À l’occasion d’une rencontre avec Laurent Louis, député belge, le 1er février 2013 à Paris,
j’essaie de résumer l’essentiel de mon travail, en trois quarts d’heure :
Tout est entre nos mains.
N’oubliez pas de me dire (gentiment, s’il vous plaît) ce qui cloche encore dans cette analyse 🙂
Sinon, on y va, on « contagie » 🙂
Moi, je vais sans doute me mettre un peu en retrait, quelques semaines, quelques mois ?, pour mettre tout ça sous forme de livre(s).
Mille mercis à tous pour vos encouragements ; ça fait un bien fou, cette convergence croissante, et radicale, vers le bien commun.
Étienne.

En retrait pendant quelques mois ? Et puis quoi encore ! Remboursez ! Au prix où on paye, mince !
Ne reste pas trop éloigné d’internet quand même…
Bonjour Étienne,
C’est une excellente idée cette retraite pour écrire un livre sur la vraie démocratie.
Un livre avec des termes pas trop compliqués hein ? Un livre qu’un enfant de 10 ans pourrait comprendre…
Bonne retraite
Au plaisir de vous lire,
Gabrielle
Étienne, avec tout le respect que je vous dois, je vous ai senti trop à fond, brouillon, lors de l’intervention des colibris.
La sagesse donne un poids incroyable aux propos et ce soir là, vous en manquiez.
Vous êtes, je pense, quelqu’un de calme par nature, enfin il semble.
il faut prendre du recul, nous avons besoin de votre capacité d’éducateur populaire, calme et inébranlable.
Alors je sais, il y a de saines colères. et tout ce que l’on est en train d’apprendre (grâce à vous) rend furieux, donc vous le premier j’imagine bien.
Mais, on va rentrer dans la bataille, dans peu de temps, les luttes convergent, le virus est implanté, prenez des forces et faites du yoga, c’est un ordre.
Et en attendant, laissez-nous faire, on va vous rendre ce que vous avez fait pour le bien commun, on va vous le rendre cent fois.
Mes respects.
Salut Etienne,
ici Gaëtan de la revue Hiatus. je reviens à l’attaque pour savoir si tu es toujours partant pour occuper notre page de l’invité de ton propos.
Comme tu m’avais proposé par téléphone il y a quelques mois, un tableau récapitulatif du processus de démocratie « directe » grâce au tirage au sort nous semble être le format le plus clair pour présenter cette démarche.
Autrement, tu me parlais de réponses aux arguments opposés à ce même tirage au sort (par l’exemple, l’esclavagisme qui peut être remplacé grâce à l’automatisation des tâches de production.) Dans ce cas, nous l’accompagnerons d’un chapô résumant et le constat de l’impuissance politique du citoyen dans nos « démocraties » et le tirage au sort comme potentiel moyen d’accès à une citoyenneté accomplie.
Merci d’avance Etienne !
Et si d’aventures, tu n’as pas le temps de me répondre par écrit, je me permettrai de t’appeler dans les jours à venir pour parler de tout ça de vive voix avant ta « retraite » synthetico-scribouillarde !
Gaëtan Naudet aka Séraphine Péronnelle
pour la revue Hiatus.
L’absence comme une virgule au sujet d’un point final. Je resterai donc en suspension de cette parution prochaine …
Soyez gentil réservez moi un exemplaire, je paye cash :@)
Amicalement Patrick
Ecrire un livre , pourquoi pas !
Avantage : On entendra plus les pseudo-intello dénigrants dire : « C’est qui ce Choaurd ? il n’a même pas écrit un livre ! »
Inconvénient : Il va avoir quelque chose à vendre, et là ça risque de prêter le flanc aux critiques.
Bonjour Étienne, bonjour les gentils virus
Un bouquin simple, c’est une bonne idée.
D’autant que maintenant que l’idée est bien lancée, elle ne peut que croître vers sa maturité.
N’oubliez pas que lorsqu’une idée se stabilise autour de 10 % de la population, elle finit par dominer.
Voici le lien : http://www.slate.fr/lien/41931/opinion-majorite-minorite
Oui, 10 % ça suffit, et à mon avis, on n’en est pas loin.
Alors le bouquin qui clarifierait tout et ancrerait l’idée du tirage au sort dans l’imaginaire de 10 % de la population, ça serait le top.
Pour rendre le livre intelligible au plus grand nombre, il y a un truc qui ne rate jamais : pour chaque idée, impliquer les cinq sens du lecteur : goût, odorat, vue, toucher et ouïe. Il faut donc parler de cuisine, de parfums, d’images, de choses qui se caressent ou qui râpent, de chansons, etc.
Bonne chance, belle réussite.
Bernard
Etienne,
Je viens d’écouter la vidéo avec Laurent LOUIS à tes côtés.
Je ne cesse, comme bien d’autres, de mémoriser et véhiculer tes analyses pour qu’un jour nous puissions triompher.
Comme je te l’avais dit, j’ai écrit un ouvrage dont j’ai demandé la publication. Trois sur six (premier essai)ont répondu par la négative.Je pense être confronté au problème que tu as aussi identifié, celui de demander aux éditeurs proches du pouvoir de publier un ouvrage contre ce dernier !
Je ne baisse pas les bras pour autant, attendant les décisions des trois autres, je mettrai s’il le faut en place les plans B et C.
Bon courage à toi.
A + Dominique
En attendant le bouquin d’Etienne, je fais la promotion du mien, sans honte et sans « vergogne ».
Ça s’appelle « simple comme bonjour », c’est sous licence Creative Commons, donc je touche pas un kopek dessus, et évidemment, ça cause démocratie et création monétaire. Gratuit au téléchargement, à prix coutant en version papier.
N’hésitez pas à en parler autour de vous…
Où sont les boutons pour partager sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+, email, etc.) ?
Alors oui je peux utiliser le lien de partage dans la vidéo ou coller directement l’url de la page dans mon réseau social favori mais ce n’est pas un réflexe pour tout le monde.
Essayez donc d’inciter vos visiteurs à partager l’information en ajoutant simplement les liens de partage que l’on retrouve sur beaucoup de sites.
Je trouve ça étonnant qu’ils n’y apparaissent pas déjà.
(vous pouvez supprimer ce message, je m’adresse au webmaser) 🙂
Bonne continuation c’est super ce que vous faites !
Re bonjour,
Pour les problèmes de publication, il faut juste se rendre compte que les temps changent.
Le passage par l’imprimerie sur papier n’est plus aussi vitale que par le passé.
On peut publier directement sur KDP : Kindle Direct Publishing.
L’avantage, c’est que le lecteur ne paie plus que 2.68 € et l’auteur touche quand même 1 € par livre.
Alors hein, les éditeurs qui refusent des bouquin au motif que ça n’arrange pas leurs maîtres… On s’en fout !
bonjour Étienne,
c’est la première fois que je m’exprime parmi les GV.
ton livre apportera à coup sûr de l’eau à nos moulins.
en attendant, je finis par dire aux sceptiques que la seule façon de savoir si tout ça fonctionne, c’est qu’il suffirait d’essayer…
Étienne, je te remercie moi aussi de tout ce que tu as pu m’apprendre.
je vais donc continuer à contaminer gentiment…
Oui, contamination maximum !
Sur la vidéo : rien à redire 🙂
C’est impec et séduisant.
Je ne doute pas que l’écrit où tout est pesé au micromot près sera encore mieux.
Le net
Les réseau sociaux
La contamination de proximité
Les conférences publiques
Les ateliers
Les interviews
Les publications
Y a du boulot .….……
Je rappelle la technique du billet de banque :
Sur les billets en euros, il y a de part et d’autre comme deux espaces vierges pour écrire ! On dirait que c’est fait exprès. Vous y écrivez un message ou un lien internet.
Personne ne jettera ce tract !
Avec mes amis, nous écrivons même dans la marge : ne pas jeter sur la voie publique =
Un peu d’humour ne gâte pas le virus.
Et il passe de main en main un certain temps, non négligeable.
C’est gratuit, offert par le pouvoir 🙂
Après avoir visionné avec attention cette synthèse, il m’apparaît quelques réactions « à chaud » :
- tout d’abord, vous vous positionnez « contre » le système actuel, qui vous le rend visiblement bien par ailleurs…
Argumenter sur une évolution serait plus « présentable »
- ensuite, les ronds de jambe envers les royalistes est outre une erreur stratégique monumentale totalement déplacée pour construire une nouvelle République
- Si vous ne trouvez pas rapidement des alliés de poids, l’avenir de ce beau projet va tomber à l’eau.
- nous vivons actuellement une démocratie représentative, système perfectible mais qui dispose d’une légitimité historique puissante et culturelle. S’y opposer simplement ne vous rend pas crédible pour autant.
- ne cherchez pas la révolution, assimilée le plus souvent à la Terreur, a minima à la violence, même si la Révolution en elle-même ne l’était pas
- préservez l’essentiel de ce projet, une assemblée constituante par tirage au sort, et adaptez-le.
L’Histoire est un long processus, une succession d’étapes. Concevez ce projet comme une étape.
Bonjour Etienne et bravo pour la ténacité de ton combat. Je me permets puisque tu nous invites à critiquer ton discours à revenir sur ton assertion selon laquelle, quelqu’un qui se fiche du regard des autres est quelqu’un dont il faut se méfier. Ben voilà, justement, il n’y a pas de regard des autres. Il y a « des regards » et « des autres ». Je pense que on ne fait jamais l’unanimité et que bien des gens qui ont été maudits parce qu’incompris par leurs ’ ont eu raison de se battre pour défendre ce en quoi ils croyaient et avaient dans le cœur. Le regard de l’autre n’a de poids que s’il est objectif et non déformé par une intoxication médiatique, des propagandes, des rumeurs, etc.…
La peur du regard des autres a étouffé bien des rebellions légitime. La peur du regard des autres a tué bien des carrières ; tué bien des amours, autorisé bien des abus, par lâcheté, peur du rejet.
A titre personnel, (et c’est un esprit libre au pédigrée de facho sur le net qui parle) ma recherche de vérité m’a poussée si loin que si je devais me taire par peur du regard des autres, je n’aurais jamais contribué à rien au cours de ces dernières années. J’ai été lynchée par des gens que j’ai aidés, aimé, informés pour avoir osé aborder des sujets interdits sans tabou. Mais pour tenir, j’ai dû m’en tenir à mon regard sur ma propre conscience. Sinon, j’aurais rejoint les rangs des suicidés du regard des autres depuis longtemps. Or, l’honnêteté, l’intégrité, la droiture est incompatible avec le soucis du regard des autres.
Par contre, les véritables psychopathes sont très soucieux du regard des autres. Pour ce faire, ils n’hésitent pas à avoir affaire à des conseillers en communication, ils n’hésitent pas à mentir, séduire, sourire, plaisanter, se rendre sympathiques.
On peut avoir raison contre tous pendant longtemps avant que le temps, de nouvelles révélations, de nouvelles avancées technologiques ne vous donnent raison. Si on s’arrête au poids du regards des autres, on est toujours quelque part en représentation. Être soi-même est beaucoup plus dur.
Après, bien sûr, il y a l’argumentation, mais je témoigne que dans la majorité des cas, lorsqu’on tient des propos politiquement incorrects, les anathèmes, sophismes, amalgames, insultes etc. ne laissent aucune place au débat.
Alors, voilà, le regard des autres, j’ai appris à m’en foutre. Ce n’est pas cela qui motive mes combats. Parce que, parmi les autres, hélas, beaucoup trop encore ont de la merde dans les yeux (leurs dénis, leurs croyances, leurs habitudes, leur confort intérieur, leur lâcheté).
Voilà, tout cela pour dire, que je trouve cet argument non valable tant il est démontable.
Même si je comprends le sens dans ta bouche et ton contexte, je pense qu’il devrait être reformulé de manière plus nuancée.
Merci Géraldine, c’est très intéressant.
Tu as raison : il faut que je formule tout ça autrement, pour intégrer ce que tu soulignes avec justesse et pour relativiser ce que je dis aujourd’hui et qui ne fait pas du tout (pas encore) le tour de la question.
Tes remarques me font penser à Rousseau et Alain (Émile Chartier) qui défendent tous les deux, chacun à sa manière, l’idée d’une assemblée qui ne se réunit pas, de façon à laisser à chaque membre de l’assemblée un vrai libre-arbitre, loin des orateurs/manipulateurs/intimideurs/censeurs.
Je devrais intégrer tout ça (et ce que tu évoques aussi) dans ce chapitre, tu as raison. Je vais y cogiter.
Merci 🙂
Étienne.
Bonjour,la seule critique négative que je trouve dans cette vidéo est l’absence de parole de Laurent LOUIS.
Peut-être est-elle prévue dans une autre vidéo ?
L’exemple du harakiri des élus est très bien trouvé en plus de l’humour qu’il suscite ; les 45 minutes sont bien utilisées,elles provoquent le doute (se poser des questions sur cette « démocratie ») ce que je trouve sain.
Bonne chance pour votre livre et pleins de bonnes choses pour vous et vos proches.
C’est un combat quotidien ne jamais renoncer à son déterminisme politique dans l’attitude face à nos soit disant représentant et leur systeme politique et economique que l’on a pas choisi
merci Etienne pour votre analyse de tout cela
Désolé de vous décevoir, mais Mr Louis, dont je trouve certaines interventions au Parlement fédéral belge non dénuées d’intérêt (sur l’affaire Dutroux, sur la néo-colonisation du Congo RDC, etc.), est aussi quelqu’un qui vilipende les cotisations sociales des entreprises et qui a voté, en décembre dernier, le TSCG !
Si, dans la vidéo ci-dessous, il évoque certaines idées allant dans le sens de la déconstruction de la D€MO©ra$$¥€, je tiens à noter que, nulle part, il ne cite Mr Chouard, alors qu’il est évident qu’il s’en inspire, et que la nécessité qu’il éprouve de lire son texte toutes les 2 secondes me semble dénoter un certain manque de sincérité…
Ne vous laissez pas gruger par des opportunistes et ne lui faites pas de pub’, Mr Chouard
http://www.youtube.com/watch?v=OzVvHPaCOPI
Michael,
Il n’a cité Mr Chouard Nulle part avant de l’avoir rencontré ! En Belgique très peu de gens connaissent Étienne et il n’était pas le sujet central non plus de sa vidéo.
Lire son texte dénote un certain manque de sincérité, dites-vous. Sur quoi reposent ces assertions ?
Quant à vilipender les cotisations sociales, a‑t-on le droit de débattre de ce sujet sans être disqualifié pour agir contre la corruption ?
Bonsoir Etienne,
C’est toujours très agréable de vous écouter car cela redonne confiance en la possibilité qu’une réelle démocratie puisse voir le jour. J’aime notamment beaucoup le passage concernant les difficultés à promouvoir ces idées quand on est pas suffisamment aguerri (ce qui sape le moral, justement).
J’aurais quelques petites suggestions concernant cette synthèse, si ça peut aider. En fait ma principale critique est que cette synthèse est très bien, mais uniquement pour ceux qui connaissent déjà ton combat et les idées que tu véhicules. En effet, tu n’attaques le coeur du problème qu’après la vingtième minute, donc un peu noyée au milieu du reste. Par exemple, pour contagier 😉 une nouvelle personne à propos d’une assemblée constituante tirée au sort, je préférerais utiliser une autre de tes conférence, plus didactique.
Une chose que je trouve très importante dans ce discours et que tu dis de belle manière, c’est qu’une grande force de la démocratie est de laisser s’exprimer les conflits au lieu de les étouffer, et ce pour en tirer ce qui sera le meilleur pour les citoyens (on le souhaite en tout cas). Peut-être cette partie mériterais plus d’emphase, ou être positionnée plus tôt dans l’interview, je ne sais pas.
Enfin dernier point car je commence à être un peu long, j’ai été dérangé par l’esquive quand tu expliques que si on est assez nombreux, on devrait pouvoir instaurer la vraie démocratie pacifiquement. Tu nous dis que ça va se faire pacifiquement parceque… et on n’a pas la réponse (42’40). Peut être parcequ’il n’y a pas de réponse, et que c’est juste le souhait le plus profond du pacifiste que tu es. Il est malheureusement à craindre que même si nous sommes des millions/milliards, il y ait quelque grabuge. Ce sont des marchands d’arme sans vergogne comme tu le rappelles si justement, donc prêts à tout pour se défendre et avec les moyens de le faire. Je me trompe peut-être, mais dans ces cas là, il serait bon de réfléchir à savoir si concrètement un tel changement est possible sans avoir recours à la force (peut être voir du coté de la désobéissance civile). Je le souhaite en tout cas.
Et contrairement à Balthazar19, je trouve la discussion sur le débat avec un royaliste très bien. C’est même la quintessence de ce que tu défends : je ne rejette personne a priori pour quelque raison que ce soit, et j’écoute ce qu’il a à dire pour faire progresser le débat.
Voilà pour ma petite contribution, reviens-nous vite (enfin prend ton temps quand-même, c’est le plus important pour faire les choses bien), et merci pour tout.
