Pas de démocratie sans tirage au sort : la cause des causes de notre impuissance politique, c’est que nous laissons les professionnels de la politique écrire et modifier la Constitution

1/11/2012 | 11 commentaires

Voi­ci d’a­bord le texte (com­plet => plus riche que ce que j’ai pu dire en direct) de la syn­thèse en 15 minutes
que j’a­vais pré­pa­rée pour la confé­rence TEDx (du 22 mars 2012 à Paris) :

• Le fichier de pré­sen­ta­tion Power­Point :
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​E​t​i​e​n​n​e​_​C​h​o​u​a​r​d​_​2​0​1​2​_​P​a​s​-​d​e​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​s​a​n​s​-​t​i​r​a​g​e​-​a​u​-​s​o​r​t​.​ppt

• Le fichier cor­res­pon­dant au for­mat pdf :
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​E​t​i​e​n​n​e​_​C​h​o​u​a​r​d​_​2​0​1​2​_​P​a​s​-​d​e​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​s​a​n​s​-​t​i​r​a​g​e​-​a​u​-​s​o​r​t​.​pdf

• Le fichier cor­res­pon­dant au for­mat doc :
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​E​t​i​e​n​n​e​_​C​h​o​u​a​r​d​_​2​0​1​2​_​P​a​s​-​d​e​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​s​a​n​s​-​t​i​r​a​g​e​-​a​u​-​s​o​r​t​.​doc

• Le fichier cor­res­pon­dant LU au for­mat mp3 :
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​E​t​i​e​n​n​e​_​C​h​o​u​a​r​d​_​2​0​1​2​_​P​a​s​-​d​e​-​d​e​m​o​c​r​a​t​i​e​-​s​a​n​s​-​t​i​r​a​g​e​-​a​u​-​s​o​r​t​.​mp3


J’ai aus­si pré­pa­ré un argu­men­taire pour ma par­ti­ci­pa­tion au col­loque sur le tirage au sort à Dublin (Tri­ni­ty Col­lege, en Irlande, 11 octobre 2012) :

• Docu­ment bilingue au for­mat pdf :
https://​old​.chouard​.org/​E​u​r​o​p​e​/​2​0​1​2​1​0​1​1​_​N​o​_​d​e​m​o​c​r​a​c​y​_​w​i​t​h​o​u​t​_​s​o​r​t​i​t​i​o​n​-​W​o​r​k​s​h​o​p​_​a​t​_​D​u​b​l​i​n​-​E​t​i​e​n​n​e​_​C​h​o​u​a​r​d​.​pdf


Quel bou­lot !

Étienne.

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Étienne

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11 Commentaires

  1. Guillaume Mundele

    Mer­ci pour ce que vous faites. Sincèrement.

    Réponse
  2. MARRA

    C’est peut être une idée bidon, j’ose quand même vous la soumettre : 

    cer­taines chan­sons se répandent comme des traî­nées de poudre. Et cer­tains chan­teurs n’ont pas peur de se mouiller. 
    Si on pou­vait faire coïn­ci­der les deux pour faire connaitre votre mes­sage, peut-être que… Les chan­sons popu­laires entrent dans toutes les mai­sons quelle que soit la classe sociale, ou le niveau intellectuel. 
    C’est en regar­dant cette vidéo par­ta­gée sur you­tube par une amie que j’ai eu cette idée.

    http://​www​.you​tube​.com/​w​a​t​c​h​?​f​e​a​t​u​r​e​=​p​l​a​y​e​r​_​e​m​b​e​d​d​e​d​&​v​=​G​N​L​V​_​k​v​m​oNw

    Réponse
  3. Étienne

    J’ai iso­lé quelques visuels dans des fichiers à part,
    si ça peut vous servir 
    (on peut cli­quer l’i­mage pour la voir plus grande) : 

    • L’arbre des injus­tices sociales et leur pos­sible racine commune :

    • Le sché­ma qui montre les étapes de ma recherche de la cause des causes :

    • À quoi sert une Constitution ?

    • Quelles sont les consé­quences inté­res­santes du choix de régime ?

    • Si on résume ce qu’il faut retenir :

    Bien amicalement.

