SYNTHÈSE SUR L’EXEMPLE DE L’ISLANDE : les banquiers en prison et une Assemblée constituante tirée au sort pour remplacer la mafia politicienne

30/04/2012 | 32 commentaires

LA SOLUTION À »LA CRISE«

INTÉRESSANTE SYNTHÈSE SUR L’EXEMPLE DE L’ISLANDE
QUI N’INTÉRESSE PAS NOS »JOURNALISTES« PROFESSIONNELS :

les banquiers en prison et une Assemblée constituante tirée au sort pour remplacer la mafia politicienne…

https://​you​tu​.be/​w​p​x​i​w​x​L​1​XWU (lien censuré)

En plus, il faut ajou­ter que les résul­tats éco­no­miques de ce pays qui s’est libé­ré (tem­po­rai­re­ment ?) du far­deau de la dette sont (évi­dem­ment) BIEN MEILLEURS que ceux des autres pays.

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Élec­teurs éveillés, aspi­rants citoyens, n’ou­bliez pas les guille­mets à l’en­vers autour des mots men­teurs de Big Bro­ther, comme signe de reconnaissance.

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Étienne

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32 Commentaires

  1. Étienne

    Nou­velle consti­tu­tion en Islande : 
    la conspi­ra­tion du silence…

    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​a​r​t​i​c​l​e​/​n​o​u​v​e​l​l​e​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​-​e​n​-​i​s​l​a​n​d​e​-​1​1​4​748

    L’Is­lande a ter­mi­né l’année 2011 avec une crois­sance éco­no­mique de 2,1% et devrait, selon les pré­vi­sions de la Com­mis­sion euro­péenne, atteindre le taux de 2,7% en 2013 grâce prin­ci­pa­le­ment à la créa­tion de nou­veaux emplois. 

    L’Is­lande est le seul pays euro­péen qui a reje­té par réfé­ren­dum le sau­ve­tage des banques pri­vées, lais­sant s’effondrer cer­taines d’entre elles et jugeant de nom­breux ban­quiers pour leurs crimes finan­ciers mais curieu­se­ment les médias fran­çais et euro­péens n’en parlent pas ou très peu… 

    Il n’y a pas de cen­sure offi­ciel­le­ment dans les médias presse, radio ou télé mais les jour­na­listes et experts de tous bords, si prompts à par­ler de ce qui se passe en Egypte, en Libye ou en Syrie, ne disent abso­lu­ment rien sur ce qui se passe en Islande. En a‑t-on par­lé dans les nom­breux débats poli­tiques en vue de l’élection pré­si­den­tielle ? A‑t-on vu des images à la TV ? Bien sûr que non car les citoyens euro­péens pour­raient avoir la mau­vaise idée de s’en inspirer… 

    En Islande, le peuple a fait démis­sion­ner un gou­ver­ne­ment au grand com­plet. Les prin­ci­pales banques ont été natio­na­li­sées et il a été déci­dé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contrac­tée auprès de banques en Grande Bre­tagne et en Hol­lande, dette géné­rée par leur mau­vaise poli­tique financière. 

    - 2008 : Les banques Glit­nir, Land­sban­kinn et Kaup­thing sont natio­na­li­sées pour évi­ter leur faillite plu­tôt que d’injecter incon­di­tion­nel­le­ment des capi­taux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays euro­péens. L’ensemble des dettes de l’Islande égale alors 9 fois son PIB. La mon­naie s’effondre et la bourse sus­pend ses acti­vi­tés après une baisse de 76%. 

    - 2009 : Le FMI, comme à son habi­tude, exige, en échange de mesures dites « d’ ajus­te­ment » des cou­pures dans les dépenses sociales qui pro­voquent la colère de la popu­la­tion, la chute du gou­ver­ne­ment et la convo­ca­tion d’élections anticipées. 

    La gauche rem­porte la majo­ri­té abso­lue, pro­vo­quant l’effondrement du Par­ti de l’Indépendance, un par­ti conser­va­teur qui était tra­di­tion­nel­le­ment la force domi­nante dans le pays et qui ne conserve que 23,7% des voix. Johan­na Sigu­roar­dot­tir est choi­si pour diri­ger le gou­ver­ne­ment réunis­sant des sociaux-démo­crates et les éco­lo­gistes de gauche. 

    La situa­tion éco­no­mique désas­treuse du pays per­siste. Par le biais d’une loi, il est pro­po­sé à la Grande Bre­tagne et à la Hol­lande le rem­bour­se­ment de la dette et un paie­ment de 3.500 mil­lions d’euros, mon­tant devant être payé men­suel­le­ment par toutes les familles islan­daises pen­dant 15 ans à un taux d’intérêt de 5%. Mais le peuple des­cend à nou­veau dans la rue et demande que la loi soit sou­mise à référendum. 

    - Jan­vier 2010 : Le Pré­sident refuse de rati­fier cette loi et annonce qu’il y aura une consul­ta­tion populaire. 

    - Mars 2010 : Le réfé­ren­dum a lieu et le Non au paie­ment de la dette l’emporte par 93% des voix. 

    Pen­dant ce temps, le gou­ver­ne­ment essaie de régler juri­di­que­ment les res­pon­sa­bi­li­tés de la crise. Les déten­tions de plu­sieurs ban­quiers et cadres supé­rieurs com­mencent. Inter­pol lance une enquête et tous les ban­quiers impli­qués quittent le pays. Dans ce contexte de crise, une assem­blée est élue pour rédi­ger une nou­velle Consti­tu­tion en vue de se sub­sti­tuer à l’actuelle qui est une simple copie de la consti­tu­tion danoise. 

    Pour ce faire, on a recours direc­te­ment au peuple sou­ve­rain qui élit 25 citoyens sans filia­tion poli­tique par­mi les 522 qui se pré­sentent aux can­di­da­tures (condi­tion : être majeur et avoir recueilli le sou­tien d’au moins 30 personnes). 

    - Sep­tembre 2010 : L’an­cien Pre­mier ministre Geir Haarde est pour­sui­vi pour négli­gence dans la ges­tion de la crise. Inter­pol émet éga­le­ment un man­dat d’arrêt inter­na­tio­nal contre l’ancien pré­sident de Sigur­dur Einarsson. 

    - Février 2011 : L’assemblée consti­tuante com­mence ses tra­vaux afin de pré­sen­ter, en par­tant des avis col­lec­tés dans les diverses assem­blées qui ont eu lieu dans tout le pays, un pro­jet de Grande Charte. 

    - Mars 2011 : Suite à quelques cri­tiques concer­nant la faible par­ti­ci­pa­tion (36%) pour nom­mer les membres de l’assemblée consti­tuante, le Pre­mier ministre, en accord avec les chefs des prin­ci­paux par­tis repré­sen­tés au Par­le­ment, met sur pied un comi­té consul­ta­tif pour pour­suivre la révi­sion de la consti­tu­tion. Ce der­nier pro­pose au Par­le­ment de nom­mer un « Conseil consti­tu­tion­nel » consti­tué des 25 membres de l’Assemblée consti­tu­tion­nelle dissoute. 

    - Avril 2011 : Les citoyens disent de nou­veau Non à un second réfé­ren­dum sur le paie­ment de la dette, après que le pré­sident islan­dais Ola­fur Ragnar Grim­sson ait refu­sé de contre-signer la loi du 16 février 2011 (connue sous le nom de « troi­sième loi Ice­save »). Le nou­veau gou­ver­ne­ment de centre-gauche assu­rait en effet que le nou­vel accord Ice­save avait été mieux négo­cié que le pré­cé­dent mais la popu­la­tion islan­daise main­tient son refus d’être mise à contri­bu­tion pour la faillite de banques jugées irresponsables. 

    - Juillet 2011 : Sur la base des rap­ports du Comi­té consti­tu­tion­nel et du Forum natio­nal (citoyens), le Conseil consti­tu­tion­nel adopte à l’unanimité un pro­jet de consti­tu­tion qui est remis au Par­le­ment le 27 juillet. Ce der­nier, char­gé d’amender le pro­jet, s’est atte­lé à cette tâche à l’automne 2011 et les débats se pour­suivent toujours. 

    Les prin­ci­pales pro­po­si­tions de la nou­velle Constitution 

    Sur un total de 114 articles et de 9 cha­pitres, on peut noter en particulier : 

    - Article 15 : Droit à l’information. Les infor­ma­tions et docu­ments déte­nus par les auto­ri­tés publiques devraient être dis­po­nibles sans excep­tion et l’accès au public à tous ces docu­ments devrait être garan­ti par la loi. 

