Merci Agnès 🙂

26/01/2013 | 69 commentaires

C’est cou­ra­geux d’é­crire ça. Ils te le feront (peut-être) payer à ton tour, c’est leur tech­nique (pour pro­té­ger l’ordre éta­bli ?) : la défor­ma­tion, l’a­mal­game salis­sant (qui fini­ra par dis­cré­di­ter tout le monde si on les laisse faire) et l’in­ti­mi­da­tion de type maf­fieux, en bande.

Cer­tains chiens de garde, sales poli­ciers de la pen­sée, se disent « anti­fas » mais ce sont DES FAUX : si on regarde bien, ils ne s’en prennent qu’aux vrais anti­fas : Michel Col­lon Jean Bric­mont, Maxime Vivas, Vik­tor Dedaj, Thier­ry Meys­san… : des gens bien, COURAGEUX eux aus­si, que je suis fier de côtoyer, entre autres, à ma petite échelle : des OPPOSANTS À LA GUERRE QUI VIENT, des oppo­sants À L’EMPIRE en for­ma­tion (pro­jet impé­rial recon­nu par Bar­ro­so lui-même face camé­ra), de véri­tables huma­nistes je crois.

Encore mer­ci Agnès.

À la fin, c’est nous qu’on va gagner, comme dit l’a­mi François 🙂

Étienne.


Le retour des bons Fran­çais par Agnès Maillardhttp://​blog​.mono​lecte​.fr/​p​o​s​t​/​2​0​1​3​/​0​1​/​2​4​/​L​e​-​r​e​t​o​u​r​-​d​e​s​-​b​o​n​s​-​F​r​a​n​c​ais

Ou quand le fond de l’air effraie.

Sécheresse

L’autre jour, nous fêtions digne­ment la fin du monde en bonne com­pa­gnie. Comme il se doit. Parce que la vie étant ce qu’elle est, par­ti­cu­liè­re­ment courte et aléa­toire, il est impor­tant de ne fré­quen­ter que des gens à côté des­quels cela ne me déran­ge­rait pas trop de mou­rir.

Juan — appe­lons-le Juan — fait par­tie de ces per­sonnes dont je peux me faire assez faci­le­ment des amis. Il se défi­nit lui-même comme une créa­ture tro­pi­cale, venue tout droit d’un de ces pays émi­nem­ment exo­tiques où les cou­leurs dont se parent la faune et la flore défient l’étroitesse de nos roues chro­ma­tiques et où le plan grand froid se déclenche géné­ra­le­ment autour de 12° C. Au-des­sus de notre zéro. C’est un intel­lec­tuel, dans le bon sens du terme, quelqu’un qui raf­fole des joutes ver­bales jusqu’au milieu de la nuit, qui aime creu­ser ses ques­tion­ne­ments internes, curieux de tout, très ouvert à la dis­cus­sion et à la cri­tique, qui prend un temps fou à choi­sir le bon mot pour expri­mer le plus fidè­le­ment pos­sible ce que son esprit vient d’arracher fré­né­ti­que­ment au chaos de la pen­sée. C’est un exi­lé volon­taire, quelqu’un qui vit en France par choix et non par défaut. Et c’est donc quelqu’un qui doute. Beaucoup.

L’autre jour, donc, alors qu’on tor­chait un Petit Cha­blis de bonne tenue, Juan nous raconte avec son petit accent traî­nant qu’il a croi­sé la voi­sine en des­cen­dant les pou­belles. Certes, il faut avoir des­cen­du pas mal de bou­teilles de jaja pour embrayer sur le tri sélec­tif, mais la ques­tion n’était pas là. La voi­sine fait comme beau­coup de vieux du coin : elle n’y com­prend rien à ces conne­ries de tri des déchets — elle n’a pro­ba­ble­ment pas très envie de com­prendre non plus —, aus­si balance-t-elle tout et n’importe quoi n’importe com­ment. Juan entre­prend donc de la conver­tir aux joies du recy­clage et au casse-tête quo­ti­dien de savoir pour­quoi on peut mettre le pot de yaourt dans le bac jaune, mais pas le gobe­let de la cafe­tière auto­ma­tique. La vieille a cou­pé court à ses ten­ta­tives d’évangélisation par un très définitif :

— Je suis une bonne Fran­çaise, moi.

Depuis, ces quelques mots hantent mes jour­nées et mes pen­sées. Il y a, dans cette petite phrase, tout ce que j’exècre et que je redoute dans la nature humaine. C’est comme si une sorte de long malaise qui m’englue et m’obsède depuis des mois venait brus­que­ment de prendre corps. J’ai eu honte, sur le coup. Honte de faire par­tie, de par ma seule nais­sance, de ce club très fer­mé des bons Français.

Les bons Fran­çais, les bons citoyens, les braves gens. Quelque chose de sombre et de ram­pant sous la sur­face des jours. Comme une béance qui nous tire vers le bas et englue nos pen­sées. Quelque chose qui n’a pas de nom, pas de visage, pas d’époque et qui est tou­jours là, atten­dant son heure.

Ce n’est pas juste une vieille cris­pée du cibou­lot qui crache sa haine au visage de son jeune voi­sin qu’elle ne trouve pas assez BBR. C’est toute une ambiance qui me pèse depuis des mois et qui éclate froi­de­ment au détour d’un local à pou­belles. Ça n’a l’air de rien et c’est tout en même temps.

Cela me raconte com­ment j’ai ces­sé d’argumenter. Com­ment j’ai ces­sé de dis­cu­ter. Com­ment j’ai ces­sé de vou­loir échan­ger. Com­ment j’ai ces­sé d’écrire. Com­ment les débats sont morts, noyés sous l’invective et l’anathème. Celui qui n’est pas d’accord avec nous, celui qui n’est pas comme nous, celui qui ne pense pas exac­te­ment comme nous, celui qui ne vit pas comme comme nous, celui qui n’aime pas les mêmes choses que nous, celui-là est contre nous. La dia­lec­tique du wes­tern du fond de la cour de récré. La réces­sion de la pen­sée, la défla­tion des idées, la médio­cri­té des temps incertains.

Il y a quelques jours, CSP a déci­dé d’exclure tous ceux qui n’ont pas les bonnes lec­tures, les bonnes fré­quen­ta­tions, les bonnes idées. J’aime beau­coup CSP. Comme per­sonne. Et comme pen­seur. Bien plus radi­cal que moi depuis le début. Aux prises avec ses propres contra­dic­tions, ses propres démons. Comme nous tous. Néces­saire. Qui a aus­si nour­ri mes réflexions, qui m’a pous­sée dans cer­tains retran­che­ments idéo­lo­giques, qui m’a per­mis d’ouvrir le champ de mes explo­ra­tions poli­tiques, sociales et humaines. Mais là est la limite. Je n’ai pas auto­ri­sé ma famille à choi­sir mes amis quand j’avais 13 ans, je n’autorise per­sonne à me dire ce que je dois aimer, pen­ser, appré­cier, dis­cu­ter, détes­ter 30 ans plus tard.

Et puis voi­là un papier sur Reflets au sujet des gou­rous poli­tiques. Qui épingle quelques pen­seurs un peu dou­teux qui habillent un fond de com­merce plu­tôt ancré du côté de La Marine des ori­peaux de la mou­vance anti­mon­dia­liste. Et qui oublie d’autres abso­lu­tistes de la pen­sée. Peut-être plus légi­times parce que plus omni­po­tents dans les médias. Et voi­là l’auteur qui se vautre dans des amal­games dou­teux et jette l’anathème sur un autre de mes potes, sous pré­texte qu’il n’a pas les bonnes fréquentations.

Je connais suf­fi­sam­ment Étienne Chouard pour savoir qu’on ne peut le soup­çon­ner de conni­vence de près ou de loin avec des remugles idéo­lo­giques moi­sis ancrés dans la xéno­pho­bie ou le fas­cisme. Étienne est pro­fon­dé­ment démo­crate, pro­fon­dé­ment humain et il fait par­tie, comme moi et comme d’autres, de ce cou­rant de pen­sée qui consi­dère que la lumière naît du choc des esprits, qui ne néglige aucune piste, aucun apport, aucun échange, qui ne se com­plaît pas dans l’entre-soi et l’autocongratulation.

Il y a eu une époque où des ultra­li­bé­raux lisaient et com­men­taient mon blog. J’en avais même quelques-uns de plu­tôt fidèles qui ne pou­vaient s’empêcher de mettre leur grain de sel à cha­cune de mes publi­ca­tions. Je trou­vais ça très sti­mu­lant. Il s’agissait là de per­sonnes avec les­quelles j’avais assez peu de choses en com­mun, à part, peut-être, un goût assez pro­non­cé pour le débat contra­dic­toire. Leurs com­men­taires argu­men­tés étaient pour moi une petite gour­man­dise en ce qu’ils me pous­saient dans mes retran­che­ments intel­lec­tuels, me for­çaient à jus­ti­fier mes prises de posi­tion, à creu­ser mes démons­tra­tions, à remettre en cause mes cer­ti­tudes et donc, me per­met­taient d’évoluer, d’élargir mes hori­zons, d’agrandir ma pen­sée. Et puis, petit à petit, les posi­tions ont com­men­cé à se cris­tal­li­ser, à s’enliser, le dia­logue est deve­nu dif­fi­cile, pesant, et les insultes et les juge­ments de valeur ont pris le pas sur le débat. De part et d’autre, on ne cri­ti­quait plus la pen­sée, mais les per­sonnes. Tout s’est radi­ca­li­sé. Et mes contra­dic­teurs sont partis.

Je pense à pré­sent que ce malaise est une sécré­tion de notre époque, que les cris­pa­tions éco­no­miques ont conta­mi­né tout le corps social d’une colère et d’une frus­tra­tion crois­sante qui ne trouvent pas à s’exprimer. C’est Le Yéti, encore de mes potes, qui a su enfin mettre un nom à mon long malaise : le temps de la chasse aux sor­cières est reve­nu et il n’annonce rien de bon pour la suite.

Cha­cun est som­mé de choi­sir son camp et de dési­gner les boucs émis­saires sur les­quels la frus­tra­tion des peuples trom­pés va pou­voir bien­tôt se déchaîner.

Choi­sir son camp. C’est tou­jours ce que l’on fait quand la guerre est déjà dans tous les esprits, dans tous les cœurs, comme une évi­dence indé­pas­sable. Non pas la guerre des classes (dont j’aimerais bien récu­pé­rer le livre homo­nyme que j’ai prê­té) qui nous met tous à genoux, mais la guerre de tous contre tous, la guerre des gueux, orga­ni­sée par et pour les puis­sants, afin qu’ils conti­nuent tran­quille­ment leurs petites affaires entre eux pen­dant que l’on se déchi­re­ra pour les miettes.
Le temps des bre­bis galeuses est reve­nu.
Et j’en suis.

Agnès Maillard, Le Monolecte.

Lien deve­nu mort depuis. Voi­ci une copie :
http://​comite​-pour​-une​-nou​velle​-resis​tance​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​l​e​-​r​e​t​o​u​r​-​d​e​s​-​b​o​n​s​-​f​r​a​n​-​a​i​s​-​1​1​4​6​9​3​0​8​8​.​h​tml

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Étienne

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69 Commentaires

  1. Marion

    A la fin c’est nous qu’on va gagner.
    C’est sûr.
    J’es­père seule­ment qu’on sera encore vivants pour le voir. 
    En tout cas, je suis éblouie d’a­voir la chance de connaître et de lire les héroïques com­bat­tants de cette résis­tance à la bar­ba­rie, la bêtise, la méchan­ce­té, tout ce que, quand ils avaient encore le droit de l’ou­vir, les braves gens appe­laient sim­ple­ment « le mal ». 
    Mer­ci à toi Etienne.

    Haut les coeurs !

    Marion

    Réponse
  2. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Entre suivre les idées de ceux qui dénoncent les tra­vers d’un indi­vi­du juste pour rem­plir une bas­sine de fiel, et se retrou­ver dans les idées d’un indi­vi­du qui dénonce les tra­vers d’un sys­tème, tout en pro­po­sant des alter­na­tives posi­tives, le choix ne se pose même pas.

    Ce médi­sant mon­sieur Yovan Men­ke­vick fait par­tie de ces vic­times for­ma­tées, qui sont inca­pables de faire une juste lec­ture du monde qui les entoure.

    Il se satis­fait de ce qui est mon­tré en vitrine et sur scène, il ne peut même pas conce­voir que celles-ci existent parce qu’il y a des arrière-bou­tiques et des coulisses.

    Une bonne cri­tique ne s’arrête pas au fla­con, elle se doit de l’ouvrir pour en appré­cier le contenu.

    L’individu est comme un arbre et ses fruits en com­posent sa per­son­na­li­té, n’en extraire que les fruits gâtés condamnent les fruits sains à pourrir.

    Que cette per­sonne com­mence par s’occuper de ses propres bons fruits avant de stig­ma­ti­ser les fruits pour­ris des autres, ou peut-être n’en a‑t-elle plus, et qu’elle cherche à conta­mi­ner les autres à l’image de notre civi­li­sa­tion qui déva­lo­rise les fruits sains et glo­ri­fie les fruits gâtés.

    Il y a des démons en chaque ange et des anges en chaque démon.

    Réponse
  3. RST

    Étienne

    Après avoir lu ton mot ci-des­sus je suis tom­bé sur ça 
    sur Marianne 2
    et cette phrase a réson­né (rai­son­né ?)en moi :

     » (…) pour tenir seul ou presque contre tous, il faut une ossa­ture morale inté­rieure extrê­me­ment solide, de puis­santes convic­tions per­son­nelles, la capa­ci­té d’être son propre inter­lo­cu­teur, de « fabri­quer seul son élec­tri­ci­té », selon le mot de Proust »

    et cette phrase a réson­né (rai­son­né ?) en moi car je crois bien que là est la clé de l’engagement : 
    être capable d’être son propre interlocuteur.

    Bon cou­rage à toi
    Mer­ci pour ce que tu fais.

    Réponse
  4. J-Stéphane

    Être son propre inter­lo­cu­teur est pos­sible dans la médi­ta­tion, pas dans la prière.

    Réponse
  5. Tibak

    Le genre d’ar­ticle qui fait bouillir le sang, qui donne envie de le flinguer…mais non !

    C’est pas nous les fascistes…on va lais­ser décanter…puis lui expli­quer dou­ce­ment en espé­rant qu’un jour il écoute vraiment…en atten­dant on a le coeur qui saigne et les bras ballants…

    Réponse
  6. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Réponse à paris.indymedia et à reflets​.info,

    Si vous vous faites une idée des per­sonnes par leurs fré­quen­ta­tions, famille, amis, col­lègues voir ren­contres éphé­mères, il vous faut abso­lu­ment vivre en ermite pour être cer­tains de ne pas vous impo­ser à vous-mêmes toutes les pen­sés de ceux que vous allez croiser.

    Adhé­rer à l’idée d’une per­sonne n’est pas adhé­rer à toutes ses idées, une per­sonne c’est bien plus qu’une idée, sauf peut-être dans votre cas, et c’est bien dom­mage et réduc­teur de s’arrêter à cette idée et d’en négli­ger les plus intéressantes.

    Si vos pro­jets sont mau­vais, conti­nuez, vos façons de faire sont les bonnes, mais elles seront res­pon­sables de vos éter­nels conflits et d’une impos­sible quiétude.

    Si par contre, vos ambi­tions sont bonnes, là, vous faites fausse route, vous uti­li­sez de mau­vaises méthodes, vous en deve­nez vous-mêmes mauvais.

    Sui­vons plu­tôt l’initiative de nos amis qué­bé­cois, don­nons-leur l’écho, fai­sons réson­ner leurs rai­sons qui sont aus­si les nôtres, unis­sons les peuples, au lieu de divi­ser le nôtre.

    Il faut l’accepter, quoique l’on fasse l’Histoire n’aura pas « d’happy end », c’est l’Histoire qui vaut, pas sa fin.

    Pour avoir été et deve­nir, l’Histoire doit d’abord être. Elle est ce que vous en faites.

