Ce n’est pas « la règle d’or », le scandale, c’est plutôt la décision de nos prétendus « représentants » de NE PAS ULTRA-AUGMENTER LES IMPÔTS DES ULTRA-RICHES

9/09/2012 | 25 commentaires

Ce n’est pas « la règle d’or », le scan­dale !

Le scan­dale, c’est plu­tôt la déci­sion
de nos pré­ten­dus >repré­sen­tants<
de NE PAS ULTRA-AUGMENTER LES IMPÔTS DES ULTRA-RICHES

pour appli­quer la règle d’or…

Voi­ci une syn­thèse tonique sur la Haute Tra­hi­son en cours (TSCG) :

(Faites atten­tion à l’er­reur signa­lée par Maga­li en com­men­taire.)

Com­men­taire :

Selon moi, il y a quand même un OUBLI impor­tant dans cette sym­pa­thique vidéo : il aurait quand même fal­lu y faire remar­quer que
la règle d’or ne pose pro­blème QUE PARCE QUE nos pré­ten­dus >REPRÉSENTANTS ÉLUS< (qui SONT notre vrai gros pro­blème social, en fait) ont d’ores et déjà scan­da­leu­se­ment renon­cé à ULTRA-AUGMENTER LES IMPÔTS DES ULTRA-RICHES, ce qui serait pour­tant à la fois :

- ULTRA-EFFICACE : 90 mil­liards par an pour équi­li­brer (d’un coup et sans dou­leur) les comptes publics, pour ces gens-là, c’est pea­nuts, et de toutes façons, c’est de l’argent qu’ils ne dépensent pas (ils en ont beau­coup trop pour le dépen­ser, alors ils en font des tas stupides),

- et ULTRA-JUSTE : puisque les défi­cits des qua­rante der­nières années (ceux qui —pré­ci­sé­ment— ont créé la dette publique de toute pièce) se sont for­més (au moins par­tiel­le­ment) à cause de la baisse conti­nue des impôts des ultra-riches => il serait donc vrai­ment JUSTE ET ÉQUITABLE de remettre ces impôts aux niveaux d’il y a 40 ans (mul­ti­pliés par deux, quand même, sur les qua­rante pro­chaines années, pour com­pen­ser le manque à gagner subi par l’in­té­rêt géné­ral sur la période passée)…

Et puis pour les périodes futures, une fois équi­li­brés les comptes et apu­rée la dette publique en ayant repris leurs gros tas d’or à tous ces voleurs, tout défi­cit ne sera consti­tu­tion­nel­le­ment pos­sible qu’a­près avoir été vali­dé… par réfé­ren­dum bien sûr !!! 

Ah ! qu’est-ce qu’il peut être popu­liste, ce site, vrai­ment… Il suit une « grille de lec­ture » >conspi­ra­tion­niste<, (vous savez : les bons d’un côté, c’est « nous », et puis les méchants de l’autre, c’est « eux »), vous devriez éloi­gner les enfants, déjà, et puis vous devriez peut-être aus­si vous-mêmes vous écar­ter : « mou­ton noir » c’est conta­gieux, vous savez, danger… 🙂

Étienne.

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Étienne

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25 Commentaires

  1. Magali

    Il y a une grosse erreur dans cette vidéo :

    Le défi­cit auto­ri­sé reste à 3% du PIB. 
    En revanche, c’est le défi­cit STRUCTUREL qui doit par­ve­nir à un objec­tif fixé au maxi­mum à 0,5% du PIB (contre 1% actuellement). 

    Pour la France, cet objec­tif est à l’é­qui­libre strict : soit 0%.

    Réponse
  2. Laure

    Com­plé­ment d’in­fo sur le défi­cit struc­tu­rel de la France, il était éva­lué, selon les cri­tères euro­péens à envi­ron 5% du PIB en 2010, et 4,5% du PIB en 2011… Pour arri­ver à 0,5% on n’a pas fini de nous ser­rer la ceinture !!!

    Laure

    PS : Bon­jour Etienne… :o)

    Réponse
  3. Raj

    Bon­jour,

    Je ne com­prends pas que vous défen­diez l’im­pôt sur le revenu, 
    et encore moins que vous défen­diez son aug­men­ta­tion qui n’est qu’un moyen d’en­ri­chir d’a­van­tage l’É­tat, enti­té qui n’est plus d’u­ti­li­té publique depuis longtemps.

