Grenoble, 7 déc. 2012 : un atelier populaire constituant, sur le RIC – 1 : conférence sur la démocratie

14/12/2012 | 25 commentaires

Voi­ci les pre­mières traces de notre ren­contre à Gre­noble, le 7 décembre 2012, sous la neige.

• Pre­mière par­tie – Expo­sé de présentation :

Le PLAN de cette (tou­jours trop longue) inter­ven­tion à Gre­noble, a été rédi­gé par Syl­vain ; mer­ci Syl­vain 🙂

1. 0′ : Concer­nant la liste de points à sur­veiller pour écrire des consti­tu­tions qui nous pro­tègent des abus de pou­voir
2. 3’30 : l’ob­jec­tif et le fonc­tion­ne­ment de l’a­te­lier
3. 4’30 : 2005 la réac­tion d’É­tienne Chouard au pro­jet d’an­ti-consti­tu­tion euro­péenne.
4. 6’03 : Les effets du regard des autres, la Ver­gogne.
5. 7’15 : Bâtir une alter­na­tive, qu’est-ce qu’une bonne consti­tu­tion ? Com­ment expli­quer que jus­qu’i­ci on n’a pas de bonnes conti­tu­tions ?
6. 7’55 : Cher­cher la cause des causes. (Hip­po­crate). Être radi­cal. L’im­por­tance des contro­verses.
7. 9’55 : L’arbre des Consé­quences.
8. 10’45 : Les résis­tants qui résistent valeu­reu­se­ment sur des consé­quences et qui ont les solu­tions sur chaque pro­blème.
9. 11’35 : l’im­puis­sance poli­tique fon­da­men­tale
10. 12’03 : La fausse démo­cra­tie d’au­jourd’­hui.
11. 12’56 : Un pro­blème de mots.
12. 14’37 : La mau­vaise qua­li­té du pro­ces­sus consti­tuant. Ceux qui écrivent la consti­tu­tion sont en conflit d’in­té­rêt.
13. 15’18 : Les prin­cipes pre­miers d’une consti­tu­tion. Notre erreur fon­da­men­tale. Hypo­thèse de cause des causes.
14. 17’27 : Luci­di­té sur les vices et ver­tus de l’es­pèce humaine. Ver­tu du tirage au sort. Contrôles. Prin­cipes de défiance. Révo­ca­bi­li­té. Man­dats courts. Red­di­tion des comptes.
15. 18’40 : L’é­lec­tion est aris­to­cra­tique par nature. Notre incul­ture. Cen­tra­li­té du tirage au sort en démo­cra­tie.
16. 20’00 : Défi­ni­tion d’un peuple.
17. 22’06 : La cause des causes. Écri­vons nous-même notre consti­tu­tion.
18. 24’27 : Le faux dés­in­té­rêt actuel sur la consti­tu­tion construit par les voleurs de pou­voir.
19. 24’52 : Une fer­veur qui gran­dit. Démys­ti­fier, dédra­ma­ti­ser plein de choses, notam­ment les erreurs. Un texte évo­lu­tif.
20. 28’13 : Ce qu’on prouve (et se prouve) en écri­vant un article de consti­tu­tion. Nais­sance d’une vraie consti­tu­tion. Béné­fice pour la lec­ture de consti­tu­tion.
21. 29’50 : On nous traite comme des enfants. Deve­nir adulte.
22. 30’37 : Auto­no­mie / Hété­ro­no­mie.
23. 30’54 : Le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire.
24. 37’50 : Le réfé­ren­dum césa­riste
25. 40’11 : le P.S. (« L’homme est comme le lapin, il s’at­trape par les oreilles » Mira­beau)
26. 41’06 : Hen­ri Guille­min
27. 41’48 : Mathiez, sur la Révo­lu­tion fran­çaise (impor­tance de la révo­lu­tion fran­çaise pour com­prendre le régime oli­gar­chique d’au­jourd’­hui)
28. 43’05 : Chom­sky sur l’É­tat
29. 44’17 : Retour sur le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire. Il suf­fit de l’é­crire. Notre impuis­sance poli­tique est écrite.
30. 45’49 : Mon­tes­quieu : « tout pou­voir va jus­qu’à ce qu’il trouve une limite ».
31. 47’16 : Sur les ban­quiers (mêmes conflits d’in­té­rêts concer­nant l’é­cri­ture des limites)
32. 48’24 : La Réserve fédé­rale
33. 55’00 : Retour sur Cause/conséquence. Être radi­cal. Écrire notre consti­tu­tion.
34. 56’16 : Stra­té­gie virale expo­nen­tielle avant insur­rec­tion.
35. 58’47 : Prin­cipe de la Fédé­ra­tion de com­munes.
36. 59’20 : Conti­nuer en par­ra­lèle d’é­tu­dier les consé­quences (Cf tra­vail sur le nucléaire).
37. 1h00’28 : Les médias appar­tiennent aux riches.
38. 1h00’35 : Retour sur les coquins du PS et rap­pel du « centre-gauche » his­to­rique de Thiers.
39. 1h01’58 : Hol­lande ras­sure La City
40. 1h03’11 : le PS et l’UMP sont de droite dure.
41. 1h03’24 : L’im­por­tance des médias et de la télé­vi­sion pour fabri­quer le consen­te­ment.
42. 1h04’04 : Les riches achètent les médias pour maî­tri­ser le pou­voir poli­tique.
43. 1h04’46 : cor­ré­la­tion entre pas­sages à la télé et résul­tats élec­to­raux.
44. 1h05’17 : Les élec­tions sont faites pour don­ner le pou­voir aux riches.
45. 1h05’30 : Guille­min à pro­pos de Thiers.
46. 1h07’11 : Retour sur la stra­té­gie virale ou dite : en rhi­zomes.
47. 1h08’04 : La méta­phore de la Che­nille.
48. 1h09’40 : Plus de maîtres : des ser­vi­teurs. Contrôle, défiance.
49. 1h10’20 : Retour sur le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire
50. 1h10’47 : Ques­tion sur le régime Suisse. Recen­trage. Liber­té fon­da­men­tale des peuples. Être démo­crate c’est quoi ? Le sujet des chif­fons rouges et le mépris pour les déci­sions popu­laires des faux démo­crates. La com­pé­tence sup­po­sée des Élus.
51. 1h15’12 : La guerre est l’a­pa­nage des États, des oli­garques, des riches (1%), et des déma­gogues, des médias-men­songes, pas des peuples et des citoyens.
52. 1h17’30 : Inter­ven­tion concer­nant « le jeu de dupes », une « entente », entre maîtres et élec­teur inca­pable d’as­su­mer sa liber­té.
53. 1h18’58 : La page « en vrac » d’É­tienne Chouard (rele­vé de pépites). Local / Glo­bal. Pré­sent / Géné­ra­tions futures.
54. 1h20’45 : Retour sur l’é­cri­ture de la consti­tu­tion concer­nant le réfé­ren­dum d’i­ni­tia­tive popu­laire.
55. 1h21’12 : La cause ani­male. Le par­le­ment des ani­maux. Le lien entre la cruau­té humaine et la cruau­té envers les animaux.