Sébastien.
PS : désolé je suis passé rapidement du vouvoiement au tutoiement, mais tu fais un peu partie de moi via ton site (comme de pas mal de monde en fait).
interview Laurent Louis suite à sa rencontre avec Etienne Chouard – 2 février
interview Laurent Louis suite à sa rencontre… par dm_51139dcc49028
En septembre 2011, il y a eu une information importante :
11 septembre 2011 :
Budget de l’UE : neuf pays entament un bras de fer contre Bruxelles.
Neuf pays européens, dont l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni vont faire savoir lundi à la Commission que sa proposition de futur budget de l’UE (2014−20) est trop élevée face au contexte de rigueur généralisée, selon des sources diplomatiques.
« La proposition de la Commission européenne est trop élevée. Les hausses de dépenses du prochain cadre multiannuel sont nettement excessives par rapport à ce qui est requis pour une stabilisation du budget européen », indique un projet de déclaration conjointe obtenu l’AFP, qui doit être rendu public lundi.
Les ministres des Affaires européennes d’Autriche, du Danemark, d’Allemagne, de Finlande, de France, d’Italie, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni doivent approuver ce document lors d’une rencontre lundi à Bruxelles, avant une réunion avec leurs homologues de l’ensemble de l’UE.
http://www.20minutes.fr/economie/784994-budget-ue-neuf-pays-entament-bras-fer-contre-bruxelles
Mais ça, c’était en septembre 2011.
Ensuite, il y a eu mai 2012, l’élection de François Hollande. Et la France a changé de camp. Après mai 2012, la France a rejoint le camp des États européens favorables à une augmentation du budget européen.
Enfin, il y a eu le vendredi 8 février 2013 : les chefs d’États et de gouvernements d’Autriche, du Danemark, d’Allemagne, de Finlande, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni ont gagné une bataille historique.
Ils ont obtenu une baisse de 3 % du budget européen.
Et la France se retrouve dans le camp des vaincus.
Pour la période 2014–2020, le budget de l’Union Européenne sera au niveau minable de 1 % du PIB de l’Union Européenne.
Et il reste des bisounours qui croient encore à « l’Europe fédérale » ?
J’éclate de rire !
Bonjour à vous,
Pourriez vous nous donner un avis dans votre futur ouvrage à propos de la démocratie et des valeurs fondamentales qu’elle suppose pour ne pas seulement servir les intérêts des élites qui peuvent et savent parvenir à la manipuler, comme il semblerait hélas que ce soit le cas actuellement.
Nous dire quelle importance vous accordez à l’éducation populaire et si vous estimez que, sans elle, toute véritable démocratie est un leurre destiné à contrôler les suffrages.
Nous connaissons tous des personnes qui n’ont aucun avis politique et souvent aussi aucune conscience des enjeux, le plus généralement à cause d’une réelle carence culturelle organisée par les pouvoirs qui visent par ce moyen à lobotomiser toute velléité de contestation.
Et pourtant, beaucoup de ces personnes votent et utilisent ce droit pour faire valoir leur pouvoir ou leur conditionnement lorsque le populisme l’emporte sur la raison.
La plupart des dictateurs modernes ont été démocratiquement élus, auraient-ils accédé au pouvoir si le peuple avait vraiment été éduqué aux dangers des propositions qui leur étaient faites ?
J’espère que votre futur ouvrage saura répondre à cette interrogation qui lie la culture à la démocratie pour qu’enfin elle soit au service du plus grand nombre, qu’il nous éclairera sur le trajet éducatif indispensable qui reste à faire pour que ce rêve devienne réalité.
Sinon, merci pour vos interventions qui participent à améliorer le quotidien des citoyens.
À très bientôt.
ASPETA
C’est, je pense, la meilleure chose à faire (livre et prise de recul).
Merci pour tout, on essaie de prendre le relaiq à notre niveau.
Je n’ai pas encore vu l’interview, mais je reviendrai si j’ai des choses à dire.
@ Etienne,
Je suis un peu près d’accord avec l’ensemble de ce que tu dis ici.
Je suis aussi d’accord avec Géraldine, tenir compte de l’avis d’autrui, apprendre de l’autre ne signifie pas pour autant vouloir donner une image spécifique de soi au point de se perdre dans les apparences, de ne plus être authentique.
Peut-être, un peu sévère sur la possibilité d’écrire une constitution tous ensemble.
Rien n’oblige les 36 000 communes que tu mentionnes d’écrire séparément leur constitution sans communiquer entre elles.
On peut aisément imaginer qu’après chaque délibération, un compte rendu de chaque commune soit mis en ligne sur le web, article par article et que chaque commune puisse s’en inspirer dans leur délibération respective et que petit à petit un certains nombre d’articles communs voient le jours et finissent pas former une constitution digne de ce nom.
Le reste du message me semble plutôt pas mal.
Bien amicalement
J.C
Cher Étienne.
Votre livre devrait être un véritable vade mecum du citoyen, quelque chose que chacun puisse utiliser en lui donnant tous les arguments et éléments justifiant son action et ses exigences pour une vraie démocratie
Nous instruire nous permettra de mieux défendre ce que nous ressentons comme la réelle solution : la stochocratie
On bosse pour te trouver des moyens…
À +
Faisons un saut dans un futur proche :
Voilà, ça y est ! Nous y sommes, nous avons bien travaillé, nous sommes enfin un peuple informé et formé à la démocratie.
Pour confirmer nos aptitudes et engagements de citoyens démocrates, nous avons même rédigé le modèle de la constitution démocratique nationale.
Nous sommes devenus un peuple démocrate de haut de niveau, nous maîtrisons ses règles et avons la constitution en main.
Maintenant, qu’est-ce que l’on fait pour passer de peuple démocrate à peuple démocratique ?
@ J‑Stéphane
On bazarde les inégalités aux oubliettes de l’histoire en en finissant avec la monnaie.
Et on se (re)voit La belle verte de Coline Serreau, pour déconnecter un peu de ce monde de oufs et retrouver nos racines terriennes.
🙂
@ Géraldine
Salut toi, tu vas bien ?
🙂
@ Étienne
C’est bien te te mettre au vert pour écrire un bouquin. En plus, Frédéric Taddéi n’aura plus l’excuse que t’as rien écrit pour pas t’inviter 😉
Morpheus
PS @ Étienne (rapport à l’intervention de Géraldine)
Je suis assez d’accord avec la remarque de Géraldine concernant ce que pensent les autres (l’histoire de la vergogne).
Je comprends très bien ce que tu veux dire toi-même avec l’idée de vergogne, et j’admire vraiment le rapport positif que tu parviens à développer par rapport à la critique et la controverse, afin d’en faire un instrument personnel pour progresser. Je trouve cela exemplaire.
En même temps, Géraldine a raison, il ne faut pas devenir l’esclave de l’image que les autres nous renvoient, il faut savoir rester soi-même — avec ses qualités et ses défauts (on en a tous) —, et s’efforcer autant que faire se peut de rester bienveillant. Quand c’est possible …
Du coup, j’ai été jeter un œil dans mon dictionnaire étymologique au mot vergogne, pour voir. C’est intéressant.
Le mot « vergogne » renvoit au mot serf, qui est d’une famille de racine indo-européenne *swer-, var. *ser- et *wer- « faire attention ». En germanique une base *war- « être attentif », apparait dans le germanique occidental *warjan (> all. warnen, angl. to warren) « pourvoir, munir » ; *warjan « protéger » (> all. wehren) : frq. *waron « conserver » (> all. wahren) ; *wardon « attendre, soigner » (all. warten, angl. to ward) ; ancien scandinave varask « avertir d’un danger ».
En Grec horân « regarder, faire attention », « voir », d’où horama « spectacle ».
En latin 1. Servus « esclave », qui a un correspondant exact dans l’iranien haurvo « gardien de bétail, ou de village » et appartient au fonds le plus ancien de la langue, d’où servitus, -utis « esclavage » et servilis « d’esclave » ; servire « être esclave » et servitium « condition d’esclave ». 2. Servare et conservare « préserver, garder » ; observare « observer », « veiller sur », « respecter », d’où observantia « observation, respect (des lois, des coutumes) ». 3. Vereri et revereri « respecter », « éprouver une crainte religieuse pour » (…).
Le mot vergogne provient justement de la famille latine de vereri, et apparait dans le langage populaire au XIe s., signifiant « honte », puis survit dans l’expression sans vergogne (XVIIe s.) « sans honte ». Il est assimilé à dévergondé (XIIe s.).
Cette étude étymologique est intéressante, car elle montre bien la versatilité du terme (décidément, Orwell, tu es partout … 😉 ).
Littéralement, et dans son contexte étymologique (attesté dans la référence historique que tu cites souvent par rapport à Platon faisant parler Zeus), on peut affirmer que « la vergogne » consiste, pour le serf (le serviteur, le « gardien du troupeau ou du village » – que dans une interprétation allégorique on pourrait assimiler aux dirigeants …), a faire preuve de modestie, à éprouver « une crainte religieuse pour ». Pour quoi ? Pour le « troupeau », pour « le village » … en d’autres termes : pour ses administrés (pour ceux dont on est responsable lorsque l’on s’élève en tant que « gardien »).
C’est donc bien dans ce terme que les anciens grecs – et toi-même – l’entendez.
Et ce que souligne avec pertinence Géraldine, c’est le piège de la perversion dans laquelle nous sommes, dans la mesure où le « serviteur » (le gardien) est devenu le maître, et où « ceux envers qui il convient de montrer une crainte respectueuse », c’est le peuple, la multitude (le « troupeau », le « village »).
Dans le contexte actuel, où toutes choses sont renversées (perverties), montrer de la vergogne (une crainte religieuse) cela peut conduire à se faire piéger par les pervers (dans tous les sens du terme) qui, de serviteurs et gardiens, sont devenus maîtres, et qui eux, exigent du peuple qu’ils les servent et leur montre « un respect craintif d’ordre religieux ».
Voilà, j’espère que cet éclairage te (nous) sera utile.
Cordialement,
Morpheus
Nota : mon dictionnaire étymologique est le « Nouveau dictionnaire étymologique du français » par Jacqueline Picoche, aux éd. Hachette-Tchou
@Étienne
Bonjour Étienne, c’est la première fois que j’écris un commentaire mais je te suis depuis plusieurs années maintenant et j’apprécie énormément ton travail qui, je le crois vraiment, pourrait changer les choses.
J’ai été profondément choqué et attristé des méthodes qui ont été employées récemment pour te discréditer et tenter de te rendre « infréquentable ». Ces gens sont des chiens de garde au service du système (consciemment ou inconsciemment).
Le problème c’est que ces gens existent, et je pense qu’il faut que tu apprennes à t’en protéger si tu veux pouvoir continuer à disséminer ton message. Tu vas me rétorquer que si l’on te bâillonne quelqu’un d’autre prendra le relais, mais je ne pense pas que ce soit si simple. Il y a le fond, le message, et il y a la forme également, et sur la forme tu es imbattable et je pense hélas irremplaçable (je sais que tu ne seras pas d’accord ;p). Tu es notre porte-parole, que tu le veuilles ou non, on a besoin de toi, et ce que l’on attend maintenant de toi c’est de porter notre message vers une audience de plus en plus large.
Les chiens de garde sont là exactement pour empêcher cela, c’est leur rôle dans le système, et ils feront tout pour t’arrêter. Il me semble donc extrêmement important que tu contrôles ton message public afin d’être totalement inattaquable. Tu as vu leur méthode, elle est parfaite pour attaquer les libres penseurs. Je pense donc qu’il est important que tu concentres ton message justement sur ce qui est fondamental, sur ce qui fait sa force, sur la cause des causes. Plus tu l’élargiras publiquement, plus tu t’afficheras avec d’autres résistants, plus *hélas* tu seras attaquable par ces gens…
Tu ne connais pas Laurent Louis, moi non plus, tu as tout à fait raison de le rencontrer, de discuter avec lui, d’échanger, tout cela est bon pour notre message. Par contre, en t’affichant publiquement avec lui sans le connaitre j’ai l’impression que tu prends des risques… Et moi je veux te voir un jour diffuser notre message au 20h, alors je préfèrerais que tu prennes trop de risque 😉 Alors je ne dis pas qu’il faut céder à la pression des censeurs « antifas » chiens de garde du système. Ce qui, je pense, est dangereux, avec eux, c’est que, bien qu’ils ne soient pas nombreux (comme tu le dis), ils ont réussi à créer un système où le doute n’est pas permis. Personne ne prendra le risque de t’inviter dans une émission de télé s’il a un doute sur le fait que tu ne sois pas antisémite par exemple, car s’il le faisait cela aurait irrémédiablement des retombées sur sa propre carrière. En instaurant le doute, et en criminalisant le « dérapage » (comme ils disent), ils contrôlent l’accès à la parole publique.
Il ne s’agit pas de laisser les censeurs gagner, mais vu qu’ils ont d’ores et déjà gagné les médias de masse, j’ai l’impression qu’il s’agit maintenant de bien connaître notre ennemi pour pouvoir nous en protéger, et « hacker » le système si l’on veut que notre message continue à atteindre toujours plus de monde.
Sinon un petit détail sur la vidéo. Moi aussi, entendre parler du mariage pour tous pendant des semaines, ça m’énerve, ça m’énerve car pendant ce temps-là on ne parle pas de beaucoup d’autres problèmes. Par contre, je pense qu’il faut faire attention car ce sujet, les premiers concernés qui sont les homosexuels, eux ne s’en moquent pas, pour beaucoup c’est même extrêmement important. Donc dire « on s’en moque », même si je comprends le fond, ça me parait (1) pouvoir être blessant, et (2) prêter inutilement le flanc aux attaques 🙂
Voilà, c’était mes maigres réflexions, en tout cas encore merci pour tout ton travail depuis tant d’années, bon courage pour ton livre (que j’attends avec impatience) et surtout ne te laisse pas intimider, on est nombreux derrière toi !
Dans une société, vergogne, honte, décence, scrupule, normal… sont des variables qui ont leur époque.
C’est une recette pour conditionner l’acceptation ou le rejet, tant tôt, ce qui était acceptable ne l’est plus, et, ce qui ne l’était pas le devient.
La vergogne ne sera jamais une règle absolue, certains laissent passer l’autre à la porte d’une boutique et en voiture n’applique plus ce civisme.
Je crois qu’il faut aussi inclure l’empathie.
L’empathie est la mémoire d’une souffrance.
Or, ceux qui ont à charge le bien commun n’ont jamais vécu le mal commun.
Donc comment peuvent-ils prétendre œuvrer pour le peuple ?
Bonjour Étienne
Juste une petite source synthétique de sages aspirations. Sur le travail, l’économie, l’éducation, la Démocratie … La vie.
L’avenir du travail par Albert Jacquart
C’est du miel pour les oreilles, je suis d’accord avec tout ce qu’il est dit, à part pour les poubelles, où je pense que chacun doit rapporter sa poubelle là où il a acheté ses futurs déchets, et ainsi supprimer les voyages à vide.
@ Étienne
Avant que tu ne prennes le temps de la retraite, je souhaite partager avec toi et tout ceux que cela intéresse, là où j’en suis en ce moment dans mes réflexions sur notre société et la démocratie.
Chacun y prendra ce qui lui semble utile.
Travail, monnaie, oligarchie et démocratie :
Le travail est incompatible avec la démocratie. Ceux qui doivent travailler pour vivre n’ont pas la liberté de s’occuper de la gestion des affaires de la cité.
(Les citoyens athéniens étaient les équivalents des rentiers. Ils avaient tous des esclaves.
Étienne, je suis curieux de savoir ce qui te permet de dire qu’ils étaient l’équivalent des pauvres.
Les riches peuvent très bien se tirer au sort mutuellement pour occuper certaines fonctions sachant qu’ils gouvernent toujours.)
L’expression gagner sa vie signifie que l’on gagne le droit de vivre en travaillant pour ses maîtres. Voilà la définition de l’esclavage.
Ceux qui survivent sans travailler étant communément considérés comme des assistés, voire des parasites, sauf s’ils appartiennent à la classe dominante, c’est-à-dire qu’ils exploitent autrui.
Idéologie répétée à foison par les grands médias, perpétuant le formatage des individus afin qu’ils se considèrent avant tout comme des travailleurs, unique statut respectable dans une société de travaux forcées.
Tous ceux qui défendent le travail défendent l’esclavage, qu’ils en soient conscients ou pas.
Les travaux que nous effectuons en tant que marchandises pas comme les autres ou cobaye ne sont en réalité qu’asservissement à l’ordre hiérarchique établi.
Ces activités sont, en plus d’être inutiles puisque remplaçables depuis au moins le milieu des années 70, nuisibles pour l’écosystème planétaire et l’ensemble des individus.
Il n’est pas difficile de comprendre que, sans hiérarchie, il n’y a plus de travaux forcés.
Le pouvoir de l’argent est ce pouvoir hiérarchique auquel les individus consentent à obéir et qui les empêche de s’émanciper d’une autorité extérieure.
