14 septembre, à Sète : Assises 2012 de l’Observatoire International du Bonheur (OIB)

13/09/2012 | 38 commentaires

Ren­dez-vous demain, ven­dre­di 14 sep­tembre, à Sète, pour
les Assises 2012 de l’Ob­ser­va­toire Inter­na­tio­nal du Bon­heur (OIB)

(c’est une chouette rai­son sociale, non ?)

http://​www​.oib​-france​.com/​l​e​s​-​a​s​s​i​s​e​s​-​d​u​-​b​o​n​h​e​u​r​-​2​0​12/

Bien sûr, dans le temps qui me sera impar­ti, je vais signa­ler la connexion (qui pour moi est deve­nue évi­dente) entre :

- l’i­nex­tri­cable mal­heur sur terre pour le plus grand nombre d’hu­mains (pau­vre­té et tra­vaux for­cés à (presque) tous les étages)

- et la NÉGLIGENCE uni­ver­selle du contrôle popu­laire 1) de la mon­naie (qui garan­ti­rait pour­tant notre pros­pé­ri­té) et 2) de la Consti­tu­tion (qui garan­ti­rait pour­tant notre liber­té).

L’an­tienne d’É­tienne, quoi… 😉

Mais le vrai mara­thon, pour moi, com­men­ce­ra mi octobre, avec Dublin ; voyez mon agen­da…

Mer­ci à tous, pour tous ces mes­sages épa­tants que je reçois tous les jours, et pour tous les com­men­taires encou­ra­geants qui fleu­rissent un peu par­tout sur les forums : vous me don­nez bien de la force, bande de gen­tils virus 😉

Au plai­sir de vous ren­con­trer un jour ‘pour de vrai’.

Étienne.

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Étienne

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38 Commentaires

  1. Lionel

    Je garde tou­jours une oreille sur vos dis­cours et la vul­ga­ri­sa­tion éco­no­mique dont vous faites preuve et qui per­met au néo­phyte, dont je fais par­tie, de com­prendre les grands méca­nismes qui affectent notre socié­té en la rédui­sant à sa plus simple expres­sion : l’intérêt.

    Je vous remer­cie pour la démarche citoyenne que vous menez et pour vos conseils de lecture.

    Bien cor­dia­le­ment.

    Réponse
  2. Étienne

    Vous avez remar­qué qu’on va bien­tôt pas­ser le cap des trois mil­lions de visites ?

    C’est beau­coup et c’est peu, bien sûr.

    On fait ce qu’on peut et on tient le cap 🙂

    Réponse
  3. Geo

    Bon­jour Étienne, en cli­quant sur l’a­gen­da, je vois Lille le 01/12/12, c’est chez miz’aut !

    C’est à quelle occasion ?

    Bien Cor­dia­le­ment

    Geo

    Réponse
  4. mariejo

    je vous remer­cie pour :
    – pour tous ces éclair­cis­se­ment qui m’aident à mieux com­prendre et agir !
    – l’en­ga­ge­ment dont vous faites preuve en tant que professionnel
    – pour votre sou­ci de la pédagogie
    – pour votre humour !

    bonne conti­nua­tion et mer­ci de nous ras­sem­bler ain­si dans cette démarche citoyenne qui redonne l’élan !

    Réponse
  5. spakich

    20 euros pour 2 jours j ai pas les moyens, 
    ceux qui ont de l argent com­pren­dront l eli­tisme democratique, 
    la vraie revo­lu­tion com­mence par la gra­tui­té du savoir

    Réponse
  6. Benoît

    Bon­jour Etienne,

    nous nous étions vu à ta confé­rence à Cannes où je t’a­vais pro­po­sé l’i­dée de faire une confé­rence ges­ti­cu­lée pour que les spec­ta­teurs vivent un bout de démo­cra­tie (et d’é­cri­ture de la consti­tu­tion?) : ravi de voir que ça avance !!! 🙂

    Concer­nant ton ques­tion­ne­ment sur quelle loi est à échelle locale et quelle autre à échelle natio­nale, une idée m’est venue en lisant le livre de M.Hansen :

    si les décrets des Assem­blées (locales) du peuple pré­valent sur les lois du Conseil (natio­nal) tiré au sort, alors il y a une uni­té natio­nale et chaque loca­li­té peut ajus­ter selon ses spécificités.

    Cela me semble allier plus de démo­cra­tie et moins de globalisation.

    Est-ce une bonne idée ?

    Réponse
  7. Merome

    « Au plai­sir de vous ren­con­trer un jour ‘pour de vrai’. »

    Le 27 octobre à Besan­çon \o/

    Réponse
  8. zedav

    Mort de rire (jaune): Mer­met cen­sure Etienne depuis des années en lui refu­sant la tri­bune de son émis­sion (il a aus­si cou­pé mon mes­sage sur le répon­deur pour que n’ap­pa­raisse pas la réfé­rence au site du message.org)mais vient de mettre en une du site de LBSJS un entre­tien avec Cas­to­ria­dis évo­quant jus­te­ment la ques­tion de la démo­cra­tie directe et l’exemple d’Athène…

    Réponse
  9. Catherine B

    Il n’est pas clean ce Daniel Mer­met, j’en ai eu l’a­mère expé­rience. Il joue un double jeu, mais peut-être qu’un jour il se déci­de­ra à quit­ter sa dupli­ci­té. Alors bien sûr, beau­coup diront que j’exa­gère parce qu’il l’é­coute ce dit mon­sieur et se disent que ce qu’il dit ne se dit pas ailleurs. Mais c’est un leurre et s’il n’exis­tait pas ce Daniel Mer­met, il fau­drait l’in­ven­ter, car il sert de paravent au sys­tème en place. Beau­coup de se dire en effet, on l’en­tend sur les ondes, ça veut dire que ce n’est pas encore l’é­tat tota­li­taire, mais il sert de trompe-l’oeil et c’est tout, un leurre, il sert à faire sem­blant que cer­taines choses peuvent se dire, mais seule­ment cer­taines choses, pas tout.