• Deuxième par­tie – Ques­tions, et puis l’a­te­lier popu­laire consti­tuant, par groupes :

https://​you​tu​.be/​X​q​S​p​C​8​V​t​Hnk

Un chaud mer­ci à Oli­via, Valen­tin et toute leur bande de copains, pour avoir vou­lu et orga­ni­sé ce bon moment 🙂

J’es­père que ces graines d’i­dées démo­cra­tiques ger­me­ront, gran­di­ront et se répan­dront à Gre­noble (comme à Tou­lon, à La réunion, et ailleurs…), et que les gen­tils virus nous tien­dront au cou­rant (ici par exemple, ou sur Face­book) de leurs tra­vaux et de leur progression.

Ami­ca­le­ment.

Étienne.

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Étienne

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25 Commentaires

  1. bif

    Mer­ci pour votre combat,

    j’es­saye de convaincre un maxi­mum autour de moi, mais je dois avouer ne pas avoir la même vir­tuo­si­té cultu­relle que Mr Chouard. Peu importe, je me forme petit à petit…

    Une petite ques­tion : n’a-t-on pas des exemples de pou­voir par le peuple qui se soit trans­for­mé en dic­ta­ture par le peuple ?

    J’ai beau expli­quer qu’un vaste sys­tème de sécu­ri­tés consti­tu­tion­nelles per­met­trait de contre­car­rer toute volon­té des­po­tique, j’ai du mal à convaincre mes amis sur ce sujet.

    Mer­ci encore.

    Réponse
  2. J-Stéphane

    Bon­jour,

    Pour conti­nuer dans l’esprit d’une consti­tu­tion qui met hors jeu ceux qui ne jouent pas le jeu.

    A‑t-il été pré­vu une place pour sup­pri­mer les Immu­ni­tés judi­ciaires ?

    J‑Stéphane

    Réponse
  3. Étienne

    • Deuxième par­tie – Ques­tions, et puis l’a­te­lier popu­laire consti­tuant, par groupes :

    Réponse
  4. Camille

    Ne comp­ter que sur nous pour nous infor­mer ! Les médias mentent ! Ou se taisent !

    Salut à toi Étienne,

    Salut à vous tous les assoif­fés de véri­tés, cher­cheurs et créa­teurs d’ un monde nouveau,

    Je viens de vision­ner et écou­ter ta der­nière vidéo, 1ère par­tie, à Gre­noble, j’ ai aus­si vu ton tra­vail citoyen à Tou­lon, et aus­si quelques-unes de tes inter­ven­tions pré­cé­dentes. Très sti­mu­lant… et génial, Comme tou­jours, Mer­ci à toi.

    Mais actuel­le­ment, c’est très éton­nant, je ne vois rien, dans tous les mes­sages de com­men­taires des lec­teurs de ton (ou notre) blog, concer­nant le mou­ve­ment pro­di­gieux qui est en train de se vivre à Notre Dame Des Lande en ce moment… Quand tu dénonces le PS comme par­ti de droite, c’est exac­te­ment, concrè­te­ment, ce qui se passe sur le ter­rain de la ZAD, occu­pé mili­tai­re­ment jour et nuit, avec des bar­rages de Check Point mobiles autour de cette Zone, pré­ci­sé­ment à Défendre contre la dic­ta­ture de Vin­ci et de son monde qui se cache der­rière le PS…

    Le mou­ve­ment dure déjà depuis deux mois. Action de cri­tique radi­cale. Il dépasse net­te­ment la réfé­rence de 68, dans le fond et dans la forme… Et il dépasse aus­si tous les mou­ve­ments indi­gnés connus à tra­vers le monde… Ici, c’ est du jamais vu ! Alors allez voir et entendre com­ment créer un monde nou­veau.

    Aujourd’­hui même, alors que j’é­cris ces lignes, ils ont réus­si à faire pas­ser encore sur la Zone, à bon port, des trac­teurs rem­plis de maté­riel… Ils ren­contrent tous les délé­gués des comi­tés de sou­tien venus de toutes le pays pour ce same­di et dimanche… D’ Autres mani­festent à Nantes contre la répres­sion ce soir même !

    Il est grand temps que les lec­teurs de ce blog s’é­veillent de mieux en mieux… regardent et com­prennent ce mou­ve­ment en cours… le sou­tiennent de toutes leurs forces… Tous, là où nous sommes, là où nous vivons. Com­pre­nez bien que tout se décide là-bas, par Assem­blées Géné­rales presque per­ma­nentes… Ce qui se vit là-bas, c’ est une Com­mune ! Un Rêve Géné­ral de 1936 ! Un Occu­py wall street…

    Lisez les textes publiés depuis deux mois sur leur site, et si vous êtes un peu sen­sible, vous sen­ti­rez le sel de la terre qui monte en eux et leur donne cette force de l’é­man­ci­pa­tion à l’œuvre, c‑à-d. la nôtre aus­si, ces fameux « gen­tils virus » qui nous cha­touillent les méninges et nous poussent à agir avec nos propres moyens :

    http://​zad​.nadir​.org/

    et leur site de dépan­nage en cas de pro­blème : http://​lazad​.noblogs​.org/

    La Consti­tu­tion à venir est entrain de s’é­la­bo­rer aus­si à Notre Dame Des Lande, concrè­te­ment, dans le pays nan­tais… Dans la boue, les mains dans la terre, dans la joie des esprits créa­teurs de ce monde nou­veau : « Nous fran­chi­rons les murs, un par un ! » « Trouvons-nous ! » …

    Il y a là, la base de nom­breux articles à venir pour une réelle Consti­tu­tion à l’ ori­gine d’ une réelle Démocratie !…

    Mais trêve de long dis­cours, regar­dez déjà la pre­mière vidéo, 
    « Vain­quons Vin$$i »
    tour­née le 16 octobre 2012, il y a déjà deux mois, et regar­dez toutes les autres tour­nées depuis aus­si, sur le blog G.R.O.I.X. Et d’ autres aussi…

    Mais aus­si une autre, pour la route ! « Vinci$$itude, la pomme de discorde » :

    http://​groix​.revo​lu​blog​.com/​v​i​n​c​i​-​i​t​u​d​e​-​l​a​-​p​o​m​m​e​-​d​e​-​l​a​-​d​i​s​c​o​r​d​e​-​n​o​t​r​e​-​d​a​m​e​-​d​e​s​-​l​a​n​d​e​s​-​a​5​9​6​6​6​695

    Camille.