    Étienne.

    Réponse
  4. Ronald

    Bon­jour Etienne,

    Je viens de relire vos visuels sur ce sujet. Je com­prends très bien le sché­ma géné­ral : Consti­tu­tion -> Type de dési­gna­tion des diri­geants -> soit élec­tif soit tirage au sort –> selon le cas, gou­ver­ne­ment par les riches ou gou­ver­ne­ment pas les pauvres. Donc, selon par qui et com­ment est rédi­gée la consti­tu­tion, les déci­sions de l’état pour­ront prendre des direc­tions très dif­fé­rentes dans dif­fé­rents domaines. Jusque là je suis d’accord.
    Je suis plus cri­tique pour l’arbre en haut.

    J’ai bien com­pris qu’il a un rôle « de cir­cons­tances » : vous faites sou­vent vos pré­sen­ta­tions devant un public qui a des sujets de pré­oc­cu­pa­tions divers et variés : un peu plus tôt dans la soi­rée de confé­rences on aura par­lé de banque, ou d’écologie. Vous vou­lez dire que votre idée peut inté­res­ser tous ceux qui se pré­oc­cupent de ces divers sujets.

    Si on le prend d’une manière géné­rale, pour signi­fier que la modi­fi­ca­tion de la consti­tu­tion aura des consé­quences sur la rédac­tion des lois et que par là il y aura des consé­quences sur tous ces sujets : cor­rup­tion, bas salaires, abus de pou­voir, etc : d’accord mais c’est un peu trivial.

    Mais j’ai l’impression que vous avez une idée plus pré­cise que cela et que vous pen­sez que s’il y a un gou­ver­ne­ment popu­laire, alors tous ces pro­blèmes seront en grande par­tie réso­lus. Mais alors, si on rentre dans le détail, on ne peut plus être d’accord. Parce que l’on se rend compte que la « Cause des causes », la consti­tu­tion, n’est pas cause de tout, il y a des co-causes. Pour reprendre systématiquement :

    -Effec­ti­ve­ment le gou­ver­ne­ment popu­laire per­met­tra de régler beau­coup de pro­blèmes en matière de : abus de pou­voir, tra­hi­son des poli­ti­ciens, cor­rup­tion, pri­vi­lèges, sup­pres­sion des ser­vices publics, pri­va­ti­sa­tion des la créa­tion moné­taire, et – sous réserve de l’imprécision du terme – injus­tices sociales.

    -Pour les guerres, je pense aus­si qu’il y en aura moins, du moins des guerres d’agression, car un gou­ver­ne­ment popu­laire y réflé­chi­ra à deux fois avant d’attaquer un autre pays, sur­tout si les com­bat­tants sont eux-mêmes tirés au sort 😉

    -Pour les injus­tices dans les entre­prises, le chô­mage et les bas salaires, le sys­tème de gou­ver­ne­ment n’a qu’un rôle secon­daire. C’est le mode de fonc­tion­ne­ment capi­ta­liste qui en est la prin­ci­pale cause. Il fau­drait voir si un gou­ver­ne­ment popu­laire déci­de­rait d’abolir le capi­ta­lisme : à mon avis rien n’est moins sûr.

    -Pour le racisme, la place des ins­ti­tu­tions est à mon avis extrê­me­ment réduite. Il fait par­tie de la nature humaine, et le gou­ver­ne­ment oli­gar­chique ne fait que l’utiliser peu ou prou. D’ailleurs, les Athé­niens uti­li­saient déjà la divi­sion du monde entre Grecs et Barbaroi.

    -Pour les catas­trophes éco­lo­giques, c’est encore plus dou­teux. Il se pour­rait que l’écologie soit mieux défen­due dans un gou­ver­ne­ment des riches. Car pour avoir des pré­oc­cu­pa­tions éco­lo­giques, il faut déjà avoir un cer­tain niveau d’aisance maté­rielle. Le pauvre, sa prio­ri­té est de man­ger, se loger, se chauf­fer. Alors, devant les camé­ras ou le son­deur, il dira que oui, sau­ver la pla­nète, c’est impor­tant. Mais c’est le nan­ti qui fait du tri sélec­tif, le pauvre, il va jeter ses sacs pou­belles dans une décharge sau­vage (je cari­ca­ture volon­tai­re­ment, c’est pour faire com­prendre qu’on peut avoir des consé­quences inattendues).