    Réponse
  10. zedav

    Mer­ci Cathe­rine, enfin quel­qu’un de lucide sur ce type !
    Cela dit, ça arri­ve­rait pro­ba­ble­ment à n’im­porte qui avec autant de suc­cès, dif­fi­cile de gar­der la tête froide, de ne pas déri­ver len­te­ment vers une forme de culte de la per­son­na­li­té. Ça guette tout les gens qui acquièrent de la notoriété…à plus ou moins longue échéance.
    (n’empêche qu’il reste un bon jour­na­leux avec un chouette talent d’écriture)

    Réponse
  11. Catherine B

    Oui, Zedav tou­jours le même dan­ger qui nous guette tous. Nous lais­ser enfer-mer dans une image et donc dans une prison.

    Or, l’une des défi­ni­tions de l’é­du­ca­tion qui devrait être aus­si celle du jour­na­lisme, qui n’a bien sûr rien de com­mun avec les tor­chons dont on dis­pose, et bien, c’est de conduire au-dehors du che­min déjà tra­cé à l’a­vance. C’est aller cher­cher un souffle neuf qui brise les modèles ido­lâ­trés.

    Et pour ouvrir cet espace-là, celui du neuf, il faut se sépa­rer de toute éven­tuelle absorp­tion à cette image que tu appelles notoriété.

    Il faut s’en déta­cher au risque de fondre en elle dans un sta­tisme( j’sais pas si ça se dit) mortifère.

    Mor­ti­fère car alors le mou­ve­ment vital est arrê­té et donc condam­né à répé­ter pour col­ler à l’i­mage de la noto­rié­té qu’on veut gar­der et l’on devient alors tel le gra­mo­phone d’Or­well, on fait le per­ro­quet et on n’est plus conduit par le mou­ve­ment dyna­mique de la vie qui dé-passe déjà cette image dé-pas­sée de la pseu­do-noto­rié­té ! et quand c’est pas­sé ce n’est plus en jus­tesse avec ce qui est, présentement.

    ça ne veut pas dire faire feu de tout bois, non, ça veut dire tenir compte de cela, qui a été juste à un moment don­né, mais se lais­ser por­ter par le souffle de la vie foi­son­nante et éton­nante, et sur­pre­nante, tout en gar­dant sa bous­sole en poche, enfin, c’est mon point de vue.

    Car cet homme a sans doute du talent mais il le désho­nore aujourd’­hui en reniant ce mou­ve­ment d’ouverture.

    Réponse
  12. RHC

    Bon­jour,

    Ils ont déci­dé de don­ner le bon­heur à la struc­ture au lieu de nos vies.

    Wins­ton : « (…) Le Par­ti avait com­mis le crime per­sua­der que des impul­sions natu­relles, les sen­ti­ments natu­rels était sans valeur, alors il déro­bait en même temps à l’in­di­vi­du tout pou­voir sur le monde sur le monde matériel (…) »

    Un Télé­cran :« Hol­dup du siècle »

    « C’est un cas clair de socia­lisme pour les riches et puis­sants, vous pou­vez être votre propre indi­vi­dua­lisme pour tous les autres. » - Ber­nie Sanders
    l’au­dit du GAO de 266 pages de Fede­ral Reserve (21÷07÷2011).

    http://​www​.san​ders​.senate​.gov/​n​e​w​s​r​o​o​m​/​n​e​w​s​/​?​i​d​=​9​e​2​a​4​e​a​8​-​6​e​7​3​-​4​b​e​2​-​a​7​5​3​-​6​2​0​6​0​d​c​b​b​3c3
    Pour ce Séna­teur amé­ri­cain qui a diri­gé cette mis­sion d’é­tude, la situa­tion est claire et sans ambiguïté :

    « À la suite de cette véri­fi­ca­tion, nous savons main­te­nant que la Réserve fédé­rale a four­ni plus de 16 000 mil­liards de dol­lars en aide finan­cière totale aux plus grandes ins­ti­tu­tions finan­cières et à de grandes socié­tés aux États-Unis et dans le monde.

    Il s’a­git d’un cas évident de socia­lisme pour les riches et d’in­di­vi­dua­lisme pour tout les autres.

    (…) Aucune agence du gou­ver­ne­ment des États-Unis ne devrait être auto­ri­sée à pro­cé­der au renflouement
    d’une banque étran­gère ou d’une socié­té sans l’ap­pro­ba­tion directe du Congrès et le président. »

    pages 131 :
    Citi­group : $2,5 tril­lions ($2.500.000.000.000)
    Mor­gan Stan­ley : $2,04 tril­lions ($2.040.000.000.000)
    Mer­rill Lynch : $1,949 tril­lions ($1.949.000.000.000)
    La Banque d’A­mé­rique : $1,344 tril­lions ($1.344.000.000.000)
    Bar­clays Plc (Royaume-Uni) : $868 mil­liards ($868.000.000.000)
    Bear Sterns : $853 mil­liards ($853.000.000.000)
    Gold­man Sachs : $814 mil­liards ($814.000.000.000)-(*Projet de loi TARP, l’arbre qui cache la forêt)
    Royal Bank de l’É­cosse (R‑U) : $541 mil­liards ($541.000.000.000)
    JP Mor­gan Chase : $391 mil­liards ($391.000.000.000)
    Deutsche Bank (Alle­magne) : $354 mil­liards ($354.000.000.000)
    UBS (Suisse) : $287 mil­liards ($287.000.000.000)
    Cré­dit Suisse (Suisse) : $262 mil­liards ($262.000.000.000)
    Leh­man Bro­thers : $183 mil­liards ($183.000.000.000)
    Banque de l’É­cosse (Royaume-Uni) : $181 mil­liards ($181.000.000.000)
    BNP Pari­bas (France) : $175 mil­liards ($175.000.000.000) cocorico!!!