    Réponse
  5. Étienne

    Valen­tin a iso­lé cet extrait, que je trouve marrant :

    L’exemple de LA CHENILLE

    […] (1:15) « C’est fini : moi, je ne suis plus hété­ro­nome, moi, main­te­nant je suis auto­nome… Je vous aime bien… vous, mes élus, là [mes parents]… vous étiez des gens très gen­tils, mais je ne veux plus d’é­lus. Voi­là. Les élus, j’en ai marre. Je ne veux plus d’é­lus : ni élus de Dieu, ni élus du Peuple, élus de… Au diable les élus ! Moi, « Ni dieux, ni maîtres », je veux être autonome… »

    🙂

    Réponse
  6. J-Stéphane

    Bon­soir,

    Étienne,

    Pour la per­ti­nente remarque qu’un citoyen vous a fait « Le bien local peut-être un mal glo­bal » c’est effec­ti­ve­ment une condi­tion qui a fré­quem­ment été ren­con­trée dans l’histoire de l’humanité. On peut éga­le­ment dire que le bien glo­bal peut-être un mal local.

    Chaque fois, ces condi­tions ont géné­ré des conflits, et c’est tou­jours la rai­son du plus fort qui a impo­sé sa supré­ma­tie : l’individu le plus fort phy­si­que­ment ; le groupe le plus fort par le nombre ; puis le peuple le plus fort par les sciences et les technologies.

    Mais depuis que l’on a délé­gué la rai­son et la morale à la >jus­tice< (encore un mot à l’envers), c’est celui qui a les finances pour cor­rompre qui est le plus fort.

    Main­te­nant, la force est entre les mains du pro­prié­taire pri­vé le plus riche et si l’on conti­nue en ce sens, il n’en res­te­ra plus qu’un, un seul indi­vi­du qui aura le droit de vie ou de mort sur l’humanité.

    Il faut évi­dem­ment prendre le par­ti du peuple sur l’individu, mais il ne faut pas que l’individu soit lésé, car cela revien­drait à accep­ter les pri­vi­lé­giés. Les notions besoin et mérite doivent être la mesure.

    Aus­si, j’ai enten­du dans cet ate­lier « Un peuple peut-il se trom­per majo­ri­tai­re­ment ? » Je pense qu’un peuple qui prend une mau­vaise déci­sion est un peuple qui a mal été infor­mé. Et ces ate­liers sont une des réponses à appor­ter à cette fai­blesse, il ne suf­fit pas d’ouvrir les écoles juste pour dépo­ser son vote. Il faut infor­mer et for­mer les citoyens avant chaque suffrage.

    Réponse
  7. J.C

    Qu’est-ce qui fait tenir les pou­voirs illé­gi­times, par quelle force se maintiennent-ils ?

    Com­ment le pou­voir impose-t-il les lois ? Com­ment le pou­voir les fait-elles (ou pas d’ailleurs) respecter ?

    Ce n’est pas par la sainte force de la consti­tu­tion dont la majo­ri­té se fout (pour l’ins­tant), mais par l’argent et de l’argent le pou­voir des medias et de tout l’ap­pa­reil de l’é­tat, judi­ciaire etc.

    Si vous ne res­pec­tez pas leurs règles, que se pas­se­ra-t-il ? Pour sim­pli­fier, vous serez arrê­té par les forces de l’ordre, vous serez jugé et empri­son­né, ou on vous reti­re­ra de l’argent sur votre compte.

    Si les forces de l’ordre etc. ne sont plus payées, croyez-vous qu’ils iront tra­vailler gra­tui­te­ment pour un sys­tème qu’ils ne cau­tionnent sou­vent pas eux-même ? Non

    Dans un sys­tème moné­taire, on agit d’a­bord sous la contrainte de l’argent, mais on peut le faire aus­si par conviction.

    La façon dont sera menée la réforme éco­no­mique sera la clé de notre puis­sance poli­tique, libé­rée ou non des outils pour d’é­ven­tuels voleurs de pou­voir. Parce que c’est par là que ça se passe, élec­tion ou pas.

    Étienne, n’y a‑t-il pas un risque pour que, quel que soit le conte­nu d’une consti­tu­tion, les gens n’o­béissent en réa­li­té qu’à l’argent et donc qu’à ce qui aura été approu­vé par les riches ?

    Plus clai­re­ment, quelle force aura une consti­tu­tion pour sa mise en appli­ca­tion si ceux qui pos­sèdent le pou­voir de créer l’argent, soit les banques pri­vées au niveau inter­na­tio­nal, n’en tiennent pas compte.

    Fau­drait-il com­plè­te­ment se pas­ser des banques et comment ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  8. Étienne

    JC

    Effec­ti­ve­ment : une des toutes pre­mières choses à faire, lors du grand chan­ge­ment, sera de pro­duire nous-même une nou­velle mon­naie, en inter­di­sant évi­dem­ment la pré­cé­dente et en la rem­pla­çant auto­ma­ti­que­ment par la nou­velle, avec un pla­fond.

    Il n’est pas absurde non plus d’i­ma­gi­ner une socié­té sans mon­naie, vous avez raison. 
    Connais­sez-vous le tra­vail d’André-Jacques Hol­becq sur cette orga­ni­sa­tion qu’il appelle éco­so­cié­ta­lisme ?

    • http://​www​.eco​so​cie​tal​.org/

    • http://​post​jo​rion​.word​press​.com/​2​0​1​1​/​1​0​/​1​0​/​2​1​1​-​s​o​c​i​e​t​a​l​i​s​m​e​-​e​t​-​e​c​o​s​o​c​i​e​t​a​l​i​s​me/

    Étienne.

    Réponse
  9. J-Stéphane

    Bon­jour,

    On com­mence à prendre conscience que la monar­chie poli­tique n’était pas à l’origine des maux du peuple. Que ceux qui ont le pou­voir finan­cier ont eu besoin d’accaparer le pou­voir poli­tique pour ins­tal­ler leur monar­chie économique.

    En 200 ans, le pri­vé est deve­nu plus riche que des Nations. Main­te­nant il faut affai­blir le pri­vé pour ren­for­cer les Nations. Il fau­dra reprendre ce qui a été volé aux peuples. L’individu ne doit pas être plus riche qu’une Com­mune et encore moins qu’une Nation, sur­tout quand règne la misère dans l’abondance.

    Les monarques éco­no­miques, une fois remis au niveau de simples mor­tels, appren­dront auto­ma­ti­que­ment à dire « S’il-vous plait et mer­ci » et les peuples armés de leurs expé­riences, ne se lais­se­ront plus duper par des crapules.

    Il faut que l’on soit conti­nuel­le­ment vigi­lant sur l’irrigation des finances. L’argent est à notre civi­li­sa­tion, ce que l’eau est à notre pla­nète et le sang à notre corps. Nous devrons ins­tau­rer des sen­ti­nelles qui veille­ront à ce qu’il ne se forme plus aucun caillot, aucun gar­rot et aucun bar­rage de rétention.

