On est mal.
Les marchés et leurs acteurs à la lanterne.
Minute 9, LA SOLUTION ; soyez attentif :
le Talon d’achille de l’oligarchie, c’est la volonté populaire.
Merci François, merci Daniel.
Bon, ça en est où, notre projet viral ?
Étienne.
« LES MARCHÉS », ENNEMIS DU PEUPLE,
ET POURTANT AU POUVOIR,
PORTÉS PAR LES MENSONGES,
ET PAR LE FAUX « SUFFRAGE UNIVERSEL » :
Le script de l’entretien :
Quels salopards… Ramassis de menteurs professionnels. Décidément, le peuple a toujours « les Versaillais » sur le dos…
Il faut sortir d’urgence de ce piège à rats : l’article 123 du TL — comme la plupart des autres articles de l’anti-constitution européenne— est un poison antisocial violent : IL FAUT SORTIR DE L’UE, VITE !
Si je vote encore, je ne voterai plus jamais pour quelqu’un qui m’enferme dans ce projet tyrannique appelé UE.
Plus jamais.
La discussion sur Facebook :

On sait TOUS quel est le seul candidat a vouloir quitter le traité de Lisbonne, à dénoncer la création monétaire abandonnée aux banques privées, et à avoir la volonté d’affronter cette finance sans courber l’échine 😉
À ceux qui préfèrent croire que la révolution ne sera jamais possible par les urnes, je vous encourage à étudier l’histoire récente (et les constitutions) du Venezuela ou de l’Equateur !
=> http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ConstitutionVenezuela.pdf
=> http://www.wipo.int/wipolex/fr/text.jsp?file_id=195600
En refusant de soutenir un changement via l’élection, vous laisserez à nouveau la pensée dominante de TF1 envahir nos urnes.
Utilisons leur propre arme pour dessouder cette constitution, et tout réformer ! Nous sommes, en tant que « virus du tirage au sort », les premiers à dire que le seul candidat valable, c’est celui qui nous donnerait la constitution, et serait prêt à rentrer chez lui…
Alors pourquoi ne pas y croire ???
(à partir de 10m00s)
=> http://www.youtube.com/watch?v=MtPLsNYAAsQ&feature=youtu.be&t=10m7s
De plus, ce sera le meilleur moyen de rassembler une vraie révolution si jamais nous sommes des millions autour d’un même mouvement (et nombreux sont les partisans du tirage au sort dans les assemblées du Front de Gauche) 🙂
Tous ensemble, tournons cette page d’histoire, ne perdons pas espoir, ne mettons pas tout dans le même panier en reniant même ce qu’on a toujours espérer !
PS : désolé pour ce militantisme actif sur ce site qui explique si bien en quoi l’élection est antidémocratique… mais l’instant est critique, on voit tous le drame qui se dessine devant nous, alors explosons ces urnes une bonne fois pour toutes, tous ensemble, et abolissons cette monarchie en élisant le dernier président de la Vème République 🙂
Au passage quand même, merci pour cette vidéo incroyable !!!
Quel culot, ils ne se cachent même plus, c’est consternant, révoltant, presque louche !!!
Vous êtes une perle rare Étienne…
On peut être fier d’être dans un pays capable de générer des penseurs de haute volée tels que vous ou F. Lordon, J. De Rosnay, B. Bayart, F. Lepage, et j’en passe…
Vous faites partie des grands penseurs de cette nouvelle ®évolution, à n’en point douter !
Merci et Bravo.
(en espérant vous voir au sein de l’assemblée constituante qui va se réunir très prochainement) 😉
Merci Yann, je ne peux qu’être d’accord avec ce que vous dites.
Mais en vérité, lorsque j’ai à convaincre des gens de « la gauche de gauche » comme dit F. Lordon, ou des anarchistes, etc., je me retrouve face à une impasse logique : j’en finis toujours à argumenter sur l’idée selon laquelle, si le programme du Front de Gauche n’est pas parfait, il représente toutefois à la fois une avancée et un « moins-pire ». Le problème c’est que cet argument est celui utilisé par exemple par les socialistes pour convaincre à leur gauche de voter pour Hollande face au danger Sarkozy… Loin de moi l’idée de dire que le Front de Gauche vaut le PS, mais quoiqu’on en dise, sur ce point, il ne s’agit que d’une différence de degré. Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre 😉
On pourrait contre-argumenter en répondant que le Front de Gauche propose une rupture avec le système actuel – ce qui n’est pas le cas du PS – et constitue donc autre chose qu’un simple « moins-pire ». Mais pour une Nathalie Arthaud par exemple, le programme du FDG n’est pas en rupture, il s’acoquine avec le capitalisme comme principe général de fonctionnement économique. Bref.
Quoi qu’il en soit, je trouve cela intéressant, j’en viens en fin de compte à me dire que dans ce genre de situation, le choix individuel (ou collectif d’ailleurs) du citoyen ne répond pas de la seule raison mais d’un pari sur l’histoire… Mais je m’embrouille un peu les pinceaux.
Par ailleurs, à propos du travail d’Étienne Chouard que j’apprécie énormément pour ce que j’en connais, je voudrais revenir sur la distinction électeur-citoyen. Du point de vue conceptuel, je suis parfaitement d’accord pour définir le statut d’électeur comme dégradation et négation du citoyen. Mais ne faudrait-il pas envisager ces deux notions de manière plus mobile pour ainsi dire ? Lorsqu’un individu s’empare activement de son statut d’électeur ne regagne-t-il pas en partie sa valeur de citoyen ? Pensons par exemple aux révolutions démocratiques de l’Amérique Latine. Imaginons par exemple que le Front de Gauche passe au second tour : ce serait si l’on reste sur le plan de la théorie extrêmement peu au regard des objectifs très ambitieux que nous nous fixons : un simple tour d’une élection ponctuelle, pourrie jusqu’à la moelle dans son principe, par une coalition qui rassemble des partis parfois traditionnels dans leurs formes, avec en leur sein des éléments caractéristiques de la classe politique – même si indéniablement le rôle de l’argent y est quand même assez mineur. Et en même temps quel bouleversement ce pourrait être ! quelle claque donnée à l’oligarchie médiatique ! quelle subversion de l’ordre imposé du champ politique en France ! etc.
Je pense dans cette affaire à je ne sais plus quel passage de Jacques Rancière (qu’on apprécie ou non ses écrits), Bords politiques ou un truc comme ça je crois, où il essaie de démonter, du moins de nuancer la dénonciation par les marxistes des Droits de l’Homme comme droits abstraits (on connaît la critique : liberté abstraite d’individus considérés hors du collectif auquel ils appartiennent et donc hors des contraintes exercées par un système social donné…). Il explique que pourtant objectivement cette déclaration a pu servir des mouvements de libération effectifs, par exemple pour les noirs, pour les femmes, etc. quand ils s’en sont emparés pour réclamer une égale dignité : comme s’ils « activaient » en quelque sorte ces statuts abstraits. Rancière cite comme exemple de cette réalisation, de cette actualisation du droit même imparfait, Olympe de Gouge disant grosso modo que si une femme a le droit de monter à l’échafaud comme un homme, elle devrait avoir le droit de voter comme un homme.
Ceci est un résumé bien grossier et rapide de la pensée de Rancière sur cette matière, mais je la trouve intéressante parce qu’elle pourrait permettre de nuancer le constat d’impuissance que je trouve parfois chez Etienne Chouard – même si encore une fois je n’en connais pas tout et que je sais bien qu’il lutte au contraire pour redonner aux citoyens leur puissance. Il y a la possibilité je crois même à travers cet imparfait voire néfaste statut d’électeur de regagner sa dignité politique. Pour le dire peut-être plus clairement, l’élection est essentiellement un détournement de l’idée démocratique mais aussi une concession qui lui est faite si l’on considère les choses de manière plus relative (par rapport à une dictature notamment). Si le chemin de l’élection est extrêmement balisé, encadré, aux mains en somme de nos ploutocrates et oligarques, il reste toutefois un mince espace pour une réappropriation, une réaction quasiment « transcendante », inattendue, du peuple qui se mettrait à utiliser à son profit les instruments ordinairement inoffensifs qu’on lui a accordés. Peu importe à cet égard la suite des événements : ce seul mouvement de rébellion serait en soi non pas un symbole mais un signe magnifique, et un signe qui pourrait avoir des répercussions bien réelles, par exemple en Europe pour donner une nouvelle audience à ces idées de rupture avec le système…
En fait ce serait un peu appliquer à l’être politique les mêmes catégories que Spinoza applique aux affects : l’affect peut être passif (passion) ou actif auquel cas il ajoute à la puissance de l’individu… De même ne serait-il pas possible de superposer à la distinction électeur/citoyen ces catégories actif/passif ? Evidemment la notion d’électeur contient en soi le germe de la passivité, mais ce lien électeur/passivité n’est pas absolument nécessaire, il existe une part même minuscule de contingence… et la campagne du Front de Gauche semble l’indiquer, bien aidée il est vrai par des événements et une situation historique assez exceptionnels.
Bref je m’égare et tout ce commentaire est très déstructuré, ce que je voulais dire peut-être plus simplement c’est qu’en cette occasion où pour une fois un parti « non adoubé » par les puissances de l’argent est en capacité d’accéder au second tour, il serait peut-être dommage de rejeter en bloc le principe de l’élection et de se refuser à voter. Non pas qu’il faille devenir un converti béat du Front de Gauche ou espérer un changement effectif via cette élection, mais déjà, ouvrir une petite brèche contre la domination culturelle, idéologique, sociale, médiatique, économique… même l’espace d’une seconde. Voir blêmir le visage des médiacrates… Voir à nouveau le peuple se montrer insolent vis à vis de ce qu’on voudrait lui imposer… ce serait un plaisir non ?
Oui, Jean-Jacques, toujours est-il qu’il devient évident que voter PS n’aura aucun impact sur cette attaque déclarée. Alors que voter Front des Gauche représente la seule alternative sérieuse, celui-ci ayant très clairement indiqué cela dans son programme. Crédité entre 15 et 20 % de voix*, Mélenchon a de réelles chances de parvenir au second tour. Il faut pousser dans ce sens
P.S. : moi aussi je suis contre l’élection, mais puisque de toute façon, il faut encore en passer par choisir son maître, autant qu’il soit celui qui se montre le plus déterminé à se dresser contre les prédateurs …
Oui c’est évidemment ma conviction hein. Je voulais simplement essayer le problème de manière disons plus « philosophique ». Par exemple s’il n’y avait pas eu cette candidature du Front de Gauche, il est bien possible que je n’aurais pas été voter – ou alors à la limite peut-être pour le NPA… C’est pour ça que votre phrase : « puisque de toute façon, il faut encore en passer par choisir son maître, autant qu’il soit celui qui se montre le plus déterminé à se dresser contre les prédateurs » est certes vraie aujourd’hui mais pas forcément à toute élection. C’était un peu ce que je voulais dire.
Jean-Luc Mélenchon :
« C’est inéluctable, le système va craquer »
http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/interview/0202018671971-jean-luc-melenchon-c-est-ineluctable-le-systeme-va-craquer-314085.php
Le candidat du Front de gauche répond aux questions des « Echos » sur les grandes problématiques économiques et sociales de la présidentielle.
Écrit par
Stéphane DUPONT
François Hollande s’est montré plus allant qu’auparavant sur un coup de pouce au SMIC rapide, qui pourrait mettre « rattraper » ce qui n’a été fait depuis cinq ans. Êtes-vous satisfait de cette évolution ?
Jean-Luc Mélenchon :
Après avoir pensé qu’il pourrait faire l’impasse sur le pouvoir d’achat, François Hollande s’aperçoit que ce n’est pas possible. La pression vient du terrain, pas de moi. En début de semaine, il voulait indexer le SMIC sur la croissance, ce qui revenait à l’augmenter de 2,70 euros par mois … Maintenant, il parle de rattrapage. Tant mieux. Mais ce n’est rien !
Vous ne vous dites pas : toujours cela de pris ?
François Hollande reste dans la logique d’un monde ouvert au libre-échange, qui consiste à présenter aux consommateurs des produits les moins chers possibles. Cette vision est condamnée parce qu’elle conduit à l’explosion des sociétés. Le centre du monde se déplace vers les pays qui produisent à bas coûts mais où les salaires augmentent vite.
Notre vision à nous, c’est de partir d’une politique de la demande. On oriente la demande vers des produits jugés utiles dans le cadre de la planification écologique.
La France peut-elle mettre seule en oeuvre une telle politique sans se soucier de l’Europe ?