L’approche démocratique est son strict contraire. Une vraie démocratie consiste en la capacité de tous à exprimer librement ses besoins et choisir les activités dans lesquelles ils souhaitent s’engager.
La démocratie ne consiste pas en la mise en place de représentants, quelle que soit la manière de les nommer, ni en une dictature de la majorité.
La raison et l’expérience doivent nous guider et non les croyances imposées par l’extérieur.
Si nous voulons la paix sociale et une prospérité durable, il nous faut une excellente organisation collective.
La cybernétique est capable de répondre aux problèmes qui se posent à nous en matière de traitement de l’information de manière bien plus efficace que le ferait les êtres humains.
Elle le fait déjà dans de nombreux domaines. Il nous reste à utiliser ces progrès technologiques dans l’intérêt de tous et non plus dans une logique financière et de pouvoir oligarchique au mépris du respect la vie.
Qu’est-ce qui empêche l’abondance et la liberté pour tous puisque les ressources sont là ?
L’usage de l’argent par lequel nous sommes tenus à l’obéissance et à l’écart des moyens d’émancipation.
Alors comment y parvenir ?
L’augmentation du chômage est la clé puisque, en plus de remettre en cause le sens que nous donnons à nos activités, elle offre et le temps pour s’interroger, rechercher, s’informer, et la motivation nécessaire pour réformer le système du fait de la dégradation des conditions d’accès aux biens et services.
L’usage de la monnaie implique de la gagner. Il n’y a donc pas d’alternative monétaire à la quête du profit au niveau individuel, tout le monde veut, que dis-je, doit gagner de l’argent, améliorer ses revenus.
L’unique moyen de contrôle du pouvoir d’une oligarchie est l’argent et les moyens qu’implique une société fondée sur la monnaie, soit le contrôle des moyens de productions des biens, des services et surtout de l’information (des croyances).
L’argent n’échappe pas à certaines règles, il doit être réparti de manière inégale pour avoir de la valeur. L’usage de la monnaie ne peut perdurer sans inégalité.
Une société monétaire ne peut être une société démocratique car la démocratie implique l’égalité.
Il n’y a pas d’alternative monétaire possible qui permette l’égalité et donc pas d’alternative monétaire qui permette la démocratie.
L’usage de la monnaie EST l’obstacle à la fin de l’esclavage, à la fin des travaux forcés.
L’usage de la monnaie ou la liberté d’une vraie démocratie égalitaire, il faut choisir.
Regardons donc notre histoire, les nations sont le fruit de l’expansion des pouvoirs oligarchiques, du clan à des régions entières, puis des nations à des supra-nations, c’est toujours l’histoire d’une oligarchie qui a endoctriné le peuple pour qu’il fasse la guerre pour elle.
L’histoire de la France est avant tout une histoire de guerres, de conquêtes militaires.
Voilà ce qu’est la nation.
Qu’avons-nous appris à défendre ?
Le territoire de l’oligarchie à laquelle nous sommes soumis, il ne s’agit en rien de nos terres.
Nous avons été éduqué à être patriote, à défendre ce que nos maîtres veulent que nous défendions.
Nous faisons la guerre pour eux, nous travaillons et mourrons pour eux.
Cela a‑t-il vraiment un sens ?
Réveillons nous, ce n’est pas la nation qu’il faut préserver, c’est le respect de la vie qu’il faut conquérir.
Nous ne serons pas libre tant que nous ne nous la donnerons pas cette liberté.
L’abondance et la gratuité sont les conditions de l’émergence d’une véritable démocratie durable.
Pour garantir cela, l’anarchie synonyme d’une autonomie quasi totale n’est pas envisageable, mais une démocratie bien organisée, répondant du mieux possible aux besoins de chacun. Voilà une alternative réaliste.
Ceci implique une économie basée sur les ressources et non sur la quantité de monnaie que l’on aura réussi à s’accaparer.
N’étant plus limitée et détournée par la quête du profit, la modernisation des moyens de production n’est plus entravée par la nécessité d’obtenir les moyens d’acheter le travail d’autrui afin que ceux là puissent eux aussi à leur tour se procurer une certaines quantité de biens de consommation.
Si nous ne mettons pas en place la gratuité et l’abondance pour tous, la démocratie ne tiendra pas.
On continuera à considérer les hommes comme inégaux et il y aura des chefs et des esclaves serviles, des guerres pour les ressources et le pouvoir.
Ne pas réaliser cela ou ne pas en tenir compte, c’est souhaiter une vraie démocratie sans se donner les moyens de l’obtenir, un rêve impossible à atteindre.
Abolissons emploi et revenu, rejetons la professionnalisation qui produit des castes quels que soient les domaines.
Laissons la place à la formation continue, à l’apprentissage, à l’expérience, à l’accomplissement personnel tourné vers le bien collectif plutôt qu’à la professionnalisation des activités humaines.
Accédons à la liberté, n’attendons pas que quelqu’un d’autre nous la donne.
Cessons d’abdiquer nos responsabilités à des partis politiques qui prétendent que l’élection est démocratique et qui, en réalité, ne cherche chacun qu’à prendre le pouvoir pour imposer leur vision de la gestion des travaux forcés et la perpétuation de l’esclavage du vivant sur notre belle planète.
Écrivons-la nous-même, cette charte, cette constitution, et faisons-la, cette démocratie.
Bien amicalement
J.C
Donc l’idée, pour rédiger une nouvelle constitution, c’est de rencontrer tous les responsables (ou pas) politiques d’extrême droite ? C’est noté.
@Yram (37),
Vous sentez-vous capable de développer votre pensée ?
Parce que là, c’est juste un gaz, un rototo, une flatulence qui laisse une trace éphémère d’un relent nauséabond.
« Yram » (corbeau anonyme en faction, au service secret de sa majesté la banque),
Quand je vois la sottise crasse et la malhonnêteté avec lesquelles on appose l’étiquette « extrême droite » (je juge sur mon propre cas, que je connais assez bien : je sais bien que je suis à gauche et pas à droite, et une bande d’abrutis fanatiques m’étiquettent pourtant « extrême droite », bientôt nazi ?), je n’accorde plus aucun crédit à cette étiquette, que je considère comme avariée, détournée, inversée, douteuse, frelatée : elle est (devenue), de fait, une muselière politique, utilisée par des brutes pour prendre la posture de dénoncer la brutalité (faut le faire, quand même), en se déguisant en militants de gauche.
Pour la gauche, la vraie, les talibantifas sont une plaie.
Merci J.C,
pour cette belle et utile synthèse.
@Yram
Ta remarque est INTÉRESSANTE !
Sincèrement.
Je prends le risque de ce mot que certains voudraient voir interdit 😉
Il n’est pas question en effet d’exclure du débat les partisans du pouvoir de droite actuel, je parle du PS, grand éclat de rire. Et si Manuel Vals souhaite bavarder ici, il sera le bienvenu.
Non, tu écris une contrefaçon grossière de la pensée qui anime cet espace.
Non, l’idée, ce n’est pas d’offrir aux VIP des mouvements en vue, quels qu’ils soient, un ticket d’entrée à la constituante : Le tranchant par lequel nous souhaitons zigouiller les abus de doctrine et les abus de pouvoir, c’est le tirage au sort, l’incorruptible tirage au sort, la neutralité mathématique rigoureuse, la loi stochastique qui ne trie pas, ne jette ni ne promeut, et induit la vraie proportionnelle 😉
c’est à dire plus de coiffeurs que de banquiers, autant de femmes que d’hommes, autant de modestes que de présomptueux 🙂
Ce à quoi tu fais allusion, en le caricaturant (maladresse ou vacherie, peu importe), par contre, c’est le concept d’isegoria, que nous souhaiterions voir vivre APRÈS la constituante ; concept qui en ce temps présent, puisqu’il est INTERDIT par le système (politique et médiatique), ne peut être incarné que dans une attitude personnelle. Ce principe consiste à s’intéresser au point de vue de tout citoyen (je ne dis pas de tout parti hein), quelle que soit sa culture, quel que soit son encartage, sa folie ou son génie, et donc à lui donner un peu la parole, dans le respect du temps de parole de TOUS les autres citoyens.
Cette attitude, je le répète à cette heure confinée personnelle, témoigne lorsqu’elle est vivante chez certains comme Étienne, d’une vraie modestie, i.e. de la volonté politique de ne pas chercher à imposer au pragma ses propres convictions mais au contraire à laisser la foule choisir par le débat non discriminant ses options futures, qui sont imprévisibles.
Elle intègre en outre cette évidence que si dans un personnage il y a une note déplaisante, voire inadmissible, sa partition peut présenter des instants remarquables, absents de celle des personnes « « politiquement correctes » ». Qu’il serait donc dommage d’amputer le Verbe Commun de ces instants-là au prétexte que d’autres nous déplaisent. Cela ne veut en aucun cas dire que nous plébiscitons le tout.
Et c’est au débat, et à lui seul, et en aucun cas à un quelconque comité de censeurs, c’est au débat de faire émerger non pas la pack d’idées d’un groupe, mais de faire émerger la volonté générale fondée sur l’examen minutieux de toutes les pensées, mises dans le pot commun.
Et nul n’est habilité à prévoir l’issue de ce travail, et le biaiser en brandissant des peurs ou des haines serait maladroit.
La démocratie, la vraie donc, est caractérisée pour chaque citoyen par cette prise de risque : accepter parfois de perdre en voyant l’idée d’un adversaire en pensée se répandre et impacter le choix commun.
Mais dans le même temps, la démocratie protège du risque de ne jamais voir sa propre pensée l’emporter.
Mais dans le même temps, du fait que la décision pour tous n’est plus confiée à un club soudé par une pensée figée, du fait qu’elle intègre un débat permanent et radicalement ouvert, la démocratie protège de la pérennité au pouvoir des dogmes, la démocratie protège de l’enfermement dans les mauvais choix que parfois elle pourra cependant opérer.
Le système représentatif à la française, tel que nous le vivons, garantit au contraire la pérennité des dogmes et la durabilité des mauvais choix.
Et la censure serait la certitude, un jour ou l’autre, de voir émerger un fascisme antagoniste de celui dont elle est censée protéger.
Pour te rassurer, au cas où, je suis à gauche du sternum, radicalement 😉
Celui qui ne dit rien ne sera pas attaqué.
Mais son silence est coupable.
Bonjour,
On pourra envisager de régler nos problèmes avec l’argent, le jour où l’on pourra écrire de bonnes règles monétaires.
Avec les règles actuelles, il est certain que l’intérêt collectif ne sera jamais un projet.
On a compris que ce n’était pas aux gens de pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, là c’est la même chose, ce n’est pas aux gens riches d’écrire les règles monétaires.
En appliquant cette règle essentielle, on pourra enfin écrire les règles qui permettront d’améliorer le système monétaire. L’évolution ne peut venir que de celui qui n’est pas satisfait.
Il faut absolument donner à l’argent sa vraie raison d’être, l’argent n’est pas un carburant ni une énergie et encore moins une œuvre ou une propriété.
Ce n’est qu’un lubrifiant qui doit fluidifier les échanges, et non les filtrer pour engraisser l’individualisme et le privilège.
Le système monétaire actuellement s’est dévoyé au point de permettre à ceux qui ne veulent pas partager de spolier ceux qui veulent participer au mutualisme.
L’accumulation et la rétention d’argent même sous forme de propriétés privées, doit-être règlement en fonction des besoins essentiels de l’individu et du collectif, nul individu ne peut prétendre ou même prétexter des besoins supérieurs à la collectivité.
Yram a écrit : « Donc l’idée, pour rédiger une nouvelle constitution, c’est de rencontrer tous les responsables (ou pas) politiques d’extrême droite ? C’est noté. »
C’est inexact.
L’idée juste expliquée par Étienne Chouard est que, pour rédiger une vraie constitution, nous sommes prêt à en débattre avec tous ceux et celles qui veulent en débattre et en parler, peu importe leurs étiquettes politique, religieuse, idéologique, sexuelle (barrer les mentions inutiles) : c’est le principe même de la DÉMOCRATIE. Nous sommes DÉMOCRATES.
C’est noté ?
Je vois bien que tu rames pour comprendre, et je ne t’en veux pas : c’est un concept difficile à appréhender, la DÉMOCRATIE, lorsque l’on est endoctriné par l’oligarchie depuis des siècles. J’espère t’avoir aidé à remettre ta barque dans le bon sens.
Le truc, quand on rame avec une seule pagaie, camarade, c’est de pagayer une fois à gauche, une fois à droite, sinon tu tournes en rond. C’est ennuyant. Surtout lorsque l’on est pris dans des rapides ; là ça devient très embêtant car on finit par ne plus savoir de quel bord on est, dans tout ce tumulte 😉
Bon dimanche, ma poule.
Morpheus
! cool !
une retraite pour écrire un livre (le manuel du gentil virus?) !!
c’est une très bonne idée
@ Etienne
Je t’en prie,
Pour finir :
Il y a une corrélation directe entre l’existence du travail et celle de la monnaie.
Avec l’inévitable automatisation des moyens de productions, tout le monde va perdre son emploi, même les patrons.
Rémunération du travail et consommation étant liée, tout va de plus en plus vite vers une disparition du système monétaire.
Un dernier point, l’iségoria m’apparaît comme un référendum perpétuel rendant à mon sens la notion de référendum d’initiative populaire abscons.
Au plaisir de te rencontrer en vrai.
Bonne et fructueuse retraite
Bien amicalement
J.C
Le sujet « Laurent Louis » est ardemment commenté sur le fil facebook :
http://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/207110376102198
Quand on m’a interpellé de cette façon :
Alexandre Greimers Dommage de tomber aussi bat … entamer des relations avec un opportuniste, extrémiste comme Laurent Louis, c’est vraiment malheureux. Ce personnage symbolise pourtant tout le contraire de ce que je pensais que vous défendiez.
J’ai répondu :
Du calme, Alexandre : c’est un malentendu.
• Vous IDENTIFIEZ trop vite deux personnes qui se rencontrent : ce n’est PAS parce que vous rencontrez quelqu’un que vous devenez un proche, un semblable, un associé.
Vous semblez avez peur de votre ombre, en fuyant et repoussant tout contact avec vos adversaires politiques, comme si vous n’étiez pas sûr de vos valeurs.
Moi, j’ai l’impression de pouvoir rencontrer N’IMPORTE QUI (y compris des gens qui ont dit ou écrit des saloperies racistes ou antisociales) SANS DEVENIR COMME EUX : c’est une question de force morale ; je suis SÛR de mes valeurs humanistes et altruistes.
Et dites-moi, comment comptez-vous améliorer le monde si vous considérez ceux qui ont des pensées dangereuses ou honteuses comme ayant ces pensées POUR TOUJOURS, PAR NATURE ? Vous pensez vraiment que des insultes vont les faire changer d’avis ? C’est une race, pour vous, d’être un salaud ? Ça fait un sous-homme dans votre esprit ? Un être inférieur à abattre ?… Mais c’est profondément RACISTE, de penser comme ça, non ?
Et puis c’est exactement une position ANTIdémocratique. Êtes-vous donc contre la démocratie ? Contre la liberté d’expression ? Si vous êtes POUR la liberté d’expression, il faut L’ASSUMER, surtout pour ceux que vous redoutez ou que vous méprisez (voir Noam Chomsky, Rosa Luxembourg, Simone Weil : pas des fachos, quand même, si ?)
Soyez gentil : relisez la question qui précède : est-ce que ce n’est pas RACISTE de considérer que nos ennemis politiques (du moment) sont incapables de changer d’avis et sont donc intouchables ? C’est une vraie question, importante.
Est-ce qu’on n’a pas plus de chances d’arranger le monde EN PARLANT aux racistes ? pour leur montrer notre dégoût d’abord, sur ce point, et puis surtout pour leur MONTRER/DÉMONTRER (plutôt que leur imposer) la sottise mortifère et l’indignité honteuse d’une telle opinion raciste.
Pour moi, qui ne suis PAS raciste, précisément, le racisme est une OPINION (qui peut changer), pas une NATURE (qui ne peut pas changer).
• D’autre part, il est assez facile de me comprendre, je crois : je vois apparaître un député francophone qui supprime son parti et qui appelle à tirer au sort les représentants du pays… => j’ai évidemment envie de le rencontrer pour voir qui c’est, pour comprendre qu’est-ce qui l’anime, pourquoi il fait ça. Et je ne compte pas sur la rumeur ou la réputation ou les médias pour me renseigner, figurez-vous… le tas de casseroles qu’il traîne ne me fait pas peur, par principe : je veux vérifier par moi-même, étant bien placé personnellement pour savoir combien un homme intègre peut traîner derrière lui de mensonges bêtes et méchants parce qu’il dérange les puissants. => Je ne sais presque rien de Laurent Louis et, malgré cela, sachant très bien que le voir ne va pas me transformer ipso facto en diable, je me sens libre de le rencontrer.
C’est vous (lui aussi, d’ailleurs, peut-être) qui y voyez la naissance d’une association, pas moi.
