Chers amis,
Voici un OUTIL PÉDAGOGIQUE épatant : outil à forte puissance virale, je trouve.
Dans le décor (très humain, finalement) de 99% paisibles mais habituellement terrorisés (et carrément bouffés) par les 1% prédateurs, dans ce décor connu, on voit les 99% agressés (en s’en prenant à leurs individus les plus faibles) qui (après avoir mis un long moment à réfléchir et à prendre conscience à la fois de leur couardise et de leur responsabilité par l’acceptation de la maltraitance des plus faibles d’abord) FONT SUBITEMENT BLOC et deviennent alors INVINCIBLES : même une bande de redoutables prédateurs (des lions et même des crocodiles !) doivent reculer, comme des lâches qu’ils sont au fond dès qu’ils n’ont plus le privilège de leurs dents et de leurs muscles.
Formidable vidéo, vraiment !
Pas besoin de sous-titres, cette vidéo est prête a déjà commencé à faire le tour du monde (70 400 000 vues…).
Ah ! que ça fait du bien, ce film !
Quand je vous dis que ce n’est pas une utopie, d’écrire nous-mêmes notre contrat social…
Si on veut une Constitution, il faudra bien l’écrire nous-mêmes.
🙂
Étienne.
————
PS : ça me fait penser au proverbe (important) :
les chiens mordent ceux qui ont peur

« Nous devons tirer nos règles de comportement du monde naturel.
Nous devons respecter, avec l’humilité des Sages, les limites de la nature et le mystère qu’elles cachent, en reconnaissant qu’il y a quelque chose dans l’ordre du vivant qui dépasse très évidemment toute notre compétence. »
Vaclav Havel
Je pense qu’aussi exemplaire que puisse être la vidéo, elle est différente de la situation des hommes.
Les lions (les prédateurs) sont faits pour être les 1% et chasser les 99% (les herbivores). C’est un écosystème harmonieux mis en place dans de nombreux écosystèmes, il me semble. Chaque espèce y trouve d’ailleurs son compte sur un plan global. Les faiblesses génétiques sont régulées, et les forces (comme la cohésion chez les buffles) encouragée pour atteindre un équilibre.
L’homme, quant à lui, est un primate social. Nous de sommes pas des bœufs peureux et chassés. Mais je crois que tu vois juste : le rapport à autrui dans notre grand ring planétaire est celui du prédateur et de la proie. 1 prédateur (la personne morale ou physique qui a du capital plein les fouilles) pour 99 proies (le quidam moyen, privé de sa liberté de se réaliser par peur de l’épée de Damoclès des Temps Modernes : le chômage)
DONC, cette situation moderne de prédation par les plus riches à l’échelle mondiale (merci le capitalisme, le libéralisme, et le dogme de la croissance économique et culturelle) est une anomalie du genre humain.
Tu dis être humaniste dans ta dernière vidéo, Étienne : Redevenons l’ »humain » dans ce qu’il a de plus noble : un être capable de réflexion, de respect, et d’amour.
Par ce retour, nous serons capables d’organiser notre contrat social à une vingtaine ou à 7 milliards.
🙁 la vidéo ne passe pas sur mon Tél, obligé d’attendre ce soir pour regarder sur mon ordinateur 🙁 à moins que quelqu’un sache comment faire avec un Tél Windows 7. 🙂
Ce qui différencie l’homme et quelques rares espèces animales des autres, c’est la faculté de ne pas être contraint de subir, et, il est suprême parce qu’il a le pouvoir d’aider d’autres espèces à moins subir.
Mais hélas… On patauge dans les 7 péchés capitaux et pas leur contraire…
Et n’oublions pas une chose :
Nous sommes nantis dans nos pays du Nord sculptés avec la glaise du Tiers-monde et les bras du Tiers-monde.
Il est plus facile de déclencher les polémiques et proposer des utopismes le ventre plein.
Nous vivons sur une planète où beaucoup ont faim, et où beaucoup d’autres ont peur d’avoir faim (Merci la propagande TF1 et consorts,).