Quand la gauche, en 1983, a fait le constat de l’échec de la politique de relance appliquée dans un seul pays, elle a cru qu’il lui suffirait de s’inscrire dans le cadre européen. Que plus on s’intégrait dans une zone politique, plus il serait possible de réguler par la loi ou la norme. Ce fut une colossale erreur d’analyse sur l’évolution du capitalisme. La gauche n’a pas compris alors que la pente naturelle du monde était à la dérégulation. La libéralisation n’est pas le fruit des marchés mais d’une décision politique.
L’autre erreur fut de faire entrer dix pays d’un coup dans l’Union européenne. En acceptant cela, les progressistes ont capitulé devant la logique libérale
Comment imposez-vous votre vision à des pays européens qui ne la partagent pas ?
On ne discute pas entre gens de bonne compagnie. La politique, c’est un rapport entre puissances. Et la France, pour imposer sa vision, ne manque pas d’atouts. Au sein de l’Europe, nous sommes un pays hautement productif, le plus grand en territoire, bientôt le plus peuplé et disposant du deuxième plus vaste territoire maritime du monde.
L’Europe ne se fera pas sans nous et encore moins contre nous. Les Allemands, eux, ont intérêt à un euro surévalué car leur population vieillit. Ils se croient protégés par leurs excédents commerciaux. Mais leur suprématie en matière de biens intermédiaires sera bientôt battue en brèche par la Chine, le Brésil et tous les pays émergents. Eux aussi sont guettés par la récession. Et il ne leur suffira de rejeter de la zone euro les pays qu’ils qualifient de manière méprisante de « club med ». Les Allemands doivent comprendre que ce n’est pas la productivité qui est le problème de l’Europe, mais le cours de l’euro.
Quant aux solutions concrètes, je réclame la mise en place de barrières douanières aux frontières de l’Europe.
Cela ne risque-t-il pas d’entraîner des représailles des autres pays ?
Mais bon sang, arrêtons de gémir devant la mondialisation ! L’Europe réalise 25 % du PIB mondial, la Chine 10 % seulement. Nous n’avons donc rien à craindre d’un recul du libre-échange. En revanche, nous mettrons en place des politiques de coopération. Y compris avec la Chine.
Et si l’Allemagne refuse cette restriction au libre-échange ?
Mais l’Allemagne acceptera ! Et pourquoi ce serait à eux de décider. Mettons-nous bien ça dans la tête. L’Allemagne est une puissance déclinante et la France une puissance ascendante. Il n’y a pas que l’Allemagne. Je sais bien qu’il y a des règles. Les règles interdisaient aussi que les gouvernements parlent avec les dirigeants de la Banque centrale européenne. Et bien quand il y a eu la crise, tout le monde a accepté de se mettre autour de la même table avec le gouverneur de la BCE.
Quelle serait la question posée dans le référendum que vous préconisez sur l’Europe ?
Sur le fond, la question est de savoir si les Français sont d’accord pour laisser l’Europe fonctionner sur ce mode ultralibéral. Est-ce qu’ils acceptent, oui ou non, la domination de la concurrence ? Si c’est « non », nos partenaires devront bien reconnaître et qu’il y a un problème et seront obligés de discuter. L’Union européenne n’appartient pas aux Allemands. Elle est à nous aussi. Sommes-nous une puissance ou ne sommes-nous rien ? Personnellement, je considère que nous sommes une puissance.
Cette vision est-elle compatible avec celle des socialistes ?
Toute notre divergence part de là. Elle remonte à 2005 lorsque le PS a fait le choix de dire « oui » au projet de Constitution européenne et quand les Français ont dit « non ». Face à un système européen qui ne peut pas tenir, trois attitudes sont possibles : défendre aveuglement les plans d’austérité en se disant que cela finira par fonctionner, sortir de l’Europe, réorganiser l’Europe sur de nouvelles bases.
Cette troisième attitude est la nôtre. Car c’est inéluctable, le système va craquer. Cela peut venir autant des mouvements sociaux que de la rapidité des mouvements spéculatifs. Va-t-il craquer à cause de la Grèce qui en est à son neuvième plan d’austérité et où la situation s’aggrave ? Est-ce que sera en Espagne où le fonds de stabilité ne permettra pas de faire face à la situation ? Est-ce que ce sera en Italie où le niveau de la dette publique est tel qu’il peut faire exploser le pare-feu mis en place ? Sur ce plan, que Nicolas Sarkozy ou François Hollande emporte l’élection ne fera aucune différence.
Dans ces conditions, comment pourriez-vous appeler à voter François Hollande au second tour ?
Pour une raison très simple. J’ai moi-même un projet politique. Mon intention est que nous soyons au pouvoir dans dix ans. J’ai besoin de la défaite de Nicolas Sarkozy pour continuer à avancer. Si Nicolas Sarkozy perd l’élection, la brèche est ouverte en Europe. Nicolas Sarkozy est une proie plus tendre pour la finance internationale que ne l’est François Hollande. En tant que leader, il est complètement démonétisé.
Nous avons donné, par la masse des meetings, le retour des drapeaux rouges, un signal à la finance qu’il y avait ici, en France, un os dur. La France est le cratère du volcan de l’Europe. Gare à qui s’en prend à elle car il y a une force de relève. Nous sommes le recours à gauche.
Vous proposez un retour à la retraite à 60 ans pour tous. Faudra-t-il avoir cotisé 40 ans ou plus ? Quel en sera le coût ?
J’ai dit que 40 ans de cotisations c’était déjà trop et j’en resterais là. Pour ce qui est du coût de la mesure, l’Institut Montaigne l’a estimé à 33 milliards d’euros. C’est 1,65 point du PIB. C’est entièrement finançable. Nous proposons de taxer les revenus financiers des entreprises qui rapporterait 20 milliards d’euros. Ensuite, nous élargissons l’assiette des cotisations, soit 5 milliards, et nous déplafonnons les cotisations patronales, soit une recette de 6 milliards. Enfin, nous supprimons les aides fiscales pour l’épargne retraite par capitalisation, soit 2 milliards d’euros. Je vous garantis que le jour où l’on ferme le robinet de la défiscalisation, tout le monde reviendra à un régime de retraite par répartition.
Comment est-il possible de limiter l’écart des salaires dans les entreprises de 1 à 20 comme vous le proposez ?
Par un simple décret ! Ou par une loi s’il le faut ! L’idée c’est d’avoir un cercle vertueux dans l’entreprise : si le patron s’augmente, il augmente celui qui est en bas de l’échelle. Il s’agit d’éviter les hyper rémunérations au sommet et l’hyper paupérisation à la base. C’est une proposition qui émane de la Confédération européenne des syndicats.
Comment financerez-vous la dette si vous êtes élu le 6 mai ?
Je préviens tous ceux qui voudraient spéculer contre la dette française : ils le paieront cher. Le créancier a une force, mais l’emprunteur aussi. Il peut décider de stopper les remboursements. Si la France arrête de payer, l’économie mondiale tombe et nombre de banques aussi. Tout le monde se tient par la barbichette. J’invite tout le monde à être raisonnable.
Nous disposons à l’égard des banques d’un outil légal pour leur faire entendre raison : l’emprunt forcé. Nous sommes la France et nous allons dire que nous en avons ras le bol que la Banque centrale européenne refuse de prêter directement aux Etats alors qu’elle prête 1.000 milliards d’euros aux banques à 1%. C’est un scandale ! La BCE est devenue une banque de défaisance pour les actifs pourris de toutes les banques de la zone euro.
Où sont passés ces 1.000 milliards ? Ils n’ont pas été injectés dans l’économie, ils n’ont pas servi à financer l’économie que je sache. C’est inacceptable. Dans la métallurgie, l’UIMM en est réduite à financer des PME qui ne trouvent pas d’argent auprès des banques. Mais où va-t-on ?
La gauche du PS que vous animiez a‑t-elle pesé entre 1997 et 2002 ?
Sous Lionel Jospin, c’est la gauche du PS qui a donné le tempo, avec 35 heures sans pertes de salaires et l’alliance rouge-rose-verte notamment. Nous avons eu une contribution utile. A la fin de la législature, le rapport de forces s’est dégradé. Le mouvement socialiste a fini par être contaminé par l’orientation blairiste social-libérale, à laquelle François Hollande est d’ailleurs très lié.
Et comment comptez-vous peser après le 6 mai si François Hollande l’emporte ?
Mais François Hollande a été très clair : il a dit qu’il ne négocierait pas sur son programme. Il est la Ve République incarné, c’est le fait du prince. C’est la première fois que l’on voit cela à gauche. Il déroulera son programme et il le fera évoluer si la tocade lui en prend.
Une chose est sûre, il ne bougera pas si le rapport de forces se détend. C’est pour cela qu’il n’y aura pas d’accointances entre lui et nous.
Qu’avez-vous en commun avec lui ?
On veut virer Sarkozy ! Cela fait un programme commun ! Je pense que François Hollande sera obligé d’en venir à mes méthodes, qu’il suffit d’attendre. La finance l’attaquera lui comme elle a attaqué Sarkozy. Il n’aura alors que deux solutions : résister ou capituler. Et je fais le pari qu’il fera le choix de résister. Et il ne fera pas avec les ectoplasmes qui l’entourent.
Je ne suis pas candidat pour être le Premier ministre de François Hollande mais pour conquérir le pouvoir, tout le pouvoir. Toutes ces dernières années, la pensée unique a triomphé, les points de vue différents ont été écartés, la démocratie a été bafouée. Mais au final c’est le peuple souverain qui tranche.
Il y a deux thèses différentes à gauche, pourquoi le nier ? J’en incarne une.
Vous écartez toute participation à un gouvernement de François Hollande. Vos alliés communistes sont beaucoup moins catégoriques.
Vous vous trompez. Marie-George Buffet et Pierre Laurent ont été très clairs sur ce point. Et de toutes façons les communistes vont voter sur cette question. Je prends le pari qu’ils voteront contre.
En cas de victoire de la gauche, comment comptez-vous vous articuler avec le mouvement social ?
On va continuer à accompagner un mouvement qui a une profondeur dans le pays. Je vais être aux côtés des invisibles, de la création, de la vie, de ceux qui refusent la cupidité comme seule moteur de la société.
J’ai des soutiens dans toutes les catégories sociales aujourd’hui. Je dirai ce que j’ai à dire. Et je vais vous faire une révélation : je dirai après l’élection ce que je disais avant.
Source : http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/interview/0202018671971-jean-luc-melenchon-c-est-ineluctable-le-systeme-va-craquer-314085.php
La stratégie de Mélenchon est une bonne stratégie : il sait que l’évolution naturelle des choses va faire qu’il peut ‚le FDG et son programme,à un moment donné s’imposer ; le temps qui reste sera consacré à organiser ‚renforcer ce mouvement citoyen qui à un moment donné prendra le pouvoir.
Le danger que j’y vois est une sous estimation de la capacité de résistance du système , une radicalisation des esprits et des positions et donc des affrontements violents avec risque évident de durcissement policier ; et donc tous les effets collatéraux en terme de dommages humains de ce genre de période.
Je reste sur mes positions de préférer une stratégie dès aujourd’hui plus unitaire sur les grands principes démocratiques et le lancement d’une gouvernance organisée sur un mode de débats publics plutôt que celle de la prise alternative du pouvoir qui ne fait qu’aviver les affrontements.
Je suis allé à deux soirées consécutives du FDG local ; j’en ai retiré le plaisir de l’humain autour de valeurs mais la constatation que mes collègues PS ou EELV ou autres faisaient chacun leur soirées entre eux . Chacun chez soi .
Mélanchon est le bon,les autres sont les méchants. Lorsqu’il aura le pouvoir (et rien n’est moins sûr)il n’en abusera pas, il n’y aura pas de connivence avec les puissants…(voir sa complaisance/admiration pour le marchand de mort inéligible pour fraude éléctorale Dassaut qui serait – ce qui démontre comme il est dominé par l’imaginaire capitaliste – le père de l’admirable rafale.)
Ben on est pas sortis de la servitude volontaire (hé oui M. Lordon, par peur, par confort, facilité, manque d’exigence, on peut bel et bien désirer certaines formes de servitude).
Ben oui, ben voyons, peut-être qu’il faut renoncer à voir éclore une fleur sans tâche, et qu’il faut accepter ce que l’on est aujourd’hui dans toute notre incomplétude, il faut mouiller la chemise, on n’est jamais motivé que parce que l’on a pas. Je voterai Mélanchon sans tambour ni trompette mais je voterai pour lui quand même, car il se peut qu’il soit une marche !
