Voici les premières traces de notre rencontre à Grenoble, le 7 décembre 2012, sous la neige.
• Première partie – Exposé de présentation :
Le PLAN de cette (toujours trop longue) intervention à Grenoble, a été rédigé par Sylvain ; merci Sylvain 🙂
1. 0′ : Concernant la liste de points à surveiller pour écrire des constitutions qui nous protègent des abus de pouvoir
2. 3’30 : l’objectif et le fonctionnement de l’atelier
3. 4’30 : 2005 la réaction d’Étienne Chouard au projet d’anti-constitution européenne.
4. 6’03 : Les effets du regard des autres, la Vergogne.
5. 7’15 : Bâtir une alternative, qu’est-ce qu’une bonne constitution ? Comment expliquer que jusqu’ici on n’a pas de bonnes contitutions ?
6. 7’55 : Chercher la cause des causes. (Hippocrate). Être radical. L’importance des controverses.
7. 9’55 : L’arbre des Conséquences.
8. 10’45 : Les résistants qui résistent valeureusement sur des conséquences et qui ont les solutions sur chaque problème.
9. 11’35 : l’impuissance politique fondamentale
10. 12’03 : La fausse démocratie d’aujourd’hui.
11. 12’56 : Un problème de mots.
12. 14’37 : La mauvaise qualité du processus constituant. Ceux qui écrivent la constitution sont en conflit d’intérêt.
13. 15’18 : Les principes premiers d’une constitution. Notre erreur fondamentale. Hypothèse de cause des causes.
14. 17’27 : Lucidité sur les vices et vertus de l’espèce humaine. Vertu du tirage au sort. Contrôles. Principes de défiance. Révocabilité. Mandats courts. Reddition des comptes.
15. 18’40 : L’élection est aristocratique par nature. Notre inculture. Centralité du tirage au sort en démocratie.
16. 20’00 : Définition d’un peuple.
17. 22’06 : La cause des causes. Écrivons nous-même notre constitution.
18. 24’27 : Le faux désintérêt actuel sur la constitution construit par les voleurs de pouvoir.
19. 24’52 : Une ferveur qui grandit. Démystifier, dédramatiser plein de choses, notamment les erreurs. Un texte évolutif.
20. 28’13 : Ce qu’on prouve (et se prouve) en écrivant un article de constitution. Naissance d’une vraie constitution. Bénéfice pour la lecture de constitution.
21. 29’50 : On nous traite comme des enfants. Devenir adulte.
22. 30’37 : Autonomie / Hétéronomie.
23. 30’54 : Le référendum d’initiative populaire.
24. 37’50 : Le référendum césariste
25. 40’11 : le P.S. (« L’homme est comme le lapin, il s’attrape par les oreilles » Mirabeau)
26. 41’06 : Henri Guillemin
27. 41’48 : Mathiez, sur la Révolution française (importance de la révolution française pour comprendre le régime oligarchique d’aujourd’hui)
28. 43’05 : Chomsky sur l’État
29. 44’17 : Retour sur le référendum d’initiative populaire. Il suffit de l’écrire. Notre impuissance politique est écrite.
30. 45’49 : Montesquieu : « tout pouvoir va jusqu’à ce qu’il trouve une limite ».
31. 47’16 : Sur les banquiers (mêmes conflits d’intérêts concernant l’écriture des limites)
32. 48’24 : La Réserve fédérale
33. 55’00 : Retour sur Cause/conséquence. Être radical. Écrire notre constitution.
34. 56’16 : Stratégie virale exponentielle avant insurrection.
35. 58’47 : Principe de la Fédération de communes.
36. 59’20 : Continuer en parralèle d’étudier les conséquences (Cf travail sur le nucléaire).
37. 1h00’28 : Les médias appartiennent aux riches.
38. 1h00’35 : Retour sur les coquins du PS et rappel du « centre-gauche » historique de Thiers.
39. 1h01’58 : Hollande rassure La City
40. 1h03’11 : le PS et l’UMP sont de droite dure.
41. 1h03’24 : L’importance des médias et de la télévision pour fabriquer le consentement.
42. 1h04’04 : Les riches achètent les médias pour maîtriser le pouvoir politique.
43. 1h04’46 : corrélation entre passages à la télé et résultats électoraux.
44. 1h05’17 : Les élections sont faites pour donner le pouvoir aux riches.
45. 1h05’30 : Guillemin à propos de Thiers.
46. 1h07’11 : Retour sur la stratégie virale ou dite : en rhizomes.
47. 1h08’04 : La métaphore de la Chenille.
48. 1h09’40 : Plus de maîtres : des serviteurs. Contrôle, défiance.
49. 1h10’20 : Retour sur le référendum d’initiative populaire
50. 1h10’47 : Question sur le régime Suisse. Recentrage. Liberté fondamentale des peuples. Être démocrate c’est quoi ? Le sujet des chiffons rouges et le mépris pour les décisions populaires des faux démocrates. La compétence supposée des Élus.
51. 1h15’12 : La guerre est l’apanage des États, des oligarques, des riches (1%), et des démagogues, des médias-mensonges, pas des peuples et des citoyens.
52. 1h17’30 : Intervention concernant « le jeu de dupes », une « entente », entre maîtres et électeur incapable d’assumer sa liberté.