C’est normal ! : dans la savane de l’omni-marchandisation globale, les crocs du lion sont remplacés par les liasses de dollars, mais c’est toujours la « loi de la jungle » qui prime, la compétition de tous contre tous.
Nous avons la chance de ne pas avoir faim. Notre devoir est de chercher à sortir de ce système abject.
Merci de m’avoir fait redécouvrir Henri Guillemin !
Non seulement je l’adore en tant que conteur merveilleux, mais beaucoup plus IMPORTANT, il m’a ouvert les yeux sur des pans entiers de notre histoire, et à la lumière des propagandes et des mensonges criminels qui circulent sur cette pauvre planète, je me rends compte à quel point il était LUCIDE !
Comme il est désespérant de constater que plus un homme est intelligent et lucide sur la politique, moins il est entendu et cru !
Mais c’est à nous, modestes citoyens, de relayer leurs paroles et leurs pensées !
Comme les buffles de la vidéo !
Cher Étienne Chouard, je vous soutiens à fond dans votre démarche généreuse et si je puis faire quelque chose pour aider, et relayer vos idées, je le ferai !
C’est vrai que ces vidéos sont très touchantes. Le fait même que cela nous touche est d’ailleurs révélateur.
Cela m’amène toute une série de réflexions. Je pense notamment à ce que nous explique Patrick Tort dans un autre topic du forum au sujet de l’interprétation de Darwin, par exemple. Darwin dont la théorie a été récupérée par les uns comme par les autres et interprété de façon orientée afin de servir les idéologies des uns comme des autres, Marxistes aussi bien que capitalistes. Et bien entendu, les uns comme les autres se trompent et nous trompent.
D’autre part, je pense également à ces récentes remise en question des théories qui entoure l’avènement de la civilisation. Longtemps on a enseigné un processus suivant lequel l’homme aurait d’abord inventé l’agriculture et l’élevage, se serait sédentarisé et aurait de cette façon « libéré du temps » lui permettant de se consacrer à la spéculation et à la réflexion, qui aurait mené à créer des religions ; l’équation de cette théorie longtemps enseignée était agriculture > élevage > sédentarisation > religion.
Cette théorie était déjà contredite par une série d’anthropologues qui avançaient, suite à leurs observation des peuples premiers (les « primitifs »), de leur mode de vie, de leurs rites et de leurs croyances, que cela ne pouvait être aussi simple.
Or, un site archéologique en Turquie – Gobekli Tepe -, bien plus ancien que tous les sites archéologiques étudiés jusqu’à présent, remontant à 12 000 ans, montrerait que c’est d’abord la religion qui serait apparue et aurait servi de lien entre plusieurs tribus nomades, et ce sont ces nomades qui auraient édifié ces étranges et impressionnants lieux de culte. Dans cette remise en cause de la vieille théorie, l’équation change et devient religion > agriculture > élevage > sédentarisation.
Ce n’est bien entendu qu’une autre théorie, qui n’a (à mes propres yeux) pas plus de valeur que la vieille théorie, car comme trop souvent, elle se fonde sur des éléments trop parcellaires : on développe une théorie sur le tableau d’ensemble en n’analysant que quelques pièces du puzzle dont on dispose. C’est bien sûr insatisfaisant, surtout pour un esprit authentiquement scientifique.
Quel rapport avec les animaux et leurs modes de vie ? J’y viens.
Beaucoup de peuples premiers se considèrent, en tant qu’être humains, comme faisant partie de la nature, égaux aux autres formes de vie, notamment les animaux, et ils s’adaptent à la nature, à ses cycles et à ses lois. Certains développent des formes de culte, notamment le culte des ancêtres. Souvent, aussi, ils développent des sortes de cultes animaliers, et on trouve trace de leur respect et de leurs compréhension de leur interdépendance avec le règne animal (les gravures sur les piliers du site Gobekli Tepe, comme les peintures rupestres de Lascaux et d’autres sites paléolithiques montrent l’importance de ces animaux dans la vie de ces peuples).