Voilà une autre approche de la cause des causes :
http://videos.senat.fr/video/videos/2012/video12508.html
91 minutes, 44 secondes, est-ce bien raisonnable Georges ? Sous-rire bien sûr!!!!
Vraiment désolé !!!!!!! j’aurais pas du tirer au sort Jancovici !!!!!!!!!!!!! Je ne parles pas des 91 mn et 44 s mais de ce qu’il dit .
Le meilleur chien de garde médiatique étant nous-mêmes, on n’a qu’à pas l’écouter et dire que c’est un c.
Bon, j’ai appelé à considérer la nécessité de voter Mélenchon, en même temps, étant Belge, je ne suis pas concerné (quoique).
La question n’est pas s’il est un parangon de vertu ou non : tout le monde possède des parts de lumière et des zones d’ombres. Et chacun sait que l’exercice du pouvoir corromps.
Mais à tout prendre, franchement, si j’étais Français, je n’aurais plus d’hésitation. Et sachez que je n’ai pas toujours soutenu Mélenchon, que je reste très méfiant, et que ne suis pas un « béat » de la politique spectacle (genre combat de coqs) dont vous, les Français, êtes des champions.
Vous ferez comme vous voulez, et vous assumerez vos choix (illusoires).
Cordialement,
Morpheus
J’ai fait mon choix ;IL NE ME CONVIENT PAS ; Voilà mon bulletin :
Réclamation
Je soussigné Di Girolamo Georges, électeur sur la commune de Lemps Ardèche, me trouve dans l’empêchement de voter pour élire un Président de la République tel que son rôle et sa mission sont définis à l’article 5 de notre constitution. En effet, alors que l’article 5 précise clairement le rôle et les missions du président de la République et que l’article 20 précise aussi clairement que c’est le gouvernement qui gouverne, les candidats qui se présentent aujourd’hui à mon suffrage le font tous sur la base d’un programme de gouvernement. Leurs professions de foi, déclarations, écrits, sites internet, blogs etc en attestent.
De ce fait le rôle et les missions du président changent de nature et ne respectent pas le texte constitutionnel en vigueur.
L’article 6 n’est pas non plus respecté : il est expressément précisé que « Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. »
La loi organique fixant les modalités d’application de cet article doit donc permettre l’organisation d’un suffrage universel direct. L’intervention d’une sélection amont par des élus de la République ne respecte pas le caractère direct du scrutin ; pour qu’il y ait respect du texte et du caractère direct du scrutin cette sélection devrait s’opérer selon un processus permettant aux électeurs eux-mêmes d’opérer cette sélection.
La confusion du rôle du président et de l’exécutif et la présélection indirecte des candidats violent les articles 5, 6 et 20 ; cette violation entraîne par voie de logique conséquence la non application des articles essentiels 2, 3 et 4 concernant la souveraineté nationale telle qu’elle est définie par ces articles : en effet en se présentant aux suffrages avec un programme de gouvernement le président de la République se trouve légitimé par le vote des électeurs pour exercer lui-même et ses partisans pendant 5 ans la souveraineté nationale. C’est anti constitutionnel : Il sort de son rôle de veille et de garant de la souveraineté nationale telle que la définit l’article 3 qui précise clairement que « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. » Le président commet lui-même un abus de pouvoir qui conduit les partis politiques sur le même chemin abusif contraire à l’article 4 qui dit que « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. »
La notion de République non partisane représentant l’ensemble du peuple qui gouverne par ses représentants et le référendum se trouve ainsi remplacée par la prise de pouvoir alternative de sections du peuple ; le président qui doit veiller à l’application de l’article 4 (« La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation. ») se trouve en situation de conflit d’intérêts étant lui-même engagé dans l’exécutif et soutenu dans son programme par une partie du peuple. Nous sommes donc, dans la pratique, dans un régime politique différent que celui prévu par la constitution en vigueur.
Je demande donc au Conseil Constitutionnel de prendre en compte comme valide cette réclamation, de la rendre publique, de prévoir dans la suite, parce que l’invalidation du scrutin serait trop déstabilisateur et irait contre l’intérêt général, d’exiger du futur président l’application stricte des textes en s’abstenant de toute participation à l’exécutif et en rentrant dans son rôle de gardien actif de la souveraineté populaire, en mettant en place toutes mesures nécessaires pour que cette souveraineté s’exerce par le parlement et par le référendum. Cela induit un changement de méthodologie dans la gouvernance : les grands sujets de société n’étant plus confiés en alternance à une partie du peuple, mais étudiés et débattus directement par le peuple par ses représentants et le référendum. Je demande également que soit prévue une nouvelle loi organique organisant le scrutin présidentiel afin de lui redonner un caractère direct.
Excuse-moi pour le commentaire 11.Tu as bien sûr tout à fait raison Georges de me dire que les meilleurs chiens de garde, c’est nous-mêmes !
Beau texte Di Girolamo !
Mais que votre bulletin de vote soit blanc ou écrit très petit avec ce long texte, il en reste un bulletin de vote non reconnu.
À propos de JLM, c’est plus la véritable application de son programme qui me travaille.
Je suis partagé entre le bénéfice significatif de cette possible éducation de la population sur les véritables enjeux et débats ; et le risque d’une récupération de tous ce qui ne marche pas dans leur programme.
-> ce billet par exemple :
« En effet, quoi de mieux pour discréditer des politiques de relance et de protectionnisme qu’un programme incohérent truffé de mesures contradictoires pour persuader définitivement les Français que décidément il n’y a rien en dehors du néolibéralisme. En définitive puisque le FN ne peut en aucun cas gagner ou aller au pouvoir je crois que le PG est actuellement le parti le plus dangereux pour l’avenir de la France. Sa participation au pouvoir et l’application de ses idées provoqueraient un blocage peut-être définitif de la politique économique en France. Cela tuerait toute véritable alternative à l’avenir. »
Tu es un vrai puriste Georges et ton exposé tient la route, mais cette route là s’apparente peut-être à du « cause toujours », non ?
Car sur le terrain du vécu ça laisse alors toute la place aux autres, ceux qui sont moins purs que toi, mais qui viennent bel et bien pourrir notre atmosphère. C’est une question de stratégie dont il est question ici. On peut accepter certains compromis tout en gardant des principes rigoureux, c’est mon cas, en se disant qu’il vaut mieux comme le rappelle Laborit, faire un choix non pour la pensée, mais pour la vie contre la mort.
Si on attend que la justesse de tes arguments soit reconnue et se manifeste par des actes tangibles, je crains fort que nous ne soyons tous morts si ce n’est réellement, en tout cas symboliquement. Je reprends une phrase de Laborit : » le plus difficile est de savoir quand commence une crise, quand il est plus efficace de combattre en se mêlant à un sous-ensemble imparfait, plutôt que de penser seul sans agir » Bien sûr, ça ne te revient pas car toi tu agis en local, n’empêche pour le reste, peut-être que ça vaut le coup de s’attarder sur la question, non ?
Cooli, Catherine ,
Ce texte n’est pas un bulletin blanc ; c’est réellement , une conviction , et une action ; c’est une action en ce sens que c’est une réclamation officielle prévue par la loi électorale ; cette réclamation va être officialisée au bureau de vote et transmise au Conseil Constitutionnel.
Au local j’ai actuellement la même stratégie politique avec les contrats de développement régionaux et les CLD , conseils de participation citoyens ; je les oblige à appliquer la loi et à ne pas raconter de salades ; le tribunal est saisi , et récemment la cour des comptes régionale ; à l’action judiciaire je rajoute l’action politique : j’ai écrit aux 156 conseillers régionaux pour obliger le président de région à me répondre (et je n’y suis pas allé avec le dos de la cuillère )
C’est mon cheminement ; mais je vous remercie de tout cœur de suivre le vôtre.
Concernant le Conseil Constitutionnel , une fois le pied dans la porte , je ne l’enlève plus ; j’ai appris l’obstination.
Que chacun fasse en conscience c’est vrai, de toute façon, l’un comme l’autre, vu le bulldozer des lobbies auxquels nous nous heurtons de plein fouet, nous sommes des fourmis qui tentons de venir à bout du bulldozer, il faut être réaliste !
Mais nous sommes soumis à des déterminismes incomplets, alors tout compte fait c’est peut-être SUR cette incomplétude que s’ ouvre des espaces du possible, possibles possiblement si, si et si et encore si !
Bref, soyons réalistes et voulons l’impossible, sourire !
LES GENS VOTERONT COMME ON LEUR DIRONS… (sic)
Ce fut sur France Culture !
Une nouvelle parmi d’autres du virus chouardien (chouardois) ? Du virus pro-démocratique !
Hier, aux Matins de France Culture, après la chronique de Brice Couturier, on a pu entendre une vérité fondamentale si forte, si simple, connue des auditeurs et lecteurs d’Étienne Chouard et du plan C, mais inexistante, inaudible (ou vite effacée) sur les médias, ou dépitée chez les citoyens électeurs (entre impuissance subie et désintérêt laxiste, je dirais, et à l’exception de quelque-uns, sans doute, qui pensent ou savent que, par leur trajet individuel, leur pugnacité (leur capital culturel et financier ?), ils peuvent faire infléchir les directives légales, ou du moins plus certainement, acquérir le droit d’imposer aux autres ces obligations venues de plus haut, et de cercles plus étroits encore), en gagnant beaucoup d’argent (non ?), des places bien placées dans la hiérarchie sociale ou professionnelle (la rivalité inter-personnelle étant ouverte sinon encouragée, comme espace de liberté dernier et entier, pour une société individuellement guerrière, de concurrence et de perdants démultipliés – on cherche désespérément l’égalité, réduite au droit de votes – dérisoires, un pour des millions, à l’ « égalité des chances » dans le starting bloc ; comme il en faut, de la foi, ou des arrières) – j’arrête mon disque).
Il s’agissait d’une énième émission autour des élections, où j’ai aussi relevé (informations) la parole d’un ouvrier comparant les possibilités de travail aujourd’hui proches de la « prostitution », et ayant peu à voir avec celles d’hier, temps du plein emploi. PROSTITUTION, davantage qu’esclavage, voilà ce qui serait ressenti au quotidien contemporain… Je différencierais en première analyse l’esclavage de la prostitution par un autre rapport de la personne à son propre destin (conscience individuelle ?), avec également une dimension d’argent prépondérante. De la lucidité « populaire » à la Chomsky ? Et de la modernité…
Nota : la parole de l’ouvrier était un avant-goût sonore d’autres paroles, le soir même, dont celle de Bernard FRIOT. Nouvelle bis du virus, donc.
http://www.franceculture.fr/emission-le-magazine-de-la-redaction-une-vie-sans-futur-paroles-de-chomeurs-2012–04-20
Le matin, en réaction à la chronique de B. Couturier (moins idéologue que d’habitude ? il faudrait lire l’article dont il se fait alors le porte-parole, de Patrice Guenifey, notion de « citoyen organique – organiciste / abstrait » ayant son intérêt pour le moins – et si on reliait les deux, maintenant, je proposerais, encore et toujours ?), Sylvie Lamoureux demande à B. C. de ne pas balayer si vite les arguments des conservateurs contre le suffrage universel. Et d’ajouter, extrait :
« Quand Tocqueville dit : « Le suffrage universel ne me fait pas peur. Les gens voteront comme on leur dirons (pour « comme on leur dira » – mais, commentatrice, je souligne la faute de français, ou le lapsus, tant on a l’impression que la journaliste aurait volontiers repris Tocqueville ainsi : « comme nous leur dirons », à moins que ce ne soit « comme ils leur diront »). Ça dit quelque chose.
BC : (…) vous voulez dire que le vote du peuple n’est pas libre ?
SL : LE PEUPLE NE CHOISIT PAS SES LOIS. ON PASSE TOUJOURS PAR DES REPRÉSENTANTS ET ÇA POSE UN SOUCI. »
C’est ici :
http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-dessine-moi-un-isoloir-2012–04-20
Dans la bande déroulante, on peut aller directement à 8h19. Et entendre la réaction gênée de certains – pour quelques instants.
Sylvie Lamoureux, Comment parler de politique aux enfants (Le baron perché, 2012).
Merci Florence.
J’étais à l’écoute et, comme vous, j’ai eu l’impression de voir une de mes petites plantes germer 🙂
(et aussi le sursaut à la faute de français, et la recherche d’un sens caché ; c’est marrant comme nos câblages sont à la fois spécifiques et communs.)