    Tout cela ne sont que des exemples illus­tra­tifs, je le per­çois bien. Ce que je veux dire, donc, c’est que l’idée du gou­ver­ne­ment popu­laire est inté­res­sante parce que :

    1)elle per­met de régler cer­tains pro­blèmes faci­le­ment, qua­si par la force des choses.

    2)ce sont des pro­blèmes qui touchent par­ti­cu­liè­re­ment les gens en Europe à notre époque.

    Mais il faut évi­ter de lais­ser pen­ser que cela va régler tous les pro­blèmes. Si l’on n’est pas capable de déter­mi­ner par quel méca­nisme cela peut amé­lio­rer les choses dans tel domaine, on pas­se­ra juste pour de doux uto­pistes. Même en démo­cra­tie, il y aura tou­jours des tsu­na­mis et des chauf­feurs d’autobus qui s’endormiront au volant. Quand on entre dans le détail, il faut tou­jours réflé­chir si le chan­ge­ment consti­tu­tion­nel aura un impact posi­tif impor­tant, faible ou nul, voire un impact négatif.

    Ronald

    Réponse
  5. Étienne

    Bon­soir Ronald.

    Mer­ci pour ce message.

    Mais je vais (tâcher de) vous contre­dire quand même 😉

    Je pense que le capi­ta­lisme est FONDÉ SUR (NE PEUT EXISTER QUE GRÂCE À) UN DROIT INIQUE QUI DONNE (presque) TOUT AUX PROPRIÉTAIRES ET (presque) RIEN AUX TRAVAILLEURS.

    Pour écrire ce droit, il a fal­lu, pour les plus riches, PRENDRE LE CONTRÔLE DE LA PRODUCTION DU DROIT (le par­le­ment et l’État). 

    Je pense que ce qui a don­né ce pou­voir déci­sif aux riches, c’est le FAUX « SUFFRAGE UNIVERSEL », cette pro­cé­dure qui ne laisse EN FAIT aux tra­vailleurs que le pou­voir de dési­gner DES MAÎTRES par­mi des gens choi­sis préa­la­ble­ment par les plus riches. 

    Et je crois que le capi­ta­lisme TIENT ENCORE GRÂCE À ce faux >suf­frage uni­ver­sel : si nous mutions et si nous deve­nions (très) nom­breux à avoir pris conscience de l’es­cro­que­rie et à deve­nir consti­tuants, le capi­ta­lisme (c’est-à-dire ce sys­tème dont nous savons tous qu’il est SURTOUT pro­fon­dé­ment INJUSTE) péri­rait faute d’un pou­voir pour le défendre.

    Contrai­re­ment à ce que vous pen­sez, cette ana­lyse vaut PRINCIPALEMENT pour le chô­mage et les bas salaires, puisque seule la tra­hi­son indigne de nos pré­ten­dus repré­sen­tants per­met que per­dure le chô­mage et les bas salaires : ces félons d’>élus savent tous que leur feuille de route secrète, c’est le NAIRU, la poli­tique chô­ma­gène de la BCE, le libre-échange, la libre cir­cu­la­tion des capi­taux et le dum­ping fis­cal de l’an­ti-consti­tu­tion euro­péenne. Toutes ces poli­tiques anti­so­ciales n’ont qu’un but : les bas salaires (via le chô­mage de masse, sur la terre entière).

    Je suis conster­né que vous ne voyiez pas le lien entre l’an­ti-consti­tu­tion euro­péenne et le chô­mage et les bas salaires… TOUTES les recettes inven­tées par le patro­nat depuis deux cents ans pour main­te­nir tou­jours au plus bas le niveau des salaires par un chan­tage à la misère fon­dé sur la ter­reur sociale, TOUTES ces recettes se retrouvent TEXTUELLEMENT DANS L’ANTI-CONSTITUTION euro­péenne : que vous faut-il de plus pour voir LE LIEN DIRECT entre la consti­tu­tion et les injus­tices sociales ????