Notre civilisation, par contre, se fonde sur une autre conception, une conception où l’homme, en tant qu’espèce, serait supérieure aux autres formes de vie et de ce fait destinée à la dominer, la contrôler, l’exploiter. Et comme par hasard, nos mœurs et nos modes de vie, nos idéologies et nos rapports entre nous sont calqués sur cette même conception.
Les résultats de cette conception religieuse (désolé pour les croyants qui me lisent, mais même ignorés, les faits restent des faits) sont désastreux. Ils sont désastreux car ils ont mené l’humanité au bord de sa ruine, incapable de dominer les éléments naturels (contrairement à ses prétentions), mais capable de provoquer elle-même sa propre destruction. L’humanité est aussi la cause d’une effroyable disparition d’espèces, comme nous n’en avons jamais vu dans l’histoire depuis des millions d’années !
Nous appelons civilisation une société qui, par ses interprétations religieuses erronées (en ce compris certaines interprétations scientifiques et idéologiques édifiées en dogmes, soyons clair sur ce point) ayant la prétention de tout régenter, mais seulement capable de voir midi à sa porte, toute tournée vers le culte de sa propre supériorité supposée sur la nature.
Pourtant, lorsque nous voyons ce troupeau de buffles s’unir et se dresser contre les lions pour sauver le plus faible (le veau), nous nous émerveillons. Nous voyons ces images à l’aune de notre propre sensibilité. Nous y cherchons un enseignement de la nature elle-même, et nous cherchons à justifier nos propres comportements.
Tout comme le faisaient et le font les peuples premiers…
En dépit de tous nos conditionnements et croyances « civilisées », nous continuons de ressentir qu’il se trouve quelque chose de « sacré » dans la nature elle-même. Les buffles se dressant contre le lion, l’hippopotame sauvant la gazelle des crocs du crocodile, nous voyons — ou nous croyons voir — dans les actes de ces animaux, des traits humains.
Il se pourrait bien qu’en dépit de nos croyances, il y ait dans les animaux plus d’humanité que nous ne le pensions, tout autant qu’en dépit de notre arrogance, il y ait plus d’animalité en nous que nous ne le prétendions.
Nous serons capables de retrouver notre équilibre et des relations saines, fructueuses, harmonieuses, symbiotiques, lorsque nous aurons accepté et intégré à nos croyances cette dualité et cette évidence : l’homme n’est qu’un animal parmi les autres, ni inférieur, ni supérieur, mais différent et complémentaire.
Cordialement,
Morpheus
Finalement, la Nature doit bien faire les choses.
Apparemment, il faut des prédateurs pour réguler les populations.. Ces derniers, vivants sur le dos des autres.
C’est un éternel cycle sans fin, où selon la période, il est préférable d’être soit loup, soit mouton.
Alors, la question principale serait de savoir s’il est possible de survivre à long terme, dans un monde privé de régulation prédatrice des populations ?
Personnellement, je dirais oui. Nous pouvons nous passer de prédateurs pour survivre sur le long terme, à condition que l’énergie et l’espace soient en abondance et accessible à tous. Ce qui évidement nous contraindra à coloniser d’autres planètes sinon ça ne marchera pas.
Étienne a raison. Il faut nous liguer pour faire face aux prédateurs. Ce n’est que par ce biais que l’on pourra enfin rêver à un cycle différent.
Et l’on écrira dans nos livres d’histoires futurs, comment l’Humanité est sortie de l’âge de la prédation.
Les manifestants espagnols font reculer la… par Super_Resistence
Les chiens mordent ceux qui ont peur.
Une autre chose importante à préciser pour combattre nos fausses interprétations de Darwin et pouvant nuire à nos analogies avec les comportements du règne animal.
Les prédateurs naturels – lions, tigres, aigles, crocodiles, requins, etc. – ne font pas de réserves ; ils ne prennent que la proie dont ils ont besoin pour leur propre survie et ils n’en font pas commerce ; ils ne tuent pas par pure cruauté, comme le fait l’homme.