    Et peut-être qu’un jour nous trou­ve­rons une solu­tion pour nous pas­ser de l’argent et recon­nai­trons enfin que ce qui donne vie à une civi­li­sa­tion, c’est l’Humain.

    J‑Stéphane

    Réponse
  10. fafache

    pour ce qui est de la véri­fi­ca­tion du bail de la FED :

    j’en avais dis­cu­té avec mon frère„ et il m’a trou­vé ça,

    http://​www​.cra​sh​de​bug​.fr/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​d​o​s​s​i​e​r​s​/​5​3​5​1​-​c​o​m​m​e​-​q​u​o​i​-​o​n​-​e​s​t​-​j​a​m​a​i​s​-​s​u​r​-​d​e​-​r​ien

    vala, d’a­bord 20 ans (ah bon ?) puis perpétuité

    Déso­lé

    Réponse
  11. Grumeau

    @fafache

    Ça m’é­ton­ne­rait de la part de nos chers ban­quiers oli­garques qui ont déci­dé cela entre eux, mais peut-être que la fin du bail a été chan­gé entre 1927 et aujourd’hui ?

    Le lien vers cra­sh­de­bug ne l’é­carte pas défi­ni­ti­ve­ment : « Ain­si la charte est per­pé­tuelle, ou il doit y avoir un autre chan­ge­ment après 1927. »

    Réponse
  12. Florence

    Salut Camille, j’ai encou­ra­gé modes­te­ment à la manif du 17, ici, chez Étienne, manif qui fut un superbe moment ! Et les comi­tés fleu­rissent, des stands, des actes…

    Mais, cela tombe sous le sens, je crois, ici, que se joue un com­bat exem­plaire du côté de Nantes. Et Étienne ? Il se dit père Chouard (expres­sion que je n’aime pas, à cause d’un titre de Bal­zac et sur­tout de ma fré­quen­ta­tion des textes juri­diques où fleu­rit la notion de « bon père de famille », celui qui gère et qui décide !) Nous sommes peut-être ses enfants, mais nous sommes adultes, ou presque (tant que pas en démocratie !)

    « On ne veut pas être aménagés ! »

    ON NE VEUT PAS ÊTRE AMÉNAGÉS !

    Réponse
  13. Morpheus

    Sur la FED et son bail.

    Il faut se rap­pe­ler qu’au XIXe s., les socié­tés pri­vées n’a­vaient pas le même sta­tut juri­dique que main­te­nant. Lors­qu’une socié­té était créée, elle réunis­sait des asso­ciés pour la réa­li­sa­tion d’un pro­jet bien déter­mi­né (par exemple, la fabri­ca­tion d’un ouvrage d’art, un pont, une écluse,…) et lorsque le pro­jet était ter­mi­né, la socié­té était dissoute.

    Il me semble – mais c’est à véri­fier par des juristes et docu­men­ta­listes com­pé­tents – que les choses ont chan­gé à par­tir d’une juris­pru­dence du 14e amen­de­ment de la consti­tu­tion US (en tout cas, c’est ce qu’af­firme Howard Zinn dans ce docu­men­taire (à par­tir de la minute 9′30″) :

    Le 14e amen­de­ment US a été écrit après la guerre de séces­sion pour don­ner aux noirs les mêmes droits que les blancs.

    Les juristes des entre­prises pri­vées ont uti­li­sé (détour­né) cet amen­de­ment pour le faire appli­quer au monde des affaires et des entre­prises. Entre 1890 et 1910, sur 307 affaires por­tées devant les tri­bu­naux en ver­tu du XIVe amen­de­ment, 288 éma­naient d’en­tre­prises pri­vées, et seule­ment 19 de per­sonnes noires.

    Que dit cet amen­de­ment (dans sa sec­tion 1) ?

    « Toute per­sonne née ou natu­ra­li­sée aux États-Unis, et sou­mise à leur juri­dic­tion, est citoyen des États-Unis et de l’É­tat dans lequel elle réside. Aucun État ne fera ou n’ap­pli­que­ra de lois qui res­trein­draient les pri­vi­lèges ou les immu­ni­tés des citoyens des États-Unis ; ne pri­ve­ra une per­sonne de sa vie, de sa liber­té ou de ses biens sans pro­cé­dure légale régu­lière ; ni ne refu­se­ra à qui­conque relève de sa juri­dic­tion l’é­gale pro­tec­tion des lois. »

    Donc, les juristes des entre­prises font valoir qu’une socié­té, puis­qu’elle est « née » sur le ter­ri­toire US, et qu’elle est sou­mise à sa juri­dic­tion, ces mêmes droits qui sont accor­dés aux noirs comme aux blancs, doivent être appli­qués à cette socié­té, et qu’elle doit béné­fi­cier du même sta­tut et de la même pro­tec­tion juri­dique. La socié­té est alors recon­nue comme un citoyen à part entière et donc « Aucun État ne fera ou n’ap­pli­que­ra de lois qui res­trein­draient les pri­vi­lèges ou les immu­ni­tés des citoyens des États-Unis ; ne pri­ve­ra une per­sonne de sa vie, de sa liber­té ou de ses biens sans pro­cé­dure légale régulière ».

    Ce qu’il faut com­prendre, c’est qu’à tra­vers cette juris­pru­dence, c’est la res­pon­sa­bi­li­té des asso­ciés (action­naires) qui est pro­té­gée de pour­suites judi­ciaires, puisque avant cela, les asso­ciés / action­naires pou­vaient être pour­sui­vis en leur nom propre (ils étaient donc réel­le­ment res­pon­sables des actes accom­plis au nom de la socié­té). Après cette juris­pru­dence, ils se trouvent donc déresponsabilisés.

    Concer­nant le bail de 99 ans, j’ai trou­vé ceci, bien qu’il semble qu’il s’a­gisse ici d’un droit fran­çais. Je n’ai pas trou­vé l’é­qui­valent US (fau­drait cher­cher en anglais, je ne suis pas assez bon en anglais pour cela).

    « Art L.210–2 et art 2 al 2 décret 1967. La durée de la socié­té doit être fixée dans les sta­tuts et elle ne peut excé­der 99 ans. On peut pro­ro­ger une ou plu­sieurs fois. Chaque pro­ro­ga­tion ne peut jamais être supé­rieure à 99 ans. Cette pro­ro­ga­tion doit résul­ter d’une déci­sion des asso­ciés qui est prise dans les condi­tions requises pour la modi­fi­ca­tion des sta­tuts. Cette déci­sion n’entraîne pas la créa­tion d’une per­sonne morale nouvelle. »

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  14. J.C

    Mer­ci Etienne pour ta réponse et pour les liens.