    Les causes de vos maux sont aus­si les nôtres, elles ne peuvent être per­son­ni­fiées, toute per­son­ni­fi­ca­tion est une stig­ma­ti­sa­tion jetée en pâture pour nous dis­traire des vraies causes, ça ne sou­lage qu’un ins­tant et ne fait que rendre plus fort la tyrannie.

    http://​jste​phane​.word​press​.com/​2​0​1​3​/​0​1​/​0​9​/​n​o​us/

    Réponse
  7. Gaudefroy

    Salut étienne,

    j’a­vais été cho­qué par cet article

    http://​reflets​.info/​s​y​r​i​e​-​f​r​o​n​t​-​n​a​t​i​o​n​al/

    Car il se conten­tait de dif­fa­mer un jour­na­liste à par­tir de ren­sei­gne­ments digne d’une fiche des RG tout en salis­sant info­sy­rie qui s’est pour moi avé­ré très secou­rable pour m’in­for­mer sur l’o­dieuse guerre qui a lieu en Syrie. 

    Celui qui s’y col­lait, c’é­tait « blue­touf » avec une liste noire déli­rante d’é­pou­van­tables épouvantails

    Je cite :

     » Vous vou­lez des noms ? Atten­tion, l’équation est com­plexe : Fré­dé­ric Chatillon+famille/Axel Loustau/Normandy Sécurité/Riwal Communication/Marie d’Herbais/Anne-Christine Delaunay/Thomas Lagane/Famille Tlass /Jawad Bashara/Infosyrie/Jacques Vergès/Alain Soral/Roland Dumas/Égalité & Réconciliation/Philippe Peninque/Ahmed Moualek/Marc George/Thierry Meyssan/Dieudonné/Michel Eleftériadés/http://www.nowheristan.org/ le Music-Hall (Beyrouth)/ Riwal Communication/ Vir­gi­nie Barlemont/ Tho­mas Lagane/ Édi­tions des Monts d’Arrée/Riwal l’Agence/ Iona/Ivaos/Taliesin/Riwal Syria/Thiebault El Bakjaji/ministère syrien du tourisme/Nahed Ojjed/Fondation Tlass (basée au Lichenstein)/Mustapha Tlass/maison d’édition Dar Tlass(Damas)/ Jil­daz Mahé O’Chinal/la Semis, une petite boîte de pro­duc­tion d’extrême droite “hardcore”./Alliance France-Europe-Rus­sie/­Louis Denghien/Diana Jadaan/IndependenzaWebTV/radio fran­co­phone Ira­nienne Irib / El-Ayou­bi, vice-pré­sident du Réseau Vol­taire et cadre du PSNS / Réseau Voltaire/Jacques Cheminade/Christine Bierre/ Jean Bricmont/ Michel Collon/Webster G. Tarpley/Youssef El Aschkar/PSNS/Hezbollah/parti Baath libanais/journal liba­nais pro­sy­rien Ad-Diyar/ Axis for Pea­ce/Al-Manar/A­li Qanso/Alain Benajam/Leonid Ivashov/Carlos Alber­to Gutiérrez/Francisca Cabieses Martinez/Ernesto Car­mo­na Ulloa/Silvia Cattori/David Cogswell/ Mar­ga­re­ta Donos-Stroot/ Anne Fairbairn/Omar Faris/Philippe Gazagne/Edgar Gon­za­lez Ruiz/Juan Ramón Jiménez/Claude Karnoouh/Nina Koulikova/Annie Lacroix-Riz/­Mar­ce­lo Larrea/ Vic­tor Litovkine/Ray L. McGovern/Gastón Pardo/Robert James Parsons/Chris Sanders/Zeina el Tibi/Gerhard Wisnewski/Andreas von Bülow/Giulietto Chiesa/Général Leo­nid Iva­shov /Helga Zepp-LaRou­che/­Gé­ral­dine Feuillen/­Jean-Paul Rybak/Christian Bouchet/Voxnr/bimensuel d’extrême droite Flash/Marc George (ex Marc Robert) / Alexandre Iva­chev du par­ti com­mu­niste russe (KPRF-КПРФ)/Marie-Ange Patrizio/Le séna­teur de l’Ohio, Den­nis Kucinich/Ginette Skandrani/Dennis Kucinich/Julien Teil/ Fran­ces­co Condemi/Mahdi Darius Nazemroaya/Lizzie Phelan/Cynthia Mac Kinney/Pierre Dortiguier/Christian (Yahia) Bono/­Paul-Eric Blanrue/ Maria Poumier/Franscesco Condemi/ Claude Covassi/Michèle Renouf/projet Birobjan/Thomas Werlet/Peter Rushton/Yahia Gouasmi/Georges Theil/David Duke (Ku Klux Klan)/Frederick Toben/A­gnès-Mariam de la Croix/ socié­té de pro­pa­gande Clap36/Michel Aoun/monastère Saint Jacques l’Intercis de Dâra/Claude Beau­lieu le pré­sident de Comi­té Valmy/Marc George/Domenico Losur­do / le Cou­rant Patrio­tique Libre (liban)/Alain Corvez/ONG Syria is fine/Vyacheslav Matuzov/Dimitri Mikulskiy/Mete Akinci/Bartv Soral/Alain Corvez/Guy Delorme http://​legrand​soir​.info/ grand muf­ti de Syrie Ahmad Badr Eddin Hassoun/site pro-dic­ta­tures http://​media​libre​.eu/  »

    Cette fois c’est yoan men­che­vik qui s’y colle pour faire le sale bou­lot de dif­fa­ma­tion sous une appa­rence liber­taire branchouille.

    Réponse
  8. phil82

    « Rien n’est plus sur­pre­nant pour ceux qui consi­dèrent les affaires humaines avec un œil phi­lo­so­phique que de voir la faci­li­té avec laquelle la majo­ri­té (the many) est gou­ver­née par la mino­ri­té (the few) et d’ob­ser­ver la sou­mis­sion impli­cite avec laquelle les hommes révoquent leurs propres sen­ti­ments et pas­sions en faveur de leurs diri­geants. Quand nous nous deman­dons par quels moyens cette chose éton­nante est réa­li­sée, nous trou­vons que, comme la force est tou­jours du côté des gou­ver­nés, les gou­ver­nants n’ont rien pour les sou­te­nir que l’o­pi­nion. C’est donc sur l’o­pi­nion seule que le gou­ver­ne­ment est fon­dé et cette maxime s’é­tend aux gou­ver­ne­ments les plus des­po­tiques et les plus mili­taires aus­si bien qu’aux plus libres et aux plus populaires »

    (David Hume, in Pierre Bour­dieu, Médi­ta­tions pas­ca­liennes, Seuil, Col­lec­tion Liber, 1997, Points, 2003 P.257, aus­si in Sur l’E­tat. Cours au Col­lège de France 1989–1992, Rai­sons d’agir/Seuil, 2012, p.257–258)

    Je ne connais­sais la pen­sée de David HUME (1711−1776) qu’au tra­vers de quelques recherches suc­cinctes. Je ne voyais en lui qu’un éco­no­miste « libé­ral » de plus à la suite d’Adam Smith et consorts…

    Cette syn­thèse écrite par Arnaud DIEMER en 2005, révèle que la phi­lo­so­phie de David Hume fait de lui un économiste.

    « La réédi­tion des 7 essais par Léon Say (1852), et l’hommage ren­du au phi­lo­sophe-éco­no­miste par les deux dic­tion­naires d’économie poli­tique (1873, 1897) rap­pellent que David Hume eut très tôt la révé­la­tion de cer­taines véri­tés deve­nues depuis, essen­tielles en éco­no­mie. Cette recon­nais­sance « méri­tée » laisse tou­te­fois un goût amer. Les éco­no­mistes fran­çais ont consi­dé­ré l’œuvre éco­no­mique de Hume comme suf­fi­sam­ment impor­tante pour ne s’en tenir qu’à elle, et oublier que l’auteur fût éga­le­ment un phi­lo­sophe. Dis­tin­guer ain­si les deux par­ties de l’œuvre de Hume, altère sa véri­table por­tée et sa signi­fi­ca­tion. En effet, c’est sans conteste sa phi­lo­so­phie qui fait de Hume un économiste. »

    (Arnaud Die­mer (2005), « David Hume et les éco­no­mistes fran­çais », Her­mès, Uni­ver­si­té de Reims, mai.)

    Extraits du document :

    « David Hume consi­dé­re­ra l’essor des banques et du papier cré­dit comme des fac­teurs défa­vo­rables à la pros­pé­ri­té des nations (Dehem, 1984). En sub­sti­tuant la mon­naie papier à l’or et l’argent, les banques ont été ame­nées à créer une quan­ti­té de mon­naie supé­rieure à la richesse pro­duite. Dès lors, toute créa­tion moné­taire s’est tra­duite immé­dia­te­ment par une aug­men­ta­tion des prix (du tra­vail et des mar­chan­dises) et une dimi­nu­tion de la quan­ti­té d’or et d’argent déte­nue par un pays.

    Hume éta­blit cepen­dant une dis­tinc­tion entre ges­tion publique et ges­tion pri­vée de la mon­naie papier. Si l’accroissement de la mon­naie papier éma­nant de la volon­té publique, trouve sa légi­ti­mi­té durant les époques de grand dan­ger ou de misère publique (l’Etat pour­rait recons­ti­tuer ses avoirs durant les périodes de paix et de tran­quilli­té), il n’en va pas de même pour la ges­tion privée.

    Les ban­quiers et « agio­teurs » (réfé­rence aux Orfèvres de Londres et aux ban­quiers de Dublin) uti­li­se­ront la mon­naie papier pour asseoir leur pou­voir finan­cier et aug­men­ter leurs revenus.

    Par ailleurs, le papier cré­dit que Hume qua­li­fie de « contre­fa­çon de l’agent de cir­cu­la­tion », ne sera accep­té par les étran­gers comme paie­ment des mar­chan­dises, qu’à condi­tion que l’Etat puisse garan­tir sa valeur. Or tout désordre dans les affaires publiques suf­fi­rait à remettre en cause le pou­voir libé­ra­toire de cette mon­naie (Rist, 1951).

    Mal­gré ces avan­tages, Hume revient sur les nom­breux incon­vé­nients des dettes publiques (Coolidge, Laur­sen, 1994)14. Ces der­nières auraient tout d’abord ten­dance à créer des rela­tions de pré­do­mi­nance de la capi­tale sur la pro­vince (les dettes natio­nales donnent cer­tains avan­tages com­mer­ciaux, eu égard à la concen­tra­tion de popu­la­tion et de la richesse, aux mar­chands de la capi­tale). Les dettes natio­nales, sorte de « papier cré­dit » auraient tous les désa­van­tages de cette sorte de mon­naie (elles ban­nissent la cir­cu­la­tion de l’or et de l’argent dans le pays, génèrent des hausses du prix des mar­chan­dises et du travail).

    Les taxes qui servent à com­bler la dette publique, contri­bue­raient éga­le­ment à rele­ver le prix du tra­vail et à acca­bler le sort des pauvres. L’Etat débi­teur, serait tri­bu­taire du bon vou­loir de ses créan­ciers. La dette publique remet en cause la légi­ti­mi­té et la cré­di­bi­li­té du corps poli­tique. L’Etat se doit en effet d’établir un rap­port de force (guerres com­mer­ciales, négo­cia­tions) avec les autres nations et d’assurer à ses conci­toyens cette indé­pen­dance. Pour toutes ces rai­sons, Hume pré­co­nise la mise en place de garde-fous afin de limi­ter tout recours aux dettes natio­nales. Et dans le cas où l’Etat aurait besoin de lever des fonds pour « défendre son hon­neur, ses inté­rêts ou ceux de ses alliés » (1752), Hume se tourne vers les gens oisifs, les rentiers.

    Les taxes occa­sion­nées par la dette publique ne doivent pas modi­fier le dyna­misme éco­no­mique d’un pays (c’est-à-dire tou­cher la popu­la­tion qui tra­vaille, les mar­chands…). Si une taxe doit être impo­sée pour rem­bour­ser la dette natio­nale, ce sont les ren­tiers qui devront la sup­por­ter et appor­ter leur contri­bu­tion à la sécu­ri­té du pays.

    Pour conclure cet essai, ajou­tons que même si Hume annonce la mort « natu­relle » des dettes natio­nales (ces der­nières tendent à pro­vo­quer leur propre dis­so­lu­tion et des­truc­tion), il ne peut s’empêcher de suc­com­ber une nou­velle fois à ce pes­si­misme que nous lui connais­sons bien.

    Mal­gré les nom­breux incon­vé­nients des dettes natio­nales, Hume note une cer­taine léthar­gie des dif­fé­rentes classes de la socié­té, qui acceptent cet état de fait15, sans cher­cher à appor­ter de remèdes : « Je dois avouer qu’une étrange indif­fé­rence, résul­tat d’une longue habi­tude, se trouve répan­due dans toutes les classes de la socié­té au regard des dettes publiques, assez sem­blable à celle dont les théo­lo­giens se plai­gnaient avec tant de véhé­mence en ce qui touche leurs doc­trines religieuses »

    http://​www​.oeco​no​mia​.net/​p​r​i​v​a​t​e​/​r​e​c​h​e​r​c​h​e​/​h​e​r​m​e​s​2​0​0​5​.​pdf

    Dans l’article Cré­dit public, rédi­gé par Gus­tave de Puy­node (1873, T1, pp. 508–525), l’auteur pré­cise qu’au dix-hui­tième siècle, mal­gré les écrits de Hume, de Smith, de Mon­tes­quieu et des com­mer­çants hol­lan­dais (qui ont publié un livre inti­tu­lé « De la richesse de la Hol­lande »), le cré­dit public pro­vo­quait un véri­table enthou­siasme, un engoue­ment géné­ral, un effet de mode. 

    L’évocation des tra­vaux de Hume appa­raît dans la par­tie III, inti­tu­lée « Amor­tis­se­ment – conver­sion des rentes… ». 

    Gus­tave de Puy­node rap­pelle que de nom­breux éco­no­mistes (Price, Pitt, Law…) ont pré­sen­té l’amortissement comme un pro­cé­dé fort aisé pour rem­bour­ser les dettes nationales. 

    Ce moyen n’a pour­tant jamais réduit aucune dette. 
    Au contraire, en met­tant entre les mains du pou­voir une masse de numé­raire tou­jours dis­po­nible, il n’a ser­vi qu’à payer l’intérêt de nou­velles dettes. 

    Repre­nant la célèbre for­mule de Hume, « Il faut qu’une nation tue le cré­dit public, ou que le cré­dit public tue la nation », Gus­tave de Puy­node rap­pelle qu’il ne faut pas céder à l’erreur de l’amortissement.

    Cette réfé­rence à Hume est tou­te­fois anec­do­tique. Aucune réfé­rence aux Essais ne figure dans la longue biblio­gra­phie que nous donne Gus­tave de Puy­node (pp.524–525).

    Réponse
  9. Sam

    Je viens d’al­ler mettre un com­men­taire sur le site du CSP indi­qué par l’ar­ticle d’A­gnès : http://​www​.cspi​nyour​face​.com/​2​0​1​3​/​0​1​/​l​a​n​t​i​-​i​m​p​e​r​i​a​l​i​s​m​e​-​p​o​u​r​-​l​e​s​-​n​u​l​s​.​h​tml

    Je ne sais pas s’il cen­su­re­ra. En tous cas, je le repro­duis ici.

    Grosse bise.

    C’est à vomir. Effrayant de voir un flic de la pen­sée faire ain­si son coming-out. Un tel pro­pos n’est pas juste pathé­tique, il n’est pas seule­ment révol­tant, il fait très peur. Il m’a même fait cares­ser l’i­dée qu’il fau­dra peut-être bien­tôt envi­sa­ger sérieu­se­ment de se bar­ri­ca­der chez soi et de se trou­ver un bon flingue pour quand « ils » vien­dront me chercher.

    «  »La nos­tal­gie étant réac­tion­naire on ne le regret­te­ra donc pas, tout en déplo­rant les consé­quences de l’ab­sence, cruelle, d’une direc­tion idéo­lo­gique qui puisse remettre les têtes à l’endroit.
    Ain­si des gens très très très de gauche et à l’é­vi­dence très mal for­més poli­ti­que­ment (…] » » Cela devrait se pas­ser de tout com­men­taire. L’au­teur de ce billet ne se rend abso­lu­ment pas compte de son atti­tude, et c’est bien ça le plus effrayant.