    Ne vous récla­mez-vous pas de la pen­sée de Prou­dhon et de Kropotkine ?

    Réponse
  4. Étienne

    Mer­ci Magali.

    C’est bien, un cer­veau collectif 🙂

    Réponse
  5. J.C

    Le finan­ce­ment des états par la BCE à 1% est déjà ce qui a été pré­co­ni­sé par F.Hollande dès le début de sa cam­pagne ain­si que par J.Attali

    Bien ami­ca­le­ment

    J.C

    Réponse
  6. cloutip

    L’im­pôt sur le reve­nu est une taxe sur la sueur et dans les cas des reve­nus pauvres et moyens, elle est car­ré­ment injuste et contre-productive.

    Par contre, une seule taxe minime de moins de 1% sur TOUTES les tran­sac­tions éco­no­miques, y com­pris évi­dem­ment les tran­sac­tions finan­cières serait vrai­ment intéressante.

    La taxe serait payée auto­ma­ti­que­ment et quo­ti­dien­ne­ment à l’É­tat en ayant recours aux moyens infor­ma­ti­sés et tout retrait en argent liquide, de même que les trans­ferts d’argent dans les para­dis fis­caux seraient surtaxé.

    On évi­te­rait ain­si la fraude et l’é­co­no­mie souterraine.

    Est-ce une bonne ou mau­vaise idée ?

    Réponse
  7. calculmental

    en effet, l’im­pôt est inutile il ne sert qu’à asser­vir et à main­te­nir en escla­vage les citoyens en leur fai­sant croire en la supré­ma­tie de l’é­tat et en lui per­met­tant la rétor­sion et l’hu­mi­lia­tion des contribuables.

    En don­nant le pou­voir aux agents admi­nis­tra­tifs de se ser­vir sur les comptes des gens, les per­cep­teurs sont des agents dotés de droits sur la popu­la­tion inac­cep­tables et illé­gaux au regard de la démo­cra­tie, ils devien­dront bien­tôt les employés des ban­quiers. Un jour ils se per­met­tront de prendre sur les comptes des gens les sommes qu’ils vou­dront, si ce n’est déjà le cas…ils appau­vri­ront qui ils veulent sans rien justifier.

    les impôts ne devraient ser­vir qu’à éga­li­ser les reve­nus des pauvres par rap­port aux riches et uni­que­ment à cela…

    actuel­le­ment les impôts ne servent même plus à entre­te­nir les écoles et les hôpi­taux, les routes sont dégra­dées comme si nos élus atten­daient de démon­trer que bien­tôt il y aura néces­si­té de pri­va­ti­ser tous les ser­vices publics.….

    les impôts ne servent qu’à payer les inté­rêts de la dette depuis des décennies.

    Réponse
  8. Myrddin

    A ceux qui sont contre les impôts, je ne vois pas com­ment l’é­tat quel qu’il soit pour­rait se pas­ser d’impôt, c’est à dire que vous vou­driez com­plè­te­ment anéan­tir toute forme de ser­vice public ? 

    Rendre l’é­cole payante par exemple, ou pire finan­cée par des mar­chands d’armes ? Plus du tout de sécu donc, seul ceux qui ont les moyens pour­ront se soi­gner, une police pri­va­ti­sée qui pro­tè­ge­ra les plus offrants ?

    Raj je ne suis pas cer­tain que Prou­dhon était contre l’impôt sur le revenu.

    Réponse
  9. Morpheus

    @ Myrd­din

    Il y a d’autres solu­tions qui per­mettent à un état de se finan­cer que les impôts.

    De plus, vous sim­pli­fiez à l’ex­cès le rai­son­ne­ment, et natu­rel­le­ment, cela nuit à votre analyse.

    Vous rédui­sez notam­ment la cri­tique de l’im­pôt sur le reve­nu à une cri­tique de l’im­pôt tout court …

    Dans une socié­té capi­ta­liste, où une petite caté­go­rie d’in­di­vi­dus pos­sèdent les terres (donc les res­sources) et les moyens de pro­duc­tion, et une grande par­tie ne pos­sède que leur force de tra­vail, l’im­pôt sur le reve­nu est une taxa­tion dou­ble­ment injuste. Ber­nard Friot explique cela d’une façon exemplaire.