    Je viens de sur­vo­ler l’ecosociétalisme 😉
    pre­mier sur­vole et quelques objec­tions que j’es­père pas trop idiotes sur le contenu :

    Le prin­cipe du divi­dende uni­ver­sel m’ap­pa­raît comme pure­ment libé­rale, il pousse les peuples à pro­duire plus pour obte­nir plus de biens et ser­vices et plus d’argent. C’est le libé­ra­lisme uni­ver­sa­li­sé avec inci­ta­tion à pro­duire tou­jours plus pour gagner tou­jours plus.
    En cas d’a­bus, ce pour­rait se trans­for­mer en l’in­verse par des res­tric­tions non nécessaires.
    Dans les deux cas, c’est la quan­ti­té d’argent et de pro­duit qui est visé et non les besoins réels spé­ci­fiques. Je vais déve­lop­per plus bas

    En dis­tri­buant la somme cor­res­pon­dant à ce qui a été pro­duit, on impose à la popu­la­tion d’a­che­ter ce qui a été pro­duit ni plus ni moins ni autre choses plu­tôt que de pro­duire en fonc­tion de la demande de cha­cun. C’est un piège non ?

    La repré­sen­ta­tion sym­bo­lique qu’est la mon­naie est tou­jours vir­tuelle car non déter­mi­née à un pro­duit spé­ci­fique mais à l’en­semble des produits.
    Elle est tou­jours décon­nec­té des réa­li­tés des besoins véri­tables des indi­vi­dus au pro­fit de la quan­ti­té de mon­naie, de pou­voir d’achat :

    1 Avoir de l’argent ne signi­fie pas for­cé­ment que les pro­duits dont on a vrai­ment besoin existe,
    même si la quan­ti­té d’argent cor­res­ponds à la quan­ti­té de pro­duits. D’autres ont déjà pu ache­ter le pro­duit dont on n’a­vait besoin, il n’y en a pas pour tout le monde ou sinon juste le même nombre pour cha­cun, autant dis­tri­buer des bons de rationnement.

    2 On sou­haite for­cé­ment pos­sé­der davan­tage d’argent que ce que l’on va se pro­cu­rer pour avoir le sen­ti­ment d’a­voir le choix et non celui d’a­voir à choi­sir entre deux pro­duits impor­tant, c’est à dire, être réduit au non-choix de l’indispensable.

    Je ne vois pas là de sor­ti d’une quête de l’argent pour lui-même.

    Autre point déjà men­tion­ner ailleurs. L’i­dée de reve­nu inégaux sur la base de la méri­to­cra­tie ne rend pas l’homme libre de ses acti­vi­tés aus­si bien dans la quan­ti­té tra­vail que dans le choix de la fonc­tion exer­cée puisque cha­cun sera ten­té de gagner plus et aura donc ten­dance à se diri­ger non pas vers ses aspi­ra­tions mais vers plus de tra­vail et un tra­vail plus rému­né­ra­teur, donc avec une bonne image.

    Der­nier point, puis­qu’il y a là tou­jours une stra­ti­fi­ca­tion éco­no­mique, il n’y a pas de véri­table éga­li­té poli­tique ni d’é­ga­li­té sociale. Un homme ne vaut pas un autre homme. À terme, ceux qui gagnent plus fini­ront par chan­ger les règles à leur avan­tage du fait de leur pou­voir d’a­chat et de leur notoriété.

    Les alter­na­tives moné­taires me paraissent toutes ban­cales en com­pa­rai­son de celle de la gratuité.
    Pour le moment, cet éco­so­cié­ta­lisme m’in­quiète mais peut être à tord.

    Pour reprendre ce qui dit Ana ailleurs, l’homme reste ici  » Contraints à l’o­béis­sance pour obte­nir ce pou­voir d’achat »

    Cela fait quelques temps main­te­nant que j’es­saie de com­prendre ces alter­na­tives moné­taires et je crois y trou­ver pleins de défauts. Est-ce juste moi qui com­prends mal ou mes obser­va­tions sont jus­ti­fiées ? Est-ce que quel­qu’un vou­drait bien éclai­rer ma lan­terne et y répondant ?

    Ma posi­tion n’a pas chan­gé, je suis contre les tra­vaux forcés.
    Je pense que les indi­vi­dus ne devraient pas avoir à être moti­vé, obli­gé par l’ob­ten­tion de pou­voir d’a­chat pour accé­der au pro­grès. Un pro­grès n’a de valeur que s’il est par­ta­gé par tous et pas seule­ment par ceux qui peuvent se le per­mettre financièrement.
    Cha­cun ne devrait-il pas pou­voir s’en­ga­ger dans une acti­vi­té parce qu’il a envie de l’ac­com­plir plu­tôt que pour d’autre raison.
    N’a­vons nous pas les moyens de sup­pri­mer les acti­vi­tés nuisibles ?
    Et si cer­taines per­sonnes ont envie de vivre que de leur pota­ger, d’autre de jouer aux cartes et d’autres encore de regar­der des matchs de foot une bière à la main, mais lais­sons les vivre comme ils l’en­tendent, pour­quoi leur sup­pri­mer cer­tains droits en rédui­sant leur accès aux biens et services ?
    est-ce que la valeur d’un homme se vote à l’o­pi­nion, à la majorité ?
    Qui sommes nous pour pré­tendre son­der les coeurs et les âmes ?

    N’est-il pas temps d’ar­rê­ter d’a­che­ter la vie des gens ?
    Ne sommes nous pas à une époque ou nous avons la chance de pou­voir prendre des déci­sions merveilleuses ?

    L’argent n’est pas juste, il ne l’a jamais été, il empri­sonne les hommes quelque soit sa quan­ti­té. Tant que la mon­naie exis­te­ra, elle sera les murs de sa prison.

    Il n’y a pas, à mon sens, de bon usage de l’argent, il y a de bons usages des ressources.
    L’argent n’est fait que pour être pos­sé­der afin d’une éven­tuelle acqui­si­tion de ressources.
    Par construc­tion, on désir l’argent pour lui-même sinon on aurait pas besoin d’argent on se conten­te­rait de rendre les res­sources accessibles.

    À bas la méri­to­cra­tie et ses pri­vi­lèges, vive l’é­ga­li­té de trai­te­ment pour tous,
    Vive la liber­té, l’é­ga­li­té et la fraternité.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  15. Florence

    Ce que j’ai rete­nu du vision­nage du début de l’a­te­lier (parole qua­si-exclu­sive à Etienne – quelques inter­ven­tions du public / introduction) :

    1 – Le peuple, dans cer­tains yeux, serait vite l’autre, le nul­lard, le gros­sier, le sagouin ? Celui ou ceux (?) qui votent peine de mort, clo­cher d’é­glise et rien d’autre, etc.
    Étienne répond à cette vision dégra­dée, mépri­sante, et ici, de manière plus vive que ce que je n’ai jamais vu.

    Depuis quelque temps (selon les docu­ments vidéo qui sortent der­niè­re­ment), une défi­ni­tion assez nette du peuple trans­pa­raît. J’é­cris ce que j’ai rete­nu, sans copier l’exacte for­mule : grou­pe­ment humain mu par la volon­té ou une aspi­ra­tion à vivre ensemble, de faire socié­té (on est dans le pro­jet col­lec­tif et par­ti­ci­pa­tif, plus ou moins conscient, un élan vivant).

