Entretien (à la maison) : le pouvoir antisocial de l’argent

29/10/2012 | 31 commentaires

Entretien (à la maison)
avec « avant​gar​dee​co​no​mique​.fr » :

le pouvoir antisocial de l’argent

J’ai reçu à la mai­son, il y a quelque temps, un jeune homme venu de Paris pour la cir­cons­tance, et voi­ci la trace de notre conver­sa­tion (ça se sent un peu, que je com­mence à être cre­vé), après un gros tra­vail de mon­tage de sa part, je le remercie :

https://​you​tu​.be/​W​K​B​j​8​r​t​i​L6Q

Voi­ci LE PLAN détaillé de ce film, tel que le pré­sente ce jeune journaliste :

« Étienne Chouard nous montre com­ment le méca­nisme de l’é­lec­tion poli­tique est inti­me­ment lié au pou­voir de l’argent.
Une expli­ca­tion qui met en lien la créa­tion moné­taire et la concen­tra­tion des richesses avec la néces­si­té d’é­crire nous-même notre consti­tu­tion pour se pro­té­ger des abus de pou­voir des plus riches.

I/ Intro­duc­tion
•Le tirage au sort
•L’ac­cu­sa­tion de « com­plo­tisme ».

II/ Le pou­voir éco­no­mique
•Com­ment fonc­tionne la créa­tion moné­taire
•Les plus riches auto-pro­cla­més indis­pen­sables aux pro­ces­sus de créa­tion de richesse
•La néces­si­té de limi­ter les plus hauts reve­nus
•Les jeunes géné­ra­tions qui se tournent vers la finance
•Les retraites
•La ques­tion de la pro­prié­té pri­vée
•La fin du capi­ta­lisme ?
•Com­pa­rai­sons avec la crise de 1929.

III/ Rendre le pou­voir poli­tique au peuple
•Le prin­cipe du tirage au sort : contrô­ler les per­sonnes exer­çant le pou­voir pen­dant toute la durée des man­dats
•Ecrire nous-même la consti­tu­tion
•Quel cadre géo­gra­phique idéal ?
•La ques­tion du pro­tec­tion­nisme.

IV/ Pro­pos sur les temps à venir
•Com­ment tenir le rap­port de force face aux puis­sances d’argent
•Les guerres à venir
•La ques­tion de l’é­ta­lon-or
•Pro­po­ser le reve­nu de base.

Inter­ven­tions :
•Chris­tophe Deloire
•René Girard
•Nico­las Dupont-Aignan
•Ber­nard Maris
•Marion Sigaut
•Michel Col­lon
•Thier­ry Meyssan »

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Étienne

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31 Commentaires

  1. houria

    MERCI

    Réponse
  2. Annick

    Toute à l’heure Daniel Mermet(Là-bas si j’y suis) par­lait de « dis­so­lu­tion » de la démo­cra­tie amé­ri­caine dans l’argent. Il faut croire que cela ne touche pas que les Etats-Unis.

    Réponse
  3. Yvan

    Bon­jour Etienne, et mer­ci pour ce nou­vel entretien 🙂

    Au début de la vidéo, on vous entend dire (et ce n’est pas la pre­mière fois) :

    (Les plus cupides) « sont de vrais malades men­taux, qu’il fau­drait faire soigner »

    A ce sujet, ras­su­rons-nous car appa­rem­ment, à terme, ils ne pour­ront plus se reproduire 😉

    Ami­ca­le­ment.

    Yvan P.

    Réponse
  4. Alfila
  5. Antoine

    Très bon Yvan,

    Etienne, comme d’ha­bi­tude, un beau dis­cours pour la jus­tice sociale et com­ment il fau­drait faire pour qu’on soit dans une socié­té apaisée.

    Réponse
  6. Germain

    Mélan­chon avant Jean-Luc Mélanchon ?

    Réponse
  7. Guillaume Mundele

    Bon­soir,

    Autant je suis d’ac­cord avec la grande majo­ri­té de ce que vous pro­po­sez Mon­sieur Chouard, autant je pense qu’il y a une petite inco­hé­rence dans les pro­pos que vous tenez dans cet entretien.

    En effet, vous dites ne pas essen­tia­li­ser les riches dans leur dan­ge­ro­si­té. Que leur dan­ge­ro­si­té est la consé­quence de leur posi­tion dans le rap­port de force (ce que tend à démon­trer cer­taines études).

    Ensuite, vous employez les termes « quelques malades men­taux » lorsque vous faites réfé­rences aux per­sonnes qui res­sentent le besoin de vivre avec plu­sieurs millions.

    Et que, par consé­quent, il serait légi­time de légi­fé­rer en faveur d’une limi­ta­tion de l’ac­cu­mu­la­tion de capi­tal puisque seuls quelques malades men­taux dési­rent l’in­verse et que ce désir, lors­qu’il est satis­fait, est très sou­vent oppo­sé aux inté­rêts du plus grand nombre.

    Je vous rejoins sur le carac­tère néfaste de ce désir. Cepen­dant, le besoin de vivre avec plu­sieurs mil­lions ne s’ins­cri­rait-il pas dans le même sillon de la dan­ge­ro­si­té des riches ?

    En effet, la pos­si­bi­li­té d’ac­cu­mu­ler et donc de vivre avec plu­sieurs mil­lions demande des préa­lables contin­gents, très sou­vent indé­pen­dants de l’in­di­vi­du. Or n’est-ce pas plu­tôt la pos­si­bi­li­té de vivre avec plu­sieurs mil­lions qui donne nais­sance au besoin de vivre avec plu­sieurs millions ?

    Car répondre à la néga­tive à cette ques­tion revien­drait à essen­tia­li­ser l’as­pect patho­lo­gique des indi­vi­dus res­sen­tant le besoin de vivre avec plu­sieurs millions.