Ainsi, comparer les voleurs de pouvoir, les banquiers, les affairistes et les empereurs marchands avec les prédateurs naturels du règne animal est faire à ces dernier insulte.
C’est en outre faire une grave erreur, car aucun animal ni prédateur naturel ne produit de tels comportements à l’égard d’autres espèces : en cela, l’homme est bien unique, mais cette exception qu’il incarne est loin d’être à son honneur : cette exception humaine n’élève pas l’humanité, elle l’abaisse.
Ce que font les pillards et les puissants dans notre civilisation humaine n’a pas de rapport avec la prédation naturelle, mais avec la seule démence, qui elle est le propre de l’homme.
Comme le dit l’Agent Smith dans Matrix, tous les mammifères naturels contribuent à un équilibre, une symbiose avec leur environnement. Pas l’homme. L’homme se comporte comme un virus, un parasite qui envahit un corps (la terre et son écosystème), pille les ressources jusqu’à épuisement, puis repart piller une autre terre.
C’est d’ailleurs amusant comme le scénario de ce très mauvais film Independance Day imagine une race alien extra-terrestre tenter d’envahir la Terre afin de la piller tel des sauterelles : les scénaristes ont imaginé les motivations de ces E‑T en leur attribuant les motivation de la civilisation humaine.
Nous voyons toujours midi à notre porte !
Cordialement,
Morpheus
Cette vidéo est une belle démonstration de la logique implacable des mathématiques.
99% unis peuvent diviser et mater les 1 %. Le problème c’est que les 99 % ont accepté de se soumettre aux règles écrites par les 1%, pour que les 99 % se divisent d’eux-mêmes et ainsi laissent le champ libre aux 1%.
Maintenant, qu’est-ce qui fera se regrouper les 99 % pour devenir 100 % ?
Je crains qu’il faille attendre que 20 % ou 30 % peut-être 40 % des 99 % soit dans la misère la plus totale, et c’est de ces miséreux que viendra se rassemblement.
On y va … on y va, c’est inexorable. Formez-vous à être des citoyens et que notre constitution, la constitution des 100% soit prête à être gravée dans la pierre pour le jour J.
Auxquelles vidéos nous pourrions ajouter celle-ci, une de plus parmi tant d’autres…
Constitution des hommes
Point 1.1
Tout homme a le droit de se représenter lui-même devant les autres hommes
Point 1.2
Toute action humaine qui poursuit le bien commun doit être encouragée par la législation, toute action humaine qui s’en écarte doit être découragée.
Point 1.3
Tout homme a la liberté de choisir sa propre définition du bien commun.
(La mienne comporterait probablement les notion de respect, d’amour et de tolérance)
Très belle vidéo, peut-être que ce nombre cent se veut pour cent, ou, quand le pourcentage atteint devient la référence de la norme à suivre.
la peur, notre grande ennemie !
cette vidéo résume tout, toutes les vérités sont dans la nature, inspirons-nous en !
Merci, un partage que j’ai le plaisir de partagé à mon tour, tel cet anonyme et ce modeste et néanmoins ambitieux maillon, millionnième gentil virus d’un projet sociétal enfin digne de ce nom et respectueux autant de la Nature que de son prochain.
Étienne a dit quelque part que tant que l’Homme ne respecterait pas quelque animal que ce soit – je traduis à ma sauce, lol -, il lui manquera alors toujours cette dignité et cette vertu inhérentes aux plus hautes et plus nobles aspirations spirituelles et civiques… car au-delà de toute catéchèse, au-delà de tout cartésianisme, il y a en nous et en ce monde un sentiment, voire un ressenti, profondément humain et sacré qui nous dépasse et nous inspire et, à l’occasion, nous transcende et nous détermine… et c’est bien de cela dont il s’agit aujourd’hui : ce défi qui nous est enfin proposé et cette voie royale et légitime que nous propose Étienne.
Il va falloir que j’avertisse mon chat qu’il pourrait bien avoir à se méfier des souris 😉
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« el pueblo unido jamas sera vencido »
C’est ce que scande la foule sur la vidéo espagnole
i.e.:
« Le peuple uni jamais ne sera vaincu »
Et toutes ces vidéos illustrent la force de la cohésion.