    BNP Pari­bas à tra­vers les pro­grammes TSLF et TAF a per­çue plus de 105 mil­liards de dollars,
    La Socié­té Géné­rale aurait per­çue envi­ron 124 mil­liards de dol­lars 5(L’affaire Kier­vel, l’arbre qui cache
    la forêt).

    ET ça conti­nue indéfiniment
    http://​www​.fede​ral​re​serve​.gov/​n​e​w​s​e​v​e​n​t​s​/​p​r​e​s​s​/​m​o​n​e​t​a​r​y​/​2​0​1​2​0​9​1​3​a​.​htm

    Réponse
  13. Luc Guthrie

    Le point sou­le­vé par RHC me donne l’oc­ca­sion de vous en par­ler d’un « insight » (c’est comme ça qu’en psy­cha­na­lyse on désigne la com­pré­hen­sion sou­daine d’une pro­blé­ma­tique impor­tante) qui m’est apparu.

    Un des charmes du livre « Les secrets de la réserve fédé­rale » est de PROUVER (grâce à 25 ans de tra­vail achar­né de sou­ris de biblio­thèque) l’exis­tence d’o­li­go­poles à la fois financiers,industriels, média­tiques et poli­tiques TRANSNATIONAUX qui contrôlent la pla­nète depuis deux siècles. Oli­go­poles pro­prié­té d’un groupe extrê­me­ment réduit de per­sonnes, de familles. Un groupe qui fonc­tionne de façon TRÈS endo­ga­mique, géné­ra­tion après géné­ra­tion, et qui se par­tage le gâteau nom­mé pla­nète terre et 80% de la richesse créé par le tra­vail de tous. Tout cela à l’in­su de mil­liards d’hommes et femmes qui par­viennent dif­fi­ci­le­ment à gagner leur pain avec la sueur de leur front (pour la moi­tié de l’hu­ma­ni­té, c’est la mort par famine).

    Récem­ment il je suis tom­bé sur un article qui détaillait les inté­rêts et inves­tis­se­ments croi­sés des 200 plus grosses mul­ti­na­tio­nales. Les familles très majo­ri­tai­re­ment action­naires de ces mul­ti­na­tio­nales figurent presque toutes dans le livre cité précédemment.

    Mon « insight » concerne ce point précis :
    un gou­ver­ne­ment mon­dial existe déjà dans l’ombre (et depuis des décen­nies). Un gou­ver­ne­ment mon­dial qui fait voter ou déchoit des gou­ver­ne­ments par­tout dans le monde avec plus de faci­li­té qu’un pré­sident en France nomme ou déchoit les pré­fets de la Creuse ou de la Lozère. L’exécutif de ce gou­ver­ne­ment mon­dial est aux manettes depuis belle lurette. Il est TRÈS rodé pour main­te­nir une concer­ta­tion très ser­rée en temps réel de ce qu’il convient de faire dans chaque point du globe où ses inté­rêts sont tant soit peu en dan­ger ou peuvent être tant soit peu ren­for­cés. L’im­mense saut qua­li­ta­tif des moyens de com­mu­ni­ca­tion satel­li­taires et du web ont don­né à leur capa­ci­té de concer­ta­tion une crois­sance exponentielle.

    Or, les mil­liards d’hu­mains que nous sommes non seule­ment avons per­du beau­coup de notre ancienne capa­ci­té de concer­ta­tion (fami­liale éten­due, voi­si­nage, vil­lage, fra­ter­ni­tés arti­sa­nales) mais en plus nous sommes pla­cés devant les écrans et autres moyens des mass-media contrô­lés à distance.

    Les pos­si­bi­li­tés que nous avons de concer­ta­tion au niveau de la nation où nous rési­dons sont extrê­me­ment faibles.

    Or, les oli­go­poles reliés consti­tuent, de fac­to, un gou­ver­ne­ment mon­dial (trans­na­tio­nal) dans l’ombre qui vam­pi­rise les res­sources pla­né­taires et les richesses pro­duites col­lec­ti­ve­ment, et LE SEUL moyen que les mil­liards d’hu­mains qui sommes sous son joug aurions de nous affran­chir de son joug, me semble-t-il, serait de par­ve­nir à une vraie concer­ta­tion et coor­di­na­tion NON SEULEMENT au niveau de la nation où nous rési­dons, mais… au niveau trans­na­tio­nal, c’est à dire « qua­si » planétaire…

    Si mon rai­son­ne­ment s’a­vère juste, ce n’est pas le moindre défi que nous aurions à rele­ver… Qu’en pen­sez vous, mes chères et chers hono­rables confrères virus ?