    - Article 63 : Créa­tion d’un Comi­té de contrôle de la res­pon­sa­bi­li­té du Gou­ver­ne­ment. Une enquête sur les mesures et déci­sions du Gou­ver­ne­ment peut être deman­dée par 1⁄3 des membres d’Althingi (par­le­ment islandais). 

    - Article 65 : Droit à la consul­ta­tion directe. 10% des votants peuvent deman­der un réfé­ren­dum natio­nal sur les lois votées par Althingi. 

    - Article 66 : Pos­si­bi­li­té d’interpellation directe d’Althingi. 2% des élec­teurs peuvent sou­mettre une ques­tion au Par­le­ment et un pro­jet de loi peut y être dépo­sé s’il est sou­te­nu par 10% des électeurs. 

    - Article 90 : For­ma­tion du Cabi­net. Le Pre­mier ministre est nom­mé par le Parlement. 

    - Article 99 : Indé­pen­dance des tri­bu­naux. L’indépendance des tri­bu­naux doit être garan­tie par la loi. 

    - Article 105 : Auto­no­mie des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales. Les sources de reve­nus des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales doivent être garan­ties par la loi, tout comme leur droit de déter­mi­ner l’utilisation de ces ressources. 

    La nou­velle consti­tu­tion devrait être sou­mise à un réfé­ren­dum, avant le vote par le Par­le­ment. Il devrait avoir lieu le 30 juin en même temps que l’élection pré­si­den­tielle ou à l’automne.

    L’Is­lande n’est certes qu’un petit pays de 320 000 habi­tants mais elle donne cepen­dant une belle leçon de démo­cra­tie aux grands États de l’Europe et du monde. Son­geons par exemple qu’en France, la réforme consti­tu­tion­nelle de 2008 a été entiè­re­ment rédi­gée à l’Élysée et que les par­le­men­taires ne l’ont adop­tée qu’à deux voix près après avoir été sou­mis pen­dant des semaines à des pres­sions into­lé­rables de la part du chef de l’État…

    Source : http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​a​r​t​i​c​l​e​/​n​o​u​v​e​l​l​e​-​c​o​n​s​t​i​t​u​t​i​o​n​-​e​n​-​i​s​l​a​n​d​e​-​1​1​4​748

    Réponse
  2. Étienne

    Com­ment l’Is­lande est sor­tie de l’enfer
    26 février 2012

    http://www.lepoint.fr/debats/l‑islande-une-nouvelle-utopia-26–02-2012–1435208_34.php

    L’Is­lande, qui a connu l’ef­fon­dre­ment de son sys­tème ban­caire, s’est rele­vée en moins de cinq ans. Un modèle pour la Grèce ? 

    À la mi-février, l’a­gence de nota­tion Fitch a rele­vé d’un cran la note de l’Is­lande. À l’heure où un second plan d’aide à la Grèce a été adop­té par les ministres de l’U­nion euro­péenne, l’Is­lande, pre­mier pays frap­pé par la crise finan­cière, se relève. Sa crois­sance devrait affi­cher cette année plus de 3 %, le taux de chô­mage est retom­bé à 7 %, l’en­det­te­ment des ménages s’est contrac­té et la balance com­mer­ciale est positive.

    Michel Sal­lé, titu­laire d’un doc­to­rat en sciences poli­tiques et spé­cia­liste de l’Is­lande, revient pour Le Point​.fr sur ces cinq années de ges­tion de crise par ce petit État insulaire.

    Le Point : En octobre 2008, moins d’un mois après la faillite de Leh­mans Bro­thers, la crise finan­cière frappe de plein fouet l’Is­lande. Quelle a été alors la réac­tion domi­nante des habitants ?

    Michel Sal­lé : Ça a été un grand coup de mas­sue pour l’en­semble des Islan­dais. Pour­tant, ce n’est que la consé­quence d’une situa­tion alors connue : les trois prin­ci­pales banques, qui gèrent essen­tiel­le­ment des actifs en Europe, repré­sen­taient plus de dix fois le PIB du pays. On savait qu’elles avaient des pro­blèmes de finan­ce­ment après la crise des sub­primes. Avant la faillite, c’é­tait la mar­tin­gale avec les pro­duits finan­ciers : le rêve que l’Is­lande puisse deve­nir à terme un nou­veau Luxem­bourg. Et les Islan­dais étaient d’ailleurs très fiers d’être per­çus comme per­for­mants dans ce domaine.

    Pour­tant, en l’es­pace d’une semaine, la situa­tion s’est dégra­dée violemment…

    Un vrai choc : tous les jours, des catas­trophes étaient annon­cées. L’é­co­no­mie entière s’est arrê­tée, il n’y avait plus d’argent ! La socié­té, en Islande, fonc­tionne beau­coup à cré­dit, ce qui est encou­ra­gé par le carac­tère très entre­pre­nant, très aven­tu­reux des Islan­dais. Ils aiment prendre des risques pour leur bien-être ou leurs pro­jets. Pen­dant long­temps, l’ap­pé­tit de consom­ma­tion à cré­dit a été faci­li­té par une infla­tion à deux chiffres, et l’ha­bi­tude est res­tée. Ain­si, une grande par­tie des ménages avait contrac­té des emprunts en devises étran­gères pour finan­cer mai­son, agran­dis­se­ment ou encore voi­ture. Avec la crise, la devise du pays, la cou­ronne islan­daise, s’est effon­drée, pas­sant de 120 cou­ronnes pour 1 euro à près de 200.

    L’im­mi­gra­tion a éga­le­ment été tou­chée par la crise. Com­ment s’est-elle adaptée ?

    Avant la crise, l’im­mi­gra­tion avait atteint 10 % de la popu­la­tion avec une grande majo­ri­té de Polo­nais. Membres de l’U­nion euro­péenne, tra­vailleurs moti­vés, ils se sont ins­tal­lés, atti­rés par des salaires éle­vés, à un moment où la cou­ronne islan­daise était déva­luée. Nombre d’entre eux tra­vaillaient dans les ports de pêche et sur les chan­tiers de construc­tion. Ces der­niers ont été arrê­tés net lors de la crise. Beau­coup de Polo­nais sont alors ren­trés chez eux. Mais il est appa­ru rapi­de­ment que la condi­tion de chô­meur en Islande est plus avan­ta­geuse qu’en Pologne. Alors, la majo­ri­té de ceux qui sont par­tis sont reve­nus dans l’É­tat insulaire.

    Au début de la crise, le gou­ver­ne­ment du moment, de droite libé­rale, ne tarde pas à réagir…

    Dans un pre­mier temps, une loi est pro­mul­guée, notam­ment pour auto­ri­ser la natio­na­li­sa­tion des banques. Les trois banques du pays, Glit­nir, Land­sban­ki et Kaup­thing, étaient gérées comme des pompes à fric par leurs diri­geants qui mul­ti­pliaient les inves­tis­se­ments par­fois hasar­deux. Tech­ni­que­ment, le gou­ver­ne­ment a créé des banques de dépôt, pour les sub­sti­tuer aux banques exis­tantes en faillite, puis les ont reca­pi­ta­li­sées avant de vendre deux d’entre elles à des ins­ti­tu­tions finan­cières européennes.

    C’est éga­le­ment à ce moment que l’Is­lande prend les pre­miers contacts avec d’autres pays, et le FMI, pour être sou­te­nue financièrement…

    Dans un pre­mier temps, les pays nor­diques sont sol­li­ci­tés, mais ceux-ci ren­voient les Islan­dais au FMI. Le FMI avait envoyé une mis­sion dès l’é­té qui a pré­cé­dé la crise. Très vite, à la fin du mois d’oc­tobre 2008, le pro­jet d’une aide de 5 mil­liards d’eu­ros est bou­clé. Il inclut une aide directe du FMI et une autre des pays scan­di­naves et de la Pologne. Pour l’a­nec­dote, les îles Féroé sont le seul pays à n’a­voir exi­gé aucune condi­tion : le Par­le­ment s’est mis d’ac­cord, à l’u­na­ni­mi­té et sans débat, pour une aide de 40 mil­lions d’eu­ros. Un appui consé­quent pour un pays qui compte 48 000 habitants.