Elles sont porteuses d’espoir.
En particulier celle qui démontre la faculté d’empathie au delà d’une espèce donnée, thème qui a été abordé sur d’autres fils de discussion.
(Cohésion des trois règnes : animal, végétal, minéral)
Mais la difficulté est de faire naître chez nous humains cette susdite cohésion, qui est peut être moins naturelle chez un mammifère intelligent que chez un autre ( peut être = je ne sais pas 😉 )
Je voudrais ici aborder le thème de la complicité par intrication des rôles, qui caractérise la société humaine en la différenciant du troupeau de la première vidéo :
Chez nous existe un réseau, un tissu, une trame de liens de domination soumission, auquel me semble-t-il personne n’échappe (c’est à approfondir), si bien que tout individu est astreint pour survivre, ou maintenir sa place dans la société, à être complice de ceux qui le dominent/exploitent, en dominant/exploitant, à son tour, parfois de manière subtile, d’autres personnes, qu’il ne connaît pas forcément, qui à leur tour vont dominer, elles aussi dans l’anonymat réciproque.
Si j’achète des fraises en provenance du sud de l’Espagne, j’exploite un esclave que je ne connais pas et qui ne me connaît pas.
Nous avions aussi effleuré ces thèmes ailleurs.
Il n’y a pas deux camps, celui des lions et celui des bovins, celui des riches et celui des pauvres, non, la prédation est diffuse et chaque victime est prédateur.
Chaque exploité exploite, sauf peut être en bout de chaîne celui qui meurt de faim : lui, dead end of line du réseau, ne dispose d’aucun pouvoir et ne fait que subir.
Si bien qu’il est beaucoup plus improbable d’obtenir tel que dans la vidéo du haut un front commun de ceux qui sont plutôt victimes —quoique un peu prédateurs— contre ceux qui sont plutôt prédateurs.
On voit bien cela par exemple lorsque à l’occasion d’une grève SNCF le gouvernement joue sur la colère des usagers. Ce n’est qu’un exemple.
Dans la vidéo espagnole, le front commun est possible, car les deux camps sont clairement identifiés, mais dans la société globale, nationale ou planétaire, ce n’est pas aussi simple.
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@Morpheus
Je pense quand même que la main préhensive et l’intelligence font quand même de l’humain un animal à part, mais que l’essor de la conscience couplé à l’empathie extraspéciste vont lui faire comprendre que cela lui confère des devoirs et non pas des droits.
un belle élans de solidarité les bêtes deviennent plus humaines que nous.…
Essai de synthèse de nos difficultés, en une minute (bel effort) 🙂
Le fil de commentaires sur facebook est intéressant, comme d’habitude :
http://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/308540945935759
Chic ! Ma faute d’orthographe vue trop tard a été corrigée. Merci 🙂
Un front uni contre nos bévues 😉
El pueblo unido jamás será vencido
http://fr.wikipedia.org/wiki/El_pueblo_unido_jam%C3%A1s_ser%C3%A1_vencido
🙂
terrible addiction, j’en sais moi-même quelque chose… mais ce n’est pas tant de droque et de manque dont il s’agit, mais bien de cette attente, mais bien de cette ‘union’, commune à chacun et commune à tous.
L’Afrique et le renouvellement des sciences humaines
(entretien avec Mamadou Diouf, par Ivan Jablonka , le 9 janvier 2009, laviedesidees.fr)
(…) Les formes de représentation promues par les administrations coloniales (aussi bien françaises et anglaises que portugaises ou belges) ont sollicité ces formes d’identification primaire.
Le résultat est le suivant : un langage et des pratiques qui transforment la compétition politique en bataille dont la seule issue est la mise à mort, et les institutions économiques et sociales en territoires conquis au service exclusif d’une clientèle, avec le pillage en lieu et place de la production et d’une gestion rigoureuse.