    « On n’a pas encore assez fait de péda­go­gie », nous dit-il ain­si, avant de nous indi­quer quels sont les bons gou­rous et quel sont les mau­vais, exac­te­ment comme l’ont fait tous les salo­pards qui ont cra­ché à la gueule du peuple avant et après le réfé­ren­dum du 29 mai 2005. Rem­pla­cez leur foi euro­péiste déli­rante par celle d’un gars qui se dit lui même être bien dres­sé (avoir obte­nu le label « De Gauche » par on ne sait quelle aca­dé­mie auto­ri­sée, diplôme assor­ti du per­mis de dis­tri­buer les bons points), c’est pareil.

    J’ai com­men­cé à com­prendre depuis déjà quelques années com­bien les par­tis dits fas­cistes jouent à mer­veille la par­ti­tion d’é­pou­van­tail (de rabat­teurs, mais pas seule­ment au sens res­tric­tif du vote utile de la droite offi­cielle, enten­dez de la pêche aux voix). Évi­dem­ment, cela ne signi­fie en rien que je me sois mis à éprou­ver de la tolé­rance à l’é­gard du fas­cisme. Par contre, j’ai com­men­cé à consi­dé­rer l’i­dée que l’an­ti­fas­ciste qui s’as­soit sur ses lau­riers pou­vait lui aus­si être un idiot utile pas négli­geable du tout.

    J’ai aus­si appris à mesu­rer com­bien cer­taines cha­pelles dites d’ex­trême gauche sont effi­caces s’a­gis­sant d’embarquer des foules de jeunes dans les impasses poli­tiques géniales qui consistent à ne rien per­mettre de chan­ge­ment au motif qu’on exige une révo­lu­tion impos­sible car tour­née vers des fins par­fai­te­ment uto­piques. Ain­si de ces pro­mo­teurs d’une « autre Europe » et d’une « autre mondialisation ».

    Je pré­cise, car ce n’est sans doute pas inutile, que je sais un peu de quoi je parle. J’ai un peu tâté du par­ti, et aus­si de cer­tains de ses des­sous les moins relui­sants, pour avoir été notam­ment can­di­dat à des élec­tions pour le Front de gauche. J’ai aus­si, par exemple, été délé­gué au sein d’At­tac pour des négo­cia­tions avec les confrères euro­péens, ce qui m’au­ra sur­tout appris com­bien ceux qui vous délèguent peuvent se satis­faire d’un sta­tu quo qui finit par ne plus per­mettre ne serait-ce qu’une reven­di­ca­tion gênante pour le régime.

    A part ça j’ai d’au­tant moins de reli­gion anti­eu­ro­péiste que je suis l’un des prin­ci­paux auteurs du seul pro­jet de consti­tu­tion d’une véri­table fédé­ra­tion euro­péenne (rien à voir avec la confé­dé­ra­tion, jus­te­ment). Mais contrai­re­ment à l’é­poque de mon dépu­ce­lage poli­tique (par­don, c’est un clin d’oeil à l’au­teur, auteur d’autres pro­pos plu­tôt gra­ve­leux et pas dis­crets), je ne suis plus con (re) au point d’i­gno­rer que la nation est une inven­tion de gauche et que les com­mu­nards étaient d’au­then­tiques patriotes. Bref, je conseille­rais à mon­sieur CSP et aus­si à ceux qui l’au­to­risent à leur arrê­ter une liste de bonnes et de mau­vaises lec­tures, de se mou­cher un peu (et de le faire leur vie durant) pour évi­ter de débal­ler de par­faits cli­chés, deve­nus purs mots d’ordre, au ser­vice de l’i­déo­lo­gie domi­nante. Ça fait tâche quand on pré­tend faire de la résis­tance, mais ça fait sur­tout gra­ve­ment ch… des résis­tants aus­si dés­in­té­resses et peut-être moins pau­més qu’on ne l’est.

    Bref, j’ai eu déjà bien trop d’oc­ca­sions de déses­pé­rer de la gauche, et pas juste de celle qui est au gou­ver­ne­ment (si seule­ment). Non, je parle de celle qui, en ce jour de haute tra­hi­son du 4 février 2008, à Ver­sailles, a mon­tré de manière effrayante sa com­pli­ci­té en regar­dant bête­ment s’a­gi­ter ses lea­ders qui beu­glaient à la tri­bune que nous étions là « ras­sem­blés contre la droite (???) », tan­dis que les orga­ni­sa­teurs de manifs de ces mêmes par­tis et asso­cia­tions qui mono­po­li­saient la place devant les grilles du châ­teau avaient inter­dit aux gaul­listes de se joindre à « nous », les lais­sant à des cen­taines de mètres de là, de l’autre côté du rideau de CRS… avec « les fachos ».  » « La droite », C’EST DE LA MERDE », ain­si qu’au­rait braillé l’auteur.

    Bref, il y a comme ça des gau­chistes ravis qui com­mencent sérieu­se­ment à me gon­fler. Mais c’est seule­ment depuis que mon ami Étienne Chouard a com­men­cé à être mis en joue par cer­tains gui­gnols qui se disent anti­fas­cistes que j’ai com­men­cé à voir que cer­tains d’entre eux sont d’au­then­tiques fas­cistes (de gauche, peut-être, peu importe), aus­si bien de par leurs méthodes que par leur degré d’en­doc­tri­ne­ment idéo­lo­gique, lequel se mesure sim­ple­ment par leur pro­pen­sion à affir­mer des choses comme si la poli­tique était une science… et comme si la véri­té scien­ti­fique était elle-même assi­mi­lable à la véri­té révé­lée. Ce qui fait une vision du monde posée d’emblée sur un double contre­sens énorme, et des­dits gui­gnols de dan­ge­reux sol­dats au ser­vice d’une inqui­si­tion dont il n’est pas dif­fi­cile de com­prendre (enfin, je le croyais) qu’elle ser­vi­ra tou­jours à mer­veille l’ordre éta­bli. Au fait, avez-vous déjà vu une mul­ti­na­tio­nale ou une banque bat­tant pavillon éta­su­nien dénon­cer des exci­tés anti­fas­cistes, vous ?

    Réponse
  10. Vincent

    Étienne,

    Toutes ces attaques me font un peu peur. J’ai l’im­pres­sion que ça s’aggrave. 

    Com­ment en est-on arri­vé là ? L’autre jour au café, je par­lais de toi avec un copain qui m’a sor­ti : « ah ouais, Chouard, c’est un pote de Soral, non ? » Ce qui vou­lait dire, tu ima­gines bien : facho, anti­sé­mite, extré­misme, etc… Et moi qui te suis depuis main­te­nant quelques années, qui ne manque pas une vidéo du mois du père Alain, qui adore écou­ter Marion Sigaut nous par­ler des Lumières… la conver­sa­tion fut laborieuse. 

    C’est quoi cette stig­ma­ti­sa­tion à deux balles ? En gros pour « le peuple de gauche » c’est comme s’il y avait un gros pla­card noir conte­nant tout un ensemble de ques­tions qu’il ne fal­lait sur­tout pas abor­der, des pro­blèmes qui ont été réglés une fois pour toute et que toute ten­ta­tive, même pas de remise en ques­tion mais juste d’ap­pro­fon­dis­se­ment, d’exa­men per­son­nel était inter­dite, et plus encore, sus­pecte. « T’es en train de virer à droite… » 

    Mais qu’est-ce que ça veut dire « virer à droite » ? C’est quoi le dan­ger, que tout d’un coup ou petit à petit je me trans­forme en monstre ? 

    Pour moi, être de gauche, ça a tou­jours vou­lu dire une chose : il n’y a pas de monstre, il n’y a que de l’humain. 

    Seule­ment je réa­lise que ce n’est pas plus de gauche ou de droite de pen­ser ça. 

    C’est d’ailleurs ce qui me parle dans le prin­cipe démo­cra­tique : tout le monde a voix au chapitre. 
    Il n’y a pas d’un côté les hommes supé­rieurs qui gou­vernent pour pro­té­ger, de l’autre, le peuple des monstres qui peuvent s’emparer du pouvoir. 
    Il n’y a que des hommes qui s’or­ga­nisent comme ils peuvent pour vivre le plus digne­ment possible. 

    Et tout l’en­jeu est là : trou­ver le meilleur agen­ce­ment pos­sible, le plus conforme à l’i­dée qu’au­cun homme n’est supé­rieur à un autre. 

    Ce qui dérange ce sont ceux qui remettent en ques­tion l’é­chi­quier bien pra­tique de la poli­tique poli­ti­cienne : extrême-droite, droite, gauche, extrême-gauche. 

    C’est comme si tou­cher à ça, c’é­tait la porte ouverte à tous les n’im­porte quoi, c’é­tait l’a­nar­chie ou le despotisme. 

    C’est pour ça aus­si que ça me fait peur par­fois de te voir te crisper. 
    C’est assez récent. Face aux attaques en sus­pi­cions, je sens ton dis­cours se durcir. 
    Les 1% de super-riches sont de plus en plus mons­trueux, et les anti­fas, les anti-FN et les résis­tants un peu endoc­tri­nés sont de plus en plus idiots ou cyniques. 

    Ne cède pas à ces sirènes, trace ton chemin. 
    La puis­sance de l’i­dée de démo­cra­tie, c’est qu’il y a autant d’in­té­rêts indi­vi­duels que de citoyens mais qu’au­cun de ces inté­rêts ou groupe d’in­té­rêts ne doit l’emporter sur les autres. 

    Ce n’est pas « tout le monde est gen­til », mais « tout le monde a le droit à la parole » et « per­sonne n’a accès à la vérité ». 

    Être démo­crate consiste à ne jamais stig­ma­ti­ser, être tou­jours dans l’écoute. 
    C’est une tâche immense, sans cesse renou­ve­lée mais c’est ça, le débat démocratique. 

    Tu dis : « c’est nous qu’on va gagner ». C’est qui « nous » ? C’est quoi « gagner » ? 
    Si la vic­toire c’est la tenue d’une assem­blée consti­tuante tirée au sort, je dis oui. 
    Mais alors les gagnants, c’est tout le monde. 

    Même les fas­cistes, même les plus riches, même les oli­garques, tout le monde. 

    Parce que s’il y a bien une révo­lu­tion à mener aujourd’­hui c’est celle qui s’at­taque au prin­cipe oli­gar­chique, « quelques uns gou­vernent pour tous les autres », c’est un sys­tème où il n’y a que des per­dants (en digni­té), l’es­clave comme le maître. 

    Parce que dire « nous sommes les gen­tils et vous êtes les méchants », c’est tou­jours la vio­lence et c’est tou­jours relatif. 
    C’est le cercle infer­nal de la politeia. 
    C’est tou­jours vou­loir répondre à la ques­tion, « qui doit gou­ver­ner ? », ques­tion cen­trale de la phi­lo­so­phie politique. 
    Le tirage au sort, c’est sor­tir de la ques­tion du pou­voir pour se concen­trer sur la poli­ti­kè : qu’est-ce qu’on fait ? 

    Non plus « qui décide ? » mais « qu’est-ce qu’on décide ? » 

    On retrou­ve­ra les anta­go­nismes et les débats idéo­lo­giques et c’est tant mieux. 
    Nous sommes égaux mais dif­fé­rents et je ne vois pas où est le problème ! 
    On ne peut pas com­battre la poli­tique par la poli­tique, ça c’est la naïveté. 

    Res­tons des pen­seurs, soyons exem­plaires, cor­ri­geons-nous sans relâche à l’aune du prin­cipe selon lequel nous devons tous nous écouter.

    Je salue ton com­bat mais n’ou­blie pas le parapente.

    Vincent

    Réponse
  11. Ana Sailland

    Les por­teurs de l’i­dée démo­crate n’é­taient pas atta­qués tant que leur audience était anecdotique.
    N’ayant pas d’am­bi­tion per­son­nelle, car leur foi ne peut qu’être modeste et humble, ils fai­saient même sou­rire les loups.

    Main­te­nant ça change : les cha­cals beso­gneux grognent,
    en pré­sage des loups qui demain peut-être, si nous convain­quons encore et tou­jours plus, hur­le­ront … ou pire.

    Ain­si la puis­sance du mes­sage est-elle en quelque sorte estam­pillée par le côté obs­cur, mal­gré lui et contre lui, qui laisse entre­voir son inquiétude.

    Que cela nous incite à continuer 🙂

    Réponse
  12. Sam

    Je suis allé lire le deuxième (l’un des autres) liens que signa­lait Agnès. Et là je tombe d’en­core plus haut…

    Après sa série d’a­na­lyses mer­deuses, pas­sant par l’i­dée absurde qu’É­tienne serait un gou­rou ven­dant un pro­jet poli­tique clé en mains (et selon laquelle ses adeptes devraient s’en éman­ci­per de lui en lisant les bou­quins qu’il leur conseille…), l’au­teur, dont on se dit qu’au moins il s’en­gage poli­ti­que­ment d’une manière ou d’une autre, envoie à tous ceux qui se battent (je pense en par­ti­cu­lier à ma seconde fille qui vient de naître et qui me rap­pelle, aus­si, que toutes ces années consa­crées à la chose publique ne sont déci­dé­ment pas un jeu), un gros bras d’honneur :

    http://​reflets​.info/​s​a​l​u​t​-​a​-​t​o​i​-​s​e​c​t​e​s​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​s​-​t​h​e​-​e​nd/

    En deux mots : je suis un punk et nique la socié­té, tu n’es pas punk et je t’emmerde ; je suis jour­na­liste mais je m’en tape aus­si et d’ailleurs je me bourre la gueule entre deux crê­pages de crêtes ; je ne suis pas démo­crate, je ne fais même pas dans l’au­to­ges­tion, je n’ai rien à vendre que du pur nihi­lisme… mais ça ne m’empêche pas de jouer avec zèle le rôle que Marx attri­buait au lum­pen­pro­le­ta­riat, en tapant bruyam­ment, avec toute ma conne­rie et toute mon igno­rance pour force, sur ceux qui défendent les oppri­més (un rôle qu’un Auré­lien Abe­zit, si je tra­duis à peine son pro­pos, attri­bue de manière plu­tôt convain­cante à cer­taine « racaille » gavée d’un rap devant beau­coup à la sous-culture qui nous déracine).

    Eh oui, ça fait très mal de devoir s’en rap­pe­ler de temps à autres, mais il y a de pauvres gens qui tra­vaillent dur pour nous aider à conti­nuer à som­brer, à nous divi­ser et à déses­pé­rer. Le déra­ci­ne­ment engendre le déra­ci­ne­ment, disait la sainte Simone… Or on ne ver­ra jamais une démo­cra­tie hors sol.

    Le plus pathé­tique, s’a­gis­sant du moins de l’au­teur, c’est qu’en inter­fé­rant aus­si fran­che­ment dans l’u­ni­vers poli­tique, il tra­hit jus­qu’à la logique élé­men­taire qui devrait tenir lieu de contrat « social » chez les punks… Il fau­drait com­men­cer par lui dire que, toi, tu n’as jamais évo­qué ni même effleu­ré l’i­dée d’en­voyer la police leur taper sur la gueule, à ces clowns, lui rap­pe­ler ensuite qu’il est fort mal pla­cé pour don­ner des leçons d’or­ga­ni­sa­tion ou de débat poli­tique, et lui sug­gé­rer enfin, en guise de com­pro­mis paci­fique, que s’il sou­haite au moins que le peuple ne lui fasse pas la peau à cause de son renie­ment de la socié­té, d’a­voir au moins la décence de lais­ser la ques­tion de la démo­cra­tie à ceux qui n’ont pas pour mot d’ordre « no future » (l’au­teur a oublié le e final, venant de l’anglais).

    Réponse
  13. A-J Holbecq

    Féli­ci­ta­tions Sam … le bébé et la mère se portent bien ?

    Réponse
  14. Étienne

    Mer­ci Vincent, tu as mille fois raison.

    Je vais y faire attention.

    Mer­ci à tous. Heu­reu­se­ment que je vous ai.

