Discours de Julian Assange (20÷12÷2012) « Apprenez. Défiez. Agissez. Maintenant !

25/12/2012 | 140 commentaires

Un puis­sant mes­sage de Julian Assange. La fin est remar­quable. Il fau­drait avoir le texte écrit ; c’est fort.

« La vraie démo­cra­tie est la résis­tance des peuples, armés de savoir (…)

La démo­cra­tie c’est la liber­té de parole et la dis­si­dence, car dès que nous, le peuple, ces­sons de dire ce qu’il y a à dire et ces­sons de nous révol­ter, dès que nous sommes dis­traits ou paci­fiés, dès que nous nous détour­nons les un des autres, nous ces­sons d’être libres.

Car la vraie démo­cra­tie est la somme — LA SOMME — de notre résistance.

Si vous ne vous expri­mez pas, si vous aban­don­nez ce qui est uni­que­ment à vous en tant qu’être humain, si vous aban­don­nez votre conscience, votre indé­pen­dance, votre sens de ce qui est bien et de ce qui est mal, en d’autres termes — peut-être sans le savoir — vous deve­nez pas­sif et sous contrôle, inca­pables de vous défendre et de défendre ceux que vous aimez.

Les gens me demandent sou­vent : « que puis-je faire ? » La réponse n’est pas si com­pli­quée : appre­nez com­ment fonc­tionne le monde, remet­tez en ques­tion les décla­ra­tions et les inten­tions de celles et ceux qui cherchent à nous contrô­ler, der­rière une façade de démo­cra­tie ou de monarchie.

Unis­sez-vous pour un but com­mun et un prin­cipe com­mun, afin d’i­ma­gi­ner, construire, docu­men­ter, finan­cer et défendre.

Appre­nez. Défiez. Agis­sez. Maintenant. »

Je trouve ce type épatant.

Étienne.

Pour m'aider et m'encourager à continuer, il est désormais possible de faire un don.
Un grand merci aux donatrices et donateurs : par ce geste, vous permettez à de beaux projets de voir le jour, pour notre cause commune.
Étienne

Catégorie(s) de l'article :

140 Commentaires

  1. Florian

    Les tra­vaux de P. P. d’As­sac peut inté­res­ser toute forme de dis­si­dence, voi­ci comme exemple la der­nière confé­rence sur « le rôle du décret Cré­mieux dans la dété­rio­ra­tion des rela­tions fran­co-arabes » :

     » tar­get=« _blank »>http://​plon​card​-das​sac​.over​-blog​.fr/​a​r​t​i​c​l​e​-​l​e​-​r​o​l​e​-​d​u​-​d​e​c​r​e​t​-​c​r​e​m​i​e​u​x​-​d​a​n​s​-​l​a​-​d​e​t​e​r​i​o​r​a​t​i​o​n​-​d​e​s​-​r​e​l​a​t​i​o​n​s​-​f​r​a​n​c​o​-​a​r​a​b​e​s​-​1​1​3​7​7​1​4​1​0​.​h​tml

    La liste des sujets qui ont étés traités :
    – l’Épopée colo­niale (Algé­rie française).
    – Les dif­fé­rents aspects (posi­tifs et négatifs).
    – La IIIème répu­blique maçonnique-athée.
    – Le décret (Adolphe Isaac) Crémieux.
    – Les insur­rec­tions en Algérie.
    – Édouard Dru­mont et La France juive.
    – De Gaule et le décret Crémieux.
    – Immi­gra­tion mas­sive, doubles natio­na­li­tés, métis­sage for­cé et le Grand-Orient avec droit du sang.
    – Le judaïsme et la nou­velle alliance.
    – Les har­kis et les pieds noirs.
    – Iran et Vatican…

    Réponse
  2. Jean-Jacques M’U

    http://​blogs​.media​part​.fr/​b​l​o​g​/​j​j​m​u​/​2​1​1​2​1​2​/​l​e​-​d​i​s​c​o​u​r​s​-​d​e​-​j​u​l​i​a​n​-​a​s​s​a​n​g​e​-​l​e​-​2​0​-​d​e​c​e​m​b​r​e​-​2​012

    « Bon­soir, Londres.

    Quelle vision, pour des yeux fati­gués. Les gens me demandent ce qui me donne de l’espoir. Eh bien, la réponse est juste ici. Il y a six mois – il y a 185 jours – je suis entré dans ce bâti­ment. Il est deve­nu mon domi­cile, mon bureau et mon refuge. Grâce à l’attitude de prin­cipe du gou­ver­ne­ment équa­to­rien et au sou­tien de son peuple, je suis en sécu­ri­té dans cette ambas­sade pour vous par­ler. Et chaque jour à l’extérieur, pen­dant 185 jours, des per­sonnes comme vous ont veillé sur cette ambas­sade – qu’il pleuve, grêle ou fasse beau. Chaque jour. Je suis venu ici en été. C’est l’hiver maintenant.

    J’ai été sus­ten­té par votre soli­da­ri­té et je suis recon­nais­sant des efforts de per­sonnes de par le monde entier sou­te­nant le tra­vail de Wiki­Leaks, sou­te­nant la liber­té d’expression, la liber­té de la presse, des élé­ments essen­tiels de notre démo­cra­tie. Bien que ma liber­té soit limi­tée, au moins suis-je capable de com­mu­ni­quer ce Noël, non pas comme les 232 jour­na­listes qui sont en pri­son ce soir.

    Non pas comme Gott­frid Svar­tholm en Suède ce soir.

    Non pas comme Jere­my Ham­mond à New York ce soir.

    Non pas comme Nabeel Rajab au Bah­reïn ce soir.

    Et non pas comme Brad­ley Man­ning, qui a eu 25 ans cette semaine, un jeune homme qui a pré­ser­vé sa digni­té après avoir pas­sé plus d’un dixième de sa vie en pri­son, sans pro­cès, une par­tie de ce temps dans une cage, nu et sans ses lunettes.

    Et non pas comme tant d’autres dont les épreuves sont reliées aux miennes.

    Je salue ces hommes et ces femmes de cou­rage. Et je salue les jour­na­listes et les publi­ca­tions qui ont cou­vert ce qui conti­nue d’arriver à ces per­sonnes, et les jour­na­listes qui conti­nuent de publier la véri­té face à la per­sé­cu­tion, les pour­suites judi­ciaires et les menaces – qui prennent le jour­na­lisme au sérieux. Parce que c’est à par­tir de la révé­la­tion de la véri­té que tout le reste s’ensuit.

    Nos édi­fices ne peuvent être aus­si grands que leurs briques sont fortes. Notre civi­li­sa­tion est seule­ment aus­si forte que ses idées sont vraies. Quand nos édi­fices sont éri­gés par les corrompu(e)s, quand leur ciment est cou­pé avec des salis­sures, quand l’acier vierge est rem­pla­cé par des débris – nos édi­fices ne sont pas sûrs comme domi­ciles. Et quand nos médias sont cor­rom­pus, quand nos intel­lec­tuels sont pusil­la­nimes, quand notre his­toire est emplie de demi-véri­tés et de men­songes – notre civi­li­sa­tion ne sera jamais juste. Elle ne s’élèvera jamais jusqu’au ciel.

    Nos socié­tés sont des bidon­villes intel­lec­tuels. Nos croyances concer­nant le monde et nous-mêmes, entre nous, ont été créées par le même sys­tème qui par le men­songe nous a menés dans des guerres à répé­ti­tion qui ont tué des mil­lions de gens. Vous ne pou­vez pas construire un gratte-ciel avec de la pâte à mode­ler. Et vous ne pou­vez pas édi­fier une civi­li­sa­tion juste à par­tir d’ignorance et de mensonges.

    Nous devons nous édu­quer les un(e)s les autres. Nous devons célé­brer ceux et celles qui révèlent la véri­té et dénon­cer ceux qui empoi­sonnent notre capa­ci­té à com­prendre le monde dans lequel nous vivons. La qua­li­té de notre dis­cours est la limite de notre civilisation.

    Mais cette géné­ra­tion s’est dres­sée sur ses jambes, et révo­lu­tionne la manière dont nous per­ce­vons le monde. Pour la pre­mière fois dans l’histoire, les per­sonnes qui sont affec­tées par l’histoire en sont les créa­teurs. Et pour ce qui est des autres jour­na­listes et publi­ca­tions – vos œuvres parlent d’elles-mêmes, comme le font vos crimes de guerre.

    Je salue ceux et celles qui recon­naissent la liber­té de la presse et le droit du public à l’information – recon­nus dans la Décla­ra­tion Uni­ver­selle des Droits de l’Homme, recon­nus dans le Pre­mier Amen­de­ment des USA – nous devons admettre que ceux-ci sont en dan­ger et ont besoin de pro­tec­tion, comme jamais auparavant.

    Wiki­Leaks est sous le coup d’une enquête en cours du Minis­tère de la Jus­tice US, et ce fait a été cor­rec­te­ment recon­nu par l’Équateur et les gou­ver­ne­ments d’Amérique Latine comme met­tant maté­riel­le­ment en dan­ger ma vie comme mon tra­vail. L’asile n’est pas accor­dé sur un coup de tête, mais selon des faits. L’enquête états-unienne est rap­por­tée par témoi­gnage – sous ser­ment – dans les Cours US, est recon­nue par le Minis­tère de la Jus­tice, et dans le Washing­ton Post il y a tout juste quatre jours par le Pro­cu­reur de la Vir­gi­nie, comme un fait. Ses cita­tions à com­pa­raître sont com­bat­tues par nos agents dans les Cours US. Le Penta­gone a réité­ré ses menaces contre moi en sep­tembre et affir­mé que l’existence même de Wiki­Leaks était un crime en plein jour.

    Mon œuvre ne sera pas étouf­fée. Mais tant que cette enquête immo­rale se pour­suit, et tant que le gou­ver­ne­ment aus­tra­lien ne défen­dra pas le jour­na­lisme et la publi­ca­tion de Wiki­Leaks, je dois res­ter ici.

    Tou­te­fois, ma porte est ouverte – et la porte a tou­jours été ouverte – pour qui­conque désire me par­ler. Comme vous, je n’ai pas été accu­sé de crime. Si jamais vous vous enten­dez de la pro­pa­gande sug­gé­rant autre chose, faites note de cette cor­rup­tion du jour­na­lisme et allez sur jus​ti​ce4as​sange​.com pour tous les faits réels. Dites au monde la véri­té, et dites-le au monde qui vous a men­ti. Mal­gré les limi­ta­tions, mal­gré le blo­cus ban­caire extra-judi­ciaire, qui entoure Wiki­Leaks comme l’embargo sur Cuba, mal­gré une enquête cri­mi­nelle sans pré­cé­dent et une cam­pagne pour nuire à et détruire mon orga­ni­sa­tion, 2012 a été une année immense.

    Nous avons publié presque un mil­lion de docu­ments. Des docu­ments concer­nant la guerre qui se pour­suit en Syrie. Nous avons expo­sé l’état de sur­veillance des masses dans des cen­taines de docu­ments issus d’entreprises pri­vées de ren­sei­gne­ment. Nous avons publié des infor­ma­tions au sujet du trai­te­ment des déte­nus à Guan­ta­na­mo Bay et ailleurs – le sym­bole de la cor­rup­tion de la règle du droit en Occi­dent, et au-delà.

    Nous avons gagné contre le blo­cus ban­caire illé­gal dans les tri­bu­naux et au Par­le­ment Euro­péen. Après un com­bat de deux ans, les dons à Wiki­Leaks sont pas­sés d’un sta­tut de blo­cage et de non-déduc­ti­bi­li­té fis­cale à la déduc­ti­bi­li­té dans le cal­cul des impôts à tra­vers toute l’Union Euro­péenne et les USA. Et la semaine der­nière l’information révé­lée par Wiki­Leaks était cru­ciale – et citée au cours du juge­ment – dans la déter­mi­na­tion de ce qui est vrai­ment arri­vé à El-Mas­ri, un Euro­péen inno­cent kid­nap­pé et tor­tu­ré par la CIA.

    L’année pro­chaine sera éga­le­ment riche en évé­ne­ments. Wiki­Leaks a déjà plus d’un mil­lion de docu­ments en pré­pa­ra­tion pour être publiés, des docu­ments qui concernent tous les pays du monde. Tous les pays du monde. Et en Aus­tra­lie un Séna­teur non-élu sera rem­pla­cé par un Séna­teur qui lui, l’est.

    En 2013, nous conti­nuons à nous dres­ser face aux brutes. Le gou­ver­ne­ment équa­to­rien et les gou­ver­ne­ments de l’Amérique Latine ont démon­tré com­bien la coopé­ra­tion au tra­vers de valeurs par­ta­gées peut enhar­dir les gou­ver­ne­ments pour résis­ter à la contrainte et sou­te­nir l’auto-détermintaion. Leurs gou­ver­ne­ments ne menacent per­sonne, n’attaquent per­sonne, n’envoient des drones sur per­sonne. Mais ensemble ils sont forts et indé­pen­dants. Les appels des manieurs de pou­voir à Washing­ton en faveur de sanc­tions éco­no­miques contre l’Équateur, sim­ple­ment à cause de la défense de mes droits, sont mal ins­pi­rés et immo­raux. Le Pré­sident Cor­rea a jus­te­ment dit, « les prin­cipes de l’Équateur ne sont pas à vendre. » Nous devons nous unir ensemble pour sou­te­nir le cou­ra­geux peuple équa­to­rien, pour les défendre contre une inter­ven­tion à l’encontre de leur éco­no­mie et une inter­fé­rence dans leurs élec­tions l’année prochaine.

    La puis­sance de per­sonnes par­lant haut et fort et résis­tant ensemble ter­ri­fie le pou­voir cor­rom­pu et anti-démo­cra­tique. Tant et si bien que des gens ordi­naires ici en Occi­dent sont deve­nus les enne­mis des gou­ver­ne­ments, des enne­mis à sur­veiller, des enne­mis à être contrô­lés et appauvris.

    La vraie démo­cra­tie n’est pas la Mai­son Blanche. La vraie démo­cra­tie n’est pas Can­ber­ra. La vraie démo­cra­tie est la résis­tance des peuples, armés de la véri­té, de la place Tah­rir à ici à Londres. Chaque jour, des per­sonnes ordi­naires nous enseignent que la démo­cra­tie c’est la liber­té de parole et la dissidence. 

    Car dès que nous, le peuple, ces­sons de dire ce qu’il y a à dire et ces­sons de nous révol­ter, dès que nous sommes dis­traits ou paci­fiés, dès que nous nous détour­nons les un(e)s des autres, nous ces­sons d’être libres. 

    Car la vraie démo­cra­tie est la somme – LA SOMME – de notre résistance.

    Si vous ne vous expri­mez pas – si vous aban­don­nez ce qui est uni­que­ment à vous en tant qu’être humain : si vous aban­don­nez votre conscience, votre indé­pen­dance, votre sens de ce qui est bien et de ce qui est mal, en d’autres mots – peut-être sans le savoir, vous deve­nez passif(ve)s et sous contrôle, inca­pables de vous défendre et de défendre ceux et celles que vous aimez.

    Les gens me demandent sou­vent, « Que puis-je faire ? »

    La réponse n’est pas si compliquée.

    Appre­nez com­ment fonc­tionne le monde. Remet­tez en ques­tion les décla­ra­tions et les inten­tions de ceux et celles qui cherchent à nous contrô­ler der­rière une façade de démo­cra­tie et de monar­chie. Unis­sez-vous en un but com­mun et un prin­cipe com­mun pour ima­gi­ner, construire, docu­men­ter, finan­cer et défendre.

    Appre­nez. Défiez. Agissez.

    Main­te­nant. »

    Julian Assange, 20 décembre 2012.

    Source : http://​wiki​leaks​.org/​S​t​a​t​e​m​e​n​t​-​b​y​-​J​u​l​i​a​n​-​A​s​s​a​n​g​e​-​a​f​t​e​r​.​h​tml

    Réponse
  3. Olga

    Rien ne change rien ne change
    A moins que l’on ne mélange
    Aux eaux boueuses du Gange
    Le rêve bleu qui nous mange

    Rien ne change que l’étrange
    Sen­ti­ment que l’on dérange
    L’ordre éta­bli qui se venge
    Déver­sant l’agent orange
    Sur les têtes de nos anges

    Citoyen du Monde range
    Les peti­tesses aux fanges,
    Reçois tel chant de mésange
    L’ap­pel d’un Julian Assange

    Et tu ver­ras que tout change :
    Le monde comme une orange
    Mûrit der­rière les franges
    Des cen­sures mais l’enjeu
    Des cueillettes et vendanges
    Désor­mais te saute aux yeux…

    Réponse
  4. Merome

    Je vous pro­pose un apho­risme que je crois être de mon cru, même s’il est com­po­sé de cer­tains mor­ceaux des confé­rences d’Etienne :

    Si l’im­pri­me­rie nous a per­mis de lire et l’in­ter­net d’é­crire, l’é­lec­tion nous a per­mis d’é­lire, et la démo­cra­tie nous per­met­trait de gouverner.