    Dans un pre­mier temps, le tra­vailleur est taxé sur le reve­nu de son tra­vail, mais le béné­fice des biens et ser­vices qu’il a pro­duits ne lui est pas rever­sé. A contra­rio, pour le patron, le salaire de l’ou­vrier ne lui coûte pas. L’ouvrier crée donc de la valeur sans qu’il n’en coûte au capi­ta­liste : « Quoique le pre­mier (l’ouvrier) reçoive des salaires que son maître lui avance, il ne lui coûte (au capi­ta­liste), dans les faits, aucune dépense, la valeur de ces salaires se retrou­vant en géné­ral avec un pro­fit de plus dans l’augmentation de valeur du sujet auquel ce tra­vail est appli­qué » (Adam Smith, Livre I, p. 147).

    Tou­te­fois, la ques­tion est très loin d’être binaire. Je vous invite donc à écou­ter ce que Ber­nard Friot nous explique.

    L’en­jeu des salaires.

    Cela étant, la ques­tion même de l’im­pôt devient elle-même une ques­tion dépas­sée, dès lors que l’on sort de la logique d’é­co­no­mie basée sur la mon­naie. Et là, je vous ren­voie à cet autre sujet.

    Démo­cra­tie et monnaie.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    PS : Vous avez choi­sis un pseu­do­nyme que j’aime beau­coup. Myrd­din – Mer­lin – est une figure mythique qui m’ins­pire depuis mon ado­les­cence. C’est un per­son­nage fas­ci­nant, atta­ché à la Terre (Gaïa) et qui défie la civi­li­sa­tion (au sens éty­mo­lo­gique et his­to­rique du mot). Je gage que vous sau­rez vous mon­trer à la hau­teur du personnage 😉

    Réponse
  10. Gérard

    Bon­jour Etienne

    Res­pect pour ton enga­ge­ment et à tout ce que tu apportes bénévolement.

    Sujets de méditation :

    Il n’y a pas d’é­chelle de valeur pour le tra­vail, sauf celle de la pénibilité

    L’argent repré­sente tou­jours le tra­vail de quelqu’un.

    À péni­bi­li­té égale, celui qui gagne plus le reçoit d’un autre qui est payé moins cher­chez l’erreur !

    La machine qui n’est pas uti­li­sée pour l’homme, mais pour le pro­fit, asser­vit l’humanité

    La machine réduit le temps de tra­vail et aus­si sa pénibilité

    La machine uti­li­sé pour le pro­fit détruit l’emploi.

    La machine uti­li­sé pour l’homme le libère du travail

    le tra­vail est un action d’as­ser­vis­se­ment de l’homme

    La machine est libé­ra­trice ou esclavagiste

    Réponse
  11. Morpheus

    @ Gérard

    On pour­rait donc dire que la machine est per­verse à l’homme dans une éco­no­mie basée sur la mon­naie, et libé­ra­trice dans une éco­no­mie sans monnaie.

    Cor­dia­le­ment,
    Morpheus

    Réponse
  12. Marc

    Bon­jour,

    Je suis tom­bé par hasard sur votre article, et, bien que mes idées poli­tiques soient plu­tôt qua­li­fiables de socia­listes, et que la vidéo pro­po­sée fasse bel et bien réflé­chir et me pousse à me ren­sei­gner plus sérieu­se­ment sur ce trai­té, je pense qu’une sur­taxa­tion des plus riches n’est pas la solution.

    Bien sur, prendre la qua­si-tota­li­té de la for­tune des plus riches résou­drait d’un seul coup les pro­blèmes de défi­cit public dans un monde uto­pique où hommes et femmes se tien­draient la main en chan­tant gaie­ment. Mal­heu­reu­se­ment, ce n’est actuel­le­ment pas le cas.

    Tout d’a­bord, réunir une telle somme, même par­ta­gée entre les plus riches, n’est abso­lu­ment pas un maigre inves­tis­se­ment, même pour eux, et ne leur coû­te­rait pas seule­ment, disons, l’im­pos­si­bi­li­té d’of­frir un 3ème jet pri­vé à leur pro­gé­ni­ture à Noël pro­chain. La for­tune de Car­los Slim Helú, actuel­le­ment homme le plus riche du monde est esti­mée par le maga­zine Forbes à 69 mil­liards de dol­lars. La taxa­tion à 75% pré­vue par Hol­lande n’est déjà elle-même cen­sée ne tou­cher que 2000 à 3000 per­sonnes. Il fau­drait donc qu’en moyenne, cha­cune de ces per­sonnes donne la baga­telle de 30 à 45 mil­lions d’eu­ros en moyenne à l’é­tat fran­çais ? Mal­gré le fait que cette taxa­tion ne tienne pas compte des reve­nus du capi­tal, les 2000 à 3000 per­sonnes concer­nées le sont car elles dépassent plus ou moins le mil­lion d’eu­ros de reve­nus par an, soit au bas mot 30 fois moins que ce qu’il fau­drait leur taxer selon vous. Je pense alors que la plu­part d’entre eux auraient inté­rêt à deman­der à leur tailleur un pyja­ma rayé tant qu’ils le peuvent encore…

