enfants et nos petits enfants nous demanderont pourquoi nous avons laissé faire cette barbarie et cet empoisonnement du monde.Nous serons alors dans la position de tous ces gens qui après les camps de la mort diront, on ne savait pas que c’était si grave !
Ce soir ou jamais,
il y a Judith chez Taddeï, on dirait :
http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais/revue-de-presse_48790
Il va falloir que je retire toutes les toiles d’araignées qui recouvrent ma télé, et que je rebranche ce tas de ferraille, pour regarder ça.
J’espère qu’elle sera en forme et qu’elle pourra semer quelques belles graines, bien virales 🙂
Bref, fulgurant, choquant, il y a eu un paquet de secondes révélatrices qui mérite d’être souligné :
A un instant donné, Jacques Attali coupe Judith pour lui faire remarquer que si lui ne se mêle pas de cinéma elle devrait éviter de se mêler du travail des professionnels de la politique.
Je n’ai malheureusement pas mémorisé les mots exacts, mais c’est bien ça que ça voulait dire.
Ainsi donc ces gens (pros de la politique) sont persuadés de leur supériorité en compétence, et même face à une personne brillante, restent confinés dans leur croyance.
Ce qui est à craindre est que cette croyance soit aussi celle du peuple, et réparer cela est l’un de nos projets me semble-t-il 😉
Y a du boulot.
Bonjour,
Très bon documentaire diffusé sur ARTE hier soir.
Le livre selon GOOGLE :
http://videos.arte.tv/en/videos/le-livre-selon-google–7415436.html
Le Maitron :
dictionnaires biographiques du mouvement ouvrier.
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/
http://www.youtube.com/watch?v=jSk0Wmmfo5M&feature=youtu.be
Bonjour,
Pour remplacer le lien cassé ci-dessus :
Le livre selon Google (Arte Thema) [P1] [HD… par Les-Films-Docu
ou
Indigné_ou furax plutôt, en écoutant ce matin les matinales et Marc VOINCHET sur France Culture ou, plutôt, l’invité des Matins, Marcel GAUCHET, philosophe et historien, directeur d’études à l’EHESS et rédacteur en chef de la revue Le Débat.
Certes, je ne connais pas cette personnalité comme il s’agit juste là de 31′ isolées au coeur d’une existence de recherche et de savoir… il n’empêche, certains de ses propos ne me paraissent pas des plus pertinents concernant la chose démocratique, et parler ainsi de la situation actuelle sans rien apporter de vraiment concret ne mène pas très loin et monopolise une tribune qui a bien besoin d’autres choses… Je joins ici le lien de cette intervention, si cela intéresse quelqu’un, moi qui puis me tromper.
Hier matin, c’était Gérard FILOCHE qui était l’invité de la première partie des Matins. A ce propos, si ETIENNE était intéressé à y participer, ou qu’on l’invite, il faut absolument qu’il soit l’unique invité de toute la matinale, des deux parties, ni plus ni moins, n’est pas Etienne CHOUARD qui veut ! et l’enjeu, entre nous, est à ce prix, à cette exigence… évidemment, être invité vers midi ou treize heure à la Grande Table ensuite et clôre une journée bien remplie avec du Grain à moudre à 18h20 serait le ponpon et un sacré coup de pub pour la Cause des causes !
Parallèlement à ce collectif vertueux, nous pourrions dénombrer tous les indésirables, tous ces spoliateurs de la pensée et de la vérité !
Patrimoine : rencontre avec Edwy Plenel par Alsace20
Un salarié de Veolia licencié pour refus de couper l’eau : Source,
Il me semble que pour l’enrichissement de quelques particuliers, le robinet soit devenu un moyen de posséder et privatiser l’eau.
Même les Romains en construisant leur méga réseau d’eau, laissaient l’eau vive suivre son cycle naturel.
J’ai même souvenir, dans mon enfance nous allions au lavoir remplir des bouteilles, il n’y avait pas de robinets.
Le gâchis n’est pas dans l’eau qui vie, le gâchis est dans l’eau morte et polluée…
Participer financièrement à la dépollution quand on le peut, admettons.