    Pareil pour l’é­co­lo­gie : les gestes indi­vi­duels de pol­lu­tion que vous décri­vez n’ont AUCUNE COMMUNE MESURE avec les catas­trophes indus­trielles ! Quand le lob­by nucléo­crate cor­rompt nos déci­deurs pour implan­ter des usines nucléaires par­tout sur terre, quand les lob­bies pétro­liers et chi­miques (et les autres) font abro­ger ou avor­ter (tou­jours par cor­rup­tion, grâce à l’é­lec­tion) toutes les mesures qui les empê­che­raient de pol­luer, l’im­pact éco­lo­gique est mille fois plus dra­ma­tique que les bri­coles de décharge sau­vage que vous évo­quez là, ce n’est pas sérieux !

    Et le racisme, je crois, est exa­cer­bé par la misère, qui conduit des tas de gens à cher­cher un bouc émis­saire et c’est tou­jours les étran­gers qui trinquent. 
    Je défends donc l’i­dée (radi­cale, comme d’ha­bi­tude chez moi) qu’une poli­tique qui cesse de pri­vi­lé­gier les ultra-riches et qui garan­tisse enfin la pros­pé­ri­té pour tous fera bais­ser for­te­ment les pul­sions racistes, sans les faire com­plè­te­ment dis­pa­raître, JE SAIS.

    Déci­dé­ment, les ban­quiers sont moins cons que nous : ils savent ce qui est impor­tant : ils l’é­crivent eux-mêmes, la >consti­tu­tion dont ils ont besoin pour faire du fric sans entraves.Et nous, pen­dant ce temps, on dis­cu­taille sans fin : « non, la consti­tu­tion n’est qu’un bout de papier… », « inutile de féti­chi­ser un objet, c’est pué­ril et dan­ge­reux… », ‘non, c’est plu­tôt le ‘rap­port de force capi­ta­liste’ qu’il faut chan­ger », et gna gna gna…

    Je n’en peux plus de ces dis­cus­sions, avec ce vieil élas­tique qui nous ramène tou­jours au mar­xisme (« le droit est le résul­tat d’un rap­port de force, et jamais l’in­verse »).

    Par­don­nez-moi, je suis désa­gréable, c’est tout à fait mal­po­li, je le regrette. Vous êtes sûre­ment quel­qu’un de bien. Je deviens juste impa­tient avec le temps qui passe, la misère et la guerre qui viennent, et nos vieux mili­tants qui ne sortent pas d’un mil­li­mètres de leurs vieilles rou­tines de pen­sée. On va cre­ver, j’en ai peur. On a trop d’i­ner­tie, on n’ar­rive pas à évo­luer d’un iota, même avec l’i­ce­berg qui se rap­proche, tout près !…

    Oui, un gou­ver­ne­ment popu­laire fera des erreurs. Et alors ?! Les élus n’en font pas peut-être ?! Si le peuple com­met des erreurs, il les cor­ri­ge­ra, voi­là tout. 

    Mais s’il affai­blit ses repré­sen­tants et s’il les contrôle enfin quo­ti­dien­ne­ment, il reti­re­ra aux riches ce ter­ri­fiant TURBO qu’a été le faux « suf­frage uni­ver­sel » depuis 200 ans et il se don­ne­ra quelques chances de mieux ser­vir l’in­té­rêt général. 

    Impar­fai­te­ment, JE SAIS ; 
    on ne règle­ra PAS TOUS les pro­blèmes, JE SAIS ; 
    mais on ser­vi­ra le bien com­mun assu­ré­ment beau­coup MIEUX qu’aujourd’hui.

    C’est en tout cas le pos­tu­lat démo­cra­tique : en démo­cra­tie, c’est le peuple qui gou­verne, pas des >repré­sen­tants.

    Tout le monde n’est pas for­cé­ment démo­crate (vous êtes par­fai­te­ment libre d’a­voir peur du peuple au pou­voir), mais il faut appe­ler les choses par leur nom.

    Une vraie bonne nuit, à vous et à tous.

    Étienne.

    « Mal nom­mer les choses, c’est ajou­ter au mal­heur du monde. »
    Camus.

