De l’indignation à la libération ! ROUSSEAU, citoyen du futur… Merci Jean-Paul Jouary.

27/02/2013 | 126 commentaires

Sté­phane est par­ti.
Il nous laisse ses idées.

Il était vrai­ment gen­til, ce vieux mon­sieur. Hon­nête et gen­til.
Il nous avait empor­tés, par mil­lions, à ten­ter cha­cun quelque chose pour pro­tes­ter enfin, avec son appel à l’indignation.

Et l’é­lan conti­nue, par répliques, mais c’est à nous d’y mettre de notre énergie.

Tous les jours.

Il y avait, cet après-midi, une redif­fu­sion émou­vante de
l’en­tre­tien qu’a­vait eu Sté­phane Hes­sel avec Daniel Mer­met,
sur Là-bas si j’y suis (la meilleure émis­sion de radio du monde) :
http://​www​.la​-bas​.org/​a​r​t​i​c​l​e​.​p​h​p​3​?​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​2​701

Il n’é­tait pas assez radi­cal à mon goût, Sté­phane, pas assez méchant avec les méchants, mais je l’ai­mais bien, comme tout le monde.


Je fais le lien, dans ma tête, entre ce départ défi­ni­tif qui nous laisse POURTANT une idée forte pour résis­ter aux tyrans, si on sait s’emparer de cette idée, je fais le lien avec un autre pen­seur, qui est mort depuis long­temps, qui était, lui aus­si, pro­fon­dé­ment gen­til et hon­nête, et dont les idées puis­santes lui ont éga­le­ment sur­vé­cu : c’est Jean-Jacques.

Je fais le lien avec Jean-Jacques parce que je vis avec Jean-Jacques, et que cette proxi­mi­té quo­ti­dienne m’ins­pire des connexions fortes avec mille aspects de l’ac­tua­li­té. Il ne se passe pas un jour, depuis des mois, où je ne lise au moins un peu de Jean-Jacques. Cet homme-là a eu (et il a ENCORE SI nous savons entre­te­nir la mémoire de ses luttes) une pen­sée exem­plaire, une pen­sée puis­sante, une pen­sée UTILE POUR AUJOURD’HUI.

ROUSSEAU est (ROUSSEAU devrait être) LE pen­seur des 99% (peut-être même le pen­seur des 100% ?).

C’est Hen­ri qui m’a mis, vrai­ment, sur la piste de Jean-Jacques ; Hen­ri Guille­min, vous savez bien.

(Rap­pel) Ne ratez pas ça (j’ai écou­té dix fois cha­cune de ces deux confé­rences, au point que la musique du début me fait jubi­ler, déjà) :

Guillemin explique Rousseau :

• http://www.rts.ch/archives/tv/culture/en-appel/3448914-rousseau‑1.html

• http://www.rts.ch/archives/tv/culture/en-appel/3448915-rousseau‑2.html

Mais c’est un autre auteur, vrai­ment for­mi­dable aus­si à sa manière, qui me pas­sionne ces temps-ci : il s’ap­pelle Jean-Paul Joua­ry et il a publié l’an pas­sé, en 2012, un livre épatant :

« Rousseau, citoyen du futur.
De l’indignation à la libération !

http://​www​.ama​zon​.fr/​R​o​u​s​s​e​a​u​-​c​i​t​o​y​e​n​-​f​u​t​u​r​-​J​e​a​n​-​P​a​u​l​-​J​o​u​a​r​y​/​d​p​/​2​2​5​3​0​8​9​249

Chers amis, ce livre est PA-SSIO-NNANT.

C’est un concen­tré du meilleur de Rous­seau, un flo­ri­lège réflé­chi, avec de longues et péné­trantes cita­tions, à lire et à relire, à anno­ter, à sur­li­gner, à reco­pier, à apprendre et à dire par cœur, à voix haute, avec les copains : magni­fiques pen­sées, je vous pro­mets. Je les connais, ces pen­sées, biens sûr, déjà par cœur pour cer­taines, OK, mais elles sont ici comme ren­for­cées, dans cet écrin for­gé par quel­qu’un qui aime bien Jean-Jacques, et qui choi­sit affec­tueu­se­ment les plus belles perles des pen­sées de Rous­seau. L’as­sem­blage est épa­tant, je vous jure.

Mais ce n’est pas tout : Jean-Paul Joua­ry s’emploie à décons­truire le tis­su de calom­nies que les Vol­tai­riens et les Ency­clo­pé­distes (les riches >Lumières< mar­chandes) ont pro­pa­gées sur Rous­seau, depuis qu’ils ont réa­li­sé que Jean-Jacques avait com­pris — et déjà com­men­cé à dénon­cer avec viru­lence et per­ti­nence— le cœur bat­tant du capi­ta­lisme nais­sant : l’a­mour de l’argent et l’in­dus­trie du luxe.

Rap­pel : ne ratez sur­tout pas la pas­sion­nante confé­rence d’Yves Var­gas sur ce sujet stra­té­gique pour nous tous :
http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​1​2​/​0​8​/​2​8​5​-​s​u​r​-​j​e​a​n​-​j​a​c​q​u​e​s​-​u​n​e​-​c​o​n​f​e​r​e​n​c​e​-​r​e​-​m​a​r​-​q​u​a​b​l​e​-​a​v​e​c​-​b​a​r​b​a​r​a​-​d​e​-​n​e​g​r​o​n​i​-​y​v​e​s​-​v​a​r​g​a​s​-​e​t​-​d​o​m​i​n​i​q​u​e​-​p​a​g​ani

Ne ratez pas non plus cette for­mi­dable pré­face qu’a rédi­gée Guille­min pour les Rêve­ries :
• http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​0​6​/​1​0​/​2​2​0​-​p​r​e​f​a​c​e​-​d​e​-​g​u​i​l​l​e​m​i​n​-​a​u​x​-​r​e​v​e​r​i​e​s​-​d​e​-​r​o​u​s​s​eau

Vous trou­vez aus­si plein de choses impor­tantes dites par Guille­min sur Rous­seau et Vol­taire là et là :

• http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​1​1​/​3​0​/​2​8​2​-​h​e​n​r​i​-​g​u​i​l​l​e​m​i​n​-​e​x​p​l​i​q​u​e​-​v​o​l​t​a​ire

• http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​f​o​r​u​m​/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​2​0​1​2​/​0​7​/​1​5​/​2​3​7​-​h​e​n​r​i​-​g​u​i​l​l​e​m​i​n​-​s​i​l​e​n​c​e​-​a​u​x​-​p​a​u​v​r​e​s​-​1​989

Jean-Paul Joua­ry a donc — pré­cieux tra­vail de vul­ga­ri­sa­tion ! — relié la pen­sée de Rous­seau avec la pen­sée de ses contem­po­rains : on trou­ve­ra des cita­tions pas­sion­nantes de Vol­taire, de Bos­suet, de Hobbes, de Locke, des juris­con­sultes (Gro­tius, Pufen­dorf et Bur­la­ma­qui), de Dide­rot, des cita­tions très utiles et cap­ti­vantes sur les sciences, sur les langues, sur la ser­vi­tude volon­taire, sur la pro­prié­té, sur le tirage au sort (si si !)…

Ce livre est une perle.

C’est bou­le­ver­sant, voilà.

En plus, il est en Poche, pour 5 euros seule­ment et une reliure indes­truc­tible, ce qui est ESSENTIEL pour un livre qui sera lu, beau­coup lu et relu, trim­bal­lé dans les poches et fié­vreu­se­ment feuille­té, cor­né, apla­ti, retour­né, pres­sé, appri­voi­sé, aimé, gri­bouillé, complété…


Je pro­fite de cette occa­sion pour dire au RELIEUR de Gar­nier Flam­ma­rion (GF) que JE LE DÉTESTE ! Il tra­vaille comme un gou­gna­fier, ses livres se cassent et perdent leurs feuilles par paquets dès qu’on les ouvre, c’est un scan­dale, c’est à peine croyable : votre livre n’a même pas deux heures, il est déjà détruit, à tous les coups.

Pour­tant, le fonds (l’en­semble des titres exclu­sifs) de GF est immense, lit­té­ra­le­ment indis­pen­sable : on y trouve les meilleurs livres du monde… Et dans quel écrin ? Une vraie pou­belle… Les livres GF s’au­to­dé­truisent si vous vous avi­sez de lire… un détail, sans doute…

Alors, on va me dire que « je devrais res­pec­ter les livres et évi­ter — « évi­dem­ment, mon cher » — de « les cas­ser » comme une brute »… C’est sûr que, en s’abs­te­nant de lire le livre, en le por­tant à la main (mais sans l’ou­vrir, sur­tout, mal­heu­reux !), dans ce cas-là, effec­ti­ve­ment, cette (lamen­table) reliure ne pose aucun pro­blème… Mais pour ceux qui lisent vrai­ment, pour ces gens-là (dont le relieur de GF se fout com­plè­te­ment, à l’é­vi­dence), les livres —dits >de poche< — Gar­nier Flam­ma­rion sont… des bouses. À cause du relieur qui ne sait pas faire son bou­lot : il devrait aller faire un stage chez Poche ou chez Folio, ce bon à rien.

Bon, ça fait huit ans que je souffre en silence, avec mes meilleurs livres qui saignent : fal­lait que ça sorte, pardon.


Rien de tel avec le petit livre de Jean-Paul Joua­ry : les Édi­tions de Poche (de même que chez Folio), EUX, savent (et depuis des dizaines d’an­nées, bien sûr) relier des livres TRÈS SOLIDEMENT ET TRÈS ÉCONOMIQUEMENT. Donc, vous pour­rez mani­pu­ler ce livre (très pré­cieux à condi­tion de le lire vrai­ment, tout le temps) et le trimbaler/tripoter pen­dant des mois sans qu’il perde une feuille.

Donc, MERCI JEAN-PAUL ! J’es­père un jour vous rencontrer 🙂

Hé ! les gen­tils virus : il fau­dra pen­ser à venir me racon­ter ici ce que la lec­ture de ce livre vous aura fait, s’il vous plaît.

Bien ami­ca­le­ment.

Étienne.

PS : juste un mot (de plus) pour « le relieur de GF » :
mal­gré tout le mal que j’ai dit de lui depuis huit ans,
je lui par­donne,
parce que tout le monde peut se tromper 🙂

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Un grand merci aux donatrices et donateurs : par ce geste, vous permettez à de beaux projets de voir le jour, pour notre cause commune.
Étienne

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126 Commentaires

  1. Ana Sailland

    « pas assez méchant avec les méchants »

    Et si c’é­tait ça, la clef .……

    Réponse
  2. Seb

    J’ai pas mal étu­dié ce qui ce passe aujourd’­hui et plus géné­ra­le­ment sur le 20 eme siècle.

    D’ailleurs Etienne, tu ne m’as tou­jours pas don­né ton avis sur le manifeste :

    Le texte :
    http://​les​-signa​taires​.eu/​d​l​/​m​a​n​i​f​.​D​e​m​o​2​0​1​2​.​t​e​x​t​e​.​pdf

    Pdf + image :
    http://​les​-signa​taires​.eu/​d​l​/​M​a​n​i​f​.​D​m​o​c​r​a​t​i​e​2​0​1​2​.​pdf

    J’es­sai de me plon­ger peu à peu dans le 18 / 19ème siècle que je connais peu, c’est vrai­ment impres­sion­nant d’en­tendre a quel point les cita­tions de Rous­seau sont d’actualités…

    C’est fas­ci­nant de com­prendre tous les liens qui font qu’on en est là aujourd’hui, 
    mer­ci pour les partages ^^

    Réponse
  3. EFFAB

    Jus­te­ment, en lisant il y a pas moins de deux heures les pages 114 à 122, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre quelques notes et de pondre à nou­veau une petite décla­ra­tion d’in­ten­tion fai­sant la rela­tion entre l’ob­jet de ma lec­ture et tout le bien que je pense des idées et du pro­jet d’E­tienne… Per­met­tez que je reprenne tout cela au propre.

    Cer­tains pré­fèrent la chose aris­to­cra­tique, cet éli­tisme qui, selon eux, est seul capable d’im­po­ser cette qua­li­té aux peuples, cette exi­gence, cette éthique, etc., etc… j’en­tends bien et je l’ai moi-même cru ou idéa­li­ser plu­tôt… mais il est un fait, ce monde-ci dont il est ques­tion aujourd’­hui et tel qu’il se pré­sente et agit, démontre bien à lui tout seul qu’il n’en est rien, et qu’au­cune véri­table Ethique digne de ce nom ni aucune sou­hai­table éman­ci­pa­tion, auto­no­mie et liber­té des peuples et de l’in­di­vi­du n’o­blige qui que ce soit à l’heure actuelle et ce en bien des domaines sinon l’ex­cep­tion qui confirme la règle, et encore moins de la part des poli­tiques et des ins­ti­tu­tions que tout Huma­nisme et toute pré­ten­tion Démo­cra­tique et Civi­li­sée devraient obli­ger et don­ner l’exemple.

    Le Monde et nos socié­tés humaines ne sont qu’un ramas­si his­to­rique d’exac­tions et de vile­nies en tous genres, de subor­di­na­tions, de dépra­va­tions, d’u­sur­pa­tions ; nos élites sont indignes de cet idéal aris­to­cra­tique, alors, à plus forte rai­son, elles sont bien mal pla­cées pour gou­ver­ner les nations et obli­ger le citoyen et l’in­di­vi­du sur toute chose comme sur le privé.

    Ces élites qui ont cette pré­ten­ta­tion éli­tiste et qui osent nous gou­ver­ner sont hors la loi et l’ont tou­jours été, et ce n’est pas là qu’une simple consta­ta­tion mais bien la véri­té et l’in­croyable sub­ter­fuge et mani­pu­la­tion de quelques volon­tés sur le reste et l’en­semble de l’Hu­ma­ni­té : un vaste pro­jet socié­tal tota­li­taire et tota­li­ta­ri­sant qui nous oblige et nous assujettit.

    La Véri­té et la Jus­tice, cette Légi­ti­mi­té qui est nôtre, et cette Volon­té com­mune à tous et rede­vable à cha­cun – dus­sions-nous pour le moment ne pas atteindre encore dans les actes et les pro­por­tions cette majo­ri­té indis­pen­sable, bien que poten­tielle et légi­time en essence et en connais­sance de cause -, tout cela, disé-je, nous oblige dès à pré­sent à prendre acte de tout ceci et décla­rer haut et fort, et ce, avec la plus extrême et la plus fon­dée solen­ni­té ce Droit qui nous revient et cette Liber­té irré­fra­gable – page 120 de l’ou­vrage de jean-paul JOUARY / c’est à ce moment là de ma lec­ture, à ce mot et à cette phrase que j’ai res­sen­ti ce besoin de rame­ner ma fraise et pous­ser plus avant ma réflexion, mais en paral­lèle avec celle-ci.

    Irré­fra­gable, ou cette inver­sion des mots et des concepts_comme je ne suis pas très sûr non plus de bien maî­tri­ser ce mot et son véri­table sens.

    En même temps que nous écri­vons cette Consti­tu­tion des citoyens, par les citoyens et pour les citoyens, il nous faut pondre cette Décla­ra­tion d’In­ten­tion, ce constat affli­geant de tout ce qui n’a pas et plus lieu d’être, cette volon­té com­mune d’é­crire nous-mêmes nos lois et nos vies, res­pec­tueux de tous, nous affran­chis­sant enfin et du pou­voir abu­sif de nos tyrans et déci­deurs éco­no­miques, et de cette oli­gar­chie qui n’en fait qu’à sa tête et croît savoir ce qui est bon et pour elle et pour tous !

    Bref, nous savons aujourd’­hui ce qu’il en est vrai­ment de tout ça, il n’est plus lieu de ter­gi­ver­ser plus long­temps, réap­pro­prions-nous enfin l’es­pace publique et la sou­ve­rai­ne­té démocratique !

    Nous savons que tous les hommes et toutes les femmes de bonne volon­té doivent s’ac­cor­der à trou­ver cet évé­ne­ment et ces méca­nismes de tran­si­tion et d’ap­pli­ca­tion capables de chan­ger de la façon la plus prag­ma­tique et la plus radi­cale qui soit, comme le sug­gère ETIENNE, cette donne, nos socié­tés dites modernes et l’His­toire… Ce fait Consti­tuant, le Tirage au sort, Le reve­nu de base, etc., sont de ces méca­nismes et évé­ne­ments majeurs et pri­mor­diaux pour effec­tuer ce chan­ge­ment de direc­tion à 180°.

    Une décla­ra­tion d’in­ten­tion regrou­pant autour d’elle et de ce mou­ve­ment citoyen et de cet objec­tif Consti­tuant et cette volon­té Démo­cra­tique le plus grand nombre, au-delà de toute éti­quette, au-delà de toute convic­tion, au-delà de tout par­ti pris pri­vé et sujec­tif… cause com­mune et essen­tielle car à l’o­ri­gine de tout le reste, ces fonc­tion­ne­ments ins­ti­tu­tion­nels et toute l’au­to­ri­té, tout le pou­voir qui y sont associé.

    Fai­sons-nous enfin confiance car c’est bien dans ce par­tage en com­mun et dans cet inté­rêt mutuel, cette auto­no­mie, cette liber­té, ce pou­voir autant que ces res­pon­sa­bi­li­tés par­ta­gés, que nous pour­rons enfin ins­tau­rer une telle socié­té, un modèle de socié­té digne de ce nom et de cette Huma­ni­té et de cette Intel­li­gence en nous.

    On a men­ti trop long­temps au Monde entier, déna­tu­rant toute éthique, toute huma­ni­té, Dieu par-ci Droit par-là_Il est temps main­te­nant de révé­ler que nous sommes tous, hommes et femmes du monde entier, citoyens de France, les seuls déten­teurs de cette Trans­pa­rence et de cette Légi­ti­mi­té com­munes à tous et à chacun.

    Oui, cette clé est bien là, ANA, dans cette VOLONTE COMMUNE et cette AUTORITE DE FAIT !
    Trou­vons les dates, trou­vons les mots et inter­pel­lons qui de droit.

    EFFAB

    Réponse
  4. Ana Sailland

    Je ne par­lais que de la gentillesse 😉

    Réponse
  5. Ana Sailland

    Je viens de regar­der les deux vidéos Guillemin-Rousseau.
    (Je suis moins inté­res­sée par la fin de la seconde que par les ques­tions de fond, et éter­nelles, qui la précèdent)

    –

    A pro­pos de la « qua­dra­ture du cercle » :

    La volon­té géné­rale dif­fé­ren­tiée de la volon­té de tous,

    la pre­mière = le tro­pisme de tous au sou­ci du bon­heur géné­ral, et au bien
    versus
    la seconde = la somme des volon­tés de cha­cun, qui peut conduire à la tra­hi­son du bien par tous.