Cette pensée partisane n’est pas la seule possible, Alexandre ; le comprenez-vous ?
Amicalement.
Étienne.
Cher Étienne,
Voilà, les troupes de méchants virus entrent en action, Étienne ne te laisse pas distraire, c’est justement ce qu’ils veulent.
Si ta vergogne t’empêche de supprimer ces messages parasites, ou bien, si tu n’as pas le temps de leur répondre, surligne-les de gris (par exemple) pour signifier aux gentils virus de prendre le relais sur ces commentaires.
Dans leur monde binaire, nous sommes 1 et eux 0.
Amicalement
Attention, J‑Stéphane, le symbolisme est puissant 😉
Dans le monde binaire, les 1 et les 0 sont une seule et même chose : des contraires/complémentaires.
1 est l’action, ce qui féconde.
0 est la potentialité, ce qui attend d’être fécondé.
Un ovule (0) et un spermatozoïde (1) …
L’association des deux symboles donne la lettre grecque PHI (qui est aussi le nombre d’or), signe qui ressemble fort au symbole imprimé sur la touche de démarrage de ton ordinateur…
😉
Morpheus
@Morpheus,
C’est toujours un plaisir de te lire.
Il y aussi le binaire individuel, ou chacun a une part de yin et une part yang en soi.
Mais quand il est question d’une vie sociale, certains se regroupent autour du yin, et d’autres autour du yang, tout est principe d’équilibre.
C’est pourquoi, au quotidien, je tends le plus possible, sans jamais vouloir l’atteindre (c’est mortel 😉 ) vers le point 0, le neutre, et vers le yin ou le yang en fonction de mon environnement.
L’extrêmement yin est source d’extrêmement yang, et inversement, la vie doit-être modération…
Pour revenir au « binaire informatique », je serais curieux de savoir du 1 ou du 0 lequel est le trou ? 😉
@ Étienne
Le temps est venu pour les citoyens qui connaissent vos idées pour changer le système ‚d’organiser au sein de débats d’idées la naissance d’une révolution pacifique
C’est à nous maintenant, le temps de votre « retraite » de prendre le relais
Vous avez donné les clés pour amorcer le changement qui redonnera la liberté au peuple en expliquant la dangerosité d’un bulletin vote et nous devons à notre tour relayer vos idées et les disséminer partout dans nos cités
Il faut organiser des réunions et faire connaitre vos plans, et créer ainsi dans l’esprit de chacun qu’un autre système peut exister pour rendre la liberté aux citoyens
Ainsi que vous le dites, chacun d’entre nous, en arrivant à convaincre 1 ou 2 personnes par semaine, en moins d’une année, on peut être des millions et pouvant ainsi faire la révolution pacifique
Merci à vous de nous avoir donné l’espoir de combattre notre mise en servitude par la mondialisation
eh bien chers virus que j m (même ceux que j exècre aujourd’hui pour leurs idées pol potiènes, hitlériennes, tous ces pense-trop-court de grande envergure pathologiquement narcissique!) nous agissons!!!! plusieurs contagions effectives ces jours derniers ; un enthousiasme désespéré (sans illusions à garder en vie coûte que coûte).
Etienne , tu me fais penser au thérapeute d’etty Hillesum à qui elle reprochait de parler, en 1942, aux casquettes de soldats allemands et qui lui répond ;
« Si un être m intéresse , c’est le cadet de mes soucis qu il soit pro-allemand ou non.Le cadet de mes soucis. Et que ferions nous si nous nous fermions tous de la sorte les uns aux autres ; et qui sait ? aider cette femme ? et de ce fait, me rendre utile politiquement ! »… j emprunte ton chemin escarpé pour ma frilosité d’esprit. Je crois ; je croîs.
bon rassemblement intérieur ; on garde la maison donc…
après ça , film, hein ?
bien à toi , à vous
valentine
@ Etienne :
L’ontogenèse cellulaire est en grande partie stochastique.
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4512685
En d’autres termes, au sein d’un organisme en cours de développement, les cellules ont une tendance première aux variations aléatoires, variations contenues par leur environnement cellulaire.
Le hasard est à l’œuvre en permanence, sous la forme de ce que l’on pourrait appeler « essais erreurs » et c’est la rétroaction en quelque sorte « démocratique » des cellules environnantes sur chaque cellule qui leur donne une direction conforme à l’intérêt du groupe. C’est une sorte de sélection naturelle dont les agents sont les cellules, guidées par un plan général (génome).
Ce domaine de recherche s’appelle l’épigénétique
et elle est, je pense, une source d’inspiration très fertile pour penser l’organisation des sociétés humaines.
La constitution (génome des sociétés humaines) donnant une architecture de base permettant aux citoyens d’exprimer leur diversité (Iségoria/tendance naturelle à l’instabilité et à la différenciation), propositions sélectionnées ou non (rétroaction environnementale) par le groupe citoyen pertinent (famille – communes – région – nation – monde).
Dans un organisme, aucune cellule ou organe ne domine, chaque cellule contribue à l’intérêt général, y compris le cerveau conscient qui se trompe en pensant contrôler l’organisme. Lorsqu’il s’affranchit de l’intérêt cellulaire général, il est le premier à en pâtir. La seule hiérarchie est une hiérarchie dormante, réactivée en cas de danger imminent et qui permet à l’organisme de sacrifier une partie plus ou moins grande de lui même pour mieux permettre la survie de l’individu (ce que nous devrions mettre en place pour anticiper des situations de cataclysmes/guerres).
Chaque cellule reçoit de quoi maintenir son système, avec très peu de variation quantitative car leurs besoins sont fort proches et, forte de cette rétribution inconditionnelle, peut exprimer « librement » sa tendance à la différenciation, seulement limitée par ce qui pourrait nuire au groupe.
L’égalité économique serait le meilleur garant de la liberté et de l’expression individuelle (recevant de quoi vivre décemment de façon inconditionnelle, vous êtes réellement libre de « montrer » ce que vous valez, sans pouvoir arbitraire sur autrui, ni soumission arbitraire à autrui).
Notre mode de fonctionnement basé sur la domination du riche et de l’entreprise privée ressemble bien plus au modèle de développement des cellules cancéreuses, qui s’affranchissent de l’intérêt général au prétexte qu’elle produisent du développement…on connait l’issue des organismes qui se laissent déborder par ce mode de fonctionnement.
Le « Deus es machina » en l’homme pense pouvoir s’affranchir des déterminismes biologiques, quand nous ferions bien mieux de nous en inspirer avec humilité.
Bonjour Etienne,
si vous écrivez un livre, je me permets de vous signaler une petite maison d’édition lyonnaise :
Tahin Party
http://tahin-party.org/
Ils ne publient que des livres essentiels, très peu chers en version papier et gratuitement en .pdf
Leur « slogan » :
« Le photocopillage tue l’industrie du livre ; le plus tôt sera le mieux »
Voici une réflexion toute personnelle sur la notion de Démocratie :
https://www.facebook.com/notes/nicolas-poitier/education-populaire‑d%C3%A9mocratie-peuple-et-constitution-des-constitutions/482991851748270
Ce texte a pour but de définir la Démocratie, ce qu’un système d’organisation doit respecter pour s’en prétendre et de définir un processus à suivre pour construire une constitution démocratique.
De l’esprit de la Démocratie :
La démocratie, c’est avoir confiance uniquement dans le peuple pour apporter les réponses aux problèmes qui se posent à lui et définir les aspirations qui sont les siennes.
L’idée de base de la Démocratie c’est que chacun pour se faire doit avoir le même poids. (Une personne, une voix). En conséquence n’est admis aucune discrimination de droit entre personnes en raison de leur croyance, leur opinion, leur orientation sexuelle, leur sexe, leur appartenance culturelle, leur filiation, leur niveau de fortune.… Plus généralement ne seront admises comme raison pour la privation de droit que incapacité intellectuelle constatée à prendre des décisions et sous condition de constatation collective, une maladie mentale impliquant la volonté de nuire et ou la constitution d’un danger avéré pour le peuple. Ce sous ensemble du peuple sera nommé ensemble des citoyens.
La Démocratie n’est en aucun cas la dictature de l’intérêt général. Elle est la conciliation de l’intérêt général et des intérêts particuliers afin de déterminer la limite à partir de laquelle l’intérêt particulier s’oppose à l’intérêt général et devient alors inacceptable pour le peuple. Le terme conciliation utilisé ici implique la recherche de consensus et l’acceptation justifiée d’abandon d’une partie d’un intérêt particulier à l’intérêt général en raison du fait qu’il constitue objectivement une impossibilité de réalisation de l’intérêt général dégagé lors des délibérations.
La Démocratie est un système d’organisation sociale qui a vocation universelle, respectueuse des particularismes en cela qu’il n’a pas pour but d’utiliser la contrainte, mais tend à accepter toute scission dictée par son respect de la souveraineté des peuples organisé de façon démocratique.
La Démocratie se proclamant meilleur système d’organisation sociale possible a pour tâche d’accepter sa remise en cause et d’apporter les preuves concrètes de cette affirmation devant le peuple. Une autre conséquence de cette affirmation est la lutte active contre tout système non démocratique est la promotion de l’idée de Démocratie ou autre système d’organisation jugé comme offrant une plus grande liberté au peuple dans l’expression des problèmes, leur mise en débat et leur résolution que la Démocratie elle-même. La Démocratie étant par essence respectueuse de l’expression de la volonté des peuples, n’envisage comme moyen d’action que la mise en débat des principes organisationnels régissant un peuple et éventuellement, sous conditions, le soutien d’une opposition démocratique au sein du peuple considéré tendant à faire adopter la Démocratie comme organisation sociale.
L’aspiration de toute démocratie étant la propagation et la généralisation du système démocratique comme seul moyen de solutionner les problèmes des peuples, c’est tout naturellement que deux systèmes démocratiques tendront au mieux à n’en former qu’un seul et en cas d’impossibilité de trouver des règles communes, ils s’attacheront à coopérer dans la recherche d’un intérêt commun qui respecte leurs intérêts particuliers inconciliables.
Les prérequis de la Démocratie :
La Démocratie suppose
Un peuple informé de tous les points de vus.
Un peuple savant (un savoir disponible pour tous et dispensé à tous)
La Démocratie suppose donc un système d’information clair, le plus exhaustif possible, donc la liberté d’expression et le refus du monopôle.
La Démocratie suppose donc un système éducatif non partisan basé sur l’enseignement des mécanismes de causes et conséquences plus que sur les faits eux-mêmes. Le but du système éducatif en Démocratie est l’autonomisation du peuple et des individus qui le composent. Il se doit de fournir le plus de savoir général possible tout en permettant une spécialisation et doit s’attacher particulièrement à la remise en cause du savoir par la maîtrise de la prise de recul, l’analyse des causes et conséquences et plus généralement les techniques d’analyses et de synthèses.
Enfin, le système éducatif doit comprendre la formation à la Démocratie et aux conditions de son exercice.
Le processus démocratique :
La prise de décision démocratique passe nécessairement par des débats ou l’ensemble des points de vus doivent être mis en examen à part égales. Les tenants et aboutissants de chaque solution envisagées. Afin de déterminer quelle sera la moins mauvaise solution au problème. Celle qui lèsera le moins de monde possible aujourd’hui et demain et apportera une réelle solution au problème.
Les solutions en Démocratie :
Sont reconnues solutions démocratiques toute décision répondant à la plus grande conciliation possible avec la ligne majoritaire ayant émergée durant les débats.
Les solutions démocratiques sont toujours temporaires et doivent pouvoir être remises au débat à l’initiative de n’importe qui ayant un motif valable de le faire. (Élément nouveau ou changement conséquent constaté du peuple démocratique.)
Il est conseillé d’adjoindre à toute décision démocratique à valeur intemporelle, une date de péremption à l’échéance de laquelle, elle devra être remise au débat pour réexamen.
Le peuple démocratique :
La Démocratie se définit comme un moyen d’organisation sociale ayant pour but de solutionner des problèmes et d’exprimer des aspirations communes. Elle se définit principalement comme processus impliquant, offrant à tous, à égalité de parole, les moyens de participer aux décisions. La Démocratie est donc avant tout un système ancré dans la réalité, un processus pragmatique visant avant tout à faire émerger des solutions. En conséquence, elle implique la définition suivante du peuple qui la compose : Est appelé peuple démocratique, tout ensemble d’humains devant vivre ensemble, que cela soit par choix ou par contrainte qu’il se trouve dans cette obligation et usant de la Démocratie comme moyen d’y parvenir.
Première conséquence : Toute exclusion en raison de l’ethnie, de la différence culturelle, de la croyance, de l’orientation sexuelle, de la capacité mentale, du sexe, de la filiation, de l’opinion, la langue, le niveau de fortune ou simplement autre que la nécessité d’appartenance à l’humanité ou à une forme de conscience suffisamment élevée pour former un raisonnement logique construit et non uniquement guidé par l’instinct ou l’intérêt particulier, partisan, programmé ou immédiat est déclarée comme non démocratique par essence.
Seconde conséquence : Aucune organisation ou communauté basée sur un autre principe que la nécessité de vivre ensemble n’est reconnu par l’organisation démocratique en raison du fait qu’elle tends à rassembler autour d’un intérêt commun et particulier un sous ensemble du peuple démocratique à même d’influer sur la prise de décision démocratique en favorisant leur morale particulière. Ces communautés sont tolérés par l’organisation démocratique dès lors qu’elles ne prônent pas une imposition par quelque moyen que ce soit de leur vues particulières à l’ensemble du peuple démocratique.
Troisième conséquence : Tout peuple démocratique se reconnait potentiellement comme constitué de peuples démocratiques et élément possible d’un peuple démocratique plus grand. Il accepte ainsi, au nom de la souveraineté des peuples toute scission d’un de ses sous ensemble à partir du moment où celui-ci soit en exprime le désir et l’assume, soit prend une décision en opposition directe avec celle prise par lui-même. La compatibilité ou la non opposition des décisions entre les peuples étant une condition nécessaire pour se considérer comme un seul et même peuple.
Quatrième conséquence : Le peuple démocratique se définissant en parti autour d’un problème pratique. Le peuple démocratique reconnait comme légitime la formation temporaire de peuples démocratique autour d’un problème particulier pour la durée nécessaire à l’apport d’une solution. Le peuple ainsi formé devra être formé des personnes à qui se posent le problème et de toutes les personnes potentiellement impactés par les solutions envisagées au problème.
Remarque : S’il est concevable et acceptable que dans la pratique, un peuple démocratique coïncide, la plupart du temps, avec le niveau d’une nation ou d’une région ou de tout autre ensemble. Le peuple démocratique ne peut se réclamer d’une identité culturelle ou d’une ethnie, ou définit par une filiation ou une frontière ou toute autre chose que la nécessité de vivre ensemble.
Les pouvoirs en Démocratie :
Il n’existe que deux façons de se protéger de la corruption d’un pouvoir reconnues en Démocratie.
L’une consiste à l’isoler en le rendant indépendant des autres pouvoirs,
en restreindre la durée de l’exercice par une seule personne,
en exiger la transparence dans l’exercice vis à vis du peuple,
en rendant responsables (y compris personnellement) ceux qui l’exercent devant le peuple,
en y apposant un contrôle du peuple vigilant et permanent,
en permettant au peuple d’en exclure toute personne en raison du fait qu’elle en abuse et ou est soupçonnée de le faire,
en en faisant décrire les buts, processus, moyens et limitations par ceux qui s’engagent à ne pas exercer ce pouvoir à l’avenir,
en préparant tous et toutes à l’exercice éventuel de ce pouvoir,
en donnant la possibilité à chacun (exception faites de ceux qui y ont renoncés) d’exercer ce pouvoir,
et de donner à tous et toutes un moyen d’en remettre en cause toute décision à tout moment.
L’autre consiste à le dissoudre dans le peuple et établir des processus ponctuels et temporaires qui, dans l’incapacité constatée et justifié du peuple devant lui-même (le peuple se déclarant incapable), permettront son exercice exceptionnel par les moyens, par ordre de préférence, de représentants mandatés affectés du poids exact issus de débats locaux ou de représentants désignés pour agir en conscience afin de solutionner un problème sur lequel le peuple se voit incapable de statuer dans les conditions pratiques induites par la nature du problème.
Une société démocratique :
Une société ne peut être dites démocratique que si elle utilise la Démocratie comme seul moyen de prise de décision dans tous les domaines de pouvoir. Sinon, l’interconnexion des domaines de pouvoir fait que les décisions particulières et non démocratiques prises par l’un de ses pouvoir agissent comme autant de contraintes et donc de biais pour les autres.
Les différents domaines de pouvoirs identifiés ce jour sont :
La prise de décision législative
L’exécutif
Le judiciaire
Les médias
L’enseignement
Le financier et le contrôle de la monnaie
et L’économie.
La Constitution des constitutions :
Le peuple démocratique ultime étant défini naturellement par l’humanité dans son ensemble. Il fixe par son existence même uniquement théorique la constitution des constitutions, la règle qui se doit d’être observée par tout peuple démocratique : La nécessité d’œuvrer pour la survie de l’espèce aujourd’hui et le plus longtemps possible.
