Et maintenant : twitter… Au fou ! (28 décembre 2012)

28/12/2012 | 60 commentaires

Salut à tous.

Comme si je m’en­nuyais, — un peu en manque de rela­tions humaines, si vous vou­lez… 😉 —, je viens de créer un compte sur twitter…

C’est là : https://​twit​ter​.com/Etienne_Chouard

Il paraît qu’il faut que je pré­vienne un peu les copains 🙂
Voi­là qui est fait.

On m’a dit qu’il y a des affreux jojos qui ont usur­pé mon iden­ti­té (pour me faire dire des hor­reurs).
Je sus­pecte les antifas… 🙂

Il faut que je demande à twit­ter de mettre fin à cela.

Mer­ci à tous pour vos pré­cieux encouragements.

Étienne.


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Nota : la copie d’é­cran à côté du titre a été prise en juin 2022, 10 après 🙂


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Étienne

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60 Commentaires

  1. Jean Mi, plus qu'un ami...

    Chaque jour, quelques citoyens qui découvrent ce que tu expliques si bien… Quelle meilleure récom­pense pour un prof… sur­tout, ne doute pas 😉

    Pour les médi­sants, il y a un vieux pro­verbe arabe qui dit « les chiens aboient, la cara­vane passe »

    À plus tard, pour prendre de la hauteur…

    Réponse
  2. Alfila

    Étienne, pour­quoi avoir res­sus­ci­té sur Face­book hier votre « jour­nal » dont la der­nière actua­li­sa­tion date de 2008 et qui mani­fes­tait un grand décou­ra­ge­ment et énervement ? 

    Êtes-vous à nou­veau actuel­le­ment dans cet état d’esprit ? 

    Le che­min par­cou­ru depuis 2008 vous paraît-il trop peu important ?

    Réponse
  3. zeefrog

    Cher Etienne.

    Ce que tu pro­poses est sans pré­cé­dent, tu es un peu en avance sur ton temps mais pas tant que ça.

    N’ou­blie pas que l’in­di­vi­dua­lisme est propre au peuple fran­çais, dû à notre qua­li­té de vie trop confor­table de ces der­nières décennies.

    Mais ne déses­père en aucun cas, ton idée est extrê­me­ment puis­sante ; alors semons des graines de démo­cra­tie sur tout ce magni­fique ter­ri­toire et notre pla­nète, sans dou­ter un seul ins­tant de notre réussite.

    Comme le dit si bien Jim­my hendrix :

    « Quand le pou­voir de l’a­mour rem­pla­ce­ra l’a­mour du pou­voir, le monde sera en paix »

    Zee­frog

    Réponse
  4. Bokanovsky

    Ne lâchez pas, s’il vous plait !

    Réponse
  5. Boyau Rouche

    Sur twit­ter les mes­sages sont limi­tés à 140 carac­tères. Ca va aller quand même ?!!

    Réponse
  6. Étienne

    Pour moi, 140 carac­tères par mes­sage, c’est une véri­table épreuve 🙂

    Mais j’ap­plique ma devise : 
    il n’y a pas de mal­heur, il n’y a que des évé­ne­ments dont il faut savoir tirer parti.

    🙂

    Réponse
  7. Morpheus

    Étienne va devoir apprendre à com­mu­ni­quer ses idées en modes télé­gra­phique. Un sérieux exer­cice de syn­thèse (mais au moins, ça incite à aller droit au but).

    Enfin, ce pour­rait être pire : en morse, par exemple :-p

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  8. AlainR

    Pro­mo­tion Ubu Roi : Mes 27 mois sur les bancs de l’E­NA

    (Oli­vier Saby, 260 pages, Edi­tions Flam­ma­rion, 26 sep­tembre 2012, ama​zon​.fr)

    (…) Oli­vier Saby raconte com­ment les énarques apprennent à cap­ter le pou­voir. Der­rière les murs stras­bour­geois de cette ancienne pri­son pour femmes, peu de dis­cus­sions sur l’avenir du pays, mais des pres­sions, des ter­ri­toires convoi­tés, la tra­gi-comé­die du clas­se­ment de sor­tie et un matri­cule pour la vie. Un témoi­gnage qui se lit comme un roman, amuse comme une comé­die, et qui laisse interdit.

    ==========

    La noblesse d’e­tat ; grandes ecoles et esprit de corps

    (Pierre Bour­dieu, Les édi­tions de Minuit, 1er mars 1989, 568 pages, arbrea​lettres​.com)

    (…) Com­ment s’est consti­tuée la confi­gu­ra­tion sin­gu­lière de pou­voirs, intel­lec­tuels, poli­tiques, bureau­cra­tiques, éco­no­miques, qui domine les socié­tés contemporaines ?

    Com­ment ces pou­voirs, notam­ment ceux qui s’au­to­risent de l’au­to­ri­té confé­rée par l’É­cole, obtiennent-ils notre recon­nais­sance ? Qu’est-ce que la com­pé­tence dont se réclament les technocraties ?

    Le tra­vail de consé­cra­tion qu’ac­com­plit l’ins­ti­tu­tion sco­laire, notam­ment à tra­vers les grandes écoles, s’ob­serve dans l’his­toire, à des variantes près, toutes les fois qu’il s’a­git de pro­duire une noblesse ; et les groupes socia­le­ment recon­nus, en par­ti­cu­lier les grands corps, qui en sont le pro­duit, fonc­tionnent selon une logique tout à fait sem­blable à celle des divi­sions d’An­cien Régime, nobles et rotu­riers, grande et petite noblesse.

    La noblesse d’É­tat qui dis­pose d’une pano­plie sans pré­cé­dent de pou­voirs, éco­no­miques, bureau­cra­tiques et même intel­lec­tuels, et de titres propres à jus­ti­fier son pri­vi­lège, titre d’é­coles, titres de pro­prié­té et titres de noblesse, est l’hé­ri­tière struc­tu­rale – et par­fois généa­lo­gique – de la noblesse de robe qui, pour se construire comme telle, contre d’autres espèces de pou­voirs, a dû construire l’É­tat moderne, et tous les mythes répu­bli­cains, méri­to­cra­tie, école libé­ra­trice, ser­vice public (…)

    ==========

    ENA : pro­mo­tion Ubu Roi

    (un repor­tage de Sarah Lefèvre, 19 décembre 2012, la​-bas​.org)

    Extrait :

    « On ne connaît pas les fon­da­men­taux. Par exemple, sur l’é­co­no­mie, on est inca­pable de réflé­chir sur un sujet éco­no­mique autre­ment que comme on y pense depuis 40 ans. La ques­tion du chô­mage par exemple, avec le rap­port Gal­lois récent, il n’y a abso­lu­ment aucune inno­va­tion. C’est tou­jours les mêmes recettes. »

    Réponse
  9. Étienne

    Mer­ci, Alain.

    Réponse
  10. Étienne

    Je m’en­traîne 🙂

    Réponse
  11. Étienne

    « la conci­sion ne per­met d’ex­pri­mer que des idées qui font déjà consensus »

    Noam Chom­sky

    🙂

    Réponse
  12. AlainR

    Tu enseignes la tech­nique, je suis sûr que tu sau­ras adap­ter l’ou­til à tes besoins, et non l’inverse 🙂

    De Twit­ter, il en est un peu ques­tion ici :

    « Suite à des mani­fes­ta­tions de plu­sieurs dizaines de mil­liers de per­sonnes le 15 mai, de petit groupes de mili­tants ont déci­dé d’é­ta­blir des cam­pe­ments à Madrid et à Bar­ce­lone et ont com­men­cé à dis­cu­ter de la manière de consti­tuer cette démo­cra­tie réelle.  »

    « Ils ont alors « twit­té » leurs amis qui ont « twit­té » les leurs et au bout de quelques jours ils étaient des mil­liers dans près de 60 villes. Le but affi­ché du mou­ve­ment : dénon­cer la fausse démo­cra­tie des par­tis et éla­bo­rer ensemble des pro­po­si­tions (…) »

    « Dans ce pro­ces­sus un seul pou­voir de déci­sion a été recon­nu, celui de l’as­sem­blée consti­tuée par celles et ceux qui se réunissent effectivement (…) »

    « Pas d’or­ga­ni­sa­tion, pas de lea­der, des rota­tions, des modé­ra­teurs dans les assem­blées et des porte-parole vers les médias, des modes d’ex­pres­sion silen­cieux et col­lec­tifs pour ne pas déran­ger le voi­si­nage le soir et évi­ter la confis­ca­tion de la parole par quelques-uns, etc. »

    « Chaque assem­blée sou­ve­raine a donc cher­ché de nou­velles formes de démo­cra­tie en la fai­sant dans un pro­ces­sus très lent (…) »

    ======================
    Extrait de : 
    Ni Dieu ni maître : les réseaux
    (03÷09÷2012, publié dans la revue Eco­Rev’ n°37, par Emma­nuel Des­sen­dier et Ani­ta Rozen­holc, villes-internet)

    (…) Tout comme André Gorz, Jean Zin ou Joël De Ros­nay, Manuel Cas­tells fait par­tie du petit nombre de théo­ri­ciens qui ont su et savent ana­ly­ser très fine­ment les poten­tia­li­tés du numé­rique, jusque dans leur remise en cause des rap­ports de pou­voir.

    C’est cette capa­ci­té qui lui per­met de per­ce­voir avec acui­té les bou­le­ver­se­ments sociaux éco­no­miques et poli­tiques en cours et d’i­den­ti­fier les pré­misses d’une « socié­té de l’in­tel­li­gence », chère à André Gorz et apte à consti­tuer le cadre d’un dépas­se­ment civi­li­sé du capi­ta­lisme (…)

    Réponse
  13. Chansonatix

    C’est bien parce que c’est toi !
    Chan­so­na­tix, fol­lo­wing Etienne 540th followers

    Réponse
  14. Merome

    Sur twit­ter et ailleurs, je tombe de plus en plus régu­liè­re­ment sur des anti­fas qui sont tota­le­ment convain­cus qu’E­tienne est d’ex­trême droite.

    J’ai beau­coup de mal à gérer ça, je ne parle même pas de les convaincre, mais sim­ple­ment d’en­tendre leurs cri­tiques qui me semblent tota­le­ment dépla­cées et hors de propos.

    La cri­tique qui sort le plus sou­vent, c’est le « copi­nage » d’E­tienne avec Ega­li­té et Réconciliation/Soral. J’ai­me­rais bien qu’E­tienne explique un jour son point de vue sur les idées de Soral, là où il le rejoint, là où il ne le suit pas, un peu comme il l’a fait avec Asse­li­neau, d’une cer­taine façon.

    Ça nous don­ne­rait un peu plus d’ar­gu­ments pour rabattre le caquet aux antifas.

    Beau­coup de mili­tants FdG et d’a­nar­chistes dans les plus viru­lents anti-Chouard. Etienne a‑t-il une liste de ses « copains » du FdG qu’on pour­rait exhi­ber comme pièce à conviction ?

    Réponse
  15. Morpheus

    @ Merome

    Étienne évoque le pro­blème que tu sou­lèves au cours de cette ren­contre avec dif­fé­rents acti­vistes de dif­fé­rentes ten­dances à Tou­louse ; cette ren­contre a été impro­vi­sée suite à la cen­sure dont il a été l’ob­jet par l’as­so­cia­tion Uto­pia, qui l’a­vait au préa­lable invi­té à un de leurs évé­né­ments, puis a annu­lé l’in­vi­ta­tion suite à des pres­sions d’an­ti­fas (notam­ment Indy­me­dia Paris).