    Que sti­pu­lait le plan du FMI ? N’é­tait-il pas trop exi­geant envers la population ?

    Outre l’aide finan­cière, l’ins­ti­tu­tion inter­na­tio­nale a appor­té la com­pé­tence de ses fonc­tion­naires pour mettre en place le redres­se­ment éco­no­mique et rendre cré­dibles les déci­sions islan­daises. De plus, vrai­sem­bla­ble­ment sous l’in­fluence de Domi­nique Strauss-Kahn, le FMI n’a pas exi­gé de coupes bud­gé­taires dras­tiques dès la pre­mière année. Les Islan­dais avaient suf­fi­sam­ment de pro­blèmes comme ça…

    La popu­la­tion, elle, conti­nue de manifester…

    Depuis le début de la crise, tous les same­dis, les mani­fes­tants ont été de plus en plus nom­breux à Reyk­ja­vik. On a comp­té jus­qu’à 6 000 mani­fes­tants. C’est impres­sion­nant dans un pays qui compte 300 000 habi­tants. D’a­bord, ils ont récla­mé le départ de David Odd­sson, alors pré­sident de la Banque cen­trale islan­daise. Pre­mier ministre de 1991 à 2004, c’est lui qui a orga­ni­sé la libé­ra­li­sa­tion à tout-va. Si Odd­sson est rem­pla­cé en février 2009, les reven­di­ca­tions des mani­fes­tants s’é­tendent pro­gres­si­ve­ment à l’en­semble du gou­ver­ne­ment. Et puis le rêve du « grand soir » anime les mani­fes­tants – et enthou­siasme des poli­tiques fran­çais à l’é­poque. Il y a tou­jours eu un fond d’an­ti­par­le­men­ta­risme fort en Islande. Les mani­fes­tants, eux, sou­hai­taient en finir avec des res­pon­sables poli­tiques qui se par­tagent le pou­voir de père en fils et qui sont consi­dé­rés comme une clique, une mafia…

    La crise a‑t-elle été une occa­sion de mettre en cause le sys­tème politique ?

    La crise a bou­le­ver­sé le pay­sage poli­tique natio­nal : la gauche est deve­nue majo­ri­taire à l’As­sem­blée et de mul­tiples par­tis ont émer­gé. D’ailleurs, un humo­riste a fon­dé fin 2009 le « Meilleur par­ti » et… a été élu maire de Reyk­ja­vik ! Récem­ment, trois nou­veaux par­tis ont été créés, ce qui montre com­bien la popu­la­tion est déso­rien­tée, com­bien elle est déçue par la majo­ri­té en place, alors que celle-ci est en passe de sor­tir le pays de la crise dans de bien meilleures condi­tions que pré­vu… Simul­ta­né­ment, le Par­ti de l’in­dé­pen­dance, au pou­voir lors de la crise, a rega­gné ses posi­tions. Com­prenne qui pourra !

    Les ten­sions poli­tiques sont aus­si liées au cas Ice­save. Par­mi les 340 000 épar­gnants de cette banque en ligne, agence de la banque islan­daise Land­sban­ki, nombre d’entre eux sont bri­tan­niques ou hol­lan­dais. Et les gou­ver­ne­ments de ces deux pays demandent des comptes…

    Créée en 2006, cette banque pro­po­sait à ses clients d’ou­vrir des comptes en béné­fi­ciant de taux bien plus éle­vés que ses concur­rentes. Après la faillite de la banque en 2008, la Grande-Bre­tagne et les Pays-Bas indem­nisent leurs res­sor­tis­sants dis­crè­te­ment, sans pré­ve­nir l’Is­lande, puis lui envoient la fac­ture. Sous une forte pres­sion, le gou­ver­ne­ment islan­dais accepte, en novembre 2008, le rem­bour­se­ment. Cet accord (juin 2009) est modi­fié par le Par­le­ment, et la nou­velle loi est rati­fiée sans dif­fi­cul­té. Mais les modi­fi­ca­tions sont refu­sées par les Bri­tan­niques et les Hol­lan­dais, une nou­velle négo­cia­tion a lieu, et une nou­velle loi est votée fin 2009. Simul­ta­né­ment, une péti­tion recueille plus de 50 000 signa­tures et pousse le pré­sident islan­dais à ne pas rati­fier cette loi, ce qui pro­voque un réfé­ren­dum. En mars 2010, l’ac­cord sera reje­té par les Islan­dais par 93 % des suffrages.

    Le scé­na­rio va se réécrire : en mai 2011, la popu­la­tion va reje­ter un nou­vel accord…

    La Grande-Bre­tagne et les Pays-Bas acceptent de reprendre les négo­cia­tions. Une nou­velle fois, le pré­sident ne rati­fie pas la loi issue de cet accord, pour­tant plus avan­ta­geux que le pre­mier. Le réfé­ren­dum qui en découle voit le non s’im­po­ser à 60 %. Les élec­teurs refusent de payer pour les gaffes com­mises par les ban­quiers de l’é­poque, alors même que la vente des actifs de Land­sban­ki cou­vri­ra la dette et que le contri­buable n’au­ra rien à débour­ser. Aujourd’­hui, l’Is­lande est dans l’at­tente du juge­ment de la Cour de jus­tice de l’AELE (l’As­so­cia­tion euro­péenne de libre-échange a ensuite enga­gé une action contre l’Islande).

    La sor­tie de crise a sem­blé labo­rieuse, avec un chan­ge­ment de majo­ri­té, avec ces deux refus popu­laires. Pour­tant, aujourd’­hui, l’é­co­no­mie s’est bel et bien relan­cée. Qu’est-ce qui explique cet état de fait ?

    On ne peut pas dire que ce soit grâce aux réfé­ren­dums, d’au­tant que la ges­tion d’I­ce­save aurait coû­té bien moins cher si le pre­mier accord avait abou­ti. Par­mi les rai­sons du redres­se­ment, l’aide du FMI a été pri­mor­diale, tout comme la reca­pi­ta­li­sa­tion des banques ou encore la déva­lua­tion de la cou­ronne, qui a per­mis à l’Is­lande d’a­voir une balance com­mer­ciale posi­tive dès la fin de 2008. Mais un des fac­teurs les plus impor­tants, sou­vent oublié, est la signa­ture fin juin 2009 du Pacte de sta­bi­li­té. De longues dis­cus­sions entre le patro­nat et les syn­di­cats, publics et pri­vés, ont alors abou­ti à cet accord, véri­table feuille de route des­ti­née au gou­ver­ne­ment. Ce pacte porte non seule­ment sur le gel des salaires, mais aus­si sur le bud­get, la résorp­tion par­tielle de l’en­det­te­ment des ménages ou encore le déman­tè­le­ment pro­gres­sif du contrôle des changes. De plus, la fai­blesse de la cou­ronne a entraî­né un véri­table boom dans le sec­teur touristique.

    La Grèce pour­rait-elle s’ins­pi­rer de la façon dont l’Is­lande a géré la crise ?

    Il serait très réduc­teur de com­pa­rer les deux situa­tions. L’Is­lande a connu une véri­table crise finan­cière, qui a eu pour consé­quence une crise des liqui­di­tés, un peu sem­blable à ce qui s’est pas­sé en Irlande. En somme, on ne peut à pro­pre­ment par­ler de crise éco­no­mique pour l’Is­lande qui, à la dif­fé­rence de la Grèce, avait une bien meilleure capa­ci­té à faire face à la situa­tion. En Grèce, les failles du sys­tème éco­no­mique sont beau­coup plus importantes.

    L’adhé­sion à l’U­nion euro­péenne est un enjeu poli­tique majeur en Islande qui fait déjà par­tie de l’Es­pace éco­no­mique euro­péen (EEE) et de l’es­pace Schen­gen. La réso­lu­tion de la crise aurait-elle été dif­fé­rente si l’Is­lande avait été un pays membre de l’U­nion européenne ?

    Il y a beau­coup de débats à ce pro­pos, dans les­quels on peut démon­trer ce qu’on veut ! Un fait indé­niable, en revanche : si elle avait été membre de la zone euro, l’Is­lande n’au­rait pas pu déva­luer sa mon­naie comme elle l’a fait. Pour­tant, il est dif­fi­cile d’être caté­go­rique. En effet, on constate actuel­le­ment que l’É­tat insu­laire a tou­jours de réelles dif­fi­cul­tés à finan­cer les inves­tis­se­ments néces­saires à la relance, là où l’U­nion euro­péenne aurait pu sou­te­nir cet effort. C’est pour­tant un élé­ment essen­tiel pour s’ex­traire dura­ble­ment de la situa­tion de crise qu’a connue l’Is­lande, et c’est d’ailleurs l’un des enjeux de la négo­cia­tion en cours.

