Une synthèse, avant un essai de retraite. Vidéo avec Laurent Louis, Paris, 1er février 2013

8/02/2013 | 117 commentaires

À l’oc­ca­sion d’une ren­contre avec Laurent Louis, dépu­té belge, le 1er février 2013 à Paris,
j’es­saie de résu­mer l’es­sen­tiel de mon tra­vail, en trois quarts d’heure :

Tout est entre nos mains.

N’ou­bliez pas de me dire (gen­ti­ment, s’il vous plaît) ce qui cloche encore dans cette analyse 🙂

Sinon, on y va, on « contagie » 🙂

Moi, je vais sans doute me mettre un peu en retrait, quelques semaines, quelques mois ?, pour mettre tout ça sous forme de livre(s).

Mille mer­cis à tous pour vos encou­ra­ge­ments ; ça fait un bien fou, cette conver­gence crois­sante, et radi­cale, vers le bien commun.

Étienne.

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Étienne

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117 Commentaires

  1. Merome

    En retrait pen­dant quelques mois ? Et puis quoi encore ! Rem­bour­sez ! Au prix où on paye, mince !

    Ne reste pas trop éloi­gné d’in­ter­net quand même…

    Réponse
  2. Gabrielle

    Bon­jour Étienne,

    C’est une excel­lente idée cette retraite pour écrire un livre sur la vraie démocratie. 
    Un livre avec des termes pas trop com­pli­qués hein ? Un livre qu’un enfant de 10 ans pour­rait comprendre…

    Bonne retraite
    Au plai­sir de vous lire,
    Gabrielle

    Réponse
  3. Geo

    Étienne, avec tout le res­pect que je vous dois, je vous ai sen­ti trop à fond, brouillon, lors de l’in­ter­ven­tion des colibris.

    La sagesse donne un poids incroyable aux pro­pos et ce soir là, vous en manquiez.

    Vous êtes, je pense, quel­qu’un de calme par nature, enfin il semble.

    il faut prendre du recul, nous avons besoin de votre capa­ci­té d’é­du­ca­teur popu­laire, calme et inébranlable.

    Alors je sais, il y a de saines colères. et tout ce que l’on est en train d’ap­prendre (grâce à vous) rend furieux, donc vous le pre­mier j’i­ma­gine bien.

    Mais, on va ren­trer dans la bataille, dans peu de temps, les luttes convergent, le virus est implan­té, pre­nez des forces et faites du yoga, c’est un ordre.

    Et en atten­dant, lais­sez-nous faire, on va vous rendre ce que vous avez fait pour le bien com­mun, on va vous le rendre cent fois.

    Mes res­pects.

    Réponse
  4. Gaëtan Naudet / Revue Hiatus

    Salut Etienne,

    ici Gaë­tan de la revue Hia­tus. je reviens à l’at­taque pour savoir si tu es tou­jours par­tant pour occu­per notre page de l’in­vi­té de ton propos.

    Comme tu m’a­vais pro­po­sé par télé­phone il y a quelques mois, un tableau réca­pi­tu­la­tif du pro­ces­sus de démo­cra­tie « directe » grâce au tirage au sort nous semble être le for­mat le plus clair pour pré­sen­ter cette démarche.

    Autre­ment, tu me par­lais de réponses aux argu­ments oppo­sés à ce même tirage au sort (par l’exemple, l’es­cla­va­gisme qui peut être rem­pla­cé grâce à l’au­to­ma­ti­sa­tion des tâches de pro­duc­tion.) Dans ce cas, nous l’ac­com­pa­gne­rons d’un cha­pô résu­mant et le constat de l’im­puis­sance poli­tique du citoyen dans nos « démo­cra­ties » et le tirage au sort comme poten­tiel moyen d’ac­cès à une citoyen­ne­té accomplie.

    Mer­ci d’a­vance Etienne !
    Et si d’a­ven­tures, tu n’as pas le temps de me répondre par écrit, je me per­met­trai de t’ap­pe­ler dans les jours à venir pour par­ler de tout ça de vive voix avant ta « retraite » synthetico-scribouillarde !

    Gaë­tan Nau­det aka Séra­phine Péronnelle
    pour la revue Hiatus.

    Réponse
  5. Patrick Flécheux

    L’ab­sence comme une vir­gule au sujet d’un point final. Je res­te­rai donc en sus­pen­sion de cette paru­tion prochaine …

    Soyez gen­til réser­vez moi un exem­plaire, je paye cash :@)

    Ami­ca­le­ment Patrick

    Réponse
  6. L'Orangé

    Ecrire un livre , pour­quoi pas !

    Avan­tage : On enten­dra plus les pseu­do-intel­lo déni­grants dire : « C’est qui ce Choaurd ? il n’a même pas écrit un livre ! »

    Incon­vé­nient : Il va avoir quelque chose à vendre, et là ça risque de prê­ter le flanc aux critiques.

    « Mais, je me trompe peut-être » ™ Etienne Choaurd 

    Réponse
  7. profil

    Bon­jour Étienne, bon­jour les gen­tils virus

    Un bou­quin simple, c’est une bonne idée. 
    D’au­tant que main­te­nant que l’i­dée est bien lan­cée, elle ne peut que croître vers sa maturité. 

    N’ou­bliez pas que lors­qu’une idée se sta­bi­lise autour de 10 % de la popu­la­tion, elle finit par dominer. 

    Voi­ci le lien : http://​www​.slate​.fr/​l​i​e​n​/​4​1​9​3​1​/​o​p​i​n​i​o​n​-​m​a​j​o​r​i​t​e​-​m​i​n​o​r​ite

    Oui, 10 % ça suf­fit, et à mon avis, on n’en est pas loin.

    Alors le bou­quin qui cla­ri­fie­rait tout et ancre­rait l’i­dée du tirage au sort dans l’i­ma­gi­naire de 10 % de la popu­la­tion, ça serait le top.

    Pour rendre le livre intel­li­gible au plus grand nombre, il y a un truc qui ne rate jamais : pour chaque idée, impli­quer les cinq sens du lec­teur : goût, odo­rat, vue, tou­cher et ouïe. Il faut donc par­ler de cui­sine, de par­fums, d’i­mages, de choses qui se caressent ou qui râpent, de chan­sons, etc.

    Bonne chance, belle réussite.

    Ber­nard

    Réponse
  8. TONIN

    Etienne,

    Je viens d’é­cou­ter la vidéo avec Laurent LOUIS à tes côtés.

    Je ne cesse, comme bien d’autres, de mémo­ri­ser et véhi­cu­ler tes ana­lyses pour qu’un jour nous puis­sions triompher.

    Comme je te l’a­vais dit, j’ai écrit un ouvrage dont j’ai deman­dé la publi­ca­tion. Trois sur six (pre­mier essai)ont répon­du par la négative.Je pense être confron­té au pro­blème que tu as aus­si iden­ti­fié, celui de deman­der aux édi­teurs proches du pou­voir de publier un ouvrage contre ce dernier !

    Je ne baisse pas les bras pour autant, atten­dant les déci­sions des trois autres, je met­trai s’il le faut en place les plans B et C.

    Bon cou­rage à toi.

    A + Dominique

    Réponse
  9. Merome

    En atten­dant le bou­quin d’E­tienne, je fais la pro­mo­tion du mien, sans honte et sans « vergogne ».

    Ça s’ap­pelle « simple comme bon­jour », c’est sous licence Crea­tive Com­mons, donc je touche pas un kopek des­sus, et évi­dem­ment, ça cause démo­cra­tie et créa­tion moné­taire. Gra­tuit au télé­char­ge­ment, à prix cou­tant en ver­sion papier.

    N’hé­si­tez pas à en par­ler autour de vous…

    Réponse
  10. Julien

    Où sont les bou­tons pour par­ta­ger sur les réseaux sociaux (Face­book, Twit­ter, Google+, email, etc.) ? 

    Alors oui je peux uti­li­ser le lien de par­tage dans la vidéo ou col­ler direc­te­ment l’url de la page dans mon réseau social favo­ri mais ce n’est pas un réflexe pour tout le monde. 

    Essayez donc d’in­ci­ter vos visi­teurs à par­ta­ger l’in­for­ma­tion en ajou­tant sim­ple­ment les liens de par­tage que l’on retrouve sur beau­coup de sites. 

    Je trouve ça éton­nant qu’ils n’y appa­raissent pas déjà. 
    (vous pou­vez sup­pri­mer ce mes­sage, je m’a­dresse au webmaser) 🙂

    Bonne conti­nua­tion c’est super ce que vous faites !

    Réponse
  11. profil

    Re bon­jour,

    Pour les pro­blèmes de publi­ca­tion, il faut juste se rendre compte que les temps changent. 
    Le pas­sage par l’im­pri­me­rie sur papier n’est plus aus­si vitale que par le passé. 
    On peut publier direc­te­ment sur KDP : Kindle Direct Publishing. 
    L’a­van­tage, c’est que le lec­teur ne paie plus que 2.68 € et l’au­teur touche quand même 1 € par livre. 
    Alors hein, les édi­teurs qui refusent des bou­quin au motif que ça n’ar­range pas leurs maîtres… On s’en fout !

    Réponse
  12. philippe V.

    bon­jour Étienne,

    c’est la pre­mière fois que je m’ex­prime par­mi les GV. 

    ton livre appor­te­ra à coup sûr de l’eau à nos moulins.

    en atten­dant, je finis par dire aux scep­tiques que la seule façon de savoir si tout ça fonc­tionne, c’est qu’il suf­fi­rait d’essayer…

    Étienne, je te remer­cie moi aus­si de tout ce que tu as pu m’apprendre.

    je vais donc conti­nuer à conta­mi­ner gentiment…

    Réponse
  13. profil

    Oui, conta­mi­na­tion maximum !

    Réponse
  14. Ana Sailland

    Sur la vidéo : rien à redire 🙂
    C’est impec et séduisant.
    Je ne doute pas que l’é­crit où tout est pesé au micro­mot près sera encore mieux.

    Le net
    Les réseau sociaux
    La conta­mi­na­tion de proximité
    Les confé­rences publiques
    Les ateliers
    Les interviews
    Les publications

    Y a du boulot .….……

    Je rap­pelle la tech­nique du billet de banque :

    Sur les billets en euros, il y a de part et d’autre comme deux espaces vierges pour écrire ! On dirait que c’est fait exprès. Vous y écri­vez un mes­sage ou un lien internet. 
    Per­sonne ne jet­te­ra ce tract ! 
    Avec mes amis, nous écri­vons même dans la marge : ne pas jeter sur la voie publique =

    Un peu d’hu­mour ne gâte pas le virus. 

    Et il passe de main en main un cer­tain temps, non négligeable. 
    C’est gra­tuit, offert par le pouvoir 🙂

    Réponse
  15. Balthazar19

    Après avoir vision­né avec atten­tion cette syn­thèse, il m’ap­pa­raît quelques réac­tions « à chaud » :

    - tout d’a­bord, vous vous posi­tion­nez « contre » le sys­tème actuel, qui vous le rend visi­ble­ment bien par ailleurs… 

    Argu­men­ter sur une évo­lu­tion serait plus « présentable »

    - ensuite, les ronds de jambe envers les roya­listes est outre une erreur stra­té­gique monu­men­tale tota­le­ment dépla­cée pour construire une nou­velle République

    - Si vous ne trou­vez pas rapi­de­ment des alliés de poids, l’a­ve­nir de ce beau pro­jet va tom­ber à l’eau.

    - nous vivons actuel­le­ment une démo­cra­tie repré­sen­ta­tive, sys­tème per­fec­tible mais qui dis­pose d’une légi­ti­mi­té his­to­rique puis­sante et cultu­relle. S’y oppo­ser sim­ple­ment ne vous rend pas cré­dible pour autant.

    - ne cher­chez pas la révo­lu­tion, assi­mi­lée le plus sou­vent à la Ter­reur, a mini­ma à la vio­lence, même si la Révo­lu­tion en elle-même ne l’é­tait pas

    - pré­ser­vez l’es­sen­tiel de ce pro­jet, une assem­blée consti­tuante par tirage au sort, et adaptez-le.

    L’His­toire est un long pro­ces­sus, une suc­ces­sion d’é­tapes. Conce­vez ce pro­jet comme une étape.

    Réponse
  16. Geraldine Feuillien

    Bon­jour Etienne et bra­vo pour la téna­ci­té de ton com­bat. Je me per­mets puisque tu nous invites à cri­ti­quer ton dis­cours à reve­nir sur ton asser­tion selon laquelle, quel­qu’un qui se fiche du regard des autres est quel­qu’un dont il faut se méfier. Ben voi­là, jus­te­ment, il n’y a pas de regard des autres. Il y a « des regards » et « des autres ». Je pense que on ne fait jamais l’u­na­ni­mi­té et que bien des gens qui ont été mau­dits parce qu’in­com­pris par leurs ’ ont eu rai­son de se battre pour défendre ce en quoi ils croyaient et avaient dans le cœur. Le regard de l’autre n’a de poids que s’il est objec­tif et non défor­mé par une intoxi­ca­tion média­tique, des pro­pa­gandes, des rumeurs, etc.…

    La peur du regard des autres a étouf­fé bien des rebel­lions légi­time. La peur du regard des autres a tué bien des car­rières ; tué bien des amours, auto­ri­sé bien des abus, par lâche­té, peur du rejet.

    A titre per­son­nel, (et c’est un esprit libre au pédi­grée de facho sur le net qui parle) ma recherche de véri­té m’a pous­sée si loin que si je devais me taire par peur du regard des autres, je n’au­rais jamais contri­bué à rien au cours de ces der­nières années. J’ai été lyn­chée par des gens que j’ai aidés, aimé, infor­més pour avoir osé abor­der des sujets inter­dits sans tabou. Mais pour tenir, j’ai dû m’en tenir à mon regard sur ma propre conscience. Sinon, j’au­rais rejoint les rangs des sui­ci­dés du regard des autres depuis long­temps. Or, l’hon­nê­te­té, l’in­té­gri­té, la droi­ture est incom­pa­tible avec le sou­cis du regard des autres.

    Par contre, les véri­tables psy­cho­pathes sont très sou­cieux du regard des autres. Pour ce faire, ils n’hé­sitent pas à avoir affaire à des conseillers en com­mu­ni­ca­tion, ils n’hé­sitent pas à men­tir, séduire, sou­rire, plai­san­ter, se rendre sympathiques.

    On peut avoir rai­son contre tous pen­dant long­temps avant que le temps, de nou­velles révé­la­tions, de nou­velles avan­cées tech­no­lo­giques ne vous donnent rai­son. Si on s’ar­rête au poids du regards des autres, on est tou­jours quelque part en repré­sen­ta­tion. Être soi-même est beau­coup plus dur.

    Après, bien sûr, il y a l’ar­gu­men­ta­tion, mais je témoigne que dans la majo­ri­té des cas, lors­qu’on tient des pro­pos poli­ti­que­ment incor­rects, les ana­thèmes, sophismes, amal­games, insultes etc. ne laissent aucune place au débat.

    Alors, voi­là, le regard des autres, j’ai appris à m’en foutre. Ce n’est pas cela qui motive mes com­bats. Parce que, par­mi les autres, hélas, beau­coup trop encore ont de la merde dans les yeux (leurs dénis, leurs croyances, leurs habi­tudes, leur confort inté­rieur, leur lâcheté).

    Voi­là, tout cela pour dire, que je trouve cet argu­ment non valable tant il est démontable. 
    Même si je com­prends le sens dans ta bouche et ton contexte, je pense qu’il devrait être refor­mu­lé de manière plus nuancée.

    Réponse
  17. Étienne

    Mer­ci Géral­dine, c’est très intéressant.

    Tu as rai­son : il faut que je for­mule tout ça autre­ment, pour inté­grer ce que tu sou­lignes avec jus­tesse et pour rela­ti­vi­ser ce que je dis aujourd’­hui et qui ne fait pas du tout (pas encore) le tour de la question.

    Tes remarques me font pen­ser à Rous­seau et Alain (Émile Char­tier) qui défendent tous les deux, cha­cun à sa manière, l’i­dée d’une assem­blée qui ne se réunit pas, de façon à lais­ser à chaque membre de l’as­sem­blée un vrai libre-arbitre, loin des orateurs/manipulateurs/intimideurs/censeurs.

    Je devrais inté­grer tout ça (et ce que tu évoques aus­si) dans ce cha­pitre, tu as rai­son. Je vais y cogiter.

    Mer­ci 🙂

    Étienne.

    Réponse
  18. skeol

    Bonjour,la seule cri­tique néga­tive que je trouve dans cette vidéo est l’ab­sence de parole de Laurent LOUIS. 
    Peut-être est-elle pré­vue dans une autre vidéo ? 

    L’exemple du hara­ki­ri des élus est très bien trou­vé en plus de l’hu­mour qu’il sus­cite ; les 45 minutes sont bien utilisées,elles pro­voquent le doute (se poser des ques­tions sur cette « démo­cra­tie ») ce que je trouve sain.

    Bonne chance pour votre livre et pleins de bonnes choses pour vous et vos proches.

    Réponse
  19. Stephane

    C’est un com­bat quo­ti­dien ne jamais renon­cer à son déter­mi­nisme poli­tique dans l’at­ti­tude face à nos soit disant repré­sen­tant et leur sys­teme poli­tique et eco­no­mique que l’on a pas choisi

    mer­ci Etienne pour votre ana­lyse de tout cela

    Réponse
  20. Michael Lebrun

    Déso­lé de vous déce­voir, mais Mr Louis, dont je trouve cer­taines inter­ven­tions au Par­le­ment fédé­ral belge non dénuées d’in­té­rêt (sur l’af­faire Dutroux, sur la néo-colo­ni­sa­tion du Congo RDC, etc.), est aus­si quel­qu’un qui vili­pende les coti­sa­tions sociales des entre­prises et qui a voté, en décembre der­nier, le TSCG ! 

    Si, dans la vidéo ci-des­sous, il évoque cer­taines idées allant dans le sens de la décons­truc­tion de la D€MO©ra$$¥€, je tiens à noter que, nulle part, il ne cite Mr Chouard, alors qu’il est évident qu’il s’en ins­pire, et que la néces­si­té qu’il éprouve de lire son texte toutes les 2 secondes me semble déno­ter un cer­tain manque de sincérité… 

    Ne vous lais­sez pas gru­ger par des oppor­tu­nistes et ne lui faites pas de pub’, Mr Chouard 

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​v​=​O​z​V​v​H​P​a​C​OPI

    Réponse
  21. Geraldine Feuillien

    Michael,

    Il n’a cité Mr Chouard Nulle part avant de l’a­voir ren­con­tré ! En Bel­gique très peu de gens connaissent Étienne et il n’é­tait pas le sujet cen­tral non plus de sa vidéo.

    Lire son texte dénote un cer­tain manque de sin­cé­ri­té, dites-vous. Sur quoi reposent ces assertions ?

    Quant à vili­pen­der les coti­sa­tions sociales, a‑t-on le droit de débattre de ce sujet sans être dis­qua­li­fié pour agir contre la corruption ?

    Réponse
  22. seb du 132

    Bon­soir Etienne,

    C’est tou­jours très agréable de vous écou­ter car cela redonne confiance en la pos­si­bi­li­té qu’une réelle démo­cra­tie puisse voir le jour. J’aime notam­ment beau­coup le pas­sage concer­nant les dif­fi­cul­tés à pro­mou­voir ces idées quand on est pas suf­fi­sam­ment aguer­ri (ce qui sape le moral, justement).

    J’au­rais quelques petites sug­ges­tions concer­nant cette syn­thèse, si ça peut aider. En fait ma prin­ci­pale cri­tique est que cette syn­thèse est très bien, mais uni­que­ment pour ceux qui connaissent déjà ton com­bat et les idées que tu véhi­cules. En effet, tu n’at­taques le coeur du pro­blème qu’a­près la ving­tième minute, donc un peu noyée au milieu du reste. Par exemple, pour conta­gier 😉 une nou­velle per­sonne à pro­pos d’une assem­blée consti­tuante tirée au sort, je pré­fé­re­rais uti­li­ser une autre de tes confé­rence, plus didactique.

    Une chose que je trouve très impor­tante dans ce dis­cours et que tu dis de belle manière, c’est qu’une grande force de la démo­cra­tie est de lais­ser s’ex­pri­mer les conflits au lieu de les étouf­fer, et ce pour en tirer ce qui sera le meilleur pour les citoyens (on le sou­haite en tout cas). Peut-être cette par­tie méri­te­rais plus d’emphase, ou être posi­tion­née plus tôt dans l’in­ter­view, je ne sais pas.

    Enfin der­nier point car je com­mence à être un peu long, j’ai été déran­gé par l’es­quive quand tu expliques que si on est assez nom­breux, on devrait pou­voir ins­tau­rer la vraie démo­cra­tie paci­fi­que­ment. Tu nous dis que ça va se faire paci­fi­que­ment par­ceque… et on n’a pas la réponse (42’40). Peut être par­ce­qu’il n’y a pas de réponse, et que c’est juste le sou­hait le plus pro­fond du paci­fiste que tu es. Il est mal­heu­reu­se­ment à craindre que même si nous sommes des millions/milliards, il y ait quelque gra­buge. Ce sont des mar­chands d’arme sans ver­gogne comme tu le rap­pelles si jus­te­ment, donc prêts à tout pour se défendre et avec les moyens de le faire. Je me trompe peut-être, mais dans ces cas là, il serait bon de réflé­chir à savoir si concrè­te­ment un tel chan­ge­ment est pos­sible sans avoir recours à la force (peut être voir du coté de la déso­béis­sance civile). Je le sou­haite en tout cas.

    Et contrai­re­ment à Balthazar19, je trouve la dis­cus­sion sur le débat avec un roya­liste très bien. C’est même la quin­tes­sence de ce que tu défends : je ne rejette per­sonne a prio­ri pour quelque rai­son que ce soit, et j’é­coute ce qu’il a à dire pour faire pro­gres­ser le débat.

    Voi­là pour ma petite contri­bu­tion, reviens-nous vite (enfin prend ton temps quand-même, c’est le plus impor­tant pour faire les choses bien), et mer­ci pour tout.

    Sébas­tien.

    PS : déso­lé je suis pas­sé rapi­de­ment du vou­voie­ment au tutoie­ment, mais tu fais un peu par­tie de moi via ton site (comme de pas mal de monde en fait).