Si le peuple se réapproprie les mots pour résister, ça va barder…
Étienne.
A propos de la prostitution, je suis tout à fait ok avec ce que dit cet ouvrier. Nous nous prostituons à chaque minute que vie nous prête !
Nous nous vendons à nos peurs, à nos jalousies, à nos pensées stéréotypées que nous déroulons comme un disque usé, nous nous vendons à tout ce qui fait l’objet d’une crainte de manquer !
L’énergie qui coule en nous, cette énergie photonique doit être mise en forme et la mise en forme de cette énergie c’est la Vie.
__Comment allons-nous mettre en forme cette énergie, c’est ça notre responsabilité d’homme?__
Et ça, ça dépend de nous, comment allons-nous faire avec cette énergie, quelle cible sera la nôtre???
ça veut dire qu’il y a à faire et non pas à attendre passivement que les choses se fassent pour nous.
Ce que nous voulons mettre au monde, nous devons le féconder, le porter, être gros de tous nos désirs qui s’arrachent à chaque instant dans la confrontation aux désirs des autres dans l’espoir de construire un JUSTE équilibre, mais certains ne veulent pas l’équilibre, ils veulent tout et tous les moyens sont bons pour cela.
Tout est question de force, de direction de force, et forcément quand on laisse la force aller là où tout la pousse à aller, elle y va pour sûr, nous le constatons à toutes les minutes de notre vie, et donc ne rien faire contre cette force en arguant que c’est aller au conflit, c’est accepter de facto, qu’elle nous écrase cette force écrasante et c’est donc consentir à ce que le rouleau compresseur passe sur nous et lamine nos énergies.
Pour terminer, un petit clin d’oeil à l’hébreu, excusez-moi mais je trouve que cette langue dit si bien les choses essentielles que je ne peux pas m’empêcher de vous en faire profiter.
Il y a un mot en hébreu, kaddosh, je ne sais plus si ça s’écrit comme ça, mais ça doit s’en rapprocher. En tout cas, ce mot dans son radical dit deux choses diamétralement opposées . Il dit sainteté ou prostitution, c’est à dire qu’il parle d’une énergie, la nôtre, qui selon ce que l’on en fera se dirigera vers l’un ou l’autre des côtés du curseur, prostitution ou sainteté, magnifique, non !
Bon, moi, je serais partante, pour le mi-lieu du curseur, ni trop, ni trop peu de l’un et de l’autre, l’équilibre, quoi, que diable !
à bientôt.
En lien encore avec ce qui nous occupe, je reprends ce que j’avais écrit dans je ne sais plus quelle rubrique !
La voie n’est pas tracée, et sera toujours inédite, comme une balance qui marque trop ou trop peu, c’est sur ces trop peu ou ces pas assez, que se construit notre ligne de penser, c’est-à-dire que ce n’est pas nous qui pensons, nous ne faisons alors que lire les marqueurs du trop ou trop peu et essayons de construire le point d’équilibre entre les deux et pour les deux instances qui sont notre cible( le je personnel qui n’annule pas le nous communautaire et le nous communautaire qui n’annule pas le je personnel) , enfin qui devrait l’être de mon petit point de vue de non libre penseuse .
Et comme dit si bien Socrate, le lieu du milieu ( donc de l’équilibre) est le lieu du non-savoir, mais une société où l’on s’imagine tout savoir, ce lieu est forcément difficile à trouver !
Assez d’accord avec tout « ça »…
On aura beau vouloir être « radicale » et « pur », ce que l’on rencontrera, au bout du bout d’un monologue sérieux comme au bout du bout d’une confrontation fraternelle avec « autrui », c’est l’ambiguïté du provisoire : mais ce qui prend une forme, dans une dynamique de recherche de la vérité, est essentiel : la prunelle de nos yeux…ouvrons-les bien ! cependant… bonne nuit !
Le vrai vote utile par CN-PCF
PEUPLE REBELLE ET RÉSISTANT !
http://www.dailymotion.com/video/xq7g9d_2012-le-bruit-et-la-fureur_news
Etienne, vous dites :
C’est génial ce qu’on voit naitre, et vous le résumez si bien dans cette phrase !
(on n’a pas encore conscience de la révolution culturelle qu’impose Internet à nos sociétés)
J’encourage tout le monde à écouter les conférences de Lepage au sujet de la puissance des mots :
=> Franck Lepage : Inculture – l’éducation populaire
Aussi, je ne saurai trop vous conseiller les conférences de B.Bayart qui souligne le fait que :
=> Benjamin Bayart : Internet, démocratie, dangers
Pour finir en musique (car l’art est essentiel) et aller voter en chantant :
=> Qu’ils aillent tous se faire spéculer ! 🙂
=> Nous sommes à l’heure de la Résistance ! 😉
Le vote UTILE : c’est l’Humain d’abord !
Aux urnes, Enfants de la Patrie !!!
(le monde entier regarde cette révolution grandir en France, amenons là jusqu’au bout)
La puissance des maux…
Dès les trois coups sonnés
Les mots de chasse accourent
A la recherche du sens
qu’ils ont laissé filer
Sauvages et menteurs
Qui sèment la « terreur »…
Désorienté
L’esprit des braves gens
Travaillé par la gouge
Du désarroi banquier
Qui nous rend indigents
Descendra des collines
Depuis le Parthénon
A perte d’horizon
Soyons les vitriers
De villes catholiques
Qui disent NON
A l’ordre britannique
Perfide Albion
A moins qu’un nouveau souffle bouge
Le monde encalminé
Retour à la raison
Di Girolamo, peux tu nous en dire plus sur cette réclamation officielle ? (la forme et la méthode)
(Pensez donc, si des milliers de gens font une telle réclamation lors d’un 2eme tour entre PS et UMP…)
Tu n’es pas seul a penser au détournement du rôle de président ->
« Électeurs, vous avez été trompés »
Cooli
C’est très simple , je reviens du bureau de vote ; il y a des documents prévus pour signaler une réclamation ; j’ai donc signalé sur ces docs dans la rubrique Réclamations que je joignais une réclamation en annexe (quand c’est un peu long on peut annexer)
Pour le reste , j’avais pensé comme toi : à savoir faire du battage pour diffuser ce virus là : si un nombre important d’électeurs posait ce type de réclamation ça aurait un sens politique bien plus fort. Mais le temps a passé , il m’a fallu aussi mûrir à ce sujet .….
J’ai fait passer la réclamation à Agora Vox ; c’est en modération , si c’est publié ça donnera une idée des réactions .
Sur le plan purement juridique je ne sais pas quels sont les trous de souris possibles par où passer pour empêcher le conseil constitutionnel de trop vite botter en touche ; je saurai bientôt .
À suivre
Quant à l’idée de virus, les choses sont longues ; si l’idée n’est pas bonne elle s’écroulera d’elle-même ; si elle est bonne il faudra de la persévérance ; Étienne nous montre la sienne .
Dimanche 22/04/2012 19H00.
Hollande +/- 27%
Sarkosy +/- 25%
Le Pen +/- 16%
Mélenchon +/- 15%
Bayrou +/- 10%
Taux de participation +/- 80%
…
« La France : 60.000 collabos, 60.000 résistants et 60.000.000 de veaux ! »
Général De Gaulle (dans sa tombe)
Pauvre France.
Je ne crois pas une seconde de ce taux +/- 80% avec UMPS à +/-50% participations. Pour des raisons divers:Mathématiquement,Psychologiquement, Economiquement et Moralement.…
Malheureusement toujours autant à propos :
Di Girolamo, dis-nous en plus sur ta réclamation et cet article AgoraVox.
Cooli
Très drôle cette vidéo .
C’est une réclamation de souris que la mienne sauf qu’il n’y a pas besoin de m’emprisonner parce que les autres souris ne souhaitent pas se gouverner elles mêmes ; elles préfèrent encore que certaines d’entre elles se fassent manger par les chats, pensant qu’elles mêmes passeraient au travers et que de toute manière la vie était ainsi faite et que c’est impossible de changer.
Mon « article » sur Agora Vox n’est pas un article, c’est juste la publication de cette réclamation afin d’observer les réactions ; pour l’instant c’est encore en modération depuis le 19 avril.
Sur le fonds je pense que réellement ce système de vote en alternance pour des partis convient très bien à tout le monde, même à ceux qui le critique.
En effet ce système correspond très bien à une conception individualisée de la société avec eau chaude, au robinet, vacances, loto etc bref nous avons un système politique qui nous convient très bien ; ceux qui critiquent sont les souris qui se font griffer par le chat ; mais elles ne critiquent pas le système, elles veulent devenir des chats et prendre elles mêmes le pouvoir ; on dit que c’est la lutte des classes.
Moi je pense qu’aujourd’hui chats et souris vont bientôt tous se faire croquer parce que le monde qu’ils ont construit va s’écrouler sur eux ; je crois aussi qu’il sera un peu trop tard pour en tirer les leçons et qu’en même temps que le ciel va leur tomber sur la tête ils continueront à se disputer, et se tuer entre eux.
Le fait qu’on puisse ainsi violer la loi constitutionnelle sans s’en apercevoir et /ou s’en offusquer me semble très révélateur de l’état de la démocratie. On est tout à fait soumis. Les pires soumissions étant en amont des règles du jeu, celles qu’on ne voit même pas, celles qui font partie du grand fatalisme bien pratique pour justifier une position de soumission. Et l’histoire de se regrouper, « l’union fait la force », de former des fronts, des armées, merci non vraiment ! on a connu ça dans l’histoire .La démocratie c’est les chats, les souris, les oiseaux, non pas en alternance les uns contre les autres mais tous dans la recherche des règles écologiques qui fait vivre leur merveilleuse diversité…
A quoi ça rime de voter en alternance pour quelqu’un qui veut 24 centrales nucléaires, l’autre zéro , puis l’autre 150 ? Au lieu de poser à plat les problèmes et d’organiser le débat puis la décision on préfère ce manège qui laisse la société au fil de l’eau, chacun pensant s’en sortir ; l’état et ceux qu’on élit étant les gérants du manège.
Une petite réaction autocritique – regard décalé moi-même.
Je suis Belge. A priori, les élections en France ne me concernent pas. Je suis démocrate, donc anarchiste, donc résolument contre tout système électoral. Et plus particulièrement, ce système français qui sacralise le combat de coqs, cette compétition d’opérette à laquelle les Français se livrent tous les cinq ans (en Belgique, on a encore la décence de ne pas nous emmerder pour élire un maître ; on a un roitelet, lui-même dénué de pouvoir, mais chouchouté et très bien payé pour dire ce que le gouvernement lui dit de dire, et fermer sa gueule le reste du temps).
En toute logique, je devrais être détaché de ce circus politicus français, tout comme je le suis du circus politicus belge.
Pourtant… Pourtant, force est de constater que je m’étais laissé entraîner à rêver d’un changement. Imaginer que, peut-être, enfin, une autre voix, aux accents plus sociaux, plus démocrates, réellement critique du système et anticapitaliste, pouvait être entendue, et se retrouver en lice pour le second tour.
Pourtant… Pourtant, force est d’admettre les émotions et le sentiment de déception, puissant, fort. Un dégoût, une colère, un rejet, un cri.
Et oui ! Même lucide, même éveillé, difficile de ne pas être contaminé par cette fièvre collective qui embrume les esprits.
D’abord on se dit « Putains de français, tous des vaux, des couillons qui détestent le changement, votent toujours de façon primaire, tantôt pour papa-UMP, tantôt pour maman-PS, certains à chaque fois que ce ‘choix’ va tout changer ».
Puis on se rappelle que les Belges ne valent pas mieux. Ni les autres, ailleurs. Partout, les peuples sont majoritairement constitués d’enfants immatures, d’enfants victimes, mais qui, comme presque toutes les victimes d’abus, préfèrent demeurer sous l’emprise de leurs bourreaux-parents : eux, au moins, nous les connaissons. Et puis sans ces bourreaux pour nous abuser, si jamais notre sort s’améliorait, si jamais nous n’avions plus de raison de nous plaindre … Seigneur, nous perdrions, nous ne serions plus des victimes, nous devrions prendre notre destin entre nos mains, nous devrions devenir adulte. Nous ne serions plus nous-mêmes !