    (54 com­men­taires)

    […]

    Source : http://www.lepoint.fr/debats/l‑islande-une-nouvelle-utopia-26–02-2012–1435208_34.php

    Réponse
  3. Étienne

    La leçon de capi­ta­lisme de l’Islande

    16.03.2012 | 16:27 Par Sta­nis­las Jour­dan (Paris)

    http://​fr​.myeu​rop​.info/​2​0​1​2​/​0​3​/​1​6​/​l​a​-​l​e​c​o​n​-​d​e​-​c​a​p​i​t​a​l​i​s​m​e​-​d​e​-​l​-​i​s​l​a​n​d​e​-​4​907

    Par deux fois, les Islan­dais ont refu­sé de rem­bour­ser la dette de leurs banques. 
    Un bel exemple de résis­tance au capi­ta­lisme finan­cier et un modèle pour la Grèce ? 

    PAS DU TOUT. Les créan­ciers com­mencent à être remboursés 
    et les règles du jeu libé­ral res­pec­tées jus­qu’au bout.

    Deve­nue célèbre pour avoir dit non par deux fois à un réfé­ren­dum sur le rem­bour­se­ment de sa dette vis à vis du Royaume-Uni et des Pays-Bas, l’Islande est deve­nu l’élève modèle des Indi­gnés et de cer­tains éco­no­mistes : dire « non » au capi­ta­lisme finan­cier, voi­là la voie à suivre pour la Grèce, pié­gée par une dette fara­mi­neuse. Mais les deux pays sont dans des situa­tions incomparables.

    Dif­fé­rence majeure avec la Grèce, la dette de l’Islande n’est pas lié à une mau­vaise ges­tions des comptes publics, mais à ses banques. Avant 2008, les éta­blis­se­ments islan­dais pra­ti­quaient le ‘car­ry trade’, une tech­nique de spé­cu­la­tion qui consiste à emprun­ter de l’argent dans une devise peu chère (tel que le dol­lar ou le yen) pour effec­tuer des pla­ce­ments dans une devise offrant des taux d’intérêts plus éle­vés, en l’oc­cur­rence la cou­ronne islandaise.

    50 mil­liards par­tis en fumée

    Par ailleurs, les banques islan­daises pro­po­saient à leurs clients étran­gers des taux d’intérêts très avan­ta­geux, leur per­met­tant de drai­ner des mil­liards d’euros et de livres de dépôts, dimi­nuant ain­si leurs coûts de financement.

    Mais pata­tras, la crise des sub­primes passe par là, et rapi­de­ment, elles se retrouvent étouf­fées par la défiance géné­ra­li­sée des mar­chés inter­ban­caires, ain­si que la chute des prix de leurs actifs finan­ciers. Envi­ron 50 mil­liards de dol­lars par­ti­ront ain­si en fumée, pro­vo­quant l’effondrement immé­diat du sys­tème ban­caire islan­dais. Début octobre 2008, les trois prin­ci­pales banques du pays sont nationalisées.

    Par­mi elles, la banque Land­sban­ki – via sa banque en ligne Ice­save – lais­sa ses 340.000 clients bri­tan­niques et néer­lan­dais sur le car­reau, en leur blo­quant l’accès à leurs comptes en ligne le 8 octobre 2008.

    Recu­ler pour mieux faire sau­ter la banque

    Mais en Europe comme en Islande (qui fait par­tie de l’Association Euro­péenne de Libre Echange – AELE), les banques sont tenues de garan­tir les dépôts des clients jusqu’à un cer­tain mon­tant. Or, en tant que branche, et non filiale, la banque Ice­save rele­vait du sys­tème de garan­tie islan­dais, quant bien même ses clients rési­daient à Londres ou Amsterdam.

    C’est donc à Rek­ja­vik qu’il incom­bait de rem­bour­ser au moins 20.000 euros par client, soit près de 4 mil­liards d’euros au total, tan­dis que les créances totales recon­nues par Land­sban­ki s’élèvent à plus de 7 mil­liards d’euros.

    Au moment de l’effondrement ban­caire, le gou­ver­ne­ment islan­dais, sou­cieux de pré­ser­ver son éco­no­mie natio­nale, est inca­pable de garan­tir le rem­bour­se­ment des clients étran­gers de ses banques. Les auto­ri­tés finan­cières bri­tan­niques et néer­lan­daises décident alors de rem­bour­ser elles-mêmes les clients d’I­ce­save à hau­teur de la garan­tie des dépôts de leur pays, avant, bien sûr, de deman­der à l’Islande de les rembourser.

    Les Islan­dais disent deux fois « non »

    Quelques mois plus tard, à la faveur d’une accal­mie des mar­chés, un long pro­ces­sus de négo­cia­tions com­men­ça entre les trois gou­ver­ne­ments bri­tan­niques, néer­lan­dais et islan­dais, afin de trou­ver un accord sur le rem­bour­se­ment des créances étran­gères de Landsbanki.

    Mais c’était sans comp­ter la réac­tion du peuple islan­dais, qui deman­da par péti­tion un réfé­ren­dum sur cet accord – refé­ren­dum que leur pré­sident de la Répu­blique accor­da. La suite de l’Histoire est désor­mais bien connue : les Islan­dais reje­tèrent par deux fois ce texte.

    Mais, si le « non » des islan­dais lors du second réfé­ren­dum a été très média­ti­sé, l’évolution de l’affaire a, depuis, été lar­ge­ment igno­rée par la presse. Contrainte léga­le­ment de res­pec­ter la garan­tie des dépôts ban­caires, l’Islande s’est fait répri­man­dée par l’autorité de sur­veillance de l’AELE.

    Réponse de Rek­ja­vik : le gou­ver­ne­ment n’a qu’une obli­ga­tion de moyen vis à vis de du méca­nisme de com­pen­sa­tion des dépo­sants et se devait pro­té­ger son éco­no­mie natio­nale avant tout. De plus, quand bien même une obli­ga­tion de résul­tat lui incom­be­rait, l’Islande fait valoir que, pour faci­li­ter le rem­bour­se­ment de leurs épar­gnants lésés, les gou­ver­ne­ments bri­tan­niques et néer­lan­dais auraient fait « obs­truc­tion » à la réor­ga­ni­sa­tion et au déman­tè­le­ment de Landsbanki.

    L’Islande paie­ra quand même

    Rek­ja­vik reproche notam­ment des pres­sion subies, via le FMI, l’Union Euro­péenne, ou encore l’usage de la loi anti-ter­ro­riste par Londres (!), afin de geler les actifs de la branche de Land­sban­ki en Angleterre.

    Mais sur­tout, l’Islande fait valoir que la banque Land­sban­ki sera de toute façon en mesure de rem­bour­ser direc­te­ment les auto­ri­tés finan­cières bri­tan­niques et néer­lan­daises, une fois que la liqui­da­tion de ses actifs aura été ache­vée. La banque aurait, en effet, près de 7 mil­liards d’euros d’actifs finan­ciers. Lar­ge­ment de quoi payer ses créances les plus prioritaires.

    Cette infor­ma­tion semble échap­per à cer­tains res­pon­sables poli­tiques, comme Phil­lip Davies. Ce dépu­té bri­tan­nique trouve « inac­cep­table qu’un pays qui refuse de rem­bour­ser des mil­liards de livres touche un seul cen­time d’aide inter­na­tio­nale ».

    Il est bien mal infor­mé. Land­sban­ki a effec­tué un pre­mier paie­ment, le 7 décembre der­nier, d’environ 2 mil­liards d’euros, soit envi­ron un tiers des créances totales de la Grande-Bre­tagne et des Pays-Bas. Le reste sui­vra à mesure que Land­sban­ki liquide ses actifs, comme le montre le sché­ma sui­vant, tiré du der­nier rap­port tri­mes­triel de la banque islan­daise, aujourd’hui en pro­ces­sus de démantèlement.