    Réponse
  23. BA

    En sep­tembre 2011, il y a eu une infor­ma­tion importante :

    11 sep­tembre 2011 :
    Bud­get de l’UE : neuf pays entament un bras de fer contre Bruxelles.

    Neuf pays euro­péens, dont l’Al­le­magne, la France et le Royaume-Uni vont faire savoir lun­di à la Com­mis­sion que sa pro­po­si­tion de futur bud­get de l’UE (2014−20) est trop éle­vée face au contexte de rigueur géné­ra­li­sée, selon des sources diplomatiques.

    « La pro­po­si­tion de la Com­mis­sion euro­péenne est trop éle­vée. Les hausses de dépenses du pro­chain cadre mul­tian­nuel sont net­te­ment exces­sives par rap­port à ce qui est requis pour une sta­bi­li­sa­tion du bud­get euro­péen », indique un pro­jet de décla­ra­tion conjointe obte­nu l’AFP, qui doit être ren­du public lundi.

    Les ministres des Affaires euro­péennes d’Au­triche, du Dane­mark, d’Al­le­magne, de Fin­lande, de France, d’I­ta­lie, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni doivent approu­ver ce docu­ment lors d’une ren­contre lun­di à Bruxelles, avant une réunion avec leurs homo­logues de l’en­semble de l’UE.

    http://​www​.20mi​nutes​.fr/​e​c​o​n​o​m​i​e​/​7​8​4​9​9​4​-​b​u​d​g​e​t​-​u​e​-​n​e​u​f​-​p​a​y​s​-​e​n​t​a​m​e​n​t​-​b​r​a​s​-​f​e​r​-​c​o​n​t​r​e​-​b​r​u​x​e​l​les

    Mais ça, c’é­tait en sep­tembre 2011.

    Ensuite, il y a eu mai 2012, l’é­lec­tion de Fran­çois Hol­lande. Et la France a chan­gé de camp. Après mai 2012, la France a rejoint le camp des États euro­péens favo­rables à une aug­men­ta­tion du bud­get européen.

    Enfin, il y a eu le ven­dre­di 8 février 2013 : les chefs d’États et de gou­ver­ne­ments d’Au­triche, du Dane­mark, d’Al­le­magne, de Fin­lande, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni ont gagné une bataille historique.

    Ils ont obte­nu une baisse de 3 % du bud­get européen.

    Et la France se retrouve dans le camp des vaincus.

    Pour la période 2014–2020, le bud­get de l’U­nion Euro­péenne sera au niveau minable de 1 % du PIB de l’U­nion Européenne.

    Et il reste des bisou­nours qui croient encore à « l’Eu­rope fédérale » ?

    J’é­clate de rire !

    Réponse
  24. aspeta

    Bon­jour à vous,

    Pour­riez vous nous don­ner un avis dans votre futur ouvrage à pro­pos de la démo­cra­tie et des valeurs fon­da­men­tales qu’elle sup­pose pour ne pas seule­ment ser­vir les inté­rêts des élites qui peuvent et savent par­ve­nir à la mani­pu­ler, comme il sem­ble­rait hélas que ce soit le cas actuellement.

    Nous dire quelle impor­tance vous accor­dez à l’é­du­ca­tion popu­laire et si vous esti­mez que, sans elle, toute véri­table démo­cra­tie est un leurre des­ti­né à contrô­ler les suffrages.

    Nous connais­sons tous des per­sonnes qui n’ont aucun avis poli­tique et sou­vent aus­si aucune conscience des enjeux, le plus géné­ra­le­ment à cause d’une réelle carence cultu­relle orga­ni­sée par les pou­voirs qui visent par ce moyen à lobo­to­mi­ser toute vel­léi­té de contestation.

    Et pour­tant, beau­coup de ces per­sonnes votent et uti­lisent ce droit pour faire valoir leur pou­voir ou leur condi­tion­ne­ment lorsque le popu­lisme l’emporte sur la raison.

    La plu­part des dic­ta­teurs modernes ont été démo­cra­ti­que­ment élus, auraient-ils accé­dé au pou­voir si le peuple avait vrai­ment été édu­qué aux dan­gers des pro­po­si­tions qui leur étaient faites ?

    J’es­père que votre futur ouvrage sau­ra répondre à cette inter­ro­ga­tion qui lie la culture à la démo­cra­tie pour qu’en­fin elle soit au ser­vice du plus grand nombre, qu’il nous éclai­re­ra sur le tra­jet édu­ca­tif indis­pen­sable qui reste à faire pour que ce rêve devienne réalité.

    Sinon, mer­ci pour vos inter­ven­tions qui par­ti­cipent à amé­lio­rer le quo­ti­dien des citoyens.

    À très bientôt.

    ASPETA

    Réponse
  25. Marc

    C’est, je pense, la meilleure chose à faire (livre et prise de recul).

    Mer­ci pour tout, on essaie de prendre le relaiq à notre niveau.

    Je n’ai pas encore vu l’in­ter­view, mais je revien­drai si j’ai des choses à dire.

    Réponse
  26. J.C

    @ Etienne,
    Je suis un peu près d’ac­cord avec l’en­semble de ce que tu dis ici.

    Je suis aus­si d’ac­cord avec Géral­dine, tenir compte de l’a­vis d’au­trui, apprendre de l’autre ne signi­fie pas pour autant vou­loir don­ner une image spé­ci­fique de soi au point de se perdre dans les appa­rences, de ne plus être authentique.

    Peut-être, un peu sévère sur la pos­si­bi­li­té d’é­crire une consti­tu­tion tous ensemble.
    Rien n’o­blige les 36 000 com­munes que tu men­tionnes d’é­crire sépa­ré­ment leur consti­tu­tion sans com­mu­ni­quer entre elles.
    On peut aisé­ment ima­gi­ner qu’a­près chaque déli­bé­ra­tion, un compte ren­du de chaque com­mune soit mis en ligne sur le web, article par article et que chaque com­mune puisse s’en ins­pi­rer dans leur déli­bé­ra­tion res­pec­tive et que petit à petit un cer­tains nombre d’ar­ticles com­muns voient le jours et finissent pas for­mer une consti­tu­tion digne de ce nom.

    Le reste du mes­sage me semble plu­tôt pas mal.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  27. rapitic

    Cher Étienne.

    Votre livre devrait être un véri­table vade mecum du citoyen, quelque chose que cha­cun puisse uti­li­ser en lui don­nant tous les argu­ments et élé­ments jus­ti­fiant son action et ses exi­gences pour une vraie démocratie

    Nous ins­truire nous per­met­tra de mieux défendre ce que nous res­sen­tons comme la réelle solu­tion : la stochocratie

    On bosse pour te trou­ver des moyens…

    À +

    Réponse
  28. J-Stéphane

    Fai­sons un saut dans un futur proche :

    Voi­là, ça y est ! Nous y sommes, nous avons bien tra­vaillé, nous sommes enfin un peuple infor­mé et for­mé à la démocratie.

    Pour confir­mer nos apti­tudes et enga­ge­ments de citoyens démo­crates, nous avons même rédi­gé le modèle de la consti­tu­tion démo­cra­tique nationale.

    Nous sommes deve­nus un peuple démo­crate de haut de niveau, nous maî­tri­sons ses règles et avons la consti­tu­tion en main.

    Main­te­nant, qu’est-ce que l’on fait pour pas­ser de peuple démo­crate à peuple démocratique ?

    Réponse
  29. Morpheus

    @ J‑Stéphane

    On bazarde les inéga­li­tés aux oubliettes de l’his­toire en en finis­sant avec la monnaie.

    Et on se (re)voit La belle verte de Coline Ser­reau, pour décon­nec­ter un peu de ce monde de oufs et retrou­ver nos racines terriennes.

    🙂

    @ Géral­dine

    Salut toi, tu vas bien ?

    🙂

    @ Étienne

    C’est bien te te mettre au vert pour écrire un bou­quin. En plus, Fré­dé­ric Tad­déi n’au­ra plus l’ex­cuse que t’as rien écrit pour pas t’inviter 😉

    Mor­pheus

    Réponse
  30. Morpheus

    PS @ Étienne (rap­port à l’in­ter­ven­tion de Géraldine)

    Je suis assez d’ac­cord avec la remarque de Géral­dine concer­nant ce que pensent les autres (l’his­toire de la vergogne).

    Je com­prends très bien ce que tu veux dire toi-même avec l’i­dée de ver­gogne, et j’ad­mire vrai­ment le rap­port posi­tif que tu par­viens à déve­lop­per par rap­port à la cri­tique et la contro­verse, afin d’en faire un ins­tru­ment per­son­nel pour pro­gres­ser. Je trouve cela exemplaire.

    En même temps, Géral­dine a rai­son, il ne faut pas deve­nir l’es­clave de l’i­mage que les autres nous ren­voient, il faut savoir res­ter soi-même — avec ses qua­li­tés et ses défauts (on en a tous) —, et s’ef­for­cer autant que faire se peut de res­ter bien­veillant. Quand c’est possible …

    Du coup, j’ai été jeter un œil dans mon dic­tion­naire éty­mo­lo­gique au mot ver­gogne, pour voir. C’est intéressant.

    Le mot « ver­gogne » ren­voit au mot serf, qui est d’une famille de racine indo-euro­péenne *swer-, var. *ser- et *wer- « faire atten­tion ». En ger­ma­nique une base *war- « être atten­tif », appa­rait dans le ger­ma­nique occi­den­tal *war­jan (> all. war­nen, angl. to war­ren) « pour­voir, munir » ; *war­jan « pro­té­ger » (> all. weh­ren) : frq. *waron « conser­ver » (> all. wah­ren) ; *war­don « attendre, soi­gner » (all. war­ten, angl. to ward) ; ancien scan­di­nave varask « aver­tir d’un danger ».

    En Grec horân « regar­der, faire atten­tion », « voir », d’où hora­ma « spectacle ».

    En latin 1. Ser­vus « esclave », qui a un cor­res­pon­dant exact dans l’i­ra­nien haur­vo « gar­dien de bétail, ou de vil­lage » et appar­tient au fonds le plus ancien de la langue, d’où ser­vi­tus, -utis « escla­vage » et ser­vi­lis « d’es­clave » ; ser­vire « être esclave » et ser­vi­tium « condi­tion d’es­clave ». 2. Ser­vare et conser­vare « pré­ser­ver, gar­der » ; obser­vare « obser­ver », « veiller sur », « res­pec­ter », d’où obser­van­tia « obser­va­tion, res­pect (des lois, des cou­tumes) ». 3. Vere­ri et reve­re­ri « res­pec­ter », « éprou­ver une crainte reli­gieuse pour » (…).

    Le mot ver­gogne pro­vient jus­te­ment de la famille latine de vere­ri, et appa­rait dans le lan­gage popu­laire au XIe s., signi­fiant « honte », puis sur­vit dans l’ex­pres­sion sans ver­gogne (XVIIe s.) « sans honte ». Il est assi­mi­lé à déver­gon­dé (XIIe s.).

    Cette étude éty­mo­lo­gique est inté­res­sante, car elle montre bien la ver­sa­ti­li­té du terme (déci­dé­ment, Orwell, tu es partout … 😉 ).

    Lit­té­ra­le­ment, et dans son contexte éty­mo­lo­gique (attes­té dans la réfé­rence his­to­rique que tu cites sou­vent par rap­port à Pla­ton fai­sant par­ler Zeus), on peut affir­mer que « la ver­gogne » consiste, pour le serf (le ser­vi­teur, le « gar­dien du trou­peau ou du vil­lage » – que dans une inter­pré­ta­tion allé­go­rique on pour­rait assi­mi­ler aux diri­geants …), a faire preuve de modes­tie, à éprou­ver « une crainte reli­gieuse pour ». Pour quoi ? Pour le « trou­peau », pour « le vil­lage » … en d’autres termes : pour ses admi­nis­trés (pour ceux dont on est res­pon­sable lorsque l’on s’é­lève en tant que « gardien »).

    C’est donc bien dans ce terme que les anciens grecs – et toi-même – l’entendez.

    Et ce que sou­ligne avec per­ti­nence Géral­dine, c’est le piège de la per­ver­sion dans laquelle nous sommes, dans la mesure où le « ser­vi­teur » (le gar­dien) est deve­nu le maître, et où « ceux envers qui il convient de mon­trer une crainte res­pec­tueuse », c’est le peuple, la mul­ti­tude (le « trou­peau », le « village »).

    Dans le contexte actuel, où toutes choses sont ren­ver­sées (per­ver­ties), mon­trer de la ver­gogne (une crainte reli­gieuse) cela peut conduire à se faire pié­ger par les per­vers (dans tous les sens du terme) qui, de ser­vi­teurs et gar­diens, sont deve­nus maîtres, et qui eux, exigent du peuple qu’ils les servent et leur montre « un res­pect crain­tif d’ordre reli­gieux ».

    Voi­là, j’es­père que cet éclai­rage te (nous) sera utile.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Nota : mon dic­tion­naire éty­mo­lo­gique est le « Nou­veau dic­tion­naire éty­mo­lo­gique du fran­çais » par Jac­que­line Picoche, aux éd. Hachette-Tchou

    Réponse
  31. edemos

    @Étienne

    Bon­jour Étienne, c’est la pre­mière fois que j’écris un com­men­taire mais je te suis depuis plu­sieurs années main­te­nant et j’apprécie énor­mé­ment ton tra­vail qui, je le crois vrai­ment, pour­rait chan­ger les choses.

    J’ai été pro­fon­dé­ment cho­qué et attris­té des méthodes qui ont été employées récem­ment pour te dis­cré­di­ter et ten­ter de te rendre « infré­quen­table ». Ces gens sont des chiens de garde au ser­vice du sys­tème (consciem­ment ou inconsciemment).

    Le pro­blème c’est que ces gens existent, et je pense qu’il faut que tu apprennes à t’en pro­té­ger si tu veux pou­voir conti­nuer à dis­sé­mi­ner ton mes­sage. Tu vas me rétor­quer que si l’on te bâillonne quelqu’un d’autre pren­dra le relais, mais je ne pense pas que ce soit si simple. Il y a le fond, le mes­sage, et il y a la forme éga­le­ment, et sur la forme tu es imbat­table et je pense hélas irrem­pla­çable (je sais que tu ne seras pas d’accord ;p). Tu es notre porte-parole, que tu le veuilles ou non, on a besoin de toi, et ce que l’on attend main­te­nant de toi c’est de por­ter notre mes­sage vers une audience de plus en plus large.

    Les chiens de garde sont là exac­te­ment pour empê­cher cela, c’est leur rôle dans le sys­tème, et ils feront tout pour t’arrêter. Il me semble donc extrê­me­ment impor­tant que tu contrôles ton mes­sage public afin d’être tota­le­ment inat­ta­quable. Tu as vu leur méthode, elle est par­faite pour atta­quer les libres pen­seurs. Je pense donc qu’il est impor­tant que tu concentres ton mes­sage jus­te­ment sur ce qui est fon­da­men­tal, sur ce qui fait sa force, sur la cause des causes. Plus tu l’élargiras publi­que­ment, plus tu t’afficheras avec d’autres résis­tants, plus *hélas* tu seras atta­quable par ces gens…

    Tu ne connais pas Laurent Louis, moi non plus, tu as tout à fait rai­son de le ren­con­trer, de dis­cu­ter avec lui, d’échanger, tout cela est bon pour notre mes­sage. Par contre, en t’affichant publi­que­ment avec lui sans le connaitre j’ai l’impression que tu prends des risques… Et moi je veux te voir un jour dif­fu­ser notre mes­sage au 20h, alors je pré­fè­re­rais que tu prennes trop de risque 😉 Alors je ne dis pas qu’il faut céder à la pres­sion des cen­seurs « anti­fas » chiens de garde du sys­tème. Ce qui, je pense, est dan­ge­reux, avec eux, c’est que, bien qu’ils ne soient pas nom­breux (comme tu le dis), ils ont réus­si à créer un sys­tème où le doute n’est pas per­mis. Per­sonne ne pren­dra le risque de t’inviter dans une émis­sion de télé s’il a un doute sur le fait que tu ne sois pas anti­sé­mite par exemple, car s’il le fai­sait cela aurait irré­mé­dia­ble­ment des retom­bées sur sa propre car­rière. En ins­tau­rant le doute, et en cri­mi­na­li­sant le « déra­page » (comme ils disent), ils contrôlent l’accès à la parole publique.

    Il ne s’agit pas de lais­ser les cen­seurs gagner, mais vu qu’ils ont d’ores et déjà gagné les médias de masse, j’ai l’impression qu’il s’agit main­te­nant de bien connaître notre enne­mi pour pou­voir nous en pro­té­ger, et « hacker » le sys­tème si l’on veut que notre mes­sage conti­nue à atteindre tou­jours plus de monde. 

    Sinon un petit détail sur la vidéo. Moi aus­si, entendre par­ler du mariage pour tous pen­dant des semaines, ça m’é­nerve, ça m’é­nerve car pen­dant ce temps-là on ne parle pas de beau­coup d’autres pro­blèmes. Par contre, je pense qu’il faut faire atten­tion car ce sujet, les pre­miers concer­nés qui sont les homo­sexuels, eux ne s’en moquent pas, pour beau­coup c’est même extrê­me­ment impor­tant. Donc dire « on s’en moque », même si je com­prends le fond, ça me parait (1) pou­voir être bles­sant, et (2) prê­ter inuti­le­ment le flanc aux attaques 🙂

    Voi­là, c’était mes maigres réflexions, en tout cas encore mer­ci pour tout ton tra­vail depuis tant d’années, bon cou­rage pour ton livre (que j’attends avec impa­tience) et sur­tout ne te laisse pas inti­mi­der, on est nom­breux der­rière toi !

    Réponse
  32. J-Stéphane

    Dans une socié­té, ver­gogne, honte, décence, scru­pule, nor­mal… sont des variables qui ont leur époque.

    C’est une recette pour condi­tion­ner l’acceptation ou le rejet, tant tôt, ce qui était accep­table ne l’est plus, et, ce qui ne l’était pas le devient.

    La ver­gogne ne sera jamais une règle abso­lue, cer­tains laissent pas­ser l’autre à la porte d’une bou­tique et en voi­ture n’applique plus ce civisme.

    Je crois qu’il faut aus­si inclure l’empathie.
    L’empathie est la mémoire d’une souffrance.

    Or, ceux qui ont à charge le bien com­mun n’ont jamais vécu le mal commun.

    Donc com­ment peuvent-ils pré­tendre œuvrer pour le peuple ?

    Réponse
  33. Patrick Flécheux

    Bon­jour Étienne

    Juste une petite source syn­thé­tique de sages aspi­ra­tions. Sur le tra­vail, l’é­co­no­mie, l’é­du­ca­tion, la Démo­cra­tie … La vie.

    L’a­ve­nir du tra­vail par Albert Jacquart

    Réponse
  34. J-Stéphane

    C’est du miel pour les oreilles, je suis d’accord avec tout ce qu’il est dit, à part pour les pou­belles, où je pense que cha­cun doit rap­por­ter sa pou­belle là où il a ache­té ses futurs déchets, et ain­si sup­pri­mer les voyages à vide.

    Réponse
  35. J.C

    @ Étienne

    Avant que tu ne prennes le temps de la retraite, je sou­haite par­ta­ger avec toi et tout ceux que cela inté­resse, là où j’en suis en ce moment dans mes réflexions sur notre socié­té et la démocratie.

    Cha­cun y pren­dra ce qui lui semble utile.

    Tra­vail, mon­naie, oli­gar­chie et démocratie :

    Le tra­vail est incom­pa­tible avec la démo­cra­tie. Ceux qui doivent tra­vailler pour vivre n’ont pas la liber­té de s’oc­cu­per de la ges­tion des affaires de la cité.
    (Les citoyens athé­niens étaient les équi­va­lents des ren­tiers. Ils avaient tous des esclaves.
    Étienne, je suis curieux de savoir ce qui te per­met de dire qu’ils étaient l’é­qui­valent des pauvres.
    Les riches peuvent très bien se tirer au sort mutuel­le­ment pour occu­per cer­taines fonc­tions sachant qu’ils gou­vernent toujours.)

    L’ex­pres­sion gagner sa vie signi­fie que l’on gagne le droit de vivre en tra­vaillant pour ses maîtres. Voi­là la défi­ni­tion de l’esclavage.
    Ceux qui sur­vivent sans tra­vailler étant com­mu­né­ment consi­dé­rés comme des assis­tés, voire des para­sites, sauf s’ils appar­tiennent à la classe domi­nante, c’est-à-dire qu’ils exploitent autrui.
    Idéo­lo­gie répé­tée à foi­son par les grands médias, per­pé­tuant le for­ma­tage des indi­vi­dus afin qu’ils se consi­dèrent avant tout comme des tra­vailleurs, unique sta­tut res­pec­table dans une socié­té de tra­vaux forcées.
    Tous ceux qui défendent le tra­vail défendent l’es­cla­vage, qu’ils en soient conscients ou pas.
    Les tra­vaux que nous effec­tuons en tant que mar­chan­dises pas comme les autres ou cobaye ne sont en réa­li­té qu’as­ser­vis­se­ment à l’ordre hié­rar­chique établi.
    Ces acti­vi­tés sont, en plus d’être inutiles puisque rem­pla­çables depuis au moins le milieu des années 70, nui­sibles pour l’é­co­sys­tème pla­né­taire et l’en­semble des individus.

    Il n’est pas dif­fi­cile de com­prendre que, sans hié­rar­chie, il n’y a plus de tra­vaux forcés.
    Le pou­voir de l’argent est ce pou­voir hié­rar­chique auquel les indi­vi­dus consentent à obéir et qui les empêche de s’é­man­ci­per d’une auto­ri­té extérieure.
    L’ap­proche démo­cra­tique est son strict contraire. Une vraie démo­cra­tie consiste en la capa­ci­té de tous à expri­mer libre­ment ses besoins et choi­sir les acti­vi­tés dans les­quelles ils sou­haitent s’engager.
    La démo­cra­tie ne consiste pas en la mise en place de repré­sen­tants, quelle que soit la manière de les nom­mer, ni en une dic­ta­ture de la majorité.
    La rai­son et l’ex­pé­rience doivent nous gui­der et non les croyances impo­sées par l’extérieur.
    Si nous vou­lons la paix sociale et une pros­pé­ri­té durable, il nous faut une excel­lente orga­ni­sa­tion collective.
    La cyber­né­tique est capable de répondre aux pro­blèmes qui se posent à nous en matière de trai­te­ment de l’in­for­ma­tion de manière bien plus effi­cace que le ferait les êtres humains.
    Elle le fait déjà dans de nom­breux domaines. Il nous reste à uti­li­ser ces pro­grès tech­no­lo­giques dans l’in­té­rêt de tous et non plus dans une logique finan­cière et de pou­voir oli­gar­chique au mépris du res­pect la vie.