    Je me per­mets de rele­ver ce point car, tour­né de cette façon, légi­fé­rer en faveur d’une limi­ta­tion de l’ac­cu­mu­la­tion de capi­tal revien­drait à res­treindre un désir pou­vant naître chez toute per­sonne ayant les pos­si­bi­li­tés d’ac­cu­mu­ler du capi­tal en grande quan­ti­té et que cette per­sonne n’est pas un malade mental.

    Et l’in­té­rêt de ce point se trouve à mon avis ici, la solu­tion pas­se­rait par une limi­ta­tion d’un désir que tous peuvent avoir, concep­tion refu­sée actuel­le­ment et qui n’é­tait pas pré­sente de cette façon dans vos pro­pos, selon moi.

    Des avis ?

    P.S. : Il s’a­git là d’un point de détail, j’en conviens aisé­ment. Je le répète, j’adhère à l’im­mense majo­ri­té de vos pro­pos. Mais connais­sant votre goût pour l’é­change et la véri­té, je tenais à abor­der ce point (même si vous parais­sez fati­gué et qu’un peu de repos fera du bien à votre per­sonne et donc à la cause que vous défen­dez). Mer­ci pour ce que vous faites.

    Réponse
  8. J.C

    @ Étienne

    Deux ou trois obser­va­tions sur quelques phrases que tu as prononcées.

    « nous sommes tra­his par nos maîtres »
    … ?
    Ils ne peuvent pas nous tra­hir puis­qu’ils ne sont pas à notre ser­vice. C’est nous qui sommes à leur ser­vice si nous les consi­dé­rons comme tel. Il n’y a donc que nous qui pou­vons les tra­hir, pas eux.
    Ils n’ont jamais été à notre service.

    « les gens bon ne veulent pas le pou­voir /// en don­nant le pou­voir à des gens qui ne le veulent pas…

    Ne t’est-il pas venu à l’es­prit que si les gens bon ne vou­laient pas le pou­voir, ils ne fal­lait pas le leur don­ner mais au contraire les écou­ter et faire que cha­cun ait le pou­voir sur lui-même et non sur les autres ?

    Ne serait-ce pas plus cohé­rent avec ce que tu disais juste avant dans cette vidéo ?

    Plus cohé­rent de pen­ser une socié­té où per­sonne n’a le pou­voir sur les autres, ce que les affreux veulent pour­tant mais que les gens bon ne sou­haitent pas. Qui faut-il suivre ?

    Pour­quoi vou­loir cor­rompre les gens avec le pou­voir puis les mena­cer de les punir ensuite pour leur cor­rup­tion, n’est ce pas absurde ?

    Sur­tout qu’il est pos­sible de faire autrement.

    Je sais que tu es débor­dé mais tu trou­ve­ras ici une autre vision de l’or­ga­ni­sa­tion sociale, du pou­voir poli­tique et éco­no­mique. Ne sachant pas si tu as déjà pu t’y pencher.

    Je remets donc ces liens ici car ils me semblent essentiels :

    http://​www​.pros​per​dis​.org/​a​r​g​u​a​.​pdf

    et la suite ici :

    http://​www​.pros​per​dis​.org/​a​r​g​u​b​.​pdf

    Je suis content de voir cette vidéo car je sou­hai­tais savoir où tu en étais dans tes analyses.

    Voi­là ou j’en suis de mon côté Je pense (et je ne suis pas le seul d’ailleurs, ce qui ne pré­sup­pose pas de la vali­di­té du rai­son­ne­ment) que la mon­naie est une idéo­lo­gie obso­lète, rétro­grade et nui­sible et qu’on l’a suf­fi­sam­ment expé­ri­men­tée pour s’en rendre compte.

    Argent et délé­ga­tion de pou­voir sont les deux mamelles de notre impuis­sance poli­tique, de notre condi­tion d’es­clave depuis trèèès long­temps. Le pre­mier entraî­nant le second.

    Si on n’a­vait pas à gagner de l’argent, on pour­rait s’oc­cu­per de nos vies et per­sonne ne pour­rait être acheté.

    Le fait de ne pas être ache­té, n’est-ce pas cela jus­te­ment l’é­man­ci­pa­tion de l’esclavage ?

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  9. Alfila

    @J.C
    « Ne t’est-il pas venu à l’es­prit que si les gens bon ne vou­laient pas le pou­voir, ils ne fal­lait pas le leur don­ner mais au contraire les écou­ter et faire que cha­cun ait le pou­voir sur lui-même et non sur les autres ? »

    L’i­dée de don­ner le pou­voir aux gens bons n’est PAS de leur don­ner le pou­voir sur le long terme et sans contre-pou­voir comme c’est le cas actuel­le­ment. Sinon, effec­ti­ve­ment, ils risquent de deve­nir intoxi­qués comme les puis­sants actuels. Il faut le leur don­ner (il me semble abso­lu­ment iné­luc­table que le peuple doit délé­guer une par­tie de son pou­voir, mal­gré tout) pour des périodes courtes tout en les contrô­lant en permanence.

    C’est comme l’an­neau de pou­voir de Sau­ron, il ne faut pas le por­ter trop long­temps :p

    Réponse
  10. FREDDY

    Le ruis­sel­le­ment (tri­ckle down) ne marche pas ; au-delà de JKG , de Stie­glitz, même War­ren Buf­fet (qui n’est pas l’é­poux de Marie-George ..!) l’a recon­nu en 2010 sur ABC news.

    Ryan J. Reilly Novem­ber 21, 2010, 10:00 AM 20849

    Bil­lio­naire War­ren Buf­fett said that the Bush tax cuts should be allo­wed to expire for the richest Ame­ri­cans and that the “tri­ckle down” eco­no­mic theo­ry hasn’t worked.

    “If any­thing, taxes for the lower and middle class and maybe even the upper middle class should even pro­ba­bly be cut fur­ther,” Buf­fett told ABC News in an inter­view set to air later this week. “But I think that people at the high end — people like myself — should be paying a lot more in taxes. We have it bet­ter than we’ve ever had it.”