53. 1h18’58 : La page « en vrac » d’Étienne Chouard (relevé de pépites). Local / Global. Présent / Générations futures.
54. 1h20’45 : Retour sur l’écriture de la constitution concernant le référendum d’initiative populaire.
55. 1h21’12 : La cause animale. Le parlement des animaux. Le lien entre la cruauté humaine et la cruauté envers les animaux.
• Deuxième partie – Questions, et puis l’atelier populaire constituant, par groupes :
https://youtu.be/XqSpC8VtHnk
Un chaud merci à Olivia, Valentin et toute leur bande de copains, pour avoir voulu et organisé ce bon moment 🙂
J’espère que ces graines d’idées démocratiques germeront, grandiront et se répandront à Grenoble (comme à Toulon, à La réunion, et ailleurs…), et que les gentils virus nous tiendront au courant (ici par exemple, ou sur Facebook) de leurs travaux et de leur progression.
Amicalement.
Étienne.

Bonjour à toutes et à tous !
Suite à la conférence, nous nous lançons à créer
une Agora Grenobloise réelle et non virtuelle !
À tous les grenoblois(e)s, venez en discuter et partager vos idées ici :
http://sync.in/PDXVK9ktkq
Merci pour votre combat,
j’essaye de convaincre un maximum autour de moi, mais je dois avouer ne pas avoir la même virtuosité culturelle que Mr Chouard. Peu importe, je me forme petit à petit…
Une petite question : n’a-t-on pas des exemples de pouvoir par le peuple qui se soit transformé en dictature par le peuple ?
J’ai beau expliquer qu’un vaste système de sécurités constitutionnelles permettrait de contrecarrer toute volonté despotique, j’ai du mal à convaincre mes amis sur ce sujet.
Merci encore.
Bonjour,
Pour continuer dans l’esprit d’une constitution qui met hors jeu ceux qui ne jouent pas le jeu.
A‑t-il été prévu une place pour supprimer les Immunités judiciaires ?
J‑Stéphane
• Deuxième partie – Questions, et puis l’atelier populaire constituant, par groupes :
Ne compter que sur nous pour nous informer ! Les médias mentent ! Ou se taisent !
Salut à toi Étienne,
Salut à vous tous les assoiffés de vérités, chercheurs et créateurs d’ un monde nouveau,
Je viens de visionner et écouter ta dernière vidéo, 1ère partie, à Grenoble, j’ ai aussi vu ton travail citoyen à Toulon, et aussi quelques-unes de tes interventions précédentes. Très stimulant… et génial, Comme toujours, Merci à toi.
Mais actuellement, c’est très étonnant, je ne vois rien, dans tous les messages de commentaires des lecteurs de ton (ou notre) blog, concernant le mouvement prodigieux qui est en train de se vivre à Notre Dame Des Lande en ce moment… Quand tu dénonces le PS comme parti de droite, c’est exactement, concrètement, ce qui se passe sur le terrain de la ZAD, occupé militairement jour et nuit, avec des barrages de Check Point mobiles autour de cette Zone, précisément à Défendre contre la dictature de Vinci et de son monde qui se cache derrière le PS…
Le mouvement dure déjà depuis deux mois. Action de critique radicale. Il dépasse nettement la référence de 68, dans le fond et dans la forme… Et il dépasse aussi tous les mouvements indignés connus à travers le monde… Ici, c’ est du jamais vu ! Alors allez voir et entendre comment créer un monde nouveau.
Aujourd’hui même, alors que j’écris ces lignes, ils ont réussi à faire passer encore sur la Zone, à bon port, des tracteurs remplis de matériel… Ils rencontrent tous les délégués des comités de soutien venus de toutes le pays pour ce samedi et dimanche… D’ Autres manifestent à Nantes contre la répression ce soir même !
Il est grand temps que les lecteurs de ce blog s’éveillent de mieux en mieux… regardent et comprennent ce mouvement en cours… le soutiennent de toutes leurs forces… Tous, là où nous sommes, là où nous vivons. Comprenez bien que tout se décide là-bas, par Assemblées Générales presque permanentes… Ce qui se vit là-bas, c’ est une Commune ! Un Rêve Général de 1936 ! Un Occupy wall street…
Lisez les textes publiés depuis deux mois sur leur site, et si vous êtes un peu sensible, vous sentirez le sel de la terre qui monte en eux et leur donne cette force de l’émancipation à l’œuvre, c‑à-d. la nôtre aussi, ces fameux « gentils virus » qui nous chatouillent les méninges et nous poussent à agir avec nos propres moyens :
http://zad.nadir.org/
et leur site de dépannage en cas de problème : http://lazad.noblogs.org/
La Constitution à venir est entrain de s’élaborer aussi à Notre Dame Des Lande, concrètement, dans le pays nantais… Dans la boue, les mains dans la terre, dans la joie des esprits créateurs de ce monde nouveau : « Nous franchirons les murs, un par un ! » « Trouvons-nous ! » …
Il y a là, la base de nombreux articles à venir pour une réelle Constitution à l’ origine d’ une réelle Démocratie !…
Mais trêve de long discours, regardez déjà la première vidéo,
« Vainquons Vin$$i »
tournée le 16 octobre 2012, il y a déjà deux mois, et regardez toutes les autres tournées depuis aussi, sur le blog G.R.O.I.X. Et d’ autres aussi…
Mais aussi une autre, pour la route ! « Vinci$$itude, la pomme de discorde » :
http://groix.revolublog.com/vinci-itude-la-pomme-de-la-discorde-notre-dame-des-landes-a59666695
Camille.