    Qu’est-ce qui empêche l’a­bon­dance et la liber­té pour tous puisque les res­sources sont là ?
    L’u­sage de l’argent par lequel nous sommes tenus à l’o­béis­sance et à l’é­cart des moyens d’émancipation.

    Alors com­ment y parvenir ?

    L’aug­men­ta­tion du chô­mage est la clé puisque, en plus de remettre en cause le sens que nous don­nons à nos acti­vi­tés, elle offre et le temps pour s’in­ter­ro­ger, recher­cher, s’in­for­mer, et la moti­va­tion néces­saire pour réfor­mer le sys­tème du fait de la dégra­da­tion des condi­tions d’ac­cès aux biens et services.

    L’u­sage de la mon­naie implique de la gagner. Il n’y a donc pas d’al­ter­na­tive moné­taire à la quête du pro­fit au niveau indi­vi­duel, tout le monde veut, que dis-je, doit gagner de l’argent, amé­lio­rer ses revenus.

    L’u­nique moyen de contrôle du pou­voir d’une oli­gar­chie est l’argent et les moyens qu’im­plique une socié­té fon­dée sur la mon­naie, soit le contrôle des moyens de pro­duc­tions des biens, des ser­vices et sur­tout de l’in­for­ma­tion (des croyances).

    L’argent n’é­chappe pas à cer­taines règles, il doit être répar­ti de manière inégale pour avoir de la valeur. L’u­sage de la mon­naie ne peut per­du­rer sans inégalité.
    Une socié­té moné­taire ne peut être une socié­té démo­cra­tique car la démo­cra­tie implique l’égalité.
    Il n’y a pas d’al­ter­na­tive moné­taire pos­sible qui per­mette l’é­ga­li­té et donc pas d’al­ter­na­tive moné­taire qui per­mette la démocratie.
    L’u­sage de la mon­naie EST l’obs­tacle à la fin de l’es­cla­vage, à la fin des tra­vaux forcés.
    L’u­sage de la mon­naie ou la liber­té d’une vraie démo­cra­tie éga­li­taire, il faut choisir.

    Regar­dons donc notre his­toire, les nations sont le fruit de l’ex­pan­sion des pou­voirs oli­gar­chiques, du clan à des régions entières, puis des nations à des supra-nations, c’est tou­jours l’his­toire d’une oli­gar­chie qui a endoc­tri­né le peuple pour qu’il fasse la guerre pour elle.
    L’his­toire de la France est avant tout une his­toire de guerres, de conquêtes militaires.
    Voi­là ce qu’est la nation.

    Qu’a­vons-nous appris à défendre ?
    Le ter­ri­toire de l’o­li­gar­chie à laquelle nous sommes sou­mis, il ne s’a­git en rien de nos terres.
    Nous avons été édu­qué à être patriote, à défendre ce que nos maîtres veulent que nous défendions.
    Nous fai­sons la guerre pour eux, nous tra­vaillons et mour­rons pour eux.
    Cela a‑t-il vrai­ment un sens ?
    Réveillons nous, ce n’est pas la nation qu’il faut pré­ser­ver, c’est le res­pect de la vie qu’il faut conquérir.

    Nous ne serons pas libre tant que nous ne nous la don­ne­rons pas cette liberté.

    L’a­bon­dance et la gra­tui­té sont les condi­tions de l’é­mer­gence d’une véri­table démo­cra­tie durable.
    Pour garan­tir cela, l’a­nar­chie syno­nyme d’une auto­no­mie qua­si totale n’est pas envi­sa­geable, mais une démo­cra­tie bien orga­ni­sée, répon­dant du mieux pos­sible aux besoins de cha­cun. Voi­là une alter­na­tive réaliste.
    Ceci implique une éco­no­mie basée sur les res­sources et non sur la quan­ti­té de mon­naie que l’on aura réus­si à s’accaparer.
    N’é­tant plus limi­tée et détour­née par la quête du pro­fit, la moder­ni­sa­tion des moyens de pro­duc­tion n’est plus entra­vée par la néces­si­té d’ob­te­nir les moyens d’a­che­ter le tra­vail d’au­trui afin que ceux là puissent eux aus­si à leur tour se pro­cu­rer une cer­taines quan­ti­té de biens de consommation.

    Si nous ne met­tons pas en place la gra­tui­té et l’a­bon­dance pour tous, la démo­cra­tie ne tien­dra pas.
    On conti­nue­ra à consi­dé­rer les hommes comme inégaux et il y aura des chefs et des esclaves ser­viles, des guerres pour les res­sources et le pouvoir.

    Ne pas réa­li­ser cela ou ne pas en tenir compte, c’est sou­hai­ter une vraie démo­cra­tie sans se don­ner les moyens de l’ob­te­nir, un rêve impos­sible à atteindre.

    Abo­lis­sons emploi et reve­nu, reje­tons la pro­fes­sion­na­li­sa­tion qui pro­duit des castes quels que soient les domaines.
    Lais­sons la place à la for­ma­tion conti­nue, à l’ap­pren­tis­sage, à l’ex­pé­rience, à l’ac­com­plis­se­ment per­son­nel tour­né vers le bien col­lec­tif plu­tôt qu’à la pro­fes­sion­na­li­sa­tion des acti­vi­tés humaines.

    Accé­dons à la liber­té, n’at­ten­dons pas que quel­qu’un d’autre nous la donne.

    Ces­sons d’ab­di­quer nos res­pon­sa­bi­li­tés à des par­tis poli­tiques qui pré­tendent que l’é­lec­tion est démo­cra­tique et qui, en réa­li­té, ne cherche cha­cun qu’à prendre le pou­voir pour impo­ser leur vision de la ges­tion des tra­vaux for­cés et la per­pé­tua­tion de l’es­cla­vage du vivant sur notre belle planète.

    Écri­vons-la nous-même, cette charte, cette consti­tu­tion, et fai­sons-la, cette démocratie.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  36. Yram

    Donc l’i­dée, pour rédi­ger une nou­velle consti­tu­tion, c’est de ren­con­trer tous les res­pon­sables (ou pas) poli­tiques d’ex­trême droite ? C’est noté.

    Réponse
  37. J-Stéphane

    @Yram (37),

    Vous sen­tez-vous capable de déve­lop­per votre pensée ?

    Parce que là, c’est juste un gaz, un roto­to, une fla­tu­lence qui laisse une trace éphé­mère d’un relent nauséabond.

    Réponse
  38. Étienne

    « Yram » (cor­beau ano­nyme en fac­tion, au ser­vice secret de sa majes­té la banque),

    Quand je vois la sot­tise crasse et la mal­hon­nê­te­té avec les­quelles on appose l’é­ti­quette « extrême droite » (je juge sur mon propre cas, que je connais assez bien : je sais bien que je suis à gauche et pas à droite, et une bande d’a­bru­tis fana­tiques m’é­ti­quettent pour­tant « extrême droite », bien­tôt nazi ?), je n’ac­corde plus aucun cré­dit à cette éti­quette, que je consi­dère comme ava­riée, détour­née, inver­sée, dou­teuse, fre­la­tée : elle est (deve­nue), de fait, une muse­lière poli­tique, uti­li­sée par des brutes pour prendre la pos­ture de dénon­cer la bru­ta­li­té (faut le faire, quand même), en se dégui­sant en mili­tants de gauche.

    Pour la gauche, la vraie, les tali­ban­ti­fas sont une plaie.

    Réponse
  39. Étienne

    Mer­ci J.C,
    pour cette belle et utile synthèse.

    Réponse
  40. Ana Sailland

    @Yram

    Ta remarque est INTÉRESSANTE !
    Sincèrement.
    Je prends le risque de ce mot que cer­tains vou­draient voir interdit 😉

    Il n’est pas ques­tion en effet d’ex­clure du débat les par­ti­sans du pou­voir de droite actuel, je parle du PS, grand éclat de rire. Et si Manuel Vals sou­haite bavar­der ici, il sera le bienvenu.

    Non, tu écris une contre­fa­çon gros­sière de la pen­sée qui anime cet espace.
    Non, l’i­dée, ce n’est pas d’of­frir aux VIP des mou­ve­ments en vue, quels qu’ils soient, un ticket d’en­trée à la consti­tuante : Le tran­chant par lequel nous sou­hai­tons zigouiller les abus de doc­trine et les abus de pou­voir, c’est le tirage au sort, l’in­cor­rup­tible tirage au sort, la neu­tra­li­té mathé­ma­tique rigou­reuse, la loi sto­chas­tique qui ne trie pas, ne jette ni ne pro­meut, et induit la vraie proportionnelle 😉

    c’est à dire plus de coif­feurs que de ban­quiers, autant de femmes que d’hommes, autant de modestes que de présomptueux 🙂

    Ce à quoi tu fais allu­sion, en le cari­ca­tu­rant (mal­adresse ou vache­rie, peu importe), par contre, c’est le concept d’ise­go­ria, que nous sou­hai­te­rions voir vivre APRÈS la consti­tuante ; concept qui en ce temps pré­sent, puis­qu’il est INTERDIT par le sys­tème (poli­tique et média­tique), ne peut être incar­né que dans une atti­tude per­son­nelle. Ce prin­cipe consiste à s’in­té­res­ser au point de vue de tout citoyen (je ne dis pas de tout par­ti hein), quelle que soit sa culture, quel que soit son encar­tage, sa folie ou son génie, et donc à lui don­ner un peu la parole, dans le res­pect du temps de parole de TOUS les autres citoyens.

    Cette atti­tude, je le répète à cette heure confi­née per­son­nelle, témoigne lors­qu’elle est vivante chez cer­tains comme Étienne, d’une vraie modes­tie, i.e. de la volon­té poli­tique de ne pas cher­cher à impo­ser au prag­ma ses propres convic­tions mais au contraire à lais­ser la foule choi­sir par le débat non dis­cri­mi­nant ses options futures, qui sont imprévisibles.

    Elle intègre en outre cette évi­dence que si dans un per­son­nage il y a une note déplai­sante, voire inad­mis­sible, sa par­ti­tion peut pré­sen­ter des ins­tants remar­quables, absents de celle des per­sonnes « « poli­ti­que­ment cor­rectes » ». Qu’il serait donc dom­mage d’am­pu­ter le Verbe Com­mun de ces ins­tants-là au pré­texte que d’autres nous déplaisent. Cela ne veut en aucun cas dire que nous plé­bis­ci­tons le tout.

    Et c’est au débat, et à lui seul, et en aucun cas à un quel­conque comi­té de cen­seurs, c’est au débat de faire émer­ger non pas la pack d’i­dées d’un groupe, mais de faire émer­ger la volon­té géné­rale fon­dée sur l’exa­men minu­tieux de toutes les pen­sées, mises dans le pot commun.

    Et nul n’est habi­li­té à pré­voir l’is­sue de ce tra­vail, et le biai­ser en bran­dis­sant des peurs ou des haines serait maladroit.

    La démo­cra­tie, la vraie donc, est carac­té­ri­sée pour chaque citoyen par cette prise de risque : accep­ter par­fois de perdre en voyant l’i­dée d’un adver­saire en pen­sée se répandre et impac­ter le choix commun.

    Mais dans le même temps, la démo­cra­tie pro­tège du risque de ne jamais voir sa propre pen­sée l’emporter.

    Mais dans le même temps, du fait que la déci­sion pour tous n’est plus confiée à un club sou­dé par une pen­sée figée, du fait qu’elle intègre un débat per­ma­nent et radi­ca­le­ment ouvert, la démo­cra­tie pro­tège de la péren­ni­té au pou­voir des dogmes, la démo­cra­tie pro­tège de l’en­fer­me­ment dans les mau­vais choix que par­fois elle pour­ra cepen­dant opérer.

    Le sys­tème repré­sen­ta­tif à la fran­çaise, tel que nous le vivons, garan­tit au contraire la péren­ni­té des dogmes et la dura­bi­li­té des mau­vais choix.

    Et la cen­sure serait la cer­ti­tude, un jour ou l’autre, de voir émer­ger un fas­cisme anta­go­niste de celui dont elle est cen­sée protéger.

    Pour te ras­su­rer, au cas où, je suis à gauche du ster­num, radicalement 😉

    Celui qui ne dit rien ne sera pas attaqué. 
    Mais son silence est coupable.

    Réponse
  41. J-Stéphane

    Bon­jour,

    On pour­ra envi­sa­ger de régler nos pro­blèmes avec l’argent, le jour où l’on pour­ra écrire de bonnes règles monétaires.

    Avec les règles actuelles, il est cer­tain que l’intérêt col­lec­tif ne sera jamais un projet.

    On a com­pris que ce n’était pas aux gens de pou­voir d’écrire les règles du pou­voir, là c’est la même chose, ce n’est pas aux gens riches d’écrire les règles monétaires.

    En appli­quant cette règle essen­tielle, on pour­ra enfin écrire les règles qui per­met­tront d’améliorer le sys­tème moné­taire. L’évolution ne peut venir que de celui qui n’est pas satisfait.

    Il faut abso­lu­ment don­ner à l’argent sa vraie rai­son d’être, l’argent n’est pas un car­bu­rant ni une éner­gie et encore moins une œuvre ou une propriété.

    Ce n’est qu’un lubri­fiant qui doit flui­di­fier les échanges, et non les fil­trer pour engrais­ser l’individualisme et le privilège.

    Le sys­tème moné­taire actuel­le­ment s’est dévoyé au point de per­mettre à ceux qui ne veulent pas par­ta­ger de spo­lier ceux qui veulent par­ti­ci­per au mutualisme.

    L’accumulation et la réten­tion d’argent même sous forme de pro­prié­tés pri­vées, doit-être règle­ment en fonc­tion des besoins essen­tiels de l’individu et du col­lec­tif, nul indi­vi­du ne peut pré­tendre ou même pré­tex­ter des besoins supé­rieurs à la collectivité.

    Réponse
  42. Morpheus

    Yram a écrit : « Donc l’i­dée, pour rédi­ger une nou­velle consti­tu­tion, c’est de ren­con­trer tous les res­pon­sables (ou pas) poli­tiques d’ex­trême droite ? C’est noté. »

    C’est inexact.

    L’i­dée juste expli­quée par Étienne Chouard est que, pour rédi­ger une vraie consti­tu­tion, nous sommes prêt à en débattre avec tous ceux et celles qui veulent en débattre et en par­ler, peu importe leurs éti­quettes poli­tique, reli­gieuse, idéo­lo­gique, sexuelle (bar­rer les men­tions inutiles) : c’est le prin­cipe même de la DÉMOCRATIE. Nous sommes DÉMOCRATES.

    C’est noté ?

    Je vois bien que tu rames pour com­prendre, et je ne t’en veux pas : c’est un concept dif­fi­cile à appré­hen­der, la DÉMOCRATIE, lorsque l’on est endoc­tri­né par l’o­li­gar­chie depuis des siècles. J’es­père t’a­voir aidé à remettre ta barque dans le bon sens.

    Le truc, quand on rame avec une seule pagaie, cama­rade, c’est de pagayer une fois à gauche, une fois à droite, sinon tu tournes en rond. C’est ennuyant. Sur­tout lorsque l’on est pris dans des rapides ; là ça devient très embê­tant car on finit par ne plus savoir de quel bord on est, dans tout ce tumulte 😉

    Bon dimanche, ma poule.

    Mor­pheus

    Réponse
  43. Romain

    ! cool !
    une retraite pour écrire un livre (le manuel du gen­til virus?) !!
    c’est une très bonne idée

    Réponse
  44. J.C

    @ Etienne

    Je t’en prie,

    Pour finir :

    Il y a une cor­ré­la­tion directe entre l’exis­tence du tra­vail et celle de la monnaie.

    Avec l’i­né­vi­table auto­ma­ti­sa­tion des moyens de pro­duc­tions, tout le monde va perdre son emploi, même les patrons.

    Rému­né­ra­tion du tra­vail et consom­ma­tion étant liée, tout va de plus en plus vite vers une dis­pa­ri­tion du sys­tème monétaire.

    Un der­nier point, l’i­sé­go­ria m’ap­pa­raît comme un réfé­ren­dum per­pé­tuel ren­dant à mon sens la notion de réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire abscons.

    Au plai­sir de te ren­con­trer en vrai.

    Bonne et fruc­tueuse retraite

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  45. Étienne

    Le sujet « Laurent Louis » est ardem­ment com­men­té sur le fil face­book :

    http://​www​.face​book​.com/​e​t​i​e​n​n​e​.​c​h​o​u​a​r​d​/​p​o​s​t​s​/​2​0​7​1​1​0​3​7​6​1​0​2​198

    Quand on m’a inter­pel­lé de cette façon : 

    Alexandre Grei­mers Dom­mage de tom­ber aus­si bat … enta­mer des rela­tions avec un oppor­tu­niste, extré­miste comme Laurent Louis, c’est vrai­ment mal­heu­reux. Ce per­son­nage sym­bo­lise pour­tant tout le contraire de ce que je pen­sais que vous défendiez.

    J’ai répondu : 

    Du calme, Alexandre : c’est un malentendu. 

    • Vous IDENTIFIEZ trop vite deux per­sonnes qui se ren­contrent : ce n’est PAS parce que vous ren­con­trez quel­qu’un que vous deve­nez un proche, un sem­blable, un associé.

    Vous sem­blez avez peur de votre ombre, en fuyant et repous­sant tout contact avec vos adver­saires poli­tiques, comme si vous n’é­tiez pas sûr de vos valeurs.

    Moi, j’ai l’im­pres­sion de pou­voir ren­con­trer N’IMPORTE QUI (y com­pris des gens qui ont dit ou écrit des salo­pe­ries racistes ou anti­so­ciales) SANS DEVENIR COMME EUX : c’est une ques­tion de force morale ; je suis SÛR de mes valeurs huma­nistes et altruistes.

    Et dites-moi, com­ment comp­tez-vous amé­lio­rer le monde si vous consi­dé­rez ceux qui ont des pen­sées dan­ge­reuses ou hon­teuses comme ayant ces pen­sées POUR TOUJOURS, PAR NATURE ? Vous pen­sez vrai­ment que des insultes vont les faire chan­ger d’a­vis ? C’est une race, pour vous, d’être un salaud ? Ça fait un sous-homme dans votre esprit ? Un être infé­rieur à abattre ?… Mais c’est pro­fon­dé­ment RACISTE, de pen­ser comme ça, non ?

    Et puis c’est exac­te­ment une posi­tion ANTI­dé­mo­cra­tique. Êtes-vous donc contre la démo­cra­tie ? Contre la liber­té d’ex­pres­sion ? Si vous êtes POUR la liber­té d’ex­pres­sion, il faut L’ASSUMER, sur­tout pour ceux que vous redou­tez ou que vous mépri­sez (voir Noam Chom­sky, Rosa Luxem­bourg, Simone Weil : pas des fachos, quand même, si ?)

    Soyez gen­til : reli­sez la ques­tion qui pré­cède : est-ce que ce n’est pas RACISTE de consi­dé­rer que nos enne­mis poli­tiques (du moment) sont inca­pables de chan­ger d’a­vis et sont donc intou­chables ? C’est une vraie ques­tion, importante.

    Est-ce qu’on n’a pas plus de chances d’ar­ran­ger le monde EN PARLANT aux racistes ? pour leur mon­trer notre dégoût d’a­bord, sur ce point, et puis sur­tout pour leur MONTRER/DÉMONTRER (plu­tôt que leur impo­ser) la sot­tise mor­ti­fère et l’in­di­gni­té hon­teuse d’une telle opi­nion raciste.

    Pour moi, qui ne suis PAS raciste, pré­ci­sé­ment, le racisme est une OPINION (qui peut chan­ger), pas une NATURE (qui ne peut pas changer).

    • D’autre part, il est assez facile de me com­prendre, je crois : je vois appa­raître un dépu­té fran­co­phone qui sup­prime son par­ti et qui appelle à tirer au sort les repré­sen­tants du pays… => j’ai évi­dem­ment envie de le ren­con­trer pour voir qui c’est, pour com­prendre qu’est-ce qui l’a­nime, pour­quoi il fait ça. Et je ne compte pas sur la rumeur ou la répu­ta­tion ou les médias pour me ren­sei­gner, figu­rez-vous… le tas de cas­se­roles qu’il traîne ne me fait pas peur, par prin­cipe : je veux véri­fier par moi-même, étant bien pla­cé per­son­nel­le­ment pour savoir com­bien un homme intègre peut traî­ner der­rière lui de men­songes bêtes et méchants parce qu’il dérange les puis­sants. => Je ne sais presque rien de Laurent Louis et, mal­gré cela, sachant très bien que le voir ne va pas me trans­for­mer ipso fac­to en diable, je me sens libre de le rencontrer.

    C’est vous (lui aus­si, d’ailleurs, peut-être) qui y voyez la nais­sance d’une asso­cia­tion, pas moi.

    Cette pen­sée par­ti­sane n’est pas la seule pos­sible, Alexandre ; le comprenez-vous ?

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  46. J-Stéphane

    Cher Étienne,

    Voi­là, les troupes de méchants virus entrent en action, Étienne ne te laisse pas dis­traire, c’est jus­te­ment ce qu’ils veulent.

    Si ta ver­gogne t’empêche de sup­pri­mer ces mes­sages para­sites, ou bien, si tu n’as pas le temps de leur répondre, sur­ligne-les de gris (par exemple) pour signi­fier aux gen­tils virus de prendre le relais sur ces commentaires.

    Dans leur monde binaire, nous sommes 1 et eux 0.

    Ami­ca­le­ment

    Réponse
  47. Morpheus

    Atten­tion, J‑Stéphane, le sym­bo­lisme est puissant 😉

    Dans le monde binaire, les 1 et les 0 sont une seule et même chose : des contraires/complémentaires.

    1 est l’ac­tion, ce qui féconde.

    0 est la poten­tia­li­té, ce qui attend d’être fécon­dé.