    Voi­là, faites-en bien ce que vous vou­lez, c’est libre de droit 🙂

    Réponse
  5. Marion

    Epa­tant ?
    Magnifique !

    Réponse
  6. AlainR
  7. CHENARD

    Bon­soir,

    Je viens de décou­vrir ces résul­tats des tra­vaux de psy­cho­lo­gie sociale qui en fait, convergent avec les autres sciences humaines et de la nature pour trou­ver les condi­tions néces­saires à la sur­vie de notre espèce : un conti­nuum entre déter­mi­niste et liberté

    http://​www​.psy​cho​lo​gie​-sociale​.com/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​?​o​p​t​i​o​n​=​c​o​m​_​c​o​n​t​e​n​t​&​t​a​s​k​=​v​i​e​w​&​i​d​=​4​2​1​&​I​t​e​m​i​d​=88

    Faits comme des rats

    Réponse
  8. Olga

    L’ins­tant qu’on nous explique
    Etre le temps venu d’une autre République
    Je suis un rat…je suis fait comme !
    Je suis un porc…pur droit de l’homme !
    Je suis un con…c’est sans appel !
    Je suis un pli…confidentiel !
    Je suis un quai de la mémoire…

    Voi­ci venu le temps des rap­ports compliqués :
    Voi­ci le pli qu’un rame-au-lit lit sur le quai :

    « le rat de l’a­mné­sie a ron­gé les amarres »…

    Réponse
  9. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Le rat a l’excuse ne pas pou­voir créer de machines pour le libé­rer de ses bas instincts.

    Réponse
  10. Morpheus

    Mon­sieur CHENARD, qui me repro­chait une ana­lyse mani­chéenne – « binaire », même – s’en vient nous expo­ser ses conclu­sions à par­tir d’une expé­rience où, pour étu­dier les com­por­te­ments humains, nous obser­vons les réac­tions d’un groupe de rats et en tirons des conclu­sions sur « la nature humaine ».

    Et quelles sont ces conclu­sions, selon CHENARD ?

    « un conti­nuum entre déter­mi­niste et liberté »

    Mais dites-moi, Mon­sieur CHENARD, vous aus­si êtes donc mani­chéen ?! Vous auriez en effet tout aus­si bien pu dire « un conti­nuum entre Alpha (déter­mi­nisme) et Omé­ga (liber­té) »…

    Juste un détail, Mon­sieur CHENARD : les rats, comme les autres ani­maux, ont quelque-chose de plus que nous, quelque chose que nous avons per­du, un avan­tage indé­niable sur les êtres humains : ils ne se cachent pas der­rière un « carac­tère » (éty­mo­lo­gie du gr. Kha­rak­têr « signe gra­vé » et « trait dis­tinc­tif », puis du lat. cha­rac­ter « fer à mar­quer les bes­tiaux » et « marque dis­tinc­tive »), ils ne sont pas des per­sonnes (éty­mo­lo­gie du lat. per­son­na « masque de théâtre », « rôle », « per­son­nage » – d’où le mot anglais cha­rac­ter qui a un double sens : à la fois « carac­tère » et « personnage »).

    D’où que ces rats, comme les autres ani­maux de cette pla­nète, n’ont pas à se ques­tion­ner sans cesse sur leur « nature », puis­qu’elle ne se dis­si­mule pas der­rière ces ori­peaux de car­na­val typi­que­ment humains, qui servent pré­ci­sé­ment à mas­quer, cacher, dis­si­mu­ler, y com­pris – essen­tiel­le­ment devrais-je dire – à nos propres yeux, notre vrai nature, qui nous sommes vrai­ment. Les ani­maux n’ont pas besoin de ça pour trou­ver le moyen de vivre en har­mo­nie, en sym­biose avec la nature : ils contri­buent (consciem­ment ou incons­ciem­ment, quelle impor­tance ?) à un équi­libre avec toutes les autres formes de vie – à l’in­verse de l’homme civi­li­sé (notez bien que je ne dis pas « à l’in­verse de l’homme de cro magnon » – homo sapiens sapiens – tel­le­ment >sage< qu’il en perd la tête).

    Ce n’est pas pour rien que les ini­tiés, de quelque culture et de quelque époque qu’ils pro­viennent, ont tous la même recom­man­da­tion, le même ensei­gne­ment : « TEMET NOSCE », « connais-toi (toi-même) ».

    Se connaître soi-même est quelque chose que presque per­sonne ne sou­haite, car tous savent intui­ti­ve­ment que ce savoir contient simul­ta­né­ment nos plus grands espoirs et nos pires craintes.

    La quête de la « nature humaine » est un trans­fert, sur le monde exté­rieur (la socio­lo­gie) de cette même quête, intrin­sè­que­ment éso­té­rique, pure­ment spi­ri­tuelle, de soi ; elle contient simul­ta­né­ment nos plus grands espoirs et nos pires craintes.

    Qu’en res­sort-il ? Sui­vons ce que Mon­sieur CHENARD nous dit : nos plus grands espoirs = la liber­té ; nos pires craintes = le déter­mi­nisme. Et comme la sur­vie dépen­drait d’un conti­nuum entre ces deux pro­po­si­tion contraires/complémentaires, il en résulte qu’il nous res­te­rait un choix entre pen­cher dans un sens ou dans l’autre.

    Reste à défi­nir ces deux concepts – déter­mi­nisme et liber­té – avec grande pré­ci­sion, sans pos­si­bi­li­té d’in­ter­pré­ta­tion, tou­jours sujettes à mani­pu­la­tion et perversion.

    Et reste aus­si à com­prendre que ce n’est pas en ana­ly­sant les com­por­te­ment carac­té­riels des humains que vous décou­vri­rez leur « nature » : quand on se contente de tirer des conclu­sions sur le feuillage de l’arbre, on ne peut que se trom­per sur la nature de ses racines. Sur­tout si l’on tire des conclu­sions à par­tir de l’ob­ser­va­tion d’un cactus 😉 …

    Bonne fête de fin d’an­née et mes meilleurs vœux à tous pour l’an­née 2013.

    Mor­pheus

    Réponse
  11. J.C

    La conclu­sion de cette vidéo est très intéressante.
    Les rats pré­cé­dem­ment tra­vailleurs cessent de tra­vailler quand ils obtiennent l’abondance.
    Cer­tains s’é­cri­ront que si les gens ont accès en abon­dance aux biens de sub­sis­tance, ils n’i­ront plus tra­vailler pour cela.
    Eh bien, ils ont par­fai­te­ment raison.
    C’est tout à fait logique et ils auront rai­son de se tour­ner vers d’autres activités.
    Vou­loir les empê­cher d’a­gir ain­si n’au­rait pas de sens.

    Mais alors de quoi s’in­quiètent ceux qui objectent contre cela ?
    Eh bien, c’est tout simple : si cha­cun gagne suf­fi­sam­ment d’argent pour se pro­cu­rer ce dont il a besoin, ce qu’il désire sans tra­vailler, il n’i­ra plus travailler.
    Le pro­blème pense-t-il, c’est que si cha­cun ne va plus tra­vailler, les biens et ser­vices ne se pro­dui­ront pas tout seul.
    Voi­là donc le para­doxe de l’u­sage de la mon­naie : l’argent occulte, au moins un cer­tain temps, l’exis­tence ou non des res­sources qu’il est cen­sé représenter.

    Sup­po­sons main­te­nant que nous soyons dans une socié­té moderne et qu’en peu de temps nous ayons la capa­ci­té de mettre en place un sys­tème de pro­duc­tion de biens et ser­vices qui per­mette à l’en­semble de la popu­la­tion d’être entiè­re­ment libé­rée du tra­vail pour en obte­nir les fruits.
    Que serait donc, au regard de cette socié­té, l’u­ti­li­sa­tion de l’argent comme rétri­bu­tion du tra­vail effec­tué et comme moyen d’ac­cès au biens et services ?
    Cet usage de l’argent serait LE frein à cette pros­pé­ri­té puis­qu’il ne fau­drait pas que le tra­vail dis­pa­raisse pour que les indi­vi­dus gagnent de l’argent afin de pou­voir accé­der aux fruit de la production.
    L’u­sage de la mon­naie empê­che­rait l’é­man­ci­pa­tion du tra­vail for­cé et impo­se­rait aus­si la res­tric­tion de l’ac­cès de cha­cun au fruit de cette production.

    Chers amis, nous sommes dans cette socié­té moderne.

    L’argent est notre prin­ci­pal problème.

    Étienne, je crois que cette fois j’ai tapé dans le mille.
    Mer­ci à Mr CHENARD pour cette vidéo

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  12. malyss

    La vidéo du dis­cours d’As­sange pos­tée plus haut n’est plus dis­po­nible, You­tube ayant déci­dé de sup­pri­mer sans pré­avis la chaine toute entière de celui qui l’a­vait mise en ligne. Elle a cepen­dant été repu­bliée ici http://​you​tu​.be/​e​2​5​S​2​y​r​z​QZI, en atten­dant la pro­chaine suppression…

    Réponse
  13. Étienne

    Mer­ci J‑Stéphane,
    j’ai mis à jour le billet là haut.

    Réponse
  14. J.C

    Com­ment faire si le sys­tème moné­taire s’effondre ?
    Envi­sa­geons un scé­na­rio ni trop catas­tro­phiste ni trop idéal.
    Dans un pre­mier temps la plu­part des gens qui tra­vaillent s’arrêteraient sûre­ment de tra­vailler. La popu­la­tion se ravi­taille­rait gra­tui­te­ment dans les maga­sins mais rapi­de­ment les rayons se vide­raient car la majeure par­tie du per­son­nel gérant la pro­duc­tion et la dis­tri­bu­tion ne tra­vaille­rait plus. Alors une par­tie se remet­trait au tra­vail, plus pour gagner de l’argent cette fois puis­qu’il n’y en aura plus à gagner mais pour mettre en place l’au­to­ma­ti­sa­tion des moyens de pro­duc­tion et de dis­tri­bu­tion puisque rien ne les oblige plus à tra­vailler pour autre choses que pour l’ac­cès direct aux biens et ser­vices. Il se révé­le­ra rapi­de­ment néces­saire de rendre ce dis­po­si­tif dis­po­nible pour tous, je dis bien pour tous car sinon la guerre civile poindrait.
    Nous pou­vons donc sor­tir de cette situa­tion par le haut, par l’a­bon­dance géné­rer par l’au­to­ma­ti­sa­tion de la pro­duc­tion. La fin des tra­vaux for­cés en très peu de temps, quelques années tout au plus.
    C’est la meilleure façon d’en sor­tir et je crois la seul porte de sor­tie viable.

    Si main­te­nant, on informe la popu­la­tion sur ce sujet, la tran­si­tion sera bien plus facile car les gens com­pren­drons ce qui se passe. Ils accep­te­ront de tra­vailler quelques temps pour mettre en place les moyens par les­quels leur sub­sis­tance sera garan­tie et refu­se­rons de réta­blir l’an­cien régime car il aura failli, la conclu­sion sera sous notre nez.
    Nous aurons tout per­du sauf les res­sources, ce qui veut dire que nous aurons en fait tout gagner.

    Période cru­ciale puisque nous aurons le choix entre l’é­man­ci­pa­tion ou le retour en arrière.
    L’a­bo­li­tion de la mon­naie appor­te­ra pros­pé­ri­té et liber­té, si par contre on sou­hai­tait réta­blir un sys­tème moné­taire de type com­mu­niste puisque c’est vers cela que nous allons, au regard de l’a­bo­li­tion de la mon­naie, il appor­te­rait appau­vris­se­ment de la popu­la­tion (renom­mé sobrié­té) et asser­vis­se­ment par le tra­vail for­cé (renom­mé plein emploi), ceci cha­peau­té par un état fort (dans l’in­té­rêt géné­ral bien évidemment).
    Mais puisque rien n’empêche, à terme, l’a­van­cé des pro­grès tech­niques, la conclu­sion sera tou­jours la même ; l’a­bo­li­tion de la monnaie.
    Il nous faut abso­lu­ment évi­ter le pas­sage par un pou­voir auto­ri­taire, faire mou­rir le sys­tème moné­taire doit être la garan­tie qu’il ne revienne pas. Dans l’é­ven­tua­li­té de la mise en place de mesures éco­no­miques pour adou­cir la tran­si­tion vers la dis­pa­ri­tion com­plète du pou­voir de l’argent, il faut s’as­su­rer qu’elles ne deviennent pas un empê­che­ment à la dis­pa­ri­tion du tra­vail for­cé et du pou­voir d’as­ser­vis­se­ment hiérarchique.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  15. Yel

    Mer­ci,

    A tous les êtres qui donnent la vie à ces pages,
    Vous tous qui cher­chez la voie du sage,
    Qui avez réveillé un dor­meur comme moi,
    Vous avez accom­pli un bel acte de foi.

    Tant de mes frères encore sont endormis,
    Que le devoir me force à bri­ser l’apathie,
    A lui bri­ser les reins, à rendre un peu à d’autres
    L’hom­mage à la rai­son fait ici par vous autres.

    Si l’his­toire vou­lait bien conti­nuer son office,
    Alors elle fera que de ce temps surgissent
    Les lumières que les cris de cet âge appellent ;
    Qui por­te­ront l’es­poir en cette heure solennelle.

    C’est mon petit cadeau d’es­poir pour les Hommes Libres qui par­courent le grand livre de ce site. Mer­ci de la finesse des débats entre­te­nus ici, de votre hon­nê­te­té intel­lec­tuelle dans cette démarche, je vais essayer de conti­nuer votre oeuvre en votre nom en invi­tant à la réflexion les êtres que je croise, la résis­tance des esprits est forte mais le monde change, les dor­meurs se réveillent, ils se font océan et devien­dront irré­sis­tibles, j’ai sur ce point la plus forte des convictions.
    Peut être n’a­vons nous pas encore assez souf­fert pour que l’Homme se relève mais il est cer­tain que son des­tin n’est pas d’être couché !

    Un Homme s’est levé, en 1848, en com­pre­nant l’im­por­tance des com­bats, et cette idée du vrai et du juste ne le quit­te­ra plus, je vous laisse avec lui.

    Ami­ca­le­ment
    Yel

    Vic­tor Hugo
    extrait d’un dis­cours pro­non­cé le 10 novembre 1848 par Vic­tor Hugo devant l’Assemblée natio­nale de la France.

    « Per­sonne plus que moi, mes­sieurs, n’est péné­tré de la néces­si­té, de l’urgente néces­si­té d’alléger le budget.

    J’ai déjà voté et conti­nue­rai de voter la plu­part des réduc­tions pro­po­sées, à l’exception de celles qui me paraî­traient tarir les sources mêmes de la vie publique et de celles qui, à côté d’une amé­lio­ra­tion finan­cière dou­teuse, me pré­sen­te­raient une faute poli­tique cer­taine. C’est dans cette der­nière caté­go­rie que je range les réduc­tions pro­po­sées par le comi­té des finances sur ce que j’appellerai le bud­get des lettres, des sciences et des arts.

    Que pen­se­riez-vous, mes­sieurs, d’un par­ti­cu­lier qui aurait 500 francs de reve­nus, qui consa­cre­rait tous les ans à sa culture intel­lec­tuelle, pour les sciences, les lettres et les arts, une somme bien modeste : 5 francs, et qui, dans un jour de réforme, vou­drait éco­no­mi­ser sur son intel­li­gence six sous ? Voi­là, mes­sieurs, la mesure exacte de l’économie pro­po­sée. Eh bien ! ce que vous ne conseillez pas à un par­ti­cu­lier, au der­nier des habi­tants d’un pays civi­li­sé, on ose le conseiller à la France.

    Je viens de vous mon­trer à quel point l’économie serait petite ; je vais vous mon­trer main­te­nant com­bien le ravage serait grand.

    Ce sys­tème d’économie ébranle d’un seul coup tout net cet ensemble d’institutions civi­li­sa­trices qui est, pour ain­si dire, la base du déve­lop­pe­ment de la pen­sée française.

    Et quel moment choi­sit-on pour mettre en ques­tion toutes les ins­ti­tu­tions à la fois ? Le moment où elles sont plus néces­saires que jamais, le moment où, loin de les res­treindre, il fau­drait les étendre et les élargir.

    Eh ! Quel est, en effet, j’en appelle à vos consciences, j’en appelle à vos sen­ti­ments à tous, quel est le grand péril de la situa­tion actuelle ? L’ignorance.

    L’ignorance encore plus que la misère. L’ignorance qui nous déborde, qui nous assiège, qui nous inves­tit de toutes parts. C’est à la faveur de l’ignorance que cer­taines doc­trines fatales passent de l’esprit impi­toyable des théo­ri­ciens dans le cer­veau des multitudes.

    Et c’est dans un pareil moment, devant un pareil dan­ger, qu’on son­ge­rait à atta­quer, à muti­ler, à ébran­ler toutes ces ins­ti­tu­tions qui ont pour but spé­cial de pour­suivre, de com­battre, de détruire l’ignorance.