    Le déclen­che­ment des pre­miers paie­ments n’a, en revanche, pas dis­sua­dé l’autorité de sur­veillance de l’AELE de conti­nuer sa pro­cé­dure contre l’Islande. Le 14 décembre, elle déci­dé de l’assigner en jus­tice pour son non res­pect de la direc­tive euro­péenne sur la garan­tie des dépôts qui exi­geait que l’Islande rem­bourse les Pays-Bas et le Royaume Uni au plus tard un an après la faillite d’Icesave.

    Mais cette pro­cé­dure a bien peu de chance de chan­ger la donne. Dans le pire des cas, l’Islande sera sim­ple­ment obli­gée d’ac­cé­lé­rer les rem­bour­se­ments, l’autorité de sur­veillance n’étant pas habi­li­tée condam­ner les États membres à payer des pénalités.

    « l’Islande n’avait pas le choix »

    Fina­le­ment, le cas de l’Islande n’est pas un pied de nez au capi­ta­lisme, mais relève plu­tôt de la logique de base du capi­ta­lisme dans lequel les inves­tis­seurs qui ont pris des risques perdent par­fois, tan­dis que les clients à qui l’on avait pro­mis des garan­ties seront remboursés.

    Pen­dant ce temps, l’Europe, elle, fait l’inverse. La BCE empêche, par exemple, que l’on inflige des pertes aux créan­ciers de la Banque irlan­daise en faillite, Anglo, pré­fé­rant prê­ter 1.000 mil­liards d’euros à trois ans aux banques pour les aider à se refi­nan­cer. En Grèce, le der­nier plan de sau­ve­tage pré­voit 30 mil­liards d’euros d’aide en contre­par­tie des pertes subies « volon­tai­re­ment » sur la dette sou­ve­raine grecque. Bref, on fait tout pour évi­ter que les banques ne soient trop en difficultés.

    L’Islande serait-elle un modèle à suivre pour l’Europe ? Le ministre des finances islan­dais, Stein­gri­mur J. Sig­fus­son, inter­ro­gé en 2011 par Bloom­berg, se gar­dait de don­ner des leçons :

    « Ce qui s’est pas­sé en Islande, c’est une situa­tion d’urgence qui ne pou­vait être évi­tée. Ce que nous avons fait en 2008 n’était pas de notre libre choix. C’était ça où l’effondrement com­plet de l’économie islandaise. »

    Faut-il que le pire arrive pour que les règles du capi­ta­lisme soient appli­quées ? C’est semble-t-il la leçon que l’Islande nous livre aujourd’hui.

    Source : http://​fr​.myeu​rop​.info/​2​0​1​2​/​0​3​/​1​6​/​l​a​-​l​e​c​o​n​-​d​e​-​c​a​p​i​t​a​l​i​s​m​e​-​d​e​-​l​-​i​s​l​a​n​d​e​-​4​907

    Réponse
  4. lauraneb

    le chute de la grece c’est la chute d’un prin­cipe ideo­lo­gique : celui de la demo­cra­tie car c’est la où est né le modele.…

    ce modele doit abso­lu­ment mou­rir pour pou­voir ins­tal­ler le pro­chain monde de ser­vi­tude et d’esclavage

    Réponse
  5. Étienne

    Le mythe de l’Islande anti­ca­pi­ta­liste et révolutionnaire : 
    les faits, rien que les faits

    Ce qu’il se passe réel­le­ment en Islande :
    (ce n’est pas gai, accrochez-vous)

    http://​sans​-com​men​taire​.info/​2​0​1​3​/​0​1​/​2​0​/​l​e​-​m​y​t​h​e​-​d​e​-​l​i​s​l​a​n​d​e​-​a​n​t​i​c​a​p​i​t​a​l​i​s​t​e​-​e​t​-​r​e​v​o​l​u​t​i​o​n​n​a​i​r​e​-​l​e​s​-​f​a​i​t​s​-​r​i​e​n​-​q​u​e​-​l​e​s​-​f​a​i​ts/

    La contro­verse (éven­tuelle) nous per­met­tra sans doute de relativiser/renforcer/infirmer tel ou tel point de cette analyse.

    Mais ça décape.

    Étienne.

    Réponse
  6. Ana Sailland

    Nous savions déjà que la révo­lu­tion avait été récu­pé­rée. Comme tou­jours tant qu’un tra­vail péda­go­gique anté­rieur et en pro­fon­deur n’a pas été mené à bien, préventif.

    Je remarque qu’il est sou­vent dit un truc du genre : ce qu’on vous dit est faux car l’Is­lande fait ceci cela.
    C’est le sujet du verbe faire qui me titille le plus. Car le vrai sujet, c’est les auto­ri­tés, celles qui jus­te­ment tra­hissent l’es­prit révo­lu­tion­naire. Cet amal­game tend à faire confondre les hié­rar­chies avec les gens simples. Et c’est peut être exprès.

    ((( Cette confu­sion est d’ailleurs géné­rale et fait par­tie du lan­gage à l’envers. 
    Der­nier exemple en date : Quand on dit la France inter­vient au Mali, je vous pro­mets que je n’y suis pour rien 😉 )))

    L’in­ter­net est peu­plé de feux et contre-feux, et il est dif­fi­cile de se faire une idée objec­tive. Mon intui­tion est qu’il y a ici une part de véri­té et une part de manip. G pte­tr Tor.

    Réponse
  7. Ana Sailland

    Le tour­nant ?

    Réponse
  8. Di Girolamo

    Je n’ai mal­heu­reu­se­ment pas le temps ‚ni la com­pé­tence ni le goût de lire toutes les infos du monde entier , et l’is­lan­dais dans le texte .

    Je m’en tiens donc à ma seule bous­sole acces­sible et rela­ti­ve­ment fiable si je ne m’y enferme pas et si je la sou­mets à débat per­ma­nant : celle consis­tant à ten­ter de com­prendre l’hu­main ‚la démo­cra­tie …à par­tir de ce que je peux tou­cher ‚entendre , voir , agir au plus près de moi ; à par­tir de là il devient dif­fi­cile de se faire des illu­sions (ou d’u­ti­li­ser des « faits » loin­tains qu’on connaît mal )parce qu’on voit bien, expé­rience et réflexion aidant que la démo­cra­tie n’est jamais acquise et que sans nier le bien qu’il y a en cha­cun de nous et qui peut à tout moment s’ex­pri­mer , le mal est là sous tous nos gestes, dans toutes nos paroles …

    Encore une fois la démo­cra­tie est un che­min et poli­ti­que­ment cela se tra­duit et se mesure par la capa­ci­té qu’a un groupe humain , un pays , à fai­re­vivre et ORGANISER, le débat permanant .

    Réponse
  9. Di Girolamo

    Ce que je dis ici peut se relier à mes der­niers com­men­taires dans une autre rubrique :

    qu’il serait sans doute plus utile d’u­ti­li­ser les éner­gies et bonnes volon­tés des uns et des autres à exi­ger le pos­sible ici et main­te­nant en matière de démo­cra­tie que de rêver un monde parfait.

    Au plan local c’est donc le plus pos­sible péné­trer les lieux de pou­voir où les déci­sions se prennent (com­munes ‚cc de com­munes, scot, conseils locaux de déve­lop­pe­ment) et favo­ri­ser le par­tage du pou­voir et la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive ; au plan natio­nal , exi­ger ‚en atten­dant mieux ‚l’ap­pli­ca­tion de l’ar­ticle 3 ‚c’est à dire l’or­ga­ni­sa­tion sur le ter­ri­toire natio­nal de cette « voie » du réfé­ren­dum qui n’est pas autre chose qu’une réflexion col­lec­tive orga­ni­sée sur les enjeux d’avenir.

    Ce serait là des prises de pou­voir concrètes, effec­tives et effi­caces parce que c’est bien l’é­mer­gence du savoir qui éclaire et donc per­met la déci­sion publique sur les sujets qu’on étu­die. Et c’est bien le carac­tère public ‚ouvert au plus grand nombre qui peut aider à cas­ser les lobyings de toutes sortes.