    Un ovule (0) et un sper­ma­to­zoïde (1) …

    L’as­so­cia­tion des deux sym­boles donne la lettre grecque PHI (qui est aus­si le nombre d’or), signe qui res­semble fort au sym­bole impri­mé sur la touche de démar­rage de ton ordinateur…

    😉

    Mor­pheus

    Réponse
  48. J-Stéphane

    @Morpheus,

    C’est tou­jours un plai­sir de te lire.

    Il y aus­si le binaire indi­vi­duel, ou cha­cun a une part de yin et une part yang en soi.

    Mais quand il est ques­tion d’une vie sociale, cer­tains se regroupent autour du yin, et d’autres autour du yang, tout est prin­cipe d’équilibre.

    C’est pour­quoi, au quo­ti­dien, je tends le plus pos­sible, sans jamais vou­loir l’atteindre (c’est mor­tel 😉 ) vers le point 0, le neutre, et vers le yin ou le yang en fonc­tion de mon environnement.

    L’extrêmement yin est source d’extrêmement yang, et inver­se­ment, la vie doit-être modération…

    Pour reve­nir au « binaire infor­ma­tique », je serais curieux de savoir du 1 ou du 0 lequel est le trou ? 😉

    Réponse
  49. lambda

    @ Étienne

    Le temps est venu pour les citoyens qui connaissent vos idées pour chan­ger le sys­tème ‚d’or­ga­ni­ser au sein de débats d’i­dées la nais­sance d’une révo­lu­tion pacifique

    C’est à nous main­te­nant, le temps de votre « retraite » de prendre le relais

    Vous avez don­né les clés pour amor­cer le chan­ge­ment qui redon­ne­ra la liber­té au peuple en expli­quant la dan­ge­ro­si­té d’un bul­le­tin vote et nous devons à notre tour relayer vos idées et les dis­sé­mi­ner par­tout dans nos cités

    Il faut orga­ni­ser des réunions et faire connaitre vos plans, et créer ain­si dans l’es­prit de cha­cun qu’un autre sys­tème peut exis­ter pour rendre la liber­té aux citoyens

    Ain­si que vous le dites, cha­cun d’entre nous, en arri­vant à convaincre 1 ou 2 per­sonnes par semaine, en moins d’une année, on peut être des mil­lions et pou­vant ain­si faire la révo­lu­tion pacifique

    Mer­ci à vous de nous avoir don­né l’es­poir de com­battre notre mise en ser­vi­tude par la mondialisation

    Réponse
  50. valentine

    eh bien chers virus que j m (même ceux que j exècre aujourd’hui pour leurs idées pol potiènes, hit­lé­riennes, tous ces pense-trop-court de grande enver­gure patho­lo­gi­que­ment nar­cis­sique!) nous agis­sons!!!! plu­sieurs conta­gions effec­tives ces jours der­niers ; un enthou­siasme déses­pé­ré (sans illu­sions à gar­der en vie coûte que coûte).

    Etienne , tu me fais pen­ser au thé­ra­peute d’et­ty Hil­le­sum à qui elle repro­chait de par­ler, en 1942, aux cas­quettes de sol­dats alle­mands et qui lui répond ;
    « Si un être m inté­resse , c’est le cadet de mes sou­cis qu il soit pro-alle­mand ou non.Le cadet de mes sou­cis. Et que ferions nous si nous nous fer­mions tous de la sorte les uns aux autres ; et qui sait ? aider cette femme ? et de ce fait, me rendre utile poli­ti­que­ment ! »… j emprunte ton che­min escar­pé pour ma fri­lo­si­té d’es­prit. Je crois ; je croîs.

    bon ras­sem­ble­ment inté­rieur ; on garde la mai­son donc…

    après ça , film, hein ?

    bien à toi , à vous

    valen­tine

    Réponse
  51. zedav

    @ Etienne :

    L’ontogenèse cel­lu­laire est en grande par­tie stochastique.

    http://​www​.fran​ce​cul​ture​.fr/​p​l​a​y​e​r​/​r​e​e​c​o​u​t​e​r​?​p​l​a​y​=​4​5​1​2​685

    En d’autres termes, au sein d’un orga­nisme en cours de déve­lop­pe­ment, les cel­lules ont une ten­dance pre­mière aux varia­tions aléa­toires, varia­tions conte­nues par leur envi­ron­ne­ment cellulaire.

    Le hasard est à l’œuvre en per­ma­nence, sous la forme de ce que l’on pour­rait appe­ler « essais erreurs » et c’est la rétro­ac­tion en quelque sorte « démo­cra­tique » des cel­lules envi­ron­nantes sur chaque cel­lule qui leur donne une direc­tion conforme à l’in­té­rêt du groupe. C’est une sorte de sélec­tion natu­relle dont les agents sont les cel­lules, gui­dées par un plan géné­ral (génome).

    Ce domaine de recherche s’ap­pelle l’é­pi­gé­né­tique
    et elle est, je pense, une source d’ins­pi­ra­tion très fer­tile pour pen­ser l’or­ga­ni­sa­tion des socié­tés humaines.

    La consti­tu­tion (génome des socié­tés humaines) don­nant une archi­tec­ture de base per­met­tant aux citoyens d’ex­pri­mer leur diver­si­té (Iségoria/tendance natu­relle à l’ins­ta­bi­li­té et à la dif­fé­ren­cia­tion), pro­po­si­tions sélec­tion­nées ou non (rétro­ac­tion envi­ron­ne­men­tale) par le groupe citoyen per­ti­nent (famille – com­munes – région – nation – monde).

    Dans un orga­nisme, aucune cel­lule ou organe ne domine, chaque cel­lule contri­bue à l’in­té­rêt géné­ral, y com­pris le cer­veau conscient qui se trompe en pen­sant contrô­ler l’or­ga­nisme. Lors­qu’il s’af­fran­chit de l’in­té­rêt cel­lu­laire géné­ral, il est le pre­mier à en pâtir. La seule hié­rar­chie est une hié­rar­chie dor­mante, réac­ti­vée en cas de dan­ger immi­nent et qui per­met à l’or­ga­nisme de sacri­fier une par­tie plus ou moins grande de lui même pour mieux per­mettre la sur­vie de l’in­di­vi­du (ce que nous devrions mettre en place pour anti­ci­per des situa­tions de cataclysmes/guerres).

    Chaque cel­lule reçoit de quoi main­te­nir son sys­tème, avec très peu de varia­tion quan­ti­ta­tive car leurs besoins sont fort proches et, forte de cette rétri­bu­tion incon­di­tion­nelle, peut expri­mer « libre­ment » sa ten­dance à la dif­fé­ren­cia­tion, seule­ment limi­tée par ce qui pour­rait nuire au groupe.

    L’é­ga­li­té éco­no­mique serait le meilleur garant de la liber­té et de l’ex­pres­sion indi­vi­duelle (rece­vant de quoi vivre décem­ment de façon incon­di­tion­nelle, vous êtes réel­le­ment libre de « mon­trer » ce que vous valez, sans pou­voir arbi­traire sur autrui, ni sou­mis­sion arbi­traire à autrui).

    Notre mode de fonc­tion­ne­ment basé sur la domi­na­tion du riche et de l’en­tre­prise pri­vée res­semble bien plus au modèle de déve­lop­pe­ment des cel­lules can­cé­reuses, qui s’af­fran­chissent de l’in­té­rêt géné­ral au pré­texte qu’elle pro­duisent du développement…on connait l’is­sue des orga­nismes qui se laissent débor­der par ce mode de fonctionnement.

    Le « Deus es machi­na » en l’homme pense pou­voir s’af­fran­chir des déter­mi­nismes bio­lo­giques, quand nous ferions bien mieux de nous en ins­pi­rer avec humilité.

    Réponse
  52. Alfila

    Bon­jour Etienne,

    si vous écri­vez un livre, je me per­mets de vous signa­ler une petite mai­son d’é­di­tion lyonnaise : 
    Tahin Par­ty

    http://​tahin​-par​ty​.org/

    Ils ne publient que des livres essen­tiels, très peu chers en ver­sion papier et gra­tui­te­ment en .pdf

    Leur « slogan » :

    « Le pho­to­co­pillage tue l’in­dus­trie du livre ; le plus tôt sera le mieux »

    Réponse
  53. Nicolas POITIER

    Voi­ci une réflexion toute per­son­nelle sur la notion de Démocratie :

    https://www.facebook.com/notes/nicolas-poitier/education-populaire‑d%C3%A9mocratie-peuple-et-constitution-des-constitutions/482991851748270

    Ce texte a pour but de défi­nir la Démo­cra­tie, ce qu’un sys­tème d’or­ga­ni­sa­tion doit res­pec­ter pour s’en pré­tendre et de défi­nir un pro­ces­sus à suivre pour construire une consti­tu­tion démocratique.

    De l’es­prit de la Démocratie :

    La démo­cra­tie, c’est avoir confiance uni­que­ment dans le peuple pour appor­ter les réponses aux pro­blèmes qui se posent à lui et défi­nir les aspi­ra­tions qui sont les siennes.

    L’i­dée de base de la Démo­cra­tie c’est que cha­cun pour se faire doit avoir le même poids. (Une per­sonne, une voix). En consé­quence n’est admis aucune dis­cri­mi­na­tion de droit entre per­sonnes en rai­son de leur croyance, leur opi­nion, leur orien­ta­tion sexuelle, leur sexe, leur appar­te­nance cultu­relle, leur filia­tion, leur niveau de for­tune.… Plus géné­ra­le­ment ne seront admises comme rai­son pour la pri­va­tion de droit que inca­pa­ci­té intel­lec­tuelle consta­tée à prendre des déci­sions et sous condi­tion de consta­ta­tion col­lec­tive, une mala­die men­tale impli­quant la volon­té de nuire et ou la consti­tu­tion d’un dan­ger avé­ré pour le peuple. Ce sous ensemble du peuple sera nom­mé ensemble des citoyens.

    La Démo­cra­tie n’est en aucun cas la dic­ta­ture de l’in­té­rêt géné­ral. Elle est la conci­lia­tion de l’in­té­rêt géné­ral et des inté­rêts par­ti­cu­liers afin de déter­mi­ner la limite à par­tir de laquelle l’in­té­rêt par­ti­cu­lier s’op­pose à l’in­té­rêt géné­ral et devient alors inac­cep­table pour le peuple. Le terme conci­lia­tion uti­li­sé ici implique la recherche de consen­sus et l’ac­cep­ta­tion jus­ti­fiée d’a­ban­don d’une par­tie d’un inté­rêt par­ti­cu­lier à l’in­té­rêt géné­ral en rai­son du fait qu’il consti­tue objec­ti­ve­ment une impos­si­bi­li­té de réa­li­sa­tion de l’in­té­rêt géné­ral déga­gé lors des délibérations.

    La Démo­cra­tie est un sys­tème d’or­ga­ni­sa­tion sociale qui a voca­tion uni­ver­selle, res­pec­tueuse des par­ti­cu­la­rismes en cela qu’il n’a pas pour but d’u­ti­li­ser la contrainte, mais tend à accep­ter toute scis­sion dic­tée par son res­pect de la sou­ve­rai­ne­té des peuples orga­ni­sé de façon démocratique.

    La Démo­cra­tie se pro­cla­mant meilleur sys­tème d’or­ga­ni­sa­tion sociale pos­sible a pour tâche d’ac­cep­ter sa remise en cause et d’ap­por­ter les preuves concrètes de cette affir­ma­tion devant le peuple. Une autre consé­quence de cette affir­ma­tion est la lutte active contre tout sys­tème non démo­cra­tique est la pro­mo­tion de l’i­dée de Démo­cra­tie ou autre sys­tème d’or­ga­ni­sa­tion jugé comme offrant une plus grande liber­té au peuple dans l’ex­pres­sion des pro­blèmes, leur mise en débat et leur réso­lu­tion que la Démo­cra­tie elle-même. La Démo­cra­tie étant par essence res­pec­tueuse de l’ex­pres­sion de la volon­té des peuples, n’en­vi­sage comme moyen d’ac­tion que la mise en débat des prin­cipes orga­ni­sa­tion­nels régis­sant un peuple et éven­tuel­le­ment, sous condi­tions, le sou­tien d’une oppo­si­tion démo­cra­tique au sein du peuple consi­dé­ré ten­dant à faire adop­ter la Démo­cra­tie comme orga­ni­sa­tion sociale.

    L’as­pi­ra­tion de toute démo­cra­tie étant la pro­pa­ga­tion et la géné­ra­li­sa­tion du sys­tème démo­cra­tique comme seul moyen de solu­tion­ner les pro­blèmes des peuples, c’est tout natu­rel­le­ment que deux sys­tèmes démo­cra­tiques ten­dront au mieux à n’en for­mer qu’un seul et en cas d’im­pos­si­bi­li­té de trou­ver des règles com­munes, ils s’at­ta­che­ront à coopé­rer dans la recherche d’un inté­rêt com­mun qui res­pecte leurs inté­rêts par­ti­cu­liers inconciliables.

    Les pré­re­quis de la Démocratie :

    La Démo­cra­tie suppose

    Un peuple infor­mé de tous les points de vus.

    Un peuple savant (un savoir dis­po­nible pour tous et dis­pen­sé à tous)

    La Démo­cra­tie sup­pose donc un sys­tème d’in­for­ma­tion clair, le plus exhaus­tif pos­sible, donc la liber­té d’ex­pres­sion et le refus du monopôle.

    La Démo­cra­tie sup­pose donc un sys­tème édu­ca­tif non par­ti­san basé sur l’en­sei­gne­ment des méca­nismes de causes et consé­quences plus que sur les faits eux-mêmes. Le but du sys­tème édu­ca­tif en Démo­cra­tie est l’au­to­no­mi­sa­tion du peuple et des indi­vi­dus qui le com­posent. Il se doit de four­nir le plus de savoir géné­ral pos­sible tout en per­met­tant une spé­cia­li­sa­tion et doit s’at­ta­cher par­ti­cu­liè­re­ment à la remise en cause du savoir par la maî­trise de la prise de recul, l’a­na­lyse des causes et consé­quences et plus géné­ra­le­ment les tech­niques d’a­na­lyses et de synthèses.

    Enfin, le sys­tème édu­ca­tif doit com­prendre la for­ma­tion à la Démo­cra­tie et aux condi­tions de son exercice.

    Le pro­ces­sus démocratique :

    La prise de déci­sion démo­cra­tique passe néces­sai­re­ment par des débats ou l’en­semble des points de vus doivent être mis en exa­men à part égales. Les tenants et abou­tis­sants de chaque solu­tion envi­sa­gées. Afin de déter­mi­ner quelle sera la moins mau­vaise solu­tion au pro­blème. Celle qui lèse­ra le moins de monde pos­sible aujourd’­hui et demain et appor­te­ra une réelle solu­tion au problème.

    Les solu­tions en Démocratie :

    Sont recon­nues solu­tions démo­cra­tiques toute déci­sion répon­dant à la plus grande conci­lia­tion pos­sible avec la ligne majo­ri­taire ayant émer­gée durant les débats.

    Les solu­tions démo­cra­tiques sont tou­jours tem­po­raires et doivent pou­voir être remises au débat à l’i­ni­tia­tive de n’im­porte qui ayant un motif valable de le faire. (Élé­ment nou­veau ou chan­ge­ment consé­quent consta­té du peuple démocratique.)

    Il est conseillé d’ad­joindre à toute déci­sion démo­cra­tique à valeur intem­po­relle, une date de péremp­tion à l’é­chéance de laquelle, elle devra être remise au débat pour réexamen.

    Le peuple démocratique :

    La Démo­cra­tie se défi­nit comme un moyen d’or­ga­ni­sa­tion sociale ayant pour but de solu­tion­ner des pro­blèmes et d’ex­pri­mer des aspi­ra­tions com­munes. Elle se défi­nit prin­ci­pa­le­ment comme pro­ces­sus impli­quant, offrant à tous, à éga­li­té de parole, les moyens de par­ti­ci­per aux déci­sions. La Démo­cra­tie est donc avant tout un sys­tème ancré dans la réa­li­té, un pro­ces­sus prag­ma­tique visant avant tout à faire émer­ger des solu­tions. En consé­quence, elle implique la défi­ni­tion sui­vante du peuple qui la com­pose : Est appe­lé peuple démo­cra­tique, tout ensemble d’hu­mains devant vivre ensemble, que cela soit par choix ou par contrainte qu’il se trouve dans cette obli­ga­tion et usant de la Démo­cra­tie comme moyen d’y parvenir.

    Pre­mière consé­quence : Toute exclu­sion en rai­son de l’eth­nie, de la dif­fé­rence cultu­relle, de la croyance, de l’o­rien­ta­tion sexuelle, de la capa­ci­té men­tale, du sexe, de la filia­tion, de l’o­pi­nion, la langue, le niveau de for­tune ou sim­ple­ment autre que la néces­si­té d’ap­par­te­nance à l’hu­ma­ni­té ou à une forme de conscience suf­fi­sam­ment éle­vée pour for­mer un rai­son­ne­ment logique construit et non uni­que­ment gui­dé par l’ins­tinct ou l’in­té­rêt par­ti­cu­lier, par­ti­san, pro­gram­mé ou immé­diat est décla­rée comme non démo­cra­tique par essence.

    Seconde consé­quence : Aucune orga­ni­sa­tion ou com­mu­nau­té basée sur un autre prin­cipe que la néces­si­té de vivre ensemble n’est recon­nu par l’or­ga­ni­sa­tion démo­cra­tique en rai­son du fait qu’elle tends à ras­sem­bler autour d’un inté­rêt com­mun et par­ti­cu­lier un sous ensemble du peuple démo­cra­tique à même d’in­fluer sur la prise de déci­sion démo­cra­tique en favo­ri­sant leur morale par­ti­cu­lière. Ces com­mu­nau­tés sont tolé­rés par l’or­ga­ni­sa­tion démo­cra­tique dès lors qu’elles ne prônent pas une impo­si­tion par quelque moyen que ce soit de leur vues par­ti­cu­lières à l’en­semble du peuple démocratique.

    Troi­sième consé­quence : Tout peuple démo­cra­tique se recon­nait poten­tiel­le­ment comme consti­tué de peuples démo­cra­tiques et élé­ment pos­sible d’un peuple démo­cra­tique plus grand. Il accepte ain­si, au nom de la sou­ve­rai­ne­té des peuples toute scis­sion d’un de ses sous ensemble à par­tir du moment où celui-ci soit en exprime le désir et l’as­sume, soit prend une déci­sion en oppo­si­tion directe avec celle prise par lui-même. La com­pa­ti­bi­li­té ou la non oppo­si­tion des déci­sions entre les peuples étant une condi­tion néces­saire pour se consi­dé­rer comme un seul et même peuple.

    Qua­trième consé­quence : Le peuple démo­cra­tique se défi­nis­sant en par­ti autour d’un pro­blème pra­tique. Le peuple démo­cra­tique recon­nait comme légi­time la for­ma­tion tem­po­raire de peuples démo­cra­tique autour d’un pro­blème par­ti­cu­lier pour la durée néces­saire à l’ap­port d’une solu­tion. Le peuple ain­si for­mé devra être for­mé des per­sonnes à qui se posent le pro­blème et de toutes les per­sonnes poten­tiel­le­ment impac­tés par les solu­tions envi­sa­gées au problème.

    Remarque : S’il est conce­vable et accep­table que dans la pra­tique, un peuple démo­cra­tique coïn­cide, la plu­part du temps, avec le niveau d’une nation ou d’une région ou de tout autre ensemble. Le peuple démo­cra­tique ne peut se récla­mer d’une iden­ti­té cultu­relle ou d’une eth­nie, ou défi­nit par une filia­tion ou une fron­tière ou toute autre chose que la néces­si­té de vivre ensemble.

    Les pou­voirs en Démocratie :

    Il n’existe que deux façons de se pro­té­ger de la cor­rup­tion d’un pou­voir recon­nues en Démocratie.
    L’une consiste à l’i­so­ler en le ren­dant indé­pen­dant des autres pouvoirs,
    en res­treindre la durée de l’exer­cice par une seule personne,
    en exi­ger la trans­pa­rence dans l’exer­cice vis à vis du peuple,
    en ren­dant res­pon­sables (y com­pris per­son­nel­le­ment) ceux qui l’exercent devant le peuple,
    en y appo­sant un contrôle du peuple vigi­lant et permanent,
    en per­met­tant au peuple d’en exclure toute per­sonne en rai­son du fait qu’elle en abuse et ou est soup­çon­née de le faire,
    en en fai­sant décrire les buts, pro­ces­sus, moyens et limi­ta­tions par ceux qui s’en­gagent à ne pas exer­cer ce pou­voir à l’avenir,
    en pré­pa­rant tous et toutes à l’exer­cice éven­tuel de ce pouvoir,
    en don­nant la pos­si­bi­li­té à cha­cun (excep­tion faites de ceux qui y ont renon­cés) d’exer­cer ce pouvoir,
    et de don­ner à tous et toutes un moyen d’en remettre en cause toute déci­sion à tout moment.

    L’autre consiste à le dis­soudre dans le peuple et éta­blir des pro­ces­sus ponc­tuels et tem­po­raires qui, dans l’in­ca­pa­ci­té consta­tée et jus­ti­fié du peuple devant lui-même (le peuple se décla­rant inca­pable), per­met­tront son exer­cice excep­tion­nel par les moyens, par ordre de pré­fé­rence, de repré­sen­tants man­da­tés affec­tés du poids exact issus de débats locaux ou de repré­sen­tants dési­gnés pour agir en conscience afin de solu­tion­ner un pro­blème sur lequel le peuple se voit inca­pable de sta­tuer dans les condi­tions pra­tiques induites par la nature du problème.

    Une socié­té démocratique :

    Une socié­té ne peut être dites démo­cra­tique que si elle uti­lise la Démo­cra­tie comme seul moyen de prise de déci­sion dans tous les domaines de pou­voir. Sinon, l’in­ter­con­nexion des domaines de pou­voir fait que les déci­sions par­ti­cu­lières et non démo­cra­tiques prises par l’un de ses pou­voir agissent comme autant de contraintes et donc de biais pour les autres.

    Les dif­fé­rents domaines de pou­voirs iden­ti­fiés ce jour sont :

    La prise de déci­sion législative
    L’exécutif
    Le judiciaire
    Les médias
    L’enseignement
    Le finan­cier et le contrôle de la monnaie
    et L’économie.