Étienne,
L’ouvrage récent d’Olivier Berruyer comporte une charge contre « le mythe de la loi 1973 » qui rappelle le malencontreux parti-pris de Paul Jorion lorsque ce dernier décida que le phénomène de « création monétaire » n’existait pas !
Voici donc, ci-dessous, le commentaire que j’ai jugé bon d’adresser au blog « Les crises », ce 11 février.
J’ai tenté de l’adresser en copie sur celui de AJ, mais ça ne passe pas, pour des raisons que j’ignore !
De même que son obédience au GEAB, certains prises à partie de l’auteur continuent de surprendre :
Relevé dans “LES FAITS SONT TÊTUS” (O. Berruyer) :
À “MENSONGES (N°1–7)”… Mensonges-et-demi !
Ayant acheté l’ouvrage ce week-end, je l’ai parcouru aussi avidement que le précédent, avec la même satisfaction renouvelée pour ses vertus d’analyse actuarielle, voire iconoclaste.
Mais pourquoi donc l’auteur s’est-il laissé embarquer dans cette diatribe sur “le mythe de la loi de 1973″, allant jusqu’à signaler la “tonalité d’antisémitisme par l’extrême droite” sur cette loi “dite Pompidou-Rothschild-Giscard”? Que certains extrémistes aient trouvé là matière à fantasmer n’interdisait pas de respecter l’intégralité des faits à rapporter, en évitant soigneusement les biais… de même que l’auto-contradiction.
Ainsi est-il hâtivement conclu d’une série alléguée de “mensonges” (N°1–7), les “mensonges-et-demi” suivants (pp. 227–230) :
“N°1 : il ne s’est strictement rien passé de nouveau en 1973 par rapport à 1936″
Or, Wikipedia (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_du_3_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France) rappelle l’objet premier de la critique adressée à cette loi, qui fut de figer en valeur de l’époque le total possible des “concours” de la Banque de France :
“…prêter sans intérêt 10,5 milliards [de francs] puis 10 autres milliards à taux très faible. Au delà, l’État doit emprunter sur le marché privé. C’est ce qui s’est passé en 1973.”
L’objet second de la critique est que cette loi, sous prétexte de “toilettage”, signa la mort du fameux CIRCUIT DU TRÉSOR, mis sur pied par son Directeur François Bloch-Lainé après la guerre (1947−1952). Celui-ci comportait cinq leviers, analysés en détails dans un article disponible en ligne : http://postjorion.wordpress.com/2013/01/11/268-loi-de-1973-le-mot-de-la-fin/.
“N°2 : l’État a parfaitement conservé sa capacité à emprunter auprès de la Banque de France – c’est écrit noir sur blanc.”
Non, car l’article 2 de la dite loi a figé les possibilités pour l’avenir à celles de la situation d’alors, en valeur francs non ré-évaluables, ce qui la condamnait à évanescence :
“Les concours de trésorerie apportés par la Banque au Trésor public s’élèvent à un montant maximum de 20,5 milliards de francs. Dans la limite de 10,5 milliards de francs, ces concours ne sont pas rémunérés. À concurrence de 10 milliards de francs, ils sont rémunérés au taux le plus bas pratiqué par la Banque…”
On notera qu’il s’agit là d’une technique éprouvée :
Ainsi, lorsque le gouvernement fut confronté à une revendication syndicale de “prime” pour les chercheurs universitaires (CNRS, etc.) qui en étaient dépourvus face à leurs collègues enseignants, il l’institua en valeur francs figée de sorte qu’elle représente aujourd’hui quelques euros et centimes évanescents…
“N°3 : l’État n’a jamais utilisé la Banque de France comme banquier pour financer à long terme ses déficits (la Banque de France n’a jamais financé plus de 30% de la dette publique…)”
Mais 30% de notre dette publique aujourd’hui, ce serait 600 milliards ! C’est beaucoup plus que la somme totale annuellement nécessaire au Trésor sur les marchés pour le renouvellement de nos engagements !
Rappelons ici la logique néoclassique du “roulement” de l’emprunt d’État : tant que les taux d’emprunt sont inférieurs à ceux de la croissance, le bénéfice net de l’emprunt est positif (après injection dans l’économie, l’emprunt rapporte plus qu’il ne coûte en intérêts). Le nominal n’a alors plus vocation à être déboursé, mais seulement ses intérêts, à la façon d’un loyer dont le locataire peut acquitter en demeurant toute sa vie l’usufruitier des lieux, bien que non-propriétaire. Et la vie d’un État est longue…
On ne perçoit le danger qu’en présence d’un retournement durable de conjoncture sur la croissance (comme actuellement), ce qui explique à la fois la baisse des taux et affolement des investisseurs (plus par la crainte du défaut que par celle de revenus réduits).
Cette situation est-elle meilleure ou pire que l’inflation raisonnée que connurent les trente glorieuses ?
Le plus comique est que la loi de 73 cumula tous les inconvénients : suite au retournement de 1974, l’inflation grimpa jusqu’à 15% avec M. Barre (meilleur économiste de France, selon Giscard d’Estaing), dépouillant les rentiers en même temps que la croissance fut divisée par deux pour les autres !
“N°4 : l’utilisation de la planche à billets n’a jamais été une promenade de santé et a quasiment toujours eu des conséquences dramatiques pour TOUTE la population.”
Ici, l’auteur se contredit gravement, avec ses propos quatre pages plus loin (p.234) :
“Le Top 10% possédant environ 75% de l’épargne financière…, au final, la dette publique, c’est donc un impôt à l’envers où l’on prend clairement aux pauvres pour donner aux riches. On peut donc estimer que 1% du PIB est ainsi transféré, diminuant de 2,5% les revenus des 90% les moins riches… pour augmenter de 3,5% les revenus des 5% les plus riches. Justice sociale ?”
La moindre des logiques est donc de reconnaître que l’inflation, comme il est bien connu, “euthanasie le rentier”… et non le pauvre !
“N°5 : les banques privées ne prêtent pratiquement pas aux États et ne s’enrichissent donc pas des intérêts. Ce sont les épargnants qui prêtent aux États, généralement indirectement via des Sicav ou des fonds de pension”…
L’auteur oublie de compléter par:… le tout via les banques, car les bons du Trésor ne sont accessibles aux particuliers qu’au sein de fonds communs de placement dont il [le Trésor] ne perçoit que l’intérêt… bancaire, c’est-à-dire ce que les banques veulent bien laisser au titulaire après avoir pris leur commission. C’est même l’une de leurs principales raisons d’être, parmi les activités dont il est question actuellement.
“N°6 : les États ne sont nullement privés totalement de capacité de placer leur dette publique via la Banque centrale. Il suffit au trésor de demander à une banque privée ou à une autre structure d’acheter des bons du trésor et de les escompter immédiatement auprès de la Banque de France, contournant ainsi l’interdiction du financement direct.”
Curieuse argumentation auto-contradictoire : la loi de 73 serait ainsi à la fois bonne pour limiter les appétits de l’État et pour son contraire… à condition, bien entendu, que cela se fasse au bénéfice du secteur privé des éternels acolytes : banquiers et rentiers.
“N°7 : le président Pompidou et la Banque Rothschild ne sont strictement pour rien dans la loi de 1973… qui a instamment été demandée par le gouverneur de la Banque de France à Valéry Giscard d’Estaing.”
Là, l’auteur prend ses lecteurs pour des naïfs, contrairement à ses habitudes :
Concernant la demande de M. le gouverneur à son gouvernement, “c’est toujours ainsi que les choses se passent”, c’est-à-dire en y mettant les formes, “lorsqu’un mauvais coup se prépare” (dialogue authentique de Michel Audiard, dans le mémorable film “Le Président”, entre Gabin et sa majordome).
Quant au rôle de Pompidou qui n’aurait rien voulu, ni vu, ni su d’une loi portant sur son métier d’origine (fondé de pouvoir du Groupe Rothschild), c’est ne pas replacer les choses dans leur contexte :
UN PEU DE RECUL HISTORIQUE
Dès 1972 (et même avant), Pompidou avait pris ses distances avec le Gaullisme en faisant voter l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché Commun, sachant bien ce que cela impliquait quant aux rapports avec la City, temple du libéralisme financier, et sous le règne du conservateur Edward Heath. Mais Pompidou, atteint par la maladie et à deux ans de sa mort, avait tout lieu de concéder cela à ses anciens mentors. Rappelons que la famille Rothschild possède trois branches européennes : la française et l’anglaise complètent celle d’origine allemande (Rothschild = blason rouge). Outre-atlantique, elle se contente de posséder… Goldman Sachs, associée aux Rockefeller.
Ce n’est pas un hasard s’il y eut concomitance de cette entrée officielle dans le Marché Commun le 1er janvier 1973 avec, deux jours après en France, la fameuse loi du 3 Janvier 73 préparant l’État à se tourner désormais vers le secteur privé des salles de marché pour ses emprunts publics, une condition qui fut, dit-on, discrètement dictée par la City pour des raisons évidentes. Elle est aujourd’hui la première place financière mondiale de l’euro…
Le paradoxe est que nos dirigeants se sont empressés dans cette voie, avec le très libéral Giscard d’Estaing et l’ancien fondé de pouvoir bancaire Pompidou, alors que le Royaume-Uni a conservé son privilège d’accès direct à la Banque d’Angleterre, et toute son indépendance monétaire, ce dont il ne s’est pas privé jusqu’à ce jour. La diplomatie britannique n’a en effet jamais caché qu’elle s’est insérée dans le système européen pour en contrôler les effets, au besoin en profiter, mais certainement pas pour servir les ambitions de l’Europe continentale, ce qui est à l’encontre de sa politique depuis un millénaire. Cette politique a toujours consisté à contrecarrer tout ce qui pourrait donner lieu à l’émergence d’une puissance européenne dominante, a fortiori unifiée, faisant ombre à la “splendid isolation” britannique.
LA DETTE PUBLIQUE, UNE AFFAIRE RENTABLE par AJ Holbecq et P. Derudder (edition 2008), est cité en rapportant comme “détail amusant”, à défaut sans doute de “mensonge”, ce qu’y relèvent les auteurs :
“le niveau actuel de la dette publique (donc des sommes à rembourser aux préteurs) est pratiquement égal au cumul des intérêts déjà versés depuis les prêts”
Il est opportunément signalé par “Les faits sont têtus” que ledit “détail” reste valide en le translatant sur le cumul entre 1978 et 2011, illustré par des courbes fort à propos, mais il est ajouté en conclusion :
“Alors, oui, si l’État s’était endetté à 0%, il n’y aurait pas de dette publique aujourd’hui, en théorie…
…il ne faut nullement en conclure qu’il aurait été mieux d’emprunter à la Banque de France, car en augmentant la masse monétaire, cela aurait forcément déclenché une inflation supérieure , qui est un impôt totalement injuste , en particulier pour les plus pauvres.”
J’invite alors le lecteur à relire les propos déjà relevés du même auteur (p.234) :
“Le Top 10% possédant environ 75% de l’épargne financière…, au final, la dette publique, c’est donc un impôt à l’envers où l’on prend clairement aux pauvres pour donner aux riches. On peut donc estimer que 1% du PIB est ainsi transféré, diminuant de 2,5% les revenus de 90% des moins riches… pour augmenter les revenus des 5% les plus riches. Justice sociale?”
La moindre des logiques est effectivement de reconnaître que l’inflation, comme il est bien connu, “euthanasie le rentier”…et non “les plus pauvres” qui n’ont guère à craindre pour leurs avoirs monétaires !
Sur ces points, comme sur beaucoup d’autres, on pourra utilement consulter
le nouveau petit livre de AJ Holbecq et P Derudder, paru en même temps que “Les faits sont têtus”:
“Pour que l’argent serve au lieu d’asservir”,
Éditions Dangles, 2013
J’ai un profond respect pour vos pensées. Merci Étienne !
formidable et nécessaire idée que d’écrire un livre regroupant votre travail, je ferai avec plaisir partie des nombreux lecteurs.…bonne chance ou bon courage, je ne sais ce qu’il faut dire
et chapeau pour les ateliers constituants, magnifique, magnifique, magnifique
Etienne,
Je suis vos actions depuis plusieurs mois, j’adhère à vos principes de la vraie démocratie et je m’efforce de diffuser le message. Merci pour la prise de conscience !
Concernant la vidéo, je vais être direct : vous n’êtes pas bon. Mes critiques sont les suivantes :
- Vous avez l’air fatigué. Donc vous avez raison de prendre du recul.
- La vidéo, présentée comme une synthèse, n’est pas synthétique. Il faut attendre la 30ème minute pour entendre parler du tirage au sort, par exemple. Vous parlez de sujets de seconde importance, comme la retraite par répartition, qui peuvent être intéressants dans une conférence, mais n’ont rien à faire dans une synthèse. Il me semble que la difficulté vient de l’exercice de l’interview, dans lequel on cède trop facilement à la digression. J’espère que l’écriture d’un livre vous permettra de mieux organiser vos idées.
- Certains passages sont carrément hors sujet : on pourrait très bien vivre dans une vraie démocratie, mais adhérer au capitalisme (pas le capitalisme pourri dans lequel nous vivons aujourd’hui, mais avec les contrôles nécessaires), approuver l’intervention au Mali (étant donné les atrocités commises par les Djihadistes), vouloir une retraite par capitalisation (ou mixte répartition-capitalisation), etc.
Pardonnez moi d’être sévère, mais si je me le permets, c’est parce que je sais vous avez la sagesse de vous remettre en question. J’attends votre livre avec impatience.
Merci Papa 🙂
@Etienne
Je suis admiratif de voir à quel point vous avez su faire évoluer l’idée du tirage au sort au fil de ces dernières années. Vos arguments et vos exemples sont devenus pertinents et « sexy » ( 😉 ).
En revanche, j’aurais également, comme d’autres intervenants sur cette page, une remarque qui me semble importante.
Je m’explique :
Au vue de l’évolution de vos conférences filmées, il me semble que lors de vos dernières interventions, vos explications se noient un peu dans des « parenthèses » ou autres citations et que votre discours devient moins accessible à un néophyte de votre théorie.
Bref ce n’est que mon avis.
Je suis admiratif de votre travail et pressé que le tirage au sort soit instauré…
Un gentil virus
Très bonne synthèse je trouve.
Mais pour reprendre un commentaire vu plus haut, il vaut mieux éviter, sous prétexte de vouloir reléguer certains sujets derrière celui de la démocratie de les dénigrer comme tu l’as fait « Tout le monde se fout du mariage pour tous ».
Cela peut être mal vécu par ceux qui ne s’en foutent pas et qui pour autant sont sensibles à ton message.
Prenons l’arrêt du réchauffement climatique : le considérer comme secondaire et instaurer la démocratie peut aboutir à nous retrouver avec nos écosystèmes détruits pour toujours ! Nous n’aurions plus qu’à regretter de n’avoir pas choisi la bonne priorité en assistant à la disparition de l’humanité et de sa chère démocratie emportées ensemble vers le néant !
@ Wikicrate
Si nous avions le pouvoir de prendre les mesures nécessaires face à la dégradation de l’écosystème sans pour autant être en démocratie, ne l’aurions nous pas déjà fait ?
Bien amicalement
J.C
@J.C
Bonsoir,
Si nous étions en démocratie :
Nous n‘aurions jamais eu une politique de délocalisation des entreprises, reposant sur le pétrole.
Nous n’aurions jamais favorisé la croissance au-dessus de nos besoins et l’obsolescence programmée, mais la sobriété et la pérennité.
Nous n’aurions jamais subventionné les natalités afin d’accélérer la démographie pour des raisons d’imperfections politiques et économiques, ce n’est pas au peuple de servir de variable d’ajustement. C’est la politique et l’économie qui doivent s’ajuster au peuple.
Nous n’aurions jamais abandonné l’eau et l’énergie à des industriels privée, mais nous aurions œuvré pour les démocratiser et rendre autonome les foyers et les communes et aussi promouvoir la multitude des projets, plutôt que tout miser sur l’exclusivité.
Nous aurions diminué le nombre de variétés de déchets, et généralisé la consigne à tous les récipients.
Enfin je crois…
Liste non exhaustive.
@ J‑Stéphane
Si nous étions en démocratie, aurions nous encore ces idées de profits, de compétition, de délocalisation ou de non délocalisation, de nécessaire sobriété et pérennité ?
aurions nous encore à nous battre et faire de l’argent pour vivre ?
les notions d’industries publiques ou privées, d’autonomie ou de dépendances se poseraient-elles encore ?
Bien amicalement
J.C
@ J.C
Si nous étions en démocratie, j’espère que nous aurions encore des idées de profits, mais des profits nécessaires, sobres et modérés, que nous serions compétitifs sur nous et non sur les autres, que nous tendrons vers une politique et une économie qui suit le peuple, là où les vers pâturages l’ont menés.