    Un chaud (deuxième) bisou à ma petite nièce (la fille de mon Sam).

    Étienne.

    Réponse
  15. Sam

    Salut André-Jacques, salut Étienne,

    notre petite Éli­sa se porte à mer­veille. Très sage et déjà plu­tôt éveillée, je trouve. La maman va très bien aussi.

    Réponse
  16. Pascal

    vincent pour adhé­rer à la cause des causes, il faut être Apo­li­tique et je crois com­prendre que tu vires a gauche ; com­ment c’est possible ?

    Les per­sonnes sur ce forum ne sont-ils pas pour beau­coup que des bla­bla­teurs en herbe, beau­coup se perdent dans leurs démons­tra­tions et argu­men­tions longues et ennuyantes, cha­cun y va de sa petite phrase qui ne sert à rien, sim­ple­ment pour satis­faire leur ego, leur vani­té, leur pré­ten­tion et j’en passe ! En tout cas, ceux-là ne sont pas murs pour une vraie démocratie !

    Pour chan­ger de démo­cra­tie, il faut déjà en pre­mier lieu être apo­li­tique sinon la cause des causes bien décrites par Étienne Chouard n’est plus cré­dible et si celui qui la cite est par exemple mélen­cho­niste, elle devient une fumisterie !

    Réponse
  17. J-Stephane

    La dif­fé­rence est entre, ser­vir le peuple et se ser­vir du peuple.

    Réponse
  18. Luc Guthrie

    Un petit brin de lumière dans le gris de notre « soft goulag »

    Bri­tish Petro­leum rend public son étude pour savoir qui sont ces « Vieux qui montent sur les bar­ri­cades » en Alle­magne, qui estiment que l’Al­le­magne n’est pas une « vraie démo­cra­tie » et n’ont que mépris pour les res­pon­sables politiques.

    http://​alle​magne​.blog​.lemonde​.fr/​2​0​1​3​/​0​1​/​3​1​/​c​e​s​-​v​i​e​u​x​-​q​u​i​-​m​o​n​t​e​n​t​-​s​u​r​-​l​e​s​-​b​a​r​r​i​c​a​d​es/

    Réponse
  19. Luc Guthrie

    De com­ment l’empire avance mas­qué et démonte sub­ti­le­ment un ser­vice public

    Un peu moins lumi­neuse cette info…
    Depuis une dizaine d’an­nées vous avez sur­ement enten­du par­ler de la pro­gres­sive sur­charge, deve­nue charge impos­sible, des agents de Pôle Emploi. Chaque agent a actuel­le­ment en moyenne envi­ron 150 chô­meurs « à charge », autant dire que ces agents ne sont pas en mesure – et de moins en moins – d’ac­com­pa­gner ces chômeurs.

    Ce dont on ne parle pas du tout c’est que, paral­lè­le­ment, l’argent scrip­tu­ral-cen­tral coule à flots depuis Bruxelles vers Pôle Emploi pour « sou­la­ger » ces pauvres agents de plus en plus sur­char­gés, et non pas pour créer plus de postes de tra­vail à Pole Emploi, non détrom­pez-vous, ce n’est pas pour cela. Cet argent vir­tuel­le­ment et frai­che­ment émis arrive A CONDITION QU’IL SOIT UTILISE VERS DES ACTIONS « PERFORMANTES » D’ACCOMPAGNEMENT DES CHÔMEURS CONDUITES PAR DES ORGANISMES PRIVES… La géné­ra­li­sa­tion de la sous-trai­tance des flux de chô­meurs par des orga­nismes pri­vés finan­cés par l’argent de Bruxelles n’a pas ces­sé de croitre depuis une quin­zaine d’an­nées, au même temps que la souf­france au tra­vail des agents de Pôle Emploi…

    Réponse
  20. RHC

    Bon­jour,
    J’ai trou­vé un fas­ciste, ce mon­sieur, dénonce-t-il des choses absurdes irres­pon­sables et conspi­ra­tion­nistes pour son prochain ?

    {{Bel­gian MP LAURENT LOUIS stands against war in Mali and exposes the inter­na­tio­nal neo-colo­nial plot at the Bel­gian Parliament.

    On Janua­ry the 17th, 32 years old Bel­giam MP Laurent Louis, the most contro­ver­sial and demo­ni­zed natio­nal poli­ti­cal figure ever, explai­ned why he voted against the bel­gian sup­port to war in Mali. Meanw­hile, he expres­sed his dis­gust and wrath against the cri­mi­nal forei­gn poli­cies of the bel­gian elite and its sub­mis­sion to forei­gn finan­cial and inter­ests groups. For the first time at the Bel­giam Par­lia­ment, he evokes that 9⁄11 was made up and says what no one before him has never dared to speak out !

    Please share this excep­tio­nal moment of truth. There were other inter­ven­tions as power­ful from that man regar­ding the neces­si­ty to re-open the DUTROUX CASE, since he has been confron­ted to offi­cial pic­tures of the pedo­phi­le’s lit­tle vic­tims that dra­ma­ti­cal­ly contra­dic­ted the offi­cial ver­sion of the cause of their death.

    I’ll trans­late his inter­ven­tion on that sub­ject within the next days because too many dark secrets are poi­so­ning our demo­cra­cies, and because it seems like in the heart of EUROPE, dark secrets have become a raw material.
    Thank’s for sha­ring. This man needs and deserve our support.}}
    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​f​e​a​t​u​r​e​=​p​l​a​y​e​r​_​e​m​b​e​d​d​e​d​&​v​=​W​k​z​X​T​g​s​l​FNE

    Réponse
  21. RHC
  22. yama

    Bon­jour Etienne.
    Nous ne sommes pas dupes, leurs ten­ta­tives d’ar­gu­men­ta­tion sur le tirage au sort montrent qu’ils n’ont même par essayé de com­prendre l’i­dée… Inutile de leur expliquer.

    « Je ne parle pas aux cons, ça les ins­truit ». (Michel Audiard).

    Réponse
  23. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Ça y est ! Nos poli­ti­ciens s’attaquent aux pro­blèmes des mots mal employés par la république.

    La dépu­tée PS de Paris San­drine Maze­tier a expli­qué, ven­dre­di sur RTL, avoir sai­si le gou­ver­ne­ment pour faire débap­ti­ser l’é­cole mater­nelle, qui ren­voie trop, selon elle, à l’i­mage de la seule mère…

    Per­son­nel­le­ment, je trouve cela ridi­cule, mais il faut peut-être en pas­ser par là avant de s’attaquer à des mots comme : démo­cra­tie, répu­blique, sou­ve­rai­ne­té, soli­da­ri­té, pré­ven­tion, répres­sion, ins­truc­tion, infor­ma­tion, propagande…

    Réponse
  24. Gaudefroy

    Le MPEP a mis en ligne l’a­te­lier Patrio­tisme et internationalisme.
    Georges Gas­taud est très inté­res­sant. Selon lui la situa­tion est dra­ma­tique, le patro­nat avec son mani­feste  » chan­ger d’aire  » a déci­dé d’en finir le plus vite avec l’his­toire de France…

    Alors que nous sommes pris en tenaille entre le pseu­do inter­na­tio­na­lisme (il serait plus exact de dire supra­na­tio­na­lisme) du Par­ti Maas­tri­chien Unique et le pseu­do patrio­tisme du Par­ti Copé-Le pen, nous devons nous réap­pro­prier le vrai patrio­tisme et l’in­ter­na­tio­na­lisme (celui de la commune)qui bien com­pris ne s’op­posent pas.

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​w​c​j​b​p​_​3​-​i​n​t​e​r​v​e​n​t​i​o​n​-​d​e​-​g​e​o​r​g​e​s​-​g​a​s​t​a​u​d​-​a​t​e​l​i​e​r​-​p​a​t​r​i​o​t​i​s​m​e​-​e​t​-​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​i​s​m​e​-​l​a​-​n​a​t​i​o​n​-​u​n​e​-​i​d​e​e​-​d​e​-​c​h​a​_​n​e​w​s​#​.​U​Q​z​L​T​F​L​P​Eis

    Evo­ca­tion du mou­ve­ment  » anti­fa  » qui est une usurpation :

    http://​www​.dai​ly​mo​tion​.com/​v​i​d​e​o​/​x​w​d​c​o​8​_​5​-​i​n​t​e​r​v​e​n​t​i​o​n​-​d​e​-​g​e​o​r​g​e​s​-​g​a​s​t​a​u​d​-​e​n​-​r​e​p​o​n​s​e​-​a​u​x​-​i​n​t​e​r​v​e​n​t​i​o​n​s​-​d​e​-​l​a​-​s​a​l​l​e​-​a​t​e​l​i​e​r​-​p​a​t​r​i​o​t​i​s​m​e​-​e​t​-​i​n​_​n​e​w​s​#​.​U​Q​z​L​j​F​L​P​Eis

    La chose n’est pas nou­velle, comme le montre cette cita­tion de Jau­rès :

     » A l’oc­ca­sion de la décou­verte de fonds venant de haut lieu chez un anar­chiste de retour de Car­maux qu’il se lance dans un dis­cours à la Chambre, le 30 avril 1894 :
    « C’est ain­si que vous êtes obli­gés de recru­ter dans le crime de quoi sur­veiller le crime, dans la misère de quoi sur­veiller la misère et dans l’anarchie de quoi sur­veiller l’anarchie. (Inter­rup­tions au centre. — Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche.)

    Et il arrive inévi­ta­ble­ment que ces anar­chistes de police, sub­ven­tion­nés par vos fonds, se trans­forment par­fois — comme il s’en est pro­duit de dou­lou­reux exemples que la Chambre n’a pas pu oublier — en agents provocateurs. »

    Réponse
  25. prince2phore

    Moi je vous adore Etienne, et je n’ai jamais rien trou­vé dans ce que vous dites ou écri­vez qui me laisse pen­ser que vous êtes autre chose qu’un hon­nête homme.

    par contre en regar­dant la vidéo de Mul­lins je me suis dit que je l’au­rai pas mis sur mon blog. pas très convain­cant pour dire le moins (suf­fit d’a­voir lu mein kampf pour pas trop gober le dis­cours du genre c’est un agent double juif qui a pous­sé hit­ler à pas aimer les juifs… euh…).

    Bref, pour ma part je trouve très facile de pla­cer 2 mots sur les mecs que je cite.
    Quand je dis que j’a­dore le des­sous des cartes, je dis aus­si que c’est très poli­ti­que­ment cor­rect, quand je cite Onfray c’est pour son tra­vail de contre his­toire mais je point ses limites en tant que « phi­lo­sophe ». Quand je parle de Soral c’est pour son imper­ti­nence et cer­taines pistes mais il m’est très facile d’a­jou­ter qu’il faut vrai­ment être vigilent avec lui quand il part dans ses délires avec anges gar­diens et son sa reli­gio­si­té (au début il se disait athée, main­te­nant on en est très loin…) sans par­ler de tout voir par le prisme du sio­nisme. Et je dis bien à mes 3 lec­teurs qu’à cause de lui je me suis tapé un docu­men­taire de 2h sur fau­ris­son qui est car­ré­ment pas cré­dible dans ses « démonstrations ».

    bref, j’ai lais­sé une tri­po­té de com­men­taires sur reflets pour prendre votre défense mais j’a­voue que sur la vidéo de mul­lins, je com­prends pas trop com­ment vous pou­vez voir ça et la mettre sur votre blog ET ne pas être un peu cho­qué par le dis­cours très peu rigou­reux du mon­sieur. on est loin d’un guille­min qui cite ses sources quand même.

    enfin bref je m’en fous, je vous adore pour vos rai­son­ne­ment sur la mon­naie et le tirage au sort et on fait tous des gaffes.

    tenez-bon et n’ayez pas peur de nous déce­voir , on est des grandes per­sonnes et on fera très la part des choses dans ce que vous dites (je veux dire que j’ou­blie­rai jamais le tirage au sort et la constition/création moné­taire même si vous vous mariez avec soral :D).

    cou­rage et bonne continuation !

    Réponse
  26. phil82

    Contro­verse

    L’OPA de l’é­lite sur l’As­sem­blée nationale

    Eric Kes­las­sy – Sociologue

    La demande citoyenne pour une meilleure repré­sen­ta­ti­vi­té de l’As­sem­blée natio­nale ne cesse de pro­gres­ser, sou­ligne Eric Kes­las­sy, socio­logue et auteur de « La Répu­blique à l’é­preuve du com­mu­nau­ta­risme ». La volon­té sociale de rompre avec le pro­fil type des dépu­tés est à cher­cher, selon lui, du côté des dif­fi­cul­tés éco­no­miques et sociales du pays.

    Aus­si, à défaut d’être suf­fi­sam­ment « com­pé­tents », les citoyens attendent de leurs repré­sen­tants qu’ils aient une éthique irré­pro­chable – mais la mul­ti­pli­ca­tion récente des condam­na­tions morales et/ou judi­ciaires a for­te­ment ébran­lé cette reven­di­ca­tion – et que leur pro­fil socio­lo­gique ne s’é­loigne pas de la « diver­si­té » de la population

    Enfin, 81,5 % des dépu­tés appar­tiennent aux cadres et pro­fes­sions intel­lec­tuelles supé­rieures, contre 0,2 % d’ou­vriers. Résul­tat dif­fi­ci­le­ment modi­fiable : l’é­lite sociale acca­pare la repré­sen­ta­tion nationale

    A la fois pour lut­ter contre le puis­sant scep­ti­cisme des citoyens à l’é­gard des poli­tiques et amé­lio­rer la repré­sen­ta­ti­vi­té de l’As­sem­blée natio­nale, il convien­drait d’al­ler très loin en matière de non-cumul des man­dats. Les pré­co­ni­sa­tions de la com­mis­sion Jos­pin – qui recom­mande de mettre un terme au cumul d’un man­dat de par­le­men­taire avec celui d’un exé­cu­tif local – consti­tuent un pas dans la bonne direc­tion. Elles res­tent néan­moins insuf­fi­santes. On peut éga­le­ment regret­ter qu’elle n’ait pas reçu mis­sion de réflé­chir à une réforme du sta­tut de l’é­lu. Il y a urgence !

    http://www.marianne.net/L‑OPA-de-l-elite-sur-l-Assemblee-nationale_a226099.html

    A LIRE LES 21 COMMENTAIRES (à cette heure) : ENCOURAGEANTS, mal­gré la pru­dence de ce sociologue

    Réponse
  27. Étienne

    Le point de vue — pas­sion­nant — de 
    Michel Col­lon sur notre guerre au Mali, ses vraies moti­va­tions, sur nos média­men­songes, sur nos car­tels voleurs, et sur notre (encore très actif) colonialisme :

    Ce résis­tant que je trouve admi­rable, pour ma part, est trai­té de « fas­ciste » (sic) par les pré­ten­dus « anti­fas ». Inté­res­sant, non ?

    Étienne.

    Réponse
  28. Étienne

    Encore une (éton­nante) salo­pe­rie sur le site « Reflets » : 

    http://reflets.info/gloubi-boulga-intellectuel‑2/

    J’ai répon­du ceci, mais la « modé­ra­tion » cen­sure bloque la publication :

    Bon­jour.

    C’est un site d’in­for­ma­tion, ici, ou un site de lynchage ?

    On a le droit de men­tir, appa­rem­ment, et de jeter des pierres à la cible du moment, mais est-ce qu’on peut au moins se défendre ?

    ***********************************************************
    Je n’ai JAMAIS signa­lé, relayé, ni même par­lé de Faurisson.
    ***********************************************************

    Mon tra­vail concerne AUTRE CHOSE, mais vous, vous tenez appa­rem­ment à m’a­me­ner là ; je ne sais pas pourquoi.

    Alors, quand vous dites que je « trouve Fau­ris­son inté­res­sant », c’est d’a­bord de la dif­fa­ma­tion pure et simple, et ensuite vous met­tez ma vie en dan­ger : je reçois déjà des menaces phy­siques… Ça ne traîne pas chez vous, dites donc : c’est à se deman­der si vous bos­sez en bande. 

    J’i­ma­gine que vous pré­ten­dez aus­si être des démo­crates et des humanistes. 

    Vous êtes lit­té­ra­le­ment effrayants, de méchan­ce­té, de vio­lence et de bêtise.