    Réponse
  14. zedav

    @ Luc,

    Glo­ba­le­ment, je vois les choses comme toi…

    Je suis juste un peu plus pes­si­miste, je pense qu’il n’y a aucune chance que les êtres humains nor­maux par­viennent à se concer­ter et à se coor­don­ner en nombre suf­fi­sant pour s’op­po­ser (ne serait-ce qu’en ces­sant de col­la­bo­rer cf. le film l’An 01, ce qui serait à mon avis le seul moyen efficace)aux cen­taines de familles qui contrôlent le monde. Le para­doxe est ici que le petit nombre domine les masses, non pas par sa force brute, directe, mais par l’ho­mo­gé­néi­té du groupe et la conscience qu’ils ont d’a­voir des inté­rêts conver­geant (même s’ils sont par­fois en concur­rence ils ne se divisent pas pour des ques­tions secon­daires et s’en­traident pour accroitre leur pouvoir)une forme de « socia­lisme » des puis­sants. Pour contrô­ler les peuples, ils ont d’a­bord besoin de contrô­ler les repré­sen­ta­tions (faire admettre aux domi­nés qu’il est juste qu’ils soient domi­nés, concé­der que ce monde n’est pas idéal mais que tout autre orga­ni­sa­tion serait vouée à nous conduire au pire, soit le contrôle par la PEUR) pas par un contrôle stricte de toutes les infor­ma­tions (du moins pas encore) mais par une domi­na­tion glo­bale (cf. Chom­sky) qui passe notam­ment par le contrôle finan­cier des mass-média, relayé par tous les laquais du sys­tème qui reçoivent des miettes suf­fi­sam­ment impor­tantes pour sou­hai­ter que tout cela per­dure (cf. la Boé­tie, Dis­cours de la ser­vi­tude volontaire).

    Tout ce que nous pou­vons attendre est un ensemble de révoltes mas­sives sur divers points du globe, lorsque les condi­tions de vie et d’iniquité sont per­çues comme into­lé­rables, révoltes vio­lentes qui auront éven­tuel­le­ment l’ef­fet d’un jeu de chaises musi­cales, mais pas de per­mettre une modi­fi­ca­tion des règles du jeu…

    Déso­lé de ne rien annon­cer de très réjouissant !

    Cela dit, sur le prin­cipe du « le pire n’est jamais cer­tain » je pour­suis mon action de mini « gen­til virus » en sachant que je peux me tromper.

    Réponse
  15. Isabella

    Bon­jour, Étienne,
    J’étais ravie de faire votre connais­sance à Sète… votre dis­cours en a mar­qué plus d’un (ou d’une).… dont moi !!
    Bien cordialement,
    Isabella

    Réponse
  16. Morpheus

    Le pire n’est jamais cer­tain, mais avec l’homme civi­li­sé, il est tou­jours probable …

    Qu’est-ce qu’ils disaient, en ’18 ? Ah oui : « la der’ des der’  » ils disaient.

    Et onze ans après, …

    (merde, ça fait onze ans depuis le 11/09/2001)

    Réponse
  17. Ana Sailland

    Grrrrr

    Le pro­grès est impos­sible à mesurer.
    Car plus que dans la matière, la pro­duc­tion, le confort, il réside dans le men­tal et la conscience, n’est pas linéaire, ni uniforme.
    Car il n’existe pas d’é­ta­lon mesu­rable des muta­tions de la biop­sy collective.

    C’est pour­quoi nous devons faire atten­tion à l’i­dée que nous semons, qui germe, fatalement.
    Car c’est l’i­dée qui induit le réel.
    Les paléon­to­logues nous lancent le concept de l’an­thro­po­cène, et omni­bul­lés qu’ils sont par la dévas­ta­tion qu’ac­tuel­le­ment nous pro­dui­sons, ils ne per­çoivent pas la muta­tion en cours qui porte l’exact contraire de ce qui nous fait sou­ci, c’est à dire l’exacte incar­na­tion des plus fous de nos rêves, apte à faire de l’an­thro­po­cène tout autre chose que ce qu’ils »ana­lysent«.

    Foin donc (à ne pas mâcher ni remâ­cher) que ces plai­sirs fre­la­tés qu’il y a dans le pes­si­misme ostentatoire.
    Nous lan­çons ici tant d’i­dées neuves (réelle démo­cra­tie, salaire de base, civi­li­sa­tion de la confiance, de l’a­bon­dance, du don)qu’il serait dom­mage d’en­se­men­cer l’a­ka­sha chro­ni­ca du cri du cor­beau quand nous avons mieux en nous et si peu de temps à consa­crer au jar­din des pensées.

    Réponse
  18. Morpheus

    Ana, je n’ai RIEN com­pris à ce que tu viens de dire 

    Réponse
  19. Ana Sailland

    Bon va fal­loir écrire encore un bouquin 😉

    Réponse
  20. Luc Guthrie

    Chère Ana,

    je disais :

    « LE SEUL moyen que les mil­liards d’hu­mains qui sommes sous son joug aurions de nous affran­chir de son joug, me semble-t-il, serait de par­ve­nir à une vraie concer­ta­tion et coor­di­na­tion NON SEULEMENT au niveau de la nation où nous rési­dons, mais… au niveau trans­na­tio­nal, c’est à dire « qua­si » pla­né­taire… Qu’en pen­sez vous ? »

    Et vos dires répondent à ma question :

    Pro­grès de la conscience
    Muta­tions de la biop­sy collective

    « Je » ai un peu ces intuitions-là.
    Ces intui­tions s’im­posent un peu à « moi »
    .

    Hier je par­lais avec la per­sonne qui en Espagne a fon­dé un par­ti dont le seul pro­gramme est la mise en œuvre du tirage au sort.

    Il n’a­vait pas lu rien sur le tirage au sort.
    Il ne connais­sait pas la démo­cra­tie athénienne.
    Il ne connais­sait pas Étienne Chouard.
    L’i­dée « lui est venue » de façon assez obsé­dante, il l’a beau­coup tra­vaillée, notam­ment au niveau mathé­ma­tique, à tra­vers la notion de l’é­chan­tillon représentatif.

