La Pandémie du Nouveau Monde,
L’Éveil des consciences citoyennes
est un film autoproduit, débuté en 2009.
http://pandemie-nouveaumonde.fr/
J’ai moi-même longuement répondu à toutes les questions de Nazzarréna, qui a ainsi filmé, pendant plus de deux ans, de nombreux militants. Le montage est pratiquement fini, je crois.
Il y a quelques extraits là : http://pandemie-nouveaumonde.fr/#lefilm
Grâce à une souscription sur le site participatif Ulule, une somme de 8 000 € a pu être réunie.
Ils sont actuellement dans la dernière ligne droite du montage du film et d’une enquête bonus.
Vous pouvez les aider.
Étienne.

Bonjour,
Beaucoup des multiples petits groupes de résistance croient au pouvoir individuel (le seul qu’il nous reste à priori actuellement).
C’est pourtant oublier les travaux de Milgram et autres travaux de psychologie sociale expérimentale qui montrent et tentent d’expliquer comment les mécanismes psychiques sociaux fonctionnent.
Ce sont des mécanismes non maitrisables par la conscience. La nature humaine est ainsi faite qu’elle a besoin d’exercice du pouvoir social et est influencée par lui inévitablement (théorie de la dynamique des groupes, de l’engagement, soumission librement consentie,…).
Connaitre ses mécanismes n’immunise pourtant pas de l’impact de des manipulations sur le comportement des individus. Le contexte influe beaucoup plus sur les comportements de tous (65 à 80% dans l’expérience de Milgram) que les caractéristiques personnelles (rebelles, humanistes, intellectuels,…).
Je crains en tant que psychologue du travail et des organisations, comme JL BEAUVOIS, que cette illusion de pouvoir individuel relayé par beaucoup de résistants ne mène qu’au frein de la reprise du pouvoir social nécessaire pour établir la démocratie.
Pour accès à un cours de JL BEAUVOIS :
ou son ouvrage sur l’illusion de liberté
http://www.pug.fr/produit/497/9782706112557/Les%20Illusions%20liberales%20individualisme%20et%20pouvoir%20social
Ce sont des éléments issus des sciences de l’Homme qui semblent nécessaires à entrer sans ce débat de toute évidence.
Le sont-ils pourtant ?
Merci Valérie,
malheureusement, dans les débats sur ce blog, je constate que la psychosociologie ou la sociologie et leurs apport critiques, ou tout simplement leurs apports méthodologiques, ne sont pas assez pris en compte. Et je dirais, bien au-delà de ce débat sur la notion atomisée de pouvoir et d’engagement.
à part ça je n’avais vu la trogne de J‑L Beauvois, merci.
un extrait de son site « démocratie ou libéralisme » :
http://liberalisme-democraties-debat-public.com/spip.php?article126
Merci pour votre réponse Sitouillain, je ne sais pourquoi vous citez cet extrait (malheureusement ce site est en friche). Quel dommage ces clivages qui empêche la coopération entre disciplines des sciences humaines ! Si ces apports peuvent intéresser le débat du plan C, je peux y apporter ma contribution (spécialiste de l’orientation professionnelle, du travail et des organisations) mais en tous cas, ce qui me semble essentiel et que dit si justement L BEAUVOIS, c’est que les « masses » ne digèrent que ce qu’on leur donnent à manger et en ce sens la seule chose qui est urgente à faire c’est de partager l’information et de faire qu’elle redevienne libre.. il y a urgence car en 2014, il y a le projet INDECT, outil de privation de liberté made in UE… http://www.youtube.com/watch?v=iXWCRipwfes
L’urgence est donc de sortir de l’UE vite(voir LORDON et COUTROT en débat sur la démondialisation dans Arret sur Image)pour retrouver une liberté d’informer tout le monde et un semblant de démocratie qu’on améliorera par la suite…
J’ai apprécié la participation d’E. CHOUARD à l’université d’été de l’UPR mais ait été très déçue qu’il n’y ait pas de débat engagé avec la salle sur ce point…
Cà avance et ils accélèrent le pas.