Mais l’eau est un besoin vital offert naturellement, il n’est pas convenable d’en interdire l’accès à ceux qui n’ont pas d’argent, d’autant que si cela est une taxe de dépollution, ceux qui n’ont plus accès à l’eau ne peuvent pas l’avoir pollué.
En Afrique du Sud, le droit à l’eau est inscrit dans la constitution.
Il n’est pas inscrit dans la DUDH.
(Qui est lacunaire à plus d’un titre ; travail à l’horizon ;))
En France, le droit de ceux qui facturent prime semble-t-il sur tout le reste.
Quoique un bon avocat pourrait plaider via la non assistance à personne en danger (?).
Bien qu’ignare en droit, il me semble que les divers aspect du droit sont souvent en conflit technique, par exemple les droits humains, à la vie saine et à la dignité, face aux droits du commerce et des entreprises, la constitution devrait définir les priorités, contenir deux articles généralistes instituant la hiérarchie des droits et la supériorité de l’humain sur la personne morale (?).
La notion de personne morale, qui n’est ni une personne ni morale 😉 mais une entité abstraite, non humaine donc, un léviathan en quelque sorte, qui pourtant jouit de la capacité juridique, trop souvent contre l’humain de chair, cette notion devrait être revue ou abrogée, non ?
Hooo que oui !
idem !
Cela s’inscrit dans une réflexion beaucoup plus vaste et profonde, proche de la pensée chamanique, ou, plus scientifique (quoique …), de celle de Jung, une réflexion qui tend à observer-percevoir les mécanismes par lesquels l’espèce humaine abandonne son libre arbitre au profit de ses propres créations, qui lui échappent jusqu’à la gouverner, qui acquièrent la capacité de penser à travers leurs « ressources humaines » mais aussi la faculté de penser froid, sans sentiment, ni émotion, donc contre nous.
Le slogan « l’humain d’abord » va probablement beaucoup plus loin que ce que ses inventeurs lui attribuent, car il touche aux dimensions cachées, aux profondeurs subliminales de la politique, et à la psychanalyse planétaire :
Le monde est en train de se faire « posséder ».
Et c’est cette alerte là que porte le susdit slogan.
Qui appelle à l’insurrection de la conscience face au léviathan moderne.
Sit mihi fas audita loqui
Sit mihi pandere res sub alta terra caligine mersas
(Virgile)
Qu’il me soit permis de dire l’ouï et l’inouï
Qu’il me soit permis de divulguer les mystères que dissimulent les profondeurs noires de la Terre.
héhé.
http://www.vincentabry.com/wp-content/uploads/2011/06/publicite-repartition-monde.jpg
C’est incroyable, en regardant le visage de J.J Rousseau, derrière Henri Guillemin, je crois reconnaître Etienne.
Serais-tu la Réincarnation de Rousseau, Étienne ?
la perruque te change un peu tout de même.
Bien amicalement 😉
J.C
🙂
Bonsoir,
Les journalistes oligarchiques n’en sont plus à mentir aux millions de citoyens pour vomir leur propagande, ils en sont plus qu’à dire des pseudo vérités qu’ils ont pris pour habitude de diffuser pour satisfaire leur patron et s’assurer leurs gros salaires de vendus. Le journalisme est mort, VIVE LE JOURNALISME !
héhé…
Ce fil est au vu de son titre peut être l’un des plus adaptés à ce qui suit.
Zieutez :
Attention, c’est dense et plein d’allusions à plein de choses => il ne faudrait pas écouter en épluchant les patates 🙂
Vers le milieu, il y a cette injonction à « oser savoir ».
Oser savoir est essentiel, sans se limiter à une passion, mais en ouvrant le regard dans toutes les directions.
Et notre job à nous, c’est « oser dire ».
Oser faire est encore plus difficile …
Osons.
http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/lauryn-hill-i-get-out-vostfr-42153
Comment donner une valeur marchande aux choses, et aux actes sans en ternir le don de soi…?
Et si en donner une valeur précise, la dépréciait…?
Et si l’argent limitait l’illimité…?
Et si nos maux provenaient surtout de là…?