    Je suis en accord avec cette idée que le hia­tus ne sera pas réso­lu « tant qu’on n’au­ra pas modi­fié les dis­po­si­tions des esprits et des cœurs ». J’ai déjà d’ailleurs plu­sieurs fois écrit ma foi dans l’ex­pan­sion de la conscience comme outil et unique outil durable de l’a­mé­lio­ra­tion des choses, les choix de struc­ture poli­tique n’é­tant que rus­tines en atten­dant mieux. Tout cela est très près de Kro­pot­kine mais aus­si d’Aurobindo.

    Je sou­haite cepen­dant dire un mot de la démo­cra­tie, sur ce chapitre :

    Oui, la résul­tante de tous peut inci­dem­ment aller contre cha­cun, et contre le radi­cande du bien, cosmologique.
    Mais :

    La démo­cra­tie réelle et radi­cale doit assu­mer son risque d’er­reur, et nous ne sau­rions la craindre pour cela qu’elle peut effec­ti­ve­ment par­fois mal gou­ver­ner ; pour cette simple rai­son qu’en cas de bévue du peuple, ce sont ses tripes qui seront à ciel ouvert, et il (le peuple sou­ve­rain) n’est donc pas sus­cep­tible de s’en­fer­rer comme le font les « « élites » » et autres riches ber­gers, qui peut être y trouvent avan­tage, pas sus­cep­tible de per­sis­ter com­pul­si­ve­ment dans ceux là même des choix qui le feraient souffrir.
    Bien plus prompt à réagir et à cor­ri­ger serait le peuple roi vic­time de lui même que ne le sont de nos jours les roi­te­lets élus qui n’ont pas à souf­frir de cela qu’ils imposent.

    –

    Plus loin :

    Je relève la très clas­sique confu­sion entre être chré­tien (c’est à dire appré­cier le mes­sage de l’homme de Naza­reth) et être affi­lié à l’en­semble des dogmes por­tés par l’é­glise ou les églises.
    Donc Rous­seau a tort de se croire inco­hé­rent : être chré­tien est 100% com­pa­tible avec croire à la bon­té ori­gi­nelle (à exhumer).
    En clair, les évan­giles ne sont pas l’an­cien tes­ta­ment, ils en sont même la dénon­cia­tion, ou l’ex­hor­ta­tion à s’en dégager.

    Par ailleurs, la ques­tion de l’al­té­ra­tion du bien intrin­sèque du fait de l’a­gré­gat socié­té me semble pou­voir être réso­lue ou au mini­mum abor­dée en regar­dant les choses d’un point de vue évo­lu­tif (avec pour uni­té de temps le millénaire ?) :
    Le bien n’est pas alté­ré mais en construc­tion, et débattre sur le for­fait ori­gi­nel ne sert à rien.
    Ou bien : il (le bien) est à exhu­mer, car si ori­gi­nel (nos récentes vidéos ani­ma­lières confirment son carac­tère cos­mique, c’est ici je crois le sens du mot ori­gi­nel), il est dis­si­mu­lé par la dif­fi­cul­té de vivre, par le maté­riel, qui tendent à nous le faire tra­hir ; et donc, tout notre tra­vail est, par l’a­na­lyse sereine du Nous, et par sa refa­çon, d’ap­prendre , libé­ra­tion des contin­gences, à obéir au cœur et non plus aux néces­si­tés ( en pous­sant : à consi­dé­rer l’u­to­pie comme le prag­ma­tisme ultime) ; c’est là le deve­nir et le sens, le loin­tain du regard éclai­ré, thèmes aus­si abor­dés par Guillemin-Rousseau.

    Réponse
  6. Morpheus

    Un court mais inté­res­sant article de Audrey Binet dans Le Soir d’au­jourd’­hui nous ren­seigne sur une étude qui démontre la facul­té du singe bono­bo à échan­ger et par­ta­ger la nour­ri­ture et à uti­li­ser ce par­tage pour créer des liens avec les autres. Quelques pas­sages de l’ar­ticle (com­men­té par moi).

    Le par­tage est l’une des valeurs prin­ci­pales que l’homme tente d’in­cul­quer à ses enfants.

    > à l’in­verse de ce que tentent de nous incul­quer les voleurs de pou­voir (capi­ta­listes) qui nous enseignent le contraire : la com­pé­ti­tion, le cha­cun pour sa gueule, la possessivité, …

    Dès le plus jeune âge, il encou­rage ain­si sa pro­gé­ni­ture à lais­ser d’autres enfants uti­li­ser ses jouets favo­ris. C’est bien sou­vent à contre­cœur et obli­gé d’o­béir que l’en­fant observe alors d’un œil rageur ses com­pa­gnons de jeu mani­pu­ler les pré­cieux objets.

    > je confirme : d’a­près ma mère, très petit, j’é­tais très pos­ses­sif, et qui plus est, je m’ap­pro­priais les jouets des autres ; dans mon chef, étant bébé, « par­ta­ger = don­ner » (jus­qu’à ce que je me dés­in­té­resse de l’ob­jet, évidemment) …

    Sur ce plan, les humains auraient beau­coup de choses à apprendre de leurs cou­sins les bono­bos. Ces pri­mates homi­ni­dés vivant au Congo ont natu­rel­le­ment en eux le sens du par­tage, notam­ment de la nour­ri­ture. Mieux encore, ils don­ne­raient celle-ci plus volon­tiers à des bono­bos étran­gers qu’à des congé­nères de leur propre groupe. C’est ce que révèle une étude amé­ri­caine publiée dans la revue  »PLoS ONE ». Les cher­cheurs de la Duke Uni­ver­si­ty ont effec­tué quatre types d’ex­pé­rience pour déter­mi­ner si ces singes – avec les­quels nous par­ta­geons 98% de notre génome – donnent volon­tai­re­ment de la nour­ri­ture à des congé­nères qu’ils ne connaissent pas.

    > fau­drait peut-être cher­cher dans ces 2% de dif­fé­rence de génome si ce n’est pas là que se niche notre inca­pa­ci­té à créer une sym­biose avec notre envi­ron­ne­ment – à l’in­verse de tous les mam­mi­fères de notre pla­nète (qui eux, y contri­buent natu­rel­le­ment). Évi­dem­ment, les bono­bos, comme les autres mam­mi­fères (à l’ex­cep­tion de l’ho­mo sapiens) ne sont pas civilisés …

    (…) Les résul­tats montrent que les bono­bos pré­fèrent par­ta­ger leur repas et dans la majo­ri­té des cas avec un étran­ger plu­tôt qu’a­vec une connaissance.

    > curieu­se­ment, c’est le cas de la plu­part des « peuples pre­miers » (néo­lo­gisme évi­tant d’employer le terme « pri­mi­tifs » que nos parents et grands-parents eth­no­logues issus du colo­nia­lisme uti­li­saient pour dési­gner les peu­plades « non civi­li­sées » = ne vivant pas dans des cités, mais dans la jungle, la brousse, la forêt, le désert, la steppe, etc. – en concur­rence sou­vent avec le terme « sauvages »).

    (…) Les cher­cheurs ont ain­si pu obser­ver que si aucune inter­ac­tion sociale ne pou­vait décou­ler du par­tage de nour­ri­ture, les bono­bos pré­fé­raient alors ne pas par­ta­ger.  »« Cela peut nous paraître fou mais les bono­bos par­tagent plus volon­tiers avec un étran­ger qu’a­vec leurs proches. Ils essayent de la sorte d’é­lar­gir leur réseau social et cela a appa­rem­ment plus d’im­por­tance pour eux que de ren­for­cer une rela­tion déjà éta­blie » », pré­cise Brian Hare, un des auteurs de cette étude.

    > Et si nous invi­tions des bono­bos pour com­bler le manque de pro­fes­seurs dans nos écoles ?

    😉

    Cor­dia­le­ment,

    Mor­pheus

    Réponse
  7. Mikha

    Mer­ci Etienne, pour le rire (j’ai ri aux éclats concer­nant le relieur de Flam’), l’es­poir et la cha­leur, jour après jour.

    Réponse
  8. YoggY

    Pour­tant, le fonds (l’en­semble des titres exclu­sifs) de GF est immense, lit­té­ra­le­ment indis­pen­sable : on y trouve les meilleurs livres du monde… Et dans quelle écrin ? Une vraie pou­belle… Les livres GF s’au­to­dé­truisent si vous vous avi­sez de lire… un détail, sans doute…

    Un com­plot oli­gar­chique sans aucun doute. Atten­tion à ce que l’encre uti­li­sée par GF ne soit pas bour­rée d’arsenic.

    Réponse
  9. Pierre

    Juste un petit apar­té : Etienne, ça me pose un pro­blème que vous don­niez les réfé­rences d’un bou­quin chez Amazon. 

    Les com­por­te­ments sociaux de cette entre­prise qui ont récem­ment été dénon­cés en Alle­magne par un repor­tage « en immer­sion », sont bien dégueu­lasses ten­dance scan­da­leux, et me poussent à évi­ter défi­ni­ti­ve­ment cette enseigne, même si ça me gave de devoir aller payer plus cher ailleurs en me col­ti­nant aus­si des frais de port. 

    Mais faut savoir ce qu’on veut et par­ti­ci­per à son petit niveau à la lutte contre la basse cupi­di­té du busi­ness « plus fort que tout ». Et disant cela, je n’ou­blie pas du tout que les autres enseignes ne sont pas for­cé­ment irré­pro­chables non plus.

    En fait, vau­drait mieux juste don­ner les réfé­rences de l’é­di­teur, à par­tir des­quelles cha­cun peut se débrouiller pour s’approvisionner.

    Voi­là, c’est tout. 
    Et encore énorme mer­ci pour le bou­lot que vous vous appuyez !

    (Voir ici, par exemple)

    Réponse
  10. pierro78

    « Indi­gna­dos » (hom­mage à Sté­phane Hessel ? – 
    « la mon­dia­li­sa­tion de la rebel­lion » par Keny Arka­na – à 1h19m50s)

    Réponse
  11. Luc Guthrie

    L’é­vo­lu­tion de tout être humain va de l’é­go­cen­trisme néces­saire et obli­gé de l’en­fance à une prise en compte de l’autre, des autres qui (si tout se passe bien…) abou­ti à la conscience que aucun bon­heur propre ne peut avoir lieu alors qu’on est entou­ré par le mal­heur de l’autre, des autres. 

    Les condi­tions sont réunies pour (voire même : les condi­tions actuelles exigent de façon radi­cale) qu’un nombre très impor­tant d’êtres humains atteignent cette matu­ri­té de com­pré­hen­sion et exigent une orga­ni­sa­tion socioé­co­no­mique qui ne soit pas cause de mal­heur pour le plus grand nombre et cause de mal­heur pour les géné­ra­tions futures dans une pla­nète dévastée. 

    La ques­tion com­ment arti­cu­ler, com­ment enclen­cher, com­ment don­ner une logis­tique à l’exi­gence radi­cale res­sen­tie par un nombre crois­sant d’hu­mains pour que cha­cun puisse sor­tir de son iso­le­ment et se sen­tir faire par­tie d’un mou­ve­ment visant à géné­rer une orga­ni­sa­tion socioé­co­no­mique authen­ti­que­ment démo­cra­tique est posée dans les posts de cette page, à la fois par la spon­ta­néi­té et la géné­ro­si­té du mani­feste que pro­pose SEB et par l’ap­pel fort de EFFAB « Oui, cette clé est bien là, ANA, dans cette VOLONTE COMMUNE et cette AUTORITE DE FAIT ! 

    Trou­vons les dates, trou­vons les mots et inter­pe­lons qui de droit » Nous sommes nom­breux, comme Étienne, à res­sen­tir cette exi­gence radi­cale d’un début, d’un enclen­che­ment, d’une ini­tia­tion d’un mou­ve­ment dans le réel qui serve à plan­ter le germe d’une orga­ni­sa­tion socioé­co­no­mique authen­ti­que­ment démocratique. 

    Mais pour l’ins­tant, aucune voie ne se des­sine pour « Trou­ver les dates, trou­ver les mots, et interpeler ». 
    Je crois que la période de prise de conscience doit être sui­vie d’une période de mise en œuvre de mise en acte, de ce qui a été com­pris (comme quand vous avez com­pris qu’un fusible a été bru­lé vous le rem­pla­cez pour avoir à nou­veau de l’électricité à la maison). 

    Autre­ment dit, il est deve­nu indis­pen­sable que cha­cun concentre son éner­gie men­tale à un seul objec­tif et que cette éner­gie men­tale soit mise en réseau vers ce seul objec­tif qui est : quelle action déci­dons nous, de façon authen­ti­que­ment démo­cra­tique, qui doit être accom­plie prio­ri­tai­re­ment pour plan­ter le germe d’une orga­ni­sa­tion socioé­co­no­mique authen­ti­que­ment démocratique ? 

    Si nous par­ve­nons à FAIRE cela, l’hu­ma­ni­té aura accom­pli un pas de géant, bien plus que celui de poser un pre­mier pas sur la lune.

    Réponse
  12. Luc Guthrie

    Une fois posé le vrai pro­blème, mon men­tal concen­tré sur le seul objec­tif qui compte, s’est mis tout de suite à travailler. 

    Voi­ci ce qu’il a pro­duit ins­tan­ta­né­ment : Il s’a­gi­rait de créer une struc­ture natio­nale (sta­tut à trouver)avec un maxi­mum de « antennes locales » 

    inti­tu­lé : École de la démo­cra­tie authen­tique

    But : faire connaitre à nos conci­toyens ce que nous avons com­pris par tous moyens : 

    Site inter­net propre, lieu de ras­sem­ble­ment divers et variés. 

    Autre­ment dit, pas­sage du vir­tuel inter­net au réel humain avec une logis­tique qui le per­met et le sécurise. 

    J’at­tends vos avis.

    Réponse
  13. Morpheus

    Juste un mot pour dire que les chiens de garde, les cha­cals et les vau­tours ont été lâchés sur la car­casse de Ste­phan Hes­sel, et notam­ment le très (trop) influent et impi­toyable CRIF.

    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​t​r​i​b​u​n​e​-​l​i​b​r​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​p​o​u​r​-​l​e​-​c​r​i​f​-​i​l​-​f​a​u​t​-​t​u​e​r​-​l​e​-​1​3​1​603

    Mor­pheus

    Réponse
  14. Luc Guthrie

    Mor­pheus,

    je ne crois pas aux chiens de garde, ni aux cha­cals, ni aux vautours. 
    Je crois seule­ment que lors­qu’il y a une loi inique cela fait le lit des com­por­te­ments déviants. 

    Ces « jeunes gens » (très imma­tures pour avoir accé­dé à la com­pré­hen­sion que le bien être de l’autre est la garan­tie de ma paix) expriment avec un jar­gon bien intel­lec­tua­li­sé leur sidé­ra­tion face à Hes­sel qui avait cette com­pré­hen­sion comme clé de voûte de toute sa vie, et par là-même, ils se dévoilent. 

    Seule la fin de l’o­li­gar­chie et l’é­mer­gence de une autre Loi, celle de l’in­té­rêt géné­ral, pour­ra leur poser des limites. 

    En atten­dant, il est inutile de ten­ter de les contrer, ils ont la loi inique de leur côté.

    Réponse
  15. EFFAB

    Rous­seau, citoyen du futur – Jean-paul JOUARY – De l’in­di­gna­tion à la libération !

    COMPLEMENTS DIRECTS ET INDIRECTS – 13. La ques­tion de l’o­ri­gine des langues

    (page 152)… mais pour démon­trer que si la langue est néces­saire pour pen­ser et que pen­ser est néces­saire pour éta­blir les conven­tions dont a besoin une langue, alors les deux ont été impos­sible dans un hypo­thé­tique ‘état de nature’

    • Tels l’oeuf et la poule, si j’ai bien com­pris, ça laisse son­geur tout ça !

    (page 157–8)D’ailleurs, les idées géné­rales ne peuvent s’in­tro­duire dans l’es­prit qu’à l’aide des mots, et l’en­ten­de­ment ne les sai­sit que par des pro­po­si­tions. C’est une des rai­sons pour quoi les ani­maux ne sau­raient se for­mer de telles idées, ni jamais acqué­rir la per­fec­ti­bi­li­té qui en dépend…

    (page 160)Quant à moi, effrayé des dif­fi­cul­tés qui se mul­ti­plient, et convain­cu de l’im­pos­si­bi­li­té presque démon­trée que les langues aient pu naître et s’é­ta­blir par des moyens pure­ment humains, je laisse à qui vou­dra l’en­tre­prendre la dis­cus­sion de ce dif­fi­cile pro­blème, lequel a été le plus néces­saire, de la socié­té déjà liée à l’ins­ti­tu­tion des langues, ou des langues déjà inven­tées à l’é­ta­blis­se­ment de la société.

    • cette phrase de ROUSSEAU pour­rait bien être une perle de révé­la­tion et d’é­vi­dence tant, il me semble, qu’elle ouvre tout un champ de pos­si­bi­li­tés com­plè­te­ment nou­veau sinon à se réap­pro­prier quant à l’é­la­bo­ra­tion des langues et du lan­gage au sein de nos socié­tés et de l’Hu­ma­ni­té depuis les pre­miers jours de la civi­li­sa­tion et cette avan­cée spec­ta­cu­laire de l’é­man­ci­pa­tion et de la condi­tion humaine.

    En clair, on apprend bien aux enfants à par­ler, à écrire, à comp­ter, on leur apprend le lan­gage, l’al­pha­bet, à assi­mi­ler peu à peu toutes ces idées géné­rales, toutes ces notions plus abs­traites les unes que les autres, et il faut bien des années, voire des années et des années selon les cas pour ingur­gi­ter tout ça, maî­tri­ser une langue et sa syn­taxe, chose impos­sible par­fois, cette abs­trac­tion intel­lec­tuelle qui peut manier à l’en­vie et à l’ex­cès les choses de la Vie comme les sub­ti­li­tés de l’Esprit.

    En ce cas, qui nous dit que telle ou telle langue ancienne, voire quelque unique langue ori­gi­nelle comune à toutes celles qui sui­vront, n’au­rait-elle pas été un jour, enfin je veux dire pen­dant quelques temps, une période quel­conque, ensei­gnée à une ou à des socié­tés humaines pri­mi­tives (pre­mières) ? Une langue ori­gi­nelle ou peut-être plu­sieurs à par­tir des­quelles l’é­vo­lu­tion, l’His­toire, les par­ti­cu­la­rismes phy­sio­lo­giques et autres par­ti­cu­la­ri­tés géo­gra­phiques auraient peu à peu déve­lop­pés toute cette panelle de langues que nous connais­sons aujourd’­hui ? comme on peut encore ima­gi­ner dif­fé­rents cas de figure, je ne suis pas non plus dans le secret des dieux pour savoir avec exac­ti­tude ce qui a bien pu se pas­ser il y a 12 ou 36 mille ans, ou peut-être plus avant encore !