    “The rich are always going to say that, you know, just give us more money and we’ll go out and spend more and then it will all tri­ckle down to the rest of you. But that has not wor­ked the last 10 years, and I hope the Ame­ri­can public is cat­ching on,” Buf­fett said in the clip from ABC News’ “This Week with Chris­tiane Amanpour.”

    Réponse
  11. Étienne
  12. sitouaillain

    entre­tien très intéressant,

    je suis un peu en rogne avec ce concept des 99%, qui res­semble un peu à de la conscience poli­tique de bisou­nours qui a les canines qui poussent, et pas éton­nant que cela vienne du conti­nent perdu…Mr Mac­car­thy étant pas­sé par là.

    il faut quand même un sacré sou­tien d’une bonne par­tie de ces 99% pour que les 1% stra­to­sphé­riques soient dans une telle posi­tion et on va dire sou­tien actif et conscient d’une bonne par­tie et puis sou­tien pas­sif et incons­cient d’une immense majorité…reste à savoir où on place le cur­seur cou­pables pas cou­pables et si d’ailleurs cela fait sens…

    mais on ne pas dire en par­lant des sala­riés de la finance « les cra­pules en cos­tard nous volent nos meilleurs enfants en leur offrant des salaires miro­bo­lants etc. » ces enfants-là ne sont pas si « meilleurs » que ça,
    sinon ils feraient un autre job…perso on peut m’of­frir des mon­tagnes d’or, si je crois pas en ce que fais du point de vue de l’a­mé­lio­ra­tion de la condi­tion humaine, je crache dessus.
    plu­tôt chô­meur que tra­der pour­rait d’ailleurs être un bon slo­gan de manif lycéenne…enfin tou­jours est-il que la cupi­di­té et la véna­li­té ne sont pas à pro­pre­ment par­ler des ver­tus dans nos sociétés…du coup rien que le choix de car­rière est un indice du peu de valeur de ce concept de 99%.

    du coup ça pose la ques­tion du com­ment obte­nir un revi­re­ment mira­cu­leux de l’es­prit bour­geois ou petit bour­geois (là j’emploie à des­sein des concepts mar­xistes) dès lors qu’on s’at­tend à ce que les por­teurs appar­tiennent aux 99%. Car 99% ça ceut dire juste 1% d’irrécupérables…or je n’o­se­rais défi­nir le pour­cen­tage de ceux dont la posi­tion sociale l’es­pèce de rai­son de vivre qu’ils se sont fabri­qué et tout ce qu’ils sou­tiennent mor­di­cus aujourd’­hui est en contra­dic­tion totale avec la démo­cra­tie au sens large c’est à dire sans pro­prié­té lucra­tive, sans banques pri­vées lucra­tives etc.…sans y prendre garde ça peut faire pas mal de faux amis dans les assem­blées sachant que struc­tu­rel­le­ment leur capi­tal sco­laire et social est plus élevé…ça c’est un enjeu, avec des pré­cé­dents ayant entrai­né des consé­quences mili­taires fâcheuses…

    Réponse
  13. sitouaillain

    Pour faire suite,

    je pense que les man­dats courts, la rota­tion des charges, la red­di­tion des comptes, la res­pon­sa­bi­li­té et l’en­semble des contrôles per­ma­nents, etc. ce sont des points non négociables,

    mais alors ça me hérisse un peu le poil quand Etienne tu laisses sous-entendre que ça n’existe qu’a­vec le tirage au sort…c’est par­fai­te­ment com­pa­tible avec l’é­lec­tion et ça change tout…sauf bien sûr sur ce que tu après alain, platon…mais bon le pou­voir du phi­lo­sophe qui dit de ne pas don­ner le pou­voir à ceux qui le veulent, ça m’a tou­jours paru malsain…le pou­voir c’est une charge, l’exer­cice d’un devoir, la res­pon­sa­bi­li­té sur un champ de com­pé­tences défi­ni juri­di­que­ment et il faut par­fois arri­ver à le don­ner à ceux qui le veulent pour de bonnes rai­sons, pas long­temps et sous contrôle, mais tout de même, sur­tout si la charge est un man­dat fixé par le corps citoyens avec des objec­tifs et des limites, là l’é­lu n’est pas un « parent poli­tique qui décide tout à ma place ».
    élec­tion ou tirage au sort ou concours, c’est en fonc­tions, des rôles et des tâches qu’on doit réflé­chir voire ne pas oublier la pos­si­bi­li­té les combiner.

    mais oui effec­ti­ve­ment si quel­qu’un vous doit son élec­tion il est plus facile d’ob­te­nir de lui qqch…robespierre fut élu…pour bien des aspects du sou­ci qu’on a, c’est un pro­blème d’es­pace public et de médias, mais bon, si on fait bien les choses, un élu devrait savoir de qui il tient sa charge..des citoyens…à signa­ler tout de même que c’est déjà pos­sible aujourd’­hui de voter pour des gens qui savent bien que ce n’est pas aux « riches » qu’ils devraient leur élec­tion et que leur but est autre que le pou­voir pour le pou­voir et que s’ils ne font pas ce qu’il faut ils jartent, car il ne pour­raient rien faire sans sou­tien actif des électeurs…un peu comme si tu te pré­sen­tais toi, Etienne Chouard.

    et pus il fau­drait que tu déve­loppe com­ment le fonc­tion­ne­ment fédé­ra­tif pour­rait fonc­tion­ner avec des man­da­tés tirés au sort…là-dessus je ne vois pas !

    remarques pèle-mèle :

    tu n’as pas eu de chance moi j’ai appris à l’é­cole que les athé­niens tiraient au sort, en sixième la pre­mière fois !

    déso­lé mais défi­ni­ti­ve­ment Marion sigaut, c’est pas une lumière…

    un consti­tu­tion devrait nous pro­té­ger des abus de pou­voir, elle ne nous pro­tè­ge­ra jamais contre notre inca­pa­ci­té à nous en protéger…couper la main du voleur n’empêche pas le vol. et les décla­ra­tion des droits sont faibles face aux usurpateurs..pour reve­nir à marion sigaut les décla­ra­tion des droits c’est une mani­fes­ta­tion des lumières…c’est sans doute pus chré­tien que tout pro­jet papiste…

    quand tu dis « tout ce qui est vivant a besoin d’une mem­brane »…tout…sauf les virus!!!