    La Consti­tu­tion des constitutions :

    Le peuple démo­cra­tique ultime étant défi­ni natu­rel­le­ment par l’hu­ma­ni­té dans son ensemble. Il fixe par son exis­tence même uni­que­ment théo­rique la consti­tu­tion des consti­tu­tions, la règle qui se doit d’être obser­vée par tout peuple démo­cra­tique : La néces­si­té d’œu­vrer pour la sur­vie de l’es­pèce aujourd’hui et le plus long­temps possible.

    Réponse
  54. Hadrien

    Étienne,

    L’ou­vrage récent d’O­li­vier Ber­ruyer com­porte une charge contre « le mythe de la loi 1973 » qui rap­pelle le mal­en­con­treux par­ti-pris de Paul Jorion lorsque ce der­nier déci­da que le phé­no­mène de « créa­tion moné­taire » n’exis­tait pas !

    Voi­ci donc, ci-des­sous, le com­men­taire que j’ai jugé bon d’a­dres­ser au blog « Les crises », ce 11 février.
    J’ai ten­té de l’a­dres­ser en copie sur celui de AJ, mais ça ne passe pas, pour des rai­sons que j’ignore !

    De même que son obé­dience au GEAB, cer­tains prises à par­tie de l’auteur conti­nuent de surprendre :

    Rele­vé dans “LES FAITS SONT TÊTUS” (O. Ber­ruyer) :
    À “MENSONGES (N°1–7)”… Mensonges-et-demi !

    Ayant ache­té l’ouvrage ce week-end, je l’ai par­cou­ru aus­si avi­de­ment que le pré­cé­dent, avec la même satis­fac­tion renou­ve­lée pour ses ver­tus d’analyse actua­rielle, voire iconoclaste.

    Mais pour­quoi donc l’auteur s’est-il lais­sé embar­quer dans cette dia­tribe sur “le mythe de la loi de 1973″, allant jusqu’à signa­ler la “tona­li­té d’antisémitisme par l’extrême droite” sur cette loi “dite Pom­pi­dou-Roth­schild-Gis­card”? Que cer­tains extré­mistes aient trou­vé là matière à fan­tas­mer n’interdisait pas de res­pec­ter l’intégralité des faits à rap­por­ter, en évi­tant soi­gneu­se­ment les biais… de même que l’auto-contradiction.

    Ain­si est-il hâti­ve­ment conclu d’une série allé­guée de “men­songes” (N°1–7), les “men­songes-et-demi” sui­vants (pp. 227–230) :

    “N°1 : il ne s’est stric­te­ment rien pas­sé de nou­veau en 1973 par rap­port à 1936″

    Or, Wiki­pe­dia (cf http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​L​o​i​_​d​u​_​3​_​j​a​n​v​i​e​r​_​1​9​7​3​_​s​u​r​_​l​a​_​B​a​n​q​u​e​_​d​e​_​F​r​a​nce) rap­pelle l’objet pre­mier de la cri­tique adres­sée à cette loi, qui fut de figer en valeur de l’époque le total pos­sible des “concours” de la Banque de France :

    “…prê­ter sans inté­rêt 10,5 mil­liards [de francs] puis 10 autres mil­liards à taux très faible. Au delà, l’État doit emprun­ter sur le mar­ché pri­vé. C’est ce qui s’est pas­sé en 1973.”

    L’objet second de la cri­tique est que cette loi, sous pré­texte de “toi­let­tage”, signa la mort du fameux CIRCUIT DU TRÉSOR, mis sur pied par son Direc­teur Fran­çois Bloch-Lai­né après la guerre (1947−1952). Celui-ci com­por­tait cinq leviers, ana­ly­sés en détails dans un article dis­po­nible en ligne : http://​post​jo​rion​.word​press​.com/​2​0​1​3​/​0​1​/​1​1​/​2​6​8​-​l​o​i​-​d​e​-​1​9​7​3​-​l​e​-​m​o​t​-​d​e​-​l​a​-​f​in/.

    “N°2 : l’État a par­fai­te­ment conser­vé sa capa­ci­té à emprun­ter auprès de la Banque de France – c’est écrit noir sur blanc.”

    Non, car l’article 2 de la dite loi a figé les pos­si­bi­li­tés pour l’avenir à celles de la situa­tion d’alors, en valeur francs non ré-éva­luables, ce qui la condam­nait à évanescence :

    “Les concours de tré­so­re­rie appor­tés par la Banque au Tré­sor public s’élèvent à un mon­tant maxi­mum de 20,5 mil­liards de francs. Dans la limite de 10,5 mil­liards de francs, ces concours ne sont pas rému­né­rés. À concur­rence de 10 mil­liards de francs, ils sont rému­né­rés au taux le plus bas pra­ti­qué par la Banque…”

    On note­ra qu’il s’agit là d’une tech­nique éprouvée :

    Ain­si, lorsque le gou­ver­ne­ment fut confron­té à une reven­di­ca­tion syn­di­cale de “prime” pour les cher­cheurs uni­ver­si­taires (CNRS, etc.) qui en étaient dépour­vus face à leurs col­lègues ensei­gnants, il l’institua en valeur francs figée de sorte qu’elle repré­sente aujourd’hui quelques euros et cen­times évanescents…

    “N°3 : l’État n’a jamais uti­li­sé la Banque de France comme ban­quier pour finan­cer à long terme ses défi­cits (la Banque de France n’a jamais finan­cé plus de 30% de la dette publique…)”

    Mais 30% de notre dette publique aujourd’hui, ce serait 600 mil­liards ! C’est beau­coup plus que la somme totale annuel­le­ment néces­saire au Tré­sor sur les mar­chés pour le renou­vel­le­ment de nos engagements !

    Rap­pe­lons ici la logique néo­clas­sique du “rou­le­ment” de l’emprunt d’État : tant que les taux d’emprunt sont infé­rieurs à ceux de la crois­sance, le béné­fice net de l’emprunt est posi­tif (après injec­tion dans l’économie, l’emprunt rap­porte plus qu’il ne coûte en inté­rêts). Le nomi­nal n’a alors plus voca­tion à être débour­sé, mais seule­ment ses inté­rêts, à la façon d’un loyer dont le loca­taire peut acquit­ter en demeu­rant toute sa vie l’usufruitier des lieux, bien que non-pro­prié­taire. Et la vie d’un État est longue…

    On ne per­çoit le dan­ger qu’en pré­sence d’un retour­ne­ment durable de conjonc­ture sur la crois­sance (comme actuel­le­ment), ce qui explique à la fois la baisse des taux et affo­le­ment des inves­tis­seurs (plus par la crainte du défaut que par celle de reve­nus réduits).

    Cette situa­tion est-elle meilleure ou pire que l’inflation rai­son­née que connurent les trente glorieuses ?

    Le plus comique est que la loi de 73 cumu­la tous les incon­vé­nients : suite au retour­ne­ment de 1974, l’inflation grim­pa jusqu’à 15% avec M. Barre (meilleur éco­no­miste de France, selon Gis­card d’Estaing), dépouillant les ren­tiers en même temps que la crois­sance fut divi­sée par deux pour les autres !

    “N°4 : l’utilisation de la planche à billets n’a jamais été une pro­me­nade de san­té et a qua­si­ment tou­jours eu des consé­quences dra­ma­tiques pour TOUTE la population.”

    Ici, l’auteur se contre­dit gra­ve­ment, avec ses pro­pos quatre pages plus loin (p.234) :

    “Le Top 10% pos­sé­dant envi­ron 75% de l’épargne finan­cière…, au final, la dette publique, c’est donc un impôt à l’envers où l’on prend clai­re­ment aux pauvres pour don­ner aux riches. On peut donc esti­mer que 1% du PIB est ain­si trans­fé­ré, dimi­nuant de 2,5% les reve­nus des 90% les moins riches… pour aug­men­ter de 3,5% les reve­nus des 5% les plus riches. Jus­tice sociale ?”

    La moindre des logiques est donc de recon­naître que l’inflation, comme il est bien connu, “eutha­na­sie le ren­tier”… et non le pauvre !

    “N°5 : les banques pri­vées ne prêtent pra­ti­que­ment pas aux États et ne s’enrichissent donc pas des inté­rêts. Ce sont les épar­gnants qui prêtent aux États, géné­ra­le­ment indi­rec­te­ment via des Sicav ou des fonds de pen­sion”…

    L’auteur oublie de com­plé­ter par:… le tout via les banques, car les bons du Tré­sor ne sont acces­sibles aux par­ti­cu­liers qu’au sein de fonds com­muns de pla­ce­ment dont il [le Tré­sor] ne per­çoit que l’intérêt… ban­caire, c’est-à-dire ce que les banques veulent bien lais­ser au titu­laire après avoir pris leur com­mis­sion. C’est même l’une de leurs prin­ci­pales rai­sons d’être, par­mi les acti­vi­tés dont il est ques­tion actuellement.

    “N°6 : les États ne sont nul­le­ment pri­vés tota­le­ment de capa­ci­té de pla­cer leur dette publique via la Banque cen­trale. Il suf­fit au tré­sor de deman­der à une banque pri­vée ou à une autre struc­ture d’acheter des bons du tré­sor et de les escomp­ter immé­dia­te­ment auprès de la Banque de France, contour­nant ain­si l’interdiction du finan­ce­ment direct.”

    Curieuse argu­men­ta­tion auto-contra­dic­toire : la loi de 73 serait ain­si à la fois bonne pour limi­ter les appé­tits de l’État et pour son contraire… à condi­tion, bien enten­du, que cela se fasse au béné­fice du sec­teur pri­vé des éter­nels aco­lytes : ban­quiers et rentiers.

    “N°7 : le pré­sident Pom­pi­dou et la Banque Roth­schild ne sont stric­te­ment pour rien dans la loi de 1973… qui a ins­tam­ment été deman­dée par le gou­ver­neur de la Banque de France à Valé­ry Gis­card d’Estaing.”

    Là, l’auteur prend ses lec­teurs pour des naïfs, contrai­re­ment à ses habitudes :

    Concer­nant la demande de M. le gou­ver­neur à son gou­ver­ne­ment, “c’est tou­jours ain­si que les choses se passent”, c’est-à-dire en y met­tant les formes, “lorsqu’un mau­vais coup se pré­pare” (dia­logue authen­tique de Michel Audiard, dans le mémo­rable film “Le Pré­sident”, entre Gabin et sa majordome).

    Quant au rôle de Pom­pi­dou qui n’aurait rien vou­lu, ni vu, ni su d’une loi por­tant sur son métier d’origine (fon­dé de pou­voir du Groupe Roth­schild), c’est ne pas repla­cer les choses dans leur contexte :

    UN PEU DE RECUL HISTORIQUE

    Dès 1972 (et même avant), Pom­pi­dou avait pris ses dis­tances avec le Gaul­lisme en fai­sant voter l’entrée du Royaume-Uni dans le Mar­ché Com­mun, sachant bien ce que cela impli­quait quant aux rap­ports avec la City, temple du libé­ra­lisme finan­cier, et sous le règne du conser­va­teur Edward Heath. Mais Pom­pi­dou, atteint par la mala­die et à deux ans de sa mort, avait tout lieu de concé­der cela à ses anciens men­tors. Rap­pe­lons que la famille Roth­schild pos­sède trois branches euro­péennes : la fran­çaise et l’anglaise com­plètent celle d’origine alle­mande (Roth­schild = bla­son rouge). Outre-atlan­tique, elle se contente de pos­sé­der… Gold­man Sachs, asso­ciée aux Rockefeller.

    Ce n’est pas un hasard s’il y eut conco­mi­tance de cette entrée offi­cielle dans le Mar­ché Com­mun le 1er jan­vier 1973 avec, deux jours après en France, la fameuse loi du 3 Jan­vier 73 pré­pa­rant l’État à se tour­ner désor­mais vers le sec­teur pri­vé des salles de mar­ché pour ses emprunts publics, une condi­tion qui fut, dit-on, dis­crè­te­ment dic­tée par la City pour des rai­sons évi­dentes. Elle est aujourd’hui la pre­mière place finan­cière mon­diale de l’euro…

    Le para­doxe est que nos diri­geants se sont empres­sés dans cette voie, avec le très libé­ral Gis­card d’Estaing et l’ancien fon­dé de pou­voir ban­caire Pom­pi­dou, alors que le Royaume-Uni a conser­vé son pri­vi­lège d’accès direct à la Banque d’Angleterre, et toute son indé­pen­dance moné­taire, ce dont il ne s’est pas pri­vé jusqu’à ce jour. La diplo­ma­tie bri­tan­nique n’a en effet jamais caché qu’elle s’est insé­rée dans le sys­tème euro­péen pour en contrô­ler les effets, au besoin en pro­fi­ter, mais cer­tai­ne­ment pas pour ser­vir les ambi­tions de l’Europe conti­nen­tale, ce qui est à l’encontre de sa poli­tique depuis un mil­lé­naire. Cette poli­tique a tou­jours consis­té à contre­car­rer tout ce qui pour­rait don­ner lieu à l’émergence d’une puis­sance euro­péenne domi­nante, a for­tio­ri uni­fiée, fai­sant ombre à la “splen­did iso­la­tion” britannique.

    LA DETTE PUBLIQUE, UNE AFFAIRE RENTABLE par AJ Hol­becq et P. Derud­der (edi­tion 2008), est cité en rap­por­tant comme “détail amu­sant”, à défaut sans doute de “men­songe”, ce qu’y relèvent les auteurs :
    “le niveau actuel de la dette publique (donc des sommes à rem­bour­ser aux pré­teurs) est pra­ti­que­ment égal au cumul des inté­rêts déjà ver­sés depuis les prêts”

    Il est oppor­tu­né­ment signa­lé par “Les faits sont têtus” que ledit “détail” reste valide en le trans­la­tant sur le cumul entre 1978 et 2011, illus­tré par des courbes fort à pro­pos, mais il est ajou­té en conclusion :

    “Alors, oui, si l’État s’était endet­té à 0%, il n’y aurait pas de dette publique aujourd’hui, en théorie…

    …il ne faut nul­le­ment en conclure qu’il aurait été mieux d’emprunter à la Banque de France, car en aug­men­tant la masse moné­taire, cela aurait for­cé­ment déclen­ché une infla­tion supé­rieure , qui est un impôt tota­le­ment injuste , en par­ti­cu­lier pour les plus pauvres.”

    J’invite alors le lec­teur à relire les pro­pos déjà rele­vés du même auteur (p.234) :

    “Le Top 10% pos­sé­dant envi­ron 75% de l’épargne finan­cière…, au final, la dette publique, c’est donc un impôt à l’envers où l’on prend clai­re­ment aux pauvres pour don­ner aux riches. On peut donc esti­mer que 1% du PIB est ain­si trans­fé­ré, dimi­nuant de 2,5% les reve­nus de 90% des moins riches… pour aug­men­ter les reve­nus des 5% les plus riches. Jus­tice sociale?”

    La moindre des logiques est effec­ti­ve­ment de recon­naître que l’inflation, comme il est bien connu, “eutha­na­sie le rentier”…et non “les plus pauvres” qui n’ont guère à craindre pour leurs avoirs monétaires !

    Sur ces points, comme sur beau­coup d’autres, on pour­ra uti­le­ment consulter 
    le nou­veau petit livre de AJ Hol­becq et P Derud­der, paru en même temps que “Les faits sont têtus”:

    “Pour que l’argent serve au lieu d’asservir”,
    Édi­tions Dangles, 2013

    Réponse
  55. Masloth

    J’ai un pro­fond res­pect pour vos pen­sées. Mer­ci Étienne !

    Réponse
  56. samsam

    for­mi­dable et néces­saire idée que d’é­crire un livre regrou­pant votre tra­vail, je ferai avec plai­sir par­tie des nom­breux lecteurs.…bonne chance ou bon cou­rage, je ne sais ce qu’il faut dire

    et cha­peau pour les ate­liers consti­tuants, magni­fique, magni­fique, magnifique

    Réponse
  57. Papa

    Etienne,

    Je suis vos actions depuis plu­sieurs mois, j’adhère à vos prin­cipes de la vraie démo­cra­tie et je m’ef­force de dif­fu­ser le mes­sage. Mer­ci pour la prise de conscience !

    Concer­nant la vidéo, je vais être direct : vous n’êtes pas bon. Mes cri­tiques sont les suivantes :

    - Vous avez l’air fati­gué. Donc vous avez rai­son de prendre du recul.

    - La vidéo, pré­sen­tée comme une syn­thèse, n’est pas syn­thé­tique. Il faut attendre la 30ème minute pour entendre par­ler du tirage au sort, par exemple. Vous par­lez de sujets de seconde impor­tance, comme la retraite par répar­ti­tion, qui peuvent être inté­res­sants dans une confé­rence, mais n’ont rien à faire dans une syn­thèse. Il me semble que la dif­fi­cul­té vient de l’exer­cice de l’in­ter­view, dans lequel on cède trop faci­le­ment à la digres­sion. J’es­père que l’é­cri­ture d’un livre vous per­met­tra de mieux orga­ni­ser vos idées.

    - Cer­tains pas­sages sont car­ré­ment hors sujet : on pour­rait très bien vivre dans une vraie démo­cra­tie, mais adhé­rer au capi­ta­lisme (pas le capi­ta­lisme pour­ri dans lequel nous vivons aujourd’­hui, mais avec les contrôles néces­saires), approu­ver l’in­ter­ven­tion au Mali (étant don­né les atro­ci­tés com­mises par les Dji­ha­distes), vou­loir une retraite par capi­ta­li­sa­tion (ou mixte répar­ti­tion-capi­ta­li­sa­tion), etc.

    Par­don­nez moi d’être sévère, mais si je me le per­mets, c’est parce que je sais vous avez la sagesse de vous remettre en ques­tion. J’at­tends votre livre avec impatience.

    Réponse
  58. Étienne

    Mer­ci Papa 🙂

    Réponse
  59. Matt

    @Etienne

    Je suis admi­ra­tif de voir à quel point vous avez su faire évo­luer l’i­dée du tirage au sort au fil de ces der­nières années. Vos argu­ments et vos exemples sont deve­nus per­ti­nents et « sexy » ( 😉 ).

    En revanche, j’au­rais éga­le­ment, comme d’autres inter­ve­nants sur cette page, une remarque qui me semble importante.

    Je m’ex­plique :
    Au vue de l’é­vo­lu­tion de vos confé­rences fil­mées, il me semble que lors de vos der­nières inter­ven­tions, vos expli­ca­tions se noient un peu dans des « paren­thèses » ou autres cita­tions et que votre dis­cours devient moins acces­sible à un néo­phyte de votre théorie.

    Bref ce n’est que mon avis.

    Je suis admi­ra­tif de votre tra­vail et pres­sé que le tirage au sort soit instauré…

    Un gen­til virus

    Réponse
  60. Wikicrate

    Très bonne syn­thèse je trouve.

    Mais pour reprendre un com­men­taire vu plus haut, il vaut mieux évi­ter, sous pré­texte de vou­loir relé­guer cer­tains sujets der­rière celui de la démo­cra­tie de les déni­grer comme tu l’as fait « Tout le monde se fout du mariage pour tous ».
    Cela peut être mal vécu par ceux qui ne s’en foutent pas et qui pour autant sont sen­sibles à ton message.

    Pre­nons l’ar­rêt du réchauf­fe­ment cli­ma­tique : le consi­dé­rer comme secon­daire et ins­tau­rer la démo­cra­tie peut abou­tir à nous retrou­ver avec nos éco­sys­tèmes détruits pour tou­jours ! Nous n’au­rions plus qu’à regret­ter de n’a­voir pas choi­si la bonne prio­ri­té en assis­tant à la dis­pa­ri­tion de l’hu­ma­ni­té et de sa chère démo­cra­tie empor­tées ensemble vers le néant !

    Réponse
  61. J.C

    @ Wiki­crate

    Si nous avions le pou­voir de prendre les mesures néces­saires face à la dégra­da­tion de l’é­co­sys­tème sans pour autant être en démo­cra­tie, ne l’au­rions nous pas déjà fait ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  62. J-Stéphane

    @J.C

    Bon­soir,

    Si nous étions en démocratie :

    Nous n‘aurions jamais eu une poli­tique de délo­ca­li­sa­tion des entre­prises, repo­sant sur le pétrole.

    Nous n’aurions jamais favo­ri­sé la crois­sance au-des­sus de nos besoins et l’ob­so­les­cence pro­gram­mée, mais la sobrié­té et la pérennité.

    Nous n’aurions jamais sub­ven­tion­né les nata­li­tés afin d’ac­cé­lé­rer la démo­gra­phie pour des rai­sons d’imperfections poli­tiques et éco­no­miques, ce n’est pas au peuple de ser­vir de variable d’ajustement. C’est la poli­tique et l’économie qui doivent s’ajuster au peuple.

    Nous n’aurions jamais aban­don­né l’eau et l’énergie à des indus­triels pri­vée, mais nous aurions œuvré pour les démo­cra­ti­ser et rendre auto­nome les foyers et les com­munes et aus­si pro­mou­voir la mul­ti­tude des pro­jets, plu­tôt que tout miser sur l’exclusivité.

    Nous aurions dimi­nué le nombre de varié­tés de déchets, et géné­ra­li­sé la consigne à tous les récipients.

    Enfin je crois…

    Liste non exhaustive.

    Réponse
  63. J.C

    @ J‑Stéphane

    Si nous étions en démo­cra­tie, aurions nous encore ces idées de pro­fits, de com­pé­ti­tion, de délo­ca­li­sa­tion ou de non délo­ca­li­sa­tion, de néces­saire sobrié­té et pérennité ?

    aurions nous encore à nous battre et faire de l’argent pour vivre ?

    les notions d’in­dus­tries publiques ou pri­vées, d’au­to­no­mie ou de dépen­dances se pose­raient-elles encore ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  64. J-Stéphane

    @ J.C

    Si nous étions en démo­cra­tie, j’espère que nous aurions encore des idées de pro­fits, mais des pro­fits néces­saires, sobres et modé­rés, que nous serions com­pé­ti­tifs sur nous et non sur les autres, que nous ten­drons vers une poli­tique et une éco­no­mie qui suit le peuple, là où les vers pâtu­rages l’ont menés.