    Ici, chez « Reflets », on ligote un mec, on ment sur lui, et puis on lui jette des pierres. C’est ça ?

    Et tout ça au nom de la démo­cra­tie, bien sûr. 

    C’est quoi, ce site géné­reux et altruiste ? 
    « Reflets » ? 
    Reflets de quoi ? 

    Vous dites « Inac­cep­table parce que stig­ma­ti­ser les Juifs pour leur simple appar­te­nance à une « eth­nie » est incon­ce­vable. [etc.] »

    Mais voyons, cette phrase est une évi­dence absolue ! 
    COMME TOUS LES RACISMES, L’ANTISÉMITISME EST UNE SALOPERIE. 
    Mais pour­quoi en par­lez-vous à mon sujet, s’il vous plaît ? 
    Ai-je jamais dit ou écrit quoi que ce soit qui « stig­ma­tise les juifs » ?!
    La calom­nie, c’est un vrai métier, on dirait. 

    C’est VOUS qui mélan­gez tout, en confon­dant les per­sonnes par proxi­mi­té exa­gé­rée (mon­trant par là un esprit de PARTI outran­cier, à la Bush : « tous ceux qui ne sont pas tota­le­ment avec nous sont contre nous, ils sont le mal, ils sont des ter­ro­ristes, on a le droit de les tuer ») et par cita­tions exagérées/déformées/inventées.

    Le « gloubi/boulga » géné­ral, c’est VOUS qui nous le pré­pa­rez ; et il y aura bien­tôt tout le monde dedans, de proche en proche, avec vos amal­games hyper-salis­sants sys­té­ma­tiques, sans dis­cer­ne­ment, sans mesure. 

    ******************************************

    Vous pré­ten­dez dénon­cer la CONFUSION, mais vous êtes vous-mêmes des AMALGAMEURS pro­fes­sion­nels : c’est vrai­ment le monde à l’en­vers ; vous ne man­quez pas d’air.

    Et cou­ra­geu­se­ment ANONYMES, en plus.

    ******************************************

    Des cor­beaux men­teurs et lyncheurs. 
    Tout pour plaire. 

    Il ne vous reste plus qu’à CENSURER ce rapide mes­sage en défense, et ce sera la totale.

    Et tout ça pour défendre la liber­té d’ex­pres­sion, n’est-ce pas ?

    Ben voyons.

    ———————

    J’es­saie de vous com­prendre, quand même : je suis sûr que vous êtes gen­tils, au fond (comme la plu­part des êtres humains, selon moi), mais que vous avez PEUR. 

    Je vou­drais juste vous signa­ler (si vous écou­tez encore vos vic­times avant qu’elles ne meurent sous vos pierres) que VOUS FABRIQUEZ VOUS-MÊMES, DE TOUTES PIÈCES, LES DIABLES DONT VOUS AVEZ PEUR. 

    Ceci est important. 

    Alors, il n’est pas éton­nant que vous ayez peur de vos propres per­son­nages concep­tuels ter­ri­fiants, puisque vous savez mieux que qui­conque ce qui vous fait peur à vous, et que vous avez-vous-mêmes mon­té en épingle pré­ci­sé­ment les aspects qui vous effraient le plus chez tel ou tel. 
    Mais est-ce bien la réalité ? 
    À l’é­vi­dence, non.

    Si vous écou­tiez les diables en ques­tion, si vous res­pec­tiez leur droit natu­rel à une défense loyale (c’est impor­tant, en démo­cra­tie, les droits de la défense, non ?), si vous reti­riez (cou­ra­geu­se­ment) vos masques, et si vous meniez un véri­table échange avec eux, les mal­en­ten­dus se dis­si­pe­raient cer­tai­ne­ment et vous auriez (sans doute) moins peur. 

    Vous devien­driez alors peut-être moins méchants, et sur­tout moins injustes.

    Étienne.

    PS : qu’est-ce que je fais, moi, main­te­nant, avec les menaces vio­lentes dont je fais l’ob­jet à cause de vos mensonges ? 
    Je me débrouille, sans doute (car j’i­ma­gine que vous vous en fichez complètement).

    Lien du com­men­taire modé­ré : http://reflets.info/gloubi-boulga-intellectuel‑2/#comment-140975

    Notez que le site Reflets se per­met d’insulter/diffamer les gens, en les expo­sant aux vio­lences phy­siques des fana­tiques qui se nour­rissent pré­ci­sé­ment de ces accu­sa­tions lapi­daires, mais en leur inter­di­sant, en plus, de se défendre : ma réponse n’est tou­jours pas publiée…
    Reflets cen­sure, c’est le pompon. 
    Ils deviennent fous.
    C’é­tait des gens bien, pour­tant, apparemment

    Réponse
  29. phil82

    Le Tuni­sien Cho­kri Belaïd, tué mer­cre­di 6 février à l’âge de 48 ans, était un farouche oppo­sant aux isla­mistes au pou­voir et un mili­tant de ten­dance mar­xiste et pan­arabe. Portrait.

    http://​temps​reel​.nou​ve​lobs​.com/​m​o​n​d​e​/​2​0​1​3​0​2​0​6​.​O​B​S​7​9​0​4​/​t​u​n​i​s​i​e​-​b​e​l​a​i​d​-​l​e​-​s​y​m​b​o​l​e​-​d​e​-​l​a​-​c​l​a​s​s​e​-​p​o​p​u​l​a​i​r​e​-​a​s​s​a​s​s​i​n​e​.​h​tml

    TOUJOURS LE MÊME HISTOIRE…VOILA CE QUI ARRIVE EN GÉNÉRAL AUX HOMMES DÉFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME. QUANT AUX ISLAMISTES PROPREMENTS-DITS, ON NOUS RABACHE LA MÊME RANGAINE, SOUVENONS-NOUS DE MASSOUD EN AFGHANISTAN.

    SACRÉ COUVERTURE CES ISLAMISTE

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​G​r​a​n​d​_​M​o​y​e​n​-​O​r​i​ent

    Réponse
  30. phil82

    « Ce que sou­haite BHL pour l’Algérie. »

    La théo­rie du Chaos.

    Réponse
  31. skeol

    Bon­jour Étienne, 
    ne per­dez pas votre temps avec cette per­sonne,« on ne parle pas à une brouette on la pousse ». 

    Je com­prends l’i­dée de se défendre contre des hor­reurs dont vous êtes inno­cent, mais ne gas­pillez pas votre temps si pré­cieux, j’ai un autre pro­verbe  » on de donne pas à man­ger à un cadavre ».

    Conti­nuez le com­bat, vous êtes de plus en plus écou­té, croyez-moi !

    Réponse
  32. J-Stéphane

    Bon­soir Étienne,

    Le chien aboie et la cara­vane passe.

    La bave du cra­paud n’at­teint pas la blanche colombe.

    Vous n’êtes ni le chien ni le crapaud.

    Conti­nuez de dénon­cer ces tei­gneux, mais ne vous lais­sez pas trop dis­traire par ces chiens enra­gés et ces cra­pauds fielleux.

    C’est vous qui avez bon, c’est vous qui êtes bon.

    Réponse
  33. Ana Sailland

    Nous sommes en train de boos­ter l’au­dience de groupes larvaires.

    La stra­té­gie de la médi­sance s’ap­puie sur ce phé­no­mène psy­cho­pompe classique.

    .…… J’ai ado­ré la ren­contre des colibris.

    Réponse
  34. RHC

    Bon­soir,
    Com­ment peut on défi­nir le com­por­te­ment d’une per­sonne qui blesse gra­tui­te­ment une autre personne ?

    En regar­dant les vidéos au des­sus, il fau­drait vrai­ment éli­mi­ner la conscience de toute facul­té auto­cri­tique pour agir et insul­ter ce genre de per­sonne de fasciste.Encore pire, quand une per­sonne abuse des slo­gans moraux, en s’appuyant sur des inter­pré­ta­tions char­gées d’é­mo­tions, pour déduire d’une manière irra­tion­nelle : qu’il ne faut sur­tout pas l’ écou­ter et le fré­quen­ter. (moral et immo­ral par le biais paramoralisme?La hié­rar­chi­sa­tion des victimes…)

    Cer­taine per­sonne se trompe com­plè­te­ment d’en­ne­mis, le vrai fas­ciste est déjà en place offi­ciel­le­ment sous nos yeux.

    Mais les pro­blèmes deviennent inquié­tants quand un réseau de groupe de per­sonne acceptent un tel agis­se­ment pitoyable et irres­pon­sable au sein de leur propre groupe.Ce fait reflète encore et encore des erreurs récur­rentes d’o­pi­nion, et de plus elles influencent direc­te­ment les entou­rages de n’im­porte quel groupe en question.

    J’arrête car c’est lourd de voir ces choses en boucle, notre socié­té est com­plè­te­ment hys­té­rique, les réflexes natu­relles prennent le pas sur la raison.Ces « puit-sangs »(blanc,noir, jaune, gris,juif, chi­nois,…) se marrent bien en nous(blanc, noir,jaune,gris,juif,chinois.…) voyant.

    Bref, skeol résume bien la situa­tion  » on de donne pas à man­ger à un cadavre ».

    Réponse
  35. MagaliAB

    Les adjec­tifs qui volent bas sont un petit jeu désa­gréable, mais cela ne fait plus rire per­sonne quant il s’a­git de délit rele­vant du code pénal (menace phy­sique en l’occurrence).

    Réponse
  36. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Il serait lumi­neux que le blog Reflet, reflète un mini­mum de lumière, là il n’y a pas la lumière à tous les étages.

    Com­ment peut-on se nom­mer Reflet et pas­ser son temps dans l’obscurité ?

    Secte, il est dit, mais qui est le lam­pa­daire sans ampoule qui men­die des brouzoufs ?

    Il est clair que Reflet œuvre pour l’obscurantisme, et qu’ils font par­tie de la clique des ren­ver­seurs de mots en usur­pant le mot reflet.

    Réponse
  37. RHC

    Bon­jour,

    Sur FR5.

    Réponse
  38. Étienne

    Une pierre (de plus) dans le jar­din des pré­ten­dus « anti­fas », qui consi­dèrent tous les résis­tants aux guerres colo­niales comme des « com­plices des tyrans », tyrans dési­gnés par la pro­pa­gande de guerre des médias aux ordres des pays agresseurs :

    Je sais que, comme TOUTES les infor­ma­tions, cette vidéo peut être contes­tée (qui parle ? d’où ? etc.) et qu’elle devra donc être recou­pée avec d’autres témoi­gnages, mais je la trouve bien plus utile, par prin­cipe, pour per­mettre une loyale mise en scène des conflits (pilier de toute démo­cra­tie digne de ce nom), que l’ac­tion lamen­table des pré­ten­dus « anti­fas » qui sont une muse­lière poli­tique (vio­lente), une police de la pen­sée : en éti­que­tant sys­té­ma­ti­que­ment « conspi­ra­tion­nistes » et « com­plo­tistes » les don­neurs d’a­lerte contre les média­men­songes, les pré­ten­dus « anti­fas », DE FAIT, pro­tègent les guerres impérialistes.

    Étienne.

    Réponse
  39. RHC

    Bon­soir,

    Les gens com­mencent à com­prendre cette tech­nique bidon d’ « anti­fas ». Suite lien com­men­taire 41( L’en­quête de Caro­line Fourest)

    Source : http://www.michelcollon.info/L‑enquete-de-Caroline-Fourest-est.html

    96,5 % des inter­nautes consi­dèrent que l’en­quête de Caro­line Fou­rest n’est pas cré­dible. Tels sont les pre­miers résul­tats d’un son­dage réa­li­sé par France 5 suite à la dif­fu­sion du docu­men­taire « Les réseaux de l’ex­trême » mar­di soir.

    Les com­men­taires lais­sés sur le forum expliquent cette sanc­tion du public. En voi­ci quelques extraits (l’or­tho­graphe est inchangée) :

    « Après avoir vu ce piètre repor­tage, c’est Mme Fou­rest qui semble être vrai­ment ‘obsé­dée’ ! Appa­rem­ment elle ne sup­porte pas que les gens s’in­forment, s’in­ter­rogent, confrontent ce qu’ils voient et entendent… »

    « Caro­line fou­rest prend les télé­spec­ta­teurs pour des cons ? Lol j’ai peine pour elle… J’au­rai peine de France 5 si ils n’ac­cordent aucun droit de réponse aux per­sonnes accu­sées gratuitement !!! »

    « Mme Fou­rest étant une chienne de garde, et ayant refu­sé d’in­ter­ro­ger direc­te­ment les per­sonnes concer­nées par son docu­men­taire, sa cré­di­bi­li­té est fran­che­ment altérée. »

    « Com­ment Mme Fou­rest pour­rait être cré­dible lorsque l’on regarde un peu en détail le tra­vail qu’elle a fait ? Rien que le « Droit de réponse » pro­po­sé à Jacques Che­mi­nade est risible et tota­le­ment orien­té ! : à voir la cou­leur du ciel à l’ex­té­rieur, on peut en déduire que cet entre­tien a duré plu­sieurs heures… et le mon­tage nous en res­ti­tue à peine 5 minutes soi­gneu­se­ment choi­sies !.… Faut vrai­ment prendre les gens pour des cons pour oser s’i­ma­gi­ner qu’ils n’y ver­ront que du feu.… Et vous osez encore vous pré­tendre « jour­na­listes » ? :-p »

    « Nous en avons marre de ces pseu­dos « élites » de ces pseu­dos inte­lec­tuels auto­pro­cla­més, qui ont l’im­mense vani­té de vou­loir pen­ser à notre place, mais qui ont le mot « démo­cra­tie » à la bouche du soir au matin »

    « J’ai trou­vé le docu­men­taire de Mme Fou­rest, très à charge et non avec une approche objec­tive. Sou­te­nant Ségo­lène, je ne m’es­time pas « extré­miste » et pour­tant je suis tenace ( le mot obsé­dé est quelque peu déni­grant ), quant à l’ob­ten­tion de pleins de réponses non four­nies par l’ad­mi­nis­tra­tion US sur les atten­tats du WTC. Pour­quoi Michel Col­lon n’a pas été invi­té au débat, pour­quoi il n’ y a pas eu d’in­ter­view d’ar­chi­tectes US, de scien­ti­fiques US, de pilotes US, etc, qui se sont tous regrou­pés en asso­cia­tions pour deman­der sim­ple­ment l’ou­ver­ture d’une nou­velle enquête. Pour­quoi il y a un amal­game avec les par­tis d’ex­trême droite.… ? Je vous invite à orga­ni­ser un débat avec : Michel Col­lon, 2/ Thier­ry Meys­san, 3/ David Ray Grif­fin, etc… […] Peut-être que Michel Col­lon, Thier­ry Meys­san et d’autres ne sont que des plai­san­tins mais leurs dis­cours, leurs livres, semblent être argu­men­tés. Je crois que la notion de jour­na­liste serait gran­die avec ce type de débat ouvert. »

    « Je suis déçu par son enquête et, mal­heu­reu­se­ment, je ne pense plus à l’a­ve­nir accor­der un quel­conque cré­dit à son tra­vail. Je suis embê­té que France 5 ait pu dif­fu­ser ce type de docu­men­taire, sans l’a­voir véri­fié au préa­lable. C’est for­cé­ment une erreur. On est habi­tué à plus de professionnalisme. »

    Et voi­ci, pour ter­mi­ner, un email reçu d’un de nos lecteurs :

    « Je viens de voir la tri­bune de pro­pa­gande de Fou­rest que j’a­vais enre­gis­trée sur France 5 (j’ai arrê­té avant la fin tant c’é­tait médiocre). À mou­rir de rire ! Quelle conne cette Fou­rest ! Le grand clas­sique : amal­games, ad homi­nem, faux para­doxes, pseu­do-asso­cia­tions (« un tel qui connaît un tel qui fré­quente tel milieu » et enchaî­ne­ment de visages ter­mi­nant par… Lepen en per­sonne), sans oublier – pour que le tableau soit com­plet – les mots « anti­sé­mi­tisme » et « néga­tion­nisme » pla­cés en douce (pas par elle mais par ses inter­lo­cu­teurs « objec­tifs » bien enten­du)… Bref, tout ce qui per­met de ne (sur­tout !) pas débattre du fond du sujet (hors les expli­ca­tions four­nies par des copains « experts », pour jeter un sem­blant de dis­cré­dit). Elle aura sans doute convain­cu quelques « déjà convaincus ». »

    Réponse
  40. beo

    Ah bon. Pour ma part je ne suis pas un admi­ra­teur de la Caro­line mais j’ai trou­vé que son docu­men­taire était pas mal.

    Je ne trouve pas qu’il soit si orien­té contre les conspi­ra­tio­nistes et au final ce film donne une cer­taine publi­ci­té à leurs thèses.

    Réponse
  41. J.C

    @ RHC,

    j’ai vu ce repor­tage en direct, j’ai aus­si failli le pos­ter ici. En ce moment, on tape sans com­plexe sur tout ce qui ne relève pas de la pen­sée unique.

    Je trouve ce repor­tage très bien fait. Ceux qui sont très très endor­mis n’ont pas à réflé­chir du tout ; quant aux autres qui s’é­veillent ne serait-ce qu’un peu, ils ne peuvent pas gober ce repor­tage. C’est tel­le­ment gros qu’il n’est pas pos­sible que ce n’ait pas été fait exprès.

    Mlle Fou­rest donne clai­re­ment toutes les réfé­rences pour aller véri­fier les faits.

    Quel type de repor­tage ferait quel­qu’un qui ne peut dire direc­te­ment la véri­té mais qui sou­haite que le mes­sage passe ? eh bien, exac­te­ment celui-là.

    Les attaques contre Étienne sont aus­si un for­mi­dable moyen de buzz. Ses oppo­sants vont jus­qu’à contac­ter des ins­ti­tu­tions qui ne le connaissent même pas.

    La fin du Cdi étant proche, de grands chan­ge­ments s’annoncent.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  42. Étienne

    Voi­ci le >repor­tage de la >jour­na­liste Caro­line Fourest :

    On se dit : « on va enfin savoir ce qu’ils nous reprochent, on va enfin connaître les preuves acca­blantes de notre para­noïa, chic chic chic ! »

    Et mal­heu­reu­se­ment, tous ces fins limiers de la théo­rie de la >théo­rie du com­plot offrent un spec­tacle assez… miteux. Ce sont pré­ci­sé­ment ceux qui nous accusent de « confu­sion » et d’  »obses­sion « qui confondent tout, obses­sion­nel­le­ment… Manquent pas d’air, ces gens-là…

    Réponse
  43. J-Stéphane

    En fait, dans ce docu­men­taire, Caro­line Fou­rest dit comme tout le monde qu’il y a bien des faits.

    Mais la dif­fé­rence, c’est qu’elle dit qu’il y a bien des consé­quences, mais sans cause, c’est génial, ça, c’est du journalisme !

    Madame Caro­line Fourest, 
    les « conspi­ra­tion­nistes » libres font le travail 
    que les « jour­na­listes » employés ne font plus.

    Les jour­na­listes d’aujourd’hui n’ont plus rien de Jules Vallez.

    Réponse
  44. J-Stéphane

    I… comme Icare

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​f​e​a​t​u​r​e​=​p​l​a​y​e​r​_​e​m​b​e​d​d​e​d​&​v​=​1​4​z​t​e​Y​2​Q​FuA

    {{Paroles de J.K.Kennedy devant des repré­sen­tants de la presse américaine :

    Je vou­drais vous par­ler de notre res­pon­sa­bi­li­té com­mune face à un dan­ger qui nous concerne tous. Les évé­ne­ments des der­nières semaines nous ont ame­né à per­ce­voir cet enjeu. Mais les dimen­sions du pro­blème sont appa­rues de manière immi­nente à l’ho­ri­zon des pro­chaines années. Quels que soit nos espé­rances pour le futur, s’a­gis­sant de réduire une menace ou de vivre avec elle, il est impos­sible d’é­vi­ter l’ac­tuel défi qui concerne notre sécu­ri­té et notre sur­vie, un défi qui se pré­sente de manière inha­bi­tuelle dans toutes les sphères de l’ac­ti­vi­té humaine.

    La ques­tion de la sur­vie de notre socié­té font appa­raître deux néces­si­tés, qui concernent à la fois le Pré­sident et la presse, deux gageures qui peuvent sem­bler contra­dic­toires mais qui peuvent être conju­gés et rem­plies si nous nous grou­pons face à ce péril natio­nal. Je me réfère ici à l’im­por­tance d’in­for­mer lar­ge­ment le public et à la néces­si­té de refu­ser la poli­tique offi­cielle du secret.

    Le simple mot de secret est inac­cep­table dans une socié­té libre et ouverte. Et nous sommes en tant que peuple intrin­sè­que­ment et his­to­ri­que­ment oppo­sés aux socié­tés secrètes, aux ser­ments secrets, aux réunions secrètes. Nous avons déci­dé il y a long­temps que les dan­gers de la dis­si­mu­la­tion exces­sive et injus­ti­fiée de faits per­ti­nents depassent de loin les dan­gers que l’on cite pour les jus­ti­fier. Même aujourd’­hui il est peu jus­ti­fié de resis­ter à la menace d’un socié­té fer­mée (tota­li­taire?) tout en imi­tant ses res­tric­tions arbi­traires. Même aujoud’­hui, il est peu jus­ti­fié d’as­su­rer la sur­vie de notre nation si nos tra­di­tions ne sur­vivent pas avec elle. Et il y a un dan­ger très grave qu’un besoin annon­cé de sécu­ri­té accrue soit l’op­por­tu­ni­té que sai­si­ront ceux sou­cieux d’ét­tendre sa por­tée aux limites extrêmes de la dis­si­mu­la­tion et de la cen­sure offi­cielle. Voi­là ce que je n’ai pas l’in­ten­tion de lais­ser faire dans la mesure où j’en ai le contrôle. Et aucun offi­ciel de mon admi­nis­tra­tion, quelque soit son rang, civil ou mili­taire, ne devrait inter­pré­ter mes paroles ici ce soir comme une jus­ti­fi­ca­tion pour cen­su­rer la presse, étouf­fer la dis­si­dence, cacher nos erreurs ou taire au public et à la presse les faits qu’ils méritent de savoir.

    Mais je demande à tout publi­ciste, tout édi­teur, tout jour­na­liste dans ce pays de rééxa­mi­ner ses propres prin­cipes moraux et de recon­naître la nature du péril qui menace notre pays. En temps de guerre, le gou­ver­ne­ment et la presse ont tra­di­tio­nel­le­ment mis en com­mun leurs efforts repo­sant lar­ge­ment sur l’au­to-dis­ci­pline, pour empê­cher la divul­ga­tion d’in­for­ma­tions non-auto­ri­sées à l’en­ne­mi. En temps de dan­ger « clair et pré­sent », les tri­bu­naux ont main­te­nu que même les droits pri­vi­lé­giés du pre­mier ammen­de­ment doivent céder devant le besoin com­mun de sécu­ri­té nationale.

    Aujourd’­hui, aucune guerre n’a été décla­rée, et aus­si féroce le com­bat puisse t’il être, elle pour­rait bien ne jamais se décla­rer à la façon habi­tuelle. Notre mode de vie est atta­qué. Ceux qui se veulent nos enne­mis pro­gressent par­tout dans le monde. LA sur­vie de nos amis est mena­cée. Et pour­tant, aucune guerre n’a été décla­rée, aucune fron­tière n’a été fran­chie par des troupes en marche, aucun mis­sile n’a été tiré.

    Si la presse attend une décla­ra­tion de guerre avant d’im­po­ser l’au­to-dis­ci­pline qui s’im­pose dans ces condi­tions, alors peux seule­ment dire qu’au­cune guerre n’a jamais autant mena­cé notre sécu­ri­té. Si vous atten­dez une situa­tion de de « dan­ger clair et actuel », alors je peux seule­ment dire que le dan­ger n’a jamais été aus­si clair et sa pré­sence plus imminente.

    Cela requiert un chan­ge­ment de pers­pec­tive, un chan­ge­ment de tac­tique , un chan­ge­ment de mis­sions, par le gou­ver­ne­ment, par le peuple, par tout homme d’af­faire ou chef d’en­tre­prise et par tout jour­na­liste. Car nous sommes confron­tés dans le monde à une conspi­ra­tion mono­li­thique et impla­cable qui repose essen­tiel­le­ment sur des moyens secrets pour ettendre sa sphère d’in­fluence (de l’in­fli­tra­tion plu­tot que de l’in­va­sion, de la sub­ver­sion plu­tot que des élec­tions, de l’in­ti­mi­da­tion plu­tot que du choix libre, des gue­rillas de nuit plu­tot que des armées en plein jour).

    C’est un sys­tème qui a mobi­li­sé de vastes res­sources humaines et maté­rielles dans la construc­tion d’une machi­ne­rie très effi­cace et au maillage très ser­ré qui com­bine opé­ra­tions mili­taires, diplo­ma­tiques, de ren­sei­gne­ment, éco­no­miques, scien­ti­fiques et politiques.

    Ses plans sont dis­si­mu­lés, non publiés. Ses erreurs sont cachées, non affi­chées. Ses dis­si­dents sont réduits au silence, pas com­pli­men­tés. Aucune dépense n’est mise en ques­tion, aucune rumeur n’est impri­mée, aucun secret rével­lé. Il conduit la guerre froide, bref, avec une dis­ci­pline de temps de guerre aucune démo­cra­tie ne pour­rait jamais espe­rer ou dési­rer bien se porter.

    Cepen­dant, toute démo­cra­tie recon­nait les res­tric­tions necés­saires liées à la sécu­ri­té natio­nale ( et la ques­tion demeure de savoir si ces res­tric­tions doivent être plus stric­te­ment obser­vées si nous devons faire face à ce genre d’at­taque et d’ incon­tes­table invasion.)

    A vrai dire c’est un fait que les enne­mis de cette nation se sont ouver­te­ment van­tés d’ac­qué­rir dans nos jour­naux les infor­ma­tions qu’ils auraient du obte­nir dans le cas contraire en enga­gant des agents, par le vol, la cor­rup­tion et l’es­pio­nage ; que les details des plans secrets de cette nation pour contrer les opé­ra­tions secrètes de l’en­ne­mi ont été mis à la por­tée de chaque lec­teur de jour­nal, ami autant qu’en­ne­mi ; que les effec­tifs , la puis­sance, l’emplacement et la nature de nos forces et armes, et nos plans et stra­té­gie pour leur uti­li­sa­tion ont tous été pré­ci­sés dans la presse et autres médias à un degré suf­fi­sant pour satis­faire n’im­porte quelle puis­sance étran­gère ; Et que dans au moins un cas, la publi­ca­tion de détails concer­nant un méca­nisme secret par lequel les setal­lites étaient sui­vis, a deman­dé son alté­ra­tion au prix de beau­coup de temps et d’argent.

    Les jour­naux qui ont impri­més ces his­toires étaient loyals, patrio­tiques, res­pon­sables et de bonne volon­té. Si nous avions été enga­gés dans une guerre ouverte, ils n’ auraient sans aucun doute pas publiés ces faits. Mais en l’ab­sence de guerre ouverte, ils ne recon­nais­saient que les contrôles du jour­na­lisme et non ceux de la sécu­ri­té natio­nale. Et la ques­tion que je pose ce soir est de savoir si des contrôles addi­tion­nels ne devraient pas être adop­tés maintenant.

    A vous seuls d’y répondre. Aucun offi­ciel ne devrait le faire à votre place. Aucun plan gou­ver­ne­men­tal ne devrait impo­ser ses res­tric­tions contre votre volon­té. Mais je man­que­rais à mon devoir envers la nation, consi­dé­rant toutes les res­pon­sa­bi­li­tés que nous assu­mons main­te­nant et tous les moyens dont nous dis­po­sons pour rem­plir ces res­pon­sa­bi­li­tés, si je n’at­ti­rais pas votre aten­tion sur ce pro­bleme et ne conseillais vive­ment sa consi­dé­ra­tion réfléchie.

    En de nom­breuses occa­sions aupa­ra­vant, j’ai dit (et vos jour­naux ont constam­ment dit) que nous sommes en des temps qui font appel au sens du sacri­fice et à l’au­to-dis­ci­pline de chaque citoyen. Ils demandent que chaque citoyen mette en balance ses droits et son confort avec ses obli­ga­tions au bien com­mun. Je ne peux pas croire main­te­nant que ces citoyens qui tra­vaillent dans le jour­na­lisme se consi­dèrent non concer­nés par cet appel.

    Je n’ai pas l’in­ten­tion de mettre en place un nou­veu bureau de l’in­for­ma­tion sur la guerre pour cana­li­ser le flot des nou­velles. Je ne sug­gère pas de quel­conque nou­velles formes de cen­sure ou quel­conque nou­veau types de clas­si­fi­ca­tion pour le secret. Je n’ai pas de réponse évi­dente au dilemme que j’ai sou­le­vé, et ne cher­che­rais pas à l’im­po­ser si j’en avais une. Mais je demande aux membres de la pro­fes­sion jour­na­lis­tique et de l’in­dus­trie dans ce pays de réexa­mi­ner leurs propres res­pon­sa­bi­li­tés, de consi­dé­rer le degré et la nature du dan­ger pré­sent, et de res­pec­ter le devoir d’ auto-res­tric­tion que ce dan­ger nous impose à tous.

    Tout jour­nal main­te­nant se demande, par rap­port à chaque his­toire : « S’a­git il de nou­velles infor­ma­tions ? ». Tout ce que je sug­gère est que vous ajou­tiez la ques­tion : « Est ce dans l’in­té­ret de la sécu­ri­té natio­nale ». Et j’es­père que tout groupe en Amé­rique (asso­cia­tions et hommes d’af­faire et offi­ciels à tous niveaux) pose­ront la même ques­tion des efforts à accom­plir, et soum­me­tront leurs actions aux mêmes justes contrôles.

    Et si la presse amé­ri­caine consi­dé­rait et recom­man­dait la mise en place volon­taire de nou­veaux élé­ments spé­ci­fiques dans les rouages du gou­ver­ne­ment, je peux vous assu­rer que nous coopé­re­rons de tout coeur et pren­drons en consi­dé­ra­tion ces recom­man­da­tions. Peut être n’y aura t’il pas de recommandations.

    Peut être n’y a t’il pas de réponse au dilemne auquel se trouve confron­tée une socié­té libre et ouverte dans une guerre froide et secrete. En temps de paix, toute dis­cus­sion sur ce sujet, et toute action qui en résulte, sont à la fois dou­lou­reuses et inédites. Mais nous vivons un temps de paix et de péril tel qu’on n’en connu pas de pré­cé­dent dans l’histoire.

    C’est la nature sans pré­cé­dent de ce défi qui aus­si exige de vous de répondre à une deuxième obli­ga­tion, une obli­ga­tion que je par­tage. et c’est celle d’in­for­mer et d’a­ler­ter le peuple amé­ri­cain, de s’as­su­rer qu’il pos­sède tous les élé­ments d’in­for­ma­tion néces­saires et qu’il les com­prenne éga­le­ment (les périls, les pers­pec­tives, les objec­tifs, de notre pro­gramme et les choix qui se pré­sentent à nous.)

    Aucun pré­sident ne devrait craindre que le public ne scrute son pro­gramme. Car cet exa­men appro­fon­di per­met la com­pré­hen­sion. Et la com­pré­hen­sion auto­rise le sou­tien ou l’op­po­si­tion. Les deux sont néces­saires. Je ne demande pas à vos jour­naux de sou­te­nir l’ad­mi­nis­tra­tion mais je demande votre aide dans la tâche énorme d’in­for­mer et d’a­ler­ter le peuple amé­ri­cain. Car j’ai toute confiance en la réponse et le dévoue­ment de nos citoyens dès qu’ils sont plei­ne­ment informés.

    Non seule­ment je ne pour­rais pas répri­mer la contro­verse entre vos lec­teurs, mais je dis qu’elle est la bien­ve­nue. Cette admi­nis­tra­tion a l’in­ten­tion d’être franche concer­nant ses erreurs car comme un homme sage a dit un jour : « une erreur ne devient une faute que lors­qu’on refuse de la cor­ri­ger ». Nous avons l’in­ten­tion de prendre la pleine res­pon­sa­bi­li­té de nos erreurs. Et nous atten­dons de vous que vous les poin­tiez du doigt quand nous man­que­rons à cet engagement.