Impossible, lorsque l’on connait les mécanismes de domination de ces individus – nombreux ! – qui infectent nos familles, nos écoles, nos entreprises, nos églises, nos réseaux sociaux,… Marie-France Hirigoyen les appelle des pervers narcissiques – impossible de ne pas faire le rapprochement entre ces méthodes d’emprise d’un individus sur un autre, et les méthodes d’emprise sur des oligarques sur les masses. C’est pareil. Et l’on se demande si l’importance du nombre de pervers dans nos société est une conséquence du système (une société gouvernée par des pervers produit des individus pervers), où si c’est la présence de pervers dans la société qui produit un système pervers. A moins, cycle tragique, que l’un soit le produit de l’autre, et inversement : ils s’alimentent mutuellement. Interdépendance perverse, dont la majeure partie du genre humain est victime.
…
Putain de sentiment d’impuissance !
cooli
sur le site du Conseil Constitutionnel :
http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/le-conseil-constitutionnel/la-saisine/comment-saisir-le-conseil-constitutionnel-/comment-saisir-le-conseil-constitutionnel.17421.html
Contentieux de l’élection présidentielle et des opérations référendaires
« Tout électeur a le droit de contester la régularité de l’élection présidentielle et des opérations référendaires en faisant porter au procès-verbal des opérations de vote (tenu par le président du bureau de vote) mention de sa réclamation. Les réclamations sont transmises au Conseil constitutionnel qui les examine et les tranche définitivement. »
Je vais les contacter pour savoir comment accéder aux examens et « tranchages définitifs » ; c’est intéressant de savoir si le conseil constitutionnel est lui même une institution démocratique et intéressant de voir quels arguments seront utilisés sur ma réclamation.
@ Morphéus,
je partage tes sentiments,
mais je crois que nous devons réfléchir autrement qu’en statique, et voir les dynamiques à l’œuvre, les nombreuses initiatives qui parsèment nos territoires et qui émergent des consciences éclairées par le travail de militants patients et acharnés, par exemple ce que nous explique ce monsieur qui parla lors d’une rencontre où Étienne parla (http://www.youtube.com/watch?v=LKzedLrQHGE&feature=endscreen),
notre devoir est de ne jamais nous décourager,
l’histoire des organisation de la classe ouvrière mais aussi des paysans dans une moindre mesure est une histoire longue et chaotique, mais elle est plaine d’étincelles et de lumières,
le mot aujourd’hui sulfureux de « franc-maçon », ne doit pas nous faire oublier le contexte de soumission totale, politique et spirituelle, du genre humain, dans lequel des hommes ont constitué les guildes qui allaient leur permettre de grignoter les libertés immenses dont nous jouissons aujourd’hui,
de même bien plus tard, aux sources de la théorie anarchiste, ne voyait-on pas fleurir dans ce prolétariat miséreux et tenu en esclavage, les outils de défense que sont les caisses de secours, les caisses de grève, les mutuelles, les syndicats, les bourses du travail, etc., etc.,
nous ne pouvons donc nous en prendre qu’à nous-même si le cours des choses ne prend pas la tournure souhaitée, c’est vrai,
mais je vois avec enthousiasme les défis qui s’offrent à nous,
d’abord et avant tout, il nous faut miser sur les liens qui nous unissent,
jadis, ces liens se sont nommés guildes, puis ils se sont nommés syndicats et partis, d’aucuns refusent aujourd’hui ce type de liens,
je lis plutôt qu’ils refusent des liens de subordination et de sujétion, c’est donc un problème non pas de perte de vision de la nécessité d’établir des liens, mais bien la perte de sens des liens tels qu’ils ont été construits par nos aînés,
c’est à mon avis là qu’est l’enjeu et ce sur quoi nous devrions tous nous mobiliser,
nous devons refonder le mouvement vers la démocratie en tant que mouvement dont les composantes pratiquent la démocratie telle que nous sommes aujourd’hui capables de la pratiquer et nous devons aussi et surtout nous associer sur ces bases, non pas pour combattre un pouvoir, non pas pour imposer la dictature des 99%, mais pour nous soustraire au pouvoir des 1%,
le nombre dépend de notre capacité à rassurer sur les risques de l’investissement, plus nous serons et plus nous auront de quoi vivre et agir en dehors des circuits de l’oppression économique et de la servitude,
ils existe déjà des labels plus ou moins satisfaisants comme celui de « l’économie sociale et solidaire », ils nous faut démultiplier cette force sociale de construction d’autres rapports politiques et économiques,
il ne tient qu’à nous de nous inscrire dans le développement de ce qui existe déjà et dans la construction de ce dont nous avons besoin pour exister dignement,
la participation à la mascarade électorale n’est qu’un moyen parmi d’autre de faire accéder le plus grand nombre de gens possible aux idées d’une autre forme possible de société,
force est de constater que les forces politiques issues du mouvement ouvrier et des révoltes sont en situation de faiblesse structurelle, mais ça n’est pas qu’un effet de système,
les tares de ces organisations sont connues, et la première d’entre elle reste la non concordance entre la vie que mène les militants et le système qu’ils prônent,
on ne peut pas sans schizophrénie prôner la fin du capitalisme et travailler, consommer, circuler pour le bénéfice des capitalistes,
on ne peut pas réclamer la démocratie si l’on ne sait pas la pratiquer à l’intérieur de ses propres organisations (partis, syndicats),
de même que l’on ne saurait réclamer la sortie du nucléaire si l’on ne pose pas comme priorité l’utilisation et la construction des énergies alternatives ici et maintenant,
une banderole n’ayant jamais produit un seul kilowatt, ni une seule salade bio, si nous admettons l’urgence qu’il y a à sortir du capitalisme, nous devons alors commencer tout de suite,
nous pourrions aussi créer des banques, des coopératives d’achat, des coopératives, etc., des milliers d’initiatives existent, que pourraient faire les 7 millions d’électeurs du FdG et des Verts et autres s’ils décidaient de s’associer et de mettre leurs économies au service de leurs causes !
s’il nous faut toujours tenir compte de ce fait que le jeu électoral produit des effets concrets sur nos vies, il nous faut en même temps travailler au fait qu’il ne doit plus en être ainsi,
mais, n’en déplaise aux formalistes, nous sommes assez grands pour savoir que la légalité est toujours la loi du plus fort institutionnalisée, et que , par conséquent depuis les origines du mouvement ouvrier, les luttes comme les coalitions électoralistes visent à créer un rapport de force obligeant le pouvoir en place à céder du terrain, ce qui nous permet d’aller plus avant par la suite,
et lorsqu’il s’agit d’élections, il est toujours plus lucide d’utiliser son droit de vote comme un droit de véto pour éliminer le pire, car c’est sous la domination du moins pire que le territoire de la conscience éclairée peut s’étendre ou que les luttes peuvent avoir le plus d’efficacité.
en dehors des élections, l’engagement consiste à voter avec ses pieds, avec ses mains, avec sa bouche et avec son portefeuille.
mais il faut s’engager, je veux dire par là que le vote blanc aux élections et l’achat d’un 4×4 à crédit remboursé par un salaire gagné dans une agence de marketing sont de même nature, ils perpétuent le rapt général.
dans une élection telle qu’elle se déroule dans nos pays, les votes pour un candidat annulent ceux pour un autre, le vote blanc ou l’abstention ne font que réduire le nombre de votes adverses à annuler pour ceux qui veulent voir tel candidat au pouvoir.
j’irais donc sans état d’âme le 6 mai annuler la voix d’une personne qui veut que continue le dévoiement de principes fondamentaux de la république en votant pour le candidat le moins éloigné de ces principes et le moins arriéré en termes de valeurs. je ne donnerais aucune caution au système, j’utiliserai simplement le droit que mes ancêtre ont obtenu qui me permet de choisir le moins mauvais des tyrans.
j’irais ensuite aux législatives, voter pour la formation politique dont le programme et l’éthique sont les plus proches de ce que j’estime souhaitable pour le peuple français et le reste du monde,
cette formation politique est pleine de tares et c’est conscient de ces tares que je lui apporterai ma voix, précisément parce que je suis démocrate et que dans ce monde de la déresponsabilisation du citoyen et de la hiérarchie, je ne m’attends pas à ce mes opinions soient partagées par le plus grand nombre,
cependant c’est parmi le petit nombre de gens qui vont voter comme moi que je trouve le plus de points communs sur la vision de la démocratie et de l’avenir, c’est donc dans ce contingent d’électeurs et de militants que je me reconnais, parce que justement ils ont (pas tous) la conscience politique de la lutte et la lucidité d’une nécessaire union, nonobstant les contradictions qu’il peut y avoir entre eux,
je ne serais jamais de ceux qui mettent tous les partis et tous les candidats sur le même plan, et j’ai bien peur que le verrou du système électoral tiens pour beaucoup grâce à la non prise en compte de la nécessité du choix y compris lorsque ce choix est restreint et inacceptable en tant que tel.
la question se résume ainsi : si nous étions suffisamment nombreux pour sortir du système, alors notre association aurait déjà présenté un candidat victorieux à toutes les élections, et nous aurions une autre constitution,
comme nous ne sommes pas suffisamment nombreux et, pire, que nous sommes très éparpillés, nous sommes condamnés à nous en remettre à des choix entre des directions aux définitions desquelles nous n’avons pas participé.
Mais cette participation à la définition d’une direction n’est pas interdite, et je ne comprend pas ceux qui réclament plus de démocratie alors même qu’ils rechignent à utiliser les droits existants :
si les formations politiques ne vous plaisent pas, soit vous rongez votre frein en participant à les améliorer de l’intérieur, soit vous en créer d’autres, mais surtout n’allez pas vous plaindre que les partis choisissent les candidats à votre place ou que les programmes ne vous vont pas,
ceci est puéril et contradictoire avec le principe même de la démocratie qui veut que la décision devant être prise par tous, fatalement, le contenu de la décision qui s’impose à tous est différent du contenu que chacun aurait initialement désiré,
je veux dire aussi par là qu’il est possible de définir un parti démocratique comme une organisation dont les mebres pratiquent en son sein la démocratie et que partant, la décision de son député est la décision du parti dans son ensemble,
autrement dit si nous étions tous dans un ou plusieurs partis démocratiques, notre système politique serait lui-même déjà bien plus démocratique,
ce n’est que pure conjecture bien sûr, mais en tous les cas, force est de constater que certaines organisations politiques ou syndicales sont plus démocratiques que d’autres et que ceux qui en font partie ont plus ou moins de liberté d’agir, de penser, et de participer à la définition des positions de l’organisation et de ses actions.
on constate également, de par les effets de notabilité et de contrôle ou pression sociale, la capacité du citoyen à s’extraire des jeux d’influences et de pouvoir comme sa capacité à échapper aux gardiens des traditions ou aux gardiens des vérités révélées, cette capacité d’abstraction n’est pas nécessairement garantie dans le cadre d’une pratique locale de la démocratie directe,
et que la dimension transversale par rapport au local que les courants politiques et syndicaux ou associatifs offrent est tout du moins une contrepartie nécessaire à cette vivacité démocratique que nous appelons de nos vœux,
et cette dimension me parait indépassable, ne serait-ce que si l’on veut voir émerger des lois d’initiatives citoyennes et du progrès social ou de l’éducation populaire.