    J’espère que l’individu n’aura plus la pré­oc­cu­pa­tion de s’accaparer, d’accumuler et d’être pro­prié­taire par peur de man­quer, parce qu’il s’aura que s’il est citoyen, il aura auto­ma­ti­que­ment le droit d’avoir un ter­rain, un toit et de quoi vivre sai­ne­ment et cela impli­que­ra le devoir de par­ti­ci­per à la mesure de ses facultés.

    Les notions d’in­dus­tries publiques ou pri­vées seront revues et enca­drées pour que le pri­vé soit à la mesure de l’individu et que dès que cela dépasse les besoins et les apti­tudes de l’individu cela devienne public.

    Bonne jour­née

    Réponse
  65. Luc Guthrie

    Cher Étienne,

    il était urgent de te reposer!!!

    Mais on sait que les profs qui sont bien, ceux qui portent le métier dans l’âme, ne se reposent jamais vrai­ment : en lieu et place du repos, presque en cachette, ils tra­vaillent pour les étu­diants de l’an­née pro­chaine, ils pré­parent des cours encore meilleurs, encore plus clairs, encore plus utiles…

    Se re-poser. Bien se poser, sous-enten­du : se poser au lieu juste, au centre de soi. Tout comme le mot « recréa­tion » : le temps pris pour se re-créer, c’est à dire se refaire une éner­gie dis­po­nible… Et l’é­cri­ture est une acte de re-posi­tion­ne­ment, de remise en ordre, de recréa­tion du regard propre. J’ai sou­vent pen­sé qu’un (des) livre(s) signé(s) Etienne Chouard était une « urgence nécessaire »…

    Alors, cher prof, on sera avec toi très fort dans ce temps qui s’an­nonce, qui n’est que re-posi­tion­ne­ment juste et néces­saire, et dans ce pas­sage à l’é­cri­ture qui n’est que remise en ordre et recréa­tion du regard.

    Pas une mince affaire!!

    Mais, un mot après l’autre, c’est comme ça que tous les livres ont été écrits.

    Réponse
  66. J-Stéphane

    Pro­fes­seur Chouard fait bien plus qu’é­crire un livre. Il fait écrire le peuple.

    Pro­fes­seur Chouard fait bien plus qu’é­crire un livre sur la démo­cra­tie. Il fait écrire la démocratie.

    Réponse
  67. prabourdin

    Bon­jour,

    La syn­thèse d’E­tienne aborde en toute fin de vidéo la créa­tion moné­taire (en réponse à la « célèbre » phrase « Créons l’argent et nous n’au­rons plus à nous sou­cier de qui fait les lois »- célé­bri­té limi­tée aux tri­bus gau­loises de l’internet)

    Les tri­bus gau­loises pour­raient si elles le déci­daient, dimi­nuer le pou­voir romain/financier.

    En remet­tant en selle le troc , des idées mais aus­si de biens plus urgents : se loger , se nourrir.
    Le troc a été aban­don­né car l’argent s’é­chan­geait plus faci­le­ment et que cet échange faci­li­té était créa­teur d’activités

    et per­met­tait de mieux se nour­rir , de dis­po­ser de temps libre etc…

    En période de crise c’est pré­ci­sé­ment ce qui ne va pas. L’argent ne s’é­change plus.

    On peut réin­tro­duire le troc grace à l’internet.

    Il suf­fi­rait de géné­ra­li­ser les sites d’é­change. L’in­fluence des banques et des poli­tiques dimi­nue­rait en pro­por­tion de la dimi­nu­tion du nombre des emprunts bancaires.

    Au pire cela obli­ge­rait les états à en reprendre enfin le contrôle (en espé­rant que ce ne soit pas des mar­chands d’armes…)

    PS : per­sonne ne m’a contre­dit concer­nant l’ef­fort de guerre amé­ri­cain , qui res­semble à s’y méprendre à du communisme…

    Mer­ci de le faire , pour m’é­vi­ter la folie dont parle Etienne.

    Réponse
  68. Ana Sailland

     » per­sonne ne m’a contredit »

    Dif­fi­cile de contre­dire ce qu’on a soi-même écrit ailleurs, que cer­tains situa­tions extrêmes démontrent les ver­tus de la planche à billets 😉

    Pour abon­der dans ton sens, il est remar­quable que l’  »effort de guerre », bien que par essence non construc­tif, dope par osmose l’é­co­no­mie civile, ce qui démontre bien que l’a­bon­dance est à por­tée de la volon­té humaine et ne dépend que d’elle.

    Réponse
  69. prabourdin

    Ana, je ne parle pas de planche à billets.

    (Yen a un peu marre de par­ler de fric)

    Je dis que l’on bosse comme des for­çats sans autre résul­tat que 3⁄4 des humains mal nourris.

    Si 96% du PIB amé­ri­cain en 1944 sont de la fabri­ca­tion d’armes de guerre et que cette acti­vi­té devient inutile en temps de paix on peut donc la répar­tir sur 4% néces­saires à l’é­du­ca­tion le loge­ment se nour­rir etc…

    Bref que les machines appar­te­nant à tout le monde , que l’on uti­lise jus­qu’à leur fin de vie, cela per­met de dimi­nuer le temps de tra­vail et aus­si de mettre le paquet sur la nour­ri­ture et l’é­du­ca­tion qui manquent aux 3⁄4 des humains.

    Réponse
  70. Hadrien

    Les Anglais pour­raient quit­ter l’UE, et…
    Les Alle­mands DEVRAIENT quit­ter l’euro !

    Extraits de “L’EURO”, par JP Ves­pe­ri­ni, Dal­loz, février 2013 (3,50 E)
    (Jean-Pierre Ves­pe­ri­ni, major du concours d’agrégation en
    sciences éco­no­miques, a ensei­gné à Paris-Dauphine,
    à l’Institut d’Etudes Poli­tiques, et à HEC)

    Il dresse ain­si le bilan de l’Euro et ses perspectives :

    Deux élé­ments manquent à l’actif sur les­quels les créa­teurs de l’Euro fon­daient de grands espoirs :
    D’abord, l’Euro n’a abso­lu­ment pas fait avan­cer l’Europe politique.
    Ensuite, il n’ a pas per­mis de créer un vaste mar­ché uni­fié des capi­taux­per­met­tant d’abaisser les coûts de finan­ce­ment des éco­no­mies européennes.Les mar­chés finan­ciers se sont au contraire seg­men­tés, fai­sant appa­raître des écarts de taux d’intérêt insup­por­tables entre les nations de la zone euro.
    L’ “actif” se limite donc à la dis­pa­ri­tion de l’instabilité des changes entre les mon­naies européennes.

    En revanche, le pas­sif de l’euro appa­raît par­ti­cu­liè­re­ment lourd.
    En effet, un peu plus de dix ans après sa créa­tion, nous pou­vons por­ter au pas­sif de l’euro le déclin de la France, la stag­na­tion de l’Italie et du Por­tu­gal, l’effondrement de l’Espagne et de l’Irlande, et le chaos dans lequel se trouve plon­gée la Grèce.
    Jamais depuis la fin de la seconde guerre, l’écart qui sépare la crois­sance de la zone euro et de celle du monde n’a été aus­si élevé.
    Le pro­ces­sus de des­truc­tion de ces éco­no­mies euro­péennes est direc­te­ment le résul­tat de l’abandon de sou­ve­rai­ne­té moné­taire auquel ont consen­ti les Etats qui ont adhé­ré à l’euro. C’est cet aban­don qui explique qu’ils aient dû sup­por­ter et sup­portent des taux de change et des taux d’intérêt com­plè­te­ment inadaptés.
    Nous avons payé d’un prix exor­bi­tant le “béné­fice” de la dis­pa­ri­tion de l’instabilité des changes entre les mon­naies européennes.

    D’une manière géné­rale, le sys­tème de l’euro pro­duit une diver­gence spon­ta­née, et une diver­gence qui s’accroît au cours du temps, entre les pays pour les­quels cette poli­tique est adap­tée et ceux pour les­quels elle est inadaptée.
    L’opposition radi­cale qui sépare les pays de l’ensemble médi­ter­ra­néen et ceux de l’ensemble germanique
    implique qu’il existe un taux de change de l’euro cor­res­pon­dant aux pays de l’ensemble médi­ter­ra­néen (envi­ron 1 dol­lar pour 1 euro) et un taux de change cor­res­pon­dant aux pays de l’ensemble ger­ma­nique (envi­ron 1,40 dol­lar pour 1 euro), et par consé­quent que la zone euro se scinde en deux ensembles.

    La scis­sion se pro­dui­ra à par­tir du moment où l’Allemagne consi­dè­re­ra que les incon­vé­nients de son appar­te­nance à la zone euro l’emportent sur les avan­tages. Pour l’instant, la scis­sion ne se pro­duit pas puisque l’Allemagne est gagnante sur toute la ligne. Elle est d’abord la prin­ci­pale béné­fi­ciaire de l’euro, comme le montrent les excé­dents qu’elle réa­lise sur ses par­te­naires. Et par ailleurs, jusqu’à pré­sent, elle a réus­si à ce que la BCE suive la poli­tique moné­taire qu’elle dési­rait, tout au moins jusqu’à la déci­sion du 6 setembre 2012. Mais cette situa­tion est appe­lée à se modi­fier progressivement :
    Les avan­tages dimi­nue­ront parce que, dans la confi­gu­ra­tion actuelle de la zone euro, la crois­sance des pays de l’ensemble médi­ter­ra­néen est appe­lée à s’affaiblir. Or, l’Allemagne a besoin de leur crois­sance qui ne peut reve­nir que par une scis­sion de la zone euro.
    Et les incon­vé­nients aug­men­te­ront au fur et à mesure que la poli­tique moné­taire de la BCE s’éloignera des prin­cipes de la Bun­des­bank, et que simul­ta­né­ment les ten­sions infla­tio­nistes s’élèveront en Allemagne.

    L’autre hypo­thèse de scis­sion dans laquelle ce seraient les pays de l’ensemble médi­ter­ra­néen qui quit­te­raient la zone euro serait contraire à la fois à l’intérêt des pays de cet ensemble et à celui des pays de l’ensemble ger­ma­nique, donc à l’intérêt géné­ral de l’Europe. Contraire à l’intérêt des pays de l’espace médi­ter­ra­néen puisque, dans ce cas, l’augmentation de la valeur de leurs dettes libel­lées en euro, qui aug­men­te­rait par rap­port à leurs mon­naies, les obli­ge­rait à faire défaut sur leurs dettes, ce qui aurait des consé­quences catas­tro­phiques sur l’Allemagne et les autres pays de l’ensemble germanique.

    Pour l’Allemagne, une scis­sion volon­taire et négo­ciée, per­met­tant à tous les pays actuel­le­ment dans la zone euro de retrou­ver un équi­libre par l’établissement d’une grille de pari­té conve­nable, est donc pré­fé­rable à une scis­sion impo­sée par le départ d’un ou plu­sieurs pays de l’ensemble méditerranéen.
    De sorte que, fina­le­ment, cette scis­sion négo­ciée de la zone euro­fi­ni­ra pro­ba­ble­ment par s’imposer.

    Réponse
  71. Ana Sailland

    C’est mar­rant, tu dis « y en a marre de par­ler fric » et tu parles de PIB.

    Peut être sommes nous d’accord …

    Une éner­gie, appe­lons la comme ça, aux dimen­sions cos­miques est dis­po­nible en temps de guerre et ne l’est plus par la suite.
    C’est un miracle à l’envers 😉

    Réponse
  72. prabourdin

    Ana,

    Il est évident qu’­élec­tri­ci­té pétrole pro­duits auto­ma­ti­que­ment et ali­men­tant des machines cela devrait pro­duire du temps libre si les machines n’é­taient pas privatisées.

    L’exemple des USA pro­dui­sant de l’i­nu­tile sans le vendre , et donc en se rajou­tant de charges consi­dé­rables, donne entre autre une idée de cette puissance.

    Cette pro­duc­tion inutile en temps de paix pour­rait être conver­tie en temps libre en édu­ca­tion en ali­men­ta­tion loge­ment gratuit.

    Le PIB c’est une éva­lua­tion du travail.

    Appelle-le tra­vail si tu préfères.

    Réponse
  73. J-Paul

    Lettre d’É­li­sée Reclus adres­sée à Jean Grave, insé­rée dans Le Révol­té (jour­nal fon­dé en 1879 par­Pierre Koprot­kine, anar­cho-com­mu­niste) le 11 octobre 1885.

    Cla­rens, Vaud, 26 sep­tembre 1885.

    Com­pa­gnons,

    Vous deman­dez à un homme de bonne volon­té, qui n’est ni votant ni can­di­dat, de vous expo­ser quelles sont ses idées sur l’exer­cice du droit de suffrage.

    Le délai que vous m’ac­cor­dez est bien court, mais ayant, au sujet du vote élec­to­ral, des convic­tions bien nettes, ce que j’ai à vous dire peut se for­mu­ler en quelques mots.

    Voter, c’est abdi­quer ; nom­mer un ou plu­sieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renon­cer à sa propre sou­ve­rai­ne­té. Qu’il devienne monarque abso­lu, prince consti­tu­tion­nel ou sim­ple­ment man­da­taire muni d’une petite part de royau­té, le can­di­dat que vous por­tez au trône ou au fau­teuil sera votre supé­rieur. Vous nom­mez des hommes qui sont au-des­sus des lois, puis­qu’ils se chargent de les rédi­ger et que leur mis­sion est de vous faire obéir.

    Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquer­ront sou­dain, au tin­te­ment d’une son­nette, la ver­tu de tout savoir et de tout com­prendre. Vos man­da­taires ayant à légi­fé­rer sur toutes choses, des allu­mettes aux vais­seaux de guerre, de l’é­che­nillage des arbres à l’ex­ter­mi­na­tion des peu­plades rouges ou noires, il vous semble que leur intel­li­gence gran­disse en rai­son même de l’im­men­si­té de la tâche. L’his­toire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pou­voir a tou­jours affo­lé, le par­lo­tage a tou­jours abê­ti. Dans les assem­blées sou­ve­raines, la médio­cri­té pré­vaut fatalement.

    Voter c’est évo­quer la tra­hi­son. Sans doute, les votants croient à l’hon­nê­te­té de ceux aux­quels ils accordent leurs suf­frages — et peut-être ont-il rai­son le pre­mier jour, quand les can­di­dats sont encore dans la fer­veur du pre­mier amour. Mais chaque jour a son len­de­main. Dès que le milieu change, l’homme change avec lui. Aujourd’­hui, le can­di­dat s’in­cline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redres­se­ra et peut-être trop haut. Il men­diait les votes, il vous don­ne­ra des ordres. L’ou­vrier, deve­nu contre-maître, peut-il res­ter ce qu’il était avant d’a­voir obte­nu la faveur du patron ? Le fou­gueux démo­crate n’ap­prend-il pas à cour­ber l’é­chine quand le ban­quier daigne l’in­vi­ter à son bureau, quand les valets des rois lui font l’hon­neur de l’en­tre­te­nir dans les anti­chambres ? L’at­mo­sphère de ces corps légis­la­tifs est mal­sain à res­pi­rer, vous envoyez vos man­da­taires dans un milieu de cor­rup­tion ; ne vous éton­nez pas s’ils en sortent corrompus.

    N’ab­di­quez donc pas, ne remet­tez donc pas vos des­ti­nées à des hommes for­cé­ment inca­pables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos inté­rêts à d’autres, défen­dez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avo­cats pour pro­po­ser un mode d’ac­tion futur, agis­sez ! Les occa­sions ne manquent pas aux hommes de bon vou­loir. Reje­ter sur les autres la res­pon­sa­bi­li­té de sa conduite, c’est man­quer de vaillance.

    Je vous salue de tout cœur, compagnons .

    Éli­sée Reclus.

    Réponse
  74. J

    @ J‑Stéphane

    « Si nous étions en démo­cra­tie, j’espère que nous aurions encore des idées de pro­fits, mais des pro­fits néces­saires, sobres et modé­rés, que nous serions com­pé­ti­tifs sur nous et non sur les autres, que nous ten­drons vers une poli­tique et une éco­no­mie qui suit le peuple, là où les vers pâtu­rages l’ont menés. »

    J’ai du mal à com­prendre le sens de cette phrase.
    Si nous étions en démo­cra­tie, aurions nous besoin d’être en com­pé­ti­tion pour le pou­voir moné­taire, poli­tique ou social ?
    De quel pro­fit et de quelle logique parles-tu ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  75. J-Stéphane

    @J.C

    « J’ai du mal à com­prendre le sens de cette phrase. Si nous étions en démo­cra­tie, aurions-nous besoin d’être en com­pé­ti­tion pour le pou­voir moné­taire, poli­tique ou social ? De quel pro­fit et de quelle logique parles-tu ? »

    J’espère que nous pro­fi­te­rons rai­son­na­ble­ment des biens uni­ver­sels en rap­port à nos besoins indi­vi­duels et collectifs.

    Je pense que l’esprit de com­pé­ti­tion ne doit plus être une phi­lo­so­phie d’être le meilleur sur les autres, il ne fait qu’in­ci­ter à sabor­der autrui.

    À la finale, tout le monde fait nau­frage, car on se saborde les uns et les autres au lieu de se sou­te­nir pour s’élever.

    L’es­prit de com­pé­ti­tion doit juste moti­ver le groupe ou l’individu à se sur­pas­ser pour atteindre un objec­tif néces­saire et savoir dire stop quand il est atteint.

    La poli­tique comme l’économie doivent être dépol­luées de tout pou­voir, ce sont des outils socié­taux, et en tant que tels, ils doivent res­ter aux mains du peuple.

    J’espère avoir été plus clair à ce saut de lit.

    Bonne jour­née

    Réponse
  76. Morpheus

    @ Ana

    un « miracle à l’en­vers », cela s’ap­pelle « le mau­vais œil » 😉

    On pour­rait aus­si l’ap­pe­ler malé­dic­tion, au sens où un miracle est une bénédiction.

    Mor­pheus

    Réponse
  77. J-Stéphane

    Hou­la­la !! Erreur de cor­rec­tion auto­ma­tique de mon smartphone.

    Je devrais tou­jours me relire, mais dans la pré­ci­pi­ta­tion… bien sûr, il s’agit de « com­pé­ti­tion » et non de « com­plé­tion », qui est encore plus loin d’être de bon esprit 😉 désolé 🙁

    Réponse
  78. J.C

    La com­pé­ti­tion, c’est vou­loir être meilleur que les autres. Pour­quoi ne pas pro­mou­voir l’en­traide, la coopé­ra­tion, le dépas­se­ment de soi dans un esprit non compétitif.

    Nous avons tout à gagner ensemble plu­tôt qu’à nous sabor­der mutuel­le­ment et nous même par la même occa­sion, sabor­dage inhé­rent à l’i­dée de compétition.

    S’il y a de la place pour tous, pour­quoi ne pas être pour et avec plu­tôt que contre l’autre ?

    un monde de fra­ter­ni­té ne se pro­dui­ra jamais dans une socié­té de com­pé­ti­tion et d’as­ser­vis­se­ment, c’est une uto­pie, ça ne peut fonc­tion­ner dans nos socié­tés. à ne pas iden­ti­fier les vraies causes, on en vient à croire que l’homme est mau­vais par nature. Cepen­dant, la fra­ter­ni­té est, dans un monde de liber­té et de pros­pé­ri­té, une réa­li­té naturelle.

    Bien ami­ca­le­ment,

    J.C

    Réponse
  79. J.C

    Oups, se relire, se relire, je dois y pen­ser aussi

    J.C

    Réponse
  80. Patrick Flécheux

    Salut les Virus.

    Que pen­sez-vous de cette ini­tia­tive parlementaire ?

    5000 signa­tures pour que nos pro­po­si­tions soient semble t‑il étu­diées par des par­le­men­taires. 5000 signa­tures pour deman­der la réécri­ture de la consti­tu­tion par le peuple. 5000 signa­tures pour deman­der une consti­tuante tirée au sort, les RIC, le RDB etc.

    Même si il ne faut pas rêver, s’est le moment de mon­trer aux par­le­men­taires que le peuple est autre chose qu’un impuis­sant poli­tique et qu’il peut aus­si pro­po­ser du concret, non ?

    https://​www​.par​le​ment​-et​-citoyens​.fr/

    Réponse
  81. Paul

    « La dic­ta­ture par­faite serait une dic­ta­ture qui aurait les appa­rences de la démo­cra­tie, une pri­son sans murs dont les pri­son­niers ne son­ge­raient pas à s’é­va­der. Un sys­tème d’es­cla­vage où, grâce la consom­ma­tion et au diver­tis­se­ment, les esclaves auraient l’a­mour de leur servitude … »

    Aldous Hux­ley, Le Meilleur Des Mondes

    Réponse
  82. Étienne

    FAIRE LA COURSE TOUS ENSEMBLE : une conscience ; une édu­ca­tion ; un rejet des valeurs mar­chandes ; un pro­jet poli­tique SI nous sommes capables de muter et de deve­nir constituants :

    si on veut une consti­tu­tion, il fau­dra l’é­crire nous-mêmes.

    Réponse
  83. Ana Sailland

    Ceci n’est pas un mes­sage mais une recherche rédactionnelle 😉

    La « « consti­tu­tion » » actuelle a été conçue par et pour l’oligarchie,
    pour pro­té­ger l’oligarchie,
    pour la pro­té­ger de nous,
    pour la pro­té­ger de nos exi­gences légitimes,
    et de notre intel­li­gence commune !
    Nous, nous n’a­vons donc pas de constitution.
    Nous vou­lons notre constitution,
    la bonne, la vraie,
    qui nous pro­tège, nous les gens,
    et nous ouvre à tous et cha­cun la pro­prié­té de notre destin
    commun.
    Nous devrons, nous devons, nous allons
    l’é­crire nous-mêmes,
    et sans eux,
    sans eux nos dirigeants,
    nos maîtres ;
    nous somme seuls légitimes,
    et en capacité
    d’é­crire notre loi des lois.

    Réponse
  84. Tillieux

    Bon­jour Etienne,

    Je ne sais pas si tu connais le site https://​www​.par​le​ment​-et​-citoyens​.fr/ qui vient d’être lan­cé par les par­le­men­taires qui visent en théo­rie à faire par­ti­ci­per les citoyens à la vie politique.