    Par ailleurs, en admet­tant qu’une telle mesure, si excep­tion­nelle soit elle, soit appli­quée, com­bien de ces per­sonnes aurait la stu­pi­di­té (ou le patrio­tisme selon le point de vue uti­li­sé) de res­ter citoyen fran­çais ? Les avan­tages four­nis par un pays récem­ment consi­dé­ré comme non-com­pé­ti­tif seront-ils à la hau­teur ? Je ne pense pas. Ber­nard Arnault envi­sa­ge­rait déjà de nous quit­ter, serait-il de bon augure d’in­vi­ter le reste des plus impor­tantes per­sonnes (éco­no­mi­que­ment par­lant bien sur) de France à en faire de même, voire presque de les chas­ser dehors à coup d’impôts ?

    Et je ne vois abso­lu­ment pas en quoi cela serait si juste de léser ces per­sonnes sous pré­texte qu’elles, ou leur ascen­dance, ont ammas­sé un patri­moine impor­tant. Elles n’ont abso­lu­ment pas volé cet argent, bien que je ne sois pas assez naïf pour pen­ser que la cor­rup­tion et les autres moyens peu ortho­doxes de gagner plus d’argent ne sont que des super­sti­tions créées par des para­noïaques jaloux d’un tel suc­cès, mais je ne crois pas non plus que cet argent repose par la suite bien au chaud et que le concours de qui pos­sède le coffre-fort le plus pous­sié­reux soit le passe-temps favo­ri de ces mes­sieurs-dames. Ce sont les plus riches qui peuvent agir sur le déve­lop­pe­ment éco­no­mique d’un pays, ce sont eux les inves­tis­seurs qui crééent de l’emploi et qui sont néces­saire à la France ! Vou­loir les sai­gner à blanc de la sorte les empê­che­rait de pou­voir inves­tir l’argent qui ne leur est bien évi­dem­ment pas vital, mais qui nous l’est à nous tous, citoyens fran­çais. De plus, quel inves­tis­seur vou­drait par la suite venir en France ? Il sau­ra que c’est le pays où la réus­site éco­no­mique est très lar­ge­ment sanc­tion­née, qui sait s’il ne se retrou­ve­ra pas rui­né en fai­sant for­tune ? N’est-ce pas paradoxal ?

    Pour ma part, je pense que s’il fal­lait réfle­chir à une solu­tion, il fau­drait plu­tôt pen­ser à d’autres alter­na­tives, comme par exemple une éli­mi­na­tion pro­gres­sive de la délo­ca­li­sa­tion, qui per­met­trait de créer de l’emploi sans faire perdre des masses colos­sales d’argent aux employeurs : ils le récu­pè­re­raient de toute façon avec l’aug­men­ta­tion du pou­voir d’a­chat et iné­luc­ta­ble­ment de la consom­ma­tion entraînés.

    Cor­dia­le­ment,

    Marc

    Réponse
  13. Étienne

    Cher Marc,

    Sur l’épouvantail de « la fuite —cer­taine et ter­ri­fiante— des >cer­veaux riches », je vous conseille la lec­ture (jubi­la­toire) de cette ana­lyse savou­reuse de l’a­mi Frédéric :

    À 75 % les riches partiront ?

    http://blog.mondediplo.net/2012–03-16-A-75-les-riches-partiront

    « Mais qu’ils partent donc, ils ne nous man­que­ront pas. Ils sont très rem­pla­çables, leur for­tune est inutile à l’économie, et elle est un trouble à l’ordre public. 
    Ah oui : en par­tant, qu’ils n’oublient pas de dépo­ser leur pas­se­port à la porte. Avant de la prendre.
    […] »

    Plan :

    Les faux-sem­blants de la gauche serpillière

    Les « impos­si­bi­li­tés » du mau­vais vouloir

    À négli­geable, négli­geable et demi…

    De l’i­nu­ti­li­té sociale de la for­tune à l’é­poque actionnariale

    Le capi­ta­lisme action­na­rial, nau­fra­geur de sa propre idéologie

    {Tri­ckle down}… ou {tri­ckle up economics} ?