Valentin a isolé cet extrait, que je trouve marrant :
L’exemple de LA CHENILLE
[…] (1:15) « C’est fini : moi, je ne suis plus hétéronome, moi, maintenant je suis autonome… Je vous aime bien… vous, mes élus, là [mes parents]… vous étiez des gens très gentils, mais je ne veux plus d’élus. Voilà. Les élus, j’en ai marre. Je ne veux plus d’élus : ni élus de Dieu, ni élus du Peuple, élus de… Au diable les élus ! Moi, « Ni dieux, ni maîtres », je veux être autonome… »
🙂
Bonsoir,
Étienne,
Pour la pertinente remarque qu’un citoyen vous a fait « Le bien local peut-être un mal global » c’est effectivement une condition qui a fréquemment été rencontrée dans l’histoire de l’humanité. On peut également dire que le bien global peut-être un mal local.
Chaque fois, ces conditions ont généré des conflits, et c’est toujours la raison du plus fort qui a imposé sa suprématie : l’individu le plus fort physiquement ; le groupe le plus fort par le nombre ; puis le peuple le plus fort par les sciences et les technologies.
Mais depuis que l’on a délégué la raison et la morale à la >justice< (encore un mot à l’envers), c’est celui qui a les finances pour corrompre qui est le plus fort.
Maintenant, la force est entre les mains du propriétaire privé le plus riche et si l’on continue en ce sens, il n’en restera plus qu’un, un seul individu qui aura le droit de vie ou de mort sur l’humanité.
Il faut évidemment prendre le parti du peuple sur l’individu, mais il ne faut pas que l’individu soit lésé, car cela reviendrait à accepter les privilégiés. Les notions besoin et mérite doivent être la mesure.
Aussi, j’ai entendu dans cet atelier « Un peuple peut-il se tromper majoritairement ? » Je pense qu’un peuple qui prend une mauvaise décision est un peuple qui a mal été informé. Et ces ateliers sont une des réponses à apporter à cette faiblesse, il ne suffit pas d’ouvrir les écoles juste pour déposer son vote. Il faut informer et former les citoyens avant chaque suffrage.
Qu’est-ce qui fait tenir les pouvoirs illégitimes, par quelle force se maintiennent-ils ?
Comment le pouvoir impose-t-il les lois ? Comment le pouvoir les fait-elles (ou pas d’ailleurs) respecter ?
Ce n’est pas par la sainte force de la constitution dont la majorité se fout (pour l’instant), mais par l’argent et de l’argent le pouvoir des medias et de tout l’appareil de l’état, judiciaire etc.
Si vous ne respectez pas leurs règles, que se passera-t-il ? Pour simplifier, vous serez arrêté par les forces de l’ordre, vous serez jugé et emprisonné, ou on vous retirera de l’argent sur votre compte.
Si les forces de l’ordre etc. ne sont plus payées, croyez-vous qu’ils iront travailler gratuitement pour un système qu’ils ne cautionnent souvent pas eux-même ? Non
Dans un système monétaire, on agit d’abord sous la contrainte de l’argent, mais on peut le faire aussi par conviction.
La façon dont sera menée la réforme économique sera la clé de notre puissance politique, libérée ou non des outils pour d’éventuels voleurs de pouvoir. Parce que c’est par là que ça se passe, élection ou pas.
Étienne, n’y a‑t-il pas un risque pour que, quel que soit le contenu d’une constitution, les gens n’obéissent en réalité qu’à l’argent et donc qu’à ce qui aura été approuvé par les riches ?
Plus clairement, quelle force aura une constitution pour sa mise en application si ceux qui possèdent le pouvoir de créer l’argent, soit les banques privées au niveau international, n’en tiennent pas compte.
Faudrait-il complètement se passer des banques et comment ?
Bien amicalement
J.C
JC
Effectivement : une des toutes premières choses à faire, lors du grand changement, sera de produire nous-même une nouvelle monnaie, en interdisant évidemment la précédente et en la remplaçant automatiquement par la nouvelle, avec un plafond.
Il n’est pas absurde non plus d’imaginer une société sans monnaie, vous avez raison.
Connaissez-vous le travail d’André-Jacques Holbecq sur cette organisation qu’il appelle écosociétalisme ?
• http://www.ecosocietal.org/
• http://postjorion.wordpress.com/2011/10/10/211-societalisme-et-ecosocietalisme/
Étienne.
Bonjour,
On commence à prendre conscience que la monarchie politique n’était pas à l’origine des maux du peuple. Que ceux qui ont le pouvoir financier ont eu besoin d’accaparer le pouvoir politique pour installer leur monarchie économique.
En 200 ans, le privé est devenu plus riche que des Nations. Maintenant il faut affaiblir le privé pour renforcer les Nations. Il faudra reprendre ce qui a été volé aux peuples. L’individu ne doit pas être plus riche qu’une Commune et encore moins qu’une Nation, surtout quand règne la misère dans l’abondance.
Les monarques économiques, une fois remis au niveau de simples mortels, apprendront automatiquement à dire « S’il-vous plait et merci » et les peuples armés de leurs expériences, ne se laisseront plus duper par des crapules.