    Donc, une école pour apprendre aux Homes à par­ler enfin, pour de bon, et de la façon la plus intel­li­gible qui soit… idée des plus sau­gre­nues en soi mais pas tant que ça, fina­le­ment, si l’on consi­dère le néces­si­té pour l’en­fant d’en pas­ser par-là, et de l’im­por­tance que son envi­ron­ne­ment et ses parents aient déjà assi­mi­lés avant lui ces bases du lan­gage et de la pensée !
    Oui, pas si far­fe­lu, JEAN-JACQUES, et à mille lieux du mythe du bon sau­vage dont cer­tains ont vou­lu l’af­fu­blé ! pure jalou­sie intel­lec­tuelle et rap­port de force, déjà cette cause sous-jacente et cet enjeu primordial.

    La ques­tion main­te­nant étant de savoir qui aurait pu faire montre de tant de géné­ro­si­té et de péda­go­gie à l’en­contre du genre humain ? Quelque civi­li­sa­tion plus ancienne ? Ce qui ne fait que repous­ser dans le temps cette pro­blé­ma­tique que sug­gère ROUSSEAU… voire quelques visi­teurs venus d’es­paces inter­ga­lac­tiques ? ou de mondes paral­lèles ? formes hua­noïdes et autres E.T. plus fan­tas­ma­go­riques ou car­ré­ment rep­ti­liens ? Pour­quoi pas, nous les avons bien ima­gi­nés, qui nous dit que nous ne pour­rions pas y voir là quelque véra­ci­té, quelque mémoire incons­ciente ou mémoire sug­ges­tive, sug­gé­rée ?… mais c’est là un autre sujet et nous avons déjà fort à faire à vou­loir démê­ler ce pro­blème des langues !

    De toute façon, même dans l’hy­po­thèse d’une visite d’ex­tra-ter­restres et d’un pro­grame péda­go­gique de leur part à notre inten­tion, le pro­blème demeure : qui a bien pu au tout départ de tout ini­tia­li­ser cette sata­née syn­taxe ! lol

    (page 160) Texte remar­quable : Rous­seau y arti­cule les dif­fi­cul­tés phi­lo­so­phiques que l’on peut ren­con­trer lors­qu’on pose le pro­blème des rap­ports entre la langue et la pen­sée en terme d’ori­gine pre­mière. Cette apo­rie assu­mée, expli­ci­tée, est en soi du plus haut intérêt…

    bref, je ne puis que vous invi­tez à vous plon­ger dans la lec­ture de cet ouvrage, y pui­ser toutes ces perles de réflexion liber­taire et sur­tout ne pas vous en tenir aux seules élu­cu­bra­tions d’un esprit très prompt à la fan­tai­sie du verbe et de l’i­dée. Et je remer­cie au pas­sage celui qui me l’a conseillé.

    Cha­leu­reu­se­ment.

    Réponse
  16. J-Stéphane

    Dit papa, c’est ça la crise ?

    Le monde compte de plus en plus de « philanthropes »

    {{Le monde compte un nombre record de milliardaires.

    Les mil­liar­daires de la high-tech amé­ri­caine forment tou­jours un contin­gent impor­tant par­mi les hommes les plus riches du monde. Les Fran­çais Liliane Bet­ten­court et Ber­nard Arnault figurent tou­jours dans les dix pre­miers mondiaux

    Selon le clas­se­ment du maga­zine amé­ri­cain Forbes , le monde n’a jamais comp­té autant de mil­liar­daires : ils sont 1426 cette année, 200 de plus que l’an der­nier. Un record abso­lu depuis trente ans. Tous ensemble, ces ultra­riches – dont 138 femmes – pèsent cette année 5400 mil­liards de dol­lars (contre 4600 mil­liards l’an der­nier). Les quatre pays qui comptent le plus de mil­liar­daires sont les États-Unis (442), la Chine (122), la Rus­sie (110) et l’Al­le­magne (58).

    Le plus jeune s’ap­pelle Dus­tin Mos­ko­vitz (28 ans) à la tête d’une for­tune de 3,8 mil­liards. Il était l’un des cofon­da­teurs de Face­book avec Mark Zucker­berg. Le plus âgé est David Rocke­fel­ler, 97 ans, qui dis­pose de 2,7 mil­liards. Le plus grand per­dant est cette année le Bré­si­lien Eike Batis­ta (éner­gie, mines), qui a per­du 19,4 mil­liards, rétro­gra­dant de la 7e à la 100e place. Il a per­du, sou­ligne Forbes, plus de 2 mil­lions de dol­lars par heure…

    Pour la qua­trième année consé­cu­tive, le roi mexi­cain des télé­com­mu­ni­ca­tions Car­los Slim conserve sa pre­mière place avec une for­tune de 73 mil­liards de dol­lars, sui­vi de l’A­mé­ri­cain Bill Gates (67 mil­liards de dol­lars) et de l’Es­pa­gnol Aman­cio Orte­ga, pro­prié­taire de l’en­seigne de prêt-à-por­ter Zara et d’une for­tune de 57 mil­liards de dol­lars, en hausse de 20 mil­liards. Du coup, l’homme d’af­faires amé­ri­cain War­ren Buf­fett est éjec­té du podium et se retrouve à la 4e place (53,5 mil­liards de dol­lars, en hausse de 10 milliards).

    Côté fran­çais, avec une for­tune de 30 mil­liards de dol­lars (+ 6 mil­liards sur un an), Liliane Bet­ten­court occupe la 9e place. Le patron de LVMH, Ber­nard Arnault, suit juste der­rière en 10e posi­tion (-6 places) avec une for­tune de 29 mil­liards de dollars.
    Contin­gent impor­tant des mil­liar­daires de la high-tech

    Les mil­liar­daires de la high-tech amé­ri­caine forment tou­jours un contin­gent impor­tant par­mi les hommes les plus riches du monde. Deuxième du clas­se­ment, Bill Gates creuse néan­moins l’é­cart avec le fon­da­teur du groupe de logi­ciels Oracle, Lar­ry Elli­son, qui affiche 43 mil­liards de dol­lars d’a­voirs per­son­nels et pointe ain­si en 5e posi­tion sur la liste de Forbes. Le troi­sième mil­liar­daire de la high-tech est le patron du dis­tri­bu­teur en ligne Ama­zon, Jeff Bezos, avec 25,2 mil­liards de dol­lars (19e rang ). Il est sui­vi par le direc­teur géné­ral de Google, Lar­ry Page, et l’un des cofon­da­teurs du géant de l’in­ter­net, Ser­gei Brin, avec res­pec­ti­ve­ment 23 et 22,8 mil­liards de dol­lars. Michael Dell est, avec 15,3 mil­liards de dol­lars, le 6e homme le plus riche du sec­teur tech­no­lo­gique, mal­gré les dif­fi­cul­tés de son groupe infor­ma­tique, Dell, qu’il s’ap­prête à rache­ter avec l’aide du fonds Sil­ver Lake.

    Viennent ensuite le direc­teur géné­ral de Micro­soft, Steve Ball­mer (15,2 mil­liards), et l’autre cofon­da­teur du groupe, Paul Allen (15 mil­liards). Le PDG-fon­da­teur de Face­book, Mark Zucker­berg, est 9e du sec­teur avec 13,3 mil­liards. Sa for­tune est l’une de celles qui a le plus fluc­tué ces der­niers mois, au gré de l’é­vo­lu­tion du cours de Bourse du réseau social : elle attei­gnait encore 17,5 mil­liards de dol­lars il y a un an, et était tom­bée en cours d’an­née jus­qu’à 9,4 mil­liards quand l’ac­tion a tou­ché son plus bas durant l’été.

    Pre­mier mil­liar­daire du sec­teur tech­no­lo­gique à ne pas être amé­ri­cain, l’In­dien Azim Prem­ji, qui a bâti un empire à par­tir d’une entre­prise d’huile de cui­sine, est aujourd’­hui patron du groupe infor­ma­tique Wipro. Forbes estime à 11,2 mil­liards de dol­lars la for­tune de M. Prem­ji, qui a annon­cé le mois der­nier une dona­tion de 2,3 mil­liards à une orga­ni­sa­tion œuvrant dans l’é­du­ca­tion. En 11e posi­tion sur la liste des mil­liar­daires de la high-tech vient la famille de Lau­rene Powell Jobs, la veuve du cofon­da­teur d’Apple Steve Jobs (10,7 mil­liards). Viennent ensuite Has­so Platt­ner, un des fon­da­teurs du groupe alle­mand de logi­ciels SAP (8,9 mil­liards), Pierre Omi­dyar, fon­da­teur du groupe de dis­tri­bu­tion en ligne eBay (8,7 mil­liards) et Eric Schmidt, pré­sident du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de Google (8,2 milliards).

    Source : Le Figaro}}

    Réponse
  17. zora

    ces gens-là ne sont pas des gre­nouilles de béni­tier, mais au moins fabriquent et vendent des choses qu’un large public sollicite…

    y en a d’autres, qui pra­tiquent le droit de cuis­sage et dont per­sonne ne connait la fortune…

    à part cela, voi­ci un excellent travail :
    la mon­naie expli­quée clai­re­ment en 1 heure !

    http://osonsallais.wordpress.com/2013/01/29/video-creation-monetaire-100‑m/

    Réponse
  18. J-Stéphane

    Celui qui ne connait l’amour des autres ne peut qu’être pauvre.

    Réponse
  19. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Après avoir écou­té la confé­rence de Marion Sigaut à Nantes le 16/02/13, il me semble qu’il serait inté­res­sant que Marion ou Étienne écrive un petit livre qui raconte les rôles de la police et son évo­lu­tion dans le temps.

    Ce livre pour­ra cer­tai­ne­ment faire du bien à l’ins­ti­tu­tion de police et à ses éléments.

    Il est de notre devoir de ne pas aban­don­ner les siens, et de faire en sorte que chaque poli­cier n’ou­blie pas de quel monde il fait par­tie une fois son uni­forme lais­sé au vestiaire.

    Ce livre pour­rait avoir son effet le jour J, entre crosses en l’air ou pas …

    Réponse
  20. EFFAB

    J’ai décou­vert Marion SIGAUT avec cette vidéo-confé­rence : quel­qu’un de très atta­chant et de très per­ti­nent ! Ces 7 années com­prises entre 1763 et 1770 éclairent d’un autre jour notre his­toire et notre éco­no­mie, ou c’est moi sur­tout qui en apprends tous les jours et ne m’i­ma­gi­nais pas toute cette flop­pée de com­plots il y a un an !

    Oui, pas mal cette idée de tra­vail sur la police, ce tra­vail péda­do­gique et cette prise de conscience si utiles pour cet effet escomp­té et cette action à mener. Petite ques­tion hors-sujet qui me passe par la tête : sait-on com­bien ou, du moins, peut-on se faire une idée de de com­bien d’in­ter­nautes s’in­té­ressent ou poussent la curio­si­té à lire ce blog ? Peut-on lier ce chiffre avec celui du compteur ?…

    Alain SORAL avait fait allu­sion en février, dans son ren­dez-vous men­suel, de ces forces de l’ordre ou de sécu­ri­té qui avaient des sym­pa­thies avec son dis­cours, en dépit de leurs réserves pro­fes­sion­nelles… d’où cette idée, le moment venu, de comp­ter sur tous ces sym­pa­thi­sants, ces gen­tils virus actifs et agissants.

    A pro­pos d’A­lain SORAL, voir la suite de cette confé­rence où il inter­vient, égal à lui-même et maî­tri­sant si par­fai­te­ment son sujet !… et j’i­ma­gine quelque confé­rence au som­met… ces maîtres pen­sants du Renou­veau et de ce pro­jet socié­tal et démo­cra­tique en commun.


    Alain Soral / Marion Sigaut : « Com­prendre les… par ERTV

    Réponse
  21. Vincent

    Ne trou­vez-vous pas incroya­ble­ment sti­mu­lant cette ques­tion de la qua­dra­ture du cercle de Rous­seau ? Cette impasse du Légis­la­teur contre laquelle bute le Contrat social ? Comme s’il man­quait à Rous­seau la clef, la petite idée qui per­met de conci­lier la volon­té géné­rale et la volon­té de tous sans refaire du Pla­ton. Ça me fait pen­ser à cette confi­dence de Guille­min dans cet entre­tien tar­dif et si précieux : 

    Je me per­mets de citer un pas­sage, le jour­na­liste l’in­ter­roge à pro­pos de mai 68.

    « Face à la contes­ta­tion de la jeu­nesse, on peut en par­ler peut-être pen­dant une minute, vous ensei­gnez à l’u­ni­ver­si­té de Genève si je ne me trompe, com­ment vous situez-vous face à ce qu’on appelle la contestation ? »

    HG : « Il y a des tas de choses confuses là-dedans. Je crois que la plu­part des gens qui rous­pé­taient ne savaient même pas ce qu’il vou­laient mettre à la place. Ils étaient contre sans être pour. Il n’y a pas moyen d’ar­ri­ver chez eux – enfin chez ces fameux gau­chistes – à trou­ver comme un déno­mi­na­teur com­mun. Ce sont des gens qui disent on ne peut pas vivre dans cette socié­té qui ne nous offre rien, enfin qui ne nous offre pas un idéal, rien pour quoi nous puis­sions vibrer, enfin nous élan­cer. Alors je com­prends très bien ce qu’il y avait de noble en eux, en disant mais enfin c’est pas vivable cette vie qu’on nous pro­pose ! Mais enfin ce qu’il y a de dra­ma­tique c’est qu’ils ne savent pas quoi mettre à la place. Bien enten­du que je suis avec eux mais en me disant moi-même, je ne sau­rais pas où les conduire, je suis avec eux néga­ti­ve­ment et en me disant qu’est-ce qu’il faut faire de mieux… je ne le sais pas trop. Tech­ni­que­ment, hein, tech­ni­que­ment, je ne le sais pas trop. »

    Eh bien mes amis, je crois bien que le père Chouard l’a dégo­té du fonds des âges cette fameuse idée pra­tique, cette amphore oubliée qu’est le tirage au sort, comme un détail qui toute leur vie a échap­pé à Rous­seau, Guille­min et tant d’autres grands témoins.

    Réponse
  22. Ana Sailland

    un point de vue :

    On est « contre » pour des rai­sons émo­tion­nelles, de souf­france per­son­nelle ou d’empathie pour ceux qui souffrent.
    Le fait d’être « contre » ( « contre le sys­tème » ) est une consé­quence des cir­cons­tances exté­rieures à l’être, qui n’a pas besoin d’a­na­lyse pour ressentir.
    Le fait d’être « contre » est indi­vi­duel avant tout mais peut néan­moins induire un agré­gat d’in­di­vi­dus, qui cepen­dant ne sont pas fédé­rés par une théo­rie : ils sont fédé­rés par une colère com­mune, ou une indignation.

    A l’op­po­sé, le fait d’être « pour » néces­site l’é­la­bo­ra­tion d’un sou­hait, donc néces­site une réflexion et une ana­lyse, théo­riques, qui ne sont pas indi­vi­duelles mais consé­cu­tives à un par­tage d’i­dée, à une déli­bé­ra­tion (ou à des publi­ca­tions issues de « maîtres penseurs »).
    S’il y a un agré­gat d’in­di­vi­dus « pour », il s’o­père der­rière un pro­jet et non pas der­rière une simple indignation.

    On peut très bien être à la fois « contre » et « pour », c’est à dire contre le sys­tème suite à un res­sen­ti, et pour une solu­tion ou un pack de solutions.

    Je pense même qu’un enga­ge­ment n’est sain que s’il est les deux à la fois, le pro­jet étant le remède à l’indignation.

    On peut être « contre » sans hési­ta­tion (avoir tenu dans ses bras un enfant affa­mé, par exemple, ou avoir été sen­sible à une image média­ti­sée par­ti­cu­liè­re­ment atroce, conduit à cela), mais on peut être « pour » avec hési­ta­tion, tant le remède miracle est dif­fi­cile à conce­voir, ou bien parce qu’on sent confu­sé­ment que les solu­tions pro­po­sées par autrui, ou un groupe, ou un par­ti, sont piégeuses.

    Pour finir :

    Le sys­tème repré­sen­ta­tif, cou­plé à l’empire média­tique, inhibe for­te­ment le débat et la déli­bé­ra­tion au sein du peuple, et n’en offre que des ersatz dif­fu­sés sur les ondes, réser­vés à des pro­fes­sion­nels et inter­dits au grand nombre.
    Dans ces condi­tions, l’é­mer­gence d’un pro­jet solide issu du peuple est dif­fi­cile, et rare.
    Il est donc tout à fait natu­rel qu’une majo­ri­té de citoyens soient dans le camp des « contre » sans être dans le camp des « pour ».
    Et cela n’est pas dû à une quel­conque fai­blesse men­tale des gau­chistes, puis­qu’il était ques­tion d’eux : c’est le sys­tème représentatif/médiatique qui induit cela, comme expli­qué plus haut. Impo­sant la pas­si­vi­té, il bloque l’i­ma­gi­naire qui seul peut sécré­ter des remèdes fédérateurs.

    Réponse
  23. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Depuis hier soir je ren­contre des dif­fi­cul­tés pour accé­der à ce blog, le pro­blème a‑t-il été iden­ti­fié, et y a‑t-il un blog B au cas où ?

    Réponse
  24. Vincent

    Cas d’é­cole concer­nant la noci­vi­té démo­cra­tique des par­tis poli­tiques. C’est quelque chose que tout le monde ici connaît mais ten­tons d’en démont®er la mécanique.

    Voi­ci une « note » interne du PS concer­nant le droit de vote des étrangers : 
    http://​bit​.ly/​Y​b​5​0Bq

    1) Le mail accom­pa­gnant la dif­fu­sion de cette note pré­cise : « Cette note a voca­tion à don­ner aux cama­rades des élé­ments de réponse aux inter­ro­ga­tions aux­quelles peuvent faire face les mili­tants sur le ter­rain. » Il ne s’a­git donc pas de don­ner à réflé­chir mais bien de don­ner des réponses toute faites. Le contexte de cette pro­pa­gande est le « ter­rain ». Pas de débat public, donc, mais une bataille ran­gée, des camps oppo­sés et des « argu­ments » en guise de munitions.