    Il m’a par­lé d’un tas de recherches sta­tis­tiques et mathé­ma­tiques qu’il a pu trou­ver aux quatre coins du monde, qui appuient le carac­tère opé­ra­tion­nel du tirage au sort. Il m’a même cité une étude socio-sta­tis­tique qui démontre par A+B que la pro­mo­tion par tirage au sort vers un poste de res­pon­sa­bi­li­té d’un des membres d’une équipe de col­la­bo­ra­teurs s’a­vère être la plus opé­ra­tion­nelle des méthodes possibles…

    Tout ça pour dire, que de même qu’on constate assez sou­vent de la syn­chro­ni­ci­té dans les décou­vertes scien­ti­fiques (trou­vées simul­ta­né­ment par des cher­cheurs qui ne se connaissent pas dans dif­fé­rents coins du globe), il n’y a pas de plus redou­table concer­ta­tion que celle qui se fait via une psy­ché col­lec­tive à connexion « non filaire »…

    Réponse
  21. Ana Sailland

    🙂

    Est connue cette his­toire de savoir-faire qui tra­verse les mers sans contact :

    http://​pas​de​se​cre​ten​tre​nous​.blog​spot​.fr/​2​0​1​1​/​0​9​/​l​a​-​t​h​e​o​r​i​e​-​d​u​-​1​0​0​e​m​e​-​s​i​n​g​e​.​h​tml

    À par­tir de là, on peut élu­cu­brer de 1000 façons, et le new age ne s’en prive pas.

    Il y a aus­si le concept de syn­chro­ni­ci­té, mis en avant entre autres par Yung.

    Toutes ces visions s’at­tachent à décrire un phé­no­mène sur­pre­nant mais à le décrire dans son occur­rence natu­relle, hors la volonté.

    Je pense quant à moi qu’ayant pris connais­sance du phé­no­mène, si nous ne savons pas l’am­pli­fier, nous pouvons/devons cepen­dant prendre conscience de notre res­pon­sa­bi­li­té indi­vi­duelle, non seule­ment lorsque nous nous expri­mons mais encore lorsque nous pensons.

    C’est ain­si que, sui­vant la nature de ce que nous lais­sons vivre en nous, et de ce que nous lais­sons trans­pi­rer hors de nous, nous pou­vons chan­ger le cours de l’his­toire.
    Et cela sans même par­ler de l’ef­fet papillon

    Si bien que pen­ser, et donc choi­sir ce qui me colore, est une lourde res­pon­sa­bi­li­té vis a vis de la com­mu­nau­té (du vivant)

    S’en­suit la néces­si­té de déve­lop­per la capa­ci­té d’at­ten­tion sur soi, qui est l’un des cha­pitres de la conscience.

    J’es­père que Mor­pheus com­pren­dra mieux comme ça 😉

    Réponse
  22. Memehuguette

    @Ana

    Bon­jour, je me per­mets une petite rectf sur l.orthographe, j.imagine que vous par­lez de Jung ( Carl Gus­tav Jung )

    Le prin­cipe de syn­chro est expli­quée dans le livre Jaune le célèbre Yi King qui parle non point de voyance comme on a ten­dance a le dire mais de l.instant pré­sent en dehors de toute cause a effet.

    Pour avoir accès a cette connais­sance il est sou­hai­table de consul­ter l.ouvrage d.origine tra­duit par Richard Wil­helm ami de Jung.

    Petite info : pour favo­ri­ser l.émergence de la syn­chro dans notre quo­ti­dien il faut apprendre a faire le vide dans le men­tal, ces­ser de par­ler dans sa tête .…

    Cor­dia­le­ment

    Réponse
  23. Ana Sailland

    Mer­ci pour le J

    (J’a­vais mis « entre autres » pour ne pas surcharger)

    Le vide et l’at­ten­tion conjoin­te­ment peut être 😉

    ;;;;;;;;

    Je ne vois pas encore de compte ren­du sur le site de l’OIB. J’es­père que nous en aurons 😉

    Réponse
  24. Ana Sailland

    Anec­dote :

    À l’é­poque loin­taine où je pre­nais connais­sance de l’his­toire du sca­ra­bée de Jung (http://fr.wikipedia.org/wiki/Synchronicité), la prof de math de mon fils était en rage et m’a­vait convo­quée : au moment de la leçon sur le nombre Pi, une pie s’é­tait posée sur la fenêtre et mon fils avait atti­ré l’at­ten­tion de la classe sur cette étrangeté.
    .…

    Mar­rant, non ?

    Il y a un mois, j’ai don­né un cours de math gra­tuit, puis je suis allée au res­tau, et on ne m’a pas fait payer.

    ça s’ag­grave …

    Réponse
  25. Serios

    Bon­jour,

    L’his­toire du cen­tième singe n’est pas une théo­rie, ni même un délire new-age, mais une réa­li­té scien­ti­fique… faite chez plu­sieurs espèces et éga­le­ment pour les humains. La trans­mis­sion d’un savoir entre des géné­ra­tions de singes ne s’est pas faite par mimé­tisme, ni par un simple contact phy­sique. Elle s’est faite autrement…

    Pre­nons la fameuse épin­glette (le pin’s) qui a fait l’ob­jet d’un engoue­ment phé­no­mé­nal. Ce n’é­tait qu’une épin­glette, et pour­tant,… elle a enflam­mé bien des foules.

    C’est par la com­mu­ni­ca­tion de dési­rs incons­ciem­ment émis par la masse, que l’on assiste sou­vent à ce genre d’en­goue­ments incon­si­dé­rés… pour des pro­duits, pour des évè­ne­ments, pour des modes, pour des par­tis poli­tiques, etc. On peut même affir­mer que la publi­ci­té n’y est pour rien, car il n’y a là que la pro­pen­sion natu­relle de dési­rs insa­tis­faits. OUI !!… Il n’y a là que la pro­pen­sion de dési­rs insatisfaits.