Il faut que l’on soit continuellement vigilant sur l’irrigation des finances. L’argent est à notre civilisation, ce que l’eau est à notre planète et le sang à notre corps. Nous devrons instaurer des sentinelles qui veilleront à ce qu’il ne se forme plus aucun caillot, aucun garrot et aucun barrage de rétention.
Et peut-être qu’un jour nous trouverons une solution pour nous passer de l’argent et reconnaitrons enfin que ce qui donne vie à une civilisation, c’est l’Humain.
J‑Stéphane
pour ce qui est de la vérification du bail de la FED :
j’en avais discuté avec mon frère„ et il m’a trouvé ça,
http://www.crashdebug.fr/index.php/dossiers/5351-comme-quoi-on-est-jamais-sur-de-rien
vala, d’abord 20 ans (ah bon ?) puis perpétuité
Désolé
@fafache
Ça m’étonnerait de la part de nos chers banquiers oligarques qui ont décidé cela entre eux, mais peut-être que la fin du bail a été changé entre 1927 et aujourd’hui ?
Le lien vers crashdebug ne l’écarte pas définitivement : « Ainsi la charte est perpétuelle, ou il doit y avoir un autre changement après 1927. »
Salut Camille, j’ai encouragé modestement à la manif du 17, ici, chez Étienne, manif qui fut un superbe moment ! Et les comités fleurissent, des stands, des actes…
Mais, cela tombe sous le sens, je crois, ici, que se joue un combat exemplaire du côté de Nantes. Et Étienne ? Il se dit père Chouard (expression que je n’aime pas, à cause d’un titre de Balzac et surtout de ma fréquentation des textes juridiques où fleurit la notion de « bon père de famille », celui qui gère et qui décide !) Nous sommes peut-être ses enfants, mais nous sommes adultes, ou presque (tant que pas en démocratie !)
« On ne veut pas être aménagés ! »
ON NE VEUT PAS ÊTRE AMÉNAGÉS !
Sur la FED et son bail.
Il faut se rappeler qu’au XIXe s., les sociétés privées n’avaient pas le même statut juridique que maintenant. Lorsqu’une société était créée, elle réunissait des associés pour la réalisation d’un projet bien déterminé (par exemple, la fabrication d’un ouvrage d’art, un pont, une écluse,…) et lorsque le projet était terminé, la société était dissoute.
Il me semble – mais c’est à vérifier par des juristes et documentalistes compétents – que les choses ont changé à partir d’une jurisprudence du 14e amendement de la constitution US (en tout cas, c’est ce qu’affirme Howard Zinn dans ce documentaire (à partir de la minute 9′30″) :
Le 14e amendement US a été écrit après la guerre de sécession pour donner aux noirs les mêmes droits que les blancs.
Les juristes des entreprises privées ont utilisé (détourné) cet amendement pour le faire appliquer au monde des affaires et des entreprises. Entre 1890 et 1910, sur 307 affaires portées devant les tribunaux en vertu du XIVe amendement, 288 émanaient d’entreprises privées, et seulement 19 de personnes noires.
Que dit cet amendement (dans sa section 1) ?
« Toute personne née ou naturalisée aux États-Unis, et soumise à leur juridiction, est citoyen des États-Unis et de l’État dans lequel elle réside. Aucun État ne fera ou n’appliquera de lois qui restreindraient les privilèges ou les immunités des citoyens des États-Unis ; ne privera une personne de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière ; ni ne refusera à quiconque relève de sa juridiction l’égale protection des lois. »
Donc, les juristes des entreprises font valoir qu’une société, puisqu’elle est « née » sur le territoire US, et qu’elle est soumise à sa juridiction, ces mêmes droits qui sont accordés aux noirs comme aux blancs, doivent être appliqués à cette société, et qu’elle doit bénéficier du même statut et de la même protection juridique. La société est alors reconnue comme un citoyen à part entière et donc « Aucun État ne fera ou n’appliquera de lois qui restreindraient les privilèges ou les immunités des citoyens des États-Unis ; ne privera une personne de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière ».
Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’à travers cette jurisprudence, c’est la responsabilité des associés (actionnaires) qui est protégée de poursuites judiciaires, puisque avant cela, les associés / actionnaires pouvaient être poursuivis en leur nom propre (ils étaient donc réellement responsables des actes accomplis au nom de la société). Après cette jurisprudence, ils se trouvent donc déresponsabilisés.
Concernant le bail de 99 ans, j’ai trouvé ceci, bien qu’il semble qu’il s’agisse ici d’un droit français. Je n’ai pas trouvé l’équivalent US (faudrait chercher en anglais, je ne suis pas assez bon en anglais pour cela).
« Art L.210–2 et art 2 al 2 décret 1967. La durée de la société doit être fixée dans les statuts et elle ne peut excéder 99 ans. On peut proroger une ou plusieurs fois. Chaque prorogation ne peut jamais être supérieure à 99 ans. Cette prorogation doit résulter d’une décision des associés qui est prise dans les conditions requises pour la modification des statuts. Cette décision n’entraîne pas la création d’une personne morale nouvelle. »
Cordialement,
Morpheus
Merci Etienne pour ta réponse et pour les liens.