    Il fut aus­si ques­tion un moment sur le blog de Plan C, à par­tir d’un livre consa­cré au peuple juif ou à l’État d’Is­raël (je ne recherche pas et ne me sou­viens que par­tiel­le­ment), d’une pos­si­bi­li­té de créa­tion ex-nihi­lo, éven­tuel­le­ment venue de pou­voirs déjà ins­tal­lés ou cher­chant assise, avec ins­tru­men­ta­li­sa­tion corol­laire du concept-gens (à leurs pro­fits). (Nota : je prends cet exemple, sans esprit polé­mique, du seul sou­ve­nir gar­dé de la pré­sen­ta­tion du livre – le peuple fran­çais tel que consti­tué par un lignée de rois, puis per­pé­tué par les diverses répu­bliques pour­rait sans doute res­sor­tir du même prin­cipe – l’État deve­nant son visage poli­tique actif).

    D’a­voir lu (je vais encore en par­ler, atten­tion) Com­ment peut-on être bre­ton ? essai sur la démo­cra­tie fran­çaise de Mor­van Lebesque, j’ai été très inté­res­sée par la défi­ni­tion du peuple bre­ton, qui par­court le livre. Il ne s’a­git pas de volon­té, mais avant tout d’un constat his­to­rique, qu’une socié­té a exis­té, par­ta­geant suf­fi­sam­ment de règles et de biens en com­mun pour endos­ser la qua­li­té de peuple (biens par­ti­cu­liè­re­ment cultu­rels). Y a‑t-il eu volon­té ?, c’est ceci que je veux souligner.

    D’é­tat de fait (par cohé­sion en groupe, d’o­ri­gine mul­ti-fac­to­rielle, plus ou moins pro­fi­table à cha­cun, ou à un grand nombre, à un moment don­né) à mou­ve­ment orga­ni­sé, le terme de peuple me semble recou­vrir tout un spectre entre ces deux ver­sions – « natu­ra­liste » voire essen­tia­liste (ce n’est peut-être pas la notion idoine) / volon­ta­riste ou désirante.

    Nota : le peuple bre­ton en serait-il à la néces­si­té d’une sorte d’au­to-réap­pro­pria­tion pour exis­ter aujourd’­hui ? On peut aus­si pen­ser l’in­verse : cer­tains le sou­tiennent. Beau­coup d’as­pects ne dépen­dant d’au­cune déci­sion dans ce sens per­mettent de l’af­fir­mer, si de mon point de vue, l’i­dée de peuple de bre­ton en est qu’à l’é­tat d’é­bauche ou de flou assez inac­tuel dans la concep­tua­li­sa­tion que se font mes voi­sins et conci­toyens – « ter­ri­to­riaux », en pre­mière attribution.

    Avec le peuple « nul­lard », le « qui­dam inculte, égoïste » et démul­ti­plié jus­qu’à faire trou­peau bêlant, voci­fé­rant, ou très sou­vent dans la bouche des médias : « gro­gnant » (l’a­ni­mal !), nous dis­po­sons de trois défi­ni­tions du peuple… Celui qui est, celui qui se veut ou qui est vou­lu, et l’Autre (la masse ignoble tant qu’à faire), les bar­rières entre cha­cun pou­vant se mon­trer chan­geantes, et même tomber.

    Duquel fait-on par­tie ? En démo­cra­tie, le peuple, c’est qui ?

    2 – Cause des causes : l’ab­sence de consti­tu­tion de sens et d’é­la­bo­ra­tion démo­cra­tique / « Du bien local au mal glo­bal » énon­cé par une per­sonne de la salle dont Étienne s’empare avec joie… Avec la réflexion trop dilet­tante que j’ac­corde à la pen­sée de la démo­cra­tie, et en par­ti­cu­lier de ne pas m’être pen­chée sur la ques­tion sou­le­vée par Marat, et réin­ves­tie par Ana Sailland, je crois récem­ment, autour de la DIMENSION du groupe humain comme nodale au suc­cès démo­cra­tique, je sou­haite cepen­dant m’ex­pri­mer un peu.

    Du groupe de peu de per­sonnes dont l’en­tente peut repo­ser sur la seule parole et la parole tenue, voire l’hon­neur, aux lois qui com­mencent à règle­men­ter bien des aspects de la vie com­mune (sans que la jus­tice soit en leur cœur, ni même le prag­ma­tisme et l’u­ti­li­té pos­si­ble­ment), la consti­tu­tion n’est-elle pas l’a­pa­nage d’une socié­té très éla­bo­rée et / ou très nom­breuse ? Elle pour­rait donc ne pas être néces­saire pour un petit groupe, ou se voir réduite à quelques règles et réfé­rences fon­da­men­tales, seule­ment orales à l’occasion.

    Si nous conti­nuons vers le mode­lage d’une socié­té mon­diale, glo­bale comme il semble que ce soit notre actua­li­té, une supra-réfé­rence, supé­rieure encore à la Consti­tu­tion telle que géné­ra­le­ment enten­due ne s’im­pose-t-elle pas ? C’est d’ailleurs ce que réa­lise la Consti­tu­tion euro­péenne depuis son ori­gine et très direc­tion­nel­le­ment (anti-démo­cra­tique, tant par son conte­nu que par son éla­bo­ra­tion), en strate encore inter­mé­diaire, avant le saut général.

    Brrrrrr ? Je m’in­ter­roge tel­le­ment sur l’a-démo­cra­tie – l’an­ti-démo­cra­tie – que portent en soi des ins­tances éloi­gnées (PHYSIQUEMENT) des per­sonnes. L’en­tê­te­ment sur le grand, le supra (et même l’in­fra). L’u­ni­ver­sel en éten­dard. L’ob­ses­sion de l’i­dée, sans doute… Y a‑t-il des lois qui peuvent s’ap­pli­quer par­tout et pour tous avec suc­cès tant elles sont véri­tables / véri­diques, vérifiées ?

    Res­tent la for­mi­dable créa­ti­vi­té humaine, plus encore la plas­ti­ci­té de la vie (laquelle entend limites – y a‑t-il quelque chose sans elles ?)

    NOTA : je crois qu’il n’y a pas de moteur de recherche interne au blog. Je n’en ai pas vu. Si c’est bien le cas, ce pour­rait être vrai­ment valable d’en créer un.…

    Réponse
  16. Étienne

    Mer­ci Flo­rence : l’exemple de la Bre­tagne — dans le bon petit livre que vous signa­lez for­te­ment — mer­ci 🙂 — per­met de prendre du recul sur « le peuple fran­çais » et sug­gère des pen­sées inhabituelles.

