Après Dublin la semaine dernière (et avant Paris la semaine prochaine),
rendez-vous ce week-end à Bruxelles :
• 20 octobre 2012, 18 h : Festival des libertés
http://festivaldeslibertes.be/fase6.php?event=577#577
• 21 octobre 2012, 14 h : 3ème Assemblée Citoyenne
http://www.constituante.be (voir le programme).
Au plaisir d’y retrouver certains d’entre vous 🙂
Étienne.
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PS : vous pouvez consulter l’agenda du père Chouard (pour les annonces, mais aussi pour les traces après coup, quand il y en a) sur la page d’accueil :
https://old.chouard.org/Europe/index.php#agenda
PPS : Franck Lepage est en tournée dans le midi et il passe quelque temps à la maison=> ça pétille à Trets ! Il vous embrasse 🙂

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/index.php#agenda
Pourquoi ne pas mettre le lien en permanence dans l’habillage de ton blog (colonne droite ou gauche) ?
1)
Les députés font le ménage dans la liste des lobbyistes
(Bruno Botella, 17/10/2012, acteurspublics.com)
(…) L’affaire est passée inaperçue, mais le bureau de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire les députés qui ont la main sur le fonctionnement du Palais-Bourbon, font actuellement le ménage dans la liste des lobbyistes accrédités.
(…) Certains députés voulaient aller plus loin en bannissant purement et simplement les lobbyistes représentants d’entreprises, mais le consensus au sein de la délégation parlementaire aurait été fissuré (…)
2)
Le comportement suicidaire de la finance
(Paul Jorion, 08.10.2012, lemonde.fr)
(…) la finance bénéficie d’un accès aisé à l’argent et utilise celui dont elle dispose pour empêcher qu’on ne la réglemente, même si les mesures envisagées visent, comme dans les cas évoqués, à empêcher la reproduction d’événements susceptibles d’entraîner… son effondrement total.
(…) La finance dispose donc des moyens de neutraliser toute tentative de réduire la nocivité de ses pratiques (…) Toute mesure préventive d’un nouveau désastre étant systématiquement désamorcée, celui-ci devient inéluctable…
(…) Dans son livre intitulé Effondrement (Gallimard, 2005), le biologiste Jared Diamond mentionne, parmi les raisons pour lesquelles des civilisations anciennes sont mortes, l’incapacité de leurs élites et de leurs gouvernements à se représenter clairement le processus d’effondrement en cours ou, si elles en ont pris conscience, leur incapacité à le prévenir en raison d’une attitude de défense « court-termiste » de leurs privilèges.
(…) Arnold J. Toynbee, illustre philosophe de l’histoire, nous a prévenus : « Les civilisations ne meurent pas assassinées, a‑t-il écrit, elles se suicident. » Souhaitons que ce ne soit pas tout simplement à cela que nous assistons.
Cher AlainR,
Vous avez raison…
… Voilà, c’est fait 🙂
Dans le menu du Forum aussi, pendant que j’y étais.
Étienne.
Je serai présent dimanche à la troisième assemblée citoyenne, ravis de te revoir, Étienne 🙂
Il y aura aussi Raoul-Marc Jennar et Jean Bricmont, que je me réjouis de rencontrer.
Les Islandais se prononcent sur une nouvelle Constitution écrite par « des gens ordinaires »
(Charlotte Chabas, 20/10/2012, Le Monde)
(…)Le scrutin est pourtant historique, dans cette petite démocratie parlementaire où la loi fondamentale, adoptée à la hâte en 1944 après l’indépendance de l’île, reste calquée sur celle du Danemark. Le nouveau texte proposé au référendum est d’autant plus novateur qu’il a été rédigé par un groupe de vingt-cinq « gens ordinaires », représentants de la société civile, directement élus en 2010 par et parmi le peuple. Mais ce qui devait constituer l’aboutissement d’une révolution démocratique ne fait plus fantasmer que les Européens, persuadés d’assister à la naissance de « la démocratie de demain ».
(…) A peine désignée première ministre, Johanna Sigurdardottir annonçait alors l’organisation d’un débat national sur la Constitution, et la tenue d’élections pour former une Assemblée constituante chargée de rédiger un nouveau texte fondamental. Une mesure que beaucoup ont perçu comme un symbole du changement, mais qui avait surtout une justification politique, puisqu’elle était la principale condition pour que survive la coalition de gauche.
LES PREMIERS SIGNES DU DÉSINTÉRÊT POPULAIRE
En novembre 2010, près de cinq cents candidats issus de la société civile se présentent alors pour rédiger la nouvelle Constitution. Agriculteurs, postiers, ouvriers, professeurs, entrepreneurs, avocats : tous aspirent à devenir les « sages » qui refonderont le pays. Mais un taux d’abstention record – 36 % de participation, le plus faible de l’histoire du pays – vient sanctionner l’élection, et trahit les premiers signes d’un certain désintérêt populaire.
« Il y avait beaucoup de handicaps : une médiatisation faible, une campagne très courte, un manque évident de pédagogie, et un mode de scrutin particulièrement complexe, analyse Rosa Erlingsdottir, professeure de sciences politiques à l’université de Reykjavik. Mais ce premier résultat montrait déjà un décalage entre les attentes du peuple et le processus mis en place. » Les vingt-cinq élus sont d’ailleurs pour la plupart issus des élites de la société islandaise, et certains avaient même occupé par le passé des postes politiques de premier rang.
UNE E‑RÉVOLUTION EN DEMI-TEINTE
Pendant quatre mois, ces élus d’un nouveau genre ont donc planché sur leur projet de Constitution. Pour les aider dans leur démarche, un processus unique a également été mis en place sur Internet. Grâce aux réseaux sociaux, tout Islandais pouvait en effet contacter directement les membres de l’Assemblée constituante, ou réagir aux projets d’articles mis en ligne. Mais là encore, la « e‑révolution » annoncée par tous les médias européens n’a pas été à la hauteur des espérances. Au total, l’initiative n’a recueilli que 3 600 commentaires, et 370 propositions d’articles. Un chiffre décevant (…)
(…)Samedi, les Islandais devront donc décider s’ils préfèrent garder leur ancienne Constitution ou opter pour la nouvelle. Et le résultat de ce scrutin sera observé de près par toute la classe politique islandaise. Le Parti de l’indépendance, très conservateur, a en effet appelé les électeurs à voter « non » au référendum, « d’une part parce qu’il juge ses rédacteurs incompétents, d’autre part parce que l’Althingi le Parlement n’a pas eu à se prononcer sur le texte », explique Michel Sallé, docteur en sciences politiques et spécialiste de l’Islande.
(…) Un enjeu électoral que n’a pas manqué de souligner dans un éditorial très remarqué le journaliste et écrivain Hallgrímur Helgason, sur le site d’informations islandais The Reykjavik Grapevine. Sous le titre « La Bataille de l’Islande », il rappelle que derrière le référendum se joue « une bataille entre le vieux château, qui n’a désormais plus de pouvoir mais conserve l’argent, et les gens de la rue, ceux qui ont pour l’instant encore du pouvoir, mais sont terrifiés que cela s’arrête au printemps. Pour se préserver, ils veulent écrire leurs propres règles, avant que ceux qui ont déjà échoué par le passé reprennent l’avantage. »
J’adore la façon dont il fait actuellement célébré. ils sont vraiment apprécié cette journée et regarder ce qui donne effectivement beaucoup de plaisir. merci pour la vidéo.