    Sans débat, sans cri­tique, aucune admi­nis­tra­tion et aucun pays ne peuvent réus­sir, et aucune répu­blique ne peut sur­vivre. c’est pour­quoi Solon le legis­la­teur Athe­nien décré­ta que c’é­tait un crime qu’un citoyen se dérobe à la contro­verse. Et c’est pour­quoi notre presse fut pro­té­gée par le pre­mier amen­de­ment (le seul busi­ness en amé­rique spé­ci­fi­que­ment pro­té­gé par la consti­tu­tion) pas en pre­mier lieu pour amu­ser ou diver­tir, pas pour exa­cer­ber le tri­vial et le sen­ti­men­tal, pas pour sim­ple­ment « don­ner au public ce qu’il veut », mais pour infor­mer, sti­mu­ler, réflé­chir, faire état des dan­gers et oppor­tu­ni­tés, mon­trer nos crises et nos choix pour mener, façon­ner, édu­quer et par­fois même pro­vo­quer la colère de l’o­pi­nion publique.

    Cela signi­fie une plus vaste cou­ver­ture et ana­lyse des nou­velles inter­na­tio­nales (car elle n’est plus loin­taine et étran­gère mais à por­tée de main et locale). Cela signi­fie une atten­tion accrue à une com­pré­hen­sion amé­lio­rée des actua­li­tés autant qu’une meilleure trans­mis­sion. Et cela signi­fie, enfin, que le gou­ver­ne­ment à tous les niveaux, doit rem­plir son obli­ga­tion de vous four­nir l’in­for­ma­tion la plus com­plète pos­sible en dehors des limites les plus étroites de la sécu­ri­té natio­nale (et nous avons l’in­ten­tion de le faire). C’est au tout début du 17 ème siècle que Fran­cis Bacon remar­qua trois inven­tions récentes qui étaient déjà en train de trans­for­mer le monde : la bous­sole (com­pas?), la poudre à canon et la machine à impri­mer. MAin­te­nant le lien entre les nations qui a été d’a­bord accom­pli par la bous­sole a fait de nous tous des citoyens du monde les espoirs et les craintes d’un seul deve­nant les espoirs et les craintes de tous. Tan­dis que les efforts se pour­suivent pour vivre ensemble dans ce monde unique, l’é­vo­lu­tion de la poudre à canon jus­qu’à ses limites ultimes a mis en garde l’hu­ma­ni­té contre les ter­ribles consé­quences d’un dérapage.

    C’est donc de la machine à impri­mer (de la mémoire des actions des hommes, la gar­dienne de leurs consciences, la mes­sa­gère de leurs nou­velles) que nous atten­dons de la force et de l’as­sis­tance, qu’elle nous donne confiance qu’a­vec votre aide l’homme sera ce pour­quoi il est né : libre et indépendant.

    J.F.Kennedy}}

    Réponse
  45. Vincent

    Caro­line Fou­rest, per­met­tez-moi de saluer votre ten­ta­tive d’in­ves­ti­ga­tion sur le conspi­ra­tion­nisme. C’est une ques­tion fon­da­men­tale quant au fonc­tion­ne­ment de la démo­cra­tie et aux enjeux de l’in­for­ma­tion et, en tant que cible pri­vi­lé­giée de nom­breux conspi­ra­tion­nistes, il est par­ti­cu­liè­re­ment légi­time que vous vous inté­res­siez au problème.

    Seule­ment vous échouez à rendre compte du phé­no­mène et votre tra­vail est pour le moins super­fi­ciel et peu éclairant.

    Peut-être auriez-vous dû lire ce beau texte de Fré­dé­ric Lor­don (http://blog.mondediplo.net/2012–08-24-Conspirationnisme-la-paille-et-la-poutre) et vous inté­res­sez davan­tage à la clas­sique contro­verse Lipp­mann / Dewey concer­nant le journalisme.

    Vous faites sem­blant de poser une ques­tion – en l’oc­cur­rence : qu’est-ce qui nour­rit le conspi­ra­tion­nisme ? – alors même que vous y avez déjà répon­du : le peuple est stu­pide, il est atti­ré par la sim­pli­fi­ca­tion et le spectaculaire.

    Cette idée de départ fausse tout votre rai­son­ne­ment et com­pro­met, au-delà de cette petite enquête, toute votre démarche professionnelle.

    Les jour­na­listes devraient être des « fouille-merdes », des empê­cheurs de tour­ner en rond. Au lieu de ça on a l’im­pres­sion qu’ils cherchent à ras­su­rer le peuple, lui faire com­prendre que fina­le­ment, la démo­cra­tie fonc­tionne plu­tôt pas mal, que l’oc­ci­dent est dans le vrai et que son modèle devrait s’im­po­ser par­tout. Ce n’est pas leur bou­lot ! Lais­sez cela aux gou­ver­nants qui le font d’ailleurs très bien.

    Tant que les jour­na­listes res­te­ront majo­ri­tai­re­ment sur cette ligne, le conspi­ra­tion­nisme fera flo­rès sur la toile.

    L’é­norme erreur consiste à croire que le jour­na­liste doit cher­cher la véri­té, l’ob­jec­ti­vi­té des faits. Rien n’est plus dan­ge­reux. Le jour­na­liste doit sou­li­gner ce qui cloche, mettre en lumière ce que le pou­voir tente de lais­ser dans l’ombre, cri­ti­quer sans relâche la parole offi­cielle. Telle est la tâche du jour­na­liste. Plus un jour­na­liste est par­ti­san (quelque soit le bord), plus il est obsé­dé par d’é­ven­tuels com­plots, plus il est en faveur d’une révi­sion per­ma­nente de l’His­toire et plus utile il sera à la société.

    Le bou­lot du citoyen est de se tenir infor­mé, de débattre et de se faire sa propre idée de la « véri­té ». Si vous vous dites démo­crate, si vous vou­lez lut­ter contre les mani­pu­la­tions, ces­sez de pen­ser que le peuple est stu­pide et arrié­ré, lais­sez le citoyen faire son bou­lot et faites le vôtre !

    Réponse
  46. J-Stéphane

    Cette info je l’ai sai­sie sur un com­men­taire d’Étienne sur son FaceBook,

    Vu son impor­tance, il me semble qu’elle mérite son article sur ce blog pour envi­sa­ger nos pos­si­bi­li­té ave­nir de conser­ver un réel prin­cipe d’isegoria.

    Big Bro­ther U.E

    http://​rt​.com/​n​e​w​s​/​e​u​-​t​r​o​l​l​s​-​e​l​e​c​t​i​o​n​-​m​o​n​i​t​o​r​i​n​g​-​3​48/

    Mon inter­pré­ta­tion :

    Le bud­get du Big Bro­ther euro­péen est mul­ti­plié par trois.

    Plus de 3 mil­lions d’€ d’argent public des­ti­né à la sur­veillance de l’opinion publique.

    Une atten­tion par­ti­cu­lière sera accor­dée aux pays qui ont connu une forte aug­men­ta­tion dans l’euroscepticisme.

    Ce Big Bro­ther devra iden­ti­fier à un stade pré­coce les débats à carac­tère poli­tique dans les médias sociaux et les blogs.

    Les com­mu­ni­ca­teurs ins­ti­tu­tion­nels du Par­le­ment veulent avoir la capa­ci­té de sur­veiller les conver­sa­tions publiques et les sen­ti­ments sur le ter­rain en temps réel, et avoir la capa­ci­té de réagir rapi­de­ment, de manière ciblée et per­ti­nente, en par­ti­ci­pant et influen­çant la conver­sa­tion, par exemple : en four­nis­sant des faits et des chiffres à décons­truire les « mythes ».

    Plus de 1,5 mil­lion d’€ d’argent public pour payer des fonc­tion­naires de l’UE qui vont deve­nir des trolls.

    Rien ne prouve que cette somme sera bien uti­li­sée pour payer ces trolls, comme rien ne dit ce qu’il advient du reste.

    Rien n’est sti­pu­lé sur l’obligation pour ces trolls de l’U.E de clai­re­ment s’identifier, donc rien ne prou­ve­ra la véra­ci­té de leurs propos.

    Ils pour­ront chas­ser, tra­quer, cen­su­rer, para­si­ter, exclure, diffamer…

    Serions-nous à ce point racket­tés et har­ce­lés si nous étions un peuple souverain ?

    Bien­ve­nue en 1984

    Réponse
  47. J-Stéphane

    Le Com­plot avec un « L » et un « C » majus­cules – Créa­tion Monétaire

    Le Com­plot avec un L et un C majus­cules – Les Médias de Masse

    Le Com­plot avec un « L » et un « C » majus­cules – La Crise de 2008

    Réponse
  48. Étienne

    Mer­ci Barb, 
    c’est intéressant 
    (les com­men­taires aussi).

    Réponse
  49. EFFAB


    Un lien qui montre que nous ne sommes pas seuls à pen­ser ain­si et nous poser les vraies ques­tions, his­toire de nous remon­ter le morale après toutes ces calom­nies infon­dées et autres inep­ties du même acabit.

    Cette dis­cus­sion ini­tia­li­sée le 26 jan­vier der­nier ne pré­sage rien de bon, c’est bien le moins qu’on puisse dire… et je suis bien mal pla­cé pour ajou­ter quoi que ce soit de nou­veau à tout ceci : cam­pagnes de déni­gre­ments et chasses aux sor­cières conspi­ra­tion­nistes, sans par­ler de ces menaces à l’en­contre d’Etienne.

    Mais c’est jus­te­ment parce que je ne suis rien et per­sonne que je me per­mets de prendre la parole, ces ques­tion­ne­ments et cette liber­té qui est mienne, tel ce jour­na­liste cher­cheur de merde et par­ti­san, parce qu’il est dans la nature humaine de res­sen­tir les choses comme l’in­jus­tice, et non pré­ten­du­ment objec­ti­ver cette réa­li­té qui ne sera jamais qu’un point de vue par­mi tant d’autres, pour reprendre les mots de VINCENT (@51).

    Au train où vont les choses, et c’est bien de trains new age dont nous par­lons là, je crois qu’il est temps que vous réflé­chis­siez sérieu­se­ment aux com­por­te­ments à adop­ter, aux actions à mener, qu’elles soient publiques ou plus res­treintes, plus ciblées.

    Il faut trou­ver des sou­tiens, créer ce mou­ve­ment-réseau prô­nant ce renou­veau démo­cra­tique et regrou­pant tous ces sites, asso­cia­tions et groupes de pen­sée alter­na­tif – de l’é­co­lo­gique au conspi­ra­tion­niste -, oui, mélan­ger toutes ces cas­quettes de la déso­béis­sance et de la révolte… trop d’in­for­ma­tions et de dés­in­for­ma­tions vont dans ce constat affli­geant de notre monde qui nous enfume et nous assu­je­tit, et en regar­dant tout à l’heure la vidéo sur les deux tours jumelles pos­té par J.C (@49), c’est évident que toutes les preuves et les ques­tion­ne­ments sont là à notre dis­po­si­tion pour les contrer et ren­ver­ser la donne à notre avan­tage, mais pour cela, tout en ayant bien conscience de cette cause des causes Consti­tuante, je n’en suis pas moins per­sua­dé qu’il nous faut amal­ga­mer tout ça pour espé­rer convaincre tel ou tel qui­dam par quelques liens et pré­fé­rences que ce soient liées jus­te­ment de loin ou de près à notre cause des causes.

    Certes, c’est un risque à cou­rir de pas­ser au début pour gen­tils illu­mi­nés, aux yeux de nos proches comme au sein des mer­dias, mais croyez bien que devant notre sim­pli­ci­té, notre convic­tion, notre inté­gri­té, les gens com­men­ce­ront à se poser de plus en plus de ques­tions et le net à tour­ner à fond !
    Mais, pour cela, il ne faut pas être iso­lé, et cet outil infor­ma­tique entre nos mains est capable, j’en suis sûr, de relier de la façon la plus prag­ma­tique et la plus opti­male tous ces cou­rants de pen­sées et volon­tés dis­si­dentes… comme Etienne pour­rait très bien rebon­dir éga­le­ment sur ces menaces pour média­ti­ser tout ceci via ‘l’en­tre­mise’ de la jus­tice et cet éclai­rage quo­ti­dien de médias indépendants.

    Bon, j’ai peut-être assez dit de bêtises pour aujourd’­hui, mais n’est pas EFFAB qui veut, et c’est bien là la seule de mes qua­li­tés ! lol

    Réponse
  50. EFFAB

    Par ce mou­ve­ment-réseau, j’en­tend par-là un mou­ve­ment d’i­dées, un réseau citoyen, rien de plus, n’y voyez là aucun sub­strat par­ti­san et poli­ti­cien. Juste une asso­cia­tion de toutes les bonnes volon­tés, en quelques domaines que ce soient, ces diver­gences d’o­pi­nions comme ces centres d’in­té­rêts diverses mais, assu­ré­ment, cette cause com­mune, à savoir, un monde plus juste, plus ver­tueux, plus res­pec­tueux d’au­trui et de son envi­ron­ne­ment, digne enfin de tout ce qui fait la spé­ci­fi­ci­té de l’être humain, cette intel­li­gence qui se pré­tend si supérieure !

    Un mot, une phrase, un sigle, une image, que sais-je, en haut de page de chaque site, sur tout docu­ment qui soit, ce petit signe de ral­lie­ment à ce renou­veau socié­tal et à la cause démo­cra­tique… et, tout en même temps, paral­lè­le­ment au télé­phone arabe et cette conta­gion popu­laire, cer­tains d’entre nous qui iraient en par­ler dans les medias et autres mer­dias : ima­gi­nez quelques per­son­na­li­tés, des gens connues, des artistes, des élus, des phi­lo­sophes (exit BHL, j’en­tends bien !), des scien­ti­fiques y allant à toute occa­sion de leur petit refrain sur la cause des causes et ce mou­ve­ment d’en­ver­gure socié­tale… imaginez…

    Oui, je crois que le pro­blème est là, dif­fu­ser et ima­gi­ner toute une plé­thore de virus agis­sant simul­ta­né­ment à dif­fé­rents niveaux et dans des sphères d’in­fluence très diverses les une des autres, à l’ins­tar de notre socié­té si com­plexe et si imbri­quée à la fois…

    Faire même du rendre dedans, à toute occa­sion, détour­ner une conver­sa­tion banale et insi­pide sur ce pro­jet et cette res­pon­sa­bi­li­té com­mune… ou répondre à untel qui me dit : Quelle belle jour­née aujourd’­hui ?!, et moi de lui répondre : Je vois bien, oui, mais je vois très bien éga­le­ment toutes ces jolies traî­nées blanches au-des­sus de notre tête Et lui, fort avi­sé : Ah non, mon pote, ça ne le fait pas avec moi, tout ça c’est bien des Contrails, de la pure et simple vapeur d’eau, rien de plus, tu regardes trop la télé !

    Sans doute, mais ce qu’il omet de dire, c’est que moi je n’ai pas la télé et m’in­forme via le Net, même France Culture res­pire la dés­in­for­ma­tion à plein nez ! et que je me pose des ques­tions, tout sim­ple­ment, ce doute comme ce manque de preuves, mais un fait incon­tes­table, ces qua­drillages récur­rents hors conden­sa­tions, ces pas­sages aériens qui ne cor­res­pondent en rien aux tra­jets et horaires civils, ces avions qui font demi-tour ici et puis res­sillonent allé­gre­ment on-ne-sait-trop-quoi, ces aéro­planes ‘ota­niques’ qui font bel et bien la pluie et le beau temps dans nos espaces démo­cra­tiques, cette pol­lu­tion à grande échelle de nos sols et de notre indé­pen­dance éco­no­mique et éco­lo­gique, et ces pilotes qui ignorent peut-être la réa­li­té de leurs mis­sions, croyant par­ti­ci­per à ces mesures géo-ingé­nie­riques consis­tant à lut­ter contre le réchauf­fe­ment pla­né­taire, etc., etc…

    Tout ça pour vous dire, mes amis, qu’on peut effec­ti­ve­ment dou­ter de tout et ima­gi­ner bien des choses, nous qui vou­lons réin­ven­ter la démo­cra­tie, per­sua­dés du bien-fon­dé du tirage au sort, mais ces autres nous-mêmes que cela fait sou­rire ou se bran­car­der, comme cer­tains d’entre nous qui n’ont encore jamais oser lever les yeux au ciel ou s’af­fligent à l’i­dée que cer­tains sont per­sua­dés qu’il y a bien là quelque chose qui cloche quand on regarde un peu mieux et pous­sons le rai­son­ne­ment à cette hon­nê­te­té intel­lec­tuelle et l’ou­ver­ture d’es­prit qui va avec.

