Salut à tous.
Comme si je m’ennuyais, — un peu en manque de relations humaines, si vous voulez… 😉 —, je viens de créer un compte sur twitter…
C’est là : https://twitter.com/Etienne_Chouard
Il paraît qu’il faut que je prévienne un peu les copains 🙂
Voilà qui est fait.
On m’a dit qu’il y a des affreux jojos qui ont usurpé mon identité (pour me faire dire des horreurs).
Je suspecte les antifas… 🙂
Il faut que je demande à twitter de mettre fin à cela.
Merci à tous pour vos précieux encouragements.
Étienne.
Cliquez sur ce lien pour voir les publications récentes :
Nota : la copie d’écran à côté du titre a été prise en juin 2022, 10 après 🙂

Chaque jour, quelques citoyens qui découvrent ce que tu expliques si bien… Quelle meilleure récompense pour un prof… surtout, ne doute pas 😉
Pour les médisants, il y a un vieux proverbe arabe qui dit « les chiens aboient, la caravane passe »
À plus tard, pour prendre de la hauteur…
Étienne, pourquoi avoir ressuscité sur Facebook hier votre « journal » dont la dernière actualisation date de 2008 et qui manifestait un grand découragement et énervement ?
Êtes-vous à nouveau actuellement dans cet état d’esprit ?
Le chemin parcouru depuis 2008 vous paraît-il trop peu important ?
Cher Etienne.
Ce que tu proposes est sans précédent, tu es un peu en avance sur ton temps mais pas tant que ça.
N’oublie pas que l’individualisme est propre au peuple français, dû à notre qualité de vie trop confortable de ces dernières décennies.
Mais ne désespère en aucun cas, ton idée est extrêmement puissante ; alors semons des graines de démocratie sur tout ce magnifique territoire et notre planète, sans douter un seul instant de notre réussite.
Comme le dit si bien Jimmy hendrix :
« Quand le pouvoir de l’amour remplacera l’amour du pouvoir, le monde sera en paix »
Zeefrog
Ne lâchez pas, s’il vous plait !
Sur twitter les messages sont limités à 140 caractères. Ca va aller quand même ?!!
Pour moi, 140 caractères par message, c’est une véritable épreuve 🙂
Mais j’applique ma devise :
il n’y a pas de malheur, il n’y a que des événements dont il faut savoir tirer parti.
🙂
Étienne va devoir apprendre à communiquer ses idées en modes télégraphique. Un sérieux exercice de synthèse (mais au moins, ça incite à aller droit au but).
Enfin, ce pourrait être pire : en morse, par exemple :-p
Cordialement,
Morpheus
Promotion Ubu Roi : Mes 27 mois sur les bancs de l’ENA
(Olivier Saby, 260 pages, Editions Flammarion, 26 septembre 2012, amazon.fr)
(…) Olivier Saby raconte comment les énarques apprennent à capter le pouvoir. Derrière les murs strasbourgeois de cette ancienne prison pour femmes, peu de discussions sur l’avenir du pays, mais des pressions, des territoires convoités, la tragi-comédie du classement de sortie et un matricule pour la vie. Un témoignage qui se lit comme un roman, amuse comme une comédie, et qui laisse interdit.
==========
La noblesse d’etat ; grandes ecoles et esprit de corps
(Pierre Bourdieu, Les éditions de Minuit, 1er mars 1989, 568 pages, arbrealettres.com)
(…) Comment s’est constituée la configuration singulière de pouvoirs, intellectuels, politiques, bureaucratiques, économiques, qui domine les sociétés contemporaines ?
Comment ces pouvoirs, notamment ceux qui s’autorisent de l’autorité conférée par l’École, obtiennent-ils notre reconnaissance ? Qu’est-ce que la compétence dont se réclament les technocraties ?
Le travail de consécration qu’accomplit l’institution scolaire, notamment à travers les grandes écoles, s’observe dans l’histoire, à des variantes près, toutes les fois qu’il s’agit de produire une noblesse ; et les groupes socialement reconnus, en particulier les grands corps, qui en sont le produit, fonctionnent selon une logique tout à fait semblable à celle des divisions d’Ancien Régime, nobles et roturiers, grande et petite noblesse.
La noblesse d’État qui dispose d’une panoplie sans précédent de pouvoirs, économiques, bureaucratiques et même intellectuels, et de titres propres à justifier son privilège, titre d’écoles, titres de propriété et titres de noblesse, est l’héritière structurale – et parfois généalogique – de la noblesse de robe qui, pour se construire comme telle, contre d’autres espèces de pouvoirs, a dû construire l’État moderne, et tous les mythes républicains, méritocratie, école libératrice, service public (…)
==========
ENA : promotion Ubu Roi
(un reportage de Sarah Lefèvre, 19 décembre 2012, la-bas.org)
Extrait :
« On ne connaît pas les fondamentaux. Par exemple, sur l’économie, on est incapable de réfléchir sur un sujet économique autrement que comme on y pense depuis 40 ans. La question du chômage par exemple, avec le rapport Gallois récent, il n’y a absolument aucune innovation. C’est toujours les mêmes recettes. »
Merci, Alain.
Je m’entraîne 🙂
« la concision ne permet d’exprimer que des idées qui font déjà consensus »
Noam Chomsky
🙂
Tu enseignes la technique, je suis sûr que tu sauras adapter l’outil à tes besoins, et non l’inverse 🙂
De Twitter, il en est un peu question ici :
« Suite à des manifestations de plusieurs dizaines de milliers de personnes le 15 mai, de petit groupes de militants ont décidé d’établir des campements à Madrid et à Barcelone et ont commencé à discuter de la manière de constituer cette démocratie réelle. »
« Ils ont alors « twitté » leurs amis qui ont « twitté » les leurs et au bout de quelques jours ils étaient des milliers dans près de 60 villes. Le but affiché du mouvement : dénoncer la fausse démocratie des partis et élaborer ensemble des propositions (…) »
« Dans ce processus un seul pouvoir de décision a été reconnu, celui de l’assemblée constituée par celles et ceux qui se réunissent effectivement (…) »
« Pas d’organisation, pas de leader, des rotations, des modérateurs dans les assemblées et des porte-parole vers les médias, des modes d’expression silencieux et collectifs pour ne pas déranger le voisinage le soir et éviter la confiscation de la parole par quelques-uns, etc. »
« Chaque assemblée souveraine a donc cherché de nouvelles formes de démocratie en la faisant dans un processus très lent (…) »
======================
Extrait de :
Ni Dieu ni maître : les réseaux
(03÷09÷2012, publié dans la revue EcoRev’ n°37, par Emmanuel Dessendier et Anita Rozenholc, villes-internet)
(…) Tout comme André Gorz, Jean Zin ou Joël De Rosnay, Manuel Castells fait partie du petit nombre de théoriciens qui ont su et savent analyser très finement les potentialités du numérique, jusque dans leur remise en cause des rapports de pouvoir.
C’est cette capacité qui lui permet de percevoir avec acuité les bouleversements sociaux économiques et politiques en cours et d’identifier les prémisses d’une « société de l’intelligence », chère à André Gorz et apte à constituer le cadre d’un dépassement civilisé du capitalisme (…)
C’est bien parce que c’est toi !
Chansonatix, following Etienne 540th followers
Sur twitter et ailleurs, je tombe de plus en plus régulièrement sur des antifas qui sont totalement convaincus qu’Etienne est d’extrême droite.
J’ai beaucoup de mal à gérer ça, je ne parle même pas de les convaincre, mais simplement d’entendre leurs critiques qui me semblent totalement déplacées et hors de propos.
La critique qui sort le plus souvent, c’est le « copinage » d’Etienne avec Egalité et Réconciliation/Soral. J’aimerais bien qu’Etienne explique un jour son point de vue sur les idées de Soral, là où il le rejoint, là où il ne le suit pas, un peu comme il l’a fait avec Asselineau, d’une certaine façon.
Ça nous donnerait un peu plus d’arguments pour rabattre le caquet aux antifas.
Beaucoup de militants FdG et d’anarchistes dans les plus virulents anti-Chouard. Etienne a‑t-il une liste de ses « copains » du FdG qu’on pourrait exhiber comme pièce à conviction ?
@ Merome
Étienne évoque le problème que tu soulèves au cours de cette rencontre avec différents activistes de différentes tendances à Toulouse ; cette rencontre a été improvisée suite à la censure dont il a été l’objet par l’association Utopia, qui l’avait au préalable invité à un de leurs événéments, puis a annulé l’invitation suite à des pressions d’antifas (notamment Indymedia Paris).
Démocrates et fachos contre la représentation :
Chouard face au piège du « confusionnisme »
http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/democrates-et-fachos-contre-la-37449
Cordialement,
Morpheus
@ Merome
Tu fais évidemment ce que tu veux, mais si tu souhaites répondre aux antifas, il serait intéressant de savoir à qui tu t’adresses.
Cet article du courant communiste international montre quel rôle historique a joué le mouvement radical antifasciste CONTRE toutes les révolutions populaires :
http://fr.internationalism.org/french/brochures/democratie_fascisme_anti_fascisme_extreme_gauche.htm
Je te laisse lire cet article et te faire ta propre opinion sur ces gens.