    Michel Col­lon effec­ti­ve­ment il faut le défendre, c’est un vrai et noble jour­na­liste, je fais régu­liè­re­ment un tour sur son blog, et pour l’a­voir ren­con­tré quand j’é­tais à cara­cas c’est en plus un type sym­pa et bon vivant et très drôle..qu’il soit d’ex­trême gauche et un peu exa­gé­ré par­fois ça ne fait pas de doute…d’extrême droite j’a­vais jamais enten­du ça…et je peux confir­mer que c’est pas le cas, ma main au feu !

    cela dit je ne suis pas d’ac­cord avec sa pos­ture ou celle de jean Bric­mont, et du coup la tienne, en tout cas moi, si les états-unis font la guerre au véné­zué­la j’i­rais m’en­ga­ger aux côté des véné­zué­liens, c’est une pro­messe que je me suis faite. et dans l’i­déal, je pense que la répu­blique devrait nous four­nir des armes et des garan­ties de reprise de nos sta­tus si on revient vivants, pour nous enga­ger aux côtés des peuples oppri­més. C’est à dire que je suis d’ac­cord pour dénon­cer les guerres de l’O­TAN, mais je ne suis pas d’ac­cord pour être dans la pos­ture de ceux qui disent qu’il ne faut en aucun cas sou­te­nir les révol­tés, alors même que la force qui s’op­pose à eux est dis­pro­por­tion­née, et si ce n’est pas nous qui les sou­te­nons, d’autres avec des inté­rêts moins sym­pa­thiques le font…bref c’est com­plexe et la posi­tion col­lon me paraît trop sim­pliste. et si nous on est là à dire qu’on ne vit pas en démo­cra­tie que devraient dire les syriens!? que la révolte des gens per­mette l’in­tru­sion d’in­té­rêts étran­gers ce n’est que la triste et dure réa­li­té de la marche du monde…mais bon, de toute façon, on n’a pas le pou­voir, le débat n’a pas lieu d’être…

    Réponse
  14. J.C

    @ Alfi­la

    « il me semble abso­lu­ment iné­luc­table que le peuple doit délé­guer une par­tie de son pou­voir, mal­gré tout »

    Mais non, ça ne l’est pas du tout.
    Lisez au moins un des deux liens jus­qu’au bout
    et faite vous votre propre opinion.

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  15. Étienne

    Sitouaillain

    Tu ne m’as pas bien écou­té, je crois : je dis — main­te­nant dans presque toutes mes inter­ven­tions, et sou­vent en citant le moteur pré­cieux qu’est mon site pour me for­cer à pro­gres­ser, notam­ment avec un cer­tain « Sitouaillain » sur le blog qui me rosse les flancs quand il trouve que j’erre 🙂 — et j’ex­plique par­tout (sauf si je n’ai pas le temps) qu’il existe une bonne alter­na­tive au tirage au sort de l’As­sem­blée consti­tuante, qui est la fédé­ra­tion de 36 000 Assem­blées consti­tuantes dans 36 000 com­munes, où les gens eux-mêmes (ceux qui le veulent, au moins) vont écrire eux-mêmes (tout ou par­tie de) leur Consti­tu­tion, avec une Assem­blée cen­trale qui coor­donne (sans défor­mer ou muse­ler) tous les tra­vaux ; je dis que ce sera sans doute beau­coup plus com­pli­qué, mais je dis aus­si que, si ça se passe, ça sera beau­coup mieux encore que le tirage au sort des Consti­tuants parce que ça aura impli­qué DIRECTEMENT beau­coup plus de gens, ça aura trans­for­mé en citoyens beau­coup plus d’é­lec­teurs (c’est un peu comme ça que ça s’est pas­sé au Vene­zue­la, d’ailleurs, il me semble). Je dis enfin que le point com­mun de ces deux pos­si­bi­li­tés éman­ci­pa­trices, c’est qu’il faut un peuple qui les VEUILLE, et c’est une condi­tion sine qua non, indis­pen­sable : d’où mes efforts (quo­ti­diens, sans me ména­ger) pour que nous en par­lions entre nous à la base, de façon virale et conta­gieuse, désor­ga­ni­sée mais cohé­rente, en ciblant prio­ri­tai­re­ment la VOLONTÉ POPULAIRE de l’hon­nê­te­té du pro­ces­sus consti­tuant (dont j’a­na­lyse les vices comme la cause de notre impuis­sance popu­laire) au lieu de nous battre contre les seules injus­tices (que j’a­na­lyse comme les consé­quences de notre impuis­sance populaire).

    Alors ce serait bien d’ar­rê­ter de me don­ner des coups dans les tibias au lieu de m’aider 🙂

    Je te rap­pelle que, dans cet entre­tien, j’ex­plique expres­sé­ment (mais tu sembles ne plus lire et entendre que ce qui te per­met de me ren­trer dans le lard, même si c’est glo­ba­le­ment injuste ; au moins j’es­père que tu t’a­muses bien) que je conçois tout à fait un gou­ver­ne­ment repré­sen­ta­tif idéal, une véri­table aris­to­cra­tie, AVEC DES ÉLECTIONS (mais libres => sans can­di­dats) et mille vrais contrôles qui nous garan­ti­raient à tout moment que les meilleurs res­tent bien les meilleurs.

    Alors, dire ou lais­ser entendre (en sub­stance) que je suis un obsé­dé mala­dif du tirage au sort, une sorte d’in­té­griste bor­né (et bien­tôt un sou­tien des pro­jets fas­cistes, tu t’y mets à ton tour, misère), c’est une pure calom­nie, une construc­tion intel­lec­tuelle qui réduit à rien (en les mas­quant, en les négli­geant) tous mes efforts pour vous écou­ter hon­nê­te­ment et qui repose plus sur tes craintes (que je peux com­prendre, même si je ne les trouve pas toutes fon­dées) que sur la réalité.