En quelque sorte, un évanouissement total de la notion de bien public.
(…) C’est l’un des paradoxes les plus intéressants, quand on se situe dans la démarche républicaine française. La fragmentation des communautés en tant que formule politique dominante de l’administration des indigènes n’a‑t-elle pas favorisé et entretenu la forme d’expression politique la plus présente chez les Africains, le tribalisme et l’ethnicité ? Ce tribalisme, ce régionalisme, cette ethnicité ou cette appartenance religieuse gomment la frontière entre le public et le privé. Mieux, le public cède son territoire et ses règles sous le poids des exigences clientélistes.
À cet égard, les indépendances représentent un moment particulièrement intéressant, parce que les nationalistes ont sollicité le vocabulaire démocratique « de type universaliste », c’est-à-dire les principes d’organisation politique (règles, institutions et idéologies) configurées par l’héritage de la philosophie des Lumières et du libéralisme occidental, en particulier les formules et institutions représentatives et la justice sociale.
Mais les langages et pratiques de mobilisation des masses sont restés prisonniers d’économies ethniques et religieuses. Les leaders du mouvement pour l’autonomie et l’indépendance se sont davantage battus pour leurs intérêts privés, pour les intérêts de leur communauté, que pour une forme abstraite de démocratie.
Après les indépendances, les coalitions nationalistes réunissant des intérêts et des groupes divers ont explosé face aux tiraillements et aux luttes pour le contrôle du pouvoir politique et des ressources économiques. Ils ont entraîné l’émergence des pouvoirs autoritaires africains, la violence des partis, syndicats et mouvements des jeunes. Ces formes exclusivistes de démocratie et de représentation ont été soutenues par les anciennes puissances coloniales et les organisations internationales qui croyaient que le recours à des institutions centralisées et à la règle d’autorité aideraient à réduire les différentes fractures ethniques, culturelles, religieuses et régionales (…)
Le refus de respecter et surtout de laisser un espace de respiration aux cultures locales a provoqué une crise au sein des élites, de toutes les élites, depuis les élites « de type occidental » jusqu’aux élites traditionnelles. Ces batailles ont débouché sur les violences barbares qu’on a observées en Afrique ces vingt dernières années.
(…) On a desserré le système, mais en adoptant des rituels politiques tels que les élections sans une refondation des sociétés et des cultures civiques et politiques. Et le paradoxe de ces élections, c’est qu’elles ont promu des pouvoirs autoritaires élus dont le leadership, dès l’investiture, n’a plus qu’un seul souci : scier l’échelle institutionnelle et juridique qui a assuré des élections démocratiques et transparentes.
À mon avis, les sociétés africaines sont encore à la recherche de systèmes ouverts. Elles essaient de devenir des sociétés ouvertes, mais qui reconnaissent la différence et qui constituent à leur manière des espaces publics, des formes de bien commun qui peuvent passer par des voies assez étranges. Je préfère les sociétés ouvertes aux sociétés démocratiques où la démocratie est enserrée dans des logiques institutionnelles, un langage et une philosophie qui sont en fait prisonniers de l’histoire de l’Occident (…)
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Et beaucoup de textes intéressants (pas toujours en accord avec notre vision de la démocratie) sur le site laviedesidees.fr
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À noter aussi
- le dernier texte de Frédéric Lordon :
La régulation bancaire au pistolet à bouchon
(18 février 2013, blog.mondediplo.net)
Sa conclusion :
« Si le socialisme de gouvernement n’était pas complètement colonisé de l’intérieur par la finance, s’il lui restait quelques audaces et s’il avait pris un tant soit peu la mesure des désastres que la finance de marché a infligés au corps social, ça n’est pas cette indigente loi de « séparation » qu’il lui imposerait. Mais une loi d’apartheid. »
- Un entretien savoureux avec Jacques Kirsner :
LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE, Nommé pour le César 2013 du Meilleur Film Documentaire, Jacques Kirsner, producteur from Académie des César on Vimeo.
producteur des NOUVEAUX CHIENS DE GARDE (à voir absolument !), nommé (!!) pour le César 2013 du Meilleur Film Documentaire …
C’est très chouette le film au bord du fleuve.…
On pourrait presque danser de joie et croire à la victoire possible.