    Déchéances de l’é­va­sion fiscale

    Réponse
  14. le Prolo du Biolo

    C’est l’un ET l’autre (règle d’or et cadeaux fiscaux)qui posent problème.

    Même en fai­sant ren­trer tout l’argent que l’on peut tirer des super riches, on peut encore avoir besoin de défi­cit, au moins dans un pre­mier temps.

    Tant les pro­blèmes à régler seront énormes (crise éco­lo­gique et cli­ma­tique, pré­ca­ri­té, loge­ments, ré-orien­ta­tion de la socié­té, etc …)

    Réponse
  15. atout66

    Si on se borne à éta­blir « la cause des causes », alors pra­ti­quons un audit de la dette et n’hé­si­tons pas à en décla­rer une par­tie (ou sa tota­li­té, depuis le temps…) ODIEUSE !

    Réponse
  16. QuienSabe

    Je n’y résiste pas…

    « Pré­ci­sé­ment, on recon­naît la gauche ser­pillière, la gauche pleur­ni­cheuse, la gauche qui ne veut pas être de gauche, aux chaudes larmes qu’elle verse sur la souf­france sociale sans jamais vou­loir inter­ro­ger, et encore moins modi­fier, les struc­tures qui ne cessent de la recréer. On la recon­naît par consé­quent aus­si à ses ins­tru­ments : emplois-jeunes, édu­ca­tion-for­ma­tion — avec le double aveu impli­cite que l’éducation est sur­tout une for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et que, si bien sûr on les y aide­ra, il appar­tient tout de même aux indi­vi­dus de se rendre « employables » —, fis­ca­li­té enfin, soit tout ce qu’il reste de leviers secon­daires pour atté­nuer les effets à l’intérieur du cadre mais sans jamais y toucher. »

    C’est du Lor­don dans le Diplo, dans les liens four­ni par Étienne #15, soit :

    http://blog.mondediplo.net/2012–03-16-A-75-les-riches-partiront#Les-faux-semblants-de-la-gauche

    Réponse
  17. TeoNeo

    Bon­soir et mer­ci à Etienne Chouard pour son blog et le temps qu’il passe à lire nos réactions.

    Les riches pour­ront sans doute mettre leur for­tune à l’a­bri avant l’ap­pli­ca­tion de cette taxe spé­ciale. A moins peut être, d’a­gir par sur­prise 🙂 Enfin soit…

    De toutes façons avec une banque cen­trale rena­tio­na­li­sée ils peuvent même gar­der leur fric on aura plus besoin d’eux. Une moné­ti­sa­tion des dettes et les inves­tis­se­ments par des avances de la BdF et ils auront beau pleur­ni­cher, ils n’au­ront plus aucun pou­voir sur nos choix de poli­tique éco­no­mique. Voi­la pour l’urgence.

    Par ailleurs, si on réta­blit l’in­dexa­tion des reve­nus du tra­vail sur l’in­fla­tion le pro­blème des épargnes exces­sives va se résoudre pro­gres­si­ve­ment sans fisc grâce à l’in­fla­tion jus­te­ment. Cet objec­tif d’in­fla­tion à moins de 2% mal­gré un chô­mage de masse c’est n’im­porte quoi et révé­la­teur d’une dic­ta­ture du fric.

    Après je pense qu’il fau­drait agir sur les successions.
    Le fait que les citoyens ne démarrent pas leur vie sur la même ligne de depart dérégle le libe­ra­lisme car on a pas une répar­ti­tion des reve­nus liée au tra­vail four­ni. La grande majo­ri­té des riches sont des héri­tiers et c’est eux qui forment le groupe de pres­sion qui impose leur dic­ta­ture du fric qui nous vaut toutes ces dif­fi­cul­tés économiques.

    On pour­rait donc pla­fon­ner les héri­tages et pré­le­ver tout le reste. On lègue des objets per­son­nels à valeur sen­ti­men­tale et à la limite un loge­ment. Le reste ne se jus­ti­fie pas. L’héritier à beau avoir un lien fami­lial c’est pas lui qui à crée la richesse de ses parents.
    Grace à ce sys­teme simple d’ « impot guillo­tine » on peut lais­ser tran­quille les petits héri­tages mais à par­tir d’une cer­taine richesse, à mon humble avis, il n’y a pas d’im­pot plus juste que celui qui frappe les successions.