Le débat F.Asselineau/E.CHOUARD sur le rétablissement de la démocratie est passionnant et en tant que psychologue sociale et du travail, les éléments scientifiques que montrent nos travaux (psychodynamique, psychotechnique,ergonomie de langue française,…) sont a même d’éclairer ces points du vue. un des représentants de cette discipline a‑t-il contribué à ces questions et débat du plan C ?
car pour proposer quelque chose qui parle de l’organisation des pouvoirs dans un groupe d’humain (constitution), la discipline la mieux placée est surement la psychologie sociale, non ? car à la base de toute théorie économique, il y a une conception de l’être humain mais le moins qu’on puisse dire c’est que ce sont des économistes et pas des psychologues qui les formule.
Je fais donc appel à E. CHOUARD, s’il lit ce blog car rechercher la cause des causes aboutit inévitablement à comprendre le fonctionnement humain dans sa dimension sociale (nous sommes des êtres sociaux et territoriaux).
@valerie CHENARD, tu nous dit que
« les « masses » ne digèrent que ce qu’on leur donnent à manger et en ce sens la seule chose qui est urgente à faire c’est de partager l’information et de faire qu’elle redevienne libre.. »
Je pense que :
Les « masses » ne sont plus masses dès que l’on s’adresse à un , des individus. C’est la raison pour laquelle la démocratie s’adresse d’abord à des citoyens.
Les médias ne sont jamais libres.Comme nous tous d’ailleurs.
Pour qu’il y ait liberté médiatique et citoyenneté ( contraire de la masse) , il faut qu’il y ait débat et confrontation permanant.
Le débat public organisé est la clé ; sa règle essentielle étant l’accès de tous au débat , et une certaine organisation , un cadre , ce qui demande d’attribuer au débat public des moyens public d’animation et de mise en visibilité médiatique ; il faut par exemple sur les thèmes débattus que les médias puissent aportter leur contribution sous forme d’enquêtes et investigation ; que les arguments des uns et des autres , les points d’accord et déssacord etc puissent être notés et rendus visibles etc etc
Le rétablissement de la démocratie est paradoxal en ce sens que par nature la démocratie n’est pas figée ; on ne peut donc avoir pour but de rétablir la démocratie comme si c’était un état spécifique de la société à atteindre et à maintenir.
@ Valérie
Ce qui devrait constituer les fondamentaux de notre réflexion sur la manière d’organiser la société (pas seulement les pouvoirs), ce n’est pas seulement l’humain (conception anthropocentriste mettant l’Homme au centre de l’univers), mais plutôt l’humain ET son environnement.
L’environnement dans lequel évolue et vit l’humain est le premier déterminant, avant même l’humain lui-même. Pourquoi ?
Primo, l’environnement « primaire » de l’Homme, c’est la planète Terre, un système complexe d’interdépendances mutuelles qui tend toujours vers un équilibre, mais dont l’équilibre est instable. C’est la planète qui donne la vie aux êtres vivants qui y naissent, c’est elle qui offre ses ressources et ses richesses, c’est donc ce système complexe qui doit être le centre de nos préoccupations. Pas pour des raisons « écologiques ». Pas pour des raisons « religieuses ». Pour une raison fondamentale : de l’équilibre dynamique de la planète dépend notre (sur)vie.
Ensuite viens l’humain, ses besoins et ses modes de fonctionnement.
Depuis l’aube des civilisations, l’Homme a prit un chemin contraire : il s’est mit en tête de modifier, contrôler, dominer son environnement, y compris en créant – artificiellement – des mythes (des croyances) pour mobiliser et orienter les masses populaires, afin de transformer la planète selon ses désirs. Et au fil des siècles et des millénaires, il a creusé entre les lois et principes naturels qui régissent le monde et la société humaine un fossé qui le sépare chaque jour un peu plus de l’essentiel. Il a rompu avec les cycles naturels, et il en subit chaque jour les conséquences désastreuses.
Donc je dirais que persévérer dans cette attitude ne serait pas la plus sage des décisions. L’homme et son fonctionnement entrent certes dans l’équation, j’en convient volontiers, mais il doit d’abord mettre au premier rang de sa logique constructive le monde dans lequel il vit, et (ré)apprendre les lois naturelles.
L’économie, ce n’est pas une question d’argent : c’est une question de gestion des ressources. Or, les ressources dépendent de l’équilibre dynamique de la Terre. C’est donc elle qui doit décider de la politique à mener, non les hommes et leurs lubies.