Mais … nos lions à nous, à nous les ressources humaines, nos lions ne mangent pas nos corps : ils se nourrissent de nos âmes.
Mais … comment nous les ressources humaines pouvons nous opposer un front uni face aux lions qui apparaissent dans cette vidéo là ?
Certainement pas en distribuant des tracts, ni en organisant des grèves, car le monstre mangeur de conscience s’est emparé de tout, y compris de la passion dynamisante des individus, de leurs peurs et de leurs aspirations, de leur moteur psychique.
Non, il n’y a qu’un chemin :
Écrire la constitution pardi, et sans les lions, et sans leurs amis.
Deux excellents documentaires…
Quant à Henry Kravis, je serai beaucoup moins indulgent qu’Étienne quand il dit que les riches ne sont pas si méchants, si responsables, dans la mesure où nous leur abandonnons le pouvoir et que nous leur obligeons en rien, ce qui est grandement vrai…
Il n’empêche, cet homme doté de conscience et censé être intelligent, humain, vertueux, ne l’est finalement pas vraiment, et c’est bien là que les responsabilités sont équitablement partagées, au bénéfice et à la liberté de Henry Kravis, lui qui a ce pouvoir de choisir quand nous n’avons même pas la liberté de nous défendre… excepté ce projet sociétal en cours et cette cause des causes comme objectif absolu !
Mathieu m’a signalé que la vidéo des buffles (unis contre les lions et les crocodiles pour sauver leurs enfants) a déjà largement commencé son tour du monde.
J’ai donc un peu corrigé le billet et j’ai mis le lien vers l’original (70 400 000 vues quand même..).
Merci Mathieu 🙂
Étienne.
Question clé :
À partir de quand allons-nous considérer que c’est nous qui décidons et pas eux ?
à partir du moment où nous serons prêts et ce qui se produit ici et ailleurs nous aide de plus en plus à l’être.
J’ai hâte de lire ton livre Étienne. J’espère que tu iras au bout de la logique sur la création monétaire et la démocratie par exemple. Mais aussi, sur le travail et le chômage dans la façon où, dans un premier temps, tu dénonces des politiques, des règles constitutionnelles qui nous mènent droit vers un chômage de masse, jusqu’au fait que le chômage ne soit plus synonyme d’échec et même qu’il puisse être souhaitable.
Mais encore que l’État qui est sensé nous protéger puisse aussi être notre propre prison quand le peuple lui même pourrait prendre les décisions au niveau international.
Ps : je ne sais pas quel outil tu utilises pour écrire ce livre. Petite suggestion : il existe des logiciels de reconnaissance vocale très efficace pour l’écriture de livre ou même pour retranscrire en direct certaines conférences (pourquoi pas).
Bien amicalement
J.C
De Philippe Derudder :
Juste cette une belle histoire de la vie :
Lawrence Anthony, une légende en Afrique du Sud et auteur de 3 livres dont le best-seller The ElephantWhisperer, a courageusement sauvé la faune contre les atrocités de l’homme y compris le sauvetage courageux des animaux du zoo de Bagdad lors de l’invasion américaine en 2003 eta réhabilité des éléphants dans le monde entier.
Le 7 Mars 2012 Lawrence Anthony est mort. Il manque à son épouse, ses 2 fils, ses 2 petits-fils et à de nombreux éléphants.
Deux jours après son décès, les éléphants sauvages se sont présentés à son domicile menés par deux grandes matriarches. D’autres troupeaux sauvages sont arrivés séparément en masse pour dire au revoir à leur ami humain bien-aimé.
Un total de 31 éléphants ont patiemment marché plus de 20 kms pour se rendre à sa maison en Afrique du Sud.