    Je m’ar­rête là, parce que je suis lit­té­ra­le­ment débor­dé : confé­rence tout à l’heure à Aix ; demain une autre avec Friot à Mei­sen­thal (par Skype) ; same­di valises (de livres) et départ pour La Réunion pour une semaine ; mes copies à cor­ri­ger ; et la publi­ca­tion (hier soir dans la nuit) de mes efforts en anglais à fina­li­ser si je peux… et tous ces mails, toutes ces demandes… et en plus, Sitouaillain qui me persécute… 😉

    Ami­ca­le­ment.

    Étienne.

    Réponse
  16. Di Girolamo

    Bien sûr que le tirage au sort est une pro­cé­dure posi­tive qui vient contrer de nom­breuses déviances de la repré­sen­ta­tion élective.

    Cela peut être un mer­veilleux outil « coup de pied dans la four­mi­lière « qui donne un sang neuf à la démo­cra­tie en impli­quant méca­ni­que­ment les citoyens lamb­da et en évi­tant les habi­tudes et les corruptions.
    C’est donc, c’est cer­tain, quelque chose à promotionner.

    MAIS , bonne pro­mo­tion dit la véri­té ;et la véri­té est que le tirage au sort n’est pas une pana­cée et ne prend pas en compte tous les aspects de la démo­cra­tie ; on ne peut pas dire : la démo­cra­tie c’est le tirage au sort ; on peut dire le tirage au sort est une pro­cé­dure utile en démocratie .

    Une réflexion sur ce qu’est le repré­sen­tant ou le tiré au sort est néces­saire : le tiré au sort doit bien com­prendre son rôle et le sens de ses missions.

    Si l’on dit que c’est un porte parole , on doit dire aus­si par déduc­tion logique que c’est un accou­cheur de parole : com­ment en effet por­ter une parole si on ne s’ap­plique pas à aller la cher­cher , la faire émer­ger ? Mon dépu­té au lieu d’aller cou­per les rubans et de se mettre tou­jours lui et son par­ti en « repré­sen­ta­tion » ferait mieux d’organiser des réunions , des ren­contres , des assem­blées déli­bé­ra­tives avec ses concitoyens !

    Si le tiré au sort est seule­ment le porte parole de groupes et par­tis et lui même, alors rien ne change fon­da­men­ta­le­ment ; ce qui compte c’est que la démo­cra­tie soit vivante, que la parole des citoyens soit vivante , que le débat vive.

    La cen­tra­li­té de la démo­cra­tie c’est le débat et le rôle des repré­sen­tants élus ou tirés au sort doit être de faire émer­ger ces paroles. Le fait que des gens sou­haitent faire ce métier d’animation est une bonne chose ; le fait qu’il faille enca­drer pré­ci­sé­ment cette mis­sion, une nécessité.

    Il faut quand on emploi le mot pou­voir bien pré­ci­ser de quoi on parle : il est ici tou­jours employé dans son sens déviant d’accaparation : alors que le pou­voir n’est rien d’autre que l’exercice de la sou­ve­rai­ne­té populaire.

    C’est bien de là qu’il faut par­tir pour réflé­chir et pro­po­ser : de la notion de pou­voir prise dans son sens noble et posi­tif ; si au contraire on part du pou­voir au sens défor­mé et dévié du terme , on rentre un a prio­ri d’acceptation de ce faux pou­voir et le rai­son­ne­ment qui s’en suit , les mesures qu’on pré­co­nisent s’en trouvent empreintes : au lieu de pro­po­ser l’application de l’exercice de la sou­ve­rai­ne­té ( le débat ) on pro­pose le tirage au sort sen­sé contrer ce faux pou­voir qu’on accepte comme base de départ jus­ti­fiant cette proposition.

    NON ! Il faut tout sim­ple­ment reven­di­quer le pou­voir , dans son sens d’exercice sou­ve­rain de nous tous . Et se creu­ser la tête pour voir com­ment concrè­te­ment favo­ri­ser sa réelle application.

    Réponse
  17. Di Girolamo

    Je n’a­vais pas vu le com­men­taire pré­cé­dent d’E­tienne avant de poster.

    C’est vrai qu’en ce qui me concerne , du fait de ne pas avoir assez de temps à consa­crer pour tout lire , tout écou­ter , je saute des cha­pitres et c’est bien qu’E­tienne pré­cise ici les évo­lu­tions de sa pen­sée , qui si je com­prends bien garde le même but de rélle démo­cra­tie mais s’é­lar­git et s’en­ri­chit , ne res­tant pas sur un tirage au sort ‚pana­cée universelle.

    L’i­dée d’un maillage « d’as­sem­blées com­mu­nales » reliées entre elles, fait son che­min sur ce blog , che­min à creuser(réf à Ana) encore et encore parce que comme pour le tirage au sort , ce n’est pas simple , et la « volon­té popu­laire  » n’est pas une réa­li­té qui se manie avec des concepts.

    Je pense qu’il faut remer­cier Sitouaillain pour ses « ami­cales per­sé­cu­tions » . Savoir se per­sé­cu­ter fra­ter­nel­le­ment serait déjà une grande réus­site de ce blog.

    Réponse
  18. Guillaume Mundele

    À Di Girolamo,

    Je pense que la pré­sence de cet oxy­mo­ron « per­sé­cu­ter fra­ter­nel­le­ment » ne serait pas une réussite.

    On peut échan­ger mais dans une optique de col­la­bo­ra­tion, c’est mieux et donc en cher­chant à être constructif.

    Émettre des cri­tiques sur ce ton en ayant tort sur toute la ligne parce qu’on a pas pris la peine d’ef­fec­tuer des recherches, ce n’est pas construc­tif (il ne s’a­git pas là d’une attaque per­son­nelle à l’en­contre de sitouaillain).

    Étienne Chouard explique, selon moi, très bien lui-même quelle optique serait optimale :

    Et je pense que si on s’at­te­lait à cela, on serait beau­coup moins dans les « il faut que … » et « oui, mais moi, je pense que… » qui ne font rien avancer.