    2) À la lec­ture de la note, on com­prend bien le pro­blème posé au PS, bien qu’il ne soit qu’in­di­rec­te­ment indi­qué sous la forme d’une réponse à une attaque de l’UMP. Il s’a­git de faire pas­ser la loi avant les muni­ci­pales pour en tirer les béné­fices élec­to­raux. La réponse socia­liste (p.5) est à cet égard un remar­quable exemple de casuis­tique. À l’ac­cu­sa­tion : vous vou­lez abso­lu­ment faire pas­ser cette loi AVANT les muni­ci­pales pour en pro­fi­ter, ils répondent : c’est tout l’in­verse, c’est une loi anti-com­mu­nau­ta­risme. Ça s’ap­pelle bot­ter en touche. L’ar­gu­ment de l’UMP se tient par­fai­te­ment, mais le PS ne peut se per­mettre de lever le doute en pro­po­sant de faire pas­ser la loi juste APRÈS les muni­ci­pales (on n’est plus à quelques mois près…). Ceci illustre bien la logique des par­tis qui pri­vi­lé­gie­ront tou­jours la défense de leurs inté­rêts élec­to­raux (c’est-à-dire d’ob­ten­tion du pou­voir ou sa conser­va­tion) à la défense de sa ligne idéologique.

    3) La cita­tion de Nico­las Sar­ko­zy (p.5) est une autre illus­tra­tion de cette idée. À titre per­son­nel, « intel­lec­tuel », il est en faveur de cette loi, mais au regard des inté­rêts élec­to­raux de son par­ti, il ne peut qu’être contre. La logique des par­tis non seule­ment empêche sévè­re­ment la logique consen­suelle et récon­ci­lia­trice mais, en outre, uti­lise les rares ten­ta­tives de pen­sée non-par­ti­sane comme argu­ment de discrédit.

    4) Enfin, cerise sur le gateau, l’a­veu fla­grant de l’in­com­pa­ti­bi­li­té entre logique de par­tis et démo­cra­tie à pro­pos de la voie réfé­ren­daire (p.3).
    Le réfé­ren­dum est pros­crit d’a­bord parce qu’il brouille la com­mu­ni­ca­tion gou­ver­ne­men­tale, ensuite parce qu’il per­met à tous de s’ex­pri­mer et enfin parce qu’on ne peut en maî­tri­ser l’issue.

    Lire, en com­plé­ment, le texte impla­cable de Simone Weil sur la sup­pres­sion des par­tis poli­tiques mis en ligne sur ce site :

    http://​etienne​.chouard​.free​.fr/​E​u​r​o​p​e​/​S​i​m​o​n​e​_​W​e​i​l​_​N​o​t​e​_​s​u​r​_​l​a​_​s​u​p​p​r​e​s​s​i​o​n​_​g​e​n​e​r​a​l​e​_​d​e​s​_​p​a​r​t​i​s​_​p​o​l​i​t​i​q​u​e​s​.​pdf

    « Les par­tis parlent, il est vrai, d’é­du­ca­tion à l’é­gard de ceux qui sont venus à eux, sym­pa­thi­sants, jeunes, nou­veaux adhé­rents. Ce mot est un men­songe. Il s’a­git d’un dres­sage pour pré­pa­rer l’emprise bien plus rigou­reuse exer­cée par le par­ti sur la pen­sée de ses membres.

    Sup­po­sons un membre d’un par­ti — dépu­té, can­di­dat à la dépu­ta­tion, ou sim­ple­ment mili­tant — qui prenne en public l’en­ga­ge­ment que voi­ci : « Toutes les fois que j’exa­mi­ne­rai n’im­porte quel pro­blème poli­tique ou social, je m’en­gage à oublier abso­lu­ment le fait que je suis membre de tel groupe, et à me pré­oc­cu­per exclu­si­ve­ment de dis­cer­ner le bien public et la justice. »

    Ce lan­gage serait très mal accueilli. Les siens et même beau­coup d’autres l’ac­cu­se­raient de tra­hi­son. Les moins hos­tiles diraient : « Pour­quoi alors a‑t-il adhé­ré à un par­ti ?» — avouant ain­si naï­ve­ment qu’en entrant dans un par­ti on renonce à cher­cher uni­que­ment le bien public et la jus­tice. Cet homme serait exclu de son par­ti, ou au moins en per­drait l’in­ves­ti­ture ; il ne serait cer­tai­ne­ment pas élu. »

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  25. EFFAB

    J’ai enfin vision­né ma pre­mière vidéo d’Hen­ri GUILLEMIN, ce Hen­ri Guille­min intime de 1971… mer­ci VINCENT ! mer­ci ETIENNE ! mais depuis ces quelques semaines, je n’a­vais pas encore pris le temps de décou­vrir ce grand his­to­rien, un de ces maîtres pen­seurs de la Véri­té et du Renouveau.

    En même temps que ce renou­veau prin­ta­nier et ce pota­ger de notre fan­tai­sie, je prends peu à peu la mesure des choses en même temps que cette empa­thie et ces syner­gies intel­lec­tuelles… j’ai­me­rais rebon­dir pour un oui, pour un non, pour un rien_et libé­rer la puis­sance de mon verbe jus­ti­cier et légi­time mais je sais bien qu’on n’est jamais plus puis­sant que dans cette rete­nue et cette humi­li­té, ce par­tage et cette écoute, cette exi­gence démo­cra­tique pas si aisée à appré­hen­der quand on confond encore, ou ce vir­tuel exis­ten­tiel, ce rêve et cet idéal en nous et la vie et la réa­li­té, ce prag­ma­tisme comme ces obligations.

    Hen­ri GUILLEMIN, Jean-Jacques ROUSSEAU, Etienne CHOUARD… cet huma­nisme, cette inté­gri­té, cette jus­tesse en tout cas cette hon­nê­te­té, cette sim­pli­ci­té, cette légi­ti­mi­té… à des années et des années lumière de l’ac­tua­li­té et de cette dés­in­for­ma­tion inces­sante, ces pré­ten­tions au quo­ti­dien et toute cette incon­sé­quence intersidérale !…

    Réponse
  26. aneducare

    Cet Alain Soral est bigre­ment com​plexe​.Il m’é­nerve par­fois mais je lui recon­nais aus­si beau­coup de qua­li­tés. Son goût du concret mêlé à une âpre exi­gence de culture poly­pho­nique bien rare de nos jours et vivante de sur­croît, c’est assez décoif­fant et ça fouette le sang.

    Réponse
  27. EFFAB

    Quoi qu’il en soit et quoi qu’on en pense, un de ces maîtres-pen­seurs liber­taires et enga­gés actuels !… A quand une confé­rence SORAL-CHOUARD ?!… non, je plai­sante, j’i­ma­gine davan­tage une confé­rence du type de celle des Coli­bris du 30 jan­vier et qui réuni­rait les grosses poin­tures de mou­ve­ment alter­na­tifs, pour la ren­trée pro­chaine ? suf­fi­sam­ment de temps pour bien pré­pa­rer ça, un évé­ne­ment d’en­ver­gure et cette attente, cette publi­ci­té autour pour mar­quer le coup, les consciences, l’o­pi­nion, une confé­rence où l’on pour­rait mêler cette actua­li­té alter­na­tive et tous ces tra­vaux en cours avec quelque décla­ra­tion d’in­ten­tion… sym­bo­lique voir plus solennelle.

    Une confé­rence peut-être pré­cé­dée d’une pre­mière réunion ou ate­lier d’é­change et de tra­vail quelques semaines plus tôt entre les dif­fé­rents inter­ve­nants, afin de se ren­con­trer, faire plus ample connais­sance pour ceux qui ne se connaî­traient guère, pré­pa­rer sur­tout la confé­rence à venir afin de mieux opti­mi­ser le débat et cette orien­ta­tion com­mune, enfin, quelque chose comme ça.

    Le livre d’E­tienne serait peut-être pré­sen­té là de façon offi­cielle, ce guide ou cette bible du com­bat démo­cra­tique, enfin, qccc, et la pré­sen­ta­tion d’un col­lec­tif et groupe de tra­vail à même d’in­ter­ve­nir sur tous les sujets et regrou­pant par syner­gie inter­ac­tive toutes les don­nées et pro­cé­dures souhaitables.

    Hen­ri Guille­min : ma convic­tion profonde

    http://www.rts.ch/archives/radio/culture/ma-conviction-profonde/3643822-conviction-profonde-21–10-1962.html

    Réponse
  28. aneducare

    Si je peux me per­mettre Effab, l’i­do­lâ­trie est un vrai can­cer, pour la per­sonne ou le mou­ve­ment que vous ido­lâ­trez, pour vous-même et sur­tout pour le pro­ces­sus qui se cherche, or, tout n’est que pro­ces­sus comme nous le rap­pelle Héra­clite. Et si le pro­ces­sus est déjà malade à peine né, ça augure mal de l’à venir, non ?

    Réponse
  29. EFFAB

    Je vous ras­sure, ANEDUCARE, ido­lâ­trie est bien un de ces termes qui ne me cor­res­pond en rien… disons que je me veux enthou­siasme par convic­tion ou posi­ti­visme, et res­pec­tueux d’au­trui, qui plus est, ces maîtres pen­seurs qui ont au moins ce mérite et ce talent d’a­voir tant inves­ti de leur temps et de leur volon­té dans ce tra­vail et cette recherche.

    Rap­pe­lez-moi quelle est la pen­sée ou la démarche d’Hé­ra­clite, je ne suis pas si savant en lettres et his­toire antiques_et tout court, je dois dire, en véri­té. Tout n’est que pro­ces­sus… vous vou­lez dire par-là que rien n’est jamais vrai­ment acquis sinon ce mou­ve­ment inces­sant de la vie comme de toutes choses ? Jus­te­ment, dans ce pro­ces­sus de la vie et de la mort, tout est déjà scel­lé depuis l’o­ri­gine (départ), certes, le terme inugaure mal de cette vie à vivre – sic !

    Sinon, pour en reve­nir à notre sujet et toute ido­lâ­trie mise à part, en quoi ce pro­ces­sus démo­cra­tique est-il déjà malade à peine né ? Je vous rap­pelle que ces maîtres pen­seurs, pour les nom­mer ain­si ou de tout autre manière, sont tout aus­si néces­saires et impor­tants que l’en­semble des citoyens et gen­tils virus : il n’y a là aucun éli­tisme qui soit, ce sont juste là des com­pé­tences par­mi tant d’autres, l’i­dée et le verbe pré­cé­dant le mot et l’ac­tion, ni plus ni moins.

    A vous lire

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  30. aneducare

    C’est s’il est pla­cé dans l’i­do­lâ­trie qu’il est déjà malade le pro­ces­sus démo­cra­tique, s’il est coin­cé dans un car­can, en disant il est ceci, il est cela, alors il est asphyxié le pro­ces­sus, et le pro­ces­sus dans cette idée même qu’il est un entrain, entrain de se faire, n’est réduc­tible à aucun mot, aucune per­sonne, il est gui­dé par une étoile, l’é­toile polaire à mon sens du je qui n’an­nule pas le nous com­mu­nau­taire et du nous com­mu­nau­taire qui n’an­nule pas le je.

    Bref, quelque chose de dyna­mique et non pas de sta­tique comme peut l’être, ça doit être ci ou ça doit être ça.

    Etienne ou n’im­porte quel autre ne doivent pas être ido­lâ­trés, ce ne sont pas des idoles, ce sont des pas­seurs, rien que des pas­seurs,comme vous, comme moi, mais déjà des passeurs.

    Mais tout le monde passe des mes­sages, même en n’en pas­sant pas, c’est comme la com­mu­ni­ca­tion, ne pas com­mu­ni­quer c’est déjà com­mu­ni­quer quelque chose, donc tout dépend du mes­sage qu’on fait pas­ser, mais tout est mes­sage même et sur­tout le silence.

    L’hu­mi­li­té est néces­saire, l’his­toire doit assu­rer nos pas, or l’his­toire nous in-forme que figer nos espoirs dans un voi­là, c’est mortifère.

    Si ce n’est pas clair, je déve­lop­pe­rai davan­tage ce soir.

    Réponse
  31. aneducare

    Et cette his­toire de « gen­tils virus » hon­nê­te­ment, je trouve ça, très très bêbéte, y’a pas de bons ou de méchants virus, sor­tons de ces ornières plates svp, nous avons besoin de sor­tir des fausses alter­na­tives que diable, il y a un faire à faire c’est tout, et ce faire à faire décoiffe, dépasse, cet oscil­le­ment du gen­til et méchant qui nous réduit à la linéa­ri­té de l’ho­ri­zon­ta­li­té bou­chée, dans laquelle nous sommes enferrés.

    Il faut dépas­ser cette fausse alter­na­tive construiTe par ce sys­tème, il faut sor­tir de cette dua­li­té malade et con-struire ( éta­blir ensemble) une méta-alternative.

    Réponse
  32. EFFAB

    Bon­jour ANEDUCARE,

    Il n’est pas là ques­tion d’idole, du moins en ce qui me concerne et quel que soit cet atta­che­ment intel­lec­tuel et humain que je porte désor­mais à EIENNE, comme à d’autres : ma com­pagne, mon frère, mes parents, Jean-Jacques ROUSSEAU, Michel ONFRAY, Robert MUSIL, de ces amis dont je n’ai plus aucune nou­velles aujourd’­hui, Andreï TARKOVSKI et tant d’autres cinéastes qui m’ont mar­qué ou que je ne connais tou­jours pas, Hen­ri GUILLEMIN main­te­nant… tout ça pour dire qu’il y a des conni­vences en ce monde, de ces pas­sions, aus­si sin­cères et aus­si puis­santes soient-elles, qui n’ont cepen­dant rien à voir avec quelque forme d’i­do­lâ­trie ni autres notions néga­tives que ce soit. Et il n’est jamais plus dif­fi­cile de faire entendre et de par­ta­ger ses convic­tions avec quel­qu’un qui nous est très proche… cela ma tou­jours éton­né ce sen­ti­ment très fort de la fatrie, au besoin, quand cette même fatrie peut être capable de quelque débor­de­ment, voire du pire, en son sein même. La nature humaine est com­plexe mais c’est jus­te­ment de cela dont il s’a­git : la pas­sion à tout crin et ces/ses ornières_ou ce recul éclai­ré, ce mini­mum de conscience, voire cette matu­ri­té intel­lec­tuelle, cette expé­rience de la vie et cette juste appré­hen­sion de ce qui se fait de ce qui ne se fait pas. Passons.

    Oui, ces Gen­tils virus peuvent paraître un peu bébêtes et bien trop paci­fiques pour cet enjeu déme­su­ré de recons­truire le monde, je suis en par­tie d’ac­cord… il n’empêche, l’i­dée est belle et sen­sée : agir avec ses moyens, sans trop faire de vagues et conta­mi­ner bien­tôt tout l’en­semble… bien­tôt ou peu à peu ou peut-être ou… on est en droit de se poser des ques­tions vu cet équi­libre sur lequel vague cette élite diri­geante, conte­nir la masse des citoyens dans ce sub­til rap­port d’in­jus­tices et de sécu­ri­té (pseu­do liber­té et satis­fac­tion exis­ten­tielle d’un cer­tain nombre)…

    De deux choses l’une : soit les Gen­tils virus vont leur petit che­min sans véri­table avan­cée, et en ce cas, sta­tu quo, soit la viri­ma­nia fait des petits et/ou se fait plus radi­cale et plus puis­sante, en ce cas, com­ment réagit la camp adverse ? et quelles sont ses options. Croyez bien qu’en bon stra­tège et poli­tique que je suis, je serais d’un prag­ma­tisme et d’une effi­ca­ci­té redou­table, cet enjeu de ma propre sur­vie oli­gar­chique et, en ce cas, la fin qui jus­ti­fie à tout crin les moyens !

    Croyez bien qu’a­près le 11⁄9 et tout ce qu’on nous pond à notre insu sur l’Eu­rope, cette élite au som­met n’au­ra aucun mal à sta­tuer sur la liber­té* d’ex­pres­sion sur le Net et cher­cher des poux à de pré­ten­dus et pré­su­més ter­ro­ristes liber­taires et conspirationnistes !

    La Sta­tue de la Liber­té bien-pen­sante et sacri­lège, ce Goliath moderne, et ces Gen­tils virus, petits David en deve­nir, mais voi­là, ce que l’on sait déjà, ce qui est au vu de tous, cette trans­pa­rence et cette légi­ti­mi­té, ce por­teur de la flamme et cette garantie_ou ce Che­val de Troie autre­ment plus radi­cal et plus confi­den­tiel, cette action et ce com­bat qui méri­te­raient autre­ment plus de réserve et de rigueur ?!…

    Bref, EFFAB peut-il par­ler de tout et de rien, et croyez-moi, il en est capable ! ou y‑a-t-il des choses dont il vaui mieux ici évi­ter de par­ler, non pour faire injure et déni à cette Trans­pa­rence mais bien parce qu’il y a va là de Sa propre sécu­ri­té : le tout-démo­cra­tique ne pou­vant exis­ter et s’as­su­mer de plein droit tant que ce rap­port de force du Talion et ces Lois impies gou­ver­ne­ront le Monde et les citoyens.

    A vous lire

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  33. aneducare

    Gros­so modo, et de ce que j’en ai com­pris. Héra­clite dit que tout est pro­ces­sus, que la réa­li­té est le non-être, que les mots coa­gulent en quelque chose, la fluence de l’en­train d’être de l’essence.Je ne sais pas où mettre les guille­mets car ce n’est pas mot à mot ce qu’il dit mais l’es­prit de ce qu’il dit est là, je crois, qu’on n’hé­site pas à me reprendre bien sûr.

    Ce que j’en com­prends et qui me semble juste, c’est que certes, il y a la néces­si­té de for­ma­li­ser a mini­ma tout pro­jet, dif­fi­cile de faire autre­ment, mais qu’il ne faut pas se lais­ser enfer-més dans cette forme, au risque de ne plus se lais­ser ren­con­trer par la dyna­mique vitale qui va son che­min, car alors cette pré-for­ma­tion for­ma­li­sée risque très vite de tom­ber dans le pré-for­ma­tage qui divorce alors du pré­sent car il a été for­ma­li­sé dans un temps qui est déjà le pas­sé au moment où il s’exprime.