    Démo­crates et fachos contre la représentation : 
    Chouard face au piège du « confusionnisme »

    http://​www​.ago​ra​vox​.tv/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​p​o​l​i​t​i​q​u​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​d​e​m​o​c​r​a​t​e​s​-​e​t​-​f​a​c​h​o​s​-​c​o​n​t​r​e​-​l​a​-​3​7​449

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  16. Morpheus

    @ Merome

    Tu fais évi­dem­ment ce que tu veux, mais si tu sou­haites répondre aux anti­fas, il serait inté­res­sant de savoir à qui tu t’adresses.

    Cet article du cou­rant com­mu­niste inter­na­tio­nal montre quel rôle his­to­rique a joué le mou­ve­ment radi­cal anti­fas­ciste CONTRE toutes les révo­lu­tions populaires :

    http://​fr​.inter​na​tio​na​lism​.org/​f​r​e​n​c​h​/​b​r​o​c​h​u​r​e​s​/​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​_​f​a​s​c​i​s​m​e​_​a​n​t​i​_​f​a​s​c​i​s​m​e​_​e​x​t​r​e​m​e​_​g​a​u​c​h​e​.​htm

    Je te laisse lire cet article et te faire ta propre opi­nion sur ces gens.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  17. Merome

    @Morpheus :

    mer­ci, mais il manque des expli­ca­tions sur les « col­la­bo­ra­tions » avec Soral/Egalité et récon­ci­lia­tion. Pour ces gens là, seuls comptent les appa­rences sur des points de détails. S’ils avaient écou­té Étienne, ils sau­raient déjà que ce qu’il dit ne s’ap­pa­rente en rien à du fas­cisme. Ce qu’ils ne com­prennent pas en revanche, c’est la « stra­té­gie » consciente ou non qui consiste à se rap­pro­cher de sites « sul­fu­reux » comme E&R pour dif­fu­ser les idées.

    Je ne crois pas avoir déjà vu une expli­ca­tion d’Étienne sur ce point. Elle m’in­té­res­se­rait pourtant.

    Ou alors il faut m’ex­pli­quer en quoi Soral/E&R n’ont rien à voir avec l’ex­trême droite, c’est peut-être là que je me trompe…

    Réponse
  18. Morpheus

    @ Merome

    Je ne crois pas que Étienne « col­la­bore » avec Soral / E&R. Je crois plus volon­tiers que Étienne applique son droit d’in­ven­taire concer­nant les idées de Soral / E&R, comme il le fait avec d’autres auteurs / mou­ve­ments. Et que Soral adhère volon­tiers aux thèses d’Étienne et le cite sou­vent sur son blog et dans ses confé­rences, parce que sa thèse est robuste. Le fait est que beau­coup ont connu Étienne parce qu’ils fré­quentent le blog d’E&R ou écoutent Soral. Et alors ?

    D’autre part, il exerce le dia­logue dans un esprit réel­le­ment démo­cra­tique, c’est-à-dire qu’il débat sur le fond avec tout le monde, sans prendre part aux éti­que­tages et aux dia­bo­li­sa­tions / angé­li­sa­tions, mais en res­tant l’es­prit cen­tré le sujet (le mes­sage, non le mes­sa­ger). C’est évi­dem­ment une atti­tude tota­le­ment incom­pré­hen­sible de la part des fas­cistes de gauche (les anti­fas­cistes sont des fas­cistes qui s’i­gnorent) ; pour eux, tout ce qui res­semble de près ou de loin à : un raciste, un anti­sé­mite, un natio­na­liste (y com­pris un sou­ve­rai­niste), un roya­liste, … est un fas­ciste, et il doit être condam­né, dia­bo­li­sé, exter­mi­né (je n’exa­gère même pas).

    Main­te­nant, la ques­tion se pose : un jour, Étienne va pondre un bou­quin ; c’est inévi­table et même sou­hai­table (cela pour­rait lui don­ner des oppor­tu­ni­té d’ap­pa­raître sur cer­tains canaux de la presse mains­tream, comme Ce Soir Ou Jamais, par exemple). Mais qui va oser le publier ? Je parie que le seul qui n’hé­si­te­ra pas à le publier, c’est Soral (qui est édi­teur avec Kontre Kulture).

    Et là, la VRAI ques­tion va se poser : pour être édi­té lorsque l’on déve­loppe des thèses qui mettent le sys­tème actuel en ques­tion, faut-il se tour­ner vers les édi­teurs dia­bo­li­sés, sul­fu­reux ? La réponse est : en France, absolument !

    France, pays de la liber­té d’ex­pres­sion ? Oui, et mon cul, c’est du poulet …

    En fin de compte, je ne crois pas qu’Étienne ait quoi que ce soit à jus­ti­fier auprès des anti­fas­cistes (et il ne le fera pas, et il a bien rai­son). Étienne est droit et hon­nête. Suivre ses débats, ici ou ailleurs le démontre. En revanche, l’hon­nê­te­té intel­lec­tuelle de ces détrac­teurs pré­ten­du­ment « de gauche » est aus­si per­cep­tible que l’oxy­gène à 20.000 mètres d’altitude.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    PS : je sup­pose que tu auras noté, dans la ren­contre de Tou­louse, l’argument clef qui montre le fos­sé qu’il y a entre les thèses d’Étienne et le fas­cisme ? C’est l’argument essen­tiel à rete­nir. Si les anti­fas­cistes ne veulent pas entendre cet argu­ment, alors il n’y aucune rai­son de pour­suivre l’ar­gu­men­ta­tion avec eux.

    Réponse
  19. Merome

    @Morpheus :

    Qu’on ait le droit d’in­ven­taire sur les idées de Soral ou de n’im­porte qui, c’est indis­cu­table. Mais je ne crois pas que ce soit ça qui soit repro­ché à Étienne. Je ne crois pas l’a­voir déjà enten­du citer Soral, d’ailleurs.

    Le pro­blème est inverse : Soral appré­cie les idées d’Étienne et le dif­fuse sur ses réseaux, l’in­vite via les conf E&R. Pour­quoi Étienne accepte-t-il ?

    Pour les anti­fas, cela ne fait aucun doute : Étienne accepte parce qu’il par­tage les idées d’ex­trême droite, qu’il roule pour Soral, etc etc… Le fait que cer­taines confé­rences soient payantes ali­mente cette vision des choses : Étienne « vend » son image pour finan­cer des mou­vances proches de l’ex­trême droite.

    Je pense au contraire que ça méri­te­rait de l’ar­gu­men­ta­tion, de l’ex­pli­ca­tion de la part d’Étienne.

    Réponse
  20. Étienne

    Mer­ci Mor­phéus, tu me fais gagner du temps 🙂 
    Mais il va fal­loir que je m’y colle, pour mon copain Merome 🙂

    Cher Merome, très cher virus : plus ça va, moins j’ai envie de me jus­ti­fier envers des gens (les pré­ten­dus « anti­fas ») que je consi­dère au mieux comme de méchants imbé­ciles, au pire comme des faux nez des cra­pules qui nous dirigent (des agents en mis­sion, quoi).

    Mon idée force, c’est que 
    LES IDÉES APPARTIENNENT À CEUX QUI S’EN EMPARENT.

    Autre­ment dit, 
    je ne suis pas pro­prié­taire de mes idées.

    (C’est Michel (Onfray) qui m’a appris ça, et je l’ai bien compris/assimilé.)

    Ma thèse (le tirage au sort comme anti­dote radi­cal, popu­laire, uni­ver­sel et durable, contre (toutes) les forces oli­gar­chiques) séduit des tas de gens très dif­fé­rents (même des enne­mis jurés sur l’é­chi­quier des pro­fes­sion­nels de la poli­tique), évi­dem­ment ; et leurs mili­tants de base (rare­ment leurs chefs, vous le note­rez) font connaître cette thèse (ultra-démo­cra­tique, je le rap­pelle : plus démo­cra­tique, tu meurs) dans leurs propres réseaux, du mieux qu’ils peuvent. 

    Vous vou­lez que je me positionne ? 
    Je trouve ça FORMIDABLE.
    C’est clair ?
    On est en train de trou­ver une idée qui nous ras­semble TOUS, bon sang de bon­soir, c’est SUPER !

    Tous sauf les riches, c’est vrai… Mais on fera sans eux : on reste 99% !

    Il fau­drait quoi ? 
    D’a­bord, que je sur­veille (tous les jours peut-être ?) qui relaie mes tra­vaux ? (des cen­taines de mil­liers de liens sur Google, vous rigolez..) 
    Ensuite que je véri­fie que tous sont bien poli­ti­que­ment cor­rects ? (et vu de quel bord, s’il vous plaît ?)
    Et enfin que, quand ils ne conviennent pas à la cen­sure, je leur inter­dise (et de quel droit s’il vous plaît ?) de relayer mon travail ? 
    C’est une blague ? 
    IL N’EN EST ABSOLUMENT PAS QUESTION. J’emmerde les cen­seurs. Voi­là, c’est dit.

    D’ailleurs, je suis sûr que, si des (pré­ten­dus) fachos aiment cette idée véri­ta­ble­ment démo­cra­tique, elle va les trans­for­mer mal­gré eux en leur for inté­rieur, dou­ce­ment, insen­si­ble­ment, et les rendre plus humains (s’ils ne l’é­taient pas assez) ; ce que n’au­rait JAMAIS fait un ana­thème, un ostra­cisme ou autre débile hur­le­ment « antifa ».

    Je vous demande d’être très atten­tif à l’i­dée qui va suivre :

    Pour moi, consi­dé­rer quel­qu’un comme défi­ni­ti­ve­ment « fas­ciste » (ou « com­mu­niste », ou « anti­sé­mite » ou autre grave injure faite pour épou­van­ter), comme si ce quel­qu’un (qui est un être humain, je le rap­pelle) était consub­stan­tiel­le­ment mau­vais, irré­cu­pé­rable, infré­quen­table, non amen­dable, C’EST DU RACISME. Tous les humains PEUVENT CHANGER, abso­lu­ment tous. Si on ne croit pas ça, on est RACISTE. Et c’est en par­lant avec ceux avec qui on est en désac­cord, sur­tout quand ce désac­cord est violent, qu’on y arri­ve­ra, la plu­part du temps (sauf urgence de sur­vie contre des fous armés qui arrivent, évi­dem­ment). Sinon, c’est la guerre civile. 

    Donc, sûr de mes valeurs, moi, je peux écou­ter, par­ler, argu­men­ter, avec n’im­porte qui, avec l’es­poir de rap­pro­cher les points de vue et de moins se tromper.

    Cha­cun sa méthode pour faire société. 
    J’aime bien la mienne, évidemment 🙂

    Dans élec­tron libre, il n’y a pas que électron.

    Je vous remer­cie du fond du cœur pour tout ce que vous faites. 
    Igno­rez les pré­ten­dus >anti­fas, svp : ils sont bêtes et méchants.

    Étienne.

    Réponse
  21. Ptillulu

    Consi­dé­rer Etienne comme un fas­ciste est une insulte envers les vrais fas­cistes LOL

    Réponse
  22. Ana Sailland

    « je ne suis pas pro­prié­taire de mes idées »

    Yesss 🙂

    Mieux encore :

    Chaque fois qu’on me « vole » mes idées, je rem­porte une victoire.

    Réponse
  23. J-Stéphane

    Exemple de QR Code à pla­car­der dans tous les lieux publics.