    Or, expé­ri­men­ta­le­ment, il a été prou­vé que le désir, conscient ou incons­cient, se trans­met d’un psy­chisme à l’autre, sous cer­taines condi­tions. Et ceci, de près comme de loin.

    Ima­gi­nez main­te­nant ce qu’il en serait de la face du monde, si tous les hommes ou du moins un grand nombre, œuvraient de concert, en ayant le désir assez fort de recon­qué­rir la démo­cra­tie… car les dési­rs peuvent aus­si se trans­mettre à des gens qui au pre­mier abord ne sont pas en accord, ni même en phase, pour ensuite par ce biais, les convaincre incons­ciem­ment. C’est de cette manière, par exemple, qu’une inven­tion a pu voir le jour en même temps, en dif­fé­rents endroits de la planète.

    J’a­jou­te­rais que, pen­dant la der­nière guerre, des expé­riences de ce type ont été menées, afin de com­battre les forces nazis. Bien sûr, il s’a­git de réunir une cer­taine conver­gence d’es­prits, en pro­por­tion du poten­tiel opposé.

    Cor­dia­le­ment.

    Réponse
  26. Morpheus

    Non, mais ça va, Ana, t’in­quiète, je sais ce qu’est la syn­chro­ni­ci­té, l’in­cons­cient col­lec­tif, et même les théo­ries des champs de conscience du bio­lo­giste Rupert Shel­drake.

    Sim­ple­ment, je ne triche pas avec ça en essayant de contrô­ler mes pen­sées. La conscience et le contrôle sont deux choses bien dis­tinctes, et très sou­vent dia­mé­tra­le­ment oppo­sées. Déso­lé que cela te hérisse le poil de voir s’ex­pri­mer des per­cep­tions ‘pes­si­mistes’. En terme de pro­ba­bi­li­tés (c’est bien le mot que j’ai uti­li­sé), consi­dé­rant le pas­sif de la civi­li­sa­tion humaine, le pire est à prendre en compte, même si tu n’aime pas ça. Ne pas le prendre en compte serait une erreur. Refu­ser de voir la merde n’empêche pas la merde de se répandre.

    Si je devais ne pas expri­mer ce que je per­çois (et ce que je res­sent) sous pré­texte que « la pen­sée crée la réa­li­té », ce serait une tri­che­rie. Ce n’est pas comme cela que ça marche. D’ailleurs, ce ne sont pas les pen­sées qui changent la réa­li­té, ce sont les actes.

    Le sché­ma de la créa­tion de la réa­li­té c’est : pen­sée > parole > action. Donc, lorsque tu veux chan­ger la réa­li­té, tu dois t’y prendre à l’en­vers, c’est-à-dire : action > parole > pensée.

    Pour être plus clair, il fau­drait voir ce sché­ma en forme de cercle. Ain­si, la réa­li­té créée marque les pen­sées (croyances), et pour chan­ger ces pen­sées deve­nues croyances, il faut ren­ver­ser le pro­ces­sus, non par des « pen­sées posi­tives » (ou des paroles posi­tives), mais par des actes allant à l’en­contre des croyances com­mu­né­ment admises, ce qui marque la réa­li­té d’une expé­rience nou­velle. La réa­li­té, ce sont les actes. Pas les pen­sées, pas les paroles.

    Par exemple, ce qui change la réa­li­té, actuel­le­ment, c’est l’exemple des pota­gers publiques gra­tuit que tu m’as fait décou­vrir, mais aus­si tout ce qui tourne autour de l’O­pen Source, les échanges en P2P ou l’é­co­no­mie du don. Ces actes concrets changent la réa­li­té, ce qui affecte les croyances. A côté de ces actes, tri­cher avec le res­sen­tit est dérisoire.

    Pour le dire autre­ment : si je don­nais dans l’ex­pres­sion de la « pen­sée posi­tive », je tra­hi­rais mon res­sen­tit (qui est, dans mon exis­tence, est l’ex­pres­sion de ce qui m’af­fecte) et donc, je tri­che­rais avec la syn­chro­ni­ci­té et tous le reste.

    You see what I mean ? 😉

    Ami­ca­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  27. Ana Sailland

    Mes poils ne sont pas hérissés

    Pour un qui n’a­vait rien com­pris, je trouve que tu te débrouilles pas mal. 🙂

    Réponse
  28. Luc Guthrie

    Cher Mor­pheus,

    veuillez bien m’au­to­ri­ser à vous tutoyer, de façon pro­vi­soire et dans l’at­tente de votre validation…

    C’est une excel­lente pen­sée (qui pour­rait oh com­bien chan­ger notre réa­li­té) celle que vous nous expri­mez lorsque vous nous dites que c’est n’est pas d’a­bord la pen­sée qui a le pou­voir de chan­ger la réa­li­té, mais que chan­ger la réa­li­té demande d’a­bord des actes qui aillent à l’en­contre des croyances qui déter­minent cette réa­li­té à changer.

    Hélas, per­sonne n’a­git sans avoir d’a­bord pen­sé à la légi­ti­mi­té de son action, même (et sur­tout) si elle va a l’en­contre des pen­sées qui déter­minent la réa­li­té qu’il s’a­git de changer.

    Le contrôle (sur­tout le contrôle des pen­sées) est presque uni­ver­sel­le­ment assi­mi­lé à l’assujettissement répres­sif et for­ce­né. Or le véri­table contrôle est en réa­li­té la conscience : il consiste à lais­ser vivre et dia­lo­guer avec.