    Réponse
  34. EFFAB

    Mer­ci, ANEDUCARE, pour ces pré­ci­sions et si j’ai bien com­pris, un pro­ces­sus est quelque chose en train de se faire, donc ce défi­ni, ce qu’il faut bien réa­li­ser, concré­ti­ser, mais ce vaste champ – tout en même temps – de pos­si­bi­li­tés, car chaque seconde, chaque pen­sée, chaque action et nou­veau mou­ve­ment vont entraî­ner quelque chose de nou­veau, dans cette même idée ou objec­tif de départ, comme toutes ces direc­tions, déviances, alter­na­tives et autres déra­pages possibles.

    la fluence de l’en­train de l’es­sence… cos­taud cette phrase que je n’ai pas tout de suite com­pris, ce terme de ‘fluence’ qui ne m’é­tait pas trop fami­lier. Par contre, je connais mieux celui d’en­train que je mets par­fois en appli­ca­tion mais dont le sens m’é­tait ici sor­ti de l’es­prit face à la ardiesse de cette phrase… et voi­ci ce que je trouve su le Net, en allant véri­fier : Mais, vont dire nos modernes Fabius, nos pour­ris diplo­ma­tiques, il fal­lait avant tout gagner du temps, faire tom­ber l’en­train popu­laire, et, « lais­ser cuire la révo­lu­tion dans son jus ». — (Émile Morice, La Grèce, telle que l’ont faite les Phil­hel­lènes et les Pro­to­coles, dans Révé­la­tions et pam­phlets, 1834)… j’ai cru au tout début qu’il s’a­gis­sait là du Fabius actuel, je n’a­vais pas vu la date…

    Oui, entiè­re­ment d’ac­cord, ANEDUCARE, évi­ter ce for­ma­tage… c’est comme pour le ciné­ma, faire un film, vaste pro­jet ou il y a tant de para­mètres à prendre en cause, un pro­jet éco­no­mique autant que ce sce­na­rio et ce scripte béton pour abor­der le tour­nage l’es­prit tran­quille et paré à toute éven­tua­li­té, et là seule­ment, on pour­ra se per­mettre des modi­fi­ca­tions voir car­ré­ment lais­ser de côté la trame initiale_car ces chan­ge­ments impré­vus sinon néces­saires… bref et pour vous rejoindre, un pro­jet bien pen­sé, bien pré­pa­ré mais cette ouver­ture à les impré­vus, à tous les chan­ge­ments… mais a‑t-on vrai­ment choi­si un titre pour ce pro­jet com­mun ? car rien n’est plus impor­tant de syn­thé­ti­ser en un mini­mum de mots mais dans cette lar­gesse de sens une idée et un pro­jet ?… ou si cela m’a échap­pé, ce qui est bien pos­sible, si quel­qu’un veut bien me le rap­pe­ler ou, sinon, si cela n’est déjà fait, à y réflé­chir sérieu­se­ment… ou peut-être que non, cetts dis­cré­tion pré-Consti­tuante… plu­tôt com­pli­qué tout ça ! lol

    Réponse
  35. aneducare

    La fluence de l’en­train d’être de l’es­sence Effab, vous aviez oublié l’être de l’es­sence, bigre !

    Com­ment elle se mani­fes­te­rait alors cette essence si elle n’é­tait qu’es­sence, je vous taquine bien sûr.

    Il lui faut un sub­strat à cette essence, une essence sans corps est éva­nes­cente, un corps sans essence est comme une coquille vide.

    Il lui faut de la terre à cette essence, pour qu’il se passe quelque chose en « vrai » comme disent les enfants et pas seule­ment dans le monde des idées, il faut que le ciel, l’es­sence, c’est allé­go­rique bien sûr, ren­contre, épouse la terre, et ça donne un petit, la réa­li­té du vécu que l’on voit, que l’on touche, que l’on sent etc, si peu qu’on ait pas les sens atrophiés.

    La fluence est un très beau terme je trouve, il ren­voie au flux je crois, au mou­ve­ment, comme le mou­ve­ment de l’eau, et l’on sait par expé­rience qu’une eau sans mou­ve­ment perd de sa pure­té, elle crou­pit et sent mauvais.

    Réponse
  36. aneducare

    Vous dites EFFAB » mais a‑t-on vrai­ment choi­si un titre pour ce pro­jet commun ? »

    et de vous répondre oui, pour ma part, la voi­ci la syn­thèse qui gou­verne mon faire auquel je m’es­saie bien erratiquement !

    C’est le double re–spect de je, c’est à dire de l’in­di­vi­dua­li­té qui se conjugue avec le nous de la com­mu­nau­té sans qu’au­cun des deux ne s’annulent.

    On constate bien mal­heu­reu­se­ment qu’il y a des abso­lu­tismes du je ou des abso­lu­tismes du nous et aucun des deux n’est juste car il y a tou­jours un des deux termes qui est humilié.

    En revanche, avoir comme bous­sole interne cet équi­libre entre je et nous, ma foi, c’est hypo­thé­tique cet équi­libre et jamais attei­gnable pour sûr, mais cela me semble être une bonne étoile polaire pour gui­der nos pas vacillants en manque de repère.

    Réponse
  37. Catherine B

    Je n’a­vais pas encore (en-corps) écou­té Mon­sieur Guille­min, trop de demandes qui fusent de par­tout, ça me sem­blait bizarre et digne de pru­dence, mais là, ma foi,je me suis lais­sée aller à sa ren­contre en me disant pour­quoi pas, allez, je vais voir, et grand bien m’en a pris.

    Je dois dire que je suis scotchée.

    J’é­coute  » ma convic­tion pro­fonde » et je dois dire qu’­hum­ble­ment, je la fais mienne cette convic­tion pro­fonde, c’est en tous points ce que je res­sens, je ne retranche rien, je garde, tout, tout, tout.

    Je crois en effet que l’homme est une flèche.

    Et une flèche, ça va son chemin.

    Et çava vers…

    Vers, vers, la direc­tion que diable, vers une cible, c’est ça l’at­ten­tion à déve­lop­per, la cible, vers quoi nous diri­geons notre Ener­gie( en-ergès= tra­vaillant dedans)ce qui tra­vaille au-dedans de nous.

    Et une cible man­quée, c’est « quoi » ?

    C’est le péché.

    Et savez-vous à quoi ren­voie péché en hébreu ?

    ça ren­voie à man­quer la cible

    ça ren­voie à un man­que­ment de notre réa­li­sa­tion d’Homme au sens géné­rique bien sûr.

    Man­que­ment à notre réa­li­sa­tion par atta­che­ment com­pul­sif et timo­ré à nos matrices iden­ti­fi­ca­toires, qui comme toute nature d’i­den­ti­fi­ca­tion prenne le faux pour le vrai.

    On s’é­loigne alors de la vision ratio­ci­nante des auto­ri­tés clé­ri­cales qui rabaissent tout à une morale de bas étage, certes néces­saire un temps cette morale, comme l’est la néces­si­té de faire com­prendre à un enfant ce qui est bien de ce qui ne l’est pas, mais dont notre devoirdeux voirs DE REALISATION nous appelle, nous force ensuite à nous éman­ci­per pour obéir à la Loi avec une majus­cule, celle du juste équi­libre entre indi­vi­du et col­lec­ti­vi­té sans dévo­ra­tion de l’une par l’autre occur­rence, re-spect des deux ins­tances, là, est la cible, j’ai com­pris que Mon­sieur Guille­min oeu­vrait dans ce sens et c’est une bénédiction.

    Réponse
  38. Catherine B

    Et cet esprit d’é­man­ci­pa­tion, c’est jus­te­ment celui qui devrait nous pous­ser à nous éloi­gner des idoles EFFAB, car en féti­chi­sant un homme, un mou­ve­ment ou tout autre chose, nous fai­sons obs­tacle à ce que la véri­table LOI dont j’ai par­lé plus haut se répande par­mi nous.

    Réponse
  39. Catherine B

    Dans la Bha­va­ga­vad-Gita, livre de che­vet de Gand­hi, nous retrou­vons Arju­na en proie à un ter­rible conflit ( des fluences qui se ren­contrent, sou­rire, ça c’est pour EFFAB!)

    Arju­na, c’est vous, c’est moi.

    Il est sur le champ de bataille, une guerre inté­rieure, et doit com­battre, lui l’ar­cher incom­pa­rable et voi­ci qu’il se trouve four­bu sou­dai­ne­ment, désem­pa­ré et en plein dés-arroi justement.

    Dés-arroi est bien le mot, car il a per­du son arroi, son axe, ce qui le sou­tient d’ha­bi­tude et le fait aller vers son che­min, sa cible.

    Le voi­ci hési­tant, hébé­té et renon­çant à com­battre vu l’é­tat de confu­sion dans lequel il se trouve. Il ne sait plus à quoi obéir le pauvre Arju­na et en appelle à Kri­sh­na, kri­sh­na c’est un ava­tar qui est venu sous une forme humaine réta­blir un ordre mena­cé.Celui de la droi­ture, de la marche cor­recte du monde, de la Loi avec une Majus­cule, celle que nous devons ser­vir et nulle autre qu’elle.

    Et Kri­sh­na de lui répondre :  » d’où vient cette folle et hon­teuse fai­blesse ? Relève-toi » mais le pauvre Arju­na ne peut pas, il n’est plus maître dans sa mai­son et ne sait plus où est sa cible, vers quoi il doit aller ? Il est en plein con-flit de devoir, de deux voirs, il y a deux voirs en lui et auquel doit-il obéir ?

    Doit-il obéir à la loi minus­cule ou à la Loi majuscule ?

    Je vous laisse devi­ner la suite !

    Toutes les tra­di­tions nous trans­mettent tou­jours les mêmes messages.

    Ceux d’un homme en de-venir qui se doit de tra­ver­ser le conflit des deux-voirs qui sont en lui et non pas au-dehors de lui,le dehors n’é­tant que la pro­jec­tion du dedans, tra­ver­ser le conflit et non pas l’é­vi­ter comme trop sou­vent, pour gagner l’autre rive, celle qui le fait de-venir ser­vant de la LOI majus­cule et non plus maître d’une hypo­thé­tique loi, minuscule

    Ser­vir la Vie et non plus vou­loir la maî­tri­ser comme nous avons l’ou­tre­cui­dance de le croire.

    Mais cela appelle à avoir beau­coup de dis­cer­ne­ment, que nous cher­chons tous à aigui­ser à tra­vers nos épreuves qui contiennent en elles para­doxa­le­ment béné­dic­tion et malédiction.

    Au coeur de toute fai­blesse, il y a la force de la vie qui pal­pite, mais cette vision requiert force et cou­rage je crois qui manque le plus souvent.

    Ce mou­ve­ment de la tra­ver­sée est fer­mé aux lâches car il faut de l’au­dace et du courage.

    Parce que l’on sent d’a­bord en soi, en un mou­ve­ment, toute la fai­blesse et toutes les erreurs qui le consti­tue, il faut avoir de l’au­dace et du cou­rage pour­tant, oui de l’au­dace et du cou­rage d’a­voir la foi che­villée au corps mal­gré les appa­rences qui disent le contraire, y croire, y croire, y croire encore à cette convic­tion et elle fini­ra par se construire en action, pour de vrai, j’y crois, j’y crois, j’y crois.

    Réponse
  40. Ana Sailland

    Marc Aurèle avoue le même sou­ci qu’Arjuna 😉

    Réponse
  41. Catherine B

    J’con­nais pas bien Marc-Aurèle Ana, mais en tout cas, chaque jour que Dieu fait, il n’y a pas un jour où je ne pense pas à eux, aux stoïciens.

    Je m’ex­plique.

    Quand je croise quel­qu’un, quand je vis un évé­ne­ment qui m’é­nerve ou qui vou­drait que je ré-agisse parce que ceci ou parce que cela, en ver­tu d’un parce que qui est une pri­son, parce que c’est le pas­sé et pas le pré­sent qui parle, qu’est-ce que je fais ?

    Qu’est-ce que je fais ?

    Eh bien, j’es­saie de me sou­ve­nir de ce disent les stoï­ciens jus­te­ment et qui est l’ac­tion par excel­lence à mon sens en ce genre de situation.

    Et oui, qu’est-ce que je fais quand je sens que je vais ré-agir en fonc­tion de parce que, et bien, j’es­saie de pen­ser à eux, aux stoï­ciens et de me dire alors, sup­porte et abs­tiens-toi !

    Pour­quoi ?

    Parce que tout ce qui pour­rait naître d’un parce que ne serait pas for­cé­ment juste, ce ne serait qu’une ré-action par rap­port au pas­sé, à ceci ou à cela mais ne cor­res­pon­drait pas for­cé­ment à la situa­tion pré­sente, et qu’a­vant de poser un acte, qui ne soit pas ré-actif donc « à côté », de poser une pos­sible parole,de me lais­ser par­ler devrais-je plu­tôt dire, il me faut me re-cen­trer pour retrou­ver mon arroi, la Loi dont je par­lais plus haut.

    Et donc , ne plus par­ler avec mon petit moi arro­gant et pré­ten­tieux, mais me lais­ser par­ler par la LOI que je laisse par­ler en « moi », le moi est alors ser­vi­teur et de ser­vi­teur on a besoin, ser­vi­teur et non maître, bref, on change tota­le­ment de registre et c’est le sup­porte et abs­tiens-toi qui a per­mis ce chan­ge­ment de rive!!!

    Réponse
  42. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Il me semble, d’un point de vu « Dar­wi­niste » que le « parce que » est natu­rel, et que c’est le « pour­quoi » qui ne l’est pas.

    L’évolution est une suc­ces­sion de « parce que », l’évolution ne se pose pas de ques­tion elle réagit et s’a­dapte en fonc­tion du « parce que ».

    Réponse
  43. Catherine B

    Là, je parle de la pos­ture de l’homme qui a à se poser une ques­tion, sans cesse, car la nature de l’homme est d’être un « quoi » une question.

    S’il est une ques­tion l’homme, son sens à lui, en tant qu’­homme, se tient dans sa réponsela réponse c’est la chose qui a du poids, et notre réponse est pla­cée dans notre rap­port à ce qui est là, pré­sen­te­ment et non pas en ver­tu d’un pas­sé, même si le pas­sé sert de mar­quage, de trace, si je suis un homme je dois pou­voir m’en démar­quer de ce mar­quage qui a eu ses rai­sons d’être un temps, mais qui ne sont peut-être plus celles d’aujourd’hui.

    C’est ça le pro­ces­sus, l’en­train d’être de l’es­sence n’est plus celui d’hier même si cet hier me sert ou m’a ser­vi de repère.

    Qu’est-ce qu’on fait avec ce qui est là ? pré­sen­te­ment ? C’est ça la ques­tion essen­tielle à mon sens.

    ça veut dire que la liber­té, la réponse, votre réponse, la mienne, celle qui m’en­gage en tant qu’être entrain d’être, l’en­train d’être de l’es­sence comme dirait l’a­mi Héra­clite, c’est de savoir répondre, qu’est-ce que je fais avec « ça »???

    Le « ça » de « ce » qui est là ?

    Si je réponds en ver­tu d’hier, donc en fonc­tion d’hier, hier quel­qu’un m’a agres­sée, alors en ver­tu de cet hier et en ver­tu de ce que vous dites je devrais ripos­ter immé­dia­te­ment, mais est-ce si juste que cela alors ? Cet être qui m’a­gresse n’a-t-il pas rai­son, et pour le savoir ne dois-je pas essayer de me recen­trer en mon centre et ne plus réagir en fonc­tion de la péri­phé­rie de mon être qui vou­drait que je riposte immé­dia­te­ment par pur ins­tinct ose­rais-je dire sans même y mettre de ré-flexion ?

    Non, je crois qu’il faut y mettre de la flexion sur soi, se recen­trer, et donc se décon­nec­ter du réac­tion­nel, car le réac­tion­nel n’est pas une action au sens où je l’entends.

    Le réac­tion­nel est un mou­ve­ment sans conscience, sans recen­trage, l’ac­tion vraie est un mou­ve­ment en conscience, c’est toute la dif­fé­rence entre les deux, mais c’est la réponse qui seule a le poids de sa nature de réponse qui est celle d’a­voir du poids jus­te­ment.

    Réponse
  44. Ana Sailland

    Marc Aurèle dans ses mémoires (tou­vées il y a 20 ans au mar­ché aux puces …) ex pose cette ques­tion qu’il se pose : de mémoire et donc avec mes mots :

    Le des­tin, la lignée, ou d’autres ins­tru­ments du pay­sage de nos vies, nous « offrent » une place, ou une « case », à vivre, un rôle au théâtre de la vie. Arju­na est géné­ral et Marc Aurèle empe­reur ; tous deux sont char­gés de com­man­der aux armes de leur camp en vue de le faire triompher.
    Mais tous deux ont ce sen­ti­ment de ne pas avoir choi­si ni leur camp, ni leur rang.

    Marc Aurèle, au moins lui, éprouve une aver­sion pour ce rôle, qu’il va pour­tant assu­mer, jus­qu’à sa mort.
    (J’a­vais été épous­tou­flée en le lisant : on pour­rait pen­ser qu’il avait reçu un ensei­gne­ment de l’Inde. Bizarre …)

    A mon sens, la ques­tion induite concerne une liber­té fon­da­men­tale : la liber­té en soi, liber­té de choi­sir qui je suis, ver­sus la sou­mis­sion au des­tin, ou à l’é­du­ca­tion, ou à une culture, au rôle qu’  »on » veut m’assigner.

    Or, il semble qu’il soit dif­fi­cile de ras­sem­bler le cou­rage et la révolte néces­saires pour s’ar­ra­cher au jeu pro­gram­mé, et même d’en avoir le désir, ou la volonté.

    Dans la pers­pec­tive du pré­sent site, cette pro­blé­ma­tique est fon­da­men­tale, qui si on l’en­tre­voit per­met d’é­clai­rer d’un jour non usuel l’in­fa­mie autant que l’hé­roïsme, en les cor­ré­lant moins aux acteurs qu’au scé­na­riste, qui est la socié­té glo­bale et englobante.

    Le thème de la liber­té m’est cher. La récente vidéo de Marion et Alain ne l’a­borde que d’un point de vue ter­restre, dif­fé­rent de celui qui est amor­cé ici : à mon sens la liber­té est une notion poly­morphe, éta­gée sur plu­sieurs plans ; elle n’est pas que le droit de faire, ou pro­fi­ter, en res­pec­tant plus ou moins le faire et le pro­fi­ter d’au­trui, non, la liber­té, c’est aus­si beau­coup plus per­son­nel : c’est de pou­voir me choi­sir moi, en ten­tant de m’ar­ra­cher à ce qui me fait mal­gré moi et hors ma volon­té, et après avoir réflé­chi à mes valeurs, en ten­tant de ne pas engran­ger celles qu’on m’a incul­quées, mais celles qu’au tra­vers d’un type d’é­mo­tion au fris­son iden­ti­fiable (piège à l’ho­ri­zon !) je sais être « hautes ». Hors culture. Bigre …
    Les freins à cette liber­té là sont :
    inside : ma paresse, ma fatigue, le manque d’in­ten­si­té de mon atten­tion, en par­ti­cu­lier la ten­sion introspective,
    out­side : la puis­sance de la struc­ture sociale, politique,économique, cou­tu­mière, qui m’enferme.