Et si l’argent n’était plus, les ultras-riches le seraient-ils…?
L’argent est comme un moyen de s’octroyer sans avoir à rendre de compte si ce n’est sous forme de billet, tous les biens de ce monde.
L’argent nous sort de la réalité palpable de l’échange humain de proximité.
Le besoin excessif de rentabilité qu’induit son système freine ou empêche la créativité et le bien-vivre avec les autres.
L’argent, outil facilement pervertible est devenu mortifère
L’argent est par essence un moyen d’inverser les valeurs.
c’est le malin qui règne sur le bien.
C’est l’obscur qui s’accapare la lumière.
Plus besoin d’être puisqu’il permet de posséder les êtres.
Plus besoin de savoir puisqu’il permet de posséder leurs avoirs.
http://lejournaldusiecle.com/2013/03/26/la-finlande-appelle-a-ne-plus-sauver-de-banques-avec-largent-public/
Idée du jour ; pour mettre fin à l’outrance des enrichissements privés qui cause l’appauvrissement des individus et des nations.
Il faut mettre une date de péremption sur les capitaux privés, et les basculer dans le domaine public passé cette période.
Il nous faut revenir au principe du jubilé et l’adapter à notre époque.
@110 »> c’est un peu l’idée de la monnaie fondante sauf que la tienne ne « frappe » que les riches. Je vote pour 😉
Plus globalement, le caractère définitif de la propriété transgénérationnelle me semble être l’une des causes de l’inégalité croissante. Donc thème central.
Extrait du livre de Jacques Berthillier. Edition : La Pensée Universelle.
Références bibliques.
La Bible, il y a plus de 3000 ans, a posé de façon claire quelques règles essentielles, en particulier la répartition de la terre, principal facteur de production de cette époque, entre les 12 tribus d’Israël. En cas d’aliénation, son retour tous les 50 ans à ses propriétaires d’origine, à l’occasion du jubilé, pour préserver les règles de partage initial.
La terre est distribuée en fonction de l’importance de la population des tribus et à l’intérieur de chaque tribu, entre les familles, par tirage au sort quelque soit leur importance. Cette façon de procéder avait probablement pour raisons d’éviter tout favoritisme dans l’affectation des lots et de responsabiliser la famille en transgressant la règle : à chacun selon ses besoins
Tous les 50 ans au plus tard, c’est-à-dire pour le jubilé, la terre en cas d’aliénation, retourne à la famille qu’il avait reçue en partage.
Les terres ne se vendent donc pas à perpétuité, toute vente comporte un droit de rachat et en l’absence de rachat le vendeur retrouve sa terre l’année du jubilé
Cette règle ne s’applique qu’aux biens de production (à l’époque les fonds de terre) et la fixation du prix de vente est fonction du nombre de récoltes restant à venir. L’année du jubilé est l’année de liberté.
En conclusion.
Avec le jubilé, soit tous les 50 ans environ toutes les deux générations, on revient à la répartition du capital d’origine. Il s’agit d’un retour aux sources, selon le sens donné au mot jubilé.
Ainsi, chacun accède au capital sans disposer pour autant de la possibilité de s’enrichir indéfiniment au détriment d’autrui. Façon harmonieuse de concilier efficacité économique et justice sociale.
Malheureusement, la pratique du jubilé n’est plus applicable. En outre, l’économie s’est diversifiée et la terre n’est plus l’unique facteur de production.
Dès lors, que faire aujourd’hui ?
Laisser les choses en l’état ou bien essayer de s’adapter aux impératifs d’une économie moderne, en s’appuyant sur les règles données par la Bible : ouvrir à chacun l’accès au capital productif, et éviter son accumulation indéfinie.
Ce sont ces règles qui sous-tendent nos propositions. D’où la réduction de la transmission héréditaire et de développement des régimes de location pour des durées de base multiples de 7 : 7,14, 21, 28, 35, 42 et 49 ans (une année de moins que le jubilé).
Cependant, au risque de transgresser l’esprit des textes, nous avons innové avec le retour aux intérêts composés, formule qui a paru nécessaire dans le contexte d’une économie moderne.