    Réponse
  18. Ana Sailland

    A pro­pos de l’héritage.
    Autres cri­tères que l’é­va­lua­tion numérique ?
    Pen­sées en vrac

    L’hé­ri­tage qui per­met de bien vivre ( « bien » à défi­nir ) n’est pas plus irre­ce­vable que les soins appor­tés aux enfants, enfants voire adultes, par les parents, de leur vivant. Ce n’en est qu’une pro­lon­ga­tion. Et le pou­voir de pro­té­ger sa pro­gé­ni­ture au delà de son propre temps est un des moteurs du dyna­misme humain. S’en pri­ver serait ennuyeux non seule­ment pour les indi­vi­dus mais encore pour la collectivité.

    Par contre, les richesses qui confèrent un pou­voir de pres­sion sur le monde ne devraient pas être trans­mis­sibles. Car recon­duits de géné­ra­tion en géné­ra­tion, ils enflent de façon déme­su­rée jus­qu’à deve­nir démen­tiels. Car aus­si ils soudent la dif­fé­ren­tia­tion des êtres en classes sociales et en classes sub­li­mi­na­le­ment hiérarchisées.

    Se pose aus­si la ques­tion des terres.
    C’est assez délicat.
    (((Amu­sez vous à divi­ser la sur­face émer­gée par le nombre d’hu­mains. Puis pour « ser­rer », ne divi­ser que la sur­face cultivable.)))

    Je suis assez favo­rable au prin­cipe « la terre appar­tient à qui la cultive », bien qu’il soit à la racine du mas­sacre des amé­rin­diens et de bien d’autres. Pour­tant la pos­ses­sion de terres à blé (je pense aux beau­ce­rons) trans­mises de géné­ra­tion en géné­ra­tion consti­tue un pou­voir et un pou­voir transmissible.
    Comme d’ailleurs la trans­mis­sion de tout pou­voir de création/production.

    Per­so ; paren­thèse presque hors sujet : En effort de cohé­rence, pour ma part, je suis pro­prié­taire de 5000 m² , ache­tés en par­tie pour les pro­té­ger, et que je prête au culti­va­teur (vaches ou che­vaux) sans contre­par­tie (j’ai droit quand même à douze oeufs par an …). Car je tente dans ma vie de res­pec­ter mon rêve « poli­tique », et ce n’est vrai­ment pas facile. Je ne suis sûre­ment pas seule dans ce cas, qui concerne tous ceux des idéa­listes qui ont eu plus que de la chance dans leurs vies : incar­ner son idéal, c’est avoir à lut­ter, un peu par la ruse de l’acte et de son orien­ta­tion contre ce qui nous est exté­rieur et nous condamne à la com­pli­ci­té, mais aus­si contre ce qui est en nous et nous fait en appré­cier les avantages. 

    Tout ça (le thème de l’hé­ri­tage) n’est vrai­ment pas simple, car la pen­sée de qui se penche sur ce pro­blème balance entre un strict contrôle tota­li­taire fai­sant fi des aspi­ra­tions indi­vi­duelles et fami­liales, et un libé­ra­lisme de l’a­voir tel que celui que nous connais­sons et qui ins­ti­tue l’in­jus­tice comme pérenne.

    Il me semble d’ailleurs qu’une carac­té­ris­tique des vrais pro­blème poli­tiques, c’est qu’ils sont inso­lubles par des déci­sions binaires et définitives .….….….

    Réponse
  19. Morpheus

    Hou­la !!!!

    « La terre appar­tient à qui la cultive ».

    Mon­san­to, sort de ce corps !!!!!!!!!!!!

    Réponse
  20. Ana Sailland

    il y a un contexte

    Réponse
  21. Olga

    « C’est un scandale » !

    Le Conseil Consti­tu­tion­nel aurait annu­lé la seule mesure emblé­ma­tique de « la gauche » hypo­cri­te­ment pro­mise par Fran­çois Hol­lande en matière d’im­pôt sur les hyper-riches !Quand on garde les ordres de gran­deur en tête (for­tunes per­son­nelles de l’ordre du PIB de cer­taines nations !), on ne peut pas tolé­rer cette tar­tu­fe­rie « constitutionnelle » !

    Réponse
  22. J-Stéphane

    Il est clair qu’il règne une dic­ta­ture du « tous pour un » et en rien du « un pour tous » !

    Réponse

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