    A mon sens la liber­té, c’est para­doxa­le­ment d’a­voir l’op­por­tu­ni­té d’obéir,
    mais d’o­béir à mon cœur.

    Donc, si j’é­tais Arju­na, je déser­te­rais hihi.
    MAIS ain­si ferais-je cou­rir un risque mor­tel aux miens êtres chers.
    Bon sang … c’est pas simple.
    Gand­hi, lui, aurait enta­mé une grève de la faim pour deman­der aux bel­li­gé­rants de se cal­mer .…… et ça marche !

    Réponse
  45. Catherine B

    Arju­na, c’est le pré­sent de mon vécu, de ton vécu Ana, c’est une allé­go­rie pour par­ler de nous.

    Arju­na ne déserte pas, au contraire il assume.

    Car quand le vin est tiré il faut le boire.

    C’est à dire que dans le pas­sé, on peut avoir fait des erreurs dans l’é­du­ca­tion des enfants par exemple, une fois qu’on s’en rend compte, c’est là le dilemme, qu’est-ce qu’on fait, on ne peut pas démis­sion­ner, déser­ter et faire comme si ça n’exis­tait pas car ça existe et c’est de là que naît le dilemme qui tiraille et qui fait qu’on ne sait plus à quelle bous­sole obéir.

    On doit alors assu­mer ses erreurs, le vin est tiré, il faut le boire, c’est ça le com­bat, ça ne sert à rien de se mor­ti­fier, et de déser­ter, le mieux c’est de réflé­chir et de voir main­te­nant com­ment avan­cer au mieux avec ce que l’on sait, grâce à cette bous­sole interne inté­rio­ri­sée par la tra­ver­sée des épreuves qui nous guide désor­mais et qui doit ser­vir notre che­mi­ne­ment et celui des autres qui nous sont proches

    Le conflit de deux voirs, il est là, c’est ça la guerre à laquelle se confronte Arju­na-Cathe­rine ou Arjuna-Ana.

    Je me rends compte par exemple, que j’ai fait des erreurs dans l’é­du­ca­tion de mes enfants. Ces erreurs je les vois, elles me crèvent les yeux, alors qu’a­vant je ne les voyais pas.

    Qu’est-ce que je fais avec ça, je démis­sionne ou j’assume ?

    Mon dés-arroi est là, à quel axe vais-je obéir ?

    A des iden­ti­fi­ca­tions fami­liales qui me feront répé­ter ces erreurs ou à la Loi majus­cule qui ne souffre d’au­cuns atta­che­ments matriciels ?

    Ques­tion ?

    Et réponse, et la réponse me revient à moi et à nulle autre, je ne peux pas déser­ter, impos­sible de me défaus­ser sur l’autre, c’est de moi dont il s’a­git.

    Qu’est-ce que je fais dans la soli­tude âpre de ma liberté ?

    Et c’est vrai pour tout ques­tion­ne­ment, tout, tout ques­tion­ne­ment socié­tal ou personnel.

    J’as­sume parce que je n’ai pas le choix, le vin est tiré et main­te­nant il faut le boire.

    Mais main­te­nant que j’ai inté­gré des petites choses qui peuvent m’ai­der dans l’axe de ma cible, ma petite bous­sole interne qui se construit petit à petit au gré des infor­ma­tions que m’offre la tra­ver­sée des épreuves que j’ai pos­si­ble­ment inté­grées, c’est plus facile, je n’oeuvre alors pas pour moi, mais pour le flux de la vie.

    Et pas sûr que Gand­hi aurait démis­sion­né. Il fait par­tie de la race des Sei­gneurs et ce chant du bien­heu­reux est le sien, n’est-il pas ? Mais toi non plus Ana, je ne te vois pas démis­sion­ner, tu sembles faire par­tie de la race du bienheureux !

    Réponse
  46. Catherine B

    Puisque l’on parle de Gand­hi, il serait inté­res­sant de se poser la ques­tion de la résis­tance passive.

    Com­ment pour­rions-nous l’é­ta­blir aujourd’­hui, concrétement ?

    Refu­ser de payer notre impôt et pla­cer la dite somme chez notaire pour­rait peut-être être un début de quelque chose à faire.

    Qu’en pen­sez-vous ?

    Réponse
  47. Catherine B

    eh non, pas chez le notaire, chez l’huis­sier je crois !

    Réponse
  48. J-Stéphane

    Je pense qu’il fau­drait d’a­bord créer une orga­ni­sa­tion type loi 1901 pour per­ce­voir nos impôts, par exemple.

    Mais je reste per­sua­dé qu’il faut d’a­bord et tou­jours voter NON.

    A chaque élec­tion, pour faire valoir refus d’être com­plice de ce sys­tème qui pro­fite aux 1% qui pro­fitent des 99%, il faut voter blanc, nul ou abs­ten­tion, mais sur­tout pas voter pour un can­di­dat ( sauf pour le can­di­dat du vote blanc).

    Réponse
  49. Catherine B

    Une orga­ni­sa­tion de loi 1901, com­ment ce serait possible ?

    Pour­rait-on alors récol­ter les sommes dues et les mettre en attente ?

    En attente de répondre à ce pour quoi les impôts sont per­çus c’est à dire des ser­vices vrai­ment au ser­vice du public, en ce qui concerne la san­té, l’é­du­ca­tion, la dis­tri­bu­tion des éner­gies, etc…etc…

    Parce que dire non, ça a déjà été fait, se repor­ter à 2005, mais ce non se trans­forme en oui, par des coups de baguette magique dont nos sup­pôts du pou­voir ont la clef, donc ce n’est pas la voie rêvée !

    Et s’il faut attendre que se déroule encore sans cesse ces élec­tions qui élisent tou­jours la même nomenk­la­tu­ra, autant allez se cou­cher et attendre que la mort vienne nous ravir car elle arri­ve­ra plus vite que le chan­ge­ment de méta-alter­na­tive qu’il nous faut.

    Réponse
  50. J-Stéphane

    Hélas j’ai aucune com­pé­tence en orga­ni­sa­tion, mais se que je veux dire, c’est qu’il vaut mieux trou­ver une idée légale pour qu’elle est des chance de vivre.

    Voter Blanc c’est légale, il faut que les citoyens cesse de croire que voter pour untel ou untel chan­ge­ra quelque chose.

    Ce sont des élec­tions de classes sociales, et jamais les 99% ne sont repré­sen­té, vous avez le choix entre des can­di­dats pour les 1%, c’est comme devoir choi­sir rocke­fel­ler et rothschild.

    Réponse
  51. Ana Sailland

    « La seule manière d’é­ra­di­quer la pau­vre­té est, vous le savez, de don­ner le pou­voir aux pauvres »

    HC

    C’est tel­le­ment simple, tel­le­ment évident …

    Réponse
  52. Catherine B

    mes­sage 55 rude­ment inté­res­sant. Que ça serve d’exemple, c’est pos­sible puisque ça a déjà été fait, ça ne dépend que nous. Le vou­lons-nous assez, c’est ça la question ?

    Réponse
  53. J-Stéphane

    L’U.E fait les poches des Européens.

    L’o­li­gar­chie euro­péenne taxe les comptes ban­caires des Chypriotes.

    Alors que les gou­ver­ne­ments ne sont plus repré­sen­ta­tifs des peuples, mais qui sont seule­ment à la solde des banques, l’U.E rend res­pon­sable et sanc­tionne les peuples qui ne sont pour­tant en rien impli­qués dans les magouilles ban­caires et gouvernementales.

    Cette oli­gar­chie ne prend même pas la peine de simu­ler un sem­blant de démo­cra­tie en conviant les peuples à s’ex­pri­mer par les urnes. Cela démontre que le sys­tème repré­sen­ta­tif fonc­tionne bien … pour les ploutocrates.

    Pour le moment, il n’y a que le peuple chy­priote qui est affli­gé de cette taxe.
    Comme si cette mesure tota­li­taire ne suf­fi­sait pas, ils ont aus­si gelés tous les comptes, les titu­laires n’ont plus la main sur leur compte cou­rant pour leurs frais quotidiens.
    Com­ment les retards de paie­ment vont-ils être payés ?

    Je rap­pelle que jus­qu’à une cer­taine somme (3000 € si mes sources sont bonnes) vous pou­vez per­ce­voir votre salaire en espèce…

    Réponse
  54. J-Stéphane

    « La seule manière d’é­ra­di­quer la pau­vre­té est, vous le savez, de don­ner le pou­voir aux pauvres »

    HC

    Effec­ti­ve­ment Ana, et j’ai aus­si été mar­qué par le fait que le peuple reven­dique avec leur consti­tu­tion en main.

    Réponse
  55. Catherine B

    HC???

    Réponse
  56. Catherine B

    OK mer­ci.

    Le simple est une figure d’a­chè­ve­ment, en voi­là la PREUVE à tra­vers ce qu’il dit.

    Réponse
  57. J-Stéphane

    Oui Cathe­rine, c’est aus­si mon avis, sauf que moi, mon approche était inverse. La com­plexi­té n’est que brouillon. Main­te­nant, vu comme ça, mon rai­son­ne­ment est plus ache­vé, merci 🙂

    Réponse
  58. Ana Sailland

    Ten­go preguntas :

    Le peuple Véné­zué­lien aurait il su se libé­rer sans un Chavez ?

    Ce peuple ardent sau­ra-t-il entre­te­nir son feu et res­ter libre après le départ d’Hugo ?

    Chez nous, qui sau­rait mener un tra­vail tel que celui qu’a accom­pli cet impulseur ?

    Et avons nous vrai­ment besoin, pour nous coor­don­ner, de foca­li­ser sur un être , ou bien est il pos­sible qu’un élan naisse et l’emporte sans coor­di­na­teur VIP ?
    Autre­ment dit : le pro­ces­sus démo­cra­tique peut il ani­mer le pro­ces­sus révo­lu­tion­naire en son sein et en ses œuvres avant même que la démo­cra­tie ne soit institutionnelle ? 
    Com­ment évi­ter le piège des « sau­veurs » ou autres « hommes pro­vi­den­tiels » qui si sou­vent ne sont que des voleurs de révolution ?

    Un impul­seur recon­nu peut il res­ter modeste ?
    Serait il efficace ?

    Com­ment se fait il que la volon­té du bon­heur-digni­té pour tous, pour­tant cer­taine bien que latente, ne saute aux yeux, ni ne s’ex­prime assez clai­re­ment pour appa­raître comme la « volon­té géné­rale », incontournable ?

    Com­ment résoudre cette cala­mi­té du cer­veau col­lec­tif qui peine tant à se consti­tuer autre­ment qu’à tra­vers le concept de sau­veur ou de guide ?

    Com­ment de nos modestes moyens pou­vons nous embra­ser la conscience quand les grands médias s’é­ver­tuent à l’éteindre ?

    Réponse
  59. J-Stéphane

    Pour reve­nir sur « La seule manière d’é­ra­di­quer la pau­vre­té est, vous le savez, de don­ner le pou­voir aux pauvres » de Hugo Chavez.

    J’ai comme même envie de rajou­ter que le pou­voir doit être démo­cra­tique, si non les pauvres à qui on donne le pou­voir devien­dront riches, trop riches, et il y aura tou­jours de nou­veaux pauvres comme de nou­veaux riches.

    Car effec­ti­ve­ment, actuel­le­ment le peuple est pauvre, mais ce n’est pas une fata­li­té et quand il ne le sera plus, il ne faut pas lui enle­ver le pou­voir pour autant. Non ?

    Est-ce que si l’on inverse, 99% de « bon riches » et 1% de pauvres, il faut redon­ner le pou­voir aux 1% ?

    Réponse
  60. Ana Sailland

    Oui, bien enten­du, mais quand on parle on ne peut pas tout dire en 5′ et l’im­pact de la conci­sion s’accommode mal de l’exhaustivité.

    Il ne s’a­git pas en effet d’ins­tau­rer la « dic­ta­ture du pro­lé­ta­riat » mais d’ins­ti­tuer un sys­tème équitable.

    Le plus simple pour se faire une idée sera de lire la consti­tu­tion bolivarienne 😉

    afin de véri­fier qu’elle est réel­le­ment démocrate.

    Réponse
  61. J.C

    Les pauvres sont pauvres parce que majo­ri­tai­re­ment sou­mis par ignorance.

    Don­ner le pou­voir aux pauvres sans leur appor­ter la connais­sance et ils repro­dui­ront les mêmes erreurs d’un pou­voir hiérarchique.

    Tous les sau­veurs aus­si ver­tueux soient-ils seront tou­jours des voleurs de révo­lu­tion tant qu’ils ne par­ti­ci­pe­rons pas à l’ins­tau­ra­tion des vrais prin­cipes démo­cra­tiques qui assurent la sou­ve­rai­ne­té du peuple par l’a­bo­li­tion de la notion même de chef.

    Le point à mon sens n’est pas tel­le­ment de savoir s’il faut des VIP ou non, sachant que ceux là peuvent aider à répandre les idées libératrices.
    Ceci étant dit, il faut bien des gens pour se les appro­prier et pour les por­ter. Au début, on est une poi­gnée puis ça grossi 😉

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  62. Ana Sailland

    LA consti­tu­tion bolivarienne :
    C’est vrai que c’est un pavé 🙂 
    On peut le lire en dia­go­nale, c’est ce que j’ai fait …
    Mais ce serait une bonne base de tra­vail pour une consti­tuante populaire 😉

    On res­sent à tra­vers cer­tains articles la souf­france qu’ont vécue les pays d’a­mé­rique latine en dic­ta­ture : il y a clai­re­ment écrite une volon­té de pro­té­ger le peuple de ces abus là (voir en par­ti­cu­lier ce qui concerne los desaparecidos)

    Il y a des choses admi­rables dans cette constitution.
    Dont nous n’o­sons que rêver.

    J’ai rele­vé les seuils de déclen­che­ment des refe­ren­dums d’o­ri­gine popu­laire un peu pro­hi­bi­tifs.*** Parfois.
    (il existe d’autres mécanismes)

    Les articles sur le droit des indi­gènes sont remarquables.
    Le droit des Asha­nin­ka du Rio Ene serait res­pec­té si le pérou dis­po­sait de l’ar­ticle 120 du véné­zue­la (il y aura mer­cre­di un repor­tage au JT de France 2, suite à des requêtes ici chez nous de citoyens d’hon­neur de la nation Ashaninka)

    Je ne sais pas s’il existe à cette heure une autre consti­tu­tion qui prenne en compte ain­si les droits de la nature elle même, et le droit local.

    Extraire les bons articles pour les tenir en réserve en vue d’é­ven­tuels débats publics per­met­trait de clouer le bec à ceux qui jouent à par­ler de dic­ta­ture ou de populisme.

    Réponse
  63. Catherine B

    La digni­té, sait-on seule­ment encore ce que ce mot recouvre ?

    Réponse
  64. J-Stéphane

    {{
    Source : Marianne N°825 page 114

    Les riches veulent qu’on les remer­cie ! par Monique Pin­çon-Char­lot et Michel Pin­çon, Socio­logues. der­nier ouvrage : l’argent sans foi ni loi,

    En inver­sant les valeurs tra­di­tion­nelles de la morale, les nan­tis en sont arri­vés à croire que les classes popu­laires dépendent d’eux.

    Marianne : La mau­vaise conscience dis­pa­rait-elle chez les riches ?

    Monique P‑C : Oui, absolument.Depuis que le capi­ta­lisme indus­triel s’est effa­cé devant le néo­li­bé­ra­lisme et que le monde de la finance a pris le pou­voir sur le poli­tique, les riches, les domi­nants, les oli­garques, les dynas­ties fami­liales ne sont jamais allés aus­si loin dans les mani­pu­la­tions idéo­lo­giques et les escro­que­ries lin­guis­tiques. Ils n’ont plus besoin d’a­voir mau­vaise conscience puis­qu’ils se consi­dèrent comme des créa­teurs de richesse et d’emploi. Ils sont par­ve­nus à inver­ser les valeurs tra­di­tion­nelles de la morale et croient vrai­ment que les classes popu­laires moyennes dépendent d’eux et sont des assis­tées. Même s’ils vivent de la spé­cu­la­tion et du tra­vail d’au­trui, ils sont per­sua­dés qu’ils sont les  » bons  » et qu’ils valent des mil­lions d’eu­ros parce que, disent-ils, ils prennent des déci­sions de la plus haute impor­tance. Dans cette France où il y a tant de colère contre les écarts incroyables entre les plus riches et les plus pauvres, je trouve même qu’ils deviennent agres­sifs : ils contre-attaquent et veulent qu’on les remer­cie de faire ce qu’ils font pour le pays !

    …

    Mariannne : Com­ment cette bonne conscience se manifeste-t-elle ?

    M.P.: par exemple, les vieilles richesses ont depuis long­temps trou­vé le moyen d’é­chap­per au fisc sans mau­vaise conscience, parce qu’elles s’es­timent pres­su­rées de façon hon­teuse et injuste. Elles disent :  » C’est le grand-père qui a don­né sa vie à son usine, nous on bosse, alors quand même, un peu de reconnaissance ! »

    M.P.-C : Et comme ils vivent dans les mêmes espaces de rési­dence, ils se montent le bour­ri­chon entre eux et, lorsque vous les avez en face, ils sont sincères.

    Marianne : Un Ber­nard Arnault, par exemple, com­ment se montre-t-il décom­plexé vis-à-vis de l’argent ?

    M.P. : Il y a des moda­li­tés pour mon­trer sa richesse, notam­ment au tra­vers de cou­teuses opé­ra­tions de valo­ri­sa­tion de sa per­sonne, de sa famille. Le mariage de la fille de B.A a eu lieu au Châ­teau d’Y­quem avec une assem­blée triée sur le volet, très haut de gamme, en pré­sence de la presse, et Paris Match a publié les pho­tos de l’é­vé­ne­ment. Il y a des mises en scène de la richesse qui est en même temps une mise en scène de l’ex­cel­lence sociale. L’argent est mon­tré dans une situa­tion qui ren­force le  » capi­tal sym­bo­lique « , comme on dit dans le jar­gon, c’est-à-dire la force d’in­ti­mi­da­tion que recèle la per­sonne parce qu’elle est excel­lente et qu’elle a de l’argent.