    Tu en penses quoi ?

    Réponse
  19. Di Girolamo

    @ Guillaume Mundele

    Oui c’est vrai qu’il est tou­jours mieux de débattre serei­ne­ment en cher­chant à « être constructif ».

    Mais la vie est ce qu’elle est et les hommes ce qu’ils sont , il n’est pas tou­jours pos­sible de contrô­ler ses humeurs et le cla­vier parle vite !
    Cela dit en cette matière comme dans les autres nous sommes tous à éga­li­té dans l’im­per­fec­tion et même si on rajoute ami­ca­le­ment ou cor­dia­le­ment et que rien ne déborde dans nos pro­pos , on peut sans s’en rendre compte bles­ser ou être très peu constructif .

    L’es­sen­tiel est de ne pas en res­ter là et effec­ti­ve­ment de construire ensemble ; et en ce sens les objec­tions , les contra­dic­tions et même aus­si les mou­ve­ments d’hu­meur sont de pré­cieux auxi­liaires ; rien est pire que le consen­sus qui est le signe évident que quelque chose ne va plus et que on est plus en démo­cra­tie ; grâce à dieu , Etienne étant ici ce dieu , le blog est ouvert et non censuré.

    Cer­tains en pro­fi­te­ront sans doute abu­si­ve­ment et dans de mau­vaises inten­tions ; c’est le prix à payer de toutes les démocraties .

    Donc mer­ci à Etienne (qui doit se méfier de ne pas attra­per la grosse tête) et mer­ci à Sitouaillain que je crois peu enclin à per­sé­cu­ter qui que ce soit.

    Quand aux « y a qu’à « « il faut » c’est notre lot dans un uni­vers certes bien dif­fi­cile à faire avan­cer , les solu­tions n’é­tant jamais aus­si évi­dentes qu’on croit.

    Réponse
  20. sitouaillain

    @ Di giro­la­mo mer­ci de par­ler en sage comme tu le fais,

    @ Etienne et à qui trouve que je n’ai pas le bon ton,

    effec­ti­ve­ment >Di giro­la­mo a rai­son, je ne per­sé­cute pas, je pro­voque bien sûr, mais dans le sou­ci d’être construc­tif, je veux bien recon­naître que ça ne porte pas ses fruits, mais je ne suis pas méchant, et je n’ai rien à défendre.

    je ne fais que cher­cher à aider, je ne suis pas là pour me diver­tir, mais, comme n’im­porte qui, dans un but poli­tique. Mon sou­ci est que l’é­di­fice à construire ensemble soit solide.

    j’in­ter­viens ici en tant que citoyen, pas brosse à reluire, mais des recherches j’en ai fait, cher­cheur en sciences poli­tiques, c’est même ma for­ma­tion de base, ce qui, en tant que citoyen, me rend très exigent quant à la nature des pro­pos qui me sont tenus, géné­ra­li­sa­tions abu­sives, pré­ju­gés, approxi­ma­tions, etc., je ne laisse rien pas­ser qui me parai­trait de nature à intro­duire de quoi nous éloi­gner du but que je crois ici com­mun et qui a tou­jours été le mien :

    que nul ne soit tenu de se sou­mettre à une loi, norme ou prin­cipe à l’é­la­bo­ra­tion ou à la contes­ta­tion duquel il n’a pu par­ti­ci­per, telle est pour moi la condi­tion de la jus­tice et de la liberté.

    Etienne, je t’ai très bien écou­té, mais l’in­verse n’est pas vrai.

    je n’ai jamais par­lé de 36000 assem­blées, et je t’ai déjà fait remar­quer que cette lec­ture de mes pro­pos était fallacieuse.
    en tout cas dans mon idée une assem­blée locale dans un pro­ces­sus consti­tuant couvre plu­sieurs com­munes actuelles en milieu rural et cor­res­pond à des divi­sions infra­com­mu­nales en milieu urbain.

    et ce n’est pas « com­pli­qué » puisque sans aller jus­qu’au Vene­zue­la ni revi­si­ter la répu­blique espa­gnole, les col­lec­tifs du non au TCE, les Cuals, les col­lec­tifs contre la réforme des retraites ont déjà fonc­tion­né sur ce modèle. et encore une fois c’est moins com­pli­qué que l’as­sem­blée tirée au sort puisque celle-ci sup­pose qu’un pou­voir la décrète, or les assem­blées locales n’é­mergent et ne deviennent consti­tuante qu’en contexte révo­lu­tion­naire, ce qui rend prise de pou­voir et pro­ces­sus consti­tuant conco­mi­tants, tan­dis que l’AC tirée au sort sup­pose une prise de pou­voir préa­lable par un groupe orga­ni­sé ou un élu la décré­tant. mais bien sûr toi il fau­drait t’é­cou­ter et moi je parle dans le vide, tout en accep­tant que tu restes muet sur com­ment se met en place une AC tirée au sort…et pour­quoi d’ailleurs tirer au sort des gens qui n’au­raient rien fait pour qu’elle se mette en place…ça c’est un à prio­ri qui me pose problème…du point de vue du soi-disant « désintéressement »…

    mis à part ça c’est toi qui pose des affir­ma­tions caté­go­riques sur le tirage au sort…je trouve que la manière dont di giro­la­mo expose la chose est mille fois moins pro­pice à l’ac­cu­sa­tion de fétichisation…moins de confu­sion entre fins et moyens.