Cordialement,
Morpheus
@Morpheus :
merci, mais il manque des explications sur les « collaborations » avec Soral/Egalité et réconciliation. Pour ces gens là, seuls comptent les apparences sur des points de détails. S’ils avaient écouté Étienne, ils sauraient déjà que ce qu’il dit ne s’apparente en rien à du fascisme. Ce qu’ils ne comprennent pas en revanche, c’est la « stratégie » consciente ou non qui consiste à se rapprocher de sites « sulfureux » comme E&R pour diffuser les idées.
Je ne crois pas avoir déjà vu une explication d’Étienne sur ce point. Elle m’intéresserait pourtant.
Ou alors il faut m’expliquer en quoi Soral/E&R n’ont rien à voir avec l’extrême droite, c’est peut-être là que je me trompe…
@ Merome
Je ne crois pas que Étienne « collabore » avec Soral / E&R. Je crois plus volontiers que Étienne applique son droit d’inventaire concernant les idées de Soral / E&R, comme il le fait avec d’autres auteurs / mouvements. Et que Soral adhère volontiers aux thèses d’Étienne et le cite souvent sur son blog et dans ses conférences, parce que sa thèse est robuste. Le fait est que beaucoup ont connu Étienne parce qu’ils fréquentent le blog d’E&R ou écoutent Soral. Et alors ?
D’autre part, il exerce le dialogue dans un esprit réellement démocratique, c’est-à-dire qu’il débat sur le fond avec tout le monde, sans prendre part aux étiquetages et aux diabolisations / angélisations, mais en restant l’esprit centré le sujet (le message, non le messager). C’est évidemment une attitude totalement incompréhensible de la part des fascistes de gauche (les antifascistes sont des fascistes qui s’ignorent) ; pour eux, tout ce qui ressemble de près ou de loin à : un raciste, un antisémite, un nationaliste (y compris un souverainiste), un royaliste, … est un fasciste, et il doit être condamné, diabolisé, exterminé (je n’exagère même pas).
Maintenant, la question se pose : un jour, Étienne va pondre un bouquin ; c’est inévitable et même souhaitable (cela pourrait lui donner des opportunité d’apparaître sur certains canaux de la presse mainstream, comme Ce Soir Ou Jamais, par exemple). Mais qui va oser le publier ? Je parie que le seul qui n’hésitera pas à le publier, c’est Soral (qui est éditeur avec Kontre Kulture).
Et là, la VRAI question va se poser : pour être édité lorsque l’on développe des thèses qui mettent le système actuel en question, faut-il se tourner vers les éditeurs diabolisés, sulfureux ? La réponse est : en France, absolument !
France, pays de la liberté d’expression ? Oui, et mon cul, c’est du poulet …
En fin de compte, je ne crois pas qu’Étienne ait quoi que ce soit à justifier auprès des antifascistes (et il ne le fera pas, et il a bien raison). Étienne est droit et honnête. Suivre ses débats, ici ou ailleurs le démontre. En revanche, l’honnêteté intellectuelle de ces détracteurs prétendument « de gauche » est aussi perceptible que l’oxygène à 20.000 mètres d’altitude.
Cordialement,
Morpheus
PS : je suppose que tu auras noté, dans la rencontre de Toulouse, l’argument clef qui montre le fossé qu’il y a entre les thèses d’Étienne et le fascisme ? C’est l’argument essentiel à retenir. Si les antifascistes ne veulent pas entendre cet argument, alors il n’y aucune raison de poursuivre l’argumentation avec eux.
@Morpheus :
Qu’on ait le droit d’inventaire sur les idées de Soral ou de n’importe qui, c’est indiscutable. Mais je ne crois pas que ce soit ça qui soit reproché à Étienne. Je ne crois pas l’avoir déjà entendu citer Soral, d’ailleurs.
Le problème est inverse : Soral apprécie les idées d’Étienne et le diffuse sur ses réseaux, l’invite via les conf E&R. Pourquoi Étienne accepte-t-il ?
Pour les antifas, cela ne fait aucun doute : Étienne accepte parce qu’il partage les idées d’extrême droite, qu’il roule pour Soral, etc etc… Le fait que certaines conférences soient payantes alimente cette vision des choses : Étienne « vend » son image pour financer des mouvances proches de l’extrême droite.
Je pense au contraire que ça mériterait de l’argumentation, de l’explication de la part d’Étienne.
Merci Morphéus, tu me fais gagner du temps 🙂
Mais il va falloir que je m’y colle, pour mon copain Merome 🙂
Cher Merome, très cher virus : plus ça va, moins j’ai envie de me justifier envers des gens (les prétendus « antifas ») que je considère au mieux comme de méchants imbéciles, au pire comme des faux nez des crapules qui nous dirigent (des agents en mission, quoi).
Mon idée force, c’est que
LES IDÉES APPARTIENNENT À CEUX QUI S’EN EMPARENT.
Autrement dit,
je ne suis pas propriétaire de mes idées.
(C’est Michel (Onfray) qui m’a appris ça, et je l’ai bien compris/assimilé.)
Ma thèse (le tirage au sort comme antidote radical, populaire, universel et durable, contre (toutes) les forces oligarchiques) séduit des tas de gens très différents (même des ennemis jurés sur l’échiquier des professionnels de la politique), évidemment ; et leurs militants de base (rarement leurs chefs, vous le noterez) font connaître cette thèse (ultra-démocratique, je le rappelle : plus démocratique, tu meurs) dans leurs propres réseaux, du mieux qu’ils peuvent.
Vous voulez que je me positionne ?
Je trouve ça FORMIDABLE.
C’est clair ?
On est en train de trouver une idée qui nous rassemble TOUS, bon sang de bonsoir, c’est SUPER !
Tous sauf les riches, c’est vrai… Mais on fera sans eux : on reste 99% !
Il faudrait quoi ?
D’abord, que je surveille (tous les jours peut-être ?) qui relaie mes travaux ? (des centaines de milliers de liens sur Google, vous rigolez..)
Ensuite que je vérifie que tous sont bien politiquement corrects ? (et vu de quel bord, s’il vous plaît ?)
Et enfin que, quand ils ne conviennent pas à la censure, je leur interdise (et de quel droit s’il vous plaît ?) de relayer mon travail ?
C’est une blague ?
IL N’EN EST ABSOLUMENT PAS QUESTION. J’emmerde les censeurs. Voilà, c’est dit.
D’ailleurs, je suis sûr que, si des (prétendus) fachos aiment cette idée véritablement démocratique, elle va les transformer malgré eux en leur for intérieur, doucement, insensiblement, et les rendre plus humains (s’ils ne l’étaient pas assez) ; ce que n’aurait JAMAIS fait un anathème, un ostracisme ou autre débile hurlement « antifa ».
Je vous demande d’être très attentif à l’idée qui va suivre :
Pour moi, considérer quelqu’un comme définitivement « fasciste » (ou « communiste », ou « antisémite » ou autre grave injure faite pour épouvanter), comme si ce quelqu’un (qui est un être humain, je le rappelle) était consubstantiellement mauvais, irrécupérable, infréquentable, non amendable, C’EST DU RACISME. Tous les humains PEUVENT CHANGER, absolument tous. Si on ne croit pas ça, on est RACISTE. Et c’est en parlant avec ceux avec qui on est en désaccord, surtout quand ce désaccord est violent, qu’on y arrivera, la plupart du temps (sauf urgence de survie contre des fous armés qui arrivent, évidemment). Sinon, c’est la guerre civile.
Donc, sûr de mes valeurs, moi, je peux écouter, parler, argumenter, avec n’importe qui, avec l’espoir de rapprocher les points de vue et de moins se tromper.
Chacun sa méthode pour faire société.
J’aime bien la mienne, évidemment 🙂
Dans électron libre, il n’y a pas que électron.
Je vous remercie du fond du cœur pour tout ce que vous faites.
Ignorez les prétendus >antifas, svp : ils sont bêtes et méchants.
Étienne.
Considérer Etienne comme un fasciste est une insulte envers les vrais fascistes LOL
« je ne suis pas propriétaire de mes idées »
Yesss 🙂
Mieux encore :
Chaque fois qu’on me « vole » mes idées, je remporte une victoire.
Exemple de QR Code à placarder dans tous les lieux publics.
@Etienne : oui mais, oui mais non…
Ta réponse est à côté de ma question. Je vais essayer de reformuler pour être plus clair.
Je suis bien d’accord pour dire que tes idées ne t’appartiennent pas et que tu ne peux pas maitriser qui les reprend. Pas de débat là-dessus (et tu ne réponds que là-dessus !).
Ce qui pose question, c’est que tu acceptes des invitations du diable en personne et que ceci génère de l’argent à son profit. Autrement dit, pour dire les choses de façon caricaturale et raccourcie : une partie du financement d’Egalité & Réconciliation provient des conférences payantes que tu as tenues pour eux.
D’une certaine façon dans ces cas là, ce n’est pas eux qui relayent tes idées, c’est toi qui relayes les leurs ou en tout cas participe à leur entreprise.