Nous sommes cependant d’accord que ce n’est que par le désenclavement de l’ensemble de disciplines scientifiques que l’on pourra développer une vision d’ensemble permettant de réapprendre ce que nous avons désapprit. En cela, la méthode scientifique me semble la plus appropriée pour gérer la cité, c’est-à-dire, au sens étymologique, faire de la politique.
Cordialement,
Morpheus
@ Valérie
l’urgence c’est de créer les conditions d’exercice de la souveraineté populaire. De ce point de vue, la république française n’est pas un cadre compatible, selon le raisonnement identique conduisant au mot d’ordre « il faut sortir de l’UE » je devrais dire, « il faut sortir de la France ».
Justement parce que l’urgence est de créer les conditions d’exercice de la souveraineté populaire (qui est le contrepied de la souveraineté nationale), un certain nombre de paramètres sont à prendre en compte avant de lancer le mot d’ordre « sortie de l’UE ».
si l’enjeu n’est pas de marteler un slogan populiste mais bien d’élaborer une stratégie politique, alors il convient d’être minutieux et prudents, justement parce que la démondialisation, l’installation et la solidification de mécanismes démocratiques, ce sont des processus longs, tandis qu’on peut sortir de l’UE pratiquement du jour au lendemain, et que sans préparation, cela peut avoir des conséquences à l’inverse des buts recherchés.
du coup je me pose des questions…par exemple quand on lit la note de J Sapir sur ce qu’il faut faire pour sortir de l’euro sans générer une catastrophe, on voit tout de suite à quel point nous ne sommes pas en ordre de bataille pour faire face…l’ironie est d’ailleurs que si un parti obtient la majorité aux élection sur les mots d’ordre « sortie de l’UE, sortie de l’Euro », le temps de latence entre l’élection et la prise de pouvoir effective suffirait pour mettre à bas toutes les bonnes intentions.…les puissances à l’oeuvre au niveau géopolitique et la force de frappe de certains acteurs sur les marchés financiers auront largement le temps de provoquer le chaos et faire revenir à la raison les plus téméraires.
Précisément la souveraineté ne s’accroitra que par la capacité à résorber nos faiblesses générées par trente ans de politiques néolibérales, et dans ou en dehors de l’UE ou de l’euro, ceci ne s’opère pas en un claquement de doigt, mais par des politiques qui prennent du temps dans leurs effets, notamment en ce qui concerne la dépendance énergétique, ou à tout autre produit d’importation, de même que la reconversion écologique de notre appareil productif et, plus largement de nos modes de vie et de consommation.
dès lors, tout ces objectifs intermédiaires apparaissent comme prioritaires sur toute ambition de « cavalier seul » en Europe, étant donné que désobéir aux traités tout en restant dans l’UE, permet d’élargir les marges de manoeuvre et de gagner du temps, cela n’aura pas le même impact du point de vue des actions possibles à notre encontre de la part des pays voisins, des autres grands ensembles géopolitiques et des marchés financiers qu’une sortie pure et simple, sortie qui mécaniquement nous expose à des défis qu’un pays seul ne saurait opérer sans d’énormes conséquences sociales et économiques, retardant d’autant les avancées qu’on s’était promis d’opérer.
en résumé si l’idée que l’urgence c’est de créer les conditions de la souveraineté, alors il y a tout un tas de mesures à prendre avant d’examiner si oui ou non c’est le moment de claquer définitivement la porte à l’UE. faire l’inverse, à mon avis, c’est se tirer une balle dans le pied.
http://www.agoravox.tv/culture-loisirs/culture/article/la-science-et-la-religion-peuvent-43993
La science et la religion peuvent-elles dialoguer ?
Un débat entre Jean Bricmont et Jacques Arnould
Par Qaspard Delanuit
« La vérité est un pays sans chemin. »
Les deux hommes débattent à propos du sens de la religion et du rôle de la croyance religieuse dans la vie de l’homme. Jacques Arnould estime que la religion aborde des questions essentielles et constitutives de la condition humaine, questions que la méthode de connaissance rationnelle du technicien des sciences le plus habile n’est pas à même de poser. Jean Bricmond soutient pour sa part que la position religieuse n’apporte aucune réponse à ces grandes questions et il considère qu’il est justement préférable de ne pas combler par des croyances – pour la plupart absurdes – les mystères échappant à nos capacités de produire des raisonnements et des expériences.