    On pour­voit à l’éclairage des villes, on allume tous les soirs, et on fait très bien, des réver­bères dans les car­re­fours, dans les places publiques ; quand donc com­pren­dra-t-on que la nuit peut se faire dans le monde moral et qu’il faut allu­mer des flam­beaux dans les esprits ?

    Oui, mes­sieurs, j’y insiste. Un mal moral, un mal pro­fond nous tra­vaille et nous tour­mente. Ce mal moral, cela est étrange à dire, n’est autre chose que l’excès des ten­dances maté­rielles. Eh bien, com­ment com­battre le déve­lop­pe­ment des ten­dances maté­rielles ? Par le déve­lop­pe­ment des ten­dances intel­lec­tuelles ; il faut ôter au corps et don­ner à l’âme.

    Quand je dis : il faut ôter au corps et don­ner à l’âme, ne vous mépre­nez pas sur mon sen­ti­ment. Vous me com­pre­nez tous ; je sou­haite pas­sion­né­ment, comme cha­cun de vous, l’amélioration du sort maté­riel des classes souf­frantes ; c’est là selon moi, le grand, l’excellent pro­grès auquel nous devons tous tendre de tous nos veux comme hommes et de tous nos efforts comme législateurs.

    Eh bien, la grande erreur de notre temps, ça a été de pen­cher, je dis plus, de cour­ber l’esprit des hommes vers la recherche du bien matériel.

    Il importe, mes­sieurs, de remé­dier au mal ; il faut redres­ser pour ain­si dire l’esprit de l’homme ; il faut, et c’est la grande mis­sion … rele­ver l’esprit de l’homme, le tour­ner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le dés­in­té­res­sé et le grand. C’est là, et seule­ment là, que vous trou­ve­rez la paix de l’homme avec lui-même et par consé­quent la paix de l’homme avec la société.

    Pour arri­ver à ce but, mes­sieurs, que fau­drait-il faire ?

    Il fau­drait mul­ti­plier les écoles, les chaires, les biblio­thèques, les musées, les théâtres, les librairies.

    Il fau­drait mul­ti­plier les mai­sons d’études où l’on médite, où l’on s’instruit, où l’on se recueille, où l’on apprend quelque chose, où l’on devient meilleur ; en un mot, il fau­drait faire péné­trer de toutes parts la lumière dans l’esprit du peuple ; car c’est par les ténèbres qu’on le perd.

    Ce résul­tat, vous l’aurez quand vous voudrez.

    Quand vous le vou­drez, vous aurez en France un magni­fique mou­ve­ment intel­lec­tuel ; ce mou­ve­ment, vous l’avez déjà ; il ne s’agit pas de l’utiliser et de le diri­ger ; il ne s’agit que de bien culti­ver le sol. L’é­poque où vous êtes est une époque riche et féconde ; ce ne sont pas les intel­li­gences qui manquent, ce ne sont pas les talents ni les grandes apti­tudes ; ce qui manque, c’est l’impulsion sym­pa­thique, c’est l’encouragement enthou­siaste d’un grand gouvernement.

    Je vote­rai contre toutes les réduc­tions que je viens de vous signa­ler et qui amoin­dri­raient l’éclat utile des lettres, des arts et des sciences.

    Je ne dirai plus qu’un mot aux hono­rables auteurs du rapport.

    Vous êtes tom­bés dans une méprise regret­table ; vous avez cru faire une éco­no­mie d’argent, c’est une éco­no­mie de gloire que vous faites.

    Je la repousse pour la digni­té de la France, je la repousse pour 1’honneur de la Répu­blique. »

    Vic­tor Hugo

    Réponse
  16. Yel

    Mon pré­cé­dent mes­sage était d’es­poir, je per­siste et je fais une place ici à nos cou­sins du Qué­bec, qui se réveillent et qui cherchent, eux aussi…

    Le 7 avril der­nier, au Monu­ment-Natio­nal, de midi à minuit, a eu lieu un grand mara­thon de la parole où plus de 70 per­sonnes étaient invi­tées à s’exprimer sur la ques­tion sui­vante : « Com­ment rendre visible, opé­rante la liber­té qui nous carac­té­rise et qui nous échappe en même temps ? »

    Je vous par­tage ici deux inter­ven­tions, sai­sis­santes, à mon sens, pleines d’espoir.

    Bien à vous,

    Réponse
  17. Ana Sailland

    Avant de répondre, il fau­drait savoir ce que le ques­tion­neur entend par liberté 😉 😉

    Réponse
  18. J-Stéphane

    Je suis déso­lé, mais il y a tant de perles sur ce « NOUS ? », que je crains de trop char­ger ce blog, allez écou­ter par vous-mêmes en « NOUS ? » cherchant…

    Réponse
  19. J-Stéphane

    Je me per­mets quand même un der­nier lien :

    Réponse
  20. Étienne

    Faites comme chez vous, J‑Stéphane : tout ce qui est inté­res­sant est.. intéressant 🙂

    Réponse
  21. Yel

    Bon­soir,

    @Ana,

    Je dois à ton sou­rire et à ton clin d’oeil de pour­suivre ce que j’ai com­men­cé en assem­blant les lettres du mot espoir.

    Au com­men­ce­ment était le verbe.
    Les mots ont un pou­voir, ils sont magiques par essence, aucun n’y échappe, ils sont à l’i­mage de notre vie, s’ils ne sont pas par­ta­gés, ils s’é­tiolent et meurent dans leur soli­tude. Ce que nous leur devons, c’est de se les trans­mettre et de les relayer, comme des témoins dans cette grande course qu’ac­com­plit l’hu­ma­ni­té. Alors, ayant appris la magie d’un mot et l’ayant fait sienne, l’Homme s’empresse d’en répandre le sens, d’en pas­ser le témoin, avant de voir sa course interrompue.

    Il est vrai que de nos temps, lors­qu’on entend un mot magique comme « liber­té », une sorte d’ins­tinct nous met en alerte, nous sen­tons cette chose défor­mée nous « mon­ter sur la cer­velle ». Je suis cepen­dant convain­cu car je le res­sens, que lorsque la magie des mots emprunte la voie du coeur avant de se faire entendre, alors, les appren­tis-magi­ciens que nous sommes pou­vons enfin uti­li­ser ces fameux mots dans toute la plé­ni­tude de leur sens.

    Le vrai et seul pou­voir de dis­cer­ne­ment que je crois pos­sé­der est celui d’é­cou­ter les mots avec mon « âme » et de ne pas les refou­ler aux fron­tières de mon esprit.
    Nous savons au fond de nous recon­naître quand c’est un coeur qui nous parle, la magie du son et des émo­tions qui en sort est dif­fé­rente, incomparable.

    Mais nous nais­sons sans connaître ce qu’est la magie, nous en avons sim­ple­ment l’in­tui­tion, noyés dans les sor­ti­lèges de cer­taines idéo­lo­gies dont la trame magique rend imper­cep­tible l’exis­tence, enchai­nés à la tyran­nie des acca­pa­reurs de savoir, ceux qui pos­sèdent les Dic­tion­naires ou est conte­nue toute la magie des mots.

    Ces Dic­tion­naires sont un grand espoir pour l’Homme, alors qu’im­porte l’i­den­ti­té, Magi­cien ou Sor­cier, de celui qui réunit des appren­tis ? De la réunion naî­tra l’u­nion, des coeurs par­le­ront, des appren­tis accè­de­ront à la connais­sance et pour­ront retrou­ver le sens des mots, leur vraie signification.

    J’ai lu des Magi­ciens qui ont cette espé­rance, que l’his­toire s’ac­quit­te­ra un jour de sa dette de sang, que nous met­trons bas toutes ces tours d’i­voire, que nous bri­se­rons les sor­ti­lèges dont nous sommes pri­son­niers, que nous libè­re­rons nos frères enchai­nés, mais que la tâche la plus dif­fi­cile pour y arri­ver est de com­prendre que nous devons réunir tous les visages de notre enne­mi pour nous aper­ce­voir qu’il n’en a jamais eu qu’un seul en vérité.

    Cet enne­mi, c’est l’i­gno­rance, c’est lui l’in­fâme, cette muse ter­rible dont l’hu­ma­ni­té s’est enti­chée jus­qu’à s’en faire une cara­pace impé­né­trable à mesure qu’elle avan­çait au rythme des car­nages ; mais rien ne sera impé­né­trable au Verbe lorsque nos coeurs l’enfanteront.

    Nous pos­sé­dons des clefs pour nous sor­tir de nos pri­sons, elles sont intan­gibles, certes, mais pour­tant bien réelles, comme par magie, des mots, co-nais­sance, par­tage, amour, et la puis­sance du Verbe per­met leur réalisation.
    Notre devoir est de conti­nuer à pra­ti­quer cette magie, créer de nou­velles magies, de nou­velles idées, encou­ra­gés par l’empathie et par la raison.

    Vous, et tant d’autres, sur cette toile, dans des livres, m’a­vez jeté un sort et m’a­vez per­mis d’en avoir la maî­trise, c’est le seul que je suis sûr de lan­cer sans faire de dégâts.
    Je suis votre obli­gé, alors je le jette à nou­veau ce sort, pour les nou­veaux venus et pour ceux qui pour­raient l’a­voir oublié, ESPOIR, grande est la tâche mais plus grande encore la récom­pense, pour tous.

    Et si ce mot, cette idée existe, je veux la voir ins­crite dans une route dont le but nous est incom­pré­hen­sible, accom­pa­gnée de cette force qui fait que, lorsque la tar­tine tombe, une loi secrète l’en­traîne dans sa chute, elle se tourne, se retourne, et choi­sit comme côté à écra­ser dans sa chute celui qui est enduit de cette confi­ture, de paroles…

    @J‑Stéphane

    Mer­ci à toi aus­si pour cette perle, je crois que je vais retour­ner m’en écou­ter quelques autres, c’est si bon d’en­tendre des Hommes par­ler avec leur coeur, sans inten­tion de duper…

    Bien à vous,

    Yel

    Réponse
  22. Ana Sailland

    En fait mon mes­sage 19 était assez débile, car si la ques­tion est mal posée (je per­siste) les réponses sont magnifiques.

    Peu importe le fla­con pour­vu qu’on ait l’ivresse 😉

    La liber­té c’est avoir l’op­por­tu­ni­té d’o­béir aux injonc­tions du cœur (selon ma pomme)

    Ce qui fait que le frein prin­ci­pal à ma liber­té réside en moi. Je sais donc ce que j’ai à faire.

    Réponse
  23. Ana Sailland
  24. Yel

    Ah le verbe et sa recon­quête, c’est enivrant, par­don d’en avoir ici déver­sé mon trop-plein 🙂 je me dis­perse et en plus je l’écris…

    Réponse
  25. J-Stéphane

    Aaron Swartz se serait suicidé

    http://​fr​.wiki​pe​dia​.org/​w​i​k​i​/​A​a​r​o​n​_​S​w​a​rtz

    « …Incul­pé le 19 juillet 2011 pour avoir télé­char­gé et mis à dis­po­si­tion en ligne un grand nombre d’ar­ticles dis­po­nibles dans JSTOR.

    L’or­ga­ni­sa­tion JSTOR n’a pas pris l’i­ni­tia­tive d’une telle démarche judiciaire,
    c’est le pro­cu­reur des États-Unis qui a enga­gé des pour­suites contre Aaron Swartz dans le but de le faire arrêter.

    Le 11 jan­vier 2013, dans son appar­te­ment de Brook­lyn, il se sui­cide par pendaison.
    Son pro­cès fédé­ral en lien avec ces accu­sa­tions de fraude élec­tro­nique devait débu­ter le mois suivant.

    En cas de condam­na­tion, il encou­rait une peine d’emprisonnement pou­vant atteindre 35 ans et une amende s’é­le­vant jus­qu’à 1 mil­lion de dollars. »

    I… comme Icare ?

    Réponse
  26. J.C

    On nous ment sur la phy­sio­lo­gie humaine.

    Pré­pa­rez-vous à chan­ger de vision

    Confé­rence mémo­rable du début à la fin.

    Cette vidéo peut sau­ver des vies humaines, votre vie et celles des animaux.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  27. Ana Sailland

    Nous sommes en guerre, c’est évident.
    Une guerre sub­tile qui ne s’o­père pas sur des champs de bataille mais sur le ter­rain des idées.
    Le ter­rain des idées néces­site un sub­strat maté­riel auquel tous les stra­tèges doivent accor­der la plus grande attention.

    Les stra­tèges de la domi­nance sont habi­tués à l’ac­tion de nui­sance, franche ou larvée :
    c’est l’une de leurs armes principales.
    Alors que la dis­si­dence, glo­ba­le­ment, n’a pas de stra­tège ( ce n’est pas dans son état d’es­prit, idéa­liste, peu ama­teur de vilénies )
    Si bien que tout ce qui pense libre et réflé­chit à la liber­té et à l’har­mo­nie, est en dan­ger de dis­pa­ri­tion sous attaque concer­tée et méticuleuse.

    Tout ce qui est contes­ta­tion non conven­tion­nelle est phy­si­que­ment dépen­dant de nos abon­ne­ments inter­nets, tout bonnement.

    Le débat public, riche et pas­sion­nant, tel que nous le vivons ici élec­tro­ni­que­ment, ou sur d’autres sites, ou sur les « réseaux sociaux » repré­sente un vrai dan­ger pour l’é­gré­gore dominance.
    Qui va finir par avoir des déman­geai­sons et y cher­cher remède.

    Ce débat public peut donc être phy­si­que­ment cou­pé du jour au len­de­main, ou, plus per­ni­cieu­se­ment, sabo­té, par exemple en ren­dant hyper­lentes les connexions sen­sibles, celles des per­son­nages clefs, qu’il est facile de repérer.

    Nous avons donc tort de mettre tous nos œufs dans le même panier, oeufs élec­tro­niques dans le panier élec­tro­nique, de ne pas uti­li­ser le télé­phone, ni le papier, ni les voyages.

    J’a­joute un détail (majeur ?) : alors que cer­tains (presque toustes en fait) croient se pro­té­ger en n’u­sant que de pseu­do­nymes, ils mettent au contraire en dan­ger tout notre beau cer­veau col­lec­tif, car en cas d’at­taque élec­tro­nique, il sera sou­vent impos­sible de les recon­tac­ter afin d’or­ga­ni­ser les choses en mode phy­sique, « comme en 40 ».

    Réponse
  28. Marie

    @ Ana Saillant(#35):-)

    Tout à fait d’ac­cord avec vous.

    Vous pou­vez avoir mes coor­don­nées par Etienne, je lui ai envoyé un mes­sage der­niè­re­ment avec mes coordonnées.

    avec plai­sir de vous lire quand vous le voulez

    A bien­tôt:-)

    Marie(belge d’Ot­ti­gnies près de Bruxelles)

    Réponse
  29. Ana Sailland

    @Marie

    Ne déran­geons pas l’a­mi Étienne qui en plus doit pré­pa­rer ses cours 😉

    Je suis sur pages jaunes (74)
    045068…
    ( avec un d à la fin car j’ai un voi­sin saillanT)
    N’hé­site pas (Les autres aussi)

    mail : ana.public aro­base live​.fr

    Réponse
  30. J-Stéphane

    Bon­soir,

    oui Ana, nous somme tou­jours en guerre, et c’est encore cette absurde guerre de l’in­di­vi­dua­lisme contre le col­lec­tif, conflit éter­nel de l’être « suprême » qui se refuse d’être l’élé­ment d’un tout, et rêve d’être un dieu.

    Ils le savent bien ces dieux pos­sé­dés par les démons que la démo­cra­tie les fera redes­cendre sur terre.

    Ils fini­ront for­ce­ment par abdi­quer, car un pou­voir qui repose sur un chef, c’est un pou­voir qui peut perdre la tête, et ça a com­men­cé, ils perdent la tête, ils perdent la rai­son, ils ne font plus preuve de bon sens, ils sont deve­nus séniles.

    Tiens ? j’entends Char­lie Chaplin :

    {{« « Ana », est-ce que tu m’entends ?

    Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, « Ana » !

    Les nuages se dis­sipent ! Le soleil perce ! Nous émer­geons des ténèbres pour trou­ver la lumière !

    Nous péné­trons dans un monde nou­veau, un monde meilleur, où les hommes domi­ne­ront leur cupi­di­té, leur haine et leur brutalité.

    Lève les yeux, « Ana ! L’âme de l’homme a reçu des ailes et enfin elle com­mence à voler.

    Elle vole vers l’arc-en-ciel, vers la lumière de l’espoir.

    Lève les yeux, « Ana ! Lève les yeux ! …. »

    Char­lie Cha­plin « Le Dictateur »}}

    La démo­cra­tie devrait se struc­tu­rer façon « RAID » comme en infor­ma­tique. Pour une meilleure pro­tec­tion et robus­tesse, phy­sique comme logique, il faut décen­tra­li­ser et multiplier.

    soit un sys­tème de redon­dance, le RAID1.

    Soit un sys­tème de répar­ti­tion, le RAID0.

    Soit les deux à la fois, le RAID5.