Il suffirait que tu exprimes clairement ce qui te différencie de Soral/E&R (je ne crois pas l’avoir lu quelque part), et que tu expliques ta « stratégie » pour accepter ou refuser d’intervenir dans certains cadres (répondrais-tu à l’invitation du Médef ? de l’UMPS ? d’un groupuscule néonazi ?…).
Tu fustiges à longueur de conférences les riches, les banquiers, certains politiciens, (c’est du racisme ? Ils peuvent changer aussi !) mais tu ne dis finalement pas grand mal des vrais méchants d’extrême droite (et je ne parle pas des électeurs, mais bien des cadres qui les décérèbrent).
Je comprends bien aussi que s’abaisser à répondre aux antifas qui ne font pas dans la dentelle pour te critiquer est difficile. Mais c’est plutôt aux autres que je pense. Ceux qui ne te connaissent encore pas, et qui tombent sur un tas de trucs qui montrent un lien entre Soral et Chouard, et absolument rien qui le dément, alors que parallèlement, on trouve des tas de documents qui montrent que tu ne passeras pas tes vacances avec les banquiers, par exemple.
Deux poids, deux mesures…
Par exemple que penses-tu de Soral quand il dit :
« Seul le nationalisme possède les fondamentaux pour incarner une véritable alternative économique et sociale (…) à la déferlante mondialiste et ultra libérale. (…) Je pense que si Marx était vivant aujourd’hui il appellerait à voter Jean-Marie Le Pen, (…) (le Front national, qui) agrège des ouvriers, des petits patrons, des artisans (est) le parti du peuple (et porte) l’esprit de la Commune. »
3 janvier 2013 à 12:34, par Étienne : « (…) considérer quelqu’un comme définitivement fasciste (ou communiste, ou antisémite ou autre grave injure faite pour épouvanter), comme si ce quelqu’un (qui est un être humain, je le rappelle) était consubstantiellement mauvais, irrécupérable, infréquentable, non amendable, C’EST DU RACISME. Tous les humains PEUVENT CHANGER, absolument tous. Si on ne croit pas ça, on est RACISTE (…) »
Légère différence de définition du racisme selon môa : ce n’est pas seulement une question de liberté d’évolution dans le temps.
Je considère comme raciste le fait de classer radicalement (entièrement) un être libre dans une catégorie en utilisant un adjectif qui le qualifie (à tort ou non) pour en faire son identité primordiale et en niant toute relativité de cette caractéristique (donc toute liberté et toute individualité). Et on peut être raciste vis-à-vis d’autrui autant que vis-à-vis de soi-même.
Untel est imbécile, ou génial, ou noir de peau, ou enseignant, ou libéral, ou juif de culture ou de religion, … C’est vrai ou non, mais ça reste relatif, dans la mesure où c’est (ou serait) une de ses caractéristiques parmi d’autres, où elle peut être temporaire ou non, et où elle peut être partielle. Je peux être un peu juif de culture, un peu noir de peau, un peu musulman de religion, un peu prétentieux ou génial sur un sujet et un peu modeste ou stupide sur un autre, temporairement, partiellement, librement.
Par contre,
Untel est un imbécile, un Génie, un Enseignant, un Libéral, un Noir ou un Juif : là, c’est net, précis, et apparemment rigoureux. Chacun est classé entièrement, qu’il le veuille ou non, dans une catégorie dont il n’a pas la liberté de s’échapper. Il a apparemment une identité propre, radicale et définitive. Certains se rangent eux-mêmes, eux et parfois leurs proches, dans une telle catégorie.
Pour môa, c’est ça, le racisme. Et une fois qu’une catégorie est ainsi constituée dans l’opinion d’une grande proportion de gens, il devient facile, naturel, confortable, pour tout le monde, de généraliser sur l’ensemble des individus classés.
Je lis, écoute et admire l’œuvre d’Étienne depuis plusieurs années. Et il est vrai que ton discours oral (plus rarement écrit) a parfois tendance à généraliser sur , , , prenant pour cible les personnes elles-mêmes, et non plus leurs abus de pouvoirs. Même l’expression « les 1% » me gêne 🙂
Je fais cette remarque parce que le sujet est évoqué. Mais je suis sûr que si je devais m’exprimer publiquement sur ton oeuvre, sur la démocratie, sur les abus de pouvoirs, j’en arriverais rapidement à oublier tout mon propos précédent et à classer des personnes dans des catégories coupables. Je crois que c’est une tendance naturelle.
De même qu’il est naturel que le Pouvoir (issu de la richesse, ou de l’institution, …) s’auto-entretienne, constamment, obsessionnellement (pouvoir médiatique avec le star system, pouvoir financier avec les lobbys, pouvoir sociétal avec l’élitisme, pouvoir politique avec l’élection, …).
============
24. Le vendredi 4 janvier 2013 à 12:02, par Merome : « (…) Il suffirait que tu exprimes clairement ce qui te différencie de Soral/E&R (…) Tu fustiges à longueur de conférences les riches, les banquiers, certains politiciens, (c’est du racisme ? Ils peuvent changer aussi !) mais tu ne dis finalement pas grand mal des vrais méchants d’extrême droite (…) »
Selon môa,
Étienne n’a pas à s’exprimer sur l’extrême-droite. Il tient un discours cohérent, transparent, contradictoire, argumenté et sourcé depuis plusieurs années. Ses priorités sont la création monétaire, la reprise du contrôle citoyen du processus constituant, le référendum d’initiative citoyenne, la démocratie et l’Europe, …
J’espère de lui qu’il poursuive son oeuvre, qu’il continue à s’acharner, qu’il conserve l’énergie, la motivation, et la disponibilité pour s’exprimer sur les thèmes qu’il a choisis.
Si Étienne s’exprime sur autre chose que ce qui le motive, je ne ferai que survoler, sans intérêt. Étienne commenterait des propos de Soral touchant à la démocratie, ça m’intéresserait. S’il s’exprimait sur Soral lui-même ou sur ses propos touchant un autre thème, ce serait une diversion malheureuse.
Sauf, évidemment, si Étienne choisit volontairement de traiter le thème de l’extrême-droite, ou de Soral, Le Pen, Marx ou autre, et d’en faire un nouveau chapitre prioritaire. Mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas 🙂
=== Quelques liens HS ===
Quand l’élite participe activement à la crise (Hervé Azoulay, 31/12/2012, latribune.fr)
Les castings étonnants des groupes d’amitié de l’Assemblée (02 janvier 2013, Mathieu Magnaudeix, mediapart.fr)
Les damnés de la thune : le cas Maurice Levy (Seb Musset, 4 janvier 2013, sebmusset.blogspot.fr)
2012, année fantastique pour les banksters (Woodward et Newton, 31/12/2012, bakchich.info)
Cher Merome
Si des gens sont assez BÊTES pour croire que je suis un fasciste, simplement parce que le prétendu (et toujours très anonyme) « antifa » de service leur a dit (avec menaces et intimidations) que j’étais un fasciste, JE N’Y PEUX RIEN.
Et je n’ai pas le temps d’assumer ça ou d’essayer de les convaincre.
Qu’ils me lisent, voilà tout.
Ce n’est quand même pas très compliqué et pas très long de voir que je suis fondamentalement plutôt très gentil…
1) J’observe que Michel Collon ou Jean Bricmont ou Maxime Vivas (et bien d’autres) sont traités de « fascistes » par des gens anonymes qui se disent « antifas ».
2) Je connais (personnellement) Collon, Bricmont, et Vivas, et je respecte au plus haut point leur travail et leur courage : pour ce que j’en sait, ce sont des humanistes authentiques, fondamentalement contre toute guerre et contre toute volonté impériale ou colonisatrice (ceci est important), leurs écrits, leurs paroles et leurs actes le prouvent.
3) J’observe que je suis, moi aussi, traité de fasciste par les mêmes anonymes « antifas ».
Réfléchissez…
Encore un peu…
4) Faut-il faire un dessin pour vous rendre sensible LE DISCRÉDIT TOTAL (et c’est peu dire) que je porte — très LOGIQUEMENT — sur une accusation aussi STUPIDE À MON SUJET (je sais bien qui je suis en moi-même, quand même) ET DONC PROBABLEMENT AUSSI STUPIDE POUR D’AUTRES (complétez vous-même la liste des suspects blanchis).
Je suggère quelque chose d’important, concentrez-vous :
PROUVEZ DONC VOUS-MÊME QUE CEUX QUE VOUS TRAITEZ DE FASCISTES LE SONT,
EN N’OUBLIANT PAS DE LEUR LAISSER LA PAROLE POUR SE DÉFENDRE :
ORGANISEZ UN DÉBAT PUBLIC, HONNÊTE, LOYAL, ENTRE LES ACCUSATEURS ET LES ACCUSÉS.
C’est simple ou c’est compliqué ?
Non, ce n’est pas compliqué.
Et le problème ne vient pas des accusés de « fascisme » : ceux-là sont tous prêts à se défendre contre cette accusation calomnieuse et infamante, évidemment.
Mettez-vous à leur place.