Témoin de ce spectacle, les humains étaient de toute évidence étonnés, non seulement par l’intelligence suprême et par la précision du moment où ces éléphants ont détecté le décès de Lawrence, mais aussi par cette manifestation d’émotion profonde que les animaux bien-aimés ont montrée et évoquée d’une façon organisée :
Une marche lente de leur habitat jusqu’à la maison de Lawrence – pendant des jours – en file indienne de façon solennelle.
Alors, comment après la mort d’Anthony, ces éléphants de la réserve qui vivent dans des régions éloignées du parc – ont-ils su ?
« Un homme bon est mort subitement », dit le rabbin Leila Gal Berner, Ph.D., « et a plusieurs kms de distance, deux troupeaux d’éléphants qui ont détecté qu’ils avaient perdu un ami cher, ont commencé a se déplacer comme dans une procession solennelle, presque« funèbre « jusqu’à la maison du défunt pour montrer leur respect à sa famille »
« S’il fallait avoir une preuve de la merveilleuse ‘interdépendance de tous les êtres vivants, la voila avec les éléphants de la réserve deThula Thula dont nous en avons la preuve. Le cœur d’un homme s’arrête, et le cœur de centaines d’éléphants est en deuil. Le cœur de cet homme a offert la guérison a ces éléphants, et maintenant, ils sont venus pour rendre un hommage affectueux à leur ami. »
La femme de Lawrence, Françoise, était particulièrement touchée, sachant que les éléphants n’étaient pas revenus chez lui depuis plus de 3 ans !
Mais pourtant, ils savaient où ils allaient.
Les éléphants de toute évidence ont voulu montrer leur profond respect, et honorer leur ami qui leur a sauvé la vie, en restant la devant la maison pendant 2 jours et 2 nuits sans rien manger.
Puis, un matin, ils sont repartis.
La vidéo qui suit ne montre pas l’évènement mais est un court reportage sur la relation particulière que Lawrence avait (en anglais seulement)
@ J‑Stéphane
Excellente vidéo sur les liens entre la finance et les médias.
Tout étant sous le joug des pouvoirs de l’argent au niveau mondiale, les états se révèlent n’être plus que de simples fictions.
Le gouvernement, un groupe d’acteur médiatique qui parle la langue du pays et déverse la propagande de leurs scénaristes.
Une guerre de l’information, que dis-je, de la désinformation, du formatage économique et social.
Je ne vois qu’une seul issue ; sortir de la doctrine de l’exploitation, de l’exploitant et de l’exploité.
Aucun rapport de force ici en dehors des aménagements sur les conditions des travaux forcés, de l’achat de la vie d’autrui.
Des deux côtés, on tend vers toujours plus d’esclavage, d’esclavage à quoi ? à l’argent et à l’illusion de sa nécessité.
Bien amicalement
J.C
Pour rappel.
http://www.youtube.com/watch?v=Ezms9tPXtx0
Mon avis :
M Denisot, 95% de vos revenus ne proviennent pas de votre travail, mais des employés qui produisent les marques qui s’étalent à longueur de publicité sur vos médias et donc c’est leurs payes que vous empochez !
M Aphatie, il est vrai que l’on ne peut pas vous qualifier de voleur. Mais votre attitude ressemble beaucoup à celle que vous dénoncez, vous journalistes ! Je parle de l’attitude des parents qui ferme les yeux sur les origines de l’argent qu’ils perçoivent de leurs enfants, sauf qu’eux leur salaire est insuffisant pour faire vivre leur foyer du fait que l’entreprise pour laquelle ils travaillent privilégie les budgets dividende et publicitaire. Je suis persuadé que vous ne produisez pas plus d’un cinquième de vos revenus, donc, oui quatre cinquièmes ne sont pas mérités !
Car demandez-vous quel serait réellement vos salaires s’il n’y avait aucune publicité et que vous deviez comme toutes les autres entreprises compter seulement sur l’argent des consommateurs de vos médias !
Un des hommes les plus intelligents de toute l’histoire de l’humanité l’a fort bien résumé :
« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais ceux qui les regardent sans rien faire. »
http://indicescibles.blogspot.be/2012/10/linvolution-silencieuse.html