    Réponse
  31. Ana Sailland

    J’é­vi­te­rai quand même de regar­der trop en l’air 😉

    Nous sommes un peu désincarnés … 

    Nous allons devoir modi­fier nos habitudes 😉

    Réponse
  32. J-Stéphane
  33. J-Stéphane

    Vigi­lance et ingérence.

    {{

    Décla­ra­tion d’indépendance du Cyberespace
    par John Per­ry Barlow

    Gou­ver­ne­ments du monde indus­triel, vous géants fati­gués de chair et d’acier, je viens du Cybe­res­pace, le nou­veau domi­cile de l’esprit. Au nom du futur, je vous demande à vous du pas­sé de nous lais­ser tran­quilles. Vous n’êtes pas les bien­ve­nus par­mi nous. Vous n’avez pas de sou­ve­rai­ne­té où nous nous rassemblons.

    Nous n’avons pas de gou­ver­ne­ment élu, et il est impro­bable que nous en ayons un jour, aus­si je ne m’adresse à vous avec aucune autre auto­ri­té que celle avec laquelle la liber­té s’exprime. Je déclare l’espace social glo­bal que nous construi­sons natu­rel­le­ment indé­pen­dant des tyran­nies que vous cher­chez à nous impo­ser. Vous n’avez aucun droit moral de dic­ter chez nous votre loi et vous ne pos­sé­dez aucun moyen de nous contraindre que nous ayons à redouter.

    Les gou­ver­ne­ments tiennent leur juste pou­voir du consen­te­ment de ceux qu’ils gou­vernent. Vous n’avez ni sol­li­ci­té ni reçu le nôtre. Nous ne vous avons pas invi­tés. Vous ne nous connais­sez pas, et vous ne connais­sez pas notre monde. Le Cybe­res­pace ne se situe pas dans vos fron­tières. Ne pen­sez pas que vous pou­vez le construire, comme si c’était un pro­jet de construc­tion publique. Vous ne le pou­vez pas. C’est un pro­duit natu­rel, et il croît par notre action collective.

    Vous n’avez pas par­ti­ci­pé à notre grande conver­sa­tion, vous n’avez pas non plus créé la richesse de notre mar­ché. Vous ne connais­sez pas notre culture, notre éthique, ni les règles tacites qui sus­citent plus d’ordre que ce qui pour­rait être obte­nu par aucune de vos ingérences.

    Vous pré­ten­dez qu’il y a chez nous des pro­blèmes que vous devez résoudre. Vous uti­li­sez ce pré­texte pour enva­hir notre enceinte. Beau­coup de ces pro­blèmes n’existent pas. Où il y a des conflits réels, où des dom­mages sont injus­te­ment cau­sés, nous les iden­ti­fie­rons et les trai­te­rons avec nos propres moyens. Nous sommes en train de for­mer notre propre Contrat Social. Cette manière de gou­ver­ner émer­ge­ra selon les condi­tions de notre monde, pas du vôtre. Notre monde est différent.

    Le Cybe­res­pace est fait de tran­sac­tions, de rela­tions, et de la pen­sée elle-même, for­mant comme une onde sta­tion­naire dans la toile de nos com­mu­ni­ca­tions. Notre monde est à la fois par­tout et nulle part, mais il n’est pas où vivent les corps.

    Nous sommes en train de créer un monde où tous peuvent entrer sans pri­vi­lège et sans être vic­times de pré­ju­gés décou­lant de la race, du pou­voir éco­no­mique, de la force mili­taire ou de la naissance.

    Nous sommes en train de créer un monde où n’importe qui, n’importe où, peut expri­mer ses croyances, aus­si sin­gu­lières qu’elles soient, sans peur d’être réduit au silence ou à la conformité.

    Vos concepts légaux de pro­prié­té, d’expression, d’identité, de mou­ve­ment, de contexte, ne s’appliquent pas à nous. Ils sont basés sur la matière, et il n’y a pas ici de matière.

    Nos iden­ti­tés n’ont pas de corps, c’est pour­quoi, contrai­re­ment à ce qui se passe chez vous, il ne peut pas, chez nous, y avoir d’ordre accom­pa­gné de contrainte phy­sique. Nous croyons que c’est de l’éthique, de la défense éclai­rée de l’intérêt propre et de l’intérêt com­mun, que notre ordre émer­ge­ra. Nos iden­ti­tés peuvent être dis­tri­buées à tra­vers beau­coup de vos juri­dic­tions. La seule loi que toute nos cultures consti­tuantes pour­raient recon­naître géné­ra­le­ment est la règle d’or « Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’ils te fassent », NdT. Nous espé­rons pou­voir bâtir nos solu­tions par­ti­cu­lières sur cette base. Mais nous ne pou­vons pas accep­ter les solu­tions que vous ten­tez de nous imposer.

    Aux Etats-Unis, vous avez aujourd’hui créé une loi, le Tele­com­mu­ni­ca­tions Reform Act, qui répu­die votre propre Consti­tu­tion et insulte les rêves de Jef­fer­son, Washing­ton, Mill, Madi­son, Toc­que­ville et Bran­deis. Ces rêves doivent main­te­nant renaître en nous.

    Vous êtes ter­ri­fiés par vos propres enfants, parce qu’ils sont natifs dans un monde où vous serez tou­jours des immi­grants. Parce que vous les crai­gnez, vous confiez à vos bureau­cra­ties les res­pon­sa­bi­li­tés de parents aux­quelles vous êtes trop lâches pour faire face. Dans notre monde, tous les sen­ti­ments et expres­sions d’humanité, dégra­dants ou angé­liques, font par­tie d’un monde unique, sans dis­con­ti­nui­té, d’une conver­sa­tion glo­bale de bits. Nous ne pou­vons pas sépa­rer l’air qui étouffe de l’air où battent les ailes.

    En Chine, en Alle­magne, en France, à Sin­ga­pour, en Ita­lie et aux Etats-Unis, vous essayez de confi­ner le virus de la liber­té en éri­geant des postes de garde aux fron­tières du Cybe­res­pace. Il se peut que ceux-ci contiennent la conta­gion quelque temps, mais ils ne fonc­tion­ne­ront pas dans un monde qui sera bien­tôt cou­vert de médias numériques.

    Vos indus­tries de plus en plus obso­lètes se per­pé­tue­raient en pro­po­sant des lois, en Amé­rique et ailleurs, qui pré­tendent déci­der de la parole elle-même dans le monde entier… Ces lois décla­re­raient que les idées sont un pro­duit indus­triel comme un autre, pas plus noble que de la fonte brute… Dans notre monde, quoi que l’esprit humain crée peut être repro­duit et dis­tri­bué à l’infini pour un coût nul. L’acheminement glo­bal de la pen­sée n’a plus besoin de vos usines.

    Ces mesures de plus en plus hos­tiles et colo­niales nous placent dans la même situa­tion que ces amou­reux de la liber­té et de l’autodétermination qui durent reje­ter les auto­ri­tés de pou­voirs éloi­gnés et mal infor­més. Nous devons décla­rer nos per­son­na­li­tés vir­tuelles exemptes de votre sou­ve­rai­ne­té, même lorsque nous conti­nuons à accep­ter votre loi pour ce qui est de notre corps. Nous nous répan­drons à tra­vers la pla­nète de façon à ce que per­sonne puisse stop­per nos pensées.

    Nous crée­rons une civi­li­sa­tion de l’esprit dans le Cybe­res­pace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde issu de vos gouvernements.

    Davos, Suisse, 8 février 1996

    }}

    {{

    « Un homme qui ne lit jamais est plus culti­vé qu’un homme qui ne lit que les journaux. »

    « L’homme qui ne craint pas la véri­té n’a rien à craindre du mensonge. »

    « Aucun hon­nête homme ne peut éprou­ver du plai­sir à exer­cer un pou­voir sur ses concitoyens. »

    « Le peuple est le seul sur lequel nous puis­sions comp­ter pour pré­ser­ver notre liberté. »

    « Le prix de la liber­té c’est la vigi­lance éternelle. »

    « Si tu es prêt à sacri­fier un peu de liber­té pour te sen­tir en sécu­ri­té, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. »

    Tho­mas Jefferson

    }}

    Réponse
  34. J-Stéphane

    « Le fon­da­teur de Wiki­Leaks Julian Assange a dénon­cé same­di l’in­cul­pa­tion d’Ed­ward Snow­den pour espion­nage par la jus­tice amé­ri­caine. Il a appe­lé un « pays cou­ra­geux » à se por­ter volon­taire pour accor­der l’a­sile à l’A­mé­ri­cain. A Ber­lin, les auto­ri­tés alle­mandes craignent un scé­na­rio « à la Hollywood ».

    « Aujourd’­hui, le cal­vaire d’Ed­ward Snow­den ne fait que com­men­cer », a décla­ré le cyber-mili­tant aus­tra­lien de 41 ans, dans un dis­cours mis en ligne par WikiLeaks.

    Julian Assange, qui vit reclus depuis un an dans l’am­bas­sade d’E­qua­teur à Londres pour échap­per à une extra­di­tion vers la Suède de crainte d’être ensuite trans­fé­ré aux Etats-Unis, avait pré­vu de s’ex­pri­mer same­di au bal­con de l’am­bas­sade. Mais il a « ajour­né » cette inter­ven­tion pour des « rai­sons de sécu­ri­té », selon WikiLeaks.

    « Le gou­ver­ne­ment espionne cha­cun de nous, mais c’est Edward Snow­den qui est incul­pé d’es­pion­nage pour nous avoir aver­tis », s’in­digne Julian Assange à pro­pos de l’ex-consul­tant de l’A­gence de sécu­ri­té natio­nale (NSA) à l’o­ri­gine des fuites sur les pro­grammes amé­ri­cains de sur­veillance des com­mu­ni­ca­tions. La jus­tice amé­ri­caine, qui a incul­pé Edward Snow­den, a deman­dé à Hong Kong de l’interpeller.

    « Les efforts pour trou­ver un asile à Edward Snow­den doivent être inten­si­fiés. Quel pays cou­ra­geux va le sou­te­nir et recon­naître le ser­vice qu’il rend à l’hu­ma­ni­té ? », s’est inter­ro­gé le fon­da­teur de Wiki­Leaks, qui avait affir­mé mer­cre­di déjà être en contact avec des repré­sen­tants de l’A­mé­ri­cain pour « négo­cier son asile en Islande ».

    Ber­lin craint « une catastrophe »

    Un homme d’af­faires lié à Wiki­Leaks a révé­lé jeu­di soir que des Islan­dais pré­pa­raient en effet un vol vers leur pays pour Edward Snow­den. « Dites à vos gou­ver­ne­ments de se por­ter volon­taires. Pro­po­sez-vous pour sou­te­nir Snow­den », a exhor­té Julian Assange.

    A Ber­lin, la ministre alle­mande de la Jus­tice, Sabine Leu­theus­ser-Schnar­ren­ber­ger, a pour sa part décla­ré que si les accu­sa­tions d’es­pion­nage par la Grande-Bre­tagne se confir­maient, ce serait « une catas­trophe », évo­quant « un cau­che­mar à la Hollywood ».

    « Les ins­ti­tu­tions euro­péennes doivent faire la lumière immé­dia­te­ment », a‑t-elle déclaré. »

    Source

    Réponse
  35. Étienne

    Bon sang, en voi­là un autre, de courageux !

    Exem­plaire.

    Étienne.

    Réponse
  36. Furax
  37. Furax
  38. EFFAB

    Y aurait-il quelques per­sonnes ici, liber­taire convain­cu ou simple visi­teur, voire un riche dona­teur épris de véri­té et sou­cieux des enjeux de ce monde et de la place de l’hu­main au sein de tout dis­po­si­tif et tis­su socio-éco­no­mique capable d’ai­der au finan­ce­ment de ce docu­men­taire : OVERCAST !

    http://​www​.indie​go​go​.com/​p​r​o​j​e​c​t​s​/​o​v​e​r​c​a​s​t​?​c​=​g​a​l​l​ery

    Réponse
  39. Furax

    L’a­ve­nir pré­ci­se­ra peut-être que l’es­pion­nage des ins­ti­tu­tions euro­péennes par le gou­ver­ne­ment USA n’é­tait qu’une vul­gaire sur­veillance d’un gou­ver­ne­ment patron sur ses états employés…

    Réponse
  40. Furax

    Sam, déso­lé que tu prennes pour toi mes remarques, je ne prend le par­ti d’au­cune thèse. C’est juste que je m’a­gace des palabres qui ne font que retar­der les bonnes actions en semant confu­sions et fausses bonnes consciences.

    Si l’on veut réel­le­ment diag­nos­ti­quer dans la pers­pec­tive de vrai­ment agir posi­ti­ve­ment, on pro­cède par éli­mi­na­tion pour remon­ter aux causes des causes, voir à la cause, puis on foca­lise nos efforts sur celles qui sont à notre por­té. Là nous rem­plis­sons au maxi­mum la mar­mite, et au vu de la tam­bouille, on touille, et touille toujours.

    Il me semble que l’on prend pour fata­li­té ce qui ne l’est pas, et bizar­re­ment nous déployons nos efforts sur des sujets qui devraient l’être. Nous cher­chons à conduire la pla­nète pour qu’elle aille dans le sens de nos mau­vaises conduites.

    Puisque nous sommes bons qu’à don­ner des chiffres, com­bien la terre peut-elle rai­son­na­ble­ment abri­ter d’être humain ? Notre crois­sance démo­gra­phique est-elle vrai­ment une fata­li­té ? Est-ce une fata­li­té quand c’est l’hu­main qui déplace, éra­di­quer ou fait pro­li­fé­rer des espèces — flore et faune — ? Est-ce une fata­li­té si les séden­taires et les pro­duits font plus de kilo­mètres que les nomades et les autres espèces migrantes ? Est-ce une fata­li­té s’il y a plus de robi­nets à pétrole dans les régions sans pétrole, que de robi­nets d’eau dans les régions sans eau ? Etc.

    Com­ment pou­vons nous récla­mer le res­pect de l’es­pèce humaine en reven­di­quant la démo­cra­tie, si nous même nous ne sommes pas capable de res­pec­ter les autres espèces vivantes ?

    Réponse
  41. Furax

    oups, erreur de trame…

    Réponse
  42. EFFAB

    Et toi, FURAX, que penses-tu d’un ren­ver­se­ment légi­time de nos Ins­ti­tu­tions ? à savoir, méga mani­fes­ta­tion et prises (paci­fiques) de posi­tions stra­té­giques, tel Assem­blé Natio­nale, Ely­sée, Mai­son de la Radio, deux trois des prin­ci­pales chaînes TV (publique et pri­vée)… bref, ce coup d’E­tat autant sal­va­teur que liber­taire, puis­qu’il y va de l’in­té­rêt de tous et de la sur­vie, de la bonne ges­tion et de ce pro­fond res­pect que nous devons à cette Terre qui nous sup­porte et nous nour­rit, nous qui ne serions rien sans toute cette diver­si­té et toute cette inter­con­nec­ti­vi­té éner­gé­tique et matérielle.

    Réponse
  43. Furax

    @ EFFAB

    Je pense que ça ne pour­ra pas se faire légi­ti­me­ment et paci­fi­que­ment, car la loi c’est eux et la force c’est aus­si eux.

    Ils iront jus­qu’à infil­trer des mer­ce­naires par­mi nous pour faire acte de vio­lence et ain­si jus­ti­fier de vio­lentes représailles.

    Je pense qu’il faut faire comme eux, le fait de nous mépri­ser nous a ren­dus impuis­sants, alors méprisons-les.

    Il nous faut struc­tu­rer sans eux le monde que l’on veut, les moyens de com­mu­ni­ca­tion nous per­mettent main­te­nant de nous éman­ci­per de ses repré­sen­tants malsains.

    Bâtis­sons-le étape par étape, à échelle humaine, à échelle locale, à échelle démo­cra­tique, la démo­cra­tie com­men­ce­ra quand les com­munes se libé­re­ront du pou­voir cen­tra­li­sé de la nation.

    Eux, ils œuvrent pour que l’U.E afflige aux nations, ce que les nations affligent aux com­munes. Pro­fi­tons de cette période fra­gi­li­sée par cette tran­si­tion, pour que les com­munes se libèrent de l’in­gé­rence de l’empire .

    Uti­li­sons les réseaux sociaux comme repré­sen­tants poli­tiques. Nous sommes les piliers de leur pou­voir, plus nous nous pas­se­rons d’eux, plus ils per­dront en puissance.

    Votez blanc aux déci­sions natio­nales, agir loca­le­ment pour que com­munes et arron­dis­se­ments s’o­rientent vers une poli­tique vrai­ment démo­cra­tique, œuvrer contre tout sabor­de­ment des ser­vices publics et la dila­pi­da­tion du patri­moine, orga­ni­ser des mani­fes­ta­tions, lan­cer des son­dages ou des pétitions…

    Réponse
  44. Alix

    Per­so je pense que ce que décrit Furax est la meilleure solution.
    Depuis le temps qu’ils abusent des peuples, ils en ont venu venir des pro­tes­ta­tions, des mani­fes­ta­tions et sans doute des pré­mé­di­ta­tions de coups d’Etat.
    En plus d’a­voir la force de leur côté, ils ont cer­tai­ne­ment de l’a­vance sur nous à ce niveau-là éga­le­ment. J’i­ma­gine que tout cela se trans­met aisé­ment dans leur milieu.
    J’opte donc plu­tôt pour un encer­cle­ment paci­fique de l’en­ne­mi, petit à petit, par recon­quête des ter­ri­toires. Mais tout ceci selon moi se passe sur­tout sur le plan idéo­lo­gique avec décon­ta­mi­na­tion des esprits.