    Donc, oui, je suis plei­ne­ment d’ac­cord avec Ana que nous avons une lourde res­pon­sa­bi­li­té pour dia­lo­guer avec le pes­si­misme qui est le notre, qui est le fruit du pas­sé objec­ti­ve­ment vécu : avant d’a­voir eu son pre­mier enfant, une femme est for­mel­le­ment fon­dée à pen­ser qu’elle n’est pas en capa­ci­té à enfan­ter, cela ne s’est jamais pro­duit, et tout n’est pour elle (stric­te­ment par­lant) que théo­rie de l’en­fan­te­ment. C’est en s’ou­vrant inté­rieu­re­ment à cet im-pos­sible qu’elle par­vient à enfan­ter. Au pas­sage, les femmes qui sont trop habi­tées d’une angoisse de non-enfan­te­ment pen­dant la gros­sesse, cela peut effec­ti­ve­ment finir en fausse couche.
    Il est bon pour elle qu’elle puisse avoir un dia­logue bien­veillant avec son angoisse et les pen­sées qui vont avec, c’est sa seule pos­si­bi­li­té de contrôle.

    Mais vous avez infi­ni­ment rai­son de sou­li­gner l’im­por­tance de l’ac­tion pour rendre pos­sible et tan­gible le changement :
    ce n’est qu’a­près avoir eu son enfant que la femme devient mère!!

    Réponse
  29. Morpheus

    @ Luc

    Tu peux me tutoyer 😉

    Je com­prends ce que tu dis et je suis d’accord.

    Cela mène à un autre niveau de réflexion, une couche de com­pré­hen­sion encore plus pro­fonde de l’in­te­rac­tion entre l’es­prit indi­vi­dua­li­sé et la conscience collective.

    Une réflexion que je suis en train de mener en ce moment même, où je vous écris. Réflexion et/ou intui­tion, je ne sau­rais dire. L’i­dée qui me vient est la sui­vante : implant.

    La mémoire fonc­tionne comme une sorte d’im­plant. Elle for­mate la réa­li­té per­çue en fonc­tion des élé­ments d’in­for­ma­tion pré­en­re­gis­trés, et cela à plu­sieurs niveaux : la per­cep­tion (les sens), les émo­tions (plus pro­fond et plus dif­fi­cile à atteindre), et le trau­ma (émo­tions refoulées).

    (note : j’é­cris presque sous la dic­tée, c’est un peu pénible – parce que je résiste)

    Ces implants sont une ancre pour l’es­prit loca­li­sé. Il est dif­fi­cile de s’en déta­cher, car ils ont une fonc­tion dans notre mani­fes­ta­tion ici et main­te­nant. En même temps, ils limites … notre réa­li­té ET notre capa­ci­té à co-créer la réa­li­té. Du moins individuellement.

    Égré­gore. La for­ma­tion d’un égré­gore peut être effi­cace – jus­qu’à un cer­tain point. Mais il y a dan­ger à le faire à notre niveau de conscience. Mieux vaut une autre façon de faire.

    (j’é­cris tjs sous la dic­tée, et je n’aime pas DU TOUT ça)

    Je passe le relais, désolé.

    Réponse
  30. Ana Sailland

    Il est très rare que je me dise : « tiens, là, main­te­nant, je choi­sis de pen­ser à telle ou telle affaire », ou bien, « je choi­sis d’a­na­ly­ser tel ou tel pro­blème ». La plu­part du temps, ce sont les cir­cons­tances qui m’al­lument, comme pré­sen­te­ment la lec­ture du blog, car je n’ai pas choi­si à cette heure tar­dive de lire le Dau­phi­né (qui n’est plus libéré). 

    99 fois sur cent, à moins que ce ne soit 999 fois sur mille, je ne choi­sis pas ma pen­sée. Il y en a un stock immense qui flotte là dans l’air, et cer­taines s’ar­rêtent sur moi. 

    Alors si je suis obsé­dée par la poli­tique, ce sont les idées poli­tiques qui se pose­ront sur moi ; alors si j’a­dore les poèmes, ce sont des beau­tés du Verbe marié au rêve qui vien­dront fleu­rir mon neu­rone, émous­tillé ; alors, si j’a­dore l’argent, ce sont des rêves de CAC 40 qui occu­pe­ront mon âme . 

    Ain­si donc, c’est qui je suis qui déter­mine quelles sont les pen­sées qui me choi­si­ront pour atter­rir, lus­trer leurs ailes, blanches, bleues, noires, ça dépend, avant de repar­tir vers d’autres êtres, mais avec la trace pro­ba­ble­ment de leur séjour chez moi. 

    Contrô­ler mes pen­sées, c’est donc choi­sir qui je suis, ce qui me branche, à quoi je m’a­donne, à quoi à qui je me donne, choi­sir ce qui me façonne, ce qui façonne le récep­tacle à idées que je suis. Tant que ce choix n’est pas un mini­mum amor­cé, je ne suis qu’un robot bio­lo­gique vache­ment per­fec­tion­né, mais sans liber­té, sans la liber­té de choi­sir qui il est ni sans la liber­té de choi­sir les pen­sées qui l’animent. 

    Par contre, dès que déci­sion est prise de se choi­sir soi, encore embryon­naire déci­sion, il y a un effet boule de neige. Les pen­sées engen­drant des actes, l’être neuf pour­ra en mesu­rer l’im­pact, avec pour éta­lon de réfé­rence son micro choix ini­tial. Ce qui le condui­ra à encore ajus­ter, s’a­jus­ter, enri­chir sa connais­sance de sa fina­li­té choi­sie, modi­fier cette fina­li­té. Il s’a­git là de la boucle de rétro­ac­tion conscien­ti­sée, qui conduit l’être conscient pro­to­ty­pal à s’au­to­mo­di­fier en per­ma­nence, en fonc­tion d’un but (valeurs) plas­tique, incon­nu, jamais défi­ni­tif, mais dont l’in­tui­tion se des­sine pro­gres­si­ve­ment au cours de la vie. 