J’espère que l’individu n’aura plus la préoccupation de s’accaparer, d’accumuler et d’être propriétaire par peur de manquer, parce qu’il s’aura que s’il est citoyen, il aura automatiquement le droit d’avoir un terrain, un toit et de quoi vivre sainement et cela impliquera le devoir de participer à la mesure de ses facultés.
Les notions d’industries publiques ou privées seront revues et encadrées pour que le privé soit à la mesure de l’individu et que dès que cela dépasse les besoins et les aptitudes de l’individu cela devienne public.
Bonne journée
Cher Étienne,
il était urgent de te reposer!!!
Mais on sait que les profs qui sont bien, ceux qui portent le métier dans l’âme, ne se reposent jamais vraiment : en lieu et place du repos, presque en cachette, ils travaillent pour les étudiants de l’année prochaine, ils préparent des cours encore meilleurs, encore plus clairs, encore plus utiles…
Se re-poser. Bien se poser, sous-entendu : se poser au lieu juste, au centre de soi. Tout comme le mot « recréation » : le temps pris pour se re-créer, c’est à dire se refaire une énergie disponible… Et l’écriture est une acte de re-positionnement, de remise en ordre, de recréation du regard propre. J’ai souvent pensé qu’un (des) livre(s) signé(s) Etienne Chouard était une « urgence nécessaire »…
Alors, cher prof, on sera avec toi très fort dans ce temps qui s’annonce, qui n’est que re-positionnement juste et nécessaire, et dans ce passage à l’écriture qui n’est que remise en ordre et recréation du regard.
Pas une mince affaire!!
Mais, un mot après l’autre, c’est comme ça que tous les livres ont été écrits.
Professeur Chouard fait bien plus qu’écrire un livre. Il fait écrire le peuple.
Professeur Chouard fait bien plus qu’écrire un livre sur la démocratie. Il fait écrire la démocratie.
Bonjour,
La synthèse d’Etienne aborde en toute fin de vidéo la création monétaire (en réponse à la « célèbre » phrase « Créons l’argent et nous n’aurons plus à nous soucier de qui fait les lois »- célébrité limitée aux tribus gauloises de l’internet)
Les tribus gauloises pourraient si elles le décidaient, diminuer le pouvoir romain/financier.
En remettant en selle le troc , des idées mais aussi de biens plus urgents : se loger , se nourrir.
Le troc a été abandonné car l’argent s’échangeait plus facilement et que cet échange facilité était créateur d’activités
et permettait de mieux se nourrir , de disposer de temps libre etc…
En période de crise c’est précisément ce qui ne va pas. L’argent ne s’échange plus.
On peut réintroduire le troc grace à l’internet.
Il suffirait de généraliser les sites d’échange. L’influence des banques et des politiques diminuerait en proportion de la diminution du nombre des emprunts bancaires.
Au pire cela obligerait les états à en reprendre enfin le contrôle (en espérant que ce ne soit pas des marchands d’armes…)
PS : personne ne m’a contredit concernant l’effort de guerre américain , qui ressemble à s’y méprendre à du communisme…
Merci de le faire , pour m’éviter la folie dont parle Etienne.
» personne ne m’a contredit »
Difficile de contredire ce qu’on a soi-même écrit ailleurs, que certains situations extrêmes démontrent les vertus de la planche à billets 😉
Pour abonder dans ton sens, il est remarquable que l’ »effort de guerre », bien que par essence non constructif, dope par osmose l’économie civile, ce qui démontre bien que l’abondance est à portée de la volonté humaine et ne dépend que d’elle.
Ana, je ne parle pas de planche à billets.
(Yen a un peu marre de parler de fric)
Je dis que l’on bosse comme des forçats sans autre résultat que 3⁄4 des humains mal nourris.
Si 96% du PIB américain en 1944 sont de la fabrication d’armes de guerre et que cette activité devient inutile en temps de paix on peut donc la répartir sur 4% nécessaires à l’éducation le logement se nourrir etc…
Bref que les machines appartenant à tout le monde , que l’on utilise jusqu’à leur fin de vie, cela permet de diminuer le temps de travail et aussi de mettre le paquet sur la nourriture et l’éducation qui manquent aux 3⁄4 des humains.
Les Anglais pourraient quitter l’UE, et…
Les Allemands DEVRAIENT quitter l’euro !
Extraits de “L’EURO”, par JP Vesperini, Dalloz, février 2013 (3,50 E)
(Jean-Pierre Vesperini, major du concours d’agrégation en
sciences économiques, a enseigné à Paris-Dauphine,
à l’Institut d’Etudes Politiques, et à HEC)
Il dresse ainsi le bilan de l’Euro et ses perspectives :
Deux éléments manquent à l’actif sur lesquels les créateurs de l’Euro fondaient de grands espoirs :
D’abord, l’Euro n’a absolument pas fait avancer l’Europe politique.
Ensuite, il n’ a pas permis de créer un vaste marché unifié des capitauxpermettant d’abaisser les coûts de financement des économies européennes.Les marchés financiers se sont au contraire segmentés, faisant apparaître des écarts de taux d’intérêt insupportables entre les nations de la zone euro.
L’ “actif” se limite donc à la disparition de l’instabilité des changes entre les monnaies européennes.
En revanche, le passif de l’euro apparaît particulièrement lourd.
En effet, un peu plus de dix ans après sa création, nous pouvons porter au passif de l’euro le déclin de la France, la stagnation de l’Italie et du Portugal, l’effondrement de l’Espagne et de l’Irlande, et le chaos dans lequel se trouve plongée la Grèce.
Jamais depuis la fin de la seconde guerre, l’écart qui sépare la croissance de la zone euro et de celle du monde n’a été aussi élevé.
Le processus de destruction de ces économies européennes est directement le résultat de l’abandon de souveraineté monétaire auquel ont consenti les Etats qui ont adhéré à l’euro. C’est cet abandon qui explique qu’ils aient dû supporter et supportent des taux de change et des taux d’intérêt complètement inadaptés.
Nous avons payé d’un prix exorbitant le “bénéfice” de la disparition de l’instabilité des changes entre les monnaies européennes.
D’une manière générale, le système de l’euro produit une divergence spontanée, et une divergence qui s’accroît au cours du temps, entre les pays pour lesquels cette politique est adaptée et ceux pour lesquels elle est inadaptée.
L’opposition radicale qui sépare les pays de l’ensemble méditerranéen et ceux de l’ensemble germanique
implique qu’il existe un taux de change de l’euro correspondant aux pays de l’ensemble méditerranéen (environ 1 dollar pour 1 euro) et un taux de change correspondant aux pays de l’ensemble germanique (environ 1,40 dollar pour 1 euro), et par conséquent que la zone euro se scinde en deux ensembles.
La scission se produira à partir du moment où l’Allemagne considèrera que les inconvénients de son appartenance à la zone euro l’emportent sur les avantages. Pour l’instant, la scission ne se produit pas puisque l’Allemagne est gagnante sur toute la ligne. Elle est d’abord la principale bénéficiaire de l’euro, comme le montrent les excédents qu’elle réalise sur ses partenaires. Et par ailleurs, jusqu’à présent, elle a réussi à ce que la BCE suive la politique monétaire qu’elle désirait, tout au moins jusqu’à la décision du 6 setembre 2012. Mais cette situation est appelée à se modifier progressivement :
Les avantages diminueront parce que, dans la configuration actuelle de la zone euro, la croissance des pays de l’ensemble méditerranéen est appelée à s’affaiblir. Or, l’Allemagne a besoin de leur croissance qui ne peut revenir que par une scission de la zone euro.
Et les inconvénients augmenteront au fur et à mesure que la politique monétaire de la BCE s’éloignera des principes de la Bundesbank, et que simultanément les tensions inflationistes s’élèveront en Allemagne.
L’autre hypothèse de scission dans laquelle ce seraient les pays de l’ensemble méditerranéen qui quitteraient la zone euro serait contraire à la fois à l’intérêt des pays de cet ensemble et à celui des pays de l’ensemble germanique, donc à l’intérêt général de l’Europe. Contraire à l’intérêt des pays de l’espace méditerranéen puisque, dans ce cas, l’augmentation de la valeur de leurs dettes libellées en euro, qui augmenterait par rapport à leurs monnaies, les obligerait à faire défaut sur leurs dettes, ce qui aurait des conséquences catastrophiques sur l’Allemagne et les autres pays de l’ensemble germanique.
Pour l’Allemagne, une scission volontaire et négociée, permettant à tous les pays actuellement dans la zone euro de retrouver un équilibre par l’établissement d’une grille de parité convenable, est donc préférable à une scission imposée par le départ d’un ou plusieurs pays de l’ensemble méditerranéen.
De sorte que, finalement, cette scission négociée de la zone eurofinira probablement par s’imposer.
C’est marrant, tu dis « y en a marre de parler fric » et tu parles de PIB.
Peut être sommes nous d’accord …
Une énergie, appelons la comme ça, aux dimensions cosmiques est disponible en temps de guerre et ne l’est plus par la suite.
C’est un miracle à l’envers 😉
Ana,
Il est évident qu’électricité pétrole produits automatiquement et alimentant des machines cela devrait produire du temps libre si les machines n’étaient pas privatisées.
L’exemple des USA produisant de l’inutile sans le vendre , et donc en se rajoutant de charges considérables, donne entre autre une idée de cette puissance.
Cette production inutile en temps de paix pourrait être convertie en temps libre en éducation en alimentation logement gratuit.
Le PIB c’est une évaluation du travail.
Appelle-le travail si tu préfères.
Lettre d’Élisée Reclus adressée à Jean Grave, insérée dans Le Révolté (journal fondé en 1879 parPierre Koprotkine, anarcho-communiste) le 11 octobre 1885.
Clarens, Vaud, 26 septembre 1885.
Compagnons,
Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n’est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l’exercice du droit de suffrage.
Le délai que vous m’accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j’ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.
Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.
Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d’une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l’échenillage des arbres à l’extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l’immensité de la tâche. L’histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.
Voter c’est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l’honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages — et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l’homme change avec lui. Aujourd’hui, le candidat s’incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L’ouvrier, devenu contre-maître, peut-il rester ce qu’il était avant d’avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n’apprend-il pas à courber l’échine quand le banquier daigne l’inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l’honneur de l’entretenir dans les antichambres ? L’atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s’ils en sortent corrompus.
N’abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d’autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d’action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c’est manquer de vaillance.
Je vous salue de tout cœur, compagnons .
Élisée Reclus.
@ J‑Stéphane
« Si nous étions en démocratie, j’espère que nous aurions encore des idées de profits, mais des profits nécessaires, sobres et modérés, que nous serions compétitifs sur nous et non sur les autres, que nous tendrons vers une politique et une économie qui suit le peuple, là où les vers pâturages l’ont menés. »
J’ai du mal à comprendre le sens de cette phrase.
Si nous étions en démocratie, aurions nous besoin d’être en compétition pour le pouvoir monétaire, politique ou social ?
De quel profit et de quelle logique parles-tu ?
Bien amicalement
J.C
@J.C
« J’ai du mal à comprendre le sens de cette phrase. Si nous étions en démocratie, aurions-nous besoin d’être en compétition pour le pouvoir monétaire, politique ou social ? De quel profit et de quelle logique parles-tu ? »
J’espère que nous profiterons raisonnablement des biens universels en rapport à nos besoins individuels et collectifs.
Je pense que l’esprit de compétition ne doit plus être une philosophie d’être le meilleur sur les autres, il ne fait qu’inciter à saborder autrui.
À la finale, tout le monde fait naufrage, car on se saborde les uns et les autres au lieu de se soutenir pour s’élever.
L’esprit de compétition doit juste motiver le groupe ou l’individu à se surpasser pour atteindre un objectif nécessaire et savoir dire stop quand il est atteint.
La politique comme l’économie doivent être dépolluées de tout pouvoir, ce sont des outils sociétaux, et en tant que tels, ils doivent rester aux mains du peuple.
J’espère avoir été plus clair à ce saut de lit.
Bonne journée
@ Ana
un « miracle à l’envers », cela s’appelle « le mauvais œil » 😉
On pourrait aussi l’appeler malédiction, au sens où un miracle est une bénédiction.
Morpheus
Houlala !! Erreur de correction automatique de mon smartphone.
Je devrais toujours me relire, mais dans la précipitation… bien sûr, il s’agit de « compétition » et non de « complétion », qui est encore plus loin d’être de bon esprit 😉 désolé 🙁
La compétition, c’est vouloir être meilleur que les autres. Pourquoi ne pas promouvoir l’entraide, la coopération, le dépassement de soi dans un esprit non compétitif.
Nous avons tout à gagner ensemble plutôt qu’à nous saborder mutuellement et nous même par la même occasion, sabordage inhérent à l’idée de compétition.
S’il y a de la place pour tous, pourquoi ne pas être pour et avec plutôt que contre l’autre ?
un monde de fraternité ne se produira jamais dans une société de compétition et d’asservissement, c’est une utopie, ça ne peut fonctionner dans nos sociétés. à ne pas identifier les vraies causes, on en vient à croire que l’homme est mauvais par nature. Cependant, la fraternité est, dans un monde de liberté et de prospérité, une réalité naturelle.
Bien amicalement,
J.C
Oups, se relire, se relire, je dois y penser aussi
J.C
Salut les Virus.
Que pensez-vous de cette initiative parlementaire ?
5000 signatures pour que nos propositions soient semble t‑il étudiées par des parlementaires. 5000 signatures pour demander la réécriture de la constitution par le peuple. 5000 signatures pour demander une constituante tirée au sort, les RIC, le RDB etc.
Même si il ne faut pas rêver, s’est le moment de montrer aux parlementaires que le peuple est autre chose qu’un impuissant politique et qu’il peut aussi proposer du concret, non ?
https://www.parlement-et-citoyens.fr/
« La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude … »
Aldous Huxley, Le Meilleur Des Mondes
FAIRE LA COURSE TOUS ENSEMBLE : une conscience ; une éducation ; un rejet des valeurs marchandes ; un projet politique SI nous sommes capables de muter et de devenir constituants :
si on veut une constitution, il faudra l’écrire nous-mêmes.
Ceci n’est pas un message mais une recherche rédactionnelle 😉
La « « constitution » » actuelle a été conçue par et pour l’oligarchie,
pour protéger l’oligarchie,
pour la protéger de nous,
pour la protéger de nos exigences légitimes,
et de notre intelligence commune !
Nous, nous n’avons donc pas de constitution.
Nous voulons notre constitution,
la bonne, la vraie,
qui nous protège, nous les gens,
et nous ouvre à tous et chacun la propriété de notre destin
commun.
Nous devrons, nous devons, nous allons
l’écrire nous-mêmes,
et sans eux,
sans eux nos dirigeants,
nos maîtres ;
nous somme seuls légitimes,
et en capacité
d’écrire notre loi des lois.
Bonjour Etienne,
Je ne sais pas si tu connais le site https://www.parlement-et-citoyens.fr/ qui vient d’être lancé par les parlementaires qui visent en théorie à faire participer les citoyens à la vie politique.
En regardant la FAQ en voit comme d’habitude qu’il s’agit d’une arnaque, seul les parlementaires peuvent proposer une loi… et donne la possibilité aux citoyens de s’exprimer dessus. Le parlementaire n’a aucune obligation de tenir compte des propos des citoyens. Un système de pétition permet de soumettre une loi aux parlementaire, arrivé à 5 000 signatures la loi entre dans « la boite à idée » et les parlementaires peuvent sans saisir ou pas. Bref rien de nouveau et comme d’habitude on nous vend du vide comme une avancée.
D’autant plus que pour le lancement les pro de la politique ce sont déjà inquiétés de ce que pourrait en faire les populistes, ils ont déjà tous préparés pour la supprimer au cas ou cela marcherait un peu.
Il faudrait être sûrs de ce que nous avons à faire :
Identifier les faiblesses du monstre à combattre et taper dessus.
L’internet n’est pas controlable par le néo-libéralisme , le concept de liberté, d’individualisme d’état de droit s’opposant violemment à sa censure.
Il faut donc s’organiser : être partout, utiliser et retourner la force de communication publicitaire du fric en notre faveur. L’automatisation , les machines, l’explication du temps libre qu’elles devraient produire si elles appartenaient à tous – chacun son dada – il faut en coller partout comme contre feu à l’austérité.
L’espoir et la vérité c’est plus sexy que
le bagne.
Vercingétorix a tenté d’unir les gaules pour résister aux romains.
Réinventons un Astérix. Quand on croit que l’on a la potion magique ‚un but , une certitude, on peut se libérer de Rome.
Et puis on moins on aura essayé.
Merci Etienne pour ta rencontre avec ONCT (qui avait vraiment cru qu’Etienne était capable de s’arrêter ^^)
http://www.youtube.com/watch?v=fVnga0swqqk
Étienne,
De cette vidéo je ne retiendrais qu’une seule chose, votre extrême fatigue.
Vous avez fédéré, maintenant il vous faut déléguer.