    Réponse
  24. Merome

    @Etienne : oui mais, oui mais non…
    Ta réponse est à côté de ma ques­tion. Je vais essayer de refor­mu­ler pour être plus clair.
    Je suis bien d’ac­cord pour dire que tes idées ne t’ap­par­tiennent pas et que tu ne peux pas mai­tri­ser qui les reprend. Pas de débat là-des­sus (et tu ne réponds que là-dessus !).

    Ce qui pose ques­tion, c’est que tu acceptes des invi­ta­tions du diable en per­sonne et que ceci génère de l’argent à son pro­fit. Autre­ment dit, pour dire les choses de façon cari­ca­tu­rale et rac­cour­cie : une par­tie du finan­ce­ment d’E­ga­li­té & Récon­ci­lia­tion pro­vient des confé­rences payantes que tu as tenues pour eux.
    D’une cer­taine façon dans ces cas là, ce n’est pas eux qui relayent tes idées, c’est toi qui relayes les leurs ou en tout cas par­ti­cipe à leur entreprise.

    Il suf­fi­rait que tu exprimes clai­re­ment ce qui te dif­fé­ren­cie de Soral/E&R (je ne crois pas l’a­voir lu quelque part), et que tu expliques ta « stra­té­gie » pour accep­ter ou refu­ser d’in­ter­ve­nir dans cer­tains cadres (répon­drais-tu à l’in­vi­ta­tion du Médef ? de l’UMPS ? d’un grou­pus­cule néo­na­zi ?…).

    Tu fus­tiges à lon­gueur de confé­rences les riches, les ban­quiers, cer­tains poli­ti­ciens, (c’est du racisme ? Ils peuvent chan­ger aus­si !) mais tu ne dis fina­le­ment pas grand mal des vrais méchants d’ex­trême droite (et je ne parle pas des élec­teurs, mais bien des cadres qui les décérèbrent).

    Je com­prends bien aus­si que s’a­bais­ser à répondre aux anti­fas qui ne font pas dans la den­telle pour te cri­ti­quer est dif­fi­cile. Mais c’est plu­tôt aux autres que je pense. Ceux qui ne te connaissent encore pas, et qui tombent sur un tas de trucs qui montrent un lien entre Soral et Chouard, et abso­lu­ment rien qui le dément, alors que paral­lè­le­ment, on trouve des tas de docu­ments qui montrent que tu ne pas­se­ras pas tes vacances avec les ban­quiers, par exemple.
    Deux poids, deux mesures…

    Par exemple que penses-tu de Soral quand il dit :
    « Seul le natio­na­lisme pos­sède les fon­da­men­taux pour incar­ner une véri­table alter­na­tive éco­no­mique et sociale (…) à la défer­lante mon­dia­liste et ultra libé­rale. (…) Je pense que si Marx était vivant aujourd’­hui il appel­le­rait à voter Jean-Marie Le Pen, (…) (le Front natio­nal, qui) agrège des ouvriers, des petits patrons, des arti­sans (est) le par­ti du peuple (et porte) l’es­prit de la Commune. »

    Réponse
  25. AlainR

    3 jan­vier 2013 à 12:34, par Étienne : « (…) consi­dé­rer quel­qu’un comme défi­ni­ti­ve­ment fas­ciste (ou com­mu­niste, ou anti­sé­mite ou autre grave injure faite pour épou­van­ter), comme si ce quel­qu’un (qui est un être humain, je le rap­pelle) était consub­stan­tiel­le­ment mau­vais, irré­cu­pé­rable, infré­quen­table, non amen­dable, C’EST DU RACISME. Tous les humains PEUVENT CHANGER, abso­lu­ment tous. Si on ne croit pas ça, on est RACISTE (…) »

    Légère dif­fé­rence de défi­ni­tion du racisme selon môa : ce n’est pas seule­ment une ques­tion de liber­té d’é­vo­lu­tion dans le temps.

    Je consi­dère comme raciste le fait de clas­ser radi­ca­le­ment (entiè­re­ment) un être libre dans une caté­go­rie en uti­li­sant un adjec­tif qui le qua­li­fie (à tort ou non) pour en faire son iden­ti­té pri­mor­diale et en niant toute rela­ti­vi­té de cette carac­té­ris­tique (donc toute liber­té et toute indi­vi­dua­li­té). Et on peut être raciste vis-à-vis d’au­trui autant que vis-à-vis de soi-même.

    Untel est imbé­cile, ou génial, ou noir de peau, ou ensei­gnant, ou libé­ral, ou juif de culture ou de reli­gion, … C’est vrai ou non, mais ça reste rela­tif, dans la mesure où c’est (ou serait) une de ses carac­té­ris­tiques par­mi d’autres, où elle peut être tem­po­raire ou non, et où elle peut être par­tielle. Je peux être un peu juif de culture, un peu noir de peau, un peu musul­man de reli­gion, un peu pré­ten­tieux ou génial sur un sujet et un peu modeste ou stu­pide sur un autre, tem­po­rai­re­ment, par­tiel­le­ment, librement.

    Par contre,
    Untel est un imbé­cile, un Génie, un Ensei­gnant, un Libé­ral, un Noir ou un Juif : là, c’est net, pré­cis, et appa­rem­ment rigou­reux. Cha­cun est clas­sé entiè­re­ment, qu’il le veuille ou non, dans une caté­go­rie dont il n’a pas la liber­té de s’é­chap­per. Il a appa­rem­ment une iden­ti­té propre, radi­cale et défi­ni­tive. Cer­tains se rangent eux-mêmes, eux et par­fois leurs proches, dans une telle catégorie.

    Pour môa, c’est ça, le racisme. Et une fois qu’une caté­go­rie est ain­si consti­tuée dans l’o­pi­nion d’une grande pro­por­tion de gens, il devient facile, natu­rel, confor­table, pour tout le monde, de géné­ra­li­ser sur l’en­semble des indi­vi­dus classés.

    Je lis, écoute et admire l’œuvre d’Étienne depuis plu­sieurs années. Et il est vrai que ton dis­cours oral (plus rare­ment écrit) a par­fois ten­dance à géné­ra­li­ser sur les élus, les riches, les ban­quiers, pre­nant pour cible les per­sonnes elles-mêmes, et non plus leurs abus de pou­voirs. Même l’ex­pres­sion « les 1% » me gêne 🙂

    Je fais cette remarque parce que le sujet est évo­qué. Mais je suis sûr que si je devais m’ex­pri­mer publi­que­ment sur ton oeuvre, sur la démo­cra­tie, sur les abus de pou­voirs, j’en arri­ve­rais rapi­de­ment à oublier tout mon pro­pos pré­cé­dent et à clas­ser des per­sonnes dans des caté­go­ries cou­pables. Je crois que c’est une ten­dance naturelle.

    De même qu’il est natu­rel que le Pou­voir (issu de la richesse, ou de l’ins­ti­tu­tion, …) s’au­to-entre­tienne, constam­ment, obses­sion­nel­le­ment (pou­voir média­tique avec le star sys­tem, pou­voir finan­cier avec les lob­bys, pou­voir socié­tal avec l’é­li­tisme, pou­voir poli­tique avec l’élection, …).

    ============

    24. Le ven­dre­di 4 jan­vier 2013 à 12:02, par Merome : « (…) Il suf­fi­rait que tu exprimes clai­re­ment ce qui te dif­fé­ren­cie de Soral/E&R (…) Tu fus­tiges à lon­gueur de confé­rences les riches, les ban­quiers, cer­tains poli­ti­ciens, (c’est du racisme ? Ils peuvent chan­ger aus­si !) mais tu ne dis fina­le­ment pas grand mal des vrais méchants d’ex­trême droite (…) »

    Selon môa,
    Étienne n’a pas à s’ex­pri­mer sur l’ex­trême-droite. Il tient un dis­cours cohé­rent, trans­pa­rent, contra­dic­toire, argu­men­té et sour­cé depuis plu­sieurs années. Ses prio­ri­tés sont la créa­tion moné­taire, la reprise du contrôle citoyen du pro­ces­sus consti­tuant, le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive citoyenne, la démo­cra­tie et l’Europe, …

    J’es­père de lui qu’il pour­suive son oeuvre, qu’il conti­nue à s’a­char­ner, qu’il conserve l’éner­gie, la moti­va­tion, et la dis­po­ni­bi­li­té pour s’ex­pri­mer sur les thèmes qu’il a choisis.

    Si Étienne s’ex­prime sur autre chose que ce qui le motive, je ne ferai que sur­vo­ler, sans inté­rêt. Étienne com­men­te­rait des pro­pos de Soral tou­chant à la démo­cra­tie, ça m’in­té­res­se­rait. S’il s’ex­pri­mait sur Soral lui-même ou sur ses pro­pos tou­chant un autre thème, ce serait une diver­sion malheureuse.

    Sauf, évi­dem­ment, si Étienne choi­sit volon­tai­re­ment de trai­ter le thème de l’ex­trême-droite, ou de Soral, Le Pen, Marx ou autre, et d’en faire un nou­veau cha­pitre prio­ri­taire. Mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas 🙂

    === Quelques liens HS ===

    Quand l’é­lite par­ti­cipe acti­ve­ment à la crise (Her­vé Azou­lay, 31/12/2012, latri​bune​.fr)

    Les cas­tings éton­nants des groupes d’a­mi­tié de l’As­sem­blée (02 jan­vier 2013, Mathieu Magnau­deix, media​part​.fr)

    Les dam­nés de la thune : le cas Mau­rice Levy (Seb Mus­set, 4 jan­vier 2013, seb​mus​set​.blog​spot​.fr)

    2012, année fan­tas­tique pour les banks­ters (Wood­ward et New­ton, 31/12/2012, bak​chich​.info)

    Réponse
  26. Étienne

    Cher Merome

    Si des gens sont assez BÊTES pour croire que je suis un fas­ciste, sim­ple­ment parce que le pré­ten­du (et tou­jours très ano­nyme) « anti­fa » de ser­vice leur a dit (avec menaces et inti­mi­da­tions) que j’é­tais un fas­ciste, JE N’Y PEUX RIEN. 
    Et je n’ai pas le temps d’as­su­mer ça ou d’es­sayer de les convaincre. 
    Qu’ils me lisent, voi­là tout. 
    Ce n’est quand même pas très com­pli­qué et pas très long de voir que je suis fon­da­men­ta­le­ment plu­tôt très gentil…

    1) J’ob­serve que Michel Col­lon ou Jean Bric­mont ou Maxime Vivas (et bien d’autres) sont trai­tés de « fas­cistes » par des gens ano­nymes qui se disent « antifas ». 
    2) Je connais (per­son­nel­le­ment) Col­lon, Bric­mont, et Vivas, et je res­pecte au plus haut point leur tra­vail et leur cou­rage : pour ce que j’en sait, ce sont des huma­nistes authen­tiques, fon­da­men­ta­le­ment contre toute guerre et contre toute volon­té impé­riale ou colo­ni­sa­trice (ceci est impor­tant), leurs écrits, leurs paroles et leurs actes le prouvent. 
    3) J’ob­serve que je suis, moi aus­si, trai­té de fas­ciste par les mêmes ano­nymes « antifas ». 

    Réflé­chis­sez…

    Encore un peu…

    4) Faut-il faire un des­sin pour vous rendre sen­sible LE DISCRÉDIT TOTAL (et c’est peu dire) que je porte — très LOGIQUEMENT — sur une accu­sa­tion aus­si STUPIDE À MON SUJET (je sais bien qui je suis en moi-même, quand même) ET DONC PROBABLEMENT AUSSI STUPIDE POUR D’AUTRES (com­plé­tez vous-même la liste des sus­pects blanchis).