    On dit sou­vent que ce qui nous dif­fé­ren­cie de l’a­ni­mal, c’est le tan­dem main pré­hen­sible + intel­li­gence. Je crois de mon côté que ces qua­li­tés là sont encore bien pri­mi­tives, mais oui, l’in­tel­li­gence est pri­mi­tive, tant qu’elle n’est pas com­plé­tée de la liber­té d’être, c’est à dire de se choi­sir soi, ce qui aura pour effet de fil­trer les pen­sées que nous héber­geons. Que nous héber­geons, certes, mais que nous malaxons de la sus­dite intel­li­gence, sou­mise au nous choi­si, tant et si bien qu’elles repartent, mais trans­for­mées, se faire héber­ger ailleurs. 

    Alors appa­raît, et je ne sais en aucun cas l’ex­pli­quer, que seront consi­dé­rés comme de mau­vais choix ceux qui nous livrent à de gros­siers appé­tits, et que seront mieux notés ceux qui nous induisent à per­ce­voir l’u­ni­té du vivant et des choses, et à la respecter. 

    Bon … j’arrête 😉

    Réponse
  31. Grumeau

    @ Mor­pheus

    Juste une petite anec­dote, je ne reviens pas sur le fond des pro­pos. Lorsque tu emploies les mots « Open Source », uti­lise plu­tôt les mots « Logi­ciel Libre », qui sont dis­tincts, bien que très proches. Le pre­mier ne libère que le code source (d’où le nom). Le second apporte bien plus, il est plus « démocratique ».
    Mais je pense que tu savais la nuance, peut-être.

    Je ren­voie à la défi­ni­tion du Logi­ciel Libre par M. Stall­man, créa­teur du sys­tème d’ex­ploi­ta­tion libre et gra­tuit « GNU » ou « GNU/Linux », appe­lé sou­vent à tort « Linux » qui n’est que le noyau pour ceux que ça inté­resse : https://​www​.gnu​.org/​p​h​i​l​o​s​o​p​h​y​/​f​r​e​e​-​s​w​.​f​r​.​h​tml

    Il intro­duit la notion de « Copy­left » notam­ment, afin de per­mettre en gros aux logi­ciels libres, une fois dis­tri­bués, de ne pas deve­nir « pri­va­teurs » par la suite, pour tou­jours garan­tir la liber­té à l’utilisateur.

    Réponse
  32. AlainR

    Petite revue de web 🙂

    Exemple détaillé de rela­tions entre banques et pou­voir poli­tique, sur Media­part hier

    « Bra­quage » à l’a­mé­ri­caine… à la Fed (17÷09÷2012, La Tribune)

    Pour endi­guer la crise, la Réserve fédé­rale amé­ri­caine a ver­sé des mil­liards de dol­lars en aide finan­cière aux plus grandes ins­ti­tu­tions finan­cières et à de grandes socié­tés aux États-Unis et dans le monde. Il s’a­git du plus grand hold-up jamais orga­ni­sé dans l’his­toire éco­no­mique du monde […]

    Sur Media­part hier : Cumul des man­dats : ces barons PS qui renient leur parole

    Sur Media­part avant-hier : Com­mis­sion Jos­pin : les dépu­tés se rebiffent

    Réponse
  33. cartagonet

    (« Bra­quage » à l’a­mé­ri­caine… à la FED (17÷09÷2012, La Tri­bune) parle du rap­port US sur la FED, et de la période 2007–2010,
    Ber­nie San­ders, le séna­teur du Ver­mont qui a diri­gé cette mis­sion d’étude.

    FEDERAL RESERVE SYSTEM
    Oppor­tu­ni­ties Exist to Streng­then Poli­cies and Pro­cesses for Mana­ging Emer­gen­cy Assistance

    lien : http://​www​.gao​.gov/​n​e​w​.​i​t​e​m​s​/​d​1​1​6​9​6​.​pdf

    Réponse
  34. J.C

    « (j’é­cris tjs sous la dic­tée, et je n’aime pas DU TOUT ça) »

    ???

    Réponse
  35. Atout66

    Ana Sailland dit : « 99 fois sur cent, à moins que ce ne soit 999 fois sur mille, je ne choi­sis pas ma pen­sée. Il y en a un stock immense qui flotte là dans l’air, et cer­taines s’ar­rêtent sur moi. »

    Oui, c’est le prin­cipe de l’I­déo­sphère dont parle Richard Daw­kins dans Le Gène égoïste que je recom­mande vivement.

    Sinon, par rap­port aux dires de Mor­pheus, ma devise est ;
    On est ce qu’on fait, c’est notre seule trace.
    Elle m’a rare­ment trom­pée, sur moi-même et les autres…

    Réponse
  36. Atout66

    Oups, j’ai oublié de joindre un petit encou­ra­ge­ment à Étienne, et mes remer­cie­ments à tous les contri­bu­teurs de ce site qui apportent beau­coup à ma réflexion, même si par­fois cer­tains sont plus ardus à suivre que d’autres 😉

    Réponse
  37. Ana Sailland

    Bon sang ! Je m’é­tais pro­mis de n’y pas reve­nir et voi­ci qu’on me relance. Bien fait ! J’a­vais qu’à pas commencer.

    J’aime beau­coup « On est ce qu’on fait, c’est notre seule trace » . Et ce qui est rigo­lo, c’est que quand j’ai lu vite, je n’ai pas vu le t de trace et ça m’a don­né « On est ce qu’on fait, c’est notre seule race ». Car l’œil flou est une mer­veille qui per­met de cap­ter l’à côté de l’in­ten­tion dite, celle de l’a­mi, celle du monde, der­rière le rideau opaque de la foca­li­sa­tion. ça aide à voir … quand on est en forme 😉

    Réponse

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