    Réponse
  6. EFFAB

    RONALD… voi­là, ça me revient, c’est ce belge qui van­tait le sys­tème héré­di­to-monar­chique de son pays ‑mar­di 19 février 2013 à 20:14(@25)-, lol, bref, ce genre de per­sonne qui ne tient aucu­ne­ment compte des réponses et des réserves qu’on peut lui faire, et ne peut s’empêcher à nou­veau d’y reve­nir, trop inté­res­sé lui-même ou cet emploi obli­gé l’o­bli­geant jus­te­ment à prendre le par­di des nan­tis plu­tôt que celui de tous et du sien-propre… yes ! 

    des siècles et des siècles de condi­tion­ne­ments, pas facile de tout oublier pour mieux réin­ven­ter ! la preuve, voyez ETIENNE, 45 ans avant que Jimi­ny Cri­cket ne lui révèle le Saint-Graal ! 45 ans… c’est jus­te­ment mon âge aujourd’­hui, moi qui ne connais­sait rien d’E­tienne CHOUARD il y a deux trois mois !!

    Bonne nuit

    Réponse
  7. Ana Sailland

    Pas bien long­temps après Fukushima :

    « La ques­tion nucléaire est beau­coup trop com­plexe pour la confier au refe­ren­dum » Jean-Marc Ayrault
    cité de mémoire

    Et voi­ci ma réponse :

    « « La ques­tion nucléaire est beau­coup trop simple pour la confier aux »élites«  » 😉

    Ces gens sont, je parle de leur col­lec­tif, d’une superbe incroyable, bouf­fis d’or­gueil, imbus d’eux-mêmes, mépri­sants de l’in­tel­li­gence popu­laire : depuis 50 ans ils ne font que des bêtises, la liste est longue, voire des vilé­nies, des tra­hi­sons, et pour­tant ils se croient supé­rieurs au peuple, et son guide légi­time, vital, néces­saire, ce qui est faux.

    Même les socia­listes ont, mal­gré leur nom, per­du de vue le peuple, et ses inté­rêts vitaux, qu’ils confondent avec des inté­rêts comp­tables. Les voi­ci deve­nus inféo­dés à l’empereur argent, n’o­sant mon­ter le ton, au nom du peuple.

    L’am­bi­tion de la classe diri­geante (la somme sta­tis­tique des opi­nions n’é­tant pas c’est connu l’o­pi­nion de cha­cun) n’est en aucun cas de répa­rer le monde et de faire les à fonds de prin­temps, mais de garan­tir un sta­tu quo, que seules quelques timides mesu­rettes cha­touillent, et les maîtres de se tordre de rire, n’en dou­tons pas.
    « Faites pas de vague, ça flotte encore » semble être le cre­do ambiant. Face à l’iceberg.

    Pire encore, cer­tains ont de mau­vaises inten­tions, car point n’est besoin de déco­der long­temps leurs actes pour déce­ler col­lu­sions de classes et autres rapa­ci­tés syner­giques, planétaires.
    Le pré­cé­dant quin­quen­nat en fut la trop visible illustration.

    Et si d’a­ven­ture cer­tains sont hon­nêtes, ils res­tent comme nau­fra­gés accro­chés aux erreurs de leur club, pour rai­son de dis­ci­pline de par­ti, ou de dogme.

    Nous ne pour­rons pas accep­ter ça encore long­temps, à moins de nous rési­gner au pire, qui peut aller jus­qu’à la fin de l’es­pèce humaine ; l’é­ro­sion métho­dique de nos maigres droits civiques n’é­tant que péri­pé­tie face au drame qui se noue.

    Alors cher Ronald, « que se vayan todos » et que le peuple sou­ve­rain soit.

    Car si lui tâton­ne­rait par­fois, il est incor­rup­tible ; s’il com­met erreur, ce sont ses tripes à lui qui seront à ciel ouvert, et lui ne s’ac­cro­che­ra donc jamais à ses bévues, en les pré­ten­dant, comme le font nos élus, l’in­tel­li­gence suprême et unique.

    La tran­si­tion ?

    La voie rapide, c’est la constituante.

    La voie lente, c’est la résis­tance créa­tive, dou­blée d’un tra­vail de conscience.