    Je sug­gère quelque chose d’im­por­tant, concentrez-vous :

    PROUVEZ DONC VOUS-MÊME QUE CEUX QUE VOUS TRAITEZ DE FASCISTES LE SONT, 
    EN N’OUBLIANT PAS DE LEUR LAISSER LA PAROLE POUR SE DÉFENDRE : 
    ORGANISEZ UN DÉBAT PUBLIC, HONNÊTE, LOYAL, ENTRE LES ACCUSATEURS ET LES ACCUSÉS.

    C’est simple ou c’est compliqué ?

    Non, ce n’est pas compliqué.

    Et le pro­blème ne vient pas des accu­sés de « fas­cisme » : ceux-là sont tous prêts à se défendre contre cette accu­sa­tion calom­nieuse et infa­mante, évidemment. 
    Met­tez-vous à leur place.

    Si c’est com­pli­qué, c’est parce que les (nobles et cou­ra­geux) accu­sa­teurs se dérobent, inca­pables qu’ils sont de prou­ver leurs accu­sa­tions et de les sou­te­nir publi­que­ment, bien en face de ceux qu’ils accusent.

    Ah oui, tiens, si vous convo­quez un tri­bu­nal pour confir­mer ou infir­mer l’ac­cu­sa­tion de « sym­pa­thie fas­ciste », n’ou­bliez pas de faire com­pa­raître AUSSI à ces débats les (vrais) fachos du PS et de l’UMP, « élus » qui se sont lit­té­ra­le­ment pros­ti­tués aux indus­triels et aux ban­quiers (comme les nazis, cette fois, pour de bon) et ont misé­ra­ble­ment ven­du la Répu­blique fran­çaise (qui ne leur appar­te­nait évi­dem­ment pas) aux tech­no­crates tyran­niques non élus et éga­le­ment pros­ti­tués aux ban­quiers de la pré­ten­due « Union européenne ».

    Moi, tant qu’on n’a pas orga­ni­sé cette démons­tra­tion publique du fas­cisme avé­ré des pré­ten­dus « fas­cistes », je récuse pure­ment et sim­ple­ment (je refuse de recon­naître comme valide) toutes les éti­quettes « fas­cistes » qui trainent un peu par­tout : vu que j’en suis moi-même la cible (aus­si extra­va­gant que ça puisse paraître), vous com­pren­drez ma posi­tion de récu­sa­tion géné­rale, j’espère.

    Voi­là.

    Étienne.

    _______________

    PS : quand j’ac­cuse « les riches » en géné­ral, je n’es­sen­tia­lise pas du tout leur condi­tion, jus­te­ment, et je pré­cise tout le temps que, s’ils rede­ve­naient pauvres, ils rede­vien­draient (pro­ba­ble­ment assez vite) nor­maux, soli­daires, géné­reux, etc. alors qu’à l’in­verse, je n’es­sen­tia­lise pas non plus les pauvres dont je dis tou­jours que, s’ils deve­naient riches, ils devien­draient (pro­ba­ble­ment assez vite) dan­ge­reux pour le corps social, égoïstes et cruels, exac­te­ment comme des dro­gués prêts à mal­trai­ter leur propre mère pour avoir leur sale drogue… 

    Et, nul­le­ment raciste, je ne refuse de par­ler avec PERSONNE : si on m’in­vite au MEDEF — ça s’est vu, mais c’est eux qui se sont dégon­flés 🙂 —, je viens, oui : je suis suf­fi­sam­ment sûr de mes valeurs et de mes argu­ments pour affron­ter n’im­porte quel enne­mi du peuple (à la loyale, hein, pas « trois qui le tiennent et un qui cogne »). J’ai ain­si déjà don­né un entre­tien au jour­nal Minute… et bien toute une bande de copains (de gauche) m’ont fait aus­si­tôt une méga-scène de ménage, en mena­çant que plus jamais ça sinon on ne se repar­le­rait plus jamais, etc. Ça inti­mide drô­le­ment. Alors, depuis je fais gaffe, parce que je tiens à mes potes ; mais natu­rel­le­ment, pour moi, c’est com­plè­te­ment contre-nature, je vou­drais par­ler à tout le monde : ceux auprès de qui je devrais PRIORITAIREMENT expli­quer (et véri­fier) les ver­tus et les avan­tages (pour tout le monde) d’un régime démo­cra­tique, ce sont pré­ci­sé­ment les enne­mis ou les scep­tiques de la démo­cra­tie. Non ?

    Mais (cer­tains de) mes amis de gauche sont inca­pables d’ac­cep­ter de même par­ler avec leurs adver­saires poli­tiques, comme s’ils avaient peur de chan­ger d’a­vis à leur contact, ou peur de don­ner une cer­taine « légi­ti­mi­té », soi-disant, à ces adver­saires à qui ils ne veulent accor­der aucune légitimité. 

    POURTANT, ce sont bien des humains (j’in­siste : DES HUMAINS), ces pes­ti­fé­rés éti­que­tés « extrême droite », avec un droit à la libre pen­sée, un droit à la libre parole, un droit à la libre opi­nion, et si on les traite poli­ti­que­ment comme des enne­mis avec qui on n’est même pas capables de par­ler, ON EST À MILLE LIEUES DE LA DÉMOCRATIE et on est mal bar­rés pour la concorde : on va même à la guerre civile… Mais si elle arrive, la guerre civile, on ne pour­ra PAS dire que ce n’est PAS la faute des gens de gauche : quand on ferme la porte au débat, on aug­mente la pres­sion qui va ouvrir celle de la vio­lence. Je trouve ça idiot.

    Donc, effec­ti­ve­ment, pour ma part, je me sens très pro­fon­dé­ment anti­ra­ciste, y com­pris sur le plan poli­tique, ce qui me conduit à dis­cu­ter avec des racistes en fai­sant tout ce que je peux pour leur mon­trer que c’est idiot et hon­teux d’être raciste, effort de dis­cus­sion res­pec­tueuse que je crois infi­ni­ment plus effi­cace que de simples insultes, évidemment. 

    Comme Rous­seau, je crois que notre enne­mi poli­tique fon­da­men­tal est L’ARGENT, ou plus pré­ci­sé­ment que Rous­seau, CE TYPE D’ARGENT-LÀ (l’argent-dette-pri­vée-rare-et-cher) qui incite à accu­mu­ler et à deve­nir riche (et com­pé­ti­tif et cruel) par peur de manquer. 

    Il nous faut donc de bonnes INSTITUTIONS, au-des­sus des hommes, qui ne s’ap­puient pas sur la ver­tu (tou­jours très impro­bable) des acteurs, mais qui INCITENT fer­me­ment les acteurs à la ver­tu, des ins­ti­tu­tions qui EMPÊCHENT qui­conque de deve­nir riche ; ce qui nous per­met­tra d’ailleurs de réin­té­grer les anciens-riches-deve­nus-pauvres-comme-tout-le-monde dans le corps social dont la richesse les avaient exclus : c’est de l’an­ti­ra­cisme social conséquent.

    PPS : TOUTES mes confé­rences sont par­fai­te­ment GRATUITES, je n’y gagne jamais un sou : je ne demande que le finan­ce­ment du trans­port et du cou­chage (et presque tou­jours, je paie moi-même les frais de ma voi­ture, donc les confé­rences me coûtent de l’argent). Quel­que­fois, rare­ment, quel que soit le bord poli­tique des orga­ni­sa­teurs, ceux-ci doivent deman­der une par­ti­ci­pa­tion (tou­jours modique) pour payer les frais de salle ou de sono. Qu’est-ce qu’on en a à foutre ?! (par­don­nez-moi cette vul­ga­ri­té, mais elles craignent, vos ques­tions). Auriez-vous la gen­tillesse de me lais­ser tran­quille, s’il vous plaît ? Je trouve ces inter­pel­la­tions vexantes, dépla­cées ; tout ça est nul. C’est du niveau des « anti­fas ». Berk.

    Réponse
  27. Merome

    Etienne, je suis du même côté que toi, je crois, et tout ce que je dis ici n’a qu’un seul objec­tif : faire avan­cer notre cause com­mune qui est la recherche de la vraie démocratie.
    J’es­père que tu n’es pas vrai­ment fâché et que la contra­dic­tion que je t’ap­porte t’aide tou­jours à pro­gres­ser (sinon, par­don, sin­cè­re­ment). Je ne pré­tends pas que tu gagnes de l’argent avec tes confé­rences. Je ne pré­tends pas davan­tage que tu es raciste, ou sym­pa­thi­sant avec ces idées là.
    Mais (il y a tou­jours un mais) ta façon de répondre (ou de ne pas répondre, car tu as oublié de com­men­ter la cita­tion de Soral que je don­nais) porte une ombre sur tes pro­pos, et cette ombre nous est dom­ma­geable A TOUS. Il faut à tout prix l’é­clair­cir, selon moi. Sinon à terme, tout celui qui défen­dra la démo­cra­tie dira (bête­ment, mais on sait que par­fois les choses se font bête­ment, inutile de don­ner le bâton…) : « le tirage au sort, c’est l’i­dée sau­gre­nue de ce fas­ciste de Chouard ».

    Ta réponse sur un hypo­thé­tique invi­ta­tion du Médef me convient. Expli­quer qui t’in­vite, pour­quoi il t’in­vite et pour­quoi tu acceptes, c’est mieux que de lais­ser cours à l’i­ma­gi­na­tion des moins équi­pés pour réflé­chir (les anti­fas et les vrais fascistes !).

    Cette phrase « n’ou­bliez pas de faire com­pa­raître AUSSI à ces débats les (vrais) fachos du PS et de l’UMP, « élus » qui se sont lit­té­ra­le­ment pros­ti­tués aux indus­triels et aux ban­quiers » alors que tu « oublies » de com­men­ter la phrase de Soral, c’est maladroit.
    Je pense que c’est beau­coup plus simple que tu crois de régler ce pro­blème d’an­ti­fas. Il suf­fit d’ar­rê­ter de te faire l’a­vo­cat du diable (au moins de temps en temps). On y gagne­rait tous alors songes‑y quand même un peu.

    PS : ça m’é­nerve vrai­ment de t’a­voir aga­cé. Par­lons-en de façon plus déten­due s’il te plait.

    Réponse
  28. J.C

    @ Merome

    Qu’est ce que le fas­cisme pour toi ?

    Bien que n’é­tant pas natio­na­liste, je m’in­ter­roge sur le sens que l’on donne aux mots, en par­ti­cu­lier sur le rap­pro­che­ment qui est fait entre natio­na­lisme et fascisme.
    Sont-ils syno­nyme pour toi ?

    Les peuples qui se sont bat­tus pen­dant les deux guerres mon­diales l’ont fait au nom de la nation étaient-ils tous fas­cistes ? Peut-être

    Les élec­teurs qui votent Front natio­nal sont-ils tous fas­ciste ? peut-être

    Cela dépend ce que l’on entend par fascisme.
    Com­ment défi­ni­rais-tu le fascisme ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  29. Étienne

    1) Je ne peux pas me fâcher contre Merome,… Pas possible 🙂

    De toutes façons, je ne me fâche long­temps contre personne 🙂

    2) Je pense que Soral n’est ni fas­ciste, ni raciste. (Y a‑t-il encore des fas­cistes en France aujourd’­hui, d’ailleurs ?) Je le trouve même plu­tôt clai­re­ment anti­fas­ciste et anti­ra­ciste, et il dénonce for­te­ment des manœuvres impé­riales, bel­li­queuses, racistes et/ou colo­nia­listes avé­rées. Vous êtes contre ça, vous ? Regar­dez sa bande de sup­por­ters, on peut pas faire plus métis­sés, mélan­gés, bario­lés => les trai­ter de racistes, c’est juste débile. Alors, il y a comme un pro­blème de FAITS et de PREUVES, non ? Une bonne série de débats publics loyaux entre accu­sa­teurs et accu­sés, je vous dis, y a que ça de vrai pour y voir clair. Sinon, si vous accep­tez les ana­thèmes sans preuve, c’est le règne de la police de la pen­sée, arbi­traire, le ter­ro­risme intel­lec­tuel. Et moi, dans ce contexte, je serai un dis­si­dent, autant que je le pour­rai : je veux ne pas céder aux intimidations.

    Et puis quand on m’in­ter­dit de lire quel­qu’un ou de pen­ser quelque chose, j’ai une furieuse envie de désobéir. 
    J’ai déjà dit ce que je pense des cen­seurs, je crois ? Oui. 

    PS : ah oui, j’ou­bliais : mal­gré les inti­mi­da­tions fré­quentes (et cho­quantes) contre cette posi­tion, JE SUIS NATIONALISTE, évi­dem­ment, comme Rous­seau, comme Robes­pierre : je pré­fère la Com­mune, bien sûr, mais là, aujourd’­hui, si on me retire la nation (et c’est ce qui se passe avec cette hor­reur qu’est l’U­nion euro­péenne), je suis à poil contre les mul­ti­na­tio­nales, et comme je suis pas fou, je tiens, FAUTE DE MIEUX, à cette (maigre mais unique) pro­tec­tion qu’est la NATION. Pas vous ? Vous êtes contre la nation, vous ?

    Et je consi­dère ceux qui détestent le concept même de nation comme de dan­ge­reux idéa­listes (que je com­prends, sans doute, mais je trouve leur solu­tion bien pire que le mal). Pire : je consi­dère que ceux qui dia­bo­lisent ceux qui tiennent à leur nation sont extrê­me­ment dan­ge­reux et traîtres à leur patrie, comme auraient dit Rous­seau et Robes­pierre. (Si on a le droit de dia­bo­li­ser, pour­quoi me gêne­rais-je, hmmm ? 😉 Ça fait quel effet d’être dia­bo­li­sé à son tour ?…) On peut en dis­cu­ter, évi­dem­ment, et je me trompe peut-être, mais j’en suis là. Alors, me pré­sen­ter (avec cette bizarre insis­tance) une cita­tion qui vante les mérites du natio­na­lisme comme si je devais peut-être recu­ler d’hor­reur, ne me fait pas peur du tout en fait : certes, je ne vois pas du tout en quoi Le Pen serait une solu­tion pour les ouvriers (lui qui se disait lui-même ultra­li­bé­ral il y a si peu de temps), mais à part ça, il y a bien des réfé­rences cor­rectes dans cette cita­tion, non ? Ça se dis­cute, quoi. 

    Au fond de moi, je rêve d’une pla­nète ayant fait dis­pa­raître le fléau des riches (en les ren­dant « médiocres » dirait Rous­seau, comme tout le monde, sim­ple­ment), et ayant ache­vé de fra­ter­ni­ser au cœur d’une fédé­ra­tion de Com­munes, ins­ti­tuée par les peuples eux-mêmes à la base (mais bon, je sais bien que là, on rêve, évi­dem­ment), MAIS EN ATTENDANT CETTE EMBELLIE POLITIQUE, je tiens à l’é­chelle de la nation, qui fonc­tionne à peu près pour défendre nos salaires contre les acca­pa­reurs, et je ne vois pas du tout ce qu’il y a de mal à cela.

    Et que signi­fie cette ques­tion insis­tante sur une cita­tion sans grand inté­rêt ? C’est un piège, ça ? Si je suis d’ac­cord, je deviens sora­lien, c’est ça ? Et si je ne suis pas d’ac­cord, j’ai sau­vé mon cas ? Tout ça me révulse : qu’on me fiche la paix avec ces éti­quettes LAMENTABLES. Je ne suis d’au­cun camp, je rai­sonne idée par idée, en ne pen­sant qu’au bien com­mun, tou­jours, et les amal­games m’emm…ennuient.

    Réponse
  30. Étienne

    JC J‑Stéphane, je ne com­prends pas vos codes barres.

    Edit : ça y est, j’ai com­pris : j’ai télé­char­gé une appli et ça fonc­tionne. C’est éton­nant, ce truc 🙂

    Réponse
  31. Morpheus

    Merome, le truc c’est que je suis prêt à mettre ma main à cou­per que si vous ten­tiez d’or­ga­ni­ser une ren­contre publique entre ces anti­fas­cistes accu­sa­teurs / calom­nia­teurs et ceux qu’ils calom­nient, pour un débat ouvert, ceux qui se déro­be­raient, ce sont les anti­fas­cistes, pas les per­sonnes visées par leurs accu­sa­tions. Tous ceux qui vomissent sur Soral, Bric­mont, Col­lon, Chouard, etc. le font tou­jours anonymement.

    Je rap­pelle tout de même que ce sont eux (ceux de Indy­mé­dia Paris, en tout cas) qui ont mena­cé, sur le net, d’u­ti­li­ser la vio­lence phy­sique si Uto­pia main­te­nait son invi­ta­tion à Étienne. C’est de l’in­ti­mi­da­tion extrê­me­ment grave, et pré­ci­sé­ment digne des skin head néo nazi qu’ils dénoncent.

    Sur Ago­ra­vox, dans les com­men­taires d’un sujet concer­nant l’in­ter­ven­tion d’Étienne à Tou­louse, un type explique qu’il a fré­quen­té pen­dant deux ans ces anti­fas­cistes pré­ten­du­ment anar­chistes liber­taires. Il explique qu’il s’est ren­du compte qu’ils fai­saient exac­te­ment la même chose que les skin head nazi qu’ils dénon­çaient, et que la seule chose qui chan­geait, c’est le voca­bu­laire et le dra­peau … Lors­qu’il leur a fait la réflexion, ils ont été furieux à son encontre… La véri­té blesse !

    La véri­té est sans doute dif­fi­cile à accep­ter pour un per­sonne enga­gée dans ce qu’on appelle « l’ex­trême gauche », mais elle est là : le fas­cisme rouge existe, et il est à l’ac­tion. Et il est sans doute plus actif et plus viru­lent actuel­le­ment que le sont les fas­cistes « authen­tiques », sauf qu’ils s’en prennent – comme c’est curieux ? – à des cibles qui luttent ouver­te­ment et cou­ra­geu­se­ment contre l’im­pé­ria­lisme, le capi­ta­lisme, la fausse démo­cra­tie (l’o­li­gar­chie dégui­sée), le mon­dia­lisme libé­ral, l’a­nar­chisme authen­tique (parce qu’il existe aus­si un faux anar­chisme, autant que de fausses démo­cra­ties), etc.

    De deux choses l’une : soit ce sont des cré­tins hai­neux qui ne valent pas mieux que ceux qu’ils dénoncent (et qui font exac­te­ment pareil), soit ce sont des faux nez qui se font pas­ser pour des mili­tants d’ex­trême gauche et/ou des anar­chistes liber­taires. Dans les deux cas, ces gens ne sont ni cré­dibles, ni fréquentables.

    Alors pour­quoi accep­ter la polé­mique sté­rile avec eux ? De toute façon ils sont extré­mistes et de mau­vaise foi, alors… C’est une perte de temps et d’éner­gie. La seule chose utile à faire c’est leur mettre le nez dans leur caca.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  32. J.C

    @ Etienne

    Les codes barres ne viennent pas de moi mais de J‑Stéphane sur le mes­sage au dessus.

    Alors, comme ça tu es un vilain nationaliste ? 😉

    « Au fond de moi, je rêve d’une pla­nète ayant fait dis­pa­raître le fléau des riches (en les ren­dant pauvres, comme tout le monde, sim­ple­ment), et ayant ache­vé de fra­ter­ni­ser au cœur d’une fédé­ra­tion de Com­munes, ins­ti­tuée par les peuples eux-mêmes à la base (mais bon, je sais bien que là, on rêve, évi­dem­ment), MAIS EN ATTENDANT CETTE EMBELLIE POLITIQUE, je tiens à l’é­chelle de la nation, qui fonc­tionne à peu près pour défendre nos salaires contre les acca­pa­reurs, et je ne vois pas du tout ce qu’il y a de mal à cela. »

    Tu penses vrai­ment que tout le monde doit être pauvre et que les nations défendent les salaires ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  33. Étienne

    J’ai cor­ri­gé : pas tous pauvres, mais tous « médiocres » aurait pré­co­ni­sé Rous­seau, moyens. Débar­ras­sés du fléau des riches, surtout.

    Réponse
  34. J.C

    @ Etienne

    à quoi fait réfé­rence « moyen » quand il n’y a ni pauvre ni riche ?
    com­ment on sait ce que c’est moyen.

    Comme tu as pu t’en aper­ce­voir, je ne suis pas pour le sala­riat à priori.
    Mais je ne suis pas fer­mé au débat sur le sujet.
    En outre, je ne vois pas en quoi la nation nous pro­tège d’une quel­conque manière, elle nous oppose, ça c’est sur, elle nour­rit la com­pé­ti­tion, les inéga­li­tés, la divi­sion entre les peuples, elle nous épuise mutuel­le­ment entrai­nant guerre éco­no­mique, cultu­relle, mili­taire et j’en passe.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  35. Morpheus

    Moi j’au­rais dis « tous égaux devant la répar­ti­tion des res­sources », mais c’est pas facile à pla­cer dans une phrase, sur­tout à l’o­ral :-p

    Mor­pheus

    Réponse
  36. Merome

    @Etienne : 1) je suis bien content de ne pas t’a­voir faché. J’en ai mal dor­mi cette nuit. Véridique.

    2) Je pense que Soral est proche du racisme et du fas­cisme quand il consi­dère le vote Lepen comme une solu­tion. J’ai­me­rais que l’on exerce à son endroit plus volon­tiers le « droit d’in­ven­taire » dont on se gar­ga­rise sou­vent ici.

    Tu es un ami de Onfray ce qui ne t’empêche pas de poin­ter du doigt ses erreurs (sur Robes­pierre), tu es un ami de Lor­don même si tu déplores le fait qu’il ne te suive pas jus­qu’à la cause des causes. J’ai l’im­pres­sion, peut-être fausse, mais dans ce cas démens-moi, que, par bra­vade peut-être, tu ménages plus volon­tiers les Soral, Meys­san et autres « sul­fu­reux », qui bien sûr disent sans doute des choses intel­li­gentes et d’autres moins comme tout le monde, que les élus certes un peu godillots de l’UMPS.

    Il me semble, mais je peux me trom­per, que de temps en temps, une cri­tique bien franche d’une idée sau­gre­nue, raciste, fas­ciste, d’un mec bien ancré à droite met­trait un terme rapi­de­ment à la croi­sade des antifas.

    Acces­soi­re­ment, ça per­met­trait aux « seconds cou­teaux » que nous sommes, de répondre de façon directe et sans ambi­guï­té à ceux qui nous titillent là-des­sus. Je rêve de pou­voir rétor­quer à ces anti­fas d’une façon défi­ni­tive : Chouard ne roule pas pour Soral : il cri­tique ver­te­ment sa posi­tion sur <insé­rer ici un thème quel­conque sur lequel tu es en désac­cord avec Soral>.

    Si j’in­sis­tais sur cette cita­tion de Soral, c’é­tait uni­que­ment dans ce but, pas pour faire de toi et de façon défi­ni­tive un anti ou un pro Soralien.

    À la fin, il ne me semble pas si dif­fi­cile d’af­fir­mer que l’on n’est pas facho ou raciste. Il suf­fit de le mar­te­ler de façon bien claire et sans ambi­guï­té. Au contraire, et je pense invo­lon­tai­re­ment, tu cultives l’am­bi­guï­té sous le pré­texte de « par­ler à tout le monde ». Par­ler à tout le monde, c’est bien. Écou­ter tout le monde, c’est mieux. Mais s’in­di­gner de ce qu’on entend chez cer­tains, de l’ex­trême droite à l’ex­trême gauche, c’est capi­tal pour mon­trer tout ce qu’on n’est pas.

    Je n’ai pas de leçons ou de conseils à te don­ner, je témoigne de ce que je constate à ton endroit sur le web. J’es­père que cela peut te ser­vir et sur­tout ser­vir à notre cause des causes commune.

    Réponse
  37. Renaud

    Salut Merone.

    Sur le cas Soral/Le Pen, je tiens à dire que Soral est à l’o­ri­gine du tour­nant répu­bli­cain du FN (par le dis­cours de Val­my dont il est à l’o­ri­gine), et de la poli­tique de main ten­due aux musul­mans fran­çais en 2007. Oui je sais, ça parait dif­fi­cile à croire quand on connait cer­tains pro­pos mais c’est le cas, J‑M Le Pen est bien moins « isla­mo­phobe » que sa fille.

    Pour 2012, Soral a encou­ra­gé les gens à voter Marine Le Pen car elle était sur une poli­tique de gauche, che­vè­ne­men­tiste (cri­tique de la mon­dia­li­sa­tion etc…), mais depuis elle repart sur l’im­mi­gra­tion, les étran­gers et tout le tou­tim, et ça, Soral le cri­tique vivement.

    D’ailleurs, récem­ment, il s’est dit aujourd’­hui beau­coup plus proches des idées de Dupont-Aignan, et d’un Phi­lip­pot (gaul­listes tous les 2), et beau­coup moins de Marine le Pen.

    Ceci prouve, à mon sens, que Soral, comme Etienne l’a dit, est un authen­tique anti­ra­ciste et antifasciste. 🙂

    Ami­ca­le­ment,

    Renaud

    Réponse
  38. Disjecta

    Salut à tous,

    S’il est pos­sible que cer­tains mili­tants Front de Gauche ne soient pas for­cé­ment des mieux infor­més sur Étienne, il y en a au contraire qui sont très bien infor­més, qui le sou­tiennent et qui aime­raient bien que les diri­geants du Fdg aillent pui­ser chez notre « petit père ». On est plu­sieurs à trou­ver essen­tiel le tra­vail de Thier­ry Meys­san, à trou­ver ridi­cule l’os­tra­ci­sa­tion de Dieu­don­né et à vomir la pro­pa­gande sio­niste et raciste pro-israë­lienne. Les posi­tions du Fdg sur la Libye et la Syrie, au mieux ambi­guës, nous ont pas mal écœu­rés aus­si, sans par­ler de l’af­faire René Balme où les diri­geants ont été d’une lâche­té sans nom.

    Les « anti­fas » sont une bande de fli­cards dégui­sés en anar­chistes et payés pour le job (cf. Ornel­la Guyet). Ils sont les héri­tiers des réseaux Gla­dio et de l’in­fil­tra­tion des milieux d’ex­trême-gauche par la CIA.

    Quant à Soral, je l’ai écou­té der­niè­re­ment dans une vidéo à Hong-Kong et il y avait indé­nia­ble­ment des réflexions inté­res­santes. Mais sur ses posi­tions par rap­port au FN, là il joue fran­che­ment au bleu-bite. Le FN, incar­na­tion de la Com­mune, on est dans l’hal­lu­ci­na­tion com­plète. Ce par­ti est celui des jaunes, ceux qui ne font pas les grèves et qui vont rejoindre les rangs des milices anti-patro­nales. C’est le par­ti des ver­saillais par excellence.

    Renaud, par­ler d’i­dées de gauche à pro­pos de Marine Lepen, c’est lui ser­vir la soupe et racon­ter des conne­ries. On sait bien que le FN a besoin de se gri­mer pour se faire son petit fonds de com­merce. Ils sont même capables de poser avec des immi­grés pour mon­trer qu’ils sont fina­le­ment très gen­tils et qu’il n’y a rien à craindre d’eux. Mais le véri­table esprit du FN, celui qu’ils n’ont évi­dem­ment pas trop inté­rêt à mon­trer, tu le trouves à Saint-Nico­las-du-Char­don­nay (Paris, 5ème arron­dis­se­ment). Ces gens (que j’ai eu l’oc­ca­sion de côtoyer) admirent Pino­chet, Fran­co, Pétain, les géné­raux de l’OAS, l’é­cole fran­çaise de tor­ture expor­tée en Amé­rique Latine contre la « chiourme » des syn­di­ca­listes et des com­mu­nistes ; beau­coup sont roya­listes, lisent Maur­ras ou De Maistre. Voi­là l’es­prit fon­da­men­tal du FN. 

    Que Soral ne soit pas au cou­rant c’est quand même très sus­pect. Ou alors ça lui va. 

    Fon­da­men­ta­le­ment ces gens n’ont abso­lu­ment rien de répu­bli­cains (la Répu­blique ils l’ap­pellent « la Putain » entre eux) et si la crise actuelle sur­vient, ils seront les pre­miers à venir don­ner le coup de main au côté du patro­nat et des flics pour tabas­ser du pauvre ou du communiste.

    Réponse
  39. Renaud

    Pour moi, il y a deux FN, celui de Aliot, iden­ti­taire et que je vomis, et celui de Phi­lip­pot, gaul­liste dont je me sens plus proche. Après moi, je suis chez Dupont-Aignan, donc je ne sais pas ce qu’il se passe à l’in­té­rieur du FN, j’ai un point de vu exté­rieur. Et quand j’en­tends Phi­lip­pot, oui j’en­tends des idées de gauche, plus sociales.
    🙂

    Bon bref, tout ça pour dire que Soral s’é­loigne du FN de plus en plus. 🙂

    Ami­ca­le­ment,

    Renaud

    Réponse
  40. J.C

    @ Etienne,

    En 200 ans, quand la nation n’a-t-elle pas été au main des riches ?
    quand a‑t-elle pro­té­gée le peuple ?
    en fai­sant des autres nations des enne­mis, des concurrents ?
    en fai­sant des guerres de l’argent et tou­jours plus de pouvoir ?

    La nation de Rous­seau et Robes­pierre n’a jamais vrai­ment vu le jours. Aujourd’­hui, le monde est différent.
    N’est-ce pas de croire que nous trou­ve­rons une réponse à la situa­tion mon­diale au niveau de la nation qui est dan­ge­reux et utopique ?
    Les pro­blèmes mon­diaux (mon­naie, démo­cra­tie, environnement…).
    Ce qui ne signi­fie pas que ce ne puisse pas pas­ser par les nations.

    De mon côté, je pré­fère l’i­dée de peuple que celle de nation.

    @ merome

    Merome, tu n’as pas répon­du à ma ques­tion sur la défi­ni­tion de fascisme.
    Si tu ne me réponds pas, je risque de ne pas bien en dor­mir cette nuit 😉

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  41. J-Stéphane

    Bon­jour,

    La nation selon Rous­seau et Robes­pierre a vivo­té, de la Décla­ra­tion des droits de l’Homme en 1789 jusqu’à l’implicite pre­mière consti­tu­tion de 1791.

    Réponse
  42. Merome

    @JC : Par­don, je n’ai pas eu le temps de te répondre ce matin. J’es­père que tu pour­ras lire ceci avant ton insomnie 😉

    La défi­ni­tion large de Wiki­pé­dia me convient :

    « tout mou­ve­ment poli­tique ou orga­ni­sa­tion s’ap­puyant sur un pou­voir fort au ser­vice d’une classe humaine domi­nante, la per­sé­cu­tion d’une classe enne­mie char­gée de tous les maux, l’exal­ta­tion du sen­ti­ment natio­na­liste, le rejet des ins­ti­tu­tions démo­cra­tiques et libé­rales, la répres­sion de l’op­po­si­tion et un contrôle poli­tique exten­sif de la socié­té civile. »

    Le natio­na­lisme ne suf­fit pas à être fas­ciste, et encore faut-il s’en­tendre sur le terme natio­na­liste. Celui que lui donne Étienne me va bien. Par contre le natio­na­lisme dans le sens « pré­fé­rence natio­nale », « haine des étran­gers », il me convient pas du tout.

    Salo­pe­rie de mots gal­vau­dés, on en revient tou­jours à ça 🙁

    Réponse
  43. J-Stéphane

    « Quand le pillage devient un moyen d’existence
    pour un groupe d’hommes qui vit au sein de la société, 
    ce groupe finit par créer pour lui-même 
    tout un sys­tème juri­dique qui auto­rise le pillage, 
    et un code moral qui le glorifie »

    Fré­dé­ric Bastiat

    Réponse
  44. J.C

    Mer­ci Merome,
    Je vais pou­voir dor­mir en paix. 🙂

    une petite ana­lyse de cette défi­ni­tion [de Wiki­pe­dia] que tu nous proposes :

    « tout mou­ve­ment poli­tique ou orga­ni­sa­tion s’ap­puyant sur un pou­voir fort au ser­vice d’une classe humaine domi­nante, la per­sé­cu­tion d’une classe enne­mie char­gée de tous les maux, l’exal­ta­tion du sen­ti­ment natio­na­liste, le rejet des ins­ti­tu­tions démo­cra­tiques et libé­rales, la répres­sion de l’op­po­si­tion et un contrôle poli­tique exten­sif de la socié­té civile. »

    Si l’on suit ce qui est dit là on peut mettre un peu près tout les régimes com­mu­nistes actuels dans ce panier.

    On pour­rait mettre aus­si tout les cou­rants natio­na­listes prô­nant un régime fort 
    mais aus­si tout natio­na­liste s’op­po­sant aux ins­ti­tu­tions >démo­cra­tiques< (représentatives)et sou­hai­tant s’op­po­ser au libéralisme.

    En gros, tout ce qui n’est pas libé­ral et anti­na­tio­nal peut faci­le­ment entrer dans cette définition.

    tout mou­ve­ment poli­tique ou orga­ni­sa­tion alter­na­tive iden­ti­fiant clai­re­ment son enne­mi peut alors être taxée de fascisme.

    J’en ai trou­vé une autre défi­ni­tion large dans le dico :

    « doc­trine et pra­tiques visant à éta­blir un régime hié­rar­chi­sé et totalitaire »

    Du point de vue de cette défi­ni­tion, le natio­na­lisme n’est PAS par nature éti­que­té fas­ciste.
    Cette défi­ni­tion a pour mérite de ne pas pré­tendre faire le tri dans les bonnes ou mau­vaises idéo­lo­gies mais plu­tôt dans la nature même de la doctrine.

    Ici, on peut donc faire entrer toute idéo­lo­gie visant à éli­mi­ner tout autre système.
    le sys­tème repré­sen­ta­tif hié­rar­chi­sé et libé­ral mon­dia­le­ment majo­ri­taire cor­res­pond alors à cette définition.
    Je pense que la défi­ni­tion de wiki­pe­dia sur le fas­cisme découle direc­te­ment de ce que le pou­voir en place vou­drait voir disparaître.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  45. J.C

    Autre­ment dit, pour conclure, bien que n’é­tant pas natio­na­liste moi même comme je l’ai men­tion­né plus haut, je ne consi­dère pas que le natio­na­lisme soit syno­nyme de fascisme.

    la n’est pas la question.

    Le fait de vou­loir empê­cher toute alter­na­tive à un pou­voir hié­rar­chique don­né, défi­ni, selon moi (et le Larousse), le carac­tère fas­ciste d’un sys­tème politique.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  46. Merome

    @JC : ton inter­pré­ta­tion me semble un peu capillo-tractée.
    Je ne pense pas que notre régime actuel, mal­gré tous ses défauts puisse être qua­li­fié de fasciste.
    L’op­po­si­tion n’est pas répri­mée (Les par­tis qui ne sont pas au pou­voir peuvent s’ex­pri­mer, et Chouard qui s’op­posent à tous, n’est pas hors la loi ce fai­sant); il n’y a pas d’en­ne­mi for­mel­le­ment iden­ti­fié par le système.

    En revanche, ce que pro­pose le FN, et la cita­tion de Soral qui en fait plus ou moins l’a­po­lo­gie, me semblent proche du fas­cisme. L’en­ne­mi est iden­ti­fié : c’est l’étranger.

    Réponse
  47. J.C

    @ Merome

    Il l’est, Merome : nous n’a­vons aucun moyen de résis­ter. Nous sommes impuis­sant poli­ti­que­ment : pour tout ce qui sort du local, les déci­sions sont prises de manière totalitaire.
    L’op­po­si­tion est répri­mée, diabolisée.
    Qui finance les anti­fas ? Pour­quoi les grand par­tis poli­tiques refusent le dia­logue avec Étienne ? Plus il aura de suc­cès plus ce sera la cas. D’où l’im­por­tance de s’emparer des idées plu­tôt que du bon­homme fort sym­pa­thique ma foi.

    hou hou Merome, les enne­mis sont for­mel­le­ment iden­ti­fiéééés, ce sont tout les anti-libé­raux et natio­na­listes par exten­sion (sauf ceux qui poussent à voter pour des libé­raux : ceux là on ne les dia­bo­lise qu’à moitié).

    le FN est par­fai­te­ment cri­ti­quable, mais le cari­ca­tu­rer est une erreur. Je n’ai per­son­nel­le­ment jamais enten­du la Famille Lepen dire que l’é­tran­ger était l’ennemi.

    Ils consi­dèrent la poli­tique d’im­mi­gra­tion comme l’en­ne­mi. J’ai déjà enten­du Lepen dire que l’is­la­misme n’é­tait selon lui pas com­pa­tible avec la démo­cra­tie. Aujourd’­hui c’est plu­tôt le communautarisme.

    Cepen­dant, les natio­na­listes ont la fâcheuse ten­dance de consi­dé­rer que le bien-être de la popu­la­tion natio­nale est plus impor­tante que celle des autres. Je trouve ça irréa­liste et rétro­grade. La mise en concur­rence avec d’autres nations n’a jamais rien don­né de bon. Tant que l’on ne consi­dè­re­ra pas cha­cun de la même manière et que l’on ne ne défen­dra pas les moyens par les­quels ont peut appor­ter la paix et la pros­pé­ri­té sur toute la pla­nète, tant que l’on ne dépas­se­ra pas les fron­tières pour cela, on ira à la catas­trophe. C’est mon opi­nion pour le moment mais peut-être qu’a­vec le temps, je chan­ge­rai d’avis.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  48. J-Stéphane

    I… comme Icare.

    Ivre de liber­té, comme Icare.

    Réponse
  49. Robert Spire

    À pro­pos d’anti-fascisme, 
    demain soir FR3 dif­fuse un télé­film sur Georges Guin­gouin.

    Un vrai résis­tant à tout ordre éta­bli brun ou rouge qui part seul au maquis en 1940, 
    mobi­lise des mil­liers de per­sonnes dans son combat 
    que l’His­toire a su enter­rer vivant et mort.

    http://​limou​sin​.fran​ce3​.fr/​2​0​1​2​/​1​0​/​0​1​/​g​u​i​n​g​o​u​i​n​-​s​u​r​-​g​r​a​n​d​-​e​c​r​a​n​-​9​8​1​4​3​.​h​tml

    Réponse
  50. zedav

    À pro­pos du débat fas­cisme / anti fas­cisme / non fas­cisme… oh hé les gens, c’est pas noir ou blanc.

    Entre l’a­nar­chie ou son ana­logue idéal de démo­cra­tie « par­faite » (comme point de mire)et une tyran­nie abso­lue (qui n’existe pas plus que la démo­cra­tie par­faite), tout les degré de concen­tra­tion du pou­voir et d’au­to­ri­ta­risme sont possible.

    Alors le débat sur est-on déjà en tyran­nie ou pas relève un peu de la déter­mi­na­tion du sexe des anges.

    Ce dont je suis convain­cu, c’est que la direc­tion vers plus de tyran­nie est bien celle que nous pre­nons et que sauf à col­ler une mala­die virale déci­sive à l’a­ni­mal, notre ave­nir plus ou moins loin­tain risque fort de res­sem­bler à une mix­ture entre « le meilleur des mondes » et « 1984 » (et selon moi, au bout du compte, 1984 s’imposera)et que nous sommes très loin des repré­sen­ta­tions démo­cra­tiques que nos maîtres dif­fusent via leurs merdias.

    Aus­si abjecte et inique que soit le sys­tème dans lequel nous vivons, il faut tout de même recon­naître qu’à défaut de pou­voir poli­tique, il nous reste encore pas mal de liber­tés pri­vées (de nous asso­cier, nous réunir, dis­cu­ter librement)et que c’est loin d’a­voir été tou­jours le cas dans l’his­toire et même aujourd’­hui sur terre, on peut sou­vent consta­ter pire que meilleur.

    Si c’est le cas, ce n’est pas par la grâce de nos maîtres, mais grâce au résis­tances popu­laires et aux cir­con­vo­lu­tions de l’histoire.

    Reste que même nos liber­tés pri­vées régressent assez vite, sans par­ler du niveau de ser­vi­tude exi­gé de l’é­lec­teur moyen pour qu’il puisse gagner sa croûte…

    Pour ce qui est des pseu­do-démo­cra­ties occi­den­tales, je les qua­li­fie­rais volon­tiers de tyran­nies insi­dieuses, par oppo­si­tions aux tyran­nies ostentatoires.

    Dans les pre­mières, les popu­la­tions sont contrô­lées prin­ci­pa­le­ment par le contrôle des repré­sen­ta­tions, sans qu’ils s’en aper­çoivent néces­sai­re­ment (ados­sé à la force jamais loin en arrière plan, au cas où, faut pas non plus prendre nos maîtres pour des imbéciles)alors que dans les secondes, le bâton est pré­do­mi­nant mais ne vas pas non plus sans une part de propagande.

    Le point com­mun aux deux struc­tures de domi­na­tions est la complicité/implication/ col­la­bo­ra­tion des classes inter­mé­diaires de la popu­la­tions, strate après strate, comme le décrit très bien La Boé­tie dans son essai sur la ser­vi­tude volontaire.

    Kant exprime aus­si très bien à sa façon ce que Fré­dé­ric Lor­don parait avoir du mal à appréhender,le « choix » de faci­li­té que peut repré­sen­ter la ser­vi­tude pour cer­tains par­cours de vie :

    La paresse et la lâche­té sont les causes qui font qu’une si grande par­tie des hommes, après avoir été depuis long­temps affran­chis par la nature de toute direc­tion étran­gère (natu­ra­li­ter majo­rennes), res­tent volon­tiers mineurs toute leur vie, et qu’il est si facile aux autres de s’é­ri­ger en tuteurs. 

    Il est si com­mode d’être mineur ! 

    J’ai un livre qui a de l’es­prit pour moi, un direc­teur qui a de la conscience pour moi, un méde­cin qui juge pour moi du régime qui me convient, etc. ; pour­quoi me don­ne­rais-je de la peine ? Je n’ai pas besoin de pen­ser, pour­vu que je puisse payer ; d’autres se char­ge­ront pour moi de cette ennuyeuse occu­pa­tion. Que la plus grande par­tie des hommes (et avec eux le beau sexe tout entier) tiennent pour dif­fi­cile, même pour très-dan­ge­reux, le pas­sage de la mino­ri­té à la majo­ri­té ; c’est à quoi visent avant tout ces tuteurs qui se sont char­gés avec tant de bon­té de la haute sur­veillance de leurs semblables. 

    Après les avoir d’a­bord abê­tis en les trai­tant comme des ani­maux domes­tiques, et avoir pris toutes leurs pré­cau­tions pour que ces pai­sibles créa­tures ne puissent ten­ter un seul pas hors de la char­rette où ils les tiennent enfer­més, ils leur montrent ensuite le dan­ger qui les menace, s’ils essayent de mar­cher seuls. 

    Or ce dan­ger n’est pas sans doute aus­si grand qu’ils veulent bien le dire, car, au prix de quelques chutes, on fini­rait bien par apprendre à mar­cher ; mais un exemple de ce genre rend timide et dégoûte ordi­nai­re­ment de toute ten­ta­tive ultérieure.

    Il est donc dif­fi­cile pour chaque indi­vi­du en par­ti­cu­lier de tra­vailler à sor­tir de la mino­ri­té qui lui est presque deve­nue une seconde nature. Il en est même arri­vé à l’ai­mer, et pro­vi­soi­re­ment il est tout à fait inca­pable de se ser­vir de sa propre intel­li­gence, parce qu’on ne lui per­met jamais d’en faire l’essai. 

    Les règles et les for­mules, ces ins­tru­ments méca­niques de l’u­sage ration­nel, ou plu­tôt de l’a­bus de nos facul­tés natu­relles, sont les fers qui nous retiennent dans une éter­nelle minorité. 

    Qui par­vien­drait à s’en débar­ras­ser, ne fran­chi­rait encore que d’un saut mal assu­ré les fos­sés les plus étroits, car il n’est pas accou­tu­mé à d’aus­si libres mouvementé. 
    Aus­si n’ar­rive-t-il qu’à bien peu d’hommes de s’af­fran­chir de leur mino­ri­té par le tra­vail de leur propre esprit, pour mar­cher ensuite d’un pas sûr.

    Dans les deux types de tyran­nie, le res­sort psy­cho­lo­gique ultime est le même : la peur, arbre aux innom­brables branches dont les racines plongent dans la peur des peur (et oui Étienne, il y a la cause des causes et aus­si la peur des peurs, qui est d’ailleurs selon moi la cause psy­cho-anthro­po­lo­gique de la cause des causes).

    Petit homme ne s’est jamais rele­vé du jour où lui est venu la conscience abys­sale, ver­ti­gi­neuse et insup­por­table de sa fini­tude. C’est bien là à mon avis ce qui nous dis­tingue le plus des autres ani­maux sur le plan psy­cho-social et ce qui nous rend si récep­tifs (tous autant que nous sommes) à la drogue dure « pouvoir/fric »…(le fric n’é­tant qu’un état par­ti­cu­lier et par­ti­cu­liè­re­ment ver­sa­tile, trans­po­sable, fluide, poly­va­lent du pouvoir).

    Et le pou­voir, c’est quoi ? Ne serait-ce pas ulti­me­ment pour petit homme le pou­voir de faire souf­frir autrui (comme le fai­sait dire approxi­ma­ti­ve­ment en ces termes Orwell à l’un de ses per­son­nages dans 1984) dans une ten­ta­tive déses­pé­rée et illu­soire d’é­chap­per à sa finitude…

    Les esprits créa­teurs tentent d’ac­cé­der à une forme d’im­mor­ta­li­té illu­soire par leur œuvre…

    les esprits les plus lâches et les plus sté­riles, lorsque leur che­min de vie les a fait accé­der à une posi­tion de force qu’ils recherchent à tout prix (pré­ci­sé­ment parce qu’ils vivent plus encore que la plu­part dans la peur) tentent d’y par­ve­nir en accé­dant au pou­voir qua­si divin de vie, de mort et de souf­frances sur des popu­la­tions entières.

    Réponse
  51. Vincent

    @ Merome : Soral n’est pas un démo­crate, il est en faveur d’un des­po­tisme éclairé.

    @ Étienne, à pro­pos des « riches ».

    Tu le dis toi-même : la démo­cra­tie athé­nienne a duré quelques 200 ans alors même qu’elle comp­tait des citoyens riches et des citoyens pauvres, et sa dis­pa­ri­tion ne fut pas liée à un com­plot des riches mais à une série de défaites militaires.

    Dans un régime démo­cra­tique ou tous les citoyens sont poli­ti­que­ment égaux, que les riches cherchent à deve­nir tou­jours plus riches n’est pas un pro­blème en soi. La seule chose cer­taine – c’est mathé­ma­tique – c’est que les déci­sions poli­tiques émanent d’as­sem­blées de citoyens abso­lu­ment repré­sen­ta­tives des com­po­santes de la socié­té (soit une mino­ri­té de riches et une majo­ri­té de pauvres – comme à Athènes). Dès lors, il appar­tien­dra à ces assem­blées de limi­ter, ou non, la richesse indi­vi­duelle, de prendre des mesures, ou non, pour pré­ve­nir d’é­ven­tuels com­plots ou ten­ta­tive de cor­rup­tion, bref, de pro­té­ger leur démocratie.

    C’est un peu arti­fi­ciel, je le conçois, mais dans une pers­pec­tive démo­cra­tique je pense qu’il faut s’ef­for­cer de consi­dé­rer les 1% (à qui pro­fite pour­tant le crime) comme aus­si vic­times que les 99% du sys­tème oligarchique.

    Réponse
  52. Vincent

    Le pro­blème c’est que nous avons tous au fond de nous-mêmes une pul­sion oli­gar­chique. Ne serait-ce que parce que nous pen­sons savoir ce qu’il fau­drait faire pour tous les autres.

    Mais en plus, un doute nous taraude : le peuple est-il à la hauteur.

    Des­proges ne vou­lait pas de démo­cra­tie, il disait, « la démo­cra­tie c’est la loi de la majo­ri­té et la majo­ri­té elle regarde TF1 et elle écoute RTL ».

    Ça c’est un vrai tra­vail, une vraie médi­ta­tion démo­cra­tique : ne pas pen­ser que le peuple n’est pas prêt, qu’il lui faut un peu de temps, un peu d’é­du­ca­tion, mais essayer de le pen­ser tel qu’il est et prêt.

    Réponse
  53. J.C

    @ Vincent

    « un com­plot des riches mais à une série de défaites militaires. »

    Les défaites mili­taires sont tou­jours des com­plots des riches. Lever une armée et gagner une guerre coûte cher, très cher.

    Quand on com­mence à dési­gner des repré­sen­tants et à leur don­ner du pou­voir, on est déjà plus vrai­ment en démocratie.

    C’est la conti­nui­té même d’une socié­té inéga­li­taire. (esclaves, femmes, pauvres, notables, très riches)

    Je vois plu­tôt « la démo­cra­tie athé­nienne » comme un par­le­ment élar­gie ou les fonc­tion­naires sont tirés au sort.
    Il existe un peu par­tout sur la pla­nète, encore aujourd’­hui, des petites com­mu­nau­tés qui fonc­tionnent davan­tage comme une démo­cra­tie, est-ce à dire que la démo­cra­tie fonc­tionne qu’en petit comité ?
    Pas du tout, la cyber­né­tique per­met de résoudre les pro­blèmes tech­niques liés au nombre.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  54. J-Stéphane

    Bon­jour,

    @Vincent,

    …Des­proges ne vou­lait pas de démo­cra­tie, il disait, « la démo­cra­tie c’est la loi de la majo­ri­té et la majo­ri­té elle regarde TF1 et elle écoute RTL ». …

    Effec­ti­ve­ment, dans le prin­cipe élec­tif, l’intelligence des élec­teurs a une grande impor­tance, cer­tains peuvent voter pour un can­di­dat qui pro­met un plai­sir empoisonné…

    Dans le tirage au sort, la donne est tout autre, et, je pense qu’il ne faut pas faire l’erreur de rendre la par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions obli­ga­toires, ceux qui vote­rons par obli­ga­tion don­ne­rons leur voix aux can­di­dats les plus pré­sents sur les médias.

    Là aus­si il fau­drait faire quelque chose, comme, com­men­cer par inter­dire la dif­fu­sion des son­dages qui sont une véri­table propagande.

    Réponse
  55. Morpheus

    Le truc, Vincent, c’est que lorsque Des­proges dit « démo­cra­tie », je gage qu’il n’est pas conscient qu’il parle de l’o­li­gar­chie (dégui­sée en démocratie).

    L’in­ter­pré­ta­tion de ce qu’il dit se trouve alors radi­ca­le­ment dif­fé­rente. Je doute que Des­proges savaient ce que nous savons de la démo­cra­tie à pré­sent (grâce à Étienne).

    Même en sup­po­sant qu’il avait en tête la vrai démo­cra­tie lors­qu’il en par­lait ain­si, il condam­nait un sys­tème sur base de condi­tions qui chan­ge­raient – inévi­ta­ble­ment – dans une vrai démo­cra­tie, c’est-à-dire qu’il condam­nait une pro­po­si­tion sur base des consé­quences engen­drées par de ce que la pro­po­si­tion se pro­pose de changer.

    Cher­chez l’erreur…

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  56. J.C

    Je crois sur­tout que la démo­cra­tie c’est le pou­voir du peuple, pas le pou­voir de la majorité.
    Une vraie démo­cra­tie doit res­pec­ter la liber­té individuelle.
    Il ne s’a­git fina­le­ment pas d’une ques­tion de com­pé­tence. Ce n’est pas parce que la majo­ri­té aime man­ger du pain ou regar­der TF1 que tout le monde doit faire de même.

    Concer­nant la pro­duc­tion de biens et ser­vices par exemple, choi­sir à la majo­ri­té ce qui doit être pro­duit et ache­té à l’a­vance n’est pas à mon sens démo­cra­tique et est fran­che­ment contraire à la liber­té individuelle.

    Cha­cun devrait pou­voir avoir accès aux biens et ser­vices qui cor­res­pond à ses besoins et aspi­ra­tions indi­vi­duelles dans la limite de ce qui peut être pro­duit, ceci en fonc­tion des res­sources dis­po­nibles et de l’écosystème.

    Ceci n’empêche pas pour autant de faire socié­té. Bien au contraire, c’est le fon­de­ment d’une socié­té apai­sée qui laisse la plus grande place à la liberté.
    Il y a plu­sieurs façons de faire des choix collectifs.

    En fin de compte, prendre les déci­sions en fonc­tion de l’o­pi­nion majo­ri­taire plu­tôt que res­pec­ter le choix de cha­cun est tout sim­ple­ment idiot.

    De même, agir en fonc­tion de l’argent dis­po­nible plu­tôt que des res­sources est tout aus­si farfelue.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  57. Coward anonymous 42

    Au delà du débat théorique…

    Je dois avouer (ano­ny­me­ment et hon­teu­se­ment) que j’ap­pré­cie quand même que les anti­fas des rues (qui ne sont pas ceux d’in­ter­net) me pro­tègent face aux vio­lences des petit groupes nor­ma­li­sa­teurs qui y rodent parfois…

    J’ai remar­qué que dès qu’ils ne sont plus pré­sents quelque part, il y a une recru­des­cence des raton­nades contre les arabes, les juifs, les roms, les pédés, les les­biennes, les clo­chards, les sal­tim­banques, les sans-papiers et les alter­na­tifs (comme moi). Evi­dem­ment les amis fachos d’A­lain Soral ne sont les seuls res­pon­sables de la vio­lence urbaine, mais bon, je pré­fère que ce soit eux qui rase les murs plu­tôt que moi, je l’avoue.

    Après je ne par­tage pas tou­jours le posi­tion­ne­ment com­mu­niste-anar­chiste un peu archaïque des anti-fa : démo­cra­tie directe par assem­blée géné­rale avec man­dat impé­ra­tif, tra­vailleurs immi­gré-fran­çais tous unis contre le patro­nat, occu­pa­tion des moyens de pro­duc­tion, auto­ges­tion et fédé­ra­lisme des soviets.

    Mais c’est dom­mage cette oppo­si­tion, il suf­fi­rait de peu pour les convaincre d’a­dop­ter la stra­té­gie de démo­cra­tie par tirage au sort… Mais ils fan­tasment, ils s’i­ma­ginent qu’Étienne en accep­tant de dis­cu­ter avec cer­tains grou­pus­cules est indul­gent face à ces vio­lences ciblées sur des mino­ri­tés (bouc émis­saires expia­toires de nos peurs). Et toute réflexion est blo­quée tant cette indul­gence pré­su­mé face à la cruau­té sur des plus faibles les révulsent. Jus­qu’au jour où ils deviennent à leur tour agres­seur, ne serait-ce que par des mots diffamatoires…

    Je com­prends qu’on puisse ne plus vou­loir par­don­ner les dif­fa­ma­tions injus­ti­fiées… Mais il faut bien en com­prendre la source : il s’a­git d’une réac­tion peu sub­tile et exces­sive parce qu’é­pi­der­mique face à un risque bien réel de voir se mul­ti­plier des grou­pus­cules vio­lents qui font preuve de cruau­té sur tout ceux qui sont dif­fé­rent, et qui nous divisent dans nos luttes contre les 1%.

    Aus­si j’es­père que vous serez capable de prendre de la hau­teur, mal­gré les bles­sures infli­gées, en pre­nant par­fois le temps de répé­ter que vous êtes évi­dem­ment tout comme eux inquiet et indi­gné par les vio­lences ciblées sur des com­mu­nau­tés bouc émissaires.

    Rap­pe­lons-leur que les citoyens tirés au sort pren­dront le temps de se connaître et de se res­pec­ter avec leurs dif­fé­rences pour pou­voir tra­vailler ensemble… Dans ces com­mis­sions de citoyens tirés au sort il y aura bien d’a­van­tage de diver­si­té, puisque les 1% les plus riches ne repré­sen­te­ront plus que 1%… Qu’ils se posi­tionnent sur ce point là.

    Réponse
  58. Coward anonymous 42

    edit : Je com­prends qu’on puisse ne plus vou­loir par­don­ner les dif­fa­ma­tions injus­ti­fiées… Mais il faut bien en com­prendre la source : il s’a­git d’une réac­tion peu sub­tile et exces­sive parce qu’é­pi­der­mique face à un risque bien réel de voir se mul­ti­plier des grou­pus­cules vio­lents qui font preuve de cruau­té sur tout ceux qui sont différent.

    Par ailleurs, du point de vue des anti-fa, ces déma­gogues hai­neux qui s’en prennent à des mino­ri­tés sont les pre­miers res­pon­sables de nos divi­sions alors que nous devrions res­ter unis face au fameux 1%.

    Ils créent en réac­tion un deuxième niveau de division.

    Si nous réagis­sons comme eux, sans plus de sub­ti­li­té nous ne valons pas mieux qu’eux et nous crée­rons un troi­sième niveau de divi­sion entre nous.

    Réponse

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