Si c’est compliqué, c’est parce que les (nobles et courageux) accusateurs se dérobent, incapables qu’ils sont de prouver leurs accusations et de les soutenir publiquement, bien en face de ceux qu’ils accusent.
Ah oui, tiens, si vous convoquez un tribunal pour confirmer ou infirmer l’accusation de « sympathie fasciste », n’oubliez pas de faire comparaître AUSSI à ces débats les (vrais) fachos du PS et de l’UMP, « élus » qui se sont littéralement prostitués aux industriels et aux banquiers (comme les nazis, cette fois, pour de bon) et ont misérablement vendu la République française (qui ne leur appartenait évidemment pas) aux technocrates tyranniques non élus et également prostitués aux banquiers de la prétendue « Union européenne ».
Moi, tant qu’on n’a pas organisé cette démonstration publique du fascisme avéré des prétendus « fascistes », je récuse purement et simplement (je refuse de reconnaître comme valide) toutes les étiquettes « fascistes » qui trainent un peu partout : vu que j’en suis moi-même la cible (aussi extravagant que ça puisse paraître), vous comprendrez ma position de récusation générale, j’espère.
Voilà.
Étienne.
_______________
PS : quand j’accuse « les riches » en général, je n’essentialise pas du tout leur condition, justement, et je précise tout le temps que, s’ils redevenaient pauvres, ils redeviendraient (probablement assez vite) normaux, solidaires, généreux, etc. alors qu’à l’inverse, je n’essentialise pas non plus les pauvres dont je dis toujours que, s’ils devenaient riches, ils deviendraient (probablement assez vite) dangereux pour le corps social, égoïstes et cruels, exactement comme des drogués prêts à maltraiter leur propre mère pour avoir leur sale drogue…
Et, nullement raciste, je ne refuse de parler avec PERSONNE : si on m’invite au MEDEF — ça s’est vu, mais c’est eux qui se sont dégonflés 🙂 —, je viens, oui : je suis suffisamment sûr de mes valeurs et de mes arguments pour affronter n’importe quel ennemi du peuple (à la loyale, hein, pas « trois qui le tiennent et un qui cogne »). J’ai ainsi déjà donné un entretien au journal Minute… et bien toute une bande de copains (de gauche) m’ont fait aussitôt une méga-scène de ménage, en menaçant que plus jamais ça sinon on ne se reparlerait plus jamais, etc. Ça intimide drôlement. Alors, depuis je fais gaffe, parce que je tiens à mes potes ; mais naturellement, pour moi, c’est complètement contre-nature, je voudrais parler à tout le monde : ceux auprès de qui je devrais PRIORITAIREMENT expliquer (et vérifier) les vertus et les avantages (pour tout le monde) d’un régime démocratique, ce sont précisément les ennemis ou les sceptiques de la démocratie. Non ?
Mais (certains de) mes amis de gauche sont incapables d’accepter de même parler avec leurs adversaires politiques, comme s’ils avaient peur de changer d’avis à leur contact, ou peur de donner une certaine « légitimité », soi-disant, à ces adversaires à qui ils ne veulent accorder aucune légitimité.
POURTANT, ce sont bien des humains (j’insiste : DES HUMAINS), ces pestiférés étiquetés « extrême droite », avec un droit à la libre pensée, un droit à la libre parole, un droit à la libre opinion, et si on les traite politiquement comme des ennemis avec qui on n’est même pas capables de parler, ON EST À MILLE LIEUES DE LA DÉMOCRATIE et on est mal barrés pour la concorde : on va même à la guerre civile… Mais si elle arrive, la guerre civile, on ne pourra PAS dire que ce n’est PAS la faute des gens de gauche : quand on ferme la porte au débat, on augmente la pression qui va ouvrir celle de la violence. Je trouve ça idiot.
Donc, effectivement, pour ma part, je me sens très profondément antiraciste, y compris sur le plan politique, ce qui me conduit à discuter avec des racistes en faisant tout ce que je peux pour leur montrer que c’est idiot et honteux d’être raciste, effort de discussion respectueuse que je crois infiniment plus efficace que de simples insultes, évidemment.
Comme Rousseau, je crois que notre ennemi politique fondamental est L’ARGENT, ou plus précisément que Rousseau, CE TYPE D’ARGENT-LÀ (l’argent-dette-privée-rare-et-cher) qui incite à accumuler et à devenir riche (et compétitif et cruel) par peur de manquer.
Il nous faut donc de bonnes INSTITUTIONS, au-dessus des hommes, qui ne s’appuient pas sur la vertu (toujours très improbable) des acteurs, mais qui INCITENT fermement les acteurs à la vertu, des institutions qui EMPÊCHENT quiconque de devenir riche ; ce qui nous permettra d’ailleurs de réintégrer les anciens-riches-devenus-pauvres-comme-tout-le-monde dans le corps social dont la richesse les avaient exclus : c’est de l’antiracisme social conséquent.
PPS : TOUTES mes conférences sont parfaitement GRATUITES, je n’y gagne jamais un sou : je ne demande que le financement du transport et du couchage (et presque toujours, je paie moi-même les frais de ma voiture, donc les conférences me coûtent de l’argent). Quelquefois, rarement, quel que soit le bord politique des organisateurs, ceux-ci doivent demander une participation (toujours modique) pour payer les frais de salle ou de sono. Qu’est-ce qu’on en a à foutre ?! (pardonnez-moi cette vulgarité, mais elles craignent, vos questions). Auriez-vous la gentillesse de me laisser tranquille, s’il vous plaît ? Je trouve ces interpellations vexantes, déplacées ; tout ça est nul. C’est du niveau des « antifas ». Berk.
Etienne, je suis du même côté que toi, je crois, et tout ce que je dis ici n’a qu’un seul objectif : faire avancer notre cause commune qui est la recherche de la vraie démocratie.
J’espère que tu n’es pas vraiment fâché et que la contradiction que je t’apporte t’aide toujours à progresser (sinon, pardon, sincèrement). Je ne prétends pas que tu gagnes de l’argent avec tes conférences. Je ne prétends pas davantage que tu es raciste, ou sympathisant avec ces idées là.
Mais (il y a toujours un mais) ta façon de répondre (ou de ne pas répondre, car tu as oublié de commenter la citation de Soral que je donnais) porte une ombre sur tes propos, et cette ombre nous est dommageable A TOUS. Il faut à tout prix l’éclaircir, selon moi. Sinon à terme, tout celui qui défendra la démocratie dira (bêtement, mais on sait que parfois les choses se font bêtement, inutile de donner le bâton…) : « le tirage au sort, c’est l’idée saugrenue de ce fasciste de Chouard ».
Ta réponse sur un hypothétique invitation du Médef me convient. Expliquer qui t’invite, pourquoi il t’invite et pourquoi tu acceptes, c’est mieux que de laisser cours à l’imagination des moins équipés pour réfléchir (les antifas et les vrais fascistes !).
Cette phrase « n’oubliez pas de faire comparaître AUSSI à ces débats les (vrais) fachos du PS et de l’UMP, « élus » qui se sont littéralement prostitués aux industriels et aux banquiers » alors que tu « oublies » de commenter la phrase de Soral, c’est maladroit.
Je pense que c’est beaucoup plus simple que tu crois de régler ce problème d’antifas. Il suffit d’arrêter de te faire l’avocat du diable (au moins de temps en temps). On y gagnerait tous alors songes‑y quand même un peu.
PS : ça m’énerve vraiment de t’avoir agacé. Parlons-en de façon plus détendue s’il te plait.
Patauger dans le fiel, n’élève pas vers le ciel.
Ceci dit, ci-dessous, 2 QR codes pour ceux qui ont la possibilité de créer des étiquettes autocollantes ou de les diffuser sur Internet (codes lisibles par Smartphone avec application pour lire les QR code).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Code_QR
1) Accès au FaceBook D’Étienne :
2) Accès au Blog D’Étienne :
@ Merome
Qu’est ce que le fascisme pour toi ?
Bien que n’étant pas nationaliste, je m’interroge sur le sens que l’on donne aux mots, en particulier sur le rapprochement qui est fait entre nationalisme et fascisme.
Sont-ils synonyme pour toi ?
Les peuples qui se sont battus pendant les deux guerres mondiales l’ont fait au nom de la nation étaient-ils tous fascistes ? Peut-être
Les électeurs qui votent Front national sont-ils tous fasciste ? peut-être
Cela dépend ce que l’on entend par fascisme.
Comment définirais-tu le fascisme ?
Bien amicalement
J.C
1) Je ne peux pas me fâcher contre Merome,… Pas possible 🙂
De toutes façons, je ne me fâche longtemps contre personne 🙂
2) Je pense que Soral n’est ni fasciste, ni raciste. (Y a‑t-il encore des fascistes en France aujourd’hui, d’ailleurs ?) Je le trouve même plutôt clairement antifasciste et antiraciste, et il dénonce fortement des manœuvres impériales, belliqueuses, racistes et/ou colonialistes avérées. Vous êtes contre ça, vous ? Regardez sa bande de supporters, on peut pas faire plus métissés, mélangés, bariolés => les traiter de racistes, c’est juste débile. Alors, il y a comme un problème de FAITS et de PREUVES, non ? Une bonne série de débats publics loyaux entre accusateurs et accusés, je vous dis, y a que ça de vrai pour y voir clair. Sinon, si vous acceptez les anathèmes sans preuve, c’est le règne de la police de la pensée, arbitraire, le terrorisme intellectuel. Et moi, dans ce contexte, je serai un dissident, autant que je le pourrai : je veux ne pas céder aux intimidations.
Et puis quand on m’interdit de lire quelqu’un ou de penser quelque chose, j’ai une furieuse envie de désobéir.
J’ai déjà dit ce que je pense des censeurs, je crois ? Oui.
PS : ah oui, j’oubliais : malgré les intimidations fréquentes (et choquantes) contre cette position, JE SUIS NATIONALISTE, évidemment, comme Rousseau, comme Robespierre : je préfère la Commune, bien sûr, mais là, aujourd’hui, si on me retire la nation (et c’est ce qui se passe avec cette horreur qu’est l’Union européenne), je suis à poil contre les multinationales, et comme je suis pas fou, je tiens, FAUTE DE MIEUX, à cette (maigre mais unique) protection qu’est la NATION. Pas vous ? Vous êtes contre la nation, vous ?
Et je considère ceux qui détestent le concept même de nation comme de dangereux idéalistes (que je comprends, sans doute, mais je trouve leur solution bien pire que le mal). Pire : je considère que ceux qui diabolisent ceux qui tiennent à leur nation sont extrêmement dangereux et traîtres à leur patrie, comme auraient dit Rousseau et Robespierre. (Si on a le droit de diaboliser, pourquoi me gênerais-je, hmmm ? 😉 Ça fait quel effet d’être diabolisé à son tour ?…) On peut en discuter, évidemment, et je me trompe peut-être, mais j’en suis là. Alors, me présenter (avec cette bizarre insistance) une citation qui vante les mérites du nationalisme comme si je devais peut-être reculer d’horreur, ne me fait pas peur du tout en fait : certes, je ne vois pas du tout en quoi Le Pen serait une solution pour les ouvriers (lui qui se disait lui-même ultralibéral il y a si peu de temps), mais à part ça, il y a bien des références correctes dans cette citation, non ? Ça se discute, quoi.
Au fond de moi, je rêve d’une planète ayant fait disparaître le fléau des riches (en les rendant « médiocres » dirait Rousseau, comme tout le monde, simplement), et ayant achevé de fraterniser au cœur d’une fédération de Communes, instituée par les peuples eux-mêmes à la base (mais bon, je sais bien que là, on rêve, évidemment), MAIS EN ATTENDANT CETTE EMBELLIE POLITIQUE, je tiens à l’échelle de la nation, qui fonctionne à peu près pour défendre nos salaires contre les accapareurs, et je ne vois pas du tout ce qu’il y a de mal à cela.
Et que signifie cette question insistante sur une citation sans grand intérêt ? C’est un piège, ça ? Si je suis d’accord, je deviens soralien, c’est ça ? Et si je ne suis pas d’accord, j’ai sauvé mon cas ? Tout ça me révulse : qu’on me fiche la paix avec ces étiquettes LAMENTABLES. Je ne suis d’aucun camp, je raisonne idée par idée, en ne pensant qu’au bien commun, toujours, et les amalgames m’emm…ennuient.
JCJ‑Stéphane, je ne comprends pas vos codes barres.Edit : ça y est, j’ai compris : j’ai téléchargé une appli et ça fonctionne. C’est étonnant, ce truc 🙂
Merome, le truc c’est que je suis prêt à mettre ma main à couper que si vous tentiez d’organiser une rencontre publique entre ces antifascistes accusateurs / calomniateurs et ceux qu’ils calomnient, pour un débat ouvert, ceux qui se déroberaient, ce sont les antifascistes, pas les personnes visées par leurs accusations. Tous ceux qui vomissent sur Soral, Bricmont, Collon, Chouard, etc. le font toujours anonymement.
Je rappelle tout de même que ce sont eux (ceux de Indymédia Paris, en tout cas) qui ont menacé, sur le net, d’utiliser la violence physique si Utopia maintenait son invitation à Étienne. C’est de l’intimidation extrêmement grave, et précisément digne des skin head néo nazi qu’ils dénoncent.
Sur Agoravox, dans les commentaires d’un sujet concernant l’intervention d’Étienne à Toulouse, un type explique qu’il a fréquenté pendant deux ans ces antifascistes prétendument anarchistes libertaires. Il explique qu’il s’est rendu compte qu’ils faisaient exactement la même chose que les skin head nazi qu’ils dénonçaient, et que la seule chose qui changeait, c’est le vocabulaire et le drapeau … Lorsqu’il leur a fait la réflexion, ils ont été furieux à son encontre… La vérité blesse !
La vérité est sans doute difficile à accepter pour un personne engagée dans ce qu’on appelle « l’extrême gauche », mais elle est là : le fascisme rouge existe, et il est à l’action. Et il est sans doute plus actif et plus virulent actuellement que le sont les fascistes « authentiques », sauf qu’ils s’en prennent – comme c’est curieux ? – à des cibles qui luttent ouvertement et courageusement contre l’impérialisme, le capitalisme, la fausse démocratie (l’oligarchie déguisée), le mondialisme libéral, l’anarchisme authentique (parce qu’il existe aussi un faux anarchisme, autant que de fausses démocraties), etc.
De deux choses l’une : soit ce sont des crétins haineux qui ne valent pas mieux que ceux qu’ils dénoncent (et qui font exactement pareil), soit ce sont des faux nez qui se font passer pour des militants d’extrême gauche et/ou des anarchistes libertaires. Dans les deux cas, ces gens ne sont ni crédibles, ni fréquentables.
Alors pourquoi accepter la polémique stérile avec eux ? De toute façon ils sont extrémistes et de mauvaise foi, alors… C’est une perte de temps et d’énergie. La seule chose utile à faire c’est leur mettre le nez dans leur caca.
Cordialement,
Morpheus
@ Etienne
Les codes barres ne viennent pas de moi mais de J‑Stéphane sur le message au dessus.
Alors, comme ça tu es un vilain nationaliste ? 😉
« Au fond de moi, je rêve d’une planète ayant fait disparaître le fléau des riches (en les rendant pauvres, comme tout le monde, simplement), et ayant achevé de fraterniser au cœur d’une fédération de Communes, instituée par les peuples eux-mêmes à la base (mais bon, je sais bien que là, on rêve, évidemment), MAIS EN ATTENDANT CETTE EMBELLIE POLITIQUE, je tiens à l’échelle de la nation, qui fonctionne à peu près pour défendre nos salaires contre les accapareurs, et je ne vois pas du tout ce qu’il y a de mal à cela. »
Tu penses vraiment que tout le monde doit être pauvre et que les nations défendent les salaires ?
Bien amicalement
J.C
J’ai corrigé : pas tous pauvres, mais tous « médiocres » aurait préconisé Rousseau, moyens. Débarrassés du fléau des riches, surtout.
@ Etienne
à quoi fait référence « moyen » quand il n’y a ni pauvre ni riche ?
comment on sait ce que c’est moyen.
Comme tu as pu t’en apercevoir, je ne suis pas pour le salariat à priori.
Mais je ne suis pas fermé au débat sur le sujet.
En outre, je ne vois pas en quoi la nation nous protège d’une quelconque manière, elle nous oppose, ça c’est sur, elle nourrit la compétition, les inégalités, la division entre les peuples, elle nous épuise mutuellement entrainant guerre économique, culturelle, militaire et j’en passe.
Bien amicalement
J.C
Moi j’aurais dis « tous égaux devant la répartition des ressources », mais c’est pas facile à placer dans une phrase, surtout à l’oral :-p
Morpheus
@Etienne : 1) je suis bien content de ne pas t’avoir faché. J’en ai mal dormi cette nuit. Véridique.
2) Je pense que Soral est proche du racisme et du fascisme quand il considère le vote Lepen comme une solution. J’aimerais que l’on exerce à son endroit plus volontiers le « droit d’inventaire » dont on se gargarise souvent ici.
Tu es un ami de Onfray ce qui ne t’empêche pas de pointer du doigt ses erreurs (sur Robespierre), tu es un ami de Lordon même si tu déplores le fait qu’il ne te suive pas jusqu’à la cause des causes. J’ai l’impression, peut-être fausse, mais dans ce cas démens-moi, que, par bravade peut-être, tu ménages plus volontiers les Soral, Meyssan et autres « sulfureux », qui bien sûr disent sans doute des choses intelligentes et d’autres moins comme tout le monde, que les élus certes un peu godillots de l’UMPS.
Il me semble, mais je peux me tromper, que de temps en temps, une critique bien franche d’une idée saugrenue, raciste, fasciste, d’un mec bien ancré à droite mettrait un terme rapidement à la croisade des antifas.
Accessoirement, ça permettrait aux « seconds couteaux » que nous sommes, de répondre de façon directe et sans ambiguïté à ceux qui nous titillent là-dessus. Je rêve de pouvoir rétorquer à ces antifas d’une façon définitive : Chouard ne roule pas pour Soral : il critique vertement sa position sur <insérer ici un thème quelconque sur lequel tu es en désaccord avec Soral>.
Si j’insistais sur cette citation de Soral, c’était uniquement dans ce but, pas pour faire de toi et de façon définitive un anti ou un pro Soralien.
À la fin, il ne me semble pas si difficile d’affirmer que l’on n’est pas facho ou raciste. Il suffit de le marteler de façon bien claire et sans ambiguïté. Au contraire, et je pense involontairement, tu cultives l’ambiguïté sous le prétexte de « parler à tout le monde ». Parler à tout le monde, c’est bien. Écouter tout le monde, c’est mieux. Mais s’indigner de ce qu’on entend chez certains, de l’extrême droite à l’extrême gauche, c’est capital pour montrer tout ce qu’on n’est pas.
Je n’ai pas de leçons ou de conseils à te donner, je témoigne de ce que je constate à ton endroit sur le web. J’espère que cela peut te servir et surtout servir à notre cause des causes commune.
Salut Merone.
Sur le cas Soral/Le Pen, je tiens à dire que Soral est à l’origine du tournant républicain du FN (par le discours de Valmy dont il est à l’origine), et de la politique de main tendue aux musulmans français en 2007. Oui je sais, ça parait difficile à croire quand on connait certains propos mais c’est le cas, J‑M Le Pen est bien moins « islamophobe » que sa fille.
Pour 2012, Soral a encouragé les gens à voter Marine Le Pen car elle était sur une politique de gauche, chevènementiste (critique de la mondialisation etc…), mais depuis elle repart sur l’immigration, les étrangers et tout le toutim, et ça, Soral le critique vivement.
D’ailleurs, récemment, il s’est dit aujourd’hui beaucoup plus proches des idées de Dupont-Aignan, et d’un Philippot (gaullistes tous les 2), et beaucoup moins de Marine le Pen.
Ceci prouve, à mon sens, que Soral, comme Etienne l’a dit, est un authentique antiraciste et antifasciste. 🙂
Amicalement,
Renaud
Salut à tous,
S’il est possible que certains militants Front de Gauche ne soient pas forcément des mieux informés sur Étienne, il y en a au contraire qui sont très bien informés, qui le soutiennent et qui aimeraient bien que les dirigeants du Fdg aillent puiser chez notre « petit père ». On est plusieurs à trouver essentiel le travail de Thierry Meyssan, à trouver ridicule l’ostracisation de Dieudonné et à vomir la propagande sioniste et raciste pro-israëlienne. Les positions du Fdg sur la Libye et la Syrie, au mieux ambiguës, nous ont pas mal écœurés aussi, sans parler de l’affaire René Balme où les dirigeants ont été d’une lâcheté sans nom.
Les « antifas » sont une bande de flicards déguisés en anarchistes et payés pour le job (cf. Ornella Guyet). Ils sont les héritiers des réseaux Gladio et de l’infiltration des milieux d’extrême-gauche par la CIA.
Quant à Soral, je l’ai écouté dernièrement dans une vidéo à Hong-Kong et il y avait indéniablement des réflexions intéressantes. Mais sur ses positions par rapport au FN, là il joue franchement au bleu-bite. Le FN, incarnation de la Commune, on est dans l’hallucination complète. Ce parti est celui des jaunes, ceux qui ne font pas les grèves et qui vont rejoindre les rangs des milices anti-patronales. C’est le parti des versaillais par excellence.
Renaud, parler d’idées de gauche à propos de Marine Lepen, c’est lui servir la soupe et raconter des conneries. On sait bien que le FN a besoin de se grimer pour se faire son petit fonds de commerce. Ils sont même capables de poser avec des immigrés pour montrer qu’ils sont finalement très gentils et qu’il n’y a rien à craindre d’eux. Mais le véritable esprit du FN, celui qu’ils n’ont évidemment pas trop intérêt à montrer, tu le trouves à Saint-Nicolas-du-Chardonnay (Paris, 5ème arrondissement). Ces gens (que j’ai eu l’occasion de côtoyer) admirent Pinochet, Franco, Pétain, les généraux de l’OAS, l’école française de torture exportée en Amérique Latine contre la « chiourme » des syndicalistes et des communistes ; beaucoup sont royalistes, lisent Maurras ou De Maistre. Voilà l’esprit fondamental du FN.
Que Soral ne soit pas au courant c’est quand même très suspect. Ou alors ça lui va.
Fondamentalement ces gens n’ont absolument rien de républicains (la République ils l’appellent « la Putain » entre eux) et si la crise actuelle survient, ils seront les premiers à venir donner le coup de main au côté du patronat et des flics pour tabasser du pauvre ou du communiste.
Pour moi, il y a deux FN, celui de Aliot, identitaire et que je vomis, et celui de Philippot, gaulliste dont je me sens plus proche. Après moi, je suis chez Dupont-Aignan, donc je ne sais pas ce qu’il se passe à l’intérieur du FN, j’ai un point de vu extérieur. Et quand j’entends Philippot, oui j’entends des idées de gauche, plus sociales.
🙂
Bon bref, tout ça pour dire que Soral s’éloigne du FN de plus en plus. 🙂
Amicalement,
Renaud
@ Etienne,
En 200 ans, quand la nation n’a-t-elle pas été au main des riches ?
quand a‑t-elle protégée le peuple ?
en faisant des autres nations des ennemis, des concurrents ?
en faisant des guerres de l’argent et toujours plus de pouvoir ?
La nation de Rousseau et Robespierre n’a jamais vraiment vu le jours. Aujourd’hui, le monde est différent.
N’est-ce pas de croire que nous trouverons une réponse à la situation mondiale au niveau de la nation qui est dangereux et utopique ?
Les problèmes mondiaux (monnaie, démocratie, environnement…).
Ce qui ne signifie pas que ce ne puisse pas passer par les nations.
De mon côté, je préfère l’idée de peuple que celle de nation.
@ merome
Merome, tu n’as pas répondu à ma question sur la définition de fascisme.
Si tu ne me réponds pas, je risque de ne pas bien en dormir cette nuit 😉
Bien amicalement
J.C
Bonjour,
La nation selon Rousseau et Robespierre a vivoté, de la Déclaration des droits de l’Homme en 1789 jusqu’à l’implicite première constitution de 1791.
@JC : Pardon, je n’ai pas eu le temps de te répondre ce matin. J’espère que tu pourras lire ceci avant ton insomnie 😉
La définition large de Wikipédia me convient :
« tout mouvement politique ou organisation s’appuyant sur un pouvoir fort au service d’une classe humaine dominante, la persécution d’une classe ennemie chargée de tous les maux, l’exaltation du sentiment nationaliste, le rejet des institutions démocratiques et libérales, la répression de l’opposition et un contrôle politique extensif de la société civile. »
Le nationalisme ne suffit pas à être fasciste, et encore faut-il s’entendre sur le terme nationaliste. Celui que lui donne Étienne me va bien. Par contre le nationalisme dans le sens « préférence nationale », « haine des étrangers », il me convient pas du tout.
Saloperie de mots galvaudés, on en revient toujours à ça 🙁
« Quand le pillage devient un moyen d’existence
pour un groupe d’hommes qui vit au sein de la société,
ce groupe finit par créer pour lui-même
tout un système juridique qui autorise le pillage,
et un code moral qui le glorifie »
Frédéric Bastiat
Merci Merome,
Je vais pouvoir dormir en paix. 🙂
une petite analyse de cette définition [de Wikipedia] que tu nous proposes :
« tout mouvement politique ou organisation s’appuyant sur un pouvoir fort au service d’une classe humaine dominante, la persécution d’une classe ennemie chargée de tous les maux, l’exaltation du sentiment nationaliste, le rejet des institutions démocratiques et libérales, la répression de l’opposition et un contrôle politique extensif de la société civile. »
Si l’on suit ce qui est dit là on peut mettre un peu près tout les régimes communistes actuels dans ce panier.
On pourrait mettre aussi tout les courants nationalistes prônant un régime fort
mais aussi tout nationaliste s’opposant aux institutions >démocratiques< (représentatives)et souhaitant s’opposer au libéralisme.
En gros, tout ce qui n’est pas libéral et antinational peut facilement entrer dans cette définition.
tout mouvement politique ou organisation alternative identifiant clairement son ennemi peut alors être taxée de fascisme.
J’en ai trouvé une autre définition large dans le dico :
« doctrine et pratiques visant à établir un régime hiérarchisé et totalitaire »
Du point de vue de cette définition, le nationalisme n’est PAS par nature étiqueté fasciste.
Cette définition a pour mérite de ne pas prétendre faire le tri dans les bonnes ou mauvaises idéologies mais plutôt dans la nature même de la doctrine.
Ici, on peut donc faire entrer toute idéologie visant à éliminer tout autre système.
le système représentatif hiérarchisé et libéral mondialement majoritaire correspond alors à cette définition.
Je pense que la définition de wikipedia sur le fascisme découle directement de ce que le pouvoir en place voudrait voir disparaître.
Bien amicalement
J.C
Autrement dit, pour conclure, bien que n’étant pas nationaliste moi même comme je l’ai mentionné plus haut, je ne considère pas que le nationalisme soit synonyme de fascisme.
la n’est pas la question.
Le fait de vouloir empêcher toute alternative à un pouvoir hiérarchique donné, défini, selon moi (et le Larousse), le caractère fasciste d’un système politique.
Bien amicalement
J.C
@JC : ton interprétation me semble un peu capillo-tractée.
Je ne pense pas que notre régime actuel, malgré tous ses défauts puisse être qualifié de fasciste.
L’opposition n’est pas réprimée (Les partis qui ne sont pas au pouvoir peuvent s’exprimer, et Chouard qui s’opposent à tous, n’est pas hors la loi ce faisant); il n’y a pas d’ennemi formellement identifié par le système.
En revanche, ce que propose le FN, et la citation de Soral qui en fait plus ou moins l’apologie, me semblent proche du fascisme. L’ennemi est identifié : c’est l’étranger.
@ Merome
Il l’est, Merome : nous n’avons aucun moyen de résister. Nous sommes impuissant politiquement : pour tout ce qui sort du local, les décisions sont prises de manière totalitaire.
L’opposition est réprimée, diabolisée.
Qui finance les antifas ? Pourquoi les grand partis politiques refusent le dialogue avec Étienne ? Plus il aura de succès plus ce sera la cas. D’où l’importance de s’emparer des idées plutôt que du bonhomme fort sympathique ma foi.
hou hou Merome, les ennemis sont formellement identifiéééés, ce sont tout les anti-libéraux et nationalistes par extension (sauf ceux qui poussent à voter pour des libéraux : ceux là on ne les diabolise qu’à moitié).
le FN est parfaitement critiquable, mais le caricaturer est une erreur. Je n’ai personnellement jamais entendu la Famille Lepen dire que l’étranger était l’ennemi.
Ils considèrent la politique d’immigration comme l’ennemi. J’ai déjà entendu Lepen dire que l’islamisme n’était selon lui pas compatible avec la démocratie. Aujourd’hui c’est plutôt le communautarisme.
Cependant, les nationalistes ont la fâcheuse tendance de considérer que le bien-être de la population nationale est plus importante que celle des autres. Je trouve ça irréaliste et rétrograde. La mise en concurrence avec d’autres nations n’a jamais rien donné de bon. Tant que l’on ne considèrera pas chacun de la même manière et que l’on ne ne défendra pas les moyens par lesquels ont peut apporter la paix et la prospérité sur toute la planète, tant que l’on ne dépassera pas les frontières pour cela, on ira à la catastrophe. C’est mon opinion pour le moment mais peut-être qu’avec le temps, je changerai d’avis.
Bien amicalement
J.C
I… comme Icare.
Ivre de liberté, comme Icare.
À propos d’anti-fascisme,
demain soir FR3 diffuse un téléfilm sur Georges Guingouin.
Un vrai résistant à tout ordre établi brun ou rouge qui part seul au maquis en 1940,
mobilise des milliers de personnes dans son combat
que l’Histoire a su enterrer vivant et mort.
http://limousin.france3.fr/2012/10/01/guingouin-sur-grand-ecran-98143.html
À propos du débat fascisme / anti fascisme / non fascisme… oh hé les gens, c’est pas noir ou blanc.
Entre l’anarchie ou son analogue idéal de démocratie « parfaite » (comme point de mire)et une tyrannie absolue (qui n’existe pas plus que la démocratie parfaite), tout les degré de concentration du pouvoir et d’autoritarisme sont possible.
Alors le débat sur est-on déjà en tyrannie ou pas relève un peu de la détermination du sexe des anges.
Ce dont je suis convaincu, c’est que la direction vers plus de tyrannie est bien celle que nous prenons et que sauf à coller une maladie virale décisive à l’animal, notre avenir plus ou moins lointain risque fort de ressembler à une mixture entre « le meilleur des mondes » et « 1984 » (et selon moi, au bout du compte, 1984 s’imposera)et que nous sommes très loin des représentations démocratiques que nos maîtres diffusent via leurs merdias.
Aussi abjecte et inique que soit le système dans lequel nous vivons, il faut tout de même reconnaître qu’à défaut de pouvoir politique, il nous reste encore pas mal de libertés privées (de nous associer, nous réunir, discuter librement)et que c’est loin d’avoir été toujours le cas dans l’histoire et même aujourd’hui sur terre, on peut souvent constater pire que meilleur.
Si c’est le cas, ce n’est pas par la grâce de nos maîtres, mais grâce au résistances populaires et aux circonvolutions de l’histoire.
Reste que même nos libertés privées régressent assez vite, sans parler du niveau de servitude exigé de l’électeur moyen pour qu’il puisse gagner sa croûte…
Pour ce qui est des pseudo-démocraties occidentales, je les qualifierais volontiers de tyrannies insidieuses, par oppositions aux tyrannies ostentatoires.
Dans les premières, les populations sont contrôlées principalement par le contrôle des représentations, sans qu’ils s’en aperçoivent nécessairement (adossé à la force jamais loin en arrière plan, au cas où, faut pas non plus prendre nos maîtres pour des imbéciles)alors que dans les secondes, le bâton est prédominant mais ne vas pas non plus sans une part de propagande.
Le point commun aux deux structures de dominations est la complicité/implication/ collaboration des classes intermédiaires de la populations, strate après strate, comme le décrit très bien La Boétie dans son essai sur la servitude volontaire.
Kant exprime aussi très bien à sa façon ce que Frédéric Lordon parait avoir du mal à appréhender,le « choix » de facilité que peut représenter la servitude pour certains parcours de vie :
La paresse et la lâcheté sont les causes qui font qu’une si grande partie des hommes, après avoir été depuis longtemps affranchis par la nature de toute direction étrangère (naturaliter majorennes), restent volontiers mineurs toute leur vie, et qu’il est si facile aux autres de s’ériger en tuteurs.
Il est si commode d’être mineur !
J’ai un livre qui a de l’esprit pour moi, un directeur qui a de la conscience pour moi, un médecin qui juge pour moi du régime qui me convient, etc. ; pourquoi me donnerais-je de la peine ? Je n’ai pas besoin de penser, pourvu que je puisse payer ; d’autres se chargeront pour moi de cette ennuyeuse occupation. Que la plus grande partie des hommes (et avec eux le beau sexe tout entier) tiennent pour difficile, même pour très-dangereux, le passage de la minorité à la majorité ; c’est à quoi visent avant tout ces tuteurs qui se sont chargés avec tant de bonté de la haute surveillance de leurs semblables.
Après les avoir d’abord abêtis en les traitant comme des animaux domestiques, et avoir pris toutes leurs précautions pour que ces paisibles créatures ne puissent tenter un seul pas hors de la charrette où ils les tiennent enfermés, ils leur montrent ensuite le danger qui les menace, s’ils essayent de marcher seuls.
Or ce danger n’est pas sans doute aussi grand qu’ils veulent bien le dire, car, au prix de quelques chutes, on finirait bien par apprendre à marcher ; mais un exemple de ce genre rend timide et dégoûte ordinairement de toute tentative ultérieure.
Il est donc difficile pour chaque individu en particulier de travailler à sortir de la minorité qui lui est presque devenue une seconde nature. Il en est même arrivé à l’aimer, et provisoirement il est tout à fait incapable de se servir de sa propre intelligence, parce qu’on ne lui permet jamais d’en faire l’essai.
Les règles et les formules, ces instruments mécaniques de l’usage rationnel, ou plutôt de l’abus de nos facultés naturelles, sont les fers qui nous retiennent dans une éternelle minorité.
Qui parviendrait à s’en débarrasser, ne franchirait encore que d’un saut mal assuré les fossés les plus étroits, car il n’est pas accoutumé à d’aussi libres mouvementé.
Aussi n’arrive-t-il qu’à bien peu d’hommes de s’affranchir de leur minorité par le travail de leur propre esprit, pour marcher ensuite d’un pas sûr.
Dans les deux types de tyrannie, le ressort psychologique ultime est le même : la peur, arbre aux innombrables branches dont les racines plongent dans la peur des peur (et oui Étienne, il y a la cause des causes et aussi la peur des peurs, qui est d’ailleurs selon moi la cause psycho-anthropologique de la cause des causes).
Petit homme ne s’est jamais relevé du jour où lui est venu la conscience abyssale, vertigineuse et insupportable de sa finitude. C’est bien là à mon avis ce qui nous distingue le plus des autres animaux sur le plan psycho-social et ce qui nous rend si réceptifs (tous autant que nous sommes) à la drogue dure « pouvoir/fric »…(le fric n’étant qu’un état particulier et particulièrement versatile, transposable, fluide, polyvalent du pouvoir).
Et le pouvoir, c’est quoi ? Ne serait-ce pas ultimement pour petit homme le pouvoir de faire souffrir autrui (comme le faisait dire approximativement en ces termes Orwell à l’un de ses personnages dans 1984) dans une tentative désespérée et illusoire d’échapper à sa finitude…
Les esprits créateurs tentent d’accéder à une forme d’immortalité illusoire par leur œuvre…
les esprits les plus lâches et les plus stériles, lorsque leur chemin de vie les a fait accéder à une position de force qu’ils recherchent à tout prix (précisément parce qu’ils vivent plus encore que la plupart dans la peur) tentent d’y parvenir en accédant au pouvoir quasi divin de vie, de mort et de souffrances sur des populations entières.
@ Merome : Soral n’est pas un démocrate, il est en faveur d’un despotisme éclairé.
@ Étienne, à propos des « riches ».
Tu le dis toi-même : la démocratie athénienne a duré quelques 200 ans alors même qu’elle comptait des citoyens riches et des citoyens pauvres, et sa disparition ne fut pas liée à un complot des riches mais à une série de défaites militaires.
Dans un régime démocratique ou tous les citoyens sont politiquement égaux, que les riches cherchent à devenir toujours plus riches n’est pas un problème en soi. La seule chose certaine – c’est mathématique – c’est que les décisions politiques émanent d’assemblées de citoyens absolument représentatives des composantes de la société (soit une minorité de riches et une majorité de pauvres – comme à Athènes). Dès lors, il appartiendra à ces assemblées de limiter, ou non, la richesse individuelle, de prendre des mesures, ou non, pour prévenir d’éventuels complots ou tentative de corruption, bref, de protéger leur démocratie.
C’est un peu artificiel, je le conçois, mais dans une perspective démocratique je pense qu’il faut s’efforcer de considérer les 1% (à qui profite pourtant le crime) comme aussi victimes que les 99% du système oligarchique.
Le problème c’est que nous avons tous au fond de nous-mêmes une pulsion oligarchique. Ne serait-ce que parce que nous pensons savoir ce qu’il faudrait faire pour tous les autres.
Mais en plus, un doute nous taraude : le peuple est-il à la hauteur.
Desproges ne voulait pas de démocratie, il disait, « la démocratie c’est la loi de la majorité et la majorité elle regarde TF1 et elle écoute RTL ».
Ça c’est un vrai travail, une vraie méditation démocratique : ne pas penser que le peuple n’est pas prêt, qu’il lui faut un peu de temps, un peu d’éducation, mais essayer de le penser tel qu’il est et prêt.
@ Vincent
« un complot des riches mais à une série de défaites militaires. »
Les défaites militaires sont toujours des complots des riches. Lever une armée et gagner une guerre coûte cher, très cher.
Quand on commence à désigner des représentants et à leur donner du pouvoir, on est déjà plus vraiment en démocratie.
C’est la continuité même d’une société inégalitaire. (esclaves, femmes, pauvres, notables, très riches)
Je vois plutôt « la démocratie athénienne » comme un parlement élargie ou les fonctionnaires sont tirés au sort.
Il existe un peu partout sur la planète, encore aujourd’hui, des petites communautés qui fonctionnent davantage comme une démocratie, est-ce à dire que la démocratie fonctionne qu’en petit comité ?
Pas du tout, la cybernétique permet de résoudre les problèmes techniques liés au nombre.
Bien amicalement
J.C
Bonjour,
@Vincent,
…Desproges ne voulait pas de démocratie, il disait, « la démocratie c’est la loi de la majorité et la majorité elle regarde TF1 et elle écoute RTL ». …
Effectivement, dans le principe électif, l’intelligence des électeurs a une grande importance, certains peuvent voter pour un candidat qui promet un plaisir empoisonné…
Dans le tirage au sort, la donne est tout autre, et, je pense qu’il ne faut pas faire l’erreur de rendre la participation aux élections obligatoires, ceux qui voterons par obligation donnerons leur voix aux candidats les plus présents sur les médias.
Là aussi il faudrait faire quelque chose, comme, commencer par interdire la diffusion des sondages qui sont une véritable propagande.
Le truc, Vincent, c’est que lorsque Desproges dit « démocratie », je gage qu’il n’est pas conscient qu’il parle de l’oligarchie (déguisée en démocratie).
L’interprétation de ce qu’il dit se trouve alors radicalement différente. Je doute que Desproges savaient ce que nous savons de la démocratie à présent (grâce à Étienne).
Même en supposant qu’il avait en tête la vrai démocratie lorsqu’il en parlait ainsi, il condamnait un système sur base de conditions qui changeraient – inévitablement – dans une vrai démocratie, c’est-à-dire qu’il condamnait une proposition sur base des conséquences engendrées par de ce que la proposition se propose de changer.
Cherchez l’erreur…
Cordialement,
Morpheus
Je crois surtout que la démocratie c’est le pouvoir du peuple, pas le pouvoir de la majorité.
Une vraie démocratie doit respecter la liberté individuelle.
Il ne s’agit finalement pas d’une question de compétence. Ce n’est pas parce que la majorité aime manger du pain ou regarder TF1 que tout le monde doit faire de même.
Concernant la production de biens et services par exemple, choisir à la majorité ce qui doit être produit et acheté à l’avance n’est pas à mon sens démocratique et est franchement contraire à la liberté individuelle.
Chacun devrait pouvoir avoir accès aux biens et services qui correspond à ses besoins et aspirations individuelles dans la limite de ce qui peut être produit, ceci en fonction des ressources disponibles et de l’écosystème.
Ceci n’empêche pas pour autant de faire société. Bien au contraire, c’est le fondement d’une société apaisée qui laisse la plus grande place à la liberté.
Il y a plusieurs façons de faire des choix collectifs.
En fin de compte, prendre les décisions en fonction de l’opinion majoritaire plutôt que respecter le choix de chacun est tout simplement idiot.
De même, agir en fonction de l’argent disponible plutôt que des ressources est tout aussi farfelue.
Bien amicalement
J.C
Au delà du débat théorique…
Je dois avouer (anonymement et honteusement) que j’apprécie quand même que les antifas des rues (qui ne sont pas ceux d’internet) me protègent face aux violences des petit groupes normalisateurs qui y rodent parfois…
J’ai remarqué que dès qu’ils ne sont plus présents quelque part, il y a une recrudescence des ratonnades contre les arabes, les juifs, les roms, les pédés, les lesbiennes, les clochards, les saltimbanques, les sans-papiers et les alternatifs (comme moi). Evidemment les amis fachos d’Alain Soral ne sont les seuls responsables de la violence urbaine, mais bon, je préfère que ce soit eux qui rase les murs plutôt que moi, je l’avoue.
Après je ne partage pas toujours le positionnement communiste-anarchiste un peu archaïque des anti-fa : démocratie directe par assemblée générale avec mandat impératif, travailleurs immigré-français tous unis contre le patronat, occupation des moyens de production, autogestion et fédéralisme des soviets.
Mais c’est dommage cette opposition, il suffirait de peu pour les convaincre d’adopter la stratégie de démocratie par tirage au sort… Mais ils fantasment, ils s’imaginent qu’Étienne en acceptant de discuter avec certains groupuscules est indulgent face à ces violences ciblées sur des minorités (bouc émissaires expiatoires de nos peurs). Et toute réflexion est bloquée tant cette indulgence présumé face à la cruauté sur des plus faibles les révulsent. Jusqu’au jour où ils deviennent à leur tour agresseur, ne serait-ce que par des mots diffamatoires…
Je comprends qu’on puisse ne plus vouloir pardonner les diffamations injustifiées… Mais il faut bien en comprendre la source : il s’agit d’une réaction peu subtile et excessive parce qu’épidermique face à un risque bien réel de voir se multiplier des groupuscules violents qui font preuve de cruauté sur tout ceux qui sont différent, et qui nous divisent dans nos luttes contre les 1%.
Aussi j’espère que vous serez capable de prendre de la hauteur, malgré les blessures infligées, en prenant parfois le temps de répéter que vous êtes évidemment tout comme eux inquiet et indigné par les violences ciblées sur des communautés bouc émissaires.
Rappelons-leur que les citoyens tirés au sort prendront le temps de se connaître et de se respecter avec leurs différences pour pouvoir travailler ensemble… Dans ces commissions de citoyens tirés au sort il y aura bien d’avantage de diversité, puisque les 1% les plus riches ne représenteront plus que 1%… Qu’ils se positionnent sur ce point là.
edit : Je comprends qu’on puisse ne plus vouloir pardonner les diffamations injustifiées… Mais il faut bien en comprendre la source : il s’agit d’une réaction peu subtile et excessive parce qu’épidermique face à un risque bien réel de voir se multiplier des groupuscules violents qui font preuve de cruauté sur tout ceux qui sont différent.
Par ailleurs, du point de vue des anti-fa, ces démagogues haineux qui s’en prennent à des minorités sont les premiers responsables de nos divisions alors que nous devrions rester unis face au fameux 1%.
Ils créent en réaction un deuxième niveau de division.
Si nous réagissons comme eux, sans plus de subtilité nous ne valons pas mieux qu’eux et nous créerons un troisième niveau de division entre nous.
(hors-sujet)
http://www.mar1e.fr/google-dictateur-des-temps-modernes-269
Je ne suis pas familier de ça mais si cela parler à quelqu’un, si c’est suffisamment important…