    M.P.-C. : Regar­dez, disent-ils. Grâce à nos richesses, nous sommes deve­nus des mécènes. La fon­da­tion LVMH dans le bois de Bou­logne… Incroyable ! Extra­or­di­naire ! Sans nos musées, le com­mun des mor­tels ne pour­rait pas avoir accès à ces oeuvres d’art de façon publique. Mais, en réa­li­té, en affi­chant cet argent culti­vé, ils légi­ti­ment leurs for­tunes et ils se légi­ti­ment à leurs propres yeux.
    }}

    Réponse
  65. J-Stéphane

    Il n’existe que deux uni­formes pour habiller une dic­ta­ture, le treillis pour les pré­da­teurs de ter­rain et le cos­tard pour les pré­da­teurs éco­no­miques et politiques.

    Réponse
  66. Ana Sailland

    Une sainte colère :

    Et encore, ce brave homme ignore pro­ba­ble­ment que l’argent que la banque lui prête n’existe nulle part : ni dans ses soutes ni sur les comptes de ses clients, ni ailleurs …

    Réponse
  67. J-Stéphane

    Article 35, de la Décla­ra­tion des Droits de l’Homme :

    Quand le gou­ver­ne­ment viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque por­tion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indis­pen­sable des devoirs.

    Les lob­bys et la san­té, le pro­fit avant tout

    Union Euro­péenne, l’escroquerie

    Hold up et coups d’E­tats part.1

    Hold up et coups d’E­tats part.2

    …

    Réponse
  68. Judith Bernard

    Cou­cou !

    Mon entre­tien avec Jouary 
    sur Rous­seau, citoyen du futur, 
    est en ligne !

    http://​www​.arret​su​ri​mages​.net/​c​o​n​t​e​n​u​.​p​h​p​?​i​d​=​5​712

    (oui, c’est payant : c’est notre modèle éco­no­mique – pas de pub, pas de sub­ven­tion, indé­pen­dance totale – 

    mais 1) ça coûte pas cher (pour 1€ on peut avoir accès à tout le site pen­dant 24h, ce qui laisse le temps de télé­char­ger un bon paquet d’émissions) 

    et 2) en patien­tant un peu ça peut deve­nir gra­tuit (si voté d’u­ti­li­té publique par nos abon­nés… mais ça sup­pose que soient très très nom­breux ceux qui auront le bon goût de trou­ver cette émis­sion utile !)

    Réponse
  69. Lamartinien

    Mer­ci Judith !
    à quand une emis­sion sur @si avec Etienne!?

    Réponse
  70. Etienne

    Mer­ci Judith, pour cette très bonne émission.

    Tu mets bien en valeur quelques pépites de ce héros popu­laire que fut Rous­seau ; et Jean-Paul les arti­cule de façon inté­res­sante avec d’autres thèses, anciennes et modernes.

    Une bonne émis­sion, du bon bou­lot d’hor­ti­cul­teur, bien viral 🙂

    C’est le prin­temps aus­si pour les graines de DÉMOCRATIE VRAIE.

    Je t’embrasse 🙂

    Étienne.

    Réponse
  71. Catherine B

    C’est gra­tuit en plus!!! pas besoin de sésame par mon­naie son­nante et trébuchante !

    Réponse
  72. AlainR

    56. Le lun­di 18 mars 2013 à 07:06, Ana Sailland a écrit :
    « La seule manière d’é­ra­di­quer la pau­vre­té est, vous le savez, de don­ner le pou­voir aux pauvres » HC

    ***
    Oui mais les pauvres ne veulent pas le pou­voir puisque 
    – ils espèrent deve­nir riches (euro-mil­lions, « deve­nir plus riche que riche », actua­li­tés « people » au plus près des per­son­na­li­tés, etc …)
    – ils consomment (d’où l’ob­ses­sion de la crois­sance mal­gré la pau­vre­té, d’où l’en­det­te­ment public) 
    – ils peuvent taper sur plus petit qu’eux (les employés de base tapent sur les chô­meurs pares­seux, les chô­meurs tapent sur les immi­grés qui leur prennent leur emploi, etc …).

    Môa qui suis pauvre, tant que j’existe socia­le­ment en côtoyant de plus faibles sur les­quels exer­cer ma rela­tive puis­sance, je ne me porte pas trop mal, je rêve d’un accès facile à la richesse que les médias me montrent si proche, et ne sou­haitent donc sur­tout pas prendre aux plus riches pour don­ner aux plus pauvres.

    Pour­quoi les pauvres ne votent pas en fonc­tion de leur inté­rêt éco­no­mique
    (03÷05÷2012, Cathe­rine Ber­nard, slate​.fr)

    Le FN féli­cite Came­ron pour ses res­tric­tions aux droits des immigrés
    (AFP, 26.03.2013, public​se​nat​.fr)

    Les inéga­li­tés nuisent gra­ve­ment à la santé
    (Marie Duru-Bel­lat, 30/06/2008, lavie​de​si​dees​.fr)

    (…) les pro­ces­sus bio­lo­giques qui entraînent la mala­die seraient eux-mêmes déclen­chés (sou­vent, ajoute-t-il) par des sen­ti­ments et des com­por­te­ments asso­ciés à la fois à la situa­tion maté­rielle et plus encore à la posi­tion sociale relatives.

    (…) la pau­vre­té rela­tive a des effets bien plus impor­tants, dans nos socié­tés riches, que la pau­vre­té abso­lue. Il four­nit de nom­breux exemples des consé­quences, sur la san­té, du fait d’occuper un poste à bas sta­tut, par l’intermédiaire de variables psy­cho­lo­giques telles que le sen­ti­ment de contrôle, la dépres­sion, le stress…

    (…) Les per­sonnes en situa­tion domi­née vont être obsé­dées par le mépris d’autrui, le manque de res­pect, l’affront à la digni­té, le besoin de pré­ser­ver une cer­taine estime de soi…

    On com­prend alors que la vio­lence soit plus répan­due dans les socié­tés inégales, pas tant entre riches et pauvres qu’entre les pauvres eux-mêmes, dès lors que l’inégalité et le far­deau d’un sta­tut social bas accroît la pro­ba­bi­li­té que les per­sonnes réagissent pour réaf­fir­mer leur digni­té et le sen­ti­ment de leur propre valeur.

    Réponse
  73. AlainR

    74. Le dimanche 24 mars 2013 à 21:39, J‑Stéphane a écrit : 
    (…) Les lob­bys et la san­té, le pro­fit avant tout (…)

    A voir absolument : 
    100000 cer­cueils, le scan­dale de l’amiante
    de José Bour­ga­rel, 2010, 
    dif­fu­sé hier sur FR2

    Réponse
  74. Etienne

    « Il n’y a, bien sûr, aucune rai­son pour laquelle les nou­veaux tota­li­ta­rismes devraient res­sem­bler aux anciens. Le Gou­ver­ne­ment par le bâton et les esca­drons de la mort, par la famine arti­fi­cielle, l’emprisonnement de masse et la dépor­ta­tion mas­sive, n’est pas sim­ple­ment inhu­main (per­sonne ne se sou­cie beau­coup de cela de nos jours) ; c’est clai­re­ment inef­fi­cace et, dans un âge de tech­no­lo­gie de pointe, l’i­nef­fi­ca­ci­té est le péché contre le Saint-Esprit.

    Un état tota­li­taire vrai­ment effi­cace serait celui dans lequel l’exé­cu­tif tout-puis­sant des chefs poli­tiques et leur armée de mana­gers contrôle une popu­la­tion d’es­claves qui n’ont pas besoin d’être contraints, parce qu’ils aiment leur ser­vi­tude. Leur faire l’ai­mer est la tâche assi­gnée, dans des états tota­li­taires actuels, aux minis­tères de la pro­pa­gande, aux édi­teurs de presse et aux enseignants.

    … De tels pro­pa­gan­distes accom­plissent leurs plus grands exploits, non en fai­sant quelque chose, mais en s’abs­te­nant de faire. Grande est la véri­té, mais encore plus grand, d’un point de vue pra­tique, est le silence sur la véri­té. En ne men­tion­nant sim­ple­ment pas cer­tains sujets … les pro­pa­gan­distes tota­li­taires ont influen­cé beau­coup plus effi­ca­ce­ment l’o­pi­nion qu’ils n’au­raient pu le faire par les dénon­cia­tions les plus élo­quentes, les plus irré­sis­tibles des réfu­ta­tions logiques. »

    Aldous Hux­ley, dans sa pré­face révi­sée en 1946 au Meilleur des Mondes

    Réponse
  75. Catherine B

    « L’en­ne­mi n’est pas un sujet qui nous fait face mais un rap­port qui nous tient » je ne sais pas qui a dit cela mais je suis à 100%d’accord avec ça.

    Parce que ça remet de la res­pon­sa­bi­li­té dans nos consen­te­ments, nos ‘oui’ et dans nos renon­ce­ments, nos ‘non’ qui se déploient sur un conti­nuum varié et bigar­ré qui finit par don­ner la réa­li­té que nous avons sous les yeux.

    Nous sommes donc co-acteurs de ce monde, à des degrés divers et variés certes, mais co-auteurs quand même et on ne va pas pou­voir s’en laver les mains quand nos enfants et nos petits enfants nous deman­de­ront pour­quoi nous avons lais­sé faire cette bar­ba­rie et cet empoi­son­ne­ment du monde.Nous serons alors dans la posi­tion de tous ces gens qui après les camps de la mort diront, on ne savait pas que c’é­tait si grave !

    Réponse
  76. Étienne

    Ce soir ou jamais, 
    il y a Judith chez Tad­deï, on dirait :

    http://​www​.fran​ce2​.fr/​e​m​i​s​s​i​o​n​s​/​c​e​-​s​o​i​r​-​o​u​-​j​a​m​a​i​s​/​r​e​v​u​e​-​d​e​-​p​r​e​s​s​e​_​4​8​790

    Il va fal­loir que je retire toutes les toiles d’a­rai­gnées qui recouvrent ma télé, et que je rebranche ce tas de fer­raille, pour regar­der ça. 

    J’es­père qu’elle sera en forme et qu’elle pour­ra semer quelques belles graines, bien virales 🙂

    Réponse
  77. Ana Sailland

    Bref, ful­gu­rant, cho­quant, il y a eu un paquet de secondes révé­la­trices qui mérite d’être souligné :

    A un ins­tant don­né, Jacques Atta­li coupe Judith pour lui faire remar­quer que si lui ne se mêle pas de ciné­ma elle devrait évi­ter de se mêler du tra­vail des pro­fes­sion­nels de la politique.

    Je n’ai mal­heu­reu­se­ment pas mémo­ri­sé les mots exacts, mais c’est bien ça que ça vou­lait dire.

    Ain­si donc ces gens (pros de la poli­tique) sont per­sua­dés de leur supé­rio­ri­té en com­pé­tence, et même face à une per­sonne brillante, res­tent confi­nés dans leur croyance.
    Ce qui est à craindre est que cette croyance soit aus­si celle du peuple, et répa­rer cela est l’un de nos pro­jets me semble-t-il 😉

    Y a du boulot.

    Réponse
  78. EFFAB

    Indigné_ou furax plu­tôt, en écou­tant ce matin les mati­nales et Marc VOINCHET sur France Culture ou, plu­tôt, l’in­vi­té des Matins, Mar­cel GAUCHET, phi­lo­sophe et his­to­rien, direc­teur d’é­tudes à l’E­HESS et rédac­teur en chef de la revue Le Débat.

    Certes, je ne connais pas cette per­son­na­li­té comme il s’a­git juste là de 31′ iso­lées au coeur d’une exis­tence de recherche et de savoir… il n’empêche, cer­tains de ses pro­pos ne me paraissent pas des plus per­ti­nents concer­nant la chose démo­cra­tique, et par­ler ain­si de la situa­tion actuelle sans rien appor­ter de vrai­ment concret ne mène pas très loin et mono­po­lise une tri­bune qui a bien besoin d’autres choses… Je joins ici le lien de cette inter­ven­tion, si cela inté­resse quel­qu’un, moi qui puis me tromper.

    Hier matin, c’é­tait Gérard FILOCHE qui était l’in­vi­té de la pre­mière par­tie des Matins. A ce pro­pos, si ETIENNE était inté­res­sé à y par­ti­ci­per, ou qu’on l’in­vite, il faut abso­lu­ment qu’il soit l’u­nique invi­té de toute la mati­nale, des deux par­ties, ni plus ni moins, n’est pas Etienne CHOUARD qui veut ! et l’en­jeu, entre nous, est à ce prix, à cette exi­gence… évi­dem­ment, être invi­té vers midi ou treize heure à la Grande Table ensuite et clôre une jour­née bien rem­plie avec du Grain à moudre à 18h20 serait le pon­pon et un sacré coup de pub pour la Cause des causes !

    Paral­lè­le­ment à ce col­lec­tif ver­tueux, nous pour­rions dénom­brer tous les indé­si­rables, tous ces spo­lia­teurs de la pen­sée et de la vérité !

    Réponse
  79. J-Stéphane

    Un sala­rié de Veo­lia licen­cié pour refus de cou­per l’eau : Source,

    Il me semble que pour l’en­ri­chis­se­ment de quelques par­ti­cu­liers, le robi­net soit deve­nu un moyen de pos­sé­der et pri­va­ti­ser l’eau.

    Même les Romains en construi­sant leur méga réseau d’eau, lais­saient l’eau vive suivre son cycle naturel.

    J’ai même sou­ve­nir, dans mon enfance nous allions au lavoir rem­plir des bou­teilles, il n’y avait pas de robinets.

    Le gâchis n’est pas dans l’eau qui vie, le gâchis est dans l’eau morte et polluée…

    Par­ti­ci­per finan­ciè­re­ment à la dépol­lu­tion quand on le peut, admettons.

    Mais l’eau est un besoin vital offert natu­rel­le­ment, il n’est pas conve­nable d’en inter­dire l’accès à ceux qui n’ont pas d’argent, d’au­tant que si cela est une taxe de dépol­lu­tion, ceux qui n’ont plus accès à l’eau ne peuvent pas l’a­voir pollué.

    Réponse
  80. Ana Sailland

    En Afrique du Sud, le droit à l’eau est ins­crit dans la constitution.

    Il n’est pas ins­crit dans la DUDH.
    (Qui est lacu­naire à plus d’un titre ; tra­vail à l’horizon ;))

    En France, le droit de ceux qui fac­turent prime semble-t-il sur tout le reste.

    Quoique un bon avo­cat pour­rait plai­der via la non assis­tance à per­sonne en danger (?).

    Bien qu’i­gnare en droit, il me semble que les divers aspect du droit sont sou­vent en conflit tech­nique, par exemple les droits humains, à la vie saine et à la digni­té, face aux droits du com­merce et des entre­prises, la consti­tu­tion devrait défi­nir les prio­ri­tés, conte­nir deux articles géné­ra­listes ins­ti­tuant la hié­rar­chie des droits et la supé­rio­ri­té de l’hu­main sur la per­sonne morale (?).

    La notion de per­sonne morale, qui n’est ni une per­sonne ni morale 😉 mais une enti­té abs­traite, non humaine donc, un lévia­than en quelque sorte, qui pour­tant jouit de la capa­ci­té juri­dique, trop sou­vent contre l’hu­main de chair, cette notion devrait être revue ou abro­gée, non ?

    Réponse
  81. EFFAB

    idem !

    Réponse
  82. Ana Sailland

    Cela s’ins­crit dans une réflexion beau­coup plus vaste et pro­fonde, proche de la pen­sée cha­ma­nique, ou, plus scien­ti­fique (quoique …), de celle de Jung, une réflexion qui tend à obser­ver-per­ce­voir les méca­nismes par les­quels l’es­pèce humaine aban­donne son libre arbitre au pro­fit de ses propres créa­tions, qui lui échappent jus­qu’à la gou­ver­ner, qui acquièrent la capa­ci­té de pen­ser à tra­vers leurs « res­sources humaines » mais aus­si la facul­té de pen­ser froid, sans sen­ti­ment, ni émo­tion, donc contre nous.

    Le slo­gan « l’hu­main d’a­bord » va pro­ba­ble­ment beau­coup plus loin que ce que ses inven­teurs lui attri­buent, car il touche aux dimen­sions cachées, aux pro­fon­deurs sub­li­mi­nales de la poli­tique, et à la psy­cha­na­lyse planétaire :
    Le monde est en train de se faire « posséder ».
    Et c’est cette alerte là que porte le sus­dit slogan.
    Qui appelle à l’in­sur­rec­tion de la conscience face au lévia­than moderne.

    Sit mihi fas audi­ta loqui
    Sit mihi pan­dere res sub alta ter­ra cali­gine mersas
    (Vir­gile)

    Qu’il me soit per­mis de dire l’ouï et l’inouï
    Qu’il me soit per­mis de divul­guer les mys­tères que dis­si­mulent les pro­fon­deurs noires de la Terre.
    héhé.

    Réponse
  83. J.C

    C’est incroyable, en regar­dant le visage de J.J Rous­seau, der­rière Hen­ri Guille­min, je crois recon­naître Etienne.

    Serais-tu la Réin­car­na­tion de Rous­seau, Étienne ? 
    la per­ruque te change un peu tout de même.

    Bien ami­ca­le­ment 😉

    J.C

    Réponse
  84. Étienne
  85. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Les jour­na­listes oli­gar­chiques n’en sont plus à men­tir aux mil­lions de citoyens pour vomir leur pro­pa­gande, ils en sont plus qu’à dire des pseu­do véri­tés qu’ils ont pris pour habi­tude de dif­fu­ser pour satis­faire leur patron et s’as­su­rer leurs gros salaires de ven­dus. Le jour­na­lisme est mort, VIVE LE JOURNALISME !

    Réponse
  86. EFFAB

    héhé…

    Réponse
  87. Ana Sailland

    Ce fil est au vu de son titre peut être l’un des plus adap­tés à ce qui suit.

    Zieu­tez :

    Atten­tion, c’est dense et plein d’al­lu­sions à plein de choses => il ne fau­drait pas écou­ter en éplu­chant les patates 🙂 

    Vers le milieu, il y a cette injonc­tion à « oser savoir ».

    Oser savoir est essen­tiel, sans se limi­ter à une pas­sion, mais en ouvrant le regard dans toutes les direc­tions.

    Et notre job à nous, c’est « oser dire ».

    Oser faire est encore plus difficile …
    Osons.

    Réponse
  88. Marie

    Com­ment don­ner une valeur mar­chande aux choses, et aux actes sans en ter­nir le don de soi…?
    Et si en don­ner une valeur pré­cise, la dépréciait…?
    Et si l’argent limi­tait l’illimité…?
    Et si nos maux pro­ve­naient sur­tout de là…?
    Et si l’argent n’é­tait plus, les ultras-riches le seraient-ils…?