Source : Le petit livre vert
Les causes lointaines de l’immigration
https://www.youtube.com/watch?v=aal4x0zbhJg
@112
C’est très intéressant mais ce que je remarque surtout ce sont ces 12 tribus d’Israël, le même nombre d’étoiles qu’il y a sur le drapeau européen !… sans parler de cette bizarrerie communautaire : ce fameux parlement juif européen dont nous avons déjà fait mention dernièrement…
http://www.youtube.com/watch?v=-Hfz97iqzgA
@113
c’est carrément génial ! Merci, BERBERE.
http://www.youtube.com/watch?v=KE6u8BX5lPU
@115
Oui merci au témoignage de cet homme 🙂
https://www.youtube.com/watch?v=1pUAb7hiP6E
Merci, BERBERE, j’en apprends vraiment tous les jours…
http://www.dailymotion.com/video/x15ytjc_uruguay-jose-mujica-chef-d-etat-le-plus-modeste-du-monde_news
… un Président comme on en aimerait mais c’est bien là où ça pèche, ou comme le dirait JOUARY, je crois, que le destin d’une Nation dépende tout simplement du bon vouloir ou non d’un seul homme, qui plus est, une caste derrière/au-dessus s’enrichissant sur le dos d’autrui et faisant voter toutes les lois qui lui passe par la tête.
http://www.youtube.com/watch?v=Q4d7KXk0V7Q&feature=youtu.be
Oui, on peut dire qu’EFFAB fait un peu de prosélytisme chez CHOUARD et compagnie… mais, en vérité, c’est un peu plus complexe et plus subtile que ça, cette responsabilisation amoureuse et engagée, si je puis dire, oui, cet engagement (puisqu’il faut bien choisir son camp) en même temps que cette exigence et cette vigilance.
En tout cas, grand merci pour ce partage_et peu importe du populisme qu’en pense l’opposition : les intentions et les faits sont là, à moins que nous ne soyons nous-mêmes manipulés et désinformés, tel DIEUDONNE si féru de pouvoir et de puissance !… mais là, au contraire, tout est beaucoup plus simple : des élites au pouvoir et ayant toute puissance sur le Monde et les individus ont bien tout à perdre d’une prise de conscience collective ainsi que de mouvements contestataires capables d’abattre enfin peut-être leur tentaculaire Pyramide qui ne tient au premier chef que par l’assentiment et l’ignorance de tout.
http://www.etopia.be/IMG/pdf/Rajagopal-interv09-1FR‑1.pdf
http://www.etopia.be/spip.php?article2395
http://www.youtube.com/watch?v=g23-dNpttUU
(suite 119) liens pdf qu’on trouve sur le 2ème lien 119
http://www.etopia.be/IMG/pdf/Rajagopal-interv09-2FR‑1.pdf
http://www.etopia.be/IMG/pdf/Rajagopal-interv09-3FR‑1.pdf
@119
»… Ainsi, c’est par expérience que j’ai compris que c’est la taille de votre
action qui sera déterminante… » – 11 pages que j’espère lire dès ce soir_ou qu’une autre Fraise veuille bien me le rappeler le cas échéant, tout plein de belles promesses que je suis pourtant^^
SARVODAYA, évidemment, ANTODAYA, c’est encore mieux_ou simplement par ce qu’il doit en être ainsi, et pour Cause !
http://www.youtube.com/watch?v=_IXSKwujXdw
« Je pense donc que si vous voulez vraiment apporter un changement dans le monde, vous
devez commencer avec le système éducatif. Cela peut commencer en classe lorsque l’enfant
comprend qu’il n’y a aucun mal à être deuxième ou troisième. Je ne dois pas nécessairement
être le premier. Les parents et les enfants sont tous dans ce jeu que « mon enfant devrait être le
premier”. Et pour que votre enfant soit le premier, il faut faire en sorte que les autres soient
deuxième, troisième et quatrième. A la maison, on n’explique pas aux enfants que, s’ils sont
quatrième ou cinquième en classe, ils devraient se réjouir que d’autres ont pu être deuxième ou
premier. Même cette capacité mentale de comprendre que d’autres peuvent être devant moi et
que je ne dois pas nécessairement être le premier, c’est difficile à comprendre.