    Réponse
  45. Furax

    Les torts que cause le car­rié­risme de nos poli­ti­ciens jus­ti­fient à eux seuls la néces­si­té de la non-pro­fes­sion­na­li­sa­tion de nos politiciens.

    Il faut que les postes tenus au ser­vice de la nation soient des fonc­tions limi­tées dans le temps, comme l’é­tait le ser­vice militaire.

    Un gou­ver­ne­ment de conscrits ne pour­ra pas per­ver­tir la fonc­tion. Non ?

    On peut envi­sa­ger que nos poli­ti­ciens soient des appe­lés, et auraient comme reve­nu la même cou­ver­ture sociale que le congé parental 😉

    Réponse
  46. Sam

    « Un gou­ver­ne­ment de conscrits », « que nos poli­ti­ciens soient des appe­lés »…

    … Wow, ça me branche ! ça y en a du très bon vocabulaire.

    Réponse
  47. Furax

    Puisque le gou­ver­ne­ment fran­çais et le gou­ver­ne­ment euro­péenne sont lâche et cor­rom­pus. Nous citoyens, invi­tons-nous à la table des négo­cia­tions com­mer­ciales et diplo­ma­tiques, boy­cot­tons au maxi­mum le made in USA ! LIBEREZ-VOUS !

    Réponse
  48. Furax

    Péti­tion signée et pla­car­dé sur mon blog et mur FB.

    Réponse
  49. EFFAB

    Chem­trails et Cause des causes, même enjeu, même combat…

    Au plai­sir, FURAX

    Réponse
  50. Furax

    Trois pays lati­no-amé­ri­cains, le Vene­zue­la, le Nica­ra­gua et la Boli­vie, sont prêts à l’ac­cueillir…( Aucun pays démo­cra­tique européen )

    Le gou­ver­ne­ment du Nica­ra­gua a révé­lé same­di soir qu’Ed­ward Snow­den avait expli­qué, dans une lettre de demande d’a­sile, sa crainte de ne pas être jugé de façon équi­table aux États-Unis.

    « Moi, Edward Snow­den, citoyen des Etats-Unis, vous écris pour deman­der l’a­sile à la répu­blique du Nica­ra­gua étant don­né le risque que je cours d’être pour­sui­vi par le gou­ver­ne­ment et ses agents » pour avoir révé­lé le pro­gramme amé­ri­cain secret de sur­veillance des com­mu­ni­ca­tions mon­diales, écrit l’ex-consul­tant de l’A­gence de la sécu­ri­té natio­nale (NSA).

    « Etant don­né les cir­cons­tances, il est impro­bable que j’aie un pro­cès juste ou que je sois trai­té de façon conve­nable avant le pro­cès, et je risque la pri­son à vie ou même la mort », écrit Snow­den dans cette lettre. Il estime que son cas est « très sem­blable à celui du sol­dat amé­ri­cain Brad­ley Man­ning », accu­sé d’a­voir com­mu­ni­qué quelque 700 000 docu­ments confi­den­tiels au site Wiki­Leaks et qui a été empri­son­né et trai­té de manière « inhu­maine », selon Snow­den. « Cer­taines des accu­sa­tions pré­sen­tées à mon encontre par le minis­tère amé­ri­cain de la jus­tice se rap­portent à la loi sur l’es­pion­nage de 1917, qui pré­voit pour cer­taines d’entre elles la pri­son à vie »

    Réponse
  51. Furax

    Nous sommes Edward Snowden !

    Réponse
  52. Étienne

    Bas les pattes devant Snow­den, Man­ning, Assange et les résis­tants au techno-totalitarisme

    mar­di 18 juin 2013 par Pièces et main d’œuvre

    http://​www​.pie​ce​set​main​doeuvre​.com/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​r​e​s​u​m​e​&​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​421

    Nul ne peut plus nier ce que les oppo­sants à la tyran­nie tech­no­lo­gique dénoncent depuis des années : les objets intel­li­gents qui enva­hissent nos vies (ordi­na­teurs, Inter­net, télé­phones mobiles et smart­phones, GPS) donnent au pou­voir les moyens de la sur­veillance généralisée.

    En dévoi­lant des docu­ments secrets, un ex-agent amé­ri­cain révèle que la NSA (Agence natio­nale de sécu­ri­té) espionne les inter­nautes du monde entier, dans le cadre du pro­gramme clan­des­tin « Prism » mis en place par George Bush et pour­sui­vi par Barak Oba­ma. Sont visés les uti­li­sa­teurs d’Internet et des « réseaux sociaux » (Google, Face­book, Apple, You­tube, Yahoo, Skype, Drop­Box, Micro­soft, AOL) soit, à l’ère numé­rique, à peu près tout le monde.

    Les esprits forts diront qu’ils le savaient déjà. Les esprits forts savent tou­jours tout. Edward Snow­den, lui, prouve ce qu’il dit. Et les médias du monde entier ne peuvent faire autre­ment que de publier ses décla­ra­tions, alors que les dénon­cia­tions des esprits cri­tiques res­taient confi­nées et refou­lées à quelques milieux restreints.

    Edward Snow­den agit sans le sou­tien d’aucune orga­ni­sa­tion, d’aucun par­ti, d’aucun col­lec­tif. Heu­reu­se­ment – il n’aurait rien fait. Son geste relève de ce qu’Orwell nom­mait la « décence ordi­naire ». « Je ne peux, en mon âme et conscience, lais­ser le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain détruire la vie pri­vée, la liber­té d’Internet et les liber­tés essen­tielles pour les gens tout autour du monde au moyen de ce sys­tème énorme de sur­veillance qu’il est en train de bâtir secrè­te­ment. » (1) À 29 ans, il sacri­fie sa car­rière et sa vie per­son­nelle, choi­sit la déser­tion, risque la pri­son pour tra­hi­son (comme le sol­dat Man­ning, auteur des fuites vers Wiki­leaks) voire un « acci­dent ». Il affronte seul les ser­vices secrets de la pre­mière puis­sance mondiale.

    En France depuis le 10 juin 2013, aucune des orga­ni­sa­tions qui, avant ou depuis le meurtre de Clé­ment Méric, clament l’urgence de la « lutte anti­fas­ciste », n’a pris la défense de Snow­den. Aucune mani­fes­ta­tion de sou­tien, aucun com­mu­ni­qué, aucun appel contre la sur­veillance totale, y com­pris celle de la DGSE fran­çaise (ser­vices secrets exté­rieurs), com­pa­rée par un ex-agent à une « pêche au cha­lut ». (2) À ce jour, le seul appel pour l’asile poli­tique de Snow­den en France émane de Marine Le Pen. Un coup de pub dont le Front de Gauche n’a pas été capable.

    Edward Snow­den : « Ma grande peur concer­nant la consé­quence de ces révé­la­tions pour l’Amérique, c’est que rien ne chan­ge­ra. [Les gens] ne vou­dront pas prendre les risques indis­pen­sables pour se battre pour chan­ger les choses… Et dans les mois à venir, les années à venir, cela ne va faire qu’empirer. [La NSA] dira que… à cause de la crise, des dan­gers aux­quels nous devons faire face dans le monde, d’une nou­velle menace impré­vi­sible elle a besoin de plus de pou­voirs, et à ce moment-là per­sonne ne pour­ra rien faire pour s’y oppo­ser. Et ce sera une tyran­nie clé-en-main. »

    Snow­den a rai­son. En France, le rétro-fas­cisme à front bas et crâne ras, qu’on recon­naît au pre­mier coup d’œil, obsède l’anti-fascisme rétro, patri­mo­nial et pav­lo­vien, tout ému de com­battre la bête immonde qu’on lui a tant racon­tée et qu’il croit connaître. Il est vrai qu’ils par­tagent quel­que­fois les mêmes goûts en matière de look et de dress code. Les skin­heads, c’est quand même plus simple que les RFID et la « pla­nète intel­li­gente » d’IBM. Dénon­cer « les ori­gines fran­çaises du fas­cisme » (Zeev Stern­hell, Là-bas si j’y suis, France Inter) et « le retour des années 1930 » (Le Nou­vel Obser­va­teur et cie), c’est plus facile que de s’attaquer au tech­no-tota­li­ta­risme. D’autant que celui-ci est pour­voyeur d’emplois et de crois­sance éco­no­mique, donc « pro­gres­siste » et « de gauche ». Qu’importe que 64 mil­lions de mou­tons soient pucés, tra­cés et pro­fi­lés, si la filière micro-élec­tro­nique pros­père, de STMi­croe­lec­tro­nics à Gem­plus et Thales. Pour Pierre Gat­taz, nou­veau pré­sident du Medef, et le lob­by de l’industrie élec­tro­nique : « La sécu­ri­té est très sou­vent vécue dans nos socié­tés démo­cra­tiques comme une atteinte aux liber­tés indi­vi­duelles. Il faut donc faire accep­ter par la popu­la­tion les tech­no­lo­gies uti­li­sées et par­mi celles-ci la bio­mé­trie, la vidéo­sur­veillance et les contrôles. » (3)

    Per­sonne pour s’aviser que nous ne sommes pas dans les années 1930. Qu’après des décen­nies d’accélération tech­no­lo­gique, à l’heure de la conten­tion élec­tro­nique, le « fas­cisme » aus­si s’est moder­ni­sé. Il n’a plus le visage du Dic­ta­teur. Même plus celui de Big Bro­ther. Mais celui des myriades d’actionneurs, cap­teurs, nano-pro­ces­seurs, data­cen­ters, super-cal­cu­la­teurs, Lit­tle Bro­thers, qui maillent, struc­turent, activent et pilotent la socié­té de contrainte.

    Les docu­ments publiés par Snow­den confirment ce que nous avons décrit de la police des popu­la­tions à l’ère tech­no­lo­gique. (4) La presse fait mine de décou­vrir l’espionnage par Inter­net. Quitte, comme le site du Monde, à le faire sous une ban­nière publi­ci­taire pour IBM et « la pla­nète intel­li­gente ». C’est-à-dire, le pro­jet de puçage élec­tro­nique de chaque chose et chaque être sur Terre, via des puces com­mu­ni­cantes. Le pro­jet, bien avan­cé, d’un Inter­net des objets, élar­git le réseau à chaque objet et être vivant pucé, qui nous inter­con­necte (nous incar­cère) en per­ma­nence avec notre envi­ron­ne­ment (notre cage). Un filet élec­tro­nique dont il sera impos­sible de s’extraire. Si les révé­la­tions de Snow­den vous émeuvent, « la pla­nète intel­li­gente » d’IBM vous gla­ce­ra. (5)

    Pen­dant que les attar­dés lèvent le poing, farouches et déter­mi­nés contre le spectre « des heures les plus sombres de notre His­toire », le pou­voir res­serre le filet élec­tro­nique. Avec l’approbation béate de la majo­ri­té « parce que la tech­no­lo­gie, tout dépend de ce qu’on en fait. »

    « Ain­si donc, notre géné­ra­tion du lien social et du réseau vir­tuel, notre géné­ra­tion qui a fait tom­ber des dic­ta­tures par la force de baïon­nettes infor­ma­tiques, notre géné­ra­tion devra, donc, comme les autres, payer le prix du sang et apprendre, comme les autres, que l’engagement est un risque, une créance prise sur la vie, une créance que les plus cou­ra­geux et les plus inno­cents paient et rem­boursent de leur mort. » (6) Il y a dans ces lignes des condis­ciples de Clé­ment Méric tout l’aveuglement de l’époque sur elle-même.

    Pas­sons sur cette « géné­ra­tion », qui confond « lien social » et laisse élec­tro­nique – après tout, elle n’a rien connu d’autre et ses men­tors la main­tiennent dans sa niaiserie.

    Face­book n’a pas plus balayé Ben Ali et Kadha­fi, (7) que les abru­tis de Troi­sième Voie et des Jeu­nesses Natio­na­listes Révo­lu­tion­naires ne menacent la démo­cra­tie. « Une mou­vance qui comp­te­rait 1000 adhé­rents et 4000 sym­pa­thi­sants selon son chef. Mais 500 selon les auto­ri­tés. » (8) « Les JNR, tota­le­ment dévouées à sa per­sonne (NdA : de Serge Ayoub, leur chef), mais qui ont très peu à voir avec un quel­conque mili­tan­tisme poli­tique ». (9) « Il est impos­sible de décrire Troi­sième Voie comme un groupe de com­bat ou sédi­tieux » (Jean-Yves Camus, spé­cia­liste de l’extrême-droite). (10) « Ce sont des jeunes extrê­me­ment pré­ca­ri­sés issus de familles très popu­laires avec des parents béné­fi­ciant des aides sociales. Ils ont un faible niveau de diplôme (…) En fait, ils appar­tiennent au sous-pro­lé­ta­riat des zones rurales et péri-urbaines. Ils ont gran­di dans des familles où, le plus sou­vent, un seul des parents tra­vaille. Quand ils n’ont pas été éle­vés au sein de familles mono­pa­ren­tales avec leur mère dans une grande pré­ca­ri­té » (Sté­phane Fran­çois, his­to­rien). (11)

    Ils sont, en somme, le pen­dant rural des délin­quants de ban­lieue. De ceux qui, en sep­tembre 2012, mas­sa­crèrent Kevin et Sofiane à la Vil­le­neuve d’Echirolles, parce qu’ils étaient d’un quar­tier dif­fé­rent. Même pro­fil socio-éco­no­mique. Ni plus avi­sés, ni moins vio­lents, non moins déstruc­tu­rés par la défer­lante des écrans et la dis­so­lu­tion du tis­su social. Des exclus des métro­poles high-tech et de la com­pé­ti­tion inter­na­tio­nale, comme eux tra­his par la gauche. Pas plus que pour les délin­quants, leur condi­tion n’excuse leurs gestes. Pas plus que les délin­quants, ils n’incarnent le « renou­veau fasciste ».

    Mais ils sont plus spec­ta­cu­laires et moins vir­tuels que le tech­no-tota­li­ta­risme et, par­tant, plus faciles à dési­gner. « La grande nou­veau­té est que, grâce à Inter­net, cer­tains infor­ma­ti­ciens ont les moyens d’imposer leur vision du monde au reste de la popu­la­tion. Au lieu d’écrire des essais phi­lo­so­phiques dans l’espoir d’influencer les géné­ra­tions futures, ils réa­lisent leur pro­jet de socié­té. Le fait d’être d’accord ou non avec eux est sans objet, car ils ont déjà rap­pro­ché le monde de leur idéal » (Chris­to­pher Soghoian, mili­tant amé­ri­cain de la pro­tec­tion de la vie pri­vée). (12) La tyran­nie tech­no­lo­gique est plus per­sua­sive et redou­table que 500 brutes alcoo­li­sées. Elle exige de ses oppo­sants plus que du pathos et des pos­tures. Com­battre le tech­no-tota­li­ta­risme, c’est-à-dire l’attaque la plus per­for­mante contre notre liber­té et contre la pos­si­bi­li­té de choi­sir ce qui nous arrive, impose l’effort de com­prendre la nature de cette attaque, et ses spé­ci­fi­ci­tés. Nous ne sommes pas dans les années 1930 ; il nous faut pen­ser notre époque pour affron­ter notre enne­mi actuel, et non les ava­tars du passé.

    Entiers et naïfs, nous pen­sons que le secret est de tout dire. Et donc, quel que soit le mépris dans lequel les tiennent les beaux esprits, nous ne pou­vons qu’approuver et sou­te­nir ceux qui par leurs actes indi­vi­duels livrent au public les preuves de sa ser­vi­tude et tentent d’éveiller sa conscience. On ver­ra ce que le public et ceux qui parlent en son nom font de ces révé­la­tions. Si peu d’illusions qu’on se fasse sur une socié­té qui a accep­té avec enthou­siasme depuis des années une telle déchéance, il est sûr qu’on n’a aucune issue à attendre d’un « enca­dre­ment légis­la­tif » de type CNIL mon­dia­li­sée, pas plus que d’une sur­en­chère tech­no­lo­gique pour cryp­ter ses com­mu­ni­ca­tions élec­tro­niques et fabri­quer soi-même ses logi­ciels « libres », ni d’une énième bouillie citoyen­niste pour assu­rer la veille de notre désastre.

    Il n’est pas sûr qu’il y ait d’issue, ni que celle-ci dépende de nous. S’il y en a une, on ne peut la trou­ver à par­tir d’élucubrations nos­tal­giques et com­plai­santes, mais seule­ment à par­tir d’une conscience vraie de notre situation.

    Comme disait le fon­da­teur d’IBM : – Think.