    Il y aura tou­jours une petite diver­gence quelque part, et là, entre nous, ce pour­rait bien être ce far­fe­lu sujet des Chem­trails… croyez bien que je suis le pre­mier à vou­loir croire le contraire, sachant suf­fi­sam­ment moi-même ce que beau­coup font bien d’ignorer_sauf que cette igno­rance-là peut nous coû­ter très chère, coû­tant déjà suf­fi­sam­ment à tous qui ont à en patir ou sont morts pour des causes aus­si inhu­maines que mon­tées de toute pièce.
    Merci

    Réponse
  51. Angelo

    Quelle tâche bien dif­fi­cile que de faire en sorte que tout le monde aille dans le même sens, de leur faire com­prendre qu’il faut s’at­ta­quer à la cause des causes et qu’ils s’im­pliquent pour « contagioner ». 😉

    Beau­coup se dis­persent pour tels ou tels conséquences.

    J’es­père que le livre d’E­tienne connai­tra un fort suc­cès popu­laire, qu’il sau­ra éveiller les consciences.

    Un gen­til Virus

    Réponse
  52. EFFAB

    Mer­ci, Ange­lo, de rebon­dir sur mes élu­cu­bra­tions et autres voeux pieux… oui, je suis bien conscient qu’il est très facile d’i­ma­gi­ner tout ça quand le plus dur reste à faire, moi qui, de sur­croît, n’ai pas fait grand chose dans la vie… mais la vie est ain­si faite de para­doxes, quand elle est déjà elle-même un para­doxe, ce qui ne sim­pli­fie en rien les choses !

    Le livre d’E­TIENNE est néces­saire, abou­tis­se­ment de cette réflexion et syn­thèse de tout ce savoir accu­mu­lé, cette cerise sur le gâteau liber­taire et ce Verbe juste et ins­pi­ré, irré­duc­tible, intègre… mais nous ne pou­vons nous en conten­ter et sou­hai­ter ardem­ment sa publi­ca­tion et tous ces dis­per­sés à la cause feraient bien de conver­ger sans plus attendre leurs inquié­tudes et les leurs idéaux, et pas besoin pour cela de gros inves­tis­se­ments ni de renier quoi que ce soit de ses diver­gences, il suf­fit juste d’un signe, d’un sigle, d’une image, que sais-je, qui rallie(nt) à cette cause, qui ras­semble – et là je ne parle plus du tirage au sort ni même du fait Consti­tuant, même si tous nos efforts doivent tendre vers cela -, cette union des consciences et des volon­tés d’hommes et de femmes libres et res­pon­sables, cette voix com­mune capable de se faire entendre et ‘offi­cielle’ : il y va là de sa légi­ti­mi­té – cette Légi­ti­mi­té des peuples huma­nistes à se gou­ver­ner eux-mêmes – et sa sécu­ri­té.

    Mais je puis me trom­per, para­no à mes heures et inculte sur bien des choses.

    Réponse
  53. EFFAB

    C’est encore moi… n’hé­si­tez pas si vous trou­vez que j’a­buse, moi qui me suis invi­té ici sans invi­ta­tions… je ne vou­drais sur­tout pas mono­po­li­ser cet espace public et encore moins por­ter quelque dis­cré­dit que ce soit aux idées d’E­TIENNE ; de plus, j’ai hor­reur des trol­lers et cela me cha­gri­ne­rait beau­coup de pas­ser pour l’un d’entre eux.

    Me revoi­ci car un mes­sage de MORPHEUS avait atti­ré mon atten­tion : le mes­sage 48 dans 1er février 2013 : une syn­thèse avant un essai de retraite.

    Il y parle d’un petit signe, tout simple et visible par tous, cette répé­ti­tion au coeur des incons­cients, pensez‑y, cette science-là est loin d’être ano­dine et croyez bien que l’en­ne­mi use depuis belle lurette de ces tech­niques subliminales.

    Tel un émo­ti­cône tout simple ren­du à sa plus épu­rée repré­sen­ta­tion, telle une abs­trac­tion et, mieux encore, comme le sou­ligne MORPHEUS, un sym­bole riche de sens et de signi­fi­ca­tions : marche-arrêt, la vie, le fémi­nin-le mas­cu­lin, ce champ de toutes les poten­tia­li­tés et cette volon­té, cette conscience qui va la déter­mi­ner ou non, etc, etc.

    Bref, tout benoî­te­ment, ou juste une idée far­fe­lue comme ça en pas­sant, pour­quoi ne pas s’ap­pro­prier ce petit signe, et l’ac­com­pa­gner d’une petite cita­tion appro­piée ou/et le nom de ce mou­ve­ment, tel… Mou­ve­ment Mon­dial des Citoyens… Renou­veau socié­tal et gou­ver­nance des peuples par eux-mêmes… enfin, je ponds ça à la va-vite, à tra­vailler, le pondre ici étant plus essen­tiel pour moi…

    Oui, je sais, ine idée fan­tai­siste par­mi une infi­ni­té d’autres, mais c’est bien de cela dont il s’a­git, unir toutes ces conver­gences, toutes ces intel­li­gences, peser plus concrè­te­ment et deve­nir plei­ne­ment et de fac­to légitime.

    Réponse
  54. EFFAB

    Oui, ANGELO, le logo des Gen­tils Virus uti­li­sé sur le Mes­sage et sur ce site, et tu fais bien de l’as­so­cier à ta sphère privée.

    Mais ce que j’ai ten­té d’ex­pli­quer c’est qu’il fal­lait asso­cier à tous ces logos repré­sen­tant en par­ti­cu­lier et plus pré­ci­sé­ment chaque asso­cia­tion, chaque site, chaque mou­ve­ment vou­lant vrai­ment fédé­rer ce pro­jet socié­tal et liber­taire, vou­lant vrai­ment se don­ner les chances de cham­bou­ler tout ça, je disais donc, leur asso­cier à tous ces logos, à toutes ces iden­ti­tés un sym­bole unique et capable de par­ler au plus grand nombre, un signe ras­sem­bleur pour nous tous et des plus recon­nais­sables, des plus évi­dents pour tous ces autres-nous à conver­tir, ce 90/99% à gagner à cette cause uni­ver­selle et pro­fon­dé­ment démocratique.

    En clair, ou pour te rejoindre dans cette uti­li­sa­tion que tu fais des Gen­tils Virus, il fau­drait lui asso­cier cet autre sym­bole, com­mun à tous les cou­rants de pen­sées liber­taires, impri­mant de suite dans les esprits ce ral­lie­ment et ce pro­jet commun…

    … ce qui sup­pose peut-être une décla­ra­tion d’in­ten­tion, quelque pro­cla­ma­tion solen­nelle des adhé­rents et des res­pon­sables du plus grand nombre d’as­so­cia­tions et de sites inté­res­sés et concer­nés en pre­mier lieu, car vou­loir le chan­ge­ment ne suf­fit pas, il faut s’en don­ner les moyens, et la pro­blé­ma­tique est bel et bien poli­tique, et ne pas agir avec tout l’à pro­pos et le prag­ma­tisme requis ne mène­ra pas très loin.

    Consi­dé­rant les actua­li­tés et l’é­tat de ce Monde, la gra­vi­té de tout ce qu’on ne cesse de nous impo­ser, cette usur­pa­tion glo­bale en lieu et place de la Légi­ti­mi­té et de la Liber­té qui sont les nôtres, il est grand temps, je crois, d’a­gir avant qu’il ne soit trop tard… et tout se joue main­te­nant… plus tard, cela sera beau­coup moins aisé, et infi­ni­ment plus violent.

    La Confé­rence des Colo­bris annon­çait quelque chose, l’in­ter­ven­tion d’E­TIENNE ce point d’orgue de cette évi­dence et de cette néces­si­té his­to­rique… mais com­bien ont vu la vidéo ? com­bien en enten­dront jamais par­ler si nous n’a­gis­sons pas au plus vite ?…

    ETIENNE a rai­son de dire que les virus ne peuvent aller plus vite que la musique, qu’on ne peut pré­ci­pi­ter les choses tant que nous n’a­vons pas un nombre suf­fi­sant d’in­di­vi­dus et de citoyens à nos côtés, évi­dem­ment ; là où je veux juste en venir, c’est qu’il appar­tient à ce Cercle ver­tueux et agis­sant d’a­gir sans plus attendre et de faire fédé­ra­tion, ce dis­cours solen­nel à tous les Hommes et les Femmes ain­si qu’aux Nations.

    Mais c’est peut-être moi qui me trompe, ETIENNE disant aus­si qu’il faut pro­pa­ger ça et, virus aidant, tout s’en­sui­vra… pour­quoi alors, petit effab, tu ne fermes pas ton bec – sic !

    Réponse
  55. EFFAB

    J’en parle déjà ici, c’est déjà pas si mal, comme je dis un peu tout ce qui me passe par la tête, à mille lieux de ces pré­oc­cu­pa­tions qui animent cer­tains ici depuis un petit moment, sans par­ler d’E­TIENNE qui réflé­chit là-des­sus depuis 7 ans maintenant.

    Il est cer­tain que tout cela m’intéresse_comme il appar­tient à cha­cun d’entre nous d’y aller de son petit com­men­taire et relayer en tout cas les bonnes idées ou ces quelques petits détails aux­quels on n’au­rait pas encore pensés.

    Qu’en pense la Garde rap­pro­chée ? ou en fais-tu par­ti toi-même ? ou suis-je à ce point méfiant pour ne pas uti­li­ser cette plate-forme que j’ai si peu uti­li­sée et qui a vu le jour parce qu’un ado­les­cent écon­duit a vou­lu prou­ver qu’il val­lait beau­coup mieux que des mala­bars de l’a­vi­ron ?! lol

    Ou EFFAB est-il à ce point conscient de sa valeur sup­po­sée pour en attendre davan­tage de sol­li­ci­ta­tions ? – sic ! Non, vaut mieux que je m’en tienne à mes élu­cu­bra­tions du moment, d’autres sont beau­coup plus inspirés_quand per­sonne n’est irrem­pla­çable, moi le premier !

    Ami­ca­le­ment

    Réponse
  56. Étienne

    Le PS et les « anti­fas » cen­surent une confé­rence du Front de Gauche :

    http://​www​.legrand​soir​.info/​l​i​l​l​e​-​m​a​r​t​i​n​e​-​a​u​b​r​y​-​c​e​n​s​u​r​e​-​u​n​-​d​e​b​a​t​-​s​u​r​-​l​a​-​s​y​r​i​e​.​h​tml

    Ces pré­ten­dus « anti­fas » qui per­sé­cutent sys­té­ma­ti­que­ment les meilleurs oppo­sants aux guerres et aux usu­riers sont vrai­ment d’ex­cel­lents chiens de garde pour les mar­chands d’armes et les banquiers.

    Comme s’ils étaient payés par eux, tout simplement.

    Réponse
  57. Ronald

    Ce pro­blème anti­fa est ennuyeux. Est-ce que ce sont des gens de bonne volon­té mais pas très struc­tu­ré idéo­lo­gi­que­ment et par là mal­adroits. Ce qui laisse à pen­ser cela, c’est l’attaque d’ennemis un peu tous azi­muts, sans réelle logique cohé­rente appa­rente. Ou alors ne seraient-ils que des offi­cines off­shores du « sys­tème » dont le rôle ne serait que de sabo­ter les réunions des groupes exer­çant une cri­tique. L’anonymat assez géné­ra­li­sé des anti­fa, leur volon­té de « faire nom­breux », et la part de mau­vaise foi sem­ble­rait aller dans ce sens.

    Il serait bon de cla­ri­fier cette ques­tion car dans le pre­mier cas, il suf­fi­rait de dis­si­per les mal­en­ten­dus pour espé­rer obte­nir au moins la neu­tra­li­té de leur part. Dans le sens contraire, on sau­rait qu’il n’y a rien de bon d’attendre d’eux.

    J’interpréterai ce cas de la confé­rence du front de gauche ain­si : il y a sans doute de véri­table asso­cia­tions anti­fa, et à côté des pseu­do­groupes qui se pré­tendent anti­fa mais n’ont pour but que de sabo­ter les actions des adver­saires du pou­voir. Car il me semble que ce pré­ten­du groupe qui est inter­ve­nu contre la confé­rence ne sort de nulle part. Son action n’était annon­cée – je crois – nulle part sur inter­net, même les sites anti­fa du Nord ne l’ont pas évo­quée. Alors qu’en géné­ral ce genre d’action est pré­ve­nu par une « alerte » sur les réseaux anti­fa. Et n’est-il pas étrange qu’un groupe de soi-disant ten­dance anar­chiste ne se mani­feste pas sur le net mais attire l’intervention des auto­ri­tés de la ville, et l’obtienne immé­dia­te­ment ? Donc, à mon avis, il y a des groupes qui uti­lisent cette cou­ver­ture pour mener des actions ou dési­gner des adver­saires à abattre, mais ne sont en rien liés au mou­ve­ment. Et le carac­tère ano­nyme, non struc­tu­ré et doté de peu d’esprit cri­tique des réseaux anti­fa fait qu’ils sont faci­le­ment mani­pu­lables. Voi­la, c’est un peu mon impres­sion d’ensemble sur la question.

    Ronald

    Réponse
  58. Marie

    @ Ronald

    Peut-être la même manière de pro­cé­der des enne­mis de Jean-Jacques Rous­seau que raconte si bien Hen­ri Guille­min : sur ce site pré­face de Guille­min sur les rêve­ries : des méchants sans visages-frap­pez et cachez votre main-ce n’est jamais eux, c’est le chat, dirait l’en­fant après une bêtise (pro­pos de Vol­taire) pour cacher des véri­tés importunes

    Réponse
  59. Morpheus

    @ Ronald

    Les pré­ten­dus >anti­fas< qui sont en ques­tion dans l’his­toire de Lille sont très cer­tai­ne­ment des agents israé­liens (ou pro-israéliens).

    De manière géné­rale, cette « mou­vance » anti­fas en France et en Alle­magne est essen­tiel­le­ment consti­tuée d’a­gents israé­liens dont le rôle est de faire pres­sion sur les auto­ri­tés et les orga­ni­sa­teurs de confé­rences / débats / évé­ne­ments cultu­rels chaque fois que des acteurs iden­ti­fiés comme « enne­mis des inté­rêts israé­liens » par­ti­cipent à ces événements.

    Leurs méthodes sont indignes, mal­hon­nêtes, fon­dées sur les amal­games, les men­songes, les insultes et la menace (y com­pris la menace phy­sique !). Ils sont anti­dé­mo­crates et se camouflent sous le faux nez de pré­ten­dus anti­fas­cistes. Para­doxa­le­ment, leurs méthodes sont pré­ci­sé­ment celles de tous les mou­ve­ments extré­mistes et fas­ciste que la pla­nète et le monde a connu (y com­pris les mou­ve­ments nazi durant les années 30 et 40).

    Ils ont des relais (les saya­nim) dans beau­coup d’ad­mi­nis­tra­tions, d’en­tre­prises, et dans la socié­té civile, leur per­met­tant d’exer­cer des influences ou d’ob­te­nir des infor­ma­tions pour agir de façon effi­cace. Ils sont orga­ni­sés (en lien avec les ser­vices secrets israéliens).

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  60. daria

    bon­jour,
    au sujet du billet 27 de cette page :
    – Etienne, que pen­sez-vous de la remarque de prince2phore sur la video de Mullins ?

    Réponse

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