Je viens de survoler l’ecosociétalisme 😉
premier survole et quelques objections que j’espère pas trop idiotes sur le contenu :
Le principe du dividende universel m’apparaît comme purement libérale, il pousse les peuples à produire plus pour obtenir plus de biens et services et plus d’argent. C’est le libéralisme universalisé avec incitation à produire toujours plus pour gagner toujours plus.
En cas d’abus, ce pourrait se transformer en l’inverse par des restrictions non nécessaires.
Dans les deux cas, c’est la quantité d’argent et de produit qui est visé et non les besoins réels spécifiques. Je vais développer plus bas
En distribuant la somme correspondant à ce qui a été produit, on impose à la population d’acheter ce qui a été produit ni plus ni moins ni autre choses plutôt que de produire en fonction de la demande de chacun. C’est un piège non ?
La représentation symbolique qu’est la monnaie est toujours virtuelle car non déterminée à un produit spécifique mais à l’ensemble des produits.
Elle est toujours déconnecté des réalités des besoins véritables des individus au profit de la quantité de monnaie, de pouvoir d’achat :
1 Avoir de l’argent ne signifie pas forcément que les produits dont on a vraiment besoin existe,
même si la quantité d’argent corresponds à la quantité de produits. D’autres ont déjà pu acheter le produit dont on n’avait besoin, il n’y en a pas pour tout le monde ou sinon juste le même nombre pour chacun, autant distribuer des bons de rationnement.
2 On souhaite forcément posséder davantage d’argent que ce que l’on va se procurer pour avoir le sentiment d’avoir le choix et non celui d’avoir à choisir entre deux produits important, c’est à dire, être réduit au non-choix de l’indispensable.
Je ne vois pas là de sorti d’une quête de l’argent pour lui-même.
Autre point déjà mentionner ailleurs. L’idée de revenu inégaux sur la base de la méritocratie ne rend pas l’homme libre de ses activités aussi bien dans la quantité travail que dans le choix de la fonction exercée puisque chacun sera tenté de gagner plus et aura donc tendance à se diriger non pas vers ses aspirations mais vers plus de travail et un travail plus rémunérateur, donc avec une bonne image.
Dernier point, puisqu’il y a là toujours une stratification économique, il n’y a pas de véritable égalité politique ni d’égalité sociale. Un homme ne vaut pas un autre homme. À terme, ceux qui gagnent plus finiront par changer les règles à leur avantage du fait de leur pouvoir d’achat et de leur notoriété.
Les alternatives monétaires me paraissent toutes bancales en comparaison de celle de la gratuité.
Pour le moment, cet écosociétalisme m’inquiète mais peut être à tord.
Pour reprendre ce qui dit Ana ailleurs, l’homme reste ici » Contraints à l’obéissance pour obtenir ce pouvoir d’achat »
Cela fait quelques temps maintenant que j’essaie de comprendre ces alternatives monétaires et je crois y trouver pleins de défauts. Est-ce juste moi qui comprends mal ou mes observations sont justifiées ? Est-ce que quelqu’un voudrait bien éclairer ma lanterne et y répondant ?
Ma position n’a pas changé, je suis contre les travaux forcés.
Je pense que les individus ne devraient pas avoir à être motivé, obligé par l’obtention de pouvoir d’achat pour accéder au progrès. Un progrès n’a de valeur que s’il est partagé par tous et pas seulement par ceux qui peuvent se le permettre financièrement.
Chacun ne devrait-il pas pouvoir s’engager dans une activité parce qu’il a envie de l’accomplir plutôt que pour d’autre raison.
N’avons nous pas les moyens de supprimer les activités nuisibles ?
Et si certaines personnes ont envie de vivre que de leur potager, d’autre de jouer aux cartes et d’autres encore de regarder des matchs de foot une bière à la main, mais laissons les vivre comme ils l’entendent, pourquoi leur supprimer certains droits en réduisant leur accès aux biens et services ?
est-ce que la valeur d’un homme se vote à l’opinion, à la majorité ?
Qui sommes nous pour prétendre sonder les coeurs et les âmes ?
N’est-il pas temps d’arrêter d’acheter la vie des gens ?
Ne sommes nous pas à une époque ou nous avons la chance de pouvoir prendre des décisions merveilleuses ?
L’argent n’est pas juste, il ne l’a jamais été, il emprisonne les hommes quelque soit sa quantité. Tant que la monnaie existera, elle sera les murs de sa prison.
Il n’y a pas, à mon sens, de bon usage de l’argent, il y a de bons usages des ressources.
L’argent n’est fait que pour être posséder afin d’une éventuelle acquisition de ressources.
Par construction, on désir l’argent pour lui-même sinon on aurait pas besoin d’argent on se contenterait de rendre les ressources accessibles.
À bas la méritocratie et ses privilèges, vive l’égalité de traitement pour tous,
Vive la liberté, l’égalité et la fraternité.
Bien amicalement
J.C
Ce que j’ai retenu du visionnage du début de l’atelier (parole quasi-exclusive à Etienne – quelques interventions du public / introduction) :
1 – Le peuple, dans certains yeux, serait vite l’autre, le nullard, le grossier, le sagouin ? Celui ou ceux (?) qui votent peine de mort, clocher d’église et rien d’autre, etc.
Étienne répond à cette vision dégradée, méprisante, et ici, de manière plus vive que ce que je n’ai jamais vu.