Dès les origines du suffrage universel, les organisations de défense des opprimés et de la « working class » se sont interrogées et se sont divisées quant à la pertinence d’une participation au jeu électoral,
la division n’a cessé de s’accentuer, notamment entre anarchistes et communistes autoritaires puis entre révolutionnaires et réformistes, mais le tableau actuel, parfois peu reluisant des organisations de défense des intérêts du plus grand nombre, les « prolétaires », ne doit pas faire oublier le sens de cette participation aux élections bourgeoises, comme prolongement des luttes et comme tentative de prise de pouvoir, qui pour la révolution, qui pour la réforme.
les constats que nous pouvons poser sur notre société et les manière d’obtenir des avancées significatives montrent que les moyens d’action sont nécessairement multiples et complémentaires entre eux,
le constat que fait notamment Étienne sur la pluralité et l’hétérogénéité des actions des personnes engagées dans la lutte pour un avenir meilleurs devrait nous alerter sur la filiation perdue entre le mouvement ouvrier offensif qui prend sa maturité à la fin du 19ème siècle et les mouvements d’aujourd’hui,
avec le refus de la lutte des classes vient la complicité avec ce système et surtout s’installe l’apathie et l’incapacité générale à s’unir pour voir émerger la démocratie, qui est la revendication première du mouvement ouvrier qui prend racine dans les écrits de Robespierre et de Baboeuf,
notre impuissance politique vient de notre incapacité à choisir entre résistance et collaboration, ce qui revient à une collaboration passive, un blanc-seing laissé à ceux qui sont engagés dans le vol perpétuel de nos vies et le détournement de nos actions à leur profit.
elle vient ensuite, pour ceux qui ont choisi de résister, de notre incapacité à nous reconnaître entre nous et à nous unir,
elle vient enfin de notre faiblesse d’exigence dans la forme et les moyens que la lutte pour la démocratie réelle doit prendre.
j’ai toujours pensé que l’exigence démocratique serait le seul et unique point commun à toutes ces luttes que depuis ma tendre adolescence j’ai vu fleurir sur telle ou telle cause,
je remarque la prolifération des collectifs, comités, association, grèves sauvages et autres pour s’organiser en opposition à un déni de démocratie sur tel ou tel sujet,
voilà bien une ou deux décennies que l’on parle de la « convergence des luttes » mais que personne n’arrive à la construire,
c’est ce à quoi j’ai toujours eu envie d’oeuvrer, l’union, sur des bases claires de construction d’une force consciente d’elle-même, fortes de sa diversité et de ses réalisations concrètes,
que ceux qui défilent pour sauver le système de retraite se cotisent en même temps pour aider des ouvriers à convertir leur entreprise en fabrique d’éolienne, par exemple, que les adhérents d’une AMAP soient aussi là pour défendre le salaire des petites gens, etc. et que tout ce monde soit relié par une cause première et évidente : réaliser concrètement la démocratie.
je crois que c’est cette consciente d’appartenir à un même mouvement qui nous empêche d’être la force motrice capable de faire évoluer plus rapidement la société, que ce soit de manière souterraine ou de manière plus visible via des politiques publiques assumées et des actions collectives incarnées dans le réel.
et quand je dis « nous », je ne vois pas quelque chose de fermé à priori, de déjà identifiable et bien sûr j’espère un effet boule de neige,
par contre, je sais très bien, comme tous les mouvements d’émancipation l’ont montré, que ce « nous » potentiel, repose sur un petit nombre, qu’il y a des leaders, des plus courageux, des plus intelligents, des plus subtils, et que cela fait partie de la réussite des actions, et de la capacité à s’unir et à agir, comme l’ont montré la présence de Gandhi pour la décolonisation de l’inde ou celle de Martin luther king et de malcom X pour les droits civiques des noirs américains,
mais c’est surtout sur des milliers de leaders de proximité plutôt anonymes que repose la force souterraine en gestation dans notre pays, force dont le front de gauche n’est qu’une composante et pas nécessairement la plus avancée,
cependant, il faut bien se garder de s’empêcher d’avancer dans cette construction sous prétexte qu’il y aurait de fait une dimension exclusive, c’est à dire qu’elle ne concernerait pas tout le peuple dans son ensemble,
l’union se fait sur des dénominateurs communs, le dénominateur « français », n’en est pas un qui soit satisfaisant, car il y a des français qui pensent et agissent à l’encontre de ce que la raison peut identifier comme les valeurs permettant de préserver la paix, la prospérité, la préservation de l’environnement et le triptyque liberté, égalité, fraternité.
je ne saurais m’acoquiner avec les ennemis de la démocratie,
je veux bien discuter avec quelqu’un qui défend l’excision, mais la raison m’impose de lui interdire de la pratiquer et de me donner les moyens pour le lui interdire,
même chose avec ceux qui sont anti-avortement, pour la hiérarchie entre les races ou plus euphémiquement pour la hiérarchie entre les nationalités lorsqu’il est question de l’accès aux soins ou des conditions de vie et de rémunération,
je défends les droits de l’homme et ne suis pas satisfait des compromis obtenus au niveau international, je ne vais donc pas accorder à un contingent d’imbéciles fussent-ils majoritaires le droit de revenir sur ces acquis,
de même si je défends l’égalité dans mon pays, je n’entends pas que la souveraineté populaire des miens s’exerce au dépens des autres pays,
bref, je ne suis pas aveuglé au point de ne pas vouloir voir la différence de portée entre les opinions et les implications concrètes de l’application de telle ou telle politique,
il n’y a pas de raison d’intégrer un « nous » qui ne serait pas prêt à défendre ce qui est acquis y compris si ce « nous » est minoritaire,
en fait, je ne défends la démocratie qu’en tant que système qui « nous » permettrait de bloquer toute décision majoritaire (ou comme aujourd’hui, issue d’une minorité bénéficiant de la légitimité accordée par une majorité relative) qui irait à l’encontre des principes fondamentaux du « raisonnable » et du « prouvable », et qui « nous » offrirait la certitude que l’acceptation des décisions qui « nous » apparaissent juste et bonnes, parce qu’elles sont le résultats de réflexions justes, n’est plus qu’une question de temps, justement parce qu’elles sont justes et par là même, irréfutables…à la longue.
Je défends également la démocratie comme un droit à expérimenter ce qui n’entre pas dans le cadre de l’ordre établi, mais si et seulement si cette volonté d’expérimenter correspond à un surcroit de bien-être et d’émancipation,
c’est aussi par exemple le sens de la liberté d’association, qui n’équivaut pas à une licence de s’associer n’importe comment, et qui autorise l’État à dissoudre tout mouvement dont les dérives sectaires sont prouvées.
et c’est pourtant cette liberté d’association qui est notre meilleure arme, et j’aimerais que tous ceux qui veulent la démocratie réelle s’associent et se fédèrent,
mais pas n’importe comment,
c’est-à-dire sous des formes qui garantissent la pérennité de l’association tout en garantissant la permanence de la pratique démocratique en son sein. De sorte qu’au final nous aurons peut-être un jour le loisir de dissoudre toute association dont les statuts et modes de fonctionnement ne respectent pas les principes fondamentaux de la démocratie,
comme par exemple une entreprise capitaliste, un parti politique comme le FN ou le PCF, et disons-le, la plupart des partis, une association comme médecins du monde ou un syndicat comme la CFDT ou la CGT, et, la pire de toute, l’Église catholique, etc., etc.
autrement dit et pour finir,
la cause des cause de notre impuissance politique n’est pas l’élection,
elle est dans notre impuissance à nous reconnaître comme frère et à nous associer,
puis elle est dans la manière de nous associer et dans les actions que nous menons, car
la conception du pouvoir est une affaire de bataille culturelle, le savoir-faire et le devenir autonome est une affaire de pratique concrète et de théorie solide,
les choses avanceront
plus nous serons nombreux à être imperméables à l’autorité injustifiée de quelques-uns sur tous, en même temps que nous serons capables de nous accorder sur ce qu’il est bon de faire et plus seulement de regarder les choses se faire par d’autres et critiquer sans savoir,
je suis persuadé qu’il existe des formes organisationnelles qui évitent que certains soient tentés de ne pas admettre leur impuissance à convaincre et de faire scission,
en tous les cas ces résultats d’élections m’inspirent plus que jamais d’aller plus loin dans cette recherche, quitte à en être encore plus frustré, car s’il y a une chose certaine,
c’est qu’un autre monde est possible, malheureusement, il est dans celui-ci et nous n’en avons pas d’autre !
venceremos !
Sitouaillain
As tu visionné le doc vidéo de mon commentaire 10 un peu plus haut ? ( jancovici est cabotin et on peut tout à fait comme moi diverger sur ses conclusions concernant le nucléaire, mais ce qu’il dit est essentiel )
Au delà des luttes de classes et domination des uns sur les autres, il y a une évolution matérielle de l’histoire qui fait que nous sommes aujourd’hui ce que nous sommes ; et que devant nous s’ouvre un défi de survie de l’espèce humaine.
La planification écologique contient tout :
planifier, c’est à dire réfléchir, élaborer un état des lieux, un constat , produire un travail d’émergence d’un projet , d’une stratégie : la planification est le contraire du laisser aller au fil de l’eau ( l’eau étant l’ économie) mais la maîtrise politique sur les choses, c’est le contraire du fatalisme . Quand on planifie, on rentre en politique et DE FACTO on sort du capitalisme, de l’économie de marché, de la financiarisation …..LA VRAIE REVOLUTION est là mais si simple, si humble , si loin des drapeaux, des passions.. qu’on ne la voit pas ! Mais elle est là ! La rupture ! A partir du moment où on se réunit pour planifier, DE FACTO c’est la rupture , l’antisystème ; ce n’est pas de se regrouper derrière des idées , des intérêts , des connivences … La planification écologique contient DE FACTO la justice sociale , le partage , la solidarité parce qu’il est complètement impossible de construire un monde durable sans cette dimension .
Quand on croit vraiment cela, que le plus important c’est ce travail de planification alors on ne cherche pas de détours, ni électoraux, ni autres ; pour moi il est tout à fait évident que les verts , les FDG , les PS , tous les partis , toutes les sensibilités doivent être directement convié non à s’unir pour faire force ou nombre, non à former parti unique , mais pour faire intelligence collective ‚planifier un avenir qui aujourd’hui s’obscurcit suffisamment pour provoquer cet humain d’abord .
Pour moi le combat se situe là .
Je n’ai rien lu des commentaires précédents, je tenais simplement à faire part aux lecteurs du blog de mon dégoût profond pour les reculades éhontées du fameux front de gauche qui est prêt semble-t-il à s’accoquiner à un fameux parti coquin, c’est un euphémisme bien sûr ! Bigre, que va-t-il falloir faire??Misère de misère !
je connaissais cette video, merci Di Girolamo,
« Au delà des luttes de classes et domination des uns sur les autres »,
cet enchaînement de mots est un signe de la force d’une propagande : qui a dit que la lutte des classe était un appel à la domination des uns sur les autres ?
bien au contraire, la lutte des classe est le signal de ralliement pour la fin de la domination des uns sur les autres…traitre qui s’en dédie !
mais naïf celui qui nie la domination d’une classe sur une autre, surtout lorsqu’il parle de la survie de l’espèce…quels membres ont vocation à survivre ? ou disons lesquels survivront et lesquels vivront à l’aise et là où il est confortable et très cher d’habiter ?
la planification écologique et la Sixième République…dans quel programme cela figure-t-il déjà ? celui de l’abstention pusillanime pour une réclamation illusoire pour le respect d’une constitution que nous n’avons pas écrite et que nous ne pouvons modifier par initiative citoyenne (donc illégitime)?
quand on planifie, camarade, c’est qu’on en a les moyens, qu’on a un territoire en possession et que les humains qui le peuplent sont en position de décider ! sinon tu planifie dans ta tête et dans ton coin !
et surtout, comment en arriver à l’évidence de la planification écologique et de sa nécessaire application décentralisée et démocratique, si des gens engagés ne font sans relâche le travail de propagande pour l’écologie et pour la démocratie,
comment croire un seconde que l’écologie pourrait devenir une évidence sans le travail d’associations, de chercheurs et de partis qui en font la promotion et l’explication, et surtout, comment ne pas voir la récupération dans « un capitalisme vert », récupération profitant de cette indolence mentale des « sans partis » si prompte à trouver des thèmes qui ne sont « ni de droite, ni de gauche » quand le parti pris de l’écologie politique est fondamentalement à l’opposé de la régulation capitaliste du partage des ressources et du déploiement des énergies humaines dans leur valorisation et leur distribution,
si le militantisme et l’engagement n’a pas quitté notre imaginaire, c’est bien parce qu’il fait la preuve de sa capacité d’influence, par la clarté et la puissance de ses idées, influence et non domination, et influence d’autant plus durable que les idées sont justes et les causes désintéressées et scientifiquement comme moralement soutenable, ceci nous le nommons éducation,
quand tu affirmes que la planification écologique
« ce n’est pas de se regrouper derrière des idées , des intérêts , des connivences … La planification écologique contient DE FACTO la justice sociale , le partage , la solidarité parce qu’il est complètement impossible de construire un monde durable sans cette dimension » et bien si justement c’est se regrouper derrière une certaine vision de l’intérêt général de l’humanité, en connivence les uns avec les autres, c’est une idée de l’universel qu’il faut porter pour pouvoir convaincre,
j’aimerais bien que tous aient à l’esprit cette évidence, qui est la même que pour le communisme d’ailleurs, idée que l’écologie vient approfondir et renouveler, mais ça n’a rien d’évident,
un monde où des humains sont sous la domination d’une caste de privilégiés peut aussi être très durable, tout dépend de la ferveur religieuse et de la justification des privilèges,
si tu ne crois pas à cela et que l’égalité entre les être humains est une évidence et que la planification écologique est la condition pour organiser une société démocratique et pérenne,
c’est donc qu’il faut lutter pour que cela devienne évident pour ceux qui,dominés ou ignorants, croient aux justifications inverses, et lutter, pour que ceux qui ont intérêt à ce que cela ne devienne jamais évident n’aient plus aucune influence ni droit à diriger…sans cela, ce sont des voeux pieux et des affirmations gratuites, car de fait, la transformation nécessaire mettra en situation de perte des milliers de gens qui tirent profit de leur domination sur les autres, de leur surexploitation des ressources et de l’accaparement des bénéfices.
et ils te diront que c’est grâce à leur accaparement et la rareté des ressources qui en découle que l’environnement sera préservé et ils s’échangeront des droits à polluer !
ceux la ne s’uniront jamais à nous mais contre nous.
le « de facto » n’existe pas dans tout ce que tu souhaites, il faut le construire,
et bien sûr je n’ai jamais appelé à un parti unique, bien au contraire…cette lecture frigide et réticente d’un appel à l’unité confiante et résolue de faire de sa pluralité une force en dit encore une fois long sur la force des propagandes contre-révolutionnaires…mais je suis rassuré, il y a quelques années, planification était encore un gros mot…preuve que le travail paie !
simplement ta conception des choses est temporellement déphasée, nous ne sommes pas en démocratie, pour y parvenir, la phase de combat nécessite un minimum de coordination et d’engagement clair, tous ensemble,
une fois établies des institutions de débat et de prise de décision équitables, là nous pourrons nous diviser à merci…avant, c’est s’assurer de la pérennité d’une domination injuste que la crise écologique viendra renforcer…
@RHC
Suite
CouCou reveillez vous !!! 8)
Commentaire : Au 23 Avril 2012 l’adresse IP du site http://www.interieur.gouv.fr appartient toujours à la société « Level 3 Communications ».