    En regar­dant la FAQ en voit comme d’ha­bi­tude qu’il s’a­git d’une arnaque, seul les par­le­men­taires peuvent pro­po­ser une loi… et donne la pos­si­bi­li­té aux citoyens de s’ex­pri­mer des­sus. Le par­le­men­taire n’a aucune obli­ga­tion de tenir compte des pro­pos des citoyens. Un sys­tème de péti­tion per­met de sou­mettre une loi aux par­le­men­taire, arri­vé à 5 000 signa­tures la loi entre dans « la boite à idée » et les par­le­men­taires peuvent sans sai­sir ou pas. Bref rien de nou­veau et comme d’ha­bi­tude on nous vend du vide comme une avancée.

    D’au­tant plus que pour le lan­ce­ment les pro de la poli­tique ce sont déjà inquié­tés de ce que pour­rait en faire les popu­listes, ils ont déjà tous pré­pa­rés pour la sup­pri­mer au cas ou cela mar­che­rait un peu.

    Réponse
  85. prabourdin

    Il fau­drait être sûrs de ce que nous avons à faire :
    Iden­ti­fier les fai­blesses du monstre à com­battre et taper dessus.
    L’in­ter­net n’est pas contro­lable par le néo-libé­ra­lisme , le concept de liber­té, d’in­di­vi­dua­lisme d’é­tat de droit s’op­po­sant vio­lem­ment à sa censure.

    Il faut donc s’or­ga­ni­ser : être par­tout, uti­li­ser et retour­ner la force de com­mu­ni­ca­tion publi­ci­taire du fric en notre faveur. L’au­to­ma­ti­sa­tion , les machines, l’ex­pli­ca­tion du temps libre qu’elles devraient pro­duire si elles appar­te­naient à tous – cha­cun son dada – il faut en col­ler par­tout comme contre feu à l’austérité.
    L’es­poir et la véri­té c’est plus sexy que
    le bagne.

    Ver­cin­gé­to­rix a ten­té d’u­nir les gaules pour résis­ter aux romains.
    Réin­ven­tons un Asté­rix. Quand on croit que l’on a la potion magique ‚un but , une cer­ti­tude, on peut se libé­rer de Rome.
    Et puis on moins on aura essayé.

    Réponse
  86. barb

    Mer­ci Etienne pour ta ren­contre avec ONCT (qui avait vrai­ment cru qu’E­tienne était capable de s’arrêter ^^)

    Réponse
  87. J.C

    Sur la vidéo pos­tée par J‑Stéphane, une observation :

    Les médias ne peuvent juger des inten­tions de vote avant que les can­di­dats est pu être vu dans les médias par le public, or, le CSA décide de la repré­sen­ta­ti­vi­té des can­di­dats en amont, le résul­tat en est le pas­sage à la télé­vi­sion. Autre­ment dit, le CSA en accord avec les grands médias font le résul­tat de l’élection.

    bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  88. Pascal

    Etienne ‚vous avez bien résu­mé l’es­sen­tiel de votre tra­vail ‚lors de votre ren­contre avec Laurent Louis : Bravo

    Réponse
  89. J-Stéphane

    La consti­tu­tion est la clef de voûte de notre régime politique.

    Si nous vou­lons une démo­cra­tie, la consti­tu­tion doit être démo­cra­tique, et pour être démo­cra­tique elle doit-être écrite par le peuple.

    Une fois cette règle élé­men­taire écrite, il nous fau­dra aus­si la vul­ga­ri­ser pour la rendre facile d’accès et agréable à retenir.

    Pas au point de per­son­ni­fier les sujets, comme cer­taines anciennes civi­li­sa­tions l’ont fait (déesses de ceci, divi­ni­tés de cela, etc.), mais plu­tôt dans un esprit attrayant comme les jeux de société.

    Avec par exemple des pic­to­grammes sur des cartes pour résoudre des énigmes, for­mer des familles ou répondre à des questions.

    On peut aus­si ima­gi­ner d’y insé­rer, tel un asté­risque, des codes QR qui ren­ver­ront sur Inter­net pour vision­ner une vidéo, une ani­ma­tion ou lire l’article.

    Les pos­si­bi­li­tés en pro­duits déri­vés n’ont de limites que notre imagination…

    Réponse
  90. EFFAB

    GABRIELLE (@2), non, un bon livre parle autant aux ini­tiés – cette exi­gence en même temps que cette her­mé­tisme et cette dif­fi­cul­té pour d’autres – qu’à un enfant ou mon­sieur tout le monde ; la connais­sance et l’ap­pré­hen­sion des choses ne relève pas tant de l’é­du­ca­tion ou d’un ensei­gen­ment par­ti­cu­lier mais d’une prise de conscience per­son­nelle, cette sen­si­bi­li­té néces­saire, ce moment oppor­tun ; bref, pas besoin d’être phi­lo­sophe pour com­prendre les choses de la vie.
    Après, concer­nant Etienne et son pro­jet d’é­cri­ture, on peut ima­gi­ner deux ouvrages bien dis­tincts dans leur forme mais com­plé­men­taires : ce vade mecum du citoyen dont par­lait RAPITIC (@28) et ce livre syn­thèse et pam­phlet prô­nant la Démo­cra­tie, ce fait Consti­tuant et cette Légi­ti­mi­té des peuples à se gou­ver­ner soi-même.

    Geo(]3), on n’est pas moins humain, et moi j’ai trou­vé géniale l’in­ter­ven­tion de cet homme à la Confé­rence des Coli­bris, cet homme dont j’a­vais tout juste enten­du par­ler. Et j’ai très bien com­pris toute la per­ti­nence de sa pen­sée et toute cette saine et légi­time révolte… et ima­gi­nez main­te­nant que ceci soit dif­fu­sé sur quelques grandes chaînes géné­ra­listes à heures de grande écoute !… imaginez…

    Oui, PROFIL(@7), ces 10 % requis pour qu’une idée fasse pen­cher la balance et entraîne les 90 % res­tant à sa suite et à sa cause, cet effet boule de neige et ce Cen­tième Singe

    J’en­tends bien, BALTHAZARD(@15), le pru­dence, la diplo­ma­tie, la rai­son, le prag­ma­tisme, etc., etc., mais ce que vous devez bien com­prendre c’est qu’il n’y a rien à négo­cier ici, c’est qu’il n’y là, face à nous, qu’u­sur­pa­tion et exac­tions en tous genres et ce depuis belle lurette… et cette His­toire humaine n’a aucun cré­dit à nos yeux huma­nistes et à nos coeurs démo­crates. Ce pro­jet ne peut être en rien une étape, il est cet objec­tif ultime et exclu­sif d’une pen­sée juste et avi­sée pour éman­ci­per et impo­ser enfin à tous cette éthique et cette liber­té, et c’est bien là toute la déme­sure et toute la sou­ve­rai­ne­té de la chose démo­cra­tique, cette liber­té inhé­rente aux peuples et à l’in­di­vi­du. Par consé­quent et de la façon la plus ami­cale qui soit, c’est à vous que je conseille plu­tôt d’al­ler conta­mi­ner gen­ti­ment votre entou­rage et tous ceux qui n’ont pas votre niveau intel­lec­tuel et cette facul­té de réflexion, cette intel­li­gence que nous devons mettre au ser­vice de tous et du bien com­mun, ce qui est de notre res­sort comme de notre responsabilité.

    Excel­le­ment dit, GERALDINE(@16) !!

    SEB(@22), quant au gra­buge éven­tuelle que cela pour­rait ame­ner, il est clair que s’en prendre au N.O.M. (il faut bien appe­ler un chat un chat !) et à quelque Etat que ce soit ne sera pas aus­si aisé que sur le papier ou dans­nos p’tites têtes ! Etienne en est bien conscient et il y a déjà fait allu­sions ici-et-là. Ceci n’est peut-être pas à l’ordre du jour mais c’est un fait qu’il ne faut pas négli­ger, car le moment venu, il fau­dra bien pen­ser à toutes les éven­tua­li­tés pos­sibles, et là, vous vous en dou­tez bien, ce n’est plus tant de vir­tuel dont il s’a­gi­ra mais bien de choses autre­ment plus concrètes – mais je parle ici sur­tout pour moi, petit rigo­lo que je suis.
    Enfin, pour ceux que ça inté­resse et qui ont encore des doutes à ce sujet, c’est que cette éven­tua­li­té est tout à fait pos­sible et envi­sa­geable, je m’in­té­resse à la ques­tion depuis quelque mois et ce sont des pro­pos d’A­lain SORAL dans sa der­nière vidéo de février qui m’a confor­té dans ma réflexion tout en y appor­tant de ces petits détails très concrets de la réa­li­té des choses et de cette poten­tia­li­té com­mune à être beau­coup plus nom­breux et cer­tains bien posi­tion­nés pour agir au mieux le moment venu. Bref, his­toire à suivre, lol.

    Oui, MORPHEUS, de ces films à revoir ou qu’on n’a encore tou­jours pas vu, cette diver­si­té et cette richesse, et ce petit quelque chose d’exem­plaire qui nous incite à la croire enfin et à la vou­loir coûte que coûte !

    Déso­lé pour ce que j’ai pu dire ou ne pas dire, je n’ai lu pour le moment que les 31 pre­miers messages.
    Bonne jour­née à toi, jolie garde rapprochée

    Réponse
  91. EFFAB

    Entre Albert JACQUARD et cer­tains d’entre vous – je ne vous cite­rai pas de peur d’en oublier aucun -, je suis non seule­ment impres­sion­né par la per­ti­nence et la pro­fon­deur de vos réflexions, je me dis aus­si que le hasard fait bien les choses… comme je suis tout aise de voir com­bien les vilains cor­beaux sont joli­ment et impar­ra­ble­ment écon­duits de cet espace et de ce ter­reau révolutionnaire_puisqu’il faut bien appe­ler un chat un chat ! lol

    Réponse
  92. J-Stéphane

    À votre appréciation…

    Extrait :

    Les écri­vains contre la com­mune – Paul Lid­sky, p 28.

    III. Aris­to­cra­tie et concep­tion aris­to­cra­tique de l’art.

    Cette double hos­ti­li­té au « bour­geois » et aux classes popu­laires s’explique par le fait que ces écri­vains sont tour­nés vers la socié­té aris­to­cra­tique du pas­sé. Vigny, Bar­bey d’Aurelly, les Gon­court, Gobi­neau, Leconte de Lisle, Renan, Taine, Flau­bert sont des aris­to­crates ou s’identifient au modèle aris­to­cra­tique. Tous sou­haitent une socié­té orga­ni­sée aris­to­cra­ti­que­ment où l’artiste trou­ve­rait enfin la place qu’il mérite par­mi les élites.

    Là encore, des écri­vains tels que Vigny ont joué un rôle impor­tant en éla­bo­rant la concep­tion d’une aris­to­cra­tie nou­velle, celle de l’Esprit, suc­cé­dant à la noblesse de nais­sance. À ce modèle, des écri­vains d’origine bour­geoise, comme Flau­bert ou Taine, pour­ront s’assimiler.

    La socié­té aris­to­cra­tique est pour eux la seule socié­té natu­relle. Le thème de la nature est fon­da­men­tal chez tous ces écri­vains. D’abord parce que la nature donne de la durée une vision cyclique, non his­to­rique, ensuite parce qu’elle donne une image de l’harmonie dans l’inégalité.

    Les Gon­court, en visite chez un pépi­nié­riste, déclarent :

    « C’est tout nou­veau en nous, ce sen­ti­ment et cette appré­cia­tion de la belle ligne d’une plante, de son art et de son aris­to­cra­tie, pour ain­si dire : car la nature a, comme l’humanité, ses êtres pri­vi­lé­giés, cares­sés, aux­quels elle donne une beau­té spé­ciale et supé­rieur. » Gon­court, 16 avril 1869.

    Ils avaient déjà écrit :

    « Nul en ce monde n’est le pareil ni l’égal d’un autre. La règle abso­lue des socié­tés, la seule logique, la seule natu­relle et légi­time, est le pri­vi­lège. L’inégalité est le droit natu­rel : l’égalité est la plus hor­rible des injus­tices. » Gon­court, 19 aout 1868.

    Flau­bert pense la même chose :

    « Qu’est-ce donc que l’Égalité si ce n’est la néga­tion de toute liber­té, de toute supé­rio­ri­té et de la Nature elle-même ? » G. Flau­bert lettre à Louise Colet du 15–16 mai 1852.

    Renan uti­li­se­ra sans cesse l’exemple de la nature pour jus­ti­fier l’inégalité sociale.

    Cet aris­to­cra­tisme qui se dégage des idées poli­tiques de ces écri­vains rejoint la concep­tion aris­to­cra­tique qu’ils se font de l’art et de la culture. Pour eux, l’art ne peut s’épanouir que dans une socié­té aris­to­cra­tique qui recon­naisse les supé­rio­ri­tés naturelles,

    « les­quelles, dit Renan, au fond se réduisent à une seule, celle de la nais­sance, puisque la supé­rio­ri­té intel­lec­tuelle et morale n’est elle-même que supé­rio­ri­té d’un germe de vie éclos dans des condi­tions par­ti­cu­liè­re­ment favo­ri­sées » E Renan, La réforme intel­lec­tuelle et morale de la France, 1871…

    Ce n’est que dans une socié­té hié­rar­chi­sée, aris­to­cra­tique, que les artistes peuvent être recon­nus et que leur haute valeur peut-être appréciée :

    « Il faut un centre aris­to­cra­tique per­ma­nent, conser­vant l’art, la science, le goût contre le béo­tisme démo­cra­tique et pro­vin­cial. » E Renan,op. cit., p. 376.

    D’une part, seule cette aris­to­cra­tie est capable de dis­cer­ner la valeur exquise et raf­fi­née des choses de l’art, alors que la masse ne peut la com­prendre. L’aristocratie est d’abord utile en tant que public, le goût artis­tique, trans­mis par héré­di­té, ne pou­vant s’acquérir.

    Ce public aris­to­cra­tique est néces­saire aus­si pour Bau­de­laire :

    « Chez un peuple sans aris­to­cra­tie, le culte du beau ne peut que se cor­rompre, s’amoindrir et dis­pa­raître. » C. Bau­de­laire, Edgar Poe. Sa vie et ses œuvres, p. 9.

    En consé­quence, il faut, pour que la tra­di­tion du beau se per­pé­tue, des gens riches menant une vie noble et oisive.

    Seule une élite peut com­prendre et favo­ri­ser des œuvres d’élite.

    D’autre part, ce « centre aris­to­cra­tique » doit « conser­ver l’art », c’est-à-dire qu’on doit en reve­nir au mécé­nat. Ou l’artiste lui-même doit être un aris­to­crate et avoir des reve­nus lui per­met­tant de se consa­crer tout entier à son art, sans sou­ci des contin­gences maté­rielles, ou il être sous la pro­tec­tion de l’aristocratie, qui lui assu­re­ra son exis­tence. Les exemples de cette concep­tion abondent dans les romans du Second Empire.

    Dans Les Souf­frances du pro­fes­seur Del­teil, de Champ­fleu­ry, ce mal­heu­reux pro­fes­seur est gêné par la socié­té pour se consa­crer à sa créa­tion. L’écrivain trouve une solu­tion à la fin du roman : le pro­fes­seur est pris en charge par une famille riche, et il peut désor­mais s’adonner à la culture. De même dans Le Petit Chose, de Dau­det, Jacques décide que son frère sera poète. Pour cela, le « Petit Chose » ne doit pas tra­vailler, son frère gagne de l’argent pour le faire vivre. Le jour où son frère mour­ra, le « Petit Chose » sera obli­gé d’abandonner ses pro­jets d’artiste et sera contraint de « vendre de la porcelaine ».

    On retrouve constam­ment ce thème de l’artiste, inca­pable de res­ter artiste dans la socié­té de son époque si on ne prend en charge à sa place les sou­cis maté­riels de son exis­tence. Cette socié­té aris­to­cra­tique, Renan la jus­ti­fie en s’appuyant encore une fois sur l’exemple de la nature :

    « Conver­tir les uns après les autres, un à un, les deux mil­liards d’êtres humains qui peuplent la terre !
    Y pense-t-on ? L’immense majo­ri­té des cer­veaux humains est réfrac­taire aux véri­tés tant soit peu éle­vées. […] Ce n’est pas notre faute s’il en est ain­si. Le but de la nature, il faut le croire, n’est pas que tous les hommes voient le vrai, mais que le vrai soit vu par quelques-uns et que la tra­di­tion s’en conserve. »
    E. Renan Dia­logues philosophiques …

    Il conti­nue :

    « Il faut avouer que nous ne conce­vons guère la grande culture régnant sur une por­tion de l’humanité sans qu’une autre por­tion y serve en sous-ordre. L’essentiel est que la grande culture s’établisse et se rende maî­tresse du monde. »

    Enfin, il affirme cette idée fondamentale :

    « L’essentiel est moins de pro­duire des masses éclai­rées que de pro­duire de grands génies et public capable de les com­prendre. Si l’ignorance des masses est une condi­tion néces­saire pour cela, tant pis. La nature ne s’arrête pas devant de tels sou­cis ; elle sacri­fie des espèces entières pour que d’autres trouvent les condi­tions essen­tielles de leur vie. » E. Renan, op. cit…

    Ain­si, non seule­ment l’inégalité et l’exploitation sont utiles, mais elles sont des condi­tions indis­pen­sables pour qu’un art authen­tique puisse se déve­lop­per. L’art exige, à l’image de l’inégalité natu­relle, l’exploitation de l’homme par l’homme. L’art est dans son essence aris­to­cra­tique. Il sup­pose, selon Renan, que la majo­ri­té se livre aux basses tâches maté­rielles pour qu’une élite oisive puisse s’adonner à l’art et en jouir.

    Cette idée de la beau­té, pro­duit de l’exploitation, on la trouve illus­trée de façon sai­sis­sante par un écri­vain du XXe siècle : Drieu La Rochelle. Il parle des mains d’une très belle jeune fille :

    « Quand je voyais ses pieds et ses mains, je bénis­sais la cruau­té de sa famille qui depuis trois siècles fou­lait les indiens pour assu­rer la per­fec­tion du loi­sir dans des doigts aus­si déli­cats et fermes. » Drieu La Rochelle, L’Homme à cheval…

    La Beau­té quel qu’en soit le prix, est supé­rieure aux hommes et, si les hommes sont un obs­tacle, on doit la main­te­nir contre eux.

    Mal­lar­mé déclare aussi :

    « Est-ce que l’homme qui a fait la Vénus de Milo n’est pas plus grand que celui qui sauve un peuple, et ne vau­drait-il pas mieux que la Pologne suc­com­bât que de voir cet éter­nel hymne de marbre à la Beau­té Bri­sé ? » S. Mal­lar­mé, lettre à Hen­ri Caza­lis, 24 juillet 1863.

    Mais pour­quoi la culture ne pour­rait-elle d’autant mieux se déve­lop­per qu’un public crois­sant y par­ti­ci­pe­rait ? Pour­quoi le peuple ne peut-il avoir accès à la culture ?

    D’abord, comme Renan l’a dit pré­cé­dem­ment, parce « l’immense majo­ri­té des cer­veaux humains est réfrac­taire aux véri­tés tant soit peu éle­vées », et que, dans son essence, c’est-à-dire dès sa nais­sance, elle est vouée aux basses tâches matérielles. 

    Mais aus­si parce que la pre­mière étape de cette édu­ca­tion serait l’instruction pri­maire. Or, à l’heure actuelle, la masse igno­rante accepte son état, fait son tra­vail sans pen­ser et sans com­prendre ce pour quoi elle le fait. 

    Au contraire, une fois que la popu­la­tion aura reçu l’instruction pri­maire, pleine de vani­té et de pré­somp­tion, elle n’acceptera plus de se sacri­fier pour entre­te­nir une culture supé­rieure et elle vou­dra tout nive­ler à son état. Elle n’aura plus l’abnégation de la popu­la­tion inculte, car elle aura été à moi­tié éclairée.

    Ain­si, faute de pou­voir faire accé­der les masses à la culture supé­rieure, fon­dée sur la rare­té et l’exclusion, il vaut mieux les lais­ser dans l’ignorance, car une culture som­maire géné­rale impli­que­rait la dis­pa­ri­tion de la vraie culture réser­vée à une mino­ri­té. Il n’y a pas de moyen terme :

    « Le grand nombre doit pen­ser et jouir par pro­cu­ra­tion. […] La masse tra­vaille, quelques-uns rem­plissent pour elle les hautes fonc­tions de la vie ; voi­là l’humanité. […] Quelques-uns vivent pour tous. Si on veut chan­ger, per­sonne ne vivra » E. Renan, op. cit., p. 623.

    La véri­table gran­deur du peuple est donc dans son igno­rance sacrée, dans le sacri­fice spon­ta­né de sa vie pour qu’une élite vive authentiquement.

    Voi­là la forme la plus extrême, la plus sys­té­ma­tique de cette concep­tion aris­to­cra­tique de l’art que par­ta­geaient beau­coup d’écrivains de cette époque. Renan a d’ailleurs écrit ces textes durant la com­mune, à Ver­sailles. Ces idées seront reprises avec enthou­siasme par les écri­vains, et notam­ment par Flau­bert, très influen­cé par Renan.

    Puisque l’art est fon­dé sur la rare­té, sur l’ignorance du peuple et son exploi­ta­tion, vou­loir mettre fin à l’ignorance et à l’exploitation du peuple, c’est vou­loir la fin de l’art.

    Réponse
  93. EFFAB

    Comme en tout, il est un juste milieu, ce recul autant que cette humi­li­té, si vous pré­fé­rez. Ain­si, entre le fait artis­tique exa­gé­ré et les mou­vances popu­listes exa­cer­bées, il y a cer­tai­ne­ment un ter­rain d’en­tente où chaque inté­rêt peut coha­bi­ter fina­le­ment avec la diver­si­té ambiante : cette liber­té indi­vi­duelle et cette éman­ci­pa­tion qui en découle rajou­tant toutes leurs spé­ci­fi­ci­tés et tous leurs avan­tages à la richesse commune.

    Comme il est une infi­ni­té d’ap­proches des choses et de la réa­li­té, de façon très concrète ou de par cet art consom­mé de la dia­lec­tique, mais ne nous y trom­pons pas, l’i­gno­rance n’est pas une faute, et l’art lui-même qu’une approche, une vision de ladite réa­li­té, aus­si trans­cen­dant soit-il.