Depuis quelque temps (selon les documents vidéo qui sortent dernièrement), une définition assez nette du peuple transparaît. J’écris ce que j’ai retenu, sans copier l’exacte formule : groupement humain mu par la volonté ou une aspiration à vivre ensemble, de faire société (on est dans le projet collectif et participatif, plus ou moins conscient, un élan vivant).
Il fut aussi question un moment sur le blog de Plan C, à partir d’un livre consacré au peuple juif ou à l’État d’Israël (je ne recherche pas et ne me souviens que partiellement), d’une possibilité de création ex-nihilo, éventuellement venue de pouvoirs déjà installés ou cherchant assise, avec instrumentalisation corollaire du concept-gens (à leurs profits). (Nota : je prends cet exemple, sans esprit polémique, du seul souvenir gardé de la présentation du livre – le peuple français tel que constitué par un lignée de rois, puis perpétué par les diverses républiques pourrait sans doute ressortir du même principe – l’État devenant son visage politique actif).
D’avoir lu (je vais encore en parler, attention) Comment peut-on être breton ? essai sur la démocratie française de Morvan Lebesque, j’ai été très intéressée par la définition du peuple breton, qui parcourt le livre. Il ne s’agit pas de volonté, mais avant tout d’un constat historique, qu’une société a existé, partageant suffisamment de règles et de biens en commun pour endosser la qualité de peuple (biens particulièrement culturels). Y a‑t-il eu volonté ?, c’est ceci que je veux souligner.
D’état de fait (par cohésion en groupe, d’origine multi-factorielle, plus ou moins profitable à chacun, ou à un grand nombre, à un moment donné) à mouvement organisé, le terme de peuple me semble recouvrir tout un spectre entre ces deux versions – « naturaliste » voire essentialiste (ce n’est peut-être pas la notion idoine) / volontariste ou désirante.
Nota : le peuple breton en serait-il à la nécessité d’une sorte d’auto-réappropriation pour exister aujourd’hui ? On peut aussi penser l’inverse : certains le soutiennent. Beaucoup d’aspects ne dépendant d’aucune décision dans ce sens permettent de l’affirmer, si de mon point de vue, l’idée de peuple de breton en est qu’à l’état d’ébauche ou de flou assez inactuel dans la conceptualisation que se font mes voisins et concitoyens – « territoriaux », en première attribution.
Avec le peuple « nullard », le « quidam inculte, égoïste » et démultiplié jusqu’à faire troupeau bêlant, vociférant, ou très souvent dans la bouche des médias : « grognant » (l’animal !), nous disposons de trois définitions du peuple… Celui qui est, celui qui se veut ou qui est voulu, et l’Autre (la masse ignoble tant qu’à faire), les barrières entre chacun pouvant se montrer changeantes, et même tomber.
Duquel fait-on partie ? En démocratie, le peuple, c’est qui ?
2 – Cause des causes : l’absence de constitution de sens et d’élaboration démocratique / « Du bien local au mal global » énoncé par une personne de la salle dont Étienne s’empare avec joie… Avec la réflexion trop dilettante que j’accorde à la pensée de la démocratie, et en particulier de ne pas m’être penchée sur la question soulevée par Marat, et réinvestie par Ana Sailland, je crois récemment, autour de la DIMENSION du groupe humain comme nodale au succès démocratique, je souhaite cependant m’exprimer un peu.
Du groupe de peu de personnes dont l’entente peut reposer sur la seule parole et la parole tenue, voire l’honneur, aux lois qui commencent à règlementer bien des aspects de la vie commune (sans que la justice soit en leur cœur, ni même le pragmatisme et l’utilité possiblement), la constitution n’est-elle pas l’apanage d’une société très élaborée et / ou très nombreuse ? Elle pourrait donc ne pas être nécessaire pour un petit groupe, ou se voir réduite à quelques règles et références fondamentales, seulement orales à l’occasion.
Si nous continuons vers le modelage d’une société mondiale, globale comme il semble que ce soit notre actualité, une supra-référence, supérieure encore à la Constitution telle que généralement entendue ne s’impose-t-elle pas ? C’est d’ailleurs ce que réalise la Constitution européenne depuis son origine et très directionnellement (anti-démocratique, tant par son contenu que par son élaboration), en strate encore intermédiaire, avant le saut général.
Brrrrrr ? Je m’interroge tellement sur l’a-démocratie – l’anti-démocratie – que portent en soi des instances éloignées (PHYSIQUEMENT) des personnes. L’entêtement sur le grand, le supra (et même l’infra). L’universel en étendard. L’obsession de l’idée, sans doute… Y a‑t-il des lois qui peuvent s’appliquer partout et pour tous avec succès tant elles sont véritables / véridiques, vérifiées ?
Restent la formidable créativité humaine, plus encore la plasticité de la vie (laquelle entend limites – y a‑t-il quelque chose sans elles ?)
NOTA : je crois qu’il n’y a pas de moteur de recherche interne au blog. Je n’en ai pas vu. Si c’est bien le cas, ce pourrait être vraiment valable d’en créer un.…
Merci Florence : l’exemple de la Bretagne — dans le bon petit livre que vous signalez fortement — merci 🙂 — permet de prendre du recul sur « le peuple français » et suggère des pensées inhabituelles.