    Réponse
  10. dulong

    Un grand bra­vo aux peuple d’Is­lande ; moi pour ma part je retire mon argent des qu’il arrive sur mon compte ban­caire & paie mes fac­tures en espèces  » & le reste avec moi  » ba cela va mieux je n’& plus d’a­gios ban­caire  » & j’ar­rive a man­ger a ma faim ;ceux qui n’&tais pas le cas aupa­ra­vant… EN FRANCE NOUS SERONT TOUJOURS LES COUILLONS DE L’HISTOIRE » AVEC TOUT CES TRAFIQUANTS DE BANQUIERS «  » trop c’est trop !! ras le bol « une très bonne leçon a rete­nir de ce peuple qui a su ren­ver­sé le pou­voir « & évi­de­ment tous ces jour­na­listes & médias « on chié dans leur froc pour avoir caché ceci aux mondes qui vous entoure  » oui il y a bien de la lâche­té côté média «  » VIVE L’ISLANDE « »

    Réponse
  11. fred

    Bon­jour,

    quel­qu’un ici a t il confir­ma­tion du fait que l’Is­lande a effec­ti­ve­ment com­men­cé à rem­bour­ser sa dette exté­rieure et ren­floué les banques ?

    Mer­ci, et bra­vo pour ce site d’é­du­ca­tion popu­laire Etienne !

    Fred

    Réponse
  12. erilou

    Tout ceci est très inté­res­sant, mais il manque l’a­na­lyse finale résu­mant et expli­quant le pour­quoi du com­ment de la situa­tion : la démo­cra­tie est une fic­tion, une uto­pie inven­tée par des gens avides de pou­voir et d’argent et peu scru­pu­leux qui ont vou­lu sub­sti­tuer aux monar­chies légi­times des oli­gar­chies illé­gi­times à ten­dance mafieuse et totalitaire. 

    Sans doute fau­dra-t-il encore beau­coup de pleurs et de grin­ce­ments de dents à nos contem­po­rains abu­sés par les rideaux de fumée entre­te­nus par les appa­rat­chiks et leurs sbires avant qu’un sur­saut salu­taire ne les décide enfin mas­si­ve­ment à reje­ter cette infâme paro­die de gou­ver­ne­ment des peuples qui n’est en fait qu’un escla­vage des temps modernes et une lente des­cente aux enfers.

    Réponse
  13. Catherine B

    Bon esprit de syn­thèse eri­lou et tout à fait d’ac­cord avec les conclu­sions, la démo­cra­tie est un leurre.

    Et pour­tant, para­doxe, ce leurre est notre guide.

    L’ex­té­rieur de nous-mêmes est à l’i­mage de l’in­té­rieur de nous-mêmes.

    Le jour où nous sau­rons entendre et faire part égale à tout le peuple qui habite à l’in­té­rieur de nous ( ça veut dire en cha­cun de nous, dans nos tripes) et qui se bagarre pour avoir la voie et la voix aux cha­pitres, alors la démo­cra­tie ne s’ar­ra­che­ra pas, elle se don­ne­ra natu­rel­le­ment, car alors nous sau­rons par­ler, et du coup pen­ser, et du coup, tout s’or­ga­ni­se­ra parce que le dedans de nous sera orga­ni­sé _comme le sera le dedans.__

    Pour l’ins­tant on peut juste obser­ver tout ce qui s’é­loigne de cette idée de démo­cra­tie,comme la démarche apo­pha­tique des mys­tiques en quelque sorte. Cette démarche qui fait dire, ce n’est pas ceci, ce n’est pas cela, et ain­si avan­cer vers elle, pas à pas et à force de débar­ras­ser les encom­brants qui ne sont pas elle, et même nous éloignent d’elle, s’en appro­cher petit à petit, sans jamais l’atteindre.

    Elle, cette Belle des Belles, j’en­tends la démo­cra­tie, nous sert d’é­toile polaire et comme une étoile polaire, elle guide nos pas mais ne se touche jamais.

    Ne trou­vez-vous pas ?

    Réponse
  14. Catherine B

    erreur que je rectifie.

    la démo­cra­tie ne s’ar­ra­che­ra pas, elle se don­ne­ra natu­rel­le­ment, car alors nous sau­rons par­ler, et du coup pen­ser, et du coup, tout s’or­ga­ni­se­ra, parce que le dedans de nous est le pen­dant du dehors de nous.

    Réponse
  15. Filoute

    @CB

    Démo­cra­tie ‚démo­cra­tie !

    Avant d’é­ta­ler des sem­blants de phi­lo­so­phie à 2 sous

    Défi­nis­sez votre « image »

    Pour une fois soyez claire sur son organisation,

    je ver­rai si je « vote » pour vos idées

    Ou alors res­tez dans votre bulle

    J’at­tends votre description

    Mer­ci Mdame

    Réponse
  16. Catherine B

    C’est le mer­ci qui m’in­vite à répondre.

    Je n’ai pas d’i­mage de la démo­cra­tie car je ne l’ai jamais ren­con­trée donc de ce fait je ne peux pas me la repré­sen­ter car en par­lant de façon affir­ma­tive, en disant la démo­cra­tie, c’est ci, c’est ça, cela vou­drait dire que je la connais, or je ne la connais pas.

    En revanche,partant de la bous­sole interne qui est la mienne et qui tente de res­pec­ter à la fois l’in­di­vi­dua­li­té et la col­lec­ti­vi­té, j’es­saie de voir ce qui empêche ce double res­pect, à la fois de l’in­di­vi­dua­li­té et de la col­lec­ti­vi­té. Un équi­libre en somme à construire à tout ins­tant et donc tou­jours à devoir mettre les faits, les dires et leur concor­dance sur notre éta­bli de tra­vail, sur la balance.

    C’est donc une démarche beau­coup plus humble que celle qui dit la démo­cra­tie, c’est ceci et c’est cela. De où nous vien­drait cette véri­té ? Du ciel ?

    Je crois au sol ; au conscient, au concret, excusez-moi.

    Ni vic­time, ni bour­reau, ni sau­veur, telle est ma devise !

    Réponse
  17. Fernand

    @CB

    …Mais dites-moi Madame, par­don­nez-moi d’a­vance, serait-ce un mono­logue ou une invi­ta­tion à faire la conversation…?^^

    Dans le deuxième cas, il existe des lieux pour se ren­con­trer, des lieux pas­sion­nant où trou­ver des gens avec qui conver­ser en trou­vant tou­jours quel­qu’un qui y réponde sur­tout, c’est juste une sug­ges­tion bien enten­du, n’y voyez aucune cri­tique, loin de là, juste une consta­ta­tion du manque suf­fi­sant de cor­res­pon­dance appa­rem­ment à vos besoins d’échanges,qui il sem­ble­rait pour­raient trou­ver leur plein épa­nouis­se­ment avec ces liens, en voi­ci donc :

    Ici vous pou­vez même écrire un article et le publier gra­tui­te­ment, je vous y encou­rage d’ailleurs gran­de­ment, pour qu’il y en ait encore davantage.

    http://​www​.ago​ra​vox​.fr/​t​r​i​b​u​n​e​-​l​i​b​re/

    Vous avez aus­si Google+ où trou­ver des com­mu­nau­tés par thème abor­dé, il faut d’a­bord s’ins­crire, ensuite choi­sir selon ses goût, la com­mu­nau­té souhaitée.

    http://​www​.google​.com/​i​n​t​l​/​f​r​/​+​/​l​e​a​r​n​m​o​re/

    Bien cor­dia­le­ment,
    et au plai­sir de vous y lire,

    Fer­nand

    Réponse
  18. Catherine B

    C’est un blog ici, qui plus est démo­cra­tique, il me semble, alors pour­quoi ne pas semer là où on est ?

    C’est bizarre quand même ce désir de ren­voyer les gens dans d’autres prai­ries dès qu’on ne pense pas comme les démo­crates en question ?

    N’êtes-vous pas apprenti-démocratique ?

    Pour­quoi vou­lez-vous ren­voyer ailleurs ?

    C’est comme cela que vous conce­vez l’es­prit démocratique ?

    La parole est pour tous et tous les argu­ments, les faits sont les bien­ve­nus et non pas des opi­nions col­lées de seconde zone qui ne nous feront jamais décol­ler mais illu­sion­ner et nous enli­ser dans la lie d’aujourd’hui.

    Bon, c’est un point de vue, visi­ble­ment non par­ta­gé, mais c’est un point de vue et si les appren­tis-démo­crates com­mencent à pra­ti­quer l’os­tra­cisme, on est mal barré !

    Réponse
  19. Fernand

    @CB
    Madame, vous ne m’a­vez pas com­pris, ou je me suis mal expri­mé, je par­lais de conver­sa­tion, du débit sur un même sujet, lors­qu’il n’y a pas de répondant.

    Mais c’est un point de vue, je vous l’ac­corde, sans tou­te­fois nier qu’il y a peu y à répondre à l’ap­pel de votre belle des belles sous votre forme à vous.

    Au plai­sir Madame,
    et Belle journée,
    Fernand

    Réponse
  20. Catherine B

    J’en­tends bien Fernand.

    Mais dites-moi alors au pré­texte qu’en 2005 tout le monde prê­chait le oui au Trai­té Euro­péen et qu’ilil n’y avait pas de répon­dant, comme vous dites, il aurait fal­lu aban­don­ner.

    Non, je ne crois pas.

    Il faut de l’ar­deur et du cou­rage bien au contraire quand la cause qu’on défend nous semble juste.

    Ardeur et cou­rage car il faut tra­ver­ser les incom­pré­hen­sions et les cri­tiques par­fois acerbes.

    Ni vic­time, ni bour­reau, ni sauveur

    Réponse
  21. Fernand

    @CB

    Non Madame, je ne mets pas en cause votre cou­rage, mais bien votre tech­nique à faire pas­ser la flamme.

    Pour­quoi ne pas vous exer­cer à écrire vos idées ain­si qu’à convaincre les gens qui n’y connaissent rien plu­tôt où ils se trouvent, car ici vous sem­blez prê­cher des convain­cus, ne croyez-vous pas ?

    Soyons vrai et cash, croyez-vous vrai­ment qu’i­ci sur ce blog, des gens ai besoin qu’on leur assènent de se réveiller, plu­tôt que de les invi­ter sim­ple­ment à lire des docu­ments, des livres, des preuves de leur ser­vi­tude volon­taire, à vision­ner des vidéos afin de com­plé­ter ce qu’ils savent déjà, que règne l’in­jus­tice sur terre et que la cause en est notre démis­sion à nous le peuple à la ques­tion politique ?

    Pour le reste, pour moi, per­son­nel­le­ment Madame, il est ques­tion du domaine pri­vé, de sa conscience propre, que ni vous, ni autre que le citoyen ne peut régler qu’en pri­vé, car il s’a­git du moi intime, et du libre-arbitre, donc non for­cé par quelque for­ceps (selon vos mots) que ce soit.

    Bien cor­dia­le­ment

    Fer­nand

    Réponse
  22. Catherine B

    J’en­tends bien Fer­nand. La tech­nique comme vous dites n’y est peut-être pas, je l’admets.

    En revanche, dire que ce blog est acquis à la mal­fai­sance de la théo­rie du genre, non, c’est faux.

    Il suf­fit de consta­ter les mails qui sont retour­nés dès que l’on aborde ce sujet, et per­son­na­li­sés de sur­croît car c’est à la per­sonne qu’on s’en prend et non aux paroles ou aux faits, ou encore le silence bavard des com­men­ta­teurs habi­tuels. Pas d’ar­gu­men­ta­tion en tout cas, le presque désert.

    Aller avan­cer des argu­ments là où la cause est acquise et enten­due n’au­rait aucun sens, en revanche essayer d’ou­vrir une brèche pour ral­lier des actions comme celle de Fari­da, ça c’est autre­ment plus construc­tif. Et on ne fait ce tra­vail que là où c’est nécessaire.

    Réponse
  23. Fernand

    @CB

    Madame, vous ne sem­blez pas com­prendre ou je ne par­viens pas à trou­ver les bons mots pour m’exprimer.

    De mon point de vue, vous sem­blez vou­loir impo­ser vos idées par la force(forceps).

    Ici, il s’a­git d’un espace pour l’é­change (libre), non ?

    Je ne crois pas que dépo­ser vos doléances (juge­ments sur les blo­gueurs) puissent faire avan­cer la cause, étant don­né que cha­cun est libre d’y répondre ou non, de plus, vous ne savez pas qui pense quoi en réalité.

    Tou­te­fois, le fait que per­sonne ne par­tage avec vous devrait vous suf­fire à admettre que la tech­nique ne fonc­tionne pas, ou qu’il faut faire preuve davan­tage d’au­to-cri­tique (est-ce le bon public, est-ce le bon lieu, ai-je bien for­mu­lé, ai-je trop d’at­tentes etc…) et sur­tout quel est le but de ce blog ? et quel est votre but pro­fond à vous, Madame ?

    Je crois que, pour ceux qui postent en majo­ri­té, c’est de sim­ple­ment dépo­ser sans juger les gens avec qui l’on par­tage et sans attente.

    L’exemple de notre hôte plein de patience ne pour­rait-il pas vous inspirer.

    En atten­dant, je crois que se poser la ques­tion de savoir si chaque post peut faire avan­cer plu­tôt que frei­ner n’est pas inutile.

    Et sur­tout, pen­ser que réagir par l’im­pa­tience suite à un manque de réponse, peut être pris comme un juge­ment, mais sur­tout comme un ren­for­ça­teur de fri­lo­si­té face à « l’échange ».

    Cela reste bien enten­du mon propre point de vue.

    Cor­dia­le­ment vers vous,

    Fer­nand

    Réponse
  24. Catherine B

    Ecou­tez Fer­nand, je ne juge pas, je constate.

    Par­fois au lieu d’ap­por­ter des argu­ments sur les­quels nous pour­rions PARTAGER, ce tra­vail n’est pas fait et c’est à la per­sonne qu’on s’en prend. Dire cela n’est pas un juge­ment mais une consta­ta­tion.

    Point.

    Libre ça veut dire non occu­pé, vite fait, très vite fait, alors si c’est libre c’est libre.

    L’es­pace appar­tient à tout le monde.

    A cha­cun d’a­gir en conscience, mer­ci de m’ac­cor­der cela si c’est encore possible.

    Celui qui n’est pas inté­res­sé ou fati­gué par le sujet n’est pas obli­gé de lire, ce n’est pas plus com­pli­qué que cela.

    En revanche, s’il y a une per­sonne ne serait-ce qu’une per­sonne qui vient à s’in­ter­ro­ger sur la ques­tion, alors le jeu en vaut la chan­delle. Quit­ter les rigi­di­tés pour s’ou­vrir au doute…

    Quit­ter les opi­nions toutes faites pour aller sur le ter­rain de la rai­son en se col­lant aux faits, c’est ce qui m’in­té­resse mais c’est dur-dur pour cer­tains sujets ici.

    Bien à vous.

    Je vous laisse la place.

    A plus tard

    Réponse
  25. Filoute

    @ Fer­nand
    Vous avez bien du temps et du courage

    Pour­quoi essayer de comprendre,

    Pour dialoguer,il faut être au moins deux,qui ont l’es­prit ouvert et honnête

    Quelle réponse avons nous eue à la démo­cra­tie sou­hai­tée par Mme CB !

    Aucune

    Ça sonne creux!!!

    Bon cou­rage à vous

    Ne vous lais­sez pas endor­mir par une caco­pho­nie mor­ti­fère ‚qui est incom­pré­hen­sible sauf par son auteur qui semble trou­ver un moyen d’être

    Bien à vous

    Aérez vous dans la contem­pla­tion du beau et du vivant

    Réponse
  26. Fernand

    @Filoute

    Madame,(je sup­pose^^), du temps ? nous sommes dimanche, et oui, si pas moi lorsque je le sens, ne réagis aux invi­ta­tions de Madame CB, qui d’autre le fera ? Je crois qu’il est dans mon droit d’ex­pri­mer une consta­ta­tion per­son­nelle aux très nom­breuses invi­ta­tions de sa part à se remettre en cause (d’ailleurs n’est-ce pas ce que celle-ci recherche ?) et n’est-ce pas lui faire l’hon­neur de sa demande ?, et j’y réponds, cou­ra­geu­se­ment il est vrai, car le mes­sage semble dif­fi­ci­le­ment trans­mis­sible, pour quelle rai­son me deman­de­rez-vous ? je me pose la même question.

    Je trouve cela très regret­table de ne pou­voir aider une per­sonne sem­blant par­tie telle un Don Qui­chotte et de plus sem­blant sourde à toute ques­tion la concernant.

    Devant ce qui semble être un aveu­gle­ment d’une per­sonne appe­lant para­doxa­le­ment d’autres à voir, alors qu’elle-même semble res­tée sourde à autrui tout en étant à l’é­coute de la cause des enfants.

    Madame CB semble dans ces pro­pos croire que per­sonne ici n’adhère à la cause des défen­seurs des plus fra­giles d’entre le peuple (les enfants), et qu’elle seule aurait l’a­pa­nage de la com­pas­sion en s’oc­troyant de plus le droit de juger autrui, sans compte à rendre qu’en paroles uniquement !

    Voyez ce que d’autres font pen­dant que Madame CB critique.

    J’ai à pré­sent com­pris que Madame CB ne vient pos­ter ici que pour se pava­ner, et rabais­ser autrui pour s’é­le­ver, je n’ai donc plus rien d’autre à lui dire, car moi aus­si, ne m’en vou­lez pas, je me rends compte que Madame est de mau­vaise foi et ce mal­gré mon invi­ta­tion à l’é­change, j’ob­tins la même réponse (la roue qui tourne en rond^^).

    Cor­dia­le­ment,

    Fer­nand

    Réponse
  27. Momo

    Ah ouai pour par­ler avec CB bonne chance, moi je me suis direc­te­ment fait taxer d’agent à la solde de je sais pas trop qui (le diable sans doute ! :D). Par­ler avec quel­qu’un qui ne remet jamais en ques­tion ce qu’elle pense, c’est fou­tu d’avance !

    Réponse
  28. Ana Sailland

    ça chauffe 😉

    Ici, illus­trée par nos dif­fi­cul­tés de com­mu­ni­ca­tion, qui sont grandes, ici se pose la ques­tion du fonc­tion­ne­ment des assem­blées délibératives.

    Ques­tion inévi­table quand on rêve à la démocratie.
    Au delà des théo­ries gran­dioses qui nous enthou­siasment se pose le pro­blème de la pioche et de la bêche quotidiennes.
    (c’est sou­vent ain­si : la vision d’a­ve­nir fait oublier ce qui va avec)

    Car dès que modé­ra­tion il y a se des­sinent des pou­voirs (ne serait ce que celui du Chro­no­Maître qui gère le micro) dif­fi­ciles à contrô­ler puis­qu’ils sont les pou­voirs de contrôle…

    La consti­tu­tion devra pro­ba­ble­ment inté­grer des articles (ou une annexe) trai­tant de cette question.
    Peut être même un ensei­gne­ment pra­tique de l’é­change en groupe serait il utile ou néces­saire, à l’é­cole ou en conti­nu (les crises fami­liales ou amou­reuses ne suf­fisent pas à se former …).

    Et c’est toute notre culture qui doit s’im­pré­gner de l’es­prit et de la tech­nique du res­pect syner­gique … y a du boulot 😉 

    Com­pre­nons bien que toutes les solu­tions ins­ti­tu­tion­nelles choi­sies de nos jours font la part belle aux pou­voirs, non-dits ou dits, et favo­risent l’é­mer­gence de cha­pelles ou de fac­tions, sans oublier les par­tis, leurs VIP, et les lob­bies, toute cette ména­ge­rie qui se sub­sti­tue au citoyen.

    La révo­lu­tion qui ne consis­te­rait qu’à remuer un bas­ton dans cette four­mi­lière serait illusoire.

    Réponse
  29. mic el

    Il me semble évident qu’un « ensei­gne­ment pra­tique de l’é­change en groupe serait utile et néces­saire, à l’é­cole », au sens ou déli­bé­rer et choi­sir est une acti­vi­té quo­ti­dienne pour cha­cun d’entre nous, et une acti­vi­té sou­mise à une pres­sion d’é­du­ca­tion et de culture consi­dé­rable. com­bien de fois nous mou­to­ni­sons au lieu de choi­sir, pour une quan­ti­té de bonnes mau­vaises rai­son affec­tives idéo­lo­giques ou de conditionnement.

    Pas­sé cette for­ma­tion, il ne reste plus qu’à s’au­to­dis­ci­pli­ner, par exemple en évi­tant de s’é­ta­ler quand cela est pos­sible, en n’é­tant pas hors sujet, en allant droit à l’ob­jet plu­tôt que d’al­ler droit autour du pot et en s’efforçant d’en­tendre ce que nous disent les autres. quelle que soit la forme de leur expression…

    un code, une règle consti­tu­tive de délibération/choix serait une bonne chose dont le non res­pect entraî­ne­rait une ostracisation…

    on pour­rait s’en pro­po­ser une ici !

    Réponse
  30. ARARAT

    Lan­gage finan­cier, éco­no­mique mais qui ici a la moindre idée de ce qu’est le quo­ti­dien des Islan­dais, pays « maudit » ? 

    Au centre, un vol­can plus grand que la Corse, des com­mu­ni­ca­tions très dif­fi­ciles, des pistes mal­me­nées par la glace, le gel, les mou­ve­ments sis­miques, on ne peut pas par­ler de routes,les fumées des vol­cans en éruption. 

    Un peu plus de 4 mil­lions d’hbts, un pas­sé atroce, des contraintes cli­ma­tiques inima­gi­nables et his­to­ri­que­ment la colo­ni­sa­tion à marche for­cée des Danois qui ne furent pas des tendres. La pêche à la morue, le sau­mon, les usines de trai­te­ment du pois­son. Les mai­sons enter­rées recou­vertes de terre et d’herbe à la « belle » sai­son, pra­ti­que­ment pas d’ou­ver­tures, la pénombre, le froid humide, et sur­tout sur­tout, ne comp­ter que sur soi ; ça tous les insu­laires connaissent. 

    l’Is­lande, n’y aller que si l’on a un gros bud­get, pas de dépres­sion sous-jacente, un moral à toute épreuve, le pré­texte esthé­tique ne suf­fit pas, les dis­tances sont un véri­table pro­blème, la soli­tude aus­si, et se méfier des tours-ope­ra­tors évi­dem­ment : loger chez l’habitant. 

    Vive ce peuple si cou­ra­geux et opiniâtre

    Réponse
  31. mazingue

    je doute qu’en FRANCE nous puis­sions appli­quer un même sys­tème ‚immé­dia­te­ment. élire une assem­blée consti­tuante comme vous dîtes tirée au sort est une illu­sion ‚sans avoir don­née d’o­rien­ta­tion au chan­ge­ment de consti­tu­tion est stric­te­ment impossible .…

    com­ment vou­lez vous ne pas échap­per dans un pre­mier temps à une assem­blée par­le­men­taire ‚éli­mi­ner un sénat com­plè­te­ment inutile me paraît fai­sable ‚mais pas sans avoir don­né de direc­tive d’o­rien­ta­tion… en exemple pour un chan­ge­ment de consti­tu­tion ‚il faut un contenu …

    pour créer par exemple des mon­naies locale ..il fau­drait l’a­voir défi­ni, pour don­ner des orien­ta­tions sur notre éner­gie ‚il fau­drait les avoir défi­nies par­ti­cu­liè­re­ment com­ment ferez vous et com­ment feront les Islan­dais pour contrer l’é­co­no­mie mon­diale qui se base sur la financiarisation .…

    le fac­teur éco­no­mique …Je sou­hai­te­rais poser une ques­tion , pen­sez-vous que l’actionnaire dans le coût du capi­tal, soit un fac­teur aggra­vant de notre crise, au vu de son expo­nen­tia­tion , je constate, et cela n’engage que moi, que l’investissement et les salaires baissent vus son expo­nen­tia­tion, et que ceci pro­voque la mise en dan­ger, de nos grandes entre­prises en France .

    Je pense, que le mana­ge­ment finan­cier est à l’origine de l’envolée tota­le­ment inédite des divi­dendes. De 6,9 mil­liards d’euros en 1978, ils sont pas­sés, pour les socié­tés non finan­cières, à 247,6 mil­liards en 2008, année du déclen­che­ment de la crise.

    Que cela aujourd’hui est deve­nue insup­por­table pour notre économie.les mar­chés finan­ciers ont pris du pou­voir et désor­mais la logique finan­cière l’emporte sur la logique industrielle. 

    Aupa­ra­vant, on com­men­çait par pro­duire, puis avec l’argent de cette pro­duc­tion on rému­né­rait le capi­tal. À pré­sent, la rému­né­ra­tion du capi­tal est deve­nue le but ultime de l’entreprise, et l’orientation de la pro­duc­tion, c’est-à-dire ce qu’il convient de pro­duire, où (ici ou à l’étranger) et avec quels moyens se fait en fonc­tion de l’intérêt de la finance. …

    l’actionnaire ne laisse même plus de miettes ….est-ce la cause de la crise se vec­teur des action­naires qui n’existait pas serait-ce main­te­nant le fléau de notre économie…système qui s’op­pose même en ayant atta­qué les banques ..

    Réponse

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