    ***

    NOTES :
    – (1) Le Monde, 11/06/2013
    – (2) Le Monde, 12/06/2013
    – (3) Livre bleu du GIXEL (Grou­pe­ment des indus­tries de l’interconnexion, des com­po­sants et des sous-ensembles élec­tro­niques) sur le déve­lop­pe­ment de la filière élec­tro­nique, 2004. Voir aus­si RFID : la police totale, le film, par Sub­ter­fuge et Pièces et main d’œuvre (http://​www​.pie​ce​set​main​doeuvre​.com/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​r​e​s​u​m​e​&​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​313)
    – (4) cf Ter­reur et pos­ses­sion, enquête sur la police des popu­la­tions à l’ère tech­no­lo­gique, Pièces et main d’œuvre (L’Echappée, 2008)
    – (5) cf « IBM et la socié­té de contrainte », in L’Industrie de la contrainte, Pièces et main d’œuvre (L’Echappée, 2011)
    – (6) Libé­ra­tion 10/06/2013
    – (7) cf L’emprise numé­rique, C. Bia­gi­ni (édi­tions l’Echappée, 2013)
    – (8) Libé­ra­tion 14/06/2013
    – (9) Le Monde, 11/06/2013
    – (10) Libé­ra­tion, 14/06/2013
    – (11) Id.
    – (12) Le Monde, 17/11/2012

    Source :
    http://​www​.pie​ce​set​main​doeuvre​.com/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​p​a​g​e​=​r​e​s​u​m​e​&​i​d​_​a​r​t​i​c​l​e​=​421

    Réponse
  53. EFFAB

    Un tout petit résu­mé de ce qui se dit sur ces news, FURAX, si cela était possible ?…

    Mer­ci

    Réponse
  54. Furax
  55. EFFAB

    Mer­ci FURAX !

    Réponse
  56. Furax
  57. Ana Sailland

    😉 Les gens qui ne sont pas fichés sont les plus sus­pects, car ça prouve qu’ils sont habiles à se cacher et bien équi­pés pour ce faire. 😉

    Réponse
  58. J-Stéphane

    Bon­jour,

    #Snow­den, #Assange : cette France qui conchie ses prin­cipes fondateurs

    dimanche 4 août 2013
    Par Bluetouff

    Nous vous avons expli­qué com­ment Ame­sys avait réus­si son petit tour de passe passe pour exi­ler (tout en en gar­dant la pro­prié­té) Eagle, son outil de sur­veillance de masse aux Émi­rats Arabes Unis, il y a quelques mois de ça. Aujourd’hui en refu­sant d’accorder à Edward Snow­den l’asile poli­tique, ou du moins en mon­trant une grande fri­lo­si­té à se poser la ques­tion, la France conchie les liber­tés fon­da­men­tales ins­crites dans sa Consti­tu­tion, elle conchie ce qui est cen­sé être notre ciment social.

    Comme Julian Assange, Edward Snow­den est phy­si­que­ment mena­cé. Les infor­ma­tions qu’ils ont révé­lé sont clas­si­fiées aux USA et au motif du délit de « conspi­ra­cy » et d’espionnage, tous deux risquent la peine de mort, au mieux, comme le pré­voit le Patriot Act, de finir leurs jours à Guan­ta­na­mo, sans même être jugés. La France, sur le papier, pays des Droits de l’Homme et de la liber­té d’expression, pré­fère donc cou­vrir l’exil finan­cier et tech­no­lo­gique de ses pro­duits de sur­veillance de masse « made in France », plu­tôt que d’octroyer à ces deux per­sonnes, aux­quelles nous devons une prise de conscience mon­diale, leur droit le plus élé­men­taire : celui de vivre.

    Il faut bien com­prendre que sous notre Droit à nous, Edward Snow­den comme Julian Assange n’ont com­mis aucun délit en publiant des infor­ma­tions clas­si­fiées aux USA car elles ne le sont pas du tout en France. Du point de vue du Droit « connu » de nos citoyens (que l’on oppo­se­ra à des accords secrets), rien ne s’oppose donc à ce que Snow­den et Assange puissent béné­fi­cier de la pro­tec­tion de la France, ce serait même par­fai­te­ment légi­time, humain et dans la droite ligne des valeurs que notre Répu­blique dit défendre.

    Cette fri­lo­si­té, mise en pers­pec­tive avec la fuite incom­pré­hen­sible et inac­cep­table des acti­vi­tés d’Amesys qui lui valent pour­tant aujourd’hui une enquête pour com­pli­ci­té de tor­tures en Libye sous le régime de Kadha­fi, donne un très mau­vais signal. Si notre gou­ver­ne­ment cherche à res­sou­der les citoyens fran­çais, qu’il le fasse avec les valeurs ins­crites dans notre Consti­tu­tion. Qu’il ne se dérobe pas der­rière des accords secrets pas­sés avec les USA ou toute autre puis­sance. À l’heure où notre pays a besoin d’envoyer un mes­sage fort pour unir un pays en proie à la crise, au doute, à la défiance de la classe poli­tique, il a une occa­sion unique d’enfin par­ler d’une seule voix en fai­sant bloc der­rière des valeurs fortes, des valeurs humaines.

    Aus­si, nous pou­vons, nous devons inter­pel­ler nos élus sur cette ques­tion. Nous avons le devoir, en tant que citoyens, de com­prendre ce qui empêche notre gou­ver­ne­ment de don­ner son accord pour accueillir Edward Snow­den et Julian Assange, nous avons le devoir de lui rap­pe­ler que les valeurs de la Répu­blique ne sont pas exclu­si­ve­ment des pro­duits d’exportation.

    Source : http://​www​.alter​monde​-sans​-fron​tiere​.com/​s​p​i​p​.​p​h​p​?​a​r​t​i​c​l​e​2​3​608

    Réponse
  59. J-Stéphane
  60. J-Stéphane

    {{OHM 2013 :
    des solu­tions et outils pour un monde plus anonyme

    03 AOÛT 2013 | PAR JÉRÔME HOURDEAUX

    Lors du camp de hackers OHM 2013, qui se tient actuel­le­ment aux Pays-Bas, de nom­breuses solu­tions ont été pré­sen­tées pour assu­rer une dif­fu­sion sécu­ri­sée des infor­ma­tions, et l’a­no­ny­mat des whist­le­blo­wers. De l’ap­pli­ca­tion Android jus­qu’au pro­jet visant à « chif­frer l’en­semble du web ».}}

    Source : http://​www​.media​part​.fr/​j​o​u​r​n​a​l​/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​0​3​0​8​1​3​/​o​h​m​-​2​0​1​3​-​d​e​s​-​s​o​l​u​t​i​o​n​s​-​e​t​-​o​u​t​i​l​s​-​p​o​u​r​-​u​n​-​m​o​n​d​e​-​p​l​u​s​-​a​n​o​n​yme

    Réponse
  61. Étienne
  62. Étienne
  63. Anonymous

    « Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaines »

    Rosa LUXEMBOURG

    Réponse
  64. Ana Sailland

    Les chaînes des autres devraient nous faire bou­ger autant que si elle étaient nôtres . Au moins sautant … 

    @89 d’E­tienne,

    Je ne suis pas cer­taine que les vieux modems acous­tiques soient surveillés.

    Une clef USB scel­lée dans un mur (connec­teur dépas­sant à peine) à un endroit conve­nu peut être un bon outil …

    Réponse
  65. Pax

    Bon­jour à tous,

    Je sou­haite sou­mettre à votre saga­ci­té à tous cette petite vidéo, hau­te­ment cri­tique envers Wikileaks.

    Je suis assez d’ac­cord avec le fond des idées expri­mées, même si le coup du MK-ultra me semble cor­res­pondre au fan­tasme de deux chro­ni­queurs plu­tôt qu’à une quel­conque réa­li­té. Ou alors qu’ils four­nissent des preuves.

    Voi­là, seul, on a pas for­cé­ment beau­coup de recul, j’au­rais aimé des avis extérieurs.

    Je trou­vais inté­res­sant de faire se ren­con­trer des points de vue, a prio­ri, opposés.

    À vous !

    Réponse
  66. Étienne

    Karen Hudes employée de la Banque mondiale, 
    révèle com­ment l’élite dirige le monde

    http://​actu​wi​ki​.fr/​2​/​3​8​3​25/

    Vers une « affaire Snow­den » puis­sance 10 !

    Karen Hudes est diplô­mée de la Yale Law School et elle a tra­vaillé dans le dépar­te­ment juri­dique de la Banque mon­diale depuis plus de 20 ans. En fait, quand elle a été congé­diée pour avoir dénon­cé la cor­rup­tion à l’intérieur de la Banque mon­diale, elle occu­pait le poste de Conseillère Senior.

    Elle était dans une posi­tion unique pour voir exac­te­ment com­ment l’élite mon­diale dirige le monde , et les infor­ma­tions qu’elle révèle main­te­nant au public sont abso­lu­ment stupéfiantes .

    Selon Hudes , l’élite uti­lise un noyau très ser­ré des ins­ti­tu­tions finan­cières et des méga ‑socié­tés pour domi­ner la pla­nète. Le but est le contrôle. Ils veulent nous asser­vir tous à la dette, ils veulent asser­vir tous nos gou­ver­ne­ments à la dette, ils veulent rendre nos poli­ti­ciens accros aux énormes contri­bu­tions finan­cières qu’ils cana­lisent dans leurs cam­pagnes. Puisque l’élite détient aus­si toutes les grandes socié­tés de médias, les grands médias ne nous informent jamais de ce secret : il y a quelque chose de fon­da­men­ta­le­ment mau­vais dans la manière dont notre sys­tème fonctionne.

    Rap­pe­lez-vous, ce n’est pas une » théo­rie du com­plot » qui dit ces choses. C’est une avo­cate ‑ins­truite à Yale- qui a tra­vaillé à l’intérieur de la Banque mon­diale depuis plus de deux décen­nies. Le résu­mé qui suit de son cur­ri­cu­lum pro­vient direc­te­ment de son site …Karen Hudes a étu­dié le droit à Yale Law School et l’économie à l’Université d’Amsterdam . Elle a tra­vaillé dans l’ Export Import Bank amé­ri­caine des États-Unis de 1980–1985 et dans le dépar­te­ment juri­dique de la Banque mon­diale de 1986 à 2007 . Elle a créé le Comi­té d’ Orga­ni­sa­tion Non Gou­ver­ne­men­tale de la Sec­tion du droit inter­na­tio­nal de l’ Ame­ri­can Bar Asso­cia­tion et le Comi­té sur le mul­ti­la­té­ra­lisme et la res­pon­sa­bi­li­té des orga­ni­sa­tions inter­na­tio­nales de la branche amé­ri­caine de l’ Inter­na­tio­nal Law Asso­cia­tion. Aujourd’hui, Hudes s’évertue à dénon­cer le sys­tème finan­cier cor­rom­pu que l’élite mon­diale uti­lise pour contrô­ler les richesses du monde. Lors d’une inter­view avec le New Ame­ri­can , elle a dis­cu­té de la façon dont nous lais­sons ce groupe d’ élites de domi­ner tota­le­ment les res­sources de la pla­nète sans réagir …

    Une ancienne de la Banque mon­diale, l’avocate ex ‑Conseillère Senior Karen Hudes, affirme que le sys­tème finan­cier mon­dial est domi­né par un petit groupe de per­sonnes cor­rom­pues, avides de pou­voir, cen­trées autour de la Réserve fédé­rale amé­ri­caine pri­vée. Le réseau a aus­si pris le contrôle des médias pour cou­vrir ses crimes, a‑t-elle expli­qué . Dans une inter­view avec The New Ame­ri­can , Hudes dit que quand elle a essayé de dénon­cer les mul­tiples pro­blèmes à la Banque mon­diale, elle a été congé­diée pour ses efforts. Main­te­nant, avec un réseau de col­lègues dénon­cia­teurs, Hudes est déter­mi­née à dénon­cer et mettre fin à la cor­rup­tion. Et elle est convain­cue de la réussite.

    Citant une étude suisse explo­sive de 2011, publiée dans le Jour­nal PLoS ONE sur le » réseau de contrôle de la socié­té mon­diale », Hudes a sou­li­gné qu’un petit groupe d’entités – prin­ci­pa­le­ment des ins­ti­tu­tions finan­cières et en par­ti­cu­lier les banques cen­trales – exerce une énorme influence sur l’économie inter­na­tio­nale dans les cou­lisses . » Ce qui se passe réel­le­ment, c’est que les res­sources de la pla­nète sont domi­nées par ce groupe », a‑t-elle expli­qué, ajou­tant que les « acca­pa­reurs de pou­voir cor­rom­pu » ont réus­si à domi­ner aus­si les médias. « Ils sont auto­ri­sés à le faire. »

    Aupa­ra­vant, j’ai écrit au sujet de l’étude suisse que Hudes men­tionne. Elle a été réa­li­sée par une équipe de cher­cheurs de l’Institut fédé­ral suisse de tech­no­lo­gie à Zurich, en Suisse. Ils ont étu­dié les rela­tions entre les 37 mil­lions d’entreprises et inves­tis­seurs du monde entier, et ce qu’ils ont décou­vert, c’est qu’il ya une « super- enti­té » de seule­ment 147 méga- cor­po­ra­tions étroi­te­ment liées qui contrôlent 40 pour cent de l’ ensemble de l’économie mondiale…

    Lorsque l’équipe a démê­lé plus avant le réseau des déten­teurs, elle a trou­vé la plu­part des élé­ments lui per­met­tant de remon­ter jusqu’à une « super- enti­té » de 147 entre­prises encore plus étroi­te­ment liées – tous leurs biens étant déte­nus par d’autres membres de la super-enti­té- qui contrôle 40 pour cent de l’ensemble du réseau », explique Glatt­fel­der. La plu­part étaient des ins­ti­tu­tions finan­cières. Le top 20 inclue Bar­clays Bank , JPMor­gan Chase & Co et le groupe Gold­man Sachs.

    Mais l’élite mon­diale ne se contente pas de contrô­ler ces méga-entre­prises. Selon Hudes, elle domine éga­le­ment les orga­ni­sa­tions non élues, qui n’ont pas de compte à rendre, et qui contrôlent les finances de presque tous les pays de la pla­nète. La Banque mon­diale, le FMI et les banques cen­trales comme la Réserve fédé­rale contrôlent lit­té­ra­le­ment la créa­tion et la cir­cu­la­tion de l’argent dans le monde entier.

    Au som­met de ce sys­tème se trouve la Banque des règle­ments inter­na­tio­naux. C’est la banque cen­trale des banques cen­trales, et affi­chée ci-des­sous une vidéo où vous pou­vez regar­der Hudes disant à Greg Hun­ter de USA​Wat​ch​dog​.com ce qui suit …

    « Nous n’avons pas à attendre de qui que ce soit qu’il vire la Fed ou la Banque des règle­ments inter­na­tio­naux… Cer­tains États ont déjà com­men­cé à recon­naître argent et l’or, les métaux pré­cieux, en tant que monnaie ». 

    La plu­part des gens n’ont jamais enten­du par­ler de la Banque des règle­ments inter­na­tio­naux, mais c’est une orga­ni­sa­tion extrê­me­ment impor­tante. Dans un pré­cé­dent article, j’ai décrit com­ment cette « banque cen­trale du monde » est lit­té­ra­le­ment à l’abri des lois de tous les gou­ver­ne­ments nationaux …

    Une orga­ni­sa­tion inter­na­tio­nale extrê­me­ment puis­sante, dont la plu­part des gens n’ont jamais enten­du par­ler, contrôle secrè­te­ment la masse moné­taire du monde entier. Elle est appe­lée la Banque des règle­ments inter­na­tio­naux, et c’est la banque cen­trale des banques cen­trales. Elle est située à Bâle, en Suisse, mais elle a aus­si des suc­cur­sales à Hong Kong et à Mexi­co. Il s’agit essen­tiel­le­ment d’ une banque cen­trale non élue, qui n’a pas de compte à rendre au monde, qui béné­fi­cie de l’immunité com­plète de la fis­ca­li­té et de la légis­la­tion natio­nale. Même Wiki­pe­dia admet qu ‘«elle n’a de compte à rendre à aucun gou­ver­ne­ment natio­nal. » La Banque des règle­ments inter­na­tio­naux a été uti­li­sé pour blan­chir de l’argent pour les nazis pen­dant la Seconde Guerre mon­diale, mais ces jours-ci le but prin­ci­pal de la BRI est de gui­der et de diri­ger le centre pla­ni­fiée du sys­tème finan­cier mondial.

    Aujourd’hui, 58 banques cen­trales mon­diales appar­tiennent à la BRI, et elle a beau­coup plus de pou­voir sur la façon dont l’économie amé­ri­caine (ou toute autre éco­no­mie , d’ailleurs) se por­te­ra au cours de la pro­chaine année que n’importe quel poli­ti­cien. Tous les deux mois, les ban­quiers cen­traux du monde entier se réunissent à Bâle pour une « Réunion sur l’économie mondiale ».