    L’argent est comme un moyen de s’oc­troyer sans avoir à rendre de compte si ce n’est sous forme de billet, tous les biens de ce monde.
    L’argent nous sort de la réa­li­té pal­pable de l’é­change humain de proximité.

    Le besoin exces­sif de ren­ta­bi­li­té qu’in­duit son sys­tème freine ou empêche la créa­ti­vi­té et le bien-vivre avec les autres.
    L’argent, outil faci­le­ment per­ver­tible est deve­nu mortifère

    Réponse
  89. J-Stéphane

    L’argent est par essence un moyen d’in­ver­ser les valeurs.

    c’est le malin qui règne sur le bien.

    C’est l’obs­cur qui s’ac­ca­pare la lumière.

    Plus besoin d’être puis­qu’il per­met de pos­sé­der les êtres.

    Plus besoin de savoir puis­qu’il per­met de pos­sé­der leurs avoirs.

    Réponse
  90. J-Stéphane

    Idée du jour ; pour mettre fin à l’ou­trance des enri­chis­se­ments pri­vés qui cause l’ap­pau­vris­se­ment des indi­vi­dus et des nations.

    Il faut mettre une date de péremp­tion sur les capi­taux pri­vés, et les bas­cu­ler dans le domaine public pas­sé cette période.

    Il nous faut reve­nir au prin­cipe du jubi­lé et l’a­dap­ter à notre époque.

    Réponse
  91. Ana Sailland

    @110 »> c’est un peu l’i­dée de la mon­naie fon­dante sauf que la tienne ne « frappe » que les riches. Je vote pour 😉 

    Plus glo­ba­le­ment, le carac­tère défi­ni­tif de la pro­prié­té trans­gé­né­ra­tion­nelle me semble être l’une des causes de l’i­né­ga­li­té crois­sante. Donc thème central.

    Réponse
  92. FURAX

    Extrait du livre de Jacques Ber­thil­lier. Edi­tion : La Pen­sée Universelle.

    Réfé­rences bibliques.

    La Bible, il y a plus de 3000 ans, a posé de façon claire quelques règles essen­tielles, en par­ti­cu­lier la répar­ti­tion de la terre, prin­ci­pal fac­teur de pro­duc­tion de cette époque, entre les 12 tri­bus d’Israël. En cas d’aliénation, son retour tous les 50 ans à ses pro­prié­taires d’origine, à l’occasion du jubi­lé, pour pré­ser­ver les règles de par­tage initial.

    La terre est dis­tri­buée en fonc­tion de l’importance de la popu­la­tion des tri­bus et à l’intérieur de chaque tri­bu, entre les familles, par tirage au sort quelque soit leur impor­tance. Cette façon de pro­cé­der avait pro­ba­ble­ment pour rai­sons d’éviter tout favo­ri­tisme dans l’affectation des lots et de res­pon­sa­bi­li­ser la famille en trans­gres­sant la règle : à cha­cun selon ses besoins
    Tous les 50 ans au plus tard, c’est-à-dire pour le jubi­lé, la terre en cas d’aliénation, retourne à la famille qu’il avait reçue en partage.

    Les terres ne se vendent donc pas à per­pé­tui­té, toute vente com­porte un droit de rachat et en l’absence de rachat le ven­deur retrouve sa terre l’année du jubilé
    Cette règle ne s’applique qu’aux biens de pro­duc­tion (à l’époque les fonds de terre) et la fixa­tion du prix de vente est fonc­tion du nombre de récoltes res­tant à venir. L’année du jubi­lé est l’année de liberté.

    En conclu­sion.

    Avec le jubi­lé, soit tous les 50 ans envi­ron toutes les deux géné­ra­tions, on revient à la répar­ti­tion du capi­tal d’origine. Il s’agit d’un retour aux sources, selon le sens don­né au mot jubilé.
    Ain­si, cha­cun accède au capi­tal sans dis­po­ser pour autant de la pos­si­bi­li­té de s’enrichir indé­fi­ni­ment au détri­ment d’autrui. Façon har­mo­nieuse de conci­lier effi­ca­ci­té éco­no­mique et jus­tice sociale.

    Mal­heu­reu­se­ment, la pra­tique du jubi­lé n’est plus appli­cable. En outre, l’économie s’est diver­si­fiée et la terre n’est plus l’unique fac­teur de production.

    Dès lors, que faire aujourd’hui ?
    Lais­ser les choses en l’état ou bien essayer de s’adapter aux impé­ra­tifs d’une éco­no­mie moderne, en s’appuyant sur les règles don­nées par la Bible : ouvrir à cha­cun l’accès au capi­tal pro­duc­tif, et évi­ter son accu­mu­la­tion indéfinie.

    Ce sont ces règles qui sous-tendent nos pro­po­si­tions. D’où la réduc­tion de la trans­mis­sion héré­di­taire et de déve­lop­pe­ment des régimes de loca­tion pour des durées de base mul­tiples de 7 : 7,14, 21, 28, 35, 42 et 49 ans (une année de moins que le jubilé).
    Cepen­dant, au risque de trans­gres­ser l’esprit des textes, nous avons inno­vé avec le retour aux inté­rêts com­po­sés, for­mule qui a paru néces­saire dans le contexte d’une éco­no­mie moderne.

    Source : Le petit livre vert

    Réponse
  93. Bèrbère

    @115
    Oui mer­ci au témoi­gnage de cet homme 🙂

    Réponse
  94. EFFAB

    Mer­ci, BERBERE, j’en apprends vrai­ment tous les jours…

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​1​5​y​t​j​c​_​u​r​u​g​u​a​y​-​j​o​s​e​-​m​u​j​i​c​a​-​c​h​e​f​-​d​-​e​t​a​t​-​l​e​-​p​l​u​s​-​m​o​d​e​s​t​e​-​d​u​-​m​o​n​d​e​_​n​ews

    … un Pré­sident comme on en aime­rait mais c’est bien là où ça pèche, ou comme le dirait JOUARY, je crois, que le des­tin d’une Nation dépende tout sim­ple­ment du bon vou­loir ou non d’un seul homme, qui plus est, une caste der­riè­re/au-des­sus s’en­ri­chis­sant sur le dos d’au­trui et fai­sant voter toutes les lois qui lui passe par la tête.

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​Q​4​d​7​K​X​k​0​V​7​Q​&​f​e​a​t​u​r​e​=​y​o​u​t​u​.be

    Oui, on peut dire qu’EF­FAB fait un peu de pro­sé­ly­tisme chez CHOUARD et com­pa­gnie… mais, en véri­té, c’est un peu plus com­plexe et plus sub­tile que ça, cette res­pon­sa­bi­li­sa­tion amou­reuse et enga­gée, si je puis dire, oui, cet enga­ge­ment (puis­qu’il faut bien choi­sir son camp) en même temps que cette exi­gence et cette vigilance.

    En tout cas, grand mer­ci pour ce partage_et peu importe du popu­lisme qu’en pense l’op­po­si­tion : les inten­tions et les faits sont là, à moins que nous ne soyons nous-mêmes mani­pu­lés et dés­in­for­més, tel DIEUDONNE si féru de pou­voir et de puis­sance !… mais là, au contraire, tout est beau­coup plus simple : des élites au pou­voir et ayant toute puis­sance sur le Monde et les indi­vi­dus ont bien tout à perdre d’une prise de conscience col­lec­tive ain­si que de mou­ve­ments contes­ta­taires capables d’a­battre enfin peut-être leur ten­ta­cu­laire Pyra­mide qui ne tient au pre­mier chef que par l’as­sen­ti­ment et l’i­gno­rance de tout.

    Réponse
  95. EFFAB

    @119

     »… Ain­si, c’est par expé­rience que j’ai com­pris que c’est la taille de votre
    action qui sera déter­mi­nante… » – 11 pages que j’es­père lire dès ce soir_ou qu’une autre Fraise veuille bien me le rap­pe­ler le cas échéant, tout plein de belles pro­messes que je suis pourtant^^

    Réponse
  96. Marie

    « Je pense donc que si vous vou­lez vrai­ment appor­ter un chan­ge­ment dans le monde, vous
    devez com­men­cer avec le sys­tème édu­ca­tif. Cela peut com­men­cer en classe lorsque l’enfant
    com­prend qu’il n’y a aucun mal à être deuxième ou troi­sième. Je ne dois pas nécessairement
    être le pre­mier. Les parents et les enfants sont tous dans ce jeu que « mon enfant devrait être le
    pre­mier”. Et pour que votre enfant soit le pre­mier, il faut faire en sorte que les autres soient
    deuxième, troi­sième et qua­trième. A la mai­son, on n’explique pas aux enfants que, s’ils sont
    qua­trième ou cin­quième en classe, ils devraient se réjouir que d’autres ont pu être deuxième ou
    pre­mier. Même cette capa­ci­té men­tale de com­prendre que d’autres peuvent être devant moi et
    que je ne dois pas néces­sai­re­ment être le pre­mier, c’est dif­fi­cile à comprendre.
    Est-ce là ce que Gand­hi entend par Sar­vo­daya (le bien-être de tous) ? »

    « Le contrôle de notre avi­di­té per­met-il vrai­ment de consi­dé­rer les besoins des autres ?
    Oui, c’est exact. Vous devez regar­der autour de vous. Si vous êtes si égo­cen­trique, vous ne
    ver­rez que votre propre besoin. Vous regar­de­rez autour de vous et vous jus­ti­fie­rez pourquoi
    vous devez com­bler tous vos besoins, en disant que vous êtes un père ou une mère
    res­pon­sable. Parce qu’a­lors, vous avez un argu­ment d’être res­pon­sable de votre famille. Mais
    vient alors la ques­tion de savoir com­ment vous com­por­ter pour être un citoyen res­pon­sable du
    monde. J’ai envie de dire ‘ne soyez pas seule­ment res­pon­sable pour vous-même mais aussi
    pour le monde, pre­nez soin du monde et de la socié­té”. Dès lors, sar­vo­daya c’est la capacité
    de regar­der autour de soi et de voir ce que nous pos­sé­dons, en com­pa­rai­son avec le monde.
    Avons-nous le droit de jouir de tout ce que nous pos­sé­dons alors que tant d’autres en sont
    pri­vés et souffrent ?
    Il s’agit donc de déve­lop­per notre prise de conscience. Il ne s’agit pas de défendre seulement
    nos propres droits mais aus­si de com­prendre la socié­té et de se com­por­ter de telle manière que
    nos droits n’empiètent pas sur la vie et les droits d’au­trui. Lorsque vous êtes conscient de vos
    droits, vous devez aus­si vous sen­tir res­pon­sable de pro­té­ger les droits et la vie des autres. Je
    pense que, lorsque nous par­lons des droits aujourd’­hui, nous l’en­ten­dons de façon très
    indi­vi­dua­liste, je parle de mes droits. Je ne parle pas des droits de n’importe qui d’autre. Un
    bon mélange de res­pon­sa­bi­li­té et de droits c’est ce qui peut conduire à une socié­té sarvodaya,
    car il s’agit d’une socié­té de par­tage. Et nous avons aus­si ce mot “anto­daya”, le bien-être de la
    der­nière per­sonne, du der­nier des der­niers. Vrai­ment, sar­vo­daya ne peut se réa­li­ser tant que
    vous ne vous sou­ciez pas du der­nier des der­niers. C’est ce qui mène­ra au bien-être de tous.
    Sinon c’est juste une théorie. »

    Extrait tiré Page 4⁄11
    http://www.etopia.be/IMG/pdf/Rajagopal-interv09-1FR‑1.pdf
    lien du poste 120

    Réponse
  97. EFFAB

    Copieuse, pla­gieuse !… lol

    Oui, MARIE, tout cela me semble très beau et très juste, très sen­sé… et cela rejoint cette vidéo de tan­tôt ou des CRS empêchent, si j’ai bien com­pris, quelques femmes mani­fes­tant de pas­ser d’une rue à l’autre ou quelque chose comme ça… en ce sens qu’une auto­ri­té, pour empê­cher qui­conque pour quelque rai­son que ce soit, doit lui oppo­ser une force, une police ou, disons, pour être encore plus pré­cis et pour rejoindre mon rai­son­ne­ment, un goupe, une sec­tion, une com­pa­gnie capable par le nombre, l’au­to­ri­té qu’elle repré­sente, ce poten­tiel et cette réa­li­té coer­ci­tive au besoin, de s’op­po­ser à tout mou­ve­ment de foules, à toute manifestation.

    Là se jouent ces rap­ports de force, sym­bo­liques ou plus réels, pou­vant oppo­ser, dans la cas qui nous inté­resse, un groupe aux inten­tions paci­fiques et néan­moins très déter­mi­né à faire entendre sa voix aux forces de l’ordre, obéis­sant (ou non, ce peut être dans cer­tains cas par­ti­cu­liers sinon extrêmes une pos­si­bi­li­té) à toute une palette d’ordre : lais­ser leur du mou au fon­cé dedans !

    Ima­gi­nons main­te­nant une foule assez consé­quente et très déter­mi­née, mais non armée et encore moins por­tée à la vio­lence, une foule qui cepen­dant dérange gran­de­ment les auto­ri­tés qui n’ont pour la faire plier que la force, autre­ment dit, la loi du Talion ! Qui a rai­son ? peu importe, là n’est pas mon raisonnement.

    Le pou­voir, s’il est inca­pable de régler ce pro­blème ou cette contes­ta­tion par le dia­logue voire la diplo­ma­tie n’a plus qu’une alter­na­tive : la force ! Il avoue là son inca­pa­ci­té à régler autre­ment ce conflit mais, au moins, il aura tout de même le der­nier mot. Etu­dions plus avant ce cas de figure.

    Le pou­voir est donc prêt à tout pour par­ve­nir à ses fins et nous faire payer plus ou moins cher, sur le moment ou/et ensuite notre rébel­lion puisque oppo­si­tion au pou­voir légi­time et de droit – oui, c’est tou­jours très facile pour lui de pré­tendre bien sou­vent tout ce qu’il n’est pas !

    Nous savons donc à quoi nous en tenir mais sommes néan­moins très déci­dés à en découdre… au sacri­fice c’est très noble mais le résul­tat est bien sou­vent que tout cela res­te­ra défi­ni­ti­ve­ment impro­duc­tif ; et même d’i­ma­gi­ner de recou­rir mal­gré tout à la force, force des choses, force est sur­tout de consta­ter qu’un tel rap­port de force est comme per­du d’avance.

    Mais tout n’est pas per­du, bien au contraire, il nous faut juste pour cela un peu plus de bon sens et d’es­prit mathé­ma­tique. A savoir. la loi du talion qui ne peut s’exer­cer que dans une cer­taine limite : celle du nombre. je m’explique.

    Autant de Robo­cops bien équi­pés en imposent en prin­cipe à autant d’in­di­vi­dus lamb­da qui leur sont oppo­sés, voir même davan­tage, mais je doute que toute une sec­tion, voire une com­pa­gnie peut conte­nir à elle seule une foule beau­coup plus consé­quente, voire plu­sieurs com­pa­gnies une foule immense…

    C’est là où je veux en venir : que la loi du nombre en impose de par sa nature même, et cette inten­tion qui lui est asso­ciée, ce désir col­lec­tif d’une foule immense et bien déci­dé à aller à droite ou à mar­cher droit devant, sans comp­ter quelques autres para­mètres pou­vant por­ter la sur­prise dans le camp adverse, sans comp­ter cette volon­té, ce sacri­fice si besoin, l’His­toire au rendez-vous !

    La loi du nombre égale en puis­sance la loi du Talion… en fait, elle la déter­mine car c’est sur­tout la nombre et cette cohé­sion entre cha­cune de ses par­ties que diri­ge­ra et main­tien­dra cette force cohé­rente et capable, qui plus est, la strict dis­ci­pline mili­taire ciment de cette cohé­sion de groupe…

    … Ima­gi­nez main­te­nant, en face, toute une foule innom­brable, en nombre et en volon­té, non por­tée elle par quelque dis­ci­pline et obéis­sance pro­fes­sion­nelle, mais bien par une inten­tion d’en découdre et de contes­ter prête à tous les sacri­fices, prêtes à tous les débor­de­ments au besoin…

    … mais en arri­ver là ne sera pas néces­saire, pour diverses rai­sons ; à nous en tout cas d’y tra­vailler et sans plus attendre.

    Les Tra­vailleurs de la Paix – vic­tor HUGO^^

    Réponse
  98. Ana Sailland

    @123

    Mon bon­heur com­mence là où com­mence celui de l’autre

    (Ce n’est pas du mora­lisme de béni­tier sau­mâtre, c’est un fait : le bon­heur durable et soli­taire n’existe pas ; le sen­te­ment de la joie de vivre ne dure que si elle est partagée)

    Une civi­li­sa­tion où « mon » bon­heur et « ma » liber­té com­men­ce­raient là où s’ar­rêtent celles de l’autre, une telle civi­li­sa­tion serait détestable.
    Et pro­ba­ble­ment condam­née à très brève échéance.
    Il est à craindre qu’elle ne soit ins­crite dans les car­tons du libé­ra­lisme mon­dial et insi­dieu­se­ment ins­til­lée dans le cer­veau col­lec­tif par l’empire médiatique.
    La résis­tance com­mence dès qu’on se décide à refu­ser les valeurs d’é­goïsme et de com­pé­ti­tion qui nous sont « proposées ».

    🙂 Plus le plan C, ça va de soi 🙂
    Mais les struc­tures et les lois ne sont pas l’Esprit.
    Il devra en être l’es­sence et non la consé­quence, afin qu’elles le pro­tègent sans se sub­sti­tuer à lui.
    Faire en sorte que les êtres écrivent et res­pectent la loi conve­nue tout en sou­met­tant la loi conve­nue à l’am­bi­tion non tru­quée du bon­heur par­ta­gé est le chal­lenge vital que l’hu­ma­ni­té doit relever.

    (Je re-recom­mande donc la lec­ture de la morale anar­chiste de Kro­pot­kine)

    Réponse
  99. EFFAB

    Ne man­quer pas cette vidéo, ÉTIENNE, ce jeune dit vrai­ment des choses inté­res­santes et cite un mon­sieur qui devrait et qui vous aurait plu, j’en suis convaincu !

    « C’est GÉNIAL !!!

    Mer­ci, PABLO, pour ce par­tage : je découvre là un jeune à la fois très cool et très mature… et cette décou­verte de George CARLIN, une sorte de DIEUDONNÉ à l’a­mé­ri­caine… ÉPOUSTOUFLANT !! Une vidéo très très sym­pa et un dis­cours, une vita­li­té très rafraî­chis­sante et très com­mu­ni­ca­tive !… en même temps que cette ana­lyse très juste et très saine des choses et des conflits. »

    Réponse

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