    J’ai mis un moteur de recherche (Google) en haut et à droite de la page d’ac­cueil : il par­court tout le site — y com­pris le blog —, sauf le forum (pour qui j’ai dû pré­pa­rer un item de menu « spé­cial-forum » : Recherche Google).

    C’est le tra­vail pas­sion­nant de Shlo­mo Sand auquel vous faites réfé­rence, je pense ; il a écrit deux livres formidables : 

    • « Com­ment le peuple juif fut inven­té »

    et

    • « Com­ment la terre d’Is­raël fut inven­tée : de la Terre sainte à la mère patrie ».

    Réponse
  17. Ana Sailland

    « Qu’est ce qu’une bonne constitution » ?

    J’en pro­fite pour débla­té­rer un truc qui me trotte dans la tête depuis un cer­tain temps.

    Après la cause des causes, quel est le but des buts, en quelque sorte.

    J’en­tends bien que la consti­tu­tion devrait pro­té­ger le peuple des abus de pou­voir, et le libé­rer de son impuis­sance politique.

    J’en­tends bien que l’é­ty­mo­lo­gie du mot démo­cra­tie donne peuple au pouvoir.

    Ain­si donc, dans la triste ambiance du sys­tème repré­sen­ta­tif, nous sou­hai­tons et appe­lons de nos vœux son contraire, et réflé­chis­sons donc au pro­ces­sus consti­tuant et au conte­nu de la constitution.

    Mais nous opé­rons cette réflexion dans un esprit de réac­tion (légi­time) ou pro­tec­tion et, impré­gnés de notre indi­gna­tion, et de notre vou­loir monde meilleur, nous oublions (c’est là que je veux en venir) de voir un peu plus loin, ou beau­coup plus loin même, de voir ce que la démo­cra­tie peut induire et impli­quer quant à l’é­vo­lu­tion de l’es­pèce … donc bien au delà du sou­ci poli­tique immédiat.

    Nos petits ordi­na­teurs per­son­nels sont peu puis­sants, et même équi­pés d’un bon logi­ciel heu­ris­tique tel que le pro­log (par exemple), ils ne peuvent per­mettre de mettre en œuvre qu’une pro­to intel­li­gence. Par contre, s’il adve­nait qu’on les consti­tue en réseau, et cela sous l’im­pul­sion de cher­cheurs en IA, leur réunion per­met­trait de pas­ser de la pro­to intel­li­gence à quelque chose de beau­coup plus éla­bo­ré : la mise en réseau de pro­to intel­li­gences peut conduire à l’intelligence …

    De  même :

    Nous citoyens ( ou élec­teurs;) ) somme indi­vi­duel­le­ment por­teur d’une pro­to conscience ((( ne soyons pas orgueilleux et ne sur­es­ti­mons pas notre niveau de conscience, ni son inten­si­té, ni la fréquence/constance/durabilité de notre éveil ))) ; et si nos pro­to consciences étaient mises en réseau, il en résul­te­rait l’é­mer­gence de quelque chose de beau­coup plus éla­bo­ré : la conscience vraie
    (avec comme sous pro­duit natu­rel la fameuse volon­té géné­rale que cer­tains pré­tendent repré­sen­ter alors qu’elle n’existe même pas, mais c’est un autre sujet, quoique voisin).

    Nos consciences embryon­naires vont à hue et à dia, non coor­don­nées, ou pire encore, contra­dic­toires, ou car­ré­ment en conflit .
    Ce mou­ve­ment Brow­nien des consciences est en outre aggra­vé par le sys­tème repré­sen­ta­tif qui  libère le citoyen de sa res­pon­sa­bi­li­té, ou la lui confisque, et bloque sys­té­mi­que­ment la mise en réseau, inter­di­sant ain­si l’é­mer­gence d’une conscience col­lec­tive intense et supé­rieure à tout ce qui jamais fut vu/vécu.

    La démo­cra­tie réelle, et donc directe (pléo­nasme?), si nous ne nous conten­tons pas de cher­cher des pro­ces­sus d’é­la­bo­ra­tion des lois qui soient justes, si au contraire nous réflé­chis­sons sérieu­se­ment à la mise en réseau des pen­sées, des intel­li­gences, et des consciences, la réelle démo­cra­tie peut per­mettre l’é­mer­gence tant atten­due de la conscience. Qui de nos jours n’est qu’un mythe.

    Et à mon sens, une bonne consti­tu­tion doit être axée sur cette mise en réseau.
    Pas facile, j’en conviens, mais toute solu­tion de paresse est un renon­ce­ment à la démo­cra­tie et à son fruit « cosmique ».
    J’en­tends par solu­tion de paresse toute solu­tion qui ne per­met­trait pas à chaque citoyen d’être enten­du et d’en­tendre, au pré­texte, on le serine trop sou­vent, qu’à 60 mil­lions de per­sonnes, on doit bien faire des concessions.

    Ros­tand, dans un élan de pes­si­misme, nous par­lait de l’a­ven­ture falote du cytoplasme.
    Theillard de Char­din nous par­lait du che­min allant de l’al­pha à l’oméga.
    Shri Auro­bin­do quant à lui déve­lop­pait le concept de supra conscience (lire « le yoga inté­gral », un pavé).
    Et tant d’autres, qui per­çoivent, à tort ou à rai­son, un sens à l’é­vo­lu­tion, orien­tée vers l’é­mer­gence, bien au delà de l’hu­main pro­to­type, d’une conscience dont nous ne pou­vons que dif­fi­ci­le­ment per­ce­voir le deve­nir tant nous en sommes éloignés.

    Mais nous sommes peut être l’a­ni­mal char­nière : si le lapin et l’a­rai­gnée évo­luent aléa­toi­re­ment, nous avons au contraire atteint le niveau mini­mal néces­saire pour choi­sir un mode de vie et une struc­ture de socié­té qui impliquent une évo­lu­tion choisie.
    Sans être maître de notre deve­nir, nous pou­vons cepen­dant lui tra­cer un sillon.
    Sau­rons nous le faire ?
    Oui, si nous choi­sis­sons une vraie démo­cra­tie, qui (pour pla­gier Marc San­gnier) porte à son maxi­mum la conscience et la res­pon­sa­bi­li­té indi­vi­duelles, via un réseau dense et conti­nu de déli­bé­ra­tion poli­tique et phi­lo­so­phique par­ta­gé par toustes.

    Y a du bou­lot … pour la chenille 😉

    Réponse
  18. Morpheus

    Ana, c’est pour­tant simple.

    Ima­gi­nons que, d’une manière où d’une autre, l’hu­ma­ni­té par­vienne à s’u­nir et à com­prendre que nous ne fai­sons qu’un, en dépit de nos dif­fé­rences de points de vues. Que nous sommes inter­dé­pen­dants et que nous avons infi­ni­ment plus à gagner en par­ta­geant qu’en nous entretuant.

    Nous serions conscient que le pou­voir et l’argent rendent fous n’importe qui et déci­de­rions de nous orga­ni­ser de telle sorte que ces deux per­ver­sions soient empêchées.

    Nous éla­bo­re­rions une Charte Uni­ver­selle dont les Droits de l’Homme ne sont encore qu’un pâle brouillon très impar­fait. Cette Charte consti­tue­rait le fon­de­ment d’une nou­velle Consti­tu­tion Uni­ver­selle, qui sta­tue­rait deux élé­ments prio­ri­taires : pre­miè­re­ment l’ins­tau­ra­tion d’une véri­table démo­cra­tie com­mu­na­liste (que chaque nation, voir chaque région pour­rait adop­ter selon ses propres dési­dé­ra­tas, dans le res­pect des dif­fé­rences de vues) ; la seconde serait le prin­cipe fon­da­men­tal que les res­sources de la pla­nète ne peuvent en aucune façon être acca­pa­rée, ni par un état, ni par une entre­prise pri­vée, ni par une quel­conque ins­ti­tu­tion. Ces res­sources seraient recon­nues patri­moine de l’humanité tout entière.

    Aban­don­nant la mon­naie, nous pour­rions concen­trer nos savoirs, nos sciences, nos éner­gies, nos volon­tés, à déve­lop­per une civi­li­sa­tion connec­tée fon­dée sur la ges­tion de l’a­bon­dance, en phase avec les rythmes élé­men­taires de la pla­nète, en sym­biose. Nous com­men­ce­rions à com­prendre, par la pra­tique, la nature sys­té­mique de la Terre, non plus intel­lec­tuel­le­ment (nous savons cela, et James Love­lock l’a déjà déve­lop­pé dans son Hypo­thèse Gaïa), mais par la pra­tique ren­due néces­saire pour notre propre pro­jet, nous retrou­ve­rions, pro­gres­si­ve­ment, l’é­qui­libre psy­chique avec ces rythmes naturels.

    La conscience col­lec­tive s’im­pré­gne­rait de cet équi­libre retrou­vé, et ain­si, la conscience humaine effec­tue­ra un bon quan­tique dans son évo­lu­tion. Nous per­ce­vrions mieux, de façon plus intui­tive, les rela­tions de cau­sa­li­tés réci­proques qui régissent les phé­no­mènes, et devien­drions de cette manière plus res­pon­sables de nos actes. Telle serait ce bon quantique.

    Une civi­li­sa­tion véri­table s’é­ta­bli­rait enfin dès l’a­ban­don de nos modes de vie archaïques et bar­bares, fon­dés sur la rare­té, la pénu­rie, la com­pé­ti­tion, la guerre, le contrôle, la domi­na­tion, la hié­rar­chie, la sou­mis­sion, l’es­cla­vage, la folie.

    Tout ce que j’es­père, c’est que cette union ne doive pas en pas­ser par une solu­tion à la Watch­men…

    Mor­pheus, le visionnaire.

    Réponse
  19. Ana Sailland

    Au vision­naire

    Si « saut quan­tique » il y a, tout ça n’est plus nécessaire.
    (L’é­cri­ture d’une charte uni­ver­selle, comme l’é­cri­ture des lois, n’a aucun sens dans notre hypo­thé­tique après, et les plans de ges­tion n’y sont plus de mise)

    Mais comme nous n’en sommes pas encore là, joyeux noël quand même, c’est l’essentiel 😉

    Réponse
  20. Morpheus

    Si tu mets la char­rue avant les bœufs, Ana, je crains que ça n’a­vance pas 😉

    Mor­pheus

    Réponse
  21. Ana Sailland

    Je par­lais de l’im­pact qua­si psy­cha­na­ly­tique de la démo­cra­tie, i.e. de son côté boos­ter de la conscience, sur le très long terme, pre­mier pas vers l’o­me­ga, et tu parles de solu­tions au pro­blème actuel, de charte et de conven­tion. Nos pro­pos n’ont rien à voir entre eux : ils cor­res­pondent à des angles de vue com­plé­men­taires qui s’ins­crivent dans des échelles de temps dif­fé­rentes, l’une avec le joug auquel tu fais allu­sion héhé, et l’autre sans.

    ;;;;

    Ceci dit, si l’é­cri­ture d’une charte se fait sen­tir comme néces­saire, c’est en pré­sence d’ un défi­cit en conscience, ou plus exac­te­ment d’un dif­fé­ren­tiel de conscience entre ceux qui la rédigent – …s’ils voient juste … – et ceux qui y sont au mini­mum insen­sibles. Elle est donc un indi­ca­teur de direc­tion, au mieux, ou bien a pour mis­sion d’être loi coer­ci­tive. Elle ne peut donc être écrite qu’en l’ab­sence d’une vraie volon­té géné­rale ; elle est la signa­ture de cette absence ; par contre, si la volon­té géné­rale existe (ou exis­tait), je ne vois pas l’in­té­rêt de la gra­ver dans le marbre du temple, au risque de figer la néces­saire plas­ti­ci­té de la per­cep­tion collective.

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  22. Morpheus

    Ben on est presque d’ac­cord, Ana, sauf un peu dans la der­nière par­tie : je pense que l’on a besoin d’une charte parce que l’on a (encore) besoin d’un cadre direc­teur (jus­te­ment pour indi­quer la voie, l’ob­jec­tif, le but, la rai­son), et parce que, même si la majo­ri­té a cette volon­té com­mune, elle est tou­jours en proie aux vieux condi­tion­ne­ments et à ses démons (le pou­voir, l’argent, la peur du manque, etc.). Si on ne l’é­crit pas quelque part, de façon claire et indis­cu­table, dans dix ou quinze ans, on aura déjà oublié où est-ce qu’on allait (je nous connais).

    Le cadre (la charte, etc.) sont là pour garan­tir que ces démons ne soient plus à même de reprendre le pou­voir. N’ou­blie pas qu’ac­tuel­le­ment, nous sommes en défi­cit de conscience en grande par­tie parce que l’o­li­gar­chie nous main­tient la tête sous l’eau… (et qu’on a appris à faire des bulles en pétant dedans pour respirer).

    😉

    Mor­pheus

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  23. J.C

    Je pense que nous ne devrions pas avoir recours à des lois. Qui sommes-nous pour décré­ter la véri­té ? La véri­té ne peut être décré­tée. Les lois natu­relles doivent être décou­vertes, elles ne peuvent être impo­sées par la volon­té. Je pense que nous devrions expo­ser, trans­mettre les pro­grès que nous fai­sons dans cette démarche de manière hon­nête, ouverte et scien­ti­fique (j’en­tends par scien­ti­fique la recherche de la connais­sance et non l’ap­pli­ca­tion de pro­to­cole arbitraire).

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

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  24. Ana Sailland

    Chaus­sons nos lunettes à verre pro­gres­sif afin de savoir foca­li­ser à la fois sur le pré­sent et sur le futur lointain 😉

    Noël !

    Réponse

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