Est-ce là ce que Gandhi entend par Sarvodaya (le bien-être de tous) ? »
« Le contrôle de notre avidité permet-il vraiment de considérer les besoins des autres ?
Oui, c’est exact. Vous devez regarder autour de vous. Si vous êtes si égocentrique, vous ne
verrez que votre propre besoin. Vous regarderez autour de vous et vous justifierez pourquoi
vous devez combler tous vos besoins, en disant que vous êtes un père ou une mère
responsable. Parce qu’alors, vous avez un argument d’être responsable de votre famille. Mais
vient alors la question de savoir comment vous comporter pour être un citoyen responsable du
monde. J’ai envie de dire ‘ne soyez pas seulement responsable pour vous-même mais aussi
pour le monde, prenez soin du monde et de la société”. Dès lors, sarvodaya c’est la capacité
de regarder autour de soi et de voir ce que nous possédons, en comparaison avec le monde.
Avons-nous le droit de jouir de tout ce que nous possédons alors que tant d’autres en sont
privés et souffrent ?
Il s’agit donc de développer notre prise de conscience. Il ne s’agit pas de défendre seulement
nos propres droits mais aussi de comprendre la société et de se comporter de telle manière que
nos droits n’empiètent pas sur la vie et les droits d’autrui. Lorsque vous êtes conscient de vos
droits, vous devez aussi vous sentir responsable de protéger les droits et la vie des autres. Je
pense que, lorsque nous parlons des droits aujourd’hui, nous l’entendons de façon très
individualiste, je parle de mes droits. Je ne parle pas des droits de n’importe qui d’autre. Un
bon mélange de responsabilité et de droits c’est ce qui peut conduire à une société sarvodaya,
car il s’agit d’une société de partage. Et nous avons aussi ce mot “antodaya”, le bien-être de la
dernière personne, du dernier des derniers. Vraiment, sarvodaya ne peut se réaliser tant que
vous ne vous souciez pas du dernier des derniers. C’est ce qui mènera au bien-être de tous.
Sinon c’est juste une théorie. »
Extrait tiré Page 4⁄11
http://www.etopia.be/IMG/pdf/Rajagopal-interv09-1FR‑1.pdf
lien du poste 120
Copieuse, plagieuse !… lol
Oui, MARIE, tout cela me semble très beau et très juste, très sensé… et cela rejoint cette vidéo de tantôt ou des CRS empêchent, si j’ai bien compris, quelques femmes manifestant de passer d’une rue à l’autre ou quelque chose comme ça… en ce sens qu’une autorité, pour empêcher quiconque pour quelque raison que ce soit, doit lui opposer une force, une police ou, disons, pour être encore plus précis et pour rejoindre mon raisonnement, un goupe, une section, une compagnie capable par le nombre, l’autorité qu’elle représente, ce potentiel et cette réalité coercitive au besoin, de s’opposer à tout mouvement de foules, à toute manifestation.
Là se jouent ces rapports de force, symboliques ou plus réels, pouvant opposer, dans la cas qui nous intéresse, un groupe aux intentions pacifiques et néanmoins très déterminé à faire entendre sa voix aux forces de l’ordre, obéissant (ou non, ce peut être dans certains cas particuliers sinon extrêmes une possibilité) à toute une palette d’ordre : laisser leur du mou au foncé dedans !
Imaginons maintenant une foule assez conséquente et très déterminée, mais non armée et encore moins portée à la violence, une foule qui cependant dérange grandement les autorités qui n’ont pour la faire plier que la force, autrement dit, la loi du Talion ! Qui a raison ? peu importe, là n’est pas mon raisonnement.
Le pouvoir, s’il est incapable de régler ce problème ou cette contestation par le dialogue voire la diplomatie n’a plus qu’une alternative : la force ! Il avoue là son incapacité à régler autrement ce conflit mais, au moins, il aura tout de même le dernier mot. Etudions plus avant ce cas de figure.