    Au cours de ces réunions, des déci­sions sont prises qui affectent chaque homme, femme et enfant sur la pla­nète, et pour­tant, aucun d’entre nous n’a son mot à dire dans ce qui se passe. La Banque des Règle­ments Inter­na­tio­naux est une orga­ni­sa­tion qui a été fon­dée par l’élite mon­diale, elle fonc­tionne pour le béné­fice de l’élite mon­diale, et elle est des­ti­née à être l’une des pierres angu­laires du sys­tème éco­no­mique mon­dial naissant.

    Ce sys­tème n’est pas venu à l’existence par acci­dent. En fait, l’élite mon­diale a mis au point ce sys­tème depuis très long­temps. Dans un pré­cé­dent article inti­tu­lé « Qui dirige le monde ? Preuve qu’un noyau solide d’élitistes riches tire les ficelles », j’ai inclus une cita­tion du pro­fes­seur d’histoire Car­roll Qui­gley (Geor­ge­town Uni­ver­si­ty) tirée d’un livre qu’il a écrit déjà en 1966, dans lequel il dis­cu­tait des grands pro­jets que l’élite avait pour la Banque des règle­ments internationaux …

    Les puis­sances du capi­ta­lisme finan­cier avaient un autre but de grande enver­gure, rien de moins que de créer un sys­tème mon­dial de contrôle finan­cier dans des mains pri­vées capables de domi­ner le sys­tème poli­tique de chaque pays et l’économie du monde dans son ensemble.

    Ce sys­tème devait être contrô­lé de manière féo­dale par les banques cen­trales du monde agis­sant de concert, par des accords secrets obte­nus dans des réunions pri­vées fré­quentes et des confé­rences. Le som­met du sys­tème devait être la Banque des règle­ments inter­na­tio­naux à Bâle, en Suisse, une banque pri­vée pos­sé­dée et contrô­lée par les banques cen­trales du monde qui étaient elles-mêmes des socié­tés privées.

    Et c’est exac­te­ment ce que nous avons aujourd’hui.

    Nous avons un sys­tème de « néo – féo­da­lisme » dans lequel cha­cun d’entre nous et nos gou­ver­ne­ments natio­naux sont asser­vis à la dette. Ce sys­tème est régi par les banques cen­trales et la Banque des règle­ments inter­na­tio­naux, et il trans­fère sys­té­ma­ti­que­ment les richesses du monde de nos mains entre les mains de l’élite mondiale.

    Mais la plu­part des gens n’ont aucune idée de ce que tout cela se passe parce que l’élite mon­diale contrôle aus­si ce que nous voyons, enten­dons et pen­sons. Aujourd’hui, il y a seule­ment six socié­tés de médias géants qui contrôlent plus de 90 pour cent des nou­velles et des diver­tis­se­ments que vous regar­dez sur votre télé­vi­seur aux États-Unis.

    Source : thee​co​no​mic​col​lap​se​blog​.com via wiki​bus​terz​.com

    Réponse
  67. Grumeau

    L’»Assemblée Natio­nale« adopte 
    la col­lecte de don­nées en temps réel par l’État
    …

    « C’est dans une ambiance déten­due et dans un hémi­cycle lar­ge­ment déser­té que les dépu­tés ont adop­té ce ven­dre­di matin l’ar­ticle 13 du pro­jet de loi de pro­gram­ma­tion mili­taire, qui auto­rise Ber­cy, le minis­tère de la Défense et le minis­tère de l’In­té­rieur, à col­lec­ter des don­nées en temps réel sur les réseaux élec­tro­niques, sans aucune auto­ri­sa­tion préa­lable, et sans contrôle judi­ciaire. »

    Il s’a­git là encore d’un cas de très haute tra­hi­son de la part de nos « repré­sen­tants », pas­sé tota­le­ment inaper­çu ces jours-ci.

    Faites une croix défi­ni­tive concer­nant votre vie pri­vée sur les réseaux…
    On va tous se retrou­ver sur le Dark­net bien­tôt pour com­mu­ni­quer, ou mieux, dans la vraie vie 😉

    —————

    • Uti­li­sa­tion du réseau ano­ny­mi­sant TOR

    • TOR sur Ubun­tu et déri­vés avec Firefox

    Réponse
  68. FURAX

    Com­ment être cer­tain que der­rière chaque ter­mi­nal se poste un être humain aux commandes ? …

    Réponse
  69. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Sécu­ri­té !!

    Il faut tuer le crime avant qu’il se mani­feste, ain­si il y aura moins de victimes.

    Voi­là la brillante idée de nos élites que nous accep­tons de la sub­ven­tion­ner, punir le cri­mi­nel qui som­meille en cha­cun de nous avant qu’il ne s’exprime.

    Mais, l’in­ten­tion n’est pas un crime. Soit ! Alors, ren­dons cri­mi­nel l’acte avant-cou­reur. Mais, n’est-ce pas plu­tôt léga­li­ser le racket et rendre délin­quante sa victime ?

    Bien sûr, mais l’o­pi­nion publique est déjà bien condi­tion­né pour accep­ter de la néces­si­té de répri­man­der la poten­tia­li­té. Il est deve­nu nor­mal pour tout le monde de punir sans qu’il y est eu de préjudice.

    On punit bien l’au­to­mo­bi­liste qui n’a pas mis son cli­gno­tant ou qui a glis­sé un stop, pour­tant il n’y a aucun pré­ju­dice, juste une vic­time, l’au­to­mo­bi­liste punis.

    Ne serait-il pas plus moral et effi­cace de lui faire un aver­tis­se­ment qui archi­vé res­sor­ti­ra pour aggra­ver sa peine si par sa réci­dive il y a préjudice ?

    Main­te­nant, l’o­pi­nion publique est mûre pour que l’on géné­ra­lise la répres­sion à toutes les poten­tia­li­tés de la vie. Sera hors la loi et donc trai­té comme cri­mi­nel, toute per­sonne qui aura mani­fes­té un signe avant-cou­reur d’un crime potentiel.

    Si l’on vou­lait vrai­ment qu’il y ait moins de pré­ju­dices, il suf­fi­rait de faire régres­ser tout ce qui incite et contraint par ses actes l’in­di­vi­du à faire des pré­ju­dices. Dans la plu­part des cas inten­tion­nels, c’est très simple, il suf­fi­rait de faire des lois pour limi­ter l’a­vi­di­té, et pour les cas invo­lon­taires, il faut faire en sorte que la faci­li­té soit pour le bon sens.

    La répres­sion sur la poten­tia­li­té a pour effets d’aug­men­ter les nombres de délits et de délin­quants, de sur­char­ger et bâcler le tra­vail de la police et de la jus­tice, de rem­plir les pri­sons de cri­mi­nels poten­tiels, et de lais­ser libre des cri­mi­nels avé­rés, mais ça n’a jamais fait dimi­nuer le nombre de victimes.

    Alors dor­mez bien braves gens, vos racket­teurs veillent sur votre insé­cu­ri­té et votre argent en vous fai­sant payer votre propre cami­sole de force.

    Réponse
  70. EFFAB

    Oui, j’ai rete­nu que ce côté sombre, noir, était plu­tôt bon signe, au contraire de la blan­cheur ou du blanc de Google, mais j’é­cou­tais d’une oreille dis­traite, occu­pé dans des tâches domes­tiques^^… il y a mal­gré tout encore du bon à la radio même si France Culture elle-même donne la parole cer­taine mati­née à des ministres va-t’en guerre et des chro­ni­queurs che­vron­nés et convain­cants mais néan­moins ces chiens de gardes ou sim­ple­ment sou­cieux de leur pré carré… 

    Comme vous le dites si bien, ÉTIENNE, cer­tains ont beau être des indi­vi­dus hon­nêtes et des esprits très capables, il n’en reste pas moins toute cette part incons­ciente voire ces conflits d’in­té­rêts… ou tout sim­ple­ment se trom­per soi-même et être per­sua­dé de contraire, bien inca­pable pour ma part de savoir quoi pen­ser au juste sur un MERMET, un exemple par­mi tant d’autres.

    Réponse
  71. J-Stéphane

    L’in­ter­pré­ta­tion de l’In­ter­net Dark­net est d’une clar­té évidente.

    C’est comme dans la vie, c’est un besoin d’in­ti­mi­té, de confi­den­tia­li­té, etc.

    Com­ment des gou­ver­ne­ments qui se disent démo­cra­tique, et qui de plus sont depuis tou­jours Dark­net sur les affaires publiques, peuvent-ils dire que ceux qui se cachent ont for­cé­ment des choses à se reprocher ?

    Je dirais que c’est plus l’In­ter­net Exhi­be­net qui est dépra­vé et immoral.

    Réponse
  72. Alix

    Brouiller les moyens de com­mu­ni­ca­tion est une stra­té­gie de guerre pour affai­blir l’en­ne­mi.
    Les bases qui reçoivent et trans­mettent les signaux d’a­lerte à leur armée sur les champs de bataille sont tou­jours acti­ve­ment recher­chées, et détruites.

    Nous sommes leurs enne­mis mais ce n’est pas nou­veau, les Har­pa­gons de tout temps ont tou­jours attri­bué leur for­tune à leur mérite per­son­nel et non au tra­vail de ceux qu’ils spo­lient. Il est plus agréable de se croire méri­tant que voleur. Et lorsque les gueux se réveillent, ils n’hé­sitent pas à s’en débar­ras­ser, sachant qu’il en res­te­ra tou­jours bien assez pour conti­nuer à tra­vailler pour eux.

    Le vrai pro­blème auquel nous fai­sons face c’est l’argent, son accu­mu­la­tion et ses consé­quences sur les indi­vi­dus. Mais comme deux siècles de dis­cours libé­raux sont pas­sés par là, il est plus que dif­fi­cile à la popu­la­tion de nom­mer ses maux.

    Je ter­mine par une cita­tion qui exprime selon moi l’essentiel :

     » » L’a­va­rice étant un amour déré­glé des richesses, elle tombe dans deux sortes d’excès :

    1- Elle tient trop à conser­ver les biens qu’elle pos­sède, et il en résulte qu’elle rend insen­sible à la misère d’au­trui, parce que le cœur n’est pas adou­ci par la com­pas­sion et exci­té à user de ses richesses pour venir au secours des malheureux.

    2- L’a­va­rice tient trop à acqué­rir des biens. Sous ce rap­port, on peut la consi­dé­rer de deux manières. 
    D’a­bord, d’a­près ce qu’elle est dans l’af­fec­tion. À cet égard, elle pro­duit l’in­quié­tude, parce que l’homme se donne des sou­cis et des soins super­flus ; car l’a­vare n’est jamais ras­sa­sié, comme dit l’É­cri­ture (Eccles. V, 9). 
    Ensuite, on peut la consi­dé­rer effec­ti­ve­ment. Pour avoir le bien d’au­trui, tan­tôt elle emploie la force, ce qui appar­tient à la vio­lence, tan­tôt le dol, ce qui prend le nom de trom­pe­rie, quand il se pra­tique par parole sim­ple­ment et celui de par­jure, si on y ajoute la foi du ser­ment. Mais si le dol se com­met par des actes, il y a fraude rela­ti­ve­ment aux choses, et il y a tra­hi­son rela­ti­ve­ment aux per­sonnes, comme on le voit par l’exemple de Judas, qui tra­hit le Christ par ava­rice (IIa IIae, q. 118.a8).

    L’avarice rend témé­raire et per­ni­cieux. Cicé­ron, vivant dans un monde cor­rom­pu, n’avait pas tort de dire qu’ « ‘il n’y a pas de devoir si saint et si solen­nel que l’a­va­rice n’ait cou­tume d’a­vi­lir et de vio­ler «  »

    Cita­tion de Saint-Tho­mas, qui me fait par­fois m’in­ter­ro­ger sur la volon­té poi­gnante de la Répu­blique à laï­ci­ser le pays et à athéi­ser les esprits, depuis deux siècles également.

    Réponse
  73. EFFAB

    @108

    Je suis bien d’ac­cord avec la pre­mière par­tie, ALIX, pour ce qui est de la cita­tion de l’a­mi THOMAS, oui, j’en­tends bien aus­si, ces réa­li­tés carac­té­rielles, psy­cho­lo­giques, com­por­te­men­tales voire envi­ro­ne­men­tales, le fait d’a­voir tant souf­fert de la faim soi-même qui peut pous­ser cer­tains indi­vi­dus aux pires extrêmes, comme on peut explique tout ceci autant par le biais de la foi que celui de la rai­son, mais cet éthique, cette déon­to­lo­gie, ce recul ses propres croyances et convic­tions, comme un athée aurait tort de nier la foi d’au­trui au même titre qu’un croyant a tout se gar­der de voir le monde uni­que­ment de son seul angle de vue… comme je ne suis pas cer­tain ou détrom­pez-moi que JUDAS ait tra­hi JESUS par pure ava­rice : il me sem­blait pour l’a­voir lu et enten­du que cela était beau­coup plus idéo­lo­gique, en ce sens qu’il voyait en JESUS un révo­lu­tion­naire et le futur roi d’Is­rael, et qu’il fut plus mani­pu­lé quand il se ren­dit compte que l’am­bi­tion chris­tique était infi­ni­ment tout autre que véri­ta­ble­ment prag­ma­tique et poli­tique… mais je confonds peut-être dif­fé­rentes choses et autres sources plus ou moins exactes, moi qui ai décou­vert très récem­ment que Jean JAURES était né en 1859 et mort en 1914, moi qui le pen­sais plus contem­po­rain encore de Léon BLUM ou les avais même plus ou moins confon­dus, si je puis dire, le pre­mier étant sur­tout mort bien avant le second – sic !

    Réponse
  74. Marie

    @Alix et Effab

    je crois bien que vos deux avis se rap­prochent dans le sens où l’a­va­rice est un vice qui naît de l’égoïsme:-)

    L’a­va­rice est une espèce de peur pour soi-même de man­quer qui l’empêche de voir l’autre.

    Ou une drogue pour com­bler un vide, une insé­cu­ri­té inté­rieure profonde.

    Ce que l’a­vare ne sais pas c’est que (avare en dehors de celui qui manque vrai­ment…) la vraie sécu­ri­té vient de l’a­mour que l’on porte en soi, c’est cet amour qui nous pro­tège de nos basses pul­sions égoïstes(avec cet amour on ne peut avoir que de bonnes pen­sées et donc atti­rer à nous que le bon) avec lui on se sent par­tout chez soi, car bien accueilli 🙂

    Si l’on se dit que l’a­voir n’est rien à côté de l’être, il est plus facile de don­ner, puisqu’on accorde plus d’im­por­tance à la rela­tion à l’autre et dans le bon sens à soi-même cette fois dans une logique de vrai amour pour soi indis­pen­sable pour être bien dans la relation.

    Et moins on a plus on se rend compte de la valeur du don, de la soli­da­ri­té qui n’est réel, qu’ac­com­pa­gné d’a­mour, sinon n’est rien quand bien même ce serait de l’or que l’on recevrait.

    Je dirais que celui qui vole ne connaît pas le pro­verbe qui dit :

    Bien mal acquis ne pro­fite jamais.(et donc si il ne pro­fite pas, il devient insatiable).

    Et aus­si qu’il mécon­naît ses talents et donc ne pense qu’à prendre au lieu de mettre ceux-ci à pro­fits pour tous.

    Mais il y a aus­si la paresse,… 😉

    Tout ce que je dis est le fruit de réflexion sui­vi d’ex­pé­rience et l’in­verse, ce n’est que pas-à-pas que l’on peut vrai­ment deve­nir maître de soi-même(la vie est un appren­tis­sage), qu’im­porte que cela prenne une vie, ce qui compte c’est d’être vrai­ment heureux.

    Même si on rechute, on se relève comme l’en­fant qui apprend à marcher.

    Ce qui compte c’est le vou­loir sincère.

    Réponse
  75. Alix

    @ EFFAB,

    Je suis d’ac­cord, la faim peut conduire à des com­por­te­ments extrêmes, mais l’a­bon­dance de biens éga­le­ment. La faim conduit très sou­vent à se sou­mettre pour vivre et l’a­bon­dance (non par­ta­gée) à domi­ner pour conser­ver ou aug­men­ter sa fortune.

    Sinon à pro­pos de Judas je suis loin d’être spé­cia­liste mais j’ai enten­du la même chose que vous le concernant.

    Quant à ma remarque sur la laï­ci­té dans notre pays, si je me pose des ques­tions à ce sujet, c’est parce que le catho­li­cisme condamne expli­ci­te­ment l’u­sure. Je me demande donc dans quelle mesure son évic­tion de la vie citoyenne a per­mis à l’es­prit libé­ral de prendre son envol.

    Réponse
  76. Alix

    @ Marie, oui, c’est exac­te­ment cela. Mer­ci d’a­voir expli­qué ce qui se passe chez l’a­vare avec autant de précision.

    C’est aus­si pour cela que j’aime bien le terme « amour déré­glé » dans la cita­tion de Saint Tho­mas, car l’ob­jet d’a­mour n’est plus l’autre ou la rela­tion à l’autre mais l’argent.