Le chantier de la démocratie ne peut-être l’œuvre d’un seul homme.
Passez commande, il y a tant de colibris qui n’attendent qu’à faire leur part…
Sur la vidéo postée par J‑Stéphane, une observation :
Les médias ne peuvent juger des intentions de vote avant que les candidats est pu être vu dans les médias par le public, or, le CSA décide de la représentativité des candidats en amont, le résultat en est le passage à la télévision. Autrement dit, le CSA en accord avec les grands médias font le résultat de l’élection.
bien amicalement
J.C
Etienne ‚vous avez bien résumé l’essentiel de votre travail ‚lors de votre rencontre avec Laurent Louis : Bravo
La constitution est la clef de voûte de notre régime politique.
Si nous voulons une démocratie, la constitution doit être démocratique, et pour être démocratique elle doit-être écrite par le peuple.
Une fois cette règle élémentaire écrite, il nous faudra aussi la vulgariser pour la rendre facile d’accès et agréable à retenir.
Pas au point de personnifier les sujets, comme certaines anciennes civilisations l’ont fait (déesses de ceci, divinités de cela, etc.), mais plutôt dans un esprit attrayant comme les jeux de société.
Avec par exemple des pictogrammes sur des cartes pour résoudre des énigmes, former des familles ou répondre à des questions.
On peut aussi imaginer d’y insérer, tel un astérisque, des codes QR qui renverront sur Internet pour visionner une vidéo, une animation ou lire l’article.
Les possibilités en produits dérivés n’ont de limites que notre imagination…
GABRIELLE (@2), non, un bon livre parle autant aux initiés – cette exigence en même temps que cette hermétisme et cette difficulté pour d’autres – qu’à un enfant ou monsieur tout le monde ; la connaissance et l’appréhension des choses ne relève pas tant de l’éducation ou d’un enseigenment particulier mais d’une prise de conscience personnelle, cette sensibilité nécessaire, ce moment opportun ; bref, pas besoin d’être philosophe pour comprendre les choses de la vie.
Après, concernant Etienne et son projet d’écriture, on peut imaginer deux ouvrages bien distincts dans leur forme mais complémentaires : ce vade mecum du citoyen dont parlait RAPITIC (@28) et ce livre synthèse et pamphlet prônant la Démocratie, ce fait Constituant et cette Légitimité des peuples à se gouverner soi-même.
Geo(]3), on n’est pas moins humain, et moi j’ai trouvé géniale l’intervention de cet homme à la Conférence des Colibris, cet homme dont j’avais tout juste entendu parler. Et j’ai très bien compris toute la pertinence de sa pensée et toute cette saine et légitime révolte… et imaginez maintenant que ceci soit diffusé sur quelques grandes chaînes généralistes à heures de grande écoute !… imaginez…
Oui, PROFIL(@7), ces 10 % requis pour qu’une idée fasse pencher la balance et entraîne les 90 % restant à sa suite et à sa cause, cet effet boule de neige et ce Centième Singe
J’entends bien, BALTHAZARD(@15), le prudence, la diplomatie, la raison, le pragmatisme, etc., etc., mais ce que vous devez bien comprendre c’est qu’il n’y a rien à négocier ici, c’est qu’il n’y là, face à nous, qu’usurpation et exactions en tous genres et ce depuis belle lurette… et cette Histoire humaine n’a aucun crédit à nos yeux humanistes et à nos coeurs démocrates. Ce projet ne peut être en rien une étape, il est cet objectif ultime et exclusif d’une pensée juste et avisée pour émanciper et imposer enfin à tous cette éthique et cette liberté, et c’est bien là toute la démesure et toute la souveraineté de la chose démocratique, cette liberté inhérente aux peuples et à l’individu. Par conséquent et de la façon la plus amicale qui soit, c’est à vous que je conseille plutôt d’aller contaminer gentiment votre entourage et tous ceux qui n’ont pas votre niveau intellectuel et cette faculté de réflexion, cette intelligence que nous devons mettre au service de tous et du bien commun, ce qui est de notre ressort comme de notre responsabilité.
Excellement dit, GERALDINE(@16) !!
SEB(@22), quant au grabuge éventuelle que cela pourrait amener, il est clair que s’en prendre au N.O.M. (il faut bien appeler un chat un chat !) et à quelque Etat que ce soit ne sera pas aussi aisé que sur le papier ou dansnos p’tites têtes ! Etienne en est bien conscient et il y a déjà fait allusions ici-et-là. Ceci n’est peut-être pas à l’ordre du jour mais c’est un fait qu’il ne faut pas négliger, car le moment venu, il faudra bien penser à toutes les éventualités possibles, et là, vous vous en doutez bien, ce n’est plus tant de virtuel dont il s’agira mais bien de choses autrement plus concrètes – mais je parle ici surtout pour moi, petit rigolo que je suis.
Enfin, pour ceux que ça intéresse et qui ont encore des doutes à ce sujet, c’est que cette éventualité est tout à fait possible et envisageable, je m’intéresse à la question depuis quelque mois et ce sont des propos d’Alain SORAL dans sa dernière vidéo de février qui m’a conforté dans ma réflexion tout en y apportant de ces petits détails très concrets de la réalité des choses et de cette potentialité commune à être beaucoup plus nombreux et certains bien positionnés pour agir au mieux le moment venu. Bref, histoire à suivre, lol.
Oui, MORPHEUS, de ces films à revoir ou qu’on n’a encore toujours pas vu, cette diversité et cette richesse, et ce petit quelque chose d’exemplaire qui nous incite à la croire enfin et à la vouloir coûte que coûte !
Désolé pour ce que j’ai pu dire ou ne pas dire, je n’ai lu pour le moment que les 31 premiers messages.
Bonne journée à toi, jolie garde rapprochée
Entre Albert JACQUARD et certains d’entre vous – je ne vous citerai pas de peur d’en oublier aucun -, je suis non seulement impressionné par la pertinence et la profondeur de vos réflexions, je me dis aussi que le hasard fait bien les choses… comme je suis tout aise de voir combien les vilains corbeaux sont joliment et imparrablement éconduits de cet espace et de ce terreau révolutionnaire_puisqu’il faut bien appeler un chat un chat ! lol
À votre appréciation…
Extrait :
Les écrivains contre la commune – Paul Lidsky, p 28.
III. Aristocratie et conception aristocratique de l’art.
Cette double hostilité au « bourgeois » et aux classes populaires s’explique par le fait que ces écrivains sont tournés vers la société aristocratique du passé. Vigny, Barbey d’Aurelly, les Goncourt, Gobineau, Leconte de Lisle, Renan, Taine, Flaubert sont des aristocrates ou s’identifient au modèle aristocratique. Tous souhaitent une société organisée aristocratiquement où l’artiste trouverait enfin la place qu’il mérite parmi les élites.
Là encore, des écrivains tels que Vigny ont joué un rôle important en élaborant la conception d’une aristocratie nouvelle, celle de l’Esprit, succédant à la noblesse de naissance. À ce modèle, des écrivains d’origine bourgeoise, comme Flaubert ou Taine, pourront s’assimiler.
La société aristocratique est pour eux la seule société naturelle. Le thème de la nature est fondamental chez tous ces écrivains. D’abord parce que la nature donne de la durée une vision cyclique, non historique, ensuite parce qu’elle donne une image de l’harmonie dans l’inégalité.
Les Goncourt, en visite chez un pépiniériste, déclarent :
« C’est tout nouveau en nous, ce sentiment et cette appréciation de la belle ligne d’une plante, de son art et de son aristocratie, pour ainsi dire : car la nature a, comme l’humanité, ses êtres privilégiés, caressés, auxquels elle donne une beauté spéciale et supérieur. » Goncourt, 16 avril 1869.
Ils avaient déjà écrit :
« Nul en ce monde n’est le pareil ni l’égal d’un autre. La règle absolue des sociétés, la seule logique, la seule naturelle et légitime, est le privilège. L’inégalité est le droit naturel : l’égalité est la plus horrible des injustices. » Goncourt, 19 aout 1868.
Flaubert pense la même chose :
« Qu’est-ce donc que l’Égalité si ce n’est la négation de toute liberté, de toute supériorité et de la Nature elle-même ? » G. Flaubert lettre à Louise Colet du 15–16 mai 1852.
Renan utilisera sans cesse l’exemple de la nature pour justifier l’inégalité sociale.
Cet aristocratisme qui se dégage des idées politiques de ces écrivains rejoint la conception aristocratique qu’ils se font de l’art et de la culture. Pour eux, l’art ne peut s’épanouir que dans une société aristocratique qui reconnaisse les supériorités naturelles,
« lesquelles, dit Renan, au fond se réduisent à une seule, celle de la naissance, puisque la supériorité intellectuelle et morale n’est elle-même que supériorité d’un germe de vie éclos dans des conditions particulièrement favorisées » E Renan, La réforme intellectuelle et morale de la France, 1871…
Ce n’est que dans une société hiérarchisée, aristocratique, que les artistes peuvent être reconnus et que leur haute valeur peut-être appréciée :
« Il faut un centre aristocratique permanent, conservant l’art, la science, le goût contre le béotisme démocratique et provincial. » E Renan,op. cit., p. 376.
D’une part, seule cette aristocratie est capable de discerner la valeur exquise et raffinée des choses de l’art, alors que la masse ne peut la comprendre. L’aristocratie est d’abord utile en tant que public, le goût artistique, transmis par hérédité, ne pouvant s’acquérir.
Ce public aristocratique est nécessaire aussi pour Baudelaire :
« Chez un peuple sans aristocratie, le culte du beau ne peut que se corrompre, s’amoindrir et disparaître. » C. Baudelaire, Edgar Poe. Sa vie et ses œuvres, p. 9.
En conséquence, il faut, pour que la tradition du beau se perpétue, des gens riches menant une vie noble et oisive.
Seule une élite peut comprendre et favoriser des œuvres d’élite.
D’autre part, ce « centre aristocratique » doit « conserver l’art », c’est-à-dire qu’on doit en revenir au mécénat. Ou l’artiste lui-même doit être un aristocrate et avoir des revenus lui permettant de se consacrer tout entier à son art, sans souci des contingences matérielles, ou il être sous la protection de l’aristocratie, qui lui assurera son existence. Les exemples de cette conception abondent dans les romans du Second Empire.
Dans Les Souffrances du professeur Delteil, de Champfleury, ce malheureux professeur est gêné par la société pour se consacrer à sa création. L’écrivain trouve une solution à la fin du roman : le professeur est pris en charge par une famille riche, et il peut désormais s’adonner à la culture. De même dans Le Petit Chose, de Daudet, Jacques décide que son frère sera poète. Pour cela, le « Petit Chose » ne doit pas travailler, son frère gagne de l’argent pour le faire vivre. Le jour où son frère mourra, le « Petit Chose » sera obligé d’abandonner ses projets d’artiste et sera contraint de « vendre de la porcelaine ».
On retrouve constamment ce thème de l’artiste, incapable de rester artiste dans la société de son époque si on ne prend en charge à sa place les soucis matériels de son existence. Cette société aristocratique, Renan la justifie en s’appuyant encore une fois sur l’exemple de la nature :
« Convertir les uns après les autres, un à un, les deux milliards d’êtres humains qui peuplent la terre !
Y pense-t-on ? L’immense majorité des cerveaux humains est réfractaire aux vérités tant soit peu élevées. […] Ce n’est pas notre faute s’il en est ainsi. Le but de la nature, il faut le croire, n’est pas que tous les hommes voient le vrai, mais que le vrai soit vu par quelques-uns et que la tradition s’en conserve. » E. Renan Dialogues philosophiques …
Il continue :
« Il faut avouer que nous ne concevons guère la grande culture régnant sur une portion de l’humanité sans qu’une autre portion y serve en sous-ordre. L’essentiel est que la grande culture s’établisse et se rende maîtresse du monde. »
Enfin, il affirme cette idée fondamentale :
« L’essentiel est moins de produire des masses éclairées que de produire de grands génies et public capable de les comprendre. Si l’ignorance des masses est une condition nécessaire pour cela, tant pis. La nature ne s’arrête pas devant de tels soucis ; elle sacrifie des espèces entières pour que d’autres trouvent les conditions essentielles de leur vie. » E. Renan, op. cit…
Ainsi, non seulement l’inégalité et l’exploitation sont utiles, mais elles sont des conditions indispensables pour qu’un art authentique puisse se développer. L’art exige, à l’image de l’inégalité naturelle, l’exploitation de l’homme par l’homme. L’art est dans son essence aristocratique. Il suppose, selon Renan, que la majorité se livre aux basses tâches matérielles pour qu’une élite oisive puisse s’adonner à l’art et en jouir.
Cette idée de la beauté, produit de l’exploitation, on la trouve illustrée de façon saisissante par un écrivain du XXe siècle : Drieu La Rochelle. Il parle des mains d’une très belle jeune fille :
« Quand je voyais ses pieds et ses mains, je bénissais la cruauté de sa famille qui depuis trois siècles foulait les indiens pour assurer la perfection du loisir dans des doigts aussi délicats et fermes. » Drieu La Rochelle, L’Homme à cheval…
La Beauté quel qu’en soit le prix, est supérieure aux hommes et, si les hommes sont un obstacle, on doit la maintenir contre eux.
Mallarmé déclare aussi :
« Est-ce que l’homme qui a fait la Vénus de Milo n’est pas plus grand que celui qui sauve un peuple, et ne vaudrait-il pas mieux que la Pologne succombât que de voir cet éternel hymne de marbre à la Beauté Brisé ? » S. Mallarmé, lettre à Henri Cazalis, 24 juillet 1863.
Mais pourquoi la culture ne pourrait-elle d’autant mieux se développer qu’un public croissant y participerait ? Pourquoi le peuple ne peut-il avoir accès à la culture ?
D’abord, comme Renan l’a dit précédemment, parce « l’immense majorité des cerveaux humains est réfractaire aux vérités tant soit peu élevées », et que, dans son essence, c’est-à-dire dès sa naissance, elle est vouée aux basses tâches matérielles.
Mais aussi parce que la première étape de cette éducation serait l’instruction primaire. Or, à l’heure actuelle, la masse ignorante accepte son état, fait son travail sans penser et sans comprendre ce pour quoi elle le fait.
Au contraire, une fois que la population aura reçu l’instruction primaire, pleine de vanité et de présomption, elle n’acceptera plus de se sacrifier pour entretenir une culture supérieure et elle voudra tout niveler à son état. Elle n’aura plus l’abnégation de la population inculte, car elle aura été à moitié éclairée.
Ainsi, faute de pouvoir faire accéder les masses à la culture supérieure, fondée sur la rareté et l’exclusion, il vaut mieux les laisser dans l’ignorance, car une culture sommaire générale impliquerait la disparition de la vraie culture réservée à une minorité. Il n’y a pas de moyen terme :
« Le grand nombre doit penser et jouir par procuration. […] La masse travaille, quelques-uns remplissent pour elle les hautes fonctions de la vie ; voilà l’humanité. […] Quelques-uns vivent pour tous. Si on veut changer, personne ne vivra » E. Renan, op. cit., p. 623.
La véritable grandeur du peuple est donc dans son ignorance sacrée, dans le sacrifice spontané de sa vie pour qu’une élite vive authentiquement.
Voilà la forme la plus extrême, la plus systématique de cette conception aristocratique de l’art que partageaient beaucoup d’écrivains de cette époque. Renan a d’ailleurs écrit ces textes durant la commune, à Versailles. Ces idées seront reprises avec enthousiasme par les écrivains, et notamment par Flaubert, très influencé par Renan.
Puisque l’art est fondé sur la rareté, sur l’ignorance du peuple et son exploitation, vouloir mettre fin à l’ignorance et à l’exploitation du peuple, c’est vouloir la fin de l’art.
Comme en tout, il est un juste milieu, ce recul autant que cette humilité, si vous préférez. Ainsi, entre le fait artistique exagéré et les mouvances populistes exacerbées, il y a certainement un terrain d’entente où chaque intérêt peut cohabiter finalement avec la diversité ambiante : cette liberté individuelle et cette émancipation qui en découle rajoutant toutes leurs spécificités et tous leurs avantages à la richesse commune.
Comme il est une infinité d’approches des choses et de la réalité, de façon très concrète ou de par cet art consommé de la dialectique, mais ne nous y trompons pas, l’ignorance n’est pas une faute, et l’art lui-même qu’une approche, une vision de ladite réalité, aussi transcendant soit-il.
Mais je puis me tromper, ego pensant inconscient du Verbe.
Ouf ! lol
Je rebondis ici sur les messages de GERALDINE Feuillien(@16) et d’EDEMOS(@32), où ils disent des choses très très intéressantes concernant votre démarche, ETIENNE, et la conduite à tenir, ce que vous représentez pour nous tous.
Poursuivre est un choix comme un autre, très louable et très courageux car, pour le moment, cette jolie garde rapprochée a bien peu de moyens d’agir et de défendre qui que ce soit sur ce champ de la concrétude_ce qui ne veut pas dire non plus que la cause est perdue d’avance, bien au contraire, ce monde de l’Invisible qui veille ou la simple force d’une idée (pour ceux qui intellectualisent encore beaucoup trop les choses de l’Esprit et ce Coeur qui l’accompagne).
Quoi qu’il en soit, cette ‘retraite’, si je puis dire, cette moindre activité publique en tout cas ne peut faire que le plus grand bien, tout ce temps de libre pour lire tous ces penseurs qui vous inspirent et écrire enfin à votre tour cet ouvrage que vous seul pouvez écrire.
EDEMOS a raison et tort à la fois ; évidemment, il n’y a que vous pour parler de ce renouveau politique et sociétal avec autant de pertinence et de conviction, mais c’est bien cela dont il s’agit, Démocratie concernant chacun d’entre nous, cette exigence et cette volonté individuelle avant que tout d’attendre d’un seul : ce pouvoir de tous pour contrer tout abus individuel, d’une part et, tout aussi important, cette répartition des tâches et des responsabilités pour opposer à l’ennemi cette incapacité de nous nuire… et cette impuissance de facto : la donne enfin est inversée et la loi du nombre contraint la loi du talion.
Mais dans l’attente et la nécessité de ce raz de marée, il nous faut évidemment des consciences et des individualités en dissidence, des esprits éclairés et des volontés de tous bords capables de s’unir et créer ce Cercle vertueux, ce club d’animateurs et d’activistes libertaires et Constituants dont le pouvoir (to be able) et la responsabilité sont de bien penser et diriger ce mouvement des citoyens jusqu’au fait Constituant, leur travail s’arrêtant là.
Mais ce ne sera jamais une élite, juste un groupe de travail, ce point de jonction entre tous, ce collège constitutif voulu par nous en vue de la Constituante. Un groupe de travail jamais défini à l’avance, aussi transparent qu’on peut être pragmatique et bien décidé ou plus discret si nécessaire, plus avisé… enfin, il y aurait mille choses à dire là-dessus, moi qui, je l’avoue, n’ai pas lu grand chose encore de tout ce travail en cours.
Humour sérieux : 😉
La dictature, c’est quand un petit groupe d’individus prend toutes les décisions, sans consulter le peuple, et en refusant d’entendre ses récriminations.
L’autisme est l’une des caractéristiques de la dictature.
Le système représentatif, du moins le système « à la française », c’est quand un petit groupe d’individus prend toutes les décisions, sans consulter le peuple, et en refusant d’entendre ses récriminations.
L’autisme est l’une des caractéristiques de notre système représentatif.
Mais il y a quand même deux différences entre ces deux systèmes :
1ère différence :
Dans le premier cas, l’équipe dirigeante s’installe au pouvoir par la force ou par la ruse
tandis que
dans le second cas, l’équipe dirigeante s’installe au pouvoir par l’élection, … et par la ruse.
2ème différence :
Dans le premier cas, l’équipe dirigeante est en CDI, et seuls des évènements imprévus (mais souhaitables) peuvent la déloger.
tandis que
Dans le second cas, l’équipe dirigeante est en CDD.
Si bien que, en quelque sorte, le système représentatif est une dictature cyclique, fondée sur un contrat de type CDD, signé par l’employeur (le peuple) qui est prisonnier du contrat, et impuissant, jusqu’à son terme.
A noter que cette impuissance s’étend au delà du susdit CDD, car d’anciens titulaires du poste ont écrit et fait accepter des règles de gestions, incontournables, qui à chaque échéance obligent l’employeur à signer un nouveau CDD avec une nouvelle équipe, et lui interdisent de reprendre la main sur son entreprise.
humour toujours :
Bien amicalement
J.C
Gérard PHILIPE, Till l’Espiègle, Ruy Blas, et certainement d’autres qui manquent à ma culture ! mais ce même refrain, ce même constat, cette même nécessité et, pour cela, ni besoin d’être sorti de Normale ni besoin d’avoir été Secrétaire Général de la Comédie-Française…
Bonjour à tous,
Cela fait déjà quelque temps que je suis le concept de tirage au sort que je trouve génial.
C’est la première fois que je poste. Je voudrais vous faire part de mes remarques et craintes car je n’ai pas du tout votre sensibilité politique.
Tout d’abord une précision sur l’épigénétique, il ne faut pas oublier que l’évolution des espèces s’est faite à partir de mutations génétiques donc de cellules potentiellement cancéreuses qui ont conféré à l’individu un avantage dans son environnement. De plus les cellules ne sont pas égales selon moi puisqu’elles servent surtout à maintenir fonctionnels les organes vitaux et surtout le cerveau qui a pas mal de commandes de régulation pour son propre intérêt.
Puisque certains évoquent la survie de l’espèce, il ne me parait pas possible de se passer d’un minimum de compétition entre individus (avec la collaboration aussi bien entendu), la nature à toujours gardé le plus adapté ou adaptable à une situation.
Lorsque je lis tous les commentaires et quelques ébauches de constitution on insiste sur la non dictature du peuple, du plus grand nombre, pourtant tout est en place pour la permettre. Je m’explique avec un exemple. Je suis médecin je ne veux pas exercer en rural, quel poids a mon intérêt ou choix personnel vs le bien collectif ? A l’heure actuelle on dit souvent tu es payée par la sécu, donc par les citoyens, tu dois faire ce qu’on te dit. Je dois alors accepter d’avoir des maîtres (donc ni dieu ni maître pas pour moi :). Alors peut-être que cela se régulerait avec plus de ruraux qui feraient ces études je n’en sais rien.
Ma question est la suivante : votre démocratie permet-elle à tous,le plus large choix possible avec la plus grande liberté possible dans la vie sans atteinte à la liberté d’autrui ?
Je suis d’accord avec le fait que l’individu soit corruptible à cause du pouvoir c’est indéniable. Mais ne faut-il pas accepter ses autres défauts et composer avec chacun ? Jalousie,égoïsme, paresse, méchanceté… Les individus ne sont pas égaux face à cela. Ils ne sont pas égaux face à la beauté, l’intelligence, l’esprit artistique… Donc je me pose cette question vouloir l’égalitarisme, l’uniformisation n’est ce pas aller à l’encontre de l’individu ? En quoi être plus riche que son voisin est une atteinte à sa liberté s’il sait qu’il peut y arriver également ou du moins ses enfants ? N’est-ce pas plutôt motivant ? Ne faut-il pas insister sur le principe de justice devant la loi, à l’emploi, l’enseignement… égale pour tous ?
Cela me fait penser à un sketch de F Lepage où il faudrait baisser le niveau des enfants riches afin de réussir à combler les inégalités éducatives riches/pauvres cela ne me parait pas très juste. La Chine arrive à produire des classes de cerveaux et pourtant ils ont encore des centaines de millions de pauvres.
Enfin voilà je ne suis pas là pour défendre mon bout d’os mais vraiment pour dire que les gens sont différents certains veulent vivre en groupe et tout partager, d’autres non, certains veulent gagner plus d’argent pour se faire plaisir et d’autres non, ils préfèrent s’éclater dans leur métier, certains veulent acheter le dernier gadget électronique et d’autres de la brocante. Je ne retrouve pas la diversité d’avis.
Le problème c’est que rêver à une société idéale on oublie qu’elle n’existe pas. J’ai parfois l’impression que vous ne faites qu’alimenter la lutte des classes et j’en suis sincèrement désolée et persuadée que c’est contre-productif. Ce n’est pas ça le problème, je ne pense vouloir asservir personne et je ne veux faire de mal à personne bien au contraire. Un tas de choses ne marchent plus dans cette société c’est pour cela que je fais partie aussi des 99% mais je ne veux pas pour autant retourner à la collectivisation, au troc, à la propriété limitée tout ça j’ai déjà donné …
Voilà, Mr Chouard, je trouve votre exposé sur la démocratie à Athènes et le tirage au sort très enthousiasmants (et mes amis également) mais lorsqu’on lit toutes les propositions de constitution en pratique ça vire à gauche toutes 🙂 et c’est vraiment dommage.
Je vous remercie de m’avoir lue
Amitiés,
La compétition n’est pas l’émulation.
Ne devrions-nous pas en parler davantage ici ? ici plus que nulle part ailleurs ? ou c’est moi qui suis à côté de la plaque, écoutant là cet homme courageux et responsable se dresser face à toute la démesure et l’outrecuidance d’élus qui se croient tout permis et ne s’en cachent même plus ?!
Y‑a-t-il des Trolls ici ? et quels sont-ils ? ou la liberté d’expression est-elle à ce point pudibonde qu’on ne puisse rien dire ni rien faire d’entreprenant, de constructif et de salutaire ?!… oui ! j’en vois venir avec les dérapages de l’Histoire et leur éthique à deux sous : Mais c’est un nouveau Salut Public que vous prônez là, malheureux ! vous êtes à ce point fou ou quoi ?!… Oui, il est certain, quand on ne sait plus quoi dire et que la Cause est entendue, il y a forcément toujours à dire pour dénigrer autrui et porter le débat là où il n’a pas lieu et chercher à tout prix à tout mélanger, ces valeurs essentielles et ces esprits déroutés…
Il est consternant d’entendre les applaudissements s’activer pour une élocution idiote et se taire pour un discours plein de bon sens et de véracité.
Il semblerait que tous ces pleutres soient frappés du syndrome de Stockholm.
Peut-être qu’Etienne, qui paraît vraiment fatigué sur cette vidéo, l’est à cause des difficultés à trouver des « a‑partisans », surtout, ajouterai-je, dans les milieux de « gauche » qui constituent principalement ses « troupes ». Il y a un seul point sur lequel je ne partage pas son avis : une constituante vraiment démocratique ne pourra être réunie qu’après une crise majeure ; aucune révolution dans l’histoire ne s’est produite spontanément !
Laurent Louis – « La sexualité puérile : nouveau… par JaneBurgermeister
Une autre conséquence indirecte de cette Cause bafouée ?…
Bonjour .
Je (re)découvre Étienne Chouard, et bien d’autres avec enthousiasme, et un petit plus pour Étienne, pour sa grande ouverture et tolérance,au delà des polémiques, un humanisme vrai que je partage.
100@Sissi
Je reviens sur votre propos sur F.Lepage » la culture ; du moins c’est ce que je comprends ‚où ce que j’en fais aujourd’hui, la culture est un leurre en tant qu’ascenseur social, la preuve dans sa conférence si l’enfant pauvre monte ‚le riche aussi. Pour moi l’enfant n’a pas choisi d’être pauvre ou riche. Par conséquent c’est par l’émancipation politique que les 2 peuvent se rejoindre en s’appropriant des le départ des idées, des outils et l’exemplarité de leur cadre de vie en mettant en pratique leur vie ensemble.
je donne un exemple « parlant » pour les enfants et les ex-collégiens : le poids du cartable » c’est une injustice pour tous , riches et pauvres, qui nous fait intégrer l’impuissance à pouvoir changer les choses tel un poids et un héritage depuis plusieurs générations .(Actuellement , le pouvoir et l’argent et son manque alimente une névrose collective.)
Dans un monde où la démocratie est à la portée d’un enfant ce problème (cartable) serait réglé.
Les enfants sont prêts contrairement à ce que l’on croit, à créer un monde où le bien commun à une place centrale. Où la notion de « gagnant-gagnant » servirait d’aiguillon à l’expérience humaine et relationnelle pour tous .
Salut à tous 🙂
La revue HIATUS m’a contacté au début de ce fil pour me proposer de leur écrire un article. Comme d’habitude, je manquais de temps pour leur écrire soigneusement un papier nouveau, mais je leur ai suggéré (comme je le fais avec tous les journalistes) de reprendre et de publier librement tout ou partie de ce qui existe DÉJÀ sur le site, et je leur ai signalé par exemple mon tableau comparatif entre les vices de l’élection et les vertus du tirage au sort.
J’ai oublié de vous signaler que la revue Hiatus a mis en page et publié ce tableau dans son numéro d’avril 2013, le voici :
À part ça, je m’aperçois que ça fait presque un an que j’ai pris des résolutions de me mettre en retrait du net pour écrire un livre… et je dois bien reconnaître que pour l’instant, c’est au point mort 🙁 J’ai avancé d’une centaine de pages vers l’été, mais les urgences quotidiennes prennent trop de place ; c’est vraiment difficile d’écrire un livre avec cette vie de fou, hyper connecté. Très dur de s’éloigner du net.
Aujourd’hui, voici venir des vacances sans aucune conférence : depuis 6 mois, je dis non (ou je reste silencieux, honte à moi) plusieurs fois par jour pour décliner des invitations à vous rejoindre aux quatre coins du pays. C’est dur de dire non de la sorte, car toutes ces invitations sont vraiment très gentilles et sources d’espoir, et je voudrais bien sûr dire oui à tout le monde ; mais bon, si je faisais cela, je serais absolument tous les jours en dehors de chez moi, ce qui serait quand même juste invivable, j’imagine que vous le comprenez. Bon, en tout cas, je suis libre de conférences pour quelques jours et, à côté des copies à corriger, je vais tâcher d’avancer dans le bouquin. Cochon qui s’en dédit 🙂
Merci à tous, pour tous vos messages d’encouragement, vous êtes trop gentils.
On n’est forts qu’ensemble.
Étienne.
Merci Étienne, pour tout, pour votre courage 🙂
Trop gentils non, justes.
Les personnes qui vous soutiennent sont honnêtes, objectives et justes car vous leur montrez l’exemple en si bon et vrai enseignant que vous êtes, en les conduisant vers l’autonomie de pensée qui mène à la liberté.
Ce soutien vous le méritez, et je vous en souhaite encore car ce sera le signe d’un réveil de plus en plus grand de la conscience du peuple.
Que la conscience soit sur le monde et que la paix advienne enfin dans le cœur des hommes.
Merci 🙂
Etienne, j’écris aussi un livre … depuis plusieurs années, grand éclat de rire.
Chaque jour de nouvelles idées affluent, qui demandent saine digestion afin qu’elles puissent enrichir … la première page, qui ne saurait se passer d’elles …
Si on a trop à dire, ou si c’est trop grand (soyons modestes hihi) il faut beaucoup de courage pour publier moins que la perfection.
On vient de m’offrir pour Noël un recueil d’entretiens avec Pierre Rabhi. C’est peut être une bonne solution technique.
(Olivier Le Naire
Pierre Rabhi semeur d’espoirs
Domaine du possible)
Il serait bon, je pense, de compléter ce comparatif avec un autre tableau,
tableau comparatif entre les vices du tirage au sort et les vertus de l’élection…
Qui dit fait, Tom# 😉
Désolé Ana, je suis trop pris par mes vendanges. 😉
Bonjour,
Si je savais, et si je pouvais étaler mes pensées sur papier,
j’écrirais un livre qui conterait les bienfaits de ma vision démocratique sur le quotidien de chacun et de tous.
Bien sûr, il y sera un peu mentionné les causes, et autres conséquences négatives très vite corrigées,
mais, je m’attarderais surtout sur les faits positifs,
car dans mon livre les choix seront toujours bienveillants et jamais définitifs…
Sorite de tribunal pour Laurent LOUIS…
http://www.youtube.com/watch?v=Wf8Z0xSo70k
http://www.dhnet.be/actu/faits/mons-arrestation-judiciaire-pour-laurent-louis-video-531b30f7357024dca855bdc3#.UxunIrlYFWo.google_plusone_share
Autorisations ou pas, je pense, ETIENNE, que vous devriez intervenir, « forcer la main », si je puis dire d’une télé locale/régionale, et vous indigner de ces façons de faire policières, ou être interviewer, par exemple, par Agence Info Libre qui ferait là un petit montage pédagogique sur Laurent LOUIS et un petit extrait de cet interview en février de l’année dernière…
… prendre acte publiquement est vital aujourd’hui et nous sommes de plus en plus nombreux à ce sacrifice, comme il nous appartient encore (peut-être, je n’ai pas la science infuse, juste l’Intuition) de changer tout ça le plus pacifiquement du monde, cette intention en tout cas !
On ne peut laisser passer ça et je crains que Laurent LOUIS ne soit trop isolé sans le soutien de la France, la nôtre évidemment.
Voyez ou non ce que vous pouvez faire, mais nous pouvons tant de choses, moi qui n’ai pas vraiment de devenir un jour un ROBESPIERRE ou un numéro parmi tant d’autres.
Chaleureusement
@115
Perso, je suis d’avis contraire, Etienne fait déjà plus que sa part de boulot, pq serait-ce à lui d’intervenir.
Il faut bouger ensemble, taquetic à mon avis beaucoup plus efficace.
Ateliers constituants et manifs.
Et pourquoi pas faire des petits films à poster sur le net…et s’adresser directement aux internautes.
La révolution commence par la contamination de la conscience collective, est-t-elle déjà arrivée à un nombre suffisant pour avoir toute sa force ?
Pcq sinon si c’est pour que ça se passe comme dans le passé…case prison pour les plus courageux…
@115
https://www.youtube.com/watch?v=gRI5ave3CCw
…changer ses habitudes de consommation…