    Mais je puis me trom­per, ego pen­sant incons­cient du Verbe.

    Ouf ! lol

    Réponse
  94. EFFAB

    Je rebon­dis ici sur les mes­sages de GERALDINE Feuillien(@16) et d’EDEMOS(@32), où ils disent des choses très très inté­res­santes concer­nant votre démarche, ETIENNE, et la conduite à tenir, ce que vous repré­sen­tez pour nous tous.

    Pour­suivre est un choix comme un autre, très louable et très cou­ra­geux car, pour le moment, cette jolie garde rap­pro­chée a bien peu de moyens d’a­gir et de défendre qui que ce soit sur ce champ de la concrétude_ce qui ne veut pas dire non plus que la cause est per­due d’a­vance, bien au contraire, ce monde de l’In­vi­sible qui veille ou la simple force d’une idée (pour ceux qui intel­lec­tua­lisent encore beau­coup trop les choses de l’Es­prit et ce Coeur qui l’accompagne).

    Quoi qu’il en soit, cette ‘retraite’, si je puis dire, cette moindre acti­vi­té publique en tout cas ne peut faire que le plus grand bien, tout ce temps de libre pour lire tous ces pen­seurs qui vous ins­pirent et écrire enfin à votre tour cet ouvrage que vous seul pou­vez écrire.

    EDEMOS a rai­son et tort à la fois ; évi­dem­ment, il n’y a que vous pour par­ler de ce renou­veau poli­tique et socié­tal avec autant de per­ti­nence et de convic­tion, mais c’est bien cela dont il s’a­git, Démo­cra­tie concer­nant cha­cun d’entre nous, cette exi­gence et cette volon­té indi­vi­duelle avant que tout d’at­tendre d’un seul : ce pou­voir de tous pour contrer tout abus indi­vi­duel, d’une part et, tout aus­si impor­tant, cette répar­ti­tion des tâches et des res­pon­sa­bi­li­tés pour oppo­ser à l’en­ne­mi cette inca­pa­ci­té de nous nuire… et cette impuis­sance de fac­to : la donne enfin est inver­sée et la loi du nombre contraint la loi du talion.

    Mais dans l’at­tente et la néces­si­té de ce raz de marée, il nous faut évi­dem­ment des consciences et des indi­vi­dua­li­tés en dis­si­dence, des esprits éclai­rés et des volon­tés de tous bords capables de s’u­nir et créer ce Cercle ver­tueux, ce club d’a­ni­ma­teurs et d’ac­ti­vistes liber­taires et Consti­tuants dont le pou­voir (to be able) et la res­pon­sa­bi­li­té sont de bien pen­ser et diri­ger ce mou­ve­ment des citoyens jus­qu’au fait Consti­tuant, leur tra­vail s’ar­rê­tant là.

    Mais ce ne sera jamais une élite, juste un groupe de tra­vail, ce point de jonc­tion entre tous, ce col­lège consti­tu­tif vou­lu par nous en vue de la Consti­tuante. Un groupe de tra­vail jamais défi­ni à l’a­vance, aus­si trans­pa­rent qu’on peut être prag­ma­tique et bien déci­dé ou plus dis­cret si néces­saire, plus avi­sé… enfin, il y aurait mille choses à dire là-des­sus, moi qui, je l’a­voue, n’ai pas lu grand chose encore de tout ce tra­vail en cours.

    Réponse
  95. Ana Sailland

    Humour sérieux : 😉

    La dic­ta­ture, c’est quand un petit groupe d’in­di­vi­dus prend toutes les déci­sions, sans consul­ter le peuple, et en refu­sant d’en­tendre ses récriminations.

    L’au­tisme est l’une des carac­té­ris­tiques de la dictature.

    Le sys­tème repré­sen­ta­tif, du moins le sys­tème « à la fran­çaise », c’est quand un petit groupe d’in­di­vi­dus prend toutes les déci­sions, sans consul­ter le peuple, et en refu­sant d’en­tendre ses récriminations.

    L’au­tisme est l’une des carac­té­ris­tiques de notre sys­tème représentatif.

    Mais il y a quand même deux dif­fé­rences entre ces deux systèmes :

    1ère dif­fé­rence :

    Dans le pre­mier cas, l’é­quipe diri­geante s’ins­talle au pou­voir par la force ou par la ruse
    tan­dis que
    dans le second cas, l’é­quipe diri­geante s’ins­talle au pou­voir par l’é­lec­tion, … et par la ruse.

    2ème dif­fé­rence :

    Dans le pre­mier cas, l’é­quipe diri­geante est en CDI, et seuls des évè­ne­ments impré­vus (mais sou­hai­tables) peuvent la déloger.
    tan­dis que
    Dans le second cas, l’é­quipe diri­geante est en CDD.

    Si bien que, en quelque sorte, le sys­tème repré­sen­ta­tif est une dic­ta­ture cyclique, fon­dée sur un contrat de type CDD, signé par l’employeur (le peuple) qui est pri­son­nier du contrat, et impuis­sant, jus­qu’à son terme.

    A noter que cette impuis­sance s’é­tend au delà du sus­dit CDD, car d’an­ciens titu­laires du poste ont écrit et fait accep­ter des règles de ges­tions, incon­tour­nables, qui à chaque échéance obligent l’employeur à signer un nou­veau CDD avec une nou­velle équipe, et lui inter­disent de reprendre la main sur son entreprise.

    Réponse
  96. J.C

    humour tou­jours :

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  97. EFFAB

    Gérard PHILIPE, Till l’Es­piègle, Ruy Blas, et cer­tai­ne­ment d’autres qui manquent à ma culture ! mais ce même refrain, ce même constat, cette même néces­si­té et, pour cela, ni besoin d’être sor­ti de Nor­male ni besoin d’a­voir été Secré­taire Géné­ral de la Comédie-Française…

    Réponse
  98. sissi

    Bon­jour à tous,

    Cela fait déjà quelque temps que je suis le concept de tirage au sort que je trouve génial.

    C’est la pre­mière fois que je poste. Je vou­drais vous faire part de mes remarques et craintes car je n’ai pas du tout votre sen­si­bi­li­té politique.

    Tout d’a­bord une pré­ci­sion sur l’é­pi­gé­né­tique, il ne faut pas oublier que l’é­vo­lu­tion des espèces s’est faite à par­tir de muta­tions géné­tiques donc de cel­lules poten­tiel­le­ment can­cé­reuses qui ont confé­ré à l’in­di­vi­du un avan­tage dans son envi­ron­ne­ment. De plus les cel­lules ne sont pas égales selon moi puis­qu’elles servent sur­tout à main­te­nir fonc­tion­nels les organes vitaux et sur­tout le cer­veau qui a pas mal de com­mandes de régu­la­tion pour son propre intérêt.

    Puisque cer­tains évoquent la sur­vie de l’es­pèce, il ne me parait pas pos­sible de se pas­ser d’un mini­mum de com­pé­ti­tion entre indi­vi­dus (avec la col­la­bo­ra­tion aus­si bien enten­du), la nature à tou­jours gar­dé le plus adap­té ou adap­table à une situation.

    Lorsque je lis tous les com­men­taires et quelques ébauches de consti­tu­tion on insiste sur la non dic­ta­ture du peuple, du plus grand nombre, pour­tant tout est en place pour la per­mettre. Je m’ex­plique avec un exemple. Je suis méde­cin je ne veux pas exer­cer en rural, quel poids a mon inté­rêt ou choix per­son­nel vs le bien col­lec­tif ? A l’heure actuelle on dit sou­vent tu es payée par la sécu, donc par les citoyens, tu dois faire ce qu’on te dit. Je dois alors accep­ter d’a­voir des maîtres (donc ni dieu ni maître pas pour moi :). Alors peut-être que cela se régu­le­rait avec plus de ruraux qui feraient ces études je n’en sais rien.

    Ma ques­tion est la sui­vante : votre démo­cra­tie per­met-elle à tous,le plus large choix pos­sible avec la plus grande liber­té pos­sible dans la vie sans atteinte à la liber­té d’autrui ?

    Je suis d’ac­cord avec le fait que l’in­di­vi­du soit cor­rup­tible à cause du pou­voir c’est indé­niable. Mais ne faut-il pas accep­ter ses autres défauts et com­po­ser avec cha­cun ? Jalousie,égoïsme, paresse, méchan­ce­té… Les indi­vi­dus ne sont pas égaux face à cela. Ils ne sont pas égaux face à la beau­té, l’in­tel­li­gence, l’es­prit artis­tique… Donc je me pose cette ques­tion vou­loir l’é­ga­li­ta­risme, l’u­ni­for­mi­sa­tion n’est ce pas aller à l’en­contre de l’in­di­vi­du ? En quoi être plus riche que son voi­sin est une atteinte à sa liber­té s’il sait qu’il peut y arri­ver éga­le­ment ou du moins ses enfants ? N’est-ce pas plu­tôt moti­vant ? Ne faut-il pas insis­ter sur le prin­cipe de jus­tice devant la loi, à l’emploi, l’en­sei­gne­ment… égale pour tous ?

    Cela me fait pen­ser à un sketch de F Lepage où il fau­drait bais­ser le niveau des enfants riches afin de réus­sir à com­bler les inéga­li­tés édu­ca­tives riches/pauvres cela ne me parait pas très juste. La Chine arrive à pro­duire des classes de cer­veaux et pour­tant ils ont encore des cen­taines de mil­lions de pauvres.

    Enfin voi­là je ne suis pas là pour défendre mon bout d’os mais vrai­ment pour dire que les gens sont dif­fé­rents cer­tains veulent vivre en groupe et tout par­ta­ger, d’autres non, cer­tains veulent gagner plus d’argent pour se faire plai­sir et d’autres non, ils pré­fèrent s’é­cla­ter dans leur métier, cer­tains veulent ache­ter le der­nier gad­get élec­tro­nique et d’autres de la bro­cante. Je ne retrouve pas la diver­si­té d’avis.

    Le pro­blème c’est que rêver à une socié­té idéale on oublie qu’elle n’existe pas. J’ai par­fois l’im­pres­sion que vous ne faites qu’a­li­men­ter la lutte des classes et j’en suis sin­cè­re­ment déso­lée et per­sua­dée que c’est contre-pro­duc­tif. Ce n’est pas ça le pro­blème, je ne pense vou­loir asser­vir per­sonne et je ne veux faire de mal à per­sonne bien au contraire. Un tas de choses ne marchent plus dans cette socié­té c’est pour cela que je fais par­tie aus­si des 99% mais je ne veux pas pour autant retour­ner à la col­lec­ti­vi­sa­tion, au troc, à la pro­prié­té limi­tée tout ça j’ai déjà donné …

    Voi­là, Mr Chouard, je trouve votre expo­sé sur la démo­cra­tie à Athènes et le tirage au sort très enthou­sias­mants (et mes amis éga­le­ment) mais lors­qu’on lit toutes les pro­po­si­tions de consti­tu­tion en pra­tique ça vire à gauche toutes 🙂 et c’est vrai­ment dommage.

    Je vous remer­cie de m’a­voir lue

    Ami­tiés,

    Réponse
  99. Ana Sailland

    La com­pé­ti­tion n’est pas l’émulation.

    Réponse
  100. EFFAB

    Ne devrions-nous pas en par­ler davan­tage ici ? ici plus que nulle part ailleurs ? ou c’est moi qui suis à côté de la plaque, écou­tant là cet homme cou­ra­geux et res­pon­sable se dres­ser face à toute la déme­sure et l’ou­tre­cui­dance d’é­lus qui se croient tout per­mis et ne s’en cachent même plus ?!

    Y‑a-t-il des Trolls ici ? et quels sont-ils ? ou la liber­té d’ex­pres­sion est-elle à ce point pudi­bonde qu’on ne puisse rien dire ni rien faire d’en­tre­pre­nant, de construc­tif et de salu­taire ?!… oui ! j’en vois venir avec les déra­pages de l’His­toire et leur éthique à deux sous : Mais c’est un nou­veau Salut Public que vous prô­nez là, mal­heu­reux ! vous êtes à ce point fou ou quoi ?!… Oui, il est cer­tain, quand on ne sait plus quoi dire et que la Cause est enten­due, il y a for­cé­ment tou­jours à dire pour déni­grer autrui et por­ter le débat là où il n’a pas lieu et cher­cher à tout prix à tout mélan­ger, ces valeurs essen­tielles et ces esprits dérou­tés…

    Réponse
  101. J-Stéphane

    Il est conster­nant d’entendre les applau­dis­se­ments s’activer pour une élo­cu­tion idiote et se taire pour un dis­cours plein de bon sens et de véracité.

    Il sem­ble­rait que tous ces pleutres soient frap­pés du syn­drome de Stockholm.

    Réponse
  102. volusien

    Peut-être qu’E­tienne, qui paraît vrai­ment fati­gué sur cette vidéo, l’est à cause des dif­fi­cul­tés à trou­ver des « a‑partisans », sur­tout, ajou­te­rai-je, dans les milieux de « gauche » qui consti­tuent prin­ci­pa­le­ment ses « troupes ». Il y a un seul point sur lequel je ne par­tage pas son avis : une consti­tuante vrai­ment démo­cra­tique ne pour­ra être réunie qu’a­près une crise majeure ; aucune révo­lu­tion dans l’his­toire ne s’est pro­duite spontanément !

    Réponse
  103. Bruno

    Bon­jour .

    Je (re)découvre Étienne Chouard, et bien d’autres avec enthou­siasme, et un petit plus pour Étienne, pour sa grande ouver­ture et tolérance,au delà des polé­miques, un huma­nisme vrai que je partage.

    100@Sissi

    Je reviens sur votre pro­pos sur F.Lepage » la culture ; du moins c’est ce que je com­prends ‚où ce que j’en fais aujourd’­hui, la culture est un leurre en tant qu’as­cen­seur social, la preuve dans sa confé­rence si l’en­fant pauvre monte ‚le riche aus­si. Pour moi l’en­fant n’a pas choi­si d’être pauvre ou riche. Par consé­quent c’est par l’é­man­ci­pa­tion poli­tique que les 2 peuvent se rejoindre en s’ap­pro­priant des le départ des idées, des outils et l’exem­pla­ri­té de leur cadre de vie en met­tant en pra­tique leur vie ensemble.

    je donne un exemple « par­lant » pour les enfants et les ex-col­lé­giens : le poids du car­table » c’est une injus­tice pour tous , riches et pauvres, qui nous fait inté­grer l’im­puis­sance à pou­voir chan­ger les choses tel un poids et un héri­tage depuis plu­sieurs géné­ra­tions .(Actuel­le­ment , le pou­voir et l’argent et son manque ali­mente une névrose collective.)

    Dans un monde où la démo­cra­tie est à la por­tée d’un enfant ce pro­blème (car­table) serait réglé.

    Les enfants sont prêts contrai­re­ment à ce que l’on croit, à créer un monde où le bien com­mun à une place cen­trale. Où la notion de « gagnant-gagnant » ser­vi­rait d’ai­guillon à l’expérience humaine et rela­tion­nelle pour tous .

    Réponse
  104. Étienne

    Salut à tous 🙂

    La revue HIATUS m’a contac­té au début de ce fil pour me pro­po­ser de leur écrire un article. Comme d’ha­bi­tude, je man­quais de temps pour leur écrire soi­gneu­se­ment un papier nou­veau, mais je leur ai sug­gé­ré (comme je le fais avec tous les jour­na­listes) de reprendre et de publier libre­ment tout ou par­tie de ce qui existe DÉJÀ sur le site, et je leur ai signa­lé par exemple mon tableau com­pa­ra­tif entre les vices de l’é­lec­tion et les ver­tus du tirage au sort.

    J’ai oublié de vous signa­ler que la revue Hia­tus a mis en page et publié ce tableau dans son numé­ro d’a­vril 2013, le voici : 

    À part ça, je m’a­per­çois que ça fait presque un an que j’ai pris des réso­lu­tions de me mettre en retrait du net pour écrire un livre… et je dois bien recon­naître que pour l’ins­tant, c’est au point mort 🙁 J’ai avan­cé d’une cen­taine de pages vers l’é­té, mais les urgences quo­ti­diennes prennent trop de place ; c’est vrai­ment dif­fi­cile d’é­crire un livre avec cette vie de fou, hyper connec­té. Très dur de s’é­loi­gner du net.

    Aujourd’­hui, voi­ci venir des vacances sans aucune confé­rence : depuis 6 mois, je dis non (ou je reste silen­cieux, honte à moi) plu­sieurs fois par jour pour décli­ner des invi­ta­tions à vous rejoindre aux quatre coins du pays. C’est dur de dire non de la sorte, car toutes ces invi­ta­tions sont vrai­ment très gen­tilles et sources d’es­poir, et je vou­drais bien sûr dire oui à tout le monde ; mais bon, si je fai­sais cela, je serais abso­lu­ment tous les jours en dehors de chez moi, ce qui serait quand même juste invi­vable, j’i­ma­gine que vous le com­pre­nez. Bon, en tout cas, je suis libre de confé­rences pour quelques jours et, à côté des copies à cor­ri­ger, je vais tâcher d’a­van­cer dans le bou­quin. Cochon qui s’en dédit 🙂

    Mer­ci à tous, pour tous vos mes­sages d’en­cou­ra­ge­ment, vous êtes trop gentils. 
    On n’est forts qu’ensemble.

    Étienne.

    Réponse
  105. Bèrbère

    Mer­ci Étienne, pour tout, pour votre courage 🙂

    Trop gen­tils non, justes.

    Les per­sonnes qui vous sou­tiennent sont hon­nêtes, objec­tives et justes car vous leur mon­trez l’exemple en si bon et vrai ensei­gnant que vous êtes, en les condui­sant vers l’au­to­no­mie de pen­sée qui mène à la liberté.

    Ce sou­tien vous le méri­tez, et je vous en sou­haite encore car ce sera le signe d’un réveil de plus en plus grand de la conscience du peuple.

    Que la conscience soit sur le monde et que la paix advienne enfin dans le cœur des hommes.

    Mer­ci 🙂

    Réponse
  106. Ana Sailland

    Etienne, j’é­cris aus­si un livre … depuis plu­sieurs années, grand éclat de rire.

    Chaque jour de nou­velles idées affluent, qui demandent saine diges­tion afin qu’elles puissent enri­chir … la pre­mière page, qui ne sau­rait se pas­ser d’elles …

    Si on a trop à dire, ou si c’est trop grand (soyons modestes hihi) il faut beau­coup de cou­rage pour publier moins que la perfection.

    On vient de m’of­frir pour Noël un recueil d’en­tre­tiens avec Pierre Rabhi. C’est peut être une bonne solu­tion technique.

    (Oli­vier Le Naire
    Pierre Rabhi semeur d’espoirs
    Domaine du possible)

    Réponse
  107. Tom Joad

    Il serait bon, je pense, de com­plé­ter ce com­pa­ra­tif avec un autre tableau, 
    tableau com­pa­ra­tif entre les vices du tirage au sort et les ver­tus de l’é­lec­tion…

    Réponse
  108. Ana Sailland

    Qui dit fait, Tom# 😉

    Réponse
  109. Tom Joad

    Déso­lé Ana, je suis trop pris par mes vendanges. 😉

    Réponse
  110. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Si je savais, et si je pou­vais éta­ler mes pen­sées sur papier, 
    j’é­cri­rais un livre qui conte­rait les bien­faits de ma vision démo­cra­tique sur le quo­ti­dien de cha­cun et de tous.

    Bien sûr, il y sera un peu men­tion­né les causes, et autres consé­quences néga­tives très vite cor­ri­gées,
    mais, je m’at­tar­de­rais sur­tout sur les faits positifs, 
    car dans mon livre les choix seront tou­jours bien­veillants et jamais défi­ni­tifs…

    Réponse
  111. EFFAB

    http://​www​.dhnet​.be/​a​c​t​u​/​f​a​i​t​s​/​m​o​n​s​-​a​r​r​e​s​t​a​t​i​o​n​-​j​u​d​i​c​i​a​i​r​e​-​p​o​u​r​-​l​a​u​r​e​n​t​-​l​o​u​i​s​-​v​i​d​e​o​-​5​3​1​b​3​0​f​7​3​5​7​0​2​4​d​c​a​8​5​5​b​d​c​3​#​.​U​x​u​n​I​r​l​Y​F​W​o​.​g​o​o​g​l​e​_​p​l​u​s​o​n​e​_​s​h​are

    Auto­ri­sa­tions ou pas, je pense, ETIENNE, que vous devriez inter­ve­nir, « for­cer la main », si je puis dire d’une télé locale/régionale, et vous indi­gner de ces façons de faire poli­cières, ou être inter­vie­wer, par exemple, par Agence Info Libre qui ferait là un petit mon­tage péda­go­gique sur Laurent LOUIS et un petit extrait de cet inter­view en février de l’an­née dernière…

    … prendre acte publi­que­ment est vital aujourd’­hui et nous sommes de plus en plus nom­breux à ce sacri­fice, comme il nous appar­tient encore (peut-être, je n’ai pas la science infuse, juste l’In­tui­tion) de chan­ger tout ça le plus paci­fi­que­ment du monde, cette inten­tion en tout cas !

    On ne peut lais­ser pas­ser ça et je crains que Laurent LOUIS ne soit trop iso­lé sans le sou­tien de la France, la nôtre évidemment.

    Voyez ou non ce que vous pou­vez faire, mais nous pou­vons tant de choses, moi qui n’ai pas vrai­ment de deve­nir un jour un ROBESPIERRE ou un numé­ro par­mi tant d’autres.

    Cha­leu­reu­se­ment

    Réponse
  112. Marie

    @115
    Per­so, je suis d’a­vis contraire, Etienne fait déjà plus que sa part de bou­lot, pq serait-ce à lui d’intervenir.
    Il faut bou­ger ensemble, taque­tic à mon avis beau­coup plus efficace.
    Ate­liers consti­tuants et manifs.
    Et pour­quoi pas faire des petits films à pos­ter sur le net…et s’a­dres­ser direc­te­ment aux internautes.
    La révo­lu­tion com­mence par la conta­mi­na­tion de la conscience col­lec­tive, est-t-elle déjà arri­vée à un nombre suf­fi­sant pour avoir toute sa force ?
    Pcq sinon si c’est pour que ça se passe comme dans le passé…case pri­son pour les plus courageux…

    Réponse

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