    Aujourd’­hui, on remarque aisé­ment les consé­quences de tout ceci dans le chaos que nous vivons, notam­ment à tra­vers l’as­ser­vis­se­ment de la plu­part des pays du monde par la dette, les guerres de pro­fit, la cor­rup­tion des élus, l’a­vi­di­té des action­naires et des pdg des grandes entre­prises, la course au pro­fit et à l’ef­fi­ca­ci­té, la com­pé­ti­tion, la folie des spé­cu­la­teurs qui jouent sur les matières pre­mières et affament des mil­lions d’in­di­vi­dus à tra­vers le monde…

    Bref, le tableau est sombre, la ques­tion étant : y a ‑t-il un moyen de leur faire entendre rai­son ? Ca me paraît difficile…

    Réponse
  77. Marie

    J’ai pu obser­ver plu­sieurs cas d’a­va­rice et consta­ter que ce ne sont pas néces­sai­re­ment de mau­vaises per­sonnes, ce sont sou­vent des per­sonnes ayant man­qué de ten­dresse et d’a­mour dans leur enfance.
    Il y a bien un manque, mais pas celui qu’elles croient.

    Réponse
  78. Anonymous

    Y a aus­si l’a­va­rice veineuse. 😉

    Réponse
  79. Marie

    mais pas veinarde 😉

    Réponse
  80. EFFAB

    Quant à ma remarque sur la laï­ci­té dans notre pays, si je me pose des ques­tions à ce sujet, c’est parce que le catho­li­cisme condamne expli­ci­te­ment l’u­sure. Je me demande donc dans quelle mesure son évic­tion de la vie citoyenne a per­mis à l’es­prit libé­ral de prendre son envol.

    @111, ALIX

    Oui, le catho­li­cisme est bien mal­me­né ces der­niers temps, à tort et à rai­son, je dirais… et moi qui ai lu der­niè­re­ment que tout dieu mono­théiste est une pure créa­tion ou cette usur­pa­tion de ce Prin­cipe onto­lo­gique en nous, cet Infi­ni, cet Abso­lu, cette ultime ou pleine réa­li­té qui nous englobe et qui nous dépasse, et deve­nant très cri­tique moi-même contre l’E­glise, je m’a­per­çois peu à peu que les choses sem­ble­raient infi­ni­ment plus com­plexes et qu’on ne peut nier les fon­da­men­taux évan­gé­liques et chré­tiens ni la foi et cette éthique exis­ten­tielle qui sont le quo­ti­dien de tant de croyants… ce qui m’a­mène à être plus modé­ré que je ne l’é­tais jus­qu’a­lors, admi­ra­tifs de ces familles qui ont bien pris la mesure de leur foi et cet amour au quo­ti­dien, ne prô­nant ces valeurs tra­di­tion­nelles que parce qu’elles sont cette garan­tie, cette réa­li­té et ce refuge, cette force face à ce monde insé­cu­ri­taire et déna­tu­ré, délu­ré, obsé­quieux et criminel.

    Peut-être que ce Dieu n’a pas la forme qu’ils lui donne, mais cet esprit d’a­mour et de com­pas­sion a au moins le mérite du dés­in­té­rêt et de l’in­té­gri­té, ces valeurs qui sont en géné­ral à l’op­po­sé de tout libé­ra­lisme et autres dérives sectaires.

    Réponse
  81. Alix

    @ Effab, j’en suis en fait exac­te­ment au même point, avec le même constat.

    @ Marie, alors je pro­pose un autre tirage au sort par­mi les citoyens, afin de dési­gner ceux qui auront pour mis­sion d’al­ler répa­rer les désordres affec­tifs mondiaux 😉

    Réponse
  82. Marie

    Bah y en a pas tant que ça 😉

    Réponse
  83. Étienne

    Géo­lo­ca­li­sa­tion : La NSA suit à la trace 
    des cen­taines de mil­lions de télé­phones portables 

    Espion­nage de la NSA : Les télé­phones por­tables aussi…

    http://www.20minutes.fr/high-tech/1259273–20131205-geolocalisation-nsa-suit-a-trace-centaines-millions-telephones-portables

    ATTENTION :

    Ne pas perdre son temps sur la lutte contre ceci qui n’est qu’une conséquence ;
    ne pas perdre de vue que, comme partout : 

    • le pro­blème, c’est que nous n’a­vons pas de Consti­tu­tion (parce que nous avons démis­sion­né de notre puis­sance constituante) 

    et que

    • la solu­tion, c’est de muter et deve­nir (vite et nom­breux) des citoyens constituants.

    Com­ment ça « tu radotes » ?

    mmmm … c’est peut-être vrai, OK 🙂

    Réponse
  84. Marie

    est-ce qu’ils se servent aus­si des camé­ras sur le gsm…? Què misère ! ;-(

    Réponse
  85. Étienne

    Des camé­ras, je ne sais pas, 
    mais du micro ça c’est certain. 
    Nos télé­phones modernes sont des micros constam­ment à l’é­coute de tout, en secret (en tapi­nois comme dirait Guillemin).

    Réponse
  86. Marie

    Trop tard, j’a­vais pas lu la suite.
    C’est vrai, ça le tsu­na­mi avance, mais c’est une consé­quence, donc concen­tra­tion sur la trans­for­ma­tion avant tout:-)

    Réponse
  87. Marie

    Per­so, il est sou­vent éteints à cause des rayon­ne­ment, pcq j’ai les neu­rônes que j’ai alors je fais attention;-)

    Réponse
  88. Marie

    je me disais bien aus­si que les infos et les idées cir­cu­laient deplus en plus vites…

    Réponse
  89. Marie

    Dans les res­tos y en a aus­si des camé­ras, alors peut-être auu­si du micro pen­dant que l’on mange et que l’on fait ses petites confidences…ça n’est plus de la para­no, ça devient le quo­ti­dien aujourd’­hui et légalisé…

    Réponse
  90. Ana Sailland

    Je n’ai pas de télé­phone portable !

    Et quand je vais en Bro­cé­liande ou Car­nutes, sur la route, je paye en liquide.

    Pour nous concer­ter, et pour faire virus, nous devons accep­ter qu’ils sachent ce qu’on se dit. Pas besoin qu’en plus ils sachent ce qu’on fait !!!

    Je me sou­viens de quelques télé­phones mati­naux des RG qui vou­laient en savoir plus. C’é­tait poilant 🙂

    Réponse
  91. Alix

    A pro­pos de la NSA, juste envie de dire, concen­trons-nous effec­ti­ve­ment sur le mes­sage des GV, tout sim­ple­ment parce qu’i­ci ça fait des années que les RG sur­veillent qui ils veulent quand ils veulent, rien de nou­veau là-dedans, et que si le pro­ces­sus s’é­tend à grande échelle, ils ne trou­ve­ront rien d’autre qu’un mécon­ten­te­ment clair et rabâ­ché un peu par­tout par tout le monde…

    Nous sommes plus nom­breux, nous avons majo­ri­tai­re­ment com­pris ce qui se passe, et nous sommes tout comme eux en droit de déci­der pour nos vies, notre pré­sent et notre futur.

    La situa­tion que nous vivons me fait sou­vent pen­ser à ce qui se passe par­fois au col­lège, lorsque des élèves un peu plus bru­taux, plus bêtes ou plus « grandes gueules » que les autres se mettent à mar­ty­ri­ser d’autres élèves, en géné­ral plus timides, plus effa­cés ou plus mesu­rés qu’eux.
    Ces per­sé­cu­tions peuvent durer des mois, voire des années, tant que l’en­fant per­sé­cu­té se laisse inti­mi­der par
    ses bour­reaux. En revanche, dès que ce der­nier ne se laisse plus faire (ce qui arrive lors­qu’un cer­tain ras le bol est atteint), dès qu’il cesse de craindre les coups, les insultes et ce qui pour­rait bien lui arri­vait de mal, ses bour­reaux changent d’at­ti­tude à son égard et les per­sé­cu­tions s’arrêtent.

    Il me semble que dans l’His­toire, lorsque la pres­sion monte, les « domi­nants » sont plus enclins à deve­nir des tyrans, voire des sadiques, et les « domi­nés » des maso­chistes, dans le sens où ils acceptent gra­duel­le­ment ce que leur imposent leurs bourreaux.

    Ceci conduit en géné­ral à une aggra­va­tion de la situa­tion, où l’on monte cres­cen­do en vio­lence, ain­si qu’à une défi­gu­ra­tion de la digni­té humaine, d’un côté comme de l’autre.

    Si nous pou­vions quit­ter une fois pour toute ce petit jeu sado-maso en tra­vaillant tous sur le sen­ti­ment d’in­ti­mi­da­tion et l’é­mo­tion de la peur, j’a­voue que ça me ferait gran­de­ment plaisir 🙂

    Réponse
  92. J-Stéphane

    Démo­cra­tie repré­sen­ta­tive ; opa­ci­té des repré­sen­tants et trans­pa­rence du peuple.

    Réponse
  93. J.C

    @ Etienne

    On est deve­nu plein à deve­nir des citoyens consti­tuants et main­te­nant qu’est-ce qu’on fait ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  94. J.C

    Par­don, il fal­lait comprendre :

    On est plein à être deve­nu des citoyens consti­tuants et main­te­nant, qu’est-ce qu’on fait ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  95. J-Stéphane

    Les révo­lu­tions vio­lentes sou­lagent un ins­tant et n’ont jamais été béné­fiques au peuple.

    Pour ces rai­sons la pro­chaine révo­lu­tion se devra d’être révolutionnaire.

    Réponse
  96. EFFAB

    @130

    Nous ne sommes pas encore plein à être deve­nu des citoyens consti­tuants, alors ne met­tons pas la char­rue avant les boeufs. Quant au futur de la chose, alors le plus dur sera fait, crois-moi, le reste n’é­tant qu’op­ter pour les bons choix et les bons méca­nismes, et je crois qu’il y a suf­fi­sam­ment d’in­tel­li­gences et de bonnes volon­tés qui étu­dient et ont étu­dié ceci, dans les grandes lignes comme dans les moindres détails. A la volon­té géné­rale de choi­sir alors par­mi les meilleurs pro­po­si­tions consti­tu­tives et institutionnelles.

    @131

    Oui, pas mal… cela rejoint ce que j’ai enten­du ce main sur France Culture, à pro­pos d’une cita­tion de Nel­son Man­de­la… mais je la retrouve pas, enfin, cela disait à peu près ceci : Je serai contre les noirs après avoir été contre les blancs.

    j’aime bien celle-là : « Je ne suis pas vrai­ment libre si je prive quel­qu’un d’autre de sa liber­té. L’op­pri­mé et l’op­pres­seur sont tous deux dépos­sé­dés de leur humanité. »

    Celle-ci qui nous concerne tous : « Aucun de nous, en agis­sant seul, ne peut atteindre le succès. »

    Celle-là qui devrait ren­for­cer les convic­tions d’E­TIENNE, si besoin était encore^^ : « Sou­vent, les révo­lu­tion­naires d’au­tre­fois ont suc­com­bé à l’ap­pât du gain, et se sont lais­sés prendre à la ten­ta­tion de confis­quer des res­sources publiques pour leur enri­chis­se­ment personnel. »

    Cette autre qui me parle infi­ni­ment : « La poli­tique peut être ren­for­cée par la musique, mais la musique a une puis­sance qui défie la politique. »

    A médi­ter, à bien réflé­chir là-des­sus, en avoir bien conscience : « Un com­bat­tant de la liber­té apprend de façon bru­tale que c’est l’op­pres­seur qui défi­nit la nature de la lutte, et il ne reste sou­vent à l’op­pri­mé d’autre recours que d’u­ti­li­ser les méthodes qui reflètent celles de l’op­pres­seur. »… Evi­dem­ment, entre le pays des Bisou­nours irré­mé­dia­ble­ment paci­fistes et ce pon­cif qui vou­drait que la fin jus­ti­fie les moyens, il y a là toute une palette de choix et d’actions_comme il nous appar­tient de redé­fi­nir ce monde et cette approche plus res­pec­tueuse et plus consé­quente et c’est bien pour cela, repre­nant les mots de J‑STEPHANE :

     »Les révo­lu­tions vio­lentes sou­lagent un ins­tant et n’ont jamais été béné­fiques au peuple.

    Pour ces rai­sons la pro­chaine révo­lu­tion se devra d’être révolutionnaire. »

    Nous sommes bien tous d’accord.

    (cita­tions de Nel­son Man­de­la – http://​evene​.lefi​ga​ro​.fr/​c​i​t​a​t​i​o​n​s​/​n​e​l​s​o​n​-​m​a​n​d​ela)

    Réponse
  97. Ana Sailland

    « Nous sommes bien tous d’ac­cord » »> Dou­ce­ment svp 🙂

    Réponse
  98. Marie

    Ce ne sont pas les hommes cor­rom­pus qu’ils faut pendre mais bien ces mégas-ordinateurs(les plus impor­tants) qu’il faut détruire, c’est le pou­mon, le coeur du nerf de la guerre, son outil poin­tu dont il faut se déba­ras­ser pour leur reti­rer leur arme de contrôle…

    Réponse
  99. EFFAB

    Evi­dem­ment, MARIE, il n’est plus là ques­tion de pendre qui que ce soit et Gol­frey BLOOM parle plus au figu­ré qu’autre chose !

    C’est bien plu­tôt un sys­tème idéo­lo­gique et éco­no­mique à remettre en cause, tout comme peut-être ces méga-ordi­na­teurs mais sur­tout pas l’u­ti­li­sa­tion de l’in­for­ma­tique et tout ce qu’une uti­li­sa­tion judi­cieuse, locale et consé­quente peut appor­ter en solu­tions et en com­mo­di­tés au quo­ti­dien : la tech­no­lo­gie ne ser­vant mieux l’hu­main et la socié­té que quand elle est abor­dable à tous et com­plé­men­taire dans cette appré­hen­sion du monde et ce tra­vail en com­mun ; un outil fan­tas­tique, en par­tie éman­ci­pa­teur puisque vec­teur d’in­for­ma­tion, de par­tage et de connais­sances, mais un ‘outil’, rien de plus, tel un magni­fique Erard en aca­jou de 1905 ou cette pré­fé­rence d’un Berch­stein, indis­pen­sables tous les deux pour le pia­niste mais néan­moins simple sup­port for­mel et créa­teur de sons, cette musique qui en échappe et trans­cende le tout et sublime la vie… ce qui me laisse son­geur car l’un et l’autre indis­pen­sables ou cette anti­no­mie fon­da­men­tale entre ces deux réa­li­tés : la matière si concrète et cet impal­pable tou­chant autant le coeur que l’es­prit, et rame­nant, fina­le­ment ou dans cette sym­biose, ce res­sen­ti et cet abso­lu dans ce juste rap­port et cette ouver­ture, cette poé­sie à la matière…^^… oui, un blog vrai­ment fourre-tout, lol

    Réponse
  100. Marie

    @137
    Quelle pos­si­bi­li­té nous reste-t-il, à part celle de nous soli­da­ri­ser, et de nous asso­cier à des Hackers pour avoir encore accès à la vraie information ?
    Existe-t-il un moyen d’é­ta­blir un réseau sans dépendre du réseau officiel ?
    Qui connaît un hacker qui pour­rait répondre à cette question ?
    La ques­tion me semble urgente, tant que l’on peut encore com­mu­ni­quer normalement.

    Réponse
  101. Marie

    Je vois par de mul­tiples exemples que l’o­li­gar­chie craint notre prise d’autonomie.

    Il y a des tas d’é­lèves dans le cadre de leurs études, ou de son­deurs qui s’in­té­ressent aux ques­tions des groupes de citoyens.

    Je crois éga­le­ment qu’il y a infil­tra­tion à tous les niveaux, ce qui nous demande davan­tage de volon­té d’in­té­gri­té, de fer­me­té, de dis­cer­ne­ment et de solidarité.

    Cela exige un chan­ge­ment pro­fond en cha­cun, le cap bien devant soi pour avoir un solide ancrage, si volon­té il y a de res­ter des com­bat­tants pacifiques.

    En fait, prendre conscience que c’est main­te­nant que tout se joue, et se concen­trer sur l’es­sen­tiel, créer une autre manière de voir la réa­li­té, ima­gi­ner le monde autre­ment, et y mettre tous les fibres de son corps, y croire fer­me­ment pour que cela advienne.

    Se réunir beau­coup, beau­coup, beau­coup et sou­vent, dans cette pen­sée que l’on a besoin les uns des autres pour com­prendre et changer.

    Je crois que l’i­dée de Fari­da Bel­ghoul dans ces entre­tiens pos­té par Furax, sur l’u­nion des musul­mans et des cathos va dans ce sens, et bien que je ne sois ni l’un ni l’autre, car il s’a­git plus de s’u­nir dans l’u­ni­ver­sa­li­té, dans ce qui nous pend au nez, le risque d’un ave­nir dif­fi­cile, beau­coup de souf­france et le non-retour.

    Agis­sons en nous réunis­sant dans des ate­liers soli­daires, même en micro-groupes.

    Nous n’a­vons rien à y perdre, tout à gagner par l’expérience.

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles