LA SOLUTION À »LA CRISE«
INTÉRESSANTE SYNTHÈSE SUR L’EXEMPLE DE L’ISLANDE
QUI N’INTÉRESSE PAS NOS »JOURNALISTES« PROFESSIONNELS :
les banquiers en prison et une Assemblée constituante tirée au sort pour remplacer la mafia politicienne…
https://youtu.be/wpxiwxL1XWU (lien censuré)
En plus, il faut ajouter que les résultats économiques de ce pays qui s’est libéré (temporairement ?) du fardeau de la dette sont (évidemment) BIEN MEILLEURS que ceux des autres pays.
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Électeurs éveillés, aspirants citoyens, n’oubliez pas les guillemets à l’envers autour des mots menteurs de Big Brother, comme signe de reconnaissance.

Nouvelle constitution en Islande :
la conspiration du silence…
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/nouvelle-constitution-en-islande-114748
L’Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et devrait, selon les prévisions de la Commission européenne, atteindre le taux de 2,7% en 2013 grâce principalement à la création de nouveaux emplois.
L’Islande est le seul pays européen qui a rejeté par référendum le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers mais curieusement les médias français et européens n’en parlent pas ou très peu…
Il n’y a pas de censure officiellement dans les médias presse, radio ou télé mais les journalistes et experts de tous bords, si prompts à parler de ce qui se passe en Egypte, en Libye ou en Syrie, ne disent absolument rien sur ce qui se passe en Islande. En a‑t-on parlé dans les nombreux débats politiques en vue de l’élection présidentielle ? A‑t-on vu des images à la TV ? Bien sûr que non car les citoyens européens pourraient avoir la mauvaise idée de s’en inspirer…
En Islande, le peuple a fait démissionner un gouvernement au grand complet. Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques en Grande Bretagne et en Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière.
- 2008 : Les banques Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing sont nationalisées pour éviter leur faillite plutôt que d’injecter inconditionnellement des capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. L’ensemble des dettes de l’Islande égale alors 9 fois son PIB. La monnaie s’effondre et la bourse suspend ses activités après une baisse de 76%.
- 2009 : Le FMI, comme à son habitude, exige, en échange de mesures dites « d’ ajustement » des coupures dans les dépenses sociales qui provoquent la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées.
La gauche remporte la majorité absolue, provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur qui était traditionnellement la force dominante dans le pays et qui ne conserve que 23,7% des voix. Johanna Siguroardottir est choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates et les écologistes de gauche.
La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette et un paiement de 3.500 millions d’euros, montant devant être payé mensuellement par toutes les familles islandaises pendant 15 ans à un taux d’intérêt de 5%. Mais le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum.
- Janvier 2010 : Le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire.
- Mars 2010 : Le référendum a lieu et le Non au paiement de la dette l’emporte par 93% des voix.
Pendant ce temps, le gouvernement essaie de régler juridiquement les responsabilités de la crise. Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent. Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays. Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution en vue de se substituer à l’actuelle qui est une simple copie de la constitution danoise.
Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain qui élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se présentent aux candidatures (condition : être majeur et avoir recueilli le soutien d’au moins 30 personnes).
- Septembre 2010 : L’ancien Premier ministre Geir Haarde est poursuivi pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol émet également un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson.
- Février 2011 : L’assemblée constituante commence ses travaux afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte.
- Mars 2011 : Suite à quelques critiques concernant la faible participation (36%) pour nommer les membres de l’assemblée constituante, le Premier ministre, en accord avec les chefs des principaux partis représentés au Parlement, met sur pied un comité consultatif pour poursuivre la révision de la constitution. Ce dernier propose au Parlement de nommer un « Conseil constitutionnel » constitué des 25 membres de l’Assemblée constitutionnelle dissoute.
- Avril 2011 : Les citoyens disent de nouveau Non à un second référendum sur le paiement de la dette, après que le président islandais Olafur Ragnar Grimsson ait refusé de contre-signer la loi du 16 février 2011 (connue sous le nom de « troisième loi Icesave »). Le nouveau gouvernement de centre-gauche assurait en effet que le nouvel accord Icesave avait été mieux négocié que le précédent mais la population islandaise maintient son refus d’être mise à contribution pour la faillite de banques jugées irresponsables.
- Juillet 2011 : Sur la base des rapports du Comité constitutionnel et du Forum national (citoyens), le Conseil constitutionnel adopte à l’unanimité un projet de constitution qui est remis au Parlement le 27 juillet. Ce dernier, chargé d’amender le projet, s’est attelé à cette tâche à l’automne 2011 et les débats se poursuivent toujours.
Les principales propositions de la nouvelle Constitution
Sur un total de 114 articles et de 9 chapitres, on peut noter en particulier :
- Article 15 : Droit à l’information. Les informations et documents détenus par les autorités publiques devraient être disponibles sans exception et l’accès au public à tous ces documents devrait être garanti par la loi.
- Article 63 : Création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du Gouvernement. Une enquête sur les mesures et décisions du Gouvernement peut être demandée par 1⁄3 des membres d’Althingi (parlement islandais).
- Article 65 : Droit à la consultation directe. 10% des votants peuvent demander un référendum national sur les lois votées par Althingi.
- Article 66 : Possibilité d’interpellation directe d’Althingi. 2% des électeurs peuvent soumettre une question au Parlement et un projet de loi peut y être déposé s’il est soutenu par 10% des électeurs.
- Article 90 : Formation du Cabinet. Le Premier ministre est nommé par le Parlement.
- Article 99 : Indépendance des tribunaux. L’indépendance des tribunaux doit être garantie par la loi.
- Article 105 : Autonomie des collectivités territoriales. Les sources de revenus des collectivités territoriales doivent être garanties par la loi, tout comme leur droit de déterminer l’utilisation de ces ressources.
La nouvelle constitution devrait être soumise à un référendum, avant le vote par le Parlement. Il devrait avoir lieu le 30 juin en même temps que l’élection présidentielle ou à l’automne.
L’Islande n’est certes qu’un petit pays de 320 000 habitants mais elle donne cependant une belle leçon de démocratie aux grands États de l’Europe et du monde. Songeons par exemple qu’en France, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État…
Source : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/nouvelle-constitution-en-islande-114748
Comment l’Islande est sortie de l’enfer
26 février 2012
http://www.lepoint.fr/debats/l‑islande-une-nouvelle-utopia-26–02-2012–1435208_34.php
L’Islande, qui a connu l’effondrement de son système bancaire, s’est relevée en moins de cinq ans. Un modèle pour la Grèce ?
À la mi-février, l’agence de notation Fitch a relevé d’un cran la note de l’Islande. À l’heure où un second plan d’aide à la Grèce a été adopté par les ministres de l’Union européenne, l’Islande, premier pays frappé par la crise financière, se relève. Sa croissance devrait afficher cette année plus de 3 %, le taux de chômage est retombé à 7 %, l’endettement des ménages s’est contracté et la balance commerciale est positive.
Michel Sallé, titulaire d’un doctorat en sciences politiques et spécialiste de l’Islande, revient pour Le Point.fr sur ces cinq années de gestion de crise par ce petit État insulaire.
Le Point : En octobre 2008, moins d’un mois après la faillite de Lehmans Brothers, la crise financière frappe de plein fouet l’Islande. Quelle a été alors la réaction dominante des habitants ?
Michel Sallé : Ça a été un grand coup de massue pour l’ensemble des Islandais. Pourtant, ce n’est que la conséquence d’une situation alors connue : les trois principales banques, qui gèrent essentiellement des actifs en Europe, représentaient plus de dix fois le PIB du pays. On savait qu’elles avaient des problèmes de financement après la crise des subprimes. Avant la faillite, c’était la martingale avec les produits financiers : le rêve que l’Islande puisse devenir à terme un nouveau Luxembourg. Et les Islandais étaient d’ailleurs très fiers d’être perçus comme performants dans ce domaine.
Pourtant, en l’espace d’une semaine, la situation s’est dégradée violemment…
Un vrai choc : tous les jours, des catastrophes étaient annoncées. L’économie entière s’est arrêtée, il n’y avait plus d’argent ! La société, en Islande, fonctionne beaucoup à crédit, ce qui est encouragé par le caractère très entreprenant, très aventureux des Islandais. Ils aiment prendre des risques pour leur bien-être ou leurs projets. Pendant longtemps, l’appétit de consommation à crédit a été facilité par une inflation à deux chiffres, et l’habitude est restée. Ainsi, une grande partie des ménages avait contracté des emprunts en devises étrangères pour financer maison, agrandissement ou encore voiture. Avec la crise, la devise du pays, la couronne islandaise, s’est effondrée, passant de 120 couronnes pour 1 euro à près de 200.
L’immigration a également été touchée par la crise. Comment s’est-elle adaptée ?
Avant la crise, l’immigration avait atteint 10 % de la population avec une grande majorité de Polonais. Membres de l’Union européenne, travailleurs motivés, ils se sont installés, attirés par des salaires élevés, à un moment où la couronne islandaise était dévaluée. Nombre d’entre eux travaillaient dans les ports de pêche et sur les chantiers de construction. Ces derniers ont été arrêtés net lors de la crise. Beaucoup de Polonais sont alors rentrés chez eux. Mais il est apparu rapidement que la condition de chômeur en Islande est plus avantageuse qu’en Pologne. Alors, la majorité de ceux qui sont partis sont revenus dans l’État insulaire.
Au début de la crise, le gouvernement du moment, de droite libérale, ne tarde pas à réagir…
Dans un premier temps, une loi est promulguée, notamment pour autoriser la nationalisation des banques. Les trois banques du pays, Glitnir, Landsbanki et Kaupthing, étaient gérées comme des pompes à fric par leurs dirigeants qui multipliaient les investissements parfois hasardeux. Techniquement, le gouvernement a créé des banques de dépôt, pour les substituer aux banques existantes en faillite, puis les ont recapitalisées avant de vendre deux d’entre elles à des institutions financières européennes.
C’est également à ce moment que l’Islande prend les premiers contacts avec d’autres pays, et le FMI, pour être soutenue financièrement…
Dans un premier temps, les pays nordiques sont sollicités, mais ceux-ci renvoient les Islandais au FMI. Le FMI avait envoyé une mission dès l’été qui a précédé la crise. Très vite, à la fin du mois d’octobre 2008, le projet d’une aide de 5 milliards d’euros est bouclé. Il inclut une aide directe du FMI et une autre des pays scandinaves et de la Pologne. Pour l’anecdote, les îles Féroé sont le seul pays à n’avoir exigé aucune condition : le Parlement s’est mis d’accord, à l’unanimité et sans débat, pour une aide de 40 millions d’euros. Un appui conséquent pour un pays qui compte 48 000 habitants.
Que stipulait le plan du FMI ? N’était-il pas trop exigeant envers la population ?
Outre l’aide financière, l’institution internationale a apporté la compétence de ses fonctionnaires pour mettre en place le redressement économique et rendre crédibles les décisions islandaises. De plus, vraisemblablement sous l’influence de Dominique Strauss-Kahn, le FMI n’a pas exigé de coupes budgétaires drastiques dès la première année. Les Islandais avaient suffisamment de problèmes comme ça…
La population, elle, continue de manifester…
Depuis le début de la crise, tous les samedis, les manifestants ont été de plus en plus nombreux à Reykjavik. On a compté jusqu’à 6 000 manifestants. C’est impressionnant dans un pays qui compte 300 000 habitants. D’abord, ils ont réclamé le départ de David Oddsson, alors président de la Banque centrale islandaise. Premier ministre de 1991 à 2004, c’est lui qui a organisé la libéralisation à tout-va. Si Oddsson est remplacé en février 2009, les revendications des manifestants s’étendent progressivement à l’ensemble du gouvernement. Et puis le rêve du « grand soir » anime les manifestants – et enthousiasme des politiques français à l’époque. Il y a toujours eu un fond d’antiparlementarisme fort en Islande. Les manifestants, eux, souhaitaient en finir avec des responsables politiques qui se partagent le pouvoir de père en fils et qui sont considérés comme une clique, une mafia…
La crise a‑t-elle été une occasion de mettre en cause le système politique ?
La crise a bouleversé le paysage politique national : la gauche est devenue majoritaire à l’Assemblée et de multiples partis ont émergé. D’ailleurs, un humoriste a fondé fin 2009 le « Meilleur parti » et… a été élu maire de Reykjavik ! Récemment, trois nouveaux partis ont été créés, ce qui montre combien la population est désorientée, combien elle est déçue par la majorité en place, alors que celle-ci est en passe de sortir le pays de la crise dans de bien meilleures conditions que prévu… Simultanément, le Parti de l’indépendance, au pouvoir lors de la crise, a regagné ses positions. Comprenne qui pourra !
Les tensions politiques sont aussi liées au cas Icesave. Parmi les 340 000 épargnants de cette banque en ligne, agence de la banque islandaise Landsbanki, nombre d’entre eux sont britanniques ou hollandais. Et les gouvernements de ces deux pays demandent des comptes…
Créée en 2006, cette banque proposait à ses clients d’ouvrir des comptes en bénéficiant de taux bien plus élevés que ses concurrentes. Après la faillite de la banque en 2008, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas indemnisent leurs ressortissants discrètement, sans prévenir l’Islande, puis lui envoient la facture. Sous une forte pression, le gouvernement islandais accepte, en novembre 2008, le remboursement. Cet accord (juin 2009) est modifié par le Parlement, et la nouvelle loi est ratifiée sans difficulté. Mais les modifications sont refusées par les Britanniques et les Hollandais, une nouvelle négociation a lieu, et une nouvelle loi est votée fin 2009. Simultanément, une pétition recueille plus de 50 000 signatures et pousse le président islandais à ne pas ratifier cette loi, ce qui provoque un référendum. En mars 2010, l’accord sera rejeté par les Islandais par 93 % des suffrages.
Le scénario va se réécrire : en mai 2011, la population va rejeter un nouvel accord…
La Grande-Bretagne et les Pays-Bas acceptent de reprendre les négociations. Une nouvelle fois, le président ne ratifie pas la loi issue de cet accord, pourtant plus avantageux que le premier. Le référendum qui en découle voit le non s’imposer à 60 %. Les électeurs refusent de payer pour les gaffes commises par les banquiers de l’époque, alors même que la vente des actifs de Landsbanki couvrira la dette et que le contribuable n’aura rien à débourser. Aujourd’hui, l’Islande est dans l’attente du jugement de la Cour de justice de l’AELE (l’Association européenne de libre-échange a ensuite engagé une action contre l’Islande).
La sortie de crise a semblé laborieuse, avec un changement de majorité, avec ces deux refus populaires. Pourtant, aujourd’hui, l’économie s’est bel et bien relancée. Qu’est-ce qui explique cet état de fait ?
On ne peut pas dire que ce soit grâce aux référendums, d’autant que la gestion d’Icesave aurait coûté bien moins cher si le premier accord avait abouti. Parmi les raisons du redressement, l’aide du FMI a été primordiale, tout comme la recapitalisation des banques ou encore la dévaluation de la couronne, qui a permis à l’Islande d’avoir une balance commerciale positive dès la fin de 2008. Mais un des facteurs les plus importants, souvent oublié, est la signature fin juin 2009 du Pacte de stabilité. De longues discussions entre le patronat et les syndicats, publics et privés, ont alors abouti à cet accord, véritable feuille de route destinée au gouvernement. Ce pacte porte non seulement sur le gel des salaires, mais aussi sur le budget, la résorption partielle de l’endettement des ménages ou encore le démantèlement progressif du contrôle des changes. De plus, la faiblesse de la couronne a entraîné un véritable boom dans le secteur touristique.
La Grèce pourrait-elle s’inspirer de la façon dont l’Islande a géré la crise ?
Il serait très réducteur de comparer les deux situations. L’Islande a connu une véritable crise financière, qui a eu pour conséquence une crise des liquidités, un peu semblable à ce qui s’est passé en Irlande. En somme, on ne peut à proprement parler de crise économique pour l’Islande qui, à la différence de la Grèce, avait une bien meilleure capacité à faire face à la situation. En Grèce, les failles du système économique sont beaucoup plus importantes.
L’adhésion à l’Union européenne est un enjeu politique majeur en Islande qui fait déjà partie de l’Espace économique européen (EEE) et de l’espace Schengen. La résolution de la crise aurait-elle été différente si l’Islande avait été un pays membre de l’Union européenne ?
Il y a beaucoup de débats à ce propos, dans lesquels on peut démontrer ce qu’on veut ! Un fait indéniable, en revanche : si elle avait été membre de la zone euro, l’Islande n’aurait pas pu dévaluer sa monnaie comme elle l’a fait. Pourtant, il est difficile d’être catégorique. En effet, on constate actuellement que l’État insulaire a toujours de réelles difficultés à financer les investissements nécessaires à la relance, là où l’Union européenne aurait pu soutenir cet effort. C’est pourtant un élément essentiel pour s’extraire durablement de la situation de crise qu’a connue l’Islande, et c’est d’ailleurs l’un des enjeux de la négociation en cours.
(54 commentaires)
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Source : http://www.lepoint.fr/debats/l‑islande-une-nouvelle-utopia-26–02-2012–1435208_34.php
La leçon de capitalisme de l’Islande
16.03.2012 | 16:27 Par Stanislas Jourdan (Paris)
http://fr.myeurop.info/2012/03/16/la-lecon-de-capitalisme-de-l-islande-4907
Par deux fois, les Islandais ont refusé de rembourser la dette de leurs banques.
Un bel exemple de résistance au capitalisme financier et un modèle pour la Grèce ?
PAS DU TOUT. Les créanciers commencent à être remboursés
et les règles du jeu libéral respectées jusqu’au bout.
Devenue célèbre pour avoir dit non par deux fois à un référendum sur le remboursement de sa dette vis à vis du Royaume-Uni et des Pays-Bas, l’Islande est devenu l’élève modèle des Indignés et de certains économistes : dire « non » au capitalisme financier, voilà la voie à suivre pour la Grèce, piégée par une dette faramineuse. Mais les deux pays sont dans des situations incomparables.
Différence majeure avec la Grèce, la dette de l’Islande n’est pas lié à une mauvaise gestions des comptes publics, mais à ses banques. Avant 2008, les établissements islandais pratiquaient le ‘carry trade’, une technique de spéculation qui consiste à emprunter de l’argent dans une devise peu chère (tel que le dollar ou le yen) pour effectuer des placements dans une devise offrant des taux d’intérêts plus élevés, en l’occurrence la couronne islandaise.
50 milliards partis en fumée
Par ailleurs, les banques islandaises proposaient à leurs clients étrangers des taux d’intérêts très avantageux, leur permettant de drainer des milliards d’euros et de livres de dépôts, diminuant ainsi leurs coûts de financement.
Mais patatras, la crise des subprimes passe par là, et rapidement, elles se retrouvent étouffées par la défiance généralisée des marchés interbancaires, ainsi que la chute des prix de leurs actifs financiers. Environ 50 milliards de dollars partiront ainsi en fumée, provoquant l’effondrement immédiat du système bancaire islandais. Début octobre 2008, les trois principales banques du pays sont nationalisées.
Parmi elles, la banque Landsbanki – via sa banque en ligne Icesave – laissa ses 340.000 clients britanniques et néerlandais sur le carreau, en leur bloquant l’accès à leurs comptes en ligne le 8 octobre 2008.
Reculer pour mieux faire sauter la banque
Mais en Europe comme en Islande (qui fait partie de l’Association Européenne de Libre Echange – AELE), les banques sont tenues de garantir les dépôts des clients jusqu’à un certain montant. Or, en tant que branche, et non filiale, la banque Icesave relevait du système de garantie islandais, quant bien même ses clients résidaient à Londres ou Amsterdam.
C’est donc à Rekjavik qu’il incombait de rembourser au moins 20.000 euros par client, soit près de 4 milliards d’euros au total, tandis que les créances totales reconnues par Landsbanki s’élèvent à plus de 7 milliards d’euros.
Au moment de l’effondrement bancaire, le gouvernement islandais, soucieux de préserver son économie nationale, est incapable de garantir le remboursement des clients étrangers de ses banques. Les autorités financières britanniques et néerlandaises décident alors de rembourser elles-mêmes les clients d’Icesave à hauteur de la garantie des dépôts de leur pays, avant, bien sûr, de demander à l’Islande de les rembourser.
Les Islandais disent deux fois « non »
Quelques mois plus tard, à la faveur d’une accalmie des marchés, un long processus de négociations commença entre les trois gouvernements britanniques, néerlandais et islandais, afin de trouver un accord sur le remboursement des créances étrangères de Landsbanki.
Mais c’était sans compter la réaction du peuple islandais, qui demanda par pétition un référendum sur cet accord – reférendum que leur président de la République accorda. La suite de l’Histoire est désormais bien connue : les Islandais rejetèrent par deux fois ce texte.
Mais, si le « non » des islandais lors du second référendum a été très médiatisé, l’évolution de l’affaire a, depuis, été largement ignorée par la presse. Contrainte légalement de respecter la garantie des dépôts bancaires, l’Islande s’est fait réprimandée par l’autorité de surveillance de l’AELE.
Réponse de Rekjavik : le gouvernement n’a qu’une obligation de moyen vis à vis de du mécanisme de compensation des déposants et se devait protéger son économie nationale avant tout. De plus, quand bien même une obligation de résultat lui incomberait, l’Islande fait valoir que, pour faciliter le remboursement de leurs épargnants lésés, les gouvernements britanniques et néerlandais auraient fait « obstruction » à la réorganisation et au démantèlement de Landsbanki.
L’Islande paiera quand même
Rekjavik reproche notamment des pression subies, via le FMI, l’Union Européenne, ou encore l’usage de la loi anti-terroriste par Londres (!), afin de geler les actifs de la branche de Landsbanki en Angleterre.
Mais surtout, l’Islande fait valoir que la banque Landsbanki sera de toute façon en mesure de rembourser directement les autorités financières britanniques et néerlandaises, une fois que la liquidation de ses actifs aura été achevée. La banque aurait, en effet, près de 7 milliards d’euros d’actifs financiers. Largement de quoi payer ses créances les plus prioritaires.
Cette information semble échapper à certains responsables politiques, comme Phillip Davies. Ce député britannique trouve « inacceptable qu’un pays qui refuse de rembourser des milliards de livres touche un seul centime d’aide internationale ».
Il est bien mal informé. Landsbanki a effectué un premier paiement, le 7 décembre dernier, d’environ 2 milliards d’euros, soit environ un tiers des créances totales de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas. Le reste suivra à mesure que Landsbanki liquide ses actifs, comme le montre le schéma suivant, tiré du dernier rapport trimestriel de la banque islandaise, aujourd’hui en processus de démantèlement.
Le déclenchement des premiers paiements n’a, en revanche, pas dissuadé l’autorité de surveillance de l’AELE de continuer sa procédure contre l’Islande. Le 14 décembre, elle décidé de l’assigner en justice pour son non respect de la directive européenne sur la garantie des dépôts qui exigeait que l’Islande rembourse les Pays-Bas et le Royaume Uni au plus tard un an après la faillite d’Icesave.
Mais cette procédure a bien peu de chance de changer la donne. Dans le pire des cas, l’Islande sera simplement obligée d’accélérer les remboursements, l’autorité de surveillance n’étant pas habilitée condamner les États membres à payer des pénalités.
« l’Islande n’avait pas le choix »
Finalement, le cas de l’Islande n’est pas un pied de nez au capitalisme, mais relève plutôt de la logique de base du capitalisme dans lequel les investisseurs qui ont pris des risques perdent parfois, tandis que les clients à qui l’on avait promis des garanties seront remboursés.
Pendant ce temps, l’Europe, elle, fait l’inverse. La BCE empêche, par exemple, que l’on inflige des pertes aux créanciers de la Banque irlandaise en faillite, Anglo, préférant prêter 1.000 milliards d’euros à trois ans aux banques pour les aider à se refinancer. En Grèce, le dernier plan de sauvetage prévoit 30 milliards d’euros d’aide en contrepartie des pertes subies « volontairement » sur la dette souveraine grecque. Bref, on fait tout pour éviter que les banques ne soient trop en difficultés.
L’Islande serait-elle un modèle à suivre pour l’Europe ? Le ministre des finances islandais, Steingrimur J. Sigfusson, interrogé en 2011 par Bloomberg, se gardait de donner des leçons :
« Ce qui s’est passé en Islande, c’est une situation d’urgence qui ne pouvait être évitée. Ce que nous avons fait en 2008 n’était pas de notre libre choix. C’était ça où l’effondrement complet de l’économie islandaise. »
Faut-il que le pire arrive pour que les règles du capitalisme soient appliquées ? C’est semble-t-il la leçon que l’Islande nous livre aujourd’hui.
Source : http://fr.myeurop.info/2012/03/16/la-lecon-de-capitalisme-de-l-islande-4907
le chute de la grece c’est la chute d’un principe ideologique : celui de la democratie car c’est la où est né le modele.…
ce modele doit absolument mourir pour pouvoir installer le prochain monde de servitude et d’esclavage
Un article faisant le point sur la constitution islandaise
Une présentation de Gudrun Pétursdóttir, présidente du Comité constitutionnel d’Islande
Je n’ai malheureusement pas réussi à mettre la main sur la vidéo.
Le mythe de l’Islande anticapitaliste et révolutionnaire :
les faits, rien que les faits
Ce qu’il se passe réellement en Islande :
(ce n’est pas gai, accrochez-vous)
http://sans-commentaire.info/2013/01/20/le-mythe-de-lislande-anticapitaliste-et-revolutionnaire-les-faits-rien-que-les-faits/
La controverse (éventuelle) nous permettra sans doute de relativiser/renforcer/infirmer tel ou tel point de cette analyse.
Mais ça décape.
Étienne.
Nous savions déjà que la révolution avait été récupérée. Comme toujours tant qu’un travail pédagogique antérieur et en profondeur n’a pas été mené à bien, préventif.
Je remarque qu’il est souvent dit un truc du genre : ce qu’on vous dit est faux car l’Islande fait ceci cela.
C’est le sujet du verbe faire qui me titille le plus. Car le vrai sujet, c’est les autorités, celles qui justement trahissent l’esprit révolutionnaire. Cet amalgame tend à faire confondre les hiérarchies avec les gens simples. Et c’est peut être exprès.
((( Cette confusion est d’ailleurs générale et fait partie du langage à l’envers.
Dernier exemple en date : Quand on dit la France intervient au Mali, je vous promets que je n’y suis pour rien 😉 )))
L’internet est peuplé de feux et contre-feux, et il est difficile de se faire une idée objective. Mon intuition est qu’il y a ici une part de vérité et une part de manip. G ptetr Tor.
Le tournant ?
Je n’ai malheureusement pas le temps ‚ni la compétence ni le goût de lire toutes les infos du monde entier , et l’islandais dans le texte .
Je m’en tiens donc à ma seule boussole accessible et relativement fiable si je ne m’y enferme pas et si je la soumets à débat permanant : celle consistant à tenter de comprendre l’humain ‚la démocratie …à partir de ce que je peux toucher ‚entendre , voir , agir au plus près de moi ; à partir de là il devient difficile de se faire des illusions (ou d’utiliser des « faits » lointains qu’on connaît mal )parce qu’on voit bien, expérience et réflexion aidant que la démocratie n’est jamais acquise et que sans nier le bien qu’il y a en chacun de nous et qui peut à tout moment s’exprimer , le mal est là sous tous nos gestes, dans toutes nos paroles …
Encore une fois la démocratie est un chemin et politiquement cela se traduit et se mesure par la capacité qu’a un groupe humain , un pays , à fairevivre et ORGANISER, le débat permanant .
Ce que je dis ici peut se relier à mes derniers commentaires dans une autre rubrique :
qu’il serait sans doute plus utile d’utiliser les énergies et bonnes volontés des uns et des autres à exiger le possible ici et maintenant en matière de démocratie que de rêver un monde parfait.
Au plan local c’est donc le plus possible pénétrer les lieux de pouvoir où les décisions se prennent (communes ‚cc de communes, scot, conseils locaux de développement) et favoriser le partage du pouvoir et la démocratie participative ; au plan national , exiger ‚en attendant mieux ‚l’application de l’article 3 ‚c’est à dire l’organisation sur le territoire national de cette « voie » du référendum qui n’est pas autre chose qu’une réflexion collective organisée sur les enjeux d’avenir.
Ce serait là des prises de pouvoir concrètes, effectives et efficaces parce que c’est bien l’émergence du savoir qui éclaire et donc permet la décision publique sur les sujets qu’on étudie. Et c’est bien le caractère public ‚ouvert au plus grand nombre qui peut aider à casser les lobyings de toutes sortes.
Un grand bravo aux peuple d’Islande ; moi pour ma part je retire mon argent des qu’il arrive sur mon compte bancaire & paie mes factures en espèces » & le reste avec moi » ba cela va mieux je n’& plus d’agios bancaire » & j’arrive a manger a ma faim ;ceux qui n’&tais pas le cas auparavant… EN FRANCE NOUS SERONT TOUJOURS LES COUILLONS DE L’HISTOIRE » AVEC TOUT CES TRAFIQUANTS DE BANQUIERS « » trop c’est trop !! ras le bol « une très bonne leçon a retenir de ce peuple qui a su renversé le pouvoir « & évidement tous ces journalistes & médias « on chié dans leur froc pour avoir caché ceci aux mondes qui vous entoure » oui il y a bien de la lâcheté côté média « » VIVE L’ISLANDE « »
Bonjour,
quelqu’un ici a t il confirmation du fait que l’Islande a effectivement commencé à rembourser sa dette extérieure et renfloué les banques ?
Merci, et bravo pour ce site d’éducation populaire Etienne !
Fred
Tout ceci est très intéressant, mais il manque l’analyse finale résumant et expliquant le pourquoi du comment de la situation : la démocratie est une fiction, une utopie inventée par des gens avides de pouvoir et d’argent et peu scrupuleux qui ont voulu substituer aux monarchies légitimes des oligarchies illégitimes à tendance mafieuse et totalitaire.
Sans doute faudra-t-il encore beaucoup de pleurs et de grincements de dents à nos contemporains abusés par les rideaux de fumée entretenus par les apparatchiks et leurs sbires avant qu’un sursaut salutaire ne les décide enfin massivement à rejeter cette infâme parodie de gouvernement des peuples qui n’est en fait qu’un esclavage des temps modernes et une lente descente aux enfers.
Bon esprit de synthèse erilou et tout à fait d’accord avec les conclusions, la démocratie est un leurre.
Et pourtant, paradoxe, ce leurre est notre guide.
L’extérieur de nous-mêmes est à l’image de l’intérieur de nous-mêmes.
Le jour où nous saurons entendre et faire part égale à tout le peuple qui habite à l’intérieur de nous ( ça veut dire en chacun de nous, dans nos tripes) et qui se bagarre pour avoir la voie et la voix aux chapitres, alors la démocratie ne s’arrachera pas, elle se donnera naturellement, car alors nous saurons parler, et du coup penser, et du coup, tout s’organisera parce que le dedans de nous sera organisé _comme le sera le dedans.__
Pour l’instant on peut juste observer tout ce qui s’éloigne de cette idée de démocratie,comme la démarche apophatique des mystiques en quelque sorte. Cette démarche qui fait dire, ce n’est pas ceci, ce n’est pas cela, et ainsi avancer vers elle, pas à pas et à force de débarrasser les encombrants qui ne sont pas elle, et même nous éloignent d’elle, s’en approcher petit à petit, sans jamais l’atteindre.
Elle, cette Belle des Belles, j’entends la démocratie, nous sert d’étoile polaire et comme une étoile polaire, elle guide nos pas mais ne se touche jamais.
Ne trouvez-vous pas ?
erreur que je rectifie.
la démocratie ne s’arrachera pas, elle se donnera naturellement, car alors nous saurons parler, et du coup penser, et du coup, tout s’organisera, parce que le dedans de nous est le pendant du dehors de nous.
@CB
Démocratie ‚démocratie !
Avant d’étaler des semblants de philosophie à 2 sous
Définissez votre « image »
Pour une fois soyez claire sur son organisation,
je verrai si je « vote » pour vos idées
Ou alors restez dans votre bulle
J’attends votre description
Merci Mdame
C’est le merci qui m’invite à répondre.
Je n’ai pas d’image de la démocratie car je ne l’ai jamais rencontrée donc de ce fait je ne peux pas me la représenter car en parlant de façon affirmative, en disant la démocratie, c’est ci, c’est ça, cela voudrait dire que je la connais, or je ne la connais pas.
En revanche,partant de la boussole interne qui est la mienne et qui tente de respecter à la fois l’individualité et la collectivité, j’essaie de voir ce qui empêche ce double respect, à la fois de l’individualité et de la collectivité. Un équilibre en somme à construire à tout instant et donc toujours à devoir mettre les faits, les dires et leur concordance sur notre établi de travail, sur la balance.
C’est donc une démarche beaucoup plus humble que celle qui dit la démocratie, c’est ceci et c’est cela. De où nous viendrait cette vérité ? Du ciel ?
Je crois au sol ; au conscient, au concret, excusez-moi.
Ni victime, ni bourreau, ni sauveur, telle est ma devise !
@CB
…Mais dites-moi Madame, pardonnez-moi d’avance, serait-ce un monologue ou une invitation à faire la conversation…?^^
Dans le deuxième cas, il existe des lieux pour se rencontrer, des lieux passionnant où trouver des gens avec qui converser en trouvant toujours quelqu’un qui y réponde surtout, c’est juste une suggestion bien entendu, n’y voyez aucune critique, loin de là, juste une constatation du manque suffisant de correspondance apparemment à vos besoins d’échanges,qui il semblerait pourraient trouver leur plein épanouissement avec ces liens, en voici donc :
Ici vous pouvez même écrire un article et le publier gratuitement, je vous y encourage d’ailleurs grandement, pour qu’il y en ait encore davantage.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/
Vous avez aussi Google+ où trouver des communautés par thème abordé, il faut d’abord s’inscrire, ensuite choisir selon ses goût, la communauté souhaitée.
http://www.google.com/intl/fr/+/learnmore/
Bien cordialement,
et au plaisir de vous y lire,
Fernand
C’est un blog ici, qui plus est démocratique, il me semble, alors pourquoi ne pas semer là où on est ?
C’est bizarre quand même ce désir de renvoyer les gens dans d’autres prairies dès qu’on ne pense pas comme les démocrates en question ?
N’êtes-vous pas apprenti-démocratique ?
Pourquoi voulez-vous renvoyer ailleurs ?
C’est comme cela que vous concevez l’esprit démocratique ?
La parole est pour tous et tous les arguments, les faits sont les bienvenus et non pas des opinions collées de seconde zone qui ne nous feront jamais décoller mais illusionner et nous enliser dans la lie d’aujourd’hui.
Bon, c’est un point de vue, visiblement non partagé, mais c’est un point de vue et si les apprentis-démocrates commencent à pratiquer l’ostracisme, on est mal barré !
@CB
Madame, vous ne m’avez pas compris, ou je me suis mal exprimé, je parlais de conversation, du débit sur un même sujet, lorsqu’il n’y a pas de répondant.
Mais c’est un point de vue, je vous l’accorde, sans toutefois nier qu’il y a peu y à répondre à l’appel de votre belle des belles sous votre forme à vous.
Au plaisir Madame,
et Belle journée,
Fernand
J’entends bien Fernand.
Mais dites-moi alors au prétexte qu’en 2005 tout le monde prêchait le oui au Traité Européen et qu’ilil n’y avait pas de répondant, comme vous dites, il aurait fallu abandonner.
Non, je ne crois pas.
Il faut de l’ardeur et du courage bien au contraire quand la cause qu’on défend nous semble juste.
Ardeur et courage car il faut traverser les incompréhensions et les critiques parfois acerbes.
Ni victime, ni bourreau, ni sauveur
@CB
Non Madame, je ne mets pas en cause votre courage, mais bien votre technique à faire passer la flamme.
Pourquoi ne pas vous exercer à écrire vos idées ainsi qu’à convaincre les gens qui n’y connaissent rien plutôt où ils se trouvent, car ici vous semblez prêcher des convaincus, ne croyez-vous pas ?
Soyons vrai et cash, croyez-vous vraiment qu’ici sur ce blog, des gens ai besoin qu’on leur assènent de se réveiller, plutôt que de les inviter simplement à lire des documents, des livres, des preuves de leur servitude volontaire, à visionner des vidéos afin de compléter ce qu’ils savent déjà, que règne l’injustice sur terre et que la cause en est notre démission à nous le peuple à la question politique ?
Pour le reste, pour moi, personnellement Madame, il est question du domaine privé, de sa conscience propre, que ni vous, ni autre que le citoyen ne peut régler qu’en privé, car il s’agit du moi intime, et du libre-arbitre, donc non forcé par quelque forceps (selon vos mots) que ce soit.
Bien cordialement
Fernand
J’entends bien Fernand. La technique comme vous dites n’y est peut-être pas, je l’admets.
En revanche, dire que ce blog est acquis à la malfaisance de la théorie du genre, non, c’est faux.
Il suffit de constater les mails qui sont retournés dès que l’on aborde ce sujet, et personnalisés de surcroît car c’est à la personne qu’on s’en prend et non aux paroles ou aux faits, ou encore le silence bavard des commentateurs habituels. Pas d’argumentation en tout cas, le presque désert.
Aller avancer des arguments là où la cause est acquise et entendue n’aurait aucun sens, en revanche essayer d’ouvrir une brèche pour rallier des actions comme celle de Farida, ça c’est autrement plus constructif. Et on ne fait ce travail que là où c’est nécessaire.
@CB
Madame, vous ne semblez pas comprendre ou je ne parviens pas à trouver les bons mots pour m’exprimer.
De mon point de vue, vous semblez vouloir imposer vos idées par la force(forceps).
Ici, il s’agit d’un espace pour l’échange (libre), non ?
Je ne crois pas que déposer vos doléances (jugements sur les blogueurs) puissent faire avancer la cause, étant donné que chacun est libre d’y répondre ou non, de plus, vous ne savez pas qui pense quoi en réalité.
Toutefois, le fait que personne ne partage avec vous devrait vous suffire à admettre que la technique ne fonctionne pas, ou qu’il faut faire preuve davantage d’auto-critique (est-ce le bon public, est-ce le bon lieu, ai-je bien formulé, ai-je trop d’attentes etc…) et surtout quel est le but de ce blog ? et quel est votre but profond à vous, Madame ?
Je crois que, pour ceux qui postent en majorité, c’est de simplement déposer sans juger les gens avec qui l’on partage et sans attente.
L’exemple de notre hôte plein de patience ne pourrait-il pas vous inspirer.
En attendant, je crois que se poser la question de savoir si chaque post peut faire avancer plutôt que freiner n’est pas inutile.
Et surtout, penser que réagir par l’impatience suite à un manque de réponse, peut être pris comme un jugement, mais surtout comme un renforçateur de frilosité face à « l’échange ».
Cela reste bien entendu mon propre point de vue.
Cordialement vers vous,
Fernand
Ecoutez Fernand, je ne juge pas, je constate.
Parfois au lieu d’apporter des arguments sur lesquels nous pourrions PARTAGER, ce travail n’est pas fait et c’est à la personne qu’on s’en prend. Dire cela n’est pas un jugement mais une constatation.
Point.
Libre ça veut dire non occupé, vite fait, très vite fait, alors si c’est libre c’est libre.
L’espace appartient à tout le monde.
A chacun d’agir en conscience, merci de m’accorder cela si c’est encore possible.
Celui qui n’est pas intéressé ou fatigué par le sujet n’est pas obligé de lire, ce n’est pas plus compliqué que cela.
En revanche, s’il y a une personne ne serait-ce qu’une personne qui vient à s’interroger sur la question, alors le jeu en vaut la chandelle. Quitter les rigidités pour s’ouvrir au doute…
Quitter les opinions toutes faites pour aller sur le terrain de la raison en se collant aux faits, c’est ce qui m’intéresse mais c’est dur-dur pour certains sujets ici.
Bien à vous.
Je vous laisse la place.
A plus tard
@ Fernand
Vous avez bien du temps et du courage
Pourquoi essayer de comprendre,
Pour dialoguer,il faut être au moins deux,qui ont l’esprit ouvert et honnête
Quelle réponse avons nous eue à la démocratie souhaitée par Mme CB !
Aucune
Ça sonne creux!!!
Bon courage à vous
Ne vous laissez pas endormir par une cacophonie mortifère ‚qui est incompréhensible sauf par son auteur qui semble trouver un moyen d’être
Bien à vous
Aérez vous dans la contemplation du beau et du vivant
@Filoute
Madame,(je suppose^^), du temps ? nous sommes dimanche, et oui, si pas moi lorsque je le sens, ne réagis aux invitations de Madame CB, qui d’autre le fera ? Je crois qu’il est dans mon droit d’exprimer une constatation personnelle aux très nombreuses invitations de sa part à se remettre en cause (d’ailleurs n’est-ce pas ce que celle-ci recherche ?) et n’est-ce pas lui faire l’honneur de sa demande ?, et j’y réponds, courageusement il est vrai, car le message semble difficilement transmissible, pour quelle raison me demanderez-vous ? je me pose la même question.
Je trouve cela très regrettable de ne pouvoir aider une personne semblant partie telle un Don Quichotte et de plus semblant sourde à toute question la concernant.
Devant ce qui semble être un aveuglement d’une personne appelant paradoxalement d’autres à voir, alors qu’elle-même semble restée sourde à autrui tout en étant à l’écoute de la cause des enfants.
Madame CB semble dans ces propos croire que personne ici n’adhère à la cause des défenseurs des plus fragiles d’entre le peuple (les enfants), et qu’elle seule aurait l’apanage de la compassion en s’octroyant de plus le droit de juger autrui, sans compte à rendre qu’en paroles uniquement !
Voyez ce que d’autres font pendant que Madame CB critique.
J’ai à présent compris que Madame CB ne vient poster ici que pour se pavaner, et rabaisser autrui pour s’élever, je n’ai donc plus rien d’autre à lui dire, car moi aussi, ne m’en voulez pas, je me rends compte que Madame est de mauvaise foi et ce malgré mon invitation à l’échange, j’obtins la même réponse (la roue qui tourne en rond^^).
Cordialement,
Fernand
Ah ouai pour parler avec CB bonne chance, moi je me suis directement fait taxer d’agent à la solde de je sais pas trop qui (le diable sans doute ! :D). Parler avec quelqu’un qui ne remet jamais en question ce qu’elle pense, c’est foutu d’avance !
ça chauffe 😉
Ici, illustrée par nos difficultés de communication, qui sont grandes, ici se pose la question du fonctionnement des assemblées délibératives.
Question inévitable quand on rêve à la démocratie.
Au delà des théories grandioses qui nous enthousiasment se pose le problème de la pioche et de la bêche quotidiennes.
(c’est souvent ainsi : la vision d’avenir fait oublier ce qui va avec)
Car dès que modération il y a se dessinent des pouvoirs (ne serait ce que celui du ChronoMaître qui gère le micro) difficiles à contrôler puisqu’ils sont les pouvoirs de contrôle…
La constitution devra probablement intégrer des articles (ou une annexe) traitant de cette question.
Peut être même un enseignement pratique de l’échange en groupe serait il utile ou nécessaire, à l’école ou en continu (les crises familiales ou amoureuses ne suffisent pas à se former …).
Et c’est toute notre culture qui doit s’imprégner de l’esprit et de la technique du respect synergique … y a du boulot 😉
Comprenons bien que toutes les solutions institutionnelles choisies de nos jours font la part belle aux pouvoirs, non-dits ou dits, et favorisent l’émergence de chapelles ou de factions, sans oublier les partis, leurs VIP, et les lobbies, toute cette ménagerie qui se substitue au citoyen.
La révolution qui ne consisterait qu’à remuer un baston dans cette fourmilière serait illusoire.
Il me semble évident qu’un « enseignement pratique de l’échange en groupe serait utile et nécessaire, à l’école », au sens ou délibérer et choisir est une activité quotidienne pour chacun d’entre nous, et une activité soumise à une pression d’éducation et de culture considérable. combien de fois nous moutonisons au lieu de choisir, pour une quantité de bonnes mauvaises raison affectives idéologiques ou de conditionnement.
Passé cette formation, il ne reste plus qu’à s’autodiscipliner, par exemple en évitant de s’étaler quand cela est possible, en n’étant pas hors sujet, en allant droit à l’objet plutôt que d’aller droit autour du pot et en s’efforçant d’entendre ce que nous disent les autres. quelle que soit la forme de leur expression…
un code, une règle constitutive de délibération/choix serait une bonne chose dont le non respect entraînerait une ostracisation…
on pourrait s’en proposer une ici !
Langage financier, économique mais qui ici a la moindre idée de ce qu’est le quotidien des Islandais, pays « maudit » ?
Au centre, un volcan plus grand que la Corse, des communications très difficiles, des pistes malmenées par la glace, le gel, les mouvements sismiques, on ne peut pas parler de routes,les fumées des volcans en éruption.
Un peu plus de 4 millions d’hbts, un passé atroce, des contraintes climatiques inimaginables et historiquement la colonisation à marche forcée des Danois qui ne furent pas des tendres. La pêche à la morue, le saumon, les usines de traitement du poisson. Les maisons enterrées recouvertes de terre et d’herbe à la « belle » saison, pratiquement pas d’ouvertures, la pénombre, le froid humide, et surtout surtout, ne compter que sur soi ; ça tous les insulaires connaissent.
l’Islande, n’y aller que si l’on a un gros budget, pas de dépression sous-jacente, un moral à toute épreuve, le prétexte esthétique ne suffit pas, les distances sont un véritable problème, la solitude aussi, et se méfier des tours-operators évidemment : loger chez l’habitant.
Vive ce peuple si courageux et opiniâtre
je doute qu’en FRANCE nous puissions appliquer un même système ‚immédiatement. élire une assemblée constituante comme vous dîtes tirée au sort est une illusion ‚sans avoir donnée d’orientation au changement de constitution est strictement impossible .…
comment voulez vous ne pas échapper dans un premier temps à une assemblée parlementaire ‚éliminer un sénat complètement inutile me paraît faisable ‚mais pas sans avoir donné de directive d’orientation… en exemple pour un changement de constitution ‚il faut un contenu …
pour créer par exemple des monnaies locale ..il faudrait l’avoir défini, pour donner des orientations sur notre énergie ‚il faudrait les avoir définies particulièrement comment ferez vous et comment feront les Islandais pour contrer l’économie mondiale qui se base sur la financiarisation .…
le facteur économique …Je souhaiterais poser une question , pensez-vous que l’actionnaire dans le coût du capital, soit un facteur aggravant de notre crise, au vu de son exponentiation , je constate, et cela n’engage que moi, que l’investissement et les salaires baissent vus son exponentiation, et que ceci provoque la mise en danger, de nos grandes entreprises en France .
Je pense, que le management financier est à l’origine de l’envolée totalement inédite des dividendes. De 6,9 milliards d’euros en 1978, ils sont passés, pour les sociétés non financières, à 247,6 milliards en 2008, année du déclenchement de la crise.
Que cela aujourd’hui est devenue insupportable pour notre économie.les marchés financiers ont pris du pouvoir et désormais la logique financière l’emporte sur la logique industrielle.
Auparavant, on commençait par produire, puis avec l’argent de cette production on rémunérait le capital. À présent, la rémunération du capital est devenue le but ultime de l’entreprise, et l’orientation de la production, c’est-à-dire ce qu’il convient de produire, où (ici ou à l’étranger) et avec quels moyens se fait en fonction de l’intérêt de la finance. …
l’actionnaire ne laisse même plus de miettes ….est-ce la cause de la crise se vecteur des actionnaires qui n’existait pas serait-ce maintenant le fléau de notre économie…système qui s’oppose même en ayant attaqué les banques ..