Le pouvoir est donc prêt à tout pour parvenir à ses fins et nous faire payer plus ou moins cher, sur le moment ou/et ensuite notre rébellion puisque opposition au pouvoir légitime et de droit – oui, c’est toujours très facile pour lui de prétendre bien souvent tout ce qu’il n’est pas !
Nous savons donc à quoi nous en tenir mais sommes néanmoins très décidés à en découdre… au sacrifice c’est très noble mais le résultat est bien souvent que tout cela restera définitivement improductif ; et même d’imaginer de recourir malgré tout à la force, force des choses, force est surtout de constater qu’un tel rapport de force est comme perdu d’avance.
Mais tout n’est pas perdu, bien au contraire, il nous faut juste pour cela un peu plus de bon sens et d’esprit mathématique. A savoir. la loi du talion qui ne peut s’exercer que dans une certaine limite : celle du nombre. je m’explique.
Autant de Robocops bien équipés en imposent en principe à autant d’individus lambda qui leur sont opposés, voir même davantage, mais je doute que toute une section, voire une compagnie peut contenir à elle seule une foule beaucoup plus conséquente, voire plusieurs compagnies une foule immense…
C’est là où je veux en venir : que la loi du nombre en impose de par sa nature même, et cette intention qui lui est associée, ce désir collectif d’une foule immense et bien décidé à aller à droite ou à marcher droit devant, sans compter quelques autres paramètres pouvant porter la surprise dans le camp adverse, sans compter cette volonté, ce sacrifice si besoin, l’Histoire au rendez-vous !
La loi du nombre égale en puissance la loi du Talion… en fait, elle la détermine car c’est surtout la nombre et cette cohésion entre chacune de ses parties que dirigera et maintiendra cette force cohérente et capable, qui plus est, la strict discipline militaire ciment de cette cohésion de groupe…
… Imaginez maintenant, en face, toute une foule innombrable, en nombre et en volonté, non portée elle par quelque discipline et obéissance professionnelle, mais bien par une intention d’en découdre et de contester prête à tous les sacrifices, prêtes à tous les débordements au besoin…
… mais en arriver là ne sera pas nécessaire, pour diverses raisons ; à nous en tout cas d’y travailler et sans plus attendre.
Les Travailleurs de la Paix – victor HUGO^^
@123
Mon bonheur commence là où commence celui de l’autre
(Ce n’est pas du moralisme de bénitier saumâtre, c’est un fait : le bonheur durable et solitaire n’existe pas ; le sentement de la joie de vivre ne dure que si elle est partagée)
Une civilisation où « mon » bonheur et « ma » liberté commenceraient là où s’arrêtent celles de l’autre, une telle civilisation serait détestable.
Et probablement condamnée à très brève échéance.
Il est à craindre qu’elle ne soit inscrite dans les cartons du libéralisme mondial et insidieusement instillée dans le cerveau collectif par l’empire médiatique.
La résistance commence dès qu’on se décide à refuser les valeurs d’égoïsme et de compétition qui nous sont « proposées ».
🙂 Plus le plan C, ça va de soi 🙂
Mais les structures et les lois ne sont pas l’Esprit.
Il devra en être l’essence et non la conséquence, afin qu’elles le protègent sans se substituer à lui.
Faire en sorte que les êtres écrivent et respectent la loi convenue tout en soumettant la loi convenue à l’ambition non truquée du bonheur partagé est le challenge vital que l’humanité doit relever.
(Je re-recommande donc la lecture de la morale anarchiste de Kropotkine)
Ne manquer pas cette vidéo, ÉTIENNE, ce jeune dit vraiment des choses intéressantes et cite un monsieur qui devrait et qui vous aurait plu, j’en suis convaincu !
« C’est GÉNIAL !!!
Merci, PABLO, pour ce partage : je découvre là un jeune à la fois très cool et très mature… et cette découverte de George CARLIN, une sorte de DIEUDONNÉ à l’américaine… ÉPOUSTOUFLANT !! Une vidéo très très sympa et un discours, une vitalité très rafraîchissante et très communicative !… en même temps que cette analyse très juste et très saine des choses et des conflits. »