J’ai mis un moteur de recherche (Google) en haut et à droite de la page d’accueil : il parcourt tout le site — y compris le blog —, sauf le forum (pour qui j’ai dû préparer un item de menu « spécial-forum » : Recherche Google).
C’est le travail passionnant de Shlomo Sand auquel vous faites référence, je pense ; il a écrit deux livres formidables :
• « Comment le peuple juif fut inventé »
et
• « Comment la terre d’Israël fut inventée : de la Terre sainte à la mère patrie ».
« Qu’est ce qu’une bonne constitution » ?
J’en profite pour déblatérer un truc qui me trotte dans la tête depuis un certain temps.
Après la cause des causes, quel est le but des buts, en quelque sorte.
J’entends bien que la constitution devrait protéger le peuple des abus de pouvoir, et le libérer de son impuissance politique.
J’entends bien que l’étymologie du mot démocratie donne peuple au pouvoir.
Ainsi donc, dans la triste ambiance du système représentatif, nous souhaitons et appelons de nos vœux son contraire, et réfléchissons donc au processus constituant et au contenu de la constitution.
Mais nous opérons cette réflexion dans un esprit de réaction (légitime) ou protection et, imprégnés de notre indignation, et de notre vouloir monde meilleur, nous oublions (c’est là que je veux en venir) de voir un peu plus loin, ou beaucoup plus loin même, de voir ce que la démocratie peut induire et impliquer quant à l’évolution de l’espèce … donc bien au delà du souci politique immédiat.
Nos petits ordinateurs personnels sont peu puissants, et même équipés d’un bon logiciel heuristique tel que le prolog (par exemple), ils ne peuvent permettre de mettre en œuvre qu’une proto intelligence. Par contre, s’il advenait qu’on les constitue en réseau, et cela sous l’impulsion de chercheurs en IA, leur réunion permettrait de passer de la proto intelligence à quelque chose de beaucoup plus élaboré : la mise en réseau de proto intelligences peut conduire à l’intelligence …
De même :
Nous citoyens ( ou électeurs;) ) somme individuellement porteur d’une proto conscience ((( ne soyons pas orgueilleux et ne surestimons pas notre niveau de conscience, ni son intensité, ni la fréquence/constance/durabilité de notre éveil ))) ; et si nos proto consciences étaient mises en réseau, il en résulterait l’émergence de quelque chose de beaucoup plus élaboré : la conscience vraie
(avec comme sous produit naturel la fameuse volonté générale que certains prétendent représenter alors qu’elle n’existe même pas, mais c’est un autre sujet, quoique voisin).
Nos consciences embryonnaires vont à hue et à dia, non coordonnées, ou pire encore, contradictoires, ou carrément en conflit .
Ce mouvement Brownien des consciences est en outre aggravé par le système représentatif qui libère le citoyen de sa responsabilité, ou la lui confisque, et bloque systémiquement la mise en réseau, interdisant ainsi l’émergence d’une conscience collective intense et supérieure à tout ce qui jamais fut vu/vécu.
La démocratie réelle, et donc directe (pléonasme?), si nous ne nous contentons pas de chercher des processus d’élaboration des lois qui soient justes, si au contraire nous réfléchissons sérieusement à la mise en réseau des pensées, des intelligences, et des consciences, la réelle démocratie peut permettre l’émergence tant attendue de la conscience. Qui de nos jours n’est qu’un mythe.
Et à mon sens, une bonne constitution doit être axée sur cette mise en réseau.
Pas facile, j’en conviens, mais toute solution de paresse est un renoncement à la démocratie et à son fruit « cosmique ».
J’entends par solution de paresse toute solution qui ne permettrait pas à chaque citoyen d’être entendu et d’entendre, au prétexte, on le serine trop souvent, qu’à 60 millions de personnes, on doit bien faire des concessions.
Rostand, dans un élan de pessimisme, nous parlait de l’aventure falote du cytoplasme.
Theillard de Chardin nous parlait du chemin allant de l’alpha à l’oméga.
Shri Aurobindo quant à lui développait le concept de supra conscience (lire « le yoga intégral », un pavé).
Et tant d’autres, qui perçoivent, à tort ou à raison, un sens à l’évolution, orientée vers l’émergence, bien au delà de l’humain prototype, d’une conscience dont nous ne pouvons que difficilement percevoir le devenir tant nous en sommes éloignés.
Mais nous sommes peut être l’animal charnière : si le lapin et l’araignée évoluent aléatoirement, nous avons au contraire atteint le niveau minimal nécessaire pour choisir un mode de vie et une structure de société qui impliquent une évolution choisie.
Sans être maître de notre devenir, nous pouvons cependant lui tracer un sillon.
Saurons nous le faire ?
Oui, si nous choisissons une vraie démocratie, qui (pour plagier Marc Sangnier) porte à son maximum la conscience et la responsabilité individuelles, via un réseau dense et continu de délibération politique et philosophique partagé par toustes.
Y a du boulot … pour la chenille 😉
Ana, c’est pourtant simple.
Imaginons que, d’une manière où d’une autre, l’humanité parvienne à s’unir et à comprendre que nous ne faisons qu’un, en dépit de nos différences de points de vues. Que nous sommes interdépendants et que nous avons infiniment plus à gagner en partageant qu’en nous entretuant.