    ce que tu dis sur la « véri­table aris­to­cra­tie »,n’a de valeur intrin­sèque qu’à la condi­tion de s’at­ta­quer aus­si aux injus­tices, dont les pre­mières sont liées aux inéga­li­tés injustes qu’in­tro­duisent les dif­fé­ren­tiels de capi­taux (finan­ciers mais aus­si et sur­tout sco­laires et sociaux), de sorte qu’elle ne peut exis­ter ici et main­te­nant qu’à par­tir d’un cer­tain type de conscience poli­tique, qui ne se pro­duit pas par hasard et qui n’é­merge pas du dis­cours de type « tous les élus machin-chose »…ça, ça n’est pas digne d’un chercheur…j’ai déjà été clair là-des­sus al vidéo ci-des­sus montre que ce ne fut pas pris en compte pour nuan­cer et amé­lio­rer la por­tée du discours…parler du Vene­zue­la après ça, c’est un peu se fiche de ma pomme…d’où les coups dans les tibias 😉

    je ne te per­sé­cute pas je fais ça très ami­ca­le­ment, je te res­pecte et j’es­tume que tu fais ce que tu peux et peut être même un peu trop, mais si tu t’es­time en droit de dire des choses en public il est de mon devoir citoyen que de faire remar­quer que ça et là se loge des aspect erro­nées ou débi­li­tants du point de vue qui nous est com­mun (la démo­cra­tie comme but) et sur­tout du point de vue des moyens d’y parvenir.

    et j’ai bien noté que plu­tôt que d’é­cou­ter bien atten­ti­ve­ment ce que je dis, tu pré­fères te dire que je t’ai trai­té de fas­ciste ou je ne sais quoi…ce n’est pas le cas et je ne l’ai jamais pen­sé, et quand bien même, je ne suis pas du genre à reje­ter une bonne idée au pré­texte qu’une éti­quette néga­tive serait posée sur son auteur,

    en revanche, je n’ai rien à ajou­ter ni à reti­rer de ce que j’ai dit à pro­pos de pour­quoi tu as subis ces attaques…et je ne crois pas qu’elle viennent de gens qui pro­tègent le « sys­tème », mais pour ma part si on me fai­sait des louanges à « éga­li­té et récon­ci­lia­tion », je me ferais du sou­ci, parce que ceux-là non seule­ment pro­tègent le « sys­tème » sans le vou­loir, eux aus­si sans doute, mais alors ils en pré­parent un autre pas vrai­ment sympathique…comme vous visez la même cible en termes de public, j’au­rais appré­cié de ta part un tra­vail d’é­clai­rage sur qui sont ces gens, asse­li­neau y compris…tu ne le fais qu’à tra­vers le prisme « l’é­lec­tion c’est pas bien machin chose »…mais moi ce qui m’in­té­resse c’est pas les élec­tions, c’est ce que ces poi­sons ambu­lants mettent dans la tête des gens et la res­pon­sa­bi­li­té his­to­rique de ceux qui leur donnent un mil­lième d’once de cré­dit supplémentaire…ça c’est ma posi­tion, si tu n’es pas d’ac­cord ce n’est pas un motif de brouille ni de per­sé­cu­tion, c’est juste une diver­gence de stra­té­gie politique…et pour ne pas être hypo­crite, pour moi, j’a­voue, don­ner des inter­view à enquête et débat aller chez asse­li­neau, c’est de l’ab­sence de luci­di­té, sur­tout si on est d’ac­cord pour voir la simi­la­ri­té de la période avec les années 30. l’er­reur est humaine et mieux vaut la recon­naître avant qu’il ne soit trop tard, en l’oc­cur­rence, comme tu as fais le choix d’a­voir de la noto­rié­té et de l’a­voir en ton nom propre, contemp­teur (fana­tique ;)) des par­tis, tu portes seul la res­pon­sa­bi­li­té et n’a­gis que pour toi-même.

    c’est bien nor­mal que tu en subisses les consé­quences et je suis sûr, bien que je m’at­tendes à ce que tu t’en défendes, que les rétri­bu­tions sym­bo­liques et l’a­mour que tu reçois sont supé­rieurs aux tra­cas cau­sés. Mon rôle, humble, mais bien assu­mé, de poil à grat­ter ne vise pas autre chose que de conso­li­der la por­tée de tes actions étant don­né que notre but est com­mun, et que l’im­pres­sion de per­sé­cu­tion n’est que le pen­dant d’une cer­taine mau­vaise foi…bien humaine ma foi…

    ami­ca­le­ment Sitouaillain

    Réponse
  21. Morpheus

    J’a­vais déjà vu cette vidéo.

    Il est dit à un moment « L’argent repré­sente un besoin inné ».

    FAUX ! L’argent repré­sente un besoin condi­tion­né, puisque l’argent ne repré­sente PAS une res­source NATURELLE, mais un médium (moyen d’ac­cès) aux res­sources inven­té par l’homme (arti­fi­ciel).

    Il dit aus­si que « L’argent repré­sente un besoin vital au même titre que la nourriture ».

    FAUX ! C’est l’as­so­cia­tion entre l’argent en tant que moyen d’ac­cé­der à la nour­ri­ture qui est ici démon­tré. L’argent ne repré­sente pas le besoin vital, qui est la nour­ri­ture, il inter­fère entre le besoin et son objet. Il per­turbe les réac­tions innées de l’homme, qui consis­te­raient à déve­lop­per des méthodes pour se pro­cu­rer la nour­ri­ture ou la pro­duire. L’homme civi­li­sé ne déve­loppe donc plus les capa­ci­tés à se pro­cu­rer de la nour­ri­ture, mais de l’argent. Cepen­dant, en cas de pénu­rie de nour­ri­ture dans la cité (blo­cage de l’ap­pro­vi­sion­ne­ment, par exemple lors de grèves géné­rales ou de guerre), l’argent ne per­met plus de se nourrir …

    L’ex­pé­rience montre que l’argent donne l’illu­sion de l’au­to­suf­fi­sance et ren­force les réflexes égoïstes, tout en court-cir­cui­tant les réflexes d’entraide.

    Elle montre éga­le­ment, par l’as­so­cia­tion de l’argent au pou­voir, à la com­pé­ti­tion et à l’i­dée que l’argent rend plus résis­tant, un accrois­se­ment de l’in­sen­si­bi­li­té, notam­ment à la douleur.

    J’at­tends tou­jours, Étienne, que tu me dises quels sont ces avan­tages indé­niables de la mon­naie que tu évo­quais dans le fil Démo­cra­tie et Mon­naie.