Voici les résultats du whois pour l’adresse IP 4.26.228.254
Level 3 Communications, Inc. LVLT-ORG‑4–8 (NET‑4–0‑0–0‑1) 4.0.0.0 – 4.255.255.255
Level 3 Communications, Inc. LVLT-STATIC‑4–26-16 (NET‑4–26‑0–0‑1) 4.26.0.0 – 4.26.255.255
Sitouaillain
« bien au contraire, la lutte des classe est le signal de ralliement pour la fin de la domination des uns sur les autres… traître qui s’en dédit !
mais naïf celui qui nie la domination d’une classe sur une autre, surtout lorsqu’il parle de la survie de l’espèce… »
Aucune naïveté chez moi : il est tout à fait évident qu’il y a aujourd’hui une domination de classe ; mais avec une réactualisation de taille c’est que le virus de la classe dominante a été inoculé à la classe dominée.
De ce fait toute tentative de retournement par la lutte des classes est vouée à l’échec parce qu’un virus ne se combat pas de la même manière qu’un ennemi de chair et d’os.
Pour moi il est complètement évident par exemple qu’un très grand nombre d« exploités ici comme ailleurs sont contaminés et veulent simplement accéder à la richesse et au confort ; ce qui en soi est plus que normal et incontestablement juste ; mais ils gardent le même paradigme qui a participé non à les libérer mais à les asservir.
» la planification écologique et la Sixième République…dans quel programme cela figure-t-il déjà ? » la planification écologique et la sixième république ne peuvent pas passer par un parti et les élections ; ce que je dis est logique et se vérifie dans les faits : si le FDG organise des réunions « citoyennes » y viendront les FDG et leurs sympatisants ; pour casser les cloisonnements(c’est ça la bonne méthode!) il faut organiser ces réunions dans un cadre public réellement ouvert à tous . C’est comme pour le paradigme plus haut : il y a une feuille de papier à cigarette entre ce que tu dis et ce que je dis ; mais cette feuille est fondamentale.
» simplement ta conception des choses est temporellement déphasée, nous ne sommes pas en démocratie, pour y parvenir, la phase de combat nécessite un minimum de coordination et d’engagement clair, tous ensemble, »
Avec tout le réel et sincère respect que je te porte , je pense que c’est toi qui est déphasé :c’est le débat qui construit « les institutions de débat et de prise de décision équitables » et nonl’inverse .Vouloir d’abord , en utilisant l’élection, construire ces espaces de débat est une inversion stratégique grave .
L’expérience que j’ai du terrain m’a montré que les élus veulent rester entre eux et garder leur pouvoir , que les « militants » restent entre eux , que les lambda restent les lambda ; que cette société cloisonnée est dans l’incapacité absolue de planifier quoique ce soit et fait le jeu du pouvoir en place ‚celui des financiers , grands groupes industrielles grands partis .
A l’instant même où Mélenchon,Eva Joly , TOUS les autres , nos représentants les députés, les élus locaux etc dresseront la table du débat public sur les grands enjeux , nous nous libérons .
Pour rebondir sur l’interview de Mélenchon dans cette discussion, je le trouve assez indulgent avec la période Jospin de 97–2002, notamment parce que je viens de lire un article intéressant lié à l’interview de Doisy sur http://blogdenico.fr/?p=1055.
On y trouve des extraits de journaux de l’époque (juin 1997) qui retracent chronologiquement la façon dont Jospin a renoncé à renégocier Amsterdam juste après son élection, après avoir dénoncé depuis l’année précédente le « Pacte de stabilité » signé par Chirac, jugé trop tourné vers la rigueur, et avoir promis sa renégociation pendant toute la campagne. Il s’en est sorti exactement comme Hollande espère s’en sortir, en faisant ajouter un pseudo volet complémentaire sur l’emploi et la coordination économique…On trouve notamment dans cet article une vidéo de Strauss Kahn à Amsterdam qui nous vend ce renoncement, avec talent et le sourire, en nous expliquant que ce sera mieux la prochaine fois, que l’europe sociale est pour demain et que grâce à la coordination économique, il y aurait un contrepoids politique à la BCE…c’était quand même il y a 15 ans…ce qui est terrible pour moi est qu’à l’époque j’y croyais…
Eric
Très intéressante aussi la vidéo avec sarko pasqua robert hue bayrou etc sur l’europe (Mots croisés élection européenne 99)
Les retours en arrière sont toujours intéressants ; on voit en tous cas que rien n’a bien évolué ( sauf que nous avons tous vieillis) que les questions restent entières ; que la situation s’est tendue ;
si l’on suit les remarques populaires de l’interview dans cette même vidéo, on retient : « les problèmes sont au plus près des gens – l’europe c’est loin et compliquée-
l’europe c’est indispensable .…. »
En fait ça fait 15 ans que « nos représentants » préparent l’Europe sans nous !
Si pendant 15 ans des débats, des échanges entre nous et entre européens avaient été organisés , on n’en serait sans aucun doute pas là.
Il n’y a pas d’autre révolution que de mettre les gens ensemble et de leur permettre d’échanger . Y se prennent pour qui nos représentants ?!!!!
Représenter c’est représenter ;c’est un service , c’est une humilité ; c’est :« il faut que j’aille demander à mes représentés »
Oui l’émission est même un peu flippante quand on est de gauche, puisque c’est Pasqua qui pose sans arrêt les bonnes questions (on ne connaît pas trop ses réponses d’ailleurs) sur la BCE qui est indépendante, les mouvements de capitaux qui sont libres, les différences sociales et fiscales entre pays (seulement 15 à l’époque) qui tirent la France vers le bas, les directives libérales imposées aux parlementaires français, les accords de libre échange que signe l’UE avec l’OMC, etc…
Et pendant ce temps, les seules réponses de Hollande sont que l’Europe c’est la paix, que ce qu’il faut c’est y ajouter du social, créer de l’emploi et avoir de la croissance, et que grâce à ça tout ira mieux…mais sans aucune mesure concrète en face, exactement comme pour le pacte de croissance envisagé par le même Hollande aujourd’hui.
Et au lieu d’argumenter, il passe l’émission à essayer de prouver que l’enjeu de l’élection (les européennes de 99) c’est de voter pour la gauche ou pour la droite, pour une europe de gauche ou une europe de droite, sans jamais réussir en 2 heures d’émission à expliquer la différence entre les deux…
elle est vraiment intéressante pour ça je trouve cette vidéo, il faudra la mettre en perspective du débat de mercredi prochain, pour voir que pas grand chose ne va changer dans les discours de l’un et l’autre en 15 ans.
Di Girolamo,
tu ne trouves pas que c’est un peu fort de café de reprocher aux « militants » qu’ils restent entre eux, alors que le but de la plupart des militants est de faire en sorte que les « lambda » deviennent « militants »,
les assemblées citoyennes du FdG sont ouvertes à tous et j’y ai vu beaucoup de « lambda » justement,
les affiches dans la rue qui invitent à des réunions publiques, des soirées-débats, etc., sont principalement le fait de groupes politiques ou associatifs marqués à gauche, la neutralité en la matière n’existera pas tant que les grands média ne seront pas indépendants du pouvoir économique,
sur l’aéroport notre-dame des landes, par exemple, ce sont les asso écolos qui ont d’abord alerté puis les paysans se sont ralliés, mais tout s’est d’abord fait en dehors du ouest-France,
même chose sur le néolibéralisme, si marine le pen a pu transformer le programme ultralibéral du FN en programme singeant les propositions de la gauche, même chose pour NDPA, c’est d’abord et avant tout grâce aux militants d’Attac et aux altermondialistes qui ont relayé sans relâche la critique du capitalisme néolibéral, des gens comme J. Généreux et tous les dissidents de l’orthodoxie brusselloise, et leurs relais locaux,
je comprend que tu veuilles cultiver une neutralité et une image d’impartialité, mais ceci est illusoire, d’abord parce que tu ne fera jamais l’unanimité, mais surtout parce que ce sont toujours les mêmes qui vont dans les débats, qui font l’effort de s’informer, etc., etc.
et ensuite ces personnes sont les relais, mais sur la plupart des sujets, ce sont d’abord des chercheurs, puis des militants qui initient le processus de diffusion des idées dans la société, il en va ainsi de l’écologie comme de bien d’autres sujets,
et les élections comme les mouvements sociaux sont toujours des moments propices pour une diffusion plus large des idées nouvelles,
car la force de pénétration est de plus en plus réduite étant donné les évolutions sociétales, individualisme, abrutissement télévisuel, diminution des pauses collectives au travail, et cloisonnement des individus en groupes affinitaires fermés sur eux-mêmes,
donc les mouvements de la pensée sont lents en ce qui concerne la progression des lumières et rapides en ce qui concernent le retour de l’obscurantisme et le renforcement des préjugés,
si au moment des élection une coalition de partis aujourd’hui minoritaire en termes de voix propose la planification écologique et la sixième république et que sans forcément y appartenir tout ceux qui trouve cela pertinent s’approprient ces idées et les diffusent autour d’eux, alors il y a fort à parier que d’ici quelques temps, la plupart des partis n’auront pas le choix que d’y venir,
mais cher ami cette réactualisation de taille a été faite depuis au moins un siècle et magistralement théorisée par Gramsci, et plus récemment par de nombreux intellectuels français,Baudrillard, Bourdieu etc. et aujourd’hui, le mouvement de la décroissance qui appelle à « décoloniser les esprits »,
et ceci est une constante historique du phénomène de la domination de classe, c’est par l’inoculation d’un certain « rapport idéologique à la réalité » que la domination se maintient, qu’elle soit soutenue par la religion instituée ou par d’autres canaux, la domination s’appuie sur la coopération des dominés à leur propre domination, via l’intégration de schèmes de pensée justifiant l’asymétrie de pouvoir et produisant la déférence envers l’ordre établi.
pour revenir à la lutte des classes, qui est d’abord une lutte pour la conscience de classe, il s’agit en fait d’une lutte d’hégémonie culturelle, qui passe par la subversion et la transgression des dogmes et schèmes de pensée voire des lois soutenant la perpétuation d’une classe dominante.
comme le système tient par l’adhésion d’une immense majorité à ses idéologies justificatrices, c’est de fait toujours une minorité qui porte en germe la possible subversion,
subversion dont il est malaisé de prévoir les effets sur l’évolution des structures de la domination, tout dépend fortement de la peur que la subversion suscite chez les dominés,
le nombre de « c’est comme ça » à intégrer comme autant de couleuvres avalées implique un « coût psychique » important à penser en dehors des clous, ce qui peut souvent entraîner des réactions violentes à l’encontre de ceux qui remettent en cause l’ordre établi.
Il y a également un coût d’opportunité difficile à accepter, puisque ce qui tient une société ensemble a beaucoup à voir avec la préférence pour l’ordre et la paix, et dans la mesure où le changement menace cet équilibre précaire, le repli sur l’existant a du sens…surtout si le changement demande des efforts.
mais, bon an mal an, grâce au travail acharné les idées avancent, je note qu’il y a un siècle les partis ouvriers et les suffragettes étant bien isolés pour réclamer l’émancipation des femmes et qu’aujourd’hui le parti le plus réactionnaire à avoir obtenu 500 signatures est dirigé par une femme, et je suis persuadé que d’ici quelques années des prêtresses catholiques marieront des couples homosexuels…
mais pour ce qui est de la résistance au capitalisme, je suis moins optimiste, étant donné la force des propagandes qui s’abattent à son encontre et la force de la répression contre tout mouvement qui émerge,
en tout cas, di girolamo, la posture qui est la tienne et qui est loin d’être isolée, ne me dit rien qui vaille,
justement parce que j’ai vécu de l’intérieur et à plusieurs reprises des mobilisations politiques, je sais pertinemment que le savoir-faire syndical et partidaire est indispensable pour initier les choses,
et précisément parce que les mobilisations qui réussissent consistent en une agrégation massive des « lambda » au noyau dur des « militants », et que je mesure à quel point ces « lambda » antipartis et syndicats sont impuissants à mener les mobilisations là où elles devraient aboutir, alors même qu’ils sont les plus nombreux et les plus avancés dans la pensée,
en fait, l’insistance que je mets à la réflexion sur la question organisationnelle, correspond à un avertissement à tout ceux qui veulent que les choses changent et qui ont compris que bien des partis et syndicats actuels ne sont plus les porteurs intrinsèques d’une révolte constructive, voire même qu’ils ont tendance à réduire le champ et la portée des actions collectives.
je dis donc, soit vous allez dans ces organisations existantes pour les transformer de l’intérieur, soit vous militer en solidarité avec eux tout en cultivant votre indépendance, soit vous créez d’autres organisations sur les bases qui vous paraissent les bonnes, mais sans chercher à vous affronter directement à ces organisations existantes et en prenant soin de les associer le plus possible, sans quoi vous ferez le jeu des véritables adversaires de la démocratie,
je dis que les organisations existantes sont indispensables, je ne dis pas qu’elles sont indépassables,
la preuve, le FdG ou le NPA avant, sont déjà des tentatives de dépassement, mais que personne ne s’imagine qu’il s’agit simplement de machines électorales ou de groupes d’intérêts, simplement, si le ras-le-bol général débouche sur de grandes grèves, et que vous n’avez pas préparé le terrain, ne vous étonnez pas si ce sont les organisations existantes qui opèrent la traduction politique des mouvements sociaux, si les « lambda » ne savent pas se coaliser et construire eux-mêmes leurs organes d’expression politique, d’autres le savent à leur place…pour le meilleur…et pour le pire…
la démocratie libérale nous aime atomisés, individus isolés, agents ballotés par des marchés,
le prolétaire négociant seul son salaire face au patron qui lui montre du doigt la longue file d’attente devant le portail, le paysan négociant seul le prix de sa récolte fasse au grossiste, etc., etc.
se coaliser est la première des nécessités, tu peux voir dans la volonté de certains de s’afficher comme coalisés autour d’idées et de convictions comme un ferment de division, j’y vois au contraire une garantie pour l’avenir, l’union faisant la force, les faibles doivent s’unir,
et c’est là où finalement nous divergeons, je vois la diversité des partis de la transformation sociale et écologique et la multiplicité des associations comme une richesse, une assurance contre le dogmatisme, et j’identifie leurs divisions ou l’absence de liens affichés comme un frein à notre propre émancipation à tous,
c’est pourquoi nous devrions œuvrer à ce qu’ils continuent à dialoguer et à se rapprocher en même temps que nous pouvons créer d’autres partis, dénoncer les contradictions internes, etc., mais toujours dans une optique constructive, c’est à dire en conjuguant les énergies au lieu de les laisser s’annuler,
non seulement cette mode actuelle de ‘l’apolitisme’ est une impasse stratégique, mais elle risque de semer la confusion,
bien des gens aiment à se parer dans la blanche pureté de l’ »apolitisme »,
en jetant l’opprobre sur les militants de base certains en viennent à les traiter de moutons, je ne dis pas qu’ils se trompent toujours, mais c’est stratégiquement une mauvaise approche, d’autres se complaisent à assimiler les militants de gauche qui s’assument à des agents d’une potentielle dictature, khmers rouges ou verts, en oubliant que ce faisant, ils participent du soutien à la dictature des capitalistes, et en ne voyant pas qu’ils font le jeu de l’extrême droite,
tous ceux-là se trompent de camp et de combat,
un peu comme ceux qui prétendent lutter contre l’intégrisme musulman en tenant des propos islamophobes…
en tous les cas, je ne nie pas l’existence de groupuscules d’extrême gauche parmi lesquels figurent des individus sectaires et incapables de dialoguer,
ceci ne m’intéresse pas vraiment, ce qui m’intéresse c’est de savoir comment renforcer les bases de dynamiques populaires positives, émancipatrices, comment briser l’apathie générale et créer des perspectives dont chacun peut facilement s’emparer car elles sont justes et qui se concrétisent par des avancées perceptibles, qui renforcent encore la dynamique, et ainsi de suite.
et bien je ne sais pas si je suis d’accord avec toi ou pas, c’est juste que considérer que le FdG ne participe pas de cette dynamique voire qu’il aurait un effet contraire, ou encore lui refuser la légitimité à proposer une VIème République aux citoyens français qui votent, excuses-moi mais je ne vois pas où tu veux en venir…et je ne crois pas aux opérations du saint esprit,
donc dis clairement les choses toi qui vote blanc et qui veut la planification écologique et la sixième république : as-tu derrière toi un mouvement de masse auto organisé capable de renverser le pouvoir et de mettre en place tout de suite une démocratie à peu près acceptable et sans être attaqué de l’intérieur ou de l’extérieur, et surtout un mouvement qui ne se dit pas à lui-même ce qu’il est histoire de ne pas apparaître partisan ? ou bien quelque chose m’a échappé ? mélenchon n’a pas le droit mais hollande lui aura le droit de proposer une assemblée constituante ? c’est ça ? ou bien l’autocrate capitaliste bayrou ? un autre oui-ouiste grand rassembleur ?
sans passer par des élections ni par la construction d’un mouvement révolutionnaire organisé expliques-moi qui va planifier quoi et à partir de quelles institutions ?
t’as des armes antichars dans ta cave toi ?
oups j’ai oublié le lien suivant :
http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/HD_16_2012_web.pdf
ce journal est une perle, on y apprend toujours des choses essentielles…comme l’existence d’une milice européenne anti-révolte « EuroGendFor » issu du fameux savoir-faire français en matière de maintien de l’ordre qu’Alliot-Marie proposait à son ami Ben Ali
Suite 8) 1984 Orwell
Par curiosité , qui est cette société ? Elle se base en Colorado apparemment . Quelqu’un peut ‑il m’expliquer pourquoi les infrastructures réseaux qui gèrent l’assemblage et comptage de vote d’un pays comme la FRANCE se trouve aux USA ?
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Broomfield, CO 80021
Quelque infos de relations étroites dans la haute sphère de la politique GLOBALE.
http://www.level3.com/
Telecom executive Donald H. Gips raised a big bundle of cash to help finance his friend Barack Obama’s run for the presidency.
Gips, a vice president of Colorado-based Level 3 Communications LLC, delivered more than $500,000 in contributions for the Obama war chest, while two fellow senior company executives collected at least $150,000 more.
After the election, Gips was put in charge of hiring in the Obama White House, helping to place loyalists and fundraisers in many key positions. Then in mid-2009, the new president named him ambassador to South Africa. Level 3 Communications, in which Gips retained stock, meanwhile received millions of dollars of government stimulus contracts for broadband projects in six states-though Gips said he was “completely unaware” of the stimulus money.
More than two years after President Obama took office vowing to banish “special interests” from his administration, nearly 200 of his biggest donors have landed plum government jobs and advisory posts, won federal contracts worth millions of dollars for their business interests or attended numerous elite White House meetings and social events, an investigation by iWatch News has found.
During the 2008 election campaign, candidate Barack Obama famously promised to keep “special interests” out of his administration. But just like presidents before him — and surely after him as well — top donors have received plum government assignments, Politico reports.
special interests,2008 election,Donald Gips,Level 3 Communications
For example Donald Gips, a vice president of Level 3 Communications, generated more than $500,000 in contributions to Obama, and two other company executives brought in at least $150,000.
After the election, Obama put Gips in charge of hiring for the White House, helping to install key allies in high-level positions. A few months later, Obama named Gips ambassador to South Africa.
And Level 3 Communications, whose shares Gips still held, garnered millions of dollars of government stimulus contracts. Gips said he was “completely unaware” that the company received the contracts.
Read more on Newsmax.com : Give Obama Big Money, Get a Govt Job
Important : Do You Support Pres. Obama’s Re-Election ? Vote Here Now !
C’est la cata****
Hum Hum Hum L’inéluctable vérité approche à une vitesse grand V.
http://www.voltairenet.org/30-millions-de-Francais-elisent
Extrait :
• 10 millions de sociaux-démocrates cherchent à prévenir tout conflit et toute forme de risque dans la société. Ils s’assemblent autour de François Hollande.
• 10 millions de libéraux économiques (au sens où l’on disait autrefois « la droite orléaniste ») valorisent l’enrichissement personnel. Ils se comptent autour de Nicolas Sarkozy.
• 6,5 millions de bonapartistes attendent un homme fort indiquant un objectif glorieux au-delà des clivages politiciens. Ils attendent autour de Marine Le Pen.
• 4 millions de socialistes utopiques entendent répartir les richesses individuelles et préserver le patrimoine collectif. Ils se réconcilient autour de Jean-Luc Mélenchon.
• 3 millions de girondins cherchent des alliances européennes pour sauver la France provinciale des ravages de l’uniformisation. Ils se retrouvent autour de François Bayrou.
Quelque chose ne tourne pas rond depuis 2007
Sitouaillain
Très inquiétant et finalement très peu surprenant que cet « EuroGendFor » : les pouvoirs en place ne lâcheront rien et les années qui viennent seront très dures.
Pour le reste de ton argumentaire concernant ma position c’est très simplificateur.
Nous partageons au moins et ce n’est pas pour nous faire plaisir, l’un et l’autre la même difficulté à faire avancer le schmilblick.
1 – Qara en Syrie : le témoignage exclusif de Soeur Agnès-Mariam :
Religieuse carmélite en Syrie depuis 18 ans, double nationalité : (franco-libanaise).
Source : http://radionotredame.net/2012/vie-de-leglise/region-dhoms-en-syrie-le-temoignage-exclusif-de-soeur-agnes-mariam/
2 – Interview de Mère Agnès-Mariam de la Croix ( Syrie ).
http://www.youtube.com/watch?v=bXTbMitFJZ8
3 – Christophe DELOIRE est directeur du Centre de Formation des Journalistes.
Dans cette vidéo, il critique les hommes politiques appartenant au groupe Bilderberg, à la Trilatérale, ou à Goldman Sachs. (FR3 – TADDEÏ).
Vidéo : http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=zctgsdpWe2w
4 – Le procureur italien IMPOSIMATO accuse Bilderberg de terrorisme en Italie.
Article du mardi 29 janvier 2013.
http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/le-juge-imposimato-accuse-37737
« Le groupe international Bilderberg est impliqué dans les attentats tragiques des années 1970 et 1980 en Italie, organisée d’abord par des cellules terroristes fascistes puis par la mafia.
C’est le président honoraire adjoint de la Cour de Cassation italienne, Ferdinando Imposimato, qui le révèle à l’occasion de la présentation à Naples de son nouveau livre :
« La république des tragédies impunies ».
http://blogs.mediapart.fr/blog/corinne‑n/310113/le-juge-anti-mafia-imposimato-accuse-le-groupe-bilderberg-de-terrorisme
« Désormais, nous savons tout de la stratégie de la terreur qui fut mise en place par le réseau Gladio (« Stay behind », ou « rester derrière » en français), appuyé par les services secrets (ceux officiels) italiens », nous confirme Imposimato. »
« La stratégie servait à entraver l’émergence de gouvernements de gauche, et était orchestrée par la CIA ».
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9fVDewJx0W4
Bonjour,
Ceux qui sont dépourvus de morale ont inventé les lois pour tuer le bon sens et corrompre le mérite.
Dommage qu’on n’ait qu’un court extrait de l’interview d’Imposimato.