Nous serions conscient que le pouvoir et l’argent rendent fous n’importe qui et déciderions de nous organiser de telle sorte que ces deux perversions soient empêchées.
Nous élaborerions une Charte Universelle dont les Droits de l’Homme ne sont encore qu’un pâle brouillon très imparfait. Cette Charte constituerait le fondement d’une nouvelle Constitution Universelle, qui statuerait deux éléments prioritaires : premièrement l’instauration d’une véritable démocratie communaliste (que chaque nation, voir chaque région pourrait adopter selon ses propres désidératas, dans le respect des différences de vues) ; la seconde serait le principe fondamental que les ressources de la planète ne peuvent en aucune façon être accaparée, ni par un état, ni par une entreprise privée, ni par une quelconque institution. Ces ressources seraient reconnues patrimoine de l’humanité tout entière.
Abandonnant la monnaie, nous pourrions concentrer nos savoirs, nos sciences, nos énergies, nos volontés, à développer une civilisation connectée fondée sur la gestion de l’abondance, en phase avec les rythmes élémentaires de la planète, en symbiose. Nous commencerions à comprendre, par la pratique, la nature systémique de la Terre, non plus intellectuellement (nous savons cela, et James Lovelock l’a déjà développé dans son Hypothèse Gaïa), mais par la pratique rendue nécessaire pour notre propre projet, nous retrouverions, progressivement, l’équilibre psychique avec ces rythmes naturels.
La conscience collective s’imprégnerait de cet équilibre retrouvé, et ainsi, la conscience humaine effectuera un bon quantique dans son évolution. Nous percevrions mieux, de façon plus intuitive, les relations de causalités réciproques qui régissent les phénomènes, et deviendrions de cette manière plus responsables de nos actes. Telle serait ce bon quantique.
Une civilisation véritable s’établirait enfin dès l’abandon de nos modes de vie archaïques et barbares, fondés sur la rareté, la pénurie, la compétition, la guerre, le contrôle, la domination, la hiérarchie, la soumission, l’esclavage, la folie.
Tout ce que j’espère, c’est que cette union ne doive pas en passer par une solution à la Watchmen…
Morpheus, le visionnaire.
Au visionnaire
Si « saut quantique » il y a, tout ça n’est plus nécessaire.
(L’écriture d’une charte universelle, comme l’écriture des lois, n’a aucun sens dans notre hypothétique après, et les plans de gestion n’y sont plus de mise)
Mais comme nous n’en sommes pas encore là, joyeux noël quand même, c’est l’essentiel 😉
Si tu mets la charrue avant les bœufs, Ana, je crains que ça n’avance pas 😉
Morpheus
Je parlais de l’impact quasi psychanalytique de la démocratie, i.e. de son côté booster de la conscience, sur le très long terme, premier pas vers l’omega, et tu parles de solutions au problème actuel, de charte et de convention. Nos propos n’ont rien à voir entre eux : ils correspondent à des angles de vue complémentaires qui s’inscrivent dans des échelles de temps différentes, l’une avec le joug auquel tu fais allusion héhé, et l’autre sans.
;;;;
Ceci dit, si l’écriture d’une charte se fait sentir comme nécessaire, c’est en présence d’ un déficit en conscience, ou plus exactement d’un différentiel de conscience entre ceux qui la rédigent – …s’ils voient juste … – et ceux qui y sont au minimum insensibles. Elle est donc un indicateur de direction, au mieux, ou bien a pour mission d’être loi coercitive. Elle ne peut donc être écrite qu’en l’absence d’une vraie volonté générale ; elle est la signature de cette absence ; par contre, si la volonté générale existe (ou existait), je ne vois pas l’intérêt de la graver dans le marbre du temple, au risque de figer la nécessaire plasticité de la perception collective.
Ben on est presque d’accord, Ana, sauf un peu dans la dernière partie : je pense que l’on a besoin d’une charte parce que l’on a (encore) besoin d’un cadre directeur (justement pour indiquer la voie, l’objectif, le but, la raison), et parce que, même si la majorité a cette volonté commune, elle est toujours en proie aux vieux conditionnements et à ses démons (le pouvoir, l’argent, la peur du manque, etc.). Si on ne l’écrit pas quelque part, de façon claire et indiscutable, dans dix ou quinze ans, on aura déjà oublié où est-ce qu’on allait (je nous connais).
Le cadre (la charte, etc.) sont là pour garantir que ces démons ne soient plus à même de reprendre le pouvoir. N’oublie pas qu’actuellement, nous sommes en déficit de conscience en grande partie parce que l’oligarchie nous maintient la tête sous l’eau… (et qu’on a appris à faire des bulles en pétant dedans pour respirer).
😉
Morpheus
Je pense que nous ne devrions pas avoir recours à des lois. Qui sommes-nous pour décréter la vérité ? La vérité ne peut être décrétée. Les lois naturelles doivent être découvertes, elles ne peuvent être imposées par la volonté. Je pense que nous devrions exposer, transmettre les progrès que nous faisons dans cette démarche de manière honnête, ouverte et scientifique (j’entends par scientifique la recherche de la connaissance et non l’application de protocole arbitraire).
Bien amicalement
J.C
Chaussons nos lunettes à verre progressif afin de savoir focaliser à la fois sur le présent et sur le futur lointain 😉
Noël !