    😉

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  22. Étienne

    Cher Mor­phéus,

    on décolle dans 5 minutes => je dois être bref. 

    Il me semble que la mon­naie flui­di­fie nos échanges, et donc nous per­met de mul­ti­plier nos rela­tions et inter­ac­tions, en nous libé­rant des chaînes (ralen­tis­santes et iso­lantes ?) du troc. 

    En plus, elle per­met de mettre (faci­le­ment) de la valeur (du tra­vail effec­tué et pas encore échan­gé) en réserve en pré­vi­sion des coups durs.

    C’é­tait deux idées au débot­té, avant de vous quitter. 

    À bien­tôt. 🙂

    Réponse
  23. Morpheus

    À qui pro­fite la dette ?

    Un des­sin ani­mé pour com­prendre la dette publique belge en 4 minutes, avec les voix bien connues de Fré­dé­ric Jan­nin et Ste­fan Liberski.

    Est-ce vrai­ment à nous de payer ? Nous vou­lons un audit citoyen de la dette publique !

    Sou­te­nez la cam­pagne sur http://​www​.onveut​sa​voir​.be

    La FGTB wal­lonne, la FGTB Bruxelles, le Comi­té pour l’an­nu­la­tion de la dette du Tiers-Monde (CADTM) et le Centre d’é­du­ca­tion popu­laire André Genot (CEPAG) s’as­so­cient pour mener une grande cam­pagne de sen­si­bi­li­sa­tion sur la dette publique belge. Nous vou­lons lever l’é­cran de fumée sur la dette. Nous vou­lons tordre le cou aux idées reçues sur la dette et les poli­tiques d’aus­té­ri­té que l’on nous pré­sente comme inévitables.

    Ce petit des­sin ani­mé est vrai­ment bien fait, et avec l’ac­cent bruxel­lois en prime, c’est bien rigolo 🙂

    Mor­pheus

    Réponse
  24. Morpheus

    @ Étienne

    C’est quoi les codes pour affi­cher les vidéo, les images et les textes en cou­leur rouge ?

    Mer­ci 🙂

    Mor­pheus

    Réponse
  25. Morpheus

    Dans le jour­nal Le Soir (Bel­gique) de ce ven­dre­di 23/11/2012,
    une brève en page 11 titre « Les Pirates alle­mands sont en train de cou­ler ».

    Après avoir créé la sur­prise aux élec­tions de Ber­lin en 2011 avec 8,9%, les voi­là à pré­sent, depuis quelques mois, « la risée de la nation » (je cite l’article).

    En cause, une série de petits scan­dales et un manque d’ex­pé­rience fla­grant dans l’exer­cice de la poli­tique. Outre la décou­verte dans leurs rangs d’un néo­na­zi, on note l’af­faire de Julia Schramm, qui a écrit le livre « Clique-moi ! » et a tou­ché une avance sur ses droits d’au­teur de 100.000 euros, et qui s’est empê­trée dans ses contra­dic­tions en dénon­çant publi­que­ment que des inter­nautes télé­char­geaient gra­tui­te­ment son livre.

    Or, elle avait aupa­ra­vant décla­ré que la pro­prié­té intel­lec­tuelle était « dégueu­lasse » et était d’a­vis que les films, la musique et les livres devaient être gra­tuits sur internet.

    Visi­ble­ment, dès qu’elle a com­men­cé à prendre du fric, cela a com­plè­te­ment chan­gé sa per­cep­tion des choses et modi­fié son com­por­te­ment. On voit donc encore une fois à l’œuvre la puis­sance cor­rup­trice de l’argent, qui va jus­qu’à influen­cer l’i­déo­lo­gie des liber­taires les plus radi­caux. Tant qu’une per­sonne est pauvre, elle peut être consciente de la cor­rup­tion et des désastres engen­drés par l’argent, mais dès que l’argent se met à deve­nir abon­dant, cela pro­voque comme un réflexe : on ne veut plus rede­ve­nir pauvre et on en veut encore plus. L’a­vi­di­té et l’a­ver­sion pour la pau­vre­té se mani­feste presque par­tout où l’argent déboule subi­te­ment dans la vie de per­sonnes qui n’ont jamais eut la chance (?) d’en avoir. Les réflexes de par­tage et de soli­da­ri­té avec les moins nan­tis dis­pa­raissent au pro­fit de l’é­goïsme et du « moi d’abord ».

    Déci­dé­ment, le pou­voir poli­tique et l’argent font un sale cock­tail, comme les drogues dures mélan­gées à l’alcool.

    Mor­pheus

    Réponse
  26. Voxien2011

    J’ai pos­té ce com­men­taire sur un autre fil mais je pense qu’il aus­si sa place ici, et je pense que ça va confor­ter notre ami Mor­pheus. En voi­ci le contenu :

    Bon­jour,

    Je ne sais pas si j’ai fais une trou­vaille mais il me semble que ce livre de Georg Sim­mel datant de 1895 est très inté­res­sant, en tout cas j’ai l’im­pres­sion qu’il peut appor­ter sa petite pierre à la com­pré­hen­sion de l’é­di­fice anthro­po cultu­rel qu’est la mon­naie dans la socié­té moderne. 

    En voi­ci un résu­mé pas­sion­nant : http://www.revue-emulations.net/archives/n‑5—georg-simmel–environnement-conflit-mondialisation/note-de-lecture–simmel-largent-dans-la-culture-moderne

    Bonne jour­née
    salutations

    Réponse
  27. miguel maurtua

    Etienne, je suis péru­vien. Je me demande si nous pou­vons faire de la poli­tique sans avi­di­té. Le poli­ti­cien peut apprendre à ne pas convoi­ter l’argent ? Cela détruit les poli­ti­ciens et les pays. J’aime aller en France pour l’ap­pren­tis­sage poli­tique en dehors de la cupi­di­té. J’es­père ne pas paraître naïve. Miguel.

    Réponse

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