    Elles sont complémentaires.

    Cha­cune est un pilier de l’autre.

    Mais conti­nuer dans la kako­cra­tie dégui­sée en aris­to­cra­tie, pitié, ça suffit.

    Réponse
  8. Thomas

    Bon­jour Étienne,

    Votre repré­sen­ta­tion en arbre des CONSÉQUENCES de la CAUSE est très inté­res­sante, et rejoint un tra­vail de syn­thèse que je suis en train de mener sur le sujet.

    Nous vivons actuel­le­ment une crise mul­tiple (sociale, poli­tique, éco­no­mique, finan­cière, éco­lo­gique, …), une mul­ti-crise, que je me repré­sente comme une mul­ti-prise (élec­trique) où toutes les prises sont sur le même réseau, et où une sur-inten­si­té sur l’une pro­voque une sur-inten­si­té sur les autres. J’es­saie donc de mettre en évi­dence les méca­nismes qui lient les dif­fé­rentes « prises » entre elles et de recher­cher l’o­ri­gine des dysfonctionnements.

    Mais grâce à vous, j’en­tre­vois mieux la source du pro­blème (la prise murale sur laquelle est bran­chée cette mul­ti-prise) ! Je pen­sais qu’elle rési­dait dans la nature humaine (le com­por­te­ment humain), que les crises actuelles résul­taient en fait de l’ex­plo­sion démo­gra­phique cou­plée à l’é­pui­se­ment des res­sources, et qu’elles étaient de ce fait sans doute inéluctables.

    Votre approche est lucide et me redonne espoir !

    Mer­ci Étienne !

    Réponse
  9. EFFAB

    Oui, THOMAS, entre la Cause des causes d’E­tienne et les écrits de Jean-Jacques ROUSSEAU sur ce rap­port entre l’Homme et la socié­té qui le cor­romp et l’as­su­je­tit en dehors de tout sys­tème véri­ta­ble­ment démo­cra­tique, il a lieu de parier que nous nous trou­vons bien sur la bonne voie liber­taire et éman­ci­pa­trice. Le train n’est plus seule­ment en marche, c’est bien notre volon­té qui le gou­verne et déter­mine de ce choix socié­tal que nous vou­lons nous donner.

    Un mur ne s’en érige pas moins, impo­sant, sur-puis­sant, réa­li­té en même temps que repré­sen­ta­tion, rela­ti­vi­té, illu­sion : ne crai­gnons pas d’ac­cé­lé­rer la machine, le mur s’ef­fon­dre­ra de lui-même bien avant que nous le touchions !

    Réponse
  10. J-Stéphane

    Faites cam­pagne pour le NON !

    Quand vous votez, vous abdi­quez, quand vous don­nez votre vote à un can­di­dat, vous choi­sis­sez un maitre.

    C’est de cet acte que naissent et per­durent toutes ces fata­li­tés qui n’en sont pas.

    Vous n’êtes pas contraints de dire oui à une nou­velle tyran­nie pour en fuir une autre, c’est vous qui choi­sis­sez vos bourreaux !

    Ne fei­gnez pas de croire que le sys­tème est accep­table parce qu’il vous épargne ou presque, il sera tout aus­si injuste avec vous quand votre heure sera venue. N’en­ten­dez-vous pas le bruit des bottes qui com­mence à trou­bler le silence capi­ton­né de vos pantoufles ?

    Si vous vou­lez vrai­ment mettre fin aux freins de l’é­vo­lu­tion et du pro­grès. Si vous avez conscience que nous peuple, nous avons tou­jours oeu­vré pour le bien com­mun et que nous n’en récol­tons que des maux, aux pro­chaines élec­tions, votez non.

    Ne votez plus pour un can­di­dat, votez blanc ou nul, mais dites non ! citoyens ! appre­nez à dire non, éman­ci­pez-vous, réveillez-vous et levez-vous ! faites cam­pagne pour le NON !

    Ceux qui vous disent que vos espoirs sont des uto­pies, se trompent ou vous mentent.

    Com­pre­nez que c’est votre désir de domi­ner qui vous fait accep­ter d’être dominé.

    Réponse

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